Succion et stabilité des pentes en sols
Succion et stabilité des pentes en sols
Par
Jean-Pierre MASEKANYA
Remerciements
En premier lieu, je voudrais remercier mon promoteur de thse le Professeur Robert
CHARLIER pour m'avoir fait l'honneur de me permettre de travailler sous sa direction depuis
le DEA et pendant ces annes de thse. J'tais un anonyme tudiant qui venait de dbarquer
d'Afrique, il n'tait pas au courant ni de ma personnalit, ni de mes comptences
professionnelles et il m'a accorde sa confiance en m'intgrant dans son quipe de recherche.
Je n'avais jamais touch un ordinateur, ni utilis un code de calcul, ni manipul un appareil
de laboratoire. Il a vite compris que l'enseignement de l'araigne n'est pas pour la mouche et il
a mis sur place une mthodologie approprie, un enseignement judicieux et rigoureux, il a fait
de moi ce que je suis aujourd'hui, qu'il trouve ici l'expression de ma sincre gratitude.
Je m'en voudrais d'attendre plus longtemps pour exprimer ma reconnaissance Frdric
COLLIN Co-promoteur de cette thse, qui je dois la moiti de mon titre. Patient et rsolu, il
m'a accompagn au cours de ce long cheminement o c'est le plus endurant qui arrive
destination.
Au cours de mon travail, le comit de ma thse s'est runi rgulirement pour mettre au point
les principales orientations de ce travail, cela m'a pouss formaliser les rsultats obtenus.
Merci donc :
Albert BOLLE Professeur l'Universit de Lige pour la partie exprimentale de mon
travail. Il m'a fait profiter de son exprience, ses conseils et ses critiques constructives.
L'aide apporte surtout l'interprtation des rsultats exprimentaux m'a permis de
valoriser tous mes essais, cela n'tait pas vident pour moi. Je le remercie galement
d'avoir accept de prsider ce jury.
Jean-Claude VERBRUGGE, Professeur l'Universit Libre de Bruxelles. J'ai
particulirement apprci la pertinence de ses conseils, de ses commentaires et de ses
encouragements pour mener bien l'exprimentation en non satur. Il a toujours manifest
enthousiasme et sympathie pour rpondre mes nombreuses requtes. Je me souviens
galement d'une visite enrichissante du laboratoire Jacques Verdeyen qui m'a inspir dans
la mise en place du dispositif de contrle de la succion par surpression d'air. Je saisis cette
occasion pour remercier Willy BODENGHIEN, technicien au sein de ce laboratoire.
Christian SCHROEDER, Charg de cours adjoint l'ULg, Professeur l'ULB et l'UCL
pour une multitude d'explications et de conseils. Je me souviendrai toujours de la phrase
qu'il prononait chaque fois que je toquais sa porte: "Que puis-je faire pour vous JeanPierre." Grand merci pour son apport mon travail.
Christian TREVE, Gologue Senior au Design Department CFE pour ses points de vue
d'entrepreneur, praticien et homme de terrain. Ses commentaires et suggestions ont apport
beaucoup d'intrts mon travail.
Jean Franois THIMUS, Professeur l'Universit Catholique de Louvain et Lyesse
LALOUI, Professeur l'Ecole Polytechnique Fdrale de Lausanne pour avoir accept de
faire partie de mon jury de thse.
Je tiens galement remercier l'quipe du Prof Robert CHARLIER. Malgr les thmes de
travail trs varis des uns et des autres, j'ai pu profiter des comptences de tous, ils ont relu
attentivement tout mon travail, merci pour le temps qu'ils ont consacr redonner un peu de
rigueur ma plume qui a tendance manifester sa couleur, il faut laisser le souci d'lgance
aux tailleurs et aux cordonniers, qu'il en soit donc ainsi. Merci donc :
Jean Pol RADU pour toute l'aide apporte surtout pour la partie numrique, sa
disponibilit, son attention ont t dterminantes pour l'apprentissage du code Lagamine.
Pierre GERARD, Arnauld DIZIER, Sverine LEVASSEUR ainsi que tous ceux ou celles
qui ont fait partie de cette quipe: Nathalie BOUKPETI, Ccile COLL, Gwenalle
TYBERGHEIN.
Je remercie galement toute l'quipe du laboratoire de gotechnologies de l'Universit de
Lige et en particulier Pierre ILLING et Philippe DEMOULIN qui m'ont permis de mener
bien mes essais, cette partie de mon travail n'aurait pas pu se concrtiser sans leur aide
prcieuse, je leur dis merci.
Sur un autre plan, la ralisation de cette thse a exig beaucoup de moyens, je voudrais
remercier le peuple burundais qui a financ ma bourse d'tude malgr la pauvret absolue
dans laquelle elle vit. J'espre en retour mettre sa disposition tout ce que j'ai appris durant
toutes ces annes.
Je suis reconnaissant envers l'Universit de Lige via le CECODEL, le service social des
tudiants pour leur aide financire octroye, la CUD qui m'a permis de garder le contact avec
mon Universit d'origine en finanant des missions d'enseignement. Un grand merci pour le
dpartement GEO3 qui a rgulirement financ mes sjours pour des confrences, des
formations, etc.
Enfin, un grand merci s'adresse ma femme, Madame Esprance et mes enfants Chris,
Nella et Jolle. En tenant compte de leur soutien, comprhension et sacrifices, je leur ddie
cette thse.
Rsum
RESUME
Les paramtres de rsistance au cisaillement des sols saturs sont souvent utiliss pour les
analyses de stabilit de pentes. Dans les couches de sol situes au-dessus de la nappe, les
pressions interstitielles de leau sont ngatives et leffet de la succion est gnralement
nglig. Cette hypothse est-elle raisonnable lorsque la majeure partie de la surface de
glissement est au-dessus du niveau de la nappe? Notre travail tient compte des
dveloppements rcents dans les procdures exprimentales et les approches thoriques. Ces
recherches mettent en vidence certains aspects du comportement d'un sol non satur et les
effets de la succion sur la stabilit des pentes.
Dans la partie exprimentale de ce travail, nous avons test un limon d'Awans, un matriau
naturel reprsentatif des sols de la rgion de Hesbaye (Belgique). Nous l'avons d'abord tudi
en conditions satures afin davoir un tat de rfrence. Ensuite, des essais oedomtriques et
triaxiaux succion ou teneur en eau contrle ainsi que les essais de mesure de succion
nous ont permis de mettre en vidence certains comportements hydromcaniques du matriau
en conditions non satures. Des essais oedomtriques succion contrle par la mthode
osmotique ont montr que la succion rend le matriau plus rigide et accrot sa surface de
plasticit. L'valuation de la rsistance au cisaillement a t faite de deux manires. D'une part
en ralisant des essais triaxiaux surpression d'air, une mthode assez complexe et qui dure
longtemps. D'autre part, des essais triaxiaux non consolids et non drains UU qui sont
nettement plus simple et plus rapide raliser, mais moins prcis. D'une faon gnrale, les
deux mthodes ont montr que la succion favorise le drainage du sol. Cet tat s'accompagne
d'une augmentation de la rsistance au cisaillement du matriau via la "cohsion capillaire".
Dans la partie numrique de ce travail, nous avons tudi deux cas d'tude afin de montrer
l'effet de la succion sur la stabilit des pentes. Pour cela, nous avons dvelopp des outils
numriques qui offrent la possibilit de prendre en compte la succion. Pour le calcul de la
stabilit, nous avons utilis la mthode appele "c- rduction" du code lments finis
LAGAMINE et nous l'avons compare aux mthodes de calcul classiques. Les applications
ont montr que la prise en compte de la succion dans le calcul de stabilit des pentes conduit
une augmentation du coefficient de scurit.
Mots cls: sol non satur, succion, cohsion capillaire, mthodes d'quilibre limite, mthode
"c- rduction", coefficient de scurit.
Abstract
ii
ABSTRACT
The shear strength parameters of saturated soils are usually used for the analyses of slope
stability. In the soil layers located above the water-table, the pore water pressures are negative
and the effect of suction is generally neglected. Is this assumption reasonable when the major
part of the slip surface is above the water-table? Our work takes account of the recent
developments in the experimental procedures and the theoretical approaches. This research
shows the aspects of unsaturated soils behavior and the effects of suction on slope stability.
In the experimental part of this work, we tested the Awans silt, a natural material
representative of soil in Hesbaye (Belgium). First, we studied this soil in saturated conditions
in order to have a reference state. After, oedometers and triaxial tests with control of suction
or water content, completed by suction measure test were realized. They showed us some
hydromechanics behaviors of material in unsaturated conditions. So, the oedometer test with
suction controlled by the osmotic method showed that suction makes material more rigid and
increases its plasticity surface. Two technics are used to analyse the shear strength: the first
one by controlling the excess air pressure in the sample, it is a complex method which takes
long time. The second one consists in controlling water content during unconsolidated and
undrained triaxial test (UU): this is a simple method, easy and more rapid to realize, but less
precise. In general, these two methods showed that suction induced drainage of the soil. This
involves the material shear strength increase by the "capillary cohesion".
In the numerical part of this work, we studied two cases in order to show the effect of suction
on slope stability. We developed numerical tools which take into account suction. We used
"c- reduction" method of the finite element code LAGAMINE and we compared it with
traditional methods of stability studies. These applications showed that taking into account of
suction in the slope stability calculation increases the safety factor.
Key words: unsaturated soil, suction, capillary cohesion, limit equilibrium method, "c-
reduction" method, safety factor.
iii
Introduction gnrale............................................................................................................... 3
Objectifs .................................................................................................................................. 4
Plan du travail.......................................................................................................................... 5
CHAPITRE II: Etat des connaissances sur les sols non saturs............................................. 11
1
Introduction ......................................................................................................................... 11
3.1
3.2
3.3
4
4.1
4.2
Conclusions .......................................................................................................................... 33
Gnralits ........................................................................................................................... 37
Notion de facteur de scurit............................................................................................. 38
Le choix du type de mthode de calcul ............................................................................. 39
Mthodes l'quilibre limite.............................................................................................. 40
Introduction ....................................................................................................................... 40
Principes et hypothses des mthodes d'quilibre limite .................................................. 41
Limitations des mthodes d'quilibre limite ..................................................................... 48
Prise en compte de l'effet de la succion. ........................................................................... 49
Modification de l'analyse de la stabilit en tenant compte de la succion.......................... 50
Mthode des lments finis ................................................................................................. 52
Introduction ....................................................................................................................... 52
Quelques concepts de base................................................................................................ 53
Formulation de l'lment fini coupl CSOL2 ................................................................... 57
Conditions aux limites....................................................................................................... 62
3.5
3.6
3.7
3.8
4
iv
Introduction ......................................................................................................................... 77
2.1
2.2
2.3
2.4
3
3.1
3.2
3.3
3.4
4
Tensiomtre....................................................................................................................... 77
Mthode du papier filtre.................................................................................................... 78
Mesure psychromtrique de la succion ............................................................................. 79
Mesure de succion par dautres mthodes......................................................................... 80
Techniques de contrle de la succion................................................................................. 80
Contrle par plaque tensiomtrique .................................................................................. 80
Contrle par translation daxes ......................................................................................... 81
Technique de contrle osmotique ..................................................................................... 83
Technique de contrle par phase de vapeur ...................................................................... 85
Conclusions .......................................................................................................................... 86
Introduction ......................................................................................................................... 91
2.1
2.2
Programme d'essais............................................................................................................. 97
4.1
4.2
5
6
Essais triaxiaux non saturs-mthode par surpression d'air: mthodologie et
rsultats ...................................................................................................................................... 109
7
7.1
7.2
7.3
8
Essais triaxiaux non saturs (UU) - mthode simplifie: mthodologie et rsultats ... 120
Introduction ..................................................................................................................... 120
Description de la mthodologie....................................................................................... 120
Rsultats en contraintes totales ....................................................................................... 123
Courbe de rtention .......................................................................................................... 136
9.1
9.2
9.3
9.4
9.5
9.6
10
2.2
2.3
3
3.1
3.2
3.3
3.4
4
4.1
4.2
4.3
5
Synthse.............................................................................................................................. 235
ANNEXES.................................................................................................................................. 241
Annexe 1: Rsultat des essais UU............................................................................................... 243
Annexe 2: Rsultat des essais CD surpression d'air ................................................................. 257
Annexe 3: Etude de sensibilit sur les paramtres de rsistance c et ...................................... 266
REFERENCES .......................................................................................................................... 273
vi
vii
viii
ix
Figure 5. 55: Effet de la densit sur la cohsion et l'angle de frottement (points 3-6-4-5) ... 152
Figure 5. 56: Effet de la densit sur le module scant (points 3-6-4-5) ................................ 152
Figure 5. 57: Effet de la densit sur la cohsion et l'angle de frottement (points 7-8-9-uair=50
kPa) ................................................................................................................................ 153
Figure 5. 58: Effet de la densit sur le module scant (points 9-8-7-uair= 50 kPa) .............. 153
Figure 5. 59: Effet de la teneur en eau et de la densit sur la cohsion et l'angle de frottement
(points 1-4-6-9-uair=100 kPa) saturation constante ................................................... 155
Figure 5. 60: Effet de la teneur en eau et de la densit sur la cohsion et l'angle de frottement
(points 2-3) saturation constante ................................................................................ 155
Figure 5. 61: Effet de la teneur en eau et de la densit sur la cohsion et l'angle de frottement
(points 5-8-uair=50 kPa) saturation constante ............................................................ 156
Figure 5. 62: Effet de la teneur en eau et de la densit sur la cohsion saturation constante
(3D) ................................................................................................................................ 156
Figure 5. 63: Effet de la teneur en eau et de la densit sur l'angle de frottement saturation
constante (3D) ................................................................................................................ 157
Figure 5. 64: Module scant des points ayant une mme saturation (1-4-6-9-uair=100 kPa)
........................................................................................................................................ 157
Figure 5. 65: Module scant des points ayant une mme saturation (points 1-4-6-9-uair=100
kPa: 3D) ......................................................................................................................... 158
Figure 5. 66: Module scant des points ayant une mme saturation (points 2-3)................. 158
Figure 5. 67: Effet de la teneur en eau et de la densit sur le module scant (points 2-3: 3D)
saturation constante ....................................................................................................... 159
Figure 5. 68: Module scant des points ayant une mme saturation (points 5-8-uair=50 kPa)
........................................................................................................................................ 159
Figure 5. 69: Module scant des points ayant une mme saturation (points 5-8-uair=50 kPa:
3D).................................................................................................................................. 160
Figure 5. 70: Cohsion (a) et angle de frottement (b) en fonction de la succion ( dtermins
par la mthode de surpression d'air) ............................................................................. 161
Figure 5. 71: Cercles de Mohr en contraintes de Bishop pour les chantillons ayant une
mme densit (points 2, 4, 6 et 8), essais UU................................................................. 162
Figure 5. 72: Evolution de la cohsion capillaire (Essais UU)............................................. 163
Figure 5. 73: Evolution de c (a) et (b) en fonction de la succion pour diffrentes mthodes
........................................................................................................................................ 165
Figure 6. 1: Gomtrie du talus ............................................................................................. 174
Figure 6. 2: Cercle de glissement critique (Fs minimum)...................................................... 175
Figure 6. 3: Conditions limites du talus................................................................................. 176
Figure 6. 4: Norme des vitesses (V) ....................................................................................... 177
Figure 6. 5: Vecteur des vitesses (V)...................................................................................... 177
Figure 6. 6: Incrment des dformations dviatoriques sur un pas (Var7)........................... 177
Figure 6. 7: Dformations dviatoriques quivalentes de Von Mises (E-EQ)....................... 177
Figure 6. 8: Effet de la cohsion (a) et de l'angle de frottement (b) sur Fs (c- rduction) .. 178
Figure 6. 9: Effet de la cohsion (a) et de l'angle de frottement (b) sur la courbe de glissement
........................................................................................................................................ 179
Figure 6. 10: Effet de la dilatance sur Fs ............................................................................... 180
Figure 6. 11: Comparaison des mthodes de calcul (effet de la cohsion (a) et de l'angle de
frottement (b)) ................................................................................................................ 181
Figure 6. 12: Entre en plasticit pour diffrents modles frottement interne dans le plan
dviatoire ( = 20), MC: Mohr Coulomb; DP: Drcker Prager; VE: Van Eekelen ... 182
Figure 6. 13: Talus homogne avec eau ................................................................................ 183
Figure 6. 14: Courbes de rtention obtenues au laboratoire sur chantillons non remanis185
Figure 6. 15: Estimation de la permabilit sur base des essais de permabilit au moyen du
permamtre de Guelph ................................................................................................. 186
Figure 6. 16: Calage des courbes de rtention (a) et de permabilit (b) du limon de Limelette
........................................................................................................................................ 187
Figure 6. 17: Conditions limites pour la mcanique ............................................................. 188
Figure 6. 18: Conditions limites pour l'coulement............................................................... 188
Figure 6. 19: Conditions initiales pour l'coulement............................................................ 189
Figure 6. 20: Profil des pressions d'eau (nappe au bord droit 35m).................................. 189
Figure 6. 21: Profil de saturation (nappe au bord droit 35m) ........................................... 189
Figure 6. 22: Norme des vitesses (V) ..................................................................................... 190
Figure 6. 23: Vecteur des vitesses (V).................................................................................... 190
Figure 6. 24: Incrment des dformations dviatoriques sur un pas (Var7)......................... 191
Figure 6. 25: Dformations dviatoriques quivalentes de Von Mises (E-EQ)..................... 191
Figure 6. 26: Norme des vitesses (V) ..................................................................................... 191
Figure 6. 27: Vecteur des vitesses (V).................................................................................... 192
Figure 6. 28: Incrment des dformations dviatoriques sur un pas (Var7)......................... 192
Figure 6. 29: Dformations dviatoriques quivalentes de Von Mises (E-EQ)..................... 192
Figure 6. 30: Comparaison des mthodes de calcul en hydromcanique ............................. 194
Figure 6. 31: Gomtrie du modle (colonne de terre) ......................................................... 196
Figure 6. 32: Courbes de rtention des couches C1 C4 ..................................................... 197
Figure 6. 33: Courbes de permabilit relative dtermine par les mesures in situ 1,5 m de
profondeur (permamtre de Guelph) et par approximation numrique pour les couches
1 4................................................................................................................................ 197
Figure 6. 34: Conditions limites dinfiltration et d'vapotranspiration ................................ 198
Figure 6. 35: Mesures des prcipitations et modlisation de linfiltration correspondante dans
le sol en fonction du temps (01/06/04 au 01/08/04) ....................................................... 199
Figure 6. 36: Exemple de calcul de linfiltration dans le sol en fonction du temps ............. 201
Figure 6. 37: Profil des pressions (a) et de saturation (b) initiales....................................... 202
Figure 6. 38: Dates choisies pour l'interprtation des rsultats............................................ 203
Figure 6. 39: Profil des pressions d'eau (a) et de la saturation (b) dans la colonne ............ 203
Figure 6. 40: Evolution temporelle des pressions (a) et de la saturation (b) sur 2 mois ...... 204
Figure 6. 41: Effet de permabilit sur le profil des pressions (a) et de saturation (b) ........ 205
Figure 6. 42: Prcipitations journalires de l'anne 2004 (Station mtorologique de
Bruxelles) ....................................................................................................................... 207
Figure 6. 43: Prcipitations mensuelles ................................................................................ 208
Figure 6. 44: Evolution temporelle des pressions (a) et de la saturation (b) sur 1 an.......... 208
Figure 6. 45: volution temporelle des pressions (a) et de la saturation (b) (moyennes
mensuelles) ..................................................................................................................... 209
Figure 6. 46: volution temporelle des pressions (a) et de la saturation (b) (rpartition
uniforme) ........................................................................................................................ 209
Figure 6. 47: Evolution temporelle des pressions (a) et de saturation (b) sur 1 an (dans la
couche C1)...................................................................................................................... 210
Figure 6. 48: Modlisation de l'infiltration aprs stabilisation............................................. 211
xi
Figure 6. 49: Profil des pressions (a) et de saturation (b) dans la colonne de sol................ 212
Figure 6. 50: Conditions limites pour l'coulement............................................................... 213
Figure 6. 51: Evolution temporelle de la pression pendant 2 ans ........................................ 215
Figure 6. 52: Gomtrie du modle compos de deux couches ............................................. 216
Figure 6. 53: Variation du coefficient de scurit en fonction de la cohsion ...................... 218
Figure 6. 54: Norme des vitesses (V), (rduction de c' et ' dans la couche de limon
uniquement).................................................................................................................... 219
Figure 6. 55: Vecteur des vitesses (V), (rduction de c' et ' dans la couche de limon
uniquement).................................................................................................................... 219
Figure 6. 56: Incrment des dformations dviatoriques sur un pas (Var7), (rduction de c' et
' dans la couche de limon uniquement) ....................................................................... 220
Figure 6. 57: Dformations dviatoriques quivalentes de Von Mises (E-EQ), (rduction de c'
et ' dans la couche de limon uniquement) ................................................................... 220
Figure 6. 58: Norme des vitesses (V) (rduction de c' et ' dans les deux couches) ............ 221
Figure 6. 59: Conditions initiales pour l'coulement............................................................. 221
Figure 6. 60: Courbe de rtention du limon d'Awans............................................................ 222
Figure 6. 61: Courbe de permabilit relative du limon de Limelette................................... 223
Figure 6. 62: Courbes de rtention dtermines l'appareil de Richards pour le sable de
Bierbeek.......................................................................................................................... 223
Figure 6. 63: Calibrage de la courbe de rtention du sable de Bierbeek.............................. 224
Figure 6. 64: Permabilits relatives d'un sable non satur, VACHAUD et al. [1974]........ 224
Figure 6. 65: Calibrage de la courbe de permabilit relative d'un sable non satur.......... 225
Figure 6. 66: Profil de succion (a) et de saturation (b) en fonction du niveau (bord droit du
talus)............................................................................................................................... 226
Figure 6. 67: Evolution de la cohsion capillaire ................................................................. 227
Figure 6. 68: Courbe de glissement obtenue en tenant compte de la cohsion capillaire .... 229
Figure 6. 69: Cercle de glissement critique (mthode des tranches)..................................... 230
Figure A.1. 1: Courbe de cisaillement pour le point 1 .......................................................... 243
Figure A.1. 2: Cercle de Mohr pour le point 1 (le critre de rupture est le dviateur
maximum) ....................................................................................................................... 244
Figure A.1. 3: Cercle de Mohr pour le point 1 (le critre de rupture est le dviateur 2% de
dformation) ................................................................................................................... 244
Figure A.1. 4: Courbe de cisaillement pour le point 3 .......................................................... 245
Figure A.1. 5: Cercle de Mohr pour le point 3 (le critre de rupture est le dviateur
maximum) ....................................................................................................................... 246
Figure A.1. 6: Cercle de Mohr pour le point 3 (le critre de rupture est le dviateur 2% de
dformation) ................................................................................................................... 246
Figure A.1. 7: Courbe de cisaillement pour le point 4 .......................................................... 247
Figure A.1. 8: Cercle de Mohr pour le point 4 (le critre de rupture est le dviateur
maximum) ....................................................................................................................... 248
Figure A.1. 9: Cercle de Mohr pour le point 4 (le critre de rupture est le dviateur 2% de
dformation) ................................................................................................................... 248
Figure A.1. 10: Courbe de cisaillement pour le point 5 ........................................................ 249
Figure A.1. 11: Cercle de Mohr pour le point 5 (le critre de rupture est le dviateur
maximum) ....................................................................................................................... 250
xii
Figure A.1. 12: Cercle de Mohr pour le point 5 (le critre de rupture est le dviateur 2% de
dformation) ................................................................................................................... 250
Figure A.1. 13: Courbe de cisaillement pour le point 6 ........................................................ 251
Figure A.1. 14: Cercle de Mohr pour le point 6 (le critre de rupture est le dviateur
maximum) ....................................................................................................................... 252
Figure A.1. 15: Cercle de Mohr pour le point 6 (le critre de rupture est le dviateur 2% de
dformation) ................................................................................................................... 252
Figure A.1. 16: Courbe de cisaillement pour le point 7 ........................................................ 253
Figure A.1. 17: Cercle de Mohr pour le point 7 (le critre de rupture est le dviateur
maximum) ....................................................................................................................... 254
Figure A.1. 18: Cercle de Mohr pour le point 7 (le critre de rupture est le dviateur 2% de
dformation) ................................................................................................................... 254
Figure A.1. 19: Courbe de cisaillement pour le point 9 ........................................................ 255
Figure A.1. 20: Cercle de Mohr pour le point 9 (le critre de rupture est le dviateur
maximum) ....................................................................................................................... 256
Figure A.1. 21: Cercle de Mohr pour le point 9 (le critre de rupture est le dviateur 2% de
dformation) ................................................................................................................... 256
Figure A.2. 1: Echange d'eau uair = 50 kPa........................................................................ 257
Figure A.2. 2: Courbe de cisaillement uair = 50 kPa .......................................................... 257
Figure A.2. 3: Chemin des contraintes par rapport aux invariants de contraintes (p,q) ...... 258
Figure A.2. 4: Cercles de Mohr pour uair = 50 kPa (le critre de rupture est le dviateur
maximum ou 20% de dformation) ............................................................................. 259
Figure A.2. 5: Cercles de Mohr pour uair = 50 kPa (le critre de rupture est le dviateur 2%
de dformation) .............................................................................................................. 260
Figure A.2. 6: Echange d'eau uair = 100 kPa...................................................................... 261
Figure A.2. 7: Courbe de cisaillement uair = 100 kPa ........................................................ 261
Figure A.2. 8: Chemin des contraintes par rapport aux invariants de contraintes (p,q) ...... 262
Figure A.2. 9: Cercles de Mohr pour uair = 100 kPa (le critre de rupture est le dviateur
maximum ou 20% de dformation) ............................................................................. 263
Figure A.2. 10: Cercles de Mohr pour uair = 100 kPa (le critre de rupture est le dviateur
2% de dformation)........................................................................................................ 264
Figure A.2. 11: Evolution du dviateur 3 = 50 kPa et sous des succions diffrentes ....... 265
Figure A.2. 12: Evolution du dviateur 3 = 100 kPa et sous des succions diffrentes ..... 265
Figure A.2. 13: Evolution du dviateur 3 =200 kPa et sous des succions diffrentes ...... 266
Figure A.3. 1: Evolution de la loupe de glissement en fonction de la cohsion .................... 268
Figure A.3. 2: Evolution de la loupe de glissement en fonction de l'angle de frottement . 269
xiii
Unit
Degr
Signification
Angle de talus
Paramtre de la relation 2.11
Degr
Angle de Lode
Pa/C
Pa/C
N/m
N/m3
N/m3
kg/m
1r
Dformation gnralise
Dformation lastique
eqp
ij
ij
Dformation plastique
s,e
s,p
p
vol
,e
,p
xiv
Degr
Degr
Degr
Coefficient de Poisson
Pa
kg/m
dcrit
kg/m
di
kg/m
df
kg/m
d max
kg/m
kg/m
kg/m
Pa
Contrainte totale
Pa
Pa
Pa
N/m
GL
N/m
ij
Pa
'ij
Pa
ij
Pa
ij
Pa
SG
N/m
SL
N/m
xv
Pa
Contrainte verticale
Pa
1r
Pa
Pa
3r
Pa
Pa
Contrainte de cisaillement
Pa
Pa
max
Pa
Degr
cl
Degr
'
Degr
Degr
Degr
Cf
Degr
C0
Degr
Degr
Ef
Degr
E0
Degr
Paramtre de Bishop
Potentiel de l'eau
Degr
Degr
xvi
Lettres latines
Symbole
Unit
m2
Epaisseur de la tranche
Bc
Bp
Pa
Cohsion totale
c'
Pa
Cohsion effective
ca
Pa
Cohsion capillaire
ccl
Pa
cf
Pa
ci
Pa
Cohsion initiale
c0
Pa
Pa
Cc
Pente plastique
Cc0
Cs
Pente lastique
Cijkl
Pa
Cs0
CKW1
CSR1
Pa
CSR2
Pa
CSR3
Pa
e*
Pa
p*
Pa
dc
Pa
Supplment de cohsion
ea
Pa
Signification
Paramtre matriel de la relation 3.62
Surface
Tenseur constitutif
xvii
ei
ep
es
Pa
Pa
Module de Young
EL
Emoteur
Effort moteur
ER
Eresist
Effort rsistant
Ff
FLi
(*)
Ext
FL
(*)
Int
FL
(*)
Fm
Fs
Coefficient de scurit
m/s
Pa
Module de cisaillement
G(t)
Fonction de pondration
Charge hydraulique
Hmax
hc
Pa
hr
-1
Acclration de la pesanteur
hwt
IP
Indice de plasticit
Pa
II
Pa
xviii
III
(Pa)
krmin
krw
kw
m/s
kwo
m/s
ks
m/s
s-1
kg
Masse
m'
Mmoteur
N.m
Moment moteur
Mresist
N.m
Moment rsistant
Ms
kg
Mw
kg/mole
Porosit
Pa
Contrainte moyenne
p'
Pa
p''
Pa
pw
Pa
Pression de l'eau
Patm
Pa
Pression atmosphrique
PE
Ph
kg
P0
Pa
Contrainte de pr-consolidation
xix
Pa
l/(m2.s)
qmax
Pa
l/m3
Qf
Contrainte dviatorique
ra
s/m
rc
Rayon capillaire
rC
rE
rs
s/m
Rayon du cercle
R2
Coefficient de corrlation
Re
W/m2
Rn
W/m2
Pa
Succion
sad
Pa
Succion d'adsorption
sc
Pa
sm
Pa
Succion matricielle
sosm
Pa
Succion osmotique
Sf
kg/m
Sr
Degr de saturation
Srf
Sri
Sro
Sroc
Sru
Saturation rsiduelle
Srw
Temps
Pa
Temprature
Ta
xx
Pa
Pression du fluide
ua
Pa
Pression de lair
uc
Pa
ur
Pa
uw
Pa
m/s
V1
V2
m/s
Tenseur vitesse
(*)
Vw
Volume d'eau
Vv
Teneur en eau
wf
wi
WE
J/s
Puissance extrieure
WI
J/s
Puissance intrieure
Limite de liquidit
WL
wopt
WP
WPI
XL
XR
CHAPITRE I
Introduction
Introduction
CHAPITRE I: Introduction
1
Introduction gnrale
Les problmes de stabilit de pente, en relation avec les variations de teneur en eau (lies
une pluviomtrie trs irrgulire), provoquent d'importants dgts: ils affectent les versants
naturels ainsi que des talus crs de faon artificielle, et constituent une menace pour les
infrastructures ou les zones habites. Parfois, les moyens actuels ne permettent quun
pronostic souvent imprcis. En effet, il n'est pas rare d'observer certains talus trs raides qui
sont stables et on se demande ce qui les fait rellement tenir. Dans le cas contraire, on assiste
certains talus qui glissent d'une faon inattendue. Les actions en cours portent donc sur
lamlioration de la prdiction, avec le dveloppement doutils de modlisation plus
performants.
