Manuel de Radioprotection
Manuel de Radioprotection
+
+ +
e
A
N Z
A
N Z
e Y X
1 1
e
A
N Z
A
N Z
e Y X
+ +
+
+
+
1 1
Partie II : Notions de base en radioprotection p 4
1.5. Rayonnements lectromagntiques
Les rayons et les rayons X sont tous 2 des rayonnements ionisants lectromagntiques.
Ils se diffrencient par leur origine : les rayons sont issus du noyau tandis que les rayons X
trouvent leur origine dans le cortge lectronique de latome.
Le rayonnement correspond un rajustement nuclaire accompagnant une mission ou .
Le noyau form lors dune de ces dcroissances possde un surplus dnergie dont il se libre en
mettant des rayons mononergtiques. Dans le cas o cette mission est retarde, le noyau se
trouve dans un tat mtastable ayant sa propre dure de vie.
1.6. Chanes de dsintgrations
Certains noyaux radioactifs naturels sont issus de la dsintgration de noyaux lourds trs longue
demi-vie.
Un des cas les mieux connu est celui de la chane de dsintgration de lU
238
qui donnera finalement
du Pb
206
(U
235
Pb
207
, Th
232
Pb
208
).
Il en va de mme pour certains isotopes artificiels tels que le Mo
99
/Tc
99m
, le Si
32
/P
32
.
Au cours du temps, en fonction du rapport des demi-vies, un quilibre stablira entre la source dite
mre et la source fille .
Version 1.0. MV 02/2009
Partie II : Notions de base en radioprotection p 5
1.7. Demi-vie ou priode, activit
La caractrisation dun isotope se fait non seulement par le type dmissions radioactives de
lisotope, mais galement par sa
demi-vie T
1/2
La demi-vie ou priode, reprsente le temps ncessaire pour que le nombre de noyaux radioactifs
diminue de moiti.
En portant en graphique le nombre de noyaux en fonction du nombre de demi-vies coules, on
obtient une exponentielle dcroissante du type
t
e N N
=
0
Cette quation est du mme type quune quation cintique dordre 1.
est la constante de dcroissance qui reprsente la fraction du nombre de noyaux qui sont
transforms par unit de temps.
Au temps t = T
1/2
, on aura N= N
0
/2
ce qui nous donnera =ln2/ T
1/2
soit = 0.69315/T
1/2
.
Une source radioactive est galement caractrise par son activit
Lactivit dune source reprsente le nombre de dsintgrations par unit de temps.
.
Lunit dactivit est le Bq qui correspond 1 dsintgration par seconde.
Historiquement, lunit utilise tait le Curie qui reprsente lactivit d1 g de radium, soit 3.7 10
10
dsintgrations par seconde.
Lactivit dune source tant proportionnelle au nombre de noyaux radioactifs, elle est donne par
lquation
A = A
0
e
-t
o A
0
correspond lactivit initiale de la source
t est le temps coul et
est la constante de dsintgration de la source.
Pour connatre lactivit dune source au temps t, il suffit dappliquer la relation A
t
= A
0
/2
n
o n
correspond au nombre de demi-vies coules durant le temps t.
Version 1.1. MV 10/2009
Partie II : Notions de base en radioprotection p 6
2. Limites de doses (article 20)
Les limites de doses fixes par larrt royal concernent une priode de 12 mois conscutifs
glissants, cest--dire une priode de 12 mois et non pas systmatiquement une anne civile du 1
er
janvier au 31 dcembre.
Catgorie de personnes Limite dose efficace
Personne professionnellement expose 20 mSv (20000 Sv)
Apprentis ou tudiants de 16 18 ans 6 mSv (6000 Sv)
Public 1 mSv (1000 Sv)
Femmes enceintes
- maximum 1 mSv (1000 Sv) durant la grossesse
- interdiction de manipuler des sources non scelles
Pour les femmes enceintes, la limite de dose est de 1 mSv au niveau du foetus, limite valable entre
le moment de la dclaration de la grossesse et laccouchement.
Il faut galement noter quil est interdit aux femmes enceintes de manipuler des sources non
scelles.
En ce qui concerne les organes ou tissus pris individuellement, les limites sont les suivantes :
Organe ou tissu Dose quivalente
Peau
500 mSv (500000 Sv)
Main, avant-bras, pieds, chevilles
Cristallin 150 mSv (150000 Sv)
Gonades 100 mSv (100000 Sv)
Moelle rouge, colon, poumons, estomac 167 mSv (167000 Sv)
Vessie, seins, foie, oesophage, thyrode,
autres
400 mSv (400000 Sv)
Par rapport aux rsultats de dosimtres, les limites sont donc les suivantes pour une priode de 12
mois conscutifs glissants :
Dose en profondeur : 20 mSv (20 000 Sv)
Dose la peau : 500 mSv (500 000 Sv)
Dose extrmit : 500 mSv (500 000 Sv)
3. Principes de base de radioprotection
Les principes lmentaires mettre en place pour assurer une bonne protection face aux radiations
ionisantes peuvent tre rsums ainsi :
- soin, ordre
- temps
- distance
- et blindage
Version 1.0. MV 02/2009
Partie II : Notions de base en radioprotection p 7
3.1. Temps dexposition
Le temps pendant lequel une personne est expose une source radioactive doit tre rduit au
minimum ncessaire.
Pour ce faire, quelques rgles simples peuvent tre appliques :
Dans certains cas particuliers, il convient deffectuer une rotation du personnel afin dviter un
dpassement des limites de doses.
3.2. Protection par la distance
Les rayonnements issus dune source radioactive sont a priori mis dans toutes les directions.
Tous les endroits irradis de la mme manire se situent la surface dune sphre dont le centre est
une source ponctuelle.
Par consquent, la dose va suivre la loi de linverse du carr de la distance selon
( )
( )
2
1
2
2
2
1
d
d
D
D
=
A titre dexemple, le simple fait de prendre une source laide dune pince la distance passant de 1
10 cm, la dose diminue dun facteur 100 au niveau des mains.
3.2. Protection par interposition de blindage
Linterposition de blindage entre la source et le personnel permet galement une limitation des
doses reues.
En fonction des diffrents types de rayonnements et de leur nergie, il conviendra dadapter le
blindage mis en place.
De manire gnrale, on peut dire que 5 6 cm dair suffisent pour arrter les rayonnements .
Les rayonnements sont quant eux relativement faciles arrter. Les rayonnements mis par le
phosphore 32 seront compltement arrts par 8 mm deau.
Les rayonnements et X sont gnralement trs pntrants ; ils ncessitent donc des paisseurs de
blindage plus leves.
Leurs nergies tant trs variables (de quelques keV plusieurs MeV), il est impossible dtablir une
rgle gnrale du type autant de cm de plomb suffisent . Il faudra tudier le blindage de ces
sources au cas par cas
Version 1.0. MV 02/2009
avoir une bonne connaissance du mode opratoire
ne sortir une source de son blindage que le temps ncessaire
ne pas sjourner inutilement prs dune source de rayonnements ionisants
Partie II : Notions de base en radioprotection p 8
Particularit des sources pures
En ce qui concerne les sources dites sources pures, cest--dire nmettant que des rayonnements
, il est conseill de raliser les blindages laide de matriau dont le numro atomique est faible.
En effet, avec un matriau dont le numro atomique est lourd, tel que le plomb, linteraction des
rayonnements et du matriau produira un rayonnement de freinage (appel Bremsstralhung) qui
est en fait un rayonnement lectromagntique. Il sagit l du principe physique utilis dans les
appareils de radiologie pour produire les rayons X.
Par exemple, dans le cas du P
32
, le blindage sera gnralement constitu de plaques de plexiglas d1
cm dpaisseur.
Non seulement le plexiglas prsente les qualits requises pour stopper les rayonnements du
phosphore, mais il prsente en plus dautres avantages tels quun cot faible, pas de toxicit
(contrairement au plomb), une mise en oeuvre relativement facile ; de plus, lcran de protection
tant transparent il est plus simple de travailler derrire ce type dcran.
4. Comment viter les risques dans les laboratoires
Les sources utilises dans les laboratoires sont de 2 types :
- les sources scelles
Les mesures de protection seront essentiellement axes sur le blindage lorsque la source nest pas
utilise.
(cest--dire sources dont la structure empche, en utilisation normale, toute
dispersion de substances radioactives dans le milieu ambiant) servant essentiellement la
calibration dappareils de mesure. Avec ce type de sources, seule lirradiation est craindre.
- les sources non scelles
: dans ce cas, lirradiation, viendra sajouter le risque de contamination
interne et/ou externe.
Le schma prsent ici permet de situer les diffrents points sur lesquels il y a moyen dintervenir
afin de diminuer le risque de contamination interne.
Source non scelle
Perte goutte(s) -
bris du rcipient
Paroi extrieure du
rcipient
Mise en suspension-
vaporation-sublimation
Mains
Objets-
surfaces
Air
Boisson
nourriture
Vtements -
objets personnels
Bouche
Sang
Organe
critique
Blessure Poumons
Version 1.0. MV 02/2009
Partie II : Notions de base en radioprotection p 9
4.1. Ce quil faut faire ...
Afin de diminuer les risques le plus possible, voici quelques rgles trs simples mettre en place :
4.2. Ce quil ne faut pas faire ...
Version 1.0. MV 02/2009
porter une blouse de laboratoire
porter des gants usage unique
protger le plan de travail (par ex. avec du papier type benchkote)
tiqueter chaque objet contamin
effectuer rgulirement des mesures de contaminations
rcuprer les dchets radioactifs dans les rcipients ad hoc
porter son dosimtre et le remettre rgulirement pour lecture
pipeter la bouche
boire, fumer, manger dans les laboratoires
introduire des objets personnels
mlanger activits de bureau et activits de laboratoire
mlanger du matriel radioactif et non radioactif
toucher des objets non contamins avec des gants contamins (tlphone, ...)
Partie II : Notions de base en radioprotection p 10
5. Effets biologiques des rayonnements ionisants
Les effets biologiques des radiations ionisantes rsultent dun transfert dnergie vers la matire
selon le schma suivant :
Interactions physiques
Ractions physico-chimiques
Lsions molculaires
Dommages cellulaires
Lsions tissulaires
Effets pathologiques
Version 1.0. MV 10/2009
Partie II : Notions de base en radioprotection p 11
5.1. Interactions physiques
Les interactions entre les particules ionisantes et les atomes du milieu considr sont de 3 types :
a) ionisation des atomes : lnergie du rayonnement incident est suprieure lnergie de liaison
des lectrons (en moyenne, lnergie de liaison des lectrons est de 33.85 eV) et un lectron est
arrach du cortge lectronique ;
b) excitation des atomes : lnergie du rayonnement incident est insuffisante pour arracher un
lectron mais elle est suffisante pour faire passer un lectron dun niveau nergtique fondamental
un niveau nergtique suprieur ;
Ionisation et excitation des atomes
c) transfert thermique : si lnergie est insuffisante pour exciter un atome, elle peut cependant
augmenter lnergie cintique de translation, de rotation et de vibration de latome.
5.2. Ractions photochimiques
Les phnomnes dexcitation et dionisation provoquent des ractions photochimiques et plus
prcisment des ractions radiochimiques qui donneront des radicaux libres et des produits ractifs
de loxygne.
5.2.1. Formation de radicaux libres
Un radical libre (R
+ +
+
e OH H O H
O H E O H
2
2 2
La distribution des radicaux OH
et H
se trouvent proximit de
la trajectoire de la particule ionisante, les radicaux H
et
OH
, ROO
) et de tetroxydes (ROOOOH).
Les peroxydes et tetroxydes sont des oxydants trs puissants qui altrent les lipides des membranes
des cellules.
NB : au sein des cellules, des ractions produisent des radicaux libres et des peroxydes identiques
ceux forms en cas dexposition aux rayonnements ionisants.
Les cellules possdent donc des enzymes dont la fonction est dinactiver ces composs extrmement
toxiques.
Version 1.0. MV 10/2009
Partie II : Notions de base en radioprotection p 13
5.3. Lsions molculaires
5.3.1. Lsions induites par transfert direct dnergie
Dans ce cas, lnergie incidente est directement transfre la molcule qui est ionise ou excite.
