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Évolution de la biogéographie moderne

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Mohamed Khalil Mellal
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UNIVERSITÉ

DE GUELMA Domaine :Science de Nature et de la Vie


8 MAI 1945 Écologie et conservation
Faculté des sciences et de l’ingénierie des zones humides
Département de biologie

L’évolution de la biogéographie

Présenté par :
Mellal Mohamed Khalil
Davidson Andriatsilavo
Kabore Estelle P K
Plan de travail

 Introduction

 Définition

 Naissance et origine

 Évolution

 Conclusion
Introduction

 La biogéographie embrasse tous les aspects de


l’adaptation des êtres vivants à leur milieu. Elle doit
considérer tour à tour leur origine, leurs migrations et
leurs associations, ou biocénoses .
 L’issue des conflits entre l’hérédité et le milieu ne
devient compréhensible qu’en intégrant la génétique
des populations dans le contexte des milieux naturels.
 Un tel propos réclame une synthèse, des données de la
géologie, de la géomorphologie et de la météorologie,
d’une part, de la taxonomie, de la génétique et de la
physiologie, d’autre part.
Définition :
 La définition de cette science c’est développée depuis 1927 « l’étude de la
répartition des êtres vivants à la surface du globe et l’analyse de ses causes » par
Martone.
 En 1968 elle a pris comme but « étudie les organismes vivants, les plantes et les
animaux, à la surface du globe, dans leur répartition, dans leur groupement et
dans leurs relations avec les autres éléments du monde physique et humain »
Henri Elhaï.
 En 1994, Paul Arnould propose une définition de la biogéographie fondée sur un
triple ancrage correspondant aux syllabes du mot : bio, qui concerne les êtres
vivants et la nature dans leurs relations fonctionnelles et dynamiques ; géo, qui
prend en compte toutes les dimensions et toutes les échelles de la répartition
des êtres vivants à la surface du globe en considérant les lieux, les distances, les
territoires, les flux, les réseaux et tous les modes d’organisation spatiale ;
graphie, qui intègre toutes les formes d’expression, de perception et de
représentation, actuelles et passées, des faits biologiques et géographiques
Naissance et origine
 Aristote, Théophraste, Hippocrate, Platon, Virgile ou Pline l’ancien ont fait les
premières études des relations entre les individus et leur environnement.

 Aristote consacre une Histoire des animaux dans laquelle il présente les modes et les
milieux de vie des animaux, leurs migrations, les influences climatiques.

 Virgile tente de dresser une chorologie de différentes espèces d’arbres produites


selon leur origine géographique (l’Inde, la Médie, l’Italie).

 L’Histoire naturelle du romain Pline l’ancien tout comme l’Histoire des plantes de
Théophraste viennent compléter les travaux zoologiques d’Aristote qui contribueront
à la connaissance et à la compréhension du monde vivant.

 Platon développe une pensée paysagiste mettant en relation la nature du sol et la


présence de l’eau avec celle des grands arbres.
Naissance et origine :
 Antoine de Jussieu (1686-1758), Carl Von Linné (1707-1778), Georges Louis
Leclerc Comte de Buffon (1707-1788) mettent en ordre la classification
systématique des plantes appelée la taxonomie ou taxonomie.

 A la fin du XVIème siècle, Pierre Belon s’aventure dans une longue mission
l’entraînant dans plusieurs pays riverains de la Méditerranée (Grèce,
Turquie, Asie Mineure, Egypte) à partir de laquelle il rédige un compte
rendu qui décrit quelques espèces végétales nouvelles et fournit des
indications sur leur intérêt commercial.

 XVIIIème et XIXème Alexander Von Humboldt (1769-1859) qui explore des


contrées lointaines en Europe, en Amérique du Sud, en Russie et en Asie
centrale, en étudiant les interactions entre les différents éléments du
milieu naturel (relief, climat, végétation). Il s’attache surtout à décrire les
grands paysages végétaux notamment dans sa Géographie des plantes en
1805.
Naissance et origine :
 Les travaux de Jean-Baptiste de Lamarck (1744-1829) et ceux de Charles
Darwin (1809-1882) en Amérique du Sud fondent les bases de la théorie
évolutionniste qui seront reprises et complétées par leurs disciples (Drouin,
1989 ; Laissus, 1995).

 Le dernier tiers du XIXème Ernst Haeckel (1834-1919) invente le terme


d’écologie en 1866 qui ouvre un champ lexical et conceptuel nouveau
(écosphère, chorologie…) dont l’impact sur le développement de l’écologie
moderne est considérable (Drouin, 1993).

