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Dosage des métaux lourds par SAA

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE LENSEIGNEMENT SUPERIEUR


ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE DES SCIENCES ET DE LA TECHNOLOGIE
HOUARI BOUMEDIENE (U.S.T.H.B)
FACULTE DE CHIMIE

Domaine : science de la matire


Spcialit : CHIMIE
Option : Analyse et Contrle

Mmoire de Master
BENDADA Khiereddine
- BOULAKRADECHE Mohamed Walid

Prsent Par : -

Optimisation des conditions de dosage par spectroscopie


dabsorption atomique (SAAF et SAAET) : Application la
dtermination de la pollution et de la bioaccumulation des
mtaux lourds
Soutenu publiquement le : 19/ 06 /2011, devant le jury compos de :
Mr. O. BENALI BAITICH

Professeur (USTHB)

Prsident

Mr. M. AMARA

Professeur (USTHB)

Encadreur

Mr. D.E. AKRETCHE

Professeur (USTHB)

Examinateur

Mme D. DJEBBAR

Maitre de confrences (USTHB)

Examinatrice

Mr. F. SALMI

Master (INCC)

Invit

Remerciements

Ce travail a t ralis au dpartement de toxicologie de linstitut Nationale


criminalistique

et

criminologie

conjointement

avec

le

laboratoire

dhydromtallurgie et de chimie inorganique molculaire de la facult de chimie


de lUSTHB.
Nous exprimons nos profonds remerciements notre promoteur, le professeur
AMARA Mourad pour l'aide comptente qu'il nous a apporte, pour sa patience,
sa confiance, son encouragement, et Son il critique qui nous a t trs
prcieux pour structurer le travail et pour amliorer la qualit des diffrentes
sections de notre mmoire, nous le remercions vivement.

Nos vifs remerciements vont au professeur O. BENALI BAITICH pour lhonneur


quil nous fait de prsider ce jury.

Nous remercions galement chaleureusement Monsieur D.E. AKRETCHE,


Madame D. DJEBBAR et Monsieur F. SALMI davoir accept dexaminer ce
travail.
Ensuite nous tenons remercier la Gendarmerie Nationale Algrienne et Mr.
BOURAMANA Sid Ali pour nous avoir donn la possibilit de manipuler au sein
de LINCC, ainsi qu notre Co-promoteur Mr. ZARITA Bouzid pour nous avoir
permis dapprofondir nos connaissances dans la spectroscopie dabsorption
atomique et pour nous avoir fait profiter de ses connaissances sur les analyses
en toxicologie (physico-chimie).
Nous remercions nos familles pour l'amour qu'elles nous portent et pour la
patience dont elles ont fait preuve surtout que nous travaillons souvent tard le
soir....

L'aboutissement de cette thse a aussi t encourag par de nombreuses


discussions avec des collgues et des membres de lINCC (institut National
criminalistique et criminologie) de disciplines varies. Nous ne citerons pas de
noms ici, pour ne pas en oublier certains.
D'autres personnes nous ont encourags finir ce travail par des gestes
d'amiti dont nous sommes reconnaissants. A titre d'exemple, je citerai
[Link] Ali, Mr.C. BISKER, Mr.S. Kharab et Mme GARI pour nous
avoir aids dans la recherche bibliographique ainsi que pour lobtention
daccessoire trs utile pour lavancement de la thse. Ou encore Mr. R.
BELHADJ pour nous avoir souvent assist afin de terminer nos analyses et
encourag dans les moments difficiles.

SOMMAIRE

INTRODUCTION GENERALE ...1


CHAPITRE I PRESENTATION DES ELEMENTS DE LETUDE
I. Gnralit sur la spectromtrie dabsorption atomique .........3
I.1. Principe ...3
I.2. Appareillage ..4
I.2.1. Source lumineuse 5
I.2.1.1. Les lampes cathode creuse ..5
[Link] lampes dcharge lectronique 6
I.2.1.3. Autres sources lumineuses .6
I.2.2. Introduction des chantillons en solution ...6
I.2.3. Chambre dabsorption.7
I.2.3.1. La flamme (atomiseur) ..7
I.2.3.2. Atomiseur lectrothermique (four graphite) ...8
I.2.4. Monochromateur ....9
I.2.5. Dtecteur et dispositif de mesure ...9
I.3. Les interfrences .10
I.3.1. Interfrences spectrales .10
I.3.2. Interfrences chimiques .10
I.3.3. Interfrences physiques .11
I.4. Correction de fond pour la SAA 11
I.4.1. Correction des interfrences spectrales ...11
I.4.1.1. Correcteur au deutrium ....11
I.4.1.2. Correcteur par effet Zeeman ...12
I.4.1.3. Correcteur de Smith-Hieftje ........................................................................13

I.4.2. Correction des interfrences physiques ...13


I.4.3. Correction des interfrences chimiques...13

II. Pollution des eaux maritimes .....14


II.1. Oued El-Harrach ...14
II.1.1. Topographie ...14
II.1.2. Pollution .15

Les mtaux lourds dans le milieu marin .18


III.1. La toxicit des mtaux lourds .18
III.1.1. Le Cadmium..19
III.1.2. Le Plomb .20
III.1.3. Le Cuivre ..20
III.1.4. Le Fer ...21
III.1.5. Le Manganse ...22
III.1.6. Le Zinc .22

IV. Bioaccumulation .23


IV.1. Dfinition .23
IV.2. Mcanismes de bioaccumulation des mtaux-traces chez les organismes
aquatiques 23
IV.3. Le bio indicateur de pollution 24

CHAPITRE II LES TECHNIQUES EXPERIMENTALES


I. Recherche des mtaux lourds dans Oued El-Harrach ......25
I.1. Echantillonnage ..26
I.1.1. Le choix et le mode de lavage du flacon ......27
I.1.2. Procdure du prlvement .27
I.1.2.1. Mthode1 ..27
I.1.2.2. Mthode2 ..28
I.2. Les paramtres mesurs sur le terrain...28
[Link]..28

I.2.2. Conductivit ...28


I.2.3. pH (Potentiel Hydrogne) .29
I.2.4. Turbidit 29
I.3. Prparation de lchantillon .30
I.3.1. Appareillage et ractifs .30
I.3.2. Prparation de verrerie et de plastique ...31
I.3.3. Mode de prtraitement et prparation des solutions dchantillons...................31
I.3.3.1. Mthode A0 ...31
I.3.3.2. Mthode A1 ...32
I.3.3.3. Mthode A2 ...32

II. Recherche des mtaux lourds dans le poulpe ...32


II.1. Choix de lespce ...32
II.2. Prsentation du modle biologique ...34
II.3. Choix de station de prlvement .35
II.4. Prparation de lchantillon ...35
II.4.1. Appareillage et ractifs 36
II.4.2. Prparation de verrerie et de plastique .36
II.4.3. Prise dessai 36
II.4.4. Minralisation de lchantillon .36

III.

Dosage des mtaux lourd par la Spectroscopie dabsorption

atomique 37
III.1. Principe ..37
III.2.

Appareillage et ractifs ............................................................................38

III.3. Prparation des Solutions .39


III.4. Etalonnage ..40

CHAPITRE III RESULTATS ET DISCUSSIONS


I. Etude qualitative ..43

II. Etude quantitative ..46

III. Etude de la bioaccumulation par le poulpe 53


CONCLUSION GENERALE .57
LISTE DES REFERENCES.

Annexe.

LISTE DES FIGURES

Figure 1 : Les instruments de base pour la spectromtrie dabsorption atomique.


Figure 2 : Spectrophotomtres de flamme : appareil simple et double faisceau.
Figure 3 : Cathode creuse : source pour la spectromtrie dabsorption atomique
Figure 4 : Programme lectrothermique pour un four graphite
Figure 5 : Principales configurations en spectromtrie Zeeman
Figure 6 : Alger, Bassins versants intrieurs et relief
Figure 7 : Pollution dOued El-Harrach
Figure 8 : Cartographie des sites industrielle contaminant Oued El-Harrach
Figure 9 : les deux sites cibls pour lchantillonnage
Figure 10 : poulpe commun (Octopus vulgaris)
Figure 11 : Anatomie du poulpe commun
Figure 12 : Photographie de la baie dAlger montrant les trois sites dchantillonnages
Figure 13 : Variation des teneurs des mtaux lourds en fonction de la date de prlvement.
Minralisation type A0 pour le point 1
Figure 14 : Variation des teneurs des mtaux lourds en fonction de la date de prlvement.
Minralisation type A1 pour le point 1
Figure 15 : Variation des teneurs des mtaux lourds en fonction de la date de prlvement.
Minralisation type A2 pour le point 1
Figure 16 : Variation des teneurs des mtaux lourds en fonction de la date de prlvement.
Minralisation type A0 pour le point 2
Figure 17 : Variation des teneurs des mtaux lourds en fonction de la date de prlvement.
Minralisation type A1 pour le point 2
Figure 18 : Variation des teneurs des mtaux lourds en fonction de la date de prlvement.
Minralisation type A2 pour le point 2
Figure 19 : Variation des teneurs en Cu / point 1 en fonction de la mthode de
minralisation

Figure 20 : Variation des teneurs en Mn / point 1 en fonction de la mthode de


minralisation
Figure 21 : Variation des teneurs en Zn / point 1 en fonction de la mthode de minralisation
Figure 22 : Variation des teneurs en Pb / point 1 en fonction de la mthode de minralisation
Figure 23 : Variation des teneurs en Cd / point 1 en fonction de la mthode de minralisation
Figure 24 : Variation des teneurs en Fe / point1 en fonction de la mthode de minralisation
Figure 25 : Variation des teneurs en Cu / point2 en fonction de la mthode de minralisation
Figure 26 : Variation des teneurs en Mn / point2 en fonction de la mthode de minralisation
Figure 27 : Variation des teneurs en Zn / point 2 en fonction de la mthode de minralisation
Figure 28 : Variation des teneurs en Pb / point 2 en fonction de la mthode de minralisation
Figure 29 : Variation des teneurs en Cd / point 2 en fonction de la mthode de minralisation
Figure 30 : Variation des teneurs en Fe / point 2 en fonction de la mthode de minralisation
Figure 31 : Teneur du Cd dans le poulpe en mg /kg
Figure 32 : Teneur du Pb dans le poulpe en mg /kg
Figure 33 : Teneur du Zn dans le poulpe en mg /kg
Figure 34 : Teneur du Fe dans le poulpe en mg /kg
Figure 35 : Teneur du Mn dans le poulpe en mg /kg
Figure 36 : Teneur du Cu dans le poulpe en mg /kg

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1 : Mthodes dintroduction de lchantillon en spectroscopie atomique


Tableau 2 : Les units industrielles recenses par la direction de lEnvironnement
Tableau 3 : Guide de la Conductivit dune eau destine la consommation humaine
Tableau 4 : Les diffrentes classes de turbidit en fonction de la qualit visuelle de leau
Tableau 5 : Conditions exprimentales pour le dosage des ions mtalliques par SAA
Tableau 6 : Les quantits prleves de la solution mre et les concentrations des standards
Tableau 7 : Informations gnrales des conditions dchantillonnage par la mthode 1
Tableau 8 : Informations gnrales des conditions dchantillonnage par la mthode 2
Tableau 9 : Les valeurs de pH et conductivit relevs dans le cas de lchantillonnage avec la
mthode 1
Tableau 10 : Les valeurs de pH, conductivit et turbidit relevs dans le cas de
lchantillonnage avec la mthode 1
Tableau 11 : Teneurs des mtaux lourds dans leau (mthode de prlvement 1)
Tableau 12 : Teneurs des mtaux lourds prsents dans deux prlvements (mthode 2), pour
trois type de minralisation (A0, A1 et A2)
Tableau 13 : Teneurs des mtaux lourds prsents dans les trois bio-indicateurs tudies

Introduction Gnrale

INTRODUCTION GENERALE

La spectroscopie dabsorption atomique depuis son avnement comme technique danalyse


incontournable pour les dosages des espces mtalliques, na cess dvoluer dans le sens de
laccroissement de sa sensibilit, sa fiabilit et sa reproductibilit.
Cette technique qui emploie les transitions lectroniques travers lexcitation des lectrons en
les transformant en signaux lectroniques via un dispositif assez complexe mais performant
et simple dutilisation, a toujours t associe au dosage des lments traces mtalliques
(ETM) dans leur diffrentes matrices. Cependant, avec le dveloppement parallle de
nouvelles techniques concurrentielles comme lmission atomique par plasma ou la
chromatographie ionique, ou encore lutilisation des lectrodes spcifiques, labsorption
atomique sest vu suivre cette volution par lintroduction de nouveaux systmes de
nbulisation, dexcitation et de correction dinterfrences tels que leffet Zeeman ou
latomisation dans un four graphite.
La maitrise de la thorie et du principe de fonctionnement dun quipement de spectromtrie
dabsorption atomique est indispensable pour un chimiste analyste qui souvent est appel
raliser des dosages de minraux dans des systmes les contenant comme lments gnants ou
toxiques. Nanmoins, ces connaissances restent insuffisantes si elles ne sont pas compltes
par une relle matrise des comportements de ces impurets mtalliques dans des solutions
pouvant contenir toutes sortes dlments complexant ou interfrents.
En effet, quoique le dosage proprement dit, nest pas trs compliqu mettre en uvre, cest
la prparation des chantillons : extraction et sparation qui constitue souvent le rel obstacle
pour son excution.
Notre tude sintresse principalement lutilisation de cette technique danalyse, la
spectroscopie dabsorption atomique, pour le dosage de six ions mtalliques prsents comme
impurets au niveau de Oued El-Harrach et par consquent

pouvant se rpandre dans

lenvironnement avoisinant notamment le bassin mditerranen dans lequel est dvers.


