Usine d'Aliments Animaux au Mali
Usine d'Aliments Animaux au Mali
ETUDE DE FAISABILITE :
UNE USINE DE FABRICATION DALIMENT BETAIL ET DALIMENT
VOLAILLE
Contrat No. 624-C-00-98-00012-00
Remis :
U.S. AGENCY FOR INTERNATIONAL DEVELOPMENT
Par:
CHEMONICS INTERNATIONAL INC.
1133 20th Street NW
Rue 124, Porte 310, Korofina Nord
Washington, DC 20036
BP 34, Bamako, Mali
et
Jean Raux, Mark LaGrange, Morifing Kon et Mamadou Coulibaly
Dcembre, 1999
Rsum Excutif
iv
Introduction
A.
La Volaille
1.
Introduction
2.
Les Effectifs
3.
Les Pratiques Actuelles
Pour lAliment Volaille
5.
Perspectives de Dveloppement du March
6.
LAppui Financier Extrieur au Sous-Secteur
7.
Conclusions
B.
LEmbouche Bovine
1.
Introduction
2.
Les Effectifs
3.
Les Pratiques Actuelles
4.
Evaluation de la Demande Actuelle de
LAliment pour lEmbouche Bovine
5.
Perspectives de Dveloppement du March
6.
pour lEmbouche Bovine
6.
LAppui Financier Extrieur au Sous-Secteur
7.
Conclusions
C.
LEmbouche Ovine
1.
Introduction
2.
Les Effectifs
3.
Les Pratiques Actuelles
4.
Evaluation de la Demande Actuelle de LAliment
pour lEmbouche Ovine
5.
Perspectives de Dveloppement du March
Pour lEmbouche Ovine
6.
LAppui Financier Extrieur au Sous-Secteur
7.
Conclusions
D.
Production Laitire
1.
Introduction
2.
Les Effectifs
3.
Les Pratiques Actuelles
4.
Evaluation de la Demande Actuelle de
LAliment pour la Production Laitire
5.
Perspectives de Dveloppement du March
Pour le Lait
6.
LAppui Financier Extrieur au Sous-Secteur
7.
Conclusions
E. Rsums des Conclusions
2
2
3
5
6
7
8
8
8
9
10
12
13
15
15
15
15
15
16
17
18
18
18
19
19
19
20
22
25
26
26
26
Introduction
B.
LOffre de lAliment Btail et lAliment Volaille
C.
LOffre des Crales Sches
D.
LOffre des Sous-Produits Industriels et
Semi-Industriels
1.
2.
3.
4.
5.
6.
7.
8.
Le Son du Riz
Le Son du Bl
Le Tourteau de Coton
La Coque de Grain de Coton
La Mlasse
La Farine de Poisson
La Farine de Viande
Conclusions
E.
27
27
28
30
31
31
32
33
34
35
35
36
37
37
37
37
37
38
38
41
41
42
43
43
44
44
45
45
46
46
46
46
47
47
48
48
48
49
F.
Personnel et Organigramme
1.
Organisation
2.
Cots
50
50
51
G.
52
H.
I.
52
52
53
53
Analyse de la Rentabilit
1.
Rappel sue lEvaluation des Marchs
2.
Objectifs et Accroissement de la Production 54
3.
Investissement Global et Financement
4.
Rsultats de lAnalyse
53
53
Conclusion
58
54
55
RESUME EXECUTIF
Labsence dune vritable industrie commerciale de production daliments animaux au Mali
est le frein principal lessor de la filire. Cependant, elle constitue une opportunit
dinvestissement intressante. La prsente tude de faisabilit a t commande pour
analyser les conditions actuelles du secteur moderne de llevage au Mali dans le but
dtudier la rentabilit dune usine de fabrication daliments animaux quilibrs de haute
qualit.
Actuellement, le dveloppement des units modernes de production, par consquent la
capacit du secteur rpondre une demande croissante, est limit par le manque
dapprovisionnement rgulier (toute lanne) en aliments animaux quilibrs de qualit.
Lusine propose dans cette tude rpondra ce besoin cl pour tous les maillons des filires
du secteur.
Ltude a t confie une quipe pluridisciplinaire. La stratgie que lquipe a adopte a
consist se concentrer sur une valuation analytique, mais classique du march existant et
sur le potentiel pour les produits finis dlevage comme base dvaluation de la demande
solvable daliments animaux. Cette approche de la filire a aussi permis une caractrisation
de la demande pour les produits finis ainsi que pour la gamme daliments qui pourraient tre
fabriqus par une usine.
En ce qui concerne la demande solvable par type de spculation, le crneau de laviculture de
ponte est manifestement le plus accessible dans limmdiat pour des aliments industriels.
Cette demande a t dtermine en se basant sur un effectif de 450 000 ttes (les spculations
commerciales dans les zones pri urbaines). Le secteur en effet bnficie dun noyau assez
important de professionnels dun bon niveau, conscients de limportance dune ration
quilibre et soucieux dune conduite rationnelle de llevage. La rentabilit de lactivit est
largement fonction de la technicit de lleveur ; elle est excellente si cette dernire est
bonne. Lanalyse du march a montr un taux de croissance annuel de lordre de 4% 5%.
La demande daliment volaille pour la production duf est estime actuellement 16 000
tonnes mtriques par an. Le crneau du poulet de chair reste trs marginal pour linstant.
Le march de lembouche intensive de ruminants est de taille assez modeste au Mali. Il
concerne aujourdhui environ 33 000 bovins et 117 000 ovins. La rentabilit de lactivit est
bonne et largement lie la matrise des cots dalimentation. Il est probable que ce march
continuera progresser un rythme denviron 1% par an dans les dix annes venir. La
demande en aliment btail pour ce sous secteur a t value environ 15 000 tonnes
mtriques par an.
La bonne rentabilit de la production laitire, le march trs ouvert et les importantes marges
de progrs technique font du secteur laitier un crneau prometteur. Les tendances du march
ont montr un taux de croissance futur denviron 2% par an. Toutefois, la vulgarisation de
ce progrs, qui passe essentiellement par linsmination artificielle, est et restera assez lente.
La demande des rations laitires a t globalement value 45 000 tonnes mtriques par an,
y compris les aliments dentretien.
Dune faon gnrale ltude a dgag une demande solvable pour les aliments btail /
volaille denviron 71 000 tonnes mtriques par an avec un taux de croissance annuel de 2%
3%.
Ltude a prouv que la disponibilit dingrdients daliments sources de protines vgtales,
tels que les graines, tourteaux et sous produits dusinage des grains est suffisante au Mali
pour la production daliments quilibrs et moindre cot. Cependant, les ingrdients
sources de protines animales, tels que les farines de viande et de sang, et le substitut de
farine de poisson, devront tre imports, ainsi que les complments minraux et vitamins
indispensables la formulation de rations entirement quilibres.
Les besoins techniques de la chane de production pour lusine propose ont t valus en
fonction de lanalyse de la demande du march national. En consquence, ltude a propos
une gamme de dix produits, chacun destin un type de production trs prcis. Compte tenu
des conditions actuelles du Mali, le montage de lusine a t conu pour promouvoir le
dveloppement de sa clientle, minimiser le cot des intrants (matire premire), consolider
ds le dbut son systme de gestion, faciliter et scuriser son fonctionnement sur le plan
technique en termes de construction, dquipement et dassistance / conseil.
Le montant global de linvestissement initial se prsente comme suit : immobilisations
corporelles, 2 619 948 000 FCFA ; immobilisations incorporelles, 45 000000 FCFA ; besoins
en fonds de roulement (BFR), 715 600 000 FCFA. On devrait noter le montant lev de
BFR, essentiellement d la ncessit de stocker du mais sur de longues priodes. Le BFR
doublera au cours des quatre premires annes.
Aprs entretien des membres de lquipe avec des professionnels du secteur bancaire, ltude
propose un financement de 3 500 000000 FCFA, autorisant une lgre marge dimprvus et
une trsorerie initiale positive, couvert hauteur des 2/3 environ, soit 2,3 milliards Fcfa par
un prt moyen terme tal sur 7 ans, au taux annuel de 12%, avec un dlai de grce de deux
ans. Ce prt sera dbloqu au dmarrage de la construction de lunit, soit 9 mois avant la
date prvue du dmarrage de la production. Il gnrera une charge de 216 millions FCFA
dintrts intercalaires.
Lanalyse de la rentabilit de lusine a pris en compte lhypothse dune drgulation
ventuelle du march pour le tourteau de coton. Deux cas de figure ont t examin : le cot
de production bas sur le prix officiel et un prix libralis de rfrence align sur le prix de
vente sortie usine dune unit industrielle daliments animaux en Cte dIvoire.
Lanalyse montre que selon le scnario du march de tourteau de coton libralis, le taux de
rentabilit interne de lusine est de 13,2% et la valeur relle actuelle nette est de 729 M FCFA
sur 10 ans. Cette estimation est fonde sur des hypothses trs prudentes en termes de
lestimation de la demande nationale, de limpact de laliment sur la productivit animale, des
cots des intrants et des prix de vente proposs.
Ces estimations de la rentabilit reposent sur une majoration de 20 % des cots rels
estimatifs de lalimentation bass sur lutilisation des sous produits de lHUICOMA, la seule
unit industrielle existante. Cependant, les aliments proposs dans cette tude sont des
aliments complets tandis que les aliments vendus par HUICOMA ne sont pas quilibrs et ont
une valeur nutritive mdiocre. Il faut galement noter quen cas de libralisation du march
pour le tourteau de coton, HUICOMA sera oblige daugmenter son prix de vente pour
compenser la majoration du prix de cet intrant, diminuant ainsi lcart des prix entre les deux
aliments.
En labsence dune libralisation du march de coton, le TRI augmenterait jusqu 15,9% et
le VAN atteindrait 1390 MFCFA.
Cette tude na pas valu le potentiel du march sous-rgional. Cependant, les prix de vente
proposs dans cette tude, majors pour inclure les frais dapproche, sont infrieurs aux prix
pratiqus pour des produits semblables dans plusieurs marchs importants de la sous-rgion.
Ce fait laisse entrevoir une envergure sous-rgionale probable de cet investissement.
I.
Introduction
dlai de huit (8) semaines et a commenc par une runion dinformation avec un Comit de
pilotage compos dun groupe restreint doprateurs conomiques / producteurs venus de
plusieurs rgions du Mali. Ce Comit a servi
dappui / conseil technique lquipe pendant llaboration de ltude.
La stratgie que lquipe a adopte pour lexcution de ltude a consist se concentrer sur
une valuation analytique et, en mme temps classique du march existant et du potentiel
pour les produits finis dlevage comme base dvaluation de la demande solvable daliments
animaux commerciaux. Cette approche de la filire a permis une caractrisation de la
demande aussi bien pour les produits finis que pour la gamme daliments qui pourraient tre
fabriqus par une usine. A cet effet, ltude a t mene travers ds runions et des
discussions avec les producteurs, les oprateurs conomiques, les structures dappui, soit
prives ou tatiques dans les zones considres les plus importantes pour limplantation
ventuelle dune usine de fabrication daliments animaux (Bamako, Koulikoro, Sgou et
Sikasso).
II.
La Volaille
1.
Introduction
La filire volaille est base sur un systme de production traditionnel. Au moins 90% de la
population volaille ne reoit aucune alimentation compose. Cette absence dalimentation
quilibre se reflte dans la faible productivit relle (rendement pondeuse 60 80 ufs /an ;
poulet de chair atteignant un poids dun kilogramme aprs six mois).
La population globale des volailles est estime 22 millions de ttes mais cette estimation
date de dix ans et elle est base sur des donnes peu compltes. Malgr sa faible productivit,
laviculture traditionnelle fournit un flux dexportation de 8 10000 poulets / semaine de la
(les opportunits du march rgional nont pas t prises en compte dans ltude mais elles sont estimes trs
considrables)
rgion de Sikasso vers la Cte dIvoire.3 Cest elle encore qui a fourni lessentiel des 4,2
millions de poulets consomms annuellement Bamako en 19964 et cest elle, enfin, qui
pourvoit intgralement la forte consommation de pintades dans le pays.
Depuis le dbut de cette dcennie, une aviculture moderne sest dveloppe au Mali,
particulirement dans la zone peri-urbaine de Bamako. Ce nouveau systme de production est
caractris par une utilisation amliore des aliments et une dmarche dentreprise en termes
de calcul des cots et de cycles de production. Cest le seul segment de la filire o lon
dispose de donnes plus ou moins objectives et exploitables mais les effectifs sont trs en
de de la ralit.
Lvaluation prcise de ces effectifs est chose dlicate, car, de lavis gnral, le secteur est en
perptuelle recomposition, de nouveaux oprateurs apparaissant tous les jours sur ce march
rput rentable, et la plupart disparaissant presque aussi vite par manque de matrise de lun
ou lautre aspect ( contrle sanitaire, conduite de llevage, commercialisation) On ne peut
donc tenter quune valuation approximative partir de sources diverses.
2.
Les Effectifs
Les sources utilises fournissent des estimations au lieu dun recensement prcis, et ce, dans
trois rgions seulement : Bamako (district), Sgou et Sikasso.
Dans le district de Bamako il y avait5 une population denviron 100000 pondeuses
modernes et 15000 poulets de chair en 1996. Toutefois, cette population a trs vite volu
depuis, et en avril dernier lon a connu une saturation du march Bamakois, nettement plus
marque que les fluctuations que lon constate dhabitude.
Dans la rgion de Sikasso, le spcialiste de la DRAMR estime la population actuelle
30000 pondeuses, dont 15000 pour le cercle de Sikasso et 15000 pour les autres cercles
(Bougouni, Koutiala et Kadiolo). Ces effectifs sont toutefois en augmentation rapide, et lon
peut sattendre un phnomne analogue court terme. A noter que le poulet de chair a fait
son apparition depuis 1998 Sikasso et Bougouni avec linstallation dune socit
dorpaillage (environ 2000 poulets produits)
Dans la rgion de Sgou, daprs la DRAMR, la production de 1998 tait de 5300 poulets de
chair et 4,9 millions dufs. Les performances observes sur la LEGHORN seraient de 200
250 ufs /an.. On peut donc retenir une estimation correspondant environ 20000 pondeuses.
Enfin, un embryon daviculture moderne existe semble t-il dans sur les rgions de Kayes
(plus particulirement Kita) et de Mopti, aucune donne prcise ntant toutefois
disponible.
En vue de la reprise des activits du centre avicole de SOTUBA une valuation faite partir
des fournisseurs faisait tat de 258000 poussins imports en 1995, dont 214000 poussins de
ponte (il ny avait pas dimportation dufs couver lpoque).
427000 au total partir de Sikasso en 1998 (DRAMR) et 55000 partir de Sgou selon la Direction
Rgionale dAppui au Monde Rural
4
communication du Projet de Dveloppement de lAgriculture Pri-Urbaine (PDAP)
5
selon le PDAP
En comptant avec une moyenne de 24% de pertes sur la dure du cycle de vie, soit environ
16% de pertes la moiti du cycle de production, le potentiel de production moyen
correspondant lanne suivante 1996 devait tre de lordre de 180000 ttes (dont 100000 pour
le march de Bamako). Quant la production de poulets de chair, dont le taux de perte est de
lordre de 20%, elle ne devait pas dpasser 35000 (dont 15000 pour Bamako).
Concernant limportation des poussins dun jour et des ufs fconds, nous avons eu les
donnes enregistres par le poste de contrle de la Direction Rgionale de la Rglementation
et du Contrle du MDR laroport Senou de Bamako. Ces donnes montrent pour ce qui
concerne les importations de poussins dun jour, une augmentation denviron 20% de 1995
1998. (21 000 31 000 poussins)
Les importations dufs fconds sont le seul fait, jusquen 1998, de MALI POUSSINS qui a
import environ 16 000 ufs pendant lanne 1998. A partir de 1999 toutefois, un deuxime
oprateur est apparu sur le march : PHARMAVET KONE, qui a dores et dj import
42000 ufs depuis le dbut de lanne, destins la rgion de Sikasso. Aucun dentre eux
pour linstant na import de poussins de chair .
En dehors des poussins dun jour imports via laroport de Snou, les effectifs de Sikasso,
soit 30 000 pondeuses, doivent tre estims en tenant compte du fait que beaucoup de
poussins sont semble t-il imports par voie terrestre de Cte dIvoire. Donc nous avons
major de 5% les importations via laroport de Snou pour obtenir une situation peu prs
exacte. Au total, le bilan des importations de poussins (femelles uniquement) se prsenterait
comme suit6 :
La deuxime phase danalyse consiste faire une valuation des effectifs de ponte qui doit
tenir compte un moment donn :
A noter toutefois qu il faut ajouter cela les coquelets issus des ufs fconds imports, qui
sont levs quasiment comme des poussins de chair, mme si leur croissance est plus lente ( 3
5 mois). Mali Poussins a ainsi vendu 67000 coquelets en 1998.
3.
Type 2 : 500 2000 sujets. Production jusqu 30 alvoles /jour. Achtent les poussins
directement ou en se regroupant (700 F environ). Suivi vtrinaire assez rigoureux.
