Rapport 2015
Rapport 2015
Rapport de jury
________________________________________________________________________________
www.education.gouv.fr
1 Composition du jury
2.1
Droulement du concours
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.2
. . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2.2.1
Commentaires gnraux
2.2.2
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
15
22
3.1
nonc . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
22
3.2
30
3.3
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
32
3.3.1
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
32
3.3.2
L'organisation du sujet . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
33
3.3.3
Correction dtaille . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
34
42
4.1
nonc . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
42
4.2
53
4.2.1
Matrices alatoires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
53
4.2.2
53
4.2.3
54
55
4.3
5.2
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
5.1.1
5.1.2
5.1.3
74
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
75
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
76
77
78
5.2.1
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
78
5.2.2
79
page 1
5.3
5.2.3
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
5.2.4
. . . . . . . . . . . . . .
91
5.2.5
101
101
5.3.1
101
5.3.2
103
90
106
6.1
106
6.2
107
6.2.1
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
107
6.3
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
108
6.4
110
6.5
112
6.6
. . . . . . . . . . . . .
114
6.6.1
. . . . . . . . . . . . .
115
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
119
Algbre linaire
130
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
130
9.1.1
Espaces vectoriels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
130
9.1.2
130
9.2
Groupes et gomtrie
9.3
9.4
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
131
. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
131
132
9.5
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
132
9.6
133
9.7
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
134
9.8
Calcul direntiel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
134
9.9
Calcul intgral
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
135
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
135
9.10
Probabilits
9.11
Analyse fonctionnelle
9.12
Gomtrie direntielle
9.13
Algorithmique fondamentale
9.14
Automates et langages
9.15
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
142
9.16
Logique et dmonstration . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
142
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
136
137
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
141
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
141
143
Chapitre 1
Composition du jury
DIRECTOIRE
TOROSSIAN Charles, Prsident
PARIS
BONNAILLIE-NOEL
Vice-prsidente
PARIS
PARIS
PARIS
AIX-MARSEILLE
NICE
PARIS
PARIS
TOULOUSE
Virginie,
JURY
ABERGEL Luc
ABGRALL Rmi
ABGRALL Sophie
APPEL Walter
AUBERT Violaine
BARANI Jean Pierre
BARBOLOSI Dominique
BARDET Jean-Marc
PARIS
BORDEAUX
BORDEAUX
Professeure agrge
LYON
PARIS
LYON
AIX-MARSEILLE
PARIS
page 3
BARDET Magali
BASSON Arnaud
BAUMANN Pierre
BAYLE Vincent
BEAULIEU Anne
BECHATA Abdellah
BERNARDI Dominique
BIOLLEY Anne-Laure
BLANLOEIL Vincent
BOLDO Sylvie
BOSTAN Alin
BOUALEM Hassan
BOUGE Luc
BOULMEZAOUD Tahar-Zamne
BREMONT Julien
BROUZET Robert
BURGUET David
CACHERA David
CALDERO Philippe
CANCES Clment Antoine
CARAYOL Henri
CHAINAIS Claire
CHALENDAR Isabelle
CHOIMET Denis
CHOMETTE Thomas
CLARK Julien
CLAUSEL Marianne
COQUIO Agns
COMON Hubert
COURANT Judicael
COUVREUR Alain
D'ANGELO Yves
DAMBRINE Marc
DEVULDER Christophe
DI VIZIO Lucia
DOUMERC Yan
DROUHIN Catherine
DUJARDIN Guillaume
DUJARDIN Romain
FISCHLER Stphane
FLECKINGER Vincent
FLON Stphane
FONTAINE Hlne
FONTAINE Philippe
FRANCINOU Serge
FREGIER Yael
FRICKER Christine
GERMAIN Cyril
GRIVAUX Sophie
HADIJI Rejeb
HANROT Guillaume
ROUEN
VERSAILLES
Professeur agrg
STRASBOURG
TOULOUSE
Professeur agrg
CRETEIL
CAEN
PARIS
PARIS
Professeure agrge
STRASBOURG
VERSAILLES
VERSAILLES
MONTPELLIER
RENNES
VERSAILLES
CRETEIL
MONTPELLIER
PARIS
RENNES
LYON
PARIS
STRASBOURG
LILLE
LYON
LYON
PARIS
Professeur agrg
TOULOUSE
Professeur agrg
GRENOBLE
GRENOBLE
VERSAILLES
LYON
Professeur agrg
VERSAILLES
ROUEN
BORDEAUX
ORLEANS-TOURS
VERSAILLES
LILLE
Professeur agrg
PARIS
LILLE
CRETEIL
VERSAILLES
BESANON
VORLEANS-TOURS
Professeur agrg
LYON
POITIERS
PARIS
LILLE
VERSAILLES
PARIS
Professeur agrg
LILLE
CRETEIL
LYON
page 4
HARDOUIN Ccile
HENRI Michel
HERAU Frdric
HMIDI Taouk
HUBERT Florence
IMEKRAZ Rak
KASPEREK Xavier
KLOPP Frdric
KUCZMA Frdric
LATOUCHE Pierre
LAMBOLEY Jimmy
LE COURTOIS Olivier
LE FLOCH Matthieu
LECUE Guillaume
LEFEVRE Pascal
LEGER Jean-Christophe
LEROY Richard
LEVY-VEHEL Jacques
LIVERNET Muriel
LLERAS Vanessa
LODS Vronique
MALLORDY Jean-Franois
MARCHE Claude
MARIANI Charles-Pierre
MARINO Alexandre
MATHERON Etienne
MATRINGE Nadir
MERIGOT Quentin
MERIL Alexis
MICHEL Julien
MONAT Pascale
MONIER Marie
MONNIAUX Sylvie
MONS Pascal
NIEDERMAN Laurent
OUDET Edouard
PUCHOL Pierre
RECHER Franois
REZZOUK Marc
RHODES Rmi
RISLER Jean-Jacques
RIVOLLIER Damien
ROBERT Damien
ROUX Raphal
SCHRAEN Benjamin
THERY Laurent
TOSEL Nicolas
TOSEL Emmanuelle
TROTABAS Denis
TU Jean-Louis
VALLETTE Bruno
VERSAILLES
PARIS
NANTES
RENNES
MARSEILLE
BORDEAUX
NICE
Professeur agrg
PARIS
NANTES
PARIS
PARIS
LYON
RENNES
Professeur agrg
VERSAILLES
LILLE
PARIS
Professeur agrg
TOULOUSE
Professeur agrg
VERSAILLES
CRETEIL
MONTPELLIER
PARIS
CLERMONT- FERRAND
VERSAILLES
PARIS
Professeur agrg
MONTPELLIER
Professeur agrg
LILLE
POITIERS
PARIS
GUADELOUPE
POITIERS
GRENOBLE
PARIS
Professeure agrge
AIX-MARSEILLE
PARIS
VERSAILLES
GRENOBLE
VERSAILLES
LILLE
ROUEN
PARIS
PARIS
NANCY-METZ
Professeur agrg
BORDEAUX
PARIS
VERSAILLES
NICE
PARIS
PARIS
MONTPELLIER
Professeur agrg
NANCY-METZ
NICE
page 5
VALIBOUZE Annick
VERNEYRE-PETITGIRARD
Sverine
VIAL Grgory
VINCENT Christiane
WATTIEZ Johann
WEILL Mathilde
ZINSMEISTER Michel
ZWALD Laurent
PARIS
VERSAILLES
Professeure agrge
LYON
NANCY-METZ
PARIS
Professeur agrg
PARIS
Professeure agrge
ORLEANS-TOURS
GRENOBLE
page 6
Chapitre 2
Droulement du concours et statistiques
page 7
La note de service 2015-064 du 9 avril 2015, relative l'aectation des laurats des concours du second
degr en qualit de professeur stagiaire, explique en dtail les conditions d'un ventuel report de stage
accord aux laurats du concours de l'agrgation qui souhaitent poursuivre des tudes doctorales ou
des autres possibilits d'accomplissement du stage.
Les laurats disposent sur le site http ://www.education.gouv.fr/ du systme d'information et d'aide
aux laurats (Sial), qui comporte notamment un guide synthtisant la note de service. De plus, un
dispositif d'aide et de conseil personnalis joignable par tlphone a t mis leur disposition du 4 mai
au 12 juin 2015 puis du 15 au 31 juillet 2015.
Le programme, la nature des preuves crites et orales, font l'objet de publications sur le site ociel
de Ministre de l'Education nationale l'adresse http://www.education.gouv.fr/pid63/siac2.html.
Le programme pour la session 2015 a t publi le 14 fvrier 2014. Les candidats sont invits consulter
le site ociel de l'agrgation externe de mathmatiques, l'adresse www.agreg.org o se trouvent aussi
tous les renseignements pratiques concernant les sessions venir. Il comporte comporte une modication lgre du programme spcique de l'oral ; le corpus commun de modlisation lgrement modi
fera partie intgrante du corpus commun de l'oral.
Le programme de la session 2016 a t publi le 13 avril 2015, il est identique celui de la session 2015.
Par ailleurs, partir de cette session, seuls des logiciels libres sont proposs pour les preuves de
modlisation (options A, B, C). La liste prcise et actualise de ces logiciels est disponible sur le site
de l'agrgation. ce jour la liste est la suivante : Python, Scilab, Octave, Sage, Maxima, Xcas, R.
L'preuve agir en fonctionnaire de l'tat de manire thique et responsable a t supprime lors
de la session 2015. En eet l'arrt du 25 juillet 2014 modiant l'arrt du 28 dcembre 2009 xant les
sections et les modalits d'organisation des concours de l'agrgation et publi au Journal Ociel du 12
aot 2014, prcise les nouveaux coecients des preuves (4 pour les 5 preuves) et indique par ailleurs
dans son article 8 que les aspects professionnels pourront tre valus durant les preuves orales ellesmmes. L'article 8 est rdig comme suit : Lors des preuves d'admission du concours externe, outre
les interrogations relatives aux sujets et la discipline, le jury pose les questions qu'il juge utiles lui
permettant d'apprcier la capacit du candidat, en qualit de futur agent du service public d'ducation,
prendre en compte dans le cadre de son enseignement la construction des apprentissages des lves et
leurs besoins, se reprsenter la diversit des conditions d'exercice du mtier, en connatre de faon
rchie le contexte, les direntes dimensions (classe, quipe ducative, tablissement, institution
scolaire, socit) et les valeurs qui le portent, dont celles de la Rpublique. Le jury peut, cet eet,
prendre appui sur le rfrentiel des comptences professionnelles des mtiers du professorat et de
l'ducation x par l'arrt du 1er juillet 2013 .
Durant les preuves de l'oral, le jury a pos aux candidats des questions portant sur la mise en situation
pratique de leurs savoirs acadmiques, dans des situations pdagogiques et dans un contexte didactique
page 8
pos.
le Maroc et la Tunisie . Ces chires peuvent donc direr d'autres chires disponibles sur Internet ou
sur le site du Ministre de l'Education nationale.
C'est la deuxime anne que le nombre d'tudiants est moindre que le nombre de postes ouverts au
concours. Le graphe ci-dessous rsume cette situation proccupante.
1. 2017 copies en Mathmatiques gnrales ont t corriges, incluant celles des tudiants marocains et tunisiens.
page 9
2000
1800
1600
1400
Effectifs
1200
Total Prsents
tudiants Prsents
ENS Prsents
Postes pourvoir
1000
800
600
400
200
0
20
01
20
03
20
05
20
07
20
09
20
11
20
13
20
15
Admissibilit :
Ecart-type prsents
Moy. admissibles
Ecart-type admissibles
MG
5,28
4,07
9,01
3,79
AP
5,35
4,19
9,06
3,89
Admission :
Le jury ne dispose pas, lors des passages des candidats devant les commissions, d'infor-
mations particulires (notes d'crit, notes aux autres oraux, qualit, etc.). Il note toutes les personnes
partir de leur seule prestation, selon les mmes critres et une grille stricte commune toutes les
commissions. Des tests statistiques (KS) sont faits rgulirement pour veiller l'harmonisation entre
les commissions. La prsidence du concours veille sur ces indicateurs et runit la n de chaque srie,
page 10
les 27 secrtaires de commissions pour un bilan partiel. Il est important de rappeler que le jury a la
volont de noter les candidats de manire bienveillante, il n'a pas de peine valoriser les aspects positifs
des prestations des candidats.
De fait comme l'an pass le jury n'a pas attribu l'ensemble des postes ouverts au concours. l'issue des
preuves orales, 274 postes ont t pourvus ; le premier admis a eu une moyenne de 19,65/20, le dernier
admis une moyenne de 8,1/20. Notons qu'un candidat a abandonn lors de la dernire preuve orale,
alors qu'il avait un total de points susant pour passer la barre. Notons toutefois que la moyenne
gnrale des admis se situe 11,93/20 (cart-type 2,84) tandis que celle des candidats prsents
l'ensemble des preuves orales tait de 8,62/20 (cart-type 3,75).
Le jury rappelle qu'un concours n'est pas un examen et qu'il convient de passer toutes les preuves. Par
ailleurs les notes attribues ne sont pas des jugements de valeur sur les candidats, mais permettent de
classer les personnes de manire ecace en minimisant le risque d'erreur. C'est pourquoi toute la plage
de 0 20 est utilise. Le prsident du jury reoit de nombreuses rclamations concernant l'existence
de notes trs basses et rpond systmatiquement dans ce sens.
On rsume dans le tableau ci-dessous les barres d'admission durant les 8 prcdentes annes :
Anne
Barre d'admission
2015
274
8,1/20
2014
275
8,48/20
2013
323
7,95/20
2012
308
8,1/20
2011
288
9,33/20
2010
263
9,8/20
2009
252
10,15/20
2008
252
10,1/20
Le recrutement de professeurs agrgs de mathmatiques ne peut se faire que sur des critres de qualits
scientiques et pdagogiques rpondant un minimum, plac cette anne 162/400, eu gard aux
les professeurs
agrgs participent aux actions d'ducation, principalement en assurant un service d'enseignement et
assurent le suivi individuel et l'valuation des lves. Ils contribuent conseiller les lves dans le
choix de leur projet d'orientation. Ils enseignent dans les classes prparatoires aux grandes coles, dans
les classes des lyces, dans les tablissements de formation et exceptionnellement dans les classes des
collges.
missions actuellement xes aux agrgs telles qu'elles sont dnies sur le site du MEN ;
l'oral
Ecart-type prsents
Moy. admis
Ecart-type admis
Ecrit MG
9,48
4,02
12,31
3,73
Ecrit AP
9,49
4,11
12,21
4,02
Oral Algbre-gomtrie
8,55
4,86
12,38
3,78
Oral Analyse-probabilits
8,03
4,86
11,76
4,05
Oral Modlisation
7,56
4,58
10,97
3,93
Concernant les ventuelles corrlations entre les preuves orales et crites, on rsume dans les tableaux
ci-dessous les nuages de points des prsents aux preuves orales, entre les preuves crites (MG-AP),
l'preuve crite de mathmatiques gnrales et l'preuve orale d'algbre-gomtrie, l'preuve crite
d'analyse-probabilits et l'preuve orale d'analyse-probabilits pour les candidats des options A,B,C.
page 11
MG--AP
25
20
15
MG--AP
Linaire (MG--AP)
10
0
0
10
15
20
25
Nuage de points des preuves crites des prsents l'oral Option A-B-C
MG--Algbre et gomtrie
25
20
15
MG--Algbre et gomtrie
Linaire (MG--Algbre et gomtrie)
10
0
0
10
15
20
25
Nuage de points des preuves crit MG-oral d'algbre-gomtrie des prsents l'oral Option A-B-C
page 12
AP--Analyse probas
25
20
15
AP--Analyse probas
Linaire (AP--Analyse probas)
10
0
0
10
15
20
25
Nuage de points des preuves crit AP- oral d'analyse et probabilits des prsents l'oral Option
A-B-C
Concernant les candidats de l'option D (informatique), le tableau ci-dessous rsume les corrlations
entre les crits et les oraux de mathmatiques ou d'informatique. La dirence en trs nette entre la
corrlation crit-oral entre mathmatiques et informatique.
page 13
25
AP-crit
20
y = 0,930x + 0,229
R = 0,508
15
10
5
0
0
10
15
20
MG-crit
20
25
18
16
12
Oral Info
Oral Maths
20
y = 1,136x - 5,000
R = 0,414
14
10
8
15
y = 0,725x - 0,857
R = 0,214
10
6
4
2
0
0
0
10
15
20
MG- crit
10
15
20
MG-crit
20
25
18
16
12
Oral Info
Oral-Maths
20
y = 0,709x + 0,516
R = 0,275
14
10
8
15
y = 0,649x + 0,442
R = 0,292
10
6
4
2
0
0
0
10
15
20
25
AP-crit
10
15
20
25
AP-crit
page 14
cette anne par le trop faible nombre d'tudiants prparant ce concours, c'est--dire dans des prparations universitaires (en gros moins de 200 personnes). D'autre part, le jury est proccup par le dfaut
de prparation des candidats issus du corps professoral (certis en gnral) : cela dvoile des moyens
trop faibles consacrs la formation continue et l'absence de congs formation.
Eectifs dtaills
!
"
#
Professions et Diplmes
page 15
Profession
CERTIFIE
ETUDIANT HORS ESPE
ENS.STAGIAIRE 2E DEG. COL/LYC
SANS EMPLOI
CADRES SECT PRIVE CONV COLLECT
CONTRACTUEL 2ND DEGRE
ETUDIANT EN ESPE
ELEVE D'UNE ENS
PLP
SALARIES SECTEUR TERTIAIRE
PERS ENSEIG TIT FONCT PUBLIQUE
ENSEIGNANT DU SUPERIEUR
SALARIES SECTEUR INDUSTRIEL
PROFESSIONS LIBERALES
PROFESSEUR ECOLES
MAITRE CONTR.ET AGREE REM TIT
PERS FONCTION PUBLIQUE
MAITRE AUXILIAIRE
FORMATEURS DANS SECTEUR PRIVE
PROFESSEUR ASSOCIE 2ND DEGRE
VACATAIRE ENSEIGNANT DU SUP.
AGREGE
CONTRACT ENSEIGNANT SUPERIEUR
AG NON TITULAIRE FONCT PUBLIQ
VACATAIRE DU 2ND DEGRE
FONCT STAGIAIRE FONCT PUBLIQUE
ASSISTANT D'EDUCATION
PERS ENSEIG NON TIT FONCT PUB
INSTITUTEUR
ENSEIG NON TIT ETAB SCOL.ETR
MAITRE DELEGUE
PERS FONCT TERRITORIALE
ARTISANS / COMMERCANTS
AGENT ADMI.MEMBRE UE(HORS FRA)
ADJOINT D'ENSEIGNEMENT
PEGC
CONTRACTUEL FORMATION CONTINUE
MAITRE CONTR.ET AGREE REM MA
PROF DES ECOLES STAGIAIRE
PEPS
EMPLOI AVENIR PROF.2ND D.PUBLI
MILITAIRE
CONTRACTUEL APPRENTISSAGE(CFA)
AGRICULTEURS
SURVEILLANT D'EXTERNAT
INSTITUTEUR SUPPLEANT
VACATAIRE APPRENTISSAGE (CFA)
EMPLOI AVENIR PROF.ECOLE PUBLI
CONTRACT MEN ADM OU TECHNIQUE
Inscrits
1464
406
227
224
147
115
95
92
54
41
35
34
29
29
26
21
20
18
17
16
16
14
14
12
12
10
8
8
6
5
5
4
4
3
3
2
2
2
2
1
1
1
1
1
1
1
1
1
1
Prsents
906
330
124
104
54
44
68
89
20
13
9
10
8
11
7
17
7
11
7
7
6
4
7
5
7
5
4
5
Composs Admissibles
886
294
328
214
120
34
98
34
48
20
41
7
64
38
89
89
18
1
10
4
9
3
10
5
8
1
11
4
6
1
17
10
7
2
11
3
7
2
7
3
6
3
3
2
7
5
5
2
7
2
5
2
4
2
4
1
1
Oral
169
206
28
26
14
6
36
88
1
4
2
3
2
4
1
1
2
1
3
1
4
2
2
2
1
Admis
11
127
3
14
4
2
19
82
1
1
1
4
1
1
Cette anne, 86 certis, laurats du concours de l'agrgation interne 2015 ou du CAER 2015, taient
admissibles. Seules 8 personnes se sont prsentes l'oral, dont deux ont t admises. Il faut donc rester
prudent sur l'interprtation des taux de succs concernant les certis ou les admissibles l'agrgation
interne, compte tenu du fait que la population prsente l'oral de l'agrgation externe est celle qui n'a
pas eu de succs au concours de l'interne.
2. Les catgories professionnelles et les catgories par diplmes listes correspondent aux dclarations des candidats
lors de l'inscription : elles ne font l'objet d'aucune vrication et doivent tre considres avec prudence.
page 16
Diplme
Inscrits
Prsents
Composs
Admissibles
Oral
Admis
MASTER
1269
823
807
407
370
227
756
463
453
151
81
442
220
208
88
63
16
DOCTORAT
302
130
124
53
40
12
154
79
77
18
118
66
62
41
31
DISP.TITRE 3 ENFANTS
76
44
44
11
GRADE MASTER
72
35
31
38
23
23
22
11
11
sans emploi recoupe souvent les titulaires d'un doctorat. Cela rete les dicults actuelles
Age
Homme
Femme
Inscrits
2219
1033
Prsents
1270
625
Composs
1228
613
Admissibles
577
212
Oral
450
161
Admis
214
60
Ces pourcentages sont apprcier en tenant compte du fait que les femmes ne reprsentent qu'un
faible pourcentage parmi les candidats issus d'une ENS (8 femmes pour 81 hommes). Si on exclut cette
catgorie, on trouve un taux de russite l'oral (admis/prsent) de 35% pour les femmes et 36% pour
les hommes.
La question qui consiste s'interroger sur le fait que la rpartition hommes-femmes l'crit (33%) ne
se retrouve pas sur les admis (22%) n'est pas vraiment pertinente dans le cadre d'un concours o le
hasard n'a pas sa place. En pratique, le taux de russite est trs clairement corrl la qualit de la
prparation et le jury encourage donc vivement les femmes s'engager dans les tudes dominante
mathmatique, puisqu'elles y russissent bien, notamment l'oral o le taux de russite des tudiantes
admissibles est lgrement meilleur que celui des tudiants.
page 17
leur ge.
Age
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31
32
33
34
35
36
37
38
39
40
41
42
43
44
45
46
47
48
49
50
51
52
53
54
55
56
57
58
59
60
61
62
63
64
65
66
Inscrits
2
32
160
194
139
145
117
149
173
148
119
101
102
116
108
100
107
119
98
96
90
97
91
83
77
71
57
69
39
43
43
38
24
21
21
17
9
8
4
6
5
8
2
1
2
1
Prsents
2
28
146
172
96
99
57
86
92
72
62
45
54
51
56
57
65
60
56
51
47
48
54
48
50
30
31
34
15
23
21
20
11
15
12
12
4
3
3
1
2
3
1
Composs
2
28
143
171
95
97
56
82
89
69
56
43
53
49
53
57
65
59
53
51
45
46
53
47
49
29
30
32
15
23
19
19
11
13
12
11
4
3
2
1
2
3
1
Admissibles
2
24
110
120
43
34
23
18
30
26
19
19
23
18
17
20
22
22
25
17
18
17
20
12
16
7
12
10
6
10
8
5
3
5
3
3
1
Oral
2
24
109
115
41
31
22
16
21
15
16
17
15
7
10
15
10
14
12
10
8
9
9
7
10
5
7
6
2
6
5
5
2
3
2
2
1
page 18
Admis
2
19
85
78
22
18
6
5
7
2
2
4
3
1
1
3
2
2
1
2
2
1
1
2
1
Ce tableau conrment que l'agrgation externe permet de recruter de jeunes enseignants. Les jeunes
(moins de 27 ans) constituent 45% des admissibles mais surtout l'essentiel des admis au concours (84%
des reus). Cependant des candidats plus avancs en ge se sont aussi prsents avec succs lorsqu'ils
ont pu bncier d'une bonne prparation.
Inscrit
Compose
Admissible
Oral
Admis
CRETEIL-PARIS-VERSAIL.
RENNES
LYON
GRENOBLE
TOULOUSE
903
140
169
148
150
497
112
96
90
81
256
58
53
42
40
212
50
40
33
31
103
34
28
17
15
AIX-MARSEILLE
BORDEAUX
186
106
108
66
36
28
26
24
11
11
STRASBOURG
BESANCON
LILLE
NICE
96
66
131
133
54
49
80
63
24
21
27
22
20
18
15
12
7
7
6
5
MONTPELLIER
113
64
19
14
NANCY-METZ
POITIERS
74
88
42
20
16
5
15
4
4
3
ORLEANS-TOURS
AMIENS
DIJON
CAEN
NANTES
ROUEN
75
63
60
46
122
68
49
37
34
33
63
45
17
9
15
13
21
17
13
7
12
9
16
9
3
3
3
3
2
2
LA REUNION
87
52
16
10
CLERMONT-FERRAND
REIMS
46
42
28
27
8
11
5
7
1
1
GUADELOUPE
35
13
MARTINIQUE
LIMOGES
MAYOTTE
31
19
14
13
8
5
2
6
3
2
3
1
POLYNESIE FRANCAISE
GUYANE
14
12
5
3
1
1
NOUVELLE CALEDONIE
CORSE
12
3
Versailles, Rennes, Lyon, Grenoble, Toulouse, Aix-Marseille, Bordeaux, Strasbourg, Besanon, Lille et
Nice) qui totalisent prs de 90% des laurats.
Cette concentration des admis sur les grandes mtropoles franaises a diverses consquences qu'il est
dicile de prvoir.
La premire est l'aectation des stagiaires, qui depuis deux ans se fait en gnral sur l'acadmie
d'inscription universitaire. Ainsi de nombreuses acadmies ne reoivent que quelques stagiaires agrgs
alors que l'Ile-de-France est submerge. Il est donc conseill aux laurats de demander eectuer leur
stage dans des acadmies dcitaires dans lesquelles ils trouveront de bonnes conditions. Les laurats
d'Ile-de-France n'auront pas la garantie de pouvoir eectuer leur stage en lyce.
La deuxime consquence est la tension qu'induit une baisse de performance au concours de l'agrgation
dans certaines acadmies o bien souvent Master-2 rime avec prparation l'agrgation, compte tenu
de la faiblesse des eectifs d'tudiants. Bien que la prparation l'agrgation ne soit pas un objectif
prioritaire des petites universits de province, il convient de rchir l'galit territoriale dans ce
contexte de pnurie des tudiants. La situation des DOM est particulirement proccupante de ce
point de vue. La consquence logique, terme, est la fermeture des formations acadmiques de type
Master de mathmatiques dans de nombreuses universits ou leur mutualisation au sein des nouvelles
grandes rgions ou des ComUE.
A titre de comparaison, le tableau suivant synthtise le nombre d'admis en 2005 par acadmie, session
qui avait vu 1644 prsents (dont 795 tudiants et 104 lves d'une ENS), 712 admissibles et nalement
388 admis pour 388 postes.
page 20
Academie
AIX-MARSEILLE
AMIENS
BESANCON
BORDEAUX
CAEN
CLERMONT-FERRAND
CORSE
Admis 2005
7
3
7
20
6
6
0
Admis 2015
11
3
7
11
3
1
0
CRETEIL-PARIS-VERSAIL.
DIJON
GRENOBLE
GUADELOUPE
GUYANE
LA REUNION
LILLE
LIMOGES
LYON
MARTINIQUE
MAYOTTE
MONTPELLIER
NANCY-METZ
NANTES
NICE
NOUVELLE CALEDONIE
ORLEANS-TOURS
POITIERS
POLYNESIE FRANCAISE
REIMS
RENNES
ROUEN
STRASBOURG
TOULOUSE
136
3
19
1
0
0
13
0
51
0
0
5
8
13
2
0
9
5
0
7
35
3
15
14
103
3
17
0
0
1
6
0
28
0
0
4
4
2
5
0
3
3
0
1
34
2
7
15
page 21
Chapitre 3
preuve crite de mathmatiques
gnrales
3.1 nonc
Les calculatrices, tlphones, tablettes, ordinateurs et autres appareils lectroniques similaires, ainsi que les documents sont interdits. La qualit de la rdaction sera un facteur
important d'apprciation des copies. On invite donc le candidat produire des raisonnements clairs, complets et concis. Le candidat peut utiliser les rsultats noncs dans les
questions ou parties prcdentes ; il veillera toutefois prciser la rfrence du rsultat
utilis.
On note
d'un nombre
Si
X.
a b rns pour signier
classe de a modulo n, que
n.
an de Z{nZ sera la
a | b pour a divise b .
L'lment
p, la p-valuation
m. On la notera
p de P .
sera dit
est la puissance de
premier, on notera
Fp
le corps
, si
valp pmq 0
ou
pour tout
Z{pZ.
GLpE q le groupe des endomorphismes
E , alors Mate pq sera la matrice
d'une matrice sera not det.
inversibles de
de
Le nombre
Pour tout
Soit
et
valp pmq.
dsignera le cardinal de
On notera
X , #X
E.
Si
dans la base
e.
E,
et
un endomorphisme de
coecients dans
A. Si M
1.
page 22
R2
de
dnie positive
dans
Le sujet est compos de cinq parties. Les parties 2 et 3 utilisent la partie 1, mais sont, dans une large
mesure, indpendantes entre elles. La partie 4 est indpendante des parties qui prcdent.
dsigne le
1.1
Soit
la matrice de
M2 pRq
1. Dmontrer la formule
2. On crit la matrice
avec
a, b, c
A
q )
Aq 1 .
(i)
la matrice
det Aq
bxy
cy 2
).
q1
et
q2
q 1 peq q ppeqq, e
de P et Aq .
par
b
2
(respectivement
dans la base
q p f q.
b
2
4. Soit donc
A p pei , ej qq16i,j62
2 pe, f q
sous la forme
GLpE q.
dans
matrice de
Aq
et dnie par
f q q pe q
q pe
px, yq dans E .
pour tout
3. Soit
associe
de
sont
congruentes
P E . Soit P
s'il existe
la
dans
ra, b, cs xe et q1 ra1, b1, c1s une forme quadratique sur E de matrice associe
q1
sont congruentes,
une
detpM q ?
5. Soit
de
et
si
q ppeqq q peq
pour tout
de
E.
page 23
On notera
isomtrie pour
On note
Soient
et
q1
congruentes avec
SOpq, Rq
tel que
de
q1
M2 pRq
q .
appartienne
(on donnera ces conditions sous forme matricielle). Expliciter ensuite un isomorphisme
SOpq, Rq
On suppose maintenant
7. Prouver que
2
dien R .
et
SOpq 1 , Rq.
dnie positive.
