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Introduction à la Comptabilité Nationale

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UAC / ENEAM / FASEG

ANNEE UNIVERSITAIRE 2010-2011

Elments de Cours de COMPTABILITE NATIONALE

Dr Thomas HOUEDETE
[email protected]

SYLLABUS
OBJECTIFS PEDAGOGIQUES :
-

initier et familiariser les tudiants avec les mthodes dlaboration des principaux agrgats
conomiques (instruments de lanalyse macro-conomique) ;
initier les tudiants lutilisation desdits instruments.

MODALITES PEDAGOGIQUES :
Diffrents canaux sont utiliss, savoir :
- les cours magistraux ;
- les sances de travaux dirigs partir dexercices, de documentations et / ou
dillustrations mises la disposition des apprenants ;
- les recherches ralises par les lves eux-mmes et les comptes rendus (restitutions)
quils en feront ;
Lanimation du cours sappuiera sur une mthode participative
EVALUATION :
Le cours fera lobjet dune valuation continue selon la rglementation en vigueur
lENEAM . Cela implique que les lves / tudiants subiront au moins deux devoirs crits et /
ou examens partiels au fur et mesure de lavancement du cours.
Les travaux de recherche et autres exposs individuels ou collectifs seront galement nots.
Lensemble des notes des devoirs et / ou examens crits, des travaux de recherche, des
exposs seront pris en compte pour dterminer la note finale de chaque lve / tudiant dans
la matire.
CONTENU DU COURS : Cf. LE PLAN DETAILLE CI-APRES

PLAN DETAILLE DU COURS DE COMPTABILITE NATIONALE (CN)


Introduction gnrale : Une vision densemble de la comptabilit nationale (C.N)
1. Notion et Dfinition de la C.N : La C.N et linformation conomique.
2. Historique de la C.N : Les diffrentes mthodes de description cohrente des
structures conomiques
3. Nature de la C.N : La C.N, une technique qui sintresse lunit conomique, nation.
- quest ce que la Nation ? Territoire conomique, Rsident, etc.
- larchitecture de la C.N : une certaine reprsentation du circuit conomique dun pays
- lments de comptabilit : Cpte en partie double ; compte en terme de flux et de
stocks ; compte en terme de compte prive et publique.
- Les notions dagrgat et de valeur ajoute
4. Les utilisations de la C.N
Premire partie : Elments du systme comptable normalis (SCN) encore appel
"Systme de Comptabilit Nationale de lONU"
Introduction : Prsentation sommaire du modle de base (modle keynsien) du SCN : La
logique des 4 comptes consolids de la Nation
Chapitre1 : La comptabilit Nationale, une comptabilit des grandeurs globales ou
agrgats
Section 1 : Modes de calcul (2 modes) des agrgats
Section 2 : Principaux lments de caractrisation des agrgats.
Section 3 : Les agrgats en terme de stocks (PM) : Le capital national et la richesse
nationale
Section 4 : Les agrgats en terme de flux : la production, les revenus et la dpense
Chapitre 2 : Les comptes nationaux ou comptes consolids
[voir les Tables usuelles]
Section 1 : Les 2 principales prsentations des comptes consolids (CC)
Prsentation dtaille des CC.
Prsentation simplifie selon les Comptes types des CC.
Section 2 : Les Comptes de branches et de secteurs institutionnels
Deuxime partie : Elments du Systme Elargi de Comptabilit Nationale ( SECN).
Chapitre 1 : Les secteurs et leurs comptes dans le SECN
Chapitre 2 : Le TES (Tableau Entre-Sortie) ou TEI (Tableau des Echanges Inter-Industriels)
ou TIE ( Tableau Intrant Extrant) : Le tableau synthse des oprations sur biens et services ou
oprations sur produits
Chapitre 3 : Le TEE (Le Tableau Economique dEnsemble) : la synthse des 7 secteurs
institutionnels et des 6 comptes de secteur.
Chapitre 4 : Le TOF (Tableau des Oprations Financires) Tableau Synthse des Oprations
Financires.
Troisime partie : Les utilisations et lvaluation de la C.N
Chapitre 1 Les utilisations de la C.N

Section 1 : Linformation sur le pass et le prsent : intrt et problmes


- Les agrgats normaliss, indicateurs du bien-tre ?
- Les comparaisons dans lespace
- Les comparaisons dagrgats dans le temps
Section 2 : Les budgets conomiques et la prvision CN
Section 3 : C.N et planification.
Chapitre 2 Lvaluation de la C.N
Trois interrogations.
- La C.N est-elle neutre ?
- La C.N est-elle prcise ?
- La C.N est-elle complte ?
Chapitre 3 - Les innovations du SCN (version 1993)

Elments de bibliographie ( complter en cas de besoin chapitre par chapitre au cours)


1) Monique ANSON MEYER, La nouvelle Comptabilit des Nations Unies en Afrique,
Ed. LHarmattan, 1982
2) B. BRUNHES, Prsentation de la Comptabilit nationale franaise, Ed. Dunod, 1980
3) E. ARCHAMBAULT, Comptabilit Nationale, 6me dition, Ed. Economica, 2003
4) Pierre BAUCHET, La nouvelle comptabilit nationale, dition Cujas, 1975
5) ONU / CEA, Innovations du SCN 1993
6) Systme de comptabilit nationale 1993 (SCN 93), ONU, 1995,
7) Michel SERUZIER, Construire les comptes de la nation, selon le SCN 1993, Ed.
Economica, Paris, 1996
8) Systme largi de Comptabilit nationale, base 1980, Collections de lINSEE, C. 140141. Pour comprendre le systme prcdent, en vigueur en France de 1976 1999.
Selon le SCN 93/SEC 95
9) PIRIOU J. P., La Comptabilit nationale, La Dcouverte, Repres, 2003
10) TEMAM D., La nouvelle Comptabilit nationale, Dunod, 2000
11) SRUZIER M., Construire les comptes de la nation, selon le SCN 1993, Economica,
1996.
12) MADELIN V., Les comptes de secteurs institutionnels : de la base 80 la base 95 ,
Economie et statistique, n321-322.
13) PICHOT A., Comptabilit nationale et modles conomiques, PUF, 1988.
14) PIRIOU J. P., Lindice des prix, La Dcouverte, Repres, 1992.
15) TEMAM D., Vingt ans aprs, la comptabilit nationale sadapte , Economie et
statistique, n318
16) VANOLI A., Les tracs divers de la notion de production , Economie et Statistique,
sept 1983.
Exercices corrigs :
Selon le SCN,
17) Monique ANSON MEYER, Initiation la Comptabilit nationale, Exercices rsolus,
Ed. LHarmattan, 1985
Selon le SECN,
18) BRIAND J. P., DUBOIS P., DUPUIS J. M., Comptabilit nationale, exercices corrigs
et rappels de cours, Dunod, 1992.
19) KARTCHEVSKY A. et ROTILLON G., Comptabilit nationale ; Rappels de cours et
exercices corrigs, Ellipses, 1995.
20) Serge PERCHERON, Comptabilit Nationale : exercices et problmes rsolus.

INTRODUCTION GENERALE
1) Dfinition : Notion de comptabilit nationale
Pour Jean Bnard, la comptabilit nationale est une mthode denregistrement systmatique
des faits conomiques quantifis. Il rsulte dj de cette premire dfinition que la
comptabilit nationale nest pas le simple rsultat dune collection de statistiques mais la
prsentation dinformations statistiques relatives lactivit conomique dune nation suivant
un cadre comptable dtermin.
La comptabilit nationale est avant tout, une comptabilit, mais elle doit tre soigneusement
distingue de :
- la comptabilit prive et de la comptabilit publique.
La comptabilit prive est un instrument de contrle, un outil de gestion et une
source dinformations qui sapplique lunit conomique que constitue
lentreprise. Dans ses mthodes comme dans ses objectifs, elle se diffrencie
de la comptabilit nationale mme si aujourdhui suite aux rvisions
successives, les concepts utiliss par la comptabilit nationale pour ltude des
entreprises tendent rduire les carts entre ces deux systmes comptables.
La comptabilit publique, un instrument dobservation au service de
ladministration, vise dabord le contrle de lutilisation des deniers publics.
Les rgles de la comptabilit publique sont appliques strictement lEtat pour
son budget, mais elles se mlent celles de la comptabilit prive pour une
grande partie du secteur public et seffacent mme devant ces dernires pour
les grandes entreprises nationalises. La comptabilit publique ne peut donc se
confondre avec la comptabilit nationale.
Quest ce donc exactement alors la comptabilit nationale ?
Quelle est sa diffrence, sa nature, son contenu et son utilit ?
Nous pouvons avoir dj quelques lments de rponse ces questions en nous
interrogeant sur lhistoire de la comptabilit nationale (ou mieux en prcisant les
raisons de lapparition et du dveloppement de la comptabilit nationale dans les
pays)
Les mthodes de la comptabilit sociale des pays socialistes diffrent fondamentalement de
celles des comptabilits nationales des pays occidentaux (cf. R. Barre Economie Politique
Tome 1 p.270 et suivantes).
2) Historique de la comptabilit nationale
La gnralisation des comptabilits nationales des pays capitalistes est un phnomne rcent
que lon peut expliquer par les caractristiques structurelles et conjoncturelles du
dveloppement du capitalisme lui-mme. Mais lon peut trouver bien avant la seconde moiti
du XXe sicle des bauches de comptabilit nationale.
Les prcurseurs de la comptabilit nationale contemporaine ont sans doute t Grgory King
en Angleterre et Franois Quesnay en France.
- En 1696, Grgory King, le pre de la fameuse "Loi de King" 1 a tabli une srie de
comptes de lconomie britannique (qui avait faire face aux guerres de Louis XIV)
1

Loi de (ou effet de) KING : en conomie gnrale, phnomne selon lequel une
variation de production sur un march entrane une variation de prix plus que
proportionnelle.

dont il amora larticulation. Il prolongea ce faisant vers la comptabilit nationale au


sens moderne "larithmtique politique" fonde par William PETTY (1623-1687).
- Un peu plus de 60 ans plus tard, F. Quesnay qui tait mdecin avant dtre conomiste
(considr comme le pre de lcole des physiocrates) publie la "richesse territoriale
du royaume de France" (1758) et lon y trouve un tableau conomique, anctre
souvent cit de la comptabilit nationale contemporaine.
Ce phnomne, mis en vidence par G. King en 1696 propos des variations du prix du
bl causes par une rcolte dficitaire, peut tre observ dans des situations de march o
loffre est rigide et la demande inlastique. [Voir coefficient dexpansibilit].
Puis pendant prs de 2 sicles, il semble que ce soit estomp, le souci des relations et des
quantifications (valuations) des flux conomiques et que la proccupation majeure ait t
la mesure de lactivit globale dune nation par une grandeur unique.
Cette situation peut sexpliquer partir des proccupations des courants de pense
conomique caractristiques (des diffrentes poques)
En effet, lon sait aujourdhui que pour les mercantilistes comme pour les physiocrates les
travaux dconomie politique sont essentiellement orients vers la dfinition des
politiques conomiques et les recherches quantitatives.
Alors que les classiques (A. Smith, D. Ricardo, K. Marx) sont davantage proccups par
lanalyse thorique, ce qui explique quils naient pas poursuivi les recherches
quantitatives de leurs prdcesseurs.
La situation se compliquera davantage avec le triomphe momentan de lanalyse noclassique. En effet, malgr le dveloppement des travaux statistiques la fin du 19 sicle,
le dveloppement et le triomphe de lanalyse no-classique qui met laccent sur lagent
conomique individuel (individu et entreprise) et qui prconise le laissez faire conduira au
rejet de lide mme dune comptabilit nationale.
Au XXe sicle aprs la 1re guerre mondiale les transformations du capitalisme vont
susciter le renouveau de lide de comptabilit nationale. Dune part la crise de 1929 a
entran des interventions massives de lEtat (mme et surtout aux USA, pays du
capitalisme libral) et il est important dvaluer le contenu et les effets de ces
interventions. Dautre part cette crise rvle que la ralit nest pas celle dun quilibre
gnral automatique de plein emploi mais celle du chmage et de la stagnation,
provoquant par l le renouveau de lanalyse conomique, et lon sait que le thoricien de
cette poque John Maynard Keynes dveloppera une analyse en termes de quantits
globales (agrgats) symbolise par lquation : R = C + I
Parmi les 1ers travaux de comptabilit nationale on peut signaler :
- des travaux amricains, National Wealth and Income
- des travaux anglais : White Papers de Mead et Stone (1941)
- des travaux franais: lorganisation des entreprises et la nation de A. Vincent (1943)
Dans ces diffrents travaux, laccent est mis demble sur larticulation des comptes et le
principe de la comptabilit parties doubles (J. Marckzewski)
Marque la fois par la proccupation dorganiser lintervention de lEtat dans le fondement
de lco et par la conception Keynsienne de ce fonctionnement, la comptabilit nationale
franaise apparat et se dveloppe.
3) Nature de la comptabilit nationale
La quasi totalit des dfinitions qui sont donnes de la comptabilit nationale mettent en
vidence le fait que celle-ci est avant tout une technique, ce que confirme dans une certaine
mesure lutilisation effective de la comptabilit nationale par lEtat dans le cadre de
llaboration de sa politique conomique.

Cette nature sera prcise partir de quelques dfinitions de la CN.


Pour E. Malinvaud "La comptabilit nationale est la prsentation suivant un cadre comptable
rigoureux, de lenregistrement des informations chiffres relatives lactivit conomique
dune nation. Elle dcrit les phnomnes fondamentaux de la production, de la distribution, de
la rpartition et de laccumulation des richesses et mesure les changes entre grandes
entreprises qui constituent la nation." (Initiation la comptabilit nationale).
Pour J. Marchal "une comptabilit nationale peut tre dfinie comme un ensemble de
comptes articuls les uns aux autres et traduisant sous une forme numrique les flux de nature
conomiques, flux montaires ou non montaires qui relient entre eux des ples de dcision
lintrieur dune communaut nationale ou qui unissent ces ples des ples extrieurs (cf. la
CN franaise, d. 1967 p.65)
Pour C. Prou : "La comptabilit nationale se dfinit comme un modle dcrivant laide de la
logique comptable certaines relations entre des ensembles homognes" (p.15)
Ainsi dfinie la comptabilit nationale ne peut tre rige en branche autonome de la science
conomique.
La CN est une mthode denregistrement et non une mthode danalyse. Elle est une
technique et comme le prcise F. Perroux, elle nest quune technique". Ceci conduit deux
observations fondamentales.
1) La CN est une technique qui comme toute technique repose sur une approche
thorique ce que le systme denregistrement ou le systme de comptes
caractristiques de la CN prsuppose une vision de la ralit conomique et une
conceptualisation de cette vision. Il est donc indispensable de ne pas sen tenir aux
cadres et aux catgories dfinies par les comptables nationaux mais plutt rechercher
les comptes sur lesquels ils se fondent.
2) La CN est une technique et sa mise en oeuvre suppose certaines simplifications et
rencontre certaines difficults
a- La CN est une comptabilit annuelle. Elle doit ramener dans ce cadre
temporel la ralit conomique qui se caractrise au contraire par la continuit.
b- La CN est une comptabilit en valeur: pour exprimer par une seule grandeur
homogne un ensemble de biens diffrents, il faut bien trouver entre eux un
mdiateur, un facteur dhomognisation. Parmi les importants travaux en
cours, notons ceux de Michel Hollard qui permettent desprer quon
parviendra tablir une compt en temps de travail, le travail tant sans
contexte la mesure la plus fondamentale et la plus universelle de toute valeur.
Mais en attendant laboutissement de ces travaux, il faut bien sr sen remettre
la mdiation la plus usuelle et la plus commode, celle de la monnaie. Certains
auteurs prcisent gnralement "valeur comptable" pour bien marquer
quaucune thorie de la valeur nest implique dans lopration.
Quelles sont les difficults lies au fait quil sagisse dune compt en valeur.
- Lvaluation montaire des flux de biens et de services et de stocks conduit adopter,
une seule unit de mesure pour ces 2 ralits de lactivit conomique quil ne faut
cependant pas confondre lunit de mesure qui permet de comparer les quantits des
divers biens et services et deffectuer sur celles-ci des oprations arithmtiques
lmentaires est lunit montaire. Pour exprimer en un certain nombre dunits
montaires des quantits produites ou utilises on se rfre aux prix qui ont t
pratiqus pendant la priode envisage et on parle dvaluations en prix courants
(diffrentes des valuations en prix constants)
Handicap : impossibilit de suivre lvolution des quantits changes. Pour y arriver, il
faut liminer leffet de variation des prix qui est double.

Dune part en quelques annes, la structure du systme des prix volue cest--dire
que les prix relatifs de deux biens quelconques ont les plus grandes chances de
changer (par exemple il faut plus de Kw/h dlectricit aujourdhui quil y a 10 ou 20
ans pour atteindre le prix dune coupe de cheveux autrement dit le prix du KWh
dlectricit a baiss relativement celui de la coupe de cheveux)
Dautre part, la valeur mme de la monnaie nest pas stable ce qui entrane que tous
les prix varient la hausse pendant une priode donne
La CN ncessite une information statistique importante et limperfection des donnes
statistiques disponibles rejaillit sur les rsultats prsents dans son cadre.

4) Les utilisations de la CN
La CN nest pas seulement un cadre global de reprsentation de lactivit que lon remplit de
chiffres qui expriment les rsultats de cette activit. Elle nest pas seulement une comptabilit
rtrospective. Elle est labore par lEtat pour clairer sa politique conomique et elle peut
tre utilise ainsi de manire prospective ou prvisionnelle.
La CN est un outil utilis dans les travaux de prvision court et long terme :
- La CN sert llaboration de budgets conomiques qui dfinissent laction
conjoncturelle de lEtat.
- La CN est aussi utilise dans les travaux de planification moyen terme.

PREMIERE PARTIE :
ELEMENTS DU SYSTEME NORMALISE DE COMPTABILITE NATIONALE (SCN)
Introduction : Expos du modle de base du (SCN), le modle Keynsien
Lien avec le modle Keynsien:
Modle montaire ignore les dlais ncessaires la ralisation des quilibres.
Il est possible de reprsenter le cheminement du raisonnement conduisant ltablissement
des comptes en partant du schma dune conomie ferme puis en y intgrant les relations
avec lextrieur.
I- Le Modle en conomie ferme
La production (P) de la nation a pour contrepartie le revenu des facteurs utiliss. Etant donn
que lon ne tient pas compte des dlais, lensemble des revenus inclus dans la production
dune poque est rpute gal au revenu (Y) de cette priode.
(1) Y = P
Comme le temps est exclu du modle, ce revenu montaire est soit consomm soit pargn, il
ne peut tre thsauris
(2) Y = C + S pargne
Ignorant le problme de transformation de la monnaie en biens physiques et les dlais, on
admettra que lS est automatiquement investie.
Donc (3) I = S
(4) Y = C + I
Le modle peut tre schmatis de la faon suivante

Rmunration des facteurs


RN
Production

achat de B
de C
Achat de biens dquipement

II- Le modle en conomie ouverte


Dans la pratique il serait difficile de citer un pays qui nait pas dchange avec lextrieur.
Lhypothse prcdente sexplique chez Keynes par ltat de crise de surproduction qui,
dans les faits avait entran une chute considrable des changes extrieurs : chacun ayant des
excdents : nul ne voulait importer.

10

Lorsque seffectuent des changes avec lextrieur, la production reste gale au revenu. La
relation (1) subsiste donc. Mais ses termes sont modifis
(1) Y = P
(2) Y = C + S
(3) S = I
Cette S est soit investie dans le cadre intrieur, soit utilis ltranger (prts et I) (Iv). Quand
linvestissement ralis par la nation, il provient soit dune affectation de lS nationale soit
de fonds provenant de ltranger (I trangers directs et emprunts) (Ir).
De telle sorte que la relation I = S devient en conomie ouverte :
S - Iv = I - Ir (4)
ou encore :
S = I - Ir + Iv , soit S = I-(Ir-Iv) (5)
Ces oprations relatives lI ou oprations en K sopposent aux oprations courantes
portant sur les produits, les marchandises symbolises ici par M (importations) et X
(exportations).
En raison du ncessaire quilibre de la balance des paiements (BP) le montant des recettes de
la nation major des fonds quelle a reus de ltranger est ncessairement gal au montant de
ses dpenses et ses sorties de fonds vers ltranger do :
X + Ir = M + Iv (6) Ir - Iv = M - X = - (X - M) et lquation (5) devient :
S = I - M + X et par consquent lquation (2) scrit :
Y = C + I + X - M (7)
Cest cette quation (7) drive du modle Keynsien appliqu une conomie ouverte, qui
est la base du systme comptable normalise des NU retenu par les pays africains.
Le solde des oprations courantes est gal en valeur absolue au solde des oprations en
capital. En valeur relative ces deux soldes sont de signes contraires.
Ce modle peut ainsi tre schmatis :
Dpenses dM
Revenu des facteurs

Production

achat de
Biens de C
Achats de biens
d'quipement.