Approvisionnement sur les marchs du district. Parfois petits stocks. Fabrication de
laliment au jour le jour. Un deux salaris.
Type 3 : de 2000 10000 sujets. Production jusqu 130 alvoles /jour. Font parfois le
poulet de chair en plus. Approvisionnement direct en poussins (650 F environ). Emploient
des vtrinaires
pour le suivi de llevage. Btiment bien conu, autonomie
dquipements pour laliment (broyeur, balance). Stocks importants dingrdients mais se
heurtent toujours des problmes de qualit daliment.
Le seuil de 1000 sujets de ponte pourrait donc bien des gards tre celui dune relle
professionnalisation, dune stabilisation de lactivit daviculteur de ponte. Quant celui de
producteur de poulets de chair, plus technique et plus risqu (mortalit, demande faible), il
semble rserv aux aviculteurs expriments. Leur nombre ce jour est trs rduit.
Nous avons labor un compte dexploitation gnrique pour les exploitations de Type 2
(1000 pondeuses) et Type 3 (4000 pondeuses). Les rsultats (voir Annexe I pour les calculs)
indiquent que lexploitation de Type 2 dgage des bnfices de 2.5 millions de FCFA tandis
que le Type 3 procure des bnfices de plus de 3 millions FCFA ou une rmunration nette
par pondeuse de lordre de 2500 3000 FCFA et une marge nette de 28 30%.
4.
La grande majorit des aviculteurs fait son aliment avec sa propre formule. Tous utilisent la
farine de poisson au moins 18-20% pour les poussins (parfois jusqu 24% !), au moins
15% pour les pondeuses, malgr leurs plaintes au sujet du prix et de la qualit. Le tourteau
est incorpor entre 4 et 10% maximum. Il est considr comme complmentaire au poisson.
Le mais est incorpor de 50 60% pour les pondeuses et de 60 70% pour les poussins.
Chez les producteurs, presque personne nutilise le sorgho et personne ne modifie sa ration en
fonction du moindre cot. Tous utilisent la coquille dhutre comme source de Ca (pas de
PNT, de poudre dos..) Presque tous utilisent le sel 0,5% et le CMV 0,2%.
Les cots de revient des rations fabriques la ferme varient entre 125 et 150 F selon une
enqute du PDAP. Au cours de nos entretiens, lun des producteurs les mieux organiss a
indiqu 120 F. Quant aux aliments complets partir de formules pr-tablies, ils ont t
fabriqus et vendus en quantits marginales jusquici. Lentreprise la plus active ce niveau
semble tre la COPRAAV Sgou, de taille artisanale, mais bien gre. Ses aliments sont
vendus sous forme de farine, non granuls. Leur prix de base est de 165 kg, mais on accorde
jusqu 30 F de ristourne pour les grandes quantits. Les prix sont identiques pour les
aliments poulettes et poussins. 8
Les besoins individuels dune pondeuse au cours de sa vie peuvent tre valus 56.5
kg/tte/cycle9 comprenant :
Aliment poussins (jusqu 8 semaines) : 1,820 kg
Aliment poulette (jusqu 20 semaines) : 6,930 kg
Aliment pondeuses : 47,740 kg
Sur la base dune population de 450000 sujets, et dun cycle total de 19 mois, on peut valuer
les consommations moyennes annuelles comme indiqu au tableau 1. (Lvaluation du
march a t arrondie compte tenu du manque de prcision sur la dtermination de la
population.)
Tableau 1 : Evaluation des Besoins Quantitatifs (janvier 2000)
A noter pour mmoire ALBELO 160 F ( palettis mais gros problme de fabrication et de gestion) et KONE
275 F ( trop cher, car incorpor de poisson qui de toutes faons est exclure)
9
Entre en ponte la 20 me semaine ; rforme aprs 62 semaines de ponte ; 15 g/j la premire semaine ;
augmentation de 5 g/j chaque semaine jusqu la 20 me semaine, soit 110 g
5.
Poussins
1,82
Poulettes
6,93
Pondeuses
47,74
Total
56,5
819
517
500
3118
1969
2000
21483
13568
13500
25420
16054
16000
Nous pourrions songer utiliser notre propre modle sur lvolution rcente du cheptel des
pondeuses pour tracer la tendance des prochaines annes, en supposant lvolution de ce
cheptel parallle la consommation. La progression linaire nous indique une population de
450000 sujets dbut 2000. La poursuite de cette tendance nous conduirait un triplement de
cette population en 2010, ce qui parat hautement improbable, mme dans le scnario le plus
optimiste.
Llasticit - revenu des ufs (tout comme celle du lait) en milieu urbain a t value entre
0,8 et 1,210, ce qui conduit garder comme rfrence la valeur 1. Les autres paramtres du
dveloppement du march sont :
La croissance de la population urbaine sur les 10 prochaines annes, qui est estime
4,6%
Laugmentation du revenu moyen, dont la valeur la plus probable se situe 1%
Ces valeurs nous amnent supposer un accroissement du march de 50% environ dans dix
ans, hypothse plausible. Nous retiendrons donc lindice 150.
La demande, comme on la vu, porte surtout sur la production paysanne, la production
industrielle ntant quen mergence (45000 poulets modernes en 1998), mais les rcentes
tudes prospectives sur le secteur de llevage au Mali (Metzel et al, 1997, KIT, 1998, en
cours de finalisation) indiquent que le Mali risque de perdre son surplus exportable de viande
rouge si lon noffre pas au consommateur malien des viandes blanches de remplacement, et
notamment la viande de volaille, la viande de porc tant naturellement marginale.
Il convient donc de favoriser un dveloppement acclr des levages de volaille de chair, et
den augmenter la productivit afin de faire baisser le prix relatif de la viande blanche par
rapport la viande rouge, ce qui est une condition primordiale de la substitution de la
seconde par la premire, quelles que soient par ailleurs les hypothses sur la croissance des
revenus. La demande de viande blanche en 1998 tait estime par le KIT 22000 t, ou 2,06
kgs/hab, soit moins de la moiti des estimations officielles de lOMBEVI..
Lhypothse retenue par les experts du KIT est la baisse du prix de la viande de volaille de
1429 1200 FCFA/kg lhorizon 2010. Dans ces conditions, et suivant lhypothse la plus
probable retenue pour la croissance du revenu, soit 1%/an, la demande de viande blanche
passerait de 22000 t en 1990 50000 t, ou 3,9 kgs/hab, en 2010, soit une croissance de 127%
par rapport 1998. Sur la base 100 en 2000, la production atteindrait donc lindice 189 en
2010, que nous retiendrons comme valeur de rfrence : cet indice de croissance globale
10
Diverses tudes cites par lquipe KIT / IER dans leur tude dorientation stratgique de fin 1998
du secteur reprsente en effet une valeur plancher pour le secteur moderne, qui est appel
crotre manifestement plus vite que lensemble.
Dans tous les scnarios tudis, le pays sera nettement dficitaire et devra importer des
quantits importantes de viande. Malgr la marginalit de ce secteur lheure actuelle, ses
perspectives de dveloppement sont donc trs importantes. Nanmoins, lvolution du got
du consommateur, habitu un poulet traditionnel de type bicyclette vers un poulet
industriel plus tendre reste une inconnue, et les importations bas prix constitueront sans
doute une menace srieuse pour la production locale. Lvaluation des marchs potentiels
dexportation vers les pays voisins, notamment la Cte dIvoire, sort du cadre de la prsente
tude. Nanmoins ils ne sont certainement pas ngligeables, puisque le Mali exporte dores et
dj de grandes quantits de poulet traditionnel.
La concurrence des fabricants daliments existe dj par ailleurs, notamment en Cte dIvoire
et au Sngal. En Cte dIvoire, le principal fabricant est IVOGRAINS Abidjan, qui produit
une large gamme daliments palettiss, surtout pour les volailles, mais aussi les porcs et les
poissons. Les tarifs dpart usine sont indiqus dans le tableau ci-dessous :
Tableau 2 : Tarifs Dpart Usine de Quelques Produits chez IVOGRAIN
Produit
En CFA/kg
Dmarrage poulette
188
Croissance poulette
165
Pondeuse
168
Dmarrage chair
188
Croissance chair
186
(source : communication fabricant)
Compte tenu du cot de la granulation, ces tarifs sont trs comparables ceux proposs par la
COPRAAV. Toutefois, de laveu mme du fabricant, les droits de port actuellement trs
levs sur le march malien (60% au moins) en interdisent pratiquement laccs. Mme dans
la perspective dune diminution, voire dune disparition de ces droits en cas de
rglementation de lUEMOA, les cots de transport depuis Abidjan resteraient levs (de
lordre de 30 F/kg), renchrissant ainsi considrablement le cot du produit rendu Bamako.
La comptitivit, par consquent la menace constitue par les fabricants de la sous-rgion
semble donc limite.
6.
Le principal appui financier au sous-secteur est fourni par la BADEA qui a financ le Projet
de Dveloppement de lAviculture du Mali (PDAM) pour un montant de 3,2 milliards de
FCFA. Ce projet comprend un volet crdit qui sera thoriquement en mesure de financer
les producteurs eux-mmes (notamment en ce qui concerne les quipements ), mais aussi des
oprateurs en amont et en aval de la filire : producteurs de poussins et de provende,
commerants et abatteurs. Ces financements seraient notamment distribus par le canal
dassociations villageoises ou dorganisations professionnelles.
Conclusion
LEmbouche Bovine
1.
Introduction
Les Effectifs
Nous basons nos estimations sur les donnes fournies par les DRAMR pour le nombre de
bovins dembouche par rgion pendant la campagne 1998/9911. Ces donnes figurent au
tableau 3. Bien que leur prcision soit sujette caution, ces donnes sont conformes aux
valuations effectues dans le pass rcent12 et nos observations ponctuelles sur le terrain.
Tableau 3 : Effectifs des Bovins dEmbouche en 1998 selon les DRAMR
Rgion
Effectif
Dure
moyenne
(jours)
Kayes
Koulikoro
Sikasso
Sgou
Mopti
Tombouctou
District
Bamako
1195
6961
1740
19296
1482
170
2000
60
80
60
80
60
60
80
Total national
32844
Ainsi, les grandes zones dembouche intensive sont bien la zone priurbaine de Sgou, les
localits de Banamba et Fana dans la rgion de Koulikoro et la zone priurbaine de Bamako,
suivis dassez loin par Sikasso (y compris Koutiala), Mopti et Kayes.
Sgou apparat de loin comme la premire rgion dembouche, o la production est assure
par quelques dizaines de gros oprateurs, qui traitent chacun quelques centaines, voire
quelques milliers de ttes chaque anne, en deux ou trois rotations. En dehors du march de la
ville de Sgou proprement dite, ils produisent principalement pour lexportation vers la Cte
dIvoire, mais aussi pour le march de Bamako.
Banamba est connue comme une importante zone traditionnelle dembouche, et lon y
rencontre quelques oprateurs dexcellente technicit, qui expdient essentiellement leurs
produits sur le march de Kati, dans la priphrie de Bamako. Fana est galement connu
comme un centre important, et bnficie de la prsence de la CMDT. Il en est sans doute de
mme, depuis une date rcente pour Kita (rgion de Kayes)
Quant au nombre de bovins effectivement embouch dans le district de Bamako, il provient
de nos propres valuations partir de discussions avec la DNAMR dune part et lAbattoir
Frigorifique de Bamako (ABF) dautre part. En effet selon ce dernier, les abattages
11
12
(pour les rgions de Gao et Kidal, o cette activit est quasi inexistante, aucun chiffre nest donn)
voir annexe Bibliographie, Diaikit et al, 1994 N.2
concernant les bovins dembouche ont lieu uniquement en saison chaude (soit environ 100
jours) et concernent environ la moiti des abattages quotidiens, soit 150 ttes. Il faut rajouter
cela les abattages sur les autres aires contrles de la ville, soit environ 25% de plus. On
aboutit ainsi 9400 abattages contrls de bovins dembouche annuellement Bamako, dont
selon nos estimations, nous estimons que 2000 seulement sont levs sur place. Le march de
Bamako reprsente probablement environ 10000 ttes si lon prend en compte les abattages
non contrls.
Au total, et sous rserve de la fiabilit des donnes des DRAMR, il est probable que le
march des bovins dembouche aujourdhui au Mali se rpartit peu prs comme suit :
Tableau 4 : Estimation du March de lEmbouche Bovine au Mali en 1999
3.
Destination
Nombre de ttes
Exportation
March de Bamako
Autres grandes villes
18000
10000
5000
TOTAL
33000
Les animaux ne sont jamais pess, les transactions seffectuant lil , les leveurs nen
peroivent dailleurs pas lutilit. Il est donc pratiquement impossible de se faire une ide des
poids lentre, des poids la sortie et des GMQ.
La dure de lembouche telle que pratique lheure actuelle est trs variable. En zone
CMDT la priode dembouche varie entre 40 et 91 jours. Selon nos entretiens, la moyenne
serait de 67 jours latelier de SUKALA, de 82 jours Banamba et de 80 jours dans la zone
priurbaine de Bamako. De manire gnrale, la dure dembouche intensive, donc la plus
professionnelle est plus importante que celle de lembouche paysanne. Toutefois, elle ne
dpasse en aucun cas 90 jours.
Dans les autres rgions, la dure dembouche est souvent beaucoup plus courte. Des dures
de lordre de 50 jours sont frquemment rapportes. Une enqute dans la rgion de Bougouni
a indiqu une moyenne de 60 jours. Cest la dure minimale semble t-il de lembouche
professionnelle. Nous lavons choisie comme valeur de rfrence dans les zones autres que
celles dj cites.
Nous avons choisi la valeur de rfrence de 80 jours pour les rgions o ce type
dembouche est dominant, savoir Sgou, Koulikoro et le district de Bamako.
La DRAMR de Sgou a indiqu pour la dernire campagne des bnfices moyens de lordre
de 50 000 francs CFA /tte en embouche bovine et 30 000 40 000 francs CFA / tte en
embouche ovine.
Suivant une tude de rentabilit mene en 1998 pour le compte de USAID, 14, la marge
moyenne dgage par lembouche, exprime en termes de bnfice net par animal jour ou
unit dembouche en 1997 serait de 475 francs CFA pour les bovins et 305 francs CFA
pour les ovins. Ceci nous donnerait une marge nette de lordre de 27500 F / tte pour les
ovins et variant entre 28500 et 42750 F / tte pour les bovins pour des dures dembouche
moyenne (60 j) longues (90 j).
Ces chiffres sont peu prs conformes aux marges rvles par quelques emboucheurs
interrogs lors de la prsente tude. Deux gros leveurs de Sgou par exemple ont indiqu 30
000 francs CFA de marge nette par tte de bovin, ce qui est sans doute sous estim.
Une tude de lIER15 portant sur les consquences de la dvaluation dans le sous-secteur
levage, a indiqu en 1997 une rponse largement positive la dvaluation pour lembouche
bovine.
Les rsultats aprs dvaluation, portant sur un chantillon dexploitations des
rgions de Kayes, Sikasso, Sgou et Mopti, ainsi que du district de Bamako, sont rsums
dans le tableau suivant :
14
15
%
84
5
4
7
100
24958
Cette structure de cot nous semble nettement plus conforme nos entretiens et plus proches
de la ralit moyenne au Mali, si lon y intgre lembouche paysanne. Lalimentation, toutes
dures et tous systmes dembouche confondus reprsente sans doute les 3/4 des cots de
production (hors achat des animaux maigres). Les frais vtrinaires et de main duvre sont
relativement minimes
Toutefois, en valeur absolue, les frais dalimentation en embouche intensive priurbaine,
cible principale du projet, peuvent savrer nettement plus levs que les valeurs ci-dessus.
Des estimations concordantes dleveurs de Sgou et du district de Bamako indiquent un cot
total de production de 40000 F /tte pour les bovins, soit 30000 F en alimentation si lon sen
tient lhypothse des des cots totaux. Ce niveau est facilement atteint ds que lon doit
acheter de lABH ou du tourteau chez un revendeur. Certaines sources font dailleurs tat
dune suralimentation correspondant un cot excessif de la ration (jusqu 37000 F)
chez certains leveurs du district de Bamako. La ration suivante, nanmoins, pratique par
lun des plus gros emboucheurs du district nous parat pouvoir tre retenue comme rfrence :
Tableau 6 : Ration dEmbouche Bovine Courante dans le District de Bamako
Ingrdient
Cot / kg
Paille de brousse
10
50
ABH
35
Son
Cot total
Cot
du
complment
Kg /j
Cot/60 j
([Link])
6
5
1
3600
15000
2100
20700
17100
Cot/80j
(emb.
longue)
4800
20000
2800
27600
22800
Ceci correspond une dpense de 345 F/jour dembouche, dont 285 F consacrs au
complment, pour un GMQ moyen de 0,8 kg, que nous proposons de garder comme
valeur de rfrence.
4.
