Histoire de L'eglise
Histoire de L'eglise
INTRODUCTION
Histoire de l’Église
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CHAPITRE I
LE BERCEAU DE L’EGLISE
1. La fondation de l’Eglise
2. L’Eglise de Jérusalem
Le Sanhédrin tenta de faire taire les apôtres. « Non possumus » fut leur réponse. Ils furent
battus de verges et emprisonnés quelques temps, mais ils continuèrent à prêcher. La
prédication des apôtres rappelle que Jésus est le Messie annoncé par les prophètes. St Etienne,
l’un des sept premiers diacres, fut le premier martyr en étant lapidé.
Après Jérusalem, dont Jaques le mineur étais, d’autres villes devinrent des centres de
chrétienté grâce à la Diaspora. Chaque communauté avait comme chef un évêque nommé par
l’apôtre fondateur. St Pierre en fonda une à Antioche où l’on donna aux fidèles le nom de
Chrétiens .St Etienne en fonda notamment une à Ephèse. St Paul fut le plus fertile. Les
premiers Chrétiens continuèrent certaines pratiques juives tout en ayant leurs propres
cérémonies : les baptêmes les agapes ou l’Eucharistie.
Saül de Thrace en Cilicie était l’un des pharisiens qui ont lapidé St Etienne. Se rendant à
Damas pour y persécuter les Chrétiens, Jésus lui apparut sur le chemin et lui dit : « Saul,
pourquoi me persécutes-tu ? »
On compte trois grandes tournées de prédications entre 44 et 58.
1er voyage : Chypre et l’Asie Mineure (42 et 52)
2e voyage : Asie Mineure et Grèce (52 et 55)
3e voyage 55 à 58
Les voyages des autres apôtres sont moins connus mais aussi efficaces.
A Antioche, les Juifs baptisés voulaient imposer la loi juive aux païens convertis. En 51
eut lieu le Synode de Jérusalem qui permit aux païens convertis de ne pas être soumis à la loi
juive grâce à St Paul et St Barnabé. La solution pratique fut proposée par St Jaques le Mineur
et St Pierre décida.
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8. Le christianisme à Rome
Rome a du être évangélisé dès 45 (par un inconnu). Nous le savons car Suétone parle de
l’influence d’un certain « Chrestus » qui causait des troubles chez les Juifs en l’ an 49. Paul
arrive à Rome en semi captivité car il avait fait appel à la justice de César lorsque les Juifs
voulaient le tuer à Jérusalem.
Pierre est resté jusqu’en 42 à Jérusalem, puis il va à Antioche. Les protestants utilisent le fait
qu’il existe peu de documents de l’arrivée de Pierre à Rome pour nier la primauté de Pierre.
Pourtant deux épîtres de Pierre se terminent par : « L Eglise qui est à Babylone vous salue. »
Or les Chrétiens appelaient ainsi Rome. Pierre et Paul furent martyrisés sous Néron à Rome
en 64.
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CHAPITRE II
LES PERSECUTIONS
1. La cause de la persécution
L’Evangile étant en opposition complète avec l’esprit païen (pureté, idolâtrie, esclavage,
pénitence), les puissants utilisaient la force pour limiter son extension. Déjà meurtrières en
Palestine, les persécutions furent particulièrement cruelles dans l’empire romain.
Deux causes principales des persécutions. On reprochait aux Chrétiens :
- de ne pas adorer les dieux et l’empereur
- de commettre des crimes abominables (calomnie due à la loi de l’arcane). Le peuple
trompé réclamait des châtiments contre les Chrétiens. Les empereurs firent une loi qui
défendait, sous peine de mort, d’être chrétien. Pendant les trois premiers siècles de
notre ère cette loi cruelle fut appliquée avec plus de rigueur lors des dix périodes
particulièrement sanglantes à qui on a donné le nom de Grandes persécutions.
Ils étaient torturés selon la loi (flagellation, chevalet, ongles de fers, lames rougies de feu),
emprisonnés puis exécutés (brûlés, noyés, décapités, crucifiés ou jetés aux bêtes). L’apostasie
leur laissait la vie sauve. Certains étaient exilés (Jean), d’autres condamnés aux travaux forcés
(rasés, fers rouges, pieds liés). Les citoyens romains étaient décapités. Les martyrs furent très
nombreux.
Le culte des Martyrs et des Saints remonte à l’origine de l’Eglise. Les premiers Chrétiens
recueillaient avec soin tous les restes des Martyrs. Ils les ensevelissaient avec respect et
célébraient leurs fêtes le jour anniversaire de leur mort.
Durant les persécutions les fidèles se réunissaient dans les catacombes, particulièrement à
Rome. Les catacombes étaient des cimetières communs très vastes que les Chrétiens s’étaient
acquis pendant les époques de paix religieuses et où ils ensevelissaient les morts avec
honneur. Situés près de Rome, ils étaient creusés à une grande profondeur. Dans les parvis des
galeries les corps étaient déposés dans des niches que l’on fermait de plaques de marbre ou de
pierre.
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Malgré ces supplices le christianisme se répandit rapidement dans l’empire, suivant le mot
de Tertullien : « Le sang des Martyrs est une semence de Chrétiens. »
Cette rapide propagation de l’Evangile ne peut s’expliquer que par un miracle.
Les plus grands persécuteurs furent les empereurs Néron, Dioclétien, Dèce ;
Enfin, après trois siècles, les persécutions cessèrent à l’avènement de l’empereur Constantin,
tandis qu’il marchait vers son rival Maxence, une croix lumineuse lui apparut dans le ciel
avec cette inscription : « Par ce signe tu vaincras ». La nuit suivante, Jésus-Christ se montra à
lui en songe, avec le même signe, et Il commanda de faire sur ce modèle un étendard
(labarum).
Constantin obéit et il fut vainqueur au pont Milvius en 313. La même année il publiait l’édit
de Milan qui accordait aux Chrétiens le droit et la liberté de pratiquer leur culte.
6. Julien l’apostat
7. Théodose le Grand
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CHAPITRE III
L’EGLISE LIBRE DANS L’EMPIRE ROMAIN
a) Définition
Ce sont des écrivains chrétiens des premiers temps, remarquables par la pureté de leur
doctrine et leur sainteté.
Quatre critères : - orthodoxie
- sainteté de vie
- approbation ecclésiastique
- antiquité
Leur tâche fut d’expliquer la doctrine chrétienne et de la défendre contre les hérétiques. Les
pères de l’époque des apôtres sont appelés pères apostoliques (St Clément de Rome, St Ignace
d’Antioche) et ceux du IIe et du IIIe siècle, les pères apologistes (St Justin et St Tertullien).
Annexe : Ajoutons Hilaire (320 – 368), évêque de Poitiers, il a combattu les Ariens.