La scurit d'un talus dpend de nombreux facteurs, notamment:
- de l'inclinaison de la pente
- de la hauteur du talus
- de la position de la nappe aquifre
- des surcharges statiques et dynamiques
- des proprits du terrain
- etc.
Cest seulement lorsque lensemble de ces lments sont connus, qu'il est possible de raliser
un calcul de stabilit par diffrentes mthodes.
Depuis longtemps, la quasi-totalit des mthodes proposes sont des mthodes de calcul la
rupture bases sur des hypothses mises au sujet de la forme de la surface de glissement.
Nombreux sont ceux qui se sont intresss ce problme et qui y ont attach leur nom:
Fellenius, Caquot, Taylor, Bishop, Janbu, Taylor, etc. sans parler de Terzaghi qui apporta l
encore une importante contribution, comme il le ft dans tous les domaines de la mcanique
des sols. Pour la plupart, ces mthodes ne peuvent traiter que des lignes de rupture circulaire,
tout en ne vrifiant pas compltement les quations de lquilibre statique. Elles donnent de
bons rsultats pour les talus de hauteur moyenne, taills dans des sols relativement
homognes. En revanche, lorsque le site prsente des htrognits marques ou lorsque les
Introduction
pentes ont une trs grande extension, versants naturels par exemple, lhypothse de la rupture
circulaire peut se rvler inadquate. En outre, ces mthodes d'quilibre limite utilisent des
paramtres de rsistance des sols saturs et dans ce contexte, les diffrentes formulations
classiques ne tiennent pas en compte l'effet de la non saturation.
Depuis un certain temps, le dveloppement de puissants moyens de calculs a permis
lutilisation intensive de mthodes danalyses numriques donnant accs aux contraintes et
dformations au sein du sol. Ces mthodes sont encore assez dlicates utiliser pour des
raisons suivantes: difficult dans la dfinition de ltat initial, des conditions aux limites, des
lois de comportement des sols constituant louvrage, dans la schmatisation mathmatique de
ces lois, sans oublier que le traitement matriel des donnes et des rsultats est une opration
dlicate. Par contre, ces mthodes aux lments finis ne font pas d'hypothses sur la forme de
la rupture et elles offrent la possibilit de coupler les aspects mcaniques et coulements.
Objectifs
Les objectifs principaux de cette thse sont dtudier linfluence de la non saturation sur:
Le comportement hydromcanique:
Linteraction gaz-eau-solide rend le comportement plus complexe que celui dun sol satur.
En outre, la pression deau est toujours infrieure la pression de gaz dans un sol non satur.
Cette diffrence de pression entre le gaz et leau, appele succion, est lorigine de certains
comportements hydromcaniques particuliers du sol non satur. Notre objectif sera donc
dtudier le comportement du sol suite une variation de la succion, afin den tenir compte
lors du calcul de la stabilit des pentes.
Introduction
Plan du travail
Pour arriver ces objectifs, nous nous proposons de subdiviser notre travail comme suit :
Chapitre II: Etat des connaissances sur les sols non saturs.
Contrairement un sol satur constitu de deux phases (solide et liquide), le sol non satur est
un milieu tri-phasique (solide, liquide et gaz). La prsence de ces trois phases engendre la
succion qui modifie le comportement du sol initialement sec ou satur. Dans ce chapitre, nous
exposons les diffrents aspects du comportement hydromcanique des sols non saturs.
En outre, dans un sol non satur, le concept de la contrainte effective de Terzaghi (pour les
sols saturs) n'est plus valable. De ce fait, nous montrerons dans ce chapitre les diffrentes
modifications apportes ce sujet par diffrents chercheurs notamment Bishop et Fredlund.
Enfin, nous montrerons comment la succion apporte un supplment de cohsion, qui
finalement, contribue la stabilit d'un talus.
Introduction
comportement PLASOL pour reprsenter la rupture par cisaillement. Enfin, nous montrerons
comment on peut se servir de ces mthodes pour calculer un coefficient de scurit.
Introduction
calcul: les mthode d'quilibre limite o l'effet de l'eau est surtout gravitaire, et les mthodes
aux lments finis qui permettent de bien coupler la mcanique et l'coulement. Dans cette
partie, nous abordons galement quelques aspects de modlisation de l'coulement car leur
comprhension permet de mieux coupler les diffrentes phases.
CHAPITRE II
11
CHAPITRE II: Etat des connaissances sur les sols non saturs
1 Introduction
Historiquement, les dveloppements de la mcanique des sols ont principalement concern les
sols saturs. En effet, le dimensionnement gotechnique de la plupart des ouvrages aux tats
limites de service et ultime se basait souvent sur des caractristiques matrielles mesures au
laboratoire sur des chantillons thoriquement saturs en eau. Partant de l, des thories ont
t labores et le principe de Terzaghi a permis de dcrire le comportement d'un sol satur au
moyen de la contrainte effective dfinie par cette relation: ' = F ( , u ) = u o u est la
pression du fluide (gnralement l'eau) et est la contrainte totale. Cette relation est valable
dans le cas des sols saturs, o gnralement u est positive ou nulle. En fait, il existe des cas
o la pression du fluide u est ngative sans quil y ait dsaturation et o cette relation reste
valable. La validit de cette relation dpend galement dhypothses de compressibilit
ngligeable de la phase solide et de leau, et de contact ponctuel sans cimentation entre les
grains.
Cependant, il est ncessaire de prendre en considration le comportement des sols non saturs
pour plusieurs raisons:
on est souvent confront des ouvrages dont le comportement est directement li aux
conditions de saturation (barrages en terre, les remblais de route ou de chemin de fer,
les barrires ouvrages des centres d'enfouissement technique ou de stockage des
dchets radioactifs);
les ruptures dans les pentes et talus sont souvent lies des modifications du degr de
saturation;
Pour toutes ces raisons, beaucoup de chercheurs se sont intresss au comportement des sols
qui, d'une faon gnrale, sont composs de plusieurs phases, GEISER [1999]:
la phase solide peut tre considre comme un squelette dformable form de grains
supposs incompressibles;
12
la phase liquide est constitue deau et remplit partiellement les interstices du squelette
solide;
En fonction de la rpartition des phases solide, liquide et gazeuse, il est possible de distinguer
trois catgories de sol, figure 2.1:
(b)
Gaz
Liquide
Solide
Figure 2. 1: Structures possibles des sols non saturs, WROTH et al. [1985]
a)
l'eau se trouve aux points de contact entre les particules et elle n'est pas continue;
Ce type de structure se trouve dans une zone d'influence saisonnire (prs de la surface du sol,
figure 2.2), s'il n'y a pas de prcipitations (sol dessch). Ainsi, le degr de saturation y est
faible et la permabilit l'eau est nulle (figure 2.3).
Sur la figure 2.1b, nous remarquons que toutes les phases sont continues. Ce type de
b)
structure se trouve dans la zone de transition entre la zone d'influence saisonnire et celle qui
est juste au-dessus de la nappe (figure 2.2). Le degr de saturation y est intermdiaire.
Sur la figure 2.1c:
c)
-
13
Surface du sol
his
B0
B
Etat transitoire
Zone dinfluence saisonnire
Zone de faible
variation de la
teneur en eau
(-)
hw
Profil lquilibre
Condition dquilibre
de succion
Niveau de la nappe phratique
Frange capillaire
(saturation 100 %)
hc
w.(z-h w)
(+)
Succion
Succion de seuil
(Pression ngative) ou dentre dair
Pression
100 %
Degr de saturation Sr
Figure 2. 2: Profil type des pressions deau uw au-dessus dune nappe et volution du degr
de saturation Sr, JENNINGS [1960]
kr
1.00
kra0
0.83
air
0.75
eau
0.50
kra
kr w
VACHAUD (1973)
0.25
calcul
0.00
25
50
75
Air
Gouttes deau
isoles
100 Sr [%]
Sr oc
Sr min
Eau
Phases
air et eau distinctes
Bulles dair
occluses
Figure 2. 3: Evolution des permabilits relatives de lair kra et de leau krw en fonction du
degr de saturation Sr, SEKER [1983]
14
Degr de saturation Sr
Commentaire
et succion s
Sol satur
Sr = 1, s = 0
Sr 1, s > 0
Sr < 1, s >0
Sol sec
Sr = 0, s >> 0
Etant donn que l'objectif principal de mon travail est d'tudier la stabilit de pentes dans des
sols pouvant contenir de l'eau, il est ncessaire de connatre la rpartition de l'eau dans le sol.
Comme on peut le voir sur la figure 2.2, pour un massif de sol lquilibre hydraulique, le
profil de succion est linaire. La variation de la succion suit le profil de la teneur en eau ou du
degr de saturation. Ce phnomne est illustr par les courbes de rtention (degr de
saturation en fonction de la succion) et les profils hydrauliques (figure 2.2). La dessiccation se
produit sur les premiers mtres, ce qui conduit des valeurs importantes de la succion. Pour
un faible coefficient de permabilit, linfiltration se limite la partie superficielle appele
zone dinfluence saisonnire his. Les succions sont ainsi rduites jusqu lquilibre,
JENNINGS [1960]. Au-dessus de la nappe, se trouve dabord une zone quasiment sature
appele frange capillaire. La pression de leau y est infrieure la pression atmosphrique. A
la limite suprieure de cette frange, la pression ngative de leau (succion de seuil) et la
pression atmosphrique de lair sont en quilibre linterface.
Au-dessus, la pression capillaire augmente et la saturation diminue jusqu atteindre la
saturation dquilibre: le profil dessin est statique. Daprs les lois de lhydrostatique, un
profil lquilibre correspond une variation linaire de la pression avec la profondeur. Le
potentiel ou la charge hydraulique H est donc constante:
H = z + uw/w, avec uw = et ua = 0
Dans la zone dinfluence saisonnire, on reprsente le profil dun sol dessch et celui dun
sol humidifi. En priode de pluie, leau sinfiltre par gravit et descend le long du profil. En
15
priode sche, les forces de capillarit lemportent sur les forces de gravit et lvaporation
engendre une circulation ascendante. Ainsi trois cas de profils de succion et de degr
saturation peuvent tre dfinis:
B (Sr) = Sr max = Sol humidifi par la pluie (infiltration deau par gravitation);
Donc, on peut dire qu'un sol non satur est un sol compos de trois phases. L'interaction
complexe entre les phases induit une contrainte supplmentaire qu'on appelle "succion" et le
principe des contraintes effectives tel que dfini par Terzaghi n'est plus applicable tel quel.
Nous prsenterons dans ce chapitre une premire partie qui sera consacre aux dfinitions de
la succion. Ensuite, nous parlerons du comportement hydromcanique des sols non saturs.
Finalement, nous passerons en revue les principaux travaux effectus sur la notion de
contrainte effective des sols non saturs. Pour plus de dtails, nous suggrons les travaux de
DELAGE [1987], DELAGE et al. [2001a] et [2001b], ainsi que les thses de GEISER [1999]
et LI [2000].
2 Dfinition de la succion
On dfinit la succion comme tant une mesure d'affinit entre le sol et leau interstitielle. Elle
se dfinit comme la somme de plusieurs composants, DELAGE et al. [2001a]:
Succion capillaire
Les phnomnes de capillarit se produisent l'interface entre deux fluides (G et L), car les
molcules y sont soumises un ensemble de forces d'interactions non quilibres, la
diffrence d'une molcule situe au sein du fluide. Une molcule d'eau au sein d'une masse
d'eau est soumise des actions de mme nature (figure 2.4a), alors que celle l'interface entre
deux fluides, eau-air par exemple, est soumise des actions diffrentes: actions dues l'eau et
actions dues l'air (figure 2.4b). Les molcules d'eau l'interface eau-air sont donc attires
vers la masse d'eau et la surface de l'eau est soumise une force perpendiculaire la surface
libre. C'est cette attraction qui engendre une tension de surface s l'interface et qui est
reprsente sur la figure 2.4 dans le cas dune interface plane.
La capillarit est souvent illustre par le schma de la figure 2.5, dcrivant la remonte
capillaire hc de l'eau dans un tube de rayon r plong dans un rcipient contenant de l'eau. La
16
relation entre le rayon de courbure du mnisque sphrique eau-air dans le tube et la diffrence
de pression entre l'air et l'eau est donne par la loi de Laplace, qui se simplifie dans
l'hypothse de pores cylindriques et prend l'expression de la loi de Jurin:
sc = ua uw =
2 s cos
r
[2.1]
avec: ua et uw, respectivement les pressions d'air et d'eau, sc est la succion capillaire, s tension
de surface eau- air, l'angle de raccordement entre le mnisque et le solide.
La hauteur dascension capillaire hc est ds lors dfinie comme :
hc =
2 s cos
r w
[2.2]
ss
ss
L
a
Figure 2. 4: Actions des forces sur une molcule deau, DELAGE et al. [2001a]
GL
s
s
G
q
ssGL
L
Figure 2. 5: Remonte capillaire dans un tube, DELAGE et al. [2001a]
Succion dadsorption
Ladsorption de leau sur des solides met en jeu des forces (succion) de nature
lectrostatiques: il se forme des zones lectriquement charges la surface des minraux (en
particulier pour les argiles). Les lments physiques (figure 2.6) engendrant cette succion
dadsorption sad sont:
17
leau ncessaire lhydratation des cations attirs par les dfauts de charge du
feuillet;
Toutes ces forces concourent lattraction de leau avec une intensit dcroissant trs
rapidement avec la distance. Ces forces se traduisent localement par des pressions deau trs
ngatives.
H
H
H
H
H
H
H
H
H
H
H
H
H
Diples
deau
ion
ion
Surface Argile
Augmentation de
la concentration
ionique
Molcules
deau
Diffusion des
molcules deau
Surface Argile
(b)
Surface Argile
(a)
(c)
Cations
Eau
ion
H
H
Surface Argile
H
H
Surface (OH)
Eau
Surface Oxygne
H
H
(d)
Succion matricielle
La succion matricielle sm est dfinie comme la somme des deux succions prcites.
sm = sc + sad
[2.3]
18
Succion osmotique
La succion osmotique est la capacit de rtention deau par les sels prsents sous forme
dissoute dans leau interstitielle. Elle est due la diffrence de concentration en sel dans
diffrents points de la matrice du sol. Dans le cas o la concentration de sel est faible, cette
composante peut tre nglige et la succion totale sera donne directement par la succion
matricielle.
Succion totale
La succion totale est dfinie comme la somme des succions matricielle et osmotique:
s = sm + sosm = ( sc + sad ) + sosm
[2.4]
19
s (MPa)
100
10
scrit
1
0
Sru
20
40
60
80
100
Sr (%)
Figure 2. 7: Courbe de rtention d'eau d'un sol non satur en cours de schage, LI [2000]
Le point c (figure 2.7) indique une valeur de succion critique scrit. Si l'on impose une succion
infrieure celle-ci, on observe qu'il n'y a presque pas d'eau qui sort du sol. Il n'y a pas d'air
qui pntre dans le sol avant que la succion n'atteigne la succion critique. Ds que la succion
dpasse cette valeur critique, la saturation diminue. Cette valeur critique est en fait une
mesure de la taille maximale des pores d'un sol, car ce sont les plus grands pores qui drainent
d'abord l'eau. Cette valeur critique de la succion est souvent appele pression d'entre d'air. Si
le schage continue, on observe qu'une certaine quantit d'eau reste dans le sol mme si la
succion est trs grande. Cette eau reste dans le sol sous forme de mnisques isols ou de
couches immobiles adsorbes sur les particules de sol. L'coulement d'eau est tellement
difficile que l'on n'arrive pas extraire cette quantit d'eau. Aussi l'appelle-t-on teneur en eau
rsiduelle et la saturation correspondante s'appelle la saturation rsiduelle note Sru.
La courbe de rtention d'eau varie selon les types de sols. Plus le sol est fin, plus la pression
d'entre d'air est grande et plus la succion pour dsaturer le sol est importante. Pour une argile,
la succion peut atteindre des valeurs trs importantes. Ceci est li, d'une part, l'adsorption et,
d'autre part, la faible dimension des particules d'argile. Les pores sont alors plus petits, les
rayons de courbure des mnisques plus faibles et, d'aprs la loi de Jurin, la succion peut
atteindre des valeurs plus leves. La teneur en eau rsiduelle d'une argile est souvent plus
grande que celle d'un sable. Cela est li essentiellement aux phnomnes d'adsorption, la
couche d'eau adsorbe tant plus difficile extraire et la surface spcifique plus grande.
Diverses lois ont t proposes pour dcrire la courbe de rtention d'eau, deux d'entre elles
sont donnes dans le tableau 2.2.
20
Auteurs
quations
S r = S ru +
( Sro Sru ) A
B
A + ( C.s )
= 1
S ro S ru
(1 + ( .s ) )
figure 2.9a: lors d'un schage, lorsque la succion correspond la vidange du plus gros
tube, le petit tube connect en parallle ne se vide pas, ce qui conduit une teneur en
eau plus forte. Lors d'un remouillage, la teneur en eau la mme succion est plus
faible du fait que le petit tube est vide;
figure 2.9b: dans une connexion en srie de pores de tailles diffrentes, l'effet de
goulot entrane galement, la mme succion, une teneur en eau plus forte lors du
schage, HILLER [1980];
21
figure 2.9c: l'angle de contact au remouillage et lors d'un drainage est diffrent,
comme l'illustre l'effet de goutte voqu par BEAR [1969]. Langle de contact 2 qui
correspond un mouvement relatif provoqu par lair qui pousse leau est infrieur
langle 1 qui correspond au mouvement relatif provoqu par leau qui pousse lair. En
consquence, la succion en schage ss est:
ss =
2 s cos 2
r
sM =
2 s cos 1
r
7
pF
2
Succion (MPa)
10
10
4
Dessication
10-1
10-2
2
Entre
dair
Humidification
-3
10
-4
10
10
20
30
Teneur en eau w (%)
22
Schage
Schage
Remouillage
Angle de
drainage
Remouillage
hc
Angle de
remouillage
hc
(a)
(b)
(c)
Figure 2. 9: Mcanismes invoqus pour l'hystrsis des courbes de rtention d'eau, DELAGE
et al. [2001a].
w = -kw(s) hwt
[2.5]
avec:
23
La figure 2.10 montre schmatiquement la variation de la permabilit dans un sol non satur.
Diverses lois ont t proposes pour dcrire les variations de la permabilit. J'en reprends
permabilit kw (m/s)
8.E-07
6.E-07
4.E-07
2.E-07
0.E+00
0
80 100
60
20
40
degr de saturation (%)
Auteurs
Equations
IMRAY [1954]
S Sru
kw = k w0 rw
1 S ru
GARDNER [1958]
kw =
k w0
1 + ( a.s )
SCOTT [1963]
kw = kw0[1-n (1-Srw)]
n est la porosit
kw = kw0
kw = kw0 s
sb
si
s sb
si
s>sb
24
[%]
2
v
v (%)
5
10
s = 200 kPa
s = 400 kPa
s = 800 kPa
s = 1500 kPa
50
100
500
1000
25
Lorsqu'on remouille un sol sec (la succion diminue), on observe un phnomne de gonflement
s'il est sous une faible contrainte, mais un phnomne d'effondrement s'il est soumis une
forte contrainte. La contrainte verticale influence l'amplitude des gonflements ou
effondrements. Une fois le mouillage ralis, le sol se comporte comme un sol satur. La
figure 2.12 illustre ces observations par des rsultats d'essais oedomtriques succion
contrle raliss sur des agrgats d'argile de Boom. Lorsque les variations de volume sont
empches lors des chemins de mouillage, des pressions de gonflement importantes peuvent
apparatre. Ces pressions sont certes une donne intressante du matriau, mais elles
dpendent fortement de l'tat de contrainte et de succion initiale. Elles ne sont donc pas une
donne intrinsque du matriau.
15
Gonflement
10
v = 400 kPa
0
1
-5
-10
10
Effondrement
vert [%]
v = 50 kPa
v = 100 kPa
100
1000
10000
100000
s [kPa]
-15
Figure 2. 12: Essais oedomtriques succion contrle raliss sur des agrgats d'argile de
Boom, rsultats UPC, VOLCKAERT et al. [1996]
26
Echantillon A-1
Contrainte verticale : 1 psi
Echantillon A-2
Contrainte verticale : 1 psi
Gonflement (%)
3
Humidification
2
Dessication
1
0
2
3
4
Succion (psi)
6 60
2
3
4
Succion (psi)
35
300
200
30
c
100
25
20
cohsion c (kPa)
400
40
0
0
500
1000
1500
2000
succion s (kPa)
f
c
27
Figure 2. 15: Module de cisaillement maximal de deux sols faiblement argileux en petites
dformations en fonction de la pression capillaire, BRULL [1980]
120
s =0 kPa
s =200 kPa
s =400 kPa
s =800 kPa
s =1500 kPa
40
s =0 kPa
s =200 kPa
s =400 kPa
s =800 kPa
s =1500 kPa
80
80
G* (MPa)
E* (MPa)
120
200
400
(a)
600
800
40
200
400
600
800
(b)
Figure 2. 16: Variations des modules de Young (a) et de cisaillement (b), CUI [1993]
[1992].
28
1500
1000
500
s = 200 kPa
s = 400 kPa
s = 800 kPa
s = 1500 kPa
0
15
5
10
Dformation axiale [%]
20
Contrainte intergranulaire
Pression
interstitielle
Grain de sol
Figure 2. 18: Principe de contrainte effective en sol satur, DELAGE et al. [2001b]
Cette relation est valable dans le cas des sols saturs o gnralement u est positive ou nulle.
Les premires approches de la mcanique des sols non saturs ont vis tendre lutilisation
dune contrainte unique, fonction de la contrainte totale et de la succion, qui permettrait
lextension de lapproche en contrainte effective aux sols non saturs. Le phnomne
deffondrement (encore appel affaissement) des sols non saturs lors dun remouillage sous
charge ne peut pas tre dcrit laide dune contrainte effective unique.
29
Diverses tentatives dlargissement de la notion de contrainte effective aux sols non saturs
ont t effectues.
Une premire expression propose pour la contrainte effective dans le cas dun sol dont les
vides sont remplis deau et dair (partiellement satur) est celle de Bishop:
' = u a + ( u a u w )
[2.6]
o:
= contrainte normale totale,
= contrainte normale effective,
ua = pression interstitielle de lair,
uw = pression interstitielle de leau,
ua - uw = succion matricielle,
= paramtre de Bishop (= 1 pour les sols saturs et = 0 pour les sols secs).
paramtre , donne par cette figure, correspond des conditions de contrainte effective la
rupture. Elle nest pas ncessairement valable pour estimer des variations de volume avant ce
stade de rupture.
1
=f(Sr )
=S r
100
VERBRUGGE et LECLERCQ [1985] ont quant eux propos pour le limon de Sterrebeek
l'expression:
[2.7]
30
Le problme est que cette expression se limite une certaine gamme de succion et d'autres
chercheurs ont propos une autre expression pour couvrir une gamme de succion complte:
= 0, 22 + 0, 78.S r
[2.8]
Cette expression donne de bons rsultats pour le limon et le sable, mais elle ne convient pas
pour l'argile; il faut remarquer aussi qu'elle ne peut pas tre gale zro quelle que soit la
valeur de S r .
Par la suite, et dans un but de simplification, nombre d'auteurs ont pris directement, par
commodit, = Sr.
La relation propose par Bishop convient assez bien pour les cas o les contraintes de
cisaillement jouent un rle important, CHARLIER et al. [1997a]. Sa validit a toutefois t
mise en doute par de nombreux chercheurs lorsque les aspects volumiques sont dterminants,
principalement car elle ne peut prendre en compte les phnomnes d'effondrement qui
caractrisent souvent les sols non saturs, JENNINGS [1962], GENS [1995].
D'autres expressions de la contrainte effective ont t proposes pour dcrire le comportement
des sols non saturs, citons quelques exemples:
expression de JENNINGS [1960], FREDLUND et al. [1993] s'crit:
' = + p ''
[2.9]
' = ua + m ( s + u a ) + s ( + u a )
[2.10]
[2.11]
31
variables d'tat pour tout chemin de sollicitation mcanique et hydrique. Cette surface d'tat
lie l'indice des vides e, la contrainte nette (-ua) et la pression capillaire (ua-uw). La figure 2.20
reprsente la surface d'tat:
e
6 : Compression
teneur en eau constante
3 : Saturation sous
charge constante
s-u
-paa
Figure 2. 20: Surface d'tat pour un sol non satur, MATYAS et al. [1968]
Lallure de cette surface montre, en comparant les diffrents chemins, de nombreux aspects
intressants du sol:
La comparaison entre les chemins 3 et 4 montre les comportements gonflement effondrement: le chemin 3 correspond un chemin de mouillage sous une charge
constante et importante, lindice des vides diminue au cours du mouillage, cest
leffondrement; par contre, le chemin 4 reprsente un gonflement lors dun chemin de
mouillage sous une charge nulle.
Partant de la notion de surface d'tat et dans l'impossibilit de dcrire compltement des sols
non saturs l'aide d'une contrainte effective unique, le passage aux variables indpendantes
s'est fait assez naturellement par de nombreux chercheurs.
COLEMAN [1971] a suggr le premier de considrer indpendamment les variables
contrainte nette ( ua) et succion (ua-uw) et dobserver exprimentalement, en variations de
32
volume et en mesure de rsistance au cisaillement, les effets de ces deux variables sur des
grandeurs telles que lindice des vides e ou le dviateur la rupture.
FREDLUND et al. [1977] ont montr quil existe trois choix possibles pour des variables,
correspondant aux trois combinaisons possibles entre , ua et uw:
( ua) et (ua - uw); ( ua) et ( - uw), ( uw) et (ua - uw).
Les deux variables les plus utilises actuellement sont la contrainte nette et la pression
capillaire, mais on peut utiliser en ralit n'importe quelle contrainte effective et la succion.
[2.12]
33
[2.13]
Par rapport la premire approche, cette relation prsente lavantage de faire apparatre la
succion. Cest la raison pour laquelle elle est largement utilise dans les travaux dvelopps
rcemment.
