Ifrs 11 Pratique
Ifrs 11 Pratique
IFRS 11 en pratique
Questions et rponses
Janvier 2015
[Link]
Sommaire
Prambule ........................................................................................................................................................ 3
1.
Q1.1
Q1.2
Q1.3
Q1.4
Q1.5
2.
Q2.1
Q2.2
Q2.3
Q2.4
3.
Comment distinguer une co-entreprise (JV) dune activit conjointe (JO) ? ............................. 14
Q3.1
Q3.2
Q3.3
Q3.4
Q3.5
Q3.6
Q3.7
Q3.8
4.
Test des autres faits et circonstances (tape 4) les variantes qui permettent (ou non)
un classement en activit conjointe ................................................................................................. 21
Q4.1
Q4.11
Ct actifs - Est-ce quune simple intention des parties dacheter la production du vhicule est suffisante pour un
classement en activit conjointe ? ..................................................................................................................................... 21
Ct actifs - Si les parties ont des droits dans la production diffrents de leur intrt dans le vhicule, peut-on quand
mme classer le vhicule en activit conjointe ? ............................................................................................................... 22
Ct actifs - Si les droits dans la production du vhicule sont entirement attribus une seule partie, peut-on quand
mme classer le vhicule en activit conjointe ? ............................................................................................................... 23
Ct actifs - Si les droits dans la production du vhicule sont en partie attribus un investisseur qui nexerce pas le
contrle conjoint, peut-on quand mme classer le vhicule en activit conjointe ? .......................................................... 24
Ct actifs - Si les droits dans la production du vhicule sont attribus aux parties sauf pour une trs faible part vendue
des tiers, peut-on quand mme classer le vhicule en activit conjointe ? ..................................................................... 25
Ct actifs - Si la production du vhicule est directement vendue un tiers, peut-on quand mme dans certains cas
classer le vhicule en activit conjointe ? .......................................................................................................................... 25
Ct actifs - Si la production du vhicule correspond la fourniture dun service rendu aux parties, peut-on quand
mme classer le vhicule en activit conjointe ? ............................................................................................................... 27
Ct passifs - Si le prix pay par les parties pour acheter la production permet au vhicule de toujours raliser un profit
(ex : prix de transfert dtermin sur une base cots plus marge), peut-on quand mme classer le vhicule en activit
conjointe ? ......................................................................................................................................................................... 28
Ct passifs - Si le prix pay par les parties pour acheter la production ne couvre pas forcment tous les cots du
vhicule (ex : prix du march), peut-on quand mme classer le vhicule en activit conjointe ? ..................................... 29
Ct passifs Si le vhicule a la possibilit dobtenir une source de financement externe, peut-on quand mme classer
le vhicule en activit conjointe ?...................................................................................................................................... 30
Le cas des entits projets ............................................................................................................................................. 31
5.
Q5.1
Q5.2
Q5.3
Q5.4
Quelles sont les informations concernant les hypothses et jugements importants mentionner en annexe ? ................. 33
Quelles sont les informations spcifiques fournir sur les partenariats ? ......................................................................... 33
Quelles sont les informations financires rsumes fournir pour les co-entreprises ? .................................................... 34
Quelles sont les informations fournir pour les co-entreprises qui prises individuellement ne sont pas significatives et
quel est le niveau dagrgation acceptable ?...................................................................................................................... 35
Q4.2
Q4.3
Q4.4
Q4.5
Q4.6
Q4.7
Q4.8
Q4.9
Q4.10
Q5.5
Q5.6
Y a-t-il des particularits pour lexercice au cours duquel IFRS 11 est adopte ? ............................................................ 36
O puis-je trouver de la guidance supplmentaire et des exemples suivre ? .................................................................. 36
6.
Transition .......................................................................................................................................... 37
Q6.1
Q6.2
Q6.3
Q6.4
Q6.5
Q6.6
Q6.7
7.
Q7.1
Comment traiter les transactions rciproques entre le partenariat et les parties, notamment dans le cas o les parties
achtent la production de lactivit conjointe ? ................................................................................................................. 42
Quelle quote-part dactifs et passifs doit tre comptabilise lorsque la quote-part dintrt dtenue diffre de la quotepart de production achete par les partenaires ? ................................................................................................................ 44
Comment comptabiliser les actifs dtenus par les parties qui sont utiliss dans le cadre des activits du partenariat (sans
changement de titre de proprit) ainsi que des passifs associs ? .................................................................................... 45
Que signifie la comptabilisation ligne ligne dans une SEP ? .................................................................................... 45
Q7.2
Q7.3
Q7.4
Prambule
Depuis sa publication en mai 2011, lapplication dIFRS 11 soulve de nombreuses
questions donnant lieu des divergences dinterprtation.
Devant ce constat, lIASB a notamment lanc un processus de consultation des parties
prenantes en juillet 2013 (dont les rsultats ont t publis en novembre 2013) et
dbattu de diffrents sujets jusquen juillet 2014.
En novembre 2014, le Comit dinterprtation a formalis ses principales conclusions et
observations sous la forme d Agenda Decisions provisoires distinctes sur les
diffrents sujets abords, afin daider les parties prenantes dans leurs analyses.
Ces Agenda Decisions devraient tre examines lors de la prochaine runion du
Comit en mars 2015 en prenant en compte les ventuels commentaires reus des
parties prenantes. Les dcisions finales devraient ainsi tre communiques cette date.
Les diffrentes actions de lIASB et de son Comit dinterprtation peuvent tre
rsumes ainsi :
dune part, le test des autres faits et circonstances pour le classement dun
partenariat en co-entreprise (JV) ou activit conjointe (JO) et ;
Questions
Discussions du Comit
dinterprtation
Position KPMG
Rf.
