Tube cathodique
principes des tubes cathodiques | Tube cathodique
Le tube cathodique (CRT ou Cathode Ray Tube en anglais), fut inventé par Karl Ferdinand Braun. Le
dispositif est constitué d'un filament chauffé, de cathodes et d'anodes en forme de lentilles trouées qui
soumises à une différence de potentiel (tension) créent un champ électrique accélérant les électrons.
Ces derniers viennent frapper un des bords plats, l'écran, sur lequel on a déposé une couche
fluorescente réagissant au choc des électrons en créant un point lumineux.
Ce composant est un dispositif d'affichage utilisé dans la plupart des écrans d'ordinateurs, télévisions
et oscilloscopes. Le tube cathodique fut développé par les travaux de Philo Farnsworth et fut moins
utilisé dans les télévisions à partir des années 2000 car remplacé progressivement par les écrans
plasmas et les écrans LCD.
Tube cathodique
Tube cathodique autre vue
Origines
La première version du tube cathodique fut une diode à cathode froide, en fait une modification du
tube de Crookes avec une couche de phosphore sur la face, ce tube est parfois appelé tube Braun. La
première version utilisant une cathode chaude fut développée par J. B. Johnson et H. W. Weinhart de
la société Western Electric. Ce produit fut commercialisé en 1922.
Fonctionnement
Les rayons cathodiques sont des flux d'électrons à hautevitesse provenant de la cathode du tube,
cette vitesse importante est due à la haute tension de l'anode. Dans un tube cathodique, les électrons
sont focalisés, soit magnétiquement par une bobine ou bien électrostatiquement par une grille de
manière à obtenir un mince rayon, la densité du rayon peut éventuellement être contrôlée par une
grille comme c'est le cas dans les tubes TV, l'ensemble du dispositif est appelé " canon à électrons ".
Le rayon qui sort du canon à électron est ensuite dévié, soit magnétiquement par des bobines(comme
dans un tube TV), soit électrostatiquement par des électrodes de déflections (dans la plupart des
oscilloscopes). Ce rayon arrive ensuite sur l'anode recouverte d'une matière phosphorescente,
souvent à base de terres rares. Quand les électrons frappent cette surface, de la lumière est émise,
c'est le " spot ".
L'affichage à balayage
Tube à balayage couleur
1 : canons à électrons
2 : faisceaux d'électrons
3 : masque pour séparer les rayons rouge, bleu et vert de l'image affichée
4 : couche phosphorescente avec des zones réceptrices pour chaque couleur
5 : gros plan sur la face intérieure de l'écran recouverte de phosphore
Dans le cas des télévisions et des écrans d'ordinateurs modernes, toute la face du tube est scannée
selon un parcours bien défini, et l'image est créée en faisant varier l'intensité du flux d'électrons (le
faisceau), et donc l'intensité lumineuse du spot, au long de son parcours. Le flux dans toutes les TV
modernes est dévié par un champ magnétiqueappliqué sur le col du tube par un " joug magnétique "
(magnetic yoke en anglais), qui est composé de bobines (souvent deux) enroulées sur du ferrite et
contrôlées par uncircuit électronique. C'est un balayage par déflection magnétique.
Au cours du balayage le spot parcourt de gauche à droite des lignes qui se succèdent de haut en bas
(comme les lignes d'un livre), le retour à la ligne suivante et en début de page se fait spot éteint.
L'entrelacement
La télévision est issue du cinéma et affiche 25 images par seconde en Europe (30 images par
seconde pour l'Amérique et le Japon) ce qui est proche des 24 des films projetés en salle. Mais
contrairement au cinéma qui projette une image entière à chaque fois le tube cathodique ne montre
qu'un point lumineux à déplacement rapide, le spot, ce qui est trop peu pour l'œil. Pour éviter une
perception de clignotement les 625 lignes (en Europe) de l'image de télévision classique sont
balayées en deux temps: d'abord les lignes impaires puis les lignes paires, de cette façon on obtient
artificiellement 50 images (60 en Amérique et Japon) par seconde et l'œil ne perçoit plus de
clignotement.
Dans le cas des moniteurs informatiques dont l'affichage des images se fait à une fréquence plus
élevée (60 à 70 par secondes) l'entrelacement n'est plus nécessaire.
L'affichage vectoriel
Tube d'oscilloscope
1 : électrodes déviant le faisceau
2 : canon à électrons
3 : faisceaux d'électrons
4 : bobine pour faire converger le faisceau
5 : face intérieur de l'écran recouverte de phosphore
Dans le cas d'un oscilloscope, l'intensité du faisceau est maintenue constant, et l'image est dessinée
par le chemin que parcourt le faisceau. Normalement, la déflection horizontale est proportionnelle au
temps, et la déflection verticale est proportionnelle ausignal. Les tubes pour ce genre d'utilisation sont
longs et étroits, de plus la déflection est assurée par l'application d'un champélectrostatique dans le
tube à l'aide de plaques (de déflection) situées au col du tube. Ce type de déflection est plus rapide
qu'une déflection magnétique, car dans le cas d'une déflection magnétique, l'inductance de la bobine
empêche les variations rapides du champ magnétique (car elle empêche la variation rapide du courant
qui crée le champ magnétique).