16
Les objectifs dfinis ci-dessus peuvent tre atteints par diverses combinaisons de laliment de
dmarrage et de laliment de finition. Nous avons choisi ici une combinaison plausible, selon
laquelle lembouche longue se distingue essentiellement par une finition plus longue. La
dure de la phase de dmarrage a t fixe dans tous les cas 30 jours. Avec les aliments
proposs, les dures respectives de la phase de finition deviennent alors les suivantes :
Tableau 7 : Objectifs de la Production des Deux Systmes dEmbouche
Type dembouche
Objectif (kg)
Embouche courte
Embouche longue
60
80
Dmarrage
Kg gain Nb jours
25
30
25
30
Finition
Kg gain
35
55
Nb jours
15
26
Les gains de temps par rapport aux dures de rfrence deviennent alors respectivement de 15
et 24 jours. Ds lors, les besoins globaux peuvent tre calculs partir des dures standard
en embouche courte et longue, des besoins quotidiens et des effectifs. Ces valuations
figurent au tableau 8.
Tableau 8 : Evaluation des Besoins de Concentrs pour l'Embouche Bovine
Kayes
Koulikoro
Sikasso
Sgou
Mopti
Tomboucto
u
District
Bko
TOTAL
Effectif Dure
standard Besoins
journaliers Besoins globaux (t/an)
s
(jours)
(kg/j)
Dmarrag Finition
Dmarrag Finition
Dmarrag Finition
e
e
e
1195
30
15
4,1
9,2
147
165
6961
1740
19296
1482
170
30
30
30
30
30
26
15
26
15
15
4,1
4,1
4,1
4,1
4,1
9,2
9,2
9,2
9,2
9,2
856
214
2373
182
21
1665
240
4616
204
23
2000
30
26
4,1
9,2
246
478
4039
7391
32844
5.
march local, qui paie suffisamment bien. Il y a donc une comptition entre le march local et
le march dexportation pour le btail en gnral.
Sur le march intrieur, la demande en viande dembouche est exclusivement une demande
urbaine. Nous admettrons donc que lvolution du march de lembouche sera
proportionnelle celle de la somme demande intrieure urbaine + surplus exportable de
viande rouge en gnral.
Certaines tudes rcentes20 ont cherch valuer le devenir du surplus exportable dans les
annes venir, en fonction de lvolution de la demande intrieure. Dans l analyse des
tendances de loffre et de la demande de viande rouge au Mali (Doumbia et Metzel, 1997)
plusieurs scnarios ont t prsents pour estimer lvolution de la demande intrieure et de
loffre, et donc du surplus exportable.
Selon cette tude, lvolution de la demande urbaine est fonction du taux de croissance de la
population dune part, du revenu de lautre. Nous retiendrons ici leur scnario que nous
considrons comme le plus vraisemblable, soit :
1995
19989
34383
54372
88
2000
25648
36235
61883
100
2005
32421
37428
69849
113
2010
40556
36592
77148
127
On constate ici que la demande urbaine de viande bovine augmenterait de 60% entre 2000 et
2010, alors que le surplus exportable se maintiendrait peu prs au mme niveau.
Dans une autre tude ralise en fin 1998 et en cours de finalisation, lquipe dexperts du
KIT (Royal Tropical Institute) dAmsterdam et de lIER, tout en reprenant beaucoup
dhypothses de Metzel et al, intgre lvolution prvisionnelle de la consommation de
viandes blanches (aviculture principalement) et lvolution du rapport des prix, ainsi quun
modle de consommation affin, dans ses projections de la consommation de viande rouge.
Dans des hypothses semblables ce qui prcde (croissance du revenu 1% /an), juges les
plus vraisemblables, ltude du KIT aboutit une demande intrieure globale de lordre de
125,000 t de viande rouge en 2010 (en poids de carcasse, et camelins non compris). En
appliquant les ratios suivants :
20
1 urbain pour 2,3 ruraux en 1998 et 1 urbain pour 1,66 ruraux en 2010
Consommation unitaire urbaine = 1,5 fois consommation rurale en viande de buf
Cette tude a abouti une demande de la viande bovine estime 24,435 tonnes mtriques en
1998 et une demande potentielle estime 30,969 en lanne 2010.
En se rfrant au tableau 9 on observe une valuation nettement plus basse en fin de priode
entre les rsultats du KIT et celles du Doumbia et Metzel(40,556 tonnes mtriques et 30,969
tonnes mtriques). En substituant les valeurs du KIT correspondant dans le tableau 9 du
Metzel et al, on obtient un indice de 109 en 2010 au lieu de 127 pour la demande de viande
bovine.
En conclusion, afin dvaluer lvolution de la demande en viande bovine dembouche
(demande urbaine + exportation), nous appliquerons dans ltude actuelle, entre 2000 et
2005, puis entre 2005 et 2010 les indices 109 et 118, respectivement pour la viande bovine
(moyenne des deux tudes)
6.
Selon Kon et Sanogo (1997), environ 60% des emboucheurs financeraient lactivit sur leurs
fonds propres. Cest manifestement le cas pour les oprateurs les plus dynamiques que lon
trouve Sgou et Banamba.
Un certain nombre dinstitutions financires et dONG se sont impliques dans le
financement de lembouche paysanne, bovine ou ovine, cette dernire en particulier dans la
mesure o elle est pratique par des femmes. Les financements dbourss par les institutions
de crdit ont volu denviron 60 M de francs CFA en 1991 prs de 900 M en 1995, et
auraient dpass 1,3 Md en 1998. On constate une progression trs claire des financements,
lembouche tant rpute tre une activit rentable.
7.
Conclusions
Embouche Ovine
1.
Introduction
structure et toute valuation consquente parait difficile. Cependant, elle connat un nouvel
essor avec limplication rcente dinstitutions de crdit aux organisations fminines qui
pratiquent lembouche ovine (PROFED en zone CMDT, Commissariat des femmes). Cest
aussi de ce segment de la spculation que peut maner une demande solvable daliment btail
pour lembouche ovine.
2.
Les Effectifs
Le problme du recensement des moutons dembouche est trs semblable celui des bovins.
Les21 effectifs dovins dembouche communiqus pour la campagne 1998/99 sont donns
dans le tableau 10. On constate que leffectif dovins engraisss dans le District est tomb
un niveau marginal. Il ne reprsente en fait que la portion de spculation finance par le
reliquat du crdit ECIBEV22. Les effectifs les plus levs sont de nouveau rencontrs Sgou
et Koulikoro. Pour les rgions de Gao et Kidal les statistiques ne sont pas disponibles.
Ainsi, le nombre total dovins engraisss annuellement stablirait environ 117 116 ttes,
arrondi 117 000 (voir le Tableau 10).
Tableau 10 : Effectifs Actuels dOvins dEmbouche daprs les DRAMR23
3.
Rgion
Effectif*
Kayes
Koulikoro
Sikasso
Sgou
Mopti
Tombouctou
District Bamako
1 754
23 096
12 844
54 111
22 992
1 319
1 530
National
117 116
21
de Poids Dure
Initial dEmbouche
Alimentation
GMQ
(g)
Djallonk
(kg)
21
90 jours
Blier26
32
81 jours
30
87 jours
25
Bliers
Moutons
Sahel27
du
Concernant la dure de lembouche ovine, elle varie peu selon les tudes exprimentales : 90
jours (Doumbia, 1974) ; 87 jours, (Ballo et al., 1999). Nous conserverons 90 jours comme
valeur de rfrence et , en labsence dautres rfrences, la valeur de 48 F de dpenses
quotidiennes pour un GMQ de 133 g.
Pour la dernire campagne on a communiqu des bnfices moyens de 30 000 40 000
francs CFA / tte pour lembouche ovine28. Selon une tude de rentabilit mene en 1998
pour le compte de lUSAID29 la marge moyenne dgage par lembouche, exprime en
termes de bnfice net par animal jour unit dembouche en serait de 305 francs CFA
pour les ovins. Ceci nous donnerait une marge nette de lordre de
27 500 francs CFA / tte.
4.
Les pratiques actuelles dalimentation des ovins et les priodes dembouche sont plus
diversifies que pour les bovins. Les animaux sont nourris tantt de paille de brousse, tantt
de rsidus de rcolte, ou plus rarement de foin de cultures fourragres et les priodes
dembouche ovine sont plutt dtermines par le calendrier des ftes. De par les quantits
journalires bien moindres et la nature mme de lactivit nanmoins, la distribution dun
aliment complet est susceptible dtre mieux accepte ici que dans le cadre de lembouche
bovine.
Afin de rendre lembouche ovine plus performante on propose donc ici deux types de
concentrs : aliment de dmarrage, distribu en complment de paille de brousse, et aliment
de finition, donn en tant qualiment complet. Ces besoins sont encore valus ici en
fonction de la valeur nutritive du concentr envisag et des performances attendues.
Dans le cas de laliment de dmarrage propos ici, et pour la dure dutilisation envisage, le
GMQ serait de lordre de 200 g pour un poids initial de 20 kg, donc prs du double de ceux
observs ci-dessus dans les mmes conditions. Les besoins sont de lordre de 0,7 kg de
concentr en complment de 0,6 kg de paille de brousse. Dans le cas de laliment de finition,
le GMQ attendu est de lordre de 500 j, pour la dure envisage et un poids initial de 27 kg,
25
soit une amlioration encore plus spectaculaire. Les besoins sont de lordre de 1,6 kg/j
daliment complet.
On peut atteindre les objectifs de production (GMQ) traditionnelle cits plus hauts par
diverses combinaisons daliment de dmarrage et daliment de finition. Nous avons choisi
de fixer la dure de la phase de dmarrage 25 jours, ce qui permettrait un gain de poids de 5
kg avec laliment de dmarrage propos. La phase de finition se rduirait alors 14 jours
avec la ration de finition propose. Sur ces bases, les besoins calculs figurent au tableau
12,et suivis ensuite de la demande potentielle.
Tableau 12 : Evaluation des Besoins en Concentrs pour lEmbouche Ovine
Effectifs Besoins
Rgion
kg/j
1754
0,7
Kayes
23096
0,7
Koulikoro
12844
0,7
Sikasso
54111
0,7
Sgou
22992
0,7
Mopti
0,7
Tombouctou 1319
0,7
District Bko 1530
TOTAL
Dmarrage
dure jours Besoin
(t)
25
31
25
404
25
225
25
947
25
402
25
23
25
27
117646
tot Besoins
kg/j
1,6
1,6
1,6
1,6
1,6
1,6
1,6
Finition
dure jours Besoin
(t)
14
39
14
517
14
288
14
1212
14
515
14
30
14
34
2059
2635
Lanalyse du march futur pour la viande ovine issue de lembouche a t faite comme plus
haut pour la viande bovine (Metzel et al), o lhypothse tait que lvolution du march de
lembouche sera proportionnelle celle de la somme demande intrieure urbaine + surplus
exportable de viande rouge en gnral. Lvolution de la demande urbaine est fonction du
taux de croissance de la population dune part, du revenu dautre part et comme avant, nous
retiendrons le scnario considr comme le plus vraisemblable30, soit :
30
tot
2000
15196
21368
36564
100
2005
19209
20389
39598
108
2010
24030
18908
42938
117
Selon cette tude on constate que la demande urbaine en viande ovine / caprine augmenterait
de 60% entre 2000 et 2010, cependant le surplus exportable diminuerait de 20%.
En appliquant la mthodologie qui a t applique plus haut pour la viande bovine par
lquipe KIT (1 urbain pour 2,3 ruraux en 1998 et, 1 urbain pour 1,66 ruraux en 2010 ;
consommation unitaire urbaine = 1,25 fois consommation rurale en viande de ovine /
caprine), lvolution de la demande urbaine annuelle pour la viande ovine / caprine passe de
15,999 tonnes mtriques en 1998 25 889 tonnes mtriques en 2010, soit une augmentation
de 61%.
Afin dvaluer lvolution de la demande en viande dembouche (demande urbaine +
exportation), nous appliquerons entre 2000 et 2005, puis 2005 et 2010 les indices suivants :
Les donnes disponibles aux niveau des institutions financires ne sont pas en gnral suivies
de type dembouche telle que lembouche ovine. Les appuis fournis pour lactivit
dembouche, soit bovine ou ovine, ont t prsents plus haut. (voir LEmbouche Bovine,
section LAppui aux Financement, page 15)
7.
Conclusions
Le march de lembouche intensive de ruminants est de taille assez modeste au Mali. Il
concerne aujourdhui environ 117000 ovins. Il est probable que ce march continuera
progresser un rythme denviron 1% par an dans les dix annes venir.
La rentabilit de lactivit est bonne, mme si les risques lis aux fluctuations de prix,
notamment lexportation, ne sont pas ngligeables. Elle est toutefois largement lie la
matrise des cots dalimentation, qui sont typiquement de lordre de 48 FCFA/jour pour des
GMQ de lordre de 130 g/j en alimentation ovine.
31
tonnes carcass
D.
Production Laitire
1.
Introduction
Ds 1985, une politique laitire avait t dfinie, et un projet de ceinture laitire sur Bamako
mis en place en en 1989. Cette politique, relance plusieurs fois, sappuyait notamment sur
lULB (Union Laitire de Bamako) qui se retrouva en faillite et dut fermer en 1993,
entranant ainsi une rduction importante du troupeau priurbain, mais aussi le
dveloppement de toute une srie de mini-laiteries, qui furent favorises ensuite par la
dvaluation de janvier 1994 quant aux produits imports mais sont aujourdhui en trs net
dclin.
Hors de Bamako, quelques projets privs de taille modeste ont vu le jour : KOSSAM MOPTI
(360000 l /an traits actuellement), SEGOU LAIT (75000 l). Une ONG (la CIDR) a
galement mis en place quatre mini-laiteries Koutiala, Niono, San et Sikasso, qui elles
quatre collectent peine plus de 200,000 litres.
La reprise de lULB par MALI LAIT en 1995, initialement porteuse despoir, sest rvle
dcevante, cette entreprise prospre basant entirement sa politique sur la poudre
importe et ne collectant ce jour quune faible quantit de lait local cause dun prix
dachat trop bas (200 F lheure actuelle). MALI LAIT, grce un rseau commercial
particulirement efficace, a vu ses ventes saccrotre rapidement, et reconstitue actuellement
30,000 l de lait par jour. La cration de la SOLAIMA qui doit dmarrer ses oprations en
Octobre 1999, autorise nanmoins dsormais de meilleures perspectives, puisque cette
entreprise se propose dutiliser et de promouvoir le lait dorigine locale
2.
Les Effectifs
On estime que le ravitaillement de Bamako est assur partir dune collecte sur un rayon
denviron 100 km. Le bassin laitier comprenait 220 000 ttes en 1991, dont :
La fermeture de lULB a nanmoins entran depuis lors une forte rduction du cheptel. Les
estimations empiriques actuelles varient entre 160 000 et 200 000 ttes, et nous
conserverons donc comme valeur de rfrence 180 000 ttes.
Sur la base dune population totale de 180000 ttes, la structure actuelle la plus probable des
effectifs figure donc au tableau 14, et leur composition au tableau 1532
32
Selon le recencement en 1997 du Projet du Dveloppement de lAgriculture dans les Zones Pri-Urbaines
(PDAP)
Effectifs totaux
Mtisses
6200
18
4
5
24
12
37
28
22
2
20
8
20
Catgorie %
Vaches allaitant
Vaches gestant
Mles adultes
Gnisses
Taurillons
Veaux
20
24
6
22
10
18
Zb. Maures
Autres
Catgorie %
Vaches allaitant
Vaches gestant
Mles adultes
Gnisses
Taurillons
Veaux
1116
248
310
1488
744
2294
9184
7216
656
6560
2624
6560
28200
33840
8460
31020
14100
25380
TOTAL
6200
32800
141000
3.
communication du Projet DRSPR (Projet de Recherche sur les Systme de Production Rural) 1995
pratiques. Le tourteau ou la graine de coton est parfois prfr, ou substitu lABH. Dans
dautre cas, on se contente du son de mil seul.
Les quantits distribues par vache allaitant varient de 5 8 kg/j suivant son potentiel, ce qui
signifie selon les cas de 0 8 kg dABH. Chez certains leveurs, le complment est distribu
toute lanne aux vaches allaitant, mais chez dautres, il est uniquement fourni en saison
sche chaude. Dans tous les cas, le reste du troupeau reoit une simple ration dentretien.
Daprs diffrentes sources34, on peut supposer que les cots totaux de production, et donc les
cots alimentaires par litre de lait disponible ont suivi une tendance croissante ces dernires
annes35. Nous proposons de retenir une norme de 100 F de dpense alimentaire par
litre de lait commercialis, ce qui reste raisonnable eu gard au prix de vente de 250 F.
Les quantits traites quotidiennement, aprs prlvement du veau, varient entre :
Ces observations et nos entretiens nous conduisent adopter pour les trois groupes ainsi
diffrencis les productions standard journalires suivantes (hors prlvement du veau) :
Zbus Maures 4 l, autres races locales 2 l, Mtisses sang et plus 6 l.
