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RECUEIL

DK

TRAVAUX RELATIFS
A LA

PHILOLOGIE ET A L'ARCIlOLOGrE
GYPTIENNES ET ASSYRIENNES
POUR SERVIR DE
[Link]

l,A

MISSION FRANAISE DU CAIRE

PUBLI SOUS LA DIRECTION DE


G. MEMBRE DE L'INSTITUT
PROPE88EUR AU
[Link].E
,>K

MASPERO
A

FRANCE, DIRECTEUR D'TUDES

l/ltcOI.K

[Link] DKS HAUTES TUDES

TRENTE-CINQUIME ANNE

PARIS (VI)
LIBHAIK[E HOfVOR CHAMPION, KDITKUB
5,

QUAI MALAQUAis, 5 (Tlphone 828-20)

MDCCCCXIII
Tous droits rsercs.

CHALON-SUR-SAONE
[Link],

FRANAISE ET ORIKNTALE

E.

BERTRAND

RECUEII
DK

TRAVAUX RELATIFS
A LA

PHILOLOGIE ET A L'AIICUOLOGIE
GYPTIENNES ET ASSYRIENNES
POUR SEKVIR DE BULLETIN A LA MISSION FRANAISE DU CAIRE

PUBLI SOUS LA DIRECTION DE


G. MEMBRE DE L'INSTITUT
PROFESSEUR AU COLLKGE DK FIIANCR, DIUKCTKUa D'TUDES
A
i/rcOI.K

MASPERO

PUATIQUK DKS HAUTES TUOKS

TOME TROISIME

PARIS (Vl^)
IHKAIKIE HOINOH CHAMPION, KDITKUH
5,

QUAI MALAQUAis, 5 (Tlphone 828-20)

MDCCCCXIII
Tous droits
rserL'a.

CHALON-SUR SAONE
IMPRIMERIE FRANAISE ET ORIKNTALE
E.

BERTRAND

RECUEIL
DE TRAVAUX RELATIFS A LA PHILOLOGIE ET A L'ARCHOLOGIE GYPTIENNES ET ASSYRIENNES
1913
Contenu
:

Fascicules

et

II

1) Le X" nome de la Haute-Egypte (tude gographique), par Henri Gauthier. 2) Nouvelles Notes d'pigrapbie et d'archologie assyriennes, par V. Scheil. 3) Das Kolophon des liturgischen Papyrus aus der Zeit des Alexander IV., von Wilhelm Si'iegelberg. 4) Eine Schenkungsurkunde aus der Zeit Scheschonks III., von Wilhelm SpiEGELBiiRc. 5) Note sur des pierres antiques du Caire, par G. Daressv. 6) Le nom du Pharaon Kakhs, par G. Maspero. 7) Monuments gyptiens du Muse Calvet Avignon, par A. Moret. 8) Notes de grammaire propos de la Grammaire gyptienne de M. Erman, par P. Lacau. 9) Zwei demotische Urkunden aus Gebeln, von "Wilhelm Spiegelberg. 10) Der Isistempel von Behbl (2. Teil), von C. C. Edgar und Gnther Rder.

LE

X^

NOME DE LA HAUE-GYPTE
(TUDE GOGRAPHIQUE)
PAR

Henri Gauthier

Les dcouvertes successives de papyrus


attir l'attention
le

faites

Km-Ischgaou depuis 1901 ont


'

du monde
la

savant sur

la

rgion jusqu'ici peu tudie qui forma jadis


et plus

dixime nome de

Haute-Egypte

tard

le

nome Aphroditopolite

des

monuments
'A^poSiTw

grco-latins. Presque tous ces papyrus, en effet, quelque poque qu'ils

appartinssent, mentionnaient une ville

nomme

'Ao-poS-crjc tXi;,

'Acppooixwv TrXi, 'AtppooTTi,

ou simplement

'AcppoS,

avec une

telle insistance qu'il


le

ne pouvait plus tre dou-

teux que l'actuel y^l a^, Km-Ischgaou, occupt


topolis'.

site

de cette ancienne Aphrodil'on avait gnrale-

Du

coup, la capitale de l'ancien

nome pharaonique, que

ment place beaucoup plus au


relativement
la situation

sud, au village

moderne d'^L Idfah, en


nord, et tout ce que
tait

face

Akhmim^

tait dplace d'environ trente kilomtres vers le

l'on croyait acquis

de l'ancien

nome gyptien

nouveau remis question.


le

Je voudrais profiter du regain d'actualit dont viennent de jouir


polite et son chef-lieu

nome Aphroditol'aide des

pour tracer aussi compltement que possible,


disposition,
la

mat-

riaux

rcemment mis notre

gographie de cette rgion encore peu

tudie de la Moyenne-Egypte.

I
1.

Cf.

QuiBRLL, Kotn Ishgau, dans

les

Annales du Service des Antiquits de


t.

l'Egypte,

t.

III, 1902. p. 87, et

WiLCKEN, Archio/r Papyrusforschung,


recueil, XXXV.

IV, 1907, p. 185.


III.

TROISIME

Sl!., T.

LE

X^

iNOME DE LA IL\UTE-GYPTE

I.

!^

et I!r^

sur

les

monuments pharaoniques.

A.

Les Listes gographiques.


le

Les
de

listes

gographiques des temples sont unanimes mentionner, aprs


la

nome

"^

le

neuvime de
le

Haute-Egypte, qui devint

le

nome Panopolite
et diverses'.
:

des Grecs,

un nome de ^^] dont crire le nom du nome


1
.

chef-lieu s'appelle

Mais

les

orthographes qui servent

et celui

du
P''

chef-lieu sont

nombreuses
trois

Le temple de Sthsis

Abydos donne
I,

formes
c,

a) n 90;
I,

V^
'y^

(Mariette, Abydos,
cf.

pi.

11 a, n 10; 11
J.

n 59; 11 d, n 72; 11

e,

aussi pi.
le
,

14 c, n" 10)'.

de Roug {Revue archologique, 1867,


le

p.

340) a mis

premier l'hypothse que

nom du nome, mme


|,

crit

avec

le

seul serpent,

^| devait

tre lu, d'aprs cette variante d'Abydos,

Ouadjit\ Puis
la

Dmichen (dans sa Gographie des alten Agyptens, servant d'introduction


Geschichte des alten Agyptens de Ed.
interprt
b) le

Meyer [collection Oncken, nom du nome en Xonie du sceptre des desses, uat'.
I.

t.

I,

1887, p. 162]) a

^
2r^

(Mariette, Abydos,
{ibid.,
I,

pi.

15

c,

n 97).
II,

c)

pi.

45,

col.

54

Dmichen, Geographische Inschriften,


formes

pi.

LW,col.
2.
a)
6)
c)

53)*.
trois
:

Dendrah (poque ptolmaque), nous avons galement


II,

Ib^ (Mariette, Dendrah,

pi. 28, col. 30).

^
^^
le

{ibid.,

IV,

pi.

86

a, col. 10).

(Dmichen, Geograpli. Inschr.,


LVII,
n^'

I,

pi.

LXIX,

n'^

10;

III, pi.

VIII (temple
des

d'Osiris), pi.

10, et pi.

alten Agyptens, Lose Blatter aus


3.

LXXVII). Voir aussi Dmichen, Zur Gographie dem A^acldass (1894), p. 11-12.
le

A Karnak, sur la liste


chef-lieu

de nomes datant de l'poque d'Auguste,


I,

nome

s'appelle

^^

et

(Brugsch, Gographie,
49 et 50.

pi.

XXII,

n XI).

Voir aussi

Sethe, . Z.,
4.

XLVn

(1910), p.

Au

temple de Louxor (poque d'Amenhotep


hypostyle,
roi
le

III),

sur

le

soubassement du mur
liste

est

de

la salle

nome
les

!^

est reprsent,

dans une

incomplte de
pi. II, fig. 8,
t.

nomes, offrant au
dans
les

des fleurs (Gayet, Le Temple de Louxor, p. 32 et

Mmoires publis par

membres de

la

Mission franaise du Caire,

XV).

Au mme
1.

temple de Louxor,

le

sanctuaire d'Alexandre contient une liste de

nomes

BuuGSCii, DlctioanaLi-c (jographicjue, p. 177 et 1006-1009. Voir encore Dmichen, GfOQrap/dsche Inschriften, l, pi. XCI, n 10, ot pi. XCII, n 10 d; Brugsch, Dictionnaire ;jcoQrap!iiquo, p. 1039; [Link], A. Z., VI (1868), p. 17; Caulfrild, The Temple o/theKings
Cf.
2.

at Abydos,
3. 4.

p. 18 et pi. XVIII, 10 a et 10 b. Voir aussi V. Loret, Reue gyptologique,

t.

XI

(1904), p. 72.
II

La

liste

de villes gyptiennes dresse sous Raniss

au temple d'Abydos

et

publie par Mariette {Aby(]

dos,

II, pi.

12) et par

Brugsch (Gographie,

t.

III, pi.

I)

est dtruite

immdiatement aprs
s'il s'agit

^-Pano-

polis (n" 33); la localit portant le n 3t est crite

^^, @

et l'on

ne peut dire

dj d'Aphroditopolis ou

encore d'une autre localit du

nome

Panopolite.

LE
O

X'

NOME DE LA

HAITE-GYPTI-]

lo

nom

de celui qui nous occupe est crit


III,

^
pi.

(Brugsch, Georjrap/tie,
n" 10).

1,

|)1.

X\\\

rubrique XI, n 10, et


5.

p. 13 et pi.

IV de gauche,

Edfou (poque ptolmaque), nous trouvons une orthographe


:

spciale, avec

deux serpents
a) Salle

hypostyle de Ptolme

XI

^
I,

(Dmiciien, Geogr. Inschr.,

I,

pi.

LXI

A, n 10); voir aussi Brugsch, Gographie,

XXVII, rubrique X,
les diverses listes).

n" 10 (tableau

des nomes de
b)

la

Haute-Egypte reconstitu d'aprs


Il, pi.

(DMiCHEN,Gt'0(7/\ Inschr.,

LXV)

et

.^ {ibid.; voir aussi Dmichen,


n 10); voir aussi J.

Gographie, p. 172).
c)

^^(DMiCHEN,
I,

Geogr. Inschr.,
p. 339-340.
^^^

I,

pi.

VI A,

de Roug,

Rev. archol., 1867,


^)-^n) P^^'^
n 10).
^^

^^^

chef-lieu

du nome (Dmichen, Geogr. Inschr.,

I,

pi.

VI A,

Ces divers exemples vont rencontre de l'affirmation de Brugsch {Gographie,


I,

p. 109) suivant laquelle le


le

nom du nome

serait crit

une seule

fois,

Edfou prcis-

ment, avec

double serpent, et partout ailleurs au contraire, avec un seul serpent.


i^ex^

Je ne pense pas qu'il y ait lieu d'accorder plus de confiance la lecture

[djedj)

propose par Brugsch dans ce


serpent.

mme

passage de sa Gographie^ cause du double


J.

La

lecture vritable parait bien plutt avoir t celle que


la

de Roug proposait
uat'

ds 1867 en se rfrant aux orthographes de


(ouadjit),
le

bonne poque Abydos, savoir

second serpent n'tant alors qu'un simple complment phontique,


'.

pouvant s'omettre volont

Nous verrons

bientt que cette lecture se trouve con-

firme par un passage des Textes des Pyramides.

Quant l'orthographe
aussi
a)

la

plus habituelle, avec un seul serpent, elle se rencontre


:

Edfou diverses reprises

Dans

le couloir

mystrieux du grand temple


I,

2^

(de

Rochemonteix-Chasp. 1359.

siNAT,
b)
^IT)

Le Temple

d' Edfou,

p. 339).
:

Voir aussi Brugsch, Dictionn. gogr.,

Textes du mythe d'Horus

le

nom

sacr

du chef-lieu du nome y
et

est

crit

(Brugsch, Dictionn. gogr., p. 390 et 1009,


pi.

Naville, Textes

relatifs

au
1,

Mythe d'Horus,
pi.

XXIV,

col.

87).

Voir aussi dans Brugsch,

Gographie,

XXVII, une orthographe ^^ du nom du chef-lieu. c) Au Mammisi (poque de Ptolme X), le nom du nome du chef-lieu 2^ (Chassinat, Le Mammisi d' Edfou, p. 60 et pi. l'Institut franc, d' Archol. orient, du Caire, t. XVI).
6.
liste

est crit

XX = Mmoires

^^j

et celui

de

A Km-Ombo
le

(poque de Vespasien),
est appel

la

de nomes o

X^

^
p.

paroi sud du couloir sud donne une

et

son chef-lieu

{Km-Ombo,

t. II,

p. 254,

n 889).
7.
I,

pi.

A Philsc (poque des XLIX = G. Bndite,


1867,
I,

Ptolmes), nous avons

I^

(Djmichen, Geogr. Inschr.,

Le Temple de Phil,
1005
:

I,

p. 91, cit aussi

par

M. Chassinat

1.

Voir aussi Beugsch, Dictionn. gor/r.,

Zc:-.

2.

Reue archcoloQque,

p. 340.

LE

X'

NOME DE LA HAUTE-GYPTE
du
Caire,
t.

dans
la

le

Bull, de VInst. franc. d'Archol. orient,


R (Brugsch, Gographie,
I,

III, p.

154) et

J^

sans

plume
8.

pi.

XXVII, rubrique IX,


le

n^lO).
la paroi

Kalabchah (poque d'Auguste), sur


le

soubassement de
I)

nord de

Tanti chambre,

nome
et

est appel
pi.

^^i

sans

la

plume

(Gauthier, Le Temple de
I,

Kalabchah,
pi.

p.

139
I,

XLIV

B). Voir aussi Brugscii, Gographie,

p. 96,

et

XIV, range
9.
le

col. 10.

Enfin, Soleb (poque

par

serpent
I,

"i
pi.

port au

d'Amenhotop III), les armes du nome sont reprsentes sommet d'une enseigne (L., D., III, 85 6, et Brugsch,
\).

Gographie,

XXIX,

n 475, et p. 109-110

B.

Les monuments non gographiques.

Outre

les listes

gograpliiques, le

nom du nome

3^ et

celui de son chef-lieu se


la

trouvent encore sur un grand nombre de monuments; voici


possible de dresser de ces
1.
(fin)

liste
:

qu'il

m'a t

monuments, rangs par ordre chronologique


I,

Les textes des Pyramides (Sethe, [Link],


la division

p.

435,

Spruch 436
la

= chap. 219 de

Schack-Scliackcnburg) mentionnent pour


cette phrase, conserve en

premire
:

fois le futur

nome Aphroditopolite dans

deux exemplaires

{PepiJI,\.36)\
L'orthographe primitive du
originairement que
le

nom

est

donc bien c^ ouadj-it,

et le serpent n'est
il

dterminatif du groupe; plus tard seulement


le

fut

employ pour
et celle

reprsenter lui seul

mot

ouadj-it.

La

lecture

du nom de notre nome


que
J.

du

nom du
2.

chef-lieu sont donc bien nettement celles

de Roug

avait dj entre-

vues en 1867^

Sous l'Ancien Empire (IV ou

V*^

dynastie), la stle en forme de fausse porte

au

nom dcLJO v^ir, Musum sous le n 65


titres, celui

trouve Guizeli
[ex 1222],
'''

(?)

ou jMemphis

(?) et

conserve au British

nous apprend que son propritaire avait, entre autres

de

^^<-

w-|,

district

cldefofthe Aphroditopolitan nome


p. 20, n 65, et aussi

jj.

Voir Budge,

Guide

to the

Egypiian Galleries (Sculpture),


etc., in the [Link]

Hieroglyphical
n 65, et p. 8

Texts of Egypiian Stel,

Musum

(1911), pi.

XV,

du

texte.
3.

Le premier Empire thbain nous


du nome de
r\

a laiss, principalement la XI dynastie,


A

plusieurs mentions

^|.
.

C'est d'abord la stle de

"^^

(j,

trouve

rcemment par M.
message, aprs

FI. Ptrie Drali abou'l


AAAAAA
i\

Neggah,

et conserve

au Muse du Caire,

fr\ -roi

Zari nous apprend que le roi Antef lui envoya un

qu'il eut coml>attu

avec

la

maison de Kheti dans

le

domaine?

y
i

^^^^^ )

1.

Sur

la

planche

II joLiite

sa Gographie des

aUen

gypti'ii.-i,

Lo<e Blnttcr au ^ (h
[ ^,vwvs \ /vwvsA
) c:^
I

Nacldass, publie
>

par les soins de M. Spiegelberg en 1834, Diuichen a crit


,
.

le

nom du nome

*-^
'

"^^^^ -*"s

donner aucune indication de provenance pour cette forme orthographique. 2. Dans le texte de Merenr, 1. 196, le nom propre est dtruit,
,

o.

Voir plus haut,

p. 2.

LK

X'

NOMK DE
le

LA IIAITE-IJVPTE

de Thinis,
qu'il

et

dans ce message
le

Pharaon

disait lui avoir

donn un bateau

(l^)

pour

protge

pays du Sud en son entier,

J^

""^

<^=:>^^

de[)uis K\-

phantine au sud jusqu' Apliroditopolis au nord

\ Aphroditopolis semble donc avoir

baine; elle tait la porte

marqu, sous l'Horus J-|-Antef, l'extrme limite septentrionale de la monarchie thdu nord ouverte contre le royaume en dcaallies

dence des princes d'Hraklopolis


4
.

(-j^jj^jj.^"^) aux princes de Siout.

La grande

stle n
le

20512 du Muse du Caire, trouve aussi Drah abou'l Neggah

par Mariette dans

tombeau du

mme Pharaon
nord

Antef-?-?- et date de

l'an

50 du
:

roi,

nous confirme ce reiiseignement, dans un passage malheureusement mutil


'

^^^B
o

j
I

''r^

.... sa frontire

[va]

jusqu'au

nome
,

Apliroditopolite

5.

La

stle n"

20543 du Muse du Caire, au

nom

de

datant probal)l('ment

aussi de la
tait le

XP

dynastie et originaire de Dendcrah, nous apprend que son propritaire


roi

premier fonctionnaire d'une reine qui avait hrit, en dehors du


le
'

son mari,

de droits considrables dans


T

sud du royaume; sa mre

tait

en effet =^

'

~^

et la fin

au nome

^^^^ ^^^ populations dont le dbut est Elphantine " ^ \uyX '. Apliroditopolite
*^^^^^

L
nom

6.

Le nom du nome Aphroditopolite

a servi, sous

le

Moyen Empire,

former un
'.

propre de femme,
7.

^^^
le

(stle n"

20200 du Muse du Caire, originaire d'Abydos)


je citerai

Pour en

finir

avec

Moyen Empire,

nouveau les deux montants

de portes de tombeaux originaires de Gaou-el-Kbir (Antopolis) et dj publis en


4901 par
8.

M.

Chassinat'.
statue

Le nom du nome y
Caire,

est crit

^^,

et celui

du chef-lieu

T-t^

La

de ^^(Jwj,

trouve prs d'Aboutig et datant du dbut de

la

XVIIL dynas tie (Muse du

Journal

d' Entre, n

27692), qualifie le dfunt de


p.

^-)16^^

xlV
lecture
9.
le

1'^
],

'"Ti
et

(Daressy, Rec. deTrav., XI, 4889,


p. 49).

87 [avec une mauvaise

s^ ri
Le

Sethe, A. Z., XLVII,

texte relatant le transport des oblisques d'Elphantine Tlibes pendant

rgne

commun

de

la

reine Hatshopsouit et de son neveu Thoutmsis

III

(Deir-el-

mur ouest de la colonnade infrieure, moiti sud) nous dit que les habitants du nome Aphroditopolite, -[[-'\> ^^ et que toute l'Egypte rassemble font escorte l'expdition (Naville, Archwolog Report of the Egypt Exploration Fund for
Bahari,
,
.

1895-96, planche du dbut


pi.

et p. 9;

Naville, The Temple of Deir-el-Bahari Part VI,


,

CLIVet 40. La

p. 2-5). Cf. aussi

Breasted, Ancient Records,

III,

327.
fin,

statue n" 49286

du Muse de Berlin, en beau


III,

calcaire
;

reprsente, assis,

un fonctionnaire de Thoutmsis
1.

nomm

^,^(1
pi.

(1

et sur

le

ct droit

du

sige,

Ptrie, Qurnch

(1909),

pL

II

(photographie)

III

(dessin),

1.

4.

Cf.

la p. 17 la traduction de

J.-H. Walker.
2.

Mariette, Monuments
et 195;
II, p.

pages 194
Reichs,
p. 182,
3.

dicers, pL 49; S. Bircii, Transactions S. B. A., t. IV (1876), planche entre les Lange-Sch.\fer, CafaZ. giir. du Muse du Caire, Grab- und DenUsteinc des mittlercn lOO-lOI, fin de la ligne 3. Cf. Breasted, Anrient Records of Egypt, I, p. 200, et notes a et c, et

note

/?.
;

Ptrie, Dcndereh (1898), pi. XV, 1. 10, et p. 52 (traduction Griffith) Lange-Sciifkr, op. cit.. H, p. 1(55. 4. Marietth:, Catal. des Monuin. d'Abydos, n 954; Lieblein, Dictionn. des noms propres, n' 1825; L\NGE-ScHFER, [Link]., I, p. 237; Sethe, A. Z., XLVlI, p. 49. 5. Bulletin de L'Inst. franc. dWrrJiol. orient, du Caire, I. p. 104 et 106.

LE

X'

NOME DE LA HAUTE-EGYPTE
dieux
et toutes les

on

lit

un proscynme tous

les

desses

du nome AphroditopoUte,

11.
p. 68),

Un

texte de

Ramss
^^~^
n
fl

II

Karnak (Champollion, Notices

descriptives,

t.
t.

II,

qui a t traduit par M. Breasted dans ses Ancient Records of Egypt,

III,

510

^^B^^ n
tait
et

"^

\\

^^

Y>
,

,((.... ses murailles sont


est curieux

comme

les

deux
le

montagnes du nome AphroditopoUte

en ce qu'il nous apprend que

nome

double et s'tendait sur

les

deux

rives

du Nil jusqu'aux deux montagnes

Libyque
12.

Arabique. Je reviendrai plus loin sur cette double division du nome.

Le tombeau de

^^%^

Thbes (XIX dynastie) nous dit que le d-

funt tait gouverneur du

nome AphroditopoUte,
membres de
la

^^

1^1 '^^

'^'wwvx

!^

{Mmoires publis par


t.

les

Mission archologique franaise du Caire,

V,

p.

437

et 452).

13.

Le Papyrus gographique
prise

GolenischeJJ^, dont

M. Daressy a bien voulu me


le

communiquer une copie


!^"^
,

jadis par

Bouriant, ne mentionne pas


la

nome de
de sa

mais probablement son chef-lieu sous


cits

forme jt\_, qui vient s'ajouter aux

exemples prcdemment

pour tablir

la

lecture

ouadj du nom du nome

et

capitale pendant toute la dure de l'poque pharaonique.

14. L'inscription relative l'adoption de Nitocris, date de l'an 9 de son pre

Psammtik
15.

L''",

mentionne sept nomes de

la

Haute-Egypte,

et

parmi eux

le

nome

AphroditopoUte,

^,

la

ligne 18'.
le

Un

tombeau de basse poque Gaou-el-Kbir mentionne


l'ran.

nome

-^

(Chassinat, Bull. del'Inst.


16.

dArchol.

orient.,

t. I,

p. 106).

Le cercueil de aa^ xti v fj, Jiu Muse de Leyde (XXVI* dynastie?), mentionne le nome !^ (Leemans, Description raisonne, p. 165-166, et Agyptische Monumenten van het Nederlandsche Musum van Oudheden te Leyden, III, Afd., M.
13, pi.

IV,

1.

2).
i\\x

17.

Huit manuscrits identiques


et

Livre que

mon

nomjleurisse, conservs aux

Muses du Louvre
le

de Turin, d'poque incertaine mais certainement tardive, crivent


fait

nom du nome

sous une forme dualistique curieuse, qui


districts, l'un

sans aucun doute allusion

la division

du nome en deux

occidental, l'autre oriental,


p. 49).

-^i

(Brugsch, DicUonn. gogr.,


18.

p. 1068, et

Sethe, . Z., XLVII,


par Sethe.
.

Un

autre exemple d'poque galement tardive (Lanzone, Les


(1896), pi. VII, n"
les

Papyrus du
chef-

Lac Mris
lieu

LXV,
:

cit

loc. cit.)

donne

le

nom du

crit

avec

deux serpents
tiiels

^^

Cf. aussi

Pleyte, Over 3 Handschriften

op Papyrus bekend onde/' de


byrinthe (1884),
19.
pi. VIII, n

van Papyrus du Lac Mris, du


et

Fayoum et du La1006
et 1140.

XLI,

Brugsch, Dictionn. gogr.,

p. 390,

Le naos en granit

noir trouv El-Arish et conserv maintenant Ismaliah

1.

[Link] aa.s
2. 3.