Lnergie excdentaire de la molcule est perdue par rupture de liaisons chimiques pouvant
provoquer la dissociation de la molcule et la formation de radicaux libres.
5.3.2. Lsions induites par transfert indirect dnergie
Il sagit typiquement de laction des radicaux libres forms lors de la radiolyse de leau, soit sur les
cellules exposes soit sur les cellules voisines.
5.3.3. Cibles des lsions molculaires
Toute molcule biologique est potentiellement une cible, en particulier :
a) leau (importante proportion dans tout organisme vivant)
b) lADN (altration des chromosomes et division cellulaire, altration des gnes et mutations)
c) les acides gras insaturs (constitutifs des membranes cellulaires), les acides amins des protines
via oxydation par les radicaux libres et les peroxydes.
5.4. Dommages cellulaires
Les dommages cellulaires peuvent tre schmatiss comme suit :
Les effets biologiques des radiations sont habituellement classs dans deux catgories :
- effets non stochastiques (non alatoires) ou dterministes
- effets stochastiques (alatoires).
5.4.1. Effets dterministes
Ces effets n'apparaissent jamais tant que la dose dlivre reste infrieure un certain seuil, mais
apparaissent toujours dans le cas contraire. Chez les individus qui ont reu la dose seuil, ils sont
obligatoires.
Version 1.0. MV 10/2009
Partie II : Notions de base en radioprotection p 14
Les tissus les plus radiosensibles sont les tissus hmatopotiques, les gonades, la peau, l'intestin.
- La valeur du seuil varie selon l'effet considr : pour l'rythme, le seuil absolu se situe 3.5 Gy,
le seuil moyen 4 Gy.
- La valeur du seuil dpend de la distribution de la dose dans le temps : elle est plus leve lorsque
la dose est tale sur un temps long que lorsqu'elle est dlivre sur un temps court.
Les effets sont rversibles tant que suffisamment de cellules souches sont demeures intactes pour
repeupler le tissu ls.
La gravit de l'effet est proportionnelle la dose reue.
Ces effets sont prcoces (ils apparaissent de quelques heures un mois aprs l'irradiation) et
diffrents selon que l'irradiation est globale ou localise une rgion de l'organisme.
Certains effets sont tardifs (lsions cutanes), apparaissent dans les mois ou annes aprs
lexposition et sont irrversibles.
Lorsque la capacit de rparation des tissus les plus radiosensibles est dpasse, le pronostic vital
est en jeu. C'est le cas d'une irradiation du corps entier des doses de 4 4.5 Gy reues en un
temps trs bref.
Le seuil est estim 0.2 - 0.3 Gy.
Irradiation globale.
Aprs une exposition accidentelle, l'valuation de la dose absorbe et la topographie de l'irradiation
est base sur :
- la dosimtrie physique
- les signes cliniques
- la dosimtrie biologique (tude des effets biologiques)
Dose (Gy) Effets
0.2 - 0.3 Nant
de 0.3 1
baisse temporaire du nombre de lymphocytes risque de malaises,
nauses, vomissements, anorexie
de 1 3.5
signes datteintes du systme hmatopotique
effet immunodpresseur (utilis pour prvenir les phnomnes de rejet
des greffes dorgane [irradiation unique >> 1 Gy] et dans le traitement
de certaines maladies auto-immunes).
de 3.5 5.5 manifestations cliniques svres ; DL50 : 4 4.5 Gy
de 5.5 7.5
syndrome hmatopotique grave et syndrome gastro-intestinal ; la mort
est pratiquement certaine si il n'y a pas de greffe de moelle osseuse
de 7.5 10
lsions combines intestinales, pulmonaires et hmatopotiques sont
gravissimes : la mort survient si pas de greffe de moelle endans une
deux semaines
> 15 signes neurologiques, pas de thrapeutique, mort en 24 h.
Signes cliniques Dlais dapparition aprs irradiation
Svrit de
lirradiation
Choc, convulsions, dsorientation qques minutes aprs mortelle D > 15 Gy
Vomissements, nauses dans les premires heures srieuse D > 1 Gy
Diarrhe, vomissements hmorragies dans les 8 premiers jours grave D = 8 12 Gy
Version 1.0. MV 10/2009
Partie II : Notions de base en radioprotection p 15
Irradiation partielle
Effets sur les gonades (organes parmi les plus radiosensibles)
Dose (*) (Gy) Effets
Homme
0.3 diminution du nombre de spermatozodes
2 strilit transitoire
> 6.6 strilit dfinitive
Femme
7 troubles du cycle, strilit chez femmes de 40 ans
12 15 troubles du cycle, strilit chez femmes de 25 ans
(*) : dose unique dlivre un dbit suprieur 10 Gy/min.
Effets sur la peau
Dose (*) Gy Effets
3 8 Erythme
5 6 Epidermite sche
15 20 Epidermite exsudative
25 Ncrose
Le systme pileux est trs radiosensible et on peut observer une chute des poils et cheveux pour
des doses de 4 Gy.
Effet sur l'il
Cristallin = partie la plus radiosensible risque de cataracte.
Seuil pour les neutrons : 5 8 Gy
Seuil pour rayons X : 10 Gy
Dlai d'apparition : de 1 10 ans.
Pour des doses leves : conjonctivite aigu.
Des donnes rcentes suggrent que des opacits cristallines peuvent survenir des doses
beaucoup plus faibles selon des variables gntiques individuelles.
Effet sur le dveloppement de l'embryon.
La radiosensibilit de l'embryon et du foetus humain varie selon le stade de dveloppement.
Avant diffrenciation cellulaire( 9me jour), l'irradiation a des effets du type "tout ou rien" : soit
la mort de l'embryon, soit sa survie avec dveloppement normal de l'embryon.
Une irradiation survenant au cours de la diffrenciation cellulaire (9 jours 2 mois) peut provoquer
des malformations car lors de ce stade, chaque tissu passe par des priodes de radiosensibilit
maximale.
Par la suite, on observe une diminution de la frquence et de la gravit des malformations, mais le
systme nerveux central reste trs radiosensible risque de retard mental.
Pour D < 0.1 Sv : risque ngligeable.
Pour D > 0.2 Sv : ventuelle interruption thrapeutique de la grossesse.
5.4.2. Les effets stochastiques
Effets de type alatoire, ils se rpartissent au hasard. Leur probabilit d'apparition est
proportionnelle la dose mais leur gravit est indpendante de celle-ci.
Ils ne se manifestent que chez quelques-uns des individus exposs, toujours tardivement (effets
cancrignes) et parfois seulement chez les descendants (effets gntiques).
Ils sont non spcifiques : pas de distinction entre cancer spontan et cancer radioinduit.
Ces effets rsultent de mutations engendres par des lsions non ou mal rpares des molcules
d'ADN.
Version 1.0. MV 10/2009
Partie II : Notions de base en radioprotection p 16
5.4.3. Les effets cancrignes
Sources d'information
- Les tudes in vitro.
- L'exprimentation animale.
- Les enqutes pidmiologiques.
Rsultats acquis
- D > 0.5 Gy : effet cancrigne : nette augmentation de la frquence de plusieurs types de
cancers.
- D < 0.5 Gy : effet cancrigne trs faible et non significatif sauf pour les cancers de la
thyrode.
- D < 0.2 Gy : aucune donne fiable ne permet d'estimer l'effet cancrigne.
- Les prdictions sur le nombre de cancers varient selon le modle employ (ncessit d'avoir un
recul de 30 ans) estimation du facteur de risque est imprcis.
- Relation dose - effet cancrigne n'est pratiquement jamais linaire.
Pour les rayonnements corpusculaires, cette relation serait linaire, tandis que pour les
rayonnements lectromagntiques, il existerait des seuils aux faibles doses. On considre
actuellement quil ny a probablement pas de valeur seuil
- Dbits de dose, fractionnement et talement des doses sont importants : effet cancrigne des
irradiations faible dbit est environ 5 fois plus faible qu' fort dbit.
- Les radiations ionisantes viennent en dernire position parmi les nombreux agents cancrignes
connus. Les cancers chez l'homme sont toujours d'origine multifactorielle. Les effets des diffrents
agents cancrignes peuvent soit s'additionner, soit parfois se multiplier.
Quantification du risque de cancrogense.
En 1988, l'UNSCEAR valuait le risque de cancer pour toute la vie ( partir des donnes
pidmiologiques d'Hiroshima et Nagasaki) :
5 6.10
-2
/[Link] pour les adultes avec une irradiation dbit de dose leve
4 11.10
-2
/[Link] pour une population comprenant les enfants
LICRP 60 estime le risque 10%/Sv pour une forte dose dbit lev et 5%/Sv pour une faible
dose dbit bas
Le risque de dvelopper un cancer est plus important pour une irradiation dans lenfance.
Les femmes prsentent un risque de 30 60% plus lev de dvelopper un cancer solide radio-
induit.
5.4.4. Les effets gntiques
Les anomalies gntiques peuvent tre classes en deux catgories :
- les anomalies chromosomiques : affectent le nombre ou la structure des chromosomes
- les anomalies gniques : concernent un ou plusieurs gnes sans altration de la morphologie des
chromosomes ; provoquent des mutations de nombreux types.
Les informations sur ces effets proviennent d'enqutes pidmiologiques et d'exprimentations
animales.
Rsultats acquis
- Dose doublante : dose d'irradiation doublant la frquence spontane des anomalies et affections
gntiques. A l'heure actuelle, cette valeur est estime 1 Gy.
- Frquence des diffrentes anomalies : diffre selon le type d'anomalie.
LICRP 60 estime le risque gntique 100 cas sur 10000 personnes/Sv
Version 1.0. MV 10/2009
Partie II : Notions de base en radioprotection p 17
5.4.5. Raccourcissement de la dure de vie
Avant 1940, un raccourcissement de la dure de vie des radiologues a t mis en vidence aux
U.S.A. Par la suite, ce rsultat n'a pas t retrouv, fort probablement en raison de l'amlioration de
la radioprotection.
Lattention est porte actuellement sur les maladies cardio-vasculaires (infarctus, accident vasculaire
crbral, angor) dont le risque augmente de manire significative avec lexposition, avec un seuil
estim 0.5 Gy.
Version 1.0. MV 10/2009
Partie III : La dosimtrie lU.L.B. p 1
Avant-propos
Ce chapitre est destin donner une vue densemble du systme de dosimtrie utilis lU.L.B.
En premire partie, vous trouverez une prsentation thorique de la dosimtrie.
En deuxime partie, des aspects pratiques concernant la gestion au quotidien des dosimtres sont
abordes.
1
re
partie : Aspects thoriques
1. Lgislation
2. Thermoluminescence
2
me
partie : Aspects pratiques
3. Gestion des dosimtres
4. Quelques recommandations
Version 1.0. MV 02/2009
Partie III : La dosimtrie lU.L.B. p 2
1
re
partie : Aspects thoriques
La dosimtrie, c'est--dire la mesure de lexposition aux radiations ionisantes, fait partie des outils
de la radioprotection. Elle a pour objet de mesurer au mieux les rayonnements en un lieu ou sur une
personne (on parle alors de dosimtrie individuelle), pour fournir une estimation de l'quivalent de
dose et de dose efficace.
La grande varit des situations et des rayonnements a conduit une grande diversit de ces
dtecteurs qui doivent en outre s'adapter rgulirement aux changements des limites
rglementaires (c'est parfois mme leurs amliorations qui permettent de dfinir de nouvelles
limites)
La dosimtrie individuelle permet une surveillance radiologique (vrification que les doses reues
sont dans les limites rglementaires), mais elle doit aussi apporter le maximum d'informations en
cas d'irradiations accidentelles et si possible servir d'alarme dans ces situations.
Enfin les dosimtres doivent pouvoir fonctionner dans des environnements trs varis (temprature,
humidit, orientation, etc.), ce qui affecte en gnral leur prcision.
1. Dosimtrie
(article 20.6.)
1.1. Badge poitrine
Toute personne professionnellement expose doit porter un dosimtre hauteur de
poitrine sauf pour une exposition exclusive des metteurs dont lnergie est
infrieure 200 keV.
En pratique, toute personne ne manipulant que du H
3
(18.6 keV), du C
14
(156 keV)
ou du S
35
(167 keV) ne doit pas porter de dosimtre.
