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A.degive - Précis de Médecine Vétérinaire

Ce document décrit les principes de base de la médecine opératoire vétérinaire. Il définit les opérations chirurgicales et les divise en opérations élémentaires et opérations composées. Il décrit également les considérations générales à prendre en compte avant une opération.

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A.degive - Précis de Médecine Vétérinaire

Ce document décrit les principes de base de la médecine opératoire vétérinaire. Il définit les opérations chirurgicales et les divise en opérations élémentaires et opérations composées. Il décrit également les considérations générales à prendre en compte avant une opération.

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PRECIS

DE

[|ilDECINA OPilRATOIRB
VETERII[AIRE
PAR

Alph. DEGM
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lB l,'l,clnMtn RoYf,!: uti lr;prctnR DE BllLolQE

PRoFs:sBEoB

un atlas mprena,nt 7 20 figures

BRUXELLES
IITPRIMERIE POLLEUNIS
DFEESEII &

DESilIET,

&

CEUTERICK

SUCCESSEURS

37, RUn DEs URSULTNES'

37

rgOs

PRCIS DU OOURS DE MDEOINE OPRATOIRE

DEFINITION ET DIVISION
La mdecine opratoire a pour objet l'tude spciale des
oprations chirurgicales.

Est dite chrurgicale (du grec cheir, main, et ergon,


uvre, action) toute opration mthodique faite avec la main

seule ou arme d'un instrument en vue de faire subir


l'organisme une modification utile.
Les oprations peuvent tre divises en deux grandes
catgories : les oprations simples ou lmentaires et les
oprations composes ou usuelles.
Il existe autant d'oprations lmentaires

ou lments
chirurgicaux qu'il existe d'actions opratoires simples,
irrductibles, telles que la ponction, la suture, etc. La runion cle plusieurs lments chirurgicaux constitue les oprations composes utilises dans la pratique.
Suivant la nature des facteurs employs et de I'action
produite les oprations peuvent tre partages en deux
sections : celle des opr'ations plyrsiologiques

et celle des

opration s mcaniques ov p hysiques.

Division et classiflcation des oprations lmentaires.


Ces oprations sont physiques ou physiologiques.

Oprations physiotogiques.

Dans ces oprations

le facteur et I'effet opratoires sont essentiellement dynamiques, physiologiques. I-'action dtermine consiste en
exaltation, dpression, transformaune modification,
des attributs fonctionnels et nutritifs des Iments
tion,
organiques. On distingue quatre oprations physiologiques
principales : la cautrisation, I'anesthnisation, l'lectri:
sation et la magntisation.
{

II.

Oprations mcaniques ou physiques.

leur caractre elles peuvent tre divises

Suivant
en quatre groupes:

r. Oprations modifrant la continuit des tissus d'une


manire incomplte :
a) Ecartement, extension des !men fs: distension ; dilatation ; longation.
b) Rapprochement, rduction des lments : compression; relchement.
c) Transpositiott, transformation des imenls : massage.

z.

Otrtrations modifiant

manire complte

Ia continuit

des tissus d'une

a) Division, ablation directe: ponction; incision, secdissection ; abrasion ; arrachement, torsion ; cra-

tion;

sement.

b) Division, ablation indirecfe : ligature; pinces, clams,


casseaux ; destluction, cautrisation.

c) Runion : suture; Iigature ; pinces, clams, casseaux


agglutinatifs; bandages et appareils unissants.

d) Transmutation

anaplastie, autoplastie, htroplastie.

3. Oprations modifiant
aS

les rapports des organes

loignenenl, sparation

cartement, disjonction

vulsion, extraction.
bJ Rapprochement, runion : conjonction; rduction,

c) Transposition; r) changement de position: inclinaison.,


version ; flexion, extension, abduction, adduction ; torsion,
rotation; invagination ; abatage ; relvement ; z) changement de lieu: dplacement, transport, Iocomotion.
d) Immobilisation : assujtion, contention.

4.

Oprations modifant le contenu des organes

a) Addition : t) application
des pansements et des appareils

des topiques, des bandages,


divers; z) inhalation, insuf-

flation, iniection, infusion, intromission,


lsondage)

3)

cathtrisme

implantation, ston, trochisque.

b) Soustraction : expulsion, extraction,vacuation, dtersion, lavage.

c) Transposition

dplacement (propulsion, rtropul-

sion), transfusion.
d) Immobilisationz rtention, stase (hmostase).

Les lments chirurgicaux seront dcrits avec les dveloppements qu'ils comportent dans les tudes consacres
aux diverses oprations composes ou usuelles dont ils font
partie.

Dlvieion et classiflcatlon des oprations usuelles.


Les oprations usuelles peuvent tre rparties en deux
catgories gnrales : les oprations proprement dites ou
essentielles et les oprations adjuuantes.

r. Oprations adjuvantes : position et contention du


sujet avant et aprs I'opration; anesthsie; hmostasie
provisoire; appropriation de I'organe ou de la rgion
oprer : rasage, lavage, etc.

z.

Oprations

essentielles. Elles forment

groupes : les oprations gnrales

et les oprations

deux
sp-

ciales. Celles-l sont pratiques d'aprs des rgtes communes, et celles-ci d'aprs des rgles particulires, sur les
divers organes ou rgions de l'conomie.

Les unes et les autres peuvent tre subdivises de Ia


mme manire que les lments chirurgicaux, d'aprs la
nature, le caractre de I'action ralise.

Les oprations adjuvantes et essentielles se prtent


des considrations communes qu'il importe de ne pas
perdre de vue. Ces considrations feront I'objet de la premire partie de ce cours. Celui-ci comprendra quatre
Parties

ro De I'opration en gnral;
zo Oprations adjuvantes;
3o Oprations gnrales;
40 Oprations spciales.

PREMIERE PARTIE
IlE

L'OPRATIOT

til OilBAL

Dans toute opration on doit considrer


o Le nom, la grnonymie, la dfinition
r

,'.

2o les

prlimi-

naires: indications et contre-indications, poque de I'opration, etc. ; 30 la description; 4o les phnomnes et soins
conscutifs.

CHAPITRE

]l0ilEllcLATu RE, SYNollYillE, DFlil

lrl0ll

La nomenclature des oprations rePose sur les


bases principales suivantes

to le

quatre

caractrerla nature

de

la modffication produite (anesthnisation, extraction); zo la


nature dcs agents employs (thrisation, cautrisation
actuelle); 3o le lieu de l'opration (trachotomie, iniection
hypodermique) ; +o le nom de l'auteur (cautrisation Nanzio,
tra chotomie Brogniez).

Synonymie.
noms,

Quand une opration porte plusieurs'

on adopte celui qui parat le plus convenable; les

autres sont autant de YrnonYmes.

La dfinition n'tant qu'une exteusion


Dfinition.
du nom, elle doit rePoser sur les mmes lments que la
nomenclature. On dfinit une opration en indiquant ce qui
la diffrencie des autres oprations concernant: la nature,le
caractre de I'action ralise, I'agent employ, le lieu de
I'opration, le mcanisme suivant lequel la modification est
produite.

CHAPITRE II
PRLIIIIIIIAIRES DE L,OPRATIOII

Avant de procder une opration, le chirurgien doit


il y a lieu : ro dterminer si elle
doit tre pratique, s'i[ y a indication; zo fixer L'poque,

ncessairement ou quand

le moment les plus favorables; 3o faire subir I'animal une


prparation finrale; E former son plan, choisir le mode
opratoire le plus convenable; 50 choisir et approprier un

Iacal ou lieu convenable;

go prendre des afdes, des assls-

tants;7o prparer son appareil; Sofaire sa toilette.

Article t.

Indications et contre-indications.

Pour dterminer si une opration est indique, le chirurgien doit examiner : ro Ie motif, la gravit .1 l'.ffi.".it de
I'opration; 20 l'tat du sujet; 3o le milieu, les conditions
hyginiques auxquels il est soumis.
S 1.

Moti{, gravit, efilcacit, conomie de I'opnation.

Toute opration est pratique pour raliser une modification soit utile ou conomique, soitagrable ou esthtique,
soit simplement humanitaire.
Les indications auxquelles doivent rpondre les oprationg peuvent tre ramenes aux cinq principales suiventes

ro Prvenir le dveloppement d'une maladie : opration


prfuentite. Ex.: in<lculations contre les maladies microbiennes.

zo Remdier une anomalie (affection ou diffbrmit) :


opration curatiye. Ex. : saigne, ablation d'un membre
surnumraire.
3' Modifier le caractre et la constitution, et rendre ainsi
I'animal plus calme, plus docile, moins dangereux ou plus
apte I'engraissement, la production du lait : opration
conomique. Ex.: castration des mles et des femelles.
4" Changer la forme extrieure normale : a) pour rendre
I'animal plus beau,pour le mettre la mode (but esthtique).
Er. : rsection des oreilles, queue l'anglaise ; ) pour
parer certains inconvnients qui contrarient I'utilisation.

Ex. : rsection de la queue chez les chevaux de batelier et


de voiture.
5o Crer ou dvelopper cerraine facult spciale, telle que

la parole. Ex.: section du frein de la langue chez les oiseaux.

Suivant le caractre et l'importance de ces indications


I'opration est dite :
a) conomique (utilit), esthtique (agrment) ou humanitaire (sentiment)

) Ncessaire ou facultative. L'opration facultative peut,


suivant les cas, tre considre comme utile, nuisible ou
indiffrente.

Pour dterminer s'il y a indication d'intervenir, le


chirurgien tablit une double comparaison, la premire
entre le motif et la grvit ou I'innocuit de I'opration,
la seconde entre son efficacit et celle des autres mthodes
de

raitement.

En gnral, iI y a lieu d'intervenir, I'opration est indique, quand le bnfice raliser I'emporte sur la perte
courue, ou lorsque I'accident ou l'tat auquel il y a lieu de
remdier expose un priudice plus grand que I'opration
elle-mme. Tel est le cas pour I'opration d'une hernie
trangle irrductible et pour la castration du cheval cryP-

torchide.
Dans les conditions contraires, I'opration doit tre considre comme nuisible et partant conte-indque.
S

Agt.-

2.

- tat du sqiet oPrer.

Diverses oprations (castration, queue

I'anglaise)

ne peuvent tre pratiques qu' un certain ge, lorsque


I'animal a acquis un dveloPPement suffisant.
spciaux relatifs au sexe (gestaSexe.
- Quelques tats
tion, chaleurs) peuvent faire diffrer certaines oprations
(castration).

il est contreItot de sant.


- Sauf en cas de ncessit,
indiqu d'oprer un animal trop faible, anmique ou atteint
d'une maladie infectieuse. Il faut attendre que, par un
rgime et un traitement appropris,l'conomie soit ramene
un tat satisfaisant.
S

3. - tat des conditions hyginiques.

Milieu.- Des conditions de miliez relatives au logement


du sujet et la constitution atmosphrique rgnante
peuvent avoir assez d'importance pour dterminer le chirurgien diffrer certaines oprations'

L orsque dans I'exploitation ou dans la localit o I'on


doit oprer iI rgne une maladie infectieus,
- typhode,
.gourmeuse ou autre,
on fera bien de surseoir aux oprations qu'on peut diffrer sans inconvnient.

Aliments, bossons, seruice.


- Les chances de succs et
partant les motifs d'oprer ou de ne pa's oprer peuvent
varier avec la qualit des boissons et des aliments, avec les
habitudes, le genre de service de I'animal modifier.

Artiele 2.

poque de I'opration.

Lorsque I'opration est ncessaire et doit tre pratique


sans dlai,7e temps est

dit de ncesst.

il n'y a pas urgence et qu'on

peut attendre le
moment le plus convenable, celui-ci est appel temps
Qand

d'lection.

On distingue le temps d'lecton dans I'anne (safson),


et celui dans Ia journe (heure).
Saison.
- Bien que les plus grandes oprations puissent
tre pratiques avec un plein succs en toute saison, il est
prfrable, lorsqu'il n'y a aucun motif spcial d'agir autrement, de ne pas pratiquer les oprations de quelque gravit
aux poques les moins favorables de I'anne, pendant les
fortes chaleurs (juillet et aot) ainsi que pendant les temps
de grand froid {dcembre, janvier et fvrier).
Les temps les plus favorables de I'anne sont les poques
tempres de la fin du printemps, du commencement et de
la fin de l't, du commencement de I'automne.

Heure.
- Pour une opration de quelque gravit il est
prfrable d'oprer le matin que dans I'aprs-midi ou la
soire.

Le matin, I'animal tant ieun est gnralement mieux


dispos. S'il survient une complication on se trouve dans
des conditions plus favorables pour y porter remde.

Article 3. - prparation du sqiet.


La prparation du sujet est de ncessira lorsqu'il est
affaibli, puis, ou atteint d'une maladie infectieuse.
J'estime qu'il est toujours utile de soumettre une prparation tout animal qui doit subir une opration assez
grave pour mettre la vie en danger. Cette prparation me

parat devoir tre la fois hyginique et medicale, et avoir

unedurede36jours.
A titre hyginique il convient d'carter tout aliment relchant ou suspect d'impuret, et d'ordonner, pour le cheval,
I'exclusion de toute autre substance, particulirement de
tout fourrage : la paille, I'avoine et le son, de bonne qualit.
La paille sera pralablement secoue au dehors pour la
dbarrasser autant que possible de la poussire et des
germes qui la souillent.
On prescrira en outre des boissons lgrement sales, un
exercice modr ou une promenade quotidienne au grand
air d'une heure au moins, en une ou en deux fois.
A titre mdical, afin de neutraliser ou de contrarier
l'action des micro-germes pathognes qui pntrent dans
l'conomie avec les aliments et les boissons, il me parat
indiqu de faire prendre I'animal pendant quelques iours,
un agent antiseptique (borax, acide phnique, hyposulfites
alcalins, etc.), qu'on administre la d<rse voulue, additionn
aux boissons, en mche, au besoin en breuvage.
Pour la prparation du cheval cryptorchide chtrer,
je prescris communment : teinture d'arnica I5o zoo
grammes et acide phnique cristallis 5o 6o grammes,
administrer dans les boissons, trois cuillres soupe le
jour, irne le matin, une midi et I'autre au soir.
Je veux bien convenir que, dans la grande majorit des cas,
la prparation mdicale n'est pas ncessaire et que, sans
elle, les oprations les plus graves peugent tre suivies d'un
plein succs. Mais on ne peut nier que chez un certain
nombre de suiets, qutil n'est pas possible de dterminer
d'avance, elle sera d'une utilit relle pour prvenir le dveloppement de complications infectieuses graves.

Articte 4. - Plan de I'opration; choir du procd


opratoire.

Lorsqu'une opration peut tre ralise de plusieurs


manires (mthodes, modes, procds), I'oprateur choisit
celle qui lui parat la plus convenable; il forme le plan
suivant lequel il doit agir pour mener son opration la
meilleure fin. La formation de ce plan lui permet de
prvoir tout ce qu'il doit faire et prparer pour I'excuter
comme il convient.

to

Artiole 6.

- Cholx et apBropriation du tieu de


I'opration.

En rgle gnrale on doit, autant que possible, choisir un

local spacieux et bien clair. Les grands animaux sont


frquemment couchs et oprs en plein air, sur un lit de
paille appropri. En cas de mauvais temps il convient
d'oprer sous un abri, dans un mange, sous un hangar;
au besoin dans une remise, une grange, une curie, etc.

Dans les coles vtrinaires et dans les tablissements de


maints mdecins vtrinaires, il existe des salles spcialement amnages pour I'assujtion des animaux oprer.

Article 6. - Choix des aides et des assistants.


Des aides ordinaires, en nombre voulu, doivent tre
choisis aussi adroits, aussi intelligents et aussi forts que
possible.

Il est deux circonstances o le chirurgien

vtrinaire doit
faire assister par un confrre : ro lorsque le sujet oprer
doit tre anesthsi; zo lorsque I'opration est grave, difficile, et peut avoir des suites fcheuses.

se

Article 7. - Prparafion de I'appareil.


L'appaieil chirurgical doit comprendre, outre les matires,
les pices, les agents mdicaux et les instruments ncessaires I'opration, ceux qui sont ncessaires pour remdier aux accidents, aux hmorragies, etc., qui peuvent la
compliquer. Il convient d'avoir en double les instruments

indispensables susceptibles

de se briser pendant les

manuvres opratoires.
Asepsie, antisepsie.
- Les instruments, Ies matires et
les pices employs doivent tre dans un tat aseptique aussi

parfait que possible.


Dsinfection des instruments.
les avoir lavs
- Aprs
I'eau de savon, on plonge dans l'eau
strilise ou aseptigue
bouillante, pendant 5 ro minutes, les instruments non
susceptibles de s'y altrer.
L'eau ordinaire est rendue aseptique soit en la filrrant
(filtre Pasteur), soir en Ia faisant bouillir pendant r 5 minutes
avec"7 o/oo de sel marin, ou pendant 5 minutes en y ajoutant
ro r5 o/oo de carbonate sodique.

II
[Jne bullition de cinq minutes dans la solution sodique
I olo est de tous les procds d'asepsie des instruments
non seulement Ie plus sr, mais Ie plus expdtif et le plus
simple.
Dans les cas ordinaires on Peut se contenter de laver les
appareils avec de I'eau chaude et du savon, puis avec une
solulion antiseptique concentre. On emploie communment les solutions d'acide phnique, de lysol ou de crsyl,
de croline, 5 o/o, t celles du sublimzoloo ou d'oxycyanure de mercure 5 o/oo (rizoo).

L'acide phnique, le lysol, la croline et I'oxycyanure


de mercure sont particulirement employs pour les instruments mtalliques qui seraient altrs Par le sublim
corrosif.
Les solutions de sublim conviennent surtout pour les
instruments, les objets et les matires brutes, non mtalliques.
Les instruments mtalliques, l'exception de ceux que la
dtrempe peut altrer, peuvent tre dsinfects par le JIambage l'alcool. Ces instruments tant arross d'un peu
d'a-lcool, il suffit d'allumer et de laisser brtler une deur

minutes.

Pour enlever les dernires traces de corps gras qui Pourraient encore contenir des micro-germes, on conseille
d'essuyer les instruments avec un tamPon ou un linge
imprgn d'alcool absolu. Ce procd est particulirement
recommandable pour les instruments dlicats dont le tranchant pourrait tre altr par la chaleur de la flamme ou de
I'eau bouillante.
Afin de rendre I'asepsie plus facile et plus complte, les
instruments seront autant que possible pourvus de manches
en mtal.
Dsinfection des autres partiesde I'appareil - L'ouate,
l'toupe, les bandes, les pices de linge, les fils, les drains
en caoutchouc, etc., sont striliss soit par I'air ou la vapeur
d'eau surchauffs, au moyen d'appareils spciaux (tuves,
autoclaves), soit par une immersion d'rtne certaine dure
dans I'eau bouillante ou dans une solution antiseptique
forte (acide phnique, crsyl, sublim, permanganate de
potasse, etc.), porte une temprature plus ou moins
teve. L'exprience a dmontr que la chaleur augvtente

r2

le pouuoir microbicide des solutions antiseptiqnes, comme


I'humidit ajoute l'action strilisatrice de Ia chaleur.

une fois dsinfectes, les diffrentes parties de I'appareil


seront, soit disposes mthodiquement sur le fond d'un
plateau ou d'un panier plat, sur une table ou sur une
chaise
au besoin d'un linge propre asep-soitrecouverte
tis,
plonges dans un bassin ou un rcipient d
hoc, contenant de I'eau strilise ou une solution antiseptique ordinaire (acide phnique zlroo, acide borique ou
borax, 3lrco).
Divers instruments, notamment les seringues, ra chane
de l'craseur, les fils, les appareils en caoutchouc, seront
utilement maintenus en permanence dans une solution
concentre de borax; pour les appareils en caoutchouc et
les fils, on prfre gnralement la solution d'acide phnique

5iroo.
Pour les autres agents et prparations antiseptiques nous
renvoyons au chapitre consacr au pansement.

article 8.

Toilette de l'oprateur et des assistants.

Pour une opration d'une certaine importance, Ie chirur-

gien doit endosser un costume appropri,

se

revtir d'une

blouse ou d'un tablier et de manches aussi propres que


possible.

Il doit aussi se laver

les mains,

et les bras s'il y a lieu,

avec de I'eau chaude et du savon d'abord, avec une solution

antiseptique ensuite.

Il

les ongles de manire

aura soin en outre de se nettoyer

ne porter aucune souillure

au

contact des tissus qui doivent tre diviss.


Les mmes prcautions antiseptiques seront prises par

les assistants

qui doivent toucher les instruments et

les

matires employs pour I'opration.


Pour raliser une asepsie plus complte des mains, on
peut faire suivre le premier lavage I'eau et au savon par
un second lavage I'alcool Boo, puis par un troisime au
sublim au r/rooo.
Lorsque les mains ont t souilles par des liquides puru-

il paratrait, suivant I'observation faite


par plusieurs chirureiens, qu'il est impossible de les rendre
absolunrent striles avant quarante-huit heures.
lents ou septiques,

IJ

CHAPITRE

III

DESCRIPTIOI{ DE L'OPRATIOII

Sous sa forme la plus commune, I'opration usuelle se


divise en trois parties principales, savoir

prliminaires

r) Ies oprations

z) I'opration essentielle; 3) les oprations

complmentaires.

Toute opration, qu'elle soit prliminaire, essentielle ou


complmentaire, peut se faire d'une seule ou de plusieurs
manires (mthodes, modes, procds) en un ou plusieurs
temps.

r. Mthode, mode, procd. - Ces trois mots ont un


mme sens gnral, expriment la mme ide gnrale
- la
diffrents degrs d'extension.
manire d'oprer
Sous le nom de mthode on comprend communment
l'ide fondamentale ou gnrale de I'opration raliser;
sous celui deprocdd on dsigne plus spcialement la faon

dont cette ide peut tre ralise; le mot mode sert

dnommer une modification spciale de la mthode. Une


opration peut se faire suivant plusieurs mthodes; chaque
mthode peut revtir plusieurs modes; chaque mode peut
tre ralis suivant plusieurs procds.
Comme il n'existe pas de distinction absolue entre le sens
de ces trois termes, on conoit que, dans le langage usuel,
il n'est pas rare de recourir indiffremment I'un ou
I'autre pour exprimer la mme ide.

z. Ternps.

Une opration peut tre assez simple Pour


trait; gnralement, elle comprend un
nombre d'actes lmentaires plus ou moins considrable.
Lorsque ceux-ci son[ assez divers et assez nombreux Pour
former plusieurs parties distinctes, ces dernires sont dites

tre effectue d'un

temps opratoires.
Suivant que la manuvre opratoire peut tre prvue ou

non, I'opration est dite rgle, rgulire, ou irrguliere,


insolite, non rgle. La mme distinction Peut tre applique aux temps opratoires.
Chaque temPs ou acte opratoire prsente considrer

ro Le fait, I'ide raliser : but opratoire, ide

gicale;

chirur'

r+

zo Les moyens I'aide desquels cette ide peut tre


ralise i ressources, moyens chirurgicdux I

i" L^

manire dont

la

chose est excu te : manuyre

chirurgicale, manuel opratoire.


S 1.

Ide chirurgicale.

L'ide chirurgicale raliser comprend deur Iments


gnraux : le lieu et le caractre, la nature de I'opration.

Lieu de I'opration.
- Lorsque dans une rgion ou sur
un organe donn I'oprateur peut ou non choisir un endroit
plus convenable que les autres, cet endroit est dit lieu
d'lection ou lieu de ncessit.
Caractre, nature de

l'opration. Il y a lieu de

distinguer la nature spciale qualitative et le caractre gnral ou quantitatif de I'opration.


Au point [Link] qualitatif, il y a lieu de distinguer autant
d'oprations :

to Qu'il y a de changements divers (mcaniques, chimiques, dynamiques) possibles : incision, cautrisation, etc.;
zo Qu'rl y a de formes spciales d'incision, de cautrisation, etc.
Sous le rapporr. quantitatif, l'opration offre : a) une
tendue, des dimensions; ) une intensit, un degr : cautrisation forte, faible, etc.; c) un nombre donn d'lments,
quand elle est compose: cautrisation [Link].
S

2. - Moyens chirurgicaux.

Pour raliser une opration le chirurgien dispose de deux


ordres de moyens, les uns intrinsques qui lui sont
inhrents
- ses organes et ses facults propres, - les
autres extrinsques, forms par les diffrentes parties
de
l'appareil chirurgical, signales plus haut, auxquelles
s'ajoutent les aides ou assistants employs.

Moyens

intrinsques. Ces moyens comprennent

I'organe central ou crbral avec ses facults gnrales ou


psychiques : I'intelligence, la volont et le cur, d'une
part, et les organes priphriques des sens avec leurs
lcults spciales ou physiques : la vue, I'ouie, le tact, la
motilit, le gott et I'odorat.

r5

Qualits physiques. - Pour oprer d'une manire convenable le chirurgien doit tre aussi bien dou que possible
sous le triple rapport de la vue, du tact et de Ia motilit. Il
doit par dessus tout possder une force musculaire, une
souplesse corporelle et une dextrit manuelle suffisantes
pour dptoyer les efforts et effectuer les manceuvres complexes et dlicates exigs par les diverses oprations mcaniques.

Qualits

py'chiques. Le chirurgien doit tre en

possession de la somme de volont ou d'iz ergie morale


ncessaire pour oprer avec tout le calme, le sang-froid et

toute I'attention voulus.

Il doit tre aussi pourvu d'un jugement sr et d'une


intelligence suffisamment meuble. Celle-ci doit tre
spcialement pourvue de connaissances aussi approfondies

: ru I'anatomie descriptive et
particulirement I'anatomie topographique; zo la pathologie et la thrapeutigue spciales, tant mdicales que
chirurgicales; 3o les mthodes et les procds opratoires

que possible concernant

susceptibles de recevoir des applications utiles.


A propos des connaissances pathologiques et mdicales,
si ncessaires au chirurgien pour se rendre compte des effets
et partant de I'utilit des oprations, on a dit avec raison
que sf I'on peut tre bon mdecin sans tre chirurgien, il
n'est pas possible d'tre bon chirurgien sans tre bon
mdecin.
S g.

Manuel opratoire.

Le manuel ou manceuvre opratoire constitue I'opration


chirurgicale proprement dite. Ette consiste dans Ia ralisation de I'ide chirurgicale I'aide des moyens appropris.
Le manuel opratoire comprend deux actes gnraux : la
position elL'action
- de I'opr d'une part; de l'oprateur,
des aides et des instruments, d'autre part.

L'action opratoire est simple ou multiple, plus ou


moins complexe. Pour tre convenable cette action doit
raliser certaines conditions physiques relatives sa forme
ou direction, son nergie, sa vitesse, son lgance.
Quand I'opration est complexe, les actions doivent tre
combines comme il convient; elles doivent tre effectues
simultanment ou successivement, dans un certain ordre,

r6

suivant une certaine marche, rapide ou lente,


- continue,
rmittente ou intermittente.
Au point de vue psychique I'opration sera d'autant
plus convenable et plaira d'autant mieux que le chirurgien
I'eftectuera avec plus de calme, de modestie, de douceur et
de bonne humeur.

CHAPITRE IV
pnnouiles ET

sons conscurrrs

Les phnomnes conscutifs aux oprations sont rocaux

ou gnr'aux, normaux ou accidentels. La nature de

ces

phnomnes varie avec chaque opration. Comme les ano-

malies pathologiques, ils sont dits physiques ou physiologiques suivant qulls affectent soit les attributs physiques
de continuit, de contigut ou de contenu, soit les attributs physiologiques d'ordre nutritif ou fonctionnel.
Les phnomnes nutritifs ou fonctionnels traduisent une
exaltation, une diminution ou une perturbation des actes
nutritifs (circulation ; scrtion ; assimilation, dsassimilation ; transformation) ou des actes fonctionneis (motilit,
perceptivit, affectivit).

Comme

tout

processus physiologique,

les suites

des

oprations prsentent une dure et suivent une marche


dtermine (continue, [Link], intermittente,
rgulire
ou irrgulire); elles aboutissent une terminaison
favorable (gurison complte ou incomplte) ou une terminaison dfavorable (aggravation, rsultat nul ou incomplet)
ou fatale (mort du sujet).
Des sorns prventifs ou curatiJs, d'ordre hyginique,
mdical ou chirurgical, sont prescrits en vue de maintenir
ou de ramener les phnomnes dans I'ordre le plus favorable.

Inflammation et flvre tnaumatiques.


La plupart des oprations entranent un processus progressif local linflammation) ou gnral (fivre), qui,lorsqu'il
existe dans une certaine limite et dans une certaine forme
peut tre favorable au rsultat dsir.
Par suite de circonstances accidentelles, ce processus
peut devenir excessif et prendre un caractre assez grave
pour compromettre le succs de I'opration et mettre en
danger la vie du sujet opr.

,l
dauses: ro Une principale, essentielle, ncessaire : la
prsence de microbes infectieux diyers apports de I'extrieur, soit de I'air atmosphrique (infection atmosphrique), soit des objets divers qui viennent en contact avec
les plaies pendant ou aprs I'opratio n (infection par contact). Parmi ces microbes les plus importants sont :

a)

et Ie streptocogue, qui occades complications des traumatismes :


inlflammation, suppuration, phlegmons, abcs, tymphangites, phlbite, rsiple, infection purulente ;
b) Le bacille de la septicmie gangrneuse ou de
Les staphylocogues

la plupart

sionnent

malin eTle bacille du ttanos ;


la putrfaction, qui donnent lieu
la formation de produits toxiques dont I'absorption dtermine la septicmie ordinaire.
20 D'autres secondaires, contingentes, d'importance
L'dme

Les microbes de

variable

a) L'afaiblissement ou l'altration
I'organe opr

de l'organisme ou de

) Les tats dyscrasiqzes dus une surproduction ou


une limination insuffisante de divers produits plus ou
moins toxiques provenant de la nutrition ou de ra digestion.
Traitement.

Pour prvenir et enrayer la raction infec-

tieuse locale (inflammation) et gnrale (fivre), on peut faire

emploi de moyens locaux et gnraux.


[Link] LocL.
- comprend trois ordres de moyens
rpondant aux trois indications suivantes :

f Empcher la pntration des germes : pansements


mthodique.r, aseptiques ou antiseptiques ;
zo Eliminer, carter les germes: ponction, scarrification, incision, dtersion, injection, drainage, etc.;
3o Neutraliser les germes, modifier les tissus: topiques,
antiseptiqrres et

irritants.

Les topiques antiseptiques en poudre, en solutions,

en

pommades, etc. Les pommades antiseptiques, notamment


celles composes d'axonge ou de vaseline er de camphre

(rl+ r15) ou d'acide phnique (r/ro rlzo), simples ou


animes par l'addition de cantharides (r/r o rlzo) peuvent
tre cl'un emploi fort utile quand il y a lieu d'agir sur un

r8
organe ou une rgion qui ne peut recevoir I'application d'un

pansement convenable.
Tous les vsicatoires,

et spcialement celui au sublim


vaseline
ou huile de laurier, loo P.,
corrosif (axonge,
r 5 p.) peuvent produire le
aa
to
cantharides et sublim
mme rsultat.
Tnlrrnunnr onnn. Est prventif ou curatif. Les
moyens curatifs et prventifs sont hyginiques et mdicaux.
Moyens pruentifs hyginigues. - Aprs une opration
de quelque gravit (ovariotomie, castration d'un cheval
cryptorchide) on veillera d'abord ce que I'animal soit
plac dans un local ProPre, suffisamment sPacieux, bien
ar.

Afin d'activer les fonctions de la Peau et de prvenir tout


refroidissement, il importera : a) de scher et de bouchonner I'animal, quand il y a lieu; ) d'viter que le suiet soit
plac entre deux ouvertures, dans un courant d'air, ou

trop prs d'une porte, d'une fentre; c) d'appliquer' au


besoin, une couverture sur le corPs et des flanelles aux
extrmits.

tant une des


Rgime alimentaire.
- L'affaiblissement
conditions les plus favorables au dveloppement des
micro-germes et consquemment de la fivre, il m'est
avis que celui-I commet une faute, {ui soumet le suiet
ayant subi une grande opration (castration d'un cryptorchide ou d'une iument) une dite complte d'une certaine
dure. Quand une opration de ce genre est Pratique sur
un animal en bonne sant, i'estime que I'animal peut, le
jour mme de cette opration, recevoir diflrentes reprises
des aliments de facile digestion. S'il s'agit d'un cheval on
peut lui donner :

ro Une demi'heure ou une heure aprs I'opration, de la


paitle de bonne qualit et de I'eau lgrement sale, additionne d'un Peu de son;
zo Le lendemain, un et demi ou deux kilog. d'avoine en
plus;
3o Les jours suivants, un kilog. d'avoine par jour en
plus, jusqu' la ration pleine de quatre ou cinq kilog.
Aprs huit jours, le sujet est remis son rgime habituel,

1g

Moyens

continuer

prentfs mdicaux. A titre prventif on peut


- quelques jours, les
faire prendre, pendant

agents mdicaux dont nous avons conseill I'administration


propos de la prparation du sujet oprer (p. g).
Si I'opration a t longue ou si I'animal a t affaibli
par une perte de sang assez notable, on fera bien de lui
administrer une potion ou un breuvage excitant (ther et
eau de menthe, vin chaud et cannelle).

Moyens curatifs.
- Alin d'intervenir temps et d'une
manire e(fcace, I'oprateur aura soin de prendre ou de
faire prendre la temprature rectale une ou deux fois le
jour. Pour rponclre toutes les indications du traitement gnral, le chirurgien doit savoir faire un emploi
aconitine, vraiudicieux des agents antithermiques

trine, antifbrine, antipyrine,

etc., -

antiseptiques
crosote, acide phnique, croline, borax, salicylate sodiexcitants
que, etc.,- toniques
- gentiane, quinquintet- laxatifs
anis, strychnine, citrate de cafine, etc.,
-sulfate de soude, crme de tartre, etc.
Lorsque la Iivre prsente un caractre srieux, nous
conseillons l'administration, pendant deux ou trois jours,

d'un lectuaire tonique, excitant, antithermique et antiseptique d'une composition analogue celle-ci : aconitine
amorphe ou vratrine 3 centigrammes,
- crosote, 3 gramarsnicate de strychquinquina, 3o grammes,
mes,
racine de rglisse, 6o grammes,
nine, 5 cenrigrammes,
miel commun, 4oo grammes.
- Administrer en 6 ou
-8 portions
dans la journe.

Si la fivre offre une intensit moyenne on pourra

se

contenter de prescrire une mdication tonique, excitante et

antiseptique ordinaire.

L'action des dits agents antiseptiques, antithermiques, etc., sera utilement seconde par I'usage de boissons abondantes, additionnes de petites quantits de sels
alcalins: sulfate et carbonate de soude, nitrate de potasse, etc.
Ces dernires boissons pourront su{fire, elles seules,
dans les cas o la fivre est peu marque.

DEUXIEME PARTIE
|lPNITI OTS ADJ||UAIITTS

Division. Les oprations adjuvantes, d'aprs leur


objet, peuvent tre divises en deux sections :
ro Contention

des

animaux;

zo Appropriation du sujet oprer : anesthsie; hmostase provisoire; prparation de la rgion.

SECTION I
CONTENTION DES ANIMAUX
La contention des animaux est rendue ncessaire par Ie
double fait de leur indocilit, de leur mobilit, er de leur
mchancet.

Elle doit viser un double but


ro Rendre

la

manuvre opratoire aussi sre

et

aussi

facile que possible;


zo Mettre I'oprateur et les aides I'abri des atteintes de
I'animal, notamment des coups de pied, des morsures, des
coups de corne (buf1, de griffes (chat) ou de bec (oiseaux).
A I'oprateur dterminer, pour chaque opration, la

position et lafixation du sujet les plus conformes

ce

double rsultat.

Division.

Nous envisagerons successivement

ro La contention du cheval;
zo La contention de la bte bovine ;
' 3o La contention des petits animaux; des sujets appartenant aux espces ovine, caprine, porcine, canine,
fline, etc.
La part importante que prennent les cordes dans Ia
formation des appareils utiliss pour la contention des
animaux, me dtermine I'exemple de M. Guittard, dans
son excellnt Maruel opratoire pour la bte bovine, de

2l
consacrer un chapitre prliminaire un aperu gnral sur
les cordes et sur les principales dispositions (ganse, boucle,
nuds) qu'on leur donne pour raliser ces appareils.
C

HAPI TRE

OEs COROES ET DES TIGJDS

les cordes de chanvre, de

- On distingue
lin, de coton, d'alos,
etc. Celles de chanvre, les plus
Composition.

solides et les moins chres, sont les plus employes Pour


la contention des animaux.
de
Structure.
- Toute corde ou cordage se compose
plusieurs parties sottordues ou commises, soit simplement
tortilles ensemble. Ces parties ont reu les noms sui-

vants

Fit

de cAret, fit (fig. r,a). Faisceau de filaments, de


fibres ou de brins dont I'ensemble constitue la 1ftlasse.
Toron (fig. r, b). Faisceau de fils tordus ensemble.
Lusin. Form de deux fils non commls mais tortills
ensemble.

Btor. Compos de deux fils de caret tordus ensemble.


Merlin. Faisceau de trois frls conzmis ensemble.
Ficelles. Corde fine dont le lusin, le bitor et le merlin
sont les formes habituelles. Il existe des ficelles dont les fils,
non commis, sont au nombre de 3 6 : ficelle en trois, en
quatre, etc.
Aussire (fig. t, c). Compose de deux quatre torons
commis ensemble.

Qluarantenier. Compos de deux quatre petits torons.


Grelin (fig. t, d). Compos de trois ou quatre aussires ou
.

quaranteniers commis ensernble.


Cble. Gros grelin.
Mche, me (fig. r,e). Cordon dans I'axe de la corde.
Bout. Partie terminale de la corde.
Chef. Extrmit d'une certaine longueur

Pour empcher les bouts de la corde de s'effiler on peut y


pratiquer soit un nud simple (frg. ou double boucle
(fig. r r), soit une pissurel ov one comrnandeLa commande (fig. 3 et.{), consiste dans l'enroulement
d'une ficel/e, soit i'extrmit d'une corde Pour I'empcher

oo

de s'effiler, soit sur le corps d'une corde pour

la

relier

une autre corde.


Les deux bouts de la commande peuvent tre runis par
un nud ordinaire ou fixs par le procd suivant :
Un morceau de ficelle, dispos en ganse, est appliqu
l'endroit o doit se trouver la commande (fig. 3a, b, f). Le
premier bout de la commande tant plac selon c, d, on
enroule la ficelle sur la corde et sur ce bout. Aprs avoir
fait le nombre de tours voulus, on passe le bout de la
ficelle e dans la ganse f. Il suffit de tirer sur a, b pour raliser la commande reprsente dans la figure 4.
L'pissure consiste entrelacer les torons, galement
pour empcher la corde de s'effiler (fig. z), et pour assembler
deux coldes ou pour former un illet (fig. 36).

L'pissure est dite simple, double (fig. z) ou tendue


(fig. 36), suivant qu'elle comprend un, deux ou plus de deux

tours d'enlacement.
On nomnte pissure en queue de yache (fig. 32, 33), celle
consiste dans I'introduction d'un bout de la corde entre
les torons de I'autre bout. On passe gnralement la corde
plusieurs fois entre les torons et on termine, au besoin, par

qui

une commande.

L'pissure et la commande remplacent avantageusement


les nceuds dont le volume peut incommoder.

***
Dispositions diyerses donnes aux cordes.
Ces dispositions sont au nombre de quatre principales -: la ganse, la
boucle, les nuds et l'illet.
Ganse (fiS. 5). Corde replie de manire former une
sorte d'arc.

Boucle(frg.6). Ganse dont les deux extrmits se croisent.


Dans certains cas la boucle porte le nom de demi-cle1f.
Nud. Enlacement d'une corde sur elle-mme ou dedeux
cordes, de deux parties de corde ensemble.

la corde ramene sur elle-mme


former un petit anneau. L'illet servant le
plus souvent former [e nud coulant, ses diffrentes
formes seront signales plus loin quand il sera question de
CEillet. Extrmit de

de manire

ce dernier nud. Maints auteurs donnent au mot ganse le


mme sens qu' celui d'illet.

23
S 1.

Nuds par enlacement de

la

corde sur elle-mme'

des chefs de la corde est


roul une seule fois sur I'autre. Est pratiqu sur le bout ou
sur le corps de la corde pour I'empcher de s'effiler ou de
glisser dans la main.

r. Nud smple(fig.2).Un

Nud simple gans. Nud simple dans I'anse duquel


on a fait passer un chef de la corde qui forme ainsi ganse.

z.

Il

peut ire complt par un bouchon de paille ou Par un

petit billot ou une traverse (fig.

8).
de la

Nud de porc ou nud double (fiS' g)' Un chef


corde est roul deux fois sur l'autre. En tirant sur les deux
bouts de la corde on ralise un double nud (fig. to) dans
lequel certains ont vu quelque ressemblance avec I'anus du

3.

porc, d'o le nom qui lui a t donn.


^ Ss pratique dans le mme but que le nud simple Pour
transformer la corde en moyen de traction'
on place tout le longde la corde, de distance en distance,
autant de nuds qu'on le iuge utile'
Nud double boucle (fig. r r1' tant serr ce nud
,.ri aussi empcher la cordi de glisser' Peut servir
raccourcir une corde trop longue. se dfait toujours avec
facilit quelle que soit la force de traction laquelle il ait

4.

t soumis.

5. Jambe de chien (fiS. r2). La corde est replie sur


elle-mme un certain nombre de fois; chaque bout du
paquet ainsi form est enserr par une boucle dite demittil. Ce nud est particulirement employ pour raccourcir, sans le couPer, un cordage trop long'
S

3.

Nuds entre deux cord'es ou deux parties de corde'

[Link](fig.'3).Sertrelierdeuxcordesou

deux parties de corde accoles I'une I'autre'

Nud droit, encore dit z. plat, n' mArin, n' de vache


(fig. ,4, 15, 16 et r7). Se compose de deux nuds simples
foims de manire reprsenter deux ganses entrelaces;
les deux chefs d'un mme ct doivent avoir la mme posi-

z.

tion. Quand les chefs

ne sont pas ainsi disposs, le nud est

dit de traYers (fiS. t9).

2+

Les figures r4 17 montrent le nud droit: r) isol


_
(fr1. ,+h z) reliant deux cordes, par le moyen d'une ganse
et d'un anneau (fig. r 5)ou de deux anneaux opposs (fig. r6);
3) formant un anneau dans le corps de la cord. (fig. ,
7) ou
son extrmit (fig. r8).

3. Nud chirurgical. Nud

double et droit dans lequel

le premier nud est form par un doubre enroulement des


chefs I'un sur l'autre (fig. g).

4. Nud du tisserand (frg. zo et zr). Compos d'une


ganse enlace par une boucle. Aussi solide, mieux serr et

moins volumineux que le nud droit. Employ par le


tisserand pour attacher ensemble les fils rompus.
Trs souvent usit pour faire l'illet de la corde saigner
ou des liens employs pour les accouchements laboriux.
Employ aussi pour prendre un animal par le cou sans

risquer de l'trangler.
Les figures zo et z r montrent re nud de tisserand reliant
deux cordes (fig. zr) ou deux parties d'une mme corde
pour former un illet ou un anneau (fig. zo).

5. Nud du ocher (frg. zz et z3), Form d'une ganse


un 1ud simple. plus allong, moirr, "l"rg.
et plus facile faire que le nud de tissrand. Emplo!
dans les mmes circonstances que re prcdent, [Link].
mieux pour attacher la ficelle au fouet, d'o le nom qui lui
a t donn.
6, Nud du batelier, n, de l'artificier, n. de saigne
(frg, z+ et z5). Form de deux boucles superposes. La
figure 25, en montrant la disposition des .u* boucles,
enlace par

indique les deux manires dont le nud peut tre ralis :


en passant les boucles par le dessus ou en les formant par
le ct du poteau.
Le petit chef de la corde peut tre ensuite ramen sur
I'autre en formant deux demi-clefs comme dans les nuds
d'amarrage montrs par les figures z6 et 27.

7. Nud d'amarrage, n. de marin. Une ganse enlace


un anneau (fig. z6 et z7) ou embrasse un poteau comme le
nud de batelier (fig, z5). La corde est fixe par deux demiclefs.

Le nud d'amarrage est dit double quand la ganse fait


un double tour sur I'anneau (fr1.
ou sur le poieau.
"Z)

25

8. Double nud de 6alre (fig. z8). Chacune des deur


cordes relies par ce nud porte un nud simple qui
embrasse I'autre corde. En tirant sur les cordes, les deux
nuds se rapprochent et se serrent d'autant plus que Ia
traction est plus forte.
S

3.

Nuds coulants.

Deux parties de cordes sont unies de manire former


un anneau que I'on peut largir et rtrcir au moyen d'une
corde dont un des bouts est gnralement dispos en forme
d'illet.

Ciltet.

L'illet du nud coulant peut affecter

diffrentes formes suivantes

les

a) Nud smple (fi1. zg,3o et 3r). Le nud coulant est


alors dit n. de galre ou n. coulant simple. Le nud simple
peut prsenter trois formes; celles de n. simple ordinaire
(fig. ,g),- n. simple avec nud d'arrr (fig. 3o),
- n. simple
gans (fig. 3r).
b) Nud de galre complt

par un nud

d'arrt

(frs. 3z);

c) CEillet form par un nud simple (fig. r3), n. droir


(fig. tB),
- n. de tisserand (fig. zo), de cocher (fig. zz);
d) CEillet form par pissure terminate (frg. 33, 34), en
queue de yache, ou par pissure tendue (fig. 36) complte par un nud turc (frg. 36) ou par une commande;
e) CEilletform par une commande. Le bout repli est
fix au corps de la corde au moyen de quelques tours de.
ficelle;
f) CEilletform par simple enroulement dela corde sur
elle-mme (fig. 3) : n. de bois. La pression et le frottement
exercs par I'objet enlac suffit pour assurer la fixit du
nud coulant.
Tte d'alouette (fig. 38).
est simplement
- Ladecqrde
replie sur elle-mme en forme
ganse et dispose en
nud coulant.

La tte d'alouette est dite double (frg. 3g) lorsqu'un


premier nud coulant sert d'illet un second.
*
+.+

26

CHAPITRE II
COI{TEI{TIOII DU CHEYAL

Article 1. - Gontention du cheval debout.


Division: Contention gnrale; contention des membres;
lever et contention des pieds.
S 1, - Contention gnrale.
Est ralise par des moyens agissant sur

la tte, sur Ie

tronc, sur les membres.

I. Movst{s D[: coNTENTIoN


cheval

PPLrous

suR L rtr.

est le plus souvent maintenu par la tte, soit

Lg
avec

toupet, les oreilles, les lvres, la


ganache et le chanfrein; soit avec un licol, un bridonr une
bride, un caveon, un tord-nez, des morailles, un mors
les mains, en saisissant Ie

d'Allemagne.

On peut faire emploi d'un licol ordinaire, du


Licot.
licol de force ou d'un licol improuis, en corde. Ce dernier
peut prsenter les quatre formes principales suivantes

r. Licol de Binl (fiS. +o). A I'une des extrmits d'une


corde on fait un nud avec illet (a), puis, une certaine
distance, on fait un seconcl nud avec illet f). En passant
la corde successivement dans le premier et dans le second
ceillet, on ralise le licol complet reprsent par la figure 4o.

z. Licol de Baumeister. - Au lieu de faire le premier


illet I'extrmit de la corde, Baumeister le fait une
certaine distance du bout, ce qui donne au licol deux
longes au lieu d'une.
3. Licol de Warsage (fr1, +t). - Un nud coulant est
d'abord appliqu sur I'extrmit suprieure de I'encolure;
la corde est ensuite passe sur le chanfrein, puis ramene
sous la gorge dans l'illet du nud coulant, comme le
montre la figure 4r.
4. Licot de Vanufel. - Nud de saigne ou de batelier
(fr1. ,+) dont une boucle fait office de ttire et I'autre celui
de muserolle.

5. Licol de Cagny. - Est form au moyen du nud


coulant tte d'alouette (fig. 38t dont les deux cordes

27

forment galement I'une la ttire et I'autre la muserolle du

licol.

