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Cours de Français: Vocabulaire et Grammaire de Base

Ce document présente une leçon de français sur les parties du corps et les adjectifs de description. La leçon introduit les noms des parties du corps comme la tête, les bras et les jambes, ainsi que des adjectifs comme grand, petit, long et court pour décrire ces parties du corps.
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Cours de Français: Vocabulaire et Grammaire de Base

Ce document présente une leçon de français sur les parties du corps et les adjectifs de description. La leçon introduit les noms des parties du corps comme la tête, les bras et les jambes, ainsi que des adjectifs comme grand, petit, long et court pour décrire ces parties du corps.
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LEON 1

un home

une femme

un garon

une fille

--------------------------------------------------------------------------------------------------Quest-ce

cest un livre

cest une serviette

que cest ?

cest un cahier

cest une gomme

cest un stylo

cest une rgle

cest un crayon

cest une table

cest un banc

cest une chaise

--------------------------------------------------------------------------------------------------Est-ce un banc ? Oui, cest un banc.


Est-ce un banc ? Non, cest nest pas un banc, cest une table.

LEON 2
un livre

des livres

une chaise

des chaises

--------------------------------------------------------------------------------------------------Est-ce un livre ?
ou : Est-ce que cest un livre ?

- Oui, cest un livre

Est-ce que ce sont des livres ?

- Oui, ce sont des livres

Est-ce que ce sont des cahiers ?

- Non, ce ne sont pas des cahiers, ce sont


des livres

--------------------------------------------------------------------------------------------------un mouchoir

un sac

un gant

une cravate

une fentre

une porte

un plancher un plafond

un calendrier

un mur

une montre

une cl

une horloge
une lampe

LEON 3
Voici un crayon

Voici un livre

Maintenant

le crayon est sur le livre

Voici une gomme

Voici une serviette

Maintenant

la gomme est sur la serviette

les crayons sont sur le livre


les gommes sont sur la serviette
--------------------------------------------------------------------------------------------------O est le cahier ?

Le cahier

est dans la serviette

il
O est la rgle ?

La rgle

est sous le livre

elle
O est le professeur ?

Il est devant le tableau

O est le tableau ?

Il est derrire le professeur

LEON 4
le livre vert

la robe vert

Masculin
Le livre est vert

Fminin

Pluriel

La robe est verte

gris

grise

Les livres

brun

brune

sont

noir

noire

vert

leu

bleue

Les robes
sont
verte

ATTENTION
Le livre est

La robe est

Le livre est

rouge

La robe est
jaune

Le livre est

La robe est
rose

Le livre est blanc

La robe est blanche

--------------------------------------------------------------------------------------------------De quelle couleur est la craie ?


Est-ce que la craie est verte ?

- La craie est blanche


- Non, la craie nest pas verte ; elle est blanche

LEON 5
Le verbe ETRE

Les adjectifs (suite)

Je suis grand, tu es petit.

- Oui, je suis petit.

Monsieur, vous tes petit ; Madame, vous tes petite ; Mademoiselle, vous tes petite
Il est petit, elle est petite.
Nous sommes petits.

- Oui, vous tes petits.


Ils sont petits, elles sont petites.

--------------------------------------------------------------------------------------------------Le mur est haut

Le mur est bas

Le crayon est long

Le crayon est court

Le blanc est large

Le banc est troit

Le livre est pais (= gros)

Le livre est mince

Le calendrier est carr

Le calendrier est rond

Le calendrier est rectangulaire

Le couteau est pointu

--------------------------------------------------------------------------------------------------Comment est le mur ? Il est haut.

Comment sont les murs ? Ils sont hauts.

LEON 6
Des chapeaux

Il y a Y a-t-il ?

X ne se prononce pas
un tableau
un chapeau

un couteau

un oiseau

un manteau

des tableaux des couteaux des oiseaux


des chapeaux

un bateau

des manteaux
des bateaux

--------------------------------------------------------------------------------------------------Un livre est sur la table

un livre sur la table


= il a

Des livres sont sur la table

des livres sur la table

Quy a-t-il sur la table ?

- Sur la table, il y a un livre

Y a-t-il un cahier sur la table ?

- Non ; il ny a pas de cahier sur la table.

Y a-t-il des cahiers sur la table ?

- Non ; il ny a pas de cahier sur la table

Combien de couteaux y a-t-il sur la table ? Il y a deux couteaux.

LEON 7
Je suis

Je ne suis pas

Suis-je ?

1. Je suis

grand

Je

ne suis

pas petit

2. Tu es

grand

Tu

nes

pas petit

Vous tes grand


3. Il

est

Elle est

grand

grande

La matire

Vous ntes

pas petit

Il

nest

pas petit

Elle

nest

pas petite

1. Nous sommes grands

Nous ne sommes

pas petits

2. Vous tes grands

Vous ntes

pas petits

3. Ils sont

Ils

pas petits

grands

Elles sont grandes

ne sont

Elles ne sont

pas petites

--------------------------------------------------------------------------------------------------Le banc est lourd

Le cahier est lger

Il est en bois

Il est en papier

(le bois)

En quoi

(le papier)
est lencrier ?

- Il est en verre (le verre)

est la cl ?

- Elle est en fer (le fer)

est le mur ?

- Il est en pierre (la pierre)

est la robe ?

- Elle est en toffe (ltoffe, f.)

est le soulier ?

- Il est en cuir (le cuir)

--------------------------------------------------------------------------------------------------Voici un banc: Est- IL en bois ?


Voici une cl

- Oui ; il est en bois

: Est- ELLE en bois ?

- Non ; elle nest pas en bois ; elle


est en fer

Voici des souliers

: Sont- ILS en cuir ?

- Oui ; ils sont en cuir

Voici des robes

: Sont- ELLES en cuir ?

- Non ; elles ne sont pas en cuir ;


elles sont en toffe.

---------------------------------------------------------------------------------------------------

LEON 8
Le verbe avoir

Le corps

Voici un garon.
Cest Pierre Vincent.
Il a une tte ronde. Voici la tte de Pierre Vincent.
Il est fort : il a quatre membres robustes. Voici le bras gauche et voici la jambe droite de
Pierre.
Il a deux mains et deux pieds solides.
Voici la main gauche et la pied droit de Pierre.
Il a des doigts minces, un long cou, des coudes pointus, mais des genoux (un genou)
ronds, des paules carres, un dos et une poitrine larges.
--------------------------------------------------------------------------------------------------JAI deus mains. Tu AS (Monsieur, Madame, Mademoiselle, vous AVEZ deux mains.
- Il (elle) A deux mains. Nous AVONS deux mains. Vous AVEZ deux mains.
- Ils (elles) ONT deux mains (Verbe avoir).
Jai deux jambes.

Le chien a quatre pattes.

Ai-je deux jambes ?

A-t-il a quatre pattes ?

- Oui, vous avez deux jambes.

- Oui, il a quatre pattes.

Jai deux bras.

Loiseau a deux ailes.

Ai-je deux bras ?

A-t-il deux ailes ?

- Oui, vous avez deux bras.

- Oui, il a deux ailes.

- Je nai pas DE pattes ; jai des jambes.


- Vous navez pas Dailes ; vous avez des bras.
Est-ce que loiseau a une bouche ?

- Non, loiseau na pas DE bouche ;


il a un bec.

Le professeur pourra dire, ds maintenant, sil ne juge pas le tour trop difficile :
il a la tte ronde... les doigts minces, le cou long, etc.

LEON 9
mon, ton, son

La tte

SINGULIER
masculin
jai un chapeau brun

fminin
= mon chapeau jai une cravate brune
est brun

tu as un chapeau noir

= ma cravate
est brune

= ton chapeau

tu as une cravate noire

est noir

= ta cravate
est noire

Il (elle) a un chapeau bleu = son chapeau il (elle) a une cravate bleue = sa cravate
est bleu

est bleue
PLURIEL

(masculin et fminin)
jai des chapeaux bruns

= mes

jai des cravates brunes


tu as des chapeaux noirs

cravates sont brunes


= tes

tu as des cravates noires


il (elle) a des chapeaux bleus

chapeaux sont bruns


chapeaux sont noirs
cravates sont noires

= ses

il (elle) a des cravates bleues

chapeaux sont bleus


cravates sont bleues

--------------------------------------------------------------------------------------------------Voici un portrait. Cest le visage de Pierre Vincent. Pierre a des cheveux (un
cheveu) noirs, un front haut, des yeux (un il) bruns, des sourcils et des cils pais, des
oreilles larges, un nez pointu. Sa bouche est grande, ses lvres sont rouges, ses dents sont
blanches, son menton est rond, ses joues sont roses. A-t-il une langue ? - Mais oui ! O est-elle ? - Elle est dans sa bouche.
Pierre nest ni beau, ni laid. La petite Hlne, sa sur, est blonde. Elle a de
grands yeux ; ils sont bleus avec des cils noirs. Hlne est belle.
--------------------------------------------------------------------------------------------------Avec les yeux, je vois (tu vois, il voit, nous voyons, vous voyez, ils voient) : verbe voir.
Avec les oreilles, jentends (tu entends, il entend, nous entendons, vous entendes, ils
entendent) : verbe entendre.
Avec le nez, je sens (tu sens, il sent, nous sentons, vous sentez, ils sentent) : v. sentir.