 Après avoir puisé ses premiers concepts dans la géographie


botanique, puis dans la biogéographie à laquelle Haeckel fait
allusion dans sa définition de 1868, l’écologie moderne trouve
son essor qui ne tarde pas à influencer la pensée géographique
de l’époque (Matagne, 1999).
Naissance et origine :
 la biogéographie, en décrivant et en expliquant la répartition des êtres
vivants et ses causes, prend deux orientations : l’une biologique, qui
privilégie les aspects fonctionnels et génétiques conditionnant la dispersion
des flores et des faunes ; l’autre géographique, qui étudie leurs
différenciations spatiales liées aux conditions du milieu. Ces deux approches
de la biogéographie ont suivi des évolutions parallèles sans connaître
nécessairement des oppositions ou des compétitions.
 travaux précurseurs de Linné, Lamarck, Humboldt et Darwin ont largement
influencé les fondements naturalistes, voire déterministes, de la pensée
géographique de la fin du XIXème siècle et du début du XXème siècle.
 En 1891 « Annales de Géographie » par P.Vidal Une filiation étroite est alors
invoquée entre géographie botanique, géographie zoologique et
géographie humaine, bien qu’il emploie peu en réalité le maillon zoologique
de cette filiation.
 Emmanuel de Martonne (1873-1955) « La géographie physique » 1909 Cet
ouvrage, sans cesse réédité et étoffé, change d’approche, initialement
centrée sur la géomorphologie et la climatologie.
Naissance et origine :

 Martonne, Maximilien Sorre (1880-1962) « Les Pyrénées


méditerranéennes » Étude de géographie biologique (1913). Il occupe
toutefois une place à part dans le courant de la biogéographie dans la
mesure où il a constamment cherché à développer des contacts avec les
médecins, les biologistes, les sociologues et à explorer des champs
nouveaux impulsant ainsi les premières études de géographie médicale.

 Le courant de géographie biologique développé par M. Sorre, dans l’esprit


de Humboldt ou de Ritter, s’inscrit pleinement dans la pensée
géographique des vidaliens centrée sur les rapports entre les hommes et
leurs milieux.
Évolution de la biogéographie

 De 1965 à 1970 : La renaissance de la biogéographie s’affirme à partir des


années 1960, lorsque quelques géographes, connus pour leurs travaux en
géomorphologie, comme Georges Bertrand, Pierre Birot, Henri Elhaï ,
Gabriel Rougerie s’aventurent dans le domaine de la biogéographie en
s’inspirant soit de l’éco-géographie de C. Troll, soit l’éco-physiologie de H.
Ellenberg, soit la cartographie phytogéographique de H. Gaussen10, soit de
la phytosociologie de L. Emberger, soit de la pédologie forestière de Ph.
Duchaufour.
 De 1970 à 1980 : le renouvellement de la biogéographie caractérisée par
l’augmentation progressive du nombre de biogéographes.
 Annick Douguédroit (Haute-Provence, 1972), Georges Bertrand (Pyrénées,
1974), Jean-Max Palierne (Loire atlantique, 1975), Jean-Claude Wieber
(Cévennes, Préalpes, Jura, 1977), René Braque (Bassin parisien, 1978), Yves
Monnier (Afrique de l’Ouest, 1979), Jean Dion (Vosges, 1979), Gérard
Houzard (Normandie, 1980).
Évolution de la biogéographie
 De 1980 à 2000 : l’élargissement du champ de recherche vers la
biogéographie historique.
 Depuis les années 2000 : le développement de la biogéographie. Les
thèmes de recherche de la quatrième génération de biogéographes
(tableau 3) se diversifient et délaissent, pour un certain nombre,
partiellement l’analyse des milieux forestiers pour se consacrer à l’étude
d’objets géographiques hors de l’emprise forestière dont les
préoccupations méthodologiques
 gravitent autour des limites et des marges des territoires
biogéographiques (interfaces, écotones, lisières forestières, limites,
discontinuités) nécessitant une compréhension en termes de dynamiques
spatiales et temporelles (héritages et devenirs).
Conclusion

 Cette brève rétrospective nous montre qu’avec des


débuts modestes et discrets, la biogéographie,
scindée en deux branches, l’une naturaliste, l’autre
géographique, a très tôt privilégié des thèmes
d’étude concernant les paysages végétaux plutôt
que les peuplements animaux. Elle n’a jamais cessé
depuis un demi-siècle d’accentuer sa spécialisation,
d’affiner ses méthodes et ses outils afin
d’approfondir les connaissances et de faire
progresser la recherche.

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