Dans ces cas, il convient de mettre en place un systme de monitoring adquat (par
exemple, contrle des urines, ...)
1.2. Dosimtre supplmentaire
Si une irradiation non ngligeable des tissus ou dun organe
est craindre, la personne portera un ou plusieurs
dosimtres supplmentaires permettant de mesurer la dose
ces endroits.
Dans le cas o lirradiation est susceptible de provoquer
une dose suprieure aux 3/10 des limites pour le cristallin,
les mains, les avant-bras, les pieds ou les chevilles, ces
dosimtres supplmentaires seront toujours ports.
Quelques exemples : le personnel de radiologie devant
maintenir le patient pendant la prise du clich (et plus
particulirement les enfants et les nourrissons), toute
personne travaillant en radiologie interventionnelle, lors de
linjection de substances radioactives aux patients, ..... toutes ces personnes porteront un dosimtre
extrmit (bague ou bracelet).
Version 1.0. MV 02/2009
Partie III : La dosimtrie lU.L.B. p 3
1.3. Dosimtrie oprationnelle
Toute personne susceptible de recevoir une dose suprieure 500 Sv par semaine portera
hauteur de la poitrine un dosimtre lecture directe
1.4. Dans les situations o le port dun tablier plomb est indiqu, il y a lieu de porter 2 dosimtres :
lun au-dessus, lautre en-dessous du tablier plomb.
1.5. Tout visiteur, travailleur extrieur, stagiaire, tudiant et personnel intrimaire doit porter les
mmes moyens de protection que les travailleurs rgulirement occups dans la zone et par
consquent du mme type de dosimtre que celui utilis par le personnel rgulier.
2.
La thermoluminescence
Le principe de base des dosimtres utiliss lU.L.B. est la thermoluminescence, cest--dire la
capacit dun matriau dmettre de la lumire lorsquil est chauff, la quantit de lumire mise
tant proportionnelle la quantit de rayonnements ionisants reus par ce matriau.
Les matriaux thermoluminescents sont essentiellement des cristaux isolants dans lesquels on a
introduit des impurets chimiques (ou activateurs) en quantits soigneusement contrles.
Lorsque ces matriaux sont irradis par des rayonnements ionisants, une fraction minime de
l'nergie du rayonnement absorb est emmagasine dans des tats d'nergie mtastables.
En dosimtrie par thermoluminescence, l'nergie absorbe et emmagasine dans le matriau
dtecteur est libre par chauffement, ce qui se traduit par une mission de lumire, dont
l'intensit est lie la dose de rayonnement. L'information dosimtrique tant perdue au cours de la
lecture, les dtecteurs thermoluminescents ne peuvent habituellement tre lus qu'une fois.
Cependant, ils sont rutilisables.
Divers matriaux dtecteurs sont actuellement disponibles dont le fluorure de lithium (LiF), le borate
de lithium ( Li B O
2 4 7
), le fluorure de calcium ( CaF
2
), le sulfate de calcium ( CaSO
4
), ...
Leur rponse diffrents types de rayonnements ionisants dpend de divers paramtres, tels que
leur composition isotopique, l'paisseur du dtecteur,...
Bande de conduction
Bande de valence
a
excitation
Bande de conduction
Bande de valence
b
c
d
recombinaison
Modle de niveaux dnergie
Version 1.0. MV 02/2009
Partie III : La dosimtrie lU.L.B. p 4
Le modle de niveau d'nergie reprsent la figure prcdente offre un aperu sommaire du
mcanisme de base de la dosimtrie par thermoluminescence. Ce schma reprsente les bandes de
valence et de conduction, ainsi que les niveaux d'nergie associs aux piges lectrons et trous
introduits dans le cristal par les activateurs, c'est--dire les impurets chimiques et les dfauts
rticulaires.
Si le cristal est irradi, l'nergie est transmise aux lectrons de la bande de valence et les fait passer
dans la bande de conduction, en laissant des trous dans la bande de valence (figure a). Certains de
ces lectrons et trous se recombinent immdiatement, d'autres sont pigs dans les tats
mtastables o ils peuvent subsister pendant trs longtemps.
L'chauffement du cristal libre les lectrons et les trous de leurs piges et les amne se
recombiner, soit rapidement (figure b), soit aprs avoir err travers le cristal dans la bande de
conduction (figure c) ou dans la bande de valence (figure d). Dans tous les cas, il y a mission de
lumire.
Dans la plupart des matriaux utiliss, il existe un certain nombre de piges situs des niveaux
d'nergie diffrents, si bien que la courbe de thermoluminescence prsente habituellement plusieurs
pics. La rpartition des niveaux d'nergie des piges, et donc le trac de la courbe de
thermoluminescence, dpend de plusieurs paramtres, dont le plus important est le pass thermique
du matriau thermoluminescent considr.
La courbe de lumire mise est appele courbe de thermoluminescence.
La rpartition spectrale de l'mission de thermoluminescence varie d'un matriau l'autre et entre
les divers pics de la mme courbe de thermoluminescence. Dans le cas du dosimtre utilis
l'U.L.B. (LiF:Mg,Ti), la luminescence principale se situe 230 C pour un maximum du spectre
d'mission situ 400 nm.
La rponse de la plupart des matriaux thermoluminescents en fonction de la dose absorbe est
linaire sur une large gamme de dose. Dans le cas du LiF, la rponse est linaire jusqu' une dose
gamma d'au moins 5 Gy (500 rad).
La probabilit de voir les lectrons et les trous quitter leurs piges respectifs est une fonction de la
temprature. Lorsque les piges sont peu profonds, cette probabilit n'est pas ngligeable
temprature ambiante. Par consquent, une partie de l'information peut tre perdue au cours de la
priode de stockage du dosimtre entre l'irradiation et la lecture. C'est ce qu'on appelle le fading.
Un traitement thermique adquat lors de la lecture permet de minimiser ce phnomne.
Courbe de thermoluminescence du LiF
Version 1.0. MV 02/2009
Partie III : La dosimtrie lU.L.B. p 5
Modification de la courbe de thermoluminescence en fonction du temps de chauffage et
dannihilation
2.1.
Critres de choix
La solution idale serait de disposer d'un dosimtre qui rponde exactement de la mme faon que
les tissus mous de l'organisme. Si ce n'est pas le cas, nous devons loger dans les botiers des
dosimtres des crans multiples afin de dterminer l'nergie approximative du rayonnement
incident, et d'apporter la lecture une correction quivalente la diffrence de sensibilit entre le
dosimtre et les tissus mous.
Cette diffrence est particulirement marque pour des nergies infrieures 200 keV, c'est--dire
pour toute la gamme d'application des rayons X et pour certains isotopes trs courants dans notre
universit (tels que : I
125
: 35 keV, Tc
99m
: 140 keV).
Un des premiers dosimtres thermoluminescents avoir t commercialis contenait du CaF
2
(dosimtre M.B.L.E. vers 1965).
Ce matriau ne ncessite pas un traitement thermique sophistiqu, et prsente une bonne
sensibilit.
Bien que n'tant pas tissu-quivalent, il possde par rapport au film photographique quelques
caractristiques supplmentaires intressantes :
1. manutention simplifie lors de la lecture par rapport aux bains de dveloppement des films ;
2. gamme de mesure trs tendue (de 10
-3
10
2
rad) ;
3. bonne stabilit long terme de l'information ;
4. bonne rsistance mcanique du botier ;
5. non-sensibilit accrue la lumire du jour et aux agents chimiques ;
6. possibilit d'effectuer rapidement une lecture urgente en cas d'incident ;
7. les dosimtres thermoluminescents sont rutilisables un trs grand nombre de fois ;
8. lorsque les diffrences de sensibilit dans un mme lot sont connues, elles restent
invariables, alors qu'en dosimtrie par films, la sensibilit peut varier d'un lot l'autre et ne
peut tre dtermine que par chantillonnage ;
9. par contre, le dosimtre par film garde comme avantage principal de pouvoir tre conserv
comme archive, preuve ou pour un traitement ultrieur de l'information, alors qu'en
thermoluminescence, l'information est perdue puisque le dosimtre est rgnr par le cycle
de lecture.
Au fil des annes, les connaissances et les techniques ayant volu, il est devenu possible d'utiliser
en routine dans des lecteurs automatiss des substances thermoluminescentes quasi tissu-
quivalent tel que le fluorure de lithium (LiF) qui prsente en outre l'avantage d'tre compos
l'tat naturel de 92.6 % de Li
7
et de 6.4 % de Li
6
. Le Li
6
ayant une trs grande section efficace pour
Version 1.0. MV 02/2009
Partie III : La dosimtrie lU.L.B. p 6
les neutrons thermiques (945 barns) devrait permettre d'indiquer la prsence de neutrons selon le
schma suivant :
Li n H He
3
6
0
1
1
3
2
4
+ +
Le Li
7
ayant une section efficace ngligeable pour ces mmes neutrons, servirait dans ce cas pour la
mesure de tout ce qui n'est pas neutrons (lectrons, photons). Par simple diffrence, il devrait donc
tre possible de mettre la prsence de neutrons en vidence. Cette particularit faisait partie de nos
critres de choix, mais n'a jamais t exploite jusqu' prsent car nous ne rencontrons
pratiquement pas de problmes neutroniques au sein de notre Universit.
2.2.
Conception gnrale du systme utilis lU.L.B.
Le dosimtre, possde quatre plages principales de lecture et quatre zones de secours appeles
"zones back-up".
Les zones de secours ne sont pas lues systmatiquement mais servent en cas d'incident de lecture
ou en cas de confirmation de dose importante.
En ce qui concerne le botier, un choix judicieux des crans filtrant chaque zone permet de
dterminer une dose au niveau de la peau et une dose en profondeur, de prfrence une
discrimination en termes d'nergie et de types de rayonnements incidents.
De plus, un lecteur automatique permet la lecture d'environ 500 dosimtres par jour, et, chaque
dosimtre tant identifi par un numro code, il est possible de raliser le dpouillement complet
des rsultats par ordinateur avec un minimum de manipulations (et d'erreurs) humaines.
2.2.1. Dosimtres
Les dosimtres se prsentent sous forme d'une feuille constitue d'un mlange
tflon-fluorure de lithium dont les dimensions sont les suivantes:
largeur : 31.8 mm
longueur : 44.4 mm
paisseur : 0.4 mm
La matire sensible est du Li
7
F(Mg,Ti) en concentration de 15 %, le tflon ayant un
rle de support mcanique pour le LiF et d'isolant thermique entre les diffrentes
plages de lecture.
Sur une des faces du dosimtre, est inscrit un numro d'identification ainsi que deux marques de
repres donnant l'orientation du dosimtre dans le lecteur et dans le botier.
2.2.2. Botier
Le botier est constitu de quatre zones distinctes possdant diffrents filtres permettant une
analyse des rayonnements incidents tant du niveau de la qualit que de l'intensit du rayonnement :
zone I : 2.4 mm tflon + 0.8 mm Cd
zone II : 1 mm Cu + 1 mm Al
zone III : 3.2 mm tflon
zone IV : fentre nue
Version 1.0. MV 02/2009
Partie III : La dosimtrie lU.L.B. p 7
Structure du botier
Energie (keV)
10
1
10
2
10
3
R
p
o
n
s
e
r
e
l
a
t
i
v
e
0.00
0.25
0.50
0.75
1.00
1.25
1.50
LiF sans cran
LiF sous 5 mmtflon
LiF sous 1 mmCu +1 mmAl
Dose en profondeur
Dose la peau
Rponse thorique du LiF
Version 1.0. MV 02/2009
Partie III : La dosimtrie lU.L.B. p 8
2.2.3. Interprtation des rsultats
Le botier des dosimtres comporte quatre zones filtres diffremment, permettant, aprs calculs,
d'obtenir les doses en profondeur et la peau.
1. La zone sous cran tflon/Cd pourrait tre utilise pour la dosimtrie des neutrons.
Actuellement, cette source d'information n'est pas exploite car nous ne rencontrons pas de
problmes de neutrons l'U.L.B.
2. L'cran Cu/Al permet une discrimination trs efficace entre les rayons gamma et les rayons X
gnralement utiliss en mdecine (20 keV < E
eff
< 60 keV). On peut admettre en premire
approximation, que la dose absorbe sous cette fentre est due des photons de haute
nergie.
