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Exercices sur la Dérivabilité et Théorème de Rolle

Ce document contient de nombreux exercices sur la dérivabilité de fonctions et l'application de théorèmes comme celui de Rolle. Les exercices portent sur le calcul de dérivées, l'étude de dérivabilité et la recherche d'extremums. Le document fournit également des indications pour résoudre les exercices.

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Exercices sur la Dérivabilité et Théorème de Rolle

Ce document contient de nombreux exercices sur la dérivabilité de fonctions et l'application de théorèmes comme celui de Rolle. Les exercices portent sur le calcul de dérivées, l'étude de dérivabilité et la recherche d'extremums. Le document fournit également des indications pour résoudre les exercices.

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Bibliothèque d’exercices Énoncés

L1 Feuille n◦ 13

Dérivabilité

1 Calculs
Exercice 1 Étudier la dérivabilité des fonctions suivantes :
1
f1 (x) = x2 cos si x 6= 0 f1 (0) = 0;
x

1
f2 (x) = sin x sin si x 6= 0 f2 (0) = 0;
x

|x| x2 − 2x + 1
f3 (x) = si x 6= 1 f3 (1) = 1.
x−1
Exercice 2 Déterminer a, b ∈ R de manière à ce que la fonction f définie sur R+ par :

f (x) = x si 0 6 x 6 1 et f (x) = ax2 + bx + 1 sinon

soit dérivable sur R∗+ .

1
Exercice 3 Soit f : R∗ −→ R définie par f (x) = x2 sin . Montrer que f est prolongeable par
x
continuité en 0 ; on note encore f la fonction prolongée. Montrer que f est dérivable sur R mais
que f 0 n’est pas continue en 0.

Exercice 4 Calculer la fonction dérivée d’ordre n des fonctions f, g, h définies par :

f (x) = sin x ; g(x) = sin2 x ; h(x) = sin3 x + cos3 x.

2 Théorème de Rolle et accroissements finis


Exercice 5 Montrer que le polynôme Pn défini par
n (n)
1 − t2

Pn (t) =

est un polynôme de degré n dont les racines sont réelles, simples et appartiennent à [−1, 1].

Exercice 6 Montrer que le polynôme X n + aX + b (a et b réels) admet au plus trois racines


réelles.

Exercice 7 Soit f une fonction n fois dérivable sur ]a, b[ s’annulant en n + 1 points de ]a, b[.
Montrer que si f (n) est continue,il existe un point x0 de ]a, b[ tel que f (n) (x0 ) = 0.

1
Exercice 8 Dans l’application du théorème des accroissements finis à la fonction

f (x) = ax2 + bx + c

sur l’intervalle [α, β] préciser le nombre θ de ]α, β[. Interprétation géométrique ?

Exercice 9 Soient x et y réels avec 0 < x < y.


1. Montrer que
y−x
x< < y.
ln y − ln x
2. On considère la fonction f définie sur [0, 1] par

α 7→ f (α) = ln(αx + (1 − α)y) − α ln x − (1 − α) ln y.

De l’étude de f déduire que pour tout α de ]0, 1[

α ln x + (1 − α) ln y < ln(αx + (1 − α)y).

Interprétation géométrique ?

Exercice 10 Par application du théorème des accroissements finis à f (x) = ln x sur [n, n + 1]
montrer que
n
X 1
Sn =
k=1
k
tend vers l’infini quand n tend vers l’infini.
x2 |x|
Exercice 11 Montrer que ∀x ∈ R |ex − 1 − x| 6 2
e .

3 Divers
Exercice 12 Soit f : R −→ R définie par f (x) = (1 − k)3 x2 + (1 + k)x3 où k est un nombre
réel. Déterminer les valeurs de k pour lesquelles l’origine est un extremum local de f .

Exercice 13 Déterminer les extremums de f (x) = x4 − x3 + 1 sur R.

