Cours de Français: Vocabulaire et Grammaire de Base
Cours de Français: Vocabulaire et Grammaire de Base
un home
une femme
un garon
une fille
--------------------------------------------------------------------------------------------------Quest-ce
cest un livre
que cest ?
cest un cahier
cest un stylo
cest un crayon
cest un banc
LEON 2
un livre
des livres
une chaise
des chaises
--------------------------------------------------------------------------------------------------Est-ce un livre ?
ou : Est-ce que cest un livre ?
--------------------------------------------------------------------------------------------------un mouchoir
un sac
un gant
une cravate
une fentre
une porte
un plancher un plafond
un calendrier
un mur
une montre
une cl
une horloge
une lampe
LEON 3
Voici un crayon
Voici un livre
Maintenant
Maintenant
Le cahier
il
O est la rgle ?
La rgle
elle
O est le professeur ?
O est le tableau ?
LEON 4
le livre vert
la robe vert
Masculin
Le livre est vert
Fminin
Pluriel
gris
grise
Les livres
brun
brune
sont
noir
noire
vert
leu
bleue
Les robes
sont
verte
ATTENTION
Le livre est
La robe est
Le livre est
rouge
La robe est
jaune
Le livre est
La robe est
rose
LEON 5
Le verbe ETRE
Monsieur, vous tes petit ; Madame, vous tes petite ; Mademoiselle, vous tes petite
Il est petit, elle est petite.
Nous sommes petits.
LEON 6
Des chapeaux
Il y a Y a-t-il ?
X ne se prononce pas
un tableau
un chapeau
un couteau
un oiseau
un manteau
un bateau
des manteaux
des bateaux
LEON 7
Je suis
Je ne suis pas
Suis-je ?
1. Je suis
grand
Je
ne suis
pas petit
2. Tu es
grand
Tu
nes
pas petit
est
Elle est
grand
grande
La matire
Vous ntes
pas petit
Il
nest
pas petit
Elle
nest
pas petite
Nous ne sommes
pas petits
Vous ntes
pas petits
3. Ils sont
Ils
pas petits
grands
ne sont
Elles ne sont
pas petites
Il est en bois
Il est en papier
(le bois)
En quoi
(le papier)
est lencrier ?
est la cl ?
est le mur ?
est la robe ?
est le soulier ?
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LEON 8
Le verbe avoir
Le corps
Voici un garon.
Cest Pierre Vincent.
Il a une tte ronde. Voici la tte de Pierre Vincent.
Il est fort : il a quatre membres robustes. Voici le bras gauche et voici la jambe droite de
Pierre.
Il a deux mains et deux pieds solides.
Voici la main gauche et la pied droit de Pierre.
Il a des doigts minces, un long cou, des coudes pointus, mais des genoux (un genou)
ronds, des paules carres, un dos et une poitrine larges.
--------------------------------------------------------------------------------------------------JAI deus mains. Tu AS (Monsieur, Madame, Mademoiselle, vous AVEZ deux mains.
- Il (elle) A deux mains. Nous AVONS deux mains. Vous AVEZ deux mains.
- Ils (elles) ONT deux mains (Verbe avoir).
Jai deux jambes.
Le professeur pourra dire, ds maintenant, sil ne juge pas le tour trop difficile :
il a la tte ronde... les doigts minces, le cou long, etc.
LEON 9
mon, ton, son
La tte
SINGULIER
masculin
jai un chapeau brun
fminin
= mon chapeau jai une cravate brune
est brun
tu as un chapeau noir
= ma cravate
est brune
= ton chapeau
est noir
= ta cravate
est noire
Il (elle) a un chapeau bleu = son chapeau il (elle) a une cravate bleue = sa cravate
est bleu
est bleue
PLURIEL
(masculin et fminin)
jai des chapeaux bruns
= mes
= ses
--------------------------------------------------------------------------------------------------Voici un portrait. Cest le visage de Pierre Vincent. Pierre a des cheveux (un
cheveu) noirs, un front haut, des yeux (un il) bruns, des sourcils et des cils pais, des
oreilles larges, un nez pointu. Sa bouche est grande, ses lvres sont rouges, ses dents sont
blanches, son menton est rond, ses joues sont roses. A-t-il une langue ? - Mais oui ! O est-elle ? - Elle est dans sa bouche.
Pierre nest ni beau, ni laid. La petite Hlne, sa sur, est blonde. Elle a de
grands yeux ; ils sont bleus avec des cils noirs. Hlne est belle.
--------------------------------------------------------------------------------------------------Avec les yeux, je vois (tu vois, il voit, nous voyons, vous voyez, ils voient) : verbe voir.
Avec les oreilles, jentends (tu entends, il entend, nous entendons, vous entendes, ils
entendent) : verbe entendre.
Avec le nez, je sens (tu sens, il sent, nous sentons, vous sentez, ils sentent) : v. sentir.
LEON 10
notre, votre, leur
Je montre
Verbes en ER
Je montre
ma maison
notre maison
Je montre
Je montre
ta maison
votre maison
Je montre
Je montre
sa maison
leur maison
mes
Pluriel :
tes
nos
maisons
Pluriel :
ses
vos
maisons
leurs
Cest un verbe en ER
LEON 11
du, des
Lheure
Les bras DE sa sur sont courts.
Les bras des petites filles...
Cest le jour.
Cest la nuit.
Il est neuf heures moins dix : je suis en avance. - Il est neuf heures dix : je suis en
retard.