Q&A
Le Comit dinterprtation a
dcid en mai 2014 de ne pas
publier dinterprtation sur le
sujet considrant que les
dispositions de la norme taient
suffisantes.
Sur cette base, le Comit est
davis que lvaluation des
autres faits et circonstances
doit conduire dterminer si
ceux-ci crent, en substance
pour les parties, des droits et
obligations directs ayant force
excutoire sur les actifs et
passifs du partenariat.
A cet gard, les discussions du
Comit dinterprtation de juillet
2014, qui portaient sur lanalyse
dun exemple d entit projet ,
ainsi que l Agenda Decision
provisoire de novembre 2014
ont confirm cette interprtation.
Ainsi, il apparat dsormais que
la voie ouverte par les autres
faits et circonstances pour un
classement en activit conjointe
dune entit distincte devrait
rester trs troite.
Cette position
est en ligne
avec la position
actuelle de
KPMG.
Q 4.1
Cas des
entits
projets :
Q 4.11
2 Un partenariat qui a
lobligation de vendre
sa production ses
partenaires en prix de
march peut-il tre
class comme une
activit conjointe ?
Jusquici et en
lattente des
conclusions
dfinitives du
Comit
dinterprtation,
rponse
gnralement
positive de
KPMG.
Q 4.9
3 Un classement en
activit conjointe est-il
possible lorsque le
partenariat a accs
du financement
externe ?
Jusquici et en
lattente des
conclusions
dfinitives du
Comit
dinterprtation,
la rponse a t
le plus souvent
positive dans
les cas tudis
par KPMG
Q 4.10
4 Un partenariat qui
vend durablement sa
production un seul
de ses partenaires
peut-il tre class
comme une activit
conjointe ?
Selon KPMG,
un classement
en activit
conjointe nest
pas exclu mais
il convient dtre
trs vigilant et
une analyse
critique doit tre
effectue.
Q 4.3
Questions
Position KPMG
A date, une approche approprie
consisterait faire en sorte que les
transactions rciproques soient
totalement limines et que le seul
revenu reconnu soit celui ralis
avec les tiers (sauf exception, voir
particularits en 2 ci-dessous).
Cette approche pourrait diffrer de
la consolidation proportionnelle.
Cette vue correspond la vue
prfrentielle de KPMG et semble
tre partage par le Comit
dinterprtation au vu de l Agenda
Decision provisoire de novembre
2014.
Rf.
Q&A
Q7.1
Q7.2
Q7.3
Q7.4
La prsente publication est destine fournir un clairage gnral sur les principaux
points dattention ou les difficults souleves par lapplication de la nouvelle norme
IFRS 11 sur les partenariats. Les informations contenues dans ce document sont
dordre gnral et ne sont pas destines traiter les particularits dune personne ou
dune entit. En outre, elles ne peuvent ni ne doivent servir de support des dcisions
sans validation par des professionnels qualifis. Bien que nous fassions tout notre
possible pour fournir des informations exactes et appropries, nous ne pouvons garantir
que ces informations seront toujours exactes une date ultrieure au 16 janvier 2015.
En particulier, certaines rponses pourraient ncessiter dtre nuances ou revisites
suite la publication des dcisions finales du Comit dinterprtation qui devraient tre
publies lissue de sa prochaine runion de mars 2015.
Date de validation : janvier 2015
()
Cette structure de prsentation serait a priori imprative pour les socits qui appliquent
la recommandation de lANC pour la prsentation de leur compte de rsultat et qui
choisiraient une telle option de prsentation pour les socits mises en quivalence.
Ainsi, par exemple, dans ce cas, il ne serait pas possible de positionner la quote-part du
rsultat net des socits mises en quivalence plus haut dans le compte de rsultat,
par exemple juste avant le solde rsultat oprationnel courant .
En revanche, selon KPMG, pour les socits qui nappliquent pas cette
recommandation, la prsentation en rsultat oprationnel de la quote-part du rsultat
des entits mises en quivalence pourrait galement tre acceptable, si les entits en
question font partie du core business et si cette prsentation est applique de faon
permanente.
Date de validation : janvier 2015
(1) Celles qui ne rpondent pas au critre de nature oprationnelle dans le prolongement de lactivit du groupe
pos par lANC.
IFRS 10 Etats financiers consolids, IFRS 11 Partenariats, IFRS 12 Informations fournir sur les intrts dtenus dans dautres entits,
IAS 27 Etats financiers individuels, IAS 28 Participations dans des entreprises associes et des coentreprises
10
Exemple 1 :
Cependant, il faut faire attention car un contrle conjoint ne peut exister que sil repose
sur des dispositions contractuelles qui indiquent que les dcisions concernant les
activits pertinentes requirent un consentement unanime de deux ou plusieurs parties.
Ceci ne doit pas tre confondu avec un contrle conjoint de fait qui nest pas
possible (par exemple, le fait que lexprience passe dmontre que les parties votent
toujours de manire conjointe, malgr labsence daccord contractuel les obligeant le
faire, ne permet pas de remplir les critres de dfinition dun contrle conjoint). En
revanche, un contrle de fait conjoint serait possible en cas de situation de contrle
de fait avre et daccord entre les parties qui dtiennent ce contrle de fait (voir
question Q2.4).
[IFRS 11.B8, Publication KPMG Insights Into IFRS, [Link]-40 et [Link]]
Date de validation : janvier 2015
11
Exemple 3 du paragraphe B8 :
Il ny a pas de partenariat dans ces deux cas de contrle collectif. En effet, pour quil y
ait contrle conjoint, il faudrait quil y ait une combinaison unique de parties devant
sentendre lunanimit sur les dcisions relatives aux activits pertinentes de
lentreprise.