3. Ecran tflon : cette fentre doit servir discriminer les rayons et aussi tablir un quilibre
lectronique suffisant pour des gammas d'nergie plus leve.
Finalement, la dose en profondeur sera le rsultat combin des deux zones Cu/Al et
plastique/tflon.
4. La fentre nue a en pratique une courbe de rponse pratiquement identique celle de la
fentre plastique pour des photons d'nergie suprieure 20 keV.
Cette fentre permet la dtection de photons d'nergie plus basse (< 10 keV) et de toute une
srie de rayonnements .
Signalons toutefois que ceci n'est ralis qu'au prix d'un compromis difficile du point de vue
mcanique. Cette zone du botier est en effet particulirement fragile et permet
ventuellement le passage de poussires si elle est casse.
2.2.4. Dpouillement des rsultats
La dose sous la fentre Cu/Al correspond une dose gamma pure pour des photons de haute
nergie. La dose sous la fentre teflon/Cd peut servir de confirmation d'une dose gamma, tant
donn que pour les rayonnements X, ces deux filtres ont les mmes effets.
Si l'on compare la zone plastique la zone Cu/Al, nous pouvons dire que si :
(plastique - Cu) 0 nous avons affaire uniquement une irradiation gamma;
(plastique - Cu) > 0 nous nous trouvons devant une irradiation rayons X; il faudra donc, en
fonction de la courbe de calibration du dosimtre, appliquer cette zone un facteur de
correction de 1.4 qui correspond la sursensibilit du LiF dans la gamme d'nergie o
le filtre de cuivre du botier est efficace.
La dose photon totale ou dose en profondeur est donc gale :
Cu + (plastique - Cu)/1.4
La fentre nue permet d'obtenir sans aucun facteur de correction, une dose la peau dans le cas
d'une irradiation .
Si par contre, l'irradiation est constitue de rayonnements et de photons, il faut appliquer une
formule gnrale qui tient compte de l'influence des photons sur cette zone :
([Link] - plastique) + Cu + (plastique - Cu)/1.4
soit :
([Link] - plastique) + dose en profondeur
En gnral, la dose sous la fentre nue est suprieure ou tout au moins gale celle sous la fentre
plastique.
Cependant, certaines particularits sont observes sous la fentre nue irradie par des gammas
d'nergie suprieure 600 keV (Cs
137
: 662 keV) : ceci est d l'absence d'quilibre lectronique.
Ce "dfaut" se prsente soit comme une surdose qui peut tre attribue aux lectrons secondaires
produits aux alentours immdiats de la source (enveloppe protectrice, support, ...) soit comme une
sous-dose si le faisceau gamma n'amne aucun lectron supplmentaire.
2.3.
Dosimtrie et faibles doses
Le but des mesures dosimtriques est de dterminer avec une prcision suffisante les doses
maximales lgales et d'apporter une information prcieuse en cas d'accident avec un dpassement
Version 1.0. MV 02/2009
Partie III : La dosimtrie lU.L.B. p 9
de ces limites. Heureusement, nous comptons peu d'vnements de ce type et la plupart des
rsultats enregistrs sont extrmement bas.
Dans le domaine des basses doses, le dosimtre peut aussi amener des informations utiles en nous
montrant des tendances, mais ce genre d'interprtation n'est pas ais. En effet, dans l'ensemble des
moyens et procds mis en oeuvre un critre chappe compltement au contrle humain. Il s'agit de
l'irradiation naturelle.
Nous voudrions dans les lignes qui suivent montrer dans quelle mesure cette irradiation invitable et
alatoire finit par dterminer la fiabilit des dosimtres dans la gamme des faibles doses.
Pour cela nous devons prsenter les diffrents modes d'irradiations qui aboutiront produire ce que
nous appelons le bruit de fond naturel des radiations.
Extrait de l'ICRP 39.(traduction)
Dans son environnement, l'homme a toujours t expos aux radiations :
les sources principales d'irradiation naturelle sont les rayons cosmiques, la
radioactivit des roches et du sol, et la radioactivit des nuclides
incorpors aux tissus.
La dose de radiation naturelle que reoit une personne dpend de divers
facteurs tels que l'altitude laquelle elle vit par rapport au niveau de la
mer, le type d'isotopes radioactifs dans le sol de son environnement, et la
quantit de substances radioactives assimiles dans le corps provenant de
l'air, de l'eau et de la nourriture.
La dose totale due l'irradiation naturelle pour la plupart des tissus
humains est d'environ 0.001 Gy (100 mrad) par an, mais peut atteindre
0.01 Gy (1000 mrad) par an ou plus dans certaines rgions limites du
monde.
Les modifications apportes par l'homme son environnement ainsi que
ses activits, peuvent augmenter l'exposition "normale" due l'irradiation
naturelle, par exemple l'exploitation des mines, les vols haute altitude,
l'utilisation de matriaux de construction contenant des substances
radioactives ... Le simple fait de vivre dans une maison est souvent
suffisant : une ventilation rare permet l'accumulation des gaz radioactifs et
de leurs produits de dcroissance, ce qui a pour effet d'augmenter la dose.
A titre de documentation nous vous invitons regarder les figures suivantes. Elles montrent quel
point les situations peuvent tre diffrentes d'un endroit un autre.
Notre exprience personnelle nous a amen constater des diffrences assez fondamentales quant
aux matriaux de construction :
- briques
- bton
- gyproc
- cramiques, faences , etc...
Version 1.0. MV 02/2009
Partie III : La dosimtrie lU.L.B. p 10
Rpartition selon lorigine de lexposition naturelle aux rayonnements ionisants en France
Variation de la dose (en Sv) en fonction de laltitude
Version 1.0. MV 02/2009
Partie III : La dosimtrie lU.L.B. p 11
Dbits de dose pour quelques vols en avion
(Remarque : la masse dair contenue dans latmosphre est quivalente un cran deau de 10.3 m
dpaisseur.)
Isotope K
40
U
238
Th
232
Activit Dose sur 1 an Activit Dose sur 1 an Activit Dose sur 1 an
Type de roche (Bq/g) 1 m du sol (Bq/g) 1 m du sol (Bq/g) 1 m du sol
(mSv) (mSv) (mSv)
Roches volcaniques 0.800 0.35 0.05 0.24 0.050 0.33
Grs 0.340 0.15 0.01 0.07 0.020 0.17
Schiste 0.830 0.36 0.01 0.07 0.040 0.28
Calcaire 0.083 0.04 0.02 0.08 0.005 0.04
Granite > 1.07 > 0.46 > 0.11 > 0.53 > 0.14 > 0.99
Dose due aux matriaux radioactifs contenus dans le sol.
Dans notre pays, les irradiations naturelles sont un niveau relativement bas et n'amnent
gnralement pas de situation alarmante. Nous pouvons attribuer ceci
- une altitude faible : la couche d'air nous protge au maximum des radiations cosmiques.
- une composition du sol qui est relativement pauvre en radioisotopes naturels d'o
- une diminution de l'irradiation par le sol
- une diminution de la contamination de l'air ambiant
La grande incertitude du point de vue dosimtrique provient des matriaux de construction. En effet,
des murs pais peuvent soit jouer le rle d'crans soit le rle de sources. Ici aussi, on peut
gnralement dire que les situations ne sont pas alarmantes mais fort variables en fonction de la
provenance des matires premires.
Notre dosimtre qui s'est montr trs fiable aux essais en laboratoire se trouve donc limit sur le
terrain par de trop grandes variations de bruit de fond.
Pour la suite, nous retiendrons comme valeur moyenne de l'irradiation naturelle :
100 Sv/mois
Compte tenu de ces lments, il serait illusoire d'accorder un crdit quelconque des rsultats
dosimtriques proches des valeurs du bruit de fond naturel mme si nous disposions d'un dosimtre
parfait.
Finalement, en tenant compte de toutes les fluctuations possibles, il nous a sembl raisonnable de
n'accorder aucun crdit aux doses infrieures 200 Sv pour une priode de distribution de 1 mois
+ 3 semaines de stockage (prparation, distribution, rcupration).
Version 1.0. MV 02/2009
Partie III : La dosimtrie lU.L.B. p 12
Pour rsumer :
Bruit de fond naturel 100 Sv/mois
Si la dose en profondeur 200 Sv rsultat transmis = 0
Si la dose la peau 400 Sv rsultat transmis = 0
Si la dose en profondeur > 200 Sv rsultat transmis = valeur > 200
Si la dose la peau > 400 Sv rsultat transmis = valeur > 400
Version 1.0. MV 02/2009
Partie III : La dosimtrie lU.L.B. p 13
2
me
partie : Aspects pratiques
3.
Gestion des dosimtres
3.1.
Distribution et rcupration des dosimtres
Pour obtenir un dosimtre pour une personne nouvellement engage dans votre service, il suffit
dintroduire une demande au moyen du formulaire prsent ci-dessous
Sur le site du Service de Contrle Physique de lU.L.B. [Link] ce
document peut tre tlcharg ou complt on line.
Version 1.0. MV 02/2009
Partie III : La dosimtrie lU.L.B. p 14
Les informations demandes sur ce document constituent des exigences lgales (voir 3.3 Tableau
dirradiation).
Afin dviter des changes de courrier inutiles, veillez remplir de manire correcte, complte et
lisible toute demande de dosimtre, et particulirement les points suivants :
- adresse
: il sagit bien videmment du domicile de la personne et non de ladresse du service ou
du kot tudiant !
- numro de registre national
a) 6 chiffres correspondant la date de naissance inverse (AAMMJJ)
: ce numro se trouve soit au verso de la carte didentit, soit sur la
carte SIS. Il se compose de 3 parties :
b) un nombre de 3 chiffres
c) un nombre de 2 chiffres
Toute personne rsidant en Belgique possde un numro de registre national. Il peut
tre demand ladministration communale.
Il ne sagit pas du numro de carte didentit, ni du numro INAMI pour les mdecins !!!
3.2.
Feuilles de distribution et de rsultats des dosimtres
3.2.1. Distribution
Chaque personne reoit 2 dosimtres (1 jaune et 1 vert) portant le mme numro.
Chaque personne pourra trouver le numro qui lui est attribu sur la feuille de distribution
PROTECTI ON RADI ATI ONS.
**********************
Ser vi ce CONTROLE PHYSI QUE SOLBOSCH 1070
Ti t ul ai r e PR. LEJ EUNE
Responsabl e MME VI STE
Pr i ode du 03/ 07 au 03/ 09 Di st r i but i on numr o 07/ 06
Sr i e des J aunes
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Remar ques
Nom Mat r i Dosi
cul e mt r e
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
RI RI 99997 3001 Ret ar d du 05/ 06
FI FI 99998 3002
LOULOU 99999 3003
Tout e modi f i cat i on ou anomal i e concer nant cet t e l i st e doi t t r e si gnal e
au ser vi ce de cont r l e physi que de l ' U. L. B. ( C. P. I . 182) ( 02/ 650) 2096.
Les dat e de nai ssance, adr esse et n de r egi st r e nat i onal sont i ndi spensabl es
pour i nscr i r e de nouvel l es per sonnes.
Les anci ens dosi mt r es ( ver t s) ser ont r cupr s par t i r du l undi 3 j ui l l et
La feuille de distribution constitue la dernire mise jour de la liste des personnes portant un
dosimtre dans un service.
La distribution couvre gnralement une priode de 1 mois ( lexception de la distribution n 7 qui
couvrent les mois de juillet aot).
Version 1.0. MV 02/2009
Ce dosimtre est rest
dans le service dpuis la
distribution n05
delanne 2006
Priode pendant
laquelle les
dosimtres jaunes
doivent tre ports
Date partir de
laquelle les
dosimtres verts
seront rcuprs
Partie III : La dosimtrie lU.L.B. p 15
La tenue jour de cette liste de distribution ne dpend en grande partie que de la bonne volont de
chacun.
Tout dosimtre qui na pas t rcupr pour tre lu, ne pourra donc tre redistribu : une mention
de retard reprenant la priode depuis laquelle ce numro est distribu dans le service apparatra
ct du numro.
La date de rcupration des anciens dosimtres indique la date partir de laquelle les techniciens
passent dans les diffrents services pour rcuprer les dosimtres. Cela signifie que les dosimtres
de la bonne couleur doivent tre prts pour tre rcuprs.
