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Diagnostic Permanent

Ce stage porte sur la mise en place du diagnostic permanent dans les réseaux d'assainissement de la région Ouest de la France. Le diagnostic permanent vise à estimer les volumes d'eaux claires parasites présentes dans les réseaux séparatifs, afin d'améliorer la gestion des ouvrages de traitement. La méthode développée se base sur des mesures en continu des débits et la comparaison avec les débits théoriques d'eaux usées. Son application sur le réseau de Quimper montre l'influence des rejets industriels et des infiltrations sur son fonctionnement.

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Diagnostic Permanent

Ce stage porte sur la mise en place du diagnostic permanent dans les réseaux d'assainissement de la région Ouest de la France. Le diagnostic permanent vise à estimer les volumes d'eaux claires parasites présentes dans les réseaux séparatifs, afin d'améliorer la gestion des ouvrages de traitement. La méthode développée se base sur des mesures en continu des débits et la comparaison avec les débits théoriques d'eaux usées. Son application sur le réseau de Quimper montre l'influence des rejets industriels et des infiltrations sur son fonctionnement.

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Diagnostic permanent

en rseau dassainissement :
mesures et calculs
sur sites pilotes
de la Rgion Ouest

Mmoire de Fin dEtudes prsent pour lobtention


du diplme dIngnieur de lENGEES

- Janvier Juin 2006 -

Ralis par Hlose

MONNIER,

Encadr par Monsieur Mathieu ZUG.

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

Formation

Structure daccueil

Matre de stage : Monsieur Mathieu ZUG


Ecole Nationale du Gnie de lEau et de Veolia Eau - Rgion Ouest
lEnvironnement de Strasbourg
Direction Technique Rgionale
1, Quai Koch B.P. 1039 F
3, rue Marcel Sembat
67070 STRASBOURG Cedex
44925 NANTES Cedex 9
Tl. : 03-88-24-82-82.
Tl. : 02-51-84-60-00.
Fax : 03-88-37-04-97.
Fax : 02-51-84-60-67.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

REMERCIEMENTS

Le travail de fin dtudes prsent dans ce mmoire a t possible grce lEcole


Nationale du Gnie de lEau et de lEnvironnement de Strasbourg (ENGEES) o jai suivi les
enseignements de formation initiale pendant 2 ans et demi et qui propose ses tudiants un
stage final de 6 mois pour clore ce cursus.

Je remercie trs sincrement Monsieur Guy RANDON, directeur de Service


Technique de la Direction Rgionale Ouest de Veolia eau, de mavoir donn lopportunit de
raliser mon stage au sein du Dpartement Assainissement.

Je dsire vivement remercier mon matre de stage, Monsieur Mathieu ZUG, charg
dtudes en matrise dassainissement, de mavoir encadre lors de mon stage. Il a su prendre
de son temps pour me guider et me faire part de son exprience afin de mener bien ce projet.
Je le remercie sincrement pour la confiance quil ma accorde ds le dbut de ltude.

Jadresse galement mes remerciements Monsieur Claude JOANNIS, ingnieur


dpartemental des travaux publics de lEtat responsable de la section hydrologie urbaine de la
division eau et environnement du Laboratoire Central des Ponts et Chausses Bouguenais,
pour sa formation au diagnostic permanent au cours de laquelle jai beaucoup appris et pour
son regard critique sur le contenu de ce rapport.

Je suis particulirement reconnaissante envers Monsieur Philippe MADEC de


lAgence de Quimper et Messieurs Jean-Charles GUY et Mickal BONNIN de lAgence de
La Roche Sur Yon pour mavoir fourni les plans et fichiers ncessaires au bon droulement de
mon tude.

Merci aussi lensemble du Service Technique de la Direction Rgionale Nantes


pour leur accueil chaleureux et leur disponibilit.

Et enfin, merci Monsieur Guillaume CESBRON, mes parents et ma sur Soazig


pour leur regard objectif sur la rdaction de ce rapport.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

RESUME
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest
Ce stage a t effectu dans le cadre de la troisime anne de lENGEES au sein de
Veolia eau, sous la direction de Mathieu ZUG, charg dtudes en assainissement la
Direction Technique.

Cette tude vise dvelopper le diagnostic permanent dans la Rgion Ouest par la
mise en place dune mthode pour estimer les eaux claires parasites.

Un rappel historique sur lvolution de pratiques de diagnostic, de mtrologie et


dautosurveillance appliques aux rseaux de collecte justifie lintroduction du concept de
diagnostic permanent. En effet, les rseaux sparatifs sont sujets des intrusions deaux
claires parasites (infiltrations et raccordements deaux pluviales non conformes), et ce survolume nuit lefficacit des ouvrages de traitement. Le diagnostic permanent va donc
permettre aux collectivits damliorer la connaissance de ltat et du fonctionnement de leur
rseau en surveillant les performances globales en continu.

La mise en place du diagnostic permanent ncessite une mtrologie adquate et une


tltransmission des donnes par le serveur LERNE. Les mesures obtenues doivent tre
valides avant dtre traites. Lexploitation des donnes se fait par une mthodologie pour
estimer les eaux claires parasites grce plusieurs tapes. La mthode consiste estimer les
dbits moyens deaux uses strictes et les comparer aux dbits transitant rellement dans le
rseau dans le but de dterminer les intrusions deaux.

Lexemple du diagnostic permanent de Quimper montre quil est indispensable que les
donnes soient fiables pour aboutir des conclusions. Il a pu tre mis en vidence le
comportement des habitants et linfluence des rejets des industries sur le fonctionnement du
rseau de Quimper. Le collecteur de Luzel est trs correct alors que le poste de relvement
Quinquis ragit plus aux eaux de nappe qu la pluie.

En dfinitive, lensemble de cette tude permet de conclure que le diagnostic


permanent est un concept qui mrite une implication de la part des collectivits et exploitants
afin den obtenir totale satisfaction.
La mthode et un manuel dutilisation ont dj t diffuss auprs dexploitants de la
Rgion Ouest.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

ABSTRACT
Permanent diagnosis in sewer network:
Measures and calculations in experimental sites of the west area.
This training period which was a part of my ENGEES third-year has been done in
VEOLIA Eau, under direction of the sewer responsible at the technical department M. Zug
Mathieu.

The main objective of this study is to develop the permanent diagnosis into the west
area of France thanks to the introduction of a parasitic clear waters measurement method.

A historical reminder of the evolution of the practice of diagnosis, methodology and


self watching applied to collection networks justifies the introduction of the permanent
diagnosis concept. Indeed, separated networks are subject to parasitic clear waters intrusions
(infiltration and rainwater link without conformity) and the over volume affects the efficiency
of treatment civil engineering works. Therefore, permanent diagnosis will help local
communities with improving the knowledge of the condition and working of their network by
watching the global performances in continuous.

The permanent diagnosis installation requires an appropriate methodology and a data


transmission by a file server called LERNE. The results must be validated before being
treated. The data exploitation is done thanks to a methodology composed of several steps in
order to estimate parasitic clear waters. This method consists in doing the estimation of an
average quantity of the parasitic clear waters to compare it with the total water quantity in
transit in the network. The goal of such a method is to determinate the level of intruder
waters.

The Quimper permanent diagnosis example shows that reliable data are essential for
coming to conclusions. We can notice the influence of inhabitants and industrial rejections in
the Quimper sewer network. The Luzel main sewer is very correct even though the Quinquis
networks reacts to water table more than rainwater.

To sum up, the whole study allows us to conclude that the permanent diagnosis is a
concept which deserves a real implication from local communities and farmers to obtain an
optimal satisfaction.
The methodology and the use manual have already been distributed to the farmers
from the west area.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

SOMMAIRE
LISTE DES ABREVIATIONS..............................................................................................................................8
LISTE DES FIGURES............................................................................................................................................9
LISTE DES GRAPHIQUES..................................................................................................................................9
LISTE DES TABLEAUX.....................................................................................................................................10
INTRODUCTION.................................................................................................................................................11
1.

PRESENTATION DE LENTREPRISE DACCUEIL ......................................................................... 13


1.1.
1.2.
1.3.
1.4.
1.5.

2.

HISTORIQUE ........................................................................................................................................ 13
VEOLIA ENVIRONNEMENT .................................................................................................................. 13
VEOLIA EAU ....................................................................................................................................... 13
DIRECTION REGIONALE OUEST........................................................................................................... 13
DIRECTION TECHNIQUE ...................................................................................................................... 14

CONTEXTE DE LETUDE ..................................................................................................................... 15


2.1.
HISTORIQUE DU DIAGNOSTIC PERMANENT .......................................................................................... 15
2.1.1. Mise en place de rseaux .............................................................................................................. 15
2.1.2. Notion deaux claires parasites..................................................................................................... 16
[Link].
[Link].
[Link].

Composantes des eaux rsiduaires urbaines ........................................................................................ 16


Origines des eaux claires parasites ...................................................................................................... 17
Consquences des eaux claires parasites ............................................................................................. 17

2.1.3. Etudes diagnostic classiques de rseaux................................................................................. 18


2.1.4. Des tudes diagnostic au diagnostic permanent ........................................................................... 19
2.2.
CONCEPT DU DIAGNOSTIC PERMANENT............................................................................................... 20
2.2.1. Objectifs ........................................................................................................................................ 20
[Link].
[Link].

2.2.2.

Moyens .......................................................................................................................................... 21

[Link].
[Link].
[Link].

2.2.3.
3.

Objectifs principaux ............................................................................................................................ 20


Aides aux exploitants, des objectifs secondaires ................................................................................. 20
Mesures permanentes .......................................................................................................................... 21
Modles ............................................................................................................................................... 21
Connaissance du patrimoine................................................................................................................ 21

Dfinition retenue du concept du diagnostic permanent............................................................... 22

OUTILS ET METHODE DESTIMATION DES EAUX CLAIRES PARASITES ............................ 23


3.1.
MISE EN PLACE DU DIAGNOSTIC PERMANENT ..................................................................................... 23
3.1.1. Choix et instrumentation des sites................................................................................................. 23
3.1.2. Acquisition des donnes ................................................................................................................ 23
[Link].
[Link].

Donnes concernes ............................................................................................................................ 23


Tltransmission, mthode utilise par Veolia .................................................................................... 24

3.2.
VALIDATION DES MESURES ................................................................................................................. 25
3.2.1. Vrification de la chane de transmission ..................................................................................... 25
3.2.2. Archivage ...................................................................................................................................... 26
3.2.3. Fiabilit des donnes..................................................................................................................... 26
3.2.4. Validation qualitative des donnes................................................................................................ 27
[Link].
[Link].
[Link].
[Link].

Pluviomtrie ........................................................................................................................................ 27
Hauteur deau suivant la mtorologie ................................................................................................ 27
Mesures Hauteur/Vitesse..................................................................................................................... 28
Fonctionnement des pompes dun poste de relvement....................................................................... 29

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER


3.3.
OUTILS UTILISES POUR LE TRAITEMENT DES DONNEES........................................................................ 30
3.3.1. Outil Bilans LERNE ................................................................................................................ 30
3.3.2. Outil GesCIR@ ....................................................................................................................... 30
3.4.
METHODE UTILISEE POUR ESTIMER LES EAUX CLAIRES PARASITES ..................................................... 31
3.4.1. Mthode globale............................................................................................................................ 32
3.4.2. Dbit de Temps sec........................................................................................................................ 33
3.4.3. Estimation des eaux parasites dinfiltration.................................................................................. 33
3.4.4. Profils type deaux uses strictes et reconstitution du dbit de temps sec..................................... 33
3.4.5. Estimation des eaux parasites de captage..................................................................................... 34
3.4.6. Ajustement du bilan par restimation des eaux parasites dinfiltration........................................ 35
4.

EXEMPLE DU DIAGNOSTIC PERMANENT DE QUIMPER........................................................... 36


4.1.
DISPOSITIFS DU DIAGNOSTIC PERMANENT DE QUIMPER ...................................................................... 36
4.1.1. Prsentation du site pilote de Quimper ......................................................................................... 36
4.1.2. Besoins en matire de surveillance ............................................................................................... 36
[Link].
[Link].
[Link].

Problmes du rseau............................................................................................................................ 36
Objectifs .............................................................................................................................................. 36
Points de mesures sur le rseau ........................................................................................................... 36

4.2.
ANALYSE DES DONNEES...................................................................................................................... 37
4.2.1. Donnes brutes.............................................................................................................................. 37
4.2.2. Donnes utilisables ....................................................................................................................... 38
4.2.3. Donnes fiables ............................................................................................................................. 38
4.2.4. Pluviomtrie .................................................................................................................................. 40
4.3.
TRAITEMENT DES DONNEES PAR BILANS LERNE ET ANALYSE DES RESULTATS ........................... 41
4.3.1. Cas du collecteur de Luzel ............................................................................................................ 41
[Link].
[Link].
[Link].
[Link].
[Link].
[Link].
[Link].
[Link].
[Link].
[Link].

4.3.2.

Hauteur/Vitesse ................................................................................................................................... 41
Dbit transit ....................................................................................................................................... 42
Dbit de temps sec............................................................................................................................... 42
Dbit deaux parasites dinfiltration .................................................................................................... 43
Profils deaux uses strictes de temps sec ........................................................................................... 44
Reconstitution du dbit de temps sec................................................................................................... 46
Surface active ...................................................................................................................................... 48
Dbit deaux parasites de captage........................................................................................................ 49
Synthse du mois de Septembre 2005 ................................................................................................. 49
Synthse de lanne 2005 .................................................................................................................... 51

Cas du poste de relvement Quinquis ........................................................................................... 53

[Link].
[Link].
[Link].
[Link].
[Link].
[Link].
[Link].
[Link].
[Link].

Fonctionnement des pompes ............................................................................................................... 53


Dbit de temps sec............................................................................................................................... 55
Dbit deaux parasites dinfiltration .................................................................................................... 55
Profils deaux uses strictes de temps sec ........................................................................................... 56
Reconstitution du dbit de temps sec................................................................................................... 59
Surface active ...................................................................................................................................... 61
Dbit deaux parasites de captage........................................................................................................ 62
Synthse du mois de Septembre 2005 ................................................................................................. 62
Synthse de lanne 2005 .................................................................................................................... 65

4.4.
SENSIBILITE DE LA METHODE .............................................................................................................. 66
4.4.1. Influence des erreurs sur les paramtres ...................................................................................... 66
[Link].
[Link].
[Link].
[Link].
[Link].

4.4.2.
5.

Seuil de distinction Temps Sec / Temps de Pluie ................................................................................ 66


Seuil dune pluie significative ............................................................................................................. 66
Dure de ressuyage.............................................................................................................................. 67
Dbit nominal des pompes .................................................................................................................. 67
Fraction des EPI .................................................................................................................................. 68

Erreurs sur les estimations............................................................................................................ 68

CONCLUSION GENERALE................................................................................................................... 70
5.1.
5.2.

BILAN ................................................................................................................................................. 70
PERSPECTIVES .................................................................................................................................... 71

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES............................................................................................................72
ANNEXES..............................................................................................................................................................75

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

LISTE DES ABREVIATIONS


ATM :
CERTU :

Aides au Transfert Maximum


Centre dEtudes sur les Rseaux, les Transports, lUrbanisme et les
constructions publiques
CGE :
Compagnie Gnrale des Eaux
DP :
Diagnostic Permanent
ECP :
Eaux Claires Parasites
ECRNP :
Eaux Claires Raccordes Non Pluviales
ECR :
Eaux Claires Raccordes
ECPP :
Eaux Claires Parasites Permanentes
ECPM :
Eaux Claires Parasites Mtoriques
EH :
Equivalent Habitant
ENGEES :
Ecole Nationale du Gnie de lEau et de lEnvironnement de Strasbourg
ENSP :
Ecole Nationale de la Sant Publique
EP :
Eaux Pluviales
EPC :
Eaux Parasites de Captage
EPI :
Eaux Parasites dInfiltration
EPR :
Eaux Pluviales Raccordes
ERU :
Eaux Rsiduaires Urbaines
EU :
Eaux Uses
EUS :
Eaux Uses Strictes
GESCIR@ : Gestion Centralise des Informations en Rseau dAssainissement
H:
Hauteur
LCPC :
Laboratoire Central des Ponts et Chausses
P:
Pluie ou Prcipitations
PR :
Poste de Relvement
Q:
Dbit
S:
Signal
SA :
Surface Active
SATESE :
Service dAssistance Technique aux Exploitants de Stations dEpuration
STEP :
Station de Traitement des Eaux Pollues
TP :
Temps de Pluie
TS :
Temps Sec
V:
Vitesse
VE :
Vivendi Environnement, puis Veolia Environnement
WE :
Week-end

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

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LISTE DES FIGURES


Figure 1 : Implantation des Agences, Centres Oprationnels et Direction Rgionale en Rgion Ouest...... 14
Figure 2 : Chane dacquisition des donnes..................................................................................................... 24
Figure 3 : Etapes pour la mthode destimation des ECP. .............................................................................. 32
Figure 4 : Phnomne de ressuyage................................................................................................................... 35

LISTE DES GRAPHIQUES


Graphique 1 : Chroniques dhauteurs deau, exemple du collecteur de Brardier Quimper................... 27
Graphique 2 : Relation hauteur/vitesse, exemple du collecteur de Brardier Quimper............................ 28
Graphique 3 : Taux de disponibilit moyen sur les diffrents sites de Quimper, anne 2005...................... 37
Graphique 4 : Taux moyen de donnes utilisables sur les diffrents sites de Quimper,anne 2005. ........... 38
Graphique 5 : Taux de fiabilit moyen sur les diffrents sites de Quimper, anne 2005.............................. 39
Graphique 6 : Pluviomtrie et priodes de temps sec du pluviomtre Le jet................................................. 40
Graphique 7 : Dbit transit dans le collecteur rue Luzel et pluviomtrie. ................................................... 41
Graphique 8 : Dbit transit dans le collecteur rue Luzel et pluviomtrie. ................................................... 42
Graphique 9 : Slection des jours secs du collecteur de Luzel. ....................................................................... 42
Graphique 10 : Calcul et interpolation des EPI du collecteur de Luzel. ........................................................ 43
Graphique 11 : Dbit EUS et pluviomtrie du collecteur de Luzel................................................................. 44
Graphique 12 : Profils dEUS de TS du collecteur de Luzel. .......................................................................... 44
Graphique 13 : Profils dEUS de TS pour Dimanche et Lundi, collecteur de Luzel..................................... 45
Graphique 14 : Profil type dEUS de TS pour un jour de semaine et un jour de WE, collecteur de Luzel.45
Graphique 15 : Profil dune semaine type dEUS de TS du collecteur de Luzel........................................... 46
Graphique 16 : Reconstitution du dbit de TS du collecteur de Luzel........................................................... 46
Graphique 17 : Extraction des EPC du collecteur de Luzel............................................................................ 47
Graphique 18 : Corrlation Pluie-Dbit du collecteur de Luzel. .................................................................... 48
Graphique 19 : Estimation des EPC du collecteur de Luzel. .......................................................................... 49
Graphique 20 : Temps sec et temps de pluie en Septembre 2005 pour le collecteur de Luzel. .................... 49
Graphique 21 : Evolution des dbits du collecteur de Luzel pour le mois de Septembre 2005. ................... 51
Graphique 22 : Rpartition des dbits du collecteur de Luzel pour le mois de Septembre 2005................. 51
Graphique 23 : Evolution des rejets dEUS dans la semaine par mois sur lanne 2005, collecteur de Luzel.
..................................................................................................................................................................... 52
Graphique 24 : Estimation de la surface active sur lanne 2005 et par saison, collecteur de Luzel........... 52
Graphique 25 : Temps de pompage des pompes du PR Quinquis et pluviomtrie, Septembre 2005. ......... 53
Graphique 26 : Nombre de dmarrages des pompes du PR Quinquis, Septembre 2005.............................. 53
Graphique 27 : Slection des jours secs du PR Quinquis. ............................................................................... 55
Graphique 28 : Calcul et interpolation des EPI du PR Quinquis. .................................................................. 55
Graphique 29 : Dbit EUS et pluviomtrie du PR Quinquis........................................................................... 56
Graphique 30 : Profils dEUS de TS du PR Quinquis. .................................................................................... 57
Graphique 31 : Profils dEUS de TS pour Jeudi et Vendredi, PR Quinquis. ................................................ 58
Graphique 32 : Profil type dEUS de TS pour un jour de semaine et un jour de WE, PR Quinquis.......... 58
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER


Graphique 33 : Profil dune semaine type dEUS de TS du PR Quinquis..................................................... 59
Graphique 34 : Reconstitution du dbit de TS du PR Quinquis..................................................................... 59
Graphique 35 : Extraction des EPC du PR Quinquis...................................................................................... 60
Graphique 36 : Corrlation Pluie-Dbit du PR Quinquis. .............................................................................. 61
Graphique 37 : Estimation des EPC du PR Quinquis. .................................................................................... 62
Graphique 38 : Temps sec et temps de pluie en Septembre 2005 pour le PR Quinquis. .............................. 62
Graphique 39 : Evolution des dbits du PR Quinquis pour le mois de Septembre 2005. ............................. 64
Graphique 40 : Rpartition des dbits du PR Quinquis pour le mois de Septembre 2005........................... 64
Graphique 41 : Evolution des rejets dEUS dans la semaine par mois sur lanne 2005, PR de Quinquis. 65
Graphique 42 : Estimation de la surface active sur lanne 2005 et par saison, PR de Quinquis................ 65

LISTE DES TABLEAUX


Tableau 1 : Contrle quotidien de la disponibilit des donnes, exemple de Quimper................................. 25
Tableau 2 : Doublon, exemple du dbit dans le collecteur de Luzel Quimper............................................ 26
Tableau 3 : Contrle quotidien de la fiabilit des donnes, exemple de Quimper......................................... 27
Tableau 4 : Bornes pour le contrle quotidien de la fiabilit des donnes Quimper.................................. 39
Tableau 5 : Prcipitations journalires du pluviomtre Le jet. ...................................................................... 40
Tableau 6 : Dbits moyens dEUS par jour, collecteur de Luzel. ................................................................... 45
Tableau 7 : Evnements pluvieux significatifs du PR Le jet avec estimation des EPC du collecteur de
Luzel. .......................................................................................................................................................... 48
Tableau 8 : Caractristiques du collecteur de Luzel et surface active dtermine pour le mois de
Septembre................................................................................................................................................... 50
Tableau 9 : Synthse du mois de Septembre du collecteur de Luzel. ............................................................. 50
Tableau 10 : Anomalies de fonctionnement des pompes du PR Quinquis. .................................................... 54
Tableau 11 : Dbits moyens dEUS par jour, PR Quinquis. ........................................................................... 58
Tableau 12 : Evnements pluvieux significatifs du PR Le jet avec estimation des EPC du PR Quinquis. 61
Tableau 13 : Caractristiques du PR Quinquis et surface active dtermine pour le mois de Septembre. 63
Tableau 14 : Synthse du mois de Septembre du PR Quinquis. ..................................................................... 63
Tableau 15 : Influence du seuil de distinction Temps sec / Temps de pluie. .................................................. 66
Tableau 16 : Influence du seuil de pluie significative....................................................................................... 66
Tableau 17 : Influence de la dure de ressuyage. ............................................................................................. 67
Tableau 18 : Influence du dbit nominal des pompes. ..................................................................................... 67
Tableau 19 : Influence de la fraction dEPI du dbit minimum nocturne. .................................................... 68

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

10

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

INTRODUCTION
Contexte de ltude :
De nombreuses tudes, menes depuis les annes 1980 en France, ont dmontr la
dgradation des performances de traitement des stations dpuration. Elles ont abouti par
ailleurs au constat dun sur-volume deau dans le cas des rseaux sparatifs. Ce sur-volume,
qui ne peut sexpliquer uniquement par lapport des eaux uses de temps sec, serait d la
prsence deaux claires parasites dans le rseau (infiltrations dune part, et raccordements
deaux pluviales donc non conformes dautre part). En effet, lefficacit des ouvrages de
traitement se trouve en grande partie tre conditionne par celle de la collecte.
La rglementation (dcret du 3 juin 1994 et arrt du 22 dcembre 1994), quant elle,
impose la collecte et le traitement des eaux uses, ainsi que la surveillance des ouvrages mis
en place cet effet, tout ceci dans le but daugmenter la fiabilit du systme dassainissement
des agglomrations et en surveiller les performances globales. Ces dispositions
rglementaires prsentent divers enjeux pour les collectivits et les exploitants dont lobjectif
principal est davoir un systme dassainissement de bonne qualit concernant la partie rseau
comme la partie installation (station dpuration). Ils vont donc se donner les moyens
datteindre ces objectifs par la mise en place du diagnostic permanent.
Cest dans ce contexte que se dveloppe le diagnostic permanent en France, un
dispositif comblant les insuffisances des tudes diagnostic classiques effectues jusque l,
notamment en terme de suivi des mesures en continu et leur volution dans le temps. Le
diagnostic permanent devrait donc permettre aux collectivits damliorer la connaissance de
ltat et du fonctionnement de leur rseau, et pour lexploitant de loptimiser.
Ainsi, la prsente tude vise prcisment dvelopper le Diagnostic permanent en
rseau dassainissement via des mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest.