++
Tout licol porte une longe ou une chane qui est attache
un corps fixe ou qui est tenue en main. Dans ce dernier
cas, la longe est passe dans la bouche de manire former
une bctucle qui appuie sur les barres la manire du mors
d'une bride.

Le caveon est une sorte de licol dont la


Caveon.
muserolleest forme Par un arc de fer portant trois anneaux
o l'on attache une ou deux longes. Quelques secousses
imprimes cette muserolle produisent des chocs douloureux qui matrisent I'animal.

Tord-ne; ou torche'neT, serre-nel. - On distingue


trois tord -nez z un long, un court et un improvis. Les
deux premiers ne diffrent que par la longueur du manche.

Le tord-nez court a I'avantage de pouvoir tre fix avec


facilit au montant de la bride ou du licol au moyen d'un
cordon pass dans un trou de son extrmit libre.
Une tige rigide quelconque et un anneau de corde forment le tord-nez improvis.
Le tord-n ez est gnralement appliqu sur la lvre suprieure, plus rarement sur la lvre infrieure et exceptionnellement sur I'oreille (serre-oreille).
Moraille.s. - Elles sont en fer ou en bois. Ne sont plus
gure employes que par les marchaux ferrants.
nomme ainsi un appareil,
Mors d'Allemagne,
- On
aujourd'hui inusit, form Par une corde qu'on passe dans
la bouche la manire d'une bride et qu'on attache au
sommet de la tte. Avec un btonnet plac sur I'un des cts
de la tte, et faisant office de tourniquet, on raccourcit la

corde

et on dtermine une tension douloureuse sur

les

commissures des lvres.

II. Moynxs
empcher

le

Pour
DE coNTENTIoN eIssNT suR LE rRoNc.
met
contre
le
on
se
dplacer,
de
trop
cheval

un-mtrr ou on l'accule dans un coin du lieu o I'on opre.

Le cheval peut tre assuiti contre un tnur ordinaire ou


matelass, I'aide d'une corde attache deux anneaux ou
crampons placs, I'un en avant et I'autre en arrire du suiet,
la hauteur du bras et du grasset.

28

On peut I'assujtir d'une faon analogue contre la paroi


d'une stalle dans laquelle on aurait pratiqu deux ouvertures appropries pour le passage et la fixation de la corde.

III. NIoynl{s DE coNrnNTroN cNnrlr ,[Link] suR LEs


MEMBRES. r. Leyer d'un pied antrieur.
Cette
position diminue la base de sustentation et gne I'animal
qui veut frapper (voir plus loin, lever et contention des
pieds).

z. Emploi de l'hippo-lasso.
Raabe et Lunel
- En r859,
ont imagin un hippo-lasso (fig.42)
constituant une vraie
camisole de force, une sorte de travail portatif. Il est compos d'une bricole et d'une avaloire relies I'une I'autre de
chaque ct par une lanire en cuir pourvue d'une boucle.
La bricole et I'avaloire sont disposes de telle sorte qu'tant
appliques, elles appuient sur la rgion suprieure de la
partie libre des membres.

Grce aux lanires latrales qu'on peut allonger et


raccourcir volont, I'oprateur peut rapprocher les
membres et rtrcir la base de sustentation au point
d'enrayer les mouvements des membres. L'animal essaye
d'abord de rsister, puis tremble et reste bientt immobile.

Hippo-lasso improvis.

- M. Butel fait un excellent

hippo-lasso au moyen d'une plate-longe crrdinaire et de


deux lanires longues de lmSo z mtres. Avec I'assistance
d'un aide on applique la plate-longe de manire former
un nud coulant appuyant sur la rgion moyenne des
avant-bras d'une part, et bur la corde du jarret, un
dcimtre environ de sa pointe, d'autre part.
Pour empcher la plate-longe de descendre on la soutient
I'aide des deux cordes susdites qu'on place cheval sur le
dos de I'animal, l'une en arrire du garrot, I'autre vers la
rgion des reins.
Lorsque les membres sont suffisamment rapprochs, on
forme un nud d'arrt rosette. facile dfaire.
S 2.

Contention des membres.

Les membres sont fixs dans leur position naturelle par


: cordes ordinaires, plateslonges, longes avec ou sans entravons.
Laplate-longe la plus usuelle comprend une partie ronde

I'emploi de liens appropris

2g

et une partie plate, forme par des torons tisss ensemble


et termine par un illet arrondi.
Les meilleures longes de contention sont celles formes
par un solide tissu analogue celui de la toile; grce leur
souplesse ces longes permettent d'viter les froissements et
les excoriations occasionns par la surface rugueuse des
cordes rondes d'un certain volume.

7"procd.
- Marier deux membres du mme bipde
latral ou transversal. ._ Pour attacher les cordes aux
membres on utilisera de prfrence les nuds dits tte
d'alouette (fig. 38) et nud de bois (fr1. 3Z).
On relie plus convenablement les membres par les canons
que par les paturons. Quand on marie deux membres du
mme bipde latral, on Iixe la corde, d'une part au canon,
et de I'autre, prs de I'extrmit infrieure de I'avant-bras
ou de la jambe.
En fixant les membres par les paturons, I'animal est plus
expos s'embarrasser dans les cordes et partant faire des
chutes.

trois membres.
2" procd.
- Pour cela on
- Marier
peut employer I'entrave Legoff comprenant trois entravons
(en cuir ou en corde)relis chacun un anneau commun par
l'intermdiaire d'une chane ou d'une corde solide. Un entravon est attach au canon du membre immobiliser. Les
deux autres sont fixs la mme rgion des membres du
bipde transversal oppos.

3"procd.
- Emploi d'une plate-longe. - N'est gure
applicable que pour les membres postrieurs. On fait un
nud-coulant sur le canon du membre contenir. La corde
est fixe, par son extrmit oppose, sur la base de I'encolure.

S'il s'agit du membre postrieur gauche, on passe la


corde entre les deux avant-bras, puis sur l'paule droite, sur
le garrot; on la ramne ensuite, pour tre enroule ou noue
sur elle-mme, au niveau du coude gauche.

4' procd. - Emploi de deux plates-longes.


-

Ce

moyen est rserv I'immobiiisation des deux membres


postrieurs. Les plates-longes peuvent tre attaches de
deux manires

a) Les deux cordes, aprs avoir t fixes aux deux canons


postrieurs, sont croises entre les deux avant-bras. Celle

3o

du membre gauche contourne ensuite le poitrail et l'paule


droite et revient sur le bord suprieur de I'encolure; celle

du membre droit suit la mme direction mais du ct


oppos; les deux cordes sont enfin runies sur la ligne
mdiane du garrot par un nud rosette.

b) Chaque corde est d'abord enlace sur un canon


postrieur, puis enroule et fixe sur I'extrmit infrieure
de I'avant-bras du mme ct que le membre assujtir,
pour remonter derrire l'paule jusqu' la partie postrieure
du garrot o elle est noue celle du ct oppos. Ce
dernier moyen permet d'obtenir trs simplement I'assujtissement des quatre membres, et I'animal n'est nullement
expos faire des chutes. C'est celui que nous faisons
appliquer dans les exercices de chirurgie pour I'excution
des oprations effectues sur I'animal debout.
5'procd.
- Emploi de deux entrayons. - L'un des
entravons est muni d'un lacs. Les deux entravons tant
appliqus, on fait passer le lacs dans I'anneau de I'entravon
libre, puis on le fixe sur la base de I'encolure comme il
a t dit plus haut pour I'application de la plate-longe.
S

3. - Lever et contention des pieds.

Le lever et la contention des pieds peut se faire la main


ou au moyen de cordes plus ou moins appropries. J'indiquerai brivement les procds les plus usits.

I.

Lnvnn Er coNrnNrroN DU prco .[Link].

Cette double

opration peut se faire la main, au moyen d'un troussepied ou d'une longe.


Pour tenir le pied antrieur lev ri Ia main, on le saisit
par la pince et on flchit fortement le canon sur I'avantbras. Afin d'viter de trop fortes secousses, la main doit
suivre autant que possible les dplacements du membre
en avant et en arrire.

Trousse-pied.
- Sert maintenir le canon flchi sur
I'avant-bras. Il consiste habituellement en une courroie de
0.,60 de longueur environ, pourvue d'une boucle I'une
de ses extrmits.

Trousse-pied Trasbot (fr. +z),- Courroie longue

de

rrn,2o pourvue ne extrmit d'une boucle simple et, sur


I'une de ses faces, environ a5 centimtres de cette extr-

3r

mit, d'une autre boucle ardillon. La courroie passe dans


la boucle simple forme un nud coulant fix au Paturon;
elle contourne ensuite I'avant-bras de dedans en dehors et
passe dans la seconde boucle o elle est arrte.
Sa forme la plus simple est
Trousse-pied improvis.
celle d'un anneau de corde formant nud coulant que I'on
assuitit au moyen d'un nud rosette fait devant ou sur
l'anneau (fr1. +3) de la corde. Au lieu de former un simple
anneau, la corde peut tre dispose en 8 de chiffre.

La longe. est d'abord


Lever au moyen d'une longe.
attache au paturon. On la fait ensuite Passer sur le Sarrot,
puis on la conlie un aide ou on la ramne par devant le
poitrail pour tre fixe au Paturon Par un nceud rosette.
II. Lnvnn Er coNTDNTIoN Du PIED postnlnun. - Ier pro'
entre les membres antrieurs
cd.
- Une longe Passant
est ramene sur I'une des paules et Ie garrot de manire
former un anneau sur la partie antrieure de la poitrine;
elle descend ensuite vers le pied lever, est enroule sur
le paturon, puis tire en arrire jusqu' ce que le pied soit
lev hauteur voulue.

P procd. - Applicable lorsque I'on ne dispose pas


d'une corde assez longue pour raliser le prcdent. Une
corde est attache aux crins de la queue par le procd
indiqu par la frgwe441 son extrmit libre porte un anneau
Ia hauteur du grasset. Une longe est ensuite attache au
paturon du pied lever.
On fait passer cette corde dans le susdit anneau et on tire
en arrire

fixe aux crins de la queue,


d'un entravon
appliqu au paturon du pied soulever. Il suffit de tirer
en arrire pour lever le pied Ia hauteur dsire.

- Une corde
comme il vient d'tre dit, passe dans I'anneau
3" procd.

Autres procds. - Au lieu d'tre fixe aux crins de la

queue, la corde employe au lever du pied peut tre attache


soit sur un surfaix, soit sur la base de I'encolure.

Pour amener cette corde au point voulu, derrire la


rgion crurale, on lui fait suivre la ligne mdiane du dos
et des reins et on lui fait effectuer une boucle ou demi-clef
sur la base de Ia queue.

tz

Article 2.

Contention du cheval au travail.

L Gonteution gnrale. Les mouvements en haut, en


avant, en arrire et de ct sont empchs par la chane du
cou, le dessus des reins, la chane de derrire, la traverse
antrieure et les barres latrales.
Pour empcher I'animal de se coucher on fait usage d'un
suspensoir attach des barres latrales, fixes ou mobiles
(treuils).
suspensoir improvis.
travail est suppos muni de
- Le
deux barres'latrales hautes
destines servir de point fixe
I'appareil.
une longue corde mesurant environ 7 mtres de longueur est applique de manire former un anneau allong
plac en position transversale. A chaque extrmit de
I'anneau, la corde est enroule une ou deux fois sur Ia barre

latrale du travail correspondante

; les deux branches

appuient I'une sous la partie antrieure de la poitrine,


I'autre sous la partie postrieure de I'abdomen.

If. Contention des pieds et des membnes. Les membres


- qui ont t
peuvent tre assuitis au travail par les moysns

indiqus pour la,contention hors du travail.


on peut aussi immobiliser les membres I'aide de cordes
ou d'entraves fixes d'une part, aux paturons, et d'autre
part, la partie infrieure des poteaux, qu'ils soient munis
ou non d'anneaux destins cet usage.
Les pieds antrieurs et postrieurs peuvent tre levs et
assujtis, soit en avant, soit en arrire, suivant des procds trop simples et trop gnralement connus pour devoir
les rappeler ici.

Article 3. - Coucher du cheval.


Le coucher du cheval peut se faire de deux manires principales : ro avec plus ou moins de violence, au *oy.n d.
cordes et d'entraves : abatage; zo I'aide d'un appareil

spcial, une muraille mobile,


suspensoir

i coucher mcanique.

un travail-bascule ou un

L'abatage peut tre ralis par les trois principaux

modes suivants : abatage par les entravons; sans entravement, au moyen de cordes i par flerion outre de la tte.

33

S 1.

Abatage ordinaire, avec quatre entravons.

A.

PrlrulNArREs.

r. Indications. En rgle gnrale, il y a lieu d'abattre


le cheval chaque fois qu'il doit subir une opration qui, par
suite de sa nature ou du caractre du sujer, ne peut tre
convenablement pratique sur I'animal debout. L'abatage
au moyen d'un appareil mcanique permet d'viter les accidents pouvant rsulter de la chute occasionne par l'emploi
des cordes et des entraves.
z. Choix et prparation du lieu.
Pour prvenir, dans
la limite du possible, les accidents-pouvant rsulter de la
chute violente de l'animal sur le sol, il importe que celui-ci
soit aussi uni, rgulier et aussi doux, lastique que possible ;

il importe aussi que I'on dispose d'un lieu assez vaste,


libre de tout encombrement, soit dans une prairie ou dans
une cour, soit, en cas de mauvais temps, sous un hangar
ou dans une grange.
Dans la pratique courante, I'abatage du cheval se fait le
plus souvent sur le fumier ou sur le gazon recouverts d'un
lit

de paille.
Si le sol est dur, pav, ta couche de paille devra tre
beaucoup plus paisse. On peut pralablement tendre sa
surface une couche de fumier, de sable, de sciure de bois

ou de tan.
L'oprateur doit veiller ce que le lit ne recle aucun
corps dur (pierre, ossernent, dbris de bois, etc.).
Le lit doit mesurer environ 3 mtres carrs.
Pour mieux rpondre aux exigences de Ia chirurgie aseptique, on a, dans bon nombre d'tablissements, remplac /e
lit de paille par un matelas appropri, recouvert de cuir ou
de forte toile impermable. Dans les salles o ce matelas
est utilis, il existe habituellement un appareil mcanique,
form par un systme de cordes, de poulies et de treuils, qui
permet, aprs chaque opration, de le relever au plafond ou
des parois du local.

contre une

3. Prparation de l'appareil.
ce qui est ncessaire

L'appareil comprend

n) Pour la contention de I'animal : licol, bride, bridon,


caveon, tord-nez, capote. Celle-ci peut tre remplace par

une couverture ou un tablier.


3

34

u) Pour I'abatage proprement dit

a) Une lange ordinaire ou une plate-lonse pour appliquer sur I'avant- bras ou autour du corps du sujet

coucher

) Une monture d'entraves : quatre entraves, un lacs,


une clef d'entravons. Les entraves sont en cuir ou en cordes.

I.

Entravons en cuir.

Parmi les appareils en cuir nous signalerons les entravons : ordinaires, anglais, ceux de Bouquet, d'Obich, de
Becker, de Barnick, et les entravons sans boucle de
Spooner.

Qualits des entravons en cuir. - La bande de cuir doit


avoir la souplesse et la solidit voulues e[ mesurer une
largeur moyenne de cinq centimtres. Pour tre d'un
maniement commode, Ia boucle ne doit Pas tre trop
longue; elle doit tre pourvue d'un ardillon lgrement
recourb en dedans son extrmit libre ou form de deux
pices articules, comme celui prconis par Chedhomme.
Les anneaux doivent tre assez grands et trs rsistants.
Afin de prvenir les blessures de la peau, la boucle ainsi

que les anneaux doivent avoir les angles arrondis, et I'entravon doit tre doubl d'une pice en feutre ou en cuir
souple, simple ou matelass, possdant une longueur et une
largeur suffisantes Pour empcher tout contact direct de la
peau avec la boucle et les anneaux.

Une ou deux fois


plonger
les
dans I'eau
et
laver
de
les
de
I'anne, il convient
cuir
soit
complteque
le
Avant
temps.
pendant un certain
ou
d'huile
morue
de
cle
foie
d'huile
I'enduira
on
sch,
ment
buf.
de
pied
de
Entreten des entravons en cuir-

Les trois entravons libres


Entravons de Bouquet.
(fig. +6) relies d'un
parties
ingales
sont forms de deux
de I'autre Par une
et
ordinaire
boucle
ct par une grande
et passant
courroie
aves
petite boucle complmentaire

r.

appropris.
Une solide lanire en cuir dont I'un des bouts est pourvu
d'un nud d'arrt (fiS.+8) Peut avantageusement remplacer
la petite boucle et sa courroie. Cette lanire tant engage
dans les trous appropris de I'entraYon' il suffit, pour la

35

fixer, de former un nud rosette simple avec son extrmit libre.


La figure 48 montre une deuxime modification apporte

par nous I'entravon Bouquet; au lieu d'tre partags en


deux ouvertures (fig. 46), les anneaux sont simples et d'une
seule pice.

f)ans I'entravon porte-lacs (frs. +l)les deux anneaux sont


disposs de manire recevoir une vis poigne qui les

relie I'un I'autre ainsi qu'au premier anneau de la chane


du lacs (r).

z. Entravons anglarr (fig. 4g). Les enrravons anglais


- portant chacune un
sont aussi forms de deux pices
anneau, comme les entravons de Bouquet.
Les deux anneaux tant de forme diffrente et d'ingale
largeur, le plus troit s'engage dans le plus large et s'y
trouve retenu par Ie lacs pass dans l'anneau troit au
moment de son application.

La figure 49 montre I'entravon anglais porte-lacs avec

la vis qui sert relier la chane du lacs I'anneau de


I'entrave.

3. Entravon de Becker (frg. 5o). Entravon en cuir


dont la boucle mobile est rattache - I'entravon, prs de
I'anneau, au moyen d'une tige ressort en forme de T.
Lorsque I'entrave est applique, il suftit d'appuyer sur les
branches du T pour effacer le ressort, retirer la tige,
dtacher la boucle et en mme temps ouvrir I'entravon.

+. Entravon d'Obich, mdecin vtrinaire bavarois


(fig, 5r).
- Form de deux pices et pourvu de deux
anneaux, comme I'entravon anglais. Les anneaux sont
conforms de telle sorte que I'un (A), tant inclin, peut
s'engager dans I'autre (B), mais ne peut plus s'en dgager
lorsque, par l'lasticit du cuir, il s'est remis plat. Grce
sa disposition en nud coulant, I'entravon bavarois peut
s'adapter tous les sujets, quel que soit Ie volume des
membres.

5. Entravon de Barnick (fig. 5z). Offre une disposition gnrale analogue celle de I'entravon d'Obich. Des
deur anneaux I'un est en cuir, I'autre mtallique est form
de deux parties qui, grce leur mobilit, permettent de
(r)

Annales de md. uter,, r88r, p. 286.

36

I'ouvrir et ainsi de dsentraver I'un ou I'autre membre

volont.

6. Entravon de Spooner (frg. 53). - Entravon en cuir,


d'une seule pice, Pourvu de deux anneaux semblables.

Comme I'entravon anglais, il ne peut tenir en place que Par


le moyen du lacs pass au moment mme de son application

sur le membre.
7. Entravon ressort.

Pour les chevaux assez mchants

ou chatouilleux pour rendre difficile et dangereuse, Particulirement aux membres postrieurs, I'application des
entraves ordinaires, on pourrait, la faveur d'une lame en
acier, cache entre les bandes de cuir qui composent I'entravorr de Spooner, raliser un appareil ressort qui se
disposerait naturellement en cercle. Pour I'appliquer, il
suffirait d'carter les anneaux, d'approcher I'entravon
ouvert du membre sur lequel on veut le fixer, puis, de Ie
laisser se refermer de lui-mme sur la rgion choisie.

II.

Entravons en corde.

Prsentent plusieurs formes.

par une corde du


7', type (fiS. 5+).
- Appareil constitu
volume du petit doigt, plie en deux, dont les chefs, Igrement tordus ensemble, sont runis par un nud d'arrt.
Le nud de porc (fr1. ro) convient parfaitement pour
raliser le nud d'arrt terminal des entravons en corcle.
Pour former un entravon de grandeur moyenne, y compris le nud, la corde doit avoir une longueur totale de
r mtre, 4o centimtres.
Si I'entravon est trop large pour le membre fixer, on
peut aisment le rduire en reliant la corde (pralablement
plie en deux et pourvue de son nud d'arrt) I'anneau
par un nud simple semblable celui de I'entravon de
Deneubourg (fig. 57).
La corde pourrait aussi tre rattache I'anneau au
moyen d'une commande analogue celle de I'entravon de
Suykerbuyck (fig. 58 et 59).
Au lieu d'une corde ayant le volume du petit doigt, on
peut en prendre deux, trois ou quatre de moiti, du tiers ou
du quart moins volumineuses. Plus les cordes composant
Inentrave sont fines et nombreuses, moins la peau est expose aux froissements et aux excoriations.

37

que
2" type (fiS. 55).
- Dispose de la mme manire
dans I'appareil prcdent, la corde doit tre assez longue

pour faire deux fois le tour du membre entrav. Pour


former cet appareil il faut disposer d'une corde mesurant
au moins r mtre 9o centimtres de longueur.

3' type (fig. 56).


- Simple anneau en corde auquel on
donne la disposition en nceud coulant tte d'alouette
(fig. 38).
Pour rendre plus facile le glissement du lacs, on peut
adapter I'entravon un anneau en fer.
Ce dernier peut tre reli la corde par un nud simple
ou par le rnme nud coulant, tte talouette, que celui
reliant l'ntrave au membre.
4" type. Entravon de Deneubourg (fr9. 5.- Est form
par une corde de la grosseur du petit doigt, longue de
r mtre 5o centimtres, portant un illet une extrmit,
relie I'anneau en fer par un nud simple. Aprs avoir
fait deux ou trois tours sur le Paturonr la corde est Passe
dans l'illet, puis dispose de la manire reprsente par la
figure 57 pour former un nud simple rosette, identique
celui du trousse-pied improvis (fr9. ++)
5' type. Entravon de Sulrkerbuycle (fig. 58' 59' 6oi. Chaque entrave est ralise au moyen d'une corde longue
de z mtres, du volume d'un gros crayon, plie en deux,
dont les chefs, lgrement tordus ensemble,- comme dans
les types r et 2, sont aussi runis Par un nud d'arrt.
Ainsi dispose Ia corde doit mesurer, entre le nud z et
}'anse terminale zl, une longueur de 75 centimtres environ.
La figure 59 montre de quelle faon la corde est relie
I'anneau de I'entravon. De cet anneau au nud de la corde
la distance doit tre de 3z centimtres.
L'application de I'entravon sur le membre peut tre faite

de deux manires
r

L'entrave rant dispose comme le montre la' figure 59,

on la fixe sur le membre en faisant simplement

Passer

I'anneau dans la ciouble anse .

z) L'entrave, ayant la disposition reprsente par la


figure 58, est applique contre la face interne du paturon,

' I'anneau plac en arrire (m. antrieur)ou

en avant (n. postde I'anneau et

rieur), puis, aprs avoir ramen la corde prs

38

I'avoir dispose (fig. 6o) de manire former la double


anse , le nud d'arrt z est pass dans l'anse simple a.
6" type.- Un bout de corde de la longueur de r mtre
centimtres, ayant le volume approximatif du petit doigt,
est pli en deux et reli l"anneau par un nud simple, par
5o

une commande ou par un nud coulant tte d'alouette


(fig. 38). Aprs avoir fait deux ou trois rours sur le membre,
chaque tour passant dans I'anneau, les deux chefs sont
runis par un double nud droit ordinaire.
Si les anneaux font dfaut, on peut pralablement en
former un I'aide d'un nud simple ralis sur la partie
moyenne de chaque corde plie en deux (fig. r 3).

III.

Lacs d'entrayons.

Un lacs bien conditionn doit comprendre deux parties :


a) une chane, longue de 4o centimtres au moins, constitue par des anneaux droits (non tordus), trs solides, de
grandeur moyenne; ) une corde simple ou double, mesurant 5 6mtresdelong.
Une corde rsistante de la grosseur du petit doigt, longue
de ro lz mtres, passe dans I'anneau terminal de la
chane et plie en deux, remplace avantageusement le lacs
simple ordinaire. Il n'est pas, comme ce dernier, reli la
chane par une pice de fer d'une certaine longueur qui
gne le glissement de la corde dans les anneaux des entravons. Quelques nuds d'arrt
- nuds simples ou
double boucle (fr9. Z et r r)
peuvent tre avantageusement forms sur la double-corde dans la partie qui doit
tre tenue en main par les aides appels oprer I'abatage.
La chane du lacs est relie I'entravon porte-lacs soit
d'une manire fixe, par une maille soude, soit par le
moyen d'appareils vis (crou, poigne vis).
Au lieu d'tre fixe ou articule un entravon spciat
plus ou moins ouvrag, I'extrmit libre de la chane peut
tre pourvue d'un anneau arrondi assez large pour ne pas
pouvoir passer dans ceux des entravons. Grce cette
disposition, prconise par Lisbet de Givry, le lacs fonctionne la manire d'un vritable nud coulant servant
enlacer et rassembler les quatre entravons.

39

IV. Clef

d'entravons.

Destine maintenir les entravons rassembls, la clef


d'entravons peut consister en une fige simple, droite ou
courbe, approprie ou improvise. Elle peut prsenter les
d iffrentes formes spciales suivantes : anneau ferm avec
une ligature (fig. 6r); anneau ouvert sans poigne (fig. 6z);
anneaux ouverts avec poigne (fig. 63 et 64); clef anglaise

ressort (fig. 65) ; Porte-mousqueton (fig. 66); cadenas


(fiS.62) ressort ou cl; clef franaise vis (fig. 68);
anneau ressort de Dosse tfig. 6g); goupille ressort de
Voist (fi1. F).
B.

M^l,nuvnn

opnrromr.

On doit successivement : fixer et amener le suiet;


appliquer les entravons; placer la longe; passer Ie lacs;
disposer et instruire les aides; abattre I'animal ; fixer les
entravons ; dsentraver.

t. Fixer et amener Ie sujet. -

Le suiet est amen au


bride, Pourvu ou
ou
d'une
bridon
moyen d'un licol, d'un
les chevaux de
Chez
caPote.
non d'un tord-nez et d'une
remplace ou
peut
tre
utilement
du
I'action
tord-nez
sang,
seconde par I'application d'un caveon.
Le cavecon est indispensable pour empcher de s'vader
un animal violent, capable de s'chapper de3 mains de ceux

qui le tiennent par la bride et le tord-nez.

- Les entravons
appliqus prs du lit d'abatage.

z. Appliquer
tuellement

les entravons.

sont habi-

Dans certains cas, ils ne Peuvent tre placs qu'au travail


ou l'curie.
L'entravon porte-lacs doit d'abord tre appliqu au
membre antrieur du ct oppos celui sur lequel I'animal
doit tre couch. On applique ensuite I'autre entravon
antrieur, puis les deux postrieurs.
Pour entraver un membre Postrieur sans courir lerisque
de recevoir un coup de pied, il importe de se tenir un peu en

avant et en dehors du membre fixer et de lfaire au


pralable lever le membre antrieur du mme ct.

40
Chaque entravon doit tre plac de manire ce que la
boucle ou le nud soit tourn en dehors et I'anneau vers
le centre de gravit, en arrire (m. antrieur) ou en avant
(m. postrieur).
Le mcanisme de I'application de I'entrave variera ncessairement d'aprs la forme de I'appareil.

Pour affermir le bouclement il importe de pousser le


bout de la courroie sous le passant.
Avant de passer le nud d'arrt dans la ganse d'une
entrave en corde, il convient de voir s'il n'y a pas lieu de la
tordre quelque peu, pour assurer la fixit de I'appareil.
3. Ptacer la longe.
- Une longe est place sur I'avantbras en forme de ganse (fr1.7 ) ou de nud coulant pour
tirer du ct o le cheval doit tomber.
La corde enlace sur I'avant-bras est gnralement passe
sur le garrot; elle peut aussi tre ramene en arrire pour
passer derrire la fesse et agir en appuyant sur le ct du
corps et la partie infrieure de la cuisse.

4. Disposer et instruire les aides. - L'abatage d'un


cheval exige le concours de six dix aides de force
moyenne.

Le plus fort et le plus intelligent est plac la tte.


il tire sur le licol par la muserolle; de I'autre,
il tient les rnes de la bride ramenes sur la nuque.
Lorsque le cheval est fort et dilfcile on peut utilement
mettre deux hommes la tte. L'un agit sur I'extrmit de
D'une main

la tte, I'autre saisit le toupet et les crins de I'encolure.


Un ou deux aides doivent agir dans le mme sens en
tirant sur la longe fixe I'avant-bras.
Un ou deux aides, tenant les crins de la queue enrouls
sur la main, tirent galement de ct et un peu en bas.
Le lacs est confi aux autres aides, au nombre de trois
cinq, pour tirer dans le sens oppos ceux qui agissent sur
la tte, I'avant-bras et la queue.

5. Rassembler les membres.


- Plus les membres sont
rapprochs et plus I'animal est facile coucher. On aura
surtout soin d'avancer Ie membre postrieur du ct sur
Iequel I'animal doit tre abattu.
6. Coucher le cheyal.
- Pour concher le cheval avec Ie
moins de violence, le moins de danger possible, il importe

4r
de considrer que, Ies membres tant quelque peu raPprochs et le lacs tendu, il suffit que I'animal veuille se dplacer, et clierche se dgager pour que son quilibre devienne
fort instable, et que le coucher soit rendu possible Par un
effort relativement modr effectu sur la tte, le tronc et la
queue.

Pour que I'abatage soit effectu d'une faon aussi mthodique que possible, I'oprateur doit savoir, par la voix, le
geste et le regard, veiller I'attention de ses aides et les disposer excuter ponctuellement le commandement convenu
d'avance. It compte habituellement un, deux, trois. Au
moment o it dt trois, les aides doivent agit simultanment, nergiquement, mais sans brusquer, avec une
certaine lenteur. Une action troP soudaine exPose I'animal
tomber d'une manire trop violente et de trop haut,
ce qui peut donner lieu des efforts ou des fractures
graves.

Quand on est assist par des aides intelligents on peut


remplacer le comrnandement i un, deux, trois, par les
paroles suivantes : Attention!.., Y sommes'nous?...
Tireq !

7. Fixer

vons runis

les entravons.
:

On peut maintenir

les entra-

a) A la main, en faisant oprer une traction sur le lacs ;


) A I'aide d'un nud fait auec le lacs sur un bottillon
de paille. Avant de faire ce nud on fait repasser le lacs
une seconde fois dans les quatre entravons;
c) Au moyen d'une des clefs d'entravons indiques plus

haut (fig. 6r 7o).


Le rapprochement complet et tout fait 1xe des quatre
membres constituant la condition principale, sinon ncessaire, pour la production de I'effort capable de briser la
colonne vertbrale, il s'ensuit que Pour prvenir coup sr
cet accident, il importe. surtoutsi l'on a afraire un cheval
de sang, ou de ne Pas rendre fixe le rapprochement des
membres, ou de laisser un cartement suffisant (3o centimtres) entre les pieds du cheval coucb.
C'est en vue de raliser la premire condition que des

oprateurs prfrent maintenir les membres runis par

I'effet d'une simple mais suffisante traction opre sur le


lacs.

+2

Comme

on dispose rarement du nombre d'aides voulus

pour produire

ce rsultat, on peut faire emploi d'un procd


mixte consistant combiner le rapprochement des membres
la main avec I'emploi d'une clef d'entravon. Celle-ci,
place une certaine distance (25 3o centimtres) des
entravons, limiterait, au degr voulu, l'cartement que la
force des aides ne parviendrait pas empcher.

8. Dsentrayement.

a\ Dsentrayement

d'un membre.

S'obtient le plus souvent en dbouclant ou en dnouant


-I'entravon.
Pour dgager un membre pris dans I'entrave sans boucle
de Spooner, il suffit de relcher le lacs au degr voulu pour
laisser passer le pied correspondant.

b) Dsentrayernent des quatre membres.


de
- Avant
procder au dsentravement gnral, oD aura
soin, u
pralable, ou de rentraver les membres qui ont t dplacs
et fixs dans une position spciale, ou de dgager jusqu'au
dernier tour la corde qui les immobilise.
Quand on a fait emploi des entrayons ordinaires, on
dboucle, autant que possible simultanment, d'abord les
deux entravons de dessous, puis les deux de dessus.
Pour dtacher les entraves de Bouquet, on commence

par dfaire les petites boucles ou les lanires qui

en

tiennent lieu. Il suffit ensuite de dtourner la vis poigne


pour ouvrir I'entravon porte-lacs et dgager le lacs ainsi que
les entravons. Si I'on veut viter que les entravons soient
projets distance et blessent les personnes, on passera
une corde ou un cordon dans un anneau de chacun d'eux;
ce cordon tant attach d'une pqrt I'un des anneaux de
I'entravon porte-lacs, e[ d'autre part la chane du lacs,
il suffira de tirer sur celui-ci pour le dgager et ramener
en mme temps les quatre entravons.
L'enlvernent des entravons anglais s'opre d'une manire
analogue celui des entravons de Bouquet.
Ce que nous avons dit du mcanisme des entravons de

Becker, de Barnick, ainsi que du lacs indpendant de


Lisbet, et de celui form par une corde plie en deux, nous
parat suffisant pour montrer la manire dont le dsentravement doit se faire lorsque I'on tit usage de ces appareils.
Apprciation.
- Les entravons en corde prsentent sur
ceux en cuir les grands avantages d'tre tout aussi solides,

+i
beaucoup moins cotteux, plus portatifs et d'un maniement
plus facile. Alors qu'il faut deux mains Pour oprer le
dbouclementde ceux-l, une seule main suffit Pour dgager
le nud d'arrt de la ganse de ceux-ci.
Des divers types d'entravons en corde les deux premiers

(fiS. 5+ et 55), le quatrime et le cinquime (fig- 57 et 58)


ont une valeur peu prs gale. L'entravon ordinaire
double tour (fig. 55) me parat le plus recommandable.
Parmi les entravons en cuir, ceux de Bouquet sont,
mon avis, Ies plus avantageux.
$ 2.

Procd de

Stuttgad

(fig.71).

Abatage au moyen de quatre entraves, de deux lacs et


d'une sangle pourvue d'un anneau la rgion sous-sternale.

Procd

ancien.

Chaque lacs, constitu Par une

corde enlace sur le membre auquel il doit tre reli, est


pass dans I'anneau de I'entravon appliqu au membre
oppos du mme bipde latral.
Les deux lacs tant disposs comme le montre la
figure 7t, il suffit de les tirer obliquement en sens inverse
pour rapprocher les membres deux deux et dterminer
l'abatage du cheval.

L'animal tant couch, les deux membres de dessous sont


simplement relis I'un I'autre au moyen du lacs,' les deux
membres suprieurs sont flchis et fixs contre la poitrine
I'aide du lacs pass dans I'anneau sous-sternal et nou sur
cet anneau.

Procd nouveau de Chelchowsky.


- Est reprsent
par Ia figure 7 t. Chaque lacs est Pourvu d'une chane relie
p"t ,rn. nis un entravon appropri. L'anneau de la sangle
$5. Z prsente deux ouvertures, une suprieure allonge
t une infrieure, arrondie, destine au passage du lacs.
Cette ouverture peut rre pourvue d'un ardillon (fig. 73)
faisant office de clef d'entravons.
$ 8.

Pnocd de Hauer.

Analogue au procd de Stuttgart. Il consiste' comme ce


dernier, rapprocher les quatre membres au moyen de
deux lacs et d'une sangle approprie. Celle-ci est pourvue

44
de chaque ct, la hauteur du coude, d'un anneau ad hoc
pour recevoir et fixer le lacs correspondant.
Chacun des lacs, pralablement fix un membre postrieur, est pass successivement dans I'anneau de I'entravon
fix au membre antrieur du mme ct, puis dans I'anneau
de la sangle correspondant. Les deux lacs sont ensuite
ramens et tirs en arrire.
Ds que I'animal est abattu, les membres de chaque
bipde latral peuvent tre flchis et attachs contre la
poitrine, comme il a t dit plus haut propos du procd

de Stuttgart.
S

4.

Procd de

La figure 74 montre

l(rolikowski

de quelle manire

(fig.7a).

doit tre dispos

la longue

corde qui sert coucher le cheval, les deux


membres postrieurs tant pourvus d'un entravon ordinaire et les antrieurs tant relis par une simple corde ou
par deux entraves conjugues.
Par ce procd, usit l'cole vtrinaire de Lemberg,
I'abatage se ferait toujours sans violence, I'animal tant
amen se mettre d'abord sur les genoux avant d'tre renvers sur le ct.
S

5.

Abatage a,vec le trousse-pied (Tra,sbot).

Pour les chevaux irritables et dangereux, Trasbot prconise I'application pralable d'un trousse-pied (fr1. +3) sur le
membre antrieur oppos au ct sur lequel I'animal doit
tre couch. Le trousse-pied fix, rr on laisse faire au cheval,
tout en le guidant, quelques tours sur le lit de paille; il se
[Link], se cabre, bondit; bientt il est fatigu et ne ragit
plirs (r) r. Les trois autres membres sont rapprochs au
moyen d'un lacs et de trois entravons ordinaires. Le portelacs est attach au membre postrieur correspondant au
membre lev.

Le lacs est successivement pass dans I'entravon du


membre antrieur I'appui et dans I'entravon postrieur
du mme ct, puis est ramen dans I'entravon porte-lacs.
On pourrait tout aussi bien, ce me semble, appliquer le
au membre antrieur du ct sur lequel

trousse-pied

(t) Trait

de Thrapeutique cltirurgicale, par Ceuror et Aurv.

+5

l'animal doit tomber et fixer I'entravon porte-lacs au


membre antrieur I'appui. Le lacs serait pass, la
manire ordinaire, dans les entravons Postrieurs et ramen
dans I'anneau du porte-lacs.

S 6.

Procd ordinaire des chtreurs;


-a,batage
vec trois entra,vons.

Sur les membres antrieurs sont appliqus deux entravons ordinaires, libres ou runis par une courte chalne
dont le milieu est gnralement form par un anneau assez
grand pour laisser passer le lacs avec facilit. Le lacs est
attach au membre postrieur du ct sur lequel I'animal
doit tre couch, soit au moyen d'un nud coulant, soit
par I'intermdiaire d'un entravon. Une longe, enlace sur
le membre postrieur oppos, est provisoirement fixe sur la
base de I'encolure ou I'extrmit antrieure de la poitrine.
Les membres pourraient tre aussi bien rassembls en

appliquant I'entravon porte-lacs sur le membre antrieur


oppos au ct sur lequel I'animal doit tomber. Aprs avoir
pass dans I'entravon du membre postrieur et dans celui
du membre antrieur correspondant, le lacs serait ramen
dans I'entrevon porte-lacs.
La fixation du lacs sur le membre postrieur doit tre
prfre lorsque les entraves appliques aux membres antrieurs sont maries et que le lacs doit passer au-dessus de
leur chane ou dans I'anneau mdian dont elle est pourvue.
Les deux membres antrieurs tant relis par une chalne
deux entravons, on pourrait aussi coucher I'animal au
moyen de deux lacs, un chaque membre postrieur, que
I'on ferait passer au-dessus de la dite chane ou dans son
anneau mdian.
S

7.

Procd des chtreurs normands.

Le procd normand permet I'abatage d'un cheval de


force ordinaire au moyen de trois aides seulement.
L'appareil est le mme et est dispos de la mme manire
que dans le procd qui prcde.

Une fois entrav I'animal est plac contre un mur, au


bord d'une litire et appuy par le ct droit.
Au lieu d'tre tir par les aides, le lacs est simplement

46
attach un anneau fix au mur au-dessus et en arrire du

suiet abattre.
Les trois aides tant placs I'un la tte, un autre la
queue et le troisime aux crinsde I'encolure, il suffit d'exciter
I'animal faire un mouvement en avant pour qu'il s'embarrasse les membres et perde assez l'quilibre pour tre
facilement couch.
S

8. - Procd danois (tg. Zb).

La figure 75 montre la composition, la disposirion et le


mode d'action de I'appareil utilis dans le procd danois.
Ds que l'animal est abattu, trois membres sont flchis
et maintenus contre le corps au moyen du lacs principal
attach I'anneau sous-sternal. Ce lacs tant pourvu d'une

chane, celle-ci pourrait tre fixe comme il a t dit


plus haut propos du procd de Sruttgart modifi par
Schelchowski.

Afin de mieux empcher la sangle de reculer, pfeiffer a


prconis de remplacer le poitrail par un collier ad hoc.
$ 9.

Autre procd da,nois (Abilrtgard).

Le procd d'Abilgard est analogue au prcdenr;


diffre par les deux particularits suivantes :

il

en

ro Le pied antrieur du ct sur lequel le cheval doit


tomber est lev et fix contre la poitrine au moyen d'une
Ionge;
zo Le lacs principal, attach au membre postrieur sur
lequel le suiet doit tre couch, est pass dans I'entravon
du membre antrieur I'appui, ensuite dans l'anneau soussternal pour tre tir un peu en arrire et de ct.
s 10.

Procds improviss; entnavement a,vec [Link] cordes.

f. [Link]

vnc ENTRvEMENT DE DEUX MEMBREs.

_ Deux

longes ordinaires ou deux plates-longes sont enlaces sur


les deux membres du bipde latral sur lequel I'animal doit
tre abattu.
Les longes sont tires un peu obliquementensensinverse,
aprs avoir pass ou non entre les membres de chaque
bipde transversal.

47

L'action des longes est seconde par les tractions ordinaires opres sur la tte, la queue et le corps.
Les
II. Asr,[Link] avnc ENTRvEMENT DE TRoIs MEMBRES.
deux membres antrieurs sont relis par les canons ou les
paturons I'aide d'une ou de deux cordes. Celles-ci sont

sur les membres, soit par deux nuds de bois


(fig. 37), soit par u,n nud de bois d'un ct et une tte

attaches

'

d'alouette (fig. 38) de I'autre.


Une autre corde faisant office de lacs est enlace sur Ie
membre postrieur du ct sur lequel le cheval doit tomber,
puis passe sur la corde qui runit les membres antrieurs.
L'abatage est ainsi obtenu de la mme manire, et peu
prs aussi facilement, qu'avec I'emploi des entravons.

III. [Link] avnc ENTRvEMENT

Les
utembres de chaque bipde transversal sont d'abord maris
de la manire indique ci-dessus pour I'abatage avec entravement de trois membres.
Une corde lie sur le milieu de I'entrave postrieure peut
tre passe sur I'entrave antrieure et servir de lacs Pour
rapprocher les quatre membres et dterminer la chute du
sujet.
Une deuxime corde fixe sur I'entrave antrieure peut
DEs euTRE MEMBREs.

aussi tre passe sur I'entrave postrieure et ajouter son


effet celui de la prcdente. Au lieu d'tre rflchies sr
les entraves qui relient les membres de chaque bipde, les
cordes faisant office de lacs peuvent tre tires directement
en sens inverse (fig. 76J comme dans I'abatage deux
longes, avec entravement de deux membres, dcrit plus
haut.

IV. Aslr,rer pR ENLACEMENT DBs DEUx nrpDns rRNs la fois, I'une les deux
- Deux longes enlacent
membres antrieurs, l'autre les deux postrieurs.
On peut encore agir en enlacant d'une part le bipde
antrieur, et d'autre part un seul membre postrieur.
Ce procd, comme celui deux longes avec entravement des deux membres d'un bipde latral, est surtout
applicable aux chevaux mchants qui ne se laissent pas
vnRsux.

approcher.
Pour saisir les membres, on dispose sur le sol I'anse d'un
nud coulant et I'on dirige I'animal de manire lui mettre
le bipde ou un pied dans le cercle qu'elle reprsente.

48

Pour enlacer les membres postrieurs on peut user d'un


autre moyen. On iette Ia corde sur le corPs et on la ramne
sous la poitrine de manire former un nud coulant
ssez ouvert pour qu'il soit possible de le faire glisser rapidement par dessus la croupe jusqu'aux membres qu'il doit
treindre.
S

11.- abatage

"" :T""iJ:::es

sans entravement

Une cord e de 7 8 mtres de


r . Procd de'Rohard.
longueur est dispose de la manire indique par la [Link].

Aprs avoir form, par Ie moyen d'un double nud de


galre, une sorte de collier, elle enserre, dans une boucle,
I'extrmit suprieure des avant-bras, puis, aprs avoir
entour de dehors en dedans le Paturon du membre postrieur sur lequel I'animal doit tre couch, elle est ramene
vers le garrot. A I'aide de cette corde I'oprateur attire le
membre le plus possible et sans secousse. Lorsqu'il s'aperoit que I'animal veut se dfendre, il commande I'aide
plac la tte d'agir, tandis que lui-mme tire promptement et avec force, en appuyant le corPs contre le cheval.

Aussitt celui-ci glisse pour ainsi dire sur le ventre

de

I'oprateur et tombe sans aucun danger.


Tout en tenant d'nne main la corde qui flchit le membre
postrieur I'oprateur peut, de I'autre main, tirer sur les
rnes du licol renverses sur la nuque de manire coucher
I'animal lui seul, sans le secours d'aucun aide.
Les membres sont fixs au moyen de la corde enroule
sur les paturons, puis ramene et attache sur I'anneau

du cou.
Analogue au prcdent. La
z. Procd russe (fig. Z8).
longue corde pourvue d'un anneau en fer qui sert lever le
pied postrieur est pralablement attache sur la poitrine
et la base de I'encolure. Afin de complter l'action de cette
corde un aide tire sur une autre corde fixe au membre
antrieur correspondant au membre postrieur lev.
Est galement ralis avec une
3. Procd hongrors.
- mtres,
portant une extrmit
longue
de

8
corde,
forte
9
fer.
en
Cette
extrmit
est
d'abord dispose en
anneau
un
de
par
la
base
I'encolure
le
moyen d'un nud
sur
collier

+9

qui place le dit anneau sur la ligne mdiane, la partie


infrieure du poitrail.
Passe d'abord entre les membres antrieurs, la corde
est ensuite jete sur le dos, puis ramene entre les avantbras et passe dans I'anneau pour tre confie aux aides qui
doivent la tirer en avant et un peu de ct. Il ne reste plus
qu' faire glisser son anse dorsale par-dessus la croupe Pour
I'amener derrire les membres qu'elle est aPpele flchir
en s'accrochant dans le pli des paturons. En mme temPs
que cette flexion est ralise par la traction opre sur
I'extrmit libre de la corde, les aides placs la tte et la
queue forcent l'animal tomber du ct voulu.

4. Procd ancien (fiS. 7g). - Avec le milieu d'une


autour du

longue corde, on forme un anneau qu'on Passe


cou. Lesrdeux bouts sont ensuite passs entre les deux
membres postrieurs soit pour tre ramens et directement
tirs en avant, soit pour tre passs dans I'anneau du cou et
tirs en arrire comme il est reprsente dans la figure 79.

$ lg.

Abatage

ptr

f,exion de la tte.

Pour les chevaux mchants auxquels il est impossible ou


dangereux d'appliquer les entraves, le comte WunnnenANDT
prconise I'emploi d'un procd fort simple et ce qu'il
parat tout fait efficace. Ce procd consiste produire
une flexion outre de la tte au moyen de deux longes
attaches au licol, une de chaque ct, qui, aprs avoir
pass dans des anneaux appropris d'une sangle soutenue par une croupire et une avaloire, sont ramenes
et tires en avant (69. 8o). Une traction lente et soutenue'
effectue par un ou deux aicles, amne le bout du nez vers
le sternum et flchit la tte au degr voulu pour gner la
respiration et produire la dfaillance qui dtermine I'animal
flchir les membres et se laisser choir doucement sur le
sol. Il tombe du ct vers lequel la tte a t finalement
inflchie.
Une fois couch le sujet reste le plus souvent tranquille,
comme s'il tait anesthsi, et se laisse attacher les cordes
et les cntravcs destines I'assujtir.

5o

$ 13.

Contention du cheval couch.

I. CofirnN'uoN suR r,E FLNc. La contention sur le flanc


s'obtient en agissant simultanment
sur les membres, sur
la tte, sur le tronc et sur la jambe.
r. Action sur tes mcmbres.
- Est ralise par un cerlain
nombre d'aides chargs de tirer sur le lacs dans une direction quelque peu oblique en arrire.

z. Action sur la ttc.


