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SINTIMIDANT, PUISSANT =
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Le magazine historique et technique des engins et véhicules militaires du KK* siécle
Conqueror Mk. I
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7 dela Seconde Guerre mondiale
us PANZER
JV PANZER uct passionné de véhicules miltaires n’a jamais révé de pouvoir identifier du premier coup un binds
Pree ON a a ea a eed
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inédites en provenance de collections privées, de profils précis et d'informations techniques en tous
PN a Mg a ae ea a
rater er tt eS eee
Coren eer ee ee ee re ae!
historique et d'un texte synthétique mettant en lumidre les principales différences entre doux variantes
d'une méme machine. D'un coup d’eal, il vous sera facile de voir les modifications apportées par los
Cee a eae
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°2 JAGDPANZER. PANZERJAGER
‘Apres les Panzer, ce Hors Série TnT numéro 2 s© propose de référencer tous les Panzeriager et les Jagcpanzer en
service dans la Wehrmacht lors de la Seconde Guerre mondiale, Ce recueil, véritable encyclopédie des chasseurs
de chars allamands, aborde chaque version de ces engins qui tracérent des silons sanglants au sein des divisions
blindées alides. Chaque moddle est décrit via des profis originaux, des plans cing vues de notre dessinateur Hubert
CCance et des données techniques. Le tout est accompagné d'un texte concis et clair reprenant I'historique et les
principales caractéristiques des chasseurs de chars du il, Reich. Du petit Panzeriéger / au monstrueux Jagdtiget
ee oc eg met ae ee ec
rminutieusement décrits. En parallle aux matérels sur base de bindés allemands, ce Hors Série vous propose d°
découvrir toutes les improvisstions, tous les bricolages, tous les bitza réalisés pear les ingénieurs ov bien por le
troupe. Quoi de plus curieux que de découvrir un T-34 atmé d'un canon de 8,8om ou un Matilda équipé d'un tube
Coie nec ee eg
Peet tere ata ee tg ie, eet We et
en aes
Prag
Renseignements : Caraktére - 306, avenue du Prado - 13008 Marseille - France - Tél : +33 (0!4.91 41 8303
[Link]
© trucks & Tanks Magazine #14 @
ot 2009
ult
[Link]
CT ag FV 214 Conqueror Mr. II vs. T-10M oy
Eccl
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PCO eC
anniversaire des 65 ans du débarquement en
AB _. Normancie est roccasion de reven sur les « Funnies »
ddu Major General SirPercy Hobart. Ces engins spéciaux,
‘aux formes parfois ranges, ont sans nul doute permis,
aux troupes allées de réussir le débarquement du 6 juin
4944, Sans eux, le Mur de lAllantique se serait révels
tre un obstacte autrement plus redoutable, causant
datfreuses pertes parmi les soldats venus libérer
"Europe du joug nazi. Retour sur ces engins brtanniques
{ui fient pencher la balance dans le camp ali
Brepa 61 ee ony eee
Tyg ae ery ro)
La bataille de Stalingrad est un veritable traumatisme
pour la Wehrmacht. Face a la détermination de Armée
rouge, la 6. Armee a subi de lourdes pertes avant
de capituler. Pour économiser des vies humaines,
les ingénieurs et militares alemandes décident de
‘metre au point un bindé d'appui-feu dostiné a opérer
au plus pres des défenses adverses et capable de
detrure, en quelques coups, les fortifications les plus
Solides. Sumommé « Stupa » par les Allemands et
« Brummbar » parles Aliés, le [Link]. 166 va se révéler
tre un formidable canon ¢'assaut lourd parfaitement
_adapté au combat urbain
i
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Uchronie, vous avez dit uchronie ? Comme nous le fasait remarquer un de nos fdéles lecteurs, le
Comparatif du numéro 12 de TnT mettant en sodne un Panther Aust. Fet un JS-3 releve de uchronie,
© | Mais que se cache-til derrére ce terme inconnu du grand public ? L'uchronie est une construction
“enn imaginaice du temps. Enlitérature, est un style quirepose surle principe dela rééeriture de Histor.
|Is'agi« tout simplement » de efaire le cours de Histoire, & partir de la modification d'un événement
paral, ToT fee sa manire le 65* anniversaire du débarquement en Yous proposant un dossier complet Sur les « Funnies », cas engins si
cpéclaux (et paris curieux qui permient aux troupes alées de vainre le « Mur de antique».
fous
1uhaite une bonne lecture !
