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Sur le terrain, les accrochages ont opposé cette semaine au Sud Kivu les
FARDC, non pas aux FDLR, mais aux milices Maï-Maï dont certaines sont
devenues leurs alliés (RDC_1) (RDC_10) (RDC_11_1), tandis qu’au Nord-
Kivu, les tueries, les viols et les pillages se poursuivent en territoire de
Walikale (RDC_9).
Enfin, sur le plan régional, on signalera que les ministres des Mines de la
SADC ont approuvé un plan d’harmonisation de leurs législations minières
(REG_1)
REGION
Neuf pays membres de la SADC sur les quinze sont producteurs des mines, et 60 % de leurs
exportations proviennent des minerais. Au cours de la conférence des ministres des Mines qui
s’est tenue jeudi à Kinshasa (SADC), tous les problèmes du secteur ont été passés au peigne
fin. Il s’est avéré, après examen, que la plupart des pays de la SADC ont enregistré
d’importantes pertes de recettes suite à la chute des prix des minerais, consécutive à la crise
financière mondiale. Pour faire face à cette donne, le conseil des ministres des Mines de la
sous région ont résolu d’adopter une politique minière commune. Celle-ci consistera,
notamment, en l’échange d’expériences et des technologies. Et, selon le ministre congolais
des Mines, Martin Kabuelulu, la RDC tirera particulièrement profit de cette politique. « La
RDC est très en retard dans les données géologiques, dans le système d’exploitation et de la
mise en œuvre de son code minier. Un pays tel que l’Afrique du Sud va nous aider à pouvoir
rehausser nos capacités humaines et nos capacités techniques », a-t-il déclaré.
Tous les pays membres de la SADC, excepté le Madagascar encore sous le coup de la
suspension, ont pris part aux travaux de cette conférence ministérielle des mines. La
prochaine aura lieu au Malawi en novembre 2010.
BURUNDI
Vie politique…
Dans un point de presse à sa sortie de l’audience, M. Maurer a signifié que l’objet de sa visite
est de faire le point sur l’engagement de la Commission de consolidation de la paix des
Nations Unies dans le processus de paix au Burundi. Il a rappelé que l’objectif de la
Commission est de soutenir le processus électoral, l’environnement propice aux élections
libres et pacifiques et la stratégie de réintégration socioéconomique.
Ce responsable onusien s’est par ailleurs déclaré être impressionné par les progrès réalisés
depuis sa dernière visite au Burundi au mois de juin dernier. « J’ai pu constater et avoir des
explications approfondies du premier vice-président sur toutes les avancées déjà réalisées
dans tout le pays, mais aussi nous avons fait le tour de certains problèmes et soucis qui restent
et auxquels nous devrions nous attaquer ensemble à l’intérieur du Burundi et surtout en tant
que Communauté internationale pour soutenir le mieux possible le processus électoral en
cours», a-t-il ajouté.
Mercredi matin, M. Maurer a été reçu par le président du Sénat, M. Gervais Rufyikiri. Il a
déclaré à sa sortie de l’audience qu’il a eu l’occasion de féliciter le président du Sénat pour le
travail déjà accompli dans la législation électorale et de faire avec lui le tour des problèmes et
des défis qui sont encore posés à la veille de l’année électorale de 2010, une période tellement
importante, selon lui. Il a ajouté qu’ils ont également parlé de l’importance de non seulement
bien préparer les élections, mais aussi de réfléchir à temps à la phase postélectorale qui est
souvent toute aussi importante.
Le président burundais Pierre NKurunziza, poussé par les députés de l’opposition, a limogé
son ministre de l’Energie et des Mines pour manquements graves dans l’exercice de ses
fonctions. Samuel Ndayiragije est accusé d’avoir annulé, de son propre chef, une dette de plus
de 37 milliards de francs CFA que le Rwanda et la RDC devaient au Burundi dans le cadre de
la SINELAC.
OUGANDA
Des centaines de personnes déplacées qui avaient fui les affrontements entre l’Armée de
résistance du Seigneur (LRA) et les forces du gouvernement dans les années 1990, trouvant
refuge dans le district de Masindi, dans le centre du pays, ont récemment été rassemblées par
les autorités locales et renvoyées en camion vers les districts du nord.
« Nous avons appris que ces personnes déplacées sont rassemblées, embarquées sur des
camions, et renvoyées vers leurs districts [d’origine] dans le nord de l’Ouganda ; ces
opérations sont contraires au principe de retour volontaire des anciens déplacés dans leurs
régions d’origine », a dit John Ogwok Komakech, président du district de Kitgum, dans le
nord de l’Ouganda. Des sources de Masindi ont indiqué que 2 492 personnes déplacées vivant
dans le village de Kihura A, 1 300 vivant à Kihura B, 1 511 à Kasubi et 1 843 à Nyamiringa
devaient être rapatriées.
Certaines personnes déplacées ont expliqué qu’elles étaient nées à Masindi et ne savaient pas
où aller, d’autres qu’elles avaient des potagers ou des enfants scolarisés à Masindi. « Un des
policiers m’a forcée à monter dans le camion, dans le village de Nyamiringa, où je vivais », a
dit à IRIN, au site de retour d’Ociti à Amuru, Harriet Achayo, qui avait fui en 1997 le village
de Guru-Guru, dans le district d’Amuru. « Ils ont dit qu’ils nous ramenaient parce que les
terres que nous occupions allaient servir à planter des cannes à sucre. »
D’après des officiels locaux, Mme Achayo, comme 122 autres déplacés, ont été déposés au
poste de police d’Amuru, 93 autres ayant été emmenés dans le district de Pader.
Cependant, d’après les observateurs, dans les lieux de retour, les services ne sont pas adaptés
aux besoins des populations revenues dans leurs foyers. Les écoles manquent par exemple de
logements pour les professeurs, de salles de classe, de latrines et de points d’eau.
RDC
Sécurité, Armée…
- Kivu
Des affrontements ont encore opposé dimanche la 12e brigade des FARDC et les ex-Maï-Maï
de Yakutumba, dans les localités Kabondozi et Kabumbe, sur le littoral entre Uvira et Mboko
à Fizi. Cette situation coïncide avec le transfert du général Dunia de Baraka à Bukavu sur
ordre de l’état-major général des FARDC, selon des sources militaires.
Selon la 12e brigade des FARDC, les Maï-Maï ont lancé une attaque surprise ce lundi matin
une position des FARDC à Mboko. C’était lors d’une escale du général Dunia à Swuma, en
partance pour Bukavu. Les FARDC affirment avoir repoussé les assaillants vers les collines
surplombant les localités de Kabondozi et de Kabumbe. Des sources locales rapportent qu’un
centre de santé de Kabondozi a été pillé. Les FARDC reconnaissent que deux de leurs
éléments ont été blessés lors de cette attaque. Un autre a été tué par les éclats d’un obus tiré
par lui-même. Le bilan dans le camp des Maï-Maï n’est pas connu.