Exercice 14 Quel est le lieu des points d’inflexion (puis des extrémums relatifs) de fλ quand
λ décrit R, où :
fλ : x → λex + x2 .

Exercice 15 (Examen 2000) Enoncer le théorème de Rolle pour une fonction h : [a, b] −→
R. Soit f, g : [a, b] −→ R deux fonctions continues sur [a, b] (a < b) et dérivables sur ]a, b[. On
suppose que g 0 (x) 6= 0 pour tout x ∈]a, b[.
1. Montrer que g(x) 6= g(a) pour tout x ∈]a, b[. (Raisonner par l’absurde et appliquer le
théorème de Rolle.)
2. Posons p = fg(b)−g(a)
(b)−f (a)
et considérons la fonction h(x) = f (x) − pg(x) pour x ∈ [a, b].
Montrer que h vérifie les hypothèses du théorème de Rolle et en déduire qu’il existe un
nombre réel c ∈]a, b[ tel que
f (a) − f (b) f 0 (c)
= 0 .
g(a) − g(b) g (c)

2
f 0 (x)
3. On suppose que limx→b− g 0 (x)
= `, où ` est un nombre réel. Montrer que

f (x) − f (b)
lim− = `.
x→b g(x) − g(b)

4. Application : Calculer la limite suivante :


Arccosx
lim− √ .
x→1 1 − x2

Exercice 16 (Examen 2000) Soit n > 2 un entier fixé et f : R+ = [0, +∞[−→ R la fonction
définie par la formule suivante :
1 + xn
f (x) = , x > 0.
(1 + x)n

1. (a) Montrer que f est dérivable sur R+ et calculer f 0 (x) pour x > 0.
(b) En étudiant le signe de f 0 (x) sur R+ , montrer que f atteint un minimum sur R+ que
l’on déterminera.
2. (a) En déduire l’inégalité suivante :

(1 + x)n 6 2n−1 (1 + xn ), ∀x ∈ R+ .

(b) Montrer que si x ∈ R+ et y ∈ R+ alors on a

(x + y)n 6 2n−1 (xn + y n ).

Exercice 17 On considère la fonction f : R → R définie par


(
e1/t si t < 0
f (t) =
0 si t > 0

1. Démontrer que f est dérivable sur R, en particulier en t = 0.


2. Etudier l’existence de f 00 (0).
3. On veut montrer que pour t < 0, la dérivée n-ième de f s’écrit

Pn (t) 1/t
f (n) (t) = e
t2n
où Pn est un polynôme.
(a) Trouver P1 et P2 .
(b) Trouver une relation de récurrence entre Pn+1 , Pn et Pn0 pour n ∈ N∗ .
4. Montrer que f est de classe C ∞ .

3
Bibliothèque d’exercices Indications
L1 Feuille n◦ 13

Dérivabilité

Indication 1 Le seul problème est en 0. f1 est dérivable en 0 mais pas f2 ni f3 .

Indication 2 Vous avez deux conditions : il faut que la fonction soit continue (car on veut
qu’elle soit dérivable donc elle doit être continue) et ensuite la condition de dérivabilité propre-
ment dite.

Indication 3 f est continue en 0 en la prologeant par f (0) = 0. f est dérivable en 0 et


f 0 (0) = 0.

Indication 4 On ne cherchera pas à utiliser la formule de Leibniz mais à linéariser les expres-
sions trigonométriques.

Indication 5 Il faut appliquer le théorème de Rolle un fois au polynôme (1 − t2 )n puis deux


fois à sa dérivée première, puis trois fois à sa dérivée seconde...

Indication 6 On peut appliquer le théorème de Rolle plusieurs fois.

Indication 7 C’est encore Rolle de nombreuses fois

Indication 9 1. Utiliser le théorème des accroissement finis avec la fonction t 7→ ln t


2. Montrer d’abord que f 00 est négative. Se servir du théorème des valeurs intermédiaires
pour f 0 .

Indication 10 Une fois le théorème des accroissement finis utilisé vous obtenez une somme
téléscopique.