Goldshmledearbeiten (1910), p. 24, et G. [Link], Aintliche kiQUchen Kunstsainmlungen, XXXII. Jahrgang, n" 9 (juia 1911), p. 185-186 et Abb. 111. Cf. A. Z., XL, p. 101 sqq. Ce papyrus date de la XXI dynastie. LiiGRAiN, A. Z., XXXV (1S97), p. 18, et Eiiman, ibid., p. 26 (traduction). Cf. aussi Steindorfp, Die
cU'ii

G. MLLKii et H. SciiFisii, f/yptischo

f'ifiyptisr/ien

Gaue und

l/ire

Eiituncldung

(1909), p. 29.

LE

X'

NOME DE LA HAlTlvl^GYPTE

porte une longue inscription dont les dernires lignes sont une numration de localits

d'Egypte, dans un ordre assez irrgulier, mais o

la

direction gnrale est pourtant

du sud au nord. Or, entre Abydos

et

(1

la ville

de

^^

est cite la ligne

3G

voir Griffith, The Antiqaities of Tell el-Yahdyeli and miscellaneous work in Egypt diirinij tlie years 1887-1888 (Vlith Memoir ofthe Egypt Exploration Eand),
p. 73,

le

nom

do

la ville est transcrit, je

ne

sais trop

pourquoi, par Met.

20.

Nous arrivons

ainsi l'poque grco-romaine,

les

exemples du

nom

sont

encore trs frquents, et paraissent dsigner plus spcialement

le district oriental

du

nome, avec
architectes.

ses vastes carrires

de pierres trs recherches des

artistes^ sculpteurs et

La chambre

du grand temple de Dendrah (plan de Mariette) nous

montre Horus

offrant au roi le
I,

nome de '~^| dtermin, on


,

le voit,

par deux blocs de

pierre (Mariette, Dendra,


21.
les
pi.

pi.

69

a).
la

La chambre

N du mme temple donne


nome

deux
8
et).

blocs de pierre, et le
Cf. aussi ibid., la

est en relations

forme ^|, avec les deux serpents et avec la desse Hathor {loc. cit., II,
''-^
.

forme avec un seul serpent,

22.
lit

La crypte

n 3

du

mme

temple porte aussi ''~^| 30


a).
II),

(et

non

"^f

comme

on

dans Mariette, op.


23.

cit.,

III, pi.

A
la

Edfou (poque de Ptolme IX vergte


deux serpents ont
p. 671,
n''

une
,

liste

des localits o tait

adore

desse Hathor donne la variante curieuse


les
I,

^
:

Ouadj-ti, indiquant nette-

ment que
criptives,

la signification

du duel

Champollion, Notices desp.

7,

cit par Brugsch, Dictionn. gogr.,

177, qui a vu
il

tort dans la lgende

complte

Kl %|

J) le seul

nom

de

la desse,

Ze^it;

faut lire

Hathor, matresse de Ouadj-ti.


24.

Edfou,

la

faade arrire

Dionysios, crit

^
)
:

du pylne

ouest, datant

du

roi

Ptolme XIII Nos

pour
L., D.,

dsigner la rgion montagneuse du district oriental o

se trouvaient les carrires d'o l'on extrayait les

jlj

servant
j

la

construction

de piliers

'

(||

IV, 47^; Brugscl Di(Jtionn. gogr.,

p.

1009;

Geo-

graphie, L p. 215-216, et pi. XLVII, n 1279; Hierogl.-[Link], p. 159, o il lit t'et'-t-tu. Cf. encore Pleyte, i. Z., VI (1868), p. 17, et Dmichen, Gographie, p. 171.
25.
tient

du Muse du Caire (poque ptolmaque) appar un certain Q^^^^^^, qui a occup des fonctions la fois dans les deux nomes

La

table d'offrandes n^ 23130

de

^
26.
,

'^t

de 11^ (Ahmed Bey Kamal, Catal. gn. du Muse du Caire, Tables d'of-

frandes,

p. ld4*^et pi.

XXXII).
les

Le temple d'Erment, portant


exemple qui
existe,

noms de Ptolme XVI

Csarion, nous donne


:

le seul

ma

connaissance, d'une orthographe avec trois serpents

sans la

plume

L.,

D.,

IV,

62/;

Brugsch, Gographie,

I,

pi.

XLIV,
la

n 1183, et p. 115; Brugsch, Dictionn. gogr., p. 177 et 1006 sqq. colonnes de 27. De l'poque des Csars romains nous avons citer une des

grande

salle

hypostyle de Dendrah, o l'empereur Tibre est appel


p. 1274).

-^
le

?Kz^/((y ^^^ (Brugsch, Thsaurus,


extrieur nord de
la

^_^^ m

|^^~-^

Et

la

mme

scne se retrouve sur

mur

mme

salle.


LE
X'

NOME DE LA HAUTE-EGYPTE
est dit

28.

Dendnih

aussi,

un Empereur
pi.

H
^
^

^ '-^^ -

^ _

(Dmichen,

Baufjeschiche des Denderateinpels,


29. Enfin, le

LI, et ^KYiGScn,Themuras, p. 1273).

fragment de coude en granit noir ayant jadis appartenu M. Harris


I,

d'Alexandrie, et qui a t publi d'abord par Brugsch, Gographie,


p.

pi.

XVI

et

97 et

142, puis par Lepsius, Die


pi. III b,

altajijptische Elle

und

ihre Eintheilung (1865),


la

p. 15 et

nous a conserv

les

noms de

huit

nomes de

Moyenne-Egypte,

et

parmi eux

celui de

^^,

avec

les

noms

de leur divinit principale. Cette coude est on peut


la

d'poque incertaine, mais, d'aprs

le style,

considrer

comme

trs probable-

ment romaine (Brugsch,

op. cit., p. 97).

De l'ensemble de
listes

ces

monuments,

ainsi (jue des indications fournies par les diverses

gographiques,
:

les trois

conclusions suivantes

me

paraissent ressortir avec vi-

dence
1

L'orthographe et

la

lecture premires

du nom du nome Aphroditopolite


(cf.

et

de

celui de son chef-lieu ont t

^l, Ouadj-it
le

Pyramides, Abydos,

et

Papyrus

Golenischet), quelle que soit, d'ailleurs, la signification qu'il convient d'attacher ce

nom

(cf. j et

sceptre des dieux, pour


le

nome Thbain,

et |

^^

^"^

sceptre

des desses, pour


2o

nome

Aphroditopolite).

Ds

le

premier Empire thbain. ct de cette orthographe phontique com|.

plte, est

apparue une orthographe abrge en


Il

^|

^
t'),
fi

^|

le

serpent

a reprsent lui seul l'ancienne lecture.

n'y a, par suite, aucun


les

compte

tenir de la
J.

lecture djedj,

t'et'

<;e^,

ou

Ze::,

propose par

premiers gyptologues (sauf

de

Roug), et encore moins de la lecture scheV (U


tard par

.sc/i -(-

dfendue encore assez


n'ayant aucune valeur

Dumichcn [Gographie [Oncken],


la

I,

p. 169), la

plume

phontique, et entrant dans

composition de plusieurs autres noms de nomes,


[j,

^^

par exemple. (Sur cet emploi de


3

cf.

V. Loret, Revue gyptol.


le

Sous

la

XIX'' dynastie, et surtout l'poque grecque,


l'est

XI (1904), p. 79-86.) nome ayant t scind


t.

en deux districts situs l'un l'ouest, l'autre


usite de concert avec la

du

Nil,

une forme duelle a t


le re-

forme ordinaire; cette forme duelle a t obtenue par

doublement du serpent
oui pour
le

^^,

ou "Sj,

^^

ou

nom du nome, ouadj-ourt pour le nom du chef-lieu; les formes "^ du Ucre que mon nom [Link] et J:^ du texte de Ramss II ne sont pas autre

et sa lecture a

tre ouadj-

chose que l'expression de cette nouvelle lecture duelle.


4 Enfin, le district occidental ayant, l'poque

grco-romaine, perdu toute im-

portance au profit du district oriental, sur


carrires de la

le territoire

duquel taient situes

les vastes

montagne Arabique,
et

et

o venaient aboutir

les routes reliant la valle


le

du

Nil

la

mer Rouge

au Sina, l'appellation employe jusqu'alors pour

nome

entier

fut rserve dsormais

au seul district oriental,


et

et,

pour mieux indiquer l'importance


do pierres de ce district, on dterla

prise par la rgion

montagneuse

par

les carrires

mina son nom par deux blocs de pierres, ou par le signe de ou par les pierres et la montagne runies, ^c^i'.
,

montagne,

^^,

1.

Je renvoie sur ce dernier point


(coll.

le
I,

lecteur ce qui a t dit dj par

Dmichen dans

sa

Gographie des

altcn A(jyi>tens

Oncken, Band

1S87, p. 169-176).

LE

X'

NOME DE LA IIALTE-GYPTE

IL

Le,

nom profane du

chef-lieu.

Nous venons de

voir que le chef-lieu

du X^ nome de

la

Haute-Egypte
ville

portait le

nom

de

Hr:^

ou

^^,

Ouadj-it, signifiant tout simplement la


le

du nome de
la ville

^].

C'tait l ce

que nous sommes convenus d'appeler

nom

sacr de

principale

du nome. Mais, outre


frquemment
tait
qu'il

cette appellation, la capitale en portait

une autre, au moins aussi

cite par les

monuments,

et

qu'on peut appeler son

nom

profane. Ce
:

nom
de
la

emprunt au mythe
o

trs ancien de la lutte

d'Horus contre Seth

aprs

la victoire

remporta sur son adversaire sur


est aujourd'hui la ville

le territoire oriental

du nome de

Or:^, prs

l'endroit

de Gaou-el-Kbir, Horus arracha un morceau de

peau de Seth pour


fleuve,
fait le

s'en faire des sandales, et la ville qu'il fonda sur la rive

gauche du
de ce
texte

peu prs en face de Gaou-el-Kbir, pour commmorer sa


de
la Ville

victoire, prit

nom

des

Deux

Sandales, en hiroglyphes

fflft

Debti
la

(?).

Le

de ce mythe nous a t conserv au temple d'Osiris Dendrah dans


Haroris,
alten

bouche du dieu

^^ ra

>>

cf.

Mariette, Dendra,
la

t.

IV,

pi.

60; Dmichen, Geogr. des

Agyptens (introduction

Gesch. des alten Agyptens d'Ed. Meyer), 1887,

p. 102, note*;
tion), et p. 67,

Zur Geogr.
j'ai

des alten Agyptens, Lose Bltter (1894), p. 66-67 (traduc-

note *; Brugsch, Dictionn. gogr., p. 928, et . Z., XVII, 1879, p. 16.

Les exemples que

pu

recueillir

du nom de
les

la Ville

des

Deux

Sandales, et dont
:

voici la liste chronologique,


1.

nous donnent

formes orthographiques suivantes

La

stle n

20022 du Muse du Caire (Moyen Empire), originaire d'Abydos,


H

est

au

nom du ^ "^ aaa^ Monum. d'Abydos, n 687;


mittl. Reichs,
2.
I,

J
p.

V
32
;

(variante

v^v

cf.

Mariette, Catal. des

Lieblein, Dictionn. des

noms

pi^opres, n 1548;

New-

BERRY, The Life of Rekhmara,


p.

Lange-Schfer, Grab- und Denksteine des

22-23 et

pi. III.
1

La

statue assise de

^^
>

^^ Muse du Caire (dbut de

la

XVIIP

dynastie),

originaire d'Aboutig, et dj mentionne plus haut (p. 5), porte sur le dos

du sige un
(Daressy,

proscynme ^3^^^^^^
Rec. de Trao.,
3.

(1/

et

mentionne

ailleurs les autels

de
p.

^B^ ^^3^'
49
et 50).

(]]

XI (1889), p. 87, et Le tombeau du vizir de Thoutmsis


les tributs

Sethe, A. Z.,
III

XL VII,
g

y, Thbes, nous

montre
f

le

dfunt contrlant

apports par

les fonctionnaires

de sa circonscription mride
la liste,

dionale, laquelle s'tend de


^^

Thbes Assiout,

et la
le

fin

entre "sp

^^
'

l'Akhmim

actuelle et

^^

-Assiout, nous lisons


et

que M. Newberry transcrit Thebu


of Rekhmara,
pi. 5-6 et p. 32, et

M.

Steindorf

nom de la ville de w^, Tbu (voir Newberry, The Life


etc., p.

Steindorff, Die agyptischen Gaue,

25)\

1.

La recension

thbaiiie
t/ie

du Licre des Morts (XVIII'-XX" dynasties) nous


Dead,
1.

offre

deux noms de
n"
:i6),

localits,

y|

(Budge, Book of
1.

p. 258,
15).

1.

chapitre

cxxv [confession

ngative],

et <=

(ibid., p. 185,

10

= chap.

lxxxv,

contexte et les variantes orthographiques donnes par Naville (recension ihbaine) et par Lepsius (recension sate) pour ces deux noms me font supposer que les endroits en question sont chercher plutt dans la Basse-Egypte. Le sarcophage de Besa-n-maut, Jils d'OunnoJir, au Muse du Louvre, porte sur son couvercle une version curieuse du cha-

Haute-Egypte

outre que l'identit

Mais je ne pense pas qu'il s'agisse ici de entre les deux localits n'est pas dmontre,

la capitale
le

du X nome de

JV
la

RECUKIL, XXXV.

TROISIME

SR., T.

III.

iO

LE

X^

NOME DE LA HAUTE-GYPTE
Drali abou'l Neggali, datant des dbuts de la

4.

Le tombeau de

..aa/wn

XIX dynastie, nous apprend que son propritaire avait, outre plusieurs titres de cour, pJ^ince (?) de la ville de Tebti (Maspero, Mission archolocelui de '^^

V'

gique franaise du Caire, t.V,


5.

p. 436-437).

Le Grand Papyrus Harris


fait

n 1 (pi. 61 a, lig. 13) signale


la

parmi

les

temples

qui

ont

l'objet de donations de

part du roi
u)
,

Ramss
du X

III,

entre la capitale

du

IX nome

et celle

du XP,

le

temple de

chef-lieu

(lu tort Q

par Birch,
1,

op. cit., pi. 61 a,

note 47). Cf. Piehl, Index du Papyrus Harris n

p.

106;

Breasted, Ane. Records of Egypt, t. IV, 366; Sethe, . Z., XLVII, p. 49. 6. Le Papyrus gographique Golenischejf' {XXl^ dynastie) mentionne avant
la ville

JX

de ^ y) , qui ne doit pas tre considre mais bien plutt comme un autre nom de JTL.
7.

comme

distincte de la premire,

Bubastis, un fragment de

la

XXX''
du

dynastie, publi par

M.

Naville {Bu-

bastis, p.
8.

57 et

pi.

46 G), porte
sur
la

A Km-Ombo,
II, p.

QJ ^

-V ^^^ Q
couloir sud, le

paroi sud

nom

est crit Ujuj

{Km-

Ombo,
9.

254, n 889).

LaF?7/e des

Deux Sandales
:

est

mentionne deux

fois

au grand temple d'Edfou

(poque ptolraaque)

a) Dans la procession des


trieux
p.
:

nomes reprsente sur


p. 340, et

le

soubassement du couloir mysI,

A '^^^ -in

339;
b)

cf. J.

H' de Roug, Rev. arch., 1867


y?

^*^'

(Rochemonteix-Chassinat, Le Temple d'Edfou,


(I),

Brugsch, Dict. gogr.,


I,

p. 1359);

Dans Dumichen, Geographische

InschriJ'ten,

pi.

LXI A,

col. 10,

au-dessous

du nom sacr
10.

^1

est crit le
le

nom

profane ^^([)ffl

Dendrah,

nom de

la ville

u)

est crit
pi.

comme
n" 10).

chef-lieu

du nome

IJ.

(Dumichen, Geographische Inschriften,

I,

LXXV,

Sur

la

position gographique occupe par cette ville nous n'avons, malheureuseet c'est tout fait arbitrairement,

ment, aucun renseignement,

comme

l'a

dclar rIJ5['

cemment M. Sethe \ qu'elle a ib[', situ l'ouest d'Akhmim


prs du dsert Libyque.

t identifie avec le village actuel 6!Idfah,


et

ou

de Sohag, non loin au nord du Deir-el-Ahmar, et

La

responsabilit de cette erreur incombe, je pense,


'
;

Cham-

pollion, qui a, aprs D'Anville*, identifi Aphroditopolis avec Idfou et .tAw


pitre

sduit par
(I

cxxv du L icre des Morts (poque

sate),

le

36'

gnie funraire est invoqu par les mots


p. 18).

^.
nom
d^

^v
Sandales
Ville des
1.
2.
il

Mv W
s'agit ici.

^^^'

^E^'^-^i'^'

^'^'^- '^^

Trac, XV, 1893,


p. 13-17,

Je ne sais de quelle Ville de^


le

Voir enfin Brugsch, . Z., XVII,

o Naucratis aurait aussi port

Sandales (stle de Meiteinich). . Z., XLVII, p. 49, note 1. Boinet-Bey, Dictionn. f/oQr. de l'Egypte,
S. DE Sacy, tat des Procinces, p. 700, n
2.

p.

176 et 639. Cf. aussi la Doser, de l'Egypte,

t.

XVII^

p. 75, et Atlas, feuille 11.


3. 4. 5.

Mmoires sur l'Egypte ancienne et moderne (1766), p. 182-183 Itfu. L'Egypte sous les Pharaons, I, p. 267. Jomard n'tait pas tomb dans
:

celte erreur, et avait plac

Aphrc

ditopolis
t.

beaucoup plus au nord qu'Idfah,


p. 78, et

:&

Annebis, entre Tahta

et

El-Mahraga {[Link] l'gypt

XVIII,

Atlas, feuille

11).

LE

X'

NOME DE LA HAITE-GYPTE

11

l'identit

de

nom

entre les villages d'Idfou (Moyenne-Egypte) et d'Edfou (Ilautele

gypte), et remarquant que ce dernier portait l'poque copte

nom

de

.tico,

Chamqu'il

poUion a invent, pour le premier, une appellation copte identique,


avoue, du reste, n'avoir
effet, n'a

.Tfeo)

ou
,

tioj,

jamais rencontr dans aucun manuscrit copte


s'est

et qui, en

jamais exist. L'erreur, ainsi lance,

propage rapidement,

et s'est
y/

mme
dont

aggrave encore avec Brugsch. Champollion, en


il

effet, n'avait

pas parl de

tO,

semble avoir ignor totalement

le

nom mais
;

Brugsch, propos des inscriptions de

la stle Metternich, a dclar

avec assurance que l'ancien

nom

de

la Ville

des Sandales
le

Teb

s'tait

conserv avec
\b|^,

la

plus grande vidence (auf das allerdeutlichste) dans

M<^^^

nom
du

de lieu actuel

Idfa\ Dumichen accepta naturellement, sans

la contrler,

cette identification', et on la retrouve encore dans

Maspero, Miss, archol. franc.

Caire, t.V, 1894, p. 437, dans l'article Aphroditopolis rdig par


la

M. V. Loret
tlie

pour

Grande Encyclopdie
Abydos, 1902,

(t. III,

p. 314)', et dans

Caulfeild, The Temple of

Kings

ai

p. 18, Itfu. Il a fallu les


fois

dcouvertes merveilleuses de

Kmla troi-A

Ischgaou pour dtruire une bonne

pour toutes cette fausse notion. En 1908,


(p.

sime dition franaise du Guide Bdeker


chef-lieu

226) plaait pour la premire fois

le (^(^^^-r^C

du X nome de

la

Grecs, son

site vritable,

Haute-Egypte, l'Aphroditespolis ou Aphroditopolis des ^ Km-Ischgaou, village situ une heure et demie d ^^^-"^^

marche

(8 kil.

environ) au sud du gros bourg de Tema. Enfin, en 1910,


1)

M.

Sethei

^kaX^

[. Z., XLVII, p. 49, note

dclarait que l'identification de

(9^

avec

Idfali tait

compltement en

l'air (vllig

in der Luft) et n'avait pas grande chance d'tre exacte.

Cette identification avait t galement mise en doute par

M.

H.-I. Bell dans son article

du Journal of hellenic Studies

relatif

aux papyrus

d' Aphrodite

Je pense qu'on peut tre encore plus affirmatif sur ce point que

M. Sethe,

et

que

divers arguments, emprunts la philologie ou la topographie, contribuent utile-

ment
tb-ti),

rfuter l'identification fantaisiste

du chef-lieu du X nome avec Idfah


deux formes

1.

Le mot hiroglyphique s=J^||, s==^J, ^JjJ, ^=^J-^^\


sandale, chaussure^
u-n:oT)[jta,

etc., tb-t (duel

s'est

conserv en copte sous


,

les

Too-ye (T.) et

o^cDOTi (M.),
il

calceamentum

calceus''

le
il

n'a

donc pas survcu, ou du moins


de songer retrouver
4J5I.

s'est affaibli en ot, et,


le

dans ces conditions,


copte
.tIico

est impossible
faire le

l'ancienne forme dans


2.

dont on a voulu

prototvpe de loi ou

Le

bas pays

(_^) du XIP nome, h^,

situ en face

du X

et

un peu plus au
de
et

nord, sur

la rive

droite du

fleuve, porte sur les listes gographiques le


p. 928-929), qui signifie

nom

(Brugsch, Dictionn. gogr.,


-

galement

les

deux sandales,

ce

nom
1.

est

emprunt sans aucun doute


XVII,
p. 16. Cf. aussi

la mme lgende du combat entre Horus et Seth

A.

Z.,

Dictionn. gcogr.,

p. 927.

2.
[ 3.

Zur Geogr. des ait. gypt,, p. 11 et p. 67. note *, et Coll. Oncken, I, p. M. Loret ajoute que Idjou est un peu au nord d'Abydos , alors qu'en
localits est

162.

ralit la dislance sparant les

(deux
4.
5.

au moins de 55 kilomtres, en ligna droite.


1909, p. 106-107, et p. 107, note
1.

TomeXXVllI,
:

Voir les diverses orthographes du mot dans Brugsch. Hierogl.-[Link], p. 1581-1582. plante du pied. 6. Sens premier Aegyptiaco-Latinum, p. 127 et 527. Cf. aussi 7. Peyron, Lexicon copticum, p. 233; Tattam, Lexicon Erxian, gyptisches Glossar, p. 147.

12

LE

X'

NOME DE LA HAUTE-EGYPTE
le

que

le

nom du

chef-lieu

du X" nome. Or,

nome de

^^

a sa frontire mridionale
il

cinquante kilomtres au moins au nord du village d'\b[-/rf/a;


tionnel de chercher la ville de

est

donc plus ra-

^
la

fi)

galement assez loin vers

le

nord, peu prs en


fort bien

face
^

du ^y)i=n du XIP nome; l'emplacement de Km-Ischgaou rpond


Les savants de

cette condition.
c\.

Description de l'Egypte paraissent donc avoir t

assez bien inspirs lorsqu'ils ont identifi

Ibh non pas avec Aphroditopolis, mais

avec

la

Crocodilopolis de Ptolme',

si

tant est

du moins que

cette Crocodilopolis ait

t exactement situe par le gographe grec.

Avant de
son chef-lieu,

clore ce chapitre relatif l'emplacement


je

du nome Aphroditopolite

et

de

voudrais mettre en garde

le

lecteur contre

un renseignement suspect

publi jadis par


chef-lieu
0]
l[)
,

M. G. Legrain

et d'aprs lequel le

Tebti, seraient placer entre le


dit avoir constat cet ordre

nome de nome de Qousieh


liste

^^

(sic),

Uadj, et son

et celui

d'Aschmou-

nen*.

L auteur

dans une

gographique, sans nous

donner, du reste, aucun


liste

donne au nome de Lycopolis-Assiout


le

Cusse-Qousieh
le

moyen bibliographique de contrler son affirmation; ladite le numro 12 au lieu de 13, et au nome de numro 13 au lieu de 14; le nome d'Hermopolis-Aschmounen a bien
lui

numro

15,

que nous

connaissons par toutes les listes gographiques, et


le

le

nu-

mro

14, vacant, est

occup par

nome de Uadj-Tebti

transport ainsi plus de


la

100 kilomtres au nord de son emplacement vritable; Tebti est identifie


superior des anciens, et son
aussi
site est plac

Tanis
appel

au village actuel de Dalgah,

4^5,

Galdah par mtathse'. Jusqu' ce que M. Legrain


Moyenne-Egypte.

ait publi sa curieuse liste


le

gographique, je prfre supposer qu'il a d faire erreur dans


notes gographiques concernant
la

classement de ses

in.

Division

du nome en deux

districts.

Brugsch avait dj remarqu* que l'ancien X" nome de


form l'poque grecque deux nomes distincts
:

la

Haute- Egypte avait


la rive

V Aphroditopolite sur

gauche

du

fleuve et Y Antopolite sur la rive droite. Cette division, laquelle


s'tre ralli",

M. Maspero
^^

ne parat pas

a t observe galement par

M.

Sethe". Elle est con-

firme par les documents gyptiens, qui nous font connatre, ct

du nom

ser-

vaut dsigner

le district

occidental du nome, les appellations suivantes s'appliquant


:

spcialement au district oriental


1)

^>
Tffff

variantes

cette

dernire forme emprunte aux textes

^^^, H^'

^
75.
et 73.

(Brugsch, Dictionn. gogr.,

p. 390,
cf.

du Mythe d'Horus Edfou;

1.