Le chef Yakutumba est injoignable depuis les dernières attaques de la presqu’île de Wari. Le
porte-parole des opérations Kimia 2 au Sud Kivu a indiqué que le général Dunia s’est rendu à
Swima pour assister à un deuil familial, en provenance de Baraka. La situation serait revenue
calme, selon des sources concordantes contactées sur place à Baraka.
Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est dit très préoccupé lundi par la crise humanitaire dans
l'est de la RDC, où les civils continuent de souffrir de multiples exactions, y compris de la
part des forces gouvernementales.
Les quinze membres du Conseil "ont exprimé leur profonde préoccupation au sujet de la crise
humanitaire dans l'est de la RDC et de l'impact des activités militaires sur les civils depuis le
début de 2009", a déclaré à la presse l'ambassadeur d'Autriche Thomas Mayr-Harting,
président du Conseil en novembre. Ils ont approuvé la récente décision de la Monuc de
"cesser de coopérer avec certaines unités des FARDC (Forces armées de RDC) impliquées
dans de graves violations des droits de l'homme", a ajouté M. Mayr-Harting.
En octobre, le rapporteur spécial de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, Philip Alston,
avait qualifié Kimia II de "catastrophe" en matière des droits de l'homme, et plaidé pour un
"changement de stratégie" des FARDC et de la Monuc. Mais peu après à New York, le
représentant de l'ONU en RDC, Alan Doss, s'était opposé catégoriquement à l'idée d'une
suspension de Kimia II, tout en reconnaissant "l'impossibilité de protéger tout le monde,
partout et tout le temps".
Par ailleurs, 84 des ex-combattants ont reçu chacun 140 dollars et un poste-radio pour leur
réinsertion sociale alors que 31 seulement ont opté pour l’armée. Parmi ces ex-combattants,
figuraient 41 enfants soldats dont 36 ont déjà été réinsérés dans leurs familles. Selon le chef
de bureau de la Monuc Kindu et responsable de DDR, Ahmed Shariff, 84 armes ont été
récupérées.
L’objectif de l'opération conjointe, UNPDDR, PNUD, MONUC et FARDC est d'accorder une
dernière chance aux groupes et forces armés qui étaient en retard pour le désarmement et la
réintégration.
« Les preuves sont vraiment là et j'aimerais bien que Lambert Mende et les autres membres
du gouvernement acceptent qu'il y ait des enquêtes sérieuses, indépendantes pour vérifier ce
qu'il se passe. »
Les casques bleus de la Monuc ne sont-ils pas en train de se salir les mains en soutenant
certaines unités militaires qui commettent des tueries dans l'Est du Congo-Kinshasa ? C'est la
question que pose l'ONG Human Rights Watch dans un rapport publié il y a quelques jours.
La société civile du Nord Kivu a exhorté, lundi, les animateurs du STAREC, (le programme
du gouvernement pour la stabilisation et le relèvement de l’est de la RDC) à améliorer leur
communication afin de mieux faire connaître leurs structures. Le président de la société civile
du Nord Kivu, Jason Luneno, l’a déclaré, lundi, au cours de l’émission Dialogue entre
Congolais de Radio Okapi. Intervenant dans la même émission, le chercheur belge Xavier
Zeebroek a estimé que le défi sécuritaire reste prioritaire pour les populations de l’Est de la
RDC.
La visibilité du STAREC semble poser problème. Alors que ce programme est à quelques
mois de son démarrage, ses structures locales ne sont pas encore mises en place, a indiqué
Jason Luneno, président de la société civile du Nord Kivu.
D’après lui, le STAREC n’est pas encore connu des populations concernées parce que ses
animateurs ne sont pas encore installés. Autre sujet d’inquiétude pour Jason Luneno, c'est le
retard observé dans le démarrage effectif des activités de cette structure qui remplace le
programme Amani. « Si le STAREC a été créé pour une année et qu’on a déjà consommé 4
mois. 6 mois après, on va l’évaluer pour constater qu’il n’a rien produit. Ensuite, on va le
dissoudre et l’on va penser à créer des nouvelles structures. L’essentiel pour nous société
civile n’est pas de créer de nouvelles structures. Mais de savoir ce qu’on fait, avec qui et
comment on le fait », a-t-il déclaré.
Pour sa part, le chercheur belge Xavier Zeebroek du groupe de recherche et d’information sur
la paix et la sécurité, (GRIP), a relevé des défis majeurs qu’il ne faudrait pas, selon lui, perdre
de vue pour la construction de la paix. D’après ce chercheur, le premier défi est sécuritaire. Il
faut d’abord que les populations du Kivu et de l’Ituri essentiellement puissent vivre en paix,
c'est-à-dire vivre à l'abri de la menace quasi permanente des exactions, des massacres, des
viols comme c’est le cas actuellement, a-t-il indiqué. Il faut également s’attaquer aux
problèmes des centaines de milliers des déplacés, au Kivu notamment, a-t-il poursuivi. Xavier
Zeebroek a aussi encouragé le gouvernement congolais à se concentrer à la reconstruction de
la justice pour faire cesser l’impunité de tous ceux qui commettent des massacres et des viols.
Pour rappel, le week-end dernier, les Nations unies ont annoncé une contribution de 20
millions de dollars américains au STAREC.
Créé par le président Kabila, le STAREC a été présenté le jeudi 20 août à Kinshasa. Il
concerne la stabilité et la reconstruction de toute la partie de l’Est de la RDC, du Sud-Uele au
Nord Katanga. Le STAREC prend la relève du Programme Amani. Il a trois composantes : la
sécurité, l’humanitaire et l’économie. Le volet sécuritaire tient à résoudre la question
d’insécurité par le déploiement de la police, l’armée et par la construction des casernes. Il
consiste à aider le gouvernement à retrouver ses prérogatives régaliennes par la restauration
de l’autorité de l’Etat.
Le volet humanitaire concerne la réinsertion des personnes déplacées. Il faut faire revenir tous
les déplacés chez eux et leur trouver des occupations.
Successeur du général déchu, Laurent Nkunda, à la tête du Congrès national pour la défense
du peuple (CNDP), ex-mouvement politico-militaire mué en parti politique, Désiré Kamanzi
vient de démissionner. Il justifie sa décision par la lenteur, d’après lui, dans la mise en œuvre
des accords de paix signés avec le gouvernement depuis plusieurs mois.
C’est au mois de janvier 2009 que Désiré Kamanzi avait succédé au général déchu Laurent
Nkunda à la tête du mouvement. Il se dit aujourd'hui frustré. Ce qui l’a poussé à la démission
à la tête du CNDP. Il explique : « Les raisons fondamentales sont, notamment, la lenteur dans
la mise en œuvre des accords que nous avons signés avec le gouvernement depuis janvier,
bientôt 11 mois. Après avoir signé les accords, nous avons demandé qu’il y ait tenue régulière
du comité national de suivi, mais en vain. On s’est réuni une fois seulement à Kinshasa, deux
fois à Goma, à la demande de la facilitation internationale. Personnellement j’ai réalisé que ça
devenait une grande frustration de ma part. »
Un membre du comité de suivi des accords de paix de Goma, ayant requis l’anonymat, a
déploré cette situation et dénoncé la négligence du gouvernement à mettre en jeu des moyens
nécessaires pour la mise en application de ces accords.
