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analyse macroéconomique

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AIMERIC LAURENT ATSIN

INCIDENCES DE LA CRISE ECONOMIQUE


MONDIALE SUR LES PAYS EN VOIE DE
DVELOPPEMENT :
CAS DE LA CTE D'IVOIRE
Analyse Macroconomique en quilibre gnrale calculable des
canaux de transmissions de la crise.

Mmoire prsent
la Facult des tudes suprieures de l'Universit Laval
dans le cadre du programme de matrise en conomique
pour l'obtention du grade de Matre es arts (M.A.)

DEPARTEMENT D'ECONOMIQUE
FACULT DES SCIENCES SOCIALES
UNIVERSIT LAVAL
QUBEC

2010

Aimeric Laurent ATSIN, 2010

Rsum
La crise financire et conomique, qui a entran en 2008 un ralentissement de
l'activit conomique mondiale, a eu des impacts varis sur l'conomie des pays en voie
de dveloppement. Selon la structure de leurs conomies initiales et de leur intgration
dans le systme financier mondial, ils furent affects plus ou moins fortement. Cette crise a
touch ces pays au travers de plusieurs canaux : les flux des changes commerciaux de
biens et surtout de leurs prix (Commerce extrieur), les investissements directs trangers,
les transferts de fonds privs et l'aide publique au dveloppement. L'analyse de la
vulnrabilit de ces pays la Crise financire internationale ncessite donc une approche
macroconomique qui peut tre complte par une vision plus microconomique en vu
d'valuer les impacts sur le niveau de pauvret des mnages. Notre approche dans ce
mmoire s'inscrit dans le cadre macroconomique et notre analyse se fait l'aide d'un
modle d'quilibre gnral calculable appliqu la Cte d'Ivoire. En effet la modlisation
en quilibre gnrale, qui a la particularit de tenir compte des aspects structurels de
l'conomie et de capturer les interactions entre les secteurs et les agents conomiques aussi
bien que les effets directs et indirects des chocs macroconomiques, offre un cadre
d'analyse adquat pour valuer les effets de la crise sur l'conomie ivoirienne.
Dans un premier temps, nous ferons un bref historique des faits marquants dans l'volution
de la jeune conomie ivoirienne, suivie d'une description de la structure conomique du
pays. Ensuite, nous ferons une description des mcanismes de transmission de la crise aux
pays d'Afrique Subsaharienne. Enfin, aprs avoir dcrit les spcificits du modle Ivoire,
nous analyserons les rsultats de nos simulations bass sur les canaux de transmission de la
crise aux pays en dveloppement.

11

Abstract
The financial and economic crisis, which led in 2008 to a slowing down of the
world's economic activity, had different impacts on developing countries' economies
depending on their initial economic structure and on their integration to the world's
financial system. This crisis affected these countries through trade flows and mostly their
prices (Foreign Exchange Market), direct foreign investments, private transfers and foreign
aid. The analysis of these countries' vulnerability to the crisis require a macroeconomic
approach, which may be completed through another microeconomic one in order to
evaluate impacts on household's poverty.
Our approach in this document is
macroeconomic framework and our analysis is done with the help of a computable general
equilibrium model applied to Cote d'Ivoire (to the Ivory Coast). In fact, general
equilibrium framework which has the capacity to consider structural aspects of the
economy and capture interactions between economic sectors and economic agents as well
as the direct and indirect effects of macroeconomic shocks provides an adequate analytical
framework to evaluate the effects of the crisis on the Ivorian economy.
First, we provide do a brief history of milestones in the evolution of the young Ivorian
economy, followed by a description of the country's economic structure. Then, we will
describe the transmission mechanisms of the crisis to Sub-Saharan African countries.
Lastly, after describing the specificities of the Ivorian model, we will analyze the results of
our simulations based on transmission channels of the crisis to developing countries.

Avant-propos
Les modles d'quilibre gnral calculable (MEGC), en tant qu'outil d'analyse cheval
entre la macroconomie et la microconomie, permettent d'offrir un traitement efficace et
satisfaisant, en particulier lorsque l'analyse en quilibre partiel est incapable d'expliquer
certaines interactions entre les diffrents secteurs et marchs d'une conomie. La mthode
choisie permet donc de mesurer les impacts sur les agrgats macroconomiques et sur les
branches de production et permet galement d'en infrer les consquences sur le bien tre
de la population. Cette mthode se prsente donc comme un outil adquat dans l'analyse
d'une crise conomique mondiale sur l'conomie d'un pays car, en affectant directement
certains secteurs plus vulnrables aux chocs externes, la crise peut entrainer des effets
indirects sur les autres secteurs, et leur prise en compte est ncessaire pour valuer l'impact
global d'un choc externe. Les MCEG sont donc des instruments adquats dans ce contexte.
Ce travail s'inscrit dans cette optique en s'intressant spcifiquement l'incidence sur
l'conomie ivoirienne de la crise financire rcente qui a secou les marchs financiers
mondiaux, et continue encore de se faire ressentir. Une analyse macroconomique a donc
t privilgie dans notre tude puisque nous nous sommes particulirement intresss aux
agrgats de l'conomie.
Nous sommes donc fiers de prsenter ce document, qui nous l'esprons, contribuera
donner une perception globale de l'impact de la crise en Cte d'ivoire et d'influencer les
dcisions quant aux politiques conomiques qui seront mise en place pour juguler ces effets
moyen et long terme.
Et nous tenons remercier le Professeur Bernard Dcaluw qui a accept de diriger ce
mmoire de matrise et qui a nous a aid grce sa confiance sortir la tte de l'eau
pendant nos difficults. Ainsi qu'un grand merci Vronique Robichaud, Hlne
Maisonnave, Ismal Fofana et John Cockburn pour leurs conseils pertinents et pour le
soutien technique qu'ils nous ont apport dans la ralisation du modle ivoire.
Je tiens remercier et ddier ce mmoire toute ma famille, ma mre Viviane ATSIN,
ma marraine Huguette Tanoh, mes oncles Lon ATSIN et Alain Tanoh qui m'ont toujours
soutenu et encourag persvrer dans l'effort. Mais un merci particulier et une ddicace
spciale mon pre Feu Mdard ATSIN qui a fait de moi celui que je suis aujourd'hui et
qui m'a toujours soutenu mais qui n'est plus de ce monde pour voir intellectuellement ce
que j'ai acquis au travers de ce mmoire. Ce mmoire lui est ddi.

A toute ma famille et surtout mon pre Mdard A ts in (Que son me repose en paix)

Table des matires


Rsum

Abstract

ii

Avant-propos

iii

Table des matires

Liste des tableaux

vii

Liste des

figures

ix

Introduction

I.

La Cte d'Ivoire et la crise conomique mondiale


A.

Historique de l'conomie ivoirienne

B. Les canaux de transmission de la crise conomique aux pays en voie de


dveloppement : Cas de l'Afrique subsaharienne

II.

3
5

1.

Les cours des matires premires et les changes commerciaux

2.

Les flux de capitaux privs

3.

L'aide publique au dveloppement (APD)

Impacts de la crise conomique sur l'conomie ivoirienne


A.

Structure de l'conomie

11
13
13

1.

Les secteurs de production

13

2.

Les Mnages : Structure des revenus et des dpenses

15

3.

Le gouvernement : Structure des revenus et des dpenses

19

4.

Les firmes : Structure des revenus et des dpenses

21

5.

Le reste du monde : Structure du revenu et des dpenses

23

Prsentation du modle d'quilibre gnral calculable : Ivoire

26

B.
1.

Structure du modle

26

VI

2.
C.

Le processus conomique du modle

28

Prsentation des rsultats et interprtations

33

1.

Baisse unilatrale de 15% des prix mondiaux l'importation

35

2.

Baisse unilatrale de 15% des prix mondiaux l'exportation

39

3.

Baisse de 12% de la demande initiale de biens manufacturs

42

4. Baisse de 15% de tous les prix mondiaux et de 12% de la demande initiale de


biens manufacturs exporter
45
5.

Rduction unilatrale de 5% des envois de fonds aux mnages

49

6.

Rduction de 40% des investissements directs trangers

51

7.

Accroissement de 50% des remboursements de dette

54

Conclusion

57

Bibliographie

60

Annexe A : volution mensuelle de 1TGP de certains produits de janvier 2005 septembre


2009
62
Annexe B : volution des flux des capitaux privs

65

Annexe C : Contribution moyenne des diffrents facteurs de production la formation de la


Valeur Ajoute des branches
66
Annexe D : Effets d'une baisse unilatrale des prix mondiaux l'importation

67

Annexe E : Effets d'une baisse unilatrale des prix mondiaux l'exportation

68

Annexe F : Effets d'une baisse unilatrale et simultane des prix mondiaux et du volume
des changes
69
Annexe G : Effets d'une rduction des envois de fonds aux mnages

70

Annexe H : Effets d'une rduction des investissements directs trangers

72

Annexe I : Effets d'un accroissement du paiement de la dette publique extrieure

73

Annexe J : Le modle Ivoire

74

Liste des tableaux


Tableau 1 : Rpartitions Sectorielles

14

Tableau 2 : Rpartitions Factorielles

15

Tableau 3 : Contribution des branches la formation de la valeur ajoute totale et leurs


parts dans la consommation intermdiaire et la masse salariale

15

Tableau 4 : Structure et sources des revenus de chacun des mnages

16

Tableau 5: l'utilisation des revenus de chacun des mnages

17

Tableau 1.1 : Sur les volumes et les prix

36

Tableau 1.2 : Sur les agents conomiques

37

Tableau 1.3 : Sur les cots des facteurs de production et la demande de travail

37

Tableau 2.1 : Sur les volumes et les prix

39

Tableau 2.2 : Sur les cots des facteurs de production et la demande de travail

41

Tableau 2.3 : Sur les agents conomiques

41

Tableau 3.1 : Sur les volumes et les prix

43

Tableau 3.2 : Effets sur les cots de facteurs de production et la demande de travail

44

Tableau 3.3 : Effets sur les agents conomiques

44

Tableau 4.1 : Sur les volumes et les prix

46

Tableau 4.2 : Sur les agents conomiques

46

Tableau 4.3 : Sur les cots des facteurs de production et la demande de travail

47

Tableau 5.1 : Sur les agents conomiques

50

Tableau 6.1 : Sur les Cots des facteurs de production et la demande de travail

52

Tableau 6.2 : Sur les volumes et les Prix

52

Tableau 6.3 : Sur les agents conomiques

53

Tableau 7.1 : Sur les agents conomiques

54

vm
Tableau 7.2 : Sur les volumes et les prix

55

Tableau 7.3 : Sur Les cots des facteurs de production et la demande de travail

56

Tableau 6 : Rcapitulatif des effets de la crise sur certaines variables macroconomiques. 57


Tableau B.l : volution des flux des IDE dans le monde de 2007 2009 (Valeurs en
milliards de dollars US)

65

Tableau B.2 : volution des flux de transferts de fonds internationaux reus de 2006
2009

65

Tableau C l : Contribution moyenne des diffrents facteurs de productions la formation


de la valeur ajoute
66
Tableau D.l : Sur la rpartition sectorielle

67

Tableau D.2 : Sur la rpartition factorielle

67

Tableau E.l: Sur la rpartition sectorielle

68

Tableau E.2 : Sur la rpartition factorielle

68

Tableau F.l : Sur la rpartition sectorielle

69

Tableau F.2 : Sur la rpartition factorielle

69

Tableau G.l : Sur les Volumes et les prix

70

Tableau G.2 : Sur les cots des facteurs de production et la demande de travail

70

Tableau G.3 : Sur la rpartition sectorielle

70

Tableau G.4 : Sur la rpartition factorielle

71

Tableau H.l: Sur la rpartition sectorielle

72

Tableau H.2 : Sur la rpartition factorielle

72

Tableau Ll : Sur la rpartition sectorielle

73

Tableau 1.2 : Sur la rpartition factorielle

73

Liste des graphiques


Graphique 1 : volution mensuelle des indices gnraux des prix des 3 grands groupes de
produits exports par l'Afrique
8
Graphique 2 : Taux de croissance des volumes d'changes commerciaux internationaux de
2006 2011
9
Graphique 3 : Variation en % des flux des IDE dans le monde de 2007 2009

10

Graphique 4 : Variation en % des flux des transferts de fonds internationaux reus de 2006
2009
11
Graphique 5 : L'volution de l'aide publique au dveloppement reu de 2001 2008 en
Afrique (en millions de dollars US)
12
Graphique 6: Structure de la composition du revenu globale des mnages (Donnes
agrges des mnages)

18

Graphique 7 : Utilisation du revenu global des mnages (donnes agrges des mnages). 19
Graphique 8 : Structure du revenu gouvernemental

20

Graphique 9 : Structure des dpenses gouvernementales

21

Graphique 10: Structure du revenu des firmes

22

Graphique 11 : Structure des dpenses des firmes

23

Graphique 12 : Structure du revenu du reste du monde

24

Graphique 13 : Structure des dpenses du reste du monde

25

Graphique A.l : volution mensuelle de l'indice gnral des prix mondiaux des mtaux de
Janvier 2005 Septembre 2009
62
Graphique A.2 : volution mensuelle de l'indice gnral des prix mondiaux des produits
ptroliers de Janvier 2005 Septembre 2009
63
r

Graphique A.3 : Evolution mensuelle de l'indice gnral des prix mondiaux des produits
alimentaires de Janvier 2005 Septembre 2009
63
Graphique A.4 : volution mensuelle de l'indice gnral des prix mondiaux des produits
non ptroliers de Janvier 2005 Septembre 2009
64

Introduction
Au dbut des annes 2000, le gouvernement amricain a mis en uvre une
politique de relance conomique dont l'un des piliers tait l'accs la proprit
immobilire. Il a donc permis l'accs au crdit en faisant baisser de manire significative
les taux d'intrts en priode de rcession, ce qui a ultimement dbouch sur la crise
financire internationale que nous connaissons actuellement. En effet, les banques et les
intermdiaires financiers se sont lancs dans une distribution volontariste de prts
hypothcaires taux variables majors d'une prime substantielle de risque appele
Subprimes . Ces prts ont particulirement bnfici un grand nombre de mnages
amricains qui n'avaient pas accs aux crdits classiques en raison de la faiblesse de leurs
revenus et des insuffisances de garanties qu'ils offraient. Il s'en est suivi un dfaut de
paiement de la part de nombreux emprunteurs et donc de la mise en situation de faillite de
certains tablissements de prts hypothcaires cause de la baisse des prix de l'immobilier
aux tats-Unis et surtout de la remonte progressive des taux d'intrt. Les grandes
banques amricaines qui finanaient ces tablissements ou en taient actionnaires ont subi
leurs tours de grosses pertes ou une dprciation de leurs actifs. Cette crise qui tait donc
la base une crise immobilire est devenue une crise financire mais vu l'importance de la
titrisation1 de ces crances risque et de l'engouement qu'elles ont suscit du fait de leurs
forts taux de rendement, elle s'est ensuite mue en crise conomique mondiale en atteignant
tous les marchs et tout le systme bancaire international. Par ailleurs, les incertitudes sur le
niveau d'engagement des banques sur les titres de crance intgrant ces crdits risque ont
entran une crise de confiance qui a induit une rticence des banques se prter entre elles.
Il s'en est suivi un asschement de la liquidit bancaire et un durcissement des conditions
de crdit. Les entreprises n'ayant plus de crdits pour financer leurs plans de
dveloppement rduisirent leurs activits et licencirent un nombre plus ou moins
important de leur personnel. La monte des incertitudes s'est galement traduite par une
dprciation des actifs financiers sur les places boursires mondiales. Les acteurs des
marchs notamment les fonds spculatifs, confronts l'ampleur des pertes subies, se sont
engags dans un processus de dsendettement, accentuant les baisses des prix des actifs.
L'aversion au risque a pouss les marges des taux d'intrt par rapport aux taux sans risque
des niveaux trs levs. Quant aux indices boursiers, ils ont accus des baisses de l'ordre
de 25% 30% durant le seul mois d'octobre 2008. Au fur et mesure que la crise
financire s'accentua, l'activit conomique fut freine par la perte de confiance des
mnages et des entreprises. Comme nous l'avons vu, la crise financire est donc l'effet
conjugu de plusieurs facteurs dont la spculation outrance et en s'tendant au reste du
monde, elle a aussi eu des effets sur les pays en voie de dveloppement, particulirement
les pays d'Afrique subsaharienne.
L'objectif de ce mmoire est de mesurer de manire quantitative les effets de cette
crise conomique sur l'conomie ivoirienne (pays francophone d'Afrique subsaharienne),
plus prcisment sur les variables macroconomiques. L'approche se fera l'aide d'un
modle d'quilibre gnral calculable (MEGC) et en simulant les diffrents canaux de
' La titrisation (Securitization en anglais) est une technique qui consiste transfrer des investisseurs des
actifs financiers tels que des crances en les transformant par le passage travers une socit ad hoc en titres
financiers mis sur le march des capitaux.

transmissions par lesquels les pays d'Afrique subsaharienne sont influencs par la crise
conomique.
Pour atteindre cet objectif, le document s'articulera autour de deux grandes parties.
La premire partie est une prsentation synthtique de la jeune conomie ivoirienne au
travers d'un bref historique et des canaux de transmission par lesquels cette crise touche les
pays en voie de dveloppement, plus prcisment ceux d'Afrique subsaharienne. La
seconde partie est tout d'abord une description de la structure conomique de la Cte
d'Ivoire2 ensuite une prsentation du Modle Ivoire (MI) que nous avons utilis pour
simuler nos chocs, suivis d'une prsentation et d'une interprtation des rsultats des
simulations effectues.

Description base sur la matrice de comptabilit sociale que nous avons utilis.

I.

La Cte d'Ivoire et la crise conomique mondiale


A.

Historique de l'conomie ivoirienne

La Cte d'Ivoire est un pays en voie de dveloppement francophone situe en Afrique


de l'ouest avec comme capital politique Yamoussoukro et pour capitale conomique
Abidjan. Elle a une superficie de 322 462 km2 et est limite au nord par le Burkina Faso,
l'ouest par le Liberia et la Guine, l'est par le Ghana et enfin au sud par l'ocan
Atlantique qui en fait un pays non enclav. Le pays a obtenu son indpendance en I9603 et
depuis a pour monnaie nationale le franc CFA4 (rattach l'euro).
Depuis son indpendance, la Cte d'Ivoire a opt pour une stratgie de dveloppement
conomique axe sur l'agriculture et une ouverture sur l'extrieur. Une stratgie de
dveloppement qui a permis, grce au boom des cours du caf et du cacao, d'asseoir un
dveloppement avec une croissance conomique soutenue durant deux dcennies (qui
s'tend de 1960 1978) et d'riger la Cte d'Ivoire au titre de Locomotive de la sous
rgion ouest Africaine5 (elle reprsente 39% de la masse montaire et contribue pour 40%
au PIB de l'UEMOA en 1970). Cette priode exceptionnelle marque par une croissance
moyenne annuelle du PIB par tte de 5,7%, est le fruit du dveloppement extensif de
l'agriculture d'exportation porte par le binme caf-cacao mais aussi par des
investissements publics amliorant les infrastructures locales. Ces programmes
d'investissements ont permis la modernisation du port d'Abidjan6et l'amlioration des
infrastructures routires. Tous ces programmes ont t suivis par une politique de
recrutement des fonctionnaires et une expansion du secteur tertiaire.
La deuxime priode de son dveloppement, de 1979 1993, est marque par une crise
conomique dont la cause principale est l'effondrement des cours du caf et du cacao.
Cela a entran une croissance annuelle ngative au cours de la dcennie 1980 1990. Cette
priode a dvoil les insuffisances et les faiblesses de la stratgie de dveloppement
adopte depuis 1960. En effet, le binme Caf-cacao influence de manire significative
l'conomie ivoirienne en ce qu'il a permis une forte croissance et une injection
d'importants flux financiers dans l'conomie. Cela avait permis l'tat d'accrotre ces
recettes fiscales lies aux commerces extrieurs par le biais de taxes, de les redistribuer
dans le circuit conomique aux mnages majorit des paysans producteurs de caf-cacao.
En outre, aux entreprises essentiellement publiques, aux banques d'avoir de forte marge
bnficiaire et tout cela a permis un accroissement des avoirs extrieurs donc d'avoir une
balance commerciale excdentaire.
3

Le premier prsident s'appelait Flix Houphout-Boigny n le 18 octobre 1905 et est dcd le 7 dcembre
1993.
4
Franc de la Communaut Financire Africaine regroupant 15 tats Africains.
5
Durant cette priode, elle tait surnomme le Japon noir .
6
Cre officiellement le 10 novembre 1950.