Laurent TironeCEN
Vendredi 27 janvier 1961,
Allemagne de l'Ouest. Les hostilités ont été déclenc!
profitant des fétes de Noél.
24 décembre au s¢
sous le couvert d’innocentes manceuvres, les
unités allemandes rassemblées a la hate pour leur barrer la rot
stopper. Pourtant, alors que les berges du Ri
sont en vue, les Cer
Par Laurent Tirone
les armées du Pacte de Varsovie progressent a un rythme effrayant en
hées par Moscou, sur ordre de
Rassemblées en République Démocratique Allemande
visions mécanisées soviétiques bousculent les quelques
ute. Les T-55 semblent ne jamais dev
ikita Khrouchtchev, le
nturions de la British Army of the
Rhine infligent un violent coup d’arrét aux blindés soviétiques. Les pertes sont lourdes et l'offensive
‘est momentanément stoppée. Apres une violente préparation d’artillerie, les tankistes russes repartent
a l'assaut. Cette fois, ils sont appuyés par le dernier-né de la série des chars lourds russes. le T-10M.
L'état-major soviétique espére bier
Royal Amoured Corps n‘est toute!
A grands peines, les Britanniques ont rameuté dans le secteur-clef des opérat
n que leurs canons de 122 mm permettront de faire la différence. Le
fois pas resté inactif en attendant la reprise de l'offensive ennemie.
ns les quelques Conqueror
disponibles. Le choc entre les deux chars lourds est dés lors inéluctable.
Totalement fictif, cet épisode d'une
Troisitme Guerre mondiale imaginaire met
‘aux prises deux des engins les plus massifs
de la fin des années 1950. Le Conqueror
‘est la réponse britannique aux chars sovié-
tiques «Stalin », dont la descendance
remonte & la Grande Guerre Patriotique,
lorsque I’Acmée rouge recherchait un adver-
sate & opposer au Tiger allemand. Apres
rarrét des hostltés, les Sovistiques conti:
rnuent de développer leurs chars lourds. Le
successour du JS-2, le JS-3, est un blind
fen avance sur son temps. Le dessin de son
biindege, profilé et épais, prefigure les chars
de l'aprés-querre, L’engin est pourtant loin
d'étre parfait. Sa fiabilté est perfectible et
son canon 0-25, associé & des optiques de
tir peu performantes, n’en fait pas le tueur
de chars idéal. Les nouvelles générations
de chars lourds, comme le JS-4, tentent de
résoudre ces problémes récurrents mais les
200 véhicules produits affichent des perfor-
‘mances insuffisantes. Prenant exemple sur
le chasseur de chars « Elefant » allemand,
le JS-6 tente de reprendre & son compte
la motorisation mixte électrique/thermique.
Le succts est loin d’étro au rendez-vous et
le prototype s‘enflamme quelques métres
seulement apras tre sorti du. hanger.
Siinspirant du Tiger I, le JS-7 combine
‘quant lu puissance de feu, avec son canon
de 130 mm, et mobilté, avec son moteur
diesel de 1.050 chevaux et un nouveau
train de roulement. Mais son poids de
68 tonnes dépasse les capacités des passe-
tollos du Génie, De plus, son cott et son
fentration sont jugés excessifs. Le JS-8 est
tne synthése des précédents projets. Plus
simple, il intagre des avancées technologi-
ques déj testées avec succes, notamment
dans le secteur de la motorisation et de la
suspension. A la mort de Stalne, 'engia est
rebaptisé T-10. Le char subit, par la suite,
tun programme de modernisation. Un canon
plus performant est install, et, surtout, il
fest associé & de nouvelles optiques de tir.
Le T-10M est ultime avatar de la série des
chars lourds soviétiques.
