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Abel-Rémusat - Foe Koue Ki

Abel-Rémusat - Foe Koue Ki

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Chi Fa Hian.

@ - Fo Kou Ki, ou Relation des royaumes bouddhiques, voyage dans la Tartarie, dans l'Afghanistan et dans l'Inde, excut, la fin du IVe sicle par Chy F Hian. Traduit du chinois et comment par M. Abe.... 1836.

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I9S3

PS

FOKOUK ' 6 AU RELATION DES ROYAUMES BOUDDHIQUES

PAR

CHY

HIAN.

INTRODUCTION.

Tant aux

de

considrations qui ont

de l'ordre donn lieu

le plus

lev-

se rattachent premire unes obscures, discutes et et

croyances du

la composition les

originale les autres

FO KOU KI ; tant fait nouvelles,

de questions, ont qui t

tout dans

souleves,

claircies qui y sont

le Commentaire

y est joint;

les particularits

touchent aux subtilits d'une rapportes mtaphysique si abstruse, aux rveries d'un mysticisme si raffin ; elles expliquent tant de contradictions, rectifient tant d'erreurs, que lorsque, par des circonstances aussi funestes un esprit ordinaire qu'imprvues, s'est une mme trouv sphre l'ont appel aussi les rsumer, inopinment des ides transport dans

leve

au-dessus

communes,

ses efforts et de son comme quand, de soi ! et t lui-

ramen : fatale

tout

le sentiment qui dont on jette de s'est

de sa faiblesse empare

insuffisance cette d'une espce hauteur ne

impression,

de lui

d'blouissement considrable, serait pas la

on ne peut les yeux

se dfendre au-dessous s'il lui et d'en

Telle permis mme

la position dernire main

M. Rmusat ce livre

de mettre l'introduction. traiter

crire

Habitu d'une esprit

des sujets

qui

demandent de la plus embrasser

toutes rare dans

les ressources sagacit, leur son

rflexion avait

puissante assez d'tendue

et l'emploi pour

ensemble

ii les opinions dans indiennes leurs tempre raisonne, et par d'une ne peut

INTRODUCTION. et assez de force Son pour les faire apprcier vive, la critique dans que toutes mais la

jusque cependant mieux les

moindres par tait des

rsultats. un jugement

imagination et par chercher

svre pour

assez

patiente aussi qui

sources,

procds

ingnieux

l'interprtation gence humaine

doctrine atteindre.

a tent

de s'lever

multiplis, o l'intelli-

Et soit que, la considrant dans ce qu'elle a de purement il et cherch pntrer dans spculatif, ce sanctuaire tout de mystres et de symboles o elle a comme enferm il l'et la religion considre ; soit dans que, se plaant avec son que, sur un presque influence s'attachant sparer dans terrain tous sur plus solide,

ses rapports et dans

les systmes la civilisa en sonder l'absurde et faits

de la philosophie tion des peuples

orientale, de la haute en peser rationnel, soit enfin

Asie ; soit le fort il l'et que,

les profondeurs, de dans qui tion ce qui tait

et le faible, observe

sa sublimit des

ses carts; ont

se bornant

l'exposition

ses progrs accompagn des causes il faut auxquelles depuis bords l'Hindoustan du grand

et sa dcadence les attribuer, o elle Ocan

et l'apprciail l'et suivie dans et o elle s'est Japon o elle

sa propagation, teinte, a t on et jusqu'aux adopte; retrouv des faits

est ne

et jusqu'au

de quelque manire son sujet, qu'il et envisag dans le rsum offert cette critique qu'il aurait gnraux, cette tous n'auraient t sans sans mystres. et eu consciencieuse rudition ces pour sans ces les les dans des faits

leve de dtail de la

qui distinguent

ses crits. eu rien

Philosophe, de cach

antiquits lui; les

mtaphysique auraient

dogmes

extravagances, Historien, celle rien plus des de

les allgories l'origine peuples vague; de qui dans

voiles, opinions

les initiations converties brasses, plus en

croyances plus

ont

em-

n'auraient dans

traditions les vne-

de fables,

les dates

d'incertitude,

INTRODUCTION. ments rgions auxquels l'rudition, rassemblent plus de confusion. Comment oser s'lever conduire toutes moins les

m ces jusqu' ! Les points de parties de l'Asie, la

inaccessibles il faudrait intressent

o lui seul s'arrter

et pu nous embrassent les

les peuples les plus grossier

connus

les notions

contradictoires et l'idalisme de que

et touchent

fois au polythisme Que l'on parcoure

le plus le que

le plus sublime. sur tendre le FO bien

Commentaire cet aperu, on dans un intrt ici, un

M. Rmusat j'aurais pu toute tant

KOU KI, on verra davantage, de runir pars quelle n'a rien

d'exagr;

comprendra seul cadre

la difficult de documents

et de rapprocher s'attache

auxquels rserve

si vari, au lieu

et l'on des que

apprciera pages sa plume qu'

par

on ne trouve de de l'histoire simples est venue

dune

les plus aurait deux

intressantes trace, reprises Mais, que

de la philosophie dtails sur une

publication

la mort

auparavant,

interrompre. qu'il me soit permis

de jeter prsent

un

coup claircir doctrines

d'oeil un et y

sur les efforts des points des peuples. a prise, rcents peut et

qui ont t tents jusqu' rests les plus obscurs dans Quoique celle qu'il des de l'on connaisse

pour des

l'histoire

et la part assigner

que M. Rmusat dans les progrs

convient livres propos faon

de lui

de l'tude hors

et des traditions

bouddhiques, travaux

il ne ont

paratre

prcd KI. En

et en quelque de telles matires,

ici quels de rappeler la composition prpar

du FO KOU il ne suffit

le mrite, pour bien juger a produit, il faut surtout pas de savoir ce que le mrite et les obstacles les facilits d'aprs qu'il a pu rencontrer fallu vaincre.

le mesurer qu'il lui a

Il y a vingt Bouddhisme,

ans,

quand

M. Rmusat aucun modle

commena suivre;

s'occuper ni conseil,

du ni

il n'avait

iv secours esprer. Cette

INTRODUCTION. religion clbre n'avait encore t l'objet

dont les rsultats se bornaient d'essais, que d'un petit nombre des rapprochements On hasards ou des conjectures tmraires. s'tait peu occup de ses abstractions morales et mtaphysiques, ou ceux qui avaient t tents d'y jeter les yeux avaient, les uns renonc, souvent dent rente les autres elles aucune et qui sont mal rendues russi par qui nous des les faire connatre. Trop

expressions

qui ne correspond'une manire diff-

des ntres, sont autant

se groupent

de mtaphores

prises

d'objets

matriels

notre langage que ceux qui ont servi former figur. Le vide pour Yesprit, Yignorance pour la matire, Iapparence les cinq pouspour le corps, les cinq racines pour nos organes, sires pour nos sens, les cinq amas pour nos facults, et une infinit d'autres termes si loigne du mme du cercle genre, ordinaire doivent tre pris dans que des une longtextes.

ou sensibles

autres

acception temps Ce n'est

de nos ides, la plus exacte

elle a pu rien,

chapper

l'intelligence

en pareil les radicaux, il cas, que d'entendre quand savoir quel sens abstrait reste encore ou dtourn on a attach, soit par convention, tel ou tel driv. soit par caprice, Pour absurde ciation tout tait ne s'tre arrt qu' la signification on n'a pas l'ide littrale et souvent dans l'apprcause Bouddha le nant qu'une de

de ces expressions, du systme

su dmler, d'une que c'est comme la

bouddhique,

double loi de

ce qui existe, et l'on a prononc une loi de nant, que s'y conformer, principe illusoire. tait de l'tre, et les tres

admettre n'ayant

comme existence qu'il

Un tel nonc, un avertissement

et la rigueur qui

des consquences d engager plus de ce lanpresque mais

entrane,

aurait

autre moins directe, quelque interprtation On aurait raisonnable. t conduit alors faire sortir gage nigmatique un ensemble rationnel d'ides oppos

chercher

INTRODUCTION. en tout point au nihilisme systmatique que l'on avait reconnu

v de

prime-abord. Cependant, Indiens que dont d'une A vrai ceptions nuer l'on elle il faut en convenir, dans par l'objet. d'autant bizarres, qui les toute une l cette antique tellement plus sagesse des

est comme a pu tre

ensevelie dtourn d'tre

idoltrie de l'examen

trange, approfondi esprer

mritait

Quels

enseignements et de

doctrine dire, les

entache rcits

d'extravagance inventions taient qu'on s'en digne sans

draison? les conpour attAussi

ridicules, peu tait faits

fantastiques l'opinion qui

y abondent,

en rien

dfavorable ne la jugrent presque malice

forme.

les missionnaires, srieuse, dclare temps l'ont-ils le comble des

d'aucune L'un

rfutation d'eux En prix, mme dans les les de la

rejete de la

examen.

rduite

en quintessence. trouver des armes tout

philosophes, annales ses

qui voulaient humain, ou qui

premires bases de

du genre

croyances, qui

appartenaient

pour renverser cette classe que peuple par

littrateurs rerie source grand plusieurs l'Asie, fut

ne se sauvent y voir les le culte

de l'insignifiance d'un des qui, prtendu deux depuis zls qui dans

la bizaret la tout compte de de le ce

, pensaient de toutes systme

primitif Ainsi ans,

religions

continents. deux mille

de philosophie de sectateurs et par ceux que

millions mconnu

diffrentes

parties faute

ceux qui les

le condamnaient sans le

comprendre, mieux, par dont vaient poser M. aux un mais travers

et par parce d'esprit

l'admiraient, autres commun, pour l'avaient on

comprendre Alors, une qui vrit lui serim-

condamn. abandonna

assez

la recherche de voile aucun Rmusat causes et

tait et qui,

difficile, en

les mensonges ne semblaient

apparence,

devoir

effort sut

l'intelligence. le remonter il sut des effets

en France premier ]a mtaphysique; de l'idoltrie

distinguer

vi la doctrine de la extrieure,

INTRODUCTION. qui n'est qui de Dieu, des vagues des qu'un consiste l'esprit phnomnes polythisme dans oppos allgorique, dogmes et d-

doctrine tels que

intrieure, l'unit physique notions

quelques

simples, dans

la matire, il sut et

l'explication dans mille mler, l'exagration

naturels;

et incohrentes, un enchanement bonnes

travers d'ides

et l'obscurit dont d'arrter en fussent De bonne avait preuve

termes,

et de propositions, mritaient que les au sens philosophie de l'admettre tude seules noncs commun. chinoise sans des

les consquences, l'attention souvent heure, son de la des plus

ou mauvaises, clairs, et indienne encore contraires sur loign la pale conl'avait fait la

des hommes draisonnables l'influence attention. rejeter

attir ou

Egalement sans examen, svres, qu'on ne

tiente duisirent encore, moins pour

faits,

l'habitude avec qui

dductions

approfondir, ces doctrines

de succs

semblaient et

impntrables. aux crmonies

Il accorda du leur qu'on l'tendue les peuples ; adoptes, Siamois, les culte, impory redes du

d'attention

la mythologie des carts

davantage s'occuper non sur les tance, plus marque, rgions monde avec mais qu'elles les plus quelques relativement se sont intolrants, modifications, au que

opinions, ou les

et il mesura singularits et chez

leur soumises.

antiquit Tolres

les Chinois chez Tibet, celle les

et les Japonais Birmans, les les

Anamites; orientale, qui elles

naturalises il n'y soient les plus a plus

de toutes qui leur ont

nations

de l'Asie chez de six

a donn fait, depuis

naissance prs

mconnues; grands adouci presque rendu progrs leurs

elles chez

sicles, elles de tarie, gations ont leurs

les peuples et, fixant tribus

de race dans

mongole; les limites de la Taragret,

chang, steppes ont

moeurs, les

toutes

nomades ces

elles qui,

jamais de la Chine,

impossibles

formidables de tous cts,

du nord

se rpandaient

INTRODUCTION. se grossissant et menaaient pays grands bien des peuples l'Europe. ni d'aucune vnements, examins pour comment ne s'est et vaincus, Etrange poque d'aussi en dtail; de faisaient rvolution, n'offrent tonnantes c'est trembler dont l'Asie les

vu entire annales Certes, mrisujet philo-

d'aucun d'aussi taient de

d'exemple! vicissitudes l un assez pour

d'tre

vaste le

recherches voyons

l'historien,

mditations

sophe;

il a t compris. occup des tartares. de la religion faits qui la Une mais les ides fois trop de Bouddha concernent seulement systmatique, qu'incidans les

Deguignes demment, annales soumettre tait dhistes heureuse. les des propre, , et l'on

l'occasion

des principauts l'analyse les

il a voulu qui lui des Boudd'avoir dans t

scrutatrice, et cette

traditions que

particulires est loin

sait

louable autres,

tentative

Georgi

et quelques qu'une gloses

qui ne voyaient du christianisme, que/Bouddha rfuts divinit Pallas, par

toutes

mythologies textes et des

corruption pour prouver

entassaient tait le fonde tout

dateur

du manichisme, qui, Scandinave. lui,

et ils taient en faisait une

le P. Paulin ou

S.-Barthlemi au moins

grecque, ou plutt

Le P. de la Penna, le judicieux que choses

Joerig,

son interprte, n'ont gure

Bergmann, vu du Bouddhisme

lui-mme, Deshauterayes et l encore ses fictions; on a au srieux; des romans des mythes mytholo-

eu le tort ridicules giques fanatiques mot, gine pntrer figure. grossiret on n'a d'une

de prendre ont pass pour

les

trop

des articles

de foi,

pour

les rcits pour pas fable les t ou

de l'histoire, enseignements plus d'un relle que habile

et les conceptions de toute une pour remonter qu'on allgorie ne qu'au peut lieu ne ou

de quelques en un secte; oripour

la vritable l'avait d'une t

symbole d'une la raison

la C'est

valeur parce

expression de Ja

s'accommoder de prter

de pareilles

inventions,

aux nom-

vin breuses folie on qu'il devait populations ne convient n'y voir mme ou pour d'offrir des cette du sujets cause,

INTRODUCTION. chez qui elles sont en faveur un degr de

pas d'attribuer que des crations mais

lgrement d'une faites

ses semblables, imagination bizarre, pour voiler

dsordonne un dogme avantage templatifs C'est

si l'on enrichir

veut, une

dessein et qui avaient et aux

lgende,

le double esprits con-

merveilleux de mditations. jusqu'ici

au vulgaire,

peu et rapide

remarque extension C'est

je crois, dans

que

le les

Bouddhisme contres loir daire, nale,

a d

sa grande

toutes

o le proslytisme chez en mme temps comme et chez le sont ceux

l'a port. des

les tribus

peuples turbulentes

l ce qui l'a fait prvad'une civilisation seconde l'Asie septentrio-

les Chinois, se sont levs, qui, comme par la culture des lettres et la pratique des arts, au rang des nations les Mais c'est l aussi ce qui l'a fait proscrire des lieux plus polices. mmes de son origine, ce qui lui a attir les perscutions d'une secte, cette d'offrir folies son ane patrie seule, idoltriques et sa rivale, de tant jalouse d'ides de rgner sans partage dans cts toutes refusaient et les

primitive des

rpandues et

de tous dchues,

populations ftichisme

nerves que

d'un

les Bouddhistes

de reconnatre. pour le fond des aux par

La diffrence deux

qui en est rsulte, mais encore

non-seulement pour tout culte, qu'il ce qui n'a pas a condans

doctrines,

se rapporte t aperue

particularits Deguignes, indienne,

de l'un dans les

et de l'autre trois mmoires

sacrs

la religion d'erreurs

et cette

confusion l'a trop avant sur

l'a entran souvent suivi. re, de de sur divisa l'une toutes

un ddale Ce Indiens, divinits autres; sur

o M. de Bohlen qui, un sicle

schisme ne de

fameux repose la pas

notre

les des les la

uniquement primitive, accorde

l'adoption

religion

l'exclusion Bouddha

la prfrence

Brahma,

INTRODUCTION. doctrine lition relatives formes duction distinctions conues des nous n'avons autorits seurs sociale rarchie, s'taient Gange dirent les s'est des de Shkya : elle sur celle des Vdas; aussi sur sur une le maintien suite

ix ou l'abo-

castes l'me,

se fonde facults,

de distinctions aux

ses

sa destine,

sa runion

corporelles des tres, si

et leur

dsunion,

l'manation des mrites de force

et la pro; ont sur pour nous et des dfenla vie de hiceux rives : ils les livres qui du

aux consquences que gare rflexion difficiles les tudier

et des dmrites ceux qui les

subtiles,

l'imagination la premire est saisir,

souvent o plus la

de mditer distinctions longtemps

matires d'autant

impuissante; que pendant que

eu, pour

et les juger,

des documents autant avantages une de sorte que de

brahmaniques. intresss d'une sont, les depuis Brahmes d'eux

Partisans thocratie trois ne mille

fanatiques, o ans, tous les

soumis pas caste, aux

se contentrent

forcer les

spars pour leur aller haine

quitter leur leur croyance porter

fuir trangers sur exposs,

teno

intolrante

et toute-puissante nouvelle dans taient lequel ces originales des

principes jusque

mme

de la religion sur l'idiome de elles ces n'ont ont

et peut-tre taient chapp crits. la

livres ont savants

Si quelques-unes proscription, qui, les

compositions pas t pris connues

de Calcutta institutions et

premiers, Le docteur autres, rendre

tche

d'interprter

les

indiennes. plusieurs bon droit

Buchanan,

M. Colebrooke, que leur

M. Hodgson origine hors pouvait

rduits suspectes, pu

des notions ou furent

entrans dfinitivement

de la route sur des ides avaient

de la vrit, qu'ils intrt accumul aux Indiens ne

ou n'ont

prononcer que Le que par le

connaissaient dfigurer. d'erreurs qu'il

rapport Wilford,

de

ceux par

qui

les tant

capitaine pour et avoir qui,

accord par une

n'a exemple, trop de confiance pieusement

consultait

fraude

x complaisante, ce qui y tait,

INTRODUCTION. lui faisaient que ce trouver qu'il de des dans dsirait nous les textes y mettre voir. en sanscrits, M. Rmusat garde contre a fait entremoins n'a le

nglig tmoignage voir enfin toire nous les

aucune des

occasion ennemis

Bouddhistes, ce

et il nous qu'il Mais rendre

la possibilit dans

de distinguer les ne deux doivent labeur, doctrines. pas

y a de

contradicque envers notre un but

et d'oppos avons hommes

les richesses ingrats fonder vers

acquises qui, par reste

nous ont

leur

contribu diriges

fortune; qu'il

il leur

l'honneur d'eux ont avaient

de tentatives d'atteindre plus modifier ont de

n'a pas

dpendu qui qu'ils

compltement, quelques

et les gards constat ont moins clairer exig rare. de le aclopLow, ont infades sicle,

renseignements les rsultats

permis

de

obtenus premire

suffisamment travaux qui non venus

d'ailleurs des

l'intrt

et l'utilit peu

connaissances Sir Alex.

communes et M.

et une Schmidt tout

sagacit sont n'tait

Johnstone ce sujet

quelques premier tive MM. de

lueurs en la

o nagure dans l'le une et le plus

qu'obscurit, cette patrie

dcouvrant secte et

de Ceylan, mine que

perscute, Mahony,

le

capitaine M. Upham, avec une

Joinville sans

rcemment en Rappliquant

exploite tigable Mongols se sont naire

l'puiser;

second

persvrance tout ce qui

extraire tient aux ides

des

monuments qui,

littraires au xme

religieuses La

rpandues mongols du dont, mme

parmi

les Tartares.

grammaire

et le dictionles sur

en outre, genre sont que dans que des

on est redevable M. Csoma services

M. Schmidt, a publis ne

ouvrages la langue

de Krs dont qu'on l'utilit

tibtaine, il est vrai, tre

repose qui

encore, ne rale celle saurait

l'application aujourd'hui

en fera,

mais

douteuse, qui et par unit la

surtout

confraternit de Paris,

la

Socit

par la libque, de Calcutta asiatique M. de Schilling, nous

munificence

de

INTRODUCTION. sommes livres devenus tibtains Les au style ceux commenc surmontes; de le Tibet, le matriaux l'Inde au possesseurs et mongols difficults de des ces du qui qui deux Gandjour ne nous et d'une laisse rien collection envier la

xr de aux gramsorte

trangers. maire, devenus avait comme ensemble golie, d'o

tiennent idiomes, ces

l'criture, qui sont

en quelque que

Bouddhistes, lever, et, peuvent comme auquel del du

difficults tre

M. Rmusat considres comble cet la Moncontres

dsormais mettre le

pour

contribuent Gange striles offrir M.

la Chine, et Ceylan, pendant une les

Bouddhisme elles-mmes faits dans dans les

a t devoir

banni, nous

longtemps, moisde d-

semblent son de

abondante vient

documents et qui trouv sont une crits a dj anglais aux au

que tels

Hodgson

couvrir poser

que

le Npal, l'on a enfin Bouddhistes tendue rsident accessibles

qu'ils

permettent

de supdes livres dont la lipartie Socit a conquelque d'esjour des idiome sur quesont De con-

portion en sanskrit.

considrable Ces

originaux une bralit du moins,

des

ouvrages, par en la

collection du

envoye seront

Londres bientt, puisque M. Hodgson, Mais de

Npal,

savants des copie de

franais, offres ces de

asiatique sacr ct prer les tions t des qu'on que origines les rdigs

de

Paris,

profitant pour la

fonds

textes.

en obtienne l'tude du plus les qu'on

l'explication, en fera et celle originaux jaillit de sur et certains, doit esprer que,

on ne peut ne jette notamment savoir dans le plus sur

s'empcher grand une quel

Bouddhisme, curieuses, livres

toutes jectures nous plter un

parts

la lumire

lesquels les secours

repose arrivent;

ce culte. des

plausibles, sont offerts, tendre, aussi

des faits et l'on

des documents beaucoup, dans a fait

authentiques pour les com-

et les esprit

des progrs

ces dernires faire en

annes, France

judicieux

qu'habile

XII l'tude dans du sanskrit,

INTRODUCTION. en le rapprochant des pris tous autres naissance dialectes dans qui, l'Inde s'apla-

ont successivement l'antiquit, et dans les contres voisines. Sur nissent, Mais il ne si les s'agit plus que les seul

les points

les routes

de les parcourir. taient sacrs, pour crits jamais dans sa taries, l'idiome doctrine sortir des

sources plus un

s'il ne restait mme aux que hommes,

plus pures de ces livres choisi

la divinit

avait

pour

transmettre encore

ou s'ils ne de la Chine

devaient et du Tibet

de longtemps o ils sont dans ceux-ci

monastres rcusait manes

conservs; des

si l'on Brahmatres

absolument postrieurement dans

les textes

rdigs o

la langue sont rests

l'poque l'Inde; si l'on pas

de la religion singhalaises mologie n'tait nant natre comme des plus aux la

se plaignait de remonter la langue les hros, racines de

de ce que l'origine de des manire la

les versions ou l'tys'il

ne permettent termes possible dieux, aux qui d'y

constituent retrouver aux

religion; apparte-

noms en

saints,

recon-

signification; offrant quelques et trop en ceux

si l'on

les livres des Tibtains rejetait diffrences dans les classifications cosMongols et des cause lgendes prtendait mlange primitive ces plus de leur date qui la y comont docni de dans imles

mogoniques, parativement t trine introduites;

des

rcente un tout mot,

nationales retrouver de et

si l'on sans

de Bouddha trangres, originale, sur d'tre

entire, dans

formules presque faites

traditions sa langue mdiatement mots, nances avant

sa puret encore saints les sont

il resterait les livres

traductions authentiques, par des

interprts, presque toujours sont t tout

reproduits

conson-

analogues

reconnaissables, conserves, par et les qui,

o les formes ds la Pour elles plus la sup-

grammaticales haute antiquit,

elles-mmes nous exacte ont de

transmises le systme

Chinois.

connaissance

bouddhique,

INTRODUCTION. plent comme avec avantage de une de l'absence ce qu'on srie peut des meilleures en autorits, ce genre,

xm et on

exemple

y dcouvrir trop collections que, et de

a de M. Rmusat D'un des pour auteurs se sont YHistoire ressants dates les autre et ct,

de travaux

tt interrompus. historiques dans leur la gographie, ou qu'ils fixent ddain les ne Dj d'int-

nombreuses des la

dterminent de ont trop

positions

procds indiens

chronologie souvent nglig

d'exprimer, de supprimer savante

pas

fait

scrupule avait

de dnaturer, montr l'Europe

mme. combien

des Huns souvenirs

et quels

prcieux dans

dbris

des traditions chinoises. boulevers

primitives On avait les ementre sicles que des leur plus

de la haute pu y prendre pires, la mer avant mers dplac

Asie sont une

conservs

les annales qui ont

ide

des rvolutions et mlang oriental.

les populations et l'Ocan les Chinois, opposent Jaxartes que par

les races On

d'hommes deux

Caspienne notre de sable re,

y voyait, la

franchissant du et, l'Oxus. ct de

barrire

leur

l'ouest, de J. C,

tendre n'tre s'est

domination spars raconter Les

jusqu'au de la Perse les principales

au temps Mais

Deguignes

born

circonstances et fut les tour

de ce grand longues tour

fait historique. la et les suite

expditions cette toute

nombreuses extension son

guerres, forme a entrevu

desquelles absorbrent compris

dtruite, causes,

attention,

et s'il en

les consquences, d'une ou il les a nonces ses recherches rigoureuse d'autres tails lui sont personne Dans son plus et dans faits, neufs, ainsi avant un

il n'a pas su les distinguer manire trop vague. avec

clairement, poussa plus

M. Rmusat une mthode

et les appliqua,

esprit moins systmatique, de sujets qu' la discussion qu'ils sont puiss des

la dcouverte dont sources tous les d-

parce

qu'avant

n'avait ouvrage

explores. sur les Langues iartares, il ne se contente pas

xiv de soumettre dont Ce sujet, tendu;

INTRODUCTION. d'ingnieuses aucun quelque il s'en secours, vaste empare les rsultats, les des par pour thories en Europe, et difficile fortement, parties, fait les lments n'avait qu'il soit, pu constitutifs lui donner

d'idiomes la clef. pas trop

il ne le juge calcule toutes les du

il en succder avec

les ressources, aperus, savoir geurs celle ment. encore ce qu'il et

en lie toutes les

aux faits les armes des

aux aperus de la raison

et renverse

observations

superficielles L'histoire

voyatient facilecritique :

et les prjugs des peuples

philosophes. des les liens dont

des langues chappe plus de

la tnuit faut-il que

Peut-tre, que faut

dbrouiller, plus de rflexion porte remplacer

d'rudition, surtout, qualit de dnouer. important des les qui calculs

d'imagination et sans de jugement laquelle on

c'est ne

une peut

d'esprit et

qu'aucune tranche et non

autre au lieu moins de rois,

Il y a l, saisir de que

en effet, des

un fil plus d'clipss, dans du mais

difficile des l'tude temps elles re-

sries Comme

suites

gnrations.

de l'histoire, et de l'espace doublent le hasard des usages

difficults nous quand avoir

augmentent loignent il s'agt des d'idiomes de part

en proportion vnements;

encore semble

la formation que le raisonnement souvent du

desquels ; o ne lois

eu des

plus habitudes

variables,

locales qui

inconnues, ct en objet des

supplent de l'analogie guant,

qu'imparfaitement et de la rgularit des qui

ce des

manque

drivations. a prises des

C'est pour lments

distinde ses

dans

chacune le fond que

langues lui est

qu'il propre,

recherches, qu'on dance les les avec

trangers et la descen-

y a mls, des tribus

M. Rmusat

a su tracer Asie;

l'origine c'est en

nomades

de la haute de

rapprochant causes les de ces qui unes rap-

diverses produisent, les

natures qu'il et

d'altrations, suit qu'il les nations dtermine

la diversit dans mme leurs

des rapports

autres,

le genre

INTRODUCTION. ports. montre royaumes comme nent, yeux, parlent, primitif modifi Pour lui, les mots des par sont des faits au moyen de desquels presque

xv il nous tous les

l'histoire de l'Asie celle par le leurs gnie et le les de

Tartares

lie

celle

les doctrines d'autres et le

philosophiques peuples de celui dtourn reconnatre Sous sont dire pour de leurs des

et religieuses, l'ancien armes. hommes l'une de celles son qui contiA ses qui la tat on! le

beaucoup

migrations d'une langue

succs

constate qui ont pour autres. tropes, ainsi soit

rvolutions sur

mettent

la voie des les pour confiance, ou au

la situation

sociale

ce point des annales

de vue, secrtes

vocabulaire, que quelles cunes dcouvrir leurs pour sion les

la grammaire, peuples conservent avec

leur

insu,

et auxaux soit lapour de enfin

il des

recourt souvenirs la nature

suppler

silence

des des de

traditions, hommes, leur ou esprit; de leur

des

penchants la marche de leurs

l'tendue soit

moyens retrouver

intellectuels, les traces

conqutes et religieuse. religieuse, plus grand attacher

soumis-

morale, politique, Cette dernire cause, qu'aucune voyons-nous autre

littraire l'influence et sur un

agit nombre

plus

puissam;

ment aussi

d'individus dans

M. Pimusat des part, le

s'y

de prfrence, idiomes de moyens

l'examen Le

et la comparaison d'une poques et les plus

diffrents

de la Tartarie. l'autre, opposs, con Les

Bouddhisme des les ides durent

Musulmanisme et par des des

coururent, modifier Mahomtans et du tisme cap ne

diverses institutions

de conversions pieds la guerre rpandus parler venaient de

peuples au glaive

asiatiques. qu' leur Les au de

la parole, proslydu des de l'Asie.

de Racca s'tendit au Mongols, conqurants

jusqu'aux que par

de l'Himalaya, et le pillage. en foule

aptres milieu devoirs,

Bouddhisme, camps justice des aux

contraire, osaient qui

morale,

d'envahir,

de dvaster

xvi Dans nations lrant le principe, de race ne fit que tandis des autres une turque

INTRODUCTION. gale frocit se faisait : le fanatisme des unes et les place remarquer d'un chez culte les intoet turde

et mongole les les

renforcer que

dispositions sauvages faire

au carnage habitudes

la rapine, bulentes

moeurs pour

s'effaaient

l'uniformit nervante

la vie pastorale du climat que dans double

et contemplative, se ft paisible sur L'action peuples l'alphabet la conversion adopter leurs qui

comme

si l'influence elles

de l'Hindoustan la religion les

communique de cette tartares

en mme Il faut de re-

temps suivre cette

originaire les langues du lui jusqu' des

contre. les

Recherches

progrs fut

rvolution. H y a des depuis avant fait

Samanisme doivent la toute

surtout leur

marquable. intellectuelle, sieurs hindous toute tropole religieux, chercher Histoire naissance tres lorsqu'il sicles

culture Plu-

mtaphysique. les missionnaires croyances comme des la

Mongols, et leurs tait avec plus alors

avaient la Tartarie du

lettres

dans m-

mridionale. ; elle

Khotan entretenait des pays

Bouddhisme et les

l'Inde

rapports y

Samanens sacrs

orientaux

venaient En crivant de recon-

des livres de Khotan, et

et de pieux

enseignements. un en point

M. Rmusat qui lui

se prpare servira

de ralliement, s'occupera

dterminer que les

d'audoctrines

de reconnatre en se propageant. o avec tout la est secte

la route

indiennes A la tions

ont Chine

suivie mme,

immuable, nouvelle;

de elles

graves

innova

s'introduisirent

attaqurent Cette langue,

la fois les moeurs, faite uniquement et des

la philosophie pour voyelles ; cette aux les yeux, pour

et jusqu' dt

la langue. se plier les toute

reprsenter sons rationnelle n'en de

des

consonnes formules icius, aucune,

exprimer

certaines de Conenseignait ces

consacres indiffrente fut force

philosophie parce de

croyances

qu'elle

de s'occuper

dogmes

et de symboles;

INTRODUCTION. moeurs le fondes est furent par que sur en ordre nous, dont dont par n'ont l'introduction tant de preuves le dogme d'harmonie plus paratre le modle l'exemple est dans est dans Les par l'univers, les

xvn dont

principe

traditions sur les

antiques, incarnations, de Lao musat avait de tire, ne d

corrompues exemple, depuis sur

la superstition. t adoptes du son

ides les

sectateurs et M. R-

tseu

Bouddhisme, opinion que

a appuy recevoir

la

Chine

de l'occident du souffle ne peut en tat d'en en par plus

platonique qui unit

de la Raison, l'esprit qu' la maceux qui

l'Unit-trine, etc., quelle

paradoxale

seraient-pas Des

suivre

l'examen. inapprciables, ce qu'elles servi qu'on expliquer n'avait pas ont enregistres de positif certains souponnes, tablies. et rap-

particularits, soin et ramenes lui ont

apparence l'analyse d'une fois

avec

d'essentiel, ports, et qu'on Peut-tre, dernires les problmes dans les

constater regarde s'il lui

des concidences aujourd'hui avait comme

incontestablement suivre

t permis lui

de les

consquences, qui

auraient-elles aux causes

dans leurs jusque donn la clef de tous de et la migration de des l'Asie

se rattachent de des l'ancien

peuples avant

le nord

continent Ces pas en

l'tat que les

conqutes en le voit,

Musulmans. n'tait-on

esprances droit l'usage, de

la mort concevoir sous

a changes lorsqu'on le nom dhistes; tires leurs de

regrets,

successivement, Fan, la part d'un que

dcouvrir dialecte les sanskrit

la Chine,

de langue montrer leur

particulier prise, loin aux

aux Bouddes rcits dans fronde l'Asie

Chinois

ont

patrie,

des

vnements dans la Tartarie;

antrieurs constater, qui

premires

excursions

centrale, n'existent au milieu s'avancer,

l'tablissement plus, mme et tout

de cela,

colonies presque

hindoues son dbut

aujourd'hui la carrire, qui cherche

dans

des ttonnements les tnbres,

d'une sur

intelligence une route

travers

inconnue? c

xviii Un crit de en sept

INTRODUCTION. chapitres Alors qu'il avant sur la religion de Bouddha taient depuis. suffisamment loin fut d'avoir un le il sa on y derniers si avait ne que et le lui tre la gloire

ses premiers de

essais.

ses recherches leur a donn les avoir

degr explique pense reconnat temps

prcision les faits souvent

Quelquefois tablis;

de

y est dj

confuse, de toutes devaient

embarrasse, les ides recevoir qui, des

et cependant dans les

le germe

de sa vie surtout, Au reste, d'un point encore, pour ignor, nom

dveloppements de ce qu'il et qu'il

considrables. fait, pouvait l'on occup

M. Rmusat, de perfection jugea les son premiers un

mcontent qu'il travail fruits temps o qui

apercevait avec une

atteindre rarement rester

svrit

a trop

de ses tudes, il pouvait aurait fait

condamna utile d'un

dans une

d'attacher autre, mais sorte

son qui

production pas plutt dire de

ne suffisait ou rien

la sienne. de rserve, cette ne rien moindres son attention omettre de sur qui sont est mieux de ceux la si

Cette presque de certain,

de

timidit ne retrouve

religieuse qu'on

hasard, les

jusque remarquer dans Le tous terrain

dans

notices

M. Rmusat,

se fait surtout que

dans ceux sur les Averti

Commentaire ouvrages il s'avance que, l'exemple pour

le FO KOU KI , ainsi relatifs ingal assurer qui l'ont au Bouddhisme. et se drobe ses pas, prcd, d'tre dans juger,

de ses lequel pieds, par sur

si facilement calcule

sous tous.

il les

il est

continuellement comme eux, ou

ses gardes, leur mme n'est

dans suite. quand pas d'un

crainte Hardi il faut ignore que sante attendre

entran

de s'garer timide ce

ses vues,

mais

observateur s'il ne dit

exact, pas des tout,

quelquefois, pas assidues fcondes; plus mettre

qu'il jour puiset fera dans

; il ne veut des tudes

en avant pas son

connaissances qu'une sera

n'ont et plus il se croira

mries, autorit

rflexion respecte

n'a pas

de lui,

oblig

d'tre

consciencieux

INTRODUCTION. ses doutes, Jamais svre dans ses dductions, sacrifier rserv dans

xix ses jugeaux circonil les a du

ments. stances, tous nom aussi vrages plutt dans la

il ne consentira

ni sa raison car et

ni sa conscience dans s'est les progrs

ses intrts, de la science Avec qu'il peine?

ses intrts, dans

placs qu'il

la dignit

acquis

en la cultivant. s'tonner conus

rigoureux, bauchs, de tous

comment d'autres ceux qu'il qu'il

des principes littraires ait laiss plusieurs ouQue l'on s'tonne bien

a termins, lui a t donn l'infatigable les impressions

ou

seulement ; que de

entrepris, l'on ce admire gnie

le court courageuse

espace

de vivre

persvrance, toutes les

activit sans

habile par des

recevoir

se laisser

dominer par ! Qui dpo-

aucune, ides

et dont riches

moindres autant

productions que grandes

se distinguent et fcondes quel

et brillantes ? quel

a recueilli sitaire ou

son hritage

confident

de ses tudes, au but ajout

de ses penses nous conduira tout ce qu'il aurait nous rvlera se ft prolonge au moment avait les acquises les

qu'il allait atteindre, nos connaissances encore? profiter enfin Il a t un de avenir M. Pitoutes qu'il quasavoir, lier le en

si sa carrire musat

quelques de nous

annes faire

a succomb qu'il sur ans, talent, en

les richesses avait tabli

et de raliser plus solides. de

bases

rante-quatre de son

dans se

toute mettant

la force

son

ge,

frapp de son pour

peine tant

l'oeuvre de travaux

faisceau silence, Un tredit Khian Bouddha idiomes 1812. Il

de ses recherches et qui des ce plus recueil, o sont rests

et excuter ou indits

mdits

ou inachevs. ces derniers, les relatifs les cinq est yeux au sans mme culte conde de

regrettables, compos les mots

parmi par ordre et les

et sous phrases dans

loung, sont de se

transcrits orientale.

et interprts Il nous en avait faire

l'Asie

achev connatre

principaux la traduction en alors c* par une

contenta

de

xx simple pntrer tives, notice le figures le haut sens des

INTRODUCTION. intrt termes d'une synonymie des qui permettait de

mystiques, que l'usage en de vaines

de concilier, contenues Tartares. prochements des diffrences entre qui tions sens, pres,

ou techniques sans se perdre les livres rendre plus que

collecexpressions a consacr," et religieux conjectures, ceux des plus les notions Chinois utile et des rap-

dans Pour

indiens,

dans

et cette

concordance tait sur

et les

faciles, l'on

son dessein remarque, dans livres

de rechercher points pentaglotle, d'tudier subir, enfin des soit aux ides sur le les

la cause essentiels, et celle altraleur pro-

plusieurs

la classification est que soit en usage les dans

suivie dans les

le Vocabulaire sanscrits; avaient pu

termes leur

originaux orthographe;

dans noms

de joindre mots exprimant des aux qu'il par la trait

et chacun et uns du

des

autres

morales, le rle Tel avec et de de

mythologiques aux assign tait l'objet M. Eugne leurs efforts,

philosophiques, dans l'histoire,

explications dans de de leur de

autres prparait runion complet

dogme. concert savoir

commentaire et qui, devenu

Burnouf, serait

un

la religion

Bouddha. Encore grand lents tations, mettre de tous stant l'Inde Bouddha les Tartares; et et n'et-ce t l de qu'un des moindres rsultats de ce

travail. qui lui

Obligs taient

mot rapprocher chaque de confronter toutes attribus, compte des plus lgres

des 'quivales interpret de

de se rendre continuellement les pays, rigoureux, appartiennent ont t les

diffrences

en prsence auteurs constater, les textes

les traditions par part,

des Bouddhistes conde de chez les orileur

arrivaient, d'une d'aprs

un paralllisme quel les dialecte livres

lesquels la Chine,

rdigs

ou traduits, si tous de l'ont ces

au Tibet, sur

de l'autre, si quelques-uns

directement perdus

ginaux,

derniers,

dans

INTRODUCTION. forme sur des authentique copies et primitive, trangres, sans altration Fan, et ni n'ont existent mlange. qui fait pas t refaits purs et du t aprs de facile

xxi coup toute de

encore, Il la base

interpolation, dcider pentaglotte, ou seulement alors

si la langue tait commune

dictionnaire

aux Brahmanes M. Rmusat qu'il

et aux Bouddhistes, inclinait vers souleve, les Chinois diffrences quelques semblent rgulire, une le pli, langue et que partout doute systce

propre

ceux-ci. question

dernier dans (1811), que son

sentiment, Mmoire a exerc Fan

et cette sur l'tude

a le premier trangres chez Les dans et qui

des langues reprises dans

plusieurs prsentent avec

les mots mme,

sa sagacit. certaines formes, ancien,

racines tre lui

le sanscrit de

le plus

soumises avaient autre l cet fait

aux

lois

l'analogie que ces Vdas,

et une mots

marche

supposer que celle sacr lors ne sont est de

constituaient

part, c'tait o ces ils

des

probablement

idiome

que les Bouddhistes leur grande

propagrent

s'tablirent

diffrences

pas de

toutes dmler

Sans migration. dues une intention les modifications de celles palis, les

matique; doit ment guent mais dans chinoise auraient livres mire crits de

la difficult comme

considrer accidentelles. suffisamment on les comprend

caractristiques, les originaux

Dans

que l'on qui sont puremots se distin;

de ceux que

en sanscrit qui leur correspondent cette distinction soit souvent insensible ou moins altres de langue le sanscrit t du que Fan, la langue

transcriptions permet donc pu de faire. entendre

plus Sous

le nom

les Chinois ; les pre-

qui leur sont venus de ces langues, et ceux dans la seconde. Aucune Telle

galement par le nord

et le pli dans midi la

auraient

ont tirs qu'ils en dernire tait, n'infirme quelques

seraient l'opinion le qui

analyse,

M. Rmusat.

tradition renferme

cette

hypothse;

FO KOU KI, au contraire,

particularits

xxii la rendent une encore discours plausible, plus

INTRODUCTION. sans grande cependant prcision, fournir et ce sujet les moyens d'atlong-

teindre temps Un dmie

rclamera

de nouveaux sur

claircissements. lamaque, notice lu en 1821\ l'Acapremiers seuls fragrecom-

a Hirarchie et une

des Inscriptions, de la religion restent

sur les trente-trois sont les deux

patriarches ments mand Le

de Bouddha, d'un du travail sujet que qu'il

qui nous

son tendue tait destin la fois

aurait

indpendamment de ces deux

claircir. le plan et le

premier

morceaux

est tout

rsum dont tion. monde, qualit stante se i

de l'ouvrage, le second est un chantillon il aurait t trait; l'un est la thorie, l'autre La succession pour de dieux et rgulire, y de tous perptuer les personnages la doctrine ramene par qui secrte, une M. Rmusat et Shkya au ont

de la manire est l'applica-

paru dans le avec la double consries : la de qui

et de pontifes, est distribue d'poques des la

chronologie en trois

rapportant les anciens du

autant patriarches de sige

principales, Indes depuis la

comprenant jusqu' Ve sicle sicles

translation notre suivirent re;

religion

Chine, dans

20 les Matres : priode de et de ces

de la Doctrine, confusion hritiers

les huit pendant

et d'obscurit de l'me ne

laquelle ne fut pas

la suprmatie moins 3 enfin, cette prcaire

de Bouddha l'tait qui leur fut

dpendante lamas, sicle, fait qui de ont depuis

que

existence; revtu de

les grands au xme pas un

le premier nos jours.

dignit, avait

jusqu' quelque converti sa place

Il n'y de terre ces

importance l'Asie dans aprs ce cadre

pour avoir

l'histoire fui leur et de ta-

rformateurs natale, qui ne

trouvt

la sagacit, lieux, blissait

combinant

et apprciant que l'rudition des dates

les indications avait recueillies

si simple, de temps, et classes,

de personnes,

chronologiquement

et des successions

auxquelles

INTRODUCTION. il ne ment manquait reconnues. de cette indiens, des l'incertitude La dissertation de la de ou que ce Les degr historiens de certitude chinois, supplaient par leur pour qui tre faisaient

xxni dfinitivela base

principale ments

chronologie, contrlaient, de ces

au silence exactitude

des monuminutieuse,

l'exagration ciations, rcits.

calculs

derniers, souvenirs cite sur

de leurs que religion faits, (ressortir j'ai

le vague de leurs nonet la contrarit de leurs les trente-trois premiers un

patriarches petit propres nombre

de Bouddha, privs eux-mmes

quoique des

restreinte dveloppements donner une

en faire que les en point

la valeur, aurait que concerne

pourrait suivie,

ide pour

de la mthode la mieux juger,

M. Rmusat discussions ce qui

si l'on

n'avait,

le FO KOU KI a fait l're bouddhique, si incertain,

natre. pour de la

principalement claircir chronologie Au reste, conue, histoire en de ce

fondamental,

et jusqu'ici

asiatique. il serait faire difficile, apprcier pour tout autre et et les plus faits que celui qui l'avait de que cette l'on nos pour d'tre prcises du Boudle

l'tendue

l'importance deux pour Ils qui, Ces au extraits

de la religion sont, pour cet

samanenne, gard, notre un

connat que auquel est

augmenter veillent moment notions

regrets sujet

diminuer

curiosit. intrt suspendu.

satisfait, sur

ils s'appliquent rest indfiniment et le lieu exacts o des

l'poque ces des

principaux sur ce la culte

vnements et

dhisme, ancienne avait

dtails contres

chronologie a fleuri,

la gographie

rassembls, pour

il faudra les runir

une

succession

et d'efforts naissance l'Asie, tion pour

de nouveau; langues

que M. Pimusat considrable de temps sa vaste conil faudra des nations sa pntrade

de l'histoire interroger pour

et des toutes suppler

de la plupart

les traditions; l'insuffisance

il faudra des

ingnieuse,

tmoignages,.et

xxiv son jugement enfin le ferme, une

INTRODUCTION. pour ne s'carter aussi jamais leve que des la faits sienne tablies rels; pour entre il

faudra tracer tous

philosophie des

tableau

communications Asie et de

religieuses l'Hindoustan,

les peuples

de la haute

modifiant avec En des ides attendant, singulire seules connue diverses de cette par o

les moeurs, nouvelles, ses recherches

perfectionnant de nouveaux sur

les langues signes pour sur qu'elle

et apportant, les exprimer. l'poque a subies, qui, bien de

le Lamisme,

cette

institution une plus

et sur

les variations neuve, empch

constituent et t sur

particularit tt, aurait du

importante, de hasarder

si elle des sur

ides

questions thocratie, les

Bouddhisme, l'influence immdiats sa source, systme avec leurs

et en particulier des sectes

l'origine

due

chrtiennes aux

et fonde lieux mmes du

successeurs prend de

de Gengis-khan, dans s'est ces hautes

le Gange d'o miers Les l'esprit

montagnes descendre et leurs dont

Tibet, les pre-

imagin

de faire leurs barrires voisins jamais du dynastie sortirent guerre arts

hommes Tibtains,

idiomes, par que les

croyances. les a boule-

protgs moins

la nature aux

environns, versements aux

furent de

leurs

exposs une part a t Tang leurs

l'Asie, dont

et ne cette

prirent partie de la ils une

trs-active le (du thtre. vne au en

rvolutions pendant

globe des de

Toutefois, commencement conqurants, et,

le rgne du Xe sicle), la Chine au sud-est, vers golfe un l'Inde, du grand

limites continuelle, valles,

firent qui, route au alors

presque de leurs de de

les fleuves une donner

s'chappent ils s'tendirent Bengale le nom

leur

ouvrant venir

ce ct mer qui les sait de du

jusqu' Tibet.