Objectifs de ltude :
Cette tude a pour objectif daboutir un tat de lart sur le fonctionnement des
rseaux (et leurs postes de relvement) en valuant et interprtant la performance du systme
dassainissement (estimation des eaux claires parasites dans le rseau deaux uses, surfaces
impermables illgalement raccordes), afin de mettre en uvre des actions pour
loptimiser.
Ce travail a t ralis au sein du dpartement Assainissement dans le cadre de la
gestion du patrimoine entreprise par la Direction Technique Rgion Ouest de Veolia Eau. Il
consiste donc en la mise en place de la partie fonctionnelle du diagnostic permanent en rseau
dassainissement sur plusieurs sites pilotes de la Rgion Ouest, den perfectionner et faciliter
son utilisation par les exploitants (grce des outils informatiques tels Bilans LERNE et
GesCIR@ pour le contrle, la validation et le traitement des donnes) afin de le
dvelopper.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

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- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

Dmarche de ltude :
En vue de rpondre aux objectifs fixs, lapproche de ltude sest naturellement
articule autour de quatre parties.
Dans un premier temps, une tude bibliographique retrace le contexte global de ltude
avec les tapes majeures de lassainissement : de lhistorique des rseaux au concept de
diagnostic permanent, en passant par les tudes diagnostic classiques de rseaux. Ces
recherches bibliographiques justifient la mise en uvre du diagnostic permanent.
Dans une seconde partie, une proposition de mthodologie permet de dvelopper et
faciliter la mise en uvre du diagnostic permanent : il devient optimal grce lutilisation
doutils adapts (mtrologie, transmission, logiciel de traitement des donnes) et une
mthode de calcul pour lestimation des eaux claires parasites.
Enfin, cest travers lexemple du diagnostic permanent de Quimper que sera illustre
cette tude. Les eaux claires parasites seront quantifies et des perspectives damliorations
du diagnostic permanent seront proposes. Il sera galement possible de dfinir les limites des
paramtres utiliss.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

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1.

Prsentation de lentreprise daccueil


1.1.

Historique

La Compagnie Gnrale des Eaux (CGE) est cre en 1853 par dcret imprial avec
comme projet originel de produire et distribuer une eau saine. A la fin du 19me sicle, elle
largit ses comptences au traitement des eaux uses.
Puis, dans les annes 1960, la CGE connat une diversification de ses activits dans les
secteurs concernant lenvironnement (nergie, propret, communication et construction) et
devient Vivendi en 1998.

1.2.

Veolia Environnement

En 1999, Vivendi Environnement (VE) est cr, regroupant les diffrents services lis
lenvironnement, avant de devenir Veolia Environnement en 2003.
Son activit est exerce lchelle mondiale ; il sagit en effet du leader mondial des
services lenvironnement avec ses 4 domaines dactivits : Energie, Propret, Transport et
Eau, respectivement gres par les socits Dalkia, Onyx, Connex et Veolia Water ( laquelle
appartient Veolia Eau).

1.3.

Veolia Eau

Veolia Eau est la nouvelle dnomination franaise de la Gnrale des Eaux depuis
2006. Elle intervient chaque tape du cycle de leau et prend en charge la gestion des
services deau et dassainissement. Cest avec le mme souci de disponibilit et de qualit de
service quelle rpond aux attentes de chaque client (collectivits publiques, industriels et
consommateurs).
Ses missions concernent 5 ples de comptences :
- la production et la distribution deau potable,
- la collecte et la dpollution des eaux uses,
- la gestion des rseaux,
- les industriels,
- le service clients.
Veolia Eau est actuellement organise en 10 dlgations rgionales sur le territoire
franais dont la Rgion Ouest ; celles-ci coordonnent lactivit des 47 Centres Oprationnels
et 136 Agences.

1.4.

Direction Rgionale Ouest

La Direction Rgionale Ouest stend sur 3 rgions administratives : Pays de la Loire,


Poitou-Charentes et Bretagne.
Son rle est de mettre en uvre une stratgie rgionale en dfinissant les priorits de
dveloppement et dassurer la qualit du service la clientle, aux collectivits et aux
consommateurs.
Pour optimiser le fonctionnement de lentreprise et pouvoir au mieux donner suite aux
attentes de chaque client, les diffrentes comptences requises sont regroupes en services
fonctionnels au nombre de 8 :
- Secrtariat,
- Direction des Ressources Humaines,
- Direction Qualit,
- Secrtariat Gnral,
- Communication,
- Direction des Marchs Industriels,
- Direction Technique,
- Direction Clientle.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

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Ainsi, les 5 Centres Oprationnels et 14 Agences que compte la Direction Rgionale


Ouest peuvent tre grs de faon optimale par le sige, situ Rennes et son antenne
Nantes.
Les
Centres
Oprationnels
assurent le suivi des relations
contractuelles avec les collectivits
locales, le dveloppement commercial et
rpondent aux questions du client.
Les
Agences,
en
contact
quotidien avec les collectivits locales,
sont dotes des moyens humains et
techniques ncessaires lexcution de
lensemble des tches dexploitation,
dentretien et de travaux. Pour cela, elles
sont organises en 3 ples de
comptences :
- la gestion des installations
de production et de
dpollution,
- la gestion des rseaux,
- la relation clientle.
Figure 1 : Implantation des Agences, Centres Oprationnels
et Direction Rgionale en Rgion Ouest.

1.5.

Direction Technique

Le Service Technique de la Direction Rgionale Ouest est la disposition des


diffrents Centres Oprationnels et Agences de la rgion, pour les conseiller et les aider dans
lensemble des tches dexploitation. Il sagit de leur proposer des techniques et outils fiables
et innovants afin dassurer une bonne gestion de leur exploitation.
La Direction Technique se divise en 7 dpartements :
- eau potable,
- assainissement,
- rseau et pompage,
- bureau dtude-appel doffre,
- bureau dtude-lectricit, automatisme et tlgestion,
- bureau dtude-cartographie numrique et infographie,
- gestion technique.

Ltude qui va suivre a t effectue au sein du dpartement assainissement de la


Direction Technique Nantes encadre par Monsieur ZUG, charg dtudes en matrise des
systmes dassainissement. Il sagit de mettre en place, grce des sites pilotes de la Rgion
Ouest, une mthodologie pour que les exploitants puissent faire le diagnostic permanent de
leur rseau dassainissement de manire autonome.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

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2.

Contexte de ltude
2.1.
2.1.1.

Historique du diagnostic permanent


Mise en place de rseaux

Le rseau dassainissement a pour objectif de recueillir les eaux uses afin de les
transporter vers laval. Son origine reste imprcise ; suivant les civilisations, la notion de
rseaux dassainissement est plus ou moins existante. Ds 1250 avant JC, le Deutronome
(5me livre de la bible hbraque) voque des endroits retirs pour faire ses besoins naturels et
les recouvrir (Verset 23, alina 13). Dans la civilisation romaine, ont t retrouvs des
vestiges de rseaux datant de 575 avant JC. En effet, Tarquin lAncien avait fait creuser le
cloaca maxima de Rome, grand gout qui allait de lextrmit mridionale du Forum au
Tibre. (Delhaise, 1991)
En France, lpoque du Moyen Age, les eaux uses sont rejetes dans les ruelles en
terre battue jusqu ce que, vers 1200, Philippe Auguste fasse paver les rues de Paris et
prvoit une rigole dvacuation en leur milieu. En 1370, le premier gout souterrain est
construit rue Montmartre, sous la tutelle de Hugues Aubriot, prvt de Paris. Il faut attendre
1780 pour que Louis XVI interdise le dversement des pots de chambre dans la rue. Et
cest seulement en 1850, sous le Second Empire, avec la transformation de Paris par le baron
Haussmann et lingnieur Eugne Belgrand que seront construits de nouveaux axes avec tous
leurs quipements (eau, gaz, gouts). Cest ainsi que se dveloppe le rseau dgouts qui
compte prs de 600 km en 1878. Ce vaste projet est complt, en 1894, par une loi qui impose
le tout--lgout pour la ville de Paris. (Daverton, 1922)
Dans le but dvacuer toutes les eaux des agglomrations, la construction de rseaux
unitaires se dveloppe dans la plupart des centres villes. Cependant, cette collecte des eaux
uses entrane la concentration de la pollution en un lieu unique.
Au dbut du 20me sicle, lefficacit des rseaux dassainissement, jusque l
unitaires, est remise en cause : les rejets dans le milieu naturel dgradent celui-ci, et la
construction des ouvrages a un cot. Par souci environnemental et conomique, lentre-deuxguerres connat la mise en place de rseaux sparatifs. Les eaux pluviales considres propres
sont donc spares des eaux uses qui ncessitent un traitement. Les canalisations deaux
uses doivent desservir lensemble des habitations, et amnent les effluents une installation
qui les traite avant de les rejeter dans le milieu naturel, les premires stations dpuration
voient le jour. Par ailleurs, ce systme savre moins coteux que lunitaire puisque de
dimension moindre.
En dehors du contexte de lassainissement, la 2nde guerre mondiale va engendrer des
besoins de reconstruction des infrastructures dont les rseaux dassainissement. Afin de
rpondre cette ncessit rapidement, une premire instruction technique concernant
lassainissement des agglomrations est publie (Chocat, 1997) ; elle prsente les principes,
solutions et modes de calcul des diffrentes canalisations (EU, EP et unitaires) et permet de
simplifier la conception des rseaux.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

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Ds les annes 1950, le dveloppement de lurbanisation, phnomne concomitant


lindustrialisation que connat la France, a pour consquence limpermabilisation des zones
urbaines priphriques et laugmentation de la toxicit des eaux. La raction la pluie nest
plus la mme, les rseaux dassainissement sont vite insuffisants. En 1977, une nouvelle
instruction technique (circulaire interministrielle) voit donc le jour ; elle prsente le principe
innovant de stocker les eaux de ruissellement afin de diminuer le dbit dvacuation vers
laval, mais elle pose galement des limites de validit pour ces mthodes de calculs. Tous les
cas ne pouvant tre traits, les recherches en hydrologie urbaine vont alors connatre un essor
particulirement important. Depuis, la conception des rseaux dassainissement prend en
compte le contexte dans lequel sinscrivent le projet et les diffrents objectifs du gestionnaire.
(Chocat, 1997)
Il existe donc deux types de rseaux de collecte des eaux :
Les rseaux unitaires vacuent dans les mmes canalisations eaux uses et
eaux pluviales.
Les rseaux sparatifs collectent les eaux uses et les eaux pluviales dans
des rseaux distincts.
Dans les deux cas, les eaux uses transportes par ces rseaux sont diriges vers une
station d'puration o elles sont dpollues, avant de repartir vers la nature, pour retrouver le
cycle naturel de l'eau. Une station dpuration, quelle quelle soit, est dimensionne pour une
capacit nominale de traitement fixe nincluant pas les sur-volumes dus aux eaux parasites.

2.1.2.

Notion deaux claires parasites

(Joannis, 2006)
En France, les rseaux sparatifs sont vieillissants (ils datent du dbut du 20me sicle),
la dure de vie dun rseau dassainissement tant estime environ 60 ans. Mais un mauvais
entretien et des dfauts de ralisation acclrent lapparition de dfaillances et courtent, de ce
fait, son esprance de vie. Au fur et mesure, ces rseaux ncessitent donc des
interventions (entretien et remplacement rguliers) pour respecter les normes dhygine et de
scurit en vigueur. (Delhaise, 1991)
Un des problmes frquents encouru par un rseau sparatif est lintrusion deaux
claires parasites (ECP) et leurs consquences sur le fonctionnement des stations dpuration,
la dure de vie des rseaux et les rejets au milieu naturel.
[Link].
Composantes des eaux rsiduaires urbaines
Les eaux rsiduaires urbaines (ERU) sont composes des :
- eaux uses au sens strict (EU ou EUS) :
domestiques (vannes + grises + claires (fuites de chasse deau)),
industrielles (domestiques + process + lavage + refroidissement),
artisanales (restauration),
- eaux pluviales raccordes (EPR) : surfaces impermables ou permables,
- eaux claires raccordes non pluviales (ECRNP) : sources, drains, pompes
chaleur, refroidissement, piscines,
- eaux parasites d'infiltration (EPI) : drainage lent, drainage rapide, ressuyage
(drainage du sol survenant aprs un pisode pluvieux), nappe.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

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Leur comportement par rapport aux prcipitations diffre, en effet les EPR sont
caractrises par une raction rapide, alors que les EPI ragissent lentement la pluie.
Sont considres comme ECP les eaux non prvues lors de la conception du rseau ;
dun rseau lautre les ECP diffrent. En sparatif, les EPR et ECRNP constituent les eaux
parasites de captage (EPC), alors quen unitaire, elles sont appeles eaux claires raccordes
(ECR). Par exemple, en unitaire, les eaux de pluie ne sont pas parasites puisqu'elles sont
prises en compte dans le dimensionnement du rseau, il s'agit en effet dEPR (inclues dans les
ECR) ; pour un rseau sparatif, ces mmes eaux de pluie sont considres parasites et inclues
dans les EPC.
Sont souvent voqus les termes deaux claires parasites permanentes (ECPP) et
eaux claires parasites mtoriques (ECPM).
- Les ECPP constituent les eaux de nappe qui sintroduisent dans le rseau via des fissures,
joints de raccordement non tanches Ces eaux de nappe perturbent les rseaux et
impliquent la ncessit de mener des actions de rhabilitation de ceux-ci afin damliorer
lexploitation et/ou dviter le surdimensionnement des installations.
- Les ECPM constituent les eaux de pluie qui sintroduisent dans le rseau via des mauvais
raccordements (des surfaces impermables raccordes alors quelles ne devraient pas ltre)
et dont linfluence est non ngligeable en priode de pluie puisque des sur-volumes deau,
directement lis aux prcipitations, se voient transiter par le rseau deaux uses.
Selon Joannis (2006), les ECPP peuvent tre assimiles aux EPI ( la grande
diffrence que les ECPP sont supposes constantes, alors que les EPI ont la particularit
dtre variables) ; et les ECPM aux EPR.
[Link].
Origines des eaux claires parasites
Les ECP prsentent diverses origines :
- pluviales : erreurs de branchements volontaires ou non (raccordement de
toitures, cours, parkings, chausses, problme de sparation des eaux
lintrieur des proprits lorsque lon passe dun systme unitaire
sparatif),
- drainage : raccordement de drains, de sources,
- eau potable : fuites, chasses automatiques mal rgles, trop plein,
- eau claire industrielle : refroidissement, pompes chaleur, piscines,
- infiltrations : dfauts dtanchit (joints dfectueux, branchements mal
raliss, fissures, casses), nappe
[Link].
Consquences des eaux claires parasites
Certes les ECP influent directement sur le fonctionnement et ltat du rseau, mais
aussi sur le fonctionnement de la station dpuration (Delhaise, 1991), en effet elles peuvent
provoquer :
- surverses de postes ou dversoirs dorage pollution du milieu rcepteur,
- pointes de dbit (eaux pluviales) lessivage des boues sur station,
- dilutions des effluents (infiltrations) problmes de traitement et baisse du
rendement,
- entranement de fines dgradation des ouvrages et usure des pompes,
- consommation dnergie cot de fonctionnement.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

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En vue dliminer ces ECP, il est ncessaire de les identifier et les quantifier. Cest
ainsi que les tudes diagnostic apporteront une aide la dcision quant la politique de
rhabilitation engager. La remise en conformit des branchements concerne la ralisation de
rseaux neufs publics ou privs, la ralisation de nouveaux branchements, ainsi que la reprise
de branchements existants (rnovation, problme dexploitation, tudes diagnostics).

2.1.3.

Etudes diagnostic classiques de rseaux

(Ayherre, 2005)
Suite la premire loi sur leau de 1964, un grand nombre de stations dpuration
sont mises en service. Seulement, au dbut des annes 1980, la plupart de ces installations se
trouvent dans la limite de leur capacit de traitement et les premiers dysfonctionnements sont
mis en vidence par les Services dAssistance Technique aux Exploitants de Stations
dEpuration (SATESE). La dgradation des performances de traitement des STEP
(surcharge hydraulique et sous charge en pollution) est attribue au sur-volume deau d aux
ECP qui transitent par le rseau de collecte des eaux uses et non aux STEP elles-mmes.
Avant denvisager la modification de la filire, opration coteuse, il est ncessaire de
quantifier et localiser ces ECP dans les rseaux dassainissement sparatifs. Cest dans cet
objectif premier que sont instaures les tudes diagnostic. Par la suite, ltude diagnostic voit
son champ daction slargir ltude du fonctionnement de nimporte quel rseau en
fonction des conditions mtorologiques. Son principe est repris et officialis dans les textes
dapplication de la loi sur leau de 1992 (circulaire du 12 mai 1995).
Les tudes diagnostic classiques de rseaux permettent dapprhender, dans leur
ensemble, le fonctionnement du rseau et ses rpercussions sur la station dpuration et
le milieu rcepteur. Pour ce faire, diffrentes oprations sont ralises, puis confrontes entre
elles (Delhaise, 1991) :
- la recherche dinformations pour la connaissance du rseau et de son
fonctionnement (visites, bibliographie, entretiens avec les exploitants),
- la campagne de mesures de dbit et de pollution pour approfondir et/ou
complter les connaissances,
- les tudes dtailles des secteurs problmatiques.
Ces tudes sont souvent mises en place aprs observation rgulire de problmes
deaux parasites. Afin que les rsultats soient exploitables, elles doivent tre menes en
diffrentes saisons : en priode sche (nappe basse) et en priode humide (nappe haute).
Les rsultats obtenus apportent de nombreuses informations (population raccorde,
activits industrielles raccordes, rejets non contrls au milieu naturel, apports dEPI,
raccordements directs dEP sur le rseau dEU). Celles-ci peuvent ainsi tre confrontes aux
donnes recueillies lors denqutes (plan du rseau, consommation deau potable, nature des
activits industrielles, contexte gologique) dans le but dtablir un premier bilan de
fonctionnement du rseau et de proposer des solutions aux principaux problmes.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

18

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

2.1.4.

Des tudes diagnostic au diagnostic permanent

Les tudes diagnostic prsentent de nombreux atouts :


(Joannis, 1991 et Ayherre, 2005)
-

Les informations obtenues par chaque tude sont indispensables pour mieux
connatre le fonctionnement rel du rseau afin doptimiser le fonctionnement de
tout le systme de traitement (rseau de collecte + station dpuration) en envisageant
les actions ultrieures sur le rseau (travaux, mthodes de gestion).
Le dveloppement de ces tudes a suscit un suivi, ou tout simplement la mise en
place, de la mtrologie en rseau dassainissement. Lacquisition et le traitement des
donnes ont volu et se font maintenant grce loutil informatique (tltransmission
des donnes et exploitation sur ordinateur).
Les capteurs ont galement volu, leurs utilisations et leurs limites sont mieux
cernes.

Les tudes diagnostic ont donc permis dacqurir une bonne exprience dans la
pratique des mesures, de lacquisition et du traitement des donnes concernant les rseaux
dEU. (Bertrand, 1993)
Cependant, les tudes diagnostic peuvent tre amliores :
(Joannis, 1991)
-

Les tudes diagnostic sont trs sensibles aux alas hydrologiques, hydrauliques et
physiques du rseau (pannes de pompes de relvement, travaux, manuvres de
vannes, obstruction). Ces alas perturbent la mesure, et le recul sur les donnes
nest pas suffisant pour en dduire dautres informations.
La principale contrainte des tudes diagnostic est la limitation de mesure dans le
temps, rel obstacle pour suivre lvolution du rseau et son fonctionnement, mais
aussi pour contrler limpact des travaux de rhabilitation raliss ou pour observer sa
raction aux diverses conditions mtorologiques.

Seules des extrapolations permettent denvisager le comportement du rseau ; mais


pour tre utilisables elles doivent tre, a posteriori, confrontes la ralit pour dventuelles
rectifications.

En dfinitive, il convient de conserver lacquisition des donnes de certains points


de mesure de faon permanente (au-del de la priode dtude) pour valuer en continu les
amliorations apportes par les travaux effectus : il sagit du diagnostic permanent (DP).
Le diagnostic permanent comme solution :
Le concept dautosurveillance existe pour les Installations Classes pour la Protection
de lEnvironnement depuis 1976. Mais larrt du 22 dcembre 1994 introduit
lautosurveillance pour les systmes de plus de 2000 EH et oblige les collectivits
concernes surveiller leurs principaux flux polluants rejets au milieu rcepteur. Par
ailleurs, sa gnralisation permet la mise en place de tous les moyens ncessaires au suivi du
bon fonctionnement des rseaux de collecte. Le DP devient donc un outil essentiel la mise
en place de lautosurveillance sur les rseaux dassainissement.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

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- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

Linstruction technique de 1977 voit ses hypothses actualises et de nouveaux


principes pour le dimensionnement des systmes dassainissement mis en place par le Guide
CERTU la ville et son assainissement (CERTU, 2003). En effet, ce document a pour but
daider les services de lEtat utiliser et faire connatre les principes, mthodes et outils pour
une approche intgre de lassainissement dans la ville. Cet ouvrage mentionne la ncessit de
modliser le fonctionnement des rseaux, la mtrologie en rseau, la ncessit de
prenniser les connaissances autant dlments qui sinscrivent dans une logique de DP.

2.2.

Concept du diagnostic permanent

Les insuffisances des tudes diagnostic classiques de rseaux deaux uses


vont tre combles par la mise en place du concept de DP.
Les objectifs du DP, et les moyens mis en uvre pour les atteindre vont permettre de
dfinir prcisment ce quest le concept de DP.