Cf.

2. 3. 4.

JoMAiiD, Description do l'Egypte, t. XVIII, p. Legrain, Ann. du Sero. des Antiq., I, 1900, p. 65

Ibid., p. 76-77.

5.
6.

Die Agyptologie (1891), p. 444. Les Momies royales de Dir-el-Bahari (Miss, franc, du Caire, A. Z., XLVII, p. 48, note 2.
.

t.

I,

p. 717).

LE

X"

NOME DE LA HAITE-GYPTE
pi.

18

Brugsch,

ibid., p. 174, et

Naville, Mythe d'Horas,


p. 1008);
p.

XXIV,

col. 88); aussi

j) j]

(Brugsch, Dictionn. gogv.,


2)

-rnrr

du
3)

Il '"^

(Brugsch, Dictionn. gogr.,


Labyrinthe)
;

390, d'aprs le

Papyrus

gograp/iif/ue

^^ (Brugsch,
:FfffP

Dictionn. gogr., p. 390, d'aprs


;

le

Papyrus gographique

du
4)

Labyrinthe)

^
il

[Papyrus dmotique de

la Bibliothque
le

de Strasbourg, publi par


t.

M. Spiegelberg
1911, p. 123).

et repris

par M. N. Reich dans

Recueil de Travaux,

XXXIII,
s'tait

l'poque o
fait

il

crivit son Dictionnaire

gographique (1879), Brugsch ne


des deux dieux
et

pas encore

une ide exacte de


il

la signification
le district

qu'il convenait d'attribuer ces

appellations, et
lation

croyait que
la

le

nome,

tait

une

appel-

du X nome de

Haute-Egypte (Aphroditopolites)

de sa mtropole
.

nomme
nome

d'une autre faon

^, ^|
:

ou

^=a|

V;:^

ou

^i)

'

De mme,
J|J|
' '

plus loin,
,

dans

le

mme

ouvrage

C'est la raison de l'appellation


|

]]
'

des

deux dieux, donne parfois


Enfin, plus loin encore
:

la

prfecture aphroditoft

''

^
.

""^F

polite'.

ou

^1

le

nome

des deux dieux'

Ce

n'est

que plus
de cette

tard, en publiant son livre

Die Agyptologie (1891),

qu'il restreignit le sens


le

appellation et vit avec raison qu'elle ne dsignait pas tout


la partie

X nome, mais seulement


l

>^WMAy

de ce nome situe sur la rive droite dujleuve.

Cette appellation de

nome

(ou district) des


le croire,

deux dieux ne

fait

donc pas

allusion,

comme
dans

on pourrait tre port

deux divinits diffrentes adores, l'une

le district occidental,

Tautre dans
la

le district oriental

du X nome. Son origine

remonte aux premiers ges de

lgende gyptienne, l'poque o Horus et ses com-

pagnons envahirent

la

basse valle du Nil, arrivant du sud pour conqurir l'Egypte.

Sur

la rive droite

du

fleuve,

peu prs

l'endroit o s'lve aujourd'hui le village de

Gaou-el-Kbir, Horus rencontra

les forces

ennemies, c'est--dire

les

populations au-

tochtones de la valle, groupes sous l'enseigne du dieu Seth-Typhon, et une grande


bataille fut livre,

au couis de laquelle Horus triompha de


faire des sandales'.
le
;

Setli, le tua, et lui

enleva

une partie de
toire

la

peau pour s'en

De

vint au district sur le terri-

duquel

les

deux dieux

s'taient battus
et

nom de
le

district des

deux dieux.
si

Les deux dieux sont donc Horus

Seth puis,

souvenir de Seth fut

troitement

f
j

,>

^c>*^
7

associ celui d'Horus qu'on les appela tous

deux

les

deux Horus

(d'o l'orthographe
le

^^)'. Aux
1.

poques tardives on

se

servit

aussi,

pour dsigner

district

des

Op.

cit., p. 390.

2.
3.
4.

Ibid., p. 1008.
Ibid., p. 1039.

Voir

le rcit

de cet pisode dans

le texte

du Mythe d'Horus grav sur


le

les

murs du grand temple


de lieu J
le
^i

d'Edt'ou,

et

publi en 1S70 par

M.

Naville, qui crut

reconnatre, tort, dans

nom

de

la col.

88

(pi.

XXIV) une
5.
Il

cariante du

nom

de la prooince de Koptos (appele, eu effet, aussi

nome des deux Horus).


lire,

est, d'ailleurs,

possible

que

^^^

ait ici

simplement

la

valeur

dieu, et qu'on ait

non pas

Har-oui, mais Ntr-oui.

14

LE

X"

NOME DE LA HAUTE-EGYPTE
| |

deux dieux, d'une orthographe


signification ne sont
faciles
*
|
|

{Papyrus du Labyrinthe), dont


prciser.

la leclure

ni la
:

Brugsch a lu

les

deux doigts Zebd-ui'


dire
s'il

mais M.

Sethe a crit

sans proposer de lecture et sans

pensait au

doigt 1 ou au signe dis- '-^^ tinctif des peuples trangers 1. Enfin, Dendrah (DtjMiCHEN, Geogr. Inschr., I, pi. LXXV, n 10, et Edfou), dans le grand texte go-

graphique (Brugsch, Dictionn. gogr.,


le

p. 1376), l'insigne

du

X"'

nome

est crit avec


faciles

double signe

11

O-, ou

IJ-,

et

ces

orthographes sont aussi peu

ex-

pliquer que l'orthographe ^-^^.

Quoi
groupes,

qu'il
ils

en

soit

de

la

prononciation et de

la signification

de ces deux derniers

sont intressants

un autre

titre. Ils

nous prouvent qu' l'poque ptolle

maque au moins (sinon peut-tre dj bien avant),

mot qui

avait servi originaire-

ment dsigner seulement


fut
oriental.

la

moiti orientale du

X nome

prit

un sens plus large

et

tendu l'ensemble du nome, aussi bien au district occidental qu'au district

En mme

temps,

le

mot

district des
les

deux dieux perdait son ancienne valeur godieux mmes adors dans l'ensemble du
tout rcemment', et que je
>

graphique pour dsigner seulement

X* nome. Les exemples


de reproduire
1
ici,

runis par

M. Sethe

me permets
employ en

sont, cet gard, trs instructifs


cq

Statue d'Aboutig (XVIIP dynastie)

a cq
|

'\^___y

paralllisme avec
2"

<>i
I

'^-^
pi.

^"^
TTUT:

(var.

^^) xHH
:
I

^37 ^ ^
tj

est

Grand Papyrus Harris,

61 a,

lig.

13

rVi^-^^W

>

dsignant

le

temple des dieux d'Aphroditopolis


30

(cf.

Brugsch, Dictionn. gogr.,


(publication

p. 889).

Papyrus gographique du Lac Mris

Lanzone,

LXV,

n^ 7)

4
titre

Grand

texte d' Edfou

(Brugsch, Dictionn. gogr.,

p.

1376)

M.W
:

dans

le

du grand prtre du X nome.


5 Livre

que

mon nom

fleurisse

(Brugsch, Dictionn. gogr.,

p. 1068)

6 Liste

des nomes au temple d'Apit Karnak, poque d'Auguste (Brugsch'


I,

Gographie,
7<'

pi,

XXII)

JJ J J).
t. III,

A
:

Dendrah (Mariette, Dendra,


runis par
(cf.

pi.

12 J)

Aux exemples
"]

M. Sethe

j'ajouterai

jllceux d'un tombeau de Gaou^


:
I

^ Ij^

el-Kbir
p.

/ww^ft
J

^^

Chassinat, Bull. Inst. franc, archol.

orient.,

t. I,

1901,

104

fin

de l'poque sate ou dbut de l'poque macdonienne), et ceux d'un sarco-;


et

phage anthropode originaire galement de Gaou-el-Kbir


C^iTQ {Journal d'Entre, n" 35198)
t.
:

conserv au Muse

di

,^^

(cf.

Daressy, Ann. du Serv. des Antiq.\


deux dieux, au

IV, 1903, p. 120-121

mme

poque approximativement).
sut

Pour

ce qui est des limites extrmes de ce district oriental des

1. 2.
3.

Dictionn. gof/i:, p.

:^90,

889 et 1008.

A. Z., XLVII, p. 49. Voir . Z., XLVII, p.

49.

LE

X"

NOME DE LA HAUTE-GYPTE
du

15

et au nord, nous n'avons pas plus de renseignements que pour les limites

district

occidental.

Nous savons seulement

qu'il touchait

au sud au nome de

^h

(le IX'') et

au

nord au nome de

-^,-dRaineh\
carte

^^ ^^
La

(leXIP).Wilkinson a plac
le ^'Xj

la limite entre ce district et le

nome de
la

de

la

Description de l'Egypte', ou El-Raanali de


cette limite peut tre situe

du Guide Bdeker. Je pense que


le

un peu plus au

/jTlMjti/O

nord que

point indiqu par Wilkinson, c'est--dire l'peron rocheux du Gebellimite nord tait quelque part prs

el-Sheikh-Haridi.
et
le

du

village

'El-Hemamieh,
occidental

district tait,

en dfinitive, notablement plus petit que

le district

relevant

du mme nome.

IV.

Localits
A.

du nome Aphroditopolite.
District occidental.

Outre
listes

la

capitale

du nome,

gographiques nous montrent


suivantes
:

^ comme
(nom

sacr)

ou (|

(nom
X*^

profane), les dififrentes


la

relevant

du

nome, sur

rive gauche,

les localits
1.

J
I,

(listes

de Dendrah et de Philne

cf. J.

de Roug, Revue archolo-

gique, 1867,

p. 341).

La

lgende suivante, emprunte au temple de Dendrah,

montre clairement que cette

localit

dpendait du

nome de ^^

[q1

(Dmichen, Geogr. Inschr.,

I,

pi.

LXIX
la

A,

col.

10, et

Brugsch, Dictionn.

gogr., p. 1391).

Brugsch
ville.

s'est

montr assez hsitant sur


J ==
la

faon dont

il

convenait d'identifier cette

Aprs
de cette

avoir, dans son Dictionnaire gographique'' ,


ville,

mentionn deux variantes du

nom

'^^^ d'abord pens que c'tait l simplement une


X*^

autre appellation de

mtropole du

nome. Puis, dans son Supplment,

il

a rap-

proch
. I

do D
-Sadfeh

=^=

de

la ville actuelle
il

de

<ij,^,

Sadfeh\

et,

dans

la

Zeitschrift far

gyptische Sprache',

a propos encore la
lui

mme
(sic)

identification.

En mme

temps,

H=^

tait

rapproche par

de VHisopis de

Yltini^aire

d'Antonin.

Wilkinson, au contraire, avait plac Hesopis


mtres plus au sud que Sadfeh, et
le
il

Tahta, qui est environ 25 kilo-

avait

donn

les

variantes Hesoris et Hysopis pour

nom
Il

de

la ville

grco-romaine ^

^^^ soit chercher dans les parages de la moderne Sedfah J (gare de chemin de fer intermdiaire entre Aboutig et Tema), car le X* nome a fort
est possible

que

bien pu s'tendre aussi loin vers

le

nord; mais alors une pareille identification,

si elle

venait jamais tre dmontre, devrait faire renoncer voir dans VHisopis romaine

1.

Modem
Tome
Op.

Egypt and Thnbes,


p. 79.

p. 97.

2.
3.

XVIII,

Pages 735-736.
cit., p.

4. 5.

1327.

Tome XVII,

1879, p. 16.

6.

Modem Efjijpt and

Thebes,

p. 95-96.

16

LE

X^

NOME DE LA HAUTE-GYPTE
effet, si les

l'ancienne

l'-^^. Hisopis, en

distances indiques par l'Itinraire

d'An-

tonin sont exaces, tait

28 milles romains au sud d'ApoUonos minoris (Apollinopolis

parva

cA-eg^T
' ;

= Km-Esfaht) et 22 milles romains au nord de Ptolmas (Menschietdonc chercher beaucoup plus au sud que Sedfah, non loin d'Elsuppos Jomard et Lapie'.
l'ont dj

Akhmim)

elle serait

Maraghat,

comme

Au

tome XVIII de

la

Descrip-

tion de l'Egypte, p. 78, on trouve aussi l'identification Hisoris

<lll,

El-A'skar, et

cette localit est place sur

\'

Atlas topographique

(feuille 11) tout

prs du bourg d'El-

Maraghat, au sud-est. Or, ces

localits paraissent tre situes

un peu trop en amont


que que cette con-

pour avoir fait partie


Hisopis dpendait du
clusion est

du nome Aphroditopolite,

et je serais plutt port croire

nome

Panopolite. Je

me

hte,

du

reste, d'ajouter

tout entire subordonne l'exactitude des distances donnes par V Itin-

raire d'Antonin; or, cette exactitude n'est nullement dmontre'.


2.

LqJ ^lu

Cette localit est mentionne au temple d'Osiris Dendrah, comme


le

tant en relations avec

nome de
ainsi

La lgende
:

relative la divinit protectric e

X nomey

est,

en

effet, |5

conue

['^ 5^*5

^zi^^L "^ol
gnait-il le sanctuaire
'd.

Afi

|eOv7

(DMiCHEN, Geogr. Inschr.,


de lieu
(lion

^ ^1
^
(?)

^^^
du
jl

III,

pi.
;

LVII, n

10).

Je ne connais pas par ailleurs ce

nom

Rsidence

du Sud

peut-tre dsi-

du dieu Ma-hes

sauvage) Aphroditopolis.

Ce nom occupe, sur une


I,

liste

gographique de Dendrah (Dmichen,


place par rapport

Geogr. Tnschr.,
par rapport
tile, ait servi

pi.
.Il

LXVII,

n 10), la

mme

^^
^

que

iii_
semble

semble donc que cette appellation, malheureu-

^
il 1/

sment muV,

dsigner la ncropole du

X* nome au mme

titre

que

avoir t la ncropole du IX''

nome\
(I,

Je suppose que c'est le

mme nom
j

qui a t lu
,

par Brugscli, dans sa Gographie

pi.

XXII,

n 11, et pi.

XXVII),

ou

{Dictionn. gogr., p. 151), d'aprs

la liste

des nomes de Karnak datant de l'poque

d'Augu ste,
"^

et qu'il a identifi
^ ^^^=^

avec

la capitale

mme du

nome,

'^.
la liste

4.

A/WAAA

Ce nom

se trouve encore

Dendrah sur

gographique du

mur

d'enceinte (poque d'Auguste), dans la lgende suivante relative au

nome de

^
>t=
AAAA/Vv

w
Ci

r^l

.^^
I I
I

>i^ (DMiCHEN, Geogr. Inschr.,

III, pi.
si

LXXVII).

Cette localit m'est inconnue par ailleurs, mais je

me demande

on ne pourrait
le

pas la retrouver dans

le

nom

propre

lu avec doute par

M. Maspero dans

1.

Itinerariuni Antonini Aw/usti, Jit. Parthey el Pinder, 158, 2 (variantes des manuscrits: Hysopis et
IbicL, p. 345.

Hisoris],
2.
3.

Ue

l'identification

propose par Brugsch, dans sa Gographie,


1

t.

I,

p. 216,

de VHisoris de l'Itinraire

d'Antonin avec
4.

la localit 9

X <:;:^ du

uome Hermopolile,

il

ne doit rien subsister.


la

Dendrah galement,
localii

la liste

gographique du temple d'Osiris mentionne dans

lgende du nome de

une

\4

qui est peut-tre la


[ibicL. pi. VII)

mme

(Dmichen, op.

cit.,

III, pi. VIII), et qui est aussi

en

paralllisme avec

LK

X'-

NOME DE

LA IIAUTE-GY1> E
I

17

tombeau de

/v^wv

y\
J
I

Tlibes

(XIX"

dj^nastie).

Ce personnage, en

e(et, ({ul (Hait le rite

.^

I,

prince d'Aphroditopolis, nous dit qu'c on accourt pour voir


(?)

accompli dans 7 o/me/nrY

par

le

l'^t^^^^^P
si

Montou-hi-khopshf
a

et

M. Masdevait se

0^^^"^

^^/f

pero, qui a publi ce tombeau, pense que cette ville

au

nom

incertain

trouver

dans

le

voisinage d'Aphroditopolis,

ce n'tait Aphroditopolis elle-mme

{Mission franaise du Caire, t.V,

p. 4r)()-457, et (ig.

8 de

la p. 457).
il

Ce rapprochement
vritable lecture

est, je

me

hte de

le

reconnatre,

purement hypothtique;

ne

pourra tre confirm ou, au contraire, dfinitivement repouss que lorsque sera connue
la

du nom de

la

localit

mentionne au tombeau de Montou-hi-

khopshf.
. Ce temple de MauA, dame de Mcujana, est S _fo au Papyrus (jographique Golemschejj immdiatement aprs T\ et avant r^ "^ , o tait adore la desse Maut, est donc La localit de -^ Z5
I

cit

chercher en aval de Km-Ischgaou-Aphroditopolis et assez prs de cette dernire. Je

me demande

si le

village actuel

d'El-Af/hanah Ujlt'^lj' ne

satisferait pas toutes les

conditions requises pour tre identifi avec l'ancienne


I

Mgana\
les faire

entre

lUO ni Mgana

et et

^^^B U ^^^m
, ,

Chotb-Hypslis. Je ne crois pas devoir

Jn m

sont deux villes cites par le Papyrus Golenischeft ^ entrer dans


-,

le

nome
(?)

d'Aphroditopolis, car elles


et

me

paraissent lpondreaux localits actuelles de Bouit


la

.'El-Tananhah, situes toutes deux sur


le territoire

rive droite, en face d'Aboutig, c'est--dire

U^''

-p^^t^

sur

du XIP nome (nome de ^=^).


et f
.

ux ix^y^

H^^
V

Papyrus gograpliique du Lac Mris comme tant en relations avec la ville d'Aphroditopolis, ^^ (Pleyte, Papyrus du Lac Mris, pi. VIII, n 41, et 'Lanzo^e, Papyrus
du Lac Mris,
localit

Ce nom de

lieu,

la

campagne de Ouadjit,

est

mentionne au

[Link],

n''

65;

cf.

Brugsch, Dictionn. gogr.,

p. 390).

Brugsch
:

{op. cit.,

p. 1140) a traduit le

Champ

de Buto et a donn du mot cette explication


la

nom

d'une

du Labyrinthe, reprsentant purement


J

donc

qu'il ait identifi

et

mtropole du district Antseopolits . Il semble simplement QJ^t] ^ ^^^^ ^'^ ^'^^^^ d'Aphrodito-

T\
V

polis elle-mme, et ie crois * 'il


la

que cette
:

identification est yla seule qui soit autorise par /-^ AAAAAA ^^ _ (~\y*\
_
_

*-\

fl

(y-

phrase du Papvrus du Lac Mris


I

AAAAAA
I I

n
[sic)

n(ci w

gographiques nous n'avons que peu de renseignements sur le X"* nome. La statue d'Aboutig, conserve au Muse du Caire {Journal d'Entre, n 27692) et publie en 1889 par M. Daressy {Rec. de Trav., XI, p. 87),^ porte un
7.

En

nr

dehors des

listes

proscynme
Hori. Cette
1.
(cf.

Amon
de

de

^"^^^
"^
ffi

en faveur du

|f P^^l^l

^^
;

'

"omm

ville

|\ ";7^'^
i.

ne m'est pas connue par ailleurs;


Carie du Guide Ba'dckcr.

si elle

n'est pas

Descr. del''jyptr.,

XVIII,

p. 81. et

Piovince

Guirgali

district

lema

Bo [Nkt- Bv,
2.
I

Dii-lionn. 'joyr., p. 43 et 641).

"^V

_Ar^^

n'a rien

de

commun

avec

la localit

Mui/d de Vltinraire d'Antonia

(voir plus bas,

p. 20-21).

K1CUU1L, XXXV.

TROISIME SEH.,

T.

III.

18

LE

NOME DE LA HAUTE-GYPTE
la

identique la

^^

ffl

^ "^
(?)

de

XXP dynastie
(cic^t)

signale au

Papyrus Golenischeff,
d'El-Machaah,

on pourrait peut-tre
situe

songer l'identifier avec

la localit actuelle

un peu au sud-ouest de Km-Esfaht

-Apollinopolis parva, de l'autre ct

du canal de Sohag.
8

'^ ^.
(1

Cette
ou
le

ville est cite

dans

les litanies

du temple d'Amon
la situer

i^

Louxor, entre

n% -Panopolis,
XP
.

et

^ "^-Assiouf. On
que dans
le

peut songer

aussi bien dans le


9.
I

XIP nome

X.
relations avec
sate),

Cette localit se trouve en


iiu

\>

i[^^^

-^ ^

sur

le cercueil

de

A^
nom,
,

jp.

t)

Cj|

Muse de Leyde (poque

dans

la

phrase que voici

ce

crit par

Dmichen,

Geo(j/-ap/iie, p. 174,

avec l'orthographe

cso^All
ait elle

a t plac par le savant allemand dans le


si elle

SinaL

II

semble que cette rgion

fourni aux gyptiens de la pierre, et

n'a pas

appartenu au Sina,

a proba-

blement

fait partie

de

la

rgion montagneuse du dsert Arabique, et non du district

occidental de notre nome'.


B.

District oriental.

La

ville principale

du

district oriental

du nome Aphroditopolite
elle

s'appelait, d'aprs
les

les listes

gographiques,
:

c^::^

ziT

Dou-ka;

nous est connue sous

orthographes

suivantes
\ ^^

1.
\

i^^ziT
:

(liste

gographique du sanctuaire
I,

d'Isis
lig. 1

Phihe,

X" nome de

la

Haute-

kj-^

v/^

Egypte

Dmichen, Geogr. Inschr.,


p. 91).
{ibid., lig. 3; cf. J.

pi.

XLIX,

Bndite, Le Temple de

\phil,
2.

t. I,

C^:^T

de Roug, Revue arcJiologique, 1867,

I,

p. 341).

Ces orthographes ont t signales par Brugsch dans son Dictionnaire gographique, p. 816-817, 1007, 1039 et 1339, et Brugsch a fort bien vu que cette
ville

de la

Haute- Montagne

tait situe sur le territoire


le

du X" nome*;
est crit

il

a galement distingu

avec raison cette localit d'une autre dont


tique et qui dsignerait, selon
.

nom

de faon absolument iden-

lui, la ville

de Dakka/i en Nubie, VPaelhis des Grecs et


elle serait identifier

des Romains {op.

cit.,

p. 817)', tandis

que pour M. Chassinat

avec Vile de Bigeh entre lphantine et Phihe".

1. 2.

Daressv, Rec. de Trac, XXXII,


te

1910.

[Link], Description raisonno, p. 165-166, et Afji/pt.

Monunt. can

lict

Nederlandsche

Musum

r/l

Oudheden
3.
4.

Leyden, UL. Atd., M. 13,


(p. 25,

pi.
2)

IV.

Voir encore plus bas

note
I

une
1,

localit

\l

ea relation avec

-^

(XX' dvnastie).

El MOU dans

le

nome de DouJ
p.
.326.

^^
iffffi:

comme
Cf.

l'a

pens M. Maspero dans sa petite dition de 'His.


.\. /.,

toire ancienne, la
5. 6.

page 28 [Touhaou].

t.

encore Brugsch,

XVII,

p. 16.

Cf. aussi ibid.,

Bull. Inst. franc, d' Arrhol. orientale,

III, p. 153-156.

Je pense aussi,

comme M.

Chassinat, que

Dakkah
TT

n a

nen

a faire avec
]i

Mais

je crois
Isis

que M. Chassinat va trop

loin en refusant

de placer

la

ou r^^

de

la lisie

du sanctuaire d

Phila.- dans le

nome

Aphroditopolite, la lgende duquel elle

appartieni bien nettement.

LE

X"

NOME DE LA HAUTE-GYPTE
les
:

19

gographlquc du temple d'Osiris Dendrah, dont ne sont souvent que des variantes de celles du sanctuaire d'Isis Phihe
^-

^nnm^R , ^ JJ
111111]

(^^^^^

lgendes
*--'

Dmichen,

Geogr. Inschr.,
4,

III,

[Link]).

c^ V

d'Archol. orient.,

(tombeau de Gaou-el-Kbir, publi par Chassinat, Bull, de VInst. franc. t. I, p. 106, o la ville est donne nettement comme faisant partie
;

du nome de

^^

poque

sate

ou macdonienne).

Ces quatre orthographes sont toutes de basse poque. Devons-nous en conclure que
la ville

de C^^^T n'existait pas avant

les

Satcs? Je ne

le crois

pas, et serais assez tent


le

de retrouver son

nom

sur deux

monuments

plus anciens que

tombeau de Gaou-el-

Kbir

et les listes

gographiques.
sate; c'est la stle d'adoption
roi.

L'un de ces monuments date du dbut de l'poque


de Nitocris,
fille

do Psammtik

P^

date de l'an 9 de ce

Ce

texte nous

donne une

numration des biens qui furent donns Nitocris par son pre dans

les villes et les

nomes du sud

et

du nord. Or, dans

le

nome de ^^,

la

princesse reut une donation

quiestainsidfinielalignelS

dans

le

district

d'Aphroditopolis,

:|^^^^^%(|(lo^ . k^^"
Kai, contenant
(?)