[IFRS 11.B8]
[Publication KPMG Insights Into IFRS, [Link]]
Date de validation : janvier 2015
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Q3.3 Quelles sont les diffrentes tapes suivre pour distinguer une coentreprise dune activit conjointe ?
Les co-entrepreneurs ( joint venturers ) dune co-entreprise (JV) ont droit lactif
net du partenariat tandis que les partenaires ( joint operators ) dune activit
conjointe (JO) ont des droits sur les actifs et des obligations relatives aux passifs
du partenariat.
Ainsi, une analyse des droits et obligations des parties au partenariat doit tre effectue
en considrant la substance des accords et non pas uniquement leur forme
juridique, ce qui peut induire une part importante de jugement. Il conviendra ainsi de
tenir compte de la structure et de la forme juridique du partenariat, des stipulations
convenues entre les parties dans laccord contractuel et, le cas chant, des autres
faits et circonstances. Cette analyse peut se dcomposer en quatre tapes selon larbre
de dcision suivant :
16
Q3.5 Etape 2 Dans quels cas peut-on considrer que la forme juridique du
vhicule distinct confre aux parties les droits sur les actifs et les
obligations au titre des passifs du vhicule ?
Si la forme juridique du vhicule distinct ne confre pas une sparation entre les
parties et les actifs et passifs du vhicule, alors les actifs et passifs du vhicule sont
considrs comme tant les actifs et passifs des parties. Dans ce cas, le partenariat est
en substance une activit conjointe.
[Publication KPMG Insights Into IFRS, 3.6.140]
Date de validation : janvier 2015
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Q3.6 Etape 2 Le fait que le vhicule soit responsabilit illimite suffit-il pour
le classer en activit conjointe ?
Non, le fait que le vhicule soit responsabilit illimite ( unlimited liability vehicle )
nest pas suffisant pour le classer en activit conjointe.
Par exemple, les socits A et B crent un partenariat via un vhicule distinct, C. De
par la forme juridique de C, les socits A et B sont responsables de manire illimite
au titre des passifs de C. Dans ce cas, C a une personnalit juridique distincte qui lui
confre la proprit des actifs et des passifs en propre. Elle a lobligation premire
dassumer ses passifs. A et B ne sont responsables vis--vis des passifs que dans un
second temps. Leur responsabilit illimite vis--vis des passifs correspond donc en
substance une simple garantie. De plus, elle ne donne aucun droit aux actifs, ce qui
est galement requis pour quun classement en tant quactivit conjointe soit possible.
Sur la base de notre exprience linternational, dans la grande majorit des cas, la
forme juridique du vhicule distinct confre une sparation entre les parties et le
vhicule ; et ne permet donc pas un classement automatique en activit conjointe.
En France, les vhicules sous forme de SNC, GIE, SCI et a fortiori de SA / SAS / SARL
confrent une sparation entre les parties et le vhicule, contrairement aux Socits En
Participation (SEP) qui nont pas de personnalit morale. Ainsi, dans le cas des SEP,
les contrats du partenariat sont contracts par les partenaires en leur nom propre, leur
confrant ainsi les droits dans les actifs et les obligations au titre des passifs du
partenariat ; induisant par l- mme un classement en tant quactivit conjointe.
[Publication KPMG Insights Into IFRS, 3.6.160]
Date de validation : janvier 2015
Q3.7 Etape 3 Dans quels cas laccord contractuel conclu entre les parties peutil confrer aux parties les droits sur les actifs et les obligations au titre des
passifs du vhicule ?
Afin de pouvoir conclure un classement en activit conjointe, il faut pouvoir dmontrer
que les termes de laccord contractuel conclu entre les parties permettent de modifier
les droits et obligations confrs en premier lieu au vhicule de par sa forme juridique
pour les transfrer aux parties.
Dans un environnement juridique trs encadr, comme en France, on ne sattend pas a
priori rencontrer ce type daccord contractuel ; mais cela peut tre le cas dans
dautres environnements juridiques et en particulier on peut sattendre le rencontrer
ltranger dans des secteurs comme le secteur ptrolier par exemple.
IFRS 11 donne lexemple suivant (Exemple 4) daccord contractuel modifiant les droits
et obligations confrs par la forme juridique du vhicule.
Soit deux parties qui structurent un partenariat sous forme dentit constitue en
socit, dans laquelle chaque partie dtient une participation de 50 %. La constitution
en socit fait que lentit cre une sparation avec les partenaires ; par consquent,
les actifs et passifs dtenus dans lentit sont les actifs et passifs de celle-ci. Dans ce
cas, lvaluation des droits et des obligations confrs aux parties en raison de la forme
juridique du vhicule distinct indique que les parties ont des droits sur lactif net.
Toutefois, les parties modifient, dans leur accord contractuel, les caractristiques de
lentit de sorte que chacune delles a des intrts dans les actifs de lentit et est
responsable des passifs de lentit dans des proportions dfinies. Ce type de
modifications apportes contractuellement aux caractristiques dune entit constitue
en socit peut faire de lentit une activit conjointe.
[IFRS 11.B26 Example 4, Publication KPMG Insights Into IFRS, 3.6.170 & 230]
Date de validation : janvier 2015
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Q3.8 Etape 4 Dans quels cas les autres faits et circonstances permettent-ils un
classement en activit conjointe ?
A cette tape, le test consiste dterminer si les faits et circonstances donnent aux
parties :
les droits la quasi-totalit des avantages conomiques bruts gnrs par le
partenariat (ct actifs), et
font en sorte que le partenariat dpende des parties sur une base continue pour
rgler les passifs (ct passifs).
Dans ce cas, mme si la forme juridique et les clauses contractuelles tendent indiquer
que le partenariat correspond une co-entreprise, les autres faits et circonstances
dmontrent quil sagit en fait, en substance, dune activit conjointe.