LEON 10
notre, votre, leur
Je montre

Verbes en ER

Je montre

ma maison

notre maison

Je montre

Je montre

ta maison

votre maison

Je montre

Je montre

sa maison

leur maison

mes
Pluriel :

tes

nos
maisons

Pluriel :

ses

vos

maisons

leurs

--------------------------------------------------------------------------------------------------Je montre ma maison, tu montres ta maison, il (elle) montre sa maison, nous


montrons notre maison, vous montrez votre maison, ils (elles) montrent leur maison.
Je montre est un verbe.

Cest le verbe montrer.

Cest un verbe en ER

Avec mes jambes, je marche (verbe marcher).


Avec leurs ailes, les oiseaux volent (verbe voler).
Avec ma main, jouvre la porte (comme un verbe en er) je ferme la porte (verbe en er)
Avec ma bouche et ma langue, je parle (verbe parler), je chante (verbe chanter).
Avec mes yeux, je regarde.

Quand je regarde, je vois (leon 9).

Avec mes oreilles, jcoute

Quand jcoute, jentends (leon 9).

LEON 11
du, des

Le jambes DE Pierre sont longues.


MAIS Les jambes du garon...

Lheure
Les bras DE sa sur sont courts.
Les bras des petites filles...

Les jambes des garons...


--------------------------------------------------------------------------------------------------Quest-ce que cest ?

- Cest une horloge. Elle est ronde.

Elle a un cadran avec des chiffres et deux aiguilles :


Les chiffres du cadran sont noirs.
La petite aiguille est laiguille des heures (une heure).
La grande aiguille est laiguille des minutes (une minute).
La montre a une troisime aiguille pour les secondes (une seconde).
Une heure = 60 minutes.

Une minute = 60 secondes.

QUELLE HEURE EST-IL ?


Il est deux heures

Il est cinq heures

Il est neuf heures

deux heures cinq (minutes) cinq heures moins dix

neuf heures vingt

deux heures et quart

Il est neuf heures trois

cinq heures et demie

quarts ou dix heures moins


le quart
Il est midi. Le soleil brille (v. briller).

Il est minuit. La lune et les toiles brillent.

Cest le jour.

Cest la nuit.

La matin : de 6 heures midi.

Laprs-midi : de midi 6 heures.

Le soir : de 6 heures minuit.

Il est huit heures du soir, ou vingt heures.

A 9 heures, jentre dans la classe (v. entrer).

- A midi, je sors de la classe (v.


sortir).

A quelle heure sortez-vous de la classe ?

- Je sors de la classe midi.

Il est neuf heures moins dix : je suis en avance. - Il est neuf heures dix : je suis en
retard.
--------------------------------------------------------------------------------------------------Verbe sortir (comme sentir le. 9) : je sors, tu sors, il sort, nous sortons, vous sortez, ils
sortent.
---------------------------------------------------------------------------------------------------

LEON 12
au, aux

Pierre
Je parle

Le jour, le mois, lanne

mais

ltudiant

aux garons

je parle au garon

je parle

la fille

aux tudiants
aux filles

Hlne donne une fleur au bb (verbe donner)


--------------------------------------------------------------------------------------------------Quel jour est-ce aujourdhui ?
Aujourdhui, cest jeudi, cest le 1er mai.
Aujourdhui 1er mai : le prsent. Hier 30 avril : le pass.
Demain 2 mai : le futur.
Une semaine a sept jours :
lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche.
Lundi est le premier jour de la semaine ;
dimanche est le septime (le dernier) jour de la semaine.
Un mois a quatre semaines.
Une anne (= un an) a douze mois :
janvier, fvrier, mars, avril, mai, juin, juillet, aot, septembre, octobre, novembre,
dcembre.
Nous sommes au mois de mai (ou en mai).

LEON 13
Verbes en IR

Les saisons

Le professeur commence la classe 9 heures. Il finit la classe midi.


Nous fin issons la classe midi. Vous fin issez la classe midi
Oui : Les classes commecent 9 heures. Elles fin issent midi.
Commencer est un verbe du 1er groupe : 1er groupe ... er
Finir est un verbe du 2e groupe : 2e groupe ... ir (-issons).
--------------------------------------------------------------------------------------------------Lanne a quatre saisons (la saison) :
le printemps

lt

lautomne

lhiver

En Europe,
le printemps commence le 21 mars

et finit le 21 juin.

lt

commence le 22 juin

et finit le 22 septembre.

lautomne

commence le 23 septembre et finit le 21 dcembre.

lhiver

commence le 22 dcembre et finit le 20 mars.

* Au printemps le ciel est bleu, le soleil brille, il fait beau (= le temps est beau).
Les arbres ont des feuilles vertes.

Le printemps est la saison des fleurs.

* EN t, quel temps fait-il ? EN t, il fait beau et il fait chaud (chaud froid).


Dj les fruits grossissent. Sont-ils bons ? - Non ; pas encore.
* EN automne le ciel est gris.
Il pleut.
Jai un parapluie.

Il fait

Les feuilles

du

des arbres

vent

tombent.

* Quel temps fait-il EN hiver ? EN hiver, il fait froid


La neige tombe, et la terre est blanche.
Verbe faire :
Je fais du feu

Je fais, tu fais, il fait,

dans la maison

nous faisons,
vous faites, ils font.
(Le maon fait un mur, les maons font des murs.)

En t il fait jour tt. Il fait nuit tard. En hiver il fait jour tard. Il fait nuit tt.
---------------------------------------------------------------------------------------------------

LEON 14

Ce, Cet, Cette, Ces

Les mesure(f).-Lge (m)

Ce crayon est long.

Ce crayon est court .

Cet ioseau vole.

Cet ioseau ne vole pas.

Cette horloge est ronde.

Cette horloge est carre.

CES images
Rpresent des crayons ,des iosaux ,des horloges.

Cette image reprsente la classe dhlene Vincent .Cette classe est grande et
eclaire ;elle a (elle mesure) 9 mtres de long,7 mtre de large et 5 mtre de haut.Cette
dame droite,est le professuer dHlene .Cest une Fran aise .Son nom est Leblanc nest pas
grande.Elle a 1 m.60 . Elle nest pas mince,elle est grosse :elle pge 70 kilos.Quel ge a-t-elle ?

Elle a 30 ans.Elle est jeune.Le directeur de lcole (f). A 70 ans ;il nest pas jeune,il est
vieux ( fm. Veille)

LEON 15
La maison de M. Vincent Montral (Canada)
Voici un jardin et des fleurs; dans le jardin, voici une maison blanche, avec un toit rouge et une
haute chemine. Cette maison a un grenier, deux tages, un rez-de-chausse et une cave. Devant
les fentres du premier tage, nous voyons un balcon.
- O est le grenier ?
- Il est sous le toit.
- O est la cave ?
- Elle est sous le rez-de-chausse.
- Y a-t-il un garage pour lauto ?
- Oui, le garage est droite.
A gauche du garage, voici un petit escalier : il a quatre marches. Nous montons cet escalier. Sur
la porte nous voyons un nom : Franois Vincent. Monsieur Vincent habite avec sa famille dans
cette maison.
Je sonne. Nous attendons quelques minutes.

LEON 16
La famille Vincent
Jai sonn. Nous avons attendu quelques minutes.
Maintenant un jeune garon de seize ans ouvre la porte. Vous avez vu son portrait la
leon. Cest Pierre Vincent. Avec Pierre, voil une petite fille blonde. Cest Helene Vincent ;
elle a sept ans. Puis, une dame arrive et dit : Bonjour, chers amis, je suis contente de votre visite.
Cette dame est Madame Vincent, la mre de Pierre et dHelene. Pierre est son fils, Helene est sa
fille. Pierre est le frre dHelene, Helene est la sur de Pierre. Le pre des deux enfants,
Franois Vincent, nest pas la maison aujourdhui. Il est journaliste.
M. Vincent a pous une Amricaine de New York, mademoiselle Margeret Belle.
Depuis dix-sept ans, elle est la femme de M. Vincent et M. Vincent est son mari. Les parents de
Pierre et dHelene sont jeunes. M. Vincent a trente-neuf ans, sa femme a trente-cinq ans.
Le pre et la mre de M. Vincent sont les grands-parents de Pierre et dHelene. M.
Vincent a aussi une sur, Marie. Elle a pous un Argentin, Miguel Sanchez, et elle habite
Buenos Aires. M. et Mme Sanchez ont deux enfants, Anna et Roberto.