300 aroures de terrain

(Legrain, . Z.,

XXXV,

1897, p. 18, et

Erman,

ibid., p. 26).

Le second monument est le Papyrus hiratique n" 3320 du Muse du Louvre, o, suivant Newberry, The Life of Rekhmara, carte de la p. 17, et p. 32, est cite une
ville

"^^^^TOO

>

Ta-kcdt, qui pourrait fort bien tre ajoute [op.


cit., p.

le

prototype de

la

C^^T post, cette

trieure'.

M. Newberry

32)

que cette

ville

semble avoir

poque, dans une situation florissante. Je pense que cette localit est celle que Brugsch
a cite dans son Dictionnaire gographique, p. 1339, sous les formes c^l^
H
/\

et

^"^^T^

>

3^^'6C

rfrence au

Papyrus hiratique 3226 da Louvre


la

et

avec

la

mention vague

nom

d'une localit situe dans

Thbas

Il

y a probablement une
et je

erreur de rfrena, soit chez Brugsch, soit chez

M. Newberry,

pense

qu'il s'agit

d'un seul et

mme

Papyrus du Louvre.
de C^^^T et variantes avec cette localit Ka ou Ta-kat
elle est, je crois, assez

Sans doute,
n'est

l'identification

dmontre par aucun document, mais


ici.

vraisemblable pour

mriter d'tre signale

Enfin, je dois ajouter que, d'aprs Brugsch', la localit de Qu-u, cite au

Papyrus
la

gnostique dmotique de Leyde (verso, XII,


Triphis, doit tre identifie avec la localit

2)

comme
.

rendant un culte

desse

moderne de Qou

dont l'emplacement

indique

la

position de la ville

antique d'Antopolis

Je ne signale ce rapprochement

que sous toute rserve, car


dans
le

le culte

de Triphis parait plutt nous inviter placer


le

Qu-u

IX nome de

la

Haute-Egypte, o

dieu ithy phallique

Min

(le

Pan des Grecs)


Grecs
centre
Gaou-

avait prcisment pour desse pardre cette Triphis.

Nous verrons plus


avec Ante, et que
1.

loin

que

le

dieu de

[^^^

fut,

au contraire,

identifi par les


le

la ville fut

appele par eux Antopolis, devenant alors


ideutifi la ville

C'est

du moins Topinioa de M. Newberry, qui a

avec l'Antscopolis grecque

et la

el-Kbir arabe.
2.

Dictionn. gcogr., p. 819-820.

20

LE

X'

NOME DE LA HAUTE-GYPTE

d'un

nome

spcial,

VAntopolite, qui fut dtach de l'Aphroditopolite limit dsor-

mais au district occidental de l'ancien nome de

^^

Les autres

villes

du

district oriental
citer trois
:

du nome ne nous sont connues qu'en

trs petit

nombre. Je crois pouvoir en


1.

" t^ ^

"^
'
.

Cette localit est cite dans


intact (lig. 88),

le texte

du Mythe d'FIor us Edfou,


:

une

fois

avec^on nom
ville

une autre

dans cette
(Naville.

embaum Mythe d' Haras, pi. XXIV).


que
Setli fut
p.

^^^^- ^^)' ^'^^^ ^^ et enseveli lorsqu'il eut t vaincu par Horus

fois

mutile

V^

Brugsch {Dictionn. gogr.,


partie
"1

174), aprs avoir


(le

reconnu que cette


l'appelle,

ville faisait

du
),

X"^

nome de

la

Haute-Egypte
avec

Mythe d' Horus

en

etet,

V^
il
ta

proposa de

l'identifier

la localit

Bowitti de l'Oasis el-Bahnasa; puis


la

revint sur ce rapprochement peu justifi, et reconnut que


district de (^=^^, sur
la rive droite

localit tait situe

dans

le

du Nil

{op. cit., p. 1139).

Si la lecture Pi-ouit, qui a t propose pour ce nom, est exacte, on pourrait peuttre songer identifier la localit avec la
tig, sur la rive droite.
Il

moderne

L,^;,

Bouit\

situe en face

d'Abou-

faut reconnatre pourtant

que Bouit

est loigne

de Gaou-el-

Kbir

(c^T )
c3

d'environ 20 kilomtres, et
il

(\uq. si la bataille

entre Horus et Seth a t


(ju'on ait transport
_Z1 c^

livre aux alentours de Gaou-el-Kbir,

est

peu vraisemblable
part,
~,
I

aussi loin le corps


=]
I

du vaincu pour l'embaumer. D'autre


,

du nome de
I

S^
I

si

on l'assimile Bouit,
.

il

faudra admettre que

ditopolis s'est tendu,

au moins une certame poque, trs lom vers

,.11
le

v
le

faisant partie

nome d'Aphro-

nord, ce qui n est

pas absolument impossible. N'oublions pas,

du

reste, ({u'avec le

Mythe d'Horus nous


pleine lgende, et
il

n'avons nullement affaire un texte historique; nous

sommes en
les

ne faut pas chercher donner ce texte plus de prcision que ne


lui

gyptiens eux-mmes
.

en reconnaissaient. Or,

je

ne crois pas qu
-nt

la ville ^<^

signale par aucun autre


2.

monum

^
Life
.

"<^^^ ^^^

^*^

que

le

texte mythologiciue d'Edfou.

L'inscription

du

vizir

Rekhmr dans son tombeau de Sheikh-abd-el-Gournah


le

mentionne, sur

la liste

des fonctionnaires apportant

tribut de leur circonscription

dans

le

trsor roval,

un [Link]

^^

on

'yvof
I

_^ m

(Newberry,
le

of Rehhinara,
.,,
,

pi. VI, et p. 32, n 13),

qui vient immdiatemeiit derrire

fonctionnaire de

la ville

de

S)%^. M. Newberry a
mutile un
faucon,
et

lu le nom de la localit Per-Ae/'M^^ voyant dans l'oiseau la tte me demande si on ne pourrait pas lire ici le vautour \N, au lieu du v^ a\ le nom de lieu reconnatre dans la localit (ou le temple) de

Je

VN
Quoi

du Papyrus gographique Golenischeff, appartenaut, sans aucun doute

possible, la

mme

rgion, et dont

j'ai

dj eu l'occasion de dire un mot'.

qu'il

en soit de cette assimilation, je

m'empresse d'ajouter que

la

\^\>,a

du Papyrus Golenischeff ne saurait tre identifie avec la Mouthis ou Moiiuii de V Itinraire d'Antonin\ signale par Champollion cette dernire est, en effet, situe
''

1.

Dcscri/dioii

(Je l'E'jijptf, t.

XVIII,

p. 85.

Z,
3.

Voir plus haut,


<liiion

p. 17. et

Fanhey
suug

Pinder, 166, 5
t.

Muihi.
p. il'i.

4.

L''/y/ile

les

Pharaons,

1,

r r

LE

NOME DE
la

LA IIAUTE-CVPTE

21

sur la rive droite du Nil, taudis ([ue

localit

du Papyrns (iolcnischpff

p-.w.t tro

plutt sur

la

rive gauche, au nord de Chotb-Hypslis.


[1

3. Une localit dite est meutionne avec le culte de sur un montant de porte de tombeau de Gaou-el-Kbir. M. Chassinat, qui a pbin; le monument,

dclare que ce

nom

ne

lui est

pas connu par ailleurs, et


voisin assez important
est dite, la fin

(|u'il a

dsignait soit un (juartier

d'AntCopoIis, soit

un bourg

pour possder une chapelle.

Et

il

ajoute que la desse

Maut

du

mme

texte, ^^z^

M]

'.

Il

est~ro-

bable que
(j

tait situe sur la rive droite,


^

non

loin de

Ci^T, sinon

l'intrieur

mme

de cette

ville.

^
avec

4.
,

M. Golenischef (i.

Z.,

XX,

1882, p. 142, note 2) a suppos que la localit


l'autel

Ha-it-Reshpou, mentionne sur

de Turin (lue Brugsch a cit

la

page 1059 de son Dictionnaire goirapliique,


polis. sur la rive droite
le

tait peut-tre
le

chercher prs d'Anta;odieu Antaios des Grecs

du Nil;

il

a cherch aussi identifier

dieu asiatique Rcshpoa,

fp-\.

Brugsch {Dictionn.

(jo(jr., p.

1244-124C) a plac,

au contraire,
5.

b^ n

dans
J

le Delta.

Enfin, un inspecteur du Service des Antiquits,


il

Mohammed

eff.

Chabn, a

d(';-

couvert
/-,

y a quelques annes Gaou-el-Kbir (Antieopolis), dans un hypoge, une

statue en calcaire dur de la


p.

dame

(1
1

Ci

*^1^^

contient un proscynme Anubis


t.

AAA/W\

^c:7y

[I

(cf.

Annales du Service des Anti(jmts,

VIII, 1907, p. 222). Cette ville

m'est inconnue par ailleurs, et je

totype de l'arabe Itmanie/i,

me demande si elle ne pourrait pas avoir t le proemploy dans le nom propre Gaou-el-Itmanieh, qui serait

\lui-meme une autre dsignation de Gaou-el-Kbir.

V.

Attires lieux

du nome.
cits, les listes

En dehors
t'ont

des

noms de

lieux

prcdemment

gographiques nous
la

connatre pour le

X nome, comme pour


le

tous les autres

nomes de
nome.

Haute

et

de

la

Basse-Egypte, trois termes gographiques qui ne doivent pas tre omis


i

ici.

termes sont ceux qui dsignent

Ces trois
en croire
:

le

^^

^^

'*^

~^

^"-^

S'il faut

Brugsch (Dictionn.
1

Le
Le

hirogl., p. 495), ces

mots ont

les significations

suivantes
les

d'un

nome dsigne
la

la

bande riveraine du Nil avec tous

ports qui

peuvent y tre chelonns.


2*'

^^
dont
il

^luju
zone dpendante du temple, Tempehjebict.

dsigne

S**

Le -^

s'applique spcialement au lac

du temple, Tempelsee,
du
fleuve, le

et, si le
le

temple
lui-

et la ville

dpend sont

situs sur le bord

mot dsigne

A7/

jiime.

Sans m'attarder discuter ces identifications proposes par Brugsch, j'indique


les

noms que portaient ces trois parties du nome Aphroditopolite 1. Le T s'appelait A^ ^Q 'wwna (liste du sanctuaire d'Edfou J. de Roug, Revue arcliologique, 1867, I, p. 340-341; cf. Brugsch, Dictionn. (jorjr., p. 1384).
:

1.

Bull. Inst. fi-an. d'Archol. orient.,

t.

I,

p. 104.

22

LE

NOME DE LA HAUTE-GYPTE
:

Variantes orthof/raphiques
pi. VI

a)

"^

(Edfou
I,

Dmichen, Geogr. Inschr.,


la

I,

et B, n 10, et

Brugsch, Gographie,
cit., I, pi.
(^'^^^^

pi.

XXVII);

mme
:

orthographe

Karnak
^^

(Brugsch, op.

XXII)
'^^^^^^

/^^^ " ^

Ml

^^

d'enceinte de Dendrah

Dmichen, Geogr.

Inschr.,
c)

Ce nom pa-khtm
avec
la ville

^ J^
de

111,'^LXXVII);
(ibid.y.
signifie la clture, peut-tre le bassin clos.
Il

n'a

aucun rapport
l'identifier.

Thomu

avec laquelle Brugsch {Geogr.,

I,

p. 216) a
^^^
<^e-3?

song

2.
(liste

Le

^^"^

s'appelle

<=>

V^^^v

^''''~^^'''
cit., p.

mchoires d'Horus

du sanctuaire d'Edfou Tj. de Roug, op.


Variantes orthographiques

341;

cf.

Brugsch, Dictionn. Brugsch,

gogr., p. 1384).
:

^^
a)

^^^^^^^

ir

L.A<

^^^^^^

^^ Karnak

Geogr.,
b)

I,

pi.

XXII

et

XXVII);
:

<c=>^^
l,

(Edfou

Dmichen, Geoqr. Inschr.,

I,

pi.

VI

B, n 10, et Brugsch,

Geogr.,
c)

pi.

XXVII):
:

^^^xm (Edfou
'\
Q.Q.1
T

Dmichen,

op. cit.,

I,

pi. VI

A, n" 10);
III,
7 /

d)
pi.

_^

'

"fi
i

(Dendrah,
^
l

mur

d'enceinte

Dmichen, Geogr. Inschr.,

LXXVIII);
y a trs probablement dans cette appellation
la lutte

Il

les

mchoires d'Horus quelque


le territoire

nouvelle allusion
Aproditopolite.
3.

de Seth

et

d'Horus, qui se termina sur

du nome

Le -^
cf.

s'appelait

^^,

ouns (sanctuaire d'Edfou


p. 1384).

J.

de Roug, op.

cit.,

l,

p.

341;

Brugsch, Dictionn. gogr.,


orthographe sur une autre
Geogr.,
I,

Mme
B,
n*'

liste

d'Edfou (Dmichen, op.


et sur le

cit., l,

pi.

VI

et

10

= Brugsch,

pi.

XXVII)

mur

d'enceinte de Dendrah

(Dmichen, op.

I,

LXXVIII). Variantes orthographiques^^ ^^ pi. XXII);


cit., III, pi.

\\

(liste

de Karnak

Brugsch, Geogr.,

b)
c)

^^ ^^

(Brugsch, Geogr.,
r

I,

pi.

XXVII,
:

sans rfrence);
op. cit., III, pi.

le

(mur d'enceinte de Dendrah


I,

Dmichen,

LXXVIII)

'.

Brugsch {Geogr.,

p. 216) a

commis une
le

lgre erreur en disant que ce


le

nom

tait

aussi celui de la mtropole

du XIX^ nome, d'aprs


dans
chapitre de
la

passage du chap. cxxv,

lig.

22,

du Livre des Morts


lig. 25)

c'e st

Confession ngative (chap. cxxiv,

que

juge

]n^d|)I

{Book ofthe Dead, Vocabularg,


de
la

V^
p. 652.

^^^ ^^^ ^^^^ originaire

de

^^*. M. Budge
du XIX nome
le

p. 84) dit

que cette

ville est le chef-lieu

Basse-Egypte, tandis que d'aprs Brugsch {Dictionn. gogr., p. 151)

rituel

1.

Cf. aussi

2.

Cf. aussi

Brucsch, Dictionn. f/ofjr., Bkugsch, Dictionn. gogr.,

p. 131-132.

3.
4.

Ibicl., p. 151.

BuBGE, Book oj the Dead, Toxt,

p. 256.

LE

X"

NOME DK LA
nom de
lieu

HALTE-KGYLTI-:

23

dmotiqiie de Paris traduit ce


la

par ^imun.

nom d'Hermopolis

mii2:na de

Haute- Egypte

-^'^^
(

).

VI.

Divinits

du nome.

Nous ne possdons pas beaucoup de renseignements sur les difrents cultes pratiqus dans le X" nome de la Haute-Egypte. Nous voyons pourtant que ces cultes
n'taient pas les

mmes dans

les

deux
que

districts entre lesquels tait partag le territoire


le district

du nome. En

gros, on peut dire

occidental tait consacr la desse


les

Hathor

(d'o, plus tard, le

nom

d'Aphroditopolile port par ce district,

Grecs ayant

assimil l'Hatlior gyptienne leur Aphrodite), tandis que

le district

oriental tait

consacr des souvenirs se rattachant

la lutte

lgendaire entre Horus et Seth, c'est-

-dire une sorte de dualit divine, qu'on appelait les

deux dieux'.
est certifi sous la
P''

Le

culte d'Hathor dans le chef-lieu

du

X*'

nome nous

XI X** dy:

nastie par la liste de divinits grave dans le temple de Sthsis

Abydos
dans

Au
titres

grand temple d'Edfou (poque de Ptolme IX Evergte


temple de Dendrah (poque de Ptolme XI), sur
corridor

II),

la liste

des

d'Hathor, on relve celui-ci


la liste

Au
dans
le

des nomes grave


la

de Mariette,

la

lgende concernant

le X*^

nome de

Haute-Egypte
t.

appelle Hathor

^^Jj^"^
Lanzone,
"^

pi. 28, col. 30, et

"^Q'^^'^f^^^^ Disionario
di mitologia

(Mariette, Dendra,
vol. II, p. 873).

II,

e(ji:;ia,

Sur une
pele

5a

c.

^ R

inscription
-^

^^

El "^

d'Erment (poque de Ptolme ^ '

XVI

Csar),

Hathor

est ap-

Mais, outre Hathor, deux autres divinits paraissent avoir jou dans
rle de divinit locale principale; ce sont
1
:

le

nome

le

Macl-hes,

fils

de

Bastit,

d'aprs

la

liste

des

divinits

protectrices

des

nomes grave sur

le le

toit

du grand temple de Dendrah, dans une des


X''

salles dites

c/iambres d'0s7^is;
liste

dieu du

nome de
le

la

Haute-Egypte

est reprsent sur cette


:

comme

lontocph ale, et porte

pschent; sa lgende donne

|v1

^rTk V

^ "^^

Inschr.,

III, pi.

LVII, n" 10,

et

Brugsch, Dictionn. gogr.,

p. 177)

2" Harsis, d'aprs la liste des

nomes de Karnak (poque d'Auguste)


XXII,
et Setiie, .1. Z.,

o
(Brugsch, Gographie,
1.
2.

^^

l,

p.

133

et

pi.

XLVII,

p. 50)'.

Voir Brugsch, Dictionn. gogr.,


Mariitte, Abydos,
I,

p. lOOS, et

Dio gyptologie,

p. 444.
II, pi.

pi.

45 a, col. 54, et

DOmichun, Geogr. Inschr.,


p.

LIV,

n"

53. Un JT^

est

mentionn par Marietie (Les Mastabas de l'Ancien Empire,


ancienne du nome.
I,

198)

il

semble donc que nous ayons en

cTT^j la desse principale et la plus


i.

[Link], Notices [Link],


L., D.,

p. 671, u" 7; cf.

aussi p. 279,

1.

8 (cit par

Bkugsch, Dictionn.

gogr., p. 177).
4. 5.

IV,

pi.

62/; Bruoscu, Gographie,

1, pi.

XLIV,

u 1183, et p. 215.

Peut-tre cet Horus,

fils d'I&is et d'Osiris, est-il

mentionn galement

comme

divinit

du nome de

2^

H
24

LE

X"

NOMK DE LA HAUTE-EGYPTE
le

Brugscli

;i

prtenrhi qu'il y avait contradiction entre

nom

grec du nome, d'aprs

lequel Hathor-Aphrodite en ssrait la divinit locile principale, et cette lgende de

Karnak donnant comme dieu du nome


cette contradiction,
il

floras, fils d'Isis et d'Osiris.

Pour expliquer
a propos

a suppos qu'Aphroditopolis avait pris l'poque grecque la


le

place de la

premire mtropole du nome, laquelle avait

culte d'Horus, et

il

d'identifier cette
'

premire mtropole avec

la ville

'ApoUiiiopolis parca ou Apollinis


les

(>jA
_

minor

cioilas, car

Horus

fut assimil

Apollon par

Grecs

et les

Romains; enfin
Hathor

il

.plac cette Apollinopolis parva [Link].\ ce qui est absolument impossible.

Mais

je

ne crois pas que


principale

la ralit ait t aussi

complique que
et

cela.

tait

la divinit

du

district

occidental,

du nome,
fils

Mad-hes

tait

son dieu

pardre, probablement son poux. Quant Horus,

d'Isis et d'Osiris, la lgende

de

Karnak, postrieure toutes

les autres,
le

montre bien

qu'il n'tait (jue le


il

dieu principal

L(^
'r'^ ^jM^'^
,

du

district oriental
la

du nome, sur

territoire

duquel
Il

avait triomph, aux temps

hroques de
les

lgende, de son ennemi Seth-Typhon.


district

n'a
il

donc aucune relation avec


est

dieux du

occidental, Hathor

et

Ma-lies;

plutt le prototype
le district

\,Asi/

du dieu Antaios des Grecs,


oriental
Il

qui, d'aprs son

nom, ont appel Antaiopolite

du X nome rig
eut,

alors en

nome indpendant.
tt,

du

reste, et

probablement assez

bien que nous ne soyions renseigns

sur la question que par des documents d'poque tardive, passage rciproque des divinits

d'un district l'autre. Nous voyons, par exemple, Hathor reprsente


la

comme dame
on

de
lit

montagne Arabique du nome au grand temple d'Edfou


lgende: A

la

^
J\

(derrire elle, en effet,


?j

^^^'^,
le

etc.,

et

devant

elle

>c^ ^"'
XYIIP dyla

O"!!/^)'.

De mme,
JOu.

dieu double du district oriental,


^^''

-^^i ^"^

%%, JQ-^^,
nastie,

J]^li' ^-^''
la ville

^'^ reprsent, ds la

comme

dieu de

de

{Statue d'Aboutig), et aussi sous


lig. 13).

XX*

dy-

nastie

{Grand Papyrus Harris,

pi.

61 a,

Les deux divinits se trouvent

mme

en relations encore plus troites sur un papyrus

dmotique de

la

Bibliothque de Strasbourg, publi d'abord par

nouveau tout rcemment par M. N. Reich'.


,

Au

recto, planche VIT, ligne 2, sont

M. Spiegelberg' et men:

tiennes les prtres d'


'

atho r, d ame d'Entajje (transcription de

M. Reich

"^

/^
I

'^^^^

^^f^
\

Jiii^^^ v\'^
rr

i'iP^'^

l'expression

les

^'e^* ^"^ nouvel exemple ajouter ceux o il 'm^"* deuj- dieu.r est prise dans son sens tymologique de c district des
le

deux dieux
j

jj.

Comme

papyrus

est originaire

de Gblein, l'ancienne Pathyris,

M. Reich

a cru devoir ajouter aprs

Entaye, l'identit Antaiopolis, Pathyris, Gebelen;

pi.

sur le fragment de coude en pierre noire (poque romaine) qui a t publi par Brugsch, Gographie, XVI, et p. 97 et 14~', et par Lkpsius, Die altagyptischc EUe und ihre Eintlieilumj, p. 15, et pi. 111 b. 1. Brugsch, Gcogra/ihic, I, p. 133 et 215.
2.

I,

DOMiciiiiN, Gfo;/r. Insc/ir-.,

II,

pi,

LXV.

3. 4.
5. 6.

Voir plus haut, p. 12-14. Die deinotiscUen Papyrus der Strassburger Bibliothck.

[Link] Trac,

t.

XXXIII,

0/j. cit., p. 12:5; cf.

1911, p. 113-155. aussi au commentaire, p. 140.

LE

X'

NOME DE lA

HAUTE-CiYl'TE

25

mais
est

il

ne peut s'agir

ici

que d'Antaiopolis,
les

et

nullement des deux autres


ville

localits.

Il

peu prs certain que

Grecs ont donn cette

du X' nome
Entaye,
les

le

nom d'An.

taiopolis prcisment parce qu'elle s'appelait en gyptien


ils

deux dieux; deux dieux


,

^-e^jCxM^*^

ne se sont pas soucis de

la signification

tymologique de ce
'A/xaTo;,

nom
dont

(f

les

et l'ont assimil

purement

et

simplement leur dieu

le

nom

sonnait de

faon presque identique'.

Outre ces divinits, nous pouvons encore


1 District oriental
:

citer
:

dans ce nome

a)
:

La

desse

Maat

^^VN'^^^^

(montant de porte d'un


t. I,

tombeau de Gaou-el-Kbir
et

Chassinat, Bull. Inst. franc,

arcli. orient.,

p. 104),
|

i^v\

"^^^-^

' cette dernire localit pouvant tre

soit

un quartier de

la

future Antopolis, soit

un bourg

voisin assez important pour possder une chapelle,


la

ni

(Chassinat,

ibid.).

Ce tombeau date de

priode sate ou du dbut de

la priode/

macdonienne'.
b)
Drr^
H

Le dieu
et
rj'S
cLl
I

Osiris sous sa forme locale

ji'^ffiTl ^ p monuments de Gaou-el-Kbir, publis en 1901 par


:

jj'^ftlll ^

(variantes

(X

bc*-*

Ai

M. Chassinat,

ibid., p.

104 107.
:

2 District occidental

a) Probablement aussi la desse


si l'on

Maut.
rr

b) Peut-tre

le

dieu

Amon,

admet que

la localit

^
le

v\

de

la statue
le

d'Aboutig conserve au Muse du Caire (voir plus haut,


territoire

p.

17-18) tait situe sur

du X" nome; cette

localisation est vraisemblable,

mais non certaine.


pas sur toutes
les autres,

Mais, de ces diverses divinits, celle qui parait avoir pris

dans

le district

occidental

comme

dans

le district oriental, est le

dieu double

^^;
la

c'est lui seul tout

au moins que nous rencontrons sur


le X*'

les listes

gographiques de

basse poque pour tout

nome,

et c'est

de

lui seul

que nous connaissons quelques

noms de

prtres.

M. Chassinat
le

a dj rassembl dans son travail prcit presque tous


la

ces titres, d'aprs la liste

gographique d'Edfou,

procession des prtres des

nomes

reprsente dans

sanctuaire de Sokaris Dendrah, et les

Kbir.