Rev. Net des facteurs


RN Prov. du RDM
Solde des ATC /RDM
C

RDM
Ir-Iv

Recettes d X
Y = rev. = Produit
C = conso
I = Investissement
X M = Balance commerciale
Ce sont ces quatre lments qui constituent les comptes consolids : Y ou Produit ; C :
consommation ou Dpenses ; I : accumulation ; X-M, le reste du monde ou lextrieur.

11

Cest partir de ce schma agrg que nous analyserons le systme comptable normalis en
prcisant :
- la signification des grandeurs
- la mesure des grandeurs
- le cadre du systme normalis
- lutilisation de cette comptabilit avec le TEI, appel tableau intrants extrants dans le
SCN.
Ir - Iv = solde des oprations en K
X - M = solde des oprations courantes
NB : a) Comme on le remarque le SCN reprend sous la forme de quatre comptes les parties de
cette quation. Il distingue ainsi :
- le compte Produit ou PIB et ses emplois
- le compte Consommation ou Dpenses
- le compte Accumulation ou Capital
- le compte Extrieur ou Reste du Monde (RDM)

12

Chapitre 1 : La comptabilit nationale, une comptabilit des grandeurs globales ou


agrgats
Section 1 : Les agrgats et leurs modes de calcul
Lobjet de la CN consiste extraire de la masse des donnes statistiques dun pays (ou dune
nation) un petit nombre de grandeurs synthtiques caractristiques dun ensemble conomique
donn (ce sont les agrgats). Un agrgat rsulte dune somme algbrique dlments opre
soit par simple addition (cumul) soit par consolidation
La CN est par ailleurs confronte au difficile problme de la dlimitation des agrgats.
1) Les agrgats cumuls et les agrgats consolids
- Un agrgat cumul est un agrgat obtenu par la simple addition dlments de mme
type se trouvant dans le patrimoine des agents ou dans les flux addition avec ou sans
rptition de termes lorsquil y a des prestations ou des participations rciproques.
Ex: SBEE / CIMBENIN SBEE = 1 CIMBENIN = 2
La SBEE produit partout 10000 F (X1 = 10000) et vend 2000 F (2) qui produit du ciment
vendu 8000 F
La production cumule de 1 et 2 = 10000 F + 8000 = 18000 F
La production cumule est donc gale au chiffre daffaires. Telle est la raison pour laquelle un
agrgat de ce type est fort utile lorsquon veut apprhender la circulation montaire ou celle
des marchandises et, cest pourquoi il est calcul dans les conomies planifies.
Remarque (inconvnient) : un mme lment est comptabilis plusieurs fois. Or la
comptabilisation multiple prsente des inconvnients : les agrgats cumuls se modifient en
fonction du degr de division du travail.
ils saccroissent en cas de division pousse (soit de multiplication dentreprises
et
symtriquement se rtrcissent (rduisent) en cas de diminution des entreprises
La variation de tels agrgats nest pas ncessairement lie celle du potentiel ou de leffort
productif.
Pour viter de tels inconvnients, on calcule :
- Les agrgats consolids qui, par dfinition, liminent les prestations et participations
rciproques.
Ex : (1) 10000
(2)

10000 + 6000 = 16000

8000 2000 = 6000

1 / Ces agrgats consolids rendent mieux compte la fois du potentiel productif existant,
du patrimoine effectif de lensemble cono. et des flux qui en dcoulent. Ils constituent la
runion au sens mathmatique du terme des lments du patrimoine et des flux appartenant
un ens.
En occident, on ne prend en compte que les agrgats (consolids). En dautres termes, le SCN,
ne calcule que des agrgats consolids.
2 / Comptabilit patrimoniale et comptabilit de flux.
La Comptabilit patrimoniale regroupe les lments du patrimoine : cela sapparente ce
quon appelait loptique de stocks.
La comptabilit de flux regroupe lensemble des oprations lmentaires effectues par les
diffrents agents : cela renvoie loptique de flux.

13

Le but du SCN est de dresser une compt patrimoniale complte qui permet, tout comme en
compt prive, dtablir les relations entre loptique de stocks, qualifie aujourdhui de
patrimoniale, et celle des flux.
Il ny aurait plus deux types de compt, mais un ensemble articul rendant compte de
lactivit conomique envisage sous deux angles diffrents.
Cependant en ltat actuel des travaux et devant les difficults statistiques, les agrgats de flux
sont de loin les plus utiliss et rsultent seuls dune compt et non destimations.
3 / Difficults de dlimitation des agrgats.
Cause : Ces difficults rsultent du fait que les agrgats portent sur des ensembles socioconomiques.
En effet, si les dfinitions des grandeurs microconomiques sont claires, il ne faudrait pas en
dduire que les grandeurs macroconomiques quelles servent calculer soient tout aussi
prcises.
Ex : la notion de K et dimmobilisation
la notion de dpenses et de recettes
La notion de K et dimmobilisation est tout fait nette pour une entreprise ; mais ds que lon
envisage un ensemble dunits dont lune produit des biens dquipements, tout se complique.
Ces biens constituent des immobilisations pour lentreprise qui les acquiert en vue du
droulement de son propre processus de production, tandis quils font partie des valeurs
dexploitation (flux) de lentreprise qui les produit. On retrouve ici le problme de la
dfinition du K dans la thorie marginaliste, puis micro-conomique ; car la nature dun bien
ne permet pas de le classer ou non dans le K (capital).
La notion de dpense et de recette est trs claire pour un individu, pour une entreprise, mais
ds que lon aborde le domaine public et en particulier budgtaire, la dlimitation est
empreinte dune grande imprcision.
En dpit des difficults de la conceptualisation initiale, le SCN des NU retient tous agrgats
considrs par lui comme essentiels, les uns correspondent loptique de stocks, les autres
celle de flux. Les premiers permettent de dgager le capital national et la richesse nationale,
les seconds traduisent les variables essentielles du modle Keynsien = production, revenu,
dpense.
Section 2 : Principaux lments de caractrisation des agrgats (gnralits sur les
agrgats)
Rappel. Un agrgat est une grandeur synthtique caractristique dune conomie. Peut
porter sur des lments patrimoniaux ou se rapporter des lments de flux.
2 lments de caractrisation
Le cadre de rfrence des lments constitutifs de lagrgat agrgat intrieur
ou agrgat national
Le problme de renouvellement ou non de certains lments patrimoniaux
(lamortissement ou la CCF)
Par 1 Le cadre spatial de lagrgat : agrgat intrieur / agrgat national
peut tre li un espace territorial : les agrgats de flux ou de stock sont
apprhends dans le cadre dun territoire dtermin.
Rfrence des agents possdant une qualit dtermine
Pb : prciser comment dans le cadre du SCN (que nous tudions) se dfinit le territoire et les
agents conomiques ?

14

1. Les notions de rsident et de territoire conomique : abandon des notions


juridiques pour cerner de plus prs les ralits cono. Passage du territoire
gographique au territoire cono et de la notion de nationalit celle de rsident.
- le rejet du critre de nationalit
- lintro du critre de dure de sjour (ou de rsidence)
(La prise en compte)
a) La notion de rsidence et de rsident
Le SCN dfinit le rsident sur la base de son attachement durable au territoire du pays
considr, quelle que soit par ailleurs sa nationalit juridique. Ce lien est qualifi durable
lorsque le sjour dans le pays excde un an.
Ex : un togolais travaillant ici selon P. Bauchet sont rsident, les agents qui font des
oprations durant une dure suprieure ou gale un an sur le territoire conomique
Un touriste togolais
Ainsi
i)
sont considrs comme rsidents :
- les units de X qui effectuent des oprations de X titre durable dans le pays. On
inclura donc parmi les rsidents les avions et navires juridiquement trangers qui sont
exploits principalement ou entirement sur le territoire du pays pendant au moins un
an ;
- les services, tablissement des administrations publiques qui se trouvent sur le
territoire politique du pays ainsi que leurs ambassades, consulats, tablissement
militaires ltranger ;
- les institutions prives sans but lucratif au service des mnages qui ont leur sige ou
exercent leurs activits sur le territoire du pays.
- Les MEN ou particuliers dont le principal centre di est rput se trouver dans le
pays considr ., [ONU, manuel SCN soit ONU syst d (a), tude mthodologique,
srie F, n2 rev. 3, nF69 XVII 3]
ii)

Sont donc exclues de la cat. des rsidents, toutes les personnes qui se
trouvent sur le territoire titre temporaire, ie pour une dure infrieur
celle de lexercice comptable : un an. La priode dun an a t retenue car :
1)elle d celle retenue par la majorit des autres agents, en particulier les
entreprises 2) la CN est dabord un instrument danalyse destin aux
pouvoirs publics afin de faciliter la prvision et les interventions or le cadre
de lEtat est lanne budgtaire.
Il sagit : 1) des touristes, des individus participant des manifestations sportives, religieuses ;
2) les quipages de navires ou davions trangers en rparation ou en escale ;
b) les voyageurs daffaires trangers qui sjournent pour moins dun an et qui sont
rmunrs par des entreprises non rsidentes ; 4) les terres saisonnires et
frontaliers ; 5) les reprsentants des missions diplomatiques et consulaires et les
membres des forces armes dun pays tranger ; 6) le personnel des inst intles en
mission de moins dun an
c) la notion de territoire conomique (au lieu du territoire gographique)
Le SCN abandonne la notion de territoire gographique au profit de celle de territoire
conomique
Ainsi selon Pierre Bauchet, le territoire conomique se dfinit comme celui sur lequel
stend la souverainet dun Etat sur le territoire gographique dont on exclut les
enclaves intres (ambassade, consultants, base scientifique organisations intles auquel on
ajoute les enclaves extres / les ambassades ltranger

15

2) Les notions de national et dintrieur


Un agrgat est dit national lorsquil regroupe toutes les activits ou biens des rsidents du
pays considr o quils se trouvent. Il est dit intr lorsquil inclut toutes les oprations se
droulant, ou tous les services se trouvant sur le territoire conomique quel que soit lagent
qui les effectue ou qui les possde.
Soient,
T le territoire conomique dun pays donn
R les rsidents de T se trouvant lintr de T
R les rsidents de T se trouvant lextr de T
NR les non rsidents de T se trouvant lextr de T
NR les non rsidents de T se trouvant lintr de T
A.I = A.R + A.NR
A.N = A.R + A.R
Lactivit nationale est gale lactivit inter majore de celle des rsidents lextr et
diminue de celle des non rsidents sur le territoire conomique
Cette distinction est fdtle et constante dans le SCN. Par ex, la X est dabord
apprhende, pour des raisons statistiques, dans le cadre intr, puis par des ajustements
ou passe au concept national et agrgat intr.
A.N > A.I ce pays a plus de participation lextr que les NR ont chez lui le pays reoit
plus du RDM qui ne lui donne ; le RDM est une ressource daccumulation pour le pays.
A.N < AI les participations et les activits diverses des NR dans le pays sont plus
importantes que celles des NR lextr le pays donne plus au RDM que reoit et
constitue donc une source daccumulation pour le RDM. Cest le cas des pays africains
dans leur grande majorit.
Par 2 La prise en compte de la dprciation des installations durables : agrgat brut /
agrgat net.
Ncessit de prvoir cette dprciation (amortissement)
Le syst normalis dorigine anglo saxon dsigne lamortissement par CCF
Agrgat brut - CCF = agrgat net
1. Notion damortissement ou CCF
Ladoption de la terminologie de CCF vite la confusion qui existait parfois dans le syst. frs
entre lamortissement financier et lamortissement qualifi de tech ou de comptable. Le
premier dsignant le remboursement des K financier, tandis que le second, en fin de la
conception retenue une constations de la dprciation des E dactifs ac le temps soit une
rpartition de la charge de ces E dactifs qui se dprcient ac le temps.
La CCF du sept normalis au renouvellement du K fixe mais, contrairement la concept
franaise de lamortissement, elle ne se distingue pas des provisions : le SCN compte par
lamortissement renouvellement.
Tout comme le comptable anglo-saxon, le comptable national du SCN ne fait pas de
distinction claire entre amortissements et provisions.

2.

Dtermination des biens donnant lieu comptabilisation de CCF


- Principe : il sagit de tous les biens qui font lobjet dI, et selon la terminologie du
SCN, dune FBCF
NB : Les terrains exclus de la FBCF dans le SCN

16

exceptions : les biens ne faisant pas lobjet de comptabilisation de CCF sont : des
biens nentrant pas dans la FBCF et, par consquent, exclus par dfinition du champ
de lamortissement (ex. terrains, travaux de construction)
- des biens pour lesquels des considrations pratiques sopposent au calcul de
lamortissement. Par ex., certains biens des administrations comme les routes,
barrages, jetes et les constructions autres que btiments.
NB : limprcision qui pse sur la CCF fait souvent prfrer lagrgat brut son
homologue net

Exercice dapplication :
EXERCICE 1
Une entreprise X rsidente dun pays A y exerce lessentiel de ses activits. Sa valeur
ajoute brute (VAB) sur le territoire de A est de 5000. Lentreprise X possde par ailleurs des
filiales dans deux autres pays B et C avec des VAB respectives de 2000 et 1500. Ces filiales
reversent la socit mre des dividendes estims 5 % de leur VAB.
Dans le pays B existe une entreprise rsidente T dont la production est de 10000.
Lentreprise Y possde galement deux filiales dans les pays A et C dont les VAB sont
respectivement de 2500 et 1200. Elles reversent 6 % de leur VAB comme dividendes la
socit mre.
Dans le pays C, lentrepris rsidente Z a une VAB de 20000. Elle dispose de deux
filiales dans les pays A et B avec des VAB respectives de 1000 et 3000. Les reversements der
dividendes la maison mre reprsentent 1 % de la VAB.
TAF : En supposant quil ny a pas dautres activits conomiques se droulant dans ces pays
calculer le PIB de chacun des pays A, B et C ainsi que leur PNB.

17

Section 3 : Les agrgats en terme de stocks : La richesse (fortune) nationale et le K


national
Faire un parallle avec les notions de comptabilit prive.
Que ce soit dans le PCGF ou le PCG-OCAM, on distingue deux catgories de comptes :
- Les comptes de mouvements patrimoniaux et de gestion (cf. PCG-OCAM) et les comptes de gestion dans le PCGFranais ou comptes de flux ;
- Les comptes de situation patrimoniale du PCG-OCAM ou les comptes de bilan du PCGF
(A actualiser en se rfrant au SYSCOA)

En regroupant les postes et en amnageant quelque peu la terminologie, on obtient le bilan


schmatique suivant :
Actif
Valeurs immobilises
Valeurs dexploitation

Im
Ex

Capital propre
Rserves

Vx

Dette L et MT
Dettes CT

Passif
Cp
Re
Sn

Valeurs ralisables
CT et disponibles

Passif
Exigible ou De
T

On a donc :
Situation nette (Sn) = Cp + Re = Im + Ex + Vx De
= Actif Passif exigible
La Sn, encore appele actif net fournit le patrimoine de lentreprise.
Par le seul fait que le systme normalis recommande llaboration dune comptabilit
patrimoniale, point nest encore besoin de prciser quil entend aboutir un calcul du K
national. Le montant de ce dernier apparatra inluctablement dans les comptes. Le SCN le
dsigne sous lappellation de richesse nationale.
Cependant sil est relativement facile de dfinir le patrimoine dune entreprise, il nen va pas
de mme au niveau densemble plus vaste et qui plus est pour un comme celui de la Nation.
Cet ensemble, la nation, na pas de vritable compt patrimoniale. Dans ce cas de figure, les
estimations sont trs dlicates.
Par 1 Les concepts de K national
Dans une premire approximation on peut dire que le K dun ensemble est la somme des
biens appartenant aux agents de cet ensemble.
Le K intrieur serait ainsi la somme des biens qui se trouvent sur le territoire conomique du
pays, quels que soient leurs propritaires. Les non rsidents ntant pas, par dfinition,
attachs durablement au pays, il serait fallacieux den tenir compte pour la dtermination
dun quelconque patrimoine du pays. Telle est la raison pour laquelle on ne se rfre gure
quau K national. Celui-ci est gal la somme des biens possds par les rsidents o quils
se trouvent. Une telle dfinition qui part des agents est sujette de multiples interprtations
entre lesquelles le SCN a tranch.
A
Du K des agents au K national
Rfrence trois assertions du terme K pour approcher la notion de K national.
Les trois assertions du terme K au niveau dun agent renvoient aux aspects ci-aprs : la
production, la gestion et les revenus que peuvent tirer les agents
a.1 Le K technique

18

Est ainsi baptis lensemble des biens matriels qui sont utiliss dans un dtour de production
et qui augmentent la productivit du travail humain (Cf. Raymond Barre, op. cit.). Pour une
entreprise ou un individu cela correspond aux immobilisations (cf. les Plans comptables
OCAM et Franais)
a.2 Le K comptable ou financier
Il est constitu de tout ce qui est ncessaire pour assurer le droulement du processus
productif compte tenu des impratifs de gestion. Cest lensemble des valeurs montaires que
la pratique de lamortissement rend constant (cf. R. Barre). Il sagit soit de lensemble des
lments dimmobilisation corporelle plus les immobilisations en valeurs incorporelles plus
une partie du fonds de roulement : le fonds de roulement minimum. Il est aisment
dterminable au niveau dune entreprise.
a.3 Le K juridique et lucratif
Il consiste en un rseau de droits et de dispositions portant sur ces valeurs qui procurent
leurs titulaires des revenus sans travail actuel. . Le capital juridique est donc ce capital qui
procure un revenu sans travail.
Le qualificatif de juridique parfois retenu indique nettement que la possibilit de percevoir un
revenu dpend du statut juridique reconnu aux biens dans la socit considre. Un particulier
ne pourra percevoir un revenu sans travail actuel que si, et seulement si, il possde un bien lui
confrant un tel droit. Il faut donc que lindividu se trouve dans une socit reconnaissant la
ppt prive des biens de production.
Ces trois conceptions du K loin de sexclure se compltent : la premire ninclut que les
immobilisations corporelles, la seconde ajoute les lments incorporels (fonds de commerce,
brevets etc.) ainsi que certains lments montaires (partie du fonds de roulement), la
troisime adjoint son tour tous les droits rels et de crances et mme les facteurs
naturels lorsquils font lobjet dune appropriation prive.
Ces trois notions font ainsi apparatre trois sortes de biens :
1) des biens matriels reproductibles ;
2) des biens incorporels et des droits de crance ;
3) des biens non reproductibles comprenant en outre les terrains, les uvres dart, etc.
Dans tous les cas, lorsquon considre un agent conomique, ces trois notions du K
apparaissent comme parfaitement claires et bien dlimites. Tout autre est la situation
lorsquon quitte lanalyse de lindividu pour celle dun ensemble.
Vers une approche du K national
Puisque le K national est lensemble des biens appartenant des rsidents il peut donc tre
conu comme lensemble de ces trois catgories de biens ajustes aux quelles on a envisag
dajouter le K humain
Par % aux trois premires catgories de biens quels ajustements ports
Les biens corporels reproductibles : prennent en compte dsormais non seulement
les biens destins la production de biens matriels ou la prestation de
services (ex. logements dhabitation) mais aussi
les biens de consommation durable
Cest cela le principe, trs clair ; mais les difficults dapplication font que dans la pratique le
recensement (la comptabilisation) devient trs compliqu.
En effet

19

% aux biens de consommation durable, il est pratiquement impossible den


connatre le stock dtenu par des particuliers
% aux biens de production la conception perd sa clart entre biens de
production et biens de consommation. Ce nest point la nature dun bien mais
plutt lutilisation qui en est faite qui dtermine sa place dans une ou lautre
des deux catgories de biens.

Les biens incorporels (fonds de commerce, brevets, etc.) et les droits de crance.
Les biens incorporels sont retenus par contre concernant les droits de crance, la CN nen
retient que la portion (crances et dettes) portant sur le RDM ; les crances et dettes entre
rsidents se compensent
Les biens non reproductibles (terrains, les uvres dart, les ressources naturelles et minires
du pays)
Ici aussi se pose de srieux problme dvaluation :
le montant des rserves minires est des plus imprcis
les notions mme de ressources et de richesse naturelles sont fonction des
dcouvertes et perfectionnements de la technologie.
A ces difficults sajoutent celles poses par le K humain
La question du K humain
Les hommes en tant que tels sont exclus du K, moins quil en existe un march, comme ce
fut le cas dans les socits esclavagistes
Hors de telles socits, maints conomistes contemporains rejoignent les ides dj exprimes
par Frederich List dans sa thorie des forces productrices (1959) ou par von Thnen dans son
concept de K humain (1969). Lhomme constitue un K, non pas en tant quindividu, mais en
ce quil reprsente un stock dducation, de savoir faire. Le K humain national serait ainsi le
stock dducation, de savoir faire qui existerait dans une population un instant donn.
La valeur de ce stock peut tre apprcie par son cot ou par les revenus quil est susceptible
de produire. Dans le premier cas, on sera tent de considrer le K humain comme la somme
des dpenses engages par la constitution du stock dducation. Dans le second cas, on
apprciera le stock sur la base de la valeur actuelle des revenus esprs durant la vie des
diffrents individus composant la nation.
Dans la pratique, ces deux mthodes se heurtent des difficults quasi insurmontables.
Les dpenses dducation ne contribuent pas toujours crer un stock dducation vritable.
Voir le nombre dingnieurs agronomes striliss dans des tches administratives nayant
aucun lien avec leur qualification dans les bureaux des capitales africaines ?
Quelle est la participation la formation du K dune nation des dpenses de scolarisation en
franais denfants qui, au bout de trois ou quatre ans dcole cesseront toute tude et
oublieront, faute de toute pratique, les rudiments de la langue trangre que lon a tent de
leur inculquer ? Nombre denfants quittent lcole avant davoir acquis une quelconque
formation professionnelle. De sorte que mauvaise utilisation des comptences et
dvalorisation du K form dune part, et dperdition scolaire dautre part, sont des handicaps
quasi insurmontables lapplication de cette mthode.
Lorsquon se propose dapprcier la valeur du stock partir des valeurs actuelles des revenus
des individus forms, l encore la mthode achoppe srieusement : non seulement les revenus
futurs ne sont pas connus, non seulement ils varient souvent plus avec le type dentreprise
employeur, avec la nationalit de lemploy et avec le travail fourni, mais encore il faudrait
se donner un taux dactualisation.