Pour rappel, les accords de Goma signés le 23 mars dernier prévoyaient, entre autres, la fin
des hostilités, la transformation des ex-groupes armés, le CNDP notamment, en partis
politiques, ainsi que l’intégration de leurs cadres dans la vie politique nationale. Lors de la
première rencontre d'évaluation à Kinshasa, en mai 2009, avec le gouvernement, le CNDP
avait déjà insisté sur la nécessité du respect par les autorités gouvernementales des
engagements pris dans les accords, et cela, dans leur intégralité. « Le CNDP est composé des
Congolais. Ils ont, autant que les autres Congolais, droit à participer à la vie politique
nationale. Et le gouvernement avait pris cet engagement. On espère qu’il va s’acquitter de son
devoir », avait expliqué alors le porte-parole de l’ex-rébellion, Jean Baptiste Rudasinkwa
Gasominari.
« Je crois que si nous avions à multiplier les suspensions de soutien aux FARDC, ce ne serait
pas bon signe. Parce que cela signifierait que le signal que nous avons donné et qui n’est pas
un signal logistique, mais un signal politique et symbolique n’a pas été entendu. Or, nous
travaillons en partenariat avec les FARDC. », a déclaré le Général Babacar Gaye. Le
commandant de la force de la Monuc a rappelé que la décision de suspendre le soutien
logistique à la 213è brigade des FARDC n’a pas été prise par Alan Doss, le représentant
spécial du secrétaire général de l’Onu en RDC, mais qu’elle relève du mandat de la Monuc tel
que défini par le Conseil de sécurité de l’Onu. « Nous devons soutenir les FARDC et nous
devons dans ce soutien emmener les FARDC à être dans des conditions telles que ce soutien
leur est donné à 100 %. Nous ne sommes pas dans une attitude répressive », a précisé le
Général Babacar Gaye.
Lors de son séjour en RDC le 2 novembre dernier, le secrétaire général adjoint de l’Onu
chargé des opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, avait annoncé la suspension de
l’appui logistique de la Monuc aux soldats de la 213è brigade des FARDC basée à Lukweti.
Ces soldats se seraient rendus coupables des tueries sur au moins 62 personnes civiles entre
mai et septembre dernier dans ce secteur, selon les enquêtes préliminaires menées par le
bureau conjoint des droits de l’homme de la Monuc.
Près de 35 % des combattants des forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR)
ont été neutralisés depuis le lancement de l’opération de leur traque dans les provinces du
Nord Kivu. Le Général Babacar Gaye qui a donné cette estimation a refusé toute spéculation
sur le chiffre exact des combattants neutralisés. Tous les bastions des FDLR ont été
démantelés, d’après lui. Il a reconnu par ailleurs qu’il faut une nouvelle approche pour
combattre les poches résiduelles de ces rebelles qui attaquent les populations civiles en ordre
dispersé. Il a recommandé notamment que toutes les zones de ravitaillement de ces rebelles
soient occupées par les FARDC, afin de les contraindre à vivre dans les zones inhospitalières.
Les opérations de la Monuc aux côtés des FARDC dans les provinces du Nord et du Sud Kivu
et dans la Province Orientale ont connu des avancées appréciables, a déclaré le Général Gaye.
Il a annoncé que la force qu'il commande sera renforcée le en troupes et logistique à partir du
mois de décembre 2009.
Congolese army units killed dozens of civilians earlier this year as part of a longstanding
ethnic dispute over land, victims of the assaults were cited as saying in a U.N. report seen by
Reuters on Thursday. The killings have led to calls on the United Nations to suspend its
backing for all Congolese army operations against Rwandan rebels in the east, but so far it has
only frozen support for those units implicated in the attacks.
According to the internal U.N. investigation, survivors said the attacks were an attempt by
Tutsi ex-rebel fighters recently integrated into the army to force their victims, most of whom
came from the local Hunde ethnic group, off their land. "All interlocutors referred...to
longstanding land conflicts in the area and see these killings as an attempt to cause the
population to flee and free the land," the report read.
MONUC believes at least 62 villagers were killed between May and September and the U.N.
report said at least 55 more also likely died in the attacks in and around Lukweti village in
North Kivu province. Those responsible for the attacks, the report said, were members of the
213th brigade, composed mainly of former members of a Tutsi-dominated Congolese rebel
movement known as the CNDP, integrated into the army under a January peace deal.
The fertile fields and pastures around Lukweti have been the scene of ethnic tensions between
Hunde on one side and Hutus and Tutsis on the other since the early 1990s.
New York-based Human Rights Watch (HRW) said earlier this month that at least 270
civilians, mostly women, children and the elderly, were killed by soldiers in the area around
Lukweti during the period cited by the U.N. Some, the rights group said, were hacked to
death with machetes, beheaded, or burned alive in their homes.
Tueries, viols, incendies, pillages et prises en otage, sont le lot quotidien que vivent les
habitants des secteurs du territoire de Walikale, au nord-ouest de Goma, dans la province du
Nord-Kivu. Des actes attribués aux différents belligérants qui opèrent dans la région.
Le dernier cas en date est ce pillage survenu mercredi dans le village de Byungu, à 45
kilomètres de Walikale-centre, sur fond de tueries et de viols. Bilan : six personnes tuées, dix
femmes violées et dix maisons brûlées. L’administrateur du territoire de Walikale, Christophe
Maliya Mungu qui ne détermine pas l’identité des auteurs de ces crimes appelle au
renforcement des mesures sécuritaires dans sa juridiction. D’autres violations des droits de
l’homme du genre sont également commis sur plusieurs autres axes du même territoire,
affirme-t-il. Notamment, sur les axes Itebero, Mpofi, Wassa, Nyamaboko où FARDC et
groupes armés feraient la loi.
Du côté d’Iyana-Luberita, ce sont les FDLR qui continuent leur besogne. Des rescapés en
provenance de cet axe affirment que les hommes sont pris de force par les rebelles hutu
rwandais pour des travaux dans les mines, et les femmes pour les travaux des champs.
Ce qui fait qu’à ce jour, d’après les sources, sur les treize groupements que compte le
territoire de Walikale, huit sont pratiquement vides, leurs habitants ayant fui les exactions de
tout genre. Les autorités territoriales de la place demandent ainsi le renforcement des
dispositifs sécuritaires, surtout dans les localités encore sous contrôle des FDLR et des
groupes armés.
Au moins huit miliciens Maï-Maï ont été tués lors d'accrochages mercredi et jeudi avec des
éléments des forces armées de la RDC (FARDC), au Sud-Kivu, a-t-on appris vendredi de
source militaire congolaise.
