Évaluer la Lecture: Guide Pratique
Évaluer la Lecture: Guide Pratique
Le 10 juillet 2009
Ce document a t produit pour tre examin par l Agence amricaine pour le dveloppement
international (United States Agency for International Development). Il a t prpar par RTI
International.
Les opinions exprimes dans ce document sont celles des auteurs et ne refltent pas
ncessairement le point de vue de l'Agence amricaine pour le dveloppement
international (USAID) ou du gouvernement amricain.
Introduction ..............................................................................................................1
Pourquoi se concentrer sur les comptences fondamentales en lecture ? .........1
Mesurer l'apprentissage : L'instrument et le manuel ...........................................2
Applications dans le monde entier ......................................................................4
Audience et contenu du manuel..........................................................................7
II.
III.
IV.
iii
VI.
VII. Utiliser EGRA : implications pour le dialogue sur la politique ducative ................78
Utiliser les rsultats pour informer le dialogue sur la politique ducative ..........78
Influencer les lgislateurs et les reprsentants du gouvernement ...............78
Changer les instructions de la lecture..........................................................82
Utiliser les donnes pour communiquer les rsultats aux coles......................82
Bibliographie ..................................................................................................................83
Annexe A : Normes : lecture haute voix de mots isols en 1 minute......................... A-1
Annexe B. Batterie dvaluation de la lecture en dbut du primaire (langue
franaise) ............................................................................................................. B-1
Annexe C. Principales caractristiques de lorthographe (et de la phonologie) du
franais ................................................................................................................ C-1
Annexe D1. Lettres par catgorie et frquence ......................................................... D1-1
Annexe D2. Phonmes par catgorie et frquence .................................................. D2-1
Annexe D3. Les graphmes et la consistance de leurs relations avec les
phonmes .......................................................................................................... D3-1
Annexe E. Considration sur la taille de l'chantillon dans l'valuation des
comptences fondamentales en lecture .............................................................. E-1
Annexe F. Evaluation de la qualit technique de l'instrument EGRA ........................... F-1
iv
Figures
Page
Figure 1.
Figure 2.
Figure 3.
Mots par minute pour les lves de 1re et 2e annes primaires ..............12
Figure 4.
Figure 5.
Figure 6.
Figure 7.
Figure 8.
Figure 9.
vi
Tableaux
Page
Tableau 1. Comprhension crite (caractristique des tests utiliss) et relations
avec les capacits de comprhension orale et de dcodage .....................24
Tableau 2. Modle double fondation de lapprentissage de la lecture.......................26
Tableau 3. Consistance (%) en anglais et en franais pour la lecture
(orthographe-phonologie) et lcriture (phonologie-orthographe) ...............28
vii
Abrviations
AKF
ANOVA
CTOPP
CVC
DEFF
DFID
DIBELS/ISEL
EPT
EGR
EGRA
EMACK
EVIP
GPC
ICC
IRB
LAMP
LCD
LCPM
LQAS
MCPM
OMD
ONG
PASEC
PGC
PISA
RTI
SAQMEC
ET
SE
SPSS
TIMSS
TOPA
viii
UNESCO
USAID
ix
Glossaire
Alphabtique (procdure). Procdure de lecture qui utilise le principe alphabtique: les mots
sont lus par assemblage des units de base de lcrit (les graphmes) qui reprsentent les units
de base de loral (les phonmes). Cette procdure qui, dans la tradition pdagogique, est appele
dcodage , est galement appele procdure phonologique ou encore procdure
sublexicale de lecture (parce quelle sappuie sur le traitement dunits qui nont pas de sens).
Voir aussi procdure orthographique et procdure logographique .
Attaque. Partie de la syllabe prcdant la voyelle: lattaque de strict est str , ict tant
la rime de ce mot. A noter : il peut y avoir des syllabes sans attaque ( arc , mais aussi, a ,
ou , on , en en franais). Voir aussi syllabe.
Automaticit des procdures de lecture. Niveau de matrise partir duquel le sujet nest plus
conscient de ce quil fait quand il identifie un mot crit nouveau ou quand il reconnat un mot
crit connu. Le fait que les mots crits sont automatiquement identifis se note leffet dit stroop:
le sujet ne peut pas sempcher de lire, mme quand la tche ne requiert pas la lecture. Par
exemple, quand on demande de dire la couleur de lencre dans laquelle est crit un nom de
couleur, dans ce cas lorsque, par exemple, vert est crit en rouge, le temps de dnomination
de la couleur est plus lent, ce qui est le signe que les mots crits sont automatiquement identifis.
Conscience phonmique. Capacit de manipuler les plus petites units sans signification de la
langue oraleles phonmesqui, dans une criture alphabtique, sont transcrites par les
graphmes. Cette conscience est value, par exemple, par la capacit de dire que le mot
strict contient 6 phonmes ou encore par la capacit de prononcer ce mot en enlevant son
premier phonme. La difficult de ce type de tche provient de ce que, lintrieur de la syllabe,
les phonmes consonantiques sont prononcs avec les voyelles, en un seul geste articulatoire, et
donc difficiles isoler.
Consistance de lorthographe: Voir transparence de lorthographe.
Conscience phonologique. Capacit de manipuler les units sans signification de la langue
orale : de la syllabe aux units infra-syllabiques (attaque-rime et phonmes).
Dcodage: Voir procdure alphabtique.
Drivation (ou mot driv). Mot driv dun autre mot, par exemple, chanteur est driv de
chant . Voir morphme.
Digraphe. Groupe de lettres qui se suivent: bigraphe (2 lettres) et trigraphe (3 lettres).
Par exemple, le mot char contient 3 bigraphes ( ch , ha et ar ) et 2 trigraphes
( cha et har ). Quelques digraphes sont des graphmes (par exemple, ch : voir
graphme). On utilise la frquence des digraphes pour valuer la familiarit orthographique dun
mot. Ainsi, le bigraphe co est trs frquent en initiale de mots, mais pas en finale, alors que
te est trs frquent en finale, mais pas en initiale de mots. En consquence, un mot invent
comme corte ressemblera plus un mot franais quun mot invent comme terco .
x
xi
xii
graphme-phonme des voyelles en anglais, il est parfois aussi tenu compte de la consistance des
rimes. Dans ce cas, on calcule le nombre de fois o, en anglais par exemple, ead se prononce
comme dans bed par rapport au nombre total doccurrence de cette rime, quelle que soit sa
prononciation (y compris quand ead se prononce comme dans bead ). En gnral, on dit
dune orthographe quelle est transparente quand la consistance des relations graphme-phonme
est leve (de lordre de 90%, voir plus).
Transparence (opacit) de lorthographe: Ecriture. La consistance de lorthographe pour
lcriture implique lopration inverse de celle effectue pour la lecture. Par exemple, on calcule
combien de fois en franais le phonme /o/ scrit o (comme dans bol ou botte ) par
rapport au nombre total de mots contenant ce phonme, quelle que soit son orthographe : o ,
mais aussi au (comme dans faute , autre ), eau (comme dans beau ,
peau ), etc.
xiii
Remerciements
Ce manuel est le produit d'une collaboration continue au sein d'une grande communaut
de spcialistes, de praticiens, de reprsentants gouvernementaux et de professionnels du
dveloppement ducatif et a pour but de promouvoir une valuation et une acquisition
des comptences fondamentales en lecture chez les enfants du cycle primaire dans les
pays faibles revenus.
Bien qu'il soit impossible de reconnatre toutes les contributions qui ont t apportes au
dveloppement et la propagation de l'valuation des comptences fondamentales en
lecture (EGRA), nous aimerions tout particulirement remercier Helen Abadzi, Marilyn
Jager Adams, Rebecca Adams, Rukmini Banerji, Danielle Bechenec, Penelope Bender,
Sandra Bertoli, Joanne Capper, Vanessa Castro, Colette Chabbott, Madhav Chavan,
Marguerite Clarke, Penny Collins, Luis Crouch, Marcia Davidson, Joe DeStefano, Maria
Diarra, Zakeya El-Nahas, Deborah Fredo, Ward Heneveld, Robin Horn, Sandra
Hollingsworth, Matthew Jukes, Cheryl Kim, Medina Korda, Jos Ramon Laguna,
Nathalie Lahire, Sylvia Linan-Thompson, Corrine McComb, Emily Miksic, Amy
Mulcahy-Dunn, Lily Mulatu, Lynn Murphy, Robert Prouty, Alastair Rodd, Mike Royer,
Momar Sambe, Ernesto Schiefelbein, Dana Schmidt, Philip Seymour, Linda Siegel,
Jennifer Spratt, Liliane Sprenger-Charolles, Helen Stannard, Jim Stevens, Carmen
Strigel, Ian Smythe, Sana Tibi, Gerald Tindal, Palesa Tyobeka, Dan Wagner et Jim Wile.
Des commentaires dtaills sur ce manuel et des suggestions sur le dveloppement de
l'instrument ont t fournis par un comit de lecture compos par Marcia Davidson,
Sandra Hollingsworth, Juan Jimenez, Sylvia Linan-Thompson, Liliane SprengerCharolles et Dan Wagner.
Le dveloppement d'EGRA n'aurait pu tre possible sans l'appui d'organisations non
gouvernementales et des quipes d'valuation EGRA du Ministre de l'ducation en
Afghanistan, au Bangladesh, en Egypte, en Gambie, en Guyane, Hati, au Honduras, en
Jamaque, au Kenya, au Libria, au Mali, au Nicaragua, au Niger, au Prou, au Sngal et
en Afrique du Sud. Nous exprimons notre profonde gratitude aux enseignants, aux lves
et leurs familles pour leur participation et pour la confiance continue qu'ils dmontrent
l'gard des bienfaits de l'ducation. En remerciement, nous tenterons diligemment
d'amliorer les performances en lecture pour les enfants du monde entier.
Amber Gove est principalement responsable de la rdaction de ce manuel, avec la
contribution de Liliane Sprenger-Charolles, Luis Crouch, d'Amy Mulcahy-Dunn et de
Marguerite Clarke. Les opinions exprimes dans ce document sont celles des auteurs et
ne refltent pas ncessairement le point de vue de l'Agence amricaine pour le
dveloppement international ou de la Banque mondiale. Veuillez envoyer vos questions
ou commentaires Amber Gove agove@[Link].
xiv
I.
Introduction
Pourquoi se concentrer sur les comptences fondamentales en lecture ?
Des pays du monde entier ont intensifi le taux d'inscription dans les coles d'une
manire ingale jusqu'ici. Cherchant honorer les engagements de la campagne
Education pour tous (EPT) et des Objectifs du Millnaire pour le dveloppement (OMD)
des Nations Unies, les pays faibles revenus inscrivent leurs enfants dans les coles
primaires, avec un soutien international, des taux presque quivalents ceux des pays
hauts revenus. Mais est-ce que les lves apprennent quelque chose ?
La preuve, lorsqu'elle est disponible, rvle que l'apprentissage moyen des lves est
assez faible dans les pays faibles revenus. Une valuation rcente de la Banque
mondiale, sur les prts consacrs l'ducation, rvle que les amliorations dans
lapprentissage des lves sont significativement en dcalage par rapport aux
amliorations en matire d'accs scolaire (pour des informations supplmentaires sur la
facilit de lecture haute voix dans les annes suprieures, veuillez voir World Bank :
Independent Evaluation Group, 2006). Les rsultats provenant des quelques pays
faibles revenus participant aux valuations internationales telles que PISA ou TIMSS (et
provenant des rsultats d'valuations rgionales telles que PASEC et SACMEQ)1
indiquent qu'un enfant moyen dans un pays faibles revenus une performance peu
prs quivalente au 3e centile de la distribution d'un pays hauts revenus (c.--d., une
performance moins bonne que 97 % des lves qui ont t tests dans le pays hauts
revenus).2 Sur base de ces rsultats, nous pouvons dire ce que les lves des pays faibles
revenus ne connaissent pas, mais nous ne pouvons tablir ce qu'ils connaissent (souvent
parce que leurs scores sont tellement faibles que le test ne peut prcisment indiquer o
ils se situent sur le continuum de la connaissance). De plus, la majorit des valuations
nationales et internationales sont des tests papier-crayon administrs aux lves de 4e
anne primaire et des annes suprieures (ils prsupposent donc que les lves savent lire
Programme international pour le suivi des acquis des lves (PISA) de l'Organisation de coopration et de
dveloppement conomiques ; Enqute internationale sur les mathmatiques et les sciences (TIMSS) ; Programme
d'analyse des systmes ducatifs de la CONFEMEN (PASEC) ; Consortium dAfrique australe pour lanalyse de la
qualit de lducation (SACMEQ).
2
Voir, par exemple, la rpartition des centiles dans le tableau [Link] Mullins, I.V.S., Martin, M.O., Gonzalez, E.J.
& Chrostowski, S.J. (2004). Des conclusions semblables peuvent tre tires du Rapport PISA de l'OECD (2004),
tableau 2.1.c, par exemple. Gnralement, seuls les pays revenus moyens participent ces valuations
internationales. En observant, les quelques pays pauvres qui participent ces valuations, et en joignant ces derniers
aux pays revenus moyens qui participent aux valuations rgionales telles que PASEC et SACMEQ, nous pouvons
dduire que dans les pays pauvres, l'enfant moyen doit avoir une performance approximativement quivalente au 3e
centile de la distribution d'un pays dvelopp (Crouch & Winkler, 2007). Par exemple, la performance moyenne en
2e anne secondaire tait de 274, au Ghana, dans le TIMSS de 2003, mais la performance moyenne du 5e centile
dans tous les pays hauts revenus confondus tait de 376. Dans quelques uns des pays revenus moyens et plus
dvelopps, tels que le Brsil ou la Tunisie, la performance moyenne peut dpasser le 5e centile des pays hauts
revenus.
Section I : Introduction
et crire). Sur base des rsultats de ces tests, il n'est pas toujours possible de dire si les
lves ont de mauvaises notes parce qu'ils n'ont pas acquis les connaissances testes par
les valuations ou parce qu'ils n'ont pas les comptences fondamentales en lecture et en
comprhension.
La capacit de lecture et de comprhension d'un simple texte est l'une des comptences
les plus fondamentales qu'un enfant puisse acqurir. Sans alphabtisation de base, il y a
trs peu de chance qu'un enfant puisse briser le cycle intergnrationnel de la pauvret.
Cependant, dans de nombreux pays, les lves inscrits l'cole pour un maximum de six
ans sont incapables de lire et de comprendre un simple texte. Des preuves rcentes
rvlent qu'un apprentissage de la lecture ralis tt et un taux suffisant (et accompagn
d'une comprhension) est essentiel pour apprendre bien lire. Au plus les lves sont
gs, au plus l'acquisition de l'alphabtisation devient difficile ; les enfants qui
n'apprennent pas lire dans les premires annes primaires sont plus susceptibles de
redoubler et d'abandonner les tudes. Les efforts mondiaux pour amliorer l'accs
l'ducation peuvent tre ralentis si les parents, une fois confronts des choix
conomiques difficiles et sachant que les lves n'acquirent pas de comptences
fondamentales en lecture, retirent leurs enfants de l'cole. Il est vident que cette
tendance se manifeste dj dans nombreux pays : bien qu'il y ait plus d'lves inscrits, le
taux d'achvement du cycle primaire et de survie scolaire (une analyse des rsultats
produits par les systmes ducatifs ainsi que de la survie de l'lve dans le systme)
sont en retard compar l'augmentation des inscriptions.
Mesurer l'apprentissage : L'instrument et le manuel
Dans le cadre de ces questions sur
l'apprentissage des lves et sur
l'investissement continu apport une
ducation pour tous, les ministres de
l'ducation et les professionnels du
dveloppement de la Banque mondiale,
de l'Agence amricaine pour le
dveloppement international (USAID)
et d'autres institutions ont rclam la
cration d'analyses simples, efficaces et
pas chers des performances
d'apprentissage des lves (Abadzi,
2006; Center for Global Development,
2006; Chabbott, 2006; World Bank:
Independent Evaluation Group, 2006).
Certains analystes ont mme prconis
l'tablissement d'une norme ou d'un
objectif mondial d'apprentissage, en
Section I : Introduction
Section I : Introduction
Section I : Introduction
L'une des raisons pour le grand intrt suscit par l'outil EGRA est son lien direct avec
les recherches sur l'acquisition de lecture et le dveloppement cognitif. Bien qu'une
grosse partie des recherches provienne du travail ralis avec des enfants venant de pays
hauts revenus, la base d'une telle recherche repose sur les progrs en neuroscience et
offre donc des leons pertinentes pour les pays faibles revenus.3 L'importance du
caractre fondamental des comptences doit tre souligne ici : des preuves provenant
de plusieurs pays dmontrent la prsence de ce que Stanovich (1986) appelle un effet
Matthieu dans l'acquisition de la lecture.4 C'est--dire que si des comptences
fondamentales solides ne sont pas acquises un jeune ge, le foss des performances
d'apprentissage (entre ceux qui ont et n'ont pas les comptences en lecture) se
creuse peu peu.
Une seconde raison est la simplicit intuitive de l'analyse pour le personnel du ministre,
les enseignants et les parents. La plupart des gens s'accordent sur le fait que quelle que
soit la mthode didactique, les enfants qui frquentent une cole pour une priode de 3
3
Pour consulter un rsum raisonnablement accessible sur les progrs raliss en neuroscience et en recherche sur le
dveloppement cognitif, voir Abadzi (2006).
4
L'expression effet Matthieu , souvent utilise dans le cadre de la recherche sur la lecture et rsume par les
riches s'enrichissent et les pauvres s'appauvrissent , provient d'une situation qui apparat dans une parabole biblique
dans l'vangile de Saint Matthieu : Car celui qui a, on donnera encore, et il sera dans l'abondance. Mais celui
qui n'a pas, on tera mme ce qu'il a (25:29).
Section I : Introduction
Le rapport annuel de Pratham sur le statut de l'ducation (Annual Status of Education Report) (2005) documente
les rsultats d'une simple valuation de la lecture et des mathmatiques, administre 330 000 enfants dans 10 000
villages en utilisant du personnel entirement bnvole. Pour consultez le rapport et obtenir plus d'informations,
rendez vous sur le site [Link]. Au Prou, les efforts de la Banque mondiale et du DFID ont men
l'inclusion des questions sur la qualit scolaire et les comptences fondamentales en lecture dans le dbat
prsidentiel national. Un lien vers une vido cre pour susciter un dialogue sur la politique ducative est disponible
sur le site [Link] (page d'accueil). Pour plus d'informations sur l'valuation au Prou et ses rsultats
voir Abadzi, Crouch, Echegaray, Paco, & Sampe (2005).
Section I : Introduction
Section I : Introduction
d'un Ministre est reprsent par la lettre du Directeur de l'Education en Afrique du Sud
(Annexe I). Enfin, des annexes techniques sont incluses, dcrivant les considrations sur
la taille de lchantillon et les tests de fiabilit (Annexes E et F).
Comme il a dj t mentionn, le manuel est cr pour informer le dveloppement et
l'utilisation d'EGRA en franais, avec quelques brves remarques sur l'utilisation dans
d'autres langues. La version franaise (accompagne d'une documentation spcifique
cette langue) est inspire de la version anglaise. La version espagnole est actuellement en
cours de dveloppement. Ces diffrentes versions ont t dveloppes grce au
financement d'USAID.
Section I : Introduction
II.
Les analyses des tests secondaires d'EGRA, qui comprennent la connaissance des lettres,
le dcodage des mots invents et le niveau de lecture haute voix, ont t utilises pour
rpondre divers besoins d'valuation, y compris des fins d'identification, de diagnostic
et de suivi des progrs. En utilisant les rsultats sur le niveau de lecture haute voix
provenant de milliers d'lves de tous les Etats-Unis (consultez l' Annexe A : Normes :
lecture haute voix de mots isoles en 1 minute pour une version franaise de ce type de
test), les praticiens et les chercheurs en ducation ont identifi les lves ayant des
difficults en lecture, ont diagnostiqus les points forts et les points faibles des lves afin
de guider l'instruction et ont pris des dcisions l'gard de l'efficacit de leurs
programmes de formation des enseignants et de dveloppement professionnel. Dans
chacun de ces cas, l'instrument (et le programme d'chantillonnage) doivent tre adapts
afin de reflter l'objectif de l'valuation (un aspect essentiel prendre en considration
lors de la formulation et de l'utilisation de tout outil composant l'valuation) (Hasbrouck
& Tindal, 2006; Kameenui et al., 2006; Kaminski et al., 2006). Les implications sur la
formulation de chacune des mthodes supplmentaires et les modifications ncessaires
pour adapter EGRA sont brivement reprises ci-dessous.
Le diagnostic systmique d'EGRA tel qu'il est prsent dans ce manuel est conu pour
faire partie d'un cycle complet d'appui et d'amlioration de l'apprentissage. Comme il est
dcrit dans la Figure 2 ci-dessus, EGRA peut tre utilis dans le cadre d'une mthode
exhaustive d'amlioration des comptences en lecture des lves, avec la premire tape
tant une identification systmique et gnrale des domaines ncessitant une
amlioration. Un talonnage des performances gnrales et la cration d'objectifs pour de
futures applications peuvent galement tre raliss durant l'application initiale d'EGRA.
Selon les rsultats, les ministres de l'ducation ou les systmes d'ducation locaux
peuvent intervenir pour modifier les programmes existants en utilisant des mthodes
didactiques bases sur l'vidence, afin de soutenir les enseignants dans l'amlioration des
comptences fondamentales en lecture. Les rsultats provenant d'EGRA peuvent donc
informer l'laboration des programmes de formation pour les futurs enseignants et les
enseignants dj en service.
Une fois ces recommandations mises en place, des formulaires parallles d'EGRA
peuvent tre utiliss pour peu peu suivre les progrs et les bnfices de l'apprentissage
chez les lves grce un suivi continu, tout en s'attendant ce qu'un tel processus
promeuve la responsabilit de l'enseignant et de l'administrateur en ducation d'assurer
les progrs des lves en matire de comptences fondamentales.
Utilisation d'EGRA pour identifier les besoins systmiques
Lorsqu'ils travaillent au niveau systmique, les chercheurs et les administrateurs en
ducation commencent gnralement par une analyse des donnes rcoltes sur les
lves, sur base d'exemples, afin de tirer des conclusions sur le fonctionnement du
systme (ou des lves au sein du systme). En utilisant la performance moyenne des
lves, par anne primaire au sein du systme, les administrateurs peuvent valuer quel
niveau les lves prouvent gnralement des difficults et peuvent utiliser ces
10
11
Figure 3.
Anne
Source : Good, R. H., III, Simmons, D. C., & Smith, S. B. (1998). Effective academic interventions in the United
States: Evaluating and enhancing the acquisition of early reading skills. School Psychology Review, 27(1), 45-56.
Remarque : les chiffres sur l'axe horizontal font rfrence l'anne primaire (ligne suprieure) et au mois (ligne
infrieure).
12
Une version modifie d'EGRA peut tre utilise dans une classe afin d'identifier les
lves prouvant des difficults et pour permettre aux enseignants de changer la
trajectoire des rsultats des lves grce des interventions cibles dans certains
domaines. Pour qu'EGRA soit utilis dans la salle de classe afin d'identifier les lves
individuellement, l'instrument doit subir trois changements importants.
Tout d'abord, le programme d'chantillonnage dcrit en dtail dans l'Annexe E doit tre
limin, puisque chaque enseignant administre l'instrument EGRA chaque lve
(identifie les lves ayant des difficults et conoit les mthodes de rattrapage).
Ensuite, EGRA doit tre divis en sous-tests ou en tches, administrer (ou pas) selon
l'valuation des comptences individuelles de chaque lve et de l'anne primaire
effectue par l'enseignant. EGRA compte actuellement huit tches et est conu pour tre
administr en fin d'anne scolaire, un exemple d'lves de la 1re la 3e anne primaire
(ou de la 2e la 4e primaire, en dbut d'anne scolaire). Afin de faciliter son application
et du fait qu'EGRA est administr par des enquteurs qui ne connaissent pas les lves
individuellement (et n'ont donc aucune connaissance antrieure sur la performance des
lves), l'instrument EGRA, tel qu'il est actuellement conu, ncessite que chaque lve
essaye d'effectuer toutes les portions de l'valuation. Avec un instrument administr par
l'enseignant, seules quelques unes de ces tches auront besoin d'tre administres
chaque lve. Les enseignants pourraient, par exemple, commencer tester les lves
avec la tche sur les mots et si les lves l'accomplissent avec succs, ils peuvent passer
la portion de l'valuation qui est lie au texte. Alternativement, si un lve ne sait pas lire
les lettres, la comprhension orale pourrait ensuite tre teste et le reste du test n'aurait
pas besoin d'tre effectu. Cela tant dit, les concepteurs de l'instrument doivent faire un
choix judicieux lorsqu'ils dcident des analyses utiliser. Dans plusieurs pays o les tests
pilotes ont t effectus, des enfants ne matrisant pas les comptences fondamentales les
13
plus basiques (telles que l'identification des lettres) ont t trouvs jusqu'en troisime
anne primaire.6
Enfin, l'instrument EGRA administr par l'enseignant ncessite que ce dernier soit form
en matire d'administration et d'interprtation des tches d'EGRA, de mthodes
d'valuation continue, de dveloppement de mthodes didactiques de rattrapage et de
stratgies pour travailler avec les lves qui ont des difficults en lecture. Un instrument
EGRA conu de manire centralise peut tre utilis par les enseignants une fois que ces
derniers ont suivi une formation pour dvelopper des valuations simples et
personnalises des comptences en lecture des lves.
Se servant d'une formation des enseignants explicitement centre sur la faon d'utiliser la
version modifie d'EGRA afin de comprendre la performance des lves et
accompagnes de programmes de leons dtailles et troitement successives, les
expriences au Kenya, au Mali et au Niger ont gnr des amliorations importantes en
matire de performances pratiques des enseignants et de performance en lecture des
lves. Pour un exemple, en anglais, d'une mthode base sur l'enseignant, veuillez
consulter les matriels dvelopps pour le Kenya [Link] (Documents
and Data>Kenya). Les matriels maliens et nigriens sont disponibles auprs de Plan
International.
Evaluation des interventions
Pour qu'EGRA soit utile pour valuer une intervention donne, l'instrument doit tre
conu de manire ce que les lves puissent tre tests plusieurs fois en utilisant des
instruments parallles (afin d'viter la mmorisation ou l'apprentissage des passages de
l'instrument). Une telle mthode est actuellement teste au Libria (avec des formulaires
parallles dvelopps et tests prliminairement dans les mmes coles dans le but d'tre
utiliss pendant plusieurs annes). Les lves tests au dbut de l'intervention et suite
l'intervention didactique sont supposs dmontrer une amlioration plus importante que
celle identifie chez les lves faisant partie d'un groupe contrle similaire. Les
interventions valuer doivent tre lies aux rsultats en lecture et d'apprentissage. Il ne
serait pas trs logique d'valuer un programme dont aucune thorie sur l'amlioration des
rsultats en lecture ne peut tre tire. Par exemple, un programme visant amliorer la
gestion au sein mme de l'cole ne serait pas susceptible de rvler des amliorations en
lecture, dues l'absence d'un lien causal direct. En d'autres mots, EGRA peut tre utilis
pour valuer un tel programme, mais de telles valuations sont susceptibles de ne pas
rvler les amliorations dmontres dans les rsultats en lecture. C'est--dire quEGRA
ne devrait tre utilis que pour valuer les programmes destins amliorer l'instruction
de la lecture et les rsultats d'apprentissage dans les premires annes du cycle primaire.
6
Bien qu'EGRA soit actuellement conu pour tre utilis avec des enfants des premires annes primaires, les
valuations sur le niveau de lecture haute voix ont t utilises aux Etats-Unis et dans d'autres pays pour des
enfants se trouvant jusqu'en 6e anne primaire. Les tests de fluence orale dans les annes suprieures doivent tre
effectus avec des textes plus longs que ceux qui sont inclus dans EGRA (pour des complments d'information sur
la fluence en lecture dans les niveaux scolaires suprieurs, voir Espin & Tindal, 1998; Espin, & Foegen, 1996).
14
EGRA ne devrait pas tre utilis comme outil de haute responsabilisation, que ce soit
titre de punition, d'intervention ou de rcompense. Au contraire, EGRA doit tre peru
comme tant un outil de diagnostic dont les clients et les utilisateurs principaux sont le
personnel ministriel, avec quelques utilisations possibles sous des formes plus diffuses
de mobilisation sociale. Le fait est qu'une fois qu'un tel instrument commence tre
utilis, et si les communauts sont responsabilises par une comprhension gnrale que
la lecture correspond assez bien un instrument fond sur la science, il est invitable, et
dsirable, que les parents et les communauts s'investissent peu peu pour suivre les
progrs en lecture, dans le cadre d'une responsabilisation plus souple ou
communautaire. Il est galement invitable que les reprsentants du gouvernement,
jusqu'au Ministre de l'Education, dveloppent un certain intrt l'gard de la
performance des enfants et qu'un certain besoin de consultation de rapports ne survienne.
Nous ritrons, cependant, que l'utilisation de hautes responsabilisations telles que des
programmes de prix pour les enseignants devrait tre vite. L'instrument EGRA, tel qu'il
est actuellement conu (un diagnostic systmique), ne devrait pas identifier d'lves ou
d'enseignants pour un suivi ultrieur, la seule exception que cette identification soit fait
de manire confidentielle pour suivre les lves et les enseignants des fins
d'identification et d'valuations de projets.
EGRA n'est pas adapt aux comparaisons interlinguistiques
Le problme de comparaison entre pays est difficile sur le plan valuatif. Bien que toutes
les valuations nationales, dveloppes jusqu'ici, semblent tre similaires, mme entre
diffrentes langues, et paraissent comparables, de premier abord, les diffrences entre
structures linguistiques et taux d'acquisition dcouragent les comparaisons directes. Les
recherches indiquent que la diffrence entre les langues est principalement une question
de rythme auquel les enfants franchissent les premiers pas vers l'acquisition de la lecture
(Seymour, Aro, & Erskine, 2003). Quelle que soit la langue, tous les enfants qui
apprennent lire voluent du niveau de non lecteur (incapable de lire des mots), passent
par celui de lecteur partiel (peut lire quelques lments mais pas d'autres) et atteignent le
niveau de lecteur comptent (peut lire tous ou la majorit des lments). Dans les langues
qui possdent une orthographe transparente ou superficielle (voir dans le glossaire
Transparence (opacit) de lorthographe ), la progression travers ces niveaux est trs
rapide (juste quelques mois d'apprentissage). Dans les langues qui possdent une
orthographe plus complexe ou plus profonde , ce processus peut prendre plusieurs
annes. En anglais, par exemple, franchir les tapes fondamentales ncessite deux ans ou
plus, avec une vitesse d'acquisition de seulement quelques nouveaux lments par mois
d'apprentissage. Par contre, des langues rgulires et transparentes telles que l'italien, le
finnois et le grec ne ncessitent, approximativement, qu'une anne d'instruction pour que
les lves atteignent un niveau comparable (Seymour et al., 2003).
15
Ainsi, EGRA ne devrait pas tre utilis pour comparer les rsultats entre langues. Etant
donn que les langues ont diffrents niveaux de transparence orthographique, il serait
injuste de dire que le pays A (dans lequel tous les enfants lisent de manire automatique
une fois en 2e anne primaire) a une meilleure performance que le pays B (o les enfants
atteignent ce niveau une fois qu'ils sont en 3e anne primaire), si la langue du pays A a
une orthographe beaucoup plus transparente que la langue du pays B. Nanmoins,
dcouvrir en quelle anne primaire les enfants de divers pays franchissent
gnralement le seuil d'alphabtisation, et comparer ces annes primaires, sera un
exercice analytique et politique utile, tant qu'il n'est pas utilis pour des classements
ou pour tablir une norme universelle unique pour, disons, le niveau de lecture ou
l'automaticit. Par consquent, si la population d'un pays parle une langue avec une
orthographe transparente et que l'automaticit est acquise deux annes primaires plus tard
que dans les pays avec des langues une orthographe de transparence similaire, cela
devrait tre un sujet d'analyse et de discussion. Un rglage minutieux des attentes et des
objectifs pour diffrents pays, mais au sein de la mme langue, est en partie l'objectif
d'EGRA, et c'est l quelque chose qui est susceptible d'attirer l'attention au niveau
mondial. En effet, quelques premires tentatives ont dj t ralises non seulement pour
effectuer des analyses mais galement pour commencer tablir quelques normes
simples (World Bank, 2007). A ce stade, nous explorons encore les implications de
comparaisons internationales (au sein d'une mme langue), ce qui ncessite des
recherches supplmentaires.
Au sein d'un mme groupe linguistique, le dfi pos par des comparaisons entre pays
n'est pas tellement une question de dveloppement d'instruments comparables (une
difficult importante, mais surmontable), mais de diffrences entre les dialectes et le
vocabulaire locaux. Par exemple, les instruments pour le Prou et le Nicaragua ont t
dvelopps en utilisant une version virtuellement identique de l'instrument (avec de
minimes modifications locales dans les instructions aux administrateurs). La comparaison
de tels rsultats pourra aider dterminer si ces comparaisons sont possibles ou
dsirables.
Alors que les experts ne recommandent pas d'effectuer des comparaisons
interlinguistiques en utilisant une certaine norme universelle pour, disons, la quantit de
mots corrects par minute en fin de 2e anne primaire, des comparaisons approximatives
entre diffrentes langues paraissent possibles et, de toute faon, pour des lments tels
que la facilit de reconnaissance des lettre dans les langues utilisant la graphie latine, des
comparaisons de base devraient tre possibles.
16
2.
3.
Chacun de ces trois points, et leurs implications pour EGRA, sont dvelopps ci-dessous.
Evaluer les dbuts de lapprentissage de la lecture
La comprhension de lcrit, qui est la finalit de la lecture, dpend la fois du niveau de
comprhension orale de celui qui lit et de sa matrise de mcanismes spcifiques la
lecture. Lexemple de la lecture dune partition de musique peut permettre de comprendre
ce que sont ces mcanismes. En effet, lincapacit de lire une partition de musique est
gnralement due la non matrise des mcanismes qui permettent au musicien expert
dassocier automatiquement dans sa tte une petite suite de notes crites un bout de
mlodie et non des difficults de comprhension de la musique. Il en va de mme pour
la lecture: un enfant normalement intelligent ne peut comprendre un texte crit que sil a
automatis les mcanismes qui permettent de dcoder les mots crits. Ce sont ces
mcanismes qui sont spcifiques la lecture, le processus de comprhension tant
largement similaire lcrit et loral comme le signalent les travaux qui ont montr que
celui qui comprend bien lcrit comprend bien loral et vice versa.8 Dautres travaux
ont montr que les sujets qui ont des problmes de comprhension en lecture en labsence
de problmes de comprhension orale ont le plus souvent de difficults de dcodage. Ces
constats ont conduit Hoover et Gough (1990) proposer une formule devenue clbre:
Niveau de comprhension crite = Niveau de dcodage X Niveau de
comprhension orale
Le niveau de comprhension crite dpend donc dune comptence dite de haut
niveau (le niveau de comprhension orale, incluant la matrise du vocabulaire) et dune
comptence dite de bas niveau , le niveau de dcodage. Dans une criture
alphabtique, le dcodage implique la matrise des relations graphme-phonme et le
7
Ehri, Nunes, Stahl, & Willows (2001); Ehri, Nunes, Willows, et al. (2001) ; en franais, voir : Centre dExpertise
collective, Institut National de la Sant et de la Recherche Medicale (INSERM) (2007).
8
Gernsbacher, Varner, & Faust (1990) ; en franais : Lecocq, Casalis, Leuwers, & Watteau (1996).
17
niveau de matrise du dcodage, qui se mesure par sa prcision et sa rapidit, dpend des
capacits de conscience phonmique. Ces comptences correspondent en fait aux
composantes dun enseignement efficace de la lecture prsentes dans les synthses du
NRP :
1.
2.
3.
4.
5.
Ces diffrents points, et leurs implications pour EGRA, sont abords dans les soussections qui suivent: les points (1) et (2) dans Dcodage et automaticit de
lidentification des mots crits ; le point (3), dans Connaissance des lettres et
graphmes, et conscience phonmique ; et les points (4) et (5), dans Relations entre
comprhension crite et orale, niveau de vocabulaire et de dcodage .
Dcodage et automaticit de lidentification des mots crits
Le lecteur dbutant doit apprendre associer les mots crits aux mots oraux
correspondant qui font dj parti de son vocabulaire oral pour la plupart dentre eux. Par
exemple, il va devoir apprendre associer la forme orthographique du mot matin la
forme phonologique de ce mot (qui se prononce /mat/) et son sens. Comme lindique la
Figure 4, dans une criture alphabtique lassociation entre mot crit et mot oral peut
seffectuer directement par une procdure dite orthographique. Cest la seule procdure
de lecture utilisable dans une criture logographique, comme celle du chinois. Par contre,
dans une criture alphabtique, lassociation entre mot crit et mot oral peut galement
seffectuer par une procdure phonologique (ou dcodage), en mettant en relation les plus
petites units sans signification de la langue crite (les graphmes, comme b , a ou
in ) avec les plus petites units qui leur correspondent de la langue orale (les
phonmes, comme /b/, /a/ ou //) et en assemblant le rsultat de cette opration
(b+a=ba). Dans une criture alphabtique, cette procdure de lecture peut toutefois
galement sappuyer sur dautres units sans signification: les syllabes et les rimes.9
Voir pour des rsultats de comparaisons entre enfants anglais, franais et espagnols, le second paragraphe aprs la
figure 5 de la section Etudes comparatives entre enfants anglophones et francophones .