Pour sa part, le Conqueror est la réponse
britannique at! JS-3. Aprés-querre, le concept
de blindé universel a le vent en poupe, mais
les déclinaisons prévues sur le FV 200
(posaurs de ponts, déminage...) s'avérent
impossibles & développer. Le chassis du
Centurion est alors choisi. La menace des
JS-3 reste toutefois présente et I'Armée
britannique demande un char lourd capable
d'appuyer & longue distance les biindés
moyens et surtout doté d'une protection
hors norme. Reprenant les travaux effectués
sur le FV 221 Caemnavon, les Britanniques
développent une plate-forme capable d'ac:
‘utili: une énorme tourelle dotée d'un tube
‘de 120 mm. Vingt FY 214 Conqueror Mk. I
de présérie voient le jour en 1955. lis sont
templaces par le Mk. I, qui adopte des
systémes de visée plus pertormants. Ces
chars lourds sont pour I'essentiel déployés
‘en Allemagne de I Ouest,
Alors, qui du FV 214 Conqueror Mk. I! ou dy
T-10M aurait eu le plus de chance de I'em-
porter dans un duel & mort ?
Ces
Cre
Cee
ro D
Deed
‘Au début des années 1960, le Conqueror
Mk. 17 et le T-10M sont les chars les plus
lourds alignés par les Armées britannique
et sovidtique. Les Américains disposent
un blindé équivalent avec le M103 de
56,7 tonnes, équipé de la meme piece de
120 mm que son homologue anglais. Tous
ces engins sont destinés A appuyer parle feu
de leurs canons de gros calibres les chars
moyens Centurion, armés de canons de
20 livres (83.4 mm), et les T-54/55, armés
de piéces de 100mm. Le Conqueror affiche
£65 tonnes sur la balance (68 selon d'autres
sources] contre « seulement » 52 tonnes
pour son adversaire russe. Comme a
leur habitude, les ingénieurs soviétiques
font congu un véhicule tapu et compact
Ces_mensurations mesurées_permettent
au T-10M de jouir d'une silhouette plus
discrdte que celle du blindé britannique.
Le Conqueror est ainsi plus haut d'un
metre. Sur le champ de batalle, une tolle
designe le FV 214 comme une cible
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de ses 3,35 matres de hauteur diminue
ses capacités de dissimulation aux tireurs
adverses, qui peuvent repérar de loin un
tel mastodonte. Son aspect global facile
2 la fois sa localisation et son identifica
tion. Ce volume explique aussi pourquoi,
avec 23 tonnes de plus, le blindé britan:
nique n’affiche pas une protection supé-
rigure au T-10M, Plus la surface @ couvrie
du véhicule est importante, plus il faut
de « matiore », Méme sila protection est
conséquente, avec 178 mm de biindage
frontal, elle ne parvient pas & concurrencer
la cuirasse du blindé soviétique. Avec
230 mm sur la partie avant, ce dernier
‘assure de bonnes chances de survie a son
équipage de quatre hommes en cas de
‘coup au but & longues distances. Les deux
fengins reprennent aussi a leur compte le
principe des diddres inclings, destinés &
favoriser le ricochet des obus ou @ torcer
projectile adverse & attaquer les plaqu:
de blindage sous un angle défavorable. Le
glacis avant incliné & 60° du Conqueror
est ainsi un obstacle difficile & percer. 1
en va de méme pour le « nez de brochet »
de la caisse du T-10M. Les deux engins
sont done difficles & pénétrer dans leur
‘arc frontal. Si les valeurs affichées par les
deux blindés peuvent sembler suffisantes,
elles sont toutefois 8 relativisor. En effet,
les performances des projectiles antichers
explosent dans les années 1960. Deja
battus en bréche par les obus & charge
reuse, les biindages en acier homogene
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ne sont pas de taille & encaisser des obus
flaches. L’apparition de ces munitions de
derniére génération sonne d’aillours le
las. des chars lourds dotés de cui
classique ». Les suivants adopteront
des blindages dits composites. En contre:
partie, le volume et la masse du Conqueror
offrent des avantages en termes d’ergo-
nomie. Contrairement & l'équipage sovi
tique obligé de manquvrer dans un espace
‘exigu, revers de son extreme compacité,
les tankistes britanniques sont plus a Isise
dans la vaste caisse et tourelle de leur
engin ; méme sil faut reconnaitre que la
volumineuse culasse du canon de 120 mm
fempiéte sur leur espace vital. La masse
supérieure du Conqueror lui permet aussi
diencaisser plus facilament, et done avec
moins de dommages pour les hommes,
onde de choc d’un coup au but. Pour
les tankistes soviétiques, le probléme est
résolument inversé. S'ils sont mal installés
dans leur compartiment de combat, leur
char est plus difficile & localiser et
atteindre. La motorisation diesel du char
russe limite aussi les risques d'incendie en
‘cas de coup au but, contrairement au bloc
essence du Conqueror.
