Stratégies de Restructuration Financière
Stratégies de Restructuration Financière
Sommaire :
Introduction :
I-La restructuration financire :
1. Dfinition :
2. Objectifs :
3. Les volets de la restructuration financire :
II- La restructuration du passif de lentreprise :
Section 1 : La restructuration des capitaux de lentreprise :
1.
2.
3.
4.
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Introduction
La restructuration dune entreprise est lopration conomique et financire qui vise remanier
la structure de lentreprise. Les causes poussant la restructuration dune entreprise peuvent tre
diverses, allant de la dtresse financire, la volont de sadapter aux volutions du march. La
restructuration
est
gnralement
organise
en
deux
temps
:
La premire phase touche au systme organisationnel de lentreprise, cest lactivit de
lentreprise qui est revue. La restructuration pourra ainsi consister en une dlocalisation dactivits,
en labandon de certaines branches dactivits, en lexternalisation de certaines fonctions ou encore
la cession de lactivit de lentreprise. Cette restructuration est dite conomique
Dans un second temps, la restructuration est financire. Cest le passif qui est ici en cause. Le
capital pourra ainsi tre augment afin damliorer la structure financire de lentreprise. Les
crances pourront galement tre rengocies. Des mesures seront proposes aux cranciers allant du
rchelonnement des dettes jusqu labandon partiel ou total de certaines crances.
Il existe diffrents Moyens visant la restructuration des entreprises en difficults, Ces moyens
permettent gnralement lentreprise de gnrer la valeur temps ncessaire au rtablissement d'une
situation financire provisoirement compromise et ils facilitent galement un retour la normale.
Toutefois La restructuration financire nest utile que si lentreprise a un bon potentiel
oprationnel (dexploitation), quelle tire des bnfices de ses ventes. Et que Les effets dune
opration de restructuration ne se font pas ncessairement ressentir en un an. Cest pourquoi quOn
doit laisser la chance lentreprise de se reprendre en main. (Do lchance de 4 8 ans du capital
de risque)
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Dfaisance :
Les oprations de dfaisance correspondent lorigine une restructuration du passif. Une
structure endette transfr un tiers une dette et des lments dactifs afin den assurer le service
partir des flux de trsorerie gnrs par ces actifs (flux dexploitation ou de cession). La cession de
dettes pose des problmes juridiques quant la structure cessionnaire, idalement u trust ou un
vhicule fiduciaire. La dette et son service sont sortis du bilan et transfrs un tiers.
Globalement la dfaisance permet une structure de se sparer dactifs (dfaisance active),
souvent compromis , dans un objectif de dconsolidation, devenant u outil global de
restructuration. On envisage alors de cder une structure de cantonnement des actifs
problmatiques qui les finance par une titrisation. Si la structure est autonome et externe, elle permet
la dconsolidation des actifs.
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La plus-value des cessions ultrieures des actions reues sera calcule sur la base dun prix de revient
gal zro.
Le Split-off permet aux socits mres de proposer leurs actionnaires dapporter leurs titres
de holding et de recevoir en change des titres de telles ou telles filiales. Dans un split-off, une partie
des actionnaires de la socit mre se voient proposer des actions dun filiale en change de leurs
titres de la socit mre .Les actionnaires qui acceptent cessent dtre actionnaires de la mre et
deviennent actionnaires dune filiale .Cette opration permet de rduire le lien en capital entre mre
et filiale, dabandonner le contrle exclusif ou mme toute participation au capital de la filiale.
Le spin-off comme le split-off autorisent des restructurations de groupe, des rorientations
stratgiques, labondant des activits priphriques sans pur autant procder par cession en Bourse
sur le march secondaire. Dans bien des cas, le march ne pourrait absorber de telles quantits de
titres ; notre ordre de vente ne correspondrait pas suffisamment dordres dachat ou un prix bien
inferieur. Une cession sur le march dprimerait le cours.