Comme on peut le voir, l'quation [2.13] fait intervenir le terme de succion, ce qui demande
videmment de la dterminer par des essais spcifiques. C'est pourquoi d'autres chercheurs
comme MATSUSHI et MATSUKURA [2006] donnent une relation empirique qui permet
d'exprimer la valeur de la cohsion des sols non saturs comme une fonction exponentielle de
la teneur en eau volumtrique . Ds lors, la rsistance au cisaillement devient:
[2.14]
o
': la contrainte effective;
7 Conclusions
Globalement, nous pouvons dire que leffet de laugmentation de succion sur le
comportement des sols non saturs se traduit par un renforcement de leurs proprits de
rsistance. En termes de compression, ce renforcement correspond une diminution des
pentes plastiques, qui rend le matriau plus rigide. Comme les sols saturs, les sols non
34
saturs gardent la mmoire de la plus grande contrainte subie pendant leur histoire, qui est la
contrainte de prconsolidation. Cette contrainte marque la limite entre un comportement
lastique (quivalent au comportement dans la zone surconsolide des sols saturs) et un
comportement plastique (normalement consolid). Quand on soumet le sol une
augmentation de succion, cette contrainte augmente.
En terme de rsistance au cisaillement, le comportement avant rupture obit aux mmes
rgles, avec une rigidification du matriau avec laugmentation de succion. Le renforcement
la rupture se traduit toujours par une augmentation de cohsion, que lon peut illustrer comme
tant la consquence dun renforcement des liens au contact inter particulaires. En revanche,
diverses tendances ont t observes en ce qui concerne langle de frottement: indpendance
vis--vis de la succion, croissance ou dcroissance. Lvolution semble dpendre des
proprits du sol: densit, teneur en eau et indice de plasticit.
La courbe de rtention en eau, qui donne les variations de teneur en eau en fonction de la
succion applique, en suivant des chemins de schage (succion croissante) ou de remouillage
(succion dcroissante), est une caractristique fondamentale dun sol non satur. Elle permet
de quantifier, chaque teneur en eau ou degr de saturation, lampleur de lattraction de l'eau
sur le sol, ce qui provoque les modifications de la rsistance du sol par l'augmentation des
contraintes effectives. Cette attraction reste assez faible dans les sols sableux ou peu
plastiques (quelques dizaines de kPa); elle atteint quelques centaines de kPa dans les limons et
peut monter des valeurs suprieures dans les sols plus plastiques, au sein desquels les
interactions eau-argile sont importantes. Lampleur de la succion, qui dpend galement de la
microstructure, conditionne les mouvements deau dans les sols non saturs et influe
fortement sur les proprits mcaniques.
En terme de contraintes effectives pour les sols non saturs, les premires approches de la
mcanique des sols non saturs ont vis atteindre lutilisation dune contrainte unique,
fonction de la contrainte et de la succion, qui permettait lextension de lapproche en
contrainte effective aux sols non saturs. Le phnomne deffondrement des sols non saturs
lors dun remouillage sous charge ne peut pas tre dcrit laide dune contrainte effective
unique. La majorit des auteurs utilise maintenant deux variables de contrainte indpendantes,
qui sont le plus souvent constitues de la contrainte nette ua et de la succion ua uw.
Cependant, lutilisation en modlisation dautres couples de variables de contraintes
'
indpendantes, intgrant quelquefois lexpression de Bishop ( Bishop
= ua + ( ua u w ) )
35
CHAPITRE III
37
sur les proprits mcaniques des terrains, en gnral htrognes, non linaires,
38
anisotropes, discontinus;
Pour valuer la stabilit dune pente, lingnieur doit choisir entre plusieurs dfinitions du
coefficient de scurit, ce coefficient peut tre un rapport de forces, de moments, de grandeurs
par rapport une grandeur limite comme le montre le tableau 3.1:
39
Dfinition
Formule
Rapport de contraintes
F=max/
Rapport de forces
F=Ersist/Emoteur
Rapport de moments
F=Mresist/Mmoteur
Rapport de grandeurs
Tableau 3.1: Diffrents exemples de dfinitions dun coefficient de scurit, LAMBE [1973].
40
milieu continu, sans zone de discontinuit, les dformations sont quasi homognes ;
Rupture, o une partie du massif se dplace par rapport lautre, le modle de sol est
lasto-plastique, voire rigide-plastique ;
Post-rupture, o une partie du sol se dplace sur lautre, comme un coulement visqueux
et avec une vitesse apprciable ;
La distinction entre ces quatre mcanismes est fondamentale pour une tude fiable des pentes,
et ceci va bien sr influer sur le choix dune mthode de calcul. Elle permet de choisir entre
les types de mthodes rappels ci-aprs.
Soit il n' y a pas de surface de glissement prfrentielle, c'est le cas des sols relativement
homognes ne prsentant pas de discontinuits gologiques, la surface sur laquelle il
pourrait y avoir rupture nest pas connue. Elle est alors dfinie sur la base dun
coefficient de scurit minimal et dune rupture cinmatiquement possible. Afin de
prciser la surface de rupture la plus critique et le coefficient de scurit qui lui est
associ, on utilise gnralement des mthodes lquilibre limite itres de nombreuses
fois.
Soit la masse rigide en glissement se dplace le long dune surface de gomtrie bien
dfinie, cest le cas des massifs rocheux fracturs, pour lesquels la cinmatique du
mouvement est conditionne par les discontinuits et leur orientation spatiale. Cest aussi
le cas pour les sols lorsquil peut y avoir mouvement le long dune surface de glissement
prexistante.
Dans les deux cas, le comportement du gomatriau est suppos suivre la loi de MohrCoulomb, qui donne la rsistance au cisaillement la rupture: = c ' + ' tan ' . Les mthodes
dites lquilibre limite sont trs appropries car on peut crire facilement les quations qui
relient les variables, mais, sauf pour les cas les plus simples, le nombre d'inconnues est bien
41
suprieur au nombre dquations. Pour pouvoir rsoudre les quations, il faut alors introduire
des hypothses supplmentaires et simplificatrices de manire galer le nombre dinconnues
et le nombre dquations.
la surface critique;
X o
a
XL
EL
XR
ER
Comme on peut le voir sur la figure 3.1, les forces agissant sur la tranche peuvent tre dfinies
comme suit :
W
X, E
42
o m est la contrainte de cisaillement mobilise la base de la tranche qui peut tre exprime
par:
m =
Fs
Fs est le facteur de scurit par lequel la rsistance au cisaillement du sol doit tre
T=
T=
ou
Fs
l=
l '
c + ( u ) tan '
Fs
1 '
c l + N ul tan '
Fs
[3.1]
N cos + T sin = W ( X R X L )
[3.2]
1
N = W ( X R X L ) ( c ' l sin ul tan 'sin ) / m
Fs
[3.3]
tan '
m = cos 1 + tan
Fs
[3.4]
43
T cos N sin + ER EL = 0
[3.5]
ER EL = N sin
1
c ' l + N ul tan ' cos
Fs
[3.6]
F =
m
[3.7]
E
X
EL = 0
XL = 0
Ff =
[3.8]
En gnral, les deux facteurs de scurit sont assez proches et BISHOP [1955] montre que Fm
est moins sensible aux hypothses sur les forces inter tranches.
Pour trouver les deux facteurs de scurit Fm et Ff , certaines hypothses doivent tre poses
pour rsoudre les quations. A titre indicatif, nous citons certaines mthodes dquilibre limite
et leurs hypothses:
44
2.2.1
Hypothses:
- la mthode suppose une surface de glissement circulaire et divise le talus en tranches;
- elle nglige les forces entre les tranches (verticales et horizontales), figure 3.2. A
partir des quations [3.2] et [3.5], la force normale N devient:
N .cos + T .sin = W
N = W .cos
T
.cos
N
.sin
0
N
W
W
T
T
N=[Link]
N
Figure 3. 2: Forces appliques sur une tranche dans la mthode de Fellenius
La mthode de Fellenius vrifie l'quilibre global des moments tout en ngligeant les forces
entre tranches comme nous venons de le voir, ce qui fait qu'en remplaant dans l'quation
[3.7] N par la valeur trouve ( N = W .cos ), on aura:
c l + (W cos ul ) tan
W sin
'
Fm =
'
[3.9]
C'est une mthode moins prcise que les autres mthodes des tranches et elle est sre pour des
sols homognes seulement.
2.2.2
Hypothses:
- la mthode suppose une surface de glissement circulaire;
- elle nglige les forces verticales entre les tranches (figure 3.3).
45
EL
N
W
ER
T
T
Projection verticale: [Link]+[Link]-W=0
N
Figure 3. 3: Forces appliques sur une tranche dans la mthode de Bishop simplifie
La mthode de Bishop vrifie l'quilibre des moments ainsi que l'quilibre vertical pour
chaque tranche, mais elle nglige l'quilibre horizontal des forces.
L'quilibre vertical donne l'quation [3.3] et d'aprs l'hypothse faite sur les forces entre les
tranches ( X R X L = 0 ), nous aurons:
1
N = W ( c ' l sin ul tan 'sin ) / m
Fs
Fm
'
[3.10]
tan '
o m = cos 1 + tan
Fm
2.2.3
Hypothses:
- la mthode suppose une surface de glissement quelconque (non circulaire);
- elle suppose que les forces entre les tranches sont horizontales.
46
La mthode de Janbu vrifie l'quilibre des forces horizontales et verticales tout en ngligeant
l'quilibre des moments, ce qui aboutit l'quation [3.8]:
Ff =
[3.11]
[3.12]
2.2.4
Hypothses:
- la mthode suppose galement une surface de glissement quelconque (non
circulaire);
- contrairement la mthode de Janbu, elle suppose que les forces entre les tranches
sont inclines paralllement la pente moyenne (figure 3.4).
Comme la mthode de Janbu, elle vrifie l'quilibre horizontal et vertical des forces, mais elle
nglige l'quilibre des moments.
47
2.2.5
Hypothses:
- la mthode suppose une surface de glissement non circulaire.
- elle suppose que les forces entre les tranches sont parallles entre elles afin de rendre
le problme dtermin (figure 3.5).
- elle suppose aussi que la force normale N agit au centre de la base de chaque tranche.
Cette mthode vrifie l'quilibre horizontal et vertical des forces, l'quilibre des moments en
un point quelconque; et dtermine galement l'inclinaison des forces entre les tranches, ce qui
donne une inconnue supplmentaire. Cette mthode est prcise et elle est applicable toutes
les gomtries et types de sol.
y
X
E
Q
Q
yb
yQ
q
T
xb
x
N
X
= f ( x ) , o f(x) est une fonction qui varie continuellement le long de la
E
48
La difficult de toutes ces mthodes d'quilibre limite est qu'elles sont fondes sur
l'hypothse de la division de la masse susceptible de glisser en tranches et ceci implique
des hypothses supplmentaires sur les forces entre tranches et par consquent sur
l'quilibre. Pour toutes les mthodes qui satisfont toutes les conditions d'quilibre,
FREDLUND et al. [1977] montrent que les hypothses faites n'ont aucun effet
significatif sur le coefficient de scurit; par contre, dans les mthodes qui satisfont
uniquement l'quilibre des forces, le coefficient de scurit est affect d'une faon
significative par l'inclinaison suppose des forces entre tranches, c'est pourquoi ces
mthodes sont moins utilises par rapport aux mthodes qui satisfont toutes les
conditions d'quilibre.
Dans l'analyse de la stabilit par les mthodes d'quilibre limite, le comportement du sol
est suppos rigide parfaitement plastique, donc elles ne donnent aucune informations sur
les dplacements.
Pour des gomtries complexes, il peut y avoir un minimum local qui reste non dtect et
des surfaces de rupture complexes (non circulaires) peuvent tre difficilement
dtectables.
49
(Bishop)
(Fredlund)
o:
= contrainte normale totale
ua = pression interstitielle de lair
50
Evapo-transpiration
Prcipitations
XL
uw <0
EL
XR
ER
d
Profil hy
non satur
t= c+(s-ua)tanf+c(ua-uw)tanf
ou
b
t= c+(s-ua)tanf+(ua-uw)tanf
uw =0
satur
t= c+s tanf
ue
rostatiq
uw >0
byj
51
Deux approches peuvent tre utilises pour obtenir le coefficient de scurit, FREDLUND
[1981a]:
[3.13]
T=
l
c '+ ( ua ) tan '+ (ua uw ) tan b
Fs
[3.14]
Comme nous l'avons fait dans le paragraphe prcdent, en sommant toutes les forces dans la
direction verticale on obtient la force normale la base de la tranche N :
W (XR XL)
N=
c ' l sin
l sin
l sin
(tan ' tan b ) + uw
tan b
+ ua
Fs
Fs
Fs
tan tan '
cos 1 +
Fs
[3.15]
Le plus souvent, dans l'analyse, la pression d'air ua est prise gal zro et l'quation devient:
c ' l sin
l sin
tan b
+ uw
Fs
Fs
tan tan '
cos 1 +
Fs
W (XR XL)
N=
[3.16]
Quand le sol devient satur, nous pouvons prendre que b est gal ' et l'quation [3.16] est
quivalente l'quation [3.3], c'est dire qu'on peut utiliser la mme quation pour les sols
52
saturs et non saturs; b tant utilis quand on a des pressions d'eau uw ngatives, et '
quand on a des pressions d'eau uw positives.
Nous pouvons crire aussi deux quations indpendantes du coefficient de scurit; une qui
respecte l'quilibre global moment et l'autre qui respecte l'quilibre global des forces:
tan b
tan b
'
+
c
lR
N
u
l
u
l
w
a 1
'
tan
tan '
Fm =
Wx
'
R tan
[3.17]
ou en posant x = R sin
tan b
tan b
'
c
l
N
u
l
u
l
w tan ' a 1 tan ' tan '
Fm =
W sin
[3.18]
tan b
tan b
'
cos
cos tan '
c
l
N
u
l
u
l
w
a 1
'
'
tan
tan
Ff =
N sin
[3.19]
De mme, quand la pression de l'air ua est gale la pression atmosphrique et que le sol est
satur b = ' , la formulation devient la mme pour les sols saturs et non saturs, car
l'quation [3.18] devient la mme que l'quation [3.7] tandis que l'quation [3.19] est la mme
que l'quation [3.8].
53
gomtriques simples, chaque lment tant soumis l'action des lments voisins. Le calcul
consistera dterminer des champs de contraintes et de dplacements compatibles avec les
quations de la mcanique et la loi de comportement adopte.
Beaucoup de travaux ont t faits dans le domaine des lments finis et on pourrait citer les
travaux de rfrence de ZIENKIEWICZ et al. [2000] ou DHATT et al. [1981].
Le code aux lments finis que nous avons utilis est le code LAGAMINE qui a t mis au
point l'Universit de Lige depuis les annes 80, et pour plus de dtails, nous suggrons les
thses de CHARLIER [1987], HABRAKEN [1989] et COLLIN [2003].
Aprs un bref aperu de quelques concepts de base, nous prsenterons l'lment fini CSOL2
adopt dans notre modlisation. En effet, nous traitons un problme de stabilit des pentes et
nous savons que les pressions interstitielles ngatives augmentent la rsistance au cisaillement
dans la surface de glissement potentielle. Cette contribution additionnelle diminue
progressivement lors de l'infiltration des eaux de pluies, ce qui provoque parfois des
instabilits. Donc, il convient d'tudier la rponse vis vis des prcipitations en terme de
variation de succion matricielle et de profil de succion. C'est pour cette raison que nous
prsenterons un lment fini CSOL2 qui permet de rsoudre simultanment les aspects
coulement et mcanique. Ensuite, nous prsenterons une loi constitutif qui permet de bien
reprsenter le comportement des sols et, enfin, la faon dont on calcule le coefficient de
scurit.
Si on utilise les contraintes et les dformations sous forme de tenseurs, le tenseur dformation
de Cauchy s'crit en fonction des dplacements:
1 ui u j
+
2 x j xi
ij =
[3.20]
Ici, la variable duale est le tenseur contrainte de Cauchy. Si on prend par exemple un tat plan
de dformation qui se caractrise par une dformation nulle dans le sens perpendiculaire au
plan considr, les tenseurs se rduisent :
54
11 12 0
11 12
= 21 22 0 et = 21 22
0
0
0 33
0
0
0
0
div( ) + g = 0
[3.21]
t = n
[3.22]
[3.23]
f
Pour passer des quations d'quilibre local des quations d'quilibre global qui sont
ncessaires pour la modlisation en lments finis, on peut utiliser le thorme des puissances
virtuelles. Pour un champ de vitesses virtuelles v , cinmatiquement admissibles (respectant
la continuit du solide et les conditions limites), l'galit des puissances virtuelles extrieure
et intrieure entrane le respect de l'quilibre local en tout point du domaine et donc de
55
l'quilibre global. Les puissances virtuelles correspondent la puissance dveloppe par les
forces extrieure et intrieure, pour le champ de vitesse considr:
WE = g v dV + t v dA
[3.24]
WI = dV
[3.25]
Z, z, z*
Y, y, y*
X, x, x*
Dans ce travail, nous utilisons une formulation Lagrangienne actualise dans la dernire
configuration l'quilibre . Les contraintes utilises dans la relation [3.25] sont les
contraintes de Cauchy, exprimes dans la configuration dforme, dans les axes cartsiens
globaux. est donc le tenseur vitesse de dformation virtuelle de Cauchy.
Le Jacobien de la transformation de la configuration initiale la configuration courante
s'crit:
F=
x
X
[3.26]
56
dx
= x
dt
[3.27]
v v X
1
=
= F F
x X x
[3.28]
v=
L=
Cette dernire relation peut tre rcrite comme la somme d'une partie symtrique et d'une
partie antisymtrique :
L=
) (
1
1
T
T
L+L + LL
2
2
[3.29]
Nous pouvons prsent introduire les quations d'quilibre en volume et en surface dans
l'expression de la puissance virtuelle extrieure [3.24] et nous obtenons :
WE = div( ) v dv + n v dA
V
= ( div ( ) v + div ( v) ) dV
V
[3.30]
= grad ( v) dV = WI
V
1 v j vi
=
+
xj
2 xi
1
T
= L + L
2
[3.31]
57
WE = Q. [Link] + q. [Link]
V
[3.32]
WE = (div(V p ) + S ). [Link] + ( nV
. p ). [Link]
V
[3.33]
( div(V
V
). p + S. p div(V p . p ) dV =
( S. p V
.grad ( p ) dV = WI
[3.34]
[3.35]
58
Noeud
x Point dint.
3x
5
4x
2x
(0,+1)
(-1,0)
(+1,0)
(0,-1)
[3.36]
vi = N LV Li
o L varie de 1 au nombre de nuds de l'lment.
Nous pouvons prsent reprendre les expressions des puissances intrieures [3.30] et [3.34]:
WI = ij
V
1 vi v j
+
xi
2 x j
WI ,q = S p p V p
V
dV
p
dV
xi
[3.37]
[3.38]
59
vi N L
=
VLi
x j
x j
[3.39]
p N L
=
PL
xi
xi
[3.40]
Les drives spatiales des fonctions d'interpolations sont exprimes dans la configuration
dforme :
N L N L N L
=
+
x j
x j x j
[3.41]
Les drives spatiales des coordonnes locales s'obtiennent grce la matrice Jacobienne de
la transformation des coordonnes globales (x1, x2) vers les coordonnes locales (, ) :
x1
J =
x 2
x1
x 2
[3.42]
x
= 1
x1
x 2
1
x 2
=
J x 2
x 2
x1
x1
[3.43]
J =
x1 x 2 x1 x 2
[3.44]
Nous pouvons prsent reprendre les expressions de la puissance intrieure [3.37] et [3.38]
en utilisant l'intgration numrique de Gauss:
1 NL
NL
VLi +
VLj ) ep J WPI
2 xj
xi
WI = ij (
PI
[3.45]
60
WI = S p N L V p
PI
N L
ep J WPI P
xi
[3.46]
WI = FL ,1VL1 + FL , 2VL 2
[3.47]
WI,q = FL ,q PL
[3.48]
FL1 = ( 11
NL
NL
+ 12
) ep J WPI
x1
x2
[3.49]
FL 2 = ( 12
NL
NL
+ 22
) ep J WPI
x1
x2
[3.50]
PI
PI
N L
N L
ep J WPI
FL pw = S w N L V pw1
V pw 2
x1
x 2
PI
[3.51]
L'effet du poids propre est pris en compte dans le modle d'coulement : l'expression du flux
de Darcy contient un terme li la gravit. Par contre, dans la partie mcanique, nous devons
ajouter une force nergtiquement quivalente Fg correspondant au poids propre du milieu et
dirige selon l'axe vertical :
Fg = ( app gN L ) ep J WPI
[3.52]
PI
FL 2 = ( 12
PI
NL
NL
+ 22
- app gN L ) ep J WPI
x1
x2
[3.53]
La masse volumique apparente doit tre calcule dans la configuration dforme en tenant
compte des dformations du milieu et des modifications de teneur en fluide des pores du
milieu :
[3.54]
61
Nous venons donc de prsenter la mthode de discrtisation spatiale l'aide des lments
finis. Toutefois, il reste encore un aspect dfinir: le temps. En effet, il intervient directement
dans les quations de bilan de fluide. Il est donc ncessaire de le discrtiser. On introduit ainsi
la notion de pas de temps (les lments finis temporels) et de discrtisation temporelle.
Un pas de temps est dlimit par deux instants, que nous notons A et B. Nous supposons que
la pression varie linairement sur le pas, que ce soit en un point quelconque ou en un nud.
t = (1- )t A + t B
p = (1- )p A + p B
[3.55]
[3.56]
Il s'agit donc d'un schma qui s'apparente ceux des diffrences finies.
Nous avons discrtis l'volution temporelle des inconnues nodales. Nous connaissons la
valeur des forces nodales nergtiquement quivalentes en tout instant. De plus, nous
voudrions que les quations de bilan soient respectes sur l'ensemble du pas de temps. Pour
cela, nous pouvons utiliser la mthode des rsidus pondrs, avec une fonction de pondration
G variant dans le temps. L'quilibre discrtis temporellement et spatialement s'crit alors :
tB
tB
int
ext
G(t) F L dt = G(t) FL dt
tA
[3.57]
tA
Diffrentes fonctions de pondration sont possibles mais nous avons dcid de rduire la
fonction G(t) une collocation. Ds lors, on exprime l'quilibre en un instant .
int
ext
F L ( ) = FL ( )
[3.58]
62
= f (, , )
[3.59]
o ~ij est la vitesse de la contrainte objective de Jaumann, ij est la vitesse de dformation, et
63
= e + p
[3.60]
1
Zone interdite
Zone lastique
f<0
f=0
Surface plastique
2
Figure 3. 11: Les diffrents domaines dfinis par une surface de plasticit dans l'espace des
contraintes
3c( s )
f II m I +
tan C
= 0
[3.61]
64
m=
2 sin C
[3.62]
3( 3 sin C )
II^
I
3c/tan C
E []
90
80
70
60
50
40
30
20
36.87
10
0
0
10
20
30
C []
40
65
m = a (1 + b sin 3 )
[3.63]
rC
r
b= E
rC
rE
a=
1
n
1
n
[3.64]
+ 1
rC
(1 + b )n
[3.65]
2 sin C
3( 3 sin C )
2 sin E
3( 3 + sin E )
[3.66]
[3.67]
De ce fait, la forme de la surface dans le plan dviatorique n'est plus un cercle et il est
possible de dfinir les angles de frottement en compression et extension. La figure 3.14
montre les diffrences entre les trois modles pour un angle de frottement de 20.
66
MC
DP
VE
3.6.1
Surface d'coulement
Pour travailler en plasticit non-associe, nous avons dfini une surface d'coulement g
similaire la surface de plasticit.
3c
g II m ' I +
=0
tan C
[3.68]
o m' est dfini par la mme relation que le paramtre m [3.62] en remplaant les angles
de frottement par des angles de dilatance C et E.
En plasticit associe, il suffit de dfinir des angles de frottement et de dilatance identiques.
67
3.6.2
Rgle d'crouissage
C = C0 +
E = E0 +
c = c0 +
(cf
( Cf
C 0 ) eqp
B p + eqp
( Ef
E 0 ) eqp
[3.69]
B p + eqp
c 0 ) eqp
Bc + eqp
o 0 et c0 sont les valeurs initiales tandis que f et cf sont les valeurs finales des
paramtres d'crouissage. Les coefficients Bp et Bc correspondent la dformation plastique
quivalant respectivement la moiti de l'volution de l'angle de frottement et de la cohsion
(figure 3.15).
La dformation quivalente eqp reprsente la valeur cumule des dformations plastiques :
p
eq
= eqp dt
[3.70]
o les incrments des dformations quivalentes sont donns par la relation suivante :
eqp = p
2 g g 1 g g
3 ij ij 3 kk ll
[3.71]
68
f= 35
34
Bp=0.01
33
moyen
32
Bp=0.1
31
Angle de frottement
0= 30
29
28
27
26
25
0
0.1
0.2
Dformation plastique quivalente
0.3
0.4
0.5
Figure 3. 15: Relation hyperbolique d'crouissage pour deux valeurs du coefficient Bp (avec
0 = 30, f =35)
69
suffisantes pour soutenir les efforts. Il faut toutefois se mfier car les sources de nonconvergence d'un code de calcul peuvent tre multiples: erreur dans les donnes, problme ou
influence du maillage, etc. Les rsultats devront donc toujours tre analyss avec un esprit
critique.
Le second critre dpend naturellement de la norme de dplacement choisie. La valeur du
coefficient de scurit Fs trouve sera directement lie cette norme et la correspondance
avec le coefficient obtenu par des mthodes d'quilibre limite n'est naturellement pas assure.
A priori, il pourrait sembler quivalent de dfinir le coefficient Fs en rduisant les
caractristiques du matriau jusqu' la rupture (diminution de l'effort rsistant), ou en
augmentant le poids propre du sol jusqu' la rupture (effort sollicitant), le coefficient de
scurit tant dfini comme le rapport de l'effort rsistant par l'effort sollicitant. Cela n'est
valable que pour un sol cohsif. En effet, dans le cas du sol purement frottant, le coefficient
de scurit est indpendant de la densit du sol. Dans notre travail, nous utiliserons la
mthode de rduction des proprits de rsistance du sol, dite aussi la mthode de "c-
rduction".
Certains travaux ont t faits ce sujet, et beaucoup de chercheurs ont utilis cette mthode;
on peut citer les travaux de MATSUI et KATSURAYA [1990], SAN et MATSUI [1991],
UGAI [1990], etc.
2.
Fs
tan
c'
tan '
c
+
ou
= ccrit + tan crit ;dans ce cas: ccrit = et crit = arctan
Fs
Fs
Fs
Fs
Fs
sont les nouveaux paramtres qu'il faut introduire dans le calcul des dformations.
3.
70
Remarques:
a) L'application de l'tat de contraintes initiales pourrait, a priori, avoir une influence sur la
stabilit du talus dun point de vue purement mcanique. Afin de confirmer ou dinfirmer
cette constatation, DIZIER [2007] a tudi la modlisation du talus fictif de trois
manires diffrentes:
La premire faon de crer un talus consiste en une augmentation progressive du poids
propre du talus (figure 3.16). Cette mthode relativement artificielle est trs simple
mettre en uvre. Les deux autres mthodes, plus physiques, prennent en compte la
chronologie des vnements et consistent en la ralisation dun talus par remblai et par
dblai (figures 3.17 et 3.18). Ces constructions se font, dans le code, par une activation ou
par une dsactivation de groupes dlments correspondants aux couches de sol que lon
veut ajouter ou enlever. la diffrence de la premire technique, ces modlisations
rclament un travail plus important. En effet, ces techniques demandent la modlisation
de chaque couche enlever ou ajouter, ce qui est diffrent de la premire mthode o
on considre directement le talus dans toute sa gomtrie.
71
72
coefficient F t 2 est lev, le code rduit ainsi c et tan de faon linaire dans l'intervalle
de temps t1 et t2. Au cours du temps, les paramtres c et tan diminuent jusqu'au temps t
qui correspond au dernier pas converg ( la rupture pour notre cas) et nous dterminons
le coefficient de scurit par la formule suivante:
Fs = F t = F t1 + F t2 F t1
) ((t
t t1 )
2
t1 )
' = ua + ( Sr )( ua uw )
o ( S r ) est le coefficient de Bishop qui dpend de la saturation du sol et varie entre 0 et 1 et
( ua u w ) = s
73
Si uw 0 : ( S r ) = S r 1
Si uw < 0 : ( S r ) = S r
L'expression de la rsistance au cisaillement devient:
ca
Lorsqu'on ralise des essais mcaniques sur des sols non saturs, la cohsion qu'on trouve est
suppose comme tant la somme de la cohsion intrinsque et dune cohsion capillaire qui
dpend de ltat de succion dans le sol.