SOpq, Rq
SO2 pRq
0 tel que, pour tout e dans E , on ait qpeq > k}e}2, o }.} dsigne
R2 .
1.2
d un entier. On note Qd l'ensemble des formes quadratiques dnies positives sur E de la forme
q ra, b, cs, avec a, b, c dans Z, tels que 4ac b2 d. On dira que deux formes quadratiques q et q 1
sont
s'il existe un endomorphisme de E tel que
Soit
proprement quivalentes
1. Montrer que si
2. Montrer que si
Qd
q1
d 0.
dans
Qd ,
alors
q1
P Qd.
Sd
Qd
Qd ,
rqs sa classe dans Sd. On dira dans la suite que la forme q reprsente l'entier m si l'image
1 pmq X Z2 de m par q, restreinte Z2 , est non vide.
rciproque q
On notera
dans
on notera
q, q1
4. On suppose que
dans
Qd .
1 1 pmq X Z2 .
et q
m P N, q 1 pmq X Z2
est ni.
page 24
Qd , d 0,
rduite
Soit
ra, b, cs de Qd
R1 : b2 6 a2 6 c2
R2 : Si a2 b2 , alors b > 0.
2.
k, k 1
4k 1 k 2
1 modulo 4.
Montrer que Qd est non vide si et seulement si d est congru 0 ou 1 modulo 4.
1. Soit
Dans la suite,
est congru
ou
ou
1 modulo 4.
x2
5y 2
et
4.
Sd
On pourra montrer que q ra, b, cs dans Q implique a, c 0, puis commencer par trouver un
lment ra , b , c s de rqs vriant a 6 b 6 a .
d
6.
0a6
On dnit
#S20 ,
Sd
(b)
(c)
d
3.
est ni.
le cardinal de
S20 .
page 25
Cq pmq q 1 pmq X Z2
m
est
C q pm q
de
Qd
m 0,
et tout entier
primitivement reprsentable
de sorte que
ou
1 modulo 4.
on notera
q.
Si
Cq1 pmq
pgcd
px, yq 1u ,
q.
1. Soit
q.
P Z{2mZ, k2 d r4ms
T pd, mq : k
et
k1
3. On xe
dans
2q px, y q, pu, v q
modulo
du choix du couple
5.
6.
q
2m,
de
Cq1 pmq
vers
T pd, mq
qui, un couple
P SOpq, Zq. Montrer que q px, yq q px, yq, pour tout couple px, yq de Cq1pmq.
1 1
1
1 1
(b) Rciproquement, on suppose px, y q et px , y q dans Cq pmq tels que q px , y q q px, y q.
1
1
Montrer qu'il existe alors un unique dans SOpq, Zq tel que px , y q px, y q.
Soit n dans Z tel que n P T pd, mq. Montrer qu'il existe un unique entier l tel que rm, n, l s P Qd .
En posant q rm, n, l s, montrer que q p1, 0q (a un sens et) est gal n.
(a) Soit
7. On xe
et
q1
dans
Qd .
q et q 1 proprement
q px1 , y 1 q q1 px1 , y 1 q,
(b)
quivalentes, avec
dans
Qd ,
q Rd
#Cq1 pmq
#SOpq, Zq
page 26
#T pd, mq.
et on note
Rd
l'ensemble des
T pd, mq.
m un entier impair et v un
x de Z{mZ tels que x2 v m .
Soit
entier premier
m.
Dans
a
p
p.
p 1
2
non multiple de
p,
on notera
le symbole de Legendre ( ne pas confondre avec les coecients binomiaux) dni par
"
11
a
p
a
p
On a donc
si
ap
pZ{pZq
sinon
a rps.
p 1
2
non multiple de
de
p , v pp q 1
v
p
modulo
p.
Vrier que
groupes. En dduire que son noyau est inclus dans le sous-groupes des carrs de
(b)
Montrer que v p est un carr de pZ{p Zq si et seulement si v p
puis, que
5. Soit
v pp q 1
un entier impair,
v
p
m>3
et
un entier premier
v pm q
p q0
valp pmq
dsigne la
p-valuation
de
a
l
Montrer l'galit
v
p
valp plq
m.
p q0
p P,valp l
a
p
page 27
a
1
a,
1.
pZ{pZq.
p, valp m
Pour
de
4.
de
(a) L'application
(b)
1.
v pm q
de
P.
pZ{pZq,
impair premier
d,
#T pd, mq d pmq
o la somme porte sur les entiers positifs
divisant
d
Soit
d.
Dm
On note
Dm
m
et o l, sans facteur carr, divise 2 .
e
8. En dduire
e 0,e2 m
d4mu et
m.
m
d .
#T pd, 2 q
l
e
0 lm
1. Soit
Montrer que
#Cq pmq
#Cq1 pmq 2
e 0,e2 m
On note dans le suite,
p 2a
20.
m
20
#T p20, 2 q 2
.
l
e
0 lm
On pose
px 1 , . . . , x p q P
d 20.
Fp5 ,
x2i
1
p 5.
Soit
i 1
2.
#X
est congru
p
5
modulo
p.
On pourra faire oprer le groupe cyclique Z{pZ sur X et appliquer la formule des classes.
(b) Quel est le cardinal d'un hyperplan de l'espace ane
uj xj 2xa
1 5a modulo p.
5
En dduire l'galit
p5 .
p
up
(d)
Fn5 ,
j,
u1j
n?
xj 2xa
j,
1 6 j 6 a,
3. Montrer l'quivalence
p P t1, 3, 7, 9u Z{20Z Dq
On pourra chercher, modulo 20, les nombres premiers impairs tels que 1
page 28
20
p
quivalences suivantes
5y 2 ,
2xy
3y 2 .
On pourra liminer des possibilits en regardant les galits modulo 4 et en considrant la parit
de x et de y.
5.
px, yq P Z2, x2
5y 2
p 2 p1
q.
entier positif,
on a
px, yq P Z2, x2
5y 2
p2 2p1
2 q, #
page 29
2xy
3y 2
p2
4p1 q.
Aq 1
t
P Aq P
toujours su sur quel pied danser avec cette question, qui tait une question de cours. Il tait attendu
que la formule soit montre dans le contexte du problme. La plupart a su prouver la formule
X,
t XA
q1 X
t
1.1.5 A la question quelles sont les valeurs possibles du dterminant d'une isomtrie ? , les candidats
ont rpondu
1. Il y avait tout de mme des piges. D'une part, ici, la forme quadratique tait non
dgnre, et les correcteurs ont attendu que cet argument intervienne explicitement. D'autre part,
demander les valeurs possibles exige qu'elles soient ralisables. Sinon, la rponse le dterminant est
un nombre rel, voire complexe aurait t tout aussi satisfaisante. Le pourcentage des candidats ayant
abord ce dernier point, ou tout au moins, ayant remarqu son existence, a t inme. Nous invitons
une rexion collective sur le sens du mot possible .
1.1.6 Il fallait, pour cette question, avoir bien compris le rle de la conjugaison dans l'algbre linaire.
Ceux qui pensaient que l'application attendue tait
ce genre, doivent prendre un peu de recul pour rechir ce lien important et trs gnral (il dpasse
le cadre de l'algbre linaire), qui relie les groupes et les objets sur lesquels ils agissent, et qui se
rsumerait en une maxime : lorsque les objets sont en bijection, les groupes sont en conjugaison.
Une fois la bonne application trouve, il fallait encore montrer que l'on avait un isomorphisme. Bien
entendu, il fallait dj voir que l'application tait bien dnie et exhiber un inverse. Les correcteurs ont
t surpris de voir que certains candidats montraient que les groupes multiplicatifs taient isomorphes
l'aide d'arguments d'espaces vectoriels (commutation avec l'addition, noyau nul...)
1.1.7 Il tait attendu que l'on parle d'existence d'une base orthonorme, an de pouvoir utiliser la
question prcdente.
1.1.8 Les candidats qui ont su montrer l'existence de
1.2.1 Les candidats ont souvent abord la question avec l'argument du signe du discriminant du trinme.
Attention toutefois, le trinme
ax2
vri.
1.2.2 Demander de montrer que
discriminant
d,
q1
bx
est dans
Qd
mais aussi qu'elle soit dnie positive. Ce dernier point a souvent t oubli.
1.2.4 Il fallait ici proposer une bijection, puis prouver que c'en tait une. Gnralement, la bijection
propose tait la bonne. En revanche, la preuve demandait d'tre un peu minutieux : la bijection
devait tre bien dnie dans les deux sens, et selon deux critres, un critre d'intgrit, et un critre
de reprsentation de
m.
page 30
Z-congruence
et nombre de classes
2.1 Question souvent aborde, avec beaucoup de succs. On peut toutefois regretter que les candidats
prfrent, par scurit, travailler par congruence dans
Z,
2.2 La partie seulement si n'a pos de problme personne puisqu'elle dcoulait directement de
la question prcdente. La rciproque, en revanche, tait plus dlicate. Il fallait d'une part donner
explicitement une forme quadratique de discriminant
x2
5y 2
tout le monde ne sait pas le montrer de faon simple et convaincante, avec de petites ingalits bien
senties. Les correcteurs ont d assister, les yeux plisss, des combats contre
2
5 . Parfois, des ingalits
qui omettaient les valeurs absolues montraient correctement que l'quation n'a pas de solution dans
N,
en oubliant les entiers ngatifs. En revanche, l'autre question, plus subtile, a t aborde avec plus
de succs.
2.4 Il fallait ici exhiber deux matrices. Ceux qui ont abord la question l'ont gnralement bien fait.
Evidemment, ceux qui avaient un peu de culture et connaissaient les gnrateurs classiques de
PSL2 pZq
donc d'agiter quelques crcelles : lorsque l'on change de base, l'endomorphisme ne change pas, la
matrice, si.
au bv 1
a et b sont premiers entre eux. Bien entendu, il fallait aussi voir que la question pose se ramenait
3.4 Le lemme de Gauss tait attendu. Il faut, ce stade, savoir rsoudre l'quation entire
quand
celle-ci.
1 possdait 2 solutions :
1. Il fallait quand mme rappeler que l'on travaillait sur un corps (donc intgre). Mais cela ne
susait pas : il fallait aussi voir que ce corps tait de caractristique dirente de 2 (pour que 1 et 1
4.2 (a) Les candidats ont t d'une rapidit fulgurante pour noncer que
x2
et
soient distincts).
4.2 (b) Il s'agissait d'une question classique et un candidat bien prpar connaissait en gnral la
solution. L'improviser
4.4 (a) Cette question a t souvent traite. Les candidats ont bien pens prouver que l'application
naturelle de
Z{p Z
sur
Z{pZ
est bien dnie, mais ils ont souvent utilis des moyens archaques pour
le prouver. A l're de l'algbre dite moderne, il faudrait savoir utiliser le passage au quotient.
Ensuite la surjectivit de l'application naturelle n'impliquait pas directement la surjectivit de l'application de
on cherche comprendre de combien de faons on peut eectuer une telle dcomposition pour
m x. On
une solution entire ? Ce problme, devenu un classique, a permis d'ouvrir des voies insouponnes
traces par Lagrange, Gauss, Dirichlet, Dedekind et autres mathmaticiens d'envergure. Nous nous
contenterons d'en visiter la porte d'entre.
Tout d'abord, ce cardinal est-il ni ? Le meilleur moyen de s'en assurer est d'imposer
d'tre une
forme quadratique dnie ; l'ensemble des solutions est alors un compact discret pour la topologie
naturelle de
notera
R2 ,
Cq pmq
strictement positif. On
q est homogne de degr 2, on sait qu'une solution px, y q de Cq plq fournit une solution pex, ey q
Cq pe2 lq, ce qui permet de rduire l'tude celle de l'ensemble Cq1 pmq des couples px, y q de solutions
Comme
de
Cq1 pmq,
une action de groupe. Le premier groupe (ou presque) qui vient l'esprit est le groupe
isomtries entires, de dterminant
Cq pmq
1,
q.
SOpq, Zq
des
Cq1 pmq. Cette action est d'ailleurs simplie par le fait que les stabilisateurs
sont triviaux, puisque p0, 0q n'est jamais solution ; chaque orbite a donc mme cardinal que le groupe.
1
Compter les lments de Cq pmq se ramne donc compter le nombre orbites.
et mme sur
Selon une procdure dsormais bien convenue, on cherche un invariant palpable , permettant de
caractriser les orbites de cette action. Compter les orbites revient compter le nombre d'invariants
Reste savoir dans quel ensemble raisonnable on va aller chercher cet invariant. Comme le dterminant
est un invariant de changement de
Z-bases
page 32
n :
p2q ppx, yq, pu, vqqq vrie n2 b2 4ac modulo 4m. Ceci engage poser d 4ac b2 et
(
T pd, mq : k P Z{2mZ, k 2 d r4ms ,
en vriant qu'il n'y a pas ambigut dans cette dnition.
On peut noncer maintenant le rsultat clef du problme : 1) tout d'abord, ce que nous venons de voir,
qui une
#Cq1 pmq
#SOpq, Zq
q Rd
#T pd, mq.
Pour tirer des rsultats eectifs de cette formule, il est ncessaire de travailler encore un peu de part et
d'autre de l'galit. Le membre de droite demande de passer par le symbole de Legendre, la rciprocit
quadratique, et le lemme chinois. Le membre de gauche demande une comprhension pratique des
orbites de congruence pour les formes entires binaires. Pour cela, Lagrange a dni une notion de
forme rduite, qui fournit une forme normale pour chaque orbite de congruence. Il ne reste plus qu'
faire de petits calculs.
du problme est l pour rappeler au candidat les outils fondamentaux des formes qua-
2.
R,
de concevoir la congruence : (i) l'existence d'un passage par composition droite, pour deux formes
quadratiques xes, (ii) la formule matricielle de congruence, (iii) l'existence d'une base faisant passer
d'une matrice l'autre, pour une forme quadratique xe. On introduit le groupe d'isomtrie d'une
forme quadratique, et on regarde comment la congruence se traduit sur les groupes d'isomtrie. La section
1.2 explore le problme des formes entires binaires. On voit que le dterminant est un invariant
q px, y q m.
On montre qu'il est ni, et que son cardinal ne dpend que de la classe de congruence des
2 concerne l'quivalence propre des formes entires binaires, c'est--dire, la SL2 pZq-congruence.
On dnit les formes dites rduites et on montre que toute classe de congruence contient une telle forme.
On en dduit que l'ensemble des classes est ni. On introduit ce qui va devenir l'exemple courant du
problme : le cas o le dterminant vaut
rales ,
20.
La partie
m, d 0.
On tablit donc une correspondance biunivoque entre la donne d'un couple constitu d'une
de dterminant
d,
l'action de
ensemble
La partie
3,
d'un
c'est--dire au cardinal de
T pd, mq. On s'y pose une question classique chez les groupes cycliques : comment caractriser les carrs
de Z{mZ ? Les outils pour y rpondre sont encore plus classiques : utilisation de la surjection canonique,
du passage au quotient, du thorme de Lagrange. En particulier, on dnit le symbole de Legendre
que l'on gnralise en un symbole de Jacobi, et le rsultat vient d'un relvement classique des carrs
par la surjection naturelle de
Z{p Z
sur
Z{pZ,
page 33
La partie
L'exemple est facilit par le fait qu'il n'y a que deux classes de formes proprement quivalentes, ainsi,
pour tre sr que l'on est dans une classe, il sut de voir que l'on est pas dans l'autre...Il faut
aussi calculer concrtement des symboles de Legendre, et pour cela, on doit utiliser la loi de rciprocit
quadratique de Gauss. On obtient cette loi par une mthode de gomtrie sur un corps ni, en calculant
de deux faons le cardinal d'une nappe quadratique.
Les bonus
Concours oblige, on n'a malheureusement pas pu mettre tous les jolis lments de la thorie, qui
pourtant valent le dtour. Voici quelques scnes qui ont t coupes au montage.
A toute classe d'quivalence propre de forme entire binaire, on a unicit de la forme rduite on n'a
montr que l'existence.
Pour une forme
SOpq, Zq
la classe de congruence laquelle il appartient. Or, on n'a calcul le groupe d'isotropie d'une forme
rduite
ra, b, cs que dans le cas a c. Il n'est pas beaucoup plus dicile d'obtenir le rsultat
complet :
SOpq, Zq
$
'
&Z 6Z
est isomorphe
{
Z{4Z
'
%
Z{2Z
si b=a=c
si 0= b<a=c
sinon
Pour nir sur la plus belle partie de la thorie, qui tait le but inaccessible du problme : la partie
VI , signalons que l'on peut construire une structure de groupe sur l'ensemble des classes d'quivalence
propre des formes entires binaires de dterminant
cette structure est d'exhiber une bijection entre cet ensemble et l'ensemble des classe d'idaux de
Zr 21
ds. Comme ce dernier possde une structure naturelle de groupe, on utilise juste un transport
m, resp. m1 , est reprsent par q ,
2
1
trouver q qui reprsente l'entier mm .
Qd ,
Dans le cas o
d 4,
px 2
y 2 qpu2
Zris
q1,
dans
v 2 q pxu yv q2
resp.
pxv
yuq2 .
r2, 2, 3s. Une formule qui met en lumire la multiplicativit dans la reprsentation des
p2x2
2xy
qui correspond
3y 2 qp2u2
1
0
dans
2uv
3v 2 q p2xu
xv
yu
2yv q2
5pxv
yu
yv q2 .
Z{2Z.
1. On dveloppe
La symtrie
La bilinarit de
page 34
donne
q pe q
pe, f q
pf, eq
q pf q .
q px, y q q px, 0q
a, c,
et
c,
pa, b, cq.
q p0, y q ax2
cy 2
bxy
p1, 0q, p0, 1q, p1, 1q, qui nous donne l'unicit
3. Si on pose
4. La question prcdente montre que (i) implique (ii) et la rciproque est immdiate.
(iii). Soit q1 q , avec P GLpE q. Posons fi peiq, i 1, 2. Alors, pf1, f2q est une base
1
1
et a q pe1 q q pe1 q q pf1 q. Les autres galits sont similaires.
(iii)(i). Soit l'lment de GLpE q qui envoie la base pe1 , e2 q sur la base pf1 , f2 q. D'aprs
1
1
1
l'hypothse, en notant la forme polaire de q , on voit que l'galit px, y q pxq, py q est
valable sur la base pe1 , e2 q et donc sur tout E puisque, d'aprs 1.1.2, une forme quadratique sur
(i)
est entirement dtermine par les valeurs de sa forme polaire sur une base.
t M Aq M . Donc,
detpAq q detpt M q detpAq q detpM q detpM q2 detpAq q.
Comme detpAq q 0, il vient detpM q 1.
Aq
5. D'aprs 1.1.3, on a
Maintenant, est-ce que ces valeurs sont atteintes ? C'est bien vident pour
identit est toujours une isomtrie. Pour
puisque la matrice
Si
a 0,
1 b{a
0 1
Si
c 0,
a c 0,
fait l'aaire.
on peut prendre
0 1
1 0
6. On a vu que
tM A
qM
ajouter la condition
car
le minimum de
q,
est
1.2
page 35
1. Soit
ra, b, cs dans Qd. On a q dnie positive, et donc a qp1, 0q 0. On a donc a non nul,
1
q px, y q px
a
Si, par l'absurde,
d 6 0,
la forme
b 2
yq
2a
se factorise sur
d 2
y .
4a2
elle n'est plus dnie positive, puisqu'elle peut alors s'annuler sur le noyau d'une forme linaire
(une droite).
2.
On aurait pu aussi avancer que, comme q est dnie positive, les valeurs propres de Aq sont toutes
deux strictements positives et donc le dterminant de Aq , gal d{4 est strictement positif.
1
1
Tout d'abord, si q q , alors la positivit de q implique celle de q . La formule de congruence
1.1.4 (ii) montre que les dterminants des matrices
SL2 pZq.
Aq
et
Aq 1
est dans
SL2 pZq est un groupe. Plus prcisment : la relation est rexive car
P SL2pZq, symtrique car SL2pZq est stable par inversion et transitive car SL2pZq est stable
I2
par multiplication.
4. Si on note
5.
q1
x2 , y 2 6 x2
y2
||e||2 6 mk .
On peut aussi le faire avec l'quivalence de la norme quadratique avec la norme sup, ou bien
alors, avec la proprit qu'un espace topologique compact et discret est ni.
Z{4Z
sont
et
1.
ra, b, cs est dans Qd, alors d 4ac b2 et d est congru 0 ou 1 modulo 4, par ce qui
1
prcde. Inversement, si d est congru 0 ou 1 modulo 4, alors il existe des entiers k et k tels
1
2
1
que d 4k k et q r1, k, k s est dans Qd .
2. Si
q px, y q x2
kxy
k1 y2
px
k 2
yq
2
d 2
y .
4
3. L'galit
x2
5y 2
quivalentes.
4.
(a) On prend
P
P
1 k
0 1
, qui appartient
0 1
1 0
SL2 pZq,
page 36
Sd .
6.
On a :
(a) On a
b2
1 2
pb
4
dq 6
1 d
p
4 3
dq
d
.
3
(b) Par 2.5, on a une application surjective qui, une forme rduite, associe sa classe de
Sd .
il sut donc de montrer que le nombre de formes rduites possibles est ni. Or, pour une
pa, bq possibles est ni par 2.6 a), et c est dtermin par a, b et
d ; explicitement c pd b2 q, car a 0.
On cherche les formes rduites possibles. Par 2.6 a) les seules possibilits pour pa, bq sont p2, bq,
avec 1 6 b 6 2, ou p1, bq avec 0 6 b 6 1. Aprs un cas par cas (on a six cas), seuls pa, bq p1, 0q,
2
avec c 5, et p2, 2q, avec c 3 survivent la condition 4ac b 20. On trouve donc S20 6 2
par ce qui prcde, et S20 > 2 par 1.2.3. Conclusion S20 2.
2
2
2
2
(a) d 4ac b > 4a a a . L'autre assertion devient claire.
(b) On xe y 1, et on tudie la fonction x p2ax
ybq2 sur R. Elle est dcroissante pour
yb
yb
yb
x 6 2a
et croissante pour x >
2a . Comme | 2a | 1, forme rduite oblige, il sut de
vrier l'ingalit pour x 1, 0, 1. Ce qui est immdiat. L'autre assertion devient claire
forme rduite, le nombre de
1
4a
7.
8.
x x1
1 1
dans SOpq, Zq. Par 1.1.4 (iii), on se ramne chercher x, y , x , y
Soit M
y y1
puisque
(c)
tels que
entiers,
p1, 0q et
p1, 0q. Quitte multiplier M par I2, qui appartient bien SOpq, Zq, on peut se ramener
1
1
au cas o px, y q p1, 0q . La dernire quation donne y 1, puis la seconde donne x 0.
Par les deux questions qui prcdent, la premire quation n'a que deux solutions
1. Soit
On pose
k 2 et
k 12
k1
k
sont congrus
3. La matrice de
2em,
modulo 4.
avec
entier, et on dveloppe
page 37
m
n
2
k 12 .
n
2
q pu, v q
. L'invariance de
par
T pd, mq.
pu1, v1q de complment implique
pu1, v1q pu, vq kpx, yq.
4. Par la question prcedente, on voit que l'lment associ est bien dans
Par le lemme de Gauss, on voit qu'un autre choix
2q px, y q, pu1 , v 1 q
2q px, y q 2m.
et
2q px, y q, pu, v q
px, yq est dans C 1pmq, alors, q px, yq qpx, yq m. De plus, comme est coecients
dans Z, on a px, y q dans C pmq. Enn, comme pk px, y qq k px, y q, on voit que px, y q est
1
dans C pmq.
Puisque est de dterminant 1, on a que le dterminant du bivecteur px, y q, pu, v q est
gal au dterminant du bivecteur px, y q, pu, v q , c'est--dire 1. Le rsultat vient alors de
(a) Si
l'invariance de
par
.
est une rotation et le stabilisateur d'un lment non nul par une
et
px1, y1q, pu1, v1q , telle que les matrices de q dans ces bases sont de
la forme, respectivement
m
n
2
avec
q pu, v q
et
m
n1
2
n1
2
q pu1 , v 1 q
1
o n n
alors
n1
n
2
congrus modulo
proprits voulues.
6. Comme
7.
Il sut ensuite de remarquer, toujours comme dans 5 a), que le dterminant du bivecteur
px, y q, pu, v q
dcoule de la dnition de
q .
8. Pour chaque
dans
Rd ,
on considre un lment
#Cq1 pmq{SOpq, Zq
#Cq1 pmq
.
#SOpq, Zq
Si on montre que l'application construite est bijective, on aura donc l'galit voulue.
Pour des
x dans
Rd , q px1 , y 1 q q px, y q
implique
donc l'injectivit.
page 38
dans
Rd ,
puis
Z{p Z
inversible si et seulement si
1s non multiples de
0, p
2.
(a) Comme
x est
p.
premier avec
# ker
(b) Seulement si dcoule du thorme de Lagrange qui dit que l'ordre d'un lment divise
l'ordre du groupe, qui est ici gal
p 1.
Si : par cardinalit, car le nombre de solutions d'une quation d'un polynme de degr
p 1
p 1
2 sur un corps (commutatif !) est infrieur 2 .
3. On fait deux cas selon si
a soit
4.
soit
solutions.
Z{
sur
p.
Comme
est impair et
non nul, il y
non inversible.
Le morphisme
pZ{pZq.
pq
carr contient un carr, et par la question prcdente, tous les antcdents d'un carr x
sont des carrs puisqu'ils sont tous gaux modulo le noyau de
Au bilan, on peut compter le nombre de carrs de
pZ{
q
p Z
p1 pp1q
p1
des carrs de pZ{pZq ; il y en a
. En considrant le morphisme de
2 # ker
2
2
groupe : x x de pZ{p Zq , on obtient que # ker 2. On montre la dernire assertion
comme en 3).
On peut montrer que # ker 2 de faon plus lmentaire en prouvant tout simplement
que si a2 1 est multiple de p , p impair, alors a 1 ou a 1 est multiple de p .
5. On dcompose d'abord
Z{mZ
k -uplet
de carrs),
1
#T pd, mq #tx P Z{4mZ, x2
2
d4mu,
page 39
Z{4Z Z{2Z
est d'ordre
2.
1
#tx P Z{4mZ, x2
2
.
Enn, la seconde galit provient directement du dveloppement du produit dans la question 4.5.
7. Pour tout
2.
qui divise
m,
pl, eq
on note
le2 .
8. C'est juste une synthse des questions 4.6 et 4.7. Il sut de rindexer la somme en utilisant la
bijection.
et
q1
S20 .
#Cq pmq
#Cq1 pmq
On a, par 3.7,
#Cq1 p
m
q
e2
#T p20,
e 0,e2 m
#Cq11 p
m
q.
e2
#Cq pmq
#Cq1 pmq 2
e 0,e2 m
m
q.
e2
Z{pZ sur
X . Les orbites singletonnes correspondent aux
p
donc 1
par 4.3. Les autres orbites sont de cardinal p.
5
px2
1 ; il y en a
n1
5,
on a
a
sont nuls, on a 2.5 solutions. Sinon, chaque donne de
(d)
5n1 .
16j6a
nuls et up quelconque fournit un hyperplan de solutions, soit, par la question qui prcde,
a1 .p5a 1q.5 5p1 5a solutions. Soit en tout 5p1
en 5
5a . Par Fermat, on a, modulo
a
p, 1 5 solutions.
5
Par 4.2 (b), on a donc 1
solutions l'quations. Comme p est impair, et que le
p
symbole de Legendre ne peut prendre que les valeurs 1 et 1, en comparant 5.2 a) et 5.2
c), on obtient l'galit.
tel que
plicativit du symbole de Legendre, ceci vaut
20
p
5 1 p1q
p
p 1
2
5
p
1 p1q
Donc, ce nombre est non nul si et seulement si on est dans les deux cas suivants : soit
1 modulo 4 et
congru 3 modulo 4 et
p
5
congru
page 40
p 1
2
p x2 5y 2 alors p est congru x2 y 2 modulo 4 et donc ne peut tre congru 3 modulo 4. Par
limination p ne peut tre congru qu' 1 ou 9 modulo 20. Rciproquement, si p est congru 1 ou
9 modulo 4, alors par la question prcdente, p est reprsent par x2 5y 2 ou par 2x2 2xy 3y 2 .
2 2xy 3y 2 . Supposons p 2x2 2xy 3y 2 ,
Il sut de montrer qu'il n'est pas reprsent par 2x
cela implique y impair et donc xpx
y q pair. Donc modulo 4, p vaut 3y 2 donc 3. Ce qui est
Si
impossible.
5.
(a) Comme
rqs est ici la seule classe de forme quadratique possible, par congruence modulo 4
#Cq pp
q2
06k6
car
20 2
pk
06k6
20 k 2p1
p
20 1.
p
p2
est congru
page 41
modulo
et
p2
modulo
4.
Chapitre 4
preuve crite d'analyse et probabilits
4.1 nonc
Les calculatrices, tlphones, tablettes, ordinateurs et autres appareils lectroniques similaires, ainsi que les documents sont interdits. La qualit de la rdaction sera un facteur
important d'apprciation des copies. On invite donc le candidat produire des raisonnements clairs, complets et concis. Le candidat peut utiliser les rsultats noncs dans les
questions ou parties prcdentes ; il veillera toutefois prciser la rfrence du rsultat
utilis.
Notations.
On note :
N l'ensemble des entiers naturels, N Nz t0u , R le corps des nombres rels, C le corps
est un complexe,
B .
f :
p, Bq o un espace mtrique et B
On utilise galement :
L2 p, q
;
pour la mesure
pf q
f d ou f
dans
R (mesu-
pqdpq, si on a
est un corps et
Les parties IV, V et VI utilisent les notations complmentaires dnies la page 47. D'autres notations
sont introduites au dbut de chaque partie.
Objectif du sujet.
Le sujet a pour but :
d'tudier la localisation des valeurs propres des matrices hermitiennes de grandes tailles (partie
V) qui est un rsultat important, notamment dans les tlcommunications modernes ;
page 42
loi du demi-cercle
joue un rle semblable au thorme central limite des variables alatoires relles.
Dpendance des parties entre elles :
II
III
VI
IV
et
@x P R,
ainsi que les fonctions
Kn (n P
Hk (k
px q
?1 ex
Hk pxq p1qk
et
@ px, yq P R2,
H px q H py q
k
k
n1
2k k!
k 0
On note dt est la mesure de Lebesgue sur
1. Soit
xP
pkq pxq
,
px q
R.
