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13.

INTGRATION

1 Introduction : calculs d'aires.


1. 1 Aires lmentaires.
La notion de surface d'une portion de plan est connue depuis l'antiquit (on
pense m^
eme que le calcul de la surface des champs est une des origines de la gomtrie) ;
ce n'est qu'au 19`eme sicle qu'on essaya d'en donner une dnition rigoureuse. On
s'aperut alors qu'il pouvait se prsenter des dicults inattendues (il n'tait pas clair
en particulier qu'il y ait une bonne mesure de la surface dans le cas de formes
trs irrgulires), ce qui amena partir de situations intuitivement claires et dnir
une fonction (l'aire) S 7 A(S) allant des parties du plan (ou du moins de celles
assez simples) vers R+ , et vriant certaines proprits juges ncessaires (c'est
ce qu'on appelle la mthode axiomatique), telles par exemple que : S1 S2 =
A(S1 S2 ) = A(S1 ) + A(S2 ). On peut alors aisment obtenir les formules classiques
donnant par exemple l'aire d'un triangle.

1. 2 La dnition moderne des intgrales.


En utilisant la m^
eme ide, applique cette fois l'aire situe entre le graphe d'une
fonction f (positive) et l'axe des x, on est amen encadrer f par des fonctions
constantes (par intervalles), et encadrer l'aire par celle des rectangles correspondants.
Il n'est pas trs dicile de formaliser cette ide, et de dnir l'intgrale comme
la limite (si elle existe) de ces aires, lorsque la largeur des rectangles tend vers 0.
C'est la dnition ocielle actuelle, et elle sera prsente rigoureusement en Sp ;
nous la retrouverons la n de ce chapitre, en tudiant le thorme de Riemann.

1. 3 La fonction A(f ; x).


Mais nous allons pour le moment utiliser une y .............
...
...
ide plus intuitive, due aux eorts des premiers
..
..
`
eme
...
analystes du 17
sicle (Newton et Leibnitz prin..
..
...
g(X+)g(X)
..
cipalement) : tant donn une fonction f positive
...
...
...
..
.........................
..
.....
.
.
sur [a; b], elle consiste supposer l'existence de
......
.....
.
.
....
.
.
....
.
.
.
.
.
..
.
....
.... ....
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
...
.
.
.
...
........
......................................................
l'aire de la portion de plan situe entre l'axe Ox et
...
..
....
...
...
...
.
.
........
...
.
le graphe de f d'une part, et entre les deux droites
...
....
...
..
A(f ; X)
. (G )
...
f
.
[X = a] et [X = x] d'autre part (aire que nous
....
..
...........................................................................................................................................................................................................
noterons A(f ; x)). Quand x varie (dans l'inter....
a
X X+
..
x
...
O
.
valle [a; b]), ce nombre est donc une fonction de x
(x 7 g(x) = A(f ; x)), et on montre alors intuitivement (ce qui sera fait en classe)
qu'on doit avoir g 0 (x) = f (x), et donc que g doit ^
etre une primitive de f .
.

1. 4 Aire algbrique.
Plus prcisment, si on admet l'existence d'une primitive h de f , on voit qu'on
doit avoir g(x) = h(x) h(a) ; cette formule peut alors se gnraliser une fonction
f quelconque (et non plus seulement positive) et des valeurs de x infrieures a.
On obtient alors des nombres ventuellement ngatifs, mais qui gnralisent la notion
d'aire avec des conventions de signe qu'on exposera en classe ; on dit qu'on a dni ainsi

Intgration

p. 2

l'aire algbrique d'une portion de plan ; cette notion est en fait un peu dirente de la
prcdente, car elle incorpore la notion de contour de la rgion mesure (ce contour
devant ^
etre une courbe paramtre rgulire) ; une analyse complte de cette notion,
et des mthodes de calcul correspondantes, sera faite en Sp.

2 Primitives et intgrales.
2. 1 Primitives des fonctions continues.
Pour que la thorie intuitive qu'on vient de voir puisse s'appliquer, il faut
conna^tre une primitive de la fonction f . Il est clair que toutes les fonctions n'en ont pas
(ainsi, la fonction discontinue f : x 7 f (x) = |x|/x (si x 6= 0) et f (0) = 0 ne peut avoir
de primitive d'aprs les thormes du chapitre 10) ; mais on peut dmontrer que toute
fonction continue sur un intervalle ferm [a, b] y admet une primitive (la dmonstration de ce thorme dlicat, d^
u Cauchy, est hors-programme ; on l'obtient par une
analyse soigne des sommes de Riemann) ; nous ne nous intresserons plus dsormais qu' ce cas (avec des gnralisations presque videntes qui seront vues en 5.4).
Il est alors facile de voir que si F est une primitive de f sur [a, b], toutes les autres
primitives de f sont de la forme F R+ Constante, ce qu'on a tendance noter par abus
de langage comme (par exemple) x2 dx = x3 /3 + Cte ; mais ce genre d'criture est
assez dangereux, ce qui nous amne au problme des notations.

2. 2 Intgrales dnies : la notation de Leibnitz.


