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math.

ch/100
19102010
Schweizerische
Mathematische Gesellschaft
Socit Mathmatique Suisse
Swiss Mathematical Society
Bruno Colbois
Christine Riedtmann
Viktor Schroeder
Editors
Christine Riedtmann
Mathematisches Institut
Universitt Bern
Sidlerstrasse 5
CH-3012 Bern
E-mail: [email protected]
Editors:
Bruno Colbois
Institut de Mathmatiques
Universit de Neuchtel
Rue Emile-Argand 11, Case postale 158
CH-2009 Neuchtel
E-mail: [email protected]
Viktor Schroeder
Institut fr Mathematik
Universitt Zrich
Winterthurer Str. 190
CH-8057 Zrich
E-mail: [email protected]
2010 Mathematics Subject Classification: 00B30
ISBN 978-3-03719-089-0
The Swiss National Library lists this publication in The Swiss Book, the Swiss national bibliography, and
the detailed bibliographic data are available on the Internet at http://www.helveticat.ch.
This work is subject to copyright. All rights are reserved, whether the whole or part of the material is
concerned, specifically the rights of translation, reprinting, re-use of illustrations, recitation, broadcasting,
reproduction on microfilms or in other ways, and storage in data banks. For any kind of use permission of
the copyright owner must be obtained.
2010 European Mathematical Society
Contact address:
European Mathematical Society Publishing House
Seminar for Applied Mathematics
ETH-Zentrum FLI C4
CH-8092 Zrich
Switzerland
Phone: +41 (0)44 632 34 36
Email: [email protected]
Homepage: www.ems-ph.org
Typeset using the authors T
E
X files: I. Zimmermann, Freiburg
Printed in Germany
9 8 7 6 5 4 3 2 1
Prface
Cet ouvrage a t dit pour marquer le 100e anniversaire de la Socit
Mathmatique Suisse, fonde en 1910 par R. Fueter, H. Fehr et M. Grosmann.
Il runit vingt-trois articles proposant des clairages trs diversis de cent
annes de mathmatiques en Suisse.
Les thmatiques sont varies : vocation de grands mathmaticiens, pr-
sence des femmes dans les mathmatiques suisses, brves histoires de cer-
tains instituts, comme Fribourg ou Neuchtel, ou dinstitutions, comme le
Troisime Cycle Romand.
La diversit se retrouve aussi dans la forme, car nous navons pas donn
de directives prcises aux auteurs ayant contribu ce livre : ils taient
invits crire ce qui leur tenait cur, dans le style qui leur convenait. Si
la plupart des articles sont des contributions originales, certains sont des
rditions, parfois repris sans modication, parfois retravaills. Il nous a
sembl heureux de les runir en un seul volume.
Les articles ont t classs dans lordre alphabtique des auteurs, et il ny
a pas dordre naturel de lecture. Une exception a t faite pour deux dentre
eux placs au dbut du livre : celui crit par M. Plancherel loccasion du
50e anniversaire de notre Socit, qui donne un aperu des mathmatiques
en Suisse laube du XXe sicle, et celui dE. Neuenschwander, qui constitue
une vritable chronique de la SMS depuis sa cration jusqu nos jours.
Cet ouvrage ne se veut aucunement un palmars de la mathmatique
suisse au XXe sicle et il ne prtend pas lexhaustivit. Nous avons par
exemple renonc voquer les mathmaticiens encore en vie, ce qui exclut
nombre de personnalits ayant fait ou faisant encore rayonner les math-
matiques dans notre pays et au-del. Nous avons galement quelques re-
grets, notamment celui de navoir pu faire gurer un article sur lhistoire
de la logique Zurich.
Pour conclure, nous aimerions remercier chaleureusement toutes les
personnes ayant contribu la ralisation de ce recueil. Les auteurs que
nous avons sollicits nous ont toujours bien accueillis et les discussions
avec eux ont t passionnantes. Ils ont considr ce travail comme une
priorit, et nous ont oert dans les dlais des contributions originales sur
commande . Un merci tout particulier S. Chatterji, qui nous a soutenus
ds que lide de cet ouvrage a germ et dont les suggestions ont nourri le
projet. Enn, nous sommes reconnaissants aux diteurs de revues de nous
avoir spontanment autoriss reprendre des articles dj publis.
B. Colbois, Ch. Riedtmann, V. Schroeder
Contents
Prface . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . v
Michel Plancherel
Mathmatiques et Mathmaticiens en Suisse (18501950) . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Erwin Neuenschwander
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Christian Blatter
Ein Mathematikstudium in den Fnfzigerjahren . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 107
Johann Jakob Burckhardt
Herausgegeben und ergnzt von Adolf Th. Schnyder
Andreas Speiser (18851970) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129
Peter Buser
Heinz Huber und das Lngenspektrum . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 163
Srishti Chatterji and Manuel Ojanguren
A glimpse of the de Rham Era . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 195
Jean Descloux et Dominique de Werra
Les mathmatiques appliques lcole polytechnique
de Lausanne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 241
Shalom Eliahou, Pierre de la Harpe, Jean-Claude Hausmann
et Claude Weber
Michel Kervaire (19272007) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 247
Walter Gautschi
Alexander M. Ostrowski (18931986): His life, work, and students . . . . 257
viii Contents
Martin H. Gutknecht
Numerical analysis in Zurich 50 years ago. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 279
Andr Haeiger
Armand Borel (19232003) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 291
Friedrich Hirzebruch
Bericht ber meine Zeit in der Schweiz in den Jahren 19481950 . . . . . . 303
Norbert Hungerbhler et Martine Schmutz
Michel Plancherel, une vie pour les mathmatiques et pour
le prochain. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 317
Heinrich Kleisli
Zur Geschichte des Mathematischen Instituts
der Universitt Freiburg (Schweiz) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 343
Jrg Kramer
Martin Eichler Leben und Werk . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 351
Peter Mani
Mathematik an der Universitt Bern im neunzehnten und
zwanzigsten Jahrhundert . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 373
Martin Raussen and Alain Valette
An interview with Beno Eckmann. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 389
Christine Riedtmann
Wege von Frauen: Mathematikerinnen in der Schweiz. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 403
Alain M. Robert
LInstitut de mathmatiques de Neuchtel 195090. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 423
Urs Stammbach
Hermann Weyl, Heinz Hopf und das Jahr 1930 an der ETH. . . . . . . . . . . . . 441
Contents ix
Kurt Strebel
Rolf Nevanlinna in Zurich. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 471
Claude Weber
Quelques souvenirs sur le troisime cycle romand de
mathmatiques et le sminaire des Plans-sur-Bex . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 487
Eduard Zehnder
Jrgen Moser (19281999) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 505
Mathmatiques et Mathmaticiens en Suisse
(18501950)

Michel Plancherel
Mesdames, Messieurs,
La Socit mathmatique suisse, dont nous ftons le cinquantime an-
niversaire, doit sa fondation linitiative de Rodolphe Fueter (Ble), Henri
Fehr (Genve) et Marcel Grossmann (Zurich). Convaincus de lintrt scien-
tique et national quil y avait dvelopper en Suisse la recherche math-
matique et grouper dans ce but les mathmaticiens de notre pays, ils
demandrent en mars 1910 leurs collgues des universits et de lcole
polytechnique fdrale de signer avec eux un appel en faveur de sa cration.
Lappel fut entendu et la socit constitue Ble le 4 septembre 1910. Fue-
ter, Fehr et Grossmann en furent les premiers prsidents. Il est juste que
nous rendions aujourdhui un hommage reconnaissant leur mmoire.
Je dois lhonneur de vous parler au fait dappartenir la socit depuis
sa fondation et den tre le plus ancien prsident encore en vie. Des 102
membres que la socit comptait la n de lanne 1910, six peuvent fter
avec moi son cinquantenaire. Jai le plaisir den apercevoir quelques-uns
dans lassemble et je leur adresse mon cordial salut. Je suis certain, Mes-
dames et Messieurs dtre votre interprte en les remerciant de leur dlit
et en leur prsentant vos meilleurs vux.
La gomtrie analytique de Descartes (15961650), le calcul innitsi-
mal de Leibniz (16461716) et de Newton (16421727) changent au xvii
e
sicle la face de la science mathmatique et donnent la mcanique et
la physique les instruments indispensables leur progrs. Au dbut du
XIX
e
sicle la thorie des fonctions analytiques dune variable complexe de
Cauchy (17891857) lui infuse un sang nouveau. A la rsolution des qua-
tions algbriques, la seule question danalyse dont les mathmaticiens an-
trieurs au xvii
e
sicle staient occups, vient sajouter le problme plus
vaste et plus important de lintgration des quations direntielles. Cest
sur ces deux grands problmes et sur leurs ramications que sest concen-
tr presque tout leort mathmatique du xviii
e
et du xix
e
sicle.
Le xviii
e
sicle, le sicle des Bernoulli (16541782), de Leonhard Euler
(17071783), de Johann Heinrich Lambert (17281777) et de Gabriel Cra-

Confrence donne la fte du cinquantenaire de la Socit mathmatique suisse, le 26


juin 1960, Zurich.
This article is, up to some corrections, identical with the original publication in Enseign.
Math. (2) 6 (1960), 194218 (1961).
2 M. Plancherel
mer (17041752) est le Grand Sicle mathmatique des Suisses. Lhis-
toire en a t crite dans le livre que M. Edouard Fueter, un neveu de
notre premier prsident Rodolphe Fueter, a publi sous le titre : Geschichte
der exakten Wissenschaften in der schweizerischen Aufklrung (16801780)
(H. R. Sauerlnder u. Co. Aarau-Leipzig, 1941). La Suisse a donn la science
de la premire moiti du xix
e
sicle un trs grand gomtre, Jacob Stei-
ner (17961863) et un grand analyste, Charles Sturm (18031855) ; mais,
comme ce fut le cas pour Euler et Lambert, cest ltranger que ces deux
savants ont illustr leur pays dorigine, Steiner Berlin et Sturm Paris. En
Suisse mme, seuls les noms de Simon Lhuiher (17501840) Genve, de
Joseph Raabe (18011859) et de Karl Heinrich Graee (17991873) Zurich
sont retenir pour cette poque. De Lhuilier nous connaissons les formules
de trigonomtrie sphrique qui portent son nom; on doit Raabe dutiles
contributions la thorie de la fonction gamma et un critre de convergence
des sries termes positifs ; Graee a donn un procd systmatique pra-
tique pour le calcul approch des racines des quations algbriques.
La Suisse ne possdait avant 1850 que trois universits : celle de Ble
qui fte cette anne son demi-millnaire, et celles de Zurich et de Berne
fondes en 1832, resp. en 1834. Lenseignement des mathmatiques sy
rduisait essentiellement celui de la gomtrie et des lments du calcul
innitsimal. La situation changea avec la cration de lcole polytechnique
fdrale Zurich (1855) et la transformation en universits des acadmies
de Genve (1874) et de Lausanne (1890). La fondation de luniversit de
Fribourg en 1889 et la transformation de lacadmie de Neuchtel en uni-
versit (1909) portrent huit le nombre des tablissements possdant des
chaires de mathmatiques suprieures destines lenseignement et la
recherche. Les savants qui y ont enseign au cours des cent dernires an-
nes ont apport de nombreuses et importantes contributions aux sciences
mathmatiques. Vous rappeler leurs noms et leurs travaux est lobjet de ma
confrence. Mais, le temps dont je dispose moblige faire un choix et
me borner ne vous parler que des plus grands, de ceux dont les uvres
ont eu une inuence dcisive. Je devrai donc passer sous silence les noms
de nombreux mathmaticiens dont lenseignement et les travaux plus mo-
destes ont aussi contribu lever le niveau scientique de nos coles du
degr suprieur et du degr moyen. Pour la mme raison et aussi parce que
leur uvre nest pas acheve et que le recul ncessaire manque pour la ju-
ger objectivement, je renoncerai parler des vivants, bien que les travaux
de plusieurs dentreux leur ont acquis un renom international.
Ludwig Schli fut certainement, aprs Steiner, le plus grand mathma-
ticien dorigine suisse au xix
e
sicle. N Graswil (Berne) en 1814, il sin-
tressa aux mathmatiques tout en poursuivant et achevant avec succs
des tudes de thologie luniversit de Berne. Matre de mathmatiques
Mathmatiques et Mathmaticiens en Suisse (18501950) 3
et de sciences naturelles la Burgerschule de Thoune de 1837 1847, il
consacra ses rares loisirs et le peu dargent quil russissait conomi-
ser sur son maigre traitement tudier les mathmatiques suprieures. La
botanique et les langues anciennes (hbreu, arabe, sanscrit, etc.) lintres-
saient aussi. Il entra en relation avec Jacob Steiner, lors dun sjour de ce
dernier Berne. Sur les instances de Steiner et grce un emprunt, il accom-
pagna Borchardt et Steiner en Italie en octobre 1843. Les trois voyageurs
rencontrrent Dirichlet et Jacobi Florence
1
et se rendirent Rome avec
eux pour y passer lhiver
2
. Schli apprit litalien en se jouant, servit din-
terprte ses compagnons et traduisit en italien deux mmoires de Steiner
et un mmoire de Jacobi pour le Giornale arcadico di scienze e lettere .
Dirichlet et Jacobi sintressrent lui et Dirichlet consacra ses matines
lintroduire dans la thorie des nombres. Rentr Thoune n avril 1844,
il obtint en 1847 la venia legendi luniversit de Berne. Au semestre
dt 1853, il annona au programme, en plus des cours ordinaires, un
cours au titre peu habituel : Geometrische Betrachtung des Wuchses der
Panzen und Conchiliometrie, in noch zu bestimmenden Stunden . Il faut
croire quil eut ce cours quelques auditeurs dles, car il annona au pro-
gramme du semestre dhiver suivant un Repertorium der geometrischen
Botanik, mit Bercksichtigung auf die natrlichen Familien . Le peu dim-
portance que lon attachait alors chez nous aux mathmatiques suprieures
dans lenseignement universitaire t quil dut attendre jusquen 1854 avant
dtre nomm professeur extraordinaire, malgr le renom que ses travaux
lui avaient dj acquis. Professeur ordinaire partir de 1872, il enseigna
jusquen 1891 et mourut en 1895, dans sa quatre-vingt-deuxime anne.
Une lettre que Schli adressa en 1852 au directeur de llnstruction pu-
blique du canton de Berne en lui faisant hommage de deux exemplaires
dun travail quil avait publi dans les Denkschriften der kaiserlichen
Akademie der Wissenschaften zu Wien nous renseigne sur sa situation
cette poque
3
.
1
On trouve un cho de cette rencontre dans une lettre de Rebecka Dirichlet, ne Mendels-
sohn, sa soeur Fanny Hensel, date de Florence, 21. X. 1843; elle nous laisse supposer que
Schli a d probablement la choquer par son accoutrement ou commettre quelque impair
qui la mise de mauvaise humeur. Elle crit : Gestern ist auch St. [Steiner] eingerckt, was
eben nicht fr mich zur Verschnerung der Reise wesentlich beitragen wird und hat noch
einen Schweizer Jngling mitgebracht, der ein mathematisches Genie sein soll, sicherlich
aber ein Rindvieh ist. Was kann man aber auch erwarten, wenn Einer Herr Schli heisst.
(S. Hensel. Die Familie Mendelssohn 17291847. Nach Briefen und Tagebchern. 3 Theile.
B. Behrs Buchhandlung (E. Bock), Berlin 1879. Theil III, S. 57.)
2
Le biographe de Schli, Johann Heinrich Graf, en donne litinraire dans larticle : Lud-
wig Schli (18141895) (Mittheilungen der Naturforschenden Gesellschaft in Bern aus dem
Jahre 1895. Bern 1896. S. 120156) : par poste jusqu Ouchy-Lausanne, par bateau vapeur
dOuchy Genve, puis par poste jusqu Gnes en passant par Chambry, le Mont-Cenis et
Turin, ensuite par bateau de Gnes Livourne et enn en voiture Florence et Rome.
3
Loc. cit. 2, pp. 129130.
4 M. Plancherel
Hatte ich mir Honung gemacht, mein sprliches Einkommen
durch Privatunterricht zu verbessern, so sah ich mich bald auch
in dieser Honung getuscht. Bei der grossen Zahl glcklicherer
Privatlehrer el mir, der ich hier ganz unbekannt war, von Privat-
unterricht so viel wie gar nichts zu. Ich bin daher durch meine
Habilitation an hiesiger Hochschule, zu welcher ich unter Er-
nung gnstiger Aussichten von der Behrde aufgefordert wor-
den [bin], in der That in die drckendste Lage gerathen. Eigenes
Vermgen habe ich nicht; das kleine Erbe, das mir von meinen
Eltern selig zugefallen, habe ich seiner Zeit der Waisenbehrde
von Burgdorf zur Unterhaltung meiner unglcklichen imbecil-
len Schwester abgegeben; beschrnkt einzig auf das (jhrliche)
Honorar von 400 Franken, muss ich im eigentlichen Sinne des
Wortes darben, nicht nur an meiner Person, was ich mit Freu-
den ertrge, sondern auch an allen Hlfsmitteln meiner Wis-
senschaft. Ich sehe sehr wohl ein, dass Sie, hochgeehrter Herr
Direktor, bei dem so geringen Bedrfniss nach hherer mathe-
matischer Bildung, das sich hier unter den gegenwrtigen Um-
stnden kund giebt, Anstand nehmen mssen, den Docenten der
Mathematik eben reichlich auszustatten; erlauben Sie mir aber
gtigst die Freiheit, Sie in aller Bescheidenheit darauf auf merk-
sam zu machen, dass die hhere Mathematik und der Lehrstuhl
derselben an und fr sich doch ein unumgnglich nothwendiger
und wesentlicher Theil einer universitas litterarum ist, der da-
her an keiner Hochschule fehlen darf, dass ich ohne unbeschei-
den zu sein, behaupten darf, diesen Zweig der Wissenschaft an
unserer Hochschule angemessen und wrdig zu vertreten, und
dass ich fr mein Wirken an dieser oentlichen Anstalt weiter
nichts verlange als eine entlich anerkannte Stelle, eine Pro-
fessur mit einer bescheidenen Besoldung, die mich wenigstens
davon schtzt, an allem Nothwendigen Mangel zu haben.
Citons encore un pisode que Graf rapporte en ces termes
4
:
Am Ende des ersten Jahres seiner Thtigkeit in Bern erhielt
er den Steuerzeddel fr den Betrag seines doppelten Gehalts.
Schli reklamierte. Man entgegnete ihmlachend, er werde doch
niemand glauben machen wollen, dass er von seinem winzigen
Gehalt leben knne. Schliesslich musste er die doppelte Steuer
und noch Verzugstrafe zahlen, Thatsache, ist, dass Schli in
dieser Zeit im eigentlichsten Sinne des Wortes, wie er uns selbst
erzhlt hat, den blauen Hunger gelitten hat.
4
Voir la page 197, loc. cit. 2, p. 130.
Mathmatiques et Mathmaticiens en Suisse (18501950) 5
Les uvres de Schli
5
ont t dites par notre regrett collgue Louis
Kollros et par MM. J. J. Burkhardt et H. Hadwiger au nom du comit Schl-
i de la Socit helvtique des sciences naturelles. Elles tmoignent de la
diversit des domaines que ses recherches ont fructis et sont un tardif
hommage rendu ce grand et modeste savant. Quil sagisse des fonctions
modulaires, cest--dire des fonctions qui restent invariantes lorsquon ef-
fectue sur la variable complexe une substitution linaire coecients en-
tiers et dterminant gal un, quil sagisse des fonctions sphriques,
des fonctions de Bessel, des surfaces du troisime ordre ou des corres-
pondances de points sur une cubique plane, nous trouvons dans les traits
modernes sur ces sujets, sous forme anonyme ou sous son nom, nombre de
thormes et de formules dues Schli. La reprsentation quil a donne
des fonctions hypergomtriques sous forme dintgrales dnies est clas-
sique. On lui doit aussi une tude des surfaces relles du troisime ordre
et leur classication. Le groupement en double-six quil a donn pour la
conguration forme par les 27 droites situes sur une surface cubique
gnrale fut clbre lpoque
6
.
Le premier grand mmoire, qui a assur la rputation de Schli ltran-
ger et par ricochet Berne, a paru en 1852 dans les Denkschriften der Kai-
serlichen Akademie der Wissenschaften zu Wien . Il porte le titre : ber
die Resultante eines Systemes mehrerer algebraischer Gleichungen. Ein Bei-
trag zur Theorie der Elimination . Le problme quil rsoud est le suivant :
Etant donn un systme de n quations algbriques indpendantes et ho-
mognes n inconnues, trouver la condition ncessaire et susante que
les coecients de ces quations doivent remplir pour que le systme ait
une solution non triviale. Bzout, Euler, Cauchy et dautres ont trouv cette
condition dans le cas n = 2; Jacobi et Sylvester lont mise sous forme
dun dterminant gal zro. Schli montre quen adjoignant au systme
donn n quations linaires homognes des n inconnues ayant des ind-
termines pour coecients, on peut obtenir la condition cherche par des
liminations successives et lexprimer par une quation algbrique entre
les coecients du systme donn ; le premier membre de cette quation
est appel le rsultant du systme. Pour tre certain dobtenir non seule-
ment une condition ncessaire, mais encore susante, Schli remarque
5
Ludwig Schli. Gesammelte Mathematische Abhandlungen. 3 Bde. Birkhuser Verlag
Basel (19501956). J. J. Burkhardt a publi une biographie de Schli et un commentaire de
ses uvres dans les Beihefte zur Zeitschrift Elemente der Mathematik. Nr. 4 (1948). 23 S.
6
Le double-six est un systme de douze droites de lespace, qui peuvent tre rparties
en deux groupes de six ralisant les conditions suivantes : chacune des six droites dun
groupe est associe une et une seule droite de lautre groupe, dite son oppose ; chaque
droite du double-six ne coupe ni les cinq autres droites de son groupe ni son oppose, mais
coupe les 5 autres droites de lautre groupe. Le nombre total des intersections est gal 30
et le double-six dtermine un systme de 27 droites. Ce systme de 27 droites possde 36
double-six.
6 M. Plancherel
quil faut dabord faire les liminations en partant dquations compltes
ayant des indtermines comme coecients, quitte ensuite spcialiser
ces coecients dans le rsultat. Il admet sans dmonstration que le rsul-
tant obtenu par sa mthode est irrductible (ce fait na t dmontr que
beaucoup plus tard par dautres). Il dtermine les proprits du rsultant
(degr, poids, invariance) et fait ensuite diverses applications la surface
cubique et la dtermination de son quation tangentielle.
Le mmoire le plus original et le plus considrable que Schli ait r-
dig, sa Theorie der vielfachen Kontinuitt peut tre appel son uvre
de jeunesse, puisquil la prsent la n de lanne 1851 lAcadmie
des sciences de Vienne, qui en a dclin la publication cause de sa trop
grande tendue (il occupe 219 pages dans le tome I des uvres). Il na t
publi quen 1901, six ans aprs la mort de son auteur, dans les Denk-
schriften der allgemeinen schweizerischen Gesellschaft fr die gesammten
Naturwissenschaften (Bd. 38) par les soins de son lve et successeur
Berne, J. H. Graf. Schli y gnralise lespace n dimensions la go-
mtrie euclidienne ; il calcule le volume de la boule, llment de volume k-
dimensionnel dune varit linaire ou sphrique k-dimensionnelle plonge
dans cet espace ; il donne une formule exprimant la direntielle du volume
dun simplexe n-dimensionnel en fonction des direntielles des longueurs
de ses artes et des direntielles des volumes (n2)-dimensionnels des
simplexes (n2)-dimensionnels de sa frontire ; il tablit lexistence de 6
polytopes rguliers convexes dans lespace 4 dimensions, de 3 polytopes
rguliers convexes dans lespace 5 dimensions, celle de polytopes toiles
dans lespace 4 dimensions. Schli a donn des rsums de sa viel-
fache Kontinuitt dans le Journal de mathmatiques pures et appliques
(1855) et dans le Quarterly Journal of Mathematics (1858) ; leur lecture,
comme celle du mmoire, est dicile et les rsultats quils contiennent, res-
ts pour la plupart ignors des contemporains, ont t retrouvs plus tard
et exposs sous une forme plus accessible par dautres savants. Plusieurs
propositions classiques, citons entrautres la gnralisation aux polytopes
convexes de la formule dEuler qui relie le nombre des sommets, des artes
et des faces dun polydre convexe, le thorme dinertie des formes qua-
dratiques relles, la rduction des transformations orthogonales la forme
canonique se trouvent dj dans ce mmoire et Schli en aurait la priorit
sil avait pu les publier en 1852.
Permettez-moi, en quittant Schli, de signaler un mmoire qui aurait
mrit son auteur de ne pas tre totalement oubli sil avait t publi la
date prsume de sa rdaction. Il sagit dun article posthume du Genevois
Charles Cellrier (18181890), matre de mathmatiques lcole technique
de Genve de 1854 1875, puis professeur de mcanique luniversit de
cette ville. Cellrier a publi un certain nombre de travaux de mcanique
Mathmatiques et Mathmaticiens en Suisse (18501950) 7
et de physique. Larticle posthume en question semble tre le seul travail
important de mathmatiques quil ait rdig. Il porte le titre : Note sur les
principes fondamentaux de lAnalyse . Trouv dans les papiers laisss par
Cellrier, il a t publi par le professeur Cailler dans le tome 14 (1890) du
Bulletin des sciences mathmatiques. M. Cailler la fait prcder de la notice
suivante (pp. 142143) :
Il est entirement crit de sa main sur un papier jauni par le
temps ; lauteur a mis sur la feuille qui le renfermait la suscrip-
tion que voici : Trs important et, je crois, nouveau. Rdac-
tion correcte. Peut tre publi tel quel. Malheureusement, le
Mmoire ne porte aucune date, et il sera sans doute impossible
de savoir si les rsultats essentiels quil contient ont t, ou non,
obtenus avant ceux que lon doit MM. Weierstrass, Schwarz, du
Bois-Reymond, Darboux, Dini, etc. Quoi quil en soit, ils ont t
obtenus indpendamment des travaux que nous venons de rap-
peler, comme le prouvera la lecture du Mmoire, et en particulier
la phrase suivante que lauteur naurait srement pas crite sil
avait eu connaissance des recherches dont les fondements de
lAnalyse ont t lobjet depuis une vingtaine dannes : On
pourrait par un raisonnement analogue. . . dmontrer quelques
autres proprits essentielles de toutes les fonctions continues,
celle de ne pouvoir passer dune valeur une autre sans devenir
exactement gale tout nombre intermdiaire, dtre suscep-
tible dune valeur maxima et minima quelle atteint pour une
valeur au moins de la variable, etc. Ces questions orent peu
dintrt. . . Ce passage surait, sil en tait besoin, mettre
hors de doute la bonne foi de Cellrier.
Terminologie mise part, on trouve dans le mmoire de Cellrier des d-
nitions correctes de la continuit uniforme, de la convergence uniforme, une
dmonstration rigoureuse de la lgitimit de lintgration terme terme des
sries uniformment convergentes de fonctions continues, des exemples
simples de sries non uniformment convergentes et non intgrables terme
terme, un exemple de fonction continue sans drive, dirent de celui
donn par Weierstrass
7
. Cellrier avait une grande rpulsion publier, dit
Cailler, et quand il avait achev un travail, il lenfouissait dans un tiroir et
ny pensait plus.
7
Dans larticle On innit drivtes du tome 47 (1916) du Quarterly Journal of Mathe-
matics, M
me
Grce Chisholm Young arme tenir du physicien genevois Raoul Pictet, un
lve de Cellrier, que ce dernier lui aurait, aprs 1860, parl dune fonction continue sans
drive quil aurait construite. Il est donc possible que Cellrier ait rdig son mmoire
avant 1870.
8 M. Plancherel
Louverture de lEcole polytechnique fdrale de Zurich en 1855 marque
une date importante dans la vie scientique de notre pays. Raabe, dont jai
dj parl, devint le premier professeur de calcul innitsimal lcole,
tout en conservant sa chaire luniversit. Mais il tomba bientt malade
et lcole se vit oblige de lui trouver un successeur
8
. Le choix tomba sur
Richard Dedekind
9
.
Julius WilhelmRichard Dedekind (18311916) tait privat-docent Goet-
tingue lorsquil fut appel en fvrier 1858 succder Raabe. En 1862, il
accepta une chaire lEcole technique suprieure de Braunschweig, sa ville
natale. Ses travaux sur les nombres algbriques, sa cration des idaux, sa
thorie arithmtique des fonctions algbriques, etc., le classent parmi
les grands mathmaticiens du xix
e
sicle
10
. Dedekind sintressa la vie
scientique zurichoise et la Vierteljahresschrift der Naturforschenden Ge-
sellschaft in Zurich contient quelques-unes de ses premires publications.
Les plus importantes ont cependant paru aprs son dpart de Zurich. Je
ne les analyserai donc pas et je me bornerai mentionner que lopuscule
clbre Stetigkeit und irrationale Zahlen, dont la premire dition a vu le
jour en 1872 et dans lequel il dnit le nombre irrationnel par une cou-
pure sparant lensemble des nombres rationnels en deux classes conti-
glies, doit son origine lenseignement quil a donn Zurich. Il le rappelle
en ces termes dans la prface :
Die Betrachtungen, welche den Gegenstand dieser kleinen Schrift
bilden, stammen aus dem Herbst 1858. Ich befand mich damals
als Prof. ameidg. Polytechnichumin Zrich zumersten Mal in der
Lage die Elemente der Dierentialrechnung vortragen zu mssen,
und fhlte dabei empndlicher als jemals frher den Mangel einer
wissenschaftlichen Begrndung der Annherung einer vernder-
lichen Grsse
Membre de la Socit helvtique des sciences naturelles partir de 1861,
il en devint membre honoraire en 1911. Ldition des uvres dEuler lint-
ressa vivement et il ne lui mnagea ni son appui moral ni son appui mat-
riel, comme il ressort dune lettre quil crivit le 27 avril 1908 au professeur
Rudio, le rdacteur gnral des uvres
11
:
8
Le nom de Bernhard Riemann fut avanc. Le prsident du Conseil de lcole, Karl Kappe-
ler, se rendit Goettingue et assista une leon de Riemann. Je tiens du professeur Geiser
quil le jugea zu stark in sich gekehrt pour enseigner de futurs ingnieurs.
9
Lhistorien W. Oechsli crit dans la Festschrift zur Feier des fnfzigjhrigen Bestehens des
eidg. Polytechnikums (Verlag Huber u. Co., Frauenfeld, 1905) : Dedekind war der erste jener
glnzenden Reihe von Mathematikern, die das Zrcher Polytechnikum zu einem Hauptsitz
ihrer Wissenschaft erhoben.
10
V. Richard Dedekind. Gesammelte Mathematische Werke, hrsg. von R. Fricke, E. Noether
u. O. Ore. 3 Bde. Braunschweig, 19301932.
11
Cit daprs une notice de F. Rudio dans la Vierteljahresschrift der Naturforschenden
Mathmatiques et Mathmaticiens en Suisse (18501950) 9
In meinem hohen Alter mchte ich noch das grossartige Un-
ternehmen der Schweizerischen Naturforschenden Gesellschaft
mit herzlicher Freude begrssen und durch eine bescheidene
Zeichnung zu untersttzen suchen.
II crivit encore au mme le 23 septembre 1909
12
:
Vor kurzemhabe ich zu meiner Freude in den Pariser Comptes
Rendus gelesen, dass die Schweizerische Naturforschende Ge-
sellschaft einstimmig beschlossen hat, die Werke Eulers in der
Sprache des Originals wiederzugeben, was mir viel natrlicher
und auch nanziell vorteilhafter erscheint, als der neulich in der
Frankfurter Zeitung enthaltene Vorschlag des Herrn W. Ahrens
(Magdeburg), Alles in deutscher Sprache herauszugeben.
LEcole polytechnique fdrale est reste reconnaissante Dedekind des
grands services quil lui a rendus ses dbuts. Lorsquelle eut le droit, par-
tir de 1909, de dlivrer des diplmes de doctorat, Dedekind fut le premier
auquel elle confra le titre de docteur honoris causa en mathmatiques.
Elwin Bruno Christoel (18291900) succda Dedekind en 1862. Pro-
fesseur brillant, il fut le vritable crateur et lorganisateur de la section
des sciences mathmatiques et naturelles de lEcole polytechnique. Il fut
aussi le premier doyen de cette section, dont le but principal tait alors
la formation de matres de gymnases. Ses recherches sur la thorie des
surfaces et sur celle des invariants datent de son sjour Zurich. Son nom
reste attach aux indices de Christoel , bien connus de tous ceux qui ont
tudi la gomtrie direntielle des surfaces, et aux formules de Schwarz
Christoel, qui donnent la reprsentation conforme des aires polygonales
sur le cercle
13
. Convaincu que les ides de Riemann dtermineraient pen-
dant longtemps lvolution des mathmatiques, Christoel usa avec insis-
tance de son inuence pour faire venir ses cts, en 1865, Friedrich Emil
Prym (18411915), un lve de Riemann
14
. Les publications de Prym sur
lintgration de lquation u = 0 sur une surface plusieurs feuillets, sur
la construction dune fonction analytique ayant sur cette surface des singu-
larits donnes, ont contribu rendre les travaux de Riemann accessibles
ses contemporains. On trouve encore un cho des services quil a ainsi
rendus dans le dernier mmoire que Christoel a rdig, mais dont la mort
Gesellschaft in Zrich. Bd. 61, S. 731.
12
Loc. cit. 11, S. 732.
13
Voir E. B. Christoel. Gesammelte mathematische Abhandlungen, hrsg. von L. Maurer.
2 Bde. Leipzig. B. G. Teubner, 1910. Le Tome I contient une biographie de Christoel et une
analyse de ses uvres, due C. F. Geiser.
14
Voir la biographie de Prym par A. Krazer dans le tome 25 (1916) du Jahresbericht der
Deutschen Mathematiker Vereinigung.
10 M. Plancherel
la empch de voir la publication dans le tome 54 des Mathematische An-
nalen. Il y crit : Ich kann diese Gelegenheit nicht vorbergehen lassen,
ohne die unbeschreiblichen Verdienste in Erinnerung zu bringen, welche
Herr Prym sich durch seine damaligen Publicationen um das Verstndnis
Riemanns erworben hat .
Christoel et Prym quittrent Zurich en 1869 pour aller, le premier
la Gewerbeakademie de Berlin, le second lUniversit de Wrzburg. Her-
mann Amandus Schwarz (18431921) et Heinrich Weber (18421913) leur
succdrent. Tout tudiant des semestres suprieurs a entendu parler de
lingalit de Schwarz, du lemme de Schwarz, du principe de symtrie de
Schwarz, des formules de SchwarzChristoel, de linvariant direntiel
de Schwarz. Les travaux de ce grand gomtre sur les surfaces minima,
sur le problme de Dirichlet et la reprsentation conforme font poque
15
.
Plusieurs des plus importants datent de son sjour Zurich. Schwarz a
attribu lui-mme le succs de ses recherches laide que la gomtrie et
lanalyse sy donnent mutuellement
16
. Sagit-il, par exemple, de dtermi-
ner la surface minima limite par le quadrilatre gauche form par quatre
artes dun ttradre rgulier, cest lanalyse et la thorie des fonctions el-
liptiques qui lui donnent le moyen de rsoudre ce problme de gomtrie.
Veut-il trouver tous les cas o lintgrale gnrale de lquation diren-
tielle hypergomtrique est une fonction algbrique de la variable indpen-
dante, il ramne le problme la recherche des triangles sphriques dont
les symtries par rapport leurs cts engendrent par rptition une fa-
mille de triangles congruents recouvrant la sphre un nombre ni de fois
et sans lacunes. De mme, sil sagit de construire une fonction analytique
qui reste invariante pour une innit de substitutions linaires, ce sont des
considrations essentiellement gomtriques qui lui donnent la solution.
Riemann faisait reposer sa thorie des fonctions algbriques sur lexis-
tence dune fonction harmonique dans un domaine et prenant sur sa fron-
15
Voir pour la biographie de Schwarz : Georg Hamel. Zum Gedchtnis an H. A. Schwarz
(Jahresbericht der Deutschen Mathematiker Vereinigung. Bd. 32 (1923). S. 613). Citons-
en le passage suivant : . . . Sein oenes, etwas derbes, fast polterndes Gebaren und sein
entsprechender Humor, sein naives, ungeknsteltes Wesen, das ihn veranlate, manches
auszusprechen, was andere ngstlich verborgen htten, fand wohl meist Verstndnis und
heitere Zustimmung, wenn auch hier und da eine abstoende Wirkung auf empndliche
Gemter nicht zu verkennen war Schwarz gehrte zu den seltenen Naturen, die wirklich
anderen helfen. Man ging als Student gern zu ihm, sowie er gern zu den Studenten kam. Er
sprach manches oene Wort frisch von der Leber weg, aber er hrte auch gern ein oenes
Wort. Die Nachsitzungen nach seinen Kolloquien waren ein Labsal fur alle Teilnehmer, eine
Quelle tiefen Behagens. Wohl immer nahm man daraus etwas an Lebensweisheit mit nach
Hause Und so waren seine Kolloquien eine strenge, aber ausgezeichnete Schule. Etwas
konservativ war ja diese Schule. Vielleicht, da Schwarz zu frh seine eigene Entwicklung
abgeschlossen hatte.
16
Voir Sitzungsberichte der knigl. Preuss. Akademie der Wissenschaften zu Berlin, Bd. XXVI,
S. 623626, Berlin, 1893. Antrittsrede von H. A. Schwarz.
Mathmatiques et Mathmaticiens en Suisse (18501950) 11
tire des valeurs donnes. Il ramenait la recherche de cette fonction celle
de la solution du problme suivant du calcul des variations : trouver, dans
lensemble des fonctions deux fois direntiables dans le domaine et pre-
nant sur la frontire les valeurs donnes, celle pour laquelle lintgrale du
carr du gradient a la valeur minimale. Sa dmonstration prtait une ob-
jection grave, mettant en cause la lgitimit des consquences quil tirait.
Il admettait implicitement que lexistence dune borne infrieure de lint-
grale avait pour consquence celle dune fonction rendant lintgrale gale
cette borne. Schwarz et C. Neumann ont, les premiers, tabli lexistence
de la fonction harmonique cherche. La mthode alterne quils ont don-
ne pour la rsolution du problme de Dirichlet et les travaux de Schwarz
sur la reprsentation conforme des aires planes simplement connexes sur
le cercle sont trop connus pour que je my arrte. Ils ont ouvert la voie la
thorie des fonctions automorphes de Flix Klein et dHenri Poincar ainsi
quaux belles recherches de Poincar et de Koebe sur luniformisation des
fonctions analytiques.
Ltude des surfaces minima a conduit Schwarz tablir dans le cas
k 0 lexistence de la plus petite valeur fondamentale du problme
aux limites : u + ku = 0 dans un domaine et u = 0 sur sa frontire.
La mthode employe a servi plus tard de modle Erhard Schmidt pour
dmontrer lexistence dune valeur fondamentale de lquation intgrale
linaire noyau symtrique rel.
Schwarz prit une part active la vie scientique zurichoise et suisse.
Pour la premire fois depuis que la Socit helvtique des sciences natu-
relles existait, une section mathmatique spciale se constitua le 22 aot
1871 sous sa prsidence la 54
e
session annuelle de la socit, Frauen-
feld. Au programme gurait une communication du professeur Geiser sur
la gnration de la surface des ondes de Fresnel par un procd de Steiner
et un rapport de Schwarz sur ses recherches concernant la fonction hyper-
gomtrique. A la 56
e
session, qui se tint Schahouse en 1873, Schwarz
donna un exemple de fonction continue sans drive ainsi que des condi-
tions susantes pour assurer lgalit des drivs secondes mixtes
d
2
f
dxdy
,
d
2
f
dydx
. A la mme runion, Geiser t une confrence sur la vie et les uvres
de Jacob Steiner. Lors de la 57
e
session, Schwarz prit plaisir donner
ses auditeurs une vrication exprimentale des rsultats thoriques quil
avait obtenus sur les surfaces minima, en particulier sur la surface hlicoi-
dale, en plongeant le contour donn dans une solution de glycrine. Aprs
le dpart de Schwarz en 1875 la section spciale de mathmatiques entra
en lthargie jusquen 1910, anne o la Socit mathmatique suisse fut
fonde et devint une section alie la Socit helvtique des sciences
naturelles.
12 M. Plancherel
Les premiers travaux de Heinrich Weber sinspirent de ceux de Riemann,
Kronecker et Dedekind. A Riemann se rattachent plus spcialement ceux
quil a consacrs aux problmes aux limites des quations aux drives par-
tielles et aux dveloppements des fonctions en sries de FourierBessel,
ltude des fonctions abliennes de genre 3 et la thorie des caractris-
tiques des fonctions theta. Ce nest quaprs son dpart de Zurich quil
publia avec Dedekind une thorie des fonctions algbriques qui sinspire
la fois des ides de Riemann et de celles que Kronecker et Dedekind ont
dveloppes dans leurs travaux sur les idaux. Grce ses crits, les beaux
travaux de Kronecker sur les quations abliennes et la multiplication com-
plexe des fonctions elliptiques ont t rendus accessibles un cercle plus
tendu. Il a donn la premire dmonstration rigoureuse et complte du
thorme de Kronecker armant que les racines des quations abliennes
coecients entiers sont des fonctions rationnelles coecients entiers des
racines de lunit. Son magistral trait dalgbre en trois volumes marque
ltat de cette discipline la n du xix
e
sicle
17
.
Ferdinand Georg Frobenius (18491917), lve de Kummer, Kronecker
et Weierstrass, succda Schwarz. Il occupa la chaire de calcul diren-
tiel et intgral de lEcole polytechnique pendant 17 ans, de 1875 1892,
anne o il fut appel luniversit de Berlin. Cest pendant ses annes
zurichoises que parurent ses importants mmoires sur lintgration des
quations direntielles linaires, sur le problme de Pfa, sur les substi-
tutions linaires, les formes bilinaires et les systmes de nombres hyper-
complexes. Pour juger avec comptence luvre de Frobenius, il faudrait
dominer mieux que je ne puis le faire tous les domaines o son activit
sest exerce. Je le laisserai se caractriser, lui et luvre de sa priode
zurichoise, en citant quelques passages de son discours de rception
lAcadmie de Berlin
18
.
Die Behandlung algebraischer Fragen bte von Anfang an einen
besonderen Reiz auf mich aus und zu ihnen bin ich mit Vorlie-
be immer wieder zurckgekehrt, wenn ich nach anstrengenden
analytischen Arbeiten eine Ruhepause bedurfte. In gleicher Wei-
se fesselten mich die beiden Richtungen der modernen Alge-
bra, die Theorie der Gleichungen und die Theorie der Formen.
In dieser zog mich die Lehre von den Determinanten, in jener die
von den Gruppen vorzugsweise an. Der Gruppenbegri, durch
Gauss und Galois in die Mathematik eingefhrt, hat in neuerer
Zeit in allen Zweigen unserer Wissenschaft eine fundamentale
17
Voir larticle ncrologique de A. Voss sur Weber (Jahresbericht der Deutschen Mathema-
tiker Vereinigung. Bd. 23 (1914), S. 431444).
18
Sitzungsberichte der Knigl. Preuss. Akademie der Wissenschaften zu Berlin, Bd. XXVI, S.
626628, Berlin, 1893.
Mathmatiques et Mathmaticiens en Suisse (18501950) 13
Bedeutung erlangt, besonders auch in die Teile der Arithmetik
zu den[en] Kummers Entdeckung der idealen Zahlen den Grund
gelegt hat. Ist doch ein grosser Teil der Ergebnisse, die wir unter
dem Namen Zahlentheorie zusammenfassen, nichts anders, als
eine Theorie der Gruppen vertauschbarer Elemente, der endli-
chen sowohl als der unendlichen, wofern sie von endlichen Rang
sind.
Parlant de ses travaux sur les fonctions de Jacobi de plusieurs variables,
il dit ensuite :
Den Zusammenhang zwischen der Theorie der Jacobischen
Transzendenten und der Lehre von den algebraischen Funktio-
nen zu erforschen, war das grosse Problem, das Riemann und
Weierstrass gelst hatten, indem sie von den Eigenschaften der
Integrale algebraischer Funktionen ausgingen. Es blieb noch
brig, umgekehrt aus den Relationen zwischen den Thetafunk-
tionen neu die Theorie der algebraischen Grssen und ihrer In-
tegrale zu entwickeln In der Theorie der Thetafunktionen ist
es leicht, eine beliebige grosse Menge von Relationen aufzustel-
len, aber die Schwierigkeit beginnt da, wo es sich darumhandelt,
aus diesem Labyrinth von Formeln einen Ausweg zu nden. Die
Beschftigung mit dieser Formelmasse scheint auf die mathe-
matische Phantasie eine verdorrende Wirkung auszuben. Man-
che der bedeutenden Forscher, deren zhe Beharrlichkeit es ge-
lang, die Theorie der Thetafunktionen von 2, 3, 4 Variabeln zu
frdern, ist nach den hervorragenden Proben glnzendster ana-
lytischer Begabung auf lange Zeit oder fr immer verstummt.
Ich habe diese Lhmung der mathematischen Schaenskraft da-
durch Herr zu werden gesucht, dass ich immer wieder an den
Jungbrunnen der Arithmetik Erholung gesucht habe.
Les travaux classiques que Frobenius a publis ensuite Berlin sur les
groupes abliens, la reprsentation des groupes nis par des substitutions
linaires et sur leurs caractres ont fait de lui un matre de la thorie des
groupes et ont pleinement conrm larmation quil mettait dans la der-
nire phrase que jai cite.
Ludwig Stickelberger (18501936), privat-docent Zurich de 1874
1879, reut en 1879 une chaire luniversit de Fribourg en Brisgau. On
lui doit ltude du groupe des transformations orthogonales ; il dmontra
aussi avec Frobenius lexistence dune base dans les groupes abliens nis.
De Friedrich Schottky (18511935), qui enseigna Zurich de 1882
1892 aux cts de Frobenius, nous sommes redevables de profondes re-
cherches sur les fonctions abliennes et sur la reprsentation conforme
14 M. Plancherel
des aires planes multiplement connexes. Un thorme clbre de Riemann
arme que lon peut toujours (et cela de
3
manires) appliquer biunivo-
quement et dune manire conforme les intrieurs de deux domaines plans
limits par une courbe. Si les domaines sont limits par le mme nombre
p +1 (p 0) de courbes, cette application nest plus possible, en gnral.
Schottky a donn les conditions ncessaires et susantes qui la rendent
possible. Partant dun domaine plan limit par p +1 courbes il superpose
deux exemplaires du domaine et les soude le long des courbes frontires.
Le disque inniment mince p trous quil obtient a deux faces et forme une
surface de Riemann ferme laquelle correspond une classe de fonctions
algbriques, uniformes sur le disque, dpendant de 3p 3 + paramtres
( = 0, si p > 1; = 1, si p = 1; = 3, si p = 0), appels les modules
de Riemann. Pour que les deux domaines soient alors applicables biuni-
voquement et dune manire conforme lun sur lautre, il faut et il sut
quils aient le mme systme de modules. On doit aussi Schottky une
gnralisation importante dun thorme de Landau, lui dj gnralisa-
tion du clbre thorme de Picard sur les fonctions entires. La nature de
Schottky, moins dynamique que celle de Frobenius, est caractrise comme
suit dans ladresse que lcole polytechnique lui envoya lors de son 80
e
an-
niversaire : . . . Alle diejenigen, die das Glck hatten Ihre persnlichen
Kollegen zu sein, bewundern und loben immer wieder die menschliche G-
te Ihres Charakters, die den Verkehr mit Ihnen so angenehm und wertvoll
machte. In ihren Augen sind Sie der reine Vertreter jenes Gelehrtentums,
das gleichgltig gegen die Gter dieser Welt, die bescheidene und weise
Einfalt besitzt, die das Zeichen hoher Gedanken ist und die den Dichter
und Trumer verrt .
Les chaires laisses vacantes par le dpart de Frobenius et de Schottky
(ce dernier fut aussi appel Berlin) furent occupes par Adolphe Hurwitz
(18591919) et Hermann Minkowski (18641909). Les uvres du premier
ont t dites par Georges Plya au nom de la section des sciences ma-
thmatiques et physiques de lEcole polytechnique
19
, celles du second par
David Hilbert, Andreas Speiser et Hermann Weyl
20
.
Hurwitz fut non seulement un professeur remarquable par la clart de
son enseignement et son talent dexposition, il fut aussi un grand savant. A
lge de 17 ans, encore lve au gymnase ral de Hildesheim, sa ville natale,
il publie en collaboration avec son matre, Hannibal Schubert, une note sur
un thorme de gomtrie numrative de Michel Chasles. Sa thse de
doctorat dveloppe une thorie des fonctions modulaires indpendante de
19
Adolf Hurwitz. Mathematische Werke. 2 Bde. Basel 1932. Verlag von Emil Birkhuser. Le
tome I contient les articles ncrologiques de D. Hilbert et de E. Meissner.
20
Hermann Minkowski. Gesammelte Abhandlungen. 2 Bde. Leipzig. 1911. B. G. Teubner.
Le tome I contient un article ncrologique de D. Hilbert.
Mathmatiques et Mathmaticiens en Suisse (18501950) 15
celle des fonctions elliptiques. A peine g de 25 ans, il est appel comme
professeur extraordinaire Koenigsberg, sur la proposition de Ferdinand
Lindemann (le mathmaticien qui a dnitivement tranch dans le sens
ngatif la clbre question de la quadrature du cercle en tablissant que
le nombre est transcendent). En 1892, le prsident du Conseil de IEPF,
alors Hermann Bleuler, se rendit personnellement Koenigsberg pour orir
Hurwitz la chaire que le dpart de Frobenius laissait vacante. Hurwitz
accepta. Quelques jours aprs, mais trop tard pour Goettingue, il recevait
un appel de cette universit, lui demandant de succder Schwarz qui allait
Berlin.
Les contributions de Hurwitz larithmtique suprieure, lalgbre,
lanalyse et la gomtrie sont nombreuses et importantes. Je nen rappel-
lerai que quelques-unes et mon choix est arbitraire. En thorie des nombres
il donne une dmonstration nouvelle du thorme fondamental de Dede-
kind sur la dcomposition dun idal en idaux premiers et il dveloppe une
thorie des quaternions entiers. En algbre, il donne un critre pour que
les racines dune quation coecients numriques rels aient toutes leurs
parties relles ngatives. Schwarz avait montr que les courbes de genre
0 et 1 sont les seules qui puissent tre transformes en elles-mmes par
une substitution birationnelle renfermant un paramtre arbitraire ; Hur-
witz fait ltude des courbes de genre suprieur 1, admettant un nombre
ni de transformations birationnelles en elles-mmes. Il tudie aussi pour
les petites valeurs de m la relation entre le nombre m des feuillets dune
surface de Riemann, le nombre n de ses points de ramication et le genre
p de la surface. Il est le premier donner, pour le groupe des transfor-
mations orthogonales et celui des transformations unimodulaires, ce que
nous appelons aujourdhui la mesure invariante de Haar dans un groupe
topologique. En gomtrie, il donne des applications gomtriques de la
srie de Fourier et il tablit la proprit isoprimtrique du cercle en se
servant de la formule de Parseval.
Le sjour de Minkowski Zurich ne dura que quelques annes, de 1896
1902. Jeune homme, il obtint le grand prix des sciences mathmatiques de
lAcadmie des sciences de Paris, pour son mmoire sur les formes quadra-
tiques coecients entiers. Sa Geometrie der Zahlen, son article : Volumen
und Oberche et ses autres travaux font de lui un des mathmaticiens
les plus originaux de la n du xix
e
et du dbut du xx
e
sicle. La conf-
rence dans laquelle il interprta la relativit restreinte dEinstein comme
une gomtrie non-euclidienne de lespace 4 dimensions eut un grand
retentissement. Minkowski quitta Zurich en 1902 et se rendit Goettingue.
A Fribourg o il enseigna de 1896 1906, Matyas Lerch (18601922)
publia de nombreux travaux sur la fonction gamma incomplte, sur le loga-
rithme intgral et sur dautres intgrales dnies. Plusieurs de ses crits ont
16 M. Plancherel
contribu lpoque clarier la notion de frontire naturelle dune fonc-
tion analytique, prciser la dirence entre expression et fonction ana-
lytique ; il a donn des exemples typiques de comportement de la srie de
Taylor sur son cercle de convergence et de classes de fonctions continues
sans drives. En mme temps que Volterra, il a donn une dmonstration
du thorme de Weierstrass sur lapproximation dune fonction continue
par des polynmes, base sur lapproximation par des polynmes trigono-
mtriques de la fonction reprsente par une ligne polygonale. En thorie
des nombres, il sest surtout intress aux sommes de Gauss, aux quotients
de Fermat et au calcul du nombre des classes des formes quadratiques bi-
naires aux coecients entiers et son Essai sur ce calcul lui a valu en 1900
le grand prix des sciences mathmatiques de lAcadmie des sciences de
Paris. Lerch quitta Fribourg pour se rendre lEcole technique suprieure
tchque de Prague ; en 1920, il devint professeur luniversit de cette ville.
Il mourut en 1922.
21
Theodor Reye (18381919), Wilhelm Fiedler (18321912) et Karl Frie-
drich Geiser (18431934) peuvent tre regards comme les reprsentants
les plus importants en Suisse des disciplines gomtriques dsignes sous
le nomde gomtrie de situation, de gomtrie synthtique et de gomtrie
descriptive. Reye enseigna la gomtrie projective comme privat-docent
Zurich de 1863 1867 avant de devenir professeur lEcole suprieure
technique de Aachen et Wilhelm Fiedler celle de la gomtrie descriptive
et de la gomtrie de position IEPF de 1867 1912. On doit Fiedler de
nombreux travaux sur la gomtrie descriptive et sur son exposition sys-
tmatique partir de la projection centrale. Ses traductions des ouvrages
de Salmon ont contribu faire connatre sur le continent les travaux de
gomtrie et de thorie des invariants de lcole anglaise de Cayley et de
Salmon. Le successeur de Fiedler fut Marcel Grossmann (18781936). Ca-
marade dtudes et ami dAlbert Einstein, sa connaissance des travaux de
Ricci et de Levi-Civita sur le calcul tensoriel lui permirent de rendre Einstein
attentif au fait que linstrument mathmatique adquat pour formuler et
dvelopper sa thorie de la relativit gnrale existait dj ; il lui rendit
aussi un grand service en le familiarisant avec ce calcul.
Carl Friedrich Geiser tait un neveu de Jacob Steiner. Il occupa, lEcole
polytechnique, la chaire de gomtrie synthtique et de gomtrie analy-
tique, dabord comme privat-docent, puis comme professeur de 1869
1913. Geiser tablit par voie gomtrique une srie de thormes sur la
conguration des tangentes doubles dune courbe du 4
e
ordre, thormes
que Hesse et Steiner avaient obtenus par des mthodes analytiques. Il lu-
cida aussi les questions de ralit des tangentes doubles de ces courbes.
21
Voir Frank Ludwig : On the live of Prof. Matyas Lerch et kraek

Iosef : List of works of


Prof. Matyas Lerch (

Casopsis Pest Mat., vol. 78 (1953), pp. 119137 et 139148).