@t P R,
ptq px tq .
e2xt et t et
en
0,
8H x
@ px, tq P R ,
2
k 0
2. Soit
p q tk e2xtt .
k!
2
(4.1)
P R. Justier que l'on peut driver terme terme par rapport t la relation (4.1) et en
dduire que :
3. Soit
0.
@k > 1, @x P R,
Hk
(4.2)
nP
5. Soit
1
n
2 pn 1 q!
page 43
nP
N, tablir que :
(4.3)
6. Dmontrer que :
si
2n n!
si
7. tablir que :
@ pk, xq P N R,
Hk pxq
ik ex
?
2
m n,
m n.
tk et
{4 eixt dt.
e t
@x P R,
8.
t 2 :
{2 eixt dt ?2ex2 {2 .
La question suivante ne sera utilise qu' la question 4 de la partie V et pourra tre admise en
premire lecture.
Soit
xP
Hn
?x
2n
2n
e
n{2
in
eix
p1qn eix
2n
e
n
2
(4.4)
ii)
g pt 0 q
s0,max8r g et
eugpt0 q
2
?u
q
f
p
t
0
g2 pt0q
f ptq e p q dt
ug t
g 2 pt 0 q
eugpt0 q
?u
alors quand
0,
On munit le
f ptq d ptq
par :
d ptq
f ptq ptq dt
?1
R, on a :
2
f ptq et dt et
Rn par :
qn pt1 , ..., tn q Dn
d ptq 1.
ptj tiq2
16i j6n
p q{
n n 1 2
avec
Dn
2 n
j 0
en convenant que
0! 1.
Kn
page 44
j!
(4.5)
1. Soit
nie,
des vecteurs
2. On note
e1 , ..., ep
et
x.
le projecteur orthogonal de
L2 pR, q
@f P L pR, q , @x P R,
R
4. Soit
n pf q pxq
3. Soit
sur
Kn px, y q f py q d py q .
Kn px, xq d pxq n.
et
(a) Exprimer
P Mn pRq
det
et
et
a
Hi1 ptj q
2 i1 p i 1 q!
P Mn pRq .
16i,j6n
t B. Justier que :
2 p q{ det
n n 1 2
tji 1
16i,j6n
5.
det
Rn
n
@
Sn i 1
6. En dduire que :
Hpiq1 , Hpiq1 .
et que :
7. Soient
det
2
1
t2n
26m6n
et
Dn
16i j6n
tel que
j 0
dptm q pn m
1q det
Indication : Dvelopper selon la dernire colonne le dterminant det pKn pti , tj qq16i,j6m
(4.6)
puis
log
1. Soit
R
dans
R . On note :
:z
(a) Dmontrer que la fonction
@x P Rz
(b) Soit
C pO, Rq
z exp
? ?
Cz
@z P Cz
lim
? ?
2, 2
la
? ?
2, 2
et que :
?
2
?
si x 2
si
Montrer que :
pw q w
dw
wz
0.
G pz q z pz q .
2, 2 ,
2, 2 ,
0 et ?
donne par :
? ?
? ?
C O,R
log p1q
Cz
R.
@z P Cz
Prouver que :
et de rayon
dnie par
?2
x 2
?2
p xq
% x 2
$
&
2, 2 ,
le cercle de centre
la fonction de
1
2
log 1 2
2
z
@z P C,
2. On note
CzR
r?2,?2s
1 2 t2
dt G pz q .
zt
pw q
dw
wz
o est
le contour obtenu en runissant le cercle C pO, Rq avec le rectangle dont les sommets
sont ?2 i ?2 i .
R,
R,
3. On considre
fonction
Hn
pnqn>1 une suite de mesures de probabilit sur R. Pour tout n > 1, on dnit la
par
Hn : z
pour
P CzR.
zt
dn ptq ,
lim
0.
2.
16i,j6n
P Mn pCq
et Tr
pM q
mi,i .
i 1
p1, ..., nq P Rn, on note diag p1, .., nq la matrice diagonale de Mn pRq dnie par :
1
p0 q
..
diag p1 , ..., n q
.
.
p0q
n
On considre Hn pCq le R-espace vectoriel des matrices hermitiennes dni par :
Hn pCq tM P Mn pCq { M M u
et Un pCq le sous-groupe de GLn pCq dni par :
Un pCq tM P Mn pCq { M M In u .
2
On munit Hn pCq (qui est un R-espace vectoriel de dimension n q de la mesure suivante n dnie
comme suit : pour toute fonction f mesurable et positive sur Hn pCq , on pose :
Si
Hn
pCq
f pM q dn pM q
Rn2
o l'on a pos p.p.
dui,j
16i6j6n
dvi,j
16i j6n
g
avec
Mu,v
u1,1
u1,2 iv1,2
.
.
.
.
.
.
u1,2
u2,2
u1,n iv1,n
iv1,2
.
.
.
.
.
.
.
u1,n
.
.
.
.
.
.
.
iv1,n
.
.
.
un1,n1
un1,n ivn1,n
un1,n ivn1,n
un,n
.
Thorme (Formule d'intgration de Weyl) : Soit n > 2, il existe un rel Cn 0 tel que pour
toute fonction f : Hn pCq R mesurable et intgrable sur Hn pCq pour la mesure n et vriant :
alors
@V P U pn, Cq , @M P Hn pCq ,
:
Hn
pCq
f pM q dn pM q Cn
f pV M V q f pM q
f pdiag p1 , ..., n qq
16i j6n
page 47
p j i q2
i 1
di .
(4.7)
c'est--dire :
p.p.
X p q
P ,
p q? iX3 pq
X1 p q
X2
p q
? iX3 pq
X4 p q
X2
X
de
R, on pose :
"
a1
a2
a2 ia3
N 0, 21
ia3
a4
pIk q16k64 de R :
P UI ,I ,I ,I q
1
2
2
epx1
2
22
2. Montrer que :
Hn
Cn
e
Tr
pCq
3. Soit
pCq
f : Hn pCq
eTrpM
q d x1 d x2 d x3 d x4
q d2 pM q .
pM q dn pM q
2
{2
.
2npn1q{2
2
Pn
de probabilit sur
H n pC q
note symboliquement :
2npn1q{2 TrpM 2 q
e
dn pM q ,
n2 {2
f : Hn pCq
C intgrable, on a :
f pM q dPn pM q
Hn
pCq
f pM q
2npn1q{2 TrpM 2 q
e
dn pM q .
n2 {2
@V P Un pCq , @M P Hn pCq , f pV M V q f pM q .
n
Montrer qu'il existe une fonction g : R R mesurable et borne telle que :
Hn
pCq
(4.8)
dPn pM q
c'est--dire pour toute fonction
), si et
Hn
I1 I2 I3 I4
P pX
P H2 pCq .
f pM q dPn pM q
g p1 , ..., n q qn p1 , ..., n q d p1 q d pn q
page 48
(4.9)
avec
et
qn
g p1, ..., nq
4. Soient
la variable
alatoire
@M P Hn pCq ,
Fk pM q
16i1 .... ik 6n
En pFk q
En pFk q
1
k!
Rk
p1 q pk q det
d p1 q d pk q .
(4.10)
Hn pCq
de la mesure
Pn
de
R, on note I
@x P R ,
Soient
I pxq
"
1
0
si
si
dnie par :
xPI
.
xRI
P Hn pCq de valeurs propres 1, ..., n (comptes avec multiplicit), z P C et k P t1, ..., nu,
on note :
pk q p M q
XI
XI,z pM q
(4.11)
16i1 .... ik 6n
n
p1 zI piqq .
i 1
On admet que les applications
N
I
XIpkq pM q
sont des variables alatoires sur pHn pCq , Pn q.
pk q
X :
On note
Qn,I
Hn pCq
M
XI,z :
Hn pCq
M
C
XI,z pM q
Qn,I pz q En pXI,z q .
An
appartenant
et
C par :
@z P C,
Pour tout entier
"
possde exactement
};
page 49
1. Montrer que :
@k P t1, ..., nu ,
o on a pos :
2. Soit
pk q
X
En
@ pj, kq P N2 avec k 6 j ,
Qn,I pz q 1
k! pjj! kq! .
j
k
Pn Apnj q pI q
j
Pn Apnj q pI q ,
k
j k
P C. tablir que :
p1 z qj 1
j 1
En dduire que :
Pn Apnkq pI q
@k P t0, ..., nu ,
o
pkq
Qn,I
dsigne la drive
k -ime
de
pk!1q
pk q
Qn,I p1q ,
Qn,I .
3. Dmontrer que :
@z P C,
Qn,I pz q 1
k 1
p1qk zk det pK p , qq
n
i j 16i,j6k d p1 q d pk q .
k!
Ik
1
k
ra{?2n,b{?2nsk
det
ra,bsk
det
sin pti tj q
ti tj
16i,j6k
xy
nlim8
Q pz q 1
Q:
k 1
d p1 q d pk q
c
x
,
Kn
sup
2n
2
2n
avec a b,
Kn
2n
k!
det
ra,bsk
px,yqPra,b
s
nPN
?x , ?y
2n 2n
sinxpxy yq ,
p1qk z k
sin pi j q
i j
16i,j6k
d1 dk
C.
g
f k
k f
e
6
si,j 2 .
j 1
page 50
(4.12)
dt1 dtk .
i 1
| |
?y
2n
6. Montrer que la suite de fonctions holomorphes
holomorphe
dans
O pCq.
mP
N:
lim Pn
Apmq
Qn,ra{?2n,b{?2ns
?a , ?b
2n 2n
1q
pm!
n>2
Qpmq p1q .
P CzR, on dsigne par Rzpnq la variable alatoire dnie sur pHn pCq , Pnq par :
On note
1
1 .
Tr pzIn M q
n
Rzpnq pM q
@M P Hn pCq ,
pnq son esprance et
En Rz
G n pz q
On considre
vn
dvn ptq
1. Montrer que, pour tout segment
p1q
pnq
R?nz .
R donne par :
ra, bs de R :
XI
?1n Kn t?n, t?n
En
o la variable alatoire
?nE
1 p1q
X ? ?
n ra n,b ns
t n dt.
vn pra, bsq ,
2. Prouver que :
@z P CzR,
Gn pz q
dvn ptq
.
zt
D
D1
la fonction
fr :
o l'on a pos :
En particulier, on notera
E1
z
"
R2 zE 1
px, yq
f px
px, yq P R2 {
iy q
iy
PE
z1 la fonction :
$
&
%
R2 z tp0, 0qu
px, yq
page 51
C
1
.
iy
En outre, si
fr est
@ P D R2
sur
R2 , on identiera alors f
xf, y
@ P D R
1a
dv ptq
pt, 0q d ptq .
R par :
tel que :
@t P R,
5. On dnit l'oprateur
lim
|x
iy 6R
G n px
iy q px, y q dxdy
@ P D R
D1
2
B 12 BBx
par :
:
c'est--dire que :
G px
iy q px, y q dxdy.
D1
B sur D R2
1
dv ptq .
zt
dxdy
|px iyq t| 6 cR.
@ P D R
iy q dxdy.
c0
@R P R
c'est--dire :
dnie sur
? ?
@z P Cz 2, 2 ,
1
z
R2
B
By
p0,0q,
1
x
iy
BG v et BGn vn.
1 2 .
En dduire que la suite de distributions pvn qn>2 converge vers v dans D R
Indication : On pourra remarquer que l'on a Gn vn .
z
En dduire que pour tout segment ra, bs de R :
1
7.
R2 par :
On admet que
4. Dmontrer que
x, y
R2
px, y q f px
n
Interprter ce rsultat.
page 52
8 et dont les coecients suivent la mme loi tout en tant mutuellement indpendants. Voici
Vi t Vi
avec
i 1
@i P t1, .., ru ,
Vi
[dont la taille
les mmes proprits statistiques que les valeurs propres d'un ensemble de matrices alatoires
tend vers
(matrices alatoires symtriques dont les coecients suivent une loi gaussienne)
matrices alatoires.
Le mathmaticien H.L. Montgomery et le physicien F.J. Dyson observent dans les annes 1980
que la distribution des carts (convenablement renormaliss) des zros conscutifs de la clbrissime fonction zta (
:z
8 1
nz
prolonge
n 1
(convenablement renormaliss) des valeurs propres conscutives des matrices hermitiennes dont
les parties relles et parties imaginaires des coecients suivent une loi gaussienne.
Le mathmaticien D.V. Voiculescu tablit dans les annes 1990 des liens importants entre la
thorie des algbres d'oprateurs et la thorie des matrices alatoires via la thorie des probabilits libres.
Depuis les annes 1990, les matrices alatoires (rectangulaires) sont utilises massivement dans
les tlcommunications modernes via les grands systmes de communication sans l multiantennes (rseaux GSM (p antennes mettrices et
alatoires de taille
p q ),
etc).
1
0,
2
n devient
P Hn pCq est une matrice alatoire alors, en moyenne et lorsque
? ?
M
situes dans l'intervalle ra n, b ns vaut
? 2
1
approximativement
? ? 2 t dt.
ra,bsXr 2, 2s
comme suit : Si
Ce rsultat s'tend de grandes classes de matrices alatoires : les matrices symtriques relles,
les matrices unitaires complexes, etc. En outre, dans la thorie des probabilits libres elle joue
un rle analogue au thorme central limite des variables alatoires relles.
possde
m,
la probabilit que
page 53
Hn pCq
l'intervalle
?a , ?b
2n
2n
vaut approximativement, lorsque
p1qk
pk mq!k
k m
det
ra,bs
sin pi j q
i j
16i,j6k
d1 dk .
Ces deux rsultats possdent de nombreuses preuves. Nous avons choisi d'utiliser une stratgie accessible au niveau de l'agrgation et mlant des notions mathmatiques varies et trs riches.
Partie I
Les questions 3, 4 et 6 n'ont pas pos de dicult particulire aux candidats.
Si la question 1 est correctement traite par une part importante des candidats, le jury est
surpris d'observer qu'un nombre non ngligeable de candidats l'agrgation :
confond sries entires et dveloppements limits ;
ne soit pas capable d'invoquer clairement et prcisment que le produit de deux fonctions
dveloppables en srie entire est dveloppable en srie entire ;
pense qu'une fonction de classe
C8
Pour la question 2, il est surprenant de constater que le thorme de drivation terme terme
des sries entires semble inconnu par une part importante des candidats ! Les explications sont
souvent alambiques et fausses ( la srie converge uniformment ou normalement donc elle
est drivable terme terme ). L'unicit des coecients est assez souvent remplace par une
identication nbuleuse. Rappelons que la matrise des sries de fonctions et des sries entires
est un attendu pour un candidat l'agrgation.
La question 5 est bien trop souvent formelle : l'intgration par parties gnralises n'est pas
souvent justie, l'annulation du crochet non plus. Rgulirement, il est invoqu une itration
sans qu'elle soit mene. Les candidats les plus consciencieux ont pens justier l'existence des
intgrales intervenants dans l'galit et ont pens eectuer une rcurrence.
La question 7 est aborde par une minorit de copies et il s'agit essentiellement du cas
0.
Pour le cas gnral, les stratgies sont varies (rcurrence, drivation sous l'intgrale, proprit
de la transforme de Fourier). Une part importante des candidats ayant procd par rcurrence
k 1
pHnqn .
Partie II
Une minorit des candidats ne rpond pas la question 1 ou donne une rponse fantaisiste voire
n'ayant aucune sens. Rappelons que les espaces prhilbertiens sont un attendu de l'agrgation et
que la projection orthogonale sur un sous-espace de dimension nie est une notion importante.
Les questions 2 6 n'apportent pas de commentaires particuliers de la part du jury, elles ont
jou le rle de ltre selon le niveau des candidats
Seuls les meilleurs candidats traitent la question 7.
Partie III
Le jury est surpris que la question 1.a) soit si mal traite par les candidats. La rsolution, dans
C, de l'inquation 1
2
z2
@x P Rz
? ?
x 1
2
x2
?2
x 2
?
px q
% x2 2
$
&
2, 2 ,
?
2
?
si x 2
si
semble trs dicile dmontrer correctement par une majorit de candidats, l'expression
l'galit
x2
"
x
x
si
si
x0
x0
|x| ou
La question 1.b) n'est traite correctement que par les meilleurs candidats.
Pour la question 2, le thorme des rsidus semble inconnu ou excessivement mal appliqu par
l'immense majorit des candidats.
Les questions 3 et 4 ne sont quasiment jamais abordes.
Partie IV
La question 1 a jou un rle de ltre et est correctement traite par les candidats ayant un
niveau convenable.
Les questions 2 4 n'amnent pas de commentaires particuliers de la part du jury et sont traites
partiellement ou compltement par les candidats de niveau convenable.
Partie V
Les questions 1 et 2 pouvaient tre traites par de multiples mthodes (niveau lyce par un
raisonnement combinatoire, formule d'intgration de la partie prcdente ou thorme du transfert). Etonnamment, seul une minorit de candidats a t capable d'y rpondre.
Les questions 3 5 et la question 7 sont traites par les meilleurs candidats.
La question 6 est aborde par quelques candidats.
Partie VI
Cette partie n'est quasiment jamais aborde sauf la question 1, traite par un faible nombre de candidats.
x et t, on a : ext
8.
Soit x P R. Comme @t P R,
de chacune vaut
(b)
n 0
pt q
xn n
n! t ,
e t
n 0
ptq
px, tq P R2 :
8 pnq 0
n 0
n 0
8H x
e2xtt ppxtqq
n0
2
page 55
p q tn.
n!
n 0
t e2xtt
2. Comme la fonction
elle est
t,
C8
sur
R
8,
on obtient :
8 H x
8 H px q
8 H pxq
p
q
n 1
n
n
n1
t
tn
pn 1q! t 2 px tq
n!
n!
n1
n0
n0
8 2xH pxq
8 2H pxq tn 1 8 H pxq
n
n
n 1
tn
tn
2 px tq e
2xt t2
n!
n 0
n!
n 0
n!
n 0
8 H x tn
pq
n!
n 0
8H
n
n1 x t
n 1
H1 pxq H0 py q H0 pxq H1 py q
1 2x 2y
1
2 x y 1 K0 px, yq pP1q est vraie.
2 1 p1 1 q!
xy
Hrdit : Supposons pPn q vraie pour un certain entier n P N alors
Hn pxq Hn py q
Kn 1 px, y q Kn px, y q
(4.13)
2n n!
Hn pxq Hn py q
n1 pxq Hn py q
2n pn1 1q! Hn pxq Hn1 pyxq H
(4.14)
y
2n n!
2nn! p1x yq pHn pxq nHn1 pyq Hn1 pxq Hn pyq px yq Hn pxq Hn pyqq(4.15)
4.
Hn
P, P
R donc P
pnq P
A
pnq P
pn1q P 1
nP
p1q
P
o
|x| 8
e|x|
et
e|x|
est
pn1q P
R, pxq P pxq
aussi. Soient
1
py q
pHn pxq yHn pyq 12 Hn 1 pyq xHn pxq 12 Hn 1 pxq Hn (4.16)
2n n! px y q
(4.17)
px yq Hn pxq Hn pyqq
1
pHn 1 pxq Hn pyq Hn pxq Hn 1 pyqq pPn 1q est vraie.
2n 1 n! px y q
A
par
A
pn1q P 1
A
n
p
n2q p2q
P p1q
p0q P pnq .
Hm
et en remarquant que
pnq
p1qn Hn, on
page 56
7. En remplaant
t
?s
x par
, on obtient
@f P S pRq
e
2?1
x2
8
es
@k P N, pF pf qqpkq piqk F t
tk f ptq
et en choisissant la fonction
f : t et
t s 2n
Hn
, on a :
?x
2n
2
in ex {p2nq ? n
?
2n
2
2
in ex {p2nq ? n
2
?
s ent {2n eixs ds
2n
8
8
ses
{2
eixs ds
8
8
R , on obtient :
2
ses {2
8
eixs ds
8
2
ses {2
eixs ds
p1q
8
ses
{2
eixs ds.
8
P R ln ptq t2 , on a
engptq eixt dt. Il est ais de
ses {2 eixs
0
0
ixt et g vrient les hypothses de la mthode de Laplace avec u 1 et
constater que t e
0
t0 1 (g pt0 q 12 , g 2 pt0 q 2q donc
Si l'on pose
g:t
e p q eixt dt
ng t
n{2
?eix e?
n 8
n
En remarquant que
ex
{p2nq 1
en{2
?n
e p q eixt dt
ng t
et
o p1 q ,
n{2
?eix e?
n 8
n
en{2
?n
p px q
ce projet alors
k
k
n pf q
p p xq
xx, ek yE ek .
L2 p R, q , x, y est un prhilbert, Rn1 rX s est un sous-espace vectoriel de dimension nie de
2
L
, q .
pR
H
H
?
est une famille orthonorme de Rn1 rX s , de cardinal n
}H } 06k6n1
2 k! 06k6n1
dim pRn1 rX sq donc c'est une base orthonorme de Rn1 rX s donc pour tout f P L2 pR,q :
1. Si on note
k 1
k
k
n1 B
k 0
Hk
f,
}Hk }
Hk
}Hk }
H px q
k
n1
k
2 k! R
f py q Hk py q d py q
k 0
linarit
de l'intgrale
f py q Kn px, y q d py q .
Kn px, y q Kn py, z q d py q
H p xq
k
n1
l 0
n1
k 0
2 Hk ,
}Hk }
page 57
Hl
H pz q
}Hl }2 k
H px q H pz q
k
k
n1 n1
k 0 l 0
}Hk }2 }Hl }2
xHk , Hl y
R
4.
Kn px, xq d pxq
H px q H p z q
k
k
n1 n1
k,l }Hk }2
2
2
}Hk } }Hl }
1
k 0 l 0
n1
}Hk }
k 0
Kn px, zq(4.18)
}Hk }2
k 0
n1
2 xHk , Hk y
H px q H pz q
k
k
n1
1 n.
k 0
pdi,j q16i,j6n avec di,j ci,k bk,j bk,ibk,j H}H pt}q H}H pt}q
k 1
k 1
k 1
Kn pti , tj q donc A t BB. On note Li la i
ligne du dterminant det pHi1 ptj qq
16i,j6n
c'est--dire Li pHi1 ptj qq
16j6n . D'aprs la question 3 de la partie I, pour tout entier
i P t0, .., n 1u , il existe un polynme Ri tel que Hi 2i X i
Ri avec Ri1 rX s
i
1 piq
piq
piq
Vect pH0 , .., Hi1 q . En particulier, il existe des rels a0 , .., ai1 tels que Rn1
ak Hk .
(a) On a
t BB
k 1
k 1
k 1
k 1
me
pi1q
En eectuant les oprations lmentaires Li Li
ak
Hk
k 0
i2
puis
in1
det
i 2,
2i 1 tji 1
on obtient que :
16i,j6n
2npn1q{2 det
tij1
en commenant par
2
i 1
det
tji 1
16i,j6n
in
i 1
k 0
16i,j6n
p
t
q
H
1
1
i
1
j
i1 i1
a
d
n ? det pHi1 ptj qqi,j n det 2 tj (4.19)
det pB q det
i,j
2i1 pi 1q! i,j
ci
det
i 1
n
d ni1
2 i1
2 i1
i 1
5. Si
n1
det
tji1
g
f npn1q{2
f2
f n1
e
Vandermonde
i,j
i!
p q
Sn
i!
ptj tiq
cqfd.
16i j6n
i 0
i 0
det pAq
ci
i 1
ai,piq
A pai,j q16i,j6n
pdet pAqq2
i 1
avec
p,1 qPSn2
ai,j
Hi1 ptj q
p q 1
n
apiq,i a1 piq,i .
i 1
Fubini
R
f pti q d pti q
i 1
(ce qui est licite car chaque fonction intervenant dans les intgrales sont intgrables sur le domaine
considr), on obtient :
Rn
Sn
p q p q
Hpiq1 , Hpiq1
i 1
page 58
p,1 qPSn2
D
1
2
p q 1
i 1
n
@
n
D
@
Hpiq1 , H1 piq1
looooooooooomooooooooooon
Sn i 1
0
si
p q1 pi1q
i 1
Hpiq1 , Hpiq1
n @
car
i 1
Hpiq1 , H1 piq1
1.
0 @i P t1, .., nu ,
Hpiq1 , H1 piq1
0 piq 1 1 piq
piq 1, on
a :
Rn
j p iq
1
n
1
n
xHi, Hiy
n!2npn1q{2
2i i!
Sn i 0
Sn i 0
n
1
i!
i 0
qn pt1 , ..., tn q
1
1
det Kn pti , tj q16i,j6n
pdet pB qq2
n!
n!
1
2npn1q{2
det
i!
i0
loooooooooooooooooooooooomoooooooooooooooooooooooon
n!2npn1q{2
i 1
2npn1q{2 det
1
2npn1q{2
pi 1q!
tji1
det
i!
16i,j6n
i 1
Dn
ptj tiq2
16ij6n
loooooooooooomoooooooooooon
Rn
En utilisant que
qn
Dn
Dn
Rn
16i j6n
Rn 16ij6n
Rn 16ij6n
2
1
t2n
2
n
dt1 ...dtn
1
Dn
j 0
p1q
k m
16j6m 1
k 1
P t1, .., m 1u . On dveloppe le mineur det Kn pti, tj q16i6m ik selon la dernire
16j6m1
ligne de ce mineur de taille m 1 dont sa dernire ligne est de la forme pKn ptm , tl qq16l6m1 ce
Soit
et
16j6m 1
m
1
l 1
p1q
K pt , t q det K pt , t q
n m l
n i j 16i6m1
16j6m1
l m 1
page 59
et
et
i k
j l
Par consquent, on a :
16i6m
et i k
16j6m 1
Kn pti , tj q 16i6m1
tm
m
1
Kn pti , tj q 16i6m1
Kn ptk , tm q
k 1
16j6m 1
p1qk
m
1 m
1
16j6m 1
p1qk m p1ql
m 1
k 1 l 1
16j6m 1
(relativement la mesure
et
j l
et en utilisant la question 3,
on obtient :
(4.20)
16j6m 1
m
1 m1
p1q
k l
16j6m 1
k 1 l 1
et
j l
La formule suivante (obtenue par dveloppement selon la dernire colonne) permet d'obtenir la
formule souhaite :
det
16j6m 1
m
1
p1q
k l
16j6m 1
l 1
et
j l
"
1.
(a) Soit
2
z2
"
z2 P R
1 6 z22
fonction
log
concidant sur
px q x 1
(b) La fonction
F :Z
2
x2
exp
un dveloppement limit
existe
et
R
x
avec la fonction
x2
r0,2s
R eit
R eit
?2
x 2
2
?2
% x 2
|x|
$
&
ln p1 2Z q est holomorphe au
en 0 de la forme F pZ q F p0q
0 tel que :
on a :
x2
x2
1
2
|Z | 6 |F pZ q 1| 6 C |Z |
2 x
ln,
|w| > ?1
w
w
C p0,Rq
r0,2s
page 60
C
R
R eit
||
O pZ q
1 6
w
dw
z
p q
@w P C pO, Rq ,
R eit iR eit dt 6
z
voisinage de
1
F
w2
?
2;
?
si x 2.
si
0,
1
Z 0
C
|w2|
O pZ q.
Ainsi il
| pwq w| 6 |Cw|(4.21)
w
R eit
R eit
r0,2s
2C
| |z|| Rdt R |z| R 8 0.
R eit
it
iR e(4.22)
dt
z
? ?
propos et z PCz 2,
2 . La fonction w wpwzq tant holomorphe sur
? le ?rectangle
Cz 2, 2 sauf en w z et admet pz q pour rsidu en w z, le thorme des rsidus au
2. Soit
contour
R,
@z P Cz
R
lim
montre que :
? ?
2, 2 ,
R ,
R |z |
Pour tout
pw q
dw
wz
C O,R
2i pzq
C O,R
p q
w w
w z dw
C O,R
pw q
dw
wz
p q dw
w
w z
C O,R
pw q
dw
wz
2i pzq
w
w z dw
pwq
obtient : lim
dw 2iz.
R 8 C p0,Rq wz
lim On a @z P CzR , log pz q ln |z | iarg pz q avec arg pz q l'argument de z appartenant
0
w
w z
s, r . Soit w P
1
2
pt iq2
2 i, 2 i
1
2
t2
1
i 2
t
t2
1
2
2i
1
2
t
t
? ?
2, 2
o p q
z t0u , on a :
1 t22
o p q
4
t3
"
2
2
4 0 si t 0
1 t2 0 et Im 1
Re 1
0 si t 0
0
p
t iq2 0 t3
"
"
2
2
lim
arg 1
sisitt00 et lim
arg 1
sisitt00
2
2
0
0
pt iq $ ?
pt iq
?
1
i
{
2
2
2
'
i 2 t si t 0
& t 2 t |t| e
a
?
?
lim
i
2 t2
pt iq
1 i {2
2
'
i 2 t2 si t 0
0
% t 2 t |t| e
$ ?
?
1 i {2
2
'
i 2 t2 si t 0 a
& t 2 t |t| e
?
?
i 2 t2
lim pt iq
0
' t 2 t2 1 ei{2 i 2 t2 si t 0
2
pt iq2
w t i avec t P
2
t2
|t|
?
2i
lim
0 ?
2i
pw q
dw
wz
lim
0
2 i
2 i
pw q
dw
wz
lim
0
?
2
?
2
pw q
dw
wz
lim
0
2 i
pw q
dw
wz
?2
i
P R et l'intervalle a une longueur qui tend vers 0q. Il est ais de vrier que lim
0
p?2 itq
?
lim
dt 0 donc
0
0 valant lim pt iq e
2 i
2 ave
p 2 itq
?
dt
t
2 it z
2 it z
lim
pw q
dw
wz
i
?
2
R
2 t2
dt
zt
vers
et
initialement.
page 61
vers
2 t2
dt 2i
zt
2 t2
dt.
zt
0
3.
(a) Soit
simplement
Hn
H8 .
Soit
un compact de
1
1
1
dn t 6
z t dn t 6
z t
Im z
R
R
R
|Hn pzq|
pq
|Im1pzq| dn ptq 6
R
pq
| |
| p tq| dn ptq
1
1
dn ptq .
CzR donc d'aprs le thorme de Montel, elle admet au moins une valeur d'adhrence dans
H8
Hn z
z1
p q Hn
1
z
dn t
z
z
t z1
1
6 z
t
pq
p qp q
z
|z1 z|
1
p
t
q
d
n
2
2
tHn,
C 0 pK, Cq (d'aprs le thorme d'Ascoli) donc elle possde une valeur d'adhrence
pK, Cq . Comme pour le cas Montel, on en dduit que pHnqn>1 converge vers H8
pacte dans
0
dans C
et
@n > 1,
H8
H8 pi q i
CzR.