LEON 17
Le salon = la salle manger = la cuisine
Nous visitons la maison des Vincent. Au rez-de-chausse il y a deux grandes pices : le
salon et la salle manger. Voici le salon avec ses meubles : un divan, des fauteuils, des chaises,
un piano. Prs du piano, M. Vincent a mis un poste de radio, un poste de tlvision et un phono
avec des disques.
Nous entrons ensuite dans la salle manger. Cette grande pice a deux larges fentres.
La petite Helene met le couvert. Elle prend, dans le buffet, des couteaux, des cuillres, des
fourchettes. Sur la table il y a une nappe blanche, des assiettes et des verres. Vous navez pas
visit ma cuisine ? dit Mme Vincent. Cest une belle cuisine blanche. Voici la cuisinire
lectrique, le rfrigrateur, et les casseroles contre le mur. Au-dessus de lvier le robinet brille
comme de largent.

LEON 18
Les chambres, la salle de bains
Pour aller au premier tage, nous prenons lescalier, car la maison na pas dascenseur.
Combien de chambres (ou : de chambres coucher) avez-vous, Madame ?
- Deux au premier (ou : au premier tage), deux au second.
- Voici ma chambre, dit la petite Helene. Voici la chambre de mes parents. Pierre couche
au Second.
Mme Vincent ajoute : Au second, nous avons aussi une chambre damis. Lanne
dernire nos amis Legrand sont arrivs de Paris. Ils ont pass deux mois la maison.
La petite Helene parle encore ! Dans chaque chambre il y a un grand lit, une armoire et
une table de nuit. Et puis nous avons le chauffage central. Et puis voici la salle de bains avec la
baignoire, le lavabo
- Helene, tu es trop bavarde ! dit Mme Vincent.
Nous sommes redescendus dans le salon. O est Mme Vincent ? Est-elle sortie ? Elle est
alle dans la salle Manger, et elle revient avec une bouteille et des verres. Cest du vin de
France. Ce vin est excellent Nous remercions Mme Vincent et nous disons au revoir nos
amis.

LEON 19
Les repas
Chaque matin, huit heures, Mme Vincent sert le petit djeuner son mari et ses
enfant. Elle boit du th, M. Vincent et les enfants boivent du caf au lait. Et tous mangent du
pain avec du beurre ou de la marmelade, des ufs et du jambon.
Ce matin, 2 juillet, les Vincent ont pris leur petit djeuner dans la salle manger, puis M.
Vincent est sorti 8 h. 30 et il nest pas rentr midi. Sa femme et ses enfants ont djeun
ensemble. Ils ont mang de la viande et des lgumes. Au dessert Mme. Vincent a servi des fruits
et des gteaux. Tous les trois ont bu de la bire, les Vincent ne boivent pas de vin, sauf aux jours
de fte. Puis Pierre et sa mre ont pris du caf avec du sucre.
Il est maintenant sept heures du soir. Mme Vincent a mis le couvert et elle prpare le
dner.
A huit heures, M. Vincent nest pas l. Les enfants ont faim. Mme Vincent sert le
potage, puis un poisson Elle regarde lhorloge : Votre pre est en retard. Pourquoi ?

LEON 20
Une grande nouvelle
On sonne. Cest papa ! dit Hlne, et vite elle ouvre la porte.
coutez, mes enfants, japporte une grande nouvelle. Nous partirons dans un
mois pour la France. Je serai correspondant de mon journal Paris.
Les enfants sont contents ! Voyagerons-nous en avion ou en bateau ? demande
Pierre. Visiterons-nous la tour Eiffel et Notre-Dame ?
- Et le petit chat, dit Hlne, partira-t-il aussi ?
Mme Vincent regarde son mari : Franois, vous avez faim, nest-ce pas ? A
table, mes enfants ! Nous parlerons de ce grand voyage pendant le dner.
A table, M. Vincent dit sa femme : Jai visit beaucoup de grandes villes. Jai
t correspondant du Courrier de Montral au Caire, Lyon, Londres. Je suis content
de passer quelques annes en France. Vous visiterez avec moi ce beau pays. Cest la
vieille patrie de beaucoup de Canadiens.

LEON 21

Les vtements dhomme


20 juillet Dans la chambre des parents, il y a deux grandes malles. Dans lune,
Mme Vincent placera les vtements de son mari et de son fils. Dans lautre, elle mettra
ses vtements et les habits de sa fille.
Mme Vincent ouvre la premire malle : au fond, elle place les souliers et les
pardessus (le pardessus) puis les complets : les vestons et les pantalons. Elle met ensuite
lhabit (de soire) de son mari, le costume de sport et la culotte de son fils, les chandails.
Enfin elle ajoute le linge : les pyjamas, les chemises et les chaussettes. Elle noublie rien :
ni les cols , ni les bretelles, ni les cravates, ni les mouchoirs. Mais elle ne met pas les
impermables dans la malle : il pleut.

LEON 22

Les vtements de femme


Maintenant Mme Vincent va remplir lautre malle avec ses vtements et les
vtements de sa fille. Elle dit Helene :
Je vais placer dabord nos souliers et nos manteaux dhiver. Tu vas apporter tes
combinaisons et tes pyjamas.
Bien ! Au-dessus nous allons placer nos robes dhiver et dt, ma robe du soir,
nos jupes et nos blouses, nos ceintures, nos bas, nos gants, nos mouchoirs et nos
charpes.
- Et les chapeaux, maman ?
- Dans cette bote chapeaux.
M. Vincent entre : il tient un coffret : O mettrez-vous vos bijoux, ma chrie ?
Mme Vincent rpond : Je porterai mes bagues et mes boucles doreilles. Mais je
mettrai mon collier et mes bracelets dans mon sac de voyage. M. Vincent ferme les
malles ; elles sont lourdes : elles contiennent beaucoup de choses !

LEON 23

Lettres et passeports
Margeret, dit M. Vincent, je viens dcrire a nos amis de Paris, les Legrand, pour
annoncer notre arrive. Voici ma lettre.
Mme Vincent prend la lettre et lit : Chers amis, je vous annonce une grande
nouvelle : dans quinze jours nous serons prs de vous. Je vais tre correspondant du
Courrier de Montral Paris. Retenez trois chambres lhtel, sil vous plat. Nous
serons contents de vous revoir, vous et vos enfants. Je tlgraphierai le jour et lheure de
notre arrive. A bientt.
Amicalement, Franois Vincent.
Je vais porter cette lettre la poste. Elle partira ce soir par avion.
Et les passeports, demande Mme Vincent, et les visas ?.
Nous aurons les passeports demain, rpond M. Vincent. Les visas ne sont pas
ncessaires. Je viens de retenir nos cabines sur le paquebot France. Tout va bien.

LEON 24

La toilette de M. Vincent
25 juillet. Le grand jour, le jour du dpart est arriv. M. Vincent se rveille 6
heures. Il se lve aussitt ; puis, en pyjama il entre dans la salle de bains.
M. Vincent a pris son bain, hier soir. Aujourdhui, il fait vite sa toilette. Il prend
le savon sur le lavabo, il se savonne, il se lave avec de leau froide, il prend une serviette
de toilette, il sessuie. Il est propre. Puis il se rase avec son rasoir lectrique. La brosse
dents et la pte dentifrice maintenant ! Ensuite un coup de peigne.
Il revient dans sa chambre. L il se chaussera et shabillera et, pendant ce temps,
Mme Vincent et les enfants feront leur toilette. Mais Mme Vincent va passer une heure
dans la salle de bains ! Du rouge sur les lvres du vernis sur les ongles et puis un peu
de poudre Margaret, demande M. Vincent, avez-vous fini ? Le train de New York part
8 h. 45 ! Nous allons tre en retard !

LEON 25

Le dpart
Avant-hier, 24 juillet, M. et Mme Vincent ont fait leurs dernires visites leurs
parents et leurs amis. Ils nont oubli personne. Puis Mme Vincent a donn les cls de
la maison ses beaux-parents ; ils viendront habiter chez leur fils et leur belle-fille.
Hier, 25 juillet, la famille Vincent a pris le train pour New York. Et ce matin, 26
juillet neuf heures, elle sest embarque sur le paquebot France.
Maintenant cest le dpart Trois coups de sirne le bateau lve lancre. Les
passagers sont debout sur le pont, et ils agitent leurs mouchoirs Bientt ils ne voient
plus les gratte-ciel de la ville, ni la statue de la Libert. Helene est un peu triste.
Pourquoi ? Parce quon a oubli le petit chat Montral. Mais Pierre est content : il va
visiter Paris. Il va connatre la France. Quel beau voyage !