Afin de dterminer si ces critres sont remplis, il convient danalyser quelle est la
conception et la raison dtre du vhicule.
Tel quindiqu dans IFRS 11.B31 et B32 et illustr via lexemple 5 de la norme
(schmatis ci-dessous), lorsque la conception et la raison dtre du vhicule visent
fournir la production ralise aux parties (se traduisant concrtement par une obligation
dachat voir Q4.1), et que le partenariat est limit dans sa capacit vendre sa
production des tiers, ceci peut potentiellement amener considrer quelles ont droit
la quasi-totalit des avantages conomiques dcoulant des actifs du vhicule.
De plus, dans ce contexte, il ressort que les passifs contracts par le vhicule sont, en
fait, rgls grce aux flux de trsorerie reus de la part des parties lorsquelles achtent
sa production. Le fait que les parties sont pour ainsi dire la seule source de flux de
trsorerie contribuant la poursuite des activits du vhicule indique quelles ont une
obligation au titre des passifs relatifs au vhicule.
Ainsi, lexemple 5 de la norme conclut un classement en activit conjointe dans le cas
dun partenariat prsentant les principales caractristiques suivantes :
partenariat dtenu 50 /50 par deux partenaires ;
engagement dachat de la production par les partenaires 50 / 50 ;
interdiction de vente de la production des tiers, hors approbation des partenaires,
faisant en sorte que les ventes aux tiers sont juges rares et non matrielles ;
prix de vente fix de sorte quil couvre les cots ;
absence de recours un financement externe.
19
Par ailleurs, lexemple met en vidence le fait que dans cette configuration, le vhicule
ne supporte que peu de risques : en particulier, les risques dinventaire ou de crdit
sont pris par les partenaires et non pas par le vhicule.
20
Position KPMG :
Non position confirme par le Comit dinterprtation tel quindiqu ci-dessous.
Si lachat de la production du vhicule na pas de base contractuelle mais repose sur
une simple intention des parties, alors il apparat que les critres pour classer le
vhicule en activit conjointe (JO) ne sont pas remplis. En effet, sans contrat relatif
lachat de la production, il nest pas possible de conclure quil existe un droit ayant force
excutoire au titre de lachat de la production et donc un droit la quasi-totalit des
avantages conomiques auquel fait rfrence IFRS 11.B31.
En outre, les parties ne peuvent avoir en substance une obligation continue de rgler
les passifs moins quelles aient une obligation dacheter la quasi-totalit de la
production.
Cette question est particulirement sensible pour les partenariats qui sont dans une
phase de dveloppement ou de pr-production (par exemple des socits minires
dites junior ou de jeunes socits de biotechnologie) et pour lesquels les termes
contractuels pour lachat de la production ne sont pas encore finaliss.
21
Une question lie consiste savoir si le contrat dachat de la production doit couvrir
toute la dure du partenariat.
Discussions de place :
Cette question a t soumise au Comit dinterprtation de lIASB. Pour mmoire, les
diffrentes vues exprimes taient les suivantes :
Vue 1 : non, le test des faits et circonstances est bas uniquement sur les termes
contractuels ou lgaux, ayant force dexcution. Sans cela, il ny a ni droits ni
obligations.
Vue 2 : non, une simple intention nest pas suffisante, mais une obligation conomique
pour le partenariat de vendre aux partenaires et pour les partenaires dacheter
la production du partenariat est suffisante.
Vue 3 : oui, lintention est suffisante, le test des faits et circonstances tant un test
en substance.
Tel quindiqu dans le prambule de ce document, le Comit dinterprtation a
dcid en mai 2014 de ne pas publier dinterprtation sur le sujet considrant que
le test des autres faits et circonstances devait conduire dterminer si ceuxci craient, en substance, des droits et obligations directs, ayant force
excutoire, sur les actifs et passifs du partenariat. Ainsi, une simple intention des
parties nest pas suffisante dans la mesure o elle ne gnre pas un droit ayant
force excutoire.
[Publication KPMG Insights Into IFRS, [Link]-80]
Date de validation : janvier 2015
Q4.2 Ct actifs - Si les parties ont des droits dans la production diffrents de
leur intrt dans le vhicule, peut-on quand mme classer le vhicule en
activit conjointe ?
22
Position KPMG
A notre avis, oui.
Si un partenaire achte 70 % de la production du vhicule tandis que lautre en achte
30 % (au lieu dune rpartition 50 / 50 comme en Q3.8), alors il apparat que les critres
de classement comme activit conjointe peuvent quand mme tre remplis.
En effet, IFRS 11.B31 fait rfrence aux parties ayant la quasi-totalit des droits sur
la production, de manire collective, en tant quentit unique, sans faire rfrence aux
droits respectifs des parties.
En revanche, dans une telle situation, la difficult rside dans la comptabilisation de
lactivit conjointe. Voir ce sujet la question Q7.3.
[Publication KPMG Insights Into IFRS, [Link]]
Date de validation : janvier 2015
23
Discussions de place
Cette question a t soumise au Comit dinterprtation de lIASB mais na pas encore
t tudie par ce dernier. Pour mmoire, les vues diffrentes vues suivantes taient
exprimes :
Vue 1 : probablement pas. Il est probable que tous les partenaires nont pas des droits
sur les actifs et des obligations assumer les passifs.
Vue 2 : oui (si les autres critres sont remplis). Si la communaut des partenaires a des
droits sur les actifs et des obligations assumer les passifs, alors un
classement en activit conjointe est possible pour les deux partenaires.
Vue 3 : le partenariat pourrait tre class comme une activit conjointe par le partenaire
qui achte 100 % de la production et comme une coentreprise par lautre.