Malgré son ergonomie & la « soviétique »,
T-10M remporte le chapitre de la protec:
tion. Bas sur chenille, doté d'une cuirasse
épsisse aux formes profilées, il est théo-
Fiquement plus difficile & repérer, iden-
tifier, puis mettre hors de combat que le
Conqueror Mk.Pe Ua
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‘Comme le T-10M, le Conqueror Mk. i partage
beaucoup de caractéristiques avec les bindés
lourds de la Seconde Guerre mondiale. L’un
ft Fautre sont notamment sous-motorisé.
‘Aveo seulement 810 cv pour une masse
de 65 tonnes, le char britannique affiche
tun rapport puissance/poids de seulement
12,46 cv, Sur le terrain, cola se traduit par
des performances médiocres. Le Conqueror
ne parvient pas 8 dépasser les 34 kmih sur
route. Il ui est done impossible de suivre
le rythme des blindés moyens, comme le
Centurion, qui flent 10 km/h plus vite tout
en étant plus ages. La vivacité n'est pas non
plus son point fort. Faute d'une réserve de
puissance suffisante, I'engin de 65 tonnes
re réagit que lourdement aux solicitations
{du pilote. Pew manceuvrant, la bien du mal
2 anticiper les changements de situation
tactique. Ce handicap est toutefois partielle-
ment atténué par son ole dappui-feu a longue
portée. IIn’a ainsi pas vocation & opérer au
Contact des 7-5, bion plus maniables, qui
‘auraient 10t fait de le touner pour le prendre
‘ur les flanes, Solicits & son maximum, le 12
cylindres essence Rolls Royce Meteor M120
s0 révéle gourmand, au point de faire chuter
autonomie & seulement 150 klométres sur
route. Son manque de puissance est aussi
‘un handicap en tout-terrain car, 18 encore,
le bloc propulseur doit tre poussé dans ses
dermiers retranchements. Le consomma-
tion s’envole et le Conqueror dépasse avec
peine les 100 kilomdtres. Le char britannique
fest toutefois pas totalement hors du coup
fen termes de mobilté, En tout-terrain, ses
THES)
ra
larges cheniles et son efficace suspension
type Horstmann lui permettent dafficher un
‘comportement plus efficace qu'un Centurion.
Néanmoins, \énorme tourelle et le porte
faux induit par le canon de 120 mm const
tuent autant de limitations tactiques lorsque
le pilote négocie des obstacles. Haut perché,
le centre de gravité est en effet un risque de
déséquilibre, Liobigation faite au pilote de
‘cravacher » a mécanique n'est pas sans
incidence sur la fiabiite générale du char.
Le motorsation s'use rapidement, tandis que
la boite de vitesses et 'embravage déclarent
forfait avec le régularté d'un métronome.
Les 65 tonnes duu Conqueror ne lui permet:
tent pas d’emprunter tous les ouvrages dart
et obligent les unités du Génie & déployer
des matérols surdimensionnés. Sa capacité
se porter sur un secteur du front en
‘est dautant limitée
Face lui, eT- 10M profitedeson poids mesuré
pour annoncer un rapport puissance/poids
de 14,4 cvit. Une valeur qui n’en fait cortes
as un cheval de course mais qui lui permet
dafficher une re réactivite que son
adversaire. Son moteur diesel V-24S gonflé 8
760 ev ~ 700 cv sur les premiers 7-10 ~ hui
permet d'attoindre 42 km/h en pointe sur
route. Le char sovietique peut donc se rendre
plus rapidement sur un point du front qui
téclame son intervention. Son autonomi
supérieure lui confére de meilaures aptitudes
2 étre et & demeurer sur le champ de batail.
