27703
27703
Mmoire prsent
la Facult des tudes suprieures de l'Universit Laval
dans le cadre du programme de matrise en conomique
pour l'obtention du grade de Matre es arts (M.A.)
DEPARTEMENT D'ECONOMIQUE
FACULT DES SCIENCES SOCIALES
UNIVERSIT LAVAL
QUBEC
2010
Rsum
La crise financire et conomique, qui a entran en 2008 un ralentissement de
l'activit conomique mondiale, a eu des impacts varis sur l'conomie des pays en voie
de dveloppement. Selon la structure de leurs conomies initiales et de leur intgration
dans le systme financier mondial, ils furent affects plus ou moins fortement. Cette crise a
touch ces pays au travers de plusieurs canaux : les flux des changes commerciaux de
biens et surtout de leurs prix (Commerce extrieur), les investissements directs trangers,
les transferts de fonds privs et l'aide publique au dveloppement. L'analyse de la
vulnrabilit de ces pays la Crise financire internationale ncessite donc une approche
macroconomique qui peut tre complte par une vision plus microconomique en vu
d'valuer les impacts sur le niveau de pauvret des mnages. Notre approche dans ce
mmoire s'inscrit dans le cadre macroconomique et notre analyse se fait l'aide d'un
modle d'quilibre gnral calculable appliqu la Cte d'Ivoire. En effet la modlisation
en quilibre gnrale, qui a la particularit de tenir compte des aspects structurels de
l'conomie et de capturer les interactions entre les secteurs et les agents conomiques aussi
bien que les effets directs et indirects des chocs macroconomiques, offre un cadre
d'analyse adquat pour valuer les effets de la crise sur l'conomie ivoirienne.
Dans un premier temps, nous ferons un bref historique des faits marquants dans l'volution
de la jeune conomie ivoirienne, suivie d'une description de la structure conomique du
pays. Ensuite, nous ferons une description des mcanismes de transmission de la crise aux
pays d'Afrique Subsaharienne. Enfin, aprs avoir dcrit les spcificits du modle Ivoire,
nous analyserons les rsultats de nos simulations bass sur les canaux de transmission de la
crise aux pays en dveloppement.
11
Abstract
The financial and economic crisis, which led in 2008 to a slowing down of the
world's economic activity, had different impacts on developing countries' economies
depending on their initial economic structure and on their integration to the world's
financial system. This crisis affected these countries through trade flows and mostly their
prices (Foreign Exchange Market), direct foreign investments, private transfers and foreign
aid. The analysis of these countries' vulnerability to the crisis require a macroeconomic
approach, which may be completed through another microeconomic one in order to
evaluate impacts on household's poverty.
Our approach in this document is
macroeconomic framework and our analysis is done with the help of a computable general
equilibrium model applied to Cote d'Ivoire (to the Ivory Coast). In fact, general
equilibrium framework which has the capacity to consider structural aspects of the
economy and capture interactions between economic sectors and economic agents as well
as the direct and indirect effects of macroeconomic shocks provides an adequate analytical
framework to evaluate the effects of the crisis on the Ivorian economy.
First, we provide do a brief history of milestones in the evolution of the young Ivorian
economy, followed by a description of the country's economic structure. Then, we will
describe the transmission mechanisms of the crisis to Sub-Saharan African countries.
Lastly, after describing the specificities of the Ivorian model, we will analyze the results of
our simulations based on transmission channels of the crisis to developing countries.
Avant-propos
Les modles d'quilibre gnral calculable (MEGC), en tant qu'outil d'analyse cheval
entre la macroconomie et la microconomie, permettent d'offrir un traitement efficace et
satisfaisant, en particulier lorsque l'analyse en quilibre partiel est incapable d'expliquer
certaines interactions entre les diffrents secteurs et marchs d'une conomie. La mthode
choisie permet donc de mesurer les impacts sur les agrgats macroconomiques et sur les
branches de production et permet galement d'en infrer les consquences sur le bien tre
de la population. Cette mthode se prsente donc comme un outil adquat dans l'analyse
d'une crise conomique mondiale sur l'conomie d'un pays car, en affectant directement
certains secteurs plus vulnrables aux chocs externes, la crise peut entrainer des effets
indirects sur les autres secteurs, et leur prise en compte est ncessaire pour valuer l'impact
global d'un choc externe. Les MCEG sont donc des instruments adquats dans ce contexte.
Ce travail s'inscrit dans cette optique en s'intressant spcifiquement l'incidence sur
l'conomie ivoirienne de la crise financire rcente qui a secou les marchs financiers
mondiaux, et continue encore de se faire ressentir. Une analyse macroconomique a donc
t privilgie dans notre tude puisque nous nous sommes particulirement intresss aux
agrgats de l'conomie.
Nous sommes donc fiers de prsenter ce document, qui nous l'esprons, contribuera
donner une perception globale de l'impact de la crise en Cte d'ivoire et d'influencer les
dcisions quant aux politiques conomiques qui seront mise en place pour juguler ces effets
moyen et long terme.
Et nous tenons remercier le Professeur Bernard Dcaluw qui a accept de diriger ce
mmoire de matrise et qui a nous a aid grce sa confiance sortir la tte de l'eau
pendant nos difficults. Ainsi qu'un grand merci Vronique Robichaud, Hlne
Maisonnave, Ismal Fofana et John Cockburn pour leurs conseils pertinents et pour le
soutien technique qu'ils nous ont apport dans la ralisation du modle ivoire.
Je tiens remercier et ddier ce mmoire toute ma famille, ma mre Viviane ATSIN,
ma marraine Huguette Tanoh, mes oncles Lon ATSIN et Alain Tanoh qui m'ont toujours
soutenu et encourag persvrer dans l'effort. Mais un merci particulier et une ddicace
spciale mon pre Feu Mdard ATSIN qui a fait de moi celui que je suis aujourd'hui et
qui m'a toujours soutenu mais qui n'est plus de ce monde pour voir intellectuellement ce
que j'ai acquis au travers de ce mmoire. Ce mmoire lui est ddi.
A toute ma famille et surtout mon pre Mdard A ts in (Que son me repose en paix)
Abstract
ii
Avant-propos
iii
vii
Liste des
figures
ix
Introduction
I.
II.
3
5
1.
2.
3.
Structure de l'conomie
11
13
13
1.
13
2.
15
3.
19
4.
21
5.
23
26
B.
1.
Structure du modle
26
VI
2.
C.
28
33
1.
35
2.
39
3.
42
49
6.
51
7.
54
Conclusion
57
Bibliographie
60
65
67
68
Annexe F : Effets d'une baisse unilatrale et simultane des prix mondiaux et du volume
des changes
69
Annexe G : Effets d'une rduction des envois de fonds aux mnages
70
72
73
74
14
15
15
16
17
36
37
Tableau 1.3 : Sur les cots des facteurs de production et la demande de travail
37
39
Tableau 2.2 : Sur les cots des facteurs de production et la demande de travail
41
41
43
Tableau 3.2 : Effets sur les cots de facteurs de production et la demande de travail
44
44
46
46
Tableau 4.3 : Sur les cots des facteurs de production et la demande de travail
47
50
Tableau 6.1 : Sur les Cots des facteurs de production et la demande de travail
52
52
53
54
vm
Tableau 7.2 : Sur les volumes et les prix
55
Tableau 7.3 : Sur Les cots des facteurs de production et la demande de travail
56
65
Tableau B.2 : volution des flux de transferts de fonds internationaux reus de 2006
2009
65
67
67
68
68
69
69
70
Tableau G.2 : Sur les cots des facteurs de production et la demande de travail
70
70
71
72
72
73
73
10
Graphique 4 : Variation en % des flux des transferts de fonds internationaux reus de 2006
2009
11
Graphique 5 : L'volution de l'aide publique au dveloppement reu de 2001 2008 en
Afrique (en millions de dollars US)
12
Graphique 6: Structure de la composition du revenu globale des mnages (Donnes
agrges des mnages)
18
Graphique 7 : Utilisation du revenu global des mnages (donnes agrges des mnages). 19
Graphique 8 : Structure du revenu gouvernemental
20
21
22
23
24
25
Graphique A.l : volution mensuelle de l'indice gnral des prix mondiaux des mtaux de
Janvier 2005 Septembre 2009
62
Graphique A.2 : volution mensuelle de l'indice gnral des prix mondiaux des produits
ptroliers de Janvier 2005 Septembre 2009
63
r
Graphique A.3 : Evolution mensuelle de l'indice gnral des prix mondiaux des produits
alimentaires de Janvier 2005 Septembre 2009
63
Graphique A.4 : volution mensuelle de l'indice gnral des prix mondiaux des produits
non ptroliers de Janvier 2005 Septembre 2009
64
Introduction
Au dbut des annes 2000, le gouvernement amricain a mis en uvre une
politique de relance conomique dont l'un des piliers tait l'accs la proprit
immobilire. Il a donc permis l'accs au crdit en faisant baisser de manire significative
les taux d'intrts en priode de rcession, ce qui a ultimement dbouch sur la crise
financire internationale que nous connaissons actuellement. En effet, les banques et les
intermdiaires financiers se sont lancs dans une distribution volontariste de prts
hypothcaires taux variables majors d'une prime substantielle de risque appele
Subprimes . Ces prts ont particulirement bnfici un grand nombre de mnages
amricains qui n'avaient pas accs aux crdits classiques en raison de la faiblesse de leurs
revenus et des insuffisances de garanties qu'ils offraient. Il s'en est suivi un dfaut de
paiement de la part de nombreux emprunteurs et donc de la mise en situation de faillite de
certains tablissements de prts hypothcaires cause de la baisse des prix de l'immobilier
aux tats-Unis et surtout de la remonte progressive des taux d'intrt. Les grandes
banques amricaines qui finanaient ces tablissements ou en taient actionnaires ont subi
leurs tours de grosses pertes ou une dprciation de leurs actifs. Cette crise qui tait donc
la base une crise immobilire est devenue une crise financire mais vu l'importance de la
titrisation1 de ces crances risque et de l'engouement qu'elles ont suscit du fait de leurs
forts taux de rendement, elle s'est ensuite mue en crise conomique mondiale en atteignant
tous les marchs et tout le systme bancaire international. Par ailleurs, les incertitudes sur le
niveau d'engagement des banques sur les titres de crance intgrant ces crdits risque ont
entran une crise de confiance qui a induit une rticence des banques se prter entre elles.
Il s'en est suivi un asschement de la liquidit bancaire et un durcissement des conditions
de crdit. Les entreprises n'ayant plus de crdits pour financer leurs plans de
dveloppement rduisirent leurs activits et licencirent un nombre plus ou moins
important de leur personnel. La monte des incertitudes s'est galement traduite par une
dprciation des actifs financiers sur les places boursires mondiales. Les acteurs des
marchs notamment les fonds spculatifs, confronts l'ampleur des pertes subies, se sont
engags dans un processus de dsendettement, accentuant les baisses des prix des actifs.