Mathmatiques et Mathmaticiens en Suisse (18501950) 17
Il montra avec Darboux que si on nglige une des 27 droites de la sur-
face cubique ainsi que les 10 autres quelle coupe, les 16 droites restantes
forment une conguration engendre par les 16 droites dune surface du
4
e
ordre possdant des plans bitangents. Plusieurs fois directeur de IEPF
(18811887 et 18911895), trs li avec Kappeler, le prsident du Conseil de
lcole, et possdant sa conance, Geiser joua un rle discret, mais impor-
tant, dans le choix des professeurs de mathmatiques de cet tablissement.
Premier prsident de la commission fdrale de maturit, il contribua
relever le niveau mathmatique de lenseignement moyen. Initiateur et or-
ganisateur du premier congrs international des mathmaticiens (Zurich
1897), il en fut aussi le prsident.
Rodolphe Fueter, lve de Hilbert, fut dabord privat-docent Marbourg
et Clausthal, puis professeur Ble de 1908 1916 avant doccuper la
chaire laisse vacante luniversit de Zurich par le dpart de Zermelo. Il
a publi une srie de livres destins lenseignement. La plupart de ses
travaux concernent la thorie des nombres ; ils traitent des quations ab-
liennes dans les corps de nombres algbriques, des formes dHermite, du
groupe de Picard, et de la multiplication complexe des fonctions elliptiques
sur laquelle il a publi des leons
22
dans lesquelles il dmontre entrautres
que les valeurs singulires des fonctions elliptiques engendrent toutes les
quations abliennes relativement un corps quadratique imaginaire pris
comme domaine de rationnalit. Vers la n de sa vie Fueter sest intress
aux fonctions dune variable quaternionienne. Il en a tudi une classe sp-
ciale, qui prsente des analogies avec celle des fonctions analytiques clas-
siques. La non-commutativit de la multiplication des quaternions fait que
lanalogie nest pas complte et que les applications quon peut donner sont
peu nombreuses. Il a cependant pu dduire de sa thorie une dmonstra-
tion nouvelle dun thorme important de Hartogs sur les fonctions analy-
tiques de plusieurs variables.
23
Hermann Weyl (18851955), privat-docent Goettingue, arriva en 1913
Zurich avec une rputation scientique pleine de promesses pour son
avenir. Il venait de publier un mmoire important sur les problmes aux
limites selfadjoints des quations direntielles linaires singulires du se-
cond ordre. Son livre clbre : Die Idee der Riemannschen Flche venait de
sortir de presse ; on y trouvait pour la premire fois une dnition de la
surface de Riemann rpondant aux exigences de rigueur rclames par la
thorie des ensembles et la topologie ; la thorie des fonctions analytiques
sur une surface de Riemann y tait dveloppe en partant dune dmons-
22
Vorlesungen ber die singulren Moduln und die komplexe Multiplikation der elliptischen
Funktionen, von Dr. R. Fueter unter Mitwirkung von Dr. M. Gut. 2 Bde. Leipzig 19231927.
B. G. Teubner.
23
Sur la vie et les travaux de R. Fueter, voir J. J. Burckhardt : Vierteljahresschrift der Na-
turforschenden Gesellschaft in Zrich, Bd. 95 (1950), S. 284287.
18 M. Plancherel
tration nouvelle du principe de Dirichlet, inspire des travaux de E. Levi,
S. Zaremba et H. Lebesgue. Parmi les travaux importants que Weyl a pu-
blis pendant lpoque zurichoise de sa vie, je noterai plus spcialement
ses tudes sur la distribution asymptotique des valeurs fondamentales de
lquation intgrale noyau symtrique rel, sur la rpartition homogne
des nombres (mod. 1), sur la reprsentation des groupes topologiques com-
pacts (thorme de PeterWeyl) et des groupes continus semi-simples et le
mmoire dans lequel il rattache la thorie des fonctions presque prio-
diques de H. Bohr celle des quations intgrales linaires. Ses recherches
de gomtrie direntielle et ses ouvrages : Raum, Zeit, Materie ; Gruppen-
theorie und Quantenmechanik ; Philosophie der Mathemalik und der Natur-
wissenschaften ont eu plusieurs ditions et, ont t traduits dans plusieurs
langues. Un choix de ses uvres : Selecta Hermann Weyl, dit par l In-
stitute of Advanced Studies de Princeton (dont Weyl tait membre depuis
1933) et lEcole polytechnique fdrale a pu lui tre prsent lors de son
septantime anniversaire et a paru chez Birkhuser Ble. Weyl enseigna
pendant dix-sept ans Zurich; il occupa de 1930 1933 la chaire de son
ancien matre David Hilbert Goettingue, puis se rendit aux Etats-Unis.
Jai dj cit, en parlant de Schli, le nom de Johann Heinrich Graf
(18521918). 11 est lauteur de travaux sur la fonction gamma, sur les
fonctions sphriques et de Bessel, qui apportent des rsultats nouveaux
ou donnent de nouvelles dmonstrations de thormes dj connus. Il a
publi de nombreuses notices intitules Notizen zur Geschichte der Mathe-
matik u. der Naturwissenschaften in der Schweiz dans les Mittheilungen der
Naturforschenden Gesellschaft Bern. Je rappelle aussi que lastronome Ru-
dolf Wolf (18161893) et Ferdinand Rudio (18561929) ont donn dans la
Vierteljahresschrift der Naturforschenden Gesellschaft in Zurich des Noti-
zen zur Kulturgeschichte der Schweiz.
Dmitri Mirimano (18611945), professeur aux universits de Genve
et de Lausanne, a apport des contributions intressantes la thorie des
ensembles de points et au calcul des probabilits ; on lui doit un critre
important de rsolubilit de lquation diophantique de Fermat x
n
+y
n
=
z
n 24
.
Bien que nayant pas enseign en Suisse, le grand mathmaticien anglais
William Henry Young (18631942) et son pouse Grace Chisholm Young
(18681944) y ont vcu prs de trente ans et ont publi pendant ce temps
une srie de travaux importants sur la thorie des ensembles, sur celle des
fonctions de variables relles, sur la thorie de lintgrale (mthode des
suites monotones de fonctions), sur les sries de Fourier et de Bessel et sur
les drives des fonctions continues
25
.
24
Voir H. S. Vandiver : Les travaux mathmatiques de Dmitri Mirimanoi (LEnseignement
mathmatique, vol. 39 (19421950), pp. 169179).
Mathmatiques et Mathmaticiens en Suisse (18501950) 19
Erhard Schmidt (18761959), Ernst Zermelo (18711953) et Erich Hecke
(18871947) ont enseign, les deux premiers luniversit de Zurich de
1910 1911, respectivement de 1911 1916, le dernier Ble de 1915
1918. Les travaux qui leur ont mrit leur renom international ne datent
pas de leur court passage en Suisse. Eu gard au temps limit dont je
dispose, je me borne mentionner le nom de ces savants. Pour la mme
raison, je ne rappellerai que la mmoire de quelques-uns des mathma-
ticiens dont les crits et lenseignement mritent notre reconnaissance :
Gabriel Oltramare (18181896), Charles Cailler (18671922), Rolin Wavre
(18961949), et Henri Fehr (18701954) Genve ; Gustave Dumas (1872
1955) et Gustave Juvet (18961936) Lausanne ; Franz Daniels (18601918)
Fribourg; Gustave Du Pasquier (18761957) Neuchtel ; Christian Moser
(18611935) Berne ; Hermann Kinkelin (18321913) Ble ; Albert Meyer
(18441896), Heinrich Burkhardt (18611914), Ferdinand Rudio (1856
1924), Jrme Franel (18591939), Arthur Hirsch (18661948) et Louis Koll-
ros (18781959) Zurich.
Mesdames et Messieurs, vous avez certainement remarqu au cours de
mon expos que des domaines qui, il y a 50 ans et plus, taient au centre
des intrts des mathmaticiens, sont aujourdhui dlaisss et que plu-
sieurs des grands problmes auxquels nos prdcesseurs se sont attaqus
sont maintenant rsolus plus simplement et sous des conditions plus g-
nrales, grce aux mthodes abstraites des mathmatiques modernes. Leur
mrite nen est en rien diminu, car si nous pouvons voir plus loin et de
plus haut, cest parce que nous sommes sur leurs paules. La revue que je
viens de faire est incomplte, car elle a laiss entirement de ct la contri-
bution des mathmaticiens qui vivent encore au milieu de nous. Pour cette
raison, lcole polytechnique y a eu la part du lion. Or, depuis quelques
dcennies, la vie mathmatique est devenue plus intense dans nos univer-
sits ; le nombre des chaires de mathmatiques y a augment et plusieurs
sont occupes actuellement par des savants dont les uvres exercent une
action considrable sur les mathmatiques modernes. Le tableau que cette
revue vous donne devrait, de ce fait, recevoir quelques retouches. Mais,
quelque incomplte et ingale quelle soit, elle vous a montr que les tra-
vaux de nos savants, loin de rester en marge des grands courants de la
pense mathmatique des cent dernires annes, lont inuence et ont
donn la Suisse une rputation scientique dont elle peut tre re, eu
gard sa petitesse dmographique. Reconnaissons cependant modeste-
ment quelle doit en partie cette rputation de jeunes savants venus de
25
Voir G. H. Hardy : W. H. Young Obituary. Obituary (Notices of Fellows of the Royal Society
London, vol. 4 (19421944), pp. 307323) et (Journal of the London Mathematical Society,
vol. 17 (1942), pp. 218237) ; M. L. Cartwright : Grace Chisholm Young Obituary (Journal of
the London Mathematical Society, vol. 19 (1944), pp. 185192).
20 M. Plancherel
ltranger, qui ont apport ses coles les prmisses de leur talent. Avant
1850, la Suisse a donn de grands mathmaticiens lEurope ; lAllemagne
lui a rendu le mme service aprs. Souhaitons, dans lintrt de la science
et de nos coles, que ce libre change de savants avec les Etats qui nous
entourent puisse continuer comme dans le pass. Il est regrettable que,
pour des causes qui tiennent en partie lorganisation trs centralise de
lenseignement universitaire de la France et de lltalie, les changes soient
plus diciles avec ces pays quavec lAllemagne.
Ds son arrive Ble, R. Fueter se rendit compte de ltat datomisa-
tion dans lequel se trouvaient les mathmaticiens en Suisse. Ceux de Zurich
excepts, ils taient isols, sans contact avec leurs collgues des autres
universits, sans liaison eective avec la Socit helvtique des sciences
naturelles. Les mathmaticiens venus dAllemagne regardaient leur sjour
en Suisse comme devant tre temporaire ; ils entretenaient naturellement
des relations plus troites avec leurs collgues des universits doutre-Rhin
quavec ceux des universits suisses. En labsence dune socit math-
matique alie la Socit helvtique des sciences naturelles, lorgani-
sation dune section spciale de mathmatiques aux sessions annuelles de
cette socit tait la merci du hasard et de limprovisation. Preuve en est
que cette section, qui prit naissance en 1871 avec H. A. Schwarz comme
prsident, ne donna plus signe de vie aprs le dpart de ce savant. Lab-
sence dune socit mathmatique tait particulirement regrettable pour
les jeunes mathmaticiens suisses, privat-docents ou prparant une thse,
car la possibilit dexposer les rsultats de ses recherches devant ses cama-
rades et ses ans est un stimulant. Il existait bien depuis 1901 une associa-
tion des matres de mathmatiques des gymnases, mais son but, en partie
pdagogique, dirait du but exclusivement scientique dune socit ma-
thmatique proprement dite. On peut stonner que le premier Congrs
international des mathmaticiens, qui se tint Zurich en 1897, nait pas
t loccasion de crer cette socit. Ldition des uvres dEuler, que la
Socit helvtique des sciences naturelles avait dcide en 1909, rendit
cette cration encore plus urgente. Jai rappel au dbut de ma confrence
que, grce linitiative de MM. Fueter, Fehr et Grossmann, notre socit prit
naissance le 4 septembre 1910. Elle salia comme section la Socit hel-
vtique des sciences naturelles ; ses runions ordinaires dautomne sont
rserves de courtes communications scientiques de ses membres et
aux aaires administratives ; aux runions du printemps un membre de la
socit ou un savant tranger invit donne une confrence gnrale sur un
sujet dactualit (la plupart de ces confrences gnrales ont t ensuite
publies dans la revue LEnseignement mathmatique).
La premire guerre mondiale et les annes qui la suivirent posrent bien-
tt la question de la cration dun organe dans lequel les membres de la
Mathmatiques et Mathmaticiens en Suisse (18501950) 21
socit pourraient publier leurs travaux. H. Fehr, qui avait fond avec Lai-
sant en 1906 la revue LEnseignement mathmatique en fut le promoteur ;
il proposa aussi la cration dune fondation destine soutenir nancire-
ment cet organe. La Fondation pour lavancement des sciences mathma-
tiques en Suisse et les Commentarii mathematici helvetici, dont R. Fueter
fut le premier rdacteur et R. Wavre le rdacteur adjoint, prirent naissance
en 1929. Trente-quatre tomes de cette revue ont dj paru; plusieurs sont
en rimpression. Depuis lors, une nouvelle publication Die Elemente der
Mathematik fonde par notre collgue Louis Locher est venu complter la
liste des journaux mathmatiques paraissant en Suisse ; de mme que LEn-
seignement mathmatique, son but mi-pdagogique et mi-scientique est
de tenir les matres des gymnases au courant des progrs de la science
dont ils ont enseigner les lments. La tenue Zurich du Congrs inter-
national des mathmaticiens en 1932, ldition des uvres de Schli et de
Lambert
26
, celle de la correspondance de Jean Bernoulli
27
, ldition de plu-
sieurs ouvrages de mathmatiques suprieures chez Orell-Fssli Zurich,
Birkhuser Ble et aux Editions du Grion Neuchtel, sont des fruits
indirects de lexistence de la Socit mathmatique suisse. Les membres
qui ont particip sa fondation et qui sont ici prsents ont la joie de voir
quelle a pu raliser dans une mesure plus grande quils ne lavaient prvue
les espoirs quils avaient mis en elle.
26
Johann Heinrich Lambert : Opera omnia, d. Andreas Speiser, Bd. I (1946), Bd. II (1948).
Orell-Fssli, Zurich.
27
Der Briefwechsel von Johann Bernoulli, in 68 Bnden, herausgegeben von der Bernoulli-
Kommission der Naturforschenden Gesellschaft in Basel, Bd. I (1955). Birkhuser Verlag,
Basel-Stuttgart.
100 Jahre Schweizerische Mathematische
Gesellschaft

Erwin Neuenschwander
Inhaltsverzeichnis
Zur Mathematik auf dem Gebiet der heutigen Schweiz
vor der Gesellschaftsgrndung 23
Grndung, Organisation und Veranstaltungen der SMG 29
Die mathematischen Zeitschriften der SMG 48
Vertretung in internationalen Gremien und Organisation
von deren Kongressen 58
Das Archiv der SMG 65
Literatur 68
Anhang
Chronik: 100 Jahre SMG/SMS 70
Zur Mathematik auf dem Gebiet der heutigen Schweiz vor der
Gesellschaftsgrndung
Handschriften aus den Stiftsbibliotheken von Einsiedeln und St. Gallen be-
legen die Auseinandersetzung mit mathematischen Fragen auf dem Ge-
biet der heutigen Schweiz bereits ab dem Frhmittelalter. Vom 9. bis ins
11. Jh. erlebte die St. Galler Klosterschule im Zuge der karolingischen Bil-
dungsreform eine Hochblte. Mathematik wurde damals im Rahmen des