Sa suspension & barres de torsion lui assure
tun comportement souple en tout-terain. Bien
{que les informations manquent 8 ce sujet, la
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Peery
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figbiité du T-10M semble corecte. I n’est
‘aprés tout qu'une extrapolation des véné:
rabies JS-3. Les Soviétiques ayant décidé
d'écarter toutes solutions techniques avant:
‘garcistes pour leur blind, il est légitime de
eonsidérer que la plupart des_probidmes
meécaniques récurrents sur les chars lourds
cont été corrigés.
Les performances de franchissement des
deux engins sont pratiquement identiques.
Les mensurations de leur train de roulement
respectif 6tant trOs proches, leur capacité &
passer une tranchée ou un obstacle vertical
fest globalement identique. Comme son
adverseia, le T-10M souffre du déséquilibre
induit par'son important épais frontal. Tres
lourd sur avant, le char sovidtique ne peut
rnégocier les dificutés trop rapidement sous
pine de « piquer du nez ». Un handicap
fencote accentué par le porte-é-faux de
‘son canon de 122 mm.
Pius léger, un peu plus performant, le T-10M
emporte le duel dans le chapitre de la
mobil, Le Conqueror est lourdement handl-
‘cape par sa masse de 65 tonnes qui limite son
‘endurance mécanique, tout en grevant ses
performances et sa capacité & manceuveer.
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228 mm i 1829 matres & 30°
En 1957, les Soviétiques modernisent le
T-10 en lui greffant un canon M-62-TS.
Visuellement, cette arme est dotée d'un
frein de bouche & chicanes multiples contre
tune double chicane pour le 0-25. Le tube
‘est stabiisé sur les plans horizontal et
vertical. Comme les systémes de vision
noctume, les optiques de tir sont rempla:
cées & la fin des années 1950 par des
éléments plus sophistiqués. Ces équipe-
ments augmentent les taux de coups au
but mais il semble que le gain quaiificatit
ne soit pas si important que cela. Le T-10M
fest destiné & appuyer les T-55 a longue
distance ; toutefois, les performances balis
tiques sont systématiquement annoncées
jusqu’a 1000 métres. Ses capacités &
\détrute une cible & longues portées sont de
toute facon hypothéquées par les capacités
de perforations du 122 mm. Avec son obus
APC-T (Armor Piercing Capped-Tracen), lo
T-10M peut perforer 185 mm de biindage
41000 metres sous une incidence de
90°. Des performances insuffisantes pour
espérer percer la cuirasse frontale part
culldrement bien profilée d'un Conqueror.
La pidce sovistique dispose toutetois d'un
obus APCB (Armor Piercing Capped Ballistic)
lus performant capable de percer 225 mm
8 1.000 métres sous une incidence de 90°,
de méme qu‘un projectile & charge creuse
oux performances impressionnantes, avec
60 mm percés & 1000 metres (300 mm
selon d'autres sources). Mais les tactiques
\gagement rendent ces munitions dit
ciles 8 employer. Le M-62-TSpéche aussi par
APBC (Armour Piercing with Baltic Cap)
Pe
HEAT (Aigh explosive antitank)
Cer
sa cadence de tir réduite. Le compartiment
de combat est si étriqué et les munitions
do 122 mm si volumineuses et lourdes, que
les Soviétiques n’ont pas eu d’autre choix
‘que de les conditionner en deux fardeaux.