2.2.1.

Objectifs

[Link].
Objectifs principaux
Le DP a pour objectif originel lamlioration des connaissances du fonctionnement
hydraulique et de la structure (tat de lart) du rseau grce une dmarche inspire de
celle des tudes diagnostic classiques avec des donnes plus reprsentatives de lensemble
des conditions hydrologiques.
Le DP permet ainsi de suivre lvolution du rseau (gestion du patrimoine) en
valuant les impacts :
- des extensions des zones de collecte,
- des vieillissements des collecteurs,
- des rhabilitations des collecteurs,
- des amnagements du rseau (stockage, restructuration).
Enfin, le DP est un indicateur de lefficacit et de la prennit du systme
dassainissement. Lutilisateur se voit donc proposer un outil daide la dcision pour
assurer le bon fonctionnement de son rseau en temps sec comme en temps de pluie
(amlioration des ouvrages, optimisation de lentretien). Grce au dveloppement de
lautosurveillance des stations et la mtrologie des rseaux par le DP, il est possible
denvisager dventuels travaux de restructuration, rhabilitation (Joannis, 1991)
[Link].
Aides aux exploitants, des objectifs secondaires
Par ailleurs, certaines Agences de lEau proposent des primes aux exploitants pour
le bon fonctionnement de leur rseau. En effet, lAgence de lEau Loire-Bretagne offre des
Aides au Transfert Maximum (ATM) des pollutions domestiques en rseau
dassainissement aux collectivits qui investissent pour lutter contre les pollutions (grce
un rseau performant, par exemple).
Lun des principaux enjeux des communauts dans le domaine de lassainissement est
donc davoir un systme dassainissement de bonne qualit concernant la partie rseau
comme la partie installation (station dpuration) et ainsi mettre en vidence la matrise
technique des performances de leur rseau (avec autosurveillance).
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

20

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

2.2.2.

Moyens

(Ayherre, 2005)
Les moyens mis en uvre pour atteindre ces objectifs diffrent suivant les
caractristiques des sites dimplantation. Cependant, tous les systmes mtrologiques
regroupent les mmes composantes :
- les mesures permanentes sur le rseau de collecte,
- la mise en place de modles pluie-dbit,
- les relevs de caractristiques et de ltat du patrimoine.
Limportance de chacune dentre elles et leur chelonnement dans le temps varient
selon les applications que lon cherche exploiter partir du systme mtrologique.
[Link].
Mesures permanentes
Lutilisateur ne se contente pas des mesures de dbits de rejets par les dversoirs
dorage imposes dans le cadre de lautosurveillance, il cherche dsormais mesurer les
dbits transits par les principaux collecteurs et stations de pompage, ainsi que les mesures
pluviomtriques. Quant aux mesures de qualit des effluents, elles sont trs peu exploites
pour le DP.
Avant toute utilisation, les chroniques de mesures doivent tre soumises une tape de
validation. Les donnes ainsi rcoltes peuvent ensuite tre exploites sous forme de bilans :
- tableaux rglementaires de lautosurveillance pour les rejets,
- interprtations des dbits transitant par les ouvrages de collecte selon le
contexte hydrologique (pluviomtrie, saison, hauteur de nappe) et de lactivit
conomique (industriels, activits saisonnires).
[Link].
Modles
Il sagit la plupart du temps de modles pluie-dbit intgrant le fonctionnement
hydraulique des installations. Ils permettent lexploitant dinterprter les observations faites
sur les mesures et de les extrapoler. Les modles sont plutt appliqus aux squences
pluvieuses afin de mettre en vidence le fonctionnement des installations (de collecte et de
traitement), et limportance des antcdents pluvieux sur la raction du rseau un
vnement donn (phnomne de ressuyage).
La disponibilit des chroniques de pluies sur la dure est un atout du DP. Le temps,
facteur limitant des tudes diagnostic, devient alors un point cl de la russite du DP.
[Link].
Connaissance du patrimoine
Les mesures et modles caractrisent le fonctionnement du rseau dun point de vue
hydrologique et hydraulique grande chelle (bassin versant de plusieurs hectares). Mais,
lexploitation de ces donnes peut pousser mener des investigations plus dtailles
chelle rduite (quelques mtres) pour connatre les ouvrages (leves topographiques,
inspections tlvises du rseau, campagnes de contrle des branchements).
Les informations recueillies peuvent tre bnfiques, a priori, pour le choix de
lemplacement des mesures voques prcdemment ou, a posteriori, pour laffinage de
lexploitation des donnes et lorientation des investigations mener.
Cependant la mise en place de ces trois moyens reprsente un travail inexorable, dont
les rsultats ne seront valables quaprs une longue dure dexploitation des donnes
(ncessit dune bonne connaissance du patrimoine).
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

21

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

2.2.3.

Dfinition retenue du concept du diagnostic permanent

(Ayherre, 2005)
La mise en place du DP se fait par un ensemble de pratiques dans le but dvaluer
ltat (structure) et le fonctionnement (efficacit hydraulique) dun rseau
dassainissement, afin den amliorer son exploitation, et denvisager les priorits en
terme dinvestissements et dinterventions ncessaires sa bonne volution.
Le DP est donc un indicateur de lefficacit et de la prennit du systme de
collecte (dtectant les dfauts et dysfonctionnements, et estimant parfois leurs ventuels
impacts). Cette valuation ncessite dtre actualise suivant les interventions ralises sur le
rseau.
Le DP se distingue en deux parties :
un diagnostic fonctionnel : bas sur lefficacit hydraulique (dbits et flux
polluants), il porte sur le transfert sans perte ni dgradation des effluents
collects. Ce diagnostic concerne le bassin versant.
un diagnostic structurel : bas sur ltat de la structure, il porte sur la
prennit des ouvrages et les dommages ventuels susceptibles dtre
entrans par leur ruine. Ce diagnostic concerne louvrage (regard, dversoir,
poste de relvement) ou le tronon de collecteur (dfini par deux regards
conscutifs).
Ces deux types de diagnostic sont trs lis, en effet ils sont complmentaires puisque des
problmes hydrauliques peuvent avoir des consquences sur la structure, et inversement
(exemple : les fissures provoquent des infiltrations qui dstabilisent louvrage par
entranement des fines).
Le DP porte sur le systme de collecte (dfini par la directive europenne Eaux
rsiduaires urbaines (ERU) du 21 Mai 1991) et concerne donc essentiellement les rseaux
sparatifs deaux uses et unitaires, les problmes de protection des milieux naturels, et
les vnements pluvieux courants.

En rsum, le DP permet la gestion du patrimoine mettant en avant les


performances fonctionnelles du systme de collecte. Cet outil runit mesures permanentes,
modles et relevs de ltat du patrimoine. Cependant, le DP nest pas dfini par la mise en
uvre spcifique dun outil prcis (rseau de mesure, modle hydraulique, systme de gestion
en temps rel, SIG, base de donnes des abonns). Il ncessite nanmoins la connaissance,
sans cesse affine et mise jour, du systme exploit. La gestion quotidienne du rseau
(gestion des plaintes, gestion des curages) permet de fournir des renseignements intressants
pour la mise en uvre du DP. Le DP rend disponible des informations indispensables la
conception et au dimensionnement du rseau.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

22

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

3.

Outils et mthode destimation des eaux claires


parasites

Lampleur du phnomne des ECP suscite la mise en place dun DP performant


(validation des mesures indispensable) et quip (outils pour traiter les donnes) dans le but
de quantifier et localiser les intrusions dECP.

3.1.
3.1.1.

Mise en place du diagnostic permanent


Choix et instrumentation des sites

Il faut dabord procder au choix judicieux des points du rseau deaux uses
instrumenter en vue de la prospection, ceux-ci doivent tre des lieux stratgiques : proximit
de stations et douvrages, postes de relvement, confluences, en aval de sous-bassins
versants La sectorisation de bassin a pour but de localiser les zones problmes.
Une fois les sites choisis, ils sont quips avec la mtrologie adquate. Afin dassurer
la fiabilit des rsultats, le contrle de la mtrologie est indispensable : talonnage rgulier
des instruments de mesures, interventions de maintenance rgulires et occasionnelles en cas
danomalies dtectes.
Le systme de mesure doit en effet tre reprsentatif, fiable et prenne.

3.1.2.

Acquisition des donnes

[Link].
Donnes concernes
La mise en place dun DP ncessite lquipement du rseau par un systme
mtrologique afin de collecter et disposer de plusieurs types de donnes (prcipitations,
niveau de nappe, dbit, hauteur, vitesse,).
Prcipitations :
Les eaux de ruissellement en rseau dassainissement sont observes pendant, et
immdiatement aprs un pisode pluvieux. Elles proviennent bien souvent du mauvais
raccordement de surfaces impermables. Il est donc ncessaire de mesurer, grce un
pluviomtre, lintensit et la dure des vnements pluvieux pour les mettre en relation avec
le volume transitant dans le rseau.
Ces mesures (aux pas de temps 5 minutes et journalier) servent effectivement estimer
les volumes dEPC, mais aussi distinguer le temps sec du temps de pluie.
Niveau de nappe :
Les ECP en rseau dassainissement ne proviennent pas uniquement des eaux de
ruissellement, mais aussi dinfiltrations de nappes phratiques
La mesure du niveau de nappe, par un pizomtre, peut ainsi confirmer les EPI.
Dbit :
Il est indispensable de connatre le dbit horaire (m3/h) transit dans le rseau. Il peut
tre estim grce un systme Hauteur/Vitesse (sur collecteurs), ou mesur grce un
dbitmtre lectromagntique (sur collecteurs et PR) Le systme Hauteur/Vitesse repose
sur le principe de combiner la surface mouille (obtenue via la hauteur mesure et les
caractristiques du rseau) avec la mesure de vitesse pour estimer le dbit transit.
Ces mesures de dbit permettent ainsi dvaluer les EUS, EPI et EPC.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

23

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Hauteur, vitesse et signal :


Lorsquune relation Hauteur/Vitesse est tablie, la mesure de hauteur (mm) permet de
savoir sil y a des dversements, de calculer le dbit et de vrifier la fiabilit de la mesure de
vitesse (mm/s). Par contre, en labsence dune telle relation, les mesures de hauteur et vitesse
permettent de calculer le dbit ; si lune des deux composantes est errone, le dbit calcul se
trouve fauss. (Solliec, 2006)
Par ailleurs, les mesures de signal des vitesses (%) mettent en vidence la qualit de
transmission des ultrasons dans leau (ou qualit de la mesure de la vitesse).
Fonctionnement des pompes :
Acqurir la dure de fonctionnement horaire des pompes permet de dterminer le dbit
transit grce au dbit nominal de chaque pompe, il est indispensable lorsque le PR nest pas
quip dun dbitmtre lectromagntique.
Par ailleurs, relever le nombre de dmarrages horaire de chaque pompe permet de
vrifier le fonctionnement normal de celles-ci.
Surverses par trop-plein :
En unitaire, le rseau est sujet lautosurveillance, de ce fait, les volumes dverss
dans le milieu naturel doivent tre connus.
Mme si un rseau sparatif nest pas concern par lautosurveillance, il est nanmoins
ncessaire de quantifier le volume dvers par le trop-plein (ou par un dversoir situ en
amont). Il sagit en effet deau pluviale qui aurait transit dans le rseau via des
raccordements illgaux ou suite des problmes dexploitation. Si celui-ci ne peut tre connu,
il faut pouvoir justifier du nombre de surverses journalires et de leur dure.

Toutes les donnes doivent tre archives au pas de temps prcis pour leur traitement
ultrieur.
[Link].

Tltransmission, mthode utilise par Veolia

Les mesures horodates (date et heure du


relev) sont stockes un pas de temps dfini (en
gnral 5 minutes et/ou 1 heure et/ou 1 jour) dans les
mmoires locales des stations dacquisition de marque
Sofrel ou Witt. Ces postes locaux effectuent quelques
traitements sur les informations dtenues tels que les
dclenchements dalarmes.

Capteur

Sofrel
Tlgestion

Tltransmission

LERNE = Superviseur

Les donnes sont transfres automatiquement


et quotidiennement au poste central dot dun logiciel
de supervision LERNE (dvelopp par la Gnrale des
Eaux depuis 1986) : il sagit de la tltransmission.

Bilans LERNE

Figure 2 : Chane dacquisition des donnes

Les donnes issues des frontaux dacquisition sont donc la disposition du personnel
concern via le rseau informatique (rseau LERNE).
Pour que ces donnes, stockes sous forme darchives, soient exploitables, elles
doivent subir une tape de validation (bilans en format Excel) avant leur traitement.
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24

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3.2.

Validation des mesures

Linstallation dun systme permanent de surveillance permet dobtenir des mesures


en continu et de collecter un nombre important de donnes. Avant de traiter ces donnes, il
est donc ncessaire :
- de vrifier la chane de transmission des donnes du capteur vers le
superviseur,
- de les archiver,
- de vrifier leur fiabilit,
- et de prvalider visuellement la qualit des donnes.
Ces tapes sont facilites par lutilisation de Macros sous Excel, procdures
dvnements qui se font automatiquement ds lors quelles sont actionnes par un bouton de
commande. La description qui suit illustre la mthode utilise chez Veolia.

3.2.1.

Vrification de la chane de transmission

Avant tout traitement, il convient tout dabord de vrifier la chane dacquisition des
donnes du point de mesure au superviseur LERNE.
Outil : Utilisation de la MACRO Contrle de la disponibilit
Le lancement de cette Macro (bilan Excel), opration quotidienne, permet de comparer
le nombre de mesures rapatries (donnes brutes) au nombre de valeurs attendues (suivant le
pas de temps dacquisition) pour chaque site.
Obtention dun pourcentage de disponibilit des donnes.
Exemple : Lorsque les donnes sont stockes un pas de temps de 5 minutes, 288 donnes
sont attendues quotidiennement (60/5 x 24 = 288) pour les diffrents paramtres. Pour un pas
de temps horaire, ce sont 24 donnes qui devraient tre recueillies.
Equipement
Pluviographe Lejet

Variable
Pluvio5
Pluie24h

Nb charges

Nb Attendues

288

Disponibilit

Contrle

288

100%

OUI

288

89%

0%

Doppler Brardier

Hberar

[Link] vitesse (encrassement)

Vberar

257

288

89%

OUI

Vitesse minimum rencontre de 1.75 mm/s

Qberar

257

288

89%

OUI

Doppler Gare

Hgare

257

288

89%

OUI

Vgare

257

288

89%

OUI

Qgare

257

288

89%

OUI

Hluzel

257

288

89%

OUI

Vluzel

257

288

89%

OUI

Qluzel

257

288

89%

OUI

288

0%

OUI

Doppler Luzel

257

Cumul pluie

OUI

1.6

OUI

Sonde US vis

Hvis

Poste de relvement Quinquis - Pompe 1

cpt1quin

24

24

100%

OUI

dem1quin

24

24

100%

OUI

cpt2quin

24

24

100%

OUI

dem2quin

24

24

100%

OUI

Poste de relvement Quinquis - Pompe 2

Calcul pluie

Tableau 1 : Contrle quotidien de la disponibilit des donnes, exemple de Quimper.

Le rapatriement quotidien des mesures permet de dclencher des messages dalertes en


cas danomalie (exemple : vitesse infrieure un seuil, signe dun possible encrassement de la
sonde vitesse). Lintervention dune quipe de maintenance sera ainsi plus efficace et la
remise en service plus rapide. Ceci nen sera que plus bnfique pour lacquisition des
mesures suivantes et leur exploitation ultrieure.

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25

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Observations :
A ce stade, divers problmes apparaissent :
- lacunes (absences de transmission, pannes),
- problmes dhorodatage (doublons dhorodatage et/ou de donnes, horodatage
parasite intermdiaire au pas de temps dchantillonnage, horodatage
manquant),
- mauvais pas de temps (erreurs de dfinition du pas de temps).

3.2.2.

Archivage

Les donnes sont dabord collectes par le superviseur LERNE avant dtre archives
sur un serveur rgional. Pour tre exploitables par la suite, les archives doivent tre pures.
Pour cela, elles doivent bien souvent tre retravailles, ce qui constitue une tape fastidieuse
traduite par une perte de temps qui pourrait tre vite avec quelques efforts lors de la mise en
route de larchivage.
Outil : Utilisation de la MACRO Suppression des doublons
Le lancement de cette Macro, opration quotidienne, permet de supprimer le surplus
de donnes (horodatage en doublon ou parasite) et de quantifier les donnes utilisables (aprs
suppression) parmi les donnes brutes.
Obtention du nombre de doublons supprims.
01/09/2005 [Link]
01/09/2005 [Link]
01/09/2005 [Link]
01/09/2005 [Link]
01/09/2005 [Link]

T_DEBIT
T_DEBIT
T_DEBIT
T_DEBIT
T_DEBIT

9
14.25
24.03
24.03
18.03

m3/h
m3/h
m3/h
m3/h
m3/h

Tableau 2 : Doublon, exemple du dbit dans le collecteur de Luzel Quimper.

Observations :
Lorsque les doublons sont trop nombreux, il est ncessaire de travailler la source
pour que larchivage soit meilleur. Des doublons apparaissent quasi-systmatiquement lors de
lappel quotidien du superviseur LERNE pour effectuer la transmission des donnes, un
problme informatique normalement rparable.
Les donnes au bon pas de temps, sans doublons peuvent ainsi tre archives. Quant
aux lacunes, les reconstituer impliquerait des hypothses trop peu fondes ; elles ne peuvent
donc pas tre combles.

3.2.3.

Fiabilit des donnes

Mme avec un bon archivage, il faut vrifier la fiabilit des donnes en instaurant des
bornes de validit pour chaque mesure utile aux calculs ultrieurs, soient : H, V, P et
fonctionnement des pompes.
Outil : Utilisation de la MACRO Contrle de la fiabilit
Le lancement de cette Macro, opration quotidienne, permet de quantifier les donnes
fiables parmi les donnes utilisables grce des bornes de validit (minimum et maximum)
dfinies pour chaque type de mesure selon le site.
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Obtention dun pourcentage de fiabilit des donnes.


Equipement

Variable

Pluviographe Lejet

Nb donnes fiables

Pluvio5

Nb Attendues

278

Pluie24h

288

Fiabilit

Contrle

Borne min

Borne max

97%

OUI

0%

Doppler Brardier

Hberar

288

288

100%

OUI

600

[Link] vit esse (encrassement)

Vberar

148

288

51%

OUI

100

1000

Vit esse minimum rencontre de 1.56 mm/s

Qberar

288

0%

Doppler Gare

Hgare

288

288

100%

OUI

600

Vgare

287

288

100%

OUI

100

1000

Doppler Luzel

Qgare

288

0%

Hluzel

288

288

100%

OUI

400

Vluzel

286

288

99%

OUI

100

1000

500

Qluzel

288

0%

288

288

100%

OUI

cpt1quin

24

24

100%

OUI

dem1quin

18

24

75%

OUI

cpt2quin

24

24

100%

OUI

dem2quin

24

24

100%

OUI

Sonde US vis

Hvis

Poste de relvement Quinquis - Pompe 1

Poste de relvement Quinquis - Pompe 2

Tableau 3 : Contrle quotidien de la fiabilit des donnes, exemple de Quimper.

Observations :
Les valeurs hors des bornes et en particulier les valeurs extrmes (ngatives et celles
qui saturent) ne sont pas fiables.

3.2.4.

Validation qualitative des donnes

Cette tape de validation qualitative des donnes collectes (Montes, 2005) est
essentielle pour vrifier rapidement si les donnes sont exploitables ou fausses.
[Link].
Pluviomtrie
Il est important de sassurer de la cohrence des mesures pluviomtriques avant de
les utiliser pour les calculs ultrieurs. Pour cela, il est indispensable de disposer de plusieurs
pluviomtres disperss sur la ville afin de vrifier lhomognit des pluies par comparaison
des hauteurs prcipites pour chacun deux et dtecter dventuelles incohrences. Dans le cas
o il nexiste quun seul pluviomtre, les hauteurs prcipites doivent tout du moins tre
compares un pluviomtre de rfrence (exemple : Mto France) sil nest pas trop loign
du site.
[Link].
Hauteur deau suivant la mtorologie
La hauteur deau dans les collecteurs peut tre mise en relation avec la pluviomtrie.
Evolution des hauteurs d'eau
dans le collecteur de Brardier en Juillet 2005

Pluie
0

350

250
200

1.5

150

pluie (mm)

0.5

300

100
2.5

50
24/07/2005
12:00

24/07/2005
00:00

23/07/2005
12:00

23/07/2005
00:00

22/07/2005
12:00

22/07/2005
00:00

3
21/07/2005
12:00

21/07/2005
00:00

25/07/2005
00:00

Hauteur d'eau (mm)

400

Niveau

Graphique 1 : Chroniques dhauteurs deau, exemple du collecteur de Brardier Quimper.


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De ces chroniques dhauteurs deau, deux priodes se distinguent :


- En priode sche : lvolution de la hauteur deau dans le collecteur montre un
profil rptitif, justifiant une raction normale du rseau due au comportement
cyclique des riverains.
- Lors dun pisode pluvieux : au profil de hauteur deau normal sajoute un
volume deau correspondant au pic de pluie, il sagit de la rponse du rseau.
[Link].
Mesures Hauteur/Vitesse
Les hauteurs deau mesures sur les diffrents sites sont mises en relation avec leur
vitesse pour tablir une loi de fonctionnement hydraulique. La loi thorique de ManningStrickler (Vazquez, 2003) se rvle ne pas tre adapte tous les sites. Il faut donc tablir une
loi, qui lie la hauteur la vitesse, adapte chaque cas, et effectuer les tapes de validation et
calage.
points de mesures

Nuage de points Hauteur/Vitesse


du collecteur de Brardier en Juillet 2005

courbe thorique

800

Vitesse (mm/s)

700
600
500
400
300
200
100
0
0

100

200

300

400

500

600

700

Hauteur (mm)

Graphique 2 : Relation hauteur/vitesse, exemple du collecteur de Brardier Quimper.

Une fois la loi thorique tablie, il sagit de comparer les mesures exprimentales
avec les valeurs thoriques, se distinguent alors des points exprimentaux :
- vitesse nulle : ces valeurs sexpliquent par lerreur de prcision du capteur de
mesure de la vitesse, elles sont invalides.
- sur la courbe thorique : ces mesures sont reprsentatives du fonctionnement
normal du point de mesure en temps sec.
- hauteur leve pour une faible vitesse : ces mesures correspondent des pisodes
pluvieux, en effet la loi thorique nest plus vrifie puisque lcoulement est sous influence
avale (jeu de vannes par exemple).
Loptimisation des donnes Hauteur/Vitesse est primordiale pour lutilisation de ces
capteurs dans le calcul des dbits transitant par ce collecteur et donc lestimation des ECP.
A terme, cette mthode permettra la validation des donnes.

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28

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[Link].
Fonctionnement des pompes dun poste de
relvement
La vrification du bon fonctionnement des pompes au niveau dun PR passe par la
visualisation du temps de fonctionnement de chaque pompe et le nombre de dmarrages
quotidien. Ainsi, peuvent tre soulignes les erreurs de marnage, les permutations des
pompes, De plus, le fonctionnement du poste peut tre mis en relation avec les vnements
pluvieux. En effet, les donnes issues dun poste dfaillant ne sont pas exploitables pour la
suite des bilans dans le cadre du DP comme de lautosurveillance.