Ils formaient toute s'taient que la petite

et puissant Leur influence

empire sur on

comprenait pays qu'ils

Boukharie. nous

soumis au

est presque de

inconnue; cette priode

seulement et

ce fut

commencement

splendeur

INTRODUCTION. de gloire que le Bouddhisme de la par la masse une autorit s'introduisit nation, qui alla il finit parmi par eux. prvaloir, jusqu'

xxv Repouss et les

d'abord Lamas

prirent

en croissant se changea plus

de l'envahissement nation que devenu avaient Cette tion absolue. celles du Ds

des Mongols, lors

o elle

l'poque en une domiconqutes pays est qu'ils Tartares. l'attenen trente comme civise

ils ne tentrent et en par les la

d'autres dont leur

proslytisme, a perptu, autrefois tait trop

religion

le centre acquise influence

l'augmentant, armes sur pour ont pour les les ptres les

l'influence autres attirer

remarquable

ne pas montr

de M. Rmusat, des on faits tait de arriv

et ses recherches six cents ans

comment, de Tibet antique l'honneur,

prenant sicles, les plus

traditions du Cette

considrer du dont peuple on

proches

hritiers

primitif. leur

lisation rduit,

si perfectionne, tout bien examin, qui leur et assez

a attribu les plus

aux notions ont t

simples

de morale histohin-

et de littrature, riquement dous En prcise romanesque fait ct natre; l'accs leurs mme des connues premiers

portes, par

des des

poques

rcentes,

missionnaires

instituteurs. qu'il un des intrt rveries temps substituait solide plus qu'il ainsi, et durable ou moins par la cet ingnieuses pour toujours connaissance intrt tout avaient de ce

temps faits, que en aux

mme opinions

fermait

les notions dionales, religieuses, Tantt tendue livres existent il

les plus dans

systmatiques, caractriser propres les Tibtains demi-civilisation ce faut qu'il Bouddhistes connatre dont une ont

M. Rmusat ces

rassemblait mriides fruit.

superstitions avec en de leurs le

lesquelles de l'espce

puis, qui

a t la

recherchera attribue par nous ou

penser

prodigieuse leurs qui

les fera

sacrs,

et

quelques-uns de ceux de ces ouvrages imagination

rellement,

ceux

dsordonne

XXVJ a seulement criptives de traits de suppos des qualits qui, runis,

INTRODUCTION. l'existence. corporelles lui offriront Tantt, quelques pithtes desautant

de Bouddha l'ensemble

deviendront de

la physionomie que la varit

ce personnage

et lui permettront

de dterminer

de l'espce humaine avec laquelle elle a le plus de rapports est la race indienne. Combinaison aussi simple qu'ingnieuse, qui a renvers de fond en comble des hypothses chafaudes sur une futile en elle-mme, mais d'o question fait dpendre de la civilisation l'origine que Bouddha que qu'ils arts tait ces un deux avaient ngre venu pendant orientale, de t l'Ethiopie peupls par un moment on a

en prtendant dans les l'Hinmmes les

doustan; hommes, mmes de

avaient pays suivi les le mme pensait de faits

mmes Ennemi n'y ne par

usages, de en

cultiv toute

et pratiqu M. Rmusat ni non

culte. qu'il qu'il

espce de

routine,

a pas

histoire d'claircir

vrits et de

indiffrentes, discuter,

soit une

prudent

pour des fixer

rvoquer, sicles

orgueilleuse des hommes,

prmais

somption, pour des rgler prjugs,

l'exprience ses ides, afin de

et le savoir

sa persuasion,

se soustraire l'hritage

l'empire de ses pour-

transmettre de toutes

la postrit les richesses que

prdcesseurs, rait y ajouter. En l'illustre points de soumettant auteur la

accru

lui-mme

une de

discussion des

nouvelle Huns il n'a plus

les

explications de but

que

Histoire

a donnes d'autre solides perptuer tort de

quelques que de les

doctrine leur du

samanenne, prter savant des ne appuis

de complter, que la clbrit qu'il l'poque vaient a mises. o tre les

et d'empcher les de erreurs devancer pouavait se pro-

contribue

Deguignes questions

a eu qu'il

l'honorable s'tait propos Les avec

traiter qu'il qu'il

compltement n'tant pas

claircies. en rapport

moyens le but

sa disposition

INTRODUCTION. posait, tifie, fallu il a t entran indcises progrs des rapprochements des que difficults des rien qu'il

xxvn ne jusaurait et comdepuis ont chou. Un pourra auto-

et il a laiss rsoudre.

la plupart de l'tude plus

Les une

compare approfondie

langues et plus

des institutions, plte des traditions

connaissance

quelques permis C'est jour tre rits; ront jamais une sur

tant de dcouvertes asiatiques, dans le champ des antiquits annes, M. Rmusat de russir o Deguignes se perfectionnent que les sciences la valeur des renseignements qu'il balance, d'autres dtruite dcouvertes, mme par

faites, indiennes, avait

ainsi aussi

en s'tendant. a recueillis de meilleures

diminue, un jour

modifier changer de tels

progrs pourcertains rsultats de ses recherches, sans pouvoir l'opinion que tous ceux qui ont le droit d'en avoir sujets se sont avec tant forme, d'un ensemble de travaux et

de nouveaux

si pnibles, de talent. Au une points de cette reste, rfutation

accomplis

d'application,

de persvrance

l'crit des

il

a consign de Deguignes

ses observations qu'une

est

moins des

ides

explication

fondamentaux triade

de la religion de'cette

samanenne unit-trine,

suprme,

et en particulier qui est la base de Bouddha, provient, Ce sont la Loi, auxquelles trois tre, Etres le

la croyance de tous les peuples bouddhistes. voil les trois causes desquelles tout Clerg, tout retourne, sur tout s'appuie. lesquelles trois reprsentations d'un

prcieux, gence Cette aux riels moral peut

ou plutt

mme

YIntelli-

absolue, double abstractions fait voir

se manifestant interprtation les plus

et dans la Multiplicit. par la Parole, des mmes mots appliqus la fois leves en et des objets purement philosophique l'enveloppent, que prsente matet on la

comment, article rsoudre

dgageant des les

le sens voiles qui difficults

de chaque parvenir

de foi toutes

xxvm distinction telligence esprits degr ment sur des de deux

INTRODUCTION. doctrines. C'est un et pas figur, important invent dans par avec l'indes le

ce langage

contemplatifs, d'abstraction du corps matires par o

mystique comme tant tous les

le plus saints

en harmonie aspirent, s'garant ternellement

auquel l'exaltation la

l'anantisse mditer con-

de la pense humaine est

des

raison

damne Cette pour en

l'ignorance premire

et la confusion. donne de n'a pas du seulement systme de l'importance elle et par voir, entre par les

l'apprciation acquiert encore

l'ensemble

bouddhique; qu'elle Elle essentielle rpand fait

par les notions auxquels aucune du Npal, de la

nouvelles elle conduit.

les rsultats exemple, opinions ment conclure Dieu aux

inattendus qu'il n'existe

diffrence du Tibet

des sectaires principes que

et de la Chine, et l'on

relativepeut en d'un distinct ; en un nombre par la

doctrine samanenne

sotrique, reconnat la fois; qu'il auquel

la religion unique a form

l'existence d'un tre

suprme, qu'il

et trine

tout

du monde mot, d'tres d'un

et de la matire principe, s'assimiler

a produite un certain car,

Bouddha ont

premier pu

sanctifis

compltement,

des vertus, la prire et l'extase, on rentre dans le sein pratique de la divinit, dont tous les tres sont sortis par manation, et l'on s'identifie de nouveau avec elle. H y a loin de l cette doctrine du vide et du nant sur aux laquelle sont dirigs Cette les reproches notion par de d'exl'esprit

travagance distinct suprieure, en de serpents, d'aucun force

adresss de la matire, qui

Bouddhistes. oppos dans mme presque

la matire toutes des qui de

sa nature tant et des

a remplac, du un

les contres dragons

del qu'au constitue autre sous

Gange, systme

la superstition religieux de l'lvation pour le concevoir.

n'est l'esprit Les

au-dessous et de la

le rapport qu'il faut

intellectuelle

Bouddhistes

INTRODUCTION. ne sorte aussi se sparrent davantage peu des Brahmanes ou, possible. que si l'on pour veut, unifier pour en

xxix quelque l'ide

la divinit, que

en rendre

complexe les autres

Ils la distingurent ou pures ou ne purifies, devait

absolument d'origine voir en elle

de toutes divine que tions, ou

intelligences et pour

humaine, par

montrer sans

qu'on

la substance ils lui

excellence, le nom comme sauraient d'entraner

donnrent imparfaite, qui ne

comme sans relaqualits de vide, de nant : dnomination toutes recevoir la celles de nom, ngation que l'on applique qui avait mat-

insuffisante, des leurs riels bout causes yeux tels que

mais

l'avantage la corporit

d'attributs

et l'tendue. hommes mais de

On viendrait renoncer, aux leur avec existence plaisirs faire les

difficilement non-seulement du coeur et de l'uni-

de persuader

aux

aux jouissances l'esprit, vers comme Avec pense mer qui siste une si l'on comme autant pareille un

des sens, ne parvenait nant, d'illusions,

mme

d'abord rapports et notre on

envisager objets comme cartant ide, aucun Leur atteindre Mais pour

nos

extrieurs un rve. de sa

croyance, toute de

conoit

qu'en toute

toute dans la

distraction, contemplation prtendre tout, n'est ou plutt leurs qu'aux Bouddha, seuls

sensation, Dieu, Dieu faire,

s'ab-

il n'y

ait

quitisle vie con-

ne puisse faire

devenir ne rien yeux

lui-mme. pour

ce but, l'ternit tre le

et la mort n'est est attribue devenu des

qu'une

apothose. et quand pas qui le qu'il

Bouddhas, non

on dit qu'un est all grossir les saintet

on entend, fantastiques qu'il nouveau M. Rmusat a atteint

nombre tages saire dont Shkya rel

puissances mais de

remplissent de

divers ncesinfinie que type crs,

clestes, pour tout tre mane. mouni,

degr avec

confondu n'tait de

l'Intelligence de penser est le seul ont t

pas l'ge

loign actuel,

ou lequel

le Bouddha des

d'aprs

personnages

imaginaires

xxx pour frentes duire tre reports, priodes reconnatre manifestations du trouve

INTRODUCTION. dans cette mme qualit de Bouddhas, pourrait des au Bouddhas mme de le difconet de

mythologiques. si le dogme successives

Cette

conjecture

de la pluralit remonte

de leurs

temps

la fondation nit saints. Tous moins les s'est

Bouddhisme, peu peu

et comment presque

l'adoration efface par

la divides

culte

tres

se trouvent de l'tre

donc

placs

des

distances plus ou

plus

ou

grandes

primitif,

de l'absolu, ou, de pour

avec parler

moins des pour fleuve, de cet

de disposition Bouddhistes, gagner l'me tat

s'en

rapprocher, le fleuve En ce qui

le langage

traverser oppos. de et

la vie de

et de la mort ct elle modifie variation, les nature, est qui par l'en du sort de la

le rivage est affranchie

passant altrait o

l'autre

sa nature; l'illusion, la

secondaire avait

accidentel la rapports

mille dure, les

manires, l'individualit, sentiments, est d'y sont le but arriver.

produit et les

dpendance, qui

en dcoulent, de sa

penses, l'extinction

Indestructible passions. elle doit tendre; auquel Les diffrents dans et de degrs

les

la mditation

le moyen sparent tages de verra

d'loignement extrieure, ainsi

dsigns,

la doctrine

diffrents par les

superposs, les brutes la transmigration, depuis dans le FO KOU KI, que les hommes que les incarnations du premier non retenue le mais dans tablie et plus du sens

de mondes

cieux

que

phases On

jusqu'aux purifis, du que culte second les

gnies. tels que ordre,

lesrhans, nommes d'tres ne sont dans les et Cette n'est

Bouddhas que

et Bodhisattwas, ont

Dvas,

classe

les Bouddhistes des dieux,

nullement

suivant

brahmanique, attach ce mot des de la mes

de l'Occident, mythologies ou moins avances plus distinction, jusqu'ici mal

seulement la route ou

engages

perfection. entrevue,

confusment

INTRODUCTION. pas la particularit : elle la moins lie curieuse ni la moins importante

xxxi du

Bouddhisme et dans il est

la doctrine que l'on perdre

secrte veut faire de vue,

l'apprciation essentiel de sont leurs ne

la croyance de l'une ou que les de natre Ils leur sont

vulgaire; de l'autre, qu'elles

pas

dieux

reconnaissent et perdre grande longue viennent rendent

astreints avantages et cependant la dure

la ncessit par pch. limits dans vie, des le

et de mourir dous d'une quelque dcadence les

puissance, que soit

pouvoir; de

de

leur enfin

signes

en marquer

le terme; aux hommes,

des facults ceux-ci par

surnaturelles peuvent

suprieurs les surpasser mme religion soumis Des liards, terre indique, tous ceux

mais

les galer, que restent la

en s'affranchissant, des qui conditions habitent

divers

moyens

d'existence l'enceinte des

auxquelles trois par peut mondes. millions embrasser superposs

sont groupes, puissances imaginaires dans l'espace que la vue de l'homme au ciel, et dans les divers tages

et milde la dont

d'univers

la perception le nombre. sont morale leur

de la pense La place par qu'elles des

la plus

puissante

ne saurait le rle qu'elles de

concevoir y jouent, perfection

y occupent, degrs

dtermins

correspondants de leur

et intellectuelle, rang dans sur la

et la dure hirarchie cette

vie est proportionne Les est tablie et on conceptions ne man-

mythologique. hirarchie

fantastiques quent y parfois

lesquelles

ni de grandeur, au fond,

ni de magnificence, l'ide, bien de dtermine, la production

ne peut

mconnatre, et vivement par un tre

fortement de toutes mondes du ne se

conue choses jaillissent sein lassent encore

recommande,

en tous

et absolu. D'innombrables primordial sens et dans un espace incommensurable, divine, les plus Toujours et les folles auteurs exagrations de des lgendes pour l'infini et

de cette pas cette

substance d'entasser ide.

rehausser toujours

proccups

xxxn renouvelant lui donner dfinis les une plus

INTRODUCTION. vains efforts pour le saisir, en employant absurde d'essayer qui ils ont tent de

apparence des matires

de prcision, o Pour la il est supputer

des nombres un mode

dans

quelconque les parties qui

d'valuation. de leur l'univers,

les distances d'tres dans qui les

sparent la se un

quantit

habitent, elles

dure forment, systme dans

est assigne,

les priodes

lesquelles

subsistent de numration

et se dtruisent, o dcuple, pour les

on sait

qu'ils

ont invent

nombres, finissent d'une millions n'est

se multipliant par former une

toujours somme et

une

progression indicible, suivie

indiciblement o l'unit

me servir ou cinq rien

de leurs de zros

expressions, n'est encore que genre aident

de quatre

qu'un appareil

chiffre

modeste.

Certes, mais les

plus d'un

extravagant certain

cet sont

numrique; des faits

absurdits en qui

elles-mmes natre d'esprit Bouddhistes mtiques, de l'infini l'on rentes sur

assez

curieux,

ce qu'elles

con-

l'imagination de ceux n'aient soit pour qui

des hommes les adoptent.

les inventent On succs ne saurait ces dans

et la tournure nier que les

appliqu soutenir

avec leur

garements

arith-

pense soit pour des cosmogonie tout

la contemplation les ides que appa-

en temps d'aprs

et en espace, le tmoignage Toute seul tre leur

carter des repose est ramen savoir:

se forme,

sens,

limites

de la cration. d'un

videmment par l'action

la doctrine

auquel deux

successive suprme la matire. musat, c'est

et rciproque-de et l'ignorance Mais que, ce qui dans

principes, en d'autres t

l'intelligence l'esprit par parties, et

ou l'erreur; n'a encore

termes, que et ses

remarqu

M. Rune et leur par une de

ce dualisme, prennent

l'univers leur

fois forms, configuration, sorte la part d'action du

se dveloppent, se maintiennent, interne premier

accroissement

s'altrent sans erreurs,

et se dtruisent, aucune

et spontane, principe. Les

intervention

les passions

et les vices

INTRODUCTION. circonscrivent, phnomnal; des tres bornent sa dure vivants, finalement dans un des laquelle et tendent les oprations du des

xxxm monde actions ou

est subordonne prolonge leur

la moralit existence

individuelle Tous les mondes,

les runit est-il dit

la substance livres

universelle.

les plus clbres, tous bouddhiques les mondes sont forms de la force et par la vertu des actes des tres vivants. ils se dtruisent; ils se reforment; Forms, dtruits, leur Cela commencement est inimaginable et leur ! pensent de de la formation, l'univers; ils ont les voulu de l'tendue, procds tout numet qu' manire et fin se succdent sans interruption.

Ce que les des vicissitudes riques dont aux

Bouddhistes et

de la dure desquels moins

proportions est

rduire,

l'normit enfin, soit relative par

propre

satisfaire

l'imagination leur

l'accabler; d'envisager, la position apprci cosmogonie juger proch, que qui des

ce qu'il y a d'essentiel dans la nature matrielle en elle-mme, de ses parties, dans son se trouve Essai expos,

tout

soit l'ordre comment,

M. Rmusat, des Bouddhistes; par

travail

l'importance avec autant

l'tendue, que

sur la cosmographie et la dont il ne faut pas prcieux, et dans lequel l'auteur a rapde profondeur, du systme de prcision

de finesse

de lucidit, y est li, livres Cet de tel

l'idoltrie que

bouddhique

le lui avait dont

fait concevoir nous possdons

philosophique une tude assidue des versions chidont

cette est

religion

noises.

crit

le dernier les sans pour de

qu'il

ait publi. et

Si la manire les carts les ide

il a interprt, l'abus Bouddha, de ses tesse aussi de

analys

abstractions objet a pu la plus de

auxquels de

mditations est faite

conduire haute

disciples de l'tendue

donner

connaissances, de son pineux esprit, nous

la porte qui avec

son jugement, traiter intrt pour

de la jusun sujet

la cause inspire,

l'a dtermin un nouvel

sa per-

xxxiv sonne, plus de vnration dans la plus

INTRODUCTION. pour chre sa mmoire. de de le contre tranges, nigmatique, son intrt, ses Frapp par la mort de se

de sa mre soustraire ment travail dhisme hrente

affections, choses, en

il essaya

ce dcouragement qu'entrane un ses son pour pour de refuge mythes langage aiguiser

toutes

ce dprissedans du un

intellectuel obstin et et de de

chagrin, la douleur. de

cherchant L'tude mtaphysique

Boudincoassez ou

sa lui

parut

offrir sa pense,

de difficults du la moins tche

enchaner de ses regrets. ces avait

la dtourner des par aprs la

de l'objet noncs vie

Il s'imposa ides produit dont un

ramener exalt et esprit d'un

rationnels

mysticisme l'exagration; homme d'un

contemplative si admirablement raison

toute cet

l'avoir

accomplie, d'une mmoire plus

si sage, savoir

d'une

si saine,

si heureuse, d'impuissantes comba, avait faits

si vari aux fois

et si exact, sentiments de sa douleur

n'opposant qui l'accablaient, et des

que sucqu'il

distractions tout la

victime pour

efforts

en triompher.

Le Commentaire le complment On y

sur de tous trouve

le FO KOU KI peut les runis, travaux que

tre

considr d'essayer seul

comme de rsur des dans l'on

je viens en et un la

sumer. les

rapprochs sur une de l'histoire foule nouveaux de

corps,

croyances o

bouddhiques, elles ont il fleuri, ajoute

gographie pars que

contres les livres

documents faits ceux

chinois; dj, des tre

connaissait et soulve pu

il en rectifie questions qui,

quelques-uns, discutes

en claircit pour la premire dont

d'autres, fois, le plus pole

n'ont grand sitive.

toutes

suffisamment avoir de dont

approfondies, t rsolues

mais d'une en l'a

nombre S'il tait des

paraissent intressant langes

manire sorte

dbarrasser

quelque envelopp,

Bouddhisme

la superstition

et de

INTRODUCTION. ramener ses tait de leur sens ses les moral, mtaphysique, ses expressions religion des cosmogonique figures clbre, peuples important qu'elle Asie ans en a suivie ont eu qui de sous l'ont

xxxv mme, ; s'il imporle rapport adopte, son dans

symboles, d'tudier son

allgories, fastes sur

de cette l'tat social

influence ni moins

il n'tait itinraire, lequel Ne elle qui, les dans

curieux,

niJmoins la route

marquer

de reconnatre habitants le nord pendant fini sans par castes, les nations, les chez de de

et l'ordre

la

haute mille

connaissance. notre re,

l'Inde, plusieurs

environ ct la pays secte natal, idoltrie

avant du

y rgna ayant

sicles anantit de leur

Brahmanisme, Alors ces

prvaloir, expulss

rivale.

Hindous dans chez fiant,

se dispersrent contemplative les autres, modi-

toutes vingt

directions, civilisant moeurs, quelques-unes

portant les les unes,

leur

pacifiant

altrant

institutions, le

les langues

de toutes, des fa-

et arrtant cults qui

dveloppement vertus mles

entier

humaines, l'amnent, le

en substituant dogme nervants. remarquables, de

aux l'inaction

et vigoureuses dans ses

philosophique

principes

les plus phases

Il y a trois l'histoire grandes

trois Aprs dans

poques

principales

dans quatre de

de cette missions

propagation. se rpandent

la mort les

de Bouddha, limitrophes

contres orientale;

l'Hindoustan; des royaumes

la foi s'tablit de Geylan Kachemir : c'est comme les pompes zls de du

dans et de

la Perse Kandahar

les habitants et l'indoctrines croyances des prdiles Bir

la reoivent L les ; les

troduisent saintes sont cations uns mans; la Chine,

la premire une nouvelle du vont culte, les

poque. rvlation par

obtiennent ravives ; des par

la ferveur sur le

aptres en

porter Ava, dans

continent, chez les

dans les

l'Inde autres

Gange,

Siam, la petite

dans

la Baetriane, Japon;

Boukharie, de monuments F."

en Core

et jusqu'au

ils couvrent

xxxvi religieux de leur les contres en

INTRODUCTION. qu'ils parcourent, laissant partout indiennes Lamisme, le pntr ans les plus ou et consacrent sur leur passage' le souvenir la foi, poque. rform. est sans le la La Au Boudpu do-

mission les est

langue, troisime

institutions celle du du

: c'est d

l seconde Bouddhisme qui

commencement dhisme s'y primitif,

ve sicle, dj

Samanisme, dans tard,

avait deux

le Tibet, il y tait incursions le du Bleue

avoir

maintenir; Ds

cents

la religion ds

minante. dans des

ce moment, septentrionale de race

frquentes de la Chine,

Tartares armes Tibet

la partie peuples tous

succs Chen si,

des au

tongouse qui

l'occident la mer que d'adresse bouddhiques, la M.

et dans deviennent dha La prsente riode. faire temps n'taient

les pays un moyen

avoisinent

jusqu'

Khotan, de Boud-

de propagation avec alitant

les sectateurs que qui de succs. est d la

mettent

profit des

Description publication, Dans voir

royaumes se rapporte autres

l'objet seconde

de

la p

moiti Rmusat

plusieurs

crits,

s'tait

attach

qui ont su faire le tour de l'Asie longque les Chinois, le cap de Bonne-Esprance, avant que nous eussions doubl pas aussi dispos ignorants en gographie Des textes qu'ils et au positive nombreux ont prise, qu'on prouvent, deux cents est

gnralement d'une ans manire avant notre

le croire.

incontestable, re, aux lors ou ces

la part vnements ils ne

commerce d'entretenir politiques,

de l'Asie des avec au le

occidentale. relations les habitants

Depuis amicales de

cessrent commerciales de villes

plus ou qui

hostiles, deux lignes

semblent la Perse.

tracer, Dans

travers sicle tracter derniers par les

de la Tartarie, qui prcda avec

le chemin la naissance les rois de des

de la Chine de J. C, la

ils cherchaient et plus renverss de

contard, les

alliance membres Arabes,

Bactriane, Sassanides, auprs

de la famille venaient se

en Perse Ta

rfugier

l'empereur

INTRODUCTION. tsoung. acqurir c'est tenues plus Les Chinois profitrent des lieux de qui tous ces vnements t le thtre; tablies et

xxxvn pour mais entreles Jamais ont con-

la connaissance aux

en ont

surtout par prcieux

communications qu'ils recueillis

religieuses doivent les

le Bouddhisme qu'ils des des ont

renseignements trangers. ne les

sur les peuples ni, l'appt loignes pas du gain

ni l'ambition duits dans

conqutes; aussi contres

proslytisme d'tonnement et les et des gager, vaincu pandre pour donn actes La ait dent, avoir mers

a pntr, qu'on qui voit

et ce n'est d'humbles arrt lesquels des

o le zle du que celles sans une admiration mle traverser franchir les des fleuves dserts os s'en-

religieux armes,

avaient dans des prils,

montagnes braver la volont au loin en aller

aucune

;earavane des obstacles

n'avait qui

surmonter

avaient pour r-

toute-puissante la croyance

des empereurs, ils taient les contres lieux religion. religieuses de Lao que

les uns attachs,

laquelle dans les

d'autres

vrifier

les principes et pour visiter

qui lui avaient consacraient les

naissance, de la vie plus du

fondateur de ces est avant

de leur entreprises du re.

ancienne le souvenir

dont tseu, qu'on que

l'histoire en Occipuisse les cirgale

gard

celle notre de

voyage Quelque tradition, mritent qu'il y

au VIe sicle sur l'authenticit qu'elle il est une dogmes des

opinion et pas a eu, bien toutes

cette ne doute

constances confiance, trs-recules, Chine, ce pays, sages du des

rapporte hors sorte de de

une

des

poques la hors de pas-

rciprocit et dans tseu.

dans

l'importation,

de Bouddha, de que pour Lao

la propagation, de plusieurs qui

prceptes

Il rsulte philosophique tait,

FO KOU KI, personnage ve sicle contres

la secte son re,

reconnat

ce dernier ment dans du les

fondateur

au. commencerpandue dj de la Chine et

de notre situes

trs-anciennement et au. sud-ouest

l'ouest

xxxviii jusque existe dans entre l'Inde. les On

INTRODUCTION. ne des qui porte saurait docteurs nier de d'ailleurs la Raison l'analogie et celles qui des

opinions

Bouddhistes; sur ce les dtails cercle de

analogie

sur le fond populaire, qui qu'on deux

des doctrines, et qui s'carte constamment croire qu'elle

comme trop de les se soit de

de la croyance vrits et point, dans ou nomm qui de d'erreurs pour les

ramne puisse pays,

hommes forme toute

au mme spontanment communication,

indpendamment traditionnelle. tre le premier occidentales dans qui le Chen

Un Samanen, sionnaire la l'an avoir Chine 217 t bouddhiste pour avant

quelque Che li fang, soit venu

influence parat des

mis si

contres Il arriva province

y rpandre notre du l'on

sa religion. cette des de celle

re ; ainsi, gouvernement a des fut raisons aussi

passe

pour de

le sige et a pris o

premiers que

souverains la civilisation

la Chine, chinoise

croire qui,

naissance, Che li fang livres anne

la premire, de dix-huit

connut religieux des C),

le Bouddhisme. et avait Il an, d'autres et vers la avec lui

tait sacrs. youan

accompagn Sous cheou par de I tsun A ti, (deux keou,

des

de la dynastie ans avant des un J.

premire livres furent

apports le roi

envoy ordonna

Gtes; savant

le mme

temps,

ce pays

nomm de la secte de Bouddha, disciple dans l'Inde les prceptes. pour y tudier les historiens partout pire, tion sur mais chinois, nos on les sectateurs leur pas. qu'une manifest plusieurs sur dessiner

King

lou,

de se rendre poque, disent rpandus dans son plus l'emadoptard.

A cette

de Bouddha doctrine tait peut

taient connue appeler d'annes

frontires; n'y n'eut croyait lieu s'tant chargea informations d'en

Ce qu'on soixantaine dans lettrs la les

officielle

Bouddha Ming

lui-mme

un

songe

l'empereur recueillir dans d'en Ils

ti, ce prince des prceptes,

d'aller

ITlindoustan copier les

religion temples

bouddhique, et les images.

INTRODUCTION. revinrent royaume leur culte accompagns du Milieu ft de commena deux religieux. des Des Ce fut alors

xxxix que le

possder

Samanens,

et que fr-

profess

publiquement. tablies les nations de pieux depuis sicle venus

communications l'Inde,

quentes chez

et rgulires, presque par envoyaient o on toutes

de la Chine de l'Asie zls plerins

le portrent Les unes le

intrieure.

recevaient d^autrs contres Avant nens

l'entremise de

missionnaires, pour le chercher en honneur. re, beaucoup du pays

tandis

que dans les

le savait du second taient former leurs un

longtemps de notre de Bokhara, des et

la fin

de Samades Gtes religieux langues de Bouet

trangers

de l'Hindoustan, o ils prchaient L'an 267,

la Chine doctrines

tablissements les

enseignaient parcourait recueilli de livres que

l'Inde. kharie,

Bouddhiste un Gte, qui

chinois avait

la petite dans saints, les

et en 2 65, une

contres tait venu

occidentales les 'Fo traduire thou

nombreuse La

collection notice

la Chine. tchhing, que ce dans

M. Rmusat universelle, de le

a consacre fait connatre exera, l'occident autour accouraient de ses religieuse comme miet celle de

la Biographie venu sicle, qu'il dans

l'influence au de lui pour racles;

Samanen, du ive

l'Hindoustan, nord en et foule

commencement l'empire. portrent profiter beaucoup et Les au de

disciples loin ses de on sa

runissait les pour tre

renomme;

peuples tmoins la vie poque

prdications, personnes peut

embrassrent cette

contemplative, des plus grands Fo

regarder de la religion

progrs tho ye

bouddhique ye ho, et surtout les route autres

la Chine. Kieou ma

Sangadeva, lo chi, doustan, tchhing tendre

ho,

Tan

ma

originaires, continurent avait fraye,

le premier

de la Cophne, dans la s'avancer lui contriburent nouvelle.

de l'HinFo thou

que

et comme de la religion

puissamment

l'influence

XL Le prtre bouddhiste cette nom cole

INTRODUCTION. auquel samanenrie nous dont devons Kieou le ma FO KOU KI le

appartient chef. naires Son

io chi est

de famille yang,

de Ping

[Link] taitKoung; origidans le Chn si. Consacre ds sa naissance l'ge de trois ans, un ds avec le degr

la vie monastique, de Cha mi, de religion c'est--dire, dont

il reut

de disciple est ide lequel

ou d'aspirant, de ou connu, celle

de ces noms noms indiens

la forme quelque sous

imite morale il soit qui

et qui prit plus

dsignent le seul

alors,

Celui asctique." qu'il est CHY FA HIAN, bu Manifestation n cessaient grand concours son les de la loi. d'attirer de re-

simplement

FA HIAN, ce

signifie ma fou, lo chi un

Le savoir Tchhng ligieux; thologique, la doctrine

et la saintet 'an, ce fut et aujourd'hui l que

de Kieo Si 'an

FA HIAN vint avoir il reut Cependant t

complter tous

instruction mystres et de obtint de la tibdu les s'teiindiff-

qu'aprs

initi

sotrique, de Samanen. impriale la diviser avaient sacrs ngligs manquant

les prceptes les guerres

suffisants qui

la qualit la dynastie Chine, taine

enlevrent

presque entre t

toute plusieurs fatales

la partie petits au

septentrionale princes de race

pour

et tartare,

Bouddhisme. mutils toute

A la fin ou disperss, ferveur devenait

TVe sicle, prceptes gnait, rente.

les textes taient

se trouvaient ou abandonns,

et la foi,

de lumires de cet les tat

et d'appui, de choses,

Profondment ; il se dirige plusieurs leur petite toute de

afflig vers ses troupe

sa patrie saintes; l'an Ils 399

contres

FA HIAN quitte les rivires qu'arrosent se joignent lui, chinoises. montagnes et

coreligionnaires tait hors des

frontires dans les

traversent

la Tartarie, les plus et de hautes ponts

s'engagent chanes volants, mille du des

du Tibet, l'aide de

o sont cordes

globe, valles

franchissent, inaccessibles deux fois

et des prcipices

profonds

de huit

pieds,

passent

INTRODUCTION. l'Indus L, et suivent les bords du Gange ceux aprs Indes fait par jusqu' qui avoir et relch environ mer. taient navigu Java, douze son embouchure. partis avec

XLI

FA HIAN, rest pour mois 'an,

seul Ceylan, mer ,4i4, de deux tous

de tous d'o, des ayant mille lieux eu qu'

lui, prs

s'embarque de trois Tchhang par terre

pendant il revient cents

sui\la l'an

lieues trente et la

et plus visit dit-il,

Il avait par les

parcouru les traditions,

royaumes, partout, conduite Des Depuis liore; nord un

les

consacrs admirer

il n'avait des moins

vertus,

la pit,

rgulire spectacles son dpart, une violente

religieux. difiants des l'attendaient Bouddhistes se prparait vers le milieu du ne dans s'tait sa pas eux patrie. amle

la cause perscution Elle leurs clata progrs.

contre

dans

de la Chine. temps arrta et leurs

Ve sicle, de fuir flammes. tenter populariser l'autorit

et pour ou Mais de se ds

Ils furent la proie suivant,

obligs des

cacher

livres annes

devinrent du sicle

les premires efforts, croyance ginaux. de

on les voit pour sur

d'autres leur des ori-

recommencer et rtablir L'an 5o2,

de nouvelles la tradition Spung l'Oudyna, l'empereur yunet le

courses religieuse Hoe Kandahar seng

parcouraient et la Perse

le pays orientale. le pour tait de

Badakkhan, ans aprs, Fa

Quinze Samanen, y tudier retour ployes toutes loin

Ming dans

ti envoyait les contres En 65o, de prs

Yun,

surnomm

li et d'autres,

occidentales, thsang

les livres

de Bouddha. aprs une absence

Hiuan

en Chine, visiter les parties

le Tokharestan, de l'Hindoustan. le rcit

l'Afghanistan, C'est lui

de vingt annes emle Sind et presque qui a port qui le plus la

ses pas;

ou du moins,

de son voyage, est-il que

contient

de cent quarante description pays diffrents, le plus tendu et le plus dtaill de tous ceux sons. Vers le mme temps, le souverain

de beaucoup nous connais-

du royaume

de Kaschgar

XLH envoyait l'empereur relations sicles dans qui trois cueillir de le manteau Kao crites que dura

INTRODUCTION. de Shkya, On a, comme en deux religieux Tang, une prcieuse le relique, des

tsoung. par

livres, qui, entreprirent

catalogue

cinquante-six des

pendant des

les trois voyages est Ta celle tsou, d'y re-

la dynastie Mais 964.

l'Occident. eut lieu l'an

l'expdition D'aprs partirent de Bouddha parmi eux (celles Wang un

la plus dcret pour

considrable de l'empereur

cents des

Samanens reliques Il y avait des trois

l'Hindoustan, livres crits vers

afin sur dans de Lao de Hoe n'est mrite pour des

et des un

feuilles la contseu tcheou; pas trset

atanier.

homme de Confucius,

naissance de Bouddha) ce fut lui

doctrines

; il se nommait qui mais rdigea ce qu'on qu'elle notions

et tait du voyage.

natif

la relation y lit sur

Elle pays poque l'tat

d taille; plus on

diffrents une sur beaucoup

d'autant laquelle royaumes

d'attention, n'a que des

se rapporte trs-imparfaites et que

situs dont

l'occident on n'a que

de la Chine, peu de

de particularits, s'y trouvent

connaissance

d'ailleurs,

mentionnes. Je ne puis bls dans des cette la hte son plus indiquer que quelques que dans savoir, et dnue traits principaux aurait offert et rassemcomplet et revtu style. Mais avoir N'est-ce reet la

de ce tableau achev du ple

M. Rmusat ses moindres de l'esprit

ensemble, riches

dtails et du

couleurs quoique rien

esquisse,

de formes, qu'il que a par de voir

ne saurait lui-mme. des

fait perdre pas un

au sujet

de l'intrt spectacle

grand o

et tonnant la morale sont des

doctrines

ligieuses psychologie ptuer

et la mtaphysique, confondues, sont nes et

la cosmogonie s'tablir hors

continuellement rgions o elles

et se per-

loin

de l'influence philo-

des causes sophique

qui les ont le plus

produites;

runissant, placs

par aux

le systme deux

abstrait,

des peuples

extrmits

INTRODUCTION. de la civilisation, spars, difficiles rence digne que de moins comme encore que et par par de ils le sont des distances la disparit leurs aux deux aussi de bouts de l'Asie,

XLIII et que la diffde plus

considrables climat, a-t-il notre

franchir, leurs

leur Qu'y de

moeurs dans la marche que

idiomes? intellectuelle voyageur? ides

d'attention, d suivre

l'histoire

espce,

de ce culte les mmes de l'me

Qu'y sur

a-t-il de plus unide

remarquable verselle, sa nature avec sacrent, valles Et dans important l'histoire connatre de la haute les rapports sur

de voir

l'manation sr l'identit

la perfectibilit celle qui

humaine,

avec

de la divinit, leur est propre

propages, et les

il y a des lgendes qui des d la a-t-il qui

sicles, les con-

le langage de l'Inde de

la Chine, jusqu'au

du Bengale milieu des

au Tibet, neiges qu'y

profondes Sibrie? de plus

l'Himalaya

le domaine que des

de la littrature la profonde la conqute

orientale, obscurit des

de pntrer Indes avant

enveloppe que de re-

Musulmans; politique poque; que des que

la situation Asie, qui

sociale

et la division cette eux ces

royaumes marquer com-

antrieurement liaient dans entre

de

peuples d'isolement

l'opinion

mune des toire,

reprsente autres?Et tant tant de faits

un tat habituel renseignements ngligs

les uns l'gard et d'hisaltrs par

d'utiles prcieux,

de gographie par les Indiens,

les Persans,

conqu'y a-t-il de plus curieux que de les dcouvrir avec la plus minutieuse dans des relations exactitude, signs, la Chine, crites et d'apprendre chinois par des voyageurs des lieux auxquels dans l'Inde, s'attache, quel tait l'emplacement la plus grande clbrit ? religieuse Cet genres vrages, soudre aperu, d'intrt pourra tous dont et faire le but d'utilit pressentir obscurs est qui de donner une ide ces des diffrents d'oude r-

recommandent aussi l'extrme

sortes

difficult

les points

qu'ils

prsentent.

Il y a l beaucoup

XLIV de questions de nos actuel sinon dont Hiuan blier travail, nieuses qu'on gretter rsolues,, quelques thsang, pour les dont faire faits auxquelles

INTRODUCTION; nous ne et que srie saurions atteindre?, dans l'tat

connaissances, dans autres devaient suite au cette

M, Rmusatauraitclaircies; et de commentaires; Soung se proposait mrite de les ce vues de yunjet de

de mmoires tels l'objet que ceux-de

voyages, tre Fol qui les

et qu'il

::de pudernier ing-

KOU KI. Le y sont

nouveaux

exposs,

il estrempli,

observations tout

pleines nous

sagacit resi

y remarque,,montrent dans cette tche

assez

ce que

avons

si heureusement interrompue. et Hiuan un des thsang sicle poques

commence,

mais

inopinment,

si cruellement yun contres, pour souvent discuts,

FA -.HIAN., Soung; couru Leurs mines, qui, les mmes

ont

tous

les l'un et

trois

par-

de distance diverses et quelquefois points sur

de l'autre. bien dter-

rcits des compars

offrent, dtails, et

semblables fixent des

diffrents, de

trs-importants

chronologie phie

religieuse,

et fournissent aux

l'histoire

et la gograde rencelui de accorder, qu'elle l'Inde partout ne semo au tait elle sur de de ce

de l'Hindoustan, prcieux. au temps

ve, vie et vne sicles, l'tat FA du

beaucoup et relation fait

seignements l'Asie dernier sur doit blait, le les pas entire

Mais de

Bouddhisme la

HIAN rendent

particulirement deux autres, par son dire, avait secte influence au rapport

recommandable, M. Rmusat, antriorit. de ses et encore, sicles. une

et lui ont prfrence en effet, Elle en les

seulement ainsi

Alors, limites. toutefois, dans

pour

sortie pntr,

tait

Bouddhisme cette son

se rpandant lieux o elle

loin, ne, n'avait, le

conservait de quatorze

Dans perdu

l'Inde

centrale,

de FA HIAN, rien si, emport, dans quelques la pratique

de sa supriorit les partisans

Brahmanisme; l'avaient

contres,

celui-ci

et les crmonies

du Boud-

INTRODUCTION; dhisme; ' cela une cess antique les avantages assurs et Bnars, ses adeptes, n'avaient de nos jours tait pas

XLV pour

d'existery

si)renomme

comme de

Samanens. constatent,; fini'par pondante dentale hors ration, elle et

cole de la sagesse ds Brahmanes, ' de = La ' lationf Soung y un et celle au contraire; la suprmatie 6 vi^etvn sicles, dans ls que les

peuple

d Hiuan premiers

thsang avaient corresoccisitus l'altAinsi, avant

conqurir de leurs

aux

et l dcadence rgions Dans moyenne, les pays

opposantsde causes

septentrionale d'autres

l'Hindoustan. avaient

de l'Inde, les avait autres perdu

contribu,

les unes

i'anantissement un grand nombre

de la foi bouddhique. de ses sectateurs, mme

la conqute de la religion Hiuan altr Tsoung pays thsang,

de la Perse

par les Arabes, par suite de f introduction de Zoroastre dans la Boukharie. Ainsi, au dire de la domination et dplac des les Turcs avait dj, de son des runion Turcs; temps, monts des devait,

les moeurs

populations des la Tartares dfaite encore

l'ouest etla des d'autres

ring ; ainsi, occidentaux annes galement

la soumission l'empire aprs amener

quelques ments

plus

tard,

bouleverse...:;:.".:..".-...

fcheux. des moins Gtes, qui modifia sur tout les ces que les

La ruine n'eut du pas

de la puissance une influence Depuis tant sur de la

en Asie, destines peuples dans doctrines chantrileurs auquel introdans la

remarquable

Bouddhisme. soumis, occidentale

s'taient partie

les pays longtemps, que les deux rives de l'Indus, Chine, en reconnaissaient changeant disperss qu'avaient

bouddhiques; grent bus, pres, ils duit aussi rduits

mais de

la plupart, et les la vie dans

de matres, par petites mene le culte ils l'avaient plus

religion,

Gtes, errante

de nouveau partout,

portrent

leurs comme

migrations, partout

taient dans

demeurs leurs

fidles,

envahissements.

Si on

ne le retrouvait

XLVI les lieux o ils avaient o d'eux ils

INTRODUCTION. rgn, il tait un dans tous ceux, Les bien plus le venus en sorte de o il

nombreux, reurent grossir qu'on son est qu'il

avaient

cherch hordes eu

refuge.

Tibtains taient lors,

; quelques semblent en avoir pourrait les dans considrer toutes

tartares

qu'ils ds la cause nord part

connaissance comme tant du tout

premire de l'Asie

extension aujourd'hui pt

les

contres

dominant,

quoique

s'opposer

ce

Pour d'tablir presque jours nastres saints et les curiosit

y pntrer jamais. aux pays nous en tenir quelle teint tait dans des sa situation, les provinces religieux tombaient et les valles n'offraient thsang,

et l'poque o il nous importe nous le trouvons, au vne sicle, orientales y diminuait; en ruine; qu'habitent de la Perse. les tours Tous et les les mo-

le nombre abandonns se perdait, Bloutches de Hiuan

l'intelligence prsent

des livres les Afghans et la pieuse de la religion vue tra-

plus que de

la vnration faibles vestiges

avait t autrefois qui'y si florissante. L'Ouclyna ditions thsang qu'un tant ont que petit pour t des nombre le but tirer, racontes souvenirs

transplante,

et que FA HIAN y avait et le Kandahar, o tant de saintes F presque croyants. que HIAN, ne fournissent ; il n'y

Hiuan compte donc que que plus plac, nous son

effacs

de vrais de son dans

II se trouvait pour l'instruction

voyage,

en pouvons prdcesseur; bien y trouve lixit dont que dans ils sont pour des

des

circonstances quoique

moins plus que

favorables tendue,

aussi gards,

sa relation, moins

a-t-elle,

d'importance on y remarque, de ne peut qui

celle avec

de F HIAN. On une dans grande pro-

plus les

de lgendes, dtails,

beaucoup et elle

prtention plus ne les gure pas

la manire d'intrt dans le double le

prsents, regarde ce

offrir dcrits sous

ce qui

les pays qui

sont

FO KOU KI. Tout

concerne

autres,

INTRODUCTION. rapport trois de sicles la gographie entre nous et les de l'histoire, voyages, l'occasion peut Enfin rsum tre dans ayant l'intervalle t,

XLVII des dans le

couls que et

deux

Commentaire multiplis comme volume,

publions, tendus, connu. un

de rapprochements considr qui dsormais termine thsang ce

d'extraits

suffisamment et qui contient des jusqu'

l'appendice de l'itinraire

de Hiuan

et le sommaire tion, pourra, que toujours

particularits un certain devait les

les plus point, tenir

essentielles lieu tout

de sa rela-

de la traduction en laissant dont nan-

complte moins

M. Rmusat regretter

en donner, claircissements

il l'aurait

accompagne. Le voyage pour religieuse travers de des de FA HIAN n'offre la gographie des contres qui, pas positive des que avantages pour Mais ont moins l'histoire la marche disparu conpolidu dans

sidrables tique plerin l'espace qu'il est et

orientales. pour tait la plupart, aussi Ces ces tours

pays

quatorze

sicles

difficile difices votives dont

reconnatre il dcrit rencontre par leurs qu'ils d'autres ruines occummes, une faire verra reque les

important ces ont

de la constater. monastres, fait place des culte. du

magnificences, chaque peuples, eussent paient, effacs tche vivre pas,

qu'il

monuments Avant sol, mme

levs que

consacrs disparu les noms du souvenir d'une aprs

un autre de la surface qu'ils des avaient hommeji,

l'emplacement taient,

port,

sur les lieux pas entreprendre de les On

N'tait-ce que milieu

redoutable tant n'est de pas

difficile, sicles au gp restjlu-dessous

d'essayer de nous? de tout

M. Rmusat de son ruclit. dres habilet Il suit

ce qu'elle

exigeait comme des moinmieux

et de ses connaissances cjftique pas, afin de tenir note l'itinraire^as comme relatives la position des villes,

particularits les signes

et pour

observer

caractristiques

de chaque

localit;

il suppute

XLVIII les distances, ceux les qui chant de ceux ou qui calcule

INTRODUCTION. les positions, tudie rvolutions les compare les noms produits et avec par cette d' prsent le temps, sagacit rapprochinois, indiens,

d'autrefois, les

changements de tout genre;

guerres, dmle les

le certain, renseignements

le probable, transmis en trop

le douteux par petit d'autres nombre,

et le faux, crivains des livres

qui

ont

t tirs,

appartiennent sans interruption leur

des

voyageurs

occidentaux, visits noms par

il parvient

tracer

la srie

des points leurs

FA HIAN, traforme chidans parties lesprind'un apprpravant par s'est ras-

dterminer vers les

position,

retrouver modernes,

anciens leur

transformations ces noms d'origine

rtablir que Les les

dans

primitive noises quelles cipales Mmoire cis sents de les

indienne

transcriptions

avaient il est de son

rendus entr

mconnaissables. cet gard et faits veulent d'une constituent forment

discussions une des

Commentaire Les saisis, rsums ou mettre tablir. un seul dans leur

en

outre tre

le sujet bien soin,

particulier.

de ce genre, tre

pour

et facilement avec suite,

coordonns spciale. procder les moyens de M.

avec

manire

Il faut, par analyse, dont on en

gnraliser et les dans

de les appliquer, au Tel grand a t jour

dductions servi pour

le but les jointes tant et de mis

Rmusat

semblant phiques prsentant rflexion ments, dmontrer l'Acadmie pas tre

cadre les

tous notes

claircissements sa traduction, propositions en resserr Ce ordre les

gograet en dont divers pour a t une len lu

dissmins dans

ensemble avait pes svre les

scrupuleuse dont un jugement d'avance

avait

la chane qui

tous

rsultats.