Faute de place, le T-10M ne peut emporter
‘que 30 projectiles. Une dotation qui réduit
‘sa faculté & occuper le terrain. Face & lu, le
chargeur du Conqueror n’est pas dans une
situation plus enviable, Meme si le volume
de la caisse est plus important dans le char
britannique, la taille des projectiles limite
leur nombre & 35 coups et oblige, ld aussi,
& adopter un conditionnement en deux
parties. Pour augmenter la sécurité passive,
les gargousses sont enchassées dans une
cartouche en laiton. L’équipage dispose
une trappe située sur un c6té dela tourelle
pour évacuer les douiles usagées. Les deux
biindés partagent ainsi los mémes faiblesses
‘en tormes de cadence de tir. Le canon Lt
de 120 mm se révéle toutefois largement
supérieur au tube de 122 mm. Sa munition
perforante est capable de percer 226 mm.
de biindage homogene a 1 830 matres
sous une incidence de 30°. Le T-10M est
alors en danger, car la portée ot Ietficacité
do son propre projectile sont insuffisantes
our espérer répliquer. A cette distance,
les Britanniques estiment que le tireur du
Conqueror a 61 % de chance de toucher sa
cible en situation de combat. Un taux qui
s'élove & 99 % 8 914 matres. Grace & des
‘optiques de tir de meilleure qualité, Ie char
inglais surclasse sans coup férir le T-10M.
De plus, engin dispose d'une coupole de
commandement rotative. Le chef de char
aligne sa coupole sur une cible sans tenir
‘compte de orientation de la tourelle. Il peut
de ce fait mesurer la distance qui le sépare
de son object. Ine reste alors plus au tireur
u’a aligner la tourelle selon langle donné
paar le commandant. La cible s"inserit auto-
matiquement dans son viseur, préte 8 étre
fengagée. Pendant ce temps, le chef de char
Continue & observer le champ de batalle &
la recherche d'un nouvel object. Le blinds
anglais a ainsi un coup d’avance sur ses
adversaires. Les Britanniques estiment que
le tube de 120 mm peut détrure un T-10M
82 750 metres. Une performance qui parat
diffcilement compatible avec le projectile
perforant classique, compte tenu de I’épais-
‘sour de la cuirasse du char soviétique. Le
Conqueror dispose toutefois d'un projectile
HES. (High Explosive Squash Head ou
explosifbrisant 8 ogive plastique). L’explosit
s'écrase contre la cuirasse avant d’exploser
puis l'onde de choc traverse le biindage
pour en détacher des morceaux de métal
de sa face interne qui balayent intérieur du
compartiment de combat. Théoriquement,
cette munition est capable de mettre hors
‘de combat un T-10M 2 longues distances.
Mais encore fautil le toucher...
Les munitions de 120 mm du Conqueror
font une officacité balistique supérioure
2 colles du 122 mm du T-10M. De plus,
son systéme permettant au chef de char
d'acquérir une cible par avance assure au
blindé britannique de définitivement prendre
ascendant sur son adversaire.Comparatir FV 214 Conqueror Mk. // Versus T-10M ES)
CONCLUSION
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(OM pk rocks & Tanks Magne 209
pote
ea ‘Note: Pour otter dos pans au 135, util lan au Spar 171.4%
FV 214 Conqueror Mc. II
(11,58 m avec canon)
Largeur : 3,99. m
Hauteur : 3,35 m25-pounoer Ram Carrier SEXTON
Sexton
UN SACRISTAIN DE CHOC !
Par Ludovic Fortin
Bien que n’étant pas vraiment a la pointe du progrés en matiére d’arme blindée pendant la Seconde
Guerre mondiale, |’ Armée britannique ne manque pas de tirer de précieuses conclusions de ses premiéres
expériences contre les Panzer-Divisionen. L’une delles, qui se fait particuliérement jour en Afrique du
Nord, est l'utilisation par les Aliemands de piéces d’artillerie automotrices chenillées pour accompagner
leurs formations mécanisées. Les engins automoteurs, tels le s/G33 sur chassis de Panzer /! allongé
ou le canon leFH78 sur Lorraine, ne sont encore que des improvisations, qui révélent cependant des
capacités d’évolution prometteuses. Un concept qui intéresse les autorités britanniques.