Toutes ces tapes de validation qualitative sont trs importantes et doivent se faire
quotidiennement. En effet, ces bilans jouent un rle dterminant dans le suivi du diagnostic
permanent et sont essentiels pour la gestion des rseaux (collecteurs et postes de relvement).
Cependant de tels bilans ne peuvent en aucun cas valider dfinitivement les donnes
recueillies sur les points de mesures ; il sagit simplement de prvalider le profil des mesures
obtenues et tablir une certaine cohrence des rsultats enregistrs. (Montes, 2005)

Cette validation qualitative des donnes doit tre complte par une validation
quantitative, dveloppe dans la partie 3.4. Mthode utilise pour estimer les ECP .

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29

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3.3.

Outils utiliss pour le traitement des donnes

Deux outils dvelopps par la Gnrale des Eaux permettent lapplication des
traitements des donnes.

3.3.1.

Outil Bilans LERNE

La Direction Technique Nationale de Veolia Eau, dont le rle est de venir en aide aux
exploitants, continue de perfectionner loutil informatique quelle a dvelopp dans cette
optique : Bilans LERNE (Le Toullec, 2004). Il sagit dune application regroupant
diffrentes macros qui permettent de mettre en forme et visualiser les donnes sous forme de
tableaux et graphiques Excel, paramtrs selon nos besoins. Cest ainsi que diffrents
tableaux de synthse peuvent tre dits suivant les bilans demands. Les diverses donnes
regroupes dans les feuilles de bilan peuvent ainsi tre confrontes entre elles et permettent de
vrifier la cohrence des rsultats.
A terme, cet outil Bilans LERNE permettra lexploitant du systme
dassainissement de raliser la gestion et lanalyse de ses donnes de manire autonome.
Avant dexcuter lapplication Bilans LERNE , il faut pralablement prparer les
feuilles de calculs correspondants aux diffrents bilans journaliers ou mensuels que lon
souhaite effectuer. Ces oprations doivent tre menes pour chaque ville, voire chaque site
(suivant le bilan concern).
Les feuilles de bilan utilises pour ltude concernent notamment :
- le contrle de la disponibilit des donnes,
- le contrle de la fiabilit des donnes,
- et les estimations des ECP.
En rseau dassainissement, elles peuvent aussi servir lautosurveillance en rseau.
Un des inconvnients majeurs de Bilans LERNE est la limite de visualisation sur
les graphiques Excel pour les grandes priodes (de lordre de lanne ou mme la saison). De
plus, il savre quune application sous forme de tableaux Excel ne soit pas attrayante pour les
utilisateurs. Il faut donc dvelopper et perfectionner cet outil.

3.3.2.

Outil GesCIR@

Par ailleurs, un autre outil informatique GesCIR@ (Gestion Centralise des


Informations en Rseau dAssainissement) a t dvelopp (Bernardin, 2006) dans le but de
faciliter la gestion des donnes grce lutilisation de graphiques plus performants et une
interface synoptique interactive en plan de la ville : lutilisateur peut ainsi accder la
situation du site de mesure en cliquant sur le point concern.
Dans un premier temps, la cration des points de mesures tudis est faite par
localisation sur le plan. Dans un second temps, les archives de donnes correspondantes sont
charges.
Cet outil est en cours de dveloppement et nexiste aujourdhui quau stade de
prototype.

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30

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3.4.

Mthode utilise pour estimer les eaux claires parasites

Le programme destimation des ECP est une application mensuelle (pour avoir un
recul suffisant sur les donnes) et se dcline en trois versions concernant :
- les postes de relvement par utilisation du fonctionnement des pompes,
- les postes de relvement par utilisation du dbitmtre,
- et les collecteurs.
La mise en uvre du DP a pour but de quantifier et localiser les intrusions dECP
sur le rseau, mais permet aussi de dfinir la surface impermable raccorde qui ne devrait
pas ltre (surface active drainant les eaux de pluie). Pour ce faire, une mthodologie doit tre
applique en diffrents points stratgiques afin de sectoriser lensemble du rseau. Les
rsultats peuvent ainsi tre compars dun site lautre et permettre la localisation des
apports.
Le principe global de cette mthode est destimer les dbits moyens dEUS dans le
rseau en priode sche et de nappe basse (cest--dire sans influence des ECP) afin de les
comparer aux dbits transitant (en priode sche comme en priode pluvieuse) dans le but
de dterminer les intrusions deaux (de nappe et pluviales).
En raison des activits humaines, les EUS varient lgrement selon le jour et la saison.
Il faut donc distinguer, si ncessaire, les jours de semaine des jours de week-end (WE), mais
aussi la haute de la basse saison (selon si le site est touristique, ou au contraire dsert en
priode de vacances).
Avant destimer les ECP, il est essentiel de rappeler leur distinction en deux catgories
suivant leur origine :
- Les EPI regroupent les eaux de sous-sol sintroduisant anormalement dans le
rseau dEU par les dfectuosits des canalisations, des regards et des
branchements. Elles dpendent directement du niveau de la nappe et varient en
consquence.
- Les EPC sont des eaux pluviales se dversant dans le rseau dEU via des
branchements non-conformes. Elles varient videmment avec la pluie mais
aussi avec la saison (difficult les sparer des EPI lhiver).
Afin de quantifier au mieux les ECP, il semble vident doprer en priode de nappe
basse (Septembre) o linfluence de la nappe est minimale.

Ds la prise de conscience du phnomne deaux parasites, il a t ncessaire de


dfinir des mthodes pour quantifier ces intrusions (Laboratoire Rgional de lOuest
Parisien, 1983 et Renault, 1983). Cette mthodologie envisage lutilisation de :
- la mthode du minimum nocturne pour les EPI,
- la modlisation Pluie-Dbit pour les EPC.
Par souci de clart, cette mthode destimation des ECP est volontairement divise en
de nombreuses tapes bien distinctes pour mieux visualiser son cheminement, mais aussi
pour pouvoir intervenir et interprter les rsultats tout moment.
Un manuel de lutilisateur a t rdig et distribu aux agences pour simplifier
lutilisation de Bilans LERNE en vue de lestimation des ECP.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

31

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

3.4.1.

Mthode globale

Lapproche globale de la mthode destimation des ECP (initialement dveloppe dans


le cadre du logiciel Minautor et adapte Bilans LERNE ) repose sur les 10 tapes
suivantes (Joannis, 2006) :
Paramtres utiliss :
- seuil pluie/TS
- Q nominaux pompes

- part dEPI du Q min nocturne


- tranche de nuit

ETAPES :

Pourquoi, Comment ?

ETAPE 1 : Slection des jours secs

Enlever linfluence de la
pluie pour dterminer
Q TS.

ETAPE 2 : Estimation EPI

- Calcul des EPI avec


mthode du minimum
nocturne pour TS,
- Interpolation des EPI
en temps de pluie (TP).

ETAPE 3-1 : Estimation du dbit EUS

Enlever EPI Q TS
pour obtenir EUS en TS.

Suppression des profils incohrents


- seuil pluie/TS
- Q nominaux
des pompes

ETAPE 3-2 : Validation des profils EUS de TS

Validation
des
profils EUS de TS
pour tablir profils
type EUS de TS.
Profils type dEUS

ETAPE 4 : Construction des profils type EUS de TS de TS par jour pour


reconstituer le dbit
de TS.
En TP, on insre
EUS type + EPI du
jour.

ETAPE 5 : Reconstitution du dbit de TS


(par temps de pluie et quand profils faux)

EPC = Q tot Q TS
Si TS, EPC = 0,
Si TP, EPC = Q tot Q
TS reconstitu.

ETAPE 6 : Extraction des EPC


- dure de ressuyage
des surfaces impermables
- seuil pluie significative

ETAPE 7 : Surface active

Surface active dtermine sur lanne

Corrlation P-Q, pour


dterminer la surface active
afin destimer les EPC.

ETAPE 8 : Estimation des EPC

Si TS, EPC =0,


Si TP, EPC=CIAx10+b

ETAPE 9 : Rvaluation des EPI

Equilibre du bilan sur


EPI par jour :
EPI = Q totEUSEPC

ETAPE 10 : Synthse du mois

Stockage des donnes


du mois pour une
consultation ultrieure.

Figure 3 : Etapes pour la mthode destimation des ECP.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

32

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3.4.2.

Dbit de Temps sec

Il sagit dans un premier temps de slectionner les jours secs (ETAPE 1) pour
dterminer le dbit de TS (sans influence de pluie). Pour ce faire, le jour J et sa veille ne
doivent pas avoir subi de pluie suprieure au seuil distinguant la pluie du temps sec. Ainsi la
rose nest pas considre comme de la pluie et le phnomne de ressuyage est vit.

3.4.3.

Estimation des eaux parasites dinfiltration

Lestimation des EPI (ETAPE 2) se fait par la mthode du dbit minimum nocturne
(Renault, 1983). Cette mthode repose sur lanalyse des hydrogrammes journaliers de dbit
total en mettant les hypothses suivantes :
- il sagit dune priode de temps sec (donc EPC nulles),
- le dbit dECP uniquement constitu dEPI (car TS) est constant sur la journe,
- et le dbit nocturne dEUS est nul (sous rserve quil ny ait pas de rejet industriel ou
artisanal fonctionnant en continu).
Sous ces conditions, le dbit minimum nocturne est assimil au dbit dEPI. En dehors
de cette priode nocturne, le dbit dEU est obtenu par diffrence entre le dbit total journalier
et le dbit dEPI prcdemment dfini.
Le principal inconvnient de cette mthode concerne lhypothse de base, considrant
le dbit dEUS nul en priode nocturne, puisque cest rarement le cas. Lutilisation de cette
mthode telle quelle induit une majoration du dbit dEPI. Afin de rectifier cette
surestimation, il est alors considr que les EPI ne reprsentent quune fraction du dbit
minimum nocturne (minimum horaire ou moyenne des dbits nocturnes en cas de minimum
nul). Cette part dEPI est variable selon le niveau de nappe, elle est dabord estime en
premire approximation et sera vrifie par la suite. Son estimation peut se faire en campagne
nocturne par une mthode de dilution ou turbidit.
De plus, les EPI ne sont pas constantes sur la journe, il faut donc les estimer au plus
juste un pas de temps horaire. Elles sont calcules pour chaque nuit de TS (ce dbit dEPI
est affect la tranche horaire mdiane de la priode nocturne par exemple) par la mthode du
minimum nocturne avant dtre interpoles linairement entre elles afin dobtenir
lvolution des EPI sur le mois (linterpolation se fait entre deux EPI successifs).

3.4.4.
Profils type deaux uses strictes et reconstitution du
dbit de temps sec
Une fois les EPI estimes, les EUS sont dduites du dbit transitant les jours secs
uniquement (ETAPE 3-1) :
EUS = Q TS EPI
Avant de reconstituer le dbit dEUS en TP, il est ncessaire de valider les profils
EUS de TS en supprimant les profils incohrents.
Des observations sur le terrain ont montr que le dbit dEUS, directement li aux
activits humaines, est rptitif dune semaine sur lautre. En effet, le comportement des
riverains nest pas le mme le WE quen semaine (lever plus tardif). Les diffrents profils
dEUS de TS ont donc t regroups par jour calendaire (ETAPE 3-2) afin de visualiser plus
facilement les disparits.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

33

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

Les profils dEUS de TS valids sont moyenns et permettent la construction de


profils type dEUS (ETAPE 4) au nombre de deux : un pour la semaine et un pour le WE. Il
pourrait tre tabli davantage de profils suivant les caractristiques du site tudi (tourisme
pendant les vacances, pas dcole le mercredi).
Le dbit de TS peut ainsi tre reconstitu (ETAPE 5) en comblant les jours
manquants (jours de TP ou de TS au profil incohrent) par le profil type EUS auquel sont
ajoutes les EPI estimes prcdemment (cf. ETAPE 2).

3.4.5.

Estimation des eaux parasites de captage

Les profils type EUS de TS sont compars aux chroniques de dbit lors dvnements
pluvieux et la diffrence correspond au volume excdentaire sintroduisant dans le rseau en
temps de pluie. Il sagit de lextraction des EPC (ETAPE 6) :
EPC = Q tot Q TS
En TS, les EPC sont forcment nulles puisque le dbit transitant est le dbit de TS.
La corrlation du sur-volume (EPC + dbit dvers dans le milieu naturel par
surverse, dversoir dorage) avec la hauteur de prcipitation (ETAPE 7) prsente un
nuage de points dont lajustement linaire permet destimer la surface active contribuant aux
apports dEPC. (Laboratoire Rgional de lOuest Parisien, 1983) Il en rsulte lquation
suivante faisant intervenir un volume (en m3) et une hauteur (en mm) :
Volume = a x Hauteur + b
A priori, sil ne pleut pas, il ny a pas dEPC, auquel cas b = 0. Seulement si b < 0 ou
b > 0, des interprtations sont indispensables. Il faut avant tout savoir quune corrlation
induit des incertitudes statistiques qui tiennent la dispersion et au nombre de points ; ces
incertitudes expliquent donc que b puisse tre diffrent de 0.
De plus, dans le cas o b < 0, cela peut sexpliquer par des pertes initiales avec
V = a x (H - H0). Et dans le cas o b > 0, le volume est surestim, la dure de ressuyage (cf.
fin de ce paragraphe) nest pas ajuste. De mme, si la pente est ngative, le volume est
surestim pour les petites pluies et/ou les pluies considres ne sont pas significatives.

La surface active (en m2) est obtenue par :

Surface active = a / 10

La surface active calcule est gnralement surestime car les volumes deaux
excdentaires peuvent aussi provenir dinfiltrations difficilement dtectables. Cette surface
active calcule permet toutefois davoir une indication sur les zones susceptibles de comporter
des mauvais branchements et qui devront faire lobjet dinvestigations plus pousses (test la
fume). Pour avoir une surface active fiable, il est prfrable de faire les manipulations sur
une priode de nappe basse pour viter la prsence dinfiltrations.
Par ailleurs, cette corrlation linaire Pluie-Dbit permet dobtenir une estimation des
volumes EPC pour une hauteur de pluie donne (ETAPE 8). (Bertrand, 1993)

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

34

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Phnomne de ressuyage :
Par dfinition, le ressuyage concerne le drainage du sol aprs un pisode pluvieux.
La dure de ressuyage varie selon le type de pluie (dure et intensit), la pdologie, la
gologie du terrain et ltat de saturation hydrique du sol .Il est de ce fait trs difficile
destimer le contenu du ressuyage. En effet, la distinction entre les EPC et les EPI nest pas
vidente.
Une premire zone concerne les EPC et se matrialise par une dure qui correspond au
temps ncessaire pour que leau prcipite sur les surfaces impermables rejoigne le rseau
via les raccordements non-conformes et que le collecteur se vidange.
Une seconde zone concerne les EPI avec lapport en eau des surfaces permables
raccordes, puis des infiltrations.
Volume
Surfaces
impermables
Surfaces
permables
raccordes
(ex : drains)
Drainage,
infiltrations

EPC

EPI

Temps

Figure 4 : Phnomne de ressuyage.

Il est ncessaire que la pluie tudie soit prcde dune priode de temps sec pour
viter le cumul dinfluences et linterfrence des consquences.
Pour dterminer les EPC, la fin de lvnement pluvieux sera ajoute une dure de
ressuyage des surfaces impermables ; cette dure doit tre suffisante pour avoir lessentiel
des EPC, mais pas linfiltration.

3.4.6.
Ajustement du bilan par restimation des eaux
parasites dinfiltration
Ltape finale consiste en un quilibre du bilan (ETAPE 9). Comme tout ajustement
final, il se fait sur ce qui est le moins bien connu. Il sagit ici de restimer les EPI par jour
(puisque estims grce un coefficient approximatif) partir de lensemble des donnes :
EPI = Q tot EUS EPC
Lestimation des ECP est ainsi acheve. Les rsultats peuvent tre sauvegards grce
une ETAPE 10 qui stocke lensemble des donnes du mois tudi pour une consultation
ultrieure. Les rsultats peuvent alors tre compars dun site lautre ce qui permet la
localisation des apports dECP.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

35

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4.

Exemple du diagnostic permanent de Quimper

La ville de Quimper sert de site pilote pour la mise en place du diagnostic permanent
dans lensemble de la Rgion Ouest. Il sagira dun modle pour le dveloppement de ce
nouveau concept.

4.1.
4.1.1.

Dispositifs du diagnostic permanent de Quimper


Prsentation du site pilote de Quimper

Le rseau dassainissement de la ville de Quimper, de type sparatif, est raccord la


STEP du Corniguel, nouvelle station inaugure en Octobre 2004. Cette STEP reoit les
effluents de lensemble de lagglomration (Ergu-Gabric, Plomelin, Plones, Pluguffan,
Quimper) ainsi que ceux de la zone industrielle de Saint-Evarzec. Sa capacit est de 250 000
quivalents-habitants et peut traiter un volume de pointe journalier de 28 000 m3 deffluents.
LOdet, rivire en aval de lagglomration, est le seul milieu rcepteur des rejets de la STEP
(en priode de pleine mer plus ou moins 2h).
Afin doptimiser le fonctionnement de la STEP et protger le milieu naturel, il
convient dtablir les besoins en matire de surveillance du rseau de la ville.

4.1.2.

Besoins en matire de surveillance

[Link].
Problmes du rseau
Les eaux parasites constituent un des principaux enjeux pour Quimper Communaut
dont lobjectif est davoir un systme dassainissement de bonne qualit. En effet, son rseau
de collecte est sujet des intrusions dECP puisque le volume reu la STEP du Corniguel
augmente en temps de pluie. (Quimper Communaut, 2000)
[Link].
Objectifs
La ville de Quimper et son dlgataire La Gnrale des Eaux se sont engags dans une
dmarche de DP en 2004 avec pour objectif la mise en conformit du systme
dassainissement par :
- une rduction des apports dECP (EPI et EPC) dans le rseau dEU,
- une rduction des volumes rejets par trop-plein vers le milieu rcepteur,
- une amlioration du transfert des EU vers la STEP,
- une rsorption des rejets dEU en TS dans les collecteurs pluviaux (mauvais
branchements).
[Link].
Points de mesures sur le rseau
Sont dlimits 36 sous-bassins versant sur le rseau dEU qui feront lobjet du DP
avec 13 points de mesures suivis : 4 mesures sur conduites, 4 PR, 3 PR sur les communes
voisines et 2 dbitmtres sur la STEP. (cf. plan en annexe)
Dans cette tude, seuls 6 points seront voqus :
- le collecteur de la rue Luzel, quip dun dbitmtre H/V (diamtre de la
canalisation : 400 mm),
- le collecteur de la place Brardier, quip dun dbitmtre H/V (diamtre de la
canalisation : 600 mm),

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

36

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- le collecteur de la Gare, quip dun dbitmtre H/V (diamtre de la


canalisation : 300 mm),
- le collecteur de la rue Vis, quip dune sonde hauteur associe une loi
thorique de Manning Strickler (diamtre de la canalisation : 500 mm),
- le PR Le jet, quip dun pluviomtre,
- le PR Quinquis, quip de deux pompes (conduite de refoulement de 300 mm
de diamtre).
Les points Luzel et Quinquis seront tudis dans le dtail (cf. 4.3. Traitement des
donnes par Bilans LERNE et analyse des rsultats).
Toutes les mesures sur conduite (H, V et Q) sont recueillies au pas de temps 5
minutes. La pluie est galement releve au pas de temps 5 minutes, mais aussi la journe.
Quant au fonctionnement des pompes, seules les donnes horaires sont ncessaires.
La ville de Quimper ne dispose que dun seul pluviomtre. Il serait judicieux den
ajouter plusieurs rpartis sur lagglomration afin de vrifier lhomognit des pluies (par
comparaison des hauteurs prcipites de chacun deux) et dtecter dventuelles incohrences.
Notons que le PR de Quinquis collecte les eaux uses de la zone industrielle de SaintEvarzec (principalement des entreprises agro-alimentaires), contexte quil est important de
signaler pour lexploitation des rsultats. En effet, le comportement ne sera pas le mme
quune simple collecte dEU de particuliers.

4.2.

Analyse des donnes

Les donnes sont traites mensuellement sur lanne 2005.

4.2.1.

Donnes brutes

Taux de disponibilit
moyen (%)

Les donnes brutes sont les mesures transmises au serveur LERNE et stockes telles
quelles dans les archives. Sont considres comme non disponibles les valeurs absentes (une
date mmorise sans valeur sera non disponible).
100%
80%
60%
40%
20%
0%

Pluie

Janvier

Fvrier

Moyenne Brardier

Mars

Avril

Moyenne La Gare

Mai

Juin

Moyenne Luzel

Juillet

Aot

Moyenne Vis

Septembre

Octobre

Moyenne Quinquis

Novembre

Dcembre

Moyenne Tous points

Graphique 3 : Taux de disponibilit moyen sur les diffrents sites de Quimper, anne 2005.

Sur lanne 2005, entre le 1er et le 2nd semestre, on note une amlioration du taux
de disponibilit moyen des donnes sur les diffrents sites. En effet, les six premiers mois
montrent des rsultats peu probants ; ceci sexplique, en partie, par la mise en place du
systme de mesure et de tltransmission. Il a galement fallu affiner les pas de temps de
larchivage des donnes. Cette amlioration est caractristique du temps de rodage de la
mtrologie et du DP.

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37

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

Considrant que lon requiert un minimum de 90 % de disponibilit sur chacune des


installations pour que la transmission des donnes soit qualifie de bonne , il faut attendre
Septembre 2005 pour tre satisfait. Cependant, il faut rappeler que cette tape de
validation ne concerne que la transmission des donnes et ne valide ni la qualit du signal,
ni les donnes elles-mmes. En effet, dans le taux de disponibilit sont compts les doublons
(ceci explique les pourcentages suprieurs 100 %).

4.2.2.

Donnes utilisables

Taux moyen de
donnes utilisables (%)

Afin de dterminer le taux de donnes utilisables, il convient de supprimer les


doublons (horodatage doubl), ainsi que les donnes parasites (horodatage intermdiaire).
Le pourcentage de donnes utilisables est galement obtenu par comparaison au
nombre de donnes attendues, il ne peut donc tre quinfrieur ou gal celui de disponibilit
puisquil est inclus ce dernier.
100%
80%
60%
40%
20%
0%
Janvier

Pluie

Fvrier

Mars

Moyenne Brardier

Avril

Moyenne La Gare

Mai

Juin

Moyenne Luzel

Juillet

Aot

Moyenne Vis

Septembre

Octobre

Moyenne Quinquis

Novembre

Dcembre

Moyenne Tous points

Graphique 4 : Taux moyen de donnes utilisables sur les diffrents sites de Quimper,anne 2005.

Il sagit quasiment du mme graphique que celui du taux moyen de disponibilit.


Lvolution des donnes utilisables sur les diffrents sites est sensiblement la mme que
pour le taux de disponibilit. En regardant de plus prs, il savre que la plupart des
doublons rpertoris ont lieu lors de lappel quotidien du superviseur LERNE pour effectuer
la transmission des donnes.
Les pourcentages nexcdent pas 100 % (ce qui est logique), mais reste vrifier la
fiabilit de lensemble des donnes utilisables.

4.2.3.