1. Les hérésies
Il soutenait qu’en Jésus – Christ il existait deux natures distinctes : la personne divine et
humaine. Marie est mère de la seule personne humaine du Christ. Il fut condamné par le
concile d’Ephèse en 431.
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L’Eglise poursuivit son travail sans relâche à la conversion des infidèles. Au IXe siècle, les
Danois, les Suédois, Les Polonais, les Bulgares et les Russes furent gagnés à la vraie foi. Au
Xe siècle ce devait être au tour des Huns
2. La vie spirituelle.
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CHAPITRE IV
L’EGLISE ET LES BARBARES
L’Eglise, victorieuse des persécutions et des hérésies, s’appliquait à civiliser le vieux monde
romain. Elle avait en partie réussi quand les invasions des barbares au Ve siècle vinrent
compromettre son œuvre.
L’Eglise se dressa en face des barbares qui ne faisaient que passer (les Germains i. e: les
Goths, les Francs, les Vandales et les Huns) et défendit contre eux les Chrétiens.
Lorsque les hordes d’Attila se répandirent sur la Gaule, St Loup, évêque de Troyes, obtint par
ses prières et ses remontrances que la ville fut épargnée. Ste Geneviève protégea Paris et
mérita de devenir sa patronne. L’évêque d’Orléans, St Aignan, organisa la résistance. Grâce à
lui, les troupes purent arriver à temps. L’année suivante, en 452, Attila se jetait sur l’Italie. Le
pape lui – même, St Léon le Grand (440-461), marcha à sa rencontre et le supplia d’épargner
Rome et l’Italie. Attila fut ému et il se retira sans saccages de Rome.
St Léon fut moins heureux avec Genséric (le chef des Vandales) mais il parvint à épargner la
destruction de Rome. Rome fut pillée en 410 par Alaric le Goth, mais ce fut en 476 que prit
fin l’empire romain. Odoacre, chef des Hérules, se proclama roi d’Italie. Il fut bientôt déposé
par Théodoric, chef des Ostrogoths.
Certains peuples barbares se fixèrent dans l’empire. L’Eglise entreprit de les convertir.
Quelques-uns seulement étaient chrétiens, mais ariens. Elle réussit pourtant : ce fut une
seconde évangélisation, surtout grâce aux missionnaires anglais et irlandais. L’Eglise fut donc
un précieux auxiliaire des empereurs pendant l’empire et la seule autorité de l’ancien monde
face aux barbares.
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CHAPITRE V
LES PROBLEMES DE L’EGLISE D’ORIENT
1. Les iconoclastes
a) L’erreur
Les hérétiques qui étaient influencés par l’interdiction mosaïque de toute image et
représentation (destinées à éviter l’idolâtrie) [lutter contre], voulurent rétablir cette loi. Ils
furent d’abord soutenus par les caïphes sarrasins avant de l’être par les empereurs grecs. Ils
oubliaient que du temps des catacombes, les chrétiens n’hésitait pas à sculpter et à peindre des
Saints, même le Christ. L’Eglise jugea bon cette pratique car le risque d’idolâtrie avait
disparu. En 726, Léon l’historien interdit le culte des saintes images et décréta leur
destruction. On brisa alors les croix, les statues et les images d’où le nom d’iconoclaste.
Constantin Copronyme fut encore plus acharner que son fils, persécuta cruellement les
religieux. Il en brûla plus de 1500 à Ephèse.
b) La réaction
Les iconoclastes furent combattus par St Germain, évêque de Constantinople, puis par St Jean
Damascène. Il établit une distinction entre le culte de latrie (adoration-culte) dû à Dieu seul, et
culte de dulie (vénération) aux saints, aux reliques et aux images. Les images ne sont pas une
fin en soi, mais un miroir de la personne à vénérer. L’erreur fut condamnée au dernier concile
de Nicée (787).
La querelle ne s’apaisa qu’en 842 avec l’impératrice Théodora. Depuis les Orientaux sont très
attachés au culte des icônes.
2. Le schisme d’Orient
3. Photius (820-891)
4. Michel Cérulaire
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CHAPITRE VII .
L’EGLISE ET CHARLEMAGNE
Dès le VIe siècle les Lombards menacent l’exorchat de Ravenne, dépendant de l’empereur
d’Orient. Celui-ci étant impuissant à faire régner l’ordre, et devenant de plus en plus hostile
au pape, les populations italiennes cherchent refuge auprès du souverain Pontife. L’Eglise, qui
est déjà un grand propriétaire terrien, va accéder à la souveraineté politique. Le pape Grégoire
III trouve un allié en Charles Martel qui aura le titre de vice-roi. Etienne II, face à une
invasion lombarde, va voir Pépin le Bref en 754 et lui donne le titre de patrice romain. Pépin
mate les Lombards en 756. Il donne officiellement au pape les territoires reconquis. En 773
son fils Charles détruit complètement le royaume lombard et confirme la création définitive
de l’état pontifical.
2. Charlemagne (768-814)
C’est avant un soldat ( : 52 campagnes en 46 ans de règne) qui a conquis l’Europe dans un
but civilisateur. Il a su rétablir l’ordre, être grand législateur, unir l’Europe, retirer les barbares
au monde gréco-romain, défendre le pape et les sciences. Le pape Léon III l’a couronné
empereur le 25 décembre 800 à St Pierre de Rome, si bien que l’état pontifical est placé sous
sa protection, sans toutefois être son vassal. A sa mort, la féodalité s’installe progressivement
à cause de la faiblesse de ses successeurs, des divisions et des invasions. Othon va réunir
l’empire romain en 962, mais les autonymes s’acharnent à asservir le St Siège. Malgré ses
erreurs Charlemagne a eu une influence très bénéfique sur l’Europe chrétienne.
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CHAPITRE VIII
Les monastères ont sauvé la civilisation occidentale après les invasions en préservant
l’idéal de perfection évangélique, en maintenant une culture intellectuelle, en défrichant le sol
et en donnant l’exemple du travail sanctifié. Avant St Benoît, les grandes fondations
monastiques ont été celles de St Césaire d’Arles (VIe siècle) et de la reine Ste Radegonde (Ste
Croix de Poitiers).
La règle de St Benoît se révèle la plus sage, ayant pour principe l’obéissance, la stabilité,
l’humilité et la conversion des mœurs. «Ora et labora » résume leur vie quotidienne, partagée
entre la liturgie et le travail manuel.
Les Bénédictins supplantent progressivement les autres ordres, surtout (notamment) celui de
St Colomban, trop sévère (silence perpétuel, jeûne rude, fouet systématique).