Cette mthode danalyse va constituer un outil pour le suivi de la pollution travers des bioindicateurs choisis pour leur grand pouvoir daccumulation des mtaux. Dans notre cas, la
pieuvre a t slectionne pour dune part son accessibilit relativement aise et dautre part,

Introduction Gnrale
et cest le plus important, pour sa sdentarit au niveau de la cte tout au long de la baie
dAlger. Ce qui lui confre le statut de filtre absorbant ou de barrire la pollution mtallique.
Des prlvements des chantillons sont oprs dans diffrents points de lOued tout en
gardant lesprit lexistence dusines aux alentours pouvant rejeter ce type de dchets
polluants. Puis, des poulpes sont tudis en fonction de leur loignement gomtrique du
point de chute de lOued.
Par la suite, trois techniques de minralisation sont examines et compares en fonction du
mode dchantillonnage et de la nature des espces qui sont prsentes.

Ce mmoire sarticule principalement sur trois chapitres :


Le premier chapitre est consacr la prsentation des lments de ltude : ions mtalliques,
lespce marine et labsorption atomique.
Le deuxime chapitre prsente les techniques exprimentales de prlvement, de
conservation, de traitement des chantillons et de la mise en uvre du dosage.
Le dernier chapitre contient lessentiel des rsultats obtenus et leur interprtation.

Chapitre I

Prsentation des lments de ltude

CHAPITRE I
PRESENTATION DES ELEMENTS DE LETUDE

II.

Gnralit sur la spectromtrie dabsorption atomique

I.1. Principe
L'absorption atomique est un processus qui se produit lorsquun atome appartenant
l'tat fondamental passe ltat excit par labsorption dune nergie, sous la forme dun
rayonnement lectromagntique, qui correspond une longueur d'onde spcifique. Le spectre
d'absorption atomique d'un lment est constitu d'une srie de raies de rsonance, tous
originaires de ltat lectronique fondamentale et finissent dans diffrents tats excits. En
gnral, la raie de la transition entre l'tat fondamental et le premier tat excit dfinie la plus
forte

capacit

dabsorption,

et

c'est

la

raie

habituellement

utilis.

Les transitions entre ltat fondamental et ltat excit se produire uniquement lorsque le
rayonnement incident, provenant dune source lumineuse, est exactement gale la frquence
d'une transition spcifique. Une partie de l'nergie de la radiation incidente I0 est absorb. Le
rayonnement mis est donn par I
I = I0e- (l)
O est le coefficient d'absorption de l'lment analyser et l est la longueur du trajet
horizontal du rayonnement travers la chambre dabsorption.
Labsorption atomique est dtermine par la variation de la puissance rayonnante du faisceau
incident en prsence et en absence d'atomes analytes dans latomiseur. La largeur de la raie
mise par la source lumineuse doit tre plus petite que la largeur de la raie absorbe de
l'analyte. La quantit d'nergie absorbe, partir dun faisceau de rayonnement pour la
longueur d'onde d'une raie de rsonance, augmentera avec laugmentation du nombre
d'atomes de l'lment slectionn dans la chambre dabsorption. La relation entre la quantit
de lumire absorbe et la concentration de l'analyte prsent dans les standards peut tre
dtermine. On peut dterminer les concentrations des chantillons en comparant les quantits
de rayonnement absorb par ces derniers avec

la quantit de radiation absorb par les

standards. La Lecture de linstrument peut tre calibre de faon afficher les concentrations
de l'chantillon directement. [ 1]

Chapitre I

Prsentation des lments de ltude

I.2. Appareillage
Les instruments de base pour la spectromtrie dabsorption atomique comportent quatre
parties principales:
Le faisceau lumineux issu de la source (1) traverse la chambre dabsorption (flamme ou four)
(2) dans laquelle llment se trouve port ltat atomique, avant dtre focalis sur la fente
dentre dun monochromateur (3) qui slectionne un intervalle trs troit de longueurs
donde. Le trajet optique se termine sur la fentre dentre du dtecteur (4) (Figure1). [ 1]

Figure 1 : Les instruments de base pour la spectromtrie dabsorption atomique.

Il existe galement deux types de spectromtre : le Mono faisceau et le double faisceau, le


deuxime est plus performant que le premier comme le montre le schma suivant (figure 2).
La lecture dans le cas du double faisceau reprsente le rapport de lchantillon et de faisceau
de rfrence, ceci permet de gagner une meilleure stabilit du signal. [2,3]

Chapitre I

Prsentation des lments de ltude

Figure 2 : Spectrophotomtres de flamme : (a) appareil simple faisceau (b) appareil


double faisceau. [4]

I.2.1. Source lumineuse


Elle consiste mettre une radiation de rsonance par llment mme quon veut
doser.
Les sources dmission doivent tre stables dans le temps, prsenter une luminance leve
pour le spectre de llment avec un fond continu faible et enfin avoir une dure de vie assez
longue. Elles sont gnralement constitue de lampe cathode creuse ou lampe dcharge
lectronique. [5]
I.2.1.1. Les lampes cathode creuse
Elle existe pratiquement pour tous les lments mtalliques, notamment les mtaux
lourds. Dans une lampe cathode creuse commerciale (figure 3), la cathode possde une
forme cylindrique creuse, ferme sur un ct. La lampe est scelle et contient un gaz rare
(Argon ou Non) une pression de quelques mbar. Pour une intensit lectrique de 10 mA (
environ 500 V) on a :

Une mission dlectrons hautement nergtiques la cathode qui provoque une ionisation du
gaz de remplissage (Argon ou Non), les cations form bombarderont ensuite la cathode ce
qui provoquera jection dun atome de mtal excit, le retour ltat fondamental de ce
dernier saccompagnera dune mission dnergie sous forme dune radiation spcifique. [2]

Chapitre I

Prsentation des lments de ltude

Figure 3 : Cathode creuse : source pour la spectromtrie dabsorption atomique [6]

I.2.1.2. Les lampes dcharge lectronique


Les lampes dcharge ont t surtout utilises pour lanalyse des lments alcalins et
volatils. Elles sont remplaces, lheure actuelle, par les lampes cathode creuse ou les
lampes sans lectrode. [ 7]
I.2.1.3. Autres sources lumineuses
) Lampe dcharge sans lectrode ) Super lampe et ultra lampe ) Lampe vapeur de
mercure.

I.2.2. Introduction des chantillons en solution


Nbuliseur pneumatique : En gnral, les chantillons destins une analyse par
spectromtrie atomique sont pour la plupart dissouts en milieu aqueux et introduit dans
latomiseur par un nbuliseur, celui-ci aspire lchantillon liquide travers un capillaire par
un flux de gaz haute pression qui scoule autour de lextrmit du tube (effet Bernoulli). Ce
mcanisme de transport du liquide est appel aspiration. La vitesse trs leve du gaz
provoque la rupture du liquide en fines gouttelettes de dimension varies, qui sont alors
entraines dans latomiseur. [4]
Le tableau 1 montre les diffrents autres types dintroduction de lchantillon en fonction de
sa nature.

Chapitre I

Prsentation des lments de ltude

Tableau 1 : mthodes dintroduction de lchantillon en spectroscopie atomique. [4]

Mthode

type dchantillon

Nbulisation pneumatique

Solution ou boue

Nbulisation par ultrasons

Solution

Vaporisation lectrothermique

Solide, liquide, solution

Production dhydrure

Solution de certains lments volatils

Insertion directe

Solide, poudre

Ablation laser

Solide mtal

Ablation par arc ou par tincelle

Solide conducteur

Erosion par dcharge luminescente

Solide conducteur

I.2.3. Chambre dabsorption


Les chambres d'absorption les plus utilises en spectromtrie sont la flamme et le four
graphite qui sont capables, partir d'lments prsents en solution, de fournir des atomes
libres en proportion suffisante pour utiliser la technique d'absorption.
Il existe galement la mthode FIAS (Flow Injection Atomic Spectrometry) et FIAS
Hydrures/Mercure dans certains cas particuliers.

I.2.3.1. La flamme (atomiseur)


En SAA par flamme, les solutions d'chantillon sont gnralement nbulisats grce un
capillaire et un venturi dans une chambre de pulvrisation et l'arosol produit est conduit,
accompagn de la combustion rsultant du mlange gaz et oxydant, dans un brleur
appropri.
Il faut noter que seulement 10% de la solution se retrouvent dans la flamme et qu'aprs des
phnomnes complexes de vaporisation, dissociation, recombinaison, on obtient une
proportion plus ou moins forte d'atomes libres susceptibles d'absorber le rayonnement.
C'est pour cela que l'on est oblig de prparer des talons ayant une composition (une matrice)
aussi voisine que possible que celle des chantillons afin de matriser au mieux les
phnomnes physico-chimiques (nbulisation, vaporisation, ractions chimiques) qui
interviennent dans l'obtention des atomes libres l'tat fondamental. [2,3]

Chapitre I

Prsentation des lments de ltude

I.2.3.2. Atomiseur lectrothermique (four graphite)


Aprs insertion de l'chantillon sur une plate-forme monte dans latomiseur
lectrothermique, une squence de chauffage est initie, le tube est chauff par effet Joule. Le
procd datomisation se droule en trois tapes (figure 4).

Schage o l'chantillon est chauff pendant 20 30 s 110 C afin dvaporer les


solvants ou des composant trs volatile de la matrice.

La dcomposition seffectue une temprature intermdiaire (souvent 500 C) pour la


volatilisation des composants rfractaire de la matrice ainsi que la pyrolyse des
composs organiques (les graisses et les huiles). La temprature de calcination ne doit
pas tre trop leve ou maintenue trop longtemps, sinon il y a risque de perdre
lanalyte.

Dans l'atomisation, la puissance maximale est applique pour monter la temprature


du four aussi rapidement que possible la temprature d'atomisation slectionne. Le
rsidu analyte se volatilise et se dissocie en atomes libres qui absorbent la lumire de
la source SAA. Le signal d'absorption transitoire doit tre mesur rapidement.

Latomiseur lectrothermique offre plusieurs caractristiques intressantes par rapport


la flamme :
Une faible quantit danalyte de lordre de (10-6 10-8 g) est ncessaire.
Les phases solides peuvent tre analyses directement, trs souvent, sans
prtraitement.
Le niveau de bruit de fond est trs bas.
Augmentation de la sensibilit car la production datomes analytes libres est plus
importante que dans la flamme. [ 1]

Chapitre I

Prsentation des lments de ltude

Figure 4: Programme lectrothermique pour un four graphite. [ 1]


I.2.4. Monochromateur
Le faisceau incident (source mise) est un spectre de raies qui contient : les raies de
llment doser et les raies du gaz de remplissage, les raies dventuelles impurets ainsi
que les raies de latomiseur (flamme) par consquent, cest une lumire polychromatique. Le
rle du monochromateur consiste liminer toute la lumire, quelle que soit son origine,
ayant une longueur donde diffrente de celle laquelle on travaille pour avoir un faisceau
monochromatique. [3]
I.2.5. Dtecteur et dispositif de mesure
Dans les mthodes physiques d'analyse, l'appareil utilis fournit un rsultat qui sera le
plus souvent un signal lectrique reprsentatif de la grandeur mesurer : le dtecteur est donc
un "transformateur" qui fournit un courant ou une tension partir d'une caractristique
physico-chimique.
En spectrophotomtrie dabsorption, la grandeur physique observe est le flux lumineux reu
par un dtecteur de photons. Il existe trois types de dtecteurs:
Les dtecteurs thermiques
Les dtecteurs pyrolectriques
Le photomultiplicateur. [3]
La plupart des spectromtres modernes utilisent comme dtecteur un photomultiplicateur reli
un tage d'amplification, que nous allons dcrire ci-dessous :

Chapitre I

Prsentation des lments de ltude

Le flux lumineux reu par le photomultiplicateur nest pas directement proportionnelle la


concentration de llment doser. En effet labsorbance nest proportionnelle la
concentration que dans un domaine analytique limit et quau-del dune certaine concentration
la droite sincurve. Les appareils modernes comportent gnralement un microprocesseur
permettant une correction mathmatique. Cependant au-del dune certaine concentration
dpendant de llment et de la matrice, toute mesure devient illusoire en raison de son
imprcision. La flamme ntant pas un milieu trs stable, il est prfrable de moyenner
plusieurs mesures, prises sur une dure assez longue, plutt que de prendre une mesure
instantane. Gnralement la mthode de mesure utilise sur les instruments automatiques est
lintgration durant quelques dizaines de milliseconde, des informations prisent toutes les 0.5
1 seconde. [8]

I.3. Les interfrences


La mesure d'absorption spcifique un lment peut tre perturbe par des absorptions
non spcifiques et diffrentes interactions qui peuvent tre corriges ou compenses par
diffrentes mthodes.