LEON 26

Le famille Vincent dbarque au Havre


Voici un grand port avec des bateaux ; cest La Havre. Le paquebot France sest
arrt devant le quai et les passagers dbarquent.
Voici maintenant un train. Il va transporter Paris les voyageurs dAngleterre et
dAmrique. Ce nest pas un omnibus, cest un express : il sarrtera seulement Rouen.
Les moteurs tournent dj. Ce train a six wagons de voyageurs, un wagon-restaurant et
un fourgon pour les bagages.
Sur la troisime image vous voyez quatre voyageurs. Ils viennent de passer la
douane et vont monter dans un wagon de seconde classe. Reconnaissez-vous la famille
Vincent ? Voyez-vous les cheveux noirs de Pierre et les cheveux blonds dHelene ? M.
Vincent et son fils portent des valises, Helene tient une poupee dans ses bras. O sont les
malles de la famille ? Elles sont dj dans le fourgon.

LEON 27

Dans le train
Le chef de gare a donn le signal du dpart. Le mcanicien met la locomotive en
marche. Les wagons commencent rouler sur les rails. Le train sort de la gare, passe sur
des ponts, sous des tunnels devant des signaux rouges et verts.
La deuxime image montre la famille Vincent dans son compartiment. M. Vincent
sest assis sur la banquette de droite. Il fume sa pipe. Mme Vincent sest assise sur la
banquette de gauche, en face de son mari. Elle lit des journaux. La petite Helene, prs de
sa mre, joue avec sa poupe. Et Pierre ? O est-il ? Il est debout dans le couloir.
Voici le contrleur : Vos billets sil vous plat ! Merci, Monsieur, et il quitte le
compartiment.
Bientt un employ passera dans le couloir avec une petite cloche et annoncera :
Dner, premier service ! et la famille Vincent ira dner au wagon-restaurant.

LEON 28

Larrive Paris (gare Saint Lazare)


A 20 heures (huit heures du soir) lexpress Le Havre-Paris entre en gare, sur la
voie 23. Il na pas de retard. Les parents et les amis des voyageurs ont pris des tickets de
quai. Ils attendent et font dj des signes amicaux.
Le train sarrte. M Vincent crie : Porteur ! Un porteur vient prendre les valises.

Mais, l-bas voil M. Legrand ! M. Vincent a reconnu sa figure ronde, ses


lunettes, ses cheveux gris et sa moustache. M. Legrand serre la main M. et Mme
Vincent, et Pierre. Il embrasse Helene sur les deux joues : Bonjour, chers amis, avez
vous fait un bon voyage ?
- Oui, merci, rpond M. Vincent. Comment vont Mme Legrand et vos enfants ?
- Avec plaisir. O avez-vous retenu nos chambres ?
- A lhtel du Palais-Royal, prs du Louvre. Je vais vous conduire.
Et M. Legrand sort de la gare avec ses amis canadiens.

LEON 29

Vers lhtel
La rue dAmsterdam est troite et pleine de voitures. Mais les autos ne font pas
beaucoup de bruit, elles ne klaxonnent pas.
Prenons un taxi, dit M. Legrand. H ! chauffeur ! Conduisez-nous lhtel du
Palais-Royal, prs du Louvre. Passez par la place de la Concorde, sil vous plat.
Le taxi passe devant lglise de la Madeleine et arrive la place de la Concorde.
Regarde, Helene, la tour Eiffel, dit M. Legrand. Helene et Pierre ouvrent de grands
yeux : l-bas, ils voient la tour Eiffel, haute et noire. Le taxi passe sur les quais de la
Seine, il traverse le Louvre et sarrte devant lhtel du Palais-Royal. Le portier salue les
voyageurs. Puis il emporte les valises dans le hall de lhtel.
M. Legrand demande au chauffeur : Combien ?

Le chauffeur regarde le

compteur : 12 francs. M. Legrand paie et il donne 3 francs de pourboire. Le chauffeur


relve le drapeau du compteur. Le taxi repart.

LEON 30

A lhtel
M. Legrand conduit ses amis au bureau de lhtel : jai tlphon la semaine
dernire, dit-il au directeur ; jai retenu deux chambres au nom de Vincent. Le directeur
ouvre un gros cahier : Au premier tage, nous avons une chambre deux lits avec salle
de biens. La deuxime chambre est au sixime ; elle est moins grande que la chambre du
premier, mail elle est plus claire et aussi confortable. Excusez-nous ; tout est occup : en
t, il y a beaucoup dtrangers Paris. Voulez-vous prendre ces chambres ?
- Oui, je veux bien.
- Alors, voici vos cls : vous avez les numros 9 et 127. Lascenseur est l,
gauche. Mais dabord, veuillez remplir ces fiches.
- Chers amis, dit M. Legrand, je vais vous quitter. Dormez bien. A demain aprsmidi, nest-ce pas ?

LEON 31

La chambre dhtel
Sixime tage ! Pierre sort de lascenseur. Une femme de chambre ouvre la porte
du No.127. Cest la plus petite des chambres de lhtel; son plafond est bas, mais elle est
trs confortable et trs claire. Un tapis pais couvre le plancher. Sur la table de nuit, prs
du lit, il y a lampe lectrique. Le matelas est trs bon: Pierre va bien dormir. Les
couvertures et les draps sont trs propres.
Quand vous voudrez, vous pourrez appeler, dit la femme de chambre. Voici le
bouton de sonnette, droite du lit. Le cabinet de toilette est gauche. Les voyageurs
peuvent prendre le petit djeuner dans leur chambre.
- Non, merci, dit Pierre. Je djeunerai dans la salle manger, avec mes parents.
- La femme de chambre quitte la pice. Pierre ouvre la porte-fentre et passe sur le
balcon: il voit des toits gris et encore des toits gris. En bas, sur la place du ThtreFranais et dans lavenue de lOpra, des lumires brillent dj.
Pierre se dshabille, se couche et sendort aussitt.

LEON 32

Le petit djeuner
Le lendemain matin, aprs une bonne nuit, la famille Vincent descend dans la salle
manger. Voulez-vous du th, du caf ou du chocolat? demande M. Vincent. Je veux du
chocolat et aussi du jambon et des ufs, dit Pierre. Au petit djeuner, dit M. Vincent, les
Franais mangent moins que les Hollandais ou les Anglais. Ils ne servent ni ufs, ni
poisson, mais nous pourrons avoir de bons croissants, comme en Argentine. Mme Vincent
commande du th, Pierre et Helene demandent du chocolat. M. Vincent prendra du caf
au lait.
Le garon apporte sur un plateau les tasses, les soucoupes, les couteaux et les
cuillers. Il met ensuite sur la table du beurre, des confitures et une corbeille pleine de
petits pains et de croissants. Enfin il sert le th, le chocolat, le caf et le lait.
Mangeons vite, dit M. Vincent; nous allons faire une promenade dans Paris.
Mais Pierre, gourmand, prend et reprend des confitures. Elles sont si bonnes!...
Allons, dit M. Vincent, en route ! Noubliez pas lappareil photographique !
Hlas ! M. Vincent doit attendre encore, car sa femme est un peu coquette: elle
veut remettre du rouge sur ses lvres

LEON 33

Une promenade
Nos amis entrent dans le jardin des Tuileries par le palais du Louvre. Les vieilles
pierres semblent dores sous le soleil dt. M. Vincent photographie larc de triomphe
du Carrousel, rose et gris. Puis il montre sa femme et ses enfants la plus belle des
promenades : elle a trois kilomtres de long ; dabord cest le jardin des Tuileries ; puis,
plus loin, la place de la Concorde ; enfin, trs loin, lavenue des Champs-Elyses avec
larc de triomphe de lEtoile.
Les Vincent passent devant les bassins et les nombreuses statues du jardin. Partout
il y a fleurs de toutes les couleurs.
Sur la place de la Concorde, nos amis regardent longtemps lOblisque, un trs
vieux monument gyptien. Puis ils suivent lavenue des Champs-Elyses, sarrtent
devant les beaux magasins et arrivent sur la place de lEtoile.
Un agent de police a siffl ; il a lev son bton blanc et les voitures se sont
arrtes. Les Vincent traversent la place sur le passage clout ; ils vont visiter lArc de
Triomphe et le tombeau du Soldat inconnu.

LEON 34

Le djeuner au restaurant

Il est midi et demi. Les Vincent entrent dans un restaurant du quartier de lEtoile et
sassoient devant une table libre. Madame Vincent, un peu fatigue, est heureuse de se
reposer. Helene, toujours vive et bavarde, fait beaucoup de bruit.
M. Vincent prend la carte et demande aux enfants: Avez-vous faim ? Oh ! oui
Voulez-vous un repas bien franais ? Des hors-duvre varis, un bifteck frites. Cela
veut dire: avec des pommes de terre frites. On dit aussi : un steck-frites. Ensuite nous
prendrons du fromage. Savez-vous quil y a deux cents sortes de fromages en France?
Enfin, nous finirons le djeuner par une tarte et un caf. Et la soupe? dit Pierre. - A
Paris, on ne prend pas de potage au djeuner comme en Allemagne ou en Hongrie
Jappelle le garon. M. Vincent commande le menu. Le garon commence le service.
Puis il apporte une bouteille de vin rouge: cest du vin de Bourgogne. Les Vincent ont
bon apptit, mais ils mangent moins de pain que les Franais.
Le repas est fini. Garon, laddition, sil vous plat. M. Vincent paie et donne
un bon pourboire.