2. Lintroduction en Bourse :
Pour financier leur croissance interne, les socits ont besoin de capitaux. Deux types de
march permettent les changes des moyens financiers : les marchs montaires se rapportent aux
changes de monnaie court terme et moyen terme et les marchs financiers lchange de titres
long et moyen terme.
En ce qui concerne les march financiers qui seuls seront tudis, il existe lheure actuelle
deux grandes familles : le march organisant lchange de titres financiers classiques, le march
boursier , et la famille de ce quon appelle les march drivs qui ne traitent que doprations
particulires dont lobjet premier est la protection contre le risque. Seule la premire famille nous
intresse ici , puisquil sagit de traiter de lintroduction en bourse des fins de financement de la
croissance.
Cette fonction consiste mettre en relation les offreurs et les demandeurs de capitaux long
terme et raliser ce que lon appelle lappel public lpargne. Elle permet la cration de titres
neufs, cest--dire lmission de titres cres par les institutions publiques ou prives lorsquelles
lancent un emprunt ou ralisent une augmentation de capital.
La mise la disposition des pargnants des titres de la socit introduite en Bourse peut
seffectuer selon quatre procdures :La cotation directe, loffre prix minimal, loffre a prix ferme
(placement garanti ou non) et loffre prix ouvert.
2.1. La cotation directe ou premire cotation :
Comme son nom lindique, cette mthode consiste trouver un prix dquilibre (le premier cours
cot) en introduisant progressivement sur le march les titres destins a tre mise la disposition du
public. Deux jours avant le premier jour de cotation, lavis annonant lintroduction prcise le
nombre de titres susceptible dtre mise la disposition du public et le prix minimal auxquels les
introducteurs sont disposs les cder. Les ordres dachat retenus sont ceux qui ne comportent
aucune limite et ceux dont la limite est suprieure ou gal au prix doffre.
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3. Le capital investissement :
Le capital investissement concerne les activits dapports de fonds propres des socits non
cotes, notamment dans le cadre de jeunes socits innovantes.
On distingue :
Le capital investissement cration : lobjectif est ici de financer une entreprise ayant au
maximum trois annes dexercice.
Le capital investissement dveloppement : lobjectif est souvent de prparer lintroduction en
Bourse.
Le capital investissement transmission : lobjectif est de crer un environnement favorable au
rachat.
Lobjectif du capital investissement est de raliser, terme, une plus-value proportionne aux
risques pris. Les modalits de sortie sont varies, la cession des titres peut se raliser en Bourse, au
profit des fondateurs ou des titres financiers.
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Les socits de capital investissement exerant un contrle sur la gestion des socits finances, il
convient de leur communiquer une information de qualit, tant historique que prvisionnelle. Le
march du capital investissement est un march atomis ou se rencontrent de multiples demandeurs
et offreurs de fonds propres.
[Link] mtiers du capital investissement :
La demande de fonds propres provient de plusieurs segments de clientle confronts aux besoins
de financement des phases dvolution de leurs entreprises depuis sa cration jusqu sa
transmission, en passant par sa croissance ; chaque stade dintervention correspond un mtier du
capital investissement dont le sens a volu dans le temps et diffre aussi dans lespace.
Trois intervenants sont mis en relation :
les apporteurs de capitaux
le venture capitaliste
les entrepreneurs, crateurs ou dveloppeurs dentreprises
Le venture capital dsigne tout capital investi par un intermdiaire financier professionnel dans
des socits ou des projets spcifiques de fort potentiel ; il se caractrise par une offre de services.
Cest tout dabord, un mode de financement en fonds propres destin au PME innovantes qui
prsentent des perspectives de croissance. Les capitaux sont accords sans garanties ; seule est prise
en compte la qualit des hommes et des projets
Le capital investissement franais est relativement rcent. Certes, les Socits de dveloppement
rgional (SDR) avaient pour objet de concourir, sous forme de participations, au capital des PME ;
mais elles se sont, en fait, principalement orientes vers une activit de crdit.