- La tte doit tre maintenue
dans une forte extension.
L'extension de la tte peut tre opre la main, en agissant d'une part sur I'extrmit libre de la tte, plus particulirement sur la ganache, et d'autre part sur I'oreille, le
toupet ou la ttire.
L'action sur I'extrmit libre de Ia tte peut se faire :
ro avec la main directement applique sur la ganache;
20 en tirant sur la muserolle du licol ou de la bride
applique; 3o au moyen d'une longe ou des rnes de la
bride dispose en anse pour appuyer sur la ganache ou sur
la mchoire suprieure.
Il est bon de noter qlue plus I'extension de la ttc est
prononce et moins il faut d'efort pour l'assujtir.
On peut avantageusement produire I'extension de la tte
au moyen d'un appareil spcial, tel que celui imagin par
BuRNnnnoT et Burrr- : entre une sangle ad hoc et un
licol pourvu, sur le milieu de la muserollc et de la tdtirc,
d'anneaux appropris, se trouve adapte une courroie
munie d'une boucle, qui, la manire d'un muscle, peut
tre allonge et raccourcie volont.
L'observation a dmontr que I'application de I'ertenseur
de Bernardot et Butel ne prvient pas coup sr la fracture de la colonne vertbrale.
3. Action sur le tronc.
Le poids de quelques aides assis
- I'animal
sur la croupe et l'paule de
peut dans une certaine
mesure assurer la contention de I'animal couch.
Une sorte de garrot, cons4. Action sur la jambe.
titu par une lbrte corJe ou- unc lari;c longe dispose en
anneau, peut tre fbrm, la manirc du tor-d-nez irnprovis,
au moyen d'un btonnet qui est tenu par un aide assis sur

5r

la croupe. La pression exerce par cet appareil contribuerait


sensiblement, selon les confrres allemands qui le prconisentn l'assujtion gnrale des solipdes.

II.

[Link],rrroN DEs MEMBREs DANs L'nxrnr{sroN.


I. AniOn
de deux membres appanenant au mme bipde transversal.

Est pratique en vue de limiter les mouvements d'un

membre oprer, dsentrav ou non.

Elle se fait au niveau de la partie infrieure de I'avantbras ou de la jambe. Elle peut tre obtenue au moyen d'une
double entrave analogue au trousse-pied (frg. +3 et 44) ou
I'aide d'une longe formant plusieurs 8 de chiffre entre les
deux membres.

2.

Union de deux membres appartena,nt au mme bipde


prcdente, est ralise
Iatral.
- Cette union, comme la
dans le but de rduire la mobilit d'un membre dsentrav.
On relie I'extrmit infrieure de la jambe avec la rgion
correspondante de I'avant-bras. Ce qui peut se faire par les
moyens suivants '
,

ro Une barre, une courroie ou une corde


deux entravons;

tintitatiye

zo Deux courroies ou cordes-entrayons : aprs avoir t


un nud coulant, elles sont
relies I'une I'autre soit par une boucle (courroie), soit
par un nud recu dans une ganse ou par un nceud double
ordinaire (corde);
3o Une longe
- plate ou ordinaire - enlace sur un
nrembre, puis enroule et noue sur I'autre; le bout de la
corde peut tre tenu et tendu par un aide.
ftxes arrx deux membres par

3.

frxtension du membrc

antrieur. lu procd.

Le membre reste entrav et reoit I'application de deux


longes : une sur I'avant-bras pour tirer en arrire (contreextension), I'autre sur le paturon pour tirer en avant
(extension).
Ces longes sont attaches aux membres soit par un n<ud
coulant, soit par une simple ganse, la corde tant plie en
deux et les deux bouts tordus ensemble
Suivant qu'il s'agit ou non d'obtenir une extension totale
du membre les longes seront ou non ramenes en arrire
pour appuyer sur les talons et tendre les articulations du
pied et de Ia couronne.

)2

et ses mou2' procd.


- Le membre tant dsentrav
vements tant limits par I'un des trois modes d'union prcits, on applique une longe sur le Paturon Pour oprer,
comme il vient d'tre dit, I'extension totale ou partielle du
membre. Cette longe est tire en avant tandis que le lacs
est maintenu fixe dans la direction oppose.
des entrayons d'une part, et la
3' procd.
- Le lacs
longe destine produire I'extension du membre d'autre
part sont, en sens inverse, relis un point fixe, soit un
anneau riv au sol, soit un pieu plant en terre ou tout
autre objet inamovible.

Ce mode de fixation peut tre improvis partout au


moyen de deux pieus de la grosseur du poignet ayant envircn 75 centimtres de longueur (fig. 8r). Ces pieus sont
implants, quelque deux mtres I'un de I'autre, la profondeur de 6o centimtres; tant quelque peu inclins en
sens oppos, leur partie extrieure offre un point d'appui
ffs ferme et trscommode pour l'enroulementetla fixation,
ici de la longe attache au paturon du membre tendre,
et l du lacs qui doit tirer les trois autres membres dans
une direction oppose.
La figure 8 r montre la disposition donner aux pieus
ainsi que la manire dont le pied dsentrav d'une part (4),
et le lacs reliant les pieds entravs, d'autre part (), doivent

y tre rattachs.
Pour relier le pied dsentrav I'anneau ou au pieu, on
peut utilement employer I'entrave en corde reprsente par

la figure 82. Cette entrave est constitue par une corde du


volume du petit doigt, longue de deux mtres, plie en
deux, .dont les bouts sont runis par un nud simple
ordinaire

Cette entrave, tant fixe au paturon par un nud de


saigne (fig. 82, a) ou par un nud coulant tted'alouette (fig. 38), est attache au piquet ou I'anneau par
le moyen d'un nud de bois sinBle (fig. 82, ) ou double

6s-3-

Prconis par le professeur Moeller, de


Berlin. Il consiste oprer la contention au moyen d'u,ne
barre lgrement aplatie que I'on engage sous le membre
infrieur dsentrav, et qu'on relie ce membre par des
tours de longe ordinaire ou plate.
4"

procd.

53

assez longue Pour dpasser le pied de


il suffit qu'un ou deux aides en
environ,
demi
un mtre et
assujtir Ie membre dans la
pour
libre
partie
liennent la

cette barre tant

position voulue.
I Afin que la barre ne blesse

pas la peau, on peut 1'entourer

cl'une bande de laine ou de flanelle.


A l'cole devienne, le mme procd est ralis au moyen

cl'une planche ou latte paisse, matelasse' un peu plus


large qle le membre. An d'en faciliter la contention, la
prrii. i1.,r. de la barre est remplace par une pice mtaliiqu. lgrement coude, que termine une longue poigne
transversale.

III. CoxrnNrloN DEs MnMBRDs DANs LA FLEXIoN' Les


la
membres peuvent tre flchis et fixs z le postrieur, sur
antrieur;
membre
le
sur
et
poitrine
la
sur
base du cou,
l'antrieur, sur le membre postrieur'.
On peut aussi oprer la flexion partielle du iarret'
Iixation du membre postfuiew sur Ia base du cou. La longe enlaant le paturon est passe
1e, procd.
est ramene vers le garrot Pour Passer
puis
,[Link] l'.naolure,
tre
la
ensuite sous
iambe, revenir en avant (fig. 83) et
le
dsentrave
on
fait,
Cela
aides.
deux
ou
un
confie
I'extrsur
tirent
aides
que
les
Tandis
dplacer.

membre
mit de la longe pour amener le membre en avant, on doit,

r.

avancer
en saisissant la longe prs du garrot, faire glisser et
I'encolure'
de
base
la
embrasse
qui
partie
la
iorrqu. le pied est la bauteur de la pointe de l'paule,

on fait ilisrer-lu longe sur

1e

canon, puis sur le boulet, de

manire I'amener stlr le paturon autour duquel elle est


finalement fixe par deux ou trois tours forms en avant du
nceud coulant, en allant de desszs en dessous'
L'aicle la reprend alors et la tire en arrire Pour fixer le

jarret-dans un tat de demi-flexion'

2, procd. Il ressemble beaucoup au prcdent'


Il ,r', diffre que par la disposition de la longe qui,

au lieu de contourner I'encolure de bas en haut, I'embrasse


en sens inverse en passant d'abord sur le garrot (fis. 8+).

z. Iixation du membre postilieur

sltr za,

poittine.- Elte

peut tre ralise de trois manires principales'

54

7e, procd.
- La longe tant attache au paturon, on la
passe sous ou entre les deux memt',res antrieurs, puis sous
l'paule qui repose sur la litire; elle est ensuite ramene

sur le membre dplacer et tire en avant comme dans le


premier des deux procds qui viennent d'tre dcrits.
Le pied tant amen sous la poitrine I'oprateur glisse
la longe sous le paturon et ordonne de tirer vers ' Ie
garrot. Lorsque le pied est arriv la hauteur du coude, on
enroule la corde deux fois sur Ie paturon et on fait tendre
en arrire.
2. procd.
- La longe est d'abord passe sous les cleux
membres antrieurs et I'encolure, puis est amene soug
la poitrine de manire placer le bout pourvu d'un illet
en arrire du garrot. L'autre bout de la corde est alors
pass sous Ie membre postrieur puis engag dans l'illet
situ prs du garrot. Il suffit alors de dsentraver le
membre et de tirer sur la corde dans la direction du garrot
pour attirer le pied contre la poitrine. on repasse ensuite la
corde dans le paturon, on fait tirer de manire amener le
pied sur le ct de la poitrine jusqu'au niveau de la pointe
de l'paule. Deux tours de longe sur le paturon terminent
I'opration.

3' procd.
- La longe enlaant le paturon est fixe
I'anneau ad hoc dont est pourvue une sangle spciale
pralablement applique sur la poitrine.
Apprciation.
- Des cinq procds qui prcdent lea
deux premiers sont seuls recommandables; les trois autres
ont le grave inconvnient de limiter l'extension du membre
d'exposer ainsi ce dernier aux lsions traumatiquec
graves (luxations, fractures) qui sont le fait des efforts
violents produits par des animaux vigoureux.

et

3. lixation du

membre postrieur sur le membre antLe membre postrieur peut tre fix sur I'extrmit infrieure de I'avant-bras ou sur Ie canon antrieur du
mme ct ou du ct oppos. Dans le nud coulant de le
longe on prend le paturon, rarement le canon, du mernbre
fixer, puis on passe la corde par-dessus le genou, ensulte
par-dessous la iambe et on la confie un aide plac vers le
garrot (fig. 85).
L'oprateur dsentrave alors le membre, et, se plaant en

rieut-

))
avant,

il le dirige pendant que I'aide tire sur la longe

et

jusqu'
amne le paturon iusque sur le genou. on fait tirer
tout
paturon'corresponde
le
enlace
gui
ce que la-corde
de l'avant'brasprend la longe le plus prs possible
I'oprateur
fait,
cela
la
croise sur le paturon, la passe
antrieur,
du memt',re

fait au bord antrieur

ensuite transversalement en dessous de l'avant-bras pour la


ramener au-dessus en croisant en X le tour prcdent et la

faire revenir par-dessous en croisant 1'avant-bfas. Un


dernier tour horizontal passant sur I'avant-bras et sous le
paturon sert resserrer et aflermir les autres tours. Le
bout de la corde est nou sur [e paturon ou tenu par un
aide (fig. 86).
On f,rocde tout fait de la mme manire pour fixer le
membre postrieur sur le canon antrieur.

p}st4. Iixatiln du membre antrieur sw Ie membre


I'extrmit
sur
fix
tre
antrieur
rieUr.
- Le membre ou sur lePeut
canon.
infrieure de la
iambe

Le mode de mutation et d'assujtion du membre ne


diffre pas de celui qui vient d'tre dcrit pour le membre

postrieur. I-,4 corde fixe au paturon antrieur contourne


'abord le membre postrieur de dehors en dedans, puis la
rgion de I'avant-bras de dedans en dehors. Un aide la
prend alors et tire dans la direction de la croupe. La fixation
est effectue comme il a t dit plus haut pour le membre
postrieur.

La fixation du membre antrieur sur le membre postrieur, surtout si les membres n'appartiennent Pas au mme
bipde latral, expose le membre dplac, chez les chevaux
prdisposs, des luxations et des fractures'

5. llexion [Link] dispose

Ie, procd.

Application d'une

en 8 de chiffre entre le canon et Ia jambe.

Le membre postrieur est d'abord dsentrav et lgre-

ment port en avant I'aide d'une corde fixe au Paturon et


passe sur la base de I'encolure.
Le jarret tant alors suffisamment flchi, par une traction
en arrire opre sur I'ertrmit du membre, on prend une
longe plie en deux qu'on relie la iambe par un nud
.ouiuni tte d'alouette (frg. 38), et dont les deux bouts,
aprs avoir form plusieurs 8 de chiffie entre la iambe et le
aurron, et S'tre finalement carts Pour embrasser I'un de

56

ces deux rayons, sont runis par un nud double avec ou


sans rosette.
2e procd.
- Emploi du flchisseur spcial clu confrre
Petersen. Un simple coup d'il sur la figure 87 permet de
saisir de quelle manire la pice mtallique fourchue est
relie, par ses entraves, Ia jambe et au canon, et appttie
sur Ia face antrieure de I'articulation flchir.
3u procd.
- Application d'une longe dispose en 8 de
chiffre entre le paturon et la partie infrieure de la jambe.
Cette application se fait de la mme manire que dans le
premier procd.

La flexion du jarret est produite indirec4, procd.


tement I'aide d'une corde oprant laflexion du pied,
On peut faire emploi d'une corde peu volumineuse, plie
en deux, qu'on fixe sur le sabot au moyen d'un nud de
saigne. Les deux bouts de la corde appuyant sur la pince

du pied il suffit qu'un aide, assis sur la croupe du cheval,


les tienne en main pour oprer la double flexion du pied et
du jarret.
Leflchisseur du pied
- sorte de gaine en cuir pouvant
s'adapter sur des pieds de diffrentes grandeurs,
imagin
- qui
par un confrre allemand, est pourvu d'une corde
agit
xactement de la mme manire que celle dont il vient
d'tre question.

IV. CoxrnNrroN DU cnnvL suR r,E Dos.


- !e, procd,
L'animal est maintenu les quatre membres
tendus au
moyen d'une corde que I'on fait passer sur une poutre,
sur une brancbe d'arbre ou sur une poulie suspendue u
plafond.
2" procd.
- Aprs avoir fix une longe entre les pieds
entravs, on renverse I'animal sur le dos. Pour I'y maintenir en quilibre on passe une barre en travers, sous les
entravons, entre les pieds antrieurs et les pieds postrieurs,
e[ I'on fait tirer en deux sens opposs sur le lacs et sur la
longe pralablement enrouls sur une partie de la barre de
chaque ct.
3e procd.
- Les quatre membres sont flchis et maintenus contre le tronc au moyen du lacs que I'on passe deux
fois autour du corps en le faisant appuyer en arrire du

57

garrot d'une part, et entre les quatre pieds ou mieux dans


le pli des paturons postrieurs d'autre part.
4' procd.
- On enlace une longe sur chaque paturon
postrieur. On fait passer les longes en sens inverse sous la
rgion du dos et on les ramne, celle de droite sur le patu-

ron postrieur gauche, celle de gauche sur le paturon


postrieur droit. Les meml'tres fant sulTisamment flchis,
deux tours de corde sur clraque paturon terminent l'opration.

5' procd.
- Les membres de chaque bipde latral
sont d'abord unis deux deux, par les paturons ou les
canons, au moyen de quelques tours de longe, puis ils sont
flchis sur le tronc et fixs I'anneau mtallique que porte
chaque bout, au niveau des coudes, une courroie ad hoc

ou un appareil en corde improvis. La courroie peut


prendre appui sur le dos prs du garrot ou sul' la rgion
lombaire (Vienn).
6" procd.
- Les membres de chaque bipde latral
tant maris, comme il vient d'tre dit, ils peuvent tre
flchis sur le tronc et fixs par le moyen de deux longes disposes de la mme manire que dans le quatrime procd.
7u procd.
- Diffre peu des deux prcdents. Les
membres antrieurs sont pralablement maris I'aide
d'une chane ou d'une corde deux entravons, et chaque
paturon postrieur est enlac par une longe ordinaire. Au
moyen de celle-ci chaque pied postrieur est amen sous la

dite chane, contre le pied antrieur du mme ct. Les


deux pieds de chaque ct tant alors unis I'un I'autre on
les flchit sur le corps et on les fixe I'aide des deux longes,
soit comme dans le quatrime et le sixime procds, soit
aux anneaux d'une sangle ou d'une courroie approprie.

Remarque.
- Que I'on emploie I'un ou I'autre des sept
procds qui prcdent on pourra utilement pousser
quelques bottes de paille, longues et serres, de chaque
cte du tronc pour Ie caler au sol.
S 14.

Relvement du cheval.

I" procd. - R. la main. - On aura soin d'imiter


le procd naturel, de relever la tte et le garrot d'abord,
d'tendre ensuite les membres antrieurs ; on assistera

58

I'animal en agissant sur la queue et en tirant la tte en avant


et en haut; on dveloppera ses moyens prr quelques coups
de fouet sur les canons ou sur les lvres.
2c procd.
- R. au moJren de barres ordinaires. Lorsque les moyens susindiqus sont insuffisants, on peut
seconder leur action par celle de deux barres passes en travers,I'une sous la poitrine et I'autre sous le ventre, qui sonf
tenues et souleves chaque extrmit par un ou deux aidos.

3" procd.

faisant ofrt,

de barres et de cordes
- R. du moyenDeux
t'rarres tant placees
ventre,

de suspensoirs.

I'une sous la poitrine et l'autre sous le


on adapte
chacune d'elles une corde dispose de manire former un
demi-anneau qui fixe le corps du sujet la barre.
Comme le montre la figure 88, la barre agit la manire
d'un levier du deuxime genre. Le point d'appui A se trouvant du ct des membies, il suffit d'agir sur I'autre extrmit P pour soulever le corps R et remettre I'animal sur
pied.

Afin d'empcher la corde de glisser, on peut pratiquer


la barre deux trous d'arrt ou v implanter deux crampons
pour faire le mme office.
Ce procd, qu'on peut improviser partout. prdsente le
grand avantage de pouvoir relever un che'r'al d'un certain
poids avec un nombre d'aides relativement restreint.
4c procd.
- La figure 89 reprsente le procd ingnieux employ par U. Andr pour relever quotidiennement
des cbevaux incapables de dployer I'effort voulu pour se
remettre sur pied, et qui, une fois debout, pouvaient marcher et lrotter comme l'tat normal.
Une longue cord, attache un anneau ou un solide
crampon implant dans le mur, passe sur une poulie
suspendue au plafond. Cette corde tant place sous I'animai couch, il suffit de tirer sur son extrmit libre pour le
soulever et I'aider se remettre sur pied. Afin de ne pas
blesser la peau, la corde peut tre garnie de toile sur une
certaine longueur.

5' procd.

- R. au moyen d'un suspensoir. -

Un

suspensoir ad hoc (fr9. roo, ror)ou improvis (fiS. gr, r02)


tant plac sous le corps de I'animal, on peut l'lever, par
I'emploi de l'un ou de I'autre des moyens suivants :

)g

ro Une poulie ou un systrne cle poulies ordinairs


ou diffrentielles, la corde ou la chane attache ru $tfg'
pensoir tant tire la main ou enroule sur un treuil
fixe;
zo Une longue barre agissant la manire d'un levier
inter-rsistant; une des extrmits de la barre prend un
point d'appui assez lev,I'autre est souleve directement
la main ou l'aide d'une corde rflchie sur une Poutre ou
sur une poulie (fiS. go).

3o Un treuil improvis du genre de celui reprsent par


la figuregr.
Cette dernire figure montre un type fort simple de
suspensoir improvis. Cet appareil est constitu par u{l
long anneau en corde dispos de manire former quatre
anses dont deux infrieures (V et P) et deux suprieures
(G D). Des deux premires, I'une passe sous la poitrine (P),
I'autre sous I'abdomen (V); les deux autres reoivent les
lrtons qui doivent enrouler la corde sur une barre transversale suspendue au-dessus de I'animal.

Article 4.

Coucher et coutentlon l'aido d'un


appareil mcanique spelal.

Des appareils spciaux ont t imagins dans le multiple


but : de prvenir les accidents caus par I'abatage ou ln
chute du aujet sur le sol ; de raliser une contention plua
convenable de I'animal couch, et d'oprer dans des con-

ditione aEeptiques plus rigoureuses.


Parmi ces appareils on distingue : ro les travails wobilet
de Vinsot, de Neuf et de Lang; zo les marailles ou parois
mobiles de Lafosse pre, Kuhn, Daviau, Tropp, Fromage
de Feugr; Ja Ie saspsnsoir de Hilmer.

S 1.

- Travail Vinso

(fig. 92, 93).

De tous les appareils mcaniques du gonre, le travail


(dernier rnodrle) du confrre Vinsot, de Chartres, parat
tre calui qui rBond lo plus compltemenl aux exigencao
de la pratique vtrinaire. Il sert assujtir le cheval
dbouf, cornr-ne tous les travails ordinaires, et couher
I'animal comme les parois mobiles anciennement connues.
t de
{ u Il prrente le grand qvirntage, r dit Vinsot,qlt

dqns
s
sens,
soit

fot
droite
le
cheval
les
oucher

gauche,

avec

un

seul aide, de

Ie maintenir hauteur de

table, pour la commodit de I'oprateur, et de le fixer dans


sa position naturelle pour viter les fractures de la colonne
vertbrale et le renversement rectal. rr
principales pices de I'appareil Vinsot
Descriptio,z.
- Les
T de quatre poteattx uerticaux
en
fer
un
tt,tis
sont: In

deux,
convergents dettx
Par en haut, sur un fate unique,
par en has surunebarreronde,contrecoude; zodeux barres
latralcs, parallles, un mtre du sol; 3o une forte cltane
prsentant sur sa longueur six anneaux Pour le passage des
quatre entravons en cuir qui doivent fixer les extrmits
des membres ; 4o un large coussin, s'adaptant I'une ou
I'autre barre latrale, sur lequel I'animal couch rePose ;
5o un suspensoir ou tablier de soutien Pourvu d'un poitrail
et de deux dessous de cuisse ; 60 deux treuils avec poulies
de renvoi appropries Pour la tension : a) de la chane qui
doit recevoir les entravons; ) de la chane relie au susPensoir; 7o deux supports pour soutenir les deux solides piuots
situs dans l'axe du centre de grauit de I'appareil, de
faon pouvoir tourner celui-ci sans grand effort, dans
tous les sens, I'aicle d'un puissant levier de r-5o de longueur.

Manuvre.

[Link] figures 9z et 93 donnent une ide de

manire dont I'animal est assuiti dans le travailbascule et du mcanisme suivant lequel iI peut tre couch

la

et relev.
Les diverses oprations qui comPosent la manuvre de
I'appareil ne peuver'lt tre convenablement excutes qu'en
se pntrant des instructions spciales exposes dans I'intressante notice publie par I'auteur.
L'animal une fois couch, avec ses membres en position
normale, peut subir toutes les oprations, mme celles

de [a rgion inguinale,

sans ncessiter

un

entravement

complmentaire.

indique par la frgure gz convient la


castration, aux oprations de pied, etc., sur I'animal

La position

debout.

Dans ses deux premires formes, le travail Vinsot ne


pouvait tre abaiss que dans un seul sens au moyen d'un
appareil complmentaire dit machine coucher. Celle-ci
consistait en une Potence solide suPPorte par deux forts

6r
poteaux en fer; un treuil engrenages, x sur ccs poleaux,
actionnait un levier en forme d'Y reli par sa base au

travail, et par son sommet, au treuil de Ia potence

au

moyen d'une forte chane.


Dans le premier modle le travail tait fix au sol I'aide
de deux charnires. Dans la deuxime forme, cette charnire

a t, remplace par deux pivots susceptibles d'tre placs


prs de terre ou une certaine hauteur sur deur solides
supports ad hoc.
$ 2.

- Travail Neuf.

Comme on peut en iuger par les figures 94 et 95, le


[Link] invent par Neuf, mcanicien Paris, offre la plus
grande ressemblance avec celui de Vinsot. Comme ce dernier iI est double renYersement.
Une manivelle, mue Par un seul aide, actionne une vis
d'Archimde qui s'engrne dans une demi-roue dente, et
tout I'appareil se met tourner doucement, sans -coups,
pour s'arrter dans la position dsire.
S S.

- Travail

Lang (fig.96, 97).

Le travait imagin par Lang, ingnieur Paris,

est

aussi form de quatre poteaux solidement relis entre eux,


et pourvu de balres latrales, ainsi que d'un coussin appropri et d'un suspensoir. Les figures q6 et 97 montrent en
quoi il diffre des appareils prcdents. Les poteaux n'tant
pas rivs au sol, le travail peut tre soulev avec le cheval,
tre inclin dans tous les sens et mme tout fait ren-

vers (frg. g), I'aide d'un solide treuil engrenages et


d'une forte chane rflchie par deux poulies de renvoi.
La figure 96 montre I'appareil install au milieu d'une
cour, pourvu d'une carcasse extrieure; dans la figure 97
se trouve reprsent le travail mont dans une salle d'op-

ration.
< L'appareil tant soulev de terre, le cheval est maintenu pour les oprations debout sans (lu'on ait toucher
I'appareil d.e suspension, la tension est graduelle et peut
tre arrte au moment voulu. u
Le cheval est couch environ otr'4o du sol. Un serrepiecl mobile, s'adaptant n'importe quelle partie du travail,
i'ernploie Pour toutes lcs oprutions du pied, pour le genou

couronn, etc.

6z

La position dorsale est obtenue sans

dsentraver ou

changer quoi que ce soit I'appareil.

S4.-Muraillesmobiles.
Les murailles mobiles, encore dites llts-murailles
tatealc, sont touts constitues per un grand plateau dit
murallle, gnralement en bois et rembourr, pourvu
arrondies ou allonges
pour le passage
d'ouvertures

des cordes et des sangles utilises pour la fixation du cheval.

A I'aide d'un mcanisme spcial, la muraille subit un


mouverneflt de betcule et prend une position horizontale
heuteur convenable pour la tnanuvre chirurgicale.
Les figures 98,9gr roo et ror donnent une ide de la
manire dont le cheval e6t assujti sur la muraille par la
tte, par les pieds et par le tronc.
I. [Link]-Munarlr.E Devrru (fig.g8 et gg). La machine du
confrre Daviau, de Marseille, est forme par un plateau
en chne garni d'un cuir de vache bien rembourr. Elle
est pourvue d'un systme de roues d'engrenages qui permet
de la mouvoiravec facilit I'aide d'une manivelle ordinaire.
La figure 98 reprsente la premire forme de la muraille
Daviau. Un coup d'il sur la figure og permet de saisir les
changements apports I'ancien appareil. Avec celui-ci,
pour retourner te patient il fallait le relever, le placer en
de la planche, puis recommencer la
mnuvre. La machine perfectionne est monte sur
roues; on peut la caler solidement au moment de s'en
servir. Elle permet de retourner le cheval sans le relever,
sens changer la position de la plate-forme.
sens inverse prs

U. Lrr'-[Link].r.n 'In-rpp (fig. roo). - L'appareil du dit


confrre allemand comprend un tabli en fer et une
muraille en bois pourvue d'un soubassement. Le cheval
plac sur le soubassement est assujti contre la paroi
I'aide de courroies. Les entraves appliques sur les pieds
sont tlxes l'aide d'un porte-mousqueton.
Deux solides charnires permettent d'effectuer le rnouvement de bascule la main sans aucune difficulr.

III.

Illun,[Link] r Bscrrr. nr Kiinx (fig. tor). __ L'appareil


de Khn, install l'cole vtrinaire de Stuttgart, a t

63

construit d'aprs les indications du collgue Hoffrnann,


professeur la dite cole. Il est actionn par la force
hydraulique. Grce un systme de leviers et d'articulations habilement combins, un seul homme peut imprimer
la muraille en Jonte malle, dont la machine est
forme, tous les mouvements volus pour le coucher et le
relvement de I'animal, ainsi que pour son maintien dans
les diverses positions exiges par les oprations chirurgicales.

La figure ror montre le cheval couch, le soubassement


de I'appareil tant abaiss; les pieds sont fixs I'aide
d'entravons relis la paroi au moyen d'une clef spciale.
De tous les appareils prconiss pour Ie coucher et la con-

tention mcanique du cheval, la muraille de Kuhn est


coup sr le plus ingnieux et le plus perfectionn. Il serait
aussi Ie plus emptoy si son piix trs lev et la ncessit
d'une canalisation d'eau ne le mettaient hors de la porte
de la gnralit des praticiens vtrinaires.

IV, Ltt-MunetLLE DE Lenossn ET DE voN Honnr.


La
attribue
que

la
machine
Lafosse semble tre
mme
celle dont von Hoert, de Stuttgart, a parl en r8ro. C'est
une espce de table bascule, matelasse, sur laquelle
I'animal est attach au moyen d'une sangle. Deux hommes

tournent la plate-fbrme, et le cheval s'y trouye couch


comme sur une table.

V. Llr'-MuRlr,r,lr nr Fnou,r.('ir [Link] l'rucn.


valeur
- Dtune
plutt historique que pratique, cet appareil tait destin
assujtir I'animal dans diverses positions : debout, couch
sur le sol, la hauteur d'une table, les quatre pieds en
haut. Il comprend une table matelasse, pourvue d'un
soubassement plac charnire, parseme d'ouvertures
pour le passage des cordes et des sangles de contention, et
relie deux poteaux par des boulons qui servent de pivots.
Suivant la position donne ces boulons, la muraille peut
tre incline sur le sol, releve au plafbnd,mise la hauteur
d'une table, et renverse dans une fosse ad hoc quand le
cheval doit tre plac les pieds en haut.

'Pour maintenir I'animal dans cette dernire position, la

plate-lbrme recevait deux supports spciaux, un au-dessus


de la tte et un au-dessus du dos et de la croupe.

64

VI. Lrr-Tnyr\rr, on VacnrTrr.


- A la clinique de l'cole
de Pise, le professeur Vachette a fait construire un solide
chssis en bois, reli au sol par deux charnires. Sur ce
chssis sont fixs, avec des cordes, deux sacs remplis de
crin vgtal. Ces deux sacs sont protgs par une paisse
couverture impermable. Sur la face infrieure du chssis
est attach un autre sac beaucoup plus solide que les deux
premiers.
Un plan inclin sert amener le sujet sur le lit-muraille
o il est abattu par le mode ordinaire des entravons.
Le lit-muraille est soulev et mis en position verticale,
contre un mur, au moyen d'un systme de poulies diffrentielles. tant alors solidement fix, il fait office de travail-

muraille.
S

6.

Coucher du cheval au moyen d'un suspensoin.

Il y a plus de cinquante ans que Hilmer, vtrinaire


militaire hanovrien, a prconis I'emploi d'un suspensoir
ad hoc pour coucher le cheval. Ce suspensoir est mt
I'aide d'une double moufle et d'une corde manuvre par
I'oprateur lui-mme qui la laisse glisser cians ses mains
garnies de gants pour viter le froissement.
Au moyen de deux cordes fixes I'avaloire, une droite
et I'autre gauche, un ou deux aides, au moment du coucher, tirent dans la direction oppose celle de I'effort
effectu sur le lacs qui rassemble les entravons.
Une autre poulie, place un peu en arrire de la moufle,
reoit une corde qui permet la fixation du cheval sur le dos.
Cet appareil peut aussi tre employ pour oprer les
animaux debout.

Article 5. - Accidents occasionns par l'abatage


et par la contentlon du cheval coueh.
Parmi ces accidents quatre mritent surtout de fixer
I'attention : I'asphyxie, les fractures des vertbres et des os
des membres, et la luxation de la rotule.
$ 1. - Asphyxie.
L'asphyxie reconnat deux causes principales

: I'oblit-

ration des naseaux par une application dfectueuse du


tord-nez, et la compression de la trache par !e poitrail ou

65

la corde applique pour attacher le membre postrieur ta


base de I'encolure.

Averti par Ie bruit de cornage que fait entendre I'animal,


I'oprateur s'empressera de faire cesser la cause du trouble.
S P.

Fracture de Ia colonne vertbrale. (Cheval cass,)

Sige.
baires.

Dernires vertbres dorsales; vertbres lom-

Causes,
- Deux causes ou conditions principales : une
condition prdispostnte,Ia fragilit du tissu osseux et une
cause dterminante, une violence mcanique.
Causes prdisposantes, 10 Fragilit naturelle du
tissu osseux normal; z" fragilit accidentelle, diminution
de rsistance (ostofragie), consquence d'une altration de

la nutrition, celle-ci ayant pour cause soit l'ge avanc, une


alimentation anormale, soit un repos prolong, une dyscrasie chronique.

L'ostofragie par les deux dernires causes


I'inaction
la dyscrasie - expliquerait ce double fait,- d'une part
I'excessiye raret de la fracture vertbrale chez les chevaux,
mme violents comme les cryptorchides, dont la constitution est tout fait normale,' d'autre partlafrquence de
cet accident chez les chevaux de tout ge qui sont atteints
et

ouonttrcemmentatteintsd,unmaIchronique
squirre du corclon testiculaire, javalt cartilagineux, mal
de garrot, catarrhe des sinus, ancienne boiterie.

Causes dterntinantes.

Deux principales

ro Le choc

produit par la chute yiolcnte de I'animal sur un sol dur ou


ingal; 20 un ffirt musculaire brusgue, uiolent, tel que
celui ralis par les chevaux de sang, irritables et nergiques, les membres tant dans I'extetrsioz et les pieds
rapprochs d'unc manirc fixe. Cet effort est d'autant plus
violent que la flexion de la tte est prononce.
Indicatio,?s.

Les moyens prventifs dcoulent naturel

lement des causes prcites; ils peuvent tre ramens


quatre

f Abattre le cheval mthodiquement sur un lit assei


tcndtt, dssc ntott et lastique pour que la chute, mme
violente, ne puisse donnel lieu vn choc prononc clans la
colonne vertbrale

t
,

66

zo Diminuer I'irritabitit et la violcnce du sujet: a) par


un rgime dittique de quelque huit jours : paille, eau de
son, peu ou point d'avoine ; b) par une anesthsie, au moins
partielle, comme celle ralise par Ie chloral administr en
lavement (6o 8o gr.) dans un litre d'eau mucilagineuse
ou par Ie sulfonal (zo 4o gr.) ingr avec du son mouill ;
3o Permettre aux pieds de s'carter ou laisser entre eux
un cartement de 4O centimtres au moins ;
40 Oprer la flexioz partielle (flexion du genou ou du
jarret) ou totale (flexion sur la poitrine) de deux membres

au moins.

trois premiers sont surtout


des chevaux fragiles,
abattre
indiqus lorsque I'on doit
par
une inaction prolonc'est--dire prdisposds (par I'ge,
ge ou une dyscrasie chronique) ou des sujets irritables et
violents tels que les chevaux pur sang.
De ces quatre moyens, les

3.

Fractures des os des membres.

Ces fractures peuvent aflecter les os du bassin


Sige.
de I'avant-bras, de la jambe, de Ia cuisse et du canon'
Causes prdisposantes.

Sont les mmes que pour les

os de la colonne vertbrale.

Causes

dterminantes. Les efforts

musculaires

brusques, violents, surtout chez les chevaux de sang, /e


nzembre dplac tant ou empch de s'tendre complte'
ment, oufix dans une position ou direction anormale.
J'estime que I'on peut rapporter ces deux dernires conextension incomplte et" directiott anormale ditions
les fractures observes chez des chevaux assuitis dans les
conditions suivantes

.'

a) Un membre postrieur flchi et fix sur la poitrine ;


) Un membre postrieur port en avant ef. fi,x sur Ia

barre latrale d'un traYail mobile;


c) Les quatre membres flchis sur
manire incomplte ;

d) Un

membre (antrieur

ou

la poitrine

d'une

postrieur) fix sur le

membre oppos du mme bipde diagonal.

lndicatiot?s.-- r . Ne iamais frxer d'unc manire imntuable


ni sur Iapoitrine du sujet, ni sur la barre latrale d'un
travail mobile, l'extrmit d'un mentbre postrieur dctnt

b7
le

jarret

n'est pas pralablement flchi par un des procds

(r.., 2" et 3.) indiqus ci-dessus (p. 55 et 56).


z. Quand les quatre membres doivent tre fixs sur le
tronc, avoir soin de les flchir assez conlpltement pour
que les pieds ne puissent s'carter du corps.
3. Si un membre doit tre fix sur le mmbre oppos du
mme bipde diagonal, prendre la prcaution, pour prvenir ou diminuer la dtente des membres postrieurs, de
relier ceux-ci la base du cou soit au moyen du lacs des
entravons, soit I'aide d'une longe spciale.
S

4.

Luxa,tion de la rotule.

La luxation de la rotule et la diastase de l'piphyse suprieure du fmur se produisent ordinairement lorsqu'un


membre postrieur est port en avant et fix sur la [Link] suffit d'viter ce mode de contention pour prvenir
les susdits accidents.

Artlole 6.

Contentlon de I'animal aprs I'opration.

Le cheval opr est reconduit l'curie, o it est plac


en libert (boxe) ou attach avec sa chane ou longe habituelle.
Dans certains cas, il peut y avoir lieu de le maintenir
debout avec un suspensoir ou de I'empcher d'atteindre la
rigion opre avec les dents.

Pour rpondre cette dernire indication, on peut :


ro Attacher le suiet plus ou moins haut et court au
rtelier;
zo Le lier deux longes, soit la crche, soit tte la
queue entre deux poteaux ou entre le mur et un poteau;
3" Appliquer une muselire, un collier chapelef ou un
bton, une longe surlfaix.

Pour soutenir I'animal, pour le maintenir debout, on


fait empk:i d'un suspensoir ad hoc ou improvis.
Suspensoirs ad hoc,
- Il existe un grand nombre de
types ou modles de suspensoirs. Ceux reprsents par les
ligures roz et ro3 me paraissent runir toutes les conditions
voulues pour rpondre leur destination. Ils peuvent tre
faits en toile ou en cuir, tre forms d'une seule pice ou

68

constitus par un certain nombfe de -.angles transversales


rplies par des bandes longitudinales.
Grce la traverse fixe (T), sorte de palonnier, du
premier modle et aux deux traverses mobiles (TT') du
deuxime type, les parties latrales du suspensoir sont
suffisamment cartes pour ne Pas comprimer la poitrine.

Deux courroies boucle faisant office, I'une (P) de


poitrail, I'autre (A) d'avaloire, sont disposes de manire
empcher tout dplacement de I'appareil en avant et en
[Link]. Le poitrail peut tre soutenrl par une courroie qui
passe sur I'encolure.

Le suspensoir, ainsi que les barres employes Pour


relever le cheval, ne pouvant tre passs sous Ie corPs, on
doit les appliquer par un ct, contre le dos du cheval, puis
retourner I'animal sur les dites barres ou le suspensoir.
Ce dernier peut tre soutenu Par une corde que I'on fait
passer sur une poutre, dans un trou du mur voisin, ou sur
une poulie, et qui est rattache un corPs fixe quelconque
ou enroule sur un treuil appropri.
Le suspensoir peut aussi tre reli de chaque ct au
moyen de cordes appropries, soit deux gtes (fig. ro5),
soit deux barres parallles (fig. ro6) appuyes en avant
sur la crche ou le rtelier et soutenues en arrire par deux
poteaux en bois enfoncs dans le sol, soit encore des
crampons implants dans un mur, d'un ct, et une gte
ou une barre dispose comme celles reprsentes dans la
figure ro4, de I'autre ct.
Appareil form d'un
In' tYpe.
Suspensoir improvs.
sac dont les deux extrmits sont replies et cousues avec
de la ficelle (fig, ro4) pour recevoir dettx petites barres

appropries.
po

type.-

Analoglre au prcdent; constitu par deux

sacs superposs dont les extrmits sont solidement cousues

ensemble; dans I'anse forme de chaque ct s'engage une

petite barre analogue celle du premier tyPe. Les sacs


peuvent tre remplacs Par une large bande de toile, plie
une ou deux fois sur elle-mme, dont les extrmits sont
disposes comme dans les deux types prcdents'

3'type,* Constitu par deux sangles en fort tissu pre'


nant appui, I'une sous la poitrine et I'autre sous le ventre,
pourvues d'une orde ou d'une chalne chaque extrmit.

0g

chacune de ces sangles peut tre remplace Par un sac


ordinaire, pli dans le sens de sa longueur.
Les suspensoirs improviss peuvent, comme les suspensoirs id lrur, ou tre soutentts pat une seule corde
[Link]. par une poulie ou Par une gte (p' x ), ou tre

relis par des cordes, de chaque ct, des gtes (fig' ro3)'
des uttet latrales (fig. ro6), des cramPons ou des
poulies.

CHAPITRE

IIT

c0t{TEllTloll DE8 CRAllllS

BoYID8

Outre la plupart des moyens de contention utiliss Pour


le cheval, on peut faire emploi, chez les grands bovids,
d'un certain nombre de procds spciaux aPProPris
leur organisation.

Article
$ 1.

t. - Contention du buf debotrt,


hors du travall,
-

Gontention gnrale par

Ia tte'

I. Movnxs DE coNrENrIoN PPLIQus sun l.r. rtp. - Le buf


tre assujti par la tte l'aide des mains, d'une
peut
-longe,
d'un licol, d'une moraille ou d'un anneau nasal'
Tandis que d'une main on tient I'une des
Mains.
cornes, le pouce et I'index ou le mdius de I'autre main
sont introduits dans les naseaux Pour pincer la cloison
nasale.

- La longe
manires princiPales.
Longe.
7e'

ntode.

est dispose

peut tre attache la tte de deux


applique sous Ia base des co'"nes

Lacorde,
-en nud
coulant (fig. ,9, 3o, 36) ou en anneau

I'aide d'un nud fixe (fig. t 8, zo, zz).


2' mode. - La corde tant d'abord fixe sur la base d'une
corne, on la dispose en demi-clef (fig. 6) sur I'autre corne
et on la ramne en avant. Avant de ramener la corde soi
on peut lui faire effectuer plusieurs tours en huit de chiffre
entre les deux cornes.
La corde applique sous la base des cornes Peut tre
ramene de manirL former une boucle ou demi'clef soit

sur le chanfrein, soit sur le col de la mchoire infrieure.

7o

Licols.

Les licols utiliss pour les ruminants ne diff-

rent pas -sensiblement de ceux employs pour le

chevar

(v. page z6).

Moraillos.
- La moraille, encore dite pince-mouchette,
comprend deux mors disposs pour exercer une pression
douloureuse sur
morailles :

Ia cloison nasale. Principaux

types de

t. Anneau-moraille(fig. , oil.-Est form de deux pices


articules dont le rapprochement est ralis au moyen d'un
curseur spcial qu'un ressort ad lrcc et un bouton d'arrt
servent immobiliser.

z. Moraille franaise yis latrale (fig.

rog).

Un crou latral permet d'ouvrir et de fermer I'appareil

volont.

3. Moraille uis longitudinale (frg. ro9).


- L'anneau
ir recevoir la longe conductrice, en faisant
oflice
d'crou, sert carter ou rapprocher, suivant le sens du
destin

mouvement, les mors de la moraille.

4. Moraille curseur (frg. r ro). Elle existe sous plusieurs formes- celles-ci diffrenr -principalement par la
position
- au-dessus ou en dessous de la charnire - et
par la largeur de la bague"
5. Moraille ressort boudin (fig. rrr).
Analogue
la prcdente; le curseur est remplac par -un ressort
boudin.

6. Moraille de Challier (fig. r r2).


Chaque mors est
form par une vis mobile dans le sens -latral.
7. Moraille italienne (fig. rr3). pincedont la dispo_
sition rappelle celle d'une sonde de -pied ordinaire. L'extrmit libre de chaque branche est recourbe en anneau pour
recevoir la corde qui sert en mme temps fermer la
moraille et la maintenir en main ou la relier aux deux
cornes.

8. Moraille de Ifarms (fig. t r4).- Sorte de pince d'une


seule pice dont les branches faisant ressort s'cartent spontanment et sont rapproches par un curseur.
Arneeu* nasaux.
- L'anneau nasal est pass dans une
perforation de la partie antrieure de la cloison nasale. par.

7l

il

constitue un des moyens les


plus efficaces pour l'assuitissement des grands bovids.
Les nombreux anneaux prconiss peuvent tre diviss en
deux catgories gnrales comPrenant les anneaux char-

la douleur qu'il dtermine,

nire et les anneaux sans charnire.

Anneaux charnie.
gue

Parmi ces anneaux on distin-

anneaux lferms l'aide d'une petite vis rive.


Cette dernire prsente soit une tte aplatie pourvue d'une
rainure pour recevoir un tourne-vis (fig' r r 5), soit un Prolongement, en forme de petite poigne, destin faciliter

A. Les

I'application de la vis (fig. try)G-race un lger amincissement de

Ia tige, il suffit

la

d'un choc peu prononc pour


poigne. Quelques coups de

vis tant introduite fond briser la tige er dtacher la


marteau sont ensuite donns pour rgulariser et river les
extrmits de la vis. Dans cette catgorie rentrent :
ro L'anneau rond etl'anneau carr (fig' I 15, r 16) ordinaires:
2o L'anneau de Rueff (fig. I r7) dont les deux moitis,
arnincies leur extrmit libre, s'cartent en pivotant l'une

sur I'autre;
3o L'anneau de Lonhienne (fig. r rB)dont une partie, termine en lame tranchante, est reue dans une bifurcation
approprie de la Partie oPPose;

B. Les anneaux de Percheron ferms l'aide d'un crou


et pourvus soit d'une pointe acre (fig. rI9), soit d'une
lame tranchante (fig. I zo);

C. Les anneaux ferms sans vis, tel que l'anneau


pointe (frg. rzr), qui est assuiti en pliant et rabattant
I'extrmit effile

D.

Les anneau)c ferms

par une action de ressorf. Tels

: ro I'anneau ressort de Hauptner (fig'

rzz);
tranlame
d'une
pourvu
(frg.
rz3)
Bailleux
de
I'anneau
2o
chante double paulement qui est retenue entre les'deux
branches appropries de la moiti oppose de I'appareil;
3o I'anneau cle Kerstenne (fig. t z4), analogue au prcdent ;
la lame tranchante dont il est muni ne porte qu'un paule-

sont

ment.

72

Anneaux $ru?s charnire De ce nomble sont :


ro l'AnneAu d'une seule pice d'U. Andr, de Fleurus
(fig. rz5)dont I'application se fait I'aide d'un tau ad hoc
(fiS. rz6); zo l'anneau yis du mrne auteur (,frg. rz);
I'anncau r'is de Roland (fig. r z8) ; +,'les anncau x enifer
cheyal, composs de dcux pices, une courbe et une
droite; cellc-ci cst maintenuc cn place I'aide d'une [Link]
(fig. rz9) ou d'un icrou ifig. r3o).
3o

Apprciation.
- Les divers anneaux charnire, aussi
bien ceux ressort que cetrx vis, manquent tous de
rsistance; ils doivenI souvent tre renouvels plusieurs fois
chez le mme animal.
On doit leur prfrer les anneax sans charnire, beaucoup plus solides et plus rsistants. Parmi ces derniers,
ceux vis d'Andr et de Roland me paraissent tre les plus
avantageux. Les deux anneaux d'Andr prsentent sur les
autres I'avantage de pouvoir s'appliquer sans division pralable de la cloison nasale; celle-ci est perfore par la
pression exerce par les mors de.I'anneau.

Mode d'entploi des morailles et des annedux.


La
moraille, ainsi que I'anneau nasal, peuvent tre tenus -directement avec la main ou par I'intermdiaire d'une corde ou
d'un bton conducteur. Celui-ci est pourvu I'une de ses
extrmits d'une armature spciale (fig. r3r)consistant soit
en une chanette termine par une traverse (a), soit en un
crochet fernr par un ressort (b, c) ou dispos en forme d'S
(d) comme l'a prconis Roland.
Vigan a imagin un appareil trs simple pour conduire
les taureaux mchants. Cet appareil se compose d'un couri
bton dont I'extrmitantrieure porte une douille termine
par une poigne; une petite distance de celle-ci existe un
crochet descendant angle droit.