--------------------------------------------------------------------------------------------------Verbe sortir (comme sentir le. 9) : je sors, tu sors, il sort, nous sortons, vous sortez, ils
sortent.
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LEON 12
au, aux
Pierre
Je parle
mais
ltudiant
aux garons
je parle au garon
je parle
la fille
aux tudiants
aux filles
LEON 13
Verbes en IR
Les saisons
lt
lautomne
lhiver
En Europe,
le printemps commence le 21 mars
et finit le 21 juin.
lt
commence le 22 juin
et finit le 22 septembre.
lautomne
lhiver
* Au printemps le ciel est bleu, le soleil brille, il fait beau (= le temps est beau).
Les arbres ont des feuilles vertes.
Il fait
Les feuilles
du
des arbres
vent
tombent.
dans la maison
nous faisons,
vous faites, ils font.
(Le maon fait un mur, les maons font des murs.)
En t il fait jour tt. Il fait nuit tard. En hiver il fait jour tard. Il fait nuit tt.
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LEON 14
CES images
Rpresent des crayons ,des iosaux ,des horloges.
Cette image reprsente la classe dhlene Vincent .Cette classe est grande et
eclaire ;elle a (elle mesure) 9 mtres de long,7 mtre de large et 5 mtre de haut.Cette
dame droite,est le professuer dHlene .Cest une Fran aise .Son nom est Leblanc nest pas
grande.Elle a 1 m.60 . Elle nest pas mince,elle est grosse :elle pge 70 kilos.Quel ge a-t-elle ?
Elle a 30 ans.Elle est jeune.Le directeur de lcole (f). A 70 ans ;il nest pas jeune,il est
vieux ( fm. Veille)
LEON 15
La maison de M. Vincent Montral (Canada)
Voici un jardin et des fleurs; dans le jardin, voici une maison blanche, avec un toit rouge et une
haute chemine. Cette maison a un grenier, deux tages, un rez-de-chausse et une cave. Devant
les fentres du premier tage, nous voyons un balcon.
- O est le grenier ?
- Il est sous le toit.
- O est la cave ?
- Elle est sous le rez-de-chausse.
- Y a-t-il un garage pour lauto ?
- Oui, le garage est droite.
A gauche du garage, voici un petit escalier : il a quatre marches. Nous montons cet escalier. Sur
la porte nous voyons un nom : Franois Vincent. Monsieur Vincent habite avec sa famille dans
cette maison.
Je sonne. Nous attendons quelques minutes.
LEON 16
La famille Vincent
Jai sonn. Nous avons attendu quelques minutes.
Maintenant un jeune garon de seize ans ouvre la porte. Vous avez vu son portrait la
leon. Cest Pierre Vincent. Avec Pierre, voil une petite fille blonde. Cest Helene Vincent ;
elle a sept ans. Puis, une dame arrive et dit : Bonjour, chers amis, je suis contente de votre visite.
Cette dame est Madame Vincent, la mre de Pierre et dHelene. Pierre est son fils, Helene est sa
fille. Pierre est le frre dHelene, Helene est la sur de Pierre. Le pre des deux enfants,
Franois Vincent, nest pas la maison aujourdhui. Il est journaliste.
M. Vincent a pous une Amricaine de New York, mademoiselle Margeret Belle.
Depuis dix-sept ans, elle est la femme de M. Vincent et M. Vincent est son mari. Les parents de
Pierre et dHelene sont jeunes. M. Vincent a trente-neuf ans, sa femme a trente-cinq ans.
Le pre et la mre de M. Vincent sont les grands-parents de Pierre et dHelene. M.
Vincent a aussi une sur, Marie. Elle a pous un Argentin, Miguel Sanchez, et elle habite
Buenos Aires. M. et Mme Sanchez ont deux enfants, Anna et Roberto.
LEON 17
Le salon = la salle manger = la cuisine
Nous visitons la maison des Vincent. Au rez-de-chausse il y a deux grandes pices : le
salon et la salle manger. Voici le salon avec ses meubles : un divan, des fauteuils, des chaises,
un piano. Prs du piano, M. Vincent a mis un poste de radio, un poste de tlvision et un phono
avec des disques.
Nous entrons ensuite dans la salle manger. Cette grande pice a deux larges fentres.
La petite Helene met le couvert. Elle prend, dans le buffet, des couteaux, des cuillres, des
fourchettes. Sur la table il y a une nappe blanche, des assiettes et des verres. Vous navez pas
visit ma cuisine ? dit Mme Vincent. Cest une belle cuisine blanche. Voici la cuisinire
lectrique, le rfrigrateur, et les casseroles contre le mur. Au-dessus de lvier le robinet brille
comme de largent.
LEON 18
Les chambres, la salle de bains
Pour aller au premier tage, nous prenons lescalier, car la maison na pas dascenseur.
Combien de chambres (ou : de chambres coucher) avez-vous, Madame ?
- Deux au premier (ou : au premier tage), deux au second.
- Voici ma chambre, dit la petite Helene. Voici la chambre de mes parents. Pierre couche
au Second.
Mme Vincent ajoute : Au second, nous avons aussi une chambre damis. Lanne
dernire nos amis Legrand sont arrivs de Paris. Ils ont pass deux mois la maison.
La petite Helene parle encore ! Dans chaque chambre il y a un grand lit, une armoire et
une table de nuit. Et puis nous avons le chauffage central. Et puis voici la salle de bains avec la
baignoire, le lavabo
- Helene, tu es trop bavarde ! dit Mme Vincent.