Der Auftrag, in relativ kurzer Zeit eine Geschichte der Schweizerischen Mathematischen
Gesellschaft (SMG/SMS) zu erarbeiten, erwies sich in Anbetracht des umfangreichen Ge-
sellschaftsarchivs (ETH-Bibliothek, Archive, Hs 1447) als ein recht schwieriges Unterfangen,
indem bereits die Sichtung des Archivmaterials ein paar Monate in Anspruch nahm. Wir
danken der SMG fr den Zugang zu ihrem internen elektronischen Archiv und zahlreichen
Altprsidenten fr ihre wertvollen Hinweise. Ein ganz besonderer Dank geht an Norbert
Hungerbhler und Urs Stammbach, die uns wiederholt Fragen beantworteten, sowie an die
MitarbeiterInnen der Spezialsammlungen der ETH-Bibliothek, die uns bereitwillig bei der
Herstellung von ber tausend Arbeitskopien halfen. Dank gebhrt auch Christian Baertschi
fr die Durchsicht des Manuskripts und des Korrekturabzugs sowie fr seine kritischen
Hinweise.
24 E. Neuenschwander
Quadriviums der Septem artes liberales gelehrt, dem mittelalterlichen Bil-
dungskanon. Unter den in St. Gallen benutzten Schriften zum Quadrivium
Abbildung 1. Gliederung des Quadriviums (Divisio mathematicae) in einer Schul-
handschrift aus demKloster St. Gallen, 9. Jh. (Stiftsbibliothek St. Gallen, Cod. Sang.
855, S. 276). Mathematische Lehrinhalte wurden im Mittelalter nach dem antiken
Kanon der Septem artes liberales (Sieben freie Knste) in den vier Fchern des
Quadriviums gelehrt. Diese Gliederung wird hier durch einen Panther visualisiert,
dessen Pfoten den Disziplinen Arithmetik, Musik, Geometrie und Astronomie ent-
sprechen. Der Begri mathematica taucht hier mglicherweise zum ersten Mal in
einem Schriftstck aus dem Gebiet der heutigen Schweiz auf.
benden sich einfhrende Texte zur Arithmetik, Musiktheorie, Geometrie
und Astronomie der sptantiken und frhmittelalterlichen Enzyklopdi-
sten Martianus Capella, Cassiodorus und Isidorus von Sevilla. Tiefer gehen
die Texte des Boethius und des Beda Venerabilis, die sich z. T. explizit an
Euklids Elemente anlehnen. Cod. Sang. 248 und 830 umfassen Abschrif-
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 25
ten mehrerer Werke von Boethius und der Geometrie I (Pseudo-Boethius)
mit einem lngeren Dialog ber geometrische Fragen zwischen Lehrer und
Schler. Der St. Galler Mnch Notker der Deutsche erstellte gemss eige-
nen Angaben eine deutsche bersetzung der Anfangsgrnde der Arithme-
tik, die aber nicht erhalten ist. Auch die Stiftsbibliothek Einsiedeln verfgt
ber zwei Manuskripte (Cod. 298 und 358) aus dem10. Jh., welche Abschrif-
ten der Geometrie und der Arithmetik des Boethius enthalten. Vereinzelte
mittelalterliche Handschriften mit mathematischen Texten benden sich
heute auch im Besitz der schweizerischen Universittsbibliotheken, wohin
sie nach der Ausung von Klstern oder durch Schenkung gelangten.
Am bergang zur Neuzeit entstand in Basel im Gefolge des Konzils
(143149) zunchst eine Konzils- und Kurienuniversitt, aus der 1460 die
heutige Universitt Basel hervorging. Diese Grndung leitete die Entwick-
lung der Stadt zu einem Zentrum des Humanismus und der Buchdruckerei
ein. Unter den zahlreichen in Basel erschienenen mathematischen Schrif-
ten ist u. a. die griechische Gesamtausgabe der Elemente Euklids (1533)
durch den Basler Grzisten und Theologen Simon Grynaeus zu erwhnen.
Grosse Beachtung fanden auch die griech.-lat. editio princeps der Wer-
ke von Archimedes (1544) durch Thomas Gechau Venatorius sowie die
Drucke zu Euklid (1562) und Diophantos (1575) von Wilhelm Holtzmann,
genannt Xylander. In der bisher wohl umfangreichsten Ausstellung frher
griechischer Drucke im deutschen Sprachgebiet, der Graeco-Germania in
Wolfenbttel von 1989, waren von 190 Nummern allein deren sechzig Bas-
ler Drucke [Hie1992]. Basel war der einzige Ort in der Schweiz, der vom
16. Jh. an eine stndige Dozentur fr Mathematik unterhielt. Diese erstreck-
te sich zunchst noch auf alle vier Fcher des Quadriviums. Unter den be-
deutenderen Lehrstuhlinhabern nden sich Heinrich Loriti (Glarean), Chri-
stian Wurstisen sowie Peter Megerlin. Ab 1687 hatten whrend ber hun-
dert Jahren Mitglieder der Familie Bernoulli den Lehrstuhl inne.
An den nach der Reformation teils erweiterten, teils neu gegrndeten
Hohen Schulen in Zrich (1525), Bern (1528), Lausanne (1537), Genf (1559)
und Freiburg (1582) hatte die Mathematik bis zum Beginn des 18. Jh. kei-
ne eigenen festen Lehrsthle. Das Fach wurde meist von Philosophen oder
Theologen vertreten oder in Randstunden von Lektoren gelehrt. Trotzdem
befassten sich auch in diesen Stdten vereinzelt Gelehrte, Ingenieure, Kar-
tografen, Feldmesser, Instrumentenmacher, Bchsen- oder Rechenmeister
eingehender mit mathematischen Fragen. In Zrich entwickelte z. B. Leon-
hard Zubler neue geometrische Messinstrumente, der Stadtingenieur Jo-
hann Ardser erarbeitete die zwlfbndige Geometriae theoricae et prac-
ticae (1627) sowie ein nicht verentlichtes Werk zur Baukunst, und der
Landvogt Hans Heinrich Rahn publizierte seine Teutsche Algebra (1659,
erweiterte engl. Ausgabe 1668 von John Pell). In Bern publizierte Johann
26 E. Neuenschwander
Abbildung 2. Titelseite der ersten Druckausgabe der Arithmetik von Diophant in
der lateinischen bersetzung von Wilhelm Holtzmann aus dem Jahre 1575, er-
schienen bei Eusebius Episcopius in Basel [Hie1992, Nr. 298, S. 440442]. Zur
Rezeption Diophants im 16. Jh. vgl. [Reich2003].
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 27
Rudolf von Graenried seine wohldokumentierten Arithmeticae Logisti-
cae popularis libri IIII (1618). Etliche bekannte Schweizer Mathematiker
wie z. B. Konrad Dasypodius (Euklid-Edition, astronom. Uhr am Strassbur-
ger Mnster), Jost Brgi (Logarithmen, Coss), Paul Guldin (Guldinsche Re-
geln), Barthelemy Souvey (Indivisiblentheorie) oder Johann Baptist Cysat
(Mathemata astronomica) wirkten ausserhalb der Eidgenossenschaft.
Mit der Berufung Jakob Bernoullis auf den Basler Lehrstuhl 1687 setzte
das goldene Zeitalter der Schweizer Mathematik ein. Bernoulli wandte die
von Gottfried Wilhelm Leibniz entwickelte Dierential- und Integralrech-
nung auf Reihen, verschiedene klassische Kurven und Probleme der Varia-
tionsrechnung an. Sein postumpubliziertes Werk Ars conjectandi (1713)
war grundlegend fr die Theorie der Wahrscheinlichkeit. Nach Jakobs Tod
1705 bernahm dessen jngerer Bruder Johann den Basler Lehrstuhl. Er
entwickelte eine allgemeine Theorie der Integration rationaler Funktionen,
neue Lsungsmethoden fr Dierentialgleichungen sowie zahlreiche An-
wendungen der Innitesimalrechnung auf Probleme der Physik und Astro-
nomie. Unter seinen Schlern benden sich seine Shne Daniel, Johann und
Nikolaus sowie der noch berhmtere Leonhard Euler. Da der Basler Lehr-
stuhl bereits besetzt war und Euler mit seiner Bewerbung um die 1727 frei
gewordene Physikprofessur in Basel wegen seines jugendlichen Alters kein
Glck hatte, wirkte er in St. Petersburg und Berlin.
1724 richtete auch die Genfer Akademie einen Lehrstuhl fr Mathema-
tik ein, der zunchst mit Jean-Louis Calandrini und Gabriel Cramer besetzt
wurde. In einemAnhang zu seiner Introduction lanalyse des lignes cour-
bes algbriques (1750) behandelte Cramer die nach ihm benannte Regel
zur expliziten Ausung linearer Gleichungssysteme mittels der von Leib-
niz eingefhrten Determinanten, was schliesslich zur Entwicklung der li-
nearen Algebra fhrte. Zu Cramers Nachfolgern auf dem Lehrstuhl zhlen
Louis Necker, Louis Bertrand und Simon-Antoine LHuillier. An der Akade-
mie in Lausanne war damals der Philosoph und Mathematiker Jean-Pierre
de Crousaz ttig, der eine Abhandlung zur Theorie der Kurven und Fl-
chen (1718), einen Kommentar (1721) zur bekannten Innitesimalrechnung
des Marquis Guillaume de lHpital und einen Trait de lalgbre (1726)
verfasste. Sein Enkel Jean Philippe Loys de Cheseaux war eine Autoritt
auf dem Gebiet der mathematischen Physik. Im Anhang seines Trakta-
tes ber den Kometen von 1743/44 befasste sich Loys achtzig Jahre vor
Wilhelm Olbers mit der Frage, weshalb der Himmel nachts dunkel ist (Ol-
berssches Paradoxon). Ferner verfasste er einen kurzen Artikel mit dem
Titel Probabilits sur la longueur de la vie humaine, in dem er Probleme
der spteren Versicherungsmathematik aufgri.
Die Berner Akademie errichtete 1736 eine ao. Professur fr die mathe-
matischen Wissenschaften, die 1749 zur ordentlichen aufgewertet wurde.
28 E. Neuenschwander
Am Collegium humanitatis in Schahausen lehrten damals Thomas Spleiss
und Christoph Jezler. Der aus dem zugewandten Ort Mlhausen stammen-
de Universalgelehrte Johann Heinrich Lambert bewies die Irrationalitt von
und verfasste bedeutende Beitrge zur nichteuklidischen und darstel-
lenden Geometrie sowie Vorarbeiten zum spteren Logikkalkl von George
Boole und Gottlob Frege. Die meisten dieser Gelehrten standen untereinan-
der in engem persnlichem Verkehr: Mehrere hatten noch bei den Bernoul-
lis in Basel oder bei Euler studiert, etliche waren durch Empfehlungen ihrer
Kollegen auf Stellen im In- oder Ausland berufen worden (so z. B. Lambert
durch Euler nach Berlin) und bernahmen spter gegenseitig die Edition
ihrer gesammelten Werke (z. B. Cramer jene der Schriften der Bernoullis).
Der bergang von der alten Eidgenossenschaft zum Bundesstaat fhrte
im wissenschaftlichen Bereich in der ersten Hlfte des 19. Jh. zum Zerfall
alter und der Entstehung neuer Strukturen. Die wenigen bedeutenden Ma-
thematiker dieser Umbruchszeit wirkten meist im Ausland wie der Berner
Jakob Steiner und der Genfer Charles Franois Sturm. Die neu entstandenen
schweizerischen Universitten unterhielten zunchst allenfalls einen einzi-
gen Lehrstuhl fr Mathematik, der zudemoft mit Gelehrten besetzt war, die
sich mehr um praktische Fragen wie z. B. die damals beginnende trigono-
metrische Landesvermessung zur Herstellung genauerer Landkarten km-
merten. Bahnbrechende Forschungsleistungen in der reinen Mathematik
wurden in der Schweiz erst nach der Grndung des Eidgenssischen Poly-
technikums 1855 in Zrich in der zweiten Hlfte des 19. Jh. wieder erbracht.
Fnf dort schon in den Anfangsjahren errichtete Lehrsthle fr Mathe-
matik (von insgesamt ca. 35 Professuren) sollten angehenden Ingenieuren
die mathematischen Grundlagen vermitteln. Unter der Leitung des zweiten
Prsidenten des Schulrates, Johann Karl Kappeler, wurde die Forschung
systematisch ausgebaut und viele deutsche Nachwuchstalente fr das Po-
lytechnikum gewonnen. Nach dem Rcktritt Joseph Ludwig Raabes folgten
ihm im raschen Wechsel mehrere dieser hervorragenden Wissenschaftler
auf den Lehrstuhl, den sie meist als Sprungbrett fr die Berufung an eine
deutsche Hochschule nutzten (z. B. Richard Dedekind, Elwin Bruno Chri-
stoel, Hermann Amandus Schwarz oder Ferdinand Georg Frobenius). Da
die mathematische Vorbildung der Studenten oft ungengend war, schuf
Kappeler 1866 eine neue sechste Abteilung, die Schule fr Fachlehrer ma-
thematischer und naturwissenschaftlicher Richtung, aus der 1909 die Ab-
teilung fr Fachlehrer in Mathematik und Physik bzw. 1932 die Abteilung
fr Mathematik und Physik der ETH entstand. An der 1833 gegrndeten
Universitt Zrich war bereits 1837 ein Ordinariat fr Mathematik geschaf-
fen worden, das zunchst durch den international kaum bekannten Anton
Mller aus Heidelberg besetzt wurde. Nach dessen Tod lehrten dort als Or-
dinarien Arnold Meyer-Keyser, Heinrich Burkhardt und Ernst Zermelo, ne-
ben Karl Gre und einigen anderen Dozenten. 1897 organisierten die Zr-
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 29
cher Mathematiker den ersten Internationalen Mathematiker-Kongress. Die
Zusammenarbeit zwischen den Mathematikern der beiden Zrcher Hoch-
schulen war zeitweise sehr eng, da etliche Professoren des Polytechnikums
auch an der Universitt unterrichteten, die beiden Hochschulen zunchst
in denselben Rumlichkeiten untergebracht waren und das Polytechnikum
das Recht zur Doktorpromotion erst 1909 erhielt.
Grndung, Organisation und Veranstaltungen der SMG
Vor dem oben skizzierten Hintergrund ist auch die Grndung der Schwei-
zerischen Mathematischen Gesellschaft (SMG) zu sehen, die sich als Fachge-
sellschaft der Schweizerischen Naturforschenden Gesellschaft (SNG) kon-
stituierte. Letztere war bereits 1815 in Genf gegrndet worden, nachdem
die Republik Genf von der eidgenssischen Tagsatzung in den Bund auf-
genommen worden war. 1835 zhlte die SNG bereits ca. 600 Mitglieder,
die meist auch den einzelnen kantonalen Naturforschenden Gesellschaf-
ten angehrten, die zuvor schon in einigen Kantonen entstanden waren,
namentlich in Zrich 1746, Bern 1786, Genf 1790. Die meisten dieser kan-
tonalen Gesellschaften gaben auch wissenschaftliche Zeitschriften heraus,
die ihren Mitgliedern und damit auch den Mathematikern als gern benutz-
te Publikationsorgane fr ihre Arbeiten dienten. Ein wichtiges Charakte-
ristikum der SNG war, dass sie seit ihrer Grndung jedes Jahr in einem
anderen schweizerischen Ort tagte, mit der Absicht die naturwissenschaft-
liche Forschung so in alle Kantone der Eidgenossenschaft zu tragen. Wh-
rend die wissenschaftlichen Vortrge und Mitteilungen zunchst in einer
einzigen gemeinsamen Sitzung abgehalten wurden, tagte man ab 1836 in-
folge der zunehmenden Spezialisierung der Naturforschung in getrennten
Sektionen. Dabei wurden vereinzelt auch Vortrge mathematischen Inhalts
prsentiert, die jeweils in der physikalisch-chemischen Sektion gehalten
wurden. Erst 1871 ndet sich der explizite Versuch von H. A. Schwarz und
C. F. Geiser, eine eigene mathematische Sektion zu grnden [Verh. SNG
54(1871), S. 74.]. Da aber in den nachfolgenden Jahren nur relativ sel-
ten mehr als zwei mathematische Vortrge gehalten wurden (z. B. 1873,
1876, 1883, 1896, 1898, 1902) und whrend etlichen Jahren sogar ber-
haupt keine (187782, 188793), blieb dieser Versuch ohne durchschla-
genden Erfolg. Die meisten Hochschul-Mathematiker blieben der schweize-
rischen Gesellschaft damals wohl fern und zogen es vor, ihre Arbeiten in
den Publikationsorganen der regionalen naturforschenden Gesellschaften
zu publizieren, wie ein Blick in die Vierteljahrsschrift der Naturforschen-
den Gesellschaft in Zrich zeigt: Von 18551910 ndet man dort immerhin
ca. 150 Beitrge mathematischen Inhalts, darunter mehrere von bekannte-
30 E. Neuenschwander
ren Mathematikern: R. Dedekind (5), J. W. von Deschwanden (6), H. Durege
(4), W. Fiedler (25), C. F. Geiser (4), A. Hurwitz (2), F. Rudio (14), L. Schli
(4) und H. A. Schwarz (3).
Die Situation nderte sich erst zu Beginn des 20. Jahrhunderts. Im Jah-
re 1901 kam es zur Grndung der Schweizerischen Chemischen Gesell-
schaft [Fra2008]. Am 9. Mai 1908 wurde sodann die Schweizerische Physi-
kalische Gesellschaft gegrndet, die auf der nchsten Jahresversammlung
der SNG am 31. Aug. 1908 als deren stndige Sektion aufgenommen wur-
de [HG2008, 41f.; Verh. SNG 91 (1908), I, 15; II. 1720]. Gleichzeitig fan-
den im Zentralkomitee der SNG intensive Beratungen darber statt, wie
die Schweiz in der Internationalen Vereinigung der Akademien Vertretung
und Stimme erhalten konnte. Wollten die Mathematiker der Eidgenossen-
schaft nicht riskieren, in wichtigen Fragen bergangen und international
isoliert zu werden, so mussten sie sich zusammenschliessen [Fue1960]. Ein
weiterer Grund fr diesen Zusammenschluss war die Herausgabe der Ge-
sammelten Werke von Leonhard Euler, die Ferdinand Rudio bereits auf dem
ersten Internationalen Mathematiker-Kongress in Zrich imJahre 1897 vor-
geschlagen hatte und erneut anlsslich der Feier zum 200. Geburtstag von
Leonhard Euler am 15. April 1907 in Basel propagierte. Dank der Initiative
von Rudio kam es 1908 zur Grndung einer Euler-Kommission im Schos-
se der SNG, der acht fhrende Schweizer Mathematiker angehrten. Auf-
grund ihres Berichts und Antrags beschloss die SNG 1909 die Herausgabe
der Leonardi Euleri Opera omnia, eine Gesamtausgabe, die gegen 100
Bnde umfassen wird und deren Herausgabe sich bis ins 21. Jh. erstreckt
(vgl. [Bur1983]).
Bereits im Frhjahr 1910 ergrien Rudolf Fueter, Henri Fehr und Marcel
Grossmann die Initiative und riefen, nachdem sie sich der Untersttzung
weiterer Fachmathematiker versichert hatten, zur Grndung der Schweize-
rischen Mathematischen Gesellschaft und einer eigenen stndigen mathe-
matischen Sektion innerhalb der SNG auf. In einem im Mai 1910 versand-
ten, von 19 fhrenden Mathematikern aus allen Landesteilen unterzeich-
neten Rundschreiben fhrten sie aus, dass den mathematischen Wissen-
schaften in der Schweiz in weiten Kreisen lebhaftes Interesse entgegenge-
bracht werde, wie die begeisterte Aufnahme des Plans der Herausgabe der
smtlichen Werke von Leonhard Euler beweise. Zwar existiere seit 1901
bereits die Vereinigung der Mathematiklehrer an schweizerischen Mittel-
schulen (heute VSMP - Verein Schweiz. Mathematik- und Physiklehrkrfte),
die zu jenem Zeitpunkt ber 100 Mitglieder zhlte. Da diese Vereinigung
aber in der Hauptsache den mathematischen Unterricht zu frdern suche,
entspreche eine Gesellschaft, die rein wissenschaftliche Zwecke verfolge
und sich deshalb an einen weiteren Interessentenkreis wende, einem wirk-
lichen Bedrfnis. Der Aufruf hatte grossen Erfolg, wie man einem zweiten
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 31
Rundschreiben von Rudolf Fueter vom Juni 1910 entnimmt. Es gingen ins-
gesamt 82 Beitrittserklrungen ein, womit die konstituierende Sitzung am
Sonntag, den 4. Sept. 1910, nachmittags 4 Uhr im Bernoullianum in Basel
stattnden und die Gesellschaft nach der Aufnahme am 5. Sept. durch die
SNG bereits am 6. Sept. 1910 ihre erste Sektionssitzung abhalten konnte.
Abbildung 3. Einladung zur 1. Jahresversammlung der zu grndenden Schwei-
zerischen Mathematischen Gesellschaft [ETH-Bibliothek, Archive, Hs 1447, 100
(1910), 2].
32 E. Neuenschwander
In den ersten Jahren wurden in den mathematischen Sektionssitzun-
gen der SNG im Durchschnitt etwa 10 Vortrge gehalten, wie man dem
Bericht [Feh1915] und der nachfolgenden Chronik entnehmen kann. Die
Referenten waren fast ausschliesslich Mitglieder der SMG, die sich frei da-
zu anmelden konnten. Der Mitgliederbeitrag betrug zunchst nur Fr. 2.
pro Jahr, ab 1922 Fr. 4., ab 1948 Fr. 6. und wurde 1967 auf Fr. 10.,
1976 auf Fr. 20., 1983 auf Fr. 30. und schliesslich 1991 auf Fr. 50. pro
Jahr angehoben. 2007 wurde ein spezieller Studenten- und Doktoranden-
tarif (Fr. 10.) eingefhrt, um vor allem junge Neumitglieder zu gewinnen.
Die Statuten der Gesellschaft hatten eine grosse hnlichkeit mit denje-
Abbildung 4. Einzug nicht eingegangener Mitgliederbeitrge per Nachnahme [ETH-
Bibliothek, Archive, Hs 1447, 402 (1938), 9].
nigen der zwei Jahre zuvor gegrndeten Schweizerischen Physikalischen
Gesellschaft, vgl. [HG2008, 51]. Sie unterschieden sich von den heutigen
nur in Details: Der Vorstand bestand schon damals aus drei Mitgliedern,
wobei der Sekretr-Kassier der Gesellschaft in einem zweijhrigen Turnus
sukzessive zum Vizeprsidenten und Prsidenten aufrckte. Wenn auch
die statutenmssige Grundstruktur der Gesellschaft stets die gleiche blieb,
vermehrten sich ihre Aktivitten doch stetig, was sich auch in der Bilanz-
summe der Gesellschaft widerspiegelt, die von anfnglich ca. Fr. 1'000.
auf heute ber Fr. 100'000. pro Jahr anwuchs. Um 1928 wurde die Her-
ausgabe einer eigenen Zeitschrift, der Commentarii Mathematici Helvetici,
beschlossen sowie die Grndung einer Stiftung zur Frderung der mathe-
matischen Wissenschaften in der Schweiz, welche die Herausgabe der Zeit-
schrift nanziell absichern sollte. 1964 nahm der von der Stiftung nan-
zierte Informations- und Austauschdienst seine Arbeit auf. In einem w-
chentlichen Bulletin wurde ber mathematische Forschungsseminare, Vor-
trge, Gastvorlesungen und Gastaufenthalte in der Schweiz berichtet sowie
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 33
Reisekostenbeitrge an Mathematiker in schweizerischen Hochschulinsti-
tuten zum Besuch von Tagungen und Kongressen gewhrt. 1976 wurde
schliesslich die 1946 von Louis Locher-Ernst gegrndete Zeitschrift Elemen-
te der Mathematik von der SMG bernommen. Gleichzeitig wurden auch
die von der Gesellschaft organisierten Tagungen immer zahlreicher und
umfangreicher. Whrend in den ersten Jahren das Vortragsprogramm auf
den Herbstversammlungen sozusagen ausschliesslich durch die Mitglieder
bestritten wurde, begann man ab 1976 speziell die Doktoranden an den
schweizerischen mathematischen Instituten zu Kurzvortrgen einzuladen,
deren Zusammenfassungen anschliessend zuhanden der Mitglieder verviel-
fltigt wurden. Das vor allem von Peter Gabriel propagierte Konzept schei-
terte allerdings teilweise an der mangelhaften Mitwirkung einzelner Profes-
soren und unbefriedigendem Besuch der etablierten Gesellschaftsmitglie-
der [ETH-Bibl., Archive, Hs 1447, 203(1980), Dok. 1], weshalb die Herbstsit-
zungen nach Gabriels Ausscheiden aus dem Vorstand erneut umgestaltet
wurden. So wurde die Vervielfltigung der Vortragszusammenfassungen
bereits 1982 wieder eingestellt, und im Frhjahr 1984 beschloss man, zu
der Herbstversammlung neben den Doktoranden auch ein bis zwei Kolle-
gen zu bersichtsvortrgen einzuladen, um den Besuch der Tagungen fr
die Mitglieder attraktiver zu machen [ibid. 501(1984), 2]. In den nachfol-
genden Jahren wurden diese bersichtsvortrge vermehrt und vielfach an
neu berufene Mathematiker vergeben, die den Gesellschaftsmitgliedern so
ihre Forschungen prsentieren konnten. Zugleich versuchte man den Kon-
takt zwischen der lteren und jngeren Mathematikergeneration zu ver-
bessern [ibid. 501(1988), 2] und auch jngere SMG-Mitglieder und Studen-
ten anzusprechen durch die Abhaltung sogenannter Minikurse zu attrak-
tiven neuen mathematischen Gebieten [ibid. 504(1990), 1]. Analog wurden
auch die zunchst nur sporadisch stattndenden Frhjahrssitzungen aus-
gebaut. Zu Beginn wurden dort meist ein bis zwei bedeutende Mathemati-
ker vielfach aus dem Ausland eingeladen, wogegen seit 1981 sogenannte
Mathematiktage oder Journes abgehalten werden, an denen mehrere
Referenten den Mitgliedern und Doktoranden jeweils ein spezielles Fach-
gebiet detaillierter vorstellen [ibid. 901(1981), 1; 201(1983), 33; 305(1991),
2/2f.].
Neben den von der Gesellschaft herausgegebenen mathematischen Zeit-
schriften und der durch sie bewerkstelligten Vertretung in den internatio-
nalen Fachgremien, die weiter unten in speziellen Kapiteln gewrdigt wer-
den, knnen hier aufgrund des beschrnkten Raumes nur einige wenige
besondere Ereignisse aus der Gesellschaftsgeschichte herausgegrien wer-
den. Fr weitere Details sei auf die nachfolgende, die gesamten 100 Jahre
umfassende Chronik und das Archiv der Gesellschaft an der ETH-Bibliothek
(Hs 1447) verwiesen.
34 E. Neuenschwander
Von 1925 bis 1931 gab die SMG eine Monographien-Reihe Verffent-
lichungen der Schweizerischen Mathematischen Gesellschaft bei Orell Fs-
sli heraus, ber die in den zu jener Zeit noch relativ sprlichen Akten der
Gesellschaft nie explizite berichtet wird. In ihr erschienen bis zur Grn-
dung der Commentarii fnf Werke von Ch. Cailler, A. Speiser, R. Fueter,
L. E. Dickson und J. Steiner. Die Herausgabe des grossen nachgelassenen
Werkes ber Kugelgeometrie von Jakob Steiner durch Rudolf Fueter bilde-
te den Abschluss dieser Reihe und zugleich den Anlass zur 1930 erfolgten
Grndung des Steinerarchivs sowie des Steiner-Komitees, das 1937 zum
SteinerSchli Komitee erweitert wurde. Die Aufgabe des Steiner-Komitees
war die Herausgabe, Verwertung sowie Sammlung des Steinerschen Nach-
lasses. Das Steiner-Komitee wurde von der SMGgewhlt und durch den Zen-
tralvorstand der SNG besttigt [ibid. 201(1930), 30 und 801.2(1930), 11].
1937 wurde der Auftrag auf die Bearbeitung des in der Schweizerischen
Landesbibliothek in Bern liegenden Nachlasses von L. Schli ausgedehnt
und das Komitee zugleich auf 48 Mitglieder erweitert [ibid. 201(1937), 11].
Zum Prsidenten nach dem bei dieser Erweiterung erfolgten Rcktritt von
R. Fueter wurde L. Kollros gewhlt, die Funktion eines Generalredaktors
bernahm J. J. Burckhardt. Gemss den 1937 verabschiedeten Statuten war
das Komitee verpichtet, der SNG jhrlich Bericht zu erstatten, was bis
zu seiner Ausung nach Vollendung des Auftrags im Jahre 1956 auch ge-
schah. Durch diese Berichte und das Vorwort der durch das Komitee veran-
stalteten Herausgabe der Gesammelten Mathematischen Abhandlungen
von Ludwig Schli (3 Bde., 19501956) kann man sich ein gutes Bild von
der vor allem durch L. Kollros, J. J. Burckhardt und H. Hadwiger geleisteten
Arbeit machen.
Am12. Mai 1935 fand die Jubilumssitzung zur Feier des 25-jhrigen Be-
stehens der Gesellschaft in Bern statt, mit einem Vortrag von Prof. C. Cara-
thodory aus Mnchen, der lange auf die Reisegenehmigung des NS-Re-
gimes warten musste, und verschiedenen Reden von W. Saxer, G. Dumas
und A. Speiser. In seiner Rede begrsste der Prsident der SMG, Prof. Sa-
xer, zunchst die oziellen Gste: Prof. Senn, Zentralprsident der SNG,
Prof. S. Dumas, Prsident der Vereinigung Schweizerischer Versicherungs-
mathematiker, Dr. Marti, Sekundarschulinspektor und Prsident des Ver-
eins schweizerischer Mathematiklehrer. Ferner verlas er ein Schreiben von
Bundesrat Etter, worin dieser der Gesellschaft fr ihre bisherige Ttigkeit
dankte und ihr weiterhin guten Erfolg wnschte. Grosse Freude bereitete
ihm die Tatsache, dass viele Gesellschaftsmitglieder der Grndergenera-
tion der Einladung Folge geleistet hatten sowie auch smtliche frheren
Prsidenten ausser Grossmann, der schon seit Jahren an sein Krankenla-
ger gefesselt war. Dann ernannte er im Namen der Gesellschaft deren drei
Grnder, erste Prsidenten und bestndig tatkrftige Frderer, R. Fueter,
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 35
Abbildung 5. Einladung zur Jubilumssitzung anlsslich des 25-jhrigen Bestehens
der SMG in Bern [ETH-Bibliothek, Archive, Hs 1447, 501 (1935), 3].
36 E. Neuenschwander
H. Fehr und M. Grossmann unter einmtigem Beifall zu Ehrenmitgliedern.
Im Anschluss sprach der Prsident einige Gedanken ber die Zukunft der
Gesellschaft aus. Er wies auf die absolute Notwendigkeit ihrer Existenz an-
gesichts des in der Schweiz dezentralisierten Unterrichtswesens hin und
sprach schliesslich die Honung aus, dass die Politik in der SMG nie eine
Rolle spielen mge. Stets sollen ihr nur die bei der mathematischen For-
schung befolgten Prinzipien Wahrheit, Klarheit, Einfachheit als Richtlini-
en dienen. Gustav Dumas berichtete anschliessend ber die Gesellschafts-
ttigkeit in den vergangenen 25 Jahren. Er wies insbesondere auf die her-
vorragenden auslndischen Vortragenden hin wie Weyl, Hadamard, de La
Valle Poussin, Frchet, Blaschke, Hecke, Enriques, Cartan, Montel, deren
Referate in der Regel in extenso im LEnseignement mathmatique erschie-
nen waren, sowie auf die Grndung der Commentarii. Anschliessend spra-
chen noch A. Speiser und S. Dumas, und beimgemeinsamen Mittagessen im
Hotel Schweizerhof in Bern berbrachten L. Crelier die Grsse und Glck-
wnsche der Universitt und Fakultt in Bern, G. Senn diejenigen der SNG
und Dr. Marti als Prsident die des Vereins schweizerischer Mathematik-
lehrer. Im Archiv der Gesellschaft haben sich umfangreiche Unterlagen
zur Jubilumssitzung erhalten: Korrespondenz von W. Saxer mit W. Scher-
rer und den frheren Prsidenten ber die Organisation und Gestaltung
der Tagung sowie die Einladungen an die oziellen Gste [ibid. 201 und
502(1935)], die Rede von Saxer mit einem Bericht ber das Jubilum in
der NZZ vom 15.5.1935 [ibid. 501(1935)], wogegen die Rede von G. Du-
mas auszugsweise im LEnseignement mathmatique 34 (1935), 264268,
erschienen ist.
1938/39 beteiligte sich die SMG an den Bemhungen, das mathema-
tische Schaen der Schweiz an der Landi 1939 in Zrich zur Geltung
zu bringen. Der Anstoss hierzu ging vom damaligen Prsidenten, R. Wa-
vre, aus, der in einem Rundschreiben vom 3. Dez. 1937 an einige Kollegen
und frhere Prsidenten der SMG die Meinung vertrat, dass die Mathema-
tik an der Landesausstellung besser durch die SMG als durch die einzel-
nen mathematischen Institute vertreten werde. Gleichzeitig schlug er vor,
dass das mathematische Schaen der Schweiz auf einer Schautafel in ei-
ner grossen geometrischen Figur dargestellt werden knnte (mit Portraits
von Euler, den Bernoullis, Steiner, Schli; den Gesammelten Werken von
Euler, allen Werken der schweiz. Mathematiker, LEnseignement mathma-
tique, Commentarii, Akten der zwei in der Schweiz abgehalten Internatio-
nalen Mathematiker-Kongresse etc.) [ibid. 201(1937), 35]. Nach einer Bera-
tung ber die eingegangenen Reaktionen und weiteren Vorschlgen kon-
zentrierte sich der Vorstand der SMG auf ein Projekt von E. Stiefel und
verentlichte im Juli 1938 ein Rundschreiben zur Sammlung mathemati-
scher Aufgaben (Rtsel, Denksportbungen), die dann jede Woche in der fr
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 37
die Mathematik reservierten Abteilung gestellt werden sollten. Diese sollten
keine speziellen oder nur bescheidene Vorkenntnisse erfordern, aber einen
typisch mathematischen Gedanken zum Ausdruck bringen. Jede folgende
Woche sollte mit der neuen Aufgabe die Lsung der vorangehenden darge-
legt werden. Leider trafen nur sehr wenige Aufgaben ein, v. a. von Eduard
Stiefel, dem Initianten des Projekts und Hugo Hadwiger [ibid. 201(1938)
und (1939)]. Trotzdem konnte die Idee realisiert werden, wie man einer Pu-
blikation von E. Trost entnehmen kann. Darin beschreibt Trost zunchst
die Koje Mathematik an der Landesausstellung und berichtet alsdann, dass
der Denksportveranstaltung ein voller Erfolg beschieden war, weshalb er
die 22 Aufgaben mitsamt Lsungen auch fr einen weiteren Kreis in einem
kleinen Bchlein publizierte [Tro1939].
Abbildung 6. Die Koje Mathematik an der Schweiz. Landesausstellung Zrich 1939
[Tro1939, S. 2].
1945/46 wurde eine Sammlung von mathematischen Werken und Geld
zugunsten der polnischen Mathematiker organisiert. Initiiert wurde dies
durch einen Brief des polnischen Mathematikers W. Sierpinski an Sophie
Piccard, in dem Sierpinski die durch die Nazis ermordeten polnischen Ma-
thematiker und zerstrten Bibliotheken auistet [ibid. 201(1945), 1]. Rolin
Wavre publizierte eine Zusammenfassung dieses Berichts mitsamt Spen-
denaufruf im Journal de Genve, No. 269 vom 14.11.1945, unter dem Titel
Le martyre de la Pologne [ibid. 201(1945), 6]. Weitere Spendenaufrufe
und Berichte erfolgten in den Feuilles dAvis de Neuchtel vom 7.3.1946
durch S. Piccard, im Bund vom 17.4.1946 durch H. Hadwiger, in der NZZ
38 E. Neuenschwander
vom 4.5.1946, in den Elementen der Mathematik 1 (1946), S. 56, durch
L. Locher-Ernst sowie in einem Rundschreiben der SMG vom Februar 1946.
Abbildung 7. Spendenaufruf von Sophie Piccard in den Feuilles dAvis de Neuchtel
vom 7.3.1946 [ETH-Bibliothek, Archive, Hs 1447, 201 (1946), 14 Ad. 1].
Aus den im Archiv erhaltenen umfangreichen Akten ergibt sich, dass die
Geldsammlung etwa Fr. 500. ergab, die durch die SMG auf Fr. 700. auf-
gestockt wurden, womit v. a. mathematische Werke und Zeitschriften aus
der Schweiz zum Autorenpreis gekauft wurden [ibid. 103(1946), 1/5]. Dem
oben erwhnten Zeitungsartikel von H. Hadwiger entnimmt man, dass ein
erster Teil der erfolgreichen Bchersammlung mit dem Polenzug Nr. 6 am
10. April 1946 St. Margrethen in Richtung Warschau verliess und circa 400
Bcher, Zeitschriftenbnde und Sonderdrucke aller Art umfasste. Fr wei-
tere Details sei auf die ausfhrlichen Bcherlisten und Korrespondenzen
im Archiv [ibid. 201(1946)] verwiesen.
Am 15. Okt. 1945 wurde von Bundesrat Kobelt auf Antrag von Prof. A.
von Muralt ein Globalbeitrag von Fr. 300'000. zur Untersttzung der wis-
senschaftlichen Forschung und zur Heranbildung eines schpferischen
Nachwuchses auf den Gebieten der Mathematik, der theoretischen Physik
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 39
und der rein wissenschaftlichen Physik bewilligt. Der Beitrag bezweckte die
Vergabe von zwei- bis dreijhrigen Stipendien an besonders begabte junge
Mathematiker oder Physiker zugunsten ihrer weiteren Ausbildung nach be-
endigten Hochschulstudien. Die Verwaltung der Mittel wurde einer aus je
vier Vertretern der Schweizerischen Mathematischen Gesellschaft und der
Schweizerischen Physikalischen Gesellschaft bestehenden Spezialkommis-
sion unter demVorsitz von Prof. Dr. Paul Scherrer bertragen. Als Vertreter
der Mathematiker wurden nach einem angeregten Briefwechsel R. Fueter,
A. Speiser, M. Plancherel und G. de Rham ernannt, der damals Prsident
der SMG war [ibid. 201(1945), 39.].
Am 31. Aug. 1947 ergaben sich auf der Mitgliederversammlung in Genf
bei der Wahl des neuen Vorstandes Dierenzen, indem der vom alten Vor-
stand vorgeschlagene prominente Mathematiker Heinz Hopf nicht als Pr-
sident der SMG gewhlt wurde durch die 26 anwesenden Gesellschafts-
mitglieder. Im Protokoll der Versammlung [ibid. 2, S. 121f.] ndet sich
nur die Auistung des nach dem blichen Turnus gewhlten neuen Vor-
standes (Hadwiger, Blanc, Puger) und der knappe Vermerk, dass Hopf
die nachfolgende einstimmige Wahl in das Redaktionskomitee der CMH
nicht angenommen habe. Tiefere Einsichten in das Vorgefallene vermit-
teln die zahlreichen im Archiv erhaltenen Briefe zu dieser Angelegenheit
[ibid. 201(1947)]. Da wre zunchst ein leicht gekrnkter Brief von Hopf
selbst vom 23. Sept. 1947 [ibid., Dok. 56], in dem er fr die ehrenvolle
Wahl in das Redaktionskomitee der CMH dankt, diese aber nach grnd-
licher berlegung nicht annehmen kann, weil damit ebenfalls eine repr-
sentierende Funktion nach aussen verbunden gewesen wre. Seiner Wahl
in das Redaktionskomitee sei die Ablehnung seiner Wahl zum Prsidenten
der SMG unmittelbar vorhergegangen; diese beiden Beschlsse knnten so-
mit nicht voneinander getrennt werden, da der eine ohne den anderen be-
stimmt nicht zustande gekommen wre. Wenn jedoch ein gebrtiger Aus-
lnder nach der Meinung der Mitgliederversammlung schlecht geeignet sei,
die SMGdemAusland gegenber zu vertreten, so wolle er auch keine andere
reprsentierende Funktion in der SMG bernehmen. Am 1. Nov. 1947 folg-
te ein energischer Protest der ETH-Mathematiker (Gonseth, Kollros, Puger,
Plancherel, Saxer, Stiefel) an die Kollegen Fehr und Fueter [ibid., Dok. 63], in
dem sich jene von dem durch letztere in der Mitgliederversammlung ver-
tretenen nationalistischen Standpunkt distanzieren, dass die SMG einzig
von einem gebrtigen Schweizer geleitet werden knne. Wie man einem
Schreiben des Genfer Mathematikers Rolin Wavre an den Vorstand und
smtliche Altprsidenten der SMG vom 6. Dez. 1947 [ibid., Dok. 71] ent-
nehmen kann, waren es vermutlich nicht nur nationalistische Argumente,
welche die Wahl von Hopf schlussendlich scheitern liessen. Wavre weist in
seinem Brief darauf hin, dass bei dem Wahlvorschlag (Hopf, Blanc, Puger)
40 E. Neuenschwander
des alten Vorstands, die ETH mit zwei Mitgliedern im dreikpgen Vor-
stand vertreten gewesen wre, was er nicht akzeptieren konnte. Ferner sei
nicht einzusehen, weshalb ein gebrtiger Auslnder ohne Abverdienen
der arbeitsintensiven mter des Sekretrs und Vizeprsidenten direkt als
Prsident gewhlt werden solle, wenn dies den gebrtigen Schweizern im
Normalfall verwehrt sei. In der 100-jhrigen Geschichte der Gesellschaft
ndet sich in der Tat nur eine einzige Ausnahme von diesem ausser in
den 1920er Jahren blichen Turnus. So wurde dem damals bereits 59-
jhrigen, soeben zum Prsidenten des SteinerSchli Komitees ernannten
ETH-Mathematiker Louis Kollros 1937 einstimmig die Vize- und nachfol-
gende Prsidentschaft angeboten, nachdem sich P. Buchner freundlicher-
weise bereit erklrt hatte, nochmals zwei weitere Jahre als Sekretr zu die-
nen [ibid. 201(1937), 19 u. 26]. Wie sich einemBrief von M. Gut an H. Hadwi-
ger vom 27. Dez. 1947 entnehmen lsst [ibid. 201(1947), 78], einigte man
sich auf der Frhjahrssitzung in Burgdorf am 18. Mai 1947 anscheinend
darauf, dass Hadwiger und Blanc ihre mter nochmals zwei weitere Jah-
re behalten wrden, damit Hopf direkt als Prsident einsteigen kann. Im
Sommer 1947 wollte Hadwiger jedoch infolge Arbeitsberlastung [ibid.,
Dok. 33] und vielleicht auch wegen mangelnder Zustimmung zu seiner Wahl
[ibid., Dok. 73] ganz aus dem Vorstand austreten, glaubte sich dann aber
dem abweichenden Willen der Mitgliederversammlung in Genf fgen zu
mssen und erklrte Annahme der Wahl. Nach dem energischen Protest
der ETH-Mathematiker verzichtete er am 26. Nov. 1947 jedoch denitiv auf
sein Amt [ibid., Dok. 66], worauf dann am 9. Mai 1948 Ch. Blanc, A. Puger
und F. Fiala in den Vorstand gewhlt wurden. Die Nichtwahl von Heinz Hopf
drfte somit bis zu einem gewissen Grad auch durch die als bermssig
empfundene Vertretung der Zrcher Mathematiker bedingt gewesen sein.
Solche Ressentiments kamen gelegentlich auch bei der Organisation der in
Zrich abgehaltenen drei Internationalen Mathematiker-Kongresse vor.
Am 17./18. Mai 1957 fand in Basel eine grossangelegte Feier zur 250.
Wiederkehr des Geburtstages von Leonhard Euler statt, veranstaltet von der
SMG unter dem Patronat der Regierung des Kantons Basel-Stadt und der
SNG. AmNachmittag des 17. Mai lud das Radio-Studio Basel zu zwei Vortr-
gen von Prof. Dr. A. D. Fokker, Beekbergen (Niederlande), und Dr. M. Vogel,
Bad Godesberg (Deutschland), ein, die ber die Eulerschen Ton-Geschlech-
ter referierten und deren praktische Verwendbarkeit anhand eigens fr die-
sen Anlass von zwei hollndischen Komponisten verfassten Musikbeispie-
len demonstrierten. Am Abend fand dann ein Empfang des Regierungsrats
des Kantons Basel-Stadt imWildtschen Haus statt mit einer Rede von Regie-
rungsrat Dr. Peter Zschokke (Bericht in Basler Nachrichten vom 18./19. Mai
1957, Nr. 207). Am Morgen des 18. Mai folgte die Festsitzung in der Aula
der Universitt mit Begrssung durch den damaligen Prsidenten der SMG,
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 41
Abbildung 8. Einladung zur Eulerfeier der SMG am 17.18. Mai 1957 in Basel [ETH-
Bibliothek, Archive, Hs 1447:2, S. 164].
42 E. Neuenschwander
Abbildung 9. Prsenzliste zur Frhjahrssitzung der SMG anlsslich der Eulerfeier
mit Rekordbesuch von ca. 100 Teilnehmern [ETH-Bibliothek, Archive, Hs 1447:2,
S. 146].
E. Stiefel, und Ansprachen von A. Speiser und C. Truesdell. Am Mittags-
Bankett im Restaurant zum Schtzenhaus nahmen 176 Personen teil, aus-
ser den Mitgliedern der SMG insbesondere die zahlreichen Delegierten so-
wie in- und auslndische Gste, worunter sich auch eine Anzahl direkter
Nachkommen Eulers befanden. Die eigentliche Frhjahrssitzung der SMG
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 43
am Nachmittag zeigte einen Rekordbesuch von ca. 100 Teilnehmern. An-
schliessend folgte der Vortrag von H. Hopf, der zuvor zum Ehrenmitglied
der SMG ernannt worden war, zum Eulerschen Polyedersatz als Ausgangs-
punkt und Zentrum der Topologie (Bericht zum zweiten Tag in den Bas-
ler Nachrichten vom 20. Mai 1957, Nr. 208; Vortrag von C. Truesdell im
LEnseignement mathmatique II.3, 1957, 251262). An den Kosten fr den
Anlass beteiligten sich neben der Basler Regierung die SNG mit Fr. 2'000.
und Prof. Speiser mit Fr. 3'000. [ibid. 201(1957), 4/Ad 2. und 2, S. 164.].
1960 fand das 50-jhrige Jubilum der SMG statt. Der Anlass wurde mit
einem internationalen Kolloquium unter dem Patronat der IMU gefeiert, or-
ganisiert von einem hochkartigen Komitee, bestehend aus den Professo-
ren H. Hopf, B. Eckmann, G. de Rham, H. Kneser, H. Whitney und H. Jecklin.
Zur Finanzierung gelangte die SMG mit einem Rundschreiben an die f-
fentlichkeit mit der Bitte um Untersttzung, damit die hierfr bentigten
einigen zehntausend Franken aufgetrieben werden konnten. Wie man den
erhaltenen Akten entnehmen kann, scheinen aus Industrie und Wirtschaft
gegen Fr. 30'000. zusammen gekommen zu sein. Die grssten Spenden ka-
men von der Rentenanstalt und der Schweizerischen Rckversicherungs-
Gesellschaft (beide je Fr. 3'000.-), woneben aber auch die Brown, Boveri
AG Fr. 2'000.- stiftete mit der Begrndung, dass die mathematische For-
schung fr die Industrie immer wichtiger werde [ibid. 507 (1960), Dok. 1,
S. 7 und 509(1960)]. In demunter demVorsitz von H. Hopf vom20.25. Juni
1960 an der ETH organisierten Kolloquium ber Dierentialgeometrie und
Topologie nahmen ber 100 Mathematiker aus aller Welt teil. Die Hauptvor-
trge wurden von R. Bott, H. Busemann, S. S. Chern, B. Eckmann, P. J. Hilton,
F. Hirzebruch, A. Lichnerowicz, J. Milnor, N. E. Steenrod und R. Thom gehal-
ten, Akten in [ibid. 506(1960)], Publikation in [Bott1962]. Dieses Kolloqui-
um bildete zweifelsohne einen der Hhepunkte in der Ttigkeit der SMG,
der auch dadurch charakterisiert war, dass damals im Vorstand der IMU
vier mit der Schweiz verbundene Mitglieder (R. Nevanlinna, B. Eckmann,
K. Chandrasekharan, H. Hopf) sassen. Die eigentliche Jubilumsfeier der
SMG fand am 25.26. Juni 1960 statt mit der Schlusssitzung des Internatio-
nalen Kolloquiums ber Dierentialgeometrie und Topologie (Vortrge von
G. de Rham und H. Hopf), einer Rundfahrt auf dem Zrichsee, einem Ban-
kett im Kongresshaus und mit Festvortrgen des damaligen Prsidenten
der SMG, H. Jecklin [Manuskript in ibid. 507(1960)], und M. Plancherel ber
Mathematik und Mathematiker in der Schweiz [Plan1960]; siehe S. 121
in dieser Festschrift. Zum Kolloquium und zur Jubilumsfeier erschienen
mehrere Artikel in der NZZ, im Tagesanzeiger und im Bund von B. Eck-
mann, H. P. Knzi und E. Fueter, die im Archiv der Gesellschaft gesammelt
wurden [ibid. 511(1960)] sowie ein ausfhrlicher Bericht imLEnseignement
mathmatique II.6 (1960), S. 142144.
44 E. Neuenschwander
Abbildung 10. Auditorium beim Internationalen Kolloquium ber Dierentialgeo-
metrie und Topologie anlsslich des 50-jhrigen Jubilums der SMG. Vorderste Rei-
he (von links nach rechts): M. F. Atiyah, J. Eells, Stoll, Morin, H. Whitney, S. S. Cairns,
J. Leray. Zweite Reihe: A. Lichnerowicz, A. Douady, (??), R. S. Palais, J. F. Adams,
G. Leresche, F. Fiala, A. Frlicher, K. Voss , G. de Rham. Dritte Reihe: K. Leicht-
weiss, R. Olivier, N. H. Kuiper, A. Borel, N. E. Steenrod, P. J. Hilton, S. S. Chern, (??),
H. Busemann, J. Milnor, P. S. Alexandro [ETH-Bibliothek, Archive, Nachlass Beno
Eckmann].
1962 wurde unter der Prsidentschaft von B. Eckmann ein aus Ver-
tretern aller mathematischen Hochschulinstitute bestehendes Kurato-
rium der SMG geschaen, das Massnahmen zur Frderung der mathema-
tischen Forschung in der Schweiz, insbesondere die Schaung eines ma-
thematischen Forschungsinstituts studieren sollte. Das Institut sollte ge-
mss den Plnen des SMG-Vorstandes unter dem Patronat der Gesellschaft
stehen, seinen Sitz an der ETH haben und sein Forschungsbudget sollte
aus Mitteln des Schweizerischen Nationalfonds zur Frderung der wissen-
schaftlichen Forschung bestritten werden. Das Kuratorium sollte die Pl-
ne fr das skizzierte Institut aufstellen und, sofern das Institut zustan-
de kme, das Patronat ber das Institut innehaben [ibid. 203(1962), 2].
Das im Laufe des Sommers 1962 konstituierte Kuratorium traf sich am
10. Nov. 1962 in Zrich zu einer ersten und am 24. Mai 1963 in Bern
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 45
Abbildung 11. Vortrag von Ren Thom beim Internationalen Kolloquium ber Dif-
ferentialgeometrie und Topologie anlsslich des 50-jhrigen Jubilums der SMG
[ETH-Bibliothek, Archive, Nachlass Beno Eckmann].
zu einer zweiten Sitzung. Nach ausfhrlichen Diskussionen erachtete es
die folgenden Massnahmen als besonders wichtig und geeignet zur Fr-
derung der mathematischen Forschung in der Schweiz: 1. Einladung nam-
hafter auslndischer Mathematiker zu Gastaufenthalten, 2. Informations-
dienst zwischen den einzelnen Hochschulinstituten, 3. Frderung des Kon-
takts zwischen den einzelnen Instituten durch Reisekostenbeitrge zum
Besuch von Vortrgen und Seminarien, 4. Organisation von Arbeitstagun-
gen. Der ursprngliche Plan, diese Massnahmen durch Schaung eines zen-
tralen schweizerischen mathematischen Hochschulinstitutes zu verwirkli-
chen, wurde fallen gelassen, weil er als zu zentralistisch empfunden wurde.
Als besonders dringend wurden ein Informationsdienst und die Ausrich-
tung von Reisekostenbeitrgen (der sptere Austauschdienst) erachtet, de-
ren Reglemente bereits an der Mitgliederversammlung vom 10. Okt. 1964
angenommen wurden. Ferner wurde beschlossen, dass das Kuratorium als
stndiges neues Organ der SMG betrachtet werden soll, welches den Infor-
mations- und Austauschdienst berwacht. Erster Leiter des Informations-
dienstes war H. P. Knzi vom Rechenzentrum der Universitt Zrich, wo-
gegen der Austauschdienst vom jeweiligen Sekretr-Kassier der SMG be-
treut wurde, der grssere Beitragsgesuche ber Fr. 500. den Mitgliedern
46 E. Neuenschwander
des Kuratoriums auf dem Zirkularweg vorzulegen hatte [ibid. 202, 203, 302
und 305(1963 und 1964)]. Informations- und Austauschdienst bestehen
noch heute und wurden von der Stiftung im Durchschnitt jhrlich mit etwa
Fr. 10'000. untersttzt. Wie man dem Protokoll der 35. Sitzung des Stif-
tungsrates der Stiftung zur Frderung der mathematischen Wissenschaf-
ten in der Schweiz vom 15. Febr. 1964 entnehmen kann, wurde 1963 doch
ein Forschungsinstitut fr Mathematik an der ETH unter der Leitung von
B. Eckmann gegrndet, nachdem das zuvor unter dem Patronat der SMG
konzipierte Projekt auf eidgenssischer Ebene gescheitert war. Eines sei-
ner Ziele war es, junge, begabte Mathematiker in der Forschung zu be-
schftigen und damit ihre Auswanderung nach den USA nach Mglich-
keit zu verhindern [ibid. 803.1(1964), 1]. Um den wissenschaftlichen Aus-
tausch zwischen den schweizerischen mathematischen Hochschulinstitu-
ten zu verbessern, schlug der damalige Sekretr der SMG, R. Bader, dem
Kuratorium am 7. Sept. 1966 vor, alljhrlich einen Workshop in den Bergen
durchzufhren, wo junge, begabte Mathematiker einander ihr jeweiliges
Arbeitsgebiet vorstellen konnten [ibid. 203(1966), 19]. Die Idee stiess be-
sonders in der Westschweiz auf grosses Interesse, womit bereits vom 18.
28. Mrz 1968 dank der nanziellen Untersttzung der IMU und einiger
Westschweizer Universitten ein erstes solches Treen in Les Plans-sur-
Bex durch D. Amiguet organisiert werden konnte. Dieses stand unter der
wissenschaftlichen Leitung von R. Narasimhan (Genf) und genoss zudem
die Untersttzung von B. Eckmann vomForschungsinstitut fr Mathematik
an der ETH. Aus dem 7-seitigen Schlussbericht von D. Amiguet und wei-
teren Akten entnimmt man, dass das Treen ein voller Erfolg war, indem
mehrere sptere Hochschulprofessoren daran teilnahmen und in den nch-
sten Jahren dank der erneuten nanziellen Untersttzung der IMU weitere
analoge Treen organisiert wurden [ibid. 505 und 506(1968/69)]. Die vom
Kuratoriumder SMGangeregten Massnahmen zur Frderung der mathema-
tischen Forschung in der Schweiz fhrten somit nicht nur zur Grndung
des Informations- und Austauschdiensts, sondern indirekt auch zu jener
des Forschungsinstituts fr Mathematik an der ETH und den Seminaren
des Troisime Cycle Romand de Mathmatiques in Les Plans-sur-Bex.
1985 erstellte die SMG zuhanden der SNG einen von H. Carnal und
A. Robert verfassten, 12-seitigen Bericht ber die Bedeutung, gegenwr-
tige Lage, Zukunft und Bedrfnisse der mathematischen Forschung in der
Schweiz unter demTitel Mathmatiques de lan 2000 Prospective Suisse
[ibid. 801.2(1985), 5]. Die Autoren hielten zunchst fest, dass die Mathe-
matik in eine stndig wachsende Anzahl von Bereichen unseres tglichen
Lebens eindringt (Autopilot in Flugzeugen, Verschlsselung von Bankber-
weisungen, Computersimulationen). Anschliessend wiesen sie darauf hin,
dass die Mathematik ihren verschiedenartigen Benutzern eine gemeinsame
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 47
universelle Sprache liefert, eine grosse historische Tradition in der Schweiz
hat und dass darauf zu achten sei, dass die reine Mathematik durch die
Informatik-Welle der letzten Jahre nicht ungerechtfertigt in den Hinter-
grund gedrngt werde. Zum Abschluss folgen Statistiken ber Studenten
und Dozenten sowie die bange Frage, ob bei der gegenwrtigen Altersstruk-
tur der Dozenten und der Abwanderung junger Forscher ins Ausland oder
in andere Disziplinen der Schweiz im Jahr 2000 noch gengend Mathema-
tiker zur Verfgung stehen.
Ab ca. 1985 wurde die SMG auch in zunehmendem Masse mit der Eta-
blierung des Computers in ihren diversen Ttigkeitsbereichen konfrontiert.
Im April 1985 erhielt sie vom Data Base Committee des European Ma-
thematical Council (EMC) die Einladung, einen Vertreter in dieses Komi-
tee abzuordnen. Das Komitee bezweckte die Entwicklung eines Online-
Kommunikationssystems und einer Datenbank fr europische Mathema-
tiker unter dem Namen Euromath [Lah2000, S. 14]. Die Finanzierung der
ersten von drei Projekt-Phasen war durch Beitrge der EG und der dni-
schen Regierung sichergestellt. Als Kreditempfnger gurierte eine juristi-
sche Person, der European Mathematical Trust, in demdie Schweiz durch
G. Jger und spter S. Collart vertreten war. In den Sitzungsberichten der
SMG wird ausfhrlich ber Euromath berichtet und im Schriftverkehr mit
dem EMC nden sich zahlreiche Dokumente hierzu [ibid. 810(1985.)].
Wie man den SMG-Akten entnehmen kann, musste das Euromath-Projekt
wegen Finanzierungsproblemen redimensioniert werden. Im SMG-Bulletin
vom Herbst 1991 liest man hierzu: Trotz grossen Summen aus den Kas-
sen der EG muss man heute leider feststellen, dass aus dem anfnglich
vielversprechenden Projekt kaum noch etwas Brauchbares wird [ibid. 305
(1991), 2/2].
1992 wurde die Produktion der Elemente der Mathematik [ibid. 702
(1992)] und 1995 diejenige der Commentarii [ibid. 602(1994)] auf das ma-
thematische Textverarbeitungssystem T
E
X umgestellt. 1998 errichtete der
damalige Prsident der SMG, G. Wanner, mit der Untersttzung von St-
phane Cirilli deren erste Internet Webseite (http://www.math.ch/), die be-
reits 1999 ausgebaut wurde mit einem elektronischen Mitgliederverzeich-
nis, Joblists sowie Links auf alle mathematischen Institute in der Schweiz
und die mathematischen Gesellschaften imAusland. 2006 wurden die SMG-
Webseiten durch den heutigen Webmaster N. Hungerbhler neu gestaltet
und auch das Informationsbulletin der Gesellschaft aufgeschaltet und ei-
ne eigene Seite zur Frderung der Mathematik an den Gymnasien erstellt.
Die Seite bietet aktuelle Hinweise auf Veranstaltungen, Links zu entspre-
chenden Aktivitten der Universitten, einen Vortragsdienst, Patenschaf-
ten fr Maturaarbeiten, einen Nachhilfedienst, Literatur und Software-Em-
48 E. Neuenschwander
pfehlungen sowie eine ntzliche Link-Sammlung. Neu in Betrieb genommen
wurde damals ebenfalls die Swiss Digital Mathematics Library (SwissDML).
Diese wurde in Zusammenarbeit mit dem Konsortium der Schweizer Hoch-
schulbibliotheken und dem Gttinger Digitalisierungszentrum realisiert.
Diese elektronische Bibliothek umfasst die vollstndigen Bestnde der
CMH, der Elemente der Mathematik mitsamt ihrer Beihefte und des LEn-
seignement mathmatique, mit Ausnahme der Jahrgnge, die innerhalb der
kommerziellen Nutzungsfrist liegen (in der Regel 5 Jahre). Die Artikel sind
ber die Web-Seiten der SMG frei zugnglich; Download der PDF-Files und
Volltextsuche sind implementiert. Die im Sommer 2006 neu aufgeschalte-
ten Web-Seiten der SMG auf www.math.ch werden rege frequentiert. Ziel
der Neugestaltung war es, die vielfltigen Aktivitten sowie die Struktur
der SMG besser darzustellen und die Mechanismen der Gesellschaft trans-
parenter zu machen und damit auch dem Mitgliederschwund entgegenzu-
wirken. Ab 1996 sind damit smtliche Jahresberichte, zahlreiche Sitzungs-
berichte und ab einem etwas spteren Datum auch die meisten der von der
SMG untersttzten Tagungen online einsehbar. Andererseits fehlen aber ab
diesem Datum die Akten im physischen Archiv an den Spezialsammlungen
der ETH fr einige Jahre beinahe vollstndig, da etliche Vorstandsmitglie-
der ihre Akten noch nicht an die ETH-Bibliothek abgeliefert haben. Unsere
Berichterstattung ber diese neueste Zeit bleibt somit gelegentlich etwas
lckenhaft, obgleich wir keine Mhe scheuten, die fraglichen Vorstands-
mitglieder persnlich zu kontaktieren.
Die mathematischen Zeitschriften der SMG
In den ersten Jahren ihres Bestehens besass die SMG keine eigene Zeit-
schrift. Die Zusammenfassungen der an den Jahresversammlungen gehal-
tenen Vortrge wurden im LEnseignement mathmatique verentlicht
und in abgekrzter Form fr SNG-Mitglieder auch in den Verhandlungen
der SNG publiziert [vgl. Hs 1447, 504(1936), 1f.]. Dabei war es die Aufgabe
der Referenten, die betreenden Zusammenfassungen einzureichen und
fr die Publikation im Enseignement ins Franzsische zu bersetzen, wie
man aus einer Instruktion des damaligen Sekretrs der Gesellschaft S. Bays
[ibid. 504(1927), 4] und vom Enseignement [ibid. 504(1934), 18] entnimmt.
Die an den Sitzungen gehaltenen Hauptvortrge wurden sogar meist inte-
gral im Enseignement publiziert. Die SMG bezahlte dem Enseignement den
entsprechenden Anteil an den Druckkosten und an der Herstellung von
ca. 200250 Sonderdrucken der Sitzungsberichte, die anschliessend an die
Mitglieder verteilt wurden. Nachdemdas Enseignement infolge des zweiten
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 49
Weltkrieges whrend mehreren Jahren nicht erschienen war und die Redak-
tion nach dem Tod von H. Fehr im Jahr 1954 an J. Karamata bergegangen
war, kam es wegen stark erhhter Rechnungen des Enseignement fr die
Druckauftrge zu Dierenzen [ibid. 201(1956), 22.]. Die SMG wollte die-
se Kosten infolge beschrnkter, durch den Austauschdienst beanspruchter
Mittel ab 1966 nicht mehr bernehmen und die Vortragsberichte bloss in
den Verh. SNG publizieren [ibid. 201(1966), 25 und 503(1966), 2]. Als je-
doch auch diese um 1975 ihre Publikationsform nderten und fortan auf
die Publikation von Vortragsberichten der Sektionen verzichteten, wurden
die Vortragszusammenfassungen ab 1976 aufgrund der Wnsche einiger
Mitglieder zunchst im Osetverfahren durch die SMG vervielfltigt und in
einer beschrnkten Anzahl den Mitgliedern und anderen Interessenten zur
Verfgung gestellt, was jedoch nach wenigen Jahren wieder eingestellt wur-
de (vgl. die betreenden Belegexemplare imSMG-Archiv [ibid. 503(1976.)]
sowie den Bestand Per. 715465:1979-1981 an der ETH-Bibliothek).
Die Grndung der gesellschaftseigenen Commentarii Mathematici Hel-
vetici (CMH) lsst sich in den erhaltenen Dokumenten im Archiv der Ge-
sellschaft relativ detailliert verfolgen [ibid. 600607(1928.)]. Bereits am
5. Juni 1926 ersuchte die SMG die SNG in ihrem Subventionsgesuch fr
1927, einen Betrag von Fr. 3'500. aufzunehmen zwecks Grndung einer
eigenen wissenschaftlichen Zeitschrift [ibid. 801.2(1927), 1]. Zur Begrn-
dung wurde angefhrt, dass nur so die mangelnde Bekanntheit der For-
schungsresultate schweizerischer Mathematiker im Ausland wirkungsvoll
angegangen werden knne, wie die intensiven Diskussionen auf der Mitglie-
derversammlung in Aarau im Jahre 1925 gezeigt haben. Zur Realisierung
des Projektes wurde eine Kommission eingesetzt, die einen Projektentwurf
ausarbeitete, welcher anschliessend in wesentlichen Punkten noch przi-
siert wurde [ibid. 600(1928), 1f.], so dass nach dessen Billigung auf der
Frhjahrsversammlung vom20. Mai 1928 in Bern bereits Ende 1928 das er-
ste Heft der CMH erscheinen konnte [ibid. 605(1928), 1]. Gleichzeitig ging
man an die Grndung einer Stiftung, welche die Publikation der Zeitschrift
untersttzen sollte. Wie man demBriefwechsel von R. Fueter mit demPrsi-
denten der SMG entnehmen kann, waren im April 1929 bereits Fr. 10'000.
gesammelt. Am 16. Juni 1929 konnte das Grndungskomitee der Stiftung
(M. Plancherel, A. Speiser, E. Marchand, R. Fueter) der SMGan einer ausseror-
dentlichen Mitgliederversammlung in Bern die Statuten und einen Wahlvor-
schlag fr den Stiftungsrat vorlegen, so dass die Stiftung zur Frderung
der mathematischen Wissenschaften in der Schweiz nach der Genehmi-
gung durch die Mitgliederversammlung und den Bundesrat am 30. Dez.
1929 ins Handelsregister eingetragen werden konnte [ibid. 201, 25.; 605,
5f. und 803(1929) sowie die ebenfalls an der ETH bendlichen, vomArchiv
zur Zeit erst teilweise erschlossenen Stiftungsakten, Hs 1064:1].
50 E. Neuenschwander
Aus den Akten der SMG und dem ersten gedruckten Reglement der
CMH entnimmt man, dass der Titel der Zeitschrift in Anlehnung an die
kurz zuvor gegrndeten Helvetica Chimica Acta und Helvetica Physica Acta
der Schweizerischen Chemischen bzw. Physikalischen Gesellschaft eben-
falls auf lateinisch gehalten sein sollte, um keine der drei Landesspra-
chen zu bevorzugen. Die Leitung der Zeitschrift wurde einem alle sechs
Jahre zu whlenden Redaktionskomitee bergeben, bestehend aus einem
Prsidenten, einem Generalsekretr, einem Hilfssekretr sowie smtlichen
ehemaligen Prsidenten der Gesellschaft. Als Verlag wurde Orell Fssli ge-
whlt, der bereits die Monographien-Reihe Verentlichungen der Schwei-
zerischen Mathematischen Gesellschaft ab 1925 herausgegeben hatte. In
den CMH durften nur Originalarbeiten wissenschaftlichen Inhalts mit neu-
en Resultaten oder Methoden publiziert werden. Die Arbeiten mussten in
einer der drei Landessprachen abgefasst sein und von schweizerischen
oder in der Schweiz ansssigen auslndischen Gelehrten stammen. ber
die Mglichkeit der Verentlichung von Abhandlungen auslndischer Ge-
lehrter hatte das Komitee zu bestimmen. Der Abonnementspreis wurde in
den ersten Jahren auf Fr. 15. bzw. 18. fr Mitglieder respektive Fr. 25.
fr Aussenstehende festgelegt. Vgl. die Broschre mit dem Beschluss vom
20. Mai 1928 in Bern und demauf der Jahresversammlung der SMG in Thun
am 7. Aug. 1932 verabschiedeten Reglement der CMH [ibid. 601(1932)].
Zur Finanzierung der CMH dienten einerseits die Bundessubventionen
(zunchst Fr. 1'000. bis Fr. 3'500, ab 1949 Fr. 5'000., ab 1953 Fr. 6'400.,
ab 1956 Fr. 8'500.), die Zuschsse durch die 1929 gegrndete Stiftung [zu-
nchst Fr. 450., 1936 Fr. 1'930., vgl. die Zusammenstellung in ibid. 803.2
(1936), 2], welche vor allem durch Beitrge von Versicherungsgesellschaf-
ten und einigen anderen grossen Unternehmen alimentiert wurde, sowie
die Einnahmen aus den Zeitschriften-Abonnements. Als erster Generalse-
kretr der Zeitschrift wurde Rudolf Fueter gewhlt, der sich bis zu sei-
nem Tod in mustergltiger Weise fr die Zeitschrift einsetzte. 1937, als
die Subvention in Anbetracht der ungnstigen nanziellen und politischen
Lage auf Fr. 2'000. herabgesetzt wurde [ibid. 801.2(1937), 1], schrieb er
am 25.4.1938 an den Prsidenten der SMG: Ein Stck wertvollster gei-
stiger Landesverteidigung ist unsere einzige wissenschaftliche mathema-
tische Zeitschrift, die Commentarii Mathematici Helvetici. Wrde sie nicht
existieren, so htten wir wieder die gleichen Zustnde, wie vor & wh-
rend des Krieges [I. Weltkrieg]. Damals konnten die schweiz. Mathemati-
ker nur im Ausland ihre Forschungen publizieren, & waren auf die Gunst
des einen oder andern Grossstaates angewiesen. Eine schweiz. Mathema-
tik konnte es daher nicht geben. Unsere Leistungen wurden dem Staate
zugeschrieben, in dem sie erschienen. Durch die Grndung der C.M.H. ist
dies anders geworden. Dem Auslande wird gezeigt, was wir arbeiten. Die
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 51
Abbildung 12. Anschreiben von Orell Fssli zur Erstauslieferung von CMH [ETH-
Bibliothek, Archive, Hs 1447, 605 (1929), 4].
52 E. Neuenschwander
Abbildung 13. Abschrift der Stiftungsurkunde der Stiftung zur Frderung der ma-
thematischen Wissenschaften in der Schweiz [ETH-Bibliothek, Archive, Hs 1447,
803.2 (1929), 1 Ad. 1] (Notariatsprotokoll im Staatsarchiv des Kantons Zrich).
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 53
Zeitschrift hat internationalen Ruf erlangt, was sich in den Zusendungen
von Manuskripten & in den Anfragen nach Austausch kund tut. Allein die
Zeitschrift kann bei dem kleinen Hinterland nicht nanziell aus eigenen
Mitteln existieren. Sie kostet pro Jahr Fr. 4'000. ohne Bureauauslagen,
Clichs fr Figuren, etc. zu berechnen. Wir sind daher auf Subventionen
angewiesen. [ibid. 605(1938), 2]. Die Demarchen und Eingaben der SMG
[ibid. 201(1938), 8.] blieben nicht ohne Erfolg; bereits am 16. Sept. 1939
wurde durch die Regierung ein Nachtragskredit eingestellt, womit die Sub-
vention fr 1939 wieder auf Fr. 3'000. zu stehen kam[ibid. 801.2(1939), 14
Ad. 1].
Nach Fueters Tod (1950) wurde das Reglement der CMH revidiert [ibid.
601(1951)]. Gemss dem neuen Art. 3 durften fortan auch Arbeiten in eng-
lischer Sprache eingereicht werden. Gemss Art. 4 setzte sich das Redakti-
onskomitee nunmehr aus einem Prsidenten, einem Vizeprsidenten und
einem Sekretr zusammen. Ihnen stand ein Beirat aus smtlichen ehemali-
gen und dem derzeitigen Prsidenten der SMG sowie eventuellen weiteren
von der Generalversammlung der SMG bestimmten Mitgliedern zur Seite.
Der Abonnementspreis wurde leicht angehoben: Mitglieder der SMGbezahl-
ten jetzt Fr. 18., Nichtmitglieder Fr. 30.. Als Mitglieder des neuen Redakti-
onskomitees wurden J. J. Burckhardt, A. Puger und G. de Rham bestimmt.
1965 kam es zu Klagen ber den Orell Fssli Verlag, da die Hefte der CMH
wegen Mangels an geeigneten Setzern hug mit Versptung erschienen.
Zudem wies das Redaktionskomitee der CMH in einem Schreiben an den
Vorstand der SMG und an die Stiftung noch auf eine weitere Schwachstel-
le des Orell Fssli Verlags hin. Ursprnglich habe man die Honung ge-
habt, der Verlag wrde die wissenschaftliche Produktion pegen, und man
habe ihm deshalb die CMH, die Euler-Werke und mathematischen Verf-
fentlichungen der SMG berlassen. Der Verlag habe jedoch enttuscht, in-
dem er diesen Sektor nicht weiter ausgebaut habe und die Werbung un-
gengend geblieben sei [ibid. 605(1965), 9]. Nach Konsultationen mit den
oben erwhnten Gremien der SMG nahm J. J. Burckhardt deshalb Verhand-
lungen mit dem Birkhuser Verlag in Basel auf, und als dieser versprach,
auch noch die Ablsungskosten fr die von Orell Fssli zu bernehmen-
den alten Jahrgnge der CMH sowie fr die Adressen der Abonnenten zu
bezahlen, war der Verlagswechsel perfekt [ibid. 605(1965), 16 et passim].
1967 trat de Rham zurck und wurde durch A. Haeiger ersetzt. Wenig
spter kam es zu Finanzierungsproblemen fr die CMH, da die Stiftung
wegen der Ausgaben fr den Austauschdienst und einer Verringerung der
Spenden nicht gengend freie Mittel hatte, den stetigen Preisforderungen
des Birkhuser Verlags nachzukommen. Sie ersuchte deshalb den Schwei-
zerischen Nationalfonds um eine zustzliche Subventionierung der CMH
von Fr. 7'000. whrend der nchsten drei Jahre, was auch bewilligt wur-
54 E. Neuenschwander
de [ibid. 803.2(1967)]. 1973 wurde die Untersttzung des Nationalfonds in
den Untersttzungsbeitrag der SNG integriert und belief sich damals auf
Fr. 15'800. fr die CMH. Nur zehn Jahre spter war dieser Beitrag bereits
auf Fr. 37'000. angewachsen.
Zu Beginn der 1980er Jahre erfolgte eine vollstndige Umgestaltung des
Redaktionskomitees, indem 1981 der geschftsfhrende Redaktionssekre-
tr J. J. Burckhardt aus Altersgrnden nach ber 30 Jahren zurcktrat und
durch P. Gabriel ersetzt wurde. Kurz darauf verliessen auch A. Puger und
A. Haeiger das Redaktionskomitee, wogegen M. Kervaire, J. Moser, P. Hess,
A. Borel und C. Weber von 1980 bis 1984 neu in die Redaktion eintraten.
Die neue Redaktion unter der Leitung von P. Gabriel sah sich mit stetig
weiter wachsenden Preisen vonseiten des Birkhuser Verlags konfrontiert
sowie mit Ausgaben fr den Austauschdienst mit anderen Bibliotheken,
fr den sie 65 Freiexemplare zur Verfgung zu stellen hatte. Zudem wuchs
die Zahl der eingereichten Manuskripte und deren technische Komplexitt
mit dem Fortschreiten der mathematischen Forschung stndig. P. Gabriel
schrieb im Jahresbericht 1989 der CMH, dass im Band 64 (1989) 38 Arti-
kel mit insgesamt 673 Seiten publiziert wurden. Dabei wurden 32 Arbeiten
angenommen und 42 abgelehnt (gegen 30 Annahmen im Jahr 1988 und
85 Ablehnungen!) [ibid. 602(1989)]. Als es zustzlich noch zu Dieren-
zen innerhalb des Redaktionskomitees kam, traten P. Gabriel (der bereits
1987 auf eine Wiederwahl verzichtet hatte), P. Hess und J. Moser Ende 1989
denitiv zurck, und es musste ein neuer geschftsfhrender Redaktor ge-
funden werden.
Glcklicherweise war der dem Birkhuser Verlag nahestehende H. Kraft
bereit, die Redaktion der CMH zu bernehmen. Unter seiner Geschfts-
fhrung traten 1991 M. Struwe und E. Ghys, 1997 M. Burger und ab 2000
J.-B. Bost, G. Levitt, D. A. Salamon, A. Beauville, T. Colding, H. Darmon und
W. Lck in die Redaktion ein. Gleichzeitig wurde am Mathematischen In-
stitut der Universitt Basel ein Redaktionssekretariat eingerichtet, dessen
Bezahlung aber wegen der allgemeinen Finanzprobleme der Stadt Basel
schwierig blieb. Nach 15-jhriger Ttigkeit trat H. Kraft im Frhjahr 2006
nach dem Wechsel vom Birkhuser Verlag zum EMS Publishing House zu-
rck. Seither wird die Zeitschrift von Eva Bayer-Fluckiger als geschftsfh-
render Redaktorin geleitet.
Die Elemente der Mathematik wurden 1946 vom SMG-Mitglied Louis
Locher-Ernst gegrndet. Dieser berichtete in einemBrief vom25. Aug. 1945
an den Prsidenten der SMG und in einem Vortrag an der Mitgliederver-
sammlung in Fribourg im Herbst 1945 ber das Projekt und stellte dabei
die Frage, in welcher Art zum Ausdruck gebracht werden drfe, dass die
Elemente die Untersttzung der Schweizer. Mathem. Gesellschaft genies-
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 55
sen. Gleichzeitig wies er darauf hin, dass das Patronat der Zeitschrift von
drei Ehrenmitgliedern der SMG bernommen werde und auch die meisten
der 21 stndigen Mitarbeiter SMG-Mitglieder seien [ibid. 504(1945), 17, 26
28]. Sodann ersuchte er die SMG um Untersttzung bei der Grndung der
Zeitschrift, und schlug vor, dass passende Vortrge in extenso in der neuen
Zeitschrift abgedruckt werden knnten und der Redaktion ein vollstndi-
ges Verzeichnis der in den Versammlungen gehaltenen Vortrge zur Ver-
fgung gestellt wrde. Dem Titelblatt der ersten Nummern entnimmt man,
dass die Zeitschrift die Pege der Mathematik und die Frderung des mathe-
matisch-physikalischen Unterrichts bezweckte und gleichzeitig ozielles
Organ fr den Verein Schweizerischer Mathematiklehrer war. Der Abon-
nementspreis war relativ bescheiden; er erhhte sich von 1946 bis 1952
von nur Fr. 6. auf Fr. 10. pro Jahr. Die Zeitschrift publizierte Abhandlun-
gen und Forschungsberichte aus den einzelnen mathematischen Diszipli-
nen mit besonderer Bercksichtigung des mathematischen und physikali-
schen Unterrichts, kleine Mitteilungen von hchstens zwei Seiten, Aufga-
ben insbesondere aus dem Stogebiet der Elementarmathematik, Berichte
von Tagungen sowie eine detaillierte Literaturberschau. 1949 trat kurzzei-
tig Erwin Voellmy und wenig spter E. Trost und P. Buchner in die Redaktion
ein. Gleichzeitig wurde ein Aufbaufonds zur Sicherstellung der Fortfhrung
und Erweiterung der Zeitschrift gegrndet, der von H. Jecklin betreut wurde
und bereits in den ersten Jahren von schweizerischen Versicherungsgesell-
schaften namhafte Beitrge erhielt. Nach dem Tod von L. Locher-Ernst am
15. Aug. 1962 fhrten Trost und Buchner die Zeitschrift allein weiter, bis
1970 J. Rtz und 1972 M. Jeger in die Redaktion eintraten.
Neben den CMH erhielten auch die Elemente stets Untersttzungsbei-
trge von der Stiftung zur Frderung der mathematischen Wissenschaf-
ten in der Schweiz. So wurde z. B. bereits 1949 ein Beitrag von Fr. 1'500.
an die Elemente berwiesen [ibid. 2, S. 132], 1962 waren es Fr. 2'500.
[ibid. 803.1(1962)] und 1966 Fr. 5'000. [ibid. 803.1(1966)]. Daneben erhiel-
ten die Elemente Dezitbeitrge des Schweizerischen Nationalfonds (SNF),
die sich 196870 auf Fr. 5'000. und 1971/72 auf Fr. 6'500. beliefen. Als
jedoch der SNF die Subventionierung der Zeitschriften im Jahre 1973 auf-
kndigte und die SNG sich weigerte, die Elemente zu untersttzen, da diese
Eigentum des Birkhuser Verlags seien, sah sich die Zeitschrift wegen ih-
rer stndig steigenden Dezite in ihrer Existenz bedroht [ibid. 205 (1973);
803.2 (1973), 4 und 801.2 (1974), 6.]. Redaktion und Vorstand der SMG
suchten deshalb gemeinsam nach einer Lsung, bei der die Zeitschrift wie
die CMH durch die SNG untersttzt werden konnte, wozu sich dank des
Entgegenkommens des Birkhuser Verlags eine kostenlose bernahme der
Zeitschrift durch die SMG anerbot. Nach der Zustimmung smtlicher Orga-
ne der SMGund umfangreichen Verhandlungen der SMGund der damaligen
56 E. Neuenschwander
Elemente-Redaktoren Trost und Jeger mit dem Birkhuser Verlag konnte
der bernahmevertrag im Nov. 1975 unterzeichnet werden [ibid. 705 und
707(197475)]. Die bisherigen Redaktoren Jeger, Rtz und Trost erklr-
ten sich bereit, die Herausgabe der Zeitschrift weiterzufhren. P. Buchner
musste aus gesundheitlichen Grnden austreten, wogegen auf Wunsch des
Redaktionskomitees die Herren H. Kappus (Basel) und J. Steinig (Genf) neu
in die Redaktion aufgenommen wurden. Mit seinem konzilianten und ru-
higen Wesen hat Ernst Trost den Charakter der Zeitschrift als geschfts-
fhrender Redaktor whrend 20 Jahren geprgt und ihr als Ort der Pege
mathematischer Kleinkunst zu internationalem Ansehen verholfen. Nach
seinem unerwarteten Tod im Jahre 1982 bernahm sein langjhriger Ko-
redaktor Max Jeger die Geschftsfhrung. Unter seiner Leitung wirkten als
Redaktoren zunchst H. Kappus, M.-A. Knus, J. Rtz, J. Steinig sowie spter
ab 1988 Catherine Bandle, F. Bachmann, H. Chr. Im Hof und H. Joris.
In den 1980er Jahren verloren die Elemente zunehmend an Abonnenten
bei einer gleichzeitigen Steigerung der Produktionskosten. Es wurde da-
mit immer schwieriger, von den Geldgebern die entsprechenden Summen
zu erhalten, wobei jeweils die Frage nach dem Kosten-Nutzen-Verhltnis
im Raum stand. Da die von der Elemente-Redaktion vorgeschlagenen Re-
organisations-Massnahmen der SMG zu wenig weit gingen, wurde auf der
Herbstversammlung 1990 eine Kommission eingesetzt, die ein neues Kon-
zept fr die Zeitschrift ausarbeiten und insbesondere nachfolgende Fragen
klren sollte: Zielpublikum der Elemente, Prol der Zeitschrift (Akzent-
verschiebung von den Mittelschullehrern zu den Hochschulabsolventen),
Pichtabonnement fr SMG Mitglieder, Werbeaktion [ibid. 501, 705(1990
und 1991)]. Auf der nchsten Frhjahrstagung wurde ein neues Reglement
und neue Statuten fr die Elemente angenommen und mit der nachfolgen-
den Genehmigung durch den Beirat der SMG auch eine neue Redaktion auf
den 1.1.1992 eingesetzt. Neuer geschftsfhrender Redaktor wurde Urs
Stammbach, neue Redaktionsmitglieder P. Gallin, H. R. Schneebeli, R. Stre-
bel, H. Walser und spter noch Ch. Blatter, J. Kramer, F. Sigrist, H. H. Storrer
und H. Widmer. Hauptziel der Reorganisation war eine strkere Ausrich-
tung der Zeitschrift auf die Bedrfnisse ihres Leserkreises. Die Zeitschrift
sollte vermehrt in ihren Beitrgen aktuelle und interessante Themen der
Mathematik und ihrer Anwendungen aufgreifen und in einer Form darstel-
len, welche auch Nichtspezialisten anspricht [Mitteilung der Redaktion,
El. Math., Vol. 46, 179f.]. Gleichzeitig wurden auch vermehrt Besprechun-
gen von Bchern und Computersoftware aufgenommen und das ussere
Erscheinungsbild der Zeitschrift verndert: Auf dem Titelblatt erscheint
nun zumersten Mal der Vermerk Eine Zeitschrift der Schweizerischen Ma-
thematischen Gesellschaft. Mit dem neuen Prol und einer Werbeaktion
erhhte sich die Abonnentenzahl immerhin umetwa 10% [ibid. 702(1992)].
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 57
Mit dem 1.1.2000 kam es erneut zu einer grsseren Umstellung in der
Redaktion der Elemente. Urs Stammbach trat als geschftsfhrender Re-
daktor zurck, und mit ihm traten auch H. Joris und H. Schneebeli aus dem
Editorial Board aus. Als neuer Chefredaktor wurde Juerg Kramer von der
Humboldt-Universitt zu Berlin gewonnen, neue Redaktionsmitglieder sind
Frau Baoswan Dzung Wong und die Herren N. Schappacher und G. Wanner
und in den nachfolgenden Jahren auch M. Brodmann, P. Ghanaat, N. Hun-
gerbhler, Ch. Leuenberger und E. Warmuth. 2005 gingen Herstellung und
Vertrieb der Elemente zusammen mit den Commentarii vom Birkhuser
Verlag an das EMS Publishing House in Zrich ber. Die beiden Zeitschrif-
ten sind noch heute das Aushngeschild der schweizerischen Mathema-
tiker, wie in den Jahresberichten der SMG ab ca. 1998 unablssig betont
wird: Die Commentarii fr ihr hohes wissenschaftliches Niveau und inter-
nationales Renommee, die Elemente fr ihre hervorragend lesbaren, ein
breiteres Publikum ansprechenden Texte. Beide Zeitschriften konnten ihre
Auagen seit ihrem ersten Erscheinen wesentlich erhhen und erreichten
um 1975 ihre hchsten Abonnementszahlen, worauf diese dann sukzes-
sive wieder leicht abelen, bei den Elementen etwas strker als bei den
Commentarii. Die Elemente begannen 1946 mit 319 Abonnements in der
Schweiz und 25 im Ausland, steigerten sich 1969 auf 220 Abonnements
in der Schweiz und 500 im Ausland [vgl. die detaillierte Zusammenstel-
lung in ibid. 705(1974), 8/4] und hatten 2008 noch 440 Abonnements.
Die Commentarii begannen mit einer Auagenhhe von 400500 Exempla-
ren, erreichten 1973 insgesamt 912 Abonnements [ibid. 803.1(1974), 1/3]
und wurden 2008 in etwa 550 Exemplaren ausgeliefert. Beide Journale wa-
ren fr ihr berleben auf Bundessubventionen angewiesen und sicherten
sich nanziell ab durch die Errichtung einer Stiftung bzw. eines Aufbau-
fonds. Als die Schweizerische Akademie der Naturwissenschaften (SANW)
ab 1990 nicht mehr bereit war, die stndig wachsenden Produktionskosten
fr die wissenschaftlichen Zeitschriften allgemein und insbesondere fr
die Commentarii und Elemente zu tragen, betonte die SMG zunchst die
Wichtigkeit dieser beiden Zeitschriften fr die schweizerische Mathema-
tik [ibid. 801.2(1993), 11], konnte aber den Krzungsdruck vonseiten der
SANW doch nicht gnzlich abwenden, was wohl zusammen mit der Unter-
sttzung fr das EMS Publishing House in Zrich einer der wesentlichsten
Grnde fr den 2005 erfolgten Verlagswechsel gewesen sein drfte.
58 E. Neuenschwander
Vertretung in internationalen Gremien und Organisation von
deren Kongressen
Die Schweiz war imvergangenen Jahrhundert in den internationalen mathe-
matischen Gremien und bei den durch diese organisierten Kongressen ge-
messen an ihrer relativ bescheidenen Grsse eindeutig berproportional
vertreten. Sie hatte als bisher einziges Land die Ehre, den Internationalen
Mathematiker-Kongress (ICM) bis heute dreimal in derselben Stadt beher-
bergen zu drfen, und konnte auch fnfmal den Prsidenten der Interna-
tionalen Mathematischen Union stellen, wenn man die an schweizerischen
Hochschulen lehrenden auslndischen Mathematiker mit einbezieht. Die-
se gnstige Entwicklung nahm bereits vor der Grndung der SMG ihren
Anfang. Nachdem deutsche und franzsische Kreise um 1890 die Orga-
nisation eines internationalen Mathematiker-Kongresses propagiert hat-
ten, beschloss man, diesen aufgrund eines Vorschlags Georg Cantors in
der neutralen Schweiz abzuhalten. Die Zrcher Mathematiker stimmten
diesem Ansuchen im Juli 1896 zu und so wurde eine Kommission unter
der Leitung von Carl Friedrich Geiser gebildet, die sich um die Festlegung
des genauen Datums, umDauer, Programm, Publikationen, Einladungsform
und Finanzierung des Kongresses kmmern sollte. Auf Anraten der Deut-
schen Mathematiker-Vereinigung wurde das lokale Organisationskomitee
bald um mehrere auslndische Vertreter erweitert, so dass die Einladung
von einem wirklich internationalen Gremium ausgehen konnte. Der erste
Internationale Mathematiker-Kongress in Zrich fand vom 9.11. August
1897 statt und wurde von insgesamt 208 ordentlichen Teilnehmern be-
sucht (darunter bloss 4 Mathematikerinnen). Zur Organisation des ersten
Zrcher Kongresses vgl. das Archiv des lokalen Organisationskomitees in
ETH-Bibl., Archive, Hs 637:1; zumKongress selbst [Rud1898]; zur Geschich-
te der drei Zrcher Kongresse [Neu1994a] und [Neu1994b]; zur generellen
Geschichte des ICM [Cur2009].
Ein weiterer, heute wohl etwas weniger bekannter frher Beitrag zur
internationalen Vernetzung der Mathematiker ging vom Wahlgenfer Henri
Fehr aus, dem Mitbegrnder des LEnseignement mathmatique und lang-
jhrigen Generalsekretr der Internationalen Mathematischen Unterrichts-
kommission (IMUK/ICMI). Fehr wurde nach seinem mehrere Jahrzehnte
dauernden Wirken als Generalsekretr 1952 zum Ehrenprsident der In-
ternational Commission on Mathematical Instruction (ICMI) ernannt. Fehrs
Leistungsausweis fr den Mathematikunterricht ist beeindruckend. Wh-
rend 55 Jahren war er Herausgeber des LEnseignement mathmatique, der
ersten internationalen Zeitschrift zum mathematischen Unterricht und of-
ziellemOrgan der ICMI [CFGHS2003]. Und fr die schweizerische Subkom-
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 59
Abbildung 14. Anzeigekarte des ersten Internationalen Mathematiker-Kongresses
am Eidg. Polytechnikum in Zrich, 9.11. Aug. 1897. Vignetten auf der Karte mit
Portraits von Daniel, Jakob und Johann Bernoulli (oben), Leonhard Euler (links)
und Jakob Steiner (rechts) sowie der Sdfassade des Polytechnikums illustrieren
den schweizerischen Beitrag zur internationalen Mathematikwissenschaft [ETH-
Bibliothek, Archive, Hs 637:1]
60 E. Neuenschwander
mission hat er 191013 einen ber 700 Seiten umfassenden Bericht zum
mathematischen Unterricht in der Schweiz herausgegeben, der eine ber-
aus wertvolle, heute kaum mehr bekannte Quelle fr historische Forschun-
gen auf diesem Gebiete darstellt [Feh1910-13]. Der SMG hat Fehr whrend
vielen Jahren wertvollste Dienste geleistet. So organisierte er den Druck und
Versand der Versammlungsberichte und der Mitgliederverzeichnisse und
stand mit dem jeweiligen Vorstand der SMG stets in einem freundschaft-
lichen Verhltnis. In einem Brief anlsslich des 25-jhrigen Gesellschafts-
Jubilums an den damaligen Sekretr der Gesellschaft, W. Scherrer, schreibt
Fehr sogar, dass die Initiative zur Grndung der SMG von ihm ausgegangen
sei, seine beiden Mitbegrnder (Fueter, Grossmann) aber htten sofort ih-
re Mitwirkung zugesagt [ibid. 201(1935), 13]. Nach der Grndung der IMU
am 20. Sept. 1920 in Strassburg gab Fehr auf der nchsten Frhjahrsver-
sammlung der SMG in Basel auf Wunsch des Vorstandes Erluterungen zu
den Statuten der IMU, worauf dann auf der Herbstversammlung 1921 in
Schahausen der Beitritt der Schweiz beschlossen wurde. Fehr gehrte dem
Vorstand der IMU von 192432 als Vizeprsident an.
Nach dem ersten Weltkrieg wurden die besiegten Nationen zunchst
whrend mehreren Jahren von den internationalen wissenschaftlichen Or-
ganisationen ausgeschlossen [Leh1998, S. 30]. Infolge der dadurch verur-
sachten Streitereien kam es auf dem Internationalen Mathematiker-Kon-
gress von Bologna (1928) bei der Festlegung des nchsten Kongressortes
zu den grssten Schwierigkeiten und peinlichsten Diskussionen, so dass
sich Rudolf Fueter im Namen der Schweizer Delegation schliesslich bereit
erklrte, den Kongress zu bernehmen, umdessen Durchfhrung zu retten
[Bur1980, S. 11]. Am 11. Februar 1930 fand eine Besprechung der Zrcher
Mathematiker statt, bei der Fueter als provisorischer Prsident des Organi-
sationskomitees bezeichnet wurde, mit dem Auftrag, die SMG um Bestti-
gung dieser Wahl zu ersuchen [ibid. 201(1930), 2]. Der damalige Prsident
der SMG, S. Dumas, wollte diese Besttigung zunchst einer ordentlichen
Mitgliederversammlung vorlegen. Da Fueter aber zur Eile drngte, stimm-
te er nach einem Treen am 22. Februar mit Fueter und Fehr in Bern und
der Konsultation einiger weiterer prominenter Gesellschaftsmitglieder den
Vorschlgen von Fueter schliesslich zu [ibid. 201(1930), 3.]. Der zweite
Internationale Mathematiker-Kongress in Zrich fand vom 4.12. Septem-
ber 1932 statt. Er wies gegenber dem ersten eine Verdreifachung beina-
he smtlicher relevanter Daten auf, wie der diesmal von der Universitt
stammende Prsident des Organisationskomitees, Rudolf Fueter, in seiner
Ernungsansprache hervorhob: Die Kongressdauer stieg von 3 auf 9 Ta-
ge, die Zahl der ausgesandten Einladungen von 2000 auf 6000, die wis-
senschaftlichen Sektionen von 5 auf 8, die Kongresssprachen von 2 auf
4, die Anzahl der ordentlichen Teilnehmer von 208 auf 667 (worunter 35
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 61
Mathematikerinnen mit Emmy Noether als erster weiblicher Hauptreferen-
tin); Budget und Vortragsanzahl wuchsen gar fast um einen Faktor zehn an
(21 Hauptvortrge und ca. 250 Sektionsvortrge) [Sax1932].
Abbildung 15. Emmy Noether, erste und bis 1990 auch einzige weibliche plenary
speaker an einemICM, anlsslich der Schiahrt auf demZrichsee beimICM1932
[ETH-Bibliothek, Archive, Hs 637:2].
Nach dem zweiten Weltkrieg musste die Internationale Mathematische
Union (IMU) neu etabliert werden. Hierzu wurde vom 27.29. August 1950
eine Grndungsversammlung in New York abgehalten. Schweizer Vertre-
ter waren G. de Rham und W. Saxer. Auf der Frhjahrssitzung der SMG
am 20. Mai 1951 in Bern wurde beschlossen, der SNG den Beitritt zur IMU
zu beantragen, womit die Schweiz noch vor der ersten Generalversamm-
lung in Rom am 6.8. Mrz 1952 als Mitglied in der Gruppe II aufgenom-
men werden konnte und dort durch F. Fiala und A. Puger vertreten war
[Leh1998, S. 84100; ibid. 201(1950), 17.; 201(1951), 3.; 820(1952), 1f.].
Gleichzeitig wurde beschlossen, dass das Schweizerische Nationalkomitee
fr Mathematik aus dem amtierenden Vorstand der SMG und je einem Alt-
prsidenten aus den deutsch- und franzsischsprachigen Landesteilen be-
stehen sollte. In den nachfolgenden Jahren verfgte die SMG ber erheb-
lichen Einuss im Vorstand der (IMU), indem stets ein oder mehrere Vor-
62 E. Neuenschwander
standsmitglieder Schweizer oder durch ihre Ttigkeit an einer schweizeri-
schen Hochschule mit der Schweiz verbunden waren. So wirkten von 1955
bis 1966 nacheinander H. Hopf (19551958), R. Nevanlinna (19591962)
und G. de Rham (19631966) als Prsidenten der IMU. Gleichzeitig amteten
als Sekretr der Union B. Eckmann (19561961) und K. Chandrasekharan
(19611966). Es war deshalb naheliegend, dass die SMGihr 50-jhriges Jubi-
lum mit einer von der IMU untersttzten Konferenz feierte und 1958 von
der Mitgliedskategorie Gruppe II in Gruppe III avancierte [ibid. 820(1958), 1;
Leh1998, S. 306]. In den darauf folgenden Jahren hatten noch K. Chandra-
sekharan (19711974) und J. Moser (19831986) die Ehre, als Prsidenten
der IMU zu wirken, woneben man spter noch E. Zehnder (19911994) als
Mitglied des Vorstandes der IMU ndet.
Im Frhjahr 1980 gelangte das initiative Oce du Tourisme et des
Congrs de la Ville de Lausanne an den damaligen Prsidenten der SMG
mit der Anfrage, ob eine Mglichkeit bestehe, den ICM 1986 in Lausanne
zu organisieren. P. Gabriel traf sich daraufhin mit dem Direktor der dorti-
gen Kongressabteilung, J. Pelot, in Zrich, kontaktierte K. Chandrasekharan
und schrieb an die Lausanner Mathematiker, ob sie bereit wren, die Orga-
nisation fr den ICM1986 oder 1990 zusammen mit demPalais de Beaulieu
zu bernehmen. Wie man aus der Antwort von M. Ojanguren und J. Des-
cloux entnehmen kann, wre das Projekt zwar rein praktisch realisierbar
gewesen, aber die Lausanner Mathematiker zeigten sich ausser S. D. Chat-
terji wenig begeistert und wollten die Verantwortung fr die Organisation
eines solchen Kongresses nicht bernehmen [ibid. 201(1980), 27.].
Mehr Erfolg hatte eine Anfrage vom Mai 1989 von O. Lehto, damals Se-
kretr der IMU, ob die Schweiz an der Durchfhrung des ICM 1994 interes-
siert sei. Erste Besprechungen im Sommer 1989 in Zrich zeigten, dass er-
neut nur Zrich als Kongressort in Frage kam, da in Lausanne, wo die Infra-
struktur ebenfalls vorhanden gewesen wre, die Begeisterung im Rahmen
blieb. Eine Arbeitsgruppe bestehend aus Ch. Blatter, A. D. Barbour, H. Carnal
(Vorsitz), S. D. Chatterji und H. Jarchowerarbeitete danach eine Kandidatur,
die am 31.1.1990 an O. Lehto bersandt wurde. Nach dem Fall der Berliner
Mauer interessierten sich auch die deutschen Mathematiker fr den ICM94.
Das Site Committee der IMU sprach sich aber in bereinstimmung mit den
Wnschen des damaligen Altprsidenten, J. Moser, fr Zrich aus, da eine
Vergabe nach Berlin vielfach noch als etwas verfrht angesehen wurde und
besser erst 1998 terminiert wrde. Dieser Vorschlag wurde durch die Gene-
ralversammlung der IMU in Kobe im August 1990 besttigt. Da die SMG die
Organisation und nanzielle Verantwortung fr den Kongress nicht ber-
nehmen konnte und wollte, wurde im Mai 1990 der Verein ICM 1994 un-
ter der Prsidentschaft von H. Carnal gegrndet [ibid. 201 und 820(1990)].
Das Organisationskomitee des ICM94 wurde sukzessive auf ber zehn Mit-
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 63
glieder aus allen Landesgegenden erweitert und bemhte sich u. a. um die
Einladung der von eineminternationalen Komitee vorgeschlagenen 165 Re-
ferenten, die Aussendung der Kongress-Ankndigungen an die rund 4'000
Interessenten sowie die Finanzierung des mit einem Budget von ca. zwei
Millionen Franken veranschlagten Kongresses. Letzteres konnte dank der
grosszgigen Untersttzung durch die beiden ETHs, verschiedener privater
Firmen sowie von Stadt und Kanton Zrich und dem Bund gesichert wer-
den. Der dritte Internationale Mathematiker-Kongress in Zrich fand vom
3.11. Aug. 1994 statt mit ca. 2500 Teilnehmern aus 92 Lndern. An den
Vormittagen wurden jeweils 16 einstndige Plenarvortrge im Kongress-
haus abgehalten und an den Nachmittagen 148 eingeladene 45-mintige
Sektionsvortrge an der Universitt und ETH in sieben parallelen Sitzun-
gen. Daneben gab es fnf weitere eingeladene Vortrge von der ICMI und
Abbildung 16. Dritter Zrcher Mathematiker-Kongress. Signet und Briefmarke mit
Jakob Bernoulli und dem Gesetz der grossen Zahlen.
fnf von der Internationalen Kommission fr Mathematikgeschichte so-
wie 978 kurze Mitteilungen, welche im Book of Abstracts publiziert und
in den Postersessions am Nachmittag in der ETH vorgestellt wurden. Der
Prsident des Organisationskomitees, Prof. H. Carnal, wurde zum Kon-
gressprsidenten gewhlt, B. Eckmann zum Ehrenprsidenten. Die Er-
nungsfeier fand im Kongresshaus Zrich statt, Willkommensgrussworte
erbrachten Frau Bundesrtin Ruth Dreifuss, Dr. Alfred Gilgen, Vorsteher
des Erziehungsdepartements des Kantons Zrich, und Dr. Thomas Wag-
ner, Stadtprsident. Im Rahmen des Kulturprogramms wurden die Teil-
nehmer zu einem Bankett, einem klassischen Konzert und einer Vorstel-
lung der bekannten Pantomimengruppe Mummenschanz zusammen mit
der Folklore-Musikgruppe Trio da Besto eingeladen. Fr weitere Angaben
vgl. [ibid. 201(19921994)], die vom Archiv zur Zeit noch nicht erschlos-
senen Kongressakten in ETH-Bibl., Akz 1996/2000 mit einer Chronik des
ICM 94 von H. Carnal sowie [Cha1995].
64 E. Neuenschwander
1997 avancierte die Schweiz in der IMU von der III. in die IV. Mitglie-
derkategorie. Sie hatte damit Anrecht auf vier statt wie bisher drei Dele-
gierte im Council Meeting, musste dafr aber auch beinahe den doppel-
ten Mitgliedsbeitrag zahlen, was in den nachfolgenden Jahren gelegent-
lich Anlass zu Diskussionen gab. Auf ihrer Jahresversammlung im Herbst
1999 beschloss die SMG auf Antrag ihres damaligen Sekretrs-Kassiers,
Rolf Jeltsch, dem International Council for Industrial and Applied Mathe-
matics (ICIAM) als assoziiertes Mitglied beizutreten. Jeltsch, der die SMG
im ICIAM seit dem Jahr 2000 vertrat, erreichte es, dass Zrich 2001 gegen-
ber NewDehli und Toronto den Zuschlag zur Organisation des ICIAM2007
erhielt. Auf dem ICIAM 2003 in Sydney wurde von R. Jeltsch und G. Wan-
ner erstmals ber die Vorbereitungen zum ICIAM 2007 berichtet. Weitere
Beschlsse wurden am ICIAM Board Meeting am 22. Mai 2004 in Zrich ge-
fasst und am nachfolgenden Board Meeting am 21. Mai 2005 in Florenz, wo
R. Jeltsch zum President elect des ICIAM gewhlt wurde. Der ICIAM 2007
wurde vom16.20. Juli an der ETHin Zrich abgehalten und vereinigte ber
3000 Teilnehmer aus 89 Lndern. Er umfasste vier eingeschlossene Tagun-
gen der Gesellschaft fr Angewandte Mathematik und Mechanik (GAMM),
6
th
International Congress on
Industrial and Applied Mathematics
Zrich, Switzerland, 1620 July 2007
ICIAM 07
Abbildung 17. Ausschnitt aus dem Titelblatt der Proceedings des ICIAM 07 [JW
2009].
European Society for Mathematical and Theoretical Biology (ESMTB), China
Society for Industrial and Applied Mathematics (CSIAM) und African Ma-
thematical Union (AMU) sowie sieben Industrietage, an denen der Informa-
tionsaustausch zwischen Wissenschaftlern und Anwendern auf speziellen
fr die Industrie wichtigen Gebieten gefrdert werden sollte. In ca. 70 par-
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 65
allelen Sitzungen wurden insgesamt etwa 2900 Referate geboten, die bei
den Kongressbesuchern auf reges Interesse stiessen [JW2009].
Rolf Jeltsch ist zur Zeit Prsident des ICIAM und war von 19992002
auch Prsident der European Mathematical Society (EMS). Diese ging aus
Bemhungen der European Science Foundation (ESF) hervor, eine European
Mathematical Federation zu grnden. Auf dem ICM 1978 in Helsinki resul-
tierte daraus der European Mathematical Council (EMC), in demdie Schweiz
seit Beginn vertreten war. Dank der steten Bemhungen von Sir Michael
Atiyah (seinerzeit Prsident der Royal Society of London), der den verschie-
denen Vorgnger-Gremien vorstand, kam es am 27.28. Oktober 1990 in
Madralin bei Warschau zur Grndung der EMS durch Delegierte von 33
mathematischen Gesellschaften aus ganz Europa von Irland bis Georgien.
Gemss einer von der SMG im Auftrag der EMS verentlichten Pressemit-
teilung [ibid. 810(1990), 35] bemhte sich die Gesellschaft vor allem um
das Bewusstsein der Zusammengehrigkeit unter europischen Mathema-
tikern, strebte eine bessere Koordinierung der Ausbildungsprogramme an
und frderte den Austausch ber die Lndergrenzen durch den Einsatz
moderner elektronischer Technologien und die Organisation und Koordi-
nation von Tagungen wie z. B. durch die Herausgabe eines EMS Newsletter
und der Veranstaltung europischer mathematischer Kongresse (ECM), de-
ren erster 1992 in Paris stattfand. Auf dem bernchsten Kongress in Bar-
celona im Juli 2000 regte der damalige Prsident der EMS, R. Jeltsch, an,
ein eigenes Verlagshaus zu schaen. Dies fhrte zur Grndung der Euro-
pean Mathematical Foundation und des EMS Publishing House in Zrich,
das heute auch die beiden Zeitschriften der SMG herausgibt. Dem ersten
Executive Committee der EMS gehrte u. a. auch die Schweizer Professorin
Eva Bayer-Fluckiger an. Fr weitere Angaben zur Geschichte der EMS vgl.
[Lah2000] und http://turn.to/EMSHISTORY99.
Das Archiv der SMG
Das Archiv der SMG wurde in den ersten Jahren zusammen mit den laufen-
den Akten jeweils in einer grossen Kiste von den abtretenden Vorstands-
mitgliedern an die neuen bersandt [vgl. z. B. Hs 1447, 201(1940), 8; (1942),
5; (1948), 11]. 1946 wurde unter dem damaligen Sekretr H. Hadwiger be-
schlossen, die lteren Akten im Archiv der SNG in Bern zu deponieren
[ibid. 201(1945), 34 sowie (1946), 58 und 61]. Die Zusammenfhrung und
Archivierung der nachfolgenden Akten ist Prof. Urs Stammbach, dem Pr-
sidenten der SMG in den Jahren 1990/91, und Dr. Beat Glaus, dem damali-
gen Leiter der Wissenschaftshistorischen Sammlungen der ETH-Bibliothek,
66 E. Neuenschwander
zu verdanken. In Absprache mit dem seinerzeitigen Prsidenten der SMG,
F. Sigrist, wurde im Herbst 1994 ein Rundschreiben an die ehemaligen Pr-
sidenten gesandt, mit der Bitte, noch vorhandenes, archivwrdiges Material
abzuliefern [ibid. 201(1994), 39]. Mit der Absicht, die Akten bis 1995 mg-
lichst vollstndig zu archivieren, wurde im Sommer 2000, als die Erschlies-
sung des Bestandes schon in Angri genommen worden war, nochmals
ein zweites Rundschreiben verschickt. Bei dieser Gelegenheit wurde das
Archiv der ETH Zrich, das nach einer Reorganisation der Spezialsamm-
lungen der ETH-Bibliothek neu auch fr die Handschriftensammlung zu-
stndig ist, darauf aufmerksam gemacht, dass ein die ersten Jahre umfas-
sender Teilbestand des Archivs der SMG noch immer im Archiv der Schwei-
zerischen Akademie der Naturwissenschaften bei der Burgerbibliothek in
Bern lagerte. Dank dem Entgegenkommen der dortigen Verantwortlichen
konnte dieser Bestand aus dem Depositum in der Burgerbibliothek heraus-
genommen und der ETH-Bibliothek bergeben werden. 2007 schloss die
SMG mit der Abteilung Archive und Nachlsse der ETH-Bibliothek einen
Vertrag, der die bernahme bisheriger und zuknftiger SMG-Akten regelt,
womit die gesamten SMG-Akten nunmehr an einem einzigen Ort in der
ETH-Bibliothek unter der Signatur Hs 1447 aufbewahrt werden. Leider sind
die Aktenablieferungen fr die Jahre nach 1995 erst zum Teil erfolgt und
zur Zeit archivalisch auch noch nicht erschlossen. Fr die Jahre nach 1995
ist man deshalb einstweilen noch gezwungen, auf das elektronische Archiv
der SMG auf deren Web-Seiten (www.math.ch) auszuweichen, welches aller-
dings im Vergleich mit dem Papierarchiv nur eine eingeschrnkte Auswahl
von Dokumenten enthlt.
Das Papierarchiv wurde inzwischen durch ein ber 150 Seiten umfas-
sendes, zur Zeit noch nicht denitiv ediertes Verzeichnis von Frau Dr. Fla-
via Lanini [Lan2004] erschlossen. Dabei wurde nach Mglichkeit die vorge-
fundene Ordnung beibehalten und ein Registratur-Schema eingefhrt. Die
Dokumente sind zunchst nach Jahren, und innerhalb eines Jahres nach
diesem Registratur-Schema, abgelegt. Dieses umfasst u.a. die Sachbegrie
Statuten, Protokolle, Jahresberichte, Unterlagen zur Buchhaltung, Mitglie-
derlisten, Unterlagen zu den Frhjahrs- und Herbstsitzungen und zu den
von der Gesellschaft herausgegebenen Zeitschriften sowie Korresponden-
zen. Besonders hervorzuheben sind die drei Bcher mit Sitzungsprotokol-
len bis ins Jahr 1979 und die Kassenbcher bis 1988. Zum erleichterten Su-
chen ndet sich neben der detaillierten Bestandsbersicht in dem von Frau
Lanini erstellten Verzeichnis auch ein detailliertes alphabetisches Register
sowie eine nach Jahren geordnete Liste der Mitgliederkorrespondenz.
Da die SMG-Archivalien von mehreren Personen gesammelt und abgelie-
fert wurden, variiert die Aktendichte im Laufe der 100-jhrigen Geschichte
der Gesellschaft stark. Whrend man bis zur Grndung der CMH prak-
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 67
tisch nur die Jahresabrechnung mitsamt Ausgabenbelegen, die Mitglieder-
liste, Sitzungseinladungen und Sonderdrucke von den Sitzungsberichten
Abbildung 18. 3.8 Laufmeter Papierarchiv [Foto E.N.].
im LEnseignement mathmatique ndet, wurden nach 1925 auch wesent-
liche Teile der Korrespondenz der Vorstandsmitglieder unter einander so-
wie mit den jeweiligen Gastreferenten und Gesellschaftsmitgliedern ber-
liefert. Besonders umfangreich ist diese Korrespondenz in den Jahren nach
dem25-jhrigen Gesellschaftsjubilum, wodurch man detaillierte Einblicke
in die Organisationsstrukturen der SMG erhlt. Diese stark variierende Ak-
tendichte setzt sich auch in den nachfolgenden Jahren fort: Aus der Prsi-
dentschaft von P. Gabriel sind z. B. zwei ganze Archivschachteln Material
erhalten, wogegen die drei nachfolgenden Prsidenten zusammen nur eine
einzige Schachtel ablieferten. Dabei gibt es bei den zur Zeit von ACampo
versandten Sitzungseinladungen gelegentlich Dierenzen zu den Jahres-
berichten, was eine genaue Erfassung der Gesellschaftsttigkeit in jenen
Jahren in Anbetracht der drftigeren Aktenlage verunmglicht. Insge-
samt erlauben die 37 Archivschachteln aber umfassende Einblicke in die
Gesellschaftsttigkeit, die Organisationsstrukturen der Mathematik in der
Schweiz sowie deren Einbettung in die internationale mathematische Ge-
meinschaft und bieten zumTeil aufschlussreiche Angaben zumberuichen
Werdegang einzelner schweizerischer Mathematiker.
68 E. Neuenschwander
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Mathemat. Institut der Universitt Zrich, Orell Fssli Verlag, Zrich
1939.
70 E. Neuenschwander
Anhang
Chronik: 100 Jahre SMG/SMS
ber die Aktivitten der SMGwird in drei Hauptquellen berichtet, welche al-
le den hier betrachteten Zeitraumnur mit Lcken abdecken, weshalb fr die
nachfolgende Chronik eine Kombination dieser drei Quellen gewhlt wur-
de. Da die SMG als Fachgesellschaft der Schweizerischen Naturforschenden
Gesellschaft (SNG, ab 1988 SANW, ab 2004 SCNAT) gegrndet wurde, kom-
men als erste zentrale Quelle deren publizierte Verhandlungen in Betracht,
die seit demGrndungsjahr der SMGeinen Jahresbericht und bis 1977 auch
Titel und meist kurze Abstracts der an den Jahresversammlungen der SNG
abgehaltenen mathematischen Sektionsvortrge beinhalten. Parallel dazu
nden sich hnliche, meist ausfhrlichere, ins Franzsische bersetzte Be-
richte bis 1965 auch im seinerzeitigen Organ der SMG dem LEnseignement
mathmatique. Als letzte Quelle sind schliesslich die Protokollbcher und
das Archiv der SMG an der ETH-Bibliothek in Zrich zu nennen, wo man die
an die Mitglieder verschickten Sitzungsunterlagen, vereinzelte Mitglieder-
listen und ab 1928 auch die handschriftlichen Sitzungsprotokolle ndet.
Naturgemss variieren die Angaben in diesen drei Quellen in Details,
indem z. B. angekndigte Vortrge nicht gehalten wurden und sich die Mit-
gliederzahl auch whrend des Vereinsjahrs durch Ein- und Austritte leicht
nderte. In der unten stehenden Zusammenfassung folgen wir zunchst
den Angaben in den Verhandlungen der Schweizerischen Naturforschenden
Gesellschaft (Verh. SNG, ab 1978 Jahrbuch SNG, ab 1988 Jahrbuch SANW),
ergnzen diese aber durch zustzliche Angaben aus dem LEnseignement
mathmatique und dem Archiv der Gesellschaft, um eine mglichst voll-
stndige Darstellung der Aktivitten der Gesellschaft zu vermitteln. In An-
betracht des grossen Umfangs des Gesellschaftsarchivs (37 Archivschach-
teln oder 3,8 Laufmeter) kann die nachfolgende Chronik selbstverstndlich
nur einen ersten berblick bieten. Andererseits ermglicht sie aber zusam-
men mit den oben erwhnten drei Hauptquellen, die Inhalte der Vortrge
und Tagungen meist vollstndig zu rekonstruieren und erlaubt dadurch de-
taillierte Einblicke in das mathematische Leben und Schaen in der Schweiz
whrend der letzten einhundert Jahre. Bei unserer Zusammenfassung folg-
ten wir den Berichten in den Verh. SNG meist wrtlich. Fr SNG Mitglieder
ndet man dort meist eine kurze Zusammenfassung des Vortrags, anson-
sten wenigstens den Vortragstitel; ab 1941 wurden fr Nichtmitglieder der
SNG zur Reduktion der Druckkosten nur noch die blossen Namen der Vor-
tragenden am Ende der Sektionsberichte aufgelistet, was wir in unserer
Zusammenfassung jeweils durch die Einfgung von sowie kennzeichnen
[vgl. Verh. SNG 121 (1941), S. 250 und ibid. 504 (1941), 6 .]. Mehrfache
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 71
Vortrge derselben Person werden durch mehrmalige Wiedergabe des Na-
mens angezeigt. Regelmssige Angaben zur Mitgliederzahl nden sich in
den Verh. SNG nur bis 1963, in spteren Jahren haben wir hierzu die von der
Gesellschaft separat publizierten Mitgliederverzeichnisse oder vereinzelte
Angaben im Gesellschaftsarchiv benutzt. Fr die Jahre nach 1995 standen
wegen noch nicht oder erst teilweise erfolgter Aktenablieferung durch die
Gesellschaft nur die Angaben im elektronischen Archiv der SMG aus den
dort publizierten Jahresberichten und Sitzungsprotokollen zur Verfgung,
weshalb eine detailliertere Wrdigung dieser Zeit spteren Forschungen
nach Vervollstndigung des Papierarchivs vorbehalten bleibt.
1910/11. Prs.: R. Fueter, VPrs.: H. Fehr, Sekr.-Kassier: M. Grossmann,
Mitgliederzahl: 107, Organ der Gesellschaft: LEnseignement mathmati-
que. Die konstituierende Sitzung der Gesellschaft, die am 4. September
1910 im Bernoullianum in Basel unter Anwesenheit von ca. 30 Mitgliedern
stattfand, genehmigte die vorgelegten Statuten mit einigen kleinen nde-
rungen. Fr die Jahre 1910 und 1911 wurde der obige Vorstand gewhlt. Die
1. ordentliche Jahresversammlung fand am 6. September 1910 im Bernoul-
lianum in Basel gemeinsam mit der Sektion fr Mathematik der Schweiz.
Naturforschenden Gesellschaft statt. Die Verhandlungen der 93. Jahresver-
sammlung der SNG in Basel geben den Sitzungsbericht wieder. Eine projek-
tierte ausserordentliche Frhjahrssitzung in Zrich musste auf Dezember
1911 verschoben werden. Vortrge an der ersten Mitgliederversammlung
in Basel am 6. Sept. 1910: M. Grossmann, R. Fueter, F. Pril, O. Spiess,
D. Mirimano, E. Meissner, H. Fehr, F. Rudio, R. Laemmel (vgl. Abb. 3).
1911/12. Prs.: R. Fueter, VPrs.: H. Fehr, Sekr.-Kassier: M. Grossmann,
Mitgliederzahl: 118, Organ der Gesellschaft: LEnseignement mathmati-
que. Ernennung von C. F. Geiser, H. Kinkelin und H. Weber zu Ehrenmitglie-
dern. Vortrge an der Jahresversammlung in Solothurn am 1. Aug. 1911:
L. Kollros, O. Toeplitz, O. Toeplitz, W.-H. Young, R. Laemmel, R. v. Mises,
M. Plancherel, G. Dumas, L. Baatard, R. de Saussure, H. Fehr und M. Gross-
mann, F. Rudio. Ausserordentliche Sitzung am 10. Dez. 1911 in Bern mit
einem Vortrag von M. Plancherel. Die Gesellschaft hat ausserdem an der
Sitzung des Vereins Schweizerischer Mathematiklehrer am 19. Mrz 1912
in Zrich teilgenommen, zu der sie freundlichst eingeladen worden war. In
dieser Sitzung wurde die pdagogische Ausbildung der Mathematiklehrer
behandelt.
1912/13. Prs.: H. Fehr, VPrs.: M. Grossmann, Sekr.-Kassier: M. Planche-
rel, Mitgliederzahl: 131, Organ der Gesellschaft: LEnseignement mathma-
tique. Vortrge an der Jahresversammlung in Altdorf am 10. Sept. 1912:
R. Fueter, F. Btzberger, M. Grossmann, D. Mirimano, O. Spiess, J. Andra-
72 E. Neuenschwander
de, G. Dumas, M. Plancherel, E. Meissner, A. Emch, R. de Saussure, F. Rudio,
H. Fehr. Frhjahrssitzung in Neuenburg am 9. Mrz 1913 mit einem Vor-
trag von Ch. Jaccottet. Diskussion des mathematischen Unterrichts an den
Schweizer Universitten aufgrund eines Berichts von H. Fehr.
1913/14. Prs.: H. Fehr, VPrs.: M. Grossmann, Sekr.-Kassier: M. Planche-
rel, Mitgliederzahl: 140, Organ der Gesellschaft: LEnseignement mathma-
tique. Vortrge an der Jahresversammlung in Frauenfeld am 9. Sept. 1913:
L. Crelier, R. Fueter, G. Dumas, A. Speiser, L. Bieberbach, E. Marchand, D. Mi-
rimano, W.-H. Young, F. Rudio, A. Einstein, M. Grossmann. Beitritt zur
Euler-Gesellschaft. Frhjahrssitzung in Zrich am 9. Mai 1914 zusammen
mit dem Verein Schweizerischer Mathematiklehrer mit einem Vortrag von
H. Weyl. Diskussionen zur Publikation der Gesammelten Werke von Eu-
ler und zum Mathematikunterricht an den Schweizer Universitten. Einset-
zung einer Kommission zum Studium des letzteren bestehend aus Vertre-
tern smtlicher Schweizer Hochschulen.
1914/15. Prs.: H. Fehr, VPrs.: M. Grossmann, Sekr.-Kassier: M. Planche-
rel, Mitgliederzahl: 142. Ausfall der regulren Mitgliederversammlung in-
folge des Kriegsausbruchs. Publikation der Vortrge in Verh. SNG 1914, II,
S. 93104: R. de Saussure, S. Mauderli, D. Mirimano, J. Franel, Fr. Daniels,
M. Plancherel, L. Kollros, H. von Wayer, A. Giger, K. Merz.
1915/16. Prs.: M. Grossmann, VPrs.: M. Plancherel, Sekr.-Kassier: L. Cre-
lier, Mitgliederzahl: 145. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Genf
am 14. Sept. 1915: H. Fehr, L.-G. Du Pasquier, G. Plya, M. Plancherel,
W.-H. Young, M
me
Grace Chisholm Young, D. Mirimano und M
me
Grace
Chisholm Young, L. Crelier, R. de Saussure, Ch. Cailler, H. Berliner, L. Koll-
ros, F. Gonseth, E. Guillaume.
1916/17. Prs.: M. Grossmann, VPrs.: M. Plancherel, Sekr.-Kassier: L. Cre-
lier, Mitgliederzahl: 147. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Schuls
am 8. Aug. 1916: K. Merz, L. Crelier, O. Spiess, Ch. Cailler, M. Grossmann,
F. Rudio, H. Weyl, L.-G. Du Pasquier, G. Plya, H. Berliner, O. Bloch,
W.-H. Young, W.-H. Young und M
me
Young, M
me
Grace Chisholm Young.
Frhjahrssitzung in Zrich am 30.5.1917 mit einem Vortrag von J. Hada-
mard (Paris).
1917/18. Prs.: M. Grossmann, VPrs.: M. Plancherel, Sekr.-Kassier: L. Cre-
lier, Mitgliederzahl: 147. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Zrich
am11. Sept. 1917: A. Emch, G. Plya, F. Gonseth, L. Kollros, O. Spiess, A. Hur-
witz, C. Carathodory, D. Hilbert, A. Speiser, S. Bays, L.-G. Du Pasquier,
H. Berliner, K. Merz, G. Plya, L.-G. Du Pasquier (vgl. Abb. 19). Ernennung
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 73
Abbildung 19. Einladung zur Herbstsitzung 1917 der SMG mit einem Vortrag von
David Hilbert ber Axiomatisches Denken [ETH-Bibliothek, Archive, Hs 1447:1,
Bl. 42].
74 E. Neuenschwander
von G. Mittag-Leer zum Ehrenmitglied. Ausserordentliche Versammlung
in Fribourg am 24. Febr. 1918 mit Vortrag von C. de La Valle Poussin
(Louvain).
1918/19. Prs.: M. Plancherel, VPrs.: L. Crelier, Sekr.-Kassier: O. Spiess,
Mitgliederzahl: 138. Mitgliederversammlung in Lugano auf das nchste Jahr
verschoben infolge der Grippe-Epidemie.
1919/20. Prs.: M. Plancherel, VPrs.: L. Crelier, Sekr.-Kassier: O. Spiess,
Mitgliederzahl: 135. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Lugano am
8. Sept. 1919: E. Guillaume, G. Ferri, K. Merz, L.-G. Du Pasquier, A. Speiser,
M. Plancherel, R. Fueter, S. Bays, L. Crelier, G. Plya, W.-H. Young.
1920/21. Prs.: L. Crelier, VPrs.: O. Spiess, Sekr.-Kassier: G. Dumas, Mit-
gliederzahl: 144. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Neuenburg am
31. Aug. 1920: Ch. Willigens, G. Plya, L. Lichtenstein, L.-G. Du Pasquier,
G. Tiercy, A. Emch, S. Bays, F. Gonseth, Ch. Cailler, Ch. Cailler, M. Planche-
rel und E. Strssle, M. Plancherel, R. Wavre. Frhjahrssitzung in Basel am
8. Mai 1921 mit den Strassburger Mathematikern mit Hauptvortrgen von
M. Frchet (Strasbourg) und G. Dumas (Lausanne) sowie 7 weiteren Mittei-
lungen von Strassburger und Schweizer Mathematikern. Erluterungen von
H. Fehr zur IMU und Diskussion eines Beitritts der SMG hierzu.
1921/22. Prs.: L. Crelier, VPrs.: O. Spiess, Sekr.-Kassier: G. Dumas, Mit-
gliederzahl: 163. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Schahausen
am 27. Aug. 1921: S. Bays, G. Plya, E. Marchand, R. Wavre, J. Chuard,
C. Carathodory, G. Juvet, R. Wavre, G. Juvet, Chr. Moser. Ernennung von
D. Hilbert zum Ehrenmitglied. Frhjahrsversammlung in Biel am 23. April
1922 mit Hauptvortrgen von W. Blaschke, E. Hecke und M. Plancherel so-
wie weiteren Mitteilungen von E. Guillaume, G. Plya und D. Mirimano.
1922/23. Prs.: G. Dumas, VPrs.: O. Spiess, Sekr.-Kassier: A. Speiser, Mit-
gliederzahl: 167. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Bern am
26. Aug. 1922: M. Grossmann, A. Speiser, R. Fueter, A. Emch, Ch. Willi-
gens, J. Chuard, R. Wavre, F. Gonseth, E. Anliker, P. Thalmann, W. Scherrer,
G. Juvet. Frhjahrsversammlung zusammen mit dem Verein Schweizeri-
scher Mathematiklehrer in Burgdorf (Berthoud) am 6. Mai 1923 mit Vortr-
gen von R. Fueter, R. Hierholtz, H. Mohrmann und J. Chuard.
1923/24. Prs.: G. Dumas, VPrs.: O. Spiess, Sekr.-Kassier: A. Speiser, Mit-
gliederzahl: 167. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Zermatt am
31. Aug. 1923: M
me
G.-C. Young, A. Speiser, R. Wavre. Frhjahrsversamm-
lung in Lugano am 22. April 1924 zur Verstrkung der Kontakte mit den
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 75
italienischen Mathematikern vertreten durch E. Bortolotti (UMI) mit Haupt-
vortrgen von F. Enriques (Rom) und M. Plancherel (Zrich) sowie weiteren
Mitteilungen von L. Kollros, R. Fueter, L.-G. Du Pasquier und A. Speiser.
1924. Prs.: A. Speiser, VPrs.: Chr. Moser, Sekr.: S. Bays, Mitgliederzahl:
170. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Luzern am 2. Okt. 1924:
A. Heyer, L.-G. Du Pasquier, A. Staempi, G. Juvet, H. Brandt, G. Hunziker,
L. Crelier, S. Bays.
1925. Prs.: A. Speiser, VPrs.: F. Gonseth, Sekr.-Kassier: S. Bays, Mitglie-
derzahl: 171. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Aarau am 9. Aug.
1925: W. Scherrer, H. Krebs, R. Wavre, F. Gonseth.
1926. Prs.: F. Gonseth, VPrs.: E. Meissner, Sekr.: S. Bays, Mitgliederzahl:
179. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Fribourg am30. Aug. 1926:
L.-G. Du Pasquier, E. Meissner, L. Kollros, W. Saxer, Chr. Moser, R. Wavre,
G. Juvet, M. Plancherel, H. Krebs, H. Brandt, Frl. H. Staehelin, M
me
Gr. Chis-
holmYoung. Eingabe zumErhalt einer eidg. Subvention zur Grndung einer
schweiz. math. Zeitschrift. Ernennung von F. Rudio zum Ehrenmitglied.
1927. Prs.: F. Gonseth, VPrs.: E. Meissner, Sekr.: S. Bays, Mitgliederzahl:
180. Frhjahrsversammlung in Bern am 7. Mai 1927 mit Vortrgen von
E. Cartan und H. Weyl. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Basel am
2.3. Sept. 1927: A. Weinstein, L.-G. Du Pasquier, A. Heyer, J. Kirmse, M. Gut,
R. Wavre, G. Plya, F. Gonseth und G. Juvet, A. Speiser, H. Brandt, P. Finsler,
J. J. Burckhardt, W. Krull, S. Bays, S. Bays.
1928. Prs.: S. Bays, VPrs.: G. Juvet, Sekr.-Kassier: W. Saxer, Mitglieder-
zahl: 176. Frhjahrsversammlung in Bern am 20. Mai 1928 gemeinsam
mit dem Verein schweizerischer Mathematiklehrer mit einem Vortrag von
W. Saxer. Da E. Meissner die turnusgemss erfolgte Wahl zum Prsidenten
in Basel nicht akzeptierte, musste in Bern ein neuer Vorstand gewhlt wer-
den. Beschluss zur Herausgabe einer eigenen Zeitschrift Commentarii Ma-
thematici Helvetici. Redaktionskomitee: A. Speiser, R. Fueter, G. Juvet. Erhalt
einer Subvention von Fr. 1'000. vomEidg. Departement des Innern hierfr.
Grndung einer Stiftung zur Frderung der mathematischen Wissenschaf-
ten in der Schweiz zur Untersttzung dieser Zeitschrift, zur Vergabe von
Stipendien sowie Mathematik-Preisen. Glckwunsch und nanzieller Bei-
trag zum Cinquantenaire scientique de M. Emile Picard. Vortrge an
der Mitgliederversammlung in Lausanne am 31. Aug. 1928: L. Kollros, M
lle
M. L. Sarasin, R. Wavre, G. Dumas. Entgegennahme von Mitteilungen zur
Herausgabe der Commentarii, deren erstes Heft soeben erschienen war.
Gewhrung eines zustzlichen Beitrags von Fr. 500. aus dem Vereinsver-
mgen an die Zeitschrift (vgl. Abb. 12, 13 und 20).
76 E. Neuenschwander
Abbildung 20. Gewhrung der ersten Bundessubvention an die SMG fr die CMH
am 12.1.1928 [ETH-Bibliothek, Archive, Hs 1447:1, Bl. 77].
1929. Prs.: S. Bays, VPrs.: G. Juvet, Sekr.-Kassier: W. Saxer, Mitglieder-
zahl: 173. Ausserordentliche Sitzung in Bern am 16. Juni 1929. Festle-
gung der Statuten und Wahl eines ersten Stiftungsrates fr die Stiftung
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 77
zur Frderung der mathematischen Wissenschaften in der Schweiz. Die-
se sollte in erster Linie in Verbindung mit der Bundessubvention die Her-
ausgabe der Commentarii Mathematici Helvetici sicherstellen und in zwei-
ter Linie ganz allgemein mathematische Forschungen schweizerischer Ge-
lehrter untersttzen. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Davos am
30. Aug. 1929: S. Bays, E. Schubarth, H. Brandt.
1930. Prs.: S. Dumas, VPrs.: G. Juvet, Sekr.-Kassier: W. Saxer, Mitglieder-
zahl: 183. Vortrge an der Mitgliederversammlung in St. Gallen am12. Sept.
1930: E. Marchand, J. J. Burckhardt, L. Kollros, A. Speiser, G. Tiercy, R. Wa-
vre, G. Dumas. Grndung eines Steiner-Archivs beschlossen; Wahl eines Ko-
mitees, welches sich umdie Sammlung, Aufbewahrung und Publikation von
Steiners Manuskripten kmmern soll. Bericht von Prof. Fueter ber die Vor-
arbeiten zur Organisation des Internationalen Mathematiker-Kongresses
im Jahre 1932 in Zrich. Durch die Gewhrung einer Subvention in der
Hhe von je Fr. 10'000. durch Stadt und Kanton Zrich und den Bund ist
die Finanzierung gesichert. Ernennung von H. Weyl zum Ehrenmitglied.
1931. Prs.: S. Dumas, VPrs.: G. Juvet, Sekr.-Kassier: W. Saxer, Mitglieder-
zahl: 181. Frhjahrssitzung in Fribourg am 3. Mai 1931 mit Vortrgen von
H. Hopf und D. Mirimano. Vortrge an der Mitgliederversammlung in La
Chaux-de-Fonds am 25. Sept. 1931: G. Juvet, A. Weinstein, C. F. Baeschlin,
H. Krebs, R. Wavre. Statuten fr die Commentarii Mathematici Helvetici
durchberaten und angenommen. Ernennung von D. Mirimano zum Eh-
renmitglied. Zustimmung zur Resolution betreend Schaung der Fields-
Medaille.
1932. Prs.: G. Juvet, VPrs.: W. Saxer, Sekr.-Kassier: R. Wavre, Mitglieder-
zahl: 197. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Thun am7. Aug. 1932:
R. Wavre, G. de Rham, G. Juvet, P. Finsler, Alice Roth, J. Grize. Annahme des
denitiven Reglementes fr die Commentarii Mathematici Helvetici. Das Ko-
mitee zur Organisation des Internationalen Mathematiker-Kongresses in
Zrich hat allen Kongressteilnehmern einen Band mit den sechs in diesem
Jahr erschienenen Heften der Commentarii oeriert.
1933. Prs.: G. Juvet, VPrs.: W. Saxer, Sekr.-Kassier: R. Wavre, Mitglieder-
zahl: 201. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Altdorf am 2. Sept.
1933: R. Wavre, A. Weinstein, A. Ostrowski, W. Saxer, F. Bbler, F. K. Schmidt,
A. Puger, W. Blaschke. Beim ICM 1932 in Zrich ist ein berschuss von
Fr. 18'000. entstanden, welcher der Stiftung zugewiesen wird.
1934. Prs.: W. Saxer, VPrs.: R. Wavre, Sekr.-Kassier: W. Scherrer, Mitglie-
derzahl: 207. Frhjahrssitzung in Bern am 27. Mai 1934 mit einem Vortrag
von Prof. P. Montel aus Paris. Vortrge an der Mitgliederversammlung in
78 E. Neuenschwander
Zrich am 7.8. Sept. 1934: F. Bbler, J. J. Burckhardt, M. Gut, R. Fueter,
G. Dumas, R. Wavre, A. Weinstein, O. Brunner, L. Locher, M. Gut, E. Stie-
fel, A. Speiser, L. Kollros. Neuer Vertrag mit Orell Fssli zum Druck der
Commentarii (neu 100 Freiexemplare, reduzierte Auagezier 400).
1935. Prs.: W. Saxer, VPrs.: R. Wavre, Sekr.-Kassier: W. Scherrer, Mitglie-
derzahl: 219. Jubilumssitzung zur Feier des 25-jhrigen Bestehens der
Gesellschaft in Bern am 12. Mai 1935 mit einem Vortrag von Prof. C. Cara-
thodory aus Mnchen und verschiedenen Reden von W. Saxer, A. Speiser
und G. Dumas (vgl. Abb. 5, ausfhrlicher Bericht in LEnseignement math-
matique 34 (1935), 262268; weitere Details siehe Hauptext unter Jubil-
umssitzung zur Feier des 25-jhrigen Bestehens). Die drei Grndervter
der Gesellschaft H. Fehr, R. Fueter und M. Grossmann wurden zu Ehren-
mitgliedern ernannt. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Einsiedeln
am 18.19. Aug. 1935: L. Bossard, R. de Saussure, S. Bays, S. Bays, E. Stiefel,
O. Spiess, E. Trost, A. Weinstein, F. K. Schmidt, A. Puger.
1936. Prs.: R. Wavre, VPrs.: W. Scherrer, Sekr.-Kassier: P. Buchner, Mit-
gliederzahl: 216. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Solothurn am
29. Aug. 1936: G. Hunziker, R. de Saussure, H. Schilt, L. Kollros, G. de Rham,
R. Wavre, M. Gut, P. Dive, Fr. Bbler.
1937. Prs.: R. Wavre, VPrs.: W. Scherrer, Sekr.-Kassier: P. Buchner,
Mitgliederzahl: 214. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Genf am
28. Aug. 1937: A. Mercier, E. Schubarth, R. Wavre, E. Marchand, R. Fueter,
Ch. Blanc. Die Publikation der Commentarii wird fortgesetzt. Protest ge-
gen die sukzessive Herabsetzung der Bundessubvention von Fr. 3'500. auf
Fr. 2'000.. L. Kollros wurde einstimmig die Vize- und nachfolgende Prsi-
dentschaft angeboten, nachdem sich P. Buchner freundlicherweise bereit
erklrt hatte, nochmals zwei weitere Jahre als Sekretr zu dienen [ibid. 201
(1937), 19 und 26]. Mehrere Mitglieder der Gesellschaft sind in die Publi-
kation der Gesammelten Werke von Euler, Steiner und Schli involviert.
Das Komitee Steiner wurde in Komitee SteinerSchli umbenannt. Es be-
stand aus 48 Mitgliedern und wurde auf jeweils 6 Jahre gewhlt und vom
Zentralvorstand der SNG besttigt.
1938. Prs.: W. Scherrer, VPrs.: L. Kollros, Sekr.-Kassier: P. Buchner, Mit-
gliederzahl: 209. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Chur am
27.28. Aug. 1938: K. Merz, H. Ramser, L. Kollros, Sophie Piccard, J. J. Burck-
hardt, J. J. Burckhardt, E. Marchand, E. Schubarth, W. Scherrer. Da die Bun-
dessubvention fr die Herausgabe der Commentarii nicht mehr ausreichte,
sah sich die Gesellschaft gezwungen, fr diesen Zweck eigene Mittel zur
Verfgung zu stellen und dementsprechend ihr traditionelles Ttigkeits-
feld einzuschrnken.
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 79
1939. Prs.: W. Scherrer, VPrs.: L. Kollros, Sekr.-Kassier: P. Buchner, Mit-
gliederzahl: 211. Die ordentliche Jahresversammlung konnte wegen der Ge-
neralmobilmachung nicht stattnden. Vorgesehen waren 9 wissenschaftli-
che Mitteilungen, von denen kurze Referate in den Verh. SNG zumAbdruck
gelangten, nmlich von W. Gruner, P. Humbert, A. Longhi, K. Merz, Sophie
Piccard, W. Scherrer, L. Kollros. Die an sich bescheidene Subvention unserer
Gesellschaft, die imLaufe der letzten Jahre eine bedrohliche Verminderung
erfahren hatte, konnte im Laufe dieses Jahres beinahe auf ihre ursprng-
liche Hhe gebracht werden mit Wirkung ab 1. Januar 1940. Unsere Ge-
sellschaft schtzt die damit von den verantwortlichen Behrden bewiesene
Einsicht sowie ihr Wohlwollen um so hher ein, als schon zum Zeitpunkt
des Beschlusses die allgemeine Lage nicht gnstig war.
1940. Prs.: L. Kollros, VPrs.: P. Buchner, Sekr.-Kassier: G. de Rham, Mit-
gliederzahl: 209. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Locarno am
29.30. Sept. 1940: Sophie Piccard, A. Mercier, R. Fueter, H. Hopf, G. de
Rham, L. Kollros, A. Ostrowski, R. Wavre, A. Longhi, M. Gut, J. J. Burckhardt,
P. Humbert, F. Fiala, K. Merz, M. Diethelm.
1941. Prs.: L. Kollros, VPrs.: P. Buchner, Sekr.-Kassier: G. de Rham, Mit-
gliederzahl: 208. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Basel am
6.8. Sept. 1941: K. Merz, M. Diethelm, J. J. Burckhardt, L. Kollros, H. Hopf,
P. Humbert, G. de Rham, B. Eckmann, W. Scherrer, L. Locher, A. Speiser,
R. Wavre sowie Sophie Piccard, J. Malengreau, H. Hadwiger, F. Fiala, Ch.
Blanc, P. Bernays, A. Puger. Reziprozittsabkommen zwischen der SMG
und der AMS.
1942. Prs.: P. Buchner, VPrs.: G. de Rham, Sekr.-Kassier: M. Gut, Mitglie-
derzahl: 226. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Sitten am 30. Aug.
1942: P. Nol, A. Preismann, B. Eckmann, H. Hopf, M. Gut, H. Hadwiger,
R. Wavre, K. Bleuler sowie Sophie Piccard, Ed. Batschelet, E. Stiefel. Ver-
sand einer Glckwunschadresse zum 80. Geburtstag an das Ehrenmitglied
D. Hilbert.
1943. Prs.: P. Buchner, VPrs.: G. de Rham, Sekr.-Kassier: M. Gut, Mitglie-
derzahl: 220. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Schahausen am
29. Aug. 1943: B. Eckmann, M. Gut, H. Hadwiger, R. Wavre, W. Scherrer (ein-
stndiger Hauptvortrag), W. Habicht, W. Nef, A. Husermann sowie Edith
Mller. Besttigung von A. Speiser, R. Fueter und R. Wavre fr eine weitere
Periode von sechs Jahren (19441949) als Mitglieder des Redaktionskomi-
tees der Commentarii. Wahl von acht Mitgliedern in das Komitee Steiner
Schli fr dieselbe Periode. Ehrenmitgliedschaft fr C. Carathodory aus
Anlass seines 70. Geburtstages.
80 E. Neuenschwander
1944. Prs.: G. de Rham, VPrs.: M. Gut, Sekr.-Kassier: H. Hadwiger, Mit-
gliederzahl: 219. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Sils am3. Sept.
1944: J. Malengreau, Sophie Piccard, Sophie Piccard, S. Bays, H. Bieri, P. Nol-
, H. Hadwiger, R. Wavre sowie J. Bucher und G. Vincent. Stellungnahme zu
den der SMG bermittelten Manuskripte des verstorbenen Mitglieds R. de
Saussure. Zuwendung von Fr. 1'000. aus dem Vereinsvermgen an das Ko-
mitee SteinerSchli fr die Herausgabe der Werke von Ludwig Schli.
Ernennung von G. Dumas zum Ehrenmitglied.
1945. Prs.: G. de Rham, VPrs.: M. Gut, Sekr.-Kassier: H. Hadwiger, Mit-
gliederzahl: 232. Frhjahrsversammlung am 6. Mai 1945 in Bern mit einem
Vortrag von L. Ahlfors. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Fribourg
am 1.2. Sept. 1945: M. Diethelm, B. Eckmann, R. Wavre, M. Plancherel,
Sophie Piccard, H. Hadwiger, Ch. Blanc, M. Gut, L. Locher, R. Wavre und
R. Soudan, J. O. Fleckenstein sowie Ed. Arnous, P. Bidal, P. Bernays, F. Fiala.
Die Bundessubvention betrgt nun denitiv Fr. 4'000.. Die Commentarii
ziehen neu bedeutende Arbeiten von auslndischen Fachkollegen an. Herr
Locher ersucht fr die neu entstehende Zeitschrift Elemente der Mathema-
tik um Untersttzung durch die SMG. Es wird beschlossen, dass passende
Vortrge in extenso in den Elementen abgedruckt werden; ferner ist ein
vollstndiges Verzeichnis der in den Versammlungen gehaltenen Vortrge
der Redaktion der Elemente zur Verfgung zu stellen.
1946. Prs.: M. Gut, VPrs.: H. Hadwiger, Sekr.-Kassier: Ch. Blanc, Mitglie-
derzahl: 248. Frhjahrssitzung am 26. Mai 1946 in Biel mit einem Vor-
trag von J. Leray (Paris). Vortrge an der Mitgliederversammlung in Z-
rich am 8. Sept. 1946: H. Bieri, B. Eckmann, Sophie Piccard, Sophie Piccard,
J. O. Fleckenstein, M. Diethelm sowie P. Bidal, J. de Siebenthal, E. Specker,
J.-P. Sydler, G. Vincent, M. Gut. Zugunsten der polnischen Hochschulbiblio-
theken fhrte die Gesellschaft eine Sammlung mathematischer Werke in
Verbindung mit einer Geldsammlung durch (vgl. Abb. 7).
1947. Prs.: M. Gut, VPrs.: H. Hadwiger, Sekr.-Kassier: Ch. Blanc, Mitglie-
derzahl: 255. Frhjahrssitzung am 18. Mai 1947 in Burgdorf mit einem
Vortrag von O. Ore (New Haven, Conn.). Vortrge an der Mitgliederver-
sammlung in Genf am 31. Aug. 1947: Th. Reich, G. de Rham, L. Kollros,
H. Hadwiger, Sophie Piccard, Sophie Piccard, M. Diethelmsowie A. Ammann,
A. Challand und A. Kriszten. Erhhung des Mitgliederbeitrags von Fr. 4.
auf Fr. 6.. Wahl des Vorstands fr die Jahre 1948/49: Hadwiger, Blanc,
Puger. Der von gewissen Kreisen favorisierte Vorschlag, H. Hopf als neu-
en Prsidenten zu whlen, fand keine Mehrheit in der Mitgliedersammlung.
Reziprozittsabkommen zwischen der SMG und der Socit Mathmatique
de France.
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 81
1948. Prs.: Ch. Blanc, VPrs.: A. Puger, Sekr.-Kassier: F. Fiala, Mitglieder-
zahl: 261. Frhjahrssitzung am 9. Mai in Solothurn mit einem Vortrag von
A. Weil (Chicago). Neubestellung des Vorstandes nach dem Rcktritt von
H. Hadwiger, der an der letzten Mitgliederversammlung in Genf turnusge-
mss zum neuen Prsidenten gewhlt worden war. Vortrge an der Mit-
gliederversammlung in St. Gallen am 5. Sept. 1948: H. P. Knzi, S. Piccard,
S. Piccard, S. Piccard, H. Hadwiger, W. Scherrer, M. Jeger sowie W. Baum,
A. Puger, M. Rue, E. Specker, H. Rauch.
1949. Prs.: Ch. Blanc, VPrs.: A. Puger, Sekr.-Kassier: F. Fiala, Mitglieder-
zahl: 264. Frhjahrssitzung am 22. Mai 1949 in Bern mit einem Vortrag
von G. Plya (Stanford). Vortrge an der Mitgliederversammlung in Lau-
sanne am 4. Sept. 1949: F. Fiala, B. Eckmann, S. Piccard, S. Piccard, M. Gut,
Ch. Blanc, R. Zwahlen, W. Kaplan sowie H. Bieri, H. Guggenheimer. Erhhung
der Bundessubvention von Fr. 3'000. auf Fr. 5'000..
1950. Prs.: A. Puger, VPrs.: F. Fiala, Sekr.-Kassier: J. J. Burckhardt, Mit-
gliederzahl: 259. Frhjahrssitzung am 14. Mai 1950 in Biel mit einem Vor-
trag von R. Nevanlinna. Wahl eines vorbereitenden Nationalen Komitees fr
die Internationale Mathematische Union: Fueter, Fehr, Speiser, Saxer, Bays,
Scherrer, de Rham. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Davos am
26.27. Aug. 1950: A. Challand, E. Bareiss, S. Piccard, S. Piccard, S. Piccard,
L. Locher-Ernst, H. Hadwiger, Rosalind Young sowie J. de Siebenthal. Vortr-
ge von S. Gagnebin und J. O. Fleckenstein zumGedenken an den 300. Todes-
tag von R. Descartes. Vertretung an der Grndungsversammlung der neuen
Internationalen Mathematischen Union vom 27.29. Aug. in New York und
am Internationalen Mathematiker-Kongress vom 30. August bis 6. Septem-
ber in Cambridge (Mass., USA) durch A. Puger, F. Fiala, J. J. Burckhardt,
Ch. Blanc und M. Gut. Nach dem Hinschied des verdienten Generalsekre-
trs der Commentarii, Prof. R. Fueter wurde die Redaktion der Zeitschrift
vorlug an drei Sekretre bertragen (J. J. Burckhardt, A. Puger, G. de
Rham).
1951. Prs.: A. Puger, VPrs.: F. Fiala, Sekr.-Kassier: J. J. Burckhardt, Mit-
gliederzahl: 264. Frhjahrssitzung am 20. Mai 1951 in Bern mit einem
Vortrag von B. L. van der Waerden und geschftlicher Sitzung. Es wurde
beschlossen, der SNG den Beitritt zur IMU zu beantragen. Das Nationa-
le Komitee soll aus dem jeweiligen Vorstand der SMG und zwei Altprsi-
denten bestehen. Orientierung ber ein neues Reglement betr. Redaktion
der Commentarii. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Luzern am
29.30. Sept. 1951: G. Thierrin, S. Piccard, S. Piccard, H. P. Knzi, M. Gut,
Ch. Blanc, L. Locher-Ernst, Rosalind Cecily Young sowie H. Bieri, H. Guggen-
heimer, G. Hauser, A. Kriszten, H. Meier und K. F. Moppert. Besttigung des
82 E. Neuenschwander
neuen Redaktionskomitees der Commentarii. Diesem wurde ein Konsulta-
tivkomitee zur Seite gestellt bestehend aus den Altprsidenten der SMG.
1952. Prs.: F. Fiala, VPrs.: J. J. Burckhardt, Sekr.-Kassier: E. Stiefel, Mit-
gliederzahl: 268. Frhjahrssitzung am 18. Mai 1952 in Neuenburg mit ei-
nem Vortrag von F. Conforto (Rom). Grndung einer Sektion fr ange-
wandte Mathematik und Physik der Schweizerischen Physikalischen Ge-
sellschaft. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Bern am 23.24. Aug.
1952: A. Challand, S. Piccard, H. Hadwiger, B. Eckmann, G. de Rham, G. Hun-
ziker sowie H. Blumer, W. Gautschi, H. Guggenheimer, J. Hersch, M. Jeger,
H. Meier und K. Voss. Vertretung der Gesellschaft an der ersten Delegier-
tenversammlung der IMU in Rom am 6.8. Mrz 1952.
1953. Prs.: F. Fiala, VPrs.: J. J. Burckhardt, Sekr.-Kassier: E. Stiefel, Mit-
gliederzahl: 269. Frhjahrssitzung am 7. Juni 1953 in Bern mit einem Vor-
trag von S. S. Chern (Chicago). Vortrge an der Mitgliederversammlung in
Lugano am 6. Sept. 1953: R. Zwahlen, Ch. Blanc, B. Eckmann, S. Piccard,
S. Piccard sowie J. Hersch, A. Longhi, J. Milnor und K. Voss. Erhhung der
Bundessubvention von Fr. 5'000. auf Fr. 6'400. infolge hherer Druckko-
sten fr die Commentarii.
1954. Prs.: J. J. Burckhardt, VPrs.: E. Stiefel, Sekr.-Kassier: G. Vincent, Mit-
gliederzahl: 274. Frhjahrssitzung am 30. Mai 1954 in Bern mit einem Vor-
trag von R. Jost (Princeton, N.J.). Vortrge an der Mitgliederversammlung in
Altdorf am 26. Sept. 1954: A. Maret, S. Piccard, Ch. Blanc, A. Puger, S. Pic-
card, H. P. Knzi sowie H. Rutishauser und W. Senft. Die Herren Prof. E. Mar-
chand, M. Plancherel und A. Speiser wurden zu Ehrenmitgliedern ernannt.
Am Internationalen Mathematischen Kongress vom 2. bis 9. Sept. 1954 in
Amsterdam war die Gesellschaft durch J. J. Burckhardt und E. Stiefel ver-
treten. H. Hopf wurde fr die Periode 195558 zum Prsidenten der IMU
gewhlt.
1955. Prs.: J. J. Burckhardt, VPrs.: E. Stiefel, Sekr.: G. Vincent, Mitglieder-
zahl: 271. Frhjahrssitzung am 8. Mai 1955 in Basel zum 300. Geburtstag
von Jakob Bernoulli mit Vortrgen von J. E. Hofmann und B. L. van der Waer-
den. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Pruntrut am25. Sept. 1955:
S. Piccard, S. Piccard, H. Meier, M. Kervaire, G. Vincent, S. Piccard. Wahl der
Mitglieder des Nationalkomitees der IMU und der IMUK.
1956. Prs.: E. Stiefel, VPrs.: G. Vincent, Sekr.: H. Jecklin, Mitgliederzahl:
267. Frhjahrssitzung am 10. Juni 1956 in Bern mit einem Vortrag von
A. Weinstein (University of Maryland). Der Vorstand der SMG beschloss,
in diesem Jahr die bliche Organisation der Herbstversammlung insofern
zu ndern, als er einen schweizerischen Mathematiker bitten wird, einen
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 83
einstndigen Hauptvortrag aus seinem speziellen Arbeitsgebiet zu halten.
Mitgliederversammlung am23. Sept. 1956 in Basel mit einemHauptvortrag
von H. Hadwiger und weiteren Vortrgen von H. R. Schwarz, J. O. Flecken-
stein, J. Hersch, A. Aeppli, A. Calame, J. J. Burckhardt, P.-D. Methe, H. Loef-
fel, S. Piccard. Prof. Kollros, Prsident des Steiner-Schli Komitees, brach-
te brieich zur Kenntnis, dass mit der Herausgabe des dritten Bandes der
Werke Schlis die Aufgabe des Komitees erfllt sei und dasselbe sich auf-
gelst habe. Prof. Burckhardt referierte ber den Status der Commentarii.
Nachdem nun 30 Bnde erschienen waren, wurde durch Einfgung eines
Registerheftes eine gewisse Zsur eingeschaltet. Erfreulicherweise wurde
die Bundessubvention dieses Jahr von Fr. 6'400. auf Fr. 8'500. erhht.
Prof. Jecklin berichtete kurz ber eine mit dem LEnseignement mathma-
tique entstandene Kontroverse wegen der Kosten fr den Druck des Ver-
sammlungsberichtes und des Mitgliederverzeichnisses, die von der SMG
bernommen werden mssen.
1957. Prs.: E. Stiefel, VPrs.: G. Vincent, Sekr.: H. Jecklin, Mitgliederzahl:
269. Frhjahrssitzung am18. Mai 1957 in Basel imRahmen der von der SMG
unter dem Patronat der Basler Regierung und der SNG veranstalteten Feier
zum 250. Geburtstag von Euler (Rekordbesuch an der Mitgliederversamm-
lung von ca. 100 Teilnehmern, 176 eingeladene Gste beim Festbankett,
Budget Fr. 5'000.; vgl. Angaben im Haupttext im Abschnitt ber die Euler-
feier 1957 sowie Abb. 8 und 9). Ernennung von W. Saxer und H. Hopf zu Eh-
renmitgliedern. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Neuenburg am
22. Sept. 1957: S. Piccard, R. C. H. Tanner, H. Bieri, K. Arbenz, E. A. Fellmann
und J. O. Fleckenstein, J. J. Burckhardt, R. Guy. Hauptvortrag: B. Eckmann.
Ernennung von G. Plya zum Ehrenmitglied.
1958. Prs.: G. Vincent, VPrs.: H. Jecklin, Sekr.: B. Eckmann, Mitglieder-
zahl: 273. Frhjahrssitzung am 8. Juni 1958 in Bern mit einem Vortrag von
J.-P. Serre (Paris). Ernennung von L. Kollros zumEhrenmitglied. Vortrge an
der Mitgliederversammlung in Glarus am 14. Sept. 1958: J. Riguet, S. Pic-
card, J. J. Burckhardt, A. Haeiger, A. Puger und H. Huber (Hauptvortrag).
G. Vincent und J. J. Burckhardt vertraten die Gesellschaft am Internationa-
len Mathematiker-Kongress in Edinburgh am 14.21. Aug. 1958. R. Nevan-
linna wurde zum Prsidenten der IMU gewhlt. Die Vertretung der Schweiz
in der IMU soll, entsprechend ihrer Bedeutung, von Gruppe II in Gruppe III
aufsteigen.
1959. Prs.: G. Vincent, VPrs.: H. Jecklin, Sekr.: B. Eckmann, Mitglieder-
zahl: 271. Frhjahrssitzung am 21. Juni 1959 in Bern mit einem Vortrag
von M. Eichler. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Lausanne am
12. Sept. 1959: R. C. H. Tanner, A. Ammann, P. Comment, S. Piccard, J. Hersch
und Ch. Blanc (Hauptvortrag).
84 E. Neuenschwander
1960. Prs.: H. Jecklin, VPrs.: B. Eckmann, Sekr.: J. de Siebenthal, Mit-
gliederzahl: 276. Anstelle der blichen Frhjahrsversammlung wurde in
Zrich das 50-jhrige Bestehen der Gesellschaft begangen mit einem Kol-
loquium ber Fragen der Dierentialgeometrie und Topologie unter dem
Vorsitz von H. Hopf. Dieses stand unter dem Patronat der IMU und fand
vom 20.25. Juni an der ETH statt. In zehn grossen Vortrgen und gegen
fnfzig Forschungsmitteilungen wurde ber neue Resultate und Entwick-
lungstendenzen auf diesen Gebieten berichtet. Es nahmen ber 100 G-
ste aus aller Welt teil. Eigentliche Jubilumsfeier am 26. Juni in der Au-
la der Universitt mit einem Vortrag von M. Plancherel: Mathmatiques
et mathmaticiens en Suisse (18501950). Ernennung von J. Leray (Paris),
H. Whitney (Princeton) und G. de Rham (Lausanne) zu Ehrenmitgliedern
(vgl. Angaben im Haupttext zum 50-jhrigen Gesellschaftsjubilum sowie
Abb. 10 und 11). Vortrge an der Mitgliederversammlung in Aarau am
24. Sept. 1960: H. Bieri, W. Holenweg, J. O. Fleckenstein, P. Nol, J. Hersch,
S. Piccard, S. Piccard, G. Hunziker. Ausserdem wurde gemeinsam mit den
Sektionen Medizinische Biologie und Logik und Philosophie der Wis-
senschaften ein Symposium ber Statistische Methoden in Biologie und
Medizin durchgefhrt.
1961. Prs.: H. Jecklin, VPrs.: B. Eckmann, Sekr.: J. de Siebenthal, Mitglie-
derzahl: 273. Frhjahrssitzung am 4. Juni 1961 in Bern mit einem Vortrag
von K. Voss. Reziprozittsabkommen zwischen der SMG und der Australi-
schen Mathematischen Gesellschaft beschlossen. Vortrge an der Mitglie-
derversammlung in Biel am23. Sept. 1961: S. Piccard, C. Tanner, H. P. Knzi,
D. Koller, K. Voss, J. Hersch, H. R. Schwarz, B. Scarpellini, S. Piccard. Vom
26.29. Juni 1961 fand in Lausanne ein internationales Seminar der IMUK
(Internationale Mathematische Unterrichtskommission) statt zu Fragen des
Unterrichts in Analysis auf der Mittelschulstufe, und die nationale Subkom-
mission der IMUK wurde unter dem Vorsitz von Herrn Prof. M. Rue neu
konstituiert.
1962. Prs.: B. Eckmann, VPrs.: J. de Siebenthal, Sekr.: H. Huber, Mit-
gliederzahl: ca. 280. Frhjahrssitzung am 3. Juni 1962 in Bern mit einem
Vortrag von A. Haeiger. Diskussion ber Massnahmen zur Frderung der
mathematischen Forschung in der Schweiz in Zusammenarbeit mit dem
Nationalfonds. Aufstellung eines Kuratoriums hierzu bestehend aus je ei-
nem Vertreter aller schweizerischen mathematischen Hochschulinstitute.
Vertretung der Gesellschaft am Internationalen Mathematiker-Kongress in
Stockholm vom 15.22. Aug. 1962 durch den Vorstand. Vortrge an der
Mitgliederversammlung in Ftan-Scuol-Vulpera am 8. Sept. 1962: S. Piccard,
S. Piccard, Hch. Matzinger, H. Bieri, J. Sutter, B. Zwahlen, B. Scarpellini. Herr
Prof. de Rham, Lausanne, wurde als Nachfolger von Herrn Prof. Nevanlinna
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 85
zum Prsidenten der IMU fr die Amtszeit 19631966 gewhlt. Die Pl-
ne zur Errichtung eines mathematischen Forschungsinstitutes in Zrich
machten Fortschritte: Der Schweizerische Schulrat erklrte sich bereit, die
Rumlichkeiten und Einrichtungen zur Verfgung zu stellen, whrend der
Schweizerische Nationalfonds gewillt war, die Finanzierung des neuen For-
schungsinstitutes zu bernehmen. Das oben erwhnte Kuratorium bemh-
te sich dafr zu sorgen, dass das neue Forschungsinstitut seine Ttigkeit
mglichst bald aufnehmen kann.
1963. Prs.: B. Eckmann, VPrs.: J. de Siebenthal, Sekr.: H. Huber, Mit-
gliederzahl: ca. 290. Frhjahrssitzung am 9. Juni 1963 in Bern mit Vor-
trgen von A. Dold und P. Henrici. Annahme der nachfolgenden Antrge
des Kuratoriums zur Frderung der mathematischen Forschung: a) Schaf-
fung eines Informationsdienstes ber Forschungsseminare, Vortrge, Gast-
vorlesungen und Gastaufenthalte in der Schweiz; b) Ausrichtung von Rei-
sekostenbeitrgen an Mathematiker in schweizerischen Hochschulinstitu-
ten. Finanzierungsgesuch hierfr an die Stiftung zur Frderung der mathe-
matischen Wissenschaften in der Schweiz. Ernennung von R. Nevanlinna
zum Ehrenmitglied. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Sitten am
31. Aug. 1963: S. Piccard, S. Piccard, W. Hatcher, C. Piron, P. Jeanquartier,
K. Voss, E. Kreyszig, A. Puger.
1964. Prs.: J. de Siebenthal, VPrs.: H. Huber, Sekr.: W. Nef, Mitgliederzahl:
keine Angabe. Frhjahrssitzung am 7. Juni 1964 in Bern mit einem Vortrag
von J. P. Sydler (Bibliothek ETH) ber Jakob Steiner. Die Versammlung be-
schloss einstimmig, die Kosten fr die allfllige Verlegung des Grabes von
J. Steiner bis zumBetrage von Fr. 500. zu Lasten der Kasse der Gesellschaft
zu bernehmen. Einladung zu der von W. Wegmller organisierten Gemein-
samen Europischen Konferenz fr mathematische Statistik in Bern vom
14.18. Sept. 1964 [Akten in ibid. 900, 901 und 902(1964)]. Vortrge an der
Mitgliederversammlung in Zrich am 10. Okt. 1964: R. Coifman, S. Piccard,
J. Hersch, R. Cairoli, K. Voss, A. Frei, C. Weber, W. Scherrer (Hauptvortrag).
Informationsdienst und Austauschdienst nahmen ihre Arbeit auf.
1965. Prs.: J. de Siebenthal, VPrs.: H. Huber, Sekr.: W. Nef, Mitglieder-
zahl: keine Angabe. Frhjahrssitzung am 30. Mai 1965 in Bern mit einem
Vortrag von R. Brauer (Harvard). Vortrge an der Mitgliederversammlung
in Genf am 25. Sept. 1965: S. Piccard, J. Chuard, A. Ammann, C. Tanner, M.-
A. Knus, U. Stammbach, F. Sigrist, G. Leresche, J.-C. Holy und H. Debrunner
(Hauptvortrag).
1966. Prs.: H. Huber, VPrs.: W. Nef, Sekr.: R. Bader. Frhjahrssitzung am
22. Mai 1966 in Bern mit einem Vortrag von K. Chandrasekharan. Vertre-
tung an der Generalversammlung der IMU in Dubna und am ICM in Moskau
86 E. Neuenschwander
13.26. Aug. 1966. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Solothurn
am 1. Okt. 1966: J. de Siebenthal, M.-A. Knus und U. Stammbach, M. Ojan-
guren, Mlle S. Piccard, Mlle S. Piccard, W. Hengartner, J. Steinig, A. Robert,
U. Suter. Die SMG kann die Druckkosten fr die Versammlungsberichte
im LEnseignement mathmatique aufgrund ihrer beschrnkten Ressour-
cen nicht mehr bezahlen. Diese sollen in Zukunft allein in den Verh. SNG
erscheinen. Erhhung des Mitgliederbeitrags von Fr. 6. auf Fr. 10..
1967. Prs.: H. Huber, VPrs.: W. Nef , Sekr.: R. Bader. Frhjahrssitzung am
27. Mai 1967 in Bern mit einem Vortrag von Prof. R. Godement (Paris). Vor-
trge an der Mitgliederversammlung in Schahausen am 30. Sept. 1967:
M. Wehrli, R. Redy, Frl. C. Bandle, Mlle S. Piccard, A. Ammann, G. Mis-
lin, H. H. Storrer. Die Versammlung setzte den Mitgliederbeitrag 1968 auf
Fr. 10. fest und genehmigte eine nderung des Vertrages mit demVerleger
der Commentarii. Informations- und Austauschdienst konnten ihre wert-
volle Ttigkeit dank der Untersttzung durch die Stiftung zur Frderung
der mathematischen Wissenschaften in der Schweiz im bisherigen Rahmen
fortsetzen.
1968. Prs.: W. Nef, VPrs.: R. Bader, Sekr.-Kassier: E. Specker. Frhjahrs-
sitzung am 26. Mai 1968 in Bern mit Vortrgen von E. Blanc und P. Henrici.
Vortrge an der Mitgliederversammlung in Einsiedeln am 28. Sept. 1968:
H. P. Knzi, P. Hess, H. Bieri, Sophie Piccard, P. J. Erard, F. Sigrist, A. Deri-
ghetti.
1969. Prs.: W. Nef, VPrs.: R. Bader, Sekr.-Kassier: E. Specker, Mitglieder-
zahl: ca. 325. Frhjahrssitzung am 1. Juni 1969 in Bern mit einem Vortrag
von V. Strassen. Vortrge an der Mitgliederversammlung in St. Gallen am
4. Okt. 1969: C. Portenier, Frl. C. Bandle, Mlle S. Piccard, M. Gut, A. Wyler,
H. U. Kubli.
1970. Prs.: R. Bader, VPrs.: E. Specker, Sekr.-Kassier: A. Haeiger. Frh-
jahrssitzung am 10. Mai 1970 in Bern mit einem Vortrag von J. Dixmier
(Paris). An der Stiftungsratssitzung vom 24. Febr. 1970 wurde beschlos-
sen, zehn Stipendien von je Fr. 500. an junge Mathematiker zum Besuch
des ICM 1970 in Nizza zu vergeben. Professoren sollen in Zukunft keine
Beitrge mehr aus dem Austauschdienst beziehen knnen. Vortrge an der
Mitgliederversammlung in Basel am 17.18. Okt. 1970: J. Guenot, F. Ronga,
J. Boechat, C. Weber, Ch. Glaus, E. Egli, Ch. Wissler, J. Hersch, M. Monkewitz,
S. Piccard, F. Fricker, P. Hohler, H. Joris, O. Burlet, G. Philippin; M. Karoubi
und H. Hermes (Hauptvortrge).
1971. Prs.: R. Bader, VPrs.: E. Specker, Sekr.-Kassier: A. Haeiger. Frh-
jahrssitzung am20. Juni 1971 in Bern mit einemVortrag von M. A. Kervaire
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 87
(Genf). Vortrge an der Mitgliederversammlung in Fribourg am9. Okt. 1971:
D. Amiguet, O. Burlet, R. Cicurel, A. Derighetti, G. Favre, A. Robert, P. Saillen,
J. Schmid, Y. Biollay, G. Philippin, Sophie Piccard, H. M. Reimann, Cl. Auder-
set, R. Bieri, B. Kaup, U. Wrgler. Neubesetzung der schweiz. Subkommissi-
on der IMUK: Neuer Prsident wird A. Delessert als Nachfolger von M. Rue.
1972. Prs.: E. Specker, VPrs.: A. Haeiger, Sekr.-Kassier: H. Kleisli, Mit-
gliederzahl: ca. 330. Frhjahrssitzung am 28. Mai 1972 in Bern mit einem
Vortrag von J. W. Cassels (Cambridge). Vortrge an der Mitgliederversamm-
lung in Luzern am 14. Okt. 1972: J. Dupertuis, S. Piccard, R. Bieri, E. Bolt-
hausen, W. Baur, W. Deuber, U. Kirchgraber, N. Sigrist, C. Bandle, R. Sperb,
Ch. Blanc, M.-Th. Jobin, J. Hersch, G. Philippin. Symposium ber die Bedeu-
tung der Modelle in der Mathematik mit Beitrgen von J. de Siebenthal und
E. Specker veranstaltet von der Schweizerischen Gesellschaft fr Logik und
Philosophie der Wissenschaften. Berichte ber den Austauschdienst, den
Reisedienst und die Commentarii.
1973. Prs.: E. Specker, VPrs.: A. Haeiger, Sekr.-Kassier: H. Kleisli, Mit-
gliederzahl: 326. Frhjahrssitzung am17. Juni 1973 in Bern mit einemVor-
trag von Prof. S. Karlin (Weizmann-Institut, Rehovot). Ernennung von B. L.
van der Waerden zum Ehrenmitglied. Vortrge an der Mitgliederversamm-
lung in Lugano am 20. Okt. 1973: Y. Biollay, S. L. Chan, A. Good, P. de la
Harpe, U. Schweizer, H. Walser, A. Wohlhauser, W. Bni, H. U. Baumann,
S. Maumary, S. Piccard, S. Piccard, U. Schneider, F. Sigrist. Besprechung der
Subventionskrzungen der SNG fr die beiden von der Gesellschaft unter-
sttzten Zeitschriften Commentarii und Elemente: Anstelle der bentigten
Fr. 24'000. erhielt die SMG nur Fr. 15'800. zugesprochen. Frau Louise
Wolf bernimmt die Mitgliedermutationen und Buchhaltung der SMG, da
es fr Mitglieder und Vorstand mhsam war, alle zwei Jahre beim Wechsel
des oziellen Kassiers und Sekretrs, sich immer wieder an eine andere
Anlaufstelle zu wenden.
1974. Prs.: A. Haeiger, VPrs.: H. Kleisli, Sekr.-Kassier: A. Delessert, Mit-
gliederzahl: 350. Frhjahrssitzung am 25. Mai 1974 in Bern mit zwei Vor-
trgen von P. Gabriel (Zrich) und Chr. Houzel (Paris). Gewhrung von Rei-
sekostenbeitrgen im Umfang von Fr. 9'000. durch das Kuratorium der
SMG aus den Mitteln des Austauschdienstes zum Besuch des ICM 1975
in Vancouver. Vortrge an der Mitgliederversammlung in Neuenburg am
12. Okt. 1974: F. Borel, S. Conod, M. Favre und P. de la Harpe, F. Ronga,
M. Huber, O. Burlet, J. C. Hausmann, M.-A. Knus, P. de la Harpe, S. Pic-
card, T. Rychener, H.-M. Maire, P.-L. Aubert, A. Banyaga, N. Medici, W. Meier,
C. Kratzer.
88 E. Neuenschwander
1975. Prs.: A. Haeiger, VPrs.: H. Kleisli, Sekr.-Kassier: A. Delessert, Mit-
gliederzahl: 347. Frhjahrssitzung am 1. Juni 1975 in Bern mit einem Vor-
trag von R. Thom (IHES). Vortrge an der Mitgliederversammlung in Aarau
am 4. Okt. 1975: 16 Kurzreferate. Frl. Piccard bedauert, dass die SNG in ih-
ren Verhandlungen keine Vortragszusammenfassungen mehr publizieren
will. Der neue Vorstand der SMG wird das Problem studieren. In den nch-
sten Jahren sollen Kolloquien zu diversen Fachgebieten organisiert werden,
beginnend mit einemKolloquiumzur analytischen Zahlentheorie. Verhand-
lungen zur bernahme der Zeitschrift Elemente der Mathematik durch die
SMG. Erhhung des Mitgliederbeitrags von 10 auf 20 Franken auf das Jahr
1976. Die SNG gibt der Gesellschaft zur Zeit eine Jahressubvention von
Fr. 25'500.. Weitere Fr. 9'000. kommen von der Stiftung zur Frderung
der mathematischen Wissenschaften in der Schweiz fr den Austausch-
dienst.
1976. Prs.: H. Kleisli, VPrs.: A. Delessert, Sekr.-Kassier: P. Gabriel, Mitglie-
derzahl: 357. Internationale Tagung vom7.13. Mrz 1976 in Les Plans-sur-
Bex ber Formes quadratiques, L-sries, formes modulaires mit 32 Teil-
nehmern organisiert von Prof. Kervaire. Frhjahrssitzung am 22. Mai 1976
in Bern mit Vortrgen von Prof. R. M. Dudley (Aarhus) und G. Harder (Bonn-
Wuppertal). Eine Zusammenfassung der Vortrge der nchsten Herbstver-
sammlung wird vervielfltigt und an alle Mitglieder der SMG versandt. Der
Bericht umfasst ungefhr zwei Seiten pro Vortrag. Das angestrebte Ziel der
Herbstversammlung liegt imgegenseitigen Informationsaustausch ber die
Arbeiten an den einzelnen schweizerischen Mathematischen Instituten. Es
ist deshalb erwnscht, dass jedes Institut vertreten sei, insbesondere auch,
dass die 1976 fertiggestellten Doktorarbeiten kurz vorgestellt werden. Mit-
gliederversammlung in Genf am 8.9. Okt. 1976: 36 halbstndige Kurzre-
ferate von Doktoranden und einigen anderen Mathematikern in zwei pa-
rallelen Sitzungen. Der Informationsdienst der Gesellschaft versandte 38
Wochenbulletins ber Veranstaltungen im In- und Ausland. Vertretung am
dritten internationalen Kongress ber Mathematikunterricht, dem ICMI, in
Karlsruhe vom 16.21. Aug. 1976 durch A. Carrel.
1977. Prs.: H. Kleisli, VPrs.: A. Delessert, Sekr.-Kassier: P. Gabriel, Mit-
gliederzahl: 453. Internationales Kolloquiumin Topologie und Algebra vom
12.16. April 1977 an der ETHZ, patroniert durch die SMGund IMU mit ber
100 eingeschriebenen Mathematikern. Ernennung von B. Eckmann zum
Ehrenmitglied. Frhjahrssitzung am 14. Mai 1977 in Bern mit zwei ber-
sichtsvortrgen von E. Stiefel (ETH Zrich) und P. Cartier (IHES). Jahresver-
sammlung in Bern am 7.8. Okt. 1977 mit 33 halbstndigen Doktoranden-
Vortrgen und einem Symposium zum Thema Die Logik im 20. Jahrhun-
dert gemeinsam mit der Schweizerischen Gesellschaft fr Logik und Phi-
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 89
losophie der Wissenschaften (Vortrge von E. Engeler, D. van Dalen,
J. Ladrire, E. Specker). Beitritt zu der neu zu grndenden Europischen
Mathematischen Fderation. Erneuerung des Reziprozittsabkommens mit
der AMS, neues Abkommen mit der DMV. Bemhungen zur Verbesserung
des internationalen mathematischen Informationsaustauschs.
1978. Prs.: A. Delessert, VPrs.: P. Gabriel, Sekr.-Kassier: B. Scarpellini.
Mitgliederzahl: keine Angabe. Internationales Symposiumber Analysis zu
Ehren von Prof. A. Puger vom 10.14. April 1978 an der ETHZ unter dem
Patronat der SMG. Ernennung von Puger zumEhrenmitglied. Frhjahrssit-
zung am 27. Mai 1978 in Bern mit zwei Vortrgen von H. Fllmer (Zrich)
und H. Amann (Bochum). Jahresversammlung in Brig am 7. Okt. 1978 mit
24 Vortrgen von meist jungen Mathematikern. Fortgesetzte Publikation
der Vortragszusammenfassungen zuhanden der Mitglieder und Korrespon-
denten der SMG. Ernennung von A. Ostrowski zum Ehrenmitglied anlss-
lich seines 85. Geburtstags. Vertretung am Internationalen Mathematiker-
Kongress in Helsinki vom 15.23. Aug. 1978 und Kontakte mit diversen
nationalen mathematischen Gesellschaften (Reziprozittsabkommen mit
der UMI und SMF) und internationalen Gremien (European Mathematical
Council, ICMI).
1979. Prs.: A. Delessert, VPrs.: P. Gabriel, Sekr.-Kassier: B. Scarpellini,
Mitgliederzahl: 367. Frhjahrssitzung am 5. Mai 1979 in Bern mit zwei
Vortrgen von M. Hazewinkel (Rotterdam) und G. Reeb (Strassburg). Jah-
resversammlung in Lausanne am 5.6. Okt. 1979 mit Vortrgen von jungen
Mathematikern. Erneute Publikation der Zusammenfassungen der 26 Vor-
trge in einer xerographierten Vervielfltigung fr Mitglieder und ausln-
dische Korrespondenten. Feier zum 50. Jahrestag der Grndung der Stif-
tung zur Frderung der mathematischen Wissenschaften in der Schweiz am
5. Nov. 1979 an der ETHZ. Verabschiedung neuer Statuten fr die Stiftung
und die Zeitschrift Elemente der Mathematik. B. Scarpellini wollte kein Amt
mehr im Vorstand bernehmen, wodurch zwei neue Vorstandsmitglieder
zu bestimmen waren. Wahlen in die nationale Subkommission des ICMI:
R. Ineichen und M. Jeger traten aus, E. Blanc trat ein.
1980. Prs.: P. Gabriel, VPrs.: A. Robert, Sekr.-Kassier: H. Carnal, Mitglie-
derzahl: keine Angabe. Frhjahrssitzung am 31. Mai 1980 in Bern mit zwei
Vortrgen von C. Berge (Paris) und N. ACampo (Paris). Jahresversammlung
in Zrich am 17.18. Okt. 1980 versuchsweise getrennt von der SNG im
Rahmen des Rutishauser-Symposiums an der ETHZ. ImAnschluss 26 Kurz-
vortrge junger Schweizer Mathematiker. A. Borel wird der SNG auf deren
Anfrage nach Konsultation smtlicher schweizerischer mathematischer In-
stitute fr den Balzan-Preis vorgeschlagen. Vertretung am ICME IV in Ber-
90 E. Neuenschwander
keley vom 10.16. Aug. 1980 (ausfhrliche Berichte von H. Loeel, P. Favre
und E. Blanc in [ibid. 206 (1980), 7 und 826 (1980), 8f.]).
1981. Prs.: P. Gabriel, VPrs.: A. Robert, Sekr.-Kassier: H. Carnal, Mitglie-
derzahl: 390. Frhjahrssitzung am23. Mai 1981 in Bern mit zwei Vortrgen
von J. Moser und J.-P. Serre. Untersttzung fr das SMG-Mitglied Prof. Paul
Dedecker, der nach 17 Dienstjahren im Alter von 59 Jahren an der Uni-
versitt Louvain ohne Pension entlassen wurde. Herbstsitzung am Mathe-
matischen Institut der Universitt Neuenburg am 6.7. Nov. 1981 erneut
unabhngig von der Jahresversammlung der SNG. 19 Kurzvortrge von
jungen Schweizer Mathematikern, Hauptvortrag von M. H. Stone. Organi-
sation eines Algebra-Treens am 4.5. Dez. 1981 an der Universitt Z-
rich mit Vortrgen von M. Brodmann, M.-A. Knus, M. Kervaire, B. Eckmann,
K. Bongartz, H. Gross, F. Sigrist und H. Kraft mit ca. 100 Teilnehmern. Be-
richterstattung ber die Zeitschriften der SMG und Wahlen in die diversen
Gremien. P. Gabriel lst J. J. Burckhardt als langjhrigen Redaktionssekre-
tr der Commentarii ab. Ernennung von J. J. Burckhardt zumEhrenmitglied
der Gesellschaft.
1982. Prs.: A. Robert, VPrs.: H. Carnal, Sekr.-Kassier: S. D. Chatterji, Mit-
gliederzahl: 399. Frhjahrssitzung am 29. Mai 1982 in Bern mit zwei Vor-
trgen von H. Kraft und P. Hilton. Es wurde beschlossen zehn Abonnements
der Commentarii an Entwicklungslnder zu verschenken. Zur Finanzierung
wurde der Abonnementspreis der Commentarii erneut angehoben. Der Mit-
gliederbeitrag wurde ebenfalls auf Fr. 30. pro Jahr angehoben. Jahresver-
sammlung am8.9. Okt. 1982 in Basel zusammen mit der SNG mit 17 Kurz-
vortrgen meist junger Schweizer Mathematiker. Der unerwartete Tod von
E. Trost bedingte eine Neubesetzung des Redaktionskomitees der Elemen-
te mit M. Jeger (neuer geschftsfhrender Redaktor) und M.-A. Knus (neu-
es Redaktionsmitglied). J. Moser wurde anlsslich der Generalversammlung
am9. Aug. 1982 in Warschau zumneuen Prsidenten der IMU fr die Amts-
periode 198386 gewhlt. Der ICM 1982 wurde wegen der kritischen poli-
tischen Lage in Polen auf 1983 verschoben.
1983. Prs.: A. Robert, VPrs.: H. Carnal, Sekr.-Kassier: S. D. Chatterji, Mit-
gliederzahl: 417. Frhjahrssitzung am 28. Mai 1983 in Bern mit einem Vor-
trag von D. Laugwitz (Darmstadt) zum 200. Todestag von Euler. Beitritt
der SMG zur internationalen Kampagne zu Gunsten des Mathematikers Jo-
se Luis Massera, der von der Miltrjunta in Uruguay gefangen genommen
und gefoltert wurde. Jahresversammlung am14.15. Okt. 1983 in Delmont
mit der SNG mit 14 Kurzvortrgen meist junger Schweizer Mathematiker.
Journes danalyse an der EPFL am 25.26. Febr. 1983 unter der Leitung
von B. Zwahlen mit 42 Teilnehmern. Journes de probabilit im Schloss
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 91
Hnigen (Konolngen) am 30. Juni bis 2. Juli 1983 unter der Leitung von
H. Carnal und S. D. Chatterji mit 72 Teilnehmern vor allem aus der Schweiz
und Frankreich. Vertretung am Internationalen Mathematiker-Kongress in
Warschau vom 16.24. Aug. 1983 und in diversen Kommissionen. Fr die
Untersttzung der Reisen junger Mathematiker standen Fr. 11'000. der
Stiftung zur Frderung der mathematischen Wissenschaften in der Schweiz
zur Verfgung.
1984. Prs.: H. Carnal, VPrs.: S. D. Chatterji, Sekr.-Kassier: N. ACampo,
Mitgliederzahl: 424. Frhjahrssitzung am 12. Mai 1984 in Bern mit zwei
Vortrgen von E. Zehnder (Bochum) und H. B. Lawson (Stony Brook, USA).
Jahresversammlung am5.6. Okt. 1984 an der Universitt Zrich-Irchel mit
der SNG mit 12 Kurzvortrgen meist junger Schweizer Mathematiker und
erstmals 3 Vortrgen zur Geschichte und Didaktik der Mathematik von
H. J. Benz (Johannesburg), J. Dieudonn (Nice), F. Pluvinage (Strasbourg).
Journes de topologie am 30. Nov. und 1. Dez. 1984 in Cernets-Verrires
mit Vortrgen von U. Suter, G. Mislin, B. Eckmann, U. Wrgler und C. We-
ber. Vertretung am Kongress der IMUK in Adelaide und an der Sitzung des
European Mathematical Council (EMC) in Oberwolfach.
1985. Prs.: H. Carnal, VPrs.: S. D. Chatterji, Sekr.-Kassier: N. ACampo,
Mitgliederzahl: keine Angabe. Frhjahrssitzung am 1. Juni 1985 in Bern
mit zwei Vortrgen von N. Kuiper (IHES) und E. Bolthausen (TU Berlin). Jah-
resversammlung am 4. Okt. 1985 in Biel mit der SNG mit 23 Kurzvortr-
gen meist junger Schweizer Mathematiker und Hauptvortrgen von K. Ja-
cobs (Erlangen) und P. Buser (EPFL) sowie einer Sitzung gemeinsam mit der
Schweizerischen Gesellschaft fr Logik und Philosophie der Wissenschaf-
ten. Journes scientiques zur Geometrie am 22.25. Nov. 1985 in Basel
mit ca. 80 Teilnehmern. Vertretung bei der IMUK und EMC. Informatio-
nen zu Euromath (Schaung eines Online-Kommunikationssystems, ei-
ner Datenbank und einer Computerumgebung fr Mathematiker). Bericht
zur Mathematik im Jahr 2000, Perspektiven und Probleme von H. Carnal
und A. Robert zuhanden der SNG.
1986. Prs.: S. D. Chatterji, VPrs.: N. ACampo, Sekr.-Kassier: U. Stamm-
bach, Mitgliederzahl: 433. Frhjahrssitzung am 31. Mai 1986 in Bern mit
zwei Vortrgen von V. Bangert (Bern) und J. Tits (Collge de France).
Jahresversammlung am 10.11. Okt. 1986 in Bern mit der SNG mit 9 Kurz-
vortrgen meist junger Schweizer Mathematiker und 4 eingeladenen
Hauptvortrgen von M. Struwe (ETHZ), J. Martinet (Strasbourg), G. Arsac
(Lyon) und L. C. Young (Madison). Journes mathmatiques der SMG zur
Mathematischen Physik am 5.6. Dez. 1986 an der ETHZ unter der Lei-
tung von K. Osterwalder und J. Frhlich. Teilnahme am Internationalen
92 E. Neuenschwander
Mathematiker-Kongress in Berkeley am 3.11. Aug. 1986, Vertretung in
IMU, IMUK und EMC.
1987. Prs.: S. D. Chatterji, VPrs.: N. ACampo, Sekr.-Kassier: U. Stamm-
bach, Mitgliederzahl: keine Angabe. Frhjahrssitzung und Journes ma-
thmatiques ber komplexe analytische Mannigfaltigkeiten unter der Lei-
tung von H. Holmann, B. Kaup und H. Rummler am 22.23. Mai 1987 in
Fribourg mit 7080 Teilnehmern. Vortrge von J.-P. Demailly (Grenoble),
O. Forster (Mnchen), F. Hirzebruch (Bonn), L. Kaup (Konstanz), H. Kraft (Ba-
sel), T. Vust (Genf). Jahresversammlung am 9.10. Okt. 1987 in Luzern mit
der SNG mit 14 Kurzvortrgen junger Schweizer Mathematiker und 3 ein-
geladenen Hauptvortrgen von J. P. Eckmann (Genf), W. Ballmann (Zrich)
und H. H. Storrer (Zrich). Wechsel im Redaktionskomitee der Elemente der
Mathematik: Austritt von M.-A. Knus, Eintritt von H.-C. Im Hof. Formelle
Beteiligung an Euromath und Beitritt zu dessen Kreditempfnger, dem
European Mathematical Trust. Vertretung in IMU, IMUK und EMC.
1988. Prs.: N. ACampo, VPrs.: U. Stammbach, Sekr.-Kassier: H. Holmann,
Mitgliederzahl: 443. Frhjahrssitzung am 28. Mai 1988 in Bern mit zwei
Vortrgen von O. Lanford (ETHZ) und E. Ghys (Genf/Lille) sowie drei Vor-
trgen der CIEM von G. Arsac (Lyon), A. Schnyder (Basel) und A. Ventura
(Zrich). Jahresversammlung am 7.8. Okt. 1988 in Lausanne mit der SNG
mit acht Kurzvortrgen junger Schweizer Mathematiker und eingeladenen
Hauptvortrgen von G. Wanner und E. Ruh. Abschluss einer Vereinbarung
fr die Beteiligung von Deutschschweizer Mathematikern an den Semina-
ren des 3me Cycle Romand in Les Plans-sur-Bex. Mitteilungen ber die
Fortschritte bei Euromath. Journes arithmtiques der SMG in Genf
am 15.16. April 1988 organisiert von M. Kervaire und J. Steinig mit Vor-
trgen von K. Ribet, E. Bayer-Fluckiger, B. Mazur, D. Coray, G. Wstholz und
J.-P. Serre.
1989. Prs.: N. ACampo, VPrs.: U. Stammbach, Sekr.-Kassier: H. Holmann.
Frhjahrssitzung am 15. April 1989 in Lausanne in Kombination mit den
Mathematiktagen der SMG. Jahresversammlung am13.14. Okt. 1989 in Fri-
bourg mit der Schweizerischen Akademie der Naturwissenschaften (SANW)
mit sechs Kurzvortrgen frisch promovierter Schweizer Mathematiker und
Hauptvortrgen von A. Valette (Neuenburg) und H. Knrrer (ETHZ). Mathe-
matiktage der SMG zum Thema Analyse harmonique et reprsentations
unitaires am 14.15. April 1989 unter der Leitung von S. D. Chatterji und
A. Derighetti (Lausanne) mit Vortrgen von A. Terras, E. Kaniuth, J. P. Pier,
G. Racher, P. Eymard und V. S. Varadarajan. Rcktritt von Prof. Gabriel als
geschftsfhrender Redaktor der Commentarii. Sein Amt wird bernom-
men von Prof. Kraft (Basel). Schwierigkeiten bei der Vervollstndigung des
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 93
Redaktionskomitees. Zusammenarbeit mit dem EMC im Bereich des Pro-
jekts Euromath. Kandidatur der Schweiz fr den Internationalen Mathe-
matiker-Kongress 1994 unter Federfhrung von H. Carnal (Bern). Im Lau-
fe des Jahres 1989 konnte in der Person von Prof. U. Kirchgraber (ETHZ)
jemand gefunden werden, der sich den Beziehungen zwischen Hochschul-
mathematikern und den Mathematiklehrern an Gymnasien mit neuen Ide-
en und grossem Engagement annahm. Organisation eines Weiterbildungs-
kurses fr Mathematiklehrer in Brig am 11.12. Okt. 1989 zum Thema
Dynamische Systeme und Chaos.
1990. Prs.: U. Stammbach, VPrs.: H. Holmann, Sekr.-Kassier: F. Sigrist.
Frhjahrssitzung am 19. Mai 1990 in Zrich in Kombination mit den Ma-
thematiktagen der SMG. Jahresversammlung am3.4. Okt. 1990 in Genf mit
der SANWmit 10 Kurzvortrgen frisch promovierter Schweizer Mathemati-
ker und 3 Hauptvortrgen von P. Salberger (Orsay), M. Brion (Grenoble) und
A. Marin (ENS Lyon). Mathematiktage der SMG zum Thema Nichtlineare
Partielle Dierentialgleichungen: Theorie und Numerik am 17.19. Mai
1990 unter der Leitung von R. Verfrth und P. Hess an der Universitt Z-
rich mit 24 Vortrgen. Wahl von M. Struwe (ETHZ) und E. Ghys (ENS Lyon) in
die Redaktion der Commentarii. Bildung einer Kommission, welche das Pro-
l der Zeitschrift Elemente der Mathematik berdenken soll, da diese unter
rcklugen Abonnementszahlen leidet. Das Projekt Euromath kommt
trotz erheblicher nanzieller Mittel nur unbefriedigend voran. Beitritt zu
der am 27.28. Okt. 1990 in Madralin bei Warschau gegrndeten Europi-
schen Mathematischen Gesellschaft (EMS). Da die SANW den zu entrich-
tenden Beitrag von Fr. 2'000. zunchst nicht bernehmen wollte, wurde
beschlossen den Mitgliederbeitrag der SMG von Fr. 30. auf Fr. 50. pro
Jahr zu erhhen. Dies ermglichte gleichzeitig die Schaung eines festen
Sekretariats der SMG an der Universitt Fribourg, das whrend der folgen-
den zwanzig Jahre von Frau Louise Wolf betreut wurde, welche die Mitglie-
dermutationen und Buchhaltung bereits 1973 unter der Prsidentschaft
von H. Kleisli bernommen hatte. Internationaler Mathematiker-Kongress
in Kyoto und Generalversammlung der IMU in Kobe. An dieser Versamm-
lung wurde der nchste Internationale Mathematiker-Kongress (1994) nach
Zrich vergeben. Es ist dies ohne Zweifel eine grosse Ehre fr die Mathema-
tik in der Schweiz, dass der Internationale Kongress nach 1897 und 1932
nun bereits zum dritten Mal in Zrich stattnden wird. Die Organisation
des Kongresses bernahmder imBerichtsjahr gegrndete Verein ICM94,
als dessen Prsident H. Carnal (Bern) amtete. Im Rahmen der Bemhun-
gen um die Lehrerweiterbildung fhrte U. Kirchgraber erstmals einen von
der SMG untersttzten Schweizerischen Tag ber Mathematik und Unter-
richt am 21. Juni 1990 an der Kantonsschule Frauenfeld durch.
94 E. Neuenschwander
1991. Prs.: U. Stammbach, VPrs.: H. Holmann, Sekr.-Kassier: F. Sigrist,
Mitgliederzahl: 464. Frhjahrssitzung am 25. Mai 1991 in Bern mit einem
Vortrag von R. Maeder ber das Computeralgebra-System Mathematica.
Jahresversammlung am 9.11. Okt. 1991 in Chur mit der SANW diesmal
ohne Doktorandenvortrge, dafr mit 9 grsseren, bersichtsartigen Vor-
trgen von z. T. neu in die Schweiz gekommenen MathematikerInnen. Drei
dieser Vortrge fanden im Rahmen einer erstmals organisierten gemeinsa-
men Sitzung mit der Schweizerischen Physikalischen Gesellschaft statt. Ma-
thematiktage der SMG als 2
nd
Analysis Colloquium am 20.23. Mai 1991
in Bern unter der Leitung von H. M. Reimann mit 17 Vortrgen von Referen-
ten aus den USA, Sowjetunion, Polen, Finnland, Spanien, Deutschland und
der Schweiz. bernahme des Patronats fr die XVII
mes
Journes arith-
mtiques an der Universitt Genf vom 9.13. Sept. 1991 und Vermittlung
namhafter nanzieller Beitrge der SANW und der Stiftung zur Frderung
der mathematischen Wissenschaften in der Schweiz hierfr. Schlussbericht
der Elemente-Kommission mit Vorschlgen zu einer Neuorientierung der
Zeitschrift. Wahl eines neuen neunkpgen Redaktionskomitees fr die
Elemente: U. Stammbach folgte M. Jeger als neuer geschftsfhrender Re-
daktor. Das ambitise Projekt Euromath musste stark redimensioniert
werden. Frau Bea Wollenmann erzielte eine Bronzemedaille an der 32. Inter-
nationalen Mathematik Olympiade (IMO) in Sigtuna (S). U. Kirchgraber or-
ganisierte wiederumeinen Schweizerischen Tag ber Mathematik und Un-
terricht sowie eine Arbeitswoche in Valbella fr Gymnasiallehrer zumThe-
ma Module zur Angewandten Mathematik. Wie in frheren Jahren gab die
SMGauch 1991 ein wchentliches Informations-Bulletin ber Veranstaltun-
gen im Gebiete der Mathematik heraus sowie erstmals versuchsweise das
SMG Bulletin SMS, in dem die wesentlichsten Ereignisse der vergangenen
zwei Jahre zuhanden der Mitglieder zusammengefasst wurden.
1992. Prs.: H. Holmann, VPrs.: F. Sigrist, Sekr.-Kassier: P. Hess, Mitglie-
derzahl: keine Angabe. Frhjahrssitzung am 13. Juni 1992 in Basel in Ver-
bindung mit den Basler Geometrie-Tagen. Jahresversammlung am
2.3. Okt. 1992 in Basel mit der SANW mit 14 Kurzvortrgen von Doktoran-
den und 4 bersichtsvortrgen von E. Ruh (Fribourg), J. Rappaz (Lausanne),
C. G. Schmidt (Karlsruhe) und N. Schappacher (Strasbourg). Mathematik-
Tage der SMG ber aktuelle Forschungsgebiete der Geometrie am
11.15. Juni 1992 in Basel unter der Leitung von H. Kraft und D. Kotschick
mit 11 Vortrgen von anerkannten Mathematikern aus dem In- und Aus-
land. Durch ein neues Prol der Zeitschrift Elemente der Mathematik konn-
te deren Abonnentenzahl um 10% erhht werden. Ablehnung der neuen
Maturittsanerkennungsverordnung wegen einseitigem Abbau der mathe-
matisch-naturwissenschaftlichen Komponente in der gymnasialen Ausbil-
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 95
dung. Vereinbarung zur Frderung der Mobilitt der Studierenden der Ma-
thematik an den Universitten und Hochschulen der Schweiz. Vertretung
am Council Meeting und ersten Kongress der EMS in Paris vom 4.10. Juli
1992 sowie am ICME-7 in Quebec vom 17.28. Aug. 1992. Beitritt zum Ver-
ein zur Frderung des Mathematischen Forschungsinstituts Oberwolfach.
Vorbereitungen und Spendenaufruf zum ICM 94 in Zrich. Urs Kirchgraber
fhrte am18. Mai 1992 den von der SMGnanziell untersttzten 3. Schwei-
zerischen Tag ber Mathematik und Unterricht in Bellinzona durch so-
wie eine Studienwoche-Mathematik in Valbella im Rahmen der Stiftung
Schweizer Jugend forscht.
1993. Prs.: H. Holmann, VPrs.: F. Sigrist, Sekr.-Kassier: H. Jarchow. Frh-
jahrssitzung am29. Mai 1993 in Neuenburg in Verbindung mit den Mathe-
matik-Tagen der SMG. Wahl eines neuen Sekretrs fr den am 29. Nov.
1992 infolge eines tdlichen Bergunfalls verstorbenen Peter Hess. Jahres-
versammlung am 23.25. Sept. 1993 in Verbier mit der SANW mit neun
bersichtsvortrgen von P. Gabriel, A.-S. Sznitman, R. Aebi, M. Burger,
E. Bayer-Fluckiger, D. W. Masser, J. Moser, H. Amann und G. Wanner. Mathe-
matik-Tage der SMG zum Thema Lattices in Semi-simple Lie Groups am
27.29. Mai 1993 in Neuenburg unter der Leitung von A. Valette mit 9 Vor-
trgen. Weitere Vorbereitungen zum ICM 94 in Zrich (nanzielle Unter-
sttzung durch die beiden ETHs und verschiedene private Firmen, Einla-
dung der Referenten, Versand der zweiten Ankndigung). Ein Schweizer
Team von vier Schlern nahm vom 13.24. Juli 1993 an der 34. Internatio-
nalen Mathematik Olympiade (IMO) in Istanbul teil und brachte eine Silber-
und eine Bronze-Medaille heim. Bildung eines IMO-Komitees der SMG un-
ter der Leitung von H. Jarchow. Durchfhrung des 4. Schweizerischen Ta-
ges ber Mathematik und Unterricht am 15. Juni 1993 in Solothurn durch
U. Kirchgraber mit ber 200 Teilnehmern.
1994. Prs.: F. Sigrist, VPrs.: H. Jarchow, Sekr.-Kassier: G. Wanner, Mit-
gliederzahl: 472. Frhjahrssitzung am 14. Mai 1994 in Fribourg in Verbin-
dung mit den Mathematik-Tagen der SMG. Jahresversammlung am 7.8.
Okt. 1994 in Aarau mit der SANW mit 12 Kurzvortrgen von Doktoranden
und zwei bersichtsvortrgen von C. Weber (Genf) und D. Rolfsen (Van-
couver). Mathematik-Tage der SMG zur Dierentialgeometrie am 12.
14. Mai 1994 in Fribourg unter der Leitung von E. Ruh und H. Rummler
mit Hauptvortrgen u. a. von U. Lang (Bonn) und K. Grove (College Park).
Hauptereignis war der Internationale Mathematiker-Kongress in Zrich am
3.11. Aug. 1994 mit 2536 Teilnehmern aus 87 Lndern und Satelliten-
Veranstaltungen, z. B. in Genf (vgl. Angaben im Haupttext sowie Abb. 16).
Zu dessen Gelingen haben v. a. die Leiter des Organisationskomitees H. Car-
nal und Chr. Blatter beigetragen, die deshalb zu Ehrenmitgliedern der SMG
96 E. Neuenschwander
ernannt wurden. Satelliten-Konferenz zumICM94 in Genf ber Operatoral-
gebra vom 25.30. Juli 1994 mit 17 Hauptvortrgen und ber 100 Teil-
nehmern organisiert von V. Jones, P. de la Harpe und H. Maire. Vertretun-
gen und Informationen aus der IMU und EMS. Das Jahr 2000 wurde von
der UNESCO zum World Mathematics Year ernannt. 5. Schweizerischer
Tag ber Mathematik und Unterricht am 14. Juni 1994 in Olten organi-
siert von U. Kirchgraber. Erneute Studienwoche-Mathematik in Valbella
im Rahmen der Stiftung Schweizer Jugend forscht. Die Stiftung zur Fr-
derung der mathematischen Wissenschaften in der Schweiz hat wie stets
den Austausch- und Informationsdienst, die Publikationen der SMG sowie
die diversen Tagungen im Verbund mit der SANW untersttzt.
1995. Prs.: F. Sigrist, VPrs.: H. Jarchow, Sekr.-Kassier: G. Wanner. Frh-
jahrssitzung am 10. Juni 1995 in Zrich in Verbindung mit den Mathe-
matik-Tagen der SMG. Jahresversammlung am 8.9. Sept. 1995 in St. Gal-
len mit der SANW mit 9 Kurzvortrgen von Doktoranden und zwei Haupt-
vortrgen von J.-M. Lemaire (Nice) und E. Hairer (Genf). Mathematik-Tage
der SMG zum Thema Wahrscheinlichkeit in Zrich am 8.10. Juni 1995 un-
ter der Leitung von A.-S. Sznitman und E. Bolthausen mit insgesamt zehn
Vortrgen u. a. von J. Spencer (MIT). Klagen ber Subventionskrzungen fr
die Zeitschriften der SMG durch die SANW. Das Schweizer Team gewann an
der IMO in Toronto zwei Silbermedaillen sowie zwei Ehrenmeldungen bei
insgesamt fnf Teilnehmern. 6. Schweizerischer Tag ber Mathematik und
Unterricht in Luzern am 10. Mai 1995 mit ca. 150 Teilnehmern organisiert
von U. Kirchgraber.
1996. Prs.: H. Jarchow, VPrs.: G. Wanner, Sekr.-Kassier: U. Wrgler, Mit-
gliederzahl: 474. Frhjahrssitzung am 15. Juni 1996 in Lausanne in Ver-
bindung mit den Mathematik-Tagen der SMG. Jahresversammlung am
11.12. Okt. 1996 an der Universitt Zrich-Irchel mit der SANW mit
16 Kurzvortrgen von DoktorandInnen und zwei Hauptvortrgen von
V. Schroeder (Univ. Zrich) und F. Delbaen (ETHZ). Journes mathmati-
ques der SMGzumThema Topologie in Lausanne vom13.15. Juni 1996
unter der Leitung von D. Arlettaz mit Hauptvortrgen von A. Dold (Heidel-
berg) und D. Quillen (Oxford). Berichte ber die Periodica der Gesellschaft,
den ECM, die EMS und die IMO, wo das Schweizer Team erneut eine Bronze-
medaille gewann. 7. Schweizerischer Tag ber Mathematik und Unterricht
in Stans am 8. Mai 1996 organisiert von U. Kirchgraber, der auch die 3. Stu-
dienwoche Mathematik im Rahmen von Schweizer Jugend forscht vom
7.12. Okt. 1996 in Valbella durchfhrte.
1997. Prs.: H. Jarchow, VPrs.: G. Wanner, Sekr.-Kassier: U. Wrgler. Frh-
jahrssitzung am 7. Juni 1997 in Bern in Verbindung mit den Journes
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 97
der SMG. Jahresversammlung am 10.11. Okt. 1997 in La Chaux-de-Fonds
mit der SANW mit 16 Kurzvortrgen von DoktorandInnen und 2 Haupt-
vortrgen von Frau Prof. V. Baladi (Genf) und B. Dacorogna (EPFL). Wahl
von A. Haeiger, M. Kervaire und J. Moser zu Ehrenmitgliedern. Algebra-
Tage der SMG in Bern am 5.7. Juni 1997 unter der Leitung von Frau
Prof. Ch. Riedtmann. Reziprozittsabkommen zwischen der SMG und der
London Mathematical Society. Innerhalb der Dachorganisation der Mathe-
matiker, der IMU, wird die Schweiz insknftig mehr Gewicht haben; sie
wurde von deren Mitgliedern von der Kategorie III in die Kategorie IV ge-
whlt. Beim nchsten Council Meeting im August 1998, welches unmittel-
bar vor dem Internationalen Mathematiker-Kongress in Berlin stattndet,
wird die SMG mit einer entsprechend grsseren Delegation vertreten sein.
An der IMO 1997 in Mar del Plata (Argentinien) erzielte das Schweizer-
Team wiederum zwei Bronzemedaillen. 8. Schweizerischer Tag ber Ma-
thematik und Unterricht am 14. Mai 1997 in Wetzikon organisiert von
U. Kirchgraber, der auch vom12.18. Okt. 1997 in Valbella einen Workshop
Projektartiger Unterricht durchfhrte. Erneuter Beitrag von Fr. 12'000.
der Stiftung zur Frderung der mathematischen Wissenschaften in der
Schweiz neben Fr. 1'500. der SANW fr Reisekostenbeitrge des wissen-
schaftlichen Nachwuchses.
1998. Prs.: G. Wanner, VPrs.: U. Wrgler, Sekr.-Kassier: R. Jeltsch. Frh-
jahrssitzung am 6. Juni 1998 in Basel in Verbindung mit den Journes
der SMG. Jahresversammlung am23.24. Sept. 1998 in Airolo mit der SANW
mit 19 Kurzvortrgen vor allem von DoktorandInnen. Die geographische
Lage des Ortes legte es nahe, als Themenschwerpunkt die berhmte nord-
italienische Schule ber partielle Dierentialgleichungen zu whlen, mit
den eingeladenen Vortragenden A. Quarteroni (Milano) und F. Brezzi (Pa-
via). Ein weiterer Hauptvortrag wurde von der Gewinnerin des diesjhrigen
Schli-Preises, Frau V. Baladi, gehalten. Journes 1998 der SMG unter
dem Titel Basler Geometrie Tage am 4.6. Juni 1998 unter der Leitung
von N. ACampo und D. Kotschick mit 8 Hauptvortrgen. Ebenfalls von der
SMG untersttzt wurden der Workshop on Cauchy Riemann Geometry
in Fribourg vom 11.14. Aug. 1998 und das Swiss Probability Seminar
mit vier Meetings in Bern. U. Kirchgraber setzte seine Bemhungen zur
Frderung des mathematischen Unterrichts in hheren Schulen fort und
veranstaltete mit der Untersttzung der SMG den 9. Schweizerischen Tag
ber Mathematik und Unterricht am 6. Mai 1998 in Biel, eine Studienwoche
Schweizer Jugend forscht vom 5.10. Okt. 1998 in Valbella und einen
Workshop Projektartiger Unterricht vom 12.14. Aug. 1998 ebenfalls in
Valbella. Errichtung einer Internet Website der SMG.
98 E. Neuenschwander
1999. Prs.: G. Wanner, VPrs.: U. Wrgler, Sekr.-Kassier: R. Jeltsch. Jah-
resversammlung am 14.15. Okt. 1999 in Luzern mit der SANW mit 15
Kurzvortrgen vor allem von DoktorandInnen. Die SMG nahm das speziel-
le Datum, am Ende des ausgehenden Jahrhunderts, zum Anlass, um vier
ihrer Ehrenmitglieder (B. Eckmann, A. Haeiger, Ch. Blatter und H. Carnal)
als Zeitzeugen dieses Zeitraums zu 4 Hauptvortrgen einzuladen. Gemein-
samer Ausug auf den Pilatus mit einprogrammiertem Sonnenunter- und
aufgang, gemeinsamer bernachtung und weiteren Vortrgen im Kulmho-
tel bis tief in die Nacht. An der Geschftssitzung wurde beschlossen, dem
ICIAM als Mitglied beizutreten und mit der GDM, OeMG und der Schweize-
rischen Physikalischen Gesellschaft Reziprozittsabkommen abzuschlies-
sen. Journes 1999 der SMG unter dem Titel Groupes nis am 3.6. Mrz
1999 in Genf unter der Leitung von P. de la Harpe und L. Bartholdi so-
wie Kollegen aus Lyon, Grenoble und Savoien mit Minivorlesungen von
M. Brou und J.-P. Serre nebst ausgezeichneten Einzelvortrgen. Ebenfalls
von der SMG untersttzt wurden die Arolla Conference on Algebraic To-
pology unter der Leitung von D. Arlettaz und K. Hess-Bellwald (Lausanne)
sowie das Swiss Probability Seminar mit zwei Meetings in Bern. Mit dem
1.1.2000 grssere Umstellung in der Redaktion der Elemente: Rcktritt von
U. Stammbach als Chefredaktor sowie H. Joris und H. Schneebeli aus dem
Editorial Board. Neuer Chefredaktor wurde Juerg Kramer (Humboldt-Univ.
Berlin), neue Redaktionsmitglieder Frau Baoswan Dzung Wong und die Her-
ren G. Wanner und N. Schappacher. U. Kirchgraber setzte seine Bemhun-
gen zur Frderung des mathematischen Unterrichts in hheren Schulen
fort und veranstaltete mit der Untersttzung der SMG den 10. Schweize-
rischen Tag ber Mathematik und Unterricht am 5. Mai 1999 in Basel und
einen Workshop Projektartiger Unterricht vom 10.16. Oktober 1999 in
Valbella. Ausbau der Internetseite (http://www.math.ch).
2000. Prs.: U. Wrgler, VPrs.: R. Jeltsch, Sekr.-Kassier: P. Buser. Die ge-
planten Journes 2000 der SMG mussten verschoben werden. Jahres-
versammlung am 12.13. Okt. 2000 in Winterthur mit der SANW mit 10
Kurzvortrgen und 3 Hauptvortrgen von H. Carnal, Frau E.-M. Feichtner
und S. Sauter. Zu speziellen Diskussionen Anlass gab der Umstand, dass
die SANWmittelfristig die Beitragszahlung an das IHES (Fr. 135'000.) nicht
mehr garantieren kann. Es besteht die Absicht, dass diese Mitgliedschaft ab
2004 ber das Bundesamt fr Bildung und Wissenschaft abgewickelt wird.
Untersttzung der internationalen Tagung CATOP zu Ehren von Herrn
Kleisli und des Swiss Probability Seminars. M. Kervaire und C. Weber tra-
ten aus dem Redaktionskomitee der Commentarii aus. Wahl von G. Le-
vitt (Toulouse) und J.-B. Bost (Orsay) als Nachfolger. U. Kirchgraber sowie
Austausch- und Informationsdienst setzen ihre bewhrten Aktivitten fort.
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 99
2001. Prs.: U. Wrgler, VPrs.: R. Jeltsch, Sekr.-Kassier: P. Buser, Mitglie-
derzahl: 503. Journes 2001 am 7.9. Juni in Neuenburg organisiert von
A. Valette zum Thema Riemanns Zeta Function mit prominenter inter-
nationaler Beteiligung. Jahresversammlung am 18.19. Okt. 2001 in Yver-
don mit der SANW mit 13 Kurzvortrgen und 3 Hauptvortrgen von Frau
E. Bayer, D. Salamon und B. Colbois. Untersttzt durch die SMG wurden
wiederum das Swiss Probability Seminar sowie eine von Frau Kellerhals
organisierte Tagung Aspects of Hyperbolic Geometry vom1.5. Okt. 2001
in Fribourg. Wechsel im Redaktionskomitee der Commentarii und der Ele-
mente. U. Kirchgraber sowie Austausch- und Informationsdienst setzten
ihre bewhrten Aktivitten fort.
2002. Prs.: R. Jeltsch, VPrs.: P. Buser, Sekr.-Kassier: H.-Ch. Im Hof. Die
Journes 2002 der SMG unter dem Titel SMS Geometry Meeting wur-
den von P. Buser und B. Colbois vom 13.16. Febr. 2002 an der Univer-
sitt Neuchtel organisiert mit 15 einstndigen Hauptvortrgen bei ca. 40
Teilnehmern. Jahresversammlung am 18.19. Sept. 2002 in Davos mit der
SANW mit 8 Kurzvortrgen vor allem von Doktoranden und 4 Hauptvortr-
gen von M. Lehning (SLF), P. Bhlmann, T. Ratiu und R. Kellerhals.
H.-Ch. Im Hof gab seinen Rcktritt als Sekr.-Kassier auf Ende des Berichts-
jahres bekannt. An der Geschftssitzung in Davos wurde N. Hungerbhler
neu in dieses Amt gewhlt. Einsetzung einer Kommission, die einen et-
waigen Verlagswechsel der SMG-Zeitschriften vom Birkhuser Verlag zum
EMS Publishing House studieren soll. Bedeutendstes Ereignis war die von
der SMG mitnanzierte, von E. Hairer organisierte Tagung Conference on
Scientic Computation an der Universitt Genf vom 26.29. Juni 2002 mit
Vortrgen u. a. von J. Butcher (Auckland, Neuseeland), G. Dahlquist (KTH,
Stockholm), R. Skeel (Illinois), H. Stetter (Wien). Die Gelegenheit wurde zu-
dem benutzt, um den 60. Geburtstag von G. Wanner zu feiern. Durch die
Stiftung der SMG wurde wiederum das Swiss Probability Seminar unter-
sttzt. Vertretung der SMG an der General Assembly der IMU in Shanghai.
Die SMG ist assoziiertes Mitglied des International Council for Industrial
and Applied Mathematics (ICIAM), der Weltorganisation fr Angewandte
und industrielle Mathematik. Die Schweiz wird den alle vier Jahre statt-
ndenden ICIAM-Kongress 2007 in Zrich durchfhren. Es wurde bereits
ein Verein gegrndet, der die nanzielle Verantwortung bernehmen wird.
Der seinerzeitige Prsident der SMG, R. Jeltsch, war in den Jahren 1999
2002 auch Prsident der EMS. Das Council Meeting wurde anlsslich der
Abel Konferenz zur Feier des 200. Geburtstages von Abel in Oslo am 1.
2. Juni 2002 durchgefhrt. Whrend der Abel Konferenz wurde oziell die
Schaung des Abel Preises bekannt gegeben. Die Dotierung dieses jhrlich
zu vergebenden Preises liegt in der Hhe der Nobel Preise, und es wird
100 E. Neuenschwander
erwartet, dass der Abel Preis einen hnlichen Stellenwert erhalten wird.
U. Kirchgraber veranstaltete am 15. Mai 2002 an der Kantonsschule Obwal-
den in Sarnen den 13. Schweizerischen Tag ber Mathematik und Unterricht
und organisierte vom 14.19. Okt. 2002 in Valbella erneut eine Studienwo-
che Schweizer Jugend forscht. Austauschdienst und Informationsdienst
setzten ihre bewhrten Aktivitten im blichen Rahmen fort. Grndung
einer Societ Matematica della Svizzera Italiana.
2003. Prs.: R. Jeltsch, VPrs.: P. Buser, Sekr.-Kassier: N. Hungerbhler. Die
Journes 2003 der SMG unter dem Titel Basler Numerik-Tage wurden
von M. Grote und D. Schtzau vom 12.14. Juni 2003 an der Universitt
Basel organisiert mit 9 einstndigen Hauptvortrgen bei ca. 50 Teilneh-
mern. Herbsttagung am 17.18. Sept. 2003 in Solothurn zum ersten Mal
seit lngerem nicht im Rahmen der Jahresversammlung der SANW mit 11
Kurzvortrgen, 4 Hauptvortrgen von Z. Balogh, A. Alekseev, M. Schweizer
und A. Prohl, die ihre Arbeitsgebiete vorstellten, sowie einer von N. Hunger-
bhler organisierten Podiumsdiskussion Wozu braucht man Mathematik
heute?. Finanzielle Untersttzung fr Kolloquien zum 100. Geburtstag
von B. L. van der Waerden und J. J. Burckhardt. Letzterem wurde ein gan-
zes Heft der Zeitschrift Elemente der Mathematik gewidmet. Vertretung am
ICIAM Council Meeting und Kongress in Sydney, wo fr den ICIAM 2007
in Zrich geworben wurde. Organisation des 14. Schweizerischen Tages
ber Mathematik und Unterricht durch U. Kirchgraber am17. Sept. 2003 an
der Zrcher Hochschule in Winterthur. Austausch- und Informationsdienst
wurden fortgesetzt. Die Periodika der SMG wurden seit 1966 vom Birkhu-
ser Verlag in Basel produziert und vertrieben. Da sich in der Zwischenzeit
das Publikationsumfeld stark vernderte, wurde an der Geschftssitzung
am 18. Sept. 2003 beschlossen, mit den folgenden drei Verlagen Vertrags-
verhandlungen zu beginnen: Birkhuser Verlag, Basel; EMS Publishing Hou-
se, Zrich; Cambridge University Press, Cambridge.
2004. Prs.: P. Buser, VPrs.: N. Hungerbhler, Sekr.-Kassier: V. Schroe-
der. Frhjahrsssitzung am 26. Mrz 2004 in Bern mit Diskussionen zu ei-
nem etwaigen Verlagswechsel. Die Journes 2004 der SMG unter dem Titel
Analysis on Manifolds wurden von Ruth Kellerhals und N. Hungerbhler
vom 10.12. Juni 2004 an der Universitt Fribourg organisiert mit 9 ein-
stndigen Hauptvortrgen bei ca. 50 Teilnehmern. Herbsttagung am 15.
16. Sept. 2004 in Lausanne fortan nicht mehr im Rahmen der Jahresver-
sammlung der Akademie der Naturwissenschaften Schweiz (SCNAT) mit
12 Kurzvortrgen und 5 Hauptvortrgen von G. Arjantseva, L. Bartholdi,
T. Mountford, M. Benam und J. Rosenthal bei insgesamt 54 Teilnehmern.
Anlsslich einer Geschftssitzung am26. Mrz 2004 wurde mit 19 gegen 11
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 101
Stimmen beschlossen, die beiden Zeitschriften der SMG in Zukunft durch
das EMS Publishing House in Zrich herausgeben zu lassen. Abschluss
eines Reziprozittsabkommens mit der Real Sociedad Mathemtica Es-
paola. Organisation des 15. Schweizerischen Tages ber Mathematik und
Unterricht durch U. Kirchgraber am 22. Sept. 2004 an der Kantonsschule
Burggraben in St. Gallen. Austausch- und Informationsdienst wurden fort-
gesetzt.
2005. Prs.: P. Buser, VPrs.: N. Hungerbhler, Sekr.-Kassier: V. Schroeder,
Mitgliederzahl: 506. Die Journes 2005 der SMG wurden als Teil der Tagung
Asymptotic and Probabilistic Methods in Geometric Group Theory vom
20.25. Juni 2005 in Genf mit 130 Teilnehmern abgehalten. Organisatoren
waren G. Arjantseva (Genf) und L. Bartholdi (EPFL). Die Herbsttagung der
SMG wurde vom 22.24. Sept. 2005 in Lugano mit 12 Hauptvortrgen unter
der Leitung von A. Piatti (Lugano) und P. Buser (Lausanne) durchgefhrt.
Ziel der Tagung war es, den Mitgliedern der SMGdie Universit della Svizze-
ra Italiana vorzustellen. An der Geschftssitzung wurden S. Chatterji und
E. Specker zu Ehrenmitgliedern ernannt. Der Prsident berichtete ber die
Kosten des Verlagswechsels von Birkhuser zum EMS Publishing House.
Von der Untersttzung durch die SMG konnten folgende Veranstaltungen
protieren: der 1st World Congress and School on Universal Logic unter
der Leitung von J.-Y. Bziau (Neuchtel) vom 26. Mrz bis 3. April 2005 in
Montreux, das XX. Rolf Nevanlinna Kolloquium vom 8.13. Aug. 2005 in
Lausanne mit 150 Mathematikern aus 15 Lndern sowie erneut das Swiss
Probability Seminar. Am 15. April 2007 jhrt sich zum dreihundertsten
Mal der Geburtstag des grossen Schweizer Gelehrten Leonhard Euler (1707
1783): ein guter Anlass, um sein Leben und sein Werk sowohl im histori-
schen als auch im heutigen Kontext zu bedenken. Whrend des ganzen
Jubilumsjahres soll die Gelegenheit fr Begegnungen einer breiteren f-
fentlichkeit mit Mathematik, Naturwissenschaften und ihrer Geschichte ge-
nutzt werden. Fr die Planung der Aktivitten ist ein Programmkomitee
unter der Leitung von H. Kraft und dem Patronat der SCNAT zustndig
(http://www.euler-2007.ch). U. Kirchgraber organisierte mit der Unterstt-
zung der SCNAT am 21. Sept. 2005 am Gymnasium Kniz-Lebermatt den
16. Schweizerischen Tag ber Mathematik und Unterricht. Austausch- und
Informationsdienst wurden im blichen Rahmen fortgesetzt.
2006. Prs.: N. Hungerbhler, VPrs.: V. Schroeder, Sekr.-Kassier: B. Col-
bois, Mitgliederzahl: ca. 450. Auf die Durchfhrung der Journes de Prin-
temps wurde 2006 im Hinblick auf die Flle von Veranstaltungen im kom-
menden Euler-Jahr und den damit verbundenen nanziellen Belastungen
verzichtet. Die Herbsttagung der SMG wurde vom 21.22. Sept. 2006 an
102 E. Neuenschwander
der Universitt Zrich durchgefhrt mit 6 Kurzvortrgen von Doktorand-
Innen und Hauptvortrgen von F. Kutzschebauch, C. De Lellis, Eva Bayer-
Fluckiger, T. Rivire, M. J. Gander und G. Philippin. Von der Untersttzung
durch die SMG konnten folgende Veranstaltungen protieren: das Swiss
Probability Seminar, der Alpine Operad Workshop, der 10th Rhine
Workshop on Computer Algebra (RWCA), der 17. Schweizerische Tag ber
Mathematik und Unterricht, die Journes complexes du Sud, das Fest-
kolloquium Geometry and Analysis aus Anlass des 70. Geburtstags von
Ernst Ruh, die Konferenz zum60. Geburtstag von Peter Buser, die Journes
la mmoire de Michel Matthey sowie die Perspectives in uid dynam-
ics.
Im Frhjahr 2006 konnte der neue Verlag der Elemente und der CMH,
das EMS Publishing House, seinen ersten Jahresbericht abgeben. Demnach
waren zwar die Abonnentenzahlen, dem internationalen Trend folgend,
leicht rcklug, jedoch hat der Kundenstamm den Verlagswechsel am
1. Januar 2005 weitgehend unbeschadet berstanden. Entsprechend erfreu-
lich stellte sich die nanzielle Lage der beiden SMG-eigenen Zeitschriften
dar, die 2006 mit einem Gewinn abschlossen. Das EMS Publishing House
stimmte grosszgig zu, die Gratisabonnements der CMH fr Bibliotheken
in Entwicklungslndern zu bernehmen. Die Kosten hierfr werden leider
nicht mehr von der SCNAT getragen, und die SMG kann diese auf Dauer
nicht aus eigener Kraft nanzieren. Im Frhjahr 2006 bergab der lang-
jhrige Chefredaktor, H. Kraft, sein Amt an seine Nachfolgerin, Frau Eva
Bayer-Fluckiger. Die SMG war Mitglied in sechs internationalen Organisatio-
nen und hatte Reziprozittsabkommen mit zehn auslndischen mathema-
tischen Gesellschaften. Weiterer Ausbau der SMG-Webseite und Inbetrieb-
nahme der Swiss Digital Mathematics Library (SwissDML) mit den vollstn-
digen Bestnden der Elemente, der CMH und vom LEnseignement math-
matique. Austausch- und Informationsdienst wurden im blichen Rahmen
fortgesetzt.
2007. Prs.: N. Hungerbhler, VPrs.: V. Schroeder, Sekr.-Kassier: B. Col-
bois. Auf die Durchfhrung der Journes de Printemps wurde 2007 im
Hinblick auf die Flle von Veranstaltungen im Euler-Jahr erneut verzichtet.
Die Herbsttagung der SMG fand vom 13.15. Sept. 2007 im Rahmen des
Jahreskongresses der SCNAT in Basel statt und war ganz im Zeichen des
Euler-Jahres. Im Zentrum des Kongresses stand die fachliche und histo-
rische Auseinandersetzung mit den vielfltigen Erkenntnissen Leonhard
Eulers in ihrer ganzen Breite. Die Hauptvortrge des ersten Tages wurden
von S. Hildebrandt und A. Kleinert gehalten. Am zweiten Tag folgten Vor-
trge in den Sektionen Mathematik, Physik und Astronomie sowie Euler
als Lehrer der Mit- und Nachwelt. Der dritte Kongresstag stand im Zei-
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 103
chen der Schlussprsentationen der Euler Studienwoche von Schweizer
Jugend forscht und der traditionellen Geschftssitzung der SMG, an der
auch der Puger-Preis (an R. Konsbruck) verliehen wurde. Das vollstndige
Programmdes Kongresses ndet sich imelektronischen Archiv der SMGauf
www.math.ch. Logistisch oder nanziell wurden folgende Tagungen und
Anlsse durch die SMG, mit Hilfe von SCNAT und Stiftung, untersttzt: das
Swiss Probability Seminar, der 18. Schweizerische Tag ber Mathematik
und Unterricht, die Ludwig Schli Lecture, die internationale Konferenz
Geometric Linearization of Graphs and Groups, die Semaine dactivit
en thorie spectrale et gomtrie, die Schweizer Numerikertagung, der
Workshop on Geometry and Topology, das Meeting Topology in the
Swiss Alps, der Workshop Hyperbolic Volume 2007, die International
Conference on Symmetries of String Theory, die Conference on Numeri-
cal Analysis and Scientic Computing to celebrate the 60th birthday of Pro-
fessor Jacques Rappaz, das Swiss- Russian Seminar on Moduli Spaces and
Physics. Zu allen genannten Tagungen sind Details auf der SMG-Webseite
bzw. im Internet zu nden.
Wichtigstes Ereignis war der ICIAM2007. Er war der grsste Mathematik-
Kongress, der je in der Schweiz stattfand. Dank der perfekten Organisa-
tion von Rolf Jeltsch und seinem Team wurde der Anlass zu einem gros-
sen Erfolg, welcher der Schweizer Mathematik-Community und der SMG als
Hosting Organization international betrchtliches Ansehen eintrug. Auch
national wurde in zahlreichen Berichten von Presse, Rundfunk und Fernse-
hen ber den Anlass berichtet (vgl. Angaben imHaupttext und Abb. 17). Die
SMG gab im Jahr 2007 den Band 82 der Commentarii Mathematici Helvetici
(CMH) sowie den Band 62 der Elemente der Mathematik heraus. Die Abon-
nementszahlen gingen im Einklang mit den schwierigen Rahmenbedingun-
gen auf demBibliotheksmarkt leicht, aber stetig zurck. Internationale Ver-
tretungen, Informationsbulletin, SwissDML, Web-Seiten, Austauschdienst
etc. wurden fortgefhrt und weiter entwickelt. Die SMG nahm durch ihren
Prsidenten Einsitz in der von EDI und EDK eingesetzten Arbeitsgruppe zur
Teilrevision des Maturittsanerkennungsreglements MAR 95. In den Emp-
fehlungen der Arbeitsgruppe konnte eine deutliche Strkung von Mathe-
matik und Naturwissenschaften im gymnasialen Unterricht durchgesetzt
werden. Die SMG schloss 2007 mit der Abteilung Archive und Nachlsse
der ETH-Bibliothek einen Vertrag ab, der die bernahme der SMG-Akten ins
Archiv regelt. Darin sind die Modalitten der bergabe, der sicheren Lage-
rung und des Zugangs festgelegt. Dieses Papierarchiv wird ergnzt durch
das elektronische Archiv auf den Web-Seiten der SMG.
2008. Prs.: V. Schroeder, VPrs.: B. Colbois, Sekr.-Kassier: Christine Riedt-
mann, Mitgliederzahl: ber 500. Die Frhjahrssitzung 2008 der SMG fand
104 E. Neuenschwander
im Rahmen der Conference on Complex Analysis vom 7.11. Juli in Fri-
bourg statt. Sie brachte fhrende Experten, Doktoranden und Postdocs zu-
sammen. So wurden neben den 17 Hauptvortrgen auch 3 Minicourses von
P. Guan (McGill), N. Mok (Hongkong) und M.-C. Shaw (Notre Dame) abge-
halten. Jngere Wissenschaftler konnten sich an einer Poster Exhibition
prsentieren. Die Tagung hat mit mehr als 60 Teilnehmern eine sehr gros-
se Resonanz gefunden. Die Herbsttagung der SMG fand dieses Jahr am
10.11. Okt. 2008 in Bern statt. Die Hauptredner waren Christiane Tretter
(Universitt Bern), A. Kresch (Universitt Zrich) und A. Dessai (Universi-
tt Fribourg). Daneben stellten DoktorandInnen die Ergebnisse ihrer Dis-
sertationen vor. Die SMG untersttzte in Zusammenarbeit mit ihrer Stif-
tung und der SCNAT im letzten Jahr u. a. folgende Veranstaltungen: den
19. Schweizerischen Tag ber Mathematik und Unterricht am10. Sept. 2008
organisiert von Urs Kirchgraber, das Swiss Probability Seminar (organi-
siert durch Andrew Barbour, Ilya Molchanov, Robe und Robert Dalang),
das Colloque Numrique Suisse (organisiert von Jean-Paul Berrut) am
25. April 2008 in Fribourg. Internationale Vertretungen, Informationsbulle-
tin, SwissDML, Web-Seiten, Austauschdienst etc. wurden im blichen Rah-
men weiter betrieben. Die ETHZ hat neu den Heinz-Hopf-Preis ausgeschrie-
ben. Er wird alle zwei Jahre vergeben und ist mit Fr. 30'000. dotiert. Die
SMG stellt gemss den Statuten des Preises ein Mitglied fr das Preisko-
mitee. Als Vertreter der SMG im Preiskomitee wurde Erwin Bolthausen er-
nannt.
2009. Prs.: V. Schroeder, VPrs.: B. Colbois, Sekr.-Kassier: Christine Riedt-
mann, Mitgliederzahl: 525. Frhjahrstagung vom8.-12. Juni 2009 in Neuen-
burg zum Thema geometrische Spektraltheorie organisiert von B. Colbois,
P. Ghanaat und S. Raulot. Herbsttagung am 23.24. Okt. 2009 in Porren-
truy mit Kurzreferaten von DoktorandInnen, Hauptvortrgen von T. Wihler,
A. Abdulle und P. Michel sowie zwei entlichen Vortrgen ber Finanzma-
thematik und die erstaunliche Verteilung der Ziern. Ebenfalls von der SMG
untersttzt wurden der Workshop Integral Geometry and Finsler Geome-
try von A. Bernig und G. Berck in Fribourg vom 21.23. Jan. 2009, die
Winter School on Closed Geodesics von F. Schlenk in Neuenburg vom 6.
14. Febr. 2009, die Swiss Knots 2009 von Ruth Kellerhals in Fribourg vom
19.21. Mrz 2009, die Conference on Scientic Computing (in honour of
E. Hairer) von M. Gander, C. Lubich und G. Wanner in Genf vom17.-20. Juni
2009 und der 20. Schweizerische Tag ber Mathematik und Unterricht von
U. Kirchgraber an der Kantonsschule Schahausen am 9. Sept. 2009. Nach
mehr als 30 Jahren als Sekretrin fr die SMG gab Frau Louise Wolf auf
Jahresende ihre Ttigkeit auf. Sie wurde ersetzt durch Frau Claudia Kolly
wiederum vom Mathematischen Institut der Universitt Fribourg. Der Aus-
100 Jahre Schweizerische Mathematische Gesellschaft 105
Abbildung 21. Verabschiedung von Frau Louise Wolf durch 10 Prsidenten der
SMG (von links nach rechts): A. Robert, V. Schroeder, H. Kleisli, N. Hungerbhler,
R. Jeltsch, P. Buser, Ch. Riedtmann, L. Wolf, H. Holmann, G. Wanner, F. Sigrist [Foto:
N. Kaup].
tausch der Commentarii mit auslndischen Institutionen wurde auf Ende
2009 imEinverstndnis mit H. Kraft beendet, der diesen whrend vieler Jah-
re betreut hatte. Die Beitrge der SCNAT sollen in Zukunft weniger fr ma-
thematische Tagungen und Kongresse als vielmehr fr entlichkeitsar-
beit ausgerichtet werden. Internationale Vertretungen, Informationsbulle-
tin, SwissDML, Web-Seiten, Austauschdienst etc. wurden im blichen Rah-
men weiter betrieben.
Ein Mathematikstudium in den Fnfzigerjahren
Christian Blatter
Moribus et litteris sacrum, zu Deutsch: der Charakterbildung und der
Gelehrsamkeit geweiht, stand auf einem schwarzen Medaillon ber dem
Tor zu meinem Gymnasium am Basler Mnsterplatz. Mein Namensvetter
Thomas Platter war hier 15411578 Rektor der stdtischen Lateinschule
gewesen, und 1589 wurde daraus das Humanistische Gymnasium. Dieses
Gymnasium gibt es so nicht mehr; das Medaillon hat aber berlebt und bt
weiterhin seine geheimnisvolle Wirkung auf meinen Lebensgang aus.
Das HG war ein rein altsprachliches Knabengymnasium, mit sieben Lek-
tionen Latein pro Woche und Altgriechisch whrend fnf der acht Schul-
jahre. Das war alles sehr philologisch, mit Konstruktionen von unerhrter
Przision, natrlich auch inhaltsbezogen; aber die konomie und Lebens-
weise der alten Griechen und Rmer kamen nicht zur Sprache. In diese
ehrwrdige Institution bin ich 1946 nach vier Jahren Primarschule einge-
treten. Anders als heutzutage, wo auch Zehnjhrige schon berall waren
oder zumindest alles schon am Fernsehen gesehen haben, hat mir das HG
von Anfang an eine vollstndig neue Welt aufgetan, radikal verschieden
von den tglichen Sorgen, die am Familientisch zur Sprache kamen, und
vom spielbezogenen Umgang mit den Gleichaltrigen aus dem Quartier. Un-
sere Klasse war untypisch: Meine Kameraden kamen nicht aus dem Basler
Daig; es waren die Shne eines Kleinbasler Polizisten, eines Glasermei-
sters, eines Friedhofgrtners, und mehrere Knaben aus dem Milieu der Bas-
ler Afrika-Mission.
Das Fach Rechnen der Primarschule hiess nun Mathematik. Von
der Unterstufe ist mir noch der intensive Drill im Kopfrechnen und ein
schriftliches Verfahren zumWurzelziehen in Erinnerung. ImZeichen des
Taschenrechners sind das tempi passati; ich bin aber immer noch froh, dass
ich alle Quadratzahlen bis 729 jederzeit vorrtig habe. Vom fnften Schul-
jahr an durften wir die Oberstufen-Bibliothek benutzen, und da hatte es
richtige Mathematikbcher. Zum einen die damals weit verbreiteten Werke
von Egmont Colerus, Vom Einmaleins zum Integral [6] und Vom Punkt zur
vierten Dimension [7]; ferner waren da zwei Bcher von Louis Locher-Ernst,
dem Begrnder der Elemente der Mathematik, ber projektive Geometrie.
Besonders beeindruckt hat mich deren zweispaltiger Umbruch, bei dem al-
le projektiven Stze parallel zueinander in ihrer eigentlichen und der dazu
dualen Form erschienen. Weit ber den Schulsto hinaus wiesen jedoch
zwei Bnde von Heinrich Tietze [24] ber berhmte mathematische Proble-
me. Die waren im Nachkriegsdeutschland unter schwierigen Bedingungen
108 C. Blatter
erschienen; ich hatte irgendwie davon erfahren, und meine Eltern haben sie
mir 1950 zu Weihnachten geschenkt. Hier erfuhr ich zumersten Mal Genau-
eres ber das Vierfarbenproblem, und im kleingedruckten Anmerkungsteil
wurde unter anderemdie Fermatsche Vermutung fr die Exponenten 3 und
4 bewiesen.
In der Klasse lief derweil das normale Maturittsprogramm ab. Fr ein
altsprachliches Gymnasium ging es erstaunlich weit und umfasste auch
die Grundzge der Dierential- und Integralrechnung. Der Physiklehrer be-
stand darauf, dass wir auch den Begri der Beschleunigung verstnden; in
Mdchenklassen hre es allerdings bei der Geschwindigkeit auf, erklrte
er. Fr prospektive ETH-Studenten fhrte Fritz Blumer, der Mathematik-
Doyen unserer Schule, einen freiwilligen Kurs in Darstellender Geometrie
durch, an dem ich ebenfalls teilnahm, obwohl ich nicht vorhatte, ein Studi-
uman der ETHaufzunehmen. An der mndlichen Maturittsprfung wurde
mir unter anderem der Ausdruck i
i
vorgelegt; mit Blumers Hilfe habe ich
schliesslich auch herausgebracht, dass e
/2
= 0.2079 nicht der einzige
denkbare Wert dieses Ausdrucks ist. Experte bei meiner Prfung war bri-
gens Markus Fierz, damals noch Ordinarius in Basel, den ich Jahre spter
als Lehrer in Theoretischer Physik und noch viel spter als Kollegen an der
ETH erlebt habe.
Eines schnen Tages erschien in unserer Klasse der Akademische Be-
rufsberater des Kantons Basel-Stadt. In seinem allgemeinen Pldoyer klr-
te er uns ber die Stellenchancen in verschiedenen Sparten auf; geblieben
ist mir der Hinweis, dass es keinen Sinn habe, die Berufswahl im Hinblick
auf den Posten des Vorstehers der Universittsbibliothek zu treen. Item,
er stnde auch fr anschliessende persnliche Gesprche zur Verfgung.
Ich habe mich dann fr ein derartiges Gesprch angemeldet, wohl wissend,
dass damals Mathematiker in erster Linie als Gymnasiallehrer oder allen-
falls als Versicherungsmathematiker gebraucht wurden. Ob ich als Lehrer
taugen wrde, war ich mir nicht so sicher. Der Berufsberater (Willi Wenk,
spter wie sein Vater Gustav Stnderat des Kantons Basel-Stadt) war zu-
flliger Weise im Hauptberuf selbst Mathematiklehrer am Mathematisch-
Naturwissenschaftlichen Gymnasium und hat mir kurzer Hand oeriert,
nchste Woche in einer seiner Klassen eine Probelektion zu erteilen. Ich
sollte mit Hilfe des Satzes von Pythagoras und einiger Rechnung begreif-
lich machen, wie man aus einem Quadrat durch Abschneiden der Ecken
ein regulres Achteck herstellen kann (Abb. 1). Das habe ich wohl ganz an-
stndig hingekriegt; aber ein Blick auf die Figur liefert ohne irgendwelche
Rechnungen =
3
/8, woraus die Korrektheit der intendierten Konstruk-
tion unmittelbar folgt.
An dieser Stelle mssen wir vielleicht kurz von Geld sprechen. Das Ge-
halt meines Vaters, er war Primarlehrer, reichte zum Ntigsten und gerade
Ein Mathematikstudium in den Fnfzigerjahren 109
Abbildung 1
noch so weit, dass wir vier Geschwister neben der Schule ein Musikinstru-
ment erlernen konnten. Mein Grossvater Alfred Schenker war Chefbeamter
bei der Bahnpost, und als ich sechzehn geworden war, schleuste er mich
in eine Kohorte von anderen Gymnasiasten und Shnen von Postbeamten
ein, die whrend hektischen Abendstunden als Hilfskrfte bei der Paketum-
wlzung am Bahnhof Basel ttig waren. So kam ich relativ frh zu einem
festen Gehalt und gewhnte mich daran, nanziell mein eigener Herr
und Meister zu sein. Als Student bin ich bei verschiedenen Anlssen als
Securitasmann ttig gewesen, dann whrend Jahren als Korrektor, als
Assistent, als Hilfslehrer und als mathematischer Berater, wovon spter
noch die Rede sein wird. Bei meinen Eltern genoss ich Kost und Logis; ich
habe sie aber nie um Geld bitten mssen. Im Gegenteil, ich konnte noch
Geld auf die Seite legen, und als ich mich 1958 verheiratete, war genug
gespart, um schuldenfrei die Erstausrstung zu erwerben.
Ein Mathematikstudium also, beginnend mit dem Sommersemester
1954, und zwar an der Universitt Basel, unter anderem darum, weil ein
Studium an der ETH in Zrich nicht zu nanzieren gewesen wre. Ein uni-
versitres Studium beinhaltete auch drei Nebenfcher und wrde mit dem
Doktorat enden; Diplom oder Lizenziat gab es damals nicht. Als Nebenf-
cher waren Experimental- und theoretische Physik gesetzt; als drittes Fach
whlte ich Philosophie. Meine Kollegen bei der Post hielten das fr eine
brotlose Wissenschaft und meinten, ich wrde noch frh genug auf Chemie
umstellen. Da es mit der theoretischen Physik noch lange hin sein wrde,
habe ich deswegen in den ersten Semestern auch noch die Grundvorlesun-
gen in Chemie besucht, was mir spter in der Tat zustatten kam. Abb. 2
zeigt die erste Doppelseite meines Testatbuchs. Dieses blaue Heft wird
mir als Ariadnefaden fr die weitere Niederschrift meiner Studienerinne-
rungen dienen.
110 C. Blatter
Abbildung 2
Nur Speisers Analytische Geometrie war enttuschend; alle anderen
Vorlesungen haben mich begeistert. In Paul Hubers grosser Physikvorle-
sung sassen nicht nur die Physik-, die Mathematik- und die Chemiestuden-
ten, sondern auch die smtlichen Mediziner meines Jahrgangs, darunter
sechs meiner ehemaligen Klassenkameraden. Huber musste daher mathe-
matisch behutsam vorgehen, mit Integralrechnung ohne Integralzeichen.
Abgesehen von den phantastischen Experimenten bleibt mir die erstmali-
ge Begegnung mit charakteristischen Gleichungen von linearen Systemen in
Erinnerung und der Zorn darber, dass an der Schule nie von diesemmch-
tigen Zauber die Rede gewesen war. Alexander Ostrowski (18931986), seit
1927 in Basel, gab eine Innitesimalrechnung, die sich nicht wesentlich
von den heutigen Analysisvorlesungen unterschied. Die Studenten, etwa
dreissig an der Zahl, haben nicht nur zu Beginn und zum Schluss jeder
Vorlesungsstunde getrampelt, sondern auch zum glcklichen Beweis von
schwierigen Sachen wie der Existenz des Riemannschen Integrals fr steti-
ge Funktionen. Ostrowski hatte aber auch seine Verbohrtheiten. So erklrte
er uns, es gbe da in Frankreich eine Gruppe von Mathematikern, die ein
ganz normales U in alle mglichen Richtungen stellten, also so: , , , ,
und auch noch das von Weierstrass geheiligte Epsilon fr neuartige Zwecke
benutzten. Er wrde nur das eine Zeichen sowohl fr Element von
Ein Mathematikstudium in den Fnfzigerjahren 111
wie fr Teilmenge von verwenden. Ostrowski legte auch viel Wert auf
die korrekte Zuschreibung von mathematischen Resultaten. Der allgemein
nach Picard benannte Fixpunktsatz hiess bei ihm Satz von Cacciopoli-
Tychono.
Andreas Speiser (18851970), Autor einer seinerzeit viel zitierten Theo-
rie der endlichen Gruppen [23], war in fortgeschrittenem Alter von Zrich
nach seiner Vaterstadt Basel berufen worden und stand kurz vor der Emeri-
tierung. ZumSemesterschluss lud er jeweils die verbliebenen Studenten ins
Caf Spillmann am Fusse des Rheinsprungs, unweit des mathematischen
Instituts, ein und gab dort bei Tee und Rahmbaisers politisch nicht im-
mer korrekte mathematische und andere Weisheiten zum Besten. So hielt
er nicht viel von diesen Gdel-Sachen und empfahl uns stattdessen die
Grundlagenphilosophie seines ehemaligen Zrcher Kollegen Paul Finsler.
Bei Speiser habe ich nicht viel lineare Algebra, aber eine von Herzen kom-
mende elementare Zahlentheorie gelernt.
In den grossen Semesterferien 1954 absolvierte ich in Liestal die Rekru-
tenschule. Ich habe sie in erster Linie als einen nanziellen Kraftakt erlebt.
Die Postangestellten und Primarlehrer unter meinen Kameraden bezogen
dank der Erwerbsersatzordnung mehr oder weniger ihren vollen Lohn,
whrend ich als Student mit dem mageren Rekrutensold von Fr. 1.25 pro
Tag, mit Abzgen fr Materialverluste, ber die Runden kommen musste.
Ein Privileg der Studenten war hingegen, dass sie in einer der letzten RS-
Wochen einen Tag Urlaub nehmen durften, um sich an der Universitt frs
nchste Semester einzuschreiben (wozu im Grunde genommen keine Not-
wendigkeit bestand). Ich habe diesen Tag benutzt, um bei der damaligen
Basler National-Zeitung vorzusprechen; denn ich hatte erfahren, dass dort
zahlreiche Studenten stundenweise als Korrektoren beschftigt waren. Ich
wurde akzeptiert und habe dort whrend mehrerer Jahre wchentlich et-
wa zehn Stunden Nachrichten und Leitartikel, aber auch Telephonbcher,
die imHause gedruckt wurden, auf Druckfehler abgeklopft. Der Dienst frs
Abendblatt dauerte von 6 bis 10 Uhr; lukrativer war der Einsatz fr die letz-
ten Seiten des Morgenblatts, der um 2.30 Uhr in der Frh begann. Mit der
Zeit wurde ich auch als Lokalreporter eingesetzt und habe fr ein beschei-
denes Zeilenhonorar ber unzhlige Vereinsanlsse, Konzertlein und Vor-
trge jeweils noch am gleichen Abend in einem Caf einen Bericht verfasst
und den auf dem Heimweg an der Porte der National-Zeitung abgegeben.
Ich erinnere mich an einen entlichen Vortrag von van der Waerden ber
Spieltheorie. Da mir die Sache nicht ganz unvertraut war, bin ich natrlich
berzeugt gewesen, dass mein Bericht darber noch besser ausgefallen war
als der Vortrag selbst . . .
Im Herbst 1955 ging am Mathematischen Institut ein neuer Stern auf:
Als Nachfolger von Speiser war der junge Heinz Huber (19262000) auf den
112 C. Blatter
zweiten Lehrstuhl fr Mathematik berufen worden. Aus einfachen Verhlt-
nissen stammend hatte er bei der damaligen Brown-Boveri in Baden ein
Praktikum absolviert und war dort entdeckt worden. Untersttzt von
Th. Boveri konnte er sich auf die Aufnahmeprfung an die ETH vorberei-
ten, htte sie aber wegen einer ungengenden Note in Schweizer Geschichte
fast verpatzt. Item, er durchlief dann das Mathematikstudium an der ETH
und doktorierte 1953 bei Saxer und Hopf ber ein Thema der geometri-
schen Funktionentheorie [15]. Es ging um ein vertieftes topologisches und
metrisches Verstndnis des Grossen Picardschen Satzes, verbunden na-
trlich mit einer grossartigen Verallgemeinerung desselben. Huber begann
seine Lehrttigkeit in Basel mit einer Vorlesung ber Reelle Funktionen
(imwesentlichen Mass und Integral). So etwas war fr uns Basler Studenten
grundlegend neu. Ostrowskis Vorlesungen waren ja prima, vielleicht etwas
altmodisch; aber hier dozierte einer frei, mit phantastischemTafelbild, und
fhrte uns in lockerer Manier in die Bourbakische Denkweise und Termi-
nologie ein. Natrlich belegte ich im folgenden Semster gleich zwei Vorle-
sungen bei Huber, Dierentialgeometrie und Integralgleichungen.
Das Mathematische Institut hatte ausser den beiden Ordinarien (und ein
paar Privatdozenten) als einziges Personal einen Assistenten, der jeweils
fr ein Jahr diesen Posten einnahm (lnger wre das nicht auszuhalten ge-
wesen). In meinem sechsten Semester war ich der nchstliegende Kandidat
und auch bereit, das Amt zu bernehmen. Hierzu gehrten die Mitarbeit bei
den Analysisbungen, die Betreuung der Bibliothek und allerlei administra-
tiver Kleinkram. Vor allem aber war der Assistent fr ein Jahr Ostrowskis
Forschungsknecht. Ostrowski dachte nicht vor einem leeren Blatt Papier
ber neue Sachen nach, sondern an einer grossen Wandtafel, die die ganze
Stirnwand seines Bros einnahm. Dies fand tglich von 15 bis gegen 18 Uhr
statt, wobei der Meister jeden Gedanken in Echtzeit dem anwesenden As-
sistenten vordozierte. Whrend meines Assistentenjahrs beschftigte sich
Ostrowski mit einer Neuausgabe seines Lehrbuchs [18] und mit numeri-
scher linearer Algebra, so dass ich seinen Ausfhrungen ohne grssere
Schwierigkeiten folgen konnte. Natrlich verhedderte er sich bei seinem
mathematischen Bramarbasieren bisweilen. Wenn mich die Sache faszinier-
te, machte ich ihn gleich darauf aufmerksam, wenn nicht, so liess ich es
laufen, bis er selbst darauf kam. Zum Abschluss des Nachmittags diktierte
er mir jeweils, was er in den letzten Stunden herausgebracht hatte, und
ich musste den so entstandenen Text am nchsten Tag in drei schreibma-
schinengeschriebenen und farbig annotierten Exemplaren mitbringen. Der
einzige bleibende Niederschlag meines Jahres als Forschungsknecht ist ei-
ne Fussnote in der Arbeit [19]: Es war meine Idee gewesen, einen gewissen
Algorithmus zur Bestimmung von Eigenwerten so zu modizieren, dass er
ohne Mehraufwand kubisch konvergierte statt nur quadratisch.
Ein Mathematikstudium in den Fnfzigerjahren 113
Zu den wissenschaftlichen Aktivitten des Instituts gehrten ein ma-
thematisches Kolloquium, das zwei- bis dreimal pro Semester stattfand,
sowie die jhrliche Oberrheinische Mathematikertagung. Ich erinnere mich
an einen Vortrag von Ludwig Bieberbach ber Dreikreise [4], das sind
Kreisbogendreiecke, bei denen die drei Bgen in den Ecken Winkel 0 oder
einschliessen (Abb. 3). Es geht da umdie Existenz von Dreikreisen mit ge-
gebenen Seitenlngen, umeinen Satz von Pythagoras fr rechtwinklige
Abbildung 3
Dreikreise und hnliches. Da Dreikreise ganz verschiedene Gestalten an-
nehmen knnen, kommen auch globale Betrachtungen ins Spiel. Chandra-
sekharan sprach ber Ramanujans -Funktion, die durch
q

