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Corrige Ds7

Ce document présente un corrigé d'exercices sur les endomorphismes nilpotents. Il définit ce qu'est un endomorphisme nilpotent et explique certaines de ses propriétés comme le fait qu'il n'est jamais bijectif. Le document contient également des exercices sur les endomorphismes nilpotents portant notamment sur la dimension de leur noyau et de leur image.

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Corrige Ds7

Ce document présente un corrigé d'exercices sur les endomorphismes nilpotents. Il définit ce qu'est un endomorphisme nilpotent et explique certaines de ses propriétés comme le fait qu'il n'est jamais bijectif. Le document contient également des exercices sur les endomorphismes nilpotents portant notamment sur la dimension de leur noyau et de leur image.

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1

Arnaud de Saint Julien - MPSI Lyce La Merci 2015-2016

Corrig du DS n7 du samedi 26 mars


Dure : 4 heures de 8h 12h. Les calculatrices sont interdites.
Les copies illisibles ou mal prsentes seront pnalises.

Exercices

Exercice 1 On considre lendomorphisme f de R3 dfinie par


f (x, y, z) = (4x y + 5z, 2x y z, 4x + y 5z).
1.
(x, y, z) Ker f

4x y + 5z = 0
2x y z = 0

4x + y 5z = 0

4x y + 5z = 0
car L3 = L1
2x + y + z = 0

4x y + 5z = 0
6x + 6z
= 0
L2 L2 + L1

y = 4x + 5z = z
x = z
(x, y, z) = z(1, 1, 1)

Ainsi Ker f = Vect {(1, 1, 1)} et comme le vecteur (1, 1, 1) est non nul, il constitue une base
de Ker f . Donc dim Ker f = 1. Ainsi par le thorme du rang, on a
rg f = dim R3 dim Ker f = 3 1 = 2.
2. Comme Ker f 6= {0}, f nest pas injective, donc nest pas un automorphisme.
3. Les vecteurs u = f (1, 0, 0) = (4, 2, 4) et v = f (0, 1, 0) = (1, 1, 1) sont dans Im f . Leurs
coordonnes sont non proportionnelles, ils forment donc une famille libre de deux vecteurs de
Im f qui est de dimension 2, ils en donc forment une base.
4. (a) Comparer Im f et P le plan de R3 dquation x + z = 0. Les coordonnes des vecteurs u
et v vrifient lquation du plan P . Donc u et v sont dans P , donc Vect {u, v} = Im f est
inclus dans P car P est stable par combinaison linaire. On en dduit que Im f = P car ils
ont la mme dimension.
(b) On remarque que le vecteur (1, 1, 1) qui engendre Ker f est aussi dans Im f car ses coordonnes vrifient lquation x + z = 0. Ainsi Ker f Im f 6= {0} et donc Ker f et Im f ne
sont pas supplmentaires dans R3 .
5. Dterminer un plan vectoriel Q de R3 dont limage par f est une droite vectorielle. Si Q =
Vect {a, b}, alors f (Q) = Vect {f (a), f (b)}. Il suffit donc de prendre deux vecteurs a et b non
colinaires avec a dans Ker f . On prend donc Q = Vect {(1, 1, 1); (1, 0, 0)}, cest bien un plan
de R3 , et on a
f (Q) = Vect {f (1, 1, 1); f (1, 0, 0)} = Vect {(0, 0, 0); (4, 2, 4)} = Vect {(4, 2, 4)}.
Limage du plan Q par f est donc la droite dirige par (4, 2, 4).
Exercice 2 (En vrac) Les questions sont indpendantes.
1. Dterminer la dimension du R-espace vectoriel
E = {P Rn [X] |

P (t) dt = 0}.

R1
Lapplication : P 7 0 P (t) dt est une forme linaire sur Rn [X] non nulle (car (1) = 1), donc
E est un hyperplan car noyau dune forme linaire non nulle et donc dim E = dim Rn [X] 1 = n.

Arnaud de Saint Julien - MPSI Lyce La Merci 2015-2016

2. On note E1 la droite du plan dquation y = x et E2 la droite du plan dquation y = 2x. Dterminer s(x, y) limage du vecteur (x, y) R2 par s la symtrie vectorielle sur E1 , paralllement
E2 .
Soit X = (x, y) R2 . Si X = X1 + X2 avec (X1 , X2 ) E1 E2 , on a s(X) = X1 X2 .
Dterminons X1 et X2 .
On cherche X1 de la forme (t, t) tel que X2 = (x, y) (t, t) = (x t, y t) E2 . Cela donne
y t = 2(x t) donc t = 2x y et donc
X1 = (2x y, 2x y) et

X2 = (x (2x y), y (2x y)) = (x + y, 2x + 2y).