2 0 i i
et
H8
1
i i exp
2
2
CzR
1
2
ln 1 2
2
iR
et concident sur
G pi q
donc elles
2
2
a2 ia3
a2
ia3
a4
eTrpM
P H2 pCq , on a : Tr
q d2 pM q
a1
I1
I1
2
2
M2
a21
epx1
2
2a22
2a23
a24
donc
q dx1dx2dx3dx4
I1 I2 I3 I4
1{2
1{2
2
2
1 x21
2
2
e dx1
e2x2 dx2
e2x3 dx3
1{2
1{2
I2
1 x21
e dx1
1{2
?
2I2
1{2
I2
1 x22
e dx2
1{2
?
2I2
page 62
1{2
I4
1 x23
e dx3
1{2
I4
e
x24
d
(4.23)
x4
1 x24
e d x4
1{2
d'o
P UI ,I ,I ,I q P pX1 P I2q X
P pX
X2
2I2
X3
2I3
X pX4 P I4q
pIk q16k64 de R :
P UI ,I ,I ,I q P pX1 P I2q P
P pX
1 x21
e dx1
1{2
?
I1
1 x22
e d x2
1{2
?
2I2
X2
1 x23
e dx3
1{2
P pX
1 x24
e d x4
1{2
2I3 P pX4
22
. Si pXk q16k64
P I4q
eTrpM
q d2 pM q
pIk q16k64 de R, on a :
P UI ,I ,I ,I q 22
1
2I2 P X3
I4
2I2
eTrpM
q d2 pM q .
I2
En choisissant
N 0, 12
P I1q P pX P UI ,R,R,Rq
P pX1
x1
{ e dx1
1 2
I1
donc
X1
suit la loi
pIk q16k64, on a :
pX1 P I2q X
e
1{2
1
e
1{2
1
x2
I2
X2
x22
d
N 0, 21 ,
2I2
x23
d
de mme avec
X3
e
1{2
1
x3
I3
2I3
x24
d
x4
X2 , X3
X4 .
et
X pX4 P I4q P pX P UI ,I ,I ,I q
1
P pX1 P I2q P
X2
I1
2I2 P X3
1 x21
e d x1
1{2
2I3 P pX4
P I4q .
I4
pmk,l q16k,l6n P Hn pCq avec mk,l uk,l ivk,l o puk,l , vk,l q P R2 pour tout
pk, lq P t1, .., nu2. Il est immdiat que vk,k 0 pour tout k P t1, .., nu . On a M M donc :
2. Si on pose
Tr M
Tr pM M q
n
n
|mk,l |
2
k 1l 1
Hn
pCq
R
R
k 1
Or
1 2
16k l6n
n
2
euk,k du
k,k
1{2
21{2
16kl6n
@M P Hn pCq , Tr
M2
21 2
k 1
2
euk,l du
16k l6n
e2vk,l dvk,l
k,l
21 2
e2vk,l dvk,l
2
(Fubini)
evk,l dvk,l
R
npn1q{2 npn1q{2
npn1q{2 npn1q{2
21{2
16k l6n
1{2 n
u2k,l
16k l6n
16k l6n
1{2
21{2
16kl6n
2k
u2k,k 2
k,l
2
e2uk,l du
e2uk,l duk,l
k 1
16k l6n
|mk,l |
2
k,k
16k l6n
16k l6n
2
euk,k du
k 1
n
Rn2 k1
euk,k duk,k
k 1
Tr
|mk,k |
k 1
pM q dn pM q
e
{2
2npn1q{2 .
2
.
vk,l
formule de Weyl :
Hn
{2
2npn1q{2
n2
eTrp
pCq
Cn
M2
q dn pM q Cn
e p
21
2n
Rn
p j i q
n{2
n {2
d pi q
qn p1 , .., n q
npn1q{2
Partie II. q 6 2
Dn
i1
2
Cn n{2
di
i 1
16i j6n
Dn
p q{
n n 1 2
Cn n
j!
j 0
2
conjuguaison). En outre, on a Tr M
2i o p1 , .., n q sont les valeurs propres (relles
3. La fonction
n n 1 2
n2 2
:M
i 1
tant borne et
TrpM 2 q tant intgrable sur Hn pCq , est intgrable sur Hn pCq et la formule
la fonction M e
de Weyl donne :
Hn
pCq
pM q dn pM q
Cn
Dn
di
i 1
Cn p q{ n{2
qq
q
p
f
p
diag
p
,
...,
,
...,
f pM q dPn pM q
d pi q
1
n
n
1
n
Dn n2 {2
looooooooomooooooooon
i
1
Rn
Hn pCq
1
2n n 1 2
question III.2
rciproque d'un ouvert est un borlien et la tribu borlienne est la plus petite tribu contenant
les ouverts) donc
h1 pC q
Rd
(car
p1, .., nq P R
n et tout
donc
P Sn, on a :
tion p1 , .., n q
pi q ... pi q est invariante par permutation sur les indices (la
g p1q , ..., pnq
4.
fq
g 1 pBR q
h1 f 1 pBR q
h1 pC q BRd ce qui dmontre la mesurabilit de g q. Pour toute permutation P Sn , on note
p l'endomorphisme de Cn dnie par : @i P t1, .., nu , p pei q e piq o pei q16i6n est la base
n
canonique de R et P sa matrice dans cette base. Il est immdiat que P P Un pCq (ses colonnes
la tribu borlienne de
16i1 .... ik 6n
k me
En pFk q
Hn
p Cq
Fk pM q dPn pM q
16i1 .... ik 6n
page 64
i 1
d pi q .
Fixons
ik des entiers de t1, .., nu , on note t1, .., nu z ti1, .., ik u tik
i1
1 , .., in
u . L'appli-
cation
Rn
P t1, .., nu ij
n :
Rk
d pi q
i 1
Rn
qn i1 , .., ik , ik 1 , .., n d ik
Rk
d pi q
d ij
j 1
f p1 q ...f pk q
Rnk
d pi q
i 1
n
Rnk
qn p1 , .., k , k
1 , .., n q d pk
1 q d pn q
d pi q
i 1
car les variables d'intgration sont muettes. D'aprs les questions II.4 et II. 7, on a :
Rnk
qn p1 , .., n q
d pi q
i k 1
det Kn pi , j q16i,j6n
n!
Rnk
d pi q
i k 1
Kn pi , j q16i,j6k
(pour cette dernire galit, il sut de faire une itration ou rcurrence descendante sur
en dduit que :
somme comporte
n
k
On
d pi q
i 1
pn n! kq!
k q.
Rk
d pi q .
i 1
En pFk q ,
j
pk q
exactement j valeurs propres (comptes avec multiplicit) appartenant I alors XI pM q
k
(nombre de parties k lments dans l'ensemble des j valeurs propres de M appartenant I avec
bien entendu k 6 j q et si cette galit est vrie alors M admet ncessairement j valeurs propres
"
*
j
p
kq
, j P tk, .., nu et
(comptes avec multiplicit). Par consquent, on a XI pHn pCqq
k
1. Soit
En
pkq
X
I
j k
j
P
k
j
pk q
X
I
page 65
j k
j
Pn Apnj q pI q .
k
2. On a
XI,z pM q
16i6n
i I
a :
Qn,I pz q En pXI,z q
Pn Apnj q pI q
P Apnj q pI q
p1 z qj P n
Apn0q pI q
1
Pn Apnj q pI q
p 1 z qj 1
p1 zqj(4.24)
Pn Apnj q pI q
p1 z qj 1
j 1
j 1
j 1
Pn Apnj q pI q
j 1
j 0
1, on a : Qn,I pz q
pj q p q
j 0
Qn,I 1
j!
p1qj Pn
n,I
j!
pj q pI q
An
06j66n
ce
et borne :
Qn,I pz q 1
k 1
n
1
p1qk zk En
p1q
zk
k!
k 1
n
1
p1q
zk
k!
k 1
Ik
?a , ?b
2n
2n
det Kn pi , j q16i,j6k
det Kn pi , j q16i,j6k
k {2
1
1
k
d pi q
det Kn
ra,bsk
c
det
ra,bsk
ptiq16i6k det
est continue et pour tout
lim det
Kn
2n
?ti
2n 16i6k
Ik
?ti , ?tj
2n 2n
Kn
2n
c
d pi q (4.26)
d pi q .
2k
1
1{2
k e
ep1
2
q{p2nq ? 1
2k
2k
q di
k
i 1
k
k
di
i 1
q{p2nq di
k
16i,j6k
n > 1,
p21
2n
C 1 -diomorphisme
on obtient :
16i,j6k
?ti , ?tj
2n 2n
Kn
2n
2
ep1
det Kn pi , j q16i,j6k
c
piq16i6k
i 1
i 1
sur
Ik
Ik
k
k
i 1
(4.25)
I p1 q I pk q det Kn pi , j q16i,j6k
Rk
pkq
XI
i 1
la fonction
?ti , ?tj
2n 2n
ep1
2
2k
q{p2nq
16i,j6k
?ti , ?tj
2n 2n
e p
16i,j6k
page 66
21
2k
q{p2nq det
sin px y q
xy
16i,j6k
(par continuit du dterminant qui est une fonction polynme en les coordonnes dans la base
canonique de la matrice). Si on pose :
c
x
Kn
,
2n
2
2n
sup
?y ,
2n
px,yqPra,as
nPN
Kn
2n
?ti , ?tj
2n
2n
det ai,j
p q16i,j6k
6 det ai,j
p q
16i,j6k
ep1
2
k
2
k
k
k
k
C
apiq,i 6
apiq,i 6
pq
Sk
La fonction
2
1
Sk i 1
Sk i 1
i 1
k!C k
ptiq16i6k k!C k est indpendante de n et intgrable sur ra, bsk (car c'est compact
5.
ai,j
det ai,j
p q
g
f k
k f
e
ai,j
16i,j6k 6
i 1
j 1
Par consquent, pour
p1q
k!1
uk
u
k
ra,bsk
i 1
k {
1
k
ra,bsk
et
z k
di
i 1
c
|z|pbaq
k 1{2
ra,bs
det
1
k!
k k {2 .
16i,j6k
di
i1
uk
i 1
|z| pb aq
k kk{2.
alors pour
j 1
p q
k 2
k k {2
sin pi j q
i j
j 1
k
sin i j
di
det
i j
16i,j6k
det
ra,bsk
|z|
k
1
|z|
k
|z|pbaq
z k
k!
1
6
k!
uk
1
P C, on a :
1
6
k!
Si on pose
| |2 6
g
f
e
k f
k
P C
c 1{2
e
k 8 k
converge. Ainsi on a
1 2
ce?
uk
p q
d1 dk
16i,j6k
sin i j
i j
aussi. D'aprs le
lemme d'Abel, on peut armer que la srie entire considre a un rayon de convergence inni
donc sa somme
page 67
C.
dv
pk qq. Soit z
k!
c
p1qk z k
upnq pk q
det
ra,bsk
uz
k 0
uz pk q
Soit
k!
on a :
Kn
2n
?ti , ?tj
2n 2n
ep1
sup
det
ra,bsk
Qn,ra{?2n,b{?2ns pz q
px,yqPra,b
s
nPN
a
K
2n n ?x2n ,
2k
pnq pkq
uz
PN
q{p2nq di.
k
16i,j6k
i 1
sin pi j q
i j
pnq pkq
uz
.
2n
?y
k 0
16i,j6k
di .
i 1
uz
N
uz pk q dv pk q . D'aprs la question IV. 4, on a : @k PN,
muni de la
k k
pkq p1q z
P C,
Pour tout
uz
@S N,
dnie par :
Q pz q
lim uz
et
d'Hadamard, on a :
| |k
z
pnq
uz k 6
pq
k!
|z|k
6
k!
En outre,
wz
ra,bsk
c
tj
ti
Kn
,
det
d1
2n
2n 2n 16i,j6k
k
k
ra,bsk
i 1i 1
|z| pb aq C 2
d1 dk
k!
k
dk
k k{2
(4.27)
wz pk q .
montre que :
@z P C,
Soit
R0
Qn,
et
lim
upznq pk q dv pk q uz pk q dv pk q lim Qn,ra{?2n,b{?2ns pz q Q pz q
n 8
n 8
z
ra{?2n,b{?2ns pzq
Q z
pq
uzpnq k
N
pnq
6 uR k
p q p q
pnq
uR k
on en dduit la convergence de
uz k dv k 6 sup upznq k
N
uR k dv k
pq
p q
pq
p q uR pkq dv pkq
Qn,ra{?2n,b{?2ns
pq
PN
est indpendante de
n
vers
page 68
p q uz pkq dv pkq
et tend vers
tz P C, |z| 6 Ru .
0,
Qn,ra{?2n,b{?2ns
converge vers
PN
uniformment sur
pmq ? ? p1q
lim Q
n 8 n,ra{ 2n,b{ 2ns
p
1qm pmq
b
a
p
mq
?
?
,
m! Q p1q
nlim8 Pn An
2n 2n
q p1 q
Qpm(4.28)
En
?
1 t n
2. Soient
ra,bs
1 p1q
X ? ?
n ra n,b ns
ra?n,b?ns
1
Kn p1 , 1 q p1 q d1
n
?1n Kn t?n, t?n t?n dt
ra,bs
obtient :
Rz p V M V q
La fonction
1
1
1 1 Tr zIn V M V 1 1 1 Tr V pzIn M q V 1(4.29)
Tr pzIn V M V q
t
n
n
1
1
1 1
1
Tr V pzIn M q
V
n Tr pzIn M q Rz pM q .
n
Rz
Hn pCq
CzR
H n pC
) q car pour toute
i P t1, .., nu o 1 , .., n sont
1
z i ,
donc :
|Rz pM q|
Hn pCq ,
R , on a :
Gn
pzq ?nE
?
t n
1
pnq ? 1
R?nz n
1!
1
? 1 ? Kn
n nz nt
R1
est
p|z i|q .
16i6n
min
16i6n
borne sur
pzIn M q1
le spectre de
1 1 1
1
1
1
6
6
n i1 z i n i1 |z i |
n i1 min p|z i |q
n
f :t
1
1
?
Kn p1 , 1 q p1 q d1
n nz 1
? ? ?
t n, t n t n dt
1
dvn ptq .
zt
|x
iy 6R
dxdy
|px iyq t|
p q
B 0,R
dxdy
|px iyq t|
B
pt,Rq
page 69
dxdy
|x iy|
dxdy
a
B
pt,Rq
x2
y2
drd
B
pt,Rq
2R
P 2, 2
et si
t0
3
,
2 2
et
R
R
6 tan pq 6
t
t
et
R
R
6 tan pq 6
t
t
arctan
arctan
donc :
pt,Rq
drd 6 2R
R
2 arctan
t
R
t
R
t
, arctan
R
t
arctan
R
t
.
R
4R arctan
6 2R
t
R
t
Ainsi
|G px
iy q| dxdy 6
p qR
donc
4.
p q
|G px
B 0,R
B 0,R
|x
1
dvn ptq dxdy
iy t|
iy q| dxdy
x
R
p q
B 0,R
1
dxdy
dvn ptq 6
iy t|
|x
p q
B 0,R
1
dvn p
iy t
cRdvn ptq cR
t dxdy
vn .
Soit K un compact de R
P D R support inclus dans K. On note K 1 K X pR t0uq
1
qui est un compact de R donc il existe un segment r, s tel que K est inclus strictement dans
2 et
r, s . On xe 0, on considre N
Gn x
K
6 }}8
n,
Y ]
KX
Y ]
k N
alors
B k, 2
K1
et
k N
B k, 2
q p q
k N
| p
{q
|Gn px
|Gn px
iy q| dxdy
B k, 2
4 }}8
N 6k6M
k 0
N 6k6M
k 0
2
2 arctan
k
|k| .
N 6k6M
k 0
1
|k|
O
p| | | |q
max N
, M
dt
O pln p|N |
t
page 70
(il
iy q| dxdy 6 4 }}8
6 4 }}8
on a :
iy x, y dxdy 6
Gn x
K
et
donc
iy x, y dxdy 0. Soit 0,
iy x, y dxdy 6 . De mme, on a G x
lim Gn x
0 K
Gn x
K
on a
q p q
q p q
G n px
lim
iy q px, y q dxdy
8 K zK
K K
G px
iy x, y dxdy 6 .
q p q
D'autre part,
iy q px, y q dxdy en appliquant le tho-
@n P N, @x P K zK , |Gn px
iy q| 6
dvn ptq
|x iy t| 6
dvn ptq
|y|
|y1| 6
sup
P z
y K K
1
|y|
M
Gn x
K zK
@n > N pq ,
iy q px, y q dxdy
G px
K K
iy x, y dxdy 6
q p q
x
iy
x,
y
dxdy
G
G
x
iy
x,
y
dxdy
6
n
R2
K
2
R
Gn x iy x, y dxdy
G x iy x, y dxdy
K zK
K zK
q p q
q p q
q p q
q p q
5. Puisque
lim
8 R2
G n px
iy q px, y q dxdy
R2
G px
donc
iy x, y dxdy
G n px
q p q
G x
K zK
iy x, y dxdy 6
q p q
iy q px, y q dxdy.
et on a :
B B Bx
Br Bx Br
B B Bx
B Bx B
B By cos pq B sin pq B
By Br
Bx
By
B By r sin pq B r cos pq B
By B
Bx
By
(4.30)
donc
sin pq
cos pq
r sin pq r cos pq
B
BBx
By
B cos pq
BBx sin pq
By
1 B
B cos pq
sin pq
B
x
B
r
B B r sin pq r cos pq
BBr
By
B
B
B
sinpq B
B
sinpq
cos pq
r
BBr sin pq BBr 1 cosrpqBB
1
cos
p
q
r
B
Br r
B
B
B sin pq B
2B cos pq
Br
r B
B
sin pq
Br
1
B
cos pq
r
B
e
i
B
Br
i B
r B
A l'aide du changement de variable associ aux coordonnes polaires dans l'intgrale double
page 71
considre, on obtient :
R2
1
2
iy
8 2
12
2
r 0 0
B px, yq dxdy
8 2
1
2
r 0 0
B
Br
i B
r B
drd
r pr, qs 8 d
8
B
Br
2
0
i
2r
2
0
B d
dr
B
12 p0, 0q d
dr
0 p0, 0q
rdrd
i B
r B
B dr
d
Br
r pr, qs
i
2r
r
r 0
12
P r0, 2s, on a :
car
1 i
e
rei
BG,
F
B
B
F
F
1 B
B
B
i
i
(4.31)
By G, 2 Bx G, 2 By G,
B
F
B
F
@
D
21 G, BBx 2i G, BBy G, B x dviyptq t
B px, yq dxdy
(4.32)
B
1
2
B
Bx
1
B
px, y q dxdy
dv ptq
iy t
R R
donc
D1
R2 R
pt, 0q dv ptq
R2
alors
7. On notera
B Gn
Bx
lim un
BG
By
et
(respectivement
lim un q
BG
Bx
et
BG
By
donc
converge vers
dans
v dans D1 R2 )
n 8
rieure) de la suite
$
&
%
$
&
%
pt, 0q dv ptq
vers
0,
pt, 0q dv ptq 6
1
6
dv ptq
2 t2 r?2,?2s ptq dt
b a
D R2 telle que sup
0, il existe P
r0, 1s et 0 6 6 1 alors nlim8
Pour tout
on a :
ra,bs
ra,bs
dvn ptq
8 on obtient :
vers
ra,bs
page 72
D1
R2
). Pour tout
nP
N :
vn pra, bsq
En faisant tendre
$
&
%
donc
vers
ra,bs
ra,bs
vers
1
>
b a
lim vn pra, bsq lim vn pra, bsq v pra, bsq ce qui dmontre la convergence de pvn pra, bsqqn
v pra, bsq .
page 73
Chapitre 5
preuves orales : Algbre et Gomtrie ;
Analyse et Probabilits ; Mathmatiques
pour l'Informatique ;
Informatique-Option D
Quelques rares candidats prennent des liberts quant au libell de la leon ; les titres des leons d-
l'issue de la priode de prparation qui dure 3 heures durant laquelle le candidat dispose des livres
de la bibliothque de l'Agrgation ou de ses propres ouvrages s'ils ne sont pas imprims par le candidat
1
lui-mme (avec un numro ISBN et non annots ) mais n'a pas accs Internet (ni bien sr son
tlphone portable ou tout autre objet lectronique
sur tous les cts an d'viter tout problme lors de la photocopie.
de stylos de couleurs.
etc. pour qu'il soit le plus lisible possible. En particulier il est vain
de vouloir crire petit dans l'espoir de placer plus de contenu ; on perd en clart et le jury n'est pas
dispos utiliser une loupe. Les plans peuvent tre complts par une quatrime page consacre aux
gures. Il faut noter clairement sur le plan les dveloppements proposs.
1. Les rapports de jury de l'agrgation externe de mathmatiques, complets et relis sont autoriss. Concernant les
ouvrages numriques avec ISBN, seuls les ouvrages disponibles dans le commerce sont autoriss. Tous les ouvrages
personnels peuvent tre interdits, lors de l'oral, sur simple dcision du reprsentant du directoire prsent lors de la
prparation.
2. Les calculatrices ne sont pas autorises, ni les cls USB, etc...
page 74
Le candidat
crites produites durant la prparation, pendant la premire phase de l'interrogation dite prsentation
du plan . Notons toutefois que le jury peut restreindre cette utilisation durant la priode consacre
au dveloppement, si le plan comporte lui-mme trop de dtails sur les dveloppements proposs !
L'preuve s'organise en trois temps, prvus pour une dure totale de 50 minutes environ : une prsentation de la leon ventuellement suivie d'une brve discussion, un dveloppement de 15 minutes
maximum et enn une partie consacre au dialogue et aux questions.
tout faits
nents, de plus ou moins grande valeur. Il est naturel que les candidats s'inspirent de sources de qualit
et, d'une certaine manire le choix de ces sources, la capacit s'en aranchir ou pleinement se les
approprier, participent au regard que le jury peut porter sur leur maturit scientique. Cependant, il
orale
est bien entendu que l'objectif de cette partie de l'preuve n'est pas de juger la capacit simplement
recopier un plan, ni la rciter par cur d'ailleurs. Il s'agit d'une preuve
et le document trans-
mis au jury est une base de discussion et un l conducteur qui servira au jury pour mener la partie
consacre aux dialogue et questions.
En particulier, chercher remplir tout prix les 3 feuilles autorises, surtout avec des lments que le
candidat ne matrise manifestement pas, ne constitue en rien une stratgie payante.
Le plan crit n'est ni une numration de paragraphes, ni un cours ou un expos complet avec dveloppe-
ment des dmonstrations. Il dnit toutefois avec susamment de prcision les notions mathmatiques
introduites, donne les
La formalisation mathmatique et le franais doivent tre soigns, mais bien videmment il ne s'agit
pas d'un texte destin tre publi dans une revue internationale.
De manire gnrale le jury conseille vivement aux candidats de soigner tant leurs crits que leur
expression orale, car c'est une comptence professionnelle importante du mtier d'enseignant.
L'expos oral qui consiste relire simplement ce qui est crit n'a pas beaucoup d'intrt, le candidat se
contente trop souvent d'une prsentation linaire, sans expliquer ou mettre en valeur les articulations
du plan, ni faire ressortir les mthodes ou les rsultats importants de la leon.
En fait, le candidat devrait s'imaginer dans la situation o il doit introduire un auditoire, pendant 6
minutes, une leon destine ensuite tre dveloppe sur plusieurs sances. Quel est l'intrt du sujet ?
Comment se positionne-t-il dans un paysage mathmatique plus large ? Comment s'articulent les direntes sections qui composent la leon ? Comment s'expliquent et se motivent les enchanements ? C'est
l'occasion de s'interroger sur les dicults didactiques de la leon, c'est--dire dans quel ordre et comment prsenter les choses pour que le tout soit cohrent, comprhensible et pdagogiquement ecace.
En quoi les exemples slectionns s'avrent-ils pertinents ? Quelles gures illustrent particulirement
les notions en jeu ?
Autrement dit, le jury attend une argumentation synthtique de la construction de la leon.
c'est--dire que les rsultats exposs doivent tre compris ainsi que
l'organisation d'ensemble. Il est souhaitable que le candidat connaisse dans leurs grandes lignes les
page 75
dmonstrations des rsultats gurant au programme du concours : le jury pourra appliquer ce critre
pour valuer la matrise du plan.
C'est au candidat de circonscrire son plan, notamment en ce qui concerne les noncs dbordant
largement le cadre du programme. Il peut tre bon aussi de prciser, lors de la prsentation orale, le
niveau auquel s'adresse le candidat.
Le jury ne cherche pas des plans absolument originaux, le plus important est que le plan soit bien
structur, matris par le candidat et qu'y gure une quantit substantielle d'exemples et de mathmatiques. La plan crit ne peut pas tre une suite de banalits sur des sujets gnraux mais doit aborder
susamment profondment les mathmatiques sous-jacentes la leon.
Il s'agit d'une preuve orale, il est donc inutile de recopier le plan au tableau, dans la mesure o le
jury possde une copie du texte. Toutefois l'usage du tableau (blanc ou craie selon la conguration
des salles) comme support pdagogique peut tre ecace. Durant cette partie de l'preuve, le candidat
n'hsitera donc pas exploiter son tableau an de prciser son propos et de le rendre plus vivant.
La prsentation orale, la qualit d'expression, la comprhension synthtique, la plus-value de l'expos
par rapport au plan crit, la capacit du candidat intresser son auditoire sur une leon donne,
constituent des lments importants d'valuation.
Insistons sur le fait que la recopie de plans disponibles sur Internet ou dans des livres spcialiss ne
constitue pas un travail susant de prparation du concours. Ainsi, au-del de l'exploitation d'ouvrages de rfrence, qui n'a rien de condamnable, le jury attend que le candidat fasse preuve d'un
investissement personnel sur le sujet.
L'expos oral ne peut tre matris s'il ressemble une rcitation. Bien entendu, ceci ne s'improvise
pas et le discours doit avoir t rchi durant la prparation de l'preuve.
la n de cette prsentation de la leon, le jury peut ventuellement questionner trs brivement le
candidat. On peut aborder quelques points techniques, sans entrer dans des dtails qui retarderaient
le dbut du dveloppement.
ment mentionns sur le plan crit et non pas vaguement voqus l'oral. Dans cet esprit, le candidat
motivera soigneusement le choix des dveloppements qu'il propose, expliquant en quoi il estime que
ces rsultats ou noncs sont centraux ou jouent ses yeux un rle particulier sur le sujet.
Le candidat doit aussi prciser, sur son plan crit, ce qu'il va dmontrer et, le cas chant, les rsultats
de son plan qu'il va admettre pour mener bien son dveloppement.
Le candidat dispose de 15 minutes (maximum) pour le mener bien. Le jury demande au candidat de
bien grer son tableau, en particulier le candidat doit demander aux membres du jury l'autorisation
page 76
d'eacer. Le jury souhaite, dans la mesure du possible, que le candidat eace le moins possible le
tableau pendant cette priode.
Lors du dveloppement, le jury attend du candidat des explications sur les dmonstrations et sur
l'utilisation pertinente des notions dveloppes durant l'expos oral ; il peut tre opportun, lors du
dveloppement, de se rfrer explicitement au plan prsent.
Trop peu de candidats commencent leur dveloppement par une rapide exposition des grandes ides ou
des tapes qui le composent. Le jury aimerait avoir une petite explication de la dmarche au dbut du
dveloppement. Il est inutile de se prcipiter ou de parler trop vite ; on veillera au contraire prciser
ses notations, soigner sa prsentation, placer sa voix et regarder de temps en temps le jury !
Le dveloppement ressemble parfois une succession plus ou moins convaincante de rsultats intermdiaires
ad hoc.
les futurs enseignants comprennent ce qu'ils exposent et sachent exposer ce qu'ils comprennent. C'est
une qualit essentielle d'un futur agrg.
On ne saurait trop conseiller aux candidats d'illustrer leur dveloppement (et ventuellement leur plan)
par un ou plusieurs dessins : l'expos y gagnerait en clart pour le jury, le candidat pourrait ainsi montrer un souci louable de pdagogie.
Rappelons que le dveloppement doit tre en rapport avec le sujet trait, la leon prsente et le plan
crit. Tout hors-sujet est svrement sanctionn. L'utilisation d'un rsultat non prsent dans le plan
crit doit tre explicitement signale par le candidat. Toute utilisation d'un lemme non dmontr et
enfermant l'essence de la dmonstration est sanctionne. Le jury peut exiger la dmonstration d'un
lemme, soit-disant admis, si celui-ci est essentiellement le cur du dveloppement. Il faut viter de
prsenter ou d'utiliser un rsultat prliminaire ou intermdiaire sans explication convaincante. Dans le
cas d'un dveloppement ambitieux, il ne faut pas ngliger les cas lmentaires et les dtails utiles la
comprhension du jury.
et ses notes manuscrites produites durant la prparation, uniquement durant la premire phase de
l'interrogation dite prsentation de la leon , mais il ne pourra les utiliser pendant le dveloppement.
Enn, mme si le jury laisse voluer le candidat durant son dveloppement, en intervenant le moins
possible, il peut, en cas de lacunes ou d'erreurs manifestes, interrompre le candidat pour demander des
explications. Cette intervention ne donne pas droit une extension du temps consacr au dveloppement.
La pertinence des explications, le souci pdagogique, la capacit mener bien et compltement le sujet
dans le temps imparti, l'aisance technique sont des lments importants d'apprciation. Par ailleurs,
le candidat doit s'attendre tre interrog lors de la priode de discussion sur des applications ou
illustrations lmentaires de son dveloppement. Il est donc essentiel qu'il soit capable de reconnatre
dans une question donne un cas particulier simple du rsultat gnral qu'il vient d'exposer.
page 77
Pour assimiler les notions il faut, durant l'anne de prparation, se demander si on est capable de les
mettre en uvre sur des exemples simples et, pour certains thormes, si on a rchi des exemples
ou des contre-exemples. Le candidat doit tre conscient que, s'il met un nonc dans son plan, il doit
se prparer des questions lmentaires voire considres comme videntes auxquelles il doit rpondre
avec prcision, et des calculs ventuels sur ce point.
Une fois de plus, insistons sur le fait qu'il est essentiel de bien matriser ce que l'on propose.