n1
(1 q
n
)
24
= q 24q
2
+252q
3
=
_
n1
(n) q
n
(q < 1)
deniert ist. Die rechter Hand erscheinenden Koezienten (n) gengen
wunderbarer Weise der Funktionalgleichung
(mn) = (m) (n) (ggT(m, n) = 1).
Auch Erds war einmal da, ferner Mark Kac, der ber Walsh-Funktionen
sprach. Sein entwanendes Auftreten hat uns Studenten dermassen im-
poniert, dass wir entgegen allgemeinem Usus auch zum anschliessenden
Abendschoppen ins Zunfthaus zumSchlssel mitgegangen sind. Am17. No-
vember 1960 hielt ein junger belgischer Mathematiker namens Jacques Tits
einen Vortrag ber Les groupes algbriques simples et leur interprtation
gomtrique. Dieser Vortrag stand in Zusammenhang mit der Schaung
eines dritten Lehrstuhls. Huber: Wir brachten die Kuratel herum mit dem
114 C. Blatter
Argument, nur zwei mathematische Lehrsthle seien etwa dasselbe, wie
wenn die Mediziner nur einen Chirurgen und einen Gynkologen htten.
Auf diesen Lehrstuhl wurde dann der Schahauser Walter Habicht (1915
1998) berufen.
Die Oberrheinischen Mathematikertagungen waren um 1950 eingefhrt
worden und fanden reihum an den Universitten Freiburg i.B., Strassburg
und Basel statt, spter kamauch noch Nancy hinzu. Ein wesentlicher Zweck
dieser Veranstaltung war bestimmt, die Institute von Freiburg und Strass-
burg nach dem Krieg wieder miteinander zu vershnen. Als junger Student
habe ich natrlich von den genauen Zusammenhngen nichts gewusst, und
so habe ich nicht mitbekommen, dass die Elssser Kollegen demFreiburger
S nicht unvoreingenommen gegenbertreten konnten. Insgesamt habe
ich viermal an diesen Tagungen teilgenommen, sie zweimal als Assistent
mitorganisiert und beim letzten Mal auch ber meine Dissertation vorge-
tragen. Die Tagungen fanden bers Wochenende statt, wobei auch fr ein
Damenprogrammgesorgt war. Fr ein Mittagessen wurden die anreisenden
Teilnehmer den Familien der gastgebenden Kollegen zugewiesen; fr einen
Umtrunk, einen kleinen Ausug und ein grosses Abendessen (imAdler in
Hinterzarten, zum Beispiel) kam das veranstaltende Institut auf. In Basel
hatten wir natrlich kein Budget fr Derartiges, und so musste Ostrow-
ski den Vorsteher des Erziehungsdepartements um Hilfe bitten, wobei er
einerseits den Aufwand fr diese Tagungen nicht jedes Jahr weiter empor-
schrauben, anderseits aber auch nicht hinter den Schwesteruniversitten
zurckstehen wolle.
1958 wurde Ostrowski emeritiert und zog nach Montagnola bei Lugano,
wo er seit Jahren ein Haus besass. Er war aber auch spter noch in Basel
anzutreffen und beschftigte da noch weitere Jahre einen Privatassisten-
ten. Zu seinemNachfolger wurde Martin Eichler (19121992) berufen. Nach
dem Mathematikstudium hatte Eichler zunchst in Peenemnde als ange-
wandter Mathematiker gearbeitet, sich aber nach dem Krieg rasch als Alge-
braiker mit sehr weitem Horizont einen Namen gemacht und war zuletzt
Professor in Marburg gewesen. Ich denke, Eichler war der bedeutendste Ma-
thematiker, der nach 1900 in Basel gewirkt hat. Als Mensch war er warm
und besonnen, aber leider nicht mitreissend, und seine Vorlesungen mach-
ten vielen Studenten Mhe. Im Winter 1958/59 habe ich versucht, seiner
Darstellung der Gruppen zu folgen, aber nach der Hlfte des Semesters
aufgegeben.
Nach Ostrowskis Weggang bernahm Huber das Heft am Institut und
bot mir neuerdings das Amt des Institutsassistenten an, das nun auch bes-
ser remuneriert sein wrde. Ich gab daher das kleine Mathematikpensum,
das ich am HG bernommen hatte, auf. Als Faktotum des Instituts ber-
wachte ich unter anderem dessen Umzug (samt Bibliothek) in ein Provi-
Ein Mathematikstudium in den Fnfzigerjahren 115
sorium wie auch die Rckkehr ins unterdessen entkernte und wunderbar
wieder hergerichtete Gebude am Rheinsprung. Meine letzte Ttigkeit als
Institutsassistent, nach der Promotion und vor der Abreise in die verheis-
sungsvolle mathematische Welt der ETH(Huber: Da herrscht eine prickeln-
de Atmosphre), war die hundertprozentige Neuaufnahme der Instituts-
bibliothek, zwei Monate konzentriertes Tippen von Katalogzetteln im da-
mals gngigen Format 75mm 125mm, mit Spiessloch. Zuhanden von
meinen Nachfolgern habe ich dazu ein kleines Regel-Handbuch verfasst,
das viele Jahre spter auch noch in der Mathematikbibliothek der ETH gute
Dienste geleistet hat.
Wie stand es bei alledem mit meinem Studentenleben? In den unteren
Semestern hatte ich kaumpersnlichen Kontakt mit meinen Kommilitonen,
und wir haben uns weitherumgesiezt. Es gab da aber eine Runde von Mathe-
matikstudenten hheren Semesters, in die ich mit der Zeit aufgenommen
wurde. Unbestrittenes Alphatier dieses Kreises war Bernhard Marzetta, ein
HG-Absolvent auch er und gesegnet mit einem umwerfenden Sarkasmus.
Er war einige Zeit Doktorand bei Ostrowski gewesen, mit dem Dissertieren
aber nicht zu Ende gekommen. Marzetta wurde spter Blumers Nachfolger
am Humanistischen Gymnasium und dann sogar dort Rektor. Dass er als
Mathematiker und ohne Doktorhut vom Kollegium dahin befrdert wurde,
hat natrlich mit seiner Persnlichkeit zu tun, besttigt aber auch die all-
gemeine Erfahrung, dass man Mathematiker fr alles Mgliche brauchen
kann. Sie sind es gewohnt, im Prinzip irgend eine Sache unvoreingenom-
men zu betrachten und ehrlich zu Ende zu denken.
Bei unseren Zusammenknften in wechselnden Gasthusern wurden in
erster Linie die Professoren und weiteren Dozenten am Platz durchgehe-
chelt; wir haben aber auch ber mathematische Grundfragen diskutiert,
zumBeispiel ber den Begri der Dimension in der Physik. Einmal waren
wir bei unserem Mitglied S. C. zu einem Glas Wein eingeladen und machten
es uns in dessen Studierzimmer bequem. Dass er die Kreutzer-Sonate in
vier LP-Versionen vorrtig hatte, war fr einen Studenten damaliger Zeit
schon sehr speziell. Aber da stand auch eine vollstndige Gelbe Samm-
lung! Schon ein einziges dieser Bcher kostete fr einen Normalstudenten
ein halbes Vermgen, und C., der sich sonst eher im Hintergrund gehalten
hatte, besass sie alle ich war total berwltigt.
Eine gemeinsame Aktion unserer Gruppe soll hier nicht unerwhnt blei-
ben: 1957 war ein Euler-Jahr, und zum 250. Geburtstag des grossen Mathe-
matikers waren in Basel verschiedene Anlsse vorgesehen. Wir fnf waren
der Meinung, Euler htte auch eine Sondermarke verdient, und schrieben
daher rechtzeitig einen entsprechenden Brief an die schweizerische PTT.
Darin sprachen wir von der wissenschaftlichen Bedeutung Eulers, behaup-
teten weiter, dass noch nie ein Basler auf einer Briefmarke erschienen sei
116 C. Blatter
(was nicht ganz stimmte), und schlossen mit dem damals besonders wirk-
samen Argument, dass man den Schweizer Euler nicht ganz den Sowjets
berlassen drfe. Von der PTT erhielten wir nur eine Standardantwort; Tat-
sache ist aber, dass 1957 eine 5-Rappen-Marke mit dem Bildnis Eulers er-
schien (Abb. 4). Natrlich haben wir uns eingebildet, das sei nur unseret-
wegen geschehen.
Abbildung 4
An der Euler-Feier hielt die damalige Nummer Eins der Zunft, der mathe-
matische Physiker, Wissenschaftshistoriker, Universalgelehrte (und enfant
terrible) Cliord Truesdell, die Festrede. Von seinem Vortrag ber Eulers
Leistungen in der Mechanik [25] sind mir die einleitenden Stze durch die
Jahrzehnte unvergesslich geblieben: Das grosse Buch der Natur liegt vor
uns oen, es ist aber von Gott in einer Sprache geschrieben, die wir nicht
sofort verstehen, sondern durch eigenen Fleiss, durch Liebe und Leid lesen
lernen mssen. Diese Sprache ist die Mathematik. Das Buch der Natur ist
[ . . . ] ein grosses Lehrbuch, das nicht nur die [ . . . ] Hauptgesetze, sondern
auch gewisse von Gott gestellte Aufgaben enthlt. Der erste Schritt [ . . . ] ist
das Lesen. [ . . . ] Dann folgt der schwierigere Teil der Wissenschaft, diese
mathematisch formulierten Aufgaben zu lsen.
Dank einer Empfehlung Marzettas tauchte eines Tages der Chemiker
Franz Grn (19142006) in meinem Elternhaus auf und liess fragen, ob ich
fr ihn mathematisch arbeiten wolle. Grn war nach einem summa cum
laude Titularprofessor geworden, hatte dann aber irgendwie den Faden
zur big science, die am Physikalisch-Chemischen Institut betrieben wur-
de, verloren. Nach dem Tod seines Frderers und Schutzpatrons Werner
Kuhn musste Grn eine neue Bleibe suchen und fand sie bei einem ehe-
maligen Dienstkameraden am Basler Augenspital. Bei alledem war Grn
Ein Mathematikstudium in den Fnfzigerjahren 117
wirklich gut im Einwerben von Drittmitteln. Dies ermglichte ihm, wh-
rend vielen Jahren Mathematikstudenten als Berater beizuziehen und
mit Nationalfonds-Geld bescheiden zu entlhnen. Zu meiner Zeit galt sein
Interesse der Diusion, also der partiellen Dierentialgleichung
u
t
= D