Sol non satur :
ctotal = c'+c a ( s )
Sur base des rsultats exprimentaux, il est possible d'tablir une relation entre la cohsion
apparente ca et la succion. Comme pour l'approche prcdente, connaissant le profil de
succion dans le massif de sol, il est possible dtablir en tout point le profil c a ( s ) et ensuite on
peut tudier la stabilit du talus par application de la mthode c rduction. Notons que
dans ce cas, on utilise la contrainte effective de Tezaghi.
74
4 Conclusions
Les mthodes d'quilibre limite sont les plus classiques en mcanique des sols mais elles
ncessitent une prdtermination des lignes de rupture (ou une recherche automatique du
minimum parmi un ensemble de courbes). Quant aux mthodes par lments finis dans
laquelle la courbe de glissement la plus probable se dduit naturellement de l'analyse de l'tat
des contraintes et dformations, elles ncessitent la connaissance des caractristiques de
dformabilit du massif, en plus de celles de rsistance. Le choix de l'une ou l'autre mthode
dpendra donc de la disponibilit des caractristiques mcaniques et de la bonne apprciation
qu'il est possible de faire de la position de la ligne de rupture critique.
Evaluer une stabilit de pente passe surtout par le choix du coefficient de scurit qui est
associ aux mthodes, ce qui peut poser des problmes lors des comparaisons. Mais quelle
que soit la mthode adopte, une analyse de sensibilit est recommande, car il est toujours
bon de savoir le rle de chacun des paramtres afin de dterminer le paramtre prpondrant,
celui qui pilote la stabilit. Ltude gotechnique devra en tenir compte et un retour sur le
terrain est souhaitable.
75
CHAPITRE IV
77
78
volume du rservoir est rduit environ 3 mm3. La qualit du contact sol-lment poreux
conditionne celle des mesures.
Sol
Equilibre
des succions
(4 jours)
Papier-filtre
Papiers-filtre
chargs
dhumidit
Parafine
79
pF
3
Parcevaux
2
Fawcett et
Collis-George
0
0
50
100
150
w (%)
de mesure (jusqu' 100 MPa), ils ont toutefois l'inconvnient de prsenter de l'hystrse et de
ne pas bnficier de l'effet Peltier pour le transistor humide, ce qui ncessite une intervention
extrieure. Les psychromtres prsentent l'inconvnient d'tre sensibles aux fluctuations de
temprature.
80
81
Cellule
Pierre poreuse
cramique
Eau
Cellule
Echantillon
Pompe vide
Mnisque
Manomtre
82
applique dans la cellule. La loi de Jurin montre qu'une cramique capable de contenir une
pression maximale de 500 kPa devra avoir des rayons de pore infrieurs 0,29 m. Des
membranes semi-permables cellulosiques, poses sur une pierre poreuse normale peuvent
galement tre utilises; ces membranes, qui sont la base de la technique osmotique de
contrle de succion dcrite plus loin, constituent une sorte de grillage avec une maille de
l'ordre de 5 nm. Il est ncessaire que le contact entre l'chantillon de sol tester et l'lment
poreux soit de trs bonne qualit, pour faciliter la continuit de la phase liquide entre
l'chantillon et la pierre poreuse fine. Il en rsulte que la pression d'eau est maintenue nulle au
sein de l'chantillon (uw =0).
La pression d'air tant fixe une valeur positive suprieure la pression d'eau, on impose
artificiellement une valeur de succion: s = ua - uw
L'exprimentation consiste placer l'chantillon sous pression jusqu' ce que l'quilibre soit
atteint, ce qui se produit en quelques jours pour des chantillons centimtriques. Une fois
l'quilibre atteint, on relche la pression et on extrait rapidement l'chantillon de la cellule,
afin de dterminer par pese sa teneur en eau sous la succion impose.
Le principe de translation d'axes a t adapt par les gotechniciens sur des appareils de
mcanique des sols (oedomtres, essais triaxiaux, bote de cisaillement). L'ordre de grandeur
des succions maximales imposes avec cette technique est de 1,5MPa, ce qui impose la
ralisation de cellules mtalliques de confinement extrmement fiables, vu l'nergie lastique
emmagasine par les volumes de gaz comprim. Plus rcemment, des extensions plusieurs
dizaines de MPa ont t ralises en Espagne, dans le cadre d'tudes de la rtention de
matriaux trs plastiques pour l'tude des barrires ouvrages pour le stockage des dchets
nuclaires (VILAR [1995]).
Pression dair
Pierre poreuse
Echantillon
Eau
Figure 4. 6: Cellule de Richards pour le contrle de succion par translation daxe (DELAGE
et al. [2001a]
83
s (MPa )
4
3.5
s (MPa)
4.7).
2.5
4
2
1.5
1
0.5
0
0.2
M = 20 000
M = 4 000
M = 20 000
0.4
0.6
0
0.8
1
1.2 1.4
Concentration (g/g eau)
M = 6 000
M = 1 500
M = 6 000 (Williams & Shaykewich)
84
Film plastique
(PEG: M = 20 000)
Sol
Membrane
semi-permable
0
Agitateur mlangeur
uw qui est ngative, comme dans la ralit. Des succions atteignant 12 MPa peuvent tre
atteintes sans prcautions particulires, la diffrence de la technique de la surpression d'air
qui requiert ces pressions d'importantes dispositions de scurit.
85
ua u w =
RT
ln hr
gM w
o:
ua: la pression d'air
uw: la pression de l'eau
hr: humidit relative
Mw: la masse molaire de l'eau (M= [Link]-1)
g: acclration due la pesanteur
R: constante molaire des gaz (R= 8.3143 [Link]-1.K-1)
T: temprature (K).
Elle consiste placer un chantillon dans une atmosphre confine humidit contrle dans
un dessiccateur, et laisser les transferts d'eau s'effectuer sous phase vapeur jusqu'
l'quilibre. Ce processus est assez long et peut durer jusqu' une dizaine de jours, voire plus
selon la taille de l'chantillon et la valeur de la succion. L'humidit relative peut tre impose
en plaant dans le dessiccateur une solution d'acide sulfurique concentration donne, ou une
solution saline sature (figure 4.9). Cette dernire mthode est plus simple d'emploi et moins
dangereuse. Le tableau 4.1 donne les succions obtenues avec diffrents sels. Ce tableau
montre qu'il n'existe pratiquement pas de limite suprieure en succion. Cependant, il est
noter que les diffrentes rfrences utilises pour l'laboration du tableau 4.1 (SPENCER
[1926], SCHNEIDER [1960], WEAST [1968], TESSIER [1975], DELAGE et al. [1998])
donnent parfois plusieurs valeurs d'humidit relative pour le mme sel. Il est possible de
prciser la valeur d'un sel donn en l'talonnant diffrentes concentrations par rapport un
sel dont la courbe concentration/humidit relative est bien tablie, comme par exemple NaCl
au-dessus de 76% (LANG [1967]). Il est prfrable d'utiliser cette technique en conditions de
temprature contrle 20oC. L'inconvnient principal est la lenteur des changes par phase
vapeur.
86
Echantillon
Eau
Solution saline sature
Figure 4. 9: Contrle de succion par phase vapeur, l'aide d'un dessiccateur et d'une
solution saline sature, DELAGE et al. [2001a].
Sel
Succion (MPa)
K2SO4
4,2
97
ZnSO4, 7H2O
12,6
91,3
29
81
NaCl
37,8
76
NaNO2
57,3
66
Mg(NO3)2
82,4
55
K2CO3
137,8
44
KCH3CO2
182,1
20
KOH
331,9
(NH4)2SO4
4 Conclusions
Dans ce chapitre, diffrentes techniques de mesure et de contrle de la succion sont
prsentes. Ces techniques peuvent tre scindes en deux catgories, les techniques du type
psychromtre et le tensiomtre qui permettent de mesurer rellement la succion dans
l'prouvette, et les techniques du type surpression d'air, mthode osmotique, qui imposent et
maintiennent une succion une valeur prdtermine. Chacune de ces techniques prsente des
avantages et des inconvnients.
87
Tout d'abord, chaque technique est adapte une gamme de succion particulire.
FREDLUND et al. [1993] prcisent les ordres de grandeur de la succion relatifs chacune de
ces mthodes (tableau 4.2):
Mthode
Succion mesure
Domaine
d'application
(kPa)
totale
100-8000
des heures
temprature
papier filtre
totale ou
matricielle
100-10000
des semaines
1 semaine
temprature
plaque de succion
matricielle
<90
des heures
bon contact
tensiomtre
matricielle
<90
des heures
bon contact
surpression d'air
matricielle
0-1500
des jours
temprature
osmotique
matricielle
0-1500
des jours
temprature
psychromtre
Temps
d'quilibre
Paramtres
sensibles
Tableau 4.2 Ordre de grandeur des succions pour diffrentes mthodes, FREDLUND et al.
[1993]
Par ailleurs, un autre point important est linfluence de la temprature sur les mesures dans la
plupart des techniques. Des prcautions supplmentaires sont donc prendre par rapport aux
essais traditionnels.
De plus, la plupart des techniques donnent une rponse lente. Quelle que soit la mthode
utilise, la mesure n'est correcte que si l'prouvette atteint un tat d'quilibre correspondant
aux conditions d'essais. Ceci demande souvent un temps considrable. De plus, la dure de
mise en quilibre dpend galement des types de sols et de la taille des prouvettes. Une
argile demande plus de temps qu'un sable pour atteindre l'quilibre (VERBRUGGE [1975]).
La dtermination du moment o l'quilibre est atteint est fort dlicate et dpend souvent du
mode opratoire utilis.
Dans certains cas (mthode de la surpression d'air, plaque de succion, etc.), cette
dtermination se fait par pese des prouvettes intervalles rguliers. Ceci prsente le risque
88
d'altrer l'prouvette, ainsi que le contact entre la pierre poreuse (ou la membrane) et le sol.
Cela apporte, par consquent, une certaine imprcision. Dans le cas du psychromtre, les
peses ne sont pas ncessaires, il suffit de faire directement des mesures au psychromtre
intervalles rguliers. Lorsque les lectures cessent d'voluer, l'quilibre est atteint.
La longue dure ncessaire l'quilibre entrane galement certaines difficults
exprimentales. Par exemple, la membrane semi-permable utilise dans la mthode
osmotique risque d'tre dfectueuse au bout d'un certain temps cause des bactries se
dveloppant dans la solution.
La mesure et le contrle de la succion sont donc des oprations dlicates. C'est en partie pour
cela que peu de rsultats exprimentaux sur les sols non saturs existent l'heure actuelle.
Dans le chapitre suivant, nous allons mettre en uvre certaines de ces techniques
(principalement la mthode osmotique et la mthode de surpression d'air) afin de caractriser
le comportement non satur du limon dAwans qui est un matriau naturel reprsentatif de
sols de la rgion de Hesbaye.
89
CHAPITRE V
Rsultats exprimentaux
Rsultats exprimentaux
91
le limon tant plus permable que l'argile, la dure des essais peut tre rduite. Par
rapport au sable, il est moins permable, mais trs cohsif, ce qui facilite la
reconstitution des chantillons.
pour des appareils ne supportant pas de fortes pressions, le limon est prfr par
rapport l'argile car les succions imposer pour le dsaturer sont moins fortes que
pour l'argile.
92
Rsultats exprimentaux
wopt = 15,4 %
93
Rsultats exprimentaux
Rsultats exprimentaux
94
95
Rsultats exprimentaux
Caractristiques
Symboles
Valeurs
d (KN/m3)
16.11
s (KN/m3)
26
Sr (%)
64
0.61
Porosit
0.38
w (%)
15
ks (m/s)
5.2 10-8
Degr de saturation
Teneur en eau
Permabilit
96
Rsultats exprimentaux
ainsi que son poids volumique sec (d), on peut trouver son poids volumique humide
97
Rsultats exprimentaux
3 Programme d'essais
Pour bien comprendre le comportement de ce matriau en conditions non satures, il est
ncessaire de raliser des essais saturs pour avoir une rfrence, c'est dans ce cadre que des
essais oedomtriques et triaxiaux saturs sont effectus. Par ailleurs, d'autres essais
spcifiques sont galement effectus pour tudier le comportement en conditions non
satures, il s'agit d'essais oedomtriques par la mthode osmotique pour le comportement
volumique; pour ce qui est du comportement dviatorique, nous avons effectu des essais
triaxiaux non consolids et non drains (UU) diffrentes teneurs en eau et des essais
triaxiaux par la mthode de surpression d'air. Du fait de la dure de ces derniers essais, nous
nous sommes limits quelques niveaux de succion. Le tableau 5.2 donne un rcapitulatif de
l'ensemble des essais.
Type d'essai
Succion (s) ou
pression d'air
(kPa)
(ua): (kPa)
Triaxial
Satur
s= 0
Non consolid
Dduction de s
et non drain
suivant la courbe
(UU)
de rtention
3 (kPa)
50-100-200
50-100-200
3 (kPa)
Surpression
ua= 20
d'air
ua= 50
3 (kPa)
50-100-200
ua= 100
Satur
Oedomtrique
s= 25
Mthode
s= 50
osmotique
s= 100
s= 200
98
Rsultats exprimentaux
Caractristiques
Valeurs
w (%)
14.70
d (KN/m3)
16.05
h (KN/m3)
18.41
e (-)
0.619
n (-)
0.383
Sr (%)
63
99
Rsultats exprimentaux
limon d'Awans remani
0.65
0.6
0.55
Cc
0.5
0.45
Cs
0.4
0.001
P0
0.010
0.100
1.000
10.000
contraintes (MPa)
Caractristiques
Valeurs
Cs
0.0053
Cc
0.0523
P0 (kPa)
85
100
Rsultats exprimentaux
Contrle des
changes deau
Tube tmoin
Contrainte
verticale
Membrane
semi-permable
Tamis
Echantillon
Pompe
Solution de
PEG 20000
Bain
thermostatis
Principe
Lchantillon est plac en contact avec la solution de PEG 20000 correspondant une succion
donne. La solution circule en permanence dans des rainures creuses dans lembase de la
cellule (labyrinthe). Pour assurer un bon contact entre la solution et lchantillon, un fin tamis
mtallique est plac au-dessus du labyrinthe. Une membrane semi-permable spare le tamis
de lchantillon. Ainsi, lorsque la solution circule, un change deau entre lchantillon et la
solution va se produire. On peut mesurer le volume deau chang. La contrainte verticale v
peut tre contrle sparment.
Procdure
Aprs avoir mis l'chantillon dans le corps de l'oedomtre, il est satur pour se donner un tat
initial de rfrence sr, la succion initiale de l'chantillon n'tant pas connue. Une fois
l'chantillon satur, on fait circuler la solution de PEG et on mesure le volume d'eau chang
ainsi que la dformation axiale due la succion. Comme nous lavons dj mentionn au
chapitre IV paragraphe 3.3, nous nous sommes servis de la courbe dtalonnage de la solution
101
Rsultats exprimentaux
de PEG 20000 de Williams et Shaykewish (VICOL [1990]) pour dduire la succion partir de
la concentration comme le montre la figure ci-dessous:
Remarque
Lorsquil y a change deau dans le flacon qui contient la solution de PEG une certaine
concentration, celle-ci change. Gnralement cette modification est nglige, en supposant
que le flacon est tellement grand que cette variation est minime.
Rsultats:
0.65
s = 0 Kpa
s = 25 kPa
s = 50 kPa
s = 100 kPa
s = 200 kPa
0.6
0.55
0.5
0.45
0.4
0.001
0.010
0.100
1.000
Contrainte (MPa)
10.000
102
Rsultats exprimentaux
250
200
y = 0.9447x - 70.295
R2 = 0.9721
s( kPa)
150
100
50
0
0
50
100
150
200
250
300
P0( kPa)
cc
Cc/Cc0
Cs/Cs0
0.9
0.8
cs
0.7
0
50
100
150
200
250
succion (kPa)
103
Rsultats exprimentaux
13
cc/cs
12
11
10
9
0
50
100
150
200
250
succion (kPa)
0.63
0.62
0.61
0.6
0
50
100
150
200
250
succion (kPa)
Figure 5. 13: Evolution de l'indice des vides initial (aprs quilibre des succions) en fonction
de la succion, contrainte quasi nulle.
Rsultats exprimentaux
104
Toutes ces observations correspondent celles qui ont t faites par d'autres auteurs comme
MATYAS et al. [1968], VERBRUGGE [1978], LECLERCQ et al. [1985], DUCHENE et al.
[1991], FLEUREAU et al. [1990], ALONSO et al. [1990], KOHGO et al. [1993], CUI et al.
[1995], etc.
Nous avons mis l'chantillon en contre pression, c'est dire que nous avons augment
la pression de pore de lchantillon et paralllement, la pression de cellule augmente
de manire viter tout gonflement de la membrane. En ralit, la pression de cellule
est toujours lgrement suprieure de quelques kPa. Cette phase se droule donc
contrainte effective presque nulle et nentrane donc pas de variation de volume. Le
105
Rsultats exprimentaux
1 3 [ MPa ]
0.32
c
0.24
b
0.16
a
0.08
(%)
0.00
0
12
16
20
24
106
Rsultats exprimentaux
0.40
u+u0 [ MPa ]
0.32
0.24
b
a
0.16
0.08
(%)
0.00
0
12
16
20
24
q [ MPa ]
0.32
0.24
0.16
c
0.08
a
0.00
0.00
p' [MPa]
0.16
0.32
0.48
0.64
0.80
107
Rsultats exprimentaux
0.400
Contraintes totales
0.240
0.160
0.080
0.000
0.000
a' a
0.160
b'
c'
0.320
0.480
0.640
0.800
108
Rsultats exprimentaux
uc
'3
di
wi
3
mm
mm
kPa
kPa
kPa
kg/m
51.13
102.5
251
200
51
1680
14.9
51.12
102.0
300
200
100
1680
51.20
101.5
400
200
200
1678
Avant essai
Sri
wf
df
Srf
3
ur
'3r
'1r
1r
kPa
kPa
kPa
kg/m
0.71
22.56
1626
0.98
210
41
132
20.00
14.9
0.71
22.82
1620
0.98
229
71
239
19.86
14.9
0.70
21.40
1652
0.97
287
113
351
17.92
Tableau 5.5: Caractristiques des prouvettes avant et aprs essai pour le triaxial CU.
Rsultats exprimentaux
109
Pour l'analyse, le critre de rupture d'un chantillon est gnralement le dviateur maximum,
qui pour ce matriau est gnralement assimil au dviateur aprs 20% de dformation axiale.
Ceci permet de dire que la courbe de rsistance est caractrise par une cohsion c= 19 kPa et
un angle de frottement interne = 18.9 (en contrainte totale) et c' = 3 kPa, ' = 30.4 (en
contrainte effective). On peut estimer qu'en rupture des pentes, 20% de taux de dformation
sont rarement atteints. Une seconde analyse est possible avec un taux de dformation
diffrent. Nous avons choisi arbitrairement 2% (figure 5.14), et pour cette valeur, on a une
cohsion c = 13 kPa et un angle de frottement = 16.9 (en contrainte totale) et c' = 8 kPa,
' = 26.4 (en contrainte effective). Notons qu'aprs cisaillement, les trois chantillons se
dforment en tonneau et on n'observe pas de plan de glissement (figure 5.18).
s = ua uw , on aura s = ua .
110
Rsultats exprimentaux
6.1
Appareillage
Capteur de charge
Pierre poreuse
Echantillon
Pression dair
Pression deau
Rservoir
Pierre cramique
Pompe
Capteur de pression
interstitielle
Contrainte latrale
Contrainte verticale
111
Rsultats exprimentaux
R1
R5 Pompe
R3
R2
R4
R7
R6
R8
112
Rsultats exprimentaux
R1-R2-R3-R4-R5-R6-R7-R8: Robinets de 1 8
Voici tout le dispositif aprs le montage :
Rsultats exprimentaux
6.2
113
Mode opratoire
Saturation de lprouvette
On met en place lprouvette gaine dans une membrane impermable, puis on fixe celle-ci
sur lembase au moyen dO-rings, et on remplit compltement la cellule deau comme pour un
essai triaxial classique.
Rsultats exprimentaux
114
Comme le circuit d'eau est ouvert en bas de l'chantillon, uw= Patm, on travaille donc avec de
faibles valeurs de confinement pour rduire le gradient au sein de lchantillon (figure 5.23).
Pour cela, nous appliquons un confinement de 50 kPa et en mme temps nous injectons en
tte de l'chantillon de l'eau sous une pression de 40 kPa. Ensuite, on ouvre le robinet 7, le
circuit infrieur de la pierre centrale reste ferm par les robinets R6 et R8 et on maintient ces
pressions jusqu ce quun volume deau gal au volume de lchantillon l'ait travers et
quon ne voit plus des bulles dair qui sortent de lchantillon. Cette phase dure plusieurs
heures voire des jours tant donn qu'on travaille avec de faibles pressions pour viter le
gradient des contraintes au sein de l'chantillon, mais aussi cause de la faible permabilit
des chantillons. Ensuite, on ferme le robinet R7 pour homogniser les pressions au sein de
lchantillon. A la fin de lhomognisation, on ouvre R6 et R8 pour ramener le bas de
l'chantillon la pression atmosphrique, tandis qu'en haut on arrte d'appliquer la contre
pression, 3 reste constante, ce qui marque le dbut de la consolidation avec le confinement
appliqu.
Consolidation
R7 reste ferm, le circuit en bas reste ouvert et leau circule la pression atmosphrique. 3
reste constante et on contrle le volume chang au cours de la consolidation par le rservoir
A. Cette phase dure plusieurs jours vu la faible permabilit de la pierre poreuse haute
pression d'entre d'air qui contrle la sortie d'eau en bas de l'chantillon. Si on veut consolider
avec un confinement plus grand, on incrmente 3 juste la fin de lhomognisation des
pressions deau lintrieur de lchantillon (figure 5.23). Quand il ny a plus deau change,
la consolidation est termine. Il est alors important de noter ce point car il servira comme
point de dpart pour la mesure deau change pendant la mise sous succion.
Application de la succion
On injecte de lair en haut de lchantillon et on contrle le volume chang via le rservoir
A. Quand il ny a plus deau change, on considre que c'est la fin de la mise en succion et
on peut cisailler lchantillon. Notons quen mme temps qu'on injecte de l'air dans
l'chantillon, on incrmente 3 dune pression gale celle de lair (figure 5.23) et on parle
dans ce cas de contrainte nette constante et de contrainte effective de Bishop croissante.
115
Rsultats exprimentaux
Cisaillement de lprouvette
La circulation deau sous la pierre poreuse reste maintenue la pression atmosphrique et le
reste de cette tape se droule de faon identique lessai triaxial sur le sol satur. La vitesse
de dformation doit tre lente pour que la pression interstitielle lie la mise en charge soit
dissipe. Elle peut tre dtermine partir des mesures de volume deau vacu en fonction
du temps au cours de la consolidation et de lapplication de la succion. En gnral, les vitesses
dessai varient de 1 15 mm/jour. Pour nos essais, nous avons cisaill les chantillons avec
une vitesse de 10mm/jour (soit 0.42mm/h).
Voici le rsum du chemin des contraintes suivi durant les diffrentes phases (figure 5.23).
t0-t1: saturation
t1-t2: homognisation
t2-t3: consolidation
t3-t4: application de la succion
t4-t5: cisaillement
tte de l'chantillon
70
60
'3 Bishop
40
'3 Terzaghi
30
uc
20
uair
10
0 t0 t
1 t2
0
t3
3 net
'3 Bishop
3 total
40
30
'3 Terzaghi
20
uc
uair
10
uc
ou 3 >50
50
3 -'3-u c (kPa)
3-'3-u c (kPa)
50
60
3 net
ou 3 >50 kPa
3 total
Bas de l'chantillon
70
12
16
20
24
t4
t5
28
uc
t0 t t
0 1 2
t3
12
temps (jours)
(a)
16
20
24
t4
t5
28
temps (jours)
(b)
6.3
Interprtation
116
Rsultats exprimentaux
Les cercles de Mohr la rupture dans les axes ou Bishop pour chaque valeur
de la succion. Nous rappelons les diffrents types de contraintes utilises pour notre
reprsentation:
Contrainte effective de Bishop: Bishop = ( ua ) + S r . ( ua uw ) = ( ua ) + S r .s
O: est la contrainte totale, ( ua ) est la contrainte nette, s est la succion, ua est
la pression d'air, tandis que S r est le degr de saturation (= au paramtre de Bishop
6.4
Selon la nature du sol, son tat hydrique initial et la succion appliquer pour lessai, la dure
de celui-ci est trs variable et des dures dun mois par prouvette sont prvoir.
6.5
Rsultats
Nous prsentons les rsultats pour une pression d'air de 20 kPa, le reste des rsultats (uair=50
et 100 kPa) est prsent en annexe 2.
uair=20 kPa
8000
7000
6000
5000
4000
3000
consolidation (sig3=50kPa)
succion (sig3=50kPa)
2000
consolidation (sig3=100kPa)
succion (sig3=100kPa)
1000
consolidation (sig3=200kPa)
succion (sig3=200kPa)
0
0
10
12
14
temps(jours)
16
18
20
117
Rsultats exprimentaux
uair = 20 kPa
0.48
0.40
1 3 [ MPa ]
0.32
0.24
b
0.16
a
0.08
0.00
0
12
16
20
(%)
24
0.32
y = 0.9148x + 0.0243
R2 = 1
q [ MPa ]
0.24
0.16
0.08
0.00
0.00
b
0.16
p [MPa]
0.32
Figure 5. 26: Chemin des contraintes sous la forme des invariants de contraintes (p,q)
118
Rsultats exprimentaux
Contrainte de cisaillement
[MPa]
0.400
0.320
0.240
c = 0.012 MPa
phi = 23.4
0.160
0.080
b
0.000
0.000
0.160
c
0.320
0.480
0.640
0.800
0.320
0.480
0.640
Contrainte (Bishop) [MPa] o 'Bishop= -ua +[Link]
0.800
Contrainte de cisaillement
[MPa]
0.400
0.320
0.240
c = 0.003 MPa
phi = 23.4
0.160
0.080
b
0.000
0.000
0.160
Figure 5. 27: Cercles de Mohr pour uair = 20 kPa (critre de rupture= qmax)
Epr
wi
sri
wf
df
kg/m3 %
0.59
15.3
96.1
150.5 19.21
1642
0.58
15.1
96.0
266.0 19.37
1640
0.59
15.2
95.9
496.7 19.59
di
kPa
kg/m3
50
1638
100
200
Avant essai
srf
1r
1r
kPa
Aprs essai
Tableau 5.6: Caractristiques des prouvettes avant et aprs essai (uair = 20 kPa)
119
Rsultats exprimentaux
0.160
0.120
c = 0.020 MPa
phi = 14.3
0.080
0.040
0.000
0.000
0.080
b
0.160
c
0.240
0.320
0.400
[MPa]
0.280
Contrainte de cisaillement
Contrainte de cisaillement
[MPa]
0.200
0.240
0.200
0.160
0.120
c = 0.010 MPa
phi = 16.6
0.080
0.040
a
0.000
0.000
0.080
0.160
0.240
0.320
0.400
0.480
Contrainte (Bishop) o Bishop= -ua +[Link] [MPa]
0.560
Figure 5. 28: Cercles de Mohr pour uair = 20 kPa (le critre de rupture est q 2% de
dformation)
Rsultats exprimentaux
120
7.1 Introduction
Face la complexit et la dure des essais utilisant la mthode par surpression d'air, nous
avons ralis des essais par une mthode nettement plus simple et plus rapide, base sur la
reconstitution d'chantillons directement la densit et la teneur en eau souhaite.
En effet, lorsqu'on prlve un chantillon, il a une humidit (une succion) qu'on peut
dterminer comme prsent aux chapitres II et IV. De mme, lorsqu'on reconstitue des
chantillons, on les soumet une certaine succion et en les cisaillant directement, on peut
avoir une ide de l'effet de la succion sur les caractristiques de rsistance du sol. Mais un
inconvnient est que l'tat de l'chantillon n'est ni sur le chemin de schage, ni sur le chemin
de mouillage de la courbe de rtention.
On garde la saturation constante, et pour arriver cet tat, on varie la densit et la teneur
en eau en mme temps de faon garder la saturation plus ou moins constante (points 1-46-9, 2-3 et 5-8). Notons que le changement de la densit implique la variation de l'indice
des vides et ce dernier paramtre influence la succion dans le sol.
On varie la densit et on garde la teneur en eau constante (points 3-6-4-5, 2-1, 9-8-7).