Les affrontements se sont déroulés dans la localité de Swuima, sur l'axe Uvira-Baraka, où au
moins quatre villages ont été le théâtre de combats entre FARDC et miliciens Maï-Maï ces
deux dernières semaines. Les accrochages de Swuima interviennent après quatre autres dans
la même région, située au sud de Bukavu, chef-lieu de la province, occasionnant des
déplacements massifs de populations.
En raison des combats et de la situation sécuritaire jugée "volatile", les humanitaires ont
suspendu leurs activités cette zone.
M. Stephan Rapp, ambassadeur itinérant des Etats-Unis d’Amérique chargé des questions de
crimes de guerre est arrivé vendredi à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu où il a été
reçu le même jour par le vice-gouverneur, Feller Lutahichirwa.
Les deux hommes ont évoqué les crimes de guerre qui se commettent en RDC et les efforts à
déployer pour les combattre. À l’issue de ses entretiens avec le vice gouverneur du Nord-
Kivu, le diplomate américain a indiqué qu’il souhaiterait apporter sa contribution au système
judiciaire congolais en vue de lutter efficacement contre les crimes de guerre commis par les
soldats et les miliciens. Stephan Rapp a par ailleurs réaffirmé le soutien du gouvernement
américain aux opérations militaires en cours contre les FDLR qui déstabilisent la province du
Nord-Kivu et le reste de la RDC. Il souhaite toutefois que ces opérations soient menées dans
le respect des droits de l’homme et la protection des populations civiles.
Après une brève période d'accalmie, les affrontements entre ex-milices tribales et l'armée
congolaise ont ressurgi dans la province du Sud-Kivu, laissant craindre une recrudescence de
l'insécurité. En deux semaines, au moins quatre localités ont été le théâtre d'affrontements
dans cette région de 60.000 km2, où les Forces armées de la RDC (FARDC) tentent depuis
juillet de faire rapatrier manu-militari les rebelles hutu des Forces démocratiques de
Libération du Rwanda (FDLR), dont certains ont participé au génocide de 1994 au Rwanda.
Des sources militaires congolaises et onusiennes dans le Sud-Kivu attribuent ces attaques à
d'anciens chefs de guerre Maï-Maï intégrés dans les FARDC, notamment le général William
Yakutumba. Officiellement, il dit s'opposer à la présence de "soldats rwandais" au sein de
l'armée congolaise, en allusion aux ex-combattants rebelles du Congrès national pour la
Défense du Peuple (CNDP) récemment intégrés eux aussi dans les FARDC.
"Les Maï-Maï disent qu'ils ne peuvent pas laisser le sol congolais aux Rwandais", a affirmé le
porte-parole dans le Sud-Kivu de l'opération de rapatriement forcé des rebelles FDLR,
baptisée "Kimia 2", le capitaine Olivier Hamuli, à l'AFP. "Mais quand vous analysez, c'est
parce que ces jeunes gens veulent s'accrocher à leurs avantages", notamment le contrôle des
zones minières dans leurs territoires, a ajouté l'officier. Aussi, selon une source militaire
occidentale, le général Yakutumba est entré en rébellion lorsque l'état-major des FARDC lui a
refusé le commandement de "Kimia 2" dans sa région d'origine. "Il dit que ses hommes
connaissent mieux le terrain où se déroulent les opérations", précise cette source, sous le
couvert de l'anonymat.
Conséquences: à l'appel de Yakutumba, des centaines de Maï-Maï ont déserté les rangs des
FARDC, dont ceux qui ont revendiqué l'attaque du 3 novembre à Luberizi - l'Union du Peuple
congolais pour la Révolution (UPCR) - pour se rallier aux FDLR. "C'est la première fois
qu'on voit cela", a souligné la source, même si les Maï-Maï sont connus pour leurs volte-faces
souvent surprenantes.
Pour l'armée gouvernementale, il ne s'agit que d'un épiphénomène, bien que ses troupes soient
désormais engagées à la fois contre les FDLR et des Maï-Maï, issus de ses rangs.
"Militairement, ils ne représentent aucune menace (contre les FARDC) parce qu'ils ne
peuvent pas tenir une position pendant longtemps. Ils sont armés, certes, mais ce sont des
civils qui n'ont aucune formation militaire", a assuré le capitaine Hamuli.
Cependant, un humanitaire basé à Uvira craint "le pire dans les semaines à venir, car analyse-
t-il, plus les Maï-Maï sont acculés par les FARDC, plus il y a le risque qu'ils soient armés par
des politiciens aigris et opportunistes". D'ores et déjà, la quasi-totalité des organisations
humanitaires ont suspendu leurs activités dans la région, jugée "zone à risque".
- Province Orientale
Military operations against Uganda's Lord's Resistance Army (LRA) have reduced the rebels
to at most 100 in Congo but most remaining fighters are in Central African Republic, the
region's weakest link, the United Nations said.
"We feel that there are between 50 and 100 scattered in small pockets, mainly in the eastern
part of the Garamba Park and near the border with Central African Republic," General
Babacar Gaye, the U.N. Congo force commander, said on Wednesday. The rest, Gaye said,
had crossed Congo's northern border into CAR, one of the region's poorest and most isolated
states, where the LRA has already killed and kidnapped civilians. "The LRA has always been
considered a sub-regional threat. It is not a surprise that the LRA is moving towards the
country where they feel they will have less difficulty to settle. They're moving towards the
weakest link," he said.
New York-based rights campaigner Human Rights Watch estimates that LRA fighters have
killed at least 1,200 Congolese civilians in reprisal attacks since the beginning of the multi-
national offensive last year. The rebels have also killed and kidnapped people in Sudan and
Congo.
- Équateur
"Nos équipes au Congo qui travaillent avec les autorités estiment à présent le nombre de
nouveaux réfugiés à 21.800, qui appartiennent principalement à l'ethnie des Munzayas et ont
commencé à fuir mercredi dernier", a expliqué le porte-parole du HCR à Genève, Andrej
Mahecic, devant la presse. Le dernier bilan de l'agence onusienne en date du 6 novembre
faisait état de 16.000 déplacés et de 60 morts provoqués par de nouvelles violences entre les
ethnies Munzaya et Enyele. Ces derniers se disputent des terres et des droits de pêche dans le
village de Dongou (province de l'Equateur).
Les déplacés, dont "75% sont des femmes et des enfants", ont traversé la rivière Oubangui qui
sert de frontière avec le Congo pour se réfugier dans des villages du district de Betou et
Impfondo (au Congo-Brazzaville), précise le HCR qui a commencé à leur délivrer
couvertures, matelas et moustiquaires. "Ils ont raconté à nos équipes qu'ils fuyaient les
hommes de la tribu de Enyele qui, selon eux, vont de maison en maison pour piller, violer et
tuer en majorité des civils Munzayas à Dongou et dans les villages alentour désormais
virtuellement vides", a ajouté M. Mahecic.
Les premières violences entre les deux ethnies avaient éclaté en mars. Près de 200 maisons
avaient alors été incendiées et 1.200 personnes avaient alors trouvé refuge au Congo, selon le
HCR.