Mmoire, i83o,

des Inscriptions imprim dans

la fin de l'anne le recueil par des travaux de les la

ne tardera savante ac-

de cette publication

compagnie. tuelle, il y

Indpendant, appartient par

sa forme, fond, et

le

conclusions

dduites

INTRODUCTION. des nral, questions doivent qui y sont agites, ici. le rsum des principaux faits Rappliquant l'ouvrage

XLIX en g-

trouver

place

J'offrirai, rsultent avant lopps de

dit M. Rmusat, l'examen auquel ou du

qui

le travail d'obscurit, des

FO KOU KI, et qui me semblaient, il a donn ou incertains, ou envelieu, inconnus. leur une exactitude prcision Le caractre en matire parde rapour peut

entirement chinois,

ti ticulier chronologie,

crivains permet travaux

d'atteindre les plus dont

qu'obtiennent quand ils ont

rement sujet toujours ayant les

les

approfondis, la date

livres suspecter

indiens,

est ignore donc au

et qu'on regarder

d'interpolation. constants points tait aux tous

On doit la Chine,

comme du

ve sicle, i l'ouest Ougours, malaya. clbrait et cette noms On Le du

rputs les huit

commencement

suivants. tabli

dans du petits la Tartarie lac tats de au centrale, Lob, nord chez les

Bouddhisme grand dsert,

environs les

Khotan, y voyait crmonies y tait

dans des

de l'Hion Fan, des y

monastres indiennes,

peupls

de religieux, la langue naissance

des langue

on y cultivait pour donner

assez

connue

de localits. mme dans religion tout tait encore qui plus florissante l'ouest alors les de mon-

2 La l'Indus, tagnes tasira, culte,

les tats

indiens

occupaient

de l'Afghanistan, etc. Les

Oudyna,

Gandhra, port dans ces

Beloutcha, les pompes contres

Tchyoude leur

Bouddhistes locales

y avaient placent

et des traditions vnements des et des textes

le thtre la des encore en des

de plusieurs rdaction langues que fait

relatifs sacrs. Une

Bouddha, extension dans

ses voyages, si remarquable n'tait incontestable, l'rudition

docLrines

de l'Inde rend

l'occident

souponne. connatre

F HIAN en l'poque et

l'existence et fournit

l'origine,

L matriaux combinaison 3 LTnde du et tort Gange, Gogra, qui lui

INTRODUCTION. manquaient pour expliquer orientales. le pays du du Npal, qui est situ les rivires qu'on mouni pre lequel sur le bord le mlange et la

de plusieurs centrale, entre est la les

doctrines c'est--dire

montagnes patrie

Djoumna avait est tait n un

vritable dans

Bouddhisme, Shkya Son

transporte aux de

le Behar d'Aoude

mridional. et deLucknow. du roi

Kapila, prince

environs

ce pays,

tributaire

de Magadha, s'est accomplie

rsidait du

Pt'alipoutra. Gange, dans les

Toute"

sa prdication d'Aoude,

au nord

provinces

de Bnars au nord

et dans dans

le Behar le voi-

septentrional; sinage 4 serv, rit tion des Form en politique jusqu'au

il a fini montagnes dans

sa carrire du Npal. centrale,

de Patna,

l'Inde avec traditions

le

Bouddhisme une remonter Des sorte

y avait

con-

opposition : des

le Brahmanisme, la faisaient notre dont de ces re.

de supriointerrupdont en ruine,

sans monuments, taient

xe sicle

avant

plusieurs confirmaient 5 aux Le

subsistaient

encore,

quelques-uns traditions. jusque dans

le tmoignage Bouddhisme du que dans des la avait Gange.

pntr

le Bengale,

et

embouchures 6 On assurait

la mme

religion et il

avait

aussi ds lors,

pntr dans on qu'on

trscette faisait les

anciennement contre, remonter comprenait 7 de

le Dcan, en

existait de

excavations construction dans les temps tait

forme

temples,

dont

des

poques

si recules

mythologiques. dominant avec Ceylan, et les crmonies On y trouvait du voyage des de de MM. E.

Le Bouddhisme

ce culte

s'y clbraient On 1497e s'y

magnificence. dans le tre le moment nirvana ajouts

livres

religieux.

croyait, depuis

FA HIAN, la Shkya mouni.

anne

(l'extinction) ceux que

Ces faits

doivent

INTRODUCTION. Burnouf l'introduction 8 dans faciliter un On toutes et Lassen du cherchait les parties ont si bien discuts Ceylan. des langues sacres, la On d'Aoude, il n'est entre en entreprise pour fixer l'poque

LI de

Bouddhisme par de des dans l'tude

l'Inde, textes

complter religieux.

collection avait Patna,

et

l'intelligence nombre

recueilli Bmende ces

trs-grand

la province ; et toutefois

nars, tion textes, La lesquels faits les de

au Bengale, la diffrence selon recherche ils taient contenaient, du riche et les qu'il autant long qu'ils

Ceylan qui taient

fait aucune le dialecte

devait crits

exister

en sanscrit l'tude des

ou en pli. diffrents des idiomes doctrines des lieux dans et des saints, H dides vo-

de ces livres, rdigs, tels plerinage

la connaissance taient, avec

qu'ils motifs

la visite par

entrepris thologiques,

notre de

voyageur. souvenirs

revenait fiants, lumes choisie

d'enseignements dtails qu'il procurs nombreuse. donne

sur

le titre que

et le sujet la collection

s'tait que

montrent

en tait

son premier soin A peine arriv, est de faire des richesses les Samanens profiter qu'il rapporte et du savoir il ne a acquis. Il ne reverra qu'il pas sa patrie, devoir ne soit rempli. Au prendra pas de repos que ce dernier Tchhang Nanking, o avec le conlieu d'aller 'an, il vient cours travail religieux avoir de fut d'un docteur indien, et nomm Pa lo thsan, relatif sans il entreprend doute aux un traits

de critique et aux

de rdaction,

donn

et qui pourrait prceptes qu'il avait rassembls, traduction des livres du lgislateur lieu la grande en ou cent quatre quatre-vingt-douze ans aprs (vers mille 4-i8 versets, qui

la haute excute

Asie, trois

), et laquelle

c'est qu'il FA HIAN a probablement Ce qui est certain, pris part. des Soung, n'crivit la relation de son voyage que sous la dynastie et l'anne 419. Elle fut revue par consquent postrieurement

LU publie thsin. la de nouveau Cette dition

INTRODUCTION. sous est roi sur les celle [Fourm. diffrents Ming, qui par nous Hou a servi; et fait tchin elle partie heng et Mao

appartient d'une collec-

du Bibliothque tion de dissertations et de littrature, acadmies, et que et

cccrv), sujets

que

M. Rmusat avait

de philosophie, d'histoire aux mmoires de nos compare pour est aucun par mise la un recueil rputation de traits dont de science quelquefois ligne des dans le

Fourmont l'art

prise Telle n'est

sur

la magie

divinatoire. qu'il

FO KOU RI jouit et d'rudition mme les o

en Chine, il ne Son soit

rpertoire fragments,

reproduit est

en totalit.

autorit

en qui

premire traitent

ouvrages

de gographie et on tous les la trouve articles

et d'histoire invoque sont dans

peuples de Khang

trangers, hi, aux dont

le Dictionnaire de citations

remplis

empruntes

meilleurs Le style de

crivains. F HL\N est appliqu simple et faire concis; perdre plus M. rien Rmusat s'est a

particulirement d'original gante que , pour l'on

ne lui une

de ce qu'il qu'l-

et de naf. ne pas

Il fallait altrer jusque

traduction

littrale

ce caractre dans dire

de bonne

foi et de vracit expressions, et que :

remarque mot porte

les moindres avec lui. J'en

chaque

pour

ainsi

citerai

un exemple quand du que, pros'il

la locution il parle nom s'agit a telle Kieou confrres, dinaires scrupuleux qu'il mle d'un

de F HIAN est pays

: de tel lieu on vient se servant se dsigner pas all, pour et pour presque lui-mme; il dira satisfaire cder

tel autre, toujours tandis

o il a t, pour

personnel d'un ville. ma pays

indfini

o il ne soit

: telle

distance

il y de ses

Il crivit lo chi, de

sa relation son matre,

la demande aux voeux de

jaloux

conserver

le souvenir Mais invent conduit

d'aventures observateur une dans seule ses

si extraornon des moins fables

et de travaux que crdule,

si mritoires. il n'a pas

sa narration.

Il tait

explorations

INTRODUCTION. par un sentiment cieuse superstition; cune bellir lit circonstance, qui n'admet aussi il n'a mme dans Ce qu'il ce qu'on grand Si l'on et les de pas l'inexactitude, aucun pouvait fait, avoir une

LUI conscienaud'emfidce

embelli ce qu'il a vu, lui soin

dissimul intrt la mme

ou de dissimuler. qu'il rapporte cas, tout

il le dit avec a cont; de

seulement, qu'il

dans ne

dernier que autres aprs raisons portait, de voir les sur

il a toujours d'autrui. chinois parcouru persuad pieux choses Tout motifs comme entier tout, certains ce

prvenir ses rcits qui, on devait

parle des

la foi voyageurs

rapproche occidentaux

de ceux

plusieurs

sicles

lui,

ont

mmes sa

contres, Il

a de nouvelles l'habit qu'il

d'tre aux les

sincrit.

dans son entreprise, qui le soutenaient il les a vues, et de les dire comme obligations les les prodiges reliques de son dont qu'on apostolat,

il

a dites.

aux sont lieux,

l'occupe perptu crmonies y a levs habitent il n'est perfection o est

avant clans

ce qui le souvenir s'est y conserve, les qu'on et qui culte, de

qu'on

y pratique,

les temples qui attach

et les monastres desservent qu'il soit les uns son

et le nombre les autres. encore o l'on

des religieux Mais quelque

pas

parvenu considre qualit

ce point le repos

d'idalisme, comme

ce degr

la demeure

de l'me, L'inaction son unique

l'absence loin d'tre Il est

de toute toute

est le propre et tre

de la raison.

sa morale sans

la contemplation fanatique. les sentiments, les faiblesses nous pour Chez

vertu.

superstitieux n'a pu teindre faire le font

le religieux, commander de l'homme, inspirent ses actions plus et

l'exaltation toutes

tous taire aimer

les impressions, nous

toutes

et ces faiblesses

davantage, plus d'intrt

de sympathie pour sa personne, il dit Quand pour ses paroles. n'exagre tre basse. rien; En elle est modeste

ce qu'il sans

a souffert, tre humble

expression sans et humble dit-il, mon coeur

son

rcapitulant

ce que j'ai

prouv,

LIV s'meut prils involontairement. ne sont par fait les

INTRODUCTION. Les sueurs qui ont coul dans a t but pas l'objet auxquels Caucase inau mes conqui sr de

pas le sujet sentiments ma vie,

de cette qui dans

motion.

Ce corps C'est o l'on mon n'est tait

serve m'a

m'animaient. des pays

hasarder

de sa conservation, mon espoir, tout

pour risque. les

parvenir jusqu' La description dfils son

ce qui des

dangers du

il chappe dien, milieu les des

en traversant larmes neiges un pendant des traits qu'il

impraticables compagnon qu'il le rcit quelques de candeur

donne

succombant prouve

de l'Himalaya,

l'motion

Ceylan

en rencontrant ses core craintes , offrent

de ses compatriotes, la tempte,

de sa navigation, passages ensen-

autres et

touchants

de vritable

sibilit. Le FO KOU KI, dit phique, par est crit dans M. Rmusat un style dans son Mmoire et qui le sujet connu. et imbus. et des indiqus le livres de par souvenir sacrs. qui gogra-

trs-simple ; mais fort peu

ne prsenteque le voyaparle

rait is geur

lui-mme

aucune nous est

difficult encore est

affectionne homme

Il en s'adresse Les

en

qui qui traits

ce

sujet

familier

d'autres

hommes les

en sont

pareillement

reliques, saints un seul secnous nous

les prodiges, de la mme mot, taires qui et qui ne

de la vie de Bouddha sont pour le plus en souvent

autres par

religion, suffit nourris

ce mot sont

rappeler des

des Pour qui

de la lecture que des lambeaux et ont laissent

possdons de peuples indications Un liturgie,

lgendes, diffrents

viennent de telles

divers nous grand de

pass

idiomes, beaucoup de habi-

ncessairement d'expressions qui

d'obscurits. termes tudes ouvrage de

nombre tours

de phrases rendre cela sera

asctiques, attestent des

monastiques, embarrassante.

contribuent Tout

la lecture expliqu

de ce petit ailleurs, et la

INTRODUCTION. seule lative tendre de observation la nature d'un voyageur des que des j'aie prsenter dans qu'on Ayant ce moment est pour en objet droit est

LV red'at-

renseignements de cette espce. de

principal nglig de

s'instruire

traditions

sa religion, pas, les par

il aura directement chapelles, les reliques

s'informer rectement. rendus

de ce qui Les clbres

ne s'y rapportait les monastres, ou

ou indiles lieux que l'on

temples, par des

prodiges,

ou parce y conservait, que de saints personnages s'y taient arrts ou y avaient laiss des traces de leur passage, voil ce se proposait de voir, et c'est aussi ce le qu'il qui est devenu sujet habituel de ses remarques. Partout o il est conduit, ce qu'il voit avant les de tout, c'est le nombre des moines bouddhistes qu'il pr-

qui peuplent a recueillies dilection grossir mme celui de

monastres prfrence

; voil toutes

les notions autres; ici son

statistiques une

et comme effet ordinaire, manire

exclusive le nombre raison des

a d produire des Samanens, que Juifs Benjamin

de la mme de Tudle a t

il a pu et par d'exaLa

la

accus voyages.

grer

course de tout cela des sont mais sur l'Inde,

avait trouvs dans qu'il F HIAN est un plerinage entrepris intresser le culte consulter. des auquel Des

ses pour

s'instruire vou, absurdes, la son liturgie livre ; et

ce qui pouvait le rend

il tait fables sur

mme traditions surtout cela les

intressant

mythologiques, ce dont il

observations et voulu

a rempli n'ait relative laquelle

remplir

n'empche noms et la

pas qu'il position pour

occasionnellement des on ne tats et des pas

recueilli, villes d'autres de

une

poque

possde chercherait dans

renseignements, les crits

des indications des occidentaux, Sa relation que pour est

que l'on

vainement ceux des pour orientales. Inla

dans diens

et peut-tre donc aussi

eux-mmes. compare,

prcieuse

gographie

l'histoire

des rgions

[Link] Il faut mires pour seulement que tracer l'histoire un si long

INTRODUCTION. s'entourer, de l'Inde itinraire pour peut l'entendre, fournir, de toutes et user des les lu-

de critique encore

travers

contres

si peu Dans doit celles tient tre,

connues. les en

ouvrages effet,

de

la

nature par

de des

celui-ci, concordances

le

premier analogues tout

soin

d'claircir de base

qui

servent

la gographie des localits. t plus

ancienne, Celles-ci bien

ce qui

la dtermination dont elles

reconnues, et s'exou le

les vnements pliquent plus voyage mieux,

ont

le thtre facilement,

se conoivent et deviennent avions,

se vrifient ou moins thsang,

certains

vraisemblables. les mmes manquerait des re.

Si nous moyens peu

pour

de Hiuan

le FO KOU KI, il nous pour sept un geur la gographie premiers ouvrage sicles inutile, sans

de critique que pour de notions importantes de l'Inde, dans les

et l'histoire de que notre

royaumes Mais

ce serait

entreprendre ce voya notre des re-

de se borner les

traduire qu'il

ce que peut avoir exige

a racont, et

examiner

titres cette

confiance; cherches sances mis que d'esprer

malheureusement elle

entreprise une runion qu'il On pourra

si considrables, si peu

suppose possdent, de sitt. a t

de connaisgure par perles

de personnes tenter

n'est

de la voir

juger,

rsultats pensable Des pays

auxquels dans cette

M. Rmusat occasion qui

conduit, nglig connus

si le travail sans

indis-

peut n'taient

tre

inconvnient.

et des

villes,

taient leur

compltement

ignors,

reprennent, mesure;

que de nom ou qui au centre de l'Asie, d'autres, leur de ou qui n'avaient ralit Kapila, gode

place

d'existence graphique. Kous'inagara dans

n'a jamais que le compas que dans la mythologie, La et position d'autres de

recouvrent de tous primitif, Vais'li, plus

Ks'ala,

royaumes,

moins

fameux pour la

les annales

du Bouddhisme

est dtermine

INTRODUCTION. premire tout canton fois avec prcision; et un par royaume, particulier. empires,

LVII F HIAN entend o L'poque comme et l'Inde, princien a

il voyageait la Tartarie, pauts

ou petit pays ayant n'tait pas celle des se trouvait morcele qu'il et ceux-ci

nom

grands

en beaucoup des

de petites Il nous

indpendantes transmis les noms, cueillir, nations des lutions forme qu'ils musulmanes villes qui soit

appelle sont

royaumes.

galement territoires soit des ont

intressants

re-

correspondent les ont

des remplacs, ou

o les dnomiappartiennent dont fois les rvochang la

qu'ils tats cent sont

aujourd'hui ont boulevers

dtruites,

le sol de l'Inde Mais les ces noms

et dplac

les limites. ce qui

orthographis de les rendre

la manire souvent retrouver fort

chinoise, difficiles

dfigure

au point

reconnatre

; nanmoins et

M. Rmusat tablir sa

a su

les

dnominations en n'employant svre puisse

originales que avouer. moins des

synoymie que la cri

gographique, la plus tique appuyer qui plet ses

combinaisons

Il a gnralement sur des que

cherch

peuvent des

rapprochements, induire facilement relatives

en erreur, la situation

de sons rapports sur l'accord comdes lieux. par Quelque l'auteur

indications

frappante chinois

du nom que soit la ressemblance avec un nom indien reconnu pour circonstances dans

recueilli ancien,

il ne l'admet qui d'une peuvent concimanire fondatous

avoir discut les qu'aprs la confirmer ou la dtruire, dence qu'une mental, fortuite premire a, d'erreur des

historiques la crainte de tirer errones, au

consquences mprise, en erreur, dont les

de la mme sujet d'un point

commise conduit Chinois

Deguignes ont dans eu

dplacer connaissance. dj

les pays occidentaux On ne doit pas, se reprsenter cette poque,

dit M. Rmusat, d'un si elle

le Mmoire qui sortait

cit, de

la marche comme

voyageur avait lieu

de Chine dans H

maintenant,

Lvm vastes tats dont les

INTRODUCTION. limites sur nos sont cartes. bien fixes et peuvent alors tre rde tait princidonn Le et lieux m-

gulirement petits royaumes sujette

traces dont

Il existait mal

beaucoup

la circonscription,

dtermine, des pas

encore pauts

varier lieux

en des

chaque instant. Il y avait n'ont nos gographes auxquels l o ils ont donne sur que marqu des des

de noms, voyageur quelquefois qu'il

et des chinois

villes ne

dserts gnrales des et cette

indications et la position le rhomb, fait

trs-vagues,

l'tendue marquer est tout chaque milieu d'en

a parcourus. dpourvue corrige une

Il se borne de prcision pas les route impossible de rsultats au

thode on n'en

insuffisante Si l'on absolument position clbres, m'ont des trace

quand devait incerdes fourni ne

instant. pays aucune fleuves nom,

tracer connu, Laine. villes

pareille

d'un

il serait Des dont

dduire des le vritable

chanes j'ai points russi fixes

montagnes,

retrouver entre beaucoup d'une

quelques saurait L'histoire,

lesquels de

l'itinraire la ligne est aux

plerins sur

s'tre en

cart plus

la carte. des

occasion, Quant

venue

au

secours

combinaisons trois marche roule mers manires en qu'il des

gographiques. de Tartarie, a faites Indes les indiquer. dans par les eau,

distances, par les

F HIAN a journes parties soit dans de de la les mais qu'en sont mesure

II les dserts, soit sur

value et dans le Gange, est laisse

et de la Chine.

Ce mode ne

trs-imparfait, de les regrets distances

l'incertitude deux ou

qui en est insparable trois endroits de l'itinraire. le voyageur surtout quand estime plus noncer les il est la exprime question 260e

Quand en

trs^petites,

li de la Chine, des contres degr,

variable, et qui mme s'en

trangres, peut-tre l'auteur ne

peut une

tre fraction

partie Au reste,

d'un

petite.

comme de

sert

que

pour

floigneinent

certains

monu-

INTRODUCTION. ments entre eux, et qu'en il n'y a lieu la mesure son voyage, sera ces occasions ici

. mme, dans il fait

ux souvent

usage des ce sujet. plus l'Inde,

pas, Enfin

d'entrer qu'il est

aucune dans yan,

discussion la de

emploie le yeou dans

intressante dont

de

la portion ou yodjna

la longueur des

value

les

notes. rapportes par

Quelques-unes F HIAN ou jusqu'ici explications sentent 1re d'avec prouve, gine erreurs sont faits tantt qui en Mais tine ainsi sacrs. acception ture ne une rait du pouvait des plus les ou

particularits

historiques

il fait allusion, des vnements auxquelles ignors dont la scne avait t dplace, ont ncessit des dont l'tendue varie en raison de l'intrt que prpoints discuter. et la Les distinction (Shkya); de notes du relatives Bouddha celles dans la fixation mythologique lesquelles de rectifie de -Shkya, des on l'oriles de

bouddhique le Bouddha contre

historique les hypothses indienne; au sujet du

Bentley, encore de

l'antiquit o l'on

de la civilisation commises de vritables est tablie, d'aprs ont

celles lieu dans leurs

la naissance

dissertations tantt leurs d'aprs consquences le souvenir. la plus des

lesquelles causes et

la probabilit circonstances, tmoignages

et leurs des

la valeur

conserv

la partie l'exposition

considrable rites des et de la

du

Commentaire du

est

des-

morale l'usage

Bouddhisme, a conde que leur la na-

qu'

l'interprtation sortes ordinaire, sujet ramne faciliter grandes une de

termes en forges et

que partie

religieux

Ces

d'expressions, en partie souvent l'intelligence, difficults celles

dtournes

arbitrairement, aucun secours pour vaincre, plus o le

dont

europen traducteur, et on pour suront ou

taient, qu'il et

ajouter, Dans

monter. des

l'apprciation merveilleuses,

avait le qu'il d'une doctrine un mot

d'intrt les mal syllabes reconnu

proprits

nglig,

ix mai nes. dialecte tient les traduit Les peut

INTRODUCTION. entraner dans rpandus sorte de langue les consquences l'Asie d'association, et qui : c'est tre est celle les plus orientale qui commune que les elle pour toutes ont erroun

Bouddhistes part, une nation de F<m la et

dans

aucune peuples

en particulier, croyance croit

n'appar tous Chinois n'tait lesquels les dnoil ne

mme que l'on

appellent pas moins

le pah\

Comme

familire il ne

il crivait, minations trouvait tion de

F HIAN qu'aux s'est pas fait scrupule qui lui convenaient

Samanens d'en tirer

mystiques pas mots

et pour Il a ainsi

lesquelles rempli

d'quivalents d'une

en chinois. souvent

sa narraet quel-

signification moiti chinois, grce les dans

embarrassante indiens,

quefois plus

douteuse,

moiti

ni indiens, d'une les

ni chinois, langue o

l'altration

et qui ne sont en qu'ils ont subie suffisent entireque, dans

passant toutes ment

lments une pour autre

orthographiques langue presque On sait

intonations, de moyens

dpourvue

les exprimer.

ces transcriptions, disparat destines qui doivent le totalement, veiller frapper mot avec

le caractre et que la pense, l'oreille. indien certitude et l'on ces manque Fan est ne ainsi les

symbolique signes, ne sont

de l'criture au lieu d'tre des des

chinoise images

plus quand

que

articulations du son ne le est peut sens

Mme

l'analogie ou dfigur connat que

vidente, tre qui restitu

reprsent que

qu'autant doit pas

l'on

lui est affect, faciliter 11 ne des mots

se dissimuler ne soient

les secours encore trs-

propres insuffisants. la valeur une

rapprochements pas de

nomenclatures mais elles

indique, pour

o thologiques sont loin d'offrir pour les

synonymie : non dans

complte

le nombre, qui de

satisfaisante on les doit sacr; leurs

explications trs-verss qu'ils

que les crivains la connaissance souvent

ne paraissent mais parce

l'idiome dans

semblent

avoir

consult,

interprtations,

INTRODUCTION. moins qui mitifs, mme en l'analyse a t des de exacte faite dans drivs jeux des termes secte; de la langue, donnant et des de mots le prs, mode que ainsi, des l'application comme allusions usuelles.

LXI

leur et de

priou

sens vritables

mtaphoriques, mots, comme

formes de cette

La comparaison a permis plus

d'un

trs-grand d'en

nombre reconnatre exceptions

espce le qu'il a

M. Rmusat

d'altration

habituel, sont plutt

et* quelques dus une qu' de des

les rsultats et d'une

obtenus gnrale, La

mthode

rgulire

application et partielles. orthoon doit

combinaisons termes prcise dans du

diffrentes leur dans

restitution

quelques

vritable lequel

graphe,

et la dtermination ont ncessit

sens

les entendre, lieu son des travail

des recherches tendus. Dans

considrables toute approfondie lumires dans de cette cette des celui carrire.

et donn partie langues de tous L'aucelles et il de

dveloppements qui M. qui M. exigeait Rmusat s'est une s'est avanc Burnouf la

connaissance aid le plus tait du ; il lui des loin

de l'Inde, nos torit dont aurait savants de il

Eug.

trs-petit aimait

nombre

de

reconnt

comptence qu'elle seraient m'tre suprieur, elle

parl

ici de l'appui conoit s'il et qui pouvait mrite

a prt,

l'invoquer, dans des termes de mes les

que

ma pense personnels, naturel t d'un Les sion de

l'expression permis de

sentiments Juge et

manifester. sa bouche la mienne. fait

tout

la louange serait auxquels dplace notre notes les

dans dans

prix lgendes

inestimable,

et les prodiges l'occasion s'est born sans aucune sont de

voyageur tendues,

alludans

ont

t on

plusieurs

assez

lesquelles de ces

raconter chercher consquence.

principales expliquer, Les

circonstances et encore historcits, qui sont

vnements, en tirer fables aux

les

moins

explications mais ces

des riques se rapportent

rarement

heureuses; prdications du

premires

Bouddhisme,

LXII l'expression pour absurdes mmes, qu'aux et au peine qu'on d'une puisse

INTRODUCTION. pense se thologique en Si, attention font au droit lieu qu'aux encore de de les les usages trop peu. connue quelque en eux-

croire

ngliger, considrer qu'ils

paraissent. qu'ils on veut ne faire habitudes degr des qu'ils

rappellent,

revivre,

qu'au

genre on y

d'intelligence dmlera lieu sans des

d'imagination enseignements intressantes.

qu'ils utiles Il faut qui

supposent, qui pourront en dire autant servent En ne nous qu'on content laissant et

donner de

remarques de ces

conceptions

tranges bouddhiques.

de base nous

quelques-unes la mythologie pas tirer l'asune

et la cosmogonie pect qu'elles prsentent bien toujours leur le

arrtant

en apparence, de celle s'est sens,

en pourrons a eu de chacun une de dessein les

instruction Presque prtendre conjectures, pour oblig des quels tiques, ligieuse tion, les les de

diffrente M. Rmusat trouver vague un des Dans choix, ou svres

d'offrir. sans des

exposer la libert

hypothses

latitude tout

immense claircir, de combiner les traits, et

applications. faire un

l'impossibilit on le voit moins opposs, ou que

occup

termes qu'ils qui du discut ides

quivalents soient, concourent Bouddhisme. avec thoriques des ont Mais poques le plus

de rassembler mais tous

grotesques, le tableau a observ

caractrisred'attencomment

former Ce qu'il de soin lesquelles diverses

de la philosophie avec le plus c'est cette

et de profondeur, se et par fonde

sur

philosophie, influences doctrine doc-

conues diffrentes, identique. trinaux

soumises

des qu'une

fini nanmoins en examinant il s'est bien

ne composer de tous

les

rapports d'riger

les points

entre

eux,

gard

ces rapprochements Avant des de juger, vi-

en systmes il compare, dentes,

et leurs

consquences ses

en principes. que sparant sur

et il n'appuie authentiques,

remarques

preuves

incontestables;

scrupuleusement

INTRODUCTION. ce qu'il distinction conduit ment, ses sait avec certitude de de ce qu'il la science avec l'aveu ne fait positive ce que supposer. l'opinion conoit

LXIII Cette le

rigoureuse toujours

d'avec qu'il

exposer avec candeur

nettet de

claire-

faire doutes qu'il corriger, si pineuse, vu, tout sur

ce qu'il ne

ignore, pas

proposer dire que ce

ce qu'il

souponne.

On

veut

travail, rien sion tout ies

n'a

eu le temps rien dsirer.

ni d'achever, Dans si les ou ces

ni de revoir, questions il ne qu'il heureuses, aplanir travail, voudront, t le germe d'une

ne laisse discusavoir poul-

d'une

solution parmi de plus Toutes ouverte,

difficile, tentatives moins

saurait a faites

approfondi; il y en aura d'inutiles. d'avoir de dont et

rsoudre, pas

il ne s'en la route sernou-

trouvera qu'il viront velles le texte, La a paru dont pour

contribueront et son qui

a la gloire longtemps rflexions continuer

sa mthode par de

guides les

ceux

siennes

auront ses essais. sans en

et comme

complter

narration convenable il ne la peut

de F HIAN se suit de rsulter la distribuer

aucune chapitres. quant

division, Cette

mais forme,

il

aucun

inconvnient d'une rendaient les renvois.

l'original, que les pour du

a, dvefavoFO

traduction, du citations

l'avantage Commentaire et faciliter en entier dans les

classification indispensable La sauf

loppements riser les

traduction quelques et qui

KOU KI appartient qu'il assez avant avait du de laisses soin le

M. Rmusat, derniers apportait chapitres

lacunes

LmoiguenL passage vingtlivre. de Dix s'arde

minutieux commenter. ; c'est M. charg n'avait existaient pu

qu'il

revoir son travail

chaque jusqu'au du forc

Il a conduit un peu plus tait,

et-unime chapitres rter. revoir sements

chapitre ensuite,

de la moiti son ce qui tour, restait

Kiaprolh de

11 s'tait ce qui qui

complter qu'bauch, tous ceux

inachev, aux claircis-

tre dj,

d'ajouter qui pouvaient

tre

nces-

LXIV saires ne encore; rien et cet perdre l'excution on bien M. peut

INTRODUCTION. ouvrage, en entrepris dans au qu'il l'orthographe trace; dans et tre hxvariables. tre faite le les crire, notes qui plus ni d'un par les plan ait des mains si habiles, Il s'est t conadopt

devait pour

passant gnrale,

siennes. qui cru des par lui avait devoir

form, d'abord; sans telle au lieu ces

mais raisons que

regretter

modifier, chinois, Foe

plausibles, l'avait

mots

Rmusat

exemple, appartiennent que

de Fo,

et introduire bizarres paraissent

prononciations qui ni de ne

difficiles, rsultat Cette pour

russes

franrguimporque

aises, lier, tante l'on viter raient

systme peu anomalies mots, disparates

principes devait dans

observation, les

au fond, remarquera les

expliquer de que

la transcription et les mprises

certains ces

et pour pour-

confusions

occasionner. tout la en ne ngligeant intelligence les traditions rien de du ce qui texte, tait en essence qui

M. Klaproth, tiel pour assurer

parfaite et du en

concerne accord M.

la philosophie cette ne la partie lui nature

religieuses, moins Le lui des pas genre a

a peut-tre que esprit, fait

Commentaire donn. tudes,

d'extension de son

Rmusat que son

aurait de ses

autant diriger Au reste,

principalement gographiques.

attention toutes les

sur notes

la discussion qui de ne sont

points

de M. Rmusat longtemps de que chacun j'y que sur

tant ces dans ai prise j'ai con-

signes, dtails, cette

il serait et l'on

superflu distinguera Je pour n'ai

s'appesantir facilement la de

plus part celle

publication. que en cette

rien

dire les M.

moi-mme tractes ment mais cours,

reconnatre envers

obligations Eug. Burnouf. ses soins de

occasion voulu auprs

Non-seule l'ouvrage, tous les se-

il a bien j'ai trouv

continuer de livre, lui le

donner plus

celui

qu'aucun

aucune

prcieux science ne

pouvaient

m'of-

INTRODUCTION. frir la les des zle triaux quelque d'un malgr prmuni avoir qu' plus et les gard : des conseils et des des de encouragements. langues et de la M. Chine Jacquet, qui et de l'Inde

LXV runit toutes

connaissance conditions doctrines que

critique

d'rudition et qui

qu'exige

l'intelligence avec autant des de madans plus Et mal bien

indo-chinoises,

a recueilli, que voir m'a de

de modestie, qu'il grand serait

de persvrance dsirer M. utile de Jacquet et des lui

courage, en de

mettre fourni

oeuvre ct

travail,

son

renseignement tant de secours, les

rapprochements encore, critique. que

ingnieux. je le crains, Si l'on j'avais peut-tre je n'ai pas veut

je me svrits

prsente de des t les la

contre plutt

la nature dont elles pardonner je n'ai pu ont

difficults surmontes, erreurs

vaincre sera-t-on vites

la manire dispos lacunes

me que

que

remplir.

Ce livre qu'on comme orientales pit aussitt le cite

tait

attendu

depuis

longtemps, indit. du

et il y a un Il avait des t

an

dj

en Allemagne, paratre aux

quoique frais

annonc

devant

Comit

traductions romholui pu-

de Londres. les

A la mort qui pas

de M. Rmusat, avaient sacrifier la France enviaient. l'ouvrage t les pris

sa veuve avec cette qui d'une

engagements n'hsitant pour les conserver

norable taient blication gea alors

Socit, offerts, que de

avantages

l'honneur M. Klaproth et d'en

trangers de bien

nous continuer voulu

se charsurveiller et lorsque

revoir, Il avait

l'impression. la mort vint nous parti

m'associer seul pour sans que trop

ce travail; supporter doute, chacun os en

le frapper, bien

je restai ingalement des

le poids tait

que r-

partagions, dans

puisqu'il de nous entreprenant

la proportion Si l'on la tche m'accuse qu'il

forces d'avoir

pouvait de

apporter. continuer

s'tait

propos

d'achever,

je n'excuserai

LXVI ma moins qui prsomption par m'honore ma que bonne

INTRODUCTION. par volont je le dsir et par ne pour dont me que mes j'avais efforts, de rpondre, confiance titre que au

une d'autre de

et laquelle que je conserve

reconnais la mmoire anim me

l'attachement Heureux des lits si les

M. Rmusat. auprs des quapas !

sentiments dont

je suis l'estime,

pouvaient, tenir que C. lieu je n'ai

personnes qui me

j'ambitionne et suppler

manquent

au savoir

LANDRESSE.

Dans un ouvrage rempli comme celui-ci cle mots dont la transcription incertaine et difficile, il tait presque impossible est variable, l'orthographe fautes n'chappassent point la lecture la plus attentive. que quelques Voici celles qu'une dernire rvision, faite avec le soin le plus minutieux, a permis de reconnatre. P. i,l. 12, i g, 21, 59, 60, 67, 70, 78, 110, 12Q, 131, 135, 1I12, 148, 5. Au lieu de Hoe ing.. lisez Hoeying. 2 5. ltihsa. Ityoukta. . en chinois Sang en chinois Seug. i!xles Lah des Tibtains. 8. les Lha des Tibtains. . la foule des dieux et des 11. la troupe des hommes clestes. hommes. 15. 1 li. 34. uit. 16. antpen, 10. tipnait. 29. 2 3. uit. Pi thsiu. Khasolang onge Chy lifoe Rdjagrika. Para adhi moksha jjj ^a i?e iu tha Protapanna Soung y an Naga krochouna Karkoutchanda . Pi tsou. Khasalang ouge. Che lifo. Rdjagrlia. Pratimksha. J^N ' ^v?. Foyu tha. Srotpanna. Soung y un. Naga kchouna. Krakoutchhanda. Shkya. Yuan kian loui chou. Kia ch. Keou chen mi.

15g, 160, 5. 200, Skkya Yuan kian houi chou. . . 201, note d. 1 7, et partout dans ce chapitre, Kia se. . 272, . 1o, et p. 3 1 3,1. 1, Kou than mi 3o5,

fc

Sj

$>

FO

KOU

Kl

OU

'JpLATION

DES

ROYAUMES

BOUDDHIQUES.

CHAPITRE Dpart de Tchhang 'an.

I.

Monts Loung. Thsin d'occident. Liang du midi. Liang du nord. Thun houang. Dsert de sable.

Anciennement les

.Fa hian (1), tant

Tchhang

et les livres thologiques prceptes altrs Par ce motif, par des lacunes.

des caractres marque cycliques Tao tching, Hoe ing, Hoe'we (5) et plusieurs concert avec eux, chercher dans l'Inde les la religion. Ils partirent ils vinrent Ce sjour

et dj la seconde anne Houng chi (4), Ki ha, il partit avec Hoe hing, autres, lois et pour aller, les prceptes de de

'an (2), fut afflig (3) prs de se perdre

de voir

le (mont) Loung (6), et, ayant travers au royaume un sjour (8). de Khian houe (7), o ils firent au royaume ils allrent en avant et parvinrent termin, 1

de Tchhang'an,

2 de Neou ihan

FO

KOU les monts

KI. Yang leou (10), et arrivrent

(g). Ils passrent au commandement militaire

Le pays de Tchang y tait rendaient les routes impraticables. par affection pour eux, les retint Ce fut Pao alors qu'ils rencontrrent

de Tchang y (n). alors le thtre de grands Le roi de Tchang et se rendit leur

qui et y, par intrt bienfaiteur (12).

troubles

ymi, Seng king (i3) et plusieurs dans runis une mme intention ensemble; en route

Tchi y an, LIoe kian, Seng chao, autres. Charms de se trouver , ils continurent fut venu, (i4). L sjour ils se remirent sont des retranli leur

et quand le terme de ce sjour Thun houang et ils arrivrent s'tendre qui peuvent au nord. Ils s'arrtrent 80 un mois

chements du sud

li de l'est

l'ouest,

et ko

et quelques Ensuite jours. la suite de quelques F hian et cinq autres devant, partirent et se sparrent de nouveau de Pao yun et des autres. ambassadeurs, de Thun Li hao, leur Le gouverneur fournit les choses houang, le Fleuve de sable (i5). pour traverser Il y a dans ce fleuve de sable des mauvais et des vents si gnies, les rencontrer, on vient on meurt, et que brlants, que, quand n'en rchappe. On ne voit ni oiseaux en haut, voler ni personne marcher en bas. De tous cts, et jusqu'o la vue peut quadrupdes dont ils avaient besoin s'tendre, d'autre si l'on cherche le lieu propre traverser, signe pour le faire reconnatre, que et qui seuls peuvent servir d'indices. qui y ont pri, Ils voyagrent et l'on peut valuer pendant dix-sept jours, li le chemin i5oo firent atteindre le royaume qu'ils pour Chen chen. n'aperoit les ossements de ceux on

de

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

I.

( 1) Cliyf hian. ] C'est un de ces noms que les Bouddhistes de la Chine adoptent en entrant dans la vie religieuse, et qui indiquent ou des dispositions morales, ou une aptitude particulire de certaines observances de la vie monastique : c'est quel-

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

I.

que chose d'analogue ce qu'on appelait autrefois chez les peuples catholiques nom de religion (nomenprofessionismonasticoe), comme la mre des Anges, la soeur de la Rdemption, le pre de la Misricorde, etc. L'objet des moines chinois, en changeant de nom, est, comme autrefois chez nous, d'annoncer l'intention de renouveler leur vie et de renoncer leur famille. Ces noms, traduits ou imits du sanscrit, sont tous significatifs et dsignent des ides morales ou asctiques : le religieux de la quitude {'An tsing), le repos de la loi ( Tao 'an), la svrit de la prudence ( Tchi mang)*, etc. Le nom de Chyf hian signifie manifestation de la loi de Chy (Sbakya). On l'abrge dans la suite du discours, conformment l'usage observ pour les noms propres, et l'on dit simplement F hian; c'est de cette manire que le voyageur, qui parle toujours de lui-mme la troisime personne, crit le plus souvent son nom. (2) Tchhang 'an, ] repos perptuel, est le nom qu'a port la ville, ou, pour parler d'une manire plus exacte, le dpartement qu'on nomme prsent Si 'an ( Si ngan dans le Chen si. C'est maintenant le nom d'une ville du troisime ordre, au fou) sud de cette mtropole, et qui passe pour en avoir t l'ancien emplacement sous les Thsin et les Han. Lorsque la capitale a chang de nom, on l'a longtemps encore appele Tchhang 'an, par imitation de l'antiquit. (3) Les prceptes et les livres thologicjues.] Dans l'original, Li. Tsang lia signifie prcepte; Tsang veut dire collection. L'ensemble des livres religieux se nomme communment San tsang, les trois collections, proprement les trois contenants ( en sanscrit, les trois Pitaka) ; et cette expression s'applique aussi la doctrine qui y est renferme , la religion elle-mme. Les trois parties de la triple collection sont les King, ou livres sacrs, les Prceptes, et les discours, Lun. On les nomme en sanscrit Sotra, Vinaya, Ahhidharmah. Les San tsang sont nomms en mongol Gorban amak sabac. (Il) Houng chi.] C'est le nom des annes du rgne de Yao heng, prince de la petite dynastie des Thsin postrieurs, qui rgna dans le Chen si la fin du ive et au commencement du v sicle de notre red. La premire anne Houng chi rpond l'anne cyclique Ki ha, 399. Il y a donc une sorte de contradiction dans le rcit de F hian, qui marque la fin de l'anne cyclique Ki heu et la deuxime anne Houng chi comme poque de son dpart. Mais si ce n'est pas simplement une faute dans son texte, on peut supposer que ces petits princes de race tibtaine qui rgnaient, dans un temps de trouble et de confusion, l'une des extrmits de l'empire, n'observaient pas trs-exactement les rgles du calendrier chinois, et ne marquaient pas l'ouverture de l'anne politique prcisment au premier jour de l'anne astronoVoyezWen hian thonng hhao, livre CCXXVI, pao-./, et suiv. b Fanyming ming i, livre IV, ouvragequi est 0 cit dansle San tsang f sou, ivre VIII, pag. 28 v. c Geschichte lier Ost-Mongolen, pag. 4o. d HistoiredesHuns, tom. I, pag. 162. 1.

FOE

KOUE

KL

mique. Il faudrait alors que Fa hian et quitt Tchang 'an dans les derniers jours de l'an 399, quand on y avait dj renouvel le nom d'annes Houng chi, bien que l'on y comptt encore l'anne cyclique Ki ha. Cette supposition ne manque pas de vraisemblance. (5) Hoe king, Tao tching, Hoe ying, Hoe ive et les autres. ] F hian ne dit nulle part le nombre prcis de ses compagnons de voyage; il en nomme ici quatre, et l'on verra plus bas que plusieurs autres encore se joignirent -ceux-l. C'tait alors un usage assez ordinaire parmi les religieux bouddhistes, de se runir en troupes et des plerinages communs, de temple en temple et de ville en Avilie, d'entreprendre de l'Inde la Chine et de la Chine dans l'Inde. Les quatre noms qu'on voit ici sont des noms de religion. (Voyez note 1.) Leur signification est : Hoe king, clat d'intelligence ; Tao tching, ornement de doctrine ; Hoe ing, correspondance cit, minence de perspicacit. de perspica-

(6) La montagne Loung.] Montagnes dans la partie occidentale du Chen si, au N. E. du district de Thsin'an, l'E. de la rivire Thsing. On distingue le grand et le petit Loung. Le nom de cette montagne se trouve sur les cartes chinoises rcentes, 35 de lat. et 1o l'O. du mridien de Pe king. (7) L royaume de Khian koue] tait au del de la montagne de Loung. On serait tent de prendre Khian koue pour un nom de pays. C'est celui d'un prince de la race des Sian pi, appartenant la petite dynastie des Thsin occidentaux, ou de Loung si (occident du mont Loung), laquelle rgna dans la partie occidentale du Chen si, la fin du ivc et au commencement du ve sicle \ Khian koue tait mont sur le trne en 388. [Khy fou Kou jin fonda, en 385 de J. C, avait fortifi Young sse tchhing, et y avait tabli nom honorifique de Yuan tchhouan. Elle tait Kin hian, dpartement de Lan tcheou fou du la dynastie des Thsin occidentaux; il sa rsidence. Cette ville reut alors le situe au N. E. de la ville actuelle de Kan su. Quand, en 388, Khian koue

succda son frre an Kou jin, il transporta sa cour Kin tchhing, qui est le Kin hian de nos jours. Voyez Thoung kian liang mou sous les annes indiques, et Ta ung tchi, dition de 17/1/1, sect. CLVIII,f. 18 v. KLAPROTH. thsing y il10 ] (8) Sjour. ] Dans le texte, Ma tso (s'asseoir en t). Cette expression doit tre prise dans un sens gnral, et ne signifie nullement qu'on s'arrte en t ou qu'on passe l't; elle revient frquemment dans le rcit de F hian. est vraisemblablement employ pour ~K cause de l'identit de prononciation. Histoire desHuns, loin. I, pag. 200. Li ta hi sse, liv. XLIV,pag. 18 v.