Le jury pose aussi des exercices en rapport direct avec la leon, mais ne s'attend pas ce que le
candidat trouve une solution immdiatement. Le but est plutt de voir voluer le futur agrg dans
une dmarche scientique rigoureuse et mthodique. Le candidat doit rchir, utiliser son plan et
rattacher l'exercice sa leon. Le fait de ne pas rsoudre un exercice ne doit pas tre compris comme
un chec et le candidat ne doit pas se dcourager. Il doit au contraire rester attentif aux suggestions
du jury ; la qualit du dialogue, les rponses aux questions, l'utilisation du plan crit et l'coute dont
le candidat fait preuve sont des lments importants de notation.
Pendant cette discussion le jury veille laisser un temps raisonnable au candidat pour rchir, sans
le submerger de questions.
Rappelons que l'objet du concours est de recruter de futurs enseignants, le jury peut donc aussi comme
l'indique l'article 8 de l'arrt du 25 juillet 2014, poser toutes questions utiles pour juger de la capacit
des candidats occuper de tels postes.
ad hoc
gbriques standards (Z
mettre en uvre des algorithmes exposs dans le plan (oprations lmentaires sur des systmes
ou des dterminants, rduction de Gauss d'une forme quadratique, etc.).
Les leons d'algbre sont de dicults variables, mais le candidat n'aura jamais choisir entre deux
leons de niveau dicile. En revanche, mme si le jury comprend parfaitement qu'un candidat de niveau
page 78
modeste ne choisisse pas une leon de niveau dicile, il acceptera plus dicilement qu'un candidat
place sa leon un niveau trop lev qu'il ne matrise pas. De la mme manire, il est dconseill, pour
un candidat de niveau modeste, de choisir une leon dicile alors qu'une plus facile lui tend les bras.
Dans la leon qu'il prsente, le candidat devra savoir mettre en application les concepts qu'il introduit ;
en particulier il doit s'attendre ce que le jury lui demande d'eectuer un calcul simple faisant appel
aux notions prsentes dans le plan.
On note que les leons de gomtrie sont souvent dlaisses, alors que les candidats seront amens
enseigner la gomtrie. Ajoutons que, dans les leons, les illustrations des notions algbriques par des
exemples et des applications issus de la gomtrie sont les bienvenus, ceci tout particulirement en
thorie des groupes. ce propos, rappelons qu'un dessin au tableau est souvent apprci et soulignons
que le jury n'est pas vraiment regardant sur les qualits esthtiques du dessin.
Les titres des leons comportent souvent les mots exemples et applications . Il faut bien distinguer les deux termes ; un exemple n'est pas en soi une application et inversement. Les leons d'exemples
(celles dont l'intitul commence par Exemples de ) devraient tre construites partir des connaissances thoriques du candidat et d'un panel d'outils pratiques, pour arriver rapidement aux exemples
proprement dits.
Le jury a not que les notions de quotients chappent souvent au candidat. Il est important ce stade
de dominer la projection canonique et surtout, les subtilits du passage au quotient dans le cadre d'un
morphisme.
La thorie des reprsentations est apparue il y a quelques annes au programme. Elle est naturellement
relie bon nombre de leons. En eet, en dehors des leons qui la concerne directement, les reprsentations peuvent gurer naturellement dans les leons 101, 102, 103, 104, 105, 106, 150. Le jury note
avec satisfaction une relle progression des connaissances des candidats autour des reprsentations et
des actions de groupes.
PGLp2, Fq q sur la
2, 3 et peuvent plus gnralement
en petit cardinal donner lieu des isomorphismes de groupes. Enn, on pourra noter que l'injection
du groupe de permutations dans le groupe linaire par les matrices de permutations donne lieu des
reprsentations dont il est facile de dterminer le caractre.
Leon 102 : Groupe des nombres complexes de module 1. Sous-groupes des racines de
l'unit. Applications.
Cette leon est encore aborde de faon lmentaire sans rellement expliquer o et comment les
nombres complexes de modules 1 et les racines de l'unit apparaissent dans divers domaines des mathmatiques (polynmes cyclotomiques, spectre de matrices remarquables, thorie des reprsentations).
page 79
Il ne faut pas non plus oublier la partie groupe de la leon : on pourra s'intresser au relvement du
groupe unit au groupe additif des rels et aux proprits qui en rsultent (par exemple l'alternative
sous-groupes denses versus sous-groupes monognes ). On pourra aussi s'intresser aux groupes des
nombres complexes de
Qris,
Dn
par exemple).
On pourra noter que les tables de caractres permettent d'illustrer toutes ces notions. Pour les candidats
les plus tmraires, on pourra noter que le treillis des sous-groupes distingus d'un groupe ni se voit
dans sa table de caractres, ainsi que l'indice du sous-groupe driv.
{nZ, Sn, etc.). Par exemple, proposer un gnrateur simple de pZ{nZ, q voire tous les gnrateurs,
(Z
calculer aisment un produit de deux permutations, savoir dcomposer une permutation en produit de
cycles supports disjoints.
Il est important que la notion d'ordre d'un lment soit mentionne et comprise dans des cas simples.
Les exemples doivent gurer en bonne place dans cette leon. On peut par exemple tudier les groupes
de symtries
A4 , S4 , A5
et relier sur ces exemples gomtrie et algbre, les reprsentations ayant ici
toute leur place. Il est utile de connatre les groupes didraux, et pour les candidats aguerris, les
spcicits de groupes plus exotiques comme le groupe quaternionique. Le thorme de structure des
groupes abliens nis doit tre connu.
A5
L'existence du morphisme signature est un rsultat non trivial mais ne peut pas constituer, elle seule,
l'objet d'un dveloppement.
Comme pour toute structure algbrique, il est souhaitable de s'intresser aux automorphismes d'un
groupe, par exemple, ceux du groupe symtrique. On note que les candidats connaissent en gnral
les applications du groupe symtrique aux polydres rguliers de l'espace.
Leon 106 : Groupe linaire d'un espace vectoriel de dimension nie E , sous-groupes de
Applications.
GLpE q.
Cette leon est souvent prsente comme un catalogue de rsultats pars et zoologiques sur
GLpE q.
Il
serait bien que les candidats unient la prsentation de la leon en faisant correspondre les sous-groupes
page 80
du groupe linaire avec les stabilisateurs de certaines actions naturelles (sur des formes quadratiques,
symplectiques, sur des drapeaux, sur une dcomposition en somme directe,
quoi peuvent servir des gnrateurs du groupe
GLpE q ?
etc.).
Il est prfrable de se poser ces questions avant de les dcouvrir le jour de l'oral. Certains candidats
arment que
GLn pKq
Mn pKq . Il
sur Mn pKq .
Sn
dans
GLpn, Kq
le mme ordre d'ide, la thorie des reprsentations permet d'illustrer, dans les leons plus robustes,
l'omnipotence de
GLn pCq
Leon 107 : Reprsentations et caractres d'un groupe ni sur un C-espace vectoriel.
Il s'agit d'une leon o thorie et exemples doivent apparatre. Le candidat doit, d'une part, savoir
dresser une table de caractres pour des petits groupes. Il doit, d'autre part, savoir tirer des informations
sur le groupe partir de sa table de caractres, et savoir galement trouver la table de caractres de
certains sous-groupes.
On voit souvent dans les dveloppements qu'un candidat qui sait manier les techniques de base sur les
caractres ne sait pas forcment relier ceux-ci aux reprsentations. Le caractre est un outil puissant,
mais il reste un outil, ce n'est pas l'intrt ultime de la leon.
Dans le mme ordre d'ide, le lemme de Schur est symptomatique d'une confusion : dans le cas o les
deux reprsentations
V1
V dans
V 1 est une
et
V1
avec endomorphisme de
V.
et
V 1,
dans
consciente et claire.
A5
demande des
renseignements sur l'indice de Schur (moyenne des caractres sur les carrs des lments du groupe).
Leon 110 : Caractres d'un groupe ablien ni et transforme de Fourier discrte. Applications.
Il s'agit d'une nouvelle leon qui n'a pas encore trouv l'aection des candidats.
Pourtant, le sujet et abordable, par exemple : le thorme de structure des groupes abliens nis, qui
a bien entendu une place de choix dans cette leon. On pourra en proter pour montrer l'utilisation
de la dualit dans ce contexte. Comme application, la cyclicit du groupe multiplicatif d'un corps ni
est tout fait adapte. D'ailleurs, des exemples de caractres, additifs, ou multiplicatifs dans le cadre
page 81
des corps nis, sont les bienvenus. Pour les candidats chevronns, les sommes de Gauss permettent de
constater toute l'ecacit de ces objets.
L'algbre du groupe est un objet intressant, surtout sur le corps des complexes, o il peut tre muni
d'une forme hermitienne. On peut l'introduire comme une algbre de fonctions, munie d'un produit de
convolution, mais il est aussi agrable de la voir comme une algbre qui prolonge la mutiplication
du groupe.
La transforme de Fourier discrte pourra tre vue comme son analogue analytique, avec ses formules
d'inversion, sa formule de Plancherel, mais dans une version aranchie des problmes de convergence,
incontournables en analyse de Fourier.
On pourra y introduire la transforme de Fourier rapide sur un groupe ablien d'ordre une puissance de
2 ainsi que des applications la multiplication d'entiers, de polynmes et ventuellement au dcodage
de codes via la transforme de Hadamard.
Z{nZ
n'est pas forcment un nombre premier. Il serait bon de connatre les sous-groupes de
Z{nZ
dans
Z{mZ.
Il est ncessaire de bien matriser le lemme chinois et sa rciproque. Et pour les candidats plus tos,
connatre une gnralisation du lemme chinois lorsque deux lments ne sont pas premiers entre eux,
faisant apparatre le pgcd et le ppcm de ces lments.
Il faut bien sr savoir appliquer le lemme chinois l'tude du groupe des inversibles, et ainsi, retrouver
la multiplicativit de l'indicatrice d'Euler. Toujours dans le cadre du lemme chinois, il est bon de
distinguer clairement les proprits de groupes additifs et d'anneaux, de connatre les automorphismes,
les nilpotents, les idempotents...
Enn, les candidats sont invits rendre hommage Gauss en prsentant quelques applications arithmtiques des anneaux
Z{nZ,
mme, les applications cryptographiques telles que l'algorithme RSA sont naturelles dans cette leon.
n'est pas hors-sujet et constitue un outil puissant pour rsoudre des problmes
arithmtiques simples. La rpartition des nombres premiers est un rsultat historique important, qu'il
faudrait citer. Sa dmonstration n'est bien sr pas exigible au niveau de l'agrgation.
Quelques rsultats sur les corps nis et leur gomtrie sont les bienvenus, ainsi que des applications en
cryptographie.
et
KrX s
(dcimaux, entiers de
page 82
savoir dterminer les units d'un anneau, et leur rle au moment de la dcomposition en facteurs
premiers.
On a pu noter dans cette leon l'erreur rpandue que
eux dans l'anneau factoriel
Zris.
Fq
avec
Fq
non premier !) ne doivent pas tre oublies : citons par exemple l'tude de
2.
Le thorme de l'lment primitif, s'il est nonc, doit pouvoir tre utilis.
Les applications sont nombreuses. S'ils sont bien matrises, alors les codes correcteurs peuvent tre
mentions.
etc.
A ce propos, on note que les candidats qui choisissent de prsenter en dveloppement les sries de
Molien ne savent que rarement interprter les sries obtenues sur des exemples simples. Ces sries ne
font pas que calculer les dimensions de sous-espaces d'invariants, elles suggrent aussi des choses plus
profondes sur la structure de l'algbre d'invariants.
ax
by
de congruences, mais aussi bien entendu la mthode de descente et l'utilisation de la rduction modulo
p.
un nombre premier
La leon peut aussi driver vers la notion de factorialit, illustre par des quations de type Mordell,
Pell-Fermat, et mme Fermat (pour
n 2,
PGLp2, Kq
Lorsque le corps
1
) sur l'ensemble P
GLp2, Kq
est le corps des complexes, il ne faudra pas manquer d'en voir les applications la
page 83
On peut s'aider du birapport, sur des corps nis, pour construire des isomorphismes classiques entre
groupes nis de petit cardinal.
L'ensemble des droites du plan contenant un point xe est naturellement une droite projective. Cela
permet enn d'identier une conique une droite projective : c'est l'idal d'une preuve classique du
thorme de l'hexagramme de Pascal. Par ailleurs, on pourra remarquer le birapport dans l'expression
de la distance hyperbolique sur le demi-plan de Poincar.
Leon 140 : Corps des fractions rationnelles une indtermine sur un corps commutatif.
Applications.
Le bagage thorique est somme toute assez classique, mme si parfois, le candidat ne voit pas l'unicit
de la dcomposition en lments simples en termes d'indpendance en algbre linaire. Ce sont surtout
les applications qui sont attendues : sries gnratrices (avec la question la clef : quelle condition une
srie formelle est-elle le dveloppement d'une fraction rationnelle), automorphismes de
KpX q,
version
F2 ,
ou
F3 .
Il faut savoir qu'il existe des corps algbriquement clos de caractristique nulle autres que
se savoir montrer que l'ensemble des nombres algbriques sur le corps
C ; il est bon
algbriquement clos.
Il faut connatre le thorme de la base tlscopique ainsi que les utilisations artithmtiques (utilisation
de la divisibilit) que l'on peut en faire dans l'tude de l'irrductibilit des polynmes.
ArX s,
est factoriel.
Le thorme fondamental sur la structure de l'algbre des polynmes symtriques est vrai sur
L'algorithme peut tre prsent sur un exemple.
Z.
Les applications aux quadriques, aux relations racines ccients ne doivent pas tre dlaisses : on
peut faire par exemple agir le groupe
GLpn, Rq
2.
Z)
La partie application doit montrer la diversit du domaine (par exemple en arithmtique, calcul d'intersection/limination, calcul direntiel, polynmes annulateurs d'entiers algbriques).
page 84
et
pU, V q AU
BV
B.
etc.).
Leon 151 : Dimension d'un espace vectoriel (on se limitera au cas de la dimension nie).
Rang. Exemples et applications.
Dans cette leon, il est important de bien connatre les thormes fondateurs de la thorie des espaces
vectoriels de dimension nie en ayant une ide de leurs preuves. Ces thormes semblent simples car
ils ont t trs souvent pratiqus, mais leur preuve demande un soin particulier, ce qui rend la leon
plus dicile qu'on ne le croit.
Des questions lmentaires comme un sous-espace vectoriel d'un espace vectoriel de dimension nie,
est-il aussi de dimension nie ? peuvent drouter un candidat.
Les diverses caractrisations du rang trouvent bien leur place ainsi que, pour les candidats plus chevronns, l'utilisation du degr d'une extension dans la thorie des corps.
n-linaires
n est de dimension 1, ce qui est fort propos. Toutefois, il est essentiel de savoir le montrer.
Il faut que le plan soit cohrent ; si le dterminant n'est dni que sur
detpA XIn q
avec
ou
C,
l'intersection ensembliste de deux courbes algbriques planes peuvent trouver leur place dans cette
leon.
page 85
Il serait bien que la continuit du dterminant trouve une application, ainsi que son caractre polynomial.
Leon 153 : Polynmes d'endomorphisme en dimension nie. Rduction d'un endomorphisme en dimension nie. Applications.
Cette leon est souvent choisie pour son lien avec la rduction, toutefois, le jury ne souhaite pas que le
candidat prsente un catalogue de rsultats autour de la rduction, mais seulement ce qui a trait aux
polynmes d'endomorphismes.
Il faut consacrer une courte partie de la leon l'algbre
Les proprits globales pourront tre tudies par les meilleurs. Le jury souhaiterait voir certains liens
entre rduction de l'endomorphisme
applications
est trop souvent nglig. On attend d'un candidat qu'il soit en mesure, pour
k
calculer A , il n'est pas ncessaire en gnral de rduire
dans
Mn pKq
ncessite
Sur les corps nis, on a des critres spciques de diagonalisabilit. On peut dnombrer les endomorphismes diagonalisables, ou possdant des proprits donnes, lies la diagonalisation.
Le lien peut aussi tre fait avec la thorie des reprsentations et la transforme de Fourier rapide.
page 86
Les
1
0
1
1
dans l'image
exp M4 pRq
exp M2 pRq
exppAq
A 0
0 A
est-elle
utilit dans cette leon. Pour les candidats plus aguerris, les sous-groupes un paramtre du groupe
linaire y sont tout fait propos. On peut s'interroger si ces sous-groupes constituent des sous-varits
fermes de
GLpn, Rq.
Notons que l'exponentielle fait bon mnage avec la dcomposition polaire dans bon nombre de problmes sur les sous-groupes du groupe linaire.
L'tude du logarithme (quand il est dni) trouve toute sa place dans cette leon. Si l'on traite du cas
des matrices nilpotentes, on pourra invoquer le calcul sur les dveloppements limits.
Les applications aux quations direntielles doivent tre voques sans constituer l'essentiel de la
leon. On pourra par exemple faire le lien entre rduction et comportement asymptotique, mais le jury
dconseille aux candidats de proposer ce thme dans un dveloppement.
Les notions d'algbres de Lie ne sont pas au programme de l'agrgation, on conseille de n'aborder ces
sujets qu' condition d'avoir une certaine solidit sur la question.
page 87
peut tre traite sous dirents aspects : gomtrique, algbrique, topologique, analytique,
etc. Il faut
que les dveloppements proposs soient en lien direct, comme toujours, avec la leon ; proposer la
trigonalisation simultane est un peu os ! Enn rappeler que la direntielle d'une fonction relle est
une forme linaire semble incontournable.
Leon 160 : Endomorphismes remarquables d'un espace vectoriel euclidien (de dimension
nie).
Dans cette leon, les candidats doivent bien prendre conscience que le caractre euclidien de l'espace
est essentiel pour que l'endomorphisme soit remarquable. Par exemple, des dveloppements comme le
lemme des noyaux ou la dcomposition de Dunford n'ont rien faire ici. En revanche, l'utilisation du
fait que l'orthogonal d'un sous-espace stable par un endomorphisme est stable par l'adjoint doit tre
mis en valeur.
Leon 161 : Isomtries d'un espace ane euclidien de dimension nie. Applications en
dimensions 2 et 3.
La classication des isomtries en dimension 2 est exigible. En dimension
3,
les rotations et connatre les liens avec la rduction. On peut penser aux applications aux isomtries
laissant stables certaines objets en dimension 2 et 3.
Leon 162 : Systmes d'quations linaires ; oprations lmentaires, aspects algorithmiques et consquences thoriques.
Il semble que cette leon soit moins choisie par les candidats depuis l'ajout de l'aspect algorithmique
dans l'intitul. A ce sujet, il faut savoir que les techniques lies au simple pivot de Gauss constituent
l'essentiel des attendus.
La leon doit imprativement prsenter la notion de systme chelonn, avec une dnition prcise et
correcte et situer l'ensemble dans le contexte de l'algbre linaire (sans oublier la dualit !).
Pour les candidats chevronns, les relations de dpendances linaires sur les colonnes d'une matrice
chelonne sont claires et permettent de dcrire simplement les orbites de l'action gauche de
sur
Mn pKq
donne par
pP, Aq P A.
GLpn, Kq
Un point de vue opratoire doit accompagner l'tude thorique et l'intrt pratique (algorithmique)
des mthodes prsentes doit tre expliqu y compris sur des exemples simples o l'on attend parfois
une rsolution explicite.
Des discussions sur la rsolution de systmes sur
Leon 170 : Formes quadratiques sur un espace vectoriel de dimension nie. Orthogonalit,
isotropie. Applications.
Il faut tout d'abord noter que l'intitul implique implicitement que le candidat ne doit pas se contenter
de travailler sur
R. Il faut savoir que les formes quadratiques existent sur le corps des complexes et sur
ax2
bx
bxy
cy 2 ).
On ne peut se limiter
des considrations lmentaires d'algbre linaire. Les formes quadratiques ne sont pas toutes non
dgnres (la notion de quotient est utile pour s'y ramener).
L'algorithme de Gauss doit tre nonc et pouvoir tre pratiqu sur une forme quadratique de
lien avec la signature doit tre clairement nonc.
page 88
R3 .
Le
Malheureusement la notion d'isotropie est mal matrise par les candidats, y compris les meilleurs
d'entre eux. Le cne isotrope est un aspect important de cette leon, qu'il faut rattacher la gomtrie
direntielle. Il est important d'illustrer cette leon d'exemples naturels.
et
s composant la signature
Leon 181 : Barycentres dans un espace ane rel de dimension nie, convexit. Applications.
On attend des candidats qu'ils parlent de coordonnes barycentriques et les utilisent par exemple dans
le triangle (coordonnes barycentriques de certains points remarquables). Il est judicieux de parler
d'enveloppe convexe, de points extrmaux, ainsi que des applications qui en rsultent.
SL2 pCq.
Une tude de l'exponentielle complexe et des homographies de la sphre de Riemann est tout fait
approprie. La ralisation du groupe SU2 dans le corps des quaternions et ses applications peuvent
trouver sa place dans la leon.
Il faut dans un premier temps dgager clairement les mthodes et les illustrer d'exemples signicatifs.
L'utilisation de sries gnratrices est un outil puissant pour le calcul de certains cardinaux. Le jury
s'attend ce que les candidats sachent calculer des cardinaux classiques et certaines probabilits !
L'introduction des corps nis (mme en se limitant aux cardinaux premiers) permet de crer un lien
fcond avec l'algbre linaire.
L1 pRq,
l'analyse tels que l'approximation uniforme des fonctions continues par les polynmes de Bernstein.
Rassurons les candidats futurs, il n'est pas question d'exiger d'eux qu'ils connaissent tout cela, mais le
rapport vise aussi donner aux candidats et aux prparateurs des ides de dveloppement de niveau
vari.
Le jury s'inquite, depuis un certain temps, du recul de la connaissance par les candidats de l'analyse complexe et ce depuis plusieurs annes. Il n'est pas ncessaire de souligner l'importance et les trs
nombreuses applications en mathmatiques fondamentales ou appliques. Le jury a bien conscience que
l'enseignement de la variable complexe quitte souvent le programme de Licence et se situe aujourd'hui
au niveau du M1, sauf dans quelques Universits. Pour autant il est patent que les connaissances sur les
fonctions holomorphes, leur comportement au bord du domaine de convergence, les espaces fonctionnels qu'elles constituent, les concepts topologiques qu'elles mettent en uvre (familles normales, simple
connexit) sont globalement en recul. Les candidats en sont sans doute conscients puisqu'ils vitent
souvent les leons correspondantes, pire encore lorsque la variable complexe reprsente un point important de la leon (par exemple sur les sries entires) certains candidats annoncent qu'ils feront l'impasse
totale sur cette dernire ; ceci n'est pas raisonnable au niveau de l'agrgation et on ne peut imaginer
un agrg de mathmatiques du
XXI e
e
savoirs acquis du XIX .
page 90
L'analyse complexe conserve dans le programme de l'agrgation la place centrale que lui impose son
Commentaires gnraux
Le jury apprcie que les candidats soient en mesure d'appliquer les rsultats lmentaires mais fondamentaux de leur leon, par exemple : justier une permutation limite-intgrale ; rsoudre une quation
direntielle simple ; tudier la convergence d'une suite ou d'une srie (numrique, de fonctions, de
variables alatoires).
De nombreux candidats ont prsent au jury des plans raisonnables, suivis d'un dveloppement correctement men, car soigneusement appris et rvis pendant les trois heures de prparation. Cependant,
la premire question du jury a souvent rvl une incomprhension relle du sujet trait. Rappelons
aux candidats qu'ils peuvent s'attendre, aprs leur plan, quelques questions portant sur un cas particulirement simple d'application du thorme prsent, ou sur des situations proches qui soulignent
l'utilit des hypothses ou la porte des arguments de la dmonstration qu'ils viennent de dvelopper.
Si ces questions restent sans rponse, le jury sera conduit la conclusion que le candidat n'a fait que
restituer mcaniquement quelques pages apprises la va-vite et sa note s'en ressentira. Il est attendu
des candidats qu'ils aient compris les notions mathmatiques au programme de l'agrgation. Les candidats ne sont pas tenus de savoir tablir compltement chacun des rsultats de leur plan, en revanche il
leur est demand d'avoir une ide raisonnable des arguments employs dans les preuves. Par exemple :
mentionner le thorme de Cauchy-Lipschitz dans la leon "Thormes du point xe" suppose de savoir
transformer un problme de Cauchy en quation point xe !
Il est lgitime qu'un candidat ignore certains rsultats, le jury ne prtend pas l'omniscience et ne
l'attend pas des candidats. Cependant, un candidat qui se montre capable de proposer des pistes de solutions aux questions qu'on lui pose impressionne trs favorablement le jury.
Il est galement souhaitable que les candidats gardent l'esprit la nature des objets qu'ils sont en
train de manipuler : quantits numriques, variables muettes, indtermines, inconnues, paramtres,
vecteurs, fonctions, oprateurs.... Cela est assez sensible en analyse o par exemple, la question " quel
espace appartiennent les deux termes de votre quation ?" peut se rvler embarrassante. Le calcul
direntiel est particulirement dlicat cet gard, et on recommande aux candidats qui prparent
l'agrgation de s'astreindre la rigueur dans les leons correspondantes.
Le jury observe enn que d'assez nombreux candidats, dont le niveau est convenable et qui ont soigneusement prpar l'agrgation, ont rpt une petite quinzaine de dveloppements choisis pour leur
caractre bien classique et rpartis de faon couvrir une bonne moiti des leons possibles. Cette
stratgie parfois excessive peut conduire des hors-sujets, les dveloppements ayant un lien trop tnu
avec le sujet de la leon pour le jury. Il faut souligner qu'un dveloppement pertinent et un peu original
est bien rcompens. Les candidats sont donc invits sortir des sentiers battus : une petite prise de
risque sera reconnue et apprcie.
En dpit des intituls, beaucoup de leons manquent d'exemples et se cantonnent pour l'essentiel des
gnralits thoriques. Ainsi la leon relative aux espaces vectoriels norms doit comporter quelques
calculs de normes subordonnes, la leon sur les sries doit tre illustre par des exemples d'tudes de
convergence et d'valuations asymptotiques.
Enn, le jury apprcierait que les candidats fassent plus de dessins !
page 91
lmentaires et pertinents. Dans ce domaine, le jury attend une matrise du fait qu'une limite uniforme
de fonctions continues est continue. Il est regrettable de voir des candidats, qui auraient eu intrt
se concentrer sur les espaces de fonctions continues ou bien de classe
C1
C.
Signalons que des candidats proposent assez rgulirement une version incorrecte du thorme de
Mntz pour les fonctions continues. La version correcte dans ce cadre est
1
n>1
8.
Des candidats aguerris peuvent dvelopper la construction et les proprits de l'espace de Sobolev
ses proprits d'injection dans les fonctions continues, et voquer le rle de cet es-
pace dans l'tude de problmes aux limites elliptiques en une dimension. Ce dveloppement conduit
naturellement une illustration de la thorie spectrale des oprateurs compacts auto-adjoints.
et leurs
applications. Cette leon permet aussi d'explorer les questions d'approximations de fonctions par des
polynmes et des polynmes trigonomtriques. Au del des exemples classiques, les candidats plus
ambitieux peuvent aller jusqu' la rsolution d'quations aux drives partielles par sries de Fourier.
et
notion de compacit ).
Les candidats devraient faire apparatre que l'un des intrts essentiels de la compltude est de fournir
des thormes d'existence en dimension innie, en particulier dans les espaces de fonctions. Rappelons
que l'on attend des candidats une bonne matrise de la convergence uniforme. Le thorme de CauchyLipschitz, mal matris par beaucoup de candidats, est un point important de cette leon. Les espaces
Lp
sont des exemples pertinents qui ne sont pas sans danger pour des candidats aux connaissances
fragiles.
On ne s'aventurera pas parler du thorme de Baire sans application pertinente et matrise. Rappelons ce propos que la dmonstration dtaille de l'existence d'une partie dense de fonctions continues
drivables en aucun point est rserve aux candidats solides.
sin x
x
de
Les candidats exploitent rarement toutes les potentialits de cette leon trs
riche. Le jury se rjouirait aussi que les candidats abordent les notions de solution maximale pour les
quations direntielles ordinaires et matrisent le thorme de sortie des compacts.
Le prolongement analytique relve bien sr de cette leon ainsi que le prolongement de fonctions
C8
sur un segment en fonctions de la mme classe, le thorme de Tietze sur l'extension des fonctions
continues dnies sur un sous-ensemble ferm d'un espace mtrique et la transformation de Fourier sur
L2 .
En ce qui concerne le thorme d'Hahn-Banach, le candidat n'en donnera la version en dimension
innie que s'il peut s'aventurer sans dommage sur le terrain dlicat et trs souvent mal matris du
lemme de Zorn. Il vaut mieux disposer d'applications pertinentes autres que des rsultats classiques
abstraits sur les duaux topologiques.
page 93
209 : Approximation d'une fonction par des polynmes et des polynmes trigonomtriques. Exemples et applications.
Cette leon comporte un certain nombre de classiques. Les polynmes d'interpolation de Lagrange,
les polynmes de Bernstein sont des classiques tout comme le thorme gnral de Stone-Weierstrass.
En ce qui concerne le thorme de Weierstrass par les polynmes de Bernstein, un candidat plus
ambitieux pourra donner une estimation de la vitesse de convergence (avec le module de continuit),
et ventuellement en montrer l'optimalit. Il n'est pas absurde de voir la formule de Taylor comme
une approximation locale d'une fonction par des polynmes. Comme la leon 202, elle permet aux
candidats plus ambitieux d'aller jusqu' la rsolution d'quations aux drives partielles (ondes, chaleur,
Schrdinger) par sries de Fourier.
. . .).
Le thorme de projection sur les convexes ferms (ou sur un sous-espace vectoriel ferm) d'un
espace de Hilbert
x
est rgulirement mentionn. Les candidats doivent s'intresser au sens des formules
px|enqen et ||x||2
n>0
n>0
la convergence.
La notion d'adjoint d'un oprateur continu peut illustrer agrablement cette leon.
Pour des candidats solides, le programme permet d'aborder la rsolution, et l'approximation, de problmes aux limites en dimension 1 par des arguments exploitant la formulation variationnelle de ces
quations. Plus gnralement, l'optimisation de fonctionnelles convexes sur les espaces de Hilbert devrait tre plus souvent explore.
Enn, pour les plus valeureux, le thorme spectral pour les oprateurs auto-adjoints compacts peut
tre abord.
214 : Thorme d'inversion locale, thorme des fonctions implicites. Exemples et applications.