St Benoît d’Aniane, issu de la cour de Charlemagne, fonde en 779 le monastère réformé
d’Aniane pour lutter contre les désordres. Il permet ainsi un retour aux traditions bénédictines
par le « capitulaire monastique ». Par l’édit de Louis le Débonnaire (817), il impose la règle à
tous les cloîtres de l’empire.
a) Cluny
Une réforme devient urgente au Xe siècle. Peu de progrès ont été réalisés par le clergé
séculier. La vraie réforme provient des réguliers. Le monastère bénédictin de Cluny, situé en
Bourgogne, a été un moteur du changement. Sa particularité est d’être délié de tout pouvoir
temporel étant directement dépendant du pape. Sa force est aussi fondée sur les
congrégations. L’abbé principal à Cluny dirige les abbayes filles qu’il a fondées. Ainsi, Cluny
a couvert l’Europe de monastères tout en devenant puissant face aux princes.
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3. L’art chrétien
a) Cluny
Puisqu’il fallait reconstruire les églises brûlées par les Normands, (’église qui avait la
forme d’une basilique romaine), on eut l’idée de remplacer le plafond de bois par une
voûte en pierre. Pour cela, il fallait épaissir les murs. On recule le chœur et on plaça un
transept qui figurait la croix. Au croisement on mit le clocher. Plus tard on fit un
déambulatoire autour du chœur (pour que les pèlerins accèdent aux reliques) et l’abside fut
remplacée par des petites chapelles autour du chœur. Cette conception durera jusqu’ au XIe
siècle.
b) La vie intellectuelle
Jusqu’au Ve siècle, la vie de l’esprit était florissante, car les savants de tout l’empire
romain s’échangeaient les connaissances (St Augustin, St Jérôme). Les invasions barbares les
isolent et limitent leurs œuvres. Les hommes d’église conservent la culture et l’histoire (St
Grégoire de Tours (594). Le savoir fut donc conservé par les monastères comme Fulda, St
Gall, Corbie et par les évêques comme Aymard (évêque de Reims), les grands hommes d’état
et les grands philosophes,
le moine Gerbert, ancien berger d’Aurillac, le pape très savant Sylvestre II (+ en 1003). Les
IXe et Xe siècle sont plus une conservation des Sciences que de leur développement. Au
contraire, Charlemagne avait organisé des écoles populaires, jointes à chaque monastère et à
chaque église et avait encouragé les études savantes, notamment par son école palatine (sous
la direction du moine Aleulin, grand savant et conseiller de Charlemagne)
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CHAPITRE IX
1. Dates et définitions
De graves désordres s’étaient déjà introduits dans l’Eglise, en particulier dans l’Eglise
d’Allemagne. Des prêtres et des évêques indignes, qui avaient acheté leur titre aux princes ou
à l’empereur, trafiquaient des choses saintes ou se conduisaient mal.
Le moine Hildebrand, devenu pape en 1073 sous le nom de Grégoire VII, résolut de
supprimer ces abus. Il excommunia les prêtres et les évêques indignes. Il défendit aux princes
et à l’empereur de nommer désormais des évêques ou des abbés et de leur donner l’investiture
par la crosse et l’anneau. L’investiture par la crosse et l’anneau étant le symbole du pouvoir
spirituel, le pape seul avait le droit de la conférer. Les princes se soumirent, mais l’empereur
Henri IV protesta, car c’était pour lui la source de gros bénéfices, et cela faisait de lui un pape
laïc dans ses états.
Henri IV fit alors déposer Grégoire VII par un synode d’évêque. Grégoire VII excommunia
l’empereur et délia son sujet du serment de fidélité. Henri IV, abandonné de tous, céda enfin.
Il vint en suppliant trouver Grégoire VII qui s’était retiré dans le nord de l’Italie dans le
château de Canossa (propriété de la grande comtesse Mathilde de Toscane). Trois jours de
suite, il se présenta en habit de pénitent dans la cour du château. Grégoire VII consentit enfin
à le recevoir et à l’absoudre (1077). Mais Henri n’avait pas encore quitté l’Italie que déjà il
foulait au pied son engagement.
L’empereur Henri IV, furieux, marche contre Rome et se fit couronner à St Pierre par son
anti-pape Grégoire avant de fuir. Il mourut à Salerne en 1085. « J’ai aimé la justice et toi
l’iniquité, voilà pourquoi je meurs en exile. Grégoire VII a été l’un des plus grands papes du
Moyen – Age et l’Eglise l’a mis au nombre des Saints. La lutte se termina 1122 par le
concordat de Worms : l’empereur conférait à l’état le pouvoir temporel sur les biens attachés
à l’évêché ou à l’abbaye ; le pape seul lui conférait le pouvoir spirituel
La lute reprit environ 50 ans après, entre le pape Alexandre III et Frédéric Barberousse
(l’empereur).Cette fois le pape ne défendait plus, contre les empereurs allemands, son pouvoir
spirituel. Il défendit les Etats pontificaux et l’indépendance des citées italienne. Frédéric
envahit l’Italie et le pape fut obligé de s’exiler en France. Il rentra à Rome et Frédéric
Barberousse vaincu du se soumettre. Il partit pour la croisade et se noya en 1190.
4. Sous Frédéric II
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Ce ne fut pas seulement en Italie que l’Eglise se vit attaquée dans son autorité. Henri II
d’Angleterre ordonna de soumettre les ecclésiastiques à sa juridiction en 1104. Aussitôt
Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry, qui avait accepté dans un moment de faiblesse
retira son approbation et prit énergiquement contre le prince la défense des droits de l’Eglise.
Il paya sa courageuse résistance par l’exil en France (Louis VII) puis il répandit son sang
(Martyr). Il mourut égorgé au pied même de l’autel de sa cathédrale le 29 décembre 1170) sur
l’ordre du roi. Bourrelé de remords Henri II fit amende honorable (fit pénitence) de sa faute
devant le tombeau de l’archevêque martyr.
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CHAPITRE X
LES CROISADES
Une fois leur domination établie, les Musulmans, avaient établi un certain libéralisme en
Terre Sainte avec les Chrétiens. Il avait été entendu qu’ils étaient sous la France.
Le St Sépulcre fut donné à Charlemagne ; les Chrétiens pouvaient s’y rendre en sécurité.
C’était même un usage fréquent en expiation de fautes, de péchés publics.
a) La situation change en Palestine au XIe siècle. Les Turcs, musulmans, mais non de race
arabe, descendirent du Turkestan et envahirent l’Asie Mineure, puis Jérusalem en 1078. Le
tombeau du Christ fut enlevé aux chrétiens et il devint impossible d’y aller en pèlerinage. Une
grosse émotion s’empara alors de la chrétienté : la cause profonde des croisades fut donc
religieuse.
b) S’y ajoute le fait que l’esprit d’aventure s’était développé par les chansons de gestes qui
contaient surtout les exploits contre les Musulmans. Certains partirent ensuite avec l’idée de
s’enrichir par de nombreuses conquêtes.
d) Enfin les Musulmans menaçaient l’empire romain qui demanda vite de l’aide à
l’Occident, malgré le schisme de 1054.