18
Figure 4.
Procdure
orthographique
SIGNIFICATION
Mot (et morphme)
Mot (et morphme)
Procdure
phonologique
(ou dcodage)
Syllabe
Attaque-Rime
Lettre Graphme
ORTHOGRAPHE
Syllabe
Attaque-Rime
Phonme
Units ayant
une
signification
Units sans
signification
PHONOLOGIE
Le meilleur moyen dvaluer les capacits de dcodage est dutiliser des mots nouveaux
(des pseudomots) qui ne peuvent se lire que via cette procdure de lecture sans pouvoir
saider de connaissances lexicales. En outre, pour valuer le niveau de dcodage, on
utilise le plus souvent des tches de lecture haute voix parce que, par rapport aux
rsultats obtenus en lecture silencieuse, ceux obtenus en lecture haute voix sont plus
facilement interprtables et plus fiables (on sait ce qui a t lu), en particulier au dbut de
lapprentissage de la lecture.11 Cest pour cela que les tches de lecture de mots invents
dveloppes pour EGRA, tout comme celles de mots connus (voir ci-dessous), mais
galement la plupart des autres tches de lecture de cette batterie, impliquent la lecture
haute voix.
En ce qui concerne le dcodage, de nombreuses tudes12 ont montr que les lecteurs
dbutants utilisent quasi-exclusivement cette procdure de lecture et que les capacits
initiales dans ce domaine permettent de prdire le futur succs ou lchec de
lapprentissage de la lecture, y compris long terme. De plus, le niveau de dcodage
permet de distinguer les enfants ayant des difficults de lecture des autres enfants, quel
que soit leur ge ou leur niveau scolaire. Cest pour cette raison quEGRA contient une
preuve de Lecture de mots invents .
Pour valuer le niveau de lecture dun enfant, il faut bien entendu utiliser galement des
mots quil peut lire par une procdure orthographique (des mots frquents, quil a pu
rencontrer souvent) et cest pour cela quEGRA contient une preuve de Lecture de
mots familiers . Chez le lecteur comptent, ces mots sont en gnral reconnus
automatiquement. Cela est mis en relief par leffet dit stroop , qui rsulte dune
interfrence entre le sens dun mot et sa forme. Ainsi, quand on demande de nommer la
couleur de lencre dun mot, la rponse est plus longue quand le mot crit est un nom de
couleur qui ne correspond pas la couleur de lencre, par exemple, vert crit en
10
19
rouge. Celui qui sait lire ne peut donc pas sempcher de lire ce qui est crit, mme quand
on le lui demande, ce qui est le propre dun automatisme.13
Il peut paratre surprenant quune activit aussi subtile que la lecture fasse appel des
automatismes. Cest pourtant le cas et ces automatismes ont en plus un rle crucial dans
la lecture : ils permettent en effet de librer des capacits de mmoire pour la
comprhension, qui dpend de notre mmoire long terme (qui stocke durablement nos
connaissances), et de notre mmoire de travail (qui stocke provisoirement les
informations, le temps de les traiter), cette dernire ayant une capacit limite. Chez le
lecteur dbutant, qui dcode lentement les mots, toute la charge de la mmoire de travail
est consacre ce dcodage lent et laborieux. En plus, pour trouver les mots quil
narrive pas dcoder correctement, ce lecteur va sappuyer parfois sur le contexte. En
consquence, il ne lui restera que peu de ressources cognitives disponibles pour la
comprhension. En revanche, les lecteurs comptents, qui sont en mesure de rcuprer les
mots crits automatiquement, sans effort cognitif et sans avoir besoin daides
contextuelles, peuvent consacrer leurs ressources cognitives au processus de
comprhension.14
Ces rsultats ont des implications pour lvaluation de la lecture, tant au niveau de la
comprhension qu celui de lidentification des mots. En effet, les faibles dcodeurs
arrivent parfois compenser leurs difficults de dcodage par lutilisation danticipations
contextuelles, en particulier quand ils ont lire des textes contenant des informations
prdictibles. Les tests de lecture utilisant des textes permettent donc de moins bien
dtecter un lecteur ayant des difficults que la lecture de mots isols, et surtout celle de
mots nouveaux (ou pseudomots).
Dans une valuation de la lecture, il faut en plus tenir compte non seulement de la
prcision mais galement de la rapidit, ce dautant plus que cest surtout la rapidit qui
permet de distinguer les bons lecteurs des faibles lecteurs chez les sujets les plus gs ou
encore chez ceux qui apprennent lire dans une langue qui a une orthographe
transparente. Un indicateur de rapidit utilis depuis longtemps en psychologie et en
sciences de lducation, qui est relativement fiable et facile mettre en uvre, est le
nombre ditems (mots ou pseudomots) correctement lus en un temps donn, gnralement
1 minute.15 Et cest ce type de mesure que nous avons retenu pour les preuves de lecture
13
Ces automatismes se mettent en place trs rapidement, avec des diffrences plus quantitatives que qualitatives
entre enfants et adultes: Guttentag & Haith (1978). Voir aussi pour des donnes de neuro-imagerie, Parviainen,
Helenius, Poskiparta, Niemi, & Salmelin, R. (2006).
14
Perfetti, Goldman, & Hogaboam (1979); West & Stanovich (1978); voir aussi Perfetti & Zhang (1995); Stanovich
(1990 et 2000). Limportance de lunit mot dans la lecture ressort aussi de lanalyse des mouvements occulaires: en
effet, mme un trs bon lecteur fixe pratiquement tous les mots dun texte quand il lit : voir pour une synthse,
Rayner (1998).
15
Carver (1976); Taylor (1965). Dans les recherches (en anglais: Waters, Siedenberg, & Bruck [1984]; en franais:
Sprenger-Charolles, Siegel et al. [2003]), et pour certains tests (en anglais: Olson, Fosberg, Wise, & Rack [1994]; en
franais: Sprenger-Charolles, Col, Bchennec, & Kipffer-Picquard [2005]), la rapidit est value par un indicateur
plus prcis: le temps de latence des rponses correctes, cest--dire le dlai entre lapparition du mot sur lcran de
lordinateur et le dbut de la rponse vocale.
20
de mots nouveaux et pour celles de mots familiers contenues dans EGRA16 ainsi que pour
dautres preuves (connaissance des lettres et lecture de mots en contexte).
Une autre prcaution prendre dans une valuation quand on veut, par exemple,
comparer la lecture de mots celle de pseudomots, est de vrifier que les items sont dun
mme niveau de difficult, en particulier en longueur. Limportance de cet indicateur
sexplique par le fait quEGRA doit pouvoir sadapter diffrents contextes
linguistiques. Or une tude qui a port sur des enfants de 7 ans, anglais et tchques, a
permis de voir que, alors que les deux groupes ne diffraient pas en terme de nombre de
mots lus en une minute (85 90), les tchques lisaient environ 1/3 de syllabes en plus que
les anglais (126 contre 89).17
Un document permettant de construire des listes de mots est disponible en
[Link] il
contient les 1000 mots les plus frquents en franais daprs des textes crits destins aux
enfants. Chaque mot est prsent avec sa prononciation ainsi que dautres
caractristiques: frquence, longueur (nombre de lettres, de phonmes et de syllabes),
catgorie grammaticale (nom, verbe), et rgularit des correspondances graphmephonme. Dautres outils permettant dlaborer des preuves de lecture de mots et de
pseudomots sont intgrs dans les Annexes C (caractristiques de lorthographe du
franais), D1 (lettres par catgorie et frquence), D2 (phonmes par catgorie et
frquence) et D3 (liste des graphmes du franais, avec leur frquence dapparition et le
degr de consistance des correspondances graphme-phonme).18
Connaissance des lettres et des graphmes, et conscience phonmique
Pour utiliser un dcodage bas sur les correspondances graphme-phonme, il faut avoir
compris que le mot pour, qui se prononce en un seul geste articulatoire, est en fait
compos de 3 phonmes (/p/, /u/ et /R/) qui correspondent 3 graphmes ( p , ou et
r ), opration qui ncessite des capacits de segmentation phonmique. Il faut aussi ne
pas confondre le mot pour et le mot tour , et donc bien discriminer les phonmes
/p/ et /t/. Cest pour ces raisons que, dune part, la connaissance des lettres (et graphmes)
et, dautre part, les capacits de segmentation et de discrimination phonmique sont
ncessaires pour apprendre lire.
De fait, la connaissance du nom des lettres est un bon prdicteur du futur niveau de
lecture.19 Ce constat provient toutefois dtudes qui ont le plus souvent valu cette
connaissance avant lapprentissage de la lecture.20 Or EGRA est conu pour tre utilis au
16
21
cours des premires annes de cet apprentissage, et non avant. Dans ce contexte, cest le
son des lettres (et des graphmes) en relation avec les phonmes correspondant qui est
important, et non leur nom,21 ce dernier pouvant mme prter confusion comme cela
avait t not ds le 17me sicle dans la Grammaire de Port-Royal.22
Dautres rsultats signalent que, en franais, les enfants prennent trs rapidement comme
unit de base de lcrit les graphmes, et non les lettres.23 Cela peut sexpliquer par le fait
que les graphmes de plus dune lettre sont frquents dans cette langue: ils sont utiliss
pour diffrencier ou de u (/u/, /y/) ou encore pour noter les voyelles nasales
( an //, in //, on // et un //). La connaissance des graphmes, et de leur
prononciation (et non celle du nom des lettres) est donc value dans la version franaise
dEGRA. Cette connaissance peut tre considre comme un premier indicateur du
niveau de conscience phonmique de lenfant.
En ce qui concerne la conscience phonmique, son rle dans lapprentissage de la lecture
a fait lobjet de dbats qui ont oppos des chercheurs francophones qui ont soutenu que le
dveloppement de cette conscience nest quune consquence de lapprentissage de la
lecture, des chercheurs anglophones qui ont dfendu la position inverse, savoir que la
conscience phonmique a un statut causal dans cet apprentissage.24 Les arguments des
premiers viennent dobservations qui ont montr que des adultes illettrs ne pouvaient
pas analyser des mots oraux en phonmes. Lautre position provient dune tude
dentranement qui a utilis des tches de chasse lintrus au niveau phonmique
(quel est, parmi ces mots, celui qui na pas le mme son au dbut: bol, but, car) ou
smantique (quel est le mot qui nest pas de la mme famille: bol, tasse, herbe). Cette
tude a en effet montr que les entranements base phonique ont une incidence positive
sur lapprentissage de la lecture, et non ceux base smantique.
En dehors de la tche de chasse lintrus, les tches phonologiques le plus souvent
utilises impliquent la segmentation de mots en phonmes (par exemple, prononcer
kir en enlevant le premier son, ou dire combien il y a de sons diffrents dans cet item,
Toutefois ces rsultats sexpliquent uniquement par la connaissance du nom des lettres pour les voyelles, pas pour
les consonnes, donc quand le nom et le son des lettres concident (Sprenger-Charolles, Bogliotti, Leloup, & KippferPicquard, sous presse).
21
Voir les conclusions du NRP des USA: Ehri, Nunes, Stahl et al. (2001) et Ehri, Nunes, Willows et al. (2001). Voir
aussi Treiman, Tincoff, Rodriguez, Monzaki, & Francis (1998). Pour le franais, voir lCentre dExpertise
Collective, INSERM (2007).
22
Arnaud & Lancelot (1960). Dans cette grammaire, il est crit que ce nest pas une grande peine ceux qui
commencent que de connatre simplement les lettres, mais que la plus grande est de les assembler. Or ce qui rend
cela difficile est que chaque lettre ayant son nom, on la prononce seule autrement quen lassemblant avec dautres.
Par exemple, si lon fait assembler fry un enfant, on lui fait prononcer [f, r, i grec ], ce qui brouille lorsquil
veut ensuite faire le son de la syllabe fry. Il semble donc que la voie la plus naturelle serait que ceux qui
montrent lire napprissent dabord aux enfants connatre les lettres que par le nom de leur prononciation Quon
ne leur nommt aussi les consonnes que par leur son naturel, en y ajoutant seulement le muet qui est ncessaire
pour les prononcer .
23
Par exemple, Kandel, Soler, Valdois, & Gros (2006); Sprenger-Charolles, Siegel, & Bonnet (1998); voir aussi
Rey, Ziegler, & Jacobs (2000) pour des rsultats en anglais et franais.
24
Dun ct, Alegria & Morais (1979) ; Morais, Bertelson, Cary, & Alegria (1986); Morais, Cary, Alegria, &
Bertelson (1979) ; de lautre, Bradley & Bryant (1983).
22
ou encore nommer les diffrents sons qui le composent) ou lopration inverse (assembler
des phonmes pour obtenir un item: par exemple, /k/ plus /i/ = /ki/). Le plus souvent, des
pseudomots sont utiliss pour viter des diffrences qui pourraient sexpliquer par le
niveau de vocabulaire des enfants.
Les tudes longitudinales (dans lesquelles les enfants sont suivis le plus souvent depuis
une priode qui prcde lapprentissage de la lecture) ont montr que les relations entre
conscience phonmique et apprentissage de la lecture sont bidirectionnelles: dun ct,
lapprentissage de la lecture favorise le dveloppement de la conscience phonmique; de
lautre, le niveau de conscience phonmique avant cet apprentissage est un bon prdicteur
du succs ou de lchec de cet apprentissage.25 Il a aussi t montr que les entranements
la conscience phonmique ont un effet positif sur lapprentissage de la lecture,
condition toutefois dutiliser en mme temps un support crit (les graphmes
correspondant aux phonmes manipuls).26 Certaines tudes signalent galement que
cest bien la conscience phonmique qui a un rle important au dbut de lapprentissage,
et non la conscience dunits plus larges telles que les attaques et les rimes.27 Toutefois,
en franais, quelques rsultats suggrent que la conscience syllabique permet aussi de
prdire le futur niveau de lecture.28 Enfin, quelques tudes signalent que les capacits de
discrimination phonmique permettent de distinguer les faibles lecteurs des bons
lecteurs29 ainsi que de prdire le devenir en lecture des enfants de faon fiable.30
Il est donc crucial dvaluer au minimum les capacits de segmentation phonmique des
enfants dans un bilan des premires tapes de lapprentissage de la lecture. Toutefois vu
la lourdeur et la difficult de ces tches, pour une valuation grande chelle il peut tre
suggr dutiliser une preuve dcriture de pseudomots, ce qui permet dvaluer en
mme temps que les capacits de segmentation, celles de discrimination et dassemblage
des phonmes.31 Cest la tche qui a t retenue pour la version franaise dEGRA.
Relations comprhension crite et orale, niveau de vocabulaire et de dcodage
Perfetti, Beck, Bell, & Hughes (1987) ; en franais, voir : Casalis & Louis-Alexandre (2000); Sprenger-Charolles,
Col, et al. (2000).
26
Voir pour une synthse : Ehri, Nunes, Willows, et al. (2001).
27
Hulme, et al. (2002). Comme le montre une tude de Caravolas et al. (2005), cela a t observ dans diffrentes
critures alphabtiques, quelle que soit lopacit de lorthographe.
28
Bruck, Genesee, & Caravolas (1997) ; Ecalle & Magnan (2007).
29
Ziegler, Pech-Georgel, George, & Lorenzi (2009).
30
Kipffer-Piquard (2003) ; Sprenger-Charolles, Bogliotti, et al. (2009) ; voir toutefois Scarborough (1998) pour des
rsultats non concluants en anglais.
31
Pour une suggestion analogue, voir Torgesen & Davis (1996). Pour une proposition, voir la section 10 de
lAnnexe B. Des outils permettant dlaborer des preuves de connaissance des lettres et des graphmes, et de
conscience phonmique sont prsents dans les Annexes D1 D3.
32
Carver (1998) ; Catts, Hogan, & Fey (2003) ; Cutting & Scarborough (2006) ; en franais: Megherbi, Seigneuric,
& Ehrlich (2006).
23
Tests de
comprhension
crite
GORT32
QRI32
PIAT32
WJPC32
X
X
Type de tche
- Lecture haute voix
- Lecture silencieuse
Type de texte
- Phrases
- Court passage
- Longueur moyenne (1 narratif et 1
35
expositif )
- Long passage
Evaluation de la comprhension
- Choix dimage
- Compltement de phrase (test de
closure)
- Choix multiple
- Courtes rponses
- Rappel
Relations avec les capacits de dcodage
Faibles
Faibles
Fortes
Fortes
Fortes
Fortes
Faibles
Faibles
X
X
X
X
X
X
X
33
GORT (Gray Oral Reading Test 3) : Wiederholt & Bryant (1992) ; QRI (Qualitative Reading Inventory-3) : Leslie
& Caldwell (2001) ; PIAT (Reading comprehension test du Peabody) : Dunn & Markwardt (1970) ; WJPC
(Woodcock-Johnson Passage Comprehension) : Woodcock, McGrew, & Mather (2001).
34
Daprs Keenan, Betjemann, & Olson (2008).
35
De type article dencyclopdie.
36
Woodcock et al. (2001) ; QRI: Leslie & Caldwell (2001) ; Know-it: Barnes & Dennis (1996).
37
Olson, et al. (1994).
24
Un premier rsultat est que les corrlations entre les tests de comprhension crite sont
modestes, ce qui suggre quils nvaluent pas les mmes comptences. Une autre
analyse qui sappuie sur les corrlations (analyse des rgressions) indique en plus que les
capacits de comprhension orale et de dcodage expliquent 60% de la variance dans les
deux derniers tests de comprhension crite (lecture silencieuse de textes courts ; cf. le
PIAT et le WPJC) et seulement 30% dans les deux premiers (lecture haute voix de
textes longs, cf. le GORT et le QRI). En outre, les scores obtenus dans les deux derniers
tests sexpliquent surtout par les capacits de dcodage alors que ceux obtenus dans les
deux premiers sexpliquent surtout par les capacits de comprhension orale.38
Dautres analyses, qui ont compar les scores en fonction de lge des sujets (9 ans vs 13
ans, en moyenne) ont montr que les capacits de dcodage expliquent une plus forte part
de variance en comprhension crite chez les plus jeunes que chez les plus gs.39 Ce
rsultat varie toutefois en fonction du test. Ainsi, les scores aux tests de lecture
silencieuse sexpliquent quasi uniquement par les capacits de dcodage chez les plus
jeunes et cela quelle que soit la tche (test de closure ou choix dimage), pas chez les plus
gs. Cest le patron inverse, mais avec des diffrences plus faiblement marques entre
les rsultats des plus jeunes et des plus gs, qui est relev pour les deux tests de
comprhension impliquant la lecture haute voix de textes longs.
Ces rsultats proviendraient de ce que, quand les textes sont courts, il faut identifier tous
les mots pour rpondre lpreuve de comprhension. Par contre, pour certains des tests
comportant des textes longs, on peut deviner la rponse quelques questions, ce qui
minimise la part du dcodage. Ainsi, il est possible de rpondre correctement aux items
du GORT, et un niveau au-dessus de celui de la chance, sans avoir rellement lu les
textes.40
Il faudrait donc, avec des lecteurs dbutants qui, en outre, apprennent le plus souvent
lire dans une langue qui nest pas leur langue maternelle (comme cest le cas dans
beaucoup de pays ou EGRA sera mise en uvre) utiliser des textes courts et des
questions auxquelles il nest pas possible de rpondre sans avoir lu le texte. Il faudrait
surtout viter les questions choix multiple, particulirement celles pour lesquelles la
rponse est binaire (oui-non). Il faudrait aussi valuer la fois la comprhension crite et
orale. Cest ce qui est propos dans la version franaise dEGRA. Des suggestions
supplmentaires sont prsentes dans lAnnexe B (Sections 2, 6, 7 et 8).
Enfin, le niveau de vocabulaire oral des enfants, qui est reli leurs capacits en
comprhension crite et en lecture de mots,41 devrait tre contrl. Ce type de contrle est
dautant plus important que les relations entre lecture et vocabulaire oral sont
bidirectionnelles: un bon niveau de vocabulaire oral facilite en effet lapprentissage de la
lecture qui, en retour, permet un accroissement de la taille de ce vocabulaire. Cet effet
38
Pour une discussion sur un rsultat similaire obtenu avec EGRA au Sngal, voir Sprenger-Charolles (2008).
Voir par exemple, Hoover & Tunmer (1993) pour un rsultat similaire.
40
Keenan & Betjemann (2006).
41
Scarborough (2001); Snchal, Oullette, & Rodney (2006).
39
25
Matthieu (Stanovich, 1986) conduit une augmentation dans le temps des diffrences
en fonction du niveau initial de vocabulaire. Comme pour la comprhension, des
suggestions sont prsentes dans lAnnexe B (voir la Section 1).
La lecture est acquise en phases successives
Pour Seymour (1997), la lecture est acquise en phases successives, sur la base de deux
procdures: une procdure logographique par laquelle les mots sont reconnus partir
dindices visuels globaux et/ou locaux; et une procdure alphabtique par laquelle les
mots sont dcods squentiellement, les lettres ou groupes de lettres (les graphmes)
tant mis en relation avec les sons du langage oral qui leur correspondent (les phonmes).
Selon ce modle (Tableau 2), les comptences de base (capacits de dcodage squentiel
des mots bases sur les capacits danalyse phonmique) sont acquises avant les
comptences plus complexes (par exemple, utilisation dune procdure morphographique
base sur les capacits danalyse morphmique).
Tableau 2.
1re phase
Procdure
logographique
2e et 3e phases
Procdure
alphabtique
Capacits danalyse
phonologique
Petites units
(graphmephonme)
Procdure
orthographique
Procdure
morphographique
Larges units
(morphme)
Les donnes de la littrature suggrent en effet que les relations entre capacits danalyse
phonmique et lecture sont plus fortes au dbut de lapprentissage que plus tardivement,
linverse tant observ pour les capacits danalyse morphologique.43 Cela peut
s'expliquer par le fait que la conscience phonmique est cruciale pour la comprhension
du principe alphabtique, et donc surtout pour les lecteurs dbutants.
42
Seymour (1997).
En anglais : Carlisle (2000) ; Mahony, Singson, & Mann (2000) ; Singson, Mahoney, & Mann (2000) ; en
franais : Casalis & Louis-Alexandre (2000) ; Casalis, Col, & Sopo (2004).
43
26
En outre, les lecteurs dbutants utilisent surtout une procdure alphabtique. Ils ont donc
des difficults pour lire les mots irrguliers (comme sept , qui a un p muet), qui ne
peuvent pas tre correctement lus en utilisant les correspondances graphme-phonme.44
Les tudes longitudinales indiquent aussi que la matrise du dcodage est le sine qua non
de lapprentissage de la lecture, les bons dcodeurs prcoces tant les enfants qui font les
progrs les plus rapides, y compris en lecture de mots irrguliers.45
En ce qui concerne la prise en compte des morphmes en lecture (gnralement conue
comme tant un des signes de lutilisation de la procdure orthographique, et non comme
constituant une procdure spcifique de lecture), il a t relev que les enfants utilisent
ces units quand ils lisent46 mais jusqu' un ge relativement avanc cela dpend de la
transparence de lorthographe: les mots drivs transparents (comme voler driv de
vol ) tant mieux traits que ceux qui sont opaques ( brune driv de brun , la
prononciation de la voyelle ntant pas la mme dans les deux cas). Ce rsultat est
compatible avec le modle de Seymour. De mme, les units syllabiques seraient utilises
en tant quunit de traitement uniquement par les lecteurs les plus gs et/ou les plus
comptents,47 ce qui est aussi compatible avec le modle de Seymour.
Un des points de ce modle qui, par contre, a t fortement critiqu est sa double
fondation. En fait, les stratgies alphabtiques seraient utilises ds les dbuts de
lapprentissage de la lecture, en particulier quand la langue a une orthographe plus
rgulire que celle de langlais. Certaines donnes permettent toutefois de penser que,
mme en anglais, les stratgies logographiques ne seraient que peu utilises ou, tout au
moins, seraient peu productives.48
Ces rsultats ont des implications pour EGRA, qui est suppos sadresser des lecteurs
dbutants. Les valuations devraient en effet se concentrer sur la procdure alphabtique,
avec quelques ouvertures sur la procdure orthographique. Ainsi, les mots utiliss dans
les tests devraient majoritairement tre rguliers sur le plan des correspondances
graphme-phonme (CGP). Une suggestion est propose en annexe (voir la Section 3 de
lAnnexe B, voir aussi la Section 4 pour une liste de pseudomots apparis aux mots sur
diffrents critres). La question de la rgularit des CGP, et de lincidence de cette
rgularit sur lapprentissage de la lecture est examine dans la section suivante.
44
En anglais : Manis, Custodio, & Szeszulski (1993) ; Siegel & Faux (1989) ; en franais : Sprenger-Charolles,
Seigel, et al. (1998) ; Sprenger-Charolles, Siegel, et al. (2003).
45
Pour des synthses, voir : Share (1995) ; Sprenger-Charolles, Col, et al. (2006) ; voir aussi Dcodage et
automaticit de lidentification des mots.
46
En anglais : Feldman, Rueckl, DiLiberto, Pastizzo, & Vellutino (2002) ; Laxon, Rickard, & Coltheart (1992) ; en
franais : Col, Sprenger-Charolles, Siegel, & Jimenez-Gonzales (2004).
47
Col, Magnan, & Grainger (1999). Le recours aux syllabes dpendrait toutefois de la langue (Col, Royer,
Leuwers, & Casalis, 2004), les enfants anglais ayant moins recours ces units que les enfants franais et espagnols,
probablement parce que les frontires entre syllabes sont peu claires en anglais.
48
Voir pour une synthse : Share (2008). Pour des rsultats en franais, voir Sprenger-Charolles & Bonnet (1996);
pour des rsultats en anglais, voir : Ehri & Wilce (1985) ; Laing & Hulme (1999) ; Stuart & Coltheart (1988).
27
Unit
Anglais
Franais
Ecriture: phonologie-orthographe
Anglais
Franais
Consonne(s)-Dbut
95
95
90
99
Voyelle(s)
48
94
67
68
Consonne(s)-Fin
96
97
50
58
Rime (Voy+Cons)
91
98
67
58
Les rsultats (Tableau 3) confirment que l'anglais se caractrise par une faible consistance
de lorthographe pour la lecture, particulirement pour les voyelles. Toutefois, la
consistance de la prononciation des voyelles anglaises double lorsque la rime du mot est
prise en compte,51 ce qui nest pas relev en franais ou la consistance des voyelles
isoles est dj trs forte. Cela permet de comprendre pourquoi lutilisation des rimes
49
Pour des synthses, voir : Share (2008) ; Sprenger-Charolles, Col, et al. (2006) ; Ziegler & Goswami (2005 et
2006).
50
Daprs Peereman & Content (1998).
51
Voir Treiman, Mullennix, Bijeljac-Babic, & Richmond-Welty (1995) pour des donnes comparables. Pour une
rapide description du systme orthographique et phonologique du franais, de langlais et de lespagnol (ainsi que de
lallemand), voir Sprenger-Charolles, Col, et al. (2006).
28
(cat, bat, hat; low, row, flow; deep, jeep, sleep; night, fight, hight) peut faciliter
lapprentissage de la lecture en anglais, pas en franais.
Par contre, la consistance de lcriture est faible, particulirement en franais pour les
voyelles et les consonnes de fin de mot. Le premier rsultat est d au fait que plusieurs
graphmes permettent de transcrire un mme phonme. Ainsi, alors que peau ne peut
se lire que /po/, il est possible dcrire la voyelle qui correspond /o/ avec au moins 8
graphmes diffrents.52 Le second provient de ce que les marques morphologiques de fin
de mot, comme d et t par exemple, sont le plus souvent muettes. Or pour crire
correctement les mots grand , rond , blond versus petit , chat , lent , il
faut savoir que les uns se terminent par d et les autres par t .
Daprs des donnes portant sur un corpus plus reprsentatif (environ 50.000 mots
prsents dans les manuels scolaires du primaire, cf. Annexe D353), la consistance des
correspondances graphme-phonme est denviron 90% pour les consonnes et les
voyelles en franais. Toutefois cette consistance est trs faible pour les semi-consonnes
(45%),54 qui ne constituent que 15% des occurrences de ce corpus dans lequel les
consonnes prdominent (49% vs 36% de voyelles). De plus, ce rsultat sexplique quasi
uniquement par le yod (le son /j/ au dbut du mot yeux ), qui est transcrit par trois
principaux graphmes, tous ambigus: i ( pied /j/ vs ville /i/), y ( yeux /j/
vs type /i/) et ll ( fille /j/ vs ville /l/).
Etudes comparatives entre enfants anglophones et francophones
29
avaient un niveau de lecture suprieur aux normes nationales et taient issus de milieux
socio-conomiques plutt favoriss.
Dans une autre tude, des enfants anglophones et francophones ont t suivis depuis la
grande section, les premiers ayant bnfici alors dune sensibilisation la lecture. A la
fin de la 1re anne du primaire, ces enfants ont eu lire des mots dune syllabe rguliers
ainsi que des pseudomots construits en changeant la premire lettre des mots. Les scores
des anglophones sont plus faibles que ceux des francophones, la diffrence entre les deux
groupes tant plus marque pour les pseudomots (Figure 5, droite). Les mmes tendances
ont t releves dans une autre tude, qui impliquait en plus des enfants espagnols
(Figure 5, gauche) ainsi que dans une tude pilote avec EGRA qui a port sur des enfants
gambiens et sngalais ayant appris lire soit en anglais soit en franais.56
Figure 5.
100
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
Mots
Pseudomots
Mots
Anglais
Pseudomots
Bruck et al., 1997 (7 ans)
Franais
Espagnol
Sources : Goswami, U., Gombert, J. E., & de Barreira, L. F. (1998). Childrens orthographic representations and linguistic
transparency: Nonsense word reading in English, French and Spanish. Applied Psycholinguistics, 19, 19-52; et Bruck, M., Genesee,
F., & Caravolas, M. (1997). A cross-linguistic study of early literacy acquisition. Dans B. Blachman (Ed.), Foundations of reading
acquisition and dyslexia: Implications for early intervention (pp. 145162). Mahwah, New Jersey: Lawrence Erlbaum.
Sprenger-Charolles (2008).
Goswami et al. (1998)
58
Bruck et al. (1997)
57
30
dtre prsents, ceux qui montrent que, par rapport des non anglophones, les difficults
des anglophones sont plus marques en lecture de pseudomots quen lecture de mots. .
Lopacit de lorthographe a aussi un impact sur les units orthographiques utilises. En
particulier, dans ltude prcdente qui impliquait des enfants anglais, franais et
espagnols, les sujets ont eu lire des pseudomots qui rimaient ou non avec des mots. La
prsence de rimes facilite largement la lecture des anglophones (15% 20%
damlioration), un peu celle des francophones (5% damlioration), pas celle des
hispanophones. Cela provient sans doute de ce que linconsistance des voyelles anglaises
est rduite quand on tient compte de la rime des mots.
Enfin, en raison de lasymtrie des relations graphme-phonme et phonme-graphme,
les premires tant plus consistantes que les secondes, surtout en franais, on peut aussi
sattendre observer une infriorit de lcriture sur la lecture. Cest ce que suggrent
certains rsultats. Ainsi, alors que les mots rguliers sont rapidement mieux lus que les
pseudomots, particulirement en franais, ils ne sont pas mieux crits.59 Cela peut
sexpliquer par le fait que les mots rguliers (comme route ) ne peuvent se lire que
dune seule faon alors quils peuvent scrire de diffrentes manires ( routte ), une
seule respectant la norme orthographique. Par contre, il ny a pas de norme
orthographique pour lcriture des pseudomots.
Au-del de ces diffrences entre criture et lecture, au dbut de lapprentissage cest
essentiellement une procdure alphabtique qui est utilise en criture, comme en
lecture.60 Ainsi, les mots rguliers sont mieux crits que les mots irrguliers, mme quand
ils sont frquents.61 Afin de pouvoir comparer lecture et criture, lpreuve dcriture
dEGRA devrait donc surtout comporter des mots rguliers prsents dans lpreuve de
lecture (voir pour une suggestion supplmentaire la Section 9 de lAnnexe B).
Les particularits de lorthographe dune langue ont donc une incidence la fois
quantitative et qualitative sur lapprentissage de la lecture et de lcriture. Il est donc
ncessaire de tenir compte des caractristiques linguistiques des items utiliss dans les
valuations, et dajuster au mieux le niveau de difficult des preuves la langue dans
laquelle seffectue lapprentissage. En plus, dans la mesure o EGRA sadresse surtout
des sujets qui apprennent lire dans une langue qui nest pas leur langue maternelle, il
faut viter dutiliser trop massivement certaines caractristiques spcifiques
lorthographe et/ou la phonologie de la langue dapprentissage, par exemple, pour le
franais: voyelles nasales, u oppos ou , e muet en fin de mot.
59
En franais : Alegria & Mousty (1996) ; Leybaert & Content (1995) ; Sprenger-Charolles, Siegel, et al. (1998) ;
Sprenger-Charolles, Siegel, et al. (2003) ; en anglais : Foorman, Jenkins, & Francis (1993); Lennox & Siegel (1993);
Stage & Wagner (1992).
60
En franais : Eme & Golder (2005) ; Leybaert & Content (1995) ; Lt et al. (2008) ; Sprenger-Charolles, Siegel,
et al. (1998) ; en anglais : Foorman et al. (1993) ; Juel (1988) ; Stage & Wagner (1992) ; Waters, Bruck, &
Seidenberg (1985).
61
Voir toutefois Martinet, Valdois, & Fayol (2004).
31
En conclusion
EGRA est largement focalis sur les comptences ncessaires aux lecteurs dbutants,
celles sur lesquelles lenseignement de la lecture dans les premires annes primaires doit
se centrer: connaissance des lettres (et des graphmes) et de leurs relations avec les
phonmes, conscience phonmique et acquisition dautomatismes dans les procdures
didentification des mots crits. Une fois ces comptences acquises, la focalisation de
lenseignement va se centrer sur la comprhension, tant au niveau lexical (vocabulaire)
que textuel, comptences qui peuvent et doivent tre enseignes et values. Quand les
enfants passent de apprendre lire lire pour apprendre , lordre des priorits
change. Il nen demeure pas moins que, dans toute valuation de la lecture, quel que soit
lge ou le niveau scolaire, il est ncessaire dexaminer le niveau dautomatisme des
procdures didentification des mots crits (prcision et rapidit) ainsi que les capacits
de comprhension crite des sujets, en contrlant leur niveau de comprhension orale et
de vocabulaire.
32
Cette section examine les tapes ncessaires pour prparer et animer un atelier EGRA et
offre un survol des sujets aborder. Suite l'atelier, une deuxime semaine de formation
est recommande pour les enquteurs et pour effectuer un pilotage de l'instrument (en
quipe de quatre ou cinq par cole). La formation des enquteurs et le travail de terrain
sont discuts dans la Section V.
Adaptation d'EGRA et atelier de recherche
Le nombre de participants l'atelier d'adaptation et de recherche sera dtermin par le
nombre d'coles slectionnes (consultez l'Annexe E) et la disponibilit du personnel
ministriel pour participer la fois la formulation de l'instrument et au travail de terrain
actuel dans les coles. Il est recommand de faire appel au personnel ministriel afin de
dvelopper la capacit et d'assurer la durabilit de ces valuations. Les participants
pourront galement inclure des praticiens ne faisant pas partie du ministre : des
professeurs, des enseignants et des experts en dveloppement de programmes scolaires,
en valuation, en supervision et appui scolaires et, si possible, en langue locale. La
situation idale est que le personnel ministriel participe au processus complet
d'adaptation et de pilotage (pouvant prendre jusqu' un mois, selon le nombre d'coles
slectionner). Dans les pays o les membres du personnel ministriel ne sont pas
33
disponibles pour cette priode de temps, le groupe doit tre complt par des superviseurs
de terrain et des enquteurs engags cette fin.
Les superviseurs devraient participer lensemble du processus d'adaptation et de
justification des recherches afin de mieux comprendre les principes sous-jacents de
chacune des composantes de l'valuation. Si les participants ne sont pas tous disponibles
pour le processus complet d'adaptation, des enquteurs supplmentaires peuvent assister
la semaine de formation qui suit cette semaine d'atelier et comprend des pilotages dans
plusieurs coles pour pratiquer l'instrument et y apporter des modifications finales. Un
nombre d'enquteurs plus grand que celui ncessaire devrait participer la formation de
suivi afin de pouvoir slectionner ceux qui se sont avrs tre les plus capables
administrer l'instrument (ceci est dtermin grce aux calculs de fiabilit interobservateur, voir l'Annexe F).
Les groupes composs de personnel ministriel, de formateurs des enseignants,
d'enseignants retraits et de futurs enseignants offrent un bon mlange d'exprience,
d'enthousiasme et d'nergie, des lments importants pour le processus d'valuation.
Alors que le personnel ministriel devrait tout particulirement tre slectionn selon sa
capacit contribuer la formulation et l'adaptation des instruments EGRA, il est
possible que tout le personnel ministriel ne soit pas slectionn comme enquteurs ou
superviseurs. Les deux qualifications les plus importantes d'un enquteur sont :
Dans le cadre du processus de slection, les animateurs des ateliers doivent effectuer des
tests de fiabilit inter-observateur en utilisant les enregistrements d'lves participant aux
valuations pilotes. Les enquteurs coutent et notent l'valuation et, ensuite,
communiquent leurs scores. Des opportunits supplmentaires de formation et de
pratique devraient tre fournies aux enquteurs dont les scores ont un cart type plus
lev par rapport la moyenne. S'ils ne s'amliorent pas, ils ne devraient pas tre
slectionns pour participer au processus de collecte des donnes.