(Remarque : la rcupration des dosimtres se fait dans plus de 140 services rpartis sur 10
campus diffrents de lUniversit et hpitaux ; nous navons pas le temps de passer plusieurs fois
dans chaque service)
Lors de la rcupration des dosimtres jaunes, il est totalement inutile de nous remettre des
dosimtres verts ou inversement ( lexception des dosimtres dune personne ayant quitt
dfinitivement le service). Nous ne pouvons pas mlanger les 2 sries de dosimtres lors de la
lecture.
Il faut galement veiller ce que lenveloppe des dosimtres soit accessible facilement pour nos
techniciens (vitez de les mettre dans un local ou une armoire ferme cl, dans un bureau, .... )
3.2.
Rsultats des dosimtres
PROTECTI ON RADI ATI ONS.
**********************
Ser vi ce CONTROLE PHYSI QUE SOLBOSCH 1070
Ti t ul ai r e PR. LEJ EUNE
Responsabl e MME VI STE
Pr i ode du 01/ 05 au 04/ 06 Di st r i but i on numr o 05/ 06
Sr i e des J aune
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Doses en Sv ( 10 Sv = 1mr em)
Nom Mat r i Dosi Pr of on Peau
cul e mt r e deur
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
RI RI 99997 3001 00 00 Ret ar d du 3/ 06
FI FI 99998 3002 00 00
LOULOU 99999 3003 Ret ar d du 3/ 06
Le br ui t de f ond est ddui t dans l es r sul t at s t r ansmi s.
Dose en pr of ondeur = dose apr s 0, 5 cmde t i ssus mous.
I l ne f aut pas cumul er l a dose en pr of ondeur et l a dose l a peau .
Un exempl ai r e des r sul t at s est af f i cher dans l es val ves du ser vi ce.
La feuille de rsultats correspond aux dosimtres ports lors de la distribution du mois prcdent. Il
est donc tout fait logique que la liste des personnes puisse prsenter certaines discordances par
rapport la situation prsente (une personne peut avoir quitt le service, un nouveau membre du
personnel est arriv, ....). Il ne faut donc pas se baser sur les feuilles de rsultats pour modifier la
liste de distribution.
3.3.
Tableau dirradiation
Au terme de chaque anne civile, lensemble des rsultats dosimtriques doit tre transmis au SPF
Emploi, Travail et Concertation Sociale (dpartement du Contrle du Bien-Etre au Travail), sous
forme dun tableau annuel dirradiation et de contamination.
Cette fiche individuelle comporte des renseignements concernant :
- lemployeur
- le service mdical du travail
- lentreprise o le travailleur exerce sa profession
Version 1.0. MV 02/2009
Priode pendant
laquelle les dosimtres
jaunes ont t ports
Ce dosimtre
tait rest dans
le service depuis
la distribution
n3 anne 2006
Ce dosimtre est
encore dans le service
depuis la distribution
n3 anne 2006
Partie III : La dosimtrie lU.L.B. p 16
- le travailleur
- les sources de rayonnements ionisants auxquelles le travailleur est expos
- les rsultats des dosimtres
Ce tableau doit tre sign par lemployeur et par le mdecin du travail agr en radioprotection
charg du suivi mdical du travailleur professionnellement expos.
Il est donc important que lors dune demande de dosimtre, les renseignements administratifs
demands soient complets et exacts.
3.4.
Travailleur extrieur, tudiant, stagiaire, intrimaire
Il sagit l de personnes ne restant que peu de temps dans un service. Il est ds lors quasiment
impossible de mettre la procdure dattribution dun dosimtre en place avant que la personne nait
quitt le dpartement.
Cest pourquoi nous avons instaur depuis plusieurs annes dj, un systme de distribution
particulier pour ces personnes et indpendant des distributions du personnel rgulier.
Version 1.0. MV 02/2009
Partie III : La dosimtrie lU.L.B. p 17
Si vous tes dans ce cas, contactez-nous afin que nous trouvions ensemble la meilleure solution
pour vous fournir les dosimtres ncessaires.
4.
Quelques recommandations .....
- Portez votre dosimtre
- Remettez-le rgulirement afin que nous puissions le lire et vous
transmettre les rsultats
- Chaque dosimtre est nominatif, portez celui qui vous est attribu
- Ce dosimtre est rutilisable, NE LE JETEZ PAS APRES USAGE !
Chaque dosimtre cote 40 ; chaque dosimtre perdu immobilise
une paire, dont cot 80 !
- La fentre noire est fragile, ne la percez pas.
- Ce dosimtre est sensible aux U.V. : ne lexposez pas au soleil, ....
- Nessayez pas de louvrir, vous le casseriez !
- Lorsque vous passez un examen isotopique ou radiologique en tant
que patient, ne portez pas votre dosimtre
- Pour tout problme concernant votre dosimtre, nhsitez pas,
contactez le Service de Contrle Physique.
Version 1.0. MV 02/2009
Partie IV : Manipulation des isotopes p 1
Avant de sintresser aux diffrents isotopes utiliss dans les laboratoires, il semble utile de rappeler
quelques rgles fondamentales appliquer lors de toute manipulation radioactive.
- Il est interdit
de boire, manger, dutiliser des cosmtiques dans les zones contrles.
- Veiller sparer les activits de laboratoire et de bureau.
- Porter les vtements de protection rservs aux manipulations radioactives ainsi que des gants
jetables.
- Planifier son travail et veiller avoir le matriel ncessaire disposition.
- Le matriel utilis doit tre marqu du symbole de la radioactivit ; ne pas mlanger ce matriel
avec du matriel non contamin.
- Protger le plan de travail avec du papier absorbant type benchkote.
- La manipulation des sources mres doit se faire en chambre chaude.
- Tenir jour un carnet de manipulations lentre de la chambre chaude (date, nom, isotopes
utiliss, ...).
- Utiliser les crans de protection requis.
- Les armoires, rfrigrateurs et conglateurs dans lesquels sont entreposes les matires
radioactives doivent tre identifis par le symbole de la radioactivit.
Un inventaire jour des matires radioactives en stock doit tre appos sur ces endroits de
stockage.
- Dans tous les cas o lvaporation dune matire radioactive est possible, le travail doit tre
effectu sous hotte.
- Veiller rcuprer les dchets radioactifs en respectant les consignes de tri.
- A la fin de chaque manipulation, chercher toute trace de contamination sur soi et sur les surfaces
de travail.
- Veiller laisser un plan de travail et un local propres et rangs ; pensez aux suivants !
- En cas de contamination, suivre les recommandations donnes ci-aprs
Version 1.0. MV 02/2009
Partie IV : Manipulation des isotopes p 2
Version 1.0. MV 02/2009
Partie IV : Manipulation des isotopes p 3
Vous trouverez ci-aprs des fiches dinformation concernant les principaux isotopes utiliss lU.L.B.
Ces fiches sont extraites du Radionuclide and Radiation Protection Handbook 2
nd
Edition (2002) (D.
Delacroix, J.P. Guerre, P. Leblanc & C. Hickman Radiation Protection Dosimetry Vol.98, N1
(2002) Nuclear Technology Publishing)
Voici quelques explications concernant ces fiches.
Les isotopes ont t classs dans 5 catgories de risques, chacune identifie par une couleur :
groupe 1 (rouge) : valeur dexemption
(*)
10
4
Bq
groupe 2 (orange) : valeur dexemption
(*)
= 10
5
Bq
groupe 3 (jaune) : valeur dexemption
(*)
= 10
6
Bq
groupe 4 (vert) : valeur dexemption
(*)
= 10
7
Bq
groupe 5 (bleu) : valeur dexemption
(*)
10
8
Bq
le groupe 1 (rouge) reprsentant le risque le plus lev.
(*) valeur dexemption = valeur fixe dans lA.R. du 20/07/2001 (annexe IA) en dessous de laquelle
existe une exemption dautorisation ou de dclaration. Ces valeurs sont exprimes en concentration
dactivit (Bq/g) et/ou en activit totale (Bq).
Ces fiches concernent le risque radiologique ; il ne faut toutefois pas ngliger le risque chimique
et/ou biologique associ aux produits manipuls.
Caractristiques physiques
Dans cette partie sont reprises certaines caractristiques physiques ainsi que des valeurs limites
concernant lexemption et le transport :
- demi-vie
- activit spcifique
- classification du risque (n du groupe + couleur)
- principaux rayonnements mis par lisotope
- valeurs dexemption
- transport : valeurs permettant de dterminer le type de colis ncessaire pour le transport
(rglementation A.D.R. classe 7)
Version 1.0. MV 02/2009
Partie IV : Manipulation des isotopes p 4
Irradiation externe
Pour chaque type de rayonnement mis, le dbit de dose (exprim en mSv/h) est donn pour une
activit standard de 1 MBq (ou 1 MBq/m en cas de contamination de surface)
Contamination
Contamination de la peau
Les valeurs de dbit de dose (mSv/h) sont donnes :
- pour une contamination uniforme de la peau pour une activit de 1 kBq/cm
- pour la projection sur la peau dune goutte de 0.05 ml dont lactivit vaut 1 kBq.
Version 1.0. MV 02/2009
Partie IV : Manipulation des isotopes p 5
Dtection
La mention ++ signifie que ce type de dtecteur est recommand.
Pour les rayonnements btas, il sagit du compteur Geiger-Mller ; dans le cas des rayonnements
gammas, il sagit dun compteur muni dun cristal NaI.
Le Service de Contrle Physique de lU.L.B. fournit gnralement un dtecteur appropri aux
isotopes manipuls dans le service.
Limites drives
Il sagit de valeurs calcules donnes titre purement indicatif.
Si une contamination transfrable ou fixe ne dpasse pas ces valeurs, la dose reue suite cette
contamination nexcdera pas les limites lgales.
Blindage
Les matriaux repris dans ce tableau sont les plus couramment utiliss
pour la ralisation de blindage.
Rayonnements btas et lectrons
: les valeurs indiques concernent
labsorption totale du rayonnement incident.
Rayonnements gammas et rayons X
: dans le cas de blindage de
rayonnements ou X, on parle dpaisseur ou paisseur 1/10. Il sagit de
lpaisseur requise pour attnuer le rayonnement incident dun facteur 2
ou 10.
Version 1.0. MV 02/2009
Partie IV : Manipulation des isotopes p 6
Exposition interne
Dose efficace engage par unit incorpore (Sv/Bq) soit par ingestion, soit par inhalation, pour une
personne de plus de 17 ans.
(F, M et S indiquent la vitesse de clairance pulmonaire rapide, medium et lente)
La dose efficace engage est la somme des doses quivalentes engages reues par diffrents tissus
ou organes, cest--dire, la somme des doses reues par un individu suite lingestion de matire
radioactive durant un certain laps de temps ; si ce temps nest pas prcis, il est implicitement de
50 ans pour les adultes.
Highest dose organ ou organe cible : organe qui concentre prfrentiellement lisotope considr.
ALI
ingestion/inhalation
: limite annuelle dincorporation par ingestion ou inhalation ; ces valeurs calcules
indiquent la quantit qui par ingestion ou inhalation dlivre une dose de 20 mSv/an (= limite lgale)
Les activits maximum recommandes sont donnes titre indicatif afin de pouvoir classer le
laboratoire soit en zone surveille, soit en zone contrle.
La distinction entre zone surveille et zone contrle a des implications au niveau du port du
dosimtre, du contrle mdical, .....
En fin de chapitre, vous trouverez un tableau rcapitulatif concernant les isotopes majoritairement
utiliss.
