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Le Travail. - PhiloLog

Ce document présente le travail sous trois dimensions: cosmologique, sociologique et humaniste. Il décrit comment les Anciens et les Modernes ont conceptualisé différemment le travail, avec les Anciens le voyant comme une punition alors que les Modernes comme un moyen d'émancipation. Le document analyse également le travail comme une activité liant les hommes entre eux à travers la division du travail et l'échange.

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Ce document présente le travail sous trois dimensions: cosmologique, sociologique et humaniste. Il décrit comment les Anciens et les Modernes ont conceptualisé différemment le travail, avec les Anciens le voyant comme une punition alors que les Modernes comme un moyen d'émancipation. Le document analyse également le travail comme une activité liant les hommes entre eux à travers la division du travail et l'échange.

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Prsentation du chapitre VII. Le travail.
Ambigut du travail.

Le travail.
3 Mar 2008 par Simone MANON

Le travail a une triple dimension : cosmologique, sociologique et humaniste. Voyons ce qu'il faut entendre par
l.

A) Le travail est un acte qui de prime abord se passe entre l'homme et la nature Marx.

Si, comme le dcrit le mythe de l'ge d'or ou de l'Eden, la nature tait un jardin des dlices o le lait et le miel
coulaient flots, l'homme n'aurait pas besoin de mobiliser son nergie pour lui arracher les produits utiles sa
vie. Il vivrait dans une harmonie paisible avec son milieu, tranger au manque, la peine, la peur. Sa vie se
dploierait dans l'insouciance, la jouissance et la lgret d'une condition qui hlas, est destine demeurer un
rve. Si l'ge d'or ou l'Eden hante l'imaginaire de l'homme, c'est que la ralit est bien moins rjouissante.
Car la nature est si peu bienveillante, si peu terre d'abondance et l'homme y est si peu chez lui qu'il est
condamn travailler pour produire ses conditions d'existence. Il a des besoins satisfaire et s'il ne mettait
pas en mouvement les forces dont son corps est dou, bras et jambes, ttes et mains, afin de s'assimiler les
matires en leur donnant une forme utile sa vie (Marx) il ne pourrait survivre.
Avant de considrer le travail sous une forme qui n'appartient qu' l'homme, Marx s'arrte cet aspect
primordial du travail concernant aussi bien l'animal que l'homme. Ce qui n'est pas un mince paradoxe chez le
penseur qui va faire du travail la marque distinctive de l'humanit. Il s'agit sans doute d'attirer l'attention sur le
concept physique de travail, celui qu'tudie la thermodynamique et qui connote toujours transformation d'une
nergie, production d'un effet par l'emploi d'une force. En ce sens tous les lments de la nature sont en travail
car ils se modifient soit qu'ils agissent, soit qu'ils ptissent.