[Link] stades dintervention :
Lintervention des organismes de capital investissement dans une entreprise se produit tout
moment de son cycle de vie. Il peut sagir dun rle dinitiateur (capital risque) ou daccompagnateur
(capital dveloppement et capital transmission).
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Les intervenants en capital risque diffrent par bien des aspects, ils se diffrent aussi par leur statut
dans la mesure o ils ont le choix entre plusieurs formes juridiques.
Les socits de dveloppement rgional (SDR) :
Les SDR ont pour mission de contribuer au renforcement et au dveloppement de lespace socioconomique de leur ressort, savoir les provinces. Leurs tches comportent la promotion du
dveloppement socio-conomique par ltude et lexcution de la politique conomique rgionale, en
ce compris la mise en uvre de projets industriels en cas de carence du secteur priv.
Leur conseil dadministration est compos, pour le secteur public, des reprsentants de la
province, des communes et des associations intercommunales et, pour le secteur priv, des
reprsentants des organisations patronales de lindustrie, des classes moyennes et de lagriculture, et
des organisations syndicales.
Les socits financires dinnovation :
tablissement de capital-risque spcialis dans le renforcement des fonds propres des entreprises
innovatrices. Lintervention dune SFI sopre sous forme de participation directe au capital sous
forme de souscription dobligations convertibles, quand les financements traditionnels (aide
linnovation et crdit moyen terme innovation) savrent insuffisants.
Les socits de capital risque :
Une socit de capital risque est une socit par actions dont les actionnaires sont
des
investisseurs en capital.
Son objet exclusif est la gestion d'un portefeuille de valeurs mobilires non cotes en bourse pour
au moins 50 % de son actif net.
En contrepartie des risques qu'elle prend, la socit de capital de risque bnficie d'un rgime
fiscal avantageux.
Les fonds communs de placement :
Les fonds communs de placement (FCP) font partie, avec les SICAV (socits d'investissement
capital variable), de la famille des OPCVM (organismes de placement collectif en valeurs
mobilires).
Le FCP se distingue de la SICAV par son statut juridique. Un FCP est une coproprit de valeurs
mobilires qui met des parts. Il n'a pas de personnalit morale. Chaque porteur de part dispose d'un
droit de coproprit sur les actifs du fonds, droit proportionnel au nombre de parts possdes.
ct des FCP "classiques" (FCP montaires, obligataires ou bien actions) largement diffuss
par les banques de dtail, certains FCP "spciaux" ne peuvent tre commercialiss dans les mmes
conditions ; ces FCP spcialiss sont en effet beaucoup plus risqus et s'adressent des investisseurs
avertis ( l'exception des FCPE, constituant eux seuls une sous-catgorie). Parmi ces vhicules
financiers, on peut distinguer plus particulirement :
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Les FCPR (Fonds Communs de Placement Risques). Ils sont investis pour au moins 50 %
en titres de socits non cotes. Ils prsentent l'avantage d'tre exonrs de toutes taxes (sauf
prlvements sociaux) si les fonds restent bloqus au moins 5 ans. Ne pas oublier cependant
que le risque est important.
Les FCPI (Fonds Communs de Placement dans l'Innovation). Ils sont investis pour au moins
60 % dans des actions de socits cotes ou non, innovantes (entreprises appartenant des
secteurs de pointe tels que : l'informatique, Internet, les tlcommunications, la
biotechnologie) mais galement issues des secteurs de pointe des industries traditionnelles
[Link] du capital investissement :
Lactivit de capital investissement nen est qu ses dbuts au Maroc. La premire socit de
gestion de Fonds dinvestissement (MOUSSAHAMA) a t cre en 1993 par diffrents intervenants
du monde financier, dont La Banque Populaire.
Depuis 1999, les socits de capital investissement se sont multiplies et on en dnombre
aujourdhui une quinzaine. Ces professionnels se sont runis en 2000 autour dune association :
LAMIC (association marocaine des capital risqueurs).