Il y a eu en tout 8 croisades. La première fut presque exclusivement française et aucun
roi n’y a participé.
La première croisade fut prêchée par le pape Urbain II, ancien prieur de Cluny, au concile
de Clermont-Ferrand en 1095. Le moine Pierre l’ermite se fit l’apôtre de la croisade dans le
nord de la France. On mettait une croix d’étoffe rouge sur ses habits pour symboliser ce vœu,
et l’Eglise conférait une indulgence plénière pour les participants. Un premier départ
purement populaire de petites gens qui vendaient tout et partaient en famille fut dirigé par
Pierre l’ermite et le chevalier Gautier sans avoir.
Ils allaient se ravitailler au fur et à mesure dans le pays traversé (d’où quelques problèmes),
puis l’empereur de Constantinople le fit conduire par mer jusqu’en Asie Mineure, à Nicée où
ils furent tous massacrés par les Turcs. La vraie croisade organisée par les seigneurs en 4
armées fut conduite par Godefroy de Bouillon et aboutit avec la prise de la ville Declesse et
d’Antioche à la prise de Jérusalem le 15 juillet 1099 et à la formation du royaume de
Jérusalem. Le but fut atteint mais il coûta cher car on dit qu’il y avait près de 60 000 morts.
Jamais le monde n’a connu un tel élan mystique.
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3. Le royaume de Jérusalem
Godefroy de Bouillon, élu du roi, ne voulut pas porter une couronne d’or là où le Christ
avait porté une couronne d’épines. Il refusa le titre de roi et n’accepta que le titre d’ « avoué
(défenseur) du St Sépulcre ». Ainsi fut donc fondé le royaume latin de Jérusalem qui
comprenait une partie de la Palestine. Son successeur fut son frère Baudouin (1100-1116). Le
royaume s’organisa peu à peu. Des églises, des châteaux furent construits dans le style
européen : 3 ordres religieux de moines soldats furent crées : - les Chevaliers de St Jean de
Jérusalem (1099)
- les Templiers ou Chevaliers du temple (1119)
- les Chevaliers teutoniques (1119)
La 2e croisade prêchée par St Bernard fut entreprise par le roi Louis VII et Conrad III,
empereur d’Allemagne pour venger le massacre de milliers de chrétiens égorgés à Ede. Les
deux princes trahis par les Grecs, leurs alliés, ne purent prendre Damas et revinrent en Europe
sans avoir rien fait.
(Prise de Lisbonne par les Anglais)
Saladin avait de nouveau appelé les musulmans à la guerre sainte et s’était emparé de
Jérusalem en 1189. Les préparatifs se firent partout pour une 3e croisade. Frédéric
Barberousse, empereur d’Allemagne, Philippe II Auguste et Richard Cœur de Lion, roi
d’Angleterre, prirent la croix et partirent.
Frédéric se noya dans le Simeto en Sicile en 1190. Philippe et Richard qui avaient déjà
commencé à se brouiller en Sicile se séparèrent après la prise de St Jean d’Acre. Philippe
revint en France. Richard resta encore 2 ans en Palestine car ses prouesses n’eurent aucun
résultat sérieux. A son retour, Richard fut jeté par la tempête sur les côtes de Dalmatie. Il
traversa l’Allemagne déguisé en pèlerin. Le duc d’Autriche qu’il avait mortellement offensé
se saisit de lui et le livra à l’empereur Henri VI qui le retint plus d’un an en prison et ne le
relâcha que moyennant une rançon de 150 000 marks d’argent. Sans aide, le royaume de
Jérusalem succomba.
6. La quatrième croisade
La 4e croisade conduite par des seigneurs fut détournée de son but par les Vénitiens. Elle se
termina par la fondation d’un empire latin de Constantinople jusqu’en 1261. Cette ville fut
pillée en 1204. Les seigneurs voulurent en faire une base arrière avant la conquête de
Jérusalem.
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La 5e croisade (1217-1228) dirigée par André II, roi de Hongrie, échoua complètement.
La 6e croisade (1228-1229) qui eut pour chef Frédéric II d’Allemagne, l’empereur
excommunié, ne donna aucun résultat durable. Frédéric ne se battit jamais et obtint un bref
moment Jérusalem, par négociation, puis dut tout abandonner.
Notons également la croisade des enfants en 1212. De nombreux enfants voulurent délivrer
le St Sépulcre puisque les adultes s’en révélaient incapables. Plus de 15 000 jeunes Français
parvinrent à Marseille, où des trafiquants les embarquèrent pour les vendre sur le marché
d’esclaves en Afrique.
En Allemagne, un général de 10 ans rassembla 20 000 enfants et, traversant l’Italie,
arrivèrent à Brundisie où l’évêque les empêcha de s’embarquer. Ils se firent relever de leur
vœu à Rome puis rentrèrent chez eux, beaucoup étant morts durant le trajet.
Jérusalem venait d’être par le sultan d’Egypte. Louis IX l’apprit et, dans une grande
maladie, il fit vœu de se croiser. Laissant le gouvernement du royaume à sa mère Blanche de
Castille, il s’embarqua à Aigues-Mortes en 1248. A la nouvelle de la perte de Jérusalem le
pape (Innocent III) décida la 7e croisade. Louis IX avait résolu de commencer par attaquer
l’Egypte. Il prit Damiette et marcha contre Monsourah où était son frère (Robert d’Artois).
La peste s’était répandue dans l’armée et Louis IX tomba malade. Il aurait pu se sauver mais
il n’a pas voulu abandonner les siens. Il fut fait prisonnier et montra autant de grandeur dans
les fers que sur le trône. Enfin il recouvra la liberté en donnant la ville de Damiette pour sa
rançon et une forte somme. Il se rendit en Palestine et y passa 4 ans, fortifiant les villes en
ruine, en rendant la justice et faisant respecter les lois. Sa mère Blanche de Castille étant
morte, il rentre en France.
Avec Saint-Louis les croisades prirent fin. La Palestine toute entière retomba aux mains
des infidèles. Mais si les Croisades n’eurent pas les résultats qu’on espérait, la délivrance du
tombeau du Christ, elles ne furent pas inutiles. Elles arrêtèrent pour 2 siècles les musulmans
dans leur marche vers l’Occident.