Mais tant qu'on ne voit dans le travail qu'une puissance naturelle, on reste en de du sens spcifique du
concept qui, il faut le dire, marque l'cart entre le monde antique et le monde moderne.
Car les Anciens ne parviennent pas penser le travail, dans sa gnralit, abstraction faite de toute
dtermination particulire de l'activit cratrice de richesses. Ils la conoivent comme une activit naturelle
consacrant une servitude dont il est impossible de secouer le joug. Sa pnibilit est le signe du chtiment d'un
tre dpendant par le besoin d'une nature lui imposant sa loi. Il n'est jamais envisag comme le moyen
proprement humain de s'affranchir de la ncessit naturelle et d'inventer par son intelligence et son courage un
monde aux couleurs de son dsir. Les Anciens l'inverse des Modernes ne font pas du travail l'odysse de la
libert se conqurant contre ce qui la nie.
C'est trs clair chez Hsiode o le modle du travail est celui du paysan dont la fonction consiste, dans le dur
labeur, loigner la faim et limiter par sa discipline le dsir coupable de celui qui ne sait pas rester sa place.
Va, souviens-toi toujours de mon conseil : mets-toi la tche, Perss, noble fils, pour que la faim te prenne en
haine et que tu te fasses chrir de l'auguste Dmter au front couronn, qui remplira ta grange du bl qui fait
vivre. La faim est partout la compagne de l'homme qui ne s'emploie pas la tche. Les dieux et les mortels
s'indignent galement contre quiconque vit sans se mettre la tche et montre les instincts du frelon sans dard,
qui, esquivant la tche, gaspille et dvore le fruit de la tche des abeilles Les Travaux et les Jours.
Au fond les tches laborieuses ne sont pas diffrentes des tches animales et si elles confrent une dignit
l'homme c'est dans la mesure o il assume sa punition dans la soumission un ordre indistinctement naturel et
divin. L'conomie n'est pense que sous la forme d'une conomie de subsistance. Le dsir des richesses, le luxe,
le commerce sont stigmatiss ; l'ide d'une transformation historique des conditions d'existence exclue.
Avec les Modernes, au contraire, le travail devient l'lment d'insurrection de l'homme contre la nature, le
moyen de renverser les termes de la domination. Il n'est plus ce par quoi l'homme est condamn subir la loi
naturelle mais ce par quoi il s'en affranchit et lui substitue sa propre loi.
Et cette nouvelle donne est conue comme une vocation. C'est patent chez Locke pour qui le premier devoir
de l'individu tant de se conserver, l'homme accomplit la loi divine en transformant le donn et en s'appropriant
par son travail la terre que Dieu a donne aux hommes sous forme originairement indivise. La proprit,
fonde sur le travail correspond un droit naturel et n'a nul besoin d'une convention pour tre lgitime. Elle
est l'expression de la mise en valeur de la nature conformment au dessein divin ayant remis aux cratures le
soin de pourvoir aux ncessits de leur existence.
Encore que la terre et toutes les cratures infrieures soient communes et appartiennent en gnral tous les
hommes, chacun pourtant a un droit particulier sur sa propre personne, sur laquelle nul autre ne peut avoir
aucune prtention. Le travail de son corps et l'ouvrage de ses mains, nous le pouvons dire, sont son bien propre.
Tout ce qu'il a tir de l'tat de nature, par sa peine et son industrie, appartient lui seul : car tant sa peine et
son industrie propre et seule, personne ne saurait avoir droit sur ce qui a t acquis par cette peine et cette
industrie, et surtout s'il reste aux autres assez de semblables et d'aussi bonnes choses communes Deuxime
Trait du Gouvernement Civil, V, 27 Traduction David Mazel.1690.
Dans cette premire analyse le travail est une activit transformatrice de la nature par l'effort d'un agent qui
ne la laisse pas inchange, la met en valeur, lui donne par l sa valeur et est fond par cet acte s'approprier les
produits de son travail.
Le travail est l'origine de la valeur : C'est donc le travail qui donne une terre sa plus grande valeur, et
sans quoi elle ne vaudrait que fort peu, c'est au travail que nous devons attribuer la plus grande partie de ses
productions utiles et abondantes Ibid. V, 43.

B)

Le travail est un acte qui se passe entre l'homme et l'autre homme.