I.3.1. Interfrences spectrales (absorptions non spcifiques)


Phnomnes ayant leur sige dans la source datomisation et affectant la mesure
spectrale dabsorbance de lanalyte :
Par superposition (chevauchement) de raies
Par la prsence de bandes dabsorption molculaire
Par la diffusion de la lumire incidente sur des particules solides ou liquides prsentes
dans latomiseur.
Elles se traduisent souvent par une translation de la droite dtalonnage tablie en milieu
complexe, par rapport celle obtenue en milieu simple (interfrences additives). [4]

I.3.2. Interfrences chimiques (effets de matrice)


Les interfrences chimiques rsultent des modifications, dans la source datomisation,
des processus de dissociation, doxydorduction ou dionisation. Elles altrent la densit de
vapeur atomique ou sa vitesse de formation. [9]

10

Chapitre I

Prsentation des lments de ltude

I.3.3. Interfrences physiques (interfrences de transport)


Les interfrences physiques sont gnralement lies aux proprits physiques des
solutions tudies (changement de viscosit entre les talons et les chantillons). [9]

Les interfrences
chimiques et physiques
entranent un changement
de pente de la droite
dajout par rapport la
droite dtalonnage tablie
en milieu simple
(interfrences
multiplicatives).

I.4. Correction de fond pour la SAA


La correction de fond est souvent ncessaire pour les lments ayant des raies de
rsonance appartenant la rgion ultraviolet lointain et est essentielle pour atteindre une
grande prcision dans la dtermination des faibles concentrations d'lments dans des
matrices complexes.

I.4.1. Correction des interfrences spectrales

I.4.1.1. Correcteur au deutrium


Les modles utilisant ce mode de correction comportent une seconde source, continue,
constitue par une lampe deutrium. Les mesures reposent sur lemploi dun miroir
tournant. On commence dabord par rgler le monochromateur sur la raie choisie pour le
dosage de llment valuer. Quand la lampe deutrium est slectionne, sachant que
lchantillon est nbulis dans la flamme, on value pratiquement le seul fond dabsorption
car la bande passante est dune centaine de fois plus large que la raie dabsorption choisie.
Quand la lampe cathode creuse est slectionne, on mesure cette fois labsorbance totale

11

Chapitre I

Prsentation des lments de ltude

(fond dabsorption et absorption de lanalyte. Les absorbances tant additives, la diffrence


entre les deux mesures permet de connatre labsorption due au seul lment. [10]

I.4.1.2. Correcteur par effet Zeeman


Pour corriger labsorbance non spcifiques, en particulier en absorption atomique
lectrothermique, lutilisation de leffet Zeeman est une solution valable pour ce problme.
Cest le phnomne de dcomposition des raies spectrales que lon observe lorsquun
rayonnement est mis ou absorb par des atomes ou des molcules placs dans un champ
magntique. Les raies dmission (ou dabsorption) du spectre sont divises

en

multiplets rpartition symtrique par rapport la frquence de la raie pour laquelle le


champ magntique est nul.
Un champ magntique modul ( la frquence de lamplificateur de mesure) est appliqu
la source datomisation perpendiculairement au flux mis par la source dmission
(effet Zeeman inverse + effet Zeeman transversal). Le flux issu de la source datomisation
est polaris laide dun polariseur fixe. Le rcepteur reoit, en labsence du champ, la
radiation totale qui permet la mesure de labsorbance totale, et lorsque le champ est
tabli, les radiations permettent de mesurer I absorbance non spcifique.
Labsorbance spcifique est ici A A. [10, 11]

Figure 5 : Principales configurations en spectromtrie Zeeman. [11]


a) Source dmission

c) Champ magntique

e) Monochromateur

b) Source datomisation

d) Polariseur

f) Rcepteur de mesure

12

Chapitre I

Prsentation des lments de ltude

I.4.1.3. Correcteur de Smith-Hieftje pour les composs volatiles. [1]

I.4.2. Correction des interfrences physiques


Par vrification de la viscosit de la solution analyser on sassure de la similitude de
composition (solvant, concentration en acide, teneur en sels...) entre les solutions
dtalonnage et dchantillons.
Ne pas confondre la nbulisation des chantillons en solution organique aux talons aqueux.

I.4.3. Correction des interfrences chimiques


Dans ce cas dune combinaison de latome, les remdes gnraux consistent
employer, soit des flammes plus rductrices ou plus chaudes, soit un correcteur dinteraction
(le calcium est libr par addition de lanthane). Pour viter la formation des carbures dans le
systme sans flamme, on peut utiliser des fours avec revtement pyrolytique ou les traiter
lhydroxyde de tantale (ces traitements sont en particulier recommands pour le dosage de
ltain).
On peut aussi faire lconomie des ces artifices qui permettent de supprimer les interactions
de type chimique en soumettant lchantillon analyser un traitement prliminaire :
sparation sur rsines, extraction par solvant,etc.
Il existe un grand nombre de recettes pour modifier la matrice dun chantillon, pour chaque
cas sa solution. [9]

13

Chapitre I

Prsentation des lments dtude

III. Pollution des eaux maritimes

De nombreux produits chimiques sont rejets dans lenvironnement aquatique. Les


courants marins les rpandent d'un bout l'autre de la plante. La pollution des eaux est un
facteur de destruction bien plus important pour l'cosystme marin, que la pche industrielle
outrance,

elle-mme

plus

dvastatrice

que

la

petite

pche

artisanale.

Si les mares noires ont un impact direct sur l'opinion publique elles n'en demeurent pas
moins

trs

limites

gographiquement

avec

des

effets

court

terme.

Les pollutions les plus nfastes pour l'quilibre fragile de la vie marine ne sont pas les plus
visibles. Bien au contraire, ce sont celles qui se voient le moins. Les mtaux lourds (le
Mercure, le Plomb, le Cadmium et d'autres produits chimiques toxiques) et rejets divers,
provenant des usines du bassin mditerranen rejetant des produits trs dangereux sous forme
organique mais aussi sous forme de plastique, de peinture, de pte papier, de pille et certains
fongicides, sont souvent illicites, constituent la plus grande menace pour la survie des
mammifres marins et la prservation de lenvironnement. Ces contaminants y demeurent
pendant des annes et s'accumulent dans le corps des espces marines et des tres humains. Ils
peuvent causer le cancer, des dommages au foie, des problmes de reproduction et des
malformations congnitales ainsi que dautres flaux dangereux.
Parmi les eaux maritimes exposes ce type de problme on cite en Algrie la baie dAlger,
menace par la pollution dOued El-Harrach.

II.1. Oued El-Harrach


II.1.1. Topographie
Oued El-Harrach est situ dans le bassin ctier de lAlgrois qui couvre une superficie
de 1236.28 km2 et qui stend sur 51 km du sud au nord et 31 km dest en ouest, traverse la
plaine de la Mitidja depuis Bougara et irrigue les zones agricoles tout autour, grce
notamment ses affluents, les Oued Djemaa, Oued Bba Ali et Oued El Terreau. Mais son
principal affluent est Oued Smar qui traverse le long de la zone industrielle de la banlieue
d'Alger (figures 6 et 7) [12].

14

Chapitre I

Prsentation des lments dtude

II.1.2. Pollution
Autrefois Oued El-Harrach, rivire claire et agrable, faisait la joie des citadins du
XVIIIme arrondissement dAlger. Aujourdhui devenu un gout ciel ouvert, cet Oued
empoisonne la vie des riverains et est devenu un vritable problme pour lensemble de la
commune dEl-Harrach. Ltat actuel de lOued est calamiteux, et son influence sur la cte
algroise consquente.
La pollution de Oued El-Harrach est le rsultat dune absence de traitement des dchets
provenant de trois sources principales, agricole avec lutilisation de produits pesticides
chimiques, urbaine cause par les rejets deaux uses domestiques, et industrielle en raison du
dversement des units industrielles avoisinantes de dchets toxiques (figure 8, tableau 2).
LOued en question renferme des dchets nocifs comme le Plomb, le Chlore, le Zinc, le
Chrome, lArsenic et bien sr le Mercure.

Figure 6 : Alger, Bassins versants intrieurs et relief. [13]

15

Chapitre I

Prsentation des lments dtude

Figure 7 : Pollution dOued El-Harrach.

16

Chapitre I

Prsentation des lments dtude

Figure 8 : Cartographie des sites industriels contaminant Oued El-Harrach. [13]

Tableau 2 : Les units industrielles recenses par la direction de lEnvironnement. [14]

Dnomination

Activit

V eau
rejete
(m3/j)

location

Lieu de rejet

ENPC 1

Plastique

Mohamadia

Oued El-Harrach

ENPC 2

Plastique

Mohamadia

Oued El-Harrach

EMB 1

Trans Fer blanc

Gue Constantine

320

Oued El-Harrach

BAG

Bout gaz

Gue Constantine

100

Oued El-Harrach

Ets KAHRI

Tannerie

Gue Constantine

0.027

Oued El-Harrach

AGNOR

Mtaux prcieux Baraki

3000

Oued El-Harrach

Raff dAlger

Ptrole

Baraki

Oued El-Harrach

SOACHLORE

Prod Chlore

Baba Ali

Oued El-Harrach

17

Chapitre I

Prsentation des lments dtude

IV. Les mtaux lourds dans le milieu marin


Un mtal est un lment chimique dont la masse volumique dpasse 5 g/cm3, bon
conducteur de chaleur et dlectricit, ayant des caractristiques de duret et de mallabilit,
se combinant aisment avec dautres lments pour former des alliages utiliss par
lhomme depuis lAntiquit.
Dans le milieu aquatique, un mtal sera dfini comme un lment chimique qui peut former
des liaisons mtalliques et perdre des lectrons pour former des cations. [15]
Ceux-ci sont prsents le plus souvent dans l'environnement sous forme de traces : Mercure,
Plomb,

Cadmium,

Cuivre,

Arsenic,

Nickel,

Zinc,

Cobalt,

Manganse.

Les

plus toxiques d'entre eux sont le Plomb, le Cadmium et le Mercure.


Lorigine des mtaux prsents dans le milieu marin est double. Naturellement prsents dans la
biosphre, ils proviennent, dune part, de lrosion mcanique et chimique des roches et du
lessivage des sols [15]. Dautre part, la contribution dorigine anthropique issue des rejets
industriels et domestiques, lactivit minire et les eaux dcoulement contamines par les
engrais et les pesticides utiliss en agriculture sont autant de sources ayant contribu
laugmentation des concentrations de mtaux lourds dans le milieu marin et surtout en zone
ctire .[16]
Les mtaux lourds prsents dans leau et dans les sdiments sont absorbs par les plantes et
les animaux marins, le dpassement dune quantit donne dans ces espces provoque leur
accumulation dans les organismes et tout au long de la chane alimentaire. Ils peuvent
atteindre des concentrations menaant la survie de certaines populations naturelles et
prsenter des dangers pour le consommateur de produits marins du fait de leur possibilit de
concentration dans les espces marines, de leur limination difficile et de leur large rpartition
dans le milieu aquatique.
Dj dans les annes 50, leurs effets hautement nocifs ont t mis en vidence suite
l'intoxication mortelle survenue Minamata au Japon. Les habitants avaient mang du
poisson contamin par des rejets Mercuriels d'une usine situe proximit. Cette maladie s'est
ensuite propage toute la jeune gnration par le lait maternel. [17]

III.1. La toxicit des mtaux lourds


Les mtaux sont gnralement spars en deux catgories selon leur caractre
essentiel ou non pour les tres vivants.

En effet, ils peuvent savrer indispensables au


18

Chapitre I

Prsentation des lments dtude

droulement des processus biologiques (oligo-lments), cest le cas du Fer (Fe), du Cuivre
(Cu), du Zinc (Zn), du Nickel (Ni), du Cobalt (Co), du Vanadium (V), du Slnium (Se), du
Molybdne (Mo), du Manganse (Mn), du Chrome (Cr), de lArsenic (As) et du Titane (Ti).
Dans ce cas, leurs concentrations dans les organismes doivent rpondre aux besoins
mtaboliques de ces derniers. Dans le cas contraire, une carence ou un excs de ces lments
essentiels peut induire des effets dltres.
Dautres ne sont pas ncessaires la vie, et peuvent tre mme prjudiciables comme le
Mercure (Hg), le Plomb (Pb), le Cadmium (Cd) et lAntimoine (Sb). [18]
Dans la prsente tude six mtaux ont t tudies en particulier : le Cadmium, le Plomb, le
Cuivre, le Fer, le Zinc et le Manganse.
Pourquoi le choix ces six mtaux ?
Les deux premiers (Pb et Cd) ont la proprit de transport et changent de forme chimique, ils
ont une conductivit lectrique leve qui expliquent leur utilisation dans de nombreuses
industries. Enfin, ils prsentent une certaine toxicit pour lhomme. Les lments Cu, Fe, Zn
et Mn seront aussi voqus. En effet, contrairement aux deux prcdents, ces quatre mtaux
sont considrs comme oligo-lments et sont indispensables au droulement des processus
biologiques dans le mtabolisme et ne deviennent toxiques quau-del dun certain seuil.
III.1.1. Le Cadmium
Le Cadmium a une grande rsistance la corrosion ; son point de fusion est bas ; il a
une bonne conductivit de llectricit ; ses produits drivs ont une bonne rsistance aux
fortes tempratures ; il prsente des caractristiques chimiques proches de celles du Calcium,
en particulier le rayon ionique, facilitant ainsi sa pntration dans les organismes.
Les activits industrielles telles que le raffinage des mtaux non ferreux, la combustion du
charbon et des produits ptroliers, les incinrateurs dordures mnagres et la mtallurgie de
lacier constituent les principales sources de rejet du Cadmium dans latmosphre.
Dans leau, le Cadmium provient de lrosion naturelle, du lessivage des sols (engrais
phosphats) ainsi que des dcharges industrielles et du traitement des effluents industriels et
des mines.
Le Cadmium fait galement partie des mtaux lourds les plus dangereux. Mme de faibles
concentrations, il tend saccumuler dans le cortex rnal sur de trs longues priodes (50 ans)
o il entrane une perte anormale de protines par les urines (protinurie) et provoque des
dysfonctionnements urinaires chez les personnes ges. [18]