Nous sommes redescendus dans le salon. O est Mme Vincent ? Est-elle sortie ? Elle est
alle dans la salle Manger, et elle revient avec une bouteille et des verres. Cest du vin de
France. Ce vin est excellent Nous remercions Mme Vincent et nous disons au revoir nos
amis.
LEON 19
Les repas
Chaque matin, huit heures, Mme Vincent sert le petit djeuner son mari et ses
enfant. Elle boit du th, M. Vincent et les enfants boivent du caf au lait. Et tous mangent du
pain avec du beurre ou de la marmelade, des ufs et du jambon.
Ce matin, 2 juillet, les Vincent ont pris leur petit djeuner dans la salle manger, puis M.
Vincent est sorti 8 h. 30 et il nest pas rentr midi. Sa femme et ses enfants ont djeun
ensemble. Ils ont mang de la viande et des lgumes. Au dessert Mme. Vincent a servi des fruits
et des gteaux. Tous les trois ont bu de la bire, les Vincent ne boivent pas de vin, sauf aux jours
de fte. Puis Pierre et sa mre ont pris du caf avec du sucre.
Il est maintenant sept heures du soir. Mme Vincent a mis le couvert et elle prpare le
dner.
A huit heures, M. Vincent nest pas l. Les enfants ont faim. Mme Vincent sert le
potage, puis un poisson Elle regarde lhorloge : Votre pre est en retard. Pourquoi ?
LEON 20
Une grande nouvelle
On sonne. Cest papa ! dit Hlne, et vite elle ouvre la porte.
coutez, mes enfants, japporte une grande nouvelle. Nous partirons dans un
mois pour la France. Je serai correspondant de mon journal Paris.
Les enfants sont contents ! Voyagerons-nous en avion ou en bateau ? demande
Pierre. Visiterons-nous la tour Eiffel et Notre-Dame ?
- Et le petit chat, dit Hlne, partira-t-il aussi ?
Mme Vincent regarde son mari : Franois, vous avez faim, nest-ce pas ? A
table, mes enfants ! Nous parlerons de ce grand voyage pendant le dner.
A table, M. Vincent dit sa femme : Jai visit beaucoup de grandes villes. Jai
t correspondant du Courrier de Montral au Caire, Lyon, Londres. Je suis content
de passer quelques annes en France. Vous visiterez avec moi ce beau pays. Cest la
vieille patrie de beaucoup de Canadiens.
LEON 21
LEON 22
LEON 23
Lettres et passeports
Margeret, dit M. Vincent, je viens dcrire a nos amis de Paris, les Legrand, pour
annoncer notre arrive. Voici ma lettre.
Mme Vincent prend la lettre et lit : Chers amis, je vous annonce une grande
nouvelle : dans quinze jours nous serons prs de vous. Je vais tre correspondant du
Courrier de Montral Paris. Retenez trois chambres lhtel, sil vous plat. Nous
serons contents de vous revoir, vous et vos enfants. Je tlgraphierai le jour et lheure de
notre arrive. A bientt.
Amicalement, Franois Vincent.
Je vais porter cette lettre la poste. Elle partira ce soir par avion.
Et les passeports, demande Mme Vincent, et les visas ?.
Nous aurons les passeports demain, rpond M. Vincent. Les visas ne sont pas
ncessaires. Je viens de retenir nos cabines sur le paquebot France. Tout va bien.
LEON 24
La toilette de M. Vincent
25 juillet. Le grand jour, le jour du dpart est arriv. M. Vincent se rveille 6
heures. Il se lve aussitt ; puis, en pyjama il entre dans la salle de bains.
M. Vincent a pris son bain, hier soir. Aujourdhui, il fait vite sa toilette. Il prend
le savon sur le lavabo, il se savonne, il se lave avec de leau froide, il prend une serviette
de toilette, il sessuie. Il est propre. Puis il se rase avec son rasoir lectrique. La brosse
dents et la pte dentifrice maintenant ! Ensuite un coup de peigne.
Il revient dans sa chambre. L il se chaussera et shabillera et, pendant ce temps,
Mme Vincent et les enfants feront leur toilette. Mais Mme Vincent va passer une heure
dans la salle de bains ! Du rouge sur les lvres du vernis sur les ongles et puis un peu
de poudre Margaret, demande M. Vincent, avez-vous fini ? Le train de New York part
8 h. 45 ! Nous allons tre en retard !
LEON 25
Le dpart
Avant-hier, 24 juillet, M. et Mme Vincent ont fait leurs dernires visites leurs
parents et leurs amis. Ils nont oubli personne. Puis Mme Vincent a donn les cls de
la maison ses beaux-parents ; ils viendront habiter chez leur fils et leur belle-fille.
Hier, 25 juillet, la famille Vincent a pris le train pour New York. Et ce matin, 26
juillet neuf heures, elle sest embarque sur le paquebot France.
Maintenant cest le dpart Trois coups de sirne le bateau lve lancre. Les
passagers sont debout sur le pont, et ils agitent leurs mouchoirs Bientt ils ne voient
plus les gratte-ciel de la ville, ni la statue de la Libert. Helene est un peu triste.
Pourquoi ? Parce quon a oubli le petit chat Montral. Mais Pierre est content : il va
visiter Paris. Il va connatre la France. Quel beau voyage !