En ralit, seule une partie de ce prlvement est commercialise. Les enqutes du PDAP ont
montr par le pass que la typologie des exploitations du bassin de Bamako tait complexe, et
les pratiques variables. Il semble toutefois, que le taux de commercialisation de la production
varie entre 50 et 75%. Les rsultats de ces deux hypothses figurent au tableau 16 :
Tableau 16 : Production Journalire Vendue Bassin de Bamako
Effectif vaches allaitant
Prlvement/ vache (l/j)
Production prleve (l/j)
Production vendue (t=50%)
Production vendue (t=75%)
Mtisses
1116
6
6696
3348
5022
Zb. Maures
9184
4
36736
18368
27552
Autres
28200
2
56400
28200
42300
Total
38500
99832
49916
74874
Il ressort que le total commercialis aujourdhui doit tre de lordre de 50 75 000 l/j, soit un
total annuel de lordre de 18 25 millions de litres, ce qui quivaut une disponibilit de 15
20 l /an /personne dans le district de Bamako.
34
115 et 170 CFA / l dans lenqute PDAP de 1994, dont 50 100 F dalimentation ; 110 195 F/l dans ltude
de Debrah et al en 1995 ; 187 205 F/l dans une deuxime enqute du PDAP en 1997 (sur des troupeaux
stabiliss)
35
voir annexe Bibliographie, PDAP, N. 15 qui situe le cot de production entre 115 et 170 FCFA/litre dont
50 100 FCFA dalimentation; ltude de Debrah (1995) qui a calcul le prix entre 110 et 195 FCFA; la
deuxime tude de PDAP (1997) qui estime le cot de production entre 187 et 205 FCFA/litre sur des troupeaux
stabiliss.
10000
20000
5000
35000
Le produit des ventes danimaux est quant lui de lordre de 165000 F/ vache prsente pour
des mtisses, environ 10% moins cher pour les ZM et 20% pour les autres races. Les rsultats
conomiques par vache prsente sont rsums dans le tableau 11 :
Tableau 18 : Produits de lElevage Laitier
Mtisses
prelvtl/an/vache prsente
1692
Lait vendu l/vache prs/an
1269
Prix du lait CFA /l
250
produit lait/an/vache prs
317250
Autres
produits
(vente 165000
animaux)
Produit brut moyen / vache 482250
Charges alimentation
169233
Autres charges
35000
Marge nette /vache prsente 278017
ZM
750
563
250
140625
150000
ZP
351
263
250
65813
135000
290625
74959
35000
180666
200813
35068
30000
135745
Il est ais de constater la rentabilit trs suprieure de llevage des mtisses, malgr des
cots dalimentation nettement plus levs Cest sans conteste sur ce crneau que rsident les
marges de progrs du secteur, et donc les possibilits de dveloppement des industries en
amont.
4.
Nous ne traiterons ici que de la demande en aliments de complment, qui suppose que la
demande en fourrage grossier soit pralablement satisfaite. A noter dentre que nous ne
pouvons nous appuyer sur aucun rsultat dexprimentation locale valable, une seule
exception prs.
La dpense alimentaire quotidienne par vache allaitant slverait ainsi typiquement 600 F
pour une mtisse 1/2sang et plus, 400 F pour une Zbu Maure et 200 F pour les autres races.
La dpense annuelle correspondante figure au tableau suivant :
4
180
720
380
2
160
320
400
750
351
74959
35068
En prenant par exemple une ration ou lABH concourt pour 80% du cot de lalimentation, le
reste tant constitu de son de mil et paille de brousse bas prix, et en supposant que
lABH peut tre obtenu prix raisonnable, soit 50 F/kg, on voit que ceci correspondrait
environ 7,5 kg dABH de moyenne quotidienne pour une mtisse en priode de lactation.
Les conditions actuelles dlevage priurbain sont telles que le veau est systmatiquement
laiss la mre jusqu son sevrage ; son prlvement quotidien doit donc tre dduit de la
production totale pour obtenir le disponible journalier. Nous avons estim ce prlvement 2
kg/j en moyenne.
Le concentr propos ici sera distribu en complment de paille de brousse, dont les besoins
quotidiens sont valus 4,55 kg, soit une dpense arrondie 50 F. Sa consommation sera
naturellement proportionnelle la production totale obtenue, suivant une relation qui peut
tre visualise dans le tableau 20. Quant la dpense acceptable par lleveur, on a vu quelle
est proportionnelle la quantit disponible.
Tableau 20 : Prix de Cession Maximum du Concentr Lactation L'Eleveur
4
6
6
8
8
10
10
12
12
14
600
800
1000
1200
550
5,62
98
750
6,58
114
950
7,54
126
1150
8,5
135
Zbus
Maures
9184
5,62
52
60
18839
21910
3071
Total
10300
On propose ici un complment destin au reste du troupeau laitier (sauf les reproducteurs et
mles adultes) qui est polyvalent et pourra tre distribu aussi bien aux vaches en fin de
36
Les rsultats dune experimentation sur limpact dune alimentation amliore sur la production laitire
(PDAP).
gestation quaux jeunes animaux (veaux, taurillons et gnisses). Pour une vache en gestation,
ce complment sera distribu raison de 4,3 kg/j en complment de 4 kg de paille de brousse.
Les besoins des jeunes animaux peuvent tre dduits de ceux dune vache gestante par le jeu
dun coefficient. Ce coefficient a t chois 1 pour les taurillons, 0,8 pour les gnisses et
0,66 pour les veaux. Les donnes de la population des mtisses et des ZM rsumes au
tableau 22 nous permettent dapprcier la demande potentielle totale de ce type daliment.
Il convient de se rappeler qu lheure actuelle, lleveur ne distribue pratiquement aucun
complment au troupeau (hormis les vaches en lactation) en saison des pluies, et se contente
dun minimum en saison sche froide, ne se proccupant vritablement du reste du troupeau
quen saison sche chaude. La saison sche froide correspond donc une situation
intermdiaire. Pour tenir compte de ce phnomne, on a considr que les besoins annuels
quivalaient 6 mois de complment seulement.
Tableau 22 : March du Concentr Laitier Croissance/Gestation
Coefficient Population Population Conso
mtisses
ZM
(t/j)
Vaches gestant (4,3 1
kg/j)
0,75
Gnisses
1
Taurillons
0,66
Veaux
248
7216
32
Conso
(t/an)
(9 mois)
5857
1488
744
2294
6560
2624
6560
26
14
25
4737
2463
4586
TOTAL
4774
22960
98
17823
Les donnes de la DNSI indiquent pour 1996 un total de 9200 t dimportations contrles de
produits laitiers, soit environ 77400 t dquivalents lait (presque exclusivement du lait de
vache). Si lon tient compte de 10% supplmentaires dimportations non contrles, le total
serait de lordre de 85000 t, ou 85 millions de litres en 1998, dont 75% seraient destins la
consommation urbaine. Il sagit essentiellement de lait en poudre et de lait concentr. Ces
importations reprsentent un cot de 11 Milliards de CFA.
Quant la production intrieure de lait, daprs lestimation de lquipe KIT / IER fin 1998,
elle serait de lordre de 571 millions de litres toutes espces confondues, dont 316 millions
pour le lait de vache, dont 8% seulement seraient commercialiss, soit 25 millions de litres.
Le march urbain, le seul qui nous intresse ici, aurait donc les caractristiques suivantes :
Tableau 23 : Consommation Urbaine de Lait de Vache en 1998 daprs KIT /IER
(en millions de litres)
Consommation dorigine importe
Consommation dorigine locale
Total
Population urbaine (habitants)
Disponibilit thorique en l/hab/an
64
25
89
2,7
33
208
250
Ces estimations concordent largement avec lvaluation que nous avons prcdemment
expose, qui estime le march du lait local Bamako entre 18 et 25 millions de litres annuels,
le march des autres villes tant pour linstant dimportance bien moindre.
Le projet SOLAIMA, avec une capacit installe de 10,000 l/jour, prvoit datteindre ce
niveau moyen de collecte ds la deuxime ou troisime anne, soit 3,6 millions de litres /an,
reprsentant 15 20% du march du lait local, ce qui parat trs raisonnable, mme si les
calculs de rentabilit du projet sont bass notre avis sur des hypothses de prix relatifs un
peu trop optimistes.
La souplesse du revenu au Mali a t value par diverses tudes antrieures, cites dans
ltude du KIT / IER entre 0,8 et 1,2. Nous garderons donc la valeur de rfrence de 1.
Concernant la croissance du revenu /habitant, nous garderons, tout comme pour la viande,
lhypothse considre comme la plus probable par le KIT, soit 1% /an. Nous conserverons
galement lhypothse de croissance retenue pour la population urbaine, soit 4,6% /an.
En labsence de substitution progressive du lait reconstitu par le lait frais, le taux de
croissance retenir pour le march urbain est donc le produit de ces trois facteurs, soit :
4,6%, ce qui donnerait un accroissement du march de lordre de 50% lhorizon 2010.
Ceci peut tre considr comme un minimum. Des trois crneaux examins dans cette tude,
le secteur laitier est donc celui qui prsente les perspectives les plus favorables.
6.
Conclusions
La bonne rentabilit de lactivit, le march trs ouvert et les importantes marges de progrs
technique font du secteur laitier un crneau thoriquement prometteur. Toutefois, la
vulgarisation de ce progrs, qui passe essentiellement par linsmination artificielle, est et
restera assez lente. Par ailleurs, lattention de lleveur se concentre gnralement sur les
animaux immdiatement productifs, cest dire les vaches allaitant, au dtriment des autres
lments du troupeau. La pratique dune alimentation correcte de lensemble du troupeau,
ncessairement relativement chre, exigera des efforts de vulgarisation particulirement
intenses.
E.
partie de la viande rouge par de la viande blanche, dont les cots de production peuvent tre
abaisss trs sensiblement. Toutefois, ce crneau reste entach de beaucoup dincertitudes et
ne peut qutre considr comme une activit marginale dans lvaluation de la demande
daliment volaille.
Le march de lembouche intensive de ruminants est de taille assez modeste au Mali. Il
concerne aujourdhui environ 33000 bovins et 117000 ovins. La rentabilit de lactivit est
satisfaisante, mme si les risques lis aux fluctuations de prix, notamment lexportation, ne
sont pas ngligeables. Lembouche bovine et ovine ont une rentabilit largement lie la
matrise des cots dalimentation. Il est probable que ce march continuera progresser un
rythme denviron 1% par an dans les dix annes venir. La demande en aliment btail pour
ce sous secteur a t value environ 15 000 tonnes mtriques par an.
La bonne rentabilit de la production laitire, le march trs ouvert et les importantes marges
de progrs technique font du secteur laitier un crneau thoriquement prometteur. Les
tendances du march ont montr un taux de croissance futur denviron 2% par an. Toutefois,
la vulgarisation de ce progrs, qui passe essentiellement par linsmination artificielle, est et
restera assez lente. La demande de rations laitires a t globalement value 40 000
tonnes mtriques par an.
Globalement ltude a dgag une demande solvable pour les aliments btail / volaille
toutes espces confondues environ 71 000 tonnes mtriques par an avec un taux de
croissance moyen de 2% 3% par an.
III.
Introduction
Loffre des rations commercialement disponibles est trs difficile estimer cause du fait
quil ny a pas un vritable secteur formel, bien dvelopp pour la fabrication daliments
btail. Le plupart des producteurs fabriquent leurs rations eux-mmes partir des ingrdients
localement disponibles. En plus, on napplique pas systmatiquement un suivi de contrle de
qualit, ni au niveau des producteurs ni celui aux niveaux des petits entreprises de
prparation daliments. Il ny a pas non plus un contrle de qualit des matires premires.
En consquence la distribution de rations quilibres aux animaux est trs alatoire.
De plus, il est gnralement admis que le manque de sources nutritionnelles adquates de
l'alimentation du btail et de fourrage tout le long de l'anne est une des principales
contraintes techniques limitant la productivit animale, rendant ainsi le dveloppement des
entreprises commerciales de fabrication daliments btail un facteur cl et stratgique pour
obtenir la valeur ajoute dans ce domaine.
En gnral, llevage au Mali est bas sur lexploitation des pturages. La variabilit de la
qualit des fourrages et leur disponibilit saisonnire font que les besoins des animaux ne
sont couverts que pendant une priode de 3 4 mois. Lapport de complments alimentaires,
particulirement riches en azote, permet de mieux valoriser les maigres ressources des
parcours naturels pendant le reste de lanne. La complmentation alimentaire apparat donc,
comme une ncessit non seulement pour combler le dficit alimentaire mais surtout pour
obtenir un niveau de production acceptable.
Il ny a pas dindustrie commerciale pour la production dun aliment quilibr pour le btail
ou pour la volaille au Mali. Le march commercial daliment btail au Mali est domin par
lHUICOMA, la socit para tatique qui transforme les graines de coton en huile et en
tourteaux dans les usines de Koulikoro, Koutiala et Kita. Un sous-produit de cette
transformation connu sous le nom d Aliment Btail HUICOMA (ABH), est de loin laliment
btail commercial de choix au Mali. Il est compos de tourteau, de coques de graines de
coton et de sel en proportions relativement variables. Cet aliment nest pas une ration ou un
supplment complet, ni en terme de sa composition nutritive, ni en terme de niveau de
production bien dtermin.
LABH est relativement moins cher et disponible en trs grande quantit par rapport aux
autres aliments btails commerciaux du pays. LHUICOMA a le monopole de la production
de cet aliment, puisque tant la seule transformatrice de graines de coton au Mali. Le systme
de distribution prsente donc des difficults. La socit produit et vend environ 80 000 tonnes
dABH par an.
Cependant, le rgne de HUICOMA sur le march de l'aliment btail au Mali est regrettable
pour deux raisons. Dabord, les emboucheurs se fient plus l'aliment qu' ses valeurs
nutritionnelles garanties. La confiance excessive est prouve par le fait que d'autres
fournisseurs d'aliment btail peuvent produire des aliments nutritionnels de qualit
suprieure pour le mme prix de vente que celui de HUICOMA sur le march mais narrivent
pas bien couler leur produit. Deuximement, le monopole de HUICOMA sur le systme de
distribution est conu pour empcher la socit de gagner les bnfices du monopole.
HUICOMA est oblige de vendre le sac un prix infrieur celui du march3940. Le besoin
de rationnement qui en rsulte se fait travers les systmes de bons. En consquence, il y a
un grand march noir de bons et d'aliments.
Pratiquement, le march noir ramne le prix dABH celui du march libre. Le prix sur le
march noir est normalement suprieur celui pratiqu sur le march libre, mais cest loin
dtre le cas ici, surtout que la fourniture de ABH est faite sans tenir compte du prix du
produit mme. Elle dpend plutt des conditions de l'offre et de la demande du march de
coton fibre. La libralisation du march ne stimulera donc pas une augmentation de l'offre
dABH comme ce devrait tre normalement le cas pour d'autres produits, et le prix ne
chutera pas.
37
Dans l'ensemble, la situation relle ne devrait pas tre trs grave, tant donn que la source
finale de la difficult rside dans le fait que la fourniture de graines de coton dpend surtout
des conditions du march de coton plutt que du march de l'aliment btail. Cependant, deux
mesures pourraient amliorer de manire significative l'utilisation efficace des quantits
limites dABH disponibles sur le march :
Rduire la quantit utilise par ces emboucheurs qui emploient actuellement plus
daliment quil nest recommand conomiquement.
Accrotre l'utilisation daliments btail de grande valeur autre que ABH. Beaucoup ou la
plupart de ces substituts alimentaires utilisent ABH ou les tourteaux de graines de coton
comme composantes de leurs formulations. Mais dans la mesure o les sous-produits du
coton reprsentent seulement un certain pourcentage, par exemple, gnralement moins de
30% du poids de la ration totale, les quantits dABH et de tourteaux de coton disponibles
seront parpilles encore davantage. La qualit n en ptirait pas puisque les aliments de
substitution ont gnralement de meilleures qualits nutritionnelles par rapport lABH
proprement dit, alors que leur cot n'est pas suprieur celui de lABH sur le march noir.
Une autre grande socit qui est une source de sous-produits industriels utiles pour laliment
btail et laliment volaille est les Grands Moulins du Mali (GMM). Situs Koulikoro, les
GMM produisent annuellement de 6 000 7 000 tonnes mtriques de son de bl
communment appel Aliment Btail Achkar dont un tiers est export. Encore une fois cet
aliment nest pas une ration complte sur le plan nutritionnel, mais le son de bl reprsente un
ingrdient important dans la formulation des rations quilibres pour le btail et la volaille.
En ce qui concerne les rations pour la volaille, la plupart des producteurs des units semiintensive fabriquent leurs rations eux-mmes partir des ingrdients localement disponibles.
Le tableau suivant donne une liste des entreprises (fabricants) daliments btail / volaille,
dont la plupart sont effectivement les entreprise de production de la matire premire.
Capacit
de Production Relle Type de Produit Commentair
Production
(tonnes mtriques)
e
(tonnes mtriques)
HUICOMA
106 000
Les crales sches tout comme le riz constituent la base de lalimentation au Mali. Les
paysans producteurs produisent donc essentiellement pour lautoconsommation et non pour le
march. Ainsi, 10 20% de la production de crales sches font lobjet de transactions
commerciales sur le march.