LEON 35

Chez les Legrand

Il est 16 heures (4 heures de laprs-midi). Les Vincent viennent de sonner la


porte des Legrand, 34, avenue de lOpra. La bonne ouvre la porte et conduit nos amis
dans le salon. Mme Legrand arrive aussitt avec son mari et ses deux enfants, Ccile (18
ans) et Jean (17 ans). On fait les prsentations puis les parents sassoient et parlent du
voyage, de Paris, de Montral. Leurs enfants sont trs gais et rient beaucoup. Helene
joue avec Jip, un petit chat noir.
Aprs une longue conversation, Mme Legrand sert le th. Ccile aide sa mre:
Voulez-vous du lait ou du citron? Un peu deau? M. Legrand sourit et dit sa fille : Non,
merci, je ne prendrai pas de th (comme beaucoup de Franais, il naime pas le th). Je
boirai un verre de porto. A 19 h. 45 la bonne annonce : Madame est servie. On passe
dans la salle manger et le diner commence. Voici le menu : dabord un potage ; puis un
poisson avec du Bordeaux blanc; un gigot rti avec du bourgogne ; des haricots verts ; de
la salade; des fromages varis avec du vin dAlsace ; un gteau au chocolat; des fruits ;
enfin du caf et des liqueurs , de bonnes cigarettes, et des cigares pour M. Vincent et M.
Legrand.

LEON 36

Maison ou appartement ?

M. Vincent, Mme Vincent et Pierre lisent les petites annonces dans les journaux:
Maisons vendre, appartements louer.
Je cherche mais je ne trouve rien dans mon journal, dit enfin M. Vincent. Y a-t-il
quelque chose dans les vtres ?
- Le mien, rpond Pierre, annonce une villa meuble, dans la banlieue, SaintGermain. Cest un peu loin, nest-ce pas ? Et dans le tien, maman, trouves-tu quelque
chose dintressant ?
- Un appartement de deux pices au Quartier Latin. Il est trop petit.
Mais voici M. Legrand Il semble trs content et sourit : Bonne nouvelle, chers
amis, jai trouv cinq pices meubles, 17, quai de Conti, au quatrime tage, avec une
salle de bains et le chauffage central. Le loyer nest pas cher. Nous pourrons visiter
lappartement aprs le djeuner, si vous voulez. M. Vincent prend les mains de M.
Legrand dans les siennes. Merci, dit-il, vous tes le meilleur des amis.
Maman, dit la petite Helene, nous avons vu hier lappartement de M. et de Mme
Legrand. Est ce que le ntre sera aussi beau que le leur ?

LEON 37

Lappartement des Vincent Les salon

Les Vincent habitant dans leur appartement depuis huit jours. Voulez-vous le
visiter ? Vous connaissez dj leur maison de Montral. Le 17 du quai de Conti nest pas
aussi moderne, mais cest une belle maison de cinq tages, au bord de la Seine.
Nous demandons la concierge: M. Vincent, sil vous plait ?
Au quatrime gauche; vous pouvez prendre lascenseur.
Nous entrons dans un vestibule. A droite, voici le salon et la sale manger;
gauche, le cabinet de travail de M. Vincent, puis la chambre de Pierre; le soleil lclaire
toute la journe. Un couloir nous conduit la chambre des parents et la salle de bains.
Au bout de lappartement voici la cuisine, loffice et la porte de lescalier de service.
Le salon donne sur le quai: l-bas, en face, cest le Louvre; droite, le pont-Neuf
et la Cit. Le salon a une haute chemine de marbre blanc. Il est plein de meubles
anciens. Des portraits de famille sont accrochs aux murs. Les enfants les regardent et
rient.
Le soir, ce vieux salon est trs beau, quand le lustre brille de mille lumires.

LEON 38

Le cabinet de travail de M. Vincent

M. Vincent est trs content de son cabinet de travail. Cest une pice silencieuse,
car elle donne sur la cour. Deux grandes fentres lclairent. Elle sera un peu chaude en
t. Mais en hiver, M. Vincent naura pas froid; les radiateurs du chauffage central lui
donneront une bonne chaleur.
Sur le bureau, M. Vincent a miss sa machine crire. Dans les tiroirs, il mettra ses
papiers. La bibliothque est pleine de beaux livres franais: ce sont les uvres de
Corneille, Molire, Racine, Rousseau, Victor Hugo, Balzac, etc. Il y a aussi un gros
dictionnaire. Pierre et Helene ont voulu lemporter parce quil est plein dimages. Non,
leur a rpondu leur pre; ce dictionnaire mest utile, mais quand vous serez bien sages,
vous pourrez venir regarder les images. Pierre saura peut-tre rester sage mais Helene
est si bavarde !
Un autre visiteur plus silencieux quHelene, cest Jip; Mme Legrand la donn aux
enfants. Le petit chat se promne partout. Cette Maison lui plat, mais il aime surtout le
cabinet de travail et la cuisine !

LEON 39

La salle manger et la cuisine

Comme le salon, la salle manger de nos amis donne sur le quai. Des tableaux
ornent les murs; ils reprsentent des montagnes de Provence et des ports de Bretagne.
Sur un vieux buffet il y a des plats de cuivre et des assiettes fleurs; entre les fentres,
une horloge normande remue lentement son balancier de droite gauche, de gauche
droite, et fait: tic-tac
Entrons maintenant dans la cuisine. Jip, assis sur sa queue, prs de la porte,
semble nous dire: Vous tes chez moi, messieurs; regardez tout, mais nemportez rien.
La cuisine est petite, comme beaucoup de cuisines parisiennes, mais elle est claire.
Mme Vincent va vient, de la cuisinire gaz la cuisinire lectrique, de lvier au
rfrigrateur.
Aujourdhui, une bonne odeur sort du four: Mme Vincent fait cuire une tarte aux
prunes. Jip passe sa langue sur ses moustaches: Toi , Jip, tu naimes pas la tarte aux
prunes. Tu regardes ce beau poisson, sur la table la cuisine Pierre, lui, aime mieux la
tarte que le poisson !

LEON 40

Lpicerie, les lgumes et les fruits

Mes enfants, venez avec nous; nous allons faire le march; toi, Pierre, tu porteras
le panier.
Mme Legrand emmne Mme Vincent et les enfants dans une vieille rue, longue et
troite. Sur le trottoir, devant leurs talages, les marchands crient: Par ici, Mesdames !
Jetez un coup dil : a ne cote rien, un coup dil!
Nos amis entrent dans une picerie. La boutique est pleine de clients. Donnez-moi
un kilo de ptes, une livre de caf, du sel, du poivre, dit Mme Vincent. Lpicier pse les
marchandises, il les enveloppe et les met dans le panier.

Combien vous dois-je ?

Lpicier fait laddition. Mme Vincent paie la caisse et sort.


Dans la rue, les enfants voient damusantes petites voitures.

Mme Legrand leur

explique : Ce sont des marchandes des quatre-saisons. Elles vendent les lgumes et les
fruits des quatre saisons de lanne. - Combien ces carottes ? Trente centimes le
kilo, petite dame, rpond une grosse marchande. Ce nest pas cher. Jai aussi de beaux
oignons, de beaux choux, des tomates bien mres, des haricots verts. Voyez mes belles
pches et mes prunes. En voulez-vous ?
Mme Vincent en achte aussi et le panier de Pierre est bientt plein de lgumes et
de fruits jaunes, verts, rouges ou dors.

LEON 41

La boucherie, la charcuterie la poissonnerie


A ltalage de la boucherie, un demi-buf est accroch. Voici, sur des plats, des
biftecks et des ctelettes avec des fleurs de papier rouge. Dans la boutique, le boucher,
en tablier blanc, coupe la viande de veau, de buf et de mouton; puis il la pse sur une
grande balance.
Dix francs 50 pour madame! crie-t-il. A la caisse, la bouchre reoit largent des
clients.
Dans la charcuterie, Mme Legrand et Mme Vincent achtent du jambon, du pt
de porc et des saucisses.
Enfin, elles entrent avec les enfants chez le marchand de volaille et de poisson.
Voici des poulets, des canards, des lapins. Voil des crabes, des homards et des hutres.
Et cela, quest-ce que cest? demande Pierre.
Legrand; les parisiens les aiment beaucoup.