Toutefois, cette dpendance vis--vis des produits d'exportation, en considrant une


dtrioration des termes de l'change, peut s'avrer aussi fort prjudiciable pour
l'conomie. Ainsi, ds 1979 la Cte d'Ivoire, qui s'tait lance durant la priode post
indpendance la mise en uvre d'une politique montaire et fiscale expansionniste
appuye par les exportations, va subir de plein fouet la baisse des prix des produits cafcacao, qui s'est traduit par une dpression svre. Il en a rsult un fort endettement
extrieur conjugu un taux d'change rel survalu crant une perte de comptitivit de
l'conomie ivoirienne pour dboucher sur un dficit du compte des oprations courantes
(17% du PNB) et 60% de la valeur des exportations entre 1979 et 1981. La gestion de cette
crise a donc vu la naissance du plan de politique d'ajustement structurel7 propos par les
institutions de Bretton-Woods (le Fonds montaire internationale et la banque mondiale).
La troisime priode de son dveloppement dbute par la dvaluation du Franc CFA
(1994) et se poursuit jusqu'en 1999. La monnaie locale, face aux effets persistant de la crise
des annes 80, t dprcie de 100%. Malgr le plan d'ajustement structurel (PAS), le
pays fait toujours face un endettement intrieur et extrieur excessif, un dsquilibre des
finances publiques toujours persistant. Cette dvaluation a permis de rquilibrer les
comptes publics et aussi de redonner une certaine comptitivit l'conomie ivoirienne en
relanant les exportations du pays et en rduisant les importations, favorisant ainsi les
producteurs locaux. Il est noter que cette dvaluation a t accompagne, durant cette
priode, par la hausse des cours du caf et du cacao et de nouvelles mesures
d'accompagnement sous la forme d'un nouveau programme d'ajustement conomique et
financier dnomme Facilit d'ajustement structurel avanc . Ces mesures ont permis la
relance conomique marque par un solde commercial positif, ce qui a permis l'conomie
ivoirienne de souffler un peu et de se reprendre mme si cette phase de relance est
partiellement imputable une conjoncture plus que favorable.
La quatrime phase est celle marque encore par une autre crise mais plutt politique
celle l (1999 nos jours). Alors que la conjoncture commenait de nouveau tre
dfavorable cause de la baisse des prix des produits exports, des tensions sociales font
leurs apparitions ponctues par un coup d'tat en dcembre 19999, prcipitant le pays dans
la rcession et annihilant tous les efforts entrepris jusqu' lors. Le taux de croissance
ngatif-2,3% enregistr en 2000 tmoigne de cet tat de fait qui voit l'activit conomique
ralentie, l'aide internationale arrte, les quilibres budgtaires fragiliss plongeant
l'conomie sous la barre des 0% de taux de croissance. La crise politico militaire de 200210
n'a fait qu'envenimer la situation conomique dj complique, par l'exode massif de
nombreuses populations (1,7 millions de personnes) vers les zones dites scuriss,
l'administration publique qui ferme dans les zones assiges, la destruction
d'infrastructures conomiques. Tous ces facteurs entrainant une perte de recettes fiscales
pour l'tat sur une grande partie du territoire, accentue l'impact de la rcession conomique
avec un taux de croissance conomique de -6%.
7

Programmes de rformes conomiques mis en place par le FMI et la banque mondiale permettant aux pays
touchs par de grandes difficults conomiques de sortir de la crise.
8
Elle a t hauteur de 50% pour l'ensemble des pays de la CEMAC (communaut conomique et montaire
de l'Afrique centrale) et de l'UEMOA (Union conomique et montaire ouest africaine).
9
Prise du pouvoir par le gnral Robert Gue, en destituant le rgime du prsident Konan Bdi.
10
Tentative de coup d'tat djou qui a coup le pays en deux.

B. Les canaux de transmission de la crise conomique


aux pays en voie de dveloppement : Cas de l'Afrique
subsaharienne
Dans ce contexte, comment la crise conomique mondiale a-t-elle affect la Cte
d'Ivoire? Pour jeter un clairage sur cette problmatique nous allons examiner de quelles
manires les autres pays de l'Afrique subsaharienne ont t affects par la crise.
Selon la littrature, les tats africains, spcifiquement ceux de l'Afrique subsaharienne11
n'tant pas suffisamment intgrs dans le systme financier mondial, ont t relativement
protgs contre les effets directs de la crise sur leurs conomies comparativement aux pays
dits dvelopps et aussi aux pays mergents. Cette particularit (c'est--dire leur degr de
resilience) des conomies africaines leur a permis de ne pas subir de forts coups en 2007
lors de la crise des Subprimes et en t 2008 avec la crise bancaire. En effet, les
conomies africaines sont gnralement caractrises par des systmes financiers avec un
secteur bancaire dominant et des marchs financiers peu dvelopps, parfois mme
inexistants. Les emprunts des institutions financires auprs des banques trangres sont
contrls dans le cadre du contrle de change et les banques ne font pas face des risques
lis aux engagements hors bilan, d'o l'impact limit sur le secteur bancaire en Afrique
comparativement aux pays dvelopps. Toutefois les effets de la contagion se sont quand
mme traduits par des pertes importantes en valeur et des sorties de capitaux sur les
marchs financiers africains. En fvrier 2009, l'indice composite de la BRVM12 en Cte
d'Ivoire a perdu 30,18% de sa valeur. Au cours de la mme priode l'indice NSE All share
au Nigeria et le JSE All Share index en Afrique du sud ont perdu respectivement 55% et
25,05% de leurs valeurs de rfrence datant de juillet 2008.13
Les effets dits indirects de cette crise qu'ont subie les pays d'Afrique subsaharienne
concernent principalement quatre canaux de transmission qui sont l'volution des prix
mondiaux et le volume des changes commerciaux, les envois de fonds par les travailleurs
migrs, les investissements directs trangers et l'aide publique au dveloppement.

' ' L'Afrique au sud du Sahara ou l'Afrique Noir , sont donc exclus les pays au Nord du Sahara (Maghreb,
Egypte).
12
BRVM : Bourse rgionale des valeurs mobilires, NSE : Nigeria Stock Exchange, JSE : Johannesburg
Stock Exchange.
13
Banque Africaine de Dveloppement (BAD), Dpartement des statistiques, 2009

Canaux de
transmission de la
crise
f

PC
PCI

PWX/EXDO

PE/PL
[

PWM
Envois de Fonds

L Consommation I Revenus
Importations ^Investissements

Aide Publique

Exportations

J Emplois

PIB

Avec
PWX : Prix international des exportations
EXDO : Demande mondiale de biens exports
PWM : Prix international des importations
IDE : Investissement direct tranger
PC : Prix des biens composites
PCI : Prix des biens de consommation intermdiaire
PE : Prix reu par les producteurs pour leur vente sur le march tranger
PL : Prix reu par les producteurs pour leur vente sur le march domestique
PIB : Produit intrieur brut

1. Les cours des matires premires et les changes


commerciaux.
Avec l'intensification de la crise conomique dans les pays dvelopps et la Chine, on a
enregistr une acclration de la chute des cours des matires premires, principaux
produits d'exportation dans les pays d'Afrique subsaharienne. Cela a eu un effet ngatif la
fois sur les rserves de changes, la capacit de financement de l'tat et les investissements
dans les secteurs dits porteurs dans ces conomies (industrie extractive par exemple). Par
ailleurs, toujours vu sous l'angle commercial, on observe aussi une baisse de la demande
mondiale de produits africains d'exportation sur les trois principaux marchs d'exportation
(Europe, tats-Unis, Chine). Les pays dits dvelopps, faisant face un important
ralentissement de leurs conomies, vont donc revoir la baisse leur demande de matires
premires, de biens manufacturs et de services. La croissance relle des exportations est
passe de 8,7% en 2007 4,3% en 2008 jusqu' atteindre -11,7% en 2009, et celle des
importations de 14% en 2007 13% en 2008 sur le continent Africain. D'une manire

globale, le taux de croissance du volume des changes internationaux mondiaux, il est


pass de 7,1% en 2007 2,7% en 2008 ensuite pour atteindre -12,3% en 2009 selon le
FMI , Ceci a donc provoqu une dgradation de la balance commerciale du fait que, les
recettes gnres par les exportations de matires premires, tant un socle dans la
croissance des pays africains, vont enregistrer une baisse cause de cette chute des prix
combins une baisse du volume des exportations. En Cte d'Ivoire, les recettes
d'exportations sont passes de 10,4 milliards de dollars 7,7 milliards de dollars en 2009
selon l'OMC15 . La croissance mondiale tant la baisse suivant celles des pays
industrialiss et mergents (Inde et Chine), les principaux demandeurs de matires
premires, la demande mondiale baisse. Concomitamment la dgradation des anticipations
sur les marchs terme pousse les prix des matires premires la baisse. Le prix du baril
de ptrole en est un exemple, il est pass de 125,73 US$ au dbut de la crise 43,48 US$
au dbut du mois de janvier 2009. Cette baisse pourrait s'avrer bnfique
conomiquement parlant pour les pays importateurs de ptrole qui verraient le cot de leurs
importations de ptrole baisser significativement. Au Burkina Faso, le rythme de la
croissance des exportations a t ralenti, passant de 6,9% en 2007 3,5% en 2008 en raison
de la chute de la production de coton et de la baisse des exportations de fibres de coton. Le
solde de la balance des paiements en a subi le fort cot passant de 160 millions de F CFA
en 2007 12 Millions de F CFA en 2008, accroissant aussi le dficit du compte courant de
3,8%.
Par ailleurs, un aperu de l'volution des cours des diffrents produits exports
durant cette priode traduit bien l'impact ngatif de la crise conomique. Par exemple, pour
les produits non ptroliers l'volution de l'indice des prix montre une forte baisse de juillet
2008 mars 2009 o il passe de 168,79 108,72 soit une chute globale de -35,59%. Mais
pris de manire globale, l'indice des prix de toutes les marchandises faisant l'objet
d'exportations est pass de 218,99 96,48 soit une variation ngative de -55,9% entre
juillet 2008 et fvrier de l'anne suivante, pour ensuite crotre partir de mars 2009 dans un
contexte d'aprs crise nergtique et alimentaire (voir graphique 1). Toujours de juillet
2008 fvrier 2009, on a observ, compare aux autres produits, une importante chute des
cours des produits ptroliers dont l'indice des prix est pass de 248,43 78,27 selon le
FMI, soit une variation de -68,5% avant de se redresser nouveau partir de mars 2009
tout comme l'ensemble des marchandises.
Le graphique qui suit montre l'volution des cours des trois grands groupes principaux de
produits d'exportation en Afrique :

14

IMF, World Economie Outlook 2009 and World Economie Outlook 2010 (Update)
Rapport de la commission de l'union africaine, la crise financire mondiale : son impact sur l'Afrique,
les mesures prendre et la voie suivre , 13 mai 2009.
5

Graphique 1 : volution mensuelle des indices gnraux des prix des trois grands
groupes de produits exports par l'Afrique.

o
o
r-J
O
3

in
O

i-j

m
O

r-J

rj

O
-O

F
o
*a-<

-O

co

o
o
o

04

o
c

o
o

Toutes les marchandises

Lfi
O

rsl

O
-O

F
ai

C L*

O
LO

Produits ptroliers

Produits non ptroliers

Source: FMI (2010a).

De par l'historique de la Cte d'ivoire et en analysant sa structure conomique, qui


tmoigne d'un pays assez extravertie, nous pouvons dj prsumer d'une incidence
ngative sur les variables macroconomiques des effets commerce de la crise
conomique.

Graphique 2 : Taux de croissance des volumes d'changes commerciaux


internationaux de 2006 2011.

12.5
10.0
01
3
C
C
Q

<U

o
<J

ra

Volume total des changes


commerciaux internationaux

Volume des exportations des


conomies avances

Volume des exportations des


conomies mergentes ou en
dveloppement

Source : FMI

2. Les flux de capitaux privs.


En ce qui concerne les flux de capitaux privs qui regroupent les investissements
directs trangers et les transferts de fonds des migrants, ils subiront aussi les effets de la
crise.
De prime abord, les investissements directs trangers (IDE), premier des canaux de
transmission en ce qui concerne les flux de capitaux privs, tmoignant des impacts
ngatifs de la crise conomique sur les pays d'Afrique subsahariennes, sont aussi en baisse.
On en veut pour preuve que de 2007 2008, on a not un taux de croissance des IDE de
l'ordre de + 30,7%, contribuant ainsi au financement des dficits de compte courant. Par
contre l'entre de capitaux privs a radicalement baiss pour enregistrer un taux de
croissance ngatif de -39,1% en 2009 selon les donnes du FMI (voir Graphique 3)

10

Graphique 3 : Variation en % des flux des IDE dans le monde de 2007 2009.

Source : FMI.

En outre, les transferts de fonds des migrants, deuxime des canaux de


transmissions concernant les flux de capitaux privs, sont devenus ces dernires annes une
importante source de financement externe pour les pays africains et sont fortement affects
par le ralentissement conomique dans les pays dvelopps. Les envois de fonds
destination de l'Afrique Subsaharienne sont passs de 4,6 milliards de dollars en 2000 20
milliards de dollars en 2008. Ces transferts de fonds, pour certains pays africains, dpassent
mme l'aide publique au dveloppement, constituant une source importante de financement
(au Liberia et au Lesotho par exemple, cela reprsente 10% du produit intrieur brut). Le
montant total de ces transferts pour l'Afrique s'est lev 38 milliards de dollars en 2007.
On est donc en droit de penser qu'une baisse du volume des transferts un impact direct
sur le revenu des mnages et donc de leur budget de consommation car ils sont souvent
utiliss principalement pour couvrir les besoins primaires (nourriture, sant et ducation).
Selon la banque mondiale, de 2008 2009, on a observ, au niveau de l'Afrique
subsaharienne, une variation ngative (-2,9%) des envois de fonds (Voir graphique 4).

11

Graphique 4 : Variation en % des flux des transferts de fonds internationaux reus de


2006 2009.

Source : Banque Mondiale

3. L'aide publique au dveloppement (APD).


Le quatrime et dernier canal de transmission de la crise l'Afrique est celui de
l'aide publique au dveloppement. Cette aide est une composante importante de source de
revenu pour les tats leur permettant de financer leurs programmes conomiques. Dans
certains pays, elle reprsente prs de 30% des recettes publiques du budget. Le montant de
l'APD reu par les pays en voie de dveloppement est pass de 40 87 milliards de dollars
de 2002 2008 depuis l'adoption du consensus de Monterrey en 2002. L'APD reprsente
5,8% du revenu national brut dans les pays de l'Afrique subsaharienne et 13,9% des
importations de biens et services.

12

Graphique 5 : L'volution de l'aide publique au dveloppement reu de 2001 2008


en Afrique (en millions de dollars US).

Aide publique au dveloppement

i Aide publique au
dveloppement

2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008


Source : OCDE

IL

Impacts de la crise conomique sur l'conomie


ivoirienne.

A.

Structure de l'conomie

1. Les secteurs de production


Le secteur primaire ivoirien se compose de l'agriculture qui occupe une trs grande
place comme nous l'avons vu prcdemment dans l'historique et demeure l'activit
conomique principale de la Cte d'Ivoire. En 2007, l'agriculture occupait 66% de la
population active et reprsentait 70% des recettes d'exportations du pays. Le binme Cafcacao y a une place prpondrante avec 40% des recettes d'exportations et 20% du Produit
intrieur brut (PIB) et fait vivre 6 millions d'ivoiriens avec 600 000 exploitations en
activit. Les exportations sont donc essentiellement agricoles avec une part importante au
niveau de l'agriculture industrielle (37,19%) et moins de 1% pour l'agriculture vivrire
dans le volume de produits exports. Au nom des produits d'exportation, on compte le
cacao, avec la Cte d'Ivoire comme premier producteur et exportateur, la production tourne
autour de 1,404 millions de tonnes et est parmi les dix premiers producteurs de caf. On
peut aussi citer comme produits tant exports caractrisant la diversification des
exportations : l'huile de palme, le coton, le caoutchouc, les bananes, les ananas, la canne
sucre, les noix de cajou, des graines de palme entre autre. En outre, les cultures vivrires
qui reprsentent la deuxime composante de l'agriculture ont t introduites aux premires
heures de l'indpendance afin de satisfaire la demande intrieure et donc rduire aussi les
importations de certaines denres alimentaires, sont composes des bananes plantains, du
mas, du taro et du riz. Il est noter que la Cte d'Ivoire est autosuffisante en manioc et en
igname, et est importateur net en crales. Les autres composantes du secteur primaire
ivoirien sont l'exploitation forestire, qui malgr le fait qu'elle a baiss comparativement
aux premires heures de l'indpendance est toujours importante, et de la pche/levage.
L'atout principal de la pche est la faade ctire de la Cte d'Ivoire (Golf de Guine) qui
lui permet grce aux ports de pche de San-Pedro et d'Abidjan, de dvelopper son secteur
halieutique. En dpit de tout cela, la Cte d'Ivoire n'est pas autosuffisante en produits de
pche donc en importe auprs de la Mauritanie, du Sngal et a conclu un accord de
coopration avec l'union europenne et la Guine Bissau. Les importations portent
spcifiquement sur le thon, des conserves, des maquereaux congels et d'autres poissons
vivants ou fums.
Quant au secteur secondaire, caractris par un grand nombre de petites et moyennes
entreprises (PME-PMI) et un trs faible nombre de grandes entreprises, il est le plus
diversifi de la sous rgion ouest africaine et reprsente 40% du potentiel industriel de

14

l'UEMOA16. Les biens de ce secteur de l'conomie reprsentent 55,33% des importations.


Il se compose des industries agroalimentaires qui sont principalement des entreprises de
transformation de caf/cacao, les olagineux, de minoterie, de boissons, de production de
sucre, des conserves de poissons, d'huiles essentielles et des rizeries. En outre, en plus de
l'industrie agroalimentaire, on a la prsence dans ce secteur des entreprises chimiques, des
matriaux de construction, de transformation de bois, de textile, de btiments et travaux
publiques.
Enfin, le secteur tertiaire reprsente prs de 54% du PIB ivoirien. Cela peut
s'expliquer par la mise en place de politique axe sur la culture de l'entreprenariat qui a
permis de dnombrer prs de 40 000 entreprises dans ce secteur. L'conomie informelle est
la plus importante de ce secteur avec un cinquime de la cration de richesse et vu son
abondance en main d'uvre, un important distributeur de revenu. Mais cette main d'uvre
tant non qualifie, elle se prsente tre faible lasticit. Le secteur bancaire est le plus
dvelopp de l'Afrique de l'ouest et compte 19 tablissements financiers et 2
tablissements de crdits (2007). Enfin vient le secteur touristique qui est beaucoup moins
important depuis l'clatement de la crise politico-militaire en 2002.
Selon notre matrice de comptabilit sociale, le secteur des biens manufacturs et des
services est le plus important en termes de rpartition sectorielle au niveau de notre
conomie. Il reprsente lui seul 70% de la production totale (XSi/XS), 59% de la valeur
ajoute (VAi/VA), 82% des importations (Mi/M) et 66% des exportations (EXi/EX).
Ensuite vient le secteur des matires premires agricoles et extractives.
Le tableau ci-dessous reprsente les rpartitions sectorielles dans l'conomie
ivoirienne :
Tableau 1 : Rpartitions Sectorielles

Rpartitions sectorielles
Branches

Xsi/XS

Vai/VA

Mi/M

Exi/EX

Mi/Qi

Exi/XS

Matires premires agricoles et extractives

22

29

18

34

24,24

8,7

Biens manufacturs et services

70

59

82

66

27,06

16,72

Administration publique

12

100

100

100

100

51,3

25,42

Total
Source : Matrice de Comptabilit Sociale

On constate aussi en analysant la rpartition factorielle de l'conomie ivoirienne que


le capital est le plus important des facteurs de production dans la formation de la valeur
ajoute. Et que contrairement aux secteurs de biens manufacturs et de l'administration
publique, le travail non qualifi est plus utilis dans la formation de la valeur ajoute que le
travail qualifi :

16

Union conomique et Montaire Ouest Africaine est une organisation sous rgionale cre le 10 Janvier
1994 et comptant 8 tats membres (Bnin, Burkina Faso, Cte d'Ivoire, Guine Bissau, Mali, Niger, Sngal,
Togo).

15

Tableau 2 : Rpartitions Factorielles


Rpartitions factorielles
Branches

Kdci/Vai

NQLD/Vai

QLD/Vai

Matires premires agricoles et extractives

713

20,46

Biens manufacturs et services

53,1

22

Administration publique

50,56

Total
Source : matrice de comptabilit sociale

WqQLDi/WqQLD

WnqNQLDi/WnqNQLD

8,24

13,85

31,08

24.9

51,95

68,92

49,44

34,2
100

100

Il ressort aussi qu'au niveau du travail qualifi en valeur (WqQLDi/WqQLD), le


secteur des biens manufacturs occupe la plus grande part avec 51,95% de la demande de
travail qualifi total en valeur, ensuite vient l'administration publique avec 34,2% et enfin
la branche des matires premires agricoles et extractives avec 13,85%. Quant au niveau du
travail non qualifi en valeur (WnqNQLDi/WnqNQLD), qui n'est pas utilis au niveau de
l'administration publique, la branche des biens manufacturs reprsente elle seule 68,92%
de la demande de travail en valeur et la branche des matires premires agricoles et
extractives le reste.
La branche de biens manufacturs contribue elle seule, environ 59,30% de la
valeur ajoute et reprsente 83,5% de la consommation intermdiaire totale, et enfin 66,3%
de la masse salariale totale.
Tableau 3 : Contribution des branches la formation de la valeur ajoute totale et
leurs parts dans la consommation intermdiaire et la masse salariale.