Les variations de la production dans la fourchette de plus ou moins 30% constates au cours
des campagnes en fonction des alas climatiques sont videmment le principal facteur de
linstabilit des prix sur les marchs craliers. Les prix se dpriment en cas dabondance et
flambent en cas de pnurie. Cette instabilit nincite videmment pas les producteurs
produire pour les marchs.
Au niveau national, le solde des bilans craliers en crales sches, cest dire la diffrence
entre la production disponible (= production brute 15% au titre des semences et pertes) et la
consommation intrieure, sans tenir compte des importations commerciales (il y en a trs peu
pour le mil, sorgho, mas), des exportations et des aides alimentaires, a t ngatif entre
1990/91, et 1995/96 lexception de 1992/93.
Par contre en zone CMDT le solde des bilans au cours de la mme priode est toujours
positif, mme en tenant compte des normes de consommation par personne plus leves dans
cette zone (214,3kg pour la zone CMDT contre 168 kg pour le reste du pays) Lexcdent brut
commercialisable est estim entre 11% et 25% de la production disponible (production brute
moins 15% ). La zone CMDT est donc une zone globalement scurise au plan alimentaire
dans la mesure o les crales reprsentent lessentiel des besoins calorifiques.
Par le pass, certains animaux domestiques recevaient des rations journalires de crales.
Les longues annes de scheresse avec son cortge de pnuries alimentaires ont entran des
changements de mentalit ; cest dans laviculture surtout et accessoirement dans la
production laitire priurbaine que les crales, surtout le mais, ou leurs sous produits sont
utiliss.
Par ailleurs, il nexiste jusquici au Mali aucune filire de production et de commercialisation
de sorgho et mas fourrager ou haut rendement destines lalimentation animale.
Ces projections prvoient pour le sorgho lapparition d un excdent par rapport aux besoins
de consommation humaine au plan national partir de l An 2000, mme dans lhypothse
avec alas . Cet excdent est de lordre de 10.000t la premire anne, puis saccrotra
rgulirement.
Pour le mas, dans lhypothse avec alas lexcdent serait assur partir de lAn 2004
seulement. Lexcdent, de lordre de 28.000T au dpart, sacccrotra lui aussi rgulirement.
En labsence daccident climatique rcent, nous nous trouvons dores et dj en situation
dexcdent. Les perspectives apparaissent donc globalement bonnes.
Par ailleurs, les directions rgionales de la CMDT en zone Mali Sud ne semblent pas douter
de la capacit de raction de leurs paysans lexistence dun dbouch assur, permettant
ainsi une augmentation trs rapide de la production de mas dans leurs zones. A court terme,
et en cas de pluviomtrie normale, un objectif dachat de 30.000 T de mas et sorgho parat
donc raliste et ralisable.
Les prix des crales dans le cadre de loffre publique dachat devront tre fixs position
rendu magasin pour faciliter les oprations de rception et le contrle de qualit.
A titre de rfrence, lOPAM a achet le mil/sorgho au prix moyen de 106,5 FCFA/KG
rendu magasin en 1997/98 et 102,32 FCFA/KG en 1998/99. Ces prix sont relativement
levs, du fait de lapparition ponctuelle dune concurrence prive agressive. Ainsi, au cours
de cette dernire campagne, des contrats passs entre lOPAM et les commerants de Sgou
pour lachat de 9.200 T Sgou au prix de 94.000 FCFA la tonne pour la priode du 22
janvier au 23 mars nont pu que partiellement tre honors parce que les commerants
nigriens, Burkinab, et Mauritaniens entre temps ont achet la tonne 109.000 FCFA.
De lavis du responsable de lobservatoire des produits agricoles (ex-SIM) le sorgho et le
mas peuvent tre achets en zone CMDT pendant les priodes favorables ci-dessus indiques
dans les fourchettes de prix respectives de 80 FCFA 100 FCFA/KG en prix de
regroupement et 85 FCFA 105 FCFA/KG en prix rendu.
D.
LOffre des Sous-Produits Industriels et Semi-Industriels
1.
Le Son du Riz
91/92
454 300
92/93
410 000
93/94
427 600
94/95
469 100
95/96
462 700
96/97
614 000
97/98
663 200
La production en 1998/99 est estime 728.400 tonnes dont prs de 72% proviennent des
zones matrise totale ou partielle deau (culture irrigue), notamment les rgions de Sgou
et Mopti. Il sagit des zones dintervention de lOffice du Niger (ON), lOffice Riz Sgou
(Rgion de Sgou), et de lOffice Riz Mopti (Rgion de Mopti). L accroissement de la
production de paddy se poursuivrait un rythme annuel de 3% 4%.
Dans la prsente tude ce nest pas tant laspect disponibilit du riz pour lalimentation
humaine (bilan cralier riz) qui nous intresse que la quantit et la qualit des sons produits
conjointement. On rencontre au Mali deux types dunit de transformation de paddy :
Dune part les units industrielles de transformation qui produisent du riz calibr aux
normes internationales et des sons de qualit compatible avec les normes ci-dessus
(dont une partie correspondant au dernier passage du cne blanchir sont appels
traditionnellement farine basse ), qui seuls peuvent entrer dans la fabrication
daliments btail/volaille industriels.
Dautre part des units artisanales (dcortiqueuses de type Engelberg ) produisant
du riz tout venant non calibr et des sous produits grossiers (sons mlangs la
balle de riz) impropres la fabrication daliments btail/volaille. Ces dernires
dominent largement depuis le retrait de lOffice du Niger des oprations de
transformation et de commercialisation du riz.
Les units industrielles en bon tat de fonctionnement reprsentent actuellement une capacit
importante de traitement de paddy estime 128.000 tonnes au total, ce qui reprsente un
potentiel denviron 9000 tonnes de son (sur la base dun rendement moyen de 7%). Sur ces
128.000 tonnes, 120.000 sont localises dans la rgion de Sgou, dont :
100.000 dans la zone Office du Niger, avec la SERIMA notamment, qui a repris les 4
anciennes usines de lOffice du Niger aprs leur rhabilitation, savoir : Molodo
30000 t, Dogofri : 21000 t, Kolongo : 12000 t et Denbugu : 17000 t
20.000 Dioro dans la zone de lOffice riz Sgou
Il faut ajouter cela 8000 tonnes pour lusine des Grand Moulin du Mali Koulikoro.
Toutefois, au cours des deux dernires campagnes ( 97/98 et 98/99) ces rizeries nont presque
pas fonctionn : elles ont trait au total 35.000 tonnes de paddy en 97/98 et moins de 10.000
tonnes en 98/99, ce qui ne reprsente que 700 t de son de qualit acceptable, dont 280 T pour
GMM (mlang immdiatement au son de bl) et 216 T pour GGB Dioro. Tant que cette
situation perdure, la disponibilit de son pour lapprovisionnement dune unit
industrielle de fabrication daliments btail/volaille restera assez alatoire, et on devra
ds lors recourir de prfrence son de bl.
2.
Le Son de Bl
Lessentiel des besoins est donc couvert par les importations, la transformation en farine tant
un monopole des Grand Moulins du Mali (GMM) situs Koulikoro, dont le moulin a une
capacit de transformation de 50.000 tonnes de bl.
En raison de la concurrence de la farine de bl importe le Grand Moulin na jamais atteint sa
capacit. La quantit de bl importe et transforme au Moulin ces quatre annes a connu une
relative stagnation, puis un recul trs net en 1998 face aux farines importes. Afin de protger
cette industrie, le gouvernement a rcemment approuv lapplication dune surtaxe de 25%
sur les importations de farine de bl. On peut penser que cette mesure va permettre un nouvel
essor de la production, lobjectif minimum tant de 10% daccroissement annuel. On espre
ainsi tourner pleine capacit, soit environ 49000 t en 2002. Avec lobjectif de 49000 T de
bl transform lhorizon 2002, on aurait une production de son denviron 11.750 T (24%).
La production de sous produits de bl (son et remoulage) obtenus aux GMM ces quatre
dernires annes se prsente comme suit ( pratiquement, les sons ne sont pas spars des
remoulages) :
Anne
1995
1996
1997
1998
(
son
Quantit bl Issue
transforme remoulage)
(t)
30.832
7.400
30.801
7.392
33.434
8.024
24.826
5.958
Ces normes semblent parfaitement respectes dans le cas prsent. Le prix dpart usine du
son est en principe de 40 F/kg, soit 40000 F/t. Toutefois, durant lhivernage, les conditions de
stockage plus difficiles, ainsi que la chute de la demande obligent les GMM baisser son
prix.
3.
Le Tourteau de Coton
95/96
78000
67300
La gestion des usines, qui reste insuffisamment rigoureuse, ce qui en limite les
performances. Koutiala est en arrt de production suite un grave accident le 6 mai
dernier, d la prsence dhexane rsiduel en aval du dsolventiseur. Quant lusine
de Koulikoro, elle ne tourne qu 50% de sa capacit installe.
Le reste de la production est vendu aux clients privs, leveurs, mais aussi commerants, sur
mission de bons. Ce systme donne lieu toute une srie de passe-droits et de spculation
sur les bons, renchrissant considrablement le prix lutilisateur final, cest dire lleveur.
De plus, entre lobtention dun bon et la livraison effective de la marchandise, il peut
scouler un dlai trs long et imprvisible, ce qui oblige certains producteurs limiter leurs
activits ou fabriquer des rations dsquilibres. Il serait donc ncessaire, si cette
politique reste inchange, de ngocier un quota contractuel avec HUICOMA, afin
dassurer lapprovisionnement de lunit.
Le prix pratiqu actuellement, TVA comprise, est de 37500 F/t dpart usine, non charg, pour
le tourteau de Koulikoro. Le tourteau de Kita, de mdiocre qualit, est vendu encore moins
cher (27500 F /t). LAB de Koutiala est vendu lgrement moins cher que le tourteau de
Koulikoro. Ce prix de vente anormalement bas ne correspond pas la couverture relle des
cots complets de production, alors mme que le prix de march dans la sous-rgion est
beaucoup plus lev (67000 F/t dpart usine chez TRITURAF Bouak en Cte dIvoire). Si
cette politique reste inchange, elle sera dfavorable pour la mise en march dun aliment
concurrent de qualit vendu en fonction de son cot rel.
4.
Lusine de Koulikoro quant elle, brle entirement sa production de coques, car elle est
quipe en plus dun turbo alternateur pour la production dnergie. Il ny a donc
normalement aucun surplus disponible Koulikoro. Quant Kita, son enclavement ne permet
pas de rcuprer ses coques de manire conomique et rgulire pour linstant. La politique
actuelle dincorporation de la coque dans lAliment Btail a comme but premier de se
dbarrasser dun sous-produit gnant, et non doptimiser la valeur nutritionnelle de laliment
produit.
La coque de graine de coton a nanmoins toute sa place comme ingrdient bon march et en
proportions adquates pour certains types daliment bovins, tels que les aliments dentretien
ou de finition, condition que cet aliment soit granul. Cest en effet un excellent support
vitaminique et minral.
On peut galement envisager sa granulation sparment. La granulation en effet est
indispensable en cas de transport plus de 25 Km, et par ailleurs, lusine de Koutiala est fort
bien quipe en presses granuler. Le cot de la granulation pourrait nanmoins constituer
un obstacle.
A lheure actuelle, le prix de vente lusine, non granul, et en quantits relativement faibles
est de 10000 CFA/t, non charg. Il faudra aussi ngocier lobtention dun quota auprs de
lusine de Koutiala, qui devra donc changer sa politique actuelle dincorporation quasi - totale
de sa production de coque dans lAB.
5.
La Mlasse
La source exclusive dapprovisionnement ici est la Sukala, qui exploite actuellement deux
complexes sucriers de fabrication chinoise sur laxe Sgou-Niono.
Sukala produit environ 10000 t par an et commercialise actuellement au maximum 1 000 t de
mlasse par an, le reste tant destin la production dalcool. Une grande partie de la quantit
commercialise, soit environ 250 t, est vendue la CMDT, mais on rencontre galement la
mlasse chez bon nombre dleveurs privs. Les clients viennent retirer la marchandise
lusine ou sont livrs par transporteur. La mlasse est conditionne en fts de 220 l (soit
environ 280 kg) et vendue au prix de 12 FCFA /kg lusine.
Donc la disponibilit de mlasse ne semble pas poser de problme. Une usine daliment
commercial dune capacit de 50000 t/an exigerait au dmarrage entre 1000 et 1 200 tonnes
de mlasse pour la production daliment complet pour la production laitire, lembouche
bovine et ovine, ces quantits augmentant nanmoins avec le niveau de production prvu par
la suite.
6.
La Farine de Poisson
65,0 % au minimum
6,0 % au minimum
3,0 % au maximum
6,7 % au maximum
Son prix est actuellement valu 216 F CFA /kg ou 216 000 F CFA /t F OB port USA, en
sac propylne de 50 kg, auxquels il convient de rajouter 45 000 F CFA/t de frais de transport
jusqu Bamako. Dans le cas ou lunit serait autorise bnficier du rgime privilgi du
code des investissements, les droits de douane sur un tel produit seraient de 6% seulement.
Au dmarrage de lunit, les besoins seraient de lordre de 3 600 tonnes. Il ny a videmment
priori aucun problme de disponibilit.
7.
La Farine de Viande
La farine de viande est produite par les abattoirs du Mali qui sont en voie de privatisation. Ils
ne font actuellement que des prestations de service dabattage. Labattoir fait payer des frais
dabattage ses clients qui en retour gardent les os et les cuirs et peaux.
Toutefois, le niveau des abattages clandestins augmente pendant que celui des abattages
lgaux (abattoirs et aires dabattage) diminue considrablement. Dans tous les cas, la
rcupration du sang se fait ici encore dans des conditions dhygine inacceptables, dou ici
encore des produits hautement contamins, et les quantits produites sont mineures (de
lordre de 2 t /an pour labattoir de Sgou par exemple).
Pour remdier cette situation il faudrait une rhabilitation complte des abattoirs et un
changement des procdures de production pour un approvisionnement fiable du Mali en
farines de viande et de sang indemne dagents pathognes. Certes, un projet dunit de
valorisation du 5me quartier existe lAbattoir Frigorifique de Bamako (AFB), mais ici
encore, on ne peut sappuyer sur une production locale dont on ignore jusquici la date
effective de mise en service et la qualit effective des produits quelle sortira.
Il convient donc de sappuyer, au moins au dbut sur des produits imports prsentant des
garanties de non-contamination et de contenu minimum en protines brutes. En consquence,
il est propos dimporter les farines de viande et de sang titrant 50% de protines brutes des
Etats Unis. Les spcifications techniques sont les suivantes :
Protines brutes
Matire grasse
Cellulose brute
Humidit
50,0 % au minimum ;
6,0 % au minimum ;
5,0 % au maximum ;
10,0 % au maximum.
Ceci permettra un niveau dincorporation minimum dans les rations, donc un cot qui restera
matris. Le prix actuel est estim 171 F CFA/kg ou 171 000 F CFA/t FOB, port USA ; en
sacs propylne de 50 kg, auxquels il convient dajouter 45 000 F CFA/t de frais de transport
jusqu Bamako, et 6% de droits de douane dans les mmes conditions que prcdemment.
On peut estimer les besoins de lunit en premire anne 4500 t environ ; il ny aura priori
aucun problme de disponibilit.
8.
Conclusions
IV.
A.
Les produits seront diffrencis en fonction des marchs viss : surtout laviculture, la
production laitire et lembouche bovine. Nous avons dfini dix produits rpondant aux
diffrents besoins sur chacun de ces segments ; cette liste nest toutefois pas exhaustive, mais
il est certain que ce mixage de produits sera trs largement dterminant pour la rentabilit
de lentreprise. Tous les aliments seront bass principalement sur des composants dorigine
locale :
1.
La gamme comprendra :
Quatre types daliment seront proposs ici, soit un aliment de dmarrage et un aliment de
finition dans chaque cas pour les bovins et les ovins.
Laliment de dmarrage bovin sera destin aux animaux rcuprs des pturages, et
pourra galement tre utilis pour les veaux sevrs. Il sera typiquement utilis pendant les 30
premiers jours dembouche et autorisera un GMQ de lordre de 0,8 kg/j, ce qui correspond
la moyenne actuellement observe sur lensemble dun cycle. Le besoin journalier peut tre
estim 4,1 kg en moyenne, en complment de 4,2 kg de paille de brousse environ (voir
chapitre II). Il sera particulirement riche en tourteau de coton, coque de graine de coton et
son de bl.
Laliment de finition bovin sera un aliment complet en lui-mme, distribu sans paille de
brousse, du fait dun contenu cellulosique important li une proportion leve de graines de
coton entires. Le besoin journalier est estim 9,2 kgs. On estime que cet aliment permettra
une amlioration des performances (GMQ ou Gains Moyens Quotidiens) considrable (voir
chapitre II).