Par une analyse intuitive de la notion d'aire innitsimale, Leibnitz a t
amen noter ce que nous avons appel A(f ; b) par l'assemblage de symboles (peu
Rb
commode) a f (x) dx, qui se lit : intgrale
R dnie de f sur [a, b] , ou plus simplement somme de a b de f  (le signe est d'ailleurs simplement un S dform !).
Il est plus sage de ne pas trop chercher dcomposer cette criture ; mais nous verrons
d
qu'interprter dx comme le m^
eme dx que celui gurant dans
f (x) peut s'avrer
dx
commode.
Quoiqu'il en soit, nous allons simplement prendre comme dnition arbitraire
Rb
de a f (x) dx le nombre F (b) F (a), o F est une primitive de f sur [a, b], et on se
convaincra aisment que cette dnition ne dpend pas du choix de F (la constante
s'liminant); a et b s'appellent les bornes d'intgration. On remarquera que x n'interRb
Rb
vient pas dans cette notation, autrement dit que a f (x) dx = a f (t) dt (on dit que x
est une variable muette).
On utilise parfois dans les calculs pratiques d'intgrales la notation F (b) F (a) =
b
h
ib

F (x) , ou encore F (b) F (a) = F (x) (on dit qu'on prend F entre a et b ).
a

Il arrive aussi qu'on veuille intgrer


sur un intervalle I dont on ne connait pas
[a, b] si a < b (on verra en Sp qu'il s'agit
explicitement l'ordre des bornes : I =
[b, a] si b a
Z
Z d
d'un cas particulier d'intgrale sur un domaine) ; on dnit alors f =
f (x) dx,
I

avec c = min(a, b) et d = max(a, b) ; on remarquera que dans cette notation, la variable


muette et le d associ ont disparus.
Rx
Il est clair que la fonction x 7 F (x) F (a)
=
f (t)dt est une primitive de
a
R
f (celle qui vaut 0 en a); d'o l'ide de noter f (x) dx une primitive arbitraire

Intgration

p. 3

de f (on dit alors qu'il s'agit d'une intgrale indnie). Mais cette notation suppose
une constante (dite constante d'intgration) arbitraire, elle est donc dangereuse et ne
doit ^
etre employe que pour noter des rsultats (comme nous le ferons au prochain
paragraphe); les calculs explicites d'intgrales (et m^
eme de primitives) doivent ^
etre
faits en conservant les bornes d'intgration (on verra pourquoi en tudiant la technique
des changements de variable). Dans tous les cas o l'on veut pouvoir parler des
def

primitives de f sans risque, on emploiera la notation Prim(f ) = {F / F 0 = f }.

2. 3 Proprits lmentaires.
En n'utilisant que la dnition prcdente, on obtient aisment la formule de
Chasles :
Z b
Z c
Z c
f (x) dx +
f (x) dx =
f (x) dx
a

(on remarquera qu'il n'est pas ncessaire d'avoir a < b < c) ; les proprits lmentaires
de la drive montrent aussi la formule
Z b
Z b
Z b
(f (x) + g(x)) dx =
f (x) dx +
g(x) dx (o et sont des constantes)
a

qu'on appelle la linarit de l'intgration (on verra prcisment pourquoi au chapitre


Rb
19). Malheureusement, il n'y a pas de formule analogue pour a f (x)g(x) dx, et on
verra dans la prochaine section qu'il n'est pas possible en gnral de calculer explicitement la primitive de n'importe quelle fonction, m^
eme lmentaire.

3 Calculs de primitives.
3. 1 Primitives des fonctions usuelles.
La liste des drives des fonctions usuelles donne, lue  l'envers, une liste de
primitives, rappeles dans le tableau ci-dessous :

Fonction

Primitive

x dx

dx
Z x
ekx dx
Z
sin(ax + b) dx
Z
cos(ax + b) dx
Z
dx
2
Z 1+x
dx

1 x2

x+1
+ Cte (si 6= 1)
+1

= ln x + Cte
=
=
=

ekx
+ Cte
k
cos(ax + b)
+ Cte
a
sin(ax + b)
+ Cte
a

= Arc tg x + Cte
= Arc sin x + Cte

D'autres primitives de fonctions usuelles seront obtenues dans les prochains paragraphes, mais il n'est pas recommand de les apprendre par cur ; il vaut mieux retenir
les trucs permettant de les retrouver.

Intgration

p. 4

3. 2 Intgration par parties.


Comme
R on l'a dit plus haut, il n'y a pas proprement parler de formule pour
calculer f (x)g(x) dx, mais il est possible de transformer les intgrales de ce type ;
en eet, en intgrant la formule (U V )0 = U 0 V + U V 0 , et en notant u = U 0 , v = V 0 ,
on obtient la relation suivante, appele formule d'intgration par parties :
Z b
Z b
u(x)V (x) dx = U (b)V (b) U (a)V (a)
U (x)v(x) dx
a

(que l'on note souvent aussi, par abus Rde langage et Ren employant les changements
de variable du prochain paragraphe : u dv = uv v du).
La mise en uvre de cette formule sera vue en classe ; il est clair que pour l'utiliser
pour dterminer la primitive d'un produit, il faut non seulement conna^tre la primitive
d'un des deux facteurs, mais aussi que la transformation de l'intgrale aboutisse une
forme plus simple, ce qui demande parfois beaucoup d'habilet pratique. On est
souvent aussi amen utiliser plusieurs fois de suite cette formule (par exemple pour
R1
le calcul de 0 x4 ex dx), et m^
eme construire une rcurrence (l'exemple le plus clbre
tant la formule de Taylor-Young, qu'on verra en 6.1)

3. 3 Changement de variable.
La formule de drivation des fonctions composes ((g f )0 = f 0 (g 0 f )) donne
elle aussi des formules d'intgration, qu'on interprte plus aisment en disant qu'on
eectue le changement de variable consistant poser X = f (x) ; un calcul simple
aboutit la formule
Z b
Z f (b)
0
f (x)g(f (x)) dx =
g(X) dX
a

f (a)