19

Chapitre I

Prsentation des lments dtude

III.1.2. Le Plomb
Le Plomb est prsent dans la crote terrestre et dans tous les compartiments de la
biosphre.
Dans l'air, les missions de Plomb provenant de poussires volcaniques vhicules par le vent
sont reconnues d'une importance mineure. Les rejets atmosphriques sont principalement
anthropiques, ils proviennent d'abord des industries de premire et deuxime fusion du plomb,
et au niveau urbain ou routier, des rejets des vhicules moteur. [19]
Les rejets aquatiques les plus importants proviennent de la sidrurgie.
Les teneurs dans les eaux ctires sont peine plus leves quen zone ocanique cause de
lampleur de lenlvement dans les zones o les concentrations en matires en suspension
sont fortes. Des eaux ctires, dont les teneurs sont infrieures 50 ng.L-1 peuvent tre
considres comme non contamines [18]
Ces composs liquides sont extrmement volatils et pntrent facilement dans lorganisme par
la voie respiratoire mais aussi par la peau. Comme ils sont trs liposolubles, ils passent
immdiatement dans le sang et, par leur capacit de bioaccumulation, ils vont, dans un
premier temps, se stocker dans le foie. Pour sen dbarrasser, le foie va leur retirer, grce
des enzymes doxydation, un de leurs quatre groupements alkyles. Ainsi, le plomb ttrathyle
va conduire au plomb trimthyle qui, grce au sang, va se rpartir dans tout lorganisme et se
stocker prfrentiellement dans le cerveau o il va entraner des processus inflammatoires trs
graves qui vont aboutir une encphalite parfois mortelle.
Parmi les aliments qui peuvent tre riches en Plomb, citons les champignons de Paris (500
g/kg) et les abats comme le foie et surtout les rognons (jusqu 0,2 g/kg). [20]

III.1.3. Le Cuivre
Le Cuivre est l'un des mtaux les plus employs cause de ses proprits physiques et
particulirement de sa conductibilit lectrique et thermique.
Il est trs largement employ dans la fabrication de matriels lectriques (fils, enroulements
de moteurs, dynamos, transformateurs), dans la plomberie, dans les quipements industriels,
dans l'automobile et en chaudronnerie.
Il est prsent dans lenvironnement, sa concentration dans l'corce terrestre est estime
environ 70 ppm (30 100 ppm).

20

Chapitre I

Prsentation des lments dtude

Le transport par le vent des poussires de sol, les ruptions volcaniques, les dcompositions
vgtales, les feux de forts et les arosols marins constituent les principales sources
naturelles d'exposition. Dans les eaux, le Cuivre provient pour la majeure partie de l'rosion
des sols par les cours d'eau : 68 % ; de la contamination par le Sulfate de Cuivre : 13 % ; et
des rejets d'eaux uses qui contiennent encore du Cuivre, mme aprs traitement.
Le Cuivre est un lment essentiel chez l'homme et l'animal (oligo-lment), impliqu dans
de nombreuses voies mtaboliques, notamment pour la formation d'hmoglobine et la
maturation des polynuclaires neutrophiles. De plus, il est un co-facteur spcifique de
nombreuses enzymes et mtalloprotines de structure. Cependant le Cuivre en excs produit
des radicaux libres responsables de lsions cellulaires au niveau de l'ADN et d'organites tels
que les mitochondries ou les lysosomes. [21]
III.1.4. Le Fer
Le Fer (Fe) est un mtal essentiel, entre dans la composition de nombreux alliages dont
les aciers inoxydables. Il est utilis dans les machines et ustensiles divers utiliss
quotidiennement ainsi que dans les infrastructures du monde moderne. Le Fer est class au
quatrime rang des lments de la crote terrestre par ordre d'abondance, sa prsence dans
l'eau peut avoir diverses origines : lessivage des terrains avec dissolution des roches et des
minerais contenus dans le sous-sol ; rejets industriels (pollutions minires, mtallurgiques,
sidrurgiques) ; corrosion des canalisations mtalliques (en fonte ou en acier) ou existence de
dpts antrieurs.
La

rgulation

du

Fer

dans

le

sang

est

contrle par deux protines d'absorption

et d'exportation. La carence ou l'excs en Fer peut tre potentiellement toxique pour


les cellules, cest pourquoi son transport est rigoureusement contrl. Un faible niveau de Fer
chez lhomme cause lanmie, lun des problmes de sant publique les plus rpandus qui
peut tre imputable des causes dordre nutritionnel, notamment la carence en Fer, des
troubles inflammatoires ou infectieux et des pertes de sang.
Le mcanisme toxique principal du Fer rside dans sa capacit induire la formation de
radicaux libres, avec, pour consquence, une peroxydation lipidique. Classiquement,
lintoxication au Fer est dcrite comme voluant en cinq phases : troubles digestifs,
amlioration clinique transitoire, toxicit systmique avec choc, acidose mtabolique, coma,
toxicit hpatique avec coagulopathie, squelles digestives type de stnose. Le traitement
comporte, hormis le traitement symptomatique, la dcontamination digestive avec irrigation

21

Chapitre I

Prsentation des lments dtude

intestinale et traitement chlateur par dfroxamine. Le charbon activ est inefficace.


Lexposition chronique au Fer est principalement dorigine professionnelle et se traduit par
une pneumoconiose de surcharge conscutive linhalation de poussires et doxydes de Fer.
La sidrose oculaire est une pathologie chronique grave pouvant aboutir la perte de la vision
de loeil touch. Elle survient lorsquun corps tranger contenant du Fer se retrouve dans
loeil ou son contact. [20,22]

III.1.5. Le Manganse
L'essentiel du minerai est utilis pour la fabrication des ferro-alliages : ferromanganse
carbur ou affin et silico-manganse. Les oxydes sont les principaux minerais. La quasitotalit des grandes concentrations conomiques de Manganse correspond des gisements
stratiformes syngntiques, sdimentaires ou hydrothermaux-sdimentaires (surtout en milieu
dtritique, mais aussi en milieu carbonat) ou volcano-sdimentaires, rsultant dune
prcipitation chimique en milieu aqueux, sous conditions physico-chimiques favorables.
Le Manganse est un minral qui intervient dans l'activit de nombreux enzymes impliques
dans la protection des cellules contre les radicaux libres.
Une carence en Manganse se traduit par des affections allergiques ORL, des palpitations, de
la tachycardie, des atteintes articulaires, de l'irritabilit et de l'agitation. Lintoxication aigu
au Manganse cause divers syndromes pulmonaires : fivre des mtaux, pneumonie au
Manganse ou intoxication aigu par ingestion. Selon les rsultats d'une tude sur cet oligolment mene par des chercheurs canadiens une concentration leve de manganse dans
l'eau potable conduit la rduction du quotient intellectuel (QI) des enfants. [20,23]

III.1.6. Le Zinc
Le Zinc entre naturellement dans latmosphre partir du transport par le vent de
particules du sol, des ruptions volcaniques, des feux de forts et dmission darosols
marins.
Les apports anthropiques de Zinc dans lenvironnement rsultent des sources minires
industrielles (traitement minerai, raffinages, galvanisation du Fer, gouttires de toitures, piles
lectriques, pigments, matires plastiques, caoutchouc), des pandages agricoles (alimentation
animaux, lisiers) et des activits urbaines (trafic routier, incinration ordures). Dans les zones
portuaires, le Zinc est introduit partir de la dissolution des anodes destines la protection
des coques de bateaux contre la corrosion, et est contenu dans certaines peintures
antisalissure. [18]
22

Chapitre I

Prsentation des lments dtude

Le Zinc est un oligo-lment ncessaire au mtabolisme des tres vivants, essentiel pour
de nombreux mtallo enzymes et les facteurs de transcription qui sont impliqus dans divers
processus cellulaires tels que l'expression des gnes, transduction du signal, la transcription et
la rplication.
Le Zinc est un des mtaux les moins toxiques et les problmes de carence sont plus frquents
et plus graves que ceux de toxicit. Les risques tratognes, mutagnes et cancrignes sont
pratiquement nuls aux doses utilises chez l'homme. Si les signes digestifs aigus
n'apparaissent qu' dose leve, une anmie svre par interaction avec le Cuivre peut
survenir avec des doses peu suprieures aux apports recommands. En outre, des problmes
non rsolus persistent dans des domaines importants en sant publique: maladie d'Alzheimer,
patients diabtiques ou sropositifs. [20,24]

V.

Bioaccumulation

IV.1. Dfinition
La bioaccumulation est le processus par lequel un organisme vivant absorbe une
substance une vitesse plus grande que celle avec laquelle il lexcrte ou la mtabolise. Elle
dsigne donc la somme des absorptions dun lment par voie directe et alimentaire par les
espces animales aquatiques ou terrestres. [18,25]
Les organismes vont absorber ces contaminants et les composs les plus hydrophobes seront
stocks dans des tissus riches en lipides o ils auront tendance saccumuler en raison de leur
caractre persistant. Si les contaminants sont lentement mtaboliss, ils vont galement
pouvoir saccumuler chaque niveau de transfert entre proie et prdateur.
IV.2. Mcanismes de bioaccumulation des mtaux-traces chez les organismes
aquatiques
Pendant tout processus physiologique dchange avec le milieu environnant, les
molcules exognes pntrent travers les barrires biologiques sparant lenvironnement
interne de lorganisme du milieu externe. Quand la contamination se fait, ces barrires
(cutanes et respiratoires pour la contamination directe, et intestinale pour la contamination
trophique) montrent des proprits biologiques lies leur structure et aux conditions
physico-chimiques de lenvironnement (temprature, pH, lectrolytes, etc.). La membrane
plasmique est la structure primaire implique dans ces processus. Les mtaux traces sont
pigs par les organismes aquatiques par deux voies principales, partir de leau (voie
23

Chapitre I

Prsentation des lments dtude

directe) et partir de la nourriture (voie trophique). La pntration des mtaux traces ncessite
donc le franchissement de structures biologiques spcifiques comme le revtement extrieur
et surtout lpithlium branchial pour les contaminants prsents dans leau, et lensemble du
tractus digestif pour les mtaux associs aux particules ou contenus dans les proies ingres.
Toutes ces voies sont possibles pour un mme mtal et leur importance relative est fonction
de la forme chimique sous laquelle le mtal est dans le milieu. Cest la coexistence de ces
mcanismes et la dynamique de la spciation qui rend si complexe la notion de
biodisponibilit. Les caractristiques de linterface Environnement - Organisme ont une
influence importante sur la forme mtallique accumule. Cette interface est une membrane
lipidique, non polaire, imprgne de molcules qui vont intervenir dans le transport de
substances polaires essentielles travers la membrane. [18,26]
IV.3. Le bio indicateur de pollution
Par dfinition le bio indicateur est une espce vivante qui, par sa prsence, son absence
ou sa raret, permet dvaluer la qualit de l'environnement. Cest le principe des bio
indicateurs quantitatifs bas sur le fait que les organismes marins concentrent les
contaminants, en particulier les mtaux lourds, en relation avec les concentrations prsentes
dans le milieu. [18]
Les cphalopodes sont de trs bons indicateurs de pollution pour les eaux ctire, ils sont
connus pour leur facult accumuler les polluants.[27] Les glandes digestives ou
hpatopancras (lhomme ne la consomme gnralement pas) sont un site majeur de stockage
pour ces lments. Les cphalopodes sont une source importante de cadmium pour les
mammifres marins et les oiseaux qui les consomment. Les taux mesurs dans ces organes
sont suprieurs ceux mesurs dans la chair. [28]

24

Chapitre II

Les techniques exprimentales

CHAPITRE II

LES TECHNIQUES EXPERIMENTALES

I. Recherche des mtaux lourds dans Oued El-Harrach


La quantification des lments l'tat de traces dans l'environnement n'est pas aise.
Elle a t une source de nombreuses erreurs. Dans de nombreux cas, l'analyse des mtaux
traces a pour but la surveillance de la qualit du milieu aquatique. La premire dmarche
consiste choisir le compartiment o se fera l'chantillonnage toute en tenant compte d'un
certain nombre de paramtres (accessibilit, scurit de l'chantillonneur, ..).
En fonction de ces paramtres, nous avons pu cibler dans Oued El-Harrach deux sites pour
nos prlvements (figure 9).
Point1 : le premier site est situ prs dun chantier de mtro o leau est instable (existence
dun petit courant deau).
Point 2 : se situe environ 400 mtre du premier site, leau dans ce compartiment semble tre
moins perturbe voire mme stable.
Afin de suivre la variation des teneurs mtallique dOued El-Harrach en fonction de plusieurs
paramtre physico-chimique (climat, lheure du prlvement, pH, temprature, conductivit
), plusieurs prlvements ont ts effectus selon deux mthodes (dcrites dans la partie
procdure de prlvement) diffrentes dates.

25

Chapitre II

Les techniques exprimentales

Figure 9 : les deux sites cibls pour lchantillonnage.

I.1. Echantillonnage
Pour tous types deaux, en particulier les eaux superficielles, les eaux rsiduaires et les
eaux souterraines d'chantillons, sont susceptibles de se modifier par suite de ractions
physiques, chimiques ou biologiques. Les erreurs potentielles sont plus nombreuses sur le
terrain, c'est dire lors du prlvement de l'chantillon, du type de flacon servant le
contenir, de la prsence ou non de matires en suspension, des conditions et du temps de
stockage de l'chantillon, qu'au niveau du laboratoire o les principales erreurs potentielles se
situent lors de la prparation, du dosage de l'chantillon et lors du calcul de la concentration
de

l'lment.