Valeur Ajoute

Consommation intermdiaire

Masse salariale

Branches des Matires 1res agricoles et Extractives

28,80

11,40

19,70

Branches des biens manufacturs et services

59,30

83,50

66,30

Branches des services non marchands

11,90

5,10

14,00

100,00

100,00

100,00

Total
Source : Matrice de Comptabilit Sociale.

2. Les Mnages : Structure des revenus et des dpenses.


Nous allons analyser la structure des revenus des catgories de mnages que nous
avons dans notre modle et aussi la structure de leurs consommations. L'analyse de la
Matrice de Comptabilit Sociale que nous avons utilise montre que les mnages dit

16
indpendants travaillant leur propre compte, donc n'ayant pas de revenu provenant des
entreprises qu'elle soit public ou priv, ont l'essentiel de leur revenu provenant de la
rmunration des facteurs de production mais avec une prpondrance pour le travail non
qualifi (35,50%) et le travail qualifi (30,60%). Les transferts sont assez marginaux avec
les transferts du gouvernement (4,90%) et ceux du reste du monde au titre d'envois de
fonds (0,13%). Les employs du public et ceux du priv tirent la majeure partie de leurs
revenus des rmunrations du travail qualifi et du capital. Il contribue pour 61,47% du
revenu des employs du public et 49,02% de celui des employs du priv (formel et
informel). Pour les employs du public, les autres transferts ces mnages sont marginaux
car ne contribue leur revenu que pour un trs faible pourcentage, les envois de fonds ne
reprsentent que 0,11%, les transferts gouvernementaux (4,26%) et ceux des entreprises
(3,21%). Quant aux employs du priv, les transferts des entreprises font 2,92% ensuite
viennent ceux du gouvernement pour 3,85% et enfin pour un pourcentage trs marginal les
envois de fonds provenant du reste du monde (0,10%). Par ailleurs, les ouvriers agricoles
qui sont gnralement des immigrants des pays limitrophes (Burkina Faso) et ne jouissent
pas d'une formation scolaire, tirent la quasi-totalit de leur revenu de la rmunration du
travail non qualifi (92,28%). Le point commun entre ces mnages que nous venons de
citer est qu'ils ne reoivent pas de revenu de la terre. Contrairement ces derniers, la terre
contribue normment la formation des revenus des mnages agricoles. Elle contribue
pour 51,50% au revenu des agriculteurs de caf/cacao, 41,51% celui des agriculteurs des
autres produits de rente, 61,92% celui des producteurs de fculents et pour 28,98% au
revenu des agriculteurs d'autres produits vivriers. Ce dernier type de mnages agricoles tire
un plus gros pourcentage du capital (63,86%). Pour l'ensemble des mnages agricoles tout
comme les autres mnages cits plus haut, les transferts (des entreprises, du gouvernement
et du reste du monde) ne reprsentent qu'une trs faible part de leur revenu. Le dernier type
de mnages sont les Chmeurs et les inactifs qui tirent tout leur revenu des transferts du
gouvernement (99,91%), les transferts venant du reste du monde ne reprsentant que
0,09%.

Tableau 4 : Structure et sources des revenus de chacun des mnages.


Travail non qualifi

Travail qualifi

Capital

Terre

Entreprise

Gouvernement Reste du monde Total

AgrCC

14,35

1,12

30,77

51,50

1,04

0,84

0,40

100

AgrAPR

26,19

0,88

29,62

41,51

0,82

0,67

0,32

100

AgrPDF

4,79

1,02

31,17

61,92

0,50

0,40

0,19

100

AgrAPV

4,97

1,06

63,86

28,98

0,52

0,42

0,20

100

EmPUB

2,18

61,47

28,77

0,00

3,21

4,26

0,11

100

EmPRI

15,73

49,02

28,39

0,00

2,92

3,85

0,10

100

Indep

35,50

30,60

28,86

0,00

0,00

4,90

0,13

100

Ouvagr

92,28

7,19

0,00

0,00

0,00

0,36

0,17

100

Chom
Moyenne

0,00

0,00

0,00

0,00

0,00

99,91

0,09

100

18,81

22,83

25,93

16,29

1,25

14,71

0,18

100

Source : Matrice de Comptabilit Sociale.

17

L'une des caractristiques des mnages ivoiriens est qu'ils consacrent la majorit de
leurs revenus la consommation et pargnent trs peu. Les pourcentages donns par notre
MCS, le tmoignent. Pour l'ensemble des mnages, on a 75,15% du revenu qui va la
consommation et 12,91% l'pargne.
Tableau 5: l'utilisation des revenus de chacun des mnages.

Consommation

Impt

Transfert au RDM

Jpargne

Total

Agriculteurs caf/cacao (AgrCC)

74,02

8,01

5,57

12,39

100

Agriculteurs autres produits de rente (AgrAPR)

71,80

8,45

4,58

15,18

100

Agriculteurs producteurs de fculent (AgrPDF)

72,88

8,40

4,33

14,39

100

Agriculteurs autres produits vivriers (AgrAPV)

67,52

9,14

4,04

19,31

100

Employs du public (EmPUB)

76,34

6,08

4,06

13,52

100

Employs du priv formel & informel (EMPRI)

82,75

7,06

4,21

5,97

100

Indpendants formel & informel (Indep)

61,74

11,04

4,37

22,84

100

Ouvriers agricoles (Ouvagr)

72,87

8,48

3,76

14,90

100

Inactifs & chmeurs (Chom)

86,31

6,98

2,79

3,93

100

Moyenne

75,15

8,12

4,31

12,41

100,00

Source : Matrice de Comptabilit Sociale.

Au terme de cette sous section porte sur le revenu des mnages et leur
consommation, nous pouvons dire que les mnages ivoiriens ne dpendent pas fortement
des envois de fonds provenant du reste monde car ceux-ci ne reprsentent en moyenne que
0,18% de leur revenu et des transferts des entreprises (1,25%). Les revenus des facteurs de
production fournissent les plus grandes parts la formation des revenus dpendamment de
quelle catgorie de mnages il s'agit.

18
Graphique 6: Structure de la composition du revenu globale des mnages (Donnes
agrges des mnages).

Gouvernement
14,71%
^ ^ ^
Entreprise _^
1,25%

Rpitp d u

^^^

>

monde
^ ^ 8 %

Travail qualifi

3% V
^H
^ ^

25

Source : Matrice de Comptabilit Sociale

Les mnages allouent la plus grande partie de leur revenu la consommation donc
ont des budgets de consommation assez importants car reprsentant dans tous les cas plus
de la moiti de leurs revenus.

19
Graphique 7 : Utilisation du revenu global des mnages (donnes agrges des
mnages).

Impt
4%

Epargne
13%

Transfert au ^
RDM
M

8%

^^^^

Source : Matrice de Comptabilit Sociale.

3. Le gouvernement : Structure des revenus et des


dpenses.
Le gouvernement ivoirien a deux sources principales de revenu : non fiscale
(rmunration du capital) et fiscale. La majorit de son revenu provient de la source fiscale
qui est compose des taxes sur le commerce (exportations et importations) qui reprsentent
62,17% des recettes fiscales. Ensuite viennent les taxes sur les revenus des mnages
(20,51%) et enfin les taxes sur la production (17,26%). Vu plus en dtails, on note qu'au
titre des taxes sur le commerce, les taxes sur les importations sont plus importantes pour les
produits industriels qui contribuent 90% des recettes. Les produits agricoles imports
n'tant que trs peu taxs avec 2,1%. Quant aux taxes sur les produits exports, on
remarque que c'est carrment l'inverse car les produits agricoles (d'exportation) sont
fortement taxs avec 92,5% des revenus de l'tat et les produits industriels trs faiblement
avec un pourcentage de 5,5%. Comme nous pouvons le constater l'aide publique au
dveloppement ne constitue pas une part trs importantes au niveau des recettes dans le
budget du gouvernement.

20
Graphique 8 : Structure du revenu gouvernemental.

revenus du
capital
11,7%

Taxes sur les


revenus des
mnages

14,8%

M Taxes
l'exportation
19,2%

Taxes
l'importation
24,8%

Taxes sur les


revenus des
firmes

16,2%

Taxes sur la
production

13,2%
Source : Matrice de Comptabilit Sociale.

Le gouvernement utilise son revenu majorit pour faire des dpenses publiques courantes
ncessaires au bon fonctionnement de l'appareil gouvernemental et les dpenses
d'investissement c'est--dire entre autre la construction de centres de sant, d'coles,
d'hpitaux etc., l'autre partie des dpenses est relative aux transferts que l'tat fait aux
autres agents conomiques que sont les mnages, les firmes et le reste du monde.

21
Graphique 9 : Structure des dpenses gou vernementales.

i Transferts aux mnages

transferts aux firmes

i Transferts au reste du monde Dpenses publiques

Source : Matrice de comptablit sociale

4. Les firmes : Structure des revenus et des dpenses.

Quant au x firmes, elles tirent leu r revenu de trois principales sou rces qu i sont la
rmunration du capital, les transferts du gouvernement et les transferts provenant du reste
du monde considrs comme les investissements directs trangers :

22

Graphique 10: Structure du revenu des firmes.

Source : Matrice de Comptabilit Sociale

Les firmes utilisent quant elles leurs revenus en payant leurs impts sur le revenus que
leurs activits gnrent, et en faisant des transferts aux autres agents conomiques que sont
les mnages, et le reste du monde.

23

Graphique 11 : Structure des dpenses des firmes.

Transferts aux
mnages

13%
Source : Matrice de comptabilit sociale

5. Le reste du monde : Structure du revenu et des


dpenses

Le reste du monde tire son revenu principalement des recettes gnres par leurs
exportations c'est--dire dans notre cas les importations ivoiriennes et des transferts
provenant des autres agents conomiques.

24

Graphique 12 : Structure du revenu du reste du monde.


Importations

transferts des mnages

transferts des firmes

Transferts du gouvernement
1%

Source : Matrice de comptabilit sociale

Ce revenu, il le dpense en majeur partie en acqurant des biens exportations, en transferts


de fonds vers les mnages, en investissement direct tranger et bien gnralement en aide
publique au dveloppement.

25
Graphique 13 : Structure des dpenses du reste du monde.
Envois de fonds
0,31%

Investissement
^ ^ ^ ^
^ ^ .

^B

Hirprt tranger
2.39%

Exportations

^B
Source : Matrice de comptabilit sociale

Il est noter que l'aide publique au dveloppment doit normalement faire partie de cette
structure mais compte tenu de l'aspect ngatif de cette dernire qui traduit plus des
paiements du service de la dette (-45502) qu'autre chose, nous ne l'avons pas inscrite dans
le graphique 13.

26

B.

Prsentation du modle d'quilibre gnral


calculable : Ivoire.
1. Structure du modle

a. Principe du modle
Ayant le souci de modliser l'conomie ivoirienne tout en valuant les effets
quantitatifs de la crise conomique mondiale sur cette dernire d'un point de vu
macroconomique, nous avons utilis la mme Matrice de comptabilit Sociale publie en
2005 par Souleymane Diallo dans Ouverture commerciale et distribution des revenus en
Cte d'Ivoire , qui tient compte d'un niveau de dsagrgation assez fort des mnages (9),
et des produits (17). Ensuite que nous avons regroups pour notre analyse en trois grands
blocs : Matires 1res agricoles et extractives, Biens manufacturs et services, et les biens
produits par l'administration publique. Concernant, le bloc du commerce extrieur, nous
avons distingu deux catgories de biens d'exportations : les produits manufacturs et les
matires premires. Ce dcoupage a permis une modlisation deux niveaux : la premire
avec une lasticit prix de la demande finie et la seconde avec une lasticit prix de la
demande infinie. Cela nous permettrait de rpondre l'argument selon lequel la crise
affecte les matires premires agricoles spcifiquement en rduisant leurs prix
internationaux, et affecte les biens manufacturs et services en rduisant leurs prix
internationaux mais galement leur demande mondiale de biens exporter, cet argument a
t dvelopp dans le Griffith-Jones & Ocampo (2009) et a traduit les canaux par lequel la
crise affectait de manire diffrente ces deux branches.
Simultanment, on a agrg les diffrentes branches de l'conomie ivoirienne afin
d'obtenir une nomenclature cohrente aux choix des produits et permettant d'valuer plus
facilement
les effets de la crise conomique sur la cte d'ivoire sous l'angle
macroconomique.
La particularit du Modle Ivoire est qu'il est une extension du modle PEP 1-1 Base17
et est un mlange de plusieurs modles thoriques dans sa conceptualisation. En ce sens
qu'il s'inspire d'Exter 1 et aussi d'Exter 218.

17

Voir Decaluwe, Lemelin, Maisonnave, Robichaud (2009)


Voir le chapitre 9 du livre, La politique conomique du dveloppement et les modles d'quilibre gnral
calculable de Dcaluw B., Martens A., Savard L.
18

27

b. Ensembles et sous ensembles


L'ensemble des branches de production est not j , jj C J= {Ji,.-Ji6} et comprends
dans notre modle 16 branches de production qui sont : L'agriculture vivrire (AGR1),
l'agriculture industrielle ou d'exportation (AGR2), Activits annexes l'agriculture et
l'levage (AGR3), Sylviculture et exploitation forestire (AGR4), levage et pche
(AGR5) qui constitue le bloc Agricole not AGR(J). Ensuite, L' industrie extractive
(IND1), Industrie alimentaire (IND2), Industrie du tabac (IND3), Industrie Textile et
habillement (IND4), Industrie du bois (IND5), Industrie chimique (IND6), Industrie
mtallurgique (IND7), Production et distribution d'lectricit et de gaz (IND8),
Construction et activits immobilires (IND9)qui dans leur ensemble font le bloc Industriel.
Enfin les services marchands (SER) et les services non-marchand (ADM) pour le bloc des
services.
Les branches de production, ci-dessus, produisent 16 biens dont l'ensemble est not :
i,ij G I={Ii,...,Ii 6 } et qui sont : L'agriculture vivrire (AGRC1), l'agriculture industrielle
ou d'exportation (AGRC2), Activits annexes l'agriculture et l'levage (AGRC3),
Sylviculture et exploitation forestire (AGRC4), levage et pche (AGRC5) qui constitue
le bloc Agricole not AGRC(I). Ensuite, L' industrie extractive (OTHIND1), Industrie
alimentaire (FOOD), Industrie du tabac (OTHIND3), Industrie Textile et habillement
(OTHIND4), Industrie du bois (OTHIND5), Industrie chimique (OTHIND6), Industrie
mtallurgique (OTHIND7), Production et distribution d'lectricit et de gaz (OTHIND8),
Construction et activits immobilires (OTHIND9) qui dans leur ensemble font le bloc
Industriel. Enfin Services marchands (SER), Biens publics (ADM) pour le bloc des
services.
Aux fins d'analyse, nous avons considr les groupes suivants :

L'ensemble des biens manufacturs: {FOOD, OTHIND2, OTHIND3, OTHIND4,


OTHIND5, OTHIND6, OTHIND7, OTHIND8, SER}.
L'ensemble des matires premires : {AGRC1, AGRC2, AGRC3, AGRC4,
AGRC5,OTHINDl}.
L'Administration publique : ADM.

La plupart de ces biens font l'objet de transactions avec l'extrieur et sont donc
changeables, il devient alors important de dfinir des sous ensembles pour spcifier ces
biens :

L'ensemble des biens imports: m= {AGRC1, AGRC2, AGRC5, OTHIND1,


FOOD, OTHIND3, OTHIND4, OTHIND5, OTHIND6, SER}.
L'ensemble des biens non imports : nm= {AGRC3, AGRC4, OTHIND2,
OTHIND7, OTHIND8}.
L'ensemble des biens non exports : NX= {AGRC3, ADM}.

28

L'ensemble des biens exports: X= {AGRC1, AGRC2, AGRC4, AGRC5,


OTHIND1, FOOD, OTHIND2, OTHIND3, OTHIND4, OTHIND5, OTHIND6,
OTHIND7, OTHIND8, SER}.

Il est noter une subdivision au sein des biens exports :

L'ensemble des biens manufacturs exports: IA= {FOOD, OTHIND2, OTHIND3,


OTHIND4, OTHIND5, OTHIND6, OTHIND7, OTHIND8, SER}.
L'ensemble des matires premires exportes : IB= {AGRC1, AGRC2, AGRC4,
AGRC5,OTHINDl}.

Les facteurs de productions utiliss par l'conomie ivoirienne sont le travail et le


capital. Le travail est compos du travail qualifi (12) et du travail non qualifi (11) et qui
constitue l'ensemble : 1 C L= {11,12}. En outre, le Capital index k est compos du capital
(cap), de la terre (land) et constitue quant lui l'ensemble : k C K= {cap,land}.
Les facteurs de productions sont dtenus par les agents conomiques qui
appartiennent l'ensemble AG. Dans notre modle, AG regroupe les 9 catgories de
mnages H : h, hj C H= {H!,....,H9} qui sont: Les agriculteurs de caf-cacao, les
agricultures des autres produits de rentes, les producteurs de fculents, les agriculteurs des
autres produis vivriers, les employs du public, les employs du priv formel & informel,
les indpendants (formel & informel), les ouvriers agricoles, les chmeurs & inactifs. Par
ailleurs, il contient les entreprises F (Firmes), le gouvernement qui est l'institution publique
(GVT), et le reste du monde (ROW).

2. Le processus conomique du modle.


u. Les hypothses du modle
Le Modle Ivoire que nous allons dcrire, ci-dessous, est bas sur la thorie
noclassique d'quilibre gnrale, qui explicite l'impact sur la production, la
consommation, les facteurs de production et les prix dans une conomie o les agents
adoptent un comportement de minimisation des cots et de maximisation de leur bien tre.
Le comportement des agents est donc rationnel, et dans l'esprit de Walras implique une
sparation entre les dcisions de production et de consommation. On fait aussi l'hypothse
de concurrence parfaite en ce sens o les prix sont dtermins par le march et les firmes o
les consommateurs prennent les prix comme donns. Les producteurs maximisent les
profits en considrant une constance des rendements d'chelles dans toutes les branches.
Enfin, on fait l'hypothse d'absence de rigidit montaire dans le modle, donc les
quantits sont homognes de degr zro en tous les prix.

29

b. La modlisation des canaux de transmission de la Crise.


Considrant que le Modle Ivoire (MI) s'inspire particulirement des quations du
modles PEP 1-1 statique19, nous allons dans cette partie mettre l'accent sur la manire
dont nous avons capt la modlisation des canaux de transmissions de la crise conomique
mondiale, c'est--dire : les changes internationaux et les prix mondiaux, les
investissements directs trangers, les envois de fonds et pour finir l'aide publique au
dveloppement. On trouvera toutefois l'ensemble des quations en annexe et le Code
GAMS est disponible auprs de l'auteur pour consultation ventuelle.
Les changes internationaux et les prix mondiaux
Comme nous l'avons signal le MI distingue 2 grandes catgories d'exportations : les
biens manufacturs et services pour la lere catgorie, les matires premires agricoles,
minires et les ressources nergtiques en constituent la 2 eme catgorie. De part certaines
tudes20, il ressort que les exportateurs de la 1er6 catgorie sont susceptibles de faire face
une baisse de la demande d'exportations en plus de celle des prix mondiaux. Quant aux
exportateurs de la 2eme catgorie, ils feront face une baisse uniquement des prix mondiaux
les impacts d'une baisse de la demande mondiale pour ces produits tant considrs comme
marginaux.
La modlisation de la lere catgorie introduit une fonction de demande d'exportation de
l'tranger lasticit prix de la demande finie. Impliquant de ce fait, que la quantit
exporte des biens manufacturs locaux sur le march international est fortement
dpendante des conditions de demande l'tranger. Par consquent, la variation de la
demande d'exportations par rapport son niveau initial est conditionne par le rapport des
prix mondiaux de ces produits exports sur les prix FOB des exportations, ainsi que par
l'lasticit de la demande d'exportation des partenaires commerciaux l'tranger :
EXD(I) = EXDO(IA) x [e x PWX(IA) I PE _ FOB(IA)f8ma-XDUA) 2I
Avec : EXD(IA) : La demande trangre de biens manufacturs
EXDO(IA) : La demande trangre initiale de biens manufacturs
PWX(IA) :Les prix mondiaux de biens manufacturs
PE FOB(IA) : Les prix franco bord de biens manufacturs
19

Decaluwe, Lemelin, Maisonnave et Robichaud (2009). Le modle ainsi que la documentation et le code
GAMS est disponible sur le Web a l'adresse suivante : www.pep-nct.orn..
20
Griffith-Jones and Ocampo (G&O 2009), World Bank.
21
L'lasticit prix de la demande mondiale de biens manufacturs est gale 2 de mme que Les lasticits
des CET gales aussi 2.