Mais cette formule cache des dicults pratiques bien relles : la forme de gauche
n'est pas en gnral donne
de manire aussi vidente ! Aussi, si l'on peut par exemple
R x
2
2
l'utiliser pour calculer xe
dx (qui vaut 12 ex + Cte ), on aura le plus souvent une
transformation de la forme de droite, autrement dit on essaiera de poser x = f 1 (X) et
alors, cette mthode suppose que la fonction de changement de variable soit bijective
(et m^
eme drivable !). On utilisera donc plut^
ot la forme suivante : si est bijective,
de classe C 1 sur [a, b], posant (changement de variable) x = (t), il vient :
Z b
Z 1 (b)
f (x) dx =
f ((t))0 (t) dt
a

1 (a)

qu'on retient plus aisment en notant dx = d(t) = 0 (t) dt (ce qui, bien s^
ur, est l'une
des justications historiques de la notation de Leibnitz).
Quand on veut utiliser cette mthode pour obtenir une primitive, on se place le
plus souvent dans le cas o la fonction utilise est en fait connue sous la forme
t = (x) (et donc o = 1 ); on aura donc besoin le plus souvent de bijections
drivables, dont la bijection rciproque est aussi drivable; une telle bijection s'appelle
un diomorphisme.
De nombreux changements de variable sont a priori envisageable; on verra dans la
section suivante un ensemble de techniques classiques. En l'absence d'indications fournies par ailleurs, et quand les changements de variable naturels n'aboutissent pas,
il ne faut pas perdre trop de temps : de nombreuses fonctions lmentaires n'ont pas
de primitive exprimable ; on a dja vu que 1/x et 1/1 + x2 ncessitent l'introduction
des nouvelles fonctions ln et Arc tg, voici d'autres exemples :

Intgration

p. 5

3. 4 Fonctions sans primitives lmentaires.


1 sin x x2
,
,e
, ou encore x ex (pour 6 N)
ln x
x
R
n'ont pas de primitive donne par une formule sans signe . Certaines de ces
primitives rapparaissant dans de nombreuses situations, elles ont parfois ni par
recevoir un nom (les logiciels tels que Maple V connaissent d'ailleurs une trs longue
liste de ces noms)
etre tudies prcisment l'aide des mthodes de 6.2 (ainsi la
Z x et ^
dt
fonction x 7
a t appel par Gauss le logarithme intgral et not Li(x),
e ln t
et il a conjectur que le nombre de nombres premiers avant n tait quivalent Li(n)).
Il s'agit de ce qu'on appelle parfois les fonctions spciales ; elles forment un rservoir
inpuisable de sujets de concours, commenant gnralement par la phrase rituelle :
on ne cherchera pas expliciter l'intgrale. . . . Si l'on dispose d'un logiciel de calcul
formel, on remarquera qu'il ne peut en gnral calculer une intgrale
de ce genre
Rp
sans faire appara^tre certaines de ces fonctions spciales (ainsi,
2 sin2 x dx a
(sous Maple) une rponse comportant de mystrieuses fonctions LegendreY. . . ), et on
assiste m^
eme parfois un aveu d'impuissance complte (la commande int (exp (x^3),
R 3
x); renvoie l'intgrale ex dx, comme si on avait tap Int (exp...); c'est (le plus
souvent) le signe qu'il n'y a eectivement pas de solution lmentaire !
Des fonctions aussi naturelles que

4 Mthodes pratiques.
4. 1 Fonctions rationnelles.
Toutes les fonctions rationnelles x 7 P (x)/Q(x) (o P et Q sont des polyn^
omes)
ont des primitives exactes. La dmonstration rigoureuse de ce rsultat sera faite
dans le prochain interlude; nous allons voir ici les cas les plus courants, et les mthodes
de calcul correspondantes. On commence par se ramener au cas o deg(P ) < deg(Q)
en eectuant une division euclidienne : si P = AQ+R, on a P/Q = A+R/Q ; et comme
Z X
n
n
X
ak k+1
on conna^t les primitives des polyn^
omes (car
ak xk dx =
x
+ Cte ),
k+1
k=0
k=0
on n'a donc qu' chercher une primitive de R/Q. On factorise alors Q, et on eectue ce
qu'on appelle une dcomposition en lments simples de R/Q, c'est--dire qu'on
a
crit R/Q sous forme d'une somme de termes de la forme
(qu'on appelle
(x )n
bx + c
des lments simples de premire espce) et de termes de la forme 2
,
(x + x + )n
avec 2 < 4 (qu'on appelle des lments simples de seconde espce). On verra
dans l'interlude que c'est toujours possible, et de manire unique ; et comment le
faire en pratique. Il ne reste alors qu' obtenir les primitives
des lments simples :
Z
a dx
ceux de premire espce sont aisment intgrables, puisque
= a ln(x)+Cte ,
x
Z
k+1
a(x

)
et que
a(x )k dx =
+ Cte ; mais les lments de seconde espce
k+1
ncessitent une mthode plus dtourne : on commence par se ramener la forme
aX + b
, l'aide du changement de variable X = c1 x + c2 (on verra le dtail du
(X 2 + 1)n
aX
calcul en classe), la forme
s'intgre aisment; il reste donc dterminer les
2
(X + 1)n
1
primitives de
; ce qui se fait par intgration par parties, et l'aide d'une
2
(X + 1)n
rcurrence sur n (d'ailleurs non vidente, et qui sera prcise en exercice).

Intgration

p. 6

4. 2 Exponentielles.
Les fonctions contenant des exponentielles se ramnent en gnral des fractions
rationnelles par le changement de variable t = ex , en eet on a alors dt = t dx.
On pourra parfois acclrer les calculs en exploitant les fonctions hyperboliques, qui
se traitent de manire analogue (gnralement au signe prs) aux fonctions trigonomtriques usuelles.