Le travail ne met pas en rapport que l'homme et la nature. Il met aussi en rapport l'homme et l'homme car le
procs de production rend les hommes interdpendants et solidaires.
Si l'on suit l'analyse platonicienne c'est mme l'impuissance o chacun est de se suffire lui-mme et le
besoin qu'il a d'une foule de choses qui donnent naissance la cit. La Rpublique II.
Non point que les Anciens pensent le lien social comme lien conomique mais ils sont sensibles la
rpartition des mtiers et la ncessit de la coopration.
Dans le mythe de Promthe, par exemple, Platon tablit que les comptences techniciennes varient d'un sujet
un autre et que nul ne pouvant exceller dans tous les savoir-faire, la spcialisation est garante de l'excellence.
En contrepartie, des individus exerant des mtiers trs divers ont besoin les uns des autres pour satisfaire leurs
multiples besoins. La division du travail implique l'change des produits du travail et la solidarit des
efforts humains.
Avant toute organisation politique, on peut donc penser la socit civile comme l'association d'un paysan,
d'un forgeron, d'un tisserand, d'un cordonnier, d'un commerant etc. L'homme fait socit avec l'homme pour
pourvoir aux besoins de son existence.
Certes Platon ne pense pas le travail comme principe structurant du social.
Except les sophistes, les Anciens ne voient en lui ni un oprateur de la transformation historique du monde,
ni un oprateur de socialit.
Nanmoins cette affirmation de la Rpublique annonce le thme que la modernit, libre des prsupposs
mtaphysiques du monde antique, dveloppera avec l'conomie politique.
Le penseur de rfrence est ici Adam Smith pour qui le contrat social originaire s'nonce ainsi : Donnezmoi ce dont j'ai besoin, et je vous donnerai ce dont vous avez besoin vous-mmes .
Le travail cesse d'tre ce quoi sont condamns, ceux qui sont exclus de la dignit politique, pour devenir le
ressort du social. La socit n'est plus conue comme ordonne de l'extrieur par une loi transcendante,
mtaphysique ou religieuse. Elle est organise par une loi immanente, celle d'individus que l'amour de soi porte
agir en vue de la conservation et de l'expansion de leur existence et qui entrent cette fin dans des relations
d'change les uns avec les autres.
La poursuite par chacun de son intrt particulier, le dsir d'amliorer son sort n'est plus stigmatis
moralement car il est efficace socialement. La prosprit d'une ruche ne procde pas de la vertu de ses
membres mais de la puissance de leurs apptits. Les vices privs engendrent les bnfices publics
affirme Mandeville dans la Fable des abeilles (1714) et Smith montre que l'aiguillon de l'amour de soi et la
rationalisation des tches ont l'avantage de produire la richesse des nations. L'accumulation des richesses ne
se fait pas au dtriment des pauvres car le travail est li au capital, l'investissement du capital permettant
d'accrotre la quantit de travail, seule mesure de la valeur des marchandises et de la possibilit d'avoir un
droit sur elles.
Si l'homme peut se librer des contraintes sculaires de la nature et participer aux progrs de l'humanit, ce
n'est donc pas en niant sa condition d'animal travailleur la manire des aristocrates grecs, c'est au contraire en
l'assumant dans la production et l'change des biens et des services, l'identification naturelle des intrts
s'oprant par la magie d'une main invisible .
Par cette analyse, Smith s'impose comme le penseur de la socit capitaliste et industrielle qui est en train de
prendre son essor l'poque o il la thorise. Il n'en mconnat pas la dimension agonistique mais il insiste sur
la fonction autorgulatrice du march.
Marx fera une critique radicale de cette analyse dont le tort est ses yeux de prendre les lois d'un mode
historique de production, destin tre combattu et transform pour les lois naturelles et ternelles du travail.
Il dnoncera le capitalisme comme appropriation illimite des choses et des terres et comme exploitation de
l'homme dans le salariat.

Dans cette seconde analyse le travail est l'activit productrice de richesses sociales par laquelle l'homme fait
socit avec l'homme, conquiert un statut social, participe au systme des besoins et des changes qu'est une
socit.
L encore le travail est l'origine de la valeur. Reprenant la distinction aristotlicienne entre la valeur d'usage
d'une chaussure (son utilit) et sa valeur d'change (sa valeur tout court c'est--dire sa valeur comme
marchandise) Smith tablit que ce qui rend commensurables toutes les marchandises, ce qui mesure leur valeur
d'change, c'est la quantit de force de travail qu'elles matrialisent. Le prix rel de chaque chose, ce que
chaque chose cote rellement celui qui veut se la procurer, c'est le travail et la peine qu'il doit s'imposer pour
l'obtenir Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations. 1776

C) Le travail est un acte qui se passe entre l'homme et lui-mme.