Il s'agit d'une belle leon qui exige une bonne matrise du calcul direntiel. Mme si le candidat ne
propose pas ces thmes en dveloppement, on est en droit d'attendre de lui des ides de dmonstration
de ces deux thormes fondamentaux. Il est indispensable de savoir mettre en pratique le thorme
des fonctions implicites au moins dans le cas de deux variables relles. On attend des applications en
gomtrie direntielle (notamment dans la formulation des multiplicateurs de Lagrange). Rappelons
que les sous-varits sont au programme.
n
euclidienne sur R .
x }x}
La notion de direntielle seconde est attendue au moins pour les fonctions de classe
applications classiques quant l'existence d'extremums locaux.
page 94
pour la norme
C2
. . .)
ou
qu'ils utilisent.
De plus la dirence entre l'existence d'un dveloppement limit l'ordre deux et l'existence de drive
seconde doit tre connue.
Il y a de trs nombreuses applications en gomtrie et probabilits (par exemple le thorme central
limite). On peut aussi penser la mthode de Laplace, du col, de la phase stationnaire ou aux ingalits
et sa drive
n-ime
1
de la forme
2
...
Rn
pAx|xq pb|xq, o A est une matrice symtrique dnie positive, devrait tre totalement
matris. Les candidats devraient aussi tre amens voquer les problmes de type moindres carrs
et les quations normales qui y sont attaches. Enn, les problmes de minimisation sous contrainte
amnent faire le lien avec les extremums lis, la notion de multiplicateur de Lagrange et, l encore,
des algorithmes peuvent tre prsents et analyss.
page 95
Pour les quations autonomes, la notion de point d'quilibre permet des illustrations de bon got
comme par exemple les petites oscillations du pendule. Trop peu de candidats pensent tracer et
discuter des portraits de phase.
Enn, il n'est pas malvenu d'voquer les problmatiques de l'approximation numrique dans cette leon
par exemple autour de la notion de problmes raides et de la conception de schmas implicites pour
autant que la candidat ait une matrise convenable de ces questions.
conditions de Dirichlet en
u u2
f avec des
0, x 1 ou pour analyser l'quation de transport par la mthode des
Les sries de Fourier trouvent dans cette leon une mise en pratique toute dsigne pour rsoudre
l'quation de la chaleur, de Schrdinger ou des ondes dans le contexte des fonctions priodiques. La
transforme de Fourier permet ceci dans le cadre des fonctions sur
Rd .
Le point de vue de l'approximation numrique donne lieu des dveloppements originaux, notamment
autour de la matrice du laplacien et de l'analyse de convergence de la mthode des dirences nies.
Des dveloppements plus sophistiqus se placeront sur le terrain de l'analyse hilbertienne avec le thorme de Lax-Milgram, l'espace de Sobolev
compacts, ou encore sur celui des distributions avec l'tude de solutions lmentaires d'quations elliptiques.
un
un
sinpun q.
f punq.
Les suites
page 96
L'aspect vectoriel est souvent nglig. Par exemple, le jury attend des candidats qu'ils rpondent de
faon pertinente la question de la gnralisation de l'algorithme de Newton dans
R2 .
228 : Continuit et drivabilit des fonctions relles d'une variable relle. Exemples et
applications.
Cette leon permet des exposs de niveaux trs varis. Les thormes de base doivent tre matriss
et illustrs par des exemples intressants, par exemple le thorme des valeurs intermdiaires pour
la drive. Le jury s'attend ce que le candidat connaisse et puisse calculer la drive des fonctions
usuelles. Les candidats doivent disposer d'un exemple de fonction drivable de la variable relle qui
ne soit pas continment drivable. La stabilit par passage la limite des notions de continuit et de
drivabilit par passage la limite doit tre comprise par les candidats.
Pour les candidats aguerris, la drivabilit presque partout des fonctions lipschitziennes relve de cette
leon. Les applications du thorme d'Ascoli (par exemple les oprateurs intgraux noyau continu,
le thorme de Peano,
. . . ),
Pour les candidats qui matrisent la notion de drive au sens des distributions tempres, l'tude de la
drive au sens des distributions de la primitive d'une fonction intgrable est un rsultat intressant.
Rn ,
Pour les candidats solides, la drivabilit presque partout des fonctions monotones est un rsultat
remarquable (dont la preuve peut tre ventuellement admise). L'espace vectoriel engendr par les
fonctions monotones (les fonctions variation borne) relve de cette leon.
Pour les candidats aguerris, la drivation au sens des distributions fournit les caractrisations les plus
gnrales de la monotonie et de la convexit et les candidats bien prpars peuvent s'aventurer utilement
dans cette direction.
230 : Sries de nombres rels ou complexes. Comportement des restes ou des sommes
partielles des sries numriques. Exemples.
De nombreux candidats commencent leur plan par une longue exposition des conditions classiques
assurant la convergence ou la divergence des sries numriques. Sans tre vritablement hors sujet,
cette exposition ne doit pas former l'essentiel de la matire de la leon. Le thme central de la leon
est en eet le comportement asymptotique des restes et sommes partielles (quivalents,
. . .)
et leurs
applications diverses, comme par exemple des rsultats d'irrationalit, voire de transcendance. Enn
on rappelle que la transformation d'Abel trouve toute sa place dans cette leon.
les extensions des mthodes classiques dans le cas vectoriel. Au del de la mthode de Newton, d'intressants dveloppements peuvent s'intresser la rsolution de systmes linaires, notamment par des
mthodes itratives. propos de la version bidimensionnelle de la mthode de Newton, il convient de
comprendre la gnralisation en dimension suprieure de la division par la drive.
233 : Analyse numrique matricielle : rsolution approche de systmes linaires, recherche de vecteurs propres, exemples.
page 97
Cette leon puise une bonne part de son contenu dans le programme complmentaire de l'oral, commun
aux direntes options. Les notions de norme matricielle et de rayon spectral sont bien sr centrales
pour ce sujet o le rle du conditionnement dans l'tude de sensibilit des solutions de systmes linaires
doit tre bien identi. L'analyse de convergence des mthodes itratives de rsolution de systmes
linaires, en identiant leurs avantages par rapport aux mthodes directes, trouve naturellement sa
place dans cette leon, tout comme l'tude d'algorithmes de recherche d'lments propres, avec la
mthode de la puissance (ou la mthode QR) et des applications des matrices vriant les hypothses
des thormes de Perron-Frobenius. Le cas particulier des matrices symtriques dnies positives doit
amener faire le lien avec les problmes de minimisation et les mthodes de gradient. On notera
d'ailleurs que de tels dveloppements peuvent aussi tre exploits avec bonheur dans la leon 226.
Les techniques d'analyse permettent aussi l'investigation des proprits spectrales de matrices et la localisation de valeurs propres de matrices (thorme de Gershgrin, suites de Sturm). Le jury encourage
les candidats illustrer leur propos d'exemples pertinents issus de la thorie de l'interpolation ou de la
rsolution approche de problmes aux limites, incluant l'analyse de stabilit de mthodes numriques.
234 : Espaces Lp , 1 6 p 6 8.
L1 (ou mme Lp Lq si
p > q ). Il est important de pouvoir justier l'existence de produits de convolution (exemple L1 L1 ). Par
Le jury a apprci les candidats sachant montrer qu'avec une mesure nie
ou
L2
non triviaux propos desquels des dveloppements peuvent tre proposs comme la compltude ou
pour les candidats plus solides la description du dual.
236 : Illustrater par des exemples quelques mthodes de calcul d'intgrales de fonctions
d'une ou plusieurs variables .
Dans cette leon, il est souhaitable de prsenter des utilisations du thorme des rsidus, ainsi que des
exemples faisant intervenir les intgrales multiples. On peut aussi penser l'utilisation du thorme
d'inversion de Fourier ou du thorme de Plancherel. Le calcul du volume de la boule unit de
Rn
ne
239 : Fonctions dnies par une intgrales dpendant d'un paramtre. Exemples et applications.
Cette leon peut tre enrichie par des tudes et mthodes de comportements asymptotiques. Les diffrentes transformations classiques (Fourier, Laplace,
. . .)
L1 .
se limiter une analyse algbrique de la transformation de Fourier. C'est bien une leon d'analyse,
qui ncessite une tude soigneuse des hypothses, des dnitions et de la nature des objets manipuls.
Le lien entre la rgularit de la fonction et la dcroissance de sa transforme de Fourier doit tre fait,
mme sous des hypothses qui ne sont pas minimales.
La formule d'inversion de Fourier pour une fonction
L1
L1
ainsi que les ingalits de Young sont attendues ainsi que l'extension de la transforme de Fourier
l'espace
L2
paraissent ncessaires.
Les candidats solides peuvent aborder ici la rsolution de l'quation de la chaleur, de Schrdinger
pour des fonctions assez rgulires, ou la dtermination des solutions lmentaires du Laplacien ou de
page 98
l'oprateur
k2
d2
.
dx2
La transformation de Fourier des distributions tempres ainsi que la convolution dans le cadre des
distributions tempres trouvent leur place ici mais sont rserves aux candidats aguerris. On peut
aussi considrer l'extension de la transforme de Fourier la variable complexe, riche d'applications
par exemple dans la direction du thorme de Paley-Wiener.
z0
dont le
intrieur au disque de
f pz qdz
faut savoir expliquer. Par ailleurs, mme si cela ne constitue pas le cur de la leon, il faut connatre
la dnition d'une fonction mromorphe (l'ensemble des ples doit tre une partie ferme discrte).
Pour les candidats aguerris, cette leon ore beaucoup de possibilits, notamment en lien avec la
topologie du plan.
C1
C1
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S pRd q
semi-normes doit tre compris et la formule d'inversion de Fourier matrise dans ce cadre.
Le passage
S 1 pRd q
repose sur l'ide de dualit qui est le cur de cette leon. Des exemples de calcul
p1
x 2 q1
et
d'autres lies la thorie des distributions comme la dtermination de la transforme de Fourier d'une
constante.
Cette leon ne doit pas se rduire une dissertation abstraite sur le dual topologique d'un espace de
Frchet sparable. Le candidat doit matriser des exemples comme la valeur principale, pouvoir calculer
leur drive et comprendre ce qu'est la transforme de Fourier d'une fonction constante.
Les candidats ambitieux peuvent par exemple dterminer la transforme de Fourier de la valeur principale, la solution fondamentale du laplacien, voire rsoudre l'quation de la chaleur ou de Schrdinger.
Le jury attend des candidats qu'ils rappellent la dnition d'une variable alatoire densit et que des
lois usuelles soient prsentes, en lien avec des exemples classiques de modlisation.
Le lien entre l'indpendance et la convolution pourra tre tudi.
Les candidats pourront expliquer comment fabriquer n'importe quelle variable alatoire partir d'une
variable uniforme sur
Pour aller plus loin, certains candidats pourront aborder la notion de vecteurs gaussiens et son lien
avec le thorme central limite.
d'algbre et d'analyse extraite de la liste gnrale des autres options du concours. Il n'y a donc plus
ncessairement un sujet d'algbre et un sujet d'analyse ! Il peut y avoir deux sujets d'algbre
et
. Le programme prcise
en eet :
Il est donc impratif que les candidats ajustent leur prparation cette organisation.
Le jury a interrog les candidats dans le mme esprit que dans les autres options et les critres d'valuation taient strictement identiques.
Notons toutefois que lorsqu'ils avaient le choix, les candidats ont le plus souvent prfr les sujets
d'algbre ceux d'analyse. Nous conseillons vivement aux futurs candidats de cette option de ne pas
ngliger leur formation en analyse et probabilits.
Les remarques dtailles concernant cette preuve ne sont pas direntes des remarques concernant
les preuves de leon des autres options, et le lecteur est invit se reporter la section du rapport
consacre ce point.
De manire gnrale, le jury a apprci la qualit de certaines leons prsentes, notamment parmi
les leons les plus avances, ce qui conrme le bon travail des prparations spciques en amont
page 101
du concours. Ceci est particulirement net dans les plans des prsentations proposes. Beaucoup de
candidats cernent bien le sujet de leurs leons et proposent des dveloppements intressants.
A contrario, le jury a constat que des candidats ont choisi l'option D apparemment au hasard, et
ne comprenaient mme pas les intituls des leons. L'preuve de la leon est une preuve dicile, qui
couvre des domaines varis couvrant largement le champ de la science informatique. Elle ne peut tre
russie que si elle est prpare srieusement et sur une priode longue, et
.
Le niveau constat est assez htrogne, ce qui conduit une grande dispersion des notes. Le jury
n'hsite pas utiliser toute l'tendue de la plage de notation.
Organisation de la leon :
mentale
informatique fonda-
la pertinence des outils mathmatiques qu'il dveloppe vis--vis des objectifs du thme informatique
dvelopp dans la leon.
La prsentation d'outils mathmatiques pour eux-mmes, en particulier lorsqu'il s'agit d'outils sophis-
hors-sujet
tiqus comme ceux de la thorie de la calculabilit ou de la thorie des types, s'apparente donc un
. Ce point avait dj t soulign dans les prcdents rapports et les titres des leons ont
exemples et applications
t ans en consquence. Les titres des leons concernant des modles formels de l'informatique sont
maintenant libells en mentionnant explicitement
candidat aux rels attendus de l'preuve.
exemples d'application
dialogue
informatique, il s'agit plutt d'explorer de manire plus approfondie les notions qui ont t prsentes,
les domaines connexes, et surtout les
de ces notions.
choisi par le candidat : les questions s'ajustent ce niveau. De mme, toute digression du candidat sur
un domaine connexe celui de la leon conduira le jury tester les connaissances du candidat sur ce
domaine : les connaissances solides seront rcompenses, mais un manque de matrise sur des notions
choisies par le candidat lui-mme seront pnalises.
Ce long temps d'interaction doit tre considr comme une
occasion privilgie
pour le candidat de
montrer ses connaissances lui, ou elle, de guider le jury dans la direction adquate. Il est indispensable que les candidats s'entranent ce type d'exercice avec leurs prparateurs.
page 102
algorithme
ne gure pas dans l'intitul de cette leon, mme si l'utilisation des structures de
Cette leon permet au candidat de proposer dirents algorithmes utilisant le paradigme diviser pour
rgner. Le jury attend du candidat que ces exemples soient varis et touchent des domaines dirents.
Un calcul de complexit ne peut se limiter au cas o la taille du problme est une puissance exacte
de 2, ni une application directe d'un thorme trs gnral recopi approximativement d'un ouvrage
de la bibliothque de l'agrgation.
page 103
La compression de texte peut faire partie de cette leon si les algorithmes prsents contiennent effectivement des oprations comme les comparaisons de chanes : la compression LZW, par exemple,
ressortit davantage cette leon que la compression de Human.
page 104
En particulier, le candidat doit prsenter des exemples mettant en vidence l'intrt de la notion
d'invariant pour la correction partielle et celle de variant pour la terminaison des segments itratifs.
Une formalisation comme la logique de Hoare pourra utilement tre introduite dans cette leon,
condition toutefois que le candidat en matrise le langage.
page 105
Chapitre 6
preuve orale de modlisation
Il est rappel que le jury n'exige pas une comprhension exhaustive du texte. Il vous est
conseill de construire un expos vitant la paraphrase et mettant en lumire vos connaissances, partir des lments du texte. Vous tes libre d'organiser votre discussion comme
vous l'entendez. Des pistes de rexion, largement indpendantes les unes des autres, vous
sont proposes en n de texte; vous n'tes pas tenu de les suivre. Le propos devra tre
illustr par des traitements ou des simulations numriques sur ordinateur, ou, dfaut, des
propositions de telles illustrations. Le jury souhaiterait que le plan de la prsentation soit
annonc au dbut de l'expos.
et se terminent par le texte suivant :
Les pistes de rexion suivantes ne sont qu'indicatives : vous n'tes pas oblig de les suivre.
Vous pouvez choisir d'tudier certains des points proposs, de faon plus ou moins approfondie, mais aussi toute autre question votre initiative. Vos investigations comporteront
une partie traite sur ordinateur et, si possible, des reprsentations graphiques de vos rsultats. dfaut, si vos traitements ou simulations numriques n'ont pas abouti, il est
conseill d'expliquer ce que vous auriez souhait mettre en uvre.
L'interrogation dure 1 heure et 5 minutes, pendant laquelle le candidat gre comme il le dsire le
tableau et les illustrations informatiques qu'il entend prsenter. Le candidat doit prparer un expos
d'environ 40 minutes, les 25 minutes restantes tant occupes par les questions du jury.
Le texte est court, environ 5 pages, motiv par un problme concret. Il peut prsenter des arguments
rapides, voire heuristiques (signals comme tels). Il ne contient pas d'assertion dlibrment trompeuse
et se conclut par une liste de suggestions.
Le candidat dispose pendant sa prparation et l'interrogation d'un ordinateur dont la conguration est
dcrite sur le site de l'agrgation de mathmatiques, l'adresse
page 106
http://www.agreg.org.
ter ses qualits pdagogiques et de synthse. Le texte fourni est un point de dpart pour construire
et exposer un traitement mathmatique d'un problme concret en s'appuyant sur les lments, gnralement partiels, dissmins dans le texte. La prsentation doit s'appuyer sur un dosage cohrent
et harmonieux entre introduction motive de modles, preuves mathmatiques, illustrations informatiques, critiques ventuelles du texte, rponses aux questions et mise en lumire de connaissances. Il
n'y a pas de format type et des prestations trs direntes, dans leur forme et leur contenu, sur un
mme texte, ventuellement trait de faon partielle mais en profondeur, peuvent conduire galement
des notes leves.
Comme le candidat se le voit rappeler en dbut d'preuve, il doit exposer son travail un public qui
n'est pas cens connatre le texte, et ce de faon le lui faire comprendre. Le jury, tout en tant
conscient des dicults du concours, attend un minimum d'aisance au tableau, la manifestation d'une
certaine volont de capter l'attention de l'auditoire et un discours clair et prcis. Il est recommand
aux candidats de consacrer une partie de leur temps de prparation s'interroger sur la stratgie
d'exploitation du tableau et d'utilisation de l'outil informatique qui leur permettra de mettre au mieux
en valeur leurs connaissances et leur comprhension du texte ou d'une partie de celui-ci. En dbut
d'preuve, il est demand au candidat d'annoncer
cette requte ne peut s'improviser et doit faire l'objet d'une rexion pralable durant la prparation.
Le jury regrette de ne pas voir davantage de dessins (soigns) ou schmas explicatifs qui peuvent rendre
l'argumentation plus claire et convaincante. La capacit revenir sur le problme de dpart et conclure
quant l'ecacit de l'approche mathmatique propose pour y rpondre est une qualit trs apprcie.
La rigueur et la clart de l'organisation, la gestion du temps, la pertinence des choix oprs parmi les
direntes questions souleves par le texte sont des lments de l'valuation. Les qualits de synthse
sont aussi appeles s'exprimer : il vaut mieux indiquer les tapes cruciales d'un raisonnement que
de se lancer dans un long calcul fastidieux qu'on aura du mal mener bien. un survol superciel
de l'intgralit du texte sans apport mathmatique ou critique scientique, le candidat doit prfrer
une discussion fouille d'une portion du texte, btie sur des arguments mathmatiques solides, des
simulations pertinentes accompagnes de commentaires de bon aloi.
Le candidat est invit mobiliser ses connaissances, sur des aspects varis du programme, pour enrichir
son propos, en tayant les arguments seulement esquisss dans le texte par des
noncs prcis.
Il
est totalement illusoire de chercher impressionner le jury par une logorrhe de mots savants : les
textes proposs peuvent tre discuts en exploitant un bagage technique qui n'utilise pas les lments
les plus sophistiqus du programme. Quoi qu'il en soit, le jury ne manque pas de s'attarder sur toute
notion amene par le candidat durant sa prsentation et il est toujours dommageable de s'aventurer
sur des terrains mconnus. Bien plus qu'une dmonstration de virtuosit technique, le jury attend que
le candidat montre sa matrise d'noncs relativement simples en situation : c'est l que rside une
des dicults principales de l'preuve. Nombre de candidats prouvent des dicults
formaliser
prcisment des notions de base du programme ou mettre en uvre certaines de leurs connaissances
en algbre, gomtrie, et analyse pour l'tude des modles.
du temps de parole pour recycler un dveloppement d'une leon d'analyse ou de mathmatiques gnrales en s'loignant des enjeux du texte est considr comme un hors sujet svrement sanctionn.
La paraphrase pure et simple d'amples portions du texte ne constitue en aucun cas un expos satisfaisant. Les textes fournissent souvent des esquisses de dmonstrations qui sont prcisment destines
page 107
tre compltes et commentes. Le jury n'est pas dupe des candidats qui tentent de faire semblant
de connatre une notion ou d'avoir compris un point du texte ou une dmonstration. Il ne se laisse pas
tromper non plus par les candidats qui font des indications du texte un argument d'autorit, tentative
maladroite de masquer des insusances techniques. Un regard critique (il faudrait prouver que... mais
je n'ai pas russi le faire, les hypothses du thorme de XXX que je connais pour aborder des
problmes similaires ne sont pas satisfaites dans le cas prsent...) est une attitude bien plus payante.
Enn, le jury s'alarme de l'extrme faiblesse des connaissances en
et raisonnements les plus lmentaires sont excessivement laborieux (calcul matriciel, certains candidats
semblant dcouvrir qu'il puisse exister des matrices non carres, rsolution de systmes linaires, norme
de matrices, dcomposition spectrale et rduction).
Illustration informatique
Le jury rappelle son fort attachement cet aspect de l'preuve, dont les ambitions sont clairement
dlimites. Il ne s'agit en aucun cas, et pour aucune des 3 options, d'un exercice de programmation.
L'objectif est d'tre capable d'utiliser l'outil informatique pour illustrer, de faon pertinente, le contenu
du texte. La ralisation de cet objectif constitue une part incompressible de la note nale attribue
l'preuve. Une trs bonne valuation peut rsulter d'une exploitation judicieuse de programmes simples,
reposant largement sur les routines standards des logiciels fournis. ce propos il n'est videmment
pas raliste de dcouvrir ces logiciels le jour de l'preuve : la conguration informatique utilise pour
le concours et sa documentation sont accessibles et tlchargeables sur le site ociel de l'agrgation
et permettent de se familiariser avec l'environnement oert pour l'preuve. La forme et la nature
des illustrations proposes n'obissent aucun format prtabli. En revanche, elles doivent faire la
preuve d'une vritable rexion scientique et tre agrmentes de commentaires, sur les rsultats et
les mthodes. Mme si les simulations ne sont pas abouties (a ne marche pas), le jury sait valoriser la
dmarche suivie lorsqu'elle est clairement argumente et permettrait, avec des amnagements mineurs,
de mettre en vidence des aspects intressants du texte.
Cette preuve de modlisation, pour ce qui concerne ici l'option A, doit permettre au candidat de
mettre en avant diverses qualits : les connaissances mathmatiques, la rexion et la mise en perspective de ses connaissances, l'aptitude appliquer des mathmatiques des problmes concrets de
modlisation, la pertinence du choix des illustrations informatiques et les qualits pdagogiques de
mise en forme d'un expos construit et cohrent. La capacit du candidat rpondre aux questions qui
lui sont poses fait partie intgrante de l'valuation de cette leon. Comme pour l'ensemble des oraux,
le caractre dynamique de l'expos apporte une valeur ajoute consquente sur l'valuation.
Le jury tient rappeler que l'expos doit tre construit par le candidat en s'appuyant sur le contenu
du texte et des suggestions qui y sont prsentes, mais que la paraphrase simple des rsultats avec un
suivi linaire de la structure du texte ne saurait constituer un expos satisfaisant. Les textes ne sont
en gnral que survols dans leurs premires parties, qui reprennent souvent des notions simples du
programme, alors que l'intrt scientique se situe dans les dernires parties du texte qui permettent
page 108
aux candidats de montrer une tendue de connaissances et une facult d'adaptation des contextes
mathmatiques moins classiques que l'on est en droit d'attendre d'un bon candidat l'agrgation.
Les candidats se contentant d'un survol verbeux du texte sans aucunement rentrer dans les dtails
techniques ne peuvent que laisser une trs mauvaise impression au jury, qui attend au moins le dveloppement prcis d'une preuve non triviale propose dans les suggestions du texte.
Connaissance du programme
Les textes proposs comportent souvent les deux aspects probabiliste et statistique. Cependant il n'est
pas impossible de se voir proposer le choix entre deux textes o l'aspect statistique est plus marqu :
il est donc ncessaire que les candidats fassent un eort de formation et de culture statistique plus
pouss qu'ils ne l'ont montr au cours de cette session et des prcdentes. La part importante de la
statistique dans l'enseignement des mathmatiques, part qui devrait encore s'accrotre dans les annes
futures, justie que les futurs professeurs soient bien forms la dmarche statistique. De plus, lors
de la discussion avec le candidat, le jury peut interroger celui-ci sur la totalit du programme. En
particulier, il est systmatique que le jury pose des questions de nature statistique partir des textes
coloration probabiliste et inversement.
Il ne faut pas non plus que les candidats oublient que statistique et probabilits font appel des
rsultats issus d'autres domaines des mathmatiques. Ainsi le jury attend une utilisation pertinente
de notions d'algbre (en particulier linaire), de gomtrie et d'analyse dans l'expos du candidat. La
modlisation stochastique faisant appel toutes les connaissances des mathmatiques, le candidat doit
montrer qu'il en est conscient et capable de les appliquer bon escient.
page 109
On rappelle que les traitements ou les simulations numriques doivent illustrer un des phnomnes
du modle, illustration la fois qualitative et quantitative par exemple par la ralisation de tests ou
d'intervalles de conance pour l'estimation, ou bien par le graphe de l'volution d'une suite de variables
alatoire pour exhiber son ventuelle convergence. Enn, de nombreux textes sont assortis d'un jeu
de donnes numriques sur lequel le candidat est invit mettre en uvre des procdures de test ou
d'estimation : trop peu de candidats traitent eectivement ces donnes alors que cela constitue une
relle plus-value pour la prsentation du texte par le candidat.
C1
LU ),
mthode de la puissance,
Analyser et mettre en uvre la mthode de Newton (cas vectoriel),
Construire la matrice correspondant la discrtisation par dirences nies de
p dxd q
2
2
et
RN
agreg.org.
se familiariser avec le format des textes, se faire une ide des attentes de l'preuve et s'entraner avec
l'environnement informatique du concours.
Dans l'preuve de modlisation, un certain nombre de candidats, bien que disposant d'un bagage
technique modeste, ont su tirer leur pingle du jeu et obtenir des notes trs honorables :
en se montrant capable d'identier comment un thorme classique pouvait rpondre une
question souleve par le texte, nonant clairement ce thorme et l'appliquant au contexte
prcis du texte,
page 110
Octave
Scilab, Python
sont certainement les logiciels les mieux adapts, le jury relve qu'un certain nombre de
candidats a pu fournir des rsultats tout fait convaincants avec un logiciel comme
XCas
ou
Sage.
En ce qui concerne l'option de Calcul Scientique, le jury met les recommandations spciques suivantes :
Analyse des quations direntielles ordinaires et calcul direntiel : La drivation de fonctions
de
Rm
dans
Rn
tn ,
Xn
et l'valuation
X ptn q
de la solution
tmoignent d'une comprhension dciente du sujet. An de limiter des confusions coupables,
, ou
, pour relier l'valuation de la solution aux points de discrtisation et les lments
de la suite numrique dnie par le schma. La mise en uvre de ces mthodes peut tre
l'occasion de discuter des dicults potentielles lies la stabilit et aux contraintes portant
sur le pas de temps. Attribuer l'intrt de la notion de stabilit aux erreurs machines traduit
une interprtation errone des enjeux du calcul scientique.
Equations aux drives partielles : Le jury prcise que les textes qui voquent des problmes
d'quations aux drives partielles peuvent tre abords avec des outils rudimentaires et ne
ncessitent
a priori
aucune connaissance sur la thorie des distributions, bien que ces notions
aient intgr le programme commun, ni ne rclament de dextrit particulire d'analyse fonctionnelle. Le jury a t quelque peu surpris que des candidats cette preuve dcouvrent la
matrice associe la discrtisation de
Algbre linaire : des lacunes profondes et inquitantes sont trop rgulirement releves. Au
grand tonnement du jury, de nombreux candidats ne font pas le lien entre matrices symtriques et formes quadratiques. Les raisonnements lis la rduction des matrices sont trop
souvent extrmement laborieux et les mthodes pratiques de calcul (rsolution de systmes,
dterminant, inverse...) mconnues.
Les candidats qui ont choisi l'option B ne doivent pas hsiter s'appuyer sur leurs connaissances spciques pour proposer des dveloppements originaux dans les leons d'analyse et
1. dtailler explicitement la fonction pt, X q P r0, T s Rn f pt, X q P Rn qui permet de mettre le problme sous
la forme X 1 ptq f pt, X ptqq, distinguer la variable vectorielle X et la fonction X : t X ptq sont malheureusement des
obstacles majeurs pour une grande proportion des candidats.
page 111
de mathmatiques gnrales, en centrant leur propos sur des problmatiques motives par les
proccupations du calcul scientique (approximation de solutions d'quations linaires ou non
linaires, d'quations direntielles, convergence d'algorithmes, analyse matricielle,...).
parfois en espace) du calcul algbrique, en allant des aspects les plus lmentaires (calcul avec les
entiers, les polynmes, les entiers modulo, les sries formelles) aux aspects plus avancs (limination,
gomtrie eective, codes correcteurs d'erreur). La quasi-totalit des sujets poss dans le cadre de
l'option rentrent totalement dans l'une ou l'autre, souvent les deux, de ces grandes problmatiques.
Cette grille de lecture peut accompagner la lecture des candidats, et la construction de leur expos
de faon utile esprons-le ; et, rvons tout haut, d'expliquer non seulement
aussi
pourquoi
ce que
excellentes prestations, et peut aussi expliquer les notes honorables de certains candidats dont le niveau
mathmatique tait pourtant limit.
Construction de l'expos
Comme dans tout oral, la construction de l'expos doit tre une proccupation importante des candidats. Le jury prfrera toujours un traitement approfondi d'une partie, mme modeste, du texte
un survol gnral sans relle comprhension ni contribution personnelle. Cela ne dispense pas d'une
rexion permettant de produire un tout
cohrent
et
intelligible
de l'preuve, dcouvre le texte travers l'expos du candidat. Que penserait un tel public face un
enseignant qui se contente d'une brve introduction la problmatique avant de s'engager dans un long
tunnel de thormes noncs sans lien avec le problme de dpart ? Ce d'autant plus qu'ils ne sont,
dans ce cas, que rarement prouvs autrement que par la rptition des lments de dmonstration,
souvent fragmentaires, donns dans le texte.