L'aversion au risque a pouss les marges des taux d'intrt par rapport aux taux sans risque
des niveaux trs levs. Quant aux indices boursiers, ils ont accus des baisses de l'ordre
de 25% 30% durant le seul mois d'octobre 2008. Au fur et mesure que la crise
financire s'accentua, l'activit conomique fut freine par la perte de confiance des
mnages et des entreprises. Comme nous l'avons vu, la crise financire est donc l'effet
conjugu de plusieurs facteurs dont la spculation outrance et en s'tendant au reste du
monde, elle a aussi eu des effets sur les pays en voie de dveloppement, particulirement
les pays d'Afrique subsaharienne.
L'objectif de ce mmoire est de mesurer de manire quantitative les effets de cette
crise conomique sur l'conomie ivoirienne (pays francophone d'Afrique subsaharienne),
plus prcisment sur les variables macroconomiques. L'approche se fera l'aide d'un
modle d'quilibre gnral calculable (MEGC) et en simulant les diffrents canaux de
' La titrisation (Securitization en anglais) est une technique qui consiste transfrer des investisseurs des
actifs financiers tels que des crances en les transformant par le passage travers une socit ad hoc en titres
financiers mis sur le march des capitaux.
transmissions par lesquels les pays d'Afrique subsaharienne sont influencs par la crise
conomique.
Pour atteindre cet objectif, le document s'articulera autour de deux grandes parties.
La premire partie est une prsentation synthtique de la jeune conomie ivoirienne au
travers d'un bref historique et des canaux de transmission par lesquels cette crise touche les
pays en voie de dveloppement, plus prcisment ceux d'Afrique subsaharienne. La
seconde partie est tout d'abord une description de la structure conomique de la Cte
d'Ivoire2 ensuite une prsentation du Modle Ivoire (MI) que nous avons utilis pour
simuler nos chocs, suivis d'une prsentation et d'une interprtation des rsultats des
simulations effectues.
Description base sur la matrice de comptabilit sociale que nous avons utilis.
I.
Le premier prsident s'appelait Flix Houphout-Boigny n le 18 octobre 1905 et est dcd le 7 dcembre
1993.
4
Franc de la Communaut Financire Africaine regroupant 15 tats Africains.
5
Durant cette priode, elle tait surnomme le Japon noir .
6
Cre officiellement le 10 novembre 1950.
Programmes de rformes conomiques mis en place par le FMI et la banque mondiale permettant aux pays
touchs par de grandes difficults conomiques de sortir de la crise.
8
Elle a t hauteur de 50% pour l'ensemble des pays de la CEMAC (communaut conomique et montaire
de l'Afrique centrale) et de l'UEMOA (Union conomique et montaire ouest africaine).
9
Prise du pouvoir par le gnral Robert Gue, en destituant le rgime du prsident Konan Bdi.
10
Tentative de coup d'tat djou qui a coup le pays en deux.
' ' L'Afrique au sud du Sahara ou l'Afrique Noir , sont donc exclus les pays au Nord du Sahara (Maghreb,
Egypte).
12
BRVM : Bourse rgionale des valeurs mobilires, NSE : Nigeria Stock Exchange, JSE : Johannesburg
Stock Exchange.
13
Banque Africaine de Dveloppement (BAD), Dpartement des statistiques, 2009
Canaux de
transmission de la
crise
f
PC
PCI
PWX/EXDO
PE/PL
[
PWM
Envois de Fonds
L Consommation I Revenus
Importations ^Investissements
Aide Publique
Exportations
J Emplois
PIB
Avec
PWX : Prix international des exportations
EXDO : Demande mondiale de biens exports
PWM : Prix international des importations
IDE : Investissement direct tranger
PC : Prix des biens composites
PCI : Prix des biens de consommation intermdiaire
PE : Prix reu par les producteurs pour leur vente sur le march tranger
PL : Prix reu par les producteurs pour leur vente sur le march domestique
PIB : Produit intrieur brut
14
IMF, World Economie Outlook 2009 and World Economie Outlook 2010 (Update)
Rapport de la commission de l'union africaine, la crise financire mondiale : son impact sur l'Afrique,
les mesures prendre et la voie suivre , 13 mai 2009.
5
Graphique 1 : volution mensuelle des indices gnraux des prix des trois grands
groupes de produits exports par l'Afrique.
o
o
r-J
O
3
in
O
i-j
m
O
r-J
rj
O
-O
F
o
*a-<
-O
co
o
o
o
04
o
c
o
o
Lfi
O
rsl
O
-O
F
ai
C L*
O
LO
Produits ptroliers
12.5
10.0
01
3
C
C
Q
<U
o
<J
ra
Source : FMI
10
Graphique 3 : Variation en % des flux des IDE dans le monde de 2007 2009.
Source : FMI.
11
12
i Aide publique au
dveloppement
IL
A.
Structure de l'conomie
14
Rpartitions sectorielles
Branches
Xsi/XS
Vai/VA
Mi/M
Exi/EX
Mi/Qi
Exi/XS
22
29
18
34
24,24
8,7
70
59
82
66
27,06
16,72
Administration publique
12
100
100
100
100
51,3
25,42
Total
Source : Matrice de Comptabilit Sociale
16
Union conomique et Montaire Ouest Africaine est une organisation sous rgionale cre le 10 Janvier
1994 et comptant 8 tats membres (Bnin, Burkina Faso, Cte d'Ivoire, Guine Bissau, Mali, Niger, Sngal,
Togo).
15
Kdci/Vai
NQLD/Vai
QLD/Vai
713
20,46
53,1
22
Administration publique
50,56
Total
Source : matrice de comptabilit sociale
WqQLDi/WqQLD
WnqNQLDi/WnqNQLD
8,24
13,85
31,08
24.9
51,95
68,92
49,44
34,2
100
100
Valeur Ajoute
Consommation intermdiaire
Masse salariale
28,80
11,40
19,70
59,30
83,50
66,30
11,90
5,10
14,00
100,00
100,00
100,00
Total
Source : Matrice de Comptabilit Sociale.
16
indpendants travaillant leur propre compte, donc n'ayant pas de revenu provenant des
entreprises qu'elle soit public ou priv, ont l'essentiel de leur revenu provenant de la
rmunration des facteurs de production mais avec une prpondrance pour le travail non
qualifi (35,50%) et le travail qualifi (30,60%). Les transferts sont assez marginaux avec
les transferts du gouvernement (4,90%) et ceux du reste du monde au titre d'envois de
fonds (0,13%). Les employs du public et ceux du priv tirent la majeure partie de leurs
revenus des rmunrations du travail qualifi et du capital. Il contribue pour 61,47% du
revenu des employs du public et 49,02% de celui des employs du priv (formel et
informel). Pour les employs du public, les autres transferts ces mnages sont marginaux
car ne contribue leur revenu que pour un trs faible pourcentage, les envois de fonds ne
reprsentent que 0,11%, les transferts gouvernementaux (4,26%) et ceux des entreprises
(3,21%). Quant aux employs du priv, les transferts des entreprises font 2,92% ensuite
viennent ceux du gouvernement pour 3,85% et enfin pour un pourcentage trs marginal les
envois de fonds provenant du reste du monde (0,10%). Par ailleurs, les ouvriers agricoles
qui sont gnralement des immigrants des pays limitrophes (Burkina Faso) et ne jouissent
pas d'une formation scolaire, tirent la quasi-totalit de leur revenu de la rmunration du
travail non qualifi (92,28%). Le point commun entre ces mnages que nous venons de
citer est qu'ils ne reoivent pas de revenu de la terre. Contrairement ces derniers, la terre
contribue normment la formation des revenus des mnages agricoles. Elle contribue
pour 51,50% au revenu des agriculteurs de caf/cacao, 41,51% celui des agriculteurs des
autres produits de rente, 61,92% celui des producteurs de fculents et pour 28,98% au
revenu des agriculteurs d'autres produits vivriers. Ce dernier type de mnages agricoles tire
un plus gros pourcentage du capital (63,86%). Pour l'ensemble des mnages agricoles tout
comme les autres mnages cits plus haut, les transferts (des entreprises, du gouvernement
et du reste du monde) ne reprsentent qu'une trs faible part de leur revenu. Le dernier type
de mnages sont les Chmeurs et les inactifs qui tirent tout leur revenu des transferts du
gouvernement (99,91%), les transferts venant du reste du monde ne reprsentant que
0,09%.
Travail qualifi
Capital
Terre
Entreprise
AgrCC
14,35
1,12
30,77
51,50
1,04
0,84
0,40
100
AgrAPR
26,19
0,88
29,62
41,51
0,82
0,67
0,32
100
AgrPDF
4,79
1,02
31,17
61,92
0,50
0,40
0,19
100
AgrAPV
4,97
1,06
63,86
28,98
0,52
0,42
0,20
100
EmPUB
2,18
61,47
28,77
0,00
3,21
4,26
0,11
100
EmPRI
15,73
49,02
28,39
0,00
2,92
3,85
0,10
100
Indep
35,50
30,60
28,86
0,00
0,00
4,90
0,13
100
Ouvagr
92,28
7,19
0,00
0,00
0,00
0,36
0,17
100
Chom
Moyenne
0,00
0,00
0,00
0,00
0,00
99,91
0,09
100
18,81
22,83
25,93
16,29
1,25
14,71
0,18
100
17
L'une des caractristiques des mnages ivoiriens est qu'ils consacrent la majorit de
leurs revenus la consommation et pargnent trs peu. Les pourcentages donns par notre
MCS, le tmoignent. Pour l'ensemble des mnages, on a 75,15% du revenu qui va la
consommation et 12,91% l'pargne.
Tableau 5: l'utilisation des revenus de chacun des mnages.
Consommation
Impt
Transfert au RDM
Jpargne
Total
74,02
8,01
5,57
12,39
100
71,80
8,45
4,58
15,18
100
72,88
8,40
4,33
14,39
100
67,52
9,14
4,04
19,31
100
76,34
6,08
4,06
13,52
100
82,75
7,06
4,21
5,97
100
61,74
11,04
4,37
22,84
100
72,87
8,48
3,76
14,90
100
86,31
6,98
2,79
3,93
100
Moyenne
75,15
8,12
4,31
12,41
100,00
Au terme de cette sous section porte sur le revenu des mnages et leur
consommation, nous pouvons dire que les mnages ivoiriens ne dpendent pas fortement
des envois de fonds provenant du reste monde car ceux-ci ne reprsentent en moyenne que
0,18% de leur revenu et des transferts des entreprises (1,25%). Les revenus des facteurs de
production fournissent les plus grandes parts la formation des revenus dpendamment de
quelle catgorie de mnages il s'agit.
18
Graphique 6: Structure de la composition du revenu globale des mnages (Donnes
agrges des mnages).
Gouvernement
14,71%
^ ^ ^
Entreprise _^
1,25%
Rpitp d u
^^^
>
monde
^ ^ 8 %
Travail qualifi
3% V
^H
^ ^
25
Les mnages allouent la plus grande partie de leur revenu la consommation donc
ont des budgets de consommation assez importants car reprsentant dans tous les cas plus
de la moiti de leurs revenus.