Laliment de dmarrage ovin sera distribu raison de 0,7 kg/j en complment de paille de
brousse raison de 0,6 kg/j pendant 25 j, autorisant ainsi un gain de poids de 5 kg. Il sera
riche en graines de coton entires, tourteaux et coques de coton et son de bl.
Laliment de finition ovin sera distribu en tant qualiment complet raison de 1,6 kg/j
pendant le reste du cycle. Avec ce type daliment, une dure de 14 jours (au lieu de 52)
suffira pour obtenir le complment de gain de poids observ en moyenne, soit 7 kg.
3.
Ils comprendront :
Ces aliments (sauf laliment dentretien) sont conus en tant que complments un lest
compos de fourrage naturel local de qualit mdiocre, de faon obtenir une ration 1314% de protines pour les vaches gestantes et jeunes animaux, 15% de protines pour les
vaches allaitant. Quant laliment dentretien, il apportera 19 20% de protines.
Les matires premires de base sont ici dans tous les cas le mais, le tourteau de coton et le
son de bl, mais laliment dentretien incorpore galement des coques de graine de coton.
Par ailleurs, laliment de croissance / gestation est particulirement riche en complment
minral, et laliment laitier en phosphate de calcium.
Dans le cas de laliment dentretien, une consommation quotidienne de 3,4 kg permettra un
GMQ de 0,68 kg en ce qui concerne les mles adultes Cet aliment pourra dailleurs tre
distribu non seulement aux troupeaux laitiers, mais aussi aux troupeaux tout venant en
priode de soudure, voire aux bufs de labour. Il sagit dun aliment complet.
4.
En ce qui concerne le scnario de base, ceux ci ont t calculs par rapport aux prix cibles
lleveur, dtermins eux-mmes tels quexposs ci-dessous. On a dduit des prix cibles
lleveur :
La marge du ngociant. Suite aux entretiens avec des professionnels, on a considr une
marge denviron 10% sur le prix de vente final. Les valeurs ont t arrondies au cas par
cas.
Type daliment*
Calculation du prix sortie-usine
Un aliment pondeuse 16% En fonction des donnes actuelles du march (chapitre II),
de protines
le prix cible lleveur propos dans le scnario de base est
de 140 F, sans distinction pour les trois aliments.
Un aliment poulette 18% de Voir laliment pondeuse ci-dessus
protines
Un aliment poussin 20% de Voir laliment pondeuse ci-dessus
protines
Aliment de dmarrage bovins
Dans le scnario de base, son prix de cession lleveur est
dtermin par rapport la dpense journalire actuelle.
Celle ci est estime 345 F/ tte de bovin, y compris la
paille de brousse.
5.
6.
7.
8.
Type daliment
Aliment destin
allaitant
aux
9.
Un aliment de croissance /
gestation (destin la fois aux
gnisses, taurillons et veaux et
aux vaches en fin de gestation)
10. Un aliment dentretien qui servira Il ny a pas ici non plus de donne de rfrence pour la
entre autres aux mles adultes des fixation objective du prix de cession. Toutefois, et ici
encore pour des raisons psychologiques, le prix devra
troupeaux laitiers
obligatoirement tre fix un niveau bas, infrieur celui
des aliments pour lembouche. nous avons test dans
lhypothse de base le prix de 70 F/kg. Le cot dune ration
quotidienne ressort ainsi 238 F.
* Voir Annexe II pour la formulation des rations proposes
B.
Systme de Marketing et Distribution
On considrera ici les volets suivants : la clientle cible, la structure commerciale mettre en
place, la promotion commerciale et la vulgarisation des produits, le rseau de distribution, le
systme des ventes.
1.
La clientle cible est essentiellement constitue par les exploitations de llevage priurbain
intensif et semi-intensif sur les segments aviculture, embouche et production laitire mais
aussi par les exploitations paysannes de production animale (par exemple lembouche
paysanne) encadres par les structures de dveloppement rural telles que la CMDT, lOHVN,
lOffice du Niger, ou par des certaines dONG.
Nanmoins, les ventes ne seffectueront pas directement auprs des producteurs, mais
travers un rseau de distributeurs, afin de minimiser les cots de distribution mais aussi de
rechercher la meilleure efficacit. Ces distributeurs privs seront agrs raison de deux au
moins par localit (par exemple : Bamako, Banamba, Sgou, Koutiala etc.), et choisis sur la
base du professionnalisme.
Bamako tant le march cible le plus important, il y sera constitu un dpt de stocks outils
de produits finis pour prvenir des ruptures de stocks au niveau de la clientle ou une
dfaillance ventuelle de certains distributeurs
2.
La structure commerciale
La promotion commerciale
Tlvision :
production (sketch et spot de soutien) :
2.300.000 Fcfa
diffusion (10 fois le sketch et 24 fois le spot de soutien): 5.000.000 Fcfa
Radio :
production de spot en franais, bambara et peulh :
60.000 Fcfa
diffusion 60 fois sur 2 radios dtat et 4 radios prives :1.600 000 Fcfa
(60 fois sur chaque radio).
Presse :
frais techniques :
150.000 Fcfa
achat espace (Quotidien National et 4 journaux privs) : 1.750.000 Fcfa
TOTAL GENERAL arrondi :
On a prvu ici un effort de publicit annuelle correspondant trois mois intensifs (en
particulier durant la saison sche et chaude), soit 36 000 000 Fcfa. On consentira en
outre un effort particulier au dmarrage de lentreprise.
Les frais de location et damnagement dun stand peuvent tre estims 300 000 F
environ et les frais de personnel 200 000 F environ pour une semaine, soit un budget de
500 000 F/foire, ou encore 2 500 000 Fcfa annuels.
Le problme du choix du site de lusine est fondamental dans la dtermination des cots
dinvestissement et de fonctionnement. Les visites effectues sur le terrain et les diffrents
lments dinformation notre disposition nous ont amens rflchir sur les possibilits
dimplantation de lusine dans cinq localits diffrentes : Bamako (axe Bamako-Koulikoro),
Sgou, Sikasso, Koutiala ou Kita.
Pour ces cinq emplacement, nous avons considr une srie de critres influant priori de
manire plus ou moins forte sur les chances de succs du projet. Pour chacun des critres
considrs, on a attribu une note variant de 1 5 chaque localit. Cinq critres, considrs
comme essentiels, et se sont donc vus attribuer un coefficient 2 savoir :
CRITERE
Proximit
crales
Proxim.
Tourteaux
Proximit sons
March
local
avic.
March
local
lait
March
local
emb.
Dispo.
Electricit
Dispos. Eau
Accessibilit
Capacit
stockage
TOTAL
KITA
10
10
1
1
5
5
4
3
2
3
3
3
1
2
10
10
2
2
2
10
10
10
10
10
10
2
5
2
2
5
3
3
2
1
69
66
36
39
18
Ces rsultats sont loquents et laissent le dbat ouvert entre Bamako et Sgou pour le choix
de limplantation de lunit ; nanmoins, certains facteurs militent en faveur de Sgou tels
que :
On a donc ralis ltude suivante sur la base dune usine situe Sgou, avec les cots
dapproche correspondants.
2.
Capacit de production
Il sagit dune unit modulaire de 50000 t de capacit annuelle, qui permettra une couverture
dau moins 40% des diffrents marchs valus dans les annexes B, C et D.
La capacit thorique est de 20 t/h dans les meilleures conditions. On devra garder lesprit
que le dimensionnement de lunit est bas sur une journe de travail de 8 heures durant 260
jours dans lanne. On pourra toujours passer deux, puis trois quipes en fonction de la
demande du march.
La rception
Le stockage
5.
Le moulin
Il sera de type modulaire. Le grain sera reu dans des cellules - tampon par lintermdiaire de
convoyeurs chane et dlvateurs godets. De l, le grain sera dvers dans un broyeur
marteaux dune capacit de 18 22 t/h.
Il y aura par ailleurs une srie de 20 cellules pour les diffrents intrants, dune capacit de 22
t chacune, situe au-dessus dune bascule vrac, qui se dchargera elle-mme dans un
mlangeur ruban dune capacit de 2 t.
Les rations une fois fabriques seront envoyes dans une srie de cellules surleves avant
dtre ensaches et expdies ou stockes en sac dans un magasin dune capacit de 2000 t.
Le produit fini pourra aussi passer dans un mlangeur mlasse ou un injecteur de matire
grasse, en fonction des besoins de la ration.
De l, le produit pourra passer dans une presse granuler de 20-22 t/h, puis dans un
refroidisseur, et, en ce qui concerne laliment volaille uniquement, dans un mietteur
Les granuls pourront alors tre envoys soit dans quatre cellules de stockage surlev, soit
directement lune des deux lignes densachage.
Lusine sera quipe dun systme de contrle automatique avec le tableau correspondant et
dun ordinateur pouvant tre programm pour effectuer tous les mlanges dingrdients
ncessaires une formulation donne.
Le cot de lquipement du moulin est de 1 984 787 US$ CAF Abidjan.
6.
Rcapitulation du Cot
Le cot estim de cette unit cl en main, monte et prte dmarrer est rcapitul au tableau
30, ou ne sont prises en compte que les immobilisations.
Il convient dajouter cela 21 CFA pour les pices de rechange (provision pour 2 ans)
Etant donne leur robustesse, les quipements seront amortis sur 15 ans, et les btiments, de
manire classique, sur 20 ans. Lamortissement pratiqu est de type linaire.
Tableau 30 : Cot de lUnit de Production
Moulin 20 t/h, CAF Abidjan
Montage et connexions lectriques
Stockage et manutention 15,000 MT
Montage et connexions lectriques
Gnie civil
Formation et dmarrage
Fret et assurance
TOTAL, rendu et mont Sgou
* Taux dchange = 600 FCFA/$
US $ *
1 984 787
555 740
604 173
151 200
325 300
125 000
185 000
X 1000 CFA
1 190 872
333 744
362 504
90 720
195 180
75 000
111 000
3 931 200
2 358 720
D.
1.
Le mas
Le mais devra tre achet et stock le plus tt possible en saison, cest dire sur la priode
doctobre dcembre. On a donc pris en compte dans lvaluation du BFR (Besoin en Fonds
de Roulement) un besoin de stockage de 270 jours de consommation.
A cette priode, daprs nos entretiens avec des oprateurs spcialiss qui achtent en grande
quantit auprs de petits collecteurs, en cas de rcolte assez favorable, le prix rendu Bamako
du kg de mais, ensach en sacs de 100 kg de polypropylne, mais non vann, ressort 85 F,
dont 5 F de transport. Les frais de transport varient peu suivant la ville de destination, ds lors
que lon doit transporter le grain dune rgion une autre, ce qui est le cas ici, le grain venant
principalement de Sikasso.
Par ailleurs, il convient de tenir compte du taux dimpurets habituel, qui est de 5% minimum
dans la zone CMDT ; le cot de rfrence doit donc tre major dautant.
Au total, nous avons choisi de retenir le cot de rfrence de 90 F, sachant quil est impratif
que le mais, ou ventuellement le sorgho soit achet entre octobre et dcembre pour pouvoir
appliquer cette valeur.
2.
En ce qui concerne le tourteau le prix actuel, hors taxe, carreau usine du tourteau est de
35000 F/t, ce qui est un prix administr et correspond une sous-valuation par rapport au
prix rgional ; il sera sans doute possible de ngocier un important quota ce prix avec
HUICOMA si la politique actuelle de prix et volumes administrs continue ; cest nanmoins
ce prix, correspondant la situation actuelle, qui a t pris en compte dans le scnario de
base.
Dans le cas ou la vente serait libralise, ce qui parat inluctable au cours des prochaines
annes, il faudrait fixer le prix de rfrence sur la base dun prix de rfrence rgional. Nous
avons convenu de prendre comme rfrence ceux pratiqus par lusine TRITURAF Bouak,
soit actuellement 67000 F/t carreau usine. Ce prix doit alors tre diminu des frais de
transport Koutiala-Bouak, sur la base de 30 F/t/km. On considre que, dans le nouveau cadre
de lUEMOA, le produit ne subira aucun droit de douane. La distance Koutiala-Bouak tant
de 750 km, on aboutit alors un prix dpart usine Koutiala de 44000 F/t.
Les graines entires de coton sont actuellement cdes HUICOMA par la CMDT au prix de
11 000 F/t carreau usine, auxquels il faudra rajouter 5000 F de transport. Le prix de rfrence
est donc 16 000 F, prix appliqu dans le scnario de base. Nanmoins, il sagit ici encore
dun prix administr qui est dconnect de la ralit du march rgional. Ainsi, une tude en
cours du projet EAGER value le prix de march actuel de la graine de coton, sur la base
carreau usine environ 30 000 F/t.
Les coques de graines de coton sont vendues actuellement aux leveurs en priode de soudure
par lusine de Koutiala lorsquelles ne sont ni brles, ni incorpores lAB, au prix de 10
000 F/t, valeur que nous avons garde comme rfrence.
3.
Le son de bl est normalement vendu 40 000 F/t carreau usine de Koulikoro, auxquels il faut
rajouter les frais de transport, soit environ 5000 F galement rendu Sgou. Il parat possible
dobtenir des ristournes pour des commandes importantes, aussi avons - nous une valeur
lgrement infrieure de 37,000 F/t .
Le son de riz il sagit bien de son industriel, et non du sous-produit des rizeries de villages,
sans aucune valeur pour le projet. Ce son sest vendu cette anne 50 000 F/t dpart usine de
DIORO. De par la raret du produit, nous avons gard cette valeur. Les frais de transport sont
ici rduits, de lordre de 2 000 F/t.
Le phosphate dicalcique ou PNT (Phosphate Naturel de Tilemsit) est livr au prix de 75 000
F/t rendu Bamako, valeur que nous avons garde comme rfrence pour Sgou.
Le calcaire broy provenant de la rgion de Kayes est quant lui livr 40 000 F/t, valeur
que nous avons galement garde comme rfrence.
4.
Auxquels il convient dajouter 46 000 F/t environ de cot global couvrant les frais de
transitaire Abidjan et de transport jusqu Bamako. Dans le cas ou le projet serait agr au
rgime privilgi du code des investissements, hypothse que nous considrons ici, les droits
de douane applicables seraient de 6%. Les valeurs de rfrence sont donc respectivement
295 000 et 247 000 F/t.
Les complments minraux (ou premix) rendus sont valus 642 US$/t rendu Bamako,
auxquels il convient dajouter 6% de droits de douane, comme dans le cas des farines
animales, do un cot final de 408 000 US$/t.
Les complments vitaminiques rendus sont valus 5358 US$/t rendu Bamako, plus 6%,
do un cot final de 3408 FCFA /kg.
5.
Un seul type demballage a t pris en compte ici savoir le sac polypropylne de 100 kg, au
prix de 340 F/unit. On a valu un fonctionnement tout lectrique sur toute lanne.
Lusine sera quipe dun groupe lectrogne destin servir uniquement en cas de coupure
de courant. Le cot du Kwh est de 94 Fcfa. La consommation dlectricit a t fixe 12
kwh/t, quel que soit le type daliment produit.
6.
Les cots directs de production ont t calculs pour la gamme des dix produits proposs et
dcrits au paragraphe 3, sur la base de rations quilibres et optimises avec laide de
luniversit du Missouri. Seuls les intrants ont t pris en compte ici, et lon na procd
aucune affectation des cots de main duvre et damortissements par produit.
E.
Le matriel roulant : Il est prvu que tous les transports de matires premires et
produits finis, y compris depuis lusine au dpt de Bamako, seront sous-traits
des transporteurs privs; par consquent, lentreprise nacquierera aucun vhicule
lourd.
Ces six vhicules doivent tre de type 4x4 pour pouvoir se dplacer en toutes saisons
dans tout le [Link] entretien sera sous-trait lextrieur, il nest donc pas prvu de
garage. Le cot de ce type de vhicule peut tre valu 30 M CFA HT. Le budget
prvoir est donc de 150 M CFA Les conditions du Mali centre et Sud tant moyennement
difficiles, on prvoira leur amortissement sur 4 ans.
Le matriel de bureau sera rduit au minimu, les lments les plus coteux tant les
micro-ordinateurs. Chaque chef de service disposera dun poste, ainsi que sa secrtaire.
Le magasinier disposera galement dun poste, et il y aura galement un poste la
disposition des technico-commerciaux lorsquils viendront au sige. On doit prvoir ainsi
une dizaine de machines, au prix de 1,5 mcfa pice. En tenant compte des autres
lments (bureaux, etc.., la provision pour ce poste sera donc de 20 millions CFA.
2.
Immobilisations incorporelles
Les frais de constitution de la socit, daprs le devis dun notaire de la place, sont les
frais denregistrement pour la constitution dune socit au capital de 1 Milliard CFA
savoir:
Honoraires du notaire: 8,5 Mcfa
Autres (droits denregistrement, publicit..): 128 500 fcfa
On a donc prvu une provision de 9 M CFA.
En ce qui concerne la campagne publicitaire de lancement, on considrera quelle
correspond simplement un doublement de leffort publicitaire courant, dont le montant est
par ailleurs valu 36 M CFA.
3.