Vie politique…
Les députés nationaux avaient déjà adopté leur propre texte. Donc, une commission mixte
Sénat-Assemblée nationale devra être constituée pour aplanir les divergences entre la mouture
de la chambre haute qui vient d’être adoptée et celle de la chambre basse.
Avant cette dernière étape législative, certaines voix s’interrogent déjà si la mise en place
prochaine de la Cour constitutionnelle ne va pas accélérer la révision de la Constitution de
plus en plus évoquée dans la classe politique. Cela n’est pas le point de vue de Philippe
Biyoya, professeur d’université en relations internationales et analyste politique. D’après cet
analyste, la mise en place de la Cour constitutionnelle, si elle fonctionne normalement,
précise-t-il, contribuera plutôt à garantir la stabilité institutionnelle du pays et va donc
annihiler le zèle et l’activisme de certains acteurs politiques qui seraient tentés de manipuler
la Constitution à leur guise. Pour le professeur Biyoya, l’absence de la Cour constitutionnelle
fait que le pouvoir judiciaire en RDC n’est pas encore suffisamment structuré et suffisamment
organisé. Sa mise en place viendrait alors, estime-t-il, parachever l’architecture
institutionnelle de la RDC, garantir la stabilité de cette architecture, et inciter au respect de la
séparation des pouvoirs.
De son côté, le sénateur Toussaint Ekombe Mpetshi, président de la commission politique,
administrative et judiciaire du Sénat, soutient qu’il n’y a aucun rapport possible entre le texte
de proposition de loi sur la Cour constitutionnelle qui vient d’être adopté à la chambre haute
et la révision de la Constitution puisque, dit-il, celle-ci (cette révision) est prévue par la même
Constitution.
L’opinion avait cru l’affaire Pakasa-Gizenga classée. Erreur. Elle vient de resurgir. Thérèse
Pakasa, cadre du parti lumumbiste unifié, Palu, a annoncé, mercredi à Kinshasa, la tenue
prochaine du congrès du Palu. D’après elle, la direction actuelle du parti a démontré ses
limites. Jusque mercredi en début de soirée, on n’a enregistré aucune réaction de la part de
l’aile Gizenga, qui a toujours proclamé l’auto-exclusion de Thérèse Pakasa du Palu.
Le Palu a franchi un nouveau pas vers sa réforme, a déclaré Thérèse Pakasa. Aucun cadre du
Palu dont l’ancien premier ministre Antoine Gizenga est le secrétaire général, ne dispose de la
légitimité statutaire, a-t-elle précisé. C’est le motif qui l'a poussée à convoquer le "tout
premier" congrès de ce parti qui existe depuis 1964, a-t-elle assuré. Elle a expliqué qu’à cette
date, les statuts du Palu ne conféraient qu’un mandat de 3 ans à tous les cadres de ce parti. Le
moment est donc venu, d’après elle, pour que le parti fasse peau neuve. Refuser d’engager la
réforme qu’elle dit initier équivaudrait à tuer pour la seconde fois Patrice Lumumba, le père
de l’indépendance de la RDC, a-t-elle soutenu.
Thérèse Pakasa s’est portée garant en tant qu’ « actrice de l'histoire du Palu »; elle a mobilisé
des fonds pour l’organisation de ce congrès. « Il ne faut pas avoir peur des moyens. Nous-
mêmes, nous sommes des moyens. Nous avons des ressources en nous. Les premières
ressources, ce sont les idées, les bonnes idées. C'est de là que proviendront nos ressources »,
a-t-elle affirmé. Elle a aussi annoncé son intention d’associer à ce congrès les cadres du Palu
fidèles à Antoine Gizenga.
La sortie médiatique de Thérèse Pakasa ce mercredi relance les remous observés au sein du
Palu au mois de juillet dernier. Thérèse Pakasa annonçait alors dans les médias, l’éviction
d’Antoine Gizenga comme secrétaire général du parti. Le camp Gizenga ne s’était pas fait
prier pour réagir. Dans une conférence de presse aux allures de meeting populaire, Godefroid
Mayobo, l’un des plus fidèles lieutenants de Gizenga et porte-parole du Palu affirmait qu’il
n’y avait aucune crise au sein de son parti. Antoine Gizenga demeure Secrétaire Général du
Palu, avait-il déclaré. Élu à ce poste à l’issue d’un congrès en 1964, seul un autre congrès peut
décider de l’élection d’un nouveau secrétaire général. D’après Godefroid Mayobo, porte-
parole du Palu, Thérèse Pakasa ne peut pas prétendre devenir Secrétaire général du Palu ou
engager ce parti alors qu’elle s’en était retirée en 1993 pour créer son propre parti, le Palu
Progressiste enregistré au ministère de l’Intérieur. Godefroid Mayobo avait invité la justice à
intervenir dans cette affaire pour dissiper tout malentendu au sein de l’opinion.Joint mercredi
par radio Okapi, les cadres du Palu, fidèles à Gizenga, ayant requis l’anonymat, ont estimé
qu’il n’y a pas lieu de les opposer à Thérèse Pakasa qui ne fait plus partie du Palu.
Les résultats définitifs ne seront connus que le 24 novembre, les quatre autres candidats
disposant de trois jours pour introduire un recours en contestation contre le résultat annoncé
vendredi.
M. Baende est un ancien membre du MLC, le principal parti d'opposition en RDC, dirigé par
le sénateur et ancien vice-président Jean-Pierre Bemba.
L'émissaire américain pour l'Afrique des Grands Lacs, Howard Wolpe, a demandé à la RDC
l'arrestation de l'ancien général rebelle Jean Bosco Ntaganda, inculpé de crimes de guerre.
"Nous pensons tout simplement que quelqu'un qui a commis des crimes de guerre ne devrait
pas participer en ce moment à des opérations militaires de cette sorte mais devrait rendre des
comptes", a déclaré Howard Wolpe lundi soir lors d'une conférence de presse. Il s'est dit
inquiet des conséquences sur la population civile de l'offensive gouvernementale congolaise
contre les FDLR. "Nous essayons de voir avec la Monuc comment gérer cette situation de
façon à maintenir la pression sur les FDLR tout en limitant le plus possible les risques pour
les civils", a ajouté l'émissaire américain.
Dès janvier dernier, c'était l'émissaire de l'Union européenne dans la région des Grands Lacs,
Roland Van Der Geer, qui avait réclamé l'arrestation du général Ntaganda.
Économie, Finances…
"Les populations voient déjà sur le terrain les premières réalisations concrètes du plan
STAREC (Stabilisation et Reconstruction des zones sortant de Conflit armé). Avec le
lancement de ce Fonds, nous sommes complètement mobilisés et la mise en oeuvre sera
accélérée au bénéfice des populations. Je salue l'appui des Nations Unies et de la communauté
internationale et l'esprit de complète collaboration avec le gouvernement au service des
Congolais", a déclaré M. Muzito.