19
Graphique 7 : Utilisation du revenu global des mnages (donnes agrges des
mnages).
Impt
4%
Epargne
13%
Transfert au ^
RDM
M
8%
^^^^
20
Graphique 8 : Structure du revenu gouvernemental.
revenus du
capital
11,7%
14,8%
M Taxes
l'exportation
19,2%
Taxes
l'importation
24,8%
16,2%
Taxes sur la
production
13,2%
Source : Matrice de Comptabilit Sociale.
Le gouvernement utilise son revenu majorit pour faire des dpenses publiques courantes
ncessaires au bon fonctionnement de l'appareil gouvernemental et les dpenses
d'investissement c'est--dire entre autre la construction de centres de sant, d'coles,
d'hpitaux etc., l'autre partie des dpenses est relative aux transferts que l'tat fait aux
autres agents conomiques que sont les mnages, les firmes et le reste du monde.
21
Graphique 9 : Structure des dpenses gou vernementales.
Quant au x firmes, elles tirent leu r revenu de trois principales sou rces qu i sont la
rmunration du capital, les transferts du gouvernement et les transferts provenant du reste
du monde considrs comme les investissements directs trangers :
22
Les firmes utilisent quant elles leurs revenus en payant leurs impts sur le revenus que
leurs activits gnrent, et en faisant des transferts aux autres agents conomiques que sont
les mnages, et le reste du monde.
23
Transferts aux
mnages
13%
Source : Matrice de comptabilit sociale
Le reste du monde tire son revenu principalement des recettes gnres par leurs
exportations c'est--dire dans notre cas les importations ivoiriennes et des transferts
provenant des autres agents conomiques.
24
Transferts du gouvernement
1%
25
Graphique 13 : Structure des dpenses du reste du monde.
Envois de fonds
0,31%
Investissement
^ ^ ^ ^
^ ^ .
^B
Hirprt tranger
2.39%
Exportations
^B
Source : Matrice de comptabilit sociale
Il est noter que l'aide publique au dveloppment doit normalement faire partie de cette
structure mais compte tenu de l'aspect ngatif de cette dernire qui traduit plus des
paiements du service de la dette (-45502) qu'autre chose, nous ne l'avons pas inscrite dans
le graphique 13.
26
B.
a. Principe du modle
Ayant le souci de modliser l'conomie ivoirienne tout en valuant les effets
quantitatifs de la crise conomique mondiale sur cette dernire d'un point de vu
macroconomique, nous avons utilis la mme Matrice de comptabilit Sociale publie en
2005 par Souleymane Diallo dans Ouverture commerciale et distribution des revenus en
Cte d'Ivoire , qui tient compte d'un niveau de dsagrgation assez fort des mnages (9),
et des produits (17). Ensuite que nous avons regroups pour notre analyse en trois grands
blocs : Matires 1res agricoles et extractives, Biens manufacturs et services, et les biens
produits par l'administration publique. Concernant, le bloc du commerce extrieur, nous
avons distingu deux catgories de biens d'exportations : les produits manufacturs et les
matires premires. Ce dcoupage a permis une modlisation deux niveaux : la premire
avec une lasticit prix de la demande finie et la seconde avec une lasticit prix de la
demande infinie. Cela nous permettrait de rpondre l'argument selon lequel la crise
affecte les matires premires agricoles spcifiquement en rduisant leurs prix
internationaux, et affecte les biens manufacturs et services en rduisant leurs prix
internationaux mais galement leur demande mondiale de biens exporter, cet argument a
t dvelopp dans le Griffith-Jones & Ocampo (2009) et a traduit les canaux par lequel la
crise affectait de manire diffrente ces deux branches.
Simultanment, on a agrg les diffrentes branches de l'conomie ivoirienne afin
d'obtenir une nomenclature cohrente aux choix des produits et permettant d'valuer plus
facilement
les effets de la crise conomique sur la cte d'ivoire sous l'angle
macroconomique.
La particularit du Modle Ivoire est qu'il est une extension du modle PEP 1-1 Base17
et est un mlange de plusieurs modles thoriques dans sa conceptualisation. En ce sens
qu'il s'inspire d'Exter 1 et aussi d'Exter 218.
17
27
La plupart de ces biens font l'objet de transactions avec l'extrieur et sont donc
changeables, il devient alors important de dfinir des sous ensembles pour spcifier ces
biens :
28
29
Decaluwe, Lemelin, Maisonnave et Robichaud (2009). Le modle ainsi que la documentation et le code
GAMS est disponible sur le Web a l'adresse suivante : www.pep-nct.orn..
20
Griffith-Jones and Ocampo (G&O 2009), World Bank.
21
L'lasticit prix de la demande mondiale de biens manufacturs est gale 2 de mme que Les lasticits
des CET gales aussi 2.
30
Les prix reus par les exportateurs, de ce type de bien, sont alors exprims en
fonction des prix FOB des exportations ajusts par le taux de change extrieur et la taxe
l'exportation (ainsi qu'une ventuelle marge de transport ou de commerce):
PE _ FOB(IA) = (1 + ttix(IA)) x (PE(IA) + sum [i, PC(IA) x trmg _ X(i, LA)])
Avec : ttix(IA) :Le taux de taxe l'exportation de biens manufacturs
PE(IA)-.Prix reu pour l'exportation de biens manufacturs excluant les
taxes
PC(IA) :Prix composites des biens manufacturs
Trmg _ X(IA) : Taux de marge appliqu aux biens manufacturs exports
31
PM(m) = (1 + ttic(m)) {(1 + ttim(m)) xex PWM(m) + sum [i, PC(i) x tmrg(i, m)]}
Avec PM(m) : Prix l'importation des biens.
PWM(m) : Prix mondiaux l'importation des biens.
ttic(m) : Taux de taxe la consommation sur les biens imports.
ttim(m) : Taux de taxe sur les biens imports.
PC() : Prix d'achat des biens composites
tmrg(i,m) : Taux de marge i appliqu aux biens imports
e : Taux de change
%=>K+<vrf+2>c.+tf'+jr
Les investissements directs trangers
Nous avons modlis les investissements directs trangers ici comme dans le modle
sud-africain en considrant les transferts venant du reste du monde aux firmes comme tant
lesIDE:7r(/,'Vow").
32
c. La fermeture du modle
Dans le processus de bouclage de notre modle, nous avons rendu carr notre
modle c'est--dire qu'on a assur une galit entre nos variables endognes (dtermines
par le modle) et le nombre d'quations de notre modle. Compte tenu des canaux de
transmission que nous avons choisis et aussi de l'hypothse de petit pays que nous avons
mise, les prix mondiaux c'est--dire les prix internationaux des importations et ceux des
exportations sont fixes donc exognes. Ensuite, les transferts provenant du reste du monde
aux agents conomiques domestiques sont aussi exognes ce qui nous permet de fixer les
envois de fonds des migrants, les investissements directs trangers et l'aide publique au
dveloppement (mais dans notre cas les remboursements de dettes). En outre, nous avons
fix la balance courante ce qui ne permet pas de recourt l'endettement extrieur,
hypothse juge raliste dans un cas de crise conomique mondiale. La crise mondiale
ayant affecte aussi l'conomie de la plupart des pays en rduisant la demande de son
volume initial de produits lasticit prix de la demande finie, on a rendu donc exogne le
volume initial d'exportation de ces biens. Enfin les variations de stock, l'offre de travail, le
taux d'change qui est le numraire du modle, la consommation minimum des mnages et
le capital (non mobile) sont aussi exognes.
33
C.
La crise conomique mondiale, selon les spcialistes (G&O 2009), affecte les
conomies des pays en voie de dveloppement diffremment selon les canaux
transmissions qui ont t observs : les changes commerciaux, les envois de fonds, les
investissements directs trangers et l'aide publique au dveloppement. Dans notre travail,
nous avons eu donc simuler huit scnarios, tous portant sur les canaux de transmissions
de la crise conomique au pays en voie de dveloppement.
Les changes extrieurs, de par les exportations en particulier, pour les pays d'Afrique
subsaharienne et plus prcisment de la Cte d'Ivoire, sont domins la plupart du temps par
des produits dont la valeur ajoute est relativement faible. Ces produits accentuent donc le
degr de vulnrabilit des pays africains face un ralentissement de l'activit conomique
mondiale donc face la crise conomique que nous avons connu. En outre, cela peut avoir
une grande incidence sur les recettes budgtaires et par ricochet sur la croissance
conomique de la plupart de ces pays. Comme nous l'avons montr la crise conomique
mondiale a rduit la demande de biens exporter et les prix internationaux (prix des
importations et les prix des exportations) et accentue le dficit de la balance commerciale.
Nos simulations vont donc porter sur ses 3 variables que sont : les Prix mondiaux
l'importation (PWM(m)), les Prix mondiaux l'exportation (PWX(X)) et enfin sur la
demande mondiale pour les exportations ivoiriennes (EXDO(IA)), prcisment celles de
produits manufacturs (car nous avons considr une lasticit prix de la demande finie
pour ces produits). Comme nous l'avons vu dans la lere partie de notre travail, l'indice des
prix a enregistr durant la priode de juillet dcembre 2009 c'est--dire au plus fort de la
crise, une dcroissance moyenne de 15%. Nous allons donc simuler, pour tre en
adquation avec les tendances observes, une baisse de 15% des prix mondiaux de tous les
biens (Matires premires et biens manufacturs). Quant aux volumes de biens exports, au
vu de ce qu'on a not une baisse de 11,7% en 2009 au niveau des pays en voie de
dveloppement et au plan mondial de l'ordre de 12,3%. Nous simulerons donc une
rduction de 12% du volume initiale de produits exports. Aprs ces 3 scnarios, on aura
un scnario appel commerce qui sera le cumul de l'effet simultan des trois
composantes commerciales.
Par ailleurs, l'aide publique au dveloppement, selon la dfinition du comit d'aide au
dveloppement de l'OCDE, est l'ensemble des dons et des prts prfrentielles prvus au
budget et transfrs des pays dvelopps vers les pays en voie de dveloppement. La
plupart des pays en voie de dveloppement dpende beaucoup de cette aide or les mesures
prises par les pays dvelopps pour faire face cette crise, rduisent l'aide publique au
dveloppement et les engagements pris par ces pays. Tout cela contribue fragiliser les
finances publiques des pays en voie de dveloppement. Considrant que la Cte d'Ivoire,
depuis l'clatement de la crise militaro-politique qui la frappe, se voit refuser une grande
34
partie de cette aide (suite la crise conomique qui provoque cette apprhension du futur
aux niveaux des principaux donateurs), nous avons dcid de simuler non pas une rduction
de 50% de cette aide pour la Cte d'Ivoire mais au vu des donnes en notre possession, un
accroissement des remboursements de dette au reste du monde, en les considrant toujours
comme les transferts venant du reste du monde au gouvernement c'est--dire :
TR("gvt","row"). Selon le CIA World Factbook publi en 2009, la dette extrieure de la
Cte d'Ivoire (publique et prive contract auprs de non rsidents et payable en devise
trangre ou en biens et service) s'levait au 1er Janvier 2009 14 milliards de dollars
amricain.