30

Les prix reus par les exportateurs, de ce type de bien, sont alors exprims en
fonction des prix FOB des exportations ajusts par le taux de change extrieur et la taxe
l'exportation (ainsi qu'une ventuelle marge de transport ou de commerce):
PE _ FOB(IA) = (1 + ttix(IA)) x (PE(IA) + sum [i, PC(IA) x trmg _ X(i, LA)])
Avec : ttix(IA) :Le taux de taxe l'exportation de biens manufacturs
PE(IA)-.Prix reu pour l'exportation de biens manufacturs excluant les
taxes
PC(IA) :Prix composites des biens manufacturs
Trmg _ X(IA) : Taux de marge appliqu aux biens manufacturs exports

Finalement, on a l'quilibre sur le march des produits manufacturs, reprsent par


l'quation suivante :
EXD(IA) = sum [j$EXO(j, IA), EX(j, IA)]
Quant la modlisation de la 2eme catgorie, on a considr une lasticit prix de la
demande infinie, c'est--dire que les exportateurs de matires premires n'prouvent
aucunes contraintes couler leurs produits sur le march mondial en respectant le prix
international. Le prix FOB est donc remplac ici par le prix international l'exportation :
PE(IB) = (1 /(l + ttix(IB))) x (PWX(IB) + sum [i, PC(IB) x tmrg _ X(IB)])
Avec: PE(IB):Prix reu par les producteurs pour l'exportation de matires 1res et
extractives.
PWX(IB) :Prix mondiaux l'exportation des matires premires et extractives.
ttix(IB) : Taux de taxe l'exportation de matires premires et extractives.
PC(IB) : Prix d'achat des matires premires composites.
tmrg _ X(IB) : Taux de marge appliqu aux matires premires exportes

Le prix l'importation est gal au prix international l'importation ajust en prix


domestique par le taux de change et les taxes l'importation :

31
PM(m) = (1 + ttic(m)) {(1 + ttim(m)) xex PWM(m) + sum [i, PC(i) x tmrg(i, m)]}
Avec PM(m) : Prix l'importation des biens.
PWM(m) : Prix mondiaux l'importation des biens.
ttic(m) : Taux de taxe la consommation sur les biens imports.
ttim(m) : Taux de taxe sur les biens imports.
PC() : Prix d'achat des biens composites
tmrg(i,m) : Taux de marge i appliqu aux biens imports
e : Taux de change

Les envois de fonds aux mnages


Dans notre modle, les mnages tirent l'ensemble de leurs revenus du travail qualifi,
du travail non qualifi ( Is ), de la rmunration du capital, des intrts et des dividendes,
( yk ) et aussi des transferts des autres mnages ( y*" ), du gouvernement ( ygm ) et des envois
de fonds du reste du monde ( yrm ). Ces envois de fonds sont reprsents dans notre modle
par les transferts du reste du monde vers les mnages.

%=>K+<vrf+2>c.+tf'+jr
Les investissements directs trangers
Nous avons modlis les investissements directs trangers ici comme dans le modle
sud-africain en considrant les transferts venant du reste du monde aux firmes comme tant
lesIDE:7r(/,'Vow").

32

Les aides publiques au dveloppement


Le rle du gouvernement est limit rguler l'activit conomique et une redistribution,
donc il a un rle plutt passif dans notre modle. Il tire son revenu des taxes sur le revenu
du capital vers, des taxes sur les revenus des mnages, des taxes sur les revenus des
entreprises, des autres taxes sur la production, taxes sur les produits et les importations, des
transferts des autres agents conomiques. Et c'est dans ces transferts normalement que l'on
tire l'aide publique. Contrairement aux autres matrices, les donnes que nous avons dans
notre MCS sur ce type de transferts reprsentent des remboursements de dettes du
gouvernement car il est inscrit avec une valeur ngative: Tr(Gvt,"row"). En effet, le
service de la dette constitue un lment important dans les dpenses de l'tat, en priode de
crise mondiale comme nous connaissons, les cranciers qui sont majorit des tats, se font
plus pressant se faire rembourser. Pour nous et selon les donnes dont nous disposons,
simuler une hausse du service de la dette parat plus raliste et plus vidente en priode de
crise surtout pour les pays comme la Cte d'ivoire voulant bnficier de l'initiative PPTE.

c. La fermeture du modle
Dans le processus de bouclage de notre modle, nous avons rendu carr notre
modle c'est--dire qu'on a assur une galit entre nos variables endognes (dtermines
par le modle) et le nombre d'quations de notre modle. Compte tenu des canaux de
transmission que nous avons choisis et aussi de l'hypothse de petit pays que nous avons
mise, les prix mondiaux c'est--dire les prix internationaux des importations et ceux des
exportations sont fixes donc exognes. Ensuite, les transferts provenant du reste du monde
aux agents conomiques domestiques sont aussi exognes ce qui nous permet de fixer les
envois de fonds des migrants, les investissements directs trangers et l'aide publique au
dveloppement (mais dans notre cas les remboursements de dettes). En outre, nous avons
fix la balance courante ce qui ne permet pas de recourt l'endettement extrieur,
hypothse juge raliste dans un cas de crise conomique mondiale. La crise mondiale
ayant affecte aussi l'conomie de la plupart des pays en rduisant la demande de son
volume initial de produits lasticit prix de la demande finie, on a rendu donc exogne le
volume initial d'exportation de ces biens. Enfin les variations de stock, l'offre de travail, le
taux d'change qui est le numraire du modle, la consommation minimum des mnages et
le capital (non mobile) sont aussi exognes.

33

C.

Prsentation des rsultats et interprtations.

La crise conomique mondiale, selon les spcialistes (G&O 2009), affecte les
conomies des pays en voie de dveloppement diffremment selon les canaux
transmissions qui ont t observs : les changes commerciaux, les envois de fonds, les
investissements directs trangers et l'aide publique au dveloppement. Dans notre travail,
nous avons eu donc simuler huit scnarios, tous portant sur les canaux de transmissions
de la crise conomique au pays en voie de dveloppement.
Les changes extrieurs, de par les exportations en particulier, pour les pays d'Afrique
subsaharienne et plus prcisment de la Cte d'Ivoire, sont domins la plupart du temps par
des produits dont la valeur ajoute est relativement faible. Ces produits accentuent donc le
degr de vulnrabilit des pays africains face un ralentissement de l'activit conomique
mondiale donc face la crise conomique que nous avons connu. En outre, cela peut avoir
une grande incidence sur les recettes budgtaires et par ricochet sur la croissance
conomique de la plupart de ces pays. Comme nous l'avons montr la crise conomique
mondiale a rduit la demande de biens exporter et les prix internationaux (prix des
importations et les prix des exportations) et accentue le dficit de la balance commerciale.
Nos simulations vont donc porter sur ses 3 variables que sont : les Prix mondiaux
l'importation (PWM(m)), les Prix mondiaux l'exportation (PWX(X)) et enfin sur la
demande mondiale pour les exportations ivoiriennes (EXDO(IA)), prcisment celles de
produits manufacturs (car nous avons considr une lasticit prix de la demande finie
pour ces produits). Comme nous l'avons vu dans la lere partie de notre travail, l'indice des
prix a enregistr durant la priode de juillet dcembre 2009 c'est--dire au plus fort de la
crise, une dcroissance moyenne de 15%. Nous allons donc simuler, pour tre en
adquation avec les tendances observes, une baisse de 15% des prix mondiaux de tous les
biens (Matires premires et biens manufacturs). Quant aux volumes de biens exports, au
vu de ce qu'on a not une baisse de 11,7% en 2009 au niveau des pays en voie de
dveloppement et au plan mondial de l'ordre de 12,3%. Nous simulerons donc une
rduction de 12% du volume initiale de produits exports. Aprs ces 3 scnarios, on aura
un scnario appel commerce qui sera le cumul de l'effet simultan des trois
composantes commerciales.
Par ailleurs, l'aide publique au dveloppement, selon la dfinition du comit d'aide au
dveloppement de l'OCDE, est l'ensemble des dons et des prts prfrentielles prvus au
budget et transfrs des pays dvelopps vers les pays en voie de dveloppement. La
plupart des pays en voie de dveloppement dpende beaucoup de cette aide or les mesures
prises par les pays dvelopps pour faire face cette crise, rduisent l'aide publique au
dveloppement et les engagements pris par ces pays. Tout cela contribue fragiliser les
finances publiques des pays en voie de dveloppement. Considrant que la Cte d'Ivoire,
depuis l'clatement de la crise militaro-politique qui la frappe, se voit refuser une grande

34

partie de cette aide (suite la crise conomique qui provoque cette apprhension du futur
aux niveaux des principaux donateurs), nous avons dcid de simuler non pas une rduction
de 50% de cette aide pour la Cte d'Ivoire mais au vu des donnes en notre possession, un
accroissement des remboursements de dette au reste du monde, en les considrant toujours
comme les transferts venant du reste du monde au gouvernement c'est--dire :
TR("gvt","row"). Selon le CIA World Factbook publi en 2009, la dette extrieure de la
Cte d'Ivoire (publique et prive contract auprs de non rsidents et payable en devise
trangre ou en biens et service) s'levait au 1er Janvier 2009 14 milliards de dollars
amricain.
Ensuite, les envois de fonds aux mnages en provenance des migrants, sous l'effet de
la rcession conomique, vont baisser considrablement dans la mesure o les pertes
d'emplois dans les pays dvelopps concernent en 1er lieu les emplois non qualifis occups
par les migrants. Selon les statistiques que nous avons pu avoir, cette baisse est de l'ordre
de 2,9% en Afrique subsaharienne pour l'anne 2009 . Nous allons, de ce fait, considrer
une baisse plus ou moins quivalente des : TR(H,"row") pour la Cte d'ivoire soit -5% en
considrant que la Cte d'Ivoire compte peu prs 1.500.000 de migrants. Les envois de
fonds vers la Cte d'Ivoire reprsentaient en 2009 prs de 195 Millions de dollars US et
0,8% de part du PIB toujours selon la mme source.
Enfin, le dernier canal slectionn est celui des investissements directs trangers qui
avait connu avant la crise un fort taux de croissance dans les pays en voie de
dveloppement. Principalement, en Cte d'Ivoire, on a not un fort accroissement qui a
permis ce pays d'attirer prs de 60% des IDE des pays de la sous rgion ouest africaine. Il
y a eu aussi, le secteur de la tlcommunication qui a permis d'accroitre le flux des IDE en
raison des oprations de privatisation et l'installation de nouvelles socits de ce secteur.
Mais la crise conomique ralentirait le flux de ces investissements donc aura un impact
ngatif sur l'investissement et ultimement sur la croissance conomique long terme qui
sera ralentie. On a estim cette baisse des IDE approximativement autour de 39,1% 23 . En
considrant, le poids de la Cte d'Ivoire au niveau de la sous rgion, faire un choc sur
les transferts venant du reste du monde aux firmes c'est--dire: 77?("Firms","row")de
l'ordre de -40%, nous parat donc raliste. En 2009, les investissements directs trangers
reprsentaient environ 402 millions de dollars selon les donnes en ligne de la banque
mondiale (Data Bank for Cte d'Ivoire).
Aprs avoir fait ces 7 simulations, nous allons simuler le scnario final dit crise qui
va regrouper l'ensemble des scnarios que nous aurons simul sparment pour voir le
poids de chacun dans l'incidence qu'aura eu la crise sur l'conomie ivoirienne.
Nous aurons au total 7 simulations axes donc sur ces diffrents canaux et l'analyse de
ces mcanismes sur l'conomie ivoirienne pour en voir quels en sont les effets sur cette
dernire (La 8eme simulation faisant office de conclusion gnrale).

22
23

World Bank (2009d), Dilip Ratha, Sanket Mohapatra, and Ani Silwal (2009).
FMI, Laza Kekic (2009)

35

1. Baisse unilatrale de 15% des prix mondiaux


l'importation.

La simulation ici porte sur une baisse des prix mondiaux de tous les biens imports.
On s'attend, en premier lieu, une baisse du prix l'importation de tous ces biens et de
surcrot une baisse de tous les prix dans l'conomie. Effectivement c'est ce que l'on
constate tout d'abord au niveau des prix l'importation de tous les biens, qui baissent dans
les mmes proportions (-15%) ceci s'explique par le fait, qu'ils dpendent directement des
prix mondiaux donc voluent dans le mme sens et les mmes proportions. Les prix des
biens imports ayant baisss, on s'attendrait donc une augmentation en volume des
importations, tant devenues relativement moins onreuses. Cette augmentation est en
moyenne autour de +19,6%. Cette augmentation n'est pas uniforme. En effet, elle est plus
importante pour les biens agricoles vivriers (+43,3%), industriels (+36,04%), textiles
(+33%) et ceux de l'industrie du bois (+43,4%). Tous les produits des secteurs forte
demande locale sont en grande expansion concernant les importations, ainsi et
contrairement ces derniers la plus faible augmentation est au niveau du secteur de
l'industrie extractive (+2,5%) un secteur faible demande locale.
Le dficit courant extrieur tant maintenu fixe, l'accroissement des importations ne
peut tre financ, compte tenu des paiements de revenus du capital au reste du monde qui
baissent peu et les transferts des autres agents au reste du monde qui augmentent, que par
une augmentation des exportations de +3,42% (car les transferts du reste du monde aux
autres agents ne varient pas). L'augmentation des ventes l'tranger (+3,42%) s'effectue
au prix d'une baisse des ventes sur le march intrieur (-0,6%). Car la baisse des prix
locaux qui rsulte de la baisse des prix l'importation dtourne la production vers les
marchs d'exportation au dtriment du march local. Ainsi pour les matires premires,
alors qu'on observe une augmentation de l'exportation de ces produits (+1,85%), les ventes
locales de ces produits diminuent de -0,43%. Pour les biens manufacturs, dont l'lasticit
prix de la demande l'exportation est finie, la performance l'exportation va dpendre de
la baisse de prix offerte aux importateurs trangers, c'est--dire le prix franco bord. On
observe une hausse de la demande de produits manufacturs exports (+4,23%) et bien
entendu qui dcoule d'une baisse du prix franco a bord (-1,78%). Cette baisse du prix FOB
se rpercute ventuellement sur le prix global reu par les producteurs sur leurs ventes
l'tranger. Pour qu'il y ait un volume suffisant de produits offerts l'exportation, compte
tenu de la demande trangre accrue, il a fallu que les prix reus par les producteurs pour
leurs ventes locales (sous la comptition des importations) baissent plus que ceux
l'exportation. En effet, les prix reu par les producteurs pour leurs ventes locales de biens
manufacturs baissent de -3,05% tandis que ceux reu l'exportation pour ces mmes biens
baissent de -1,78%. Ce qui a pour effet d'accrotre le volume export de biens manufacturs
(+1,84%).
Cette transformation d'une offre intrieure des matires premires en offre l'exportation
a t cause par une baisse en moyenne des prix reus par les producteurs sur le march
locale (-3,06%). En outre, on constate cependant qu'une rorientation des matires

36
premires vers le march extrieur s'accompagne galement d'une hausse de leurs
productions de l'ordre de +0,48%. Pour expliquer cela, nous allons analyser la demande
intrieure de ces produits.
Tableau 1.1 : Sur les volumes et les prix.

Variation des volumes (en %)


Branches

XS

VA

IM

DD

Variation des prix (en %)

EX

DS

PC

PD

PVA

PE

Matires premires agricoles et extractives 0,48

-0,13

15,35 -0,41

1,85

-0,41

-4,97

-3,06

5,08

Biens manufacturs et services

0,57

0,18

20,52

4.23

-0,6

-5,3

-3,03

5,69

-1,78

Administration publique

-1,03

-1,03

1,043

1,043 4,48

Total

0,42

-0,05

-4,79

-2,48

-0,6
-1,03

19,6

-0,61

3,42

-0,61

5,31

-1,16

Source : MCS

La demande intrieure des produits, nous le savons, a trois composantes : la consommation


prive, l'investissement et la demande intermdiaire. Et on note un accroissement en
volume, assez important de la consommation de chacun des mnages prsents dans notre
conomie en moyenne autour de +10% (sauf pour les chmeurs qui voient leur
consommation crotre de seulement +1% attribuable la baisse des transferts
gouvernementaux qui constituent la source la plus important de leurs revenus) compte tenu
essentiellement d'une baisse du prix composite des biens consomms et une hausse
inexplique de leur revenu. La baisse gnrale de prix provoque par la baisse des prix
l'importation accroit le pouvoir d'achat et stimule la consommation. Il est noter aussi un
accroissement en volume de l'investissement de +16,64% d principalement une
augmentation de l'pargne prive (celles des mnages de +3,49% et des firmes de +3,09%)
et surtout de l'pargne gouvernementale (+32%). L'pargne gouvernementale a augment
suite une variation positive du revenu public (+2,38%) et une baisse des transferts
gouvernementaux de -5,23%. Le revenu du gouvernement quant lui a augment
principalement cause d'une hausse des recettes douanires l'importation malgr la
baisse des prix (+2,97%). La baisse des prix l'importation rduit l'assiette de la taxation
des importations mais l'augmentation considrable du volume import vient compenser
largement cette rduction. Cet accroissement de l'investissement en volume plus forte que
l'investissement en valeur est principalement d
la baisse du prix index
l'investissement sous l'influence de la baisse du prix des importations toutes choses tant
gale par ailleurs, d'environ -2,87%. Or comme nous le savons l'investissement est
constitu principalement en biens d'levage, en biens d'industrie du bois, en biens
chimiques, en biens mtallurgiques, et ceux de la construction et l'activit immobilires
d'o une hausse des ventes locales de ces produits et donc de leur production (+1,8%). Cet
accroissement de la production dans sa globalit (+0,42%) s'est, son tour, rpercut sur la
demande intermdiaire totale qui a augment de +0,95%.

37

Tableau 1.2 : Sur les agents conomiques.


Variation (en Pourcentage)
Revenu

Consommation

pargne

Agriculteurs Caf/Cacao

4,21

10.15

4.21

Agriculteurs a u t r e s produits de rentes

3,87

9,34

3,87

Agriculteurs de Fculents

4,55

10,30

4,55

Agriculteurs a u t r e s produits vivriers

4,62

10,33

4,62

Employs du public

4,53

10,33

4,53

Employs du priv

4,11

10,10

4,11

Indpendants

3,36

8,83

3.36

Ouvriers Agricoles

1,93

7.40

1,93

-5,23

0,10

-5.23

2,81

8,54

3,49

-1,03

32,18

Chmeurs & inactifs


Total
Firmes

3,69

Gouvernement

2,38

3,09

Source : MCS

En ce qui concerne la rmunration des facteurs de production, la hausse gnralise de la


production, traduite aussi par une hausse du prix de la valeur ajoute, conjugue la faible
variation ngative de la demande de travail composite au sein de l'conomie entranent,
citerus paribus, une augmentation de taux de salaire composite (+3,51%). La hausse du
salaire est nanmoins plus importante au niveau du travail qualifi (+5,22%) qu'au niveau
du travail non qualifi (+1,71%), ceci s'explique par le faite que ce dernier est moins
productif (donc fournit moins de valeur ajoute) que le premier. La hausse du salaire
composite, est cependant plus faible que constate pour le rendement de capital composite
(+6,2%). Ce capital, tant spcifique, a nettement bnfici de la hausse de la production au
sein de notre conomie.
Tableau 1.3 : Sur les cots des facteurs de production et la demande de travail.

Variation (er i Pourcentage)

WC

RC

LDC

Branches

LD

LD

Non Qualifi

Qualifi

Non Qualifi

Qualifi

Matires premires agricoles et extractives

2,84

7,09

-0,35

1,7

5,22

0,17

-1,6

Biens manufacturs et services

3,76

5,18

-0,53

1,7

5,22

-0,08

1,08

Administration publique

5,22

3,76

-2,08

Total

3,5

6,2

-8.40E-03

Source : MCS

5,22

1,7

5,22

-2,08
-1.2E-14

1.95E-14

38
Ces variations positives des cots de production en intrants primaires tant plus importante
que la baisse des revenus des transferts des mnages (-4,52%), expliquent, leur tour, une
hausse du revenu de ces derniers d'environ 2,8%. Il est cependant noter, contrairement
aux autres mnages, une baisse du revenu des chmeurs. En effet celui-ci ne dpendant que
des revenus des transferts va suivre la tendance la baisse de ce dernier et chuter du mme
pourcentage (-5,23%). Compte tenu de la baisse des prix des produits composites sur le
march, cela permet la consommation en volume de tous les mnages de crotre. En plus
de la consommation, on remarque une hausse aussi de l'pargne de ces mnages (comme
nous l'avons vu plus haut de +3,49%) sauf l'pargne des chmeurs qui est en baisse (5,22%) cause de leur revenu qui varie ngativement.
Enfin, on note un accroissement du PIB aux prix du march vu de l'optique dpense
(+3,82%) tmoignant d'une activit conomique en plein essor, principalement grce au
gain tir d'un bond positif des changes commerciaux et un accroissement de la demande
intrieure finale.