121
Rsultats exprimentaux
1.85
1
sig3=50 kPa
Sr 80%
sig3=100 kPa
1.8
1.75
sig3=200 kPa
Sr 68%
1.7
courbe proctor
Sr=1
di (g/cm )
2
4
1.65
Sr 54%
1.6
1.55
1.5
1.45
w 11%
w 18.7%
w 15.2%
1.4
10
15
20
25
w (%)
Figure 5. 29: Courbe Proctor et localisation des points pour les essais
Il convient de remarquer la variabilit des chantillons lors de leur fabrication. En effet,
daprs la figure 5.29, on remarque que pour un mme objectif, il y a une dispersion des
valeurs des densits initiales pour les diffrentes prouvettes. Au sein dun chantillon, nous
avons mesur les variations de compacit. Pour cela, nous avons confectionn deux
prouvettes et nous les avons dcoupes en trois tranches, puis nous avons mesur les densits
de ces tranches, voici le rsultat:
Echantillon 1
Echantillon 2
122
Rsultats exprimentaux
Echantillon 1
Echantillon 2
d = 1.6695 g/cm3
d = 1.6812 g/cm3
d1
1.6356 g/cm3
d2
1.6561 g/cm3
d3
1.6966 g/cm3
d = 3.7%
d4
1.6430 g/cm3
d5
1.6542 g/cm3
d6
1.7335 g/cm3
w= 12.12 %
w1
12.23%
w2
12.14%
w3
11.99%
w= 12.11 %
w = 2 %
w4
12.12%
w5
12.16%
w6
12.67%
Sr= 56.54
Sr1
53.93 %
Sr2
55.38 %
Sr3
58.54 %
d = 5.5%
w =4.5 %
Sr= 57.61
S r = 8.5 %
Sr4
54.1 %
Sr5
55.3 %
Sr6
65.9 %
S r = 21.8 %
Tableau 5.7: Variation des caractristiques (d, w, Sr) au sein dune prouvette
On voit qu'au sein d'une mme prouvette, il existe une variabilit de la densit de l'ordre de 3
5 %, la teneur en eau varie de 2 4 % tandis que la saturation varie significativement de 8
22 %, ce qui va sans doute affecter la prcision des rsultats des essais.
De mme, nous avons voulu connatre l'effet du confinement sur la compacit de l'chantillon
et nous avons remarqu que plus la contrainte de confinement augmente, plus le volume de
l'chantillon diminue (tableau 5.8), donc la densit augmente. Cela signifie que la saturation
change au cours de l'essai.
Confinement
3 = 50 kPa
3 = 200 kPa
di [g/cm3]
1.6783
1.6758
volume [cm3]
-3.2780
-4.4620
df [g/cm3]
1.7060
1.7140
1.65
2.26
d [%]
Tableau 5.8: Effet du confinement sur la compacit: diffrence entre tat initial et aprs
consolidation
123
Rsultats exprimentaux
En plus du confinement sajoute l'effet du chargement au cours de lessai, sans oublier toute la
problmatique lie la mesure de la densit finale. En effet, lorsquun chantillon se rompt, la
densit varie sensiblement dans la zone de rupture alors qu'on ne mesure que la densit finale
moyenne (df) de tout l'chantillon comme on peut le voir sur la figure 5.31:
df
df
di
di
VV
VV1
V2
V
di
dcrit
di
124
Rsultats exprimentaux
chantillons secs et denses (point 1 et 2), nous observons un plan de rupture trs net tandis
que le reste des chantillons se dforme en tonneaux (figure 5.32).
Nous prsentons les rsultats complets pour les point 2 et 8 (diagrammes caractristiques pour
la plupart des cas), ainsi que les tableaux qui rsument les caractristiques de tous les essais,
le reste sera prsent en annexe.
glissement)
de plan de glissement)
125
Rsultats exprimentaux
Point 2:
0.80
0.72
c
0.64
1 3 [ MPa
0.56
b
0.48
0.40
0.32
0.24
0.16
0.08
0.00
0
12
16
20
(%)
24
wi
di
Sri
df
cm3
mm
kPa
kg/m3
205
100.3
50
11.3
1659
205
100.8
100
11.3
205
101.2
200
11.6
Epr
Srf
1r
1r
kg/m3 %
kPa
51.8
1618
48.4
451
2.6
1660
51.8
1652
50.0
607
7.3
1654
52.9
1693
56.5
645
13.4
126
Contrainte de cisaillement
[MPa]
Rsultats exprimentaux
0.400
0.320
0.240
c = 0.102 MPa
phi = 26.4
0.160
0.080
0.000
0.000
0.160
0.320
0.480
0.640
c
0.800
Figure 5. 34: Cercle de Mohr pour le point 2 (le critre de rupture est le dviateur maximum)
Contrainte de cisaillement
[MPa]
0.360
0.320
0.280
0.240
c = 0.153 MPa
phi = 12.3
0.200
0.160
0.120
0.080
0.040
a
0.000
0.000
0.080
0.160
0.240
0.320
0.400
b
0.480
0.560
c
0.640
0.720
Figure 5. 35: Cercle de Mohr pour le point 2 (le critre de rupture est 2% de dformation)
127
Rsultats exprimentaux
Point 8:
0.56
0.48
c
1 3 [ MPa ]
0.40
0.32
b
0.24
0.16
0.08
0.00
0
12
16
20
(%)
24
wi
di
Sri
df
cm3
mm
kPa
kg/m3
207
102.1
50
19.1
1504
205
102.0
100
19.1
206
102.5
200
19.0
Epr
1r
1r
kg/m3 %
kPa
68.2
1697
90.9
155
20.0
1517
69.4
1687
89.7
244
20.0
1505
67.9
1733
97.6
408
20.0
Srf
128
0.320
Contrainte de cisaillement
[MPa]
Rsultats exprimentaux
c = 0.040 MPa
phi = 23.8
0.000
0.000
0.320
0.640
0.320
Contrainte de cisaillement
[MPa]
Figure 5. 37: Cercle de Mohr pour le point 8 (le critre de rupture est dviateur maximum)
c = 0.032 MPa
phi = 15.7
0.000
0.000
0.320
0.640
Figure 5. 38: Cercle de Mohr pour le point 8 (le critre de rupture est 2% de dformation)
Nous pouvons rassembler les rsultats de tous les essais dans ces tableaux, qui ne diffrent
que par le mode de classement.
129
Rsultats exprimentaux
Etat initial
3 (kPa)
di (kg/m3)
Sri
df (kg/m3)
Srf
1r (kPa)
11.0
50
1817
66.2
1751
58.8
844
1817
1769
60.9
100
1815
66.2
1775
61.4
1192
11.0
200
1813
65.7
1782
62.5
1105
11.3
50
1659
51.8
1618
48.4
451
1658
52.2
1654
51.6
11.3
100
1660
51.8
1652
50.0
607
11.6
200
1654
52.9
1693
56.5
845
15.0
50
1504
53.5
1548
57.0
221
15.2
66.32
11.0
11.4
wi (%)
11.0
Etat final
1529
56.5
1632
67.0
15.4
100
1538
57.9
1643
68.3
362
15.3
200
1544
58.1
1704
75.6
640
c (kPa)
()
200
29.5
102
26.4
24
28.2
130
Rsultats exprimentaux
Etat initial
3 (kPa)
di (kg/m3)
Sri
df (kg/m3)
Srf
1r (kPa)
15.2
50
1668
70.9
1664
70.4
328
1644
1658
72.0
100
1630
66.0
1608
70.6
426
15.3
200
1635
67.1
1702
75.1
683
14.9
50
1755
80.5
1714
75.0
418
1749
79.97
1728
77.1
14.9
100
1748
79.7
1730
77.2
560
15.0
200
1745
79.7
1741
79.2
841
15.6
50
1620
67.0
1596
64.5
280
15.9
68.0
15.1
14.9
wi (%)
15.2
Etat final
1630
68.5
1640
70.8
16.3
100
1638
69.3
1646
73.1
384
15.8
200
1630
69.0
1678
74.7
619
c (kPa)
()
64
24.3
82
28.4
53
22.9
131
Rsultats exprimentaux
Etat initial
3 (kPa)
di (kg/m3)
Sri
df (kg/m3)
Srf
1r (kPa)
18.6
50
1683
84.5
1644
78.2
269
1691
1671
81.6
100
1705
88.9
1684
83.2
374
18.6
200
1686
85.3
1685
83.4
538
18.6
50
1623
80.3
1697
90.9
252
1632
81.97
1706
92.7
18.7
100
1628
81.3
1687
89.7
346
18.8
200
1646
84.3
1733
97.6
599
19.1
50
1504
68.2
1584
77.6
155
19.07
86.23
18.8
18.7
wi (%)
18.67
Etat final
1509
68.5
1654
87.1
19.1
100
1517
69.4
1656
86.9
244
19.0
200
1505
67.9
1722
96.9
408
c (kPa)
()
69
16.3
40
23.8
28
14.7
132
Rsultats exprimentaux
50
3 (kPa)
Etat initial
Etat final
wi (%)
di (kg/m3)
Sri
df (kg/m3)
Srf
1r (kPa)
11
1817
66.2
1751
58.8
844
1817
11.3
1659
51.8
1618
48.4
451
15
1504
53.5
1548
57.0
221
15.2
1668
70.9
1664
70.4
328
14.9
1755
80.5
1714
75.0
418
15.6
1620
67.0
1596
64.5
280
18.6
1683
84.5
1644
78.2
269
18.6
1623
80.3
1697
90.9
252
19.1
1504
68.2
1584
77.6
155
133
Rsultats exprimentaux
100
3 (kPa)
Etat initial
Etat final
wi (%)
di (kg/m3)
Sri
df (kg/m3)
Srf
1r (kPa)
11.0
1815
66.2
1775
61.4
1192
11.3
1660
51.8
1652
50
607
15.4
1538
57.9
1643
68.3
362
15.1
1630
66
1608
70.6
426
14.9
1748
79.7
1730
77.2
560
16.3
1638
69.3
1646
73.1
384
18.8
1705
88.9
1684
83.17
374
18.7
1628
81.3
1687
89.7
346
19.1
1517
69.4
1656
86.9
244
134
Rsultats exprimentaux
200
3 (kPa)
Etat initial
Etat final
11.0
1813
65.7
1782
62.5
1105
11.6
1654
52.9
1693
56.5
845
15.3
1544
58.1
1704
75.6
640
15.3
1635
67.1
1702
75.1
683
15.0
1745
79.7
1741
79.2
841
15.8
1630
69.0
1678
74.7
619
18.6
1686
85.3
1685
83.4
538
18.8
1646
84.3
1733
97.6
599
19.0
1505
67.9
1722
96.9
408
135
Rsultats exprimentaux
200
225
+12.5
29.5
23.2
-21
102
153
+50
26.4
12.3
-53
24
37
+54
28.2
13.7
-51
64
68
+6
24.3
12.9
-47
82
86
+4
28.4
22.4
-21
53
71
+34
22.9
9.0
-61
69
53
-23
16.3
10.9
-33
40
32
-20
23.8
15.7
-34
28
21
-25
14.7
6.4
-56
Rsultats exprimentaux
136
8 Courbe de rtention
Nous avons utilis trois mthodes pour dterminer la courbe de rtention:
Au chapitre IV, paragraphe 3.3, nous avons montr que lorsqu'on met en contact un
chantillon et la solution de PEG d'une certaine concentration correspondant une succion
donne, cause de la succion osmotique, une partie de l'eau de l'chantillon va migrer vers la
solution afin d'galer les potentiels. De mme que l'on peut mesurer la dformation initiale de
l'chantillon sous l'effet de la succion seule afin d'obtenir la teneur en eau aprs quilibre, on
peut dterminer une courbe de rtention qui met en relation la succion et la teneur en eau ou le
degr de saturation. Partant d'un tat satur (juste avant application de la succion), le chemin
suivi est celui de schage.
Cette mthode est dcrite au chapitre IV, paragraphe 2.2, elle mesure directement la succion
par pese de papier filtre insr dans des chantillons reconstitus. Comme la mesure de la
succion se fait sans avoir pralablement satur ou sch l'chantillon, nous avons un tat
intermdiaire entre le chemin de schage et celui de mouillage.
Rsultats exprimentaux
137
30
25
20
y = 33.58x-0.1369
R = 0.9782 (surpression d'air)
y = 27.181x-0.1091
R = 0.9199 (osmotique)
y = 26.681x-0.1101
R = 0.9036 (papier filtre)
2
15
10
0
200
400
600
800
1000
succion (kPa)
100
90
Vauclin (osmotique)
80
70
Sr (%)
60
limon d'Awans
50
40
limon de Limelette
30
20
limon de Sterrebeek
10
0
1
10
100
1000
10000
100000
1000000
Succion [ kPa ]
Figure 5. 39: Courbes de rtention du limon d'Awans (calage des courbes par l'quation de
VAUCLIN et al. [1976]), du limon de Limelette et du limon de Sterrebeek
Nous prsentons les courbes de rtention du limon d'Awans obtenues suivant les trois
mthodes cites prcdemment. Nous les avons compares aux courbes de rtention de deux
limons (Limelette et Sterrebeek).
Rsultats exprimentaux
138
Nous avons cal les courbes de rtention du limon d'Awans partir dune loi de saturation Sr
en fonction de la succion. Lquation de la loi est la suivante (VAUCLIN et al. [1976], voir
chapitre II, paragraphe 3.1):
S r = S res +
CSW 2
o CSR1, CSW2, CSR3, Sr,field et Sres sont des paramtres dterminer par calage de courbes
numriques sur des courbes exprimentales (figure 5.39). Nous rsumons ces paramtres de
l'quation dans ce tableau:
Mthode
S res
S r , field
CSR1
CSR3
CSW2
Surpression d'air
0.57
0.990
0.000019
1.85
1.54
Osmotique
0.53
1.00
0.000080
8.00
1.18
Papier filtre
0.53
0.986
0.000090
8.50
1.30
Rsultats exprimentaux
139
La densit d
La teneur en eau w
Les modles de variation publis dans la littrature et que nous considrons sont souvent
linaires, parfois des lois de puissance ou des exponentielles.
Toutefois, cette interprtation reste d'un usage difficile. Une seconde approche est base sur
l'hypothse que seule la cohsion dpend de l'tat hydrique. Il faut dans ce cas d'une part
dterminer un frottement interne moyen (ou mieux dpendant seulement de la densit) et faire
dpendre la cohsion de l'tat hydrique. Nous tenterons galement cette approche.
Enfin, des publications rcentes suggrent que la contrainte "effective" de Bishop pourrait par
sa forme prendre en compte l'essentiel de la cohsion capillaire. Nous rinterprterons donc
nos essais dans ce cadre.
Rsultats exprimentaux
140
1.85
sig3=50 kPa
sig3=100 kPa
sig3=200 kPa
1.8
5
1.75
di (g/cm )
Sr=1
courbe proctor
1.7
1.65
8
6
1.6
1.55
3
1.5
9
Sr=80%
Sr=54%
1.45
w 11%
w 15.2%
1.4
10
Sr=68%
w 18.7%
15
20
25
w (%)
sig3=50 kPa
sig3=100 kpa
sig3=200 kpa
800
700
y = -38.477x + 1274.7
2
R = 0.9422
1r (kPa)
600
500
CU
y = -28.312x + 883.09
2
R = 0.9182
400
300
y = -26.287x + 728.33
2
R = 0.9595
200
100
0
10
12
14
16
18
20
22
24
w (%)
Rsultats exprimentaux
141
di 1.65 g/cm3
50
y = 94.286x + 31.8
R2 = 0.9912 (point2)
y = 89.143x + 15.4
R2 = 0.9175 (point4)
y = 30x + 23.5
R2 = 0.75 (point6)
y = 77.143x + 7.4
R2 = 0.9729 (point8)
35
6
4
20
5
0
0.05
0.1
0.15
contrainte de confinement 3 (MPa)
0.2
0.25
Rsultats exprimentaux
142
di 1.65 g/cm3
32
120
100
y = -8.8055x + 199.38
R2 = 0.9846
80
()
60
6
8
24
cohsion (kPa)
28
40
20
angle frottement
CU
cohsion
20
0
10
12
14
16
w (%)
18
20
22
24
Figure 5. 43: Cohsion et angle de frottement en fonction de la teneur en eau (points de mme
densit)
120
32
2
28
()
80
60
6
8
24
40
angle frottement
CU
20
cohsion
20
10
c (kPa)
y = 23.31Ln(x) - 60.99
R2 = 0.9866
100
100
0
1000
succion (kPa)
Rsultats exprimentaux
143
[5.1]
[5.2]
Dans une reprsentation sous forme de puissance, la figure 5.45 donne une relation entre la
cohsion et la teneur en eau qui peut s'crire:
[5.3]
Ce qui rejoint, pour la frange des teneurs en eau explores, la relation donne par
LECLERCQ et al. [1985] sur le limon de Gembloux savoir:
[5.4]
[5.5]
Cette relation rejoint galement l'observation faite par VERBRUGGE [1978] sur le limon de
Sterrebeek o il avait pu tablir pour ce sol une relation:
[5.6]
Rsultats exprimentaux
144
800
d =1.5 g/cm3
y = 27247x-2.3574
R2 = 0.9814
cohsion c (kPa)
600
400
200
d =1.65 g/cm3
y = 10463x-1.8968
R2 = 0.987
0
0
10
15
20
25
30
w (%)
y = 9.5454x
2
R = 0.9748
cohsion (kPa)
80
4
60
6
40
20
0
0
200
400
600
800
1000
1200
succion (kPa)
Rsultats exprimentaux
145
volumtrique . Nous allons utiliser les rsultats des essais UU sur le limon d'Awans pour
dterminer cette relation.
MATSUSHI et MATSUKURA [2006] proposent une relation exponentielle:
= tan + Ce
[5.7]
: la contrainte totale
: l'angle de frottement
: la teneur en eau volumtrique ( =
w d
Nous considrons que pour une densit constante, l'angle de frottement interne
varie d'une faon trs ngligeable par rapport la cohsion (voir figure 5.43)
[5.8]
En rcapitulant les rsultats des points 2, 4, 6 et 8, nous pouvons les prsenter dans le tableau
5.14:
Rsultats exprimentaux
w (%)
146
f (kPa)
f (kPa)
cl ()
ccl (kPa)
26.4
102
24.3
64
22.9
53
23.8
40
(g/cm3)
Point 2
Point 4
Point 6
Point 8
11.3
1.659
0.1875
161.39
179.61
11.3
1.660
0.1876
240.84
227.09
11.6
1.654
0.1919
379.17
288.90
15.2
1.668
0.2535
131.83
126.70
15.1
1.630
0.2461
195.96
148.57
15.3
1.635
0.2502
342.17
220.13
15.6
1.620
0.2527
120.27
105.95
16.3
1.638
0.2670
186.77
130.82
15.8
1.630
0.2575
328.02
193.00
18.6
1.623
0.3019
110.26
92.42
18.7
1.628
0.3044
173.39
112.55
18.8
1.646
0.3094
319.03
182.55
Tableau 5.14: Rcapitulatif des caractristiques des chantillons ayant presque une mme
densit.
O f et f sont les contraintes la rupture (dans le plan de rupture) obtenues pour diffrentes
teneurs en eau, ccl et cl sont la cohsion et l'angle de frottement dtermins classiquement
partir de 3 essais diffrents confinements.
Les valeurs de f et f peuvent tre obtenues suivant cette figure:
Cercle de Mohr
(3 )rupt
(1 )rupt
1r 3r
2
f =
3r
(1 + sin ) + 1r (1 sin )
cos et f =
2
2
Rsultats exprimentaux
147
coeff. Corrlation R
0.895
0.885
23.3
0.875
0.865
0.855
0.845
19
20
21
22
23
24
25
()
ln(-.tan)
= 10.45962431
C = 931.34
4.5
y = -10.45962431x + 6.83733495
R2 = 0.87828695
3.5
3
0.15
0.17
0.19
0.21
0.23
0.25
0.27
0.29
0.31
0.33
10.46 w
d
w
[5.9]
Rsultats exprimentaux
148
En terme de cohsion, on a:
c = 931.34e
10.46 w
d
w
[5.10]
En comparant la cohsion dtermine par une mthode classique (exprimentale) et celle qui
est obtenue par l'quation [5.10], nous obtenons la figure 5.50:
c par la mthode classique
c calcule par l'quation 5.10
130
Ecart max 28 kPa
cohsion (kPa)
110
90
70
50
30
10
15
teneur en eau (%)
20
Figure 5. 50: Comparaison entre la cohsion classique et la cohsion calcule par l'quation
[5.10], (densit constante).
On voit que l'cart maximal est de 28 kPa pour un sol trs sec, et il peut provenir du fait que
l'angle de frottement passe de 26.4 23.3 pour l'tat le plus sec, or, quand on diminue
l'angle , la cohsion tend augmenter et vice versa, figure 5.51:
t
f
c2
c1
cercle de Mohr
s
s3rupt
s1rupt
Rsultats exprimentaux
149
Donc, si l'on compare la cohsion calcule par l'quation [5.10] et celle dtermine
exprimentalement, il est ncessaire de rajuster cette dernire en gardant un angle de
frottement =23.3. La cohsion exprimentale peut alors tre compare la cohsion
calcule. Notons qu'il est trs difficile d'avoir les mmes valeurs tant donn toutes les
difficults exprimentales et numriques pour la dtermination de cette relation.
Aprs rajustement de la cohsion exprimentale pour un angle de 23.3, nous obtenons les
valeurs suivantes:
w (%)
f (kPa)
f (kPa)
()
(g/cm )
Point 2
Point 4
Point 6
Point 8
11.3
1.659
0.1875
161.39
179.61
11.3
1.660
0.1876
240.84
227.09
11.6
1.654
0.1919
379.17
288.90
15.2
1.668
0.2535
131.83
126.70
15.1
1.630
0.2461
195.96
148.57
15.3
1.635
0.2502
342.17
220.13
15.6
1.620
0.2527
120.27
105.95
16.3
1.638
0.2670
186.77
130.82
15.8
1.630
0.2575
328.02
193.00
18.6
1.623
0.3019
110.26
92.42
18.7
1.628
0.3044
173.39
112.55
18.8
1.646
0.3094
319.03
182.55
c ajuste
c calcule
(kPa)
(kPa)
125.10
129.06
69.12
68.23
52.50
63.96
41.00
38.26
23.3
Tableau 5.15: Rcapitulatif des caractristiques des chantillons ayant presque une mme
densit (aprs ajustement)
Nous venons donc de dterminer pour ce limon d'Awans trois relations qui lient la cohsion et
la teneur en eau par les quations [5.1], [5.3] et [5.10]:
c = 8,8055.w + 199.38
c = 10463.w1,8968
c = 931.34e
10.46 w
d
w
et deux relations qui lient la cohsion et la succion par les quations [5.2] et [5.6]:
c = 23,[Link]( s ) 60,99
c = 9,5454.s 0,3439
Rsultats exprimentaux
150
La figure 5.52 montre les carts entre la cohsion dtermine l'aide des trois relations et
celle obtenue par la mthode classique. Nous voyons que l'cart entre la cohsion classique et
celle obtenue par la relation [5.1], [5.3] est assez petit par rapport l'cart obtenu par la
relation [5.10] de MATSUSHI [2006]. La prcision est d'une quinzaine de kPa (de 10 15
kPa)
130
110
cohsion (kPa)
2
90
70
4
6
50
8
30
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
Figure 5. 52: Comparaison entre la cohsion obtenue par la mthode classique et la cohsion
calcule par les quations [5.1], [5.3] et [5.10]
Rsultats exprimentaux
151
teneur en eau w 11%
31
angle de frottement
250
29
200
27
150
cohsion c (kPa)
angle de frottement ()
cohsion
2
25
1.64
1.66
1.68
1.7
1.72
1.74
1.76
1.78
1.8
100
1.84
1.82
densit d (g/cm )
Figure 5. 53: Effet de la densit sur la cohsion et l'angle de frottement (points 1-2)
75
65
55
2
45
35
1.64
1.66
1.68
1.7
1.72
1.74
1.76
3
densit d (g/cm )
1.78
1.8
1.82
1.84
Rsultats exprimentaux
152
teneur en eau 15.2%
30
angle de frottement
cohsion
100
80
4
60
25
6
cohsion c (kPa)
angle de frottement ()
5
27.5
40
22.5
y = 265.31x - 378.81
R2 = 0.966
3
20
20
1.5
1.55
1.6
1.65
densit d (g/cm3)
1.7
1.75
1.8
Figure 5. 55: Effet de la densit sur la cohsion et l'angle de frottement (points 3-6-4-5)
teneur en eau w 15.2%
sigma3= 50 kPa
sigma3= 100 kPa
sigma3= 200 kPa
40
y = 79.009x - 97.71
R2 = 0.9717
4
6
30
y = 59.603x - 74.226
R2 = 0.9163
y = 39.381x - 44.952
R2 = 0.3098
3
20
10
1.5
1.55
1.6
1.65
1.7
1.75
densit d (g/cm3)
1.8
Rsultats exprimentaux
153
teneur en eau w 18.7%
uair=50 kPa
25
angle de frottement ()
70
angle de frottement
cohsion
60
y = 205.21x - 284.86
R2 = 0.8227
22
50
19
16
40
30
cohsion c (kPa)
28
20
13
10
1.45
1.5
1.55
1.6
1.65
1.7
10
1.75
densit d (g/cm3)
Figure 5. 57: Effet de la densit sur la cohsion et l'angle de frottement (points 7-8-9-uair=50
kPa)
teneur en eau w 18.7%
40
30
sigma3= 50 kPa
sigma3= 100 kPa
sigma3= 200 kPa
uair= 50 kPa (sigma3= 50 kPa)
uair=50 kPa (sigma3= 100 kPa)
uair=50 kPa (sigma3= 200 kPa)
uair= 50 kPa
y = 87.138x - 121.62
R2 = 0.9255
y = 61.945x - 85.706
R2 = 0.9567
20
y = 51.95x - 72.233
R2 = 0.9901
10
9
0
1.45
1.5
1.55
1.6
1.65
1.7
1.75
densit d (g/cm )
Figure 5. 58: Effet de la densit sur le module scant (points 9-8-7-uair= 50 kPa)
D'une faon gnrale, nous remarquons que la cohsion augmente avec la densit du sol
(figures 5.53, 5.55 et 5.57) avec des pentes de 205 265 kPa/g/cm3, except pour le point de
pression d'air uair= 50 kPa (figure 5.57) dont la cohsion est infrieure celle du point 9 alors
Rsultats exprimentaux
154
qu'il est le plus dense. Cette erreur vient probablement de la procdure exprimentale qui n'est
pas la mme ou bien de l'humidit du matriau qui est un peu plus leve par rapport aux
autres points. Quant l'angle de frottement, il crot ou dcrot comme le montrent ces mmes
figures. Nous ne pouvons donc pas dgager la tendance gnrale pour sa variation. Ceci n'est
pas en accord avec la littrature qui dit que pour des sols granulaires, l'angle de frottement
augmente avec la densit.
Les figures 5.54, 5.56 et 5.58 montrent l'volution du module scant en fonction de la densit
pour des chantillons tat hydrique constant. On remarque qu'en gnral, le module Es
augmente avec la densit et le confinement du sol, avec une pente comprise entre 40 et 135
MPa/g/cm3, et une pente moyenne de 80 MPa/g/cm3.