20

En dpit de la trs grande importance que revt la formation des hommes pour lavenir dune
nation, la quasi impossibilit de quantifier le K humain a conduit le comptable national
lexclure du K national.
Remarque terminologique : distinction entre K et fortune
Le langage courant a tendance distinguer K national de fortune nationale. La seconde serait
plus large que la premire. Le premier ne comprendrait que les lments dont la
comptabilisation se fonde sur les E les plus facilement reprables, savoir les biens corporels
reproductibles ( lexclusion des biens de consommation durables, les crances de la nation
nettes des dettes envers le RDM).
La seconde serait obtenue en ajoutant au premier les biens de consommation durables et les
biens non reproductibles.
K national = biens corporels +
crances sur - dettes envers le
Reproductibles (sauf
+ le RDM
le RDM
Biens de consommation)
Fortune nationale = K national + biens de consommation durable + bien non
reproductibles.
De sorte que la fortune nationale serait du point de vue de lanalyse conomique ce qui avait
t considr comme tant le K, alors que selon la terminologie courante le K national nest
quune quantit globale, un agrgat qui ne tient compte que dune partie des lments compris
dans la catgorie conomique aborde dans lanalyse. (cf. R. Barre op. cit p.761)
En prcisant les rgles dune compt patrimoniale, le SCN a formellement lev les
incertitudes lies au contenu thorique du concept.
B.
La conception du systme normalis
Le SCN qui vise llaboration de la compt patrimoniale dgage automatiquement une
conception de K sous lappellation de richesse nationale.
1.Dans le manuel 1970 des Nations Unies, la dfinition expresse du K ou plutt de la richesse
nationale est absente. Toutefois, elle peut tre dduite de ce qui est la variation du K, savoir
laccumulation brute :
Laccumulation ou variation du patrimoine est gale laccumulation au cours dune
priode comptable de biens de K fixe, de stocks de biens durables, de terres, de gisements de
minraux et dautres actifs corporels non reproductibles, de crances, de brevets de droits
dauteurs et dautres actifs incorporels, diminus du montant des engagements contracts
pendant la mme priode p. 232.
Pour obtenir le patrimoine, et non plus ses variations, il suffit de remplacer les termes
indiquant les flux par ceux relatifs aux stocks.
2.Beaucoup plus explicites les Directives internationales relatives aux comptes de patrimoine
sefforcent de dfinir la richesse nationale :
La richesse nationale est le total des divers types dactifs corporels nets et dactifs
incorporels non financiers des rsidents, plus les crances financires sur les non-rsidents,
moins les engagements financiers envers les non-rsidents (ONU, compte de patrimoine op.
cit. p. 9) ou encore, et ce qui revient au mme on peut calculer cet agrgat richesse nationale
en faisant la somme de la richesse des rsidents appels dans le systme normalis : secteurs
institutionnels
De telle sorte que le patrimoine se compose :

21

1.
2.
3.

de tous les biens corporels reproductibles y compris les biens de consommation


durables et mme non durables ;
de tous les biens non reproductibles : terres, gisement, ressources naturelles diverses
de tous les actifs incorporels : brevets, droits dauteurs, etc. et des crances diminues
des dettes (engagements).

Mais le SCN rejette expressment linclusion du K humain dans la richesse nationale


Par 2 Lvaluation du K national dans le SCN
Il sagit dune opration dlicate en raison de lhtrognit des biens qui le composent et
qui se dprcient avec le temps et dont ltalon de mesure la monnaie varie galement. De
surcrot, on ne dispose que trs peu dinformations les concernant.
Ainsi, dans la pratique a-t-on essay dapprocher la valeur de lensemble du patrimoine
partir de quelques lments communs savoir :
- les montants des successions dclares au cours dune anne par (grce ) la mthode
dite de lannuit successorale qui permet de remonter lensemble du patrimoine ;
- les revenus quon capitalise laide dun taux de renouvellement cest dire la
mthode dite du revenu ;
- les capitaux de deux annes successives (la mthode de linventaire permanent qui
tente dtablir une quation de rcurrence entre les capitaux de deux annes
successives, connaissant celui dune anne de base (cf. Hline, Etude mthodologique
du K national, Gauthier Villars, Paris 1965 p. 392 et S. BADEAU, Strauss Kahn, la
richesse des Franais pargne, plus value, hritage PUF, Paris, 1977).
Mais, en raison mme de la faiblesse des donnes sur lesquelles elles reposent, de telles
mthodes ne peuvent fournir que des rsultats approximatifs. La dtermination du patrimoine
de la nation, comme de celui des entreprises, ne peut seffectuer qu partir du bilan.
Cest llaboration dun tel bilan que vise le SCN avec lintroduction de la compt
patrimoniale.

22

Section 4 : Les agrgats en terme de flux


Evaluent les quantits globales dcrivant lensemble des oprations conomiques essentielles
effectues pendant une anne (production, rpartition des revenus et dpenses).
Il sagit de la production, de la rpartition du revenu et de la dpense dans le schma
Keynsien
Quest-ce quun agrgat ? Cest une grandeur synthtique caractristique dun aspect de
lactivit conomique
Par 1 La production (ou le produit)
La distinction entre production et produit nest plus significative aujourdhui (Voir historique
de la CN et divergences entre courant anglo-saxon et courant franais au lendemain de la
second guerre mondiale)
Lagrgat Produit est lagrgat de base du SCN, celui partir duquel sont calculs les deux
autres, savoir les agrgats revenus et dpenses.
Deux questions mritent attention. Dune part, la notion (ou le concept) de production et son
application dans la pratique. Dautre part, la dtermination du montant de la production
I
Le concept de production et son application dans la ralit (Voir cours
danalyse conomique)
La production peut sanalyser en tant que rsultat (ceci ne nous intresse pas ici : voir les
compts sociales) et comme activit. Cest sous langle dactivit que la thorie conomique
est interpelle.
Du point de vue de la thorie conomique, deux grandes coles (classiques et marxistes dun
ct, noclassiques de lautre) saffrontent sur la question de la dfinition de la production.
En simplifiant, lon peut dire ceci :
Les noclassiques considrent toute activit comme productive pour peu
quelle engendre des biens utiles (utilits), que ceux-ci soient matriels ou
immatriels.
Les classiques et Marx oprent une distinction entre travail (T) productif et T
improductif. Selon ces derniers, la valeur nat dans la sphre de la production
(Ricardo et Marx) et correspond la quantit de T socialement ncessaire
la production dun bien. Ces auteurs prennent en compte essentiellement les
biens matriels.
Dans la pratique on doit distinguer la situation des pays socialistes de celles des pays
capitalistes.
En conomie socialiste avec le systme de la balance de lconomie nationale (systme BEN)
ou de la compt du produit matriel (systme CPM), le concept de production se limite aux
biens matriels et aux services qui se rattachent la production et qui sont dits services
matriels. Il sagit notamment des services de transport de marchandises et de la rparation
des biens dquipement.
En occident : ce ntait pas lunisson non plus. On retient selon les cas tout ou partie des
services. Pourquoi ? Essentiellement pour des raisons de lacunes statistiques ou dthique
a) difficult lie aux lacunes statistiques ou aux avatars socitaux : lexemple
des services auto- consomms, cest--dire le travail des matresses de maison (cf. Alfred
Marshall et Annie FOUQUET.

23

Dj en 1890, Alfred Marshall crivait : Il y a un certain illogisme dans le fait domettre le


lourd travail domestique qui est effectu par les femmes et les autres membres du foyer
lorsquil ny a pas de domestiques .
En guise de solution pour contourner les difficults parfois relles, A. FOUQUET prconise 3
modes dvaluation :
- le manque gagner par la personne qui assure la tche domestique ;
- la somme que lon obtiendrait en faisant le mme travail dans un autre mnage ;
- la somme conomise par le mnage en assurant lui-mme le service plutt que
dacheter un bien ou un service produit dans une unit de production marchande
(restaurant, socit de services).
Ces 3 modes dvaluation (de valorisation) conduisent des rsultats diffrents variant entre
50 et 70 % de la production marchande.
Annie FOUQUET ; Une grande partie de lconomie cache : le T domestique gratuit , la
Documentation Franaise, 1980.
Il en rsulte que, lorsque la femme travaille et on paie une autre pour effectuer les tches
quelle accomplissait autrefois, la valeur des services devient comptabilisable et, est incluse
dans la production. La production du pays augmente dautant. Et, inversement, selon la
boutade bien connue, celui qui pouse sa cuisinire fait baisser la produit national.
Ce sont donc de simples raisons statistiques qui excluent ces services de la production.
b) Difficult provenant de proccupation dordre thique ou la difficult de prise en
compte de certaines activits illgales : exemples du commerce de la drogue, de la
prostitution, etc. Des auteurs, en particulier Kuznets ( National income aud industrial
structures in Economic change , Londres, 1934 pp.154-180) considre que la reconnaissance
de la lgalit correspond un jugement du corps social sur le caractre socialement productif
dune activit et, a contrario, lillgalit correspond un jugement attribuant le caractre
dimproductif une activit. Cependant, il est difficile de retenir un tel point de vue. Certaines
activits sont socialement nuisibles, donc ont une production sociale ngative ; telles sont les
productions dalcool. Dautres sont illgales ou en marge de la lgalit, en particulier le
secteur informel si tendu dans les pays africains. Or quil sagisse dun type ou dun autre, la
CN tente de les estimer pour dterminer la production. Cest donc bien plutt limpossibilit
de se procurer de donnes statistiques les concernant plutt que leur caractre illgal, qui
explique le non enregistrement de ces activits dans le produit.
En ce qui concerne les services collectifs, ils sont pris en compte par le SCN lorsquils sont
fournis par les administrations publiques, par des IPSBL et quils revtent un caractre
suprieur 0. Tel est le cas des services de sant, dducation, etc. Mais, lorsque ces services
sanalysent en des effets externes ngatifs, des nuisances (fumes dusine, pollutions de toutes
sortes) aucune comptabilisation nexiste. En toute logique on devrait, cependant diminuer le
produit du montant de telles nuisances.
Dans limmdiat, une telle solution nest gure applicable. En effet, les nuisances affectent les
ressources naturelles, lesquelles ntant pas comptabilises, on ne peut aisment enregistrer
leur diminution. Cest pourquoi les comptables japonais et amricains se sont limits de
corrections du montant du PNB sur la base dune valuation globale des nuisances.
2. La dtermination de la valeur de la production
La production est un agrgat consolid gal la somme des VA par les producteurs.
La notion de VA et sa dtermination
VA : contribution dune entreprise la formation du produit
Deux modes de calcul
VA = production marchande (CA) CI (production de bien et service reues dautres
units) ;

24

VA = apports effectifs de lentreprise la formation de sa VA = Somme des


rmunrations verss aux facteurs de la production salaires, rentes et profits
VA = RS (rmunration des salaris) + excdent dexploitation
Quant la CCF, elle est la rpartition de la charge de renouvellement du matriel sur la dure
dutilisation de celui-ci. Elle devrait figurer dans les Consommations Intermdiaires (telle est
la solution du CPM (ou du systme BEN))
VA = Rmunration des salaris + excdent exploitation
= Rmunration des salaris + excdent dexploit + CCF
= Chiffre daffaire- Cons Interm (C.A C.I)
* en principe la CCF devrait faire partie des Cons.Interm. Toutefois compte tenu des
imprcisions entachant lvaluation des amortissements, le SCN inclut celle-ci dans la
Cons.finale
De lvaluation de la production nationale
Cela soulve au premier chef la question de la dtermination du prix de comptabilisation
1) * Le prix de comptabilisation
La production est saisie au niveau du march. Or les revenus du SCN qui en sont les
contreparties sont des lments de cot. Les cots prix de production sont, en rgle gnrale,
modifis par les interventions de lEtat qui peut :
- soit lever des Impts Indirects aux fins de se procurer des recettes, de dcourager
certaines consommations ou de frapper certaines couches de revenus. Le SCN dfinit
les Impts indirects par (cf. Manuel, 1970, op.cit p.237) : les impts pays par les
consommateurs producteurs et assis sur la production (y compris les importations)
loccasion de la production, la vente ou lutilisation des biens et services. Ces impts
comprennent aussi bien les droits et taxes sur les maisons que les excdents
dexploitation des monopoles publics diminus de la marge bnficiaire normale
leve .
- soit loppos, accorder des subventions dites dexploitation, qui jouent comme des
impts ngatifs pour encourager la vente de certains produits considrs comme
indispensables (biens de grande consommation, produits pharmaceutiques, etc.) Le
SCN (op. cit. p. 240) dfinit les subventions dexploitation comme tant tous les
transferts courants de ladministration aux units de production marchande grs par
ladministration pour compenser les pertes dexploitation lorsque celles-ci sont
manifestement la consquence de la politique des pouvoirs publics visant contenir
les prix un niveau infrieur au cot de production .
Le prix de march diffre de la rmunration verse aux facteurs de production du montant
des Impts Indirects diminu de celui des subventions dexploitation ; cest--dire du montant
des impts indirects nets des subventions dexploitation.
On distingue ainsi
a) le cot des facteurs qui est la somme des rmunrations des facteurs
Cot des facteurs : revenu des salaris + excdent dexploitation + CCF
b) le prix du march qui sobtient en majorant le cot des facteurs des Impts
Indirects (I. I) nets des subventions dexploitation.
Prix du march : cot des facteurs + I. I subvention dexploit.
2) * Lvaluation de la production ou du produit
c) Sauf indication contraire, dans le SCN, la production est
calcule au prix du march. Elle est obtenue
- soit comme la somme des valeurs ajoutes (VA) au prix du march par les producteurs
PIB = VA + droits et taxes sur les importations (M)

25

soit comme la valeur des rmunrations des facteurs majores des I. I nets de
subvention dexploit.
PIB = Rmunration des salaris + excdent dexploit + CCF + I. I nets de subventions
dexploitation + droits et taxes sur M.
d) PIB = PIN + CCF.
e) La production ou le produit peut tre dtermin dans le cadre intrieur ou dans
le cadre national
PNB = PIB + Rev. des facteurs reus du RDM Rev. des facteurs verss au
RDM
Par II- La Rpartition des revenus
La conception thorique de la production retenue par la C. N et les modalits concrtes de son
utilisation dterminent la manire dont y sont apprhends thoriquement et concrtement les
revenus ; elles expliquent aussi que les comptables nationaux nvaluent pas le revenu
intrieur, agrgat qui correspondrait la production intrieure, mais seulement lagrgat
normalis correspondant au produit national : le revenu national.
A Les revenus et leur comptabilisation
1) La notion de revenu dans la C. N
Lapproche de la rpartition des revenus dans la CN est marque par lapproche de la
production ralise travers la notion de VA, et elle en fait apparatre toutes les dimensions
Dans la CN la production est cratrice de revenus puisquon y considre que la VA est utilise
dune part pour rmunrer la main duvre salarie, dautre part pour verser des intrts aux
prteurs de capitaux, enfin pour acquitter les I.I ; le solde restant la disposition de
lentreprise est dnomm revenu dexploitation.
Ainsi, faisant abstraction de la part de cette VA qui est verse lEtat en utilisant la notion de
VA au cot des facteurs, on peut crire :
VA = Rmunration des salaris (au cot des facteurs) + intrts verss aux prteurs + revenu
dexploitation
Cette approche ncessite plusieurs remarques :
a) les revenus de la CN sont dfinis comme des revenus de facteurs de production ; cest-dire que la CN reconnat comme la thorie no-classe plusieurs facteurs productifs.
Une ambigut est cependant introduite par la prsence de revenu dexploitation,
revenu rsiduel qui nest pas fonction dune contribution relle la production ; mais
qui rsulte de droit de proprit comme le fait remarquer J. Marchal : "la VA est
lorigine, proprit des entreprises qui ont fabriqu les produits elle ne demeure pas
dans les patrimoines au sein desquels elle surgit. Pour la plus grande partie, elle est
transmise par les agents producteurs dautres agents qui ont collabor luvre de
production en apportant des facteurs de production ou qui se sont vus reconnatre un
droit sur elle par la lgislation (J. Marchal : cpt nat. Op. cit. p.176)
Ainsi alors que la notion de VA pouvait tre conue comme lexpression du rapport Travail
(salaire) Capital (excdent dexploitation) puisquelle contenait la fois les salaires et les
surplus, lclatement de cette dernire catgorie est en fait une manire de masquer les
rapports de production capitalistes. [il est dailleurs difficile de reconstituer la catgorie du
surplus dans la mesure o une partie des profits peut tre distribue sous forme de salaires
(bonus des dirigeants et des cadres suprieurs)

26

b) Cet effacement des rapports de production est renforc par la manire dont sont prsents
les salaires. Les salaires n'apparaissent pas seulement comme le revenu dun facteur de
production, le T, mais ils sont aussi considrs comme le rsultat dune rpartition de la VA,
ce qui apparat lvidence comme une dformation de la ralit, le salaire, rmunration de
la force de T est le plus gnralement peru avant la ralisation de la production sur le
march, il est une dpense directement lie la production comme les C.I plutt quune partie
du rsultat de cette production. Nanmoins, cela ne change rien cet autre fait que les salaris
ne sont pays quaprs avoir effectu le travail en ce sens ils font une avance de leur travail
aux capitalistes mais ils peuvent tre pays avant que le capitaliste nait vendu les produits
quils ont contribu fabriquer ; en ce sens les capitalistes font lavance sur salaire.

2) Les catgories de revenus


a) Les diffrentes modes de dtermination des revenus: les revenus lis la production et
les revenus de transfert
a1. La rpartition primaire
Partant de la VA comme valeur des revenus, la CN est amene distinguer la rpartition
primaire des revenus de leur rpartition dfinitive
En effet, la part de VA qui choit certains agents en raison de leur contribution la
production ou des droits dont ces agents disposent sur cette production, peut tre son tour
rpartie par ces agents constituant alors des revenus pour dautres agents.
Ainsi par exemple ltat reoit une part de la VA sous forme dimpts indirects et peut
lutiliser sous forme dassistance des particuliers ou de subventions des entreprises.
Pour tenir compte de ces phnomnes la C. N distingue les revenus lis la production et les
revenus de transfert
a2. La rpartition secondaire
Dans une acception large on devrait considrer comme revenus de transfert les revenus des
agents qui nont pas dactivit de production au sens de la CN cest--dire les administrations
et les institution financires. En fait une partie de ressources de ces agents est constitue de
prlvements sur la VA (I.I, intrts, profits, impts directs, rente, etc.) si bien que la C.N
dfinit les transferts de manire trs restrictive :
"les transferts sont des versements effectus par un agent un autre sans contrepartie directe
et apparente" (lexique)
Entrent alors dans cette catgorie
- les prestations dassistance
- les subventions
- les dommages de service
- les dpenses de coopration internationale
Dans la perspective dune comptabilisation seuls sont retenus les revenus lis la production :
la prise en considration des revenus de transfert entranerait en effet une double
comptabilisation des revenus. Toutefois ces transferts sont recenss pour faire apparatre les
revenus qui ninterviennent pas dans les revenus lis la production (cotisation des
organismes internationaux, amendes, pnalits, etc.)
B. Les deux agrgats de revenu : RN et RND
Le SCN calcule lagrgat national au lieu de lagrgat intrieur
b1 Le RN
1. Le RN dune priode est gal la valeur des revenus des facteurs appartenant des
rsidents au cours de cette priode.