Le bton tant attach par une sangle en arrire

du

garrot et maint'enu sur le dessus de la tte par une courroie


attache aux deux cornes, il suffit de relier I'anneau nasal
au susdit crochet pour tendte la tte et fournir le moyen
de maintenir les taureaux les plus mchants.

***

I)ivers anneaux et diverses morailles, comme la pince


italienne (fig. r r 3), peuvent tre relevs et attachs atrx

73

cornes I'aide de cordes ordinaires ou de courroies appropries.

III. I\loons DD nxTIoN DE LA 'rrn. 7t''' ntode


L'animal dtach est maintenu I'aide des mains seules ou
aides d'une longe, cl'une moraille, d'un anneau nasal, avec
ou sans appareil conducteur.

on a
2"mocle.
- Pour viter les [Link] des colnes
conseill le moyen suivant: fixer une corde sous ia base des
cornes, la diriger en arrire pour faire un double enlaceautour des ctes et autour du flanc,
et la {ixer
ment
base
ensuite la
de la queue.
I'aide d'une longe
3'mode.
- Inflchir la tte de ct
fixe la base des cornes d'une part, et la queue ou au
canon d'un membre antrieur ou postrieur d'autre part.
4n mode,
- On entoure d'abord la poitrine au moyen
d'une chane d'un certain volume. A I'aide d'une corde fixe
sous la base des cornes puis enroule sur la mchoire infrieure et ensuite passe dans un des anneaux de la chane, on
amne I'extrmit de la tte le plus prs possible de la paroi

thoracique. L'inflexion prononce de I'encolure enlve


l'animal une grande partie de sa force et le rend plus facile
assujtir. Ce moyen de contention est particulirement
avantageux quand il y a lieu cle pratiquer une opration
sur la tte. notamment le bouclement, chez un sujet dangereux, difficile assujtir par un autre procd.
5" mode.

Le sujet

est attach

un corpslfr,xe situ

une certaine distance de la tte I'aide d'une longe ou d'une

chane d'une certaine longueur. Le corps fixe peut tre


une crche ou un mur pourvu d'un anneau ou d'un crampoo,
- un poteau, une colonne, un arbre, une roue de
charette, etc.

tte est attache contre un corpslfrxe.


- La
contre un poteau,
Tte attache de front
une colonne, un arbre, etc., I'aide d'une longe fixe soas

6'mode.

7e'procd,

la base des cornes et enroule ou non sur le chanfrein.


2u procd.
- Tte attache de ct contre unpoteau. L'animal est plac de manire que Ia partie antrieure du
cou appuie contre le poteau, la corne correspondante tant
en avant de celui-ci. La corde pralablement fixe sous la

74
base des cornes est passe en avant du poteau; aprs avoir

contourn ce dernier, elle est ramene en avant pour faire


un ou deux tours sur les cornes; elle est ensuite enroule
sur elle-mme, puis confie un aide qui la tire en arrire.
La tte peut tre assujtie de la mme manire contre un
arbre, un pilier ou une colonne ne dpassant pas certain
volume.
Par Ie mme procd on peut trs convenablement assujtir le buf contre un montant de porte ou contre I'angle
saillant d'un bout de mur quelconque, la tte seule dpassant cet angle pour tre relie, I'aide d'une longe, un
crampon implant la hauteur voulue sur le devant du

mur.

jorg entre les bran3u procd.


- Tte fixe sous un
cards d'un vhicule ou entre deux poteaux d'un travail
appropri. On conoit qu'une traverse fixe entre deux
supports ou deux montants quelconques pourrait faire le
mme office que le jo,rg.

III. Corqrnxuox ennrln pAR r,E TRoNc. 7e, procd.


- Assujtissement contre un mur ou une paroi en
bois au moyen d'une corde, comme pour le cheval (". p. ,il.
2'procdd.
- Assujtion au moyen d'une perche. Celle-ci
est appuye obliquement sur le sol et place en avant du
grasset; un aide la soutient sur I'une de ses paules et s'en
sert comme d'un levier du cieuxime genre.

Au besoin on pourrait faire emploi de deux

perches,

disposes en X sous le ventre de I'animal, en avant de ses


membres postrieurs, et appuyes de chaque ct sur les
paules d'un aide.

S 2.

Gontention des membres.

Outre les moyens utiliss chezlecheval on peut employer


les procds suivants plus spcialement usits pour le buf.
7"''

procd.

Runir les deux membres postrieurs au

moyen d'une corde ou d'une double entrave applique


au-dessus des jarrets.
2e procd.
- Passer la queue de I'animal de dedans en
dehors et d'avant en arrire sur la jambe du membre assuitir, et faire tenir I'extrmit de la queue par un aide arcbout par une de ses mains contre la hanche du sujet.

7)
3e procd.
- Placer un garrot au-dessus du iarret etle
serrer jusqu' ce que la corde calcanenne soit tout fait
efface. Ce garrot peut, comme le tord-nez improvis, tre
form d'un anneau de corde et d'une tige en bois approprie.

4' procde.
- Attacher aux cornes
entraver un membre postrieur.
$

3.-

la longe destine

Lever et coutention des pieds.

Quatre procds sont spcialement employs chez les


grands bovids.
7" Brocdl.
Pour rendre plus facile le lever d'un pied
postrieur Ia-main, on ueint pralablement la partie
infrieure de la jambe au moyen d'un garrot Pourvu d'une
tige assez longue pour tre abaisse sur le canon corttre
lequel on la fixe par quelques tours de corde.

le pied postrieur au
2" procd.
- Consiste lever
moyen d'une corde enlace au-dessus du jarret et ensuite
passe soit sur une gte, soit dans un anneau suspendu
au-Cessus de I'animal.
Maintenir le pied postrieur lev au rnoyen
3'procdd.
d'une barre libre applique dans le pli du iarret. La barre
peut tre tenue de chaque ct par un ou deux aides; elle
peut tre soutenue d'un ct Par un aide et de I'autre
prendre appui soit sur le moyeu d'une roue entre les ralons
(frg. r3z), soit dans I'anse ou I'anneau d'une corde attache
une gte ou une branche d'arbre.
d'une corde fixe
Applicaton de Ia barre.
- A I'aide
sous le jarret, on tire d'abord en arrire pouf faire lever le
pied; la barre tant alors passe sous le iarret, on relie
celui-ci celle-l par quelques tours de corde.

Fixation du pied postrieur lev I'aide


4'procd.
d'une barre fixe entre deux montants de porte ou entre
deux supports quelconques. Suivant sa hauteur, la tfaverse
est place au-dessous ou au-desus du jarret.

Article 2. - Contentiotr du bcBuf au travail.


Il existe des travails double usage, pouvant servir la
contention du cheval et du buf. Ces travails sont Pourvug

7o

d'une pice en forme de joug pour fixer la tte, susceptible


d'tre place des hauteurs diffrentes.
**t

I)ans certaines contres, pour oprer sur les pieds postrieurs, le travail est remplac par deux piliers entre lesquels
on fixe une barre transvcrsale peu prs la hauteur du
jarret pour maintenir le pied ler' de la manire indique
dans le mode prcdent.
***

Plusieurs auteurs dcrivent un travail spcial du buf,


iadis fort en usage dans le midi de la France. Ce travail
comprend quatre poteaux incurvs pour s'adapter la
forme du corps. D'un ct, les poteaux sont mobiles et
pourvus d'une charnire qui leur permet de se rabattre sur
le sol, afin de faire entrer I'animal.
En avant et en arrire existent des poteaux ad hoc poutvus de chevilles pour la fixation de la tte et .des pieds
postrieurs,

Sur la face antrieure des poteaux de devant s'adapte un


teneur de pied pouvant se fixer des hauteurs variables.

Article 3. - Coucher du buf.


Les grands bovids peuvent tre couchs I'aide de
parois mobiles appropries, ou abattus avec des entraves et
des cordes suivant des procds analogues, sinon identiques, ceux employs pour le cheval.
Pour viter la fracture des cornes, la bte bovine ne peut
tre couche que sur une litire trs paisse.

Les procds suivants sont spcialement usits pour


I'abatage du buf.
S 1.

Abatage par enlacement du corps

({ig. 133.)

Mthode allemande dcrite en 1847 par Gurtl et Hertwig


dans leur Trait de Chirurgie utrinaire (en allemand),
Elle est ralise I'aide d'une corde de r z r 3 mtres. A
une extrmit on fait un nud coulant qui s'applique sous
Ia base des cornes. La corde est ensuite porte en arrire et
dispose de manire former un triple enlacement, sur
I'encolure, derrire les paules et aulour du ventre.

77

Tandis que I'animal est maintenu ou hx par Ia tte,


deux aides tiennent le bout de la corde et tirent en arrire.
Sous I'influence de la multipte pression dtermine Par
cette traction, I'animal se couche tout doucement et tranquillement en flcbissant les quatre membres.
Le professeur Hess, de Berne, a constat que I'enlacement
du cou n'est nullement ncessaire; que le rsultat dsir
peut tre obtenu avec les deux autres seulement.
$ g.

batage par entravement d'un membre'


Procd Meyer (1837).

Ce procd agit d'une rnanire analogue celle du procd Rohard et du procd russe (v. page 48).
Une corde est d'abord attache sur un des Paturons Postrieurs; elle est ensuite passe sous le ventre et sur l'paule
du ct oppos au membre entraY Pour tre ramene vers

la tte et finalement attache sous la base des cornes. Le


[Link] tant port en avant et enlev de terre, il
suffit d'gir rapidement e[ avec force pour dterminer la
chute de I'animal. Afin de rendre celle-ci plus facile on peut
tirer sur une seconde corde fixe au membre antrieur correspondant au ct sur lequel le sujeC doit tre couctr.
$

B.

Proeds

tlrith

(1839).

Les deux procds with ralisent la mme action que lc


procd Meyer, c'est--dire la flexion de deux membres
appartenant au mme bipde latral.
est suPpos devoir tre fait du
1cr procd.
- L'abatage
d'une longue corde on
extrmits
des
une
Avec
gauche.
ct

forme une sorte de collier qui embrasse la base de I'encolure, et I'endroit du lceud, plac du c: droit, on fixe
un grand anneau en fer. La partie libre de la corde descend
[Link] 1. paturon postrieur gauche en glissant sur l'avantbras droit et en passant sur le ventre; aprs avoir contourn
lectit paturon de dedans en dehors, elle est ramene dans
I'anneau de la base du cou et tire en avant.
Une seconde corde attache au urembre antrieur gauche
sert cornplter I'action de la premirt'.
suppos devoir se faire
2' procd,
- L'abatage est
gauche. Une premire corder relativement courte, forme

,,78

sur la base du cou un collier semblable celui indiqu


pour le premier procd i ce collier est galernent pouru
d'un anneau en fer plac sur la ligne mdiane. Deux autres
cordes sont fixes I'une au paturon antrieur gauche, I'autre

au paturon postrieur du mme ct. Cette dernire

est

passe entre les membres antrieurs, puis dans I'anneau du


collier; elle est ensuite conlie un aide qui la tire en arrire.

4. - Procd Rueff.
Ce procd est tout fait semblable au procd ancien
signal plus haut (p. +gJ et reprsent par la figure 79. Au
lieu d'tre d'abord attache au cou, comme chez Ie cheval,
la longue corde utilise par Rueff est fixe sous la base
des cornes. Les deux bouts sont ensuite passs entre les
membres antrieurs, puis entre les membres postrieurs
pour tre'ramens et tirs en avanr,
S

Article 4.

Contention de l'animal couch.

Cette contention peut se faire I'aide des mmer *oy.n*


que chez le cheval.
Les quelques moyens suivants sont plus spcialement
usits chez la bte bovine :

r. Contention de la tte. On a conseill l,emploi


d'une perche qui est tenue par- deux hommes et appuye
sur la partie antrieure de l'encolure.
2. contention de I'animal sur le dos.-cette contention
peut tre ralise au moyen d'une perche qui est passe
d'avant en arrire, sous les cordes qui runissent lun
I'autre les membres de chaque bipde transversar, res pieds
antrieurs restant une certaine distance des pieds postrieurs.

3. Rerourner I'animal.
quatre membres tanl
- Les contre
pralablement flchis et ramens
le tronc, on fait
tourner le corps 'en poussant sur le dos, le garrot et la
croupe et en agissant sur la tte.
Pour tourner le cheval, on doit agir en sens inverse; une
corde tant atrache I'extrmit de chacun des deux
membres qui touchent le sol, les deux cordes sont tires
obliquement en sens inverse, celle du membre antrieur en
errire et I'autre en avant.

1e

Articl 5. - Relvement de la bte bovine.


Pour aider la bte bovine se relever, il importe de
pas perdre de vue que, suivant le procd qui

lui

ne

est naturel,

les quatre membres doivent tre pralablement flchis,


pour permettre au train postrieur de se lever avant le train
antrieur.
Pour dterminer les bovids se lever ou dployer
leurs forces, on peut les exciter par les moyens suivants :
r. Remuer une chane Pour simuler le bruit qui se produit lorsque I'animal est lch Pour sortir.
z. Faire approcher et aboyer un chien.
3. Verser de I'eau sur la tte ou dans I'oreille.
4. Appuyer le pied sur I'extrmit de la queue - pralablement tendue sur un sol rsistant- en lui imprimant un
lger roulement.
Les moyens mcaniques usits Pour le relvement du
cheval sont aussi employs pour la bte bovine.
CHAPITRE IV
coilTEtlTlotl oEs PETlrs AltlltAux

Artiele 1. - Contention des petits ruminants.

qui
veau, mouton et chvre
Les petits ruminants
ou
sur
doivent subir une opration sont couchs par terre
les
avec
une table. La tte et les membres sont assuitis
que
manire
mains ou I'aide de cordes fixes de la mme
chez les grands animaux.
Pour coucher un Petit ruminant, on saisit d'une main un
membre postrieur et de I'autre le membre antrieur correspondant, puis on renverse I'animal sur le flanc oppos'
Dans certains cas (castration du mouton), le suiet est
tenu sur son sant; un aide le serre entre les iambes et avec
chacune de ses mains, fixe un bipde latral; ou bien il se
borne tenir la tte d'une main et les rnembres antrieurs
de I'autre. Parfois I'oprateur tient lui-mme le suiet sans
recourir un aide.
Les veaux utiliss pour ]a culture du vaccin sont le plus
souvent couchs sur une table spciale

bascule'

La

ligure r 34 montre un des modles les plus simples parmi le


grand nombre de ceux qui ont tc imagins. Cette table est

8o

pourvue

ro cl'un certain nombre d'anneaux (a at atti pour


(a) et des entraves qui doivent assujtir
la tte, les membres antrieurs (a') et les membres postrieurs (atn1; zo d'une tige en fer (b) destine fixer le membre
postrieur qui doit tre lev; 3o de deux rservoirs ad hoc
pour recevoir les urines (c) et les matires fcales (d);
4o d'une sangle (e) pour assujtir le corps du sujet ; 5o de
deux supports en fer(f )pour empcher la table de bascurer.
Il existe diverses tables bascule perfectionnes, cintres
dans le sens transversal, pourvues de coussins spciaux,
montes sur de solides btis en fer, auxquelles Ie mouvement est imprim I'aide de roues engrenage ou de reviers
en fer.

la fixation du licol

Article 2. - Contention du porc.


Le porc peut tre saisi la main par les oreilles ou par
est gnralement assujti au
moyen cl'une corde enlace sur la mchoire suprieure ou
sur un membre postrieur.
on a aussi rccommand I'emploi d'une sorte de tord-nez
I'aide duquel on serre les mchoires et on empche I'animal de mordre (fig r 36).
Pour s'emparer de I'animal on peut utiliser les moyens
suivants :

un membre postrieur. Il

ro Attacher I'extrmit d'un bton une corde dispose


en nud coulant et fixer sur ce nud coulant un morceau
de pain ou de viande; au moment o I'animal ouvre la
gueule pour prendre ct appt, tirer sur la corde dont le
lacet se ferme sur la mchoire suprieure;
zo Placer quelques aliments au fond d'un tonneau et

quand le porc s'y est engag, le saisir par un membre

postrieur.
3o serrer I'animal contre la porre entrebaille de la
porcherie, au moment ot\ il veut y entrer ou en sortir.

Article 3,

Contention du chien, du chat, du lapin


et des oiseaux.

t. -

Crntention du,chien.

On doit avant tout veiller prvenir les morsures. C,est


pour rpondre cdtte indication que I'on saisit le chien par
Ia peau de Ia uquc ou avec une longuepince-coilier dont

tir
les mors recourbs embrassent le cou, ou encore de deux
longs btons portant chacun un nud coulant que I'on
serre autour du cou.

Pour empcher le chien de mordre au cours d'une opration on lui applique une ntuselire ou un appareil qui
en tient lieu. Celui-ci peut prsenter les quatre formes suivantes

r. On fait passer une corde ou un ruban

de fil dans la
gueule de I'animal en arrire des canines; aprs avoir fait
un nud simple au-Cessous clu maxillaire infrieur, on
amne les {eux chefs sur le chanfrein o on les runit par
un nud double rosette.
z. Aprs avoir pass une colde dans la gueule, en arrire
des canines, et I'avoir noue sur la mchoire suprieure, on
runit les deux chefs une premire fois sous la mchoire
infrieure et une seconde fois sur la nuque, derrire les
oreilles.
3. Aprs avoir fait deux tours sur Ie museau avec la
corde, les deux chefs sont nous cmme il vient d'tre dit,

d'abord sous la mchoire infrieure et ensuite derrire les


oreilles.

+. Une pice de linge (mouchoir,

essuie-main) plie en

long est dispose de manire faire un tour ou un double


tour sur le museau ; les deux chefs reviennent sous Ia
mchoire infrieure o ils se croisent ou s'enroulent une
fois I'un sur I'autre, pour se porter et se fixer finalement
sur la nuque.
5. On introduit dans la gueule en arrire des canines, un
morceau de bois ou de fer (mors, billon) qui sert de point
d'arrt une corde place autour du museau (fig. r35).
Pour les oprations, et particulirement pour les vivisections, on a imagin des tables et des gouttires spciales
pour I'assujtissement du chien. Ces tables et ces gouttires sont pourvues d'un appareil ad hoc Pour la fixation
de la tte et d'un certain nombre d'anneaux et d'ouvertures
destines l'coulement des liquides ou au passage des
cordes et des courroies qui servent Ia fixation des pattes
et du corps.
Contention du chat.
S 2.

Les moyens de contention du chat diffrent peu de ceux


employs pour le chien.

I
I

8z

Pour viter les morsures et les coups de griffe, on doit


saisir le chat par la peau du cou et celle des reins.
Pour le sortir d'un sac ou d'un panier on prend la tte
d'une main et de I'autre on fixe les deux pattes antrieures;
un second aide doit tenir les deux pattes de derrire.
A cause de la disposition de sa tte le chat ne peut gure
tre musel qu'en plaant un billon en arrire des canines,
comme il est dir plus haut pour le chien (fig. r35).
$ 3.

Contention du lapin.

Le lapin est habituellement pris par les oreilles. Il peut


tre assuiti par les deux mains d'un seul aide <lu I'aide
d'une planche ad hoc munie d'un certain nombre d'ouvertures ou d'anneaux pour la fixation des liens qui doivent
immobiliser les pattes. Cette planche peut aussi tre pourvue
d'un mors avec armature spciale Pour la contention de la
tte.

$ 4.

Gontention des oiseaux.

Les ailes de l'oiseao .oni maintenues avec les mains ou


au moyen d'une bande, d'une pice de linge dont on entoure

le corps.

Pour viter les morsures du perroquet on a conseill de


couvrir la tte avec une petite cloche de verre ou un capuchon rigide de forme approprie.
Il existe des tables vivisection sur lesquelles les oiseaux
sont fixs par les pattes et la base des ailes.

SECTION II

APPROPRIAION DI' SUJET A OPRER


Afin de faciliter et d'assurer le succs d'une opration il
peut tre indiqu de faire subir au sujet une appropriation
spciale. Celle-ci peut tre ralise de quatre manires
principales, par : anesthsie gnrale, anesthsie locale,
hmostase provisoire, prparation de la rgion ou de
I'organe oprer.
CHAPITRE I
AIESrH$E CrRlle

L'anestltsie ou nrcosc gnralc a pour but de rnodifier


le systme nerveux de manir'c diminuer ou annihiler les

83

fonctions animales,
et la motilit
- la sensibilit
- sans
porter une atteinte sensible
ur deux fonctions organiques
essentielles : la circulation et la respiration.
La narcose peut tre obtenue I'aide d'un grand norilbre
de substances anesthsiques. Les plus employes en mdecine vtrinaire sont le chloroforme, l'ther, le chloral et le
sullbnal.
En vue de rendre leur action plus rapide et de prvenir
certains accidents (syncope et asphyxie)qui peuvent rsulter
de leur administration, on peut faire prcder celle-ci d'une
injection hypodermique de morphine et d'atropine ou de
sprtine.

Article 1. - Phnomues anesthsiques.


L'action des anesthsiques porte particulirement sur la
sensibilit, la motilit, la respiration, la circulation, I'hmatose et la calorification.
Suivant Ia nature et la marche des phnomnes on peut
admettre les trois priodes ou degrs suivants :

p Priode d'etcitation. L'excitation initiale reconnat pour causes la double- acdon : r) de I'agent reryir
sur la rnuqueuse nasale et laryngienne; z) de I'agent
absorb sur les lrnents des centres nerveux.

Cette priode peut tre trs courre, er inapprciable


rhme, chez certains sujets, particulirement qund on fait
cmploi du chloroforme. Elle se calactrise par des cris
et des mouvernents dsordonns.
Chez divers sujets trs impressionnables, ttne irritation
prononce de la muqueuse respiratoire peut entraner une
syncope rflexe, respiratoire ou cardiaque.
Lorsque le bulbe rachidien est trop fortement excit Ie
pneumo-gastrique peut tre influenc au point de dterminer un ralentissement notable et mme I'arrt complet
des mouvements du cur (y"ncope cardiaque secondaire).
Quand cet accident se prociuit, la respiration continue
encore pendant un certain temps.

z. Priode d'anesthsie animale ou chirurgicale.-Elle


est caractrise par I'affaiblissement progressif et finalement
par une abolition des fonctions psychiques ou conscientes :

I'intelligence est teinte, Ia volont est anantie, la sensiaffectif (s. la douleur) et


bilit, sous ses deux modes

84

perceptif (s. tactile, visuelle et auditive)


- a disparu. Les
muscles de la vie animale se relchent et tombent dans la
paralysie; les mouvements rflexes eux-mmes cessent de
se produire. Le rflexe oculo-palppral tant supprim,

I'attouchement du globe oculaire ne donne plus lieu


aucun mouvement des paupires. La pupille, qui tait
dilate la priode d'excitation, se rtrcit et demeure
contracte tant que I'anesthsie se prolonge.
Pendant que I'anesthsie s'tablit on observe assez souvent un pirouettement prononc des globes oculaires.
Tant que I'anesthsie reste au degr voulu, les fonctions
de la vie organique sont peu ou point atteintes : le pouls
est plein et peu frquent, la respiration calme et rgulire,
la teinte des [Link] la chaleur sont normales.
Pendant cette priode, le chloroforme agit sur le systme

capillaire comme un anmiant; l'ther et le chloral produisent I'effet contraire, ils favorisent les hmorragies
capillaires.
3. Priode d'anesthsie organique.

Elle est le rsultat


ou trop prolonge sur les centres

d'une action tlop intense


nerveux : les mouvements lespiratoires deviennent plus
faibles, plus irrguliers, plus rares, puis ils cessent (asphyxie
tertiaire): le pouls devient faible, frquent, irrgulier, fili-

forme

et finit par disparatre

contraction

nonce;

(ytrncope tertiaire); la
la
pupille
place
une dilatation prode
fait

le sang artriel perd sa couleur

rutilante

les

muqueuses plissent ou prennent une teinte livide, violace.


Presque toujours I'action du cceur survit I'action respiratoire. Le chloroforme produit gnralement la mort par
syncope cardiaque et l'ther par syncope respiratoire.

Article 2.

Indications et contre-indioations.

t.

mdecine vtrinaire I'aneslhsie


- En
: r o pour approcher et assu jtir un

Indications.

gnrale est pratique

animal difficile, dangereux; zo pour raliser I'immobilisa-

tion que ncessitent certaines oprations dlicates, telles


que la laparatomie, la cataracte, etc.; 3o pour empcher
les mouvements qui sont de nature contrarier I'opration,
tels les efforts cxpulsifs violents dans les cas de prolapsus
rectal, utrin et vsical, de hernie, d'accouchement labo-

rieux, etc.; +o pour produire le relchement de celtains

85

la contraction ou la tension s'oppose la


rduction soit d'une fracture, d'une luxation, soit de la
vessie (col vsical) ; 5o pour prvenir les ractions capables
muscles dont

de dterminer chez certains sujets (chevaux de sang, chevaux

anormalement prdisposs) des ruptures et des fractures


graves (voir page 65) ; 6o pour prvenir la torture ainsi que
les troubles nerveux que peut occasionner une opration
trs douloureuse d'une certaine dure.

2. Contre-indications. - En gnral il faut s'abstenir


de soumettre I'anesthsie gnrale : lo les animaux
atteints d'une maladie du cur, du poumon ou du cerveau assez prononce pour les prdisPoser la syncope,
I'asphyxie ou I'apoplexie; zo les sujets qui peuvent tre
oprs sans difficult et sans danger Par les moyens ordinaires.
Quand il y a lieu d'anesthsier un animal atteint d'une
affection chronique peu prononce du cur ou du Poumon,
on emploiera de prfrence I'ther et on aura soin de faire
prcder I'anesthsie d'une iniection prventive de morphine et d'atroPine,

Artiale 3. - Administration des anesthsiques.


Soins prala,bles.

I . Choix des agents anesthsiques.

On ne doit faire emploi que d'ther ou de chloroformepur

et bien rectifi. En mdecine humaine on a prconis


I'association de l'ther et du chloroforme. Le mlange le
plus employ comprend deux parties de chloroforme Pour
trois d'ther et deux d'alcool absolu.
z. Choix des aides.- L'administration desanesthsiques
doit tre confie un aide comptent, autant que possible
un confrre, uniquement charg de ce soin.
3. Choix du mode et du procd opratoire. - Le mode
d'administration varie avec l'agent employ, L'ther et le
chloroforme sont administrs par inhalation respiratoire ou
rectale; le chloral est iniect dans le rectum ou dans les
veines.

S 1.

Anesthsie du cheval.

On peut anesthsier le cheval par inhalation respiratoire,


inhalation rectale, injection rectale, iniection intraveineuse
et ingestion.

86

I.

Inbalationrespiratoire.

r. Agents anesthsiques.

Pour le cheval, le chloroforme est gnralement prfr-


l'ther. Pour une opration d'une certaine dure il faut
r 5o 2oo gr. de chloroforme et 4oo 5oo gr. d'ther.
Le sujet anesthsier doit
z. hparation du sujet.

tre ieun. Les [Link] sang nergiques, violents, seront

utilement soumis un rgime dittique de quelques jours.


Afin de diminuer: l'excitabilit du bulbe er du pneumogastrique,
- une des conditions essentielles de I'asphyxie
et de la syncope rflexes, - of, peut avantageusement,
quand on fait usage du chloroforme, recourir la mthode
des docteurs Dastre et Morat, faire emploi de la prpa-

ration suivante

Sulfated'atropine. . .
Chlorhydrate de morphine

Eaudistille . .
Cette solution est iniecte
la chloroformisation.

.
.

5milligrammes.
ro centigrammes.
rogrammes.

sous la peau, 3o minutes avant

Grce cette injection, la dose de chloroforme ncessaire


est rduite de moiti.

3, Position

et. cantention

du sujet.

L'anesthsie

se

pratique habituellement sur le cheval pralablement


couch
et entrav. Dans certains cas exceptionnels, quand on a
affaire des sujets difficiles et dangereux, I'administration
de I'anesthsique doit tre commence sur I'animal debout.
A cette fin, ce dernier est pourvu d'une muselire spciale
ou ordinaire au fond de laquelle est fixe une ponge ou
un gros tampon d'toupe pour recevoir le chloroforrne.
II.

[Link]

opratoires. Il

existe deux manires

gnrales d'administrer les vapeurs anesthsiques : la


mthode intensive, massive, rapide, su ffocante, sidrative,

et la mthode douce, graduelle, dosimtrigue,

lente,

suivant que I'on fait respirer une forte ou une faible guantit de vapeurs avec une faible ou une forte proportion d'air.
La mthode intensive n'tant pas exempte de danger, on
ne peut en faire emploi que pendant un temps trs court
aprs avoir commenc par la mthode dosimtrique.
P. Bert ayant dmontr que I'absorption et I'ation de
la vapeur anesthsique sont rgles par la tension partielle
de cette dernire dans I'atmosphre respire par I'animal et

*,t
-J
non par sa quantit absolue, on a t conduit la mthode

des mlanges titrs. Bien que donnant une anesthsie


idale, sans excitation et sans accidents, I'emploi de cette
mthode est demeur fort restreint cause des appareils
coteux et encombrants qu'elle ncessite- L'appareil imagin par B. Dubois parat le plus commode.
Anesthsie au moyen
opratoires.
- [Link]
simple Pour l'admid'une compresse.
- L'appareil le

III. Procds

nistration de I'ther et du chloroforme, et qui rpond


toutes les exigences voulues, c'est une serviette ou un
essuie-main pli en un ou deux doubles de manire
former une compresse assez large Pour recouvrir I'extrmit de la tte iusqu'au-dessus des naseattx.

L'agent anesthsique est vers sur cete comPresse, vis-vis du naseau libre, I'aide d'un flacon ordinaire ou mieux
d'vn compte-gouttes. Celui-ci peut tre improvis partout
au moyen d'un bouchon ordinaire auquel on pratique latralement une petite entaille en forme de rainure.

Pour produire la chloroformisation on laisse tomber


r 5 zo gouttes de liquide par minute; Pour entretenir
I'anesthsie 5 Io gouttes par minute suffisent.
On peut protger la peau contre I'action irritante du
chloroforme par une application de vaseline ou une onction
huileuse.
Masque
moyen d'un masque ordinaire.
-d'une
pice
oU
d'une
mousseline
recouvert
mtallique
en fil
un
morceau
fix
se
trouYe
fond
duquel
au
flanelle,
de
d'ponge ou un tamPon d'ouate. On versele liquide anesthsique sur Ia mousseline et sur l'ponge.
Le masque peut tre attach sur la tte au moyen d'un'
cordon ou d'une courroie appuyant sur la nuque-

z. An. au

3. An. au mofen d'une muserolle ou d'un sac


Roux a imagin un inhalateur en forme
- J.
de sac constitu par une vessie double d'une enveloppe en

appropri.

toile qu'on ferme I'aide d'un lien pass dans une coulisSe.
Ce sac prsente sur le ct une petite ouverture destine au
passage de I'air et I'introduction de I'agent anesthsigue.
Le sac de Roux peut tre remplac par une sirnple vessie
(de porc ou de bceuf) ou par ne ntuserolle en cuir, Pourvue

d'ouvertures latrales, que I'on maintient en place au


moyen de deux cordons nous sur la nuque.

88

+. An. au moyen de l'inhalateur de Juncker, modifi


par Haynal (fig. fi) et Hoffman.
Dans une prouvette contenant le liquide anesthsique
plongent des tubes en verre mis en rapport.d'un ct avec
une ou deux souffieries de Richardson, de I'autre ct avec un

tuyau en caoutchouc aboutissant soit une embouchure


(Hoffman), soit un ou deux renflements piriformes (Haynal)

qu'on introduit dans les naseaux. On signale que

cet

appareil ne donne pas de meilleurs rsultats que la serviette

ordinaire.

5. An. au moyen des inhalateurs de Defays (fig. t38) et


de Zangger et Berdez (fig. t 39). Chacun de ces appareils
comprend : ro un bocal en verre (A) z ou 3 tubulures dans
lequel se trouve une ponge imbibe d'ther ou de chloro; eo uneembouchure (B), sorte de masque ou muserolle,
fixe la tte par deux montants et une ttire en cuir; 3o un
tube (C) qui amne les vapeurs anesthsiques vers les voies
respiratoires; 40 un ajoutage (D) pourvu de deux soupapes

forme

pour diriger le double courant inspirateur et expirateur.


Parmi les autres appareils prconiss pour I'anesthsie
d.u cheval on peut encore signaler ceux de Billings, de
Vennerholm, d'Olden, de Reisser, de Schoock.

IV. Marche et dure de I'opration. - Quel que soit


I'appareil employ, I'administration des vapeurs anesthsiques doit tre faite graduellement, en commenant par de
petites quantits pour amener la toltirat?ce sans produire
la syncope rflexe ou primitive. I.'administration est ensuite
intensifie et continue jusqu' la disparition du rflexe
. oculo-palpbral.
Le temps ncessaire pour atteindre ce degr d'anesthsie
varie beaucoup avec les sujets et la manire dont I'agent est
administr. Avec le chloroforme il faut environ r 5 minutes;
l'ther exige une moyenne de z5 3o minutes.
Pour constater I'anesthsie, on touche le globe oculaire
avec le doigt; tout mouvement rflexe fait dfaut ds que
la priode d'insensibilit est atteinte.
Lorsque I'opration doit tre courte, les inhalations sont
alors compltement suspendues; si elle doit se prolonger
quelque temps, un aide entretient I'anesthsie en versant
de temps en temps de petites quantits d'anesthsiques.
Tant que dure I'anesthsie, I'assistant gui la dirige doit

89

toujours avoir l'il sur la respiration et appliquer de temps


en temps le doigt sur I'artre glosso-faciale.
Si la respiration s'ernbarrasse et se ralentit notablement,
si les pulsations deviennent faibles, acclres et surtout
intermittentes, si le sang de la plaie devient noir, si les
muqueuses apparentes plissent ou prennent une teinte
livide, violace, il faut suspendre immdiatement les inhalations, et, quand on les reprend, il importe de veiller ce
que les uupr.r anesthsiques soient largement mles d'air
atmosphrique.

L'opration termine, I'animal est dsentrav et abandonn lui-mme iusqu' ce qu'il soit en tat de se relever,
ce qui peut exig er z5 3o minutes lorsque les inhalations
anesthsiques ont eu une certaine dure.
$ 2.

Inhalation rectale'

Les essais'd'anesthsie par inhalation rectale

de vapeurs

d'ther n'ont pas donn des rsultats assez avantageux Pour


faire entrer cette mthode dans la pratique courante. Elle
ne pourrait gure tre utilise que Pour produire une anesthiie incomplte, pour calmer un sujet trop irritable. Pour
atteindre ce rsultat Ie confrre Cagny, de Senlis, fait usage
d'un tube essai dans lequel il verse zo 40 grammes
d'ther et qu'il relie une canule approprie l'aide d'un

tuyau en caoutchoucLa canule tant introduite dans le rectum' il suffit de


plonger le rcipient d'ther dans I'eau 5oo pour obtenir
des vapeurs anesthsiques. Pralablement
ie degugement
-pratique
une injection hypodermique de Io centicagny
grammes de codine.
S S.

Injection

[Link].

I.,'anesthsie par iniection rectale est produite I'aide


t/,0) dans un litre de
d'une solution d'hydrate de chloral (uu
de graines de lin.
ou
mucilage tendu de gomme arabique
incomplte
anesthsie
Suivant qu'il s'agit, de raliser une
grammes
r4o

I2o
ou
ou complte, on injectera 5o 6o
de chloral.

La solution doit tre employe l'tat tide, et iniecte,


avec une certaine lenteur, I'aide d'une canule assez
longue pour porter le tiquide dans la Partie antrieure du
recm;-au besoin, celui-ci sera pralablement vid'

9o

L'anesthsie par

le chloral se procluit

assez lentement,

sans excitation initiale prononce; ellc n'est gure complte qu'aprs 45 minutes. Elle exige peu prs le mme
temps pour se dissiper. Pour la produire plus rapidement
on peut la faire prcder de I'injection narcotique base
de morphine et d'atropine indique plus haur (p. 86).
Le lavement au chloral est gnralement administr sur
le cheval debout, l'curie. Aprs zo z5 minutes, le sujet
est amen I'endroit o

il doit

tre couch.

***
peut
On
administrer le chloral avant I'abatage, pour produire un commencement d'anesthsie, et complter celle-ci
sur I'animal couch avec l'ther ou le chloroforme.
S

4.

Injection intra,veineuse.

L'hydrate de chloral, iniect dans la veine jugulaire du


cheval la dose de ro grammes par roo kil. de poids
vivant, en solution (au r/") dans I'eau distille, produit en r
z minutes une anesthsie animale complte, sans provoguer
uqe excitation pralable du sujet.
Cette rnthode, bien que pratique avec les prcautions
aeptiques voulues, a t suivie de quelques accidents qui
ont mis sa valeur en doute. Peut-tre qu'fant appligue
comme il convient et prcde d'une injection prventive
(de morphine et d'atropine), elle pourrait donner des
rsultats aussi srs, sinon plus avantageux, que I'anesthsie usuelle par inhalation respiratoire.
S 6.

Ingestion.

Afin de diminuer I'irritabilit ainsi que les racrions de


certains chevaux difficiles, on a conseill de leur administrer,
une demi-heure avant I'opration, dans de I'avoine ou du
son mouill, 3o 4o grammes de sulfonal qu'ils prennent
sans difficult.

Artiele 4.

Anesthsle des ruminants et des porcs.

L'anesthsie est trs rarement utilis e chez les ruminants

et lc Porc. La chair der animaux

anesthsis par l'ther et


le chloroformeconserve un got qui empche son utilisation

pour la boucherie.
L'ther et le chloroforme ayant donn lieu des accident

9r
graves chezle buf et le mouton, on a recommand, Pour
ces animaux, le chloral et les liquicles alcooliques donns
par la bouche.
5o 75 grammes d'hydrate de chloral ou une forte doss
d'eau-de-vie ou de rhum ilz ir r litre) produiraient, chez la
bte bovine. utr assoupissement suffisant pour la contention
chirurgicale usuelle.

Article 5.

Aqesth6sie du chien et du chat.

Le chien et le chat peuvent, comme le cheval, tre anesthsis par le chloroforme, l'ther et le chloral.
S 1.

Chlonoformisation.

Gnralement prfre l'thrisation, la chloroformisation doit tre pr,cde de I'injection prventive base de
morphine et d'atropine ou de spartine.
On a prconis les formules et les doses suivantes :

r. Chorhydrate de morphine

lo

centigramrnes.

5 milligrammes.
ro grammes.

Sulfate neutre d'atropine


Eau distille

On injecte deux grammes de cette solution au chien


taille rnoyenn.

z.

Chlorhydrate de morphine.
Sulfate de spartine

Eau

distille

de

centigramme.

3 centigrammes.
ro gramrnes.

Cette dose est administre en une fois.

L'injection prventive est pratique environ zo minutes


avant I'inhalation anesthsique.
Le chat tant trs scnsible I'action de la morphine, qui
produit chez lui une grande surexcitation, la dose de cet
agent doit tre dix fois plus faible que pour le chien.

r. L'inhalation peut tre faite de la mme manire que


chez le cheval, au moyen d'une compres$e ou d'un masque,
d'un inhalateur spcial.
L'inhalateur le plus employ,

de forme cylindro-conique,

est pourvu d'un compartiment dont les parois antrieure ot


postrieure sont constitues par une toile rntallique. Ce

comparlirqent sert tenir le tampon d'ouat ou d'toupe


sur lequel le chloroforme est vers ['ar petites guanitsr
goutte goutte.

92

Le chien respirant par la bouche comme par

le

nez,

il

est dangereux de supprimer la premire voie d'introduction


de I'air en tenant les mchoires rapproches. Celles-ci doi-

vent rester libres ou tre cartes par un baillon (69. r35).


z. Vingt minutes aprs avoir recu son injection atropomorphinique, le suiet pourrait tre plac sous une cloche de
verre ou dans une cage troite, dans un panier envelopp
d'une couverture, o se trouvent quelques ponges ou des
tampons d'toupe imbibs de chloroforme.
Ds qu'apparaissent les signes de la narcose, on prend
I'animal et on continue quelques instants les inhalations.
Ces divers procds permettent d'obtenir un sommeil
profond qui dure environ 45 minutes.
S ?.

Ethrisation.

L'ther sera prfr au chloroforme quand les agents


narcotiques sus-indiqus (morphine et atropine) font dfaut.
L'ther peut tre administr dose massive, par . la
mthode sidrative, I'aide d'une compresse ou d'un inhalateur spcial.

$ 8.

Chloralisation.

L'hydrate de chloral peut tre administr au chien de


trois manires, par injection intraveineuse, rectale,
ou intra-pritonale.

r. Injection intrayrineuse. N'est pas exempte de


danger. Chez un chien de taille moyenne on peut injecter
+ L 6 grammes de chloral en solution (au t/") dans I'eau
distille.
'2. Layernent.
- Par la voie rectale le chloral peut tre
administr la dose de I gramme par kilog. de poids
vivant, dans un mucilage tendu de gomme arabique ou
de graines de

lin, l'tat

tide.

Pour plus de sret on a conseill de pratiquer une


injection pralable de chlorydrate de morphine seul (5 milligr. par kilo) ou uni I'atropine comme il a t indiqu
pour la chloroformisation.

3. Injection intra-prtonale.
Cette mthode a t
ch. Richer. En -injectant le chloral seul

exprimente par
(5 dcigr. par

kil.) ou associ la morphine (z milligr. par


kil.) on obtient, en ro minutes, une anesthsie complre.

93

Article 6.

Anestfisie du singeo du lapin


et des oiseaux.

Anesthsie du singe. - I. Le chloroforme ou un


mlange de chloroforme et ci'ther peut tre administr au
singe, comme il est dit plus haut pour le chien et le chat,
en plaant le sujet sous une cloche de verre ou dans une
cage enveloppe d'une couvertule, dans laquelle on introduit des tampons imbibs d'anesthsique.
z. Quand il n'est pas ncessaire de produire une anesthsie prononce, on peut recourir soit au chloralose dont
on administre r 5 centigrammes dans du lait, soit au sulfonal,
la dose de z grammes pour un singe de zo kilogrammes.

I.

II.

tre anesthsi
- Le lapin zpeut
avec une
minutes,
pendant

r
en lui enveloppant la tte,
d'ther.
imbib
buvard
compresse ou un papier

Anesthsie du la,pin.

uI.

Anesthsie des oisea,ux. - Pour anesthsier les


oiseaux on emploiera de prfrence le chloroforme. on a
aussi conseill le chloral et le chloralose.

r.

Pour la cirloroformisation, I'oiseau est plac sous


une cloche de verre ou dans une cage comme il a t dit
pour le chien, le chat et le singe. Bientt le suiet chancelle
et s'endort sans avoir manifest de phnomne d'excitation.
3. Le clrloral est employ (zo centigr. par kil.) en solution (au r/5) dans I'eau distille. Cette solution est injecte
dans la masse des muscles pectoraux.
3. Au canard et au poulet on Peut faire prendre I z centigrammes de chloralose dans des boulettes de pain ; L'anesthsie est ProCuite en ro r5 minutes.

Article 7. - Traitement des acoldents'

Les deux principaux accidents qui peuvent se prsenter


au cours de I'anesthsie, les y,rncopcs - respiratoire et
cardiaqtte, sont combattues Par les mmes moyenst
dont deux PrinciPaux :
ro La resl:iration arlificiclle, so\t pat tractions tyth'
miqucs ,rr, lo langtte (petits animaux), soit par. pressions
,yih*;qucs sLrr les parois thot'aciquc et abdominalc;
zo Lllcctrisatiotz avec un appareil induction, les lectrodes tant placs I'un sur Ia nuque et I'autre la rgion
dr"r

cur ou sur l'Pigastre.

94

A ces moyens on peut aiouter : la fustigation des lvres


et des joues avec la main ou un linge mouiil; la projection
d'eau froide sur la tte; des frictions excitantes gnrales.
Dans le cas de collapsus grav, accus par une respiration lente, peine perceptible, par un pouls trs peiit,
imperceptible, on peut, en outre, emptoyei : les injections
hypoderrniques de cafine et de srum rtificiel; les lavements d'eau chaude; I'application d'un fer chaud sur la
nuque, etc.
CHAPITRE II
rregrrge

LoGALE

L'anesthsie locale consiste rendre insensible la


douleur un dpartement organique plus ou moins tendu.
rndicatio,ns.
sont au nombre de deux principales :
-Elles
prvenir les mouvements
rflexes et les ractions [Link] .orrt
de neture contrrier et cornpliquer I'excution d'une opration; zo dterminer le sige d'une boiterie occasionne
par une lsion douloureuse.
L'anesthsie locale peut tre ralise par trois ordres de
moyens : mcaniques (massage, compression), .- dynaro

migaes

(rfrigration),

chimigue.s (cocaine, gaiacol,

strophantine, spartine, morphine, etc.).

Article t.

- Anesthsie mcanique.
r. Massa,ge.
- Il suflit dc froisse' la peau entre les
doigts pendant une deux minutes
sible

poul- la re'dre insen I'implantation d'une aiguille, d'un trocart ou d'un

bistouri.

z. compression. La compression circulaire, ordinaire


- pour I'hmostase temporaire,
ou lastique, utilise
produit

une diminution de la

sensibilit qui peut aller Jusqu'


I'analgsie complte de la peau et dei troncs nerveux situs
en de de la partie comprime.

Article Z. - Anesthsie par le froid.


r. Mla,nges rfri6ra,nts. Peu usits en chirurgie
vtrinaire. on applique sur la partie anesthsier un

sachet ou linge appropri contenant de la glace et du sel


marin concasss et mlangs en parties gales ou dans la
proportion de z pour r.

95

z. vaporation d'un liquide trs volatil sur la, peau' Pour les animaux on ne fait gure emploi que de l'ther
pulvris au moyen d'un appareil de Richardson (fig. r4o).
L'extrmit du tube pulvrisateur doit tre tenue une

certaine distance (ro centim.) de la peau. Il faut 8


ro minutes pour obtenir I'anesthsie complte. L'analgsie

se

produit plus rapidement si l'thrisation a

t prcde

de la compression du membre.
Chez I'homme on fait un frquent emploi de liquides plus
volatils et plus coteux que l'ther; les plus usits sont le

bromure d'thyle, Ie chlorure d'thyle eu le chlorure

de

mthyle.

3. Iqiection rfrigrante. tant

constat qu'une

simple injection sous-cutane d'eau froide produit une


action analgsique, on a eu I'ide d'iniecter certaines solutions (ther 2,, glycrne et eu strilise roo) pralablement
refroidies I'aide d'un mlange rfrigrant. Inusite en
mdecine vtrinaire.

par les agents chlmiqus.


Article 3.
- Anesthsie
I. Ghlorhydrate de cocalne. - Cet agent est employ de

; en instillation, en badigeon'
dermique, hypodermique et intrandgc et en injection
rachidienne. Le badigeonnage et I'injection intra-dermique
sont inusits en chirurgie vtrinaire.
La solution de cocaine la plus employe est ainsi formule :
trois manires principales

.
.

Chlorhydrate de cocaine
Eau distille ou strilise

I gramme'
Ioo Srammes.

Cette solution doit toujours tre employe l'tat frais.


Pour avoir une solution ne s'altran[ pas, on donnera la
prfrence la prparation suivante

Chlorhydrate de cocaine
Solution de sublim au loooe,

.
.

gramme.

roo grammes'

La cltaleur augmcnte notablement le pouvoir anesthsique des solutions 6s aline. Celles-ci, mme celles
r pour 2oo et z5o, sont doues d'une action analgsique
dnergiclue ct presque immdiute lorsque leur temprature
cst porte 5o ou 55n. Les solutions chaudcs iniccles sous

96

ta peau anesthsient aussi une surface

beaucoup plus

tendue (3 +centirntres) que les solutions froides.

Le pouvoir anesthsique des solutions chaudes r p. roo


rend inutile I'emploi des solutions 3, + ou 5 p. roo.
t. Instillation. - Pour anesthsier la conjonctive et la
corne, on laisse tomber quelques gouttes de la solution
tide au moyen d'un cotnpte-gouttes. Au bout d'une
deux minutes, I'anesthsie est obtenue; celle-ci dure huit
dix minutes.

z. Injection hypodermique.
- Cette iniection peut tre
pratique de deux manires, sous la forme dite linaire,
sur le trajet d'un nerf superficiel, et sous le mode circonfrentiel, autour de la base d'un organe ou d'une tumeur
enlever.