Au niveau du conditionnement et du transport, le flaconnage a une grande importance. Les


facteurs principaux sont le matriau et le mode de lavage du flacon. Le matriau du flacon
peut interfrer par des phnomnes d'adsorption ou de raction. Le type de flacon sera
fonction de l'lment : pour la plupart des mtaux le verre et le polythylne sont
recommands tandis que pour le Mercure le verre se rvle indispensable. Le lavage des
flacons devra tre efficace sans amener de risque de pollution secondaire avec le liquide de
lavage. Le pH de lavage doit tre plus faible (pH 0) que celui de stockage (pH 2).

26

Chapitre II

Les techniques exprimentales

I.1.1. Le choix et le mode de lavage du flacon


Pour le dosage des mtaux lourds (dans notre cas Cd, Pb, Zn, Fe, Mn et le Cu) il
convient dutiliser des rcipients en matire de verre pour viter toute contamination possible.
Il est prfrable de prparer les rcipients la veille du prlvement selon le mode opratoire
suivant :

Laver le rcipient et le bouchon avec une solution dilue de dtergent et deau du

robinet.

Rincer abondamment avec leau du robinet.

Rincer avec une solution aqueuse dacide Nitrique 10%.

Vider et remplir compltement avec une solution aqueuse dacide Nitrique 10%.

Fermer avec le bouchon et laisser reposer pendant au moins 24h.

Vider le rcipient, rincer avec de leau dune qualit approprie (eau ultra pure), et

replacer immdiatement le bouchon. [29]

I.1.2. Procdure du prlvement


Pour le prlvement et le stockage des chantillons, nous avons utilis deux mthodes :
I.1.2.1. Mthode 1
Une corde de 15m est attache un sceau (volume = 10L) pour faciliter le remplissage.
Le sceau est rinc trois fois avant lchantillonnage.
Les rcipients (de 200 ml) sont ensuite rincs avec leau du sceau trois fois puis remplis
compltement jusqu lextrmit puis scells de manire faire viter des ractions
interfrentes avec lair.
Les rcipients contenant les chantillons sont tiquets de faon claire.
Aprs la mesure des paramtres in situ (temprature, pH) lajout dans chaque rcipient, de
2mL de substance conservatrice qui est dans notre cas lacide Nitrique 65% est effectu. Les
rcipients sont conservs dans un rfrigrant 6C. [29]

27

Chapitre II

Les techniques exprimentales

I.1.2.2. Mthode 2
La mme procdure que pour la mthode 1, mais ralise des intervalles de temps
rguliers pendant une mme journe. Ce qui correspond un minimum 5 prlvements pour
chaque point.
Les paramtres sont nots in situ (temprature, pH.) pour chaque rcipient remplie puis
une addition de 2mL dacide Nitrique 65% est ralise afin dviter toute dgradation des
chantillons lors de leur stockage.
Les 5 prlvements sont ensuite mlangs dans un mme conteneur afin de procder au
rinage et remplissage des flacons de conservation aprs homognisation.
Les rcipients contenants les chantillons sont tiquets de faon prcise puis conservs dans
un rfrigrant 6C.

I.2. Les paramtres mesurs sur le terrain


I.2.1. Temprature
La temprature de leau est mesure in situ laide dun thermomtre incorpor un
instrument de mesure (pH mtre). Elle renseigne sur lorigine et lcoulement de leau (eau
souterraine ou eau de surface). Elle est aussi indispensable pour la correction des autres
paramtres danalyse qui lui sont troitement dpendants (conductivit, pH).

I.2.2. Conductivit
Elle renseigne sur la capacit de leau conduire le courant lectrique. On se sert dun
appareil appel conductimtre muni de deux lectrodes. La mesure de la conductivit
renseigne sur la teneur en matires dissoutes dans leau sous forme dions chargs
lectriquement. La temprature de leau influence la conductivit qui sera dautant plus
importante que la temprature est leve. Les rsultats de mesure de la conductivit sont
toujours prsents en termes de conductivit quivalente 20 ou 25C. La conductivit doit
tre mesure dans le terrain .Elle est trs utile pour mettre en vidence la qualit de leau. La
conductivit est gnralement mesure en micro-Siemens par cm (S/cm).

28

Chapitre II

Les techniques exprimentales

Tableau 3 : Guide de la conductivit dune eau destine la consommation humaine.


Conductivit 20C (S/cm)

Qualit de leau

50 400

Qualit excellente

400 750

Bonne qualit

750 1500

Qualit mdiocre mais eau utilisable

>1500

Minralisation excessive

I.2.3. pH (Potentiel Hydrogne)


Le pH mesure la concentration en ions H+ de l'eau. Il traduit ainsi la balance entre acide
et base sur une chelle de 0 14. La valeur 7 correspond la neutralit. Le domaine entre 0 et
7 constitue le milieu est acide, et entre 7 et 14 le milieu est basique. Le pH renseigne sur
lorigine de leau. Par exemple, les eaux de surface ont un pH compris entre 7 et 8. Les eaux
souterraines ont un pH situ entre 5,5 et 8. Un pH trs basique tmoigne dune vaporation
intense. Le pH d'un lac ou d'un tang dpend de son ge et des dchets dverss. Lors de sa
formation, un lac a un pH basique (ou alcalin) et progressivement il s'acidifie (fermentation de
matriaux organiques, dissolution de dioxyde de carbone avec formation d'ions
bicarbonates,...). [30]

I.2.4. Turbidit
Elle permet de prciser les informations visuelles de la couleur de l'eau. La turbidit est
cause par les particules en suspension dans l'eau (dbris organiques, argiles, organismes
microscopiques...). Les dsagrments causs par une turbidit auprs des usagers est relative:
certaines populations habitues consommer une eau trs colore n'apprcient pas les qualits
d'une eau trs claire. Cependant, une turbidit forte peut permettre des micro-organismes de
se fixer sur les particules en suspension: la qualit bactriologique d'une eau turbide est donc
suspecte.
Elle se mesure sur le terrain l'aide d'un turbidimtre. Units: 1 NTU (Nephelometric
Turbidity Unit) = 1 JTU (Jackson TU) = 1 FTU (Formazin TU). Les classes de turbidits
usuelles sont montres dans le tableau 4.

29

Chapitre II

Les techniques exprimentales

Tableau 4 : les diffrentes classes de turbidit en fonction de la qualit visuelle de leau


[31]

Turbidit NTU

Qualit de leau

NTU < 5

eau incolore

5 < NTU < 30

eau lgrement trouble

NTU > 50

eau trouble

I.3. Prparation de lchantillon


Leau dOued EL-Harrach est charge en matires organiques ce qui rend la
minralisation de lchantillon une tape importante avant lanalyse. Pour le traitement de
chaque chantillon nous avons utilis trois types de minralisation A0, A1 et A2 par digestion
acide (dcrites dans Prtraitement et prparation des solutions dchantillons).
La mesure des concentrations en mtaux dans chaque chantillon est ralise par
spectroscopie dabsorption atomique.

I.3.1. Appareillage et ractifs


Dispositif de filtration membranes de porosit 0,45 m.
Solution acide Nitrique 65% pour lanalyse des traces (V.W.R).
Solution dacide Sulfurique (V.W.R).
Solution dacide Chlorhydrique 37% (V.W.R).
Peroxyde dhydrogne 32 % pour analyse des traces (V.W.R).
Plaque chauffante.
Eau de Oued El-Harrach frachement prleve.
Eau pure.
Eau ultra pure (conductivit gale 0,0054S/Cm).
Fioles jauges classe A.
Micropipettes rglable, de capacit 1 ml.
Bchers, Classe A.
Purificateur deau (TKA-GEN PUR).

30

Chapitre II

Les techniques exprimentales

Etuve (THERMO-SCIENTIFIC).
I.3.2. Prparation de verrerie et de plastique
Toute la verrerie du laboratoire est lave au dtergeant ensuite rinc par leau pur puis
immerge dans lacide Nitrique 10% pendant 24h suivi dun rinage leau ultra pure et
scher laide dune tuve avant utilisation. [32]
NB. Aucun plastique de couleur ne devrait tre utilis.
I.3.3. Mode de prtraitement et prparation des solutions dchantillons

ct de la simple dilution, la minralisation simpose dans la majorit des cas pour les
eaux rsiduaires fortement pollues. Cette tape de digestion essentielle limite les
interfrences lies aux matires organiques. Elle peut tre ralise par voie sche ou par voie
humide. Cette dernire, en utilisant un milieu acide, permet de limiter les pertes de certains
mtaux par volatilisation. On retrouve classiquement dans la littrature, la digestion par des
acides seuls ou en mlange (HNO3, H2SO4, HCl) en prsence ou non dun agent oxydant
comme leau oxygne. La minralisation assiste par micro-ondes est actuellement
largement dcrite en utilisant des racteurs ferms en tflon. Une mthode alternative utilisant
une solution alcaline dhydroxyde de ttramthylammonium est galement dcrite.
Il est primordial dtre particulirement vigilant la prparation des chantillons pour
lanalyse de mtaux en tenant compte de la matrice utilise, de la mthode danalyse choisie
et du type de mtal doser.
Les diffrentes mthodes de prparation que nous avons utilise pour le dosage des mtaux
lourds cibl dans leau dOued El-Harrach sont :

I.3.3.1. Mthode A0
Acidifier lchantillon ds que possible aprs lchantillonnage en ajoutant 1 ml dacide
Nitrique (65%) par litre dchantillon. Si ncessaire, rajouter de lacide pour assurer un pH
infrieur 2. Homogniser lchantillon, par exemple, en le secouant nergiquement.
Introduire 100 ml de lchantillon homognis dans un bcher de 250 ml. Ajouter 1 ml
dacide Nitrique (65%) et 1 ml de peroxyde dhydrogne (32%). Chauffer le bcher sur une
plaque chauffante afin de concentrer le mlange, jusqu environ 0,5 ml. II est essentiel que
lchantillon ne soit pas rduit sec.

31

Chapitre II

Les techniques exprimentales

En cas dimportante contamination organique de lchantillon deau, du peroxyde


dhydrogne est ajout avec prcaution. Le rsidu est dissout dans 1 ml dacide Nitrique
(65%) et un peu deau ultra pure. Lensemble est Transfr dans une fiole jauge de 100 ml
puis complt au volume avec de leau ultra pure. [32]

I.3.3.2. Mthode A1
Ajouter 5ml dacide Chlorhydrique (37%) par prise dessai de 100ml. Chauffer laide
dune plaque chauffante jusqu' rduction du volume entre 15 et 20 ml. Veiller viter toute
bullition de lchantillon.
Laisser refroidir, Laver le filtre plusieurs fois avec lacide Nitrique 1% et filtrer lchantillon
de faon retenir sur le filtre les matriaux insoluble susceptible de boucher le nbuliseur.
Recueillir le filtrat dans une fiole jauge de 100 ml.
Laver le filtre plusieurs fois avec de leau ultra pure, Puis continuer le volume jusqu 100ml.
[33].

I.3.3.3. Mthode A2
Ajouter 5ml dacide Sulfurique par prise dessai de 100ml. Chauffer laide dune
plaque chauffante jusqu' rduction du volume entre 15 et 20 ml. Veiller viter toute
bullition de lchantillon.
Laisser refroidir, laver le filtre plusieurs fois avec lacide Nitrique 1% et filtrer lchantillon
de faon retenir sur le filtre les matriaux insolubles susceptibles de boucher le nbuliseur.
Recueillir le filtrat dans une fiole jauge de 100 ml.
Laver le filtre plusieurs fois avec de leau ultra pure, Puis continuer le volume jusqu 100ml.

II. Recherche des mtaux lourds dans le poulpe


II.1. Choix de lespce
Un bon indicateur biologique de pollution doit tre choisi en fonction de sa distribution
gographique, pour sa dure de vie (relativement longue de prfrence), pour sa taille, et pour
la facilit de son chantillonnage. Il faut galement quil soit abondant et tolrant aux eaux
saumtres car ce sont les eaux ctires qui sont les plus susceptibles d'tre pollues.
Pour ce travail, nous avons choisi la pieuvre comme bio indicateur (figure 10). Le choix de
cette espce est intressant par ce quelle est bio-indicatrice. Elle prsente aussi l'intrt
d'tre un important filtreur d'eau et donc susceptible d'accumuler d'importantes quantits

32

Chapitre II

Les techniques exprimentales

de polluants contenus dans l'eau de mer. Elle nous renseigne donc sur la salubrit aussi
bien du milieu que des produits halieutiques.
Plusieurs caractristiques contribuent faire de certaines espces de meilleurs indicateurs que
dautres. Labondance, laccessibilit, la longvit ainsi quune taille facilitant les
manipulations sont quelques-unes des caractristiques recherches.
Dans le milieu marin, les poulpes remplissent la plupart de ces conditions :
Par leur mobilit, Les poulpes sont reprsentatifs des perturbations lchelle de
portions de bassin versant.
Les poulpes sont prsents dans le milieu assez longtemps pour fournir une image
reprsentative de la qualit de ce dernier, elles ont des cycles dau moins plusieurs
mois et en gnral dun an deux ans.
Ils ont un rle cl dans de nombreux cosystmes marins et sont galement d'un intrt
croissant pour la pche travers le monde, consomms par les humains, leur
utilisation comme bio indicateur permet lvaluation de contaminants prsents dans
leurs tissus (glande digestive).
Ils permettent dvaluer le potentiel de pches rcratives et commerciales.
Ils jouent aussi un rle central dans le transfert des mtaux dans les rseaux trophiques
marins. Cette particularit cologique, couple leur importance conomique voque
Prcdemment, a fait merger lintrt dtudier leur mtabolisme vis--vis des mtaux.
[34,35]

Figure 10 : poulpe commun (Octopus vulgaris).

