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Morphismes de groupes et quotients

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MATH 5.3 Algèbre 4 E.

Edo

1 Morphisme de groupes, groupe quotient


1.1 Morphisme de groupes
Soient G et H deux groupes notés multiplicativement et soit φ : G → H une application de G dans H.
On dit que φ est un morphisme de groupe si, pour tout x, y ∈ G, on a : φ(xy) = φ(x)φ(y) (dans le
cas où G = H on parle d’endomorphisme).
On appelle noyau de φ et on note ker φ = φ−1 ({1}) = {g ∈ G; φ(g) = 1} ⊂ G.
On appelle image de φ et on note im φ = φ(G) = {φ(g); g ∈ G} ⊂ H.
On dit que φ est un isomorphisme si φ est morphisme et une bijection (dans le cas où G = H on
parle d’automorphisme).
On dit que G et H sont isomorphes s’il existe un isomorphisme de G dans H.

Propriétés : Soient G et H deux groupes notés multiplicativement et soit φ un morphisme de G dans H.


1) On a : φ(1) = 1 et pour tout x ∈ G on a φ(x−1 ) = φ(x)−1 .
2) Soit G1 un sous-groupe de G et H1 un sous-groupe de H. Alors φ(G1 ) est un sous-groupe de H et
φ−1 (H1 ) est un sous-groupe de G.
3) le morphisme φ est injectif si et seulement si ker φ = {1} (et surjectif si et seulement si im φ = H).
4) Si φ est un isomorphisme alors l’application réciproque φ−1 est aussi un isomorphisme.

Exemples :
1) Soit n ∈ N r {0}, l’application déterminant est un morphisme de Gln (C) (muni de la multiplication
des matrices) dans C∗ (muni de la mutiplication).
2) L’appication z 7→ |z| est morphisme de C∗ dans R∗+ (munis de la mutiplication).
3) Soit G un groupe. L’application x 7→ x2 est un morphisme de G dans lui-même si et seulement si G
est abélien.

1.2 Relation d’équivalence


Soit G un ensemble. Une relation est un sous-ensemble S de G × G. Par analogie avec l’égalité, on utilise
souvent un symbole, par exemple ', de la manière suivante : pour x, y ∈ G, on écrit x ' y à la place de
(x, y) ∈ S. On parle alors de la relation ' sur G.
Soit G un ensemble. Soit ' une relation sur G.
On dit que ' est relation d’équivalence si pour tout x, y, z ∈ G on a :
1) x ' x (réflexivité),
2) si x ' y alors y ' x, (symétrie),
3) si x ' y et y ' z alors x ' z (transitivité).

1.3 Ensemble quotient


Soit G un ensemble. Soit ' une relation d’équivalence sur G.
On définit une application φ : G → P(G) en posant, pour x ∈ G, φ(x) = {y ∈ G; x ' y}.
L’image de φ s’appelle l’ensemble quotient de G par ', on le note G/' = im(φ) = {φ(x); x ∈ G}

Proposition L’ensemble quotient G/' est une partition de G.


Autrement dit : pour tout x, y ∈ G, φ(x) = φ(y) ou bien φ(x) ∩ φ(y) = ∅.

Un sous-ensemble S ⊂ G tel que la restriction de φ à S soit injective s’appelle un système de représentants


de G/'.
1.4 Compatibilité (d’une loi avec une relation d’équivalence)
Soit f : G × G → G une loi. On dit que f est compatible avec ' si, pour tous x, y, x0 , y 0 ∈ G on a :
si x0 ' x et y 0 ' y alors f (x0 , y 0 ) = f (x, y).

Proposition Soit f : G × G → G une loi compatible avec '.


Il existe une loi fe : G/' ×G/' → G/' telle que pour tout x, y ∈ G, on ait : fe(φ(x), φ(y)) = φ(f (x, y)).

La loi fe s’appelle la loi induite par f par passage au quotient.

1.5 Sous-groupes normaux


Soit G un groupe noté multiplicativement. Soit H un sous-groupe de G.
On définit une relation sur G en posant, pour x, y ∈ G, x 'd y (resp. x 'g y) si et seulement si xy −1 ∈ H
(resp. x−1 y ∈ H). Cette relation s’appelle l’égalité modulo H à droite (resp. à gauche).
On dit que H est normal (ou distingué) dans G si pour tout x ∈ G on a : xHx−1 = H.

Proposition Les assertions suivantes sont équivalentes :


i) H est normal dans G,
ii) pour tous x, y ∈ G on a : x 'd y si et seulement si x 'g y,
iii) la loi de G est compatible avec x 'd y (resp. x 'g y),
iv) il existe un groupe G0 et un morphisme de groupes φ : G → G0 tel que ker(φ) = H.

Lorsque H est un sous-groupe normal de G. L’ensemble G/'d muni de la loi induite de la loi de G par
passage au quotient s’appelle groupe quotient et est noté G/H . L’application π : G → G/H définie par
π(x) = xH s’appelle projection cannonique.

1.6 Théorèmes d’isomorphismes


Théorème (de factorisation des morphismes)
Soient G et H deux groupes et soit φ un morphisme de G dans H.
Alors il existe un isomorphisme Φ de G/ker φ dans im φ tel que φ = ι ◦ Φ ◦ π
où ι est l’inclusion canonique de im φ dans H
et π est la projection canonique de G dans G/ker φ.
En particulier, les groupes G/ker φ et im φ sont isomorphes.

Théorème (classification des groupes cycliques)


Soit G un groupe cyclique de cardinal n ∈ N r {0}.
Alors G est isomorphe à Z/nZ muni de u.

Soit G un groupe noté multiplicativement et soit x ∈ G un élément d’ordre fini n ∈ N. Le sous-groupe


de G engendré par x est isomorphe à Z/nZ. Cet isomorphisme justifie la notation xi pour i ∈ Z/nZ.

Théorème (produit semi-direct)


Soient G un groupe et H un sous-groupe normal de G et soit K un sous-groupe de G.
Alors HK est un sous-groupe de G, H ∩ K est normal dans K, H est normal dans HK
et les quotients K/H ∩ K et HK/H sont isomorphes.

Théorème (double quotient)


Soit G un groupe et soit H et K deux sous groupes normaux de G tels que H ⊂ K.
Alors les quotients G/K et G/H /K/H sont isomorphes.

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