39

2. Baisse unilatrale de -15% des prix mondiaux


l'exportation.
La simulation ici porte sur une baisse des prix mondiaux l'exportation, donc tous les
biens exports sont directement touchs par cette mesure, que ce soient les biens
manufacturs ou les matires premires. On observe une baisse du prix franco de bord des
biens manufacturs (-12,69%) et aussi une baisse du prix reu par les producteurs pour
l'exportation de matires premires (-15%). Concernant les biens manufacturs, avec une
lasticit prix de la demande d'exportation finie, la baisse du prix FOB doit
inluctablement, conduire une baisse de l'offre des biens manufacturs car les
producteurs seront moins incits exporter, et c'est ce que l'on constate, avec une baisse en
volume des exportations de biens manufacturs (-5,54%). Mme constat pour les matires
premires, avec une lasticit prix de la demande d'exportation infinie, la baisse du prix
reu par les producteurs pour leurs exportations, entrane une chute des exportations de
matires premires (-2,43%), les producteurs de matires premires tant moins enclin
exporter. On a donc une baisse des exportations totales (-4,5%) qui s'effectue au prix d'une
hausse des ventes des produits exportables sur le march intrieur (+0,16%),la substitution
se faisant la faveur des ventes sur le march intrieure. Cette substitution s'explique par
une baisse globale des prix reus par les producteurs pour les ventes locales (-11,7%)
beaucoup moins importante que ceux reus pour les exportations (-13,5%). Cette baisse de
prix dcourage les producteurs qui rduisent leur production (-1 %) moins de produits sont
donc couls sur le march tranger et cette rduction tant plus prononce a l'exportation
va donc influencer la baisse la production totale malgr l'accroissement de l'offre sur le
march domestique.
Tableau 2.1 : Sur les volumes et les prix.

Variation des vol urnes (er i % )

Variation des pri> t (en %)

VA

IM

DD

EX

DS

PC

PD

PVA

Matires premires agricoles et extractives -0,85

-0,85

-13,04

0,14

-2,43

0,14

-10

-12,5

-18,8

-15

Biens manufacturs et services

-2,3

-2,3

-17,03

1,3

-5,54

-1,3

1,3

-11,5

-19,6

-12,5

Administration publique

9,72

9,72

9,72

-8,86

-8,86

-9,33

-1

-1

0,16

-9,67

-11,7

-23,15

Branches

Total
Source : Rsultats des simulations

XS

9,72
-16,4

0,16

-4,5

La baisse de la production s'explique aussi par une baisse de la demande intrieure. Cette
demande tant constitue par la consommation prive, l'investissement, la demande
intermdiaire. On observe tout d'abord une baisse significative de la consommation en
volume des mnages qui tourne, en moyenne, autour de -8% (sauf pour la catgorie des
chmeurs qui voient sa consommation crotre de 0,17%),compte tenu d'une baisse du
budget des mnages allou la consommation (-15,75% en moyenne), qui lui est
directement li la baisse du revenu disponible de tous les mnages. Ce qui s'avre

PE

-13,51

40

important de noter ici est que, celui des chmeurs baisse aussi mais bien en de de cette
moyenne (-9,8%) puisque les transferts constituent la part prpondrante de leur revenu.
L'investissement, quant lui, baisse de manire trs significative (-28,17%). La cause
premire de cette baisse aussi importante tant l'accroissement du dficit au niveau de
l'pargne gouvernementale (+65,77%).Les emprunts de l'tat viennent exercer une
ponction sur l'pargne totale qui rduit donc l'pargne disponible pour l'investissement.
Les autres causes tant, la chute de l'pargne prive (-16,6%) et celles des firmes (14,07%). L'pargne gouvernementale baisse principalement sous l'effet d'une rduction
des recettes douanires globales (-17,17%). Or comme nous le savons l'investissement est
constitu principalement en biens d'levage, en biens d'industrie du bois, en biens
chimiques, en biens mtallurgiques, et ceux de la construction et l'activit immobilires
d'o une diminution des ventes locales de ces produits d'investissement (-4,21%),
conjugue une baisse de leurs volumes d'exportation, qui ont un effet immdiat sur leurs
productions qui baissent en moyenne (-2,24%). Cette baisse de la production globale, via
la baisse de celle des biens d'investissement, a son tour affecte ngativement la demande
intermdiaire totale qui a considrablement chut (-19,15%).
Un examen, plus approfondi, dans le processus de baisse de la production montre qu'il est
quelque peu diffrent, que ce soit au niveau des biens manufacturs ou des matires
premires.
Dans le cas des matires premires, elles sont devenues relativement plus abondantes sur le
march local (+0,17%) vu que le prix du produit local (-11,93%) est rendu nettement plus
avantageux que celui de l'tranger (- 15%).la baisse tant moins forte. Il s'est donc produit
une substitution commerciale chez les producteurs de matires premires, favorable au
march locale, mais cela n'a pas t suffisant pour contrecarrer la baisse des exportations.
Dans le cas des biens manufacturs, l'effet de substitution a jou diffremment. Comme
nous l'avons dit, le prix franco bord a diminu de -12,69% suite la baisse du prix
mondiale. Par contre, le prix reu par les producteurs sur le march local n'a baiss que de 11,69%. Ce renchrissement relatif du produit local par rapport celui coul vers
l'tranger, et aussi compte tenu de la demande tranger en baisse (-11,5%) pousse les
producteurs se tourner vers le march local devenu beaucoup plus attrayant pour eux.
Or comme nous le savons, les variations sectorielles du prix de la valeur ajoute vont
conduire une rallocation des ressources au dtriment des secteurs dont le prix de la
valeur ajoute baisse le plus et en valeur des autres branches puisque Le prix de la valeur
ajoute des matires premires baisse plus que celui des biens manufacturs. C'est donc la
branche des biens manufacturs qui reste relativement la plus avantage..
En outre, pour les services non-marchand, la production tant gale la consommation
publique en volume, qui est exogne donc prdtermine, une baisse du prix des produits
composites devrait accrotre le volume de services non-marchand. C'est ce qu'on constate,
le prix des produits composites baissent de -9,67% et donc une influence positive sur le
volume de services non-marchand offert, qui s'accrot de +9,72%. tant donn, que la
production de services non-marchand ne varie que sous l'effet de la main d'uvre (la
capital tant prdtermin), la demande de travailleurs de cette branche augmente
normment (+20,29%).
Par ailleurs, on observe que la baisse globale de la production, que traduit aussi la baisse du
prix de la valeur ajoute, combine une rduction de la demande de travail composite
entrane une baisse considrable du salaire composite (-16,16%). Ce sont les travailleurs

41
non qualifi (-17,68%) qui en souffre le plus mme si les travailleurs qualifis voient leur
salaire se rduire aussi (-14,73%). Il est noter que la baisse du salaire composite est
beaucoup plus faible compare celle du rendement du capital composite (-19,16%). Cette
chute peut tre attribue une baisse du niveau de la production globale au sein de
l'conomie ivoirienne.
Tableau 2.2 : Sur les cots des facteurs de production et la demande de travail.

Variation (en Pourcentage)


WC

RC

LDC

Matires premires agricoles et extractives

-16,73

-19.8

-0,37

Biens manufacturs et services

-15,95

-20,5

-4,16

Administration publique

-14,73

-3,55

20,29

Total

-16,2

-19,16

-8.78E-03

LD

LD

Non Qualifi

Qualifi

Non Qualifi

Qualifi

-17,67

-14,73

0,63

-3

17,67

-14,73

-0,04

-7,6

-17,67

-14,73

-14,73

20,3
5,7

Source : Rsultats des simulations

La baisse dans les rmunrations des facteurs de production auxquelles s'ajoute une baisse
des revenus des transferts, expliquent la forte baisse des revenus des mnages (-15,9%).
Cette baisse du revenu, en dpit de la baisse des prix des produits composites, entrane une
chute de la consommation globale de tous les mnages (sauf des chmeurs) et aussi de leurs
pargnes (-16,58%).
Tableau 2.3 : Sur les agents conomiques.

Variation (en P o u r c e n t a g e )
Revenu

Consommation

pargne

Agriculteurs Caf/Cacao

-18,01

-8,95

-18,01

Agriculteurs a u t r e s p r o d u i t s de r e n t e s

-17,93

-8.5

-17,93

Agriculteurs de Fculents

-18,22

-9

-18,22

A g r i c u l t e u r s a u t r e s p r o d u i t s vivriers

-17,76

-8,5

-17,76

Employs du public

-15,33

-5,86

-15.33

Employs du priv

-15,74

-6,5

-15,74

Indpendants

-16,30

-6,7

-16,30

Ouvriers Agricoles

-17,41

-8

-17,41

C h m e u r s & inactifs
Total
Firmes
Gouvernement
Source : Rsultats des simulations

-9,80

0,17

-9,80

-15.9

-6,87

-16,58

-15,2

-14,07

-16,7

-65,8

Pour terminer, le PIB aux prix d'achat baisse de -16,87% sous l'effet de la baisse globale
de la demande intrieure au sein de l'conomie ivoirienne.

1,88

42

3. Baisse de -12% de la demande trangre de biens


manufacturs.
La simulation ce niveau est relative une baisse de 12% de la demande initiale de
biens manufacturs destins l'exportation. La crise conomique rduit la demande
mondiale et donc la demande par le reste du monde des produits ivoiriens d'exportation.
On constate une forte baisse des exportations ivoiriennes de produits manufacturs de
l'ordre en moyenne de -4,2%. On constate aussi une baisse de l'offre de biens
manufacturs sur le march domestique (-0,12%) beaucoup plus faible que celle faite sur le
march tranger. Il est donc vident que les producteurs de biens manufacturs oprent une
substitution au profit du march locale o le prix qu'ils reoivent, est plus avantageux que
celui tir de leurs ventes sur le march tranger. En effet, le prix reu pour les ventes sur le
march tranger baisse d'environ -4,26% les exportateurs ajustant leurs prix pour
compenser la baisse de la demande trangre alors que sur le march domestique ses prix
ne baissent que d'environ -2,47%, Une baisse de la demande initiale conjugue une baisse
du prix des biens manufacturs sur le march tranger entrane, prix international
constant, un accroissement de la demande de biens manufacturs sur le march tranger. En
outre, Le dficit courant extrieur tant maintenu fixe, une baisse en volume des
exportations doit impliquer une baisse en volume des importations de biens manufacturs
car les premiers n'arrivent plus financer les seconds. Et c'est ce qu'on constate, car le
volume d'importations pour ce type de bien baisse d'environ -3,79%. Cette baisse des
importations a pouss les agents conomiques se tourner vers le march local pour
s'approvisionner en dpit de la baisse de la demande de biens manufacturs sur le march
domestique (-0,12%) beaucoup moins importante. Cet attrait beaucoup plus important pour
le march local de la part des agents conomiques est motiv par le prix des biens
manufacturs sur le march local qui baisse plus (-2,47%) que celui des biens imports (qui
n'a pas chang).
Concernant les matires premires et extractives, on observe un accroissement du volume
offert de matires premires sur le march tranger (+2,5%) au dtriment du march local
o le volume offert de ce type de bien baisse (-0,17%). Ceci s'explique par le fait que le
march tranger est devenu plus attrayant pour les producteurs en raison du prix qu'ils
reoivent pour leurs exportations qui ne change pas (stagne 1) contrairement celui reu
pour les ventes intrieurs qui baisse de -2,48% sous la pression de la comptition de biens
manufacturs. Tout comme celles de biens manufacturs, les importations de matires
premires ont aussi baiss en dpit de la hausse des exportations. En effet, le prix des
importations de matires premires ayant baiss moins que leur prix domestique (-2,48%),
les agents conomiques ont une prfrence pour les biens produits localement devenus
moins onreux d'o la baisse en volume des importations, et aussi moins importante que la
baisse de la demande de matires premires produits localement (-0,17%).
Globalement, on observe une baisse du volume total des exportations (-1,91%), sous l'effet
principalement de la baisse du volume de biens manufacturs et services, et une hausse de
l'offre totale de biens sur le march locale (+0,13%) caus par l'accroissement du volume
offert au niveau de la branche non marchande. Cette rorientation vers le march locale
s'accompagne d'une baisse globale de la production (-0,38%) du principalement la baisse

43

de la production de biens manufacturs (-1,09%) et malgr la hausse de la production de


matires premires (+0,88%).
Tableau 3.1 : Sur les volumes et les prix.

XS

VA

IM

DD

Matires premires agricoles et extractives

0,88

0,88

-3,78

Biens manufacturs et services

-1,09

-1,09

-3,79

Administration publique

2,27

2,27

Total

-0,38

-0,38

Branches

-3,79

DS

PC

PD

PVA

PE

-0,17

2,5 -0,17

1,9

-2,48

-2,32

-0,12

4,2 -0,12

-2,03

-2,47

-4,98

-4,26

2,27

2,27

-2,22

-2,22

-2,45

0,13

-1,99

-2,46

-3,83

0,13

EX

-1,9

Source : Rsultats des simulations

En analysant la demande intrieure, on constate que la consommation, qui en est la


premire composante, se rduit pour tous les mnages sauf pour les chmeurs et inactifs o
elle croit (+0,013%) malgr la baisse du prix composite (-1,99%). Cette chute de la
consommation rsulte de la baisse des revenus des mnages (-3,3%). La seconde
composante, l'investissement, chute de -4,17% et la raison principale est la baisse de
l'pargne gouvernementale (-9,74%) conjugue celle des mnages (-3,46%) et des firmes
(-3,46%). L'pargne gouvernementale a baiss principalement cause de la rduction des
recettes lies aux taxes sur les produits imports (-3,83%). La baisse de l'investissement
une rpercussion sur la demande de biens d'investissement et directement sur la production
de ces biens essentiellement des biens manufacturs, baisse de -1,5%. La baisse globale
de la production agit ngativement sur la demande de produits intermdiaires totale, qui
chute aussi d'environ -0,75%.
Le prix de la valeur ajoute de la branche de biens manufacturs baisse plus (-4,98%) que
celui de la branche de matires premires (-2,32%). C'est donc la branche de matires
premires qui se trouve tre la plus avantage des deux et donc va attirer une partie de la
main d'uvre devenue excdentaire au niveau de la branche de produits manufacturs (1,9%), et augment de +3,2%, l'autre partie allant vers le secteur de services nonmarchand.
Au niveau des services non-marchand, la production tant prdtermine par la
consommation publique, une baisse du cot des services publics permet budget constant
d'accroitre le volume de services offerts. En effet, c'est ce qu'on observe le prix des
services non-marchand baisse de -2,2% et donc permet un accroissement du volume de
services non-marchand offerts +2,27% dans l'conomie. tant donn aussi que la main
d'uvre est l'intrant principal dans le processus de production de services non-marchand
(car le capital est prdtermin), la demande de main d'uvre dans ce secteur crot de
+4,67%.
Cette baisse gnralise de la production est la cause directe d'une baisse du salaire
composite dans toute l'conomie (-3,94%). Cette dernire est plus importante au niveau du

-2,74

44

travail non qualifi (-3,97%) qu'au niveau du travail qualifi (-3,92%). On note aussi que la
baisse du salaire composite est plus importante que celle du rendement du capital
composite (-3,84%). Le capital tant spcifique, il a t influenc ngativement par la
baisse de la production.
Tableau 3.2 : Effets sur les cots de facteurs de production et la demande de travail.

Variation (en Pourcentage)


WC

RC

LDC

Branches
Matires premires agricoles et extractives

-3,95

-1,49

Biens manufacturs et services

-3,94

-5,72

Administration publique

-3,92

-0,98

4,64

Total

-3,94

-3,84

-1.43E-06

LD

LD

Non Qualifi

Qualifi

Non Qualifi

Qualifi

3,19

-3,97

-3,92

3,22

3,01

-1,92

-3,97

-3,92

-1,45

-2,34

-3,92

4,63

Source : Rsultats des simulations

La baisse de rmunration des facteurs de production explique principalement la baisse des


revenus des mnages en moyenne de -3,3% cette baisse ayant des impacts ngatifs, comme
nous l'avons vu plus haut, sur la consommation des mnages et leurs pargnes.
Tableau 3.3 : Effets sur les agents conomiques.

Variation (en Pourcentage)


Revenu

Consommation

pargne

Agriculteurs Caf/Cacao

-2,69

-0,63

-2,69

Agriculteurs autres produits de rentes

-2,95

-0,80

-2,95

Agriculteurs de Fculents

-2,43

-0,32

-2,43

Agriculteurs autres produits vivriers

-3,42

-1,32

-3,42

Employs du public

-3,95

-1,87

-3,95

Employs du priv

-3,96

-1,93

-3,96

Indpendants

-3,96

-1,84

-3,96

Ouvriers Agricoles

-3,95

-1,83

-3,95

Chmeurs & inactifs

-2,08

0,01

-2,08

-3,27

-1,17

-3,27

Total
Firmes

-3,75

-3,46

Gouvernement

-2,83

-9,74

Source : Rsultats des simulations

Enfin, on observe une baisse du PIB aux prix d'achat de -3,41% (par les dpenses)
tmoignant d'un ralentissement de l'activit conomique sous l'influence principalement de
la baisse de la demande finale intrieure.

45

4. Baisse de -15% de tous les prix mondiaux et de -12% de


la demande initiale de biens manufacturs exporter.
Cette simulation porte sur l'ensemble du commerce car elle touche aussi bien les
prix mondiaux que la demande initiale de biens exporter. De prime bord, on constate
une baisse significative du volume des importations de tous les biens en moyenne de 3,73% malgr une baisse de leurs prix sur le march mondiale et donc du prix des
importations (-15%). Au vu de la baisse de ce prix, on aurait dduit intuitivement une
hausse du volume des importations mais c'est l'effet contraire qui a t constat. La baisse
des importations peut tre attribue la baisse des prix des biens produits locaux vendus
sur le march domestique (-16,04%) plus importante que la baisse du prix des importations.
Ce qui signifie que les importations deviennent plus onreuses que les biens produits
localement d'o la baisse moins importante du volume de ces derniers (-0,16%)
comparativement aux premiers (les importations de biens). Il est noter que la demande de
matires premires locales (-0,25%) baisse moins que celle de produits manufacturs (1,84%). La tendance de la demande sera donc favorable aux biens produits localement qui
attireraient les agents conomiques et plus prcisment aux biens agricoles dont la variation
des prix domestiques (-16,6%) est plus importante que celles des biens manufacturs (5,9%). Par ailleurs, la baisse des prix reus par les producteurs pour l'exportation de
matires premires (-15%), lasticit de prix infinie, conjugue la baisse des prix reus
par les producteurs pour la vente local (-16,7%) plus importante, entrane un accroissement
du volume des exportations de matires premires . En effet, le march tranger tant
devenu plus avantageux pour les producteurs de matires premires, ils accroissent leurs
offres de ces biens sur le march tranger (+1,94%) au dtriment du march local (0,25%). Quant aux biens manufacturs ( lasticit de prix de la demande finie), la baisse
trs significative du prix franco bord (-18%) associ une baisse anticipe du niveau de la
demande initiale de biens manufacturs (-12%), due au ralentissement des activits
conomiques du reste du monde, entrane une rduction de l'offre de biens manufacturs
sur le march tranger (-5,53%), les producteurs tant moins incits exporter, mais un
accroissement de la demande trangre de biens manufacturs (+7,35%). La rduction de
l'offre de ces biens sur le march tranger se fait en faveur du march local (-1,84%) o on
observe certes une baisse de l'offre mais beaucoup moins importante que celle sur le
march tranger. Cela s'explique par le fait que, le prix reu par les producteurs pour les
ventes locales (-16%) baisse moins que celui reu pour les ventes sur le march tranger (18%) donc devient plus attrayant pour les producteurs de biens manufacturs. Par
hypothses, le dficit courant extrieur tant exogne donc maintenu fixe, une baisse des
importations doit tre associe une baisse des exportations et c'est ce que l'on a constat
pour les deux types de biens (matires premires et manufacturs).
Cette baisse du volume des exportations (-3%) avec la baisse du volume de biens offerts sur
le march locale conduit inluctablement une baisse effective de la production. Ce qui se
vrifie car la production globale a baiss de -2%. Mais une analyse plus en dtails de la
production montre que alors que la production de biens manufacturs dcroit (-2,7%) celle
de matires premires croit (+0,6%), c'est donc la baisse de la demande de produits
manufacturs qui est l'origine de la baisse globale de la production. En effet,
l'accroissement de l'offre trangre de matires premires pousse la production de ces

46

biens vers le haut en vu de satisfaire la demande sur le march tranger. En revanche, pour
les biens manufacturs la baisse simultane de la demande mondiale et celle du march
local, provoquent la baisse de la production.
Tableau 4.1 : Sur les volumes et les prix

Variatiot i des volumes (en %)

Variation des prix (en%)