Ce sont des escargots, lui dit Mme

LEON 42

La boulangerie, la crmerie
Mme Legrand et ses amis canadiens entrent maintenant dans la boulangerie.
Plusieurs clients, homes et femmes, font la queue.
Donnez-moi une livre de farine, demande une cliente la boulangre.
Un kilo de gros pain, sil vous plat, dit une petite fille.
Mme Vincent interroge la patronne: Avez-vous des baguettes bien cuites ? Ce
boulanger fait aussi de la ptisserie. Pierre et Helene regardent les gteaux. Comme ils
semblent bons! mettent leau la bouche.
Mangeons, dit Mme Legrand. Helene choisit une petite tarte aux pommes. Pierre,
lui, prend le plus gros gteau: un chou la crme, et il commence aussitt le manger.
Nous savons quil est gourmand.
Nos amis vont ensuite la crmerie. Mme Vincent achte un camembert de
Normandie. Mme Legrand demande des petits suisses et du gruyre.
Donnez-moi aussi une douzaine dufs, un litre de lait et une livre de beurre.
Et la crmire donne un paquet de beurre dune livre (=dun demi-kilo).
Ce sera tout pour aujourdhui ?
Oui, madame, merci.

LEON 43

Les marchands du quartier


Nous nirons pas chez le marchand de vins, dit Mme Vincent. Je nai pas besoin
de vin aujourdhui. Allons au lave-au-poids: jai donn deux draps laver et repasser.
Mme Vincent paie et Pierre prend le paquet de draps. Ils entrent ensuite chez la
teinturire. Mme Legrand lui a envoy un veston nettoyer la semaine dernire.
Puis, ils sarrtent chez la mercire: Mme Legrand a besoin-de fil, daiguilles,
dpingles et de boutons.
Voici maintenant la boutique du marchand de couleurs. Mme Vincent demande
la vendeuse un balai, une bote de cirage pour les chaussures, un peu dessence et du
savon de Marseille.
Nos amis rentrent la maison. Helene marche la premire; elle porte la baguette,
aussi grande quelle.
Demain, Mme Vincent fera ses achats au Supermarch, dans un autre quartier.

LEON 44

La poste
Scne I. Il est 10 heures : Mme Vincent vinent de rentrer la maison. Ou est
votre pre ? demande-t-elle. A la poste, rpond Helene. A 9 heures, il tait assis son
bureau et il crivait ; soudain, le facteur a sonn - Non, dit Pierre, ctait un petit
tlgraphiste. Il apportait un tlgramme. Papa la lu ; il voulait tlphoner, mais il na
pas eu la communication ; son tlphone ne marchait pas ; alors il est all la poste.
Pouvons-nous aller le chercher ? Oui, mais attention aux voitures !
Scne II. Les enfants arrivent au bureau de poste. Quelques personnes crivent
sur des pupitres ; il y a des stylos-bille et des annuaires de tlphone attachs avec de
chanes : cest trs amusant. On lit sur des criteaux :
DEFENSE DE FUMER ou LENTREE DES CHIENS EAT INTERDITE
Des gens font la queue devant les guichets : ici les mandats, l, les timbres, la
poste restante, les pneumatiques, les lettres recommandes.
Enfin, voici M. Vincent. Il sort dune cabine tlphonique. Il est content : il a eu
sa communication.

LEON 45

Dans les grands magasins


Cet aprs-midi, Mme Vincent est alle dans un grand magasin et elle a emmen
Helene. Quand elles sont entres, il y avait dj beaucoup de monde.
La parfumerie, sil vous plat ?
Au rez-de-chausse droite, a rpondu un vendeur.
Elles ont travers le rayon de lingerie puis le rayon des chapeaux. Mme Vincent
sarrtait partout. Mais Helene tirait sa mre par la manche : Maman, allons voir les
poupes.
Alors, elles sont montes au rayon des jouets par lescalier mcanique. Helene ne
voyait ni les trains lectriques ni les soldats de plomb. Elle voulait une poupe et toutes
taient si belles, si bien habilles !
Mme Vincent interrogeait Helene : Allons ! quelle poupe veux-tu ? Ce gros
bb ? ou cette jolie Alsacienne ?... Enfin, Helene a choisi une poupe bretonne : elle
fermait les yeux, puis elle les ouvrait. Quand on appuyait sur son ventre, elle faisait :
Ouin, Ouin. Helene tait ravie : Ma poupe dit Maman ! Et la petite fille berait la
poupe dans ses bras.

LEON 46

Le mtro ; lautobus
Mme Vincent. Ah, mon chri, comme ce mtro est fatigant ! Je lai pris vers 18
heures la station PASTEUR. Que de monde ! Les gens marchaient rapidement ou
couraient dans les longs couloirs. Quand un train arrivait, une foule de voyageurs en
descendait, une autre foule y montait. Quelle chaleur ! Et jai chang deux fois, Italie et
BASTILLE !
M. Vincent Oui, les stations de correspondance son trs nombreuses et le mtro
parisien est le plus commode de tous.

Mais les wagons de Londres sont plus

confortables ; les trains de New York sont plus rapides. Mon beau-frre Sanchez dit que
les stations sont plus coquettes Buenos Aires et Moscou. Et puis, on ne peut pas
fumer dans le mtro Paris ; Moi, jaime mieux lautobus : on y est bien et on voit Paris.
Pierre Et les tramways ? Il ny en a pas Paris ?
M. Vincent Non, il ny en a plus depuis 1937.

LEON 47

Chez le coiffeur
Ce visage que vous voyez dans la glace, cette tte qui sort dun peignoir, cest
Pierre. Le coiffeur tourne autour de lui, les ciseaux la main. Tac, tac, tac il coupe
adroitement les cheveux noirs qui tombent sur le peignoir blanc. M. Vincent attend son
tour, assis sur une chaise. Il lit un journal que le coiffeur lui a donn.
La tondeuse, maintenant ! Et cest fini.
Le coiffeur prend un miroir et, dans la glace, il montre Pierre son cou bien rose,
bien propre. Cest un beau travail, que M. Vincent admire.
Voulez-vous un shampooing, mon sieur ? Une friction leau de Cologne ?
- Non merci ; donnez-moi un coup de peigne seulement.
- Pierre est libre enfin ; il va pouvoir remuer les bras et les jambes.
M. Vincent sassied son tour dans le fauteuil. Il veut se faire raser et il tend son
menton au blaireau et au rasoir. Puis il attendra Mme Vincent qui est l, dans le salon des
dames, et qui disparat sous le casque de lindfrisable.

LEON 48

A la prfecture de Police
Vous tes tranger ; vous voulez rester quelques mois Paris : alors vous aurez
besoin dune carte de sjour. Allez la prfecture de Police dont les bureaux sont dans la
Cit. L, vous trouverez toute la famille Vincent, qui attend devant un guichet
Enfin, cest le tour de M. Vincent.
Avez-vous votre passeport ? dit lemploy. Vos photographies ?
M. Vincent donne ses papiers et lemploy crit : VINCENT Franois, ne le 10
aot 1925
Il lve la tte et demande :
O tes-vous n ?
- A Montral, Canada.
Et lemploy crit :
Nationalit : Canadienne.
Profession : journaliste.
Domicile : 17, quai de Conti.
Cest bien. Prsentez-vous la caisse.
Maintenant, cest le tour de Mme Vincent.
Et les enfants ?
- Non, dit lemploy, les-enfants de moins de 16 ans nont pas besoin de cartes de
sjour.
Ouf ! Cest fini ! Les Vincent emportent leurs cartes et quittent la salle o une
foule nombreuse va et vient. Ils traversent la cour carre, dont la porte donne sur le
March aux Fleurs. Cest une petite place o lon vend des fleurs pendant la semaine, et
des oiseaux le dimanche.

LEON 49

Paris vu de la Tour Eiffel


M. Vincent a conduit ses enfants au sommet de la tour Eiffel. Par lascenseur, ils
sont monts en cinq minutes au troisime tage.
De l, Pierre et Helene voient, au pied la Tour, le Champ-de-Mars, o les gens
paraissent petits comme des couches. De lautre ct, cest la Seine, dont les eaux ont la
couleur du ciel. Elle coule lentement sous les trente ponts de Paris.
Papa, dit Pierre, ce toit-ci, rond et dor, tout prs de nous, quest-ce que cest ?
Et celui-l plus loin, droite ? ajoute Helene. Ce sont des dmes. Celui-ci, couvert
dor, cest le dme des Invalides ; celui-l, sur des colonnes l-bas, cest le dme du
Panthon. Et ceux-l, trs loin, qui sont si blancs ? Ce sont les dmes du Sacr-Cur
de Montmartre.
L-bas, au milieu de la Seine, dans lle de la Cit, tu vois les deux tours carres de
Notre-Dame. Et ceci tout prs, sur la rive droite ? - Cest larc de triomphe de lEtoile.
Tu ne le reconnais pas ? - Et ces jardins, partout ? - Le jardin des Tuileries, le jardin du
Luxembourg, le bois de Boulogne. Paga, demande Hlne, est-ce que la tour Eiffel est
le plus haut monument du monde ? - Non, dit M. Vincent. Elle a 321 mtres et un gratteciel de New
Mais quelle belle vue lon a dici, nest-ce-pas ?