Indication 11 Le théorème des accroissements finis donne un résultat proche de celui souhaité
à un facteur près. Pour obtenir la mojoration demandée on peut utiliser le théorème de Rolle
avec une fonction bien choisie.

Indication 14 On distinguera les cas λ > 0 et λ < 0. Pour le cas λ < 0 on considerera des
sous-cas.

1
Bibliothèque d’exercices Corrections
L1 Feuille n◦ 13

Dérivabilité

Correction 1 1. La fonction f1 est dérivable en dehors de x = 0. Pour savoir si f1 est


dérivable en 0 regardons le taux d’accroissement :
f1 (x) − f1 (0) 1
= x cos .
x−0 x
Mais x cos(1/x) tend vers 0 (si x → 0) car | cos 1/x| 6 1. Donc le taux d’accroissement
tend vers 0. Donc f1 est dérivable en 0 et f10 (0) = 0.
2. Encore une fois f2 est dérivable en dehors de 0. Le taux d’accroissement en x = 0 est :
f2 (x) − f2 (0) sin x 1
= sin
x−0 x x
Nous savons que sinx x → 1 et que sin 1/x n’a pas de limite quand x → 0. Donc le taux
d’accroissement n’a pas de limite, donc f2 n’est pas dérivable en 0.
3. La fonction f3 s’écrit :
|x||x − 1|
f3 (x) = .
x−1
– Donc pour x 6 1 on a f3 (x) = x, pour 0 6 x < 1 on f3 (x) = −x. Pour x < 0 on a
f3 (x) = x.
– La fonction f3 est définie, continue et dérivable sur R \ {0, 1}.
– La fonction f3 n’est pas continue en 1, en effet limx→1+ f3 (x) = +1 et limx→1− f3 (x) =
−1. Donc la fonction n’est pas dérivable en 1.
– La fonction f3 est continue en 0. Le taux d’accroissement pour x > 0 est
f3 (x) − f3 (0) −x
= = −1
x−0 x
et pour x < 0,
f3 (x) − f3 (0) x
= = +1.
x−0 x
Donc le taux d’accroissement n’a pas de limite en 0 et donc f3 n’est pas dérivable en 0.

Correction
√ 2 Il faut d’abord que la fonction soit continue en x = 1. La limite à gauche est
2
limx→1− x = +1 et à droite limx→1− ax + bx + 1 = a + b + 1. Donc

a + b + 1 = 1.
1 1
Il faut maintenant que les dérivées à droites et à gauches soient égales : limx→1+ √
2 x
= 2
et
limx→1+ 2ax + b = 2a + b. Donc
1
2a + b = .
2
Le seul couple (a, b) solution des deux équations est (a = 12 , b = − 21 ).

1
Correction 3 f est C ∞ sur R∗ .
1. Comme | sin 1/x| 6 1 alors f tend vers 0 quand x → 0. Donc en posant f (0) = 0. la
fonction f est continue sur R.
2. Le taux d’accroissement est
f (x) − f (0) 1
= x sin .
x−0 x
Comme ci-dessus il y a une limite (qui vaut 0) en x = 0. Donc f est dérivable en 0 et
f 0 (0) = 0.
3. Sur R∗ , f 0 (x) = 2x sin(1/x) − cos(1/x), Donc f 0 (x) n’a pas de limite quand x → 0. Donc
f 0 n’est pas continue en 0.

Correction 4 1. Selon que n ≡ 0[4], 1[4], 2[4], 3[4] alors f (n) (x) vaut respectivement sin x,
cos x, − sin x, − cos x.
2. La dérivée de sin2 x est 2 sin x cos x = sin 2x. Et donc les dérivées suivantes seront :
2 cos 2x, −4 cos 2x, 8 sin 2x, 16 cos 2x,... Et selon que n ≡ 1[4], 2[4], 3[4], 0[4], alors g (n) (x)
vaut respectivement 2n−1 sin 2x, 2n−1 cos 2x, −2n−1 sin 2x, −2n−1 cos 2x.
3. sin(x)3 + cos(x)3 = − 14 sin(3x) + 34 sin(x) + 14 cos(3x) + 43 cos(x) et on dérive...