Il est la mdiation sans laquelle on ne peut devenir ce que l'on est.


Deux auteurs produisent deux analyses lumineuses de ce thme : Kant et Hegel.

1)

Kant.

En donnant l'homme la raison ainsi que la libert du vouloir qui se fonde sur cette raison, (la nature)
indiquait dj clairement son dessein en ce qui concerne la dotation humaine. Il ne devait pas, en effet, tre
gouvern par l'instinct, ni non plus tre instruit et form par une connaissance inne. Il devait bien plutt tirer
tout de lui-mme crit Kant dans la Troisime proposition de IHUC.
Il signifie par l qu' l'homme rien n'est donn, tout doit tre conquis. Il n'est d'abord rien, qu'un ensemble de
virtualits destines rester inoprantes sans l'effort propre les actualiser. La moindre de ses comptences
requiert la culture de ses talents et cela passe par le travail dans le double sens d'effort pnible et de contrainte
vitale et sociale.
En effet seul l'aiguillon des besoins et des passions peut sortir l'homme de son indolence naturelle et lui
arracher les efforts ncessaires au perfectionnement des dispositions de sa nature. Sa culture lui est extorque
pathologiquement. D'o le caractre providentiel d'une activit qui, pour ne pas tre une partie de plaisir
promeut la civilisation de l'humaine nature, prpare sa possible conversion morale et surtout confre l'homme
le mrite de ne rien devoir qu' lui-mme.. Cf. Cours.

2)

Hegel.

Pour Hegel aussi le travail est une mdiation ncessaire de la conscience de soi et de la reconnaissance sociale.
Car l'essence de l'esprit consiste en ceci qu'il se trouve oppos une nature, combat cette opposition et vient
soi-mme en tant que vainqueur de la nature .
C'est que l'esprit n'est pas d'emble ralis, il prend conscience de lui-mme et s'accomplit par sa capacit se
nier dans son tre-l naturel. La subjectivit est ngativit. Or si le premier moment consiste mettre sa vie en
jeu pour tre reconnu comme libert, moment du matre, le deuxime consiste se librer de la servitude de la
nature. Le matre ne le peut pas car il mdiatise son rapport au rel par le travail de l'esclave. Il croit ainsi jouir

d'une libert immdiate, libert qui est en dfinitive fictive. Car le matre dpend du travail de l'esclave pour
satisfaire ses dsirs.
Dans cette troisime analyse le travail est l'activit par laquelle l'humanit s'approprie sa propre essence. C'est
par l'effort souvent pnible que l'homme passe de la rudesse la culture (Kant), qu'il se civilise, qu'il
dpasse les limites naturelles ou culturelles dans lesquelles le difficile accouchement de l'humanit le sauve de
s'aliner.

En conqurant un pouvoir sur la nature, l'esclave se dcouvre lui-mme. Il mesure sa puissance relle. Sartre
remarque en ce sens : Le travailleur se saisit comme possibilit de faire varier l'infini la forme d'un objet
matriel en agissant sur lui selon certaines rgles universelles. En d'autres termes, c'est le dterminisme de la
matire qui lui offre la premire image de sa libert . Il fait reculer les limites que laissent inchanges la libert
conue comme jouissance immdiate. Il peut donc renverser par la mdiation de sa libert, ralise comme
matrise sur les choses, le rapport de servitude et gagner sa propre estime et celle du matre.

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Marqueurs:alination, capitalisme, culture, humanit, insertion sociale, main invisible, richesse, transformation
de la nature, travail, valeur
Post dans Chapitre VII - Le travail.

13 Rponses Le travail.
1. ahmed dit :
15 dcembre 2008 22 h 35 min
est ce que le travail participe a la richesse des nations?
2. Simone MANON dit :
16 dcembre 2008 8 h 15 min
Votre question relve-t-elle de la blague?
3. T.C dit :
11 fvrier 2009 19 h 16 min
Bonjour, je suis en train dtudier un texte de H Arendt et il me reste une question sans reponse. Le
travail suppose-t-il toujours un rapport dexploitation/domination? (prenez des exemples philosophiques
ou concrets) Voila la question qui me pose probleme, pourriez vous maider?
Merci par avance.
4. Simone MANON dit :
11 fvrier 2009 19 h 26 min
Je nai pas pour habitude de penser la place des autres. Il me semble quil vous suffit de rflchir pour
rpondre votre question.