Trois cinq grammes


lnjecton en trane linaire.
pour produire, en

,
p.
roo
suffisent
chaude
de la solution
minutes,
I'insensibilit
entre
cinq
et
dix
varie
qui
un temps
que
nerf
des
peau
ainsi
du
et
tissus dans
la
complte de
lesquels il se distribue.
L'anesthsie dure trente quaranie minutes

et souvent

davantage,

Grce cette analgsie,

la

nvrotomie plantaire peut

tre opre sans douleur sur I'animal debout. Une iniection


de cocane faite au niveau des nerfs plantaires Permet de

pratiquer sans douleur les principales oprations tlu pied :


les vulsions de corne, les ablations du coussinet plantaire
et clu fibro-cartilage latral (r).
Le professeur Udriski a montr la grande valeur des
injections hypodermiques dans le diagnostic des boiteries
chez le cheval (z).
L'iniection de cocaine doit tre faite avec une aiguille
plutt fine que I'on introduit sous la peau dans la direction
et le plus prs possible du nerf. L'aiguille tant d'abord
engage fond, on la retire ensuite lentemcnt en mme
temps que I'cn pousse I'injection. Une fois I'aiguille introduite, I'iniection peut aussi tre pousse lentement avant de
retirer I'aiguille.
Dans certains cas, on obtient un rsultat plus sr, si on

(r) Fnrcft. D. T. W., no 49, r9or.


(z) Mon, f, prakt. Thterh,,XII, B g et ro H. et Ann,
rgoz, p. 5o.

de

[Link].,

97

fait I'iniection, non pas en un seul point, mais en enfonant


I'aiguille perpendiculairement au grand axe du membre et
en poussant I'injection pendant toute la dure de I'introduction et du retrait de I'aiguille dans Ie tissu conjonctif
sous-cutan.

L'thrisation pralable de

la

peau permettrait d'im-

planter I'aiguille sans douleur.

Injection circonlfrencielle. Avant de procder


I'ablation d'une tumeur ou d'un organe (il), otr peut
iniecter la solution de cocane sous la peau ou la muqueuse
en divers poirrts (4, 6. ou 8) rgulirement disposs au pourde la base de cette tumeur ou de cet organe (r).

tour

3. Injecton intra-rachidienne.

- Le docteur

Boer

tabli que la solution de cocane injecte sous I'arachnoide

la

rgion lombaire produit chez I'homme, en 5


ro minutes, I'analgsie complte des membres infrieurs, et
que celle-ci remonte souvent jusqu' I'ombilic et parfois
jusqu' la poitrine.
Une srie d'expriences faites par Cuill et Sandrail (z)
semblent tablir que cette injection peut se faire sans relle
difficult et produit une insensibilit assez prononce pour
oprer sans douleur, non seulement les nvrotomies, les
tnotomies, etc., sur les membres postrieurs, mais encore
I'ovariotomie, la rduction de I'utrus, de la vessie et du
rectum.
Quelque favorables qu'aient t ces rsultats, il ne me
parat pas suffisamment tabli que cette opration soit
assez avantageuse et assez inoffensive pour entrer dans la
pratique courante.
Pourlesgrands animaux, CuilletSandrail ont fait usage
d'un trocart dont la canule a o"'. ro de longeur sur o"'.ooI5
de diamtre. Pour le chien, ils se sont servis d'une aiguille
tubule de seringue de Pravaz de [Link] de diamtre.
L'initrument est implant perpendiculairement au point
d'intersection de la ligne mdiane et de la ligne runissant
le sommet des angles iliaques internes. A ce niveau le
lrocrt pntre dans le canal vertbral travers I'espace
lombo-sacr. Des doses relativement petites, un gramme
pour le chien et 4 grammes pour les grands animaux, d'une
(r) I-rnet, Revue utr.,
(z) Ibid,, tgor, p. 98.

r&g<t.

98

solution tide r p. too, sont suffisantes pour produire une


insensibilit complte du train postrieur.

II. Autres agents analgsiques.- r. Gaiacal.

Le

gaacol prsente ce double avantage de n'tre pas toxique et


d'analgsier les tissus enflamms aussi bien que les tissus
sains. Son action se produit moins vite, mais dure plus
longtemps. II est gnralement usit en injection hypodermique sous la forme suivante :

r gfamme.
20 cent. cubes.

Gaiacol.

Huile neutre strilise

La solution tant base d'huile, on doit employer une


canule plus grosse gue pour la cocaine.

z.

Strophantine et ouabaine.

r p.

Quelques gouttes d'une

rooo de I'une ou de I'autre substance


instilles dans l'il produisent, en dix minutes, une anesthsie complte de la corne. Cette anesthsie se produit
sans irritation; elle reste absolue pendant une heure
solution

et demie.

3. Sulfate de Spartine.
- L'injection hypodermique
faite avec une solution de sulfate de spartine 5 p. roo
produit aussi I'anesthsie en I'espace de dix minutes.
L'insensibilit persiste deux heures et davantage. Cette
iniection ne dtermine pas de phnomnes inflammatoires.

4. Solutions composes. - Parmi ces solutions la plus


D' Schleich :
r o centigrammes.
Chlorhydrate de cocane

employe est celle preconise par le

morphine z5
)
. zo
. roo grammes.
5 p. r<.ro
II gouttes.

Chlorhydrate de

))

Chlorure de sodium
Eau distille.
Eau phnique

Cette solution est iniecte travers la peau, ou, aprs


I'incision de celle-ci, dans les divers tissus qui doivent tre
successivement anesthsis et diviss.

CHAPITRE III
xrogrrge rErFoRlRE

L'oprateur intr:rrompt la circulation d'unc manir'e provisoire pour deux raisons : t'' afin dc ne pas tre contrari

99

par le sang panch dans la plaie;

20

Pour prvenir une

perte de sang prjudiciable.

L'hmostase temporaire Peut tre ralise

de

trois

manires principales, per comPression : Iatrale, circulaire,


gnrale.

Article 1. - Gompression latrale.

!',

une
Compression digitle.
procd.
- Quand
peut
rsistant,
elle
sur
plan
un
repose
artre superficielle
tre comprime soit avec la pulpe des quatre derniers doigts
runis, placs paralllement au rraiet du vaisseau, soit avec
le pouce appliqu en travers de I'artre.

tr proced.

I'aide d'appareils

Conpression mcanique-

Ralise

spciaux Pourvus d'une Pelotte, de pices


appropries. Inusite en chirurgie vtbandes
rigides et de

rinaire.

Artiele 2. - Compression circulaire.

Ce mode d'hmostase ne peut tre appliqu que sur


quelques rgions des membres : le Paturon' la partie infrieure de la iambe et de I'avant-bras.
corde, faisAvec un lien inextensible
I', procd,
contigus
plusieurs
tours
on fait
ceau de cordes, cordon,
runisfix
en
est
lien
et superposs, fortement serrs. Le
ou
ordinaire
droit
sant les deux bouts Par un nceud
rosette.

rsultat peut tre obtenu avec une


2' procd.
- Le mme
barrJe inextensible d'une certaine largeur for mant un certain
nombre de circulaires trs tendus, exactement superposs.
Le bout terminal de la bande est fix en nouant ensemble
les deur chefs d'un cordon auquel
reli par quelques points de suture.

3' procd.

il a t pralablement

Une bande de caoutcllouc ou de tissu

lastique, large de 3 4 centimtres, es[ applique de la


mme manire que la bande inextensible. Le bout terminal
de la bande lastique peut tre fix en ]'engageant sous le

dernier tour du bandagechaque extrmit de la bande lastique tant pralablement pouvuc d'un cordon inextensible, il suffit, pour la
tixer, e runir les deux cordons par un n<rud clouble
rosette.

roo
4, procd.
- Un tube ou un cordon lastique d'un certain volume est enroul de la mme manire que Ie cordon
ou la corde inextensible.
Les deux extrmits peuvent tre runies de diffrentes
manires : a) en plaant et en nouan[ un lien inextensible
en travers des dires extrmits pralabrement tendues et
amincies; ) en runissant les extrmits du cordon pourvues I'une d'un crochet, I'autre d'un anneau ou d'une chanette; c) en serrant les deux bouts dans un ou deux cylindres ouverts
- appareil de Foulis (fig. r4r , r4z, i43).

5" procd.

Garrot ou tourniquet ordinaire.


- lien
- Est
constitu par un
circulaire (corde, cordon ou cravate)
serr au moyen d'un btonnet que I'on fait tourner atin de
diminuer la longueur du lien en le tordant.
Pour rendre I'action du tourniquet plus efficace et plus
convenable, on peut placer sous le lien : ro vis--vis du
vaisseau, une pelote, un globe de bande ou une compresse
gradue; zo sous le nud du garrot, une plaque en corne,
en cuir ou en carton qui prvient le plissement de la peau.
6e procd.
- Constricteur de Brognit1. -La figure r44
reprsente le constricteur vis (zu modle)
imagin par
Brogniez. Cet appareil, analogue au tourniquet du
Doct. Petit employ chez l'homme, comprend deurplaques
qrri en s'cartant, par l'action d'une vis, rtrcissent I'anniau
form par la courroie qui entoure la rgion comprimer.

Article 4,

- Compression gnrale
(mthode d'Ilsmarch).

une bande en caoutchouc ou en tissu lastique

est

enroule

sur le membre depuis I'extrmit libre jusqu'au-dessus du


futur champ opratoire, de manire raliser
une
ischmie

nussi complte que possible.


un cordon lastique tant ensuite appliqu au-dessus du
bandage, celui-ci peut tre enlev et I'opiation tre pratique sec.

CHAPI'rRE IV
pnplnnrror Du crAttp opnlrornE

L'oprateur tloit veiller raliser une aseptie aussi cornplte que possible de la rgion ou de l'organ oprer.

rot
Pour atteindre ce rsultat on dispose de deux moyens
principaux : le tondage ou le rasage et le lavage.

r.

Tondage et rasage.

ciseaux, et, quand

z. Lavage.

Les poils sont couPs avec les

- avec un rasoir bien affil.


il y a lieu,
Aprs un premier lavage fait avec du

savon et de I'eau bouillie, on Peut en faire un second avec


une solution antiseptique (acide phnique, crsyl ou lysol

z5 5o p. rooo; sublim corrosif r z P. Iooo; formol


+ L 5 p. r ooo) et un troisime avec de I'alcool 9oo Pour
enlever les microgermes retenus par les corPs gras.

TRorslup

pARTTE

opntnors clRnrs
Les oprations gnrales sont celles qui se pratiquent
d'aprs les mmes rgles sur divers organes et appareils.
Elles peuvent tre divises en cinq catgories ayant pour

: ro la division des tissus; zo la runion des tissus;


les oprations sur le contenu : vacuation, injection, irrigation, extraction; 4o les bandages, et 50 les pansements.
objet
3o

SECTION I

DIVISION DES TISSUS


Les tissus mous peuvent tre diviss d'une manire
directe, instantane ou d'une manire indirecte, lente.
CHAPITRE I
otvt$tot{ DtREcrE,

rrsrltrlte

La division directe peut tre opre par divers procds :


incision ou section; rupture ou arrachement; ratissage ou
raclage I crasement linaire.

Artiele 1.

- fncision,

section.

I'aide d'un instrument tranchant.


Les incisions, elles seules, constituent plus de la moiti
de la mdecine opratoire. La plupartdeS oprations exigenr
I'incision des parties molles : ouverture des abcs et des

Division

kystes, dbridement, ablation de tumeurs, amputations,


inoculations, stons, etc., etc.
Cen-rcrnns DEs rNcrsroNs.

Forme.

simples ou composes.
Les figures r45 t 48 reprsentent

Les incisions sont

les deux formes

de I'incision simple (fig. r45) ; zo les


principales formes des incisions composes
d'incisions
droite et courbe

r03

droites (fig. 146), d'incisions courbes

(fig' r47)' d'incisions

mixtes (fig, r48).

Etendue, profondeur- - Sous ce double rapPort on


ou
distingue les incisions _- longues ou grandes' courtes
petiteJ, superficielles ou profondes, compltes

ou incom-

pltes.

Scarifications:petitesincisionspratiquesclanslebut

de favoiiser l'couiement d'un liquide infiltr'

Mouchetures : petites scarifications'


Direction - Suivant sa direction, I'incision est dite :
longitudinale, [rnsversale, verticale, oblique, horizontale'

Nombre, rapports. _ Quand plusieurs incisions sont


prarique, dani ..ne mme rgion, elles doivent tre dispo-

.e.."o,,irgulirementquepossible-soitlasuiteou
(en quinconce).
ct les unr. des autres, soit en alternant

tra'nchants' - t' Bistouris'


Apprnnn.
- A. tnstruments
sont constitus par
-_
instruments
ces
couteaux.
scalpels,
,rn.l^*. tranchante de forme variable, relie d'une manire
fixe (scalpel) ou mobile (bistouri) un manche appropri'

Le couteau ne diffre du scalpel et du bistouri que par

des dimensions relatives plus considrables'


suivant la forme de la lame et de la pointe,

le bistouri
(fiS' r4g)'
ventru
ou
(ou le scatpet) est dit : b' convexe
b' deux
t56)'
(fig'
t
5z'
b. droit (fig. r5o, r5r), b. concave
r56)'
t54i'.55'
(fig'
tranchantt (ng. r53), b. boutonn
r
Le manch, d.l'[Link] est plein ou iour (fig' 5o'
r6z et r63).
Pour la dsinfection, on doit prfrer les instruments
manche
manche mtallique, les bistouris larfle ou
dmontable.
comLes figures r57, r 58 et r 5gr montrent un bistouri
dmon(en
aluminium)
manche
d'un
pos d'une lame et
tables.

bistouri
Dans les figures r 6o et r 6 t , est reprsent urr
dmontable'
non
que
Permet
bien
articule,
dont la lame
pices
deux
des
mobilit
la

grce
une facile dsinfection,
formes numtalliquee qui constituent le manche' Deux

figures r 6z
velles d manche iour sont reprsentes par les

et 163.
On peut aussi voir dans les figures

164,

et

165 deux

t(J4

de couteaux
double tranchant.

formes

z. ciseaux.

amputatiort

..

un convexe et un

Les ciseaux employs en

chirurgie'arient

notablement sous le multiple rapport: a) de leuis dimensions : cis. grands, petits et moyens; ) de la direction de
leurs lames : cis. droits, courbs ou couds sur plat ou sur
champ; c) de la forme donne aux extrmits es lames :
cis. pointe mousse, effile, boutonne.
3. Lancette et I'lam
Spcialement employes pour
pratiquer les scarrifications et les mouchetures. (Voir
I'article Saigne.)

4. sca*ificateur. - Le plus usit a ra forme d'une

bote de cuivre contenant un nombre variable de lames


(ro zo). ces lames sont places sur deux axes I'aide
clesquels on peut, au moyen d'un ressort, faire excuter

rapidement un mouvement de demi-cercle (fig. r 66).


B. fnstnuments adjuvants. Pinces dissection et
sondes canneles. La tige de celres-ci est droite, courbe ou
coude; elle est pourvue d'une pointe mousse et d'un talon
gnralemenr lancol eteffil (fig. r 6). cedernier prsente

parfois la forme d'une feuille de myrte ou d'un anneau


(fig. r68 et r69).

Mrnonns nr pnocns opnltorR's.


Les modes opratoires varient suivant qu'on opre-avec le bistouri, les

ciseaux ou le cautre.
S 1.".

Incision vec le bistouri.

Les incisions avec le bistouri sont faites suivant un certain nombre de rgles, les unes gnrales, communes la
plupart des modes opratoires, et les autres spciales,
propres telle mthode ou tel procd spcial.
Rgles gnrales des incisions.
position et conten- r.
tion du bistouri.
Pour pratiquer les incisions, le bistouri
- cinq positions principales,
peut tre tenu dans
celles dites :

de la plume crire,

de I'archet,

du couteau de table,

- _ du javelot.
pleine main,
- Dans chacune tailler,
de ces positions, la lame du bistouri peut
tre dispose de six manires diffrentes : le tranchant
devant soi, vers ou contre soi, en haut, en bas, droite,

du couteau

gauche.

r05

2. II faut diviser franchement le plus possible en un seul


trait, tant en longueur qu'en protbndeur. Si une incision
trop longue exige plusieurs traits successifs, ceux-ci doivent
tre exacternent continus.
viter les queues au commencement et la fin des incisions cutanes.

3. Si le plan diviser est trs mince, s'il y a des organes


' importants mnager, il faut conduire I'incision d'une
main lgre.
4. Les tissus doivent, autant que possible, tre diviss
dans la direction des poils, des nerfs et des vaisseaux.
5. Pour pratiquer une incision compose de deux incisions, la seconde doit tre conduite vers la premire.
6. Deux incisions devant tre places I'une au-dessus de
I'autre, si I'hmostase n'a pas t ralise, I'infrieure sera
pratique la premire, afin que la marche de I'instrument
ne soit pas contrarie par l'coulement du sang.
T. Le bistouri sera conduit en sciant ; I'incision ainsi faite
est plus facile et moins douloureuse que celle pratique en
pressant.

8. Les incisions doivent tre faites aussi rapidement


qu'il est possible, sans toutefois compromettre la srret de
I'opration.

- Incisiou de dehors en dedans. - 7e' prolncision par implantation.


- La lame de I'instrument, limite entre le pouce et I'index, est, par un mouve1"o

mthode,

cd.

ment aussi rapide que possible, implante la profondeur


voulue.

On peut, par le mme procd, pratiquer une incision


courte au moyen d'une lancette ou avec une flamme
saigner.
2, pt'ocd.
- lncision sur place. - Le plan diviser
devra, s'il y a lieu, tre pralablement tendu et fir soit par
I'attitude d'extension du champ opratoire, soit en appuyant
les doigts de la main disponible, au besoin avec la main
d'un aide, soit encore en soulevant ce plan avec le doigt ou
I'aide d'une tige introduite en dessous.
'L'incision sur place peut se pratiquer de deux manires :
ro en plaant la lame du bistouri horizontalement ou peu
prs et en tirant soi; zo en implantant d'abord I'instru-

r()6

mnt perpendiculairement et en I'abaissant ensuite 45"


pour oprer l'incision.
Pour viter les queues ou tranes il conrient de finir en
redressant Ia lame.

sur pli. - La Peau tant pra3" procd.


- I"ncision
lablement plisse et tendue par I'oprateur' Par un aide ou
par les deux ensemble, il suffit d'appuyer en tirant le
bistouri soi pour oprer la division au degr voulu.
4' procd.

Lncision

par ddolement.

Ce procd

est particulirement applicable aux couches celluleuses sou-

cutanes. Le tissu cellulaire tant lix I'aide d'une pince


ou entre cleux pinces dissquer, on incise ou mme excise
l'paisseur du tissu soulev par les pinces.

2. mthode. - Iucision de dedans en dehors. - Cette


mthode est le plus souvent utilise pour dbrider, Pour
agrandir une ouverture ou une incision faite de dehors en
dedans.

On peut
1', procd.
- l-ncision sans conducteur. procder de plusieurs manires :
ro lntroduire la pointe ou la lame sur champ et diviser
devant soi;
zo Introduire la lame plat, puis la redresser Pour
inciser devant soi du talon vers la pointe; on peut aussi
faire sortir la pointe en avant et inciser ensuite contre soi,
de la pointe vers le talon de la lame.

Lorsque le
2e procd.
- Incision avec conducteur. traiet est assez large, le bistouri est introduit plat, appliqu sur le doigt indicateur; on redresse ensuite la lame et
o couPe.
Si I'on fait usage de la sonde cannele, celle-ci est d'abord
introduite et pousse fond; la pointe du bistouri est ensuite
engage dans la cannelure. L'instrument rant tenu un peu
obliquement, on le pousse en sectionnant les tissus devant
soi jusqu' I'extrmit de la sonde, puis on termine en le
redressant vertical ement.
On peut aussi faire une boutonnire transversale sur le
bec de la sonde, la dgager par cette ouverture, et le bistouri
une fois introduit, le faire agir de la pointe vers le talon.

g" mthode.
mixt. - 1" procd. La
- tnelsion
(ou
de la lancette) tant lenue entre
lame du bitouri droit

"

ro7

le pouce et I'index un peu flchis, tandis que le petit doigt


et I'annulaire appuient sur les tguments, I'oprateur
tend alors brusquement le pouce et I'index et enfonce la
lame perpendiculairement dans les tissus; il agrandit
ensuite l'incision par un lger mouvement de bascule qui
porre la pointe en avant et le manche en arrire.
peau ou la membrane tant prala2" procd,
- La
blement plisse entre les doigts ou souleve avec un crochet
ou un fiI, on implante le bistouri droit travers la base du
pli, puis on sectionne directement de dedans en dehors.

3'procd.

Le bistouri tant implant dans les tissus

ou introduit dans une cavit ou une ouverture, on sectionne

directement devant I'instrumenl sans plus agir de dedans


en clehors que de dehors en dedans.
$ 2.

Incision a,vec le scamiffcatenr.

En excutant leur mouvement de demi-cercle chacunc


des lames de I'instrument divise les tissus successivemnt

de dehors en dedans et de dedans en dehors.


S

3.

Section avec les cisea,ux.

Pour oprer avec les ciseaux on introduit le pouce dans

un anneau et le mdius ou I'annulaire dans I'autre, le doigt


indicateur restant appliqu au-dessus ou sur le ct du
point d'entrecroisement des deux lames. En mme temps
qu'on rapproche celles-ci on les fait quelque peu reculer
pour scier. La division se faisant surtout par preesion, les
plaies saignent moins que celles [Link] avec le bistouri.

Pour cette raison maints chirurgiens estiment que

les

ciseaux doivent tre prfrs au bistouri toutes les fois que


cela est possible.

La section peut tre pratique sur pli, de dehors en


dedans, avec les deux lames,

ou

de dedans en dehors une

lame tant introduite dans une ouverture ou dans une


ponction d'attaque faite avec la pointe de I'une des lames ou
avec le bistouri.
S

4.

Sectlon per lan cautres.

Prconise pour diminuer les chances d'hmorragie et

pour mettre les plaies I'abri des germes.


{et procd.

- La section

est opre avec un cautre

to8

hastile ou couteau de feu ordinaire, que I'on chauffe dans

un foyer au charbon, ou avec un thermo-cautre chauff


avec un liquide inflammable (ther, essence minrale).
Le cautre tant port au rouge sombre, on divise les
tissus petits coups, par saccades, avec lenteur, en ayant
soin d'ponger les liquides qui s'coulent.

2' procd.
- Division ayec le galuano-cautre. L'anse
galvanique est d'abord fortement serre sur les tissus
diviser; chauffee alors au rouge brun par le courant lectrique, elle est ensuite rtrcie progressivement et lentement
au fur et mesure qu'elle sectionne les tissus.

Artiele 2. - Rupture, arr&ohement.


Division des tissus mous par excs de tension. L'longation
prononce des vaisseaux artriels, la rupture successive
et irrgulire des tuniques interne, meyenne et externe,
suivie de la rtraction ingale de ces dernires sont autantde
conditions favorables I'hmostase directe (rtrcissement)
ou indirecte (coagulation du sang).

I"' procd.
par dchirure.
- Utilis pour
- Diyision
diviser le tissu cellulaire et les vaisseaux peu rsistants qui
unissent un organe ou une tumeur aux parties voisines.
Est ralis avec les doigts ou avec un instrument mousse
(sonde cannele ou ciseaux ferms).

2' procd,
- Diyision par arrachement. - Employ
pour diviser le pdicule vasculaire d'un organe ou d'une
tumeur. La prhension de I'organe etla traction sontopres
avec la main ou I'aide d'une pince ad hoc.
3" procd.
Division par torsion.
La torsion est

usite, comme I'arrachement, pour rompre- sans hmorragie


le pdicule d'un organe (castration) ou d'une tumeur. Aux
conditions hmostatiques de la rupture ordinaire la torsion
aioute celle de la forrnation d'une vrille obturatrice consti-

la tunique externe des vaisseaux et les tissus


environnants. La torsion peut tre op&e de deux manires,

tue par

r. - Torsion libre. - L'organe, la tumeur ou leur


pdicule est fix et mis en mouvement avec la main seule
ou aide soit d'une pince approprie, soit d'une cheville
implante en travers de la tumeur.

rog

2.

il

Torsion borne.

Afin de favoriser Ia rupture,

est souvenl avantageux de limiter la torsion. A cette fin


le pdicule est fix soit avec les doigts, soit avec une pince

ou un clam ad hoc. La pince torsion doit tre applique


aussi prs que possible de la pince limitative.
Qu'elle soit libre ou borne la torsion doit tre faite,
lentement, jusqu' la division complte du pdicule. La
lenteur de la torsion sera en raison directe du diamtre des
artres diviser.

Article 3.

Raclage, ratissage.

La plaie irrgulire produite par ce mode opratoire


diminue les chances d'hmorragie.
7e' procd. Diviser un cordon en imprimant la lame
du bistouri des mouvements de va-et-vient dans un sens
oppos Ia direction du tranchant. Procd inusit.
2e

procd.

Curetage.

Raclage au moyen d'une

cuillre ou curette bords modrment tlanchants.


Il existe des curettes de toutes les dimensions ayant la
forme arrondie (fig. r7o), allonge (fig. r7r), dont le fond est
felm ou ouvert (frg. r7z).
Le curettage est employ pour enlever des tissus altrs
peu rsistants.

On gratte et on enlve tout ce qui cde jusqu'


tance des parties saines sous-jacentes.

la rsis-

Article 4. - erasement linaire.


Division opre par la chane,le fil ou la corde mtallique

d'un instrument ad hoc dit crasear linaire.


Avant d'oprer la division des tissus l'craseur linaire
peut les condenser et les intriquer au point de dterminer
I'oblitration des vaisseaux diviss. Ceux-ci sont ferms par
le rebroussement des tuniques internes que double un cne
de la tunique externe (artres) et par I'accolement, par la
pntration rciproque de leurs parois.
Les ilrgularits rsultanr du refoulement des tuniques
internes favorisent la formation d'un caillot obturateur
(hmostase mdiatc).

Procds opratoircs. Varient suivant


d'craseur employ.

le

systme

Ilo
,-r' t t, , /1et'.L,

$ 1. -- cre,rcur do Chassaignac

(fig.173).

Parmi les nombreux craseurs prconiss iusqu' ce iour,


celui'de Chassaignac, imagin en 1855, est rest le plus
avantageux. Cet appareil comprend : lo une chane constitue par un grand nombre de chanons articuls; zo une
gaine plate renferrnant une double crmaillre forme de
deux branches denteldes sur leur bord externe et articules
en bas avec une poiyne qui la met en mouvement. Deux
cliquets latraux sont destins rgler la marche des
crrnaillres. On manie la poigne de faon faire descendre

la chalne d'un cran chaque mouvement.


Il importe d'agir avec le plus de lenteur possible. On
doit compter lentement jusqu' 5, ro, r 5, zo et plus, entre
deux mouvements, suivant le volume des artres diviser.
Lcrsque le pdicule sectionner est volumineux, on doit
le diviser en z,3 ou 4 fois. A cette fin, la chaneest passe
travers le pdicule I'aide d'une aiguille ston laquelle

clle se trouve relie par un cordon ou une ficelle.


Pour peu que I'entre de Ia gaine laisse du vide en avant
et en arrire de la chane, les tissus sont partiellement
enrains dans la gaine et diviss par arrachement plutt
que par crasement.
S P.

t.

Autres cra,seurs.

Ecraseur vis de Mricant (hg.

174l,.

- La double

crmaillre de Clrassaignac est remplace par une tige


pourvue d'un pas de vis sur laquelle une poigneje se meut
la manire d'un crou.
*t

@L r LF Oi-,L i)

,. Etrdseur vis de Degiue (hg. t75). - Deux tiges


Iatrales tiennent lieu de gaine. La chane est relie un
crou qui se meut sur le pas de vis d'une tige actionne par
une poignc fixe.
3. craseur treuil des docteurs Mertens et Winant.
176 et r77 urontrent les deux manires dont
- Les figures
Ie lien constricteur (chane, fil ou corde mtallique) peut
tre tendu. Suivant qu'un seul ou les deux bouts du fil
s'enroulent sur I'arbre du treuil, I'instrument agit la
manire d'un craseur-scie ou d'un craseur ordinaire.
Dans I'craseur-scie (hg. t77), Ie Iil gauche laiss libre est
maintenu par enroulement et Par frottement, soit sur la
trgle, soit sur la t'ranchc gauchc dc sa lburchc. Lc pidiculc

il

prouve une friction nergique de gauche droite qui finit par I'entamer et
le diviser compltement.

d'une tumeur tant lreint dans I'anse,

ArHcle 5.

crasement large, ang:iotrtpsie.

par les mors d'une pince puissante (angiotribe) dont les branches sont rapproches avec Ia rnain
(ang. Doyen;, ou par le moyen d'un levier spcial (ong.
Faure), ou d'un crou volant (*ng. Tuffier).
L'angiotribe crase en masse tous les tissus d'un pdicule
vasculaire au point de rduire ce dernier I'paisseur d'une
mince feuille de papier; lcs artres sont fermes en cul-desac, par le rebroussement des tuniques internes et Par le
cne de tunique externe qui double ce rebroussement; les
autres vaisseaux sont oblitrs par un accolement intime,
lcrasement

par une sorte de pntration rciproque de leurs parois.


L'angiotripsie tant effectue, la partie enlever peut
tre dtache soit directement par section ou par torsion,
soit indirectement par I'application d'une ligature sur Ie
nUicule rduit.

Article 6. - Proads mixtes.


r. Errostment linaire et section. Le confrre
Flocard, de Genve, a imagin, pour la castration de la
vache, un craseur linaire ti vis dont la chane produit
d'abord l'crasement du pdicule; Ia section est opre
ensuite par une lame ressort adapte I'instrument.

z. Ecrasement linaire et torsion. - La torsion

Peut
prcder ou suivre l'crasement.
Elle est faite avant l'crasement pour clonner au pdicule
une forme et une rsistance qui favorisent I'action de

I'craseur.

Aprs avoir produit un certain degr d'crasement, la


torsion peut rre utile pour rompre une partie des tissus

qu'il reste diviser. En alternant un certain nombre de fois


l'crasement et la torsion, on peut diviser sans difficult un
pdicule trop volumineux ou trop rsistant Pour cder
I'action de l'craseur seul.
'3. Etrasement large ct section. Nous avons dit
plus hauL {u'aprs avoir prr"rduit I'angiotripsic, la division

tr2
pouvit tre complte par la section, la torsion ou Ia
ligature.
L'crasement et la section peuvent tre raliss en un seul
temps I'aide d'un instrument ad hoc, telle la pince amricaine prconise pour la castration des ieunes chevaux,
dont les mors sont conforms Pour craser les tissus d'un
ct en mme temps qu'ils les sectionnent de I'autre.
CHAPITRE II
Drvtsl0il tEltTE. lllD|REGTE

Peut tre ralise de deux manires principales, Par


compression linaire et par compression large.

Article 1. -

Compression linaire.

Est employe pour oprer I'ablation d'un organe ou


d'une tumeur, sous trois formes principales : ligature
inextensible, ligature lastique, craseur linaire
S 1.

Applnnrl.

demeure.

Ligature inextensible.

- t. Fil

de chanvre, de

lin ou de soie aussi

aseptique que Possible.

Porte-nud, serce-nud. Le porte-nud le plus


simple consiste en une tige de fer, droite tlu courbe, dont

z.

une extrmit est pourvue d'une ouverture.

I. Opration prliminaire, - Dans certains


il y aura lieu de dcouvrir ou de prparer, de rduire le

Opn.r,rrox.

cas

pdicule soit par incision et dissection de la peau et des


parties sous-jacentes, soit par crasement large ou angio-

tripsie.

II. Opration
manires.

essentielle.

Peut tre faite de plusieuls

r. Ligature simple. Leplacement du fit est fait avec la


main ou I'aide d'un porte-nud.
La strictioz du fil est obtenue Ia faveur du nud droit
ordinaile ou rosette, du ncBud chirurgical (p.24, fig.g)
ou du ntr:ud de saigne (fig. z+). Le nud est habituellement
la main, quelquefois avec le secours cl'un
serre-nud.

f-erm et serr

II3

z. Ligature multiple. - Le volume ou l'tendue de Ia


masse lier peut rendre ncessaire I'application d'une
double, d'une triple ou d'une quadruple ligature (fr1. ,79,
r8o, r8r). Les figures ryg et r8o montrent la manire dont
les fils sont passs I'aide d'une ou de deux aiguilles
droites ordinaires.
L'application de Ia ligature en quatre Peut se faire au
moyen de deux aiguilles, dont une mle, ordinaire, droite,
qui sert passer le double fiI, et une femelle pourvue dans
sa partie mdiane d'un chas destin recevoir le dit fil et
le disposer comme le montre la figure r 8 r . L'aiguille femelle
tant d'aborcl implante dans la masse lier, on fait passer
I'aiguille mle et le fil double dans le chas de la premire.
Celle-ci est successivement pousse et retire de manire
faire sortir de chaque ct une anse du fil correspondant;
Ies deux anses tant sectionnes I'une aprs I'autre, il ne
reste qu' lier les huit bouts, deux deux, Pour terminer
I'opration.
3. Suture des cordonniers,- Sorte de ligaturemultiple
points continus. Le fil est dispos de manire former
deux zigzags opposs (fig. r8z). Il est plac au moyen de
deux aiguilles droites ordinaires. Celles-ci sont simultan'
ment implantes en sens inverse dans chacun des trajets
att , bbt , cct (fig. r 83).
Le double zigzag tant plac, on tire sur les deux fils de
chaque point de manire obtenir une striction suffisante
pour interrompre la circulation.
S P.

Ligature lastique.

Est constitue Par un anneau, un cordon ou un tube


lastique d'un volume appropri. Le cordon lastique est
nu ou recouvert d'un tissu de soie ou de coton.
Le lien lastique a sur le lien inextensible le grand avan'
tage d'exercer une action progressivt,

d. continuer com-

primer et diviser mesure que la masse des tissus

diminue.
lastique recouvert
Procds opratoires.
- Le cordon
d'un tissu s'applique de la mme manire que le lien
inextensible. Le cordon nu peut tre appliqu de trois
manires.

I14

procd.

Application d'un anneau lastique.


troit pour exercer la compression
L'anneau tant
il
suffira
de
voulue,
l'largir avec les doigts ou une pince et
1e'

assez

de le placer sur le pdicule diviser.

* procd. - Un anneau lastique appropri (fig. r84)


ou un cordon lastique ayant la longueur voulue (fig. r85)
est pralablement engag dans une perle ou une ballette (en
mtal, verre, bois dur, bonite ou corrozo) et reli une
ficelle plie en deux.
L'anneau tant agrandi avec les doigts et mis en place,
I'oprateur prend la perle enue le pouce et I'index de la
main droite, et tandis qu' I'aide de ces doigts il soutient la
ligature, il tire de I'autre sur la ficelle de manire allonger
et amincir le cordon au degr voulu. La perle peut alors
facilement glisser et tre pousse contre le dit pdicule. Il
suffit de cesser la traction pour que le lien lastique reprenne
son volume primitif et empche la perle de glisser.
On termine I'opration, soit en tirant sur un des bouts
dc la ficelle pour la retirer, soit en sectionnant le double
cordon lastique un peu en dessous de la perle.
# procd. - Le cordon lastique tant appliqu sur Ie
pdicule, une ligature inextensible est applique en travers
de ses deux bouts amincis par la tension et runis ou non
par un nud simpfe.
$ 8.

orossur linaine

, dmeure.

L'craseur linaire demeure agit comme la ligature


lastique, en oprant la division progressive des tissus. Il
est peu usit en chirurgie vtrinaire. Il est employ sous
cing formes principales.

t.

Ecraseur linaire

de

[Link] ffig.

r7+b^).

La

chane de cet appareil est raccourcie progressivement, une


ou deur fois le iour, iusqu' la division complte des tissus.

z. Arc tenseur de Defays.


- Une forte lame en acier
courbe sur plat sert tendre le lien enroul sur le pdicule
diviser.

3, Serre-nud on craseur improuis (frg. r86).

Dans

- anse.
untube troit on introduitun lien double formant une
Celle-ci tant applique autour de la tumeur, on tire et on
noue les deux extrmits du lien sur un petit btonnet. Il

II5
suffit de tournr celui-ci pour tordre lc fil et rtrcir progressivemenl I'anse qui doit oprer Ia division.
On conoit que le tube peut tre remplac par une tige
mtallique dont chaque extrmit est renfle ou coude, et

pourvue d'une ouverture approprie au volume du lien


employ.
Serre-nud de Desault (frg. tBZ).

- Tige mtallique
dont une des extrmits porte un trou rond assez grand
pour laisser passer les deux extrmits du lien constricteur,
4.

et dont I'autre bout est plat et prsente une chancrure dans


laquelle sont reus et arrts les deux chefs de la ligature.

5, Serre-nud lastique.
- Ne diffre des deux prcdents que par la nature du lien constricteur. La tension
dveloppe par le double cordon lastique dispense de
tourner un btonnet ou de renouveler le nud pour obtenir
le rtrcissement progressif de I'anse qui opre la division.
Le serre-nud lastique, de beaucoup plus avantageux
que les autres formes d'craseur linaire demeure, peut
tre utilement employ quand il y a lieu d'oprer la division d'une partie profonde sur laquelle il serait difficile
d'appliquer un autre mode opratoire.

Article 2.
-

ComBresslon large.

Est ralise I'aide de pinces, de clams ou de casseaux


appropris.
Est communment employe pour oprer I'ablation d'un
sac herniaire, d'une tumeur intracutane, des testicules, du
squirre du cordon testiculaire.
Pour ce qui concerne I'appareil et le manuel opratoire, nous renvoyons l'tude dont ils sont I'objet propos
des cas spciaux (hernie et castration), o I'emploi de la
compression large est le plus souvent utilise.

Article 3. - Efrets et soins conscutifs.


Les efets de la compression, tant large que linaire, sonl
au nombre de trois principaux, savoir :

ro La douleur: en gnral d'autant plus courte et moins


intense q ue l'tranglement est plus prononc et plus complet ;
zo L''inflammation.' en rapport avec le nombre et la
nocivit des microgermes; reconnat aussi pour cause un

I16
tranglement incomplet. L'nflammation aigu se traduit
par un engorgement chaud dmateux plus ou moins
tendu et prononc, et par un coulement de produits
exsudatifs ou purulents ;
3o

La morrtcaon, la gangrne et l'limination, en un

temps variable, de toutes les parties situes en de de la


compression;
4o

tioz

La dgnrescence (granulo-graisseuse) et la rsorpdes lments constituant I'organe annihiler.

veillera surtout prvenir


Sodns conscutifs.
- On
I'infection, ce qui sera ralis : ro par un emploi iudicieux
de la propret et des agents antiseptiques; 20 par I'enlvement aussi prornpt que possible des tissus mortifis.
CHAPITRE

III

ABLATT0il 0U EXn8E

L'exrse peut tre pratique de deux manires gnrales, par division simple et par division compose ou
dissection.

Artiole t. - Ablation par divislon

simple.

L'ablation peut tre ralise par une division simple,


soit instantane ou directe (incision ou section, curettage,
arrachement, torsion, crasement), soit lente ou indirecte
(ligature, suture, crasement). Ces procds opratoires tant
tudis plus haut, il suffira de signaler ici les noms spciaux
qui ont t donns deux de ces procds d'ablation.

r. Excisiott. - Exrse opre avec un instrument


tranchant. Utilise pour I'ablation des tumeurs dont le
pdicule ne contient que des vaisseaux peu dvelopps.

2. Enuclation. Quand une tumeur intra ou souscutane est peu adhrente, elle peut tre nucle, c'est-

-dire enleve, soit par simple arrachement, soit par


expulsion en exerant une certaine pression sur le pourtour
de sa base.

Article 2. - Ablation par disseetion.


Consiste dtacher une tumeur ou un organe en rapport de continuit ou de contiguit avec des organes et des

r17
tissus divers (vaisseaux et nerfs, peau muqueuse, synoviale,
sreuse, viscre), par I'emploi mthodique de plusieurs
modes de division combin.

Appa,reil.

Comprend les instruments, les obiets et les

agents ncessaires

P Pour diviscr les tissus .. scalpels, bistouris, ciseaux,


sonde cannele, pince dissection;

zo Pour

fixer la tumeur ;

rigne pointue, simple ou

double; fiI, ficelle ou cordon avec I'aiguille ncessaire leur


application:
3o Pour carter les lyres de Ia solution de continuit :
a) rignes mousses; &) carteurs plusieurs dents (fig. r88
et r89); c) carteurs larges couds (fig. rgo et r9r) ou
courbs (fig. r9z) ; d) carteurs (ad hoc ou improviss) en
fil de fer (fig. r93 et r94); e) crochets ou agrafes relis par
un lien inextensible ou lastique (fig. r95); f) carteurs
lessort, crmaillre, etc. (v. trachotomie) ; 6) fils passs
travers les tissus de chaque lvre carter;

4" Pour l'[Link] .' pinces coulisse; pinces de Pan ;


fil et aiguille; porte-nud;
5o Pour la runion : fil et aiguille, chevilles, bourdonnets, etc.;

6, Pour le pansement
mdicaux, bandes, etc.

ouate, toupe, Baze, agents

opration. - Le suiet tant assuiti dans une position


convenable, la rgion tant convenablement approprie, on
procde aux diffrents temps de I'opration essentielle.

te' temps, Incision et dissection de la peau. - Pour


mettre dcouvert I'organe ou la tumeur enlever, la peau
et les plans sous-jacents, s'il y a lieu, sont inciss dans la
forme (incision simple ou compose : en V, en T, en croix,
en ellipse) et dissqus clans l'tendue voulues.

temps.

dv4pt de proDissection de la tumeur,


il importe de fixer la-tumeur soit avec

cder la dissection,

un crochet, soit avec une ficelle ou un cordon pass


travers, pour la soutenir et la dplacer dans les diffrents
sens exigs par l'opration.
Il est non moins ncessaire d'carter les lvres de la plaie
avec un ou plusieurs des carteurs sus-indiqus.

r18
Rgles de la dissection.
- r. L'ablation doit tre aussi
complte que possible. L'ablation doit avoir pour limites
des tissus sains ou assez peu altrs pour reprendre spontanment leur tat normal. Si la tumeur prsente des prolongements, ceux-ci seront dissqus un un dans toute

leur tendue. On veillera ne laisser aucune portion de


tissu capable de donner lieu une reproduction de la
tumeur.
z. On vitera autant qu possible la division des vaisseaux et des nerfs ainsi que des ortanes cle quelqu importance en rapport avec la tumeur enlever.
3. S'il s'agit d'une tumeur infectieuse, on aura soin de ne
pa6 en entamer la trame et de prvenir ainsi tout panchement de produits
- chimiques ou microbiens - capables
d'altrer les tissus sains.
[Link] doittre faite d'une manire aussi mthodique que possible. En rgle gnrale elle doit tre conrnence par les points les plus dlicats, les plus difficiles, ou
par ceux qui sont les plus dclives, pour ne pas tre con-

trari par l'coulement du sang.


5. Dissquer autant que possible avec les instruments
mousses (doigts, ciseaux ferms, sonde cannele) ; les tissus
qui doivent tre inciss avec les ciseaux ou le bistouri sont

pralablement fixs et tendus avec les doigts de la rnain


libre ou I'aide d'une pince dissection ou encore entre
deux pinces (dissect. dlicates).
6. Au cours de la dissection, un ou deux aides devront
ponger le sang avec des tampons de gaze ou d'toupe aussi
aseptiques que possible.

Z. Si I'hmorragie est quelque peu prononce, on y


obviera par la ligature des artres ayant un certain
calibre et par la torsion ou le simple pncement des
rameaux artriels peu importants; on ppliquera autant
de pinces ressort (de Pan) ou coulisse qu'il y a de
vaisseaux lss.

36 temps.

Diyision complmentaire.

Aprs avoir
-il peut
y avoir

dissqu la plus grande prrtie de la tumeur,

licu de complter I'exrse par la division d'une portion


vasculaire I'aide d'un procd ralisant des conditions
favorables I'hmostase, nota,mment la torsion, l?crasernenr, la cautrisation, la ligature, I'application d'un clm,

I19

4'

temps.

5" temps.
s'il y a lieu.

Lange et dsinfection

de la plaie.

Application d'une suture et d'unpansement,

SECTION

II

RTTNIOII DES TISSS


La runion pour but le rapprochement et la contention
des surfaces spares par une division accidentelle ou intentionnelle au cours d'une opration.
On connait les deux procds de cicatrisation des plaies :

f la runion directe ou immdiate' par premire intention, Cest--dire par accolement et fusion rapide des surfaces de section ; zo la runion mdiate ou indirecte, par
seconde intention,c'est--dire Par la formation de nouveaux

lments (cicatrice).

D'abord molle, rougetre, forme d'lments embryon-'


naires (granulations, bourgeons charnus), la cicatrice subit
ensuite, par la mtamorphose de ses lments morPhologiques, une condensation et une rduction qui peut tre assez
prononce, particulirement chez les ieunes suiets, Pour
qu' une prolifration d'abord assez notable succde unc
cicatrice dfinitive peine Perceptible. Il importe de ne pas
perdre de vue que des plaies relativement assez larges,
comme celles rsultant de la castration et de la mortification d'un sac herniaire, se cicatrisent sPontanment et
rgulirement, sans &ucune intervention chirurgicale, par

la

simple rcndance naturelle des lments organiques

reprendre leur tat normal d'quilibre le plus stable'


Lorsque I'oprateur iuge oPportun d'intervenir, soit Pour
lapprocher les lvres de la plaie, soit pour les immobiliser,
pour les maintenir dans des rapports convenables, il peut

iaire emploi des six moyens suivants

: la suture; les

pinces, clams ou casseaux; les bandes et bandelettes agglutinatives; les bandages unissants; les serre-fines; la position.

CHAPITRE I
nurtott PAR LA surunE

Union ralise I'aide de fils ou tiges mtalliquee passr


au travers des lvres de la solution de continuit.
L lrdioations. La suture ne constitue pas seulement

r20

un moyen de runion, elle est aussi employe pour assurer


t"hmostase et pour soutenir unpansement,
Comme moyen de runion, la suture est indique chaque
fois qu'elle peut hter et rgulariser la cicatrisation d'une
plaie. Elle est contre-indique dans tous les cas o la rparation peut se faire convenablement par les seules forces
naturelles; quand elle peut donner lieu la rtention de
produits infectieux, ou la formation de cicatrices prjudiciahles.

La suture peut runir presque tous les tissus, aussi bien


les parties dures (osseuses), gu les parties molles.

Les considrations qui vont suivre se rapportent particulirement aux sutures cutanes et celles qui sont pratiques sur d'autres organes suivant des procds analogues.

II.

Appareit.

porte-aiguilles.

Comprend les fils, les aiguilles et les

t. Fils. - Sont de diffrentes grosseurs ou numros. Les


plus employs sont : ro les fils de soie, de lin, et de chanvre;
zo le fil de catyut (corde de boyau), rsorbable, spcialement
utilis pour les sutures perdues; 3o le crin de Florence
(produit de la glande stigre de la larve du ver--soie),
trs rsistant; 4o lesy'/s mtalliques d'argent, de fer recuit,
d'aluminium bronz, etc.
Les fils doivent tre aussi aseptiques que possible
(v. page r r).
2. Aiguilles. Il
-

existe des aiguilles de toutes

les

dimensions, sous les deux types gnraux d'aiguilles ordinaires ou libres et d'aiguilles manche ou poigne,

Ai7uilles ordinaires 1frg. 196). Les aiguilles ordinaires sont droifes ou courbes diffrents degrs, selon
leurs faces ou leurs bords, sur la totalit ou une partie de
leur longueur.
Les orifices faits aux tissus par les aiguilles aplaties d'un
ct I'autre (aig. de Hagedorn, fig. ry6, z) sont moins
largies par les fils que ceux produits par les aiguilles
courbes selon leurs faces.

La pointe des aiguilles ordinaires est aplatie, arrondie ou


prismatique, trifacie; leur talon est pourvu d'un chas
ferm (allong ou rond), ou fendu, ressort (fiS. rgZ).