Par suit des relations qu’elles établirent entre les peuples de l’Orient et de l’Occident le
commerce se développa et l’industrie prit un grand essor. Le coton, la soie, les tapis
orientaux, … se répandirent en Europe et ainsi qu’un certain nombres de plantes et d’arbres
comme l’abricotier, le caroubier, le maïs, le riz, les échalotes. La royauté profite de
l’affaiblissement de la noblesse pour accroître son pouvoir. La bourgeoisie obtint des
seigneurs des libertés qu’elle paya . Les seigneurs et les hommes du peuple, ayant vécu côte à
côte et ayant connu les mêmes dangers aux croisades, s’apprécièrent mieux et dans la suite
beaucoup de suzerains traitèrent les vassaux avec plus d’égard et plus d’humilité. L’influence
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CHAPITRE XI
On désigne sous le nom d’albigeois les hérétiques du XIIe siècle, nombreux à Albi et dans
tout le sud de la France Les albigeois se déclaraient ennemis du clergé ; ils attaquaient les
sacrements, les cérémonies du culte, les reliques des Saints, le mariage, … Ils enseignaient
qu’il y avait 2 dieux : le bon et le mauvais. Ce dernier ayant créé le monde, il faut tout faire
pour le détruire, comme arrêter l’humanité par le refus du mariage, l’apologie du suicide, …
Seuls les parfaits avaient le moyen d’être sauvés, les autres pouvaient participer au salut en
participant au » conselamentum » qui devaient se sacrifier. Comme ils n’avaient le
roi voulut intervenir. Les missionnaires envoyés pour les convertir échouaient. St Dominique
obtint des conversions, mais de nombreux hérétiques résistaient, soutenus par Raymond IV,
comte de Toulouse. L assassinat du légat du pape par un écuyer de Raymond fut le signal de
la lutte. Le Souverain Pontife Innocent III fit prêcher la guerre sainte. Les seigneurs du
nord, poussés par la foi mais aussi par l’apport du gain et par la rivalité qui a toujours existé
entre le nord et le sud s’enrôlèrent en masse. Près de 60 000 hommes se réunirent sous la
conduite de Simon de Montfort. La guerre dura 18 ans et fut atroce. Malgré les oppositions
d’Innocent III de nombreux hérétiques furent égorgés à Béziers. La grande victoire de Simon
de Montfort en 1213 ne mit pas fin à la lutte qui cessa seulement en 1229.
2. L’Inquisition
Depuis 1184 elle était confiée aux évêques mais ce fut en 1230 que l’Eglise institua
l’Inquisition sous sa forme définitive, relevant directement du pape. C’était un tribunal chargé
de chercher et de punir les hérétiques, les crimes d’apostasie et de sorcellerie. Les juges
étaient des dominicains, parfois des franciscains. Ils prononçaient sans appel. Les peines
infligées étaient des amendes, des pèlerinages, des signes extérieurs portés sur les habits, des
tortures. L’accusé qui persistait dans ses erreurs était livré aux bras séculiers et condamné au
supplice du feu. Nulle institution ecclésiastique n’a été plus attaquée que l’Inquisition. Pour la
juger avec impartialité il faut se référer au temps où elle fut établie. On lui a reproché l’emploi
des tortures pour obtenir l’aveu des accusés. On oublie que l’Eglise ne faisait que suivre des
tribunaux civils où la torture était couramment employée et avec moins de modération.
L’Eglise au contraire permit un progrès énorme dans le jugement, ceci évitait les
païennes. Elle a permis une étude de la cause impartiale et la liberté de défense de l’accusé à
part des garanties nouvelles. On a accusé les inquisiteurs de condamner sans preuve et sur
simple soupçon ou de dénonciations anonymes. C’est une pure calomnie. Les condamnations
devaient reposer sur des preuves certaines et le concile de Béziers déclara en termes propres
qu’il préférait laisser un hérétique impuni plutôt que de s’exposer à condamner un innocent.
Enfin on a largement exagéré le nombre de ses victimes (4 000 en 350 ans). On a confondu à
dessein l’inquisition établie par l’Eglise avec l’inquisition espagnole, tribunal religieux, mais
aussi politique créé au XVe siècle qui s’est rendu célèbre par ses excès. Pour être juste il
faudrait se souvenir que l’Eglise n’est pas responsable d’un tribunal qui ne dépend pas d’elle.
Ajoutons que les papes ont protesté à maintes reprises contre les rigueurs de l’inquisition
(espagnole et papale).
Histoire de l’Église
22
CHAPITRE XII
Nous avons déjà étudié les ordres apparus dans cette période mais qui étaient conformes à
l’esprit ancien qui consiste à viser essentiellement la sanctification individuelle
(personnelle).Ainsi les Chartreux, les Cisterciens, Fontevrault proposent-ils à leurs moines de
fuir le monde et de s’enfermer dans un cloître pour ne penser qu’a Dieu. Avec le XIIIe siècle
une autre forme de vie religieuse apparaît dans l’Eglise : les ordres mendiants. Ils visent
toujours la sanctification personnelle, mais par l’apostolat. Le moine mendiant sera donc un
prêcheur qui va se mêler à la vie du siècle.
Le passage de l’esprit ancien à l’esprit nouveau s’est fait insensiblement par la création
d’ordres non cloîtrés orientés vers le service du prochain. Les ordres militaires et les ordres
consacrés au rachat des captifs – les Trinitaires – fondé par St Jean de Matha – les Mathurins
– et St Félix de Valois et l’ordre de Notre-Dame de la Merci – fondé par St Pierre Nolasque
et St Raymond de Peñafort – en sont des exemples marquants. Puis l’ordre des Prémontrés –
fondé par St Norbert – inaugura un ordre apostolique qui se répandit rapidement surtout en
Allemagne du nord (jusqu'à 3400 monastères).
Même si l’Eglise faisait preuve d’une étonnante vitalité il fallait répondre aux problèmes de
la légitimité de la détention de biens par le clergé, stigmatisé par les hérétiques tels que les
Cathares et les Vaudois. Les ordres mendiants, en faisant vœu de pauvreté pour eux et pour
leur monastère et en ajoutant l’apostolat à la vie contemplative seraient le ferment de
nouvelles révolution chrétiennes et donneront à l’Eglise une multitude de saints
a) l’Ordre franciscain.
Né à Assise en 1182 François (Jean-Baptiste), après une jeunesse agitée, embrasse la
pauvreté, puis commence vers 1207 une vie d’ermite en reconstruisant des églises. En 1209 il
est saisi par une phrase de l’Evangile sur la pauvreté, puis il groupe des disciples qu’il envoie
prêcher deux par deux. L’ordre est approuve oralement par Innocent III en 1210. Il fonde avec
Ste Claire l’ordre des Clarisses – qui prie toujours pour le beau temps (spécialement demande
par M. l’abbé François.) – en 1222. Il meurt en 1226, deux ans après avoir reçu les stigmates.
Peu d’hommes ont eu une telle influence dans l’Eglise. Son ordre se répand alors avec une
rapidité foudroyante.
L’ordre des Frères mineurs est troublé des le début de son histoire par les discutions
pénibles sur les limites de la pauvreté. La règle rédigée par St François est approuvée par
Honorius III en 1223 mais la question de la propriété collective de l’ordre n’a pas été
tranchée.