Les premières contributions annoncées sont celles des Pays-Bas (2,7 millions de dollars),
alors que la Belgique a exprimé l'intention de fournir au moins six millions d'euros pour
appuyer également les efforts de lutte contre les violences sexuelles. Ce financement s'ajoute
aux 20 millions de dollars déjà alloués par le Fonds des Nations Unies pour la Consolidation
de la Paix pour la mise en oeuvre du STAREC, un plan lancé par le président Joseph Kabila le
29 juin dernier. De source belge, on précise que ces six millions d'euros ne sont qu'une
"intention" d'aide supplémentaire à la RDC, qui doit encore être concrétisée.
Le STAREC est exécuté avec l'appui des Nations Unies et de la communauté internationale.
Ce fonds doit permettre une allocation "plus rapide et flexible" des moyens nécessaires à la
mise en oeuvre efficace du plan gouvernemental.
Ces projets s'ajoutent à quinze projets en cours d'exécution pour une valeur de 138 millions de
dollars, fournis par la communauté internationale, dans le cadre du STAREC. Ces projets
concernent l'amélioration de la situation sécuritaire (désengagement et réintégration des ex-
combattants, cantonnement des FARDC), l'extension de l'autorité de l'Etat (déploiement de la
Police d'intervention rapide, de la PNC et de la police de frontières et construction de 50
bâtiments d'infrastructure pour les services de l'Etat: police, justice, administrations
territoriales, prisons), la reconstruction d'infrastructures (réhabilitation de 600 km de routes
sur six axes prioritaires dans les Kivu et dans l'Ituri, en Province orientale), l'appui au retour
des réfugiés et au relèvement des communautés (soutien au retour et à la réintégration des
réfugiés et déplacés internes, à la résolution des conflits fonciers, à la réintégration
communautaire des populations vulnérables).
En attendant que la BCC harmonise son programme d’intervention par le billet de trésorerie,
il lui est demandé de communiquer au Fonds toutes les analyses et informations
hebdomadairement au lieu d’attendre le faire à la fin du mois.
M. Atta Mensah s’explique : « Je pense que ce pont route-rail ne diminuerait en rien les
recettes de la RDC mais par contre les augmenterait parce que les échanges entre les deux
pays augmenteront également. C'est projet intégrateur et l'intégration n'est pas seulement
économique, il est aussi social, il s'agit d'un même peuple. L'intégration a aussi aidé à
résoudre plusieurs crises. Souvenez-vous du rôle qu'a joué la SADC en période de transition
en RDC »
Pour rappel, La RDC et la République du Congo ont signé le 24 juin à Kinshasa, en marge de
l’ouverture de la conférence de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique
centrale), un protocole d’entente pour matérialiser le projet de construction d’un pont route-
rail entre les deux rives du fleuve Congo.
Le ministre du Plan, Olivier Kamitatu, qui a signé ce protocole pour la RDC, expliquait
l’importance du projet : « La RDC est une puissance économique qui se redéploie. Il ne faut
pas avoir peur de notre poids politique et de notre poids économique. Mais, nous avons besoin
de différentes portes avec nos 9 voisins. Une des portes sera précisément le pont route-rail
entre Kinshasa et Brazzaville. On n’a pas voulu simplement faire ce pont. Nous avons décidé
que nous ferions le chemin de fer, avec l’appui de la Banque africaine de développement,
avec l’appui de la CEEAC, entre Kinshasa et Ilebo. Puisque déjà Ilebo est connecté à
Lubumbashi, et Lubumbashi est connecté à l’Afrique australe. Nous aurons une voie
souveraine pour nos matières premières qui viennent du Katanga et du Kasaï vers Kinshasa.
Nous aurons également une voie qui ira de Kinshasa vers le Congo Brazzaville, vers le
Cameroun, vers l’Afrique de l’Ouest. Donc, nous allons connecter l’Afrique. C’est un projet
extrêmement ambitieux. Il fallait aujourd’hui franchir le pas. »
Du côté de l’Assemblée provinciale du Bas Congo, ce projet n’a pas été bien accueilli. Pour
son président François Kimasi, le développement de cette province n’est pas pris en compte,
parce que, d’après lui, un pont entre Kinshasa et Brazzaville entraînera la perte de certaines
ressources issues de la nationale numéro un entre Matadi et Banana.
« Pour le Bas-Congo, et que les ressources nationales doivent transiter par Brazzaville, et
couper la route nationale qu’est Matadi et Banana, la RDC perd en sécurité et en garantie », a
expliqué à son tour François Kimasi. Et de poursuivre : « Les Congolais, peut-être, ne
connaissent pas ça, nous qui connaissons l’affaire, c’est depuis longtemps que ç’a commencé.
Même le maréchal a laissé ça, il s’est toujours opposé à cela. Je ne sais pas comment tout à
coup les autorités accèdent à ça. Et les autorités du Congo ont peur de dire la vérité au peuple
congolais. Mais, je le dis : c’est une perte, c’est une faiblesse et la RDC le paiera très cher. »
Les habitants du village Washeni, situé au quartier Luwowoshi, dans la commune Annexe à
Lubumbashi, ont organisé jeudi dernier une manifestation contre l’entreprise minière Chemaf
qu’ils accusent de les avoir pris en otage en érigeant une barrière à l’entrée du village.
En fait, ce village se trouve dans la concession de l’entreprise minière Chemaf. Une vaste
concession où l’on trouve aussi l’ancienne mine de l’Etoile. Les habitants de Washeni disent
qu’ils ne sont plus libres de leurs mouvements depuis que Chemaf a érigé sa barrière à
l’entrée de leur village. Ce qui, estiment-ils, constitue une violation de leur droit, étant donné
qu’ils vivent sur une terre de leurs ancêtres. « C’est le village de nos ancêtres. Il n’appartient
pas à Chemaf qui dit l’avoir acheté. On ne comprend pas pourquoi ils nous font souffrir,
même les autorités de notre pays connaissent ce dossier, mais elles ne font rien », s’est plaint
un villageois.
De son côté, Chemaf reconnaît l’existence de la barrière érigée et la justifie. « Nous devons
savoir, qui entre et qui sort. Il peut y avoir des intrus, des gens qui ne sont ni membres du
village, ni membres de notre société. C’est tout à fait normal que nos agents de sécurité
sachent qui entre et qui sort », a expliqué le responsable du département juridique de Chemaf,
Matthieu Kabamba.
Par ailleurs, Chemaf affirme avoir engagé le processus d’indemnisation des habitants du
village Washeni. Et pour cela, après recensement de la population concernée, l’entreprise a
déjà versé le paiement des champs, des terrains vides et des terrains non habités. Il ne reste
plus que l’indemnisation des maisons habitées.
Le processus de révisitation des contrats miniers engagé par le gouvernement depuis plus de
deux ans est arrivé à terme. Il a permis à la RDC de renégocier tous ces contrats et de gagner
près de 315 millions de dollars américains en termes de droits superficiaires et de pas-de-
porte, selon le ministre des Mines qui l’a annoncé samedi au cours d’une conférence de presse
tenue à Kinshasa.