Correction 5 Qn (t) = (1 − t2 )n est un polynôme de degré 2n, on le dérive n fois, on obtient


un polynôme de degré n. −1 et +1 sont des racines d’ordre n de Qn , donc Qn (1) = Q0n (1) =
(n−1)
. . . = Qn (1) = 0, même chose en −1. Q(−1) = 0 = Q(+1) donc d’après le théorème de
Rolle il existe c ∈] − 1, 1[ telle que Q0n (c) = 0. Donc Q0n (−1) = 0, Q0n (c) = 0, Q0n (−1) = 0. En
appliquant le théorème de Rolle deux fois (sur [−1, c] et sur [c, +1]), on obtient l’existence de
racines d1 , d2 pour Q00n , auxquelles il faut rajouter −1 et +1. On continue ainsi par récurrence.
(n−1)
On obtient pour Qn , n + 1 racines : −1, e1 , . . . , en−1 , +1. Nous appliquons le théorème de
(n)
Rolle n fois. Nous obtenons n racines pour Pn = Qn . Par constructions ces racines sont réelles
distinctes (donc simples). Comme un polynôme de degré n a au plus n racines, nous avons
obtenu toutes les racines.

Correction 6 1. Par l’absurde on suppose qu’il y a (au moins) quatre racine distinctes
pour Pn (X) = X n + aX + b. Notons les x1 < x2 < x3 < x4 . Par le théorème de Rolle
appliqué trois fois (entre x1 et x2 , entre x2 et x3 ,...) il existe x01 < x02 < x03 des racines de
Pn0 . On applique deux fois Rolle entre x01 et x02 et entre x02 et x03 . On obtient deux racines
distinctes pour Pn00 . Or Pn00 = n(n − 1)X n−2 ne peut avoir que 0 comme racines. Donc nous
avons obtenu une contradiction.
2. Autre méthode : Le résultat est évident si n 6 3. On suppose donc n > 3. Soit Pn
l’application X 7→ X n + aX + b de R dans lui-même. Alors Pn0 (X) = nX n−1 + a s’annulle
en au plus deux valeurs. Donc Pn est successivement croissante-décroissante-croissante ou
bien décroissante-croissante-décroissante. Et donc Pn s’annule au plus trois fois.

Correction 7 Comme f 0 est dérivable, elle est continue. Comme f s’annulle n + 1 fois, f 0
change de signe (au moins) n + 1 fois donc s’annulle (au moins) n fois. On peut bien sûr
recommencer, le résultat en découle.

Correction 8 f (β) − f (α) = f 0 (c)(β − α). Donc a(β 2 − α2 ) + b(β − α) = (2ac + b)(β − α).
Donc c = α+β2
.
Géométriquement, cela signifie que la droite qui passe par (α, f (α)) et (β, f (β)), est parallèle
à la tangente qui passe en ( α+β
2
, f ( α+β
2
)).