Plusieurs questions sont troitement lies ces rflexions :
linteraction avec IFRIC 4 (contrats de location cachs ) et IFRIC 12
(concessions) est analyser pour le partenaire qui achte 100 % de la production du
partenariat ;
si lon conclut que le partenariat est une activit conjointe, quelles conclusions en
tire-t-on pour la comptabilisation ? Chaque partenaire comptabilise-t-il sa part des
activits en proportion de son intrt ou comptabilise-t-il simplement les termes du
contrat qui le lie avec lautre partenaire ? En particulier, certains considrent que le
partenaire qui nachte pas la production du partenariat reoit plutt en substance du
partenariat une rmunration pour la mise disposition de ses actifs.
Concernant les problmatiques lies la comptabilisation de lactivit conjointe, voir la
question Q7.3.
[Publication KPMG Insights Into IFRS, [Link]-150]
Date de validation : janvier 2015
24
Q4.5 Ct actifs - Si les droits dans la production du vhicule sont attribus aux
parties sauf pour une trs faible part vendue des tiers, peut-on quand
mme classer le vhicule en activit conjointe ?
Position KPMG
Si lon considre lexemple donn en Q3.8 en prenant toutefois pour hypothse quune
trs faible part de la production est prise par des tiers, alors le classement du
partenariat rsulte de lexercice du jugement pour dterminer si lon peut considrer que
les parties ont effectivement droit la quasi-totalit de la production.
A ce stade, il semble que les sous-produits de lactivit du partenariat (par exemple
des droits dmission de CO2 ou autres certificats similaires) qui seraient vendus des
tiers doivent tre pris en compte dans lanalyse.
En labsence de bright line dans la norme, il est trs difficile et dlicat de donner un
seuil quantitatif cette fin. Toutefois, le critre de quasi-totalit de la production
semble faire rfrence un niveau extrmement lev, trs proche de la totalit de la
production, apprcier en toute bonne foi.
Par ailleurs, il convient de noter que l Agenda Decision provisoire de novembre
2014 a confirm que cette analyse devait tre effectue sur la base de la valeur
montaire des outputs et non des quantits physiques produites.
[Publication KPMG Insights Into IFRS, 3.6. 200.210-230]
Date de validation : janvier 2015
25
Position KPMG
A notre avis, oui, mais dans certains cas trs limits.
Si lon considre lexemple donn en Q3.8 en prenant toutefois pour hypothse que (i)
la production est livre directement des tiers dans la mesure o celle-ci ne peut
tre stocke (par exemple de llectricit) et (ii) directement paye aux
partenaires, alors le partenariat pourrait quand mme, sous certaines conditions, tre
class en activit conjointe mais cela dpend de lanalyse des faits et circonstances.
Ainsi, pour quun classement en activit conjointe soit possible, les partenaires doivent
notamment avoir des droits directs sur les produits bruts des ventes. Les produits
ne doivent pas tre perus de faon nette (par exemple nette de cots oprationnels).
Les partenaires doivent galement assumer les risques dinventaire, de crdit et de
prix relatifs ces produits bruts.
Ainsi, quand les partenaires ont des droits directs sur les produits bruts, cela revient
conomiquement la situation o les partenaires achtent la production puis la
vendent. Dans ces circonstances, le vhicule agit en quelque sorte en tant quagent
pour les partenaires afin de livrer la production des tiers.
La question suivante qui se pose est : quen est-il si la production peut tre stocke ? A
notre avis, le test ct actifs pourrait tre rempli sil peut tre considr quen vendant
sa production, le partenariat nagit pas pour son propre compte mais en tant quagent
pour le compte des parties ces dernires supportant donc le risque dinventaire, de
demande et de prix.
Ceci pourrait tre le cas dans lexemple suivant :
26
Position KPMG
A notre avis, oui.
Si lon considre lexemple donn en Q3.8 en prenant toutefois pour hypothse que la
production est un service rendu, alors, notre avis, les critres de classement en tant
quactivit conjointe peuvent quand mme tre remplis.
En effet, IFRS 11.B31 ne prcise pas quelle doit tre la nature de la production en
cause mais indique uniquement que les parties doivent recevoir la quasi-totalit des
avantages conomiques produits par le partenariat. Il semble ainsi appropri de
considrer que si lavantage conomique dlivr par le partenariat est un service, alors
celui-ci correspond sa production .
A ce propos, l Agenda Decision provisoire de novembre 2014 confirme que la
nature de la production (et notamment la distinction entre produit standardis et sur
mesure) nest pas un facteur dterminant dans lanalyse des autres faits &
circonstances.
[Publication KPMG Insights Into IFRS, 3.6. 200.160]
Date de validation : janvier 2015
27
Q4.8 Ct passifs - Si le prix pay par les parties pour acheter la production
permet au vhicule de toujours raliser un profit (ex : prix de transfert
dtermin sur une base cots plus marge), peut-on quand mme classer le
vhicule en activit conjointe ?
Position KPMG
Si lon considre lexemple donn en Q3.8 en prenant toutefois pour hypothses que (i)
le prix pay par les parties pour acheter la production correspond un prix de transfert
bas sur les cots plus une marge (et non au cot comme en Q3.8) permettant donc au
vhicule de toujours raliser un profit, et (ii) que le vhicule na pas accs des sources
de financement externes, alors selon KPMG les critres de classement en activit
conjointe pourraient quand mme tre remplis.
En effet, au travers des prix de transfert, les parties sont la seule source de flux de
trsorerie contribuant la poursuite des activits du vhicule dans la mesure o le
vhicule na pas accs dautres sources de financement externes. Le test du
paragraphe B32 se focalise sur le fait que les parties ont une obligation directe de
fournir la quasi-totalit des ressources ncessaires au rglement des dettes et ont un
droit direct la quasi-totalit de la production ; le fait quil y ait un profit au niveau de
la structure nentre pas dans lanalyse notre avis.