4. 3 Fonctions trigonomtriques.
Les polyn^
omes trigonomtriques (par exemple cos3 x sin4 x)Ps'intgrent en gnral
aprs linarisation (c'est--dire en les mettant sous la forme
ak cos kx), ce qui se
fait l'aide des formules d'Euler. On peut les utiliser plus gnralement pour des
fonctions trigonomtriques quelconques (et passer par l'exponentielle complexe, en
sparant parties relles et imaginaires), mais il est le plus souvent plus commode
d'utiliser directement les changements de variable X = cos x, X = sin x ou X = tan x
(le choix exact ncessitant un peu d'intuition, ou l'utilisation des rgles de Bioche :
X = cos x si f est impaire, X = sin x si f ( x) = f (x) et X = tan x si f ( + x) =
f (x), que l'on peut retrouver en pensant aux symtries de la fonction tudie).
Il faut ^
etre trs soigneux dans l'application de cette mthode, car elle doit ^
etre limite
des intervalles o ces fonctions sont bijectives ! Quand aucun de ces changement
de variable ne russit, le choix de t = tan(x/2) aboutit toujours, comme on le verra
en classe (mais les calculs sont souvent nettement plus pnibles, d'o l'intr^
et des
mthodes
plus
simples
qu'on
a
vues
d'abord)
;
c'est
en
particulier
le
cas
du
calcul
de
Z
dx
; en voici une rdaction soigne :
sin x
Plaons-nous sur l'intervalle ]0; [ , et posons t = tan(x/2) et donc (dans cet inter2
valle) x = (t) = 2 Arc tg t ; est un diomorphisme et 0 (t) =
. On a alors,
1 + t2
d'aprs la formule de changement de variable,
Z tg X2
Z tg X2
Z X
dx
2dt . 2t
dt
X
=
=
= ln tg ,
2
2

sin x
1+t
1+t
t
2
1
1
2

1
x
(sur l'intervalle ]0; [ ) sont de la forme ln tg + Cte .
sin x
2
On remarquera sur cet exemple que si dterminer une primitive peut devenir assez
dlicat, il est facile en revanche de contr^
oler le rsultat : on voit aisment que
et donc les primitives de

x
1 + tg2 x/2
sin x/2
cos x/2
1
1
(ln tg )0 =
=
+
=
=
,
2
2 tg x/2
2 cos x/2 2 sin x/2
2 sin x/2 cos x/2
sin x
ce qui prouve d'ailleurs que ce rsultat est valable dans tous les intervalles o sin x 6= 0.

4. 4 Radicaux.

eme
r Les fonctions contenant des radicaux simples de la forme ax + b ou m^
ax + b
s'intgrent en prenant le radical comme nouvelle variable. Les radicaux d'excx + d
pressions plus complexes sont souvent diciles intgrer; on verra
en classe quelques
mthodes gnralement ecaces : pour les expressions du type ax2 + bx + c, le principe
est de se ramener (par passage la forme canonique) des formes telles que
X 2 1, puis de transformer ces dernires en utilisant la trigonomtrie ou les fonctions hyperboliques. Comme toujours, il n'y a pas de solution universelle pour tous

Intgration

p. 7

les problmes de ce type : on ne peut mettre sous forme lmentaire


(c'est ce qu'on appelle une intgrale elliptique).

x4 + 1 dx

5 Thorie de l'intgration.
5. 1 Ingalits et encadrements.
On va commencer par dmontrer un rsultat lmentaire : si (sur [a; b]) f (x) 0,
Rb
alors a f (x) dx 0. En eet, la drive f de F tant positive, F est croissante sur
[a; b], ce qui prouve que F (b) F (a) 0. On en dduit que

Z
(x [a; b])(f (x) g(x))

f (x) dx
a

g(x) dx.
a

Comme on sait que pour tout x, |x| x |x|, on en dduit aisment l'importante
ingalit
Z
Z

b
b

|f (x)| dx
f (x) dx

a
a
(qui peut m^
eme se gnraliser au cas complexe (f : R C), comme on le verra en
Sp).

5. 2 Mthode des rectangles.


En particulier, on voit que si m = min f et si M = max f , on doit avoir
[a;b]

[a;b]

m(b a)

f (x) dx M (b a),
a

or les deux bornes de cet encadrement constituent l'aire de deux rectangles situs
respectivement en-dessous et au dessus du graphe de f . En dcomposant l'intervalle
plus petits, et en combinant les ingalits, on aboutit
[a; b] en une suite d'intervalles
Rb
un encadrement de I = a f (x) dx par des sommes. Le calcul ainsi esquiss peut, dans
des conditions favorables, donner une bonne valeur approche de I , mais il existe des
mthodes numriques de calcul de I plus ecaces, comme on le verra au chapitre 15.
Toutefois, on va voir qu'il permet un passage la limite donnant une valeur exacte de I ,
et qui a d'ailleurs servi Cauchy justier rigoureusement l'existence d'une primitive
de f .