Le besoin en fonds de roulement (BFR) est dtermin partir de la somme : Stocks + Clients
Fournisseurs. Les hypothses prises en compte sont dtailles ci-aprs :
La dure du stockage prvoir dpend de la matire premire considre et les hypothses
choisies ont t les suivantes :
Pour le mais, on a vu quil tait essentiel de lacqurir entre octobre et dcembre pour
lobtenir au meilleur prix ; il faut donc constituer un stock de 270 jours de
consommation.
Pour le son de riz, la campagne dure 6 mois, il faut donc prvoir 180 jours de
consommation
Pour le son de bl en revanche, de mme que pour les sous-produits des huileries, qui
proviennent dusines tournant en continu, un stock de 15 jours de consommation est
priori suffisant
Pour les matires minrales locales (calcaire broy, PNT), qui sont galement
produites en continu, mais proviennent de rgions plus loignes, ce dlai devrait tre
port 1 mois.
Pour les intrants imports (prmix, complments vitaminiques, farines de poisson...),
du fait dune logistique plus complique et dincidents possibles, ce dlai sera port
2 mois.
moyen de 30 jours avec les fournisseurs industriels locaux : HUICOMA, CMDT, GMM et les
entreprises dextraction de phosphate et de calcaire. Les produits imports quant eux
devront tre pays au comptant.
F.
Personnel et organigramme
1.
Organisation
Nous proposons ce niveau le schma dorganisation suivant :
La direction technique de lentreprise sera sise sur le site de lusine, cest dire
Sgou.
La direction gnrale, ainsi que la direction commerciale et financire seront sises
Bamako, qui prsente de nombreux avantages pratiques ce niveau (proximit des
centres de dcision des principaux fournisseurs, poids dterminant du march de
Bamako au moins les deux tiers du march national). La socit disposera
galement dun entrept Bamako.
Le directeur de lusine sera assist de deux contrematres, lun dentre eux devant travailler la
nuit, notamment sur la presse granuler, et dun lectro - mcanicien charg des tches
dentretien courantes. Lusine sera pourvue dun bureau et dune secrtaire. Elle comptera 8
ouvriers, dont 4 lensachage.
Le directeur commercial supervisera quatre responsables de zone, dont deux seront bass
Bamako (zone Nord et zone Sud-Ouest), un Sikasso (zone Sud) et un Sgou (zone Est, y
compris Mopti.), ainsi que le chef de lentrept de Bamako, qui aura un rle rgulateur dans
la livraison des produits aux clients. Le service disposera dune secrtaire
Le directeur financier sera charg entre autres de la gestion des approvisionnements. Il sera
assist dun comptable et dune secrtaire. La direction gnrale disposera aussi dune
secrtaire. Il y aura en outre deux chauffeurs pour deux vhicules 4x4 de liaison, (chaque
responsable de zone disposant en plus de son propre 4x4.), et un planton.
Lentreprise comptera donc en tout 28 personnes.
2.
Cots
Les salaires bruts (y compris les cotisations sociales des employs) ont t calculs sur les
bases mensuelles indiques au tableau suivant :
Tableau 31 : REMUNERATION DU PERSONNEL
Poste
Directeur Gnral
Directeurs services
Contrematres
Electro-mcanicien
Comptable
Magasinier
Technico-commerc
Secrtaires
Ouvriers
Chauffeurs
Planton
Effectif
900 000
3
2
1
1
1
4
4
8
2
1
460 000
90 000
170 000
170 000
80 000
170 000 (+primes)
60 000
50 000
50 000
35 000
Le montant annuel des impts sur les rmunrations ressort ainsi 5 000 000 Fcfa /an.
G.
Transport et dplacements
Outre les cots salariaux et les primes, on prend ici en compte dimportants frais de
dplacement. On peut considrer quun commercial parcourra en moyenne 500 km /semaine
et passera 3 jours/semaine hors de son domicile. Lallocation journalire tant cense fixe
30 000 F, on peut considrer une provision de 100 000 F /semaine de frais de dplacement,
plus cent litres dessence et divers produits dentretien (lubrifiants, etc..), dou une provision
supplmentaire de 50 000 F. En prenant en compte une activit de 40 semaines /an (hors
congs, sminaires, foires, etc..), le cot global de ce poste ressort 24 000 000 Fcfa
Outre les dplacements des technico-commerciaux, les dplacements entre Bamako et Sgou
seront frquents. Sur la base de 2 A/R par semaine pour deux personnes, leur cot peut tre
valu 200 000 FCFA, dont 100 000 FCFA De carburant et 100 000 FCFA de perdiem et
frais divers. Le cot annuel ressort alors 10 000 000 FCFA, qui sajoutent aux 24 000 000
de dplacements commerciaux. Pour tenir compte des autres dplacements occasionnels, on
valuera le poste dpense 40 000 000 FCFA.
2.
Loyers
Bamako
Sgou
Sikasso
Koutiala
Bougouni
Capacit
disponible
Cot / tonne/
mois
20.000 tonnes
350 Fcfa
17.500 tonnes
2.700 tonnes
3.000 tonnes
1.800 tonnes
140 Fcfa
190 Fcfa
130 Fcfa
130 Fcfa
On constate que les cots unitaires sont trs variables suivant lemplacement, les magasins de
Sgou tant naturellement prioritaires pour lentreprise. Le stockage de 15000 t pendant 6
mois coterait 14 700 000 Fcfa. On a donc prvu une provision annuelle de 15 000 000 Fcfa
3.
Assurances
Une grande varit de risques peuvent tre couverts par les assurances industrielles: incendies
explosions, voisins et tiers, meutes, vols, etc..
On suppose les risques de vol trs rduits grce la prsence des gardiens, et ceux dmeutes
et risques politiques ngligeables.
Lunit devant tre dans tous les cas installe sur un terain bien spar des units voisines, on
sen tiendra donc ici prvoir la couverture des risques dincendie et explosions, rels dans
ce type dindustrie. La prime annuelle payer reprsente dans ce cas 1,36% de la valur des
btiments et quipements (4 M de $US), soit 3 260 000 FCFA hors taxes.
4.
Les honoraires dun commissaire aux comptes sont de 1.500.000 FCFA par an en moyenne.
Les frais de PTT (tlphone, fax, courriers) peuvent tre estims environ 700.000 FCFA par
mois, soit 8 400 000 FCFA/an. Les frais bancaires pour oprations courantes peuvent tre
valus 3 000 000 FCFA/an.
5.
Impts et taxes
Les taxes sur les rmunrations ont dj t abordes plus haut. La socit ne louant pas ses
btiments ne sera soumise aucun impt foncier. La patente est normalement de 1.250.000
FCFA/an pour un CA suprieur 1 milliard FCFA ; nanmoins, le privilge du rgime B
donne droit lexonration de la contribution des patentes pendant 10 ans en zone II.
6.
Le taux normal de lIS est de 35% du bnfice fiscal. En cas dabsence de bnfice 0,75% du
chiffre daffaires HT. Sa dure dexemption en cas dadmission au privilge du rgime B du
code des Investissements est de 8 ans. Qui plus est, lorsque la socit bnficiaire du rgime
B est situe en zone II ( cas de Sgou) la dure dexemption passe de 8ans 10 ans. Les
lments dapprciation pour accorder le bnfice du rgime B du code des Investissements
une socit qui en fait la demande sont :
1. taux minimum valeur ajoute : 35% du chiffre daffaires ;
2. les avantages que linvestissement est susceptible dapporter ltat, aux
entrepreneurs nationaux et aux consommateurs ;
3. lapport en financement extrieur ;
4. ltablissement du sige social au Mali ;
5. le degr dintgration de lentreprise lconomie nationale ;
6. leffet de linvestissement sur la balance commerciale ;
7. les effets sur lenvironnement.
On peut estimer ici que les points 2, 4, 5 et 6 sont largement positifs, mme si le taux de
valeur ajoute natteint que 15% environ du CA. Nous avons donc retenu lhypothse dune
exemption de lIS pendant les 10 premires annes de fonctionnement de lentreprise.
H.
Analyse de Rentabilit
1.
Les donnes concernant le potentiel estim des diffrents segments analyss en 1999/ 2000
pourront tre trouves dans les chapitres relatifs lanalyse de la demande. Elles sont
rsumes dans le tableau 33.
Les indices utiliss sentendent en base 100 en lan 2000 et concernent la dimension estime
de chaque segment en l'an 2010.
Tableau 33 : Evolution des Diffrents Segments de March lHorizon 2005
Type daliment
Pondeuses
Poulettes
Poussins
Laitier production
Laitier croissance
Bovin entretien
Bovin dmarrage
Bovin finition
Ovin dmarrage
Ovin finition
TOTAL
March
1999/2000
13500
2000
500
22000
18000
5000
4000
7500
2000
2500
86400
Indice
2005/2000
125
125
125
125
125
117
109
109
108
108
March
2005
16875
2500
625
27500
22500
5850
4360
8175
2160
2700
104995
50%
march
8437,5
1250
312,5
13750
11250
2925
2180
4087,5
1080
1350
52497,5
Objectif
2005
8500
1250
300
1.4000
11000
2900
2200
4100
1100
1350
46700
On constate que le dimensionnement de lusine (50 000 t en une seule quipe) est
parfaitement compatible avec lobjectif de couverture de 50% du march en 2005.
2.
Les objectifs ci-dessus ont donc t retenus dans la prsente analyse, avec une stabilisation de
la production dans les cinq annes suivantes, lanalyse tant conduite sur 10 ans de
production. Cette hypothse est prudente, car on peut penser que les objectifs de production
continueront crotre au-del de la cinquime anne, conjointement lexpansion des
marchs ; ceci nexigerait dans un premier temps que le passage deux, voire trois quipes
de production.
On a suppos que laugmentation de la production serait uniforme pour toutes les catgories
de produits et seffectuerait de la manire suivante :
Anne
1
2
3
4
5
5-10
% des objectifs
50
65
80
90
100
100
Ces prvisions devront naturellement tre affines en fonction des diffrents segments
considrs.
3.
Rsultats de lanalyse
Le scnario 2 est bas sur une augmentation des prix de vente lleveur de 10%
environ. ( On a dans chaque cas arrondi les valeurs et ajust les marges de distribution
correspondant) Ceci repose sur une campagne de communication bien conduite, de
manire convaincre lleveur des bnfices annexes drivs de lutilisation
daliments rationnellement conus (gain de temps, pertes rduites, scurit), qui
justifie un supplment de prix.
Le scnario 3 est bas sur une augmentation moyenne des prix plus importante
lgrement infrieure 20% (compte tenu de la ncessit darrondir les prix
lleveur)
Pondeu Poul
se
140
140
155
165
Pouss
140
Prod
laitier
110
Gest
laitier
105
Entret
bovin
70
Dem
Bovin
75
Finit.
Bovin
75
Dem
Ovin
95
Finit
Ovin
110
155
155
120
115
80
85
85
105
120
165
165
130
125
85
90
90
115
130
41
Var.
N142
Var.
N243
Avec les hypothses de prix explicites plus haut, le tableau 36.1, page 57, montre des
marges sur cots dintrants toujours positives mais trs diffrencies. On note la
bonne rentabilit des aliments ovins . (45 et 54% de marges sur cots dintrants),
celle acceptable des aliments dembouche, mais aussi les marges manifestement trop
basses des aliments volaille et surtout laitiers .
Le tableau 36.2, page 58, donne le rsultat dexploitation prvisionnel, bas sur les
hypothses de taux dutilisation de la capacit donns. On constate que la valeur
ajoute est faible, et le rsultat net savre constamment ngatif. Aprs une lente
amlioration au cours des premires annes, il se dgrade de nouveau partir de la
cinquime, cause de charges financires toujours croissantes..
Le principe du deuxime scnario est une revalorisation des prix de vente de lordre de 10%.
Les nouveaux prix ont en fait t arrondis et les marges de distribution ajustes. Ce scnario
est naturellement relativement simpliste, et lon devrait en ralit procder des
rajustements beaucoup plus fins en fonction de la ralit propre chaque crneau.
Lexamen des tableaux correspondants ce cas (37.1 37.3, pages 60 - 62) montre que :
41
42
43
Les marges sur cot direct sont trs nettement amliores : elles sont de 17 26%
pour les aliments volaille, de 12 20% pour les aliments laitiers et dpassent 50%
pour les ovins.
Le TRI, apparat cette fois 10,2% niveau qui reste mdiocre. En effet, le TRI
reprsente la valeur maximale du taux dactualisation possible.
Dans le cas prsent, le taux dun placement sans risque au Mali est de lordre de 5%, auquel il
convient dajouter un facteur li au risque projet , que lon peut valuer galement 5% au
minimum, tant donn un environnement encore trs mal structur : le taux minimum
dactualisation choisir dans le cas prsent est donc de 10%, ce qui nous donne une VAN
pratiquement nulle, soit 37 M CFA seulement.
Une variante de ce scnario consiste simuler un changement des prix de matire premire
provoqu par une libralisation du march de la graine et du tourteau de coton. , le prix
dachat de la graine passant 30 F/kg au lieu de 11 F et celui du tourteau de 35 44 F/kg.
Lexamen des rsultats financiers montre que lincidence de cet vnement serait
relativement limite, puisque le rsultat net est en baisse, mais que la CAF reste positive en
deuxime anne. Nanmoins, le TRI baisse 7,2 et la VAN passe en ngatif (-628 MCFA) ce
qui est acceptable et confirme la fragilit du projet.
Les rsultats de lanalyse du scnario N3 sont prsents dans les tableaux 38.1 38.3 (pages
63 65). Ils montrent une situation consolide savoir :
La variante avec prix libres fait chuter le TRI 13,2 et la VAN 729 MCFA, ce qui
ne met pas vraiment le projet en danger.
Conclusion
Cette tude a montr quun investissement dans une usine daliments animaux est rentable,
mme en tenant compte des scnarios pessimistes, pourvu que les prix des produits proposs
soient majors en moyenne de 20% par rapport aux cot dalimentation actuellement pratiqu
avec les aliments dune qualit bien infrieure.
La demande solvable pour un aliment complet existe au Mali et lusine a t conue pour
satisfaire seulement 60% de cette demande, en laissant la possibilit daugmenter la capacit
de production en cas de besoin.
Lanalyse a dmontr que la plupart des ingrdients sont disponibles en quantit suffisante
sur place et que la libralisation du march pour le tourteau de coton, bien quele diminue la
rentabilit de linvestissement ne le compromet pas.
La mise en place de cette usine doit tre accompagner dun effort important pour duquer la
clientle sur les avantages dun aliment animal complet ainsi que dune campagne
publicitaire et de relations publiques en consquence.
Si les conditions dcrites dans cette tude sont remplies, lusine daliments animaux a toutes
les chances de russir et servira de moteur pour le dveloppement durable de la filire
levage dans le Mali et la sous-rgion.
ANNEXE - Bibliographie
Bibliographie
1. Ballo A., Kodio A., Kan M., 1999 : mise au point de rations alimentaires conomiques
pour la production de viande ovine. Rapport de recherche ESPGRN/IER
2. Diakit, B. 1993. Aliment Btail, Ministre de lAgriculture, de lElevage et de
lEnvironnement.
3. Diakit B., Keita M., Cisse O. 1994 :Etude de faisabilit dune entreprise de production et
commercialisation daliments du btail (SERNES)
4. Diarra A.N., 1997 : Lembouche et la valeur ajoute de lembouche au Mali. Perspectives
de croissance des exportations de btail et de viande rouge maliens (Projet EAGER)
5. J. DIONE : Production et transactions cralires des producteurs agricoles ;
MSU/CESA, 1987 ).
6. Doumbia M., 1988 : Evaluation des formes daliment sur la productivit du zbu Peul
dans la zone semi-aride du Mali. Projet sectoriel de llevage au Mali, volet recherche,
Sotuba
7. Doumbia L., 1974 : Essai intensif dengraissement de trois races locales de mouton. IPR
de Katibougou
8. Ensminger M.E, Olfield J.E. et Heinemann W.W : Feed and Nutrition, 2nd edition, The
Ensminger publishing company
9. Kon Y.S et Sanogo, 1997 : tude du sous-secteur de llevage bovin suite la
dvaluation du franc [Link] /IER
10. Ly R., Sissoko T, Khib S., Doumbia M, Tangara T., Kon [Link] Kon D., 1990
Sminaire-atelier sur la production animale et les cultures fourragres dans la zone semiaride du Mali. Equipe CRZ-INRZFH
11. Maiga A.M., 1995 : Utilisation des crales dans lalimentation du btail au Mali. Projet
dappui au programme de restructuration du march cralier ADCI/PRMC
12. Metzel J, Doumbia A, Diakit L, Diarra N.A., 1998 : Perspectives de croissance des
exportations de viande rouge et de btail malien, projet EAGER
13. Ministre du Plan, de lEconomie et de lIntgration, 1997: Elaboration dune stratgie
de croissance acclre et de dveloppement : le secteur rural : situation actuelle,
contraintes et perspectives
14. PDAM (Projet de Dveloppement dAviculture au Mali), Enqute sur lAviculture dans le
District de Bamako, SERNES, 1996.