2
u
x
2
bzw.
u
t
= Du,
wobei u die Konzentration eines bestimmten Stoes und D eine Materi-
alkonstante darstellen. Fr Grn ging es darum, mit Hilfe von Zeit- und
Konzentrationsmessungen den Wert dieser Diusionskonstanten in kon-
kreten Fllen zu bestimmen. Hierzu bentigt man analytische Lsungen
der Diusionsgleichung in geometrisch einfachen Situationen ein klas-
sisches Thema der mathematischen Physik. Ich vertiefte mich also in den
Hilbert/Courant [8] und zog auch die etwas moderneren Bnde von Mor-
se und Feshbach [17] zu Rate. Aus unserer Zusammenarbeit sind mehrere
gemeinsame Arbeiten entstanden, so zum Beispiel [12]. Von uns zweien
habe natrlich ich dabei viel mehr protiert, nicht nur wegen der mathe-
matischen Physik, die ich dabei gelernt habe, sondern auch in den stun-
denlangen Diskussionen mit Grn, der die Angewohnheit hatte, auch das
Selbstverstndlichste noch auf verquere Art zu betrachten und mich damit
herauszufordern. Von ihm habe ich auch den Begri Daseinsrest.
1958 hatte ich noch nicht mit dem vertieften Studium einer bestimm-
ten mathematischen Teildisziplin begonnen, aber immerhin schon einige
Nebenfcher hinter mich gebracht. Davon soll hier als Nchstes die Rede
sein.
An Paul Hubers Grundvorlesung in Experimentalphysik schloss sich ein
zweisemestriges Anfngerpraktikum an. Da waren in einem grossen Saal
gut funktionierende Experimente aus allen Teilgebieten der Physik (aus-
ser Kernphysik, natrlich) vorbereitet, und ein Mittwochnachmittag reichte
gerade, um ein derartiges Experiment fertig aufzubauen, die Instrumente
zu eichen, einige Messreihen durchzufhren und am Schluss im Protokoll
festzuhalten, die dynamische Viskositt von Rizinusl habe bei Zimmer-
temperatur einen Wert zwischen 0.876 und 0.924 Pascalsekunden, je nach
angewandter Korrektur. Die Oberaufsicht ber dieses Praktikum hatte
Professor Otto Miescher inne. Miescher, ein ur-Basler Junggeselle und be-
deutender Physiker, ging still zwischen den Experimentiertischen umher
und forderte ab und an Studenten, die emsig die aufliegenden Checklisten
abhakten, mit listigen Fragen heraus. Meine Antworten haben ihm oenbar
gefallen; jedenfalls schloss er mich gleich ins Herz und hat mir viel beige-
bracht, was nicht im Kohlrausch [16] stand. Vor allem habe ich von ihm
gelernt, dass ein Student in erster Linie keine Angst haben darf, sich mit
einer dummen Frage zu blamieren.
118 C. Blatter
In diesem Physikpraktikum hatte ich auch verschiedene Schaltungen
zusammengesteckt und dabei mitbekommen, dass hier eine linear-algebra-
ische und eine geometrische Struktur auf geheimnisvolle Art zusammen-
wirken. Das wollte ich nun besser verstehen, und die Vorlesung Lineare
Schaltungen von Ernst Baldinger, Professor fr angewandte Physik, schien
mir das dazu geeignete Vehikel. Baldinger sprach von Zwei- und Vierpolen,
black boxes mit zwei oder vier Anschlussklemmen und einer konstituie-
renden Gleichung. Hierunter fallen einfache Sachen wie Batterien oder Wi-
derstnde, aber auch Verstrker mit vorgegebenen Kennlinien. Baldinger
hat das ganz abstrakt aufgezogen und dann auch einfache Schaltkreise
analysiert. Auf eine allgemeine Theorie der Netzwerke, insbesondere die
Behandlung der Frage, wieviele Freiheitsgrade nach Anwendung der Kirch-
hoschen Gesetze noch brig bleiben, wartete ich allerdings vergebens.
Diese Dinge sind mir erst Jahre spter, beim Studium einer Arbeit von Eck-
mann [9], klarer geworden.
Meine erste Vorlesung in theoretischer Physik waren Ausgewhlte Ka-
pitel aus der Optik von Markus Fierz im dritten Semester natrlich way
over my head; aber ich war von der Sache absolut fasziniert und kann sa-
gen, dass mir keine andere Physikvorlesung in solch vielfltiger Weise das
Tor zu neuen mathematischen Welten (Fourier-Transformation, PDEs, Wel-
lenfronten, spezielle Funktionen, what have you) aufgestossen hat. Noch
heute habe ich Fierz Satz im Ohr, was wir in der vergangenen Stunde un-
ternommen haben, ist nicht eine Fourier-Analyse der Lichtschwingungen,
sondern eine Fourier-Analyse des Gitters. Damals habe ich das bestimmt
nicht verstanden, und heute kann ich es nicht mehr nachvollziehen, da
ich in einer Aufrum-Orgie anlsslich meiner Pensionierung die smtlichen
Vorlesungsnotizen aus meiner Studentenzeit weggeworfen habe.
Zum theoretisch-physikalischen Curriculum gehrt auch die Wrme-
lehre ein ganz trauriges Kapitel. Ich habe mich wirklich angestrengt,
in extremis sogar Plancks Vorlesungen ber Thermodynamik [20] ange-
schat, bin aber im Dschungel der Axiome, experimentellen Tatsachen,
Herleitungen und Hauptstze steckengeblieben. Ein Hauptgrund hierfr
war natrlich, dass damals die Begriswelt der Mannigfaltigkeiten und Dif-
ferentialformen noch nicht zum Allgemeingut der Physiker gehrte. Seit-
her habe ich hie und da nachgeschaut, ob es ein denitives Paradigma der
phnomenologischen Thermodynamik, vulgo: Wrmelehre, gibt, bin aber
nicht fndig geworden. Der italienische theoretische Physiker Mario Verde,
der ein Jahr fr Fierz eingesprungen ist und mich in dem Fach geprft hat,
ging auf Nummer Sicher und hat sich auf statistische Thermodynamik und
Quantenmechanik beschrnkt; das war mir noch so recht. (Hier noch ein ty-
pischer Franz-Grn-Witz: Grn beschreibt, wie er bei einem akademischen
oder einem geselligen Anlass die Bekanntschaft des Gastprofessors Verde
Ein Mathematikstudium in den Fnfzigerjahren 119
macht. Verde wrde sich vorstellen, Grn dann wie sichs gehrt: Freut
mich sehr, Grn sagen, und erhielte zur Antwort: Stimmt.)
Als drittes Nebenfach war, wie gesagt, Philosophie vorgesehen. Ich ha-
be tatschlich einige Vorlesungen bei Karl Jaspers besucht, darunter eine
Philosophie in Dichtung und Lebenspraxis, ott mitgeschrieben, meine
Notizen aber nie mehr wiedergelesen. Auch Jaspers Seminar war eine Vor-
lesung es wre undenkbar gewesen, dass jemand anderer in Jaspers gros-
sem Hrsaal vorgetragen oder auch nur das Wort ergrien htte. Das war
ja alles sehr schn und in einer wunderbaren Sprache formuliert; aber es
ist irgendwie an mir abgetropft. Die einzige philosophische Veranstaltung,
bei der ich intensiv mitgegangen bin, war ein Philosophisches Proseminar
bei dem Existenzphilosophen Heinrich Barth, Bruder des Theologen Karl
Barth. Wir waren ein knappes Dutzend Studenten und haben Mark Aurels
(121180) Selbstbetrachtungen [2] Sentenz fr Sentenz durchgeharkt, als
mssten wir sie gerade wieder neu aus dem Griechischen ins zwanzig-
ste Jahrhundert heraufholen. Die Auseinandersetzung mit diesem Geist, in
dem ich mich selber wieder erkannte, hat dazu gefhrt, dass unser erster
Sohn Thomas (19602006) den Beinamen Aurel erhielt.
Der konkrete Anlass, die Philosophie aus meinemFcherkanon zu strei-
chen, war allerdings mehr formaler Natur. Im Hinblick auf den Lehrerbe-
ruf musste ich auch eine fachwissenschaftliche Prfung fr die mittlere
Schulstufe ablegen. Die umfasste drei handfeste Schulfcher (wozu Phi-
losopie damals nicht gehrte), zum Beispiel Mathematik, Physik und als
drittes Fach Chemie. Von der Chemie fehlten mir nur noch die Praktika,
die ich nun in meinem achten Semester nachholte.
Das anorganische Praktikum bestand aus einem halben Dutzend Analy-
sen, die alle nach dem gleichen Schema abliefen. Man bezog beim Assisten-
ten eine kleine Menge eines unbekannten Salzgemisches und musste sich
experimentell durch einen komplizierten Entscheidungsbaum hindurchar-
beiten, um festzustellen, welche Ionen (Cl