Ainsi
s(x, y) = X1 X2 = (3x 2y, 4x 3y).
3. On note F(R, R) le R-espace vectoriel des applications de R dans R. Une fonction f est dite
lipschitzienne sur R sil existe un rel k tel que
x, y R, |f (x) f (y)| 6 k|x y|.
(a) Dmontrer que lensemble Lip(R) des fonctions lipschitziennes sur R est un sous-espace
vectoriel de F(R, R).
Soit f et g dans Lip(R) et un rel. On suppose que f est k-lipschitzienne et que g est
k -lipschitzienne.
Soit x et y dans R. On a
|f (x) + g(x) (f (y) + g(y))|

= |(f (x) f (y)) + g(x) g(y)|


6
6

|||f (x) f (y)| + |g(x) g(y)|


||k|x y| + k |x y|

(||k + k )|x y|

Ceci montre que la fonction f + g est (||k + k )-lipschitzienne donc f + g Lip(R).


Ainsi Lip(R) est bien un sous-espace vectoriel de F(R, R).
(b) Lensemble des fonctions majores sur R est-il un sous-espace vectoriel de F(R, R) ? Non,
car la fonction f : x 7 ex est ngative donc majore par 0 mais son oppose est exp qui
nest pas majore sur R.

Problme : une introduction aux endomorphismes nilpotents


Dans tout le problme, K dsigne le corps R ou C, et E un K-espace vectoriel .

Un endomorphisme f de E est dit nilpotent sil existe un entier naturel p N tel que f p = 0 (on
rappelle que f p dsigne lendomorphisme f f f ).
|
{z
}
p termes

2.1

Gnralits

1. On considre les endomorphismes u et v de R2 dfinis par


u(x, y) = (0, x)

et

v(x, y) = (0, y).

(a) On a u2 (x, y) = u(0, x) = (0, 0) donc u2 = 0 et u est nilpotent. De mme on a v 2 = v. Ainsi


pour tout entier n N , v n = v 6= 0, donc v nest pas nilpotent.
(b) Comme v 2 = v, v est un projecteur. On montre sans difficult que cest la projection
orthogonale sur laxe des ordonnes.
(c) On note s la symtrie orthogonale par rapport la droite dquation y = x. Ainsi s(x, y) =
(x, 0). On a alors
s v(x, y) = s(v(x, y)) = s(0, y) = (y, 0) = u(x, y).
Ainsi u = s v et u est la compose dune projection et dune symtrie.

Arnaud de Saint Julien - MPSI Lyce La Merci 2015-2016

2. Lendomorphisme drivation de Rn [X] not D est nilpotent car si P Rn [X], Dn+1 (P ) =


P (n+1) = 0 et donc Dn+1 = 0.
3. Soit f et g des endomorphismes de E qui commutent, cest--dire f g = g f . On suppose que
f et g sont nilpotents et que f p = g q = 0.
(a) Comme f et g commutent, on a (f g)p = f p g p = 0 g p = 0 donc f g est nilpotent.
(b) Le rsultat ne subsiste pas si f et g ne commutent pas. En effet lendomorphisme w dfinie
par w(x, y) = (y, 0) est nilpotent mais u w(x, y) = u(y, 0) = (0, y). Donc u w est un
projecteur et pour tout n N , on a (u w)n = u w 6= 0 donc u w nest pas nilpotent.
(c) Comme f et g commutent, on peut utiliser la formule du binme de Newton. On a
p+q

(f + g)


p+q 
X
p+q

k=0

k p+qk

f g


p1 
X
p+q

k=0

k p+qk

f g


p+q 
X
p+q

k=p

f k g p+qk .

Pou k > p, on a f k = 0 donc la deuxime somme est nulle. Pour k 6 p 1, on a p + q k >


p + q p + 1 > q + 1 donc g k = 0 et la deuxime somme est nulle. Finalement, (f + g)p+q = 0
et donc f + g est nilpotent.
4. Soit f un endomorphisme de E nilpotent avec f p = 0. Calculer (id f )(id +f +f 2 + +f p1 ).
En dduire que id f est bijectif et donner son inverse.
Notre candidat pour linverse de id f est id +f + . . . + f p1 (pour k > p, f k = 0). On a
(id f ) (id +f + . . . + f p1 ) = id +f + . . . + f p1 (f + f 2 + . . . + f p1 + f p ) = id f p = id .
De mme, on a (id +f + . . . + f p1 ) (id f ) = id donc id f est inversible dinverse id +f +
. . . + f p1 .
Soit f un endomorphisme nilpotent. On appelle indice de nilpotence le plus petit entier r N tel
que f r = 0.
5. Lindice de nilpotence de lapplication u de la question 1 vaut 2 et celui de lendomorphisme
drive troisime de R22 [X] qui un polynme P de R22 [X] associe le polynme P (3) vaut 8.
6. Dmontrer quun endomorphisme nilpotent nest jamais bijectif. On suppose f p = 0. Si f est
bijectif alors par compose, on a f p = 0 qui est bijectif. Contradiction.