2
Correction 9 1. Soit g(t) = ln t. Appliquons le théorème des accroissement finis sur [x, y].
Il existe c ∈]x, y[, g(y) − g(x) = g 0 (c)(y − x). Soit ln y − ln x = 1c (y − x). Donc ln y−ln
y−x
x
= 1c .
Or x < c < y donc y1 < 1c f rac1x. Ce qui donne les inégalités recherchées.
(x−y) 2
x−y
2. f 0 (α) = αx+(1−α)y
− ln x + ln y. Et f 00 (α) = − (αx+(1−α)y) 2 . Comme f
00
est négative alors f 0
est décroissante sur [0, 1]. Or f 0 (0) = x−y−y(ln
y
x−ln y)
> 0 d’après la première question et
0
de même f (1) < 0. Par le théorème des valeurs intermédiaires il existe c ∈ [x, y] tel que
f 0 (c) = 0. Maintenant f 0 est positive sur [0, c] et négative sur [c, 1]. Donc f est croissante
sur [0, c] et décroissante sur [c, 1]. Or f (0) = 0 et f (1) = 0 donc pour tout x ∈ [0, 1],
f (x) > 0. Cela prouve l’inégalité demandée.
3. Géométriquement nous avons prouver que la fonction ln est concave, c’est-à-dire que la
corde (le segment qui va de (x, f (x)) à (y, f (y)) est sous la courbe d’équation y = f (x).
1
Correction 10 Le théorème des accroissement finis donne : ln(n+1)−ln(n) = cn
(n+1−n) =
1
cn
, avec cn ∈ [n, n + 1]. Or cn > n donc n1 > c1n . Donc :
n n n
X 1 X 1 X
Sn = > = ln(k + 1) − ln(k) = ln(n + 1).
k=1
k k=1
c k
k=1

La dernière égalité s’obtient car la somme est téléscopique. Donc Sn > ln(n+1), donc Sn → +∞.

Correction 11 Pour simplifier nous supposons x > 0.


1. Appliquer le théorème des accroissements finis ne va pas être suffisant. En effet, soit
f (x) = ex − 1 − x. Alors il existe c ∈]0, x[ tel que f (x) − f (0) = f 0 (c)(x − 0). Soit
f (x) = (ec − 1)x. Soit maintenant g(x) = ex − 1 alors, par le théorème des accroissements
finis sur [0, c] il existe d ∈]0, c[ tel que g(c) − g(0) = g 0 (d)(c − 0), soit ec − 1 = ed c. Donc
ex − 1 − x = f (x) = (ec − 1)x = ed cx. Comme d 6 c 6 x, alors ex − 1 − x 6 ex x2 .
Cela donne une inégalité, mais il manque un facteur 1/2.
2. Nous allons obtenir l’inégalité par application du théorème de Rolle. Soit maintenant
2
f (t) = et − 1 − t − k t2 . Nous avons f (0) = 0, x > 0 étant fixé, nous choisisons k tel
que f (x) = 0, (un tel k existe car ex − 1 − x > 0 et x2 > 0). Comme f (0) = 0 = f (x)
alors par Rolle il existe c ∈]0, x[ tel que f 0 (c) = 0. Mais f 0 (t) = et − t − kt, donc
f 0 (0) = 0. Maintenant f 0 (0) = 0 = f 0 (c) donc il existe (par Rolle toujours !) d ∈]0, c[ tel
que f 00 (d) = 0. Or f 00 (t) = et − k, donc f 00 (d) = 0 donne k = ed . Ainsi f (x) = 0 devient
2 2
ex − 1 − x = ed x2 . Comme d 6 x alors ex − 1 − x 6 ex x2 .

Correction 12 f 0 (x) = 2(1 − k)3 x + 3(1 + k)x2 , f 00 (x) = 2(1 − k)2 + 6(1 + k)x. Nous avons
f 0 (0) = 0 et f 00 (0) = 2(1 − k)3 . Donc si k 6= 1 alors 0 est un extremum local. Si k = 1 alors
f (x) = 2x3 et 0 n’est pas un extremum local.

Correction 13 f 0 (x) = 4x3 − 3x2 = x2 (4x − 3) donc les extremums sont dans {0, 34 }. Comme
f 00 (x) = 12x2 − 6x = 6x(2x − 1). Alors f 00 ne s’annule pas en 34 donc 34 donne un extremum
(minimum absolu). Par contre f 00 (0) = 0 et f 000 (0) 6= 0 donc 0 est un point d’inflexion qui n’est
pas un extremum (même pas relatif, pensez à x3 ).