Donnes fiables

La dtermination des donnes fiables se fait par la mise en place de bornes pour les
donnes qui serviront aux calculs ultrieurs, soient : H, V, P et fonctionnement des pompes.
Les limites acceptables sont tablies suivant les caractristiques du rseau, ainsi :
- les hauteurs peuvent varier de 0 jusqu la valeur du diamtre,
- la vitesse est considre limite en de de 100 mm/s et au-del de 1000 mm/s,
- pour la pluie, au-del de 5 mm en 5 minutes, la hauteur de pluie prcipite est
juge mal mesure,
- de mme pour le fonctionnement horaire des pompes de ce PR, au-del de 6
dmarrages et plus de 1 h de pompage (fonctionnement en continu), il y a un
problme dacquisition.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

38

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

Equipement

Variable

Pluviographe Lejet

Nb donnes fiables

Pluvio5

Nb Attendues

278

Pluie24h

288

Fiabilit

Contrle

97%

OUI

Calcul pluie

Cumul pluie

OUI

0%

Borne min

Borne max

Doppler Brardier

Hberar

288

288

100%

OUI

600

[Link] vitesse (encrassement)

Vberar

148

288

51%

OUI

100

1000

Vitesse minimum rencontre de 1.56 mm/s

Qberar

288

0%

Doppler Gare

Hgare

288

288

100%

OUI

600

Vgare

287

288

100%

OUI

100

1000

Qgare

288

0%

Doppler Luzel

Hluzel

288

288

100%

OUI

400

[Link] vitesse (encrassement)

Vluzel

286

288

99%

OUI

100

1000

Vitesse minimum rencontre de 3.82 mm/s

Qluzel

Sonde US vis

Hvis

500

Poste de relvement Quinquis - Pompe 1

Poste de relvement Quinquis - Pompe 2

288

0%

288

288

100%

OUI

cpt1quin

24

24

100%

OUI

dem1quin

18

24

75%

OUI

cpt2quin

24

24

100%

OUI

dem2quin

24

24

100%

OUI

Tableau 4 : Bornes pour le contrle quotidien de la fiabilit des donnes Quimper.

Taux de fiabilit moyen(%)

Pour tablir le taux de fiabilit, il sagit de dterminer le nombre de donnes fiables


parmi les donnes utilisables et de les rapporter au nombre de donnes attendues.
100%
80%
60%
40%
20%
0%
Janvier

Pluie

Fvrier

Moyenne Brardier

Mars

Avril

Moyenne La Gare

Mai

Juin

Moyenne Luzel

Juillet

Aot

Moyenne Vis

Septembre

Octobre

Moyenne Quinquis

Novembre

Dcembre

Moyenne Tous points

Graphique 5 : Taux de fiabilit moyen sur les diffrents sites de Quimper, anne 2005.

Sur lanne 2005, environ 90 % des donnes attendues sont fiables. Lvolution du
taux de fiabilit moyen montre une amlioration entre le 1er et le 2nd semestre, soit une
augmentation de 84 % 96 %.
Outre le fait que la fiabilit dpende directement de la disponibilit puis du nombre de
donnes utilisables, les donnes non fiables sexpliquent aussi par :
- la mise en place de la mtrologie et du DP en gnral (le 1er semestre
correspond la priode de rodage),
- des mises en charge du rseau,
- une gamme dutilisation des capteurs
Toutes les donnes non fiables ne sont pas forcment fausses. En effet, une hauteur
suprieure au diamtre pourrait tre bonne, signifiant que la conduite est en charge, mais elle
savrerait inutilisable pour calculer le dbit : elle est considre non fiable.

Seuls les mois prsentant un taux de fiabilit lev (suprieur 90 %) sont


exploitables. Considrant lestimation des ECP plus juste en priode sche et de nappe basse,
un mois de fin dt tel Septembre (avec 97 % de fiabilit) rpond ces conditions et se prte
donc bien au traitement des donnes.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


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39

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

4.2.4.

Pluviomtrie

Il convient, par ailleurs, de visualiser les pluies journalires pour identifier les priodes
sches des priodes pluvieuses grce au tableau suivant :
Janvier

Fvrier

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Aot

1.6

6.8

0.2

0.2

2.4

Septembre Octobre Novembre Dcembre


0.4

37.8

35.4

6.6

0.2

13.6

12.4

0.2

0.2

8.2

0.2

5.6

8.8

3.4

0.8

2.4

0.2

1.2

0.2

1.4

15.4

3.8

5.4

0.8

8.6

1.8

0.4

0.4

0.2

0.2

6.2

21

0.8

0.4

0.2

0.2

9.2

5.4

0.2

13.2

0.4

1.8

7.4

0.4

10

3.6

11

9.4

13.2

4.6

12

3.4

0.4

0.2
0.2

13

0.2

1.8

0.2

0.2

14

7.2

0.4

6.8

15

1.2

2.6

15

0.6

0.4

0
0.4

16

0.4

0.4

0.2

17

2.8

1.4

10.4

0.2

18

11.4

0.4

10.6

0.6

0.2

2.2

0.2

19

4.6

0.4

8.6

18.6

0.2

5.7

0.2

3.6

20

1.8

0.2

4.6

0.2

21

0.8

0.4

6.4

22

0.8

5.8

19.4

1.4

17.4

0.2

23

0.2

0.6

0.8

18

2.4

24

0.4

0.2

0.6

18

5.8

0.2

25

0.6

0.6

1.8

0.4

3.8

12

6.6

26

0.2

0.8

4.8

43.4

4.4

0.2

0
0.2

27

0.4

0.4

5.8

0.8

1.2

28

3.6

12.8

0.2

0.8

5.2

1.7

29

0.2

2.4

1.4

5.2

3.7

0.6

5.4

30

4.6

3.6

5.6

1.6

1.6

17

3.8

19.8

31

1.2

5.8

Tableau 5 : Prcipitations journalires du pluviomtre Le jet.

Ce tableau rcapitule les prcipitations journalires du pluviomtre Le jet. Les cases au


fond vert correspondent effectivement aux pluies suprieures au seuil dfini (1 mm) ; elles
sont reprsentatives dune pluie.

20

Priodes de
temps sec

40

18
16

26 dcembre

2 dcembre

14 dcembre

20 novembre

27 octobre

8 novembre

3 octobre

15 octobre

21 septembre

28 aot

9 septembre

4 aot

16 aot

23 juillet

29 juin

11 juillet

5 juin

17 juin

0
24 mai

0
12 mai

5
30 avril

6 avril

10

18 avril

25 mars

15

1 mars

20

13 mars

10

6 fvrier

25

18 fvrier

12

25 janvier

14

30

1 janvier

35

13 janvier

Hauteur de pluie journalire (mm/j)

Fortes pluies

45

Dure de temps sec (j)

Pluie 24 heures (mm/j)


Dure de temps sec (j)

50

Graphique 6 : Pluviomtrie et priodes de temps sec du pluviomtre Le jet.

Ce graphique permet de mettre en vidence les priodes sches et les fortes pluies.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

40

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

4.3.
Traitement des donnes par Bilans LERNE et analyse
des rsultats
Le traitement des donnes se fait par loutil Bilans LERNE . Dans cette partie,
seules les donnes du mois de Septembre 2005 (priode de nappe basse favorable pour
estimer les ECP) vont tre traites dans le cadre de deux exemples : le collecteur Luzel et le
PR Quinquis.
Paramtres :
Diffrents paramtres doivent tre dfinis avant le lancement des oprations.
Le seuil de distinction entre le temps sec et la pluie est fix 1 mm par jour ; au del
de cette valeur, il sagit dune pluie (ce seuil servira pour le calcul des jours secs, et donc
lestimation des EPI et EUS). Cependant, une pluie ne devient significative que pour des
prcipitations suprieures 3 mm par jour (ce seuil servira pour le calcul des EPC). Dans le
cas de Luzel, comme Quinquis, la dure de ressuyage des surfaces impermables est
denviron 180 minutes puisquil sagit de grands bassins versants.
Quant aux EPI, il est dans un premier temps considr quelles reprsentent 80 % du
dbit minimum nocturne. La priode nocturne est dfinie de 0h00 6h00.

4.3.1.

Cas du collecteur de Luzel

La canalisation de la rue de Luzel (diamtre de 400 mm) collecte les eaux du Nord de
la ville de Quimper, zone principalement pavillonnaire.
[Link].
Hauteur/Vitesse
Pour dterminer le dbit transitant dans le collecteur, il est ncessaire de vrifier la
relation Hauteur/Vitesse.
Nuage de points Hauteur / Vitesse
du collecteur de Luzel en Septembre 2005

mesures exprimentales
courbe thorique

800

Vitesse (mm/s)

700
600
500
400
300
200

18 et 19
Septembre

100
0
0

50

100

150

200

250

Hauteur (mm)

Graphique 7 : Dbit transit dans le collecteur rue Luzel et pluviomtrie.

Observations et commentaires :
La courbe thorique est la loi de fonctionnement hydraulique tablie pour le site de
Luzel au mois de Mai, puis valide sur les donnes de chaque mois.
La plupart des mesures exprimentales sont situes sur la courbe thorique quelles
soient releves en temps de pluie comme en temps sec. Pour les points parasites des 18 et 19
Septembre, la hauteur est bonne, mais la vitesse est faible : il sagit dun problme de mesure.
Le graphique Hauteur / Vitesse est donc valid, le dbit peut tre calcul.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

41

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

[Link].
Dbit transit
Tout dabord, il est possible de vrifier ltanchit du collecteur. En effet, un rseau
hermtique ne devrait pas voir son dbit augmenter avec les pluies.
1200

800

dbit journalier

pluie

8
7
6
5

600

4
400

pluie (mm/j)

dbit journalier (m3/j)

1000

10

3
2

200

1
0

0
1

11

13

15

17

19

21

23

25

27

29

Graphique 8 : Dbit transit dans le collecteur rue Luzel et pluviomtrie.

Observations et commentaires :
Ce graphique ne montre pas vraiment dinfluence de la pluie sur le dbit transitant
dans le rseau (exemple des 5-6, 9, 25 Septembre).
Par contre, une baisse de dbit le Dimanche 18 et le Lundi 19 Septembre sexplique
par un problme de mesure de la vitesse (un encrassement par exemple).
[Link].
Dbit de temps sec
En temps sec, le dbit transitant dans le collecteur (ou dbit de TS) est constitu
dEUS et dEPI.
Dbit tps sec

0
0.5
1
1.5
2
2.5
3
3.5
4
4.5
30/9/05
0:00

25/9/05
0:00

20/9/05
0:00

15/9/05
0:00

10/9/05
0:00

5/9/05
0:00

31/8/05
0:00

pluie (mm/h)

Pluie

5/10/05
0:00

80
70
60
50
40
30
20
10
0
26/8/05
0:00

dbit (m3/h)

Slection des jours secs

Graphique 9 : Slection des jours secs du collecteur de Luzel.

Observations et commentaires :
Le profil de dbit de TS est parfaitement cyclique : faibles dbits la nuit et pointe de
dbit le jour.
Outre une diminution exceptionnelle des dbits les 18 et 19 Septembre, dont la cause
est inconnue, on ne distingue pas un jour de semaine dun jour de WE (les dbits du WE
ne sont pas plus faibles).
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

42

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

[Link].
Dbit deaux parasites dinfiltration
A partir des dbits minimum nocturnes de TS sont dtermins les EPI pour le milieu
de la nuit ; elles sont supposes reprsenter 80 % (dans un premier temps) de ce dbit. Par
interpolation linaire entre deux estimations dEPI successives, lvolution de celles-ci peut
tre tablie sur le mois.
Dbit PR

Calcul et interpolation des EPI

Dbit EPI
0.0
0.5
1.0
1.5
2.0
2.5
3.0
3.5
4.0
4.5

100
80

60
40
20

30/9/05
0:00

25/9/05
0:00

20/9/05
0:00

15/9/05
0:00

10/9/05
0:00

5/9/05
0:00

31/8/05
0:00

26/8/05
0:00

5/10/05
0:00

dbits (m3/h)

120

pluie (mm/h)

Pluie

Graphique 10 : Calcul et interpolation des EPI du collecteur de Luzel.

Observations et commentaires :
Lvolution du dbit transit via le collecteur de Luzel sur le mois permet disoler
chaque jour (avec un dbit de pointe quotidien denviron 60 70 m3/h), mais ne distingue
pas les jours de semaine de ceux de WE.
Le dbit minimum de chaque nuit est sensiblement le mme (environ 7 m3/h) ce
qui implique un dbit dEPI relativement constant (environ 6 m3/h).
Les EPI ne peuvent tre estimes au del du 22 Septembre car la condition sur le TS (2
jours conscutifs sans pluie) nest plus vrifie.
L aussi, il serait intressant davoir le suivi du niveau de nappe pour tablir une
corrlation avec les EPI et confirmer ou infirmer la mthode du minimum nocturne avec une
part dEPI de 80 %.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

43

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

[Link].
Profils deaux uses strictes de temps sec
En temps sec, les EPI sont soustraites au dbit transitant dans le collecteur (le dbit de
TS) afin dobtenir les EUS.
Dbit EU strictes

Dbit EU strictes
70

0
0.5
1
1.5
2
2.5
3
3.5
4
4.5

50
40
30
20
10

30/9/05
0:00

25/9/05
0:00

20/9/05
0:00

15/9/05
0:00

10/9/05
0:00

5/9/05
0:00

31/8/05
0:00

26/8/05
0:00

5/10/05
0:00

dbit (m3/h)

60

pluie (mm/h)

Pluie

Graphique 11 : Dbit EUS et pluviomtrie du collecteur de Luzel.

Observations et commentaires :
Les EUS varient entre 0 et 70 m3/h quelque soit le jour concern.
Labsence de diffrence entre semaine et WE illustre bien un comportement de
particuliers et non dindustriels.
Les profils dEUS de TS regroups par jour calendaire permettent une meilleure
visualisation pour les comparer entre eux et expliquer le comportement des gens.
Profil trop bas

Profil trop bas

Graphique 12 : Profils dEUS de TS du collecteur de Luzel.


Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

44

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

Observations et commentaires :
Toutes les chroniques de rejets dEUS de TS ont le mme profil : creux la nuit
avec de bas dbits (entre 0 et 15 m3/h) et bomb le jour avec une brusque lvation du
dbit en dbut de matine correspondant au dmarrage des activits de chacun avant
datteindre des dbits entre 30 et 60 m3/h pour le reste de la journe.
Le Samedi et le Dimanche se distinguent des autres jours par une augmentation des
rejets vers 8-9h au lieu de 6-7h la semaine (traduisant un lever plus tardif de la population).
Les profils montrent clairement labsence de rejets industriels puisque les dbits
nocturnes sont bas et quil ny a pas de diffrence de dbit entre la semaine et le WE.
Le 3me Lundi et le 3me Dimanche du mois prsentent des profils anormalement bas. Il
convient donc de les supprimer pour tablir le profil type dEUS de TS. Aprs suppression
des jours incohrents, les profils dEUS du Dimanche et du Lundi sont donc les suivants :
Lundi

Dimanche
70.00
60.00

Q Dimanche

50.00

Di1

40.00

Di2

30.00

Di3

20.00

Di4

10.00

Di5

70.00
60.00
50.00
40.00
30.00
20.00
10.00
0.00

Lu1
Lu2
Lu3
Lu4
00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23
- - - - - - - - - - - - - 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24

23 - 24

22 - 23

21 - 22

20 - 21

19 - 20

18 - 19

17 - 18

16 - 17

15 - 16

14 - 15

13 - 14

12 - 13

11 - 12

10 - 11

09 - 10

08 - 09

07 - 08

06 - 07

05 - 06

04 - 05

03 - 04

02 - 03

01 - 02

00 - 01

0.00

Q Lundi

Lu5

Graphique 13 : Profils dEUS de TS pour Dimanche et Lundi, collecteur de Luzel.

En Septembre 2005, les dbits moyens dEUS varient suivant le jour :


Septembre 2005

Dimanche
657

Lundi
784

Mardi
698

Mercredi
723

Jeudi
753

Vendredi
721

Samedi
676

Tableau 6 : Dbits moyens dEUS par jour, collecteur de Luzel.

Ces dbits moyens dEUS quantifis confirment les commentaires prcdents. Il sagit
bien de particuliers rejetant en moyenne 700 m3/j.

Faire la moyenne des profils dEUS des jours de semaine, puis des jours de WE,
permet dobtenir deux profils type dEUS de TS : un pour les jours de semaine et un pour les
WE.
Dbit EU strictes

Journe-type EU strictes

Pic dactivit

60

Pic dactivit

70
60
40
30

22 - 23

20 - 21

18 - 19

16 - 17

14 - 15

12 - 13

10 - 11

22 - 23

20 - 21

18 - 19

16 - 17

14 - 15

12 - 13

10 - 11

08 - 09

06 - 07

04 - 05

02 - 03

00 - 01

10

08 - 09

20

10

06 - 07

20

04 - 05

30

50

02 - 03

40

00 - 01

dbit (m3/h)

50
dbit (m3/h)

Dbit EU strictes

WE-type EU strictes

Graphique 14 : Profil type dEUS de TS pour un jour de semaine et un jour de WE, collecteur de Luzel.

Les profils dEUS de TS dune journe type (de semaine comme de WE) sont
rvlateurs du comportement des hommes.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

45

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

Le pic matinal correspond au dmarrage de lactivit (7-8h en semaine et 8-10h le


WE), il reflte bien les habitudes de lever des habitants.
Le creux de 16 19h montre une diminution dactivit qui illustre le retour des gens
chez eux.
Dbit EU strictes

Semaine-type EU strictes
70
dbit (m3/h)

60
50
40
30
20
10

00 - 01

00 - 01

00 - 01

00 - 01

00 - 01

00 - 01

00 - 01

Graphique 15 : Profil dune semaine type dEUS de TS du collecteur de Luzel.

Le profil dEUS de TS de la semaine type est donc cohrent.


Le dbit de pointe avoisine les 60 m3/h quelque soit le jour et le volume journalier
transit est denviron 700 m3 (740 m3 par jour de semaine et 670 m3 par jour de WE).
[Link].
Reconstitution du dbit de temps sec
A partir des profils type dEUS de TS et des EPI de chaque jour, il est possible de
reconstituer le dbit de TS (EUS + EPI) pour les jours de pluie et les jours secs dont le profil
dEUS tait incohrent.
Dbit de temps sec
Pluie

Sous-estimation
du dbit

5/10/05
0:00

30/9/05
0:00

25/9/05
0:00

20/9/05
0:00

15/9/05
0:00

10/9/05
0:00

5/9/05
0:00

31/8/05
0:00

0
0.5
1
1.5
2
2.5
3
3.5
4
4.5
5

pluie (mm/h)

80
70
60
50
40
30
20
10
0
26/8/05
0:00

dbit (m3/h)

Reconstitution du dbit de temps sec

Dimanche 18 et Lundi 19

Graphique 16 : Reconstitution du dbit de TS du collecteur de Luzel.

Observations et commentaires :
Le Dimanche 18 et le Lundi 19, deux jours secs dont le profil dEUS trop bas est jug
incohrent, sont reconstitus avec le dbit de TS tabli prcdemment.
Ds le 22 Septembre, le profil de dbit de TS est plus faible car les EPI, nayant pu
tre estimes, ne sont pas considres pour le calcul. Le dbit de TS est donc sous-estim en
fin de mois.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

46

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

Puisque le dbit de TS reprsente le dbit qui aurait transit sil navait pas plu, il est
donc possible dextraire les EPC par diffrence entre le dbit du collecteur et le dbit de TS
reconstitu.
Dbit EPC

Extraction des EPC

pluie (mm/h)

Surestimation
des EPC

5/10/05
0:00

30/9/05
0:00

25/9/05
0:00

20/9/05
0:00

15/9/05
0:00

10/9/05
0:00

5/9/05
0:00

0
0.5
1
1.5
2
2.5
3
3.5
4
4.5
5
31/8/05
0:00

26/8/05
0:00

dbit (m3/h)

Pluie
45
40
35
30
25
20
15
10
5
0

Graphique 17 : Extraction des EPC du collecteur de Luzel.

Observations et commentaires :
En temps sec, les EPC sont effectivement nulles puisquil ny a pas de pluie. Par
contre, en temps de fortes pluies, il y a une nette influence des prcipitations sur le flux
transitant dans le collecteur. Lorsque les pluies sont plus modres, le surplus de dbit lest
aussi. La raction du rseau est instantane, comme le montre le pic de pluie du 5-6
Septembre concidant avec le pic de dbit avec une lgre influence aprs lpisode pluvieux :
il y a donc un peu de ressuyage.

En fin de mois (ds le 22 Septembre), les EPC se trouvent tre plus importantes pour
des pluies non rellement diffrentes de celles du dbut du mois. Cette surestimation
sexplique par des EUS sous estimes du fait que les EPI de cette priode naient pu tre
estimes (absence de priode sche).

Cette extraction dEPC nest quune premire tape dans lestimation des EPC. En
effet, elle inclut certaines infiltrations difficilement estimables. Il est en effet trs difficile de
distinguer les intrusions deau dues au ressuyage de celles dues la simple augmentation du
niveau de nappe par la pluie. La dure de ressuyage des surfaces impermables nest donc pas
ngligeable et fait partie intgrante de lvnement pluvieux, elle est fonction de la surface du
bassin versant. Il faut donc dterminer la surface active partir des vnements pluvieux pour
estimer les EPC plus prcisment dans un deuxime temps.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

47

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

[Link].
Surface active
Lestimation des EPC par lextraction prcdente va tre attribue lvnement
pluvieux correspondant dont les prcipitations sont cumules. Lpisode pluvieux est
dtermin par son dbut et sa fin laquelle sajoute la dure de ressuyage des surfaces
impermables.
Dbut de
l' vnement pluvieux
05/09/2005
09/09/2005
25/09/2005
27/09/2005
28/09/2005

17:01
12:01
02:01
04:01
20:01

Fin de l' vnement


pluvieux
06/09/2005
10/09/2005
25/09/2005
27/09/2005
29/09/2005

Pluie ruisselante
cumule en mm

Estimation des EPC


(m3/vt pluvieux)

14.2
7.4
7
5.6
4.1

14:00
02:00
13:00
11:00
07:00

178
75
96
105
90

Tableau 7 : Evnements pluvieux significatifs du PR Le jet avec estimation des EPC du collecteur de Luzel.

Observations et commentaires :
Lors dun vnement pluvieux, les infiltrations instantanes sont des EPC. Mais il y a
aussi des intrusions diffres dues au ressuyage des surfaces impermables qui sont galement
des EPC. Lorsque le rseau ragit la pluie, il sagit deaux parasites dues laugmentation
du niveau de nappe ou au ressuyage ; ces apports seront respectivement considrs comme
EPI ou EPC. La distinction entre ces deux types dapports est dlicate, et cest le paramtre de
dure de ressuyage qui permettra de les diffrencier conventionnellement.
En dfinitive :
- Tant quil pleut (+ dure de ressuyage des surfaces impermables), le surplus
deau sintroduisant dans le rseau est considr comme EPC (quil sagisse
dun apport direct ou diffr par le temps de ressuyage),
- Ds quil cesse de pleuvoir (+ dure de ressuyage des surfaces impermables),
il sagit dun drainage plus lent (souvent via llvation du niveau de nappe) et
ces apports sont des EPI.
Calcul de surface active : vnements pluvieux

y = 13.31x
R2 = 0.5573

volume EPC + volume trop plein


(m3/vt pluvieux)

200
180
160
140
120
100
80
60
40
20
0
0

10

12

14

16

pluie (mm)

Graphique 18 : Corrlation Pluie-Dbit du collecteur de Luzel.