L'atelier devrait tre anim par une quipe compose de deux experts, au minimum. Le
premier expert, responsable de l'adaptation de l'instrument, du processus de
dveloppement de l'instrument EGRA ainsi que de la collecte et de la saisie des donnes,
34
62
Bien qu'il soit assez cher, le meilleur chronomtre que nous ayons trouv cette fin est disponible sur le site des
Indicateurs dynamiques d'alphabtisation fondamentale de base (DIBELS - Dynamic Indicators of Basic Early
Literacy) : [Link] html. Une autre option qui est moins chre est disponible
[Link]
35
Figure 6.
Prsentation
des animateurs
et des
participants
Analyse de la
logistique
Analyse du
processus de
dveloppement
d'EGRA
Analyse des
recherches
sous-jacentes
d'EGRA
Mardi
Analyse de
l'instrument
provisoire et
du
questionnaire
de l'lve
Mercredi
Formation sur
l'utilisation de
l'application et
mise en
pratique
Jeudi
Examen de
l'instrument
provisoire
Test
prliminaire
dans 2 6
coles
Saisie des
donnes
comme
exercice
pratique
Ralisation
de tests sur la
fiabilit interobservateur
Ralisation
d'analyses
simples en
utilisant Excel
Vendredi
Discussion
des rsultats
Discussions
des
implications
didactiques
Examen de
l'instrument
provisoire sur
base des
rsultats
dans le rapport Belmont, un rapport publi en 1978 par la Commission amricaine pour la
protection des sujets humains de la recherche biomdicale et comportementale, pour
guider leurs examens des protocoles de recherche proposs. Le rapport Belmont expose
trois principes de base :
Pour chaque valuation ralise ce jour, RTI a inclus un consentement verbal pour les
participants aux valuations. Avant d'administrer l'valuation, les enquteurs dcrivent les
objectifs de l'tude et informent les lves du fait que l'valuation est anonyme,
n'affectera pas leurs notes scolaires et sera utilise pour amliorer la faon dont les
enfants de leur pays apprendront lire. Si des enqutes sur les directeurs d'coles et les
enseignants sont menes dans le cadre de cette tude, un processus semblable de
consentement crit est complt. Alors que ce processus de consentement est souvent
inconnu des interlocuteurs locaux, il est souvent bien accueilli par les lves et les
enseignants qui rapportent un sentiment de responsabilisation en se voyant donner
l'option de participer l'valuation. Peu d'lves et d'enseignants refusent de participer
(dans un cas rcent au Nicaragua seulement huit lves ont refus de participer sur un
exemple de plus de 6 000 lves). Dans de tels cas, un autre lve est choisi de manire
alatoire. Pour de plus amples information sur les IRB et l'thique de recherche avec des
sujets humains, enfants inclus, veuillez consulter : [Link]
Examen des composantes de l'instrument
Afin de dvelopper lensemble de l'valuation des comptences fondamentales en lecture
(EGRA), l'quipe de dveloppement d'EGRA a examin plus d'une douzaine
d'instruments d'valuations, y compris les indicateurs dynamiques d'alphabtisation
fondamentale de base (DIBELS/ISEL), l'chelle de vocabulaire en images Peabody et les
instruments administrs en Espagne, au Prou, au Kenya, en Mongolie et en Inde.
L'instrument EGRA intgre galement des leons sur les efforts en cours pour dvelopper
des moyens plus courts, plus rapides, moins chers d'valuer l'alphabtisation (des
adultes) (International Literacy Institute & UNESCO, 2002; Wagner, 2003).
Comme il est mentionn ci-dessus, pour obtenir un retour d'information sur la
formulation initiale d'EGRA, USAID, la Banque mondiale et RTI ont organis une
runion d'experts (un rsum des dbats et une liste des participants peuvent tre trouvs
37
2.
3.
4.
5.
6.
7.
Comprhension l'audition
8.
Dicte.
Chacune de ces composantes a t teste lors des tests pilotes mens en arabe, anglais,
franais, espagnol et dans plusieurs autres langues grce des initiatives finances, la
fois, par la Banque mondiale et USAID. Les commentaires des praticiens et des
interlocuteurs locaux ont inclus des demandes de rduction du nombre des comptences
testes dans l'instrument EGRA. Comme il est dclar ci-dessus, l'un des objectifs de
l'instrument est d'valuer un ensemble raisonnablement complet de comptences
fondamentales en lecture afin de pouvoir identifier les domaines qui ncessitent une
instruction supplmentaire. Si EGRA ne testait que la fluence orale, les rsultats de
nombreux pays faibles revenus auraient de considrables problmes d'effets plancher
(c'est--dire, que la plupart des enfants des premires annes primaires n'auraient pas un
niveau de comptences suffisant que pour permettre une analyse). Par exemple, un lve
moyen de troisime anne primaire test dans un pays africain est en de du 10e centile
d'un lve de premire anne primaire aux Etats-Unis (tous les deux ont t tests en fin
d'anne scolaire). Cela indique qu'uniquement effectuer des tests sur le niveau de lecture
haute voix ne produira pas suffisamment de donnes pour informer le personnel du
ministre sur les comptences ncessitant (ou non) une amlioration en matire de
comptences qui prcdent la lecture (reconnaissance des lettres, etc.).
Il est galement important de remarquer que l'instrument et les procdures prsents ici se
sont rvls tre un point de dpart raisonnable pour valuer les comptences
fondamentales en lecture. Les parties qui composent l'instrument ne doivent pas tre
perues comme sacres. Mais il est recommand que les variations, qu'elles soient dans
les composantes des tches ou dans les procdures, soient justifies et documentes.
Alors que RTI, la Banque mondiale et USAID comprennent que les diffrents donateurs
et pays adaptent l'instrument leurs propres besoins, il est important que de tels
changements soient justifis et expliqus en termes d'objectif et d'utilisation pour
38
l'valuation.63 En outre, tant donn les spcificits de la langue franaise, dcrites dans la
Section III, certaines des composantes de linstrument ne sont pas identiques celles de
la version anglaise. Par exemple, la toute dernire version franaise de l'instrument
EGRA, dveloppe pour le Mali en avril 2009 (voir lAnnexe H), contient une section
intitule Identification du son initial (dcrite en page 46, ci-dessous). De plus, cet
instrument contient une tche intitule Connaissance des graphmes (lettres et groupes
de lettres) ; examinant tant le nom que le son des graphmes (voir pages 21; 22 et 23 de
la Section III de ce manuel pour une explication sur lidentification des graphmes).
Pour une explication dtaille sur la qualit et la fiabilit technique de l'instrument
EGRA, y compris sur les directives pour raliser des vrifications sur la qualit et la
fiabilit de l'instrument de base, veuillez consulter l'Annexe F de ce manuel.
Pour rsumer la mthode d'ensemble de l'valuation EGRA aux participants de l'atelier,
la Figure 7 doit tre partage avec eux durant l'examen de chacune des composantes
individuelles de l'instrument. Les participants devraient galement comprendre la
diffrence entre (1) l'valuation des comptences des lves et (2) les techniques
didactiques pour amliorer la performance des lves dans ces comptences. C'est--dire,
comme il est mentionn ci-dessus, que les composantes du test ne devraient pas tre
enseignes aux lves, mais plutt que des mthodes didactiques soient dveloppes
selon les rsultats d'EGRA. Une explication supplmentaire sur les mthodes didactiques
est disponible dans la Section VII.
Figure 7.
Composante
Comptence
fondamentale en
lecture
1.
Connaissance
du nom des
lettres
Reconnaissance des
lettres
2.
Connaissance
du son des
lettres
Capacits danalyse
phonmique
3.
Identification
des sons
initiaux
Capacits danalyse
phonmique
4.
Lecture de mots
familiers
Lecture de mots
5.
Lecture de mots
Principe alphabtique
63
RTI et ses investisseurs exigent galement que ces nouvelles rptitions des instruments soient partages via le
site d'EdData II ([Link], sous le lien EGRA) afin que la communaut ducative toute entire puisse
tirer des leons des rsultats. Tous les instruments dvelopps par RTI, jusqu' prsent, sont disponibles
gratuitement sur le site Internet. RTI prvoit que d'autres utilisateurs voudront partager leurs instruments ainsi que
leurs processus d'apprentissage.
39
Composante
Comptence
fondamentale en
lecture
invents
6.
Niveau de
lecture haute
voix et
comprhension
du texte (ou
dnoncs)
Comprhension du
texte lu
7.
Comprhension
l'audition
Comprhension
l'audition
8.
Dicte
Principe alphabtique
Dans des critures alphabtiques, le test de connaissance du nom des lettres est l'une des
valuations les plus lmentaires et les plus fiables de la future russite (ou du futur
chec) de lapprentissage de la lecture pour des enfants apprenant lire dans leur langue
maternelle (Chiappe, Siegel, & Wade-Woolley, 2002). Ce type dvaluation s'est
galement rvl tre un indicateur utile pour ceux qui napprennent pas lire dans leur
langue maternelle.
Dans cette valuation, il est demand aux lves de donner le nom (pas le son) de toutes
les lettres possibles, pendant une priode d'une minute. L'ensemble complet des lettres de
l'alphabet est class dans un ordre alatoire, 10 lettres par ligne, en utilisant une police de
caractres claire, de grande taille et familire (Century Gothic dans Microsoft Word,
par exemple, est la plus semblable la police standard utilise dans les manuels scolaires
pour enfants), en lignes horizontales avec chaque lettre prsente plusieurs fois. Les
lettres doivent tre slectionnes selon la frquence laquelle elles sont utilises dans la
langue en question (consultez la Figure 8 pour des donnes sur la frquence des lettres en
franais et en anglais). La randomisation est utilise pour viter que les lves ne rcitent
un alphabet mmoris, c'est dire, pour rellement tester l'automaticit de la
reconnaissance des lettres. Tout l'alphabet (tant les majuscules que les minuscules) est
prsente selon l'vidence que les comptences en lecture des lves, dans les langues
europennes, ne progressent qu'une fois que prs de 80 % de l'alphabet est connu
(Seymour et al., 2003).
40
Figure 8.
3,88
11
4,54%
c
3,88
12 c
10
p
3,17%
p
2,87
13
13
3,01%
m
2,83
14 m
14
3,38%
12
d
2,22
15 d
2,47%
g
1,75
16 g
16
2,07%
b
1,54
17 b
17
f
1,81%
f
1,41
18
18
1,01%
22
v
1,36
19 v
3,00%
15
h
1,25
20 h
0,40
22
x
0,33
23
z
0,32
24
y
0,30
25
j
0,21
26
0,14
27
0,13
28
0,09
29
0,08
30
k
0,07
31
0,05
32
0,04
33
0,02
34
w
0,02
35
0,00
36
0,00
0,00
0,00
0,29%
0,27%
1,78%
0,20%
23
24
19
25
1,10%
21
1,29%
20
En gris, les lettres qui ont au moins 3 diffrences de position entre le franais et langlais.
Source pour le franais : MANULEX
Source pour langlais: [Link]. (n.d.) Ask the experts: Frequently asked questions,
Words. Tir de [Link] en
juillet 2008
La frquence des lettres dpend du texte analys (un rapport sur les rayons x ou sur les
xylophones contiendra donc une frquence beaucoup plus leve de la lettre x qu'un texte
moyen). Il est noter que les donnes pour le franais prsentes dans la Figure 8 (voir
aussi lAnnexe D1) correspondent des frquences releves dans les manuels utiliss
dans le primaire (MANULEX : Lt, Sprenger-Charolles et Col, 2004).64
Les concepteurs des tests qui crent des instruments dans les langues locales doivent
analyser les textes lectroniques afin de dvelopper des tableaux similaires de frquence
des lettres. Pour crer un tableau de frquence des lettres, prenez un document Microsoft
Word largement reprsentatif et utilisez la fonction Trouver (sous la barre d'outils
d'dition). Saisissez la lettre a dans le cadre Trouver quoi et cochez la case
64
Les frquences pour des langues pour lesquelles il ny a pas de donnes fiables peuvent tre consultes sur
Wikipedia sur [Link] frequencies#Relative frequencies of letters in other languages
(accd le 10 fvrier 2009).
41
Surlignez tous les articles trouvs dans le document principal. Cliquez sur Trouver
tous et Microsoft Word surlignera chaque lettre a apparaissant dans le document et
rapportera le nombre de fois qu'elle apparat (dans le cas de ce manuel, par exemple, la
lettre a apparat prs de 18 084 fois). Rptez le processus pour chaque lettre de
l'alphabet, en notant le nombre total de chaque lettre jusqu' ce que vous ayez calcul le
pourcentage d'apparition de chaque lettre par rapport au nombre total de lettres dans le
document.
Les problmes de dnomination doivent tre grs avec dlicatesse dans cette tche ainsi
que dans les autres tches. Ici, le problme n'est pas de tester la prononciation
correcte , o l'exactitude en conformit avec certaines normes que dnotent un
statut social privilgi, mais celle qui est la plus courante dans une certaine rgion ou
dans une forme donne du franais (ou de toute autre langue dans laquelle les tests sont
dvelopps).
Ainsi, certains enfants qui apprennent lire le franais peuvent, en raison de pratiques
pdagogiques largement utilises dans la francophonie, dnommer les lettres en utilisant
leur son (par exemple, dire be ou le , avec un e muet, pour les lettres b et
l , qui ont comme nom conventionnel b et l . Cest pour cette raison (entre
autres)65 que, comme indiqu dans la Section III (voir la partie Connaissance des lettres
et des graphmes, et conscience phonmique ), il est suggr de nvaluer que la
connaissance des graphmes et de leur prononciation (et non celle du nom des lettres)
dans la version franaise dEGRA. Cette connaissance peut tre considre comme un
premier indicateur du niveau de conscience phonmique de lenfant.
Donnes pour valuer la connaissance du nom des lettres. Les notes de l'lve pour ce
sous-test doivent tre calcules comme nombre de lettres correctes par minute. Si l'enfant
a dnomm toute les lettres avant que le temps imparti ne soit coul, le temps
d'achvement doit tre enregistr et les calculs doivent tre raliss selon cette priode de
temps. Les enquteurs doivent noter toute lettre incorrecte en traant une ligne en
diagonale (/), placer un crochet (]) aprs la dernire lettre lue et enregistrer le temps
restant au chronomtre une fois l'exercice achev (les variables sont donc les suivantes :
le total de lettres lues, le total de lettres incorrectes, le temps restant sur le chronomtre).
Ces trois points de donnes sont utiliss pour calculer le total de lettres correctes par
minute (LCPM) :
LCPM = (Total de lettres lues Total de lettres incorrectes) / ((60 Temps restant sur le
chronomtre) / 60)
Chacun de ces points de donnes peut galement tre utilis pour des analyses
supplmentaires. Par exemple, les informations sur le nombre total de lettres ou de mots
lus permettent une diffrentiation entre un lve ayant nomm 50 lettres en une minute
65
Une autre raison est que, pour lire, on doit utiliser les correspondances graphme-phonme, et donc le son des
lettres, pas leur nom: Si on utilise le nom des lettres, dcd peut parfaitement s'crire DCD ou dcd .
42
mais n'ayant nomm que la moiti d'entre elles de manire correcte ; et un lve n'ayant
nomm que 25 lettres en une minute, mais les ayant toutes nommes de manire correcte.
Remarquez que cette tche, ainsi que bien de nombreuses tches suivantes, ne sont pas
chronomtre mais sa dure est limite (c.--d. que la tche est interrompue aprs une
priode stipule, que la tche soit ou non acheve). La limite de temps est utile pour
rendre l'valuation plus courte et est galement moins stressante, tant pour l'enfant que
pour l'valuateur, puisque l'enfant ne doit pas continuer essayer d'effectuer lensemble
de la tche un rythme lent. De plus, le minutage permet d'valuer l'automaticit.
En outre, pour chaque tche chronomtre, ci-dessous, les enquteurs ne devraient
enregistrer que les informations notes ci-dessus. Lorsque les enquteurs calculent les
rsultats tels que le LCPM, sur le terrain, cela perturbe le processus d'valuation et peut
mener des erreurs importantes.
Construction du test. Les lettres de l'alphabet devraient tre places de faon alatoire,
10 lettres par ligne. Les lettres qui apparaissent plus frquemment dans les mots franais
(ou dans ceux de toute autre langue dans laquelle les tests sont dvelopps) devraient
galement apparatre plus souvent dans la liste de lettres et devraient tre distribues
galement entre lettres majuscules et minuscules. Les pourcentages devraient servir de
guide en matire de frquence selon laquelle les lettres devraient apparatre dans la fiche
de tches.
43
Savoir comment les lettres correspondent aux sons est une autre comptence essentielle
que les enfants doivent matriser afin de devenir des lecteurs comptents. La
correspondance lettre-son est gnralement enseigne par des mthodes syllabiques, qui
au cours des dernires dcennies ont soit t conseilles ou dconseilles. Ce sous-test,
tout comme l'exercice de dcodage des mots invents non familiers, est susceptible d'tre
quelque peu controvers par certains groupes d'ducateurs. La connaissance du son des
lettres est une mthode d'valuation assez courante et est utilise dans plusieurs
valuations des comptences fondamentales en lecture, y compris dans le test prscolaire
complet de reconnaissance phonologique et de traitement des informations imprimes
pour la maternelle (Preschool Comprehensive Test of Phonological and Print Processing
de Lonigan, Wagner, Torgesen, & Rashotte, 2002). L'valuation couvre un ensemble de
44
Comme cela a t expliqu dans la Section III ( Connaissance des lettres et des
graphmes, et conscience phonmique ), afin de lire, chacun de nous doit transformer
les lettres que nous voyons en sons, les sons en mots et les mots en signification. Une
gestion russie de ce processus ncessite la capacit d'effectuer l'opration inverse : c'est-dire de comprendre que les mots sont composs de sons individuels (les phonmes : cf.
glossaire) quil faut, d'une part, pouvoir segmenter (reconnatre quil y a 3 sons diffrents
dans le mot bol et pouvoir identifier ces trois sons) et, d'autre part, pouvoir
discriminer (comprendre que le mot bol ne se diffrencie du mot vol , que par un
seul phonme, et donc tre capable de discriminer b de v ).
Jusqu'ici, EGRA a effectu une valuation prliminaire de la conscience phonmique de
deux manires diffrentes : en utilisant la segmentation des phonmes et l'identification
de l'attaque et la rime (les premiers et derniers sons)66. Chacune des mthodes, dcrites cidessous, est courante dans les tests de comptences fondamentales en lecture, y compris :
DIBELS [Link]
66
Toutefois, comme indiqu dans la section III, certaines tudes signalent que cest la conscience phonmique qui a un rle
dterminant au dbut de lapprentissage de la lecture dans les critures alphabtiques, et non la conscience dunits plus larges
telles que les attaques et les rimes et cela quelle que soit lopacit de lorthographe (Hulme et al., 2002 ; Caravolas et al., 2005).
En anglais toutefois la prise en compte des rimes pourrait faciliter la lecture des voyelles dans les mots monosyllabiques: par
exemple, i est lu dune certaine faon dans sight , light , night et dune autre dans bit , pit . Voir pour une
discussion des donnes de la littrature sur ce point la rubrique Etudes comparatives entre enfants anglophones et
francophones de la section III.
45
46
Seconde mthode : Identification des sons initiaux. Une seconde mthode pour valuer
la conscience phonmique est l'identification, par les lves, du premier son dans une
slection de mots courants. Les exemples suivants utilisent des 10 groupes de mots
simples et demandent aux lves d'identifier le son initial de chaque mot. L'enquteur lit
chaque mot haute voix, deux reprises, en demandant l'lve d'identifier le son.
Donnes. L'examinateur note le nombre de rponses correctes. Cette partie de
l'valuation n'est pas chronomtre.
Construction du test. Des mots simples, monosyllabiques devraient tre slectionns
partir des listes de mots de la premire ou deuxime anne primaire.
47
48
Les capacits de dcodage des enfants sont souvent values en utilisant des listes de
mots isols. Comme signal dans la partie Dcodage et automaticit de lidentification
des mots crits de la Section III (voir aussi dans la mme section les parties La lecture
est acquise en phases successives et Incidence de la transparence de lorthographe )
cela permet une meilleure valuation des comptences de lecture que la lecture de
paragraphes puisque les enfants ne peuvent pas deviner les mots sur base du contexte
environnant. Pour cette valuation, les mots familiers doivent tre de haute frquence et
slectionns partir des manuels de lecture et des livres des premires classes primaires
(premire, deuxime et troisime annes primaires). Il existe d'abondantes sources pour
de telles listes de mots. En anglais, le travail de Zeno, Ivenz, Millard et Duvvuri (1995)
est bas sur un corpus de 17 millions de mots anglais (environ 160 000 mots diffrents).
En franais, le corpus de la base de donnes informatise MANULEX (Lt, SprengerCharolles et Col, 2004) comporte 2 millions de mots franais (environ, 50 000 mots
diffrents).
Donnes. L'enquteur note le nombre de mots corrects par minute. Si l'enfant a lu tous les
mots avant que le temps imparti ne soit coul, le temps d'achvement doit tre enregistr
et les calculs devraient tre effectus sur la base de cette priode de temps. Les mots
corrects par minute doivent tre nots et calculs. Les trois mmes variables recueillies
49
pour l'exercice sur le nom des lettres, doivent tre recueillies pour cet exercice et pour les
autres exercices chronomtrs, savoir : le total des mots lus, le total des mots incorrects,
le temps restant sur le chronomtre. Consultez, ci-dessus, les explications sur les calculs.
Construction du test. La liste des mots, si elle n'est pas disponible dans votre pays, peut
tre consulte en ligne (par exemple, [Link]
La liste Dolch de mots anglais comprend 220 des mots les plus frquemment utiliss dans
les livres d'enfants aux Etats-Unis (Dolch, 1948). Ces items galement appels mots
appris par cur ou encore mots reconnus globalement (les mots que les enfants de
l'cole primaire devraient reconnatre, tant donn quils ne peuvent pas tre lus en
utilisant les correspondances graphme-phonme). Ces listes de mots comprennent
gnralement des mots mono- ou bisyllabiques (Moats, 2000).
Une annexe contenant les 1000 mots les plus frquents issus de MANULEX (quel que
soit le niveau de rgularit des correspondances graphme-phonme) est accessible sur le
site [Link]
(cf. lAnnexe C pour une prsentation rapide du contenu de ce document ; voir aussi pour
un test en franais de la Section 3 de lAnnexe B).
Les mots doivent tre arrangs horizontalement avec une sparation adquate et des
caractres clairs et familiers (en minuscules) en 10 lignes, avec 5 mots par ligne. La
police de caractres utilise doit tre similaire, en taille et en style, celle utilise dans les
manuels scolaires de lecture officiels ou, s'il n'y a pas de manuel officiel, celle utilise
dans les livres qui sont gnralement les plus achets.
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Comme signal dans la Section III, on utilise le plus souvent des tches de lecture haute
voix pour valuer le niveau de lecture parce que, par rapport aux rsultats obtenus en
lecture silencieuse, ceux obtenus en lecture haute voix sont plus facilement
interprtables et plus fiables (on sait ce qui a t lu), en particulier au dbut de
lapprentissage de la lecture. Cest pour cela que, comme pour les tches impliquant la
lecture de mots familiers et de mots invents dveloppes pour EGRA, les tests de
comprhension comportent une preuve impliquant la lecture haute voix.
De plus, les tests de niveau de lecture haute voix mesurs grce des valuations
chronomtres des mots corrects par minute se sont rvls avoir une forte corrlation
(0,91) avec les sous-tests de comprhension du texte lu du Stanford Achievement Test
(Fuchs et al., 2001). Une mauvaise performance avec un outil de comprhension du texte
54
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7. Comprhension l'audition
Comme expliqu dans la Section III, la comprhension du texte lu, qui est la finalit de la
lecture, dpend la fois du niveau de comprhension laudition de celui qui lit et de sa
matrise de mcanismes spcifiques la lecture (les capacits d'identification des mots
crits). Il faut donc valuer la comprhension l'audition sparment de la
comprhension du texte lu.
Les tests de comprhension l'audition existent depuis un certain temps et sont tout
particulirement utiliss comme valuation alternative pour les enfants pauvres qui ont un
accs relativement limit des publications (Orr & Graham, 1968). L'objectif de cette
valuation est de constater si l'lve peut couter un passage qui lui est lu et ensuite
correctement rpondre plusieurs questions. De mauvais rsultats un test de
comprhension l'audition peuvent suggrer que les enfants n'ont tout simplement pas
acquis le vocabulaire de base anticip par le matriel de lecture ou qu'ils ont prouvent
des difficults traiter ce qu'ils entendent.
Donnes. Les lves sont nots sur le nombre d'noncs (les crateurs de l'instrument
devraient viter des questions auxquelles les rponses sont oui ou non ) auxquelles
ils rpondent correctement.
Construction du test. Les passages devraient contenir moins de 60 mots et dcrire une
activit ou un vnement qui sera familier aux enfants locaux. Les questions littrales et
infrentielles, devraient tre comprises.
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58
L'valuation de la dicte est frquemment utilise par les enseignants pour tester tant la
comprhension orale que l'criture. Comme il est mentionn ci-dessus, le processus de
lecture peut galement tre test en sens inverse : l'aptitude des lves entendre des sons
et correctement crire les lettres et les mots correspondant aux sons qu'ils entendent
dmontre leur acquisition du principe alphabtique. Des tests commerciaux de
spcialistes du dveloppement offrent plusieurs ensembles d'valuations qui fournissent
aux enseignants des instructions sur la faon de dvelopper et de noter leurs propres
valuations. Cette valuation particulire est inspire des modles promus par
l'Educational Testing Service (2005) et le Childrens Literacy Initiative (2000) et est
soutenu par les recherches du l'Association internationale pour la lecture (Denton,
Ciancio, & Fletcher, 2006).
Donnes. Les lves seront nots sur une simple chelle qui reproduit l'exactitude du son
des voyelles et consonnes, l'orthographe, l'espace et la direction du texte, l'utilisation des
majuscules et de la ponctuation. Chaque catgorie compte un total de 2 points possibles
pour l'entire justesse des rponses, 1 correspondant une certaine justesse et 0 aucune
justesse (consultez la rubrique sur les notes dans l'exemple de formulation de l'valuation,
ci-dessous). Au cours de l'analyse, ces variables sont additionnes en une variable unique.
Construction du test. La phrase dicte ne devrait pas tre plus longue que 10 mots et
devrait contenir un mot difficile ou irrgulier, au minimum.
59
60
61
exemple, son nez, sa bouche, ses yeux, puis son coude et son menton, qui sont des termes
moins frquents), (2) la connaissance du nom dobjets de leur environnement scolaire (en
demandant lenfant de montrer, par exemple, une table, une chaise, un banc, un
fauteuil), et (3) la comprhension de certains termes spatiaux (en demandant lenfant de
mettre un crayon sur puis sous une feuille de papier, ainsi que devant puis derrire lui).
Ce type de test, trs rapide faire passer, a t utilis au Niger dans une tude
administre par Plan International (et avec plus de 500 enfants) et a donn de trs bons
rsultats, sans effets plancher, ni plafond. Il serait donc souhaitable dutiliser un test de ce
type pour valuer le vocabulaire des enfants, surtout vu limportance du niveau de
vocabulaire pour lapprentissage de la lecture, importance qui est mise en relief dans bon
nombre dtudes (cf. National Reading Panel, 2000 ; voir aussi dans la Section III la
partie Relations comprhension crite et orale, niveau de vocabulaire et de dcodage ).
Un exemple est prsent dans lAnnexe B (voir la section 1).
Traduction
Le consensus mergeant parmi les experts tels que ceux qui ont t convoqus la
runion de Washington en novembre 2006, ainsi que le point de vue de Penny Chiappe
la session de formulation avec le Dpartement sud-africain de l'Education, est que lorsque
les valuateurs examinent comment utiliser EGRA dans les langues nationales, ce n'est
pas une bonne ide de simplement traduire les mots ou le passage connects au texte
partir d'une version franaise de base (ou une version dans toute autre langue) vers la
langue vernaculaire. La traduction peut, par exemple, aboutir de trs longs mots dans
une langue vernaculaire. Au lieu de cela, la recommandation est que la difficult du
passage en langue vernaculaire soit approximativement quivalente celle du passage de
base utilis en franais (en espagnol ou en anglais, selon le pays en question). Des mots
mono- et bisyllabiques, des phrases courtes et des histoires familires devraient tre
utilises. Pour autant que les textes de lecture aient t valids pour correspondre au
curriculum national, l'utilisation de passages provenant des textes permettra galement
d'viter des problmes de validit ou d'adquation du choix des passages de lecture. Une
alternative est de demander aux enseignants et aux experts en programme scolaire
connaissant les rgles des langues nationales de crer un passage dont le niveau de
difficult correspond celui du passage en franais.
Comme Chiappe l'a fait remarqu (dans un mmorandum envoy RTI et bas sur
l'exprience en Afrique du Sud), A cause des diffrences linguistiques (orthographiques
et morphologiques) il est essentiel que les passages utiliss soient crits indpendamment.
Une quivalence entre les passages ne peut tre tablie par une traduction du passage en
anglais vers les diffrentes langues. Cela a clairement t illustr lors du test pilote initial
du passage en zoulou. Le passage en zoulou tait une traduction du passage en anglais.
Bien que l'on s'attendrait ce que le taux de lecture haute voix des enfants soit similaire
pour les listes de mots/mots invents sans contexte, les lves parlant le zoulou qui
pouvaient lire 20 30 mots corrects par minute dans la liste ne pouvait pas du tout lire le
62
passage. Une inspection plus troite du passage en zoulou a rvle que les mots zoulous
taient beaucoup plus longs que ceux de la liste en zoulou et que les mots utiliss dans les
passages en anglais. Ainsi, le passage en zoulou tait clairement trop difficile pour les
lves ayant un niveau de lecture de premire anne primaire. 67 Il est toutefois noter
que si la longueur des mots tait un critre dterminant pour lapprentissage de la lecture,
alors enfants les finnois ne pourraient pas tre les meilleurs. Cest aussi ce que suggre
une tude cite dans la section III, dans laquelle ont t compars des enfants de 7 ans,
anglais et tchques. Cette tude a en effet permis de voir que, alors que les deux groupes
ne diffraient pas en terme de nombre de mots lus en une minute (85 90), les tchques
lisaient environ 1/3 de syllabes en plus que les anglais (126 contre 89).
Toutefois, quand on veut, par exemple, comparer la lecture de mots celle de
pseudomots, il faut bien vrifier que les items sont dun mme niveau de difficult, en
particulier en longueur. De plus, si les concepteurs du test dcident d'utiliser des mots
invents, il est important qu'ils s'assurent quils aient une structure syllabique lgale dans
la langue. Par exemple, alors que les mots invents avec une structure en consonnevoyelle-consonne, tels que wub et dod , sont lgaux ou compatibles avec les
structures usuelles de langue anglaise, ce nest pas le cas pour le franais. En effet, dans
cette langue, les consonnes en fin de mot telles que b et d ne se prononcent en
gnral pas (voir les Annexes C et D3).
67
Franais : Jean avait un petit chien. Le petit chien tait gros. Un jour, Jean et le petit chien sont sortis pour
jouer. Le petit chien s'est perdu. Mais aprs un moment le petit chien est revenu. Jean emmena le chien la maison.
Une fois arrivs la maison, Jean donna un gros os au chien. Le petit chien tait content aussi il dormit. Jean
s'endormit aussi. Zoulou : USipho wayenenja encane. Inja yakhe yayikhuluphele. Ngolunye usuku uSipho
wayehamba nenja yakhe ukuyodlala. Inja yalahleka. Emva kwesikhathi inja yabuya. USipho waphindela ekhaya
nenja yakhe. Emva kokufika ekhaya, uSipho wapha inja ekhaya ukudla okuningi. Inja yajabula kakhulu yaze
yagcina ilele. NoSipho ngokunjalo wagcina elele.
63
V.
Pilotage de l'instrument
Arrive l'cole
Pilotage de l'instrument
Comme il est dcrit dans la Section IV, une quipe du ministre examinera chaque
composante de l'instrument et la recherche sous-jacente lors de l'atelier d'adaptation et de
recherche.
A cette formation complmentaire, les participants pratiquent l'administration de
l'instrument et de tests pilotes de ce dernier dans plusieurs coles (approximativement
trois six coles, selon le nombre d'enquteurs). Suite la formation, une application
grande chelle est effectue dans les coles slectionnes comme exemple (consultez
l'Annexe E pour des informations sur l'chantillonnage). Les instructions de cette section
sur les valuations dans les coles s'appliquent tant au test pilote qu' l'application
64
grande chelle. Un exemple de programme pour cette tape de la formation d'EGRA est
fourni dans la Figure 9.
Figure 9.
Examen des
principes sousjacents
Examen de
l'instrument
provisoire
Formation sur
l'utilisation de
l'application et
mise en
pratique
Mardi
Formation
sur
l'utilisation
de
l'application
et mise en
pratique
Examen des
rles et des
responsabilit
s des
superviseurs
et des
enquteurs
Mercredi
Tests pilotes
dans 3 6
coles
(dtermines
selon le
nombre
d'quipes en
cours de
formation)
Saisie des
donnes
Analyse des
rsultats et
modifications
de l'instrument
Jeudi
Vendredi
Impression
de la version
finale de
l'instrument
Prparation
et
emballage
du matriel
Formation
sur
l'utilisation
de
l'application
et mise en
pratique
Finalisation
et examen
de la
logistique
Ralisation
des tests sur
la fiabilit
interobservateur
Test pilote de l'instrument, dans trois six coles, par des enquteurs
slectionnes (comme exercice de formation).
65
ordinateurs portables avec Excel pour la saisie des donnes (un ordinateur par
groupe d'enquteurs)
Les animateurs de l'atelier doivent examiner et renforcer les comptences testes dans
l'instrument et la relation de chaque composante par rapport l'instruction. L'instrument
devrait tre examin attentivement, en faisant tout particulirement attention la clart
des instructions pour les lves et les enquteurs. Dans la mesure du possible, les
instructions pour les lves doivent tre cohrentes (y compris la faon d'encourager
l'enfant, le nombre d'exemples, etc.) dans toutes les composantes du test (consulter la
Figure 7 pour la liste des composantes).
Le nombre d'enquteurs engager et former dpendra du nombre d'coles visiter et du
dlai d'achvement prvu pour l'exercice. Puisque le test pilote dans trois six coles est
un exercice de formation, tous les enquteurs slectionns pour l'ensemble de
l'administration devraient participer la 2e semaine de l'atelier. Tout au moins, les
enquteurs et les superviseurs devraient visiter les coles en groupes de quatre : un
superviseur et trois enquteurs par quipe. Ainsi, les superviseurs peuvent slectionner
les lves et circuler entre les enquteurs durant la priode de test. Selon les
administrations d'EGRA ralises dans plusieurs pays, ce jour, il est estim que les
rsultats de 400 lves sont ncessaires pour chaque groupe de comparaison tudi
(l'anne primaire, le type d'cole, etc. ; consultez l'Annexe E pour des informations
dtailles sur la taille de l'chantillon). Ainsi, un simple niveau de rfrence national
comparant par anne les lves de la 1re la 3e primaire ncessite 1200 lves. Si des
groupes de comparaison supplmentaires sont ncessaires (par exemple, rural versus
urbain, par anne primaire), alors 400 lves sont ncessaires pour chaque groupe de
comparaison intressant (2400 lves, dans cet exemple).68 La Figure 10 ci-dessous
rsume les calculs dterminant le nombre d'coles et d'enquteurs ncessaires pour
effectuer une enqute communiquant les rsultats pour la 1re la 3e anne primaire.
Dans plusieurs pays o EGRA a t administr ce jour, les membres du personnel
ministriel qui ont particip la 1re semaine de l'atelier ont t slectionns comme
superviseurs pour la dure de l'exercice. Il est important d'avoir plus de superviseurs et
d'enquteurs qu'il n'est ncessaire afin de pouvoir slectionner les meilleurs dans chaque
groupe.
68
Consultez l'Annexe B pour un soutien statistique supplmentaire pour cette estimation, en utilisant les rsultats de
plusieurs applications d'EGRA.
66
Figure 10.
Groupe de
comparaison
tudi
Exemple
d'lves
Exemple
d'coles
(60 lves par
cole)
Elves par
anne
primaire par
cole
Enquteurs
ncessaires
(4 quipes de 4)
Journes
de travaux
de terrain
(1 journe
par cole
par quipe)
1re 3e annes
primaires
1200
1200/60=20
20
16
1re 3e annes
primaires
Contrle vs
traitement
2400
2400/60=40
20
16
10
1re 3e annes
primaires
Contrle vs
traitement, urbain vs
rural
4800
4800/60=80
20
16
20
1 ensemble plastifi de formulaires pour les lves (le mme formulaire plastifi
sera utilis avec chaque lve que l'enquteur teste), par enquteur
crayons ou autres matriels scolaires de petite taille donner aux lves pour les
remercier de leur participation
67
performance des enquteurs avant quils ne soient envoys sur le terrain. La fiabilit
inter-observateur peut galement servir slectionner les enquteurs donnant les
meilleures performances.
Certaines mthodes utilises pour gnrer les donnes ncessaires au calcul de la fiabilit
inter-observateur sont mentionnes ci-dessous :
1.
Un enquteur value un lve alors quun autre enquteur lobserve et le note. Les
enquteurs comparent ensuite leurs notes et en discutent. Les superviseurs
peuvent galement observer et noter llve avec chaque enquteur et discuter de
toute disparit.
2.
3.