LEON 26
LEON 27
Dans le train
Le chef de gare a donn le signal du dpart. Le mcanicien met la locomotive en
marche. Les wagons commencent rouler sur les rails. Le train sort de la gare, passe sur
des ponts, sous des tunnels devant des signaux rouges et verts.
La deuxime image montre la famille Vincent dans son compartiment. M. Vincent
sest assis sur la banquette de droite. Il fume sa pipe. Mme Vincent sest assise sur la
banquette de gauche, en face de son mari. Elle lit des journaux. La petite Helene, prs de
sa mre, joue avec sa poupe. Et Pierre ? O est-il ? Il est debout dans le couloir.
Voici le contrleur : Vos billets sil vous plat ! Merci, Monsieur, et il quitte le
compartiment.
Bientt un employ passera dans le couloir avec une petite cloche et annoncera :
Dner, premier service ! et la famille Vincent ira dner au wagon-restaurant.
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Vers lhtel
La rue dAmsterdam est troite et pleine de voitures. Mais les autos ne font pas
beaucoup de bruit, elles ne klaxonnent pas.
Prenons un taxi, dit M. Legrand. H ! chauffeur ! Conduisez-nous lhtel du
Palais-Royal, prs du Louvre. Passez par la place de la Concorde, sil vous plat.
Le taxi passe devant lglise de la Madeleine et arrive la place de la Concorde.
Regarde, Helene, la tour Eiffel, dit M. Legrand. Helene et Pierre ouvrent de grands
yeux : l-bas, ils voient la tour Eiffel, haute et noire. Le taxi passe sur les quais de la
Seine, il traverse le Louvre et sarrte devant lhtel du Palais-Royal. Le portier salue les
voyageurs. Puis il emporte les valises dans le hall de lhtel.
M. Legrand demande au chauffeur : Combien ?
Le chauffeur regarde le
LEON 30
A lhtel
M. Legrand conduit ses amis au bureau de lhtel : jai tlphon la semaine
dernire, dit-il au directeur ; jai retenu deux chambres au nom de Vincent. Le directeur
ouvre un gros cahier : Au premier tage, nous avons une chambre deux lits avec salle
de biens. La deuxime chambre est au sixime ; elle est moins grande que la chambre du
premier, mail elle est plus claire et aussi confortable. Excusez-nous ; tout est occup : en
t, il y a beaucoup dtrangers Paris. Voulez-vous prendre ces chambres ?
- Oui, je veux bien.
- Alors, voici vos cls : vous avez les numros 9 et 127. Lascenseur est l,
gauche. Mais dabord, veuillez remplir ces fiches.
- Chers amis, dit M. Legrand, je vais vous quitter. Dormez bien. A demain aprsmidi, nest-ce pas ?
LEON 31
La chambre dhtel
Sixime tage ! Pierre sort de lascenseur. Une femme de chambre ouvre la porte
du No.127. Cest la plus petite des chambres de lhtel; son plafond est bas, mais elle est
trs confortable et trs claire. Un tapis pais couvre le plancher. Sur la table de nuit, prs
du lit, il y a lampe lectrique. Le matelas est trs bon: Pierre va bien dormir. Les
couvertures et les draps sont trs propres.
Quand vous voudrez, vous pourrez appeler, dit la femme de chambre. Voici le
bouton de sonnette, droite du lit. Le cabinet de toilette est gauche. Les voyageurs
peuvent prendre le petit djeuner dans leur chambre.
- Non, merci, dit Pierre. Je djeunerai dans la salle manger, avec mes parents.
- La femme de chambre quitte la pice. Pierre ouvre la porte-fentre et passe sur le
balcon: il voit des toits gris et encore des toits gris. En bas, sur la place du ThtreFranais et dans lavenue de lOpra, des lumires brillent dj.
Pierre se dshabille, se couche et sendort aussitt.
LEON 32
Le petit djeuner
Le lendemain matin, aprs une bonne nuit, la famille Vincent descend dans la salle
manger. Voulez-vous du th, du caf ou du chocolat? demande M. Vincent. Je veux du
chocolat et aussi du jambon et des ufs, dit Pierre. Au petit djeuner, dit M. Vincent, les
Franais mangent moins que les Hollandais ou les Anglais. Ils ne servent ni ufs, ni
poisson, mais nous pourrons avoir de bons croissants, comme en Argentine. Mme Vincent
commande du th, Pierre et Helene demandent du chocolat. M. Vincent prendra du caf
au lait.
Le garon apporte sur un plateau les tasses, les soucoupes, les couteaux et les
cuillers. Il met ensuite sur la table du beurre, des confitures et une corbeille pleine de
petits pains et de croissants. Enfin il sert le th, le chocolat, le caf et le lait.
Mangeons vite, dit M. Vincent; nous allons faire une promenade dans Paris.
Mais Pierre, gourmand, prend et reprend des confitures. Elles sont si bonnes!...
Allons, dit M. Vincent, en route ! Noubliez pas lappareil photographique !
Hlas ! M. Vincent doit attendre encore, car sa femme est un peu coquette: elle
veut remettre du rouge sur ses lvres
LEON 33
Une promenade
Nos amis entrent dans le jardin des Tuileries par le palais du Louvre. Les vieilles
pierres semblent dores sous le soleil dt. M. Vincent photographie larc de triomphe
du Carrousel, rose et gris. Puis il montre sa femme et ses enfants la plus belle des
promenades : elle a trois kilomtres de long ; dabord cest le jardin des Tuileries ; puis,
plus loin, la place de la Concorde ; enfin, trs loin, lavenue des Champs-Elyses avec
larc de triomphe de lEtoile.