Toutefois, le processus n’a pas permis au gouvernement d’évaluer, en termes chiffrés, les
pertes subies par le peuple et l’Etat congolais avant, du fait de ces contrats revisités dont la
plupart, si pas tous, avaient un caractère léonin, selon les observateurs. La RDC était
représentée, notamment par la Gécamines, l’Okimo, la Sakima et la Sodimco.
À ce jour, ils perçoivent des salaires en Francs congolais avec un taux de 560 Francs
congolais pour 1 dollar américain, alors que le taux actuel est d’environ 920 Francs pour 1
dollar sur le marché parallèle. Du reste, leurs employeurs recourent à ce dernier taux lors de
différentes transactions commerciales. Taux qu'ils n'appliquent pas lorsqu'il s'agit des salaires
des vendeurs congolais, déplore l'un des manifestants. Lui et ses collègues ont menacé de
poursuivre ce mouvement d’arrêt de travail pour 5 jours, si rien n’est fait pour satisfaire leur
revendication. Au marché central tout comme sur l’avenue de commerce, des magasins sont
restés fermés. Mais on apprend que le calme est revenu sur ces endroits dans l'après-midi.
Les magasins situés sur l’avenue du Commerce et au marché central sont restés fermés ce
vendredi. Jeudi, le mouvement d’arrêt de travail n’avait affecté que les commerces tenus par
les expatriés, contrairement à ce vendredi. Les employés congolais des commerçants expatriés
revendiquent des meilleures conditions salariales.
Le mouvement avait semblé éphémère lorsqu’elle débutait jeudi. Les vendeurs des
commerces tenus par des expatriés, principalement les ressortissants indopakistanais et
libanais, avaient refusé de travailler. Une seule revendication était brandie dans leur cahier
des charges : payer leurs salaires au taux de 920 Francs congolais pour 1 dollar américain. Ils
décriaient ainsi le taux de 560 Francs congolais pour 1 dollar américain tel qu'appliqué par
leurs employeurs. Ce vendredi, ils ont élargi leurs revendications. Ils exigent désormais
l'application par tous les employeurs du secteur de commerce, l’application de l'ordonnance
80/040 portant modification et fixation du SMIG (salaire minimum interprofessionnel
garanti). Il revient actuellement à 3$ US le jour. Taux que la plupart des employeurs de ce
secteur n’appliquent pas.
Relations extérieures
Ils travaillent à Bukavu, mais ils vivent à Kamembe au Rwanda où les loyers sont moins chers
et la vie plus facile. Les jeunes Congolais sont de plus en plus nombreux à se partager ainsi
entre les deux pays, témoignant du retour de la confiance entre les peuples.
''Si je ne trouve pas de maison à louer, je n'hésiterai pas une seule seconde à vivre à Kamembe
où les maisons coûtent moins cher'', explique Anselme Kangeta, un jeune journaliste bukavien
bien connu. Kangeta n'est pas le seul jeune à avoir une telle idée. Ils sont toujours plus
nombreux à travailler à Bukavu et à vivre dans la ville rwandaise de Kamembe, de l'autre côté
de la frontière. C'est souvent pour payer un loyer moins élevé que ces Bukaviens, en majorité
des jeunes, se décident à traverser la frontière.
En effet, les loyers ont pris l'ascenseur ces cinq dernières années à Bukavu à cause, en grande
partie, de l'exode rural dû à l'insécurité dans les villages. Selon une enquête de l’Institut
national des statistiques, réalisée en 2008, la ville compte plus de 600 000 habitants, presque
trois fois plus que dans les années 1980. La présence de nombreuses Ong dans la ville est
aussi pour beaucoup dans cette augmentation. Des propriétaires de maisons du centre-ville
préfèrent les abandonner pour y loger des bureaux d'Ong internationales qui payent bien.
Depuis les années 1990, à la suite des guerres à répétition, un climat de méfiance régnait entre
les habitants des deux villes séparées par la rivière. La confiance a commencé à revenir en
2008 avec la reprise des relations diplomatiques entre Kigali et Kinshasa.
Aujourd'hui, les Congolais qui se sont installés à Kamembe disent bien vivre dans cette ville
rwandaise. ''Je ne manque de rien en vivant ici. Je m'arrange seulement pour être en règle avec
tous les papiers et il n'y a aucune tracasserie. Je loge dans une maison de quatre pièces que je
paie 50 $ par mois alors que la même maison en coûterait 200 à Bukavu'', confie Alfred
Cubaka, jeune mécanicien dans un des garages de la Monuc (Mission des Nations unies au
Congo). Un autre Bukavien, rencontré au marché de Kamembe avec sa femme, est du même
avis :"Les divertissements qu'il y a à Bukavu, on les trouve ici. On peut sortir le soir pour
prendre un verre ; on peut faire du shopping ou du sport sans problème. On vit bien ici !" Une
opinion partagée par la grande majorité des Congolais qui disent apprécier la permanence du
courant électrique et la sécurité.
Les va-et-vient entre les deux pays sont ininterrompus entre ceux qui vont se ravitailler à
Kamembe et les Bukaviens installés au Rwanda. Deux mille Congolais franchissent chaque
jour la frontière selon un agent de l’Office des douanes et accises (OFIDA). "Tous les matins,
je prends mon bus et je traverse la frontière pour aller au cours à Bukavu. Le soir je m'arrange
pour rentrer avant 18 heures, quand on ferme la frontière'', raconte un enseignant congolais
qui vit au Rwanda. La Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL) a
annoncé dernièrement l'ouverture des frontières entre le Rwanda, le Burundi et la RDC 24
heures sur 24 d'ici fin 2009. Une mesure qui pourrait faciliter la vie de ceux qui vivent à
cheval sur deux pays.
Côté Rwandais, on ne s'inquiète pas de cette ruée sur les logements de Kamembe. ''J'ai des
pièces dans ma parcelle que je loue et j'ai vu un Congolais qui est passé il y a une semaine à la
recherche d'un logement. Je lui ai donné mon prix. S’il est d'accord, je ne vois pas ce qui
m'empêcherait de le lui donner'', lance un chauffeur rwandais qui fait le trafic frontière
Ruzizi- Marché Kamembe. Pour les Rwandais, ces installations de Congolais sont surtout un
signe d'un retour de la confiance entre les deux peuples.
Noko Ngele cherchait depuis des mois à impliquer la diplomatie belge dans un prétendu
"Congogate", selon le quotidien. Il accusait de corruption Louis Michel et Karel De Gucht,
sans apporter la moindre preuve.
Selon Congonet Radio, qui présente Noko Ngele comme un prisonnier politique, celui-ci
aurait été arrêté à son domicile de Bruxelles et serait actuellement incarcéré à Turnhout. Le
seul point vérifiable jeudi soir est que son téléphone portable ne répond plus, indique La
Dernière Heure.