Parmi les principaux intervenants du secteur, on peut citer MOUSSAHAMA, CFG GROUP
CAPITAL, UPLINE SECURITIES ET CAPITAL INVEST (groupe BMCE BANK). A noter que
tous ces fonds investissent essentiellement dans des socits existant dj et voulant se dvelopper.
Ils ont donc principalement des activits de capital dveloppement, lactivit de capital risque restant
vraiment marginale. Pour linvestisseur, le fait que la socit ait dj un historique lui permet de se
faire une meilleure ide de son potentiel de dveloppement et ainsi davoir une meilleure visibilit
sur son TRI (Taux de rentabilit interne), critre utilis pour dterminer la faisabilit dun projet.
La ralisation dune cartographie du capital-risque au Maroc a permis de dresser une srie de
constatations rsumes comme suit :
La majorit des intervenants en capital-risque est constitue sous la forme duale (socit de
gestion et fonds de capital-risque), alors que le reste est sous la forme juridique de socit
anonyme ;
Prs de la moiti des fonds levs provient de fonds trangers (Europe, Amrique du nord) o le
capital-risque a connu un fort dveloppement et sexporte dans les pays comme le Maroc ;
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La slection des projets dinvestissement est dicte dabord par des critres de qualit du
management, de transparence de lentreprise et de possibilit de sortie ;
Malgr la situation actuelle du march financier, les capital-risqueurs prfrent dabord les
sorties par introduction en bourse aux cessions lentrepreneur. Cependant, le capital-risque
marocain na pas pu se dvelopper suffisamment et slever au rle qui aurait t le sien.
Plusieurs facteurs dordre conomique et social, juridique, fiscal et comptable, seraient
lorigine de ce retard.
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Certains investisseurs ont fait lacquisition de titres dans le but dobtenir des liquidits : les
dividendes permettent dviter ses actionnaires de vendre leurs actions.
On retrouve largument des cots de transaction : lentreprise vite linvestisseur de raliser
plusieurs transactions risques.
Fiscalit :
Limposition des dividendes (compare notamment celle des plus value) peut influencer la
politique de distribution mene. Ex : exonration de plus-value dans un PEA
Les plus-values ne sont taxes que lorsquelles sont ralises alors que les dividendes le sont
lanne de leur distribution. De mme, certains rgimes de faveur (ex : fiscalit de groupe) ou selon
les barmes individuels, la taxation aura des effets diffrents.
Ainsi, certains investisseurs peuvent avoir une prfrence pour des entreprises qui ne distribuent pas
beaucoup de bnfices.
Prfrence pour le prsent :
Gordon (1963) montre que les investisseurs prfrent la distribution de dividendes la plus rapide
possible afin de rduire lincertitude sur les flux futurs.
Prise en compte de la psychologie des investisseurs (finance comportementale).
Section 2 : Consolidation des dettes :
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existent toujours et lmetteur ne versera plus quun intrt symbolique sur ces titres quil
pourra racheter.
1.2. Les autres montages partir de TSDI :
Le montage auto zro :
Le principe de ce montage est fond sur le fait que ltablissement bancaire souscripteur au TSDI
et lmetteur des obligations coupon zro sont les mmes. Ltablissement bancaire assure alors
la socit ad hoc des obligations zro coupon au taux facial des TSDI, taux bien suprieur au taux
habituel des obligations zro coupon. Le cout de lopration est donc bien moins lev pour
lmetteur puisque la part reverse la socit ad hoc est ncessairement moindre. En ce qui
concerne le reste du montage, il reste le mme.
Le montage zro virtuel :
Ce montage implique la mise en place dune seconde socit ad hoc : celle-ci doit racheter le
dpt des TSDI reverses la premire contre des obligations zro coupon quelle aura elle-mme
mises un taux gal au taux facial des TSDI.