Un

cercueil

du Muse du

Caire, trouv et publi aprs l'article de


cette liste. Voici

monuments de Gaou-elM. Chassinat,


donc ces
titres

et publi

par
:

M. Daressy, permet de complter encore


grande-prtresse du
p. 1361,

sacerdotaux
1)

mm ^ f
U y
iiiiiiiii

'

'

'

nome

d'aprs le grand texte d'Edfou


cit.,
I,

(Brugsch, Dictionn. gogr.,


graiid-prtre est dtruit.
2)

et

Chassinat, op.

p. 104); le

nom du

^^ ^ MM Vir II OU ^1

'

grand-prtre du

nome d'aprs
Chassinat,

la liste

du sanctuaire de Sokaris

Dendrah (Brugsch,

op. cit., p. 1376, et

loc. cit.).

et

1. Toute cette question du prototype gyptien du dieu 'Avtao; a t expose en dlai! [Link] MM. Gardiner Sethe (A. Z., XLVII, 1910, p. 42-5!3), et je crois que l'on peut accepter les arguments et conclusions qu'ils ont prsents pour expliquer l'origine de ce nom 'Avrao;, et par suite le nom de la divinit qui est mentionne en dmotique sur le papyrus de la Bibliothque dj Strasbourg et en grec sur plusieurs papyrus du Muse de Giessen, '[Link]; ou 'AOsp-vc^-cVTa'.vsw;. Toute la bibliographie du sujet a t donne par les auteurs dans cet article trs complet. 2.

l^

Maut

est

encore dsisne dsigne


(cf.

comme

desse du

nome au

sanctuaire de Mdinet-Habou

Daressy, Rcc. de Trac, XIX,


TROISIEME SER.,
T. III.

1897, p. 21).

RECUEIL, XXXV.

26

NOUVELLES NOTES D'PIGRAPHIE ET D'ARCHOLOGIE ASSYRIENNES

3)

U(W[

v^'
par
((

probablement un surnom du prcdent

{ibid.).

M. Chassinat

tra-

duit ce
^Seth).
'

nom

le

compagnon des deux compagnons


~wwv

(c'est--dire d'Horus et de

4) n

^^, variantes
IV,
,

^/m

_^
j^j^, peut-tre aussi un autre deux dieux jj, d'aprs les monuments de
et
^

surnom du grand-prtre,
Sera. Antiq.,
5)
(]

celui qui pacijie les

Gaou-el-Kbir publis en 1901 et 1903 par


t.

MM.

Chassinat

{loc. cit.) et

Daressy {Ann.

p. 120-121).

[\^

le

compagnon de ceux qui viennent deux


le

(Chassinat), c'est--dire

d'Horus et de Seth, d'aprs

montant de porte de tombeau de Gaou publi par

M.

Chassinat
6)

[loc. cit.). le

^^v,

pfotecteur d'Horus

[ibid.).

7)

^
y
]

r-n

^ ,^j^^,
le

l'invocateur des
(ibid.)

deux Horus
:

[ibid.]

8)

^^,

prophte d'Horus

ce titre a t omis par

M. Chassinat dans

sa liste.

Les autres sacerdoces sont


I.

les
:

suivants

Sacerdoces
Si
i

masculins

a) i\'^'^'''^'^\'\\l\
b)
II.

(Chassinat, op.
^'^'^^

cit.).

"^-^^
i

.^^

5?
:

{ibid.).

Sacerdoces fminins

b)

||i>y^^
titre

(cercueil de

Gaou au Muse du Caire


prophte de la

Daressy,

op.

cit.).

Quant au

TJ^^^^^^"^ | ^,

stle (?), port

par

^^
p.

sur la statue d'Aboutig au Aluse

du Caire (Daressy, Rec. de Trav,, XI,


s'il

87

XVIIP

dynastie), je ne sais trop ce qu'il signifie ni

convient de

le

ranger parmi les


suivre.)

titres religieux

du

X**

nome.
(A

NOUVELLES NOTES D'PIGRAPHIE ET D'ARCHOLOGIE ASSYRIENNES


PAR

V. SCHEIL

XVI
L'armure aux temps de Narm-Sin.
aliments, bestiaux, laines, vtements,

Quand on observe
bois,

la

grande diversit de
:

ce qui constitue l'objet des tablettes de comptabilit babylonienne

fruits, crales,

mtaux,

matires premires, matires

ouvres, salaires de travaux en tout genre, etc., on est surpris de n'y trouver qii peu

NOUVELLES NOTES D'PIGRAPHIE ET D'ARCHOLOGIE ASSYRIENNES


OU point de renseignements sur
les

27

armes

et

insignes de guerre. Depuis l'poque de

Lugalanda jusqu'

celle

de Hammurabi,

c'est

peine
listes

si,

dans une documentation trs

abondante, nous relevons une demi-douzaine de

d'armes

(RTC,

220, 222, 229',

Myhrman,
fique.

77, 78.

').

Peuple de pasteurs

et d'agriculteurs,

dans un pays sans pierre,

sans bois, sans mtaux, les gens de Basse-Msopotamie taient de temprament paci-

Des mmoriaux de

victoire

comme

les stles

de Sargon, Narm-Sin,

celle des

Vautours, o l'on voit quelque conqurant arm en guerre, quelque scne de bataille, prouvent peu l'encontre, si l'on compare le nombre de bas-reliefs, statues et statuettes de dieux et de princes qui ne tmoignent d'aucun caractre belliqueux. Plus

enclins et plus aptes

la lutte

furent sans doute les gens du Nord, ceux des rgions

susiennes, par exemple, qui, occupant la zone frontire, se heurtaient d'autres races.

Sous

la

pression des vnements, dans cette rgion voisine de forts et de montagnes,

riche en pierre, bois et mtaux, l'industrie des armes devait et pouvait rapidement

prosprer.
C'est ainsi que sur

un

lot

de moins de quarante tablettes de comptabilit, de

l'poque o la Susiane tait vassale de Sumer-Accad, vers 2800, je trouve deux docu-

ments
que

relatifs
si

aux armes de guerre.

Ils

ne portent

le

nom

d'aucun souverain, mais


gard aussi srement

l'criture
la

caractristique de Manistusu et

Narm-Sin

fixe cet

plus authentique des signatures.

Je ne citerai que pour

mmoire
;

le

premier de ces documents

livraison de.
;

3 lances de cuivre Ipirum

1
;

casque et 2 lances de cuivre Ismail


2 lances de cuivre Asara
. .

casque et

4 lances de cuivre Ilu-bani


cuivre
.
.

casque et des lances de

.Salli

des lances de cuivre Dudatus,

.Sarha. Suit le total des lances


la
fin)

d'abord, puis des casques qui (on le

marque collectivement

sont tous des

casques ^'argent.
L'autre document, plus instructif par la varit de sa en son genre pour les renseignements qu'il
liste, est,

en outre, unique

fournit sur la fabrication de plusieurs

quipements complets casque, hache


:

(?), arc, carquois, lance,

vtement

nomenclature

raisonne de panoplie, que nous allons examiner en nous reportant de temps autre
un bas-relief contemporain
:

la

Stle de Victoire de Narm-Sin.

L'idogramme de casque
en circonflexe sur
l'argile),

se

pomposait d'une demi-circonfrence (bientt dforme


le
:

qui tait place avant (dessus) ou aprs

signe de

la tte.

Ce groupe

se lisait, toutes valeurs

combines, sak-sas ou sus-ak

couvre-chef ou

chef-couvre.

Enannatum

(br.

2.5) l'emploie pour dsigner


c.

la toiture d'un difice;

Urukagina, pour dsigner un casque (de bronze) B.

col.

5-11.

Les Babyloniens

le

rendaient par kubsu, qu'ils tiraient d'une racine kabsu, signifiant, sans doute,
couvrir troitement.
Recueil de TableUes chaldeanos, dit par Fr. ThureauDangin. Babyl. Expdition, III, 1.

lier,

1.

2.

Col.

Col.

Col.

f
Col.

NOUVELLES NOTES D'PIGRAPIIIE ET D'ARCHliiOLOGIE ASSYRIENNES


KACE
1

2!>

Col. 2

Col.

li

m
[5] (gis)

ma-na[ta]

[3 -niar-arU]

ban
,

[sa-gud-su-nu 1 1/2]
'^
l

y in 1

[ku-bahbar]-SLi-nu 5 gin

/-

<^J

(jui ta
'-

siq-sn-nu 30\r;in] "^


'-''

m
ti

10 gin ta

3 da-nagar gis

ku-babbar-su-na 15 gin
in 5 gin ta

^ ^"^ ^'^"^^^^^ '''^^-"' s,g-sa-nu 4[0 ma-na]


in

10 ma-[na
r/.s[-6 ^'^
^

ta]

[ gis-ban]

[ku-babbar-]su-nu
[i\n 1

U] fA^ ^ ku-babbar-su 1

(?)

ma-na
tur

c9
'

gi[n

ta]

gin.

X saq-\su\
su-nu.
.

nu-tur Na-[nii\-iun
[1]

da Jiagar

[gi^-ti]

3 saqsu ^abar
zabar-su-nu 5 ma-na
in 1

ku-babbar-su 5 gin.
nu-tur Ui'(an) Ninni
[x gis gid-da

2/3 sa ma-na ta

3 saqsu []-musen
ku-babbar-su-nu [/2 main

urudu

tur]

[urudu-su-nu]
in 15 gin ta

ma-[na]

10 gin

ta

na]

4 saqsu su-gud
su-gud-su-nu 4 su [massu]-nu 4
in y [ta]

8 saqsu

.za[bar]
.

zabar-su-nu

m.

sig-su-nu 1 1/3 sa [ma-na]


in 1/3 sa

[ma-na

ta]

REV.
Col. 3
Col. 2

Col.

[x gis gid-da

urudu tur

urudu-su-nu x ma-na]
in

15 1

t[a]

15 gis [ban]
ku-babbar-su-nu 1[5 gin]
in 1 gin ta
[,/

gis ban
y-

ku-babbar-su-nu
'. '.

gin]

4 da-nagar
in 5 gin-ia

in 1 ninlta]

grs-ti

ku-babbar-su-nu 1/3 sa

saqsu [{)-musen]

ku-babbar-su 10 g[in]

30

NOUVELLES NOTES D'PIGRAPHIE ET D'ARCHOLOGIE ASSYRIENNES


Col. 3
(suite)

Col. 2

(suite)

Col.

(suite)

ma-na-ta
40-2 gis ban
ku-babbar-SLi-nu 2j3 sa

nu-tur Gimil Sal-li


5 gis gid-da urudu tur

16 sa[qsu-su-gud]
su-gud su-nu 1[6 su-mas]
su-nu [16]
in 1 [ta]

urudu-su-nu
15 gin
in 15 gin ta

ma-na

2 gin
in 1

gin ta
J*"

sig-su-nu 5 [1/3 ma-na]


in 1/3 sa

13 da nagar
na
[in]

gis-ti

7 saqsii zabar

[ma]na ta

[l:u-babbar-SLi\-nu
[3]

ma-

zabar-su-null ^/ssama-na
in 1

22 [-mar-ur]
su-gud-su-nu [11]
in 1/2 [ta]

+ 2 1/2 gin

2/3 sa ma-na ta

5 g[in

ta]

41 saqsu su gud
su-gud-su-nu 41 su-mas
ri?

sig-su-nu 3 [2/3 ma-na]


in

su-nu 41
in 1 [ta]

10

[gin ta]
lai nig-[su]

A-ga]-d ki

10 tug nig
sig-su-nu
in
1

zabar
kif

sig-su-nu 13 2/3 sa

g[
ta]

40 ma-na\

10 [mana

Le kubsu
de
la

faisait partie essentielle


j'ai

des insignes royaux. Dans

le

fragment de

la

Lgende d'tana, que


Monarchie, sont

dcouvert
et

il

y a une douzaine d'annes,


le ciel,

les

quatre insignes
la

Royaut, prexistant

conservs dans

avant

la

fondation sur terre de

nomms ///,
ft fabriqu
il

sibirru, sceptre, bton;


le

mcanu, kubsu, mitre


ou en

et casque.

Dans
soit

la suite, le

notre

idogramme reut

dterminatif du vtement en gnral (tug),


fibre

que

kubsu

un jour exclusivement en

laine, soit que,

retombant sur
dit

les paules,

et pris rellement l'apparence d'un vtement proprement


78, 8)'.

(Myhrman, Babyl. Expdition,

* *

Notre tablette susienne de


bronze et des casques d'argent.

l'an

2800 connat des casques de cuir, des casques de

Al)stenons-nous de chercher un terme de comparaison rigoureux dans

le

casque de

Narm-Sin, sur
forme.

sa Stle

de Victoire. Celui d'un aussi grand roi ne devait ressembler


lite, ni

entirement celui de chefs ordinaires ou d'une


Il

par

la

matire, ni par la
calotte

intresse cependant de noter, pour la suite, qu'il se

compose d'une

mtallique, haute, ogivale, place sur un bandeau (de laine, sans doute), renforc de

deux bourrelets,

le

tout flanqu de deux cornes.

Un

rideau s'tend de

la

nuque jusque

1'

sur les bras et les paules.

Les autres guerriers d'Accad sont

coiffs

de bonnets, bas de pointe, sans orne-

].

Nabonide,

Sous Nabuchodonosor. un de ces vtements valait 3 sicles d'argent (5 fr.) (Strassm., 307, et sous 1) le chet d'une de ces corporations de fabricants s'appelait Nah milki sukun (Strassm., 1116, 5).
;

NOUVELLES NOTES D'PIGRAPHIE ET D'ARCIIOLOGIE ASSYRIENNES


ment, avec couvre-nuque
le

et oreillres.

Mtallique ou non, c'est

ici,

croyons-nous,

type

commun du
la

casque cette poque'.


le

Dans
la

confection des casques de peau ou cuir entrait, outre


la laine et

cuir

([ui
;

formait
le

bombe, de

du chevreau. La

laine tait propre garnir l'intrieur


le

che-

vreau doublait une matire rude et rigide, afin d'adoucir

contact sur

le

de

la tte,

et servait peut-tre former couvre-nuque,


effet

pourtour

oreillres.

La

quantit de cuir requise apparat premire vue considrable. Notre scribe

compte en

une peau entire de buf par pice

et

il

arrive qu'on y consacre


la

encore additionnellement une peau entire de chevreau. Pour expliquer


tion flagrante entre la matire

dispropor-

employe

et le

rendement, disproportion que nous ne

retrouvons pas dans l'emploi du bronze, du cuivre et de l'argent,

ce n'est pas assez


(les

de supposer que bufs

et

chevreaux domestiques taient alors d'assez petite race


;

grosses races ont t obtenues par croisement)

que,

dans leur cuir, l'homme du


le

mtier

taillait

au meilleur endroit, dans


la

la

croupe et non dans

ventre qui est gnle reste !....

ralement dprci,
Il

quantit ncessaire pour un casque, et qu'il ngligeait

est probable qu'il s'agit,


la

dans cette estimation, de peau,/; brutes. Les sources de

revenus de

Cour

et des

temples comprenaient surtout des objets en nature, produits

de

la terre,

des bergeries et des tables. Convertir les matires premires en armes,


etc.,

vtements,

tait le fait d'artisans


la

concessionnaires.

Une

livraison de

casques,

par exemple, s'effectuait contre

remise d'autant de peaux de buf et de peaux de


le

chevreau. L'improductivit de cette denre pendant l'apprtage tait compense,


salaire

du corroyeur,
cuir^
la

le

gain de l'armurier lui-mme taient procurs, par l'excdent


la fal)ri cation

escompt du

dans

des casques.

I mine.
les

Quant

bourre en laine,

elle figure

chaque

fois

dans

la

proportion d'un tiers de

En

valuant,

comme
la

au temps de Dungi
sicles

(roi

d'Ur, vers 2400), dont nous avons


c'est

propres poids,

mine de 60

500 grammes,

une quantit de 167

gr.

de laine affecte chaque coiffure. La dperdition, qui se calcule aujourd'hui 30

dans

le

dsuintage, tait sans doute moindre cette poque. L'addition suivante de


:

quantits normales vrifies

700 gr. de cuir de 130


gr.

buf,
(1

de laine dgraisse,

80 gr. de chevreau
donnerait au total, pour
le

demi-peau),

poids du casque de cette espce, un peu plus de 900 gram-

mes.

Notre texte mentionne

trois livraisons,

respectivement de

4,

16, 41

pices,

proportion de une par peau de buf, augmente d'une peau de chevreau et de laine'.
1. Voir la description dtaille de la stle de Narin-Sin, par J. de Morgan, dans les Mmoires do la Dlgation en Perso, I, 14 4 158. 2. Le poids d'une peau tanne, pour un buf moyen, est d'environ 20 iiilogr. Jl est douteux que les procds de nettoyage des peaux brutes et de tannage fussent aussi perfectionns que maintenant c'est une question qui ne peut gure tre rsolue. Une quantit de 600 700 grammes suftisent, de nos jours par casque. armurier 3. Notre tablette n'est pas destine renseigner sur le prix de ces objets ni sur le salaire de elle ne fait (c'est indirectement que nous nous sommes clairs sur ce dernier point pour les casques de cuir) que dtailler le compte des principales matires employes et le chifire des livraisons.
;

32

NOUVELLES NOTES D'PIGRAPHIE ET D'ARCHOLOGIE ASSYRIENNES


Cassis de lamina, rjalea de corio, dit Isidore de Sville au paragraphe des coif-

fures (Orig. 18, 14).

Nous en arrivons au casque proprement

dit; les gens

d'Accad
quelque

connaissaient bien le casque de bronze". L'clat qui en rejaillissait avait

chose de terrible, qui aura fait dire de leurs dieux et de leurs hros que, revtus de
splendeur,
soit
ils

foudroyaient ainsi leurs ennemis.

Une mine

et

deux

tiers

de ce mtal,
s'il

832 grammes

environ, suffisent par pice l'armurier lamite. Excessive

ne

fallait

figurer qu'un

simple insigne, cette quantit est au contraire suffisante pour


entire d'un casque.
le
Il

constituer la

bombe

est probal)lement

sous-entendu que

la

garniture de laine avait

mme

poids que dans l'espce prcdente, et qu'un peu de


total tait

cuir n'en tait pas exclu.

Le poids

130 grammes
casfiue
1
kil.

environ de laine, plus 80

de dragon de l'arme franaise,


350;
le

donc de 832 grammes de mtal, plus grammes de chevreau, soit 1 kil. 042. Le bombe plus dveloppe, tout en cuivre, pse
et jugulaires

mme

avec

bombe en aluminium, cimier

en cuivre, pse

encore 750 grammes.

Par rapport aux casques de


diminue dans
la

cuir, l'importance des livraisons


;

de casques de bronze

proportion de 3 1

ce sont 3 et 7 et 8 pices de cette dernire sorte

que nous enregistrons.


Enfin on mentionne des casques d'argent.

Le mtal employ chaque


fois,

fois

pse

dix

sicles, soit

environ 84 grammes.

Il

ne peut tre question, cette

d'une

bombe

d'argent, mais seulement d'une surface argente. Habiles fondre et allier les mtaux,

nos Tubalcans connaissaient aussi


crois la

la

dorure et l'argenture. Dans

le

cas particulier, je

prsence d'un insigne dtermin, serti en vidence sur


qu'il soit

le

devant d'un casque


tat,

de bronze. Le texte renseigne heureusement, bien


nature de cet insigne
:

en mauvais

sur la

c'est

V aigle, symbole de force et de domination (on crivait son


,

nom
Que

. ntusen, V a oiseau

de force

et

on l'appelait r ou nasru). Le
la

mme idogramme

dsigne aussi, l'occasion et par inversion,


l'insigne ici

force de l'oiseau, c'est--dire les ailes.

mentionn
le

soit l'aigle
il

ploy ou seulement des appendices en forme


!

d'ailes,

plaqus sur

casque,

n'importe

Personne ne s'tonnera que par un pro-

cd qui lui est naturel, l'homme, ds l'antiquit, de


sensibles, ait su concrtiser les choses abstraites
;

mme

qu'il idalisait les choses

c'est le

fond de toute posie, et sym-

boles ou

emblmes datent

d'aussi loin

que l'humanit.

Notre tablette de comptabilit mentionne deu.r livraisons de casques aigle d'ar


gent, l'une tant de trois units, l'autre de quantit incertaine.

* * *

L'arme
soit le

le

plus souvent

nomme

la suite est

une arme ottensive

le

DA

nagar,

DA

de charpentier, mont sur un manche' de bois {gis TI). L'instrument


et le plus ancien outil taillant,

principal

du charpentier

en juger par

les

nombreux

chantillons en silex que nous a transmis l'ge de

la pierre, est la

hache\

l'poque'

\.

2.

Je donne ce nom l'alliage que les anciens appelaient siparru en Babylonie Je propose cette interprtation sous rserves.

zubar, sabar, en lam.

NOUVELLES NOTES D'PIGRAPIIIE ET D'ARCIIKOLOGIE ASSYRIENNES


d'Agadc,
c'tait

33

l'arme
la

commune

tous, archers, piquiors et porte-enseigne. Celle de

NarmSin,

sur

Stle de Victoire, est en bron/e, pointe et tranchant trs troits,

emmanche

angle droit sur un bois plus long que l'avant-bras. D'autres y sont

talon concave, d'autres encore sans talon.

Malgr que
bronze,

les

masses d'armes simples ou

faonnes, usuelles ou votives, d'poque plus rcente, trouves dans les fouilles, soient

toutes de pierre,

il

faut croire

que

les

haches des guerriers de Narm-Sin et celles


sans

I dnombres
manche

dans

notre

texte

sont

de

que

je

puisse expliquer

ici

l'absence d'valuation de la quantit de ce mtal.

On

estime en revanche l'emploi

d'argent, pour chaque hache entire, cinq sicles ou 42


seul,

grammes

environ, et pour un
gr. 90).

une ou deux minettes

(la petite

mine ou minette pse 2

est

Ne

vaut-il pas

mieux penser que

la

dilrence (soit 36

grammes)

servait plutt dIl

corer le talon ou le plat d'une hache de bronze qu' orner une pierre taille?

manifeste, par
la

la stle

de Narm-Sin, que
I,

les

hampes de

lance avaient quelquefois

base une boule (mtallique?) {Reg.,

pers

1, fugitif 2) et

que

le plat

de

la

pointe

pouvait tre histori,

comme
3, 4,

dans

la

lance votive de Telloh.


traites

Les haches de bronze auront t


des livraisons de
trois
1,

de manire analogue. Nous relevons

ici

13 pices (on note pour cette dernire qu'il y

manque

manches)

un autre

lot

comprend un manche
*

seul orn d'argent.

Une

troisime arme, assez rarement


les reliefs

nomme dans

les textes

(RTC,

220, 222) ou

figure dans

de Basse-Msopotamie, s'appelait qastu,


Il

c'est--dire l'arc

(idographie gis ban).

en existait de grands et de petits,


et d'argent
:

cordes de fibre et de

vrai boyau, ornements d'or


alors
la

Narm-Sin

tient

un arc double courbure,


tait sans

que

celui d'un de ses claireurs est plus simple.


le

La matire en

doute

corne et

bois; ceux de bronze trouvs Suse ne peuvent tre que des objets
texte, le scribe abstrait

votifs.

Dans notre

de tout cela et ne tient compte, encore un


u/t sicle,

coup, que d'un dtail de prix, en marquant pour chaque pice l'emploi de
soit

8 gr. 33 d'argent.

Le point

tout indiqu pour


l'arc,

recevoir une lgre garniture

ou comme de nos jours encore les deux extrmits de prs du centre, l o, en dcochant, s'appuie main gauche. chez quelques Africains
mtallique aura t ou
la

Nous relevons des

livraisons de 5, 15, 38 pices.

* *

Deux
pices.

livraisons de carquois,

sur les trois (

mar ur)

qui

manque deux signes comp(jsent l'idogramme), ont lieu au nombre de 3 et


si

notre restitution est bonne

(il

On

emploie tout coup une demi-peau de buf,


* * *

et

dix

sicles, soit

83 gr. 3

de laine.

Les archers ne pouvaient tre en


tre en

mme temps
stle

piquiers,

non plus que


les

les

piquiers

mme temps archers. Sur KECURIL, XXXV. [Link] SRI!., T.

la
111

de Narm-Sin,

guerriers accadiens
"

34

NOUVELLES NOTES D'PIGRAPHIE ET D'ARCHOLOGIE ASSYRIENNES


Une
nouvelle

portent soit arc et hache, soit lance et hache, soit tendard et hache.
fourniture qui se prsente intresse
la

deuxime catgorie. Voici

la
.

petite lance ou

pique, idographie

ijii

gid-da tur
il

bois long de petite dimension

La matire de

la

hampe

n'est pas indique, mais

est

probable qu'elle tait en solide roseau.

Quant au mtal qui constituait l'arme proprement dite et sadaptait sur le bois qu'il terminait s;ms doute en feuille de laurier, comme dans la stle de Narm-Sin,
nous avons vu. dans
le

premier teste communiqu au dbut de cette tude, que


ici,

c'tait

du

cuivre.