Aiguilles manche.

Parmi les nombreuses formes

I2I
noter : lo I'aiguille ordinaire chas
I'aiguille dont le chas est ouvert d'un ct,

prconises,

on peut

fixe, ferm;

zo

les bords de I'orifice tant tranchants Pour viter l'accrochement dans les tissus (aig. de Moij, fig. t98 et I99); 3o les
aiguilles dont le chas est ferm Par une tige glissante (aig.
dJ Reverdin, fig. zoo), par un Petit taquet mobile (aig. de
Lamblin). par une lamelle mtallique formant ressort (aig.
de Nlaton); 4o I'aiguille tubule de Deroubaix pourvue

d'un petit crochet mobile Pour fixer le fil (fiS. zoI)

5" I'aiguille tubule de Simpson, pour placer les fils mtalliques; 6o les aiguilles d'Artus et de Montaz dont le manche
e.i poutuu d'une bobine sur laquelle le fil est pralablement
enroul.
Dans certaines aiguilles le manche est rernplac Par un
anneau pour recevoir I'index (6g. r 98) ou Par une poigne
jour, de forme ovalaire, Pour tre tenue pleine main

(fis.

'gg).

Porte-aigailles.

Le plus simple des porte-aiguilles est

la pince forcipressure (fig. zoz). Parmi les nombreux


porte-aiguilles imagins, celui de Collin, reprsent par la
frg. zo3, me parat un des plus avantageux.

Article 1. - Rgles gnrales des sutures.


S 1.

r.

OPra,tions Prlimina,ires'

Positionet contention du sujet.

Certaines sutures
I'abatage ou
ncessiter
peuvent
paupires)
(aux lvres. aux
I'assujtion du sujet au travail.
z. Prparation du champ opratoire. --Cette prparation peut comprendreles oprations suivantes : tondre, raser
et laver Ia peau; extraire les corps trangers et les caillots
de sang; pfatiquer I'hmostase; scher, dterger et essuyer

Ia plaie, au besoin la

dsinfecter avec une solution de

subiim, d'acide phnique ou de chlorure de zinc; rgulariser et aviver les surfaces de section.
Il n'est pas toujours ncessaire d'attendre que le sang ait

fini de couler pour appliquer la suture, celle-ci tant e![e-

mme un moyen hmostatique.


l'hmosQuelque fois mme il y a avantage ne pas faire
tar. putnchymateuse, laisser la plaie se combler de sang
et pratiquer par dessus le caillot ainsi form la suture

r22
totale de la peau. Si I'asepsieest parfaite Iecaillot se rsorbe,
s'organise peu peu et sert de tissu de remplissage ou de
nivellement.
On peut aviver une plaie de plusieurs manires : par
[Link] ou excision; par ircitation au moyen d'un fer
chaud, pass rapidement sur les tissus vifs, ou I'aide de
certains liquides excitants, tels que I'alcool, I'alcool camphr, la teinture d'arnica pure, I'essence de trbenthine,
les solutions concentres d'acide phnique (ro %) ou de
sublim dans la glycrine (8 "/").
L'irritation des surllaces, utile dans tous les cas, a pour
effet de hter l'adhsion, la prolifration des tissus. Elle est
particulirement indique dans les plaies qui affectent les
paupires et les lvres.

$ 9. - Opratlon essentlellc.
Conditions.

- r. Les surfaces

doivent tre rapproches

d'une manire aussi rgulire et aussi complte que possible.

Suivant les circonstances les lvres de la plaie seront ou


mises en simple contact (s. coaptatrice), ou cornprimcs
I'une contre I'autre (s. compressive), ou maintenues
distance (s. contentirt

e).

z. Le nombre, la largeur et la profondeur des points


varient avec l'paisseur, la rsistance et la mobilit, la
tension des parties divises.
Le fil doit pntrer dans les tissus une distance du bord
saignant qui varie entre deux et dix millimtres.
L'cartement entre deux points variera, suivant les cas,
d'un mois centimtres.
3. Les points seront disposs et espacs avec symtrie et
rgularit.
4. Dans certins cas, notamment quand la suture est
applique avant I'arrt de I'hmorragie, il y aura lieu de ne
pas fermer compltement la plaie et de laisser un ou aux
deux angles, parfois aussi au milieu de la ligne de runion,
un hiatus ou yent plus ou moins large qui est destin
l'coulement du sang et de la srosit trumatique.
D'autres fois, pour mieux ssurer cet coulement, on
installe fond, par les vehts, un ou plusieurs drains (tube
de caoutchouc, mche de gaze, etc.).

r23

Manuel opratoire.
prend deux temps.

L'application de la suture com-

Placement dufL - I. On Peut se servir


7e'temps,
d'une aiguille droite si les bords de la plaie peuvent se raPprocher assez pour former un pli, sinon on doit employer
une aiguille courbe.
z, L'aiguille arme d'un fil est tenue avec la main ou
I'aide dlun porte-aiguille appliqu un Peu en avant du

chas. Tandis que I'oprateur ou un aide fixe avec les


doigts ou I'aide d'une pince une des lvres ou simultanrient les deux lvres de la plaie, I'aiguille est Pousse
trvefs celles-ci en un ou en deux temPs, d'abord de dehors
en dedans, puis de dedans en dehors.
3. Quand les tissus traverser sont trs rsistants, on
vite de se blesser et on acquiert plus de force en interposant un linge entre les deux doigts et le talon de I'aiguille.
4. Lorsque la peau rsiste et se soulve sur I'aiguille, on
la ioutieni de chque ct de la pointe avec les doigts ou
I'aide d'une pince, d'un bistouri ou de ciseaux ferms'
5. Quand on opre vec une aiguille manche, Ie fil est

plac en retirant I'aiguille; celle-ci est rme aprs son


implantation travers une des lvres ou les deux lvres de

la plaie.

usage d'une aiguille dont le chas reste


on aura soin, Pour viter faccrochede
Moij)
ouvert (aig.
I'instrument sur |e ct oppos
d'appuyer
ment des tissus,

6. Si I'on fait

l'chancrure.
7. Les diffrents points sont placs en allant d'une extrmit de la plaie I'autre (s. continue), ou en commenant
par le miliu (s. points spars), suivant la longueur de le
plaie ou le genre de suture appliqu.
Si la plaie se termine un bord libre, comme aux lvrcs
ou aux paupires, on commence par fixer les lvres de la

division prs de ce bord libre; on continue de l

Yrg

I'extrmit opPose.

Le fil tant
Striction et arct des fils.
en
runissant
gnralement
fixe
on
le
sufsamment serr
2, temps.

un nud double ordinaire on par un


{iB. g). En serrant chaque point
(p.24,
nud chirurgical
soient exactement approches
que
les
lvres
ce

on veille
otJ version,
inversion
chevauchement
sans
Ies deux bouts Par

r24

on

peut ne serrer les points que quand tous les fils sont

en place;

il

est quelquefois plus facile de faire chaque nud

immdiatement aprs que chaque fil est plac.


Les fils sont serrs d'aprs le mme ordre qu'on a suivi

pour les placer.

si I'on fait usage de fils mtalliques, aprs les avoir pracs,


on les arrte en tordant leurs chefs deux ou trois fois I'un
sur I'autre.
3e temps.
des points de suture.
- Ablation
- leLorsque
I'on iuge propos
d'enlever la suture, on coupe
fil avec
des ciseaux ou le bistouri gtiss plat ct du nud,.et,

saisissant celui-ci entre le pouce et I'index, ou avec les mors


d'une pince dents de souris, on tire yers la plaie, pendant
qu'avec I'autre main ou I'aide d'une pince on soutient
Ies lvres de la solution de continuit.
Si I'on a employ du catgut on n'a plus s'occuper des
points; leur portion intra-tgumentaire est vite rsorbe et

leur portion externe est limine d'elle-mme.


$

8. - pa,nsement et soins couscutifs.

r. Afin de prvenir I'introduction et I'action des germes


infectieux on vaporise sur la plaie une solution thre d,iodoforme ou on la recouvre d'une couche de collodion antiseptique ( I'iodoforme ou au sublim). L'emploi de ces
agents peut tre second ou suppl par I'application d'un
pansement ou d'un bandage appropri.
z. on peut aussi prvenir I'infection et la combattre, s'il
y a lieu, par I'application, sur la plaie suture, d'un topique
(pommade ou liniment) antiseptique ou vsicant (v. p. 17
et r8).
Le topique vsicant constitue le moyen le plus efficace
pour rgulariser la cicatrisation d'une plaie susceptible de
devenir le point de dpart de complications infectieuses
graves. Tel est le cas pour certaines plaies pntrantes de
I'abdomen et de Ia poitrine.

3. Les rtentions de liquides pathologiques seront prvenues par I'application d'un ou plusieurs drains avant
I'achvement de la suture.
4. On empchera I'animal d'atteindre la rgion opre
par I'emploi des moyens ordinaires: collier chapelet,
bton surfaix, etc. (v. p.6il.

t25

5. L'enlvement de la suture sera opr Ie plus tt possible, ds qu'il sera constat que Ia cicatrisation peut
s'achever rgulirement par les seules forces de la nature.

Dans certains cas, il faudra attendre quelque temps (5


6 iours) pour qu'une adhrence solide soit tablie entre les
surfaces de section (pl. des lvres et des paupires); dans
d'autres cas, la [Link] devra tre enleve plus tt, avant la
runion complte des surfaces, afin de prvenir la section
des tissus par le fil et la production de cicatrices indlbiles.

Article 2. - Sutures points spars.


Sont au nombre de quatre principales : sut. entre chevilles mobile, -
coupe,
chevilles fixe,
pingles.

S 1.

Suture entrecoupe (fi9. 904).

Conditions : r. Srie de points indpendants les uns des


autres, perpendiculaires au grand axe de la plaie.
z, Les nuds sont placs sur un seul ct ou en alternant des deux cts de la solution de continuit.

3. Le nombre, la largeur et la profondeur des points


varient comme it a t dit plus haut avec l'paisseur, la
rsistance et la tension des tissus lss.
Manuel opratoire.

Trois temps.

peut procder de
7e' temps.
- P lacement des rtk . - On
deux manires : to chaque fil tant pass le couper la longueur voulue Pour un point I zo passer successivement les
diffrents points en ayant soin de laisser chaque point une
anse de fil assez longue. En coupant ensuite toutes les
anses on obtient autant de fils spars dont il ne reste qu'
nouer les deux bouts.

Chaque point
2e tentps.
- Sn^iction, arrt des fi,ls. peut tre serr commodment aprs son placement.
Gnralement on ne ferme les points que lorsque tous les

fils sont placs.

- Ablation
(v. rgles gnrales).
3a temps,

des poittts,

Rien de particulier

t26
$ 9.

Suture

, obovillee

Deux formes : sut. chevillettes,

I. uture obevillettes
nets, capiton (fig. zo5).

tre.

ro,

chevilles.

Encore dite bourdon-

Conditions .. r. La suture comprend autant de fils que


de points et un nombre double de cheyiltettes ou de bourdonnets. La chevillette peut tre forme par un petit rouIeau de sparadrap, de gaze ou de tissu ordinaire, par un
morceau de bois ou de tube en caoutchouc, par un, petit
faisceau d'toupe ou de charpie (bourdonnet).
z. Les points sont disposs de manire passer en dehors
(aa', bb'1 ou en dedans (cc' dd')des lvres de la plaie.
3. La suture chevillettes tant souvent combine une
suture ordinaire (entrecoupe ou surjet) dont elle n'es[

qu'une sc'rte de complment ou renforcement, on conoi[


que le nombre, la profondeur et la largeur des points
doivent varier dans une assez grande limite.
4. Chaque fil double peut tre remplac par un cordon
(lastique ou un anneau en caoutchouc dedimensions appropries (sut. chevillettes lastiqud. Chaque ense de I'anneau peut tre dispose, comme le montre la figure zo6,
de deux manires: tre relie directement aux chevilettes
(aa', bb') ou y tre rattache I'aide d'un fil inextensible
ordinaire 1cc?, dd';,

Manuel opratoir
lvres de la plaie avec une aiguille charge d'un fil double
(fr1. zo5, aaf;; on place une chevillette dans I'anse (a) et on
noue les deux chefs (at) sur la seconde chevilJette, aprs
avoir donn au 6l une tension suffisante.
e. on peut relier au pralable I'ansedu fil unecheviilette
par un nud de saigne (fig. z4), traverser ensuite les deux
lvres de la plaie etfixer finalement I'autrechevillettecomme
dessus.

3. Pour passer un anneau lastique travers les lvres


de Ia plaie, il suffit de le placer pralablement dans I'anse
d'un fil double dont les chefs sont introduits dans le chas
d'une aiguille ordinaire. Par I'eftt d'une simple traction,
le caoutchouc s'allonge et snamincit suffisamment pour rui
permettre de passer sans difficult dans le traiet creus par
I'aiguille.

r27

II. Suture chevilles xe (frg, zo7), - Encore dite sat.


encheville. Trs analogue la prcdente; chaque srie
latrale de chevillettes est remplace Par une cheville
rigide, en bois, ou flexible, constitue par un morceau
de tube en caoutchouc ou un petit rouleau de sparadrap.
On peut au besoin diminuer la flexibilit du caoutchouc
en introduisant dans le tube une Petite tige en bois.

La disposition des points et le manuel de leur application


sont les mmes que pour la suture chevillettes. Comme

pour celle-ci, on peut faire emploi de fils inextensibles


(frg. zo7, aa', bbt), d'anneaux lastiques (frg. zo7, cc') ou de
liens mixtes, en partie inextensibles et en partie lastiques
(fig. zo7, dd').
La suture chevilles est souvent aussi employe Pour
servir de soutien, de moyen de dtente aux sutures ordinaires entrecoupe et suriet.
$ 8.

Suture chevilles mobile.

Est gnralement employe pour soutenir un Pansement


ordinaire ou hmostatique, Est applique sous deux formes
chevilles.
principales : sut. chevillettes,

I. Suture chevillettes

mobile (fig. zo8, A).


- Condidont
opposs
fils
deux
de
est
form
point
Chaque

tiotts.
bouts passent en dedans (aat)ou en dehors (bb')des lvres
de la plaie et sont runis par un nud rosette.

Jes

Aprs avoir garni la plaie avec


- d'toupe
voulus et avoir pralaou
blement fix chaque fiI sa chevillette par un nud de
Manuel opratoi,re.

les tampons de gaze

saigne, on traverse les tissus une ou deux fois suivant que


le fil doit rester en dedans ou tre ramen au dehors de la

lvre corresPondante.
chovilec ou enchevilla mobile (fig. zo8, n)'
Les points sont disposs et appliqus de la mme manire
que ceux de la suture chevillettes mobile.

II. Suture

S 4.

Sutures pleques, boutons et penlos'

I. Suture plaques (fig. zo9,l). - PrconisePar Lister'


une plaque de plomb er une ballette perfore du mme
mtal servent fixer, de chaque ct, les extrmits du fit
mtallique employ.

r28

II.

Suture boutons d'Hotfmann (fig. 2og, B).


=- Dans
le double but de prvenir la section des tissus et d'assurer
le drainage de la plaie, le prof. Hoffmann a remplac le fil
'une
par
canule en argent perce latralement d'un certain
nombre de trous. Pour maintenir la canule dans les tissus
on applique chacune de ses extrmits un bouton ad hoc
que I'on lixe par des agrafes de mtal appropries ou par un
fil d'argent pass dans la canule et reli de chaque ct au
bouton correspondant.

Pour appliquer cette suture, Hoffmann se sert d'une


aiguille spciale pourvue d'un talon creux, filet, dans
lequel se visse un fil de mtal. Un porte-aiguille, manche
rglable par une crmaillre, sert introduire I'aiguille et
la canule dans les tissus. Cette introduction tant ralise,
on enlve I'aiguille et le fil mtallique que I'on remplace par
un autre fil mtallique, afin de pouvoir donner la canule
sans la plier ni la casser, la courbure qui peut tre utile.

III. Suture perles. - Dans cette suture, les chevillettes sont remplaces par des perles enfiles. Tout fait
inusite.

$' 6'

- t"':i"r*"-:liilii,?:.

n aisu*res;

Chaque point est form par une pingle ou une aiguille


implante travers les lvres de la plaie et maintenue en
place par un fil entortill.
La suture pingles est simple ou compose.

f. Suture entortille simple. - Gnralement employe


pour fermer le vaisseau dans I'opration de la saigne.
Conditions.
- L'pingle est implante dans Ie milieu Ce
la plaie, trois millirntres environ des bords dela division.
Un faisceau de crins ou de fils pralablement aseptiss,
dispos en nud de saigne (fig. z4), sert fermer la plaie
d'une manire dfi nitive.

Manuel opratoire.
- r. Si les poils n'on[ pas t coups
on aura soin de les calter et d'viter ainsi leur introduction
dans la plaie.
2; L'pingle est implante la rnain ou I'aide d'un
porte-pingle. On lui fait traverser d'un coup ou successivement les derrx lvres de la division.

r29

On peut faciliter la sortie de la pointe de l'pingle en


appuyant avec les doigts ou avec une pince du ct o elle
doit sortir.
II. Sutureentortillecompose (fig. zro). - Canditions :
r. Les pingtes ou les aiguilles, bien effiles et Peu volumineuses, sorrt places perpendiculairernent au grand axe de
la plaie. Elles doivent: 4) entrer et sortir la mme distance
de
- de 3 millimtres environ - des bords de la solution
continuit ; &) tre cartes de 6 r o millimtres ; c) prendre
d'autant plus de tissu en largeur et en profondeur que la
plaie est plus profonde et la tension plus prononce.
z. Le fil est dispos de manire former au moins un 8
sur chaque pingle et un entrecroisement entre deux
pingles. A la suture points runis, reprsente par la
figure zrr., d'aucuns prfrent celle points isols et
indpendants (fig. zt r),

Manttel opratoire. Deux temps :

r.

Placement

des

pingles sont successivement implantes de


pingles
- Les
la manire indique plus haut (sut. entortille simple), en
suivant le mme ordre quePour les sutures points spars.
Ds que la premire pingle est place, on peut, Pour
faciliter I'application des autres, I'embrasser dans une anse
de fit dont les deux chefs sont runis par un nud ordinaire
ou rosette.

z.

Placentent du

fl. -

La partie moyenne du fil tant

la premire pingle, les deux

chefs sont
conduits de manire former Successivement une srie de
doubles I sur chaque pingle et d'entrecroisements entre

applique sur

deux pingles. Pour terminer on peut rePasser d'une


pingle I'autre, en croisant les fils, et couvrir ainsi toute
la plaie avc une seconde srie d'entrecroisements qui compltent la coaptation. Les deux bouts du fil sont relis Par

un nud double.
on achve l'opration en coupant la pointe des pingles
avec des ciseaux.
chaque ct sous
. Pour protger la peau on peut placer de

Ies pingles une petite comPresse molle.

3. Ablation de la suture. - Pour faciliter I'enlvement


des pingles on leur imprime un mouvement de rotaiion
sur elles-mmes, puis on les retire avec les doigts ou
I'aide d'une pince.
9

r3o

Article 8.

Sutufe points contlnue.

Trois modes : en surjet, en zigzag, en bourse.


$ 1.-= sut$Te

eR urjet,

Feut tre ralise de deux rnanires.

zrz).

1c' pnoed.
Surjet ordinaire (ng.
CondI, suture ralise une spirale dout les tours
t-ions
croisent obliquemqnt en dBdans et en dehors les lvres de
la plaie. Les perforations du tgument d'un ct alternent
avc celles du ct oppos.
z. Lorsque la plaie est trs longue, et qu'on craint la
rupture du surjet, on fait une chane de lrlusieurs surjets

: r.

'{istincts.
3. Pour obtenir une coapt4tion plus exacte, on peut
avec

le mme fil former deux suriets,

disposs en sens

inversesn dont les chefs sont runis par un nud ordinaire

(fig.

z r 3).

4. Le nombre, Ia largeur et la

profondeur des points


varient avec les conditions indiques plus haut (voy. rgles
tnrales).

Mequel oprqtoir. - Quatre tgmps, - lcr ftynps. :


On p9u prqcder
F,t"qeweitl el gfrt, du chef initial.
de deux manires principales

Ip Fa-sqr lp fil tranqverllepent cprnm paur !a su{ure


enffecoUpe, pqis. le fixel soit par un nceud dquble
(fr1,, zrz, ?), 9!t par un nud qulalr qqand l fil emplpy
gq flouble (fig, zr4, a);
2e Fgirg un gros nud ou Hng roe[[e, fixer un plpmb,
U$ bout de lube en caoutchouc ou un petit roule4u de
.band prq de I'extrmit libre du fil pour former arrt
Cpptf I'orifice d'entre (fr1. zr5, a).
2" temps.
Placement des points continus.
Traverser
sucessivement et des niveaux diflrents les lvres de la
plaie, I'une de dehors en dedans, I'autre de dedans en

dehors.

On peut aussi irnplanter ltaiguille transversalement

Travers les deur l$vpes pralablgment affrontes t raliser


girist une srie de Points dont la partie profbnde est pqrpndiculqig et la partie extrieqpe oblique au grand diamtre

de la solution de continuit (fig. zr4).

Il

est facile de voir

r3r
gqe la premire manire de procder donne une coaptation
pfus 1gulire que la seconde.
On peut serrer les points au fur et mesure qu'ilg sont
placs; on peut aussi le faire aprs, quand ils sont tous
passs.

Si la suture en surjet est double (fig. z), le second


surjet (surjet rcurrent) est plac en revenant sur ses pas de
manire croiser le premier.
3e temps.

chel terminal.
- Arrt du

Six procds.

ro Ramener et nouer le chef deux ou trois fois sur le fll


extrieur du dernier point (fi1. zt4, b);
zo Ne pas serrer le dernier point, nouer son anse avec le
bout du fil (frg.213, b);
3o Passer le fil double dans le dernier traiet de manire
avoir d'un ct une anse entrane par I'aiguille et de
I'autre un chef libre que I'o4 noue ensernble (fr9. ,I5, b);
f Couper le fit une certaine distance de I'avant-dernier
orifice de sortie (fig. z16, b), faire un point de suture
spar avec les chefs
avec le fil terminale.

c et d, puis nouer I'un

de ces chefs

50 Piquer I'aiguille au voisinage du dernier orifice de


sortie (fig.rr7) pour faire une longue anse (a) et nouer
cette anse avec
sortie.

le fil (b) qui suit I'aiguille sa nouvelle

6o Fixer le fiI, comme il a t dit plus haut, en formant


un nud contre la peau ou rnieux en serrant un plomb, un
bout de tube en caoutchouc ou un Petit rouleau de bande
(fig. er8, b).

Ablation des poirtts de suture.


4e temps.
- Couper
les points d'un ct au ras de la peau et les tirer de I'autre
ct en les saisissant avec une pince.
Surjet points renforcs ou points passs,
,I5). - Surjet ordinaire dont chaque
point ou un point sur trois ou quatre est arrt en rePassAnt le fil au travers du prcdent. Cette suture est d'une
rapide excution et donne un affrontement excellent. Elle
ge

prood.

points de feston (frg.

rnit les qualits de la suture points continus et


celle points sPars.

de

r3z
S

2.

Suture points passs ou eo

fautl, en

zgza,,g.

Suture continue dont le fil va en zigzag d'un ct I'autre


de la plaie. Deux procds.
7e' procd.
points passs ordinaire ou
-LesSuture
percutane.
ligures z16 et zt7 montrent les deux
manires dont le fil traverse les lvres de la plaie. Le manuel opratoire ne prsente rien de particulier.
L'arrt des chefs initial et terminal peut se faire par les
mmes procds que pour la suture en surjet.

2" procd.

Suture en IigTag intradermique.

Employe chez I'homme pour obtenir la runion sans cicatrice apparente. Le fil passe successivement droite et
gauche dans l'paisseur du derme sur un trajet de 3
4 millimtres. Les deux chefs du fil sont arrts contre la
peau par un nud, un plomb ou une chevillette (fig. zr8).
S g.

Suture des [Link] (lig.

180).

Dans cette suture, dcrite plus haut (p. r r3), le fil forme
un double zigzag la faveur duquel les deux lvres de la
plaie peuvent tre adosses par leur face interne et plus ou
moins comprimes (srrr. compressiue) l'une contre I'autre.
Rarement utilise comme moyen de runion.
$ 4.

Suture en bourse.

Peut tre ralise de deux manires.


1e'' procde.
Suttre carre. Spcialement employe
- 2rg, et
dans les cas -de plaie en T (fiS.
A) en croix
(frg. ,rg, B). Elle est aussi utilise pour rapprocher les
parties profondes d'une plaie simple (frg. zzo) ou servir de
soutien une suture
- en surjet ou entrecoupe ordi-

naire (fig. zz6).

Le point carr est pass avec un fil muni d'une ou de


deux aiguilles. Les deux bouts du fil sont runis par un
noeud droit.

2'procd.
- Suture lacet (lig. zzr). Employe
pour runir les bords d'une plaie peu tendue- et avec perte
de substance. Le fil pntre sous la peau et ressort un certain nornbre de fois de manire entourer la plaie comme
une bourse I'est par son lacet.

r33

Artiele 4.

- Sutures aombines.

Les divers procds de suture qui prcdent peuvent tre


combins entre eux suivant deux modes principaux.

1"' mode.

Suture

un seul plan. - A

des points de
en surjet ou entrecoupe
superficiels, on peut
suture
ajouter des points complmentaires, soit pour runir les
parties profondes de la plaie, soit pour diminuer la tension
(sut. de dtente), pour augmenler la force (sut. de souten)
de la suture superficielle.
Pour I'affrontement des parties profondes et le soutnement, le renforcement de la suture superficielle, on peut
employer : des points spars ordinaires (frg. zzz), des
points carrs (frg, zz3), des points chevillettes ou che-

villes (fig. zz4 et zz5), des points passs ou en zigzag


(frg. zz6), des points plaques ou boutons (fr1. zz).
E'mode. - Suture plusieurs pla,ns ou tages, suture
tage. - Est utilise pour runir les divers plans d'une
plaie profonde. Suture type du genre : celle des trois plans

principaux de [a paroi abdominale

sreux, musculo-

aponvrotique et cutan.

La suture tage de la paroi abdominale peut

se faire de

deux manires.

I. - Suture tage fits perdus. - Les fils profonds,


appliqus sur la sreuse et sur les couches musculo-aponvrotiques, son[ abandonns dans les tissus o ils sont
rsorbs (fit de catgut) ou enkysts (fil de soie).
La suture abdominale comprend au moins trois tages
(fig. zz8) :
P Suture

de la sreuse a avec un

fin surjet

de soie ou

de catgut;

zo Suture musculo-aponvrotique entrecoupe ou en


surjet avec un,/f I de soie ffiayen;
30 Suture cutane c galement entrecoupe ou en surjet
avec un

fil moyen.

Lorsque la tension des parties runies doit tre assez


grande, on ajoutera une suture de dtente ou de soutien ddl
entrecoupe, chevilles ou chevillettes. Les points de
dtente doivent traverser au moins deux plans, la couche
musculo-aponvrotique et la peau ; ils seront placs en
premier lieu ou aprs la suture sreuse.

13+

z, Suture tage sans fils perd,us.

Trois procds.

Suture en surjet avec un fil double strr


(fiS. zzg), Chaque extrrnit du fil est
musculaire
la couche
fixe

chevillette.
une
Le pritoine est ferm par
noue et
un fin surjet et les lvres cutanes sont runies par des
points entrecoups ou en surjet.
Lorsque la runion est juge suffisante, aprs quatre ou
7' procd.

cinq ioursl oo retire le fil de la suture musculaire. Pour


cela il suflit de couper une de ses extrmits et de tirer sur
I'autre.

Suture encheville en (fig. z3o t


Passer au tfdvers des muscles une srie de fils
doubles de deux en deux centimtres. Croiser les fils homo.
logues et les faire sortir de chaque ct au travers de le peau
deux centimtrs de la plaie. On obtient ainsi d'trn ct
une srie d'anses, do I'autre une srie de deux chefs libres.
On passe dans les anses une cheville (soit un gros tube de
caoutchouc) aussi longue que la plaie. On place une secorrdE
cheville le long de I'autre lvre de la plaie et on noue solidement les fils. Chaque fil dcrir de la sorte un cercle eomplet comprenant les deux lvres musculalrs, La peau est
affronte par des points superficiels ordinaires.
Pour enlever les fiIs, il suffit de les sectionner d'un ct
au ras de la peau ; avec une lgre traction le fil est extrait.
z3rl.

procd.

3'procd.
- Suture simple ett B. - Cotnme on put
le voir dans les figures z3z et.233 chaque point rurtlt let
deux plans ttrusculairc et cutn et le fil dcrit uh crle
complet dans la couche musculaire. Les points sont spaet
de deux centimtres environ.
Les susdites sutures en surjet et en 8 simple ne peuvent
tre employes que dans les rgions de I'abdomen o la
tension est peu prononce. Lorsque la tension doit tre
forte on appliquera la suture en 8 encheville ou la iutuie
simple en 8 complte par une suture encheville de soutien
(frg. z3$.

r35
CHAPITRE II
nulttolt Fln o'lulnrs nrnooes ou LA surunE

Artiele L. - Runion par les pinees, les clams


et les ca,sseaux.

Les pinces, clams et casseaux employi.i pour l runioil


sonr lci mmes que ceux appliqus dans le traitment d
hernieg.

Les detrx branches de I'appareiisoht disposes de inanire

lvres de la plai
interne.
face
par
leur
adosses
Deux longues aiguilles ou chevilles en fer pralablemnt
implantes dans le sens oppos 1u qrand. a1e {e la plaie
facilitent I'application et ssurent la fixit de la pince su du
elam employ lfig. 235). Les longues shevilles Peuverit tre
ertsuite enleves et rernplaces par ds chevilles plus pedtes
ou des clous effils dont les pointes sont finalement recouf'r

rapproeher er conlprimef les deui

bes.

per ls agi8luttriatifs'
ntiete P.
- .trnlon
outte ies divers gehts adhsifs eipibys poirr les bh=
dages inarirovibles :-empols d'afiidoii, $Oiiiiti fabiqti,
colle de menuisier, dextrine, mlanges poisseux dc Delart, etc., il eiiiste qiielqs ggigiifltifs plUs Spciaieffiefit
utiliss pouf la runion des plaies, tels que le collodion,
f ichtyocolle et I'empltre diachyloit.

toil;
Ces agents soilt terrdus *ut de. tisuS divers
pleeil
en
celieti oie; percdl; gs
{tr I'on dcoupe
bandes ou bandelettes de dimertsins approprier'
En ehirurgie humaine on emploie comrdunment le

sparadrap d diacnybn, Ie tafetas anglais (solut. alcoo.


lique d'ichryocolle sur fine soie), les bandelettes de gal,e
tiduttt de collodion ricin, iodoform ou salol' la Peau
divine (baudruehe gomme).
Les agglutinatifs peuvent tre eniploys seuls ou comi
bins un autre rnode de runion (suture' agrafes).
$ t. - eunion par les aggiuttntifd Bels;
Cette suture Peut Se fire de detix inariires'

pfocd.

rie oU plUsieurs iiiees, bands b'ti bndlttis aggliitnritives, sdfit plaes dans uii sefls pefptl"
diculaire u grana dlihti de ia plale.
1,e,

r36

Quand on applique plusieurs bandelertes, celles-ci


runissent en s'imbriquant ou restent

se

quelque distance

I'une de I'autre.

Manuel opratoire.

Coller moiti de Ia bandelette


- cts
ou de la pice sur un des
de la plaie, rapprocher les
la

deux lvres de celle-ci, puis coller la seconde moiti de la


pice ou de

la bande.

Les deux lvres de la division tant pralablement rapproches, on peut appliquer le milieu de la bande sur la
plaie, puis coucher et coller les chefs sur chacun de ses
cts.

Quand on se sert de bandelettes de taffetas anglais,

il

sera

bon d'assurer leurs chefs par une couche de collodion.

Pour assurer la fixit des bandelettes de gaze enduites

de

collodion, on recouvrira leurs chefs de chaque ct par une


autre bandelette collodionne parallle au grand axe de la
plaie.
2e

procd.

La bande fait une fois et demie le tour de

la partie. Le plein de la bande est d'abord appliqu sur le


point du membre oppos la plaie, les deux bouts sont
ensuite ramens et croiss sur la solution de continuit.
$ 2.

- Emploi des agstutiniTffi""Tbins

un aurre moyen

Deux bandes opposes, colles une de chaque ct de la


plaie ou les deux buts d'une seule bande faisnt le tour du
membre sont runis par une suture ou par des agrafes.
Quatre procds principaux.
7'n procd.
- Suture lastique chevilles (6S. 236). Les anneaux en caoutchorrc formant la suture sont maintenus en place au moyen de deux petites chevilles places
sur la face externe du bord de chaque bande. Pour donner
ce bord plus de rsistance, on introduit dans le pli qu'il
forme une mme cheville en bois ou un simple {tu de paille.

Manuel opratoire.

peut relier au pralable les


- On puis

bandes et les liens lastiques,

coller les bandes, celle

d'un ct d'abord et celle de I'autre ensuite.


3o procd.
- Suture agrafes (fig. zj.- Chaque
bande tant pralablement pourvue d'agrafes, un cordonnet inextensible ou lastique passe comme un lacet

t3j
dans toud les crochets

et attire I'une vers I'autre les deux

sries d'agrafes. On peut aussi relier isolment et successivement par un fil les agrafes clisposes vis--vis I'une de

I'autre.

boutons. Prs du bord de


3, procd.
- Suture
chaque bande on perce de Petites boutonnires qui
reoivent des doubles boutons de chemise. Les boutons
sont relis d'un ct I'autre par des cordonnets lastiques.
Les extr4" procd.
- Runion par des agrafes. mits des bandes sont runies par de Petites tiges double
crochet telles que celles prconises Par Schrmayer.

Article 3. - Runion par les serre-flnes


ou les agrafes.
Runion Par les serre'fines.
Les serre-nes de Vidal de Cassis sont des espces de
petites pinces dont les mors s'cartent par la pression des
doigts et se rapprochent spontanment ds qu'on cesse
cette pression. Sont inusites en mdecine vtrinaire.
S 1.

S P.

Runion Pa,r les agrafes.

imagin de petites agrafes de nickel


I'on dispose I'aide d'une pince
que
b)
(fig. 238, a et
sont lgrement excavs la partie
mors
les
clissquer dont
sont
montes sur une petite broche
agrafes
interne. Les
main gauche, cueillies avec la
de
la
tenues
mtallique,
elles peuvent tre strilirapidement;
trs
poses
et
pince
ses et servir zct z5 fois sans se romPre.
Michel a fait construire une pince-revolver qui permet
de faire tout seul l'affrontement de la suture en amenant
automatiquement I'agrafe entre les mors de la pince.
Le prof. Bayer rapporte avoir employ les agrafes de
Michel pou fermer la plaie produite dans I'opration de
deux abcs du mastoido-hUmral et en avoir obtenu les

P. Michel a

meilleurs rsultats.

Dans le double but de donner plus de fixit I'agrafe


la pince et de limiter au deg1 voulu la
fermerure de celle-ci, Bayer a aiout la pince de Michel
une crmaillre et une vis limitative (fig. 238. c).

entre les mors de

r38

Artlole 4.

par les bandag:es


- hunlon

unlssants.

Dans la paitie consacre plus loin l'tude des bandages, il est montr comment les bandages circulaires,
spiraux. croiss et rcurrents peuvent servir rapprocher
les lvres d'une plaie ou des surfaces dcolles.

Artcte 5.

Runlon par

ia

positlon.

La partie lse doit tre place et maintenue dans la


position la plus favorable pour le relchement et le rapprochement des lvres de la plaie.
Les moyens employs pour maintenir Ia position varient
selon les rgions : bandages, cordons inextensibles ou
lastiques, appareils mcaniques divers.
Lorsqu'il existe une plaie transversale sur un des cts de
I'encolure, on peut utilement faire emploi de cordons lastiques reliant, du ct ls, le licol un surfaix.

III
SUR LE

SECTION
OPRTIONS

CONTENU

Les oprations sur le contenu sont au nombre de trois


principales : l'vacuation,
- l'injection, I'irrigatiotr, I'e*traction des corps trangers.
CHAP

ITRE

uilArtil

L'vacuation consiste dans l'limination d'un fluide


(liquide ou gaz) infrltr dans les rissus ou accumul dats
une cavit1 naturelle ou accidentelle, close ou en ommunication avec I'extrieur.

Trois modee : incisionr ponction, cathtrisme.

Arttole

i. - 1. Incisiob

vacuatrice.

Deux iirocrds.
7e,

procd. Le liquide (srosir, pus,

etc.) taiit

aectffirul dan3 une [tehe superficielle, celle-ci est ouvette


i'eide d'un bistouri pointu u d'une lancetre en procJant
de ia fianire indique plus haur (uoy. incision).
L'vacudtioii du liquide pourra, au besoin, tre favoriSe

r39

et complte par une pression extrieure ou Par une iniec-

tion dtersive.
2' procd.

Si Ie fluide est dissmin, infiitr entre


il ne Peut tre limin qu'.I.a
anatomiques,
les lments
variable
de mouchetures ou de scarifinombre
faveur d'un
incisoh).
(uoy.
cations

Article 2.

Ponction vacuatrice.

racuation d'un liquide ou d'un gaz I'aide d'uri troedr


combin ou non un aspirateur spcial.
S 1.

Ponction simPle.

Est ralise l'aide d'un trocart yacuateui ardindire,


Cet instrument comprend deux parties principales : to une
tige appele poinon, [Link] d'une extrmit acre, $nS"
t"[Link] en forme de pyramide trois pans (trois-quarts);
et d'un manche de forme, de composition (mtal' ivoirel

bois)

et de dimensions variables, fixe ou

dmontable

(fig. z39, a et b); 20 une canule (fig. z4o), tonde ou aplatiee


droite ou courbe, dont I'extrmit postrieure st pourvg
soit d'un rebord pu saillant (a, d, e), soit d'un pavillon pls
ou moins dvelopp, aplati (b) ou en bec d'aiguire, soit de
deux anneaux (cj. Cette extrrdit est parfois munie d'un
robinet (d) ou d'une tubulure latrale (e) pour rgler l'eou'
lement du liquide.
L'extrmit oppose, amincie, porte souvent un double
fente (frg. z4o, a, b) qui lui perniet de faire ressort et de se
loger dans une dpression circulaire du poihon (r39r d")P', [Link]. dispositlon ori vite I'obstaci que le iebord de la
canule apporte la pntration dans les tissus. Cette mm
extrmit porte souvent des ouvert ures latrales (fig. z4o, d, e)
qui assurent et accirent l'vacuation du liqutde.
Dans les trocarts fins, les iguilles"trocafrs, l'extrrnit
antrieure de la canule est le plus souvent dispose en
biseau effil et tranchant (fi.

II

existe des trocarte usuels de toutes les dimensionli


depuis les plus fins trocarts explorateur (fig. 24r) iuso
qu'aux plus gros trocarts gazifres (voy. gastrotomle),

r. Oprations prliminaires. - t. Cantenion du

Sujt

daits la position la plus cotttrertable. - Certaines pdhitldtit

dlicates exigent I'abatage de l'rtirhal,

r40

z. Strilisation du trocart.

Aprs

un lavage trs

- de la canule, on veillera
soign, tant intrieul qu'extrieur,
la plonger, ainsi que le poincon, dans la solution bouillante usuelle de carbonate sodique ( t "lo) pendant cinq
minutes.

3. Rasage et lavage de I'endroit ponctionner.

z.

Opration essentielle.

Deux temps.

Iet temps.
- Intplantation du trocarf. - Cette implantation peut se faire directement ou aprs dplacement
de la
peau (ponct. sous-cutane). Le manche du poinon s'appuyant dans le creux de la main et les deux premiers doigts
tant tendus sur la canule, enfoncer le trocart dans la
direction voulue et jusqu' la profondeur calcule, souvent
accuse par la sensation d'une rsistance vaincue. Retirer
le poinon et retenir la canule en place. si aucun liquide ne
sort, remettre le poinon, aller plus loin, et ainsi de suite,
jusqu' complet rsultat"
Il est quelquefois utile d'amorcer la voie au trocart,
notamment quand la peau est paisse et que I'extrmit
antrieure de la canule fait relief sur le poinon, en faisant
la peau une petite incision d'un coup de lancerte ou de
bistouri.

si I'on

se sert d'une

aigville-trocart,celle-ci

sera enfonce

par un mouvement de pression-rotation.

temps.

Erotuation du tiquide.

Deux procds.

!", procd.
du liquide par I'action natu- coulement
relle de la pesanteur.
Afin de dterminer cet coulement,
on peut devoir presser sur la tumeur avec la main ou
dsobstruer la canule soit avec I'extrmit mousse du poinon mobile (fig. z3g, b), soit avec un stylet boutonn, un
fit de fer pli en deux, ou toute autre tige approprie.
2' procd (frg. z4z). --_ Afin d'empcher I'entre de I'air
dans la cavit ponctionne, on fait emploi d'un trocart
robinet (a) auquel esr adapt un tube de caoutchouc (b)
assez long pour plonger dans un rcipient quelconque (c).
ce trocart une fois implant la profondeur voulue, le
poinon est retir dans sa canule jusqu' ce que sa pointe
ait dpass le robinet. ce dernier tant alors ferm et le
poinon retir, on adapte le tube en caoutchouc dans lequel
on verse ensuite une petite quantit d'eau, qui servira

r+r
amorcer I'coulement du liquide. Pour tablir celui-ci, il
suffira d'ouvrir le robinet et d'abaisser en mme temPs
I'extrmit libre du tube pour la plonger dans le rcipient
d'eau.

la canule.
3e temps.
- En mme temps
- Retrait de
qu'on retire la canule on appuiera sur les parties avoisinant
I'endroit o elle a t implante.

3. soins conscutifs. - Pour prvenir I'infection de la


piqtre, il convient de faire emploi de I'un des topiques
suivants : ro collodion ricin antiseptique (salol, iodoform) ; zo usicatoire, cie prfrence celui au sublim et aux
cantharides r o pour r oo de vaseline ; 3o pommade cam-

phre (au r/5).


$ P. - Ponction aspiratrice.
L'vacuatiotr est dtermine par I'action aspiratrice d'un
appareil spcial mis en communication directe ou indirecte
avec le trocart aspirateur.
La plupart des aspirateurs prconiss pour l'vacuation
des liquides comprennent une partie essentielle, rigide
(corps de pompe ou de seringue) ou lastique (poire en
caoutchouc), qui sert faire le vide et qui est pourvue d'une
double tubulure: I'une qui doit tre relie au trocart, Pour
oprer l'aspiration, et I'autre, libre ou prolonge par un
tube en caoutchouc, qui est destine I'expulsion du liquide
aspir.

Quel que soit l'aspirateur employ, les oprations prlimirraires, ainsi que I'implantation du trocart, le retrait de
la canule et les soins conscutifs sont les mmes que pour
la ponction simple.
On se bornera exposer ici les particularits relatives au
mcanisme des principaux aspirateurs prconiss.

r. Aspirateur Dieulafoy. - Il en existe deux modles,


un petit et un grand. Le petit aspirateur Dieulafoy (fig.243lt
se compose : ro d'un corpsde pompe en verre gradu dont
Ie piston peut tre fix au haut de sa course Par un mouvement de gauche droite, grce une encoche d'arrt, qui
existe sa partie infrieure, et qui est muni I'autre extrmit de deux ajutages robineti 2o d'une srie de trocarts
ou d'aiguilles-trocarts de diffrents calibres ; 3o de deux
tubes en caoutchouc qu'on adapte aux ajutages.

r+2

Four sg servir de cet aspirateur on ferme les deux robinets


qt 9n opre le vide n tirant soi le piston qu'on fixe par ton
enoche en lui faiqant excuter un lger rnouvement de
rotation. On adapte ensuite les deux tubes en caoutchouc,
I'un qui sera mis en rapport avec le trocart aspiraleur et
I'autre qui fera office de tuyau d'chappement pour le
liquide aspir dans le corps de pompe. On ponctionne alors

la partie malade et on ouvre le robinet qui correspond au


trocart, ce qui perrnet, comme I'a dit Dieulafoy, de marcher
le vide la main et d'enfoncer I'aiguille iusqu' ce qu'on ait
rencontr la collection.
Lorsque la seringueest remplie, on ferrne le susdit robinet
et on ouvre I'autre i puis, poussant le piston, on vide
I'appareil.
On conoit que I'aspirateur Dieulafoy peut tre reli un
trocart quelconque, arrondi ou aplati, au moyen d'un tube
en caoutchouc appropri.
Ei le trocart est pourvu d'un robinet, on pourra, en procdant comme il a t dit plus haut pour ernpcher I'entre
de I'air, ponctionner d'abord, faire ensuite I'aspiration, puis
Ierpulsion du liquide.

V, Apirateur de Potqin'. - Avec I'appareil de Potain


(fr1,. za) on fait d'abgrd le vide, non dans le corps de pornpe
mais dans un rcipient quelconque (bouteille, carafe)auquel
Oq a adapt un bpuchon en caoutchouc muni de deux tubulures, en imprimant au piston du corps de pompe une srie

d $rourlements de va-et'vient.
I-, trocart, muni d'un petit ajutage dont le robinet est
ferm, est alors enfonc dans la cavit. Ds qu'il a pntr,
on fixe llextrmit libre du tube en caoutchouc, index en
vrfer sur I'embout latral de son ajutage; on retireensuite
le poinoq qui prsente vers son extrmit un renflement
destin dterminer son arrr ds que, dans son mouvement de glissement dans Ia canule, il a dpass le robinet

de I'ajutage; on est ainsi assur contre I'introduction de


I'air. A ce moment on ouvre le robinet de I'ajutage et celui
gitu sur le tube correspondant du bouchon, et le liquide
arrive aussitt dans le rcipient.

3. Aspirateur de C. Walter.

- Cet appareil (frg. 245)


lui

Agit de la mme rnanire que I'aspirateur Dieulafoy. On

attribue I'avantage que le trocart, qui traverse tout le corps

r43
de pompe (la tige du piton tant {qbule), reste en commu-

nication directe avec ce dernier pour faire la ponction. Il


suffit de ferrner et d'ouvrir alternativement les robinets A et
F pour aspirer le liquide dans la seriqgue et le refquler
eRsuite au dehors

Le mme appareil peut tre employ avec des canules


pointues (aiguilles-trocarts) que I'on fixe sur la seringue
directement ou par le moyen d'un tube en caoutchouc.
Les aspirateurs de Walter, de Dieulafoy et de Potain
peuvent tre employs avec un trocart ordinaire ou sans
robinet, pourvu ou non d'un seconde tubulure, auquel on
le relie, aussitt la ponction faite, I'aide d'un tube en
caoutchouc.

4. Aspirateur de Salles (fig. 246). - Sorte de clysopornpe dont le piston est lev par I'action d'une crmaillre et abaiss par la pression de la main.
5, /spirate4r de Ficht (fig, ,42).

Poire n caou['

chouc pourvue, chaque extrmit, d'un ajutage destin


la mettre en rapport avec les deux tubes qui doivent servir
I'un I'aspiration t I'autre I'expulqion du liquide PathQ-

logique.

6. Aspiratur de Iirti (fig. 248). - Cqt appqreil peut


tre ralis avgc une bouteille quelconquq laquelle on
adapte un bouchon pourvu <iq deux [qbes, dqnt un gurt
pour la sortie du liquide pralabfement introdui eians le
flaon, et un long qui va jusqu'u fog{ de elui-ci de
rnanire dpasser le niveau du liguide lorsqge la bouteille
est renverse. Un tube en caouchouc, long de r mtrg,

relie ce dernier tube au trocart aspirateur. Sitt gue l.e


troart a pntr dans Ia cavit pathologigue, on Pfatique
le vide pralable en plaant le flacon dans lq position indique par la figure. L'coulement de I'eau contenue dans la
bouteille entrane forcment celui du liquide Patha,logique.
On peut arrter volont l'coulement, en pipant simple-

$qnt le tube en caoutchouc.