Nanmoins, dans l'ensemble, les candidats semblent avoir peru la ncessit d'utiliser, au mieux, le
temps qui leur est consacr. Le jury apprcie de voir de plus en plus de candidats qui se sont appropris
le texte et en donnent une prsentation pertinente et autre qu'un paraphrasage linaire.
Les candidats ayant le rexe de se saisir, seuls, d'une question de complexit, sont perus trs positivement par le jury. Pour prendre un exemple, quand le texte parle de cryptographie, comparer le cot du
systme propos et le cot d'une attaque, mme nave, est une initiative intressante et actuellement
inexistante. Une telle tude est beaucoup plus sa place qu'un expos dtaill de RSA plaqu sur
un texte qui n'en parle pas la mention rapide de RSA dans un texte introduisant un systme de
chirement pour comparer des complexits restant bien sr pertinente. Plus largement, une rexion
minimale sur les ordres de grandeur (est-ce qu'un calcul faisable reprsente
op-
rations lmentaires) permettrait souvent de mieux situer les problmes soulevs par un texte, ou de
proposer des valeurs de paramtres ralistes quand ce sujet n'est pas voqu par le texte.
Illustration informatique
Si un bel eort est produit par la majorit des candidats, le jury observe tout de mme une certaine
rgression par rapport 2014 : un certain nombre de candidats prfrent ne pas toucher l'outil informatique. Si les candidats pensent ainsi consacrer plus de temps l'analyse du texte et la prparation
de leur expos oral cette stratgie n'est en aucun cas payante, bien au contraire.
page 112
Le principal dfaut de l'illustration est le fait qu'elle soit souvent perue comme une corve, plutt que
comme un outil permettant d'aider la comprhension du texte, ou de mettre ce dernier en valeur :
mener des calculs du texte l'aide du logiciel choisi (cela impose d'en connatre les limites, de savoir
les expliquer, de se limiter si ncessaire un cas particulier), tudier des exemples ou mener une
tude exprimentale, comparer une mthode prsente dans le texte avec la solution implante dans le
systme choisi, etc. Le jury est souvent surpris de voir des candidats dvelopper de longs et fastidieux
calculs au tableau alors qu'ils auraient pu utiliser l'outil informatique et ainsi gagner en temps et en
clart.
Aspects mathmatiques
Les remarques de l'anne 2014 s'appliquent intgralement la session 2015, et on renvoie le lecteur
ce rapport, en ajoutant ici quelques remarques complmentaires.
pour beaucoup de candidats le rexe pivot de Gauss ne vient qu'en rponse des questions
concernant les systmes linaires, mais son utilisation pour le calcul de dterminants ou de rang
est parfois une dcouverte pour les candidats cela devrait tre une connaissance de base, ou,
dfaut, une acquisition indispensable d'un travail de prparation l'preuve de modlisation
C. Notons galement que le cot de cet algorithme reste inconnu de l'crasante majorit des
candidats.
tout comme l'an pass, le jury dplore chez beaucoup de candidats une mconnaissance des
notions thoriques et eectives les plus lmentaires sur les corps nis.
Si la connaissance du rsultant a progress ces dernires annes, son utilisation pour l'limination reste confuse. Beaucoup de candidats le voient comme un critre d'existence d'un facteur
commun et ne pensent plus (surtout dans le cas des polynmes une variable) au PGCD qui
est un objet bien plus simple apprhender.
Les codes correcteurs sont une partie limite du programme, et trs peu de connaissances sont
exigibles (et exiges). Nanmoins, il est bon de s'y tre un peu frott pour se familiariser avec
les problmatiques sous-jacentes, typiquement qu'un bon code correcteur se dcrit de faon
compacte (et est donc en gnral linaire), a une grande dimension et grande distance minimale
(par rapport sa longueur) et, aussi et surtout un algorithme de dcodage ecace rappelons
que ce second point n'est pas vrai d'un code linaire quelconque. Il faut s'tre confront ces
faits pour comprendre les questions que se pose presque tout texte sur les codes... et signalons
que la mconnaissance des corps nis est gnralement rdhibitoire pour ce sujet.
Les attentes du jury en termes de complexit sont limites mais il est attendu d'un candidat qu'il
sache estimer le cot de certaines procdures lmentaires : valuation, produits de polynmes,
pivot de Gauss etc...
Enn, mme s'il s'agit d'une preuve plus applique ou moins acadmique que les deux autres preuves
orales, cela ne dispense en aucun cas les candidats de faire preuve de la rigueur mathmatique requise
quand on utilise un thorme, la capacit en restituer un jeu d'hypothses correct est une qualit
indispensable. Par jeu d'hypothses correct, on entend que :
le thorme soit vrai
et qu'il s'applique eectivement au contexte considr.
Rappelons que la minimisation des hypothses n'est que trs rarement une proccupation dans l'preuve.
Les candidats qui ont choisi l'option C ne doivent pas hsiter s'appuyer sur leurs connaissances
spciques pour proposer des dveloppements originaux dans les leons d'analyse et de mathmatiques
gnrales, en centrant leur propos sur des problmatiques motives par les proccupations d'algbre
eective.
page 113
Prsentation du texte
Il est attendu des candidats qu'ils soient dles l'esprit du texte. Il ne s'agit pas qu'il traite l'intgralit
des points du texte, mais que le traitement qu'il choisit d'en faire soit cohrent : il doit par exemple
expliquer pourquoi il a choisi de dvelopper certains points, et pas certains autres.
Particulirement dans le cadre de l'option D, il est attendu une prise en compte soigneuse de l'ensemble
de la dmarche de modlisation, qu'on peut dcomposer en quatre phases :
partir d'une situation concrte, non ncessairement de nature informatique ;
en proposer un modle, mathmatique et informatique ;
travailler dans ce modle, pour implmenter, exprimenter, dcider d'un compromis sur la complexit en temps ou en espace, etc. ;
revenir la situation concrte de dpart, se demander comment le modle a permis de mieux
analyser cette situation.
On attend, en particulier, que le candidat ne nglige pas l'tape de modlisation, ni la dernire (retour
la situation concrte).
Le jury est spcialement attentif aux questions lies l'valuation du cot, ainsi qu'aux compromis de
la modlisation concernant la prcision, la complexit, etc.
Concernant la troisime phase, de travail dans le modle, il est rappel que le candidat n'est pas dans
le cadre d'une leon : il ne doit pas se lancer dans une succession de dmonstrations mathmatiques,
mais insister sur la varit des techniques qui peuvent tre appliques, et dont il doit tre capable de
dvelopper en dtail l'une ou l'autre la demande du jury. Dans cette partie de l'preuve, il ne s'agit
pas de dtailler toutes les preuves. Toute tentative de ramener cette preuve une leon sera dtecte
et sanctionnes par le jury.
exercice de programmation
page 114
temps d'expos le moment o prsenter son exercice de programmation, de faon qu'il s'intgre au
mieux la prsentation. Si l'exercice n'a pas t prsent au bout d'une trentaine de minutes, le jury
lui rappellera de le faire.
Le plus souvent, les candidats le placent ds que les notions ncessaires ont t introduites dans l'expos.
Cette introduction doit tre soigne et complte, an d'viter tant les allers-retours du terminal au
tableau que les discours approximatif devant l'cran.
La session 2015 a vu une augmentation sensible des comptences informatiques des candidats. Rares
sont les candidats qui ne sont pas en mesure de prsenter un exercice de programmation cohrent. Il
est donc regrettable que les candidats n'utilisent pas davantage l'outil informatique pour illustrer leur
prsentation et se limitent souvent au seul exercice de programmation.
Cette prsentation au jury doit tre faite que le programme fonctionne ce que l'on espre! ou
pas
. C'est seulement dans un deuxime temps que le candidat lance une excution. Dans tous les cas,
le jury value la qualit gnrale du code ralis. Cette valuation interactive permet un candidat
ractif de reprer une erreur, voire de la corriger, de recompiler et de relancer l'excution.
dialogue, bidirectionnel.
Certes, le candidat rpond aux questions du jury, mais il doit prendre conscience que ses rponses
orientent les questions. Au-del du sujet du texte, le jury n'interrogera que sur ce que le candidat aura
voqu de lui-mme. Inversement, si le candidat s'carte du texte propos, le jury s'attend ce qu'il
puisse rpondre aux questions qu'invariablement il lui posera sur ces points. Cependant, le candidat
est bienvenu s'il fait intervenir des connaissances personnelles non abordes par le texte.
Dans cette dernire partie de l'preuve, le jury souhaite pouvoir aborder de nombreuses questions :
il
est donc attendu des rponses brves et non pas des dveloppements de type leon. Les
questions du jury porteront au moins autant sur la dmarche globale de modlisation et la comprhension des direntes approches du texte que sur l'tude technique des diverses propositions.
Il sera apprci que la prsentation des direntes approches souligne leurs avantages et inconvnients
respectifs, en terme de cot, d'adquation au problme, de complexit, de prcision. . .
Une partie de la discussion pourra tre consacre l'exercice de programmation, pour discuter avec le
candidat de la cohrence de sa programmation : choix du langage, style de programmation (fonctionnel
ou impratif ) utilisation des structures de contrle et en particulier des boucles, dcoupage du problme
en fonctions. . .
Installation technique
Le candidat dispose d'un poste informatique analogue celui utilis pour la prparation. Les chiers
qu'il a prpars sont installs sur ce poste en dbut d'interrogation. Le jury suit la prsentation, mais
page 115
il ne dispose ni de clavier ni de souris : le candidat est donc le seul contrler ce qui est prsent, sans
interfrence possible.
Prsentation du programme
D'une manire gnrale, le candidat doit proposer un code lisible et mettre en valeur ses connaissances
en programmation et sa matrise du langage et de l'environnement de programmation utiliss. titre
de repre, la partie centrale du code devrait tenir sur un cran.
Les candidats sont invits prsenter le schma algorithmique et les structures de donnes utiliss
avant de lancer leur programme. Par contre, il est inutile de descendre dans les dtails les plus triviaux
du code. Le jury pourra demander au candidat d'valuer la complexit de son implmentation ou de
discuter de choix alternatifs de conception. La possibilit de modication au vol d'un paramtre ou
des donnes est apprcie pour la vrication de la correction.
Choix du langage
Le candidat choisit son langage. Cette anne, le langage majoritaire pour l'preuve de modlisation
reste Caml mais le jury a vu un nombre croissant de prsentations qui utilisaient Python, langage
autoris depuis 2014.
Ce choix peut orienter les questions, car l'implmentation d'un problme peut tre plus facile dans
certains langages qui permettent de manipuler les structures de donnes directement, par exemple les
listes pour Caml. Mais un candidat qui utilise ces facilits doit pouvoir les justier. Par exemple, la
dirence ensembliste entre deux listes tant prdnie dans les bibliothques de Caml, on attend du
candidat qui l'utiliserait qu'il puisse expliquer l'implmentation de cette fonction et la complexit des
oprations concernes.
L'exercice est soigneusement spci dans les textes proposs. Il doit tre conduit dans l'un des langages proposs : un candidat qui n'utilise pas les langages proposs reoit la note 0 l'exercice de
programmation, mme si ce langage est disponible sur le poste informatique (Maple, Scilab, etc.)
Style de programmation
La
lisibilit lgance
cohrent
et l'
apprcies par le jury. Il est essentiellement attendu que le style de programmation des programmes
soit
for
ou non-bornes
while),
initialisation
boucles et des rcursions doivent tre parfaitement matriss. Toutes les quantits prsentes
dans les programmes doivent tre dnies par des constantes symboliques facilement modiables la
demande du jury.
page 116
Certains langages favorisent une programmation rcursive ou itrative. Le candidat peut utiliser le
mode de programmation qu'il prfre, pourvu que ce soit de manire cohrente avec les autres choix
de conception. Il est bien sr attendu du candidat qu'il sache passer d'une programmation rcursive
rcursivit terminale
une programmation itrative et rciproquement dans les cas simples, par exemple en prsence de
.
Entres-sorties
Certains candidats passent beaucoup de temps programmer des entres
interactives
au clavier. Ce
n'est pas ncessaire et souvent inutilement complexe, notamment en C (appel par rfrence dans la
fonction
scanf, etc.). Il est recommand de coder le jeu de donnes dans une procdure d'initialisation
Assertions de correction
Il est trs souvent demand aux candidats d'excuter leurs programmes sur les cas limites de leurs
spcications, sauf si ces cas ont t explicitement exclus dans la prsentation pralable : liste vide pour
les algorithmes de tri, nombres ngatifs pour des algorithmes de factorisation, etc. Il sera d'ailleurs bien
apprci que le candidat garde les parties dlicates de son programme par des assertions, par exemple
l'aide de la fonction
assert
failwith
de Caml. C'est
Recompilation
Dans le cas d'une programmation en C, il sera systmatiquement demand au candidat de recompiler
son programme avec le niveau maximal d'avertissement :
pattern-matching
Un programme qui produit des avertissements sera pnalis et le candidat devra le corriger pendant
l'interrogation. La mme chose sera vrie en Caml ou Java. En particulier, les
Caml doivent tre exhaustifs et les fonctions internes une squence doivent retourner la valeur
type
unit.
de
() du
Organisation de la prparation
Il est souvent demand combien de temps un candidat devrait consacrer la prparation de l'exercice
de programmation au sein des heures de prparation. Ceci dpend bien sr des capacits du candidat
et de l'organisation de son expos. Cependant, il faut noter que la prsentation de cette partie ne dure
que 10 minutes sur les 40 minutes d'expos. Il est donc indiqu d'y passer au plus un quart du temps
de prparation, soit entre une demi-heure et une heure, an de ne pas empiter sur la prparation du
reste de l'preuve.
Respect de la spcication
Le candidat doit respecter la spcication qui est donne dans l'nonc. C'est seulement dans un
deuxime temps qu'il peut, s'il le souhaite, prsenter un programme implmentant une autre spcication. Il devra alors expliquer pourquoi il le fait. Le fait que l'exercice propos dans l'nonc soit trivial
ou inintressant n'est videmment pas une explication susante ! Ces extensions sont alors considres
et values comme des dveloppements au choix du candidat. Par exemple, des simulations simples ont
page 117
virtuosit
pu servir exposer un dveloppement. Elles doivent mettre en valeur d'autres capacits du candidat
que sa
en programmation pure qui n'est absolument pas l'objectif de l'preuve. Ces pr-
sentations complmentaires peuvent utiliser l'ensemble des outils prsents sur le poste informatique,
Maple et Scilab par exemple.
page 118
Chapitre 7
Annexe 1 : Leons d'oral (options A, B et
C) proposes en 2015
101
102
Groupe des nombres complexes de module 1. Sous-groupes des racines de l'unit. Applications.
103
104
105
106
107
108
109
110
120
Anneaux
121
Z{nZ.
Applications.
page 119
C-espace
vectoriel.
122
123
124
125
126
127
140
Corps des fractions rationnelles une indtermine sur un corps commutatif. Applications.
141
142
143
Rsultant. Applications.
144
150
151
Dimension d'un espace vectoriel (on se limitera au cas de la dimension nie). Rang. Exemples
et applications.
152
153
nie. Applications.
154
Sous-espaces stables par un endomorphisme ou une famille d'endomorphismes d'un espace vec-
155
156
157
page 120
158
159
160
161
162
thoriques.
170
Formes quadratiques sur un espace vectoriel de dimension nie. Orthogonalit, isotropie. Appli-
cations.
171
180
Coniques. Applications.
181
182
183
190
page 121
201
202
203
204
205
206
207
208
209
Approximation d'une fonction par des polynmes et des polynmes trigonomtriques. Exemples
et applications.
213
214
215
217
Sous-varits de
218
219
220
quations direntielles
221
Rn .
Rn .
Exemples.
X1
plications.
222
Exemples et applications.
page 122
223
224
226
un
f punq. Exemples et
applications.
228
Continuit et drivabilit des fonctions relles d'une variable relle. Exemples et contre-exemples.
229
230
Sries de nombres rels ou complexes. Comportement des restes ou des sommes partielles des
F p X q 0.
232
233
Exemples.
propres, exemples.
8.
234
Espaces
235
236
Illustrer par des exemples quelques mthodes de calcul d'intgrales de fonctions d'une ou plusieurs
Lp , 1 6 p 6
variables relles.
239
Fonctions dnies par une intgrale dpendant d'un paramtre. Exemples et applications.
240
241
243
244
245
246
C.
Exemples et applications.
page 123
247
249
253
254
Espaces de Schwartz
rier dans
Sp
Rd
q et S p q
Rd .
S pRd q
260
261
cations.
262
263
264
page 124
Chapitre 8
Annexe 2 : Leons de mathmatiques
pour l'informatique et leons
d'informatique proposes en 2015
104
105
106
108
120
Anneaux
121
123
141
150
151
Dimension d'un espace vectoriel (on se limitera au cas de la dimension nie). Rang. Exemples
Z{nZ.
Applications.
et applications.
152
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153
nie. Applications.
157
159
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170
Formes quadratiques sur un espace vectoriel de dimension nie. Orthogonalit, isotropie. Appli-
cations.
181
182
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214
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218
219
220
quations direntielles
221
X1
Rn .
Exemples et applications.
plications.
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224
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un
f punq. Exemples et
applications.
229
230
Sries de nombres rels ou complexes. Comportement des restes ou des sommes partielles des
F p X q 0.
232
236
Illustrer par des exemples quelques mthodes de calcul d'intgrales de fonctions d'une ou plusieurs
Exemples.
variables relles.
239
Fonctions dnies par une intgrale dpendant d'un paramtre. Exemples et applications.
240
243
246
260
264
page 127
Leons d'informatique
901
902
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925
926
927
928
page 129
Chapitre 9
Annexe 3 : Le programme 2015
Le programme des preuves de l'agrgation n'est pas rdig comme un plan de cours. Il dcrit un ensemble de connaissances que le candidat doit matriser. Il comporte des rptitions lorsque des notions
interviennent naturellement plusieurs endroits.
D'une faon gnrale, les candidats doivent connatre des applications qui illustrent les notions gnrales. Le programme en propose ainsi un certain nombre. Il ne s'agit que de simples suggestions
d'applications possibles, qui peuvent tre compltes ou remplaces par d'autres.
E,
groupe linaire
GLpE q.
2. Sous-espaces stables d'un endomorphisme. Valeurs propres, vecteurs propres, sous-espaces propres.
3. Reprsentations linaires d'un groupe et d'une algbre. Irrductibilit. En dimension nie :
exemples de dcomposition d'une reprsentation linaire en somme directe de sous-reprsentations,
lemme de Schur.
Kn .
Existence de
supplmentaires d'un sous-espace. Rang d'une application linaire, rang d'un systme de vecteurs.
Espace dual. Rang d'un systme d'quations linaires. Transpose d'une application linaire. Base
duale. Bidualit. Orthogonalit.
2. Applications multilinaires. Dterminant d'un systme de vecteurs, d'un endomorphisme. Groupe
spcial linaire
SLpE q.
Orientation d'un
R-espace
vectoriel.
3. Matrices coecients dans un corps. Oprations matricielles. Rang d'une matrice. Reprsentations matricielles d'une application linaire. Changement de base.
Oprations lmentaires sur les lignes et les colonnes d'une matrice. Mthode du pivot de Gauss.
Notion de matrices chelonnes. Application la rsolution de systmes d'quations linaires,
page 130
n-imes
de
C-espace
vectoriel.
Cas d'un groupe ablien. Orthogonalit des caractres irrductibles. Groupe dual. Transforme
de Fourier. Convolution. Application : transforme de Fourier rapide.
Cas gnral. Thorme de Maschke. Caractres d'une reprsentation de dimension nie. Fonctions
centrales sur le groupe, base orthonorme des caractres irrductibles. Exemples de reprsentations de groupes de petit cardinal.
duit d'anneaux. Idaux d'un anneau, anneaux quotients. Idaux premiers, idaux maximaux d'un
anneau commutatif. Notion de module sur un anneau commutatif, d'algbre (associative ou non)
sur un anneau commutatif.
2. Algbre des polynmes une ou plusieurs indtermines sur un anneau commutatif. Polynmes
homognes. Polynmes symtriques.
Dcomposition en polynmes homognes. Tout polynme symtrique s'exprime en fonction des
polynmes symtriques lmentaires.
3. Sries formelles une indtermine coecients dans un corps. Addition, multiplication, composition, lments inversibles.
4. Corps, sous-corps. Caractristique. Extension de corps. Corps des fractions d'un anneau intgre.
Le corps
page 131
des nombres
5. Divisibilit dans les anneaux commutatifs intgres. lments irrductibles, lments inversibles,
lments premiers entre eux. Anneaux factoriels. Plus grand diviseur commun, plus petit multiple
commun.
d'Eisenstein.
6. Congruences dans
Z.
Z{nZ
9.4
1. Formes bilinaires. Formes bilinaires alternes. Formes bilinaires symtriques, formes quadratiques, forme polaire d'une forme quadratique (en caractristique dirente de 2). lments orthogonaux, interprtation gomtrique. Formes non dgnres. Adjoint d'un endomorphisme.
Reprsentation matricielle, changement de base. Rang d'une forme bilinaire.
2. Orthogonalit. Sous-espaces isotropes. Dcomposition d'une forme quadratique en somme de
carrs. Thorme d'inertie de Sylvester. Classication dans le cas de
ou
C.
Procds d'ortho-
gonalisation.
3. Espaces vectoriels euclidiens, espaces vectoriels hermitiens. Isomorphisme d'un espace vectoriel
euclidien avec son dual. Supplmentaire orthogonal. Ingalit de Cauchy-Schwarz. Norme. Bases
orthonormales.
4. Groupe orthogonal, groupe spcial orthogonal. Exemple de gnrateurs du groupe orthogonal :
dcomposition d'un automorphisme orthogonal en produit de rexions. Endomorphismes symtriques, endomorphismes normaux. Diagonalisation d'un endomorphisme symtrique. Rduction
simultane de deux formes quadratiques relles, l'une tant dnie positive. Dcomposition polaire dans
GLpn, Rq.
GLpn, Cq.
page 132
R.
Sous-groupes additifs de
R.
Droite numrique
acheve. Suites de nombres rels : convergence, valeur d'adhrence. Limites infrieure et suprieure. Suites de Cauchy. Compltude de
de
R.
Parties connexes de
R.
Convergence des sries termes rels. Sries gomtriques, sries de Riemann. Sries termes
positifs. Sommation des relations de comparaison. Comparaison d'une srie et d'une intgrale.
Estimations des restes. Convergence absolue. Produits de sries. Sries alternes.
2. Fonctions dnies sur une partie de
et valeurs relles
(a) Continuit
Limite, continuit droite, gauche, continuit.
Oprations algbriques sur les fonctions continues. Thorme des valeurs intermdiaires,
image d'un segment. tude de la continuit des fonctions monotones. Continuit d'une
fonction rciproque.
(b) Drivabilit
Drive en un point, drive droite, gauche. Fonctions drivables. Oprations algbriques
sur les fonctions drivables. Drive d'une fonction compose. Drivabilit d'une fonction
rciproque.
Thormes de Rolle et des accroissements nis. Application au sens de variation d'une
fonction.
Drives d'ordre suprieur. Applications de classe
C k,
de classe
Ck
page 133
un
xes rpulsifs.
9. Polynme d'interpolation de Lagrange.
10. Mthodes d'approximation
Approximation quadratique : polynmes orthogonaux.
11. Mthodes de rsolution approche des quations
f px q
C1
Dterminations du logarithme.
Indice d'un chemin ferm
C1
Formules de Cauchy. Analyticit d'une fonction holomorphe. Principe du prolongement analytique. Principe du maximum.
Singularits isoles. Sries de Laurent. Fonctions mromorphes. Thorme des rsidus.
Suites et sries de fonctions holomorphes.
Rn
page 134
Rn .
2. Fonctions direntiables
Rn .
C k.
k.
C 1.
Interversion de
l'ordre des drivations. Formule de Taylor avec reste intgral, formule de Taylor-Young.
tude locale des applications valeurs dans
R.
mums locaux.
Diomorphismes. Thorme d'inversion locale. Thorme des fonctions implicites.
3. quations direntielles
quations direntielles sur un ouvert de
Rn ,
de la forme
X1
Lipschitz. Solutions maximales. Problme de l'existence globale. Dpendance par rapport aux
conditions initiales.
Portrait de phase, comportement qualitatif.
Systmes direntiels linaires.
Mthode de variation de la constante. Cas des coecients constants. quations direntielles
linaires d'ordre suprieur un.
Lp ,
1 6 p 6
9.10
L2
Probabilits
0-1,
lemmes de Borel-Cantelli.
page 135
4. Exemples de
variables alatoires :
variable de
Bernoulli, binomiale, de
Poisson, uniforme,
exponentielle, de Gauss.
5. Esprance et variance d'une variable alatoire valeurs relles, thorme de transfert.
6. Indpendance de variables alatoires. Loi conditionnelle d'une variable par rapport une autre.
7. Transformations exponentielles de lois : fonction caractristique, transforme de Laplace, fonction gnratrice. Liens avec l'indpendance et la convolution, application aux sommes de variables
alatoires indpendantes.
8. Convergences de suites de variables alatoires : en probabilit, dans
Lp ,
presque srement, en
loi.
9. Ingalit de Markov, ingalit de Bienaym-Tchebychev. Loi faible des grands nombres, applications en statistiques.
10. Thorme de
9.11
Analyse fonctionnelle
ou
C.
Topologie d'un espace vectoriel norm. Normes quivalentes. Cas des espaces de dimension nie.
Espaces de Banach. Sries absolument convergentes dans un espace de Banach.
Applications linaires continues, norme.
Norme de la convergence uniforme. Espace des fonctions continues bornes sur un espace mtrique, valeurs dans un espace Banach.
tude de la compacit de parties d'un espace vectoriel norm : thorme de Riesz ; thorme
d'Ascoli.
Compltude des espaces
Lp ,
1 6 p 6 8.
3. Espaces de Hilbert
Projection sur un convexe ferm. Projection orthogonale sur un sous-espace vectoriel ferm.
Dual d'un espace de Hilbert.
Cas des espaces
L2 .
H01 ps0, 1rq et application au problme de Dirichlet en dimenf P L2 ps0, 1rq, a P L8 ps0, 1rq essentiellement positive et minore
1 : u
m 0.
d
dx
4. Espace de Schwartz
Normes
q f avec
d
a dx
u
S pRd q
infrieur
Espace
page 136
Rd .
Convolution de distributions dans le cas o l'une d'entre elles est support compact.
Transformation de Fourier dans
et dans
9.12
S1.
L1 pRd q
et
L2 pRd q.
Gomtrie direntielle
Sous-varits de
Rn .
locale. Espace tangent. Notions mtriques : longueur d'un arc, paramtrisation normale, courbure
d'un arc en dimensions 2 et 3. Gradient.
Trac de courbes usuelles.
Surfaces dans
R3
PREUVES CRITES
Les preuves crites comportent deux preuves :
PREUVES ORALES
Les candidats ont le choix entre quatre options :
page 137
LU ,
mthode
de Jacobi. Exemple d'oprateurs aux dirences nies. Lien avec l'optimisation de fonctionnelles
convexes en dimension nie, mthode du gradient pas constant pour les systmes linaires
symtriques dnis positifs, moindres carrs. Recherche d'lments propres : mthode de la
puissance, dcomposition en valeurs singulires, thorme de Gershgrin-Hadamard.
Mthode numrique pour la rsolution de systmes d'quations non linaires. Mthode de Newton : dnition, vitesse de convergence, estimation de l'erreur.
Intgration numrique : mthode des rectangles, des trapzes, de Simpson ; estimation de l'erreur.
quations direntielles ordinaires. Stabilit des points critiques. Aspects numriques du problme de Cauchy : mthodes d'Euler explicite et implicite, consistance, stabilit, convergence,
ordre.
L'preuve consiste en un expos de modlisation mathmatique construit en partant d'un texte propos
par le jury. Le programme dnit un cadre de thories mathmatiques et de techniques d'application
adaptes pour l'preuve. Ce programme comporte une partie commune aux options A, B et C et, pour
chacune de ces options, une partie spcique.
l'aide d'un ou plusieurs de ces logiciels, les candidats devront montrer leur capacit :
mettre en uvre avec prcision et rigueur les concepts et outils mathmatiques au programme,
distinguer les reprsentations exactes ou approches des objets mathmatiques
estimer le cot et les limitations d'algorithmes simples : complexit, prcision
analyser la pertinence des modles.
Le programme de cette partie comprend les mthodes numriques, probabilistes, statistiques et symboliques cites dans les programmes des preuves crites, dans le programme complmentaire pour l'oral
et celles cites dans les paragraphes suivants.
1. Calcul numrique et symbolique
Utilisation des logiciels au programme : simulation, intgration, direntiation, calcul de sommes
et d'intgrales, rsolution d'quations algbriques et direntielles.
2. Probabilits discrtes : tirages uniformes ; chantillons.
3. Chanes de Markov homognes espace d'tats nis : dnition, irrductibilit, apriodicit.
page 138
Markov espace d'tats nis. Classication des tats. Convergence vers une loi
4. Esprance conditionnelle, dnition des martingales, temps d'arrt. Exemples d'utilisation des
thormes de convergence presque sre et
L2
conance.
7. Estimation paramtrique. Estimation par maximum de vraisemblance : dnition et exemples.
8. Vecteurs gaussiens : dnition, simulation en dimension
central limite dans
2,
thorme de
Cochran. Thorme
Rn .
9. Modle linaire gaussien : calculs par moindres carrs, rgression linaire simple ou multiple,
exemples d'utilisation.
10. Tests
2 ,
tests
page 139
3. Optimisation et approximation
Interpolation de Lagrange.
Extremums des fonctions relles de
Z{nZ
racine carre.
2. Algorithmes algbriques lmentaires.
Exponentiation (n
ou
page 140
L'objectif de l'preuve est d'valuer la capacit des candidats mettre en place un processus d'analyse d'un systme informatique dans un contexte applicatif. Ce processus s'appuie sur les notions au
programme.
Les langages informatiques C, Caml, Python et Java seront disponibles pour cette preuve et sa prparation. Le rapport du Jury prcisera la nature de l'environnement logiciel.
9.13
Algorithmique fondamentale
Cette partie insiste sur les notions de preuve et de complexit des algorithmes. Elle est relativement
indpendante de tout langage de programmation, mais le candidat doit tre capable de mettre en
oeuvre sur machine les structures de donnes et les algorithmes tudis.