Ensuite, les envois de fonds aux mnages en provenance des migrants, sous l'effet de
la rcession conomique, vont baisser considrablement dans la mesure o les pertes
d'emplois dans les pays dvelopps concernent en 1er lieu les emplois non qualifis occups
par les migrants. Selon les statistiques que nous avons pu avoir, cette baisse est de l'ordre
de 2,9% en Afrique subsaharienne pour l'anne 2009 . Nous allons, de ce fait, considrer
une baisse plus ou moins quivalente des : TR(H,"row") pour la Cte d'ivoire soit -5% en
considrant que la Cte d'Ivoire compte peu prs 1.500.000 de migrants. Les envois de
fonds vers la Cte d'Ivoire reprsentaient en 2009 prs de 195 Millions de dollars US et
0,8% de part du PIB toujours selon la mme source.
Enfin, le dernier canal slectionn est celui des investissements directs trangers qui
avait connu avant la crise un fort taux de croissance dans les pays en voie de
dveloppement. Principalement, en Cte d'Ivoire, on a not un fort accroissement qui a
permis ce pays d'attirer prs de 60% des IDE des pays de la sous rgion ouest africaine. Il
y a eu aussi, le secteur de la tlcommunication qui a permis d'accroitre le flux des IDE en
raison des oprations de privatisation et l'installation de nouvelles socits de ce secteur.
Mais la crise conomique ralentirait le flux de ces investissements donc aura un impact
ngatif sur l'investissement et ultimement sur la croissance conomique long terme qui
sera ralentie. On a estim cette baisse des IDE approximativement autour de 39,1% 23 . En
considrant, le poids de la Cte d'Ivoire au niveau de la sous rgion, faire un choc sur
les transferts venant du reste du monde aux firmes c'est--dire: 77?("Firms","row")de
l'ordre de -40%, nous parat donc raliste. En 2009, les investissements directs trangers
reprsentaient environ 402 millions de dollars selon les donnes en ligne de la banque
mondiale (Data Bank for Cte d'Ivoire).
Aprs avoir fait ces 7 simulations, nous allons simuler le scnario final dit crise qui
va regrouper l'ensemble des scnarios que nous aurons simul sparment pour voir le
poids de chacun dans l'incidence qu'aura eu la crise sur l'conomie ivoirienne.
Nous aurons au total 7 simulations axes donc sur ces diffrents canaux et l'analyse de
ces mcanismes sur l'conomie ivoirienne pour en voir quels en sont les effets sur cette
dernire (La 8eme simulation faisant office de conclusion gnrale).
22
23
World Bank (2009d), Dilip Ratha, Sanket Mohapatra, and Ani Silwal (2009).
FMI, Laza Kekic (2009)
35
La simulation ici porte sur une baisse des prix mondiaux de tous les biens imports.
On s'attend, en premier lieu, une baisse du prix l'importation de tous ces biens et de
surcrot une baisse de tous les prix dans l'conomie. Effectivement c'est ce que l'on
constate tout d'abord au niveau des prix l'importation de tous les biens, qui baissent dans
les mmes proportions (-15%) ceci s'explique par le fait, qu'ils dpendent directement des
prix mondiaux donc voluent dans le mme sens et les mmes proportions. Les prix des
biens imports ayant baisss, on s'attendrait donc une augmentation en volume des
importations, tant devenues relativement moins onreuses. Cette augmentation est en
moyenne autour de +19,6%. Cette augmentation n'est pas uniforme. En effet, elle est plus
importante pour les biens agricoles vivriers (+43,3%), industriels (+36,04%), textiles
(+33%) et ceux de l'industrie du bois (+43,4%). Tous les produits des secteurs forte
demande locale sont en grande expansion concernant les importations, ainsi et
contrairement ces derniers la plus faible augmentation est au niveau du secteur de
l'industrie extractive (+2,5%) un secteur faible demande locale.
Le dficit courant extrieur tant maintenu fixe, l'accroissement des importations ne
peut tre financ, compte tenu des paiements de revenus du capital au reste du monde qui
baissent peu et les transferts des autres agents au reste du monde qui augmentent, que par
une augmentation des exportations de +3,42% (car les transferts du reste du monde aux
autres agents ne varient pas). L'augmentation des ventes l'tranger (+3,42%) s'effectue
au prix d'une baisse des ventes sur le march intrieur (-0,6%). Car la baisse des prix
locaux qui rsulte de la baisse des prix l'importation dtourne la production vers les
marchs d'exportation au dtriment du march local. Ainsi pour les matires premires,
alors qu'on observe une augmentation de l'exportation de ces produits (+1,85%), les ventes
locales de ces produits diminuent de -0,43%. Pour les biens manufacturs, dont l'lasticit
prix de la demande l'exportation est finie, la performance l'exportation va dpendre de
la baisse de prix offerte aux importateurs trangers, c'est--dire le prix franco bord. On
observe une hausse de la demande de produits manufacturs exports (+4,23%) et bien
entendu qui dcoule d'une baisse du prix franco a bord (-1,78%). Cette baisse du prix FOB
se rpercute ventuellement sur le prix global reu par les producteurs sur leurs ventes
l'tranger. Pour qu'il y ait un volume suffisant de produits offerts l'exportation, compte
tenu de la demande trangre accrue, il a fallu que les prix reus par les producteurs pour
leurs ventes locales (sous la comptition des importations) baissent plus que ceux
l'exportation. En effet, les prix reu par les producteurs pour leurs ventes locales de biens
manufacturs baissent de -3,05% tandis que ceux reu l'exportation pour ces mmes biens
baissent de -1,78%. Ce qui a pour effet d'accrotre le volume export de biens manufacturs
(+1,84%).
Cette transformation d'une offre intrieure des matires premires en offre l'exportation
a t cause par une baisse en moyenne des prix reus par les producteurs sur le march
locale (-3,06%). En outre, on constate cependant qu'une rorientation des matires
36
premires vers le march extrieur s'accompagne galement d'une hausse de leurs
productions de l'ordre de +0,48%. Pour expliquer cela, nous allons analyser la demande
intrieure de ces produits.
Tableau 1.1 : Sur les volumes et les prix.
XS
VA
IM
DD
EX
DS
PC
PD
PVA
PE
-0,13
15,35 -0,41
1,85
-0,41
-4,97
-3,06
5,08
0,57
0,18
20,52
4.23
-0,6
-5,3
-3,03
5,69
-1,78
Administration publique
-1,03
-1,03
1,043
1,043 4,48
Total
0,42
-0,05
-4,79
-2,48
-0,6
-1,03
19,6
-0,61
3,42
-0,61
5,31
-1,16
Source : MCS
37
Consommation
pargne
Agriculteurs Caf/Cacao
4,21
10.15
4.21
3,87
9,34
3,87
Agriculteurs de Fculents
4,55
10,30
4,55
4,62
10,33
4,62
Employs du public
4,53
10,33
4,53
Employs du priv
4,11
10,10
4,11
Indpendants
3,36
8,83
3.36
Ouvriers Agricoles
1,93
7.40
1,93
-5,23
0,10
-5.23
2,81
8,54
3,49
-1,03
32,18
3,69
Gouvernement
2,38
3,09
Source : MCS
WC
RC
LDC
Branches
LD
LD
Non Qualifi
Qualifi
Non Qualifi
Qualifi
2,84
7,09
-0,35
1,7
5,22
0,17
-1,6
3,76
5,18
-0,53
1,7
5,22
-0,08
1,08
Administration publique
5,22
3,76
-2,08
Total
3,5
6,2
-8.40E-03
Source : MCS
5,22
1,7
5,22
-2,08
-1.2E-14
1.95E-14
38
Ces variations positives des cots de production en intrants primaires tant plus importante
que la baisse des revenus des transferts des mnages (-4,52%), expliquent, leur tour, une
hausse du revenu de ces derniers d'environ 2,8%. Il est cependant noter, contrairement
aux autres mnages, une baisse du revenu des chmeurs. En effet celui-ci ne dpendant que
des revenus des transferts va suivre la tendance la baisse de ce dernier et chuter du mme
pourcentage (-5,23%). Compte tenu de la baisse des prix des produits composites sur le
march, cela permet la consommation en volume de tous les mnages de crotre. En plus
de la consommation, on remarque une hausse aussi de l'pargne de ces mnages (comme
nous l'avons vu plus haut de +3,49%) sauf l'pargne des chmeurs qui est en baisse (5,22%) cause de leur revenu qui varie ngativement.
Enfin, on note un accroissement du PIB aux prix du march vu de l'optique dpense
(+3,82%) tmoignant d'une activit conomique en plein essor, principalement grce au
gain tir d'un bond positif des changes commerciaux et un accroissement de la demande
intrieure finale.
39
VA
IM
DD
EX
DS
PC
PD
PVA
-0,85
-13,04
0,14
-2,43
0,14
-10
-12,5
-18,8
-15
-2,3
-2,3
-17,03
1,3
-5,54
-1,3
1,3
-11,5
-19,6
-12,5
Administration publique
9,72
9,72
9,72
-8,86
-8,86
-9,33
-1
-1
0,16
-9,67
-11,7
-23,15
Branches
Total
Source : Rsultats des simulations
XS
9,72
-16,4
0,16
-4,5
La baisse de la production s'explique aussi par une baisse de la demande intrieure. Cette
demande tant constitue par la consommation prive, l'investissement, la demande
intermdiaire. On observe tout d'abord une baisse significative de la consommation en
volume des mnages qui tourne, en moyenne, autour de -8% (sauf pour la catgorie des
chmeurs qui voient sa consommation crotre de 0,17%),compte tenu d'une baisse du
budget des mnages allou la consommation (-15,75% en moyenne), qui lui est
directement li la baisse du revenu disponible de tous les mnages. Ce qui s'avre
PE
-13,51
40
important de noter ici est que, celui des chmeurs baisse aussi mais bien en de de cette
moyenne (-9,8%) puisque les transferts constituent la part prpondrante de leur revenu.
L'investissement, quant lui, baisse de manire trs significative (-28,17%). La cause
premire de cette baisse aussi importante tant l'accroissement du dficit au niveau de
l'pargne gouvernementale (+65,77%).Les emprunts de l'tat viennent exercer une
ponction sur l'pargne totale qui rduit donc l'pargne disponible pour l'investissement.