Version 1.0. MV 02/2009
Partie IV : Manipulation des isotopes p 7
Extrait de Radionuclide and Radiation Protection Data Handbook 2
nd
edition
Les explications dtailles concernant chaque fiche sont donnes au dbut de ce chapitre
Version 1.0. MV 02/2009
Partie IV : Manipulation des isotopes p 8
Extrait de Radionuclide and Radiation Protection Data Handbook 2
nd
edition
Les explications dtailles concernant chaque fiche sont donnes au dbut de ce chapitre
Version 1.0. MV 02/2009
Partie IV : Manipulation des isotopes p 9
Extrait de Radionuclide and Radiation Protection Data Handbook 2
nd
edition
Les explications dtailles concernant chaque fiche sont donnes au dbut de ce chapitre
Version 1.0. MV 02/2009
Partie IV : Manipulation des isotopes p 10
Extrait de Radionuclide and Radiation Protection Data Handbook 2
nd
edition
Les explications dtailles concernant chaque fiche sont donnes au dbut de ce chapitre
Version 1.0. MV 02/2009
Partie IV : Manipulation des isotopes p 11
Extrait de Radionuclide and Radiation Protection Data Handbook 2
nd
edition
Les explications dtailles concernant chaque fiche sont donnes au dbut de ce chapitre
Version 1.0. MV 02/2009
Partie IV : Manipulation des isotopes p 12
Extrait de Radionuclide and Radiation Protection Data Handbook 2
nd
edition
Les explications dtailles concernant chaque fiche sont donnes au dbut de ce chapitre
Version 1.0. MV 02/2009
Partie IV : Manipulation des isotopes p 13
Extrait de Radionuclide and Radiation Protection Data Handbook 2
nd
edition
Les explications dtailles concernant chaque fiche sont donnes au dbut de ce chapitre
Version 1.0. MV 02/2009
Partie IV : Manipulation des isotopes p 14
Extrait de Radionuclide and Radiation Protection Data Handbook 2
nd
edition
Les explications dtailles concernant chaque fiche sont donnes au dbut de ce chapitre
Version 1.0. MV 02/2009
Partie IV : Manipulation des isotopes p 15
Extrait de Radionuclide and Radiation Protection Data Handbook 2
nd
edition
Les explications dtailles concernant chaque fiche sont donnes au dbut de ce chapitre
Version 1.0. MV 02/2009
Partie IV : Manipulation des isotopes p 16
Extrait de Radionuclide and Radiation Protection Data Handbook 2
nd
edition
Les explications dtailles concernant chaque fiche sont donnes au dbut de ce chapitre
Version 1.0. MV 02/2009
Partie IV : Manipulation des isotopes p 17
Extrait de Radionuclide and Radiation Protection Data Handbook 2
nd
edition
Les explications dtailles concernant chaque fiche sont donnes au dbut de ce chapitre
Version 1.0. MV 02/2009
Partie IV : Manipulation des isotopes p 18
Version 1.0. MV 02/2009
P
r
i
n
c
i
p
a
u
x
r
a
y
o
n
n
e
m
e
n
t
s
B
l
i
n
d
a
g
e
I
s
o
t
o
p
e
D
e
m
i
-
v
i
e
E
m
a
x
(
k
e
V
)
E
(
k
e
V
)
M
e
s
u
r
e
d
e
c
o
n
t
a
m
i
n
a
t
i
o
n
D
b
i
t
d
e
d
o
s
e
(
m
S
v
/
h
/
M
B
q
)
1
m
C
o
n
t
a
m
i
n
a
t
i
o
n
p
e
a
u
(
m
S
v
/
h
)
p
o
u
r
s
o
u
r
c
e
d
e
1
k
B
q
/
c
m
O
r
g
a
n
e
c
i
b
l
e
m
m
p
l
e
x
i
m
m
P
b
(
p
.
1
/
2
)
D
o
s
i
m
t
r
e
H
3
1
2
.
3
a
n
s
1
9
-
-
-
-
-
-
-
s
c
i
n
t
i
l
l
a
t
i
o
n
l
i
q
u
i
d
e
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
c
o
r
p
s
e
n
t
i
e
r
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
C
1
4
5
7
3
0
a
n
s
1
5
7
-
-
-
-
-
-
-
s
c
i
n
t
i
l
l
a
t
i
o
n
l
i
q
u
i
d
e
+
G
M
-
-
-
-
-
-
-
0
.
3
2
c
o
r
p
s
e
n
t
i
e
r
0
.
3
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
-
N
a
2
2
2
.
6
a
n
s
5
4
6
5
1
1
&
1
2
7
5
G
M
+
N
a
I
8
.
7
1
0
-
3
1
.
6
8
m
o
e
l
l
e
r
o
u
g
e
1
.
4
1
0
O
U
I
P
3
2
1
4
.
3
j
o
u
r
s
1
7
1
0
-
-
-
-
-
-
-
G
M
-
-
-
-
-
-
-
1
.
8
9
p
o
u
m
o
n
s
6
.
3
-
-
-
-
-
-
-
O
U
I
P
3
3
2
5
.
6
j
o
u
r
s
2
4
9
-
-
-
-
-
-
-
G
M
-
-
-
-
-
-
-
0
.
8
7
p
o
u
m
o
n
s
0
.
5
-
-
-
-
-
-
-
O
U
I
S
3
5
8
7
.
5
j
o
u
r
s
1
6
8
-
-
-
-
-
-
-
G
M
-
-
-
-
-
-
-
0
.
3
5
p
o
u
m
o
n
s
0
.
3
-
-
-
-
-
-
-
O
U
I
C
r
5
1
2
7
.
7
a
n
s
-
-
-
-
-
-
-
3
2
0
N
a
I
1
.
3
1
0
-
4
0
.
0
1
5
p
o
u
m
o
n
s
-
-
-
-
-
-
-
2
O
U
I
R
b
8
6
1
8
.
6
4
j
o
u
r
s
6
9
8
&
1
7
7
4
1
0
7
7
G
M
+
N
a
I
3
.
7
1
0
-
4
1
.
8
9
s
u
r
f
a
c
e
o
s
s
e
u
s
e
6
.
6
1
4
O
U
I
I
1
2
5
6
0
j
o
u
r
s
-
-
-
-
-
-
-
-
3
5
+
l
e
c
t
r
o
n
s
N
a
I
8
.
1
1
0
-
4
0
.
0
2
1
t
h
y
r
o
d
e
-
-
-
-
-
-
-
<
1
R
e
m
a
r
q
u
e
s
:
1
.
L
e
s
v
a
l
e
u
r
s
d
a
n
s
c
e
t
a
b
l
e
a
u
p
r
o
v
i
e
n
n
e
n
t
d
u
R
a
d
i
o
n
u
c
l
i
d
e
a
n
d
R
a
d
i
a
t
i
o
n
P
r
o
t
e
c
t
i
o
n
D
a
t
a
H
a
n
d
b
o
o
k
d
2
0
0
2
2
.
E
n
c
e
q
u
i
c
o
n
c
e
r
n
e
l
e
b
l
i
n
d
a
g
e
,
i
l
s
a
g
i
t
d
e
l
p
a
i
s
s
e
u
r
-
d
e
m
i
d
o
n
n
e
e
n
m
m
d
e
P
b
;
c
e
t
t
e
p
a
i
s
s
e
u
r
c
o
r
r
e
s
p
o
n
d
a
t
t
n
u
a
t
i
o
n
d
u
n
f
a
c
t
e
u
r
2
d
u
f
a
i
s
c
e
a
u
i
n
c
i
d
e
n
t
.
Partie V : Les rayons X p 1
1. Gnralits
Dcouverts par hasard par Wilhelm Rntgen en 1895, les rayons X sont
des rayonnements lectromagntiques ionisants qui trouvent leur origine
dans les diffrentes couches du cortge lectronique des atomes.
Spectre lectromagntique
Les rayons X sont produits lorsque des lectrons acclrs grande vitesse sont freins dans un
objet matriel (= anticathode).
Ce rayonnement de freinage appel aussi Bremsstralhung, indpendamment de la nature de la cible,
donne un spectre dnergie continu dont le maximum correspond la tension dacclration des
lectrons incidents.
A ce spectre continu, il faut ajouter les raies caractristiques du matriau de lanticathode.
Ces raies correspondent au rajustement des lectrons sur les diffrentes orbites des atomes du
matriau constituant lanticathode.
Modification de lallure dun spectre en fonction de la filtration
Version 1.0. MV 02/2009
Partie V : Les rayons X p 2
v
vv v
v v
v v
v
v v
v v v
v
v
v v
1
2
3
4
5
6
7
8
Electron
R.X.
1 Disque anodique en tungstne
2 Axe en molybdne
3 Rotor mont sur roulements billes
4 Ampoule en verre sous vide
5 Gaine du tube
6 Cathode avec filament incandescent
7 Centreur lumineux
8 Diaphragme
Principe de construction d'un tube anode tournante ( un foyer).
Version 1.0. MV 02/2009
Partie V : Les rayons X p 3
1.1. Interactions des rayonnements avec la matire
La loi dattnuation dun rayonnement lectromagntique est du type exponentiel dont la forme
gnrale est :
x
e I I
= .
0
o I
0
= intensit du rayonnement incident
I = intensit du rayonnement la sortie du blindage
= coefficient dattnuation
x = paisseur dabsorbant
Le coefficient dattnuation se subdivise en coefficients partiels qui correspondent aux diffrents
modes dinteraction des rayonnements ionisants dans la matire :
- effet photolectrique
- effet Compton
- cration de paires
ce qui donne :
= + +
Domaine des diffrentes interactions du photon avec la matire
Dans le cas dun spectre continu, tel que celui des rayons X, la loi dattnuation se complique
fortement ; le faisceau incident se composant de plusieurs photons dnergies diffrentes, la loi
dattnuation devient :
.... . .
2 1
2
0
1
0
+ + =
x x
e I e I I
Il est donc impossible dextraire facilement x pour limiter le faisceau I.
Il est par consquent ncessaire de recourir diffrentes abaques.
Version 1.0. MV 02/2009
Partie V : Les rayons X p 4
E
p
a
i
s
s
e
u
r
d
e
p
l
o
m
b
(
m
m
)
0
.
0
0
.
1
0
.
2
0
.
3
0
.
4
0
.
5
0
.
6
0
.
7
0
.
8
0
.
9
1
.
0
1
.
1
1
.
2
1
.
3
1
.
4
1
.
5
1
.
6
1
.
7
1
.
8
1
.
9
2
.
0
Transmission
1
0
-
6
1
0
-
5
1
0
-
4
1
0
-
3
1
0
-
2
1
0
-
1
1
0
0
5
0
k
V
6
0
k
V
7
0
k
V
8
0
k
V
9
0
k
V
1
0
0
k
V
Courbes dattnuation dans le plomb
Version 1.0. MV 02/2009
Partie V : Les rayons X p 5
Broad-beam transmission of X-rays through lead
(Remarque : 1 Rntgen (R) 9.5 mGy)
Version 1.0. MV 02/2009
Partie V : Les rayons X p 6
1.2. Sources de rayonnements dans une installation de radiologie
Dans une installation de radiologie, on distingue 3 catgories de rayonnements ayant chacune leurs
propres caractristiques :
- rayonnement direct
- rayonnement diffus (scattering)
- rayonnement de fuite de la gaine (leakage)
1.2.1.
Rayonnement direct
Il sagit du faisceau utile, et par consquent de la source la plus intense de radiations.
Si lorientation du tube est telle quun endroit frquent se trouve dans laxe du faisceau,
linterposition de blindage relativement pais simpose.
Connaissant la tension dutilisation et la filtration totale dun tube, il est possible de trouver le dbit
de dose dun tube dans les abaques.
La dose tant inversment proportionnelle au carr de la distance, nous pouvons connatre la dose
lendroit concern. Il reste ensuite calculer lpaisseur de plomb ncessaire pour atteindre une
dose admissible.
1.2.2.
Rayonnement de fuite de la gaine du tube (= leakage)
Le rayonnement de fuite du tube est constitu par des rayons X qui parviennent traverser la gaine
du tube ; ils sont donc fortement filtrs.
Nous pouvons ds lors les traiter comme sils taient mononergtiques et leur appliquer une loi
exponentielle.
Version 1.0. MV 02/2009
Fuite de la gaine du tube souvent
faible (sauf dfaut de montage) =
LEAKAGE
Faisceau direct bien
collimat
Rayonnement diffus par
lobjet radiographi =
SCATTERING
Objet
radiographi
Tube
RX
Partie V : Les rayons X p 7
Les normes internationales fixent le rayonnement de fuite 1 mSv/h 1 m.
1.2.3.
Rayonnement diffus par lobjet radiographi ( = scattering)
Les rayonnements diffuss sont en principe moins nergtiques que le faisceau primaire.
Nanmoins, par mesure de scurit, nous leur attribuons en premire approximation la mme
nergie pour calculer leur attnuation dans les crans.