Correction 14 1. fλ0 (x) = λex + 2x, fλ00 (x) = λex + 2. Les points d’inflexions sont les
racines de fλ00 , donc si λ > 0 il n’y a pas de point d’inflexion, si λ < 0 alors il y a un point
d’inflexion en xλ = ln(−2/λ).

3
2. Si λ > 0 alors fλ00 est toujours strictement positive, donc fλ0 est strictement croissante,
en −∞ fλ0 est négative, en +∞ fλ0 est positive donc il existe un unique réel yλ tel que
fλ0 (yλ ) = 0. fλ est décroissante sur ] − ∞, yλ ] et croissante sur [yλ , +∞[. Et en yλ nous
avons un extremum absolu.
3. Nous supposons λ < 0. Alors fλ00 s’annule seulement en xλ . fλ0 est croissante sur ] − ∞, xλ ]
et décroissante sur [xλ , +∞[. Donc fλ0 est des racines si et seulement si f 0 (xλ ) > 0. Or
f 0 (xλ ) = −2 + 2xλ .
(a) Si λ = −2/e alors fλ0 (xλ ) = 0. comme fλ00 (xλ ) = 0. et fλ000 ne s’annule pas. Alors xλ
n’est pas un extremum local.
(b) Si λ > −2/e alors fλ0 (xλ ) < 0 donc fλ0 est négative donc f est strictement décroissante.
Il n’y a pas d’extremum local.
(c) Si −2/e < λ < 0 alors fλ0 (xλ ) > 0. Donc fλ0 s’annule en deux points, une fois sur
]−∞, xλ [ et une sur ]xλ , +∞[. Ce sont des extremums locaux (minimum et maximum
respectivement).

Correction 15 1. Le théorème de Rolle dit que si h : [a, b] −→ R est une fonction continue
sur l’intervalle fermé [a, b] et dérivable sur l’ouvert ]a, b[ alors il existe c ∈]a, b[ tel que
h0 (c) = 0.
2. (a) Supposons par l’absurde, qu’il existe x0 ∈]a, b] tel que g(x0 ) = g(a). Alors en appli-
quant le théorème de Rolle à la restriction de g à l’intervalle [a, x0 ] (les hypothèses
étant clairement vérifiées), on en déduit qu’il existe c ∈]a, x0 [ tel que g 0 (c) = 0, ce qui
contredit les hypothèses faites sur g. Par conséquent on a démontré que g(x) 6= g(a)
pour tout x ∈]a, b].
(b) D’après la question précédente, on a en particulier g(b) 6= g(a) et donc p est un
nombre réel bien défini et h = f − p · g est alors une fonction continue sur [a, b] et
dérivable sur ]a, b[. Un calcul simple montre que h(a) = h(b). D’après le théorème de
Rolle il en résulte qu’il existe c ∈]a, b[ tel que h0 (c) = 0. Ce qui implique la relation
requise.
(c) Pour chaque x ∈]a, b[, on peut appliquer la question 2.b aux restrictions de f et g à
l’intervalle [x, b], on en déduit qu’il existe un point c(x) ∈]x, b[, dépendant de x tel
que

f (x) − f (a) f 0 (c(x))


(∗) = 0 .
g(x) − g(a) g (c(x))
f 0 (t)
Alors, comme limx→b− g 0 (t)
= ` et limx→b− c(x) = b, on en déduit en passant à la
limite dans (∗) que
f (x) − f (a)
lim− = `.
x→b g(x) − g(a)
Ce résultat est connu sous le nom de “Théorème de l’Hôpital”.