11

n'en est pas autrement


sirlcs,

et la quantit ncessaire

pour chaque lance

s'levait

quinze

soit

125 grammes, ce qui, absolument parlant,


lieu,

na

rien

que

de normal. Deux livraisons ont

dont l'une est de 5 pices seulement'.

Enfin, notre tablette mentionne le vlement.

Sur

la stle

de Narm-Sin,

le roi

porte une robe troite collante, avec une tunique croise sur la poitrine; deux longs
plis

tombent jusque au-dessous des genoux. Mais ses compagnons n'ont qu'une jupe,

serre la taille, descendant jusqu'aux genoux.


nifjlal

La

laine estime ncessaire


et.

pour ce

nigsu (vtement qui ceint fortement

le

corps

ce titre, propre

au mtier

de

la

guerre) se monte dix mines, soit 5 kilogrammes. C'est beaucoup pour un aussi
Il

modeste vtement.
la

est

probable qu'il s'agit encore de laine brute qui, dgraisse


le faire

potasse

comme

on savait
suffisante
la

cette poque, se rduisait environ 4 kilo-

grammes, quantit
de croire que.

pour une jupe de bure ou de tartan. Rien n'empche


le

mme

comme

peau de buf pour

casque, ces 5 kilogrammes de laine

reprsentent une quantit forfaitaire.

Nous comptons deur


quatre pices.

livraisons de niglal nigsu, l'uue de

dix pices,

l'autre

de

Casques d'argent, de bronze, de hache (?) de bronze


et argent,

cuir,

arc de bois et argent,

carquois en cuir et laine,


lance de bois et cuivre.

Voil

les varits les

d'armes signales plusieurs

fois

par notre tablette.

Xe

ft-elle

mutile sur

deux

faces,

aux extrmits,

la

nomenclature se poursuivrait sans doute

dans

la

mme

uniformit d'un bout l'autre.


lots sont

Des intendants militaires qui reurent ces

nomms

l'un tait

Nanum,

un autre Ur-Ninni, un autre Gimil-Salli.


Livrs par l'artisan, ces objets taient dposs dans un
appellerions arsenal et que, en c
;

lieu

spcial que nous

temps-l, on idographiait k an et Lu-an (-a^agbit


ekliti\

an; azag-an), qui alterne* avec l'expression smitique sar la arnri,

1. A 1 poque des rois dUr d'aprs un petit teste indit quatre lances ordinaires {gis gidda) de ftroajej pesaient 2 mines. 12 sicles et deus tiers, soit 2r&grammes environ par pice. J. Voir le texte de .Adad nirari I, rev. 21, compar celui et les que jai publi au Recueil, XV, 133-140,

kudurrus.

'

'

'

"

DAS KOLOPIION DKS LITUR(JISCHKN PAPYUrS


lieu

35

obscur, maison tnbreuse

C'est d'un dpt alcctation analogue que, d'aprs


tire,

une tablette indite d'c'poque postrieure, on


mestre de

en deux

fois,

trente pices environ


patsi et le

de bassins, cuelles, siges, miroirs, haches, pique-nes,

etc.

Le

bourg-

5 mines de cuivre,

au sortir du kil-an : 51 mines de bronze, en l'anne cadette de celle o Gimil-Sin construisit DurAmurri. Ce qui tait pratiqu pour les ustensiles de la Cour et des temples, devait

Umma

livrent et psent le tout

l'tre

plus forte raison, surtout Suse, pour


et

les

armes

et insignes

de guerre. Les
les

armuriers lamites

sumro-accadions de

l'an

2800 travaillaient pour

arsenaux

de

l'tat.

DAS KOLOPHON DES UTURGISCHEN PAPYRUS


AUS DER ZEIT DES ALEXANDER
VON IV.

WiLHELM SpIEGELBERG
Nachdem Wallis Budge im
viel

Jahre 1890

eme

hieroglyphische Umschrift der litur-

gischen Texte des Brit. Mus. Pap. 10188 verfentlicht hat, hat er sich jetzt ein sehr
grsseres Verdienst

um

unsere Wissenschaft dadurch

erworben, dass er den


of

wichtigen Text in vortrefflichen mechanischen Reproduktionen (Facsimiles


tian Hieratic

Egypkann

Papyri

in the British

Musum) zugnglich gemacht


sein.

hat. Erst jetzt

die vvissenschaftliche

Bearbeitung des Papyrus beginnen, und die folgenden Aus-

fuhrungen soUen ein Anfang dazu

Was
ist.

diesem Papyrus

in

den Augen der Palaeographcn einen besonderen


in

Wcrt
Chr.

verleiht, ist die

genaue Datierung, welche


12.

dem Kolophon

(Kol. 17 u. 20) gegeben


d.
i.

Dises

stammt aus dem

Regierungsjahre Alexanders IV. ',

312/1

v.

Im Gegensatz zu der

steifen Unzialschrift des religisen Textes ist dise Unterschrift

eine stellenweise recht flchtige Kursive, so dass wir die beiden Schriftklassen neben

einander stehen haben. Der Text verdient also einen Ehrenplatz

in

einer palaeogra-

phischen Chrestomathie.

Aber auch
und deshalb

inhaltlich ist er, richtig gelesen

und bersetzt', recht bemerkenswert,

iege ich ihn hier in neuer

Bearbeitung vor.

w^^rn-f:n,mffi-_|^
1.

Budge

wurden.
2.

Im

hat richtig geseheii, dass die Regierungsjahre des Konigs von seiner Geburt angerechnet brigen siehe jetzt [Link], Hierat. Palauotjrafi/iic, 111, Seite 9-10.
sie

Ich habe die vielen

lassen. Beide

Abweichungen der ersten Transcription und Ubersetzung unbercksichligt gestimmen brigens gelegentlich nnier einander nicht berein, insofern als die Transcription
berselzung

dem Sehendeii, dass der Herausgeber mit den Fragen, Ein Fehler, durch welchen sich Budge von vornherein das Verstndniss des Textes verschlossen hat, besleht dnrin, da?s er die Aufeinanderfolge des etwas anseinander gerissenen Textes nicht erkannt hat. Die teilvveise Berichtigiing der Transcription ist der Ubersetzung und dem Kommenlar nicht zu statten gekommen, und auch sie hiiit daraii fest, dass der Papyrus zwei verschiedene
manchmal
richtiger liest as die

zeigen
ist.

auf welche es hier

ankommt, wenig

verlraut

Kolophone

besitzt,

whrend. es sich in Wahrheit

um

einen fortiaufeuden Text handelt.

36

DAS KOLOPHON DES LITURGISCHEN PAPYRUS

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1-

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z.

B. aucli

iti

rien

demot. Texten der Persprzeit

Al s

DER ZEIT DES ALEXANDER

IV.

37

23

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28
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SI
I

III

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'

BERSETZUNG
Geschrieben im
dros), des

Jahre 12 im Monat Choiak des Pharao

Sohnes des Arksndrs

Arksndrs' (Alexan-

1.

2. 3. 4.
5.

Oder ^. Oder ^.
Vielleicbt bedeutuiigsloser Puiikt.

Dieselbe

Form

fur

^7<

auch Hierat. P.

R/iincI, I, 6/5, S/J.


ist,

Beachte, dass Alexander H. als Fremdname deteniiiiiiert gyplischer Xame geschriebeu ist. Sollte das Absicht sein ?

wilhrend Alexaiuler der Grosse wie

eiii

38

DAS KOLOPHON DES LITURGISCHEN PAPYRUS


Gottesvatcr, Prophet des Amonrasonter, Prophet des

Der

P^iirst,

Harpres, des

grossen ersten Solines des

Amon', Prophet des


in

Amon
,

mit spitzen Hrnern,

Prophet des Chons im' biui-t Heiligtum', Prophet


'6(i-Baunies'', der

des Osiris, des Grossen des

Prophet des Osiris

Ascheru, der Prophet des

Amon

mit

hohen Federn
von der
2.

in

Karnak,
|

Priester des Phr

vom Dache
2.

des Hauses des


des

Amon'
2.

Pricsterkhisse,

Schreiber der Tempelkhisse

(?)

Amon
des

von der

Piiesterkhisse,

Wekil

(?)'''|"des

Amon

von der

(und) 4. Priesterklasse, Prophet

dos

Neferhotep, des grossen


Osiris.

Gottes, " Prophet des Neferhotep,

Kindes\
Diospolis

Prophet des

Horus,

'f

Isis'

(und) Nephthys von

dem Tempel von

parva\ Prophet des Min, Prophet der V Hathor, Perrin von Diospolis parva, Prophet der Meliit, Prophet V des Atum, Herrn von Diospolis parva, Wekil (?)
des Neferhotep von den 4
klnsse) (?) des Neferhotep,
])olis
Y'

Priesterklassen'", Prophet von der ersten (PriesterY'

Prophet der Gtter

welche

in

dem Tempel von

Dios3.

keinen (eigenen)

Propheten haben'*, Y Schreiber des

Amon

Y von der

1.

Titel des
ist

verdauke,
2.

Harpres vou Herinoiuliis, /.. B. L., I)., IV, 14, d. Nach dieser (Jbersetzung, die ich Seihe meine Bemerkung in dem Petubasiis-Glossar [Di^inot. Stuclien, III), S. 78 zu bericliligen.

3. d.
4.

zu Gasl in (nach Seihes Dcutiing). Chonsiempel in Karnak. Die bersetzung ist nicht ganz sicbcr. Osoroeris darf nian nicht verbinden, weil dann das Goltesdeter-

Eigcntlich
i.

minativ hinter

^^

stehen

mssie. liine Beziehung des 'd() ^^'^ es sicb uni

Baumes zu

Osiris

findet sich

Min. de la

Mission, 1,391, -^^^^

171=

/kc\

l\

den Osiris von Karnak handelt, dessen Tempel


;

XXUi, 65 f., 163 f.; XXIV, 208 ff.)? ff. Legrain entdeckt und ausgegrahen bat (s. Rorucil, XXII, 5. Dieser Sonnengott vom Tempeldach , wenn ich so ricbtig iihersetze, kommt schonauf dem Falermo1;'5 f., 1-J6

stein vor als


z.

G ^^
y/(sr/-.

-Bi^

@ K^.
I

S.

36

und

30 der Schferschen

Ausgabe.

B.

FiiCHi,,

Am.'/w//.,

111, 8S-8.),

q y-^ AAAAAA
1/
<:r=> rJT

<=>^r\'^<:^ 5CX ^M
U ^"^^
In

Fur die Sptzeit nenne

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I,

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und
^'^^^^

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ihul.,

o8.

Pr ester

lli
T/ias.,
6.

Vov Jl Jj n-^ ^^^ c^ D m in

'wwv\
i

den Felderlexten von Kdfu wird


6.

I,

16 (BnuoscH.

539) ein Fest

erwhut

V\
'ics
(1

awvva la die Feier des

Mondtages

fiir

die

Sonne

(den Sonnengott Re) auf

dem Dache

Tcmpels dos .Vmon


I

(Biiugs(
r;

ii,

n. O., Seite 553).


'^^^

Vergleiche dazu den Titel

a^^wva

V\

"nien

in

[Link] miigeteilten

Inschrift
7.

von Dr

el-babri.

Die beiden Formen des thebani^chon Neferhotep (NwTr,;) auch L., D., IV, 15 h und < neben einander genaunt. Ich lialle es brigens fur mogiich, dass in diesen Neferhoteps die gleichnamigen Knige der 13.
in Diospolis
8.

Dynastie stecken. Ein andere Vernuitung bei SETiiii, Untcrsucliunrjen, H, 101. Zu dem Kult des Neferhotep parva siehe Brugsch, Dict. goofjr., 74i\ T/ics., S. 645, und LiiiBLEiN, Nom Jlcur., LXIIf, 13.
Dieselbe eigentiimliche Folge dieser
73,

Gttemamen

hier

und

Z. 26

auch

bei

Moret, Catal. du Muse

Guimet, n

wo

nach der Photographie

Q'^
dass der ersle
als g^oir, g^O) 10.

Name

aus

var.

dem

n M idn

siclier so '^ III

zu lesen

ist.

offenbar als Variante von flt-shm, ein deullicher Fingerzeia,


.

lelzieren abgekirzi

ist,

und

in dieser verkiirzten

Form

hat sich der

Name danu

im Koptischen und im heutigen * erhallen.

Vergleiche den Titel des

am

Schluss mitgeieilten Sargbretls von Dr el-balni

UlrTlC^

aaawv

in
11.

A
ist

Ji

Kopt. eTejuLtiTO-y-g^onT mit der Schreibung ^^\

^
mtic fur

^ ^\

wie im Demotischen. Der

Sinn dises Titels

wohl, dass Ensmin (Sminis) im Nebenamt auch den

KuU

der zahllosen kleinen Gtter

AUS DKR ZEIT DKS [Link]


Priesterklasse, (der) Prophet

IV

3n

Ens-Min

(Sminis),',''

Sohn des Proplieten


dd-tu).

Pete--] anien-

ensut-towe (Peteniestas),
n-te-ehe (Sentas),
'f
~|'

-f

geboren von der Musikantin des


(1.

Amon-He ^

Tc-ere-

die auch Jert-erw heisst

Ilire'

Namen
Isis,

sind fest und bleiben iinvergnglicli in Ewigkeit vor Osiris,


in dioscni Biiciie

'i''

Horus,

Neplithys und jenen Gttern und Gottinnen, welche

sind (und) vor

Y den Gttern und Gottinnen verborgenen Toren,

allen,

welche

in der

Untervvelt sind

(an)

den grossen

f welche in der Duat sind. Sie treten ein <auf> den vortrefflichen Nanion jencr [Jnterweltsbewohner <liin> (?) ',

^ wenn ihnen auf der Barke des Re zugerufen wird. Es wird ihnen das Totenopfer gegeben
^ auf den Opfertisch des grossen Gottes
Trankopfer
Y und der Weihraucli gegeben' wi den vortrefflichen Koiiigen von Ober- und [Jntergypten, die in der Unterwelt sind. Sie' gewahren
(d.
i.

Osiris) jeden Tag.

Es wird ihnen das

^ ihnen das Herausgehen und Eintreten

als

Ausgezeichneten des Osiris, des Ersten der

Westbewohner. Sie
f
die Strahlen der

lassen
fallen.

Sonne jeden Tag auf ihren Leib

Jeder Mensch aller Fremdlander,

Y mag
^1^

er
es

nun

ein

Neger aus Aethiopien'' oder

ein Syrer sein, der dises Bucli fort tiilgt


soll

und

mir wegnimmt, dessen Leib soU nicht bestattet' werden, er


{sp), nicht soll

*f

kein Trankopfer empfangen


nicht
soll

man

(ihm)

Weihrauch zu riechen geben,

ihnen ein Sohn oder eine Tochter erstehen, uni ihnen

Y Wasser zu sprengen'', nicht soll ihres Nicht sollen sie die Strahlen

Namens

auf der ganzen

Welt gedacht werden.

versieht, die wegeii ihrer geringen Bedeutung keiiie eigenen Priester liaben. Zur Not kiinte man auch daran denken, dass es sich um Priesterstelleii handelt, die zur Zeit unbesetzt sind und die Eus-min (Sminis) provisorisch versah. Doch isi dise Aufassung wenig wahrscheinlich. 1. d. h. die Namen des Sminis und seiner Eltern. Die Beziehung auf die vorber geuannten Gtter giebt ja keinen Sinn. 2. Ich babe durch eine Textkoiijektur, in die Stella Sinn zu bringen gesucbt. Nalrlicb ist die Uberselzung mit aller Vorsicht aufzunehmen. Es handelt sich um die Fahrt der Barke des Sonnengoltes durch die Unterwelt. Dabei muss der Verstorbene die Namen der Thorgotter kennen. 3. d. i. die oben genanuten Gtter der Unterwelt gewahren es dem Sminis und seinen Eltern. 4. So wird man gewiss verbinden mssen, um den Gegensatz zwischen Aethiopien und Syrien klar

herauszustellen.

Zu der Verbindung

vergl.

Sharpk, H.

/., II,

74,

"K^

y Ji

"^
|

'"^' '"^'ger

I von Nubien
Ci
Ci.

(Tl-stj)

oder Tolb., 164, 6 (Lepsius, Thi: Toth.)

(^^^ J| wwvv m
|

|f\>^/1

Man

beachte brigens, dass lediglich die Befiirchlung ausgesprochen

ist,

das

Buch knnie
in

in

un-

gypiische (unreine)

Hnde

fallen.

hnlich

heisst es

auch von einer

veiborgenen Sltte

Souterrain des

Tempels von Dendera, dass


schichtc des Denderatempels,
5.

die
III,

Fremden dort e, und Krall


'b

Zu

dieser

Bedeutung von

batlen eindriugen koiinen. (Siehe DCmiciikn, Bnu;jeAgypt. [Link]., XVIII (18iU), S. 121.) siehe Gardiner, R'jcucU, XXXIII (1911), S. 82, und . Z., XLVII (1910),
nicht
in

S. 98.
6.

^^
Vergleiche die SchUissworle der Satrapenstele (Sethl:, Ur/,.,
II, 22,

1)

.u\_^

is^^

^^^

40

DAS KOLOPHON DES LITURGISCHEN PAPYRUS


und der den Ka meines

f der Sonne sehen'. Jeder Diener', der dises Bncli

sielit

Namens'

fest

macht unter [Link]

(?),
ist',

f dem soll gleiclies geschelien, nachdem er gelandet mir ojetlian hat.

als

Lohn

fiir

das,

was

er

berblicken wir die


eifreute,

Fiille

der Titel, deren

sicli

der Schreiber des Papyrus Sminis

so besagen sie nicht

mehr,

als dass er

an den Heiligtiimern in den beiden


ausilbte, die

obcrgyptiscben Thel^en' in Diospolis


ihni aber

magna und parva Priesterfunktionen


lsst

aucb

als

Schreiber

))

praklische Verwaltnngsaufgaben zumutheten. Dise

Vereinigung von Frieslerslellen an den beiden Tempeln


Schluss
aiif

gewiss einen allgemeinen

deren enge Verbindung

zii,

wenn

sich aucli das

Nahere vor der Hand

[Link] IJrteil entzieht. Zusat:;


In
:

Erganzung der Anmerkiuigen

lasse

icli

hier den

mehrfach

zitierten

Text folgen,

don

icli

1899 auf cincm bemalten Sargbrett

in

Dr el-bahri. im Hause des Egypt Ex-

ploialion

Fund mit freundlicher Erlaubniss des Herrn NaviJle kopiert habe. Der beeinem

treffende Sarg gehrte

AAAAAA

die ich bersetze iiicht soll

eiii

Sohn oder eine Tochter da

sein, die ihin

Wasser geben

Das

giebi en. eu besseren Siim als [Link] [Sitsber.

Akad. Berlin, XLN'II (11*10), S. 947) er soll keiiien Sohn baben und keine Tochier, die ihm Siimen geben . Die oben angenommene Bedeutung von rdjt m isl A. Z., XLIl (1905), S. 101, und d'Orh., 4/9 gut belegt. Es handelt sich an unserer Stelle und in der Satrapenstele uni das Wasserspiengen im Totenkultus. 1. Beini Herausgelieii ain Tage , wie es im Totenbuche heisst. 2. Steht hin hier etwa fur /nn-kl, den Totenpriester ? 3. So wird man nach der vorliegenden Schreibung bersetzen mssen. Mein Ka (und) niein Narae wrde
4.
5.

hinter
Scil.

^
I

//T "O'-h il

ein M+i verlangen.

in der Unterwelt w, d. h. ge^torben ist. Die Priestertumer von Diospolis magna reichen bisZeile

10,

wo

diejenigen von Diospolis parva begiunen.

EINE SCHENKUNGSURKUNDE AUS DER ZEIT SCHESCHONKS

III

EINE SCHENKUNGSURKUNDE AUS DER ZEIT SCHESCHONKS lU

WiLHELM SpIEGELBERG
Unter den von Moret' so
lern des
vortrefflich zugnglich

gemachten gyptischen Derikm-

Muse Guimet zu Paris


Herausgeber

befindet sich als no. 73 (Tafel

LXIV)

eine hieratische

Stle, die der

(S. 141) richtig als Stle

de donation bezeichnet [Link]

ich das Stuck hier abermals bespreche, so liegt der


richtiger

Grund

darin, dass die Stle bei


ist

Lesung

fur die Gnalogie der

Dyn. XXII nicht ohne Bedeutung


Mehrzahl der verwandten Texte.

und

auch sonst mehr Interesse beansprucht

als die
ist

Die Darstellung im oberen Halbrund

von Moret ausreichend beschrieben worden.


Schenkungsstelen ublichen Weise
Gottheiten

Daher gengt der Hinweis, dass

in der bei diesen

der Knig' mit der Feld-Hieroglyphe

MtT

auf

dem ^37 Zeichen vor den


Horus und
Isis,

erscheint'. Dise sind hier nach Zeile 6 Osiris,

im Bilde

in derselben

Folge wie im Text, die Triade von Busiris. Denn dass der Osiris dieser Stadt gemeint
ist,

ergiebt sich aus Z. 6


[^
'

und aus der ber dem Gotte noch lesbar erhaltenen Lgende
sein, dass die Stle

-C2>-

jj\

d.

i.

Osiris

von Busiris. So wird die Vermutung erlaubt

rw:
aus Busiris, vielleicht aus
r ^ n ilollll

dem Tempel

des Gottes stammt.

A
I

^ ^'^
C\

Cr^ AAAAAA

Plsli^|[_i.i[Ls^.
sic)

(sic)

,<

A^^WVS

2=Z
\>
"

^
\>

=E W
III

AAA/VNA

-j

^^
du Muse Guimet, Band
ist

^^

AAAAAA

^^^ ^^^
^^M.

AAAAAA

Vj

1, 2.

In den Annales

XXXH

(1909).

Die Kartusohe ber ihm

sehr zerstrt, aber ich glaube

am

Schluss

zu lesen, so dass

eine Rekonstruktion
3.

^
-S

Vergl.

Moret, Du Caractre religieux de


ist

]
la

mir mglich erscheint.


royaut pharaonique, S. 187
ff.

und den Schluss

dises

Aufsatzes.
4.
5.

Die PapyrusroUe

hier falsch geschrieben. Die unteren Striche gehren ber das obre Zeichen.

Vielleicht steht auch nur

da.

Die beiden Haken werdeu kaum (S (E sein, soudern irgend welche missverstandene Zeichen der hierat. Gruppe fur ceTeiwg^e Arure . 7. Der Buchstabe sieht ganz wie <^ aus, und ist gewiss aus der hieratisclien Vorlage unsres Textes falsch bernommeu worden, der ja mehrfach hieroglj'phisch schreibt.
6.
AAA/VNA

in A. Z.,

XL

(1902/3), S. 105.

A^^VWA

RECUEIL, XXXV.

TROISIME

SR., T.

III.

42

ELNE

SCHENKUNGSURKUNDE AUS DER

ZEIT

SCHESCHONKS

III

8^2a
Il

^/^mf J^<=i>/^m^
bersetzung
:

iL/x^

tk

x'O

''^''^

<=>

X<:^'v

'"^''^

\\H^

.4

Im Jahre 18 unter der Majestat des Knigs von Ober- und Unteraegypten, des Herrn der beiden Lander, Wsr-m'' ?:-/?'- [si!/)-n-/2'], des Sohnes des Re, [Scheschonk, geliebt von

Amon]
ehrwrdigen Hausemit'
(?)

war

seine Majestat in seinem Kabinett, in seinemgrossen,

[dein kniglichen]

Sohn des Ramses, der


I

(jetzt)

verstorben

ist,

und

allen

Granden, [und dem Grossen

der Maschavvasch
Takelothis,
I

?]

dem Sohne

des Herrn der beiden Lander, seine Mutter heisst Dje-Bast-

es-onch. [An dieseni Tage erfolgte die Stiftung von']

50 Acker-Aruren an das Tempelgut des Osiris von Busiris


I

],

des grossen Gottes durcli

(?)

den Gottesvater, den Mysterienleiter des


'

Osiris,

Horus
]

und der
I

Isis,

den Wrter
(?)*,

(?)

der Hathor
(?)'

(?)

Nedjem-Har-pe-chrat
in
I

den Sohn
:

des Dje-Hor-ef-onch

dem

Heiligtum, indem er sagte

Wer

[dise Stiftung] iibertritt,

[den wird] der grosse Gntt(> [bestrufen

1.

Siehe Atim. 7 der vorhergehendeii Seite,


Vielleichl fehlt nichls.

2. 3.

Nach der folgenden

Stle 7344 des Berliner

Musums mchte

maii

^\

(==0)

vor

lesen, aber dazu

passen die Schriftreste kaum. 4. Ergazt nach hnlichen Schenkungsurkuiideu wie Rec, XVIII (1896), S. 52, wo sich auch die Eiuleituug mit hrto pn findel, trotzdem in der Daiieruiig kein Tag angegebeii ist. 5. Amme oder Wrterin ais Tiiel von Priestern ist hufig. Vergleiche z. B. A. Z., XXXVIII (1900),
S. 116.
6.

Zu der Namensbildung vergleiche das


I,

weibl. n.

pr.

}
der Arlikel vor
21)

Ndm (f)-yns-pl-hi(l,
nicht geschrieben wie
z.

Catal. Turin,

Seite 215, Nr. 1784.