Elie de Cortone, vicaire général de l’ordre depuis 1221, essaie alors d’adoucir la rigueur
de la pauvreté. Un parti très ardent se forme contre lui et ’emporta .Il y a eu de très grands
saints dans cet ordre dès le début (St Antoine de Padoue – Portugal, Lisbonne – St
Bonaventure, St Césaire de Spire)
Après 1250 un parti d’exaltés se forme et qui prétend réaliser les prophéties illusoires de
St Joachim de Flore. On les appelle les Fraticelles. Ils entrent bientôt en lute contre la
papauté.
Histoire de l’Église
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b) l’Ordre dominicain.
Né en 1170, Dominique Guzman devint chanoine d’Osma. Avec son évêque il va dans le
midi de la France pour convertir les Albigeois par la parole. A partir de 1208 Dominique
conçoit le projet de fonder l’ordre des Frères prêcheurs, ce qui est alors une grande nouveauté.
Honorius III approuve l’ordre en 1216. Pour mieux prêcher les religieux sont envoyés en
université à Paris et à Bologne. Sur place il recrute de nombreux étudiants, si bien qu’a la
mort du saint en 1221 l’ordre est déjà très répandu. Les Dominicains ont donnés un essor
prodigieux aux études, à la science théologique et à la prédication. Ils ont fournis à l’Eglise
deux de ses plus grands théologiens, St Albert le Grand et St Thomas d’Aquin. St Dominique
fonda aussi les dominicaines (des contemplatives). On appelle le couvent de femmes le
second Ordre.
On compte encore parmi les Ordres mendiants les Carmes fondés au Mont Carmel par
Berthold de Calabre vers 1155. Ils furent organisés définitivement (règle adaptée à
l’Occident) par St Simon Stock en 1247. Les religieuses Carmélites réformées plus tard par
sainte Thérèse d’Avila sont actuellement plus connues et plus de nos jours.
Les Augustins sont passés comme les Carmes de la vie érémitique à la vie cénobitique.
C’est en fait un regroupement de deux groupes d’ermites italiens (les Jambonites et les
Guillelmites…) placés sous une même règle en1244. Ils s’occupaient surtout de prédication
et de ministère paroissial. Cet Ordre a compté dans ses rangs un hérésiarque : Luther, mais
aussi de grands saints, comme St Jean Facondaux, St Nicolas de Tolentino et St Thomas de
Villeneuve.
2. La vie intellectuelle
Histoire de l’Église
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tout le savoir. Les universités se répandent rapidement dans toutes les grandes villes
d’Europe :
- Salamanque
- Oxford
- Toulouse
c) le développement des universités et des Ordres mendiants
Une véritable révolution intellectuelle a lieu en Europe : la redécouverte du philosophe
grec Aristote (-384-322) qui propose une vision du monde plus rationnelle que Platon
(allégorie ou symbole). Le au XIIIe siècle fut une période de progrès intellectuel intense en
philosophie et théologie, mais aussi dans toutes les sciences (progrès de l’astronomie, de la
géométrie, …)
d) les théologiens célèbres
Les grands maîtres appartiennent aux ordres mendiants. On peut citer :
- Alexandre de Hales, anglais et franciscain : il est le 1er à étudier
Aristote
- St Albert le Grand, allemand et dominicain
- Dom Scott, anglais et franciscain et surnommé le docteur subtil. Il
se sépare de St Thomas sur plusieurs points importants : une
mauvaise analyse de ses idées a engendré les erreurs actuelles
(modernisme, …).
- St Bonaventure, franciscain dont les ouvrages sont mystiques et
proches de Platon
- St Thomas d’Aquin, italien et dominicain, est le plus grand. Il a
écrit la somme théologique qui reste la référence actuelle. On le
qualifie encore de « docteur commun ». La plupart des papes ont
magnifié ses idées. Il représente le sommet de la pensée catholique
en présentant la meilleure synthèse intellectuelle, basée sur la
philosophie d’Aristote qu’il a adapté au christianisme.
L’enseignement de tous les maîtres s’appelle la scholastique (schola), car il était
dispensé dans les écoles. Le mot implique une doctrine et une méthode, qui n’est d’ailleurs
plus suivi par les théologiens modernes. Ceci explique leurs erreurs.
3. La vie liturgique
4. La vie sociale
Histoire de l’Église
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Histoire de l’Église
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CHAPITRE XIII
Aperçu général
Les XIIe et XIIIe siècles furent les grands siècles du christianisme, la fin du XIIIe siècle
marque son apogée. Vient ensuite un déclin relatif, car si les 2 siècles suivants restent
profondément chrétiens, ils sont assombris par les signes de décadence chrétienne à tous les
niveaux :
- Dans l’ordre politique le réalisme des légistes, des princes rabaissent la puissance
papale et l’idéal qui unissait la chrétienté.
- Dans l’ordre libéral et moral on assiste à un retour aux idées païennes.
- Dans l’ordre théologique on aboutit à des théories dangereuses imbues de
rationalisme. En réaction la piété devient beaucoup plus mystique.
- Dans l’ordre ecclésiastique les querelles du grand schisme diminueront le prestige du
pape. Cependant une floraison de Saints apportent à l’Eglise le confort nécessaire dans
ses temps d’épreuve.
Clément V, 2e successeur de Boniface VIII, quitta Rome sous prétexte que la ville n’était
plus sûre. Le séjour des papes en Avignon dura 70 ans (1308-1378) et il est surnommé la
captivité de Babylone. La papauté soupçonnée d’être sous la domination du roi de France et
menant une vie de luxe perdit de son prestige. Cette épreuve eut pour résultat le grand
schisme d’Orient.
Le séjour des papes en Avignon avait mécontenté les Italiens et excité la jalousie des autres
nations chrétiennes. Le pape Grégoire XI cédant aux vœux de la chrétienté et de Ste
Catherine de Sienne quitta Avignon pour rentrer à Rome, mais il mourut aussitôt.
Les Italiens s’ameutèrent et se ruèrent à la chapelle où tous les cardinaux étaient réunis pour
l’élection du pape. « Baillez-nous, crièrent-ils, un pape romain, qu’il demeure ou sinon nous
vous ferons des têtes plus rouges que vos rouges chapeaux. » Les cardinaux élirent un
Napolitain, Urbain VI, mais ensuite ils s’enfuirent en France au nombre de 12 et prétendirent
qu’ils n’avaient pas été libres et que l’élection de Urbain VI était nulle. Ils nommèrent un
nouveau pape qui vint siéger à Avignon. On eut donc en même temps 2 papes, l’un à Rome,
l’autre à Avignon et ils s’excommunièrent mutuellement.
La chrétienté se divisa. Les uns reconnaissaient le pape de Rome : l’empire d’Allemagne,
l’Angleterre, l’Italie du nord et les Flandres. D’autres préféraient obéir au pape d’Avignon :
France, Portugal, Espagne et l’Italie du sud.