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

I.

(9) Le royaume de Neou than.] Ce nom n'est pas non plus , comme on pourrait le croire, le nom d'un pays, mais celui d'un homme. Neou than, que Deguignes appelle Jo than ", appartenait la race des Sian pi et la petite dynastie des Liang mridionaux qui rgnait dans le Ho si, l'occident du fleuve Jaune, et qu'on fait commencer en 397. Neou than ne monta sur le trne que l'anne Jinyin du cycle (4o2); ce qui prouve que F hian et ses compagnons s'taient longtemps arrts en route avant de parvenir un point si peu loign. Au reste, il crit mal la premire syllabe du nom de ce prince, -|JL au lieu de *&; mais on peut aisment faire cette faute quand on crit de mmoire, parce que ces deux caractres se prononcent galement neou. Peut-tre aussi avait-il entendu prononcer le nom de ce prince sans jamais l'avoir vu crit. Rien n'est plus commun que les mprises de cette espce. [Les princes de la petite dynastie des Liang mridionaux avaient pris le titre de rois de Siphing, d'aprs le nom de leur rsidence, qui tait Siphing, ville situe dans le voisinage ou peut-tre sur l'emplacement de Si ningfou, dans le Kan su. Voyez Tlioung kiang kang mou, sous l'anne 62 avant J. G., et le Ta thsing y thoung tchi, dition de 17/1/1, sect. CLXVI, f. 8v. KL.] (10) [Comme F hian se rendit de Si ning Kan icheou, il devait ncessairement passer la grande chane de monts couverts de neiges perptuelles, et qui spare les dpartements de Kan tcheou et de Liang tcheou, de la grande valle dans laquelle coule la rivire appele par les Mongols Oulan mouran, et par les Chinois Houang choui ou Ta thoung ho. Cette haute chane fut appele par les anciens Hioung nou, Khi lian chan. A prsent sa cime la plus leve, qui forme un glacier colossal, porte chez les Mongols du voisinage le nom tibtain de Amiyc gang g ai- oola, c'est--dire, montagne du KL.] grand-pre, blanche de neige. (11) Tchang y, ] maintenant Kan tcheou, se trouvait, au moment du voyage de F hian, sous la domination des princes de la dynastie des Liang septentrionaux. Les troubles dont parle F hian en cet endroit, et qui l'arrtrent dans sa route, provenaient des guerres que toutes ces petites dynasties se faisaient les unes aux autres, et qui amenrent la destruction de tous ces petits tats. Le roi de Kan tcheou alors rgnant tait ou Touan nie, qui mourut en koi, ou son successeur Meng san, qui lui succda en koi, et occupa le trne jusqu'en 433 \ F hian ne le nomme pas, et cela est fcheux, parce que cette circonstance sage Kan tcheou. et fix l'poque prcise de son pas-

(12) Bienfaiteur.] Dans le texte, tan youi. C'est un mot chinois d'origine sanscrite, comme les Bouddhistes en ont introduit beaucoup. Celui-ci est driv Aufan ' [Link] h Huns,tom. I, p. 198. [Link] ta hisse, liv. XLIV,pag. i3 r. Ilisl. desHuns, l. I, p. ->.',.

FO

KOU

KI.

(sanscrit) tan ou tan na (dna), don, aumnes ou largesses faites dans une vue religieuse, ce qui compte au nombre des dix moyens de salut (pramita); il s'y est joint une syllabe chinoise, youe (franchir, aller au del, passer par-dessus), et le compos exprime que celui qui sait pratiquer la bienfaisance, franchit la mer de la pauvret a. (i3) Tchiyan, Hoe kian, Sengchao, Pao yun, Seng king et autres.] Voil cinq nouveaux compagnons qui grossissent la suite de F hian. Sa troupe se composait en ce moment de plus de dix religieux; mais ils se sparrent plusieurs fois dans le cours du voyage, se runirent ensuite, et finirent par se disperser tout fait. Ces cinq nouveaux 7107715 de religion (voyez note 1) sont significatifs comme les autres; en voici la valeur : Tchiyan, majest de la prudence; Hoe kian, rserve de perspicacit; Seng chao, connexion de religieux; Paoyun, nuages prcieux (divins); Seng king, clat des religieux. ( 1 ) [ Thun houang fut une place militaire de grande importance depuis le temps des Han jusqu'aux Thang. Sous les cinq petites dynasties qui ont rgn aprs les Thang, elle porta le nom de Cha tcheou ou ville de sables, qu'elle a conserv jusque sous les Ming. La ville nomme actuellement Cha tcheou est situe cinq six lieues plus l'orient, sur la rive droite du Sirgaldzin gol. Il parat que l'ancien Thun houang a t galement dplac plusieurs fois. KL. ] Li hao enleva ce pays la petite dynastie des Liang septentrionaux, et y forma lui-mme une principaut sous le nom de Liang d'occident. Il ne prit pas le titre de roi, mais simplement celui de Koung (prince). La premire anne de son rgne est Kencj tseu du cycle (Aoo) ''. Au reste, F hian, qui ne lui donne avec raison que le titre de gouverneur (ta cheou) de Thun houang, se trompe en crivant la deuxime syllabe de son nom, comme il s'tait galement tromp au sujet de la premire syllabe de celui de neou than : il l'crit "t/i- au lieu de ~|K L'analogie des prononciations rend compte de cette mprise comme de la prcdente. Voyez note 9. (15) Le Fleuve de sable, ] dans le texte, Cha ho. On dit ordinairement Cha m. La description que le voyageur fait ici du grand dsert est fort exacte; elle ressemble beaucoup celle de Marc-Polc; seulement F hian en exagre la largeur, qui ne saurait tre value, entre Cha tcheou et le lac de Lob, plus de 11 o lieues, 1 100 li, au lieu de i5oo. Peut-tre les tablissements du peuple que les plerins allaient visiter, n'taient-ils pas alors immdiatement sur le lac de Lob, mais un peu plus l'ouest, sur les rivires de Khadouet de Yarkand daria. 1 Sun son, liv. XXXIII,pag. 2b v. et alibi. '' [Link] Huns,t. II, p. ix, 267. Li ta Msse, tsangf [Link]. '' Liv.I, chap. xxxv,d. dp Marsden,p. Sg.

CHAPITRE

IL

Ou hou. - Kao Royaumes de Chen chen. tchhang.

Le royaume de Chen chen (1) est un pays montueux et trs-ingal. La terre y est maigre et strile. Les moeurs des habitants, leurs habillements et semblables sont grossiers ceux de la terre de Han (2) : la seule Le roi diffrence est dans l'usage du feutre et des toiles. y avoir dans ses tats l'tude de la petite aussi bien royaumes, de l'Inde (7), avec des de ce pays honore la loi (3). Il peut mille environ tous attachs religieux, quatre translation (4). Les laques (5), dans tous ces que les Cha men (6), pratiquent diffrences plus qui tiennent nement. A partir l'occident royaume de ce point, ressemblent a une tous tous la loi ou moins

de grossiret

ou de raffi-

langue tous gieux s'appliquent de l'Inde (9). F hian et les autres

les royaumes qu'on trouve en voyageant plus ou moins celui-ci : seulement chaque barbare (8) ; mais les reliqui est diffrente l'tude des livres de l'Inde et de la langue

ici un mois et quelques sjournrent jours; en route, et voyageant puis ils se remirent quinze jours du ct du ils parvinrent au royaume de Ou i (10). Les religieux du nord-ouest, de Ou i sont aussi au nombre d'environ tous royaume quatre mille, del petite translation. Ils sont, quant la loi, exacts et bien rgls. Les Cha men de la terre de Thsin (n) qui arrivent dans cette contre ne sont aux usages de ces religieux. F hian, pas prpars muni d'une se rendit au campement o Koung patente, alors, le retint deux mois et quelques rgnait jours. Ensuite de Pao yun et des autres. Tous ensemble trouvrent auprs qui tait sun, qui il revint que les

8 habitants

FO

KOU

KI.

du royaume de Ou i n'taient de la pratique point occups des rites et de la justice, et qu'ils exeraient envers peu l'hospitalit les voyageurs. C'est pourquoi Tchi yan, Hoe kian et Hoe 'we retournrent le dessein autres immdiatement de demander reu une dans des secours patente donc se le pays pour ; Koung mettre de leur sun en Kao tchhang (12), dans F hian et les voyage. leur avait tout donn de suite des et

avaient

provisions s'avancer Le pays une vie

: ils purent du ct du sud-ouest. qu'ils extrme traversrent pour

route

est

dsert

et sans Il

habitations. n'y l'on a rien

On dans

a la Ils

aux fatigues comparer que puisse furent en route un mois et cinq jours, aprs quoi Yu ihian. atteindre

peine que l'on

passer

les rivires.

a endurer. ils russirent

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

IL

(1) Le royaume de Chen chen.] Ce pays, d'abord nomm Leou lan, tait situ aux environs du lac de Lob. C'est une contre sablonneuse et strile, et cet tat n'a jamais t puissant. Il fut connu du temps des Han, et confinait alors, du ct du sud-est, avec la peuplade tibtaine appele Eul kiang, et du ct du nord-ouest, avec les Ougours Tchhe sse. Le nom de Leou lan fut chang en celui de Chen chen dans le premier sicle avant J. C. Ma touan lin donne une courte notice sur ce paysa. Voyez aussi Deguignes, Histoire des Huns h.

(2) La terre de Han.] La Chine, ainsi nomme depuis la dynastie de Han, dont la puissance a laiss de longs souvenirs. On dit encore prsent Han jin, les Chinois, Han in, la langue chinoise , quoique les Han aient cess de rgner depuis seize cents ans. (3) Le roi honore la loi.] Il s'agit de la loi par excellence, c'est--dire Fo ou du Bouddhisme. de la loi de

(lx) Quatre mille religieux, tous de la petite translation.] Les religieux sont appels ici du nom qu'on leur donne le plus souvent, Seng, du sanscrit Sang a (unis, joints par un lien commun). J'ai donn l'explication de cette expression, qui s'est introduite "" ' Wenhian khao,liv. CGCXXXVI, (houng pag. g. [Link]. II, pag. xj.

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

II.

9 elle revient

dans la langue chinoise, et qui sert dsigner les prtres bouddhistesa; celle de fidles ou ecclsiastiques.

On partage, sous le point de vue moral, les Sangas en quatre classes : i ceux qui accomplissent lajustice; ce sont les Bouddhas, les Lokadjyeshthah (honorables du sicle), ainsi que les Bodhisattwas, les Pratyeka-Bouddhas, les Shrwakas, etc., dont la vertu est au-dessus des lois mmes, et qui, surmontant tous les obstacles, ont obtenu leur propre dlivrance (moukti). 2Les Sangas ordinaires dusicle; ce sont les hommes qui rasent leur barbe et leurs cheveux, qui se revtent du kia cha, qui ont embrass la vie religieuse et ses obligations, et savent observer les prceptes et les dfenses de Bouddha. 3 Les Yayangseng, Sangas moutons muets; ce sont les hommes stupides et ignorants qui ne savent pas comprendre la diffrence qu'il y a entre l'action de commettre ou de ne pas commettre les pchs fondamentaux (tuer, voler, forniquer, mentir), et qui, tant tombs en des pchs moins normes, ne sont point capables de faire clater leur repentir. 4 Enfin les Sangas honts qui, ayant embrass la vie religieuse, ne se font pas scrupule d'enfreindre les prceptes et observances qui leur ont t imposs, et qui, affranchis de toute honte et de toute pudeur, ne craignent pas mme les fruits amers qui leur en reviendront dans les sicles futurs h. La petite translation, la grande translation, sont deux expressions qui reviendront souvent dans le rcit de F hian : il faut les expliquer une fois pour toutes. Deguignes en a fait imparfaitement connatre le sens c, et n'a pu en retrouver l'origine. On dit en chinois ta tching, la grande rvolution; siao tching, la petite rvolution. Tching est un mot qui dsigne la translation, le passage d'an lieu un autre, la rvolution, le tour, et aussi un moyen quelconque de transport, comme un char, une monture. Il est l'quivalent parfait du sanscrityna, qui a les mmes significations" 1. Mais l'un et l'autre acquirent dans la doctrine bouddhique une valeur toute particulire. Ce n'est pas, comme l'a cru M. Schmidt, celle de tradition (Ueberlieferung)" : c'est une expression mystique pour dsigner l'action que l'me individuelle peut et doit exercer sur elle-mme, afin de se transporter une condition suprieure. Comme cette action et ses rsultats ont plusieurs degrs, on distingue deux, trois, ou mme un plus grand nombre eynas, en chinois tching, en mongol kulgun 1; et suivant qu'on dirige ses efforts vers une perfection plus ou moins leve, on appartient la petite, la moyenne, la grande translation ou rvolution. Voici, cet gard, les distinctions les plus gnralement tablies. Le vhicule qui est commun toutes les translations, c'est la contemplation des a sur Journalasiatique,cit [Link].t. VII, p. 267. Observ. points,etc., dansle Nouveau etc. p. 20. samanenne, quelques pointsdela doctrine prcdemment, p. 25g. h Ti d Wilson, Sanscrit h. v. tsangchi lan king, liv. V, cit dans le San Diclionary, " im Gebieteder oelleren tsang f sou, liv. XVI, pag. 8. Forschungen rcligioesen " [Link] Acadmie der des inscript, etbelles-lettres, lddungsgcschichie VoelkerMiltelasiens, pag. 241 [Link],p. [Link] lesObservations surquelques Schmidt, [Link].

10

FOE

KOUE

KI.

quatre vrits : la douleur, la runion, la mort et la doctrine a, et celle des douze enchanements 1. Par ce moyen, les hommes sont transports hors de l'enceinte des trois mondes et du cercle de la naissance et de la mort 0. Il n'y a, proprement parler, qu'une translation, c'est celle de Bouddha. Il est enjoint tous les tres vivants de la mettre en pratique, et de sortir de l'ocan des peines de la naissance et de la mort, en dbarquant sur l'autre rive, qui est celle de l'absolu [Link] et dsir rpandre immdiatement la connaissance de la loi et enseigner tous les hommes la translation unique; mais il dut proportionner son enseignement aux facults de ceux qui le recevaient, et de l vint la diffrence des Yncts ou moyens de transport. On distingue d'abord la translation des disciples ou auditeurs ( Ching ven, en sanscrit Shrwaka) et celle des intelligences distinctes" (Youan ki, en sanscrit Pratyeka-Bouddha){. On en ajoute une troisime, celle des Bodhisattwas, qui sont des tres bien plus voisins encore de la perfection absolue 5. Enfin, on fait une autre classification encore sous cinq chefs, savoir : i la translation des hommes; 2 celle des dieux (Deva); 3 celle des Shrwakas ou auditeurs; lx celle des Prafyeka-Bouddhas ou intelligences distinctes; 5 celle des Bodhisathvas h; ou un peu diffremment : i ou la translation des hommes et des dieux; 2 celle des Shraivakas; Pratyeka - Bouddhas ; " celle des Bodhisathvas ; 5 celle des Bouddhas ' translation, Mah yna : mais la division en trois est la plus usuelle on trouve la mention la plus frquente dans les livres ordinaires. le petit Yna 3 celle des ou la grande et celle dont

C'est au Tri yna que s'applique la double mtaphore des trois chars et des trois animaux qui passent un fleuve la nage. Le char est pris ici comme emblme de ce qui s'avance en roulant, de ce qui sert de vhicule; et cette ide est en rapport avec celle qui s'attache au mot yna, et aux moyens par lesquels les hommes parviennent sortir de l'enceinte des trois mondes pour entrer dans le nirvana. Le premier char est attel d'un mouton; cet animal, quand il prend la fuite, court sans regarder derrire lui s'il est suivi du reste du troupeau. Il en est ainsi des Shraivakas, qui, par l'observation des quatre ralits, cherchent sortir des trois mondes, mais ne s'occupent que de leur propre salut, sans regarder les autres hommes. C'est ce qui est dsign dans les livres classiques par ce passage : Ces disciples, en cher chant le char aux moutons, sortent de l'habitation du feu. Le second char est tran par des cerfs, sorte d'animaux a On qui, tout en courant, peuvent regarder der-

expliquede plus d'une manirecesquatre vritsou [Link]-aprsles notessur le [Link]. '' Nouv. [Link]. VII, pag. 291. Voyez c Hoa yan king sou, liv. II, cit dans le San tsang f sou, [Link], pag. 2 v. '' F honaking, liv. I, cit dans le San tsang f liv. sou, IV, pag. /|. " Journalasiatique,t. VII, p. 260. VoyezNouv.

Hoa yan kinq sou, liv. I. Thianta ssekiao yi isi lehu, cit dans le San tsang f sou, liv. VII, pag. 3. Voyez ci-dessous, xm, i3. S F hoaking,liv. II, cil dans le San tsangf sou, [Link], pag. g v. ' Yulan sou,citdansle 5atsang pan king f sou, liv. XXII,pag. 171;. Hoayan, Ki tchingkiao i, cit dans le San tsang f sou, [Link], pag. 16.

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

IL

11

rire eux le troupeau qui les suit. C'est la figure des Pratyeka-Bouddlias qui, par la connaissance des douze Nidnas*, parviennent sortir de l'enceinte des trois mondes, et ont la pense du salut des autres hommes. Le troisime char est celui que trane un boeuf, qui reprsente les hommes Bodhisattwas de la doctrine des trois Pitakas (chap. XVI, 22 ), pratiquant les six moyens de salut, et ne songeant qu' faire sortir les autres de l'enceinte des trois mondes, sans y penser pour eux-mmes, comme le boeuf qui supporte avec patience tous les fardeaux qu'on lui impose 11. Les trois animaux qui traversent un fleuve la nage, sont l'lphant, le cheval et le livre. Le fleuve est la raison pure, 3-Wj?', les Shrwakas , les Pratyeka-Bouddhas et les Bodhisattwas sortent galement des trois mondes et rendent tmoignage la raison pure : mais leurs facults et leurs moyens varient d'tendue; leur conduite et leur dignit sont plus ou moins considrables. C'est ainsi que quand un lphant, un cheval et un livre traversent ensemble une rivire, ils y entrent plus ou moins profondment. L'lphant, qui touche le fond du fleuve, reprsente l'homme Bodhisallwa, pratiquant les six moyens de salut, et, par dix mille actions vertueuses, apportant du profit tous les tres, supprimant les erreurs de la vue et de la pense, les effets de l'habitude et des passions, et manifestant le bodhi (la sans toucher le lit du fleuve, est doctrine). Le cheval, qui enfonce profondment mis pour l'homme Pratyeka, qui, par les moyens dj expliqus, supprime les erreurs de la vue et de la pense, ainsi que les effets de l'habitude et des passions, et vide, sans toutefois pouvoir atteindre le terme de toute puret. Le livre enfin, qui flotte la surface de l'eau sans pouvoir enfoncer, figure le Shrwaka, pratiquant les quatre ralits, supprimant les erreurs de la vue et de la pense, mais sans pouvoir se dlivrer tout fait des effets de l'habitude et des passions, bien qu'il manifeste la nature du vritable vide c. Une exposition dtaille de tout ce qui est entendu par l'action de ces diffrentes classes d'tres, serait en quelque sorte un trait du Bouddhisme; et si je voulais mme en abrg, elle m'entranerait bien au del des bornes d'une l'entreprendre, simple note. Il suffira de dire que ces modes de translation sont autant de nuances et de degrs qui s'tablissent dans la mditation, et dont les effets conduisent l'homme des grades plus ou moins levs dans la hirarchie psychologique et psychogonipetite translation, que qui s'tend depuis les tres infrieurs jusqu' l'absolu. Dans 1& on s'attache la pratique des prceptes et des rites religieux. Les cinq prceptes et les dix vertus sont le vhicule dont se servent les hommes et les dieux pour ce genre de translation qui est la moindre de toutes. Par l on chappe seulement aux quatre mauvais pas, qui sont : la condition d'Asoura, celle de dmons, celle cle brutes, et les enfers. A cela prs, on reste enferm dans le cercle de la transmi'' Observations sur quelques etc. p. 58. points, 11 F honaking, liv. II, cit dans le San tsang f son, liv. XI, pag. 8 v. c Thianta sse kiao i et Fa honahiuanyl, cils dansle .Santsang f sou, liv. XI, pag. i ?.. manifeste la nature du vritable

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KI.

gration. Dans la translation moyenne, trois ordres de personnages parviennent sortir de l'enceinte des trois mondes, en s'aidant ou des instructions orales de Bouddha (les Shrivakas), ou de mditations sur les vicissitudes individuelles et le vritable vide de l'me (les Pratyeka-Bouddhas), ou enfin des dix moyens de salut appliqus tous les tres vivants qu'on entrane avec soi hors de l'enceinte des trois mondes (les Bodhisathvas). Enfin, dans la grande translation, l'intelligence, parvenue son point de perfection absolue, fait parvenir tous les tres vivants la condition de Bouddha ". Pour traduire tout cela en langage europen, on pourrait dire que la petite translation consiste dans la morale et le culte extrieur; que la translation moyenne s'excute par des combinaisons psychologiques spontanes ou et que la grande translation a pour base une thologie abstruse, une traditionnelles; ontologie raffine, le mysticisme le plus exalt. . On conoit que diffrents peuples bouddhistes, selon leurs dispositions plus ou moins contemplatives et le degr de leur culture intellectuelle, ont d s'arrter plus ou moins haut dans l'chelle des translations. Les peuples du nord, au tmoignage des Chinois, ont toujours prfr la petite translation, c'est--dire la morale et la mythologie, qui seules pouvaient s'accorder avec des habitudes nomades et des inclinations belliqueuses. Les nations du midi, soumises l'influence du climat et plus portes aux rveries savantes, ont ordinairement aspir la grande translation, et ont cherch la rpandre chez leurs voisins h. On voit pourquoi les religieux d'un monastre tion nent leur neuf pouvaient cultiver l'une ou l'autre. On comprend aussi la distincque les Bouddhistes tablissent entre leurs livres sacrs, selon qu'ils contienl'exposition des dogmes les plus relevs de leur thologie , ou les principes de morale et des mythes de leur symbolique. Voil pourquoi ils partagent ces sortes de livres (Sotra, Geya, Gth, Ityoukta, Djtaka, Adbhoutadharma, Ou-

dna, Fapoulia, Vykrana) en deux familles, appartenant les uns la grande, et les autres la petite translation*. Enfin, cette classification donne une notion prcise au sujet des distinctions indiques vaguement par plusieurs auteurs sur l'existence d'une doctrine populaire et d'une doctrine sotrique dans le Bouddhisme, l'une et l'autre attribues Shkya-mouni lui-mme d. Cette longue note ne sera pas trop tendue si elle claircit compltement un sujet qui n'avait pas encore t trait fond. J'y renverrai dans le cours de la relation de F hian, quand il sera question de monastres de la grande ou de la petite translation. (5) Les laques,] en chinois Sou jin, * Hoa les hommes d vulgaires. Cette expression se

yan, chapitre sur la Rvolution unique, cit dansle Santsang f sou,[Link], pag. 16. h Tchi tou lun, livre XXXIII, cit dans le San 20. tsang f sou, [Link],p. 26, [Link], c L'histoire tibtaine en fournit un p. exemple : mars i83i,p. i53. comparezle JournaldesSavants,

du royaume de Tunquin, VoyezMarini, Relation tibetan. pag. [Link], Jlphabetum pag. 223, der Ost-Mongolen, 2^2, etc. Geschichte p. 16, 356. Histoire desHuns, tom. II, p. [Link], dans les Transactions t. II, ofiheroyalasiaticSociety, pag. 254.

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

II.

15

trouve dj deux lignes auparavant; mais ici elle est dtermine dans son sens relatif la religion, par son opposition avec le mot Cha men, Samanen. Voyez la note suivante. (6) Les Cha men.] pi Vv C'est ainsi que les Chinois transcrivent le mot sanscrit Sramana, sous sa forme pli Smana. Ils l'crivent aussi quelquefois 1^ _J| Sang men. Ils ajoutent que le sens de ce mot est : celai qui resh'eint ses penses, ou celui qui s'efforce et se restreinta. D'autres ajoutent que c'est le nom commun des religieux bouddhistes ou hrtiques \ Les anciens ont connu ce nom et l'ont transcrit avec exactitude c. Il a pass de proche en proche chez diffrents peuples tartares et jusque dans la Sibrie, o il est descendu des jongleurs ou sorciers de la plus grande ignorance. Nos voyageurs l'y ont recueilli sous la forme Schamane, et dans un temps o l'on manquait encore des moyens ncessaires pour constater les rapports et les diffrences des mots qui tiennent aux croyances des Asiatiques. Ce nom de Chamane, et celui de Chamanisme, qui en est driv, ont t appliqus un systme religieux qu'on supposait originaire du plateau de la grande Tartarie, et qu'on regardait comme la base des religions de la Bactriane, de l'Inde et de l'Egypte. Langls a parl en plusieurs endroits, avec une rserve mystrieuse, de prtendues dcouvertes faites ce sujetd : les progrs de la critique historique ont fait justice de ses hypothses. On est surpris d'en retrouver encore quelque trace dans les recherches de M. Schmidte, qui ne parat pas avoir reconnu l'identit des Samanas* et des Chamanes, soit entre eux, soit avec les Samanens. On distingue quatre sortes de Cha men caractriss par les dnominations suivantes : i Ching tao Cha men, ceux qui accomplissent la doctrine, c'est--dire qui, en vue de Bouddha, embrassent la vie religieuse et parviennent teindre la et par consquent cupidit, dissiper l'ignorance et les autres imperfections, effectuer les principes de la doctrine; 2 Chou tao Cha men, ceux qui, ayant obtenu pour eux les avantages qu'on vient de dire, sont en tat de promulguer la vraie loi, et d'engager les autres hommes entrer dans la voie de Bouddha; 3 Hoa tao Clia men, ceux qui renversent la loi en en enfreignant les prceptes, pratiquant toutes sortes de mauvaises actions, et se vantant d'a</ir brahmaniquement (Fan long) 4 Ho tao Cha men, ceux qui font revivre la quand ils font tout le contraire; doctrine ou qui sont la doctrine vivante, parce qu'ayant teint la cupidit, dissip l'ignorance, et mis en pratique toutes sortes de bonnes actions, ils agrandissent les Journal, New sries, Klaproth, dans VAsiatic [Link], p. a63. Santsang f sou, [Link], p. 7 v., 1. XXXIII,p. ilxetpass. h Youan kianlouhan, liv. CCCXVII, pag. 25. c Strabon, 1. XV, pag. 712, d. Saf. Strom. [Link]. [Link]. p. 168 sqq., [Link]. " [Link] l'Jcad [Link] b. I. t. XXVI-XXXI. d Consultezles notessur le de Thnnberq, Voyage tom. III, pag. 2/18. Notice surleritueldesMandans les Notices dchous, et Extraits, [Link], 2/18. " Geschichte der Ost-Mongolen, pag. 353, 416. f Fin derI,ehreBuddhas, Anhnger pag.3oy.

14 bonnes lois qu'ils trouvent (prdjii)a.

FO tablies,

KOUE

KI. aux sens par la science

et ils commandent

(7) La loi de l'Inde, ] Thian tch f. Thian tch est le nom le plus ordinaire de l'Inde dans les livres chinois. La seconde syllabe s'crit avec un caractre *L qui passe pour tre ici l'abrviation de w= th; il faudrait donc lire Thian tou, et ce mot serait une forme de plus du nom de Chin tou, Hian teou, Sin theou, Youan tou, Yin tou, toutes transcriptions plus ou moins altres de celui de Sin theou, Sind, Hincl, Indou, lequel signifie lune, suivant les Chinois c. On trouve un pays de dans le Chan ha king; et Kou Thian tou avec une orthographe peu diffrente, pou prtend qu'il s'agit de Thian tch ou de l'Inde J; mais cela est douteux, parce que Tchao sian ou la Core est nomme en mme temps. On sait, au reste, que l'Inde n'a t connue des Chinois qu'au temps de l'expdition de Tchang khian chez les Dahee, 126 ans avant J. C. Quant au nom mme de Thian tch, il n'a t employ, pour la premire fois, que la 20 anne fang lu, 1 5g de J. C. Thian tch, pour dsigner l'Inde, est cit pour la premire [Le nom de "^"^^ fois clans les annales chinoises, la 8e anne du rgne de l'empereur Ming ti, des Han (65 ans avant J. C). Ce nom ne se trouve ni dans les King, ni dans aucun ouvrage antrieur la dynastie des Han. Le dictionnaire Chou wen, rdig par Hiu tchin, en 121 de notre re, ne contient pas mme encore le caractre tch, qui est le second dans le mot Thian tch. KL.] (8) Langue barbare,] dans le texte, hou y a. Cette expression dsigne habituellement les langues des Tartares et des autres peuples peu civiliss. La remarque de F hian donnerait lieu de croire que les peuplades qui habitaient l'ouest du lac de Lob, en tuant du ct de Khotan, appartenaient toutes des races particulires et avaient des idiomes diffrents, sans parler mme de celui des Hindous que la religion avait introduit dans ces contres. Les langues dont il s'agit devaient tre le tangutain ou tibtain, le turc, quelques dialectes gtiques, et d'autres idiomes inconnus. Il est douteux qu' cette poque aucune nation mongole se ft avance dans cette direction. (g) Les livres de l'Inde, la langue de l'Inde,] le sanscrit, selon toute probabilit. On ignore si les livres bouddhiques taient ds lors crits en pli. Au reste, les diffrences qui caractrisent ce dernier idiome, en distinguent les mots de ceux qui leur correspondent en sanscrit. Les Chinois n'ont pas fait cette distinction, et elle disparatrait entirement dans les transcriptions trs-altres que la 1 111 kiasseti lun, citdansle San tsanq de Tliang. [Link] i tian, 1. LVIII,s. 2 , p. 1. f sou, [Link], pag. 7 v. Wen hian thoungkhao,[Link], p. i4. '' '' Yanssekou, cil dans Conter Khanghi Tseutian, [Link], rad. l'Encycl. jap. LXIV, i5. 0 Dr despaysde l'occident, dans l'Histoire CXVIII,tr. 2 svription

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

IL

15

nature de leur langue leur permet de faire des mots sanscrits. Sous le nom de langue fan a, ils ont donc entendu galement le sanscrit et le pli. H y a lieu de croire que les livres qui leur sont venus par le nord taient dans la premire de ces langues, et que ceux qu'ils ont tirs du midi taient crits dans la seconde. F hian, qui visita les monastres du nord et ceux de Ceylan, qui tudia la langue des livres sacrs pour se mettre en tat de les copier et de les expliquer ses compatriotes, ne nous fournit aucune lumire sur un point de critique qu'on est surpris de voir chapper son attention. (10) Ou i] ou les barbares de Ou. Ce nom, comme il est crit ici, ne se trouve nulle part ailleurs ; mais il est facile de le reconnatre l'aide d'une correction trs-simple. Au lieu de a|> i, barbare, il faut lire "SH hou, qui a la mme valeur. C'est vraisemblablement l'effet d'une simple inadvertance de l'diteur chinois, qui a mis un mot pour l'autre, cause de l'analogie des significations; ces sortes de substitutions arrivent frquemment. La correction que je propose est si simple, qu'il y a un autre diteur qui l'a adopte sans croire ncessaire d'en avertir, en transcrivant un passage du Fo kou kih. Ou hou serait alors le nom des Ougours. Il y a parmi les tribus dont se forme la nation Hoe h, des Ou hou, dont le nom a la mme prononciation, quoiqu'il soit crit un peu diffremment 0. (ii) La terre de Thsin.] On dsigne par ce nom la Chine entire, et c'est, comme on sait, celui d'une dynastie du troisime sicle avant notre re, laquelle a, la premire,, t connue des peuples occidentaux, et a t pour eux l'origine des dnominations de 5m, Qivai, Tchina, Tchinistan, Chine. Mais au temps o crivait F hian, plusieurs petites dynasties tablies dans le Chen si avaient fait revivre le nom Thsin dans cette contre o il avait autrefois pris naissance. Le voyageur qui tait parti de ce pays, fait sans doute allusion ces dynasties en donnant aux religieux chinois le nom de religieux de Thsin.

(12) Kao tchhang.] C'est le nom que commena porter sous les 'Wed, c'est-dire au m0 sicle, le pays des Ougours antrieurs ou mridionaux, rpondant peu prs l'emplacement de la ville actuelle de Tourfan. Les voyageurs s'taient avancs plus l'ouest, par consquent, du ct de Kharachar. Trois d'entre eux retournent, pour obtenu des pi'ovisions, dans le Kao tchhang; c'tait en effet se rapprocher du point d'o ils taient partis, le lac de Lob. Les autres vont directement au S. 0. pour se rendre Khotan. route avec un plus haut degr de prcision. a Pian i tian, [Link]. pag. 2. * Pian i tian, l. LV; Noticesurlu thian, pag. 5. [Link] la villede Khotan,p. 1 . Les dtails manquent pour fixer leur

c "=| 1L Vovezle liv. CCCXLVII du Wenhian khao,pag. 6. thoung d Wenhian khao,liv. CCCXXXVI, thoung p. i3 v.

CHAPITRE

III.

Royaume

d'Yu thian.

dTu thian (i) est heureux et florissant. Le peuple royaume y vit dans une grande abondance. Tous les habitants, sans exception, la loi, et c'est la loi qui leur procure la flicit dont ils y honorent On compte eux plusieurs fois dix mille jouissent. parmi religieux, la grande rvolution sont adonns (2). Tous lesquels beaucoup leurs repas en commun. Les gens du pays fixent leur deprennent meure les toiles. Devant la porte de toutes les maisons, on d'aprs parmi lve deux carre, tout tours petites toises de hauteur. o les religieux de (3). Les On plus petites peuvent a construit des monastres reoivent l'hospitalit avoir environ

Le

(h) de forme et trouvent

trangers

ce qui leur est ncessaire. Le roi du pays fit reposer Fa hian et ses compagnons dans un Seng kia lan (5) ; ce Seng kia lan se nommait Kin ma ti (6). C'est un temple de la grande translation Ils prennent (7), o il y a trois mille religieux. un signal son le rfectoire, chacun avec leurs donne en frappant (8). qu'on ils ont une contenance grave avec ordre et en silence. rang, et autres vases. Ces hommes quand ils

en commun, repas ils entrent dans Quand leurs et pose. Ils s'asseyent Ils ne font pas de bruit purs ne se permettent

bassins

les uns les autres pas de s'appeler mais ils se font des signes avec les doigts. mangent, Hoe king, Tao tching et Hoe tha (9) partirent devant grent du ct royaume observer la du de Kie tchha (10). Fa hian

et se diri-

et les autres,

qui dsiraient trois mois et quelques Seng kia lan} et l'on

des Images (11), s'arrtrent procession H y a dans ce royaume jours. quatorze grands ne saurait le nombre des petits. Le compter

CHAPITRE

III. toutes et les rues

17 de

ier jour de la l\e lune (12), on balaye et l'on arrose la ville ; on orne et l'on met en tat les chemins tend de

et des tentures devant grandes tapisseries ville. Tout est par et arrang Le roi, magnifiquement. et des femmes sont tous placs en cet endroit. lgantes gieux ceux du Km ma li tant livrs l'tude le plus; que le roi honore miers la procession des Images. construit un char quatre roues de trois des toises (i3) environ, dans

les places. On la porte de la la reine Les reli-

de la grande translalion, sont aussi ce sont eux qui font les preA trois ou quatre li de la ville, on les images ; il est haut

pour y placer la forme d'un

avec des sept choses prcieuses, au milieu; couvertures de soie. L'Image (i4) est place sa (i5) sont ses cts; autour et par derrire sont les dieux. Toutes sont

orn mobile, pavillon des rideaux et des tentures, deux images Phon des

prcieuses la porte, nouveaux, des parfums au-devant

en or et en argent, avec des pierres sculptes en l'air. est cent pas de Quand l'Image suspendues de sa tiare, se revt le roi se dpouille d'habillements et s'avance ; il sort de tenant nus, pieds de la ville, accompagn la main des fleurs et de sa suite,

ses pieds Il se prosterne et l'Image. des parfums. des fleurs et en brlant Au moment rpandant entre dans la ville, les dames et les jeunes filles qui l'Image au-dessus de la porte, de toutes sur le pavillon jettent parts de toutes profusion tout couvert. Il sortes de fleurs, de manire que le char

pour aller l'adore en o sont une en est

diffrents et chaque crmonie, chaque y a des chars pour un jour des Images Seng kia lan fait la procession particulier. et la procession Cette crmonie commence le ier jour de la ke lune, des Images est termine le 11\ : alors le roi et ses femmes retournent au palais. A sept il y a un Seng kia lan qu'on nomme le nouveau temple du roi. On a mis quatre-vingts ans le et il a fallu le rgne de trois rois pour l'achever. Il jDeut avoir btir, 3 ou huit li l'ouest de la ville,

18

FO

KOU

KI.

de sculptures toises (i6) de hauteur. On y voit beaucoup vingt-cinq Tout ce qu'il sur des lames d'or et d'argent. et d'ornements gravs de la tour. la construction a t runi dans y a de plus prcieux de Fo, admirablement une chapelle dcore; On a lev ensuite les poutres, fentres, sont les les piliers, tout couverts battants de lames des des les treillis portes, construit d'or. On a aussi

et si les religieux, des cellules pour qui sont si belles sparment les dcrire. bien dcores, qui puissent qu'il n'y a pas de paroles de la chane des six royaumes Les princes qui sont situs l'orient tout ce qu'ils en offrande des montagnes (17), y envoient peuvent dont une petite et y font de riches avoir de plus prcieux, aumnes, seulement est mise en usage. partie

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

III.

(1) Le royaume de Yu thian.] C'est la ville de Khotan, l'une de celles de la Tartarie o le Bouddhisme parat avoir t tabli plus tt et pratiqu avec le plus de magnificence. Le nom de cette ville ne vient pas du mot mongol j--^=-^ ( ville), comme on l'a cru longtemps "; mais il drive, ainsi que je l'ai fait voir, de deux mots sanscrits, Kou stana, lesquels signifient mamelle de la terre. On commence voir dans ce pays beaucoup de noms et d'expressions emprunts l'idiome sacr que la religion parat y avoir comme naturalis. Au reste, je n'aurai pas besoin de joindre des notes tendues ce chapitre, parce que j'ai rassembl et publi sparment toutes les traditions relatives Khotan que contiennent les livres chinois 11; il me suffira d'y renvoyer. Le passage de la relation de F hian qui concerne Khotan , s'y trouve rapport c avec quelques lgres diffrences. La version prsente est plus exacte. (2) La grande translation.] 1 Voyez chap. II, note A.

fortifie,commeKhoteu mongol, car une ville en [Le mot p^J2-vt Khotan,ou, commeon crit sansn plonastique la fin, L..OA gnrals'appelle danscettelangue. KL.] ordinairement Balghasoun h JFist. Khot, n'est pas d'originemongole, mais est un de la villede Khotan, etc. Paris, 1820, des nombreuxtermessanscritsqui sesontintroduits i [Link]-8. c en mongol.C'estcfJTfKotta, qui signifieune place Pag. 11 i 5.

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

III.

19

(3) Petites tours. ] Le mot chinois que je rends ici par tour, est $%. Th. Il rpond au terme sanscrit Sthopa", qui signifie iumulus; mais dans le langage des Bouddhistes, ces deux mots dsignent les constructions sept, neuf, et mme treize tages, que l'on lve pour recouvrir les lieux o l'on a dpos certaines reliques de saints ou des dieux, et qu'on nomme vulgairement pagodes. On en verra plusieurs mentions dans la suite du rcit de F hian. Les autres relations, les itinraires et les lgendes parlent chaque instant de tours de cette espce. La dimension des tours varie beaucoup. Celles dont il est question ici n'avaient que deux toises chinoises, ou 6m, 120. On en cite de beaucoup plus petites encore qui sont des simulacres de tours, ou comme des bornes riges pour la dvotion des particuliers. D'un autre ct, il est parl d'une tour situe dans le pays des Gandhra, qui avait 700 pieds chinois d'lvation, ou environ 21 G mtres, plus de deux fois la hauteur de la flche des Invalides Paris. (h) Des monastres.] Dans le texte, Seng fang, maison de religieux. On emploie ordinairement d'autres expressions. Voyez la note suivante. kia lan.] Ce mot, emprunt au sanscrit, parat ici pour la premire (5) 5e7i<ji fois; il a besoin d'tre expliqu. Les auteurs chinois qui l'emploient disent qu'il signifie jardins ou jardin de plusieurs, ou jardin de commwiaut \%A~jfc h- Jardin se dit beaucoup pour habitation dans le langage des Bouddhistes. On trouve aussi en chinois Kia lan, par abrviation ; mais, quoi qu'en dise le dictionnaire de Khang hic, Kia lan seul ne peut signifier jardin de plusieurs. J'ai soumis ces transcriptions et ces interprtations chinoises M. Eugne Burnouf, qui propose de restituer Seng kia lan en Sanggram, maison de la runion ou des (prtres) unis. Sur le sens du mot Sanga, en chinois Sang, on peut voir ci-dessus, chap. II, note 4. Je n'hsite pas regarder Seng kia lan comme l'quivalent sanscrit du chinois Seng fang, maison des religieux, employ quelques lignes auparavant. Voyez note kQuoi qu'il en soit, le Seng Ida lan est la demeure des Feou thou d, c'est--dire de Bouddha et des Sangas; c'est tout la fois un temple et un monastre, c'est ce qu'on nomme en sanscrit ordinaire Vihra; et la partie de l'difice o sont les objets livrs l'adoration des fidles, est un Tchatya. Les Tibtains nomment les monastres dGan pa, et les Mongols Kit. On peut voir la description de ces temples bouddhiques dans l'ouvrage de Georgie, et leur reprsentation dans les planches jointes au mmoire de M. Hodgson f, et dans la collection de Parlas 8. Khanghi Tseutian, au mot Th, rad. xxxn, tr. 10. On peut voirp. 53i, tom. I, part, i du Morrison's [Link] Th. Dictionary, Santsang [Link]. f sou,passim, Khang Lan, rad. CXL, tr. i4; id., [Link], rad. ix, tr. 5. c [Link]. d hi [Link]. Kia. ' Rang libet. Alphab. pag. /107. f Transactions [Link], of the royalasialicSociety, pag. 2/15,257, pi. irr, v, vi, vu. S Sammlung historischerNachrichlenbcr die t. II, pag. 1/13, pi. x, xi. Mongolischen Flkerschuften, 3.

20

FOE

KOUE

KI.

(6) Kiu ma ti. ] Ce nom est videmment sanscrit. Peut-tre faut-il le restituer Gmati, de go, vache, btail. Telle est l'origine du nom de la rivire Gmati (Goomty) dans la province d'Aoude \ (7) La grande tiwislation.] Voyez chap. II, note ti(8) Un signal qu'on donne en frappant. ] Il y a dans le texte Khian tchhou i,'A 4j On appelle ainsi une plaque de mtal, de pierre ou de bois, qui rsonne quand on la frappe, et qui sert donner le signal d'une assemble h. (9) Hoe th] est un des compagnons de F hian, que celui-ci n'a pas nomm Son nom signifie pntration clans l'numration qu'il a faite au commencement. intelligente. Voyez chap. I, note 1. (10) Sur le pays de Ki tcha, voyez la note 6 du chapitre V. (11) La procession des Images.] Cette manire de promener les images des dieux sur un char magnifiquement dcor, est commune aux Brahmanes et aux Bouddhistes c. 1' (12) Le 1e jour de la li" lune.] Si, comme cela est vraisemblable, compte ici la manire chinoise, la crmonie qu'il dcrit devait vers le k juin et se continuer jusqu'au 18. le voyageur commencer

(i3) Trois toises, ] environ 9,180. Les chars qui servent aux processions l'Inde, ont au moins cette lvation, au tmoignage de nos voyageurs.

dans

(ili) L'Image.] F hian ne dit pas quelle est cette image de la divinit princicelle d'un Bouddha; mais pale que l'on promenait : c'tait vraisemblablement nous n'avons pas assez de renseignements sur l'tat du Bouddhisme Khotan, dans le v sicle, pour dterminer si leur principal objet d'adoration tait un Bouddha terrestre comme Slikya-mouni, ou un Bouddha divin comme Amitabha, ou enfin le Bouddha par excellence. La circonstance dont il sera parl dans la note suivante, rendrait cette dernire supposition d'autant plus probable, que le Kiu ma ti tait un monastre de la grande rvolution. (i5) Deux Phou sa.] L'image principale avait ses cts celles de deux Photi sa ou Bodhisathvas. A prendre ce rcit au pied de la lettre, il semblerait que le * Wilson, Sanscr. Diclionaiy, pag. 278. 1 Outchhe Kian. yunfon. Voy. 0 Sonnerat, pag. 226. aux Indesorientales,tom. I, Voyage

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

III.

21

dieu tait accompagn de deux divinits infrieures, peut-tre de deux Bodhisattwas. Il est plus vraisemblable que Bouddha avait ses cts ses deux acolytes de la triade suprme, Dharma et Sanga". On pourrait encore supposer qu'il s'agissait des autres triades qui abondent dans le Bouddhisme, comme les trois Bodhisattwas, Mandjousri, f adjra-pni et Padma-pni h, ou bien Amitabha, Avalokiteshwara et Shkya, ou bien Amitabha, Shkya-mouni et Matreya, etc. Les dieux dont les images taient places plus loin sont nomms Thian dans le texte : ce sont. les Dvas des Indiens, les Lha des Tibtains, les Toegri des Mongols, tels qu'Indra, fort infrieures, dans Brahm, et les autres divinits du panthon brahmanique, le systme des Bouddhistes, aux Bodhisattivas, etc. aux Intelligences pures ou purifies, aux Bouddhas,

(16) Vingt-cinq toises.] Environ Panthon Paris.

y6m,5oo,

un peu moins que le sommet

du

(17) La chane des montagnes.] On veut parler ici des monts Tsoung ling, les montagnes de l'Oignon 0, l'ouest de Khotan, chane qui va, dans la direction du nord au sud, rejoindre le massif de l'Himalaya. On verra plus bas que F hian donne un nom quivalent celui <YHimalaya, diverses chanes qui portent habituellement d'autres dnominations. Quant aux six royaumes situs l'orient de la chane, et dont les princes envoyrent au nouveau temple du roi des offrandes magnifiques, F hian ne les dsigne pas d'une manire prcise. Il faut sans doute compter les pays qu'il avait traverss et o il avait trouv le Bouddhisme tabli, Clien chen, Ou hou, Kao tchhang; les trois autres devaient sans doute tre compris entre le dsert et les montagnes de l'Oignon d. Voyezles planches jointes au mmoire de [Link],Transactions t. II, qfthe asialicSociety, n 2 , etle Nouv. [Link], [Link],pag.270. h [Link]. 279. Alphabet, 0 c Hist. de Khotan, prface, pag. VI; Mmoires l'Asie,[Link], /120. relatifs a Cf. Wen hian pag.2g5, thoungkhao, liv. CCCXXXVI, pag. 6.