Gnralement, le dbit de dose 1 m d au rayonnement diffus est estim 0.1 % du dbit de
dose dans le faisceau direct.
Dbit dexposition dun tube R.X. en fonction de sa filtration et de la tension dutilisation
Version 1.0. MV 02/2009
Partie V : Les rayons X p 8
2. Protection lors de lutilisation des installations mettant en oeuvre des rayons X
Les appareils mettant des rayons X employs lUniversit utilisent des faisceaux de rayons X
extra minces et fort intenses (essentiellement diffractomtres).
Les conditions dutilisation les plus courantes sont de lordre de 40 kV et 30 mA.
Dans ces conditions, le pouvoir pntrant du rayonnement est faible, mais par contre le dbit de
dose est norme.
De plus, le faisceau tant tellement troit, le dosimtre a peu de chances dtre dans la trajectoire
du faisceau lors dun incident.
Laccent devra donc tre mis sur la scurit intrinsque de lappareil pour prvenir tout incident.
2 types dinstallations sont prsentes dans notre institution :
2.1. Appareils autoblinds
(= se trouvant dans une enceinte blinde)
Les installations rcentes sont compltement enfermes dans des enceintes blindes et ne posent
pas de problmes majeurs.
Nanmoins, une installation de ce type doit rpondre aux obligations suivantes :
un signal lumineux doit sallumer lorsque la haute tension est applique (si ce signal est
dfectueux, la haute tension ne devrait pas pouvoir tre applique) ;
les scurits places sur les portes daccs la chambre dirradiation doivent tre
oprationnelles. Toute ouverture dune porte daccs doit couper automatiquement
le sigle radioactif doit tre appos sur lappareil
lalimentation lectrique et par consquent le faisceau.
2.2. Appareils non autoblinds
Il sagit souvent de vieilles installations pour lesquelles peu (ou pas) de protections dorigine
existent ; il a donc fallu bricoler ces protections.
Le risque majeur lors de lutilisation de ces installations provient bien souvent dun mauvais ajustage
des crans de protection.
Voici quelques rgles respecter :
ces installations doivent tre utilises par du personnel expriment et conscient des
risques ;
les crans de protection doivent tre placs correctement avant toute mise sous tension ; il
convient galement de placer des barrires physiques afin dviter quune partie du corps
ne se retrouve dans le faisceau direct ;
chaque nouveau montage doit tre soigneusement vrifi avant la mise en route de
lirradiation ;
un signal lumineux doit sallumer lorsque la haute tension est applique (si ce signal est
dfectueux, la haute tension ne devrait pas pouvoir tre applique), signal lumineux au
niveau de lappareil et du local ;
le nombre de personnes prsentes dans le local doit tre rduit au minimum ainsi que le
temps de prsence prs de linstallation en fonctionnement ;
le port du dosimtre et dun tablier plomb est obligatoire pour loprateur et pour toute
personne se trouvant proximit de linstallation ;
le sigle radioactif doit tre appos sur lappareil et
il convient de tenir jour un carnet dutilisation de lappareil reprenant au minimum les informations
suivantes :
sur la porte du local ;
Version 1.0. MV 02/2009
Rappel : lors de la 1
re
mise en service ou lors de toute modification importante apporte
linstallation (par exemple, le changement du tube radiogne), il convient de prvenir le Service
de Contrle Physique qui doit vrifier et rceptionner linstallation avant toute utilisation
Partie V : Les rayons X p 9
- date
- nom de lutilisateur
- tension dutilisation, nombre de mA, temps dirradiation
- positionnement des blindages
- remarque ventuelle, incident, ...
Version 1.0. MV 02/2009
Partie VI : Les dchets radioactifs p 1
1. Introduction
Larrt royal du 20 juillet 2001 portant Rglement Gnral de la Population et des Travailleurs
contre le Danger des Radiations Ionisantes rglemente la gestion des dchets radioactifs en fixant
les critres auxquels doivent rpondre le conditionnement, le stockage et llimination de ces
dchets.
Ces critres sont bass sur ltat physique, ltat chimique, lisotope et lactivit des dchets.
La lgislation impose galement la traabilit des dchets, depuis leur production jusqu leur
limination.
Les dchets radioactifs gnrs par les diffrents laboratoires de lUniversit sont spars de la
manire suivante :
combustibles
solides
non combustibles
aqueux
liquides
organiques
2. Traabilit
Afin de satisfaire la lgislation en vigueur en matire de traabilit, nous avons mis en place
depuis plusieurs annes un systme didentification par barcode
Chaque service est identifi par un numro ; une tiquette portant ce numro ainsi que le barcode
associ est appose dans le local o sont stocks les dchets qui doivent tre rcolts.
Il en va de mme pour lemballage des dchets :
sac S 99999
tourie en verre T 9999
tourie HDPE TH 9999
poubelles P 9999
Lassociation entre service producteur et dchets a lieu au moment de la rcolte dans les services, et
non pas lorsque les rcipients vides sont dposs.
3 Rcolte des dchets
A lU.L.B., nous avons opt pour le passage dans les services en lieu et place dun local centralis o
chacun vient dposer ses dchets.
Cette procdure nous permet davoir un contrle visuel quant au bon conditionnement des dchets.
La frquence de ramassage des dchets varie selon les campus :
- campus dAnderlecht (*) : chaque lundi matin
- campus de Gosselies (*) : toutes les 2 semaines
- campus Solbosch, Plaine, CERIA : sur demande de la part des utilisateurs.
(* sur simple demande, un ramassage complmentaire peut tre organis)
Version 1.0. MV 02/2009
Partie VI : Les dchets radioactifs p 2
4. Conditionnement des dchets
4.1. Dchets solides combustibles
- Sac plastique marqu du sigle radioactif
- Pour toute matire incinrable (papier, plastique, gants, chiffons, ....)
- Strictement interdit
- Fermeture correcte par un Colson
: objets coupants et/ou piquants
- Veiller garder un poids raisonnable par sac
4.2. Dchets solides non combustibles
- Poubelle mtallique de 30 l contenant un sac plastique marqu du sigle radioactif
- Rcipient pour verrerie, objets coupants/piquants, objets mtalliques, ....
- Ne pas y dposer des canettes de boisson !
4.3. Dchets putrescibles
(animaux, ...)
- Par petites quantits dans des sacs plastiques marqus du sigle radioactif
- Sac(s) ferm(s) par Colson
- Placer ce(s) sac(s) dans un conglateur (ou tiroir dun conglateur) rserv cet usage et signal
par le sigle radioactif.
- Demander lenlvement de ce type de dchets
4.4. Dchets liquides
- SEPARATION
des milieux aqueux et des solvants organiques :
milieux aqueux milieux organiques
(tolune, benzne, ...)
(le mlange dun solvant organique avec un milieu aqueux va former un gel quil sera quasi
impossible de retirer de la tourie)
- ne pas trop remplir la tourie
- fermer correctement la tourie
- les touries doivent tre places dans les bacs oranges (rcupration de fuites ventuelles,
problmes de transvasement, ....)
Version 1.0. MV 02/2009
Partie VI : Les dchets radioactifs p 3
4.5. Fioles scintillation
- Vider les fioles dans les touries adquates
- Mettre les fioles vides dans des sacs plastiques marqus du sigle radioactif
- Fermer les sacs par un Colson
- Ne pas trop remplir les sacs
- Fioles impossibles vider (gels, microtubes, ....) : par petites quantits
dans des sacs plastiques
marqus du sigle radioactif ferms par un Colson.
4.6. Sources primes
Lorsquune source est prime ou nest plus utilise, il convient de lliminer de la manire
suivante : placer le(s) flacon(s) correctement ferm(s) dans un sac plastique marqu du sigle
radioactif ferm par un Colson et uniquement rserv cet usage ( pas
Ce sac sera enlev lors de la rcolte habituelle des dchets.
de mlange avec les autres
dchets radioactifs).
4.6.1.
Sels duranium et de thorium
Luranium et le thorium tant 2 isotopes radioactifs naturels, les sels de ces substances (actate
duranyle, oxyde de thorium, ...) doivent
tre vacus via la filire des dchets radioactifs et non via
la filire des dchets chimiques.
Ces produits ne doivent pas tre mlangs aux autres dchets radioactifs mais font lobjet dun
conditionnement spar (cf 4.6 sources primes).
4.7. Containers de sources
- Ne pas les jeter tels quels dans les dchets radioactifs
- Vrifier si le rcipient est contamin :
Non contamin
- si container en Pb, le retirer et lvacuer via les dchets chimiques
: - enlever ltiquette portant le sigle radioactif
- le pot en plastique est vacu via les dchets classiques
Contamin : dposer le rcipient complet
dans un sac plastique marqu du sigle radioactif
rserv cet usage.
4.8. Carton demballage des sources
(livraison)
Enlever ou masquer totalement le sigle radioactif appos sur le carton avant de lvacuer via les
dchets classiques.
5. Stockage des dchets dans les services.
La plupart des services possdent un local chambre chaude ddi aux manipulations des
radioisotopes ; un bac en bton destin recevoir les dchets est amnag dans le local.
Version 1.0. MV 02/2009
Partie VI : Les dchets radioactifs p 4
Les divers rcipients contenant les dchets radioactifs doivent tre dposs dans ces bacs afin dtre
rcolts.
6. Elimination des dchets.
Les dchets rcuprs dans les services sont stocks dans un local du Service de Contrle Physique
en attente dun ventuel transport vers le local de stockage principal situ sur le campus
dAnderlecht.
La lgislation (A.R. du 20/07/2001) a prvu la possibilit de librer les dchets radioactifs (cest-
-dire de ne plus considrer ces dchets comme tant des dchets radioactifs, ce qui permet de les
traiter en tant que dchets hospitaliers ou biologiques) en fixant des critres bass sur :
- la demi-vie (pour les isotopes dont T
1/2
< 6 mois, il faut attendre un minimum de 10 demi-vies)
- lactivit (limites de libration fixes par larrt royal du 20/07/2001).
Les activits et demi-vies des principaux isotopes manipuls lU.L.B. nous permettent de grer la
plupart des dchets en interne pour autant que les consignes de tri soient bien respectes.
Les dchets ne pouvant tre traits localement doivent tre limins via lO.N.D.R.A.F. (Office
National des Dchets Radioactifs et matires Fissiles), ce qui engendre un cot trs elv.
A titre dinformation, voici les tarifs O.N.D.R.A.F. qui seront dapplication ds 2009 :
- dchets combustibles : 111.55 /kg
- dchets non combustibles : 16452.8 /m
3
- liquides aqueux : 45086.81 /m
3
- liquides organiques : 49210.07 /m
Version 1.0. MV 02/2009
Partie VI : Les dchets radioactifs p 5
7. Synthse
Type de dchets Conditionnement
Papier, plastique, gants, ....
sac plastique marqu du symbole radioactif
ferm par un Colson
Verrerie, objets coupants/piquants, objets
mtallique, ...
poubelle mtallique contenant un sac plastique
marqu du symbole radioactif
Dchets putrescibles (petits animaux de
laboratoires, ...)
sac plastique marqu du symbole radioactif
ferm par un Colson et plac au conglateur
Liquides aqueux tourie HDPE (blanche)
Liquides organiques tourie en verre
Fioles scintillation vides
sac plastique marqu du symbole radioactif
ferm par un Colson
Fioles impossibles vider (gel, microtubes, ...)
par petite quantit dans un sac plastique
marqu du symbole radioactif ferm par un
Colson
Sources
flacons ferms correctement dans un sac
plastique marqu du symbole radioactif
rserv ce type de dchets
Sels duranium, de thorium
rcipient ferm correctement dans un sac
plastique marqu du symbole radioactif
rserv cet usage
Containers de source
non contamin
enlever tiquette portant le sigle radioactif
plastique dchets classiques
si Pb dchets chimiques
contamin
rcipient complet dans un sac plastique
marqu du symbole radioactif rserv cet
usage
Carton demballage (livraison)
enlever (ou masquer compltement) le sigle
radioactif et vacuer vers les dchets
classiques
Version 1.0. MV02/2009
Version 1.0. MV 02/2009
Version 1.0. MV 02/2009
Version 1.0. MV 02/2009
Universit Libre de Bruxelles.