Rsultats exprimentaux
155
26
angle de frottement ()
y = -1.7971x + 50.332
R2 = 0.9473
1(d=1.817)
250
angle de frottement
cohsion
uair=100kPa(d=1.620)
200
150
22
y = -21.965x + 422.15
R2 = 0.8898
100
18
cohsion c (kPa)
30
4(d=1.644)
14
6(d=1.63)
50
9(d=1.509)
10
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
Figure 5. 59: Effet de la teneur en eau et de la densit sur la cohsion et l'angle de frottement
(points 1-4-6-9-uair=100 kPa) saturation constante
saturation Sr 54%
angle de frottement
2(d=1.658)
cohsion
angle de frottement ()
29
120
100
28
80
27
60
26
40
cohsion c (kPa)
30
3(d=1.529)
20
25
24
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
Figure 5. 60: Effet de la teneur en eau et de la densit sur la cohsion et l'angle de frottement
(points 2-3) saturation constante
Rsultats exprimentaux
156
saturation Sr80%
30
85
angle de frottement
cohsion
5(d=1.749)
75
65
26
55
uair=50kPa(d=1.625)
45
24
8(d=1.632)
cohsion c (kPa)
angle de frottement ()
28
35
22
25
15
20
14
15
16
17
18
19
20
Figure 5. 61: Effet de la teneur en eau et de la densit sur la cohsion et l'angle de frottement
(points 5-8-uair=50 kPa) saturation constante
1
200
160
c (kPa)
120
5
80
4
6
40
8
uair=100 kPa
uair=50 kPa
0
10.0
12.5
15.0
w (%
1.6
1.5
17.5
20.0
1.4
1.8
1.7
1.9
)
cm
/
g
(
3
Figure 5. 62: Effet de la teneur en eau et de la densit sur la cohsion saturation constante
(3D)
Rsultats exprimentaux
157
1
ent ()
Angle de frottem
30
5
2
3
4
uair= 50 kPa
8
uair= 100 kPa
20
10
1.8
w(
15
%)
1.6
(g
20 1.4
/ cm
Figure 5. 63: Effet de la teneur en eau et de la densit sur l'angle de frottement saturation
constante (3D)
saturation Sr68%
1(d=1.817)
sigma3= 50 kPa
sigma3= 100 kPa
sigma3= 200 kPa
uair= 100 kPa (sigma3= 50 kPa)
uair=100 kPa (sigma3= 100 kPa)
uair= 100 kPa (sigma3= 200 kPa)
y = -7.8609x + 156.46
2
R = 0.9898
55
y = -6.2974x + 124.8
2
R = 0.9472
45
y = -5.6095x + 112.21
2
R = 0.9603
35
6(d=1.63)
uair=100kPa(d=1.620)
25
4(d=1.644)
15
9(d=1.509)
5
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
Figure 5. 64: Module scant des points ayant une mme saturation (1-4-6-9-uair=100 kPa)
Rsultats exprimentaux
158
80
sigma3= 50 kPa
sigma3= 100 kPa
sigma3= 200 kPa
60
4
6
40
20
08
(g/c 3
d
m)
1.9
1.8
1.7
1.6
1.5
12
w (%)
16
20 1.4
Figure 5. 65: Module scant des points ayant une mme saturation (points 1-4-6-9-uair=100
kPa: 3D)
saturation Sr54%
55
sigma3= 50 kPa
sigma3= 100 kPa
sigma3= 200 kPa
2(d=1.658)
45
35
25
3(d=1.529)
15
5
10
11
12
13
14
15
Figure 5. 66: Module scant des points ayant une mme saturation (points 2-3)
16
Rsultats exprimentaux
159
Figure 5. 67: Effet de la teneur en eau et de la densit sur le module scant (points 2-3: 3D)
saturation constante
saturation Sr80%
45
sigma3= 50 kPa
sigma3= 100 kPa
sigma3= 200 kPa
uair= 50 kPa (sigma3= 50 kPa)
uair=50 kPa (sigma3= 100 kPa)
uair= 50 kPa (sigma3= 200 kPa)
5(d=1.749)
35
uair=50kPa(d=1.625)
25
8(d=1.632)
15
5
14
15
16
17
18
19
20
Figure 5. 68: Module scant des points ayant une mme saturation (points 5-8-uair=50 kPa)
Rsultats exprimentaux
160
5
sigma3= 50 kPa
sigma3= 100 kPa
sigma3= 200 kPa
)
Module scants Es (MPa
40
uair= 50 kPa
20
1.8
16
w (%)
20
1.6
(
d g/c
m 3)
1.7
12
Figure 5. 69: Module scant des points ayant une mme saturation (points 5-8-uair=50 kPa:
3D)
Bishop = ua + ( ua uw ) o ua uw = s et = Sr
Comme nous l'avons dj expliqu dans les paragraphes prcdents, il existe plusieurs
incertitudes notamment sur la courbe de rtention. Par la mthode de surpression d'air, nous
contrlons la succion et nous savons la maintenir constante tout au long de l'essai
contrairement aux essais triaxiaux UU. Pour ce type d'essai (surpression d'air), nous pouvons
donc reprsenter aisment les chemins de contrainte Bishop et dterminer c et comme le
montre la figure 5.27 et les figures A.2.4, A.2.9 de l'annexe 2.
Sur les figure 5.70a et 5.70b sont reprsents la cohsion et l'angle de frottement dtermins
partir des cercles de Mohr Coulomb en contrainte totale et en contrainte de Bishop, ainsi que
la cohsion capillaire dtermine partir de la courbe de rtention ( ca = s.S r .tan ' ). On
remarque qu'en passant des contraintes totales aux contraintes de Bishop, la cohsion diminue
d'une faon trs significative, jusqu' tendre vers zro. Cela signifie que lorsqu'on considre la
contrainte de Bishop, on prend en compte automatiquement la cohsion apparente due la
succion. Ce point va nous intresser dans le chapitre suivant, lorsqu'on va utiliser la contrainte
Rsultats exprimentaux
161
effective de Bishop lors de nos calculs de stabilit, on n'aura pas besoin de tenir compte de la
prsence de la cohsion gnre par la succion.
Par cette mme figure, nous remarquons que la succion contribue l'augmentation de la
cohsion capillaire.
44
ca = [Link]'
Cohsion c (kPa)
33
22
c = 0.2806s + 4.8238
2
R = 0.9827
c (triaxial satur)
11
c' (triaxial satur)
0
0
20
40
60
80
100
120
succion (kPa)
(a)
angle de frottement ()
34
30
26
22
(triaxial satur)
18
0
20
40
60
succion (kPa)
80
100
120
(b)
Figure 5. 70: Cohsion (a) et angle de frottement (b) en fonction de la succion ( dtermins
par la mthode de surpression d'air)
Rsultats exprimentaux
162
Essais UU
Pour ces essais, nous considrons les chantillons de mme densit ( d 1.65 g/cm3) car ce
sont les seuls dont nous connaissons la courbe de rtention.
Toutefois, quelques observations sont relever. Nous remarquons qu'en gnral, quand nous
passons en contraintes de Bishop, la cohsion tend vers zro et l'angle de frottement tend vers
une valeur comprise entre 23 et 28 avec une moyenne de 25.5. Ceci nous pousse
reprsenter tous les cercles de Mohr dans un mme diagramme avec un angle de frottement
constant ( =25.5) comme le montre la figure 5.71.
Contrainte de cisaillement
[MPa]
0.64
0.32
2
4
6
8
6
8
0
0
8
6
4
0.32
0.64
0.96
1.28
Figure 5. 71: Cercles de Mohr en contraintes de Bishop pour les chantillons ayant une
mme densit (points 2, 4, 6 et 8), essais UU
Nous constatons que la cohsion des chantillons 4, 6 et 8 tend vers une valeur nulle.
L'chantillon 2 correspondant l'tat le plus sec (forte succion) est un peu loign des autres,
ce qui est questionnant et nous pousse dire que:
Soit la succion de ce point a t mal dtermine tant donn les limites de notre
procdure exprimentale, ce qui l'loigne des autres quand nous surestimons la
succion.
Rsultats exprimentaux
163
Une approche inverse consisterait rabattre les trois cercles jusqu' ce qu'ils touchent la droite
intrinsque, et par l dduire la succion correspondante tant donn que la saturation S r est
connue. Nous n'avons pas privilgi cette piste tant donn l'incertitude sur l'origine de cette
dispersion.
Nous pouvons galement reprsenter, partir de la courbe de rtention, l'volution de la
cohsion capillaire en fonction de la succion sous forme de la relation: ca = s.S r .tan ' , figure
5.72. Nous voyons que pour de fortes succions, la cohsion dtermine partir de la courbe
de rtention est de loin suprieure celle obtenue par des essais mcaniques ( partir des
cercles de Mohr). On peut donc estimer que la prise en compte implicite de la cohsion
capillaire par le modle de Bishop n'est plus valable pour les tats trs secs.
400
variation logarithmique
Bishop ( partir de la courbe de rtention: papier filtre)
300
ca = [Link]'.s
200
100
ca = 23.31Ln(s) - 60.99
0
0
100
200
300
400
500
600
700
800
900
1000
succion (kPa)
Rsultats exprimentaux
164
pour des essais UU, nous cisaillons directement l'chantillon dans l'tat d'humidit o il se
trouve.
Nous prsentons dans ce tableau un comparatif de ces deux mthodes:
Mthode de surpression d'air
prcise
en succion et cisaillement
Tableau 5.16: Comparaison entre les essais surpression d'air et les essais UU
Si on compare les chantillons 2-4-6-8 ( d = 1.65g/cm3) tests par les essais simplifis UU et
les chantillons tests par la mthode de surpression d'air (voir figure 5.40), on peut tirer
certaines conclusions:
Par rapport des essais de surpression d'air, les essais UU semblent surestimer la
cohsion du sol (figure 5.73a), nous observons un dcalage qui augmente avec la
succion. Remarquons que cette observation ne peut pas tre gnralise car nous
essayons de comparer un paramtre qui dpend beaucoup d'autres facteurs que la
succion (par exemple la densit) et on ne sait pas dans quelle mesure la cohsion est
influence par tel ou tel autre facteur.
En ce qui concerne l'angle de frottement, il se trouve dans la mme fourchette pour les
deux mthodes (22< <26), avec ' =30.4 pour le sol satur (figure 5.73b).
Rsultats exprimentaux
165
120
Cohsion c (kPa)
90
4
60
6
30
c (Triaxial satur)
uair= 20 kPa
cohsion (UU)
uair=50 kPa
0
10
100
1000
succion (kPa)
(a)
phi (UU)
30
()
26
uair=50 kPa
uair= 20 kPa
c (kPa)
22
c
(Triaxial satur)
18
10
100
1000
succion (kPa)
(b)
Figure 5. 73: Evolution de c (a) et (b) en fonction de la succion pour diffrentes mthodes
10 Conclusions
10.1 Essais oedomtriques
Nous avons test des chantillons dont les paramtres d'essais varient dans le domaine
suivant:
Rsultats exprimentaux
La saturation S r [ 66 100% ]
La succion s [ 0 200kPa ]
166
L'indice des vides initial ei varie entre 0.619 et 0.604 (figure 5.13)
Aprs essais, l'effet observ des variations de ces paramtres d'tat est le suivant:
Rsultats exprimentaux
167
Relation linaire avec d (facteur 2 4 pour une densit de 1.5 1.85 g/cm3), figure
5.53, 5.55 et 5.57.
Il varie entre 22 et 31 avec une moyenne de 26.5 (figure 5.43 et 5.44, essais UU,
densit constante).
Valeur de rfrence pour tous les essais UU: 23.3 (figure 5.48).
Augmentation linaire avec d d'un facteur 1.5 2 (figures 5.54, 5.56 et 5.58).
ca = Sr .tan .' s (figure 5.70a pour les essais surpression d'air) et (figure 5.72 pour les
essais UU).
Pour les essais UU densit constante, malgr une dispersion plus grande des
rsultats, inhrente la mthode exprimentale et la complexit du dpouillement, la
cohsion tend s'annuler et l'angle de frottement interne tend s'uniformiser 25.5.
Ds lors, nous pouvons mettre tous les cercles de Mohr mme densit sur une seule
figure (figure 5.71)
La contrainte de Bishop semble donc permettre de concentrer les effets des variations
hydriques dans un seul terme que nous appellerons cohsion capillaire.
169
CHAPITRE VI
171
Etude de cas
Etude de cas
172
Les mthodes l'quilibre limite (ou la rupture) sont bases sur l'hypothse que la
masse de terrain peut tre divise en tranches (ou lamelles) verticales, limites d'une part par
la ligne de glissement considre et d'autre part par la surface du talus. Chaque tranche est
considre en quilibre sous l'ensemble des forces qui la sollicitent et nous supposons donc
que les trois quations d'quilibre sont vrifies pour chaque tranche. Le nombre d'inconnues
dpassant le nombre d'quations, la rsolution du systme impose de faire d'autres hypothses
simplificatrices et/ou de recourir des processus itratifs. Les diffrentes mthodes
(Fellenius, Bishop, Janbu, Morgenstern-Price etc.) ne diffrent que par ces hypothses
simplificatrices et par leurs modes de rsolution. Dans tous les cas, nous supposons que :
La mthode des lments finis permet de calculer ltat des contraintes et des
dformations dans un massif, soumis au poids propre des terres moyennant lhypothse dune
loi de comportement du sol (modle). Dans nos calculs, un modle frottement interne sans
crouissage (Modle lasto-plastique parfait) est utilis, ce qui correspond aux hypothses de
base des mthodes analytiques. Toutefois, la diffrence de ces mthodes analytiques qui
utilisent le critre de Coulomb, nous utiliserons pour la mthode des lments finis le critre
de plasticit de Van Eekelen (loi PLASOL, cf. chapitre III, paragraphe 3.6). En effet, le critre
de Mohr Coulomb est difficile introduire dans le code de calcul cause de la forme de sa
surface qui prsente des coins dans le plan dviatorique. Cela aura videmment une lgre
influence sur le rsultat comme nous le verrons lors de la comparaison avec les mthodes
analytiques.
173
Etude de cas
La dtermination du coefficient de scurit par lments finis se fait par la mthode de "c-
par: eqp = eqp dt avec eqp calcule partir de l'quation [3.71] du chapitre III.
0
3. Lors du calcul, il se peut que plusieurs lignes de rupture soient actives successivement.
L'indicateur prcdent ne permettra pas de les diffrencier la fin du calcul. C'est la
raison pour laquelle un indicateur supplmentaire a t introduit: il correspond
l'incrment de dformations dviatoriques lors du dernier pas (nomm VAR 7). Cet
incrment est donn par: VAR 7 =
eqp
eq
quivalente entre deux pas successifs. Cet indicateur fournira donc une information sur la
ligne de rupture qui est active en fin de calcul.
174
Etude de cas
Caractristiques
Mcaniques
Paramtres
Valeurs
c [kPa]
20.00
[]
20.00
d [kN/m3]
16.74
s [kN/m3]
27.00
E [MPa]
131.00
[-]
0.38
Dilatance ()
175
Etude de cas
2.2.1
Mthode
Cercle phi
Fellenius
Bishop simplifi
Janbu
Fs
1.510
1.492
1.565
1.565
2.2.2
Nous utilisons le code LAGAMINE pour le calcul aux lments finis, le problme est tudi
en tat plan de dformation. Nous avons choisi de reprsenter la rupture par le modle
frottement interne PLASOL avec un critre de Van Eekelen (cf. chapitre III, paragraphe 3.6).
Nous reprenons les caractristiques mcaniques donnes dans le tableau 6.1.
Modlisation
Nous ralisons une mise en charge du poids propre du talus de faon progressive. Pour cela,
nous crons un premier maillage constitu d'lments plans mcaniques appels PLXLS dans
le code. A ce premier maillage, nous en superposons un second constitu d'lments de mise
en charge appels SUCHA qui permettent d'appliquer le poids propre l'aide d'un coefficient
176
Etude de cas
multiplicateur variant entre 0 et 1. La valeur 1 signifie que tout le poids propre est appliqu
tandis que la valeur 0 reprsente l'tat initial. Le maillage est choisi de faon discrtiser le
mieux possible la zone de concentration des contraintes notamment dans la zone du talus.
Conditions limites
Comme conditions aux limites, nous considrons que les bords latraux du domaine sont
libres de glisser verticalement mais sont empchs de tout dplacement horizontal. La base est
par contre empche de tout dplacement horizontal et vertical (figure 6.3).
Conditions initiales
Initialement, nous considrons que les contraintes sont nulles. Nous ajoutons le poids des
terres, grce aux lments SUCHA, progressivement en augmentant un coefficient
multiplicateur qui vaut 1 la fin de l'application du poids propre.
Rsultat
177
Etude de cas
* 1.000E-09
676
615
553
492
430
369
307
246
184
123
61
0
178
Etude de cas
Nous voyons sur la figure 6.4 une ligne courbe qui spare une zone en mouvement (audessus) et une zone immobile (en dessous). Cela est confirm par la figure 6.5 qui nous
montre les vecteurs vitesses ainsi que leur direction. Nous constatons que la rupture est de
forme circulaire et passe au pied du talus, ce qui est en accord avec les mthodes classiques.
Les figures 6.6 et 6.7 nous montrent une zone cisaille entre les blocs (en mouvement et
immobile).
Une tude de sensibilit des paramtres de cohsion et dangle de frottement interne sur le
coefficient de scurit donne le rsultat suivant:
=20
c = 20 kPa
c (kPa)
()
Fs
Fs
1.050
1.022
1.148
10
1.211
10
1.405
15
1.474
15
1.581
20
1.742
20
1.742
25
2.018
30
2.057
30
2.268
coeff. scurit
coeff. scurit
2.5
y = 0.0358x + 1.014
R2 = 0.9937
1.5
y = 0.0525x + 0.7053
R2 = 0.9977
1.5
10
15
20
cohsion (kPa)
(a)
25
30
35
10
15
20
25
angle de frottement ()
30
35
(b)
Figure 6. 8: Effet de la cohsion (a) et de l'angle de frottement (b) sur Fs (c- rduction)
Les rsultats graphiques des diffrents calculs lments finis se trouvent en annexe 3.
L'annexe 3 (figure A.3.1) montre les cercles de glissement obtenus pour une cohsion variable
et un angle de frottement fix. Globalement plus la cohsion augmente, plus le cercle de
glissement devient profond.
179
Etude de cas
En effet, pour un talus homogne dans un sol purement frottant ( c = 0 ), nous savons que, si la
pente est peu prs gale l'angle de frottement interne , la loupe de glissement est presque
confondue avec la pente du talus. Ceci rejoint nos observations car, pour un angle de
frottement = 20 (pente du talus = 25 ) et une cohsion c =2 kPa, la loupe de glissement
tend vers la pente du talus et le cercle ne passe pas ncessairement par le pied du talus.
Pour une cohsion c plus importante, le cercle critique devient plus profond et passe par le
pied du talus (c =30 kPa). Remarquons que si l'on continue augmenter la cohsion c, l'effet
de cette dernire devient prpondrant sur celui de l'angle de frottement . Dans ce cas, le
cercle de glissement devient trs profond et ne passe plus par le pied du talus (figure 6.9a)
De mme, l'annexe 3 (figure A.3.2) montre les rsultats des cercles de glissement obtenus
pour un angle de frottement variable et une cohsion fixe. Les conclusions sont identiques
celles que nous avons tires pour le cas prcdent. Lorsque l'effet de la cohsion est
prpondrant par rapport l'angle , le cercle glissement est trs profond et ne passe plus par
le pied du talus ( = 5, c = 20kPa ). Lorsque l'angle de frottement augmente, le cercle de
glissement tend vers le pied du talus, l'illustration est donne la figure 6.9b.
c croissante
(a)
f croissant
(b)
Figure 6. 9: Effet de la cohsion (a) et de l'angle de frottement (b) sur la courbe de glissement
Nous avons galement analys l'effet de la dilatance sur le coefficient de scurit et nous
remarquons qu'il est ngligeable (figure 6.10). Dans la suite de nos calculs, nous considrons
une dilatance nulle.
180
Etude de cas
c= 20 kPa - phi = 20
2.5
[Link]
1.5
0.5
0
0
10
15
20
25
dilatance ()
2.1.3
Nous comparons les coefficients de scurit minimum trouvs l'aide des mthodes
analytiques (tableau 6.2) et le coefficient trouv l'aide de la mthode "c- rduction".
Notons que le cercle de glissement utilis pour le calcul du coefficient de scurit l'aide des
mthodes analytiques n'est pas ncessairement le mme que celui obtenu par la mthode des
lments finis. Le tableau 6.4 donne les coefficients trouvs l'aide des diffrentes mthodes:
Mthode Cercle
Fs
1.510
c rduction
1.492
1.742
1.565
1.565
181
Etude de cas
c constante=20 kPa
constant=20
Fellenius
Bishop
Janbu
cercle phi
c-phi rduction
coeff. scurit
2.5
y = 0.034x + 1.0461
R = 0.9936 (c- rduction)
y = 0.0281x + 1.0299
R2 = 1 (Bishop)
1.5
y = 0.0291x + 0.9165
y = 0.0282x + 0.9565 R2 = 0.996 ( cercle )
R2 = 1 (Fellenius)
0.5
0
10
15
20
cohsion (kPa)
y = 0.0278x + 1.0283
R2 = 0.9999 (Janbu)
30
y = 0.0278x + 1.0283
R2 = 0.9999 (Janbu)
y = 0.0291x + 0.9165
R2 = 0.996 ( cercle )
y = 0.0282x + 0.9565
R2 = 1 (Fellenius)
35
y = 0.0281x + 1.0299
R2 = 1 (Bishop)
1.5
0.5
25
y = 0.034x + 1.0461
R2 = 0.9936 (c- rduction)
Fellenius
Bishop
Janbu
cercle phi
c-phi rduction
coeff. scurit
2.5
(a)
10
15
20
angle de frottement ()
25
30
35
(b)
Figure 6. 11: Comparaison des mthodes de calcul (effet de la cohsion (a) et de l'angle de
frottement (b))
Pour l'ensemble des mthodes, nous observons:
Dans l'ensemble, les valeurs obtenues par les diffrentes mthodes sont comparables.
Toutefois, la mthode de "c- rduction" donne un coefficient de scurit lgrement
suprieur celui trouv l'aide des mthodes analytiques.
L'origine de cette surestimation provient de l'hypothse faite sur le comportement du sol qui
est rgi par le critre de Van Eekelen alors que les mthodes analytiques utilisent le critre de
Mohr Coulomb. La figure 6.12 reprsente la trace des surfaces de plasticit de Mohr Coulomb
et de Van Eekelen dans le plan dviatorique (cf. Chapitre III, paragraphe 3.5). Nous voyons
que le modle de Mohr Coulomb prdit une rsistance au cisaillement plus faible que celle du
modle de Van Eekelen pour les chemins de cisaillement pur. Le critre de Van Eekelen
prdira donc un coefficient de scurit suprieur.
182
Etude de cas
surestimation de la rsistance
MC
DP
VE
Figure 6. 12: Entre en plasticit pour diffrents modles frottement interne dans le plan
dviatoire ( = 20), MC: Mohr Coulomb; DP: Drcker Prager; VE: Van Eekelen
Cet cart a galement t mis en vidence par DIZIER [2007] lors d'une comparaison des
coefficients de scurit calculs par la mthode des lments finis pour diffrents critres de
rupture et ceux calculs par les mthodes d'quilibre limite. Les tableaux 6.5 et 6.6 rsument
les rsultats obtenus pour une cohsion c= 20 kPa et un angle de frottement =20.
Mthodes
Cercle phi
Fellenius
Bishop simplifi
Janbu
1.510
1.492
1.565
1.565
analytiques
Fs
Tableau 6. 5: Valeurs des coefficients de scurit par mthode des tranches (c=20 kPa =20)
Mthode des
Mohr Coulomb
Van Eekelen
Drcker Prager
1.508
1.740
1.875
lments finis
Fs
Tableau 6. 6: Valeurs des coefficients de scurit par c rduction (c=20 kPa - =20)
Nous voyons que le coefficient de scurit trouv l'aide de la mthode de c et rduction
selon le critre de Mohr Coulomb est proche des coefficients trouvs par les mthodes
analytiques. Les critres de Van Eekelen et Drcker Prager donnent des coefficients de
scurit plus levs, ce qui est en accord avec les traces des surfaces de plasticit (figure
6.12). Dans le cadre de ce travail, nous nous intressons plus particulirement l'influence de
la saturation partielle sur la stabilit des pentes et nous avons utilis prioritairement le modle
183
Etude de cas
2.3.1
Nous commenons par le calcul simple avec les mthodes classiques (Fellenius, Bishop,
Janbu). Nous reprenons le talus utilis prcdemment (figure 6.1), mais cette fois avec une
nappe telle que donne sur la figure 6.13.
Les proprits mcaniques du talus sont identiques celles prises dans le cas sans nappe, sauf
que nous dfinissons le poids volumique satur sous la nappe. Celles-ci sont rappeles au
tableau 6.7:
184
Etude de cas
d [kN/m3]
[]
20
20
16.74
sat [kN/m3]
21.00
Fs (Fellenius)
Fs (Bishop simplifi)
Fs (Janbu)
21
1.512
1.588
1.585
30
1.456
1.526
1.528
35
1.424
1.492
1.490
40
1.357
1.423
1.422
2.3.2
Proprits hydriques
Le couplage hydromcanique par la mthode des lments finis ncessite la connaissance des
proprits hydriques du sol, notamment la courbe de rtention et de permabilit relative du
sol. Nous avons utilis les caractristiques d'un limon de Limelette, qui par ailleurs se
rapproche du limon que nous avons expriment. En effet, dans le cadre d'un projet
coordonn par le CSTC (Centre Scientifique et Technique de la Construction) sur la stabilit
d'une fouille test dans la localit de Limelette situe prs de Bruxelles, nous avons la chance
185
Etude de cas
Courbe de rtention
Comme nous l'avons dcrit au chapitre II et IV, nous rappelons que pour un sol donn, des
variations du degr de saturation correspondent des variations de succion. Nous appelons
courbe de rtention deau la courbe donnant la succion en fonction du degr de saturation ou
de la teneur en eau. Dans cette analyse, nous avons utilis les caractristiques du limon de
1,5 m
2,5 m
3,5 m
10000
1000
100
10
Succion (kPa)
Figure 6. 14: Courbes de rtention obtenues au laboratoire sur chantillons non remanis
Le calage de la courbe de rtention est ralis partir dune loi de saturation Sr en fonction de
la succion. Lquation de la loi est la suivante (VAUCLIN et al. [1976]):
S r = S res +
CSW 2
[6.1]
O CSR1, CSW2, CSR3, Sr,field et Sres sont des paramtres dterminer pour que la courbe
numrique se rapproche au mieux de la courbe exprimentale. Notons galement que pour
186
Etude de cas
passer des donnes de teneur en eau volumique des valeurs de saturation S r , nous avons
utilis la formule suivante :
Sr =
Courbe de permabilit
Nous avons utilis une courbe de permabilit (celle obtenue avec le permamtre de Guelph
1.5m de profondeur). Cette courbe est approxime par une loi de permabilit relative en
fonction de la saturation dont lquation est la suivante:
kr =
( Srw Sres )
(S
r , field
CKW 1
S res )
CKW 2
si
kr = kr ,min
S rw S res
[6.2]
si S rw < S res
o CKW1 et CKW2 sont des paramtres dterminer en calant la courbe numrique sur la
courbe exprimentale. Sr,field et Sres sont les paramtres dtermins prcdemment pour dfinir
les courbes de rtention des diffrentes couches.
Permamtre de Guelph - 1.5m de profondeur
1.40E-06
1.20E-06
1.00E-06
6.01E-07
kw (m/s)
8.01E-07
4.01E-07
2.01E-07
10000
1000
100
10
0.1
1.00E-09
0.01
succion (kPa)
Figure 6. 15: Estimation de la permabilit sur base des essais de permabilit au moyen du
permamtre de Guelph
187
Etude de cas
Ainsi, nous obtenons les courbes de rtention et de permabilit donnes respectivement sur
les figures 6.16a et 6.16b. Le tableau 6.9 rassemble les caractristiques hydriques utilises
lors de la modlisation.
Caractristiques
Hydrauliques
Paramtres
Valeurs
CSR1 [kPa]
7.10-6
CSW2 [kPa]
0.90
CSR3 [-]
1.20
Srs [-]
0.53
Sfield [-]
1.00
CKW1 [-]
9.00
CKW2 [-]
9.00
ks [m ]
1.32.10-13
Porosit n
0.38
exprimental
Numerique
0.8
Exprimental
numrique
0.8
0.6
Kr
Sr
0.6
0.4
0.4
0.2
0.2
0
0.1
10
100
1000
Succion [ kPa ]
10000
100000
0
0
0.2
(a)
0.4
0.6
0.8
Sr
(b)
Figure 6. 16: Calage des courbes de rtention (a) et de permabilit (b) du limon de Limelette
Modlisation
mise en charge du talus par son poids propre tout en bloquant l'coulement;
188
Etude de cas
Nous utiliserons des lments CSOL2 qui permettent d'intgrer les pressions d'eau comme
dcrit au chapitre III. Nous utiliserons de la mme faon des lments SUCHA pour appliquer
le poids propre.
Conditions limites
Les conditions limites pour la mcanique et l'coulement sont respectivement donnes aux
figures 6.17 et 6.18. Pour la mcanique, elles restent inchanges, c'est dire que les bords
latraux du domaine sont libres de glisser verticalement mais sont empchs de tout
dplacement horizontal. La base est empche de tout dplacement horizontal et vertical
(figure 6.17).
Pour l'coulement, nous imposons les pressions d'eau sur les bords AB, BC et DE. En fin de
chargement de la nappe, la rpartition des pressions d'eau est hydrostatique le long de AB et
DE tandis que dans le modle, la distribution des pressions est fournie par le calcul
coulement avec ces conditions limites (figure 6.18).
Conditions initiales
Les conditions initiales en mcanique sont telles que le champ des contraintes est nul au
dpart, aprs nous mettons en charge le talus de son poids propre. Pour l'coulement, on a une
nappe qui, initialement, est la base du modle (figure 6.19) et on la fait monter jusqu'au
niveau voulu.