3. Considérons les deux fonctions f (x) = Arccos x et g(x) = x2 − 1 pour x ∈ [0, 1]. Il est
clair que ces fonctions sont continues
√ √ sur [0, 1] et dérivables sur ]0, 1[ et que f 0 (x) = −1/
x2 − 1 et que g 0 (x) = −x/ x2 − 1 6= 0 pour tout x ∈]0, 1[. En appliquant les résultats
de la question 2, on en déduit que
Arccos x
lim− √ = 1.
x→1 x2 − 1

4
Correction 16 1. (a) Il est clair que la fonction f est dérivable sur R+ puisque c’est une
fonction rationnelle sans pôle dans cet intervalle. De plus d’après la formule de la
dérivée d’un quotient, on obtient
n(xn − 1)
f 0 (x) = , x > 0.
(1 + x)n+1

(b) Il résulte clairement de l’expression précédente que f 0 (x) est du signe de xn+1 − 1
sur R+ . Par conséquent on obtient : f 0 (x) 6 0 pour 0 6 x 6 1 et f 0 (x) > 0 pour
x > 1. Il en résulte que f est décroissante sur [0, 1] et croissante sur [1, +∞[ et par
suite f atteint son minimum sur R+ au point 1 et ce minimum vaut f (1) = 21−n .
2. (a) Il résulte de la question 1.b que f (x) > f (1) pour tout x ∈ R+ et donc

(1 + x)n 6 2n−1 (1 + xn ), ∀x ∈ R+ .

(b) En appliquant l’inégalité précédente avec x = b/a, on en déduit immédiatement


l’inégalité requise.

Correction 17 1. f est dérivable sur R∗+ en tant que composée de fonctions dérivables, et

sur R− car elle est nulle sur cet intervalle ; étudions donc la dérivabilité en 0.
On a (
f (t) − f (0) e1/t /t si t < 0
=
t 0 si t > 0
or e1/t /t tend vers 0 quand t tend vers 0 par valeurs négatives. Donc f est dérivable à
gauche et à droite en 0 et ces dérivées sont identiques, donc f est dérivable et f 0 (0) = 0.
2. On a (
0 −e1/t /t2 si t < 0
f (t) =
0 si t > 0
donc le taux d’accroissement de f 0 au voisinage de 0 est
(
f 0 (t) − f 0 (0) −e1/t /t3 si t < 0
=
t 0 si t > 0

et il tend vers 0 quand t tend vers 0 par valeurs supérieures comme inférieures. Donc f
admet une dérivée seconde en 0, et f 00 (0) = 0.
3. (a) On a déjà trouvé que f 0 (t) = −e1/t /t2 , donc f 0 (t) = P1 (t)/t2 e1/t si on pose P1 (t) = 1.
Par ailleurs, f 00 (t) = e1/t /t4 + e1/t (−2/t3 ) = 1−2t
t4
e1/t donc la formule est vraie pour
n = 2 en posant P2 (t) = 1 − 2t.
Pn (t) 1/t
(b) Supposons que la formule est vraie au rang n. Alors f (n) (t) = t2n
e d’où

Pn0 (t)t2n − Pn (t)(2n)t2n−1 1/t Pn (t) 1/t


f (n+1) (t) = e + 2n e (−1/t2 )
t4n t
0 2
P (t)t − (2nt + 1)Pn (t) 1/t
= n e
t2(n+1)
donc la formule est vraie au rang n + 1 avec

Pn+1 (t) = Pn0 (t)t2 − (2nt + 1)Pn (t).

5
4. Sur R∗− et sur R∗+ f est indéfiniment dérivable, donc il suffit d’étudier ce qui se passe en
0.
Montrons par récurrence que f est indéfiniment dérivable en 0, et que ∀n ∈ N, f (n) = 0.
On sait que c’est vrai au rang 1. Supposons que f est n-fois dérivable, et que f (n) = 0.
Alors le taux d’accroissement de f (n) en 0 est :
(
f (n) (t) − f (n) (0) Pn (t)e1/t /t2n si t < 0
=
t 0 si t > 0

et sa limite est 0 quand t tend vers 0 par valeurs supérieures comme inférieures. Donc
f (n) est dérivable en 0, et f (n+1) (0) = 0. Donc l’hypothèse de récurrence est vérifiée au
rang n + 1.
Par conséquent, f est de classe C ∞ .

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