Les autres causes tant, la chute de l'pargne prive (-16,6%) et celles des firmes (14,07%). L'pargne gouvernementale baisse principalement sous l'effet d'une rduction
des recettes douanires globales (-17,17%). Or comme nous le savons l'investissement est
constitu principalement en biens d'levage, en biens d'industrie du bois, en biens
chimiques, en biens mtallurgiques, et ceux de la construction et l'activit immobilires
d'o une diminution des ventes locales de ces produits d'investissement (-4,21%),
conjugue une baisse de leurs volumes d'exportation, qui ont un effet immdiat sur leurs
productions qui baissent en moyenne (-2,24%). Cette baisse de la production globale, via
la baisse de celle des biens d'investissement, a son tour affecte ngativement la demande
intermdiaire totale qui a considrablement chut (-19,15%).
Un examen, plus approfondi, dans le processus de baisse de la production montre qu'il est
quelque peu diffrent, que ce soit au niveau des biens manufacturs ou des matires
premires.
Dans le cas des matires premires, elles sont devenues relativement plus abondantes sur le
march local (+0,17%) vu que le prix du produit local (-11,93%) est rendu nettement plus
avantageux que celui de l'tranger (- 15%).la baisse tant moins forte. Il s'est donc produit
une substitution commerciale chez les producteurs de matires premires, favorable au
march locale, mais cela n'a pas t suffisant pour contrecarrer la baisse des exportations.
Dans le cas des biens manufacturs, l'effet de substitution a jou diffremment. Comme
nous l'avons dit, le prix franco bord a diminu de -12,69% suite la baisse du prix
mondiale. Par contre, le prix reu par les producteurs sur le march local n'a baiss que de 11,69%. Ce renchrissement relatif du produit local par rapport celui coul vers
l'tranger, et aussi compte tenu de la demande tranger en baisse (-11,5%) pousse les
producteurs se tourner vers le march local devenu beaucoup plus attrayant pour eux.
Or comme nous le savons, les variations sectorielles du prix de la valeur ajoute vont
conduire une rallocation des ressources au dtriment des secteurs dont le prix de la
valeur ajoute baisse le plus et en valeur des autres branches puisque Le prix de la valeur
ajoute des matires premires baisse plus que celui des biens manufacturs. C'est donc la
branche des biens manufacturs qui reste relativement la plus avantage..
En outre, pour les services non-marchand, la production tant gale la consommation
publique en volume, qui est exogne donc prdtermine, une baisse du prix des produits
composites devrait accrotre le volume de services non-marchand. C'est ce qu'on constate,
le prix des produits composites baissent de -9,67% et donc une influence positive sur le
volume de services non-marchand offert, qui s'accrot de +9,72%. tant donn, que la
production de services non-marchand ne varie que sous l'effet de la main d'uvre (la
capital tant prdtermin), la demande de travailleurs de cette branche augmente
normment (+20,29%).
Par ailleurs, on observe que la baisse globale de la production, que traduit aussi la baisse du
prix de la valeur ajoute, combine une rduction de la demande de travail composite
entrane une baisse considrable du salaire composite (-16,16%). Ce sont les travailleurs
41
non qualifi (-17,68%) qui en souffre le plus mme si les travailleurs qualifis voient leur
salaire se rduire aussi (-14,73%). Il est noter que la baisse du salaire composite est
beaucoup plus faible compare celle du rendement du capital composite (-19,16%). Cette
chute peut tre attribue une baisse du niveau de la production globale au sein de
l'conomie ivoirienne.
Tableau 2.2 : Sur les cots des facteurs de production et la demande de travail.
RC
LDC
-16,73
-19.8
-0,37
-15,95
-20,5
-4,16
Administration publique
-14,73
-3,55
20,29
Total
-16,2
-19,16
-8.78E-03
LD
LD
Non Qualifi
Qualifi
Non Qualifi
Qualifi
-17,67
-14,73
0,63
-3
17,67
-14,73
-0,04
-7,6
-17,67
-14,73
-14,73
20,3
5,7
La baisse dans les rmunrations des facteurs de production auxquelles s'ajoute une baisse
des revenus des transferts, expliquent la forte baisse des revenus des mnages (-15,9%).
Cette baisse du revenu, en dpit de la baisse des prix des produits composites, entrane une
chute de la consommation globale de tous les mnages (sauf des chmeurs) et aussi de leurs
pargnes (-16,58%).
Tableau 2.3 : Sur les agents conomiques.
Variation (en P o u r c e n t a g e )
Revenu
Consommation
pargne
Agriculteurs Caf/Cacao
-18,01
-8,95
-18,01
Agriculteurs a u t r e s p r o d u i t s de r e n t e s
-17,93
-8.5
-17,93
Agriculteurs de Fculents
-18,22
-9
-18,22
A g r i c u l t e u r s a u t r e s p r o d u i t s vivriers
-17,76
-8,5
-17,76
Employs du public
-15,33
-5,86
-15.33
Employs du priv
-15,74
-6,5
-15,74
Indpendants
-16,30
-6,7
-16,30
Ouvriers Agricoles
-17,41
-8
-17,41
C h m e u r s & inactifs
Total
Firmes
Gouvernement
Source : Rsultats des simulations
-9,80
0,17
-9,80
-15.9
-6,87
-16,58
-15,2
-14,07
-16,7
-65,8
Pour terminer, le PIB aux prix d'achat baisse de -16,87% sous l'effet de la baisse globale
de la demande intrieure au sein de l'conomie ivoirienne.
1,88
42
43
XS
VA
IM
DD
0,88
0,88
-3,78
-1,09
-1,09
-3,79
Administration publique
2,27
2,27
Total
-0,38
-0,38
Branches
-3,79
DS
PC
PD
PVA
PE
-0,17
2,5 -0,17
1,9
-2,48
-2,32
-0,12
4,2 -0,12
-2,03
-2,47
-4,98
-4,26
2,27
2,27
-2,22
-2,22
-2,45
0,13
-1,99
-2,46
-3,83
0,13
EX
-1,9
-2,74
44
travail non qualifi (-3,97%) qu'au niveau du travail qualifi (-3,92%). On note aussi que la
baisse du salaire composite est plus importante que celle du rendement du capital
composite (-3,84%). Le capital tant spcifique, il a t influenc ngativement par la
baisse de la production.
Tableau 3.2 : Effets sur les cots de facteurs de production et la demande de travail.
RC
LDC
Branches
Matires premires agricoles et extractives
-3,95
-1,49
-3,94
-5,72
Administration publique
-3,92
-0,98
4,64
Total
-3,94
-3,84
-1.43E-06
LD
LD
Non Qualifi
Qualifi
Non Qualifi
Qualifi
3,19
-3,97
-3,92
3,22
3,01
-1,92
-3,97
-3,92
-1,45
-2,34
-3,92
4,63
Consommation
pargne
Agriculteurs Caf/Cacao
-2,69
-0,63
-2,69
-2,95
-0,80
-2,95
Agriculteurs de Fculents
-2,43
-0,32
-2,43
-3,42
-1,32
-3,42
Employs du public
-3,95
-1,87
-3,95
Employs du priv
-3,96
-1,93
-3,96
Indpendants
-3,96
-1,84
-3,96
Ouvriers Agricoles
-3,95
-1,83
-3,95
-2,08
0,01
-2,08
-3,27
-1,17
-3,27
Total
Firmes
-3,75
-3,46
Gouvernement
-2,83
-9,74
Enfin, on observe une baisse du PIB aux prix d'achat de -3,41% (par les dpenses)
tmoignant d'un ralentissement de l'activit conomique sous l'influence principalement de
la baisse de la demande finale intrieure.
45
46
biens vers le haut en vu de satisfaire la demande sur le march tranger. En revanche, pour
les biens manufacturs la baisse simultane de la demande mondiale et celle du march
local, provoquent la baisse de la production.
Tableau 4.1 : Sur les volumes et les prix
Branches
XS
VA
IM
DD
EX
DS
PC
PD
PVA
PE
0,61
0,61
-4,4
-0,25
1,94
-0,25
-16,15
-16,61
-16,8
-15
-2,71
-2,71
-4,04
-1,84
-5,53
-1,84
-16,09
-16,4
-17,89
-18
Administration publique
10,95
10,95
10,95
-9,87
-9,87
-7,38
Total
-0,86
-0,86
-0,16
-15,74
-16,05
-16,82
10,95
-3,73
-0,16
-2,98
-16,93
Revenu
Consommation
pargne
Agriculteurs Caf/Cacao
-16,36
-0,21
-16,36
-16,83
-0,72
-16,83
Agriculteurs de Fculents
-16,03
0,21
-16,03
-16,44
-0,28
-16,44
Employs du public
-14,69
1,79
-14,69
Employs du priv
-15,47
0,84
-15,47
Indpendants
-16,66
-0,52
-16,66
Ouvriers Agricoles
-18,95
-3,25
-18,95
-16,16
-0,16
-16,16
-16,16
-0,26
-16,34
Total
Firmes
Gouvernement
Sources : Rsultats des simulations
-15,06
-17,08
-14,23
10,94
-46,14
47
WC
RC
-17,53
-16,52
LD
LD
Non Qualifi
Qualifi
Non Qualifi
Qualifi
2,73
-19,42
-13,5
4,4
-1,24
-19,42
-135
-1,98
LDC
-15,98
-19,22
-5,7
Administration publique
-13,5
-0,73
22,94
Total
-16,4
-17,05
-0,035
-13,5
-19,42
-13,5
0,14
22,94
1.18E-14
48
Concernant les services non marchands, on constate une hausse de la production identique
celle de la consommation publique de +10,95%. Le volume de services offerts par le
gouvernement s'est automatiquement accru aussi de +10,95% sous l'effet de la baisse des
prix des produits composites. La main d'uvre tant le facteur de production utilise par
l'tat, la demande de main d'uvre composite s'accroit de manire significative d'environ
+22,94%. Et qui son tour une incidence positive sur la valeur ajout du secteur des
services marchands +10,95%. Le prix de la valeur ajoute de cette branche ne baissant que
de -7,38%, il se partage donc avec la branche de matires premires, l'excdent de main
d'uvre venant du secteur des biens manufacturs mais attire plus de main d'uvre.
Enfin, nous observons une baisse du PIB aux prix d'achat (-16,35%) qui est la rsultante
du ralentissement de l'activit conomique du aux chocs que nous avons simuls qui portait
sur un ralentissement des changes commerciaux conjugu une baisse des prix mondiaux.
49
50
Consommation
pargne
Agriculteurs Caf/Cacao
-0,0269
-0,021
-0,0269
-0,0231
-0,016
-0,0231
-0,0165
Agriculteurs de Fculents
-0,0165
-0,01
-0,0174
-0,01
-0,0174
Employs du public
-0,0129
-0,0065
-0,0129
Employs du priv
-0,0124
-0,00617
-0,0124
Indpendants
-0,0141
-0,0075
-0,0141
Ouvriers Agricoles
-0,0165
-0,0099
-0,0165
-0,0108
-0,00443
-0,0108
-0,0160
-0,010166667
-0,0170
Total
Firmes
Gouvernement
Source : Rsultats des simulations
-0,0070
-0,0065
-0,0080
-0,0300
Comme nous le constatons au travers des premiers rsultats (sur les revenus des mnages,
la production etc....), la simulation effectue par le canal des envois de fonds tmoigne
d'impacts relativement trs faibles sur la plupart de nos variables macroconomiques. On
en veut pour preuve qu'une diminution des transferts de fonds un effet relativement trs
faible sur le PIB qui chute de -0,007%. Malgr le faible pourcentage des envois de fonds
dans le revenu globale des mnages, la baisse du la crise conomique une incidence
ngative sur l'conomie tout en entire mme si elle est tout aussi faible.