5. 3 Sommes de Riemann.
Supposons pour commencer que f soit croissante sur [a; b] ; dans tout intervalle
[c; d] inclus dans [a; b], on aura alors min f = f (c) et max f = f (d) ; l'encadrement
[c;d]

prcdent s'crira donc

[c;d]

f (c)(d c)

f (x) dx f (d)(d c).


c

Si on dcompose alors [a; b] en une suite de n intervalles de m^


eme longueur (gale
par consquent (b a)/n) : [a; a + (b a)/n], [a + (b a)/n; a + 2(b a)/n], . . . ,
[a + (n 1)(b a)/n; b] ; et qu'on additionne les encadrements qu'on vient d'obtenir,

Intgration

p. 8

on peut mettre en facteur la valeur constante d c = (b a)/n, et en posant ai =


a + i(b a)/n, on obtient nalement

Z b
n1
n
ba X
baX
f (ai )
f (x) dx
f (ai ).
n i=0
n i=1
a
Les bornes de l'encadrement s'appellent des sommes de Riemann ( pas constant);
n1
n
ba X
baX
en notant S1 (n) =
f (ai ) et S2 (n) =
f (ai ), on voit que les deux
n i=0
n i=1
(b a)
suites S1 (n) et S2 (n) vrient (I S1 (n)) + (S2 (n) I)
(f (b) f (a)),
n
ce qui prouve qu'elles convergent toutes deux vers I . Un rsultat analogue peut se
dmontrer pour une fonction quelconque (continue) et non plus seulement monotone
(mais on ne peut plus alors encadrer I ) :
n

Thorme (Riemann).
Z
et a pour limite
h
h
h
h
h
h
h
h
h
h
h
h
h
h
h
h
h
h
h
h
h

ba X
ba
La suite Sn =
f (a + k
) est convergente,
n
n
k=1

f (x) dx.

En fait, si cette dmarche peut sembler naturelle, et est historiquement celle qui
fut suivie, on estime actuellement qu'il est prfrable de dnir l'intgrale partir
des sommes de Riemann (dont la gnralisation est possible des fonctions extrmement discontinues, et bien sr n'admettant pas de primitives; on aboutit ainsi
ce qu'on appelle la thorie de la mesure) ; on montre alors que pour une fonction
continue, ces sommes convergent vers une limite, que l'on baptise intgrale dnie ;
il reste alors montrer le
Thorme
R x fondamental de l'analyse (Cauchy) : Si f est continue sur I , la fonction x 7 a f (x) dx (dnie sur I , avec a I ) est une primitive de f .
Il y a de nombreuses applications pratiques du thorme de Riemann ; on pensera
surtout qu'on peut souvent exprimer une suite sous forme de somme de Riemann,
m^
eme quand les bornes ne semblent pas tout fait convenir : on en verra des exemples
en exercice.

5. 4 Gnralisation aux fonctions continues par intervalles.


Il est temps d'envisager l'intgration de fonctions non continues. Comme on l'a
vu, elles ne sauraient avoir de primitives, mais si une fonction est continue sur les
intervalles [a; b[ et ]b; c], et si de plus elle a des limites en b droite et gauche
(m^
eme si lim f 6= lim f ), il parait naturel d'utiliser la formule de Chasles pour dnir
+
b
Z c
Z b b
Z c
f2 (x) dx, o f1 et f2 sont les fonctions prolongeant f
f1 (x) dx +
f (x) dx =
a

par continuit. Le cas gnral des fonctions continues par intervalles (et ayant des
limites nies aux bornes) ne prsente pas plus de dicults ; il ore l'intr^
et thorique
de vrier encore le thorme de Riemann (et c'est d'ailleurs ce qui a donn ce
dernier l'ide de dnir une intgrale plus gnrale, et qui peut s'appliquer aussi des
fonctions trs discontinues)

Intgration

p. 9

5. 5 Formule de la moyenne.
Puisque par dnition, la primitive F de f est drivable, on peut lui appliquer la
formule des accroissements nis sur [a; b], ce qui aboutit (F (b)F (a))/(ba) = f (c)
ou plus prcisment la formule de la moyenne :
Z b
1
f (x) dx = f (c)).
(c)(a < c < b et
ba a
Le nombre f (c) ainsi dni s'appelle la valeur moyenne de f (sur [a; b]) (pour des
raisons surtout physiques, que l'on verra en exercice) ; on gnralise d'ailleurs cette
formule d'autres notions de moyennes (moyenne gomtrique, etc.. .) par des dnitions analogues qui conduisent aux importantes notions (physiques) de moyenne
pondre, de distribution de densit, et de mesure.

f tant continue sur [a; b], elle y atteint ses bornes, et on peut donc crire
l'ingalit de la moyenne :
Z b
1
min f
f (x) dx max f
ba a
[a;b]
[a;b]
Cette ingalit est d'ailleurs trs imprcise, mais susante pour les encadrements les
plus frquents, tel celui que nous allons voir en 6.1, ainsi qu'une autre utilisation
importante, la construction d'encadrements de primitives qu'on ne sait pas expliciter
pour dterminer leurs limites, qu'on verra en 6.2.

6 Applications.
6. 1 Formule de Taylor-Young.

Rb
Intgrons par parties In = a f (x)(b x)n /n! dx. On obtient
h (b x)n+1
ib Z b
(b x)n+1
In =
f (x) +
f 0 (x)
dx
(n + 1)!
(n + 1)!
a
a
Z b
(b a)n+1
(b x)n+1
=
f (a) +
f 0 (x)
dx,
(n + 1)!
(n + 1)!
a
Rb
ce qui donne l'ide d'une rcurrence en partant de I0 = a f (x) dx = F (b) F (a).
On obtient alors la formule de Taylor avec reste intgral (ou reste de Young) ( l'ordre
n) :
(b a)2 00
(b a)n (n)
F (a) + +
F (a) + Rn
2
n!
Z b
(b x)n (n+1)
avec Rn =
F
(x) dx
n!
a

F (b) = F (a) + (b a)F 0 (a)+

(Il est clair que cette formule est valable si l'intgrale est dnie ; il sut par exemple
que F soit de classe C n+1 .)