La deuxime socit achtera les TSDI, avec le dpt ainsi rcupr et percevra les intrts verss
par lmetteur ; ces sommes lui permettront, progressivement, de racheter les autres TSDI aux
investisseurs. Dans ce montage, les TSDI ne sont pas rembourss in fine, mais tout au long de
lopration.
A lchance du reconditionnement, la deuxime socit ad hoc aura rcupr tous les TSDI qui
quivalent au montant des obligations zro coupon souscrites par la premire socit ad hoc puisque
les taux sont identiques. Ds lors, la premire socit ad hoc rcupre les TSDI sous forme de
produit de capitalisation des obligations zro coupon. Cette dernire stant engage lmission
ne pas percevoir dintrts lchance du reconditionnement, les TSDI continuent avoir une
existence juridique mais ne donnent lieu au versement daucun flux. Ce montage prsente un double
avantage : les couts sont moindres pour lmetteur et le remboursement des TSDI aux investisseurs
est progressif.
Les restructurations :
Des restructurations surviennent car, avec le temps, le risque des souscripteurs diminue compte
tenu de la capitalisation croissante du zro coupon alors que la rmunration des TSDI reste la
mme. Ce type de ramnagement a pour objet scind lmission de TSDI reconditionns en
distinguant le zro coupon du TSDI. Afin de conserver le traitement fiscal spcifique aux TSDI, la
restructuration ne doit pas mettre en cause lexistence de ceux-ci. Elle implique la cration dune
socit tierce qui rachte les TSDI aux investisseurs. Celle-ci libre alors la socit ad hoc, dtentrice
du zro coupon, de ses obligations envers les investisseurs. Le zro coupon est alors cd sur le
march au bnfice de la socit tierce. Cette dernire continue percevoir les intrts verss sur le
TSDI par lmetteur ; ces sommes lui permettront de rembourser lemprunt souscrit afin dassurer le
rachat des TSDI aux investisseurs.
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2. La dfaisance :
Cette technique permet une entreprise datteindre un rsultat quivalent lextinction dune
dette par le transfert de titres une autre entit qui sera charge du service de la dette.
Cest une technique dingnierie financire qui permet une entreprise donne datteindre donne
datteindre un rsultat quivalent lextinction dune dette figurant au passif de son bilan par le
transfert de titres une entit distincte qui sera charge du service de la dette.
Toutefois, cette opration nayant pas pour effet de librer juridiquement lentreprise de son
obligation initiale (vis--vis de la dette).
La dfaisance est ainsi le transfert simultan au profit dun tiers dune dette obligatoire et dun
portefeuille de valeurs mobilires qui permet den assurer le service. Dun point de vue conomique,
cette opration peut tre assimile un remboursement anticip demprunt
Il convient den justifier lexistence avant dvoquer sa mise en uvre.
2.1. Justification de lopration de dfaisance :
La justification de lopration est la fois financire (optimisation des ressources) et comptable
(moyen damliorer la prsentation des comptes).
Loptimisation des ressources :
La dfaisance est un outil de gestion des ressources ; elle permet une socit de restructurer le
passif de son bilan en liminant des dettes proches de leurs chances ou contract une poque o
les taux dintrt taient levs.
Dautres procdes dextension de la dette, plus classiques, existent comme le remboursement
anticip demprunt, loffre de rachat sur le march des obligations, loffre publique dchange contre
des actions ou contre des obligations aux caractristiques diffrentes.
Comparaison entre dfaisance et rachat des obligations :
Si lon assimile conomiquement ces deux oprations, elles ont toutefois des effets diffrents
quant au transfert de richesse entre lactionnariat et lobligataire et galement quant au rle de la
fiscalit.
Plus le risque spcifique de lentreprise est lev par rapport aux titres libres de risque, plus le
transfert de richesse de lactionnaire vers lobligataire est important et plus il est prfrable de
procder au rachat de ses propres titres plutt que de raliser une opration de dfaisance.