CHAPITRE

IV. de Yu hoe.

Royaume

de Tseu h. Monts Tsoung ling. Royaume

Aprs termine, se rendait le royaume

la 4e lune,

la crmonie

vingt-cinq pendant dans ce royaume. Le roi est fermeaprs quoi ils arrivrent jours, attach la religion mille ment (4). H y a dans ce pays environ la grande translation. On y religieux, appartenant pour la plupart sjourna et, aprs quinze avoir ling au midi, Les voyageurs se dirigrent ensuite jours. march ils entrrent clans les monts quatre jours, au royaume de Yu hoe (6), o ils se (5), et parvinrent s'tre reposs, ils reprirent leur de Ki route, et, en ils ils atteignirent king le royaume et les autres. tcha (7), o

Seng chao partit dans le Ki pin de Tseu h (3). Ils

de la procession des Images tant seul la suite d'un prtre barbare (i) qui vers se dirigrent (2). Fa hian et les autres furent en route

Tsoung reposrent. vingt-cinq rejoignirent

Aprs jours, Hoe

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

IV.

(1) lin prtre barbare.] Le mot du texte que je rends par celui de prtre est Tao homme de la raison. jin, littralement, nom qu'on donne aux sec[ ,/v jtTao /"l est un synonyme de -j^jj&Taosse*, tateurs de Lao tseu et de la doctrine du Tao ou de la Raison suprme. Je ne vois pas pourquoi M. Abel-Rmusat a traduit ce terme par prtre barbare. KL. ] (2) Ki pin, ] la Cophne ou le pays arros par le Cophs h. Rennell a cru que b Slrab. liv. le dictionnairechinoisOutchheyun soui XV, trad. fr., tom. V, pag. 33. [Voyez de Lingi toung, [Link], [Link],et le dictionPlin. [Link], d. Hard., pag. 3i7, 3ai, 32/1, 325; nairejaponais-chinois Wosctsysilsliaidmzen,diEmend. pag. [Link]. de [Link]. 98. KL. tionde 1826, fol.32 verso. Fest. Avienus, v. i35/|. ]

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

IV.

23

celui des affluents de l'Inclus qui est ainsi nomm par les anciens, tait le Cowmull*; Sainte-Croix pense que c'est plutt le Merham-hirh. Le nom de Cow est probablement un reste de l'antique dnomination. Le Ki pin, que quelques auteurs c, et que Deguignes a pris pour Samarcande, parce qu'il avait pris Samarcande pour le Kaptchaki, rpondait la contre o se trouvent les villes de Ghizneh et de Kandahar. Il est assez clbre clans les gographies chinoises e, et le Bouddhisme parat y avoir t trs-florissant. [Le Gmal, et non pas Cmvmull, prend son origine Dourtchelly, clans le pays de Ghizneh, au sud de Sirefza, et coule d'abord au sud-ouest; bientt il tourne vers le sud, et continue de suivre cette direction jusqu' Domandi, o il reoit la rivire de Mammye et le Kondour, qui a sa source dans le voisinage de Tirwa. D'ici le cours du Gmal se dirige l'est sur Sirmgha, o il est joint par le Zhobi. C'est une rivire presque aussi considrable que le Gmal mme : elle sort des montagnes de Kend l'est de Berchori, et coule dans un canton auquel elle donne son nom. Un peu l'est de Sirmgha, le Gmal traverse la chane de montagnes de Soliman, passe devant Raghzi, et fertilise le pays habit par les tribus de DauUt khal et de Gandehpour. Il se dessche au dfil de Pezou, et son lit ne se remplit plus d'eau que dans la saison des pluies; alors seulement il rejoint la droite de l'Indus, au sud-est du bourg de Paharpour. KL. ] (3) Tseu h.] Ce pays est plac par F hian vingt-cinq jours de marche de Khotan, mais il n'indique pas la direction. C'est en considrant la route que les suivre, et les points connus o ils arrivrent plus voyageurs ont d naturellement tard, que j'ai trac cette partie de l'itinraire au S. 0. de Khotan. Les gographes de la Chine identifient le nom de Tseu h, qui semble signifier union des fis, avec ceux de Tchu kiu pho ou Tchu kiu phan, qui paraissent emprunts du sanscrit. A dfaut d'autres renseignements, je transcrirai ici les dtails qui se trouvent ce sujet dans les collections chinoises f. Le pays de Tseu h a t connu dans le temps des Han postrieurs (au m0 si cle). Il formait autrefois un seul royaume avec celui de Si ye (nuit occidentale). <(Les deux tats ont maintenant des rois particuliers. La demeure de celui de Tseu h s'appelle la valle de Kian; elle est 1000 li (100 lieues) de Son le (Khachgar). On y compte 35o familles et 4ooo soldats s. Sous les 'We du nord, la 3 anne King ming (5o2), la 12 lune, il vint un tribut du pays de Tchu kiu phan. Ce pays est l'ouest de lu thian (Khotan). [Link] l'Hindoustan, trad. franc., tom. II, pag. 219-20. Examen deshistoriens d'Alexandre, pag. 7^0. c Pian i tian, liv. LUI, [Link],tom. II, pag. Ixxxix. Voyezla notice sur ce pays, traduite du Wen asiahianthoung khao,dans mesNouveaux Mlanges tom.I, pag. 2o5. tiques, f Piani tian, [Link]. de l'occident, cite l S Noticesur les contres mme, pag.1. chinois ont confondu avec le Kachemire

24

FO

KOU

KI.

Ses habitants vivent au milieu des montagnes. Il y a du bl et beaucoup de fruits sauvages. Tout le monde y pratique la loi de Fo. La langue est la mme que celle de Khotan. Cet tat est soumis aux Ye tha (Gtes). Il vint un nouveau tribut la l\e anne Young phing ( 511 ), la 9e lune a. (( Le Tchu kiu pho, aussi nomm Tchu kiu phan, envoya payer le tribut dans les annes Wou t (618-626); c'est le pays qu'on nommait Tseu h sous les Han. Il y a quatre pays (connus du temps des Han) qui sont runis celui-l : Si ye, Phou li, Y na, Te jo. Il est 1000 li prcisment l'ouest de Khotan, et 300 li au nord des monts Tsoung ling. A l'ouest, il touche au pays de Klw phan tho; au nord, goo li, il est frontire du Sou le (Khachgar). Au midi, 3ooo li, est le royaume des Femmes ; il renferme 2000 soldats. La loi de Feou thou y est honore. Les caractres sont ceux des Brahmanes13. Tou chi ajoute ces dtails que le roi de Tchu kiu pho tait originaire de Khachgar, qu'il paya le tribut dans les annes Young phing de Siouan ti; que la langue de ce peuple ressemble celle de Khotan, avec quelques lgres diffrences ; que la figure des habitants ressemble celle des Chinois, et aussi celle des habitants de Sou le. Ils ont pay le tribut sans interruption au temps de la grande dynastie Thangc. On trouve ailleurs' 1 cpie les diffrentes sortes de grains sont en abondance dans le pays de Tchu kiu pho; qu'on n'y mange que du bl, qu'on n'y voit pas de boucheries; que ceux qui se nourrissent de chair, ne mangent que de celle des animaux morts naturellement; que les moeurs des habitants ainsi que leur langue sont analogues celles de Khotan ; que les lettres sont les mmes que celles des Brahmanes ; qu'enfin, le pays peut avoir cinq journes de chemin de circonfrence. On voit que ces diffrents rapports placeraient le pays de Tseu h l'ouest de Khotan, une distance de cent lieues, par consquent 370 de latitude et 710 de longitude orientale du mridien de Paris, vers le point qu'occupe sur les cartes modernes la ville de Yerkiyang". Il faut remarquer que cette position est assigne au pays nomm Tchu kiu pho, et que l'identit de celui-ci avec le Tseu h de la gographie des Han et de F hian ne repose que sur l'autorit de la gographie des Thang. D'ailleurs le pays de Yerkiyang est dcrit par les gographes de toutes les poques, et ne saurait tre confondu avec Tseu h. Une autre raison qui m'a empch d'admettre sans restriction celte position, c'est qu'elle amenait Tseu h trop loin l'ouest. De ce point, quatre jours de route au midi, vingt-cinq jours l'empereurSiouan wou ti, citedansle LXlivredu Piani tian, pag. 1 verso. '' des contres de l'occident Voyezla Description annexe l'Histoiredes Thang, cite l mme, pag. 2. e tian, citl mme,pag. 2 v. Thoung * [Link]'Wedunord,viede 11 [Link] Kia lan (monastre) de Loyang, cite l mme. 0 d'au[M. Abel-Rmusat, n'ayant sa disposition tres cartesque celles en Europe, qui ont t publies ne pouvaitsavoir que la vritablelatitudede Yerkiyangest de 38 20', et sa longitude E. de Paris, de 73056'] KL.

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

IV.

25

de plus dans une direction cpii n'est pas dtermine, un mois de chemin l'ouest au travers des montagnes de l'Oignon, quinze jours encore vers le sud-ouest pour atteindre le haut Indus, sont une srie de distances qu'il est difficile de compter en prenant Yerkiyang pour point de dpart. [La position du royaume de -y-^f~ Tseu h se trouve dtermine dans la dernire dition du Ta thsing y thoung tchi (sect. 419). C'est le canton actuel de Kouke yar (rivage escarp bleu), situ au sud de Yerkiyang par 700 ko' E. de Paris, et 370 3o' lat. N. sur la droite de la rivire Kar sou, qui coule au nord et se runit au Tiz b ou Tingsa b osteng, affluent de droite du Yerkiyang daria. Ce canton se trouvant presque 5 de longitude ouest de Khotan, et les routes qui y conduisent n'tant pas directes , il n'est pas tonnant que F hian ait mis vingt-cinq journes pour y arriver. Le royaume de Tchu kiu pho s'tendait depuis Ingachar ou Yanghi hissar, dans le territoire actuel de Kachghar, jusqu' Yoal arik, dans celui de Yerkiyang. Il n'est donc pas identique avec le royaume de Tseu h. KL. ] () Fermement attach la religion. ] L'auteur emploie une expression particulire et prise dans le vocabulaire asctique de sa religion : c'est jt|t ;f pi' tsing tsin, qui signifie proprement efforts vers la puret, progrs dans les choses subtiles (saintes), en sanscrit vrya. C'est un des dix moyens d'arriver la perfection absolue, ou, comme disent les Bouddhistes, d'atteindre l'autre rive. J'ai dj eu bien des occasions de parler de ce moyen ou pramit \ On trouvera de nouveaux dtails ce sujet dans le Commentaire sur le Vocabulaire pentaglotte, que nous prparons, M. E. Burnouf et moi, sect. xn, n. A. (5) Les monts Tsoung ling.] On a dj vu (chap. III, note 17) que cette chane de montagnes, dtache du massif de l'Himalaya, court, selon les Chinois, dans une direction peu prs septentrionale. Il s'agit sans doute ici de quelque rameau dtach de la chane du ct de l'orient. Les voyageurs, partant de Tseu h, le rencontrrent aprs s'tre dirigs Arers le midi pendant quatre jours; ils furent cinquante-cinq jours le traverser; sur ce nombre, il y eut trente journes de marche vers l'ouest, et au milieu mme de ces montagnes se trouve, ainsi qu'on le verra plus bas, un royaume appel Ki tchha. (6) Royaume de Yu hoe. ] Ce mot parat offrir la transcription de quelque nom local ; mais il est tout fait ignor d'ailleurs h, et le pays o les voyageurs se trouvent est encore trop peu connu pour nous fournir des moyens de comparaison. (7) Royaume de Ki tchha,] autre pays sur lequel les gographes chinois ne nous fournissent non plus aucun renseignement 0. Voyez ci-dessous, chap. V, note 7. " en particulierle Nouveau [Link], pag. 200. [Link] i tian, liv. LXIII, Journalasiatique, Voyez sect. 2; liv. LIV,articlesOutchhaet Kiaanyu mo. [Link] i tian, liv. LXIII, sect. 3. 4-

CHAPITRE

V.

Royaume de Ki tchha.

Le

roi

cle Kie

tchha

clbre

en chinois signifie grande cette assemble, on invite nent tous et s'assemblent o

le pan the yue sse (i). Pan tche yue sse assemble cjuincjiiennale. Au temps fix pour de tous les cts les Samanens. Ils viendes nuages, sance, avec pompe et gravit.

comme prennent On dresse

Au lieu

les religieux des bannires, des dais. pha en or et en argent,

on suspend des tentures, un trne garni de fleurs de nymet d'toffes de soie; et dans le fond on diset ses officiers Cela dure faire leurs y viennent un mois, ou deux, ou (2). Quand leur tour trois le roi

pose des siges lgants. dvotions conformment trois

Le roi

la loi.

: gnralement la crmonie a lieu dans le printemps le roi a lev l'assemble, il exhorte ses officiers faire leurs ou dvotions. Les uns y mettent tout le monde un

cinq fait une bride; et les

Quand jours. distribution (3) du cheval des chevaux qu'ont monts

les autres deux, jour, a termin ses dvotions, de sa selle officiers

qu'il a mont, les principaux

et de sa

ainsi que de distinction, personnages et de toutes d'toffes de laine et d'objets les choses prcieux, les Samanens avoir besoin. Tous les officiers s'engagent peuvent on rachte des religieux des voeux et font des aumnes ; ensuite autres ces objets. Ce pays que le bl. et montagneux. Il n'y mrit ont reu que les religieux

du royaume de toutes sortes dont par tous

est

froid

Aussitt

pas leur

d'autre

l'anne,

le temps, de serein qu'il tait, devient neigeux ne reoivent a-t-il coutume d'ordonner leur que les religieux est parvenu sa maturit. vision annuelle qu'aprs que le grain

grain de provision : aussi le roi pro-

CHAPITRE

V.

21 il est de pierre aussi une dent pays ont lev l'tude de la

Il y a dans ce royaume un vase o Fo a crach ; et de la mme couleur que le pot de Fo (4). II y a de Fo (5); et, en l'honneur de cette dent, les gens du une tour. H y a plus de mille religieux, tous attachs petite rvolution. A l'orient de grossiers diffrence formment roues qui des ces

montagnes, ressemblent ceux toffes loi, tre de font laine usage

le peuple de la terre et du de feutre. roues

s'habille de Thsin, Les

de vtements sauf la seule conde ces

Samanens,

la

(6), et l'efficacit

ne saurait

Ce royaume on s'avance au deviennent le grenadier la Chine. tout

rapporte. est au milieu des midi de ces

montagnes

montagnes, a que qui

diffrents

: il n'y sucre,

ling f]). Quand les plantes et les fruits trois vgtaux, le bambou, Tsoung semblables ceux de

et la canne

soient

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

V.

(i) Pan tche yu sse.] Ce mot est videmment d'origine sanscrite, et conformment l'interprtation qu'en donne l'auteur, grande assemble quinquennale, il se compose du radical pantcha, cinq [et de youktih, runion, assemble. KL.] ~~ ^ *"** (2) [Dans l'original : ~ % % % flf^j fy ^^ J( A' qu'il faut traduire ce passage de la manire suivante : Ou le premier mois, ou le second, ou le troisime, mais gnralement au printemps. KL.] (3) Distribution, aumne.] Le voyageur emploie ici le terme consacr, "ij/tL^T pou chi, l'quivalent du sanscrit dna. C'est le premier des dix pramit ou moyens de salut. Voyez ci-dessus, chap. I, note i 2 , et chap. IV, note . de la profes(Il) Le pot de Fo. ] Le pot est l'un des ustensiles caractristiques sion du religieux mendiant. Celui dont s'tait servi Shkya mouni durant son existence terrestre, est devenu une relique trs-prcieuse. Il en sera question plus tard. Voyez chap. XII. 4.

28

FO

KOUE

KL

(5) Une dent de Fo.] Les dents de Fo sont au nombre des reliques les plus clbres du Bouddhisme. L'histoire de cette religion prsente beaucoup de faits relatifs ces restes prcieux du corps de Shkya mouni. (6) Roues.] H y a dans le texte $. tchhouan, objet circulaire et tournant, et non pas J?A. lun, roue (en sanscrit tchakra, en tibtain hGor-loe, en mongol entendre ce passage diffremment; mais il s'agit kurdou). On pourrait peut-tre ici des roues prires ou cylindres sur lesquels on colle des priprobablement res , et qu'on fait tourner ensuite avec autant de rapidit que cela est possible, pour obtenir et procurer aux assistants, chaque tour de roue, le mme mrite que si la prire avait effectivement t rcite. On peut voir la description de cet usage dans les relations des Aroyageurs qui ont visit la Tartarie a. Au reste, l'ide de roue, de rvolution circulaire, est une de celles qui reviennent le plus souvent dans le langage mtaphorique des Bouddhistes. On a dj vu cpie c'tait le sens propre de l'expression mystique de yna (chap. II, note li). La roue est au nombre des huit symboles (les huit vtargas; naman takil en mongol) qu'on voit dans les temples bouddhiques b. Elle est le signe de la puissance suprme entre les mains des monarques qui sont censs avoir exerc une domination universelle, et qu'on nomme par cette raison tchakravarti, tourneurs de rouec; elle est l'emblme de la transmigration des mes, qui est comme un cercle sans commencement ni fin. Elle est aussi l'emblme de la prdication; et pour due qu'un Bouddha a commenc prcher sa doctrine, on dit qu'il a une premire fois fait tourner la roue de la loi. Cette expression, qu'on rencontrera dans le rcit de F hian, tient vraisemblablement l'emploi des roues prires. Enfin, les diverses branches d'une doctrine, ou les systmes diffrents qu'embrassent ceux qui l'ont adopte, reoivent aussi le nom de roue, et l'on dit les prceptes de la roue de la loi suprieure, de la roue de la loi moyenne, de la loi infrieure d. Au reste, les roues prires paraissent tre maintenant particulires aux Bouddhistes des contres du nord, et je n'ai pas trouv de mention de cet usage dans les extraits des livres indiens qui sont venus ma connaissance. C'est ce qui justifierait la remarque cette note. " faite par F hian dans le passage qui a t l'occasion de

Pallas, trad. fr., tom.I, pag. 568. B. Bergu. s. w., tom. III, mann, Nomadische Streifereien, Reisein denKaukasus, tom.I, pag.125.'Klaprotli, pag. [Link] hLassa, dansles [Link]. 2srie, tom. XIV,pag. [Link]. des Voyages, Tibet, pag. 5o8, 5i i et [Link] Soungnum, extraitedu Journalde Calcutta(Journal asiatique) , tom.I, pag. 352.

h Pallas , hisioriseher Nachrichten, Sammlnngen u.s. w., t. II, pag. [Link], [Link], pag. /]6o. c [Link],pag. [Link] OstMongolen, passim. d orientaux, Sanang sctsen, Hist. des Mongols textemongol,pag. [Link] JournaldesSavants, janvier 1831,pag.3g.

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

V.

29

tchha, ou selon la prononciation (7) [La position du royaume de jt^fiixjKi vulgaire Kiet tchha ou Ket tchha, est d'autant plus difficile dterminer, cpie ce nom ne se trouve dans aucun autre crivain chinois connu en Europe. M. Rmusat penchait y reconnatre le Kachemir, mais ce pays n'est pas aussi froid que l'est le Ki tchha selon F hian, et il produit, au rapport de Moorcroft, du froment, de l'orge, du bl-sarrasin, du millet, du mas, des lgumes, du panic et du riz. Cependant, comme le dernier est le plus cultiv, on peut le regarder comme la principale des crales du pays a. D'ailleurs, pour se rendre de Tseuh ou Kouke yar dans le Kachemir, F hian aurait d traverser la branche suprieure de l'Indus qui vient du Tibet, o elle porte actuellement le nom de Singh tchoii ou Sing dzing khampa, et qui est beaucoup plus considrable que celle qui, venant du nord, prend sa source au pied mridional de l'immense glacier Pouchti kher et s'appelle rivire de Khmeh. Dans les hautes montagnes de l'Asie centrale, les chemins qui conduisent travers les glaciers, ou qui les vitent par des dtours, restent presque toujours les mmes : il est donc vraisemblable que celui qu'a suivi notre voyageur, ne diffre pas de celui qui, encore aujourd'hui, conduit de Khotan et de Yerkiyang au Tibet occidental. Ce chemin remonte la partie suprieure du Tiz b jusqu' sa source, passe par le dfil de Kar koroum, au sud duquel il suit le cours du Khamdan, affluent du Cliayouk, et puis le cours de celui-ci jusqu' Leh ou Ladak. De cette ville on se rend dans le Baltistan, en restant au nord de la branche tibtaine de l'Indus; et nous verrons qu'on n'y passe le Kmeh que beaucoup plus loin. F hian, en partant de Tseu h (ou Kouke yar), a donc suivi, dans une direction mridionale, le Kar sou jusqu' ses sources, qui sont dans les monts Tsoung ling. De l il a tourn d'abord au sud-est pour atteindre et remonter le Tiz b, puis il a suivi le cours du Khamdan et du Chayouk jusqu' Ladak, qui parat tre son royaume de Yu hoe. De Yu hoe il y a vingt-cinq journes (sans doute l'ouest) pour arrivera Ki tchha. Il faut donc .chercher ce pays dans le Baltistan, qui est le petit ou premier Tibet, ou dans le voisinage. KL.] 2 Journal the tom. II, pag. 23. of royalgeographical Society of London,

CHAPITRE

VI.

Monts Tsoung ling. Neiges perptuelles. Inde du nord. Royaume de Tho ly. Colosse de Mi le Phou sa.

on alla vers l'ouest en se dirigeant du ct Du pays de Ki tchha les Tsoung de l'Inde du nord. On fut un mois en route pour traverser et en t. Il il y a de la neige en hiver ling. Sur ces montagnes, leur s'ils venimeux venin, qui vomissent y a aussi des dragons manquer la pluie. la neige, le viennent leur proie (i). Le vent, de tels obstacles aux sable volant et les cailloux rouls opposent il n'y en a pas un Voyageurs, que sur dix mille qui s'y hasardent, les habitants de ce pays hommes des On nomme qui y chappe. Montagnes Quand Au moment petit royaume de religieux, de neige (2). on a travers d'entrer nomm tous cette dans Tho on arrive de cette dans l'Inde du nord on trouve grand

chane,

(3). un

les limites

contre, un

ly (4), o il y a aussi de la petite translation. ce royaume un

nombre

dans Il y eut autrefois d'une puissance surnaturelle

(6), transporta la stature de Teou chou (7) pour y contempler Phou sa (8), et en faire, tre redescendu, aprs taille en bois. Cet artiste monta trois fois

Lo han (5) qui, par l'effet un sculpteur dans le ciel et les une de traits de Mi le

reprsentation suite pour voir

le

une statue haute de huit toises (9), et aprs il excuta personnage, de fte, cette staet dont le pied avait huit coudes (10). Les jours de lumire; tue est toujours les rois de ces pays lui resplendissante rendent l'envi les plus grands honneurs. Elle subsiste encore actuellement dans cet endroit (n).

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

VI.

31

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

VI.

' PassaSe CJue (i) [L'original porte : ^ tf_ Jh] ^J^^^F "M ^ |L4~ je crois plutt signifier : ail y a aussi des dragons venimeux, qui, s'ils sont m contents, vomissent du venin. Il s'agit ici vraisemblablement des vapeurs et exhalaisons vnneuses qui infectent plusieurs valles de l'Himalaya et des mon KL. ] tagnes du Tibet. (2) Hommes des Montagnes de neige. ] On reconnat clans cette dnomination celle des montagnes du grand Caucase indien, couvertes de neiges perptuelles, en sanscrit Himalaya. Au reste, la phrase chinoise est embarrasse et peut-tre corrompue ; on en jugera.

Littralement: Occurrentium his oerumnis, decies mille, non unus servatar. Istius terroe homines nomine vocantar niveorum montium homines. La difficult tombe sur le mot jin (homines), qui ne devrait pas tre rpt deux fois. Il n'y a point de variantes dans les deux textes. [Je pense que le premier caractre $%_ yu, rencontrer, appartient la phrase et se rapporte aux vents, la pluie, la neige, au sable volant et aux prcdente, cailloux rouls que les voyageurs rencontrent; alors le sens du reste serait : Ces obstacles quoique innombrables n'en forment pas un vritable pour les gens du pays ; aussi ces gens sont-ils appels gens des Montagnes de neige. KL.] (3) L'Inde du nord. ] La contre appele Inde du nord, P Thian tch, parles Bouddhistes et les gographes chinois qui les ont suivis, n'tait pas comprise dans les limites actuelles de l'Hindoustan ; mais cette dnomination s'appliquait aux pays situs au N. E. de l'Indus, au midi d'Hindou kouch, dans la partie orientale de ce qu'on appelle maintenant Afghanistan. Vlnde du nord contenait, outre le Tho ly (Darada?), seront nomms plus bas. l'Oudyna, le Gandhra et quelques autres pays qui

(Zt) Tho ly. ] Ce petit pays est compltement

inconnu

d'ailleurs.

chi(5) Lo han.] Lo han, et plus exactement A lo han, sont la transcription noise du mot sanscrit Arhan, vnrable. A b han, suivant les Chinois, signifie qui n'est plus soumis la naissance, ou cpii n'a pas besoin d'tude (wou seng,

52

FOE

KOUE.

KI.

wou Mo). V Arhan est celui qui est arriv la perfection et qui sait y conduire les autres . Il est dix millions de fois suprieur YAngm, et un milliard de fois infrieur au Pratyka Bouddha, selon le tarif des mrites acquis par les diffLes Arhan rentes classes de saints, tarif qui est attribu Shkya-mounilui-mme1'. jouent un trs-grand rle dans toutes les lgendes bouddhiques. Les Tibtains les nomment gNas-hrtan; on en compte dix-huit principaux, qui sont figurs clans les mythologies chinoises (Sanihsc thou hoe, Jin-sse, 1. IX, p. ho). On en dsigne ailleurs seize auxquels on donne l'pithte de grands, et qui vivent dans diffrentes les du monde terrestre c. L'Arhan dont il est ici parl se nommait Mo thian ti kia (en pli Madhyntika ), au rapport de Hiouan thsang. Voyez ci-aprs, VIII, i. -fo $. jfE} force suffisante des dieux. La par(6) Une puissance surnaturelle.] faite connaissance des vrits du Bouddhisme procure aux saints de cette religion dix sortes de puissance. i Ils connaissent les penses d'autrui. 2 Ils ont la vue connaissent perante et pure des yeux du ciel, c'est--dire qu'ils voient clairement, sans obscurit, sans obstacle, tout ce qui existe dans l'univers. 3 Ils connaissent le pass et le prsent, li" Us connaissent la succession non interrompue, sans et sans fin, des kalpas ou ges du monde, actuels et futurs. 5 Ils commencement ont la finesse des oreilles du ciel, c'est--dire qu'ils entendent clairement, distinctement, sans efforts et sans obstacles, tous les sons, toutes les voix qui se produisent dans les trois mondes et les dix parties de l'univers, et qu'ils en discernent l'origine sans difficult. 6 Ils ne sont point assujettis aux conditions corporelles, et peuvent, volont, former des apparences pour accomplir leurs intentions. 7 Ils distinguent les nuances des mots heureux ou malheureux, prochains ou loigns. 8 Ils ont la connaissance des formes : sachant que la forme est vide, ils peuvent revtir toutes sortes de formes; et sachant que le vide est forme, ils peuvent anantir les corps. g Ils ont la connaissance de toutes les lois. io Ils ont la science de la contemplation d. Parmi les dix grands disciples de Shkya mouni, le sixime, nomm Mo kian Les autres brillaient par lion, s'tait acquis la plus grande force surnaturelle. l'exacte observation des prceptes, par la manire dont ils prchaient la doctrine, ou dont ils expliquaient les choses spirituelles, etc. ". La puissance surnaturelle est ce cpie les Mongols appellent riddi khoubilganl. Sanang setsen en rapporte plusieurs exemples e. ,l Commentaire sur le Hoa yan king, cit dans le Santsang f sou,liv. XXXVIII,pag. 18 u. Fan y mingi, cit dans le San tsang f sou, liv. XLI, pag. 12 [Link]).liv. XIX, pag. 8. u. s. f, tom. II, pag. 386. Pallas, Sammlung., M. Schmidt,Notes surSanangsetsen,pag. 3i 2. s Pag. i5, 33, 43, etc. " Transactions the [Link], of royalasiaticSociety, 2/i5. Cf. Schmidt, Notessur Sanang setsen, 3i/|. h Fochouessechicul tchangking,pag. 4 v. 5. [Link] religion samanenne, [Link] l'[Link] [Link] belles-lettres, [Link], p. 25/|. c F tchu ki, cit dans le San tsangf sou, liv. XLV,pag. 17.

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

VI.

33

Teou sou, (7) Le ciel de Teou chou.] Ce nom, qui se transcrit ordinairement ou plus exactement Teou sou tho, reprsente le mot sanscrit Touchita, et dsigne le sjour de la joie. C'est l'un des tages superposs ou paradis placs au-dessus du monde matriel, que l'on nomme en sanscrit bhouvana. Le Touchita est le quatrime de ces tages, compris dans le monde des dsirs, selon la classification la plus rpandue a, et le troisime du Kmavatchar, selon l'arrangement des Bouddhistes du Npal h. Le P. Horace de la Penna, qui en parle sous son nom tibtain de dG Idan, le place au premier rang infrieur parmi les habitations des lia ou dieux 0, tandis qu'ailleurs il le compte comme le quatrime en montant, Le nom de ce paradis signifie parmi les stations du monde de la concupiscence 11. savoir suffisant, parce que les dieux qui y habitent savent se tenir en garde contre les cinq dsirs, ou les dsirs des cinq sens". On l'interprte aussi par joyeux, dlicieux, lieu de dlices et de satisfaction. C'est l le sens de l'expression tibtaine f et des explications tartares s, comme c'est le sens du mot sanscrit. Dans ce paradis, les dieux vivent cinq cent soixante et seize milliers de millions d'annes. Leur taille est de cinq cents donpa (mesure tibtaine de quatre coudes), et ils se reproduisent par le simple attouchement des mains \ chinoise de Matreya Bodhisattwa. Mi le est (8) Mi le Phou sa, ] transcription la prononciation trs-abrge et trs-corrompue de Matreya, mot sanscrit qui 1 c'11'-Le signifie, suivant les Chinois, fils de la bont ou de la tendresse, J^r %ie ^sei mot chi, joint au radical tseu, rend l'effet de l'inflexion sanscrite sur le radical mitra. Ce personnage, qui doit succder Shkya mouni comme Bouddha terrestre, D'autres tait, sous le nom de Ayito, au nombre des disciples de ce dernier'. assurent qu'il est n dans le ciel l'poque o Shkya embrassa la vie religieuse, c'est--dire quand la dure de la vie moyenne des hommes tait de cent ans. Depuis ce temps il rside en qualit de Bodhisattwa dans le Touchita, et il y rsidera jusqu' son avnement dans la qualit de Bouddha. Cet avnement, suivant une prdiction que Shkya fit ses disciples dans la ville de Che we, aura lieu une poque trs-recule, quand la vie des hommes, par une srie de diminutions et d'accroissements successifs, aura t porte quatre-vingt-quatre mille ans, c'est--dire dans cinq milliards six cent soixante et dix millions d'annes k. Le nom de la ville o il prendra naissance, celui du prince son pre et de la San Thiantha ssekiaoi, cit dans le San tsang tsang f sou, u. s. f c Boolan h.v. sou, [Link],pag. [Link] Schroeter, Diciionarj: pentaglolle, [Link], n 4. u. s. S Vocabulaire pentaglotte, h Tibet, Hodgson, Sketch of the Buddhism,dans les Alphab. pag.483. 1 etc. tom.I, pag. 234. Ta tchi tou lun, cit dans le San tsang Transactions, f sou, Tibet, liv. XLIV,pag. 6. Alphab. pag. 182. * Ibid. 1 Encrei. liv. IV, pag.32. pag. 483. jap. 5

54

FO

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KL

princesse sa mre, ont t galement annoncs par Shkya. Son pre se nommera Sieou fan ma, sa mre Fan ma you. Ce sera la plus belle personne du monde, gale en attraits la femme d'Indra, ayant les lvres comme la fleur oubara, l'haleine comme le santal. Matreya natra, comme Shkya, par le flanc droit de sa mre. Alors les dieux, habitants du Touchita, entonneront des cantiques", etc. Matreya vivra quatre-vingt-quatre nirvana aura la mme dure. (9) Huit toises], 2/1'", ko. (10) Huit coudes], 2'", kk. (11) Elle subsiste encore.] F hian s'exprime ici en homme qui a vu le colosse dont il parle. On verra, dans le chapitre suivant, quelle poque la tradition qu'il a recueillie faisait remonter l'rection de cette statue. * Ghin i tian, liv. LXXVIII, pag. 3. mille ans, et la loi qu'il lguera aprs son pari

CHAPITRE

VIL

Fleuve Sin theou.

On

suivit

la chane

au sud-ouest,

en

marchant

pendant

quinze

Cette route est extrmement difficile et fatigante, jours. remplie d'obstacles et d'escarpements On ne voit dans ces mondangereux. de rochers d'ltagnes que des murailles qui ont huit mille pieds vation. avancer, Quand on s'en le pied Au bas est une approche, venait glisser, rivire nomme la vue se trouble; et si, en voulant il n'y a rien qui pt le retenir (i). le fleuve Sin theou (2). Les anciens

les rochers ouvrir une route, et ils ont taill des perc pour chelles on a pass ces chelles, Quand qui ont sept cents degrs. on traverse le fleuve sur (un pont de) cordes Les deux suspendues. rives du fleuve sont loignes l'une de l'autre d'au moins quatre-vingts des Han, dans leurs Tchang khian et Kan yng (3), sous la dynastie dont les secrtaires du cabinet des affaires tranvoyages, interprtes la relation gres ont donn (4), ne sont, ni l'un ni l'autre, parvenus pas. ce point. jusqu' Les religieux ont demand la loi de Fo avait commenc pondu m'ont l'rection passrent : Je assur de m'en suis inform F hian si l'on savoir quand pouvait l'orient. Hian leur a rgens ce pays, et tous ce fut aprs traditions, des Cha men de l'Inde de

ont

passer prs des

les plus anciennes que, suivant la statue de Mi le Phou sa que

avec eux les livres sacrs et la colemportant lection des prceptes. La statue fut rige trois cents ans aprs le ni houan de Fo, ce au temps qui, par le calcul des annes, rpond de Phing wang, de la famille de Tcheou on peut dire (5) : c'est pourquoi que la grande doctrine a commenc se propager et se rpandre

ce fleuve,

56

FO

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Kl.

l'poque Sans le secours de ce grand ( de l'rection ) de cette statue. matre Mi le, qui et continu l'oeuvre de Chy kia et rduit ses lois en la connaissance de rpandre des trois Qui et t capable pratique? tres prcieux chez les habitants (6), et de la faire pntrer jusque de l'extrmit du monde, en leur apprenant connatre avec certitude d'une l'origine opration de la rvolution Telle (7). humaine. des Han mystrieuse? a t la cause Ce n'a du pas t l'effet ti

songe

de Ming

de la dynastie

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

VIL

( 1) Il n'y a rien qui pt le retenir. ] Cette description des escarpements dans les hautes chanes de l'Himalaya est d'une exactitude parfaite, et tous les voyageurs qui en ont parcouru quelques parties, s'accordent dans le rcit des difficults de toute espce qui rendent la marche travers ces montagnes aussi pnible que les prilleuse : les rochers pic, les escaliers taills dans les escarpements, chanes tendues au-dessus des valles et les ponts suspendus. (2) Le fleuve Sin theou.] Le nom du Sind est crit ici jjjfr. Ailleurs on le trouve orthographi /j^Mg ou $_E}-3Z. Ce nom signifie, suivant les Chinois, fleuve qui sert de preuve ou de tmoignage, y^Tj^- D'aprs la cosmographie bouddhique, il sort de la partie mridionale du lac A neou tha, passe par la bouche de l'lphant d'or, fait une fois (alias sept fois) le tour du lac, et va se jeter dans la mer du sud-ouest \ On sait que, selon cette cosmographie, quatre fleuves partis du mme point se dirigent en sens opposs : i Le Heng Ma ou Heng (Gange), dont le nom sanscrit signifie venu de la maison cleste, parce qu'il coule d'un lieu trs-iev. Il sort de la partie orientale du lac A neou tha, ainsi nomm d'un mot sanscrit (anawadata), qui signifie exempt de tumulte. Ce lac est au midi de la montagne des Parfums, et au nord des grandes Montagnes de neige; il a huit cents li de tour. L'or, l'argent, le verre, le cristal, le cuivre, le fer, etc. ornent ses rivages. Le Gange sort de la bouche d'un boeuf d'argent, et, faisant une fois le tour du lac, il se jette dans la mer du sud-est. 20 Le Sin tou (Sind), dont on vient de parler. * A han king(le longAgama),cit dans le Santsang Tchang f a sou, liv. XVIII, pag. 21v.

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

VIL

57

3 Le F thsou (Vatch, Oxus ou Djihoun ), dont le nom sanscrit signifie rivire pure; il sort du ct occidental du lac A neou tha, par la bouche du cheval de verre ou de saphir, fait une fois le tour du lac, et va se verser dans la mer du nord-ouest. k Le Si to, d'un mot sanscrit (s'ta) qui signifie froid, sort de la partie septentrionale du lac A neou tha, par la gueule du lion de Pho ti Ma (sphatika, cristal fait une fois le tour du lac, et va se jeter dans la mer du nord-est. Quelques-uns prtendent que ce fleuve s'enfonce sous terre et va sortir des montagnes du dsert de pierre, o il forme la source du fleuve Jaune de la Chine a. Pallash, d'aprs la cosmographie mongole Ertundjin tooli, nomme les quatre fleuves Ganga, CMlda, Baktchoa ( Wakshou, Oxus) et Aipara. B. Bergmann, citant le mme ouvrage 0, rapporte d'autres noms : Ganga, Sidda, Barkho etBaklchi ou Chida. Le P. Horace, d'aprs les Tibtains, nomme ces quatre fleuves mGan-hgis, Sindhou, Paktchhou et Sidai. [Le lac A neou tha ou Anawadata est le Rwanhrada des Hindous et le Mapam datai des cartes mandchou-chinoises faites sous Khang hi et Khian loung. Dans les dernires, les quatre bouches sont appeles les quatre portes, mais c'est d'une seule que sort une rivire qui communique l'ouest avec le lac Langga. Voici les noms de ces quatre portes: Touigochal, l'orientale; GMou ourgo, la mridionale; Arabko, l'occidentale, qui communique avec le Langga, et Dadzan loung, la septentrionale. Il ne faut cependant pas oublier que F hian n'a pas travers la branche suprieure de l'Indus, qui vient du Tibet, ou qui sort, d'aprs les ides des Bouddhistes, de la partie mridionale du lac Anaivadata. Le voyageur a seulement pass la seconde branche de l'Indus, appele Klumeh. M. E. Burnouf propose une autre explication du mot A neou tha. En pli, ce lac se nomme Anavatatta, mot qui ne peut tre autre chose que le sanscrit anavatapta, c'est--dire, cp n'est pas clair ou chauff (par les rayons du soleil). Cette explication s'accorde bien avec l'opinion qui fait de ce lac le Rvanhrada. KL.] (3) Tchang khian et Kanyng.] L'intention du voyageur est de relever le mrite des efforts qu'il a d faire pour atteindre une contre si loigne de la Chine, et il cite les deux expditions les plus lointaines qui eussent t faites jusqu' lui, par des gnraux chinois, pour montrer qu'il avait dpass le point le plus recul o fussent encore parvenus ses compatriotes. Tchang khian, que Deguignes, par erreur, a nomm Tchang kiao", est un gnral chinois qui, sous le rgne de Wou ti de la dynastie des Han, l'an 122 avant J. C, fit la premire expdition mmorable dans l'Asie centrale. On l'avait envoy en ambassade chez les Yu ti, mais il avait t retenu par les Hioung nou, et gard dk ans chez ces peuples. Il s'y tait mme mari et avait eu des a c Nomadischc [Link], pag. 198. A hanking(le longAgama),cit dans Streifercien, Tchang d leSantsang [Link]. 186. f sou, liv. XVIII,p. 21 v. ' Histoire desHuns, t. I, p. 27; t. II, p. 48. Sammlungen, u.s.f, [Link], pag.3-j. de roche),

58 enfants. Durant

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ce sjour, il avait acquis une connaissance tendue des contres situes l'occident de la Chine. 11 finit par s'chapper et s'enfuit plusieurs dizaines de journes du ct de l'ouest, jusque dans le Taivan (Farghana). De l

il passa dans le Khang kiu (la Sogdiane), le pays des Yu ti et celui des Dahse. Pour viter son retour les obstacles qui l'avaient arrt, il voulut passer au milieu des montagnes, par le pays des Khiang ( le Tibet ) ; mais il ne put viter d'tre encore pris par les Hioung nou; ce qui, pour le dire en passant, fait voir qu' cette poque le Tibet tait dj expos aux incursions des nations septentrionales. Il parvint s'chapper de nouveau et revint en Chine aprs treize ans, sur cent qui avaient form sa suite son n'ayant plus que deux compagnons, dpart. Les contres qu'il avait visites en personne taient le Ta wan, le pays des grands Yu ti, celui des Ta Ma (Dahoe) et le Khang kiu ou la Sogdiane. Mais il avait en mme temps recueilli des renseignements sur cinq ou six autres grands tats, voisins de ceux-l, et son retour il fit part l'empereur de ses observations. Quand j'tais chez les Tahia, dit-il, je remarquai des cannes de bam bou de Khioung et des toiles de Ch. Je demandai comment on s'tait procur ces objets. Les Tahia me rpondirent : Nos marchands vont faire le commerce dans le pays de Chin tou (Sind). Le Chin tou est au S. E. des Ta hia, quel ques milliers de li. Les moeurs de ses habitants et leurs vtements ressemblent ceux des Tahia; mais leur pays est bas, humide et chaud. Ces gens montent sur des lphants pour faire la guerre. Leur pays touche la grande mer. Sui vant mon calcul, le pays des Ta hia est douze cents li au S. O. del Chine. Et puisque le Chin tou est quelques milliers de li au S. E. des Ta hia, et que l'on y trouve des objets venus de Ch, ce pays ne doit pas tre loign de Ch. En consquence, j'ai voulu passer par le pays des Khiang ; mais en vou tant viter les dangers qui me menaaient chez ces peuples, je me suis avanc un peu trop vers le nord, et j'ai t fait prisonnier par les Hioung nou. Cepen dant il doit tre facile de sortir par le pays de Ch, et l'on ne serait point expos aux attaques des brigands. L'empereur ayant appris que les Ta wan, les Ta hia, les An szu et autres peuples formaient des tats puissants, o l'on trouvait beaucoup de choses rares; que ces nations avaient une grande ressemblance avec le royaume du Milieu, mais qu'elles taient peu guerrires, et qu'elles estimaient beaucoup les marchandises de la Chine; sachant aussi que dans le nord, les grands Yu ti, les Khang kiu et autres peuples puissants et belliqueux pouvaient tre attirs par l'appt des richesses, et que si on parvenait leur faire goter des ides de justice, une vaste rgion de dix mille li d'tendue serait ouverte aux officiers de l'empire, et de toutes parts entre les qu'alors la vertu et les bonnes moeurs se rpandraient quatre mers, il donna son approbation au projet de Tchang khian, et ordonna diffrentes routes. qu'on fit. partir de Ch plusieurs envoys cpii prendraient

NOTES

SUR

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CHAPITRE

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59

Ils sortirent en effet par quatre points, et firent chacun mille ou deux mille li; les routes fermes au nord par les Ti et les Tso, au sud mais ils trouvrent par les Sou et les Kouen ming. Ces peuples n'ont pas de chefs et se livrent, au brigandage. Ils firent prir plusieurs des envoys chinois, de sorte que la communication projete ne put avoir lieu. On apprit seulement qu' mille li du ct de l'occident, tait un royaume o l'on se servait d'lphants pour monture, et que l'on nommait Thian, et que c'tait l que passaient les marchandises qui venaient de Ch. Quelques-uns russirent y arriver. Ce fut ainsi qu'en cherchant communiquer avec les Dalise, les Chinois commencrent connatre le royaume de Thian. On avait dj fait bien des tentatives pour ouvrir des relations avec les barbares du sud-ouest ; mais on y et renonc sans les assurances donnes par Tchang khian sur la possibilit d'arriver chez les Dahse par ce chemin. environ, Tchang khian servit ensuite dans les guerres contre les Hioung nou; et les connaissances locales qu'il avait acquises pendant son sjour chez ces peuples, furent fort utiles aux gnraux chinois. Il fut, en 123 avant J. C, lev un poste important. Mais deux ans aprs, ayant chou dans une expdition contre les Hioung nou, il encourut la peine capitale, et fut, par grce spciale, condamn seulement la dgradation et rduit au rang du peuple. Il ne laissa pas, sur les rapports qu'aquelque temps aprs, de donner d'utiles renseignements vaient entre eux les princes des Hioung nou, des Ou sinn et des Yu ti, sur la soumission des Sa par ces derniers, et sur d'autres vnements relatifs ces nations occidentales, qui avaient de l'intrt pour les Chinois cause de la exercer alors sur l'Asie intrieure \ J'ai cru domination qu'ils prtendaient devoir entrer dans ces dtails, parce qu'ils se rapportent la premire dcouverte de l'Inde par les Chinois. Il n'est en aucune faon parl de cette contre avant cette poque, au moins dans ceux de leurs livres que nous connaissons. L'autre gnral dont parle F hian dans le passage qui a t l'occasion de cette longue note, est Kanyng, que le clbre Phan tchao, conqurant de la Tartarie pour l'empereur Ho ti, envoya, l'an 97 de J. C, jusque sur les bords de la mer occidentale, c'est--dire de la mer Caspienne, avec ordre d'aller soumettre l'empire romain. Les informations que ce gnral prit chez les Tiao tchi (Tadjiks) et de ce projet. On lui dit que la mer tait vaste, et que les An szu le dtournrent ceux qui la traversaient dans un sens ou dans un autre, mettaient trois mois quand ils taient favoriss par un bon vent; que si le temps tait contraire, il sur fallait quelquefois deux ans, et qu' raison de cela ceux qui s'embarquaient cette mer, avaient soin de se munir de provisions pour trois ans ; que sur mer, les meilleurs soldats taient dans l'impatience de revoir la terre, et qu'il en prissait " Fie de Tchangkhian, dans l'Histoiredes Han, Thsianhan chou, liv. LXI,p. i, 5.