33

Chapitre II

Les techniques exprimentales

Les poulpes et les calamars semblent accumuler toute leur vie certains mtaux dans les
glandes digestives [36] (figure 11). Les taux mesurs dans ces organes sont suprieurs ceux
mesurs dans la chair. Les glandes digestives contiennent 90% du Cd total de lanimal. [37]

Figure 11 : Anatomie du poulpe commun.


Au vu de ces donnes, la glande digestive parat tre un bon indicateur de lexposition des
poulpes aux contaminants mtalliques.
II.2. Prsentation du modle biologique
Le poulpe (Octopus spp, Octopodes) est un mollusque cphalopode dpourvu de
coquille qui habite le creux des rochers prs des ctes de la mer. Il se cache dans les trous et
les crevasses s'il est attaqu. Il est apparent au calmar et la seiche. C'est le membre le plus
imposant de la famille, pouvant atteindre prs de 9 mtre, se caractrise par ses huit bras
pouvant comporter chacun jusqu' plus de 200 ventouses , le corps est entirement mou
hormis un bec comparable celui des perroquets et leur relative intelligence. Il chasse en se
dplaant plutt au ras du sol, qu'il effleure peine de la pointe de ses tentacules. Doublant
son poids presque tous les trois mois, la pieuvre ne se rassasie jamais. Surtout friande de
crabes et de coquillages, elle en rejette les carapaces et coquilles. La bouche qui s'ouvre entre
les tentacules, est arme d'une paire de mandibules cornes normalement invisibles. Certaines
espces ont une esprance de vie de six mois, alors que la pieuvre gante peut vivre cinq ans
si elle ne se reproduit pas. [38, 39]

34

Chapitre II

Les techniques exprimentales

Pcher de mai aot dans les eaux ctires et pr-ctires alors qu'il remonte vers les cours
d'eau pour frayer.
II.3. Choix de station de prlvement
Afin de sassurer que la contamination mtallique de la baie dAlger provient
principalement du Oued El-Harrach, nous avons choisi trois stations diffrentes. Ces stations
se situent comme indiqu sur la figure 12 :
Station 1 : LA BAIE DALGER;
Station 2 : BORDJ EL-BAHRI;
Station3 : BOUHAROUNE.

Figure 12 : Photographie de la baie dAlger montrant les trois sites dchantillonnages.

II.4. prparation de lchantillon


Cette mthode consiste minraliser lchantillon par voie humide (four micro-onde)
laide dacide Nitrique concentr et de Peroxyde dHydrogne. Les chantillons sont
analyss par spectrophotomtrie dabsorption atomique de flamme.

35

Chapitre II

Les techniques exprimentales

II.4.1. Appareillage et ractifs

Acide Nitrique 65% pour lanalyse des traces (V.W.R).

Solution de Peroxyde dHydrogne 32% pour analyse des traces (V.W.R).

Eau pure.

Eau ultra pure (conductivit gale 0,0054S/Cm).

Verrerie (Fioles jauges classe A, becher classe A, Pipettes jauges Classe A).

Balance analytique (prcision : 0.001g) METTLER TOLEDO.

Bain ultra son (FISHER SCIENTIFIC).

Purificateur deau (TKA-GEN PUR).

Four micro-ondes (1000W).

Etuve (THERMO-SCIENTIFIC).

II.4.2. Prparation de verrerie et de plastique


Toute la verrerie du laboratoire est lave au dtergeant ensuite rinc par leau pur puis
immerge dans lacide Nitrique 10% pendant 24h suivi dun rinage leau ultra pure et
scher laide dune tuve avant utilisation. [32]
NB. Aucun plastique de couleur ne devrait tre utilis.

II.4.3. Prise dessai


En ce qui concerne les chantillons biologiques, la premire opration consiste
dbarrasser l'chantillon des particules externes. Ceci est particulirement important pour les
chantillons ayant un contact avec les sols et les sdiments.
Aprs la dissection

des pieuvres, les glandes digestives retires ont t pralablement

sches 80 C. Puis 0,5 1 g de chaque glande a t extraite comme prise dessai.

II.4.4. Minralisation de lchantillon


Cette tape doit permettre l'limination des matires organiques tout en stabilisant
l'analyte.

36

Chapitre II

Les techniques exprimentales

La minralisation a t effectue partir d'un four micro-onde modifi dune


puissance de 1000 W.
On met la prise d'essai avec prcaution dans un ballon fond plat puis on rajoute 5 ml
d'acide Nitrique supra pur 65 % plus 3 ml deau Oxygne, On laisse reposer jusqu'
dissolution de l'chantillon avant la minralisation. Puis on met le ballon dans le four
micro onde une puissance de 300 w pondant 20mn.
Puis on rcupre le minralist dans une fiole jauge de 50 ml que l'on complte avec de
leau ultra pure, puis on transfre la solution dans une fiole ou tube en plastique.
Parfois on met les chantillons dans un bain ultras son ou on les filtre si ncessaire.
Il est essentiel de procder la mme opration pour le blanc. [40]

III.

Dosage des mtaux lourds par la Spectroscopie dabsorption


atomique

III.1. Principe
Le principe consiste aspirer l'chantillon sous forme liquide dans une flamme une
temprature de l'ordre de 1 700 2 550 C, de sorte quil se forme une vapeur atomique
(atomes neutres, libres et a l'tat fondamental). On irradie cette vapeur avec une lampe
spectrale cathode creuse. Ces lampes mettent des raies de transition des atomes recherchs.
Seuls les atomes recherchs absorbent la radiation excitatrice. Ce qui nous permet de lier
l'absorption lumineuse la concentration des atomes tudies. Cependant il y a toujours une
absorption non spcifique si minime soit-elle. Cette dernire est significativement diminue
par l'emploi d'une lampe au Deutrium (correcteur de bruit de fond). En plus de la simple
dilution ou de la minralisation par voie humide souvent dcrite, on prconise lutilisation
dune solution de modificateur de matrice qui permet de transformer llment doser en ses
formes les plus stable thermiquement : composs oxydes, formes rduites ou phosphates, ... .
La formation des atomes neutres est ralise par la vaporisation et l'atomisation dans une
flamme air-actylne.

Lanalyse des mtaux lourds dans leau de Oued El-Harrach ainsi que dans les poulpes a t
ralis dans les mme conditions spectrales et pour les mmes courbes dtalonnages afin de
mieux interprter les rsultats obtenus.

37

Chapitre II

Les techniques exprimentales

III.2. Appareillage et ractifs

Solution standard 1,000 g/l de chaque lment doser (Cd, Fe, Pb, Zn, Mn, Cu).

Solution dacide Nitrique 65% pour lanalyse des traces (V.W.R).

Solution acide Nitrique > 69% pour lanalyse par four (V.W.R).

Solution dacide Chlorhydrique 37%.

Solution minralise de la glande digestive du poulpe.

Eau de Oued El-Harrach minralis.

Eau pure.

Eau ultra pure (conductivit gale 0,0054S/Cm).

Nitrate dAmmonium (NH4NO3).

Chlorure de Palladium (PdCl2).

Chlorure Stanneux (SnCl2) (M =225,63 [Link]-1) (MERCK).

Micropipettes rglable, de capacit 1 ml.

Fioles jauges classe A.

Le spectrophotomtre utilis est un (Thermo AAS-Spectrometer Solaar MQZ Zeeman.


Double beam optic).programm par un ordinateur et comprend :

- une source d'mission primaire : une tourelle qui peut contenir six lampes pour un
dosage successif ;
-

une

source

d'atomisation

constituant

la

cellule

d'absorption

(aspirateur

d'chantillon, nbuliseur, une flamme) ;


- un slecteur de radiations : monochromateur ;
- un four graphite injection et dilution intelligente avec correcteur par effet Zeeman
(effet Zeeman inverse + effet Zeeman transversal).

Les conditions opratoires du spectromtre sont prsentes dans le tableau 5:

38

Chapitre II

Les techniques exprimentales

Tableau 5: conditions exprimentales pour le dosage des ions mtalliques par SAA
Elments

Cd

Pb

Zn

Fe

Mn

Cu

228,8

217,0

213,9

248,3

279,5

324,8

0,5

0,5

0,2

0,2

0,2

0,5

4,0

4,0

4,0

4,0

4,0

4,0

Air-actylne

Air-actylne

Air-actylne

Air-actylne

Air-

Air-

actylne

actylne

Oxydante

Oxydante

Paramtres
Longueur donde
(nm)

Fente (nm)
Temps de lecture
en (S)

Flamme
Type

stchiomtrique stchiomtrique stchiomtrique stchiomtrique

III.3. Prparation des Solutions


Prparation de la solution de dilution 1 % de HNO3

On place 1 ml de HNO3 65 % ( l'aide d'une micro pipette gradue 1ml) dans une
fiole de 100 ml et on complte la fiole jusqu'au trait de jauge avec de l'eau ultra pure.

Modificateur de matrice pour le dosage par spectroscopie dabsorption atomique


lectrothermique.

Dissoudre 1,0 g de poudre de Chlorure Palladium dans 3 ml dacide Nitrique 65% et 20


ml dacide Chlorhydrique (=1.19 g/ml), tout en chauffant lgrement sur une plaque
chauffante, puis diluer 100 ml avec de leau.
Dissoudre 10 g de Nitrate dAmmonium (NH4NO3) dans de leau et diluer 100 ml avec
de leau.

39

Chapitre II

Les techniques exprimentales

Mlanger 15 ml de la solution de Palladium et 15 ml de la solution de Nitrate


dAmmonium dans une fiole de 100 ml et complter au volume avec de leau. 10 l de
cette solution contiennent 15 pg de Pd et 150 pg de NH4NO3. [32]

Prparation de la solution de modificateur de matrice biologique (SnC12)

On prlve 20 ml de HCl concentr (37 %) que 1'on dilue dans une fiole de 100 ml
(solution de HC1 concentre 20 %) ;
Dissoudre 25 g de SnC12 (M = 225,63 [Link]-1) avec les 100 ml de HCl 20 % et ceci
dans un bcher de 600 ml ;
Complter le bcher jusqu' 300 ml et chauffer l'aide d'un chauffe-ballon pour avoir
une solution limpide et on laisse refroidir quelques instants avant de passer au dosage.
[41]

III.4. Etalonnage
Pour chaque lment doser on prpare une gamme dtalons diffrentes
concentrations (en fonction du type de mtal), partir d'une solution mre de 1000 ppm,
dans des tube de 50 mL en compltant le volume avec la solution de dilution 1% dacide
Nitrique. Les quantits prleves dans cette solution pour la prparation et les concentrations
des standards de chaque mtal sont indiques dans le tableau 6.
NB
 Les standards du Cadmium sont prpars partir dune solution intermdiaire de
concentration gale 100 ppm.
La solution intermdiaire est prpare elle aussi partir d'une solution mre de 1 000
ppm par prlvement de 10 ml qu'on dilue dans une fiole de 100 ml avec lacide
Nitrique 1%.
 Afin dviter dventuelle interfrences dus la matrice, chaque standard (S1, S2, S3) est
prpar par un mlange de concentration des diffrents lments.

40

Chapitre II

Les techniques exprimentales

Tableau 6 : les quantits prleves de la solution mre et les concentrations des


standards.

Standard 2

Standard 1

Standard 3

[C] en
(ppm)

[V] en
(L)

[C] en
(ppm)

[V] en
(L)

[C] en
(ppm)

[V] en
(L)

Cd

0,6

300

1,8

900

3,6

1800

Pb

150

225

18

900

Zn

0,5

25

1,5

75

150

Fe

100

300

12

600

Mn

50

150

300

Cu

1.5

75

4.5

225

450

Mtal

[C] concentration du standards en ppm; [V] volume prlev de la solution mre pour la
prparation des standards en L.
On fait passer les diffrents standards travers le spectrophotomtre. A chaque concentration
correspond une absorbance et lordinateur trace la courbe. A partir de cette courbe,
l'ordinateur donne par lecture, aprs mesure de l'absorbance de chaque chantillon, la
concentration du mtal tudi dans la solution prpare (en mg .L-1) . [42]

NB :
 En ce qui concerne lanalyse des poulpes par la SAAF la solution de modificateur de
matrice biologique a t ajoute.