Discussions de place :
L Agenda Decision provisoire de novembre 2014 va dans le sens de la
position de KPMG.
Nous comprenons toutefois que cette position pourrait ne pas tre partage par certains
qui considreraient que seul un prix correspondant au cot plus une faible marge
permettant de couvrir les cots dexploitation du partenariat permettrait de respecter le
critre de la norme.
[Publication KPMG Insights Into IFRS, [Link]-60]
Date de validation : janvier 2015
28
Q4.9 Ct passifs - Si le prix pay par les parties pour acheter la production ne
couvre pas forcment tous les cots du vhicule (ex : prix du march),
peut-on quand mme classer le vhicule en activit conjointe ?
Position KPMG
Si lon considre lexemple donn en Q3.8 en prenant toutefois pour hypothse que (i)
le prix pay par les parties pour acheter la production correspond au prix du march (et
non au cot comme en Q3.8) et donc ne couvre pas forcment tous les cots du
vhicule, et (ii) que le vhicule na pas accs des sources de financement externes,
alors, jusquici et en lattente des conclusions dfinitives du Comit dinterprtation,
KPMG considre que les critres de classement en activit conjointe pourraient quand
mme tre remplis.
En effet, mme sil y a un risque que le vhicule ralise des pertes et ne soit pas
capable de sacquitter de ses passifs, les parties demeurent quand mme la seule
source de flux de trsorerie contribuant la poursuite des activits du vhicule ;
puisque dans ces circonstances, soit elles financeront davantage le vhicule, soit les
oprations cesseront.
Discussions de place
Cette position est susceptible de ne pas tre partage par certains. De plus, selon
l Agenda Decision provisoire de novembre 2014, mme si ce facteur lui seul
nest pas dterminant, il semblerait que la vente de la production un prix de
march soit susceptible de poser problme pour un classement en activit
conjointe sil est raisonnablement possible que le prix de march baisse et que
lentit ralise des pertes. En effet, dans ce cas, mme si les parties restent la
seule source de flux de trsorerie contribuant la poursuite des activits du
vhicule , leurs flux de trsorerie pourraient devenir insuffisants pour assurer la
continuit des oprations du partenariat. Si cette position tait confirme, la
position de KPMG pourrait tre amene tre nuance.
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Pour mmoire, les rsultats de lOutreach avaient mis en vidence les diffrentes vues
suivantes :
Vue 1 : oui, le fait que les partenaires aient lobligation dacheter toute la production
dun partenariat est suffisant pour classer le partenariat en activit conjointe.
[IFRS 11 B32-B32]
Vue 2 : non, dans la mesure o il existe un risque que le prix dachat de la production
ne couvre pas les cots du partenariat. Cela ne permet donc pas daffirmer que
les partenaires sont engags assurer en continu les flux de trsorerie qui
permettent la poursuite de lactivit du partenariat.
De plus, certains considrent que cest un indicateur fort que le partenariat nest
pas une activit conjointe du fait des risques que cette situation lui fait porter.
En effet, lexemple 5 de la norme semble indiquer quun partenariat qui porte
des risques significatifs (inventaire, crdit) nest pas une activit conjointe.
Dautres, enfin, considrent que par construction les partenaires ne peuvent pas
dmontrer quils ont les avantages conomiques lis aux actifs du partenariat si
prcisment ils se les procurent leur valeur de march.
[Publication KPMG Insights Into IFRS, [Link]-110]
Date de validation : janvier 2015
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Position KPMG
Si lon considre lexemple donn en Q4.9 en prenant cette fois pour hypothse que le
vhicule bnficie dune facilit bancaire pour financer son besoin en fonds de
roulement qui est garantie par les parties, alors lanalyse des cas tudis par KPMG a
conduit le plus souvent considrer quun classement en activit conjointe pouvait tre
possible.
Discussions de place
Selon l Agenda Decision provisoire de novembre 2014, laccs une source
de financement externe nest pas problmatique pour pouvoir satisfaire au test.
Pour mmoire, cette question a t soumise au Comit dinterprtation de lIASB. Les
diffrentes vues exprimes taient les suivantes :
Vue 1 : oui, un classement en activit conjointe reste possible si le financement est
garanti par les partenaires. La garantie signifie quen substance la dette sera
rembourse par les partenaires.
Vue 2 : oui, un classement en activit conjointe est possible sil sagit dun financement
uniquement des phases de pr-production ou construction, parce que le test
des faits et circonstances se focalise sur la priode de production, quand la
production du partenariat est disponible lachat.
Vue 3 : non, un classement en activit conjointe nest pas possible si le partenariat a
accs du financement externe pour rgler ses investissements. En effet dans
ce cas les partenaires ne sont pas en substance les seuls fournir les flux de
trsorerie permettant la poursuite des activits du partenariat.
Vue 4 : oui, un classement en activit conjointe reste toujours possible en cas daccs
du financement externe, car ultimement ce sont bien les partenaires qui vont
apporter les flux de trsorerie permettant de rgler la dette, via leur achat de la
production.
[Publication KPMG Insights Into IFRS, [Link]-90]
Date de validation : janvier 2015
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A ce jour, les discussions de place qui ont eu lieu sur le cas des SCCV, y compris au
plan international, nont pas permis de conclure la possibilit dun classement en
activit conjointe. En particulier, dans ce cas, il a t considr que les partenaires
navaient pas de droits directs dans les actifs (la production de la SCCV est vendue
des tiers ; cest donc la SCCV en premier lieu et non les partenaires qui ont droit aux
flux de trsorerie gnrs par les encaissements des clients).