On sait à présent que Louis Michel n'est pour rien dans l'arrestation du Belgo-Congolais de
Bruxelles Mariys Noko Ngele, président de l'Alliance des réformateurs congolais, peut-on lire
dimanche dans la Dernière Heure. L'homme est incarcéré depuis une dizaine de jours à la
prison de Turnhout.
Dans les milieux congolais, l'arrestation de Noko Ngele était présentée comme "un coup de
Louis Michel" que Noko Ngele accuse d'être impliqué dans un prétendu Congogate de 410
millions d'euros. Noko Ngele était présenté dans ces milieux comme "prisonnier politique".
En réalité, Noko Ngele a été arrêté chez lui au quai du Batelage à Bruxelles le 5 novembre
dernier parce qu'il ne s'était pas présenté la veille à une convocation du directeur de la prison
de Turnhout, pour une proposition de port de bracelet électronique consécutive à une
condamnation en correctionnelle. Le bracelet était l'initiative proposée. En ne répondant pas à
la convocation, Noko Ngele s'est mis dans son tort. Informé par le Centre national de
surveillance électronique, le directeur de la prison de Turnhout a contacté alors le parquet de
Bruxelles qui a chargé la police de localiser l'opposant congolais.
RWANDA
Le procès d'un membre présumé du génocide rwandais s'est ouvert ce lundi devant la Cour
d'Assises de Bruxelles. L'accusé Ephrem Nkezabera, qui plaide coupable, souffre d'un cancer
du foie. Il est en chimiothérapie et était absent à l'audience de ce lundi.
Ephrem Nkezabera, 57 ans, a fait savoir qu'il veut témoigner pour soulager sa conscience. En
1994, au moment du génocide, il était cadre de la Banque commerciale du Rwanda. Il est
soupçonné d'avoir financé et armé les milices hutues, qui ont massacré des centaines de
milliers de Tutsis, entre avril et juillet 1994. Il a été arrêté chez nous en 2004, alors qu'il s'était
caché chez son fils en Belgique. Il a passé 4 ans à la prison de Forest.
En 2007, au cours des premiers procès Rwanda en Belgique, il a été cité comme témoin, et il
a révélé les circuits de financements des génocidaires rwandais. Son avocat le dit prêt à
expliquer d'autres recoins des coulisses du génocide.
Ephrem Nkesabera n'est pas poursuivi pour génocide mais pour un nombre indéterminé de
meurtres et de tentatives de meurtre, présumés commis à Kigali, au cours du génocide, entre
avril 1994 et juillet 1994. L'accusé doit répondre également d'un nombre indéterminé de viols.
Pour la première fois dans l'histoire judiciaire belge, des viols sont qualifiés de crimes contre
le droit international. Ce sont les seules accusations qu'Ephrem Nkesabera conteste
formellement.
Ephrem Nkezabera souffre d'un cancer du foie et des os en phase terminale. Il lui reste 6 mois
à vivre. Il a entamé une chimiothérapie et ce traitement l'a empêché d'assister à l'ouverture de
son procès. La tâche de la présidente de la cour est délicate. Elle constitue un jury d'assises
sans être sûre de pouvoir continuer le procès. Le box des accusés est vide. Maître Gilles
Vanderbeck, l'avocat d'Ephrem Nkesabera souhaite la remise.
Certaines parties civiles sont également favorables à cette remise mais la plupart d'entre elles
ont demandé que le procès se déroule par défaut. Le procureur fédéral est également en faveur
d'un procès par défaut, laissant l'opportunité à l'accusé de faire opposition ensuite pour être
rejugé en sa présence. Le génocide a eu lieu il a plus de 15 ans, et les témoins directs
commencent à se faire rares.
Après avoir entendu les arguments de la défense, des parties civiles et du procureur fédéral, la
présidente de la cour d'assises de Bruxelles, Karin Gerard, a indiqué que la cour fera connaître
sa décision par un arrêt, mardi matin.
L'avocat principal de la défense, Vincent Courcelle-Labrousse, a expliqué que son client était
en train de traduire "des documents en langue rwandaise (vers le Français, ndlr) communiqués
très tardivement par le bureau du procureur". L'avocat français a dénoncé "cette pratique du
procureur" qui crée "une situation inéquitable".
Pour sa part, Me Courcelle-Labrousse a nié que son client ait jamais été "un homme
politiquement puissant". Il a indiqué que M. Nzabonimana n'avait dû sa promotion qu'à ses
compétences.
L'ex-ministre, qui clame son innocence, a été arrêté dans l'ouest de la Tanzanie le 19 février
2008 et transféré le lendemain au centre de détention du TPIR.
L'ancien maire du district Nyarugenge (Kigali), Jean Bizimana, qui comparaissait devant un
tribunal gacaca d'appel, a été condamné samedi dernier à la prison à perpétuité, après avoir été
reconnu coupable de participation au génocide de 1994. L'ex-responsable administratif avait
été acquitté en première instance au début de l'année.
Selon l'arrêt, il a en 1994 travaillé de concert avec d'autres personnalités, dont le préfet de la
ville, le colonel Tharcisse Renzaho, lui-même condamné à la prison à vie le 14 juillet par le
Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). Renzaho attend son procès en appel.
Parmi les témoins qui ont déposé contre Bizimana, figure l'un de ses anciens collaborateurs,
l'ex-conseiller municipal Amri Karekezi, également condamné à la prison à vie.
Economie, Finances…
Rwanda will launch a $27 million free trade zone at the end of this year in an attempt to
diversify exports and redress its widening trade deficit, authorities said on Tuesday. The 100
hectare zone will be funded by a public-private partnership and will be the first of its kind in
Africa's Great Lakes region, said Alex Ruzibukira, head of the Kigali Free Trade Zone
initiative at the state-run Rwanda Development Board. "Rwanda is very dependent on
imports," Ruzibukira told Reuters in an interview. "The free trade zone is part of the puzzle to
ensure this imbalance is tackled."
Landlocked Rwanda joined the regional East African Community (EAC) trade bloc in July,
but its investment climate and export sector remain constrained by the high cost of
transporting goods long distances to and from the Indian Ocean coast.
Rwanda's government hopes to complete a new rail link to Tanzania's main port Dar es
Salaam by 2013, as well as building a new international airport and cut power tariffs by a
third via hydropower and methane gas plants.
Officials say a fibre-optic broadband link to neighbouring Uganda will also be established
early next year. "The ultimate hope Rwanda wants to meet is to position this country as a hub
so we see a flood of goods and businessmen in this country," Ruzibukira said.
According to a 2006 study by Dubai-based consultancy group Jafza, the free trade zone
project will create 3,000-5,000 new jobs and help Rwanda capture more market share in a
region that boasts a purchasing power of $1-2 billion in "fast-moving consumer goods" and
another $1.5 billion in "consumer durables".
Ruzibukira said 30 companies, including tea and coffee traders, an agro-processing company
and a gold smelter, have shown interest in the free trade site. Duty will be waived on raw
materials imports, and firms in the zone will enjoy zero income, corporate and value-added
tax.