Branches

XS

VA

IM

DD

EX

DS

PC

PD

PVA

PE

Matires premires agricoles et extractives

0,61

0,61

-4,4

-0,25

1,94

-0,25

-16,15

-16,61

-16,8

-15

Biens manufacturs et services

-2,71

-2,71

-4,04

-1,84

-5,53

-1,84

-16,09

-16,4

-17,89

-18

Administration publique

10,95

10,95

10,95

-9,87

-9,87

-7,38

Total

-0,86

-0,86

-0,16

-15,74

-16,05

-16,82

10,95
-3,73

-0,16

-2,98

-16,93

Source : Rsultats des simulations

La baisse de la production a un effet direct sur la demande totale de biens intermdiaires


utiliss dans le processus de production, cette baisse est de l'ordre de -1,6%.
La consommation de biens des mnages baisse en moyenne, ceci est directement
imputable la baisse de leur revenu et du budget attribu la consommation, qui lui baisse
en moyenne pour tous les mnages de -16,12%. La consommation baisse en dpit de la
baisse du prix des biens composite sur le march locale (-15,74%).
Tableau 4.2 : Sur les agents conomiques.
Variation (en Pourcentage)
Agents conomiques

Revenu

Consommation

pargne

Agriculteurs Caf/Cacao

-16,36

-0,21

-16,36

Agriculteurs autres produits de rentes

-16,83

-0,72

-16,83

Agriculteurs de Fculents

-16,03

0,21

-16,03

Agriculteurs autres produits vivriers

-16,44

-0,28

-16,44

Employs du public

-14,69

1,79

-14,69

Employs du priv

-15,47

0,84

-15,47

Indpendants

-16,66

-0,52

-16,66

Ouvriers Agricoles

-18,95

-3,25

-18,95

Chmeurs & inactifs

-16,16

-0,16

-16,16

-16,16

-0,26

-16,34

Total
Firmes
Gouvernement
Sources : Rsultats des simulations

-15,06
-17,08

-14,23
10,94

-46,14

En outre, les investissements baissent significativement de -17,26%. Cette baisse des


investissements est directement imputable une baisse trs importante de l'pargne
publique (-46,17%) laquelle on associe une baisse de l'pargne prive, c'est--dire des

47

mnages (-16,34% en moyenne) et des firmes (-14,23% en moyenne). La baisse de


l'pargne publique est due principalement la rduction des recettes lies aux taxes
l'importation (-18,52%) et celles lies aux taxes sur les biens exports (-14,04%), qui sont
la base de la rduction du revenu du gouvernement (-17,08%). Quant la baisse de
l'pargne des mnages, elle est la rsultante de la baisse du revenu des mnages (en
moyenne de -16,2%). Idem pour le revenu des firmes qui chute de -15,06%.
En observant le prix de la valeur ajoute, on remarque que ce prix pour les biens
manufacturs baisse plus que celui des matires premires qui ne diminuent que de -16,8%
compar -17,9%. C'est donc les branches productrices de matires premires qui sont
relativement les plus avantage d'o leur attrait pour une main d'uvre devenue
excdentaire dans les branches productrices de biens manufacturs. Elle s'accroit de
+2,73% tandis que celle des branches productrices de biens manufacturs baisse de -5,7%.
Comme nous l'avons dit plus haut, les revenus des mnages baissent significativement en
moyenne de -16,02%. Ces revenus chutent cause de la baisse des revenus tirs de
l'utilisation des facteurs de production que sont le capital et le travail, et aussi la baisse du
revenu des mnages provenant des transferts (-15,8%).
Un examen plus approfondi des revenus des mnages, nous amne analyser la baisse des
revenus lis l'emploi des facteurs de productions. Concernant la part de leurs revenus li
l'utilisation du facteur travail, elle baisse sous l'influence d'une baisse du salaire venant du
travail non qualifi (-19,42%) et de celui du travail qualifi (-13,50%). Ce qui provoque la
baisse du salaire composite de -16,6%. La baisse gnralise des prix des marchs de la
production locale (-16,05%) est l'origine de la baisse du salaire composite car ce dernier
est gal la productivit marginale en valeur de la main d'uvre. Le salaire provenant des
branches productrices de matires premires baisse (-17,53%) sous l'effet d'une moins
grande intensit de l'utilisation des travailleurs au niveau de l'conomie tout entire. Quant
aux branches productrices de biens manufacturs, la baisse de la production sous l'effet de
la baisse de la demande de travail a provoqu une baisse du salaire composite de ces
branches de -15,98%. Concernant le deuxime facteur de production qui est le capital
composite, on observe qu'il chute significative de -18,14% sous l'effet de la baisse globale
de la production (-1,91%).
Tableau 4.3 : Sur les cots des facteurs de production et la demande de travail.

Variation (er i Pourcentage)

WC

RC

Matires premires agricoles et extractives

-17,53

-16,52

LD

LD

Non Qualifi

Qualifi

Non Qualifi

Qualifi

2,73

-19,42

-13,5

4,4

-1,24

-19,42

-135

-1,98

LDC

Biens manufacturs et services

-15,98

-19,22

-5,7

Administration publique

-13,5

-0,73

22,94

Total

-16,4

-17,05

-0,035

Source : Rsultats des simulations

-13,5
-19,42

-13,5

0,14
22,94

1.18E-14

48
Concernant les services non marchands, on constate une hausse de la production identique
celle de la consommation publique de +10,95%. Le volume de services offerts par le
gouvernement s'est automatiquement accru aussi de +10,95% sous l'effet de la baisse des
prix des produits composites. La main d'uvre tant le facteur de production utilise par
l'tat, la demande de main d'uvre composite s'accroit de manire significative d'environ
+22,94%. Et qui son tour une incidence positive sur la valeur ajout du secteur des
services marchands +10,95%. Le prix de la valeur ajoute de cette branche ne baissant que
de -7,38%, il se partage donc avec la branche de matires premires, l'excdent de main
d'uvre venant du secteur des biens manufacturs mais attire plus de main d'uvre.
Enfin, nous observons une baisse du PIB aux prix d'achat (-16,35%) qui est la rsultante
du ralentissement de l'activit conomique du aux chocs que nous avons simuls qui portait
sur un ralentissement des changes commerciaux conjugu une baisse des prix mondiaux.

49

5. Rduction unilatrale de -5% des envois de fonds aux


mnages.
Dans cette simulation, il s'agit de toucher une composante importante des revenus
des mnages dans les pays en dveloppement en gnral. Toutefois dans le cas ivoirien ces
transferts en provenance de l'tranger sont assez faibles voir ngligeable. Cette baisse des
envois de fonds aux mnages entrane, comme il fallait s'y attendre, une baisse en moyenne
du revenu de tous les mnages (-0,016%) car les envois de fonds constituant une part de
leurs revenus totaux. Cette trs faible baisse, impliquant directement une diminution aussi
du budget allou la consommation (-0,02%), on s'attend donc une baisse du niveau de
la consommation de tous les mnages, puisque les prix d'achat des biens composites sont
toutes fins pratiques rests constants (baisse de -5,4.10"3%). Et c'est ce que l'on constate la
consommation globale de tous les mnages baisse suivant celle du revenu. En outre, on
observe une baisse de l'investissement de -0,02% d principalement la baisse de
l'pargne publique (-0,03%) et aussi de l'pargne prive de (-0,02% pour les mnages et 0,006% pour les firmes). Cette rduction de l'pargne publique est imputable la baisse du
revenu du gouvernement mais principalement la rduction des recettes tires des taxes sur
les revenues des mnages (-0.02%).
Puisque les dpenses d'investissement se font sur des produits biens spcifiques (en
biens d'levage, en biens d'industrie du bois, en biens chimiques, en biens mtallurgiques,
et ceux de la construction et l'activit immobilires), elles entranent une baisse de la vente
locale de ses produits qui pousse donc la production une baisse infime (-2,23.10" %). Et
cette dernire, vu son ampleur, influence ngativement de manire indirecte toute la
production globale (-2,04.1G" 4 %). En prtant plus d'attention la variation de la
production, nous remarquons que la production de matires 1res (+4,52.10"4 %) s'est
accrue contrairement celle de biens manufacturs (-9,67.1c"4 %) et c'est cette dernire qui
a entraner la chute globale de la production. Ceci s'explique par le fait que les biens
d'investissement sont composs majorit de biens provenant des branches productrices de
biens manufacturs et services. Cet affaiblissement de la production a un impact direct sur
la demande intermdiaire totale qui est aussi en baisse dans toute l'conomie (-3,83.1c"4
%).

50

Tableau 5.1 : Sur les agents conomiques.

Variation (en Pourcentage)


Revenu

Consommation

pargne

Agriculteurs Caf/Cacao

-0,0269

-0,021

-0,0269

Agriculteurs autres produits de rentes

-0,0231

-0,016

-0,0231
-0,0165

Agriculteurs de Fculents

-0,0165

-0,01

Agriculteurs autres produits vivriers

-0,0174

-0,01

-0,0174

Employs du public

-0,0129

-0,0065

-0,0129

Employs du priv

-0,0124

-0,00617

-0,0124

Indpendants

-0,0141

-0,0075

-0,0141

Ouvriers Agricoles

-0,0165

-0,0099

-0,0165

Chmeurs & inactifs

-0,0108

-0,00443

-0,0108

-0,0160

-0,010166667

-0,0170

Total
Firmes
Gouvernement
Source : Rsultats des simulations

-0,0070

-0,0065

-0,0080

-0,0300

Comme nous le constatons au travers des premiers rsultats (sur les revenus des mnages,
la production etc....), la simulation effectue par le canal des envois de fonds tmoigne
d'impacts relativement trs faibles sur la plupart de nos variables macroconomiques. On
en veut pour preuve qu'une diminution des transferts de fonds un effet relativement trs
faible sur le PIB qui chute de -0,007%. Malgr le faible pourcentage des envois de fonds
dans le revenu globale des mnages, la baisse du la crise conomique une incidence
ngative sur l'conomie tout en entire mme si elle est tout aussi faible.
Nous allons donc arrter l, la discussion des rsultats de cette simulation mais vous
pourrez trouver les tableaux des rsultats sur les autres variables en annexe du mmoire
pour consultation.

51

6. Rduction de -40% des investissements directs


trangers.
Cette simulation porte sur une baisse de 40% des investissements directs trangers qui
sont reprsents dans notre modle comme les transferts du reste du monde vers les firmes.
Nous nous attendons, de prime bord, une baisse du revenu des firmes. Et c'est ce qu'on
constate, le revenu des firmes a baiss de 4,31 %. Cette baisse des transferts est renforce
par une baisse aussi des revenus du capital (-0,42%). Ces derniers dont la baisse est
attribuable celle du rendement du capital composite (-0,37%).va entrainer une rduction
des revenus des firmes et une baisse de leur pargne (-6,21%). Par ailleurs, cette baisse
de l'pargne des firmes conjugue celle de l'pargne publique et la baisse de l'pargne
des mnages, a un effet ngatif sur l'investissement (-2,08%). L'investissement tant en
baisse, on observe une variation ngative de la demande en biens d'investissement,
(compose majorit de biens d'levage, de biens d'industrie du bois, de biens chimiques,
de biens mtallurgiques, et ceux de la construction et l'activit immobilires), qui entrane
une baisse de la vente locale de ses produits qui pousse donc galement la production la
baisse (-0,0086%). En analysant plus en dtails, comme on le constate, les biens
d'investissements sont pour la plupart des biens manufacturs et donc influence la baisse
la production de ce type de biens (-0,06%).
La baisse de la production globale rsultante de la baisse de la production des biens
d'investissements s'est rpercute directement sur la demande intermdiaire totale qui a
aussi baiss en moyenne de -0,002%.
En observant le prix de la valeur ajoute, on remarque que ce prix pour les biens
manufacturs baisse plus que celui des matires premires qui ne diminuent que de -0,48%
compar -0,2%. C'est donc les branches productrices de matires premires qui sont
relativement les plus avantages d'o leur attrait pour une main d'uvre devenue
excdentaire dans les branches productrices de biens manufacturs. Elle s'accroit de
+0,26% tandis que celle des branches productrices de biens manufacturs baisse de -0,18%.
Le salaire composite a baiss de -0,36% du principalement la baisse gnralise des prix
sur le march domestique de la production locale (-0,28%) (Car la productivit marginale
de la main d'uvre composite qui baisse est gale au salaire). Comme nous l'avons vu
plus haut, la baisse du rendement du capital conjugue celle des salaires composites,
entrane la diminution des revenus des mnages qui baisse en moyenne de -0,39% et pousse
aussi l'pargne globale la baisse (-0,38%). La baisse du revenu implique donc une baisse
des recettes lies l'imposition sur le revenu (-0,39%).
En outre, tous les effets ngatifs sur les firmes permettent de constater une rduction des
recettes gouvernementales provenant des taxes sur le revenu des entreprises (-0,42%) due
la baisse du revenu des entreprises et aussi des revenus du gouvernement sur le capital (0,42%).
En y ajoutant la baisse des recettes gouvernementales provenant des taxes sur la production
(-0,18%), qui est la rsultante de la baisse de la production globale, on observe la baisse du

52

revenu du gouvernement de -0,33%. Ce qui explique l'effet direct ngatif sur l'pargne
gouvernementale dont nous avons parl plus haut, qui est aussi la baisse (-1,08%).
Tableau 6.1 : Sur les Cots des facteurs de production et la demande de travail.

Variation (en Pourcentage)

WC

RC

LD

LD

Non Qualifi

Qualifi

Non Qualifi

Qualifi

LDC

Matires premires agricoles et extractive

-0,34

-0,13

0,26

-0,3

-0,41

0,24

0,32

Biens manufacturs et services

-0,37

-0,57

-0,18

-0,3

-0,41

-0,11

-0,25

Administration publique

-0,41

-0.09

0,49

Total

-0,36

-0,37

-1.00E-05

0,49

-0,41
-0,3

-0,41

Source : Rsultats des simulations

On observe une baisse des recettes des taxes lies aux importations (-0,61%) due la chute
du volume des importations (-0,45%). La rduction du volume des importations est
imputable une baisse des prix sur le march domestique de la production locale, qui
accroit la demande locale de produits (+2%). Du ct des exportations, la baisse du prix
franco bord (-0,12%) incite les producteurs exporter plus, d'o une hausse en volume
des exportations de produits manufacturs de +0,25%. Pour qu'il y ait un volume suffisant
de produits manufacturs offerts l'exportation, compte tenu de l'accroissement de la
demande trangre (0,25%), il a fallu que le prix reu par les producteurs pour la vente
locale de ces biens baisse plus (-0,35%). Le volume offert l'exportation de matire
premire augmente, avec l'lasticit prix de la demande finie, de +0,2% compte tenu de la
baisse reue du prix aux producteurs pour la vente sur le march local de matires
premires (-0,20%). Cela nous permet de tmoigner d'une hausse au niveau des recettes
totales des taxes lies l'exportation de +0,18%. Mais cette hausse n'est pas suffisante
pour empcher les importations de pousser la baisse, les recettes du gouvernement
provenant des taxes sur les produits et les importations (-0,27%).

Tableau 6.2 : Sur les volumes et les Prix

Variation des volumes

Variation des prix

XS

VA

IM

DD

EX

DS

PC

PD

PVA

PE

Matires premires agricoles et extractives

0,07

0,07

-0,21

-0,022

-0,022

-0,17

-0,21

-o;

Biens manufacturs et services

-0,06

-0,06

-0,5

-0,16

0,25

-0,16

-0,28

-0,34

-0,48

-0,12

Administration publique

0,24

0,24

0,24

-0,244

-0,244

-0,25

-0,0086

-0,0086

-0,09

-0,24

-0,28

-0,36

Total

0,24
-0,45

-0,09

0,23

Source : Rsultats des simulations

-0,08

53
La consommation prive est aussi en baisse compte tenu de la baisse du revenu des
mnages et donc de leur budget allou la consommation (-0,39%) et malgr celle des prix
composites la consommation (-0,24%).
Tableau 6.3 : Sur les agents conomiques

Variation (en Pourcentage)


Revenu

Consommation

pargne

Agriculteurs Caf/Cacao

-0,296

-0,046

-0,296

Agriculteurs autres produits de rentes

-0,302

-0,05

-0,302

Agriculteurs de Fculents

-0,246

0,00538

-0,246

Agriculteurs autres produits vivriers

-0,349

-0,097

-0,349

Employs du public

-0,591

-0,34

-0,591

Employs du priv

-0.559

-0,31

-0,559

Indpendants

-0,365

-0,11

-0,365

Ouvriers Agricoles

-0,306

-0,05

-0,306

-0,248

0,00197

-0,248

-0,39

-0,111

-0,38

Chmeurs & inactifs


Total
Firmes

-4,31

Gouvernement

-0,32

-6,21
0,24

-1,08

Source : Rsultats des simulations

En conclusion, cette baisse de la demande intrieures et des recettes gouvernementales


entraine une chute du PIB de -0,33%.

54

7. Accroissement de +50% des remboursements de dette


Au niveau de cette simulation, on accroit le remboursement de dette au reste monde
de moiti ce qui correspond une plus grande difficult pour l'tat d'obtenir un
rchelonnement de sa dette ou de contracter de nouveaux emprunts sur le march tranger.
On s'attend, bien sur, une baisse au niveau des transferts globaux venant du reste du
monde et donc une baisse du revenu du gouvernement. Du point de vu de notre matrice
de comptabilit sociale, les transferts venant du reste du monde tant ngatif sont
considrs comme le remboursement de l'aide ou de la dette extrieure. C'est ce qu'on
constate, pour les transferts globaux venant du reste du monde au gouvernement qui baisse
de 50% (le gouvernement paye plus au niveau de la dette puisqu'il est incapable d'obtenir
le renouvellement de prts arrivant chance.) mais aussi pour le revenu global du
gouvernement qui baisse environ de -1,94%. Le revenu global s'est rduit principalement a
cause d'une baisse du revenu total provenant des taxes sur les produits imports (-0,78%),
des taxes sur les revenus des mnages privs (-0,4% pour les mnages et -0,55% pour les
firmes) et de la recette totale provenant des taxes la production (-0,2%).

Tableau 7.1 : Sur les agents conomiques


Variation (en Pourcentage)
Revenu

Consommation

pargne

Agriculteurs Caf/Cacao

-0,279

0,031

-0,279

Agriculteurs autres produits de rentes

-0,304

0,008

-0,304

Agriculteurs de Fculents

-0,251

0,060

-0,251

Agriculteurs autres produits vivriers

-0,403

-0,093

-0,403

Employs du public

-0,532

-0,220

-0,532

Employs du priv

-0,508

-0,200

-0,508

Indpendants

-0,472

-0,160

-0,472

Ouvriers Agricoles

-0,377

-0,068

-0,377

Chmeurs & inactifs

-0,307

0,003

-0,307

0,4

-0,071

0,41

Total
Firmes

-0,48

-0,44

Gouvernement
Sources : Rsultats des simulations

-1,94

-10,52

En regardant les rsultats plus en dtails, on remarque qu'alors que la recette totale
provenant des taxes sur les produits imports s'est rduite, celle sur les produits exports
s'est accrue (+0,22%) mais pas suffisamment pour empcher le revenu total provenant des
taxes sur les produits et les importations, de baisser (-0,35%). Une baisse en volume des
importations (-0,56%) est la cause directe de la rduction du revenu li aux taxes sur les
produits imports. Les importations de matires premires et extractives baissent de -0,23%
et, celles de biens manufacturs et services quant elles de -0,63%. Contrairement cela

55

une augmentation du revenu li aux taxes sur les produits exports est rsultante de la
hausse en volume des exportations (+0,3%). Les exportations de biens manufacturs et
services croissent de +0,32% et celles de matires 1res et extractives de +0,25%.
Concernant les biens manufacturs, la baisse des prix franco de bord (-0,16% en moyenne)
a incit la hausse la demande de biens exports (+0,32%) Pour les matires premires,
avec lasticit prix de la demande infinie, les exportations croissent de +0,25% au prix
d'une baisse mme faible de l'offre de biens sur le march domestique. Cette
transformation d'une offre domestique en offre l'exportation a t cause par une baisse
du prix reu par les producteurs sur le march local (-0,36%)
En outre, la baisse du niveau des importations est imputable une baisse des prix des biens
locaux vendus sur le march domestique (-0,36%) qui font quand mme baisser la demande
de ces produits sur le march local (-0,11%) mais moins que les importations. Les produits
locaux tant devenus relativement moins chers que ceux qui sont imports (les prix des
importations n'ayant pas bougs).
Comme on l'a vu tout l'heure, pour les producteurs, l'abandon du march local au profit
du march tranger s'accompagne d'une baisse de la production totale de biens (-0,01%).
La production de biens manufacturs et services dcrot (-0,08%) en revanche celle de
matires premires et extractive crot (+0,096%) mais pas suffisamment pour composer la
chute de la production. La consommation des mnages, premire composante de la
demande intermdiaire, baisse en moyenne (-0,07%) en dpit d'une baisse des prix
composites des biens (-0,3%). En plus, les investissements se sont rduits en moyenne de 3,03%. La baisse de l'investissement est due principalement la forte rduction de
l'pargne publique (-10,52%) conscutive la baisse du revenu de l'tat. La baisse de la
production globale de part celle des biens d'investissement s'est rpercute sur la demande
intermdiaire de ces produits et de surcrot sur la demande intermdiaire globale qui a chut
de -0,02%.
Tableau 7.2 : Sur les volumes et les prix

Variation des volumes

XS

Variation des prix

VA

IM

DD

EX

DS

PC

PD

PVA

PE

Matires premires agricoles et < -0,096

-0,096

0,23

0,00143

-0,25

0,00143

0,2

0,25

0,24

Biens manufacturs et services

0,081

0,081

0,63

0,21

-0,32

0,21

0,36

0,43

0,62

0,16

Administration publique

-0,32

-0,32

-0,32

032

0,32

0,33

0,009

0,009

0,11

0,3

0,36

0,46

Total

-0,32
0,56

0,11

-0,3

0,1

Source : Rsultats des simulations

La consommation publique s'est accrue (+0,32%) aussi principalement cause de la baisse


des prix des produits composites, qui rentrent dans ce type de consommation, sur le
march.
On note que la baisse gnralise des prix du march de la production locale rduit la
productivit marginale de la main d'uvre composite, qui est le salaire composite (-0,46%)

56
sous l'effet d'une baisse de la demande de travail composite dans l'conomie tout entire.
La baisse est beaucoup plus importante pour le travail qualifi (-0,56%) que celle du travail
non qualifi (-0,36%). On note aussi une baisse du rendement du capital composite (0,47%) due la chute de la production. Tout cela, explique la baisse du revenu (-0,40% en
moyenne) et de l'pargne des mnages (-0,41%).
La demande de travail composite dans la branche de matires premires croit de +0,4%
ainsi que celle de la branche des services non marchands (+0,66%) contrairement la
branche de biens manufacturs qui chute. Ceci s'explique par le fait que, les prix de la
valeur ajoute de ces deux secteurs baissent les moins donc sont les plus protgs compare
la branche de biens manufacturs d'o leurs attraits pour la main d'uvre devenue
excdentaire dans cette dernire.
Tableau 7.3 : Sur Les cots des facteurs de production et la demande de travail

Variation (en Pourcentage)

WC

RC

LDC

LD

LD

Non Qualifi

Qualifi

Non Qualifi

Qualifi

Matires premires agricoles et extractive

-0,43

-0,15

0,39

-0,37

-0,56

-0,15

0,49

Biens manufacturs et services

-0,48

-0,72

-0,25

-0,37

-0,56

0,34

-0,338

Administration publique

-0,55

-0,12

0,65

Total

-0,46

-0,47

-2.59E-05

-0,56
-0,37

0,65

-0,56

Sources : Rsultats des simulations

Enfin, on observe une baisse de -0,42% du PIB du au fait que la baisse de l'aide publique
au dveloppement ou encore l'accroissement du remboursement de la dette, fait chut le
revenu du gouvernement et empche ce dernier de financer le dveloppement au travers des
investissements en ducation, en sant et surtout aux niveaux des infrastructures de
dveloppement.