De plus, tel quindiqu dans le prambule, la question de savoir si le test des autres
faits et circonstances devait tre uniquement bas sur des droits contractuels et
lgaux excutoires ou sil tait galement possible de considrer dautres lments tels
que la conception et la raison dtre du partenariat, lintention des parties, ou les
pratiques passes a fait lobjet de discussions ces derniers mois au niveau du Comit
dinterprtation.
Sur cette question, le Comit est davis que lvaluation des autres faits et
circonstances doit conduire dterminer si ceux-ci crent, en substance pour
les parties, des droits et obligations directs ayant force excutoire sur les actifs
et passifs du partenariat. Cette position est en ligne avec la position actuelle de
KPMG.
Ainsi, le Comit dinterprtation a dcid en mai 2014 de ne pas publier
dinterprtation sur le sujet considrant que les dispositions de la norme taient
suffisantes (IFRS 11.14 & B30).
32
5.
Informations fournir
Pour mmoire, IFRS 12 dfinit les informations qualitatives et quantitatives qui doivent
tre fournies sparment pour chaque catgorie dentit (filiales, partenariats,
entreprises associes, entits structures non consolides).
Q5.1 Quelles sont les informations concernant les hypothses et jugements
importants mentionner en annexe ?
Selon IFRS 12.7, lentit doit fournir les informations sur les hypothses et jugements
importants sur lesquels elle sest fonde pour dterminer :
la qualification du contrle conjoint ;
le classement dun accord de partenariat sous forme de vhicule distinct en activit
conjointe ou co-entreprise.
[IFRS 12.7]
Date de validation : janvier 2015
Q5.2 Quelles sont les informations spcifiques fournir sur les partenariats ?
Les informations spcifiques fournir sur les partenariats significatifs sont les
suivantes :
Activit
conjointe
Co-entreprise
Nom du partenariat
Dividendes reus
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Q5.3 Quelles sont les informations financires rsumes fournir pour les coentreprises ?
Dans le cadre des informations financires rsumes fournir pour les co-entreprises
significatives (il est prcis quen cas de classement de tout ou partie de la
participation selon IFRS 5, la fourniture de ces informations nest pas impose), des
informations nouvelles seront requises puisque les montants des postes suivants
devront tre fournis :
Informations additionnelles
uniquement pour les co-entreprises
Actifs courants
Passifs courants
Produits dintrts
Produits
Charges dintrts
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Les informations financires rsumes peuvent tre bases sur les tats financiers de
la co-entreprise lorsque :
la co-entreprise est comptabilise la juste valeur conformment IAS 28 (2011), et
la co-entreprise ne prpare pas dtats financiers IFRS et leur prparation est
impraticable ou entranerait un cot excessif.
Dans ce cas, la base de prparation des tats financiers de la co-entreprise doit tre
mentionne en annexe.
Par ailleurs, en cas de co-entreprise dtenant des filiales, se pose la question de savoir
quelle doit tre la nature prcise des informations financires rsumes fournir.
Interrog sur cette question, le Comit dinterprtation a provisoirement dcid en
septembre 2014, de ne pas publier dinterprtation sur le sujet tout en prcisant que
dans un tel cas les informations financires rsumes devaient tre fournies sur la base
des tats financiers consolids de la co-entreprise incluant ses filiales (mme principe
pour une entreprise associe dtenant des filiales).
Enfin, pour rappel, tel quindiqu en Q5.2, une information spare doit tre donne sur
les engagements non comptabiliss relatifs une co-entreprise. Cela concerne les
engagements fournir du financement ou des ressources la coentreprise et aussi les
engagements de racheter les parts du partenaire dans la coentreprise (i.e. les puts sur
les titres du partenaire).
[IFRS 12.B12 - B15 et B 17-B19]
Pour plus de guidance, voir les Etats financiers illustrs KPMG ainsi que le Guide to annual financial statements
IFRS 12 supplement
Date de validation : janvier 2015
Q5.4 Quelles sont les informations fournir pour les co-entreprises qui prises
individuellement ne sont pas significatives et quel est le niveau
dagrgation acceptable ?
Il est possible dagrger les informations relatives des entits similaires
individuellement non significatives (par activit, secteur ou zone gographique par
exemple), mais les co-entreprises et les entreprises associes ne peuvent pas tre
agrges ensemble.
En particulier, selon IFRS 12.B16, lentit doit indiquer la valeur comptable globale de
ses intrts dans toutes les co-entreprises qui sont non significatives prises isolment
et qui sont comptabilises selon la mthode de la mise en quivalence.
L'entit doit galement indiquer sparment le montant global de sa quote-part des
lments suivants dans ses co-entreprises :
(a) rsultat net des activits poursuivies ;
(b) rsultat net aprs impt des activits abandonnes ;
(c) autres lments du rsultat global ;
(d) rsultat global total.
[IFRS 12.B16]
Pour plus de guidance, voir les Etats financiers illustrs KPMG ainsi que le Guide to annual financial statements
IFRS 12 supplement
Date de validation : janvier 2015
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Q5.5 Y a-t-il des particularits pour lexercice au cours duquel IFRS 11 est
adopte ?
Oui.
Comme indiqu en Q6.1, dans les premiers tats financiers dans lesquels IFRS 11 est
applique, une entit a lobligation dajuster ses comparatifs au titre dIFRS 11
uniquement sur la priode qui prcde immdiatement la priode au cours de laquelle
IFRS 11 est adopte, et ce, quel que soit le nombre de priodes comparatives
prsentes.
Paralllement, les informations requises par IFRS 12 relatives aux partenariats ne sont
galement exiges que pour la priode qui prcde immdiatement la priode au cours
de laquelle IFRS 11 est adopte.