15. PDAP (Projet de Dveloppement dAgriculture Priurbaine), Enqute sur les Types de
Spculation dans le District de Bamako, 1994.
16. PDAP (Projet de Dveloppement dAgriculture Priurbaine), Enqut sur les Cots de
Production, 1997.
17. Tangara T. et Sissoko K., 1990 : Suivi de lembouche paysanne en zone semi-aride de
Banamba, campagne 99/89. Projet sectoriel de llevage au Mali, volet recherche, Sotuba.
18. Timbo, G., L. Diakit et J. Metzel. 1999. Etude de la Filire Aliment Btail au Mali
Contraintes et Opportunits
19. USAID, 1998: Promouvoir les exportations de Riz Malien vers les pays de la sous
Rgion (BARRY A.B., DIARRA S.B. et DIARRA D.)
20. Wyeth, P. 1997. Mali Livestock/Meat Sub-Sector Assessmernt. APEX Project.
Washignton State University.
ANNEXE I
8 710 000
473 000
9 183 000
840 000
5 062 500
180 000
6 082 500
30 000
240 000
300 000
570 000
2 530 500
Charges
annuelles
Rsultat net
816 000
4 654 000
7 000
180 000
250 000
veto 210 000
6 117 000
3 066 000
ANNEXE II
La Composition des Rations Proposes
Volaille:
A.
B.
C.
D.
E.
II.
Troupeau Laitier
A.
B.
C.
D.
E.
F.
G.
H.
I.
III.
Embouche Bovine
A.
B.
IV.
Embouche Ovine
A.
B.
Ingrdient
%
Kg / t
Prix du
unitaire
CFA
Cot
ration
CFA
Code
Nom
428238
507872
501977
Mas moulu
Tourteau de coton
Substitut farine de
poisson
Farine de viande/os
Son de bl
Phosphate dicalcique
Sel iod
Complment vitamin
Complment minral
Son de riz
Calcaire moulu
633,57 63
155,16 16
60,64 6
95
37,5
216
60 189,15
5 818,50
13 098,24
41,08
100,04
5
2,5
1
1
0
0
171
40
75
100
2 534
2 534
50
40
7 024,68
4 001,60
375,00
250,00
2 534,00
2 534,00
0,00
0,00
Cot / t de ration
999,99 100
509322
405190
819
426
726
626
426201
838
4
10
1
0,25
0,10
0,10
0
0,00
95 825,17
Consomm
ation/100
oiseaux
Ingrdient
Prix du
unitaire
Kg / t
Mas moulu
Tourteau de coton
Substitut farine de
poisson
Farine de viande/os
Son de bl
Phosphate dicalcique
Sel iod
Complment vitamin
Complment minral
Son de riz
Calcaire moulu
725,13
115,57
0
73
12
0
95
37,5
216
68 887,35
5 818,50
0,00
64,65
90,14
0
2,5
1
1
0
0
6
9
0
0,25
0,10
0,10
0
0,00
171
40
75
100
2 534
2 534
50
40
11 055,15
3 605,6
0,00
250,00
2 534,00
2 534,00
0,00
0,00
Cot / t de ration
999,99
100
Code
Nom
428238
507872
501977
509322
405190
819
426
726
626
426201
838
Cot
ration
CFA
CFA
93 199,98
Consomm
ation/100
oiseaux
Ingrdient
Prix du
unitaire
Code
Nom
428238
507872
501977
Mas moulu
Tourteau de coton
Substitut farine de
poisson
Farine de viande/os
Son de bl
Phosphate dicalcique
Sel iod
Complment vitamin
Complment minral
Son de riz
Calcaire moulu
509322
405190
819
426
726
626
426201
838
Cot / t de ration
Cot
ration
CFA
Kg / t
644,43
57,48
81,18
64
6
8
95
37,5
216
61 220,85
2 155,50
17 534,88
37,05
0
0
2,5
1
1
109,35
66,02
4
0
0
0,25
0,10
0,10
11
6,60
171
40
75
100
2 534
2 534
50
40
6 335,55
0,00
0,00
250,00
2 534,00
2 534,00
5 467,5
2 640,80
1000,01
100
CFA
92 564,78
Consomm
ation/100
oiseaux
Ingrdient
Prix du
unitaire
Code
Nom
428238
507872
501977
Mas moulu
Tourteau de coton
Substitut farine de
poisson
Farine de viande/os
Son de bl
Phosphate dicalcique
Sel iod
Complment vitamin
Complment minral
Son de riz
Calcaire moulu
509322
405190
819
426
726
626
426201
838
Cot / t de ration
Cot ration
CFA
Kg / t
649,86
201,21
99,32
65
20
10
95
37,5
216
61 736,70
7 545,38
21 453,12
20,11
20
5
2,5
1
1
0
0
2
2
1
0,25
0,10
0,10
0
0,00
171
40
75
100
2 534
2 534
50
40
3 438,81
800,00
375,00
250,00
2 534,00
2 534,00
0,00
0,00
1 000
100
CFA
100 667,01
Consomm
ation/100
oiseaux
Ingrdient
Prix du
unitaire
Code
Nom
428238
507872
501977
Mas moulu
Tourteau de coton
Substitut farine de
poisson
Farine de viande/os
Son de bl
Phosphate dicalcique
Sel iod
Complment vitamin
Complment minral
Son de riz
Calcaire moulu
509322
405190
819
426
726
626
426201
838
Cot / t de ration
Cot ration
CFA
Kg / t
683,96
165,34
97,2
68
17
10
95
37,5
216
64 976,20
6 200,25
20 995,20
24
20
5
2,5
1
1
0
0
2
2
1
0,25
0,10
0,10
0
0,00
171
40
75
100
2 534
2 534
50
40
4 104,00
800,00
375,00
250,00
2 534,00
2 534,00
0,00
0,00
1 000
100
CFA
102 768,65
Consomm
ation/100
oiseaux
Ingrdient
Code
Nom
Kg / t
CFA/t
Ingestion
kg/vache/j
27 740
5 475
9 440
3960
5820
450
760
2 534
300
4,55
2,39
0,91
1,14
0,02
0,04
0,05
0,07
0,01
0,03
56 479,00
9,21
CFA/k
g
409
428238
507872
405190
819
838
626
426
Paille de brousse
Mas moulu
Tourteau de coton
Son de bl
Dynamate
Complexe vitamin
Phosphate dicalcique
Calcaire moulu
Complment minral
Sel
Cot / t de ration
292
292
146
236
3
2
6
19
1
3
49,36
26
10
12
0,25
0,44
0,59
0,74
0,15
0,35
1 000
100
95
37,5
40
1 320
2 910
75
40
2 534
100
Ingrdient
Code
Nom
Kg / t
CFA/t
Ingestion
kg/vache/j
27 740
5 475
9 440
3960
5820
450
760
2 534
300
4,55
2,52
1,25
1,59
0,02
0,04
0,03
0,11
0,01
0,03
56 479,00
10,16
CFA/k
g
409
428238
507872
405190
819
838
626
426
Paille de brousse
Mas moulu
Tourteau de coton
Son de bl
Dynamate
Complexe vitamin
Phosphate dicalcique
Calcaire moulu
Complment minral
Sel
Cot / t de ration
292
292
146
236
3
2
6
19
1
3
49,36
26
10
12
0,25
0,44
0,59
0,74
0,15
0,35
1 000
100
95
37,5
40
1 320
2 910
75
40
2 534
100
Ingrdient
Code
Nom
Kg / t
CFA/t
Ingestion
kg/vache/j
42 750
8 850
11 200
3960
5820
450
760
2 534
300
0,00
2,52
1,25
1,59
0,02
0,04
0,03
0,11
0,01
0,03
56 479,00
5,62
CFA/k
g
409
428238
507872
405190
819
838
626
426
Paille de brousse
Mas moulu
Tourteau de coton
Son de bl
Dynamate
Complexe vitamin
Phosphate dicalcique
Calcaire moulu
Complment minral
Sel
Cot / t de ration
0
450
236
280
3
2
6
19
1
3
0,00
45
22
28
0,40
0,73
0,57
2,02
0,24
0,57
1 000
100
95
37,5
40
1 320
2 910
75
40
2 534
100
Ingrdient
Code
Nom
Kg / t
CFA/t
Ingestion
kg/vache/j
21 468,93
5 826,27
5 649,72
3 728,81
14 796,61
296,61
451,98
4 294,92
56,50
3,64
1,82
1,25
1,14
0,02
0,04
0,03
0,09
0,01
0,005
56 570,34
8,05
CFA/k
g
409
428238
507872
405190
819
838
626
426
Paille de brousse
Mas moulu
Tourteau de coton
Son de bl
Dynamate
Complexe vitamin
Phosphate dicalcique
Calcaire moulu
Complment minral
Sel
Cot / t de ration
452
226
155
141
3
5
4
11
2
1
45,20
23
16
14
0,28
0,51
0,40
1,13
0,17
0,06
1 000
100
95
37,5
40
1 320
2 910
75
40
2 534
100
Ingrdient
Code
Nom
Kg / t
CFA/t
Ingestion
kg/anim./j
39 175,26
10 631,44
10 309,28
6 804,12
27 000,00
541,24
824,74
7 837,11
103,09
0,00
1,82
1,25
1,14
0,02
0,04
0,03
0,09
0,01
0,005
103 226,29
4,41
CFA/k
g
409
428238
507872
405190
819
838
626
426
Paille de brousse
Mas moulu
Tourteau de coton
Son de bl
Dynamate
Complexe vitamin
Phosphate dicalcique
Calcaire moulu
Complment minral
Sel
Cot / t de ration
0
412
284
258
5
9
7
21
3
1
0,00
41
28
26
0,52
0,93
0,72
2,06
0,31
0,10
1 000
100
95
37,5
40
1 320
2 910
75
40
2 534
100
Ingrdient
Code
Nom
Kg / t
CFA/t
Ingestion
kg/boeuf/j
40 894,04
7 450,33
13 245,03
0,00
19 271,52
0,00
1 059,60
10 068,87
264,90
0,00
1,48
0,68
1,14
0,00
0,02
0,00
0,09
0,01
0,009
92 254,30
3,43
CFA/k
g
409
428238
507872
405190
819
838
626
426
Paille de brousse
Mas moulu
Tourteau de coton
Son de bl
Dynamate
Complexe vitamin
Phosphate dicalcique
Calcaire moulu
Complment minral
Sel
Cot / t de ration
0
430
199
331
0
7
0
26
4
3
0,00
43
20
33
0,00
0,66
0,00
2,65
0,40
0,26
1 000
100
95
37,5
40
1 320
2 910
75
40
2 534
100
Ingrdient
Kg / t
365
544,2
544,2
0
14
CFA/t
Ingestion
kg/vache/j
CFA/k
g
Pturages naturels saison chaude
Mas moulu
Tourteau de coton dshuil
(43%)
Coque de coton
Son de bl
Substitut farine de poisson
Farine viande/os
Graine de coton
Mlasse de canne
Phosphate dicalcique
Calcaire moulu
Sel
0
260,65
0
26
95
44
11 468,60
10,49
0
2,66
226,91
232,01
0
0
224,45
22,5
0
16,65
0
16,82
23
23
0
0
22
2
0
2
0
2
10
40
216
171
102
12
75
40
100
370
2 269,10
9 280,40
22 893,90
270,00
666,00
6 223,40
2,32
2,37
0
0
2,29
0,23
0
0,17
0
0,17
999,99
100
53 071,40
20,7
Note: La quantit de fourrage ingre nest pas prise en compte dans le mlange de
concentr.
Poids vif, kg
GMQ attendu, kg
Conduits sur pturage naturels de qualit mdiocre
Protine brute de la ration,%
230
0,68
19 - 20
Ingrdient
Code
Kg / t
CFA/t
Nom
CFA/k
g
107
507872
101599
405190
501977
509322
819
838
626
426
Mas moulu
Tourteau de coton
Coque de coton
Son de bl
Farine de poisson
Farine viande/os
Phosphate dicalcique
Calcaire moulu
Micro-lment minral
Sel
Cot / t de ration
440
200
0
330
0
0
0
27
0
2,6
44
20
0
33
0,000
0
0,00
2,70
0,00
0,26
999,6
100
95
37,5
10
40
216
171
75
40
2 534
100
Note: La ration doit tre distribue 3,4 kg par animal par jour.
41 800
7 500
0
13 200
0
0
0
1 080
0
260
63 840
Ingrdient
Kg / t
90
453,5
462,5
0,10
12
CFA/t
Ingestion
kg/vache/j
CFA/k
g
Pturages naturels saison chaude
Mas moulu
Tourteau de coton dshuil
(43%)
Coque de coton
Son de bl
Substitut farine de poisson
Farine viande/os
Graine de coton
Mlasse de canne
Phosphate dicalcique
Calcaire moulu
Sel
0
339,84
0
34
95
44
14 952,96
17,01
0
1,73
294,49
301,11
0
0
0
24,14
0
17,87
0
22,56
29
30
0
0
0
2
0
2
0
2
10
40
216
171
102
12
75
40
100
370
2 944,90
12 044,40
289,68
714,80
8 347,20
1,5
1,53
0
0
0
0,12
0
0,09
0
0,11
Cot / t de ration
1000,01
100
39 293,94
Note: La quantit de fourrage ingre nest pas prise en compte dans le mlange de
concentr.
22,09
Ingrdient
Kg / t
60
181,4
229,4
0,8
16
CFA/t
Ingestion
kg/anim./j
CFA/k
g
Pturages naturels saison chaude
Mas moulu
Tourteau de coton dshuil
(43%)
Coque de coton
Son de bl
Substitut farine de poisson
Farine viande/os
Graine de coton
Mlasse de canne
Phosphate dicalcique
Calcaire moulu
Sel
0
261,54
0
26
95
44
24 846,30
11 507,76
4,2
0
1,07
226,64
231,73
0
0
224,18
22,48
0
16,63
0
16,8
23
23
0
0
22
2
0
2
0
2
10
40
216
171
102
12
75
40
100
370
2 266,40
9 269,20
22 866,36
269,76
665,20
6 216,00
0,93
0,95
0
0
0,92
0,09
0
0,07
0
0,07
1000
100
77 906,98
8,3
Note: La quantit de fourrage ingre nest pas prise en compte dans le mlange de
concentr.
Ingrdient
Kg / t
60
226,8
346,8
2
14
CFA/t
Ingestion
kg/anim./j
CFA/k
g
Pturages naturels saison chaude
Mas moulu
Tourteau de coton dshuil
(43%)
Coque de coton
Son de bl
Substitut farine de poisson
Farine viande/os
Graine de coton
Mlasse de canne
Phosphate dicalcique
Calcaire moulu
Sel
302,86
0
30
0
95
44
28 771,7
-
0
2,78
0
176,27
180,29
0
0
289,69
24,68
0
13,82
0
12,46
18
18
0
0
29
2
0
1
0
1
10
40
216
171
102
12
75
40
100
370
1 762,70
7 211,60
29 548,38
296,16
552,80
4 610,20
1,62
1,66
0
0
2,66
0,23
0
0,13
0
0,11
1000,07
100
72 753,54
9,19
Note: La quantit de fourrage ingre nest pas prise en compte dans le mlange de
concentr.
Ingrdient
Kg / t
60
20
32
0,2
16
CFA/t
Ingestion
kg/anim./j
CFA/k
g
Pturages naturels saison chaude
Mas moulu
Tourteau de coton dshuil
(43%)
Coque de coton
Son de bl
Substitut farine de poisson
Farine viande/os
Graine de coton
Mlasse de canne
Phosphate dicalcique
Calcaire moulu
Sel
0
178,9
0
18
95
44
0
7 871,6
0,57
0
0,12
180,87
184,93
0
0
357,81
44,48
0
19,75
0
33,25
18
18
0
0
36
4
0
2
0
3
10
40
216
171
102
12
75
40
100
370
1 808,7
7 397,2
0
0
36 496,62
533,76
0
790
0
12 302,5
0,12
0,13
0
0
0,25
0,03
0
0,01
0
0,02
999,99
100
67 200,38
1,25
Note: La quantit de fourrage ingre nest pas prise en compte dans le mlange de
concentr.
Ingrdient
Kg / t
75
27,2
64,7
0,5
17
CFA/t
Ingestion
kg/anim./j
CFA/k
g
Pturages naturels saison chaude
Mas moulu
Tourteau de coton dshuil
(43%)
Coque de coton
Son de bl
Substitut farine de poisson
Farine viande/os
Graine de coton
Mlasse de canne
Phosphate dicalcique
Calcaire moulu
Sel
162,9
0
16
0
95
44
15 475,5
0
0
0,26
0
157,53
161,07
0
0
467,45
19,37
0
17,2
0
14,48
16
16
0
0
47
2
0
2
0
1
10
40
216
171
102
12
75
40
100
370
1 575,3
6 442,8
0
0
47 679,9
232,44
0
688
0
5 357,6
0,25
0,25
0
0
0,74
0,03
0
0,03
0
0,02
1000
100
77 451,54
1,58
Note: La quantit de fourrage ingre nest pas prise en compte dans le mlange de
concentr.