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beaucoup par l'effet du regret qu'ils avaient d'avoir laiss leur pays. Kan yng se rendit ces reprsentations et s'arrtaa. On voit que Tchang khian et Kan yng sont du nombre des Chinois qui ont voyag dans les contres occidentales la plus grande distance de leur pays. Il n'est pas mme tout fait exact de due qu'ils n'ont pas t aussi loin que F hian; car le premier, en allant chez les Ta hia et en revenant du Khorasan par la route du midi et les limites du Tibet, a d passer deux fois l'Indus, et Kan yng, parvenu sur les bords de la mer Caspienne, avait atteint un point plus recul que celui auquel est parvenu le voyageur bouddhiste. Mais celui-ci n'avait probablement pas une ide trs-prcise de la situation des pays dont il parlait, ni de la vritable direction des expditions anciennes dont il rappelle ici le souvenir. (k) Les secrtaires interprtes du cabinet des affaires trangres. ] J'ai introduit dans cette phrase une lgre correction dont je dois rendre compte. On lit dans les deux textes 5C1/JT'I^^Li' ce cIm' ne ^ aucun sens. Je lis $iLn\xtSffLjKieouyi est le nom d'une sorte d'interprtes ou de secrtaires attachs au tian chou kou, ou bureau o se traitaient les affaires des peuples trangers rcemment soumis l'empire , sous la dynastie des Hanh. C'est aux rapports de ces employs qu'on est redevable de beaucoup de renseignements gographiques et ethnographiques suites contres lointaines. [Je pense que M. Abel-Rmusat s'est tromp dans la correction de ce passage, clans lequel il faut mettre un point aprs le caractre Y)\, et qu'on doit traduire : Les deux rives du fleuve sont loignes l'une de l'autre d'au moins quatre-vingts pas; il y a neuf stations (o on le passe). On ==, raconte que Tchang khian u et Kan yng ne sont, ni l'un ni l'autre, parvenus jusqu' ce point. KL. ] (5) Phing wang de la dynastie de Tcheou.] Il s'agit ici d'un fait extrmement imde l'poque o cette religion s'est rpanportant pour l'histoire du Bouddhisme, due au del de l'Indus, et dans les contres orientales de l'Asie, en Tartarie et dans ce dernier jusque dans la Chine. On a coutume de placer son introduction pays l'an 61 de J. C, et de l'attribuer un vnement dont il sera parl dans la note 7 ci-aprs. C'est en effet la date de ce que l'on peut appeler son adoption officielle , car c'est alors que le culte de Bouddha fut port avec solennit dans la capitale, et profess historiens authentiques. * Notice sur les contres publiquement pour la premire fois, au tmoignage des Mais des faits isols, et dont le souvenir s'est conserv t. XXV,p. 3o; [Link] l'Institut,[Link]. et t. VIII, p. 116, 123. belles-lelt., 1 Thsianhan chou, liv. XIX, 1" sect., p. 7 v.; tr. i3. Khanghi Tseutian, au mot F, rad. CXLIX,

occidentales,annexe l'Histoiredes Han, Heouhan chon, [Link], p. G, note [Link] tian, liv. LVI, art. 3, de VInstitut, [Link]-lett., ; Mm. p. >.

NOTES vaguement,

SUR

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n'en attestent pas moins que le Bouddhisme avait pntr clans diverses provinces des poques antrieures, et s'tait tabli obscurment sans tre remarqu. On croit mme qu'il avait t prch trs-anciennement, que l'incendie des livres, sous Chi houang ti de la dynastie des Thsin, tait la cause qui l'avait fait oublier 3; et l'on raconte, que la vingt-neuvime ou la trentime anne du rgne de ce prince (ou 217 ans avant J. C), un Samanen, des contres occidentales, nomm Che li fang, vint Hian yang (bourgade prs de Si 'an fou du Chen si), avec dix-huit autres religieux, apportant des livrs sacrs en sanscrit. Ils s'adressrent la cour; mais l'empereur, choqu de leurs habitudes extraordinaires, les fit mettre en prison. Alors Li fang et ses compagnons se mirent rciter le Maha pradjha pramit; une vive clart remplit toute la prison, et immdiatement aprs un gnie, de couleur d'or, de la taille de seize pieds, arm d'une massue, vint enfoncer les portes et dlivrer les prisonniers. L'empereur, effray, se repentit du traitement qu'il leur avait fait subir, et les renvoya aprs leur avoir rendu de grands honneurs h. Vers l'an 122 avant J. C, l'expdition du gnral Hou khiu ping contre les Hioung nou conduisit les Chinois dans un pays nomm Hieou thou, situ au del des montagnes de Yarkand. Le roi de ce pays offrait des sacrifices une statue apporte l'empereur en 121e. Yan faite en or pour reprsenter le prince des statues de Fo actuellement en sacre, la fit placer dans le palais des sources douces. Elle avait plus d'une toise (3"', o5 ) de hauteur. On ne lui offrait pas de sacrifices, seulement on brlait des parfums en son honneurd. C'est ainsi, ajoute-t-on, qu'a commenc s'introduire la doctrine de Fo. Tchang khian, au retour de son ambassade chez les Ta hia, rendant compte de ce qu'il avait appris [Link] des Feou thou 0. d'un envoy Chine alors, nations voisines, parla Sous 'A-ti (l'an 2 avant des Yu ti, nomm suivant l'expression de des Chin tou ou de l'Inde, et du culte de J. C), un savant nomm Thsin king reut / tsun kheou, des livres bouddhiques. La d'homme en or. Cette statue fut prise et sse kou remarque ce sujet qu'on l'avait des gnies clestes, et que c'est l'origine usage. L'empereur, la considrant comme

l'historien desWe, connut cette doctrine, du mais elle n'y crut pas f. Voil tout ce que j'ai trouv de relatif l'introduction l'an 61 de notre, re, o l'on a coutume Bouddhisme en Chine, antrieurement de placer cet vnement. On verra bientt quelques dtails sur la part qu'y prit l'empereur Ming ti. Quant la connaissance * de cette religion, que les Chinois trouvrent, ds leurs

VoyezWen hian thoungkhao, livre CCXXVI, 3Pagh pian, cit dans le Chin i tian, Fof kin thang liv. LIX, p. 5. c Thsianhan chou, Fiede Wouti.

1 'We chou,noticesur lesdeuxsectesde Chvkia et de Lao tseu. c Id. ibid. ci-dessus la note d. Voyez 1 Wen hian khao,liv. CCXXVI, thoung p. 3 ; 'We chou,utsupr; [Link], liv. LIX, p. 7. 6

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premires expditions, tablie au nord du Tibet et dans la Boukharie, F hian est l'auteur qui nous a conserv la tradition la plus prcise et la plus intressante. Suivant lui, les Bouddhistes du bord de l'Indus avaient appris que leur religion s'tait rpandue au del de ce fleuve, par les soins des Samanens de l'Inde, au eut et cet vnement temps de l'rection du colosse de Matreya Bodhisattwa, lieu trois cents ans aprs le Nirvana de Shkya, l'poque du rgne de Phing l'an 770 wang de la dynastie de Tcheou. Or, Phing wang commena rgner avant J. C., et mourut l'an 720. Pour le dire en passant, cette indication reporterait la mort de Shkya, antrieure de trois cents ans, dit l'auteur, l'rection du colosse, l'an 1020 au plus tard. Or, sans entrer ici dans la discussion de toutes si les dates assignes par les Bouddhistes des diverses nations cet vnement suivi important pour eux, je dois faire observer que le calcul le plus ordinairement par les Chinois, place la naissance de Shkya l'an 1027 ou 102g, et sa mort instruits des l'an g5o a. Le calcul suivi par d'autres auteurs chinois trs-bien traditions bouddhiques1", serait encore bien plus contraire la chronologie de Chi f hian, puisqu'il place la naissance de Shkya la neuvime anne de Tchouang wang (688 avant J. C.), et qu'il ferait par consquent descendre sa mort l'an 609, plus d'un sicle aprs l'poque assigne l'rection du colosse de Matreya. Ce ce sont les expressions du texte : elles montrent que, dans qu'il faut remarquer, l'opinion de F hian, Matreya n'est pas seulement un personnage mythologique, confin dans le Touchita; mais que son action s'est exerce sur la terre, et qu'elle a contribu soutenir l'influence de l'apostolat de Shkya, et la propager jusque chez les peuples de l'extrmit du monde. Il faut comparer ce passage avec les autres traditions qui placent trois sicles aprs Shkya l'avnement d'un persond'une sorte de rformateur ou de continuateur nage de l'ordre des Bodhisattwas, des prdications bouddhiques, d'un rdacteur des livres sacrs, et qui le font agir dans la partie occidentale de l'Inde. Il sera parl du colosse de Bodhisattwa dans la relation du pays d'Oudyna par Hiouan thsang. ou de (6) La connaissance des trois (tres) prcieux], c'est--dire du Tiiratna, Bouddha, Dharma, Sanga. J'ai rassembl ailleurs beaucoup d'indications sur les noms de cette triade chez les diffrents peuples bouddhistes c. Je dois y joindre ce passage curieux d'un auteur musulman d : Quand les Tibtains prtent ser ment, ils invoquent le Kandja soum (lisez dKon mtchhog soum), c'est--dire le Dieu triple; kandja signifiant dieu, et soum, trois. Ils disent cependant qu'il n'y a qu'un * t. I, p. 115, 117. Comparez Mlanges asiatiques, b Histoire des'We,noticesur lesdeuxsectes,etc.; Histoire desSouX, partie littraire; Wenhian thoung khao, liv. CCXXVI, p. 1; Chini tian, liv. LIX, p. 1, 3. Voyez Hodgson, Sketchof the Buddhism,dans les Transactions of the royalasiaticSociety,t. II, et les auteurs cits dans mes Observations sur quelques samanenne. pointsde la doctrine Relationdun voyage dans l'Asiecentrale,par Mir Fzzet-ullah, en 1812 (Magasinasiatique de M. Klaproth, tom. II, p. i5).

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CHAPITRE

VII.

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Dieu, et que des autres, l'un est son prophte et l'autre son verbe, et que l'union des trois dans la formule du serment se rapporte un seul Dieu. H y a aussi une grande ressemblance entre les lamas du Tibet et les moines des pays chr tiens, etc. Les voyageurs bouddhistes, pour dire qu'un peuple, un prince la religion samanenne, se bornent remarquer pratiquent qu'ils sont profondment attachs aux trois prcieux. Le dogme des trois prcieux est pour eux comme le fondement de la doctrine, un point qui, une fois admis, entrane avec lui tous les autres. Ne pas croire aux trois prcieux, est un pch irrmissible a. Il serait difficile d'entendre ces passages dans le sens troit qu'on donne communment ces trois mots, Bouddha, la loi et le clerg. On veut parler videmment d'une triade suprme o l'intelligence absolue se manifeste dans la parole et la multiplicit. Sans rentrer ici dans une discussion de mtaphysique et de thologie, qui a dj trouv place ailleurs, je rapporterai une anecdote que me fournit un livre chinois imprim au Japon. La quinzime anne du rgne d'un prince de Sin ra (Sin lo, en Core), nomm F hing wang (le roi promoteur de la loi, 528 de J. C), la religion de Fo commena s'tablir dans cette contre. Auparavant, sous le rgne de No khi wang, un Samanen nomm Me hou tseu tait arriv de Kao li (la Core proprement dite ) la ville de I chen na. Il s'tait creus une grotte pour y demeurer. L'empereur de la Chine, de la dynastie des Liang, envoya en prsent au prince de Sinra toutes sortes de parfums ; mais ni le prince ni ses sujets n'en connaissaient l'usage, ni mme le nom. Hou tseu le leur enseigna. Ces substances, leur dit-il, sont destines tre brles. L'odeur exquise qu'elles rpandent parvient jusqu'aux saints esprits; et parmi ceux qu'on nomme saints esprits, il n'y en a aucun qui soit au-dessus des trois prcieux : le premier s'ap pelle Fo tho; le second, Tha mo; le troisime, Seng kia. Si vous formez des voeux en brlant ces parfums, divine ne manquera pas d'y rpondre. l'intelligence La fille du roi se trouvait malade en ce moment. On chargea Hou tseu de brler des parfums et de prononcer des formules de prires. La princesse se rtablit Le roi, charm, rcompensa magnifiquement le Samanen 11. J'ajouterai, puisque l'occasion s'en prsente, que les images, les livres et le culte de Fo furent introduits dans la Core, la seconde anne du roi Siao cheou lin (372); que l'usage de l'criture s'introduisit dans le P tsi (autre partie de la anne du rgne de Siao kou wang (37k) ; et qu'un reliCore), la vingt-neuvime gieux tranger, nomm Ma la nan koue, vint de Tsin (la Chine) dansle mme pays, la dixime anne du roi Kieou cheou ( 3SZi) ; le roi alla au-devant de lui, le mena dans son palais et lui rendit de grands honneurs. C'est alors que le Bouddhisme s'tablit dans le P tsi. L'anne suivante, on commena l'rection d'un temple de Fo sur le mont Han, et dix personnes y embrassrent la vie religieuse. Je ne dis rien de l'tablissement du Bouddhisme au Japon. Titsingh, dans ses " b Fyuan tchulin, cit dansle San Isangfsou,1. XXIX,p. 28 v. Encyclop. japonaise,1. XIII, p. 1o. 6. immdiatement.

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Annales des Daris, et M. Klaproth, dans les claircissements qu'il a joints cet ouvrage, donneront sans doute sur ce sujet toutes les explications ncessaires. (7) Le songe de Ming ti.] Ming ti, de la dynastie des Han, eut un songe : il vit un homme, de couleur d'or, d'une taille leve, la tte coiffe d'une aurole blanche lumineuse, voler dans l'air au-dessus de son palais. Il consulta quelquesuns de ses courtisans sur ce songe. On lui rpondit que, dans les contres occidentales, il y avait un esprit nomm Fo. En consquence, l'empereur chargea un grand officier, nomm Thsa yn, et un lettr, nomm Thsin king, d'aller avec plusieurs autres, dans l'Hindoustan, prendre des informations sur la doctrine de Fo , dessiner ou peindre des Feou thou (temples et idoles), et recueillir des pret revint avec deux d'entre eux, Ma ceptes. Thsa yn s'adressa aux Samanens, teng et Tchou fa lan, Lo yang. Ce fut alors que le royaume du Milieu commena possder des Samanens et observer les usages relatifs aux gnuflexions. Un prince de Tchou, nomm Yng, fut le premier embrasser la religion nouvelle. Yng s'tait aussi procur le livre de Fo en quarante-deux chapitres, et des images de Shkya. Ming ti fit peindre des reprsentations religieuses et les plaa dans la tour de la puret. Le livre sacr fut dpos dans un difice en pierre prs de la tour de Lan; et comme, en revenant Lo yang, Thsa yn avait plac ce livre sur un cheval blanc, on construisit un monastre qui fut nomm temple du cheval blanc. Ma teng et F lan passrent leur vie dans ce monastre.

CHAPITRE

VIII.

Royaume d'O tchang. Empreinte

du pied de Fo.

on a pass le fleuve, on est dans le royaume d'O tchang (i). d'O tchang forme prcisment la partie septentrionale Ce royaume de l'Inde. On y fait absolument usage de la langue de l'Inde centrale (2). Quand L'Inde lements ceux centrale est ce qu'on nomme royaume du Milieu (3). Les habildu peuple et sa manire de se nourrir sont aussi semblables Milieu. La loi de Fo o les religieux en y est extrmement taient des sencj s'arrtrent, kia lan, tous appartenant

du royaume du honneur. Tous les lieux

kia lan. H y a en tout cinq cents seng l'tude de la petite translation ou des (). S'il vient quelque tranger et on les nourrit Pi khieou (5), on les reoit avec empressement, trois jours. Aprs ces trois jours, un autre gte. Quand la tradition on les avertit de se chercher eux-mmes

dans parle du voyage de Fo qui vint jusque l'Inde du nord, c'est de ce royaume Fo y a laiss qu'il est question. de cette empreinte de son pied. La dimension varie suil'empreinte de ceux qui la contenaient vant la pense encore (6) ; elle subsiste prsent. La pierre lieu o les mauvais La pierre est haute est plate d'un ct. Trois o les habits ont t schs au soleil (7), et le ont dragons d'une toise; t convertis, elle a deux subsistent toises

galement. et elle

en carr,

Hoe king, Tao des religieux, en avant pour le royaume de Na ki, hian et les autres s'arrtrent

tching

et Hoe

o est l'ombre

partirent de Fo (8). Fa

tha,

le temps'de leur sjour .quand du midi dans le royaume de Su ho lo (9).

dans ce royaume; et pour sjourner fut termin, ils descendirent du ct

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FOE

KOU

KI.

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

VIII.

(i) Le royaume rf'Ou-tchang.] Le nom de ce pays signifie jardin, en sanscrit Oudyna; et le pays tait ainsi nomm, parce que l avait t autrefois le parc d'un roi de la roue (tchakravarti radja). F hian est le premier Chinois qui en ait eL Ou tchang. Soung yun l'crit parl : il orthographie le nom de ce royaume i & % Oa tchhang > et Hiouan thsang l'crit ainsi : 5$ ^J- J|L Ou tchang na. Ce dernier voyageur rapporte aussi les deux orthographes altres }tt <j JL Ou sun tchhang, et A^ i=L Ou tchha. Celle qu'il a suivie est la transcription aussi exacte qu'on puisse la faire en chinois du mot sanscrit Oudyna, le tch ou dj se substituant presque toujours la dentale mouille dans la transcription des noms hindous. dans les lgendes bouddhiques, Le pays ! Oudyna est trs-clbre mais les voyageurs de cette religion ne sont pas les seuls qui l'aient fait connatre aux Chinois. Ceux-ci ont eu avec les princes d'Oudyna quelques rapports politiques, notamment en 5o2, en 5i i, en 518, en 52 i, en 6Zt2. L'existence historique de ce royaume ne saurait donc tre mise en doute entre l'anne 4oo ou 4oi , dans laquelle F hian le visita, et l'anne 6A2 , o son prince crivit une lettre l'empereur de la Chine. S'il fallait s'en rapporter aux lgendes, ce pays aurait dj exist sous le nom d'Oudyna au temps de Shkya mouni; mais la critique n'est pas encore en tat d'adopter'"ou mme de discuter de semblables traditions. Ma toaan lin met ce royaume l'orient du Kandahar 3, et y place l'habitation des Brahmanes, la premire entre les tribus des barbares. Ce pays ne pouvait tre loign des cantons 'Altok et de Pechawer; mais son nom ne se trouve plus parmi les dnominations gographiques de ces contres. Il n'y a Tien qui y ressemble dans la liste des noms anciens de lieux qui se rapportent aux parties septentrionales et occidentales de l'Inde, noms que Wilford a extraits des Pouran'sb, C'est une observation qui ni dans celle que Ward a tire du Mrkandeyapouran'. peut se gnraliser, et qui s'appliquera toute la suite de notre itinraire. Trop de rvolutions ont boulevers le sol de l'Inde, pour que des noms de lieux, qui remontent quatorze cents ans, puissent tre cherchs sur les cartes rcentes, particulirement quand ils tiennent un tat politique qui a vari cent fois. Les Hindous n'ont pas mme l'ide des travaux critiques par lesquels, la Chine comme dans l'Occident, on tablit les concordances qui servent de base la gographie ancienne; et parmi les savants europens, que l'tude du sanscrit et mis en tat de suppler l'absence de matriaux de cette nature, un fort petit nombre se sont sentis attirs par des recherches arides, pineuses et souvent ' Liv. CCCXXXVIII, i3. '' Asiat. Res.t. VIII. * Ward'sView, etc. 1.1, p. 11. p.

NOTES

SUR

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ingrates. On n'a pas encore donn assez de suite la gographie des Pouranas de Wilford : il et t pourtant bien intressant d'tendre les investigations et de rectifier les erreurs de cet crivain laborieux, mais trop systmatique. La lecture de ces anciennes compositions, du Rmyana, du Mahabhrata, et de quelques autres pomes, comme le Megha douta, entreprise dans le but d'en dpouiller toute la partie gographique, serait un vritable service rendu l'rudition. On admire avec raison, dans ces ouvrages, des peintures gracieuses et d'lgantes descriptions ; mais ces beauts, quel qu'en soit le mrite, ne sauraient tre que pour des esprits superficiels l'objet d'un intrt exclusif. Des souvenirs fugitifs, propres fournir des inductions chronologiques, ou faire esquisser le tableau des anciennes divisions de l'Inde d'aprs les crivains indiens, auraient infiniment plus de prix aux yeux des savants. Il y a eu d'heureux essais en ce genre dans ces dernires annes, mais on n'a point encore embrass le sujet dans son ensemble : aussi la dtermination de tous les lieux dont parle F hian a-t-elle exig un travail considrable ; ce qui tait impossible au temps de Deguignes, tant encore aujourd'hui hriss de difficults. On voit, par la relation de F hian, que le Bouddhisme tait tabli au ive sicle dans la partie orientale de l'Afghanistan, sur la rive droite de l'Indus, et dans une contre que l'on nomme encore Kafristan ou pays des Idoltres ; car c'est ce canton que rpond incontestablement l'Oudyna, quelle qu'ait t son tendue du ct de l'occident. Nous apprenons d'ailleursa qu'au vu" sicle, la mme religion y existait encore, quoiqu'elle laisst voir quelques symptmes de dcadence; que sur quatorze cents monastres qu'on y comptait autrefois, plusieurs fussent tombs en ruine ; que beaucoup de religieux se fussent transports ailleurs , et que ceux qui restaient eussent perdu l'intelligence du vritable sens de leurs livres. Ces faits, consigns dans des ouvrages antrieurs aux invasions des Musulmans, sont d'accord avec les tmoignages que ceux-ci ont mis un peu plus tard, et peuvent mme servir les expliquer. Plusieurs faits relatifs au royaume d'Oudyna, et qui ont t nois au temps des dynasties des We septentrionaux et des Thang, la relation suivante, extraite du Kou kinthouchou, Piatiitian, liv. La troisime anne King ming, du rgne de Siuan wou ti de connus des Chise trouvent dans

'We du nord (5o2 de J. C), des ambassadeurs vinrent apporter un tribut. Ce royaume est au midi du Siu mi (Sou merou). Au nord, il a la chane des montagnes de l'Oignon ; au sud, il confine l'Inde. Les Brahmanes sont, chez les trangers, considrs comme la caste suprieure. Les Brahmanes sont verss dans la science du ciel et dans le calcul des jours heureux et malheureux. font rien sans consulter leurs dcisions. Pian i tian, liv. LXIII, descr.d'O tchang,pag. G. Les rois ne

LXIII, p. i-i5. la dynastie des du royaume de Ou tchang

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Ce pays contient beaucoup de forts et produit des fruits. On conduit les eaux pour arroser les champs. La terre est fertile et abondante en riz et en froment. Il y a beaucoup de sectateurs de Fo. Les temples et les tours sont trs-orns et elles se soumettent magnifiques. Quand deux personnes ont une contestation, prendre mdecine. Celle'qui a tort prouve de violentes le droit pour elle ne ressent aucun mal. Dans leurs lois, les coupables ; ceux qui auraient mrit cette punition S. O. des montagnes de l'Intelligence; l est le mont Tan on a construit un temple. On leur porte des aliments douleurs, et celle qui a on ne punit pas de mort sont seulement exils au

the. Sur cette montagne l'aide de plusieurs nes. Il n'y a personne au bas de la montagne pour les diriger ou les retenir, et ils peuvent d'eux-mmes aller et venir. des monastres rapporte le voyage de deux habitants de Thun houang nomms Soung yun tse et Hoe seng, qui se rendirent dans les (Cha tcheou), contres a occidentales. Ils employrent douze mois avant d'entrer dans le royaume de Ou tchang. Ce royaume touche, au nord, aux montagnes de l'Oignon ; du ct du midi, il tient l'Inde. Le climat y est tempr. Le pays a plusieurs milliers de li d'tendue; il est bien peupl et riche en productions. Il y a un monticule isol, voisin d'une rivire dont les eaux sont noires, et de l'le des Gnies. Les champs de la plaine sont trs-fertiles. C'est le lieu de la demeure de Pi lo chi eul, o Sa tho a fait l'abandon de son corpsb. anciennement les moeurs de ce pays fussent loin d'tre trs-parfaites, cependant, l'exemple du roi, on y avait fait des progrs dans la puret, on pratiquait des jenes en se nourrissant de lgumes, on honorait Fo le matin et durant la nuit; on frappait alors sur un tambour, on sonnait de la conque, on jouait de Quoique la guitare, de la flte, d'autres instruments vent; et ce n'tait qu'aprs que la moiti du jour avait t employe de cette manire, que l'on s'occupait des affaires de l'tat. On ne punissait pas de mort les criminels, mais seulement on les exposait sur une montagne dserte, o on les laissait chercher boire et manet on ger. Quand une affaire prsentait des doutes, on prenait des mdicaments, s'en rapportait au tmoignage qu'ils rendaient sur le clair et l'obscur, le grave et le lger, ou sur le temps. La terre est bonne et fertile; les habitants vivent dans l'abondance. Toutes les crales y croissent, ainsi que les cinq principaux fruits, et beaucoup d'autres qui viennent maturit. La nuit on entend le bruit des cloches qui, de tous cts, remplissent l'air 0. La fertilit de la terre donne naissance des fleurs extraordinaires qui se succdent l't comme l'hiver. Les prtres ont coutume de les cueillir pour aller les offrir Fo. ' Tchhing (ville), est une fautedans le texte: il fautjit +5S contre. Ce passageparat altr : il est du moins peu intelligible. c Littralement, le monde. ' L'histoire

NOTES

SUR

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Le roi voyant arriver Soung yun, l'envoy du grand royaume de 'We, pour le saluer, et ayant reu ses lettres de crance , demanda Soung yun s'il tait un homme du pays o le soleil se lve. l'orient de notre pays, rpondit Soung yun, il y a une grande mer du sein des eaux de laquelle le soleil sort. Tel est l'ordre du Jou la (Tathagta). Le roi demanda encore : Ce pays produit-il de saints personnages? Soung yun parla alors de Tcheou koung, de Confucius, de de Lao tseu; il indiqua les vertus de chacun d'eux : puis il parla du Tchouangtseu, mont Phencj la, de la porte d'argent, de la salle d'or, des gnies et des immortels qui y habitent; il en vint aux habiles astrologues et devins, aux mdecins, aux magiciens, et traita de toutes ces choses sparment et avec ordre. Quand il eut fini, le roi lui dit : Si les choses sont comme vous le dites, c'est le royaume de Fo , et nous devons, pendant toute la dure de notre vie, respecter les habitants de ce pays. Soung yun et Hoe seng sortirent ensuite de la ville pour chercher les vestiges de la doctrine du Jou la. A l'orient de la rivire est le lieu o Fo fit scher ses habits. Autrefois, lorsque le Jou la voyageait dans le royaume de Outchang, il convertit le roi des dragons. Celui-ci, dans sa colre, avait excit une violente tempte. Le seng Ida li de Fo fat tremp en dedans comme en dehors par l'eau de la pluie. Quand elle eut cess, Fo, assis au bas du rocher du ct de l'orient, fit scher son Ma cha " au soleil. Quoiqu'il se soit, depuis ce temps, coul bien des annes , les taches et les endroits clairs sont comme s'ils taient nouveaux. Non-seulement on voit distinctement les traces, mais jusqu'aux plus menues impressions des fils. Au moment o nous allmes les voir, c'tait comme si l'on n'en et pas encore t, et il semblait qu'on et gratt ces raies. Au lieu o Fo s'est assis, ainsi que dans celui o les habits ont t schs, on a lev des tours, qui en marquent le souvenir. A l'ouest de la rivire est un tang : c'est celui o habitait le roi des dragons. A ct est un temple avec une cinquantaine de religieux. Le roi des dragons oprait souvent des merveilles. Le roi du pays, pour le conjurer, jetait clans l'tang de l'or, des pierres prcieuses, des perles. Ensuite (le roi des dragons) les fit jaillir des deset ordonna aux religieux de les recueillir. Les vtements et la nourriture servants de ce temple sont fournis par les dragons. Aussi les habitants le nomment temple du roi des dragons. Au nord de la ville royale, dix-huit li, il y a une empreinte du pied du Jou la; on a bti une tour de" pierre pour la renfermer. L'endroit du rocher o est l'empreinte est comme si l'on et imprim un pied dans la boue. La mesure n'en est pas fixe; elle est tantt plus grande et tantt plus petite. Il peut maintenant y avoir dans le temple soixante et dix religieux. [Le kia cha estune espceJe collet que les religieuxbouddhistes portent sur les paules. KL.]

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KL

Au midi de la tour, vingt pas, il y a une source dans un rocher. Fo s'tant purifi et ayant mch une branche d'osier, la planta en terre : elle est devenue un grand arbre, que les barbares nomment Plio leou. Au nord de la ville est le temple de Tho lo, o il y a beaucoup d'adorateurs de Fo. hefeoa thou" est haut, et grand, mais les cellules des religieux sont trs-resserres. Il y a tout autour du temple soixante statues dores. Tous les ans, le roi tient une grande assemble dans ce temple; tous les Samanens du royaume s'y rassemblent comme des nuages. Soung yun et Hoe seng ont vu ces mendiants; et leur conduite rgulire, leurs pieuses austrits, leurs moeurs ont excit leur respect et leur admiration. Ils leur abandonnrent un esclave mle et un autre femelle pour faire les offrandes de vin et balayer le temple. Au sud-est de la ville royale, huit jours de marche, dans les montagnes, est le lieu o Fo fit l'abandon de son corps un tigre affam. C'est une montagne trs-escarpe, avec des prcipices, des cavernes, des pics qui entrent dans les nuages. L'arbre du bonheur kalpa darou et le champignon ling tclii y croissent en abondance. Les sources qui sont dans la fort, le mlange agrable des fleurs y charment les yeux. Soung yun et Hoe seng donnrent de l'argent pour faire une statue dans le Feou thou sur le front de la montagne, et gravrent sur le rocher une inscription en caractres li, pour rappeler les grandes actions de la dynastie 'We. Sur cette montagne est le temple de l'or conserv; il y a plus de trois cents religieux. Au sud de la ville royale, plus de cent li, est le lieu o jadis le Jou la, tant dans le pays de Maliieou, prit sa peau dtache pour papier, et un de ses os. pour pinceau. Le roi Ayeou fit btir une tour cette place; elle est haute de dix tchang. A l'endroit o l'os fut dtach, la moelle a coul sur la pierre, et l'on voit la couleur de la graisse, et la tache huileuse comme si elle tait rcente. Au sud-ouest de la ville royale, cinq cents li, est le mont Chen tclii, ou des biens; il y a des sources douces et de beaux fruits, dont il est parl dans la lgende. Les montagnes et les valles y sont agrablement diversifies. Les arbres des montagnes conservent leur verdure en hiver. Cette riche vgtation, cette douce temprature, le printemps dans sa fleur, les papillons, semblables des fleurs qui voltigent, produisent un ensemble dlicieux. Au milieu de cette scne sduisante,, Soung yun, qui se trouvait dans une contre si loigne de son pays, tait agit de mille penses diverses, et sentait natre en son coeur les motions d'autrefois. Il y passa un mois pour obtenir des Brahmanes des charmes qui le calmrent. Au sud-est de cette montagne, il y a une maison de pierre dite du prince, o se voient deux chambres. Devant la maison du Prince, dix pas, est une grande pierre carre. On dit que le prince avait coutume d'aller s'y asseoir. Le roi Feou thouest le nom [ qu'on donne aux pyramidesou oblisques qui renfermentdes s'arra, ou reliquesde Shkyaou d'autres saints personnages. On appellegalementainsi les chapelles dans les KL. ] quellessontplacesleurs images.

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SUR

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A yeou y fit btir une tour pour en consacrer le souvenir. Au midi de la tour, un li, est le lieu o tait la cabane du prince. En descendant de la montagne, au nord-est, cinquante pas, est le lieu o le prince et la princesse firent le tour d'un arbre sans se sparer, et o les Brahmanes les flagellrent de manire faire couler le sang terre. Cet arbre subsiste encore, et conserve les gouttes de sang dont il fut arros. L est une source d'eau. A l'ouest de la maison, trois li, le roi du ciel Indra se changea en lion, et l est la place o il se tint assis sur le chemin, cachant Man yun. Les vestiges de son poil, de sa queue et de ses ongles subsistent encore prsent, ainsi que le lieu o A tcheou tho Idiou et son disciple offrirent des aliments leurs parents. Dans ces divers lieux, il y a des tours pour en conserver le souvenir. Dans les montagnes sont les lits de cinq cents anciens Arhan. Ils sont sur deux files du sud au nord, et la place o ils taient assis les uns vis--vis des autres; sur la seconde range, il y a un grand source d'eau o but le prince. Au nord nombre d'nes; personne ne les garde, sortent trois heures du matin, et gardent la tour, et c'est l'immortel W temple o vivent deux cents religieux, et la est un temple toujours entour d'un grand et ils vont d'eux-mmes o ils veulent. Ils midi ils mangent. Ce sont des gnies qui pho qui leur a donn cette commission. Il au sa la o

y avait jadis dans ce temple un Cha mi qui avait l'habitude de jeter les cendres dehors, et par la volont des huit gnies, il les attirait lui. Insensiblement peau se colla et ses os se sparrent. L'immortel W pho prit sa place dans fonction de porter les cendres au dehors. Le roi a lev un temple W pho,

est son image recouverte de feuilles d'or. Auprs d'un petit dfil, il y a le temple de Pho Man, construit par Ye tcha. On y trouve quatre-vingts religieux. On dit que le Arhan Ye tcha venait souvent y l'aire des offrandes de vin, balayer, ramasser du bois. Les mendiants vulgaires ne peuvent demeurer dans ce temple. Nous, Samanens de la grande dynastie 'We, emes la gloire de venir jusqu'ici; mais nous nous en retournmes, n'osant y faire sjour. La troisime anne Young phing (5io), la neuvime lune, le pays de Ou tchang envoya un tribut. La quatrime anne, la troisime lune et la dixime lune, il en vint un autre du mme pays. La mme chose eut lieu la septime lune intercalaire de la premire anne Chin houe de Hiao ming ti (5 18), et la cinquime lune de la seconde anne Tching kouang (621). Sous la dynastie des Thang, la seizime anne Tching houan (6/12), il vint des ambassadeurs de Ou tchang. Il n'en est pas question dans la vie de Ta tsoung; mais on lit ce qui suit dans la Notice sur les contres occidentales : Ou tchha, aussi nomm Ou tchang na et Ou tchang, est juste au midi" de l'Inde. Ce pays a cinq mille li de longueur. Il confine l'orient avec le pays de Pho lia (Pourout), Faute vidente,pour droitau nord,ainsi qu'onle voitimmdiatement aprs, 7-

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six cents li. A l'ouest il est quatre cents li de Khi pin (Cophne). Les mon tagnes et les valles se tiennent et se succdent. Elles produisent de l'or, du fer, du raisin, l'herbe odorifrante y Mn. Le riz y mrit au bout, d'un an. Les habi tants sont faibles, la fort adonns aux pratiques superstitieuses, trompeurs, magie. On n'emploie pas les supplices dans ce royaume; les coupables qui au raient mrit la mort, sont exils dans les montagnes dsertes. Quand il y a des doutes sur la culpabilit, on les dissipe au moyen d'une boisson mdicinale qui fait distinguer le vrai du faux. Il y a cinq villes : le roi demeure dans celle de Chou meng pe li, aussi nomme Meng ki li. Au nord-est est le ruisseau Tha li lo : c'est l'ancien pays de Ou tchang. La seizime anne Tching kouan (6/12), le roi Tha mo in ilio ho sse envoya des ambassadeurs qui apportrent du camphre. Une lettre impriale lui marqua la satisfaction qu'on avait de cette conduite. On remarque qu'en passant les montagnes au nord de Pho lo ton lou, et faisant six cents li, on atteint la tribu de Ou tchang. Le Thse fou youan houe rapporte ainsi la lettre de Tha mo in tho ho sse : Le trs honorable souverain, dou de bonheur et de vertu, qui rgne la fois sur le milieu et sur le haut, monte le prcieux char du ciel, dissipe toutes les tnbres, et, comme le seigneur Indra, est capable de soumettre le roi des A sieou lo (Asoura). Votre esclave se repose sur la racine de vos bonts, et, comme s'il et obtenu la race d'Indra vivant, salue votre trs-honorable personne et lui offre du camphre. fut flatt d'un hommage venu de si loin, et fit sceller de son sceau L'empereur une rponse bienveillante. la Notice des pays occidentaux sous la grande dynastie des Thang, le royaume de Ou tchang n'a pas plus de cinq mille li de tour. Il est rempli de montagnes et de valles qui dpendent les unes des autres, et de courants et de lacs dont les sources se communiquent. On y sme des crales; mais, malgr le soin qu'on a de labourer la terre, elles ne produisent gure. 11 y a beaucoup de raisin et peu de cannes sucre. La terre produit du fer, de l'or; elle convient au y Mn. Les forts sont extrmement touffues; les fleurs et les fruits viennent en abondance. La chaleur et le froid se temprent; le vent et la pluie se succdent avec rgularit. Les habitants sont d'un caractre timide et astucieux; ils aiment l'tude et ne transgressent pas les lois. L'astrologie est leur occupation habituelle. La plupart sont vtus de laine blanche, et peu d'entre eux ont d'autres habillements. Quoique leur langage diffre, il approche beaucoup de celui de fin tou, ainsi que leur criture, leurs crmonies, leurs usages. Ils honorent beaucoup la loi de Fo, et leur culte appartient la grande translation. Sur le fleuve Sou, pho f son thou, il y avait autrefois quatorze cents Ma lan (monastres). Beaucoup sont dj tombs en ruine. Jadis on y trouvait dix-huit mille religieux; leur nombre est prsentement fort diminu. Tous tudient la grande translation, et se livrent la contemplation : ils se plaisent lire leurs critures, mais ils n'en entendent pas le sens Suivant

NOTES

SUR"LE

CHAPITRE

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la conduite est pure. Ils gardent sont en usage parmi eux. Suivant : la premire est celle de F mi (conversion de la terre); la troisime, celle de Yn houang ou Ks'yapa (lumire hue); la quatrime, celle de Chou i thsiyeou; et la cinquime, celle de Ta tchoung ou de la multitude. Dix temples au moins sont habits ple-mle par des hrtiques. Les villes sont au nombre de quatre ou cinq. Le roi habite le plus souvent dans celle de Meng Me li. La ville a seize ou dix-sept li de circonfrence. La population y est trs-nombreuse. A l'est de la ville de Meng ki li, et quatre ou cinq li, est un grand sou ton po" o se trouvent un trs-grand nombre de merveilles divines. Quand Fo tait vivant, il institua dans cet endroit l'immortel Jin jo roi de Ky li. (Ce mot, en chinois, signifie dbat, discussion. On disait prcdemment ko li: c'tait une corruption.) Pour couper les membres (Lacune dans le texte.) Au nord-est de la ville de Meng ki li, en faisant deux cent cinquante ou deux cent soixante li, on entre dans une grande montagne, et on arrive la fontaine du dragon A po lo lo, qui est la source du fleuve Sou pho f sou thou. Les eaux se partagent en coulant du ct du sud-ouest. Et comme hiver, il y fait un froid excessif; matin et soir il y tombe de la neige. Au milieu de la neige et de la pluie mles ensemble, il y a une lumire de toutes couleurs qui resplendit de tous cts. Le dragon A po lo lo naquit dans le temps que Kia ch pho Fo tait parmi les hommes. Il porta le nom de Keng khi; et profondment vers dans l'tude de la magie, il empcha, par ses formules, que les dragons ne produisissent des orages de pluie. Les gens du pays se confirent lui et lui offrirent le superflu de leurs moissons. Les habitants furent trs-touchs ; ils conservrent le souvenir de ce bienfait, et, par maison, on s'imposa un boisseau de grain pour les offrandes. Plusieurs annes aprs, il arriva qu'on manqua ce devoir. Keng khi, mcontent, souhaita de devenir un dragon venimeux. Il excita une tempte mle de vent et de pluie, qui dtruisit les moissons; et quand il eut ordonn qu'elle cesst, il fit cet tang et la source du Dragon, d'o coule une eau blanche qui dtruit les biens de la terre. Chy kia jou la, plein de bont pour les hommes et dirigeant le sicle, fut touch de compassion pour les habitants de ce pays, qui n'taient exposs qu' ce seul malheur. Il fit descendre un esprit qui vint en cet endroit pour convertir le dragon furieux. Il prit un sceptre divin de diamant, et frappa sur le ct de la montagne. Le roi des dragons pouvant sortit et vint faire sa soumission. Il couta la doctrine de Fo, purifia son coeur, et crut la loi. Jou la lui fit aussitt la dfense de nuire aux moissons. Le dragon rpondit : Tous ceux qui mangent, comptent sur les champs a lamulns, Sllwtipa, pde oj earlh. Chapelle,couvent.

profond. Les prceptes sont mis en pratique, et les observances, et les formules d'enchantement ce que la tradition enseigne, il y a cinq sectes (silence de la loi); la seconde, celle de Houa ti

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des hommes. Aujourd'hui je reois votre sainte instruction, je crains de pou voir difficilement me garantir de la ncessit. Je souhaite que sur douze annes, il y ait une rcolte qui me soit abandonne. Le Jou la eut compassion de lui et le permit. C'est pourquoi il y a tous les douze ans un dsastre de l'eau blanche. Au sud-ouest de la source !A po lo lo, plus de trente li, sur nal de la rivire, sur une grande pierre, il y a une impression du mesure en varie selon le bonheur et la force des hommes. C'est du Jou la quand il quitta ce lieu aprs avoir soumis le dragon. le bord septentriopied du Jou la. La

la marque du pied Les hommes des temps postrieurs amassrent des pierres en cet endroit pour y faire un temple. De prs et de loin on y accourt pour offrir des fleurs et des parfums. En descendant la rivire, environ trente li, on vient une pierre o le Jou la lava ses habits; les raies de son Ma cha y sont empreintes comme si elles taient graves. Au midi de la ville de Meng ki li, quatre cents li, est la montagne et la valle de Hi lo. La'rivire coule vers l'ouest, et retourne ensuite vers l'orient. Des fleurs mles et des fruits rares sont entrans par le courant. Les bords sont escarps et les montagnes coupes par de profondes valles o se prcipitent des torrents. Les voyageurs y entendent quelquefois le bruit de voix ou de cris, ou le son d'instruments de musique. Les rochers sont carrs comme un lit, de mme que si on les avait travaills la main. Ils se tiennent et se prolongent en se suivant les uns les autres. Ces escarpements et ces valles sont l'endroit o Fo, ayant entendu la moiti d'un pome, fit le sacrifice de sa personne et de sa vie. (Prcdemment on disait kie : c'est un mot sanscrit abrg. On dit aussi kie tho, par altration du mot sanscrit. Maintenant, pour rendre exactement le son du mot, on dit kia tho: "|j cheou.) Au midi de la ville de Meng ki li, deux cents li environ, sur le revers d'une montagne, on trouve le Kia lan (monastre) de Ma ha fa na. (Ce mot fan, crit la chinoise, signifie la grande fort".) C'est le lieu o le Jou la pratiqua jadis les oeuvres de Phou sa et fut surnomm roi de Fo tha tha. (Mot/o?i, qui en chinois signifie don universel.) Fuyant les ennemis et abandonnant son royaume, il arriva jusqu'ici. Il rencontra un pauvre Brahmane qui demandait l'aumne. Ayant perdu son royaume et son rang, n'ayant rien donner, il ordonna qu'on le lit lui-mme et qu'on le livrt au roi de ses ennemis, pour que l'argent qu'on donnerait pour lui servt d'aumne. Au nord-ouest du monastre de Maha fana, en descendant les montagnes l'esli, on arrive au Kia lan de Mo yu. (Ce mot signifie fve en pace de trente-quatre chinois.) Il y a un Sthopa haut de plus de cent pieds. Au revers, sur une grande pierre carre, est une trace du pied du Jou la. Fo ayant foul cette pierre, en fit jaillir la lumire J3$T,|w kcou tclii, qui claira le monastre de Maha fana; il raconta les aventures de sa propre naissance en faveur des hommes et des dieux. s l'a na est le mot sanscritvana,fort. KL. ce qui en chinois signifie pome. Un pome a trente-deux vers,

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SUR

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Au bas du mur du Sthopa, il y a une pierre entoure de jaune et de blanc. H a y toujours un suc graisseux. Dans le temps o Fo mettait en pratique les actions de Phou sa, pour que l'on entendt la droite doctrine dans cet endroit, il se rompit un os pour crire les livres sacrs. A l'ouest du monastre de Moyu, soixante ou soixante et dix li, il a un y Sthopa qui a t lev par le roi Wou yeou. C'est l que le Jou la, pratiquant jadis les actions de Phou sa, reut le titre de roi de CM pi kia. (Ce mot fan, en chinois, signifie donner. On disait autrefois, par abrviation, roi de Chi pi.) Il avait pri Fo, et c'est rellement dans cet endroit qu'il coupa son corps pour le livrer l'pervier au lieu de la colombe. (Voyez IX, .) Au nord-ouest du lieu dit pour la colombe, deux cents li au moins, on rencontre le ruisseau Chan ni bche, et on arrive au monastre de Sa so cha ti. (Ce mot signifie en chinois mdecine du serpent.) Il y a un Sthopa haut de plus de quatrevingts pieds. C'est le lieu o le Jou la, tant jadis Indra, rencontra une troupe de gens affams et pestifrs. Les mdecins n'y pouvaient rien; et, sur les routes, ceux qui mouraient de faim se succdaient sans interruption. Indra, plein de compassion, songea les dlivrer de cette calamit, et il changea son corps en celui d'un grand serpent. Il appela les cadavres dans les rivires et les vallons : en l'entendant, tous trs-joyeux se mirent fuir et courir. Il gurit les affams et les malades. Non loin, il y a le grand Sthopa de Sou ma. C'est le lieu o jadis le Jou la, tant Indra, par compassion pour des pestifrs, se changea en serpent Sou ma. De tous ceux qui en mangrent, il n'y eut personne qui ne ft consol. Sur le bord des rochers, au nord du ruisseau Chan ni lo che, il y a un Sthopa. Les malades qui y arrivent sont guris, et sont garantis de beaucoup de maladies. Le Jou la tant autrefois roi des paons, y vint avec sa troupe. Presss de la chaleur et de la soif, ils cherchaient de l'eau qui ne s'y trouvait pas. Le roi des paons, d'un seul coup de bec, frappa le rocher et en fit jaillir de l'eau qui coula et forma de suite un lac. Ceux qui en boivent sont guris de leurs maux. Sur le rocher, il y a encore l'empreinte d'une patte de paon. Au sud-ouest de la ville de Meng ki li, en faisant soixante ou soixante et dix li, l'orient du grand fleuve, il y a un Sthopa haut de soixante pieds environ, qui a t lev par le roi de la Haute arme. Anciennement le Jou la, tant sur le point d'entrer dans l'extinction, avertit ainsi tous les peuples : Aprs mon nirvana, Je roi de la Haute arme du royaume d'O tchang na doit donner une partie de mes reliques tous les princes, pour tablir une mesure gale. Quand le roi de la Haute arme fut venu, il y eut une consultation sur leur valeur. Alors les hommes clestes et la foule rptrent les paroles de la prdiction et de l'ordre du Jou la. On partagea les reliques, et chacun les emporta dans son royaume; on leva en leur honneur le Sthopa. Sur la rive du grand fleuve, il y a une