LEON 50

Les rues, la circulation


Quel est cet homme qui fait une promenade dans la rue de Rivoli ? Cest M.
Vincent. Il marche lentement sur le trottoir. Parfois il sarrte devant les boutiques.
Autour de lui, les gens vont vite et le dpassent. Dautres le croisent et jettent un coup
dil sur cet homme peu press.
Sur la chausse, les autos, les camions, les autobus, les motocyclettes, les
bicyclettes roulent, trs nombreux.

Aux carrefours, les signaux rouges arrtent la

circulation, puis les signaux verts remettent tout en marche.


Mais soudain, notre ami veut traverser la rue et changer de trottoir : quelle est cette
boutique rouge ? Cest une grande librairie. Il savance sur la chausse. Heureusement,
les voitures se sont arrtes ; M. Vincent passe lentement devant les camions et les autos,
et il arrive au trottoir.
Hlais ! Il tombe sur un agent de police qui lattend, un carnet la main Monsieur,
vous deviez prendre le passage clout, l-bas, cinquante mtres Quel est votre
nom ?... Ah ! Vous tes tranger ? Bon. Mais attention ! Une autre fois vous paierez une
amende

LEON 51

Le caf-tabac
La petite Helene est entre avec son pre dans un bureau de tabac : Que dsirezvous Monsieur ? Un paquet de cigarettes, un paquet de tabac, une bote dallumettes :
donnez-moi aussi deux timbres, sil vous plat.
Au mur, sur des rayons, voici des botes de toutes les couleurs : cigarettes
franaises, cigarettes trangres, cigares. Papa, quest-ce qui brille, l ? - Des briquets,
ma fille. A quoi servent-ils ? Ils servent allumer les cigarettes et les pipes.
Mais dj Helene a tourn les yeux vers lautre ct de la salle ; elle sapproche du
comptoir quune serveuse essuie avec son chiffon. Des clients boivent, debout. Des
bouteilles sont ranges contre le mur : apritifs, alcools, liqueurs.
Quest-ce que vous prendrez, Mademoiselle ? dit la serveuse, qui sourit. Rien,
merci, rpond M. Vincent, elle est encore trop petite.

LEON 52

Au thtre et au cinma
Mme Vincent et Mme Legrand aiment beaucoup la musique et le chant. Souvent
dj, elles sont alles lOpra et lOpra-comique. La premire fois, M. Vincent les a
accompagnes. On jouait FAUST. La scne tait orne de beaux dcors. Aux fauteuils
dorchestre, au balcon, dans les loges, les spectateurs applaudissaient aprs chaque acte et
ils criaient bis ! Notre ami, lui, dormait un peu dans son fauteuil. Il se rveillait aux
entractes et quand le rideau est tombe il a dit : Enfin !
M. Vincent, vous aimez la comdie et mme la tragdie ; vous savez par cur le
nom des acteurs et des actrices. Vous avez vu de belles pices au Thtre-Franais et
dans les thtres des boulevards. Vous aimez aussi les concerts. Pourquoi donc dormezvous lOpra ?
Et Pierre ? Et Helene ? Ils aiment mieux le cinma. Leur mre les y a conduits
plusieurs fois. Une ouvreuse les attendait dans le noir avec sa petite lampe lectrique et
les menait leurs places. Sur lcran, ils voyaient dabord un documentaire, puis les
actualits, enfin le grand film avec des vedettes, ou un dessin anim, en couleurs, Mickey
ou Blanche-Neige par exemple.

LEON 53

Un concert au Luxembourg
Cest aujourdhui jeudi. Sous les arbres du jardin du Luxembourg, autour du
kiosque, les chaises, bien ranges, paraissent attendre quelque chose. La musique de la
Garde rpublicaine va donner un concert. M. Vincent, Mme Vincent et leurs enfants sont
venus de bonne heure pour tre aux premires places.
La chaisire va et vient, son carnet de billets la main.

Que de monde

maintenant ! De vieux messieurs et de vieilles dames surtout. Les enfants aiment mieux
le thtre du guignol et le bassin o ils jouent avec leurs petits bateaux.
Enfin, voici la Garde.

Les musiciens en uniforme montent les marches du

kiosque ; les instruments : tambours et trompettes brillent au soleil. Il ny a ni violons, ni


violoncelles.
Le chef de musique a donn le signal Les musiciens jouent LA MARCHE
HONGROISE, de Berlioz, que le public coute silencieux.

LEON 54

Les animaux du Zoo (singulier : animal)


Les jeunes Vincent visitent aujourdhui le Zoo de Vincennes avec visitent
aujourdhui le Zoo de Vincennes avec Ccile et Jean Legrand. Helene aime la girafe, son
cou long et lgant, sa marche lgre. Pierre sarrte devant les chameaux et surtout
devant les lphants. Avec leur trompe, ils demandent des bananes et des oranges. Voici
maintenant les fauves ; ils ne sont pas dans les cages ; ils sont dehors parce quil fait trs
chaud. En hiver, on les ramnera dedans. Pierre regarde longtemps les lions, les tigres,
les ours et les loups.
Voulez-vous aller voir les singes, demande Ccile, ou les vautours, les autruches et
les pingouins ? Les enfants veulent tout voir
Le temps passe. Avant le dpart, dit Ccile nous ferons une visite aux phoques qui
nagent l-bas dans le bassin. Ensuite nous irons voir les serpents et les oiseaux de toutes
les couleurs.

LEON 55

Pierre crit une lettre ses grands-parents


Monsieur et Madame Thomas Vincent, rue Sainte-Catherine, Montral
(Canada)
Paris, le 28 aot.
Mon cher grand-papa, ma chre grand-maman,
Nous sommes Paris depuis un mois. Comme le temps a pass vite ! Nous
habitons dans un quartier trs ancien. Notre appartement donne sur la Seine ; du salon,
on voit le Louvre, la Cit et les tours de Notre-Dame.
Dj nous sommes alls au march plusieurs fois, avec maman. Ctait bien
amusant. Nous avons fait aussi de belles promenades. Papa nous a conduits au sommet
de la tour Eiffel do lon voit tout Paris. Et je suis all une fois au Thtre-Franais : on
jouait une comdie de Molire.
Il y a beaucoup dautos Paris, mais cette ville est moins moderne que Montral.
Les rues paraissent troites. Mais les quais de la Seine et lavenue des Champs-Elyses
sont trs beaux. Et puis jaime cette ville, o beaucoup de grands hommes sont ns, ont
vcu et sont morts.
Nous allons quitter Paris pour Biarritz o nous passerons deux semaines. Ensuite,
nous irons en Champagne chez nos amis Legrand.
Cher grand-papa, chre grand-maman, je suis heureux de visiter la France, mais je
noublie pas notre cher Canada, et je pense souvent vous. Je vous embrasse de tout
cur.
Votre petit-fils,
Pierre
P.S. Helene veut aussi crire quelque chose !
Jenvoie un gros baiser Papy et Mamy Helene.

LEON 56

A Biarritz. La plage
M. Vincent sort de leau. Des gouttes brillent sur sa poitrine et sur ses jambes. Il
se couche sur le sable prs de Mme Vincent qui fait scher son dos au soleil. Mes
enfants, dit-il Pierre et Helene, ds que vous aurez pris votre bain, nous irons
djeuner : jai faim. Mais Helene fait des pts avec son seau et sa pelle. Je dois en faire
encore dix, rpond-elle ; quand jaurai fini, jirai me baigner. Pierre, lui, joue au ballon
avec des camarades. Alors M. Vincent se lve, il prend les enfants par la main et les
conduit jusqu la mer. Helene porte un maillot rouge, Pierre a un slip noir. Lui, il sait
nager.
Ne va pas trop loin, dit son pre. Attention aux vagues. Lorsque tu auras fait
cinquante mtres, reviens.
Et M. Vincent attend. Il regarde la plage. A droite, on voit un phare ; gauche,
des villas blanches sur des collines vertes ; au fond, trs loin, la ligne bleue des Pyrnes.
A travers la foule des baigneurs et des tentes les Vincent reviennent lhtel.
Quand ils auront pass deux semaines au bord de locan, ils feront un petit voyage dans
la montagne.

LEON 57

Dans les Pyrnes


Ce matin, M. Vincent et sa famille ont pris le car qui les a emports travers le
pays basque, jusquaux Pyrnes Les touristes ont mis pied terre et ils admirent le
paysage. Allons plus loin, dit M. Vincent. Lorsque nous serons arrivs l-bas, au bout de
ce sentier, nous verrons le lac de Gaube. Sa femme et ses enfants le suivent. Voici le lac
bleu, entour de hautes montagnes et de glaciers. Comme lair est pur et calme ! On
entend les clochettes des vaches que lon voit l-haut, au-del des forts.
Dans trois mois, quand la neige aura couvert les sommets et les valles, quand les
torrents se seront tus, le paysage sera beau et triste ; mais personne ne viendra ladmirer.
L, on ne fait pas de ski : ce nest pas une station de sports dhiver. Allons, il faut
redescendre
Prs de la cascade du pont dEspagne, le car attend les touristes. Ds quils seront
revenus, il les emmnera, sur la route borde de prcipices, vers la plaine, vers la clbre
ville de Lourdes.