189
Etude de cas
Rsultats
Figure 6. 20: Profil des pressions d'eau (nappe au bord droit 30m)
Les mthodes d'quilibre limite considrent qu'il n'y a pas d'influence de l'eau au dessus de la
190
Etude de cas
' = u si u 0
' = si u <0
Cette dfinition correspond de fait aux hypothses des mthodes d'quilibre limite.
Par ailleurs, nous avons montr au chapitre III, paragraphe 3.8 que la mthode des lments
finis offre la possibilit de tenir compte de l'effet de la non saturation via la cohsion
capillaire dduite notamment de la contrainte effective de Bishop: ca = Sr .tan ' .s .
Nous allons donc faire le calcul en utilisant d'abord la contrainte effective de Terzaghi,
ensuite nous allons utiliser la contrainte de Bishop pour prendre en compte la succion.
a)
191
Etude de cas
* 1.000E-04
368
334
301
267
234
200
167
133
100
66
33
0
b)
192
Etude de cas
Nous observons que, pour les deux types de contrainte, nous obtenons des coefficients de
scurit assez proches du fait que la zone non sature n'est pas trs tendue et donc l'effet de
la succion est trs faible. De plus, nous obtenons des courbes de glissement qui passent en
pied du talus ce qui est en accord avec l'approche des mthodes classiques dans le cas d'une
nappe dans le talus.
193
Etude de cas
Nous avons fait varier le niveau de la nappe sur le bord droit du talus. Les rsultats obtenus
sont rsums au tableau 6.10:
Fs (d'aprs Terzaghi)
Fs (d'aprs Bishop)
21
1.591
1.780
30
1.497
1.600
35
1.413
1.490
40
1.309
1.350
Tableau 6. 10: Coefficients de scurit suivant les diffrents types de contraintes effectives et
suivant diffrents niveaux de la nappe
Nous observons d'abord que plus la zone non sature se rtrcit, plus les coefficients de
scurits calculs suivant Terzaghi ou Bishop se rapprochent car l'effet de la saturation
devient insignifiant. Nous observons galement que quel que soit le type de contraintes
considr, une remonte de la nappe s'accompagne d'une diminution de Fs, et donc d'une
dstabilisation du talus.
2.3.3
Nous reprsentons sur une mme figure les diffrents coefficients de scurit trouvs avec les
mthodes cinmatiques et la mthode des lments finis (figure 6.30). Nous remarquons que
les mthodes d'quilibre limite et celle de "c- rduction" utilisant la contrainte effective de
Terzaghi donnent un rsultat assez proche. Quant au coefficient de scurit utilisant la
contrainte effective de Bishop, nous voyons que plus la zone non sature est importante (effet
de la succion), plus celui-ci est lev. Quand cette zone non sature rtrcit, le coefficient de
scurit diminue et converge vers celui calcul l'aide de la contrainte effective de Terzaghi.
194
Etude de cas
1.8
y = -0.0223x + 2.2586
R2 = 0.9937
coefficient de scurit Fs
y = -0.0146x + 1.9128
2
R = 0.9714
1.6
y = -0.0083x + 1.7673
2
R = 0.9638
y = -0.0084x + 1.7704
R2 = 0.9677
1.4
y = -0.0078x + 1.6837
2
R = 0.9608
1.2
20
25
30
35
40
45
Etude de cas
195
une modification hydrique dans le sol qui se traduit par une augmentation des pressions
interstitielles, donc une diminution de la succion. Par ailleurs, ils montrent que la diminution
de la succion s'accompagne de la perte de rsistance au cisaillement des sols, ce qui diminue
le coefficient de scurit et donc augmente le risque d'instabilit. CAI et al. [2004] prcisent
que la variation des pressions interstitielles est influence par les conditions hydrauliques du
milieu, la saturation initiale, l'intensit des prcipitations et la dure de celles-ci, sans oublier
la faon de considrer les conditions aux frontires du modle. Il faut toutefois remarquer que
le changement de succion d aux variations hydriques s'estompent rapidement avec la
profondeur, et que l'amplitude de la rduction de la succion matricielle aprs un orage s'avre
tre fonction de la succion matricielle initiale rgnant juste avant les prcipitations (SIMEONI
et al. [2000]).
Dans ce paragraphe, nous commenons par un cas simple, le problme pos tant celui de
l'coulement dans une colonne de sol dont les diffrentes couches se rfrent la stratification
du site de Limelette. Nous nous proposons donc de modliser ce problme et de mettre en
vidence l'influence des phnomnes d'infiltration/vaporation sur la rpartition des teneurs en
eau dans le massif.
Notre objectif est ici d'obtenir une rpartition qualitativement bonne de la teneur en eau afin
de raliser des calculs de stabilit avec une distribution raliste de la succion.
Gomtrie
Nous avons choisi de modliser lcoulement dans une colonne de sol du site de Limelette.
Nous supposons que le sol limoneux est un milieu poreux isotrope compos de 4 couches de
proprits diffrentes telles que donnes par la stratification du site, la nappe tant situe 10
m de profondeur (figure 6.31).
196
Etude de cas
1m
1m
1m
1m
C1
C 1z
C2
C2
1m
1m
C3
C3
7m
7m
C4
C4
0
Figure 6. 31: Gomtrie du modle (colonne de terre)
Proprits du modle
Courbe de rtention
Les courbes de rtention utilises pour modliser la colonne sont des courbes moyennes
obtenues par le laboratoire de Gembloux partir dessais sur chantillons non remanis
prlevs sur le site de Limelette une profondeur de 1.5, 2.5 et 3.5 m (voir figure 6.14).
Ainsi, la courbe de rtention correspondant 1.5m de profondeur est utilise pour les deux
premires couches de sol (de 0 2m de profondeur). La courbe de rtention correspondant
2.5m de profondeur est utilise pour la 3me couche (2 3m de profondeur) tandis que celle
correspondant 3.5m de profondeur est utilise pour la 4me couche de sol (3 10m de
profondeur).
Le calage des courbes de rtention est ralis partir de l'quation [6.1]. La figure 6.32
montre le calage des courbes numriques sur les donnes exprimentales.
197
Etude de cas
1
exprimental (1.5m)
Numerique (1.5m)
exprimental (2.5m)
Numerique (2.5m)
exprimental (3.5m)
Numerique (3.5m)
0.8
Sr
0.6
0.4
0.2
0
0.1
10
100
1000
10000
100000
Succion [ kPa ]
Courbe de permabilit
Nous avons utilis une mme courbe de permabilit (celle utilisant le permamtre de
Guelph 1.5m de profondeur, voir figure 6.15) pour les diffrentes couches de sol car nous ne
disposons pas d'autres mesures exprimentales. Nous l'avons cale avec l'quation [6.2] tel
que dcrit prcdemment.
1
Exprimental
numrique
0.8
Kr
0.6
0.4
0.2
0
0
0.2
0.4
0.6
0.8
Sr
Figure 6. 33: Courbes de permabilit relative dtermine par les mesures in situ 1,5 m de
profondeur (permamtre de Guelph) et par approximation numrique pour les couches 1 4
198
Etude de cas
Le tableau 6.11 reprend les valeurs des diffrents paramtres de la loi numrique pour les
diffrentes couches:
1re et 2 me couche
3mecouche
4mecouche
CSR1
7.10-6
9.10-6
1.10-5
CSW2
0.90
0.80
1.30
CSR3
1.20
1.50
0.50
Srs
0.53
0.33
0.27
Sr,field
1.00
1.00
1.00
CKW1
9.00
9.00
9.00
CKW2
9.00
9.00
9.00
Porosit n
0.38
0.43
0.39
1,32.10-13
1,32.10-13
1,32.10-13
Paramtres
ks (m2)
Conditions limites
Initialement, nous considrons que la base du modle est pression impose et constante
(aquifre de niveau). La surface libre du modle est alimente par les eaux de pluies comme le
montre la figure 6.34
2
q (l/m .s)
199
Etude de cas
30
Prcipitation
Infiltration
25
20
15
10
5
0
-5
-10
0
10
20
30
40
50
60
Temps (jours)
P = E+R+I
o :
P: prcipitations
E: vapotranspiration
I: infiltration
R: ruissellement
Si nous ngligeons le ruissellement, nous nous intressons aux deux processus qui gouvernent
les changes hydriques entre la surface du sol et latmosphre, soit linfiltration et
200
Etude de cas
PE =
Rn + (ea es )W
avec W = 2,6.(1 + 0,536.U )
( + )
PENMAN-MONTEITH [1965] :
Rn + (ea es )W
avec W = 1500 / ra et ra = 208 / U
PE =
rs
( + (1 + ))
ra
[6.3]
[6.4]
[6.5]
o:
201
Etude de cas
Nous voyons que les valeurs calcules par le CSTC (vapotranspiration relle) constituent une
borne infrieure toutes les valeurs calcules avec les modles repris ci-dessus. Cela est assez
surprenant car les mthodes ci-dessus calculent lvapotranspiration potentielle et non relle.
Lvapotranspiration relle tant thoriquement plus faible ou gale lvapotranspiration
potentielle, les valeurs du CSTC paraissent donc surestimes, mais nous les choisissons par la
suite pour effectuer les simulations.
Les valeurs positives de la figure 6.36 traduisent linfiltration alors que les valeurs ngatives
indiquent une vapotranspiration.
30
Pluie
Oudin
25
Penman
Pluie - infiltration (mm)
20
Penman-Monteith
CSTC
15
10
5
0
-5
-10
0
10
20
30
40
50
60
Temps (jours)
Conditions initiales
Initialement, nous considrons que la base du modle est pression impose (aquifre de
niveau). La rpartition des pressions interstitielles est hydrostatique comme le montre la
figure 6.37a, avec une base qui est en aquifre et la surface libre du modle qui subit de fortes
pressions deau ngatives. Quant au profil de saturation (figure 6.37b), nous voyons que la
base du modle est sature (Sr=1) avec une dsaturation progressive au fur et mesure qu'on
s'loigne de la nappe.
202
Etude de cas
10
9
8
7
-120
-100
-80
-60
P (kPa)
-40
-20
(a)
z (m)
z (m )
10
9
8
7
6
5
4
3
2
1
0
6
5
4
3
2
1
0
0.5
0.6
0.7
0.8
degr de saturation (Sr)
0.9
(b)
Principe de la modlisation
203
Etude de cas
30
Prcipitation
Infiltration
25
22/7/2004
20
15
2/6/2004
1/6/2004
10
5
31/7/2004
0
-5
-10
0
10
20
30
40
50
60
Temps (jours)
Rsultats et interprtations
9
z (m )
10
01-juin
22-juil
-300
-200
-100
P (kPa)
(a)
02-juin
22-juil
31-juil
-400
01-juin
02-juin
31-juil
-500
10
z (m )
0.5
0.6
0.7
0.8
degr de saturation (Sr)
0.9
(b)
Figure 6. 39: Profil des pressions d'eau (a) et de la saturation (b) dans la colonne
204
Etude de cas
0
-100
z=7m
-150
z=8m
P (k P a )
-50
z=0m
z=0.148m
z=7.02m
z=8.02m
z=9.02m
z=9.92m
0.9
0.8
z=9m
-250
z=10m
Sr
-200
-300
-350
0.7
0.6
-400
-450
0.5
0
10
20
30
40
temps (jours)
(a)
50
60
70
10
20
30
40
temps (jours)
50
60
70
(b)
Figure 6. 40: Evolution temporelle des pressions (a) et de la saturation (b) sur 2 mois
Nous prenons comme rfrence la courbe des pressions correspondant au 1 juin (flux nul).
Nous remarquons que dans les couches C1 C3, la courbe correspondant au 2 juin est droite
de la courbe de rfrence (figure 6.39a), avec des pressions d'eau qui augmentent, ce qui est
tout fait logique tant donn que cette date correspond une journe de pluie. Le 22 juillet
correspond une journe trs pluvieuse, mais nous voyons que la courbe correspondante est
gauche de la courbe de rfrence, ce qui est d au fait que les jours prcdents ont t
marqus par une forte vaporation (valeurs ngatives) avec de fortes valeurs de succion. Le 31
juillet correspond une journe trs sche, cest pourquoi les pressions d'eau dans ces
couches y sont rduites. Les mmes observations restent valables pour la saturation (figure
6.39b) o l'on voit que les jours pluvieux font que le sol se sature de plus en plus, tandis que
les jours secs correspondent une dsaturation du sol. Nous observons aussi des ressauts de
pressions et de saturation dans la colonne de sol cause des courbes de rtention qui sont
diffrentes dans la colonne.
Les figures 6.40a et 6.40b montrent que la variation de la pression et de la saturation dans le
temps une profondeur donne dpend directement du flux d'infiltration d'eau dans le sol.
Cette influence est d'autant plus marque que le point considr est proche de la surface: cela
se traduit par des pics dans les courbes d'volution de pression et de saturation faible
profondeur, et des volutions moins rapides plus forte profondeur.
Nous remarquons aussi que la rpartition des pressions d'eau ou de la saturation dpend de
toute l'histoire de la pluviomtrie et pas uniquement celle du jour mme.
205
Etude de cas
5
4
3
1
-300
P (kPa)
(a)
-200
-100
5
4
-400
z (m )
z (m )
02-juin;k=1.32E-14
22-juil;k=1.32E-14
31-juil;k=1.32E-14
01-juin;k=1.32E-13
22-juil;k=1.32E-13
31-juil;k=1.32E-13
02-juin;k=1.32E-13
-700
-600
-500
10
02-juin;k=1.32E-14
22-juil;k=1.32E-14
31-juil;k=1.32E-14
01-juin;k=1.32E-13
02-juin;k=1.32E-13
22-juil;k=1.32E-13
31-juil;k=1.32E-13
2
1
0
0.5
0.6
0.7
0.8
0.9
Sr
(b)
Figure 6. 41: Effet de permabilit sur le profil des pressions (a) et de saturation (b)
Nous remarquons que quand la permabilit diminue, l'eau a du mal pntrer dans le sol et
la partie superficielle du modle se sature de plus en plus. A titre d'exemple:
Etude de cas
206
207
Etude de cas
janvier
fvier
Mars
Avril
mai
Juin
juillet
aot
septembre
octobre
novembre
dcembre
208
140
prcipitations (l/m2)
120
100
80
60
40
20
0
1
10
11
12
mois
z=7m
z=8m
z=9m
z=10m
-20
-40
0.85
-60
Sr
P (k P a )
variation journalire
0.9
-80
0.8
z=7.02m
z=8.02m
z=9.02m
z=9.92m
-100
-120
0
0.75
100
200
temps (jours)
300
400
100
200
temps (jours)
300
(a)
(b)
Figure 6. 44: Evolution temporelle des pressions (a) et de la saturation (b) sur 1 an
400
209
variation mensuelle
-50
variation mensuelle
0.9
-60
0.88
-70
0.86
z=7.02m
z=8.02m
z=9.02m
Sr
P (k P a )
z=9.92m
0.84
-80
-90
-100
6
8
temps (mois)
10
z=7m
0.82
z=8m
z=9m
z=10m
0.8
0
12
14
(a)
10
12
14
temps (mois)
(b)
Figure 6. 45: volution temporelle des pressions (a) et de la saturation (b) (moyennes
mensuelles)
0.9
-60
0.88
-70
0.86
rpartition uniforme
z=7.02m
z=8.02m
z=9.02m
z=9.92m
Sr
P (k P a )
0.84
-80
-90
-100
10
z=7m
0.82
z=8m
z=9m
z=10m
0.8
12
14
0
temps (mois)
(a)
6
8
temps (mois)
10
12
(b)
Figure 6. 46: volution temporelle des pressions (a) et de la saturation (b) (rpartition
uniforme)
14
210
-55
0.87
-65
Sr
P (kPa)
0.86
-75
0.85
0.84
-85
-95
0
100
200
temps (jours)
300
0.83
0.82
400
100
200
300
400
temps (jours)
(a)
(b)
Figure 6. 47: Evolution temporelle des pressions (a) et de saturation (b) sur 1 an (dans la
couche C1)
Pour des flux d'eau mensuels, les variations de pressions et de saturation sont moins marques
que les flux journaliers (figures 6.44 et 6.45). Ceci s'explique par le fait que les apports de
flux d'eau mensuels injects dans le modle sont des moyennes de pluies journalires. Il en est
de mme pour le flux uniforme qui reprsente la moyenne des flux mensuels. Si nous
considrons par exemple la couche C1 (figure 6.47) nous voyons clairement que si l'on injecte
dans le modle un flux d'eau uniforme, l'volution des pressions d'eau ou de saturation tend
se stabiliser.
Nous remarquons ainsi sur la figure 6.46 qu' partir du 5me mois, les profils de pressions
d'eau et de la saturation tendent se stabiliser. Ceci nous pousse nous poser la question sur
la notion de l'tat initial.
Les calculs prcdents ont t effectus en partant dun tat non stabilis, avec une rpartition
hydrostatique des pressions, mais il savre quaprs une certaine priode dinfiltration d'eau,
les profils de pressions deau et de saturation voluent et tendent se stabiliser vers une
valeur dquilibre (figures 6.46). De ce fait, un tat initial hydrostatique n'est donc pas
raisonnable vu que les sols subissent au cours de leur histoire des variations hydriques
complexes. C'est pour cette raison que nous avons voulu connatre l'effet de l'coulement en
partant d'un tat stabilis. Pour cela, nous injectons dans le modle un flux d'eau uniforme q =
2 l/jour.m2 pendant une anne afin de stabiliser les pressions d'eau. Ensuite nous injectons des
211
flux deau dfinis au paragraphe 3.1 afin de mettre en vidence l'influence de l'tat initial de
saturation du sol.
-70
-80
z=7m
z=8m
z=9m
z=10m
12
14
-90
-100
10
sta
bi
lis
temps (mois)
t
at
30
ea
pa
rtir
d
un
Prcipitation
Infiltration
25
de
sf
lux
20
2/6/2004
1/6/2004
10
ec
tio
15
inj
P (kPa)
-60
31/7/2004
0
-5
-10
0
10
20
30
40
Temps (jours)
50
60
212
01-juin-avant
02-juin-avant
22-juil-avant
31-juil-avant
01-juin-aprs
02-juin-aprs
22-juil-aprs
31-juil-aprs
-500
-400
10
10
-100
P (kPa)
aabb
a b
01-juin-avant
02-juin-avant
22-juil-avant
31-juil-avant
01-juin-aprs
02-juin-aprs
22-juil-aprs
31-juil-aprs
-200
a b
-300
z (m )
z (m )
0.5
0.6
0.7
Sr
0.8
0.9
(a)
(b)
Figure 6. 49: Profil des pressions (a) et de saturation (b) dans la colonne de sol
La rpartition des prcipitations, l'intensit ainsi que la permabilit du sol jouent un grand
rle sur la distribution des pressions deau et de la saturation. Nous avons vu qu'une
pluviomtrie uniforme et de longue dure tend stabiliser les profils de pression d'eau et
de saturation. Selon que l'tat initial au dessus de la nappe est hydrostatique ou stabilis,
les profils initiaux de pression sont diffrents et naturellement les rsultats de la simulation
de l'effet de la pluie le sont galement.
213
Nous allons appliquer dans le paragraphe qui suit, l'effet de cet tat stabilis un calcul de
stabilit.
214
Les paramtres mcaniques et hydrauliques restent inchangs (voir tableau 6.1 et 6.9).
Mais la question qui se pose est la suivante: que faut-il injecter dans le modle pour stabiliser
la zone non sature?
Si nous prenons l'exemple de la pluviomtrie de l'anne 2004 sur une station de Bruxelles
(voir paragraphe 3.3), nous voyons qu'en moyenne il a plu 720 l/[Link], soit 60 l/[Link]
(2,3.10-5l/[Link]). Etant donn qu'on ne connat pas la quantit d'eau s'infiltrant par rapport
ce qui pleut, nous proposons d'estimer cette infiltration en terme de pourcentage comme suit:
-
Dans le pire des cas, nous considrons que 100 % des eaux pluvieuses s'infiltrent dans
le talus, ce qui est videmment irraliste.
Nous considrons que 60 % des eaux pluvieuses s'infiltrent dans le sol, soit 432
l/[Link] ou 36 l/[Link] (1,39.10-5l/[Link]).
Nous nous rfrons CHOISNEL et NOILHAN [1995] qui ont tudi l'infiltration
d'eau dans des zones non montagneuses en France et qui ont trouv que 40% des eaux
de pluie s'infiltrent dans le sol. Dans ce cas, nous injectons 40 % des 720 l annuelles,
soit 288 l/[Link] ou 24 l/[Link] (9,26.10-6l/[Link]).
Rsultat
215
temps (mois)
0
10
15
20
25
-40
-45
c et phi rduction
Fs= 1.666
-50
c et phi rduction
Fs= 1.707
c et phi rduction
Fs= 1.725
-55
-60
c et phi rduction
Fs= 1.780
q=100% (60l/mois)
q=60% (36l/mois)
q=40% (24l/mois)
-65
216
217
Pour le limon, nous avons utilis les caractristiques du limon d'Awans que nous avons
expriment au laboratoire, dont les proprits sont donnes au chapitre V. Quant au
module de Young E et du coefficient de Poisson , pour les mmes raisons que le cas
prcdent, nous avons choisi des valeurs leves de manire obtenir un comportement
rigide afin de se rapprocher de l'hypothse faite dans les mthodes classiques
l'quilibre limite. Nous rsumons dans le tableau 6.12 les caractristiques du limon
d'Awans utilises pour le calcul:
Cohsion
c' [kPa]
Limon
Angle de
Poids
Porosit
Module
Coefficient
de Young de Poisson
16.11
n [-]
E [MPa]
[-]
0.38
131
0.38
Awans
Pour le sable, nous avons utilis les caractristiques du sable de Bierbeek qui a t
expriment dans le cadre du projet CSTC. Les autres paramtres ncessaires la
modlisation ont t estims partir de la littrature. Les caractristiques utilises sont
rsumes au tableau 6.13:
Cohsion
c' [kPa]
Angle de
Poids
Porosit
Module
Coefficient
de Young de Poisson
n [-]
E [MPa]
[-]
0.4
131
0.38
[kN/m ]
Sable
0.035
35
16.20
218
Modlisation
Le principe de la modlisation est identique celui utilis dans le cas d'un talus compos
d'une couche homogne. Par contre, on peut se demander s'il faut rduire les paramtres c' et
' dans les deux couches ou bien dans la couche suprieure uniquement. En effet, dans le cas
considr, la rupture va principalement apparatre dans la couche de limon et nous pourrions
donc rduire c' et ' dans le limon uniquement. Afin de vrifier que cette approche n'empche
pas un autre mode de rupture d'apparatre, nous allons galement appliquer la rduction de c'
et ' simultanment pour les deux couches.
Rsultat
Pour la gomtrie du modle considr et les proprits utilises dans le calcul, nous avons
remarqu qu'il n'est pas possible de mettre en charge le poids propre. Cela signifie donc que le
coefficient de scurit est infrieur 1.
Dans le cas d'une rduction de c' et ' dans la couche de limon uniquement, nous avons
effectu une tude de sensibilit sur la cohsion, et nous obtenons les coefficients de
scurit reprsents la figure 6.53. Nous pouvons voir qu'une cohsion suprieure 10
kPa est ncessaire pour viter toute rupture (ceci explique pourquoi une cohsion de 3
kPa n'est pas suffisante pour assurer la stabilit du talus).
constant=30.4
1.8
1.6
y = 0.0392x + 0.5825
2
R = 0.9986
Fs
1.4
1.2
0.8
10
15
20
25
30
cohsion (kPa)
35
219
A titre indicatif, nous montrons les diagrammes qui reprsentent la cinmatique de la rupture
pour une cohsion c' = 20 kPa et un angle '= 30.4 (Fs=1.37).
5.5 m
* 1.000E-09
399
363
326
290
254
217
181
145
108
72
36
0
Figure 6. 54: Norme des vitesses (V), (rduction de c' et ' dans la couche de limon
uniquement)
Figure 6. 55: Vecteur des vitesses (V), (rduction de c' et ' dans la couche de limon
uniquement)
220
* 1.000E-04
108
98
88
78
68
59
49
39
29
19
9
0
Figure 6. 56: Incrment des dformations dviatoriques sur un pas (Var7), (rduction de c' et
' dans la couche de limon uniquement)
* 1.000E-05
309
281
252
224
196
168
140
112
84
56
28
0
Figure 6. 57: Dformations dviatoriques quivalentes de Von Mises (E-EQ), (rduction de c'
et ' dans la couche de limon uniquement)
Dans le cas d'une rduction de c' et ' dans les deux couches, nous obtenons des
coefficients lgrement infrieurs au cas prcdent. Ainsi pour c' = 20 kPa et '= 30.4
dans le limon (c' = 0.035 kPa et '= 35 pour le sable), Fs est gal 1.3 contre 1.37
trouv prcdemment. La forme de la rupture est donne la figure 6.58 o nous
voyons que la courbe de glissement effleure lgrement la couche sablonneuse.
221
313
285
256
228
199
171
142
114
85
57
28
0
Y
X
Figure 6. 58: Norme des vitesses (V) (rduction de c' et ' dans les deux couches)
4.1.2
Couplage hydromcanique
Nous procdons de manire identique au cas purement mcanique, mais cette fois nous avons
une nappe situe la base du modle, c'est dire dans la couche sableuse (figure 6.59). Les
conditions limites et initiales pour la mcanique restent inchanges. Quant l'coulement, la
nappe reste bloque la base et le reste se passe comme dans le cas du couplage
hydromcanique d'un talus compos d'une couche homogne.
Les proprits mcaniques des deux couches restent inchanges par rapport au cas purement
mcanique (tableaux 6.12 et 6.13).
222
Limon d'Awans
90
70
60
50
1
10
100
1000
succion ( kPa)
223
Kr
0.6
0.4
0.2
0
0
0.2
0.4
0.6
0.8
Sr
Sable de Bierbeek
Nous avons utilis la courbe de rtention moyenne du sable de Bierbeek dtermine l'aide
de l'appareil de Richards (figure 6.62):
224
Rappelons que la transformation de la teneur en eau volumtrique en saturation est donne par
Sr =
exprimental
Numerique
Sr
0.8
0.6
0.4
0.2
0
0.1
10
100
1000
10000
Succion [ kPa ]
Permabilit relative kr
1
0.75
kra
0.5
krw
0.25
25
50
Sr (%)
75
100
Figure 6. 64: Permabilits relatives d'un sable non satur, VACHAUD et al. [1974]
225
Nous l'avons calibr par l'quation [6.2] et nous obtenons la figure 6.65:
1
Exprimental
numrique
0.75
Kr
0.5
0.25
0
0
0.25
0.5
0.75
Sr
Figure 6. 65: Calibrage de la courbe de permabilit relative d'un sable non satur.
Nous rassemblons pour la modlisation du talus tous les paramtres hydriques dans le tableau
6.14:
Caractristiques
Hydrauliques
Paramtres
Sable de Bierbeek
Limon d'Awans
CSR1 [kPa]
49.10-5
1,9.10-5
CSW2 [kPa]
2.90
1.54
CSR3 [-]
2.10
1.85
Srs [-]
0.09
0.57
Sfield [-]
1.00
0.99
CKW1 [-]
9.00
8.60
CKW2 [-]
9.00
8.36
ks [m2]
10-12
1,32.10-13
Tableau 6. 14: Caractristiques hydriques des deux couches (limon d'Awans et sable de
Bierbeek)
226
Rsultats de la modlisation
La nappe tant la base du talus, le profil des pressions d'eau est hydrostatique. La succion et
la saturation sont respectivement reprsentes sur les figures 6.66a et figure 6.66b.
nappe la base du talus: profil des pressions hydrostatiques
15
couche de limon d'Awans
10
couche de sable de Bierbeek
25
20
20
couche de limon d'Awans
15
10
5
0
0
0
50
100
150
200
250
0.2
0.4
0.6
0.8
saturation Sr
succion (kPa)
(a)
(b)
Figure 6. 66: Profil de succion (a) et de saturation (b) en fonction du niveau (bord droit du
talus)
Rappelons que pour la colonne de sol et le talus homogne, nous avions montr qu'en faisant
pleuvoir une quantit d'eau uniforme pendant un certain temps, le profil des pressions d'eau et
de la saturation tendait se stabiliser vers une valeur d'quilibre. Pour le talus homogne,
nous avions montr que ce profil influenait le coefficient de scurit.
De faon analogue, nous allons injecter un flux d'eau dans le talus pour stabiliser la zone non
sature et calculer ensuite le coefficient de scurit par c rduction.
Comme pour le cas d'un talus homogne (paragraphe 3.4), nous appliquons le flux d'eau pour
stabiliser la zone non sature suivant les valeurs:
-
Afin de quantifier leffet de la succion sur la stabilit, trois approches sont analyses:
-
Dans la premire approche nous utilisons la contrainte de Terzaghi pour avoir un cas
de rfrence (sans effet de la succion);
227
Nous rappelons par la figure 6.67 (en chelle non logarithmique) l'volution de la cohsion
apparente en fonction de la succion.