2.2

Cas de la dimension finie

Jusqu la fin de lexercice, on suppose en plus que E est de dimension finie n.


7. Majoration de lindice de nilpotence : soit f un endomorphisme nilpotent non nul dindice r.
(a) Justifier lexistence dun vecteur x E tel que f r1 (x) 6= 0.
Comme f 6= 0, son indice de nilpotence est strictement suprieur 1. Ainsi r 1 N . Par
minimalit de r, on ne peut donc avoir f r1 = 0, il existe donc un vecteur x E tel que
f r1 (x) 6= 0.
(b) Dmontrer que la famille (x, f (x), . . . , f r1 (x)) est une famille libre de E. Soit x E tel
que f r1 (x) 6= 0. Soit 0 , r1 des rels tels que 0 x + 1 f (x) + . . . + r1 f r1 (x) = 0.
En composant par f r1 , on obtient 0 f r1 (x) = 0 et donc 0 = 0 car f r1 (x) 6= 0. Ainsi
1 f (x) + . . . + r1 f r1 (x) = 0. On compose alors par f r2 , on obtient 1 f r1 (x) = 0
et donc 1 . On ritre le procd, et on obtient 1 = . . . = r1 = 0 et donc la famille
(x, f (x), . . . , f r1 (x)) est une famille libre de E.
(c) Comparer ainsi r et dim E. Cette famille libre est contitue de r vecteurs et dim E = n,
donc r 6 n. Lindice de nilpotence est don majore par la dimension de lespace.
8. Endomorphisme localement nilpotent : soit f un endomorphisme de E. On suppose que f est
localement nilpotent, cest--dire :
x E, p N, f p (x) = 0.

Arnaud de Saint Julien - MPSI Lyce La Merci 2015-2016

(a) Dmontrer que f est nilpotent, cest--dire quil existe un entier N N tel que f N = 0.
Lide est dintroduite une base (e1 , . . . , en ) de E. Comme f est localement nilpotente,
elle est en particulier nilpotente sur les ei , donc il existe des entiers p1 , . . . , pn tels que
f p1 (e1 ) = 0, . . . , f pn (en ) = 0. Mais alors en prenant par exemple N = p1 p2 . . . pn , on a pour
tout i, f N (ei ) = 0. En effet par exemple, f N (e1 ) = f p2 ...pn (f p1 (e1 )) = f p2 ...pn (0) = 0. Cela
implique que f N = 0. En effet, pour tout x E, en crivant x = x1 e1 + + xn en avec les
xi dans R, on a par linarit de f N :
f N (x) = f N (x1 e1 + + xn en ) = x1 f N (e1 ) + + xn f N (en ) = 0.
(b) Le rsultat persiste-t-il si E est de dimension infinie ? Non, car dans K[X] lendomorphisme
drivation D est localement nilpotent : si P K[X] est de degr n, alors sa drive n + 1ime est nulle, donc Dn+1 (P ) = 0. En revanche D nest pas nilpotent car sinon, il existerait
un entier N tel que DN = 0. En particulier, on aurait DN (X N ) = 0, or DN (X N ) = N !.

Sil reste du temps

Exercice 3 (La suite des noyaux sessoufle) Soit f un endomorphisme de E un K-espace vectoriel de dimension finie.
Pour k N, on pose ak = dim(Ker f k+1 ) dim(Ker f k ).
1. Soit k N.
(a) Dmontrer que Ker f k Ker f k+1 . On dit que la suite des noyaux est croissante.
x Ker f k donc f k1 (x) = 0 puis f (f k1 (x)) = f (0) = 0 donc x Ker f k+1 .
(b) Comparer Im f k et Im f k+1 . Soit y Im f k+1 . Il existe x E tel que y = f k+1 (x) =
f k (f (x)) Im f k . Ainsi Im f k+1 Im f k .
2. Dmontrer que la suite (ak )kN est dcroissante (on dit que la suite des noyaux sessoufle). On
pourra considrer lapplication linaire : Im f k E dfinie par (x) = f (x).
Remarquons que x ker x Im f k et f (x) = 0. Donc Ker = Ker f Im f k . On a aussi
Im = Im f k+1 , donc en appliquant le thorme du rang (TDR) , on obtient
dim Im f k = dim Ker + dim Im dim Im f k = dim Ker f Im f k + dim Im f k+1 .
Ainsi dim Im f k dim Im f k+1 = dim Ker f Im f k = bk . Or Im f k+1 Ker f Im f k Ker f et
donc en prenant la dimension, on obtient bk+1 6 bk .
Il reste remarquer que ak = dim(Ker f k+1 ) dim(Ker f k ) est gal dim Im f k dim Im f k+1 .
En effet, en appliquant le TDR f k et f k+1 , on a
dim E = dim Ker f k + dim Im f k = dim Ker f k+1 + dim Im f k+1 .
Ainsi ak = bk et donc la suite (ak )kN est dcroissante.

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