Conclusion
Au terme de notre analyse sur les diffrents canaux de transmissions de la crise
conomique aux pays en voie de dveloppement, force est de reconnatre que l'conomie
ivoirienne a fortement subit les revers de la crise conomique mondiale. Pour chacun des
canaux de transmission de cette crise nous avons pu quantifier son impact sur les grandeurs
conomiques. Pour parler donc d'incidence globale de la crise conomique, il faut voir les
effets cumuls des diffrents canaux de transmission que nous avons identifis.
Tableau 6 : Rcapitulatif des effets de la crise sur certaines variables
macroconomiques.
simulations
Variation en pourcentage
4 (Commerce)

Crise

-3,41

-16,35

-0,0072

-0,33

-0,42

-17,11

-2.83

-17,08

-0,0083

-0,32

-1,94

19,35

-65,77

-9,74

-46,14

-0,03

-1,08

10,52

57,77

PIB

3,82

-16,88

Revenu du gouvernement

238

-16,7

pargne gouvernementale

32,19

Consommation publique

-1,03

9,72

2,27

10,95

0,0045

0,24

0,32

11,51

Revenu des entrepnses

3,67

-15,18

-3,75

-15,06

-0,007

-4,31

-0,48

19,86

pargne des entrerpises

3,09

-14,07

-3,46

-14.23

-0,0065

-6,29

-0,44

-20,97

Revenus des mnages

2,81

-15,9

-3,33

-16,16

0,016

-0,39

-0,4

-16,97

Consommation des mnages

8,54

-6,87

-1,17

-0,26

-0,01

-0,11

-0,072

-0,45

pargne des mnages

3,49

-16,58

-3,46

-16,34

-0,017

-0,38

-0,41

17,15

Investissement Total

13,5

-37,5

-6,77

-31,4

-0,024

-253

-3,66

37,61
2,45

Exportations

3,42

-4,48

-1,91

-2,98

0.00518

0,23

0,29

Importations

1957

-16,4

-3,79

3,73

-0,01

-0,45

-0,56

-4,75

Impts sur les revenu des mnages

3,24

16,3

-3,34

-16,17

0,017

-0,39

0,4

16,98

Impts sur les revenu des entrerpri

4,9

-17,45

-4,34

-16,76

0,0078

-0,42

0,55

17,74

Taxes a l'importation

2,97

17,53

-3,83

-18,52

0,014

-0,61

0.78

19,92

Taxes l'exportation

1,54

-16,7

1,53

-14,04

0,0045

0,18

0.22

13,64

-0,000204

-0,0086

0,009

0,89

-0,00383

0,018

-0,021

1,66

Production

0,42

-1

-0,38

0,87

Demande intermdiaire totale

0,95

-1,91

-0,75

1,62

Salaire composite

3,5

-16,16

-3,94

-16.4

0,00768

0,36

-0,46

17,23

-0,00835

-037

-0,47

17,90

-0,00203

-0,09

-0,11

-<U6

Rendement du capital composite


Demande Domes, de produits locau
Offre de biens sur le march local
Demande de travail composite

6,2

-19,16

-3,84

-17,05

-0.61

0,16

0.13

-0,16

-0,61

0,16

0,13

-0,16

-0,00203

-0,09

-0,11

0J6

0,0084

-0,00879

-0,00000143

-0,04

5.42E-11

-0,00001

o.oooo:h

-0,040036

Source : Rsultats des simulations

58
En somme, on observe une baisse du revenu du gouvernement (-19,35%) sous l'influence
de la baisse de recettes lies aux taxes sur les exportations (-13,64%) et aussi sur les
importations (-19,92%). En effet, la baisse des recettes lies aux taxes sur le commerce est
directement imputable au flchissement des transactions commerciales avec le reste du
monde, en tmoignent ces baisses constates au niveau du volume des exportations (2,45%) et celui des importations (-4,75%). L'autre composante du revenu du
gouvernement qui est la somme des impts sur les revenus des agents domestiques est aussi
en baisse, on en veut pour preuve, les baisses des recettes provenant des impts sur le
revenu des mnages (-16,98%) et celles provenant des impts sur le revenu des entreprises
(-17,74%). Ce qui a influenc la baisse ces derniers est la rduction des revenus auxquels
elles sont assujetties, le revenu des mnages a baiss de -16,97% et celui des entreprises de
-19,86%.
L'observation des revenus des mnages montrent une chute sensiblement importante sous
l'effet combins de la rmunration du facteur travail et du capital. Le salaire composite
chute de -17,23% tandis que le rendement du capital composite chute quant lui de 17,9%. Les entreprises quant elles, ont leurs revenus qui baissent principalement sous
l'influence de deux facteurs, le revenu tir du capital (-17,74%) et des transferts aux firmes
(-30,16%). Cette baisse des revenus des mnages a eu en moyenne un effet ngatif sur leurs
consommations (-0,45%), leurs pargnes (-17,15%) et sur l'pargne des entreprises (20,97%). Cette baisse de l'pargne prive conjugue l'accroissement du dficit de
l'pargne publique de 57,77% explique la baisse de l'investissement (-23,73%), qui
influence son tour, par le canal de la baisse la production de biens d'investissement, toute
la production globale (-0,89%). La demande intermdiaire totale s'en trouve aussi rduite
de-1,66%.
La demande intrieure tant la baisse, elle rduit par effets directs la production destine
au march intrieur. L'conomie tournant au ralenti au vu de de tout ce qui prcde traduit
sans quivoque la variation ngative du PIB aux cots des facteurs d'environ -17,11%.
En analysant la crise plus en dtails, on remarque que le canal qui a nettement influenc
toutes les variables macroconomiques est celui du commerce. Le ralentissement des flux
commerciaux et la chute des prix influencent fortement l'conomie ivoirienne. On peut se
dire que cela est logique au vu de cette dpendance qu'elle a vis--vis de l'extrieur. La
Cte d'ivoire ressent fortement les effets de la crise surtout ceux qu'elle a sur ces changes
de biens avec le reste du monde. Mme si une baisse du prix des importations a un effet
positif sur les variables macroconomiques, cela ne suffit pas contrecarrer les effets
conjugus de la baisse des prix des exportations et du volume des changes avec
l'extrieur.
Nous terminons donc pour dire qu'au travers des rsultats observs, que le commerce reste
toujours un pan du dveloppement de la Cte d'Ivoire donc au vu des effets
significativement ngatifs qu'a eu la crise sur cette dernire, les politiques de relance
devraient par consquent tre orientes vers des politiques commerciales permettant une
relance par le commerce qui se montrerait nettement efficace. Ceci peut faire l'objet d'une
tude ultrieure c'est--dire de tester des politiques commerciales sur l'conomie ivoirienne
dans un modle dynamique et voir les effets de stimuli qu'elles auront sur l'conomie
moyen et long terme. Et en allant plus loin dans notre tude, envisager une analyse plus en

59
profondeur des dterminants de la vulnrabilit des conomies des pays en voie de
dveloppement aux chocs extrieurs. Pourquoi sont-elles toujours plus durement touches
que les autres pays? Au-del des pansements circonstanciels, que peuvent faire les
dirigeants de ces pays pour rduire la vulnrabilit des conomies de leurs pays ces
chocs?
Autant de questions que suscite cette premire tude et qui mrite des rponses, que nous
allons tacher d'apporter dans nos futures rflexions publier.

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Annexe A : volution mensuelle de l'IGP de certains


produits de Janvier 2005 Septembre 2009.

Graphique A.l : volution mensuelle de l'indice gnral des prix mondiaux des
mtaux de Janvier 2005 Septembre 2009.

220

X
3

Mars 2008 (201,07)


200

180

2
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160

140

120
100

^ F v r i e r 2009 (93.68)

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Source : FMI

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5
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63

Graphique A.2 : volution mensuelle de l'indice gnral des prix mondiaux des
produits ptroliers de Janvier 2005 Septembre 2009.

260
y * Juillet 2008 (248,43)

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Dcembre2008 Y . - , / \ .
Fvrier 2009 (78,27)

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Source : FMI

Graphique A.3 : volution mensuelle de l'indice gnral des prix mondiaux des
produits alimentaires de Janvier 2005 Septembre 2009.

180

VI

tJuin 2008 (179,71)

01

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5.1

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Dcembre 2008
(119,6)

89

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1-4

Ja

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Septe

80

64

Graphique A.4 : volution mensuelle de l'indice gnral des prix mondiaux des
produits non ptroliers de Janvier 2005 Septembre 2009.

175
c

/ - < Juillet 2008 (168.79)

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150

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Dcembre 2008

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Source : FMI

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Mars 2009 (108,72)

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65

Annexe B : volution des flux des capitaux privs


Tableau B.l : volution des flux des IDE dans le monde de 2007 2009 (Valeurs en
milliards de dollars US).
2007
Valeur
Total mondial

2008
Variation (%)

2009

valeur

i Variation (%)

Valeur 1Variation (%)

2092,4

44,8

1730,9

-17,3

975,2

-43,7

Economies dveloppes

1355

52,3

914,7

-32,5

441,3

-51,8

Economies en dveloppement

737,4

32,9

816,3

10,7

533,9

-34,6

dont:

38

14,2

49,7

30,7

30,3

-39,1

81,9

13,6

98,1

19,8

73,4

-25,2

Asie en dveloppement

298,1

38,9

323,2

-27,1

128,1

37,1

140,5

8,4
9,7

235,5

Amrique Latine et Carabes

93,8

-33,3

Europe de l'Est

165,7

40,8

183,3

10,7

90,4

-50,7

Afrique Subsaharienne
Moyen Orient et Afrique du Nord

Source : FMI.

Tableau B.2 : volution des flux de transferts de fonds internationaux reus de 2006
2009.
2006
2007
2008
2009
Taux d e croissance annuel (_/o)
Total mondial
Pays en d v e l o p p e m e n t
dont:
Europe e t Asie Centrale
Amrique Latine e t Carabes
Moyen Orient e t Afrique du Nord
Afrique Subsaharienne
Asie du Sud
Asie de l'Est e t du Pacifique
Source : Banque Mondiale

15,3

21,3

15,3

-5,3

18,3

22,9

16,7

-6,1

24,1

36

13,8

-14,7

18,1

6,8

2,3

-9,6

4,6

20,1

10,6

-7,2

34,7

47,6

13,4

-2,9

25,3

27,1

35,6

-1,8

14,1

23,8

20,8

-1,5

66

Annexe C : Contribution moyenne des diffrents facteurs


de production la formation de la Valeur Ajoute des
branches.
Tableau C l : Contribution moyenne des diffrents facteurs de productions la
formation de la valeur ajoute.
Travail non qualifi Travail qualifi Travail Composite

Capital

Terre

Capital composite

Total

Agriculture vivrire

15,90

8,90

24,80

6,80

68,40

75,20

100

Agriculture industrielle ou d'exportation

14,10

4,50

18,60

17,70

63,70

81,40

100

Activits annexes la culture et l'levage

26,90

18,90

45,80

54,20

54,20

100

Sylviculture, exploitation forestire

37,20

8,10

45,30

54,70

54,70

100

Elevage, pche, pisciculture et chasse

72,40

17,90

90,30

9,70

9,70

100

Industries extractives

15,20

19,20

34,40

65,60

Sous Total matires 1res

30,20

13,00

43,20

34,80

Industrie alimentaire

28,20

22

50,20

65,60

100

56,80

100

49,80

49,80

100

22

Industrie du tabac

7,40

35,6

43,00

57

57,00

100

Textile et habillement

26,50

14

40,50

59,50

59,50

100

Industrie du bois

19,50

17,3

36,80

63,20

63,20

100

Industrie chimique

6,60

32,2

38,80

61,20

61,20

100

Industrie mtallurgique

34,10

10,6

44,70

55,30

55,30

100

Production et distribution d'lectricit de g

3,20

42

45,20

54,80

54,80

100

Construction et activits immobilires

11,10

34

45,10

54,90

54,90

100

Services marchands

29,60

24,8

54,40

45,60

45,60

100

Sous total Biens manufacturs et services

18,50

25,80

44,30

55,70

55,70

100

49,40

49,40

50,60

50,60

100

Services non marchands

Source : Matrice de Comptabilit Sociale

67

Annexe P : Effets d'une baisse unilatrale des prix


mondiaux l'importation.

Tableau D.l : Sur la rpartition sectorielle


Rpartitions sectorielles
Xsi/XS

Vai/VA

Matires premires agricoles et extractives

22,15

Biens manufacturs et services

69,85
8

11,7

100

100

Branches

Administration publique
Total

Mi/M

Exi/EX

Mi/Qi

Exi/XS

28,8

17,34

33,6

27,05

8,78

59,5

82,66

66,4

30,91

17,35

100

100

Source : MCS

Tableau D.2 : Sur la rpartition factorielle


Rpartitions factorielles

Matires premires agricoles et extractives


Biens manufacturs et services
Administration publique

Kdi/Vai

NQLD/Vai

QLD/Vai

WqQLDi/WqQLD

WnqNQLDi/WnqNQLD

71,4

20,52

8,08

10,16

31,13

53

21,96

25,04

64,89

68,87

48,91

24,95

51,09

100

Total
Source : MCS

100

68

Annexe E : Effets d'une baisse unilatrale des prix


mondiaux l'exportation.
Tableau E.l; Sur la rpartition sectorielle.

Rpartitions sectorielles
Xsi/XS

Vai/VA

Mi/M

Exi/EX

Mi/Qi

Exi/XS

Matires premires agricoles et extractives

22,17

28,79

18,62

34,84

21,74

8,53

Biens manufacturs et services

68,83

58,17

81,38

65,16

23,95

15,95

13,03

100

100

100

100

Administration publique
Total

Source : Rsultats des simulations

Tableau E.2 : Sur la rpartition factorielle.

Rpartitions factorielles
Kdi/Vai

NQLD/Vai

QLD/Vai

WqQLDi/WqQLD

WnqNQLDi/WnqNQLD

71,39

20,6

8,01

10,12

31,27

Biens manufacturs et services

54,23

22,26

23,51

59,33

68,73

Administration publique

46,09

53,91

30,65

Matires premires agricoles et extractives

Total

Source : Rsultats des simulations

100

100

69

Annexe F : Effets d'une baisse unilatrale et simultane


des prix mondiaux et du volume des changes.
Tableau F.l : Sur la rpartition sectorielle.

Rpartitions sectorielles
Xsi/XS

Vai/VA

Mi/M

Exi/EX

Mi/Qi

Exi/XS

Matires premires agricoles et extractives

22,46

29,04

17,85

35,84

23,5

8,9

Biens manufacturs et services

68,45

57,79

82,15

64,16

26,73

15,93

Administration publique

9,09

13,17

100

100

100

100

Total

Source : Rsultats des simulations.

Tableau F.2 : Sur la rpartition factorielle.

Rpartitions factorielles
Kdi/Vai

NQLD/Vai

QLD/Vai

WqQLDi/WqQLD

WnqNQLDi/WnqNQLD

70,74

21,19

8,07

10,2

32,4

Biens manufacturs et services

54,6

22,2

23,2

58,5

67,6

Administration publique

45,6

54,4

31,3

Matires premires agricoles et extractives

Total
Source : Rsultats des simulations.

100

100

70

Annexe G : Effets d'une rduction des envois de fonds


aux mnages.
Tableau G.l : Sur les Volumes et les prix.

Variation des volumes

Variation des pr

Xi

VA

33

EX

DS

PC

PD

Matires premires agricoles extractives

0,000452

0,000452

-0,00753

-0,00246

0,00504

-0,00246

-0,00475

0,00584

0,0056

Biens manufacturs et services

0,000967

0,000967

-0,012

-0,00293

0,00525

0,00293

-0,00589

-0,00715

-0,00992

0,00243

0,0045

0,0045

0,0045

-0,0045

-0,0045

-0,0045

-0,000204

-0,000204

-0,00203

-0,00539

-0,00649

0,00795

Branches

Administration publique
Total

0,0045
-0,001

-0,00203

0,00518

0,00162

Source : Rsultats des simulations

Tableau G.2 : Sur les cots des facteurs de production et la demande de travail.

Variation (en Pourcentage)

WC

LDC

RC

Non Qualifi Qualifi

LD

LD

Non Qualifi Qualifi

Matires premires agricoles et extractives

0,00774

-0,00466

0,00127

-0,0078

-0,0076

0,00173

0,000152

Biens manufacturs et services

-0,00767

-0,012

-0,0023

-0,0078

-0,0076

-0,000779

-0,00364

Administration publique

-0,0076

-0,0015

0,009

Total

-0,0077

-0,00835

-5.42E-11

0,009
-0,0078

-0,0076

1.95E-14

Source : Rsultats des simulations

Tableau G.3 : Sur la rpartition sectorielle.

Rpartitions sectorielles
Exi/EX

Mi/Qi

19,84

34,1

24,24

8,7

80,16

65,9

23,97

16,72

Mi/M

Xsi/XS

Vai/VA

Matires premires agricoles et extractives

22,13

28,79

Biens manufacturs et services

69,74

59,34

Administration publique

8,12

11,86

Total

100

100

100

100

Source : Rsultats des simulations

Exi/XS

71

Tableau G.4 ; Sur la rpartition factorielle.


Rpartitions factorielles
Kdi/Vai

NQLD/Vai

QLD/Vai

WqQLDi/WqQLD

WnqNQLDi/WnqNQLD

Matires premires agricoles et extractives

71,3

20,46

824

1032

31,08

Biens manufacturs et services

53,09

22,02

24,89

64,2

68,92

Administration publique

50,56

49,44

25,48

Total

Source : Rsultats des simulations.

100

100

72

Annexe H : Effets d'une rduction des investissements


directs trangers.
Tableau H.l: Sur la rpartition sectorielle.
Rpartitions sectorielles
Xsi/XS

Vai/VA

Mi/M

Exi/EX

Mi/Qi

Exi/XS

Matires premires agricoles et extractives

22,15

28,8

18,02

34,1

24,2

8,7

81,98

65,9

40,5

16,76

100

100

Biens manufacturs et services

69,71

59,3

Administration publique

8,14

11,9

Total

100

100

Source : Rsultats des simulations

Tableau H.2 : Sur la rpartition factorielle.