Rn s'appelle le reste de Young (d'ordre n) ; dans les applications pratiques, on ne


peut en gnral l'valuer plus simplement, mais il est souvent possible de l'encadrer
(par exemple l'aide de l'ingalit de la moyenne); en particulier, si F (n+1) est borne
(sur [a; b]) par m et M , on obtient
m

(b a)n+1
(b a)n+1
Rn M
(n + 1)!
(n + 1)!

d'o on peut retrouver la formule de Taylor-Lagrange.

Intgration

p. 10

6. 2 tude de fonctions dnies par une intgrale.


Un ensemble important de fonctions usuelles ne peuvent ^
etre dnies que par des
intgrales (c'est par exemple le cas des solutions de certaines quations diffrentielles
que l'on verra au prochain chapitre). L'tude d'une fonction telle par exemple que
Z 2x
dt

x 7 f (x) =
(dveloppe dans l'exercice-type n 27) ncessite une dmarche
ln t
x
un peu inhabituelle : on vriera en eet que le calcul de la drive de f (ici gale
2/ ln 2x 1/ ln x) est souvent beaucoup plus facile que le reste de l'tude. On
rchira en particulier aux problmes de limites (qui seront abords de manire plus
systmatique en Sp), et on soignera les questions de domaine et de symtrie ; enn
on vitera surtout de chercher (le plus souvent en vain) une formule explicite.

6. 3 Deux exemples classiques : les formules de Wallis et de Stirling.


Outre les limites lies l'application directe des sommes de Riemann, certaines
suites correspondent des formules des rectangles, ce qui permet de les comparer
des intgrales. Ainsi, on voit que la mthode des rectangles applique la fonction
x 7 1/x conduit 1/2 + 1/3 + + 1/n < ln n < 1 + 1/2 + < 1/(n 1) ;
et c'est une traduction de cette ide qui amne la constante d'Euler (voir le DM
correspondant). On va ici s'intresser un encadrement analogue de ln 1 + ln 2 +
ln 3 + + ln n, ce qui nous conduira une formule approche pour n!, qu'on appelle
la formule de Stirling.
La fonction f : x 7 ln x tant croissante, Rconcave, on sait d'abord (mthode des
n
rectangles) que f (1) + f (2) + + f (n 1) < 1 ln x dx < f (2) + + f (n 1) + f (n),
mais aussi (mthode des trapzes) que

f (1) + f (n)
+ f (2) + f (3) + + f (n 1) <
2

ln x dx < f (2) + f (3) + + f (n)


1

(Cet encadrement sera prcis en classe, il consiste intgrer une fonction


ane par
Rn
morceaux et valant ln x pour x entier.) On voit par consquent que, 1 ln x dx valant

n
x ln xx 1 = n ln nn+1, on obtient l'encadrement suivant : n ln nn+1 < ln n! <

n ln n n + ln n + 1.
Malheureusement, cet encadrement n'est pas assez prcis ; en eet, si les deux
bornes sont bien quivalentes, ce qui, d'aprs le thorme des gendarmes, permet
d'armer que ln n! n ln n, on aboutit en passant aux exponentielles l'encadrement

ou nn /en < n! < nn /en e n, qui ne permet pas de donner un quivalent
n!. Toutefois, la piste est prsent susamment indique : il faut dterminer un
encadrement plus serr, par exemple celui fourni par la mthode de Simpson
(voir chapitre 14). Il s'avre alors que (comme pour le calcul de la constante d'Euler)
on obtient un rsultat de la forme : ln n! n ln n + n ln n/2 est convergente (vers a),

et donc que n! Knn en n, o K = ea est une constante (non nulle)*. Mais comment
la dterminer ?
* En ralit, ce type d'encadrement ne permet pas d'aboutir la convergence; l'ide la plus rapide
pour la dmontrer consiste avoir devin le rsultat (comme on vient de le voir), puis introduire
deux suites telles que un = ln n! n ln n + n ln n/2 et vn = un + k/n, et ajuster k pour que les
deux suites un et vn soient adjacentes; cette mthode dsagrablement articielle se gnralise en
fait un rsultat thorique important : la formule sommatoire d'Euler-MacLaurin.

Intgration

p. 11

Changeons
R n apparemment de sujet ; nous allons prsent nous intresser la suite
In = 0 sin x dx. Par intgration par parties, on voit que
Z
n1

In = sin
x cos x 0 + (n 1)
cos2 x sinn2 x dx = (n 1)(In2 In ).
0

Cette formule permet par consquent de calculer In de proche en proche : on a nIn =


(n 1)In2 . En multipliant ces galits, on aboutit

I2n =

1 3 5 (2n 1)
I0
2 4 2n

et

I2n+1 =

2 4 2n
I1 .
1 3 5 (2n + 1)

Il est d'autre part facile de montrer (en encadrant les intgrales) que In est une suite
dcroissante telle que lim In+1 /In = 1 ; remarquant enn que I0 = et que I1 = 2,
on aboutit la formule de Wallis :

2 2 4 4 6 2n 2 2n 2n

= lim
.
n
2
1 3 3 5 5 2n 1 2n 1 2n + 1
Or cette formule peut s'exprimer comme un quotient de factorielles ! Un simple
exercice de calcul de limites sut alors pour dterminer la constante K qui manquait
plus haut et obtenir la formule de Stirling :

n! nn en 2n

Exercices

1 Mthodes de calcul.
1 (??) Calculer les intgrales et primitives suivantes :
Z

x ln x dx ;
1

sin ln x dx

Z
x2 Arc tg x dx

2 (??) Calculer les intgrales et primitives suivantes :


Z
xe

Z r

dx ;

Arc sin x
dx
1 x2

Z
;

xm (ln x)p dx

(On exprimera la dernire sous forme d'une relation de rcurrence)


Z bp
3 (???) Intgrer
(x a)(b x) dx en posant x = a cos2 + b sin2
a

(Rdiger soigneusement le changement de variable).