27

Il est donc gal


a) aux revenus verss par les agents intrieurs majors des revenus des facteurs
reus du RDM nets de ceux verss au RDM. Ces revenus nets reus du RDM
lis un emploi de facteurs, donc de T et de K sont les revenus de la socit ou
de lentreprise et des salaris.
b) la production, celle-ci tant la somme des VA, gale la valeur des revenus
des facteurs.
Lhabitude avait t prise de considrer le revenu national, sans autre qualificatif,
comme tant 1) le RNN, cest--dire moins les CCF ; 2) le revenu au cot des
facteurs, c--d net de subvention dexploit et dI.I. Autrement dit, le RN tait gal
au PNN (au c.f)
RNcf = PNB I.I + Subv. d'exploit CCF
Le SCN rompt partiellement avec cette habitude. Il calcule toujours le RN net mais non
plus au c.ot des facteurs mais au prix du march.
Ce revenu national sil est dgag dans les tableaux visant prsenter les agrgats, ne figure
pas dans les comptes consolids. Le SCN lui a prfr le RND
b2 Le RND
Cest le revenu qui reste la disposition des rsidents et qui sera librement affect par eux.
Tout comme le RN, il inclut non seulement les revenus perus dans le cadre intrieur par les
agents rsidents mais aussi ceux rsultant de transferts courants entre rsidents et RDM. Mais,
tandis que les transferts courants entrant dans la formation du RN se limitent ceux affrant
une rmunration de facteurs, le RND englobe tous les transferts courants quelle que soit
lopration laquelle ils se rapportent.
Tandis que le RN ne retient que les revenus qui sont lis une utilisation de T (salaires) ou de
K (revenus de la proprit et de lentreprise) le RND adopte une notion plus large. Il inclut
ceux qui ne sont pas lis des obligations contractuelles et qui ne sont pas la contrepartie
dune transaction accepte librement ou dune dette. Ces transferts peuvent tre des paiements
relatifs des investissements directs, des amendes, des pnalits, des redevances obligatoires,
telles des cotisations des scurits sociales trangres et autres transferts courants divers aux
ADM publiques trangres. Ces transferts sont dsigns dans le SCN par lappellation autres
transferts courants signifiant par l quils ne comprennent ni les salaires, ni les revenus de la
proprit et de lentreprise.
Mais il sagit toujours de transferts courants et non en K, c--d de transferts qui sont toujours
destins financer la production et la C mais non la formation de K et, qui sont prlevs non
pas sur la fortune mais sur le revenu.
RND = RN (au p.m) + autres transferts courants reus du RDM autres transferts
courants verss au RDM.
NB
1) Remarques sur le PNB et le RN
Le PNB (ou le RN) comme indicateur du niveau de dveloppement dun pays (problme
dadquation). Son expression per capita (par tte) est utilise comme mesure du niveau de
vie par certains conomistes.
De nombreuses critiques ont t adresses une si grande signification prte un "chiffre
unique" :
- le PNB nest pas une quantit vraie" mais simplement une expression montaire dune
grandeur globale (la production). On ne peut oprer de comparaison de diffrentes
valeurs de cet agrgat dans le temps sans procder une "dflation".

28

De mme, il est impossible de comparer les PNB de deux pays au mme moment par
simple conversion au cours de change actuel.
Toutes choses possibles seulement en prsence de structure analogues de la masse de la
production de la C soit aux deux moment diffrents du temps, soit entre les deux pays. Or
si les prix varient en mme temps que la structure des quantits produites, aucun indice
satisfaisant ne peut tre construit.
La seule apparition de biens nouveaux suffit empcher toute comparaison.
- Le RN ne nous donne aucune indication sur le revenu rellement disponible pour les
agents et mme lorsquil est calcul par tte, il laisse entirement dans lombre la
question de lingalit des revenus. Ainsi le RN/tte des mirats du golfe persique peut
supporter la comparaison avec celui de quelques Pays dvelopps (E.U par ex) alors
mme que la majeure partie de la population a un niveau de vie extrmement faible.
[Voir Cours de politique conomique]
Par 3 La dpense
A- Notion de dpense
Nous avons dfini la production comme lactivit de cration de biens et services et il avait
t possible de comptabiliser cette production non au moment et au lieu de sa cration mais
travers lutilisation qui en est faite (dans la pratique les comptables nationaux utilisent cette
mthode
pour
recenser
la
production
dun
certain
nombre de produits).
Lactivit de production donne lieu nous lavons vu la rpartition de revenus. Lutilisation de
ces revenus consiste en achats de biens et services ; elle correspond un emploi de la
production. Cest travers cette optique de dpenses des revenus que nous analyserons les
emplois de la production. Il apparat immdiatement que la diffrence entre les revenus
dpenss et la production est constitue par les flux de biens et services achets ou vendus au
RDM. Les revenus peuvent tre utiliss lachat de biens imports. Les biens exports ne
peuvent faire lobjet dachats par les titulaires de revenus.
Dpense des REV = PROD X + M
Les agrgats de dpense : DIB et DNB.
Il existe trois formules possibles de calcul de la dpense.
En effet la dpense peut tre considre comme contrepartie des autres agrgats ou faire
lobjet dune dtermination directe partir de ses composants. Dans ce dernier cas on dira que
lon se rfre une optique dpense.
a. La dpense contrepartie des
autres agrgats
Elle peut tre envisage soit comme une affection du revenu, soit comme une utilisation de la
production.
1.1 La dpense contrepartie du revenu
Si le RN (pm) est = la production, le RND obtenu partir du prcdent en ajoutant le solde
des transferts (courants) reus du RDM a pour contre partie les utilisations qui en sont faites :
Cons Finale + S (Epargne) ; c--d que le RND = DN (dpense nationale)
Etant donn que le RND est net, il en va de mme de la DN ainsi obtenue
RN (pm) + transferts non contractuels reus du RDM transferts non contractuels
verss au RDM = RND = DNN (dpense nationale nette)
NB : On admet implicitement que le revenu est consomm aussitt que peru. En ralit, il y a
des dcalages entre la perception et lutilisation. En gnral, cest ce quon appelle Lag de

29

Robertson, ou dcalage. Cest le fait que sauf exception le revenu vers au cours dune
priode nest pas consomm au cours de cette priode, mais lors de la suivante (ou dune
autre)
I.2 La dpense contrepartie de la production
La relation utilise peut tre extraite du modle Keynsien mais aussi dduite du simple bon
sens : la dpense dune priode est gale la production majore des M et diminue des X
DIB = PIB + M X
DNB = PNB (X M) = PNB + M X
NB : Toutes ces relations entre les agrgats sont dordre comptable. Elles ne sont pas toujours
vrifies au niveau des faits

b. Les composantes de la dpense


La dpense porte soit sur des biens de Consommation Finale (CF), soit sur des biens
dquipement ou dinvestissement (I).
Le SCN dsigne lI par formation brute de capital (FBK) = FBCF + Variation de stocks
DIB = Cons fin pub sur le march intrieur (mi) + cons fin prive / mi + FBK
DNB = CF + FBCF + ST.
Cons finale = Cons finale publique + Cons finale prive nationale.

Exercices dapplication :
EXERCICE 2
A partir des informations ci- aprs :
R N cf ( 39.835 ) ; CCF (2 370 ) ; Exportation (6140 );
Rmunrations des salaris verses par les branches intrieures ( 11 395 ); importations
(11 347 ); DIB ( 51 682 ); Var. de stocks ( +357 ) ; consommation prive sur le march
intrieur ( 37744 ) ; cons. publique sur le march intrieur ( 7684 ) ; PNB ( 46343 ) ;
1) La FBCF
2) Le PIB ;
3) Le Revenu Net des facteurs reus du RDM ;
4) Les Impts indirects nets de subvention.

EXERCICE 3
Soient les informations ci- aprs :
PIB (45015 ), Formation de stocks ( 133 ), Rev. des facteurs reu du RDM (1080 ). Sub.
dexploitation (1198) CCF (1100 ) ; Cons. publique sur le march intrieur ( 4 857), PNB
( 44.515 ), F.B.C.F (10.456 ), impts indirects ( 4.654 ), consommation prive sur le march
intrieur ( 24.810 )
Calculer :
a) Le revenu des facteurs vers au RDM et interprter le rsultat.
b) Le RN
c) La DIB et le RND
d) Le solde des A.T.C reus du RDM
Le solde de la balance commerciale sous la forme Exportation Importation.

30

31

Chapitre 2 Les comptes consolids ou comptes nationaux


a) Rappel de lquation linaire dduite du modle keynsien appliqu une
conomie ouverte :
Y = C + I + X- M
Y = compte produit ou PIB
C = compte Consommation ou Revenu et Dpense
I = compte Accumulation ou Capital et Financement
X-M = compte Extrieur ou RDM
b) Les 4 comptes consolids sont intgrs les uns aux autres
c) Ces comptes obissent la rgle de la comptabilit partie double
Section I Les deux principales prsentations des comptes consolids ou comptes
nationaux (Voir les tables usuelles en comptabilit nationale selon le SCN ci-aprs)
-

La prsentation dtaille des comptes consolids (CC)


La prsentation simplifie selon les comptes types

32

I LA PRESENTATION DETAILLEE des CC


Dbit
PIB et ses emplois
Crdit
1 Rmunration des salaris (17)
5 Consommation finale des administrations publiques (12)
2 Excdent net dexploitation (19) 6 moins : Achats directs des administrations lextrieur (-39)
3 Consommation de capital fixe 7 Consommation finale prive sur le march intrieur (13)
(26)
8 Variations de stocks (23)
4 Impts indirects nets de 9 Formation brute de capital fixe (24)
subventions dexploitation (20)
10 exportations de biens et services marchands (32)
11 moins : Importations de biens et services marchands (-38)
Produit intrieur brut au prix Emplois du produit intrieur brut au prix dacquisition
dacquisition
Dbit
Consommation : RND et DN
Crdit
12 Consommation finale des 17 Rmunration des salaris verss par les branches intrieures
administrations publiques
18 Rmunration nette des salaris reue du reste du monde (34-41)
13 Consommation finale prive sur 19 Excdent net dexploitation (2)
le march intrieur (7)
20 Impts indirects nets de subvention dexploitation (4)
14 Achats directs lextrieur des 21 Solde du revenu de la proprit en provenance du reste du monde
mnages rsidents (40)
(35-42)
15 Moins : Achats directs des 22 Solde des impts directs et des autres transferts courants en
mnages non rsidents sur le provenance du reste du monde (36-43)
march intrieur (-33)
16 Epargne nette (27)
Dpense nationale nette
Revenu national disponible nette
Dbit

Capital et financement
Sous-compte Accumulation brute

23 Variations de stocks (8)


24 Formation brute de capital fixe
(9)
25 Achats nets des ventes au reste
du monde dactifs incorporels
(ANVAI)
Capacit de financement de la
nation
Accumulation brute
29 Variations des crances (47)
Emplois en capital

Crdit

26 Consommation de capital fixe (3)


27 Epargne nette (16)
28 Solde des transferts en capital en provenance du reste du monde (46)

Financement de laccumulation brute


Sous-compte Accumulation financire
30 Capacit de financement de la nation (25)
31 Variations des engagements (44)
Ressources en capital

33

Dbit

Reste du monde
Crdit
Oprations courantes
32 Exportations de biens et services 38 Importations de biens et services marchands (-11)
marchands (10)
39 Achats directs lextrieur des administrations publiques (-6)
33 Achats directs des mnages non 40 Achats directs lextrieur des mnages rsidents (14)
rsidents sur le march intrieur (- 41 Rmunration des salaris (34-18)
15)
42 Revenu de la proprit (35-21)
34 Rmunrations des salaris 43 Impts directs et autres transferts courants (36-22)
(18+41)
35 Revenu de la proprit (21+42)
36Impts directs et autres transferts
courants (22+43)
37 Solde des oprations courantes
(45)
Emplois courants
Ressources courantes
Oprations en capital
44 Variations des engagements (31) 45 Solde des oprations courantes (37)
46 (-) Solde des transferts en capital en provenance du reste du
monde (-28)
47 Variation des crances (29)
Achats nets des ventes au reste du monde dactifs incorporels
(ANVAI)
Emplois en capital
Ressources en capital

34

II.

La prsentation simplifie selon les comptes types


Celle-ci suppose ou sous-entend la ralisation doprations dites de rgularisation qui se
ramnent au calcul des 3 donnes suivantes :
- La consommation finale prive nationale = Cons. Fin prive sur le march intrieur +
Achats directs des mnages rsidents lextrieur (RDM) moins Achats directs des
mnages non rsidents sur le march intrieur
- X = X du compte prcdent + achats directs des mnages non rsidents sur le march
intrieur
- M = M du compte prcdent + achats directs des Administrations publiques
lextrieur (RDM) + achats directs des mnages rsidents lextrieur (RDM)

Dbit
PIB et ses emplois
Crdit
1.3.1 Rmunration des salaris (3.3.1)
2.2.20
Consommation
finale
des
1.3.2 Excdent net dexploitation (3.3.2)
administrations publiques (3.2.20)
1.3.3 Consommation de capital fixe (5.3.3) 2.2.30 Consommation finale prive nationale
1.3.4 Impts indirects (3.3.4)
(3.2.30)
1.3.5 Moins subventions dexploitation 4.2.5 Variation des stocks (5.2.5)
(3.3.5)
4.2.6 Formation brute de capital fixe (5.2.6)
1.2.10 Exportations de biens et services
(6.2.10)
1.1.10 Moins importations de biens et services
(-6.1.10)
Produit intrieur brut
au prix Emplois du produit intrieur brut
dacquisition
Dbit
Consommation : RND et DN
Crdit
2.2.20
Consommation
finale
des 3.3.1 Rmunration des salaris (1.3.1)
administrations publiques (2.2.20)
3.4.2Solde de la rmunration des salaris en
2.2.30 Consommation finale prive nationale provenance du reste du monde (6.4.1-6.3.1)
(2.2.30)
3.3.2Excdent net dexploitation (1.3.2)
5.7.1 Epargne nette (5.7.1)
3.4.10 Solde du revenu de la proprit et de
lentreprise en provenance du reste du monde
(6.4.9-6.4.8)
3.3.4 Impts indirects (1.3.4.)
3.3.5 Moins subventions dexploitation (1.3.5)
3.6.23 Autres transferts courants reus, nets,
en provenance du reste du monde (6.6.226.6.21)
Affectation du revenu disponible
Revenu disponible

Dbit

Capital et financement
Sous-compte Accumulation brute

Crdit

35

5.2.5 Variation des stocks (4.2.5)


5.2.6 Formation brute de capital
fixe (4.2.6)
5.7.5 Achats nets des ventes, au
reste du monde, dactifs incorporels
n.d.a. (6.7.5)
5.7.8 Capacit de financement de la
nation (5.7.9)
Accumulation brute
5.8.0 Variation des
(6.8.0+5.9.0-6.9.0)
Variation des crances

5.7.1 Epargne nette (3.7.1)


5.3.3 Consommation de capital fixe (1.3.3)
5.7.6 Transferts en capital reus, nets, en provenance du reste du
monde (6.7.6)

Financement de laccumulation brute

Sous-compte Accumulation financire


crances 5.7.9 Capacit de financement de la nation (5.7.8)
5.9.0 Variation des engagements (6.9.0+5.8.0-6.8.0)
Capacit de financement et variation des engagements

Dbit

Reste du monde
Crdit
Oprations courantes
Oprations courantes
6.1.10 Importations de biens et services (-1.1.10)
6.2.10 Exportations de biens et 6.3.1 Rmunration des salaris paye au reste du monde (1.3.1*)
services (1.2.10)
6.4.8 Revenu de la proprit et de lentreprise pay au reste du
6.4.1 Rmunrations des salaris en monde (6.4.9-3.4.10)
provenance du reste du monde 6.6.21 Autres transferts courants pays au reste du monde (6.6.22(3.4.2+6.3.1)
3.6.23)
6.4.9 Revenu de la proprit et de 6.7.3 Solde des oprations courantes avec le reste du monde (6.7.2)
lentreprise provenant du reste du
monde (3.4.10+6.4.8)
6.6.22 Autres transferts courants en
provenance du reste du monde
(3.6.23+6.6.21)
Ressources courantes de la nation Emplois courants de la nation
Oprations en capital
6.7.2
Solde
des
oprations 6.7.5 Achats, nets des ventes au reste du monde dactifs incorporels
courantes avec le reste du monde (5.7.5)
(6.7.3)
6.8.0 Variation des crances sur le reste du monde (5.8.0-5..9.0)
6.7.6 Transferts en capital reus,
nets, en provenance du reste du
monde (5.7.6)
6.9.0 Variation des engagements
envers le reste du monde (5.9.05.8.0+6.8.0)
Ressources de la nation
Emplois de la nation

36

Exercice dapplication
EXERCICE 4
Des comptes nationaux lanne 1994 dun pays africain, on tire les informations suivantes :
Dpense nationale (850) ; PIB (831) ; CCF (29) ; FBCF (144) ; RPE reus du RDM (7) ; ENE
(595) ; Achats directs des AP lextrieur (8) ; Solde des transferts en capitaux en provenance
du RDM (39) ; CF Prive/mi (658) ; RPE verss au RDM (23), Exportations de Biens et
Services (249) ; Impts Indirects Nets de Subvention dExploitation (59) ; Variation des
stocks (+10) ; Variations des engagements (+40) ; CF des AP (98) ; RS verse au RDM (4),
Achats directs lextrieur des mnages rsidents (8) ; Achats des mnages non rsidents/mi
(3) ; ATC reus du RDM (77), ATC verss au RDM (14)
Travail faire :
1- Faire la prsentation dtaille des comptes
2- Aprs avoir indiqu les lments de rgularisation ncessaires, prsenter ces comptes
consolids selon la mthode des comptes types
3- Calculer le solde des revenus des facteurs reus du RDM et interprter le rsultat

37

Section II : Les comptes de branches et de secteurs institutionnels dans le SC N


Paragraphe 1 : Les comptes de branche
1) Les notions de branches dans le SCN et le SECN
2) Les comptes de branches
1) Les notions de branches dans le SCN et dans le SECN
Pour dfinir lagent branche dans le SCN, deux critres sont simultanment utiliss :
- dune part, son activit principale et dautre part, le caractre marchand ou non
marchand de sa production.
En recourant au critre activit principale, le SCN dsigne par branche ce que le comptable
national franais appelle secteur. En effet, pour dterminer dans quel groupe doit tre rang un
agent, le SCN se fonde sur lunit statistique : tablissement. Les tablissements sont des
units aussi homognes que possible du point de vue de la nature de leur production, de la
structure de leurs cots et de la technologie quelles mettent en uvre . Manuel p.78
Retenant ces deux critres, la classification repose sur une dfinition sous-jacente, fonde en
apparence sur des considrations juridiques, distinction entre Entreprises, adm. publiques,
institutions prives sans but lucratif au service des MEN et MEN.
En fonction du type dactivit quelle dveloppe, toute unit statistique appartient lun des 4
types ci-dessus. De surcrot, cette activit est soit marchande, soit non marchande
A Les branches marchandes
Sont classes dans les branches dactivit marchande tous les tablissement rsidents et les
units de mme type, publics ou privs qui produisent des biens et services pour la vente, un
p destin normalement couvrir leur cot de production (Manuel p.234)
Six branches marchandes doivent tre retenues :
1) agriculture, chasse, sylviculture et pche
2) ind. extractives, manufacturires, gaz, eau, lectricit
3) bt et TP
4) commerce de gros et de dtail
5) transports, entrepts et tlcommunication
6) services.
B Les branches non marchandes des adm. publiques.
Les tablissements figurant dans cette cat. fournissent la collectivit mais, normalement,
ne lui vendent pas, des services collectifs qui, autrement, ne sauraient tre fournis de faon
commode et cono ; de plus, ils administrent les affaires publiques et appliquent la politique
conomique et sociale de la collectivit . op. cit p.79
Ces branches se diffrencient ainsi des prcdentes par leur caractre non marchand, par des
cots souvent incomplets et par le fait que leurs ressources financires proviennent
essentiellement des adm elles-mmes.
Ces branches comprennent :
1. des organisme publics : ministre, service et bureaux des adm publiques, rouages de
ladm de lEtat, des provinces et des districts des commerces et des villes, organes
excutifs et lgislatifs quel que soit leur mode de financement
2. des tablissements qui dans certains pays relvent de ladm et dans dautres ont un
statut priv, mais sont manifestement des instruments de la politique sociale ou
conomique de lEtat : scurit sociale, certains organismes de recherche travaillant
pour ladm

38

Etant donn que le SCN inclut les services non marchands dans la production, les branches
non marchandes sont des producteurs. Toutefois, ainsi quil a dj indiqu, elles sont des
consommateurs finals.
C. Les branches non marchandes des IPSBL [producteurs + c finals]
Elles assurent aux ME N des services sociaux et collectifs des cond. satisfaisantes quil ne
serait pas possible dobtenir autrement
Appartiennent ce groupe, - les syndicats, les associations professionnelles, les partis
politiques, les amicales et clubs privs, les associations prestataires de services aux MEN, les
services denseignement, de garde denfants, de soins mdicaux et dentaires, lassistance
sociale, les services religieux, culturels, rcratifs et sociaux.
D. Les MEN [ producteur + consommateur final) : en ce qui concerne
- lactivit productrice du mnage- foyer
- lactivit de consommation du MEN inclus dans le mnage foyer + les IPSB au service des
mnages toute petite faille ne figurant pas dans les branches non marchandes.