Nous allons donc arrter l, la discussion des rsultats de cette simulation mais vous
pourrez trouver les tableaux des rsultats sur les autres variables en annexe du mmoire
pour consultation.
51
52
revenu du gouvernement de -0,33%. Ce qui explique l'effet direct ngatif sur l'pargne
gouvernementale dont nous avons parl plus haut, qui est aussi la baisse (-1,08%).
Tableau 6.1 : Sur les Cots des facteurs de production et la demande de travail.
WC
RC
LD
LD
Non Qualifi
Qualifi
Non Qualifi
Qualifi
LDC
-0,34
-0,13
0,26
-0,3
-0,41
0,24
0,32
-0,37
-0,57
-0,18
-0,3
-0,41
-0,11
-0,25
Administration publique
-0,41
-0.09
0,49
Total
-0,36
-0,37
-1.00E-05
0,49
-0,41
-0,3
-0,41
On observe une baisse des recettes des taxes lies aux importations (-0,61%) due la chute
du volume des importations (-0,45%). La rduction du volume des importations est
imputable une baisse des prix sur le march domestique de la production locale, qui
accroit la demande locale de produits (+2%). Du ct des exportations, la baisse du prix
franco bord (-0,12%) incite les producteurs exporter plus, d'o une hausse en volume
des exportations de produits manufacturs de +0,25%. Pour qu'il y ait un volume suffisant
de produits manufacturs offerts l'exportation, compte tenu de l'accroissement de la
demande trangre (0,25%), il a fallu que le prix reu par les producteurs pour la vente
locale de ces biens baisse plus (-0,35%). Le volume offert l'exportation de matire
premire augmente, avec l'lasticit prix de la demande finie, de +0,2% compte tenu de la
baisse reue du prix aux producteurs pour la vente sur le march local de matires
premires (-0,20%). Cela nous permet de tmoigner d'une hausse au niveau des recettes
totales des taxes lies l'exportation de +0,18%. Mais cette hausse n'est pas suffisante
pour empcher les importations de pousser la baisse, les recettes du gouvernement
provenant des taxes sur les produits et les importations (-0,27%).
XS
VA
IM
DD
EX
DS
PC
PD
PVA
PE
0,07
0,07
-0,21
-0,022
-0,022
-0,17
-0,21
-o;
-0,06
-0,06
-0,5
-0,16
0,25
-0,16
-0,28
-0,34
-0,48
-0,12
Administration publique
0,24
0,24
0,24
-0,244
-0,244
-0,25
-0,0086
-0,0086
-0,09
-0,24
-0,28
-0,36
Total
0,24
-0,45
-0,09
0,23
-0,08
53
La consommation prive est aussi en baisse compte tenu de la baisse du revenu des
mnages et donc de leur budget allou la consommation (-0,39%) et malgr celle des prix
composites la consommation (-0,24%).
Tableau 6.3 : Sur les agents conomiques
Consommation
pargne
Agriculteurs Caf/Cacao
-0,296
-0,046
-0,296
-0,302
-0,05
-0,302
Agriculteurs de Fculents
-0,246
0,00538
-0,246
-0,349
-0,097
-0,349
Employs du public
-0,591
-0,34
-0,591
Employs du priv
-0.559
-0,31
-0,559
Indpendants
-0,365
-0,11
-0,365
Ouvriers Agricoles
-0,306
-0,05
-0,306
-0,248
0,00197
-0,248
-0,39
-0,111
-0,38
-4,31
Gouvernement
-0,32
-6,21
0,24
-1,08
54
Consommation
pargne
Agriculteurs Caf/Cacao
-0,279
0,031
-0,279
-0,304
0,008
-0,304
Agriculteurs de Fculents
-0,251
0,060
-0,251
-0,403
-0,093
-0,403
Employs du public
-0,532
-0,220
-0,532
Employs du priv
-0,508
-0,200
-0,508
Indpendants
-0,472
-0,160
-0,472
Ouvriers Agricoles
-0,377
-0,068
-0,377
-0,307
0,003
-0,307
0,4
-0,071
0,41
Total
Firmes
-0,48
-0,44
Gouvernement
Sources : Rsultats des simulations
-1,94
-10,52
En regardant les rsultats plus en dtails, on remarque qu'alors que la recette totale
provenant des taxes sur les produits imports s'est rduite, celle sur les produits exports
s'est accrue (+0,22%) mais pas suffisamment pour empcher le revenu total provenant des
taxes sur les produits et les importations, de baisser (-0,35%). Une baisse en volume des
importations (-0,56%) est la cause directe de la rduction du revenu li aux taxes sur les
produits imports. Les importations de matires premires et extractives baissent de -0,23%
et, celles de biens manufacturs et services quant elles de -0,63%. Contrairement cela
55
une augmentation du revenu li aux taxes sur les produits exports est rsultante de la
hausse en volume des exportations (+0,3%). Les exportations de biens manufacturs et
services croissent de +0,32% et celles de matires 1res et extractives de +0,25%.
Concernant les biens manufacturs, la baisse des prix franco de bord (-0,16% en moyenne)
a incit la hausse la demande de biens exports (+0,32%) Pour les matires premires,
avec lasticit prix de la demande infinie, les exportations croissent de +0,25% au prix
d'une baisse mme faible de l'offre de biens sur le march domestique. Cette
transformation d'une offre domestique en offre l'exportation a t cause par une baisse
du prix reu par les producteurs sur le march local (-0,36%)
En outre, la baisse du niveau des importations est imputable une baisse des prix des biens
locaux vendus sur le march domestique (-0,36%) qui font quand mme baisser la demande
de ces produits sur le march local (-0,11%) mais moins que les importations. Les produits
locaux tant devenus relativement moins chers que ceux qui sont imports (les prix des
importations n'ayant pas bougs).
Comme on l'a vu tout l'heure, pour les producteurs, l'abandon du march local au profit
du march tranger s'accompagne d'une baisse de la production totale de biens (-0,01%).
La production de biens manufacturs et services dcrot (-0,08%) en revanche celle de
matires premires et extractive crot (+0,096%) mais pas suffisamment pour composer la
chute de la production. La consommation des mnages, premire composante de la
demande intermdiaire, baisse en moyenne (-0,07%) en dpit d'une baisse des prix
composites des biens (-0,3%). En plus, les investissements se sont rduits en moyenne de 3,03%. La baisse de l'investissement est due principalement la forte rduction de
l'pargne publique (-10,52%) conscutive la baisse du revenu de l'tat. La baisse de la
production globale de part celle des biens d'investissement s'est rpercute sur la demande
intermdiaire de ces produits et de surcrot sur la demande intermdiaire globale qui a chut
de -0,02%.
Tableau 7.2 : Sur les volumes et les prix
XS
VA
IM
DD
EX
DS
PC
PD
PVA
PE
-0,096
0,23
0,00143
-0,25
0,00143
0,2
0,25
0,24
0,081
0,081
0,63
0,21
-0,32
0,21
0,36
0,43
0,62
0,16
Administration publique
-0,32
-0,32
-0,32
032
0,32
0,33
0,009
0,009
0,11
0,3
0,36
0,46
Total
-0,32
0,56
0,11
-0,3
0,1
56
sous l'effet d'une baisse de la demande de travail composite dans l'conomie tout entire.
La baisse est beaucoup plus importante pour le travail qualifi (-0,56%) que celle du travail
non qualifi (-0,36%). On note aussi une baisse du rendement du capital composite (0,47%) due la chute de la production. Tout cela, explique la baisse du revenu (-0,40% en
moyenne) et de l'pargne des mnages (-0,41%).
La demande de travail composite dans la branche de matires premires croit de +0,4%
ainsi que celle de la branche des services non marchands (+0,66%) contrairement la
branche de biens manufacturs qui chute. Ceci s'explique par le fait que, les prix de la
valeur ajoute de ces deux secteurs baissent les moins donc sont les plus protgs compare
la branche de biens manufacturs d'o leurs attraits pour la main d'uvre devenue
excdentaire dans cette dernire.
Tableau 7.3 : Sur Les cots des facteurs de production et la demande de travail
WC
RC
LDC
LD
LD
Non Qualifi
Qualifi
Non Qualifi
Qualifi
-0,43
-0,15
0,39
-0,37
-0,56
-0,15
0,49
-0,48
-0,72
-0,25
-0,37
-0,56
0,34
-0,338
Administration publique
-0,55
-0,12
0,65
Total
-0,46
-0,47
-2.59E-05
-0,56
-0,37
0,65
-0,56
Enfin, on observe une baisse de -0,42% du PIB du au fait que la baisse de l'aide publique
au dveloppement ou encore l'accroissement du remboursement de la dette, fait chut le
revenu du gouvernement et empche ce dernier de financer le dveloppement au travers des
investissements en ducation, en sant et surtout aux niveaux des infrastructures de
dveloppement.
Conclusion
Au terme de notre analyse sur les diffrents canaux de transmissions de la crise
conomique aux pays en voie de dveloppement, force est de reconnatre que l'conomie
ivoirienne a fortement subit les revers de la crise conomique mondiale. Pour chacun des
canaux de transmission de cette crise nous avons pu quantifier son impact sur les grandeurs
conomiques. Pour parler donc d'incidence globale de la crise conomique, il faut voir les
effets cumuls des diffrents canaux de transmission que nous avons identifis.