Article B. - Gathtrisme Yacuateur.


vacuatioq I'aide d'une sonde oq cathter apprgpr!,
d'un liquide ou d'un gaz accumu! dans une cavit naturelle. II existe autan[ d cathters et de manuqls oPratoires
qu'il exise d'organes vider (voy. Oprqqians spciales1.

r14
CHAPITRE
t1{,

L'injection

IT

ECTl0t{, lRRlGATloll

a pour but d'introduire I'aide d'une seringue

ou d'un appareil analogue, un liquide dans une cavit,


naturelle ou accidentelle, ou dans la trame d'un tissu. Le
nom de lavement est rserv aux injections faites par I'anus.
Sous celui d'irrigation on dsigne plus spcialement I'opration qui consiste tablir un courant de liquide d'une
certaine dure, dans la cavit ou la surface d'un organe.
Les substances qui peuvent tre injectes sont excessivement nombreuses. Le plus souvent on empltlie l'eau bouillie, les solutions mdicamenteuses, les srums naturels et
artificiels et les vaccinB liquides.
On distingue autant de modes opratoires qu'il existe de

systmes d'injecteurs. Ceux-ci peuvent tre diviss en


quatre classes : les injecteurs ordinaires, une tubulure,
les injecteurs deux tubulures, les appareils soufflerie,
les appareils pression naturelle (irrigateurs).

Article t. - Injection avec les appareils ordinaires,


une tubulure.
Les appareils une tubulure sont de deux sortes : ceux
dsigns sous le nom de seringues, et ceux sans
piston,

les
injecteurs en caoutchouc.
piston,
Se compose de deux parties principales :
Seringue.
pontpe en mtal (cuivre, tain, maille;
de
cory)s
d'un
ro

chort, argent), en verre, en bonite ou en celluloide;


2n d'un pistott en cuir, en caoutchouc vulcanis, en asbeste,
en moelle de sureau ou en ivoire ramolli, srtrmont d'une
tige qui se termine soit pr une Poussette en forme de
disque aplati ou d'anneau, soit par un manche longitudinal
ou une poigne transversale.
Le corps de pompe en verre est gnralement pourvu de
deux aiutages dmontables, en mtal ou en bonite. Les
ajutages sont parfois runis par deux barrettes dont I'une
porte une graduation.

L'extrmit infrieure du corps de pompe est munie


d'une canule ou d'un embout destin s'adapter un trocart
ou un tube en caoutchouc qui sert de raccord entre Ia
seringue et la canule ou le trocart utilis.
L'ajutage suprieur du corps de pompe prsente parfois

r45

de chaque ct un anneau ou une ailette destins recevoir les doigts de I'oprateur et permettre ainsi une mobilisation plus facile du piston.
Les pistons en caoutchouc vulcanis, sont simple ou
double contact. Dans ceux simple contact la rondelle
lastique peut augmenter ou diminuer de volume suivant
sa plus ou moins grande cornpression entre deux plaques
mtalliques mues par un systme de vissage plac sur la
tige du piston.
Le piston, pour le bon fonctionnement de la seringue,
doit toujours tre humide. Pour raliser cette condition il
convient, aprs chaque injection, de dmonter la seringue
et d'en plonger les diffrentes pices dans une solution concentre de borax. Au moment d'un nouvel emploi, il suffira de porter cette solution la temprature de l'bullition
pour disposer d'un instrument absolument strilis.
Dans les seringues de prcision le piston est pouvu d'une
tige gradue sur laquelle se meut un curseur vis permettant de limiter la quantit de liquide injecter.
Pour les injections qui exigent une rigoureuse asepsie,
on a imagin des seringues compltement en verre.
La seringue de ce genre la plus perfectionne se compose
de trois pices soigneusement calibres : un tube cylindrique (corps de pompe) dans lequel se meut lger frotrement un cylindre plein ou un second tube en verre (piston),
un ajutage termin par une canule s'engage frottement
dans I'extrmit infrieure du corps de pompe.
Des seringues de petites dimensions sont pourvues d'un
piston dont la tte est forme par un cylindre mtallique
soigneusement calibr.

N. Lanzillotti fait usage

d'une seringue toute en verre de


contenance de 3o grammes dont le corps de pompe est
pourvu d'une canule use l'meri. Le piston est form par
un second tube en verre qui s'engage dans le premier;
I'extrmit qui pousse le liquide prsente un lger tranglement autour duquel on entortille du fil d'amiante.
Touiours en vue de raliser une injection aussi aseptique
que possible, on a prconis des seringues dont le corps de
pompe prsente deux compartiments : un suprieur dans
lequel se meut le piston et un infrieur destin recevoir le
liquide iniecter.

la

to

r46

Injecteurs en caoutchouc. - Pour les -injections ordila seringue peut tre remplace par une poire en

naires

caoutchouc pourvue d'une canule ou d'un embout analogue


ceux de la seringue ordinaire.
Il existe des iniecteurs de petit calibre dont le rservoir
est form par un tube de caoutchouc reli une canule ou

une aiguille-trocart; un mcanisme spcial permet de


dprimer le tube I'effet d'y aspirer puis d'en expirer le
liquide.
Opration.

- Deux temps principaux.


le liquide dans la seringue, 7e' temps.
- Aspirer
Cette aspiration doit se faire avec une lenteur

ProPor-

tionne au calibre intrieur de la canule ou de I'aiguille


employe. Lorsque le contact du piston avec le corps de
pompe n'est pas parfait, il suffira de mouvoir Ie piston un
peu trop vite pour aspirer, avec le liquide, une certaine
quantit d'air.

l'injection. - On suppose I'animal


2e temps.
- Pousser
plac et maintenu dans la position voulue, la rgion ou
I'organe convenablement appropri, et la canule introduite
ou le trocart implant dans la cavit qui doit recevoir
I'injection.
Le liquide doit tre expuls de la seringue, comme il y a
t aspir, avec une vitesse en rapport avec la rsistanie
vaincre, et plus particulirement avec le calibre de la canule
ou de I'aiguille qu'il doit traverser.
L'injection tant faite, il ne reste qu' retirer la canule, ou
le trocart, de la manire indique aux articles relatifs la
ponction et aux divers cathtrismes.

Article 2. - InJection I'aide d'appareils


deux tubulures.
Les appareils deux tubulures dcrits plus haut, notamment ceux de Dieulafoy, Potain, Walter, Salles et Fitch,
peuvent aussi bien tre employs pour I'injection que pour
l'vacuation. Pour transformer ces aspirateurs en injecteurs, il sutit de changer la disposition des tubes de
raccord et de faile fonctionner les robinets de manire
faire suivre au liquide une direction inverse, le faire
passer du rservoir o il se trouve, dans le tissu ou la
cavit qui doit le recevoir.

r+7

Comme il arrive assez souvent qu' l'vacuation d'un


produit pathologique doit succder I'injection cl'un liquide
mdicamenteux, ces appareils prsentent le grand avantage
de permettre la ralisation facile de cette double opration.
Il existe d'autres appareils deux soupapes exclusivemen[ rservs I'iniection, notamment :

ro L'injecteur anglais ordinaire (fiS. z4g), poire en


caoutchouc munie de deux tubes en caoutchouc, fixes ou
dmontables; zo I'injecteur anglais jet continu (fig. z5o),
dont le tube injecteur est pourvu d'une dilatation circonscrite ou tendue; 3o les injecteurs usuels forms d'une
balle en caoutchouc (fig. z5 r) ou d'un corps de pompe
(fr1. z5z et 253) monts sur un pied qui est conform pour
aspirer le liquide par la base et le fouler, par le ct, dans
le tube injecteur et par celui-ci dans la cavit modifier.

Article 3.

InJection I'aide d'un appareil


soufflerie.

Le liquide injecter est plac dans un flacon dont


bouchon est pourvu de deux tubes

le

long, qui plonge


au fond du rservoir et dont I'extrmit extrieure est
adapte au tube en caoutchouc qui porte la canule ou le
trocart injecteur; 20 un court,'qui ne touche pas au liquide
et se trouve reli une souffierie quelconque. Toute poire
en caoutchouc ou tout corps de pompe, deux soupapes
ou tubulures, une pour I'aspiration et I'autre pour I'expulsion, peut servir insuffler I'air dans le flacon et y dterminer la pression ncessaire pour err expulser le contenu et
le pousser dans I'organe qui doit le recevoir.
ro un

Pulyrisateurs.- A [Link] d'appareils se rattachent les pulvr'isateurs o yaporisateurs qui servent


projeter des liquides mlicamenteux dans une cavit ou
sur la surface d'un organe.
La soufflerie est gnralement forme par une (69. 254)
ou deux poires (fig. r4o) en caoutchouc.

Article 4. Injection I'aide d'appareils


pression
naturelle; irrigation.
Les appareils pression naturelle se composent : ro d'un
rservoir destin recevoir le liquide injecter; 20 d'une

\+8
canule ou d'un trocart injecteur ad hoc I 3o d'un tube en
caoutchouc qui sert relier la canule au rservoir.

Le rservoir peut prsenter les formes les plus varies,


notamment celles : a) d'un entonnoit', en verre ou en mtal
(fig.255); &) d'un large tube en verre gradu 1fi9. 256);
c) d'un bock (frg. z5; d) d'une lfontaine en verre, en porcelaine, en fer maill, ou en caoutchouc, cylindrique (fig.258)
ou demi ronde (fig. 259), pourvue d'un embout simple ou

robinet, parfois munie d'un niveau d'eau et d'un thermomtre ; c) d'une bouteille (fig. e6o) laquelle on adapt
un bouchon pourvu de deux tubes, dont un court, pour la
sortie du liquide, et un long pour permettre I'entre de
I'air qui doit exercer la pression expulsive ;;f) d'un rcipient
quelconque (vase, verre, seau, bouteille, etc.), dans lequel
plonge directement ou indirectement une des extrmits du
tube en caoutchouc (fig. z6r, zz, 263).
A6n d'empcher le tube de s'aplatir sur le bord du vase,
on peut, soit le soutenir avec les doigts ou I'aide d'une
pice ad hoc (fig, 263,a), en mtal ou en bonite, courbe
en arc, qui prend appui sur le dit bord, soit lui interposer
un tube en verre ou en bonite (frg. z6z,a).
Le tube en caoutchouc porte habituellement son extrmit infrieure un ajutage robinet (fig. z6z, b) ou un
presse-tube (hg. 263) ressort (a), vis () ou charnire,
qui sert tablir, rgler et arrter l'coulement du liquide.

Il

est parfois pourvu sur son trajet d'une dilatation


spciale, destine faciliter I'amorcement de I'appareil
(frg. z6z,b).

Manuel opratoire.

Varie avec chaque systme d'appa-

reil. Quel que soit I'appareil employ, Ie rservoir de liquide


sera plac la hauteur voulue pour obtenir le degr de
pression ncessaire. Grce un index en verre (fr1. z6o,a)
plac prs de I'extrmit infrieure du tube injecteur, I'oprateur peut voir quand l'coulement touche sa fin et prvenir, le cas chant, la pntration de I'air dans Ia cavit
injecte.
Pour viter cette pntration au dbut de l'injection, on
veillera amorcer convenablement I'appareil, ne commencer I'introduction du liquide qu'aprs l'vacuation complte
de I'air contenu dans le tube et la canule.

r. Lorsque I'injection est faite l'aide d'un entonnoir,

r49

d'un tube gradu ou d'une fontaine quelconque, le liquide


s'coule spntanment avec une force proportionne la
hauteur du rservoir.

z. Si I'on fait usage de la bouteille deux tubes (fig' z6o),


il suffit de la renverser et de l'lever au degr voulu Pour
dterminer l'coulement ncessaire.

peut aussi la laisser dans sa position naturelle


(frg. z6i) et souffler dans le petit tube de faon fouler le
iiquia. dans le tuyau en baoutchouc; une fois celui-ci

on

amorc l'coulement continue naturellement.

3. Lorsque I'on fait emploi d'un rcipient ordinaire, le


tube injectlur peut tre amorc par I'un des trois procds
suivants : ro presser sur la dilatation dont le tube lastique
est pourvu (fig. z6z,c),la partie infrieure tant pralabletnent ferme avec les doigts I zo aspirer le liquide dans le
tube en caoutchouc avec une seringue ou un injecteur ordinaire; 30 verser, injecter ou aspirer dans le tube lastique
une petite quantit d'eau de manire former une sorte de

petif cylindie obturateur mobile qui, grce la courbure


onne I'appareil (fig. 264,b), vient occuPer le fond de
I'anse .

L'introduction de cette Petite quantit d'eau peut encore


tre obtenue en plongeant le bout du tuyau dans un rser-

voir d'eau quelcnque de la faon reprsente Par la figure


z64rb.

dette introduction tant ralise et I'appareil tant dispos comme le montre la fig. z64rA, il suffit. d'abaisser
i'extrmit infrieure du tube pour que le petit cylindre
d'eau, en descendant, opre, la manire d'un piston'
une action aspiral,rice suffisante pour tablir l'coulement
dsir.

Article 6, - Infusion

ga'zeuse'

L'infusion gazeuse dans la cavit d'un organe ou dans la

trame d'un tissu Peut se faire de quatre manires diffrentes'

lnlfusion l'aide d'une soufl'erie procd.


poirelsimple ou double) en caoutchouc, souflflet' seringue'
pourvue de deux
foulante (pompe de bicyclette)
7',

io*p

pour

uu.r,ur.s soupape, une pour I'aspiration et I'autre


le refoulement du gaz. Celui-ci est conduit dans la cavit

organiqueau-oy.''d'untubeencaoutchoucreliant

l5o
directement la souffierie la canule ou au trocart employ.
Au besoin on peut filtrerle gaz (air atmosphrique) en

interposant un tube de verre ou un rservoir mtallique


(fig. 265, a) rempli d'ouate strilise.
Quand il y a lieu de pratiquer une double opration, une
injection liquide et une infusion gazeuse, on peut utiliser
I'appareil prconis par schmidt pour le traitement de la
fivre vitr-rlaire. cet appa'eil (fig. 266) consiste en une bouteille large goulot dont le bouchon est travers par deux
tubes de verre, le plus court mis en communication avec le
trocart ou la canule par le moyen d'un tube en caoutchouc;
le plus long reli un rservoir (a) rempli d'ouate et par
celui-ci une poire ou [Link] en caoutchouc ().
Pour injecter le liquide, il suffit de renver.., iu'bouteille
qui le contient de faon que le goulot se trouve en bas.
Pour faire I'injection gazeuse, la bouteille tant retourne
le bouchon en haut, on actionne la poire en caoutchouc;

I'air qui est ainsi insuffi

passe au travers du tampon


d'ouate (a) et au travers du liquide contenu dans re ffacon,
s'il y a lieu.
2e procd.
- Mettre la cavit organique en comn?unication directe auec l'appareil gnrateur ou rcepteur
du ga1 ou de la vapeur injecter.
procd est
- Ce d'oxygne
particulirement employ pour les infusions
et

de vapeurs (ther, iode, etc.).

Un tube en caoutchouc, pourvu d'une canule ou d'un


trocart appropri, tant adapt au rservoir contenant Ie
liquide volatil (fii. z6 il suffit de chauffer ce rservoir,
en le plongeant dans I'eau chaude ou autrement, pour
dvelopper les vapeurs et les infuser dans I'organe
modifier.
3e procd. L'air atmosphrique peut aussi tre
inject en souflanf simplement dans l'embouchure d,un

tube mis en communication avec la cavit organique.


CHAPITRE

III

ExrnAcnol{ nEs coRps rnlrerns

Il ne sera question ici que des corps trangers situs dans


une cavit accidentelle. L'[Link] de ceux qui ont pour
sige une cavit ou un conduit naturel sera tudie parmi
les oprations spciales pratiques sur les divers appareils.

r5r "
dans une
Corps trangers les plus frquemment situs
ou
(obiets
cavit accidentetle: priectiles, - corps divers
osseuses'
esquilles
fragments) .t bois ou en fer,
squestres organiques'
L'opratioi ncessite par ces corPs trangers comprend

deux actes PrinciPaux.


de
I. Divisiondestissus. - Est prrrtique dans le but
instruments
des
et
tranger
permettre le passage du corPs
soit dans
employs pour sonixtraction, Elle peut consistef
prexistant'
trajet
d'un
et
I'ugr"[Link] d'une ouverture

,oi

noudun. la formation d'une ouverture ou d'un traiet

veau.

Lacrationd'unenouvellevoieestindiquedansdeujr
plac;
cas: Iolorsquele trajet fait dfaut ou se trouve mal
en
canal
cul-de-sac
un
zo lorsqu,il y a lieu e transformer
complet, deux ouvertures'
La situation et la direction donner la nouvelle voie
varieront ncessairement d'aprs la position du corps
extraire et la composition de la rgion o il sige'
l'opra.
Pour ce qui .on..l.n. les divisions que ncessite
propos

haut
plus
dit
t
a
qui
ce

tion nous' renvoyons


r r6)'
et
(P'
to4
la
dissection
de
et
des incisions

II.

Enlvement du corps
extraction et exPulsion.

trauger' Deux modes :

[Link].*[Link]

:
accrochant le corps tranger avec les moyens suivants
mors
les
c)
a) deux doigts ; j un doigt et une tige rigide;
ou un crochet' simple
d'une pince approprie; dfune rigne
oo doUl. , uj une anse ou un anneau mtallique ;l) une
cuillre ou une curette.
z. Expulsiort. - Le cas chant, le corPs tranger peut
une tige
tre expls : a) avec le doigt ou la main ; ) avec
liquide
le
ou sonde approprie ; c) a tiae d'une injection ;
les
s'coulant,
en
iniect avec une certaine torce enlrane,
corps trangers d'un petit volume'

hmostase,
Soins conscutifs. -- Ceux de toute plaie:
etc'
ant,isepsie, suture, Pansement,

III'

r5z

SECTION IV
BANDAGES ET PANSEMENTS
CHAPITRE I
DES BAIIDAGES

on donne le nom de bandage

tout appareil form d,une

ou de plusieurs bandes ou pices ae iinge auxquelles


on
ajoute, quand il y a lieu, des pices rigideslt des substances

solidifiables.

Indications. ,Les bandages sont appliqus pour


: [Link], conten-

raliser diverses actions mcaniques

tion, immobilisation, suspension, compression, runion,


sparation, division, etc. Ils sont le plus .o,[Link]
employs

pour constituer, complter ou soutenir un [Link]*rni. J'


suivant Ie caractre de la condition ralis, les bandages
so-nt dits : prservatifs, contentifs, immobilisants,
suspen_
sifs, compressifs, unissants, divisifs, etc.

Division.

D'aprs reur composition et ra disposition


trois sortes de ban_

des parties constituantes on distingue

dages: les
rigides.

b. ordinaires'ou roulr, les b. preinset

res b.

Article I. _ Bandage roul.


Est form de bandes enroules autour d'une partie
du

corPs.

pices dont Ia longueur


I. Bandes.
dpasse notable_
- Elles prsentent
ment la largeur.
considrer : deux bords,
deux faces (externe et interne), deux extrmit s ou chefs
(initial et terminal) et un prein. on les prpare avec
des
substances ou tissus divers : toile (lin, chanvre),
calicot,
gaze ou tarlatane, flanelle, laine, cuir, caoutchouc,
tissu
lastiquen gutra-percha, etc.
Leurs dimensions varieront avec I'indication remplir
et
le volume de la partie qui doit les recevoir. Trop longues
ou trop larges, elles tiennent difficilement et s'appriqlent
mal. Leur largeur ne dpasse gure dix centimtr;s.

II. Prparation des bandes. _ Les bandes de toile et de


tarlatane se taillent en droit fi/, soit avec des ciseaux, soit

r53

avec un couteau, comme une bande de papier, la pice


tant pralablement replie sur elle-mme.
Les bandes de calicot se prparent en dchirant l'toffe
longitudinalement sur la largeur voulue.
Pour prparer une bande de tarlatane on peut rouler en
cylindre serr une pice d'une longueur dtermine et la
dcouper en tranches de Ia largeur dsire I'aide d'un
rasoir ou d'un bon couteau.
Pour ajouter deux bandes I'une I'autre, on place
chaque bout I'un sur I'autre et on les fixe par des points
croiss aussi dtts points de chaussons.
Au lieu de s'ajouter bout bout, les bandes peuvent tre
unies de manire former des bandes composes, en T
(simple ou double), ou en croix.
La bande en T double peut prsenter deux formes :
a) deux bandes verticales relies une bande transversale;
) deux bandes transversales runies par une seule bande
verticale.
Pour pouvoir tre place, c'est--dire dveloppe, la
bande est pralablement enroule sur elle-mme.
La bande ordinaire est roule un globe ou deux
globes. Les bandes composes sont roules autant de
globes qu'elles prsentent de chefs.

Les bandes sont roules la main ou I'aide d'un


appareil mcanique spcial. On doit veiller ce que le
rouleau de bande soit suffisamment serr; d'une bande
bien roule dpend la bonne application d'un bandage.

III.

Disposition des bandes; diffPrentes formes de ba,n- Suivant la direction, la disposition des tours, on
distingue quatre formes principales de bandages : circulaire, spiral, crois et rcurrent.
dages.

r. B,rnn.r,en crRcuLrRE.
- Est form par des tours qui se
recouvrent compltement ou peu prs. Il est dit oblique
lorsque les circonvolutions ont une direction oblique.

z. [Link] sprnL. Dans ce bandage les tours de


bande, dtts doloires, forment une spire autour de la partie
sur laquelle ils sont appliqus. Les tours successifs se
recouvrent partiellement de la moiti, du tiers ou des deux
tiers de largeur de la bande. Le

bandage

spiral est dit

ascendant ou descendant suivant que les tours sont appli-

r)+
qus de I'extrmit du membre vers sa racine ou dans le
sens inverse.

Lorsque le bandage spiral doit tre appliqu sur une


partie dont Ie diamtrg va en croissant ou en diminuant
sensiblement, il est ncessaire de pratiquer des renverss
en repliant la bande sur elle-mme de dedans en dehors

(fiS. 268). Les renverss successifs seront autant

que

possible placs sur la mme ligne.

3.

[Link]

cnots ou EN HUIT DE

cHTFFR Est ainsi

nomm parce que la disposition et le croisement des bandes


figurent assez exactement un 8 de chiffre. Il consiste dans

combinaison d'un tour spiral ascendant et d'un tour


spiral descendant sans renversement de la bande.
Le bandage crois a reu le nom de spica lorsqu'une srie
de tours de bandes, entrecroiss sur une mme ligne,

la

reprsentent une sorte d'pi.


Bandage dont les circonvolu(fig.
(fig. z7o) sont successiou
269)
doubles
simples
tions,
vement formes par un enlacement simple (a) ou double ()
des deux chefs de la bande I'un sur I'autre. Comme dans le

4.

[Link] ncunnnNr.

bandage spiral, les tours se recouvrent plus


suivant les cas.

ou

moins

' Un bandage rcurrent mixle, encore dit bandage des


moignons, employ pour Ia fixation des pansements appliqus sur les moignons, est form par des jets rcurrents
maintenus chacun par une circonvolution circulaire
(frg. z7r\.
5. [Link] couposr:s.
- Sont forms I'aide de bandes
composes en T ou en croix, dont les chefs sont enrouls
en divers sens sur les organes recouvrir.

IV. Application des bandes. - Rgles gnrales. L'application de la bande diffre suivant qu'elle est roule un
ou deux globes.

t.

Appr,tc,lTloN DE L BNDE uN GLoBE.

Deux temps.

Le cylindre tant tenu de la


r. Enrouler la bande.
main droite, le chef initial est pris de la main gauche,
plac sur la partie bander, puis fix et recouvert par plusieurs tours circulaires.
On peut aussi laisser

sortir le chef initial et n'appliquer

r55

la bande qu' r 5 zo centimtres de son extrmit; le dit


chef sera nou avec le chef terminal de la bande.
Le chef initial fix, on fait tourner la bande autour du
membre en passant successivement le globe d'une main
dans I'autre.
La bande est place, en gnral, suivant la direction centripte afin d'viter une gne de la circulation. La bande
sera plus ou moins tendue suivant qu'il s'agit de recouvrir

simplement la rgion ou d'exercer en mme temps sur elle


une compression.
II est noter : ro que la preqsion exerce par une bande
quelconque augmente avec le nombre de tours; zo que toute
bande se relche graduellement, plus rapidement et plus
compltement si elle a t, mouille; 3o qu'une bande

applique sche, mouille ensuite sur place, se resserre


rapidement et augmente sensiblement la pression.
Les bandes sches qui doivent se raccourcir par I'humidit '
ne seront donc pas trop fortement serres, encore moins
doivent l'tre les bandes lastiques; pour peu qu'on tende
celles-ci la pression peut devenir intolrable.
Afin d'viter les godets que la bande fait sur les parties
coniques, on doit faire des renverss en repliant le jet de
bande sur lui-mme : tandis que le pouce de la main
gauche appuie sur la bande au point o le pli doit tre
fait, la main droite opre le renvers.
Quand une bande doit faire suite une autre bande, on
fixera en mme temps le chef terminal de I'une et le chef
initial de I'autre en les croisant d'abord trs obliquement
et en les recouvrant ensuite par des jets effectus avec la
nouvelle bande.

z. Arrter la bande.
diffrentes manires :

Ce rsultat peut tre obtenu de

a) Nouer ensemble le chef initial laiss libre avec le chef


terminal.
b) Le chef terminal tant fendu en deux lanires, conduire
celles-ci en sens inverse et les nouer ensuite I'une I'autre.
c) Coudre un cordon par le milieu sur le chef terminal
et nouer ensemble les deux bouts de ce cordon.

d) Fixer le chef terminal avec des pingles ordinaires ou


des pingles dites de sret. Celles-ci sont places en travers

r56

et celles-l dans le sens de la longueur de la bande, la


pointe dans le bandage.
e) Fixer le chef terminal avec quelques points de suture.
Le chef terminal sera toujours fix une certaine distance
des plaies et des parties soumises aux pressions; on le replie
pralablement sur lui-mme si c'est ncessaire.
Dans certains cas il peut tre utile, pour assurer la fixit
des bandes, de les relier en divers points les unes aux autres
par des pingles ou des points de suture

A mesure qu'on opre le


runit en masse dans la
bande
on
la
droulement d'une
d'une
main dans l'autre la
main et on passe successivement
pelote ainsi forme.
3. Eniever les bandes.

gure
- N'est
du bandage rcurrent. Un
globe tant tenu dans chaque main et le plein de la
bande appliqu sur la partie recouvrir, on enroule les

z. ApplrcarroN

DE L BANDE

a DEUx GLoBEs.

. usite que pour I'application

deux chefs en sens inverse en les entrecroisant aux points

voulus.
Bandage rcurrent ordmaire. - Un couP d'il sur les
figures 269 et z7o suffit Pour saisir la manire dont les deux
chefs de la bande doivent tre conduits et entrelacs Pour
confectionner les bandages rcurrents simple (fig. 269) et
crois (frg. z7o).
Bandage rcurrent des moi7nons (frg. 27t).
- Placer le
plein de la bande sur la face antrieure du membre, diriger
ensuite circulairement les globes en arrire o on les entrecroise, puis les ramener en avant de manire que I'un soit
suprieur I'autre; renverser alors le globe suprieur sur
I'infrieur et le conduire verticalement en bas sur le moignon
et de l rejoindre sur I'autre face du membre le point oppos
au dpart; faire ce moment dcrire I'autre globe un
circulaire horizontal pour fixer les deux extrmits du iet
vertical du globe infrieur qui est de nouveau conduit en
bas verticalement sur le moignon de manire couvrir une
partie du premier jet rcurrent, puis remonte sur la face

antrieure du membre tandis que I'autre continue son


mouvement circulaire en fixant les jets rcurrents iusqu'
puisement.

,52

Artiole 2. - Bandages Pleins.


Appareils forms d'une pice de linge plus ou moins
large. Ils peuvent tre simples ou composs.
Bandage plein simple ; pice de linge sans division
laquelle on donne des formes varies en la repliant sur
elle-mme : carr long, triangle ou fichu, cravate ou
bandeau, etc. Peu usit en mdecine vtrinaire.
Bandage plein [Link] plus employconsiste en une

pice pleine divise ou complte par l'adjonction de liens


spciaux : bandes, cordons, cordes, courroies. Prsente
deux formes principales.
r. Bandage plein ordinaire: pice plane ou concave fixe
I'aide de bandes ou de cordons.

r. Prcns DU BANDAGD. - f Une pice de lnge coupe


dans la forme voulue, triangulaire, quadrangulaire, rectangulaire, trapzodale, pentagonale, hexagonale, etc. Au
Iieu d'tre plane la pice peut tre dispose en creux ou
bourse, ce qui s'obtient : c) en fendant la pice sur son
pourtour et en plaant entre les bords carts de chaque
division une pice triangulaire aPPrope; b) en formant
des plis sur son pourtour; la pice tant plie sur ellemme, on peut, I'aide de ciseaux, retrancher une portion
triangulaire et coudre ensemble les bords rsultant de cette
excision.

zo Un certain nombre de bandes ou de cordons cousus


aux angles et sur les bords de la pice pleine.
Les bandes et Ie plein peuvent ne former qu'une seule
pice et constituer une fronde. Celle-ci consiste en une

pice de linge plus longue que large dont les extrmits


sont fendues en deux ou trois lanires ou chefs iusqu' une
certaine distance de la partie moyenne qui constitue le
plein de la fronde.

La pice tant dcoupe et


il ne reste qu'
assurer sa fixit, soit en nouant les cordons les uns aux
autres, soit en les rattachant I'une ou I'autre partie d'un
harnais appropri: licol, surfaix, bricole, avaloire, croupire,
harnais ad hoc de Bourgelat. Ce dernier consiste en une
sorte de surfaix portant une bricole, une sangle de garrot

z. [Link]

DU BANDAGa.

pourvue du nombre de cordons voulus

r58

et une croupire, avec des anneaut en diffrents points


pour attacher les liens.

II. Bandage en forme de gaine ou d'tui. Gnralement


appliqu sur la partie libre des membres et du pnis.
Il existe deux sortes de gaines : les gaines continues,
d'une seule pice et les gaines divises, ouvertes sur un
ct dont les bords sont pourvus d'une srie d'illets, de
crochets ou de boucles destins recevoir les lacets ou les
lanires qui doivent les rapprocher. Ces gaines peuvent
aussi tre fermes I'aide de cordons cousus sur ses bords
et nous deux deux.
Les gaines ouvertes comme les gaines fermes sont faites
avec des pices inextensibles (toile, peau, etc.,) ou avec un

tissu lastique. Les unes et les autres doivent tre convenablement appropries la forme, au volume et aux mouvements des parties qu'elles doivent recouvrir.
Il existe dans le commerce des bandages ou bas lastiques
sans couture ainsi que des bandages lacer ou boucler,
s'adaptant aux articulations du boulet, du canon, du genou

et du iarret (gutres).

Article 3.

Bandages et apparells rigides,


immobilisants.

Appareils appliqus sur diverses parties du corps pour


les immobiliser. Sont le plus souvent employs dans le
traitement des accidents (fractures, luxations, plaies) qui
ncessitent l'immobilisation des rayons articulaires.
Le bandage immobilisant se prsente sous trois formes
principales : inamovible, amovible, amovo-inamovible.
S 1.

Bandages inamovibles.

Bandages faits avec des substances sotidifiables (pltre,


amidon, poix, etc.).

I.

Appareil.

Comprend les diffrentes parties sui_

bandes, matires solidifiables, attelles, pices de


linge, ouate ou toupe.
vantes

r. [Link] solrDrFrABr,rs; pltre, amidon, poix noire,


poix blanche, poix' rsine, colle, gommeJaque, gutta-percha,
cire, dextrine, silicate de potasse, alun, farine, blanc d'uf.

r5g

Mlanges solidifiables : a) mlange poisseux de Del'


wart : poix noire, poix blanche et trbenthine de Venise ;
b) tripoli : pltre, craie, carbonate de magnsie, charbon
pltre et
dextrine, pltre et glatine, pltre et- colle ou
et cire,
gomme,
poix rsine,
- rsine
- poix noire et blancs
blancs
gutta-percha et cire,
d'ufs et farine,
cristallis et
d'ufs, eau-de-vie et eau blanche,
- alun
alcool.
et sable ; c) nzlanges divers ; pltre et amidon,

z. Arrnr,r,ns.
- Pour la fabrication des attelles on a mis
contribution le bois, le carton, le zinc, le fer-blanc, le
treillis ou toile mtallique, le cuir, la gutta-percha, les
corces d'arbre, la paille rigide, les tige de jonc, les bandes
de tissu ou de feutre imprgnes ou recouvertes de matires

solidifiables.
mdecine vtriAttelles en bois.
- Les plus usites en
naire. Leurs extrmits et leurs bords seront arrondis et
leurs faces aussi unies que possible. Leurs dimensions

varieront ncessairement
immobiliser. Elles sont employes

longueur, largeur et paisseur


avec celles des organes

nues ou entoures soit d'une bande, soit d'une couche


d'ouate, d'toupe ou de charpie de bois.

Des attelles en bois de placage (en rable ou noyer


de prfrence) sont trs recommandes par certains chirurgiens pour la confection des bandages inamovibles chez
.l'homme. Pralablement trempes dans l'eau chaude, elles
prennent assez de flexibilit pour tre enroules autour du
membre; elles deviennent rigides en se desschant et
conservent la forme qui leur a t donne.
Attelles mtalliques.

Sont en zinc, en fer-blanc ou en

treillis mtallique. Elles sont plates ou plus au moins


cintres, droites ou courbes, coudes.

Attelles en matit'e plastique, solidifiable.


sous deux formes principales

Existent

ro Attelles formes par une bande de tarlatane ou d'autre


tissu imprgne ou enduite de la matire solidifiable et
replie un certain nombre de fois sur elle-mme. On peut
ainsi obtenir des attelles en pltre, en amidon, en colle, en
poix, etc.

.r 6o

20 Attelles en feutre plastique.

Le D" Bruns fabrique

ces attelles avec une solution concentre froide de gomme-

laque dans I'alcool (z p. de gomme pour 3 p. d'alcool), que


I'on tend avec un pinceau sur les deux cts de la lame de
feutre.

On laisse scher I'air sec. Au moment de leur applica-

tion les attelles sont plonges dans I'eau chaude

(go")

iusqu' ce qu'elles deviennent mallables. Ces attelles

se

refroidissent et durcissent en quelques minutes.

Attelles en gztta-percha. La gutta-percha est livre


en feuilles qu'on taille en bandes au moyen d'un couteau

tenu obliquement.
Au moment de leur application les bandes ou attelles de
gutta-percha sont plonges quelques minutes dans I'eau
bouillante; rendues ainsi mallables, elles peuvent tre
modeles sur le membre immobiliser.

On peut aussi employer la gutta-percha en mixture


(gutta-percha, 5 p., axongl, 2 p, et poix, r p.) tendue sur
des bandes de forte toile (Fricker).

Attelles en

carton.

Pour les prparer,

il faut les

dchirer et non pas les couper, afin que leurs bords amincis
en biseau n'exercent aucune compression douloureuse.
Avant de les employer, on les trempe un instant dans I'eau
froide ou tide pour en augmenter la souplesse et permettre
de les modeler sur les rgions qui doivent les recevoir.

Attelles composes.
- Plusieurs attelles en bois ou en
mtal peuvent tre runies par leurs extrmits (at. arti-'
cules) ou par leurs bords (at. accouples; soit I'aide de
liens, soit au moyen d'une pice de linge sur Iaquelle elles
sont pralablement colles.

II. Conditions du baudage inamovible. - Tout bandage


inamovible doit runir les conditions gnrales suivantes :

f Ayoir une rigidit sttfisante pour ne pas plier.


Cette condition est obtenue par la quantit de matire
solidifiable employe, par le nombre de plans appliqus et
par les attelles interposes aux tours de bandes.
20 Exercer une compression modre, rgalire et
uniforme sur toute l'tendue des parties entoures
Pour prvenir toute compression douloureuse sur les parties correspondant des saillies osseuses, on interpose une

r6l
couche lastique (ouate, toupe ou charpie de bois) entre le
bandage et les prominences.
3o

de fixit pour ne subir aucun dplaCette fixit est facilement ralise quand le

Avoir assel

centent.

bandage peut tre appliqu et model sur des parties ayant


une surface et des diamtres ingaux. Dans les conditions
contraires, notamment sur les rgions suprieures des
membres, la fixit du bandage l)e peut tre obtenue qu'en
le faisant adhrer la peau I'aide d'une substance solidifiable approprie (poix, amidon, colle, etc.)
C'est en vue d'assurer sa fixit que le bandage est souvent
prolong au del des parties immobiliser sur des articulations ou rgions formant relief.

III. Apptication du bandage iuamovible; rgles gnra,les. Les diffrentes parties de I'appareil (bandes,
matire solidifiable, attelles, ouate, etc.) tant prpares,
procde I'application du bandage. Cette opration

on

comprend les diffrents actes suivants

t. PosruoN Er coNrnNrroN DU suJnr. - Les grands animaux


peuvent tre oprs debout, assujtis par les moyens ordinaires; parfois il y a indication de les coucher et de les
anesthsier.

Pour coucher un grand animal atteint de fracture osseuse

d'un membre, on devra lui appliquer un bandage amovible


provisoire et faire emploi, si possible, soit d'un suspensoir,
soit d'un travail ou d'une muraille mobile.
Chez les sujets de grande taille, notamment chez le
cheval, la contention du membre
- extension et contreest ralise mcaniquement la faveur de
extension

deux points fixes (poteau, arbre, crampon ou anneau riv


un mur) destins attacher, d'un ct, la corde qui
embrasse la partie suprieure du membre et qui doit
effectuer la contre-extension, et de I'autre ct, Ie lien
simple ou multiple appliqu sur I'extrmit libre du
membre pour oprer l'extension.
La tension de ce dernier lien est ralise I'aide d'un
appareil mcanique appropri: systme de poulies (moufle);
levier ad ltoc pourvu de deux chanes avec crochet; treuil
improvis, tel qu'une roue de brouette ou une simple barre
place en travers contre les montants d'une porte et sou-

r62
tenue une certaine hauteur par deux chaises ou supports
quelconques.
Chez les petits animauxla contention gnrale ainsi que
I'extension et la contre-extension du membre sont facilement effectues la main I'aide de liens ordinaires.

z.

- La peau des rgions sur


doit porter le bandage devra, au besoin, tre

[Link] DIr MEMBRE.

lesquelles

pralablement tondue ou rase et lave.

3. Appr,rc,rrroN D'uxn coucnE pRorEcrRIcE.

Gnralement

on revt le membre d'une couche d'ouate ou d'touPe et


d'une bande roule ou de celle-ci seulement, ou encore d'une
pice de tissu souple (flanelle, tricot, molleton).
La couche ouate, constitue Par une large bande d'ouate

roule sur le membre la manire ordinaireo est fixe


par une bande ordinaire, dite bande chemise, que I'on
droule de bas en haut en dcrivant des doloires qui se
recouvrent de moiti.

4. Aeeuc?roN DEs BANDEs soLIDIFIABLEs. - Cette application se fait d'une manire diffrente suivant qu'il s'agit d'un
bandage roul orCinaire ou d'un bandage crois bandelettes spares.

Bandage roul ordinaire. --- Les bandes sont roules


un globe. Si elles ne sont pas pralablement imprgnes de
la matire solidifiable, elles en sont enduites au fur et
mesure de leur enroulement sur le membre, soit avec la

main, soit I'aide d'un large pinceau ou d'une spatule


approprie.
Les bandes sont successivement appliques suivant les
rgles indiques plus haut pour les bandages forms de

tours circulaires, spiraux et croiss ordinaires.

Employ chez les


Bandage bandelettes spares.
les parties supimmobiliser
taille
petite
de
animaux
Pour
rieures des membres.

Est constitu par une srie de bandes troites (ruban de


fil) faisant chacune le tour du membre et dont les extrmits, ramenes en dehors, se superPosent en se croisant
lgrement (6S. z7zJ. Les bandes sont disposes rle manire
ce que chacune recouvre de moiti au moins celle qui
prcde.

Elles sont successivement appliques de I'extrmit sup-

r63

rieure vers l'extrmit infrieure du membre, ou en sens


inverse, en enduisant une de leurs faces de la matire
solidifiable.
Pour complter le bandage, on peut aiouter quelques
bandes longitudinales sur sa moiti externe et une bande

circulaire chaque extrmit.


I'appareil
5. ApplrcArroN DEs IrDLLES.
- Pour rendre
plus rigide, sans en augmenter le poids, on incorpore, en
divers points, des artelles en bois, en mtal, en carton ou
en matire solidifiable. Ces dernires peuvent tre faites,
aux endroits voulus, en repliant un certain nombre de fois
sur elle-mme la bande imprgne ou enduite de la matire
durcissante.

Suivant le degr de renforcement dsir, et suivant la


rigidit des attelles employes, on pourra en appliquer un
nombre variable (deux, trois ou quatre).
Les attelles rigides sont appliques dans le sens longitudinal sur un appareil pralablement prPar de manire
prsenter d'une extrmit I'autre une surface droite et
rgulire.
Les attelles souples, flexibles (en bois de placage, en
matire plastique, en carton) peuvent tre disposes en spirale et modeles sur des surfaces irrgulires et des parties
d'ingal volume.
Des attelles rigides sont appliques, titre provisoire,
la surface d'un bandage inamovible quand Ia matire
employe (amidon, colle, etc.) exige un certain temps Pour

solidifier.
Chez les solipdes, les attelles peuvent tre fixes aux
extrmits d'une traverse pralablement rive ou visse aux
se

branches du fer.

6.

Sncrrou DU BANDGE.

Est opre, soit Pour enlever

I'appareil, soit pour le rendre amovo'inamovible, soit


encore pour l'largir ou le rticir quand il y a lieu. Elle
peut tre effectue I'aide des divers instruments suivants

ro Un couteau ou scalpel fort, court et pointu, dos


convexe, pourvu d'un tranchant droit ou lgrement concave. De minces attelles en fer blanc ou en zinc,larges de
3 +millimtres, pralablement places sous le bandage,
permettent d'oprer la section avec plus de facilit, sans
tre expos lser la peau avec I'instrument tranchant.

t64
zo Un scateur ou des cisailles appropri. (fig. 273).
3o Une petite sc\ead hoc lame convexe ([Link]+).
4o Un mince fil d'acier pralablement appliqu sous
I'appareil sectionner (Gobbels). Les deux extrmits du fil
sont replies et fixes la surface du bandage. Pour sectionner celui-ci, il suffit de dgager une des extrmits du
fiI, de I'introduire dans la petite ouverture approprie d'une
clef spciale fig. 275 ; par un simple mouvement de rotation
imprim cette dernire, le fil s'enroule sa surface et
divise en mme temps le bandage d'une extrmit I'autre.

Afin de prvenir toute pression douloureuse sur

le

membre, Gobbels fait prendre appui la clef sur les bords


d'un cadre ad hoc (fr9.276), de forme rectangulaire, interpos
entre cette clef et la surface du bandage.

7. RsncrroN DU BNDGE. - Quand par suite du dgorgement ou de I'atrophie du membre opr le bandage est
devenu trop large, aprs I'avoir sectionn dans touce sa
longueur, on opre sur ses bords ou sur I'un d'eux seulement une rsection de la largeur voulue. Cette rsection est
pratique avec une scie,

un

scateur ou des cisailles

appropries.

8.

FonrueuoN D'uNE rnNrnn; [Link] DU BAI\DAE.

Quand il y a lieu de mnager une ouverture dans l'appareil


pour le pansement d'une plaie, on peut faire le bandage
fentr d'emble en conduisant les bandes au-dessus et
au-dessous de la relation de continuit. Le plus souvent on
excise, aprs durcissement de I'appareil, une plaque correspondant I'ouverture que I'on veut obtenir. Pour faciliter
I'opration, on peut pralablement appliquer une pelote
d'ouate ou d'toupe sous Ie bandage I'endroit o I'excision
doit tre pratique.

9.

Enr,vnMENr DU BNDGE.

Est effectu soit par section

de I'appareil dans toute sa longueur, soit par I'arrachement,

le

dcollement successif des bandes, soit encore par la

section et I'arrachement de plusieurs plans de bandes la

fois.

Pour faciliter I'enlvement et la section des bandes, on


peut
les imprgner au pralable avec de I'eau chaude
,
(compresse, bain) ou avec de I'essence de trbenthine (band.
rsineux).

r65

ro. Opn,[Link] coupr,unxrrRns.


- Quand on applique
un bandage sur un animal de grande taille, il pourra tre
indiqu :
r o De le relever avec prcaution I'aide d'un appareil
59);
zo De le maintenir debout I'aide d'un suspensoir
appropri (voir p. 67 et fig. t02 et ro6);
mcanique spcial (voir pp. 57

3o De creuser le sol sous le membre allong par I'application du bandage ou d'appliquer un fer , ltatin sur le pied
du membre oppos.

Tout appareil
r r. PHwouxns Er soINS cosscurtrs.
inamovible nouvellement appliqu doit tre surveill
pendant les premires vingt-quatre heures. Si les bandes
ont t trop serres, ou si les parties recouvertes se sont
engorges, I'appareil exerce une compression douloureuse

er dtermine une tumfaction prononce de la partie priphrique du membre non recouverte par le bandage.
En pareil cas, I'oprateur s'empressera de fendre le bandage et, s'il y a lieu, de le remplacer par un appareil mieux

appropri.
S

2.

Bandages inamovibles spciaux.

I. Bandage poisseux de Dehvart. - l. [Link].


- Le
mlange solidifiable est ainsi compos : poix noire et poix
blanche deux parties, trbenthine de Venise une partie.
On fait fondre feu doux les deux poix, puis on ajoure la
trbenthine. Le mlange doit avoir la consistance sirupeuse; trop chauff, il expose des brlures, devient trop
fluide et, aprs refroidissement, trop cassant.
La trbenthine peut tre remplace par une petite
quantit d'axonge ou d'huile grasse.

z.

[Link],[Link].

Les bandes sont dnduites au fur et

mesure de leur enroulement I'aide d'un pinceau plat ou

d'une spatule en bois.

Lorsque I'appareil est form de bandelettes courtes et


spares, celles-ci tant tenues par leurs extrmits, une de

leur face est d'abord applique et mue sur la matire


reste dans le rservoir ou prsente sur une
fondue

spatule,
- puis elle est passe en appuyant sur le bord du
rcipient ou sur la spatule pour en rgulariser la couche.

r66
Les bandes adhsives sont gnralement appliques direc-

tement sur la peau. Lorsque la forme de la rgion


permet d'obtenir la fixit de I'appareil sans le contact direct
de la substance adhsive avec le tgument, on peut faire
I'application pralable d'un bandage simple ou ouat.
3. Evr,vrMENr.

Pour faciliter I'enlvement des bandes,

- un peu d'essence de trbenthine. La


on les imbibe avec
mme essence est utiiement employe pour enlever la
matire qui souille les mains de I'oprateur.
Apprciation.
- Le mlange poisseux prsente le trs
grand avantage, en chirurgie vtrinaire, de se durcir
instantanment; il a I'inconvnient de n'tre pas trs propre
et d'adhrer fortement la peau de I'opr et aux mains de
I'oprateur. Pour prvenir ou diminuer cette adhrence, on
peut enduire pralablement le tgument avec un peu de
vaseline, d'axonge ou d'huile grasse.
Mlange de rsine et de cire.
- Ce mlange form de
deux parties de rsine et d'une partie de cire s'applique de
la mrne manire que le mlange poisseux de Delwart.

u.

pnpeBandage pltr (Mathyssen, r85z).


- r. qualit,
Le pltre employ doit tre de bonne
absolument sec, de grain fin, non vent.

RrroN.

Les bandes pltres sont prpares de deux manires, au


moyen de la poudre ou de la bouillie pltre.

Bandes charges de poudre.