39

2) Les comptes de branches


- Les comptes de production des branches
- Les comptes de biens et services
- Les comptes de consommation finale des branches
2.1 Les comptes de production des branches
1) Compte de production des branches marchandes
1.2.1 Consommation intermdiaire
1.1.1.1
Produits caractristiques de la
1.3.1 Rmunration des salaris
branche
1.3.2 Excdent net dexploitation
1.1.1.3 Autres produits de la branche
1.3.3 Consommation de capital fixe
1.3.4 Impts indirects
1.3.6 Moins subvention dexploitation
Emplois
Ressources
2) Compte de production des branches non marchandes des Administrations
publiques
1.2.2 Consommation intermdiaires
1.1.5 Production de services non marchands
1.3.1 Rmunration des salaris
pour compte propre
1.3.3 Consommation de capital fixe
1.1.4 Ventes de biens et services non
1.3.4 Impts indirects
marchands
1.1.2 Production de biens et services
marchands
Emplois
Ressources
3) Compte de production des Administrations prives (IPSBL / ISBL au service des
mnages)
1.2.3 Consommation intermdiaire
1.1.7 Production de services non marchands
1.3.1 Rmunration des salaries
pour compte propre
1.3.3 Consommation de capital fixe
1.1.6 Ventes de biens et services non
1.3.4 Impts indirects
marchands
1.13 Production de biens et marchands
services
Emplois
Ressources
4) Comptes de production des mnages
1.3.1 Rmunration des salaris
Emplois

1.1.8 Services domestiques


Ressources

40

2.2 Les comptes de biens et services


1) Compte de biens et services marchands : produits caractristiques de la branche X
1.1.1.1 Produits caractristiques de la branche 1.2.1 Consommation intermdiaire des
dactivit marchande obtenue dans branches dactivit marchande
cette branche
1.2.2 Consommation intermdiaire des
1.1.1.2 Produits caractristiques de la branche branches non marchandes des administrations
dactivit marchande obtenus dans publiques
dautres
branches
dactivit 1.2.3 Consommation intermdiaire des
marchande
branches non marchandes des institutions
1.1.2 Produits caractristiques de la branche prives sans but lucratif au service des
dactivit marchande obtenus dans les mnages
branches non marchandes des 2.2.4 Consommation finale intrieure des
administrations publiques
mnages
1.1.3 Produits caractristiques de la branche 4.2.5 Variation des stocks
dactivit marchande obtenus dans les 4.2.6 Formation brute de capital fixe
branches non marchandes des 1.2.11 Exportations de bien et services
institutions prives sans but lucratif au marchands
service des mnages
1.1.11
Importations
de
produits
caractristiques de la branche c.a.f
1.3.4.1 Droits et taxes sur importations de
produits caractristiques de la branche
RESSOURCES
EMPLOIS
2) Compte de biens et services non marchands : vente dautres biens et services et
importations directes des branches non marchandes des administrations publiques et
prives
1.1.4 Ventes de biens et services non 1.2.2 Consommation intermdiaire des
marchands par les branches non branches non marchandes des administrations
marchandes
des
administrations publiques
publiques
2.2.4 Consommation finale intrieure des
1.1.6 Ventes de biens et services non mnages
marchands par les branches non marchandes
des institutions prives sans but lucratif au
services des mnages
1.1.8 Services domestiques des mnages
1.1.12.2 Achats directs courants lextrieur,
des
branches
non
marchandes
des
administrations publiques
RESSOURCES
EMPLOIS
2.3) Les Comptes de consommation finale
a- Consommation finale des mnages
2.2.4 Consommation finale intrieure de
mnages
2.1.12.1 Achats directs lextrieur des
mnages rsidents
RESSOURCES

2.2.32 Consommation finale des mnages


rsidents
2.2.12.1 Achats directs lintrieur des
mnages non rsidents
EMPLOIS

41

b- Consommation finale des branches non marchandes des administrations publiques


1.1.5 Production de services non marchands 2.2.20 Consommation finale
pour compte propre
RESSOURCES
EMPLOIS
c- Consommation finale des branches non marchandes des administrations prives ou
des ISBL au service des mnages
1.1.7 Production de services non marchands 2.231 Consommation finale
pour compte propre
RESSOURCES
EMPLOIS

42

Exercices dapplication : EXERCICE 5


La comptabilit nationale dun pays na que deux (2) branches marchandes A et B.
Elle fournit pour lanne t les renseignements suivants en milliards dunits :
Produits caractristiques de la branche A obtenus dans la branche A600
Produits caractristiques de la branche B obtenus dans la branche B420
Produits caractristiques de la branche A obtenus dans la branche B.80
Produits caractristiques de la branche B obtenus dans la branche A120
Consommation intermdiaire de la branche marchande A.140
Consommation intermdiaire de la branche marchande B80
Consommation intermdiaire des branches marchandes en biens et services A120
Consommation intermdiaire des branches marchandes en biens et service B..100
Consommation intermdiaire des branches non marchandes des Administrations Publiques
60 dont 54 en biens et services A et 6 en biens et services non marchands Variation de stocks
(bien A) .160
Produits caractristiques des branches marchandes obtenus dans les branches non marchandes
des Administrations Publiques6 dont bien A : 4 et bien B : 2
Produits caractristiques des branches marchandes obtenus dans les branches non marchandes
des IPSBL : Produits A : 2 et produit B : 2
Consommations intermdiaires des IPSBL en biens et services marchands A..8
Consommations intermdiaires des IPSBL en biens et services marchands B8
Variation de stocks (biens B) ...0
Importations de biens et services marchands A..100
Importations de biens et services marchands B80
Consommation finale des mnages sur le march intrieur en biens A...300
Consommation finale des mnages sur le march intrieur en biens B 216
Consommation finale des mnages sur le march intrieur en autres biens et services 84
Rmunration des salaris verse par les branches marchandes A120
Rmunration des salaris verse par les branches marchandes B.80
Rmunration des salaris verse par les branches non marchandes des Administration
Publiques ..160, des IPSBL20
Rmunration des salaris des mnages10
Achats lextrieur des mnages rsidents80
Achats sur le march intrieur des mnages non rsidents 20
Ventes
de
biens
et
services
non
marchants
par
les
Administrations
Publiques..80
Production de biens et services non marchands pour compte propre par Administration
Publique180
Production de biens et services non marchands pour compte propre par IPSBL..40
Impts indirects verss par les branches marchandes A : 80 B : 60
Impts indirects verss par les branches non marchandes des Administrations Publiques
26
Impts indirects verss par les branches non marchandes des IPSBL2
Consommation de capital Fixe par les branches marchandes A :16 B :.24
Consommation de capital Fixe par les branches non marchandes des Administration Publique
..20
Consommation de capital Fixe par les branches non marchandes des IPSBL ..6
Formation brute de capital Fixe .240 dont en biens A : ..40 et bien B : 200
TRAVAIL A FAIRE :
Dresser les comptes de production des branches et les comptes de biens et services.

43

Paragraphe 2 : Les comptes de secteurs institutionnels (Voir les tables usuelles)


I) Les notions de secteurs dans le SCN et le SECN
A- Les secteurs institutionnels et leurs comptes
1- Dfinition des secteurs institutionnels
A la diffrence des agents branches qui correspondent des centres de dcision en matire
de production, les S.I. sont des units statistiques (agents conomiques). Alors que lunit
statistique servant la dtermination des branches est ltablissement, soit une partie de
lentreprise, lunit institutionnelle utilise pour dfinir le SI est un centre de dcision
conomique qui dans le cadre de SCN est un centre de dcision conomique qui jouit
en principe de lautonomie de dcision pour exercer ses activits, pour percevoir ses
revenus et en disposer, accumuler du capital, prter et emprunter
Le Secteur Institutionnel est dfini comme tant un ensemble dunits institutionnelles
ayant un comportement conomique analogue. Ce comportement est dtermin dune part,
par la fonction conomique principale et dautre part, par la nature et lorigine des
ressources principales.
La SCN dnombre 5 secteurs institutionnels. Il sagit de :
1) SQSNF (socits et quasi- socits non financires)
2) IF
institutions financires
3) AP
Administrations Publiques
4) Ap Administrations prives ou IPSBL / ISBL au service des mnages ; ce sont
des Institutions sans but lucratif
5) Les mnages et entrepreneurs individuels

44

II) Les comptes de secteurs institutionnels (voir Table 4 : Les comptes de secteurs
institutionnels)
- Les comptes revenus et dpenses des secteurs institutionnels
- Les comptes Capital et Financement des secteurs institutionnels
1) Compte de revenus et dpenses
A- Compte de revenu et dpense des SI strictement producteurs (SQSNF et IF)
3.4.4 Revenus prlevs par les entrepreneurs de 3.3.2 Excdent net dexploitation
quasi-socits
3.4.5 Revenu prlev par les entrepreneurs
3.4.6 Revenus de la proprit
de quasi-socits
3) Intrts
3.4.7 Revenu de la proprit
4) Dividendes
1. Intrts
5) revenus de la terre et des actifs incorporels
2. dividendes
n.d.a
3. revenus de la terre et des actifs
3.5.1 Primes nettes dassurances-dommages
incorporels n.d.a.
3.5.4(1) Indemnits dassurance-dommages
3.5.2 Indemnits dassurance-dommages
3.6.1 Impts directs
3.5.3(2)
Primes
nettes
dassurance1. Impts sur le revenu
dommages
2. autres impts directs
3.6.7 Cotisations sociales imputes
3.6.2 Amendes et pnalits
3.6.8 Prestations sociales directes des employeurs
3.6.13 Transferts courants n.d.a. verss, nets
3.7.1 Epargne nette
EMPLOIS
RESSOURCES
(1)

Au niveau des SQSNF, les indemnits dassurances-dommages nexistent quau


crdit
(2) Au niveau des SQSNF, les primes nettes dassurances-dommages nexistent quau
dbit.
(1) et (2) existent uniquement pour le compte des IF
Prime nette dassurance = Prime - indemnit.
B- Compte de revenus et dpenses des SI producteurs et consommateurs.
1) Revenu et dpense des administrations publiques
3.2.20 Consommation finale
3.3.2 Excdent net dexploitation
3.4.6 Revenu de la proprit
3.4.4 Revenu prlev par les entrepreneurs de
1. Intrts de la dette publique
quasi-socits publiques.
3. Revenus de la terre et des actifs incorporels 3.4.7 Revenu de la proprit
n.d.a
1. Intrts
3.5.1 Primes nettes dassurance-dommages
2. Dividendes
3.3.5 Subventions dexploitation
3. Revenus de la terre et des actifs incorporels
3.6.4 Prestations de scurit sociale
n.d.a
3.6.5 Allocations dassistance
3.5.2 Indemnits dassurance-dommages
3.6.6 Transferts courants n.d.a
3.3.4 Impts indirects
3.6.8 Prestations sociales directes des
1. Droits et taxes sur importations
employeurs
2. autres impts indirects
Transferts courants n.d.a
3.6.1 Impts directs
3.6.9 1. aux rsidents
i. Impts sur revenu
2. au reste du monde
ii. Autres impts directs
3.7.1 Epargne nette
3.6.2 Redevances obligatoires, amendes et
pnalits

45

3.6.3 Cotisations la scurit sociale


3.6.7 Cotisations sociales imputes
3.6.10 Transferts courants n.d.a. provenant
i.
du reste du monde
ii.
de rsidents
EMPLOIS

RESSOURCES

2) Revenu et dpense des AP (IPSBL au service des mnages


3.2.31 Consommation finale
3.3.2 Excdent net dexploitation
3.4.6 Revenu de la proprit
3.4.7 Revenu de la proprit
1. Intrts
1. Intrts
3. Revenus de la terre et des actifs incorporels n.d.a.
2. dividendes
3.5.1 Primes nettes dassurance-dommages
3. revenus de la terre et des actifs
3.6.1 Impts directs
incorporels n.d.a.
1. Impts sur le revenu
3.5.2 Indemnits dassurances-dommages
2. autres impts directs
3.6.6 Transferts courants aux institutions
3.6.2 Amendes et pnalits
prives sans but lucratif
3.6.5 Allocations dassistance
3.6.7 Cotisations sociales imputes
3.6.8 Prestations sociales directes des employeurs
3.7.1 Epargne nette
EMPLOIS
RESSOURCES
3) Revenu et dpense des mnages et entreprises individuelles
3.2.32 Consommation finale
3.3.2 Rmunration des salaris
3.4.6 Revenu de la proprit
3.4.1 Excdent net dexploitation
1.i. Intrt du crdit la consommation
3.4.5 Revenu prlev par les entrepreneurs
ii. Autres intrts
de quasi-socits.
3. Revenus de la terre et des actifs incorporels n.d.a. 3.4.7 Revenu de la proprit
3.5.1 Primes nettes dassurance-dommages
1. Intrts
3.6.1 Impts directs
2. dividendes
1. Impts sur le revenu
3. revenus de la terre et des actifs
2. autres impts directs
incorporels n.d.a.
3.6.2 Redevances obligatoires, amendes et pnalits 3.5.2 Indemnits dassurances-dommages
3.6.3 Cotisations la scurit sociale
3.6.4 Prestations de scurit sociale
3.6.6 Transferts courants aux institutionq prives 3.6.5 Allocations dassistance
sans but lucratif
3.6.8 Prestations sociales directe des
3.6.7 Cotisations sociales imputes
employeurs
transferts courants n.d.a.
3.6.12 Transferts courants n.d.a
1. aux rsidents
1. des rsidents
2. au reste du monde
2. du reste du monde
3.7.1 Epargne nette (E.5.7.1)
EMPLOIS
RESSOURCES

46

II Compte de capital et de financement


A- Compte de capital et de financement des SI strictement producteurs (SQSNF et IF)
1) Compte de capital et de financement des SQSNF
5.2.5 Variation des stocks
5.7.1 Epargne (A.3.7.1)
5.2.6 Formation brute de capital fixe
5.3.3 Consommation de capital fixe
5.7.4 Achats, nets des ventes de terrains
5.7.6 Transferts en capital reus, nets
5.7.5 Achats, nets des ventes, dactifs incorporels
n.d.a.
5.7.8 Capacit de financement (A5.7.9)
Accumulation brute
Financement de laccumulation brute
5.8.1 Or
5.7.9 Capacit de financement (A5.7.8)
5.8.2 Numraire et dpts vue transfrables
5.9.4 Titres court terme
5.8.3 Autres dpts
5.9.5 Obligation de bons long terme
5.8.4 Titres court terme
5.9.6 Actions et socits et parts de capital
5.8.5 Obligation de bons long terme
social
5.8.6 Actions et socits et parts de capital social
5.9.7 Prts court terme n.d.a.
5.8.7 Prts n.d.a.
5.9.8 Prts long terme n.d.a.
et 8
5.9.10 Apports en capital des propritaires
5.8.10 Apports en capital des propritaires dans les dans les quasi-socits
quasi-socits
5.9.11 Crdits commerciaux et acomptes
5.8.11 Crdits commerciaux et acomptes
5.9.12 Autres engagements
5.8.12 Autres crances
et 13
et 13
Variation des crances
Capacit de financement et variation des
engagements
b) Compte de capital et de financement des IF
5.2.5 Variation des stocks
5.7.1 Epargne nette
5.2.6 Formation brute de capital fixe
5.3.3 Consommation de capital fixe
5.7.4 Achats, nets des ventes de terrains
5.7.6 Transferts en capital reus, nets
5.7.5 Achats, nets des ventes, dactifs incorporels
n.d.a.
5.7.8 Capacit de financement
Accumulation brute
Financement de laccumulation brute
5.8.1 Or
5.7.9 Capacit de financement (B5.7.8)
5.8.2 Numraire et dpts vue transfrables dont 5.9.2 Monnaie mise par la banque centrale
monnaie dtenue par les institutions montaires et et dpts vue transfrables
mise par
5.9.3 Autres dpts
(i)
les institutions rsidentes
5.9.4 Titres court terme
(ii)
le reste du monde
5.9.5 Obligation et bons long terme
5.8.3 Autres dpts
5.9.6 Actions de socits et parts de capital
5.8.4 Titres court terme
social
5.8.5 Obligation de bons long terme
5.9.7 Prts court terme n.d.a. dont, passif
5.8.6 Actions de socits et parts de capital social
des institutions montaires
5.8.7 Prts court terme n.d.a.
(i)
envers des institutions rsidentes
(i)
dont prts accords par la banque centrale
(ii)
envers le reste du monde
au reste du monde.
5.9.8 Prts long terme n.d.a.
5.8.8 Prts long terme n.d.a.
5.9.9 Droits des mnages sur les rserves
5.8.10 Apports en capital des propritaires dans les techniques dassurances vie et de pension
quasi-socits
5.9.10 Apports en capital des propritaires
5.8.11 Autres crances 12 et 13
dans les quasi-socits

47

5.9.11 Autres engagements 12 et 13


variation des crances
capacit de financement et variation des
engagements
B- Compte de capital et financement des S. I producteurs et consommateurs.
1) Capital et financement des administrations publiques
5.2.5 Variation des stocks
5.7.1 Epargne nette
5.2.6 Formation brute de capital fixe
5.3.3 Consommation de capital fixe
5.7.4 Achats, nets des ventes de terrains
5.7.6 Transferts en capital reus, nets
5.7.5 Achats, nets des ventes, dactifs incorporels provenant
n.d.a
i.
de rsident
5.7.8 Capacit de financement
ii.
du reste du monde
Accumulation brute
5.8.1 Or
5.8.2 Numraire et dpts vue transfrables dont
monnaie dtenue par ladministration centrale et
mise par :
(i)
les institutions rsidentes
(ii)
le reste du monde
5.8.3 Autres dpts
5.8.4 Titres court terme
5.8.5 Obligation de bons long terme
5.8.6 Actions de socits et parts de capital social
5.8.7 Prts court terme n.d.a.
5.8.8 Prts long terme n.d.a.
5.8.10 Apports en capital des propritaires dans les
quasi-socits publiques
5.8.11 Autres crances
Variation des crances

Financement de laccumulation brute


5.7.9 Capacit de financement
5.9.2 Monnaie mise par le trsor et dpts
vue transfrables
5.9.3 Autres dpts
5.9.4 Titres court terme
5.9.5 Obligation et bons long terme
5.9.7 Prts court terme n.d.a
5.9.8 Prts long terme n.d.a.
5.9.11 Autres engagements

Capacit de financement et variation des


engagements
2) Capital et financement des administrations prives
5.2.6 Formation brute de capital fixe
5.7.1 Epargne nette
5.7.4 Achats, nets des ventes de terrains
5.3.3 Consommation de capital fixe
5.7.5 Achats, nets des ventes, dactifs incorporels 5.7.6 Transferts en capital reus, nets
n.d.a.
5.7.8 Capacit de financement
Accumulation brute
Financement de laccumulation brute
5.8.1 Or
5.7.9 Capacit de financement
5.8.2 Numraire et dpts vue transfrables
5.9.7 Prts n.d.a.
5.8.3 Autres dpts
et 8
5.8.4 Titres court terme
5.9.11 Autres engagements
5.8.5 Obligation de bons long terme
12 et 13
5.8.6 Actions de socits et parts de capital social
5.8.7 Autres crances
8.11 12 et 13
Variation des crances
Capacit de financement et variation des
engagements

48

3) Capital et financement des mnages et entreprises individuelles


5.2.5 Variation des stocks
5.7.1 Epargne nette
5.2.6 Formation brute de capital fixe
5.3.3 Consommation de capital fixe
5.7.4 Achats, nets des ventes de terrains
5.7.6 Transferts en capital reus, nets
5.7.5 Achats, nets des ventes, dactifs incorporels
n.d.a.
5.7.8 Capacit de financement
Accumulation brute
Financement de laccumulation brute
5.8.1 Or
5.7.9 Capacit de financement
5.8.2 Numraire et dpts vue transfrables
5.9.7 Prts court terme n.d.a.
5.8.3 Autres dpts
5.9.8 Prts long terme n.d.a.
5.8.4 Titres court terme
5.9.11 Crdits commerciaux et acomptes
5.8.5 Obligation et bons long terme
5.9.12 Autres engagements
5.8.6 Actions de socits et parts de capital social
et 13
5.8.7 Prts n.d.a.
5.8.9 Droits des mnages sur les rserves techniques
dassurance vie et de pension
5.8.10 Apports en capital des propritaires dans les
quasi socits
5.8.11 Crdits commerciaux et acomptes
5.8.12 Autres crances
Variation des crances
Capacit de financement et variation des
engagements

49

Deuxime partie : Quelques lments du Systme largi de CN (SECN)


Le SECN est ladaptation du SCN lconomie franaise.
Quil sagisse du cadre comptable, du cadre temporel et des principes de la dlimitation et de
la mesure de la production, les concepts tablis au niveau du SCN demeurent valables au
niveau du SECN.
Toutefois des nuances et diffrences subsistent qui fondent loriginalit du SECN. Elles sont
relatives notamment la dfinition des units conomiques (les notions de branches et de
secteurs).