Rpartitions factorielles
Kdi/Vai

NQLD/Vai

QLD/Vai

WqQLDi/WqQLD

WnqNQLDi/WnqNQLD

Matires premires agricoles et extractives

71,24

20,5

8,26

10,36

31,15

Biens manufacturs et services

53,13

22,01

24,86

64,03

68,85

Administration publique

50,4

49,6

25,61

Total
Source : Rsultats des simulations

100

100

73

Annexe I : Effets d'un accroissement du paiement de la


dette publique extrieure.
Tableau 1.1 : Sur la rpartition sectorielle.
Rpartitions sectorielles
Xsi/XS

Vai/VA

Mi/M

Exi/EX

Matires premires agricoles et extractives

22,15

Biens manufacturs et services

69,7

28,83

18,03

34,1

24,2

8,7

59,27

81,97

65,9

26,98

16,77

Administration publique

8,15

11,9

Total

100

100

100

100

Mi/Qi

Exi/XS

Source : Rsultats des simulations

Tableau 1.2 : Sur la rpartition factorielle


Rpartitions factorielles
Kdi/Vai

NQLD/Vai

QLD/Vai

WqQLDi/WqQLD

WnqNQLDi/WnqNQLD

Matires premires agricoles et extractives

71,2

20,5

8,3

16,22

31,2

Biens manufacturs et services

53,15

22,01

24,84

58,13

68,8

Administration publique

50,4

49,6

25,65

Total
Source : Rsultats des Simulations

100

100

Annexe J : Le modle Ivoire


Les quations du modle :
** 5.3.1 Production
1. VA(j) = vO)*XST(j);
2.

CIO) = io(j)*XSTG);

3.

VA(j)=B_VA(j)*[beta_VA(j)*LDC(j)**(-rho_VAO))+(l-beta_VA(j))*KDC(j)**(-rho_VAG))]**(l/rho_VA(j));

4.

VA(j) = LDC0);

5.

LDC(j)={[beta_VA(j)/(l-beta_VA(j))]*[RCO)AVC(j)]}**sigma_VAO)*KDC(j);

6.

LDC(j)=B_LD(j)*SUM[l$LDO(lj),beta_LD(lj)*LD(l,j)**(-rho_LD(j))]**(-l/rho_LD(j));

7.

LD(lj)=

{t(beta_LD(lj)*WCO))AVTI(l,j)]**sigma_LDO)}*[B_LD(j)**(sigma_LDa)-l)]*LDCa);
8. KDCij) =B_KD0)*SUM[kSKDO(kj),beta_KD(kj)*KD(kj)**(-rho_KD(j))]
**(-l/rho_KD(j));
9.

KD(kj)=[beta_KI)(kj)*RC0)/RTI(kj)]**sigma_KD0)*B_KJ30)**(sigma_KD(j)-l)*KDC0);

10. DI(ij) = aij(ij)*CIG);


** 5.3.2 Income and savings
** 5.3.2.1 Households
11. YH(h)= YHL(h) +YHK(h) +YHTR(h);
12. YHL(h)= SUM[l,lambda_WL(h,l)*W(l)*SUM(j$LDO(lj),LD(lj))];
13. YHK(h)=SUM[k,lambda_RK(h,k)*SUM(j$KDO(k,j),R(k,j)*KD(k,j))];
14. YHTR(h) = SUM[ag,TR(h,ag)];
15. YDH(h) = YH(h)- TDH(h)- TR ('gvt', h);
16. CTH(h) = YDH(h)-SH(h)-SUM [agng,TR(agng,h)];
17. SH(h) = (PIXCON**eta)*sh0(h) + shl(h)*YDH(h);

75
** 5.3.2.2 Firms
18. YF(f) = YFK(f) + YFTR(f);
19.

YFK(f>SUM[kJambda_RK(f,k)*SUM(jSICDO(kj),R(kj)*KD(kj))];

20. YFTR(f) = SUM[ag,TR(f,ag)];


21. YDF(f) = YF(f)-TDF(f);
22. SF(f) = YDF(f)-SUM[ag,TR(ag,f)];
** 5.3.2.3 Government
23. YG = YGK+TDHT+TDFT+TPRODN+TPRCTS+YGTR;
24. YGK=SUM[k,lambda RK('gvt',k)*SUM(JSKDO(kj),R(k,j)*KD(k,j))]
25. TDHT = SUM[h,TDH(h)];
26. TDFT = SUM[fJDF(f)];
27. TPRODN = TIWT+TIKT+TIPT;
28. TIWT = SUM[(lj)SLDO(lj),TIW(lj)];
29. TIKT = SUM[(kj)SKDO(k,j),TIK(kj)];
30. TIPT = SUM[j,TIP(j)];
31. TPRCTS = TICT+TIMT+TIXT;
32. TICT = SUM[i,TIC(i)];
33. TIMT = SUM[m,TIM(m)];
34. TIXT = SUM[x,TIX(x)];
35. YGTR = SUM[agng,TR(,gvt',agng)];
36. TDH(h) = PIXCON**eta*ttdh0(h)+ttdhl(h)*YH(h);
37. TDF(f) = PIXCON**eta*ttdf0(f)+ttdn(f)*YFK(f);
38. TIW(lj) = ttiw(lj)*W(l)*LD(lj);
39. TIK(kj) = ttik(kj)*R(kj)*KD(kj);
40. TIP(j) = ttiPa)*PPO)*XSTa);
41. TlC(nm) = ttic(nm)*(PL(nm)+SUM[i,PC(i)*tmrg(i,nm)])*DD(nm);
42. TIC(m) = ttic(m)*[(PL(m)+SUM[i,PC(i)*tmrg(i,m)])*DD(m)
+((l+ttim(m))*e*PWM(m)+SUM[i,PC(i)*tmrg(i,m)])*IM(m)];

76
43. TIM(tn) = ttim(m)*e*PWM(m)*IM(m);
44. TIX(IA)=ttix(IA)*(PE(IA)+SUM[i,PC(i)*tmrg_X(i,IA)])*EXD(IA);
45. TIX(IB)=ttix(IB)*(PE(IB)+SUM[i,PC(i)*tmrg_X(i,IB)]
*sumO,EX(j,IB));
46. SG = YG-SUMtagngJRtagng/gvt'Jl-G;

** 5.3.2.4 Rest of the world


47. YROW = e*SUM[m,PWM(m)*IM(m)]
+SUM[k,lambda_RK('row',k)*SUM(jSKDO(kj),R(kj)*KD(kj))]
+SUM[agd,TR('row',agd)];
We must make a diffrence here between the 2 categories of exported commodity
48. SROW=YROW-SUM[IA,PE FOB(IA)*EXD(IA)]SUM[IB,PWX(IB)*sum(j,ExG,IB))]-SUM[agd,TR(agd,'row')];
49. SROW = -CAB;

** 5.3.2.5 Transfers
50. TR(agng,h) = lambda TR(agng,h)*YDH(h);
51. TR('gvt',h) = (PIXCON**eta)*tr0(h)+trl(h)*YH(h);
52. TR(ag,f) = lambda_TR(ag,f)*YDF(f);
53. TR(agng,'gvt') = (PIXCON**eta)*TRO(agng,'gvt');

** 5.3.3 Demand
54. C(i,h)*PC(i) = CMIN(i,h)*PC(i)+gamma_LES(i,h)*(CTH(h)SUM[ij,CMIN(ij,h)*PC(ij)]);
55. GFCF = IT-SUM[i,PC(i)*VSTK(i)];
56. PC(i)*INV(i) = gamma_INV(i)*GFCF;
57. PC(i)*CG(i) = gamma GVT(i)*G;
58. DIT(i) = SUM[j,DI(ij)];
59. MRGN(i) = SUM[ij,tmrg(i,ij)*DD(ij)]
+SUM[m,tmrg(i,m)*IM(m)]
+SUM[IA,tmrg_X(i,IA)*EXD(IA)]
+SUMtIB,tmrg_X(i,IB)*sum(j,EX(j,IB))];

77

** 5.3.4 International trade


60. XST(j) = B_XT(j)*SUM[iSXSO(j,i),beta_XT0,i)*XS(j,i)
**rho XTO)]**(l/rho_XT(j));
61. XS(j,x) = B_XO,x)*tbeta_XO,x)*EX(j,x)**rho_X(j,x)
+( 1-beta_XO,x))*DSa,x)**rho_X(j,x)]**( l/rho_X0,x));
62. XS(j,nx) = DS(j,nx);
63. EX(j,x)= {[(l-beta_X(j,x))/beta_X(j,x)]*[PE(x)/PL(x)]}
**sigma_X0,x)*DS0,x);
* Only for the exported commodity I A, because of the hypothesis on the elasticity
64. EXD(IA) = EXDO(IA)*[e*PWX(IA)/PE_fob(IA)]**sigma_XD(IA);
65. Q(m) = B M(m)*[beta_M(m)*IM(m)**(-rho_M(M))+(l-beta_M(m))
*DD(m)**(-rho_M(M))]**(-l/rho_M(M));
66. Q(nm) =e= DD(nm);
67. IM(m)= {[beta_M(m)/( 1 -beta_M(m))]*[PD(m)/PM(m)]}
**sigma_M(m)*DD(m);
** 5.3.5 Prices
68. PPG)*XSTG) = PVA0)*VA0)+PCI0)*CI(j);
69. PTG) = (l+ttip(j))*PP(j);
70. PCIG)*CI(j) = SUM[i,PC(i)*DI(ij)];
71. PVA(j)*VAG) = WCG)*LDC(j)+RCG)*KDCG)$KDCO(j);
72. WTI(lj) = W(l)*(l+ttiw(lj));
73. RTI(k,j) = R(kj)*(l+ttik(kj));
74. R(kj) = RK(k);
75. PG,i) = PTG);
76. PG,x)*XSG,x)=PE(x)*EXG>x)$EXOG,x)+PL(x)*DSG,x)$DSOG,x)
77. PG,nx) = PL(nx);

78
We must make a diffrence here between the 2 categories of exported commodity
78. (l+ttix(IA))*(PE(IA)+SUM[i,PC(IA)*tmrg X(i,IA)])=PE_FOB(IA);
79. (l/(l+ttix(IB)))*(PWX(IB)+SUM[i,PC(IB)*tmrg X(i,IB)])=PE(IB)
80. PDG) =(l+ttic(i))*(PL(i)+SUM[ij,PC(ij)*tmrg(ij,i)]);
81. PM(m)=(l+ttic(m))*{(l+ttim(m))*e*PWM(m)+SUM[i,PC(i)*tmrg(i,m)]};
82. PC(m)*Q(m) = PM(m)*IM(m)+PD(m)*DD(m);
83. PC(nm) = PD(nm);
84. PIXGDP={SUMrj,PVAG)*VAOG)]/SUM[j,PVAOG)*VAOG)]*
SUM[J,PVAG)*VAG)]/SUM[j,PVAOG)*VAG)]}**0.5;
85. PIXCON=SUM[i,PC(i)*SUM[h,CO(i,h)]]/SUM[i,PCO(i)*SUM[h,CO(i,h)]];
86. PIXINV = PROD[iSgamma_INV(i),(PC(i)/PCO(i))**gamma INV(i)];
87. PIXGVT = PROD[iSgamma GVT(i),(PC(i)/PCO(i))**gamma_GVT(i)];

** 5.3.6 Equilibrium
88. Q(i2)=SUM[h,C(i2,h)]+CG(i2)+INV(i2)+VSTKG2)+DIT(i2)+MRGN(i2)
89. LS(l)=SUM[j$LDO(lj),LD(lj)];
90. KS(k) = SUM[jSKDO(kj),KD(k,j)];
91. IT = SUM[h,SH(h)]+SUM[f,SF(f)]+SG+SROW;
92. SUM[j$DSOG,i),DSG,i)] = DD(i);
Only for the exported commodity IA :
93. SUMG$EXOG,IA),EXG,IA)] = EXD(IA);
** 5.3.7 Gross domestic product
94. GDP_BP = SUM[j,PVAG)*VAG)]+TIPT;
95. GDP_MP = GDP_BP+TPRCTS;
96. GDPJB = SUM[(lj)SLDO(lj),W(l)*LD(lj)]+SUM[(kj)SKDO(kj),R(k,j)*ICD(k,j)]
+TPRODN+TPRCTS;

79
We must make a diffrence here between the 2 categories of exported commodity :
97. GDP_FD = SUM[i,PC(i)*(SUM[h,C(i,h)]+CG(i)+INV(i)+VSTK(i))]
+SUM[IA,PE_FOB(IA)*EXD(IA)]+SUM[IB,PwX(IB)*sumG,exG,IB))]
-SUM[m,PWM(m)*e*IM(m)];
** 5.3.8 Other
98. LEON = Q('SER>SUM[hA'SER,,h)]-CG('SER,)-INV('SER')
-VSTKOSER'j-DITCSER'J-MRGNCSER');
99. OMEGA = 1 ;

80

Les variables endognes :


5.1.1 Volume variables
C(i,h)
CG(i)
CI(j)
DD(i)
1) I ( i.j )
DIT(i)
DS(j,i)
EX(j,x)
IM (in)
INV(i)
KDC(j)
LD(l,j)
LDC(j)
MRGN(i)
Q(i)
VA(j)
XS(j,i)
XST(j)

Consumption of commodity i by type h households


Public final consumption of commodity i
Total intermediate consumption of industry j
Domestic demand for commodity i produced locally
Intermediate consumption of commodity i by industry j
Total intermediate demand for commodity i
Supply of commodity i by sector j to the domestic market
Quantity of product x exported by sector j
Quantity of product m imported
Final demand of commodity i for investment purposes (GFCF)
Industry j demand for composite capital
Demand for type 1 labor by industry j
Industry j demand for composite labor
Demand for commodity i as a trade or transport margin
Quantity demanded of composite commodity i
Value added of industry j
Industry j production of commodity i
Total aggregate output of industry j

** 5.1.2 Price variables


P(j,i)
Basic price of industry j's production of commodity i
PC(i)
Purchaser price of composite comodity i (including all taxes and margins)
PCI(j)
Intermediate consumption price index of industry j
PD(i)
Price of local product i sold on the domestic market (including all taxes and margins)
PE(X)
Price received for exported commodity x) (excluding export taxes)
PEFOB(IA) FOB price of exported commodity IA(x) (in local currency)
PIXCON
Consumer price index
PIXGDP
GDP deflator
PIXGVT
Public expenditures price index
PIXINV
Investment price index
PL(i)
Price of local product i(excluding all taxes on products)
PM(m)
Price of imported product m (including all taxes and tariffs)
PPG)
Industry j unit cost including taxes directly related to the use of capital and labor but
excluding other taxes on production
PT(j)
Basic price of industry j's output
PVAG)
Price of industry j value added (including taxes on production directly related to the use of
capital and labour)
R(kj)
Rental rate of type k capital in industry j
RC(j)
Rental rate of industry j composite capital
RK(k)
Rental rate of type k capital (if capital is mobile)
RTI(kj)
Rental rate paid by industry j for type k capital including capital taxes
W(l)
Wage rate of type 1 labor
WC(j)
Wage rate of industry j composite labor
WTI(I,j)
Wage rate paid by industry j for type 1 labor including payroll taxes

81
** 5.1.3 Nominal (value) variables
CTH(h)
Consumption budget of type h households
GDP BP
GDP at basic prices
GDPFD
GDP at purchasers' prices from the perspective of final demand
GDPIB
GDP at market prices (income-based)
GDP_MP
GDP at market prices
GFCF
Gross fixed capital formation
IT
Total investment expenditures
SF(f)
Savings of type f businesses
SG
Government savings
SH(h)
Savings of type h households
SROW
Rest-of-the-world savings
TDF(f)
Income taxes of type f businesses
TDFT
Total government revenue from business income taxes
TDH(h)
Income taxes of type h households
TDHT
Total government revenue from household income taxes
TIC(i)
Government revenue from indirect taxes on product i
TICT
Total government receipts of indirect taxes on commodities
TIK(k,j)
Government revenue from taxes on type k capital used by industry j
TIKT
Total government revenue from from taxes on capital
TIM(m)
Government revenue from import duties on product m
TIMT
Total government revenue from import duties
TIP(j)
Government revenue from taxes on industry j production (excluding taxes directly related to
the use of capital and labor)
TIPT
Total government revenue from production taxes (excluding taxes directly related to the use
of capital and labor)
TIW(l,j)
Government revenue from payroll taxes on type 1 labor in industry j
TIWT
Total government revenue from payroll taxes
TIX(x)
Government revenue from export taxes on product x
TIXT
Total government revenue from export taxes
TPRCTS
Total government revenue from taxes on products and imports
TPRODN
Total government revenue from other taxes on production
TR(ag,agj)
Transfers from agent agj to agent ag
YDF(f)
Disposable income of type f businesses
YDH(h)
Disposable income of type h households
YF(f)
Total income of type f businesses
YFK(f)
Capital income of type f businesses
YFTR(f)
Transfer income of type f businesses
YG
Total government income
YGK
Government capital income
YGTR
Government transfer income
YH(h)
Total income of type h households
YHK(h)
Capital income of type h households
YHL(h)
Labor income of type h households
YHTR(h)
Transfer income of type h households
YROW
Rest-of-the-world income
** 5.1.4 Other variables
LEON
OMEGA

Excess supply on the last market


Objective variable

82

Les Variables exognes :


CMIN(i,h)
e
CAB
G
PWM(m)
PWX(x)
VSTK(i)
KD(kJ)
KS(k)
EXD(IA)
LS(1)
TR.fx(h,"row")
TR.fx('Tirm","row")
TR.fx("gvt","row")

Minimum consumption of commodity i by type h households


Exchange rate (price of foreign currency in local currency)
Current account balance
Current government expenditures on goods and services
World price of imported product m (expressed in foreign currency)
World price of exported product x (expressed in foreign currency)
Inventory change of commodity i
Demand for type k capital by industry j
Supply of type k capital
World demand for exports of product IA(x)
Supply of type 1 labor
Remittances
Foreign Direct Investissement
Payments of debt

83

Les paramtres :
aij(U)

B_KD(j)
B_LD(j)
B_M(m)
B_VAG)
B_XG,x)

B_XT(j)
beta_KD(kj)
beta LD(l,j)
beta_M(m)
beta_VA(j)
beta_X(j,x)
beta_XT(j,i)
eta

frisch(h)
gamma_GVT(i)
gammalNV(i)
gamma LES(i,h)
ioG)

Input output coefficient


Scale parameter (CES - composite capital)
Scale parameter (CES - composite labor)
Scale parameter (CES - composite commodity)
Scale parameter (CES - value added)
Scale parameter (CET - exports and local sales)
Scale parameter (CET - total output)
Share parameter (CES - composite capital)
Share parameter (CES - composite labor)
Share parameter (CES - composite commodity)
Share parameter (CES - value added)
Share parameter (CET - exports and local sales)
Share parameter (CET - total output)
Price elasticity of indexed transfers and parameters
Frisch parameter (LES function)

Share of commodity i in total current public expenditures on goods and services


Share of commodity i in total investment expenditures
Marginal share of commodity i in household h consumption budget
Coefficient (Leontief- intermediate consumption)
Flag parameter (1 if capital is mobile)
kmol)
Share of type k capital income received by agent ag
lambda Rk(ag.k)
lambda_TR(ag,agj) Share parameter (transfer functions)
Share of type 1 labor income received by type h households
lambda_WL(h,l)
Elasticity parameter (CES - composite capital)
rho_KDG)
Elasticity
parameter (CES - composite labor)
rho_LDG)
Elasticity
parameter (CES - composite commodity)
rho_M(m)
Elasticity
parameter (CES - value added)
rho_VAG)
Elasticity parameter (CET - exports and local sales)
rho_XG,x)
Elasticity parameter (CET - total output)
rho_XTG)
Elasticity (CES - composite capital)
sigmaKDG)
Elasticity
(CES - composite labor)
sigma_LD(j)
Elasticity
(CES - composite commodity)
sigma M(ni)
Elasticity
(CES - value added)
sigmaVAG)
Elasticity
(CET - exports and local sales)
sigma_XG,x)
Elasticity (CET - total output)
sigmaXTG)
Price elasticity of the world demand for exports of product IA(x)
sigmaXD(IA)
Income elasticity of consumption
sigma_Y(i,h)
Intercept (type h household savings)
shO(h)
Slope (type h household savings)
shl(h)
Rate of margin i applied to commodity ij
tmrg(i,ij)
Rate of margin i applied to exported commodity x
tmrg_X(i,x)
Intercept
(transfers by type h households to government)
trO(h)
Marginal rate of transfers by type h households to government
trl(h)
Intercept (income taxes of type f businesses)
ttdfO(f)
Marginal income tax rate of type f businesses
ttdfl(f)
Intercept (income taxes of type h households)
ttdhO(h)
Marginal income tax rate of type h households
ttdhl(h)
Tax
rate on commodity i
ttic(i)
Tax
rate
on type k capital used in industry j
ttik(kj)
Rate
of
taxes
and duties on imports of commodity m
ttim(m)
Tax rate on the production of industry j
PO)
Tax rate on type 1 worker compensation in industry j
ttiw(lj)
Export tax rate on exported commodity x
ttix(x)

84
v(j)
RES

Coefficient (Leontief- value added)


Coefficient d'chelle

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