Observations et commentaires :
La corrlation Pluie-Dbit fait intervenir 5 vnements pluvieux reprsentatifs.
Lajustement linaire, avec un bon alignement dans le nuage de points, permet destimer la
surface active raccorde au collecteur de Luzel environ 1,3 ha, ce qui confirme les faibles
apports deau de pluie.
Afin de pallier les problmes de dispersions sur les diffrents points, il aurait t
intressant de mettre des courbes enveloppes.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

48

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

[Link].
Dbit deaux parasites de captage
Supposant une surface active de 1,3 ha, il est alors possible destimer les EPC de
manire plus juste pour chaque hauteur de pluie prcipite.
Dbit des EPC

Estimation des EPC

dbit (m3/h)

50
40
30
20
10
30/9/05
0:00

25/9/05
0:00

20/9/05
0:00

15/9/05
0:00

10/9/05
0:00

5/9/05
0:00

31/8/05
0:00

26/8/05
0:00

5/10/05
0:00

0
0.5
1
1.5
2
2.5
3
3.5
4
4.5
5

pluie (mm/h)

Pluie

60

Graphique 19 : Estimation des EPC du collecteur de Luzel.

Observations et commentaires :
Le peu de ressuyage observ lors de lextraction des EPC se trouve shunt par cette
mthode destimation des EPC. Seul leffet instantan de la rponse du rseau la pluie est
conserv.
Une fois les EUS et EPC quantifies, les EPI peuvent tre estimes quotidiennement
par diffrence : EPI = Dbit transitant EUS EPC.
[Link].
Synthse du mois de Septembre 2005
Avant de visualiser lensemble des rsultats, il faut sintresser au contexte global :
la rpartition du TS/TP, au nombre de donnes utilises dans chacun des cas, mais aussi
rappeler les caractristiques du collecteur et les circonstances de dtermination de la surface
active.

Graphique 20 : Temps sec et temps de pluie en Septembre 2005 pour le collecteur de Luzel.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

49

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER


Caractristiques du Collecteur LUZEL :
Il s' agit d' un collecteur important.
Le dbit min est le min nocturne.
Dbit min du mois (m3/h) =
2.049167 Le 20/09/2005 04:01
Part des EPI dans le dbit min nocturne

Nombre de pluies significatives :


Par vnement pluvieux :
Hauteur de pluie min (mm) :
Hauteur de pluie max (mm) :

0.8

avec pour seuil de pluie significative :


Dtermination des EPC :
Coefficient directeur a :
Ordonne l'origine b :
Surface active (ha) :

4.1 Du 28/09/2005 20:01 au 29/09/2005 07:00


14.2 Du 05/09/2005 17:01 au 06/09/2005 14:00

mm

13
0
1.3

Tableau 8 : Caractristiques du collecteur de Luzel et surface active dtermine pour le mois de Septembre.

Observations et commentaires :
Lensemble de ces donnes permet de rcapituler le contexte global du traitement des
donnes. Sur le mois de Septembre 2005, il a plu presque la moiti des jours. Parmi les 17
jours de TS seuls 15 sont utiliss, alors que la totalit des 13 jours de TP vont tre considrs.
Pour lestimation de la surface active 1,3 ha, les hauteurs de pluie prcipites (PR Le
jet) varient entre 4,1 et 14,2 mm.
Toutes les donnes (volume, pluies) et estimations (EUS, EPC et EPI) sont
rcapituls dans un tableau de synthse.
Estimations

septembre
2005

Volume total

Pluie
totale

dont pluie
ruissellante

Mini Dbit

m/j

mm/j

mm/j

m/h

heure du
dbit min.
nuit

Volume EU
Strictes
moyenn
m/j

Volume Eaux Volume Eaux


Volume
Parasites de
Parasites
trop plein
Captage
d' Infiltrations
m/j

m 3 /j

m/j

Jeudi
Vendredi
Samedi
Dimanche
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
Dimanche
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17

880
845
771
711
912
963
875
820
903
880
845
936
854
862
858
825
781

0.4
0
0
0.2
8.6
6.2
0
0.2
7.4
1
0
0
0
0
0.6
0.4
0

0.4
0
0
0.2
8.6
6.2
0
0.2
7.4
1
0
0
0
0
0.6
0.4
0

7.00
5.69
6.00
5.53
5.08
6.65
6.28
6.48
5.82
8.89
6.37
8.06
7.72
5.75
5.07
6.62
5.26

04:01
04:01
04:01
05:01
04:01
05:01
03:01
04:01
04:01
04:01
05:01
03:01
04:01
03:01
03:01
03:01
04:01

771
734
659
603
736
736
736
696
736
667
711
784
719
756
750
708
695

5
0
0
3
112
81
0
3
96
13
0
0
0
0
8
5
0

103
112
112
105
64
146
139
122
70
200
134
152
135
106
100
112
87

Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
Dimanche
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi

20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30

738
789
815
774
740
747
791
899
848
884
835
0

0
0
0
2.4
0
7
0
5.8
0.8
3.7
1.6
0

0
0
0
2.4
0
7
0
5.8
0.8
3.7
1.6
0

2.05
4.83
5.67
6.37
7.28
10.21
4.91
6.76
6.64
8.60
5.79
0.00

04:01
04:01
04:01
04:01
03:01
02:01
04:01
02:01
04:01
02:01
03:01
00:00

679
691
797
736
667
667
736
736
736
736
736

0
0
0
31
0
91
0
75
10
48
21

59
98
18
7
73
-11
55
87
101
100
78

23380

46.3

46.3

20114

602

2664

Total

Evnements pluvieux significatifs du mois


dbut
01/09/2005
01/09/2005
04/09/2005
05/09/2005
05/09/2005
05/09/2005
06/09/2005
06/09/2005
08/09/2005
09/09/2005
09/09/2005
10/09/2005
15/09/2005
16/09/2005
23/09/2005
25/09/2005
25/09/2005
27/09/2005
27/09/2005
28/09/2005
28/09/2005
29/09/2005
29/09/2005
29/09/2005
30/09/2005
30/09/2005

07:15
18:05
18:15
12:25
17:55
22:15
01:50
04:20
07:45
12:05
22:00
05:30
19:40
03:15
11:05
02:50
09:50
04:40
14:00
03:55
20:00
00:05
03:05
10:20
09:50
17:25

fin
01/09/2005
01/09/2005
04/09/2005
05/09/2005
05/09/2005
05/09/2005
06/09/2005
06/09/2005
08/09/2005
09/09/2005
09/09/2005
10/09/2005
15/09/2005
16/09/2005
23/09/2005
25/09/2005
25/09/2005
27/09/2005
27/09/2005
28/09/2005
28/09/2005
29/09/2005
29/09/2005
29/09/2005
30/09/2005
30/09/2005

cumul
07:20
18:10
18:20
12:40
20:00
23:40
01:55
10:40
07:50
17:45
22:55
05:40
21:45
05:05
15:20
06:50
09:55
07:40
14:05
04:00
20:30
00:30
03:15
10:25
12:20
21:50

0.20
0.20
0.20
0.60
3.60
4.40
0.20
6.00
0.20
5.40
2.00
1.00
0.60
0.40
2.40
6.80
0.20
5.60
0.20
0.20
0.60
0.60
2.90
0.20
0.80
0.80

Valeur dEPI
incohrente
#DIV/0!

Tableau 9 : Synthse du mois de Septembre du collecteur de Luzel.

Observations et commentaires :
Les deux jours prsentant des anomalies (profil EUS de TS incohrent) sont supprims
(Dimanche 18 et Lundi 19).
Avant dinterprter lensemble des rsultats, la valeur ngative dEPI du Dimanche 25
Septembre ncessite des justifications. En effet, cette valeur aberrante sexplique soit par des
EUS surestimes, soit par des EPC surestimes du fait de lajustement final par diffrence.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

50

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

Il sagit dun Dimanche pluvieux o le dbit transit dans le collecteur est relativement
faible, tout en tant normal pour un Dimanche. Puisquil sagit dun jour pluvieux, son dbit
de TS est reconstitu grce au profil type dEUS de WE, ce dernier tant cohrent il ninduit
pas de surestimation des EUS. Par ailleurs, bien que la corrlation linaire semble correcte, la
surface active nest quune estimation, il se peut quelle soit donc surestime et, de ce fait,
majore les EPC. Dans ce dernier cas, la surestimation des EPC pourrait expliquer la faible
valeur ngative dEPI (obtenue par diffrence lors de lajustement final).
0

900
800

10

700
600

20

m3

500
400

30

300
200

40

100
0
-100

EU Strictes

9 10 11 12 13 14 15 16 17

EPC

20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30

EPI

50

Pluie

Graphique 21 : Evolution des dbits du collecteur de Luzel pour le mois de Septembre 2005.

3%

Volume EU Strictes moyenn

11%

Volume Eaux Parasites de Captage


Volume Eaux Parasites d'Infiltrations

86%

Graphique 22 : Rpartition des dbits du collecteur de Luzel pour le mois de Septembre 2005.

Observations et commentaires :
Le Graphique 21 montre que les EUS, tout comme les EPI, sont relativement
constantes sur lensemble du mois de Septembre 2005, ce qui est logique.
En dfinitive, sur le mois de Septembre 2005, les eaux transitant dans le collecteur de
Luzel sont 85 % des EUS, 12 % des EPI et 3 % des EPC. Le rseau est alors qualifi de
trs correct.

[Link].
Synthse de lanne 2005
Afin davoir une vision globale, il est ncessaire de refaire ces manipulations pour
chaque mois de lanne 2005. Ainsi, il est possible de visualiser, pour chaque mois,
lvolution du dbit dEUS dans le collecteur de Luzel lchelle de la semaine.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

51

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER


Evolution des EU strictes dans la semaine

EU strictes (m3/j)

01/2005

1000

02/2005

900

03/2005
04/2005

800

05/2005

700

06/2005

600

07/2005
08/2005

500

09/2005

400
Samedi

Vendredi

Jeudi

Mercredi

Dimanche

Lundi

Mardi

10/2005
11/2005
12/2005
Moyenne 2005

Graphique 23 : Evolution des rejets dEUS dans la semaine par mois sur lanne 2005, collecteur de Luzel.

Observations et commentaires :
Les rejets dEUS sont relativement constants sur la semaine quelque soit le mois de
lanne. Cette volution est bien reprsentative du comportement des hommes.
Lensemble des vnements pluvieux de lanne 2005 sont corrls aux volumes
dEPC correspondants.
Estimation de la surface active
1800
1600
y = 22.954x
R2 = 0.7584

Volume (m3)

1400
1200
1000
800
600
400
200
0
0

10

20

30

40

50

60

Evnements pluvieux (mm)

Estimation de la surface active : t


(Avril Septembre)

900
800

1600

700

y = 27.966x
R2 = 0.8404

1400

600

Volume (m3)

Volume (m3)

Estimation de la surface active : hiver


(Janvier Mars et Octobre Dcembre)

1800

y = 16.449x
R2 = 0.8434

500
400
300

1200
1000
800
600

200

400

100

200
0

0
0

10

15

20

25

30

35

40

45

Evnements pluvieux (mm)

50

10

20

30

40

50

60

Evnements pluvieux (mm)

Graphique 24 : Estimation de la surface active sur lanne 2005 et par saison, collecteur de Luzel.

Observations et commentaires :
Sur lanne 2005, lajustement linaire permet destimer une surface active denviron
2,3 ha. Lorsque lon distingue la priode dt (Avril Septembre) de celle dhiver (Octobre
Mars), la surface active est de 1,6 ha dans le premier cas et 2,8 ha dans le second.
La valeur dtermine pour Septembre (1,3 ha), mois pourtant conseill pour cette
estimation, est presque deux fois infrieure celle de lanne, mais elle est quivalente celle
de la saison estivale. Lhypothse comme quoi la nappe est basse devrait tre vrifie laide
dun pizomtre.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

52

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

4.3.2.

Cas du poste de relvement Quinquis

Le PR Quinquis collecte les eaux uses du secteur Est de la ville de Quimper et de la


zone industrielle de Saint-Evarzec. Il est quip de deux pompes au dbit nominal de
185 m3/h, en gnral elles fonctionnent entre 1 et 10 heures par jour avec un maximum de
5 dmarrages par heure. Il sagit donc dun PR important, avec un dbit horaire rarement nul.
[Link].
Fonctionnement des pompes
Tout dabord, il faut vrifier le fonctionnement correct des pompes. Normalement, le
temps de pompage et le nombre de dmarrages devraient tre quitablement rpartis entre les
deux pompes. De plus, un rseau tanche ne devrait pas voir son dbit augmenter avec les
pluies.
16

Une seule pompe fonctionne

14

pompe 1

pluie

12

10

pluie (mm)

temps de pompage (h)

pompe 2

10

0
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30

WE

WE

WE

WE

Graphique 25 : Temps de pompage des pompes du PR Quinquis et pluviomtrie, Septembre 2005.

150

p1

nombre de dmarrages

p2

100
50
0
-50

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30

WE

WE

WE

WE

-100
-150

Anomalies !!

Graphique 26 : Nombre de dmarrages des pompes du PR Quinquis, Septembre 2005.

Observations et commentaires :
A partir de ces deux graphiques, il apparat un cycle hebdomadaire trs marqu (temps
de pompage plus faible le WE).
Quant la pluie, on ne peut dterminer une influence de celle-ci sur le dbit pomp.
En effet, le flux transitant augmente pour la pluie du 5-6 Septembre, on pourrait suggrer quil
y a des intrusions deau de pluie dans le rseau. Il savre que laugmentation du dbit soit
due aux industriels dmarrant leur activit le Lundi 6 puisque la pluie du 25 Septembre
(Dimanche) na aucune consquence sur le flux.
Par ailleurs, on note une mauvaise rpartition du temps de pompage et du nombre
de dmarrages. Cette distribution non quitable sexplique par des pannes, seule une des
deux pompes fonctionne. Les jours o ces dysfonctionnements sont observs ne sont pas
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

53

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

signals comme incohrents car le temps de pompage et le nombre de dmarrages de la seule


pompe en fonctionnement sont plus importants pour combler la panne de lautre.
Par contre, le nombre de dmarrages ngatif observ les Lundi 5, Mercredi 7 et
Lundi 12 Septembre sont aberrants. Ces trois jours sont signals par ERR (pour traduire
une erreur de pompes) et ne seront pas utiliss pour le bilan final. Cette aberration sexplique
sans doute par une intervention pour mettre jour le comptage et combler un
dysfonctionnement antrieur.

Ces observations rvlent des anomalies de dure de fonctionnement et de permutation


de pompes rpertories et signales par !!!!!! dans le tableau suivant :
Anomalie
marnage

Jour
Jeudi
Vendredi
Samedi
Dimanche
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
Dimanche
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
Dimanche
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
Dimanche
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi

1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30

Anomalie
duree

Anomalie
permutation

!!!!!!
!!!!!!

!!!!!!
!!!!!!
!!!!!!
!!!!!!
!!!!!!
!!!!!!
!!!!!!

!!!!!!
!!!!!!
!!!!!!

!!!!!!
!!!!!!

!!!!!!
!!!!!!
!!!!!!
!!!!!!
!!!!!!

!!!!!!
!!!!!!

!!!!!!
!!!!!!
!!!!!!
!!!!!!

!!!!!!
!!!!!!
!!!!!!
!!!!!!

!!!!!!
!!!!!!
!!!!!!

Anomalie dure :
Si le temps total de
pompage est suprieur
la dure maximale
(ou infrieur la
dure minimale) de
fonctionnement.

Anomalie de
permutation :
Si la frquence de
permutation
est
suprieure 55% ou
infrieure 45%.

!!!!!!

Tableau 10 : Anomalies de fonctionnement des pompes du PR Quinquis.

De ces observations, on en dduit donc que les pompes prsentent de nombreuses


anomalies de fonctionnement.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

54

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

[Link].
Dbit de temps sec
La dure de pompage et le dbit nominal des pompes permettent de dterminer le dbit
transit dans le PR. En temps sec, ce dbit de PR (ou dbit de TS) est constitu dEUS et
dEPI.
Dbit tps sec

Slection des jours secs

Pluie

200
180
160
140
120
100
80
60
40
20
0

pluie (mm/h)

5/10/05
0:00

30/9/05
0:00

25/9/05
0:00

20/9/05
0:00

15/9/05
0:00

10/9/05
0:00

5/9/05
0:00

31/8/05
0:00

0
0.5
1
1.5
2
2.5
3
3.5
4
4.5
5

26/8/05
0:00

dbit (m3/h)

5 pics, 5 jours
de semaine

Week-end
Graphique 27 : Slection des jours secs du PR Quinquis.

Observations et commentaires :
En raison des nombreuses prcipitations en Septembre 2005, le profil de dbit de TS
prsente des discontinuits. Il met tout de mme en vidence la distinction entre les rejets de
jour et de nuit, mais aussi de semaine et de WE.
La diminution du dbit observe la nuit est due la baisse dactivit. En effet, seules
les industries fonctionnant en continu rejettent la nuit et contribuent ce dbit.
Le dbit minimum nocturne varie entre 40 et 60 m3/h en semaine, alors quil est
denviron 10 m3/h le WE. Quant au dbit de pointe, il est suprieur 100 m3/h en semaine,
mais nexcde pas 40 m3/h le WE. Cette forte baisse sexplique par la faible activit
industrielle du WE do des rejets moindres contrairement la semaine.
Le comportement des industries explique clairement ce profil de dbit de TS.
[Link].
Dbit deaux parasites dinfiltration
A partir des dbits minimum nocturnes de TS sont dtermins les EPI pour le milieu
de la nuit ; elles sont supposes reprsenter 80 % de ce dbit. Par interpolation linaire entre
deux estimations dEPI successives, lvolution de celles-ci peut tre tablie sur le mois.
Dbit PR

Calcul et interpolation des EPI

Dbit EPI

5/10/05
0:00

30/9/05
0:00

25/9/05
0:00

20/9/05
0:00

15/9/05
0:00

10/9/05
0:00

5/9/05
0:00

0
0.5
1
1.5
2
2.5
3
3.5
4
4.5
5
31/8/05
0:00

26/8/05
0:00

dbits (m3/h)

200
180
160
140
120
100
80
60
40
20
0

pluie (mm/h)

Pluie

Fin destimation des EPI

Week-end

Graphique 28 : Calcul et interpolation des EPI du PR Quinquis.


Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

55

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

Observations et commentaires :
Lvolution du dbit du PR sur le mois permet de distinguer les diffrentes
semaines : le dbit du PR oscille entre 50 et 150 m3/h en semaine, alors quil varie entre 10 et
40 m3/h le WE.
Pour que la mthode du minimum nocturne soit fiable, elle ncessite de trs faibles,
voire labsence de rejets dEUS la nuit. Or, ce nest pas le cas du PR de Quinquis puisque
certaines industries fonctionnent en continu les jours de semaine, dbitant aussi bien le jour
que la nuit. Les dbits minimum nocturnes se trouvent donc tre levs ce qui surestime
les EPI.
Ces rejets industriels expliquent galement le profil dEPI plus lev en semaine que
le WE. Aucune relation ne peut donc tre mise en vidence entre la pluie et lvolution des
EPI (remplissage de la nappe) comme laurait illustr lexemple de la pluie du 5-6 Septembre.
En effet, le pic dEPI observ le 7 Septembre pourrait sexpliquer par la pluie des deux jours
prcdents, mais on ne peut le certifier puisque le dbit minimum nocturne est dj lev suite
aux rejets industriels.
Du fait du raccordement des industries au rseau, il faudrait faire intervenir un
coefficient de fraction des EPI moindre pour la semaine ou connatre exactement les rejets des
industriels afin destimer les EPI de faon plus prcise.
Les EPI ne peuvent tre estimes au del du 22 Septembre car la condition sur le TS (2
jours conscutifs sans pluie) nest plus vrifie. Pour la mme raison, linterpolation linaire
entre deux EPI conscutifs rend le profil saccad lorsquils sont loigns. Il serait intressant
davoir le suivi du niveau de nappe pour tablir une corrlation avec les EPI.

[Link].
Profils deaux uses strictes de temps sec
En temps sec, les EPI sont soustraites au dbit transitant dans le PR (le dbit de TS)
afin dobtenir les EUS.
Dbit EU strictes

Dbit EU strictes

0
0.5
1
1.5
2
2.5
3
3.5
4
4.5
5

140

dbit (m3/h)

120
100
80
60
40
20

5/10/05
0:00

30/9/05
0:00

25/9/05
0:00

20/9/05
0:00

15/9/05
0:00

10/9/05
0:00

5/9/05
0:00

31/8/05
0:00

26/8/05
0:00

pluie (mm/h)

Pluie

Week-end
Graphique 29 : Dbit EUS et pluviomtrie du PR Quinquis.

Observations et commentaires :
Les EUS varient entre 0 et 130 m3/h en semaine, entre 0 et 20 m3/h le WE. La
diffrence entre ces deux fonctionnements illustre bien la prsence de rejets industriels.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

56

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

Les profils dEUS de TS regroups par jour calendaire permettent une meilleure
visualisation pour les comparer entre eux et expliquer le comportement des gens.
Dmarrage de lactivit industrielle

Profil trop lev

Pic particulier

Arrt de lactivit
industrielle

Graphique 30 : Profils dEUS de TS du PR Quinquis.

Observations et commentaires :
Diffrents comportements sont observs suivant le jour concern :
- Dimanche : Le dbit dEUS est saccad, il varie entre 0 et 25 m3/h.
- Lundi : Ds 7h, les activits industrielles dmarrent et se remarquent par une
nette augmentation des dbits dEUS ; laprs-midi, le dbit est relativement
constant (environ 50-60 m3/h).
- Mardi au Vendredi : De 0h 6h, le dbit dEUS passe progressivement de 60
10 m3/h. Ds 7h, les activits des particuliers et des entreprises fonctionnant
uniquement le jour dmarrent et leurs rejets sajoutent ceux des industries au
fonctionnement continu pour atteindre un dbit dEUS denviron 60 m3/h tout
le reste de la journe. Le dbit dEUS nocturne correspond essentiellement la
part de lactivit industrielle fonctionnant en continu qui rejette.
- Samedi : Jusquen dbut de matine (vers 9h), le dbit dEUS est le mme
quun jour de semaine car il y a toujours des industries en service ; laprsmidi, les industries ferment et le profil dEUS est le mme que celui dun
Dimanche avec un dbit variant entre 0 et 25 m3/h.
- Le graphique des dbits moyens dEUS de chaque jour montre clairement deux
fonctionnements : la semaine et le WE (de samedi midi lundi matin).
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

57

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

Les profils montrent explicitement linfluence et limportance des rejets des


industries.
Le 4me jeudi du mois (le 22 Septembre) prsente un profil particulirement lev et le
5 vendredi du mois (le 30 Septembre) un pic inhabituel. Il convient donc de supprimer ces
deux jours pour tablir le profil type dEUS de TS.
Aprs suppression des jours incohrents, les profils dEUS du Jeudi et du Vendredi
sont donc les suivants :
me

Jeudi

Vendredi

23 - 24

22 - 23

21 - 22

20 - 21

19 - 20

18 - 19

17 - 18

16 - 17

15 - 16

14 - 15

13 - 14

12 - 13

11 - 12

10 - 11

00 - 01

09 - 10

Ve5

23 - 24

22 - 23

21 - 22

20 - 21

19 - 20

18 - 19

17 - 18

16 - 17

15 - 16

14 - 15

13 - 14

12 - 13

11 - 12

10 - 11

09 - 10

08 - 09

07 - 08

06 - 07

05 - 06

04 - 05

03 - 04

02 - 03

01 - 02

00 - 01

Ve4

08 - 09

Je5
0.00

Ve3

07 - 08

20.00

Ve2

06 - 07

Je4

Ve1

05 - 06

Je3

04 - 05

Je2

40.00

Q Vendredi

03 - 04

Je1

60.00

02 - 03

Q Jeudi
80.00

80.00
70.00
60.00
50.00
40.00
30.00
20.00
10.00
0.00
01 - 02

100.00

Graphique 31 : Profils dEUS de TS pour Jeudi et Vendredi, PR Quinquis.