Des formateurs et des enquteurs adultes peuvent jouer le rle des lves dans des
petits ou grands groupes et les fiches codes peuvent tre recueillies pour tre
examines et commentes. Lavantage de ce dernier scnario est que les adultes
peuvent dlibrment commettre plusieurs erreurs dans un sous-test donn (par
exemple, en sautant ou en rptant des mots ou des lignes, en changeant le
volume de leur voix, en faisant une pause pendant des priodes de temps
prolonges afin de susciter une incitation, etc.).
Avec toutes ces mthodes, les donnes sont recueillies pour calculer la fiabilit interobservateur. Les formateurs principaux recueillent les fiches codes pour chaque tche,
saisissent les donnes dans Excel et calculent les moyennes et les carts-types. Les
enquteurs dont les rsultats sont suprieurs plus dun cart-type par rapport la
moyenne ont besoin de pratique ou de soutien supplmentaire. Si lanalyse de fiabilit
inter-observateur rvle un enquteur dont la performance est constamment mdiocre, et
que cette dernire ne samliore pas suite de la pratique et un soutien supplmentaire,
cet enquteur devrait ne pas participer aux travaux de terrain.
Arrive l'cole
Avant de prendre la route vers les coles, les enquteurs et les superviseurs devraient :
68
Discuter des procdures d'administration du test et des stratgies pour mettre les
lves l'aise et pratiquer cet exercice ensemble.
Section V : Formation des enquteurs d'EGRA et travail de terrain
Obtenir le registre des lves de chaque classe ou du directeur de l'cole, s'il est
disponible. C'est une bonne pratique de commencer avec la slection des enfants
de la premire anne primaire. Souvent, plus il est tard dans la journe, au plus
ces jeunes enfants prouvent des difficults focaliser leur attention et se
concentrer.
2.
Compter le nombre total d'lves inscrits dans chaque classe pour cette anne
primaire et les additionner (par exemple, Classe A=40, Classe B=30, Classe
C=50, Total=120).
3.
Diviser le total (120) par le nombre d'lves interroger (dans cet exemple, 20
lves sont slectionns par anne primaire [20 x 3] aussi la rponse est 6).
4.
Utiliser cette rponse pour compter les lves dans les listes de classes et
slectionner chaque n-ime lve comme partie de l'exemple. Dans cet
exemple, la rponse est 6, aussi les lves 6, 12, 18, 24, 30, et 36 de la liste
participeront pour la Classe A ; les lves 2, 8, 14, 20, et 26 pour la Classe B et
les lves 2, 8, 14, 20, 26, 32, 38, 44, et 50 pour la Classe C.
69
5.
6.
Retirer les lves de leurs classes en petits groupes, un lve par enquteur, afin
de minimiser l'interruption des classes Emmener les lves aux enquteurs et
prsenter les par leur nom. Noter la taille de la classe de l'lve et les informations
sur l'ge de l'lve et/ou la date de naissance, et communiquer ces informations
chaque enquteur au dbut de l'entrevue avec l'lve.
7.
Une fois que les administrateurs ont termin l'valuation pour tous les lves de
1re anne primaire, rpter la procdure ci-dessus pour la 2e et la 3e annes
primaires.
8.
S'assurer que les administrateurs aient toujours un lve valuer afin de ne pas
perdre de temps durant l'administration de l'instrument. Dans la mesure du
possible, toutes les entrevues devraient tre compltes durant la journe scolaire.
Si l'cole n'a qu'une seule priode de cours et que l'valuation n'est pas complte
la fin de cette priode de cours, trouver les lves restants et demandez leur
d'attendre en fin de journe scolaire. Dans ce cas, le directeur d'cole ou les
enseignants devraient prendre des dispositions pour informer les parents que
certains enfants rentreront en retard la maison Ce problme devrait tre discut
au pralable, avec les enquteurs et les superviseurs, afin de dterminer la
pratique le plus approprie en vue des conditions locales donnes.
70
Une explication complte sur les pondrations de l'exemple est incluse dans l'Annexe E.
Tri et saisie des donnes
L'exprience acquise avec EGRA et d'autres enqutes suggrent que les problmes
suivants sont importants pour assurer la saisie de donnes (sans erreurs) et le tri des
donnes.
1.
S'assurer qu'une donne d'identification cl sur chaque enfant soit incluse sur
chaque feuille du questionnaire ou du formulaire de l'valuation, au cas o les
questionnaires ou les formulaires d'valuation sont spars lors du transport
2.
3.
Etant donn les tailles relativement petites des exemples utiliss dans les
valuations EGRA, la saisie de donnes est, jusqu'ici, effectu dans Excel, dans
pratiquement tous les cas. Ceci maximise la transparence et facilite le partage des
donnes. Excel peut tre utilis pour crer de simples fonctions et comparaisons
qui permettent des vrifications automatiques de la cohrence et de l'amplitude
des donnes, pour dtecter et prvenir des erreurs de saisie des donnes.
Naturellement, d'autres mthodes sont disponibles pour la saisie des donnes mais
pour les tailles d'exemples considrs pour la plupart des valuations EGRA,
Excel suffit. Un systme de saisie des donnes avec une interface base sur
71
72
4.
Cependant, comme il est not ci-dessus, il est probable qu'une fois que les
donnes sont saisies dans Excel, on est le dsir de les transfrer vers un logiciel de
statistiques, tel que SPSS ou Stata, pour des analyses concrtes. Ainsi, il est
important de soigneusement saisir les donnes afin d'en protger l'intgrit. C'est-dire qu'il est important de s'assurer que les informations pour un enfant donn
soient soigneusement saisies sur une seule ligne et de faire attention ne pas
mlanger les lignes. Les lignes mlanges ou multiplies sont particulirement
dangereuses si les donnes sont tries lectroniquement. Excel a une trs faible
capacit d'intgrit des informations, aussi le personnel de saisie et d'analyse des
donnes doit faire trs attention lorsqu'il manipule les donnes.
5.
Comme il est not dans la Section IV, lors du codage des donnes, il est
extrmement important que le personnel de saisie des donnes enregistre les
rponses correctement et ait une stratgie pour coder les informations qui
diffrencie les types de rponses suivantes : (a) la question n'a pas t pose, (b)
l'lve ne connaissait pas la rponse, (c) l'lve n'a pas rpondu ou n'a pu rpondre
et (d) un vrai zro (la rponse de l'lve tait compltement incorrecte).
6.
7.
Pour certaines variables cls, telles que la fluence (mots corrects par minute), les
donnes telles qu'elles arrivent dans les formulaires d'valuation indiqueront le
temps pris pour une tche donne et le nombre de mots ou lettres lus. C'est--dire
que mme si la tche est chronomtre 1 minute, certains enfants finiront la
tche en moins d'1 minute et dans d'autres cas plus d'une minute peut tre
autorise. Il est donc recommand que les deux valeurs, savoir le nombre de
lettres ou de mots lus et le temps en secondes, soient saisies dans la base de
donnes, mais que la fonction d'Excel soit utilise pour crer la variable par
minute . Ainsi, on saisira l'enfant qui a lu 55 mots correctement en 40 secondes,
et on utilisera ensuite la formule d'Excel pour calculer que cela signifie que
l'enfant lit une vitesse de 82,5 mots par minute, o la formule serait mots
corrects ) secondes x 60 (consultez l'explication ci-dessus).
8.
Figure 11.
Nom de la variable
Description de la variable
Notes de codage
Clread
Clseconds
Lcpm
Cwctread
Cwctseconds
Mcpmtp
9.
Lors de la saisie des donnes et de la cration des variables, l'quipe d'analyse des
donnes devrait crer deux variables pour chaque concept important, tel que les
mots correctes par minute dans le texte pertinent ou les lettres correctes par
minute. Pour calculer les moyennes, par exemple, il peut tre utile de crer une
moyenne qui comprend uniquement les enfants qui ont essay d'effectuer la tche
et ont lu suffisamment que pour tre permis de continuer la tche et une autre
moyenne qui comprend galement ceux qui n'ont pas lu suffisamment que pour
tre enregistr. Si seuls les premiers enfants sont inclus, cela cre une image
quelque peu distordue de l'cole, tant donn qu'elle exagre le niveau de lecture
des enfants. Mais si les enfants qui n'ont pas su lire du tout sont inclus dans la
moyenne, celle-ci ne donne pas une bonne ide du niveau de lecture des enfants
qui savent en effet lire.
Il n'existe aucune solution simple ce problme, tout particulirement puisque la
ligne entre sait lire et ne sait pas est vraiment quelque peu arbitraire,
comme on peut le voir dans le fait que le calcul sur la fluence varie trs largement
et rvle de nombreux cas prs de zro. Une bonne solution est donc de permettre
les deux types de calculs : une moyenne qui comprend les enfants qui ne savent
pas lire du tout comme ayant une fluence gale 0 et une moyenne qui exclut les
enfants jugs comme non lecteurs, et qui inclut donc uniquement ceux dont la
fluence est plus grande que 0. Si un programme tel que Stata ou SPSS est utilis,
les choses sont simples, puisqu'il existe de simples commandes pour exclure les
cas avec une valeur gale 0 dans la variable o la moyenne est calcule.
73
Variable
Lettres correctes par minute
Lettres correctes par minute, non lecteurs exclus
Mots familiers corrects par minute
Mots familiers corrects par minute, non lecteurs exclus
Mots corrects par minute, texte pertinent
Mots corrects par minute, texte pertinent, non lecteurs exclus
Anne primaire
1re
2e
3e
12,8
19,8
1,2
6,2
2,2
11,0
25,4
28,6
2,3
8,3
4,0
11,6
36,1
37,7
4,3
9,2
9,2
17,3
Il peut tre intressant de voir s'il existe des diffrences entre les rsultats par anne
primaire, par ge ou par sexe. Par exemple, dans ce cas, il semble y avoir une certaine
progression par anne primaire dans la facilit avec laquelle les lettres sont nommes : un
gain de prs de 10 lettres par anne primaire. Mais dans quelle mesure pouvons-nous tre
certains de l'importance des diffrences par anne scolaire, par ge ou par sexe ?
Une ide raisonnablement rigoureuse de l'importance des diffrences par anne primaire
(ou par ge, sexe, public vs priv, urbain vs rural ou tout autre attribut) peut tre drive
en utilisant la commande des tableaux croiss dynamiques d'Excel pour obtenir des
moyennes, des carts types et des dcomptes, par anne primaire, et en calculant un
simple intervalle de confiance. Un simple exemple, pour la variable de lettres correctes
par minute, ci-dessus, est le suivant :
74
Anne
1re
2e
Dcompte
Moyenne des lettres correctes par
minute
Ecart type
Erreur type
3e
419
389
392
12,8
18,2
89
25,4
21,9
1,11
36,1
23,2
1,17
Cependant, un tableau gnr de la sorte ne donne pas encore les intervalles de confiance.
Le tableau nous montre qu'il existe une variabilit considrable au sein des annes
scolaires ; la performance de certains enfants est bien meilleure que celle d'autres enfants.
Etant donn que la plupart des enfants ne sont, bien sr, pas dans la moyenne, l' enfant
moyen est une certaine distance, suprieure ou infrieure, de la moyenne des enfants.
L'cart type nous indique que, gnralement parlant, la performance de l'enfant moyen
peut tre jusqu' 20 mots, plus ou moins, au del ou au de de la performance moyenne
des enfants. Autrement dit, l'cart type est une mesure de la diffrence moyenne de
chaque individu par rapport la moyenne.
Cette variabilit est intressante en elle-mme, puisqu'elle nous rvle quelque chose sur
l'ingalit ou la diffrence de performance. Mais elle peut galement tre utilise pour
donner une ide sur la fiabilit statistique des moyennes. L'intuition selon laquelle l'cart
type pourrait nous guider sur la fiabilit des moyennes (ou sur la fiabilit des diffrences
entre les moyennes) est base sur la notion que s'il y existe une variation importante au
sein des annes primaires mmes, alors peut tre que les diffrences observes entre les
annes primaires sont accidentelles. Puisque la seule chose que nous ayons est un
exemple, pas la population actuelle, il se peut que nous soyons dans l'erreur quant au
nombre de lettres correctes par minute que les enfants peuvent lire, dans la population.
Tout exemple donn pourrait s'tre tromp la hausse ou la baisse, et au plus la
variabilit est grande, au plus l'exemple est susceptible de se tromper soit la hausse ou
la baisse. Mais dans quelle mesure est-il possible qu'on puisse tellement se tromper au
point de tirer la mauvaise conclusion qu'il existe une certaine progression par anne
primaire alors que, en vrit, il n'en existe aucune ?
Il est possible de rpondre cette question avec une certaine rigueur en s'appuyant sur ce
qui est appel l' intervalle de confiance . Cela ncessite deux tapes, en utilisant des
commandes ou des formules trs simples dans Excel. Premirement, calculer l' erreur
type , qui est l'cart type divis par la racine carre du dcompte. Ainsi, par exemple,
l'erreur type pour les lettres correctes par minute en 1re anne primaire est 0,89 ou
18,2)419. Deuximement, et en utilisant une mthode empirique simplifie, additionnez
l'erreur type, multiplie par deux, la moyenne pour obtenir un majorant de
l'intervalle de confiance, et soustrayez l'cart type, multipli par deux, pour obtenir un
minorant de l'intervalle de confiance. Ceci peut, une fois encore, tre tabul en
utilisant Excel comme suit.
75
1
Moyenne des lettres correctes par minute
Minorant de l'intervalle de confiance
Majorant de l'intervalle de confiance
12,8
11,0
14,6
Anne
2
25,4
23,1
27,6
3
36,1
33,7
38,4
Dans ce tableau, par exemple, 14,6 est tout simplement 12,8 + 2 * 0,89, ou la moyenne
plus l'erreur type, multiplie par deux. Ce tableau devrait tre interprt comme suit :
La moyenne des lettres correctes par minute en 3e anne primaire est 36,1 dans notre
exemple, et nous sommes 95 % srs que la moyenne sous-jacente dans la population est
quelque part entre 33,7 and 38,4 . Si le majorant d'une anne primaire, disons la 2e
anne primaire, est plus bas que le minorant de l'anne primaire suivante, disons 33,7,
alors nous pouvons tre assez srs qu'il existe une progression relle entre annes
primaires.69
Taille de l'chantillon
Une discussion sur la taille de l'chantillon est maintenant possible. Il peut sembler que la
taille de l'chantillon aurait d tre discute plus en dtail au pralable. Cependant, il est
plus facile de comprendre les rfrences la taille de lchantillon une fois que les types
d'intervalles de confiance qui peuvent tre gnrs en utilisant des exemples de tailles
d'exemples ont t examins. Dans le tableau ci-dessus, nous avons vu que les intervalles
de confiance, par exemple, les lettres correctes pas minute, ont tendance tre 1,8 au
del ou en de de la moyenne, si la taille de lchantillon est de prs de 400 enfants par
anne primaire ; et que cela suffit pour dtecter la progression entre annes primaires.
Bien sr, cela dpend de l'cart type. Selon les expriences d'EGRA, nous avons
commenc dcouvrir que l'cart type est raisonnablement constant entre les diffrents
pays.
Les rsultats de base pour d'autres concepts tels que les mots corrects par minute dans le
texte pertinent (selon l'analyse des donnes au Prou, en Jamaque, au Kenya, en Gambie
et d'autres pays) ne sont pas vraiment diffrents les uns des autres, les carts types sont
environ de 15 20, la hausse. Le tableau suivant montre les rsultats kenyans pour le
texte pertinent.
Kiswahili
Dcompte
Mots corrects par minute, texte pertinent
Ecart type
Minorant de l'intervalle de confiance
Majorant de l'intervalle de confiance
400
8,7
13,1
7.4
10,0
Anglais
400
9,3
14,2
7.9
10,7
69
Consultez l'Annexe B pour une explication sur l'quilibre trouver pour dcider de la mthode d'chantillonnage,
la taille de l'chantillon et le niveau de prcision dsir utiliser.
76
Selon ce type de rsultats, les tailles d'exemples d'approximativement 400 enfants par
groupe (par sexe, anne primaire, langue, public vs priv, urbain vs rural) dont les valeurs
valent la peine d'tre dsagrges semblent adquates. Naturellement, 400 enfants sont
ncessaires pour chaque combinaison (sexe masculin-urbain ncessite 400 enfants, tout
comme sexe fminin-urbain, sexe masculin-rural et sexe fminin male-rural, ainsi
distinguer le sexe et la localit ncessiterait une taille d'exemple de 1600 enfants, tandis
qu'un seul niveau de rfrence par anne primaire ne ncessiterait que 400 enfants par
anne primaire). Pour une discussion dtaille sur la taille de lchantillon et les
procdures de pondration, veuillez consulter l'Annexe E.
77
Premirement, les rsultats ont tendance inquiter les lgislateurs et les reprsentants du
gouvernement. Une des vertus d'EGRA est que les recherches qui l'appuient semblent
assez bien correspondre au concept que le citoyen moyen a de la lecture : utiliser les
lettres et les graphmes pour lire des mots et des textes sans hsitation et une vitesse
raisonnable, et tre capable de rpondre quelques questions sur ce qui a t lu. C'est l
ce quoi la plupart des citoyens pensent intuitivement lorsqu'ils pensent la lecture.
70
Dans le cadre du programme EQUIP1 financ par USAID, l'International Reading Association et l'American
Institute for Research examinent actuellement un chantillon de programmes scolaires et de matriels didactiques
nationaux pour valuer l'accent mis sur l'instruction de la lecture (ou le manque de celle-ci).
78
Section VII : Utiliser EGRA : implications pour le dialogue sur la politique ducative
Ainsi, pouvoir rapporter que les enfants ne reconnaissent pas les lettres, ou qu'ils ne
peuvent lire qu' une vitesse extrmement lente, est quelque chose que la plupart des
citoyens peuvent comprendre. L'utilisation d'un enregistrement audio ou vido qui met en
scne les diffrences entre un trs faible lecteur (un enfant lisant 10 15 mots par minute,
sans aucune comprhension) et un
Pour prvenir les difficults en lecture, il faut offrir
meilleur lecteur (un enfant lisant 60
aux enfants des :
mots par minute, avec
Opportunits d'explorer les diffrentes utilisations et
comprhension) permet dillustrer
fonctions du langage crit et de dvelopper une
apprciation et une matrise de ces dernires.
ces diffrences de niveau de lecture,
Opportunits de comprendre et de matriser l'utilisation
et leurs implications, de faon claire
du principe alphabtique pour la lecture et l'criture.
(voir pour un exemple, dune telle
Opportunits de dvelopper et d'amliorer les
vido dveloppe au Prou par le
comptences linguistiques et mtacognitives pour
rpondre aux exigences de comprhension des textes
DFID et la Banque mondiale, la
imprims.
page d'accueil de
Opportunits d'exprimenter des cadres qui
[Link]).
promeuvent un enthousiasme et un succs dans
l'apprentissage de la lecture et de l'criture, ainsi que
dans l'apprentissage par la lecture et l'criture.
Opportunits pour les enfants susceptibles d'prouver
des difficults de lecture d'tre identifis et de participer
des programmes prventifs efficaces.
Opportunits pour les enfants prouvant des difficults
de lecture d'tre identifis et de participer des
programmes d'intervention et de rattrapage, bien
intgrs une instruction utile et continue au sein de la
classe.
Section VII : Utiliser EGRA : implications pour le dialogue sur la politique ducative
79
qualit gnrale de l'cole, mais que, en effet, l'effort n'est pas bas sur le postulat que la
lecture est tout ce qui compte.
En gnral, toute tentative d'analyse de la qualit dEGRA est sujette ce type de dbats
notoires. Dans l'exprience accumule avec l'application d'EGRA ou d'outils semblables,
il semble que les enseignants, les administrateurs scolaires et les hauts reprsentants du
gouvernement, aient tendance percevoir les bnfices qui peuvent tre tirs d'EGRA ;
tandis que certains experts en programmes scolaires ou en lecture semblent avoir
quelques soucis ou proccupations l'gard d'une simplification excessive possible. Il est
essentiel de comprendre que l'usage pratique d'EGRA et les stratgies d'amlioration qui
en drivent devraient uniquement tre vus comme un point de dpart, et comme un
exemple de ce qui peut tre accompli en se concentrant et en suivant des rsultats prcis.
La leon de base peut alors tre mise en application sur d'autres aspects de l'enseignement
et de l'apprentissage.
En concentrant l'attention des lgislateurs et des reprsentants du gouvernement sur le
sujet, il est utile d'talonner les rsultats d'une certaine faon. Deux mthodes
d'talonnage des performances se sont rvles utiles aux exercices EGRA dans tout pays
donn : une comparaison avec des normes ou des objectifs internationaux d'un certain
type et une certaine analyse de la performance des coles dans le pays en question. La
Figure 12, ci-dessous, montre les rsultats moyens rels d'un exercice EGRA rcent, un
point de rfrence international possible et un point de rfrence national possible.
Les donnes de la dernire colonne, savoir les points de rfrence internationaux, sont
tires des indicateurs dynamiques d'alphabtisation fondamentale de base (DIBELS).71
Quelques normes sur la lecture haute voix de mots isols en une minute peuvent tre
trouves en Annexe A.
Figure 12.
Moyenne maximale au
niveau des coles
dans le mme pays,
2e anne primaire
22,7
41
40 en fin de 3e anne
maternelle*
7.5.
25
11,4
36
Note de comprhension
0,4
Pas disponible
* Cette comptence nest pas suivie ou rfrence aprs la troisime anne maternelle, puisqu'elle est
suppose tre matrise en maternelle. Notez la faible moyenne, pour la 2e anne primaire, dans le cas de ce
tableau.
71
80
Section VII : Utiliser EGRA : implications pour le dialogue sur la politique ducative
L'lment le plus important talonner, parce que son pouvoir prdictif sur les autres
comptences est le plus lev, est la fluence en lecture de mots isols, dnoncs et de
textes (les mots corrects lus par minute dans ces diffrentes conditions). La plupart des
spcialistes s'accordent sur l'ide qu'en fin de 2e anne primaire, les enfants qui
apprennent lire, par exemple en anglais devraient lire correctement prs de 60 mots par
minute. A ce jour, en fonction de notre exprience dans 10 pays en voie de
dveloppement, ces points de rfrence pourraient raisonnablement tre moins stricts (de
lordre de 45 mots corrects par minute). Les chercheurs pourront ensuite prciser les
pourcentages d'enfants qui ont franchi un niveau de prcision et de rapidit qui serait dit
de base pour un niveau scolaire donn ainsi que prciser l'anne scolaire moyenne dans
laquelle les enfants franchissent le seuil d'alphabtisation fonctionnelle. Cette anne
du primaire, o le seuil est dit tre franchi , peut tre celle dans laquelle 90 % des
enfants ont une performance qui correspond une certaine norme ou un certain point de
rfrence.72
Avant tout, un pays peut tablir ses propres points de rfrence en observant la
performance dans les coles qui sont connues pour leurs bonnes performances, ou qui
sont connues comme ayant eu une bonne performance lors d'une valuation similaire
EGRA, mais n'ont aucun avantage socioconomique particulier ou n'ont pas de
ressources pouvant tre utilises plusieurs reprises. De telles coles serviront de points
de rfrence qui sont raisonnablement exigeants et qui peuvent raisonnablement tre
atteints mme par des enfants sans grands avantages socioconomiques ou dans des
coles sans grands avantages en matire de ressources, pour autant qu'une bonne
instruction soit en place.
Les questions de comprhension du texte indiquent galement si les enfants lisent avec
comprhension . Une fois encore, un critre doit tre prcis selon les rsultats
empiriques et de l'examen de la distribution (par exemple, 75 % de rponses correctes
aux questions) pour chaque pays. Le pourcentage d'enfants qui franchit le seuil
d'alphabtisation fonctionnelle avec fluence et comprhension peut ensuite tre prcis.
L'valuation peut fournir des informations analytiques et diagnostiques sur les progrs en
lecture dans des coles/classes prcises (avec la bonne stratgie d'chantillonnage) et peut
tre communique aux enseignants au niveau de la classe. Par exemple, les progrs
peuvent tre limits du fait d'une mauvaise comprhension, d'un manque de fluence, d'un
manque de connaissance des correspondances lettre-son (ou graphme-phonme), d'une
inaptitude dcoder, d'un vocabulaire limit ou d'une combinaison de ces facteurs. Ces
informations peuvent tre transmises aux enseignants, directeurs d'coles ou superviseurs
d'coles comme indication sur les changements didactiques effectuer afin d'amliorer
les rsultats d'apprentissage.
72
Si, tout particulirement dans quelques premiers cas o les instruments sont tests, les annes primaires dans
lesquelles l'instrument est test ne couvre pas une anne primaire dans laquelle, par exemple, 90 % des enfants
franchissent le seuil d'alphabtisation fonctionnelle, les techniques de rgression et d'extrapolations peuvent tre
utilises pour estimer cette anne primaire. Une future valuation devra s'assurer d'inclure cette anne.
Section VII : Utiliser EGRA : implications pour le dialogue sur la politique ducative
81
82
Section VII : Utiliser EGRA : implications pour le dialogue sur la politique ducative
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Grade 3 (CE2)
10
25
50
75
90
Grade 4 (CM1)
10
25
50
75
90
Grade 5 (CM2)
10
25
50
75
90
Erreurs doralisation
17,2
25,0
38,0
48,0
55,0
10,0
8,0
6,0
3,0
1,0
34,0
43,5
56,0
68,5
77,0
7,9
6,0
4,0
2,0
1,0
50,0
55,5
69,0
78,0
85,9
7,0
4,5
3,0
2,0
1,0
57,6
66,0
76,0
88,0
97,4
5,4
4,0
3,0
1,0
1,0
Ce test pose toutefois quelques problmes pour au moins deux raisons. En effet, il contient des
mots courts trs frquents (comme les articles un , le ) et des mots qui sont la fois longs
et rares (comme anthropophage ) et donc probablement inconnus des jeunes enfants. Il inclut
aussi des mots qui, en dehors du contexte, peuvent se lire de deux faons, comme est qui se
lit /E/ dans il est et /Est/ dans lest dEden .
Khomsi, A., et Khomsi, J. (2003). Bilan de Lecture Informatis (BLI). Paris: ECPA.
Annexe A
A-1
A-2
Annexe A
Une premire version de ce test a t utilise au NIGER avec plan (environ 500 enfants).
Annexe B
B-1
Deltour, J-J. & Hupkens, D. (1980). Test de vocabulaire actif et passif pour enfants de 5 8 ans (TVAP 5-8).
Braine-le-Chteau, Belgique : Editions de l'Application des Techniques Modernes (ATM). Nouvel talonnage en
1998; et Dunn, L.M., Thriault-Whalen, C. M., & Dunn, L. M. 1993. Echelle de vocabulaire en images Peabody:
Adaptation franaise du Peabody Picture Vocabulary Test. Toronto, Canada: Psycan.
3
Ce qui est une situation frquente dans le contexte scolaire (lenfant doit, par exemple, lire ou couter pour faire un
exercice) ou dans lenvironnement familial (lenfant doit, par exemple, lire pour construire un jouet, pour faire une
recette de cuisine).
4
Lt, B., Sprenger-Charolles, L., & Col, P. (2004). MANULEX: A lexical database from French readers.
Behavior Research Methods, 36(1), 156166.
B-2
Annexe B
les CGP (10 items qui ont une consonne muette en fin de mot ou une autre irrgularit).
Les autres difficults sont lies la prsence de groupes consonantiques.
Section 4. Lecture ( haute voix) de mots invents (Test 1 minute)
Objectif : Vrifier le niveau de lecture (prcision et temps) de mots invents, niveau
dont dpend largement le niveau en lecture de mots frquents.
Principes : Lecture haute voix de mots invents en une minute (60 mots, 10 par
ligne). Les items choisis sont apparis aux mots frquents en longueur, en structure
syllabique et en difficults orthographiques. Par rapport aux mots frquents, les mots
invents ont aussi approximativement le mme nombre de voyelles nasales et dautres
graphmes de plus dune lettres, quil sagisse de graphmes vocaliques (ou, ai, eau)
ou consonantiques (ch, gn). Par contre, il est impossible dinventer des mots irrguliers
ou se terminant par une consonne qui serait obligatoirement muette. Tous les mots
invents sont donc rguliers sur le plan des correspondances graphme-phonme,
mais 20 dentre eux ont un graphme dont la prononciation dpend du contexte (s = /s/
ou /z/ ; g = /g/ ou /j/ ; c = /k/ ou /s/).
Section 5. Lecture (silencieuse) et comprhension de mots (Test 1 minute)
Objectif : A la diffrence de lpreuve de lecture haute voix de mots (section 3), cette
preuve permet dvaluer un certain niveau de comprhension lexicale: les enfants
devant indiquer, parmi une liste de mots, ceux qui correspondent des noms
danimaux5.
Principes : Le niveau de lecture de mots est vrifi partir dune tche de lecture
silencieuse de mots (en une minute). Les mots ont t choisis sur les mmes bases
que pour lpreuve prcdente : en particulier ils sont frquents, cest--dire inclus dans
les 1000 premiers items du premier grade daprs MANULEX (Lt, Sprenger-Charolles
et Col, 2004). Plus prcisment, 50 noms danimaux (insectes exclus) sont prsents
parmi dautres mots dsignant des items appartenant diffrentes catgories
smantiques (fruits et lgumes, moyens de transport, vtements ou linge de maison et
objets divers). Il y a en tout 108 mots rpartis sur 18 lignes (6 par lignes avec 2/4 noms
danimaux dans chacune). Les items sont prsents en ordre croissant de difficult:
longueur, ainsi que niveau de complexit et de rgularit des correspondances
graphme-phonme.
Section 6. Lecture ( haute voix) et comprhension dnoncs
Objectifs : Cette preuve poursuit les mmes objectifs que celle de lecture haute voix
de mots frquents, mais les mots sont insrs dans un contexte. Il est tenu compte de
5
Cette preuve sinspire du test La pipe et le rat (P. Lefavrais, 1986, La pipe et le rat: Lvaluation du savoir lire
(Issy-les-Moulineaux: Editions des Applications Psychotechniques). Elle ne comporte toutefois que des noms
danimaux frquents. On a aussi vit les mots irrguliers, surtout dans les premires lignes, parce que, en fin de CP,
les enfants franais ne lisent que peu de mots irrguliers (L. Sprenger-Charolles, L. S. Siegel, & P. Bonnet, 1998,
Phonological mediation and orthographic factors in reading and spelling. Journal of Experimental Child Psychology,
68, 134155). Les noms dinsectes ont aussi t exclus, ces animaux ntant pas classs comme tels par certains
enfants. Enfin, les noms ne dsignant pas des animaux rfrent des entits appartenant des catgories
smantiques plus homognes que celles du test dorigine.
Annexe B
B-3
Pothier, B., & Pothier, P. (2002). EOLE : Echelle dacquisition en orthographe lexicale. Paris : Retz.
Cf. Torgesen, J.K., & Davis, C. (1996). Individual difference variables that predict response to training in
phonological awareness. Journal of Experimental Child Psychology, 63, 121.
B-4
Annexe B
capacits phonmiques des enfants, on a vit les phonmes qui ont de trop
nombreuses reprsentations graphmiques (), ainsi que ceux qui se reprsentent par
plus dune lettre (les voyelles nasales, par exemple). Les configurations slectionnes
sont lgales en franais (par exemple, il ny a pas de clusters tels que dl ou t , ou
encore il ny a pas ditems se terminant par un v ).
Annexe B
B-5
/4
/4
Total correct :
/8
Arrt si llve a correctement dsign moins de trois parties du corps et entourer la croix : X
B. Mots de lenvironnement
Consigne pour llve: Je vais te dire un mot et tu devras me montrer quoi il
correspond
Nombre de
Montre-moi:
rponses
correctes
un crayon un stylo un des coins de la table le dossier de la
/4
chaise
un cercle un carr un triangle un cube
Total correct :
/4
/8
Mots prsents dans lEVIP (Age [X]) ; genou [3] ; paule [5 ] ; coude [4] ; narine [6] ; carr [4] ; tirer [5]. Mots
prsents dans le TVAP 4-8 ans (position dans le test sur 30 mots [X]) : bailler [13/30] ; rire [6/30]
B-6
Annexe B
Nombre de
rponses
correctes
/4
/4
Total correct :
Consigne: Tu fais encore une fois ce que je te dis de faire :
Tu te lves tu tassieds tu ttires tu bailles tu souris tu
tousses
Total correct :
TOTAL GNRAL :
Annexe B
/8
/6
/ 30
B-7
ENFANT
Vous allez lire lenfant le texte ci-dessous en trois morceaux en lui disant quil devra
faire ce que vous allez lui dire de faire, comme dans lexercice prcdent. Vous devrez
noter ce que lenfant fait en mettant une croix dans la case correspondant: Rponse
correcte, y compris aprs auto-correction (AC) et non-rponse (llve na rien fait).
Il ne faut pas montrer le texte llve, cette preuve est uniquement loral.
Vous lisez entirement chaque passage (sans attendre que lenfant fasse la premire
action), lentement (environ 8 10 secondes pour chacun des 3 passages).
Faites dmarrer le chronomtre au dbut de lpreuve, lorsque vous dites le premier
mot du premier texte (aprs lexemple et aprs avoir montr les divers objets sur
lesquels va porter cette preuve). Vous arrtez le chronomtre aprs la dernire
rponse de lenfant.
Arrt : si llve na donn aucune rponse aprs le premier nonc.
Consigne pour lenfant: Je vais te dire de faire quelque chose, et aprs tu devras faire ce
que je te dis, mais cest plus long que tout lheure.
Par exemple, fais ce que je te demande : tu mets ta main sur ta tte et aprs tu croises
tes bras .
- Cest trs bien [si lenfant a fait correctement les deux actions, successivement]
- [si lenfant na pas rpondu ou a rpondu de faon incorrecte] Ecoute encore une fois et
fais ce que je te demande de faire : tu mets ta main sur ta tte et aprs tu croises les
bras .
- Cest trs bien [si lenfant a fait correctement les deux actions]. On continue ? Tu vois ce
qui est devant moi : il y a une boite, 3 carrs, dont 1 petit, 1 moyen et 1 grand et 2 ronds,
dont 1 grand et 1 petit [les montrer]. Je vais te demander de faire quelque chose avec eux.
Rponse
Non
Nb de
correcte (y
rponse
Dmarrer
Mots
compris AC)
1. Tu prends le grand rond avec une main
/1
15
et tu le mets sous la boite.
/1
Rponses correctes et non rponses :
/2
B-8
Annexe B
/1
/2
plus petit )
16
et tu le poses par terre.
/1
Rponses correctes et non rponses :
/4
3. Tu le ramasses
/1
ensuite tu le poses entre les deux carrs
/1
puis derrire la boite.
/1
15
+1 point pour ordre correct
/1
/4
Arrt
Rponses correctes et non
rponses :
Total gnral : Rponses correctes et non rponses :
/10
Temps total en secondes:
Annexe B
B-9
(Essai : ta et bol )
Dbut
a
un
ni
feu
peau
mardi
facile
autre
gare
grand
ciseau
B-10
Mot irrgulier
/5
il
Et
an
mur
/5
Arrt si llve a lu moins de 3 mots et entourer la croix : X
sur
Qui
vlo
par
/5
ce
Peur
ami
moto
/5
lune
Car
lire
bon
/5
col
Avril
roi
faire
/5
cheval
Vrai
ligne
porte
/5
loup
Soir
page
raisin
/5
sucre
Chat
matin
trsor
/5
lundi
Rose
visage
six
/5
aot
Pays
balai
fille
/5
/1
/1
/1
/2
/1
/2
/2
/1
/1
/1
/2
/3
Annexe B
sept
Arrt
lourd
femme
garage
hibou
/5
/60
Annexe B
/1
/12
/3
/10
/60
/12
/10
B-11
(Essai : ti et buk )
Dmarrer
o
ja
vaf
veur
neau
pirda
cifale
aubre
noge
bran
gsin
B-12
/1
/1
/1
/2
/2
/3
/2
/4
Annexe B
cipre
/5
/60
/4
/20
/60
Arrt
Annexe B
gofi
tasin
cip
puse
/20
B-13
Mots entours
Animal
Non
animal
Dmarrer
ne
seau
jupe
coq
rgle
rat
/2
/4
/3
/3
B-14
sapin
pomme
fuse
tortue
rideau
girafe
ananas
chvre
banane
castor
marteau
Stylo
Singe
Balai
Tasse
Livre
Tulipe
phoque
camion
Loutre
tomate
chameau
vache
fleur
loup
cheval
orange
requin
cloche
baleine
bureau
dauphin
voiture
poire
radio
zbre
costume
cochon
ballon
mouton
savon
taureau
balance
corbeau
ours
tigre
tapis
souris
salade
avion
fraise
cravate
vipre
renard
raisin
/3
/2
/3
/3
/2
/3
/2
/2
/4
/3
/3
/3
/3
/3
/3
/4
/3
/4
/3
/3
/3
/3
Annexe B
autobus
lphant
arrosoir
bouteille
crocodile
Arrt
poussin
pantalon
cigogne
hrisson
oreiller
pendule
marmotte
maillot
pingouin
cureuil
panthre
mouchoir
soucoupe
saladier
grenouille
armoire
autruche
ceinture
kangourou
fauteuil
bougie
jument
perroquet
cartable
chaussette
/2
/4
/2
/3
/3
/50
Annexe B
/3
/3
/4
/3
/3
/58
/50
/58
/sec.
/50
/58
B-15
ENFANT
Llve va lire un texte par petits bouts et il devra faire ce qui est crit dans chaque bout
de texte.