CONTROLE PHYSIQUE
(Protection des Radiations Ionisantes)
Av. F.D. Roosevelt, 50 (CPI 182)
1050 Bruxelles
Ligne directe : 02/650.20.96
Fax : 02/650.20.58
e-mail : mviste@[Link]
web : [Link]
Contrle des contaminations H3 et/ou C14
1.
Que contrler ?
- Surfaces de travail (hottes, tables de labo, ) en chambre chaude et/ou dans les locaux o
sont manipuls les chantillons marqus
- Endroits de stockage des sources et des chantillons (rfrigrateurs, )
- Matriel utilis
2.
Quand contrler ?
- Au minimum 1 fois par semaine en fin de manipulations
- Aprs toute manipulation mettant en uvre une activit importante ou aprs toute
manipulation non habituelle de ces deux isotopes
- En cas de suspicion de contamination (fiole casse ou renverse, ..)
3.
Comment procder ?
- Effectuer un frottis sur les surfaces contrler au moyen de papier absorbant (ou douate
hydrophile) imbib dalcool
- Compter le solvant du frottis en scintillation liquide
- Effectuer une mesure du bruit de fond (solvant seul et ventuellement solvant + matire
ayant servi au frottis)
- Les rsultats de mesures mentionneront :
date
surface ou matriel contrl
rsultats des mesures
nom de la personne qui a effectu les contrles
- 1 exemplaire des rsultats sera archiv dans le service
- 1 exemplaire des rsultats sera envoy au Service de Contrle Physique (*)
(*) : par courrier : Contrle Physique CP 182
par mail : cntlphys@[Link]
Version 1.0. MV 03/2010
Version 1.0. MV 02/2009
Version 1.0. MV 02/2009
Version 1.0. MV 02/2009
Quelques prcautions demploi .
255
Universit
Libre
de
Bruxelles
Service de Contrle Physique U.L.B.
Tl : (02/650)20.96 Fax : (02/650)20.58 e mail : cntlphys@[Link]
Un dosimtre perdu est une
information perdue pour
VOTRE scurit !
Ninscrivez rien sur
la face avant du
dosimtre
La fentre noire est
fragile Ne la percez
pas !
Remettez votre dosimtre
rgulirement
Nessayez pas douvrir le
dosimtre vous
risquez de le casser !
Portez-le lendroit
Version 1.0. MV 02/2009
Universit Libre de Bruxelles.
CONTROLE PHYSIQUE
(Protection des Radiations Ionisantes)
Directeur : Pr. S. Lejeune
Av. F.D. Roosevelt, 50 (CPI 182)
1050 Bruxelles
Ligne directe : 02/650.20.96
Fax : 02/650.20.58
e-mail : mviste@[Link]
web : [Link]
ABC de la dosimtrie ....
Beaucoup de personnes se posent des questions concernant la dosimtrie : comment cela
fonctionne-t-il, est-ce fiable, qui doit porter un dosimtre .... ?
Ce petit document va tenter de rpondre de manire simple quelques-unes de ces interrogations.
Pourquoi porter un dosimtre ?
Le but de la dosimtrie est de mesurer de manire la plus objective possible la quantit de
rayonnements reue par toute personne qui, dans le cadre de son travail, est expose soit des
substances radioactives, soit des rayons X.
Le dosimtre est donc un appareil de mesure
et non une protection.
Seuls un travail soigneux et respectueux des consignes de scurit et lutilisation correcte des
moyens de protection mis votre disposition vous protgent, pas le dosimtre.
Les rsultats dosimtriques constituent galement un bon indicateur des conditions de travail ; en
effet, des valeurs positives qui se rptent, une augmentation globale des rsultats dun service, ...
permettent de soulever des problmes de scurit qui bien souvent peuvent tre rsolus rapidement
et de manire simple.
Qui doit porter un dosimtre ?
Selon larticle 30.6 de la lgislation en vigueur en matire de radioprotection (AR 20/07/2001),
toute personne professionnellement expose doit porter un dosimtre hauteur de poitrine sauf
en cas dexposition exclusive des metteurs bta de faible nergie (< 200 keV) auquel cas un
monitoring adapt sera ralis. Si une irradiation non ngligeable dun tissu, dun organe particulier
ou dune partie du corps est craindre, la personne portera un ou plusieurs dosimtres
supplmentaires permettant de contrler la dose ces endroits (...).Si la personne est susceptible
de recevoir une dose suprieure 500 Sv par semaine, elle porte galement hauteur de la
poitrine un dosimtre lecture directe (...)
En pratique, nous pouvons rsumer cet article de la manire suivante :
Sources de rayonnements Dosimtre
H3, C14 seuls et pas de contacts avec dautres isotopes NON
Autres isotopes
Dans le cas de prparations de sources dactivit importante (i.e. en mdecine
nuclaire), il convient de porter (en plus du dosimtre normal) un dosimtre extrmit
OUI
Utilisation de rayons X
Dans le cas dexamens mdicaux durant lesquels les mains peuvent se trouver proches
du champ dirradiation, il convient de porter (en plus du dosimtre normal) un
dosimtre extrmit
OUI
Version 1.0. MV 02/2009
Au personnel intrimaire et aux tudiants qui travaillent ou effectuent un stage dans votre service, il
convient de leur fournir le(s) mme(s) type(s) de dosimtre(s).
Pour ce type particulier de travailleur, nous avons mis en place un systme parallle de distribution
et de gestion de dosimtres (voir Que faire pour obtenir un dosimtre ?).
Comment fonctionne le dosimtre ?
Le dosimtre que vous recevez est constitu dun botier en plastique comportant 4 zones et
contenant une plaquette sensible aux radiations ionisantes.
Les 4 zones du botier sont constitues de filtres divers permettant de dterminer le type des
rayonnements incidents et de calculer les doses reues en profondeur et la peau.
La plaquette sensible est constitue de tflon dans lequel des cristaux de fluorure de lithium sont
incorpors ; ces cristaux ont la capacit demmagasiner lnergie transmise par les rayonnements
ionisants. Lors de la lecture lorsquils sont chauffs, lnergie stocke est libre sous forme de
lumire. La quantit de lumire mise est proportionnelle la quantit de rayonnements reus.
Quelles sont les limites de doses ? Quel risque reprsente ces valeurs ?
Catgorie de personnes Limite dose efficace
Personne professionnellement expose 20 mSv (20000 Sv)
Apprentis ou tudiants de 16 18 ans 6 mSv (6000 Sv)
Public 1 mSv (1000 Sv)
Femmes enceintes
- maximum 1 mSv (1000 Sv) durant la
grossesse
- interdiction de manipuler des sources non
scelles
En ce qui concerne les organes ou tissus pris individuellement, les limites sont les suivantes :
Organe ou tissu Dose quivalente
Peau
500 mSv (500000 Sv)
Main, avant-bras, pieds, chevilles
Cristallin 150 mSv (150000 Sv)
Gonades 100 mSv (100000 Sv)
Moelle rouge, colon, poumons, estomac 167 mSv (167000 Sv)
Vessie, seins, foie, oesophage, thyrode,
autres
400 mSv (400000 Sv)
Les limites de dose dfinies dans larrt royal du 20/07/2001 portant sur la radioprotection sont
donnes pour une priode de 12 mois conscutifs glissants, cest--dire pour une priode couvrant
12 mois (i.e. octobre 2007 octobre 2008) et non plus par anne civile (du 01/01 31/12).
Ces limites de dose ne tiennent pas compte des doses reues lors dexamens mdicaux.
Les limites sont bases sur diffrentes tudes internationales indiquant quen dessous de ces
valeurs, il ny a pas de risque significatif pour la sant du travailleur.
Comment lire les rsultats ?
Les rsultats sont transmis dans votre service gnralement 2 personnes : le chef de service et la
personne charge de la gestion au niveau local des dosimtres.
2 valeurs sont indiques : dose en profondeur et dose la peau.
Ces 2 valeurs correspondent aux doses reues respectivement une profondeur de 10 mm et de 0.7
mm (= couche morte de la peau).
La limite pour la dose en profondeur (ou H
p
(10)) est de 20 mSv (= 20000 Sv), et
Version 1.0. MV 02/2009
la limite pour la dose peau (ou H
p
(0.7)) est de 500 mSv (= 500000 Sv) par 12 mois conscutifs
glissants.
Des valeurs gales 0 indiquent que la dose reue nest pas significative par rapport au bruit de
fond naturel. Les seuils fixs sont les suivants et sont bass sur une valeur moyenne du bruit de
fond naturel :
dose en profondeur : 200 Sv
dose la peau : 400 Sv
Cela signifie que pour toute dose en profondeur < 200 Sv et dose la peau < 400 Sv, les
rsultats transmis seront gaux 0.
Pour toute dose en profondeur > 200 Sv et/ou dose la peau > 400 Sv, ce sont les valeurs
brutes.
Exemples :
Rsultats lecture Rsultats transmis
Dose profondeur
(Sv)
Dose la peau
(Sv)
Dose profondeur
(Sv)
Dose la peau
(Sv)
199 399 0 0
201 401 201 401
201 300 201 300
100 401 100 401
Si le dosimtre nest pas rentr dans notre service ou est rentr trop tard pour tre lu, une mention
de retard apparat ct du numro de dosimtre. Lorsque le dosimtre reviendra, il sera lu
normalement. Sur la feuille de rsultats, les valeurs de doses apparatront suivies du rappel de la
mention de retard.
Quelque soit le retard, linformation sur le dosimtre nest pas perdue
! Le dosimtre va simplement
cumuler les irradiations naturelles et professionnelles pendant un temps plus long.
Que faire pour obtenir un dosimtre ?
Il suffit de remplir une demande de dosimtre disponible chez :
- votre chef de service
- la personne charge de la gestion locale des dosimtres dans votre service
- en remplissant le document sur le site [Link]
- en tlphonant au Contrle Physique (tl : 02/650.20.96)
Que faut-il/ne faut-il pas faire avec un dosimtre ?
- Il faut le PORTER
- Il sagit dun appareil de mesure
lendroit hauteur de poitrine
individuel
- Le remettre
: ne pas le transmettre quelquun dautre !
rgulirement
- Ne pas le stocker dans le local isotopes, la salle de radiologie, au soleil, prs des dchets, ....
lorsque vous ne le portez pas.
afin quil puisse tre lu
- Ne pas essayer de louvrir !
- Ne pas percer la fentre noire.
- Ne pas le porter lors dun examen mdical
- En radiologie, il faut porter le dosimtre EN DESSOUS DU TABLIER PLOMBE
!
Que faire en cas de problme ?
- Si vous avez port votre dosimtre lors dun examen mdical (radio, scanner, mdecine nuclaire,
...), signalez-le ! La dose reue ne constitue pas une dose professionnelle et ne doit pas tre
comptabilise ce niveau.
- Si vous perdez un (ou les deux) dosimtre(s), signalez-le tout de suite
Version 1.0. MV 02/2009
- Si un incident survient dans votre service et que vous craignez avoir reu une dose importante,
renvoyez immdiatement votre dosimtre au Sce de Contrle Physique en expliquant succinctement
lincident : nous en effectuerons immdiatement la lecture.
Jespre que ce document vous apportera quelques rponses vos interrogations. Pour toute
information complmentaire, nhsitez pas contacter le Contrle Physique de lU.L.B.
Version 1.0. MV 02/2009
Version 1.0. MV 02/2009
Version 1.0. MV 02/2009
Version 1.0. MV 02/2009
Version 1.0. MV 02/2009
Version 1.0. MV 02/2009
Version 1.0. MV 02/2009
Bibliographie
- Arrt Royal du 20 juillet 2001 portant rglement gnral de la protection de la population, des
travailleurs et de lenvironnement contre le danger des rayonnements ionisants.
- Manuel pratique de radioprotection D.J. Gambini, R. Granier 3
me
d. Lavoisier 2007
- Radionuclide and Radiation Protection Data Handbook 2002 D. Delacroix, J.P. Guerre, P. Leblanc,
C. Hickman Radiation Protection Dosimetry Vol 98 n 1 2002 Nuclear Technology Publishing
- Les effets biologiques des rayonnements ionisants Universit dAngers France
Sites internet
- [Link]
- [Link]
Version 1.0. MV 02/2009
Version 1.0. MV 02/2009