Tableau 6 : Rcapitulatif des effets de la crise sur certaines variables
macroconomiques.
simulations
Variation en pourcentage
4 (Commerce)
Crise
-3,41
-16,35
-0,0072
-0,33
-0,42
-17,11
-2.83
-17,08
-0,0083
-0,32
-1,94
19,35
-65,77
-9,74
-46,14
-0,03
-1,08
10,52
57,77
PIB
3,82
-16,88
Revenu du gouvernement
238
-16,7
pargne gouvernementale
32,19
Consommation publique
-1,03
9,72
2,27
10,95
0,0045
0,24
0,32
11,51
3,67
-15,18
-3,75
-15,06
-0,007
-4,31
-0,48
19,86
3,09
-14,07
-3,46
-14.23
-0,0065
-6,29
-0,44
-20,97
2,81
-15,9
-3,33
-16,16
0,016
-0,39
-0,4
-16,97
8,54
-6,87
-1,17
-0,26
-0,01
-0,11
-0,072
-0,45
3,49
-16,58
-3,46
-16,34
-0,017
-0,38
-0,41
17,15
Investissement Total
13,5
-37,5
-6,77
-31,4
-0,024
-253
-3,66
37,61
2,45
Exportations
3,42
-4,48
-1,91
-2,98
0.00518
0,23
0,29
Importations
1957
-16,4
-3,79
3,73
-0,01
-0,45
-0,56
-4,75
3,24
16,3
-3,34
-16,17
0,017
-0,39
0,4
16,98
4,9
-17,45
-4,34
-16,76
0,0078
-0,42
0,55
17,74
Taxes a l'importation
2,97
17,53
-3,83
-18,52
0,014
-0,61
0.78
19,92
Taxes l'exportation
1,54
-16,7
1,53
-14,04
0,0045
0,18
0.22
13,64
-0,000204
-0,0086
0,009
0,89
-0,00383
0,018
-0,021
1,66
Production
0,42
-1
-0,38
0,87
0,95
-1,91
-0,75
1,62
Salaire composite
3,5
-16,16
-3,94
-16.4
0,00768
0,36
-0,46
17,23
-0,00835
-037
-0,47
17,90
-0,00203
-0,09
-0,11
-<U6
6,2
-19,16
-3,84
-17,05
-0.61
0,16
0.13
-0,16
-0,61
0,16
0,13
-0,16
-0,00203
-0,09
-0,11
0J6
0,0084
-0,00879
-0,00000143
-0,04
5.42E-11
-0,00001
o.oooo:h
-0,040036
58
En somme, on observe une baisse du revenu du gouvernement (-19,35%) sous l'influence
de la baisse de recettes lies aux taxes sur les exportations (-13,64%) et aussi sur les
importations (-19,92%). En effet, la baisse des recettes lies aux taxes sur le commerce est
directement imputable au flchissement des transactions commerciales avec le reste du
monde, en tmoignent ces baisses constates au niveau du volume des exportations (2,45%) et celui des importations (-4,75%). L'autre composante du revenu du
gouvernement qui est la somme des impts sur les revenus des agents domestiques est aussi
en baisse, on en veut pour preuve, les baisses des recettes provenant des impts sur le
revenu des mnages (-16,98%) et celles provenant des impts sur le revenu des entreprises
(-17,74%). Ce qui a influenc la baisse ces derniers est la rduction des revenus auxquels
elles sont assujetties, le revenu des mnages a baiss de -16,97% et celui des entreprises de
-19,86%.
L'observation des revenus des mnages montrent une chute sensiblement importante sous
l'effet combins de la rmunration du facteur travail et du capital. Le salaire composite
chute de -17,23% tandis que le rendement du capital composite chute quant lui de 17,9%. Les entreprises quant elles, ont leurs revenus qui baissent principalement sous
l'influence de deux facteurs, le revenu tir du capital (-17,74%) et des transferts aux firmes
(-30,16%). Cette baisse des revenus des mnages a eu en moyenne un effet ngatif sur leurs
consommations (-0,45%), leurs pargnes (-17,15%) et sur l'pargne des entreprises (20,97%). Cette baisse de l'pargne prive conjugue l'accroissement du dficit de
l'pargne publique de 57,77% explique la baisse de l'investissement (-23,73%), qui
influence son tour, par le canal de la baisse la production de biens d'investissement, toute
la production globale (-0,89%). La demande intermdiaire totale s'en trouve aussi rduite
de-1,66%.
La demande intrieure tant la baisse, elle rduit par effets directs la production destine
au march intrieur. L'conomie tournant au ralenti au vu de de tout ce qui prcde traduit
sans quivoque la variation ngative du PIB aux cots des facteurs d'environ -17,11%.
En analysant la crise plus en dtails, on remarque que le canal qui a nettement influenc
toutes les variables macroconomiques est celui du commerce. Le ralentissement des flux
commerciaux et la chute des prix influencent fortement l'conomie ivoirienne. On peut se
dire que cela est logique au vu de cette dpendance qu'elle a vis--vis de l'extrieur. La
Cte d'ivoire ressent fortement les effets de la crise surtout ceux qu'elle a sur ces changes
de biens avec le reste du monde. Mme si une baisse du prix des importations a un effet
positif sur les variables macroconomiques, cela ne suffit pas contrecarrer les effets
conjugus de la baisse des prix des exportations et du volume des changes avec
l'extrieur.
Nous terminons donc pour dire qu'au travers des rsultats observs, que le commerce reste
toujours un pan du dveloppement de la Cte d'Ivoire donc au vu des effets
significativement ngatifs qu'a eu la crise sur cette dernire, les politiques de relance
devraient par consquent tre orientes vers des politiques commerciales permettant une
relance par le commerce qui se montrerait nettement efficace. Ceci peut faire l'objet d'une
tude ultrieure c'est--dire de tester des politiques commerciales sur l'conomie ivoirienne
dans un modle dynamique et voir les effets de stimuli qu'elles auront sur l'conomie
moyen et long terme. Et en allant plus loin dans notre tude, envisager une analyse plus en
59
profondeur des dterminants de la vulnrabilit des conomies des pays en voie de
dveloppement aux chocs extrieurs. Pourquoi sont-elles toujours plus durement touches
que les autres pays? Au-del des pansements circonstanciels, que peuvent faire les
dirigeants de ces pays pour rduire la vulnrabilit des conomies de leurs pays ces
chocs?
Autant de questions que suscite cette premire tude et qui mrite des rponses, que nous
allons tacher d'apporter dans nos futures rflexions publier.
Bibliographie
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Graphique A.2 : volution mensuelle de l'indice gnral des prix mondiaux des
produits ptroliers de Janvier 2005 Septembre 2009.
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Source : FMI
Graphique A.3 : volution mensuelle de l'indice gnral des prix mondiaux des
produits alimentaires de Janvier 2005 Septembre 2009.
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64
Graphique A.4 : volution mensuelle de l'indice gnral des prix mondiaux des
produits non ptroliers de Janvier 2005 Septembre 2009.
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2008
Variation (%)
2009
valeur
i Variation (%)
2092,4
44,8
1730,9
-17,3
975,2
-43,7
Economies dveloppes
1355
52,3
914,7
-32,5
441,3
-51,8
Economies en dveloppement
737,4
32,9
816,3
10,7
533,9
-34,6
dont:
38
14,2
49,7
30,7
30,3
-39,1
81,9
13,6
98,1
19,8
73,4
-25,2
Asie en dveloppement
298,1
38,9
323,2
-27,1
128,1
37,1
140,5
8,4
9,7
235,5
93,8
-33,3
Europe de l'Est
165,7
40,8
183,3
10,7
90,4
-50,7
Afrique Subsaharienne
Moyen Orient et Afrique du Nord
Source : FMI.
Tableau B.2 : volution des flux de transferts de fonds internationaux reus de 2006
2009.
2006
2007
2008
2009
Taux d e croissance annuel (_/o)
Total mondial
Pays en d v e l o p p e m e n t
dont:
Europe e t Asie Centrale
Amrique Latine e t Carabes
Moyen Orient e t Afrique du Nord
Afrique Subsaharienne
Asie du Sud
Asie de l'Est e t du Pacifique
Source : Banque Mondiale
15,3
21,3
15,3
-5,3
18,3
22,9
16,7
-6,1
24,1
36
13,8
-14,7
18,1
6,8
2,3
-9,6
4,6
20,1
10,6
-7,2
34,7
47,6
13,4
-2,9
25,3
27,1
35,6
-1,8
14,1
23,8
20,8
-1,5
66
Capital
Terre
Capital composite
Total
Agriculture vivrire
15,90
8,90
24,80
6,80
68,40
75,20
100
14,10
4,50
18,60
17,70
63,70
81,40
100
26,90
18,90
45,80
54,20
54,20
100
37,20
8,10
45,30
54,70
54,70
100
72,40
17,90
90,30
9,70
9,70
100
Industries extractives
15,20
19,20
34,40
65,60
30,20
13,00
43,20
34,80
Industrie alimentaire
28,20
22
50,20
65,60
100
56,80
100
49,80
49,80
100
22
Industrie du tabac
7,40
35,6
43,00
57
57,00
100
Textile et habillement
26,50
14
40,50
59,50
59,50
100
Industrie du bois
19,50
17,3
36,80
63,20
63,20
100
Industrie chimique
6,60
32,2
38,80
61,20
61,20
100
Industrie mtallurgique
34,10
10,6
44,70
55,30
55,30
100
3,20
42
45,20
54,80
54,80
100
11,10
34
45,10
54,90
54,90
100
Services marchands
29,60
24,8
54,40
45,60
45,60
100
18,50
25,80
44,30
55,70
55,70
100
49,40
49,40
50,60
50,60
100
67
Vai/VA
22,15
69,85
8
11,7
100
100
Branches
Administration publique
Total
Mi/M
Exi/EX
Mi/Qi
Exi/XS
28,8
17,34
33,6
27,05
8,78
59,5
82,66
66,4
30,91
17,35
100
100
Source : MCS
Kdi/Vai
NQLD/Vai
QLD/Vai
WqQLDi/WqQLD
WnqNQLDi/WnqNQLD
71,4
20,52
8,08
10,16
31,13
53
21,96
25,04
64,89
68,87
48,91
24,95
51,09
100
Total
Source : MCS
100
68
Rpartitions sectorielles
Xsi/XS
Vai/VA
Mi/M
Exi/EX
Mi/Qi
Exi/XS
22,17
28,79
18,62
34,84
21,74
8,53
68,83
58,17
81,38
65,16
23,95
15,95
13,03
100
100
100
100
Administration publique
Total
Rpartitions factorielles
Kdi/Vai
NQLD/Vai
QLD/Vai
WqQLDi/WqQLD
WnqNQLDi/WnqNQLD
71,39
20,6
8,01
10,12
31,27
54,23
22,26
23,51
59,33
68,73
Administration publique
46,09
53,91
30,65
Total
100
100
69
Rpartitions sectorielles
Xsi/XS
Vai/VA
Mi/M
Exi/EX
Mi/Qi
Exi/XS
22,46
29,04
17,85
35,84
23,5
8,9
68,45
57,79
82,15
64,16
26,73
15,93
Administration publique
9,09
13,17
100
100
100
100
Total
Rpartitions factorielles
Kdi/Vai
NQLD/Vai
QLD/Vai
WqQLDi/WqQLD
WnqNQLDi/WnqNQLD
70,74
21,19
8,07
10,2
32,4
54,6
22,2
23,2
58,5
67,6
Administration publique
45,6
54,4
31,3
Total
Source : Rsultats des simulations.
100
100
70
Variation des pr
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EX
DS
PC
PD
0,000452
0,000452
-0,00753
-0,00246
0,00504
-0,00246
-0,00475
0,00584
0,0056
0,000967
0,000967
-0,012
-0,00293
0,00525
0,00293
-0,00589
-0,00715
-0,00992
0,00243
0,0045
0,0045
0,0045
-0,0045
-0,0045
-0,0045
-0,000204
-0,000204
-0,00203
-0,00539
-0,00649
0,00795
Branches
Administration publique
Total
0,0045
-0,001
-0,00203
0,00518
0,00162
Tableau G.2 : Sur les cots des facteurs de production et la demande de travail.