Lecture : Faites dmarrer le chronomtre quand llve commence lire et arrtez le
chronomtre quand il termine sa lecture. Il faut barrer chaque mot que l'lve na pas lu
ou a lu incorrectement. Si llve a donn une rponse errone mais sest corrig par la
suite (auto-correction : AC), vous entourez litem que vous avez barr et vous comptez
la rponse comme correcte. Si llve ne rpond pas et reste bloqu sur un mot, aprs
trois secondes vous lui demandez de continuer (Ne pas corriger llve pendant
lpreuve).
Arrt : Vous arrtez lpreuve si llve na pas pu lire au moins 10 mots de la premire
phrase.
Comprhension : Aprs avoir lu chaque passage, llve doit faire ce quil a lu. Vous
notez ce quil fait dans la colonne correspondant : Rponse correcte et non-rponse
(llve na rien fait).
Consigne: Tu vas lire une histoire par petits bouts et aprs tu devras faire ce que tu as
lu. Par exemple, lis ce passage [je mets une main dans mon dos et lautre sur la table]
et aprs fais ce que tu as lu.
- Cest trs bien [si llve a fait correctement les deux actions]
- [si llve na pas rpondu ou a rpondu de faon incorrecte] Tu relis bien et tu fais ce
que tu as lu.
- Cest trs bien [si llve a fait correctement les deux actions].
Maintenant, tu vas travailler tout seul : tu lis et tu fais ce que tu as lu, aprs chaque petit
texte. Comme tout lheure, tu vas devoir faire quelque chose une boite, 3 ronds, dont
1 petit, 1 moyen et 1 grand et 2 carrs, dont 1 grand et 1 petit [les montrer].
Exemple : Je mets une main
dans.
B-16
Lecture
Comprhension
Mots corrects et
Tps
Rponse correcte
Non
rpo
nse
Annexe B
Dmarrer
Je prends le grand carr avec une
main
et je le mets dans la boite.
Mots corrects et Rponses
correctes
/1
/15
/1
/2
/16
Je le ramasse
je le pose ensuite entre les deux
ronds
puis sous la boite
/1
/1
/1
/2 (1 point pour le rond
+1 point pour le plus petit)
/1
/4
/15
/1
/1
/4
Arrt
Total temps lecture
Total des mots corrects
Total des rponses correctes
Annexe B
second
es
../4
6
./10
B-17
Dmarrer
Je vais de la gare lcole en
passant par le parc
Ensuite, sans traverser le parc, je
passe devant la poste,
et je marrte devant le cinma.
Je continue tout droit, puis je passe
derrire le cinma et je vais acheter
du pain
Enfin, en passant derrire lcole et
la gare. Mais devant le garage, je
retourne au cinma
Arrt
B-18
13 mots
16 mots
/3
17 mots
/4
Total
Temps total (aprs la dernire
rponse de llve)
/12
_____sec.
Annexe B
Annexe B
B-19
Rponse
Correct
Erreur
Item gras
Item soulign
Autre item
B-20
Annexe B
Annexe B
Correct
/10
Erreur 1
Item
soulign
Erreur 2
Autre
item
/10
/10
B-21
Vous devez dicter les mots un par un, lentement, en laissant llve le temps d'crire
ce que vous dites. Vous dites dabord chaque mot seul, puis en contexte et une
dernire fois seul.
Arrt : si llve na pas pu crire les 2 premiers mots (quils soient ou non corrects).
Consigne: Je vais te dicter des mots que tu devras crire le mieux possible. Tu es prt ?
Mots dicter : moto, je conduis une moto, moto , lire, je sais lire, lire , mardi, aprs
lundi, cest mardi, mardi , porte, la porte de la classe, porte , page, la premire page
du livre, page , rose, la rose est une fleur, rose , six, aprs cinq, cest six, six ,
femme, un homme et une femme, femme
Vous corrigez cette preuve laide de la fiche ci-dessous, aprs avoir analys toutes
les rponses de llve (en dehors de sa prsence). Vous devez noter : les mots
corrects (orthographe correcte) ; les mots incorrectement orthographis mais correct
phonologiquement (lcriture nest pas correcte mais permet de prononcer correctement
le mot).
Mots
1. moto
2. lire
3. mardi
4. porte
5. page
6. rose
7. six
8. femme
Total correct :
B-22
Mot totalement
correct
Mot correct
phonologiquement
(avec (e)au, et/ou tt )
(avec un y et/ou sans
e )
Arrt si llve na rien crit et entourer la croix : X
( y pour i )
(sans e )
(avec j et/ou sans e )
(avec (e)au, et/ou z )
( s la place de x )
F(ph)am(m)e
___ / 8 mots
_______/ 8 mots
Annexe B
Vous devez dicter les mots un par un, lentement, en laissant llve le temps d'crire
ce que vous dites. Vous rptez chaque mot invent deux fois.
Arrt : Vous arrtez lpreuve si llve na rien crit pour les deux premiers mots.
Consigne pour llve: Je vais te dicter des mots invents, des mots qui nexistent
pas. Tu vas essayer de les crire le mieux possible. Tu es prt ?
Mots dicter : ti/ti , da/da , bir/bir , tal/tal , jor/jor , pra/pra ,
blo/blo , sti/sti
Vous corrigez cette preuve laide de la fiche ci-dessous, aprs avoir analys toutes
les rponses de llve (en dehors de sa prsence). Vous devez noter : les mots qui
peuvent se lire comme vous les avez prononcs ainsi que les lettres correctes dans
chacun des mots : 1 point par lettre correcte.
Mot crit par llve
ti
da
bir
tal
jor
pra
blo
sti
Total
Annexe B
Mots
corrects
Lettres correctes
/2 : t+i/y
/2 : d+a
Arrt si llve na rien crit et entourer la croix : x
/3 : b+i/y+r(re)
/3 : t+a+l(le)
/3 : j/ge+o/(e)au+r(re)
/3 : p+r+a
/3 : b+l+o/(e)au
/3 : s+t+i/y
_____________/ 22
_ / 8 mots
lettres
B-23
B-24
Annexe B
Annexe C
C-1
1.2. Tableau des voyelles crites : du phonme au graphme (* = graphme rare ou trs rare)
(voir 4 pour les relations graphme-phonme)
1 seule lettre
2 lettres
3 lettres ou plus
a
a
em/en (solennel, femme)*
,
e/E (/)
e
ai, ei, ea* (steak)
, , ,
a, e
e
eu (eux), oe (oeil)
oeu (oeuf)
/
ai* (faisan)
i
i, y
ee* (meeting)
, *
o/O
o
au, oo* (alcool)
eau
u
u
eu* (jai eu)
,
ou
ou, oo* (foot)
aou* (aout)
o
An (nasale) :
an/am,
aon* (faon)
en/em ( en aussi //)
on (nasale) :
on/om
in (nasale) :
un (nasale) :
C-2
Annexe C
- Voisement (mise en vibration des cordes vocales avant ou aprs le dpart du bruit de la consonne):
voises (/b/) et non voise (/p/): pour comprendre la diffrence entre /p/ et /b/, essayez de prononcer
ces deux sons la bouche bien ferme
- Mode darticulation: celles qui font un bruit continu ( s ) et celles qui stoppent ( p )
- Lieu darticulation: avant/arrire
OCCLUSIVES (avec fermeture de la bouche)
Avant
Milieu
Arrire
Non voises
p
t
k
Voises
b
d
g
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------FRICATIVES (sifflent ou chuintent)
Avant
Milieu
Arrire
Non voises
f
s
ch
Voises
v
z
j
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------NASALES M et N (lair passe par le nez)
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------LIQUIDES: L et R
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------SEMI CONSONNES OU SEMI VOYELLES (entre voyelles et consonnes)
yod : yeux, paye, ciel, fille, paille
/w/ : roi (/rwa/), loin (/lw/)
u in ui : lui
Annexe C
3 lettres
sch (schma)
sth (asthme)
C-3
Lettres simples
x (deuxime)
x (taxi)
x (examen)
g (gare)
/ks/
/gz/
/g/
Lettres gmines
/v/
Semi-consonnes
/j/ Yod
/w/
u in ui
i (ciel) Y (lyon)
3 lettres
cc (accident)
gg (aggraver)
j (jean)
g (givre)
v (vitre)
w (wagon)
h non prononc
/Z/
2 lettres
gu (guerre),
gh (ghetto)
ge (orangeade)
ll (fille)
il (rail)
oi (loi)
Ui
ill (paille)
oin (loin)
Consonnes non prononces. Le plus souvent les consonnes en fin de mots, qui sont des
marques morphologiques de drivation (chat=/$a/ versus chaton=$at) ou de flexion pour le
nombre (pile-piles=/pil/ ; parle-parlent=/parl/) ou la personne (parle-parles=/parl/) ne se
prononcent pas.
Consonnes gmines (consonnes doubles) : nont une incidence que dans 3 cas:
- ss se lit /s/, pas /z/.
- mm ou nn prcds par une voyelle : la voyelle est orale (et non nasale)
- la prononciation e change devant une consonne double ( nette versus petit ).
C-4
Annexe C
il commence par une voyelle ( petit lac = /p[e]lak/ vs petit ami /p[e]titami).
Voyelles
Voyelles orales
Ecriture
i//, y
u/
ou/o
a//
///
ai, ei
e
e neutre (silent)
eu, oe, oeu
o/
au, eau
Prononciation
/i/ (aussi yod)
/y/
/u/
/a/
/e/ ou /E/
Exemple
lit, y, cygne (ou /y/: ciel, ennuyer)
une
loup
la, , ne
bcane, lige, Nol,
laine, reine,
belle, bec
comme, faible, petit
deux, neuf, il, uf
domino
auto, beau
Ecriture
an/am
en/em
on/om
in/im
ain, ein
en
un
Prononciation
//
// (aussi // ambigu)
//
//
// ou //
/o/
// (aussi // ambigu)
//
Voyelles Nasales
Exemple
an, rampe
entre, emblme (// chien)
oncle, ombre
cinq, impossible
pain, plein
chien
un
Consonnes
Ecriture
p et pp
b et bb
t et tt
d et dd
c
k
qu
ch
c
Annexe C
Prononciation
/p/
/b/
/t/
/s/
/d/
/k/
/s/
Exemple ou explication
partir, appartement
belle, abb
tache, attache
nation
ide, adresse, addition
devant consonne ou devant a, o, u, ou, an, on: classe, cas, col,
coupe
kaki
qui
cho (exception: voir cheval)
devant e, i, y: ceci, cent, ciel, cinq, cygne
C-5
g
gu
gg
g,
ge
f et ff
ph
v
w
s
ss
s
z
ch
j
x
r et rr
l et ll
ll
m et mm
n et nn
gn
h
/Z/
/j/
/f/
/v/
/v/ (aussi /w/)
/s/
/z/
/z/
/S/
(aussi /k/
exceptionnel)
/Z/
/ks/
/gz/
/r/
/l/
(aussi y
ambigu)
/m/
/n/
/N/
muet
Semi-consonnes
Ecriture
oi, oin, w
y, i, , ll, ill
y, i
C-6
Prononciation
/wa/, /w/
yod /j/
(aussi /i/ ambigu)
Exemple ou explication
loi, loin, water
paye, pied, fille, rail, paille
si, cygne
Annexe C
43130 11,95
31183 8,64
30398 8,42
29581 8,19
28085 7,78
27147 7,52
26822 7,43
20444 5,66
15855 4,39
15474 4,29
14019 3,88
14003 3,88
10369 2,87
10218 2,83
8019 2,22
6311 1,75
5570 1,54
5092 1,41
4927 1,36
4506 1,25
1930 0,53
1453 0,40
1178 0,33
1149 0,32
1093 0,30
759 0,21
499 0,14
454 0,13
327 0,09
275 0,08
261 0,07
172 0,05
161 0,04
83 0,02
66 0,02
16 0,00
8 0,00
1 0,00
1 0,00
100%
e
r
a
i
s
t
n
o
u
l
c
p
m
d
g
b
f
v
h
q
x
z
y
j
y
o
30398 19,28 r
499 0,32 s
8 0,01 t
n
43130 27,36 l
14019 8,89 c
1453 0,92 p
454 0,29 m
16 0,01 d
g
18,76
29581
b
275 0,17 f
83 0,05 v
1093 0,69 h
q
20444 12,97 x
161 0,10 z
j
15855 10,06
172 0,11 k
1 0,00 w
1 0,00
100%
31183
28085
27147
26822
15474
14003
10369
10218
8019
6311
5570
5092
4927
4506
1930
1178
1149
759
327
261
66
15,33
13,81
13,35
13,19
7,61
6,88
5,10
5,02
3,94
3,10
2,74
2,50
2,42
2,22
0,95
0,58
0,56
0,37
0,16
0,13
0,03
100%
Lettre
Total
b
c
d
e
f
g
h
i
j
k
l
m
n
o
p
q
r
s
t
u
v
w
x
y
z
30398 8,42
8 0,00
499 0,14
5570 1,54
14003 3,88
327 0,09
8019 2,22
43130 11,95
14019 3,88
1453 0,40
454 0,13
16 0,00
5092 1,41
6311 1,75
4506 1,25
29581 8,19
275 0,08
83 0,02
759 0,21
261 0,07
15474 4,29
10218 2,83
26822 7,43
20444 5,66
161 0,04
10369 2,87
1930 0,53
31183 8,64
28085 7,78
27147 7,52
15855 4,39
1 0,00
172 0,05
1 0,00
4927 1,36
66 0,02
1178 0,33
1093 0,30
1149 0,32
100%
Daprs Peereman, R., Lt, B., & Sprenger-Charolles, L. (2007). MANULEX-Infra: Distributional characteristics of infralexical and lexical units in child-directed written material. Behavior Research Methods, 39, 593603.
Annexe D1
D1-1
Phonme
Voyelles
a
A
oe
Semi
consonnes**
Exemple
mot
plat
tche
neuf
deux
e
muet
e
E
vier
lve
Pourcent Ordre
Catgorie
age*
Frq
1 Consonnes
19664
7,47
14
1073
0,41
Total
13
15
7
1326
809
0,50
0,31
5476
2,08
18780
12732
7,13
4,83
2
4
il
16451
6,25
o
O
sol
mot
8919
2337
3,39
0,89
6
12
lu
5164
1,96
ou
3811
1,45
10
an
on
un
intact
9317
5131
48
2842
3,54
1,95
0,02
1,08
5
9
16
11
j
w
yeux
oie
6520
1756
2,48
0,67
lui
1013
0,38
p
t
k
Exemple
mot
pente
tante
kaki
bande
5420
2,06
10
8
d
g
dent
gant
7648
3130
2,90
1,19
14
f
s
S
fente
sentier
chant
4730
13840
2750
1,80
5,26
1,04
v
z
Z
vent
zro
gens
4937
3752
3245
1,87
1,42
1,23
11
12
13
m
n
G
N
mentir
note
rogne
ring
7790
6641
36
751
2,96
2,52
0,01
0,29
7
9
16
15
l
R
ligne
rose
11797
27768
4,48
10,54
4
1
Phonme
Pourcent Ordre
age
Frq
6
9435
3,58
2
5,99
15774
5
4,07
10718
Total
D2-1
Chiffre suivi par A ou B: signale que le graphme appartient plusieurs catgories (voyelle ou semi-consonne, par exemple pour i : i dans si vs. yod dans
ciel
Colonne 2.
Graphme principal et variantes (par exemple: a versus , )
Colonnes 3-4. Graphme principal (et variantes : a versus , , colonne 3) et prononciation (colonne 4)
Colonnes 5-6. Exemple de mots contenant le graphme not dans les colonnes 3-4 (colonne 5) et prononciation (colonne 6)
Colonnes 7-8. Prononciation du graphme indiqu dans la colonne 3 (Colonne 7) et frquence de cette prononciation: gris fonc (> 90%), CGP trs consistante; gris clair (entre
75% et 89%), CGP moyennement consistante ; pas de couleur (< 75%), CGP peu consistante
Colonnes 9-12. Nombre de mots contenant la graphme indiqu dans MANULEX au total (Colonne 9) et selon la position (initiale, mdiane, finale : colonnes 9 12)
Consonnes
Orthographe
a et variantes ()
Prononciation
/a/A/* (sa vs base)
o et variantes
(au)
u
ou
i/y
/ et variantes
/o/O/* (auto)
eu/oe et variantes
e muet (schwa)
/y/ (vu)
/u/ (vous)
/i/ (ici, lys)
/e/E/* (abb vs
mystre)
///* (feu vs peur)
Orthographe
b , d , g dur,
p , t , k'
f , s , v , z
Prononciation
idem
l , m , n
c dur, k , q
j ( ge )
ch
idem
/K/
/Z/ (jeu)
/S/ (cheval)
r
x ( taxi vs
examen )
gn (gagne)
ng (parking)
Consonne muette (h)
/R/
/ks/ vs /gz/
idem
/N/
/G/
/#/
Prpar par Liliane Sprenger-Charolles partir de MANULEX-Infra: Peereman, R., Lt, B., & Sprenger-Charolles, L. (2007). MANULEX-Infra: Distributional
characteristics of infra-lexical and lexical units in child-directed written material. Behavior Research Methods, 39, 593603.
Base de donnes (accessible sur internet) fournissant les frquences de 50.000 entres lexicales (corpus issu de 54 livres scolaires en usage dans le primaire).
Annexe D3
D3-1
Semi-Consonnes**
Orthographe
an
Prononciation
// (an)
on
in
un
// (on)
// (fin)
// (un)
Orthographe
y , i et ll
(yod)
1er phonme de oi
u de lui
Prononciation
/J/ (fille)
/w/ (moi)
// (lui)
* Les diffrences /a/A/, /o/O/, /e/E/, et /// sont plus contextuelles (en fonction de la position du graphme dans la syllabe: fin de syllabe
ou suivi par une consonne) que phonologiques.
** Appeles galement semi-voyelles (entre consonnes et voyelles).
D3-2
Annexe D3
Mot
Prononciation
a
a--
2
2-1
o
o-
2-2
2-3
2-4
3
3-1A
3-2A
a
a
a
a
a
A
a
A
a
#
O
affiche
base
ge
appts
aot
football
afiS
bAz
sa
aZ
apa
u (ut)
futbOl
/A/ et /a/
/A/ et /a/
/A/ et /a/
/A/ et /a/
/A/ et /a/
/#/
/O/
o
o
o
O
O
o
bol
accroc
alcve
hpital
bol
akRO
alkOv
opital
/o/ et /O/
/o/ et /O/
/o/ et /O/
/o/ et /O/
100
au
au
au
O
o
paule
dinosaure
epOl
dinozoR
/O/ et /o/
/O/ et /o/
100
eau
oo
eau
oo
oo
oo
oo
O
O
OO
oo
u
agneau
alcool
zoo
coopration
boomerang
aGO
alkol
zOO
koopeRasj
bumRg
/O/
/o/ et /O/
/oo/ et /OO/
/oo/ et /OO/
/u/
100
13,64
31,82
/i/
/i/
76,65 14798
84
61
21,67 4208
18
318
7
19494
i
i--
Annexe D3
i
hroque
eRoik
i
j
acier
asje
j
paen
paj
i
ij
triage
tRijaZ
i
#
building
byldiG
/j/
/j/
/ij/
/#/
99,96 18208
659
8
396
103
4
4
19382
54,55
8690
1012
153
7
9862
903
108
1011
247
5
2
12
24
43
3334 13230
2
655
1
0
20
376
0
103
1
3
0
4
1644
2
7
0
0
0
0
604
32
14
0
8071
805
139
7
15
175
0
0
130
67
759
41
14
0
2
0
0
0
0
119
5
1
12
23
126
0
1
0
1
462 13947
4
80
0
55
3 4205
0
17
0
318
0
7
389
0
6
0
1
0
0
1. VOYELLES
Prononciation et frquence (%) Nb de mots avec ce graphme
> 90%
de 89 75% < 75% Total
En fonction de la position
Orthographe
Initial Median Final
/i/
78,89
426
7
352
67
pyjama
/j/
yoga
41
26
15
0
/ij/
appuya
73
0
73
0
540
Voir aussi ci-dessous dans semi-consonnes: u de lui (4B)
/y/
83,65 5051
152 4636
263
u
y
rue
Ry
/y/
102
0
97
5
y
bche
byS
/oe/
u
oe
surf
soeRf
20
0
20
0
/u/
u
u
pudding
pudiG
15
1
14
0
//
16,11
u
lui
li
996
0
996
0
6184
Graphme et phonme
Orthographe
Prononciation
y
i
y
j
y
ij
4A
u
u--
ou
ou-o-o
Mot
Prononciation
piZama
joga
apija
ou
o
o
ou
u
u
u
w
joue
o
aot
alouette
Zu
u
u (ou /ut/)
alwEt
/u/
/u/
/u/
/w/
93,13
eu
eu
e
eu
oe
seul
deux
jenaient
eu (j'ai eu)
soel
d
ZnE
y
/oe/ et //
/oe/ et //
/oe/ et //
/y/
99,45
oe
oe
oE
wa
oeil
boeuf
boeufs
coexiste
moelle
oej
boef
b
koEgzist
mwal
/oe/ et //
/oe/ et //
/oe/ et //
/oE/
/w/
79,50
miRakl*
fe
advERb*
adoless
buRgoeR
tERvju
noEl
les e muets
les e muets
/E/ et /e/
/E/ et /e/
/oe/
/u/
/E/
6
6-1
eu
eu-e
6-2
oe-oeu
oe
oeu
oeu
oe
oe
6-3A
miracle
e
#
fe
e
E
adverbe
e
e
adolescence
e
oe
hamburger
e
u
interview
E
nol
D3-4
6,87
79,67
3689
1
65
277
4032
1178
797
5
11
1991
3
22
6
3
5
39
5449
19573
20,23 5482
872
13
7
10
31406
107
1
0
14
3509
0
65
263
73
1
0
0
0
16
0
11
1178
757
5
0
0
24
0
0
3
3
1
0
0
0
19
4
3
5
0
0
1
0
0
0 3908
3 10360
656 4826
210
660
0
13
0
7
0
10
1541
9210
0
2
0
0
0
Annexe D3
1. VOYELLES
Graphme et phonme
Orthographe
Prononciation Orthographe
7
7-1
7-2
7-3
6-3B
Mot
Prononciation
e
abb
E
allgement
E
mystre
E
tte
e
btise
Voir aussi ci-dessus eu (6-3A)
e
miracle
e
#
fe
e
E
adverbe
e
e
adolescence
e
oe
hamburger
e
u
interview
abe
alEZm
mistER
tEt
betiz
/e/E/
miRakl*
fe
advERb*
adoless
buRgoeR
tERvju
les e muets
les e muets
/E/ et /e/
/E/ et /e/
/oe/
/u/
vEn
fRen
/E/ et /e/
E/ et /e/
//
/E/ et /e/
99,88 14002
17
100 1453
100
339
113
79,70
5449
19573
20,24 5482
872
13
7
31396
100
139
34
173
7-4
ei
ei
ei
7-5A
ey
/E/ et /e/
/Ej/
65,38
34,62
E
e
veine
freine
7-6
er
er
er
er
e
ER
oeR
affoler
amer
hamburger
afole
amER
buRgoeR
/e/
/ER/
/oeR/
97,09
7-7
ez
ez
ez
e
Ez
parlez
merguez
paRle
mERgEz
/e/
Ez
99,89
7-8
ai-a
ai
a
ai
a
ai
E
E
e
e
aigle
anesse
affaibli
an
faisan
Egl
EnEs
afebli
Ene
fz
/E/ et /e/
/E/ et /e/
/E/ et /e/
/E/ et /e/
//
99,61
7-9A
ay
Annexe D3
/ei/
/e/
/j/
1694
2
2
5
0
80,87
17
9
26
2468
54
20
2542
906
1
907
4761
119
240
46
20
5186
16
10
93
9781
15
1451
334
113
2527
0
0
0
0
0 3908
3 10360
656 4826
210
660
0
13
0
7
1541
9210
0
2
0
0
0
1
139
33
0
0
0
0
3
9
14
0
0
0
0
214
1
0
2254
53
20
0
0
0
0
906
1
82
1
46
6
0
4191
118
190
40
20
0
1
3
16
3
90
488
0
4
0
0
0
6
0
D3-5
1. VOYELLES
Graphme et phonme
Orthographe
Prononciation Orthographe
ay
ej
balay
ay
aj
bayer
Mot
Prononciation
baleje
baje
an
an-am
ange
Z
am
tambour
tbuR
an
an
barman
baRman
am
am
ramdam
Ramdam
//
//
/an/
/am/
99,40
8-2
en-em
en
em
en
en
en
en
em
n
En
Em
dent
assemble
enivrait
ancien
bienheureuse
dolmen
totem
d
asbl
nivRE
sj
bjnoeRz
dolmEn
totEm
//
//
/n/
//
/n/
/En/
/Em/
92,65
enn
enn
emm
emm
enn
emm
enn
emm
En
en
Em
em
n
m
an
am
renne
dcennies
dilemme
emmanuel
ennui
emmener
solennel
apparemment
REn
deseni
dilEm
emanEl
ni
mne
solanEl
apaRam
/E//e/ + /n//m/
/E//e/ + /n//m/
/E//e/ + /n//m/
/E//e/ + /n//m/
// + /n/-/m/
// + /n/-/m/
/an/
/am/
66,66
8-3
enn-emm
9
9-1
in
in---im
vin
v
//
im
timbre
tbR
//
n
devnt
dv
//
n
concidence
kosids
/in/
in
in
badminton
badminton
/im/
im
im
intrim
teRim
9-2
ain-aim
9-3
ein-eim
ain
aim
ein
D3-6
train
daim
plein
tR
d
pl
//
//
//
6,65
24,67
99,02
100
100
4338
266
15
13
4632
4005
618
6
332
2
25
6
4996
181
15
2
2
29
45
5
21
300
138
48
0
0
4104
217
0
3
96
1
15
10
936
344
6
0
0
0
0
3068
274
0
223
2
11
4
1
0
0
109
0
14
2
7
0
0
2
29
45
0
0
173
15
2
0
0
0
5
21
1
0
0
0
0
0
0
0
1708
301
8
4
11
8
2040
208
5
113
1031
236
0
0
1
0
463
65
8
4
9
0
214
0
0
0
1
8
1
0
0
131
2
104
76
3
9
Annexe D3
1. VOYELLES
10
11
on
on-om
un
un-um
Annexe D3
Graphme et phonme
Mot
Orthographe
Prononciation Orthographe
Prononciation
yn
larynx
laRks
ym
cymbale
sbal
Rgle contextuelle ( m devant p ou b )
on
ronde
Rd
om
ombre
bR
on
on
badminton
badminton
om
om
slalom
slalom
on
monsieur
msj
Rgle contextuelle ( m devant p ou b )
un
aucun
um
humble
bl
un
acupuncteur
akypktoeR
um
om
album
albom
99,48
4460
660
23
3
1
5147
38
13
0
0
0
3465
642
8
1
1
957
5
15
2
0
//
//
51,06
/om/
42,55
43
5
6
40
97
4
0
0
0
28
4
6
5
11
1
0
35
D3-7
3-2B
7-9B
7-5B
Yod
i
ay
ey
Mot
Prononciation
j
paen
i
ij
triage
i
i
rire
i
apprt
i
hroque
asje
paj
tRijaZ
RiR
apRi
eRoik
/j/
apija
joga
piZama
/ij/
/j/
/i/
kREj
baleje
baje
peiz
Rem
/Ej/ ou /ej/
/Ej/ ou /ej/
/aj/
/ei/
/e/
/ij/
/i/
/i/
/i/
21,59
4208
18
318
76,68 14798
84
61
19487
13,52
0
26
7
73
15
352
0
0
67
80,87
93
55
9
16
10
183
3
0
0
0
1
90
55
9
16
3
0
0
0
0
6
/Ej/
/E/
34,62
65,38
9
17
26
79
780
427
94
1301
77
14
13
2
4
110
0
0
9
3
0
14
0
0
0
40
23
780
427
50
56
0
0
4
0
0
4
0
0
65
14
9
2
4
12
0
0
0
0
78,89
il
ill
il
ill
ill
ill
j
j
ij
il
ail
abeille
fille
grill
aj
abEj
fije
gRil
/j/
/j/
/ij/
/il/
98,75
59,95
12-3
illi
illi
illi
illi
illi
illi
ji
ilj
ili
ij
j
accueilli
milliard
illimit
serpillire
cueillions
akoeji
miljaR
Ilimite
sERpijER
Koej
/ji/
/ilj/
/ili/
/ij/
/j/
70,00
D3-8
0
1
0
389
0
6
73
41
426
540
12-1
12-2
12-4B oy
3 4205
0
17
0
318
462 13947
4
80
0
55
13-2
oi/oin
oi
oin
12-4A oy
4B
u--
Annexe D3
Mot
Prononciation
apitwaje
oi
oi
o
oi
wa
wA
wa
o
boire
bois
benot
oignon, ognon
bwaR
bwA
bnwa
oN
oin
ooin
w
w
loin
shampooing
lw
Spw
y
bche
byS
u
affectueuse
afEktoez
u
oe
surf
soeRf
u
u
pudding
pudiG
99,80
/o/
954
18
18
2
992
115
2
117
15
0
0
2
915
18
18
0
24
0
0
0
0
0
106
2
9
0
/w/
100
/waj/
100
288
287
83,65
5051
102
20
15
996
6184
152
0
0
0
1
4636
97
996
20
14
263
5
0
0
0
/y/
/y/
//
/oe/
/u/
16,11
D3-9
3. CONSONNES
Graphme et phonme
Orthographe
Prononciation
b
b
bb
b
b
p
b
#
Orthographe
balcon
abb
absence
plomb
Mot
Prononciation
balk
abe
apss
pl
14
b-bb
15
15-1
15-2
s
hameon
ams
c
Rgle contextuelle pour c : /s/ devant e et i
c
s
cil
sil
c
k
car
kaR
c
#
tabac
taba
c
g
second
sg
100
325
323
/s/
/k/
/#/
/g/
24,40
74,50
2465
7523
102
13
10105
309
97
406
54
202
6
1872
26
2
24
2706
87
5
2798
7615
14
375
8004
383
3904
0
0
2082
3524
79
12
0
95
23
1
0
0
309
97
0
0
0
86
0
142
9
0
0
775
39
0
31
99
4
1730
17
2
24
1923
45
2
23
17
2
0
0
0
0
8
3
3
3136
0
0
4443
14
137
36
0
238
3668
708
8
4384
353
2016
0
0
1497
706
5
155
2
3
76
275
15-3
cc
cc
cc
k
ks
accord
accent
akoR
aks
/k/
/ks/
76,00
15-4
15-5
15-6
15-7
ck
k
q
qu
cqu
ch
k
k
k
k
kw
k
k
S
k
tS
snack
Alaska
cinq
qui
adquat
quilatral
acqureur
chaise
orchestre
sandwich
snak
alaska
sk
ki
adekwa
ekilateRal
akeRoeR
SEz
oRkEstR
sdwitS
/k/
/k/
/k/
/k/
/kw/
/k/
/k/
/S/
/k/
/tS/
100
100
100
98,53
15-8
16
ck
k
q
qu
qu
qu
cqu
ch
ch
ch
17
d-dd
d
dd
d
d
d
#
date
bouddha
rond
dat
buda
R
/d/
95,30
f
ff
f
f
f
#
aronef
affable
cerf
aeRonEf
afabl
sER
/f/
/f/
/#/
99,82
ph
dauphin
dOf
/f/
100
18
18-1
f
f-ff
18-2
ph
D3-10
100
96,64
/#/
Annexe D3
3. CONSONNES
19
19-1
19-2
g-gg-gu-ge
19-3
20
21
22
gn
h
J
23
23-1
L
l
23-2
ll
24
25
m-mm
n-nn
26
ng
27
p-pp
28
r-rr
Annexe D3
l
#
loup
outil
lu
uti
nom
abonn
n
abone
parking
pont
grippe
acompte
parkiG
p
gRip
akt
/l/
/#/
/l/
99,74 10808
28
10836
1113
0
9267
17
428
11
100
862
856
99,70
7197
448
23
7668
2520
0
0
4668
447
23
9
1
0
/n/
100
5227
1095
6322
667
0
4549
1093
11
2
/p/
100
98,90
35
8683
615
103
9401
0
4107
0
0
9
4558
615
92
26
18
0
11
/m/
/#/
/#/
3. CONSONNES
Graphme et phonme
Orthographe
Prononciation
r
R
rr
R
r
#
29
29-1
s (s/z)
s
29-2
29-3
ss
sc
29-4
30
sch
t-tt-th
31
32
v
w
33
34
z-zz
D3-12
Orthographe
acre
nourrice
monsieur
Mot
Prononciation
aseRe
nuRis
msj
Annexe D3
36
37
38
a
aw
aon
a
aw
aon
39
40
aen
aen
41
ee
ea
e
ea
42
43
ean
i
ean
i
44
45
46
47
il
oa
oe
ow
il
oa
oe
ow
48
oy
49
50
51
52
53
o
ue
yo
j
c
cc
cch
ch
le
g
sc
s
wh
z/zz
oy
oy
oe
ue
yo
j
c
cc
cch
ch
le
g
sc
s
wh
z
zz
54
55
56
57
58
59
60
Annexe D3
e
E
o
O
O
e
#
i
i
E
aj
#
ij
O
o
O
u
wa
oj
wa
ju
Oj
j
tS
k
#
oel
dZ
S
s
w
#
dz
lady
cake
yacht
Sane
crawl
faon
pharaon
Caen
cano
aigu
freezer
leader
break
Jean
miles
building
gentilhomme
goal
boeing
bungalows
clown
troyes
boy
pole
barbecue
yoyo
fjords
dolce
carpaccio
pinocchio
yacht
scrabble
angelo
crescendo
acquiesa
whisky
Metz
pizza
ledi
kEk
jot
sOn
kROl
f
faRa
k
kanoe
egy
fRizoeR
lidoeR
bREk
Z
majls
byldiG
Ztijom
gOl
boiG
bgalO
klun
tRwa
boj
pwal
baRbkju
jOjO
fjoRd
doltSe
kaRpatSO
pinOkjO
Jot
skRaboel
dZelO
kReSEndO
akjEsa
wiski
mEs
pidza
/e/
/E/
/o/
/O/
/O/
//
/a/
//
/e/
/#/
/i/
/i/
/E/
//
/aj/
/#/
/ij/
/O/
/o/ et /O/
/O/
/u/
/wa/
/oj/
/wo/
/ju/
/jO/
/j/
/tS/
/k/
/#/
/oel/
/dZ/
/S/
/s/
/w/
/#/
/dz/
3
5
2
1
6
6
3
1
2
4
1
8
5
1
4
7
1
3
1
2
6
3
7
2
2
1
1
2
1
1
2
4
4
1
2
1
3
2
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
1
0
0
0
0
0
0
0
0
0
0
1
0
0
0
0
0
0
0
0
0
2
0
0
1
0
0
3
5
2
1
5
3
1
0
1
1
1
7
5
0
4
7
1
3
1
1
6
1
4
2
1
1
1
2
1
1
2
0
2
1
2
0
0
2
0
0
0
0
1
3
2
1
1
3
0
0
0
1
0
0
0
0
0
1
0
2
2
0
1
0
0
O
0
0
0
4
0
0
0
0
3
0
D3-13
D3-14
Annexe D3
E-1
E-2
Annexe E
Comme cela a t discut dans les premires sections de ce manuel, l'objectif vis par la
conception dEGRA est de raliser un diagnostic systmique pour un niveau donn. Selon cet
objectif, la discussion ci-dessous se concentre sur les stratgies employer pour constituer un
chantillon qui soit reprsentatif au niveau national. Tout au long de cette annexe, la discussion
est pose en termes de la taille minimale de l'chantillon ncessaire pour rapporter les rsultats
pour une anne primaire. Cela tant dit, la plupart des exercices EGRA ont t conus en vue de
procder une valuation dans plusieurs annes primaires (par exemple, de la 1re la 3e
primaire ou de la 2e la 4e primaire). Ainsi, les calculs ci-dessous, s'appliquent pour une taille
de l'chantillon minimale requise pour chaque anne primaire tudie : si les pays dsirent tester
les niveaux dans trois annes primaires, l'chantillon devrait tre constitu au moyen des
paramtres ci-dessous, pour chacune de ces trois annes primaires.
Heureusement, nous avons accumul suffisamment d'exprience avec EGRA pour permettre une
dtermination raisonnable des tailles recommands pour les chantillons. Les expriences au
Prou, au Pakistan, en Gambie, au Sngal et en Jamaque, ainsi que deux expriences au Kenya,
peuvent dsormais tre utilises afin d'tayer la discussion et les recommandations portant sur la
taille des chantillons. Le Tableau 1 contient des informations supplmentaires, utiles pour
dterminer la taille des chantillons, pour tous les pays cits ci-dessus. Celui-ci se sert du niveau
de lecture dans le texte pertinent (le paragraphe du segment de lecture) comme indicateur cl
retenir. Les noms des pays ne sont pas indiqus, puisque ces donnes sont prsentes en vue
d'illustrer des caractristiques au sein d'un pays en ce qui concerne les diffrences entre annes
primaires et entre les deux sexes (pour choisir deux caractristiques) et la variabilit en gnral.
Ces donnes ne doivent pas tre utilises en vue d'une comparaison du niveau de lecture entre les
diffrents pays.