, Fe
++
, NH
+
4
, usw.) in dem Ge-
misch vorhanden waren. Diese gaben sich, je nachdem, durch Farbumschl-
ge von Indikatorsubstanzen, charakteristische Niederschlge oder spezi-
elle Emailfarben zu erkennen. Das Wort Algorithmus war damals noch
nicht in jedermanns Mund; aber ich kann heute sagen, dass ich in diesem
Praktikum zum ersten Mal die Bekanntschaft mit einem solchen gemacht
habe. Das handwerkliche Vergngen wurde getrbt durch den Umstand,
dass das alles sauteuer war, denn Kleinmaterial, Hilfssubstanzen, Lsungs-
mittel usw. musste der Praktikant selbst berappen. Vor allem aber haben
die zustndigen Assistenten durch ihre Feldwebelallren ein Klima, ich sa-
ge es jetzt einmal: des Terrors erzeugt. Sie hielten durch nichts legitimierte
Zwischenprfungen ab und sagten nicht: Soso, Sie haben Chrom gefun-
den, oder: Es fehlt noch ein Halogen, sondern nur: 1 Fehler, worauf
120 C. Blatter
nichts anderes brig blieb, als die Analyse noch einmal von vorn zu be-
ginnen. Eine weitere Chance zur Nachbesserung wurde nicht gewhrt. Es
war mir schleierhaft, wie Hans Erlenmeyer, den ich in der anorganischen
Grundvorlesung als imponierenden Charakter erlebt hatte, ein derartiges
Regime in seinem Institut dulden konnte. Im organischen Praktikum habe
ich mit akzeptabler Ausbeute (ohne Zugabe von Siedesteinen!) Methylvio-
lett hergestellt und bin nun stolzer Besitzer eines Schlusstestats von dem
Nobelpreistrger Tadeus Reichstein.
Um diese beiden Praktika in einem einzigen Semester hinter mich brin-
gen zu knnen, habe ich die Erwerbsttigkeit so lange eingeschrnkt. Dies
und die geplante Grndung einer Familie machten es ntig, andere Geld-
quellen anzuzapfen. Hier kam mir nun wieder Grn zu Hilfe. Er wies mich
auf die Theodor-Engelmann-Stiftung hin, die Studenten, die Brger der
Kantone Bern oder Basel-Stadt sind und der protestantischen Konfession
angehren, mit Stipendien untersttzte. Ich habe mich dort beworben,
und es ist mir innert weniger Tage ein Betrag von 2400 Franken zugespro-
chen worden. Zwei Jahre spter durfte ich ausnahmsweise noch einmal
eine hnliche Summe entgegennehmen. Im Lebenslauf zu meiner Disserta-
tion habe ich mich dafr bedankt mit den Worten, dieser Schritt [gemeint
ist die Heirat] wurde ermglicht durch ein Stipendium der Theodor-Engel-
mann-Stiftung. Die Herren haben mich dann etwas ungndig wissen las-
sen, sie htten mir das Stipendium zum Studieren verliehen, nicht zum
Heiraten.
Damit komme ich endlich zu meinem Doktoratsstudium, das ich mit
dem Wintersemester 1957/58 beginnen lassen kann. Nachdem Huber mit
Vorlesungen ber Funktionentheorie und Hhere Funktionentheorie
das Terrain vorbereitet hatte, richtete er nmlich im Herbst 1957 ein Se-
minar ber Moderne Probleme der Funktionentheorie ein, das sich ber
mehrere Semester hinzog. Unser Thema waren Extremallngen, ein Begri
der 1950 von Ahlfors und Beurling [1] eingefhrt worden war und inzwi-
schen zu mehreren Arbeiten im Grenzbereich zwischen komplexer Ana-
lysis und Dierentialgeometrie gefhrt hatte. Da dieser Begri auch dem
Hauptresultat meiner spteren Dissertation [5] zu Grunde liegt, werde ich
ihn hier kurz beschreiben.
Gegeben sind eine Riemannsche Flche R und auf R eine Kurvenschar .
Als Beispiel diene ein Kreisring R := z C a < z < b in der z-Ebene,
z = x + iy, und sei die Gesamtheit aller geschlossenen Kurven , die
einmal um das Loch herumlaufen (Abb. 5). Zur Messung von Lngen und
Flcheninhalten auf R bentzen wir nicht die normale euklidische Metrik
in der z-Ebene, sondern frei whlbare konforme Metriken (z) > 0. Eine
derartige Metrik deniert auf R ein Linienelement ds = (z)dz so-
wie ein Flchenelement dA =
2
(z) d(x, y), wobei d(x, y) das euklidische
Ein Mathematikstudium in den Fnfzigerjahren 121
x
y
R
a b
Abbildung 5
Flchenelement bezeichnet. Damit erhlt jede Kurve eine von dem
gewhlten abhngige Lnge l