Ce fut le schisme au sein de l’Eglise. Il fallait cesser ce scandale. Un concile fut réuni à
l’Isle : les 2 papes régnants furent déposés et on en nomma un troisième. Le remède était
Histoire de l’Église
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presque le mal car les papes déposés refusèrent de se soumettre à la décision du concile car il
n’était pas convoqué par le pape mais par la France. On eut donc deux papes au lieu de deux.
4. Hérésies et Islam
Le concile de Constance qui venait de rétablir la paix dans l’Eglise eut encore à condamner
deux hérésies nouvelles.
Wiclef (1324-1384) affirme que la Bible librement interprétée par chacun était la source
unique de la foi et rejetait la Tradition (la source de la tradition), la plupart des sacrements et
en particulier le dogme de la Transsubstantiation. Il condamne le culte des Saints, niait
l’autorité du pape et refusait à l’Eglise de posséder sans plus
Wiclef précédait Luther
Ses idées furent reprises par Jean Hus (professeur de l’université de Prague en Bohème).
Brûlé en 1415, sa mort fut le signal d’une guerre qui dura de 1419-1454. On appelle ses
partisans les Hussites.
Les Turcs, arrêtés un instant par les croisades avaient repris leur marche vers l’ouest ; ils
parvinrent à s’installer en France en 1453.
Le pape St prêcha contre eux une croisade. La flotte turque fut détruite à Lépante en
1571 par les Espagnols et les Italiens mais les Turcs continuaient d’avancer et aujourd’hui les
musulmans ne sont pas complètement chassés des Balkans.
Histoire de l’Église
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CHAPITRE XIV
2. Luther (1484-1546)
Martin Luther est né en Saxe en 1483. Il étudia d’abord à Magdebourg, puis à Erfurt. La
mort de l’un de ses amis tué en duel et la chute de la foudre au cours d’un orage, le décida de
se faire moine. Il entra au couvent des Augustins, fut ordonné prêtre et peu après nommé
professeur à l’université de Wittenberg. C’était l’époque où le pape Léon X travaillait à
achever la basilique St Pierre. Comme il fallait beaucoup d’argent, il accorda des indulgences
à ceux qui se confessaient, communiaient, et faisaient une aumône pour la construction de St
Pierre. Quelques prédicateurs s’acquittèrent maladroitement de leur mission, de sorte qu’ils
de vendre les indulgences. Luther, indigné, protesta avec raison contre ce langage imprudent,
mais il eut tors de le généraliser, et de s’attaquer à la doctrine des indulgences elle-même (en
confondant rémission de la peine et de la faute) et au dogme de l’Eglise. Ses idées se
répandirent, car les Allemands voulaient garder leur argent et combattre le pouvoir du pape.
On lui demanda de se rétracter, il refusa. Le pape ayant condamné sa doctrine, Luther prit
la bulle pontificale et la brûla sur la place même de Wittenberg en public en 1521. Le pape
l’excommunia aussitôt. Luther refusa d’abjurer ses erreurs à la diète de Worms et il fut banni
de l’empire. Il se cacha au château de Wartburg où il demeura plusieurs années inondant
l’Allemagne entière de ses pamphlets grossiers contre l’Eglise et le pape. Quoique prêtre, il
n’hésita pas à se marier avec une religieuse qu’il avait fait sortir de son couvent. « Par ce
mariage, je me suis rendu si méprisable que tous les anges en rirons et que tous les diables en
pleureront. » Il mourut en 1246 épouvanté des désastres produits par sa doctrine et de la
corruption des mœurs qui en furent la conséquence.
3. Ses doctrines
Luther rejette l’autorité du pape et considère l’Ecriture sainte librement interprétée par
chacun, comme la seule règle de foi. Il supprime la Sainte Messe, le jeûne, la confession, la
prière pour les morts. Il ne conserve que trois sacrements : le baptême, la pénitence sans la
confession auriculaire et l’eucharistie sans sacrifice et sans transsubstantiation. Il déclare les
bonnes œuvres inutiles et enseigne que la foi seule suffit à justifier et à sauver les âmes. Enfin
Histoire de l’Église
29
il traite d’idolâtrie le culte de la Sainte Vierge et des Saints. Ces doctrines délétères (funestes)
ont été exposées par son ami Melangton dans la confession d’Augsbourg en 1530
Ces doctrines se répandirent promptement en Allemagne et y trouvèrent de nombreux
adeptes. Sa morale, beaucoup moins difficile que celle des catholiques, plaisait aux mauvais
chrétiens. Les princes furent ravis de pouvoir s’emparer des biens de l’Eglise.
Enfin un petit nombre de prêtres et de religieux furent heureux de quitter leur couvent pour se
marier. Les disciples de Luther prirent le nom de protestants, car ils protestaient contre les
; on les appelle encore les réformés car ils prétendaient, faussement du reste, réformer l’Eglise
et la ramener à sa pureté primitive.
§ Résumé de la doctrine de Luther
4. La réforme en Europe
En Suisse, la réforme fut importée par Zwingli et Calvin, un français qui instaura une
tiranie sanguinaire à Genève où il s’établit en 1541.
Calvin rejette totalement le dogme de la présence réelle, contrairement à Luther. Il croit à la
prédestination la plus rigoureuse et rejette tout culte extérieur, ne retenant que le sermon.
Contrairement à Luther i menait une vie morale très austère. Il mourut en 1564.
Le Calvinisme se répand en Allemagne où il est fortement organisé. Il se répand aussi en
Écosse en Hollande, en Hongrie et en Scandinavie
Par son organisation le calvinisme s’est mieux développé que le luthérianisme. On aboutit
en France et en Allemagne à des guerres civiles appelées guerres de religion. Elles durent de
1562 à 1598 et elles furent au nombre de huit. Le signal de cette guerre fut une rixe entre
catholiques et protestants connu dans l’histoire sous le nom de « massacre de Vassy » en 1562
en Lorraine, point de départ des guerres de religion. C’est une époque sanglante où l’on trahit
de tous côtés. L’histoire moderne retient le massacre de la St Barthélemy (24 août 1572), mais
oublie les crimes protestants comme la Michelade. La fin de la guerre intervient par
l’accession au trône de Henri IV, chef du parti protestant qui s’est converti au catholicisme. Il
promulgua l’édit de Nantes en 1598 qui tolérait le culte protestant et leur donnait quelques
places fortes.
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En Angleterre le roi Henri VIII, d’abord très catholique, se sépara de Rome, car le pape lui
refusait l’autorisation de se remarier (il en épousa six et en tua deux). Il fit alors l’église
anglicane en 1534 dont il est le chef et qui a une apparence extérieure catholique tout en
acceptant beaucoup d’idées protestantes. Ceci a conduit au martyr de St Thomas More et St
John Fischer. La rupture officielle avec Rome date de 1571 avec la reine Elisabeth (I) par un
symbole de foi explicitement hérétique.