300
variation logarithmique
Bishop ( partir de la courbe de rtention: surpression d'air)
ca = [Link]'.s
200
100
ca = 23.31Ln(s) - 60.99
0
0 20
100
200
300
400
500
600
700
800
900
1000
succion (kPa)
Le tableau 6.15 donne un rcapitulatif des coefficients de scurit trouvs par la mthode
228
Fs
Terzaghi
Cohsion
<1
uw hydrostatique
capillaire
c- rd.
q=60 l/[Link]
ca Bishop
q=36 l/[Link]
q=24 l/[Link]
2.55
1.14
1.22
1.39
2.41
1.15
1.24
1.42
ca modle
logarithmique
Avec une prise en compte de l'effet de la succion via la cohsion capillaire (modle de Bishop
ou modle logarithmique), nous obtenons des coefficients de scurit Fs>1 (tableau 6.15), ce
qui montre bien l'influence de la non saturation sur le coefficient de scurit.
Toutefois, nous remarquons que les valeurs de Fs trouves l'aide de la cohsion capillaire
dduite des deux modles (Bishop ou logarithmique) sont lgrement diffrentes. Cela
s'explique par la figure 6.67 donnant lvolution de la cohsion apparente en fonction de la
succion. En effet, pour ces deux approches, nous obtenons une courbe de glissement qui passe
229
par le pied du talus (dans la couche de limon), figure 6.68. Quand la zone non sature est
stabilise par diffrents flux d'eau tel que dfinis prcdemment, les succions sont partout
infrieures 100 kPa. Or d'aprs la figure 6.67, nous remarquons que pour de telles succions,
la cohsion capillaire dtermine l'aide de la contrainte de Bishop est infrieure celle
dtermine par le modle logarithmique. Ceci explique des valeurs de Fs lgrement plus
leves pour ce dernier modle. Par contre, lorsque la distribution des pressions d'eau dans la
zone non sature est hydrostatique, les succions sont comprises entre 100 et 200 kPa et nous
voyons sur la figure 6.67 qu'entre les deux succions, la cohsion capillaire dtermine l'aide
de la contrainte de Bishop est suprieure celle dtermine par le modle logarithmique. De
ce fait, le coefficient de scurit trouv l'aide de la cohsion capillaire "modle de Bishop"
est suprieur celui trouv l'aide de la cohsion capillaire "modle logarithmique".
230
3.73m
Fs
Fellenius
0.601
Bishop
0.608
Janbu
0.555
Purement
<1
mcanique
Terzaghi
c- rd.
Cohsion
<1
uw hydrostatique
capillaire
q=60 l/[Link]
ca Bishop
q=36 l/[Link]
q=24 l/[Link]
2.55
1.14
1.22
1.39
2.41
1.15
1.24
1.42
ca modle
logarithmique
Tableau 6. 16: Comparaison des coefficients de scurit minimum trouvs par la mthode des
tranches et la mthode "c- rduction"
231
Conclusions
Nous avons compar des calculs de stabilit par diffrentes mthodes savoir:
- Mthodes " la rupture" (Fellenius, Bishop et Janbu) classiques en mcanique des sols
mais ncessitant une recherche du minimum parmi un ensemble de courbes.
- Mthode par lments finis (code LAGAMINE) dans laquelle la courbe de glissement la
plus probable se dduit naturellement de l'analyse de l'tat de contraintes. Cette mthode
requiert de connatre ou de postuler des caractristiques de dformabilit du massif, en
plus de celles de rsistance. Par ailleurs, elle offre la possibilit de coupler les aspects
mcaniques - coulement et ne contraint en rien la forme de la ligne de rupture.
En mcanique pure, la comparaison des deux mthodes montre qu'elles fournissent des
rsultats quivalents en terme de cercle de glissement critique et de coefficients de scurit.
Par ailleurs, nous avons montr l'influence du choix de critre de plasticit sur la valeur du
coefficient de scurit trouv l'aide de la mthode des lments finis. En effet, le coefficient
obtenu en utilisant le critre de Van Eekelen est lgrement plus lev que celui obtenu sous
l'hypothse du critre de Mohr Coulomb.
Pour la prise en compte de l'eau sur la stabilit d'un talus, nous avons considr deux cas: soit
la nappe est peu profonde et le cercle de glissement critique se trouve majoritairement sous la
nappe, soit la cette dernire est profonde et la zone d'instabilit se trouve entirement en
condition non-sature.
Dans le premier cas, lorsque la nappe est dans le talus, nous avons montr que l'effet de la
non-saturation devient faible. L'influence nfaste de l'eau provient essentiellement du gradient
de pression (positive) sous la nappe qui dstabilise le talus. Ds lors, les mthodes classiques
qui, gnralement, ne prennent pas en compte l'effet de la succion, donnent satisfaction.
Dans le deuxime cas, si la nappe est plus profonde, l'effet de la saturation devient important.
Nous avons montr l'effet de la rpartition des pressions d'eau dans la zone non sature (tat
hydrostatique ou stabilis) sur le coefficient de scurit. Dans le calcul de ce dernier, nous
avons galement montr l'importance des effets capillaires, qui videmment sont significatifs
lorsque l'tendue de la zone non sature est importante.
Bref, le choix entre la mthode des lments finis et les mthodes d'quilibre limite dpend de
la disponibilit des caractristiques, de la position de la nappe et de la bonne apprciation qu'il
232
233
CHAPITRE VII
235
Synthse
Nous nous tions fixs l'objectif d'tudier le comportement hydromcanique d'un sol
partiellement satur et l'effet de la succion sur la stabilit des pentes. Pour y arriver, nous
avons subdivis notre travail en trois tapes:
- La premire tape consiste en une synthse bibliographique (chapitre II, III et IV)
notamment sur le comportement gnral des sols non saturs, sur les techniques
exprimentales de contrle et de mesure de la succion et sur les mthodes de calcul de
stabilit des pentes.
- La deuxime tape est essentiellement consacre aux essais de laboratoire et leur
interprtation (chapitre V), l'objectif vis tant d'tudier le comportement d'un limon en
conditions non satures.
- Enfin, la troisime tape est consacre au calcul numrique (chapitre VI) pour montrer
l'effet de la succion sur la stabilit des pentes.
A l'issue de ce travail et malgr quelques difficults inhrentes la procdure exprimentale
et au calcul numrique, nous pouvons tirer certaines conclusions, qui par ailleurs sont en
accord avec certaines observations dj tablies par d'autres auteurs.
Au chapitre V, nous avons ralis un grand nombre d'essais sur un limon d'Awans l'aide de
deux types d'appareils: un oedomtre utilisant la mthode osmotique et un triaxial utilisant
d'une part, une mthode rigoureuse de contrle de succion (surpression d'air) et d'autre part,
une mthode plus simple contrlant la teneur en eau (essais UU). Nous avons suivi l'volution
des paramtres hydromcaniques en fonction de la succion. En voici une synthse:
a)
-
Comportement mcanique
Les rsultats obtenus sur le limon d'Awans au moyen de l'oedomtre succion
contrle par la mthode osmotique montrent que l'effet de la succion se traduit par un
renforcement des proprits du limon. Ce renforcement correspond une diminution des
236
indices de compression (le matriau soumis une succion devient plus rigide), et une
augmentation de la pression de pr-consolidation (limite entre la zone lastique et la zone
plastique). Ceci rejoint les observations dj faites par d'autres auteurs comme nous l'avons
dj dit au chapitre V, paragraphe 4.2.
-
Nous avons dtermin la cohsion et l'angle de frottement (en contraintes totales) pour
des chantillons soumis diffrentes succions et nous avons propos des lois d'volution de la
cohsion en fonction de la teneur en eau ou de la succion, dont une relation d'volution
linaire de la cohsion en fonction de la teneur en eau. L'avantage de cette relation est que la
teneur en eau est une caractristique facile dterminer par rapport la succion.
-
En utilisant les mmes essais, nous avons rinterprt les rsultats l'aide de la
contrainte effective de Bishop et nous avons remarqu que la cohsion tend vers de trs
faibles valeurs. Ceci est intressant car, comme nous l'avons vu au chapitre VI consacr au
calcul numrique, la prise en compte de la contrainte effective de Bishop a comme
consquence une prise en considration automatique de la cohsion capillaire.
b)
Comportement hydrique
237
a)
Mthodes classiques
Les mthodes classiques diffrencient habituellement le sol l'tat sec ou l'tat satur. De ce
fait, seule la contribution de l'eau donnant lieu des pressions interstitielles positives est prise
238
en compte et cela induit une augmentation de la masse volumique du sol, lment dfavorable
dans la stabilit de la pente. Nous avons vu qu'en gnral, la remonte de la nappe
s'accompagne d'une diminution du coefficient de scurit, donc d'une diminution de la
stabilit du talus. Par ailleurs, une tude de sensibilit des paramtres de rsistance c et
nous a permis d'estimer leur influence sur le coefficient de scurit Fs et nous avons vu que
celui ci augmente linairement avec ces deux paramtres.
b)
Par la mthode des lments finis, nous avons commenc notre tude de stabilit d'un talus en
absence d'eau. Nous avons vu que, dans ce cas, la mthode aux lments finis et les mthodes
classiques donnent des rsultats semblables. Toutefois, l'utilisation d'un critre de Van
Eekelen surestime lgrement le coefficient de scurit par rapport celui obtenu par le
critre de Mohr Coulomb (utilis par les mthodes d'quilibre limite). Cette diffrence
s'explique aisment en comparant la trace des deux critres dans le plan dviatorique. Le
critre de Van Eekelen prdit une rsistance au cisaillement lgrement suprieure.
Ensuite, nous avons pris en compte le couplage hydromcanique l'aide de l'lment CSOL2.
L'effet de la succion peut se traduire de deux manires:
- Nous avons utilis la contrainte effective de Bishop, tant donn qu'au chapitre V on
avait montr que l'utilisation de cette contrainte prend automatiquement en compte la
cohsion.
- Nous avons concentr tous les effets de la succion dans un terme de cohsion capillaire
dont l'expression a t obtenue sur base des essais raliss. Dans ce cas, il faut utiliser la
contrainte effective de Terzaghi.
Dans tous les cas, nous avons vu que la succion contribue la stabilit de la pente en
augmentant le coefficient de scurit. L'effet est naturellement plus marqu quand la zone non
sature devient importante.
239
La contribution de cette thse porte la fois sur des aspects exprimentaux mais galement
numriques. Certes, nos dveloppements ne sont pas ncessairement novateurs par rapport
ce qui existe dj dans d'autres quipes de recherches mais ils constituent des avances pour
notre quipe de l'Universit de Lige et assurment pour l'Universit du Burundi. Nous
pouvons ainsi mentionner les apports principaux de notre travail.
a)
Pour effectuer les essais succion contrle, il a fallu d'une part remettre en marche
les cellules oedomtriques succion contrle et d'autre part dvelopper un appareil
triaxial surpression d'air. Notre travail aura donc permis la mise en place dans le
laboratoire de l'Universit de Lige d'une cellule triaxiale o, comme nous l'avons dj
dit au chapitre V, nous avons modifi l'embase de l'appareil triaxial classique en y
incorporant une pice qui permet le contrle de la succion et en mme temps facilite la
ralisation de toutes les phases de l'essai.
Compte tenu de la raret des donnes exprimentales sur les sols non saturs, et
surtout sur les sols remanis, nous avons contribu l'enrichissement de la base des
donnes des sols non saturs en gnral, et en particulier, du limon d'Awans qui est un
sol reprsentatif de la rgion de Hesbaye. L'interprtation des essais et surtout la
comparaison des rsultats existants contribuent la connaissance du comportement
hydromcanique des sols non saturs.
b)
Nous avons implment dans le code, une relation qui lie la cohsion capillaire la
succion en nous rfrant aux rsultats des essais raliss, afin de bien tudier l'effet de
la succion sur la stabilit.
240
Perspectives de ce travail
A la fin de ce travail, nous nous rendons compte que certains points n'ont pas t approfondis,
c'est pourquoi quelques perspectives peuvent tre envisages:
-
Les essais de laboratoire ont t raliss l'aide du limon d'Awans, un sol reprsentatif
de la rgion de Hesbaye (Belgique). Il serait intressant d'tudier d'autres types de sol
comme le sable ou l'argile pour voir si le comportement observ sur le limon d'Awans
se gnralise sur d'autres types de sols. Il serait galement bnfique pour mon pays
(Burundi) d'tudier un matriau caractristique de la rgion afin d'apporter une
meilleure comprhension de certains phnomnes dus la non saturation du sol et qui
sont propres aux pays tropicaux en gnral.
Notre travail a mis l'accent sur l'aspect mcanique en non satur, bien que l'aspect
hydrique n'a pas t compltement oubli notamment dans la dtermination de la
courbe de rtention en chemin de schage. Il serait intressant de complter nos
travaux en dterminant galement la courbe de mouillage. En effet, les deux chemins
sont trs souvent diffrents car des phnomnes d'hystrse apparaissent. Il serait aussi
intressant de dterminer la courbe de permabilit en non satur car nous avons vu
que la permabilit du sol influence l'coulement dans le sol, donc modifie le profil de
succion, qui son tour joue un rle important dans la stabilit des pentes.
241
ANNEXES
243
Annexes
Point 1:
1.92
d
1 3 [ MPa ]
1.44
0.96
c
b
a
0.48
e
0.00
0
12
16
20
(%)
24
wi
di
Sri
df
cm3
mm
kPa
kg/m3
207
101.9
10.9
1820
207
101.9
50
11.0
207
101.9
100
208
102.1
207
101.5
Epr
1r
1r
kg/m3 %
kPa
66.3
1790
66.3
652
1.97
1817
66.2
1751
58.8
844
2.20
11.0
1815
66.2
1775
61.4
1005
2.74
200
11.0
1813
65.7
1782
62.5
1292
3.68
600
11.1
1821
67.2
1790
63.5
2444
10.30
Srf
Tableau A.1.1: Caractristiques des prouvettes avant et aprs essai pour le point 1
244
Contrainte de cisaillement
[MPa]
Annexes
1.28
0.96
c = 0.200 MPa
phi = 29.5
0.64
0.32
0
0
0.32
0.64
0.96
1.28
1.6
1.92
2.24
2.56
2.88
Figure A.1. 2: Cercle de Mohr pour le point 1 (le critre de rupture est le dviateur
maximum)
Contrainte de cisaillement
[MPa]
0.96
0.64
c = 0.225 Mpa
phi = 23.2
0.32
0
0
0.32
a
0.64
b
0.96
d
1.28
1.6
1.92
Figure A.1. 3: Cercle de Mohr pour le point 1 (le critre de rupture est 2% de dformation)
245
Annexes
Point 3:
c
0.48
0.40
1 3 [ MPa ]
0.32
b
0.24
a
0.16
0.08
0.00
0
12
16
20
(%)
24
wi
di
Sri
df
cm3
mm
kPa
kg/m3
207
102.1
50
15.0
1504
202
99.5
100
15.4
201
99.7
200
15.3
Epr
1r
1r
kg/m3 %
kPa
53.5
1548
57.0
221
20.0
1538
57.9
1643
68.3
362
20.0
1544
58.1
1704
75.6
640
20.0
Srf
Tableau A.1.2: Caractristiques des prouvettes avant et aprs essai pour le point 3
246
0.320
Contrainte de cisaillement
[MPa]
Annexes
c = 0.024 MPa
phi = 28.2
0.000
0.000
0.320
0.640
Figure A.1. 5: Cercle de Mohr pour le point 3 (le critre de rupture est le dviateur
maximum)
Contrainte de cisaillement
[MPa]
0.320
c = 0.037 MPa
phi = 13.7
0.000
0.000
c
0.320
0.640
Figure A.1. 6: Cercle de Mohr pour le point 3 (le critre de rupture est 2% de dformation)
247
Annexes
Point 4:
0.56
c
0.48
1 3 [ MPa ]
0.40
b
0.32
0.24
0.16
0.08
0.00
0
12
16
20
(%)
24
wi
di
Sri
df
cm3
mm
kPa
kg/m3
204
100.5
50
15.2
1668
209
103.1
100
15.1
208
102.5
200
15.3
Epr
1r
1r
kg/m3 %
kPa
70.9
1664
70.4
328
9.7
1630
66.0
1608
70.6
426
17.9
1635
67.1
1702
75.1
683
19.5
Srf
Tableau A.1.3: Caractristiques des prouvettes avant et aprs essai pour le point 4
248
0.320
Contrainte de cisaillement
[MPa]
Annexes
c = 0.064 MPa
phi = 24.3
0.000
0.000
0.320
0.640
Figure A.1. 8: Cercle de Mohr pour le point 4 (le critre de rupture est le dviateur
maximum)
Contrainte de cisaillement
[MPa]
0.320
c = 0.068 MPa
phi = 12.9
0.000
0.000
0.320
0.640
Figure A.1. 9: Cercle de Mohr pour le point 4 (le critre de rupture est 2% de dformation)
249
Annexes
Point 5:
0.80
0.72
c
0.64
1 3 [ MPa
0.56
0.48
0.40
a
0.32
0.24
0.16
0.08
0.00
0
12
16
20
(%)
24
Epr
Volume H
3
wi
di
Sri
3
df
3
Srf
1r
1r
cm
mm
kPa
kg/m
kg/m
kPa
207
102.2
50
14.9
1755
80.5
1714
75.0
418
5.1
208
102.1
100
14.9
1748
79.7
1730
77.2
560
9.8
208
102.2
200
15.0
1745
79.7
1741
79.2
841
18.1
Tableau A.1.4: Caractristiques des prouvettes avant et aprs essai pour le point 5
250
Contrainte de cisaillement
[MPa]
Annexes
0.320
c = 0.082 MPa
phi = 28.4
0.000
0.000
0.320
c
0.640
0.960
0.320
Contrainte de cisaillement
[MPa]
Figure A.1. 11: Cercle de Mohr pour le point 5 (le critre de rupture est le dviateur
maximum)
c = 0.086 MPa
phi = 22.4
0.000
0.000
0.320
c
0.640
Figure A.1. 12: Cercle de Mohr pour le point 5(le critre de rupture est 2% de dformation)
251
Annexes
Point 6:
0.48
c
0.40
1 3 [ MPa ]
0.32
b
0.24
0.16
0.08
0.00
0
12
16
20
(%)
24
Volume H
3
wi
di
Sri
3
df
3
Srf
1r
1r
cm
mm
kPa
kg/m
kg/m
kPa
208
102.3
50
15.6
1620
67.0
1596
64.5
280
9.0
201
102.1
100
16.3
1638
69.3
1646
73.1
384
14.7
207
102.0
200
15.8
1630
69.0
1678
74.7
619
14.7
Tableau A.1.5: Caractristiques des prouvettes avant et aprs essai pour le point 6
252
Annexes
Contrainte de cisaillement
[MPa]
0.320
c = 0.053 MPa
phi = 22.9
0.000
0.000
0.320
0.640
Figure A.1. 14: Cercle de Mohr pour le point 6 (le critre de rupture est le dviateur
maximum)
Contrainte de cisaillement
[MPa]
0.320
c = 0.071 MPa
phi = 9
a
0.000
0.000
c
0.320
0.640
Figure A.1. 15: Cercle de Mohr pour le point 6 (le critre de rupture est 2% de dformation)
253
Annexes
Point 7:
0.40
c
0.32
1 3 [ MPa ]
b
0.24
0.16
0.08
0.00
0
12
16
20
(%)
24
wi
di
Sri
df
cm3
mm
kPa
kg/m3
208
102.6
50
18.6
1683
205
102.2
100
18.8
208
102.4
200
18.6
Epr
1r
1r
kg/m3 %
kPa
84.5
1644
78.2
269
20.0
1705
88.9
1684
83.2
374
20.0
1686
85.3
1685
83.4
538
20.0
Srf
Tableau A.1.6: Caractristiques des prouvettes avant et aprs essai pour le point 7
254
Annexes
Contrainte de cisaillement
[MPa]
0.320
c = 0.069 MPa
phi = 16.3
0.000
0.000
0.320
Contrainte normale [MPa]
0.640
Figure A.1. 17: Cercle de Mohr pour le point 7 (le critre de rupture est le dviateur
maximum)
Contrainte de cisaillement
[MPa]
0.320
c = 0.053 MPa
phi = 10.9
a
0.000
0.000
c
0.320
0.640
Figure A.1. 18: Cercle de Mohr pour le point 7 (le critre de rupture est 2% de dformation)
255
Annexes
Point 9
1 3 [ MPa ]
0.26
0.18
b
a
0.10
0.02
0
12
16
20
24
-0.06
-0.14
-0.22
-0.30
(%)
wi
di
Sri
df
cm3
mm
kPa
kg/m3
207
102.1
50
19.1
1504
205
102.0
100
19.1
206
102.5
200
19.0
Epr
1r
1r
kg/m3 %
kPa
68.2
1584
77.6
155
20.0
1517
69.4
1656
89.9
244
20.0
1505
67.9
1722
96.9
408
20.1
Srf
Tableau A.1.7: Caractristiques des prouvettes avant et aprs essai pour le point 9
256
Annexes
Contrainte de cisaillement
[MPa]
0.320
c = 0.028 MPa
phi = 14.7
0.000
0.000
c
0.320
0.640
Figure A.1. 20: Cercle de Mohr pour le point 9 (le critre de rupture est le dviateur
maximum)
Contrainte de cisaillement
[MPa]
0.320
c = 0.021 MPa
phi = 6.4
0.000
0.000
c
0.320
0.640
Figure A.1. 21: Cercle de Mohr pour le point 9 (le critre de rupture est 2% de dformation)
257
Annexes
12000
8000
6000
consolidation (sig3=50kPa)
4000
succion (sig3=50kPa)
consolidation (sig3=100kPa)
succion (sig3=100kPa)
2000
consolidation (sig3=200kPa)
succion (sig3=200kPa)
0
0
10
15
20
25
30
35
temps(jours)
0.48
0.40
c
0.32
1 3 [ MPa ]
10000
0.24
0.16
a
0.08
0.00
0
12
16
20
(%)
24
258
Annexes
Epr
di
kPa
kg/m
50
1668
100
200
wi
Sr
wf
df
3
Srf
1r
1r
%
kg/m
kPa
0.56
15.2
72.21
19.50
1623
84.3
166.95 13.30
1630
0.59
15.1
67.81
19.10
1627
83.1
340.26 19.93
1635
0.59
15.3
68.37
19.30
1624
83.6
542.00 19.88
Tableau A.2.1: Caractristiques des prouvettes avant et aprs essai pour uair= 50 kPa
uair = 50 kPa
0.40
q [ MPa ]
0.32
y = 0.9901x + 0.0394
R2 = 0.9738
0.24
0.16
0.08
0.00
0.00
b
0.16
p [MPa]
0.32
Figure A.2. 3: Chemin des contraintes par rapport aux invariants de contraintes (p,q)
259
Annexes
Contrainte de cisaillement
[MPa]
0.400
0.320
0.240
0.160
c = 0.020MPa
phi = 24.9
0.080
0.000
0.000
0.160
0.320
[MPa]
0.480
0.640
0.800
0.640
0.800
0.400
Contrainte de cisaillement
0.320
0.240
0.160
c = 0.001MPa
phi = 24.9
0.080
0.000
0.000
0.160
0.320
c
0.480
Figure A.2. 4: Cercles de Mohr pour uair = 50 kPa (le critre de rupture est le dviateur
maximum ou 20% de dformation)
260
Annexes
Contrainte de cisaillement
[MPa]
0.200
0.160
0.120
0.080
c = 0.024 MPa
phi = 14.6
0.040
0.000
0.000
0.080
b
0.160
0.240
0.320
0.400
Contrainte de cisaillement
[MPa]
0.280
0.240
0.200
0.160
0.120
c = 0.011 MPa
phi = 15.3
0.080
0.040
a
0.000
0.000
0.080
0.160
b
0.240
0.320
0.400
Contrainte Bishop [MPa]
c
0.480
0.560
Figure A.2. 5: Cercles de Mohr pour uair = 50 kPa (le critre de rupture est 2% de
dformation)
261
Annexes
15000
10000
consolidation (sig3=50kPa)
succion (sig3=50kPa)
consolidation (sig3=100kPa)
5000
succion (sig3=100kPa)
consolidation (sig3=200kPa)
succion (sig3=200kPa)
0
0
10
15
20
25
30
35
temps(jours)
0.48
c
0.40
0.32
1 3 [ MPa ]
20000
b
0.24
a
0.16
0.08
0.00
0
12
16
20
(%)
24
262
Annexes
Epr
di
wi
kPa
kg/m
50
1640
100
200
Sri
wf
df
3
Srf
1r
1r
kg/m
kPa
0.59
15.5
68.85
17.00
1625
73.7
231
18.03
1644
0.58
15.4
68.86
17.50
1616
74.8
361
19.79
1639
0.59
15.3
67.85
17.10
1620
73.6
616
20.01
Tableau A.2.2: Caractristiques des prouvettes avant et aprs essai pour uair= 100 kPa
uair = 100 kPa
0.48
0.40
y = 1.0398x + 0.0636
R2 = 1
q [ MPa ]
0.32
0.24
0.16
0.08
0.00
0.00
b
0.16
0.32
p [MPa]
0.48
Figure A.2. 8: Chemin des contraintes par rapport aux invariants de contraintes (p,q)
263
Annexes
Contrainte de cisaillement
[MPa]
0.400
0.320
0.240
0.160
c = 0.032 MPa
phi = 25.9
0.080
0.000
0.000
0.160
0.320
0.480
0.640
0.800
Contrainte de cisaillement
[MPa]
0.400
0.320
0.240
0.160
c = 0 MPa
phi = 25.5
0.080
a
0.000
0.000
0.160
0.320
c
0.480
0.640
0.800
Figure A.2. 9: Cercles de Mohr pour uair = 100 kPa (le critre de rupture est le dviateur
maximum ou 20% de dformation)
264
Annexes
[MPa]
0.200
Contrainte de cisaillement
0.240
0.160
0.120
0.080
c = 0.044MPa
phi = 11.5
0.040
a
0.000
0.000
0.080
0.160
0.240
0.320
0.400
0.480
[MPa]
0.280
Contrainte de cisaillement
0.200
0.240
0.160
0.120
0.080
c = 0.037MPa
phi = 11.3
0.040
a
0.000
0.000
0.080
0.160
0.240
b
0.320
c
0.400
0.480
0.560
Figure A.2. 10: Cercles de Mohr pour uair = 100 kPa (le critre de rupture est 2% de
dformation)
265
Annexes
3 = 50 kPa
0.48
0.40
1 3 [ MPa ]
0.32
0.24
uair=100 kPa
0.16
uair=50 kPa
uair=20 kPa
0.08
0.00
0
12
16
20
(%)
24
Figure A.2. 11: Evolution du dviateur 3 = 50 kPa et sous des succions diffrentes
3 = 100 kPa
0.48
0.40
1 3 [ MPa ]
0.32
uair=100 kPa
0.24
uair=50 kPa
0.16
uair=20 kPa
0.08
0.00
0
12
16
20
(%)
24
Figure A.2. 12: Evolution du dviateur 3 = 100 kPa et sous des succions diffrentes
266
Annexes
3 = 200 kPa
0.48
uair=100 kPa
0.40
uair=50 kPa
0.32
1 3 [ MPa
uair=20 kPa
0.24
0.16
0.08
0.00
0
12
16
20
(%)
24
Figure A.2. 13: Evolution du dviateur 3 =200 kPa et sous des succions diffrentes
Fs
(kPa)
* 1.000E-08
106
95
1.050
85
74
63
53
42
31
21
10
0
267
Annexes
* 1.000E-08
691
628
565
1.148
502
439
377
314
251
188
125
62
0
* 1.000E-08
179
161
143
10
1.405
125
107
89
71
53
35
17
0
* 1.000E-08
183
165
146
15
1.581
128
110
91
73
55
36
18
0
* 1.000E-09
676
615
553
492
20
1.742
430
369
307
246
184
123
61
0
268
Annexes
* 1.000E-08
420
381
343
305
267
30
2.057
229
190
152
114
76
38
0
()
Fs
* 1.000E-07
346
311
276
242
207
1.022
173
138
103
69
34
0
* 1.000E-07
363
330
297
264
231
10
1.211
198
165
132
99
66
33
0
269
Annexes
* 1.000E-07
142
127
113
99
85
15
1.474
71
56
42
28
14
0
* 1.000E-09
676
615
553
492
20
1.742
430
369
307
246
184
123
61
0
* 1.000E-08
522
474
427
379
332
30
2.268
284
237
189
142
94
47
0
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