Z

dx
en posant 3 x3 + x2 = tx.
4 (???) Intgrer
3
x3 + x2

Intgration

p. 12

2 Calculs d'intgrales classiques.


5 (?) Calculer

x4 + x2 + 1
dx ,
x2

6 (??) Calculer
Z

x3 1
dx
x4 4x + 1

3x + 4
dx ,
2x2 1

dx
4
x + x2

x4
dx
x10 + 1

x3
dx
(x + 1)(x + 2)(x + 3)

7 (??) Calculer
Z

8 (???) Calculer

ex
dx ,
sh x
Z

x
x2 + 1

dx

dx
sin x + cos x

sin3 x

dx
cos x

dx
(4 + 4x x2 )3/2

3 Proprits gnrales.
Z 1
Z

9 (??) Montrer que (f (x) + g(x)) dx


0

|f (x)| dx +

|g(x)| dx.

10 (???) Utiliser la mthode des rectangles pour encadrer un () =

n
P
k=1

k par deux

intgrales. En dduire que la suite un () est convergente pour < 1.

T 25 Soit (sn )nN la suite dnie (pour n 1) par :


n
ln n
1 X
sn =
2
k ln k.
2
n
k=1

Dterminer lim sn (on pourra exprimer sn l'aide d'une somme de Riemann asson+

cie la fonction f : x 7 x ln x).


n

1X
11 (??) Dterminer la limite de la suite un dnie par un =
sin(k/n). Vrier
n
k=0
le rsultat en calculant directement la somme des sinus.

T 26 Soit (In )nN la suite dnie par In =

R /4

(tan x)n dx. Calculer In + In+2


sous forme d'une somme (on pourra calculer de deux
0

et en dduire les valeurs de I2n


p1
P
manires
(1)k (I2k + I2k+2 )). Montrer que la suite In est strictement dcroissante,
k=0

n (1)k
P
= /4.
n+ k=0 2k + 1

et dterminer sa limite. En dduire que lim

Intgration

p. 13

12 (?) Montrer que si f est continue sur un voisinage de a, lim

xa

13 (??) Est-il vrai que si f g , on ait


0

Rx
0

f (t) dt

analogue en +, et tenter d'y rpondre.

Rx
0

f (t)
dt = f (a).
xa

g(t) dt ? Formuler une question

14 (??) Justier la rgle d'intgration des DL qui a t donne au chapitre 11.


Z

2x

dt
. Dterminer le domaine et
ln t
x
les variations de f , ainsi que les limites aux bornes du domaine.

T 27 Soit f la fonction dnie par f (x) =

15 (???) Dterminer la limite, quand x tend vers 0, de


Z

x/2

f (x) =
x/2

dt
p
2
(1 + t )(x2 t2 )

(on posera t = x sin u, et on encadrera l'intgrale obtenue).

n1
1X
n2
16 (???) Montrer que la suite un =
est convergente (on rappelle
exp
n
k 2 n2
k=0
que exp(x) = ex ).

13. INTGRATION
Plan

1 Introduction : calculs d'aires.


1.1
1.2
1.3
1.4

Aires lmentaires.
La dnition moderne des intgrales.
La fonction A(f ; x).
Aire algbrique.

2 Primitives et intgrales.
2.1
2.2
2.3

Intgrales dnies : la notation de Leibnitz.


Proprits lmentaires.

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 3

Primitives des fonctions usuelles.


Intgration par parties.
Changement de variable.
Fonctions sans primitives lmentaires.

4 Mthodes pratiques.
4.1
4.2
4.3
4.4

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 2

Primitives des fonctions continues.

3 Calculs de primitives.
3.1
3.2
3.3
3.4

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 5

Fonctions rationnelles.
Exponentielles.
Fonctions trigonomtriques.
Radicaux.

5 Thorie de l'intgration.
5.1
5.2
5.3
5.4
5.5

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 7

Ingalits et encadrements.
Mthode des rectangles.
Sommes de Riemann.
Gnralisation aux fonctions continues par intervalles.
Formule de la moyenne.

6 Applications.
6.1
6.2
6.3

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 1

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 9

Formule de Taylor-Young.
tude de fonctions dnies par une intgrale.
Deux exemples classiques : les formules de Wallis et de Stirling.

Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . p. 11

13. INTGRATION.
(Formulaire)

1 Dnitions gnrales, proprits lmentaires.


Dnition 1. 1.

On dit que F est une primitive de f sur un intervalle I si F


est drivable (sur I ) et si f est la fonction drive de F (sur I ). On note Prim(f )
l'ensemble des primitives de f .
Si f est continue sur I , elle possde des primitives (Cauchy), et si F1 et F2 sont
deux primitives de f , F2 = F1 + Cte .

Dnition 1. 2. Si F est une primitive de f sur un intervalle


I contenant a et b,
Z
b

on appelle intgrale dnie de f (de a b) et on note

f (x) dx (o- x est une

lettre muette) le nombre F (b) F (a) (qui ne dpend pas de la primitive choisie),
h
ib
que l'on note parfois (dans les calculs intermdiaires) F (b) F (a) = F (x) . Si
a

J = [c, d] (avec c < d) est un intervalle contenu dans I , on


Z appelle aussi intgrale de
f sur l'intervalle J le nombre F (d) F (c), et on le note
f.
J

On a (si les direntes intgrales sont dnies) :


Z b
Z c
Z
f (x) dx +
f (x) dx =
a

(formule de Chasles)
et :
Z b
Z
(f (x) + g(x)) dx =
a

f (x) dx

f (x) dx +

g(x) dx ( et constantes)

(linarit de l'intgration).