Tableau 1. Estimations cls du niveau de lecture, pour toutes annes et tous pays confondus
dans le cadre de diverses activits EGRA
Anne
Pays
Pays 1
Garons
Filles
Moyenne par annes primaires, tous
sexes confondus
Ecart type par annes primaires
Gain moyen inter-anne
Annexe E
Total
2,4
3,3
17,8
17,0
28,7
35,6
16,2
18,6
2,9
5,9
17,4
17,4
32,4
23,5
14,8
17,5
21,0
Diffrence
entre
garons
et filles
pour
toutes les
annes
primaires
Pondration
des pays
par
catgorie
6
2,4
E-3
Anne
Pays
Pays 2
Garons
Filles
Moyenne par annes primaires, tous
sexes confondus
Ecart type par annes primaires
Gain moyen inter-anne
1,9
2,4
4,3
3,6
9,9
8,6
5,3
4,8
2,2
9,3
4,0
12,4
9,2
19,9
5,1
14,8
59,8
58,3
66,8
78,7
63,5
68,3
59,0
46,8
73,1
48,1
14,1
66,1
47,9
23,2
28,2
30,4
36,2
50,3
58,1
68,3
90,2
45,8
56,1
25,3
30,5
33,1
34,4
53,9
39,2
17,6
78,1
46,5
50,5
43,2
Pays 5
Moyenne par annes primaires, tous
sexes confondus
Ecart type par annes primaires
Gain moyen inter-anne
Pays 6
Garons
Filles
Moyenne par annes primaires, tous
sexes confondus
Ecart type par annes primaires
Gain moyen inter-anne
E-4
Pondration
des pays
par
catgorie
10
0,5
3,5
Pays 3
Garons
Filles
Moyenne par annes primaires, tous
sexes confondus
Ecart type par annes primaires
Gain moyen inter-anne
Pays 4
Garons
Filles
Moyenne par annes primaires, tous
sexes confondus
Ecart type par annes primaires
Gain moyen inter-anne
Total
Diffrence
entre
garons
et filles
pour
toutes les
annes
primaires
4,9
10
10,3
6
9,2
16,9
29,3
30,7
27,4
20,1
3
6,8
7,3
30,0
31,5
97,2
44,4
100,5
68,5
59,6
37,5
7,0
15,0
30,8
39,0
69,3
79,3
26,0
85,0
68,9
48,2
64,0
22,1
Annexe E
Anne
Pays
Pays 6 cas spcial
Garons
Filles
Moyenne par annes primaires, tous
sexes confondus
Ecart type par annes primaires
Gain moyen inter-anne
Moyennes tous pays confondus
Niveau moyen rparti par annes
primaires, tous pays confondus
Ecart type moyen de niveau par
anne primaire et tous pays
confondus
Ecart type moyen toutes classes
confondues ( l'aide de tous les
points de donnes ci-dessus, et
non de moyennes pour
l'ensemble des pays comme
dans la range immdiatement
suprieure)
Gain moyen inter-classe, tous pays
confondus
Diffrence moyenne entre les sexes,
tous pays confondus
11,5
11,2
Total
Diffrence
entre
garons
et filles
pour
toutes les
annes
primaires
Pondration
des pays
par
catgorie
10
0,4
11,4
16,2
SO
10,5
25,0
43,7
79,7
16,5
26,5
36,6
51,6
29,2
14,1
3,4
Plus loin, nous expliquons comment les tailles des chantillons peuvent tre calcules en
fonction de donnes EGRA prexistantes, d'intervalles de confiance prsupposs, de niveaux de
confiance et d'une mthode d'chantillonnage dj tablie.
En reprenant la dfinition ci-dessus, un intervalle de confiance est une tendue de valeurs (par
opposition un nombre unique) utilise en vue d'estimer un paramtre de population (tel que le
niveau de lecture moyen de la population sous-jacente) en fonction d'une estimation des
chantillons (l'estimation du niveau bas sur un chantillon). Plus l'amplitude de l'intervalle de
confiance est troite ou rduite, plus les rsultats seront fiables ou prcis. La taille de l'intervalle
de confiance que le chercheur fixe dpendra des caractristiques de la variable objet de l'tude.
Une approche courante pour suggrer une amplitude approprie pour un intervalle de confiance
Annexe E
E-5
est d'analyser des sries de variation pour un ensemble de caractristiques cls des lves, tel que
la classe ou le sexe, et de suggrer que les intervalles de confiance soient suffisamment troits
pour permettre de distinguer les performances en fonction de ces caractristiques cls. Il est
raisonnable de demander, par exemple, que les intervalles de confiance pour des annes
primaires diffrentes ne se superposent pas. partir du dernier panel du Tableau 1 ci-dessus, il
est clair que la diffrence moyenne entre classes pour l'ensemble des pays est 14,1, ou 14 pour
obtenir un chiffre entier. Ceci, alors, semble tre une amplitude raisonnable sur laquelle baser
des estimations sur la taille de l'chantillon.
Les intervalles de confiance sont associs des niveaux de confiance spcifiques. Le niveau de
confiance nous indique la probabilit que l'intervalle de confiance contienne le vritable
paramtre de la population (le niveau moyen de lecture). Plus le niveau de confiance est lev,
plus importante sera le niveau de prcision. Les chercheurs retiennent en gnral des niveaux de
confiance de 90%, 95% et de 99%, et 90% est considr comme tant quelque peu marginal.
Mthode d'chantillonnage
Comme cela a dj t prcis auparavant, la mthode d'chantillonnage applique affectera
galement les exigences en matire de taille des chantillons. Les autres paramtres tant les
mmes, le fait de choisir des lves au hasard ncessitera un chantillon plus petit, alors que des
chantillons stratifis ou groups demanderont des chantillons plus importants. Bien que cela
semble contradictoire, des chantillons choisis purement au hasard sont plutt coteux lorsquon
les compare avec d'autres mthodes d'chantillonnage. Si l'on essayait, par exemple, d'appliquer
un chantillon simple choisi au hasard compos de 400 enfants, nous serions confronts une
situation o nous devrions nous rendre dans 400 coles, puis ne tester qu'un seul enfant dans
chaque cole, ce qui augmenterait normment les frais de transport et de main-d'uvre. 1
De plus, il faudrait en principe une liste de tous les enfants scolariss dans le pays, et leur
adresse, afin d'obtenir un chantillon d'enfants simple et alatoire. De telles listes n'existent tout
simplement pas dans la plupart des pays. Grce au groupement par grappes des chantillons, les
coles sont d'abord slectionns, et ensuite les lves qui frquentent ces mmes coles
(groupes). Le fait de choisir les coles en premier, puis les enfants ensuite, rduit les frais de
dplacement et la dure des trajets et cela limine galement le besoin de dpendre une liste
nationale des lves. Puisque la plus grande partie des frais encourus par les enqutes sont
gnrs par le besoin d'aller dans les coles en premier lieu, on peut tester autant d'enfants que
possible dans chaque cole au cours d'une visite d'une matine, afin d'augmenter la taille des
chantillons un prix relativement faible.
Il ne serait ncessaire d'aller que dans seulement 400 coles, parce quen raison du jeu du hasard, et selon le
nombre total d'coles dans le pays, certaines coles auraient plus d'un enfant slectionn. Dans un pays avec, disons,
seulement 500 coles, slectionner un chantillon de 400 enfants par simple chantillon alatoire devrait
probablement gnrer plusieurs cas o il y aura plus d'un enfant par cole, alors que cela ne serait pas le cas dans un
pays ayant, disons, 80 000 coles.
E-6
Annexe E
Les applications prcdentes d'EGRA ont montres qu'il est possible un enquteur
d'interviewer entre 9 10 enfants pendant une priode ininterrompue de trois heures.2
Supposons, en guise d'exemple uniquement, un chantillon de 15 lves par cole, une taille
d'chantillon de 400 lves ncessiterait que l'on ne se rende que dans quelques 27 coles (une
conomie considrable compare des visite dans 400 coles, environ). (L'chantillon rel dsir
d'enfants par cole peut varier en fonction des caractristiques du pays.) Donc, nous
recommandons d'appliquer une mthode d'chantillonnage par grappes.
Toutefois, le fait d'appliquer la mthode du groupement par grappes dbouche sur une perte de
ralisme parce que les enfants varient gnralement moins au sein des mmes coles que
l' enfant reprsentatif dans chaque cole ne varie par rapport aux enfants d'autres coles. Les
enfants dans les coles tendent appartenir la mme classe sociale, ou possdent le mme
avantage ou dsavantage linguistique, ou bnficient d'enseignants de mme qualit et sont
exposs des pratiques de gestion similaires ( un degr suprieur celui les enfants dans des
coles diffrentes). Dans ce sens, la variabilit relle ou de la population entre les enfants tend
tre sous-estime si l'on utilise une mthode d'chantillonnage par grappes ; c'est dire,
l'efficacit des frais de transport et de la main-d'uvre est atteinte au prix d'une perte
d'informations portant sur la variabilit et ainsi, en l'absence d'ajustement, une perte de prcision
en rsultera. Heureusement, un indicateur pourra nous dvoiler le degr selon lequel le
groupement par grappes peut dboucher sur une sous-estimation de variabilit. Cet indicateur,
connu sous le nom d'effet de sondage (DEFF), peut tre utilis en vue d'ajuster la taille de
l'chantillon pour expliquer la perte de variation cause par le groupement.
Pour rcapituler, nous avons discut quatre lments qui doivent figurer dans le calcul de la taille
de notre chantillon. Parmi ceux-ci :
1.
2.
3.
4.
La variabilit des notes de lecture des lves (ou autre variable d'EGRA, de prfrence)
L'amplitude de l'intervalle de confiance dtermine par le chercheur
Le niveau de confiance dtermin par le chercheur
L'effet de sondage (DEFF) caus par application de l'chantillonnage en grappes
CLtvalue DEFT SD
n = 4
,
Width
o :
2
Ce nombre spcifique d'enfants pouvant tre interviews dpend de la version de l'instrument EGRA qui est
administre, du nombre de langues dans lesquelles EGRA est effectu, et si EGRA fait partie d'autres tudes en
cours dans l'cole.
Annexe E
E-7
o :
taille des groupes est la taille du groupe moyen (le nombre d'enfants chantillonns dans
chaque cole), et
LICC est le coefficient de corrlation intra-classe.
Des augmentations dans la taille des groupes ou de l'ICC auront pour effet d'augmenter l'effet de
sondage. Si la taille des groupes est 1 (un enfant par cole dans l'chantillon), alors l'ICC
importe peu et le DEFF est gal 1. C'est dire que le groupement n'affecte pas la variation
prsume si la taille des groupes n'est que de 1.
L'ICC indique dans quelle mesure la variabilit change en fonction des coles et combien celle-ci
varie au sein des coles. Une manire intuitive d'analyser ceci est de considrer que l'ICC
indique la probabilit qu'il y a trouver deux observations similaires dans le groupe se rapportant
la dcouverte de deux observations identiques choisies au hasard. Par exemple, un ICC de 0,41
indiquerait qu'il y aurait 41% plus de possibilits de trouver deux lves ayant le mme niveau
3
Cette quation est drive de la formule traditionnelle en fonction d'un intervalle de confiance tel que
X CLtvalue
SD DEFT
E-8
Annexe E
de lecture au sein d'un groupe (cole) que de trouver deux lves ayant le mme niveau de
lecture slectionns au hasard dans deux coles, quelles qu'elles soient.
Il existe plusieurs manires d'analyser l'ICC dans la documentation. L'ICC dans ce contexte
prcis suit l'usage qui en est fait dans le logiciel Stata, et il est calcul de la manire suivante :
ICC =
o :
MSE est l'erreur quadratique moyenne, et
la taille des groupes est la taille moyenne des groupes (le nombre d'enfants dans chacune des
coles slectionnes).
MSEentre mesure le degr de variation existant entre les coles (nos groupes). Arithmtiquement,
MSEentre est la somme des carts au carr entre chaque moyenne de groupes (coles) et la
moyenne globale, pondre par la taille du groupe (le nombre d'enfants chantillonns dans
l'cole). MSEinter mesure le degr de variation existant entre les coles (nos groupes).
Arithmtiquement parlant, MSEinter est la somme des carts au carr entre chaque enfant et la
moyenne du groupe (cole), divis parle le nombre total d'enfants moins le nombre de groupes.
En symboles,
cluster
MSEbetween =
n
j =1
~
( X j X )2
cluster 1
et
nj
cluster
MSE within =
(x
j =1
i j =1
cluster
n
j =1
ij
X j )2
,
cluster
o :
~
X est la moyenne globale ou d'ensemble,
Annexe E
E-9
ICC
DEFT
Pays A, 3e anne
primaire
Pays B, 2e anne
primaire
Pays C, 3e anne
primaire
Pays D, 3e anne
primaire
Pays E, 2e anne
primaire
0,17
1,2
tailles
des
groupes
3,75
198
0,22
2,3
20
698
0,25
1,6
7,57
356
0,47
2,3
10,05
708
0,48
1,8
5,35
416
Les DEFT introduits dans le Tableau 2 ci-dessus sont affects par l'ICC et galement par la taille
du groupe. Comme cela peut tre observ dans l'quation correspondant au DEFT, ces deux
indices affectent le DEFT. Dans le Pays B, par exemple, le DEFT se rvle tre lgrement
lev (2,3), mme si l'ICC est faible (0,22), parce que la taille du groupe est de 20 ; donc cela
supprime une grande partie des variations en prenant tellement d'enfants issus d'coles
particulires. Dans le Pays D, un ICC lev est l'origine de l'augmentation du DEFT. Dans le
Pays A, le DEFT est le plus faible parce que la taille des groupes et l'ICC sont tous les deux un
niveau bas. Les impacts sur la taille de l'chantillon requise sont importants. Dans le Pays A, un
chantillon de seulement 198 enfants serait ncessaire (mais quelques 53 coles), alors que dans
le Pays D, un chantillon regroupant 708 enfants et environ 70 coles seraient ncessaires.
E-10
Annexe E
En retenant une Amplitude de 14, un ICC de 0,45, une taille d'chantillon de 12 et un cart type
(ET) de 29 (comme indiqu au Tableau 1 ci-dessus) la bonne taille de l'chantillon est de 409
enfants, pour chaque anne primaire tudie.
tant donn les diffrences minimes entre les garons et les filles mises en vidences par les
donnes des chantillons figurant au Tableau 1 (et/ou tant donn que les diffrences entre les
sexes varient fortement d'un pays l'autre, contrairement la progression continue en fonction
des annes), et tant donn l'quation de la taille de l'chantillon, il devrait tre clair qu'une toute
petite Amplitude serait ncessaire pour dtecter les diffrences entre sexes, et ainsi un chantillon
de trs grande taille: environ 7 000. Il semblerait prudent d'accepter la notion que les tailles des
chantillons les plus raisonnables ne devraient pas saisir de diffrences importantes entre garons
et filles. Cela met en vidence, en passant, l'importance qu'il y a distinguer entre diffrence
formelle et diffrence statiquement importante. En gnral, s'il existe une diffrence quelconque
entre deux couches de population, mme si celle-ci n'est pas de grande importance, les
chercheurs devraient la forcer revtir une importance statistique en constituant un immense
chantillon. En d'autres termes, on peut juger des petites diffrences d'importance marginale
comme tant statistiquement importantes avec un chantillon de grande taille. Le jugement pass
ici est que les diffrences entre sexes sont suffisamment minimes pour que seuls de trs grands
chantillons puissent les dtecter de manire les rendre statistiquement importantes.
Puisque les ET peuvent augmenter jusqu' 60 ou plus, il peut sembler un peu arrogant de
proposer d'utiliser un cart type de 29 pour un chantillon de taille recommande. Ceci doit tre
discut plus en profondeur. En premier lieu, comme cela transparat du Tableau 1 ci-dessus, les
carts types (ET) les plus levs figurent plutt uniquement dans les annes primaires
suprieures, et EGRA tente surtout d'examiner les deux ou trois premires annes primaires. Il
est galement vident que les ET semblent tre plutt positivement influencs par l'estimation
des niveaux moyens de fluence et avec l'estimation des diffrences inter-annes (voir les figures
ci-dessous).
Annexe E
E-11
80
Country average standard deviation
90
70
60
50
40
30
20
25
20
15
10
10
r=0.74
r=0.91
0
0
10
20
30
40
50
60
70
80
20
40
60
80
90
Country average inter-grade fluency gain
Dans les situations selon lesquelles les carts types (ET) de la fluence sont levs, les niveaux
moyens de fluence le sont galement ainsi que les diffrences inter-annes. Cela signifie qu'en
gnral les diffrences tendront tre dtectables : lorsque les ET sont levs, les diffrences que
l'on cherche dtecter le sont aussi. Ou, d'un point de vue de l'intervalle de confiance, lorsque les
ET sont levs, les points centraux dans les intervalles de confiance le sont galement. Cela
signifie qu'en principe, une plus grande Amplitude devrait suffire tablir des intervalles de
confiance qui ne se superposent pas, bien qu'un chantillon de plus grande dimension soit encore
ncessaire. Il est galement vrai que si tout ce qui est dsir est l'intervalle de confiance luimme (plutt que la non-superposition entre intervalles de confiance pour diffrentes
caractristiques d'lves), l'amplitude absolue de l'intervalle importe moins que son amplitude
relative.
Par exemple, le fait de dire que la moyenne simple est de 20, avec un intervalle de confiance
pour une moyenne de la population de [10, 30], donne l'impression d'tre moins prcis que de
dire que la moyenne simple est de 45 avec un intervalle de confiance pour la moyenne de la
population de, disons, [33, 58], mme si l'amplitude de cette dernire est plus grande au sens
absolu, parce que l'amplitude de celle-ci est plus rduite, par rapport son point milieu, que celle
de la premire moyenne mentionne ci-dessus. Mme avec ces clauses conditionnelles, des
chantillons plus grands sont encore ncessaires si ET est plus lev.
Ainsi, par exemple, avec un ET de 50, mais avec des diffrences inter-annes de dsormais 20 au
lieu de 14 (o 20 est la valeur attendue tant donn un ET de 50, sur la base du Figure 2 cidessus), la taille de l'chantillon devrait augmenter jusqu' 597, compar 409, pour chaque
anne primaire tudie.
Pour plus de prcaution, peut-tre qu'il serait bon de recommander des chantillons de 600 lves
par anne primaire tudie. D'un autre ct, si avec des ET plus levs, on se contenterait d'un
intervalle de confiance de 90%, alors la taille de l'chantillon requise devrait baisser 416. (De
nombreuses applications internationales visant obtenir rapidement des rsultats, telles que
E-12
Annexe E
Il semblerait prudent de conclure que l'chantillonnage d'un nombre d';lves compris entre 410
et 600 par anne primaire concerne (en nombres entiers) devrait suffire pour toutes les cas de
figure.
Annexe E
E-13
pourraient tre influencs ngativement ou positivement par le degr de ruralit et il n'existe pas
de raison valable a priori de tester une hypothse partant dans une direction plutt que dans une
autre).
Pour la plupart des applications EGRA, il semble raisonnable de penser que la majorit des
hypothses testes, ou la plupart des dclarations que l'on aimerait faire, sont unidirectionnelles.
Ainsi, il semblerait que l'on soit justifi postuler la vrification d'hypothses unilatrales, pour
raliser des conomies sur la taille de l'chantillon. S'il existe de bonnes raisons de croire que
l'analyse doit tre de nature plus exploratoire et descriptive, alors la technique de vrification
bilatrale des hypothses devrait tre employe.
Quelle que soit l'approche, c'est toujours une bonne ide de prsenter des intervalles de
confiance, et de non pas se contenter de vrifier les hypothses. La majorit des programmes
statistiques, y compris Stata, prsentent souvent les deux avec la mme commande, donc cela
n'est pas difficile faire. Des programmes d'application plus gnrale tels qu'Excel ne le font pas,
mais les intervalles de confiance sont trs faciles gnrer. L'intrt qu'il y a prsenter les IC
est de favoriser une concentration sur le paramtre en question, tel que la fluence orale dans un
texte correspondant. Mais la remarque a t faite que si les tailles des chantillons sont
suffisamment grandes que pour permettre la dtection de diffrences lors des vrifications
unilatrales d'hypothses, alors l'amplitude des IC tendra a tre plutt grande. Donc, l'approche
d'EGRA devrait dcider en premier lieu si les vrifications unilatrales d'hypothses sont
acceptables, avec la condition que cela pourrait entraner des IC un peu plus larges. La
discussion suivante met en vidence les points difficiles.
Supposons que nous ayons deux moyennes d'chantillon, X 1 et X 2 . Pour ne pas compliquer les
choses, disons que l'estimation des carts quadratiques moyens (SE) pour les deux sont les
mmes, donc SE1 = SE 2 = SE . Nous supposons galement, sans grande perte due la
gnralisation, que cela est d la similitude des carts types ainsi que des tailles des
chantillons.4 Aux fins de cette discussion, nous retiendrons des tests de 5% ou des IC de 95%.
On accepte que les donnes t correspondent aux degrs de libert appropris. Les IC de 95% sont
X 1 t 025 SE
X 2 t 025 SE ,
o t.025 est l'ordonne t requise pour un test bilatral de 5% avec les degrs de libert appropris.
L'exigence que les deux IC pour chaque moyenne ne se superposent pas quivaut exiger que
X 1 + t 025 SE < X 2 t 025 SE
ou
X 2 X 1 > t 025 SE + t 025 SE = 2 t 025 SE
4
En fait, la plupart des ET et des SE diffreront l'un de l'autre. L'galit entre la taille de l'chantillon et le ET est
suppose pour cette exposition, uniquement des fins de clarification.
E-14
Annexe E
> 2 t 025 SE ,
parce que les IC pour les moyennes sont symtriques aux abords de la moyenne, et la mme
amplitude, en supposant que les SE et les degrs de libert (influencs par n) restent inchangs.
Mais l'exigence selon laquelle l'IC pour la diffrence ne se superpose pas avec 0 quivaut
exiger que
X 1 X 2 > 1.41 t 025 SE ,
en raison de l'quation de l'cart-type pour une diffrence entre moyennes, qui est comme suit,
tant donn l'hypothse retenue de l'galit des carts-type et de l'galit des chantillons :
SDdiff =
SD12 SD22
+
=
n1
n2
SD 2
n
=1.41 SD .
Remarquez que le rapport de 2 1,41 est 1,41, puisque tout nombre divis par sa racine carre
est gal sa racine carre. Cela signifie que dans le premier cas, il faudrait un SE plus petit que
dans le second cas, afin de ne pas crer de superposition des ICinfrieure de 1,41 fois. tant
donn qu' SE = SD / n , une SE qui est 1,41 fois infrieure requiert un chantillon qui est deux
fois suprieur, puisque
SE
SD
SD
.
=
=
1.41 1.41 n
2n
Les tests instantans suivants provenant de Stata ( l'aide de la commande ttesti ) sont
prsents titre d'exemple. Les tests se servent des valeurs qui ont dj t utilises dans les
exemples ci-dessus. Pour illustrer le principe fondamental portant sur les diffrences entre
intervalles de confiance et vrifications d'hypothses, nous allons nous concentrer sur un cas
dans lequel le DEFF est de 1. La procdure employe est celle qui est utilise pour les variances
ingales, bien qu'en pratique et pour faciliter l'expos, les donnes d'entre pour les carts types
figurant dans les exemples s'quivalent les uns les autres.
En premier lieu, nous sommes confronts un cas o l'intervalle de confiance pour la diffrence
entre les deux moyennes ne se superpose pas zro, mais le fait presque, comme on l'observe
dans la zone surligne d'en bas. Remarquez que Stata prsente les IC pour chaque variable, l'IC
pour la diffrence entre les variables ainsi que toutes les vrifications d'hypothses pertinentes
pour la diffrence entre les variables.
ttesti 34 20 29 34 34 29, ingal
Annexe E
E-15
Ha: diff != 0
Pr(|T| > |t|) = 0.0507
Les IC pour les deux moyennes se superposent en grande partie, tel que cela apparat dans les
deux zones surlignes du haut, mais l'IC pour la diffrence ne se superpose pas sur zro (mme
s'il le fait presque, par effet voulu) comme cela est visible dans la zone en surbrillance du bas.
Toutefois, cette manire d'interprter l'exigence de dtection de la diffrence entre les groupes
est la bonne. Pour viter toute superposition des IC pour les moyennes elles-mmes, il faudrait
doubler la taille des chantillons.
Le test suivant montre qu'avec un doublement de la taille de l'chantillon, les CI pour les
moyennes individuelles vitent la superposition de peu, tel que cela est prsent dans les zones
mises en valeur :
ttesti 69 20 29 69 34 29, ingal
Test t deux chantillons avec variances ingales
-----------------------------------------------------------------------------|
Obs
Moyenne
Err. type
Ecart type
[Intervalle de conf.
de 95%]
---------+-------------------------------------------------------------------x |
69
20
3,49119
29
13,03344
26,96656
y |
69
34
3,49119
29
27,03344
40,96656
---------+-------------------------------------------------------------------combin |
138
27
2.531281
29.73582
21.99457
32.00543
---------+-------------------------------------------------------------------diff |
-14
4,937288
-23,76379
-4,236213
-----------------------------------------------------------------------------diff = moyenne(x) - moyenne(y)
t = -2,8356
Ho: diff = 0
Degr de libert de Satterthwaite =
136
Ha: diff < 0
Pr(T < t) = 0.0026
Ha: diff != 0
Pr(|T| > |t|) = 0.0053
Mais un doublement de la taille de l'chantillon est cher pay (et inutilement) pour obtenir des IC
ne se superposant pas pour les moyennes, plutt qu'un IC ne se superposant pas avec zro pour la
diffrence entre les moyennes. Cela peut tre observ par le fait que l'IC pour la diffrence entre
les moyennes est relativement loigne du zro (zone surligne du milieu), ou par le fait qu'une
E-16
Annexe E
vrification bilatrale d'hypothses pour la diffrence entre les deux moyennes gnre une valeur
de probabilit en dessous du seuil de 5% (zone surligne du bas).
Toutefois il y a davantage de marge de manuvre. La plus grande partie du gain en efficacit
parmi les vrifications d'hypothses concernant la notion d' intervalles de confiance ne se
superposant pas est ralis simplement en postulant le problme comme une vrification
d'hypothses. Toutefois, si cela est dsir et si cela est justifi a priori, une petite amlioration de
l'efficacit peut tre obtenue en supposant un test unilatral d'hypothses. Remarquez que dans le
premier imprim Stata ci-dessus, malgr que l'IC de la diffrence touche presque zro, une
vrification unilatrale d'hypothses est trs forte excessivement forte pour un test de 5%.
Du fait que l'IC de 95% pour la diffrence se rapproche beaucoup de zro, la valeur de
probabilit pour une vrification bilatrale d'hypothses est vritablement 0,05 (ou proche de ce
nombre), conformment nos attentes tant donn l'quivalence entre une vrification bilatrale
d'hypothses et un IC pour une diffrence entre moyennes n'incluant pas zro. Mais la valeur de
probabilit pour une vrification unilatrale d'hypothses, lors du premier lancement ci-dessus,
n'est que de 0,025 (0,0249 en ralit), donc nous avons plus de degrs de libert que nous
n'ayons besoin, si nous ne dsirons qu'un test de 5%. Puisque la valeur t pour un test unilatral
d'hypothses de 5% est de 1,67 (plus ou moins, pour un n lev), alors que ce qui tait ncessaire
pour un test bilatral tait d'environ 1,96, nous pourrions rduire l'chantillon par un taux
d'environ 1.67/1.96 = 0.73 .
En effet, nous avons seulement besoin que
X 1 X 2 > 1.41 t 05 SE
Annexe E
E-17
Ha: diff != 0
Pr(|T| > |t|) = 0.0943
En tenant compte des deux facteurs la fois, la taille de l'chantillon requise pour un test
unilatral d'hypothses est d'environ 0,36 de ce qui est requis pour crer des IC (bilatraux) ne se
superposant pas sur les deux moyennes.
Remarquez que si l'cart type est suffisamment augment par un DEFT de 2,44 (le rsultat des
mmes hypothses que celles utilises pour tablir la taille de l'chantillon de 409 pour un IC,
c'est dire un ICC de 0,45 et des groupes de 12), alors la taille de l'chantillon requise pour un
test de 5% augmente, surtout jusqu' 2,442 fois 25, soit 148.
ttesti 148 20 70,7 148 34 70,7, ingal
Test t deux chantillons avec variances ingales
-----------------------------------------------------------------------------|
Obs
Moyenne
Err. type
Ecart type
[Intervalle de conf.
de 95%]
---------+-------------------------------------------------------------------x |
148
20
5.811504
70.7
8.515112
31.48489
y |
148
34
5.811504
70.7
22.51511
45.48489
---------+-------------------------------------------------------------------combin |
296
27
4,122578
70,92751
18,88661
35,11339
---------+-------------------------------------------------------------------diff |
-14
8,218708
-30,17496
-2,174957
-----------------------------------------------------------------------------diff = moyenne(x) - moyenne(y)
t = -1,7034
Ho: diff = 0
Degr de libert de Satterthwaite =
294
Ha: diff < 0
Pr(T < t) = 0,0253
Ha: diff != 0
Pr(|T| > |t|) = 0,0507
Ces facteurs permettent de raliser quelques conomies dans la taille d l'chantillon avec une
vrification unilatrale d'hypothses par opposition aux intervalles de confiance ne se
superposant pas. Toutefois, il existe une pression inverse, celle de tenir compte de la puissance.
En tenant compte de la puissance, en supposant une puissance de 0,8 et une vrification
d'hypothse de 5%, et en introduisant la notion que les carts-type (ET) pourraient tre
diffrents, une taille d'chantillon pour une vrification unilatrale d'hypothses est
( SD12 DEFF + SD22 DEFF )(0.85 + 1.67)
n=
,
DIFF 2
o :
0,85 est la valeur unilatrale t pour une puissance de 0,8,
1,67 est la valeur unilatrale t pour un test de 5% (tous les deux avec 60 degrs de libert, un
nombre peu lev choisi dessein), et
E-18
Annexe E
Annexe E
E-19
chantillonns par cole) sur 10. Dans le cas de la vrification d'hypothses, on suppose une
puissance de 0,8. Dans chaque cas, le nombre d'coles ncessaire est driv en arrondissant le
rsultat de la division de l'chantillon par 10.
Tableau 3. Rsum des tailles des chantillons selon divers critres
Taille de
l'chantillon
Niveau de confiance 90%
Mthode de l'intervalle de confiance :
Amplitude bilatrale de l'intervalle : 10
Amplitude bilatrale de l'intervalle : 15
Mthode de vrification de l'hypothse
unilatrale :
Diffrence minimale dtectable : 10
Diffrence minimale dtectable : 15
Mthode de vrification de l'hypothse
bilatrale :
Diffrence minimale dtectable : 10
Diffrence minimale dtectable : 15
Niveau de confiance 95%
Mthode de l'intervalle de confiance :
Amplitude bilatrale de l'intervalle : 10
Amplitude bilatrale de l'intervalle : 15
Mthode de vrification de l'hypothse
unilatrale :
Diffrence minimale dtectable : 10
Diffrence minimale dtectable : 15
Mthode de vrification de l'hypothse
bilatrale :
Diffrence minimale dtectable : 10
Diffrence minimale dtectable : 15
Nombre
d'coles
475
211
48
22
390
173
39
18
539
239
54
24
680
303
68
31
539
239
54
24
689
306
69
31
Annexe E
ncessaire ; voir la section ci-dessous sur l'chantillonnage par lots pour l'assurance de la qualit
[LQAS]), mais puisque la taille des coles peut varier, calculer une simple moyenne peut induire
en erreur, si les coles les plus grandes ou les plus petites ont une performance systmatiquement
meilleure ou plus mauvaise.
Prenons un exemple pour pouvoir clarifier ce point : supposez que la moiti des coles sont
grandes (50 lves par classe soumise une tude) et que celles de l'autre moiti sont petites (25
lves par anne primaire tudie). Dans les plus grandes coles, les lves ont une facilit de
lecture de 20, mais dans les petites coles, leur taux de fluence est de 50. Une moyenne simple
gnrera un niveau de lecture de 37,5. Une moyenne pondre gnrera un niveau de lecture de
30. Cela est d au fait que les coles les plus petites, qui ont le niveau de lecture le plus lev,
ont moins de poids ; la moyenne est rabaisse vers la moyenne des coles les plus grandes.
Aucune de ces moyennes n'est correcte par dfinition. La moyenne de 37,5 caractrise les
coles et pourrait tre utilise en vue de cibler les coles requrant une intervention ; la moyenne
de 30 caractrise les enfants.
Si le nombre d'enfants slectionns par cole varie selon la taille de l'cole (disons, si on choisit
tous les 10me enfants frquentant l'anne primaire concerne par l'tude), alors il n'est pas
ncessaire de pondrer les rsultats, puisque les coles les plus grandes seront reprsentes
proportionnellement leur taille, et la moyenne simple calcule reprsentera les lves. Dans ce
cas, si les chercheurs dsirent obtenir une moyenne des niveaux de lecture des coles, ils
devraient calculer le pourcentage d'lves sachant lire dans chaque cole, puis calculer la
moyenne simple de ces pourcentages.5
Un dernier problme sur lequel il faut revenir, comme cela a t soulign auparavant, est que si
le processus d'chantillonnage utilise des groupes, et le fait que le groupement par grappes ait t
employ est ignor lorsque les intervalles de confiance sont calculs, alors la variabilit totale est
sous-estime, et les intervalles de confiance apparatront plus troits que ce qu'ils devraient tre
dans la ralit.
Plusieurs logiciels statistiques peuvent tenir compte de cet effet. Pour ce faire, le critre de
groupement par grappes (disons, les coles) doit tre introduit dans de tels logiciels, puis il faut
leur prciser d'employer une hypothse de groupement lors du calcul des intervalles de confiance
et, finalement, leur demander de procder au calcul en tenant compte de cette hypothse. Par
exemple, dans Stata, on dclare le critre de groupement comme tant le nombre d'coles en
lanant la commande svyset : school (cole) puis on requiert un intervalle de confiance sur,
disons, la fluence, au moyen de la commande svy: mean fluency (fluence moyenne). Pour
donner un exemple en utilisant les pays o les tudes d'EGRA ont t ralises jusqu'ici, les
carts types de la moyenne de la fluence (en supposant aucun groupement et en supposant un
groupement, respectivement) sont de 3,6 et de 4,4 dans un cas ; et de 0,57 et de 1,31 dans un
autre.
Annexe E
E-21
Celle-ci requiert une autre mthode quant aux instruments utiliss, et suppose qu'une intervention a t conue. Ces
problmes sont importants mais ne concernent pas l'chantillonnage.
E-22
Annexe E
Il serait bon d'expliquer la terminologie en premier lieu. Par approche paramtrique, nous
voulons dire une approche base sur la tentative d'valuer, disons, la moyenne des mots corrects
par minute l'cole ou dans le district (un paramtre) au moyen de la moyenne de l'chantillon
(un estimateur).
Il existe plusieurs problmes avec l'approche paramtrique, lorsque celle-ci est applique au
niveau de l'cole. Un problme important de l'approche paramtrique est l'absence de puissance
en raison d'un chantillon de si petite taille. l'aide des donnes que ce document a manipul,
nous remarquons que, au niveau des pays, la moyenne des moyennes pour les mots corrects
par minute pour la 2e anne primaire, dans les pays tudis, est 25, et l'cart-type de 29. Le
DEFT n'a pas d'importance puisqu'au niveau de l'cole, on ne procderait pas au groupement.
Supposons qu'avec une moyenne de 25, on peut se fixer comme but d'atteindre 39 (de poursuivre
la diffrence moyenne inter-anne de 14) mots corrects par minute, c.--d., gain d'une classe, et
on doit pouvoir dtecter les coles fonctionnant en-de du niveau afin de dterminer lesquelles
ont besoin d'aide.
Mme pour un cart type (ET) aussi lev que 29, une hypothse que Une cole avec un
chantillon infrieur 20 est en-de de l'objectif fix a un niveau de signification traditionnel
lev (alpha), avec une valeur de probabilit infrieure 0,02. Cependant, ce test a une
puissance de 0,69 ou une beta de seulement 0,31 environ.7 Cela signifie que bien qu'il existe une
faible probabilit (moins de 5%) d'aider les coles qui n'en ont pas besoin (c'est dire une faible
probabilit d'accepter l'hypothse alternative lorsque l'hypothse nulle est vraie), les probabilits
sont leves de ne pas aider des coles qui en ont besoin (c'est dire, d'accepter l'hypothse nulle
quand l'hypothse alternative est vraie).
Hormis ces facteurs, les rsultats paramtriques pourraient se rvler un peu plus difficiles
manipuler, du point de vue du suivi. Pour une quipe EGRA intresse par le suivi, il serait plus
facile de travailler avec une rgle non-paramtrique telle que slectionner 20 enfants par anne
primaire par cole (cela pourrait tre seulement pour une seule anne primaire ; l'anne primaire
sous tude dans le cadre d'un processus de suivi), et si plus de X peuvent lire, l'cole n'a pas
besoin d'aide, ou n'a pas besoin du niveau d'aide le plus lev . La dclaration est formule en
chiffres absolus, et il n'y a pas de moyennes, d'carts types ou de pourcentages calculer : il
s'agit d'une proposition de surveillance plus typique et plus simple.
Ainsi, une alternative aux statistiques paramtriques serait une forme quelconque d'approche
non-paramtrique, selon laquelle on ne chercherait pas les moyennes au niveau de l'cole, mais
uniquement dans les nombres d'enfants sachant lire ou au-del d'un certain niveau dans un
chantillon donn dont la taille aura t fixe (ou, de mme, puisqu'on peut dsirer surveiller les
processus galement, le nombre d'lves qui sont exposs certaines techniques didactiques).