Les Vincent passent devant les bassins et les nombreuses statues du jardin. Partout
il y a fleurs de toutes les couleurs.
Sur la place de la Concorde, nos amis regardent longtemps lOblisque, un trs
vieux monument gyptien. Puis ils suivent lavenue des Champs-Elyses, sarrtent
devant les beaux magasins et arrivent sur la place de lEtoile.
Un agent de police a siffl ; il a lev son bton blanc et les voitures se sont
arrtes. Les Vincent traversent la place sur le passage clout ; ils vont visiter lArc de
Triomphe et le tombeau du Soldat inconnu.
LEON 34
Le djeuner au restaurant
Il est midi et demi. Les Vincent entrent dans un restaurant du quartier de lEtoile et
sassoient devant une table libre. Madame Vincent, un peu fatigue, est heureuse de se
reposer. Helene, toujours vive et bavarde, fait beaucoup de bruit.
M. Vincent prend la carte et demande aux enfants: Avez-vous faim ? Oh ! oui
Voulez-vous un repas bien franais ? Des hors-duvre varis, un bifteck frites. Cela
veut dire: avec des pommes de terre frites. On dit aussi : un steck-frites. Ensuite nous
prendrons du fromage. Savez-vous quil y a deux cents sortes de fromages en France?
Enfin, nous finirons le djeuner par une tarte et un caf. Et la soupe? dit Pierre. - A
Paris, on ne prend pas de potage au djeuner comme en Allemagne ou en Hongrie
Jappelle le garon. M. Vincent commande le menu. Le garon commence le service.
Puis il apporte une bouteille de vin rouge: cest du vin de Bourgogne. Les Vincent ont
bon apptit, mais ils mangent moins de pain que les Franais.
Le repas est fini. Garon, laddition, sil vous plat. M. Vincent paie et donne
un bon pourboire.
LEON 35
LEON 36
Maison ou appartement ?
M. Vincent, Mme Vincent et Pierre lisent les petites annonces dans les journaux:
Maisons vendre, appartements louer.
Je cherche mais je ne trouve rien dans mon journal, dit enfin M. Vincent. Y a-t-il
quelque chose dans les vtres ?
- Le mien, rpond Pierre, annonce une villa meuble, dans la banlieue, SaintGermain. Cest un peu loin, nest-ce pas ? Et dans le tien, maman, trouves-tu quelque
chose dintressant ?
- Un appartement de deux pices au Quartier Latin. Il est trop petit.
Mais voici M. Legrand Il semble trs content et sourit : Bonne nouvelle, chers
amis, jai trouv cinq pices meubles, 17, quai de Conti, au quatrime tage, avec une
salle de bains et le chauffage central. Le loyer nest pas cher. Nous pourrons visiter
lappartement aprs le djeuner, si vous voulez. M. Vincent prend les mains de M.
Legrand dans les siennes. Merci, dit-il, vous tes le meilleur des amis.
Maman, dit la petite Helene, nous avons vu hier lappartement de M. et de Mme
Legrand. Est ce que le ntre sera aussi beau que le leur ?
LEON 37
Les Vincent habitant dans leur appartement depuis huit jours. Voulez-vous le
visiter ? Vous connaissez dj leur maison de Montral. Le 17 du quai de Conti nest pas
aussi moderne, mais cest une belle maison de cinq tages, au bord de la Seine.
Nous demandons la concierge: M. Vincent, sil vous plait ?
Au quatrime gauche; vous pouvez prendre lascenseur.
Nous entrons dans un vestibule. A droite, voici le salon et la sale manger;
gauche, le cabinet de travail de M. Vincent, puis la chambre de Pierre; le soleil lclaire
toute la journe. Un couloir nous conduit la chambre des parents et la salle de bains.
Au bout de lappartement voici la cuisine, loffice et la porte de lescalier de service.
Le salon donne sur le quai: l-bas, en face, cest le Louvre; droite, le pont-Neuf
et la Cit. Le salon a une haute chemine de marbre blanc. Il est plein de meubles
anciens. Des portraits de famille sont accrochs aux murs. Les enfants les regardent et
rient.
Le soir, ce vieux salon est trs beau, quand le lustre brille de mille lumires.
LEON 38
M. Vincent est trs content de son cabinet de travail. Cest une pice silencieuse,
car elle donne sur la cour. Deux grandes fentres lclairent. Elle sera un peu chaude en
t. Mais en hiver, M. Vincent naura pas froid; les radiateurs du chauffage central lui
donneront une bonne chaleur.
Sur le bureau, M. Vincent a miss sa machine crire. Dans les tiroirs, il mettra ses
papiers. La bibliothque est pleine de beaux livres franais: ce sont les uvres de
Corneille, Molire, Racine, Rousseau, Victor Hugo, Balzac, etc. Il y a aussi un gros
dictionnaire. Pierre et Helene ont voulu lemporter parce quil est plein dimages. Non,
leur a rpondu leur pre; ce dictionnaire mest utile, mais quand vous serez bien sages,
vous pourrez venir regarder les images. Pierre saura peut-tre rester sage mais Helene
est si bavarde !
Un autre visiteur plus silencieux quHelene, cest Jip; Mme Legrand la donn aux
enfants. Le petit chat se promne partout. Cette Maison lui plat, mais il aime surtout le
cabinet de travail et la cuisine !