CHAPITRE I- LES SECTEURS INSTITUTIONNELS


ET LEURS COMPTES
SECTION 1 : LES AGENTS ECONOMIQUES DANS LE SECN : LES SECTEURS
INSTITUTIONNELS
Lancienne comptabilit nationale franaise reconnaissait cinq (5) agents conomiques ; le
SECN dfinit aujourdhui 7 secteurs institutionnels dont six (6) rsidents et le 7 e
correspondant au RDM. Il sagit des SQSNF, des institutions de crdit, des entreprises
dassurances, des mnages (y compris les entreprises individuelles), des administrations
publiques, des administrations prives et du RDM.
Les units rsidentes qui prsentent un comportement analogue constituent un secteur
institutionnel.
Les units non rsidentes sont classes dans le Reste du monde qui ne constitue pas en soi un
vritable secteur institutionnel ; il retrace les flux qui stablissent entre les rsidents et les
non-rsidents.
Pour caractriser le comportement des secteurs institutionnels, le SECN fait appel leur
fonction conomique principale et leurs ressources principales ; cest ainsi que lon
distingue six secteurs institutionnels auxquels sajoute le RDM (cf. Tableau ci-dessous).

50

TABLEAU III-01
Comportement conomique et classement sectoriel
Secteur institutionnel
Fonction principale
Ressources principales
Socits et quasi-socits non Produire des biens et des Montant de la vente
financires
services
marchands
non
financiers
Institutions de crdit

Financer,
cest--dire Fonds
provenant
des
collecter, transformer et engagements
financiers
rpartir des disponibilits contracts
financires

Entreprises dassurance

Assurer, cest--dire garantir Primes contractuelles ou


un paiement en cas de cotisations
sociales
ralisation dun risque
volontaires

Administrations publiques

Administrations prives

Produire des services non


marchands destins la
collectivit et effectuer des
oprations de redistribution
du revenu et des richesses
nationales
Produire des services non
marchands rservs des
groupes
particuliers
de
mnages et/ ou produire sans
but lucratif des services
marchands
destins
aux
mnages

Versements
obligatoires
effectus par les autres
secteurs et reus directement
ou indirectement

Contributions
volontaires
effectues par les mnages et,
ventuellement, vente de
services marchands

Consommer et, en tant


quentrepreneurs individuels,
Mnages (y compris entreprises produire des biens et services
individuelles)
marchands non financiers

Rmunrations des facteurs


de production ; transferts
effectus par les autres
secteurs ; produits de la
vente.
Sous lappellation reste du monde , on regroupe dans un
mme ensemble de comptes les oprations entre units
rsidentes et units non rsidentes

Reste du monde

51

LES

SOCIETES

ET

QUASI-SOCIETES

NON

FINANCIERESFONCTION PRINCIPALE : produire des biens


et des services marchands non financiers destins la vente.
Ressources principales : montant de la vente
Le secteur des socits et quasi-socits non financires (SQSNF) regroupe toutes les
socits quelle que soit leur forme juridique. On trouve ainsi :
les socits prives (par exemple, Matra, BSN, Bull, ) ;
les socits publiques (par exemple, Air France, EDF, ).
De plus, ce secteur comprend les quasi-socits dont lactivit se traduit par la vente des
services. On distingue :
- les quasi-socits prives qui sont essentiellement des succursales dentreprises
trangres (non rsidentes) ayant un centre dintrt sur le territoire conomique ;
- les quasi-socits publiques qui sont des organismes publics de grande taille vendant
la plus grande partie de leur production au public (par exemple, les
tlcommunications et la Rgie commerciale des Alcools en France).
Une typologie lmentaire des SQSNF distingue les Grandes Entreprises Nationales (GEN)
des autres SQSNF et permet de mettre en vidence le rle des GEN dans lactivit
conomique globale.
En France, les GEN sont : EDF, GDF, la SNCF, la RATP, Air France, Air Inter (Air Inter
Europe), la Poste et les Tlcommunications, les Charbonnages de France.
Les sous-secteurs des GEN regroupent les SQSNF qui dpendent de lEtat et qui, par leur
taille, exercent un pouvoir de monopole dans leurs activits respectives (par exemple, EDF a
une position de monopole pour la production dlectricit).

LES INSTITUTIONS FINANCIERES


FONCTION PRINCIPALE : Financer, cest--dire collecter,
transformer et rpartir des disponibilits financires, ou grer
ces moyens de financement.
Ressources principales : fonds provenant des engagements financiers contracts
Le SECN dcompose le secteur des institutions financires (ex-institutions de crdit dans
lancienne nomenclature) en deux sous-secteurs :
- Les tablissements de crdits bancaires et assimils (ex-institutions de crdit
montaires).
Ces tablissements jouent un rle prpondrant dans la cration montaire et la gestion de la
monnaie.
Ce sous-secteur comprend la Banque de France (Banque Centrale) et les autres institutions
montaires cest--dire essentiellement les banques inscrites auprs du Conseil National du

52

Crdit (par exemple, en France, le Crdit Lyonnais, la Socit Gnrale, au Bnin, BOA,
ECOBANK, FINANCIAL BANK ).
- Les autres institutions (ex-institutions de crdit non montaires).
Pour distribuer et financer les crdits, ce sous-secteur utilise des ressources essentiellement
non montaires : dpts non transfrables (pas de dlivrance dun carnet de chques au
dposant), missions dactions ou dobligations, etc.
Dans ce sous-secteur, on trouve la Caisse des Dpts et Consignations, les Caisses dEpargne
et dautres institutions de crdit telles que les Crdits Fonciers ou les Socits
dInvestissement Capital Variable (SICAV) par exemple.

LES ENTREPRISES DASSURANCE


FONCTION PRINCIPALE : Assurer, cest--dire garantir un
paiement en cas de ralisation dun risque.
Ressources principales : primes contractuelles ou cotisations sociales volontaires

Le secteur des entreprises dassurance est dcompos en deux sous-secteurs :


- Les organismes dassurance et de capitalisation.
Ces organismes reoivent des primes librement fixes par un contrat et versent leurs assurs
des indemnits en constituant des rserves techniques importantes.
La production de ce sous-secteur reprsente 95% de lensemble du secteur des entreprises
dassurance.
- Les socits mutualistes
Les ressources de ces socits sont constitues par des cotisations sociales volontaires ; en
contrepartie, elles versent leurs adhrents des prestations sociales et ne constituent pas de
rserves techniques trs importantes car elles fonctionnent sous un rgime de rpartition.
On trouve par exemple dans ce sous-secteur, des socits mutualistes de fonctionnaires
comme le Crdit Social des Fonctionnaires (CSF) ou la Mutuelle Gnrale de lEducation
Nationale (MGEN).

LES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES


FONCTION

PRINCIPALE :

produire

des

services

non

marchands destins la collectivit et effectuer des oprations de


redistribution du revenu et des richesses nationales (patrimoine).
Ressources principales : prlvements obligatoires (impts, cotisations sociales
obligatoires) effectus sur les autres secteurs et reus directement ou indirectement.

53

On distingue trois sous-secteurs.


- Les administrations publiques centrales
Ce sous-secteur exerce une action dont la comptence et le financement sont nationaux. On y
trouve lEtat et les organismes divers dadministration centrale.
d) LEtat regroupe lensemble des services administratifs dont les dpenses et les
recettes sont retraces dans le budget gnral, les budgets annexes et les
comptes spciaux du Trsor (ces documents sont publis tous les ans dans la
loi de finances vote par le Parlement).
e) Les organismes divers dadministration centrale produisent principalement des
services non marchands, disposent de lautonomie financire, leurs ressources
tant constitues par des subventions de lEtat ou des contributions obligatoires
(taxes parafiscales par exemple) perues lchelon national.
On y trouve, les universits, les lyces, les muses nationaux, lagence nationale pour
lemploi (ANPE), etc.
- Les administrations publiques locales
Ce sous-secteur regroupe les collectivits locales (rgions, dpartements, communes) et des
organismes divers dadministration locale (syndicats, districts, communauts urbaines,
chambres de commerce, etc.).
Les ressources de ce secteur sont dorigine locale (taxe dhabitation, taxes sur les cartes grises
et les permis de conduire, droit de mutation, taxe additionnelle sur les impts locaux, etc.).
- Les administrations de scurit sociale
Dans ce sous-secteur, on trouve toutes les units institutionnelles qui distribuent des revenus
sous forme de prestations sociales partir de cotisations sociales obligatoires (par exemple,
les caisses primaires dassurance maladie), ainsi que les organismes auxquels ces units
fournissent leurs ressources principales (par exemple, les hpitaux publics).

LES ADMINISTRATIONS PRIVEES


FONCTION

PRINCIPALE : produire des services non

marchands rservs des groupes particuliers de mnages


et/ou produire sans but lucratif des services marchands
destins aux mnages.
Ressources principales : contributions volontaires effectues par les mnages et
ventuellement, vente de services marchands.
On trouve dans ce secteur toutes les formes dassociations (musicales, sportives, de tourisme,
etc.), les syndicats de travailleurs, les communauts religieuses, etc.
Les units de ce secteur reoivent en gnral des subventions provenant des administrations
publiques. Si ces subventions reprsentent plus de la moiti du total des ressources de lunit
concerne, on classe
cette dernire dans le secteur des administrations publiques ; ainsi pourrait-il en tre des partis
politiques qui seraient en majeure partie financs par lEtat lors de campagnes lectorales.

54

LES MENAGES (Y compris ENTREPRISES INDIVIDUELLES


FONCTION

PRINCIPALE :

consommer

et,

en

tant

quentrepreneurs individuels, produire des biens et des services


marchands non financiers.
Ressources principales : rmunration des facteurs de production ; transferts
effectus par les autres secteurs ; produits de la vente.
Le secteur des mnages est divis en mnages ordinaires et mnages collectifs (population des
institutions).
Les mnages ordinaires sont constitus par lensemble des occupants, dune mme unit
dhabitation prive.
Les mnages collectifs concernent toutes les personnes vivant dans des collectivits (maisons
de retraite, foyers de travailleurs, etc.).
On classe galement dans le secteur des mnages les entreprises individuelles, qui sont des
units produisant des biens et des services marchands non financiers au sein dune unit
conomique (entreprise individuelle) qui ne possde pas de personnalit juridique distincte de
la personnalit de son exploitant (entrepreneur individuel). Il sagit essentiellement des
mdecins, artisans, agriculteurs, petits commerants, etc.
LE RESTE DU MONDE
Ainsi que nous lavons signal en introduction, le SECN ne considre pas le reste du monde
comme un vritable secteur institutionnel. Il sagit en fait de la dnomination commune dun
ensemble de comptes retraant les flux entre les units rsidentes (conomie nationale) et les
units non rsidentes.

55

SECTION 2 : LES OPERATIONS ECONOMIQUES DANS LE SECN


Elles se regroupent en 3 grandes catgories : les oprations sur biens et services, les
oprations de rpartition et les oprations financires.
Les oprations sur biens et services
Elles concernent les biens et services produits partir de combinaisons de facteurs de
production. Ces oprations sont : la production, la consommation, linvestissement, les
exportations et les importations.
La production
La production marchande consiste crer des biens et des services qui schangent sur le
march (biens et services marchands) un prix qui couvre au moins la totalit des cots de
production.
Elle est value aux prix du march et hors taxes.
Tous les biens sont supposs marchands et les services marchands sont ceux dont le prix est
suprieur la moiti de leur cot de production.
La production non marchande consiste crer des services obtenus partir de facteurs de
productions schangeant sur le march : il sagit presque exclusivement des services non
marchands fournis par les administrations publiques (enseignement, police, sant, )
lensemble de la collectivit titre quasi-gratuit.
Pour valuer la production non marchande, le SECN retient les cots de production dont la
composante la plus importante est constitue par les rmunrations verses aux salaris.
La consommation
Dune faon trs gnrale, la consommation se dfinit comme la disparition de biens ou de
services.
Si on considre la vitesse (lente ou rapide) et le type (destructive ou de transformation) de
disparition, on peut distinguer trois catgories de consommation :
la consommation finale qui permet de satisfaire les besoins individuels ou collectifs avec des
biens directs ou finals : elle concerne essentiellement les mnages (biens alimentaires ou biens
durables, par exemple) et les administrations (services non marchands de sant, par exemple) ;
la consommation de capital fixe (ou amortissement conomique ) qui est la consommation
productive des biens satisfaisant un besoin par lintermdiaire dun bien final dans lequel ils
sont partiellement inclus et dont la dure de vie dpasse la dure du processus de production.
Ces biens peuvent servir dans la production de plusieurs biens finals : ce sont les biens
dquipement (ou biens de capital fixe).
Par exemple, la fabrication dun livre (bien final) ncessite, entre autres, une machine
imprimante (bien dquipement) : on considre que la machine est partiellement incorpore au
livre.
la consommation intermdiaire concerne les biens et les services marchands, autres que les
biens dquipement, utiliss dans le processus de production dun bien final ; il sagit des
biens intermdiaires : ils sont entirement inclus dans le bien final produit.
Ainsi, le papier (bien intermdiaire) est compltement incorpor au livre.
Linvestissement
Dans la Comptabilit Nationale, linvestissement se dcompose en :
Formation Brute de Capital fixe (FBCF) : valeur des biens durables acquis par les units de
production pour tre utiliss pendant au moins un an dans le processus de production.

56

La FBCF comprend essentiellement des btiments, des logements, des machines, de


loutillage, du matriel de transport,
La FBCF des mnages ne concerne que lachat de logements ; les achats des autres biens
durables par les mnages (hors entrepreneurs individuels) sont comptabilits dans la
consommation finale.
Variation de stocks : diffrence de la valeur des stocks en fin danne et valeur des stocks en
dbut danne.
Les stocks comprennent tous les biens, autres que les biens dquipements, dtenus un
moment donn par les units de production.
Si la variation de stocks est positive, elle reprsente une valeur nette accumule et correspond
un investissement en stocks.
Si la variation de stocks est ngative, elle reprsente un dstockage ou dsinvestissement en
stocks.
Les exportations et les importations
Les exportations comprennent tous les biens et services qui sortent dfinitivement du territoire
conomique destination du Reste du monde : transferts des units rsidentes des units non
rsidentes.
Rappelons quune unit institutionnelle est rsidente si elle effectue des oprations
conomiques sur le territoire conomique pendant au moins un an (elle a un centre dintrt
sur le territoire conomique).
Lvaluation des exportations de biens seffectue sur la base des factures FAB (franco bord,
FOB, en anglais free on board ) : au prix du bien export, on ajoute uniquement les frais de
transport jusqu la frontire franaise ; les frais dacheminement partir de la frontire
franaise jusquau destinataire ne sont pas pris en compte.
Les importations reprsentent la valeur des biens et services fournis par les units non
rsidentes des units rsidentes.
Les importations svaluent sur la base des factures CAF (cot, assurance, fret) : elles
comprennent le prix du bien import ainsi que tous les frais de transport et dassurance
ncessaires son acheminement jusqu la frontire franaise.
Les indicateurs traditionnels du commerce extrieur sont le solde commercial, le solde
extrieur et le taux de couverture.
Le solde (ou balance) commercial(e) est lcart entre les exportations et les importations de
biens (ou de marchandises).

Solde commercial = exportation de biens - importations de biens


Si le solde est positif, on dit quil y a un excdent commercial.
Si le solde est ngatif, on dit que lconomie prsente un dficit commercial.
Si le solde est nul, on dit quil y a quilibre commercial.
En 1995, le solde commercial de la France a t excdentaire et sest tabli un niveau de
59,5 milliards de francs en donnes CAF/FAB et de 104,5 milliards de francs en donnes
FAB/FAB.
TAF : Quels en sont les lments correspondants pour le Bnin sur une dcennie depuis
1990 ?
Le solde (ou balance) extrieur(e) est lcart entre les exportations et les importations de biens
et services.
Solde extrieur = exportation de biens et services - importations de biens et services

57

Ainsi, le solde extrieur comprend, outre les biens, lensemble des services changs
(transports, assurances, services financiers, tourisme, etc.).
Le solde extrieur de la France en 1995 a t de 183 milliards de francs en donnes FAB/FAB.
TAF : Idem que ci-haut
Le taux de couverture (en %) est le rapport entre la valeur (ou le volume) des exportations de
biens et la valeur (ou le volume) des importations de biens.
taux de couverture

exportation
importations

de

biens

debeins

100

Un taux de couverture (des importations par les exportations) gal 100% signifie que le
commerce extrieur est en quilibre.
En 1995, le taux de couverture de 108% des changes FAB/FAB de la France (y compris le
matriel militaire), reflte une ample couverture des importations par les exportations.

LA VALEUR AJOUTEE
Dfinition de la valeur ajoute brute
La valeur ajoute brute est la diffrence entre la valeur de la
production et la valeur de la consommation intermdiaire correspondante.
Valeur ajoute brute = production consommation intermdiaire

Il est clair que lexistence du processus de production suppose que la consommation


intermdiaire nexcde pas la production. Dautre part, le vritable apport productif dune
entreprise est mesur, non pas par la valeur de la production, mais par la valeur ajoute : il
faut en effet soustraire de la valeur de la production totale (chiffre daffaires), la valeur des
achats de biens intermdiaires que lentreprise a effectus auprs dautres entreprises, au titre
de sa consommation intermdiaire propre.
De mme au niveau de lactivit nationale, la somme des valeurs ajouts par toutes les
branches de production a un rel sens conomique et reprsente la richesse nationale issue de
la production au cours dune priode considre (la somme de toutes les productions naurait
pas grand sens car on compterait deux fois la production : celle dune entreprise et la partie de
la production utilise par les autres entreprises pour leurs consommations intermdiaires).
Bien que lestimation de la consommation de capital fixe pose des problmes
mthodologiques importants, on dfinit galement la valeur ajoute nette.

Valeur ajoute nette = valeur ajoute brute - consommation de


Dfinition de la valeur ajoute
nette
capital fixe
La valeur ajoute nette est la diffrence entre la valeur ajoute brute
et la consommation de capital fixe.
58

ou

Valeur ajoute nette = production - consommation intermdiaire


- consommation de capital fixe
La valeur ajoute nette nationale mesure alors lapport productif national rel et le revenu
national net en est la contrepartie montaire exacte.

LEQUILIBRE RESSOURCES-EMPLOIS
Les oprations sur biens et services permettent de suivre le flux global des produits depuis
leur origine jusqu leur utilisation pendant une anne.
Pour un pays :
lorigine des biens et services constitue les ressources ;
lutilisation des biens et services constitue les emplois.
Les ressources et les emplois dune conomie sont :
Ressources
Production
Importations

Emplois
Consommation finale
Consommation intermdiaire
Formation brute de capital fixe (FBCF)
Variation de stocks
Exportations

Les emplois tant aliments par les ressources, il sensuit lgalit comptable :
, soit :

Ressources = Emplois
Production + Importations = Consommation finale

+ Consommation
intermdiaire
+ FBCF+ Variation de stocks
+ Exportations
Remarquons que ce sont les variations de stocks (positives ou ngatives, places par
convention en emplois) qui assurent lquilibre, cest--dire lajustement entre la production
et/ou les importations de biens et services et tous leurs emplois.

LES OPERATIONS DE REPARTITION

59

Les oprations de rpartition retracent la rpartition et la redistribution de la valeur ajoute,


cest--dire du revenu national, entre les diffrentes units conomiques. Elles se subdivisent
en deux catgories : les transferts courants et les transferts en capital.
Les transferts courants
Il sagit de la redistribution de la valeur ajoute en contrepartie dune prestation de la part des
units conomiques, leur permettant de dterminer leur revenu disponible.
Par leur volume, les transferts courant sont les plus importants. On y trouve :
la rmunration des salaris (salaires et cotisations sociales), qui reprsente le cot du facteur
travail ;
les impts lis la production et limportation (droits de douane, TVA, taxe professionnelle,
) qui constituent un transfert sans contrepartie au profit de lEtat ;
les subventions dexploitation et limportation verses par les administrations publiques ou
les institutions communautaires europennes certaines units conomiques pour leur
permettre de diminuer leurs prix de vente ;
les revenus de la proprit et de lentreprise qui constituent la rmunration du capital
financier (intrts, dividendes, ) et du capital foncier (fermages, ) ;
les oprations dassurance dommages (primes et indemnits dassurance contre le vol,
lincendie, ) ;
Les transferts en capital
Ils concernent les transferts qui soprent loccasion des oprations dutilisation du capital
(pargne et investissement).
Ils comprennent essentiellement :
les aides linvestissement, de la part des administrations publiques, qui sajoutent
lpargne des units concernes, pour les aider financer leurs oprations de formation brute
de capital fixe ou dachat de logements (primes dpargne logement, par exemple) ;
les impts en capital (droits sur les successions, ) ;
les autres transferts en capital (participation des entreprises leffort de construction,
donations, ).