5. Philippe dit :
6 avril 2010 17 h 18 min
Bonjour,
Je me demandais si, en rapport avec ce sujet, linsociable sociabilit que Kant nonce dans louvrage que
vous citez : Ides sur lHistoire dun point de vue cosmopolitique, permet de dfinir la socit. Je
mexplique, la socit ne serait elle quun ensemble de tension ? Chacun essayant de faire passer son
propre intrt, ce qui serait le moteur de la socit de droit. Jai de gros doutes quant cela, pour moi les
vices privs ne font pas les vertus publiques, et mme si je reconnais la pertinence de ces analyses et
loriginalit de lide, je ne voit pas comment du mal sortirai le bien de tous. Dautant que lon voit que
ces thories sarrtent au stade de la thorie puisque dans les faits le dveloppement de lindustrie et du
capitalisme sest fait majoritairement laide de deux lments, comme dit Marx, du sang et des larmes.
Il suffit pour cela de se rfrer un auteur comme Cline encore pour voir les ravages quon caus le
fordisme et le taylorisme, jimagine quil en est de mme pour le toyotisme. Le tableau me semble bien
gris et triste, plus que la thorie de la main invisible dAdam Smith, dont on a vu les limites. Engels ne
prdisait il pas des crises de surproductions et des crises financires pour le capitalisme tous les 5 ans? Je
crois que cette prdiction est tristement juste
Je machemine vers mon ide et la question que je voulais initialement vous poser, en fait il yen a deux.
Quelle est la transcendance qui chez les Anciens organise les rapports humains, transcendance remplace
par le travail? Ma deuxime question est plus actuelle, peut on vraiment dire que toute relation sociale
nest aujourdhui le fruit que du travail et dun rapport de force?
Ma deuxime question mintresse plus particulirement car comme je lai dit plus haut cela me peine de
ladmettre mais je ne vois pas quelle serait la transcendance, sauf dans une socit religieuse, et encore
Je dois par ailleurs vous fliciter et vous remercier pour votre site dune qualit sans gal, en tous cas pas
que je sache, je le consulte rgulirement sur divers sujets, et il me donne bon nombre de pistes de
rflxions. Merci davance pour votre rponse.
6. Simone MANON dit :
6 avril 2010 18 h 38 min
Voyez le cours sur: quest-ce qui fonde le lien social? Vous trouverez des rponses vos questions.
Pour les Anciens, il y a un ordre naturel des choses (la nature est conue comme un cosmos cest--dire
un systme ordonn de fins. Conception mtaphysique de la nature). Lhomme est par nature un animal
politique (cf. le cours sur ce thme) en tant quil est un tre dou de logos (= de parole et de raison).
Ne du besoin de vivre, la cit existe pour tre heureux Aristote.
Avec le thme de linsociable sociabilit Kant articule le fait social dune part sur la dynamique des
besoins et des intrts (avec son caractre conflictuel: insociabilit), dautre part sur la raison (sociabilit)
. Do deux perspectives permettant de penser le droit: une perspective empirique selon laquelle le droit
est pathologiquement extorqu , une perspective idaliste selon laquelle il est dduit
transcendantalement du devoir moral.
Voyez aussi quaucun penseur libral ne rduit les rapports humains un pur rapport de forces ou
dintrt. Le rle de la sympathie est central chez Smith.
7. Araen dit :
6 mars 2011 19 h 52 min
Je ne comprends pas lexpression dterminisme de la matire de Sartre. La matire est-elle vraiment
dtermine, puisque justement le travailleur peut la modifier ? Ou dtermine dans le sens que le
travailleur a un projet pour celle-ci, et que dans lesprit de lingnieur elle est invariable ?
8. Simone MANON dit :
7 mars 2011 8 h 16 min
La matire est rgie par des lois. Par exemple tous les corps sont soumis aux lois de la pesanteur. Les
phnomnes se produisent donc avec rgularit. Si on observe le phnomne A et que celui-ci est li B
selon une loi, on prvoit avec certitude lapparition de B. En ce sens on parle de dterminisme.