 Les teneurs en mtal dans les tissus sont dtermins en mg/kg selon lquation
suivante :

41

Chapitre II

Les techniques exprimentales


C (mg/kg) =

C: Concentration finale en mtal


Cs: Concentration en mtal dans la solution en mg.L-1
Cb : Concentration en mtal dans le blanc en mg.L-1
Fd : Facteur de dilution (dans notre cas Fd = 5)
PE : Prise dessai en g (poids frais) de lchantillon. [40]
Sachant que : 0,6 ; 0.9 ; 0.7 g sont respectivement les poids des trois prises dessais :
station 1, 2 et 3.
 La spectroscopie par absorption atomique avec flamme SAAF na pas pu dtecter la
faible teneur du Cadmium prsent dans lEau de Oued El-Harrach minralis, nous
avons effectu une analyse par spectroscopie par absorption atomique avec
atomisation lectrothermique SAA-ET dont le principe est linjection dun
chantillon acidifi dans un tube graphite chauff lectriquement. [32]

a) Prparation des talons pour lanalyse de Cadmium par SAA-ET


prparation de la solution standard intermdiaire de Cadmium (50 g/L) : prlever
0.5ml de la solution mre et complter 100ml avec de lacide Nitrique 1M.
La

courbe

dtalonnage

pour

le

Cadmium

est

ralise

partir

des

concentrations suivantes : 10g/L ; 20g/L ; 30g/L grce loption dilution


intelligente.

b) programmation du four
-

Temprature de schage : 110C pendant 30s

Temprature de dcomposition : 450 C pendant 20s

Temprature datomisation : 1300C pendant 3s

Temprature de lavage : 1900C pendant 3s

La mesure de labsorbance seffectuera une longueur 228.8nm, 10l dune solution


modificatrice de matrice est ajoute au cour du dosage.

Les rsultats obtenu des diffrents dosages sont prsents et discuts dans le chapitre suivant.

42

Chapitre III

Rsultats et Discussions

CHAPITRE III
RESULTATS ET DISCUSSIONS
Ltude exprimentale ralise sur les diffrents chantillons prlevs le long de lOued et les
spcimens de pieuvres reprsentant les trois sites slectionns pour ce travail sont donns
dans ce chapitre sous formes graphiques ou tableaux.
Ltude a t mene durant la priode du premier semestre de lanne 2011 et plus
prcisment, les prlvements ont t effectus au cours du mois de mars et avril. Priode trs
indique pour une accessibilit facile lchantillonnage.

IV.

Etude qualitative

Le tableau 7 rcapitule les principales informations et phmrides des conditions


dchantillonnages des liquides effectus le long de lOued El-Harrach de la wilaya dAlger.
Cet chantillonnage est valable pour la mthode 1, dcrite dans le chapitre prcdent.

Tableau 7 : Informations gnrales des conditions dchantillonnage (mthode 1)


Point de
Prlv

Point1

Point1

Point1

Point1

Point2

Point2

16/03/2011

22/03/2011

29/03/2011

05/04/2011

29/03/2011

05/04/2011

10h05

10h30

11h33

12h10

11h45

12h21

Nuageux

ensoleill

Nuageux

Ensoleill

Nuageux

Ensoleill

Supportable

Supportable

Supportable

Forte

Fort
Nausabonde

Fort
Nausabonde

Marron clair

Marron

Marron clair

Marron fonc

Noire

Noire

Temprature
de lair (C)

21

21

19

25

19

25

Observation

Le lendemain
dune journe
pluvieuse
(niveau de
loued lev)

Leau de
loued tait
calme

leau de loued
tait agite

leau de loued
tait un
niveau trs bas

Leau de
loued tait
moins agite.

leau de loued
tait un
niveau trs bas

Info.
Code de
lchantillon
Date de
prlvement
Heure de
prlvement.
Temps
Odeur
Couleur

43

Chapitre III

Rsultats et Discussions

Le tableau 8 dcrit les mmes paramtres dans le cas de la deuxime mthode


dchantillonnage note mthode 2 (dcrite en dtail dans le chapitre prcdent).
Tableau 8 : Informations gnrales des conditions dchantillonnage (mthode 2)
Point de
Prlv

Point 1

Point 2

Info.
Code de
lchantillon
Date de
prlvement
Heure de
prlvement

28/04/2011
9h

10h

11h

12h

13h

9h20

10h18

11h22

12h20

13h20

18.9

19.6

Ensoleill

Temps

Odeur

Moyenne

Nausabonde

Marron

Noire

Couleur
Temprature
de lair (C)

16.6

16.8

16.8

18

18.3

17.7

18.5

18.5

Au cours de ces prlvements, nous avons procd des mesures de pH et de Conductivit


pour les diffrents chantillons. Le tableau 9 donne les principaux rsultats obtenus.
Tableau 9 : pH et conductivit relevs dans le cas de lchantillonnage avec la mthode 1
Point
1

7.38
20.5
1006
22.9

7.42
20
1061
21

7.642
22.5
1093
23.6

7.65
23.4
1469
23.5

7.867
22.3
1105
23.1

7.48
22.9
1477
23.3

PH et cond.
pH
Cond.
s/cm

pH
T (C)
Cond.
T (C)

Nous remarquons le caractre neutre du milieu de prlvement, vu les valeurs de pH obtenus


(autour de 7), alors que les valeurs relativement leves des conductivits indiquent le
caractre trs minralise de leau de lOued. Ces rsultats prliminaires, peuvent ds lors

44

Chapitre III

Rsultats et Discussions

introduire la prsence des polluants minraux car cette lvation de la conductivit nest pas
associe une acidit importante.
La mthode 2 tant une mthode de prlvement effectue sur une journe des intervalles de
temps rguliers, en plus des conductivits et pH nous avons galement mesur la turbidit
pour chaque chantillon. Les valeurs obtenues sont donnes dans le tableau 10.
Tableau/ 10 : pH, conductivit et turbidit des diffrents chantillonnages par la
mthode 2
pH, [Link]
turbidit
Point et heure

9h
10h
11h
12h
13h
9h20
10h18
11h22
12h20
13h20

pH

Cond. s/cm
Turbidit (NTU)

pH

T (C)

Cond.

T (C)

7.35
7.65
7.67
7.67
7.70
9.97
10.65
11
11
12.3

16
16.8
16.8
18
18.3
17.9
18.5
18.5
18.9
19.6

710
753
750
750
750
895
900
1003
1000
967

16
16.8
16.8
18
18.3
17.9
18.5
18.6
18.9
19.6

638
621
640
647
660
>1000
>1000
>1000
>1000
>1000

Dans le cas du point (a) les valeurs du pH sont quasiment neutres pour des valeurs de
conductivits relativement peu levs. Ceci peut tre d un effet de dilution, puisque un
temps assez pluvieux a prcd nos prlvements.
Par contre, des pH basiques ont t obtenus au point (b). Ceci est justifi par la prsence des
ions hydroxyles qui eux mme provoquent une lvation de la turbidit. Cette lvation est
notamment attribuable aux agrgats qui peuvent se former entre les ions OH- et les ions
mtalliques de type Fer. Ce rsultat est conforme avec les valeurs des conductivits.

Les paramtres mesurs plus haut ont t suivi par des dosages qualitatifs des ions mtalliques
susceptibles dtre prsent dans les chantillons. Selon nos moyens danalyse, nous avons
focalis sur 8 lments. Les rsultats du dosage ont rvl labsence des deux ions Cr et Co.
Les six autres lments ont t alors choisis pour la poursuite de ltude. Les valeurs faibles
obtenues pour le Cadmium nous ont amens opter pour une analyse par le four graphite.

45

Chapitre III

Rsultats et Discussions

Le tableau 11 donne labsorbances lues des ions mtalliques en fonction du type de


lchantillon dans le cas de la premire mthode de prlvement et les trois mthodes de
minralisation (A0, A1, A2).
Tableau 11 : Absorbances des mtaux lourds dans leau (mthode de prlvement 1)

Elments
Cu
(Flamme)

Cd
(Four)

Zn
(Flamme)

Fe
(Flamme)

Mn
(Flamme)

Pb
(Flamme)

Type
de Minralisation.
Code de Prlvements

A0

A1

A2

0,002

0, 043

0,063

0,213

0,039

0,001

0,004

0,046

0,085

0,628

0,077

0,002

0,015

0,042

0,182

0,117

0,049

0,002

0,018

0,032

0,157

0,377

0,069

0,004

0,137

0,038

1,072

1,205

0,541

0,061

0,221

0,028

1,107

1,226

0,561

0,083

0,003

0,032

0,208

0,087

0,059

0,002

0,005

0,014

0,237

0,237

0,095

0,002

0,002

0,029

0,229

0,047

0,06

0,001

0,008

0,386

0,269

0,135

0,081

0,004

0,047

0,263

1,108

0,909

0,765

0,048

0,103

0,442

1,055

0,907

0,622

0,052

0.000

0,093

0,085

0,05

0,033

0,012

0,001

0,063

0,207

0,118

0,055

0,011

0.000

0,075

0,29

0,03

0,038

0,011

0,003

0,434

0,254

0,077

0,047

0,012

0,096

0,361

0,785

0,88

0,246

0,012

0,131

0,682

0,988

0,911

0,386

0,017

V. Etude quantitative
Les dosages quantitatifs dans le cas de la 2me mthode de prlvements sont regroups dans
le tableau 12.

46

Chapitre III

Rsultats et Discussions

Tableau 12 : Teneurs des mtaux lourds prsents dans deux prlvements (mthode 2),
pour trois type de minralisation (A0, A1 et A2).
Type de
minrali.
A0

Prlvement

A1
A2

A
B
A
B
A
B

Cu
(mg/l)
0,0117
0,1679
0,0258
0,0601
0,0591
0,0279

Cd
(g/l)
24.7712
118.5978
1.2565
4.2613
6.9247
18.6023

Zn
(mg/l)
0,2583
1,3843
0,3581
0,7461
0,6157
0,3034

Fe
(mg/l)
4,9441
146,5195
25,5016
76,5107
8,0448
49,4157

Mn
(mg/l)
0,2222
2,8578
0,2929
0,9040
0,6537
0,1731

Pb
(mg/l)
0,0177
0,2178
0,0139
0,0431
0,1227
0,0845

Pour rappel :

: Prlvement du point 1

: Prlvement du point 2

A0, A1, A2 tant les trois mthodes de minralisation (les diffrentes mthodes de prparation)

Les conditions de prlvements tant fortement tributaire des conditions o se trouvent


lchantillon (Temprature, climat, pHetc). Ceci nous a amen proposer un suivi des
teneurs en ions mtalliques sus-cits en fonction du temps, en prenant comme rfrence le 1er
jour de prlvement. En effet, la date du 16/03/2011 tant celle du premier prlvement du
premier site, et celle du deuxime site est le 29/03/2011.
Nous avons trac cette volution dans le cas des 3 mthodes de minralisation et pour les
deux points dchantillonnage.
Les figures 13, 14 et 15 donnent les volutions des teneurs en ions mtalliques en fonction de
la date de prlvement dans le cas du premier point de prlvement.

47

Chapitre III

Rsultats et Discussions

Cu
Mn
Zn
Pb

Point 1 A0

40

30

25

Cd
Fe

0,2
30

0,1

15
20
10
10

F e (p pm )

C d (pp b )

[C ] p p m

20

0,0

10

20

30

40

50

10

20

temp (Jour)

30

40

50

temp (Jour)

(I)
(II)
Figure 13 : Variation des teneurs des mtaux lourds en fonction de la date de
prlvement. Minralisation type A0 pour le point 1
30

Point 1 A1

Cu
Mn
Zn
Pb

0,35
0,30

45

Cd
Fe

25

40
35

20

30

0,20
0,15
0,10

25
15
20
10

15

Fe (ppm )

C d (ppb)

[C] ppm

0,25

10

5
0,05

0,00
0

10

20

30

40

50

10

20

30

40

50

temp (Jour)

temp (Jour)

(I)
(II)
Figure 14 : Variation des teneurs des mtaux lourds en fonction de la date de
prlvement. Minralisation type A1 pour le point 1

Cu
Mn
Zn
Pb

0,7

30

35

Cd
Fe

0,6

25

20

0,4

Cd (ppb)

[C] ppm

0,5

30

0,3

20

15
10

0,2

10

0,1
5
0,0

0
0

10

20

30

40

50

0
0

temp (Jour)

10

20

30

40

50

temp (Jour)

(I)
(II)
Figure 15 : Variation des teneurs des mtaux lourds en fonction de la date de
prlvement. Minralisation type A2 pour le point 1
48

Fe (ppm)

Point 1 A2

Chapitre III

Rsultats et Discussions

Nous remarquons travers lensemble des figures traces que les teneurs en Plomb et en
Cuivre restent pratiquent stables ou constant durant toute la priode de prlvement.

Les figures 16, 17 et 18 donnent les volutions des teneurs en ions mtalliques en fonction de
la date de prlvement dans le cas du deuxime point de prlvement.

140

Point2 A0

140

Cu
Mn
Zn
Pb

3,0

Cd
Fe

120

120
100

C d (p p b )

80

[C ] p p m

2,0

1,5

80
60

60

40

40

F e (p p m )

100

2,5

1,0

20

20

0,5

0,0
0

10

15

20

25

30

10

15

20

25

30

temps (jour)

temp (Jour)

(I)
(II)
Figure 16 : Variation des teneurs des mtaux lourds en fonction de la date de
prlvement. Minralisation type A0 pour le point 2
1,2

80

Cd
Fe

70

1,0

25

60

20

50

Cd (ppb)

[C] ppm

0,8

0,6

0,4

40

15

30
10

20

0,2

Fe (ppm)

Cu
Mn
Zn
Pb

Point 2 A1

10
5
0

0,0
0

10

15

20

25

30

temp (Jour)

10

15

20

25

30

temp (Jour)

(I)
(II)
Figure 17 : Variation des teneurs des mtaux lourds en fonction de la date de
prlvement. Minralisation type A1 pour le point 2

49

Chapitre III

Rsultats et Discussions

point2 A2

Cu
Mn
Zn
Pb

1,2

1,0

50

Cd
Fe

50

45

40

40

0,6

35

30

30
20

0,4

F e (p pm )

C d (ppb )

[C] ppm

0,8

25
10

0,2

20

0,0
0

10

15

20

25

15
0

30

10

15

20

25

30

temp (Jour)

temp (Jour)

(I)
(II)
Figure 18 : Variation des teneurs des mtaux lourds en fonction de la date de
prlvement. Minralisation type A2 pour le point 2
Les teneurs en Fer et en Cadmium ont t traces sparment des autres lments et ce cause
de leurs valeurs levs pour le premier et faible pour le second respectivement. Nanmoins,
lvolution globale varie sensiblement en fonction du point et de la date de prlvement et par
consquent en fonction des conditions climatiques et physico-chimique. Cette dernire peut
tre lie aussi lactivit industrielle pendant cette priode.