Ces approches emploient en gnral la distribution binomiale pour fixer les tailles des
chantillons et des rgles de dcision (telles que combien de non-lecteurs peuvent tre
accepts avant qu'il soit dcid qu'une cole ne satisfait pas les objectifs), afin de prserver les
probabilits alpha et beta un niveau rduit. Jusqu'ici, la technique la plus courante de ce genre
utilise surtout dans le secteur de la sant dans les pays faibles revenus, s'appelle
l'chantillonnage de lot pour l'assurance de la qualit (LQAS).
7
La commande Stata sampsi 25 39, sd(29) n(20) onesample onesided (un chantillon, unilatral).
Annexe E
E-23
Pour utiliser LQAS, il est ncessaire de transformer une variable de lecture donne en variable
binaire. La variable prend la valeur de 1 si le niveau de lecture des lves est suprieur un
certain niveau et 0 si les enfants n'atteignent pas un niveau cibl de mots corrects lus par minute.
LQAS est frquemment utilis pour suivre les processus. De ce fait, on pourrait procder
autrement et une valeur de 1 pourrait tre assigne si les lves taient exposs une certaine
pratique, et 0 en cas contraire. En cas contraire, il n'est pas ncessaire de transformer une
variable continue en variable binaire.
La mthode LQAS la plus courante est de penser en termes de deux risques :
1. le risque (cot) qu'il y a aider une cole qui n'en a pas besoin en gnral ce qu'on
appelle le risque du gouvernement ou encore le risque du fournisseur , puisqu'on
encourt des frais intervenir sans ncessit, similaire une erreur de type I en
statistiques, avec niveau alpha associ ; et
2. le risque de ne pas intervenir dans une cole qui en a besoin ce que l'on appelle en
gnral le risque social ou le risque du consommateur , similaire une erreur de
type II en statistiques, avec un niveau beta associ.
Pour minimiser le risque des fournisseurs, il faudrait fixer un niveau lev de non-lecteurs dans
une cole avant de l'aider. Ainsi, on peut tre sr que l'cole en a besoin. Mais si on va trop loin
dans cette direction, on court galement le risque de ne pas aider une cole qui en aurait besoin.
Pour se prmunir contre ces deux risques, en gnral on fixe un seuil suprieur (par exemple
50%), et le nombre de non-lecteurs autoris dans un chantillon est fix de manire rduire la
probabilit de classer une cole dans la catgorie des non-lisant alors qu'elle se trouve dans la
catgorie des coles o les lves savent lire. Ceci milite en faveur d'une plus grande tolrance
en faveur de l'inclusion de davantage de non-lecteurs dans l'chantillon avant de dclarer qu'une
cole a chou. Selon la dmarche inverse, un seuil infrieur est fix (par exemple 20%), et le
nombre de non-lecteurs autoriss dans un chantillon est fix de manire rduire la probabilit
qu'il y aurait classer l'cole dans la catgorie de celles n'ayant pas besoin d'aide si seulement
20% ou plus des lves ne savent pas lire. Cela milite en faveur d'une moindre tolrance en
faveur de l'inclusion des non-lecteurs dans l'chantillon. En bref, des pressions des deux cts
existent. tant donn ces tiraillements, la dmarche finale est de dterminer la taille totale de
l'chantillon ainsi que le nombre de non-lecteurs que l'on tolrera avant que l'cole ne bnficie
d'aide, au moyen de ces seuils, afin de maintenir le risque total (alpha plus beta) un niveau
raisonnablement bas, tel que moins de 15%. Dans le secteur de la sant, ce niveau est
gnralement considr appropri des fins de suivi.
Pour rpter ce qui a t dit plus haut, la technique peut tre utilise avec des variables continues
(disons, le niveau de lecture d'un texte pertinent) qui ont t transformes en variables binaires
(chaque enfant qui lit plus de X mots corrects par minute reoit un 1, les autres un 0) ou avec des
variables de surveillance qui sont naturellement binaires (telles que si un enfant participe au
quotidien un groupe de lecture avec ses camarades).
E-24
Annexe E
Le Tableau 4 illustre les principes concerns, pour des seuils de 50% et 20%. La documentation
en provenance du secteur de la sant se sert en gnral d'exemples de 80% et 50% dans le cadre,
par exemple, du suivi de l'administration. Mais si quelqu'un devait utiliser cette technique pour
suivre la lecture, il est raisonnable de fixer des seuils particulirement faibles, tant donn la
situation dplorable dans la plupart des pays tudis.
Tableau 4. Exemple de table de dcision LQAS
Taille de
l'chantillon
20
20
20
20
20
20
20
20
20
20
20
20
20
20
20
20
Nombre
d'checs,
f
15
14
13
12
11
10
9
8
7
6
5
4
3
2
1
0
Nombre
de
russites,
s
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
Probabilit cumulative
allant jusqu' f checs
inclus
quivalent de la
probabilit ou du risque
de ne pas aider une
cole qui a besoin d'aide
Seuil infrieur :
0,20 (20%)
0,370
0,196
0,087
0,032
0,010
0,003
0,001
0,000
0,000
0,000
0,000
0,000
0,000
0,000
0,000
0,000
Risque
total
0,376
0,216
0,144
0,164
0,262
0,414
0,589
0,748
0,868
0,942
0,979
0,994
0,999
1,000
1,000
1,000
Source : Calcul par les auteurs partir de valeurs prsupposes en employant la distribution binomiale.
En remontant le long de la colonne du seuil des 50%, on peut noter que le fait de rduire le
risque pour le gouvernement, il faut accepter comme coles n'ayant pas besoin d'aide des coles
disposant sans aucun doute de plus de 50% de lecteurs. On pourrait tre tent d'accepter comme
coles n'ayant pas besoin d'aide uniquement les coles o se trouvent au moins 10 lecteurs
(puisque 10/20=50%). Mais, mme les coles o jusqu' 50% des enfants sont en mesure de lire
ont une probabilit allant jusqu' 13,2% de produire des chantillons pour lesquels 8 enfants au
maximum savent lire, puisque nous ne parlons que d'un chantillon. Une rgle fonde sur la
moyenne estimative serait donc trop souvent errone.
On pourrait tre tent de rduire encore davantage ce risque, de ce fait, et de ne vraiment
accepter comme coles ayant besoin d'aide que, disons, des coles avec 6 lecteurs seulement.
Annexe E
E-25
Cela rduirait le risque pour le gouvernement 2,1%. Ainsi, pour minimiser le risque qu'il y
aurait accepter trop d'coles comme ayant besoin d'aide (pargnant ainsi le risque pour le
gouvernement), on serait port accepter comme ncessitant de l'aide de nombreux non-lecteurs
avant de pouvoir accepter l'cole. Plus il y a d'lves ne sachant lire que l'on est dispos tolrer
avant de dcider que l'cole a besoin d'aide, et plus sera rduite la probabilit selon laquelle nous
pouvons accepter cette cole comme ayant besoin d'aide, mme si celle-ci n'en a pas besoin
c'est dire que plus on est sr, sur la base de l'chantillon, qu'il existe suffisamment de nonlecteurs dans la population de l'cole pour faire basculer l'cole vers le seuil des 50%. Ce point
devient vident lorsque l'on remonte la colonne du seuil des 50%. Cela rduit le risque du
gouvernement, ou encore le risque qu'il y aurait aider des coles qui n'en auraient pas besoin.
Mais alors (en lisant au travers du panneau la colonne 5, la colonne du seuil des 20%), le fait de
baisser jusqu' 6 lecteurs engendrerait une probabilit de 19,6% de ne pas intervenir dans des
coles o moins de 20% des lves atteignent l'objectif. C'est parce qu'il y a 19,6% de chances,
mme si seuls 20% des lves sont des lecteurs, d'observer un maximum de 6 lecteurs ou plus
sur un total de 20. Ce niveau de risque pour le consommateur est trop lev. Nous courrons le
risque de ne pas aider les coles qui en auraient besoin.
L'astuce, alors, est d'ajouter les deux risques, afin de crer un concept du risque total, et
d'analyser les caractristiques du risque total. Ainsi, avec une taille d'chantillon de 20, le
nombre seuil de lecteursen d'autres termes, le nombre de lecteurs minimisant le risque total
est de 7. La rgle de dcision est la suivante : accepter comme cole n'ayant pas besoin d'aide
en prsence de 7 lecteurs ou plus, ou accepter comme cole ayant besoin d'aide en prsence de
moins de 7 lecteurs, et cela cre un risque total de 0,144. N'oubliez pas que pour l'approche
paramtrique, seul le second type de risque atteignait les 30%. Dans ce cas, les risques alpha et
beta sont maintenus en-dessous des 10% et la somme des deux est maintenue en dessous de 15%.
Si l'on dsire rduire ce risque en de de la barre des 10%, pour une srie oscillant entre 50%
20% de seuils, la taille d'chantillon devrait augmenter jusqu' 26, soit un prix relativement lev
payer. La majorit des applications de sant utilisent le 19.
Tout ce qui a t dit au sujet des enfants au sein des coles peut s'appliquer aux coles au sein
des districts, par exemple. De mme, tout ce qui a t dit au sujet des enfants sachant lire pourrait
s'appliquer d'autres pratiques au niveau de l'cole, telles que l'cole disposant d'un programme
de lecture d'un certain type. Les mmes nombres s'appliquent l encore.
Il serait trs difficile d'expliquer ces rgles et d'assurer que les employs au niveau du district
dans les pays faibles revenus pourraient les comprendre vritablement, mais celles-ci sont
extrmement faciles appliquer sur la base de rgles simples, une fois que les rgles de base ont
t tablies. Il suffit de dire Prenez des chantillons de 20. Si 7 enfants ou plus savent lire au
moins X mots corrects par minute, l'cole ne recevra pas d'aide supplmentaire. Si moins de 7
lves peuvent le faire, l'cole a besoin de davantage d'aide ou de recevoir un avertissement.
Le calcul des probabilits peut tre facilement programm. La formule requise dans Excel pour
le premier risque (seuil de 50%) est
E-26
Annexe E
=1-BINOMDIST(f,n,1-hithresh, TRUE),
o :
n est la taille de l'chantillon,
f est le nombre d'checs,
hithresh est le seuil plus lev protgeant contre le risque gouvernemental, et
TRUE signifie qu'il s'agit du binomial cumulatif qui est dsir.
La formule du second risque est
=BINOMDIST(f,n,1-lothresh,TRUE).
Ainsi, par exemple, pour pouvoir assurer 2,1% correspondant au risque pour le gouvernement
(colonne des 50%) ci-dessus, lorsque plus de 6 non-lecteurs (deuxime range partir du haut)
sont tolrs avant qu'une cole ne reoive de l'aide, les chercheurs emploieraient 1BINOMDIST(14,20,1-0.5,TRUE.8
Comme cela a dj t mentionn, une des vertus de LQAS est que les choses peuvent tre
formules avec des rgles de dcision fixes et relativement simples. Au Tableau 5, nous avons
calcul un exemple montrant la taille optimale de l'chantillon et la rgle de dcision (par
exemple, accepter comme n'ayant pas besoin d'aide toute cole avec 7 lecteurs ou plus). Cela
peut tre utilis directement par des moniteurs, sans avoir se proccuper de toute cette thorie
ainsi que du tableau assez compliqu prsent ci-dessus (Tableau 4), cr par des projets de
sant.
En ralit, on utiliserait les rfrences des cellules Excel plutt que des nombres exacts.
Annexe E
E-27
Infrieur
0,65
0,60
0,55
0,50
0,45
0,40
0,35
0,30
0,25
0,20
0,15
0,10
0,05
E-28
Annexe E
l'chantillon ci-dessus qui sont ncessaires pour l'estimation paramtrique soit des intervalles de
confiance, soit des vrifications d'hypothse, au-del de la simple l'cole.
Cela peut se rvler plutt utile. Il est possible de mener un sondage de type LQAS pour
recueillir des donnes sur les paramtres de base un niveau suprieur celui d'une simple
cole. La taille de l'chantillon au niveau de la simple cole ou la dimension des groupes (disons,
20), pour un premier sondage, peut tre base sur les informations dj connues au sujet de la
lecture dans le pays en question et partir de preuves provenant du monde entier. Les donnes
peuvent alors tre utilises pour effectuer des dcisions non paramtriques oui-non pour
chaque cole, afin de dterminer quelles coles ont besoin de plus d'aide au cours de la premire
anne d'intervention, et en vue d'tablir une ligne de base au-del de la simple cole pour ces
mmes paramtres. Des valuations rptes peuvent obtenir le mme rsultat, sauf que l'on
pourrait lgrement amliorer la taille de l'chantillon au sein d'une cole, une fois qu'un niveau
de rfrence est dtermin partir duquel il est possible de mieux tablir les seuils infrieurs et
suprieurs. Bien sr, si le niveau de rfrence pour la taille d'chantillon de l'cole est fix 20,
la prise en compte du DEFT conditionnera alors le nombre total d'coles qui devraient tre
acceptes.
Les recommandations pour un chantillon LQAS de base sont indiques au Tableau 6 ci-dessous.
la diffrence des intervalles de confiance et de vrification d'hypothses standard, l'chantillon
au sein de l'cole, autrement dit la taille des groupes, est fix 20. Ce choix a t retenu parce
qu'il s'agit du nombre le plus petit qui puisse tre accept pour effectuer des jugements nonparamtriques sur chaque cole (si l'cole passe ou choue l'inspection). Mais il est
possible de se servir des informations au niveau de l'cole, de les runir, afin d'estimer le niveau
moyen (paramtrique) des lves en fluence. L'hypothse applique ci-dessous correspond la
taille d'un chantillon au sein de l'cole, soit la taille des groupements, fixe 20.
Tableau 6. De nombreuses coles devaient fournir une valuation de
paramtres pouvant tre gnraliss au-del de la simple cole, pendant
l'utilisation des tailles de groupes LQAS de 20 au niveau d'une simple cole
Amplitude bilatrale de confiance
Niveau de confiance
Nombre d'coles ncessaires
Source : Calcul par les auteurs.
10
90%
45
10
95%
65
15
90%
20
15
95%
28
En rassemblant les donnes LQAS afin d'valuer les paramtres, il est important de pondrer les
coles choisies, comme c'tait le cas ci-dessus l'aide des mthodes rgulirement utilises pour
l'valuation des paramtres. Supposons, par exemple, que les coles dans un district aient t
choisies au hasard, l'aide d'une simple technique de slection alatoire. Mais les tailles des
coles varient. Ainsi, les 20 lves choisis au sein de chaque cole reprsentent des totaux
diffrents. Dans l'exemple artificiel prsent au Tableau 7 figure une simple moyenne ainsi
qu'une moyenne pondre, en supposant un chantillon de petite taille de 20 coles et de 20
lves par cole.
Annexe E
E-29
Tableau 7. Se servir des donnes provenant de LQAS afin de calculer les moyennes
Ecole
lves
n
choisis
1
20
2
20
3
20
4
20
5
20
6
20
7
20
8
20
9
20
10
20
11
20
12
20
13
20
14
20
15
20
16
20
17
20
18
20
19
20
20
20
Total
400
Moyenne simple
Moyenne pondre
Nombre de
lecteurs
12
18
7
8
13
11
18
20
5
3
6
7
20
19
17
3
4
2
5
8
206
10,3
Nombre total
d'lves dans
la classe
teste
50
49
23
25
46
47
48
63
17
15
23
19
46
39
48
18
17
26
23
35
677
Lecteurs
pondrs
600
882
161
200
598
517
864
1260
85
45
138
133
920
741
816
54
68
52
115
280
8529
12,6
Dans ce tableau, la moyenne simple est calcule en prenant le nombre total de lecteurs (206) et
en le divisant par le nombre total d'coles (20) pour obtenir la moyenne des lecteurs par cole de
10,3 (ou un pourcentage de lecture de 10,3*100/20=51,5%). Toutefois, on peut discerner un
schma d'aprs les donnes : dans chaque groupe de taille fixe ou chantillon d'cole de 20, les
coles les plus grandes ont davantage de lecteurs que les petites coles. Une moyenne simple
refltera ainsi la proportion des enfants qui savent lire. Si on pondre les lecteurs dans chaque
cole conformment au nombre total d'lves dans l'anne primaire teste, la proportion d'lves
sachant lire est bien plus importante. Cela peut tre fait en multipliant le nombre de lecteurs dans
chaque cole par le nombre total d'lves dans la classe teste dans chaque cole, afin d'obtenir la
dernire colonne. On divise alors le total de la dernire colonne toutes coles confondues par le
total dans la classe toutes coles confondues afin d'obtenir la moyenne pondre
(8529/677=12,6), ou un pourcentage des lves sachant lire de 63%.
L'cart entre 51,5% et 63% est important, mais il s'agit d'un cas fortement exagr. Dans la
plupart des exemples de la vie quotidienne, la diffrence ne sera vraiment pas aussi importante,
parce qu'il est peu probable qu'il existe une association si forte entre la taille de l'cole et le
niveau de lecture (0,87 dans cet exemple artificiel). Remarquez galement que le pourcentage de
51,5% n'est pas forcment incorrect et que le pourcentage de 63% n'est pas forcment
E-30
Annexe E
juste . Le premier reprsente le pourcentage d'lves qui savent lire dans une cole
quelconque, et donne une image fidle si l'unit d'analyse est l'cole : il reflte le rsultat d'une
cole moyenne, en termes de la russite ou l'chec de l'cole moyenne produire des lves
sachant lire. Le second reprsente le pourcentage d'lves sachant lire dans la population prise
dans son ensemble, et donne galement une image fidle si l'unit d'analyse est l'lve.
Annexe E
E-31
E-32
Annexe E
La fiabilit peut tre dfinie comme le degr selon lequel les notes d'un groupe d'lves, lors de
l'administration rpte d'un test, demeurent invariables. En guise d'analogie tire de la vie
quotidienne, prenons une balance. Si un sac de riz est plac sur une balance cinq fois, et qu'on lit
20 chaque fois, alors la balance fournit des rsultats fiables. Mais si la balance affiche un
nombre diffrent (par exemple, 19, 20, 18, 22, 16) chaque fois que le sac est plac dessus, alors
celle-ci n'est probablement pas fiable.
L'indicateur de fiabilit des notes de tests le plus communment utilis est le coefficient Alpha
de Cronbach, qui mesure la cohrence interne d'un test (les routines de calcul statistique telles
que SPSS et Stata peuvent calculer rapidement ce coefficient). Le coefficient Alpha de Cronbach
peut ne pas tre l'indicateur le plus appropri de la fiabilit des rsultats d'EGRA, nanmoins,
cela est d surtout parce que des parties de l'instrument EGRA sont chronomtrs. Les
indicateurs chronomtrs ou limits dans le temps affectent le calcul du coefficient alpha de
faon en faire une estimation exagre de la fiabilit des rsultats du test ; toutefois, le degr
selon lequel les rsultats sont augments demeure inconnu.
La Mthode Tester-Retester est plus approprie pour estimer la fiabilit des rsultats obtenus
sur l'instrument EGRA. Tester-Retester, qui peut tre men dans le cadre du pilotage de
l'instrument EGRA, implique principalement d'administrer l'instrument EGRA au mme groupe
d'lves deux moment diffrents (par exemple, avec un cart d'une semaine environ). Les
lves slectionns devraient tre reprsentatifs de la population cible dans les domaines cls,
tels que le sexe et l'ge, le statut socioconomique/historique familial, comptences cognitives, et
ainsi de suite. Le coefficient de fiabilit pour Tester-Retester reprsente la corrlation entre les
rsultats des lves lors de l'administration du test deux moments diffrents. Plus la corrlation
est leve (en gnral, une valeur de 0,7 ou plus est juge acceptable), au moins les rsultats
d'EGRA sont susceptibles de correspondre aux changements quotidiens alatoires dans la
situation des sujets tests ou de l'environnement du test.
Annexe F
F-1
Une variation de cet exercice est de mener un contrle Tester-Retester au moyen de deux
formulaires similaires de l'instrument EGRA. Dans ce cas, la procdure est d'administrer le
Formulaire 1 du test, d'attendre environ une heure, puis d'administrer le Formulaire 2. Si
possible, il est recommand d'inverser l'ordre d'administration des formulaires pour la moiti du
groupe. La corrlation (encore une fois, une valeur de 0,7 ou plus est probablement acceptable)
entre les deux sries de rsultats offre une mesure du degr de stabilit des rsultats EGRA
obtenus aprs l'admission rpte du test ainsi que le degr d'quivalence des rsultats gnrs
par les deux formulaires de test.
Un autre problme se rapportant la fiabilit des rsultats d'EGRA est la cohrence et la
prcision de la performance de l'enquteur. Si deux enquteurs sont l'coute du mme
enfant lisant une liste de mots du test EGRA, vont-ils enregistrer le mme nombre de mots lus
correctement ? Les deux enquteurs seront-t-ils incorrects ? Puisque seul un enquteur coute et
rpond gnralement aux rponses de chaque enfant lors de l'administration principale d'EGRA,
le meilleur moment pour aborder ce problme de cohrence (et de prcision) est pendant la
formation de l'enquteur. Il devrait tre demand tous les enquteurs d'couter le mme
enregistrement d'un enfant passant le test EGRA et d'enregistrer individuellement les rponses
correctes de l'lve en termes de nombre de mots lus correctement, etc. Tout enquteur dont
l'enregistrement des rponses contient une grande quantit d'erreurs (par exemple, en terme de
divergence entre le nombre de mots corrects lus par minute qui ont t enregistrs par l'enquteur
et le nombre de mots corrects lus par minute que l'lve a bien lus) devrait bnficier d'une
formation supplmentaire. En l'absence d'amlioration, ceux-ci devraient tre retirs du groupe
d'enquteurs afin de ne pas affecter la qualit des donnes collectes pendant l'tude principale.
Validit
La validit porte sur le caractre appropri ou non ou la rectitude des infrences ou des dcisions
bases sur les rsultats des tests. Pour revenir une fois de plus l'exemple de la balance, si un sac
de riz pesant 30 kg est plac cinq fois sur la balance et qu chaque fois le poids indiqu est 30
kg , la balance produit des rsultats qui sont non seulement fiables mais galement valables. Par
contre, si la balance indique toujours 20 kg chaque fois que le sac de 30 kg y est plac, elle
fournit des rsultats qui ne sont pas valables (mais qui demeurent fiables puisque la mesure, tout
en tant fausse, est trs constante !).
Un test valable en toutes circonstances n'existe pas. La validit d'un test doit tre tablie par
rfrence une infrence ou une utilisation particulire base sur les rsultats des tests. La
validation est le processus selon lequel un concepteur du test ou un utilisateur du test recueille
des preuves pour appuyer les infrences/utilisations dsires. La preuve de la validit se
rapportant l'instrument EGRA est dcrite ci-dessous.
La preuve lie au contenu du test se rapporte au degr selon lequel les lments du test EGRA
vont dans le sens du concept mesur (c.--d., les comptences fondamentales en lecture dans un
pays particulier). L'atelier national qui a lieu au dbut du processus de dveloppement du test
EGRA fournit l'opportunit pour les pays d'introduire une validit de contenu dans l'instrument
en demandant aux reprsentants du ministre, aux experts en programmes scolaires et aux autres
groupes pertinents d'examiner le modle de rfrence d'EGRA et passer des jugements sur le
F-2
Annexe F
caractre appropri ou non de chaque type d'articles en vue de mesurer le niveau de lecture dans
les petites classes de leurs lves. la suite de cette analyse, ces personnes adapteront
l'instrument EGRA en cas de besoin et prpareront les lments en fonction du pays pour chaque
section du test.
Les preuves lies au critre font rfrence l'troitesse du rapport (corrlation) existant entre
les rsultats pour le test EGRA et autres indicateurs externes au test. En gnral, il faudra
analyser le rapport entre les rsultats d'EGRA et ceux portant sur les indicateurs de certains
critres que le test est sens prdire (par exemple, les rsultats du test de comprhension dans les
annes suprieures), ainsi que les rapports aux autres tests postuls comme mesurant les mmes
concepts ou des concepts associs (par exemple, les rsultats des lves pour les tests de
comptences fondamentales en lecture). Les donnes sur ces autres mesures peuvent tre
recueillies en mme temps que les donnes EGRA ou celles-ci peuvent tre recueillies plus tard
(mais celles-ci devraient tre recueillies pour les mmes lves). Ce type de preuve de validit
sera difficile collecter dans des pays disposant de peu d'indicateurs standardiss sur les rsultats
d'apprentissage des lves. Toutefois, il ne faut pas oublier que des travaux de recherche
extensifs dans d'autres pays ont rvl que des instruments de type EGRA rvlent des rapports
troits (0,7 et plus) avec les types de mesures externes fournis titre d'exemples dans ce
paragraphe.
Certains concepteurs recommandent qu'un type supplmentaire de preuves soit recueilli dans le
cadre de la validation du test, savoir la preuve des consquences de l'utilisation des scores
du test sur les personnes passant le test et les autres intervenants. Il faudra collecter les donnes
afin de dterminer si les effets bnfiques dsirs du test sont en cours de ralisation (par
exemple, dans le cas de EGRA, les bnfices dsirs incluent la fourniture aux lgislateurs de
rsultats systmiques sur le propos les comptences fondamentales en lecture afin qu'ils
puissent cibler plus efficacement les ressources et la formation). Il faudra galement rassembler
des preuves sur toutes les consquences ngatives involontaires de l'utilisation des rsultats du
test (par exemple, sanction des coles accusant une mauvaise performance avec EGRA en
retenant des ressources qui leur sont destines) et en prenant des mesures afin de prvenir la
rcurrence de ces droulements ngatifs.
Annexe F
F-3
F-4
Annexe F
Annexe G
G-1
G-2
Annexe G
I. INTRODUCTION............................................................................................. 2
A.
B.
C.
II.
III.
PICES JOINTES.............................................................................................. 15
Lettre d'introduction et autorisation de travail du Ministre de l'Education................16
FICHE DE SELECTION DES ELEVES (Prparez une fiche de slection par
anne dtudes) .................................................................................................17
Check-list dobservations sur le passateur ....................................................................18
Fiche sommaire de la visite lcole ............................................................................20
Contenu du Rapport sur les travaux de terrain.............................................................21
Points importants prendre en compte lors de l'administration de linstrument. ........22
I. INTRODUCTION
A. But et objectifs de l'tude sur l'valuation des comptences
fondamentales en lecture
La capacit de lecture et de comprhension d'un texte simple est l'une des comptences essentielles
qu'un lve puisse acqurir. Sans alphabtisation de base, il y a peu de chance qu'un jeune puisse
russir l'cole et puisse tre capable de trouver un bon travail. Cependant, dans de nombreux
pays, les lves inscrits l'cole pour un maximum de six ans sont incapables de lire et de
comprendre un simple texte. Des signes rcents indiquent qu'un apprentissage de la lecture ralis
tt et un taux suffisant, et accompagn d'une comprhension, est essentiel pour apprendre bien
lire. Plus les lves sont gs, plus l'acquisition de l'alphabtisation devient difficile ; les lves qui
n'apprennent pas lire dans les premires annes du cycle primaire sont plus susceptibles de
redoubler et/ou d'abandonner les tudes.
Les rsultats de l'tude sur l'valuation des comptences fondamentales en lecture offriront une
base de preuve solide sur le niveau de lecture des lves du cycle primaire, sur leur degr de
matrise des composantes spcifiques des comptences en lecture et sur la relation entre ces
comptences et les facteurs choisis de leur environnement scolaire ou familial. Cette preuve sera
utilise pour informer la politique et la mise en oeuvre d'interventions appropries, dans les coles
et dans les salles de classe de tout le pays. Cette tude prsentera galement aux ducateurs une
mthode simple, bien que systmatique, visant valuer les comptences fondamentales en lecture
des lves. Cette mthode peut aussi continuer tre utilise dans la salle de classe pour le
diagnostic, l'valuation et le rattrapage.
En plus du protocole d'valuation EGRA pour chaque lve, le programme EGRA pour le Mali en
2009 comprend les outils dobservation en classe et les questionnaires suivant :
11. Maintenir un contact constant avec le Coordinateur de terrain afin de rsoudre tout
problme qui surgit et de communiquer le progrs des travaux.
12. Remettre au Coordinateur de terrain tous les paquets d'instruments collects dans toutes les
coles assignes votre quipe au fur et mesure du droulement des travaux de terrain, si
possible. CES PAQUETS D'INSTRUMENTS REMPLIS SONT COMME DE L'OR.
TRAITEZ-LES DE LA SORTE ! S'assurer d'obtenir la signature du Coordinateur de terrain et
la date, pour chaque paquet livr.
13. Rdiger un Rapport de mission sur les travaux de terrain qui sera remis au Coordinateur une
fois les travaux termins. Ce rapport devra contenir les points stipuls en annexe ce Manuel.
III.
Afin de s'acquitter des responsabilits mentionnes ci-dessus, le Superviseur des travaux de terrain
dirigera ou effectuera une srie de tches spcifiques, chacune tant dcrite ci-dessous.
Chaque quipe recevra une liste dcole quils devront tester ainsi quun rsum bref des activits
et instruments qui doivent tre appliqus dans ces coles. De plus, pour chaque cole, lcole
recevra une Fiche Synoptique de lcole qui fournira le dtail activits et instruments qui doivent
tre appliqus dans lcoles. Les diffrents types dcole sont dtailles dans la section Pices
Jointes.
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
8
PAR
COLE
3
45-55
45-55
3
1
1
(2)
(2)
(1)
(1)
2
1
Avant de vous rendre dans une nouvelle cole, veuillez vous assurer que la quantit de chaque article
est exacte et que tout le matriel utiliser sur le terrain soit au complet et en bon tat. Assurez-vous
que chaque instrument est au complet, en vrifiant que les pages soient lisibles et ordonnes en
squence correcte et qu'il n'y ait aucune page manquante. Tout document de rserve non utilis peut
tre utilis le lendemain dans l'cole suivante.
En plus du matriel usage unique repris ci-dessus, assurez-vous que, chaque matin, avant de
quitter la base, l'quipe ait le matriel et l'quipement usages multiples suivants (Tableau 2).
Vrifiez si tous les chronomtres fonctionnent correctement et les crayons sont taills. Aprs la
distribution initiale, chaque passateur doit garder lensemble de son matriel usages multiples
pour la dure du travail de terrain ; aussi le passateur est entirement responsable de l'ensemble
de lquipement qui lui est distribu.
ARTICLE
2
4
4
5
16
4
4
1
1
Contactez tous les passateurs la veille de chaque voyage. Assurez-vous que chaque personne sache
comment et quand elle arrivera l'cole le lendemain. La journe de travail de l'quipe dans
chaque cole est remplie, aussi chaque minute compte. Si votre quipe a un vhicule et un
chauffeur, assurez-vous que le chauffeur connaisse l'emplacement de l'cole o vous vous rendez le
lendemain.
Contactez galement le Directeur de chaque cole visiter la veille de la visite, afin de lui rappeler
votre arrive.
Dans les coles ayant deux ou plusieurs sections par anne dtudes, procdez un choix alatoire
dune seule section pour chaque anne dtudes concerne (1re, 2me, 3me, 4me, et 6me).
Dans le cas o leffectif de la classe est suprieur au nombre dlves ncessaire, il vous faut raliser
une slection alatoire. Pour ce faire, la procdure suivre est la suivante.
1. Utilisez une fiche spare de slection des lves pour chaque anne dtudes.
2. Prenez leffectif total d'lves inscrits dans la classe slectionne.
3. Sur la Fiche de slection des lves (ci-dessus, avec un original en pleine page dans les
Pices jointes), remplir les cases Nom de lcole , Anne dEtudes (cochez loption
concerne), et Classe / Sction slectionne (Nom de lEnseignant) .
4. Inscrire leffectif total d'lves inscrits dans la classe slectionne, dans la case fournie cet
effet.
5. Inscrire 16 dans la case dnomme Taille desire de lchantillon .
6. Divisez le nombre total d'lves inscrits par le nombre d'lves valuer dans la classe. Le
nombre rsultant (arrondi la hausse) devient votre intervalle de slection . Dans le cas
o lintervalle de slection arrondie est infrieure 2 , utiliser lintervalle 2 .
7. Choisissez partir de la liste de la classe, un lve au hasard au sein du premier intervalle
de slection (si lintervalle est de 3 , par exemple, vous allez choisir le 1er, 2me, ou
3me lve de la liste). Cet lve devient le premier lve de votre chantillon. Ecrivez le
nom de cet lve (colonne Nom de l'lve ), son genre (colonne Genre de llve ) et
sa date de naissance (colonne Date de naissance, jj-mm-aaaa ; si disponible) sur la
premire ligne de la Fiche de slection des lves, sur le ct gauche.
8. En revenant au premier lve slectionn dans le Registre, comptez partir de son nom en
utilisant lintervalle de slction ( n ) jusqu' ce que vous arrivez au n-ime lve
aprs le premier lve slectionn. Le n-ime lve devient le second lve de l'chantillon.
Ecrivez le nom de cet lve, son sexe et sa date de naissance sur la seconde ligne de la fiche.
9. Continuez de mme jusqu' ce que vous ayez rempli le tableau avec les noms des lves
pour lchantillon de base. Si vous aurez puis la liste du registre avant daboutir les
lves, retournez au dbut du registre, et toujour en utilisant lintervalle de slection, mais
cette fois en sautant les lves dj slectionns, continuer inscrire les noms sur la liste
jusqu en avoir les 16 noms.
10. Passez maintenant la colonne des lves remplaants. Retourner au premier lve
slectionn dans le Registre, et passez au prochain lve qui nest pas dj slectionn. Cet
lve devient le premier lve remplaant. Inscrire son nom, son genre, et sa date de
naissance sur la premire ligne du tableau, dans les colonnes rserves aux remplaants. Cet
lve remplaera l'lve initialement slectionn dans le cas o celui-l est absent ou ne
veut pas tre valu. Procdez de la mme manire jusqu en avoir rempli la colonne des
remplaants, ou puis la liste entire dlves prsents dans la classe.
11. Votre Fiche de slection des lves devrait maintenant avoir une liste de noms d'lves
gale au nombre d'lves ncessaire pour l'chantillon de l'anne dtudes en question.
12. En prenant une nouvelle Fiche de slection des lves pour chaque anne dtudes
valuer, rptez la procdure ci-dessus pour chaque anne. (Pour maximiser l'utilisation de
votre temps, l'quipe de terrain peut tre divise en paire : chaque paire prenant une anne,
afin de prparer au mme temps les fiches de slection des lves pour les diffrentes
annes.)
Une fois l'chantillon dlves est tabli, vous tes maintenant prts commencer l'valuation des
lves.
10
Administrer l'instrument aux lves, de manire objective et techniquement correcte tout en tant
aimable.
Remettre les instruments remplis au Superviseur assign, en sassurant que les informations sont
claires, compltes et cohrentes.
Informer le Superviseur des difficults ou des problmes rencontrs lors de l'administration des
instruments et cherchez des solutions pour les rsoudre.
Suivre les instructions du Superviseur selon la formation reue.
Avoir un comportement professionnel durant le travail ; shabiller de faon simple afin que les
lves ne soient pas distraits.
Entre temps, en tant que Superviseur, c'est votre responsabilit de garantir l'identit de chaque lve
slectionn et dassurer l'efficacit du processus d'valuation des lves. En commenant avec la
2me anne, et en utilisant la Fiche de slection des lves prpare, demandez de voir le premier
groupe dlves sur la liste (le nombre dlve est gal au nombre de passateurs prsents). Si un lve
est absent, barrez le nom de cet lve et slectionnez l' lve remplaant correspondant sur la mme
ligne de la liste de slection. Amenez ce premier groupe dlves chez les passateurs. Prsentez chaque
lve par son nom son passateur et donnez-lui la classe / section de l'lve, sa date de naissance et
son numro d'ordre de la Fiche de slection.
Lorsque le premier passateur commence la section dicte (Section 8) avec un lve, le superviseur
devrait retourner dans les salles de classe pour amener un autre groupe de trois lves repris sur la
fiche de slection des lves. Alors que certains lves peuvent devoir attendre pour leur valuation, le
fait d'amener les lves en petit groupe aidera minimiser l'attente des lves tout en garantissant que
les passateurs soient occups avec un lve tout au long du processus.
A tout autre moment de l'valuation, le superviseur devrait rester avec les passateurs pour superviser
leur travail et pour tre disponible en cas de questions ou de problmes. Lorsque vous supervisez les
passateurs, restez vigilant en ce qui concerne le traitement aimable et professionnel des lves et
l'application correcte des instructions de chaque sous-test, ainsi que l'utilisation du chronomtre.
Utilisez la Check-list d'observations sur les passateurs (fournie en annexe) pour noter l'administration
correcte. Chaque jour, remplissez une Check-list d'observations sur les passateurs pour chaque
passateur de votre quipe. Ces listes sont ncessaires pour rdiger les rapports et peuvent galement
tre utilises en fin de journe pour fliciter les passateurs pour le travail bien accompli et pour
examiner les domaines dans lesquels ils peuvent s'amliorer. Pour les valuations en langues
nationales et en Arabe, ne remplissez pas les sections qui ne figurent pas dans loutil.
11
Veuillez noter qu'en tant que Superviseur vous ne devez jamais interrompre un passateur en plein
milieu de l'valuation d'un lve. Cependant, si vous constatez des erreurs, prenez un instant alors que
le passateur passe la section suivante ou l'lve suivant, pour lui rappeler l'administration correcte
de l'valuation.
Lorsqu'un lve et un passateur ont termin l'valuation, assurez-vous que l'lve reoive son cadeau et
demandez l'lve de retourner dans la salle de classe. Amener au passateur un autre lve qui attend
son tour, prsentez l'lve par son nom et donnez les autres informations, telles que vous les avez
donnes auparavant. Prenez le formulaire complt par le passateur pour l'lve prcdent et
examinez-le rapidement pour vrifier les aspects suivants :
Est-ce que la case de consentement est coche sur la premire page ?