Histoire de l’Église
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CHAPITRE XV
La vraie réforme catholique fut accomplie par le concile de Trente dont l’œuvre fut double.
a) D’abord une œuvre doctrinale en réfutant les nombreuses hérésies répandues par les
protestant et oppose à chacune de leurs erreurs la véritable doctrine catholique
Le concile examina et définit tous les dogmes catholiques attaqués par les protestants. Il
déclara que les vérités de la foi et les règles des mœurs sont contenues dans l’Écriture Sainte
et dans la Tradition, renfermée dans les écrits des pères de l’Église.
- Double source de la révélation
- Il confirme l’ancien canon ou le catalogue des livres Saints.
- Il proclame l’infaillibilité de l’Église, la primauté de l’Église
b) Ensuite une œuvre morale
En réformant les abus qui s’étaient établis dans une partie du clergé et des curés dans
leur paroisse. Chaque diocèse dut avoir un séminaire pour la formation et l’instruction des
jeunes clercs.
Les décisions du concile se Trente furent approuvées par le pape Pie IV et promulgué
dans presque tous les états catholiques, elle ne tardèrent pas à porter leurs fruits, en
commençant par le diocèse de Milan, grâce à St Charles Borromée.
Sainte Thérèse d’Avila [dont la devise est : « Plutôt mourir que trahir. »] réforme l’ordre
du Carmel spécialement voué à la prière et à la Mortification. Sur ses conseils, St Jean de la
Croix agit de même pour son ordre.
St Ignace de Loyola jeta les fondements la compagnie de Jésus : les Jésuites. St Ignace à
rassembler les étudiants à Montmartre en 1534 et à émis le vœu de se consacrer au service de
l’Eglise, pour la défense et la propagation de la foi.
Ils sont reconnus par Rome en 1540.
3. Les missions
L’Église avait perdu de nombreux fidèles en Europe, suite aux erreurs protestantes, mais
trouva une compensation dans conversion des païens d’Amérique, d’Afrique et d’Asie.
L’Ordres des Prêcheurs, l’Ordre des Frères mineurs, Societas Jesu (Compagnie de Jésus).
Plus tard les missions étrangères rivalisaient de zèle : St François-Xavier converti 70 000
fidèles.
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CHAPITRE XVI
L’ÉGLISE AU XVIIE SIECLE
1. Le renouveau catholique
a) le gallicanisme
L’Eglise de France devint trop orgueilleuse et tomba dans une tendance au
gallicanisme, doctrine qui tend à limiter le pouvoir du pape au profit du roi. Louis XV était
tout puissant (dans le cas présent : la France elle-même. En général la volonté de n’importe
quelle église à fuir de l’indépendance envers le pape). Ainsi en 1682 l’assemblée du clergé de
France votait les 4 articles rédigés par Bossuet et qui affirmait que le pape n’avait aucun
pouvoir sur le temporel des princes, que les conciles œcuméniques sont supérieurs au pape,
que les décisions du pape en matière de foi ne sont irrévocables qu’après adoption par
l’Eglise.
b) le jansénisme
Crée par Jansénius cette hérésie sur la grâce peut se résumer ainsi : l’homme n’est
pas libre et le Christ n’est pas mort pour tous les hommes mais seulement pour ceux qu’il a
prédestinés au salut.
Cette doctrine fut introduite au monastère de Port-Royal près de PARIS ; CE COUVENT
devint un centre très influent par le biais de grands intellectuels qui y vivaient retirés et qu’on
appelait les solitaires. Combattu vivement par les Jésuites le jansénisme fut condamné par la
bulle « Unigenitus ». Le roi Louis XIV fit détruire Port-Royal en 1710, le clergé restant
infecté par cette hérésie et par cette vision stricte et désespérée de la religion.
c) le quiétisme
Histoire de l’Église
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L’espagnol Molinos affirmait que l’âme arrivait à une certaine perfection et qu’elle
n’avait plus qu’à se tenir dans le repos absolu, sans se préoccuper de faire des actes de piété et
de charité et sans s’inquiéter du Ciel et de l’enfer, proche du modernisme actuel : il suffit
d’aimer.
Madame Guyon propagea cette doctrine en France, étant soutenue par Fénelon.
Bossuet l’attaqua. Ce fut la lutte entre les deux grands prélats. Le pape ayant condamné le
quiétisme en 1699 Fénelon se soumit sans réserve.
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CHAPITRE XVII
L’ÉGLISE AU XVIIIE SIECLE
Le XVIIIe siècle fut une période de recul et d’épreuve. On peut citer la lutte contre trois
ennemis principaux : les souverains, les attaques des philosophes et de la franc-maçonnerie.
1. Le Joséphisme
2. Les philosophes
Ces prétendus penseurs attaquaient les doctrines religieuses et les tournaient en dérision.
Par exemple Voltaire (1694-1778) utilisa son admirable talent d’écrivain pour détruire
l’influence de l’Église. Sa devise était « Écrasons l’infâme » Il disait à ses amis : « Mentez,
mentez, il en restera toujours quelque chose ». Jean-Jacques Rousseau essaya de reconstruire
une nouvelle société sans église et il faisait la morale sans la respecter lui-même. Il écrivit un
traité de l’éducation. Il croyait au mythe du bon sauvage : l’homme est naturellement bon et la
société le corrompt.
D’autres philosophes ne croyaient pas en Dieu, tentèrent d’obtenir le monopole des
connaissances en éditant « l’Encyclopédie » qui est un résumé du savoir faisant leur
propagande.
Ces idées influençaient les aristocrates (nobles) et une partie du clergé de ce siècle.
3. La franc-maçonnerie
En 1717 fut fondée en Angleterre cette société secrète qui possède aujourd’hui de
nombreuses ramifications. Elle poursuit un double but : la destruction du christianisme et le
bouleversement social, notamment par le renversement de la société monarchique. Les papes
l’ont condamnée sévèrement à plusieurs reprises.
La compagnie de Jésus était l’adversaire le plus redoutable de tous les ennemis de l’Église.
Leur destruction fut décidée par les loges : on la représenta comme des conspirateurs, si bien
que les rois d’Espagne, de Portugal, de France et de Naples les bannirent. Ils allèrent encore
plus loin en exigeant la suppression de l’ordre : le pape Clément XIV crut éviter de plus
grands malheurs en cédant en 1773. Ils furent rétablis au début du siècle suivant par Pie VII.
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Les deux causes principales de cette suppression sont leur ultramontanisme (soutien au pape)
et leur grande influence sur la société européenne par leurs collèges et par leurs fonctions de
confesseurs des princes.
Arrive ensuite la révolution française, fruit des conspirations maçonniques et des
philosophes :la lutte sera frontale avec l’Eglise et visera à la destruction de la chrétienté.
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