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grosse pierre de la forme d'un lphant. Anciennement le roi de la tlaute arme fit placer les reliques sur un grand lphant blanc, et vint en s'en retournant cet endroit. Alors l'lphant se prosterna et mourut; il fut chang en pierre. A cet endroit on a construit un Sthopa. A quarante ou cinquante li de la ville de Meng ki li, en traversant le grand fleuve, on vient au Sthopa Louhi ta kia. (Ce mot signifie rouge en chinoisa.) Il est haut de plus de cinquante pieds, et a t rig par le roi Wou yeou. Anciennement le Jou la, pratiquant les actes de Phou sa, devint roi d'un grand royaume, sous le titre de Tscu li (force de bont). Dans cet endroit il se pera le corps et on disait ye cha; c'est prit son sang pour nourrir cinq yo cliah. (Prcdemment une corruption. ) Au nord-est de la ville de Meng ki li, trente li, on vient au Sthopa de pierre appel Ko pou to (ce mot signifie en chinois merveille unique) ; il est haut de quarante pieds. Anciennement le Jou la discourut sur la loi en faveur des hommes et des dieux, et leur ouvrit la voie. Aprs que le Jou la s'en fut all, la foule, qui se dsolait de son dpart, l'honora en lui offrant des parfums et des fleurs sans interruption. A l'ouest du Sthopa de pierre, trente ou quarante li, en passant le grand fleuve, dans un temple, il y a une image de A fou lou tchi ti chefa lo Phousci. (Ce mot signifie en chinois contemplant ce qui est de soi-mme. Ce sont des mots unis et des sons qui s'enchanent dans un mot sanscrit. En les sparant on y trouve afolou tchi to, qui se traduit par contemplant, et chefalo, qui se traduit par existant de soi-mme. Prcdemment on le traduisait par voix, sicle de lumire, ou par voix contemplant le sicle, ou par existant de soi-mme et contemplant le sicle. Tout cela est altr et corrompu c. ) Les secrets de sa majestueuse intelligence ont t illustrs par les vestiges de son gnie, et ses compagnons dans la loi accouraient pour lui offrir leurs hommages sans interruption. l'tre qui existe par luiAu nord-ouest de la statue de Phou sa contemplant mme, cent quarante ou cent cinquante li, on vient au mont Lan pho lou. Au sommet de ce mont est l'tang du Dragon, qui a plus de trente li de tour. Les eaux en sont pures et forment des nappes transparentes comme un miroir clair. Pi lou chy kia attaqua, devant le roi, les quatre Chy, qui s'taient Anciennement Chacun d'eux se sparant s'envola de son opposs l'arme ct. Il y eut un d'eux, nomm Chy tchoung, qui, aprs tre sorti de la capitale '' C'est le mot sanscritlhitalta, [ qui, ainsi que KL.] Inhila,signifie, romjc. h Les cha,en sontdesdmons [ jo sanscrityakcha, hindoue,sontspcialement qui, selonla mythologie attachs Kouvm, dieu de la richesse, et chargs d'avoirsoinde sesjardins et de sestrsors. KL. ] " ^ [ fou lu'c''' '' c^iefa1Phousa est la transcriptionchinoisetant soit peu corrompuedu sanscrit Avalkiles wara BodhisaUwa, c'est'-dire, leBo KL.] lematrequicontemple avecamour. dhisaltwa,

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du royaume, voyagea par terre et par eau; mais fatigu l'excs, il demeura moiti du chemin. Il y eut alors une oie qui vint en volant devant lui, et qui se montra si bien discipline qu'il la put monter. L'oie s'abattit cet tang. Chy tchoung, qui avait voyag par les airs et qui se trouvait dans une contre loigne et trangre, sans connatre les chemins, chercha un abri sur un arbre pour y dormir. La fille du dragon du lac, qui se promenait sur le rivage, aperut tout coup Chy tchoung, et fut trs - effraye ; elle prit la figure d'un homme et le tira avec la main. Chy tchoung s'veilla en sursaut, et lui adressant des remercments : Un pauvre tranger tel que je suis, dit-il, comment daignez-vous venir son secours? Je suis sincrement touch de ce que vous assistiez un fugitif expos dans les dserts. La jeune fille rpondit : Mes parents m'ont enseign vnrer les fidles. Mais quoique vous m'ayez honore de vos regards, je n'ai pas encore reu vos ordres. Chy tchoung reprit : Dans le fond des mon tagnes et des valles, o est votre habitation? Elle rpondit : Je suis la fille du dragon de ce lac. J'ai appris la fuite des saints et leur msaventure : heu reusement je suis venue voir ici, et j'ai pu vous offrir des consolations dans vos fatigues. Le destin a voulu que Yan sse existt ; j'ignore quelle est sa volont. D'ailleurs j'ai pour surcrot de malheur ce corps de dragon; l'loignement vous a empch de l'apprendre. Cliy tchoung dit : Veuillez en une parole me soumettre sincrement votre dsir, et il sera satisfait. La fille du dragon dit : J'coute respectueusement vos ordres, et je m'y soumets. Chy tchoung, liant son coeur par un serment, dit : Que tout ce que j'ai de force, de bonheur et de vertu fasse reprendre cette fille du dragon sa forme humaine. Par l'effet de cette vertu divine, le dragon redevint homme l'instant. Pntre de reconnaissance et de joie, elle remercia Chy tchoung et lui dit : J'tais accable de douleur, mais mes maux se sont convertis en biens. Vous avez daign employer vos forces. Ce que vous me rendez d'ge, redevenue en un matin dans ma forme, je dsire vous le consacrer pour reconnatre ce bienfait. Je m'puiserai votre service sans satisfaire ma gratitude. Je veux aller l'annoncer mes pa rents, et ensuite ils vous prpareront une rception convenable. La fille des dragons rentra dans le lac; et, s'adressant son pre, elle lui dit : En me pro menant, je viens de rencontrer Chy tchoung, qui, par sa puissance, m'a rendu la forme humaine. Le roi des dragons, joyeux de cette faveur et plein de reconnaissance pour le saint, suivit sa fille, et, pour lui faire une invitation, sortit du lac. Il remercia Chy tchoung et lui dit : Malgr la diffrence des espces, je me soumets votre respectable puissance, et je vous invite venir dans ma maison, o je vous offrirai mes hommages et mes soins. Chy tchoung accepta l'invitation du roi des dragons, et alla habiter dans le palais des dragons. On vint au-devant de lui en crmonie, et avec de la musique, en grande joie. Chy tchoung, en voyant la forme des dragons, fut frapp de crainte et de dgot, et voulut 8

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prendre cong et sortir. Mais le roi des dragons l'arrta et lui dit : J'ai heureuse ment prs d'ici une maison ; vous y pouvez habiter. Tout le pays est vos or dres. Nous sommes vos sujets, etc. Chy tchoung remercia et dit : Je ne dsire pas ce que vous dites. Le roi des dragons plaa une riche pe dans un coffre, la recouvrit avec une merveilleusement belle toffe de laine blanche, et dit Chy tchoung : Prenez cette toffe et portez-la au roi du pays. II acceptera cer tainement le tribut d'un tranger; et, dans cet instant, vous le tuerez, et vous vous emparer de ce royaume. Ne sera-ce pas une bonne chose? Chy tchoung agra le conseil du dragon, et s'en alla faire son offrande. Le roi d'O tchang na leva lui-mme l'toffe de laine, alors Chy tchoung le prit par la manche et le tua. Les courtisans et les gardes poussrent de grands cris, et furent troubls sur les degrs. Chy tchoung, tenant l'pe la main, dit: L'pe que je tiens est celle que le dieu dragon a bien voulu me donner pour chtier. Ensuite il lui trancha la tte. Tous ceux qui ne se soumirent pas furent pouvants de ce pouvoir surhumain, et les autres honorrent son rgne. Ensuite il tablit son gouet la commisration qu'il montra pour les sages toucha la multitude. vernement, Ayant prpar la loi, il se rendit au palais du dragon, et ordonna la fille de celuici d'aller en avant pour rapporter cette tte dans la capitale. La fille du dragon s'acquitta de ce devoir. Partout o elle allait, la tte de Yan sse montrait neuf ttes de dragon. Chy tchoung, effray, ne sut comment faire; et, attendant qu'elle ft endormie, il tira son pe et les coupa. La fille du dragon se rveilla en sursaut et dit : Ceci n'est pas au profit de votre postrit. Mes ordres n'auront pas t vains. C'est une petite blessure, et tes fils et tes petits-fils en ressentiront de la douleur la tte. C'est effectivement le mal auquel on est expos dans ce pays. Chy tchoung tant mort, son fils lui succda. C'est lui qui fut Wen ta lo sy na. (Ce mot signifie en chinois arme suprieure.) Le roi de l'arme suprieure lui ayant succd, sa mre porta le deuil. Le Jou la revint de soumettre le dragon A po lo lo. Il descendit du haut de l'air dans son palais. Le roi de la Haute arme se trouvait la chasse. Le Jou la, en faveur de sa sur la loi. Rencontrant la sainte audition, elle reprit mre, prcha sommairement aussitt son clat. Le brillant Jou la demanda : Votre fils est mon parent ; o est-il maintenant? La mre rpondit : Il est parti ce matin pour aller la chasse : il va bientt revenir. Le Jou la et le peuple voulurent sortir pour l'aller chercher. La mre du roi dit : Je suis heureuse d'avoir seule rencontr le saint parent Jou la, qui veut bien nous consoler, et qui daigne descendre auprs de mon fils ; mais il va bientt revenir, et je vous prie de l'attendre un peu. L'honorable du sicle reprit : Cet homme est mon parent; il peut apprendre la loi et croire , etc. Je m'en vas. Quand il reviendra, dites-lui : Jou la s'en va d'ici; dans la ville de Keou chi, entre les arbres so lo, il entrera dans le ni pan [nirvana). Il convient de recueillir ses che li, et de l'honorer. Le Jou la et sa suite s'envolrent pourrez

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par les airs. Le roi de l'arme suprieure revint de la chasse, et voyant de loin une vive lumire au-dessus de son palais, il craignit que ce ne ft un incendie. Il quitta la chasse et s'en revint. Voyant sa mre rendue son clat et toute joyeuse, il lui demanda : Aprs que j'ai t sorti, quel heureux vnement est venu et a pu rendre ma mre son ancien clat? La mre rpondit : Pendant que tu tais sorti, le Jou la est venu ici : aprs avoir entendu la loi, j'ai recouvr ma beaut. D'ici, le Jou la se rend la ville de Keouchi, et il doit, entre des arbres so lo, entrer dans le ni pan. Il t'invite venir en toute hte pour prendre part aux che li. Le roi ayant appris cette nouvelle, etc., pressa son char et arriva entre les deux arbres. Le Ni pan tait dj fini, et dans ce moment, les rois, mprisant son loignement et estimant les che li, ne voulaient pas partager les che H avec lui. Alors la troupe des hommes clestes publia la volont de Fo, et les rois, l'ayant apprise, lui donnrent sa part quitablement. Au nord-est de la ville de Meng ki li, on passe les montagnes, on franchit les est prilleux et escarp; les et obscures. On marche le long des montagnes et les valles sont trs-profondes cordes, ou sur des ponts faits de chanes de fer, ou sur des poutres volantes, ou sur des ponts forms de bois assembls. On grimpe ainsi plus de mille li, et valles, l'on arrive au ruisseau de Tha li lo. C'est l que se trouve l'ancienne capitale du royaume d'O tchang na. On en tire beaucoup d'or, du parfum y Mn. Dans le ruisseau Tha li lo, auprs d'un grand monastre, il y a une statue du Phou sa bienfaisant, sculpte en bois; elle est de couleur d'or, resplendissante, majestueuse , et haute de plus de cent pieds. Elle a t faite par l'Arahan Mo thian ti kia. [Mo thian ti est une abrviation corrompue.) Il l'acheva aprs avoir lui-mme contempl trois fois ses perfections merveilleuses. Depuis que cette statue existe, la loi l'orient. A l'orient de ce point, en traversant les s'est rpandue considrablement montagnes et franchissant les valles, remontant le fleuve Sin tou, marchant suides ponts volants, des poutres assembles, des prcipices, des terrains marcageux, en faisant cinq cents li, on vient au pays de Po lou lo (limite de l'Inde du Nord). [Ici suit, dans l'original, la figure d'un homme d'O tchang na avec un paon.) (2) L'Inde centrale.] Vraisemblablement Madhya des a ou la rgion moyenne. On peut voir, dans le mmoire gographique, quelles paraissent avoir t les limites des cinq thian tcha ou des cinq parties de l'Hindoustan et de la partie centrale en particulier. Il est remarquable que, suivant F hian, on ait fait usage dans l'Oudyna prcisment du mme langage que dans l'Inde moyenne. L'expression dont il se sert a mme quelque chose'de singulier : %% jffjTs^ 07i emploie) tout fait la langue de l'Inde centrale. T* Tp jH, on fa'L ( Pou 1' scon remonte le fleuve Sin tou. Le chemin

[Je pense qu'il faut traduire : finem fecit lingnoe Indioe medioe, ou jusqu'ici tend la langue de l'Inde moyenne. KL.] 8.

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(3) Le royaume du Milieu,] dans le texte, Tchoung kou. Comme c'est prcisment la Chine, il faut prendre l'expression dont on se sert pour dsigner communment ne pas confondre les passages qui se garde, dans les relations bouddhiques, l'apportent la Chine avec ceux qui sont relatifs aux contres de Matoura, de Magadha, et autres royaumes situs dans l'Inde centrale. Cette confusion ne peut avoir lieu dans le livre de Chy F Man, qui, en parlant de son pays natal, le dsigne toujours par les noms de dynasties Han, Thsin, etc. Sur le mot de royaume du Milieu, voyez le chap. XVI. () Seng Ma lan l'tude de la petite translation.] Voyez II, k ; III, 5.

(5) Des Pi hhieou;] c'est la transcription du sanscrit bhikchou, mendiant. On les nomme en tibtain dGe slong a. Lorsque quatre fleuves se jettent dans la mer, ils ne reparaissent plus avec leur nom de fleuve. Lorsque les hommes des quatre castes sont devenus Samanens, ils ont le titre commun de ^g*j Chy tchoung, race de Shkya (synonyme de bhikchou). Le Tsun ching king les nomme J0t ,,?* Pi tlisiu (nom d'une herbe des monts Himalaya1'), et les autres king y |-|- Pikhieouc.)i Les religieuses mendiantes sont appeles /[L Fr )X_jP[ khieou ni [bhkchouni). Ce terme est honorable, parce qu'il ne s'applique qu'aux religieux qui mendient par un principe de dvotion et d'humilit. Ceux qui se dvouent ce genre de vie ont pratiquer douze sortes d'observances qu'on nomme theoa tho, d'un mot sanscrit qui signifie secouer, parce que ces observances servent secouer la poussire et les souillures du vice. Les mendiants doivent carter d'eux toutes les occasions de trouble, fuir les vains ornements, dtruire dans leur coeur le germe des dsirs, viter l'orgueil, et, en purifiant leur vie, chercher la suprme raison, la rectitude et la vrit. Les douze observances qui leur sont recommandes dans cette vue se rapportent aux quatre actions ou manires d'tre qu'on nomme 'weyi savoir : marcher, s'arrter, s'asseoir, [gravit, ou ce qui doit tre fait gravement), tre couch. Ce qui suit est extrait d'un livre spcialement consacr aux douze observances et qui en porte le titre CM eul theou tlw king d. i Le mendiant doit habiter dans un lieu qui soit a lanjo [ranyaka), c'est-dire , en sanscrit, lieu de repos, lieu tranquille. C'est le moyen d'loigner les troubles d'esprit, d'carter la poussire des dsirs, de dtruire jamais toutes les causes de rvolte, et d'obtenir la raison suprme , etc. 2 Il doit constamment mendier sa nourriture ( en pli pin'd'aptika), afin d'tein-

" et alibi. [Link],p. 212, 2/15, b Thscniji A han king, cit dans le Yuan Man louihan, liv. CCCXVII, p. 24. San tsang j sou, liv. XXII, p. g v.

Chieultheou thoking, le Livresacr des douze cit dans le San tsangf sou, [Link], observances, [Link]. p. 10. Cf. Vocabulaire peniaglotte,

NOTES

SUR

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dre tous les dsirs. Le mendiant ne doit accepter d'invitation de personne. 11faut qu'il mendie la nourriture ncessaire la sustentation de son corps matriel et de ses devoirs moraux. Une doit faire aucune diffrence des alil'accomplissement ments qu'il obtient, bons ou mauvais, ni concevoir aucun ressentiment lorsqu'on lui en refuse, mais tre toujours dans une galit d'esprit parfaite. 3 En mendiant il doit prendre son rang (en pli ythpant'ari) sans tre attir par les mets savoureux, sans ddaigner les personnes, sans choisir entre les pauvres et les riches, et prendre son rang avec patience. 4 Le mendiant qui s'occupe de bonnes oeuvres doit faire cette rflexion : C'est beaucoup d'obtenir un repas ; c'est trop de faire un petit repas (djeuner ), et un second repas (aprs midi). Si je n'en retranche un, je perdrai le mrite d'une demi-journe, et mon esprit ne sera pas entirement livr la raison. En consquence, il vite la multiplicit des repas, et adopte l'habitude de n'en faire qu'un seul [ekapnika). 5 Les aliments que le mendiant a obtenus seront diviss en trois portions : une portion sera donne la personne qu'il verra souffrir de la faim ; une autre sera porte dans un lieu dsert et tranquille, et dpose sur une pierre, pour les oiseaux et les btes. Si le mendiant ne rencontre personne qui soit dans le besoin, il ne doit pas pour cela manger la totalit des aliments qu'il a reus, mais les deux tiers seulement. Par l son corps sera plus lger et plus dispos, sa digestion plus prompte et moins laborieuse. Il pourra sans peine se livrer la pratique des bonnes oeuvres. Quand on mange avec avidit, les entrailles et le ventre grossissent, la respiration est gne ; rien ne nuit davantage aux progrs de la raison. Cette cinquime observance se nomme en sanscrit khaloupas'waddhaktinka. 6 Le suc des fruits, le miel et autres choses du mme genre ne doivent jamais tre prises par le mendiant pass midi. S'il en boit, son coeur se laisse aller aux dsirs et se dgote de la pratique de la vertu. 7 Le mendiant ne doit dsirer aucun ornement; il ne recherche pas les habits somptueux, mais il prend les vieux haillons dchirs que d'autres ont rejets, il les lave et les nettoie, et s'en fait des vtements rapicets, seulement pour se garantir du froid et pour couvrir sa nudit. Les vtements neufs, les beaux: habits donnent lieu aux dsirs de renatre, ils troublent la raison; ils peuvent aussi attirer les voleurs. 8 Tratchvarika, ou seulement trois habits. (Cf. XIII, 10.) Ces mots signifient que le mendiant se contente du Ma cha de neuf, de sept ou de cinq pices. Il a peu de dsirs et il est facile satisfaire. Il ne veut avoir ni trop, ni trop peu de vtements. Il s'loigne galement des hommes vtus de blanc, qui sont pourvus de nombreux habits, et des hrtiques qui, par esprit de mortification, vont entirement nus, au mpris de toute pudeur : l'un et l'autre excs sont galement

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la raison. Les trois habits tiennent un juste milieu. Au reste, le mot de kia cha signifie de couleurs diverses, cause des pices qui forment le vtement du premier, du second et du troisime ordre. 90 S'ms'cniika, ou l'habitation au milieu des tombeaux, procure au mendiant des ides justes sur les trois choses qui sont la premire porte de la loi de Fo : l'instabilit, ou le peu de dure du corps, compos des ciTKjf amas, qui retournent leur origine et se dtruisent; la douleur, qui presse et opprime le corps entre l'poque de la naissance et celle de la mort; et le vide, puisque ce corps est d'emprunt, form par la runion des quatre lments et sujet la destruction. C'est effectivement l'observation qu'en fit Shkya mouni, qui lui ouvrit le chemin de la sagesse suprme. En demeurant au milieu des tombeaux, le mendiant voit le spectacle de la mort et des funrailles. La puanteur et la corruption, les impurets de toute espce, les bchers, les oiseaux de proie, font germer en lui les penses relatives l'instabilit, et htent ses progrs dans le bien. io Frkchamolika, ou tre assis sous un arbre. Le mendiant qui n'a pas atteint la sagesse au milieu des tombeaux, doit aller mditer sous un arbre, y chercher la raison, comme fit Bouddha, qui accomplit sous un arbre les principales circonstances de sa vie : il y naquit, il y complta la doctrine, y tourna la roue de la loi, et finalement, y excuta son pari nirvana. C'est un effet de la destine. Nous apprenons d'ailleurs que d'autres Bouddhas s'y sont galement de ces oprations soumis, ,et l'arbre est tellement inhrent l'accomplissement suprmes, que le mot bodhi dsigne galement l'arbre et la doctrine. 11 Etre assis sur la terre, bhyavakshika, est encore un avantage pour le mendiant. Assis sous un arbre, comme moiti couvert par l'ombrage, il jouit de la fracheur. Il est vrai que la pluie et l'humidit l'atteignent, que la fiente des oiseaux le souille, qu'il est expos la morsure des btes venimeuses; mais aussi il se livre la mditation. Assis terre, son esprit se rcre; la lune, en l'clairant, semble clairer son esprit, et il y gagne de pouvoir plus facilement tre en extase. 12 Nachadhika, tre assis, et non couch. La position de l'homme assis est celle qui convient le mieux au mendiant. Sa digestion, sa respiration sont galement faciles, et il peut aisment atteindre la sagesse. Les vices font irruption sur celui qui se livre la paresse, et le surprennent leur avantage. La marche, la station, mettent le coeur en mouvement et l'esprit en dfaut. Le mendiant doit prendre son repos assis, et sans que ses reins touchent terre. J'ai pens que cet extrait d'un livre consacr aux habitudes du mendiant bouddhiste , ferait mieux connatre les ides de la secte que la rptition de ce qu'on trouve sur le mme sujet dans les relations des voyageurs. On remarquera ce qui est dit sous le n 8, comme tant en opposition avec les manires de voir attribues aux digambaras ou gymnosophisles.

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

VIII.

65

(6) La dimension de cette empreinte varie. ] Le texte dit : tantt longue, tantt courte, cela dpend de la pense des hommes a. On pourrait croire ce passage altr, si la mme ide bizarre n'tait reproduite, d'une manire encore plus prcise, par les autres plerins bouddhistes qui ont visit l'empreinte du pied de Fo dans le pays d'Oudyna. (7) La pierre o les habits ont t sches.] Cette aventure, arrive Bouddha, est raconte en dtail par Soung yun. La manire abrge dont F hian indique les traits de la vie des personnages de sa religion, par une simple allusion qu'il suppose bien connue de ceux qui il s'adresse, est une le plus d'obscurit dans sa relation, parce que nous sommes lgendes compltes o soient rapports tous les miracles Bouddhas, Bodhisattwas, Arhans, etc. Le sens commun n'aide en rien pour claircir ces endroits, car la plupart de ces actions fabuleuses sont un degr d'extravagance qu'il n'est pas facile de deviner. Il en serait peu prs ainsi, si, dans la vie de Mahomet, on disait simplement et sans explication, Y aventure de l'aiguire, Y affaire de la montagne, le miracle de la lune et de la manche: de telles indications seraient inintelligibles livre propre expliquer ces fables. pour celui qui ne serait aid d'aucun quelque circonstance des choses qui jettent loin de possder des attribus aux divers

(8) L'ombre de Fo.] Pour ce prodige, l'un des plus absurdes dont il soit fait mention dans les lgendes bouddhiques, voyez ci-dessous le chapitre XIII, les notes sur ce chapitre, et la partie du Si yu M relative au pays de Na ki lo ho. (g) Du pays d'Oudyna, F hian franchit, en allant vers le midi, une distance en qu'il a nglig d'noncer, mais qui ne saurait avoir t trs-considrable, juger par la suite de son rcit. On ne doit pas oublier qu'il tait rest l'ouest du Sind, en des contres que l'on comprend ordinairement dans la Perse, qui faisaient alors partie de l'Inde, et qui sont vritablement intermdiaires entre ces deux pays, et distinctes de l'un et de l'autre par la nature de leur population comme par leur situation gographique. C'est l qu'il trouva un petit tat qu'il nomme Su ho to, et qui est absolument inconnu d'ailleurs. * Ou [ plutt : cela dpend de la ferveurde l'me en priant. KL. ]

CHAPITRE

IX.

Royaume

de Su ho to.

Dans florissante.

le royaume

de Su ho to (1), la loi de Fo

est galement

trs-

cleste (2), prouva le Phou Chy, l'empereur et en colombe en pervier sa (3). II se changea (4). [Le Phou sa] dchira la colombe. la sa chair racheter Aprs que Fo eut accompli pour Anciennement, il passa par cet endroit avec ses disciples, et il leur dit : Voici ma chair la colombe. Les le lieu o j'ai jadis dchir pour racheter et ils levrent dans gens du pays apprirent par l cette aventure, loi, cet endroit une tour qui est enrichie d'ornements d'or et d'argent.

NOTES (1)

SUR

LE

CHAPITRE

IX.

Le royaume de Su ho to.] La forme de ce nom semble bien annoncer une origine indienne ; mais il est tout fait inconnu d'ailleurs. Tout ce qu'on sait de la position du pays qu'on appelle ainsi, c'est qu'il tait au midi de YOudyna, et cinq journes l'ouest du Gandhra de F hian. L'aventure fabuleuse qui y est sanscrite originale; mais il y a rapporte, pourra faire retrouver la dnomination sans doute longtemps que cette dnomination a disparu dans la contre laquelle elle a appartenu, par l'effet de l'influence persane et de celle du musulmanisme. (2) Chy, empereur cleste.] C'est Indra qu'on dsigne ainsi dans les livres bouddhiques de la Chine, quand on n'y transcrit pas son nom, In tho lo". On l'appelle aussi Ti chy, le seigneur des dieux, et Chy tlii houan in (vraisemblablement Shatamanyou ), ce qui signifie, dit-on, en sanscrit, puissant roi des dieux b. On sait Indra passe pour le seigneur du que, dans l'ordre des divinits bouddhiques, Trayastrinsha, ou du sjour des trente-trois dieux ( comparez XVII, 2), le second des Bhouvanas du monde des dsirs, en montant. On lui donne en tibtain le nom b * .S'oit isangf sou, liv. XLVI, p. n. [Link]. XXXIII, p. .

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

IX.

65

de dVang po, seigneur, et beaucoup d'autres dnominations qui ne sont que des pithtesa. En mongol, on l'appelle Kliormousda; et ce nom, aussi bien que la circonstance des trente-trois dieux auxquels il sert de chef, a t, pour M. Schmidt, l'occasion d'un rapprochement curieux avec Hormuzd et les trente-deux amschaspands h. Il est difficile de contester cette analogie, et plus difficile encore de l'expliquer jusqu'ici, puisque la nomenclature mongole est la seule qui la prsente, et qu'il n'y en a pas de trace chez les Hindous, lesquels ont d, plus que tout autre peuple d'Asie, avoir occasion de faire ou de fournir des emprunts aux Persans. (3) Phou sa] ou Bodhisathva. Celui dont il s'agit ici est Shkya mouni, dans une de ses existences antrieures, o il n'tait encore parvenu qu'au rang de Bodhisattwa. (Voy. X, k-) Ces personnages sont caractriss, dans leur vie humaine, par une bont extrme, une bienveillance universelle, un dtachement qui les porte se sacrifier pour le salut de tous les autres tres, comme dans l'exemple cit ici. n'a [) Il se changea en pewier et en colombe. ] Cette double transformation rien d'impossible dans les ides bouddhiques. Les dieux et les saints peuvent revtir plusieurs corps la fois, ou crer plusieurs apparences existant simultanment : c'est ce que signifie la phrase chinoise. Voyez pag. 55. ' le Dictionnaire de Scliroeter,passim. b Forsehungen,u. s. w. Voyez

CHAPITRE

X.

Royaume

de Kian tho we.

On

descendit

de

Su

ho

to

vers

l'orient,

de chemin,

et on arriva

o rgna F Phou sa (4), il fit dans lement lev

au royaume i (2), fils du roi A yu (3). Dans

pendant cinq journes de Kian tho we (i) : c'est le lieu le temps o Fo tait

ce pays l'aumne en cet endroit une grande

de ses yeux (5). On a pareiltour avec des ornements d'or beaucoup sont livrs

et d'argent. Parmi les habitants l'tude de la petite translation.

de ce royaume,

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

X.

(1) Le royaume de Kian tho we.] On serait tent de prendre ce nom pour celui du canton de Gandhava, qui a t introduit assez rcemment sur nos cartes \ Mais F hian, a visit les l'opinion d'un autre voyageur chinois, qui, postrieurement mmes contres, et qui s'est attach rectifier les erreurs commises par son prdcesseur dans l'expression des noms gographiques , nous conduit considrer Kian tho we comme une altration du nom bien connu de Kian tho lo : or, dans ce dernier se retrouve videmment celui des Gandari de Strabon h, le Gandhra des Pouranas c, le Kandahar des gographes musulmans, lequel est rest affect une ville clbre. Il ne faut pas que la position plus occidentale de cette ville soit regarde comme le sujet d'une objection contre une synonymie incontestable. Divers tmoignages, au nombre desquels il faut placer ceux des gographes chinois de la dynastie des l'invasion des Musulmans, les Gandhra Thang, font voir qu'antrieurement avaient form un tat puissant et tendu l'ouest de l'Indus. Nous en possdons, dans les collections chinoises, une description dtaille, postrieure de deux sicles celle du Fo kou Ici. Plusieurs traditions importantes pour le Bouddhisme avaient, cette poque, cours chez les Gandhra et dans les petits tats voisins. " dansle Bloutchistan, trad. fr. t. II, pag. 117. h [Link]. Ward, t. I, p. 11 Pottinger,Voyage

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

X.

67

Quelques-unes rappelaient les actions attribues Fo, au temps o il tait Bodhisattwa, c'est--dn'e, comme on l'a observ plus haut, dans une des priodes de son existence que la mythologie place avant l'poque de sa vie relle. de la (2) F i. ] Ce nom parat significatif: F i, avantage ou accroissement loi. Ce doit tre la traduction de quelque nom sanscrit comme Dharmavardhana, qui a appartenu plusieurs princes indiens. D'aprs cette tradition, le fils d'un roi de Mgadha aurait rgn dans le pays de Gandhra. Ce point d'histoire aurait besoin d'tre clairci par l'examen des livres sanscrits, qui, en juger d'aprs les extraits cits par M. Wiisona, peuvent fournir d'autres faits l'appui d'une runion quelconque entre Mgadha et Gandhra, des poques anciennes de l'histoire de l'Inde.

(3) Ayu.] Ce roi est plus souvent appel Wou yu. Son nom transcrit exactement est A chou Ma [asoka, sans tristesse). Il tait arrire-petit-fils du roi Ping cha ou Pinposolo [Bimbsra) , .dont il sera parl plus bas, et il vivait cent ans aprs le Nirvana de Shkya mouni. En mongol, on le nomme Khasolung ougeh, mot qui a la mme signification, mais que M. Schmidt n'a pas restitu, ni peut-tre reconnu. Comme on attribue ce roi la fondation de presque tous les difices religieux qui existaient autrefois dans les diverses parties de l'Inde, et qu'on la rapporte l'an i i 6 aprs le Nirvana de Bouddha, 9 de la rgence Koung hoc, 833 avant J. C., c'est l un synchronisme de la plus haute importance; et comme il est fond sur dans l'poque du rgne d'Asoka, et qu'il en sera fait mention trs-frquemment la suite de ces relations, nous reviendrons plus d'une fois sur l'histoire de ce monarque. Il faut surtout voir ce qu'en dit Hiouan thsang, dans sa Description de Mgadha, et les notes sur ces endroits. (4) Dans le temps o Fo tait Phou sa, ] c'est--dire, dans celle des existences, antrieures l'existence que nous reconnaissons comme historique, o Shkya mouni tait dj parvenu l'ayant-dernier degr de la perfection morale et intellectuelle ,-et avait obtenu la qualit de Bodhisattwa. Cette partie de la lgende tant peu connue , et formant, s'il est permis de parler ainsi, Yavant-scne de la vie de Bouddha, j'en vais donner un extrait, d'aprs une prdication que Shkya mouni fit, dans le royaume de Kapila, dans la chapelle de la famille Shkya, sous un arbre de l'espce appele nyagrodha [ficus religiosa), et laquelle assistrent, avec les mille deux cent cintous parvenus au rang d'Arhn, cinq cents religieuses quante grands mendiants, mendiantes, un nombre infini 'Oupsika et A'Oupsik (fidles de l'un et de l'autre sexe), de Brahmanes ; les quatre rois du ciel, le roi durayastrinsha (Indra), "Varna, les dieux du Touchita ( VI, 6 ), le dieu Nimalothi, le dieu Pholo nimi, Brahma et les " Mudra c liakshasa,prface, p. n. h Geschichle derOst-Mongolen, p. 16. Wakan kwlJ'en nen tsou.(Table [Link] Y et chinoise, liv. I, p. 17 v.) Histoire gakfoun-no japonaise 9-

68

FO

KOUE

KL

dieux mmes de l'Aghanichta, avec les princes des Nagas, des Asoura, des Kia lieou etc.; et de plus le roi Pe tsing, le roi Wou lo, des Tchin tho lo, des Mahieoule, le roi Kan lou tsing nou (sans colre), le roi Wou youan (sans indignation), (puret de la rose), ainsi que neuf cent mille grands et magistrats du pays de Kapila, qui tous taient venus honorer Shkya dans sa qualit rcemment reconnue de Bouddha. Maha Mou Man lian ", un des disciples favois de Shkya , fut celui qui provoqua de sa part des explications sur sa destine passe. Shkya fit alors un discours, dont je me borne transcrire les principales circonstancesh : Ma vie actuelle a dur pendant d'innombrables kalpas. J'tais d'abord un homme ordi naire qui cherchait la doctrine de Bouddha. Mon me reut une forme mat rielle en passant par les cinq voies. Quand un corps tait dtruit, j'en recevais un autre. Le nombre de mes naissances et de mes morts ne peut se comparer qu' celui des plantes et des arbres de l'univers entier. On ne pourrait compter et les corps que j'ai eus. La priode de temps qui comprend le commencement la fin du ciel et de la terre s'appelle un kalpa, et moi-mme je ne puis noncer les renouvellements et destructions du ciel et de la terre que j'ai vus. La cause des motions pnibles, ce sont les passions mondaines. J'ai t longtemps flot tant et comme submerg dans l'ocan des dsirs, mais je n'ai souhait que de remonter leur source : tel a t le but de mes efforts, et c'est ainsi crue j'ai a russi en sortir au temps o le Bouddha Ting liouang Anciennement, (lumire du vase, Dpankara) releva le monde, il y avait un saint roi nomm Tcng ching (abondance de lampes), qui rgnait dans le pays de Thi ho 'we. Son peuple tait favoris d'une grande longvit, et vivait dans la pit et la justice. La terre tait fertile, et l'on jouissait d'une paix profonde. Ce fut alors que naquit le prince qui porta le nom de Ting kouang. Ce prince tait dou de facults sa vieillesse, <(sans pareilles. Le saint roi, qui le chrissait, sentant approcher voulut lui rsigner son royaume; mais le prince le cda son frre cadet, et, embrassant la vie religieuse, il fonda la doctrine samanenne et devint Bouddha. Il parcourut le monde la tte d'une troupe innombrable de disciples. Quand il voulut revenir au royaume de Thi ho 'we, pour convertir sa famille et les prin cipaux du pays, on craignit la multitude opposer une arme. Le Bouddha, parles [ MahaMonkianlian signifiele grandMoukian [Link] motMouhianlianest traduitdans les livres bouddhiquesdes Chinoispar & pp] hou teou, c'est--dire, lentille (ciccr lens). C'est le sanscrit Un ermite qui a la mmesignification. Manggalyam, les lentilles, de la haute antiquit aimait beaucoup d'o lui vint son nomde familleMangjalyam, qui des dix estdevenu sonnom [Link] estle sixime grandsdisciplesde Shkya,et celui qui avaitacquis et l'on voulut lui qui l'accompagnait, six facults surnaturelles dont il jouisla plusgrandeforcesurnaturelle; c'est pourquoion le nomme .- 3* ijs Tho? oule premier dansla sainte pntration. [Sanisangfsou, [Link],p. i3. ) Le mmepersonnageest ailleursappelen sanscrit lililha, ce que les Tibtains, les Mongolset les Mandchousrendent par ex gremiovelex amplexu nains.[Vocabulairepentaglolte, sect. xxi, n 3.)KL.] b D'aprsle Sieouhingpen ke king, cit dans le Chini lian, liv. LXXVII,p. 8.

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

X.

69

saita, connut ce dessein, et il leva une forte et haute muraille, puis une seconde, et rendit ces deux murailles transparentes comme du verre, de sorte que l'on voyait trs - distinctement au travers six cent vingt mille Bikchou (mendiants), tous pareils des Bouddhas. Le roi reconnut son erreur. On adora le Bouddha, et l'on fit les prparatifs d'une grande fte pour le recevoir. Dans un espace de quarante li, on aplanit les chemins, on les arrosa d'eau de senteur, on leva des pavillons et des tentures avec toutes sortes d'ornements d'or, d'argent et de pierres prcieuses. Le roi vint la rencontre du Bouddha, et celui-ci ordonna aux Bikchou de rpondre aux honneurs qu'on lui rendait Sur ces entrefaites, il y avait un jeune lettr Fan tclii (Brahmatchri)1", nomm Lumire sans tache. Ds sa jeunesse, il avait donn des preuves d'une intelligence suprieure. Son me s'tait ouverte aux plus rares connaissances. Retir dans les forts et les montagnes, il y menait une vie pure, s'adonnant la contemplation, mditant sur les critures, et il n'y avait rien qu'il ne st parfaitement. Il avait converti un grand nombre d'hommes. Dans ce nombre tait un Brahmatchri nomm Pou tsi tho, qui desservait un grand temple o il clbrait toute l'anne les cr monies et les sacrifices. La foule de ses disciples s'levant quatre-vingt mille a lui avaient apport, la fin de l'anne, de Yor du Dakshin, de l'argent, des pierres des chars, des chevaux, des moutons, de riches vtements, des prcieuses, toffes, d'lgantes chaussures, des dais enrichis de perles, des btons d'tain ( l'usage des mendiants), des aiguires. Le plus habile et le plus intelligent devait possder tous ces trsors. Sept jours n'taient pas encore couls, quand le jeune Bodhisattwa entra dans cette compagnie. Il y prcha sept jours et sept nuits. Les auditeurs furent ravis, et leur chef, plus content qu'eux encore, voulut offrir au Bodhisattwa une fille vertueuse ; mais le Bodhisattwa ne l'accepta pas, et ne voulut prendre qu'un parasol, un bton, une aiguire, des chaussures et mille pices de monnaie. Il rendit tout le reste au matre, qui voulut du moins partager avec lui; mais le Bodhisattwa refusa encore, et lorsqu'il quitta ses dis ciples, il leur distribua chacun une pice d'argent. En continuant sa route, il vint dans un pays o les habitants paraissaient joyeux et o se montraient de toutes parts des prparatifs de ftes. Il s'informa du motif de ces ftes: on lui dit que Ting kouang allait venir recevoir les hommages du peuple. Le jeune * oBrhman, fromthe timeofhis investiture wilhthe ci-dessus,VI, 5. Voyez cord, tothe periodofhisbecoming a householdcr : 1 f - A?f* Fan tchi, dit le San tsanqf sou it is also appliedto aperson, whocontinues with his spiritual teacher, through life, studyirmthe (liv. XVI, pag. i5 verso), est un mot sanscritqui Vedas, and observing thedutiesofthe student;it is en chinois-^- 1/^tt, c'est--dire, la postrit signifie alsogivenasa titlc toPandits learnedin the Vedas ; des Danstoutesleslgendes to a classof ascetics;hy the Tanlras, it is assigne! purs(oudesBrahmanes). ce tenue chinoisremplacele sanscrit to personswhosechiefvirtueis the observance of bouddhiques, continence;and it is assumedhy many religions Brahmatchri, dans sondicque [Link] Kr,. tionnairepar : The religionsstudent; the young vagabonds. ]

70 Bodhisattwa

FOE

KOUE

KL

sauta de joie en apprenant la venue du Bouddha, et demanda quel des hommage on allait lui rendre. Rien que de lui offrir des fleurs, rpondit-on, Il entra en hte dans la ville; mais le parfums, des toffes, des banderoles. roi avait fait dfendre de vendre des fleurs pendant sept jours, afin de les rserver pour la crmonie. Le Bodhisattwa se sentit trs-mortifi de ce contre-temps ; mais le Bouddha avait pntr la pense du jeune homme. Une fille vint passer avec une cruche pleine de fleurs : le Bouddha l'claira d'un rayon de lumire; la cruche devint transparente comme du verre, et le Bodhisattwa, lui ayant achet ses fleurs, s'en alla fort content formant Le Bouddha tant arriv, une multitude immense l'accompagna, autour de lui plusieurs milliers de fois cent rangs. Le Bodhisattwa voulait appro' cher pour rpandre ses fleurs, mais il ne pouvait y russir. Le Bouddha, qui s'en aperut, fit sortir de terre un grand nombre d'hommes d'argile qui l'aidrent pntrer dans la foule. Alors le Bodhisattwa jeta cinq fleurs qui demeurrent en (( l'air, et formrent un dais large de soixante et dix li. Deux autres fleurs s'arrtrent sur les paules du Bouddha comme si elles y eussent pris racine. Le Bodhisattwa charm rpandit ses cheveux terre, et supplia le saint personnage de marcher dessus. Aprs quelques faons et de nouvelles instances, le Bouddha y consentit ; alors sa bouche souriante projeta deux rayons de lumire de diverses couleurs, qui se sparant sept pieds de distance, firent trois fois le tour de sa personne, et. dont l'un claira les trois mille grands milliers de mondes, sans que rien y chappt, et revint sur le vertex ( du saint ) ; l'autre descendit dans les dix huit rgions infernales, et suspendit un moment les tourments qu'on y endure. Les disciples demandrent au Bouddha l'explication de son sourire. Vous voyez leur rpondit-il, l'honorable du sicle vous annonce que la ce jeune homme, puret qu'il a voulu acqurir dans un nombre infini de Kalpas, en soumettant son coeur, surmontant la destine, et chassant les passions; que ce vide suprme ni fin, qui rsulte de l'amas des vertus et qui doit accom sans commencement plir ses voeux, il les a obtenus ds prsent. Puis s'adressant au jeune homme lui-mme : Dans cent Kalpas, continua le Bouddha, tu obtiendras de devenir Bouddha; tu t'appelleras Chy kia iven (ou le pieux, l'humain). Le nom du Kalpa o tu natras sera Pho tho (sage) ; le monde s'appellera Cha fou. Ton pre sera P tsing, ta mre Maye, ta femme Kieou i, ton fils Lo. Ton compagnon sera A non; ton disciple de droite, Chy lifo; ton disciple de gauche, Maha Mo kian lian. Tu instruiras les hommes des cinq mondes grossiers ; tu sauveras les dix parties, le tout exactement comme moi. L-dessus Bodhisattwa le Pieux, que cette prdiction comblait de joie, perdit la facult de penser, et tomba en extase ; mais en mme temps son corps s'leva en l'air et y demeura suspendu la distance de cinquante-six pieds de terre. Il redescendit ensuite et se prosterna aux pieds du Bouddha. Alors il se fit Samanen; et quand le Bouddha prchait la loi, Bodhi-

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

X.

71

sattwa le Pieux l'assistait. Lorsque Ting kouang parvint au Nirvana, ce Bouddha reut ses prcejites et maintint la loi dans toute sa puret. 11 ne se lassa jamais de pratiquer la bont, l'humanit, la charit et toutes sortes de vertus. Quand sa vie fut termine, il naquit dans le Touchita; mais comme il dsirait toujours sauver ceux qui taient dans l'aveuglement et l'obscurit, il descendit sous la forme de roi tourneur de roue [tchakravarti), l'empereur qui marche en volant. Il tait posses seur de sept trsors plus prcieux les uns que les autres la roue d'or, les perles divines, la femme parfaite (de jaspe), le ministre rempli de science, une arme bien discipline, la crinire enrichie de perles d'un cheval couleur de pourpre, et la queue pareillement orne de perles de l'lphant blanc. (Comparez XVII, 12.) L'ge des hommes tait alors de quatre-vingt-quatre mille ans. Il avait dans son palais quatre-vingt-quatre mille femmes. Il lui naquit mille fils, tous vertueux et braves, de telle sorte qu'un seul d'entre eux en valait mille. Le saint roi gouverna avec la plus grande sagesse, et fit fleurir la vertu. Il tablit la paix dans tout l'univers. Le vent et la pluie venaient propos pour faire mrir tous les grains. Ceux qui s'en nourrissaient, n'avaient que peu de maladies. La saveur en tait comme une douce rose, et ces aliments procuraient une sant parfaite. Il n'y avait que sept infirmits : le froid, le chaud, la faim, la soif, les deux besoins na turels et les dsirs de l'esprit. Quand le saint roi eut puis son ge, il monta au ciel de Brahma, o il devint Brahma. La dure de la vie d'un Brahma est de deux rgnrations du monde ou deux mille six cent quatre-vingt-huit millions d'annes. Au ciel, il tait Indra. La vie d'un Indra est de mille ans, dont chaque jour vaut cent de nos annes, ou trente-six millions cinq cent mille ans. Sur la terre, il tait roi saint. Ces vicissitudes eurent lieu trente-six fois; mais enfin il prouva de nouveau le dsir de sauver les hommes, et au temps convenable, il redevint Bodhisattwa. En se soumettant la douleur, il avait travers trois asankhya de Kalpas (trois cents quadrillions de fois seize millions huit cent mille ans). Au bout de cette priode, il voulut tmoigner sa commisration pour toutes les douleurs, et faire tourner la roue en faveur de tous les tres vivants. Il fit l'abandon de son corps un tigre affam a, et traversa ainsi neuf Kalpas en se livrant aux plus grands efforts. Dans les quatre-vingt-onze Kalpas restants (de puis le temps du Bouddha Ting kouang), il s'appliqua l'tude de la raison et de la vertu, s'introduisit dans les penses du Bouddha, pratiqutes six moyens de salut, et runit dans son coeur la vrit de l'aumne [dna), de l'observation des prceptes [s'la), de la confusion salutaire [kshnti), de l'activit sainte [vrya), avec l'exquise connaissance [prdjn), et la subtilit [oupya) ; il s'accoutuma [ Il naquit alors commetroisimefilsdu puissantmonarque Mahrath,et s'appelaitMahSatwa. Sesdeux frres ans taien! MahKda et Mah Diva. L'meincarnedansle premiertak cellede Mutrcya,et l'me du secondcelle de Mandjousri. -KL.]