2 Mthodes d'intgration.
Dnition 2. 3.

On appelle intgration par parties de la fonction F (x)g(x) la


formule de transformation
Z b
Z b
F (x)g(x) dx = F (b)G(b) F (a)G(a)
f (x)G(x) dx,
a

o- F et G sont des primitives de f et g .

Dnition 2. 4. Si est une bijection drivable sur un intervalle contenant a et

b (et en pratique, on suppose souvent que 1 est aussi drivable, et on dit alors que
est un diomorphisme), on a la formule de changement de variables :
Z

1 (b)

f (x) dx =
a

1 (a)

f ((x))0 (x) dx

Intgration : formulaire

p. 2

3 Primitives usuelles.
Il est conseill de retenir
Fonction

Primitive

Z
Z

x dx

dx
Z x
ekx dx
Z
sin(ax + b) dx
Z
cos(ax + b) dx
Z
dx
2
Z 1+x
dx
2
2
Z x +a
dx

1 x2

x+1
+ Cte (si 6= 1)
+1

= ln x + Cte
=
=
=

ekx
+ Cte
k
cos(ax + b)
+ Cte
a
sin(ax + b)
+ Cte
a

= Arc tg x + Cte
=

1
x
Arc tg + Cte
a
a

= Arc sin x + Cte

Les fractions rationnelles (quotients de polynmes) s'intgrent (en gnral) par


dcomposition en lments simples, suivie, pour les lments de seconde espce, de
la mise sous forme canonique :
Z
Z
Z
ax + b
a
2x + p
dX
dx =
dx + k
2
2
2
x + px + q
2
x + px + q
X + c2
(o- X est donn par le changement de variable X = x + p/2).

ax+b
Les expressions contenant des radicaux du premier degr ( ax + b ou
cx+d )
s'intgrent en prenant ces radicaux comme nouvelle variable; de m^
eme, on posera
x
X = e pour intgrer des expressions ne contenant que des exponentielles. Les expressions trigonomtriques s'intgrent en utilisant (rgles de Bioche) X = cos x si f est
impaire, X = sin x si f ( x) = f (x) et X = tan x si f ( + x) = f (x) (il n'est
pas indispensable de conna^tre ces rgles par cur, elles servent seulement gagner
du temps). Si aucun changement de ce type ne sut, on utilisera les formules en t .
Il est utile de savoir en particulier que
Z
dx
= ln tan(x/2) + Cte .
sin x
Enn, les expressions contenant des radicaux du second degr
sont d'abord mises sous
forme canonique, pour se ramener des formes telles que X 2 1, puis on utilise
(suivant les cas) X = sin u, X = ch u ou X = sh u.

?
?

?
?

Intgration : formulaire

p. 3

4 Thorie de l'intgration.
Si a < b, on a

(comparaison des intgrales dnies).

f (x) dx

(x)(a < x < b f (x) g(x))

g(x) dx
a

En particulier, si f est croissante sur [a, b], on a la formule des rectangles :


Z b

n1
n
ba X
ba
ba X
ba
0
Sn =
f a+k

f (x) dx Sn =
f a+k
n
n
n
n
a
k=0

k=1

Dnition 4. 5. Si f est dnie sur [a, b], on appelle somme de Riemann associe

f ( pas constant p = (b a)/n) le nombre

n1
ba X
ba
Sn =
f a+k
n
n
k=0

Dnition 4. 6. On gnralise la notion d'intgrales aux fonctions continues par

intervalles par la formule suivante : si f est continue sur la suite d'intervalles ]a =


a0 , a1[, ]a1 , a2[, . . . , ]an1 , an = b[, et si f peut se prolonger par continuit dans
chacun de ces intervalles (on dit alors que f est continue par intervalles sur [a, b],
on pose
Z b
n Z ai+1
X
f (x) dx =
fi (x) dx
a

k=0

ai

o- fi dsigne le prolongement par continuit de f l'intervalle [ai , ai+1].


Si f est continue par intervalles sur [a, b], et si Sn est
la somme de Riemann associe f (de pas (b a)/n), la suite Sn converge vers
Rb
f (x) dx.
a

Thorme (Riemann).

h
h
h
h
h
h
h
h
h
h
h
h
h
h

On peut aussi dnir l'intgrale comme la limite (si elle existe) des sommes de
Riemann (quand n tend vers l'inni) ; on dmontre que c'est en particulier le cas si f
est continue, et alors le rsultat prcdent (devenu une dnition) permet de dmontrer
le
Thorme
fondamental de l'analyse (Cauchy). Si f est continue sur I , la fonction
Rx
x 7 a f (x) dx (dnie sur I , avec a I ) est une primitive de f .
Pour les fonctions continues sur [a, b], on a la formule de la moyenne :
Z b
1
f (x) dx = f (c)).
(c)(a < c < b et
ba a
d'o- on tire l'ingalit de la moyenne :
Z b
1
min f
f (x) dx max f
ba a
[a;b]
[a;b]
Rb
En intgrant par parties In = a f (x)(b x)n /n! dx, on obtient par rcurrence la
formule de Taylor avec reste intgral (ou reste de Young) ( l'ordre n) :
(b a)n (n)
(b a)2 00
F (a) + +
F (a) + Rn
F (b) = F (a) + (b a)F 0 (a)+
2
n!
Z b
(b x)n (n+1)
avec Rn =
F
(x) dx
n!
a
(pour que cette formule soit valable, il sut que l'intgrale soit dnie et par exemple
que F soit de classe C n+1 .)

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