En Septembre 2005, les dbits moyens dEUS varient suivant le jour :


Septembre 2005

Dimanche
228

Lundi
792

Mardi
1076

Mercredi
1121

Jeudi
1073

Vendredi
1205

Samedi
441

Tableau 11 : Dbits moyens dEUS par jour, PR Quinquis.

Ces dbits moyens dEUS quantifis confirment les commentaires explicits


prcdemment, notamment propos du comportement des industries.

Faire la moyenne des profils dEUS des jours de semaine, puis des jours de WE,
permet dobtenir deux profils type : un pour les jours de semaine et un pour les WE.
Rejets industriels
Dbit EU strictes

30

60

25

15

22 - 23

20 - 21

18 - 19

16 - 17

14 - 15

12 - 13

10 - 11

22 - 23

20 - 21

18 - 19

16 - 17

14 - 15

12 - 13

10 - 11

08 - 09

06 - 07

04 - 05

0
02 - 03

08 - 09

10

10

06 - 07

20

04 - 05

30

20

02 - 03

40

00 - 01

dbit (m3/h)

50

Dbit EU strictes

WE-type EU strictes

70

00 - 01

dbit (m3/h)

Journe-type EU strictes

Graphique 32 : Profil type dEUS de TS pour un jour de semaine et un jour de WE, PR Quinquis.

Le profil dEUS de TS dune journe type de semaine est rvlateur du


comportement des activits industrielles avec une dcroissance lente et tardive des EUS de
0h 6h due aux rejets de certains industriels. Cette diminution matinale nest pas significative
du Lundi o le dbit dEUS nexcde pas 10 m3/h avant 7h.
Quant au profil dEUS de TS dune journe type de WE, il se trouve tre fauss par les
industries car la dcroissance de 0 9h est caractristique du samedi uniquement.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

58

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER


Dbit EU strictes

Semaine-type EU strictes
70
dbit (m3/h)

60
50
40
30
20
10

00 - 01

00 - 01

00 - 01

00 - 01

00 - 01

00 - 01

00 - 01

Graphique 33 : Profil dune semaine type dEUS de TS du PR Quinquis.

Le dbit de pointe se voit divis par deux le WE (de 60 m3/h en semaine 30 m3/h le
WE), et le volume journalier transit est trois fois plus lev en semaine (1050 m3 par jour de
semaine contre 350 m3 par jour de WE).
Pour un comportement comme celui du PR Quinquis, il serait plus juste de
dterminer davantage de profils type dEUS au nombre de 4 :
- Lundi,
- Mardi au Vendredi,
- Samedi,
- Dimanche.
[Link].
Reconstitution du dbit de temps sec
A partir des profils type dEUS de TS et des EPI de chaque jour, il est possible de
reconstituer le dbit de TS (EUS + EPI) pour les jours de pluie et les jours secs dont le profil
dEUS tait incohrent.
Dbit de temps sec
Pluie

140
dbit (m3/h)

100
80
60
40
20

Jeudi 22/09

30/9/05
0:00

25/9/05
0:00

20/9/05
0:00

15/9/05
0:00

10/9/05
0:00

5/9/05
0:00

31/8/05
0:00

26/8/05
0:00

5/10/05
0:00

0
0.5
1
1.5
2
2.5
3
3.5
4
4.5
5

120

Sous-estimation
du dbit
pluie (mm/h)

Reconstitution du dbit de temps sec

Vendredi 30/09

Graphique 34 : Reconstitution du dbit de TS du PR Quinquis.

Observations et commentaires :
Le Jeudi 22 et le Vendredi 30 Septembre, deux jours secs au profil dEUS incohrent,
sont reconstitus avec le dbit de TS tabli prcdemment.
Ds le 22 Septembre, le profil de dbit de TS est nettement plus bas car les EPI,
nayant pu tre estimes, ne sont pas considres pour le calcul. Le dbit de TS est donc sousestim en fin de mois.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

59

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

Puisque le dbit de TS reprsente le dbit qui aurait transit sil navait pas plu, il est
donc possible dextraire les EPC par diffrence entre le dbit du PR et le dbit de TS
reconstitu.
Dbit EPC
Pluie
0
0.5
1
1.5
2
2.5
3
3.5
4
4.5
5

Raction
instantane
du rseau
la pluie

5/10/05
0:00

30/9/05
0:00

25/9/05
0:00

20/9/05
0:00

15/9/05
0:00

10/9/05
0:00

5/9/05
0:00

31/8/05
0:00

Ressuyage

Surestimation
des EPC
pluie (mm/h)

90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
26/8/05
0:00

dbit (m3/h)

Extraction des EPC

Graphique 35 : Extraction des EPC du PR Quinquis.

Observations et commentaires :
En temps sec, les EPC sont effectivement nulles puisquil ny a pas de pluie. Par
contre, en temps de pluie, il y a une nette influence des prcipitations sur le flux transitant
dans le PR. La raction du rseau est instantane comme le montre le pic de pluie du 5-6
Septembre concidant avec le pic de dbit. Par ailleurs, pour un vnement pluvieux ponctuel,
le dbit plus important stend sur une plus longue priode avec une dcroissance progressive
de ce sur-volume ; il sagit du ressuyage des surfaces impermables (survenant aprs un
pisode pluvieux). Ces intrusions deau dans le rseau sont donc considres comme EPC.
En fin de mois (ds le 22 Septembre), les EPC se trouvent tre importantes pour des
pluies non rellement diffrentes de celles du dbut du mois. Cette surestimation sexplique
par des EUS sous estimes du fait que les EPI de cette priode naient pu tre estimes
(absence de priode sche).

Cette extraction dEPC nest quune premire tape dans lestimation des EPC. En
effet, elle inclut certaines infiltrations difficilement estimables. Il est en effet trs difficile de
distinguer les intrusions deau dues au ressuyage de celles dues la simple augmentation du
niveau de nappe par la pluie. La dure de ressuyage des surfaces impermables est donc
importante et fait partie intgrante de lvnement pluvieux, elle est fonction de la surface du
bassin versant. Il faut donc dterminer la surface active partir des vnements pluvieux pour
estimer les EPC plus prcisment dans un deuxime temps.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

60

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

[Link].
Surface active
Lestimation des EPC par lextraction prcdente va tre attribue lvnement
pluvieux correspondant dont les prcipitations sont cumules. Lpisode pluvieux est
dtermin par son dbut et sa fin laquelle sajoute la dure de ressuyage des surfaces
impermables.
Dbut de
l'vnement pluvieux
05/09/2005
09/09/2005
25/09/2005
27/09/2005
28/09/2005

17:01
12:01
02:01
04:01
20:01

Fin de l'vnement
pluvieux
06/09/2005
10/09/2005
25/09/2005
27/09/2005
29/09/2005

Pluie ruisselante
cumule en mm

Estimation des EPC


(m3/vt pluvieux)

14.2
7.4
7
5.6
4.1

14:00
02:00
13:00
11:00
07:00

841
307
89
396
404

Tableau 12 : Evnements pluvieux significatifs du PR Le jet avec estimation des EPC du PR Quinquis.

Observations et commentaires :
Lors dun vnement pluvieux, les infiltrations instantanes sont des EPC. Mais il y a
aussi des intrusions diffres dues au ressuyage des surfaces impermables qui sont galement
des EPC. Lorsque le rseau ragit la pluie, il sagit deaux parasites dues laugmentation
du niveau de nappe ou au ressuyage ; ces apports seront respectivement considrs comme
EPI ou EPC. La distinction entre ces deux types dapports est dlicate, et cest le paramtre de
dure de ressuyage qui permettra de les diffrencier conventionnellement.

Calcul de surface active : vnements pluvieux

y = 52.94x
R2 = 0.5348

volume EPC + volume trop plein


(m3/vt pluvieux)

900
800
700
600
500
400

Pluie du
Dimanche
25/09

300
200
100
0
0

10

12

14

16

pluie (mm)

Graphique 36 : Corrlation Pluie-Dbit du PR Quinquis.

Observations et commentaires :
La corrlation Pluie-Dbit fait intervenir 5 vnements pluvieux reprsentatifs (les
mmes quau collecteur Luzel puisquil ny a quun seul pluviomtre tudi Quimper,
seules les estimations dEPC diffrent car propres Quinquis). La pluie du Dimanche 25
Septembre se trouve bien en de de lajustement linaire qui permet destimer une
surface active raccorde au PR de Quinquis environ 5,3 ha.
Afin de pallier les problmes de dispersions sur les diffrents points, il aurait t
intressant de mettre des courbes enveloppes.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

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- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

[Link].
Dbit deaux parasites de captage
Supposant une surface active de 5,3 ha, il est alors possible destimer les EPC de
manire plus juste pour chaque hauteur de pluie prcipite.
Dbit des EPC

Estimation des EPC

0
0.5
1
1.5
2
2.5
3
3.5
4
4.5
5

200
150
100
50
30/9/05
0:00

25/9/05
0:00

20/9/05
0:00

15/9/05
0:00

10/9/05
0:00

5/9/05
0:00

31/8/05
0:00

26/8/05
0:00

5/10/05
0:00

dbit (m3/h)

250

pluie (mm/h)

Pluie

Graphique 37 : Estimation des EPC du PR Quinquis.

Observations et commentaires :
Ainsi, la quantit deau infiltre suite llvation du niveau de nappe par la pluie
(ressuyage long terme) tait, dans un premier temps, considre comme EPC lors de
lextraction de celles-ci, mais sera rattribue aux EPI lors de lajustement final du bilan.
Cette mthode destimation des EPC permet de conserver leffet instantan de la
rponse du rseau la pluie au dtriment de leffet de ressuyage qui se trouve shunt. Les
apports deau des prcipitations sont uniquement attribus au moment mme de la pluie et
nont plus de rpercussions aprs lpisode pluvieux, ce comportement peut se rvler faux
suivant le contexte du site.
Une fois les EUS et EPC quantifies, les EPI peuvent tre estimes quotidiennement
par diffrence : EPI = PR EUS EPC.
[Link].
Synthse du mois de Septembre 2005
Avant de visualiser lensemble des rsultats, il faut sintresser au contexte global :
la rpartition du TS/TP, au nombre de donnes utilises dans chacun des cas, mais aussi
rappeler les caractristiques du PR et les circonstances de dtermination de la surface active.

Graphique 38 : Temps sec et temps de pluie en Septembre 2005 pour le PR Quinquis.


Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

62

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER


Caractristiques du PR QUINQUIS :
Il s' agit d' un PR important.
Dbit min du mois (m3/h) =

Le dbit min est le min nocturne.


9.25
Le 26/09/2005 03:01

Dbit nominal P1 (m3/h)


Dbit nominal P2 (m3/h)
Part des EPI dans le dbit min nocturne

Nombre de pluies significatives :


Par vnement pluvieux :
Hauteur de pluie min (mm) :
Hauteur de pluie max (mm) :

185
185
0.8

avec pour seuil de pluie significative :


Dtermination des EPC :
Coefficient directeur a :
Ordonne l'origine b :
Surface active (ha) :

4.1 Du 28/09/2005 20:01 au 29/09/2005 07:00


14.2 Du 05/09/2005 17:01 au 06/09/2005 14:00

mm

53
0
5.3

Tableau 13 : Caractristiques du PR Quinquis et surface active dtermine pour le mois de Septembre.

Observations et commentaires :
Lensemble de ces donnes permet de rcapituler le contexte global du traitement des
donnes. Sur le mois de Septembre 2005, il a plu presque la moiti des jours (mme
pluviomtre que pour le collecteur Luzel). Parmi les 17 jours de TS et 13 de TP, sont
respectivement utiliss 15 et 11 jours.
Pour lestimation de la surface active 5,3 ha, les hauteurs de pluie prcipites (PR Le
jet) varient entre 4,1 et 14,2 mm.
Toutes les donnes (pompes, pluies) et estimations (EUS, EPC et EPI) sont
rcapituls dans un tableau de synthse.
Estimations

septembre

Pompe 1

2005

tps

Pompe 2

nb

tps

Volume t otal

nb

m/j

Pluie
t ot ale
mm/j

dont pluie
ruissellante
mm/j

Mini Dbit

heure du
dbit min.
nuit

m/h

Volume EU
St rictes
moyenn
m/j

Volume Eaux Volume Eaux


Volume
Parasites de
Parasites
t rop plein
Captage
d' Infiltrat ions
m/j

m/j

2.99

96

9.08

64

2233

0.4

0.4

40.70

05:01

1420

21

792

Samedi
Dimanche

3
4

0
0

0
0

6.22
3.06

78
46

1151
566

0
0.2

0
0.2

61.05
11.10

03:01
00:01

332
271

0
11

819
284

10.66

2.57

18

2448

6.2

6.2

68.45

05:01

1054

329

1065

Jeudi
Vendredi
Samedi
Dimanche

8
9
10
11

9.54
6.15
0
0

0
96
0
0

0
5.84
6.57
2.87

0
38
67
40

1765
2218
1215
531

0.2
7.4
1
0

0.2
7.4
1
0

53.65
38.85
61.05
16.65

03:01
05:01
05:01
04:01

828
1054
335
235

11
392
53
0

926
772
828
296

Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi
Samedi
Dimanche
Lundi
Mardi
Mercredi

13
14
15
16
17
18
19
20
21

6.08
6.26
6.04
10
7.01
1.24
3.84
6.55
9.32

24
41
42
85
69
15
26
35
61

4.62
4.82
3.77
0
0.08
1.08
2.82
4.79
2.65

38
40
35
0
2
15
26
36
21

1980
2050
1815
1850
1312
429
1232
2098
2214

0
0
0.6
0.4
0
0
0
0
0

0
0
0.6
0.4
0
0
0
0
0

48.10
55.50
57.35
20.35
55.50
12.95
12.03
53.65
44.40

04:01
05:01
02:01
05:01
05:01
03:01
nuit
05:01
05:01

1012
973
973
1206
551
179
720
1141
1269

0
0
32
21
0
0
0
0
0

968
1077
810
623
761
250
512
957
945

Vendredi
Samedi
Dimanche
Lundi
Mardi
Mercredi
Jeudi
Vendredi

23
24
25
26
27
28
29
30

7.75
2.95
1.46
4.63
6
7.07
6.58
7.07
0

63
34
21
39
43
52
50
48
0

3.07
2.36
1.22
3.49
5.89
4.98
4.68
4.94
0

30
34
21
40
103
52
50
48
0

2002
982
496
1502
2200
2229
2083
2222
0

2.4
0
7
0
5.8
0.8
3.7
1.6
0

2.4
0
7
0
5.8
0.8
3.7
1.6
0

51.80
49.95
18.50
9.25
57.35
62.90
55.50
61.05
0.00

05:01
05:01
01:01
03:01
04:01
04:01
02:01
05:01
00:00

1054
335
335
1054
1054
1054
1054
1054

127
0
371
0
307
42
196
85

821
647
-210
448
838
1133
833
1083

129.19

943

91.47

942

40822

37.7

37.7

20545

1998

18279

50%

5%

45%

Total
Tps min fnt
pompes (h)

dbut

m /j

Jeudi

Mardi

Evnements pluvieux significatifs du mois

01/09/2005
01/09/2005
04/09/2005
05/09/2005
05/09/2005
05/09/2005
06/09/2005
06/09/2005
08/09/2005
09/09/2005
09/09/2005
10/09/2005
15/09/2005
16/09/2005
23/09/2005
25/09/2005
25/09/2005
27/09/2005
27/09/2005
28/09/2005
28/09/2005
29/09/2005
29/09/2005
29/09/2005
30/09/2005
30/09/2005

#DIV/0!

07:15
18:05
18:15
12:25
17:55
22:15
01:50
04:20
07:45
12:05
22:00
05:30
19:40
03:15
11:05
02:50
09:50
04:40
14:00
03:55
20:00
00:05
03:05
10:20
09:50
17:25

fin
01/09/2005
01/09/2005
04/09/2005
05/09/2005
05/09/2005
05/09/2005
06/09/2005
06/09/2005
08/09/2005
09/09/2005
09/09/2005
10/09/2005
15/09/2005
16/09/2005
23/09/2005
25/09/2005
25/09/2005
27/09/2005
27/09/2005
28/09/2005
28/09/2005
29/09/2005
29/09/2005
29/09/2005
30/09/2005
30/09/2005

cumul
07:20
18:10
18:20
12:40
20:00
23:40
01:55
10:40
07:50
17:45
22:55
05:40
21:45
05:05
15:20
06:50
09:55
07:40
14:05
04:00
20:30
00:30
03:15
10:25
12:20
21:50

0.20
0.20
0.20
0.60
3.60
4.40
0.20
6.00
0.20
5.40
2.00
1.00
0.60
0.40
2.40
6.80
0.20
5.60
0.20
0.20
0.60
0.60
2.90
0.20
0.80
0.80

Valeur dEPI
incohrente

Tableau 14 : Synthse du mois de Septembre du PR Quinquis.

Observations et commentaires :
Les cinq jours prsentant des anomalies (erreur de fonctionnement des pompes ou
profil EUS de TS incohrent) sont supprims (Vendredi 2, Lundi 5, Mercredi 7, Lundi 12 et
Jeudi 22 Septembre).
Avant dinterprter lensemble des rsultats, la valeur ngative dEPI du Dimanche 25
Septembre (comme Luzel) ncessite des justifications. En effet, cette valeur aberrante
sexplique par des EUS surestimes et/ou par des EPC surestimes du fait de lajustement
final par diffrence.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

63

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

Il sagit dun Dimanche pluvieux o le dbit transit dans le PR est relativement


faible, tout en tant normal pour un Dimanche. Puisquil sagit dun jour pluvieux, son dbit
de TS est reconstitu grce au profil type dEUS de WE, seulement ce dernier est lgrement
surestim cause des industries fonctionnant le Samedi. Par ailleurs, la surface active tant
une estimation, elle majore les EPC de la pluie du Dimanche 25 Septembre (cf. Graphique
36). Dans les deux cas, ces surestimations expliquent la valeur ngative des EPI (obtenue
par diffrence lors de lajustement final).
Dimanche
1600

1400
1200

10

1000

m3

800

20

600
400

30

200
0
-200

40

10 11

13 14 15 16 17 18 19 20 21

23 24 25 26 27 28 29 30

-400

EU Strictes

EPC

EPI

Pluie

50
Valeur dEPI
incohrente

Graphique 39 : Evolution des dbits du PR Quinquis pour le mois de Septembre 2005.

Volume EU Strictes moyenn


Volume Eaux Parasites de Captage

45%

Volume Eaux Parasites d'Infiltrations


50%

5%

Graphique 40 : Rpartition des dbits du PR Quinquis pour le mois de Septembre 2005.

Observations et commentaires :
En dfinitive, sur le mois de Septembre 2005, la moiti des eaux transitant dans le PR
sont estimes tre des ECP (5 % dEPC et 45 % dEPI), les 50 % restant sont des EUS. Le PR
et toute la partie amont de son rseau sont donc sujets de nombreuses infiltrations, mais ne
ragissent pas vraiment la pluie (problme de surface surestime, car corrlation non
fiable).
Le Graphique 39 montre que les EPI diminuent le Dimanche, alors quelles nont pas
de raison dtre plus faibles pour un jour particulier. En ralit, les autres jours de la semaine,
les EPI sont surestimes. Ceci sexplique en fait par la mthode destimation des ECP.
Tout dabord, la part des EPI fixe 80 % du dbit minimum nocturne se trouve tre
trop leve pour un mois de Septembre o la nappe est suppose basse et donc les infiltrations
moindres. Ainsi, dans le cas tudi, ce coefficient de 80 % surestime les EPI.
De plus, la prsence de rejets industriels induit une surestimation des EUS (quatre
profils particuliers) dont le dbit minimum nocturne se voit tre plus lev en semaine que le
WE (entreprises fermes) et donc une majoration des EPI. Ces dernires devraient donc tre
estimes uniquement en prsence de dbit dEUS domestiques : cest--dire le WE ou bien
aprs la dduction des rejets industriels des EUS la semaine.
Tout ceci montre bien que lquilibrage final sur les EPI ne corrige pas tout.
Lexemple de Quinquis est trs intressant mais trs difficile interprter du fait des
eaux industrielles prpondrantes.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

64

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

[Link].
Synthse de lanne 2005
Afin davoir une vision globale, il est ncessaire de refaire ces manipulations pour
chaque mois de lanne 2005. Ainsi, il est possible de visualiser, pour chaque mois,
lvolution du dbit dEUS dans le PR Quinquis lchelle de la semaine.
01/2005
02/2005

1800
1600
1400
1200
1000
800
600
400
200
0

03/2005
04/2005
05/2005
06/2005
07/2005
08/2005
09/2005

Samedi

Vendredi

Jeudi

Lundi

Mardi

Mercredi

10/2005

Dimanche

EU strictes (m3/j)

Evolution des EUS dans la semaine

11/2005
12/2005
Moyenne 2005

Graphique 41 : Evolution des rejets dEUS dans la semaine par mois sur lanne 2005, PR de Quinquis.

Les vnements pluvieux de lanne 2005 (t et hiver) sont corrls aux volumes
dEPC correspondants.
Estimation de la surface active : anne 2005

3000

Volume (m3)

2500

y = 27.759x
2
R = 0.1903

2000
1500
1000
500
0
0

10

20

30

40

50

60

Evnements pluvieux (mm)

Estimation de la surface active : t


(Avril Septembre)

1600
1400

Volume (m3)

Volume (m3)

2500

y = 17.711x
R2 = -0.2835

1200

Estimation de la surface active : hiver


(Janvier Mars et Octobre Dcembre)

3000

1000
800
600

y = 35.851x
R2 = 0.5376

2000
1500
1000

400
500

200
0

0
0

10

20
30
Evnem ents pluvieux (m m )

40

50

10

20
30
Evnem ents pluvieux (m m )

40

50

60

Graphique 42 : Estimation de la surface active sur lanne 2005 et par saison, PR de Quinquis.

Observations et commentaires :
Sur lanne 2005, lajustement linaire permet destimer une surface active denviron
2,8 ha. Lorsque lon distingue la priode dt (Avril Septembre) de celle dhiver (Octobre
Mars), la surface active est de 1,8 ha dans le premier cas et 3,6 ha dans le second.
La valeur dtermine pour Septembre (5,3 ha), mois pourtant conseill pour cette
estimation, est nettement suprieure celle de lanne et de la saison. Lhypothse comme
quoi la nappe est basse devrait tre vrifie laide dun pizomtre, car les EPI ont t
estimes 45 % du dbit total. De plus, il sagit dun mois o il a beaucoup plu, impliquant de
ce fait une confusion des EPI et EPC.
En effet, la mthode employe pour lestimation des ECP est plus fiable pour un
nombre lev dvnements pluvieux dont la hauteur prcipite est importante (pour une
meilleure corrlation Pluie-Dbit).
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

65

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4.4.
4.4.1.