LEON 39
Comme le salon, la salle manger de nos amis donne sur le quai. Des tableaux
ornent les murs; ils reprsentent des montagnes de Provence et des ports de Bretagne.
Sur un vieux buffet il y a des plats de cuivre et des assiettes fleurs; entre les fentres,
une horloge normande remue lentement son balancier de droite gauche, de gauche
droite, et fait: tic-tac
Entrons maintenant dans la cuisine. Jip, assis sur sa queue, prs de la porte,
semble nous dire: Vous tes chez moi, messieurs; regardez tout, mais nemportez rien.
La cuisine est petite, comme beaucoup de cuisines parisiennes, mais elle est claire.
Mme Vincent va vient, de la cuisinire gaz la cuisinire lectrique, de lvier au
rfrigrateur.
Aujourdhui, une bonne odeur sort du four: Mme Vincent fait cuire une tarte aux
prunes. Jip passe sa langue sur ses moustaches: Toi , Jip, tu naimes pas la tarte aux
prunes. Tu regardes ce beau poisson, sur la table la cuisine Pierre, lui, aime mieux la
tarte que le poisson !
LEON 40
Mes enfants, venez avec nous; nous allons faire le march; toi, Pierre, tu porteras
le panier.
Mme Legrand emmne Mme Vincent et les enfants dans une vieille rue, longue et
troite. Sur le trottoir, devant leurs talages, les marchands crient: Par ici, Mesdames !
Jetez un coup dil : a ne cote rien, un coup dil!
Nos amis entrent dans une picerie. La boutique est pleine de clients. Donnez-moi
un kilo de ptes, une livre de caf, du sel, du poivre, dit Mme Vincent. Lpicier pse les
marchandises, il les enveloppe et les met dans le panier.
explique : Ce sont des marchandes des quatre-saisons. Elles vendent les lgumes et les
fruits des quatre saisons de lanne. - Combien ces carottes ? Trente centimes le
kilo, petite dame, rpond une grosse marchande. Ce nest pas cher. Jai aussi de beaux
oignons, de beaux choux, des tomates bien mres, des haricots verts. Voyez mes belles
pches et mes prunes. En voulez-vous ?
Mme Vincent en achte aussi et le panier de Pierre est bientt plein de lgumes et
de fruits jaunes, verts, rouges ou dors.
LEON 41
LEON 42
La boulangerie, la crmerie
Mme Legrand et ses amis canadiens entrent maintenant dans la boulangerie.
Plusieurs clients, homes et femmes, font la queue.
Donnez-moi une livre de farine, demande une cliente la boulangre.
Un kilo de gros pain, sil vous plat, dit une petite fille.
Mme Vincent interroge la patronne: Avez-vous des baguettes bien cuites ? Ce
boulanger fait aussi de la ptisserie. Pierre et Helene regardent les gteaux. Comme ils
semblent bons! mettent leau la bouche.
Mangeons, dit Mme Legrand. Helene choisit une petite tarte aux pommes. Pierre,
lui, prend le plus gros gteau: un chou la crme, et il commence aussitt le manger.
Nous savons quil est gourmand.
Nos amis vont ensuite la crmerie. Mme Vincent achte un camembert de
Normandie. Mme Legrand demande des petits suisses et du gruyre.
Donnez-moi aussi une douzaine dufs, un litre de lait et une livre de beurre.
Et la crmire donne un paquet de beurre dune livre (=dun demi-kilo).
Ce sera tout pour aujourdhui ?
Oui, madame, merci.
LEON 43
LEON 44
La poste
Scne I. Il est 10 heures : Mme Vincent vinent de rentrer la maison. Ou est
votre pre ? demande-t-elle. A la poste, rpond Helene. A 9 heures, il tait assis son
bureau et il crivait ; soudain, le facteur a sonn - Non, dit Pierre, ctait un petit
tlgraphiste. Il apportait un tlgramme. Papa la lu ; il voulait tlphoner, mais il na
pas eu la communication ; son tlphone ne marchait pas ; alors il est all la poste.
Pouvons-nous aller le chercher ? Oui, mais attention aux voitures !
Scne II. Les enfants arrivent au bureau de poste. Quelques personnes crivent
sur des pupitres ; il y a des stylos-bille et des annuaires de tlphone attachs avec de
chanes : cest trs amusant. On lit sur des criteaux :
DEFENSE DE FUMER ou LENTREE DES CHIENS EAT INTERDITE
Des gens font la queue devant les guichets : ici les mandats, l, les timbres, la
poste restante, les pneumatiques, les lettres recommandes.
Enfin, voici M. Vincent. Il sort dune cabine tlphonique. Il est content : il a eu
sa communication.
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Le mtro ; lautobus
Mme Vincent. Ah, mon chri, comme ce mtro est fatigant ! Je lai pris vers 18
heures la station PASTEUR. Que de monde ! Les gens marchaient rapidement ou
couraient dans les longs couloirs. Quand un train arrivait, une foule de voyageurs en
descendait, une autre foule y montait. Quelle chaleur ! Et jai chang deux fois, Italie et
BASTILLE !
M. Vincent Oui, les stations de correspondance son trs nombreuses et le mtro
parisien est le plus commode de tous.
confortables ; les trains de New York sont plus rapides. Mon beau-frre Sanchez dit que
les stations sont plus coquettes Buenos Aires et Moscou. Et puis, on ne peut pas
fumer dans le mtro Paris ; Moi, jaime mieux lautobus : on y est bien et on voit Paris.