LEON 58

A la campagne. La chasse et la pche


Avant de rentrer Paris, les Vincent ont pass huit jours la campagne, prs de
Reims, dans une maison de M. Legrand. Ctait au mois de Septembre. M. Vincent tait
all Reims ou il avait achet un bon fusil. Un matin, trs tt, les deux chasseurs sont
partis, le fusil sur lpaule, les cartouches la ceinture. Pierre et Jean portaient les
gibecires que M. Legrand leur avait prtes. Dick, le chien de chasse, courait devant
eux. Ils ont march toute la matine travers champs. M. Legrand et M. Vincent ont tu
beaucoup de perdreaux, de lapins et de livres, car ils tirent bien. Vers midi, ils sont
rentrs la maison et les jeunes garons ont vid leur sac, plein de gibier.
Une autre fois, M. Legrand a emmen son ami la pche. Ils sont alls en auto au
bord dune petite rivire, sous les arbres. Ils y ont jet leurs lignes. Le soir quand ils sont
revenus, ils avaient pch des goujons, et un beau brochet : Mme Legrand a mis le
brochet au four et, pour les enfants, elle a fait une friture avec les goujons.

LEON 59

La moisson et les vendanges


M. Legrand a une grande ferme avec des champs et des vignes. La rcolte a t
belle cette anne; mais lorsque les Vincent sont arrivs en Champagne, dj les
moissonneurs avaient fini leur travail. Ils avaient fauch le bl et ils avaient mis dans les
granges les gerbes dores.
Mais nos amis ont assist aux vendanges. Et ctait bien amusant.
Laprs-midi, quand on avait djeun, on allait avec les vendangeurs dans les
vignes. On cueillait gaiement les grappes blanches et noires. On suivait le chariot plein
de raisin jusquau pressoir. On buvait un peu de vin doux. On visitait les caves pleines
de gros tonneaux, et o les bouteilles de Champagne vieillissaient lentement.

LEON 60

En Champagne. Les animaux de la ferme


Dans la ferme de M. Legrand, Helene est alle dire bonjour aux animaux. Les
moutons, ntaient pas rentrs du pturage. Mais dans les tables, elle a vu des bufs,
des vaches et des veaux et aussi de gros porcs. Dans la cour, un coq se promenait
firement, au milieu des poules et des poussins. Des canards nageaient dans la mare.
Des dindons et des oies allaient et venaient lentement. Sur le toit, les pigeons dormaient,
la tte sous laile. Dans une cabane, les lapins montraient leur nez; Helene leur a donn
des feuilles de choux.
Pierre, lui, tait all dj vers le hangar des machines agricoles, il avait visit
lcurie et labreuvoir o un ne aux longues oreilles et deux chevaux taient en train de
boire; un joli poulain courait autour de sa mre, une jument grise.
Et pendant ce temps, Polka, le gros chien de garde, tirait sur sa chane et aboyait
pour appeler les enfants, avec qui il vouait jouer.

LEON 61

Un mariage la campagne
Hier, la fille du fermier, Madeleine Lefvre a pous un riche paysan, Jules
Lambert. M. Legrand, qui est le maire du village, a mis son charpe tricolore pour le
mariage civil. Parlant aux fiancs, il a dit: Monsieur Jules Lambert, voulez-vous prendre
pour pouse Mademoiselle Madeleine Lefvre ? Oui ! Mademoiselle Madeleine
Lefvre, voulez-vous prendre pour poux M. Jules Lambert ? Oui ! Au nom de la loi,
vous tes unis par le mariage. Et M. le maire a fait un petit discours.
Puis, on est all lglise du village pour le mariage religieux. Les deux poux
ont entendu la religieux. Les deux poux ont entendu la messe. M. le cur, labb Dupr,
a fait aussi un petit discours.
Enfin, vers midi, on est revenu la ferme. On marchait pied, derrire deux
musiciens qui jouaient de villes danses : en tte venait la marie, donnant le bras son
mari; puis M. Lefvre donnant le bras la belle-mre de sa fille, ensuite le pre de Jules
Lambert avec Mme Lefvre, les garons dhonneur avec les demoiselles dhonneur. Les
autres invits suivaient en chantant. On est entr dans le hangar dcor de fleurs, o le
banquet tait servi. On a mang beaucoup et longtemps. Puis on a dans toute la nuit.

LEON 62

La fte du village
La veille de leur retour Paris, les Vincent ont assist la fte du village. Ds sept
heures du matin, les pompiers sont venus rveiller M. le maire en jouant du tambour et du
clairon; puis sur la place de lglise, ils ont fait lexercice avec les pompes incendie.
Pendant ce temps, M. Legrand donnait le dpart de la grande course de
bicyclettes : trente kilomtres !
Puis M. le cur a chant la grand-messe.
Laprs-midi il y a eu un concours de boules sur la place de la Mairie, et les jeunes
gens ont fait une course en sacs. Helene et Pierre riaient aux larmes. Sautant, tombant,
les coureurs, dans leurs sacs, ressemblaient aux guignols du Luxembourg. Pendant ce
temps, dautres jeunes gens montaient au mt de cocagne pour dcrocher des jambons des
bouteilles de vin et des saucisses. Et les enfants tournaient sur les chevaux de bois ou
montaient dans les balanoires.
Le soir, M. Legrand a donn un beau feu dartifice. Et les gens du village criaient
oh ! et ah ! en voyant les fuses rouges ou bleues ou en entendant les bombes.

LEON 63

Les sports
Les Vincent sont revenus Paris. Les Vacances vont bientt finir. Mais la saison
des sports a commenc : Pierre aime les spectacles sportifs, son pre aussi. Si M. Vincent
avait le temps, il irait avec son fils, tous les samedis et tous les dimanches, sur les terrains
de sport. Mais il na pas le temps Le dimanche, quand il est assis son bureau, il pose
parfois son stylo et il soupire : Si jtais libre, je serais assis maintenant sur les bancs du
stade de Colombes, au soleil ; jassisterais au match de rugby France-Ecosse ; je verrais
courir les quipes en maillots noirs ou rouges. Si si Mais hlas ! il faut crire cette
page
Et Pierre ? Il est dj parti avec Jean Legrand : ils sont alls au vlodrome du Parc
des Princes ou sur un court de tennis. Et la boxe ? Je naime pas les coups de poing dit M
Vincent. Mais, Pierre, lui aimerait bien la boxe.

LEON 64

Un accident. LHpital
La semaine dernire, Hlne revenait du march avec sa mre, quand un gros
chien, courant sur le trottoir, la jete terre. Mme Vincent a eu peur, car la petite avait
une plaie rouge au genou droit. Cest dans une pharmacie que Mme Vincent a dabord
conduit sa fille. Le pharmacien lui a fait un pansement, puis Mme Vincent a ramen
Helene la maison. Pendant la nuit la fillette a mal dormi. Elle avait de la fivre. Le
thermomtre est mont 39 degrs.
Le lendemain, un mdecin, le docteur Meunier est venu. Il a examin Helene: Je
ne vois pas de fracture, a-t-il dit M. Vincent, mais il faut radiographier la jambe.
Conduisez votre fille lHtel-Dieu. Cest l quon fera la radio.

Je ne fais pas

dordonnance; je ne donne aucun mdicament pour aujourdhui.


A lhpital, Helene a vu de grandes salles pleines de malades, dinfirmires qui les
soignent et de chirurgiens en blouses blanches. Enfin on la mene dans la salle de radio,
on la couche sur un petit lit, sous une grosse machine.
Maintenant, le docteur Meunier est content : la radio ne montre aucune fracture et
Helene recommence sauter et courir. Elle est gurie.

LEON 65

La fin des vacances


A Buenos Aires, dans le pays des Sanchez, les classes recommencent au mois
davril. Mais en France, cest le mois dOctobre qui ouvre lanne scolaire. Les petits
Vincent vont suivre les classes des coles franaises. Helene va entrer au cours Pasteur,
ou elle tudiera la grammaire franaise. Elle fera des dictes; elle conjuguera des verbes,
et encore des verbes comme vous, mes chers amis ! Son frre, lui, entrera en premire
au lyce Saint-Louis. Cest ce lyce que M. Vincent a choisi: il nest pas trop loin de la
maison et Jean Legrand y fait aussi ses tudes. Pierre y tudiera la littrature franaise,
lallemand, lespagnol, les mathmatiques, la physique, la chimie, lhistoire, la
gographie. Il prparera un examen : le baccalaurat; il aura beaucoup de professeurs.
M. Vincent va partir pour la province, o il fera un grand voyage. Alors Mme
Vincent sinscrira une cole de franais pour les trangers, o elle entendra des
confrences sur la langue, la littrature et les arts.

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