72

FO

KOU

KL

traiter tous les tres vivants avec la tendresse qu'il aurait montre l'gard d'un enfant nouveau-n. Enfin, il amassa toutes les vertus d'un Bouddha, de sorte qu'ayant, dans le cours des Kalpas, parcouru avec effort les dix terres (ou sta tions pour l'unification a ), il se trouva dans la vie parvenu ce point qu'on nomme ekavtchika, et o l'me n'a plus qu'un seul obstacle surmonter pour atteindre la suprme intelligence. Alors ses mrites tant accomplis, et le cercle de la divine prudence tant entirement immense parcouru, il dut descendre pour devenir Bouddha. Il se donna lui-mme dans le Touchita quatre sujets d'observation : il observa le pays o il devait natre, et le pre et la mre dont il (Je dans le texte) devait recevoir la naissance, et ce qui convenait pour l'enseignement et la conversion qu'il projetait. Je savais d'avance, continue Shkya (en parlant dsormais la premire personne), que c'tait le roi P tsing qui devait tre mon pre dans le sicle. Keou li cha ti avait deux filles qui taient alors se baigner dans un tang du jardin des femmes. Le Bodhisattwa tendit la main et dit : Voici la mre qui doit m'engendrer dans le sicle. Quand le temps de ma naissance fut venu, il y eut cinq cents Fan tchi (Brahmatchri), tous jouissant de cinq facults surnatu relies (sur six), qui passrent en volant sur les murailles du palais sans pouvoir y pntrer. Frapps d'tonnement, ils se dirent les uns aux autres : Nos facults divines nous permettent de passer au travers des murailles ; pourquoi donc ne pouvons-nous pntrer ici? Le matre des Brahmatchri leur dit : Voyez-vous ces deux filles? L'une des deux doit engendrer le grand homme, possesseur des trente deux lakcliana (beauts corporelles), et l'autre doit nourrir ce mme grand <(homme. Cet tre divin et redoutable va nous priver de nos facults surnatu relies. Cette nouvelle se rpandit bientt dans tout l'univers. Le roi P tsing, transport de joie et dsirant que l'empereur qui marche en volant vnt natre dans sa maison, demanda la jeune fille en mariage, et vint la recevoir comme son pouse. Le pieux Bodhisattwa, mont sur un lphant blanc, s'approcha <(du sein de sa mre, et choisit pour natre le huitime jour de la quatrime lune. La dame s'tant baigne et parfume, prenait du repos, quand elle vit en songe un lphant blanc qui rpandait la lumire dans tout l'univers. Un concert de voix et d'instruments se faisait entendre, on rpandait des fleurs, on brlait des par fums. Quand ce cortge, qui traversait les airs, fut parvenu au-dessus d'elle, tout disparut subitement. Elle s'veilla tout effraye, et le roi lui ayant demand la cause de son pouvante, elle lui raconta le songe qu'elle venait d'avoir. Le roi, inquiet son tour, consulta les devins, qui le rassurrent. Ce songe, dirent-ils, est la marque de votre bonheur, roi ! Il annonce qu'un saint esprit est des cendu dans le sein (de la princesse). Cf. Vocabulaire [Link] pentaglolte, Elle concevra de ce songe, et le fils qu'elle

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

X.

75

engendrera sera, dans votre maison (comme prince), empereur qui marche en volant et faisant tourner la roue ; et hors de la maison ( dans la vie religieuse ), il tudiera la loi, deviendra Bouddha, et dlivrera les dix parties du monde. Le roi fut ravi de cette assurance ; la dame en prouva de corps et d'esprit la plus salutaire influence. Les princes des petits tats voisins, apprenant que la femme du grand roi avait conu, vinrent lui rendre hommage ; chacun d'eux lui paya tribut avec de l'or, de l'argent, des perles, des habits prcieux, des fleurs et des parfums, lui exprima son respect, et lui souhaita mille bonheurs. La dame tendit la main et refusa leurs offres avec civilit. Depuis que la dame avait conu, les dieux lui prsentaient les mets les plus savoureux ; une vapeur subtile la nourrissait sans qu'elle et besoin de recourir aux cuisines du roi. A la fin du dixime mois, le corps du prince tant tout fait form, le huitime jour de la quatrime lune, la dame sortit, traversa la foule et alla se placer sous un arbre : les fleurs s'panouirent, et une brillante toile apparut cette lgende au point o commence la partie de l'existence du J'interromps saint personnage, pendant laquelle il atteignit la dignit de Bouddha. Plusieurs traits de cette dernire carrire pourront trouver place dans les notes qui suivront ; mais il faut remarquer que le nom de Bodhisattwa est encore appliqu Shkya dans plusieurs aventures de sa vie terrestre, relatives un temps o il n'tait antrieures sa trentime anne. pas encore devenu Bouddha, c'est--dire (Voyez XII, 2.) de ce trait de

(5) L'aumne de ses yeux.] II est parl dans les autres relations charit du Bodhisattwa.

10

CHAPITRE

XL

Royaume

de Tch cha chi lo. Le tigre affam.

il y a un sept journes de marche, Tch cha chi lo. Tch cha chi lo signifie en chinois nomm royaume o Fo tait Phou sa (2), il fit en ce lieu Tte coupe (i). Dans le temps ce nom au pays. on a donn l'aumne de sa tte (3), et c'est pourquoi A l'orient de Kian tho we, Plus corps grandes de ces l'orient un tigre encore, affam ornes les on vient (4). Dans de toutes grands au lieu ces deux o (Fo) endroits, a abandonn on a lev son de

tours, contres,

sortes

de choses

les dvotions et d'y brler parl plus tours (5).

et le peuple eux dans des fleurs ; on ne cesse d'y rpandre qu'ils y pratiquent Ces tours, et les deux autres dont il a t des parfums. sont appeles par les gens du pays les quatre grandes

prcieuses. rivalisent entre

Les rois

haut,

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

XL

tchyoutasira (tte tombe), (1) Tch cha chi lo.] Il faut lire vraisemblablement mot sanscrit qui aurait peu prs la signification indique par F hian. La sifflante remplaant la dentale la seconde syllabe, ne doit pas arrter dans une transcription chinoise. On a dj vu un exemple de cette substitution, et on enverra encore d'autres par la suite. Au reste, il n'est pas tonnant qu'une dnomination fonde sur une pareille aventure, ait compltement disparu avec le Bouddhisme dans la nous manquent pour localit laquelle on l'avait applique. Les renseignements fixer prcisment la place de ce canton sur nos cartes : il ne devait pas tre trsloign de Shoraivak et du canton actuel de Sarawan. (2) Fo tait Phou sa.] Voyez X, k. (3) L'aumne de sa tte.] Cette circonstance, ainsi que celle de l'aumne des yeux

NOTES indique prcdemment, thsang a recueillies.

SUR se trouve

LE

CHAPITRE

XL

75 que Hiouan

rapporte

dans les lgendes

(4) Abandonn son corps un tigre affam.] Voyez ci-dessus, X, k- Jadis Bouddha tant prince sous le nom de Sa tho (Sattwa), se promenait dans les montagnes ; il vit un tigre qui mourait de faim, et jeta au-devant de lui son propre corps, pour lui sauver la viea. [Dans sa Grammaire mongole, imprime Saint-Ptersbourg en 183 i, M. J. J. Schmidt a donn cette lgende bouddhique, extraite du 26e chapitre du livre intitul i~-\) 1I\{_I 1 Alton, gerel (en sanscrit Souwarna prabhsa) ou l'clat de l'or. Il l'a accompagne d'une analyse grammaticale et d'une traduction allemande.] KL. (5) Les quatre grandes tours, ] savoir : la tour du pays de Su ho to, o le Bodhisattwa avait rachet la vie des colombes aux dpens de sa propre chair ; celle du Gandhra, ou de l'aumne des yeux; et les deux qui sont indiques dans ce chapitre. " Santsangfsou, [Link],p. i v.

10.

CHAPITRE

XII.

Royaume

de Fo leou cha. Pot de Fo.

Du royaume de Kian tho we, en allant au midi pendant quatre on arrive au royaume de Foe leou cha (i). Anciennement, jours, ce pays avec ses disciples, s'adressa A nan (2) et lui Ki ni mon pan ni houan (3), il y aura un roi nomm kia (4), qui lvera une tour dans cet endroit. Par la suite, le roi Ni kia se mit voyager; et comme il parcourait ayant paru dans le sicle, Fo, parcourant dit : Aprs ce pays, Chy, l'empereur Il rjroduisit un jeune Le dit-il. roi lui dit : Que donna Le roi lui de celle cleste bouvier fais-tu (5), voulut lui faire natre qui, sur sa route, l? Je fais une tour loges, une pense. levait une tour. Fo, rponune tour

de grands

et il fit construire

au-dessus

de quarante et tous ceux temple, ainsi

de ce jeune Cette tour tait haute de plus berger. toises (6), orne de toutes sortes de choses prcieuses ; qui la voyaient admiraient la beaut de la tour et du laquelle rien ne pouvait tre que leur magnificence, renomme portait que cette tour tait suprieure

La compar. toutes celles du Yanfeou thi (7). Quand la tour du roi fut termine, la au midi de la grande, haute d'environ trois pieds. petite tour parut, Le pot de Foe (8) est dans ce royaume. le roi des Anciennement, Youe dsirait le roi chi (9) leva une

s'emparer des Yu

arme et vint attaquer le pays. Il puissante du pot de Fo. Quand il eut soumis le royaume, tait fermement la loi de Fo, attach ti, qui

voulut

le pot et l'emporter : c'est pourquoi il ordonna des prendre et quand il eut sacrifi aux trois (tres) sacrifices, prcieux (10), il fit un grand lphant et plaa le pot richement approcher caparaonn, sur cet lphant ; mais l'lphant tomba terre et ne put avancer.

CHAPITRE On construisit alors un char

XII.

77

quatre on y plaa le pot, et roues, huit lphants le tirrent; mais il leur fut impossible de faire un du pot (n) n'tait pas encore alors que la destine pas. Le roi reconnut : il en prouva une vive mortification arrive ; mais il fit lever en et un seng kia lan (12). Il y laissa une garnison Il peut y et y fit faire toutes sortes de crmonies. pour le garder, Un peu avant le milieu du jour, avoir environ sept cents religieux. ces religieux tirent le pot du lieu o il est enferm, et, revtus d'habits toutes sortes d'honneurs. Ils dnent ils lui rendent blancs, ensuite, retournent et, quand le soir est venu, ils brlent des et s'en parfums deux boisseaux (i3). cet endroit une tour

Le pot peut contenir environ aprs. Il est d'une couleur o le noir domine; il est bien form mlange des quatre il est pais d'environ deux lignes, luisant et bien cts; le remplir avec quelpoli. Il y a de pauvres gens qui parviennent tandis que des gens riches, des fleurs ques fleurs, qui apporteraient en offrande, mesures pourraient (i4), sans jamais en mettre cent, mille ou dix mille grandes

le remplir. parvenir Il n'y eut que Pao yun et Seng king qui firent leurs dvotions au ensuite. Hoe king, Hoe tha et Tao pot de Fo : ils s'en revinrent rendus taient en avant et s'taient dans le royaume tching partis ki pour y adorer l'ombre et la dent de Fo, ainsi que l'os de son crne. Hoe king tant tomb malade, Tao tching resta pour de Fo leou cha. le veiller, et Hoe tha revint seul dans le royaume de Na Quand king king Il n'y Hoe tha, Pao yun et Seng ses compagnons, rejoint le pays de Thsin immdiatement (i5). Hoe repartirent pour du pot de Fo. se plaisait dans le temple extraordinairement eut donc crne que le seul de Fo. Fa hian qui se rendit au lieu o tait il eut

l'os du

78

FO

KOU

KL

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

XII.

(i) Royaume de Fo leou cha.] 11 n'y a gure lieu de douter qu'on n'ait ici la mention la plus ancienne du nom des Beloutches, sous une forme vraisemblablement emprunte la langue sanscrite. La ville de Pa lou cha, que Hiouan et celle de Fou leou cha, qui thsang place dans la partie sud-est du Gandhra, tait habite par les Yu 'ti (ci-dessous, note g), paraissent rappeler la mme dnomination. J'avais hsit reconnatre les Beloutches dans le pays de Fo leou cha, et je croyais d'abord que ce nom pouvait tre une altration de celui de Pars ou Fars; mais les circonstances gographiques et religieuses qui sont indiques au sujet de Fo leou cha et de Pa lou cha ne permettent pas d'admettre cette conjecture \ Il est peut-tre assez singulier de retrouver ce mot dans une relation chinoise du vc sicle, et plus encore d'apprendre, sur la religion de ce peuple, des dtails qui ne sont point connus d'ailleurs. La tour la plus magnifique qui existt alors dans tout le Djambou dwpa, c'est--dire, en style indien, dans le continent entier, avait t construite chez les Fo leou cha en l'honneur de Bouddha, et l'on y conservait sa marmite, ustensile indispensable et caractristique du solitaire bouddhiste. La possession d'un tel trsor attira dans le pays une invasion du roi des Yu ti ou Gtes, dont F hian recueillit la tradition accompagne de circonstances fabuleuses. Au reste, tous les gographes chinois sont d'accord au sujet de la domination que les Gtes ont exerce dans ces contres, et nous verrons encore leur nom ml dans une autre tradition relative la mme marmite de Fo, que le voyageur eut l'occasion de noter pendant son sjour Ceylan. A nan tho [Ananda), et dont le nom est expliqu par joie, jubilation 1, est l'un des disciples favoris de Shkya mouni, et l'un de ceux qui sont le plus frquemment cits dans les lgendes. C'tait celui qui passait pour le plus savant ( to wenc), le plus vers dans la doctrine des trois tsang [Pitaka), (2) Anan,] des livres sacrs, des prceptes et des discours. Quand Bouddha eut accompli la loi, le roi Hou fan [Amitodana), son oncle, envoya dire son frre an le roi P tsing [Shouklodana) qu'il venait de lui natre un fils. P tsing, ravi de cette nouvelle, dit aux ambassadeurs : Puisque c'est un fils, il faut lui donner le nom de Joie (Ananda). Ce prince s'attacha par la suite son cousin Shkya mouni, quand celui-ci embrassa la vie religieuse. Une notice sur la vie d'Ananda nous apprend qu'il tait Kshatrya, natif de la ville des Rois (Rdjagrika ), et fils du roi P fan. Ce dernier point est en opposition " Pian i tian, liv. c Fan i LXIII, pag. i5. ming i, cit dans le San tsangJ sou, 5aHtsang et [Link], pag. i3; Encyclopdie japonaise,liv. XIX, J sou, liv. XXXI, pag. 10 verso, [Utssim. pag. S. c'est--dire souvent nomm

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

XII.

79

avec le texte prcdent, qui fait Ananda fils du roi Amitodana. Aprs le Nirvana de son cousin, Ananda vint sur les bords du Gange. Cinq cents Arhn descendirent au travers des airs : dans le nombre taient Chang na ho sieou et Mo ti kia. H savait que tous ces personnages taient des vases de la grande loi, et il les appela lui. Jadis, leur dit-il, Tathgata a confi au grand Kashyapa le trsor des yeux de la droite loi. Quand celui-ci est entr dans l'extase, il me l'a remis; et moi, qui suis prt m'teindre, je vais vous le transmettre. Ecoutez les vers que voici :

Il existe une loi que je vais vous confier, Et cette loi, c'est la uon-existence (l'absolu). Il faut distinguer ces deux choses, Et comprendre la loi de ce qui n'est pas le nant. Ensuite l'Arhn s'leva en Tair, et aprs avoir subi dix-huit transformations, il se laissa emporter par le vent, et s'teignit en s'enfonant subitement dans le son mi [ l'extase ). On se pai'tagea ses sharra [ reliques ), et on leva des tours en leur honneur. Ceci se passa au temps de I wang de Tcheou (89/1-879 avant J. C.)\ Il y a un calcul chronologique faire sur ces indications. Shkya avait trente ans quand il accomplit la loi prs de la ville de Bnars ; c'est cette poque qu'Ananda vint au monde. Shkya vcut encore quarante-neuf ans : tel devait tre l'ge d'Ananda l'poque du Nirvana. Mah Kashyapa, le premier successeur de Shkya mouni, en qualit de patriarche, se retira dans le mont Koukkouta pda pour y attendre la venue de Matreya, la cinquime anne de Hiao wang des Tcheou, 905 avant J. C., quarante-cinq ans aprs le Nirvana, Ananda ayant quatrevingt-quatorze ans. On ne dit pas combien de temps il exera les fonctions de patriarche; mais pour qu'il et pu mourir au temps de I wang, quand bien mme c'et t la premire anne de ce rgne (89/1), il et fallu qu'il vct cent cinq ans. La chose n'est pas impossible ; mais elle permet d'autant plus de doutes, que les auteurs bouddhistes dont nous possdons les ouvrages nous laissent ignorer les moyens dont ils se sont servis pour tablir des synchronismes entre les dates des vnements, dans les premiers sicles de leur religion, et celles de l'ancienne histoire chinoise. Voici le rsum de celle-ci, d'aprs l'ouvrage cit prcdemment : Naissancede Shkya o H embrasse la vie religieuse... 19 Il accomplit la loi. Anandanat. 3o H entre dans le Nirvn'a 79 Mah Kashyapa meurt \ik Ananda meurt a San thsathouhoe we, liv. IX, p. 6 v. jin chinois que j'ai

Avant J. C. 1029 ike de Tchao wang 1010 4 3e 3e de Mou wang ggg 52e 95o . 5e de Hiao wang go5 Sousle rgne de I wang.. 89/1-879

80

FO

KOU

KL

D'autres livres chinois fourniraient d'autres calculs qui seraient affects de la mme incertitude. La chronologie japonaise place la mort de Kashyapa en 905, et celle d'Ananda la onzime anne de Li wang, en 868a : il aurait eu cent trente ans. (3) Pan ni liouan.] Ni liouan, ou f extinction, se reconnat sans difficult pour la transcription du sanscrit nirvana. Mais on trouve frquemment dans les livres chinois cette expression prcde de la syllabe pan : c'est toujours quand il est ou de l'extase en gnral, mais du passage de question, non de l'anantissement la vie relle et relative l'tat d'absorption, effectu par un Bouddha. Ni liouan, c'est l'tat auquel les saints aspirent; pan ni liouan, c'est l'acte qui les y fait arriver. D'aprs cette observation, M. Burnouf pense que ce mot doit tre la transcription de pari nirvana, qui s'emploie en sanscrit dans le mme sens et dans les mmes occasions. [Le texte porte % n9 fan ninoaan heou. Le mot \&.\&W%J$L pan, ou plutt pouan, signifie, selon les dictionnaires chinois, 5e transporter d'un endroit l'autre. Il ne parat donc pas tre la transcription d'un mot sanscrit dans la phrase cite, dont le sens est d'ailleurs assez clair, car elle signifie : Aprs que je me fus transport dans le ni honan [ ou nirvana ). Le San tsang f sou (liv. XXXIX, fol. 2 k verso) dit pourtant que pan ni phan est une expression sanscrite qui signifie en chinois my tou, c'est--dire, le passage l'tat d'absorption. ] KL. [) Ki ni Ma, ] et plus bas, par abrviation, Ni Ma. C'est le mme prince que iliouan thsang fait rgner dans le Gandhra, quatre cents ans aprs leNirvn'a duTathgata, et qu'il nomme Kia ni se Ma. Ce doit tre le mme que le Kanika de Sanang setsen, que cet auteur mongol place trois cents ans aprs le Nirvana de Bouddha, et qu'il dsigne comme ayant t roi de Gatchou b, avec l'pithte de y*- ^\P^}-^A. prince de misricorde, aumnier, bienfaisant. M. Schmidt a lu Gatchi au lieu J~L-Ik de Gatchou, le nom du royaume de Kanika ; mais comme il n'a pas mis de note en cet endroit, j'ignore si la faute est dans le texte ou dans la traduction.

(5) Chy, l'empereur cleste.] Indra. Voyez IX, 2. (6) Quarante toises,] environ 122 mtres. Voyez, pour l'indication d'un sthopa encore plus lev, dans la mme contre, III, 3, et la relation de Gandhra par Hiouan thsang. de Djambou dwpa, que l'on (7) Yan feou thi.] Ce mot est une corruption rend quelquefois d'une manire plus exacte par le de Clien pou. La cosmographie comme celle des Brahmanes, bouddhique, partage la terre en quatre grands dwpa ou continents (les), disposs autour du Soumerou. Ces continents sont: a Wa kankuvto nen der Ost-Mongolen, isou, p. 16. h Geschichle Jeu gakj oun-no pag. 16.

NOTES i A l'orient du Soumerou,

SUR

LE

CHAPITRE

XII.

81

le Fo yu tha ou Fo pho thi [Porvavideh?). Ce nom signifie corps qui surpasse, parce que la superficie de ce continent l'emporte sur celle du continent mridional. On le traduit aussi par origine ou commencement, parce que le soleil se lve dans ce pays. Ce continent est troit l'orient et large l'occident, ayant la forme d'une demi-lune; son diamtre est de neuf mille yodjanas. Le visage des habitants est aussi en forme de demi-lune. Leur stature est de huit coudes, chacune de huit pouces; ils vivent deux cent cinquante ans. un synonyme de vidha, oriental. KL.] [Ce mot est proprement 2 Le Yan feou thi [Djambou divpa). Yanfeou, en sanscrit Djambou. Thi [dib, divpa) signifie le. Djambou est le nom d'un arbre. Dans les contres occidentales , il y a un arbre qu'on nomme Djambou. Au pied est un fleuve, et au fond de ce fleuve, il y a du sable aurifre \ Ce continent est au midi du Soumerou ; il est troit du ct du midi, et large vers le nord, de la forme d'un coffre de char; son tendue est de sept mille yodjanas. Le visage des habitants est de la mme forme que le continent. Le plus grand nombre d'entre eux ont trois coudes et demie de haut (img2i5); et quelques-uns ont jusqu' quatre coudes (2mig6). La dure de leur vie est de cent ans, mais beaucoup n'atteignent pas cet ge. [Les auteurs chinois disent que Djambou divpa signifie le d'or du levant. KL.] 3 Le Kiu ye ni [Gdhanya). Ce mot sanscrit signifie richesse de boeufs, parce que c'est en boeufs que consiste la richesse de ce pays; il est l'ouest du Soumerou. Sa forme est comme la pleine lune ; son diamtre est de huit mille yodjanas. Le visage des habitants est aussi semblable la pleine lune. Leur taille est de seize coudes; ils vivent cinq cents ans. k" Le Y tan yu [Oaitara-Kourou). Ce mot sanscrit signifie pays des vainqueurs, parce que ses habitants ont soumis les trois autres continents. [Le texte chinois dit que Y tan yu (en sanscrit Outtara-Kourou) signifie en chinois :

*, Endroit

li^U

11

plus lev, parce que ce pays est plus lev que les trois autres tcheou ou parties du monde. La version de M. Abel-Rmusat : Pays des vainqueurs, parce que ses habitants ont soumis les trois autres continents, est inexacte. D'ailleurs outtara en sanscrit signifie ce qui est prminent ou lev, et Kourou est le nom Il est au nord du Soumerou. Ce continent est carr propre d'une [Link].] comme une piscine ; sa largeur est de dix mille yodjanas. Le visage des habitants est de la mme forme que le continent. Ils ont trente-deux coudes de haut, et vivent mille ans. On ne voit pas chez eux de mort prmature y mingi, cit dans le San tsangJ sou, liv. XX, p. 8. * Fan h h.

Ahan (le long Agama), cit dansle San Tchang tsang Ja sou, liv. XVIII, p. 17. 11

82

FOE [Les noms de ces quatre continents, TIBTAIN. i. 2. 3. II. Char gi Lus pag dwp. Djambou dwp ou Djambouglincj. Noub gi Balang bdjoddwp. Bdja Gra rnisnandwp.

KOUE

KL sont :

en tibtain et en mongol,

MONGOL. Donna Oulamdzi beyetodip. Djamboudip. Ourouna Uker edlektchidip. Moh dhto dip ". KL.]

Le Djambou dwpa reprsente videmment, dans cette cosmographie, l'Inde avec ce que les Hindous ont pu connatre des autres parties de l'ancien continent. J'aurai par la suite une occasion d'expliquer ce que sont les rois de la roue [tchakravarti rdja) ou monarques universels. Dans l'intervalle de la domination que ces rois ont exerce sur une ou plusieurs des grandes les dont je viens de parler, le Djambou dwpa tait partag entre quatre seigneurs : i A l'orient, le roi des hommes; on l'appelait ainsi cause de la grande population de cette partie du monde. Les moeurs y sont raffines : on y cultive l'humanit, la justice et les sciences. Le pays est doux et agrable. 2 Au midi, le roi des lphants. Ce pays est chaud et humide; il convient aux lphants, et c'est d'o lui vient son nom. Les habitants sont froces et violents ; ils s'adonnent la magie et aux sciences occultes, mais ils peuvent aussi purifier leur coeur, et, se dgageant des liens du monde, se dispenser des vicissitudes de la vie et de la mort. 3 A l'ouest, le roi des choses prcieuses. Ce pays touche la mer qui produit beaucoup de perles et d'objets prcieux, et c'est ce qui lui a fait donner son nom. Les habitants ne connaissent ni les rites, ni les devoirs sociaux, et ils ne font cas que des richesses. ka Au nord, le roi des chevaux. La terre est froide et dure ; elle convient la nourriture des chevaux. Les habitants sont braves et cruels; ils savent endurer la mort et les dangers h. [Je crois qu'il est ici question des quatre chefs qui se partagrent l'empire de l'Inde aprs le dmembrement de l'ancienne royaut de Delhi, et que la tradition nomme Narapati [le chef des hommes), TchaGadjapati (le chef des lphants), trapati (le chef du parasol), As'vapati (le chef des chevaux). E. BURNODF. ]

(8) Le pot de Fo.] Le pot est une des six choses indispensables au religieux mendiant. C'est avec le pot que le mendiant demande l'aumne, et c'est l qu'il met sa nourriture. Sa forme est celle d'une petite marmite basse, troite par en haut et large du ventre. La matire doit en tre simple et de vil prix, comme l'argile ou le fer ; il peut contenir un boisseau et demi au moins, et trois boisseaux au plus. On peut en voir une figure dans la petite Encyclopdie * Pallas, ibidem. Comparezd'autres dnominations sanscriteset tibtaines, dans le Vocabulaire [Link] tib, ainsi que dans l'Alphabet pentaglotte, tain du P. Georgi,pag.^S, 477et 478. Celles qu'on dans de trouve l'ouvrage Pallas, intitulSammlungen japonaise l-

zur Kenntniss der Mongolischen t. II, Vlkerschajlen, unter p. a5, ainsi que dans Bergmann's Streifereien denKalmiiken, t. III, p. 3i, sont dfigures. h Fyouantchulin (laFortde perlsdujardin de la loi), cit dansleSan tsang Ja sou,[Link], p. 12v.

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

XII.

85

mentaire \ Celle de la grande Encyclopdie h est trop orne et reprsente un vase d'apparat de quelque riche couvent du Japon. Le pot et les vtements de Fo sont considrs comme de prcieuses reliques, qui doivent tre conserves religieusement et passer de main en main ; de sorte que l'expression chinoise i po (vtement et pot) est devenue synonyme de ce mode de transmission". On prtend que le pot et les habits de Fo ont t apports en Chine, dans le vc sicle, par le dernier des patriarches bouddhistes ns dans l'Hindoustan d. On Bodhidharma, verra, dans la suite de ces relations, beaucoup d'autres faits relatifs au pot de Bouddha. Le mot chinois po (pot) est l'abrg du sanscrit po to lo (Ptra) : les Mandchous en ont form leur mot badiri. En barman OOCOOO e. (g) Le roi des Youe chi.] Les Yu chi, Yu tchi, ou, comme M. Klaproth pense que l'on doit lire ce nom, les Yu ti ou Youttif, sont une des nations les plus clbres de l'ancienne Tartarie. Selon les Chinois, ils nienaient primitivement une vie errante dans le pays qui est entre Thun hoang (Cha tcheou) et les monts Khi lian. Une guerre que leurs voisins septentrionaux, les Hioung nou, leur firent dans la premire moiti du if sicle avant J. C, les obligea de fuir vers l'occident. Ils allrent s'tablir dans la Transoxane, au del du Fargana; et, ayant vaincu les Ta hia, ils s'arrtrent sur la rive septentrionale du We (Oxus), soumettant aussi les An szu, qui, dans ce temps-l, n'avaient pas de chef suprme. Ils occupaient, lorsque Tchang khian alla chez eux en ambassade 8, cinq villes dont les noms ne sont pas tous faciles reconnatre, attendu la disette de renseignements gographiques relatifs cette contre et cette poque : ces villes taient Ho me, capitale del tribu de Hieou mi; Chouang mi, habite par la tribu du mme nom; Hou h tsao, soumise au prince de Koue chouang ; Po mao, habite par la tribu de Hi tun; et Kao fou (Caboul), o vivait la tribu de ce nom. La ville de Lan chi est donne comme la rsidence de leur roi. Dans le premier sicle de notre re, le prince de Koue chouang subjugua les quatre autres, devint trs-puissant, et s'empara de tout le pays des An szu, de Caboul, de Han tha (Candahar), de Ki pin (Cophne). Son successeur accrut encore cette puissance en s'emparant de l'Inde. Les rois des Yu ti continurent d'exercer l'autorit dans ces diverses contres jusque dans le ine sicle. Au commencement du ve sicle, on parle encore de leurs incursions dans l'Inde, et on indique les points o s'tendaient leurs habitations. Pho lo (Balkh), l'occident; le Gandhra, au nord ; cinq royaumes, au midi de ce dernier, reconnaissaient leur puissance. Ce furent des marchands de cette nation qui, vers ce temps, apprirent aux Chinois faire du verre avec des cailloux fondus. Une " Hiun ' Judson, Barman thoulou,liv. XI, p. 6. meng pag. 362. Dictionary, b ' Tableaux de l'Asie, p. 288. liv. XIX, p i3. japonaise, historiques Encyclopdie Voyez ci-dessus,VII, . Khanghi Tseutian, au mot Po, rad. CLXVII, h du Baslin. 5. l'Histoire [Link]-Martin,Additions " Id. ibid. Empire,t. III, p. 386. 1 1.

84

FOE

KOUE

KL

habita branche des Yu ti, qui tait reste en arrire lors de leur migration, le N. E. du Tibet, sous le nom de Petits Yu ti. Une autre branche, qui porta le mme nom, mais qu'il faut bien distinguer de celle-l, se dtacha plus tard (dans le ve sicle) du gros de la nation, et habita la ville de Fo leou cha, situe au S. O. de Pho lo (Balkh), et qui doit tre le Pa lou cha de Hiouan thsang" ou le pays des Beloutches. On rapporte qu' l'orient de cette ville, dix li de distance, tait une tour de Fo, qui avait trois cent cinquante pas de circonfrence et quatre-vingts toises [ikk mtres) d'lvation. Depuis l'poque o ce monument gigantesque, nomm la tour de cent toises, avait t construit, jusqu' la huitime anne Wou ting (55o de J. C. ), on compte huit cent quarante-deux ans, ce qui en place l'rection l'an 292 avant J. C, et par consquent une poque plus ancienne que l'migration des Yu ti. On ne saurait douter que les Yu ti ne soient une de ces nations venues de la haute Asie dans la Bactriane, qui ont domin sur les provinces orientales le Boutchistan et la partie occidentale de de la Perse, l'Afghanistan moderne, l'Inde. Leur nom, dont il reste tant de traces dans toutes ces rgions, donne lieu de penser qu'ils appartenaient la race gothique, malgr leur origine orientale. Il est trs-remarquable de voir une nation de cette race aussi attache la religion de Bouddha que l'annoncent le fait cit ici par Chy fa hian, et d'autres traits qui seront relevs dans la suite de nos relations. (10) Aux trois prcieux. ] Voyez ci-dessus, VII, 6.

(11) La destine du pot.] Le mot yuan, que je rends par destine, signifie non arrt d'avance par un tre tout-puispas peut-tre ce qui a t irrvocablement sant et libre, mais l'enchanement invitable de toutes les causes et de tous les on verra ce sujet une tradition effets. Quant la destine du pot de Bouddha, curieuse dans le chapitre de la relation de F hian sur Ceylan. (12) Seng Ma lan.] Voyez ci-dessus, (i3) III, 5. contient dix livres de riz, ou cent

Deux boisseaux.] Le teou ou boisseau quatre-vingts onces de notre poids commun. (i/i) Grandes mesures.] Hou, le dcuple

du boisseau.

(i5) Le pays de Thsin. ] Les deux textes ont une variante en cet endroit; celui du Fo kou M porte : -j* -rk j^ j^. retournrent immdiatement dans la terre de Thsin, ou la Chine. L'extrait du Piani tian prsente : - ^fe jh^ jj& retournrent immdiatement pour rendre compte l'empereur. Mais cette formule officielle n'a et je n'hsite pas prfrer la premire leon. pas ici d'application, 8 VoyezXII, i.

CHAPITRE

XIII. de Fo.

Royaume de Na ki. Ville de Hi lo. Os du crne de Fo. Dent Bton de Fo. Manteau de Fo. Ombre de Fo.

de seize yeou y an (i), on l'espace du royaume de Na ki (2), et la ville de Hi lo (3). arriva la frontire la chapelle de l'os du crne de Fo. Elle est entireC'est l qu'est de toutes sortes ment dore et revtue d'ornements (4). Le prcieux a la plus grande roi du pays vnration l'os du crne; et, pour dans la crainte chefs des huit a un que quelqu'un des principales ne vienne familles l'enlever, il a fait choix de son royaume : chacun d'eux de la chapelle. De grand matin, et ils ouvrent ensuite la sceau,

En

marchant

vers

l'occident

sceau

ils vont

que l'on met la porte leur tous les huit vrifier

elle est ouverte, ils se lavent les mains avec des eaux Quand porte. de senteur, retirent l'os du crne de Fo et le portent hors de la chapelle, de toutes dessous, sur un trne de lev, choses pourvu d'une sortes la cloche La prcieuses. qui le recouvre, de pierre ronde et table de pierre qui est sont galement ornes table

de verre

de perles et de pierres fines. L'os est de couleur blanchtre; jaune il a quatre de circonfrence et une minence la partie supouces les gens de la chaprieure. Chaque jour, aprs le lever du soleil, sur un pavillon de gros tambours, lev; l ils frappent pelle montent de la conque et font retentir des cymbales sonnent de cuivre. Ds il se rend la chapelle, o il fait ses dque le roi les a entendus, en offrant des fleurs et des parfums. l'adoration votions est Quand finie, On chacun entre son par la en use ainsi par celle de l'occident. et ce n'est tous les matins, qu'aprs qu'il a fait la crmonie et accompli d'adoration, qu'il s'occupe rang porte orientale porte (la relique) et on sort sa tte (5) et s'en va.

Le roi ses

dvotions

86 des affaires cent affaires voir tout de l'tat. par Les cet

FO

KOU

KL officiers de se livrer commen leurs

de mme

et les principaux grands acte d'adoration, avant tous

particulires. n'admet aucune

Il en est ainsi diffrence

les jours, et ce premier dede zle ou de relchement. Quand

le monde

a fini ses dvotions,

H y a des tours chapelle. les unes ouvertes, hautes choses prcieuses, les autres fermes, d'enil y a constamment, viron cinq pieds. Pour les remplir, chaque matin, de fleurs et de parfums de la chades marchands devant la porte pelle, et ceux

on rapporte l'os du crne dans la de dlivrance (6), ornes de toutes sortes de

faire leurs dvotions en achtent de toute qui veulent Les rois des pays voisins ont aussi coutume des d'envoyer espce. de faire les crmonies d'adoration en leur nom. charges personnes Le lieu occup est de quarante Quand par la chapelle pas en carr. le ciel s'abmerait et que au la terre s'entrouvrirait, cet espace n'en serait branl. point De ce lieu, en allant

nord,

la distance

d'un

la capitale du royaume de Na ki. C'est Phou sa acheta, avec de la monnaie d'argent, cinq fleurs, pour en Ting kouang Foe (7). Dans cette ville, il y a une faire hommage les mmes tour leve pour une dent de Fo (8). On y pratique crarrive monies que pour l'os du de la ville, Au nord-est de Fo y pratique d'une tte (9). On crne. un yeou yan, est, l'entre a aussi lev en cet endroit crmonies. il est long de bois, d'o Ce d'une une valle,

yeou y an, on l'endroit o jadis

le bton et l'on

mont environ. hommes

des pareillement de boeuf en santal; dans un tube

chapelle, bton est sur sept et mme toises mille

de six cent

On l'a plac ne pourraient dans

le retirer. et marchant

du ct de quatre journes du seng kia li (10) de Fo, o se font on trouve la chapelle l'occident, il y a une scheresse les crmonies d'adoration. dans le Quand royaume, dorer; les habitants le ciel alors vont tous ensemble pluies. tirer le seng kia li et l'aenvoie de grandes

En entrant

la valle,

NOTES Au midi fice en pierre C'est l'endroit dre dix de la ville adoss o

SUR de Na

LE k,

CHAPITRE un demi

XIII.

87

une Fo

montagne a laiss son c'est

il y a un diyeouyan, et tourn du ct du sud-ouest. (u). si Quand l'on avec on la consi-

ombre comme

vritable

pas de distance, de Fo lui-mme, et tout

de couleur

d'or,

le corps voyait ses beauts ca-

ractristiques, plus l'ombre

reprsentation la ralit. Les rois de tous les pays ont envoy des peintres pour la mais aucun n'a pu y russir. Les gens du pays ont une dessiner, tradition suivant mille Fo doivent finir par laisser leur laquelle ombre en cet endroit. A cent o il pas tait au avec environ monde, l'ouest de l'ombre, Fo, et les dans le temps et de

resplendissant s'affaiblit. C'est une

de lumire.

Plus

on approche, toute semblable

concert huit

ses

se coupa les cheveux il construisit une disciples,

toutes (12), pour servir de modle tirait par la suite. Elle subsiste encore prsent. A ct est un modans lequel sont environ Dans ce lieu nastre, sept cents religieux. est la tour (de des Lo han et personnages). des Py tchi foe (i3), o ont demeur mille ces saints

toises

ongles; tour haute de sept les tours que l'on b-

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

XIII.

(1) L'espace de seize yeou yan.] La longueur du yeouyan ou yodjana de l'Inde est estime k kros, c'est--dire k \, 5 ou mme g milles anglais. L'usage que F hian a fait de cette mesure inconnue la Chine, montre qu'il a pris des Hindous les indications des distances. Par plusieurs de celles dont il fait mention, et qui se rapportent fort bien aux distances de nos cartes, on peut croire qu'il a rendu fidlement, cet gard, les indications des gographes ou des voyageurs de l'Inde au commencement du vc sicle. Cependant, la plupart de ses mesures, exprimes soit en li, soit en journes, soit mme en yodjanas, semblent un peu trop fortes, et quelques-unes mme sont exagres. Les sinuosits des routes et la variation de la mesure itinraire dans diffrentes provinces peuvent, jusqu' un certain point, rendre

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FOE

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raison d'une trop forte valuation. Dans quelques occasions, il a t tromp par des rapports fautifs et presque fabuleux; mais c'est quand il parle de distances qu'il n'a pas t en tat de vrifier, ou de pays qu'il n'a pas visits lui-mme, et les erreurs de cette espce sont pour nous sans importance. Nous croyons pouvoir adopter, comme terme moyen de la valeur du yodjana du Fo kou ki, le plus petit de ceux dont parle M. Wilson, c'est--dire celui de k milles \ anglais ou de quinze au degr ( i lieue --)> lequel s'applique avec exactitude aux points les plus clbres, et dont la synonymie sera plus tard reconnue incontestable. Je dois encore ajouter ici quelques observations littraires ou historiques. On crit le nom de cette mesure, en chinois, yeou yan, yeou siun ou yu chen na; ce du sanscrit yodjana, et on l'interprte par mesure, qui est une triple transcription terme ou station. Le Y sou" en attribue l'origine aux stations que les monarques de la roue [tchakravarti rdja) ont faites en visitant les diverses parties de leur empire. C'est, dit un auteur chinois, comme le relais de poste de ce pays-ci. Un autre crivain l'value ko li, du temps des Tsin h. Les traducteurs des livres bouddhiques en distinguent trois d'aprs le Ta tchi tou lunc : le grand yodjana de 80 li, qui sert mesurer les pays de plaine, o les montagnes et les rivires laissent un chemin facile; le yodjana moyen, de 60 li, quand les montagnes et les rivires opposent quelques difficults aux voyageurs; et le petit yodjana, valant ko li, pour les pays o les montagnes sont trs-escarpes et les rivires trs-profondes. On peut voir, pour la longueur du yodjana valu dans l'Inde, YAyin ahberii et M. Wilson 6; et pour l'valuation d'aprs les distances rapportes par F hian, ce qui en a t dit plus haut. On doit supposer que ce voyageur a recueilli les indications qu'il donne de la bouche des naturels, ou peut-tre de quelque ouvrage gographique indien qu'il aura eu sa disposition. Dans l'un et dans l'autre cas, on ne peut esprer d'atteindre qu'une dtermination une sorte de moyenne, satisapproximative, faisante seulement pour la gographie historique d'une contre presque entirement inconnue. On doit remarquer encore que F hian commence faire usage de cette mesure itinraire dans le pays de Na ki , aprs s'tre servi jusque-l du li chinois ou de la journe de voyage. Ce fait est du nombre de ceux qui attestent la prdominance de la langue et des coutumes de l'Hindoustan cette contre, du ct du nord et du nord-ouest. hors des limites actuelles de

(2) Du royaume de Na ki.] La position de ce pays est assez difficile dterminer, tant cause du peu de points de comparaison qui nous sont offerts par les gographes occidentaux pour cette partie de l'Asie, que parce que F hian et Hiouan thsang ne sont pas entirement d'accord sur la marche que chacun d'eux a Voyezce nom cit dans le San tsangJ sou, liv. XIII, p. 5. '' Youan kianloulian, liv. CCCXVI, p. 6. '' c Fan i, cit dans le Sontsang y Ja sou,ibid. a Trad. ming t. II, angl. p. 187,349. c Sanscrit h. voc. Dictionary,

NOTES

SUR

LE

CHAPITRE

XIII.

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suivie pour y arriver. Le premier l'atteint en faisant seize yodjanas l'ouest du pays des Beloutches. Le second y vient par Caboul, aprs avoir travers une grande rivire, qui doit tre un des affluents de l'Indus, et marche ensuite l'est jusqu'au pays des Gandhras. On ne peut nanmoins s'loigner beaucoup de la vrit, en plaant le pays de Na ki l'orient de Ghazna et du Kandahar actuel. Mais pour ne parler ici que des noms, celui de Na Me, crit Na ki lo ho par Hiouan thsang, se trouve, dans la relation des deux voyageurs chinois, Soung yun et Hoe sang, appel Na kia lo ho. On lit dans le Siyu ki une lgende qui peut en expliquer l'origine. Au reste, le royaume de Na ki lo ho envoya un tribut la Chine en 628. C'tait alors une dpendance de celui de Kia pi che. La Chine eut, sous la dynastie des Thang, des rapports politiques avec le royaume de Na ki, qui doit consquemment avoir eu une certaine dure. On apprit alors qu'il n'tait pas soumis un seul roi, mais tait partag entre plusieurs tribus qui, chacune, avaient leur chef; c'est la condition la plus ordinaire de la population du Sind, du Bloutchistan et de l'Afghanistan. Le pays est raboteux, ingal, coup par des valles, entour de hautes montagnes. Cette description s'applique galement toutes les parties de cette contre. Enfin, cinq cents li vers le sud-est nous ramnent au pays de Gandhra. Ces indications, quoique vagues, nous reportent au centre de et la ville de Hi h doit aA^oirt situe aux confins de ce pays, du l'Afghanistan, ct de la Perse. Or, au vu 0 sicle, le Bouddhisme tait encore la religion des habitants, parmi lesquels on trouvait peu d'hrtiques. Cependant le nombre des solitaires y tait diminu, et beaucoup d'difices religieux tombaient en ruine. Chy kia, en sa qualit de Bodhisattwa, avait autrefois laiss des traces de son passage clans ce royaume. (3) La ville de Hi lo.] Cette ville n'tait pas la capitale du royaume de Na ki ; mais elle tait situe trente li au sud-est de cette capitale, et parat surtout avoir t remarquable par le grand nombre de reliques de Bouddha que l'on y conservait. [k) Toutes sortes d'ornements prcieux.] Plus littralement, sept choses prcieuses. Mais le plus souvent cette expression s'emploie dans un sens indtermin, dcfiniltim pro indefinito. On varie dans la dsignation des sept choses prcieuses : en voici deux, sries avec quelques dtails qui paraissent assez curieux. 1 Sou fa lo [souvarn'a), nom sanscrit de l'or. Suivant le Ta tchi tou lan, l'or se tire des montagnes, des pierres, d sable, du cuivre rouge. Il a quatre proprits : il ne change pas de couleur; l'homme il ne s'altre jamais ; rien ne l'empche de reprendre sa forme"; il rend opulent. i A lou pa [ropya), nom sanscrit de l'argent. Selon le mme or blanc. om-rage, l'argent se tire des pierres fondues; on l'appelle communment * Cesensest [Link] lit ~j0fkjfit'f'p jpJL dans ^ctcxtc12

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Il a les quatre proprits de l'or. 3 Lieou li, nom sanscrit d'une pierre bleue. Le Kouan king sou, ou l'Explication des livres des contemplations, l'appelle aussi fe lieou liye, ce qui signifie non loin; ce nom lui vient de ce qu'on la trouve dans une montagne des contres occidentales, laquelle n'est pas loigne de Bnars. [C'est sans doute le vadorya ou lapis lazuli. Pidora, qui signifie non loin, est le nom de la E. BURNOUF. La couleur bleue ou verte de montagne o l'on trouve cette pierre. ] cette prcieuse substance ne saurait tre dtruite par aucune autre matire. Son clat, sa duret, sont uniques dans le monde. k Pho li, autrement se pho ti Ma [sphat'ika, spath), est le nom sanscrit du chouyu ou cristal de roche a. Sa transparence et son clat sont uniques dans le monde. 5 Meou pho l ki lpho; ce mot sanscrit dsigne une substance prcieuse de couleur bleue et blanche. Sa forme est celle d'une roue avec un moyeu et des rayons (je pense que c'est une espce d'ammonite) ; sa duret et la beaut de ses teintes la font rechercher dans le monde. 6 Mo lo Ma li ou l'agate, pierre mle de teintes rouges et blanches comme le cerveau d'un cheval, d'o lui vient son nom (chinois) de ma nao [equi cerebrum). On peut la polir et en faire des vases, ce qui lui donne de la valeur. 70 Po ma lo kia [padmarga 1) ; ce mot sanscrit signifie gemme rouge (plus exactement couleur du nelombo). Le Fo ti lun (Discours sur la terre de Bouddha) dit que c'est un produit d'insectes rouges. Le Ta tchi tou lun dit que cette pi