Pierre Et les tramways ? Il ny en a pas Paris ?
M. Vincent Non, il ny en a plus depuis 1937.
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Chez le coiffeur
Ce visage que vous voyez dans la glace, cette tte qui sort dun peignoir, cest
Pierre. Le coiffeur tourne autour de lui, les ciseaux la main. Tac, tac, tac il coupe
adroitement les cheveux noirs qui tombent sur le peignoir blanc. M. Vincent attend son
tour, assis sur une chaise. Il lit un journal que le coiffeur lui a donn.
La tondeuse, maintenant ! Et cest fini.
Le coiffeur prend un miroir et, dans la glace, il montre Pierre son cou bien rose,
bien propre. Cest un beau travail, que M. Vincent admire.
Voulez-vous un shampooing, mon sieur ? Une friction leau de Cologne ?
- Non merci ; donnez-moi un coup de peigne seulement.
- Pierre est libre enfin ; il va pouvoir remuer les bras et les jambes.
M. Vincent sassied son tour dans le fauteuil. Il veut se faire raser et il tend son
menton au blaireau et au rasoir. Puis il attendra Mme Vincent qui est l, dans le salon des
dames, et qui disparat sous le casque de lindfrisable.
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A la prfecture de Police
Vous tes tranger ; vous voulez rester quelques mois Paris : alors vous aurez
besoin dune carte de sjour. Allez la prfecture de Police dont les bureaux sont dans la
Cit. L, vous trouverez toute la famille Vincent, qui attend devant un guichet
Enfin, cest le tour de M. Vincent.
Avez-vous votre passeport ? dit lemploy. Vos photographies ?
M. Vincent donne ses papiers et lemploy crit : VINCENT Franois, ne le 10
aot 1925
Il lve la tte et demande :
O tes-vous n ?
- A Montral, Canada.
Et lemploy crit :
Nationalit : Canadienne.
Profession : journaliste.
Domicile : 17, quai de Conti.
Cest bien. Prsentez-vous la caisse.
Maintenant, cest le tour de Mme Vincent.
Et les enfants ?
- Non, dit lemploy, les-enfants de moins de 16 ans nont pas besoin de cartes de
sjour.
Ouf ! Cest fini ! Les Vincent emportent leurs cartes et quittent la salle o une
foule nombreuse va et vient. Ils traversent la cour carre, dont la porte donne sur le
March aux Fleurs. Cest une petite place o lon vend des fleurs pendant la semaine, et
des oiseaux le dimanche.
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Le caf-tabac
La petite Helene est entre avec son pre dans un bureau de tabac : Que dsirezvous Monsieur ? Un paquet de cigarettes, un paquet de tabac, une bote dallumettes :
donnez-moi aussi deux timbres, sil vous plat.
Au mur, sur des rayons, voici des botes de toutes les couleurs : cigarettes
franaises, cigarettes trangres, cigares. Papa, quest-ce qui brille, l ? - Des briquets,
ma fille. A quoi servent-ils ? Ils servent allumer les cigarettes et les pipes.
Mais dj Helene a tourn les yeux vers lautre ct de la salle ; elle sapproche du
comptoir quune serveuse essuie avec son chiffon. Des clients boivent, debout. Des
bouteilles sont ranges contre le mur : apritifs, alcools, liqueurs.
Quest-ce que vous prendrez, Mademoiselle ? dit la serveuse, qui sourit. Rien,
merci, rpond M. Vincent, elle est encore trop petite.
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Au thtre et au cinma
Mme Vincent et Mme Legrand aiment beaucoup la musique et le chant. Souvent
dj, elles sont alles lOpra et lOpra-comique. La premire fois, M. Vincent les a
accompagnes. On jouait FAUST. La scne tait orne de beaux dcors. Aux fauteuils
dorchestre, au balcon, dans les loges, les spectateurs applaudissaient aprs chaque acte et
ils criaient bis ! Notre ami, lui, dormait un peu dans son fauteuil. Il se rveillait aux
entractes et quand le rideau est tombe il a dit : Enfin !
M. Vincent, vous aimez la comdie et mme la tragdie ; vous savez par cur le
nom des acteurs et des actrices. Vous avez vu de belles pices au Thtre-Franais et
dans les thtres des boulevards. Vous aimez aussi les concerts. Pourquoi donc dormezvous lOpra ?
Et Pierre ? Et Helene ? Ils aiment mieux le cinma. Leur mre les y a conduits
plusieurs fois. Une ouvreuse les attendait dans le noir avec sa petite lampe lectrique et
les menait leurs places. Sur lcran, ils voyaient dabord un documentaire, puis les
actualits, enfin le grand film avec des vedettes, ou un dessin anim, en couleurs, Mickey
ou Blanche-Neige par exemple.
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Un concert au Luxembourg
Cest aujourdhui jeudi. Sous les arbres du jardin du Luxembourg, autour du
kiosque, les chaises, bien ranges, paraissent attendre quelque chose. La musique de la
Garde rpublicaine va donner un concert. M. Vincent, Mme Vincent et leurs enfants sont
venus de bonne heure pour tre aux premires places.
La chaisire va et vient, son carnet de billets la main.
Que de monde
maintenant ! De vieux messieurs et de vieilles dames surtout. Les enfants aiment mieux
le thtre du guignol et le bassin o ils jouent avec leurs petits bateaux.
Enfin, voici la Garde.