Sensibilit de la mthode
Influence des erreurs sur les paramtres

Diffrents paramtres entrent en compte dans la mthode destimation des ECP : ceux
qui sont mesurables (exemples : dbits nominaux, fraction des EPI) et ceux qui sont
ajustables (exemples : seuils de pluie, temps de ressuyage...).
Pour tester la sensibilit de la mthode, les paramtres vont subir une variation les
uns aprs les autres afin de mettre en vidence leur influence possible sur les rsultats. Ce test
de sensibilit a t ralise sur les rsultats de Quinquis pour lanne 2005.
Lors de ltude prcdemment effectue, les valeurs ont t dfinies pour chacun des
paramtres. Ces valeurs tmoins sont prsentes dans les tableaux suivants pour faciliter leur
comparaison ; elles y sont en gras-italique sur fond vert.
[Link].
Seuil de distinction Temps Sec / Temps de Pluie
Le seuil de distinction entre le temps sec et la pluie est fix 1 mm par jour dans
ltude ; au del de ce seuil, il sagit dune pluie. Ce paramtre sert pour le calcul des jours
secs, et donc lestimation des EPI et EUS.
Paramtre : Seuil TS / TP
EUS (m3/semaine)
Evnements pluvieux significatifs
EPC (m3/an)
Surface Active (ha)
% EUS sur lanne 2005
% EPC sur lanne 2005
% EPI sur lanne 2005

0,5 mm
6520
69
34600
3,8
58
6
36

1 mm
5800
69
26400
2,8
51
5
44

1,5 mm
5800
69
25000
2,7
50
5
45

Tableau 15 : Influence du seuil de distinction Temps sec / Temps de pluie.

Lorsque le seuil de distinction TS / TP est faible (0,5 mm), il y a beaucoup


dvnements pluvieux (qui taient considrs comme rose lors de ltude) et donc peu de
TS. De ce fait, les EUS ne sont pas estimes au plus juste et celles du WE se voient
multiplies par deux par rapport ltude. Par ailleurs, les EPC sont surestimes tout comme
la surface active. Et par diffrence finale, la part dEPI est moindre.
Au-del de 1 mm (et dans une gamme raisonnable), le seuil de distinction TS / TP
ninflue que lgrement sur lensemble des rsultats.
[Link].
Seuil dune pluie significative
Une pluie ne devient significative que pour des prcipitations suprieures un certain
seuil, dfini 3 mm par jour dans ltude. Ce paramtre sert pour le calcul des EPC.
Paramtre : Seuil pluie significative
EUS (m3/semaine)
Evnements pluvieux significatifs
EPC (m3/an)
Surface Active (ha)
% EUS sur lanne 2005
% EPC sur lanne 2005
% EPI sur lanne 2005

2 mm
5800
82
28700
2,8
51
5
44

3 mm
5800
69
26400
2,8
51
5
44

4 mm
5800
57
23600
2,8
51
4
45

10 mm
5800
23
13900
2,6
51
4
45

Tableau 16 : Influence du seuil de pluie significative.


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66

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Le seuil dune pluie significative ninflue pas vraiment sur les rsultats : les rejets
dEUS sont semblables, le nombre dvnements pluvieux varie, mais le volume aussi, alors
par corrlation, la surface active reste la mme.
Quant la rpartition des EUS, EPC et EPI, elle reste la mme.
[Link].
Dure de ressuyage
La dure de ressuyage des surfaces impermables reprsente le temps quil faut leau
prcipite sur ces surfaces pour rejoindre le rseau via des mauvais raccordements. Cette
dure a t dfinie environ 180 minutes dans ltude puisquil sagit de grands bassins
versants.
Paramtre : Dure ressuyage
EUS (m3/semaine)
Evnements pluvieux significatifs
EPC (m3/an)
Surface Active (ha)
% EUS sur lanne 2005
% EPC sur lanne 2005
% EPI sur lanne 2005

120 minutes
5800
72
21000
2,4
51
4
45

180 minutes
5800
69
26400
2,8
51
5
44

240 minutes
5800
65
30100
3,2
51
5
44

Tableau 17 : Influence de la dure de ressuyage.

La dure de ressuyage ninflue pas sur la quantit dEUS, mais lorsquelle diminue le
nombre dvnements pluvieux augmente (du fait de la sparation dpisodes pluvieux jusque
l regroups) et le volume dEPC devient plus faible ; de ce fait, la surface active est plus
petite.
Quant la rpartition des EUS, EPC et EPI, elle reste la mme.
[Link].
Dbit nominal des pompes
Concrtement, il sagit de voir si inscrire un dbit nominal de pompe thorique 10 %
en dessous ou au-dessus du dbit rellement pomp influe sur les rsultats.
Paramtre : Dbit nominal pompes
EUS (m3/semaine)
Evnements pluvieux significatifs
EPC (m3/an)
Surface Active (ha)
% EUS sur lanne 2005
% EPC sur lanne 2005
% EPI sur lanne 2005

165 m3/h
5180
69
23500
2,5
51
5
44

185 m3/h
5800
69
26400
2,8
51
5
44

200 m3/h
6280
69
28500
3,0
51
5
44

Tableau 18 : Influence du dbit nominal des pompes.

Le dbit nominal influe forcment sur le dbit dEUS, mais aussi sur le dbit dEPC,
alors que le nombre dvnements pluvieux reste inchang. De ce fait, la surface active sera
moindre lorsque le dbit de la pompe sera minor, et inversement.
Quant la rpartition des EUS, EPC et EPI, elle reste la mme.

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67

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

[Link].
Fraction des EPI
Suivant lge du rseau et la saison concerne, la fraction dEPI du dbit minimum
nocturne pourrait tre suppose moindre. A savoir que ce paramtre est une premire
approximation vrifier par la suite.
Paramtre : Fraction des EPI
EUS (m3/semaine)
Evnements pluvieux significatifs
EPC (m3/an)
Surface Active (ha)
% EUS sur lanne 2005
% EPC sur lanne 2005
% EPI sur lanne 2005

60 %
7200
69
23000
2,5
63
4
33

70 %
6500
69
24600
2,6
56
5
39

80 %
5800
69
26400
2,8
51
5
44

Tableau 19 : Influence de la fraction dEPI du dbit minimum nocturne.

La part dEPI du dbit minimum nocturne influe directement sur tous les rsultats. En
effet, si cette fraction est diminue, les EPI sont donc considrs moindres dans le dbit total
au profit des EUS qui se voient plus importantes (ETAPE 3-1 de la mthode globale). De ce
fait, lors de lextraction des EPC, celles-ci sont moins importantes pour un mme nombre
dvnements pluvieux, la surface active est donc plus petite.
Ce paramtre agit directement sur la rpartition des EUS, EPC et EPI.

En conclusion, except la fraction dEPI, les paramtres ninfluent pas beaucoup sur
les rsultats. Il est cependant trs important de les estimer au plus juste pour que les
estimations de dbits soient les plus fiables possibles.
Quant la fraction des EPI du dbit minimum nocturne, ce paramtre doit tre dfini
le plus prcisment possible (par exemple : en Septembre, la nappe tant basse, les EPI sont
nulles). Il faudrait plutt dterminer avec prcision le dbit nocturne dEUS grce la
longueur du rseau et la rpartition des sources.

4.4.2.

Erreurs sur les estimations

De nombreuses erreurs sur les estimations ont t recenss.


Surestimation des EPI :
Comme vu ci-dessus, le paramtre de fraction dEPI du dbit minimum nocturne est
une premire approximation et ne doit en aucun cas majorer les EPI.
De plus, la prsence dindustriels fonctionnant en continu la semaine surestime le
dbit minimum nocturne et donc les EPI.
Sous-estimation des EPI :
Si une pluie survient en dbut de mois, lestimation des EPI nest pas possible avant
les deux premiers jours secs conscutifs (il en est de mme pour les pluies en fin de mois).
Lors de la reconstruction du dbit de TS (o les EUS et les EPI sont ajoutes) ce dernier se
trouve alors sous-estim du fait de labsence dEPI. Lextraction des EPC surestime donc ces
intrusions dues la pluie, la corrlation linaire Pluie-Dbit est donc plus pentue, et la surface
active se trouve majore. Par diffrence finale, les EPI sont donc minores.

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Surface active :
Plus les vnements pluvieux sont nombreux, plus la surface active est prcise puisque
dfinie par corrlation linaire Pluie-Dbit. Cependant, un nombre de pluies trop important
rend les estimations de dbit de TS, des EPC, puis des EPI trop approximatives. En effet,
moins il y a de pluie, plus le dbit de TS est fiable et lvolution des EPI prcise. Il convient
donc davoir un nombre de pluies non excessif, tout en restant suffisant, condition
difficilement remplie lchelle du mois.
Il est nanmoins indispensable de dfinir un intervalle de confiance pour tablir une
courbe enveloppe et valider le nuage de points.
Surestimation des EUS :
Les rejets des industries influencent directement les profils dEUS. Il en est de mme
pour une rgion touristique dont les rejets vont voluer avec la saison, ou proximit dune
cole dont le fonctionnement des Mercredis et des vacances scolaires sera le mme quen WE.
Il est donc ncessaire de distinguer autant de profils diffrents quil y a de comportements
distincts.
Sous-estimation des EPC :
Il est indispensable de considrer les volumes dverss par surverse du trop-plein. En
effet, ces rejets dans le milieu naturel ont essentiellement lieu lors de pluies et sont donc des
EPC. Ne pas les comptabiliser dans le calcul reviendrait faire une erreur sur les volumes
dEPC en les sous-estimant.
Il est galement possible dopter, dans le cas o suffisamment dpisodes pluvieux
sont rpertoris, pour la solution de ne pas considrer les vnements pluvieux sil y a eu une
surverse.
Ressuyage :
Le ressuyage est encore problmatique. Tant que les EPC et les EPI ne seront pas
distinctement diffrencis, il demeurera un sujet dlicat traiter.

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69

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

5.

Conclusion gnrale

La mise en uvre du diagnostic permanent se voit gnralement confronte diverses


difficults. Afin de rsoudre ces problmes et optimiser le diagnostic permanent ainsi que son
exploitation, il convient de proposer des solutions tudier.

5.1.

Bilan

Connaissance du rseau :
Le dispositif du diagnostic permanent fournit, lexploitant et au matre douvrage, les
informations indispensables pour connatre, puis matriser le fonctionnement du systme
dassainissement. Le rseau deaux uses tant en perptuelle volution, son suivi ncessite
des moyens importants qui engendrent des problmes de mise en uvre. Nanmoins, le
diagnostic permanent permet daffiner la connaissance du rseau. Par ailleurs, il permet
didentifier des anomalies et dengager des actions en consquent.
Infiltrations deaux claires parasites :
Les mesures de niveaux et de dbits dans les collecteurs et postes de relvement
donnent des informations sur linfiltration deaux claires parasites. Elles peuvent ainsi
confirmer ou infirmer lefficacit des travaux dj engags, avec une rduction ou non du survolume apport la station. La dtection rapide danomalies sur le rseau permet de maintenir
le niveau de performance, vitant ainsi tout surdimensionnement des futurs ouvrages.
Interventions sur le rseau :
Le diagnostic permanent facilite lorganisation des interventions sur le rseau au
moment opportun puisquil dtecte trs rapidement les anomalies ainsi que les conditions
dcoulement. En effet, les dbits transitant (EUS et ECP) tant trs variables, une gestion au
quotidien permet ainsi de tenir compte des priodes creuses pour effectuer les travaux L
aussi, le maintien des performances du rseau est garanti, le fonctionnement de la station
dpuration est optimal et tout surdimensionnement des futurs ouvrages est vit.
Priode de rodage :
La priode de dmarrage est laborieuse. Elle concerne surtout lajustement de la
mtrologie, des moyens de transmission et des outils de traitement des donnes plutt que le
diagnostic permanent lui-mme. En effet, avant que le diagnostic permanent ne soit
oprationnel sur le rseau dassainissement, tous les problmes de base doivent tre rgls
pour une bonne acquisition de donnes fiables.
Implication de lhomme :
Le diagnostic permanent prsente quelques difficults lors de la collecte et de la
gestion des informations, des complications principalement dues lintervention de
lhomme : talonnage, interventions, manque de temps La rsolution de ces problmes sera
possible par une implication soutenue (en terme de temps et surtout de motivation) de la part
des diffrents acteurs (collectivit et exploitant). Lexploitation de points de mesures en
rseau dassainissement demande un travail important et spcifique.
Outil informatique :
Puisque le diagnostic permanent repose sur la mesure en continu des dbits transits
aux principaux nuds du rseau, le nombre de donnes recueillies est important. Il ncessite
donc dtre accompagn dun outil informatique de traitement et synthse des donnes la
fois performant et facile dutilisation.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

70

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

5.2.

Perspectives

En vue damliorer le diagnostic permanent, il convient de soigner particulirement


cinq tapes :
Archivage :
Le principal problme, pourtant facile rsoudre lorsquil est travaill la source,
concerne larchivage. En effet, aucun traitement nest envisageable avec des archives
impures. Il faut donc intervenir au niveau de la transmission pour ajuster le pas de temps et
faire en sorte dviter les erreurs dhorodatage (doublons, parasites intermdiaires). La
technique ne doit pas tre un frein au diagnostic permanent.
Tlsurveillance :
Si le temps de fonctionnement et le nombre de dmarrages de pompes est maintenant
courant, il se rvle indispensable dassurer la mise en place du suivi des surverses par tropplein (dversoirs dorages, postes de relvement) par la tlsurveillance afin de quantifier
les volumes deau dverss et les intrusions dECP de faon plus prcise. En effet, sans ce
contrle, les volumes deau sont sous-estims.
Connaissance du rseau :
Pour tre pleinement efficace, le DP ncessite une bonne connaissance du rseau. Pour
ce faire, diffrentes oprations sont envisageables : mise jour des plans, vrification
rgulire de ltalonnage des appareils ainsi que leur paramtrage, suivi dinterventions
suffisant sur le rseau Tout ceci dans le but damliorer sa connaissance du rseau et
diminuer le risque derreur lors du traitement des donnes. Des bases de donnes peuvent
alors tre dveloppes.
Outil informatique :
Le perfectionnement de loutil informatique (pour le traitement et la synthse des
donnes) permettra de le fiabiliser et den faciliter lutilisation en vue de lexploitation des
rsultats. Ainsi, le diagnostic permanent pourra se dvelopper au sein de diverses collectivits
et deviendra un outil courant de suivi du systme dassainissement.
La mthodologie destimation des eaux claires parasites et le manuel dutilisation ont
dores et dj t diffuss auprs de diffrentes agences de la Rgion Ouest. La mise en place
du diagnostic permanent est amorce.
Implication des diffrents acteurs :
Certes, lexploitation des rsultats sera facilite par les propositions nonces
prcdemment, mais il faut sassurer de dfinir limplication des diffrents partenaires. En
effet, toutes les potentialits du systme ne sont pas encore exploites au maximum par
manque dimplication de la part des diffrents acteurs. Afin de pallier ce dsengagement, il
est ncessaire de mettre en avant les avantages dune gestion quotidienne du rseau.
Le bon suivi dun nombre important de sites (collecteurs et PR) ncessite dy
consacrer du temps. Pour une exploitation du diagnostic permanent plus pertinente, il faudrait
dvelopper le suivi sur davantage de sites (comparaison des rsultats dans lespace).
Quant aux rsultats obtenus, sils sont traits consciencieusement, ils permettent aux
principaux acteurs de se consacrer au rle dcisionnel du diagnostic permanent : interprtation
des rsultats, planification des travaux, suivi de ltat et du fonctionnement du rseau
Cest essentiellement le manque dinvestissement de temps qui freine le
dveloppement du diagnostic permanent et non pas le concept lui-mme. La rsolution des
problmes actuels (via une participation plus accrue) est lobjectif principal en vue datteindre
une efficacit maximale du diagnostic permanent dans la Rgion Ouest.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

71

- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Textes rglementaires
Loi du 10 juillet 1894 relative l'assainissement de Paris et de la Seine. Mise en uvre du
principe de tout--lgout.
Loi n64-1245 du 16 dcembre 1964 relative au rgime et la rpartition des eaux et la lutte
contre leur pollution.
(J.O du 18 dcembre 1964)
Loi n76-663 du 19 juillet 1976 relative aux Installations Classes pour la Protection de
lEnvironnement (ICPE). Concept dautosurveillance pour ICPE.
(J.O du 20 juillet 1976)
Circulaire interministrielle n77-284/INT du 22 Juin 1977, instruction technique relative aux
rseaux dassainissement des agglomrations.
Directive de la Communaut Europenne, n91-271, du 21 mai 1991, relative au traitement
des eaux rsiduaires urbaines.
(J.O de la CE/135/40 du 30 mai 1991)
Loi sur l'eau, n92-3, du 3 janvier 1992.
(J.O n3 du 4 janvier 1992)
Dcret n94-469 du 3 juin 1994 relatif la collecte et au traitement des eaux uses
mentionnes aux articles L.372-1-1 et L.372-3 du code des communes.
(J.O n131 du 8 juin 1994)
Arrt du 22 dcembre 1994 relatif la surveillance des ouvrages de collecte et de traitement
des eaux uses mentionnes aux articles L.372-1-1 et L.372-3 du code des communes.
(J.O n35 du 10 fvrier 1995)
Recommandations du 12 mai 1995 pour lapplication du dcret 94-469 du 3 juin 1994 et des
arrts du 22 dcembre 1994 relatifs lassainissement des eaux uses urbaines. Mise en
uvre de lautosurveillance.

Articles et ouvrages
AYHERRE M., COHEN-SOLAL F., JOANNIS C. et al. 2005,
Le diagnostic permanent des systmes de collecte et ses composantes : Mesures, modles et
enqutes,
Techniques Sciences et Mthodes, vol.100, n2, p.22-36.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

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- Mmoire de Travail de Fin dEtudes Hlose MONNIER

CERTU 2003,
La ville et son assainissement : principes, mthodes et outils pour une meilleure intgration
dans le cycle de leau,
CD Ministre de lEcologie et du Dveloppement Durable, Juin 2003.
CHANG J., ROUX C., THEVENET R. et al. 2001,
Exploitation des systmes dassainissement : le diagnostic permanent ; exprience des
exploitations de Dijon et Chteauroux,
Techniques Sciences et Mthodes, vol.96, n2, fvrier 2001, p.97-104.
CHOCAT B. 1997,
Encyclopdie de lhydrologie urbaine et de lassainissement,
Ed. Tec & Doc, Lavoisier, Paris, 1997, 1124 p.
DAVERTON A. 1922,
Assainissement des villes et gouts de Paris,
Ed. Dunod, Paris, 1922.
JOANNIS C. 1991,
Le diagnostic permanent des rseaux deaux uses,
Bulletin de liaison des Laboratoires des Ponts et Chausses, n174, juillet-aot 1991, p.71-79.
LABORATOIRE REGIONAL DE LOUEST PARISIEN 1983,
Analyse et dtection des eaux parasites. Mthodologie dtude,
Ministre de lEnvironnement et du cadre de vie, 48 p.
RENAULT D. 1983,
Les eaux claires parasites dans les rseaux dassainissement (rseaux unitaires)
Diagnostic et rhabilitation des rseaux Impact et conomie dans le traitement,
Techniques Sciences et Mthodes, vol.82, n11-12, p.547-555 et p.577-582.

Formations
JOANNIS C. 2006,
Formation sur la notion de diagnostic permanent : composantes des eaux rsiduaires
urbaines et validation des donnes,
Laboratoire Central des Ponts et Chausses, Mars 2006.
VAZQUEZ J. 2003,
Hydraulique surface libre,
Cours de 1re anne en formation initiale lEcole Nationale du Gnie de lEau et de
lEnvironnement de Strasbourg, novembre 2003, 96 p.

Mmoires et documents internes


BERTRAND S. 1993,
Bilan du diagnostic permanent du rseau Eaux Uses du SIVOM du Pays Royannais,
Mmoire de fin dtudes ENGEES-LCPC, 1993, 138 p.
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

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DELHAISE C. 1991,
Intrt du diagnostic permanent dun rseau deaux uses sur une petite collectivit,
Mmoire de fin dtudes ENSP-ENITRTS-LCPC, 1991, 51 p.
GENERALE DES EAUX REGION OUEST 2005,
Note davancement de la mise en place des outils de diagnostic permanent pour le calcul
des ECP Quimper,
Note davancement, Service Technique Rgional, fvrier 2005, 13 p.
LE TOULLEC C. 2004,
Manuel utilisateur : Bilans LERNE,
Gnrale des Eaux, janvier 2004, 89 p.
MONTES T. 2005,
Mise en place du diagnostic permanent de Fontenay Le Comte,
Mmoire de B.T.S. Mtiers de leau en alternance, janvier 2005, 43 p.
QUIMPER COMMUNAUTE SERVICE ASSAINISSEMENT 2000,
Diagnostic permanent du rseau dassainissement : Projet de mise en place de matriel de
mesure et de suivi sur le rseau des eaux uses,
Service Assainissement, 2000, 8 p.
SOLLIEC L. 2006,
Instrumentation des rseaux dassainissement : interprtation des relations hauteur/vitesse
en collecteurs et mise en place dun systme de mesure de dbit bas sur la limnimtrie,
Mmoire ENGEES-ULP, juin 2006, 90 p.

Soumis
BERNARDIN R., BLANCHET F., MANIC G. et al. 2006,
On-line survey and diagnose of sewer networks based on measurement,
Submitted at 7th International Conference on Hydro science and Engineering Philadelphia,
USA September 10-13 2006.

Diagnostic permanent en rseau dassainissement :


Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

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ANNEXES
- Ossature du rseau deaux uses de la ville de Quimper..................76

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Mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

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Ecole Nationale du Gnie de l'Eau


et de l'Environnement de Strasbourg

MEMOIRE DE FIN D'ETUDES


Diplme :
Ingnieur de lENGEES
Auteur :

Anne de publication :
MONNIER Hlose

2006

Titre :
Diagnostic permanent en rseau dassainissement :
mesures et calculs sur sites pilotes de la Rgion Ouest

Nombre de pages : 76 p.
Nombre de rfrences bibliographiques : 27
Structure d'accueil :
Veolia eau Rgion Ouest
Direction Technique Rgionale Nantes
Matre de stage : Monsieur ZUG Mathieu
Rsum :
Un rappel historique sur lvolution de pratiques de diagnostic, de mtrologie et dautosurveillance
appliques aux rseaux de collecte justifie lintroduction du concept de diagnostic permanent.
Ce rapport dtaille ensuite les outils et la mthode destimation des eaux claires parasites (ECP)
employs pour la mise en place du diagnostic permanent (DP).
Ensuite, lexemple du diagnostic permanent de Quimper est prsent.
En dfinitive, le diagnostic permanent est un concept qui mrite une implication de la part des
collectivits et exploitants afin den obtenir totale satisfaction.
La mthode et un manuel dutilisation ont dj t diffuss auprs dexploitants de la Rgion Ouest.

Mots-cls :
Assainissement, Eaux Uses, Diagnostic Permanent, Eaux Claires Parasites.

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