LES OPERATIONS FINANCIERES


A lissue des oprations sur biens et services et des oprations de rpartition. Certains secteurs
conomiques sont en mesure de prter (ils ont un solde excdentaire) : ils dgagent une
capacit de financement. Dautres secteurs sont, au contraire, contraints demprunter : ils
manifestent un besoin de financement. Les secteurs dficitaires doivent donc faire appel des
secteurs cranciers pour satisfaire leurs besoins.
Cest ce stade quinterviennent les intermdiaires financiers et les oprations financires qui
concernent la cration et la circulation des moyens de paiement et qui retracent les flux de
crances et de dettes entre tous les secteurs conomiques.
Le SECN distingue quatre types doprations financires :
Les instruments de paiement
moyens de paiement internationaux (or, devises, ) ;
moyens de rglement en francs : il sagit de la monnaie qui est un moyen de paiement
parfaitement liquide, permettant dteindre une dette sans dlais et sans cots de transaction,
compte tenu du fait que tous les agents conomiques dun espace national donn, acceptent la
monnaie comme instrument de paiement.
La monnaie comprend les billets de banque (monnaie fiduciaire), les pices mtalliques
(monnaie divisionnaire) et les dpts vue dans les banques (monnaie scripturale).
Les instruments de placement
actions et autres participations (crances qui reprsentent une partie de la proprit dune
entreprise) ;

60

obligations (titres long terme, dune dure suprieure cinq ans, mis par une entreprise ou
par lEtat) ;
titres du march montaire (bons du trsor ngociables, bons du Crdit Foncier, etc.) ;
autres liquidits (placements vue, dont les livrets de caisse dpargne et les compotes
dpargne- logement ; pargne contractuelle, dont les plans dpargne- logement).
les instruments de financement
prts court terme (financement des besoins de trsorerie des mnages et des entreprises,
dure des prts infrieure deux ans) ;
prts moyen et long terme (financement des investissements en biens dquipement des
entreprises ou des investissements en logements des mnages, dure comprise entre deux et
cinq ans pour les prts moyen terme et suprieure cinq ans pour les prts long terme) ;
les rserves techniques dassurance
En prvision des sommes quelles auront verser leurs assurs loccasion de sinistres de
diverses natures, les entreprises dassurance constituent des rserves techniques dont le
montant est gal aux remboursements estims.
Tableau rcapitulatif des oprations conomiques du SECN
OPERATIONS SUR BIENS OPERATIONS
DE OPERATIONS
ET SERVICES
REPARTITION
FINANCIERES
Ressources
Transferts courants
Instruments de paiement
Production
Rmunration des salaris
Moyens
de
paiement
Importations
impts lis la production et internationaux
Emplois
limportation
Moyens de rglement en
Consommation finale
subventions dexploitation et francs
Consommation intermdiaire limportation
Instruments de placement
FBCF
revenus de la proprit et de Actions
et
autres
Variations des stocks
lentreprise
participations
Exportations
oprations
assurance Obligations
dommages
Titres du march montaire
autres transferts courants sans Autres liquidits
contreparties
Instruments de financement
Transferts en capital
Prts court terme
Aides linvestissement
Prts moyen et long terme
Impts en capital
Rserves
techniques
Autres transferts en capital
dassurance

61

Les comptes doprations


Les oprations sont des flux conomique (qui peuvent connatre
* Elles peuvent tre regroupes en fin des SI quelles conservent : lobjet des comptes de
secteurs
* Elles peuvent se classer selon la nature de lactivit conomique concern : lobjet des
comptes doprations
les comptes doprations, sont des comptes conomique, ils masquent la relation bilatrale
existant entre les SI concerns.
En change de cette perte dinformations indniable, les comptes doprations permettent des
dcompositions plus dtailles que celles qui figurent dans les comptes de secteur.
La structure schmatique de cette compte dopration se prsente comme suit :
Emplois
ressources
SI metteurs
SI rcepteurs
A
B
C
Total
Operations
A
B
C
Total
X1
X2
X3
X
3 grandes catgories doprations :
- opration sur B et S
- opration de rpartition
- oprations financires
Pour la 1re et la 3me catgorie existent des tableaux spcifiques, reposant sur des
nomenclatures diffrentes de celles des comptes doprations, ou plus dtailles :
Le tableau dentres sorties et le TOF donne la fin donnent des informations
supplmentaires et le cadre comptable qui permet des prvisions spcifiques
f) Les opration sur Biens et Services
Ce sont les oprations par lesquelles sont assures la cration, la transformation, la circulation
ou lutilisation dun B ou dun S.
1.
La description des oprations sur B et S
Elles sont au nombre de 6 :
1. la production (P) 2. la cons. (c) 3. la FBCF (I)
4. la variation des stocks (AS) 5. les exportations (X) 6. les importations (M)
Les oprations avec le RDM (X et M), sont symtriques et seront tudies simultanment.
Entre toutes ces oprations un quilibre fondamental :
P + M = C + I + X + AS
2)
La production
Selon le SECN, la production est lactivit conomique socialement organise consistant
crer des B et des S schangeant habituellement sur le march et/ou obtenus partir de
facteur de Y schangeant sur le march.

62

1.
La notion de branche
Pour tudier la Y, on prfre utiliser comme unit statistique, non les SI, mais les units de Y
homogne. On appelle UPH le dmembrement dunit institutionnelle qui labore partir
dautres produits un produit et un seul : lUPH se dfini donc % une nomenclature de bien et
service : un produit, un poste de cette nomenclature de bien et service.
LUPH peut tre une unit institutionnelle (UI) ; le plus sont, cest une unit abstraite : on est
oblig de dcouper les entreprises activits multiples en ateliers spcialiss que lon
regroupe par produits homognes.
De mme que les UI sont regroupes en SI, les UPH sont regroupes en branches.
Dans le SECN, tous les SI exercent la fonction de production ainsi que le rsume le tableau
ci-aprs :
Production de B Production de Production de S
(tj marchands) S marchands
non-marchands
SQS N F
Entreprises
indivi
(mnages)
ADM. Publ
ADM. Prives
MEN (S domestiques)
Inst de credit
Epses dassurance

xx
xx
x
x
-

xx
xx
x
x
xx
xx

sphre non marchand

xx
xx
x
sphre non
marchand

Cf. J. MARCZEWSKI et R. GRANIER, Compt Nat., 3eme d. Prcis Dalloz, 1978 p.175
xx fn principale
x fn secondaire, subsidiaire, ou rsiduelle
3)

La C se dcompose en CI et CF
1.
La CI
Cest la valeur des biens et services marchands dtruits au cours de la priode dans le
processus courant de Y. Elle ne comprend pas la CCF. Cest un CYtve. Elle se distingue de la
FBCF dans la mesure o elle porte sur des biens dont la dure de vie est infrieur la priode
annuelle.
On distingue la CI externe et linitial C (e.i de produits provenant de la branche ou de produits
similaires imports). Ex : le ptrole brut consomm par une raffinerie, la fonte c par une usine
sidrurgique.
2.
La CF
Cest la valeur des biens et services utiliss pour la satisfaction directe des besoins humains,
que ceux-ci soient individuels (CF des mnages) ou collectif (CF de services non-marchands
par les ADM publique ou prives).
Par convention, les SQS, les IC et les entreprises dassurance nont que de la CI et par de CF.
On dit une CF marchande et une CF non-marchande.
- la CF marchande

63

Les produits destins la CF sont considrs comme c ds quils sont achets par le mnage :
les biens durables sont considrs comme c lanne de leur achat et seul le logement subit un
traitement diffrent : lachat de logement neuf est en effet considr comme formation de K
fixe.
Le CF des biens et services marchands par les MEN est value au prix dacquisition au
comptant sur le march et toutes taxes comprises.
- La CF non-marchande
Par un grand sub de services non-marchande, lutilisateur nest pas identifiable : les services
dadministratifs gale ou de dfense nationale, par exemple constituent des services collectifs
indivisibles.
Aussi les comptables nationales ont-ils renonc ventiler les services, non-marchands entre
leurs divers utilisateurs et ont-ils dcid que les services non-marchands taient c titre final
par les ADM qui les ont produits (ou par les mnages en ce qui concerne les services
domestiques)
La c finale des services domestiques par les mnages est gale la priode de services fournis
par le personnel domestique.
La c finale des ADM est gale la y de services non-marchands, dduction faite des
paiements partiels des mnages (au cas o la gratuit nest pas totale)
4)
La FBCF
Cest la valeur des biens dont la dure dutilisation est suprieure un an ( lexception de
ceux dune valeur infrieur 1000 f, inclus dans la CI), et qui sont utiliss, au cours du
processus de y, par les units productrices rsidentes.
Toutefois, les biens durables acquis par les ADM militaires sont considrs par convention,
comme une CI des Administrations publiques : la construction dun paquebot est considre
comme FBCF, alors que la constitution dun cuirass est comptabilise en CI.
Les acquisitions de terrains et dactifs incorporels ne font pas partie de la FBCF.
La FBCF, comme la CI, est value au p dacquisition sur le march, hors TVA dductible.
5)
La variation des Stocks
Les stocks comprennent tous les biens dune dure de vie infrieur un an dtenus qu un
moment donn par les units productrices rsidentes.
Les stocks sont des produits conservs en vue dune utilisation ou dune vente future. On
distingue les biens stocks chez les utilisateurs et dans le commerce des biens stocks chez les
producteurs. Dans les comptes de flux, la CN nenregistre que les biens des stocks au cours de
lanne et non leur montant. Par convention, ni les mnages, ni les branches non-marchandes
des administrations une stockent.
La AS reprsente la diffrence entre les entrs en stocks et les sorties de stocks, valus aux
prix du march au jour de la transaction (p dacquisition par les biens acquis auprs dautres
units, p de y par les biens fabriqus par lunit e-m)
6)
Les oprations avec le RDM
Ce sont les X de biens et services hors du territoire conomique, cest la valeur de tous les
biens neufs ou existants qui sortent dfinitivement de territoire conomique distinct du
RDM et de tous les services fournis par les units rsidentes des units non rsidentes,
lexception des services consomms par les mnages non-rsidents sur le territoire
conomique (tourisme par est la defn des M de biens et services sur le territoire conomique
est symtrique.
Les X sont valus FOB ; LES m CAF

64

Les X et M des services marchands comprennent les services de transport, dassurance, de


communication et autres services et sont valus au pm.

Conclusion
En rsum, il faut noter quun produit donn nappartient pas tel ou tel emploi final
uniquement en fonction de sa nature, mais en fonction de sa destination.
Ainsi un hectolitre de fuel achet lanne n et utilis lanne n + 1 sera class en :
- Variation de stocks sil est achet par les SQS, les entreprises dassurance, les
institutions de crdit, ou les Entrepreneurs individuels,
- C finale sil est achet par un mnage
- C intermdiaire sil est achet par une ADM
De mme lachat dune automobile sera enregistr comme :
- C finale, si elle est achete par un Mnage rsidant
- C.I sil est achet par une ADM militaire
- FBCF, si elle est achete par une unit productrice rsidente,
- X, si elle est achete par une unit non rsidente
Les tableaux des pages suivantes rsument les emplois finals des biens et services, et le
systme de p utilis pour valoriser les biens et services
Empois final des biens et services
Consommation Consommation
finale des
finale des
mnages
administrations
publiques
Biens .
X
Services
marchands ..

Consommation
finale des
administrations
prives

Formation Variations
brute de
de stocks
capital fixe

Exportations

Services non
X
X
X
marchands
5) Services des intermdiaires rendus hors des transactions sur biens dquipement.
6) Sont repris ici la consommation de services domestiques et les paiements partiels des services non
marchands des administrations publiques
Les cases hachures indiquent des emplois impossibles
Les X correspondent des flux peu importants

65

SECTION 3 : LES COMPTES DE FLUX DES SECTEURS


INSTITUTIONNELS
Ils sont au nombre de six (6), savoir :
compte de production
compte dexploitation
compte de revenu
compte dutilisation de revenu
compte de capital
compte financier
Les 5 premiers comptes sont dits comptes non financiers et couvrent les deux premires
catgories doprations (oprations sur B et S et oprations de rpartition). Ils traduisent les
flux rels au niveau de lactivit conomique et trouvent en principe leur contrepartie dans les
flux financiers que retrace le compte financier.
Les diffrents comptes non financiers sont relis les uns aux autres par lintermdiaire de leurs
soldes : il sensuit que le solde du compte de capital est considr comme la synthse des 5
comptes non financiers. Ce solde, est lajustement prs quilibr par le solde du compte
financier. Do :

Cap. De fin. ()= SCD Ajustement

66

A. Le contenu des comptes de flux des S.I.


Comptes de flux des secteurs institutionnels
Emplois
Ressources
COMPTE DE PRODUCTION (C1)
Consommation intermdiaire
Production
Valeur ajoute brute
COMPTE DEXPLOITATION (C2)
Rmunration des salaris
Valeur ajoute
Impts lis la production
Subventions dexploitation (reues)
(sauf T.V.A. grevant les produits)
Excdent brut dexploitation
COMPTE DE REVENU (C3)
Subventions dexploitation (verses)
Excdent brut dexploitation
Revenus de la proprit et
Rmunration des salaris
de lentreprise (intrts, dividendes verss)
Impts lis la production et
Oprations assurance dommages
limportation (reus) (y compris la
Autres transferts courants
T.V.A. perue par les
(Impts sur le revenu, cotisations sociales,
administrations pub.)
prestations sociales verss)
Revenus de la proprit et de
lentreprise (intrts, dividendes
Revenu disponible brut
reus)
Oprations dassurances dommages
Autres transferts courants (impts
sur le revenu, cotisations sociales,
prestations sociales reus)
COMPTE DUTILISATION DU REVENU (C4)
Consommation
Revenu disponible brut
Epargne brute
COMPTE DE CAPITAL (C5)
Formation brute de capital fixe
Epargne brute
Variation des stocks
Transferts en capital (aides
linvestissement, impts en capital
reus)
Acquisitions nettes de terrains et
dactifs incorporels
Transferts en capital (verss)
Capacit (+) ou besoin (-) de financement
COMPTE FINANCIER (C0)
Flux nets de crances
Flux nets de dettes
Moyens de paiement internationaux
Moyens de rglements en francs et autres liquidits
Titres du march montaire, obligations actions et autres participations
Prts
Rserves techniques dassurance
Solde des crances et dettes
Ajustement
Source : I.N.S.E.E. (1987), p. 28.

67

Remarques
Le tableau des comptes ci-dessus prsente une structure gnrale des comptes. La
connaissance des spcificits des diffrents secteurs prmunit contre toute tentation de
construction mcanique des comptes
Par exemple :
les secteurs institutionnels strictement producteurs (SQSNF, IC, Entreprises dassurance) ne
prsentent pas de consommation finale, leur RDB = leur SB ;
seuls les mnages (y compris les entreprises individuelles peuvent justifier des rmunrations
de salaris en ressources du compte de revenu ;
les administrations publiques seules peroivent des impts.
Principes denregistrement des soldes des comptes des S.I.
Comptes non financiers
SIR, Solde = R E, enregistr en Emploi
RDM, solde = E R, enregistr en Ressources
Comptes financiers
SIR solde FNC FND, enregistr en FND
RDM solde FND FNC, enregistr en FNC

Exercices dapplication
A)
EXERCICE
Soient les informations suivantes relatives aux oprations dun secteur institutionnel
au cours dune anne (t), production totale (100) ; cons. finale (60) ; salaires verss
(10) ; salaires reus (80) ; variation nette du capital investi en actions (20) ; intrts
et dividendes reus (5) ; impts sur le revenu verses (30) ; prestations familiales
reues (7) ; variation nette des avoirs en monnaie (60) ; FBCF (25) ; versement de
la taxe sur les salaires (1) ; montant des emprunts raliss au cours de lanne (t)
[76] consommation intermdiaires (60) ; intrts verss (2).
TAF :
Classer les diffrentes oprations par grande catgorie
Reconstituer les diffrents comptes de flux du Sect. Inst.
Pour lanne (t + 1), il est prvu que la FBCF va crotre de 20 %.
Mais on sait que le solde du compte "utilisation du revenu" du Sect. Inst. ne peut varier.
Comment, dans ces conditions, pourront squilibrer les comptes de flux du Sect. Inst. en
lanne (T + 1) ?

68

Chapitre 2 Les tableaux de synthse


Les tableaux de synthse de la comptabilit nationale prsentent une vision globale de
lactivit conomique nationale. Ils sont au nombre de trois :
- le tableau conomique densemble (T.E.E.)
- le tableau doprations financires (T.O.F)
- le tableau des entres-sorties (T.E.S)
Le T.E.E. rend lui seul compte de lensemble du systme de comptabilit nationale : T.O.F.
et T.E.S. ne sont que des dveloppements de certaines parties de ce tableau central.
Section 1 Le Tableau conomique densemble (T.E.E.)
Le T.E.E. dcrit lensemble des oprations effectues par lensemble des secteurs. Il est
spcifique au systme franais de comptabilit nationale (S.E.C.N.)
A) Les comptes de secteurs
Ces comptes se lisent en colonnes :
- avec, gauche, les emplois ; droite, les ressources.
- Chaque compte de secteur est quilibr.
A un poste dajustement prs, le besoin (ou la capacit) de financement du secteur est gal (et
de signe oppos) au solde des crances et des dettes).
2. Les comptes doprations
Ces comptes apparaissent dans lordre des comptes de secteurs, ordre dfini par le sigle
P.E.R.U.C.
- Chaque ligne est quilibre.
- Les oprations de rpartition et les oprations financires sont ncessairement
quilibres ligne ligne, puisque toute opration de ce type constitue la fois une
ressource pour un secteur et un emploi pour un autre.
- Les oprations sur biens et services sont quilibres artificiellement ligne ligne, par
intervention dune huitime colonne, dite compte de biens et services.
La prsentation du compte de biens et services est inverse par rapport celle des comptes de
secteurs : les ressources de ce compte figurent gauche et les emplois droite du tableau.
Le compte de biens et services prsente un double objet :
- il permet dintgrer la T.V.A et les droits de douane, qui sont des ressources pour les
administrations publiques sans pour autant constituer un emploi pour les autres
secteurs ;
- il permet dquilibrer ligne ligne les oprations sur biens et services. On parvient de
la sorte une criture de lquilibre Emplois-Ressources plus gnrale que celle
obtenue jusqu prsent :
Production = Consommation intermdiaire + Importations + Consommation finale + Droits
de douane + Formation brute de capital fixe + T.V.A + Variatios de stocks + Exportations
Le T.E.E rsum pour lanne 1992 est reproduit au tableau ci-aprs :
Tableau

Le TEE rcapitule tous les comptes de flux de tous les secteurs institutionnels du SECN.
Il prsente en colonne les S.I (en emplois et ressources) et en ligne les oprations
conomiques et les soldes comptables.

69

Les utilisations du TEE


Le TEE offre la structure de base de la prvision CT et dans une gde mesure celle MT (la
planification).
On sappuie sur le TEE pour analyser lactivit conomique prsente et passe.
Pour chaque anne, le TEE fournit une vue synthtique de la manire dont lquilibre
conomique sest ralis.
Si lon dispose dune suite chronologique de TEE, on peut suivre lvolution des structures
conomiques dun pays.
A partir du TEE, on peut calculer certains agrgats et des ratios significatifs de lvolution de
la situation conomique dun pays.
Ex : * PIBpm = VAB des S.I.R Ajustements sur services bancaires imputs + TVA grevant
les produits + Droits de douane
* Quelques ratios
a) Prop moyenne cons = Cons des Men
RDB des Men
b) Prop moyenne pargner : Epargne des Mn
RDB
c) Prop marginale cons =

C +
r

c c
RDB RDB
1

d) Elasticit de la C par rapport au revenu : cest le rapport de la propension


marginale C sur la propension moyenne C.

C
C RDB = C RDB

RDB =
RDB
C
C
RDB
C
RDB
e) Prop. moyenne exporter et importer = X ET M
PIB
PIB
f) Prop. marginale exporter et importer = X et M
PIB
PIB
g) Taux de prlvement obligatoire dans une conomie :

Impt + cotisation sociales effectives


PIB
h) Taux dautofinancement (propre aux secTeurs strictement producteurs) =
EB ou Eparg neBrute
FBK
FBCF
i) Taux dinvestissement :

FBCF
VAB

j) Taux dpargne financire = Cap. De finance (


) 100
RDB
k) Taux de marge (secteurs producteurs) = EBE 100

VAB

70

Exercices dapplication
Exercice 7 : Construction d'un T.E.E. fictif

71

EMPLOIS
IF/
SQS Mn. EA Adm. RDM GS/uF S
215
215
205
536
520
328
51
160

81
216
38
7
196

30

70
956

24
9

149
4
17

541
156
371
7

91

33

135

29

33

321

13

22

43

40
72

304
700
602

13
24

265

17

639
997
799

87
1
5

66
1
0

5
0
4

1
12

188
3
21

RESSOURCES
IF/
SQS Mn. EA Adm. RDM GS/uF

Opration
Exportations
Importations
Produits
1056 297 82
Consommations intermdiaires
Valeur ajoute brute
Subventions d'exploitations
reues
19
5
Rmunration des salaris
Impts lis la production
Excdent brut d'exploitation
160 176
Subventions d'exploitations
verses
Ajustement pour services
bancaires imputs
Revenus de la proprit et de la
l'entreprise
20
67 185
Oprations d'assurancesdommages
5
18
18
Transferts courants sans
contrepartie
24 251
8
Revenu disponible brut
72 700 24
Consommations finale
Epargne brute
Formation brute de capital fixe
Variation des stocks
Transferts en capital
5
2
2
Capacit (+) ou besoin (-) de
financement

205

S
215
205

238
956
2
3
10

31
541
156
371

15

34

321

43

341

15

329
997
799

17

12

188
3
21

72

1)
2)
3)
-

Complter le TEE ; Expliquer la dernire ligne


Ecrire lquilibre global Emplois -Ressources.
Calculer :
le PIB selon les 3 optiques ;
le Revenu National Brut

73

Exercice n 8
B) LE TEE 1982 (PARTIE)

74

Mnag

Inst. Crd.