[IFRS 12.C2A]
[Publication KPMG Insights Into IFRS, 3.6.370 & 450]
Date de validation : janvier 2015
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6. Transition
En France, selon notre exprience, une majorit de groupes utilisaient jusquici la
mthode de lintgration proportionnelle pour la comptabilisation de leurs coentreprises. Le passage de lintgration proportionnelle la mise en quivalence est
donc sans doute le scnario le plus probable.
Q6.1 A quelle date le changement de comptabilisation est-il effectu ?
Le changement de comptabilisation est effectu rtrospectivement au plus tard la
date douverture de la priode comparative qui prcde immdiatement la priode au
cours de laquelle IFRS 11 est adopte, et ce, quel que soit le nombre de priodes
comparatives prsentes.
Une entit peut opter pour lajustement selon IFRS 11 de toutes les priodes
comparatives antrieures quelle prsente.
Si lentit prsente des informations comparatives non ajustes pour une priode
antrieure la premire priode comparative, elle doit identifier clairement les
informations qui nont pas t ajustes, faire mention du fait quelles ont t tablies
selon des principes comptables diffrents et expliquer ceux-ci.
Cas dune application dIFRS 11 sur lexercice clos le 31 dcembre 2014 :
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Les textes ne sont pas clairs sur ce sujet. Selon nous, il serait prfrable dopter pour la
premire solution valeur comptable des actifs conomiques, la fois pour la coentreprise et le reste de lUGT / groupe dUGT. Cependant, en labsence de prcision
dans les textes, il est difficile dinterdire une approche actif net .
Par ailleurs, de ce sujet dcoule un certain nombre dautres questions qui sont
rsumes ci-dessous :
[IFRS 11.C2]
[Publication KPMG Insights Into IFRS, [Link]]
Date de validation : janvier 2015
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Q6.6 IP vers comptabilisation ligne ligne (activit conjointe) : quelles sont les
modalits de transition ?
IFRS 11 ne prvoit aucune disposition transitoire ce titre.
Mme si lon sattend ce que les diffrences de comptabilisation ne soient pas
importantes en gnral, on ne peut exclure que dans certains cas la comptabilisation
ligne ligne des actifs, passifs, produits et charges puisse diffrer de lintgration
proportionnelle de faon non ngligeable.
Certaines de ces problmatiques sont exposes dans la section 7 ci-dessous.
Date de validation : janvier 2015
Q6.7 MEE vers comptabilisation ligne ligne (activit conjointe) : quelles sont
les modalits de transition ?
Il est anticip que ce cas de figure soit relativement rare. Toutefois, si le cas se
prsente, voir la guidance ce sujet dans la publication KPMG Insights Into IFRS,
3.6.420, qui inclut un exemple illustratif.
Date de validation : janvier 2015
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Dans ces conditions, quel doit tre le chiffre daffaires comptabilis par X en N et
N+1 ?
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Q7.2 Quelle quote-part dactifs et passifs doit tre comptabilise lorsque la quotepart dintrt dtenue diffre de la quote-part de production achete par les
partenaires ?
Position de KPMG
Dans le cas o par exemple lun des partenaires a le droit dacheter 70 % de la
production alors quil ne dtient que 50 % des intrts, jusquici et en lattente des
conclusions dfinitives du Comit dinterprtation, la vue KPMG consisterait
comptabiliser les actifs, passifs, produits et charges en fonction du pourcentage
dintrt, les achats au partenariat en excs du pourcentage dintrt (20 % dans
lexemple ci-dessus) tant considrs comme des achats indirects en prix de march
auprs du partenaire. Cette vue implique que les ventes du partenariat aux partenaires
soient ralises en prix de march. Dans le cas contraire (en particulier si les achats
taient raliss au cot), une approche base sur les droits contractuels des
partenaires sur la production du partenariat pourrait tre approprie.
Discussions de place
La position de KPMG nest pas partage par certains. Lautre vue le plus souvent
avance dans les dbats consiste comptabiliser les actifs, passifs, produits et charges
en fonction des droits et obligations de chacun. Dans lexemple ci-dessus, le
partenaire ayant le droit dacheter 70 % de la production comptabiliserait donc 70 % des
actifs, passifs, produits et charges ; ce qui mcaniquement gnre un cart avec son
droit dans lactif net de 50 %. Cet cart serait comptabilis comme un actif ou passif
notionnel correspondant une crance ou dette sur lautre partenaire. A noter
galement quune difficult additionnelle interviendrait en cas de pourcentage dans la
production variant dans le temps.
Aucune position tranche ne ressort rellement ce sujet de l Agenda
Decision provisoire de novembre 2014. Il est essentiellement prcis que, dans
un tel cas, il conviendrait dapprhender les raisons lorigine dune telle
diffrence et de faire preuve de jugement pour dterminer le traitement appropri.
En particulier, le Comit dinterprtation note que dans le cas o les partenaires
ralisent des investissements substantiels qui diffrent de leur Q/P dintrt,
dautres lments contractuels pourraient expliquer une telle diffrence.
[Publication KPMG Insights Into IFRS, [Link]-260]
Date de validation : janvier 2015
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Q7.3 Comment comptabiliser les actifs dtenus par les parties qui sont utiliss
dans le cadre des activits du partenariat (sans changement de titre de
proprit) ainsi que des passifs associs ?
Cette question revient se demander si ces actifs / passifs correspondent aux actifs /
passifs des parties (donc comptabiliss 100 %) ou bien sils correspondent aux actifs /
passifs dtenus conjointement (donc comptabiliss seulement hauteur de la quotepart dtenue dans le partenariat).
Selon KPMG, la deuxime solution semblerait la plus approprie. Cependant, dautres
approches pourraient tre justifies en fonction des faits et circonstances.
Voir lexemple 9C dans la publication KPMG Insights Into IFRS, [Link].
[Publication KPMG Insights Into IFRS, [Link]-120]
Date de validation : janvier 2015
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