S.
5il6,

Walirscheinlich
2j)Mi,

ist

Catal. Turin,
fehler vorlieort.

I,

Nr. 1792, in

wean

nicht etwa an letzterer Stelle eiu Publikations

X =

n. (aus pn)
-_jjjj_I

der Sohn des ... kenne ich so auch aus der Kalksteingruppe 28 der
(var. ohiie
'

Mnchener Glypiothek
^JrS
steht
las.
).

L^^vw.

"vv

,-r-^Si

Ml Jbx

(var. 0)

VOi

(var.

Derselbe

Mann

ist

{Recueil,

IV

(1883),

S. 137)

aut zwei

Denkmalern

in

Turin genannt. Dort


das alte
.|

an Stelle von

AK

"^.

ein Beweis, dass


(1901), S. 98.

man

bereits

im N. K. gelegentlich

(vulgiir)

n*.

Vergleiche dazu Recueil, XXIll

EINE SCHENKUNGSURKUNDE AUS DER ZEIT SCHESCHONKS

III

43

So problematisch manche der obigen Ergnzungen


der Hauptsache sicher, welche den historischen
ist

sind, so

ist

doch diejenige in

Wert

dieser Stle ausmacht.

Danach
III,

Z. 4 ein Prinz Takelothis


ich recht ergnzt habe,

Il

<r=>

JL

als Solin des

Knigs Scheschonk

wenn

und der Dje- Bast-es-onch genannt. Die

Titellosigkeit der

Mutter

zeigt, dass sie brgerlicher

Herkunft war. Die Identitt mit einem der aus der


ist

Dyn. XXII bekannten Prinzen Takelothis'


weiter,

nicht zu erweisen. Beachtenswert

ist

dass

in

der

erscheint, d. h. ein

Umgebung des Knigs ein kniglicher Sohn des Ramses Nachkomme des alten Koiiigshauses, die wir auch sonst in dieser
Ramessiden-Nachkomme wird auch
III

Zeit antreffen'. Ein solcher


stele

auf einer Schenkungs-

aus

dem

28. Jahre

Scheschonks

erwhnt, die sich im Berliner

Musum

(no. 7344)* befndet. Ich

verdanke
Z.,

es der Liberalitt der dortigen

Verwaltung, dass ich

dises bereits von


teilen

Stern {.

XXI

(1883), S. 19) kurz besprochene Stck hier mit-

kann.
^^*'^

f\'V\.,

"A
I

1.
2. 3.

Siehe die von Legrain, Recueil, XXIX (1907), S. 180, auf-eslelUe Stamnitafel. Siehe die Zusammenstellung bei Ptrie, History of Egy/U, VA, S. 2J2. Ausfhrhl., Verzeichniss^, S. 231.

44>

EINE SCHENKUNGSURKUNDE AUS DER ZEIT SCHESCHONKS


lautet in hieroglyphischer

III

Der Text der eigentlichen Inschrift


bersetzung
1
:

Umschrift und

r^ n
I

M
in

On
[11?
111
1
I

1
I I

'^^
II

csin

^^ o
^A(Vv/V\

(1
1

(^1
I

()

AAA^AA

()
1

Jio
f'=i

mil
^^!^^

111^^
v5

il

<(

Im Jahre 28 des Pharao Scheschonk, Solines der Isis, geliebt von Amon, des Gottes (und) Herrschers von Heliopolis, im Monat Payni, war der Holiepriester
I

des Amonrasonter,

der knigliche Solin des


I

Ramses vor dem Grossen

'

[
I

Pe-debhu-n-Baste'. Stiftung von


]

X Aclcer-Aruren an das Tempelgut des Amonrasonter

Der Sinn dises Textes kann nur


schenkt.

sein, dass

Pe-debhu-n-Baste einem Tempel Land


ein knigl.

Da im Anfang
ist,

der Holiepriester des Amonrasonter,

Sohn des

Ramses, genannt

so

kann

es sich

nur uin das Tempelland dises Gottes handeln.

Er wird

also der in
))

Himmels sein, Die Erwhnung


lsst

hinter
dieser

dem oberen Halbrund dargestellte grosse Gott, der Herr des dem die Hatlior, die Herrin von 'mw (^^^^^^000) ^rscheint.
'

Hauptstadt des

3.

untergyptischen Gaues (Nomos Libya)


ja in der Tliat auf der

auch fur den Amonrasonter an dise Stadt denken, wie

auch

Amon-

R genannt

ist.

Natrlich

gyptische Theben in Fraoe.

kme auch das untergyptische, zur Not auch das oberVor den Gttern erscheint der Konig Scheschonk III,
[1
I

e
ja der alleinige Besitzer des

iit

der Feld-Hieroglyphe in der Hand. Er


'

ist

gyptischen Grund und Bodens

und

so

kommt

es

ihm

1. 2.

Ist

etwa

zu ergnzen

Zu

dieser NmeasbiTdag'vrgleiche das entsprechende


248). Recueil,

Femininum
1]

(Rylands Pap., Seite


vielleicht,

XVI

(1894), S. 61,

"^ c^=^

^^

[1

Der Name bedeutet


a. pr.

die,
\^-,

um

welche man Neit gebeten hat


(1885), S. 122,

mit Bezug auf das Kind. Das munl.

"i^

l^'*'"-

D)

^=^^
3.

Rec, Vi

mag

als

muuliches Gegensick eine Abkrzuag des volleu Namens

4.

Siehe Brugsch, Dict. geogr., S. 326. Siehe dazu jetzt VVilcken, Grundsuge der Papyruskunde,

I,

1,

S. 270

ff.

NOTE SUR DES PIERRES ANTIQUES DU CAIRE


zu, die

45

Schenkung

offiziell

der eigentlicbe Stifter

F=q^^ ^^^J

vor

dem

Gotte zu vertreten. Bescheiden hinter ilim steht

"|'

also der in Z. 5

genanntc Beamte'.

NOTE SUR

DF:S

PIERRES ANTIQUES DU CAIRE


PAR

G.

Daressy

La

liste

des anciennes pierres du Caire va s'allonger des

monuments suivants que


et c'est grce

M. Herz-Pacha a bien voulu signaler au Service des Antiquits,


intervention que quelques-unes d'entre elles ont t cdes au
tion des
1.

son

Muse par l'Administra-

Wakfs.
la

Dans

mosque El-Dardiri

(prs d'El-Azhar), bloc de granit noir long de 125,

large de 036, ayant servi de seuil, avec partie de deux ranges de divinits graves.

Au

registre suprieur

un faucon tourn droite


-''^^

est pos sur

un socle lev sans ins-

cription ou ornement. Derrire, une desse sans attributs est debout, tourne gauche,

accompagne de

l'indication

Au
La
la stle 2.

registre infrieur

un dieu anthropomorphe
lui

est

debout dans un naos, regardant


Q
I
I

droite.

On

ht au-dessus de

QA
la

^^3:7

^^m et verticalement Hv nnm III ava^ r\ ^^B


comme
sur
le

I !

pierre provient donc d'un tableau reprsentant une srie de statues de divinits
la

avec mention de

matire et de

hauteur,

naos de Saft-el-Henneh et

de

la fille

de Chops, et semble tre d'poque

sate.

Non

loin

de cette mosque, dans

la

maison

n 10 de Darb-el-Dardiri,

un autre

morceau

de granit noir long de 180, large de 0"'37, pais de 0'"44 a fait partie d'une

table d'ofrande de grande dimension, ddie par


faible partie

Ramss IL Le dessus ne garde qu'une


;

des aliments qui y taient figurs


:

sur l'paisseur du bloc la lgende

royale est grave en grands caractres

^v

^^y^rfs^f "
2"'

^'

],

la suite

"^^r^Hest

sur

le

ct adjacent, ce qui ferait croire que nous

n'avons qu'un petit

ct de la table, qui, par suite, aurait


3.

mesur environ

75 de longueur.

En dgageant
Il

l'extrieur de la

un bloc de

granit, ayant aussi servi

mosque Sultan-Hassan, ct sud, on a mis jour de seuil de porte, coup dans un bas-relief du mur
du
klafl,

d'un temple.

reste l'arrire de la partie suprieure d'un roi dbout, coiff


le

qui dev ait prsenter une offrande; derrire lui une main tient

vase ^7, et

la

lgende

V
1.

^^^'#^^_

grave au-dessous indique qu'il s'agissait d'une crmonie de puri-

Die Zeichea

'__^ scheinen mir verderbt zu


?

sein.

Sollte etvva die

Formel

'/i

tajl

snh nb li\=f

beabsichligt

gewesen sein

46

NOTE SUR DES PIERRES ANTIQUES DU CAIRE


En
:

fcation.

haut,
j

le

marlelage incomplet du cartouche permet de reconnatre


1
j

la

lgende

d'Amosis
4.

f ^fit]'^

A'?"'^
la

t trace en colonnes vertiicales.

Une

des colonnes de

mosque El-Tourkemani, Bab-el-Bahr,

est

compose de

tronons de colonnes antiques en grs siliceux, empils sans ordre, gnralement sens
dessus dessous. Les fts taient six lobes et suivant
devait tre foi-m d'un bouquet de boutons de lotus.
le

type ordinaire,

le

chapiteau

Sur deux ctes adjacentes d'un des tronons, on lit G P>^ ce qui indique qu'Amnoths III avait construit
:

l'difice
fit

dont

proviennent ces colonnes. Plus tard Mnphtah


f^/^^

graver ses
\

r7\(^

noms s^l
les

o
fi
lobes, enfin

Af:

sur

ir

a
5.

autres

des bas de cartouches

montrent que Set-nekht a voulu aussi collaborer


la dcoration

du monument.

^^

\Q m o

La plus curieuse de ces

pierres provient de la Zaoueh

Sd-ed-Din-el-Arabi ibn

Ghourab, Darb-el-Gamamiz\ C'tait primitivement une dalle de marbre de 1'20 de


hauteur avec sculptures en haut relief;
celui qui
elle a t dbite

en quatre morceaux, dont un,


la

correspond

la partie centrale, n'a


la

pas t retrouv;

largeur ne peut donc

tre value qu'approximativement;

pierre tait probablement carre. Ces plaques


la

ont servi, retournes face l'intrieur,

dcoration multicolore du dessus de la porte

de cette petite mosque et ont t dcouvertes lors de sa restauration.


C'est

un des rares monuments connus du culte de


le

l'Isis

romaine, et

s'il

et t

curieux de

rencontrer Alexandrie,

il

est encore plus extraordinaire

de

le

dcouvrir

en plein Caire. Le sculpteur

s'est inspir

de motifs gyptiens, mais l'uvre est essen-

tiellement occidentale, et on doit regretter l'tat de mutilation dans lequel cette pice

nous parvient.

Le

sujet reprsent tait le sacrifice Isis offert par


je vais

deux prtres, sous un portique

de style gyptien que

d'abord dcrire.

De chaque
et

ct se dresse une colonne chai)ileaii hathorique.

La base

trs largie

arrondie ressemble un vase.


;

La

partie infrieure
il

du

ft est orne de feuilles


la

im-

briques

plus haut sont des cannelures verticales,

y en a neuf dans

demi-colonne;
les liens

ces cainielures sont

comprises entre des bandes horizontales rappelant

qui

enserrent

les lotus

des colonnes gyptiennes. La tte d'Hathor est vue de face, encadre


la

par deux longues torsades de cheveux qui se recourbent sur


large collier termin par deux tctes de faucons.

poitrine, au-dessus d'un

Le

collier est dcor


2"

de quatre bandes
3"

concentriques

d'ornements

rinceaux
la tte

ou guirlandes,

chevrons,

entrelacs,

4" perles oblongues.

Au-dessus de
:

se dresse la coiffure de Nebet-hotep, analogue


est sculpt

un haut de

sistre

une porte ou naos dans lequel

un urgeus, accompagn

sur les cts d'enroulements partant de la base et touchant la corniche.


N d'Eutre 43081.

1.

Tome xxxv, Fascicule

1-2.
l'L.
I.

PlERRKS ANTIQUES DU CaIHK

BAS-RELIEF ISIAQUE

b
MP. E. BERTRAND.
-

CHALON-(

NOTE SUR DES PIERRES ANTIQUES DU CAIRE


Le fronton de
vement panouis
disque ail dont
et
l'difice

47

repose sur

les sistres,

mais en dessous,
:

et

de

mme

hauteur

qu'eux, on voit une bande figurant des tleurs suspendues

ce sont des lotus alternati-

en boutons, traits trs librement.


le

L'architrave est taille en forme de gorge gyptienne, sur laquelle s'tendait


il

ne subsiste que

les

extrmits. Les ailes n'allant pas jusqu'au bout,


fleurs,

dans l'espace vide on a sculpt un bouquet de


la

plac obliquement. Au-dessus,


le

frise est

orne d'une range d'urieus, vus de face,

cou largi divis en six

segments,

la tte

surmonte du disque

solaire.

Enfin

la

corniche porte des rosaces

douze ptales, espaces de


dessus du fond dans

six centimtres.

Tout

ceci est en relief atteignant 0"'042 au-

les parties les plus saillantes.

Le

tableau
la

comprend

trois

personnages, monts sur une estrade ou plate-forme

moulure de

corniche gyptienne.

droite,

un prtre

est debout, tourn vers la


la

gauche, coif d'un pileus ovode descendant assez bas sur


qui ne parat pas avoir t

nuque, sans jugulaire, et

surmont d'un apex. Cette

coiture est assez singulire, car


d'Isis tait d'avoir

justement un des signes caractristiques des prtres


la tte rase.

constamment

L'officiant a

une longue barbe;


le

il

est vtu d'une tunique

manches longues sur


main ferme

laquelle, autant

que permet de

voir l'tat de conservation de la pierre, tait jete une


le

toge dont l'extrmit pendait devant


tenait

corps.
le

Le bras

droit est lev, la


le

un instrument disparu avec lequel


brasier qui est devant
lui.

prtre attisait

feu ou [Link] de l'encens

sur

le

Le bras gauche

est dtruit. L'autel, qui proportion-

nellement au personnage aurait eu 125 de hauteur, a un pied conique surmont de


trois

boules et de deux bassins superposs dont

le

suprieur renferme

les

charbons

embrass.

Le milieu
Elle a

tait

occup par une

Isis assise,

dont

la

plus grande partie est dtruite.

comme

coiffure les

deux cornes
la

et le

disque de

l'Isis

gyptienne; derrire
d'Isi.s-Hathor
;

la tte

se voit la

queue du vautour, dont

dpouille couvre

la tte

un voile

pend sur
par

ses paules.
lion

Le

fauteuil est haut dossier et le ct


ail,

du sige

tait constitu

un

marchant ou un sphinx

dont

il

ne subsiste qu'une portion de

l'arrire-train.

Dans

le

haut du tableau sont sculpts en lger

relief le soleil et la lune.

Le premier
la

ressemble une fleur dix ptales avec une boule l'extrmit de chaque ptale;
lune, dont le disque est pos sur des cornes, est pareille la coiffure de
la
il

desse.

Un

autre prtre tait figur entre


les

Isis et la
la

colonne de gauche, mais

y a une

lacune entre

deux fragments, toute


visibles;
il

partie en relief a t abattue, et les contours


les

du personnage sont peu


l'officiant

ne subsiste gure que


droite
il

instruments du culte que


assez bizarre,

tenait en

mains.

De

la

levait

un emblme
tte

compos
main

d'un bton courb, dont l'extrmit pourrait tre une

de serpent surnionle des


la

cornes et du disque lunaire, et sous laquelle serait place une gide. De

gauche

il

porte

un vase y

tenu par l'anse et par consquent totalement diffrent de la

situla ou vase eau lustrale


attribut des Isiaques.

A,

soi-disant en forme de sein, qu'on considre

comme un

48

MONUMENTS GYPTIENS
Nous avons donc
l

des reprsentations dont les dtails sont tout autres que ceux

connus par

les

monuments analogues
les

trouvs en Europe. Alors que sur les fresques


Italie

d'Herculanum ou

objets

dcouverts en

on semble avoir cherch

le

plus

possible rappeler l'Egypte, ici le

costume du prtre,

les accessoires s'loignent

au
les

contraire

du type antique, dont

l'artiste

pouvait avoir facilement des modles sous

yeux. Le
aussi les

nom

seul de la divinit est rest,


est, je

mais

le

culte est diffrent et probablement

dogmes. Le bas-relief
les religions
le

pense, du IP ou IIP sicle de notre re, alors

que toutes

de l'Empire avaient des fidles en Egypte et que se dveloppait

peu peu

christianisme qui devait les faire toutes disparatre.

Le nom du Pharaon Kakhs.


l'Africain, Xwo et
riantes, la
soit

Le nom royal
r

est transcrit Kava);


l c

par

Cechous par Eusbe

si

nous essayons de retrouver, d'aprs ces vaKae^^^wou;,

forme originale de Manthon, nous obtenons l'orthographe


la

KaE/wo;,

pour
(

prononciation courante chez


f
:

les

gyptiens de l'ge ptolmaque Kakkou,


pluriel

o
l

singulier rpond Ka, et


L/"

rpond kou. Cette dernire


prothtique en copte, pour
,

forme est parfaitement lgitime


les

on trouve, en
V
i]

effet, I'e
le

noms d'animaux dans


"%^^

cjulo-s-,

\,felis,

tSr

maou,

chat, dans cigco,^ sus plur. ig*.T,


,

J^^^T
1(1

7vi( SHAOU,
le
:

le

cochon, dans ccoot T.


l'

eccoo-ir

M.

oves,

^^

sarou,

^^^

SAOU,

mouton. Quant
il

de Ka,

il

n'est pas sr qu'il appartienne radi-

calement au mot
de ka

pu

se dvelopper,

comme jod

de

liaison, l'hiatus entre

Va

et I'e .'kou,

ha-koii, ka-J-hou, kakou.

La prononciation ptolmaque

Karkou a d
Kou.

tre prcde,

dans

la

xotvr;,

d'une prononciation Kakou et Ka-

G.

Maspero.

MONUMENTS GYPTIENS DU MUSE GALVET A AV G N O N


I

(Suite)

PAR

A.

MORET

XXII
{Inv.

16.)

Stle cintre ddie


(PI. VI, 5)

Mentou combattant

Calcaire. Haut., 0,38; larg. 0^,27.

Textes

et figures

en creux avec lger

relief.

Bon

travail.

Conservation bonne.

DU MUSE CALVET A AVIGNON


A.

49

gauche, sur un fauteuil est assis (*->) Mentou, vtu d'un


les
le

pagne avec queue qui revient sur


blanche, ceinte d'un bandeau, et
il

genoux

le

dieu porte

la

couronne

large collier.

De

la

main droite

brandit

]a

harpe, tenue horizontale au-dessus de

la tte; la

main gauche
le

tient par la courroie centrale


est

un bouclier rectangulaire dont

sommet
lger

cintr

et
;

muni d'un
derrire
lui,

disque.

Devant

le

dieu,

un autel

qui porte un lotus panoui


bras, protge, avec

un signe ?- de grandes dimensions, muni de

un 1,

le

dos du dieu.
les

A
de
la

droite, est
Il

debout un orant,

deux mains

leves, vtu

du long pagne
:

et coiff

perruque.

prsente un vase au dieu. Au-dessus, lgendes verticales


(Derrire l'orant)
(sic)

ir

4'

Mentou,

le

grand dieu.

Fait par

le

sotem-sh dans

la

place de Vrit, Ha,

m.

k., vis--vis

du dieu grand.

B. Le registre est entirement occup par cinq personnages debout, portant chacun

un vase ou un

lotus, les

mains leves pour l'adoration


celui

(;).

Un homme^
ticalement
(

vtu

comme

du
ri

registre A, prsentant

un vase. Devant

lui,

ver-

I
k.

ITI

^
et
.

"

^^^* P^'^ ^^^ ^^^' ^^ sotem-

sh de

la place

de Vrit, Phlahmes, m.
vtue de
la

Une fem me,


Devant
elle
:

robe longue, flottante

transparente; perruque divise.

^v
vtu

(I

m
:

"

^^ dame Temht
.

(sic)

Une femme, mme costume


c^
I

Un homme,
Une
fillette,
l'a

comme

le

premier

^^^~

n-^^
i

(?)

f)

La dame Mataouro
fils

(?) .

^
:

1^

Son
i

Setenma
r\

avec perruque cne, robe collante

(I

^ <=> Heroumteri.

Comme

dmontr Maspero,

les

sotmou sh
Xo.

ceux qui coutent

l'appel
la

sont une catgorie de fonctionnaires attachs

place deVrit, c'est--dire

n-

cropole royale thbaine de la rgion de Gournah et de Drah abou'l


raissent trs

Neggah

ils

appa-

nombreux dans

les inscriptions

funraires contemporaines des premiers

Amnophis et des premiers Ramss, dont


trouvent I\

les

tombeaux

et les temples funraires se

XI X dyn.
surtout p. 160-166, et
III, p. 111.

1.

Maspero, Rapport sur une Mission en

Italie, ap. Recueil,

t.

II,

t.

RliCUEIL,

XXXV.

TROlSIMli

SR.

T.

111.

50

MONUMENTS GYPTIENS

XXIII
{Inv.

60.)

Petite stle cintre, ddie l'oie


(PI. VI, 6)

d'Amon

Grs. Haut., 0^,09; larg., 0',06.

Textes

et figures et

en creux.

Travail

conservation bons.

I^A^

A. La

belle

oie

d'Amon
I

/V^AAA^

I ^^^ reprsente debout O

()

devant

"

une sorte de mangeoire en forme de

lotus.

B.

Une

ligne horizontale
.

(>)

ij

i'^T'^n

'*

Araon,

le

grand d'mes,
le

qui coute l'offrande


sible l'otrande.

L'expression est intressante en ce qu'elle suppose

dieu sen-

Amon
,

reoit aussi, cette poque, d'autres pithtes, telles

que

il

coute le malheureux
L'oie
la

qui montrent

le

dieu accessible la prire et


les

mme

la piti\

d'Amon

apparat assez souvent sur


belle oie

monuments du Nouvel Empire, avec

mme

lgende

la

d'Amon-R'.

XXIV
{Inv. 23.)

Stle cintre au

nom

de Petes. Adoration Osiris

Calcaire. Haut., 0">,18

larg., O'^lh.

Texte et figures en creux.


Travail mdiocre. Conservation bonne.

^"TA
'^
I

A. Dans
les

le cintre, le

disque

ail,

au-dessous duquel pend

le

signe T entre

deux yeux '^^.

Les deux vases \j sont l'extrmit de chaque aile.


la

A
les

gauche, Osiris, coiff de


le

couronne

ief, vtu

du maillot

collant, d'o sortent

mains tenant

sceptre

1, est

debout (>) sur une estrade .c=d.


et

Devant

lui,

une table d'offrandes garnie,


et

de l'autre ct une orante, vtue d'une

grande robe flottante

transparente, coiffe d'un cne pointu irradi de traits; les

deux bras

se lvent pour adorer (<).


:

Au-dessus, lgendes horizontales

2>

I'

Osiris, de l'Amenti, le dieu grand.


{sic)

Petes.

B. Trois ligues horizontales

(^)

:
]

UH J^f ^Lltl' J-
cf.
;

1.

tasl II, 8/5 9/3, et


2.

Maspero, ap. Recueil, II, p. 193 (naos du Muse de Turin). Pour des thmes analogues, Pap. de Bologne, 1094, II, 3 7. Lanzone, Dizionario di MLtologia Egisia, pi. XXII Maspero, Histoire, I, p. 87.

Pap. Anas-

DU MUSE CALVET A AVIGNON


1
1

51

\\

-cs>.i

Cl
{sic)

Le

roi

donne

l'offrande Osiris, seigneur de l'Amenti,

pour

qu'il

donne

la

bonne spulture

la

dame

Petes,

m.

k., fille

du prtre de Heqres',

l'Osiris

Neshor-sher, n del

dame

Ar...ou, m. k., vis--vis

du dieu grand.

XXV
{Inv. 18.)

Stle cintre d'adoration Osiris

Calcaire. Haut., 0',36; larg., 0^,25.

Textes

et figures

en creux.
;

Travail soign. Les contours de la stle sont dforms

l'angle infrieur

gauche manque.

A. Adoration Osiris.
vtu du maillot collant;
blanche. Devant
le dieu,

gauche, Osiris est assis (>) sur un fauteuil,


|

les

mains tiennent

et et

\;
il

sur la tte, la couronne

une table d'offrandes servie

de l'autre ct, droite, un


a la tte rase et porte le
Il

personnage debout

(<), les

mains leves pour l'adoration;

grand pagne
signes
:

bretelles, et

ceinture, faisant pointe par devant.

reste quelques

Le prince

hrditaire

....

vizir

B.

Il

reste seulement, droite, la figure d'un

homme

accroupi, les mains leves

pour l'adoration.

XXVI
{Inv. 12.)

Stle cintre

au

nom

de Padouasit. Adoration Osiris

(PI. VII, 1)

Calcaire. Haut., 0^,50; larg., 0^,37.

Textes

et figures

au

trait,

en creux.

Travail soign. Conservation bonne.

La

stle

ne comporte qu'un tableau.


disque ail encadr d'urseuSj aux ailes retombantes.