Mais cest prcisment parce que les phnomnes ne se produisent pas au hasard que, connaissant les lois
qui les rgissent, on peut intervenir sur eux. Lingnieur ne construit pas lavion en ignorant la pesanteur
mais en inventant un dispositif faisant delle un auxiliaire de son efficacit.
Voil pourquoi Sartre peut dire que le dterminisme de la matire, qui est en soi la ngation de la libert,
offre lhomme une image de sa propre libert:
dune part parce qu la diffrence des choses, le pour soi se dcouvre projet, transcendance, capacit de
nier le donn,
dautre part parce que dans le travail, lhomme exprimente son pouvoir de transformation du donn. Et
ce pouvoir est dautant plus tendu quil sappuie sur la connaissance du dterminisme de la nature,
dterminisme quil instrumentalise ses fins.
Jespre vous avoir clair.
9. Lucie dit :
27 avril 2013 17 h 40 min
Bonjour,
jai un sujet de dissertation dont quelques termes me semblent assez flous .
Je pose ici le sujet qui est plus ou moins en rapport avec ce thme. Excusez moi si celui est dplac
ou pas dans sa catgorie.
Question: Le travail et la technique construisent-il un monde humain ?
En feuilletant vos cours sur ces deux notions jai pu trouver les informations essentielles pour pouvoir en
parler. Jai termin mon introduction, ce pendant je me suis rendu compte que les termes monde
humain ne me semblaient pas assez expliqus ou trop flous .
Attend-t-on que monde humain soit li lhumanit?
Ps: Merci pour vos cours, qui me permettent dapprofondir les notions vues au lyce.
10. Simone MANON dit :
28 avril 2013 7 h 22 min
Bonjour
Vous voyez du flou o il ny en a pas.
Il va de soi que pour traiter cette question, il faut prciser ce que lon entend par monde humain.
Votre question est-elle sense? Peut-on parler de monde humain sans rfrence une ide de
lhumanit?
Bon travail.
11. Lucie dit :
28 avril 2013 9 h 52 min
Merci davoir rpondu
12. Assane dit :
28 mars 2015 19 h 29 min
Bonjour Madame.
je suis trs mu pour se travail impeccable que vous avez ralis.
Tout ce que je vous demande cest de ne pas baisser les bras parce que vous tes notre guide avec une
telle explication on arrive comprendre ce qui est dit en classe.
MERCI ET BONNE CONTINUATION
13. Halilou Boukar dit :
3 juillet 2015 10 h 20 min
Bonjour madame, Merci beaucoup pour votre engagement a nous donner le maximum.bonne
continuation.

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La valeur du travail.

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Chapitre I La philosophie.
Chapitre II Conscience. Inconscient. Sujet.
Chapitre III Autrui.
Chapitre IV Dsir.
Chapitre V Bonheur et moralit.
Chapitre VI Nature-Culture.
Chapitre VII Le travail.
Chapitre VIII La technique.
Chapitre IX L'art.
Chapitre X La religion.
Chapitre XI Le langage.
Chapitre XII Le rel, l'exprience.
Chapitre XIII La raison.
Chapitre XIV L'interprtation.
Chapitre XV L'histoire
Chapitre XVI La vrit.
Chapitre XVII Matire, vie, esprit.
Chapitre XVIII La politique.
Chapitre XIX Droit et justice.
Chapitre XX Etat et Socit.
Chapitre XXI La libert.
Chapitre XXII Rflexions sur l'Europe
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