Est-ce que les informations d'identification de la premire page sont remplies et
lisibles ? Il est extrmement important que toutes ces informations soient compltes
sur chaque formulaire, une fois que le consentement de l'lve a t obtenu.
Dans les fiches de rponses, les rponses incorrectes et les crochets (point darrt) sontils clairement marqus ? Est-ce que le nombre de secondes restantes est indiqu au bas
de la page ?
Est-ce que la page de dicte est bien attache au formulaire de rponses, avec les
informations d'identification de l'cole et de la classe compltes, au haut de la page ?
Y a-t-il une rponse clairement marque pour chaque question du questionnaire sur le
contexte de l'lve ?
Clarifiez toute anomalie avec le passateur ds qu'il a termin de travailler avec le prochain lve.
Une fois dans une cole, lensemble des passateurs travaillent avec une classe donne avant de passer
la classe suivante. Cela permettra chaque passateur dvoluer avec des lves de chaque anne
dtudes concerne. Si certains passateurs travaillent plus rapidement que d'autres, redistribuer le reste
des lves slectionns et les instruments aux passateurs qui ont termin leur travail, afin de maximiser
l'efficacit de l'quipe.
En gnral, chaque passateur devrait pouvoir complter au moins 10 valuations par jour, permettant
ainsi de complter lvaluation dune cole en un jour.
Si la totalit des lves slectionns n'ont pas t valus alors que la journe ou la priode d'cole
tend sa fin, trouvez les lves restants et demandez-leur de rester quelques minutes aprs l'cole.
Dans ce cas, le Directeur d'cole ou les enseignants doivent prendre des dispositions pour informer
les parents que certains lves rentreront tard la maison. Cest cause de cette ventualit, quil
est recommand de commencer les valuations avec les lves des annes infrieures, en passant
ensuite aux annes suprieures devant tre values. Ainsi, si vous n'avez pas assez de temps, ce ne
sera que les lves plus gs qui resteront aprs l'cole.
12
Rcuprez les questionnaires complts par les enseignants. Assurez-vous que les informations
rapportes sur chaque questionnaire sont compltes et lisibles. Si des espaces sont laisss vierges,
demandez lenseignant de completer les informations ou de donner une clarification prcisant s'il
ne connat pas ces informations ou prfre ne pas les donner, ce qui est sa prrogative. Les
questionnaires et les instruments d'valuation qui sont incomplets rduisent grandement la
valeur des analyses, cest pourquoi il est important de faire l'effort d'obtenir des informations
compltes.
Sur la Fiche sommaire des visites de terrain dans les coles, indiquez si les questionnaires des
enseignants ont t complts et rcolts pour chaque classe enqute.
Vrifier le nombre de formulaires de rponses des lves complts et collects pour chaque classe
et anne dtudes value. Compltez la section sur les lves dans la Fiche sommaire des visites
de terrain dans les coles, y compris le nombre total d'lves inscrits par anne et par classe, le
nombre d'lves absents originellement slectionns pour l'chantillon, le nombre d'lves
slectionns ayant dclins de participer l'valuation et le nombre de formulaires complts et
collects, par anne et par classe.
Notez la qualit du lieu d'valuation ainsi que chaque critre dans la section Conditions
d'valuation de la Fiche sommaire des visites de terrain dans les coles.
Notez toute circonstance inhabituelle ou spciale ayant surgi pendant la visite de l'cole dans la section
Observations de la Fiche sommaire des visites de terrain dans les coles. Signez et datez la
fiche sommaire.
Remplissez aussi la Liste des lves tests, un formulaire destine au CNE (qui ninclus pas les codes).
Mettez tous les formulaires des lves complts dans une grande enveloppe et crivez le nom de
l'cole, la date et FICHE DES RPONSES DE LLVE sur la partie extrieure de
l'enveloppe.
Placez les questionnaires complts par les enseignants dans la seconde grande enveloppe et
crivez le nom de l'cole, la date et QUESTIONNAIRE DES ENSEIGNANTS sur la partie
extrieure de l'enveloppe.
Placez l'enveloppe Formulaires des lves et l'enveloppe Formulaires des enseignants dans
une troisime grande enveloppe et crivez le nom de l'cole, la date et FICHES
D'VALUATION ET QUESTIONNAIRES sur la partie extrieur de l'enveloppe.
Prparez une enveloppe, spare et marque avec votre nom et le titre FICHES
D'ADMINISTRATION DES TRAVAUX DE TERRAIN , pour garder et conserver toutes les
Fiches sommaires des visites de terrain dans les coles et les listes compltes d'observations sur
les passateurs de toutes les coles visites pendant toutes les journes de travaux de terrain. Mettez
ce matriel de la journe dans cette enveloppe, en fin de journe. Ces formulaires seront utiles pour
le partage quotidien d'expriences (voir ci-dessous) et pour la prparation de votre rapport sur les
travaux de terrain.
Avant de quitter l'cole, vrifier que vous avez collect tous les formulaires ainsi que tout l'quipement
d'valuation (cahiers de stimuli, critoires pince, chronomtres, crayons pour les notes, gommes et
taille-crayons) et le matriel non utilis. Remerciez le Directeur de l'cole ou la personne responsable
et saluez-les aimablement avant de partir.
13
14
PICES JOINTES
15
16
NOM DE LECOLE :
6me
divis
par
Nombre total d'inscriptions dans la
classe slectionne
=
Taille dsire
de l'chantillon
REMARQUES : Slectionnez uniquement les lves qui sont PRSENTS dans la classe slectionne le jour de la visite, tels qu'ils sont repris dans le registre des prsences
de la journe. Si la numrotation tombe sur un lv e absent, slectionnez l'lve suivant sur la liste. Le Remplaant est le prochain lve prsent repris sur la liste, aprs
l'lve slectionn. En cas de refus, slectionnez le Remplaant pour cet lve.
NOM DE L'LVE
SEXE
(M ou F)
DATE DE
NAISSANCE
JJ - MM - AAAA
SEXE
(M ou F)
DATE DE
NAISSANCE
JJ - MM - AAAA
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
EGRA - Manuel des superviseurs des travaux de terrain
17
Cochez, si
observ
18
Articles de la liste
Cochez, si
observ
7. Si l'lve hsite pendant 3 secondes, le passateur donne le mot et pointe le prochain mot du doigt.
8. Le passateur marque une parenthse au point atteint par l'lve lorsque le chronomtre a sonn 60 secondes.
9. Si l'lve termine la page avant que le chronomtre ne sonne, le passateur note le nombre de secondes restantes au
bas de la page.
SECTION 5A & B.
LECTURE (chronomtre) ET COMPRHENSION DU TEXTE
1. Le passateur choisit la page correcte dans le cahier de stimuli et place ce dernier devant l'lve.
2. Le passateur lit les instructions l'lve, sans ajouter de mots inutiles.
3. Le passateur utilise correctement le chronomtre. Il n'accorde pas trop d'importance la vitesse de rponse de
l'lve.
4. Le passateur marque rapidement et lisiblement les erreurs.
5. Si l'lve ne sait lire aucun mot correctement dans la premire ligne du passage, le passateur saute la section et
coche la case au bas de la page.
6. Si l'lve hsite pendant 3 secondes, le passateur marque le mot comme tant incorrect et pointe le prochain mot
du doigt.
7. Le passateur marque une parenthse au point atteint par l'lve lorsque le chronomtre a sonn 60 secondes.
8. Si l'lve termine la page avant que le chronomtre ne sonne, le passateur note le nombre de secondes restantes au
bas de la page.
9. Le passateur ne pose des questions sont le texte que jusque l o & en incluant la ligne o l'lve a arrt de lire.
SECTION 6. COMPRHENSION L'AUDITION
1. Tous les papiers devant l'lve sont retirs pendant cette section.
2. Le passateur lit les instructions l'lve, sans ajouter de mots inutiles.
3. Le passateur lit le texte de comprhension l'audition une seule fois, clairement, avec expression et un rythme
modr.
4. Le passateur pose toutes les questions, clairement, et note les rponses de l'lve de manire approprie.
SECTION 7. ECRITURE DUNE PHRASE COMPLTE
1. Le passateur tourne le formulaire de rponses de l'lve la dernire page et la place devant l'lve.
2. Le passateur prend le cahier de stimuli et lit les instructions l'lve.
3. Le passateur lit lentement la phrase de dicte 3 reprises. La premire fois, il lit la phrase entire un rythme
modr.
4. La seconde fois, il lit la phrase en groupant les mots et en donnant quelques secondes l'lve pour les crire
entre la lecture groupe.
5. La troisime fois, il lit encore la phrase entire un rythme modr.
6. Si llve narrive pas crire les 2 premiers mots de la phrase, le passateur arrt lpreuve.
SECTION 8. ECRITURE DE MOTS INVENTS (UNIQUEMENT POUR 4me ET 6me)
1. Le passateur lit les instructions l'lve, sans ajouter de mots inutiles.
2. Le passateur lit les mots un par un, et prononce chaque mot est prononc 2 fois.
3. Le passateur laisse llve 7 secondes pour crire chaque mot. Aprs 7 secondes, si llve reste bloqu, le
passateur lui dit de laisser le mot et il pass au prochain.
4. Si llve narrive pas crire les 2 premiers mots invents, le passateur arrt lpreuve.
SECTION 9. EXERCICE MAZE
1. Le passateur laisse le formulaire de rponses de l'lve devant l'lve.
2. Le passateur lit les instructions l'lve, sans ajouter de mots inutiles.
3. Le passateur et l'lve pratiquent les exemples avant de commencer l'valuation mme.
4. Le passateur utilise correctement le chronomtre, (dmarr pour 3 minutes).
5. Si l'lve termine la page avant que le chronomtre ne sonne, le passateur note le temps restantes au bas de la
page.
SECTION 10. ENTRETIEN SUR L'ENVIRONNEMENT DE L'LVE
1. Le passateur pose l'lve toutes les questions, avec amabilit, et note toutes les rponses.
2. Le passateur remercie l'lve une fois l'valuation termine et lui donne un petit cadeau.
19
Code de lcole :
Date :
AE :
Adresse de l'cole :
CAP :
Numro de
tlphone :
Langue 1 = Franais
d'enseignement
2 = Bamanankan
utilise en 1re anne:
3 = Fulfuld
4
5
6
7
= Songhoi
= Bomu
= Tamashek
= Autre (Specifier)
ANNE
DTUDES
CLASSE /
SECTION
SLECTIONNE
(Ex : A, B, C ; ou
Nom de
lenseignant)
Classe
multigrade?
0 = Non
1 = Oui
Nombre
total
dlves
inscrits
Nb
d'absents
le jour de
la visite
Nb
d'valuations
ralises
Nb d'lves
ayant
refus de
participer
Autre Outils
Condition
Mauvaise
Acceptable
Bonne
Excellente
Date : ________________
20
21
Expliquez llve que le chronomtre mesure le temps quil prend pour lire et que cest pour cette
raison quil vaut mieux continuer lire jusqu' ce que le chronomtre sarrte.
Une autre importante rgle gnrale lors de lapplication est de suivre LA RGLE D' AUTO-STOP.
Si llve ne sait pas donner une rponse correcte pour la premire ligne (des sections 2, 3, 4 et 5a) ou
pour la premire moiti (section 1). Dans de tels cas, ne faites aucune pression sur llve pour quil
termine lexercice. Le passateur devrait cocher la case Auto-Stop au bas de la page et passer la
section suivante.
LE TEMPS DOIT TRE CHRONOMTR, MME SI L'LVE NE SAIT PAS LIRE, et doit etre
indiqu pour indiquer combien de temps lui a t donn pour la lecture.
22
Si l'lve comment lire verticalement, arrtez le chronomtre et pointez du doigt pour montrer
l'lve qu'il doit lire de gauche droite. Remettez le chronomtre zro et recommencez le.
23
Annexe H
H-1
H-2
Annexe H
CODE UNIQUE:
Evaluation des comptences en lecture dans les premires annes de lcole fondamentale
OUI
(Si le consentement verbal nest pas obtenu, remercier llve et passer au prochain lve, utilisant ce mme
formulaire.)
A. Date du test :
B. Nom du passateur:
F. Anne dtudes de
llve :
C. Nom de lcole :
4 = 4me anne
6 = 6me anne
D. Nom du CAP :
G. Classe (Section):
H. Mois et Anne de
naissance de llve
I. Sexe de llve
J. Heure du dbut du test :
2 = 2me anne
Mois de : ______
Anne : _________
1 = Fminin
2 = Masculin
____ : _____ am / pm
Ne pas corriger llve pendant le test. En cas de non-rponse ou dhsitation de sa part, aprs 3 secondes marquer la
case Pas de rponse et passez au prochain item.
Rgle dauto-stop : Si llve ne russit pas donner une seule rponse correcte parmi les cinq premiers mots,
demandez-lui gentiment de s'arrter, et cocher la case auto-stop . Passez au prochain exercice.
Code
dur
/d/
Correct
Incorrect
Pas de rponse
lac
/lllll/
Correct
Incorrect
Pas de rponse
car
/ k/
Correct
Incorrect
Pas de rponse
sac
/ssssss/
Correct
Incorrect
Pas de rponse
jour
/jjjjj/
Correct
Incorrect
Pas de rponse
fil
/ffffff/
Correct
Incorrect
Pas de rponse
tour
/t/
Correct
Incorrect
Pas de rponse
balle
/b/
Correct
Incorrect
Pas de rponse
par
/p/
Correct
Incorrect
Pas de rponse
vol
/vvvv/
Correct
Incorrect
Pas de rponse
Cochez ici si lexercice a t arrt par manque de rponses correctes parmi les 5 premiers mots
(auto-stop) :
Etablir le chronomtre pour une minute (60 secondes) en appuyant sur le bouton MIN . Au moment o llve
prononce la premire lettre, faites dmarrer le chronomtre en appuyant sur le bouton START / STOP.
Au bout dune minute, mettre un crochet ( ] ) juste aprs le dernier graphme que llve a lu. Demandez llve de sarrter. Si
llve a tout lu en moins dune minute, notez dans la case fournie cet effet en bas de la page, le nombre exact de secondes
restantes indiques sur le chronomtre. Par contre, si llve n'a pas termin l'exercice en une minute, notez 0 secondes.
Rgle dauto-stop : Si llve ne russit pas donner une seule bonne rponse parmi les dix premiers graphmes (le premier
rang), demandez-lui gentiment de s'arrter, et cocher la case auto-stop .
Exemple :
ou
ch
10
ch
ou
(10)
on
an
(20)
ou
(30)
(40)
an
(50)
oi
(60)
un
in
an
(70)
on
(80)
ou
(90)
gn
ch
oi
(100)
Codes :
Crochet
# Incorrect
Ne dites rien sauf si llve ne rpond pas et reste bloqu sur un mot pour au moins 3 secondes. Dans ce cas,
demandez-lui, Continue , en lui montrant le prochain mot. Compter le mot sur lequel llve sest bloqu comme
incorrect.
Rtablir le chronomtre pour une minute (60 secondes) en appuyant sur le bouton MIN .
Prsentez llve la feuille de la Section 3 dans le Cahier de Stimuli. Dites-lui:
Voici une page avec des mots que tu vas lire. Ici, il y a 3 exemples. Par exemple, ce premier mot [Indiquer le
mot ta avec le doigt] se lit ta . Peux-tu lire ce premier mot ?
[Aprs sa rponse, ou aprs 3 secondes dans le cas de non-rponse, montrez-lui comment faire.]
Et ce mot ? [indiquer le mot par avec le doigt]. Peux-tu me lire ce mot ?
[Aprs sa rponse, ou aprs 3 secondes dans le cas de non-rponse, montrez-lui comment faire.]
Et ce mot ? [indiquer le mot lune avec le doigt]. Peux-tu me lire ce mot ?
[Aprs sa rponse, ou aprs 3 secondes dans le cas de non-rponse, montrez-lui comment faire.]
Daccord ? Tu comprends ce que je te demande de faire ? Lorsque je dis Commence, tu vas lire les mots
de gauche droit, ligne par ligne. A la fin dune ligne, tu vas passer la prochaine ligne. Essaies de lire
rapidement et correctement. Tu es prt(e) ? Commence.
Faites dmarrer le chronomtre lorsque llve essaye le premier mot ( ma ), en appuyant sur le bouton
<START / STOP>.
Au bout dune minute, mettez un crochet ( ] ) juste aprs le dernier mot que llve a lu. Demandez llve de sarrter. Si
llve a tout lu en moins dune minute, notez dans la case fournie cet effet en bas de la page, le nombre exact de secondes
restantes indiques sur le chronomtre. Dans le cas contraire, si llve n'a pas termin l'exercice, notez 0 secondes.
Rgle dauto-stop : Si llve ne russit pas donner une seule bonne rponse parmi les cinq premiers mots (le premier
rang), demandez-lui gentiment de s'arrter, et cocher la case auto-stop . Passer au prochain exercice.
ta
Exemple :
par
lune
tu
il
vol
sa
ma
( 5)
ou
or
lire
ami
car
(10)
sol
peur
papa
sage
bb
(15)
carte
cri
vache
bl
fleur
(20)
sur
chaise
peau
vole
bleu
(25)
mil
mur
table
cl
monde
(30)
fin
date
tour
pos
kilo
(35)
ronde
pr
abri
faire
porter
(40)
beau
pain
rougir
moto
(45)
mal
douze
bol
vlo
vide
(50)
Codes :
Crochet
# Incorrect
Ne dites rien sauf si llve ne rpond pas et reste bloqu sur un mot pour au moins 3 secondes. Dans ce cas,
demandez-lui Continue , en lui montrant le prochain mot. Compter le mot sur lequel llve sest bloqu comme
incorrect.
Rtablir le chronomtre pour une minute (60 secondes) en appuyant sur le bouton MIN .
Prsentez llve la feuille de la Section 4 dans le Cahier de Stimuli. Dites-lui:
Voici des mots que tu nas peut-tre jamais vus. Mais je voudrais que tu essayes de les lire. Par exemple, ce
premier mot [Indiquer le mot bi avec le doigt] se lit bi . Peux-tu lire ce premier mot?
[Aprs sa rponse, ou aprs 3 secondes dans le cas de non-rponse, montrez-lui comment faire.]
Et ce mot ? [indiquer le mot tok avec le doigt]. Peux-tu me lire ce mot ?
[Aprs sa rponse, ou aprs 3 secondes dans le cas de non-rponse, montrez-lui comment faire.]
Et ce mot ? [indiquer le mot sar avec le doigt]. Peux-tu me lire ce mot ?
[Aprs sa rponse, ou aprs 3 secondes dans le cas de non-rponse, montrez-lui comment faire.]
Daccord ? Tu comprends ce que je te demande de faire? Lorsque je dis Commence , tu vas lire les mots
de gauche droit, ligne par ligne. A la fin dune ligne, tu vas passer la prochaine ligne. Essaies de lire
rapidement et correctement. Tu es prt(e) ? Commence. .
Faites dmarrer le chronomtre lorsque llve essaye le premier mot ( ma ), en appuyant sur le bouton
<START / STOP>.
Au bout dune minute, mettez un crochet ( ] ) juste aprs le dernier mot que llve a lu. Demandez llve de sarrter. Si
llve a tout lu en moins dune minute, notez dans la case fournie cet effet en bas de la page, le nombre exact de secondes
restantes indiques sur le chronomtre. Dans le cas contraire, si llve n'a pas termin l'exercice, notez 0 secondes.
Rgle dauto-stop : Si llve ne russit pas donner une seule bonne rponse parmi les cinq premiers mots (le premier
rang), demandez-lui gentiment de s'arrter, et cocher la case auto-stop . Passer au prochain exercice.
Exemple :
bi
tok
sar
ja
zi
vaf
tal
ol
( 5)
sar
vor
ul
cla
ciko
(10)
bige
neul
ima
plovi
bilba
(15)
tipa
osi
flir
blu
toche
(20)
sar
nur
duse
ran
pro
(25)
mouli
chane
bape
clo
doup
(30)
til
taind
doul
zop
nube
(35)
donr
dreu
ibrau
raite
lorpe
(40)
oti
neau
bir
nogir
moudir
(45)
bair
zode
nour
lpa
fipe
(50)
Codes :
Crochet
# Incorrect
Ne dis rien sauf si llve reste bloqu sur un mot pendant au moins 3 secondes. Dans ce cas,
demandez-lui gentiment de continuer. Marquer le mot comme erron.
Au bout dune minute faites suivre le dernier mot que llve a lu (ou tent de lire) par un crochet
( ] ), et demandez-lui gentiment de sarrter. Si llve a tout lu en moins dune minute, notez dans Notez les rponses de llve dans lespace Rponses de llve :
la case fournie cet effet en bas de la page, le nombre exact de secondes qui restent sur le
Mettez une croix dans la case qui correspond sa rponse par rapport chaque
chronomtre. Si llve n'a pas termin l'exercice, notez 0 secondes.
question.
Rgle dauto-stop : Si llve ne russit pas donner une seule bonne rponse parmi les 13
premiers mots (les deux premires lignes), arrter lpreuve et cocher la case auto-stop . Passer
la Section 6.
Rtablir le chronomtre pour une minute (60 secondes) en appuyant sur le bouton
MIN . Lorsque vous dites Commence, faites dmarrer le chronomtre.
Maintenant je voudrais que tu lises haute voix lhistoire dun enfant. Essaye
de lire rapidement et correctement ; aprs, je vais te poser quelques
questions. Commence ici lorsque je te le dit. (Mettez la feuille de la Section 5
devant llve. Montrez du doigt la premire ligne (le titre). Tu es prt(e) ?
Commence. [Faites dmarrer le chrono en appuyant sur le bouton START / STOP]
Mon cole
13
23
36
44
47
QUESTIONS
Correcte
Incorrecte
Pas de
rponse
Code
classes?
[six]
3. Comment est sa cour? [grande;
propre; grande et propre]
4. Quest ce quon trouve dans la
cour de mon cole?
[arbres;
fleurs; arbres et fleurs]
5. Avec qui je joue? [mes camarades]
6. O est-ce que je joue?
[dans la
cour]
Crochet
# Incorrect
Dites llve :
Maintenant, je vais te lire une histoire deux fois. Aprs cela, je vais te poser quelques questions sur
cette histoire. Tu vas bien couter, et ensuite tu rpondras aux questions le mieux que tu peux.
Daccord ? Tu comprends ce que je te demande de faire ? Commenons ! Ecoute bien :
Maman va au march avec Fanta.
On trouve beaucoup de choses au march.
Maman et Fanta font le tour du march.
Maman achte de la viande, du riz, et de la tomate.
Elle achte aussi une jolie robe pour Fanta.
Fanta est trs contente. Elle dit merci Maman.
Maman retourne la maison avec Fanta.
QUESTIONS
Rponse correcte
(NE PAS LIRE
LLVE)
Code
RPONSES DE LLVE
[au march]
Correct
Incorrect
Pas de
rponse
[beaucoup de
choses ; viande; riz;
Correct
Incorrect
Pas de
rponse
Correct
Incorrect
Pas de
rponse
[Fanta]
Correct
Incorrect
Pas de
rponse
[merci]
Correct
Incorrect
Pas de
rponse
Correct
Incorrect
Pas de
rponse
Mon
(Deuxime lecture - pause entre chaque groupe de mots, pour laisser llve le temps dcrire) :
Mon ami
sappelle
Bouba.
Je vais te dicter de nouveaux mots que tu vas crire. Je vais prononcer chaque mot deux fois. Tu cris
le mieux que tu peux. Tu es prt(e)?
MOTS
RPONSE DE LELVE:
LETTRES
dicts
Correct
Pas de
rponse
Incorrect
Nombre de lettres
correctes
Code
1.
mon
/3
2.
ami
/3
3.
appelle
/7
Pas de
rponse
Incorrect
Pas de
rponse
Incorrect
Pas de
rponse
5.
_________
espaces
6.
Correct
7.
Correct
Code
RPONSE DE LELVE:
LETTRES
Correct
Incorrect
Pas de rponse
Code
1.
o l*
/2
2.
za
/2
3.
m o u p**
/4
4.
fli
/3
* ole est acceptable aussi (mot correct) mais le nombre de lettres correctes est toujours 2 .
** moupe est acceptable aussi (mot correct) mais le nombre de lettres correctes est toujours 4 .
10
-------------------------------------------------------------------------------------------------
-------------------------------------------------------------------------------------------------
-------------------------------------------------------------------------------------------------
-------------------------------------------------------------------------------------------------
-------------------------------------------------------------------------------------------------
-------------------------------------------------------------------------------------------------
-------------------------------------------------------------------------------------------------
-------------------------------------------------------------------------------------------------
11
Cest la fte. Ce matin, Kandia et Sali (donnent jeux sont) trs heureuses.
Code
1
10
la maison.
Nombre exact de secondes restantes indiques sur le chronomtre :
12
On a presque termin ! Il nous reste juste quelques questions sur toi-mme et ta famille, ton parcours
scolaire et sur ta maison.
1
___________ ans ;
99
Oui
Non
Pas de Rponse
4.1 Bamanankan
4.2 Fulfuld
4.3 Songhoi
4.4 Bomu
4.5 Franais
4.6 Arabe
4.7 (Dtail)
Non .............................................................. 0
Oui ............................................................... 1
Ne sais pas / pas de rponse .................... 9
(Pas besoin denregistrer la rponse)
Oui
Non
Pas de rponse
7.1 Franais
7.2 Bamanankan
7.3 Fulfuld
7.4 Songhoi
7.5 Bomu
7.6 Arabe
7.7 (Dtail)
Non .............................................................. 0
Oui ............................................................... 1
Ne sais pas / pas de rponse .................... 9
Oui
Non
Pas de rponse
9.1Mre
9.2 Pre
9.3 Sur(s)/frre(s)
9.4 (Dtail)
Mali EGRA - Franaise 2-4 Francais - Final (8avril09).doc
13
Oui
Non
Pas de rponse
une radio?
un tlphone fixe ou un tlphone portable?
llectricit?
une tlvision ?
un frigo ?
des toilettes lintrieur de la maison ?
une bicyclette ?
une moto ?
Non ....................................................................0
Oui .....................................................................1
1re anne.........................................................1
2me anne .......................................................2
3me anne .......................................................3
4me anne .......................................................4
6me anne .......................................................6
22
23
Non ...................................................................0
Oui ....................................................................1
Ne sais pas / pas de rponse ...........................9
24
25
Non ...................................................................0
Non ....................................................................0
Oui ....................................................................1
Ne sais pas / pas de rponse ...........................9
Oui ....................................................................1
Ne sais pas / pas de rponse ...........................9
____ : _____ am / pm
On a fini ! Je suis trs content. Maintenant, tu peux retourner en classe, vas-y directement. Sil te
plat, ne parles pas aux autres lves de ce quon vient de faire.
Mali EGRA - Franaise 2-4 Francais - Final (8avril09).doc
14
Lire est une comptence fondamentale que doivent matriser nos enfants pour russir dans la vie.
Tristement, toutes les valuations que nous avons effectues rvlent quun nombre
tonnamment lev denfants ne peuvent lire un niveau appropri pour leur anne et leur ge.
Nombreux sont ceux qui ne peuvent pas lire du tout. Nous ne pouvons tolrer que cette situation
perdure. De ce fait, nous dfions les coles primaires de lancer une campagne en vue damliorer
le niveau de lecture de tous les lves. Mme ceux qui sont jugs lire un niveau appropri pour
leur anne devraient tre encourags passer au niveau suivant.
Depuis lintroduction de la Dclaration sur le Curriculum National, de nombreux enseignants
pensent quil nest plus ncessaire denseigner lire. Rien ne pourrait tre plus loin de la vrit
que cela. Lire est probablement la comptence la plus essentielle dont a besoin un enfant et celuici devrait la matriser ds que possible.
Il existe cinq domaines qui sont essentiels pour apprendre lire :
les phonmes (lier les sons lalphabet et combiner ceux-ci afin de former des mots) ;
Annexe I
I-1
Au dbut de lanne 2006, nous avons placs des lots de 100 livres de contes chacun, crits en
diverses langues sud-africaines, dans 5 628 classes en phase de mise en place. Lanne
prochaine, nous placerons des lots similaires dans 6 000 coles supplmentaires. Nous ne
demandons quune chose : que les lves lisent les livres et samusent en le faisant.
Plus tard au cours de cette anne, nous testerons les niveaux de lecture des lves de 3me anne
primaire travers le pays. Un petit test pour valuer lefficacit de nos efforts pour enseigner la
lecture figurera dsormais rgulirement dans notre programme de suivi des accomplissements
acadmiques des lves. Relevez le dfi et aidez vos enfants mieux lire !
Palesa T. Tyobeka
Directeur gnral adjoint : Education et formation gnrales
Ministre de lEducation
[logo] Ministre :
Education
RPUBLIQUE DAFRIQUE DU SUD
I-2
Annexe I
9h00-10h30
11h0012h00
12h0013h00
14h0016h00
1h30-17h30
Annexe J
Approche
Prsentations et tablissement des objectifs de l'atelier de travail
Prsentations des participants (10 min)
Survol des objectifs de l'atelier de travail (20 min) (se rfrer ci-dessus)
Examen des difficults fondamentales de la lecture que les lves doivent
surmonter et discussion sur le besoin de lire davantage en gnral
Survol du projet Comptences fondamentales en lecture (Early Grade Reading EGR) : formulation et valuation des conditions de base
Rsultats de l'valuation des conditions de base : Survol et implications pour les
interventions de rattrapage
Analyse des interventions de rattrapage : ducation des enfants marginaliss au
Kenya (EMACK) et autres expriences en dehors du Kenya
Formulation des interventions de rattrapage pour la maternelle, la 1re et la 2e
annes primaires
Formulation des mthodologies de l'valuation du progrs des lves
Test des interventions de rattrapage et des amliorations formules
Formulation de la stratgie de mise en uvre
Problmes fondamentaux se rapportant la lecture
Pourquoi EGR
Conscience phonmique, lments phoniques, fluence, vocabulaire,
comprhension
Projet EGR
Processus de formulation de l'valuation, session de travail en avril :
o Bref examen des objectifs de cet atelier de travail, des participants ainsi
que des accomplissements. (30 min)
valuation des conditions de base
o Survol de la mise en uvre : collecte, saisie et analyse des donnes (30
min)
Objectif des interventions de rattrapage (juste une diapositive ou deux ; nous aborderons
ce sujet plus en profondeur plus tard)
Prsentation des rsultats de l'valuation des conditions de base, Partie I
Performance des lves sur toutes les tches dans les deux langues
Implications de l'valuation des conditions de base pour les interventions de rattrapage
Perspectives des enseignants sur certains problmes rencontrs dans les salles de
classe. Nous suggrons que la Fondation Aga Khan (AKF) invite quelques
enseignants (et peut-tre des professeurs particuliers du Centre consultatif des
enseignants [Teacher Advisory Centre tutors] et des agents de contrle de la
qualit) en vue de prsenter certains dfis auxquels les enseignants font face au
quotidien. Si AKF choisit des formateurs d'enseignants plutt que des enseignants,
ceux-ci devraient tre des formateurs d'enseignants qui ont exerc le mtier
d'enseignant au cours des 3 4 annes prcdentes.
[suite] Implications de l'valuation des conditions de base pour les interventions de
rattrapage
Comment surmonter certains de ces obstacles : participation des parents, fournir du
matriel pdagogique, etc.
J-1
JOUR 2 :
Mardi
8h30-10h30
11h0012h00
12h0013h00
14h0016h00
16h3017h30
JOUR 3 :
Mercredi
8h30-10h30
11h0012h00
12h0013h00
14h0016h00
16h3017h30
JOUR 4 :
Jeudi
8h30-10h30
11h0012h00
12h0013h00
14h0016h00
16h3017h30
J-2
Approche
Survol des interventions de rattrapage
Objectif des interventions de rattrapage
Exprience de Pratham, Prou, Afrique du Sud, Guatemala, etc.
Survol du programme de formation des enseignants dEMACK
Pertinence des programmes EMACK face au EGR et adoption possible de
certaines pratiques
Analyse des mcanismes de livraison de la formation des enseignants et
implications pour l'EGR
Survol des interventions de rattrapage
Maternelle : Formulation des interventions de rattrapage (Sylvia Linan-Thompson)
Analyse du programme scolaire actuel
Identification des lments et de la porte et de l'ordre
[suite] Maternelle : Formulation des interventions de rattrapage
1re anne primaire : Formulation des interventions de rattrapage
Analyse du programme scolaire actuel
Identification des lments et de la porte et de l'ordre
Approche
[suite] 1re anne primaire : Formulation des interventions de rattrapage
[suite] 1re anne primaire : Formulation des interventions de rattrapage
2e anne primaire : Interventions de rattrapage
Analyse du programme scolaire actuel
Identification des lments et de la porte et de l'ordre
[suite] 2e anne primaire : Interventions de rattrapage
[suite] 2e anne primaire : Interventions de rattrapage
Approche
Formulation des mthodologies d'valuation du progrs des lves
Outils mis la disposition des enseignants pour une auto-valuation pour
chaque anne : maternelle, 1re et 2e annes primaires
Outils destin au personnel EMACK : maternelle, 1re et 2e annes primaires
[suite] Formulation des mthodologies d'valuation du progrs des lves
[suite] Formulation des mthodologies d'valuation du progrs des lves
Stratgie de mise en uvre
[suite] Stratgie de mise en uvre
coles recevant un traitement :
o Clarifiez avec AKF quelles sont les coles qui recevront un traitement. Si
seules les coles de traitement seront cibles, alors nous devons nous
assurer que celles-ci ciblent les coles de remplacement et non celles
Annexe J
JOUR 5 :
Vendredi
8h30-10h30
11h0012h00
12h0013h00
Annexe J
Approche
[suite] Stratgie de mise en uvre
[suite] Stratgie de mise en uvre
Conclusion de l'atelier
J-3
J-4
Annexe J
Objectif : tre capable de reprer des mots crit qui contiennent une lettre donne a , i et u
5 minutes par
lettre/graphme
Ressources : des cartes avec des mots contenant les lettres o , e et ou en minuscule (voir les exemples ci-dessous)
Mots contenant les lettres a , i et u qui se prononcent /a/, /i/, et /y/ (mme liste que ci-dessus)
3. Faire lire : ta tata ; ma tata ; il a lu ; il a mal ; il a vu titi ; il a vu ma tata ; il a vu ta tata ; la vie ; la vue ; il lit ;
(20 minutes).
Ressources : Cartes avec les mots crits afin de pouvoir crer les phrases
Pour les exercices 4 6, rpter les tches des exercices 1 3 avec les voyelles o , e et ou et les
consonnes l , v , m et t
Exemples pour o : or, bol, vol, loto, moto, bobo, tomate, total, domino, joli, total, vlo, parole.
Exemples pour : vlo, bb, bl, d, fe, pr, r, rpar, tl, t, chant, march
Exemples pour ou : ouvre, pou, fou, four, pour, jour, tour, route, boule, trou, autour.
Exemple de mots :
l
v
m
t
o
loto
vol
moto
loto, moto
vlo, tl
vlo
mm, mtal
t, tl
ou
ou
moule, loup
vous
moule
toutou, toute
Exemple de mots et phrases faire lire : la moto ; la tl ; une tl ; il a lu ; il a une moto ; il a vu titi ;
il a vu ma tata ; il va mal ; il a une amie ; il va la tl ; il a toute la vie ;
Annexe K
K-1
Voyelles
Cluster
a
bal
bton
bravo
date
fa
farine
fable
fil
fini
film
la
lavabo
lapin
lit
midi
miroir
ami
Cluster
ma
mal
mari
malade
animal
maman
mardi
narine
ni
animal
uni
papa
par
parti
partir
pirate
pi
Cluster
l
Cluster
K-2
bibi
Voyelles nasales
o
bol
bobo
u
bu
abri
Semivoyelles
ou
on
an
un
on
bon
bonbon
an
un
bb
ou
bouton
boule
bl
do
du
domino dur
dormir
loto
oi
e muet en fin
de mot aprs
eu
consonne
brin
fe
In
bleu
don
de
date
fou
four
fourmi
deux
fin
feu
farine
fable
lu
lune
lundi
fleur
loi
le
lune
leur
moi
me
malade
pomme
montre
armoire
montre
non
noir
ne
narine
une
neuf
poil
pirate
peu
peur
il
moto
mur
moka
moteur
mouchoir
moulin
mouton
montr
nu
numro
une
pomme pu
pur
puni
port
pou
pour
mon
maman
pantalon
pin
porte
Annexe K
Voyelles orales
Voyelles nasales
Voyelles
a
plat
pirate
ira
rira
mari
ta
tiroir
Cluster
table
parti
va
vite
char
chaton
ouvre
avril
chiffon
machine
Cluster
ch
pr
ou
on
parole
or
r
rpar
route
ronde
tomate tu
total
tulipe
tl
t
chant
tour
toujours
autour
trou
trouv
vouloir
ton
vol
vu
Cluster
Annexe K
In
patin
matin
oi
e muet en fin
de mot aprs
eu
consonne
pleure
pleur
roi
tiroir
rire
toi
toile
te
tulipe
tomate
trois
vin
voir
voiture
chou
cheval
mouchoir niche
vache
dimanche
bouche
marche
jour
joue
joueur
bonjour
journal
joie
march
cherch
jardin
tante
un
ouvre
Cluster
j
vlo
an
Semivoyelles
joli
judo
juin
je
jeune
jeu
jeune
jeudi
K-3