- Sont faites avec de la
tarlatane, du coton ou un tissu quelconque mailles peu
serres. La bande tant tale sur une table ou sur une
planche, on rpand successivement sur ses deux faces du
pltre en poudre que I'on frotte avec le plat de la main.
Ainsi charge la bande est enroule mollement sur ellemme. Il existe dans le commerce des bandes pltres renfermes dans de petites botes en fer-blanc ou en carton.
Bandes impr7nes de bouillie pltre. Dans une
cuvette contenant la quantit d'eau voulue, on aioute au
centre, en pyramide, le mme poids de pltre; on malaxe
rapidement le tout de manire obtenir une bouillie claire
dans Iaquelle on trempe avant de les rouler des bandes en
tarlatane ou en coton.
La bouillie pltre'peut aussi tre applique surla bande
au fur et mesure qu'elle est enroule sur le membre.

t67

[Link]._Lebandagepltrestgnralement

appliqu sur un bandage simple, ordinaire ou matelass'


dans
I-es bandes charges de poudre pltre sont places
tide
d'eau
suffisante
quantit
une
un rcipient contenant
pour q'elles se trouvent compltement recouvertes de
liquide.

pluce d'abord une seule bande sur le fond du vase e[


on attend une deux minutes qu'il ne se dgage plus d'air.
retirant Ia premire bande on Ia remplace Par une

bn

En

seconde. La premire bande une fois applique' on retire


et ainsi de
de I'eau la seconde et on y place une troisime,
suite.
A sa sortie de I'eau le rouleau est lgrement exprim,
puis il est droul sur le membre Ia manire ordinaire,
de renvers et sans tirer sur la bande'
ians

faire

Pendant que d'une maiu on roule la bande' on passe


l,autre plai et dans Ie sens circulaire afin de chasser I'air
se trouvent en excs'
pour viter l'mienement de I'appareil, on Peut Ie recouvrir d,une bande d'organtine (tarlatane amidonne) trempe
dans I'eau chaude ei lisse de la mme manire que les

et I'eau qui

bandes pltres.
Les bonnes band,es pltres durcissent aprs huit dix
minutes en dgageant de la chaleur' Aprs vingt-quatre
pris la
heures la dessiccltion est complte et I'appareil a
duret de la Pierre.
on peut ht.r le durcissement et la dessiccation en ajout*nt u,, pltre soit du ciment soit du silicate de potasse ou
dans
en dissolvant un peu de sel marin ou d'alun cristallis
la

former
ou
bandes
les
I,eau qui doit seivir mouiller

bouillie pltre.

L'appareil pltr peut tre rendu impermable en I'endui'


sant de deux o,, troi. couches d'un vernis appropri. Les
vernis de copale, de goudron et d'huile de lin sont les PIus
employs. Le Uanda[e peut alors tre lav et tenu dans un
tat de proPret Parfaite.
Le bandage pltr durcit moins vite et
Apprciation,

offrJ moins ,Je fixit que le bandage poisseux de Delwart'


[Link] tre urilement appliqu sur les articulations et les
rayons infrieurs des membres'
succdan du pltre.

Le tripoli, dont la composition

r68

a t donne plus haut (p. t 5g), peut avantageusement,


suivant certains auteurs, remplacer le
lltre; ii se solidi-

fierait aussi vite et se prendrait en masse plus solide que le


pltre.

Iu. Bandage amidonn (Seutin, rg34). L,appareil


amidonn de seutin est fait de bandes de toile ou de coton
et d'attelles de carton imprgnes et enduites de colle
d'amidon.
[Link] On prpare la colle d'amidon dite empois
en dlayant d'abord I'amidon dans l'eau froide dans la
iroportion de 3o grammes pour un derni-litre d'eau. quana la
dilution est ralise, on la fait bouillir sous une agitation

continue jusqu' obtention d'une bouillie de consistance


sirupeuse. L'addition d'une petite quantit d'alun rend

I'empois plus rapidement solidifiable.


on se sert de la colle aussitt qu'elle est devenue tide;
une colle refroidie se prend en gele et ne vaut rien.

[Link]

r.

Se

fait en deux temps

Appliquer un bandage simple, ordinaire ou ouat.

z. Appliquer les bandes amidonnes en badigeonnant


chaque couche de bandes avec un gros pinceau charg
d'amidon; incorporer entre les premires couches de bands
les attelles en carton mouilles et enduites d'amidon sur Ies
deux faces; galiser I'extrieur de I'appareil en le lissant
avec la main enduite d'amidon.
Pour obvier au grave inconvnient prsent par le

bandage seutin d'exiger un temps considrable


deux
trois jours
pour se desscher et acqurir -la rigidit
voulue, on a prconis : r o de remplacer res attelles en carton
par des attelles flexibles en bois de placage, en zinc lamin,

en toile mtallique, etc.; zo de faire emploi de bandes

d'organtine (tarlatane avec apprt d'amidon) qu'il suffit de


tremper dans I'eau chaude au moment de i'en servir et
d'appliquer de la manire habituelle.

rv.

Bandage gJnpso-amyrac (Lafargue).

Le docteur

- de pltre et
I afargue a prconis I'emploi d'un mlange
d'amidon. Pour prparer ce mlange on gche ensemble
dans une assiette deux ou trois cuillres de pltre calcin et
pulvris rcemment et une gale quantit de colle d'[Link]

r09

encore chaude, semi-liquide. On obtient ainsi le mastic


gypso-amylac qui se solidifie en se refroidissant et
acquiert instantanment la duret ncessaire. Ce mastic
s'applique de la mme manire gue la colle d'amidon.

\r.

Bandage Ia,

colle

Pnp,rnr'.rroN. On fait

dissoudre au bain-marie de Ia colle de menuisier avec une


quantit d'eau gale son poids.
ApprrcrrroN.
- La solution de colle est applique chaude
de la mme manire que I'empois d'amidon.
Le bandage fait la colle seule durcit en quelques heures
mais il demande au moins deux jours pour scher et durcir
compltement.
Pour en hter la solidification on peut mlanger la
solution chaude une certaine quantit de pltre, de tripoli,
de ciment, de craie, d'alun, de silicate, etc,
On peut masquer l'ocleur dsagrable de la colle au
moyen d'une petite quantit de teinture de benjoin.
La solution de colle peut, au besoin, tre remplace : par

une so/z/ion concentre de gomme arabique, ou par des


blancs d'ufs mlangs de la craie, de la farine ou dbattus dans de I'eau additionne d'eau-de-vie camphre et d'eau
blanche.

Apprciation.
- Le bandage la colle constitue un des
meilleurs appareils durcissants. A la solidit et une
grande lgret il unit une certaine lasticit; il ne se
ramollit pas une temprature un peu leve et il est plus
facile enlever que le bandage poisseux.

VI. Bandage silicat.


- Est fait au mo)'en d'une solution concentre, sirupeuse de silicate de potasse et de bandes
de toile ou de shirting; les bandes de coton laissent Dasser
le liquide trop facilement.
[Link].
- Le bandage silicat est appliqu et renforc de la mme manire que Ie bandage amidonn. Les
bandes sont imprgnes de la solution avant d'tre roules
ou badigeonnes pendant leur application.
On emploie de prfrence pour recouvrir directement le
membre une bande de flanelle ou de molleton. On termine

I'appareil par une bande sche en coton ou une bande


d'organtine.
On augmente notablement

la

fermet

du silicate,

en

t70
mme temps qu'on acclre sa solidification, en aioutant

Ia solution, soit de la craie finement pulvrise, soit un


mlange de craie et de chaux teinte dans la proportion de
dix parties pour une, soit encore de la magnsie et en
frottant cette poudre sur I'appareil termin.
Le badigeonnage au moyen d'alcool forme la surface
de I'appareil un revtement dur, d'apparence vitreuse.
Apprciation.

L'appareil silicat exige plusieurs iours


Il est d'une application

pour durcir et scher compltement.


facile, propre et trs conomique.

VII.

Bandage dextrin.

- Le mlange

solidifiable

se

prpare avec roo parties de dextrine, 6o parties d'eau-de-vie


camphre et 40 parties d'eau. La dextrine tant dpose
dans un vase, on y ajoute I'eau-de-vie camphre et I'on.
ptrit le mlange jusqu' ce qu'il ait acquis la consistance
du miel. On verse alors I'eau chaude et aprs quelques

minutes la solution est opre.

Les bandes sont pralablement imprgnes par le


mlange et enroules sur elles-mmes.
Leur application ne prsente rien de particulier.
Le bandage dextrin se dessche un peu plus vite que les
bandes amidonnes et silicates.
Pour hter la solidification, on peut ajouter du pltre
la dextrine. On obtient ainsi le bandage gypso-dextrin
dont le durcissement s'opre en un quart d'heure.
La dextrine a I'inconvnient d'tre d'un prix assez lev.

VIII. Bandage de stuc (Richet). Est fait

avec un
mlange de glatine et de pltre. Une solution de glatine
dans I'eau (z p. rooo), maintenue une douce temprature
de zo z5 degrs centigrades, est mlange avec un gal
volume de pltre.
Cette pte est tendue sur des bandes de tarlatane. On
aura soin d'oprer sans perte de temps, la dessiccation de
la solution se faisant en vingt vingt-cinq minutes.

Il existe deux moyens de retarder la solidification :


ro passer la main imprgne d'eau tide sur I'appareil;
zo augmenter la proportion de glatine.
Pour terminer, on tend avec la main une couche lgre

du mlange sur la surface du bandage, couche laquelle


on donne le poli avec une spatule ou une lame de couteau.

17T

- La matire
d'alun. Dans un litre d'alcool on met

rX. Bandage aluu.

solidifiable est une

solution alcoolique
5oo grammes d'alun; on fait bouillir iusqu' ce que la
solution ait acquis la consistance sirupeuse,
L'application du bandage alun se fait de la mme
manire que celle des bandages silicats, dextrins, etc.

X. Bandage la gutta-percha.

La gutta-percha peut

tre employe pure ou mlange d'autres substances.

La gutta-percha,
en feuilles qu'on
livre
16o),
est
avons-nous dj dit (p.
et les dimensions
forme
pices
ayant
Ia
ou
taille en bandes

A.

B.l,[Link] EN GIIrr-pERcE puRE.

voulues.

Plonges quelques minutes dans l'eau bouillante, la


gutta-percha devient suffisamment mallable Pour tre
modele sur Ie membre immobiliser.
Sur les membres on applique deux valves, une antrieute

t une postrieure, que I'on soude ensuite I'aide d'un


cautre chauff au rouge.

Avant de plonger la gutta dans I'eau bouillante, on peut


I'entourer d'une mince toffe de coton qui I'empche
d'adhrer aux doigts de I'oprateur ainsi qu' la peau de
I'opr. L'adhrence de la gutta ramollie avec la Peau et
les poils peut encore tre prvenue Par une onction de
vaseline ou par I'interposition d'un bandage simple.
La solidification de la gutta est assez rapide; pour la
hter, on refroidit I'appareil par des applications renouveles de linges inabibs d'eau froide.

Pour enlever le bandage


couteau ou un cautre.

il

suffit de le fendre avec un

B. B.r,xor,on DN curr-pnRcuA nl.r,xer. - t. Mlange


Fricke Se compose de gutta-Percha (5 p.), d'axonge
(z p.) et de poix (r P.). Ces substances tant fondues

de

ensemble, la mixture est tendue comme

le mlange pois-

seux de Delwart sur des bandes de forte toile.

gutta-percha, d'en-

Mlange form de
cens et d'ouate. Cette pte, ainsi que le mlange de gutta
Pte de Piau.

(5 p.) et de cire

{r rlzP),

sont appliqus de la mme manire

que celui de Fricker.


Ces deux dernires prparations ont t reconnues trs
avantageuses par les praticiens qui les ont utilises.

r72

Les appareils en gutta-percha conviennent particulirement pour les petits animaux. Si Ia gutta est d'un prix assez
lev, elle peut servir indfiniment.

S 8.

Bandage amovo-inamovible.

Le bandage inamovible doit tre rendu amovible dans


deux cas principaux : quand le membre malade subit des
variations de volume (fractures); lorsqu'il est le sige d'une
plaie ou d'un abcs qui ncessite des soins spciaux.
La transformation du bandage inamovible en bandage
amovible peut tre obtenue de trois manires principales :
procdd(Seutin).
- Le bandage est divis par une
seule section. Les membres fracturs tant sujets des
variations de volume, le docteur Seutin a donn le prcepte
de fendre le bandage du deuxime au troisime iour et
mme plus tt quand il y a lieu. I1 cra ainsi la mthode
anrcyo-inamoyible.
La section opre, I'appareil est resserr avec une bande
adhsive quelconque, s'il remplit bien son but. S'il serre trop
on le relche en laissant les valves cartes et en mettant
entre les bords de la section une petite lame de carton pralablement ramollie. Si, au contraire, il est trop large, on en
7e,

retranche une bande longitudinale et on rapproche les deux


cts de la division au moyen d'une bande adhsive.
Si le bandage inamovible est appliqu pour tre transform immdiatement en appareil amovible on aur4 soin
d'en oprer la section avant sa dessiccation complte.
Pendant que le pltre est encore chaud et par consquent
humide, I'appareil se laisse facilement couper au couteau
sans s'mietter.
Les autres bandages, la colle, au silicate, etc., sont aussi
plus faciles diviser avant leur solidification complte.
2e procd.
- Division du bandage par deux sections
dont une incomplte.
Afin de faciliter I'enlvement et le replacement du bandage, on taille, au niveau de sa face postrieure, au moyen
d'un couteau plac obliquement, un troit sillon le long
duquel les deux moitis de I'appareil jouent I'un sur I'autre

comme si elles taient unies par une charnire. On conoit


que ce pt'ocC n'est pas applicable au bandage pltr,

ry3

dpourvu de la flexibilit et de l'lasticit requises poul'.


subir les mouvements incliqus.
Si I'appareil doit tre lac au moyen de cordons, on
commence par coudre ou coller les bords du tricot (appliqu
sur le membre) sur les borcls de I'appareil; on revt ensuite
la face externe de ce dernier de bandes ou d'une pice (en
toile ou en coton) appropries dont les bords correspondent
aux lvres de la section et sont doubls d'une bande de cuir
pourvue de crochets semblables ceux des souliers lacer.
Au lieu de crochets et de lacets, on peut fixer I'appareil
des courroies et des boucles.

procd.
Disposer l'appareil en deux valves en le
en deux rgions (faces ou
longitudinalement
sectionnant
3e

bords) opposes.

En supposant que la fente postrieure doive servir de


charnire, on peut revtir les deux faces de chaque valve
d'un tissu en tricot (face interne) ou en toile (face externe).
En avant, les bords de la pice de toile sont lacs au moyen
d'un cordon et sont munis de crochets cet effet, ou bien
ils sont runis au moyen de courroies et de boucles; si la
chose est iuge utile, on pourra runir de la mme manire
Ies deux bords de la fente oppose et raliser un appareil
dont les deux valves peuvent tre compltement spares et
runies selon les besoins.
$

4.

Bandage movible

Bandage attelles sans matire solidifiable.


attenr. hqorclrroN.
- Est appliqu titre provisoire en
dant la confection d'un bandage inamovible ou titre
dfinitif quand il n'y a pas lieu d'appliquer un appareil fixe.
1o Des bandes ordinaires en toile
z. Prcns D'.lppARnIL.
ou en coton; zo des -attelles (plates ou intres) ou des

gouttires rigides; 3odel'toupe ou de I'ouate- de coto,


pour entourer le membre ou les
de tourbe, de bois
attelles; 4" des coussins remplis d'une substance lastique
{balles d'avoine, son, crins, lgre laine, plumes, mousse,
foin, paille), destins tre placs entre les attelles et le
membre.

Le membre est d'abord entour d'un


3. ppr,[Link].
couche
d'ouate ou d'toupe sera dispose
ouat.
La
bandage

r7+
.de manire ce que le membre prsente, d'une extrmit
I'autre, une surface droite et rgulire.
On applique ensuite sur les faces des membres deux,
trois ou quatre attelles que I'on maintient par des tours de
bande circulaires, spiraux ou croiss.
On peut aussi appliquer une gouttire mtallique embrassant les deux tiers du membre et placer entre les bords de

cette gouttire une attelle plate de la largeur voulue.


L'appareil est complt par des tours de bande ordinaires.
Afin d'augmenter la fixit des attelles on peut les relier
par leurs extrmits ou par leur partie moyenne, perfores
cette fin, |aide de liens appropris.
CHAPITRE II
DES PA]ISEIIIEIITS

Le pansement usuel ou classique, le seul dont nous ayons

nous occuper, est form de pices et de substances


diverses employes dans le but soit de gurir une lsion
accidentelle, soit d'assurer le succs d'une opration.

I. Indications.
- ro Mettre I'abri du contact des agents
nuisibles extrieurs : les microbes,la chaleur, le froid, les
corps solides qui pourraient froisser, dchirer, etc. (Pans.
prseruatif)

zo Absorber ou vacuer les liquides qui s'coulent : le


sang, Ia srosit, le pus. (Pans. absorbant, dtersif);
3' Modifier les tissus et les liquides panchs la faveur
de divers agents mdicaux. (Pans. antiseptique, excitant,
astringent, calmant);
4o Exercer une pression plus ou noins nergique. (Pans.
c

omp res

sif , It m os t ati qu e) ;

5o Rapprocher ou carter des parties dont on veut produire ou empcher la runion. (Pans. unissant, divisifl;
6" Elargir un canal, une cavit ou une ouverture. (Pans.

dilatant);
70 Soutenir ou soulever un organe. (Pans. suspensif).
La plupart des pansements rpondent plusieurs de ces
indications.

II. Appareil d.e pansement. -;- A. InsrnuuuN Outre


les instruments gnralement usits pour les oprations
sanglantes (bistouris, ciseaux, rasoirs, aiguilles et fils

r75
pulvrisateurs , irrigateurs, etc.), on emploie
spcialement pour les pansements : des pinces anneaux
(fiS. 277) encore dites pinces pansements, les stylets
(fig. 278) les porte-mches (fr9. zZg).

suture,

B. M,lungs [Link] ET pRorrcrRrcgs.


- Substances
souples, lastiques, douces au contact, doues d'un pouvoir
absorbant prononc. Les plus usites sont les suivantes :
r

Etoupe de cltanvre ou de lin.


Ordinaire ou
aseptique ou antiseptique, EIle est employe

blanchie,

sous diffrentes formes

(pelote, bou1e, boulette), large,


a) En masse
- arrondie
aplatie (plumesseau, gteau;, allonge (bourdonnet, mche,
tente, rouleau).
) Divise en brins courts I'aide des ciseaux (Et. hache).

2. Ouate de tourbe. - Matire conomique, trs absorbante, employe sous les mmes formes que l'toupe.
3. Ouate de cotn hydrophile.
- Matire convenable,
peu usite en chirurgie vtrinaire cause de son prix assez
(ft. z.5o le kit.)
4. Laine de bois.

lev

Substance floconneuse, soyeuse et

lgre, pourvue d'un pouvoir d'absorption et d'imprgnation

considrable, d'un prix fort peu lev (25 centimes le kil.,


en gros).
Ses fibres tant trs courtes, elle doit tre renferme dans
des sachets de gaze. On obtient ainsi des coussins trs
souples, d'une paisseur moyenne de r 2 centimtres,
ralisant Ie mieux I'idal du pansement absorbant et dessiccateur. Un ou plusieurs coussins sont appliqus sur une
couche de gaze.

5. Mousse sclte. - Suprieure la laine de bois


pour l'lasticit et Ie pouvoir absorbant; est ordinairement
employe comme elle en sachets ayant la forme de coussins.
Avec la mousse comprime on obtient des gteaux ou
du feutre de mousse. Le feutre ou carton de mousse se
trouve dans le commerce en feuilles d'une paisseur de
3 millimtres. On dcoupe aux ciseaux des morceaux de la
grandeur voulue. Aprs avoir plong le gteau quelques
secondes dans I'eau pour I'humecter, on I'entoure d'un
morceau de gaze hydrophile.

r76

6. GaTe hydrophile. - La gaze, mousseline ou tarlatane, tissu de coton larges mailles, est la substance type
en usage pour les pansements chez I'homme,
Son prix tant assez lev (fr. z.5o le kil.), elleest gnralement rserve, en chirurgie vtrinaire, pour former la
premire couche du pansement. Grce la cohrence de son

tissu, la gaze n'abandonne pas sur la plaie de particules ou


de filaments trangers.
Pour I'usage la gaze est dcoupe en morceaux qu'on plie
en quatre, huit ou seize doubles, ou qu'on chiffonne en la
froissant dans la main. La gaze chiffonne absorbe mieux
et plus rgulirement que la gaze plisse.

7. Chalie. - Constitue par des filaments de vieille


toile. De moins en moins usite. Est applique directement
sur la plaie ou dans des sachets de gaze.

8.

Jute.

Sorte de filasse provenant de diffrentes


I'Inde, Peu usit.

espces de chanvre de

ro. Compressei. - Pices de linge (coton, chanvre, lin)


de forme et de grandeur variables, quelquefois simples, le
plus souvent plies en plusieurs doubles, destines tre
appliques immdiatement ou mdiatement sur les tissus.
Les compresses ne sont plus gure usites que comme
moyens de contention ou pour faire des lotions, des fomentations, des cataplasmes; la gaze fine les remplace le plus
souvent dans les pansements.
Les compresses sont divises :
a) D'aprs leur forme : c. carre,
- triangulaire, rectangulaire ou longue (forme
orbiculaire ou ronde,
ordinaire);

) D'aprs le nombre et la disposition des plis :


gradzde (plusieurs doubles), rgulire (plis
c. simple,
gaux) ou pyramidale, prismatique (plis de plus en plus
troits (fig. z8o, a, b, c);

c) D'aprs leurs dcoupures : c. fendue,


deux ou trois chefs (fig.
perfore ou
(fig. 283),
persille (fig. 285).

r,

dcoupe

z8z),
de Malte
- o croix crible
fentre (fig. z8+),
ou

e8

C. Prtcns rupnnulnlns. - Appliques la surface ou


entre les plans du pansement afin de prvenir la pntration
des germes et des liquides extrieurs.

r77
On peut employer Ie macleintosh, tissu de coton imprgn
de caoutchouc, la gatta-percha finement lamine, le tafetas gommrle papier gomm, cir ou parchemin.

D. [Link].
- Appliqus pour faciliter l'coulement des
liquides et prvenir les accidents qui peuvent rsulter de
leur rtention.
On distingue deux sortes de drains

ro Les drains tubuls


en caoutchouc, en verre, en
(aluminium),
mtal
en bonite, en os dcalcifi (rsorbable), etc.,
pourvus d'un certain nombre d'ouvertures
latrales;

zo Les drains capillaires : mche de fils ordinaires ou de


catgut, de crins de cheval ou de Florence i bande ou bandelette de lin, demousseline ou de coton (ston).

E. Aennrs unrclu On emploie communment les


agents antiseptiques, astringents, excitants et calmants
sous les formes diverses de solution, pommade, poudre, etc.
Les substances antiseptiques les plus usites en chirurgie

sont les suivantes

t.

Acide phnique,

p.
- a) Solution forte, 5 roo;

solution faible, z-3 p. roo; c) solutions mres : s. aqueuse


(to p.d'eau pour go p.d'acide)et s. alcoolique ou glycrine
(5o p. d'acide pour roo d'alcool ou glycrine); d) vaseline,
lanoline phniqu, r p. zo-+o.
)

p,
- a) Solution forte, r-z rooo;
faible, r p. 2ooo-3ooo; c) comprims renfermant
z5-5o centigrammes ou r gramme de sublim; 4 paquets
z. Sublim corrosif .

) solution

contenant 5o centigrammes, r -2 grammes de sublim et le


double (vz-4 grammes) d'acide tartrique (pour assurer la
stabilit et prvenir la formation d'albuminates insolubles);

e) vaseline au sublim,
sublim, 3-4 p. 3o.

r p. 5oo-roool fl

3. Chlorure calcique. -

collodion au

Microbicide au mme titre et

dans les mmes proportions que


exsudats que le sublim coagule.

le sublim; fluidifie

les

p.
de qinc.
- a) solution forte, 8-re roo;
solution faible, r. p. roo; c) pte de Socin : chlorure

4. Chlorure
)

de zinc, 5-6 grammes; oxyde de zinc et eau, a 5o grammes.

r78

5. Formol ou formaldhyde. a) Solution forte,


r p. 2oo; ) solution dilue, r-2 p.4ooo; c) solution mre
alcooliqu\ 4op. roo.

6. Eau oxygne oficinale.

- Contient ro rz fois

son volume d'oxygne. Est employe pure ou dilue en


ajoutant 2,3 ou 4 fois son poids d'eau.

7. Croline, crsyl. - al Solution forter 4-5 p. roo;


faible, r-zp. roo; c) vaseline crsyle, r p. ro.
8. Lysol. Mmes proprits et mmes solutions que la

) solution

croline.

g. Actate.d'alumine.
a) Solution z-5 p. roo; D) solution de Burow : alun, 5 ;- actate de plomb cristallis, z5;
eau distille, 5oo. Bien remuer le mlange.
poudre ; bl en
rc. Iodoforme.
- Est employ : a) en
solution dans l'ther, 5-ro p. roo, et dans le collodion
lastique avec huile de ricin, ro p. roo; c) en pommade,
vaseline iodoforme, r p. ro; d) en mulsion dans la glycrine, ro-2o p. roo; e) fix sur lagaze etl'ouate (gaze,
ouate iodoforme).

rr. Acide borigue. Ordinairement employ en solution, 3-4 p. roo, prpare au moyen d'eau chaude, pour le
Iavage des muqueuses.

F. Movnxs DE coNrENrroN.
suture mobile

r) Bandage roul ou plein,

pansement :
;
chevilles ou chevillettes, avec ou sans

avec ou sans adhsif

z) sutures mobiles,

plaques (carton, cuir, etc.); 3) ferrures pansement

ferrures

plaques,-clisses.

IIf.

pplieation du pansement.

urNarnns.

la rgion (lavage, rasage)


r.

- A. Opn,[Link]

pnr,r-

Outre I'assujettissement du sujet et la toilette de


:

Aseptisation et dsinfection de la plaie

a) Plaie opratoire ou accidentelle, non infecte :


un tampon de gaze ou d'toupe,

essuyer, absterger avec

d'ouate entour de gaze;

Iaver avec de I'eau strilise

tenant err solutios 6-7 P. rooo de sel marin, ou ayec une


saupoudrer d'iodoforme ou
soluti,on [Link] faible;
appliquer une
vaporiser la solution d'ther iodoform,;

179

pommade antiseptique (vaseline phnique, camphre,


sublime, etc.).

b) Plaie infecte, suppurante. Aprs avoir pratiqu les


incisions et dbridements ncessaires, puis enlev les produits septiques, et procd, s'il y a lieu, au curetage des
parties les plus altres, on procdera Ia dsinfecton proprement dite. celle-ci se fait avec une solution antiseptique
concentre (acide phnique, chlorure de zinc, sublim corrosif, formol, actate d'alumine, etc.), I'aide de laquelle
on opre un lavage soign de toutes les surfaces infectes.
Le lavage tant termin, on peut saupoudrer les surfaces
d'iodoforme. Le collodion au sublim (+ p. 3o) introduit
dans une plaie septique ou expose I'infection (clou de
rue), constitue un excellent moyen de dsinfection et d'aseptisation. Pour I'introduire dans les plaies troites et plus ou
moins profondes, on se sert d'une tige quelconque dont une
extrmit est entoure d'un peu

de grze, d'toupe ou

d'ouate.

z. Application des sutures et des drains. Les drains


- infectes,
sont particulirement appliqus dans les plaies
quand il y a lieu de favoriser ou de provoquer (par irrigation) la sortie d'un liquide septique. Afin d,atteindre ce
rsultat, les drains doivent tre aussi droits que possible;
plusieurs petits drains droits sont meilleurs qu'un trop long
et trop courb.
Le drain en caoutchouc sera coup court prs des bords
de la plaie; le drain capillaire, form par une mche de
crins ou de fils, peut dpasser ces bords de quelques centimtres,

Pour maintenir le drain en place, on peut soit le fixer


la peau par un point de suturen soit I'empcher de glisser
dans la plaie en implantant une pinglede stret sur le bout

sortant du tube en caoutchouc.


3 . App lication d' une su b st an c e anti sep ti qze (iocloforme,
collodion iodoform, pte de Socin) sur la ligne de

suture.
Les oprations prliminaires tant termines, on procde
au pansement proprement dit. Celui-ci peut tre effectu
de deux manires principales, avec ou sans I'ernploi d'agnts
antiseptiques.

r8o

B. P,rnsauENr sEprlouE. - Est ralis avec des substances


absorbantes sches,'strilises, non imprgnes d'agents
antiseptiques, suivant les rgles d'une rigoureuse asepsie.
Plaies opratoires ou accidentelles
non infectes ou dsinfectes dont la scrtion est Peu

r. Indications.

Prononce.

Aseptisation de la ptaie. - Peut tre effectue de


deux manires : ro sans agent antiseptique, I'aide de
substances absorbantes et d'eau additionne de sel (7 p. r ooo)
pralablement strilises; 20 au moyen de divers agents
antiseptiques : lavage avec une solution antiseptique faible,
suivi d'une application de poudre (iodoforme) ou de pom-

z.

made (vaseline phnique) antiseptique.

3. Ercution du pansernent.
7e'

temps. Application

Trois temPs

d'une pice de

gary

en

z-4 doubles sur les bords de la plaie ferme ou sur toute la


surface d'une plaie ouverte. Cette couche est particulirement utile : ro lorsque le pansement esr effectu avec une
matire qui, comme l'toupe et I'ouate, peut adhrer aux
tissus et leur abandonner des filaments ; zo lorsque
le pansement doit remplir une cavit irrgulire et que des
masses de matire absorbante doivent tre introduites dans
des diverticulums d'une certaine profondeur. La pice de
gaze ayant t refoule dans ces diverticulums fournira un
moyen fort simple de retirel les dites masses sans courir le
risque d'en laisser une seule s'garer dans les tissus lss.

2e

temps.

Application de la matire absorbante

toupe, ouate de tourbe ou de coton, sous les formes de


plumasseau, gteau, coussin, sachet, pelotte, bande, etc.
Ces masses seront disposes et juxtaposes en nombre

voulu, de manire

former un matelas de l'paisseur

dsire.

S'il s'agit d'obtenir une asepsie rigoureuse, le pansement


doit tre plutt pais et dpasser notablement les limites de
la partie lse.
3a tentps.

Application de l'appareil contenfif. Celui-ci

consiste habituellement en un bandage [Link] peut aussi


tre form soit par un bandage plein, soit par une suture
chevilles ou ri chevillettes (fig' 268 et 286).

r8r
Le bandage roul doit tre assez serr. La pression qu'il
exerce a le double avantage de favoriser la runion et' en
rendant le pansement plus compact, de le rendre moins
apte la pntration des micro-germes extrieurs.
La figure 286 montre la manire dont la suture che'
villes peut tre ralise pour servir de point d'appui des
bandes transversales (t cct ddt) destines soutenir une
plaque ou bande longitudinale (oo') applique sur le
pansement.

Mode d'aclion.- Le pansement aseptique, en absorbant


les liquides de la plaie et en Permettant leur vaporation
ralise la condition la plus dfavorable au dveloppement
des microbes, la dessiccation.
Mais pour cela, il importe que Ia guantit de liquide
sortant de la plaie soit relativement minime. Pour Peu que
cette quantit soit prononce, le tiquide imprgne bientt
la masse du pansement et le transforme en un milieu favorable la pntration et la multiplication des germes.

C. [Link] NrIsEprIouE. - Constitu par des matires


absorbantes imprgnes d'une solution antiseptique.

t.

Indications.

relativement

z.

Plaies septiques dont la scrtion est

bondante.

Opration

prliminaire.-

Dsinfection soigne de la

solution de continuit.

3. Excution du pansement. - Trois temps.

7e' temps. -- Application d'une couche de gaze sur les


bords et la surface de la plaie. Se fait de la mme manire
que pour le pansement asePtique.
2e temps. Les matires et les pices absorbantes

(plumasseaux, gteaux, sachets, compresses), pralablement

imbibes d'une solution antiseptique faible ou de force


moyenrle, sont apPliques de la mme manire que dans le
pansement aseptique. L'paisseur du Pansement sera en
raison directe du degr d'infection et de la quantit de
liquide panch. Il convient qu'il dpasse sensiblement les

limites de la plaie.
A la surface de la dernire cottche ou entre les deux
derniers plans de matire absorbante, on appliquera une
pice impermable (taffetas gomm ou feuille de gutta-

r8z
percha)ayant les dimensions voulues pour dpasser quelque
peu les couches soss-jacentes.

I
du

temps.

L'appareil contentif est le mme que celui

bandage aseptique.

4. Mode d'actian. - Lepansement antiseptique a pour


action spciale d'absorber
et de neutraliser les produits
infectieux de la plaie. La couche impermable prvient la
pntration des germes extrieurs ainsi que l'vaporation de
la solution antiseptique dont le pansement est imprgn.

IV.

Soins

conscutilb r. Une fois appliqu, lc

pansement doit tre surveill et mis I'abri, s'il y a lieu,


des atteintes de I'animal, I'aide des moyens de contention
habiruels (collier chapelet, bton surface, etc.),

z. Si I'on a appliqu un pansement antiseptique, il sera


utile, dans certains cas, de I'imbiber de temps autre avec
la solution antiseptique. Cette prcaution sera surtout
utile ri le pansement n'a pas t recouvert d'une pice
impermable. Lorsgue cette pice a t applique, Ie liquide
doit tre vers sous le bord suprieur du pansement.
Y. Benouvellement du pa,usement.
- Le premier pansement aseptigue peut rester en place trs longtemps. Il
n'existe cependant aucune raison de le laisser plus de huit
jours. Il devra tre renouvel plus tt si I'on constate des
signes d'infection locale : sensibilit la pression; manifestations de douleur; odeur ftide; taches accusant I'imprgnation de I'appareil par la scrtion de la plaie; augmentation de temprature; inapptence, etc.
Le pansetnent antiseptique doit tre renouvel plus
frquemment, en gnralaprs vingt-quatre heures, parfois
plus tt et dans certains cas plus tard, suivant la quantit
et la qualit du liquide qui s'coule de la plaie.
L'enlvement du pansement se fait gnralement sans la
moindre difficult.
Si les pieces adhrent aux tissus, on les imbibera d'eau
tide ordinaire ou antiseptique.
Chaque fois que I'on applique un nouveau pansement,
on procede de la mme manire que pour le premier appareil. La plaie tant essuye, lave et dsinfecte comme il
convient, on applique successivement la couche protectrice

r83

de gaze,les plans de matire absorbante et I'appareil de


contention.
A chaque pansement aussi les tubes drainage sont
retirs, nettoys, raccourcis ou changs, puis replacs doucement. Ceux qui doivent rester en place seront mobiliss
tous les cinq six iours, afin d'viter leur fixation par les
bourgeons qui pntrent dans leurs ouvertures latrales.
Aprs un premier pansement hmostatique, provisoire,
ou aprs un ou plusieurs pansements antiseptiques,
humides, on peut achever le traitement par I'emploi du
Pan0ement sec ou aseptique.

QUATRIME PARTIE
0PntTt0rs sPcmrs
Les oprations spciales sont celles qui sont propres aux
appareils et organes spciaux. On peut les grouper en sept
sections.

SECTION I
OPRATIONS SUR

LA PEAU TlT LES TISSUS

sous-curaNs

' Pour ce qui concerne la poncton,I'incison,I'ablation


et les modes de runion de la peau, nous renvoyons ce
qui a t dit leur suiet dans I'tude des oprations
gnrales.

Les oprations particulirement propres la peau et aux


tissus sous-cutans peuvent tre ranges sous six chefd
principaux : cautrisation, ston, trochisque, injection
hypodermique, inoculation, anaplastie.
CHAPITRE PREMIER
CAUTERISATIOII

Il ne sera question ici que de la cautrisation actuelle


ayant pour but de dterminer I'irritation ou I'inflammation
de la peau et des tissus sous-jacents. On distingue :

- f La cautrisation

incendiaire.
peau tant fric- La de
tionne avec une faible quantit d'essence
trbenthine,
il suffit d'approcher un corps en ignition pour allumer un
incendie qu'on teint aprs quelques secondes avec une
couverture de laine ou uu linge quelconque pralablement

mouill. Inusite.
< zo La moxibustion. combustion lente la surface de
la peau de diverses substances, dites moxa, prpares en
pyramide ou en cylindre. Inusite.

r85

3o La cautrisaion l'aide d'un liquide bouillant. Peut tre ralise en appliquant sur [a peau une comPresse
paisse, trempe dans I'eau chaude. Inusite'
dis+o La cautrisation objective, Par Wroche.,
la
sans
partie
la
de
Se pratique en approchant
taice.
corPs
Ce
temprature.
toucher un corps port une haute
peut tre une masse mtallique quelconque, telle qu'une
pelte charbon, ou un cautre ad hoc Pourvu d'une tte
i"rg., aplatie, paisse, de forme variable (arrondie, carre
ou rectangulaire).
Cette cautrisation, laquelle on peut faire produire tous
les degrs de I'inflammation, n'est gure utilise dans la
pratique qu' titre adiuvant Pour augmenter I'effet d'une
autre-caurisation (transcurrente ou pntrante) ou d'un
vsicatoire, d'un rvulsif-

5o La cautrisation mdiate, dans laquelle on interpose entre le cautre chaud et la peau un corPs tranger -

irna ,[Link] de lard, un morceau de peau tanne - qui,


s'opposant I'action du fer rouge sur Ie tgument, empche
la lormation d'escarres conscutives. Inusite'

6" La cautrisation transcuffente ou [Link]. Applique sous cinq formes principales : en lignes ordinuii.., en lignes interrompues, en lignes entrecroises, en
pointes superficielles, en surface.
La cautrsation en pointes pntrantes ou en aiguilles.
7o

8o

La cautrisation sous'cutane.

Article 1. - Cautrisation du cheval'


S 1.

Cautrisation er lignes'

cette opration consiste tracer sur la Peau, au moyen


d'un cautie appropri, un certain nombre de lignes mthodiquement disPoses.

I.

cautrisation
- La
aPPlique :

Indica,tions.

souvent

linaire est le plus

dans les cas suivants : a) tumeurs,


engorgements, inflammations chrniques du tissu conionctif] aes ligaments, des tendons, des os, des cartilages et
autres organes sous-cutans; ) hydarthroses (tendineuses
et articulaires) et hygroma sous-cutan; c) paralysie chro'
nique complique ou non d'atrophie musculaire'
ro

A titre curatif

r86
ze

titre prventif , comme tonique, sur les extrmits

des membres (tendons et boulets) des chevaur de course.


La cautrisation ne doit tre pratique que sur des sujets
en bonne sant. si I'animal est en convalescence ou menac
d'une maladie infectieuse (gourme, fivre typhoide), on fera

bien de surseoir I'opration.


on vitera aussi d'appliquer le feu aux poques de grand
froid ou de forte chaleur.

il. apparelr instrunentar. pour la cautrisation


linaire, on se sert de cautres dits asrdles (de hasta,
hache) ou moins proprement cultellares (de cuttellum,
couteau).

r.

cautres hastiles

ordinaires.

Les figures zgg

et 289 reprsentent les deux formes les plus usitis.


La partie cautrisante ou tte dt cautre doit tre plutt
lfgpt. et porte par une tige modrment incurve, de tongueur moyenne; son tranchant doit tre bien uni, droit au
milieu, lgrement courbe aux extrmits et avoir une
paisseur de z millimtres (celle d'une pice de cinq francs,1.

/,:.

z. cautre

copette

(frg.2gr).- pour

cautriser plus

commodment les rgions infrieures des membres, copette


a prconis I'emploi d'un cautre pourvu d'une tige prsentant une double coudure.

3.

Cautre

Lagrifoul (fiS.

zgz).

Dans ce cautre, la

- dmonte et rempartie cautrisante peut tre facilement


place, quand il y a lieu, par une tte de mme ou d'autre
forme (conique, avec ou sans aiguille).

4. Cautre Paquelin-de place (frg. zg3). La tte de


ce cautre est chaufe par la combustion, son intrieur,

de vapeurs hydro-carbones.

L'instrument est dispos pour recevoir des ttes diverses


appropries pour les cautrisatiorls en raies (ct), en pointes
superficielles (D) er en pointes pntrantes (E).
Une souflerie, comprenant un souffiet main (A)et une
poire en caoutchouc (B) entoure d'un filet, sert tablir le
courant d'air qui doit entranet I'essence minrale contenue
dans un rservoir ad hoc (c) et I'amener dans ra tte du
cautre.

5. Cautre Pelliot ou Ioocautre (frg. zg4), Sa con- sur la


struction repose, comme celle du cutre paquelin,

,87

double proprit que possde le platine, une fois chauff


certain degr, de devenir et de rester incandescent au
contact d'un mlange d'air et de vapeurs hydro-carbones,
et aussi sur la grande conductibilit de ce mtal.
Le manche de I'instrument, formant rservoir (A), est
rempli de morceaux d'ponge que I'on imbibe .d'une petite
quantit d'essence minrale. Une souffierie de Richardson,
adapte I'une des extrmits du manche, sert chasser le
mlange d'air et de vapeurs hydro-carbones dans la tte
du cautre dont la forme varie suivant qu'il s'agit de praen raies, en
tiquer I'une ou I'autre des cautrisations
pntrantes.
superficielles,
en
pointes
pointes

III. Forme et tendue du dessin. Le dessin doit


autant que possible dpasser quelque peu les limites de la
rgion modifier.
A. Dessins linaires ordinares. - Dans ces dessins les
lignes sont parallles, obliques ou perpendiculaires soit
la direction des poils, soit les unes aux autres.
Les lignes de mme directiott doivent tre exactement
parallles entr elles. Leur cartement moyen est de
r 5 millimtres; il sora plus prononc (zo z5 millimtres)
pour une cautrisation intense (3'degr) et moins marqu
(ro millimtres) pour une cautrisation lgre. Cet cartement doit tre uniforme dans les diffrentes parties d'un
mme dessin.

Deux lignes de direction diffrente ne doivent jamais se


toucher ni se croiser; I'extrmit d'une ligne doit rester
la distance d'un demi-centimtre au moins du bord d'une
autre ligne.
Il doit exister un rapport symtrique et rgulier entre la
position, la direction et la longueur des lignes dans les
diffrentes parties du dessin
Les lignes sont disposes de manire former les principaux dessins suivants :

t. Formes arrondies. - a) Dessins forms par des


lignes parallles places dans une mme direction (lig. 297)
ou dans deux direcrions opposes (fig. zg et zgg);
b) dessins dont les lignes reprsentent la forme d'une
roue (fig. 3oo) ou celle d'une croix de Malte (fig. 3or).
z. fi'ormes allonges. al Dessin dont I'ensemble des
lignes reprsente unefeuille ou une [Link] de fougre

r88
une (fig. 3oz et 3o3) ou deux nervures (fig. 3o4 et 3o5)
principales; ) dessin analogue aux prcdents, pourvu
d'une ligne d'encadrement rappelant la forme d'une lyrt;
c) dessins rectangulaires forms par une ou deux sries de

lignes parallles, longitudinalement ou obliquement disposes (fig. 3o7, 3o8, 3og).

3. Forme courte. Dessin en forme de patte d'oie


(fiS. 3ro) : une ou deux lignesmdianes et une double srie
latrale de lignes obliques.

B. Dessin lindire de Prang (fiS. 3rr).


- Ensemble
de lignes courtes disposes en sries parallles,
les lignes
d'une srie alternant avec celles de la srie voisine (quinconce).

IV. Application du feu.

-A,
r. Prparation du sujet.

[Link] pn,[Link].

Quand on a affaire un

cheval nerveux, trs irritable, il convient de le mettre une


demi-dite quelques jours avant I'[Link].

La partie sur laquelle on doit appliquer le feu

sera

nettoye, lave et rase s'il y a lieu. Lorsque la peau est


couverte de poils fins et courts, il y a plutt avantage ne
pas les couper.

Lorsque le cheval doit tre couch, on aura soin, pour


les rgions o la peau est mobile et susceptible de dplacement' avant d'abattre I'animal, de couper les poirs ou de
marquer (par quelques coups de ciseaux) les limites du feu.

z. Assujtissement du sujet. Bon nombre de chevaux


sont assez dociles pour tre oprs debout, au travail ou
sur un terrain libre, tant maintenus, un pied lev, I'aide
d'un tord-nez la lvre suprieure.
La position de I'animal couch varie avec Ia rgion
oprer. S'il s'agit de cautriser une rgion externe d,un
membre, le sujet est abattu sur le ct oppos; dans Ie cas
contraire, il est couch sur le membre oprer. euand on
doit cautriser une rgion externe et une rgion interne
sur le mme membre, I'animal est d'aborcl couch sur le

membre oprer. Lorsqu'on doit oprer en une mme


sance, sur les deux faces, un membre droit et un membre
gauche, on commence par la face externe de I'un et la face

interne de I'autre; pour

la cautrisation

des deur autres

r89
faces, on devra protger
sur la litire.

3.

la

surface cautrise

qui

rePose

et prparation des cautres.

Les
cautres peuvent tre chauffs de trois manires principales :

Chauffage

a) Chauffage l'aide d'un rchaud ou d'un foyer


ordnaire de forge, de pole, etc., qu'on alimentera de
prfrence avec du charbon de bois Pour ne Pas encrasser
dtriorer I'instrument. Le cautre ayant t ainsi chauff,
on Ie dbarrasse des scories qui le recouvrent en lui donnant
un coup de lime ou en le frottant sur une brique.
et

b) Chaufage au moyen d'une ou de pluseurs lampes


essence minrale, telles que les lampes souder ou
olypites de Paquelin (fig. 295, A) et de Barthel (fig. 296).
La lampe de Barthel est Pourvue d'un manomtre et d'un
rgulateur qui permet de graduer la flamme et de l'teindre

facilement.

Une fois allum, l'olypile est dispos de telle manire


que la flamme entre dans une bote feu (fig. 295, B)
n bronze inaltrable dans laquelle sont placs hs cautres
chauffer. Ceux-ci sont soutenus, d'autre part, Par un
porte-cautre mobile (C) adapt la lampe. La bote feu
est soutenue Par un suPport galement dmontable (D)'
dont le pied (E) est dispos pour recevoir le boulon qui le
relie une planchette quelconque perfore cette fin.
Si I'on ne dispose pas d'une lampe forte donnant, comme

celle de Barthel, une chaleur suffisante Pour chauffer


convenablement les cautres hastiles, on devra employer
deux otypiles ordinaires dont on fera converger les flammes
dans la bote feu.

c) Chaufage direct de la tte du cautre par la cottr'


bustion d'une essence hydro-carbone, comme dans les
cautres soufHerie de Paquelin-de Place (fig. zg3), de

Pelliot (frg. ,g+), etc. Avec ces instruments spciaux sont


livres des notices indiquant la manire de procder Pou'r
les monter et les faire fonctionner comme

B.

iI

convient.

- Deux temPs.
des

7e' temps.
- Tracer lefeu.- Se borner marquer
noires en brIant simplement les poils et l'piderme
Opn,q,rloN EssENTIELLE.

lignes
afin que, si le dessin laisse dsirern on puisse le corriger
convenablement.

r90

Pour tracer le feu, la chauffe du cautre ne doit pas


dpasser le rouge sombre.

pour

ordre suivre pour le trac du dessin

les

- de I'artifoimes arrondies, on marque d'abord le milieu


culation modifier en traant une petite croix. on trace
ensuite une circonfrence provisoire avec un morceau de
craie et une ficelle, ou bien on marque avec le cautre une
srie de points quidistants du centre en se servant d'une
tige ou d'un cordon mesurant la longueur du rayon de la
figure former.
on remplit ensuite I'espace ainsi rimit en suivant I'ordre
indiqu par les lettres a, b, c, d, e desfigures 3oo et 3or.
la formation

Dans

des formes allonges (fig. 3oz, 3o3,

3o4 et 3o5), on trace d'abord la ligne ou les lignes mdianes,


puis la srie ou les sries de lignes latrales u obliques en
allant de bas en haut.

Pour dessiner 7a forme de lyre (fig. 3o6), on trace d'abord


la ligne mdiane, puis le cadre extrieur qui doit marquer
la limite des lignes latrales. Celles-ci sont ensuite traces
en procdant de bas en haut.

Pour les formes rectangaratres, on trace d'abord le


cadre du dessin, puis on rempllt l'espace intrieur par les
lignes longitudinales ou oblique$.
Dans le trac d'une srie del lignes, on doit toujours
procder de telle faon que I'dil dcouvre nettement la
ligne qui doit servir de guide pdur l'excution de celle que
I'on veut tracer.
2e temps.
le feu.
-rparLa fixation comprend
- .Fixerindiqus
trois degrs gnraux
le table