() =
_

(z) dz, und der gesamte Fl-


cheninhalt von R betrgt A

=
_
R

2
(z) d(x, y). Mit L

( ) bezeichnen wir
die Lnge der krzesten von allen Scharkurven und bilden dann den di-
mensionslosen Quotienten L
2

( )/A

, der immer noch von der gewhlten


Metrik abhngt. Der maximal mgliche Wert dieses Quotienten, also die
Grsse
:= sup

L
2

( )
A

,
hngt nur von der Flche R und der betrachteten Kurvenschar ab und
heisst Extremallnge dieser Schar, und die Metrik
0
, die diesen Maximal-
wert produziert, heisst Extremalmetrik fr die betrachtete Situation.
In unserem Beispiel des Kreisrings ist die Extremalmetrik aus Symme-
triegrnden leicht zu erraten: Es ist die Metrik
0
(z) :=1/z, die jedemum-
laufenden Kreis die Lnge 2 erteilt. (Man muss natrlich beweisen, dass
jedes andere tatschlich ungnstiger ist.) Damit ist auch L

0
( ) = 2,
und man ndet
=
4
2
A

0
=
2
log(b/a)
.
So what? Der entscheidende Punkt ist der, dass die Extremallnge von ih-
rer Konstruktion her automatisch eine konforme Invariante ist. In unserem
Beispiel folgt daraus unmittelbar, dass sich R nur dann auf einen anderen
Kreisring R

konform abbilden lsst, wenn die Radienverhltnisse b/a und


b

/a

bereinstimmen. In dieser Weise haben wir in demSeminar Extremal-


lngen von interessanten Kurvenscharen auf der projektiven Ebene, dem
122 C. Blatter
Mbiusband, dem Torus und der Kleinschen Flasche (Abb. 6) berechnet
und uns dabei auch eine gewisse Vertrautheit mit Riemannschen Flchen
ganz allgemein erworben. Fr einen Torus T zum Beispiel und die Schar
aller geschlossenen Kurven auf T, die sich nicht zusammenziehen las-
sen, sondern den Torus irgendwie umrunden, erhlt man = 2/

3. Dieses
Resultat stammt von Lwner [21] und wird heutzutage folgendermassen
interpretiert: Fr jede Riemannsche Mannigfaltigkeit T vom Typ des Torus
gilt
A