Le cout global de la dfaisance est gal la somme du prix des titres dEtat achets pour
constituer le portefeuille et de la valeur actuelle des prlvements fiscaux. Le dcideur sera
indiffrent la procdure de dsendettement lorsque les couts nets des mthodes seront quivalents.
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En termes de cout, la dfaisance est dintrt limit, le montage implique, en effet la constitution
dun portefeuille de titres moins risqus que ceux du portefeuille dfaire afin de donner aux
cranciers des garanties suffisantes.
La communication financire :
La dfaisance a pour effet de faire disparaitre les dettes du passif et des disponibilits de lactif et
donc de modifier les grandes masses financires de lentreprise.
Il rsulte un assainissement financier apparent et une possible amlioration de la notation.
Limportance relative des fonds propres par rapport aux dettes est renforce, il en est de mme
pour les valeurs immobilises par rapport lactif circulant. Lautonomie financire apparente est
accrue par lextraction des dettes long terme ; la capacit dendettement sen trouve reconstitue.
En revanche, le fonds de roulement est rduit du montant des dettes long terme.
La diminution de lendettement permet davoir un meilleur rating auprs des agences de notation
et donc denvisager lobtention de sources de financement des conditions plus satisfaisantes.
2.2. Mise en uvre de lopration de dfaisance :
Laffectation des valeurs mobilires :
Afin dliminer une dette obligatoire du bilan, un portefeuille dactifs est constitu ; il engendre
des flux de liquidit dont les montants doivent tre identiques ceux des dettes et suivre un mme
chancier. Les encaissements provenant du portefeuille doivent couvrir exactement les
dcaissements lies aux services de la dette, il sagit donc dun adossement entre un actif et un passif
taux fixes.
Le transfert du portefeuille de valeurs mobilires la structure doit tre irrvocable.
Le principal problme rside dans le choix des emprunts dEtat. Dans la mesure o il est peu
probable de trouver un ayant les mmes caractristiques de taux, de dure et dchance spcifiques,
il va tre ncessaire de combiner de manire optimale des diffrents produits existent sur le march.
La constitution dune structure daccueil :
La finalit de la structure daccueil est de rembourser la dette laide de la trsorerie dgag par
le portefeuille. Le montage portefeuille-dette doit fonctionner de faon autonome.
La solution la plus simple et la moins risque pour les obligataires comme pour la socit
dbitrice, est la structure socitaire. Le recours une socit soumise limpt sur les bnfices est
envisageable.
La structure daccueil doit avoir pour unique objet social la ralisation de lopration de
dfaisance, lexclusion de toute autre activit conomique ou financire, afin de protger les
cranciers contre tout risque de dfaillance.
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Conclusion :
Pour conclure on peut dire que la restructuration financire se base sur une analyse des cycles
dexploitation, dinvestissement et de financement et un diagnostic approfondi pour proposer une
stratgie de dnouement de la situation. Sur la base des informations de documentation propre
lentreprise dont le plus important est le bilan fonctionnel.
Cependant Les oprations de restructurations correspondent une situation o une firme, un
groupe ou un portefeuille dactifs est lobjet dune rorganisation pour accroitre sa performance
.selon leur but stratgique ou financier, ces oprations nutilisent pas les mmes montages.
Afin de pouvoir restructurer une entreprise en dclin, il est primordial de dfinir les sources de
cette crise et davoir une palette trs diverse des outils et mthodes de restructuration. La grande
difficult de ce genre de gymnastique est dans le choix et la mise en application de la combinaison
doprations la plus adquate en rponse aux difficults de lentreprise.
Une situation financire dlicate demande une gestion complexe de tous les instants, Cest dans ce
sens que lentreprise doit procder :
Un diagnostic et une optimisation de la structure financire afin de Comprendre les causes
des difficults et dtablir une stratgie en vue de surmonter une situation de crise ;
Une dfinition des sources de financements alternatifs,
Une parfaite matrise de la dette et de ses leviers,
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