Adm, Pub.

Autres- Reste
Autres S.I.R. du m.

BdF Autres Etat

Total

Oprations

Socit.

Rev. disp. brut


352,7 221,4

9,3

50,1

6,7

419,3

40,9

11

2,1

37,6

0,2

29

15,2

89

7,5

-3,1

0,6

0,4

161,1

13,2

50,9

64,1

16,9

163,7

3,3

60,4

30

40,9

326 271,5

Autres- Reste
BdF Autres Etat Autres S.I.R. du m.

14,7

8,9

12

3,1

0,8

Compte financier
0,3 1,1.

Flux nets de dettes

-0,6

37,2

222,5 Dpts non mont.


327,1 Titres (act., oblig.)

11,4

4,6

33,6

53,5

82,5 409,2

15,3

10,2

8,6

48

-0,1

Monnaie

1,5

116,3

76,8
1

585 Crdits

51,6

11,3

-21,5
26
-2,5

110,1 114

5,4

147,4 10,7 147,8 9,5

37,2

0,5

Solde crances et dettes


78,4

19,4

41,9

1 308,70 Total
-2,3

-2,3 Ajustement

17,5

-21,2

-9,3

21,1 -69

-23,2

89,5

78

19,4

1,4

22,2
35,2

Rserves techn. Ass


89,5

0 Acqui, nette de ter. Et d'Act. Inc.


Cap. (+) ou Bes. (-) de
financement
-21,6 Moyens de paie. Internationaux

51,7

17,7

59,8 Transf. En cap.

Flux nets de crances


-3,5

Adm, Pub.

758,6 From. brut de capital

-0,6

4,9

2 708,60

Inst. Crd.

Consom. fin
Epargne brute

0,4

Mnag

41,9
0

75

Sources : Rapport 1982

76

2. Le tableau des oprations financires (T.O.F)


Le T.O.F dcrit lensemble des oprations financires, selon un dtail ventuellement plus
grand de secteurs et doprations, mais il sagit dune prsentation en tout point semblable
celle du T.E.E. :
- les six secteurs apparaissent en colonnes ;
- les neuf postes principaux doprations (F00, F10, FS0) apparaissent en lignes.
Les oprations sont dcrites en flux nets de crances et flux nets de dettes.
En conformit avec le systme des comptes-crans (cf. supra, section 1, 3, C.), le T.O.F.
indique, dune part, les cranciers, dautre part, les dbiteurs. Mais il ne fait apparatre ni les
divers cranciers dun mme dbiteur, ni les divers dbiteur dun mme crancier.
- chaque ligne du T.O.F. est quilibre.
Indiquons galement les spcificits du T.O.F. :
- chaque rubrique du T.O.F. peut tre positive ou ngative ;
- les soldes nets de crances et de dettes de lensemble des six secteurs ne squilibrent
pas ncessairement de la sorte apparat une capacit (ou un besoin) de financement de
la nation.
En fonction du degr de dtail des nomenclatures de secteurs et doprations, deux T.O.F. sont
tablis, lun dtaill, lautre rsum. On ne reproduira pas ici le T.O.F. car au niveau
dagrgation o il serait possible de le reprsenter, il napporte gure plus dinformation sur
les oprations financires que la description quen donne le T.E.E.

3. Le tableau Entres-Sorties (T.E.S.)


Avec le T.E.S, le S.E.C.N. prsente :
- une analyse de la production nationale et de ses emplois par types de produits ;
- articule avec une analyse par branche de la production et de lemploi correspondant
de facteur de production.
La construction des T.E.S. est directement issue des travaux de W. Leontief, commencs la
fin des annes 1930. En mme temps que Keynes proposait les premiers lments de ce qui
allait devenir la macroconomie, Leontief chafaudait ce qui est maintenant appel lanalyse
entres-sorties, ou analyse Input-Output.
3. Produits, units de production homogne et branches
Pour analyser la production, le S.E.C.N. utilise deux types dunits lmentaires :
- lunit institutionnelle, pour les comptes de secteurs ;
- lunit de production homogne, pour les T.E.S. :
Lunit de production homogne labore un produit et un seul.
Sa construction revient dcouper les entreprises) activits multiples en units abstraites, les
units de production homognes : lintrieur de Peugeot, qui ne produit pas que des
automobiles, on dcoupe ainsi lunit de production homogne automobiles .
Le S.E.C.N. dfinit ensuite la branche comme lensemble des units de production homogne
ralisant une mme catgorie de produits. Les nomenclatures de produits et de branches se
correspondent donc terme terme.
Lidentit des nomenclatures de produits et de branches ainsi que le choix de lunit de
production homogne devraient conduire une identit entre la production des branches et la

77

production des produits. Pour des raisons dcoulant de lexistence de produits lis et de la
nature des sources dinformations sur les administrations, on est conduit distinguer la
production effective des branches et la production distribue des produits. Lcart entre les
deux est tout fait minime, la plupart du temps infrieur 0,1 %.
4. La nomenclature des branches dactivits et des produits
Pour la construction du T.E.S., le S.E.C.N. retient la nomenclature dite N.A.P. (Nomenclature
dActivits et de Produits) qui regroupe les produits en familles selon un critre fond sur
lidentit de leur processus de production.
La nomenclature
N.A.P. comporte diffrents niveaux qui diffrent par le degr de
finesse du dcoupage effectu. En fonction du nombre de postes de chacune de ces
classifications, le S.E.C.N. distingue ainsi :
- la nomenclature du niveau 90 , qui utilise le code S ;
- la nomenclature du niveau 40 , qui utilise le code T ;
- la nomenclature du niveau 15 , qui utilise le code U ;
La nomenclature N.A.P. du niveau 15 est prsente au Tableau
Tableau
Nomenclature des branches et sous-secteurs dactivits et de produits
Les intituls des sous-secteurs et branches, dune part, des produits, dautre part, sont
pratiquement identiques. Ils diffrent seulement par la prcision suivante : produits de
ou industrie de . Pour allger lexpos, nous ne prsentons que lintitul des Produits de
la nomenclature du niveau 15 :
15 A
15 B
Intituls
COMPTES
SousBranches
secteurs et produits
Produits
(14)
(16)
U 01
U 01
Produits de lagriculture, de la sylviculture et de la pche
U 02
U 02
Produits des industries agricoles et alimentaires
U 03
U 03
Produits nergtiques
U 04
U 04
Biens intermdiaires
U 05 A
Biens dquipement professionnels
U 05
U 05 B
Biens dquipement mnagers
U 05 C
Vhicules automobiles et autres matriels de transport terrestre
U 06
U 06
Biens de consommation courante
U 07
U 07
Produits du btiment et du gnie civil et agricole
U 08
U 08
Commerce
U 09
U 09
Transports et services de tlcommunications
U 10
U 10
Services marchands
U 11
U 11
Location immobilire
U 12
U 12
Services dassurances
U 13
U 13
Services des organismes financiers
U 14
U 14
Services non marchands
Source : I.N.S.E.E. (1987), p. 391

78

Exercice dapplication
Exercice n 9
Soit une conomie fictive constitue de branches I, II, et III. La branche I fabrique le produit
1, la branche II le produit 2, et la branche III le produit 3.
On dispose des donnes suivantes :
- cons. Intermdiaires de la branche I en produit 1 : 20
- cons. Intermdiaires de la branche II en produit 2 : 50
- cons. Intermdiaires de la branche III en produit 3 : 25
cons. Intermdiaires de la branche I en produit 2 et 3 sont respectivement 10 et 0, celles de la
branche II en produits 1 et 3, 100 et 200,
celles de la branche III en produits 1 et 2, 80 et 10.
Les productions respectives des branches sont :
Branche I : 100 ; Branche II : 500 ; Branche III : 200
Les importations en produits 1 valent 300, celles en produits 2: 100 et celles en produits 3 :
100.
Les exportations sont dans le mme ordre : o, 30, 25.
La cons. finale en produits 1 est de 120, celle en produits 2 : 150, et celle en produits 3 : 25
Les variations de stocks sont dans lordre 20, 50 et 0.
TAF :
1- Etablir lquilibre Ressources Emplois de chaque produit (1,5 pt)
2- Construire le TES simplifi. Calculer le PIB (2,5 pts)
3- Prsenter le tableau des coefficients techniques de production (2 pts)

Tableau 8
Tableau rsum des oprations financires

80

Oprations

F00 Moyens
de paiement
internationaux
F10 Monnaie
F20 Dpts
non montaires
F30 Bons
ngociable
F40
Obligations
F50 Actions et
autres
participations
F60 Crdits
court terme
F60 A aux
secteurs non
financiers
F60 B aux
institutions de
crdits
F70 Crdits
moyen et long
terme
F80 Rserves
techniques
dassurance

FLUX NETS DE DETTES


S40
S50
S60
S1 S7 S8 S9
S41 S41 S42 S42 S51 S52 S61 S61 S6 S6 0 0 0 0
1
2
1
2
1
2
2 3

Total

Total

FLUX NETS DE CREANCES


S40
S50
S60
S1 S7 S8 S9
S
S
S
S
S51 S5 S S
S62 S6 0 0 0 0
411 412 421 422
2 61 612
3
1

Total
Total
N6 Solde des
crances
et
dettes
1. Ces oprations sont dfinies nettes des recouvrements et remboursements ci-aprs :
Rembourseme
nt
Obligations
Crdits

moyen et long
terme
S40 Institutions de crdits
S51
Organismes
dassurance
et
de
S411 Banque de France (ye. Fonds de stabilisation des charges)
capitalisation
S412 Autres institutions montaires
S52 Socits mutualistes
S421 Caisse des dpts et consignations et caisses dpargne
S60 Administrations publiques
S422 Autres institutions de crdit
S611 Etat
S50 Entreprises dassurance.
S612 Organes divers dadministration centrale
S62 Administration publique locales

S63 Administration de scurit sociale


S10 Socits et quasi-socits non financires
S70 Administrations prives
S80 Mnages
S90 Reste du monde

82

SYSTEME ELARGI DE COMPTABILITE NATIONALE METHODES


5. Tableau 3
Tableau des entre-sorties
T3.1. Tableau des entres intermdiaires
T3.2. Tableau des emplois finals

Bran

Produits
P3B

Consommation Formation
finale sur le capital fixe
territoire
conomique

Institutions de crdit
Entreprises dassurances
Administrations publiques
Administrations prives
Total
Variations des stocks
Exportations de biens et services
Total emplois finals
Total emplois

Total
Socits et quasi-socits
Mnages (y compris entreprises individuelles)

Consommation finale des administration prives

Consommation finale des administrations publiques

Consommation finale des mnages sur le territoire conomique

P20 Total consommation intermdiaires

U99 Services bancaires imputs

U14 Services non marchands

U13 Organismes financiers

U08 Commerce
U09 Transports et tlcommunications
U10 Services marchands
U11 Location et crdit-bail immobiliers
U12 Assurances

U07 Industrie de mise en uvre du btiment et du gnie civil et agricole

U06 Industrie des biens de consommation courante

U05 C Construction dautomobiles et autres matriels de transports territ

U05 B Industrie des biens dquipement mnager

U01 Agriculture , sylviculture, pche


U02 Industries agricoles et alimentaires
U03 Energie
U04 Industrie des biens intermdiaires
U05 A Industrie des biens dquipement professionnel

ches
P 41
brute

P P
4 5
2 0

de

U01
Produit
de
lagriculture,
la
sylviculture, la pche

U02 Produits des


industries agricoles et
alimentaires..
U03
Produits
nergtiques..
U04
Biens
intermdiaires..
U05
A
Biens
dquipement
professionnel

85

U05
B
Biens
dquipement
mnager..
U05 C Automobiles
et autres matriels de
transport terrestres..
U06Biens
de
consommation
courante..
U07 Produits du
btiment et du gnie
civil et agricole
U09 Services de
transports
et
tlcommunication
.
U10
Services
marchands n.e.a
U11 Location et
crdit-bail
immobiliers.
U12
Services
dassurances
U13 Services des
organismes
financiers..
U14 Services non
marchands
P20
Total
consommations
intermdiaires..

86

T3.3. Comptes dexploitation par branche

Branches

U01 U02 U03 U04 U05


A

U05
B

U05
C

Libells
P20 Total des consommations intermdiaires..
PE10 Production effective des branches.
N1 Valeur ajoute brute
R10 Rmunration des salaris..
R221 Autres impts sur produits..
R222 Impts la charge des employeurs sur les
salaris main duvre .
R223 Impts divers lies la production
R30 Subventions dexploitation..
N2 Excdent brut dexploitation..
A1 Consommation de capital fixe
N11 Valeur ajout nette
N18 Valeur ajoute brute au cot des facteurs..
N19 Valeur ajoute nette au cot des facteurs
N2 Excdent net dexploitation

U06 U07 U08 U09 U10 U11 U12 U13 U14 U99

x
0
-x

-x
-x
-x
-x
-x

T3.4. Tableau des ressources en produits


Produits
U01 U02 U03 U04 U05
A
Libells
PE10 Production effective des branches
TR11/21 Transferts de productions fatals..
TR12/22 Transferts de services de recherche
TR23/25 Ventes rsiduelles.

U05
B

U05
C

U06 U07 U08 U09 U10 U11 U12 U13 U14 U99

x
0
-x

P10 Production distribue de produits..


P20Importions de biens et services.
R21TVA grevant les produits
R22Droits de douane et assimils
M20
Marges
commerciales
sur
entres
intermdiaires
M30
Marges
sur
la
consommation
des
mnages.
M40 Marges sur la FBCF
M50 Marges sur les exportations

-x
-x
-x
-x
-x

Total ressources ..
T3.5. Calcul du produit intrieur brut

89

N1 Valeurs ajoutes brutes


R21 + TVA grevant les produits :
R29 + Droits de douane :
= Produit intrieur brut au prix du march
Comptes emplois
Compte des
.
S10

]
6. Prsentation gnrale du T.E.S.
Le T.E.S. est un tableau double entre, qui est la prsentation synthtique :
- en ligne : des quilibres emplois-ressources des produits ;
- en colonnes : des comptes de production et dexploitation des branches.
La branche commerce ne livre aucun produit : elle intervient nanmoins dans le T.E.S.,
par les marges quelle prlve.
Le compte de production de chacune des branches comporte la valeur ajoute de la branche.
Par incorporation de la T.V.A. et des droits de douane, il est alors possible de passer de la
somme des valeurs ajoutes au produit intrieur brut (PIB).
La structure globale du T.E.S. ne compose des cinq sous-tableaux suivants :

Structure du tableau des entres-sorties


Tableau des
ressources
en produits

tableau des
entres
intermdiaires

tableau des
emplois
finals

compte de production et
dexploitation des branches
calcul du produit
intrieur brut
tableau de passage
production effectiveproduction distribue

a) Pris globalement, les trois tableaux en ligne dcrivent lquilibre emploisressources des produits :
1) Le tableau des ressources en produits comporte les colonnes
suivantes
la production distribue du produit, value au prix dpart-usine ;
les importations de biens et services, values aux prix C.A.F. ;
les marges commerciales sur emplois intermdiaires, sur consommation des mnages,
sur F.B.C.F. et sur exportations ;
la T.V.A. grevant les produits (R211) : le total de cette T.V.A. est gal la T.V.A. reue
par les administrations publiques nationales

2) Le tableau des entres intermdiaires


La dnomination de ce tableau correspond linterprtation de ses colonnes (cf. infra). En
ligne, il sinterprte comme le tableau des emplois intermdiaires des produits ; il indique
comment chacun des produits est utilis par les autres branches pour leur propre production
(lacier utilis par la chimie, la construction automobile, le btiment, et ainsi de suite).
Ce tableau comporte autant de ligne que de colonnes ; elles correspondent respectivement aux
produits et aux branches.
b) Une ligne supplmentaire est introduite pour une correction territoire / rsident
portant sur la consommation finale des mnages.
c) Une colonne supplmentaire (unit fictive) intgre la consommation
intermdiaire non ventile de services bancaires imputs.
3) Le tableau des emplois finals comporte les colonnes suivantes :
- la consommation finale des mnages, value aux prix dacquisition pour les produits
achets sur le march ;
- la consommation finale des administrations publiques et prives ;
- la formation brute de capital fixe, value aux prix dacquisition hors taxes
dductibles ;
- la variation des stocks chez les producteurs, les commerants et les utilisateurs ;
- les exportations aux prix F.A.B.
Sur lensemble de ces trois tableaux, pour chaque ligne, le total des ressources est gal la
somme des emplois intermdiaires et des emplois finals. On obtient de ce fait la version la
plus dtaille de lquilibre emplois-ressources, que lon comparera celle du 1 :
Production = Consommation intermdiaire
+ Importations + Consommation finale
+ Droits de douane + Formation brute de capital fixe
+ T.V.A.
+ Variations de stocks
+ Marges commerciales + Exportations
d) Les trois tableaux en colonne dcrivent le compte de production et
dexploitation des branches. Chaque colonne du premier de ces tableaux, le
tableau des emplois intermdiaires (cf. 2) dcrit les achats de la branche
considre en produits des autres branches. Vient ensuite :

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4) Le compte de production et dexploitation des branches reprend le total des


consommations intermdiaires, tir du tableau situ au-dessus. Dans la colonne affrente
chacune des branches, on trouve :
-

la valeur ajoute brute value aux prix du march ;


la dcomposition de cette valeur ajoute en :
e) rmunration des salaris (R10) ;
f) autres T.V.A. (R212) ;
g) impts lis la production, autres que la T.V.A. (R22), nets des subventions
dexploitations (R31) ;
h) excdent brut dexploitation (N2)

5) Le tableau de passage production effective / production distribue assure la transition entre


les comptes portant sur les branches et ceux portant sur les produits. Il comporte les postes
transferts de produits fatals, transferts de services de recherche et ventes rsiduelles.
i) Le dernier encadr de la prsentation du T.E.S. permet le passage de la somme
des valeurs ajoutes des branches au produit intrieur brut (cf. infra, section 6.
1).
Le T.E.S. de 1992 en nomenclature U est prsent dans le tableau II. 16
7. T.E.S. et activit conomique globale
Du T.E.S., on tire une lecture fondamentale pour la comprhension du fonctionnement de
lactivit conomique globale. Le T.E.S. permet en effet dobtenir la valeur de cette activit
partir de la somme des valeurs ajoutes des branches. Or, cette dernire peut tre calcule de
trois manires diffrentes partir du T.E.S. :
1)
T.E.S. et optique de la production
La valeur ajoute par une branche est la diffrence entre la valeur de sa production et le
montant des consommations intermdiaires ncessaires cette dernire (cf. chapitre I, section
3, 1, B) ; ces deux postes apparaissent dans la colonne relative chaque branche. On a donc,
pour lensemble des branches :
Valeur ajoutes
= (Productions Consommation intermdiaires)
= Productions - Consommations intermdiaires.
Un tel calcul conduit dfinir le produit intrieur brut dans loptique de la production.
2)
T.E.S. et optique du revenu
A loccasion de la production, des revenus sont distribus : salaires et profits (excdent brut
dexploitation), pour lessentiel. De ce fait, on peut galement crire :
Valeur ajoutes
= (Salaires + Profits)
= Salaire + Profits.
Le produit intrieur brut est ainsi dfini dans loptique du revenu.
3) T.E.S. et optique de la dpense
Si la dmarche est ici moins immdiate, elle est tout aussi importante. Intressons-nous
lquilibre emplois-ressources pour chaque produit, et dsignons par :
E1 les emplois intermdiaires du produit i ;
D1 les emplois finals du produit i ;
M1 les importations en produit i ; et par :

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X1 la production du produit i.
Lquilibre emplois-ressources pour le produit i scrit donc :
E1 + D1 = M1 + X1
Pour lensemble des produits, on peut donc crire:
E1 + D1 = M1 + X1
Intressons-nous maintenant aux branches (colonnes) et dsignons par :
V1 la valeur ajoute de la branche i ;
F1 les entres intermdiaires de la branche i.
On a donc :
X1 = V1 + F1
Par suite :
E1 + D1 = M1 + V1 + F1
La distinction qui suit est fondamentale:
- Pour chaque branche, il ny a aucune raison que les emplois intermdiaires E1 soient
gaux aux entres intermdiaires F1 : cela reviendrait dire que les ventes de
lindustrie automobile aux autres branches sont gales aux achats de cette mme
industrie aux autres branches.
- Par contre, comme les ventes de la branche i la branche j sont aussi les achats de la
branche j la branche i, pour lensemble des branches, la somme des emplois
intermdiaires est gale la somme des entres intermdiaires. On a donc :
E1 = F1
Par suite :
D1 = M1 + V1
Finalement :
V1 = D1 - M1
Ainsi, la somme des valeurs ajoutes est gale la somme des emplois finals nets des
importations. Ceci correspond ltude du produit intrieur brut dans loptique de la
demande.

Produit intrieur brut


= Productions - Consommations intermdiaires
= Salaires + Profits
= Emplois finals - Importations

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