3
2
(sys(T))
2
,
wobei sys(T), die sogenannte Systole von T, die Lnge der krzesten nicht
zusammenziehbaren geschlossenen Kurve auf T, darstellt. (Systolische Un-
gleichungen gehen gerade andersherum als isoperimetrische!)
Abbildung 6
Meine Dissertation sollte nun von Extremallngen auf geschlossenen
Flchen F hheren Geschlechts, etwa der Oberche eines Brezels (Abb. 7),
handeln. Im Gegensatz zu den obigen Beispielen besitzen solche Flchen
keine kontinuierliche Gruppe von konformen Automorphismen, so dass
die bisher erfolgreiche Beweismethode nicht mehr funktioniert. Ohne nun
auf Details einzugehen, mchte ich immerhin das Folgende berichten, weil
mir das Heureka noch heute absolut prsent ist: Ich war gerade mit dem
Velo am Basler Blumenrain unterwegs, als mir unversehens klar wurde,
dass die Feldlinien des zu einer Homologieklasse Z
0
dualen harmonischen
Dierentials auf F geschlossen sein mssen. Ich wusste gleich: Das ist der
Durchbruch. Bis zumglcklichen Abschluss meiner Dissertation [5] ging es
natrlich trotzdem noch einige Zeit. Ihr Hauptergebnis lautet in moderner
Schreibweise: Es gibt absolute Konstanten
g
, so dass fr jede geschlossene
Flche vom Geschlecht g die Ungleichung A
g
(sys(T))
2
zutrit. Nach
Ein Mathematikstudium in den Fnfzigerjahren 123
Abbildung 7
Lwner ist
1
=

3/2. In [5] habe ich natrlich auch berlegungen zum
Wert von
g
(g > 1) angestellt und die Ungleichung

g
>

2
g
_
(g +1)!

e
2g
(g )
bewiesen; mehr gab meine Methode nicht her. Fnfzig Jahre spter sind
Extremallngen nicht mehr en vogue, Systolen aber sehr. In seinem 2008
erschienenen Essay What is a systole? [3] kommentiert Marcel Berger
mein Ergebnis wie folgt: In 1960 Accola and Blatter got an inequality, but
with a constant, that was getting smaller and smaller as the number of
holes became larger and larger. Their papers launched the search in this
subject. [ . . . ] For us it is the only case where complex analysis on surfaces
gives a result that is dead wrong. One had to wait for Gromov in order to
have a constant that grows with the genus. Starke Worte; aber ich htte
gewarnt sein mssen: Nachdem ich im Zrcher Mathematischen Kolloqui-
um ber meine Dissertation vorgetragen hatte, bemerkte Ernst Specker in
der anschliessenden Diskussion, seinem Gefhl nach mssten die
g
mit
g eher wachsen als fallen.
Am 27. Mai 1960 fand mein Doktorexamen statt; die Universitt Basel
war da genau 500 Jahre und 53 Tage alt und stand mitten im Trubel der
Jahrhundertfeiern. Huber begann seine Prfung mit der folgenden Frage:
Gegeben sind zwei Punkte z
0
, w
0
im Einheitskreis D. Gibt es eine analy-
tische Funktion f : D D mit f(z
0
) = w
0
? Natrlich gibt es das. Und
weiter: Kann man auch verlangen, dass zwei gegebene Punkte z
0
, z
1
D
in gegebene Punkte w
0
, w
1
D bergehen? Ich hatte Hubers Dissertati-
on genau studiert und wusste die Antwort: Das geht genau dann, wenn
d(w
0
, w
1
) d(z
0
, z
1
) ist, wobei d( , ) den hyperbolischen Abstand in D
bezeichnet. (Zum Beweis muss man zunchst den Spezialfall z
0
= w
0
= 0
betrachten. Nach dem Schwarzschen Lemma gilt dann w
1
= f(z
1
)
124 C. Blatter
z
1
.) Fr die Prfung bei Eichler hatte ich das Algebra-Lehrbuch von R-
dei [22] durchgearbeitet. Die Prfung selbst erstreckte sich in erster Linie
ber verschiedene Ausprgungen der Galois-Theorie. Als am Schluss noch
etwas Zeit blieb, fragte mich Eichler noch zumScherz, was ein Normalteiler
sei. Eine Woche zuvor hatte nmlich ein anderer Doktorand diesen Begri
nicht erklren knnen, was am Institut nicht lange geheim geblieben war.
Nach Abschluss der Prfung schritten wir gleich zur zeremoniellen Ver-
leihung des Doktortitels. Hierzu kamen jetzt durch eine Seitentr der De-
kan und der Universittsweibel, Herr Thomann, herein. Vor Jahren hatte
sich Thomann im Studentensport vergeblich angestrengt, mir das Krau-
len beizubringen. Heute nun hatte er seinen schwarz-weissen Weibelman-
tel ber den Brokittel gestlpt und auch ein Schwert mitgebracht. Dieses
musste ich anfassen und feierlich schwren, dass ich auch frderhin ehr-
lich auf dem Pfad der Wissenschaft wandeln wolle. Damit war ich nun ein
frischgebackener Doktor der Philosophie der Universitt Basel. Gemessen
an den Weltstandards der Zeit war ich allerdings ein ziemlicher Ignorant,
was mir allerdings erst zwei Jahre spter, nach meiner Ankunft in Stanford,
richtig klar wurde.
Die Schweizerische Mathematische Gesellschaft feierte ihr 50jhriges
Bestehen in erster Linie (und, wie sich zeigen sollte: nachhaltig) mit ei-
nem Internationalen Kolloquium ber Dierentialgeometrie und Topolo-
gie [14], das vom 20. bis zum 25. Juni 1960 an der ETH Zrich stattfand.
Beno Eckmann und Heinz Hopf, die beiden Organisatoren, hatten hierfr
nicht nur die ntigen Geldmittel zusammengebracht, sondern dank ihrer
Verbindungen zur IMU auch erreicht, dass in der damaligen Periode des
Tauwetters unter Chruschtschow einige russische Kollegen, unter ihnen
die beiden Alexandros, an dem Anlass teilnehmen konnten. Die Abb. 8
zeigt Hopf mit Paul Alexandro. Auf Empfehlung meines Doktorvaters er-
hielt ich ebenfalls eine Einladung zu diesem Kolloquium und durfte so-
gar ber meine Dissertation vortragen. Am Ernungstag erschien auf der
Frontseite der NZZ ein sehr schner Artikel von Eckmann [10], der einen
weiten Bogen vomThema dieses Kolloquiums ber die Ttigkeit des Mathe-
matikers im allgemeinen bis hin zum Wesen der angewandten Mathematik
schlgt. Es war fr Jahre das erste und das letzte Mal, dass die Mathematik
in der NZZ so prominent zur Sprache kam aber das ist eine andere Ge-
schichte. Ein Kolloquium, so Eckmann, gibt dem Forscher die erwnschte
Gelegenheit, seine Gedankengnge und Ergebnisse einem besonders kom-
petenten Kreise vorzulegen. Wenn er hier das Wort ergreift, erfhrt er die
Reaktion der wissenschaftlichen Welt in unmittelbarer Weise, und er sieht
mit Spannung dem Augenblick entgegen, da das Gremium mitgeht, mit-
denkt und das Neue aufnimmt, das er ihm vorlegt. [ . . . ] So bedeuten die
mathematischen Kolloquien weit mehr als nur die Reihe der Vortrge [ . . . ];
Ein Mathematikstudium in den Fnfzigerjahren 125
Abbildung 8
sie schaen whrend eines kurzen Zeitraums eine Atmosphre intensivster
geistiger Zusammenarbeit, die nicht nur fachlich, sondern auch menschlich
ein unvergessliches Erlebnis ist. Wenn man das wiederliest, muss man sich
natrlich vor Augen halten, dass die phantastischen Kommunikationsmit-
tel, ber die wir heutzutage verfgen, damals auch nicht im Traum zur
Verfgung standen.
ZumThema der Veranstaltung schreibt Eckmann, und das markiert nun
wirklich eine mathematische Zeitenwende: Imgegenwrtigen Zrcher Kol-
loquium wird globalen Gesichtspunkten vor den lokalen der Vorzug gege-
ben; dies bedeutet, dass das Verhalten einer Flche, geometrischen Figur,
einer hherdimensionalen Mannigfaltigkeit nicht nur in der unmittelbaren
Nhe eines Punktes, sondern als Ganzes untersucht wird. Die Betrachtungs-
weise ,im Kleinen ist verhltnismssig alt, diejenige ,im Grossen gehrt
dagegen zu den besonderen Zgen der neueren mathematischen Begris-
bildung. Gerade in der Topologie fhren die globalen Aspekte zu interes-
santeren Fragen und Ergebnissen, die in ihrer Art ziemlich anders aussehen
als das, was man sich blicher Weise unter mathematischer Formulierung
vorstellt. Denkt man etwa an Zusammenhangsverhltnisse eines kompli-
zierten Netzwerkes, an Verschlingungseigenschaften von Knoten, an die
Mglichkeiten der Deformation einer geschlossenen Flche [ . . . ], so fllt
der stark qualitative Charakter dieses Problemkreises auf.
Zu dem hier angedeuteten bergang gehren auch, natrlich unter dem
Einuss jener Gruppe von franzsischen Mathematikern, eine konzep-
tionelle Verdichtung der Begrie und sie begleitend der mathematischen
Notation. Gantmachers Matrizenrechnung [11] wurde abgelst durch Hal-
mos Finite-Dimensional Vector Spaces [13], und in den dierentialgeome-
126 C. Blatter
trischen Arbeiten verschwanden die Gerllhalden von Indizes, die stumpf-
sinnig hinauf- und hinuntergeschoben wurden. Hans Samelson, ein Schler
Hopfs und ebenfalls Teilnehmer an dem Kolloquium, hat mir aus dem Her-
zen gesprochen, als er gestand, it has cost me years to understand what
was going on here.
Als Beleg fr die vorangehenden Ausfhrungen liste ich hier einige der
Kolloquiumsvortrge auf. Bott sprach ber Vector elds on spheres and
allied problems, Chern ber Mappings of complex manifolds, dann Hir-
zebruch ber Charakteristische Klassen und ihre Anwendungen. Milnor
gab A survey of cobordism theory, Thom sprach ber Stabilit topo-
logique des applications direntiables, und Kervaire prsentierte sein
Beispiel einer Mannigfaltigkeit, die keine dierenzierbare Struktur zulsst.
Ferner seien hier noch Smale erwhnt, der ber Topological methods in
dierential equations vortrug, und Ossermann mit einem Vortrag ber
Minimal surfaces in the large. Man sieht, dass dieses Kolloquium in der
Tat alle Protagonisten der Nachkriegsgeometrie zusammengefhrt hat.
Vortragssprachen waren Deutsch, Franzsisch und Englisch. Es war mir
aber nicht entgangen, dass Hirzebruch seinen Vortrag auf Deutsch ange-
kndigt und niedergeschrieben, aber auf Englisch gehalten hat. Da habe
ich mir natrlich Gedanken gemacht, ob ich nun auch mein eigenes kleines
Referat besser in englischer Sprache halten sollte. Zur Sicherheit bin ich
whrend der vorgngigen Mittagspause auf den Zrichberg gestapft und
habe unterwegs versucht, im Kopf meinen Text ins Schulbuben-Englisch
zu bersetzen, das mir damals zur Verfgung stand. Natrlich hat dann
niemand begehrt, dass ich auf Englisch vortrage; aber Derartiges gehrt
eben zu den Problemen, die den Anfnger in der wissenschaftlichen Arena
umtreiben.
Mit der Teilnahme an diesem wissenschaftlichen Anlass hat der for-
male Teil meines Studiums seinen krnenden Abschluss gefunden. Mein
Abgangszeugnis, versehen mit dem Rektoratssiegel der Universitt Basel,
datiert vom 5. September 1960 und schliesst mit dem Satz: ber sein Be-
tragen ist nichts Nachteiliges bei uns zur Anzeige gekommen. Am 1. Ok-
tober 1960 trat ich eine Assistentenstelle bei Professor Saxer an der ETH an
und konnte nun zum ersten Mal meine Familie mit dem erworbenen Beruf
ernhren.
Wer diesem Bericht bis hierher gefolgt ist, wird zum Schluss eine gewis-
se Bilanz erwarten. Man wird gesprt haben, dass meine Studienzeit, alles
in allem, eine freie und glckliche Zeit war. Zumpersnlichen Aufbruch ge-
sellte sich damals die nung der westlichen Welt insgesamt. Meine Kom-
militonen und ich waren berzeugt, mit dem hier erworbenen Rstzeug
diese immer freiere, schnere und interessantere Welt gestaltend in Besitz
nehmen zu knnen. Alle wrden wir eine rechte Stelle und ein Auto haben.
Ein Mathematikstudium in den Fnfzigerjahren 127
Fr unsere Generation ist es dann auch so herausgekommen. Meine Enkel
werden vielleicht in fnf oder zehn Jahren ein Studium beginnen; fr sie
wird alles radikal anders sein.
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Andreas Speiser (18851970)
Johann Jakob Burckhardt
Herausgegeben und ergnzt von Adolf Th. Schnyder

1. Teil: J. J. Burckhardt ber Andreas Speiser


Andreas Speiser wurde geboren am 10. Juni 1885 in Basel und starb da-
selbst am 12. Oktober 1970. Er war Sohn des Paul Speiser (18461935) und
der Elisabeth, geborene Sarasin (18611938), verheiratet 1916 mit Emmy
La Roche (18911980).
Die Familie Speiser stammt aus Wintersingen BL. Jakob Speiser-Buser
(17431827) liess sich 1779 dauernd in Basel nieder. Sein Sohn Johann Ja-
kob Speiser-Baumgartner (17771856) erwarb dort 1816 das Brgerrecht.
Dessen Sohn Johann Jakob Speiser-Hauser (18131856) war eine bemer-
kenswerte Gestalt der aufstrebenden Handelsstadt Basel. Er grndete ei-
ne der ersten Handelsbanken des aufblhenden Handels- und Industrie-
zentrums; er wurde dank seinen monetren Kenntnissen der Reformator
des schweizerischen Mnzwesens (18481852) und war Mitbegrnder und
erster Direktor der Centralbahn (1852), wahrlich eine grossartige Dienst-
leistung um das Gemeinwesen in seinem kurzen Leben. Sein Sohn Paul
Speiser-Sarasin (18461935) war eine nicht weniger prolierte Persnlich-
keit Basels: Professor an der juristischen Fakultt, Regierungsrat und zeit-
weise Nationalrat. In einer grossen Familie verbrachte der Sohn Andreas
eine glckliche Jugendzeit.
Nach seinen handschriftlichen Aufzeichnungen verdankte er dem Spiel
auf zwei Klavieren mit seiner Mutter die Grundlagen fr seine profunden
Musikkenntnisse und fr sein spteres Spiel, er zhlte zu den besten Ama-
teuren. Ohne Schwierigkeiten und ohne Auszeichnungen, wie er schreibt,
durchlief er die Basler Schulen mit demAbschluss amGymnasiumauf dem
Mnsterplatz.
1

Leben und Werk von Andreas Speiser haben durch Johann Jakob Burckhardt (1903
2006) im Beiheft Nr. 16 (1980) der Zeitschrift Elemente der Mathematik mit dem Titel Die
Mathematik an der Universitt Zrich 19161950 unter den Professoren R. Fueter, A. Spei-
ser, P. Finsler eine hervorragende Darstellung gefunden. So war es naheliegend, auf diese
zurckzugreifen, sie mit Ergnzungen zu versehen und ihr so Eingang in den Jubilums-
band der SMG zu gewhren. Dem Birkhuser Verlag, Basel, sei fr sein Entgegenkommen
bestens gedankt. Besonderer Dank gilt Herrn Dr. Emil A. Fellmann fr seine Mithilfe. Ein
paar wenige Stze, die Andreas Speiser nicht betreen, hat der Herausgeber weggelassen.
Kleinere Versehen im Text wurden stillschweigend korrigiert.
130 J. J. Burckhardt
Auf Anraten des Mathematikers Karl Von der Mhll bezog er 1904 die
Universitt Gttingen. Nach einemzweisemestrigen Aufenthalt in Berlin be-
gann er seine Dissertation unter der Leitung von Hermann Minkowski und
beendigte im Wintersemester 1908/09 das Studium mit der Dissertation
Theorie der binren quadratischen Formen mit Koezienten und Unbe-
stimmten in einem beliebigen Zahlkrper. Minkowski starb kurz vor der
mndlichen Prfung; diese wurde dann von dessen Freund David Hilbert
am 3. Mrz 1909 abgenommen.
Wanderjahre fhrten Speiser nach Schottland, London und Paris. Schon
damals wurde er auf die Beziehungen der Mathematik mit der Kunst auf-
merksam, die ihn das ganze Leben hindurch fesselten. Algebra, Zahlen-
theorie und Gruppentheorie wurden zu seinen Forschungsgebieten. Hein-
rich Weber und die Nhe der Heimatstadt trugen dazu bei, dass sich Speiser
1911 in Strassburg habilitierte. Im Sommersemester 1915 vertrat er Rudolf
Fueter an der Technischen Hochschule in Karlsruhe.
Auf das Sommersemester 1917 wurde Speiser zum ausserordentlichen
Professor fr reine Mathematik an die Universitt Zrich berufen, 1919
wurde er Ordinarius. In den Jahren 1932 bis 1934 diente er als Dekan der
philosophischen Fakultt II und versah dieses Amt vertretungsweise noch-
mals im Winter 1935/36. Auf das Wintersemester 1944 trat er wegen Be-
rufung an die Universitt Basel zurck.
Andreas Speiser (18851970) 131
Speiser bearbeitete in seiner Dissertation [1] Probleme aus dem Ge-
biet der quadratischen Formen mit zwei Variablen. Durch Arbeiten Leon-
hard Eulers angeregt, schuf C. F. Gauss in seinemJugendwerk Disquisitiones
Arithmeticae 1801 das schwer zugngliche, reich mit neuen Ergebnissen
befrachtete Lehrbuch des beginnenden 19. Jahrhunderts. Den Darstellun-
gen von Dirichlet und von Dedekind verdanken wir den leichteren Zugang
zu den schnen Ergebnissen, David Hilbert und Hermann Minkowski deren
Ausbau und Weiterfhrung. Hilbert bertrug die Ideen von Gauss auf die
Betrachtung der Ideale in relativ-quadratischen bzw. relativ-abelschen Zahl-
krpern. Die Erweiterung auf Formen mit Koezienten und Unbestimmten
in beliebigen Zahlkrpern wurde der Inhalt der Dissertation von Speiser.
Zunchst wird die Darstellung einer Zahl im Krper K(

) behandelt mit
dem Ergebnis: Jede zu prime Zahl, die in diesem Krper zerfllt, wird
durch Formen der Diskriminante dargestellt, und zwar nur durch eine
endliche Anzahl verschiedener Formenklassen mit derselben Primitivdis-
kriminante. Aus der Reduktionstheorie folgt, dass es zu gegebener Primi-
tivdiskriminante nur endlich viele Formenklassen gibt. Im zweiten Kapitel
wird die Anzahl der Klassen untersucht und mit der Anzahl der Modulklas-
sen verglichen.
In der Festschrift fr Heinrich Weber [2] ergnzt Speiser Lcken in den
Artikeln 234 bis 251 der Disquisitiones Arithmeticae. Er zeigt, dass sich zwei
beliebige Formen mit derselben Diskriminante, aber relativ primen Teilern
durch unendlich viele bilineare Substitutionen komponieren lassen. Durch
ihre Komposition entstehen smtliche Formen einer bestimmten Formen-
klasse. bergehend zu den Geschlechtern wird gezeigt, dass jede Form des
Hauptgeschlechtes durch Duplikation entsteht.
In seiner dritten Arbeit [3] wendet sich Speiser der Theorie der Sub-
stitutionsgruppen zu. Sei N die Ordnung einer irreduziblen Substitutions-
gruppe, A eines ihrer Elemente (A) die Summe der charakteristischen
Wurzeln, insbesondere fr die Einheit E, sei
1
= (E), ferner sei h(A) die
Anzahl der Elemente in der Klasse von A. Es werden Beziehungen zwischen
diesen Grssen hergestellt und Teilbarkeitseigenschaften bezglich einer
Primzahl untersucht. Ist der Grad eines Elementes A relativ prim zum Grad
der Gruppe, so ist der kleinste Exponent i, fr den A
i
in das Zentrum der
Gruppe fllt, ein Teiler des Grades der Gruppe.
Bis in die neueste Zeit haben drei weitere Abhandlungen von Speiser
Beachtung gefunden [4][6]. In [4] werden Ergebnisse ber die Lagrange-
schen Resolventen eines zyklischen Krpers auf Galoissche Krper ber-
tragen. In jedem Zahlkrper gibt es Zahlen, die ein beliebiges zur Gruppe
gehriges Gleichungssystem befriedigen. Es wird die Gesamtheit der zu ei-
nem Gleichungssystem (Kleinsches Formenproblem) gehrigen Lsungen
angegeben und daraus die Formeln aus der Theorie der Gleichungen fnf-
132 J. J. Burckhardt
ten Grades hergeleitet. Der Zusammenhang mit der Gruppendeterminante
wird aufgedeckt, und fr den Fall der Normalbasis wird gezeigt, wie sich
die Diskriminantenteiler auf die Determinanten der verschiedenen Darstel-
lungen der Gruppe verteilen (siehe auch [4a]. Die von Speiser eingefhrten
verallgemeinerten Resolventen sind von A. Frhlich (1966) als Homomor-
phismen gewisser Moduln erkannt worden. Unter Heranziehung der von
Hilbert eingefhrten Begrie des Trgheitskrpers und des Verzweigungs-
krpers wird ein Ergebnis ber die Verzweigungsgruppe erhalten. S. Ullom
(1969) nimmt das Resultat von [4] auf: K/F sei eine Galoissche Erweite-
rung eines Zahlkrpers; damit der Ring O
K
der ganzen Zahlen von K eine
Normalbasis besitzt, muss K/F schwach verzweigt sein.
Viel Beachtung fand die Arbeit [5] Die Zerlegungsgruppe. Sie schliesst
an den Zahlbericht von D. Hilbert an (Jahresber. Deutsch. Math.-Verein.
4 (1897), 175546). Speiser geht davon aus, dass die Reste nach den Po-
tenzen eines Primideals eines algebraischen Zahlkrpers ein System von
p-adischen Zahlen bilden, und untersucht die Gruppe der Automorphis-
men eines solchen Systems.
Die Substitutionen des Krpers, welche das Primideal P unverndert
lassen, bilden die Zerlegungsgruppe Z. Diejenigen, welche die Reste modu-
lo P nicht vertauschen, bilden einen Normalteiler T der Zerlegungsgruppe,
welcher Trgheitsgruppe heisst. Ferner bilden die Substitutionen von Z,
welche die Reste modulo P
2
nicht vertauschen, einen Normalteiler V, der
Verzweigungsgruppe heisst. Zunchst wird in 1 die Faktorgruppe Z/V un-
tersucht: Sie enthlt als zyklischen Normalteiler die Gruppe T/V, die nher
untersucht wird. In der Reihe der Verzweigungsgruppen V, V
1
, ist jede
ein Normalteiler von Z, und die Faktorgruppe zweier aufeinanderfolgender
ist eine abelsche Gruppe, deren Ordnung und Typus bestimmt werden. Dar-
aus ergibt sich in 2 der Satz von Kronecker, wonach jeder abelsche Krper
ein Kreiskrper ist. Ist V
i
die i-te Verzweigungsgruppe, so liegt nach Satz 3
von 3 die Gruppe V
i
/V
i+1
im Zentrum der Gruppe V
1
/V
i+1
. Es stellt sich
heraus, dass dies ein Nebenresultat eines Hilfssatzes von E. Artin ist (Ar-
tin, J. Reine Angew. Math. 164 (1931), 111). Siehe ferner die Arbeiten von
Casson-Nogues, Ribenboim und Serre, die auf die Ergebnisse von Speiser
hinweisen.
Die Arbeit [6] schliesst wiederum an Hilberts Zahlbericht an, insbeson-
dere an den berhmten Satz 90. Sei der Krper K relativ zyklisch bezglich
des Krpers k. Die Substitutionen der zyklischen Relativgruppe seien durch
S erzeugt. Jede Zahl a von k, deren Relativnorm in bezug auf k gleich 1 ist,
wird die symbolische (1S)-te Potenz einer gewissen Zahl b von K. Anstatt
die Zahlen eines Krpers zu betrachten, untersucht Speiser Matrizen M
E
,
M
A
, , die einer Gruppe mit den Elementen E, A, zugeordnet sind und
deren Koezienten im Krper K liegen. M
S
E
, M
S
A
, ( S = E, A, ) seien die
Andreas Speiser (18851970) 133
konjugierten Matrizen, und fr die Multiplikation gelte M
T
S
M
T
= M
ST
. Spei-
sers Satz besagt dann, dass es in K eine Matrix M gibt mit M
S
= (M
S
)
1
M.
Als Folgerung ergibt sich hieraus eine wichtige Aussage ber die Koezi-
enten der Matrizen einer irreduziblen Gruppe von ungerademGrad. Besitzt
diese reelle Charaktere, so lsst sie sich so transformieren, dass ihre Koef-
zienten in demdurch die Charaktere bestimmten Krper liegen. Ist hinge-
gen der Grad gerade, ferner das Charakterensystem reell, und enthlt die
Gruppe eine Substitution, welche die Wurzeln +1 und 1 in ungerader Viel-
fachheit besitzt, so lsst auch sie sich so transformieren, dass ihre Koezi-
enten im Krper der Charaktere liegen. Dieses Ergebnis ist von HallWeber
(1968) verwendet und von Takahashi (1968) und von Ritter (1977) verallge-
meinert worden. Im Anschluss an Speisers Arbeit behandelte I. Schur den
Fall, in welchem die Matrizen der Gleichung M
T
S
M
T
= r
S,T
M
ST
gengen.
Das System r
S,T
muss einer Bedingung gengen und liefert dann genau
eine irreduzible Darstellung der Gruppe.
Das Problemder Zerlegung einer rationalen Primzahl p in einemGalois-
schen Zahlkrper wird in [8] bzw. [8a] zurckgefhrt auf die Untersuchung
der Ordnung einer gewissen Matrix modulo p. Fr Kreiskrper und relativ-
zyklische Krper ergeben sich die aus anderen Untersuchungen bekannten
Zerlegungsgesetze, fr beliebige Krper ein Algorithmus zur Ermittlung
des Grades seiner Primideale. Von der ganzen Betrachtung sind die Diskri-
minantenteiler ausgenommen.
Bleiben wir noch bei der Zahlentheorie. 1932 befasste sich Speiser in der
Abhandlung [17] mit den Minima der Formen von Hermite. ImAnschluss an
die Dissertation seines Schlers J. Zllig werden durch die Betrachtung von
Kugelpackungen Approximationen von komplexen Zahlen durch gekrz-
te Brche p/q betrachtet und die Existenz unendlich vieler Paare (p, q) mit
p/q < 1/[

3N(q)] bewiesen. Ein hnlicher Satz ergibt sich fr die Ap-


proximation einer reellen Quaternion durch ganzzahlige Quaternionen p
und q 0. Er besagt, dass die Ungleichung p/q < 1/[
_
(5/2) N(q)]
unendlich viele Lsungen in ganzzahligen Quaternionen p und q 0 be-
sitzt. Ob
_
(5/2) die bestmgliche Konstante ist, beantwortete A. L. Schmidt
(1969) dahin, dass sie dies in gewissem Sinn tatschlich ist.
1923 erschien das Lehrbuch Die Theorie der Gruppen von endlicher
Ordnung. Bisher wurde die Gruppentheorie nur in englischer Sprache von
W. Burnside (2. Au., 1911) dargestellt, das Werk enthielt viele eigene For-
schungen, welche diejenigen von G. Frobenius, L. Sylow, C. Jordan u. a. er-
gnzten. In deutscher Sprache lagen die Algebra von H. Weber (2. Bd.,
2. Au., 1899) und Gruppen- und Substitutionstheorie von E. Netto (1908)
vor, die nur in Teilgebiete einfhrten.
Speisers Gruppentheorie ist sein Jugendwerk; es blieb ber viele Jahr-
zehnte fhrend. Bereits beim Erscheinen bemerkt ein Referent: Es ist er-
134 J. J. Burckhardt
staunlich, was der Verfasser in dem wertvollen Buch auf dem engen Raum
von 194 Seiten von elementaren Sachen ausgehend zur Darstellung bringt.
Die vomknstlerischen Standpunkt aus in ihrer Knappheit reizvolle Dar-
stellung drfte das Eindringen etwas mhvoll machen. B. L. van der Waer-
den (1950) charakterisiert das Werk mit den Worten: Andreas Speiser war
einer der Pioniere der modernen Algebra. Sein Buch ist immer noch die
schnste Einfhrung in die Gruppentheorie. In beiden Zitaten wird also
die Schnheit des Werkes betont; dieser verdankt es viele begeisterte Le-
ser, welche die Mhe des Studiums nicht scheuten. Nachdem im Laufe der
zwanziger Jahre durch die Vorlesungen von Emil Artin und Emmy Noether
das neuartige abstrakte Denken in die Algebra und die Gruppentheorie ein-
drang und dort die Methoden vllig neu gestaltete und eine Zusammen-
fassung im Lehrbuch Moderne Algebra (1. Au., 1930) von B. L. van der
Waerden fand, ist es erstaunlich zu sehen, dass bereits Speiser in diesen
Kategorien dachte. Seine Denkweise wurde richtungweisend, er darf als ei-
ner ihrer Vorlufer und Vater bezeichnet werden. hnliche Zge werden
wir spter in seinem philosophischen Denken antreen. Die zweite Auf-
lage (1927) enthlt wertvolle Erweiterungen. Auf vier Seiten wird die Vor-
geschichte der Gruppentheorie dargestellt und dabei auf die Ornamentik
und die regelmssigen Krper sowie auf die Bedeutung der Symmetrie in
der Musik hingewiesen. Im eingefgten sechsten Kapitel werden auf zwan-
zig Seiten die Streifen- und Flchenornamente hergeleitet. Speiser unter-
nahm 1928 eine Reise nach gypten, um die dortigen Ornamente kennen-
Andreas Speiser (18851970) 135
zulernen. Wolfgang Graeser
2
begleitete ihn und verfertigte die photogra-
phischen Aufnahmen.
3
Speisers Darstellung bte tiefe Wirkung auf Knstler aus und regte die
zur Raritt gewordene Dissertation von Edith Mller ber die Ornamentik
in der Alhambra an (Gruppentheoretische und strukturanalytische Untersu-
chungen der maurischen Ornamente aus der Alhambra in Granada, Diss.,
Rschlikon, Zrich 1944).
Auf sechs einleitenden Seiten geht Speiser der Herleitung des Gruppen-
begries nach und zeigt, wie er aus dem erst 1926 von Heinrich Brandt
entdeckten Begri des Gruppoides entwickelt werden kann. Brandt, ein
Schler von Speiser aus dessen Strassburger Zeit, fand diesen Begri bei
der Untersuchung der Komposition quadratischer Formen, die er auf Anre-
gung Speisers unternahm. Die dritte Auage (1937) enthlt wiederum wert-
volle Ergnzungen: Die Lehre von den symmetrischen Gruppen wurde im
Hinblick auf die Physik ausfhrlicher dargestellt, und fr den Fundamen-
talsatz von M. Wedderburn wurde der elegante Beweis von E. Witt eingefgt.
Eine ganz besondere Freude bereitet es Speiser, dass der Birkhuser Verlag
die vierte Auage (1956) mit einer Farbtafel der Modul- oder Kreisgur von
Felix Klein schmckte. Dieses Titelbild erlutert Speiser in einem Anhang.
Stets wieder hat er, besonders in Gesprchen mit Schlern und mit Knst-
lern, seiner Begeisterung ber diese Figur Ausdruck gegeben. Speiser legte
bereits in der ersten Auage Wert darauf, die Zusammenhnge der Grup-
pentheorie mit der Kristallographie zu betonen. Diese war damals in Zrich
unter Paul Niggli und seinen Schlern in voller Entfaltung, sie empng rei-
che Anregung durch das Erscheinen der Gruppentheorie. Speiser hat den
enormen Aufschwung der Theorie der Raumgruppen bis zur Herleitung al-
ler dieser Gruppen im Raum von vier Dimensionen nicht mehr erlebt, auch
nicht mehr das Eindringen des Gruppoidbegries in die Strukturlehre der
Kristalle, aber was er gest hatte, trug reiche Frchte.
In [12] und [12a] wird die Bedeutung des Gruppoids fr die Bildung
von Teilbarkeit und Multiplikation zweier Ideale im Integrittsbereich ei-
ner Algebra untersucht. In [13], die teilweise an [6] anschliesst, wird das
Problem der Erweiterung von Gruppen durch Hinzufgung eines Zentrums
erlutert.
Mehrmals ist Speiser auf die Bedeutung der Gruppentheorie fr die
Kunst zu sprechen gekommen. Er fand in Basel einen Knstler, Karl Gerst-
ner, der diese Anregungen aufnahm und dies in seinem Werk Color Lines
(Edition Sthli, Zrich 1978) zum Ausdruck brachte. Darber hinaus skiz-
zierte dieser mit knstlerischer Feder den Menschen: So unkonventionell
Speiser war, so konventionell war seine Bildung: klassisch-universal, der
Humus, auf dem er seine Krbisse zog. Die farbigsten gediehen aus ei-
ner Kreuzung von Mathematik und Kunst. Und in einem Brief schreibt er:
136 J. J. Burckhardt
Jetzt, wo er tot ist, vermissen ihn alle, die ihn kannten, weil er doch eine
ganz aussergewhnliche Persnlichkeit war.
In der Malerei interessierten ihn nicht nur die Ornamente, sondern auch
die Farben. In [42] wird der Farbraum untersucht. Sind A und B zwei hin-
reichend benachbarte Farben, so gibt es stets eine Farbe C, die mit A ver-
mischt die Farbe B ergibt. Hieraus folgt, dass jede Farbe als Zentrum einer
Involution aufgefasst werden kann. Nach G. Thomsen besitzt diese Ebene
eine euklidische Metrik, wenn das Produkt dreier Involutionen wieder ei-
ne solche ist. Speiser zeigt, dass die Farben diesem Gesetz gengen. Von
der Ebene gelangt man durch Hinzunahme von Hell und Dunkel in den
Farbraum.
Das schmale Bndchen Algebras and their arithmetics (1923) von
L. E. Dickson bildet den Ausgangspunkt der Arbeiten [9] und [22]. Speiser
regte eine bertragung des Buches ins Deutsche an, worauf uns Dickson
eine vollstndig neu geschriebene und stark erweiterte Fassung zur ber-
setzung zusandte. Diese erschien 1927 bei Orell Fssli unter dem Titel Al-
gebren und ihre Zahlentheorie und enthlt als 13. Kapitel eine leichte ber-
arbeitung von Speisers Abhandlung [9], die inzwischen als Sonderdruck
zur Raritt geworden war. Das Buch wurde sehr freundlich aufgenommen,
es war die erste deutschsprachige Darstellung einer neu entstandenen,
hochbedeutenden Theorie, die in wachsendem Masse das Interesse der Al-
gebraiker und Zahlentheoretiker auf sich zieht. Es ist durchweg klar und
elegant geschrieben, fast berall auch leicht fasslich und durch Beispie-
le belebt. Der Teil von Dickson ist in der Hauptsache algebraischer Na-
tur, whrend Speiser die Zahlentheorie entwickelt und eine bersicht ber
alle Ideale einer rationalen, halbeinfachen Algebra sowie eine Einsicht in
ihre multiplikativen Beziehungen anstrebt. Es gelang ihm zehn Jahre sp-
ter, seine Entdeckungen in vereinfachter Form in der Arbeit [22] darzustel-
len. Diese grundlegende Arbeit hat die Entwicklung der Zahlentheorie hy-
perkomplexer Systeme nachhaltig beeinusst. Ihren Inhalt fasst H. Brandt
zusammen:
In einer einfachen Algebra im Gebiet der rationalen Zahlen wird das
Restsystem einer Ord-nung, die zwar hchsten Rang hat, sonst aber belie-
big ist, nach einer Primzahlpotenz als Modul betrachtet. In diesem Rest-
system auftretende Unregelmssigkeiten werden schrittweise durch Auf-
steigen zu umfassenderen Ordnungen beseitigt, bis man schliesslich fr
maximale Ordnungen klare Gesetzmssigkeiten erhlt. Diese Methode lie-
fert zwar auch Erkenntnisse ber nicht maximale Ordnungen, bringt aber
naturgemss Komplikationen mit sich, die vermieden werden, wenn man,
so wie es in der Abhandlung geschieht, gleich von vornherein Bedingungen
zugrunde legt, wie sie maximalen Ordnungen entsprechen. Darin bestehen
die Vereinfachungen dieser Abhandlung zur frheren. Die Ergnzungen
Andreas Speiser (18851970) 137
bestehen darin, dass der Anschluss hergestellt wird zu Begrisbildungen,
die von H. Brandt aufgestellt worden sind (Gruppoid der Ideale). Das war
zwar schon teilweise von Artin und vollstndig von Hasse geschehen, aber
nur unter Heranziehung neuer Hilfsmittel. Hier wird gezeigt, dass die ur-
sprnglichen Methoden zu diesem Ziel vollstndig ausreichen. Sie ermg-
lichen die Konstruktion aller maximalen Ordnungen und ihrer Ideale und
geben Auskunft ber die zwischen ihnen bestehenden Beziehungen.
Ende der zwanziger Jahre dozierte Rolf Nevanlinna als Gastprofessor an
der ETH. Er befreundete sich mit Speiser, der durch ihn die Anregung zu
einigen Arbeiten aus demGebiet der ganzen transzendenten Funktionen er-
hielt. Anschliessend an Stze von W. Gross und I. Iversen betrachtet Speiser
in [14] jene Riemannschen Flchen, die zu den inversen Funktionen ganzer
transzendenter Funktionen gehren und deren endliche Singularitten iso-
liert liegen. Seien u = g(z) und w = h(u) zwei eindeutige Funktionen, die
entweder ganze transzendente Funktionen der z- bzw. w-Ebene sind oder
einen Grenzkreis haben. Beide sollen ihre Gebiete auf gewisse, nher be-
schriebene Riemannsche Flchen abbilden. Dann ist die Funktion h(g(z))
dann und nur dann ganz transzendent, wenn g(z) und h(u) es sind. Mittels
der durch Julia gegebenen Verschrfung des Lemmas von Schwarz werden
Abbildungseigenschaften der genannten inversen Funktionen hergeleitet.
Am Schluss werden einige Probleme formuliert, die entscheiden sollen, ob
eine gegebene Flche zu einer ganzen transzendenten Funktion oder zu
einer Funktion des Grenzkreistypus gehrt.
Die in [15] betrachteten Riemannschen Flchen sind aus drei Sorten
von Blttern aufgebaut. Sorte I: Die volle Ebene, die von +1 und von
1 lngs der reellen Achse aufgeschlitzt ist. Sorten II und III: Vol-
le Ebene mit je nur einem dieser beiden Schlitze. Einer Veranschaulichung
solcher Riemannschen Flchen dienen topologische Bume. Endfolge eines
Baumes ist ein Streckenzug ohne Gabelung. Auf zwei Wegen wird bewie-
sen, dass die Anzahl der Endfolgen eines Baumes entweder endlich oder
abzhlbar oder von der Mchtigkeit des Kontinuums ist. Alle jene Riemann-
schen Flchen sind entweder auf die volle Ebene (erste Art) oder auf eine
endliche Kreisscheibe (zweite Art) konform abbildbar. Es wird vermutet,
dass die Riemannschen Flchen zur ersten Art dann und nur dann geh-
ren, wenn die Zahl der Endfolgen endlich oder abzhlbar unendlich ist.
Bewiesen werden die folgenden Ergebnisse: Zerschneidet man eine Flche
lngs einer Verzweigungslinie, so zerfllt sie in zwei Teile A und B. Durch
Spiegelung an der Verzweigungslinie mgen A und B entstehen. Gehrt
dann A+A zur zweiten Art, so auch A+B. Man kann annehmen, dass bei
der Abbildung von A +A die Hlfte von A in einen Halbkreis H bergeht,
whrend A bei der Abbildung von A+B in einen Bereich G bergeht. Die so
gestiftete Abbildung von H auf G ist auf den Randbgen von H regulr. Ein
138 J. J. Burckhardt
Weg auf A, der bei der Abbildung von A+B in einen Weg bergeht, der in ei-
nem bestimmten von den Halbkreisenden verschiedenen Peripheriepunkt
endigt, behlt diese Eigenschaft, wenn statt B an A ein anderes Riemann-
sches Flchenstck der betrachteten Bauart angefgt wird. Eine besondere
Betrachtung gilt den Halbkreisenden. Sind A+A und B +B von der ersten
Art, aber A + B von der zweiten Art, so besteht der Hufungsbereich der
Bildkurve von A und B aus der ganzen Peripherie des Bildkreises.
In [24] betrachtet Speiser eine einfach zusammenhngende Riemann-
sche Flche, die bei in allen Blttern logarithmisch verzweigt ist und
die sonst nur an den Stellen :1 logarithmische Windungspunkte aufweist.
Kennt man die linearen Substitutionen, die zu der durch diese Flche be-
stimmten Untergruppe der modularen Gruppe gehren, so lsst sich ein
genaues Kriterium fr den Typus der Flche aufstellen. Die Flche wird
nun lngs einer Verbindungsgeraden zwischen zwei Windungspunkten in
die Hlften A und B zerlegt. Spiegelt man hnlich wie oben, so erhlt man
die Halbchen A und B. Wenn A + A und B + B hyperbolisch sind (rein
hyperbolischer Fall), dann ist auch A+B hyperbolisch. Wenn dagegen A+A
und B + B parabolisch sind und A + B trotzdem hyperbolisch ausfllt, so
spricht man vom gemischt hyperbolischen Typ. Speiser ndet eine Bedin-
gung fr den rein hyperbolischen Typ.
In [16] wird eine einfach zusammenhngende Riemannsche Flche F
betrachtet, deren Windungspunkte ber den Punkten w = 0, 1, der
w-Ebene liegen. Eine notwendige und hinreichende Bedingung dafr, dass
die Flche F zum hyperbolischen Typus gehrt, besteht in der Konvergenz
der Reihe

1/(a
2
+b
2
+c
2
+d
2
), erstreckt ber alle unimodular geschriebe-
nen Substitutionen z

= (az +b)/(cz +d) der zu F gehrenden Gruppe G.


Endlich beschreibt [37] die Gruppe der Abbildungen einer einfach zu-
sammenhngenden Flche auf sich selbst und bestimmt die zu dieser Funk-
tion gehrende Riemannsche Flche.
Mit der Zetafunktion befasst sich Speiser in der Arbeit [20]. Fr eine
meromorphe Funktion w = f(z) mgen die wesentlich singulren Stel-
len der Umkehrfunktion z = (u) an reellen Stellen der w-Ebene liegen.
Dann liefern die reellen Zge eine gute bersicht ber die Wertevertei-
lung und damit ber die Riemannsche Flche. Speisers Schler A. A. Ut-
zinger wendete diese Methode der reellen Zge in seiner Dissertation
(Die reellen Zweige der Zetafunktion, Zrich 1934) zur Untersuchung der
Gamma- und der Zetafunktion an. Speiser betrachtet die verwandte Eta-
funktion (z) = (z/2)
z/2
(z). ber diese Eta- und Zetafunktionen
werden geometrische Aussagen bewiesen, die mit der Riemannschen Ver-
mutung ber die Nullstellen der Zetafunktion quivalent sind. In beiden
Fllen handelt es sich um das Verhalten der reellen Zge in der Nhe der
kritischen Geraden. Die Behauptung, dass die Nullstellen der Ableitung der
Andreas Speiser (18851970) 139
Zetafunktion rechts von der kritischen Geraden oder auf ihr liegen, ist mit
der Riemannschen Vermutung quivalent.
Gruppentheorie und Funktionentheorie werden in [28] verbunden. Zu-
nchst wird ein Ergebnis ber zyklische Gruppen verallgemeinert auf die
Darstellung abelscher Gruppen und deren Charaktere. Dies ermglicht so-
dann die Herleitung der Funktionalgleichung der L-Funktionen mit relativ
einfachen Mitteln.
In zwei Arbeiten ist Speiser auf das Gebiet der Geometrie vorgestossen,
das ihn spter bei der Herausgabe von Eulers Werken so intensiv beschf-
tigen wird. In [7] bzw. [7a] geben die berhmten Stze von H. Poincar und
D. Birkho Anlass zur Betrachtung geodtischer Linien auf geschlossenen
konvexen Flchen. Es wird die Existenz unendlich vieler geschlossener Geo-
dtischer auf gewissen Flchen bewiesen.
In [29] wendet sich Speiser der Himmelsmechanik zu. Die Gesamtheit
der ebenen Kepler-Bewegungen einschliesslich der Stossbewegungen ist ei-
ner stetigen stationren Strmung im projektiven Raum homomorph. Der
Beweis erfolgt mittels der Transformation z = w
2
und geeigneter Berh-
rungstransformation, wodurch die Kepler-Bewegung in die Simultanbewe-
gung zweier harmonischer Oszillatoren bergefhrt wird.
Als einen Beitrag zur Feier des hundertsten Geburtstages von B. Rie-
mann und zugleich des Crelleschen Journals verentlichte Speiser ([11])
in dessen Jubilumsband den Aufsatz Naturphilosophische Untersuchun-
gen von Euler und Riemann. Euler hatte im Rahmen der Newtonschen
Raumauassung einen Versuch zur Erklrung der Gravitation unternom-
men, der jedoch noch gewisse unbehobene Schwierigkeiten enthielt. Rie-
mann hat in einem der Fragmente philosophischen Inhalts eine Antwort
auf eine der verbleibenden Fragen zu geben versucht. Doch folgte er im
brigen keineswegs der NewtonEulerschen Raumauassung, schloss sich
vielmehr mit Herbarth der von Leibniz an. Seine diesbezglichen Untersu-
chungen, denen er selbst grosses Gewicht beigemessen zu haben scheint,
stehen in engem Zusammenhang mit seinem Habilitationsvortrag.
Die Beschftigung mit Euler ist das zweite Thema im Leben Speisers,
auf das dritte, die Philosophie, treten wir am Schluss ein. Die unter Ferdi-
nand Rudio (1907) ins Leben gerufene Herausgabe der gesammelten Werke
von Leonhard Euler erlitt nach einem honungsvollen Beginn durch die Er-
eignisse des ersten Weltkrieges einen schweren Schlag. Die Redaktion ver-
lor Mitarbeiter, der Verlag Teubner geriet in Schwierigkeiten, und in den
zwanziger Jahren erlitt der Euler-Fonds schwere nanzielle Verluste. Spei-
ser trat 1919 in die Redaktion ein, und Fueter wurde deren Prsident. Mit
Hilfe des Orell Fssli Verlages gelang es, das Unternehmen weiter zufhren.
Bevor ich hierauf nher eintrete, mgen einige Arbeiten ber Euler erwhnt
werden.
140 J. J. Burckhardt
Im Aulavortrag [21] befasst sich Speiser mit Euler und die deutsche
Philosophie. Zur Zeit Eulers war es in Deutschland die sogenannte Leibniz
Wolsche Philosophie, die das philosophische Denken beherrschte. Euler
zeigte, dass diese nicht imstande war, die Gesetze der mathematischen
Physik zu begrnden. Er stellte hierauf die gedanklichen Grundlagen fr die
Herleitung der physikalischen Gesetze auf. In seinen Briefe an eine deutsche
Prinzessin legt er dies in meisterhafter Weise dar. Speiser weist nach, welche
Bedeutung sie auf Kant ausbten.
Im Atlantisband Grosse Schweizer, der im Hinblick auf die Landesaus-
stellung (1939) herausgegeben wurde, gibt Speiser in [27] ein abgerundetes
Lebensbild des grossen Schweizers. Mit einem Holzschnitt zu vergleichen
sind die krftigen Stze Es ist Euler vorbehalten gewesen, der Mathematik
eine vllig vernderte Gestalt zu geben und sie zu dem mchtigen Gebude
auszugestalten, welche sie heute ist. Mit Nachdruck wird darauf verwie-
sen, wie Euler sich frh mit der Zahlentheorie beschftigte und sein ganzes
Leben nicht davon gelassen hat. Seine Entdeckungen auf diesem Gebiete
sind vielleicht das Schnste und Tiefste, was in der Mathematik gefunden
wurde, und wir fhlen bei diesen Worten das innere Mitschwingen von
Speiser. Nach der Beschreibung von Eulers Charakter und seiner Ttigkeit
in Petersburg und Berlin schliesst Speiser mit dem Verhltnis von Euler zur
Theologie, dieser ist dem protestantischen Christentum sein Leben lang
treu geblieben.
In [26], dem Neujahrsblatt 1939 der Gesellschaft zur Befrderung des
Guten und Gemeinntzigen, gibt der Verfasser einen fr weitere Kreise
bestimmten berblick ber Basels Mathematiker. Zur Zeit der Reformati-
on tritt Glareanus
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als erster Mathematiker in Basel auf, aber erst mit den
Bernoulli wird diese Stadt Mittelpunkt der Mathematik. Jakob, gegen den
Willen seines Vaters sich ganz dieser Wissenschaft widmend, beherrsch-
te hier als erster die mchtigen Hilfsmittel der Innitesimalrechnung und
schuf zudem, fast aus dem Nichts, die Wahrscheinlichkeitsrechnung. Nach
seinem Tod (1705) wurde sein Bruder Johann Glanz und Mittelpunkt der
Basler Universitt und Lehrer von ganz Europa. Speiser widmet diesemeine
spannende geisteswissenschaftliche Analyse. Johanns Sohn Daniel, Eulers
Freund, begrndete die Hydrodynamik, deren wahre Bedeutung erst die
neueste Forschung aufgedeckt hat. Au