Dans ce qui suit nous allons examiner leffet de la mthode de minralisation effectue au
laboratoire avant lanalyse sur les rsultats des diffrents dosages.
Les trois mthodes de minralisations (ici notes A0, A1 et A2) ont t dcrites dans le
chapitre prcdent. Ltude concerne les deux mthodes de prlvements pour les chantillons
prlevs des dates diffrentes.
Les histogrammes tracs sur les figures 19 24 montrent pour chaque lment lvolution de
la concentration en fonction de la minralisation dans le cas des deux mthodes
dchantillonnage pour le point 1. La mthode 1 est reprsente par les prlvements 1, 2,3 et
4 et la mthode 2 est symbolise par (a).

50

Chapitre III

Rsultats et Discussions

1
2
3
4
(a)

0,06

0,05

1
2
3
4
(a)

0,7

0,6

0,5

0,4

Mn ppm

Cu ppm

0,04

0,03

0,02

0,3

0,2

0,01

0,1

0,0

0,00

A0

A1

A0

A2

Figure 19 : Dosage du Cu/ point 1

1
2
3
4
(a)

0,12

0,5
0,10

0,08

Pb ppm

Zn ppm

0,4

0,3

0,2

0,06

0,04

0,1

0,02

0,0

0,00

A0

A1

A2

A0

A1

point 1

Figure 22 : Dosage du Pb/ point 1

1
2
3
4
(a)

25

A2

point 1

Figure 21 : Dosage du Zn/ point 1

1
2
3
4
(a)

25

20

20

15

15

Fe ppm

Cd ppb

A2

Figure 20 : Dosage du Mn/ point 1

1
2
3
4
(a)

0,6

A1
point1

point1

10

10

A0

A1

A0

A2

A1

A2

point 1

point 1

Figure 23 : Dosage du Cd/ point 1

Figure 24 : Dosage du Fe/ point 1

Nous observons des teneurs troitement lies la mthode de minralisation. Le Cadmium


par exemple semble tre mieux extrait par les deux mthodes A1 et A2 comparativement la
mthode A0 dans le cas du prlvement 4. Pour rappel, cest lacide Nitrique qui a t
employ dans le cas de la mthode A0. Par ailleurs, il est noter que pour ce point

51

Chapitre III

Rsultats et Discussions

prcisment, une couleur marron fonc a t particulirement observe. Ce qui signifie une
composition qui nest probablement pas adquate une attaque par lacide Nitrique.
Les autres lments qui ont t analyss par la flamme ont montr un comportement
anormalement leve (histogramme en couleur vert) quelque soit la mthode de
minralisation. Ceci peut tre attribu la mthode de prlvement avec acidification insitu.

Les histogrammes tracs sur les figures 25 30 montrent pour chaque lment lvolution de
la concentration en fonction de la minralisation dans le cas des deux mthodes
dchantillonnage pour le point 2. La mthode 1 est reprsente par les prlvements 1et 2
alors que la mthode 2 est symbolise par (b).

1'
2'
(b)

0,40

1'
2'
(b)

3,0

2,5

0,35
0,30

Mn ppm

Cu ppm

2,0
0,25
0,20
0,15

1,5

1,0

0,10
0,5
0,05
0,00

0,0

A0

A1

A2

A0

Point2

Figure 25 : Dosage du Cu/ point 2

A2

Figure 26 : Dosage du Mn/ point 2


1'
2'
(b)

1'
2'
(b)

1,4

A1
Point2

0,4

1,2

0,3

Pb ppm

Zn ppm

1,0
0,8
0,6
0,4

0,2

0,1

0,2

0,0

0,0

A0

A1

A0

A2

A1

A2

Point 2

Point2

Figure 27 : Dosage du Zn/ point 2

Figure 28 : Dosage du Pb/ point 2

52

Chapitre III

Rsultats et Discussions

1'
2'
(b)

1'
2'
(b)

120

140
120

100

100

Fe ppm

Cd ppb

80

60

40

80
60
40

20

20
0

A0

A1

A0

A2

A1

A2

Point2

Point 2

Figure 29 : Dosage du Cd/ point 2

Figure 30 : Dosage du Fe/ point 2

Les rsultats du point 2 concordent avec ceux du point 1 concernant la mthode de


minralisation. En effet, si on prend comme exemple le Cadmium, on observe la mme
diminution pour le mme jour de prlvement et ceci dans le cas de la minralisation A0 qui
utilise lacide Nitrique. Les deux autres acides HCl et H2SO4 utiliss respectivement pour les
mthodes de minralisations A1 et A2 semblent favorable une bonne extraction du
Cadmium.
La deuxime mthode de prlvement utilise pour ce point 2 (ici note (b)) donne la plus
grande valeur de concentration obtenue aprs minralisation A0. Lacide Nitrique peut tre
considr comme trs efficace quand il est ajout au moment du prlvement.
Aussi, on peut citer lintrt de la mthode de minralisation A2 qui donne de meilleurs
rsultats lorsque lacidification se fait ultrieurement.
De meilleurs rsultats pour les autres lments doss par la flamme (Spcifiquement pour le
Fer) sont aussi obtenus avec une acidification par lacide Nitrique insitu.
Dans le cas du Plomb, lefficacit des mthodes suit la squence A0>A1>A2. Ceci a
antrieurement t signal, puisque des travaux ont montr que lutilisation des acides
Chlorhydrique et Sulfurique nest pas recommande pour la conservation de cet lment. [29]

VI. Etude de la bioaccumulation par le poulpe


La bioaccumulation tant avre au niveau de la glande digestive, qui constitue environs 90%
de la quantit totale des mtaux emmagasins par la pieuvre, le dosage est alors effectu au
niveau de cette glande aprs extraction aux micro-ondes.

53

Chapitre III

Rsultats et Discussions

Les rsultats obtenus sont prsents en [Link]-1 du poids secs du tissu de lchantillon dans le
tableau suivants :

Tableau 13 : Teneurs des mtaux lourds prsents dans les trois bio-indicateurs tudies

Mtal ([Link]-1)
Stations
Station 1
La baie dALGER
Station 2
BORDJ EL BAHRI
Station 3
BOUHAROUNE

Cd

Pb

Zn

Fe

Mn

Cu

3,02.10-3

2,06.10-3

91.10-3

36.10-3

1.10-3

52.10-3

0 ,26.103

0,59.10-3

24.10-3

39.10-3

0,81.10-3

42.10-3

0,55.10-3

0,38.10-3

67,6.10-3

17.10-3

1,04.10-3

50.10-3

Afin de mieux interprter les diffrents rsultats obtenus par lanalyse des trois diffrents
chantillons, nous avons tablis six histogrammes (Figures 31 36) qui refltent de faon
claire les variations des teneurs de chaque mtal en fonction du poulpe prlev.

3,0
2,0

1 0 3 * P b (m g /K g )

1 0 3 * C d (m g /K g )

2,5

2,0

1,5

1,0

1,5

1,0

0,5

0,5

0,0

0,0

baie d'Alger

Bordj El Bahri Bouharoune

baie d'Alger

station de prlvement

Bordj El Bahri Bouharoune

station de prlvement

Figure 31 : Teneur du Cd en mg /kg

Figure 32 : Teneur du Pb en mg /kg

54

Chapitre III

Rsultats et Discussions

40
35

80

1 0 3 * F e (m g /K g )

1 0 3 * Z n (m g /K g )

30
60

40

20

25
20
15
10
5

baie d'Alger Bordj El Bahri Bouharoune

station de prlvement
Figure 34 : Teneur du Fe en mg /kg

1,0

50

0,8

40

10 3 * C u (m g/K g)

1 0 3 * M n (m g /K g )

station de prlvement
Figure 33 : Teneur du Zn en mg /kg

baie d'Alger Bordj El Bahri Bouharoune

0,6

0,4

0,2

30

20

10

0,0

baie d'Alger

Bordj El Bahri Bouharoune

baie d'Alger

station de prlvement
Figure 35 : Teneur du Mn en mg /kg

Bordj El Bahri Bouharoune

station de prlvement

Figure 36 : Teneur du Cu en mg /kg

Le poulpe de la baie dAlger, par rapport aux deux autres, contient des concentrations
beaucoup plus importantes en Cd, Pb et Zn. Les quantits de Cadmium releves sont
denviron 15 fois plus grandes, celles du Plomb sont 4 fois suprieures et pour le Zinc, qui se
prsente comme le mtal le plus bio accumul de tous, cest de 13 38% de plus.

Le Fe, Mn et Cu sont des oligolments ncessaires faibles doses pour le corps de cette
espce aquatique, les valeurs de leurs abondances par rapport aux trois chantillons analyss
sont presque similaires, en ce qui concerne le Cuivre et le Fer on constate que leurs teneurs
sont beaucoup plus grandes. Ce qui nous indique une importante pollution du milieu
aquatique par ces mtaux.

55

Chapitre III

Rsultats et Discussions

De plus, ces valeurs compares ceux trouves aprs analyse de lOued El-Harrach montrent
que les quantits bioaccumules du Cadmium et du Zinc par exemple sont de lordre de 100
fois suprieures ceux de lOued. Cette constatation est plus marque dans la baie dAlger
que dans les deux autres stations. Cette augmentation est de seulement 5 fois dans le cas du
Plomb. Ceci nous amne penser que cette espce marine ne semble pas accumuler des
quantits importantes de ce mtal.
Toutes ces concentration ont pu tre analyses par la mthode de latomisation par la flamme,
car la technique dextraction employe combine aux teneurs relativement leves nous ont
permis dobtenir des rsultats dtectables par la flamme.

56

Conclusion Gnrale

CONCLUSION GENERALE
Ce travail rentre dans le cadre de lapplication des techniques spectroscopiques lanalyse des
lments traces mtalliques existant dans les diffrentes matrices naturelles.
Notre tude a port principalement sur lutilisation dun quipement rcent dabsorption
atomique et de ltalonner au vu de son utilisation pour les dosages des lments faibles
teneurs.
La technique de lanalyse par la flamme a t employe pour la dtection qualitative puis pour
la dtermination quantitative des lments choisis pour ltude. La technique de latomisation
lectrothermique a aussi t utilise pour la mise en vidence des lments se trouvant des
concentrations de lordre du ppb (g/L).
La partie la plus importante dans ce type de dosages est la prparation des chantillons. Pour
cela, nous avons test des techniques de valorisation valides auxquelles nous avons ajout
des modifications afin de tester plusieurs paramtres.
Des applications sur des chantillons rels provenant de lOued El-Harrach qui enregistre une
pollution trs importante due aux diffrents rejets dverss tout au long de son passage par les
usines limitrophes. Ces chantillonnages ont t minutieusement effectus selon les normes
en vigueur puis une analyse sen est suivie aprs plusieurs types de minralisations.
Suite aux rsultats obtenus qui ont mis en relief lexistence dune pollution par les ions
mtalliques, notamment, le Plomb et le Cadmium (mme si les valeurs trouves taient
faibles), nous avons procder par la suite des recherches concernant ces mmes ions dans
des espces marines, considres comme bioindicatrices.
Le choix de la pieuvre ntait pas fortuit puisque les rsultats prliminaires ont fait tat dune
bioaccumulation de lordre de 100 fois par rapport aux valeurs trouves dans lOued.
Les rsultats obtenus nous ont permis darriver aux conclusions suivantes :
-

Les lments Zinc, Fer et Manganse ont t trouvs comme les plus abondants dans
lOued.
La technique de minralisation A0 semble donner les meilleurs rsultats
particulirement lorsque lacide Nitrique est ajout lchantillon au moment de son
prlvement.
Les techniques de minralisation A1 et A2 qui utilisent lacide Chlorhydrique et
Sulfurique respectivement nont pas permis daboutir aux concentrations relles du
Plomb
Le Cadmium a t analys par la mthode du four graphite car indtectable par la
flamme.

57

Conclusion Gnrale

Laspect de lOued et ses proprits physico-chimiques reprsentent des lments


fortement indicateurs de la pollution.
La contamination des poulpes par les lments Cd, Zn et Pb est principalement
attribuable lOued. Ceci a t confirm aprs comparaison des rsultats des trois
sites ctiers slectionns.

En fin, notre tude ne constitue pas une quelconque recherche de responsabilit de la


pollution, elle est purement scientifique et concerne principalement la technique danalyse par
spectroscopie atomique : (chantillonnage, prtraitement, analyse).
Le choix de lOued El-Harrach a t justifi par son accessibilit et par les diffrentes teneurs
quil renferme. La pieuvre a t choisie parce quelle est considre comme rvlatrice de la
prsence de la pollution minrale grce son pouvoir bioaccumulateur. Dailleurs, elle a
toujours t bnfique toutes les espces marines car elle joue le rle de filtre adsorbant
placs tout au long de la cte.
Cette tude prliminaire mrite dtre approfondie et tale dautres espces vivantes
directement ou indirectement exposs aux contaminations toxiques.

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