1. Structures de donnes. Types abstraits : dnition des tableaux, listes, piles, les, arbres, graphes
(orients et non orients), ensembles, dictionnaires, le de priorit. Interface abstraite et implantation (implmentation) concrte.
2. Schmas algorithmiques classiques : approche gloutonne, diviser pour rgner, programmation
dynamique. Exemples : algorithme de Dijkstra, tri-fusion, plus longue sous-squence commune.
3. Complexit. Analyse des algorithmes : relations de comparaison O,
et
9.14
Automates et langages
1. Automates nis. Langages reconnaissables. Lemme d'itration. Existence de langages non reconnaissables. Automates complets. Automates dterministes. Algorithme de dterminisation.
Proprits de clture des langages reconnaissables.
2. Expressions rationnelles. Langages rationnels. Thorme de Kleene.
page 141
9.15
1. Dnition des fonctions primitives rcursives ; schmas primitifs (minimisation borne). Dnition
des fonctions rcursives ; fonction d'Ackerman.
2. Dnitions des machines de Turing. quivalence entre classes de machines (exemples : nombre
de rubans, alphabet). quivalence avec les fonctions rcursives.
3. Universalit. dcidabilit, Indcidabilit. Thorme de l'arrt. Thorme de Rice. Rduction de
Turing. Dnitions et caractrisations des ensembles rcursifs, rcursivement numrables.
4. Complexit en temps et en espace : classe P. Machines de Turing non dterministes : classe NP.
Acceptation par certicat. Rduction polynomiale. NP-compltude. Thorme de Cook.
9.16
Logique et dmonstration
page 142
Chapitre 10
Annexe 4 : La bibliothque de l'agrgation
ABELSON H.
SUSSMAN G. J.
SUSSMAN J.
AEBISCHER B.
MIT Press
programs
Vuibert
gomtrie analytique
AEBISCHER B.
L3 Gometrie
Vuibert
Masson
Vuibert
ALDON G.
Mathmatiques dynamiques
Hachette
ALESSANDRI M.
Thmes de gomtrie
Dunod
ALLAIRE G.
Editions de
AHUS M.
CHATELIN F.
ALBERT L.
Collectif
l'cole polytechnique
ALLOUCHE J. P.
SHALLIT J.
AMAR E.
MATHERON .
Cambridge
generalizations
Analyse complexe
page 143
Cassini
ANDLER M.
BLOCH J. D.
MAILLARD B.
Ellipses
Tome 1A - Topologie
Tome 1B - Fonctions numriques
Tome 2 - Suites et sries numriques
Tome 3 - Analyse fonctionnelle
Tome 5 - Algbre gnrale, polynmes
Tome 6 - Algbre linaire, premire partie
Tome 7 - Algbre linaire, deuxime
partie
ANDREWS G.
Number Theory
Dover
APPLE A.W.
Cambrigde
in C
in Java
in ML
ARIBAUD F.
VAUTHIER J.
ARNAUDIES J-M.
BERTIN J.
ESKA
Ellipses
Tome I
Tome II
ARNAUDIES J-M.
DELEZOIDE P.
FRAYSSE H.
ARNAUDIES J-M.
DELEZOIDE P.
FRAYSSE H.
ARNAUDIES J-M.
FRAYSSE H.
Dunod
Dunod
Cours de Mathmatiques
Dunod
1. Algbre
2. Analyse
3. Complments d'analyse
4. Algbre bilinaire et gomtrie
ARNOLD V.
MIR
ARNOLD V.
MIR
ARNOLD V.
Spinger
page 144
ARNOLD A.
GUESSARIAN I.
ARTIN E.
EdiSciences
Algbre gomtrique
GauthierVillars
ARTIN E.
Algbre gomtrique
Gabay
ARTIN M.
Algebra
Prentice
Hall
AUBIN J.P.
PUF
Tome 1
Tome 2
AUTEBERT J. M.
Calculabilit et dcidabilit
Masson
AUTEBERT J. M.
Masson
AUDIN M.
Belin
AVANISSIAN V.
PUF
AVEZ A.
Calcul direntiel
Masson
Computer algorithms
Addison
Wesley
BAASE S.
VAN GELDER A.
BADOUEL E.
Problmes d'informatique fondamentale
BOUCHERON S.
DICKY A., PETIT A.
SANTHA M., WEIL P., ZEITOUN M.
Springer
BACAER N.
Cassini
BAJARD J.C.
Exercices d'Algorithmique
ITP
BAKHVALOV N.
Mthodes numriques
MIR
page 145
BARANGER J.
BARBE Ph.
LEDOUX M.
BARRET M.
BENIDIR M.
BASILI B.
PESKINE C.
Analyse numrique
Hermann
Belin
Dunod
Algbre
Diderot,
diteur Arts
et Sciences
BASS J.
Cours de Mathmatiques
Masson
Tome 1
Tome 2
BHATIA R.
Matrix Analysis
Springer
BAUER F. L.
Springer
cryptology
BENDER C.
ORSZAG S.
BENIDIR M.
BARRET M.
BENOIST J. et Alii
BENOIST J.
SALINIER A.
BENZONI-GAVAGE S.
BERCU B.
CHAFAI D.
BERGER M.
GOSTIAUX B.
BERGER M.
BERRY J-P.
PANSU P.
SAINT RAYMOND X.
Mc Graw Hill
and engineers
Dunod
Pearson
exercices corrigs
Education
Dunod
Dunod
Dunod
Gomtrie direntielle
Armand
Colin
page 146
Cdic/Nathan
BERGER M.
Gomtrie
Cdic/Nathan
Index
1. Action de groupes, espaces anes et
projectifs
2. Espaces euclidiens, triangles, cercles et
sphres
3. Convexes et polytopes, polydres
rguliers, aires et volumes
4. Formes quadratiques, quadriques et
coniques
5. La sphre pour elle-mme, gomtrie
hyperbolique, l'espace des sphres
BERGER M.
Gomtrie tome 2
Nathan
BERGER M.
Gomtrie vivante
Cassini
Editions de
BERLINE N.
SABBAH C.
BHATIA R.
BICKEL P.J.
DOKSUM K.A.
BIDEGARAY B.
MOISAN L.
BIGGS NORMAN L.
l'X
Matrix analysis 1
Springer
Mathematical statistics
Prentice
Hall
Springer
et de modlisation
Discrete mathematics
Oxford
Science
Publications
BLANCHARD A.
PUF
BILLINGSLEY P.
Copyrighted
Material
BOAS R.
Mathematical
association
of America
BOISSONAT J.D.
YVINEC M.
Gomtrie algbrique
page 147
Ediscience
BON J.L.
BONNANS J.F.
GILBERT J.C.
LEMARECHAL C.
SAGASTIZABAL C.
PENNEQUIN D.
BONY J.M.
Masson
Optimisation numrique
Springer
Cours d'analyse
Editions de
l'cole polytechnique
BONY J.M.
Editions de
physiques
l'cole polytechnique
BOUALEM H.
BROUZET J.C.
ELSNER B.
KACZMAREK L.
BOURBAKI N.
Mathmatique L1
Pearson
Education
lments de Mathmatique
Hermann
BOURGADE P.
Cassini
mathmatiques 1976-2005
BOUVIER A.
RICHARD D.
Groupes
Hermann
BREMAUD P.
Springer
BREZIS H.
Masson
Thorie de l'intgration
Vuibert
BRIANE M.
PAGES G.
BROUSSE P.
Armand
Colin
page 148
BRUCE J.W.
GIBLIN P.J.
RIPPON P.J.
CABANE R.
LEBOEUF C.
Cambridge
Algbre linaire
Ellipses
CABANNES H.
Dunod
CALAIS J.
PUF
CALAIS J.
PUF
CANDELPERGHER B.
Calcul intgral
Cassini
CANDELPERGHER B.
Calvage et
Mounet
CALDERO P.
GERMONI J.
CARREGA J.C.
Hermann
CARTAN H.
Hermann
CARTAN H.
Hermann
CARTAN H.
Formes direntielles
Hermann
CARTAN H.
Hermann
CARTON O.
Vuibert
CASTLEMAN K.R.
Prentice
Hall
CASTI J.L.
Wiley
mathematics I
Interscience
page 149
CASTI J.L.
Wiley
mathematics II
Interscience
CHABAT B.
Mir
CHAMBERT-LOIR A.
Algbre corporelle
Editions de
l'X
CHAMBERT-LOIR A.
FERMIGER S.
MAILLOT V.
CHAMBERT-LOIR A.
FERMIGER S.
Masson
Masson
Analyse 2
Analyse 3
CHARLES J.
MBEKHTA M.
QUEFFELEC H.
CHARPENTIER E.
NIKOLSKI N.
Dunod
Ellipses
Vol 1
Vol 2
Vol 3
Vol 4
CHARLES J.
MBEKHTA M.
QUEFFELEC H.
Ellipses
CHATELIN F.
Masson
CHILDS L.
Springer
Verlag
CHOQUET G.
Masson
CHOQUET G.
L'enseignement de la gomtrie
Hermann
Analyse mathmatique
Cassini
CHOIMET D.
QUEFFELEC H.
CHRISTOL G.
PILIBOSSIAN P.
YAMMINE S.
Algbre 1
Algbre 2
page 150
Ellipses
CIARLET P.G.
CIARLET P.G.
COGIS O.
ROBERT C.
COHN P.M.
COLLET H.
GIRARD B.
PERRIER C.
COLLET P.
Vuibert
Algebra Volume 1
John Wiley
Nathan
Chapman and
Hall
COLMEZ P.
Editions de
l'X
COMBROUZE A.
CORI R.
LASCAR D.
Probabilits et statistiques
PUF
Logique mathmatique
Dunod
CORMEN T. H.
LEISERSON C. E.
RIVEST R. L.
STEIN C.
COTRELL M.
GENON-CATALOT V.
DUHAMEL C.
MEYRE T.
COURANT R.
HILBERT D.
Introduction l'algorithmique
Dunod
Exercices de probabilits
Cassini
John Wiley
Volume 1
Volume 2
page 151
COUSINEAU G.
MAUNY M.
Ediscience
COXETER H.S.M.
Introduction to Geometry
John Wiley
COX D.A.
Galois Theory
Wiley
Interscience
CVITANOVIC P.
Universality in Chaos
Institute of
Physics
Publishing
DACUNHA-CASTELLE D.
DUFLO M.
Probabilits et Statistiques
Masson
DACUNHA-CASTELLE D.
REVUZ D.
SCHREIBER M.
Masson
DAMPHOUSSE P.
ELLIPSES
DANTZER J.F.
Vuibert
Algorithmique et optimisation
Dunod
Introduction la logique
Dunod
DARTE A.
VAUDENAY S.
DAVID R.
NOUR K.
RAFFALI C.
DE KONNINCK J.M.
MERCIER A.
Thorie de la dmonstration
Modulo
DEHEUVELS P.
L'intgrale
PUF
DEHEUVELS P.
L'intgrale
Que-sais-je ?
PUF
DEHEUVELS R.
PUF
DEHORNOY P.
Mathmatiques de l'informatique
Dunod
page 152
DEHORNOY P.
Complexit et dcidabilit
Springer
DELCOURT J.
Dunod
Gomtrie et complments
Jacques
DELTHEIL R.
CAIRE D.
Gabay
DEMAILLY J.P.
PU Grenoble
DEMAZURE M.
Catastrophes et bifurcations
Ellipses
DEMAZURE M.
Cassini
DEMAZURE M.
Cours d'algbre
Cassini
Springer
Dunod
DEMBO A.
ZEITOUNI O.
DESCHAMPS
WARUSFEL
MOULIN, RUAUD
MIQUEL, SIFRE
DESCOMBES R.
PUF
DESPRS B.
Springer
et mthodes numriques
DEVANZ C.
ELHODAIBI M.
DI MENZA L.
Ellipses
Cassini
partielles
DIEUDONN J.
Hermann
DIEUDONN J.
Calcul innitsimal
Hermann
page 153
DIEUDONN J.
Hermann
DIEUDONN J.
lments d'Analyse.
Gauthier-
Villars
DIXMIER J.
GauthierVillars
Deuxime anne
DOWEK G.
LEVYH J.-J
DRAPPER N.
SCHMITH H.
DUBUC S.
DUCROCQ A.
WARUSFEL A.
Editions de
programmation
l'X
Wiley
Gomtrie plane
PUF
Vuibert
DUGAC P.
Histoire de l'analyse.
Vuibert
DUTERTRET G.
DYM H.
Mac KEAN H.P.
Initiation la cryptographie
PUF
Academics
Press
Vuibert
Calvage et
Mounet
EL HAJ LAAMRI
page 154
Dunod
EL KACIMI ALAOUI A.
QUEFFLEC H.
SACR C.
VASSALLO V.
ENGEL A.
Ellipses
Solutions d'expert
Cassini
Vol 1
Vol 2
EPISTEMON L.
(OVAERT J.L.
VERLEY J.L.)
EXBRAYAT J.M.
MAZET P.
Exercices et problmes
Cdic/Nathan
Analyse. Volume 1
Algbre.
Hatier
FADDEEV D.
SOMINSKI I.
FAIRBANK X.
BEEF C.
FARAUT J.
MIR
Ellipses
Calvage et
Mounet
FARAUT J.
KHALILI E.
Arithmtique
Ellipses
FELLER W.
John Wiley
applications
Volume 1
Volume 2
FERRIER J.P.
Masson
FILBET F.
Analyse numrique
Dunod
page 155
FLORY G.
Vuibert
Tome 1 - Topologie
Tome 2 - Fonctions d'une variable relle
Tome 3 - Fonctions direntiables,
intgrales multiples
Tome 4 - Sries, quations direntielles
FONTANEZ F.
RAND B.
FRANCHINI J.
JACQUENS J-C.
Calvage et
Mounet
Mathmatiques Spciales
Ellipses
Algbre
Analyse 1
Analyse 2
FRANCINOU S.
GIANELLA H.
NICOLAS S.
FRANCINOU S.
GIANELLA H.
NICOLAS S.
FRANCINOU S.
GIANELLA H.
NICOLAS S.
FRANCINOU S.
GIANELLA H.
NICOLAS S.
FRANCINOU S.
GIANELLA H.
NICOLAS S.
FRANCINOU S.
GIANELLA H.
NICOLAS S.
FRANCINOU S.
GIANELLA H.
Exercices de mathmatiques
Cassini
Exercices de mathmatiques
Cassini
Exercices de mathmatiques
Cassini
Exercices de mathmatiques
Cassini
Exercices de mathmatiques
Cassini
Exercices de mathmatiques
Cassini
Masson
FRENKEL J.
Hermann
FRESNEL J.
Gomtrie algbrique
UFR Maths
Bordeaux
page 156
FRESNEL J.
Gomtrie
IREM de
Bordeaux
FRESNEL J.
Groupes
Hermann
Algbre et gomtrie
Hermann
FRESNEL J.
Hermann
FUHRMANN P.
Springer
FULTON W.
Springer
GABRIEL P.
Cassini
GANTMACHER F.R.
Dunod
FRESNEL J.
MATIGNON M.
Tome 1
Tome 2
GAREY M.
JOHNSON D.
GARLING D.J.H.
GATHEN (von zur) J.
GERHARD .J
Freeman
Cambridge
Cambridge
University
press
GENET J.
Vuibert
GHIDAGLIA J.M.
Springer
GINDIKIN S.
Cassini
GRANGON Y.
Dunod
langage C
GRENIER J.P.
page 157
Ellipses
GOBLOT R.
Algbre commutative
Masson
GOBLOT R.
Thmes de gomtrie
Masson
GODEMENT R.
Analyse
Springer
Tome 1
Tome 2
Tome 3
GODEMENT R.
GOLUB G.H.
VAN LOAN C.F.
GONNORD S.
TOSEL N.
Cours d'Algbre
Hermann
Matrix computations
Wiley
Ellipses
GOSTIAUX B.
PUF
Tome 1 - Algbre
Tome 2 - Topologie et analyse relle
Tome 3 - Analyse fonctionnelle et calcul
direntiel
Tome 4 - Gomtrie ane et mtrique
Tome 5 - Gomtrie : arcs et nappes
GOUDON Th.
Intgration
Ellipses
GOURDON X.
Ellipses
Algbre
Analyse
GRAHAM R.
KNUTH D.
PATASHNIK O.
Concrete mathematics
AdisonWesley
GRAMAIN A.
Gomtrie lmentaire
Hermann
GRAMAIN A.
Intgration
Hermann
GRANJON Y.
Dunod
page 158
GRENIER J.P.
Ellipses
GREUB W.
Linear Algebra
Springer
Verlag
GRIMMET G.
WELSH D.
Oxford
GUJARATI D. N.
Basic Econometrics
Wiley
GUSFIELD D.
Cambridge
university
press
HABSIEGER L.
MARTEL V.
Ellipses
1 Analyse
HALMOS P.
Cassini
HAMMAD P.
Cours de probabilits
Cujas
Exercices de probabilits
Cujas
Springer
Oxford
Oxford
Addison
HAMMAD P.
TARANCO A.
HAMMER R.
HOCKS M.
KULISH U.
RATZ D.
HARDY G.H.
WRIGH E.M.
HAREL D.
HAREL D.
FELDMAN Y.
HENNEQUIN P.L.
TORTRAT A.
HENRICI P.
Wesley
page 159
WileyInterscience
HERVE M.
PUF
HINDRY M.
Arithmtique
Calvage et
Mounet
HIRSCH F.
LACOMBE G.
HOCHART
SCIUTO
HOPCROFT J.E.
MOTWANI R.
ULLMAN J. D.
HOUZEL C.
HUBBARD J.
HUBERT F.
HUBBARD J.
HUBERT F.
INGRAO B.
Masson
Vuibert
Wesley
Belin
Calcul scientique T1
Vuibert
Calcul scientique T2
Vuibert
Calvage et
Mounet
IRELAND K.
ROSEN M.
ISAAC R.
ITARD J.
Springer
Theory
Verlag
Vuibert-
Mansuy)
Springer
Que sais-je ?
PUF
JACOBSON N.
Basic Algebra
Tome I
Freeman and
Co
Tome II
JACOD J.
PROTTER P.
KAHANE J.P.
GILLES P.
KATZNELSON Y.
Cassini
Cassini
Dover
page 160
KERBRAT Y.
BRAEMER J-M.
KERNIGHAN B.
RITCHIE D.
KNUTH D.E.
Hermann
Le langage C
Dunod
Addison-
Wesley
KOBLITZ N.
KOLMOGOROV A.
FOMINE S.
de KONNINCK J.M.
MERCIER A.
Ellipses
l'analyse fonctionnelle
Modulo
KRNER T.W.
Fourier analysis
Cambridge
KRNER T.W.
Cambridge
KREE P.
Dunod
KRIVINE H.
Casssini
KRIVINE J.L.
PUF
KRIVINE J.L.
Cassini
Cambridge
Algorithmes de graphes
Eyrolles
Ellipses
KUNG J.P.S.
ROTA G-C.
YAN C.H.
LACOMME P.
PRINS C.
SEVAUX M.
LACROIX Y.
MAZLIAK L.
page 161
LADEGAILLERIE Y.
PUF
analagmatique
LAFONTAINE J.
PUF
LALEMENT R.
Masson
LANG S.
Algbre linaire
InterEditions
Tome 1
Tome 2
LANG S.
Algebra
AddisonWesley
LANG S.
Linear Algebra
AddisonWesley
LAROCHE F.
Escapades arithmtiques
Ellipses
LASCAR D.
Cassini
Dunod
LASCAUX Th.
THODOR R.
l'ingnieur, tomes 1 et 2
LAVILLE G.
Courbes et surfaces
Ellipses
LAVILLE G.
Ellipses
LAX P. D.
Funnctional analysis
Wiley
LAX P. D.
Linear Algebra
Wiley
LE BRIS G.
LEBOEUF C.
GUEGAND J.
ROQUE J.L.
LANDRY P.
page 162
Ellipses
LEBORGNE D.
LEBOSS C.
HMERY C.
LEHMANN D.
SACR C.
LEHNING H.
JAKUBOWICZ D.
LEHNING H.
PUF
Jacques
Gabay
PUF
Masson
2 : Drivation
Masson
Tome 1 : Topologie
Tome 3 : Intgration et sommation
Tome 4 : Analyse en dimension nie
Tome 5 : Analyse fonctionnelle
LEICHTNAM E.
SCHAUER X.
Ellipses
oraux X-ENS
Tome I - Algbre 1
Tome 2 - Algbre et gomtrie
Tome 3 - Analyse 1
Tome 4 - Analyse 2
LELONG-FERRAND J.
ARNAUDIES J.M.
Cours de Mathmatiques
Dunod
LELONG-FERRAND J.
Gomtrie direntielle
Masson
LELONG-FERRAND J.
PUF
Armand
LESIEUR L.
MEYER Y.
JOULAIN C.
LEFEBVRE J.
LION G.
Colin
Vuibert
LION G.
Gomtrie du plan
Cours complet avec 600 exercices rsolus
page 163
Vuibert
LOTHAIRE M.
MAC LANE S.
BIRKHOFF G.
Cambridge
Algbre
Gauthier-
1 : Structures fondamentales
Villars
MACKI J.
STRAUSS A.
MAKAROV B.M.
GOLUZINA M.G.
LODKIN A.A.
PODKORYTOV A.N.
MALLIAVIN M. P.
WARUSFEL A.
MALLIAVIN M. P.
Springer
Cassini
Masson
complexes
MALLIAVIN P.
Manuels Matlab
Hermann
MANSUY R.
RAND B.
MANSUY R.
MNEIMN R.
MARCE S.
DEVAL-GUILLY E.
MARCO J.P.
et Alii
MASCART H.
STOKA M.
Calvage et
Mounet
Vuibert
Ellipses
ANALYSE L3
Pearson
PUF
page 164
MAURY B.
Ellipses
corrigs
MAWHIN J.
De Boeck
Universit
MAZET P.
Ellipses
l'Agrgation
MENEZES A.J.
van OORSCHOT P.C.
VANSTONA S.A.
CRC Press
MERKIN D.
Springer
MTIVIER M.
Dunod
probabilits
MTIVIER M.
Ellipses
cole Polytechnique
MEUNIER P.
PUF
MEUNIER P.
Ellipses
la cryptographie
MIGNOTTE M.
Ellipses
MIGNOTTE M.
PUF
MITCHELL J. C.
Cambridge
MNEIMN R.
Cassini
MNEIMN R.
Calvage et
Mounet
MNEIMN R.
TESTARD F.
page 165
Hermann
MOISAN J.
VERNOTTE A.
TOSEL N.
MOISAN J.
VERNOTTE A.
MONIER J.M.
Ellipses
Ellipses
Cours de mathmatiques
Dunod
MUTAFIAN C.
Le d algbrique
Vuibert
Tome 1
Tome 2
NAGEL E.
NEWMAN J. R.
GDEL K.
GIRARD J. Y.
NAUDIN P.
QUITTE C.
Le thorme de Gdel
Seuil
NEVEU J.
Masson
NIVEN I.
Irrational numbers
Mathematical
Association
of America
NORRIS J.R.
Markov chains
Cambridge
OOURKE J.
Cambridge
OPREA J.
Dierential geometry
Prentice hall
OUVRARD J.Y.
page 166
Cassini
PAPADIMITRIOU C.H.
Computational complexity
Pearson
Education
PAGES G.
BOUZITAT C.
PAPINI O.
WOLFMANN J.
Vuibert
Springer
PARDOUX E.
Dunod
PEDOE D.
Dover
PERKO L.
Springer
PERRIN D.
Cours d'Algbre
Ellipses
PERRIN D.
Cours d'Algbre
ENSJF
PERRIN D.
Mathmatiques d'cole
Cassini
PERRIN-RIOU B.
Cassini
PETAZZZONI B.
Springer
A=B
A.K. Peters
MIT press
PETROVEK
WILF
ZEILBERGER
PEVZNER P.
algorithmic approach
PLYA G.
SZEG G.
Springer
Verlag
Volume II
POMMELLET A.
page 167
Ellipses
POUNDSTONE.
Le dilemme du prisonnier
Cassini
PRASOLOV V.
Polynomials
Springer
PRASOLOV V.
Cassini
Springer
Cambridge
Maple animation
Chapman and
PREPARATA F.P.
SHAMOS M.I.
PRESS W.
FLANNERY B.
TEUKOLSKI S.
VETTERLING W.
PUTZ J.F.
Hall
QUATERONI A.
SACCO R.
SALERI F.
QUATERONI A.
SALERI F.
GERVASIO P.
QUEFFELEC H.
ZUILY C.
RALSTON A.
RABINOWITCH P
Mthodes numriques
Springer
Calcul scientique
Springer
lments d'analyse
Dunod
Internatinal
Student
Edition
RAMIS E.
DESCHAMPS C.
ODOUX J.
Masson
1- Algbre
2- Algbre et applications la gomtrie
3- Topologie et lments d'analyse
4- Sries et quations direntielles
5- Applications de l'analyse la gomtrie
RAMIS E.
DESCHAMPS C.
ODOUX J.
Masson
Algbre
Analyse 1
Analyse 2
RAMIS J.P.
WARUSFEL A.
page 168
Dunod
RAO C.R.
Wiley
RAND B.
Cassini
Calvage
RAND B.
TAIEB F.
RAND B.
MANSUY R.
REINHARDT F.
SOEDER H.
Mounet
Calvage
Mounet
Livre de
Poche
REMMERT R.
Springer
RIDEAU F.
Hermann
Gauthier-
RIESZ F.
NAGY SZ. B.
RIO E.
Villars
Springer
faiblement dpendants
ROBERT C.
Vuibert
ROLLAND R.
Cdic/Nathan
2- Sries entires
ROMBALDI J.E.
EDP Sciences
ROMBALDI J.E.
Analyse matricielle
EDP Sciences
ROUDIER H.
Vuibert
ROMBALDI J.E.
Analyse matricielle
EDP Sciences
Mathmatiques et technologie
Springer
ROUSSEAU Y.
SAINT-AUBIN Y.
(Sumat)
page 169
ROUVIRE F.
Cassini
licence et de l'agrgation
ROUX C.
Ellipses
Masson
RUDIN W.
Masson
RUDIN W.
Functional analysis
Mc Graw Hill
RUDIN W.
Mc Graw Hill
RUAUD J.F.
WARUSFEL A.
SA EARP R.
TOUBIANA E.
SAINSAULIEU L.
Calcul scientique
SAINT RAYMOND J.
Dunod
Mounet
SAKAROVITCH J.
Vuibert
Fonctions analytiques
Masson
SAMUEL P.
Gomtrie projective
PUF
SAMUEL P.
Hermann
Analyse 1
Ellipses
SAUVAGEOT F.
Springer
SAUX PICARD P.
Ellipses
SAKS S.
ZYGMUND A.
SARMANT M.C.
MERLIER T.
PILIBOSSIAN Ph.
YAMMINE S.
fondamentaux
page 170
SAVIOZ J.C.
SCHATZMAN M.
SCHNEIER B.
Applied cryptography
Wiley
SCHWARTZ L.
Analyse
Hermann
Vuibert
SCHWARTZ L.
Cours d'Analyse
Hermann
Tome 1
Tome 2
SCHWARTZ L.
Hermann
physiques
SEDGEWICK R.
Algorithms
Addison
Wesley
SEDGEWICK R.
Algorithmes en Java
Pearson
Education
SEDGEWICK R.
Algorithmes en langage C
Dunod
Calvage et
Mounet
SELBERHERR S.
STIPPEL H.
STRASSER E.
Springer
processes
SERRE D.
Dunod
SERRE J.P.
Cours d'arithmtique
PUF
SERVIEN Cl.
Analyse 3
Ellipses
Analyse 4
SHAPIRO H.N.
page 171
Dover
SIDLER J.C.
Gomtrie Projective
Dunod
SIPSER M.
Thomson C.
T.
SKANDALIS G.
Topologie et analyse
Dunod
STANLEY R.P.
Waddworth
and Brooks
STEWART I.
Galois theory
Chapman and
Hall
STROUSTRUP B
Le langage C++
Pearson
Education
SZPIRGLAS A.
et Alii
Algbre L3
Pearson
SZPIRGLAS A.
Exercices d'algbre
Cassini
TAUVEL P.
Cours de Gomtrie
Dunod
TAUVEL P.
Dunod
TAUVEL P.
Calvage et
Mounet
TAUVEL P.
Masson
TAUVEL P.
Masson
Algbre 2
TENENBAUM G.
WU J.
TENENBAUM G.
S. M. F.
S. M. F.
TENENBAUM G.
Institut Elie
Cartan
page 172
TENENBAUM G.
Belin
TENENBAUM G.
MENDS-FRANCE M.
TESTARD F.
Que sais-je ?
PUF
Analyse mathmatique
Calvage et
Mounet
TISSERON C.
Hermann
TISSIER A.
Bral
solutions
TITCHMARSH E.C.
Oxford
TORTRAT A.
Masson
processus alatoires
TRIGNAN J.
Vuibert
remarquables
TRUFFAULT B.
IREM des
Pays de Loire
TURING A
GIRARD J. Y.
VALIRON G.
La Machine de Turing
Seuil
Masson
VAUQUOIS B.
Hermann
Masson
VAZIRANI V.V.
Algorithmes d'approximation
Springer
VINBERG E. B.
A course in algebra
AMS
WAGSCHAL C.
VAUTHIER J.
PRAT J-J.
page 173
WAGSCHAL C.
WARIN B.
Ellipses
pour la programmation
WARUSFEL A.
Classiques
Hachette
WARUSFEL, ATTALI
COLLET, GAUTIER
NICOLAS
Mathmatiques
Vuibert
Analyse
Arithmtique
Gomtrie
Probabilits
WATERMAN M.S.
Chapman and
hall / CRC
WEST D. B.
Prentice
Hell
WHITTAKER E.T.
WATSON G.N.
WILF H.
Cambridge
Generatingfunctionology
Academic
Press
WILF H.
A.K. Peters
WILLEM M.
Cassini
WILLEM M.
Cassini
WINSKEL G.
YALE P.B.
Dover
Matmatiques appliques L3
Pearson
Dover
YGER A.
WEIL J-A
et Alii
YOUNG D.M.
GREGORY R.T.
page 174
ZAVIDOVIQUE M.
Un max de math
Calvage et
Mounet
ZMOR G.
ZUILY Cl.
QUEFFELEC H.
ZUILY Cl.
QUEFFELEC H.
ZUILY Cl.
QUEFFELEC H.
ZUILY Cl.
Cours de cryptographie
Cassini
Masson
Dunod
Problmes de distributions
Cassini
Dunod
drives partielles
page 175