Dans
de chaque

le cintre, le
aile, les

l'extrmit

deux yeux '^^.


la
le

gauche, Osiris est debout (>>) sur une estrade ^=^. Le dieu est coiff de
maillot collant, d'o

couronne blanche, vtu du

sortent

les

deux mains tenant

sceptre combin avec les signes

^1

et H

Isis,

coiffe

du disque lunaire entre deux

1.

Ville

du nome Thinite

(?).

(Cf.

Brugsch, Dictionnaire gographique,

p. 537.)

52

MONUMENTS GYPTIENS

cornes, vtue de la longue robe, est debout derrire lui et le tient dans ses bras.

Devant

le

dieu,

une table d'offrandes charge.

droite

('^-*),

deux femmes, avec


la

perruques courtes cnes, vtues de robes longues et collantes, agitent un sistre de

main droite

et lvent la

main gauche pour adorer.


et entre les

Au-dessus des personnages

deux

ailes

du disque,

six lignes verticales

u M
1

il

M
I

Je ne puis
^
ai>

lire les

deux dernires

lignes.

-J

Le
qu'il
le

roi

donne

l'offrande Osiris, le dieu

grand seigneur d'Abydos, Khentamenti,


(et )

pour

donne
cocher

les offrandes et la
.

bonne spulture au cocher Padouasit,

son

fils

rOsiris

.anhor

XXVII
{Inv. sans numro.)

Stle cintre

au

nom

de Horkhroudmeh.

Adoration Osiris
(PI. VII, 2)

Calcaire. Haut., 0"\18: larg., 0"\15.

Travail mdiocre. Conservation bonne.

A. Dans

le

cintre,
le

le

disque

ail,
.

auquel se rapporte

la

lgende ('*-^)

Harmakhis,

dieu grand

Au

centre, Osiris, coiff de la couronne tef, vtu


tenir le sceptre |, est debout
(>^)

du maillot

collant d'o sortent les


lui,

deux mains pour

sur une estrade -^=3. Devant

une lgende

:
i

celui qui a

Vtefen

tte .

Devant

Osiris, les quatre enfants

d'Horus sur un lotus panoui.

A
la

gauche, derrire Osiris, se tient debout (>)


la

Isis, coiffe

du signe
le

11

vtue de

robe longue bretelles. Elle lve


par

main droite pour protger


Devant
elle
"^

dos d'Osiris; de la

main gauche,

elle tient

-r-

la

boucle.

Isis, la
1

mre divine,

DU MUSE CALVET A AVIGNON

53

droite, est

debout

(<-<)

une orante,

les

mains leves pour adorer. Elle a


la

la

longue robe
coiffe d'un

flottante, sur

un pagne long qui dpasse en dessous


traits.

robe.

Sa perruque

est

cne pointu, irradi de

Devant

MA ^
elle
:

^^

\
j

La

fale

Horkhroud-

meh

(Si

B. Trois lignes horizontales

Uilfl^HinTt^
^^^1
I

l_i]<r:
le

(1)

Le

roi

donne

l'offrande Osiris

Khentamenti,

dieu grand seigneur d'Abyfille

dos,

pour

qu'il

donne

(2) la

bonne spulture Horkhroudmeh,

de l'Osiris Ma, ne

de Our, sotmou sh vis--vis du dieu grand.

XXVIII
{Inv.

61.)

Stle cintre

au

nom

de Zed-khonsou-aounkli.

Adoration R-Harmakhis
Bois peint. Haut., 0^,36; larg., 0'n,26.
Travail grossier. Hiroglyphes polychromes,

La

stle est divise

en deux par une cassure.

A. Dans

le cintre,

le

disque (rouge)

ail

(plumes vertes
:

et bleues)

d'o retombent les deux urseus^ encadres des lgendes

ir

Le grand dieu seigneur du

ciel,

(Horus) d'Edfou

(bis).

B. Entre

deux bandes ornes, une ligne de deux


registres.

(alternativement bleus, rouges,

verts) spare les

Scne d'adoration.

gauche

les

personnages divins
le

(>-^),

comprenant
;

1"

Rdu

Harmakhis debout, momiforme, hiracocphale, tenant


disque urseus
;

sceptre |

il

est coiff

ses chairs rouges sont vtues d'un maillot bleu.


o

Devant

lui,

on distingue

seulement (-^)
ailes,

...

; 2^ Isis debout,

tendant
r^,

les

bras termins par des

pour protger R. La desse,

coiffe

du signe

a la coiffure orne d'un ruban

rouge; robe rouge; chairs vertes. Devant

elle,

entre ses ailes tendues, un grand oiua

^^

polychrome

les

quatre

enfants d'Horus,

debout,

momiformes,

les

chairs

rouges habilles de maillots alternativement rouges et verts.

A
jl'S
...

droite

l'orant debout, les


lui,
...

mains leves pour l'adoration

perruque bleue, chairs


illisible,

rouges. Devant

sur un autel, un vase et un lotus. Lgende


.

sauf

le

dbut

l'Osiris

54

MONUMENTS EGYPTIENS
C. Trois lignes horizontales (-*), en signes polychromes, encadrs de traits bleus
:

(1)

Le
la

roi

donne

l'offrande

R-Harmakhis,

le

grand dieu chef des dieux, qui

sort de l'horizon,

Toum, seigneur des deux

terres d'Hliopolis,

pour
lait,

qu'il

donne ce

qui sort

voix, pains, liquides, (2) bufs, oies, encens, vins,

toutes choses
l'Osiris

bonnes, pures, toutes choses douces, agrables, dont vit (3) un dieu,

auka de

Zedkhonsou-aounkh,

fils

de Adebha, n de Karo

...

XXlIe dyn.

XXIX
{Inv. 62.)

Stle cintre d'adoration Osiris


(PI. VII, 3)

Bois stuqu

et peint.

Haut., 0,25

iarg., 0,20.

Travail soign. Conservation mdiocre.

La

stle

ne comporte qu'un seul registre. disque (rouge)


ail

Dans

le cintre, le

(plumes vertes).

Au-dessous, scne d'adoration.

La

divinit est place, par exception, droite. C'est Osiris

(*),
[

vtu du maillot

blanc, coiff de Vtef{b\&nc, plumes bleues), et tenant les sceptres


les chairs vertes. Il

et

le

dieu a

est assis sur un fauteuil.

Devant
polychromes.

lui,

une table

d'offrandes

(pied

bleu et

jaune)

charge

d'offrandes

A
offre

gauche

(*),

une oranle, debout,


et

vtue d'une longue robe blanche,


la

avec

perruque noire ruban

cne vert; collier vert, bracelets jaunes;

main droite

un vase d'encens ^. Les tigures sont dessines au


Entre l'orante
et le

trait

rouge.

dieu, six lignes verticales; les signes, au trait noir, sur fond

blanc, sont presque totalement effacs.

On

ne distingue plus, droite, que


|
:

f.,,^

Dit par Osiris ... et gauche

le titre

de l'orante

La grande chanteuse de

la

maison du prophte en chef d'Amon


...

^,',

;;""-

du prophte en chef d'Amon

J^

AAAAAA

DU MUSE CALVET A AVIGNON

55

XXX
[Inv. 58.)

Stle

d'Horus sur

les crocodiles

(PI. VII, 4 et 5)

Grs rouge. Haut., 0^,22

larg., 0,17.
relief

Les deux cts sont gravs. Figure en


et

au

recto.

Textes en creux au recto

et

au verso

sur les tranches.

Travail ordinaire. Conservation mdiocre.

La

petite stle est

un de ces talismans qu'on

plaait dans les maisons

pour se pro-

tger contre les

animaux malfaisants,

crocodile, lion, serpent, scorpion, btes cornues,


le

et dont le plus bel

exemplaire est connu sous

nom

de

Stle de Metternich'

La

protection magique s'obtenait par des figures des dieux et par des formules. Les figures
sont celles de Bes, Horus
fils

d'Isis,

Harmakhis,

Ririt,

Min, qui agissaient, par leur

seule prsence, en tant que porteurs

du

fluide de vie (sa), et

comme

antidotes vivants

contre

les

monstres, leur venin ou leurs dents. Les formules indiquent qu'on voque

ces dieux de jilusieurs manires.

Ou

bien on proclame les

noms

des dieux, et ceux-ci,

asservis par la force sacre qui rside dans ces noms, se mettent au service de l'invo-

cateur; ou bien on rvle les

noms cachs

des dmons, qui se dissimulent sous

la

forme

des animaux malfaisants,

et,

derechef, les

noms

sont tout-puissants contre eux.


pril, les
et,

On
ici;

voque aussi
celui qui

le

souvenir d'Osiris qu'ont dfendu, en pareil


la

dieux figurs

prononce
s'il

formule se dit tout pareil Osiris,

par

la

force des paroles

magiques,
Nil et

est en danger, ce danger sera celui-l


les

mme

qu'a couru Osiris, jet au

menac par

monstres typhoniens;

or, contre pareil

danger, Horus,
ils

Isis,
le

Thot
dieu.

et les autres sont tout-puissants; ils

sauveront l'homme,

comme

ont sauv

Tels sont les thmes principaux", qu'on retrouvera mls et souvent peu intelligibles

dans ces petits textes,

comme

dans

la

plupart des autres crits magiques gyptiens.


ici.

Recto. Les figures divines sont concentres

Dans

le cintre,

grosse tte du dieu

Bes, coiffant la tte hiracocphale d'un grand Horus debout

(>-^),

vtu du pagne

queue, et tenant d'une main un lion et un scorpion par leurs queues, de l'autre une
gazelle par les cornes et
lotus plant sur

deux serpents par


et

la

queue.

Deux
un

sceptres,

gauche un

un sceau

muni de monat,

droite

lotus simple, encadrent le

tableau.

Horus marche sur deux crocodiles


geur de
fils

affronts, dont les corps occupent toute la lar:

la stle.

Au-dessous, srie de petits personnages


(>-*);

de gauche droite

Horus,
(-^-*)

d'Isis,

brandit la lance contre un scorpion

Ririt-hippopotame debout

s'appuie sur

un nud sa; Horus brandit

la

lance (<) contre une gazelle bondissante;

Horus

le

Grand, sous la forme d'un faucon coif des deux plumes entre des cornes de

1.
2.

W.

Pour plus de

GoLENiscHKFF, Dcc Metternichstcle, 1877. Cf. pi. I. dtails, cf. A. Moret, La Magie, ap. Au temps des Pharaons,

p.

290 sqq.

56

DU MUSE CALVET A AVIGNON


TTTTT

blier, est

debout sur un serekh

scarabe;

Min

ithyphallique,
la tte

le

bras lev soutenant le flau.

o est

crit

CO]

seitJjneur

de l'horizon

un

Des deux cts de

de Bes sont graves deux petites silhouettes.

droite,

un homme debout, bras

ballants.

Lgende

((

Que ton

sa, seigneur de vie, (soit) vers Hornez-f.


l'aide

C'est--dire, le dieu

^
V-

Bes doit protger,


de son pre Osiris
.

de son fluide de

vie, le

dieu

Horus, vengeur

""^-^

gauche

un

homme
Que

genoux,

les

mains tendues. Lgende

ton sa, avec la vie, (soit) vers Neferkhou,


le

m.

k.

La deuxime lgende donne

nom du
les

donateur de

la stle,

qui
et

k^
^=^

gardait la stle

comme
sa de

phylactre contre

animaux malfaisants,
de vie ou
la

pour s'assurer
le

le

vie, c'est--dire le fluide

protection

magique exerce par


Verso.
Ici se

dieu.
les

trouvent

formules magiques. Dix-huit lignes horizontales


effaces.

(>^^1,

dont

les

deux premires sont entirement

Le

texte est celui des stles magila stle

ques du Muse du Caire, type n 9410 (Cat. Daressy) et de


(d.
ici

de Metternich

GoLENiscHEFF,

taf. III,
:

1.

38-45). Les lacunes des premires lignes sont restitues

d'aprs ces textes

A.

^
4

t^

SS-

_B^ ^::i^:^ .<S>-

|J

^ ^^wvv\
I

[AA/\AftA
AA/VWA
I

.kZ^-^^^D
A^AAftA

(ZSZDX

II

C^

ii^
I

c
/\A/\ftAA

L^^ws/^ J

_cr^

v"

_il

f^f^f^f^r^

-<S>-

/wv\/v. /wv^/vv

-<S>-

J_L

D
<2i>-

a/vvw\

LA

+*"

-cs>-

A/wwv

Ci

<cir> i /wwv\

<3>~

<

^D

^ni
1.
2.

(S\\

u^m '^^S
1.

^^^'

Var., Metternichstele,

44

avec
la stle

Cf. Metternichstele, taf. III,

1.

38-45. Ici s'arrte le paralllisme

de Metternich.

DU MUSE CALVKT A AVKiNON


11

57

r^

(*=ti).

[]p:i,
13 AAWVA

14

<S>- V_^^

^^^Jik*--^:iri:r^i.^^-ii
I

AAAAAA

A/WAAA
^li

ili

l'y

l\

.Hllllilll.

AA/VW\

r\

."""JHI,

AAAAAA

Ci

/JWJV\

n
[

.^^^
ma
est
l'oeil

^^ raa
le

cetera desunt.

Ah!

le vieillard

qui se rajeunit en son temps,

vieux qui devient jeune homme''!

Tu donnes
sur
lui,

que] vienne moi Thot

voix, et qu'il carte de moi Nenalier. Voici

Osiris qui est sur l'eau*;

d'Horus

avec lui;

le

grand scarabe (tend

les ailes

que

les

dieux ont enfant)

comme
!

nourrisson. Si l'on approche de celui qui est

sur l'eau, on approche de l'il d'Horus


l'eiiUj

Dtournez vos

ttes,

ennemis, habitants de

ces adversaires, mort, revenant


il

mle

et femelle; n'levez pas vos ttes,


il

ne regardez

pas do vos yeux. C'est Osiris;


c'est

mure

vos gosiers; c'est Thot;


la

aveugle vos yeux;


la

Sekhmet
dans
:

et ces quatre

grands dieux qui veillent sur


le cofre,

majest d'Osiris, qui font

garde du dieu qui est dans


s'lve
la

sur celui qui est sur l'eau.


cri

Ha! Ha! une


la

voix

grande demeure, un grand


;

de

la

bouche de
Il

Chatte. Les dieux

disent
Il

qu'est-ceci? qu'est-ceci
lui, le

sur

le

poisson Abed.

est n.

Hahai,

Hahai

crache sur

crocodile,

fils

de Seth, celui qui approche devant


(Osiris).

lui, ses

rames dans
N'ap-

les

mains. C'est

la

barque du dieu

Qui ne s'carte pas,

il

meurt

proche pas
dos, pour le

Ces quatre grands Esprits qui veillent sur Osiris

qui est sur ton

grand crime que


bord de
la

tu as fait contre la

barque de ce dieu. Ta langue est tranla

che sur

le

barque; tu es ananti par

grande nait d'Osiris

Les com-

pagnons du dieu sont sur leur garde

Ou

bien je dis'

Hai

Hai
*)

Shardshek

est ton

nom Berker
;

est ton

nom Arou;

rouari est ton

nom

cach.

...

1. 2.

Daressy, Textes mac/iques


Var.
H

(Caire), p. 25, n" 9410. Var.

^"^^^11,

etc.

AUusioa Osiris. Dans tout ce qui suit, l'orant voque, contre les animaux typhouiens, la victoire d'Osiris dfendu dans l'eau (o Seth l'avait jet) par l'il, le scarabe et les dieux osirieus. 4. Cf. Pap. inarjique HaiTs, ap. Chabas, Mlanges, 111, 2, p. 266. 5. L'orant conjure ici les animaux typhoaieus par leurs noms cachs.
3.

lutte et la

RECUKIL, XXXV.

TROISIME SR.,

T.

III.

58

MONUMENTS EGYPTIENS
Tranches. De
la

tranche gauche
le

la

tranche droite, court une inscription horila

zontale

(>')

qui donne

texte des lignes 103-122 de

Stle de Metternich', Cf.


p. 2, 8,

des rdactions trs

voisines, dans Daressy, Textes magiques,

13

et 18.

Les

restitutions sont faites d'aprs ces textes; ceux-ci donnent, en outre,


utile faire connatre ici
:

un

titre

qui est

Invocation Horus pour qu'il soit consacr [skhout);


a dit l'incantation de ce dieu.

dire sur l'eau et sur terre.

Thot

Suit l'hymne Horus

^.w...;qtL:isiT1tL:fi^Si^ ^^t:^^:^^
cii>
AAAAAA AAAA^

Q.

1*
I

r^=::^"|

Li

iJ

A
25

droite

manquent environ

huit lignes.

r^
']

h^

(3

/WWSA-|

k=fl

AA/VvV\

Xn
<=^
'

U2
c*==x^.
3-2

30
J^

Zl

=0=

31

A
33

D
I
I

l^
I I I

"

J /wws^

il

ni]

L _ J

-^

vide.

I
Salut
fils

toi,

dieu,

fils

de dieu; salut
toi,

toi, hritier, fils

de

l'hritier; salut toi,

taureau,

du taureau; salut

Horus

sorti d'Osiris,

d'Isis la divine. J'ai fait


j'ai fait

des incantations avec ton

nom;

j'ai

li

avec tes charmes;


les sortilges

des incantations

avec tes incantations que tu as cres, avec


t'a

qui sont dans ta bouche, que


t'a instruit la

transmis ton pre Geb, que

t'a

donns

ta

mre

Isis,

dont
(tes)

majest du

dieu de Sekhem, pour ta sauvegarde, pour renouveler


la

protections, pour fermer


la

bouche de tous

les

serpents qui sont dans

le

ciel,

qui sont dans

terre, qui sont

1.

Cf. Mctteridchstele, Taf. V,

1.

103-114,

o l'hymne

est

mis dans

la

bouche de Thot,

le

dieu des paroles

magiques.

NOTES DE GRAMMAIRE
dans
l'eau,

5)

pour

faire vivre les

hommes, (pour

faire

heureux

les dieux,

pour enchanter

le soleil

par tes hymnes. Viens moi, vite, vite, en ce jour,

comme

tu navigues dans

barque sacre. Tu cartes de moi tout crocodile) sur toute rive du -lleuve, toute bouche gui mord, qui pique, dans leurs trous; tu les fais, pour moi, .semblables des
la

pierres sur la rive, des tessons de pots prs

du

port.

Tu

cartes de moi le venin


ta

montant, qui est dans tous


ton

les

membres; que (me) garde du mal


se

voix en cela. Voici


la

nom!

J'appelle

en

ce jour pour que

manifeste,

pour moi ta force par

magie \

Tel est l'ensemble des stles de

la collection

gyptienne du Muse Calvet.


(A
suivre.)

NOTES DE GRAMMAIRE
A
PROPOS DE LA GRAMMAIRE GYPTIENNE DE M. ErMAN
PAR

P.

Lacau

76

^K-

I
Il

va sans dire que

les

orthographes incompltes sont une survivance d'un. procd


il

ancien et non une innovation. Pour en comprendre l'origine,

suffit

de se reporter

au
ces

moment o chaque mot


signes-mots tant de

tait crit par

un signe-mot employ
pouvait
les

seul.

Beaucoup de
facilement

formes

analogues, on

confondre

surtout en hiratique. Aussi, pour prciser, on adjoignit au signe-mot un ou plusieurs

lments de sa lecture, juste ce qui tait ncessaire pour tre


a crit
1
:

clair. C'est ainsi

qu'on

La premire
'^

lettre qui suffit


c),

souvent pour viter toute confusion'

W.
b):

639

(514 a),
2'
3

M. 17 (758

^-^
Q W.
:

N- 708 (1682
601 (491
b).

h),

\^ W.
cf.

289 (207

Les deux premires

4-^,
^^"

33;

La premire

et la dernire

.^m'

^^-

Beaucoup d'autres combinaisons sont


signe-mot, par exemple
terminatif (Sethe,

possibles.
les crivit

Ensuite, au lieu d'crire une partie des consonnes, on


:

toutes devant le

A.

Dans ce
p.

cas, le

signe-mot semble devenir un dl'orthographe constante ^ l'poque

Z.,

XLV,

42).

C'est

1.

2.

Chabas, Horus sur les Crocodiles, ap. A. Zeitschri/t, Ce procd est encore trs frquent dans les Pyramides.
Cf.

186S, p. 104.

60

NOTES DE GRAMMAIRE
On
aboutit ainsi l'inverse

classique.

du point de dpart
le

l'origine, la lecture alpha-

btique plus ou moins complte dtermine


c'est le

son du signe-mot, plus tard au contraire

signe-mot qui semble dterminer

le

sens de sa propre lecture.

Nous ne devrons donc


est

pas parler d'une orthographe dfective,


:

comme

s'il

s'agissait

d'un abrg de l'orthographe pleine

bien au contraire c'est l'orthographe pleine qui


courte.

un dveloppement de l'orthographe

79
Il

est trs probable que,

dans Cil

les

deux signes

et

o ne doivent pas tre

lus

toujours

T^^

6tc.

L'expression
le

<rr=>%>, que l'on crit


est l'abrg.

tait dter-

mine anciennement par

signes ^ ^ forment un dterminatif complexe, qui accompagnait primitivement le nom de toutes


trois
les

groupe 9H- dont

Ces

provisions

Dans

les

Pyramides, son emploi

est trs frquent

'0

N. 619 (561)

J^^ 00
Q

N. 21 (803)

W.
W.

205 (133)
193 (130)'.

OO
O
Pour
crire
le

nom

d'une collectivit forme d'lments diffrents, on dessinait

l'origine trois

des lments qui la composent.


:

Le procd

est

encore frquent sous

l'Ancien Empire

cC^

<0<i

poissons, au sens gnral, par exemple dans l'expression /)ecAer


trois poissons diffrents'.
c),

du poisson (Ptrie, Dendereh,\);

^^"^*^^
^Si
(/

oiseaux

W.
,

570 (461

trois oiseaux diffrents*.

membre du

corps

sens gnral, trois morceaux de chair diffrents

'.

"^0=
fl

armes

P. 342

= M. 643
,

(1144 d).
b).

5O

vases en pierre dure

N. 743 (1957
,

\\^

Q:^^^

'^-y'V:y

" le

petit gibier

von Bissing, Gemnikai,

II,

pi. 26.

1.
2.

3. 4. 5.

Plus de vingt mots sont ainsi dtermins dans les Pyramides. Les espces varient, les signes employs ici sont approximatifs. Davies, Deir-el-GebraivL, I, pi. III; von Bissinu, Gemnikai, I, pi. XVIII, XIX. Trs frquent. Murray, Maat., pi. XI; Ptrie, Deshashe/i, XII. Ce qui cadre bien avec le sens prcis par M. Montet {Sphimc, XIII l. Trs frquent dans

les

Pyra-

mides

W.

219 (149 c);

W.

253 (179

c),

etc.

A PROPOS DE LA GRAMMAIRE GYPTIENNE DE M. ERMAN


Remarquons que non seulement ce procd est logique, mais quand il s'agit de reprsenter une collectivit dont il
individuelle. Toute

61

qu'il

est

mme

le

seul possible

n'existe naturelle-

ment pas d'image

image

particulire d'un oiseau ou d'un poisson

quelconque ne pouvait servir dsigner,


celle-l seulement. Cf. plus haut, 49.

l'origine,

que l'espce

mme

reprsente et

82

Je ne crois pas qu'il y ait un paralllisme voulu entre les deux orthographes rl^sset

j^c Ce
La

sont en ralit deux orthographes purement phontiques, mais trs archa-

ques.

vraie difficult rside dans ce fait que, pour ces mots, l'criture n'indique en
la

aucune manire

prsence de la voyelle initiale qui nous est donne par

le

copte et

le

grec, oTcipe, Hce. Ceci

prouve seulement que ces deux noms divins ont conserv tradi:

tionnellement une orthographe trs ancienne


n'crivait pas les consonnes faibles

ils

appartiennent une priode o l'on


(1,

comme
titres
?r/,

V:^ et

quand

celles-ci jouaient le rle

de voyelles.
chaques

Il

en est ainsi dans


par exemple
:

les

qui ont conserv

des orthographes
it,

ar-

figes,
j).

<=> pour
dieu

^^^^pour imi,

pour

etc.

(Gardiner,

A.Z., XL,

142). Les
le

noms

divins s'immobilisent facilement dans des orthographes


^tt-tt

trs anciennes. Cf.

nom du

pour itm
je

aTWfjLoc

Mais cette question deici.

manderait des dveloppements plus longs que

ne puis donner

82
(von Bissing, Gemnikai,
les
I,

Dispositions analogues
7Y\
,

'

^-

^-o

pi.
6)].

XIX),

Il

[ce signe

pour A

est

encore rare dans

Pyramides M. 344 (1410


:

faudrait examiner l'ge de chacune de ces combinaisons

tandis que les unes

sont trs archaques, les autres, au contraire, sont rcentes et dues l'analogie.

85
"

dZD
quente,

est

un /3am du nom de
AAAA^^

o^.
il

Voir au Nouvel Empire


la table

la

formule

si

fr-

prendre des pains


1.

0*77^ sur
6.

de

(par exemple, Caire,

Statues 42166,

5,

42171,

1.

Legrain).

Pour
voir 1021.

la