WC
LDC
RC
LD
LD
0,00774
-0,00466
0,00127
-0,0078
-0,0076
0,00173
0,000152
-0,00767
-0,012
-0,0023
-0,0078
-0,0076
-0,000779
-0,00364
Administration publique
-0,0076
-0,0015
0,009
Total
-0,0077
-0,00835
-5.42E-11
0,009
-0,0078
-0,0076
1.95E-14
Rpartitions sectorielles
Exi/EX
Mi/Qi
19,84
34,1
24,24
8,7
80,16
65,9
23,97
16,72
Mi/M
Xsi/XS
Vai/VA
22,13
28,79
69,74
59,34
Administration publique
8,12
11,86
Total
100
100
100
100
Exi/XS
71
NQLD/Vai
QLD/Vai
WqQLDi/WqQLD
WnqNQLDi/WnqNQLD
71,3
20,46
824
1032
31,08
53,09
22,02
24,89
64,2
68,92
Administration publique
50,56
49,44
25,48
Total
100
100
72
Vai/VA
Mi/M
Exi/EX
Mi/Qi
Exi/XS
22,15
28,8
18,02
34,1
24,2
8,7
81,98
65,9
40,5
16,76
100
100
69,71
59,3
Administration publique
8,14
11,9
Total
100
100
NQLD/Vai
QLD/Vai
WqQLDi/WqQLD
WnqNQLDi/WnqNQLD
71,24
20,5
8,26
10,36
31,15
53,13
22,01
24,86
64,03
68,85
Administration publique
50,4
49,6
25,61
Total
Source : Rsultats des simulations
100
100
73
Vai/VA
Mi/M
Exi/EX
22,15
69,7
28,83
18,03
34,1
24,2
8,7
59,27
81,97
65,9
26,98
16,77
Administration publique
8,15
11,9
Total
100
100
100
100
Mi/Qi
Exi/XS
NQLD/Vai
QLD/Vai
WqQLDi/WqQLD
WnqNQLDi/WnqNQLD
71,2
20,5
8,3
16,22
31,2
53,15
22,01
24,84
58,13
68,8
Administration publique
50,4
49,6
25,65
Total
Source : Rsultats des Simulations
100
100
CIO) = io(j)*XSTG);
3.
VA(j)=B_VA(j)*[beta_VA(j)*LDC(j)**(-rho_VAO))+(l-beta_VA(j))*KDC(j)**(-rho_VAG))]**(l/rho_VA(j));
4.
VA(j) = LDC0);
5.
LDC(j)={[beta_VA(j)/(l-beta_VA(j))]*[RCO)AVC(j)]}**sigma_VAO)*KDC(j);
6.
LDC(j)=B_LD(j)*SUM[l$LDO(lj),beta_LD(lj)*LD(l,j)**(-rho_LD(j))]**(-l/rho_LD(j));
7.
LD(lj)=
{t(beta_LD(lj)*WCO))AVTI(l,j)]**sigma_LDO)}*[B_LD(j)**(sigma_LDa)-l)]*LDCa);
8. KDCij) =B_KD0)*SUM[kSKDO(kj),beta_KD(kj)*KD(kj)**(-rho_KD(j))]
**(-l/rho_KD(j));
9.
KD(kj)=[beta_KI)(kj)*RC0)/RTI(kj)]**sigma_KD0)*B_KJ30)**(sigma_KD(j)-l)*KDC0);
75
** 5.3.2.2 Firms
18. YF(f) = YFK(f) + YFTR(f);
19.
YFK(f>SUM[kJambda_RK(f,k)*SUM(jSICDO(kj),R(kj)*KD(kj))];
76
43. TIM(tn) = ttim(m)*e*PWM(m)*IM(m);
44. TIX(IA)=ttix(IA)*(PE(IA)+SUM[i,PC(i)*tmrg_X(i,IA)])*EXD(IA);
45. TIX(IB)=ttix(IB)*(PE(IB)+SUM[i,PC(i)*tmrg_X(i,IB)]
*sumO,EX(j,IB));
46. SG = YG-SUMtagngJRtagng/gvt'Jl-G;
** 5.3.2.5 Transfers
50. TR(agng,h) = lambda TR(agng,h)*YDH(h);
51. TR('gvt',h) = (PIXCON**eta)*tr0(h)+trl(h)*YH(h);
52. TR(ag,f) = lambda_TR(ag,f)*YDF(f);
53. TR(agng,'gvt') = (PIXCON**eta)*TRO(agng,'gvt');
** 5.3.3 Demand
54. C(i,h)*PC(i) = CMIN(i,h)*PC(i)+gamma_LES(i,h)*(CTH(h)SUM[ij,CMIN(ij,h)*PC(ij)]);
55. GFCF = IT-SUM[i,PC(i)*VSTK(i)];
56. PC(i)*INV(i) = gamma_INV(i)*GFCF;
57. PC(i)*CG(i) = gamma GVT(i)*G;
58. DIT(i) = SUM[j,DI(ij)];
59. MRGN(i) = SUM[ij,tmrg(i,ij)*DD(ij)]
+SUM[m,tmrg(i,m)*IM(m)]
+SUM[IA,tmrg_X(i,IA)*EXD(IA)]
+SUMtIB,tmrg_X(i,IB)*sum(j,EX(j,IB))];
77
78
We must make a diffrence here between the 2 categories of exported commodity
78. (l+ttix(IA))*(PE(IA)+SUM[i,PC(IA)*tmrg X(i,IA)])=PE_FOB(IA);
79. (l/(l+ttix(IB)))*(PWX(IB)+SUM[i,PC(IB)*tmrg X(i,IB)])=PE(IB)
80. PDG) =(l+ttic(i))*(PL(i)+SUM[ij,PC(ij)*tmrg(ij,i)]);
81. PM(m)=(l+ttic(m))*{(l+ttim(m))*e*PWM(m)+SUM[i,PC(i)*tmrg(i,m)]};
82. PC(m)*Q(m) = PM(m)*IM(m)+PD(m)*DD(m);
83. PC(nm) = PD(nm);
84. PIXGDP={SUMrj,PVAG)*VAOG)]/SUM[j,PVAOG)*VAOG)]*
SUM[J,PVAG)*VAG)]/SUM[j,PVAOG)*VAG)]}**0.5;
85. PIXCON=SUM[i,PC(i)*SUM[h,CO(i,h)]]/SUM[i,PCO(i)*SUM[h,CO(i,h)]];
86. PIXINV = PROD[iSgamma_INV(i),(PC(i)/PCO(i))**gamma INV(i)];
87. PIXGVT = PROD[iSgamma GVT(i),(PC(i)/PCO(i))**gamma_GVT(i)];
** 5.3.6 Equilibrium
88. Q(i2)=SUM[h,C(i2,h)]+CG(i2)+INV(i2)+VSTKG2)+DIT(i2)+MRGN(i2)
89. LS(l)=SUM[j$LDO(lj),LD(lj)];
90. KS(k) = SUM[jSKDO(kj),KD(k,j)];
91. IT = SUM[h,SH(h)]+SUM[f,SF(f)]+SG+SROW;
92. SUM[j$DSOG,i),DSG,i)] = DD(i);
Only for the exported commodity IA :
93. SUMG$EXOG,IA),EXG,IA)] = EXD(IA);
** 5.3.7 Gross domestic product
94. GDP_BP = SUM[j,PVAG)*VAG)]+TIPT;
95. GDP_MP = GDP_BP+TPRCTS;
96. GDPJB = SUM[(lj)SLDO(lj),W(l)*LD(lj)]+SUM[(kj)SKDO(kj),R(k,j)*ICD(k,j)]
+TPRODN+TPRCTS;
79
We must make a diffrence here between the 2 categories of exported commodity :
97. GDP_FD = SUM[i,PC(i)*(SUM[h,C(i,h)]+CG(i)+INV(i)+VSTK(i))]
+SUM[IA,PE_FOB(IA)*EXD(IA)]+SUM[IB,PwX(IB)*sumG,exG,IB))]
-SUM[m,PWM(m)*e*IM(m)];
** 5.3.8 Other
98. LEON = Q('SER>SUM[hA'SER,,h)]-CG('SER,)-INV('SER')
-VSTKOSER'j-DITCSER'J-MRGNCSER');
99. OMEGA = 1 ;
80
81
** 5.1.3 Nominal (value) variables
CTH(h)
Consumption budget of type h households
GDP BP
GDP at basic prices
GDPFD
GDP at purchasers' prices from the perspective of final demand
GDPIB
GDP at market prices (income-based)
GDP_MP
GDP at market prices
GFCF
Gross fixed capital formation
IT
Total investment expenditures
SF(f)
Savings of type f businesses
SG
Government savings
SH(h)
Savings of type h households
SROW
Rest-of-the-world savings
TDF(f)
Income taxes of type f businesses
TDFT
Total government revenue from business income taxes
TDH(h)
Income taxes of type h households
TDHT
Total government revenue from household income taxes
TIC(i)
Government revenue from indirect taxes on product i
TICT
Total government receipts of indirect taxes on commodities
TIK(k,j)
Government revenue from taxes on type k capital used by industry j
TIKT
Total government revenue from from taxes on capital
TIM(m)
Government revenue from import duties on product m
TIMT
Total government revenue from import duties
TIP(j)
Government revenue from taxes on industry j production (excluding taxes directly related to
the use of capital and labor)
TIPT
Total government revenue from production taxes (excluding taxes directly related to the use
of capital and labor)
TIW(l,j)
Government revenue from payroll taxes on type 1 labor in industry j
TIWT
Total government revenue from payroll taxes
TIX(x)
Government revenue from export taxes on product x
TIXT
Total government revenue from export taxes
TPRCTS
Total government revenue from taxes on products and imports
TPRODN
Total government revenue from other taxes on production
TR(ag,agj)
Transfers from agent agj to agent ag
YDF(f)
Disposable income of type f businesses
YDH(h)
Disposable income of type h households
YF(f)
Total income of type f businesses
YFK(f)
Capital income of type f businesses
YFTR(f)
Transfer income of type f businesses
YG
Total government income
YGK
Government capital income
YGTR
Government transfer income
YH(h)
Total income of type h households
YHK(h)
Capital income of type h households
YHL(h)
Labor income of type h households
YHTR(h)
Transfer income of type h households
YROW
Rest-of-the-world income
** 5.1.4 Other variables
LEON
OMEGA
82
83
Les paramtres :
aij(U)
B_KD(j)
B_LD(j)
B_M(m)
B_VAG)
B_XG,x)
B_XT(j)
beta_KD(kj)
beta LD(l,j)
beta_M(m)
beta_VA(j)
beta_X(j,x)
beta_XT(j,i)
eta
frisch(h)
gamma_GVT(i)
gammalNV(i)
gamma LES(i,h)
ioG)
84
v(j)
RES