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A Biarritz. La plage
M. Vincent sort de leau. Des gouttes brillent sur sa poitrine et sur ses jambes. Il
se couche sur le sable prs de Mme Vincent qui fait scher son dos au soleil. Mes
enfants, dit-il Pierre et Helene, ds que vous aurez pris votre bain, nous irons
djeuner : jai faim. Mais Helene fait des pts avec son seau et sa pelle. Je dois en faire
encore dix, rpond-elle ; quand jaurai fini, jirai me baigner. Pierre, lui, joue au ballon
avec des camarades. Alors M. Vincent se lve, il prend les enfants par la main et les
conduit jusqu la mer. Helene porte un maillot rouge, Pierre a un slip noir. Lui, il sait
nager.
Ne va pas trop loin, dit son pre. Attention aux vagues. Lorsque tu auras fait
cinquante mtres, reviens.
Et M. Vincent attend. Il regarde la plage. A droite, on voit un phare ; gauche,
des villas blanches sur des collines vertes ; au fond, trs loin, la ligne bleue des Pyrnes.
A travers la foule des baigneurs et des tentes les Vincent reviennent lhtel.
Quand ils auront pass deux semaines au bord de locan, ils feront un petit voyage dans
la montagne.
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Un mariage la campagne
Hier, la fille du fermier, Madeleine Lefvre a pous un riche paysan, Jules
Lambert. M. Legrand, qui est le maire du village, a mis son charpe tricolore pour le
mariage civil. Parlant aux fiancs, il a dit: Monsieur Jules Lambert, voulez-vous prendre
pour pouse Mademoiselle Madeleine Lefvre ? Oui ! Mademoiselle Madeleine
Lefvre, voulez-vous prendre pour poux M. Jules Lambert ? Oui ! Au nom de la loi,
vous tes unis par le mariage. Et M. le maire a fait un petit discours.
Puis, on est all lglise du village pour le mariage religieux. Les deux poux
ont entendu la religieux. Les deux poux ont entendu la messe. M. le cur, labb Dupr,
a fait aussi un petit discours.
Enfin, vers midi, on est revenu la ferme. On marchait pied, derrire deux
musiciens qui jouaient de villes danses : en tte venait la marie, donnant le bras son
mari; puis M. Lefvre donnant le bras la belle-mre de sa fille, ensuite le pre de Jules
Lambert avec Mme Lefvre, les garons dhonneur avec les demoiselles dhonneur. Les
autres invits suivaient en chantant. On est entr dans le hangar dcor de fleurs, o le
banquet tait servi. On a mang beaucoup et longtemps. Puis on a dans toute la nuit.
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La fte du village
La veille de leur retour Paris, les Vincent ont assist la fte du village. Ds sept
heures du matin, les pompiers sont venus rveiller M. le maire en jouant du tambour et du
clairon; puis sur la place de lglise, ils ont fait lexercice avec les pompes incendie.
Pendant ce temps, M. Legrand donnait le dpart de la grande course de
bicyclettes : trente kilomtres !
Puis M. le cur a chant la grand-messe.
Laprs-midi il y a eu un concours de boules sur la place de la Mairie, et les jeunes
gens ont fait une course en sacs. Helene et Pierre riaient aux larmes. Sautant, tombant,
les coureurs, dans leurs sacs, ressemblaient aux guignols du Luxembourg. Pendant ce
temps, dautres jeunes gens montaient au mt de cocagne pour dcrocher des jambons des
bouteilles de vin et des saucisses. Et les enfants tournaient sur les chevaux de bois ou
montaient dans les balanoires.
Le soir, M. Legrand a donn un beau feu dartifice. Et les gens du village criaient
oh ! et ah ! en voyant les fuses rouges ou bleues ou en entendant les bombes.
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Les sports
Les Vincent sont revenus Paris. Les Vacances vont bientt finir. Mais la saison
des sports a commenc : Pierre aime les spectacles sportifs, son pre aussi. Si M. Vincent
avait le temps, il irait avec son fils, tous les samedis et tous les dimanches, sur les terrains
de sport. Mais il na pas le temps Le dimanche, quand il est assis son bureau, il pose
parfois son stylo et il soupire : Si jtais libre, je serais assis maintenant sur les bancs du
stade de Colombes, au soleil ; jassisterais au match de rugby France-Ecosse ; je verrais
courir les quipes en maillots noirs ou rouges. Si si Mais hlas ! il faut crire cette
page
Et Pierre ? Il est dj parti avec Jean Legrand : ils sont alls au vlodrome du Parc
des Princes ou sur un court de tennis. Et la boxe ? Je naime pas les coups de poing dit M
Vincent. Mais, Pierre, lui aimerait bien la boxe.
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Un accident. LHpital
La semaine dernire, Hlne revenait du march avec sa mre, quand un gros
chien, courant sur le trottoir, la jete terre. Mme Vincent a eu peur, car la petite avait
une plaie rouge au genou droit. Cest dans une pharmacie que Mme Vincent a dabord
conduit sa fille. Le pharmacien lui a fait un pansement, puis Mme Vincent a ramen
Helene la maison. Pendant la nuit la fillette a mal dormi. Elle avait de la fivre. Le
thermomtre est mont 39 degrs.
Le lendemain, un mdecin, le docteur Meunier est venu. Il a examin Helene: Je
ne vois pas de fracture, a-t-il dit M. Vincent, mais il faut radiographier la jambe.
Conduisez votre fille lHtel-Dieu. Cest l quon fera la radio.
Je ne fais pas
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