Unga
Ua Sud ee aaa
‘Avec la constitution de grandes unités biindées
apparait en effet la nécessité de disposer d'un
appui rapproché d'artilerie que ne peuvent pas
toujours offri les pidces tractées. Pour un appui
feu aficace, les divisions mécanisées ant besoin
d'engins convenablement protégés et capables
de suivre les chars, & la méme vitesse et sur les
mémes terrains qu'eux. Les premiéres tentatives
britanniques, comme le Bishop de 25:pounder sur
chassis de Valentine, ne sont pas vraiment couron:
nées de succes, C'est lorsqu'ls regoivent de la part
des Américains, & la mi-1942, les premiers Priest
rmontant une pidce de 105 mm sur un chassis de
Grant/Sherman, que les Britanniques entrevoient
les possibilités d'une telle combinaison. ls en réal
sent pleinement le potentiel en les utilisant pour
premiére fois & El-Alamein, en octobre de la méme
‘année. Toutefois, le Priest requiert une munition qui
‘ne fait pas partio de Finventaire habituel de Armée
britannique ot celle-ci cherche done & accélérer la
‘création de son propre automoteur d'artilere en y
‘montant excellent canon de 25:pounder, a pidce
standard au sein du Field Regiment de la Royal
Artiiery. Le prototype TB1, un Priest équipé d'un
25:pounder Mk. Il, est déja en cours de développe
‘ment depuis juin 1942 mais les retards pris dans
¥ Les équpages do cos Soxton
ea 48 inant Dison
‘ontibio a insgne a ours
pole, ont at Ben your
rai ua evidence, te clcho
36 pis pendant entalnement,
‘Comme le eonfme le gne Arm
(of Service 270 qu rest pas
ela dun Fed Roginon une
Sivion Sinfantone. Remarquct 8
protecion simoiite des phar,
parvo sue Sen
‘aut mention contra, toute photo
Bovingon Tank Museum
‘sa conception I'éiminent bientOt de la compétition
car les Canadiens disposent alors d’un concurrent
plus que sériaux, le futur Sexton.
UNE LONGUEUR D’AVANCE POUR LE CANADA
Das le mois de mars 1942, le commandement de
rAcmée canadienne a 'étranger, prenant lui aussi
‘exemple sur la Wehrmacht, a décidé 4 équiper
cchacune de ses divisions blindées dun régiment
Gartilrie automotrice. Par le biais du Canadian
Department of National Defence, VArmy Technical
Development Board est requis pour concevoir le
‘nouvel automoteur, si possible sur la base d'un
blind déja fabriqué au Canada. Cet organisme est
chargé, pendant la Seconde Guerre mondiale, de
ccoordonner les recherches en matiéte de maté
riel militaire et d’armement. Réunissant officers,
ingénieurs et représentants d‘industriels, il sera
Vorigine de prés de 450 projets, dont 35 seront
‘mis en production, Le 16 mars, Ia Direction de
Vartilerie indique qu’elle a choisi pour base le
Ram Il, un char développé et construit au Canada,
depuis janvier 1941, & partir d’éléments du M3
Lee/Grent américsin. Elle demande un engin imp
quant un minimum de modifications du chassis
dorigine, avec si nécessaire une superstructure
ouverte, mais un compartiment moteur clos.> contraement ay
Presta casemate
inde du Soxon monte
outers nos, sans
‘ro eterempve par des
Plaques abetabes,
‘ile rend pus face &
Imparéabicor re du
‘Trtorpeaot» Ce vst
"ue pour ds sons
orate, pncpalenent
rmuniions, que Pret it
era profere pour dou.
‘Neobwes Carahtre
‘Colt Kodo
in.
Te véhicue dev étre équpe dune fouriten ols mois une maquette en 1842, le prototype peut &tre embarqué
fadio et emporter un nombre suffisent bois 8 V'échallo 1/7. Lo 3 jan 1842, pour Angleterre fin dy subir les tests
Ge munitons pour re autonome, ela est monte aux rerésantants de nécessares 8 son adoption par Armée
dens une lite de poids de 60.000 ta Dioction do arian et de "Army btannique. Le commandement de
lives, sit 27,24 tonnes Engineering Design Branch. és le Armée canadionse 2 étranger 1
Le 25;ounder dot tre sau dela idee 20 jullet suivant, un prototype en sucun doute sur la russte du projet
trectéo standard, une fos encore avec acler doux est prt pout re soumis et décde de lancer une oremire com
Terminimum de modification, et devra 8 des premiers estas, en Ontario. mande de 84 exempates (ou 124,
bundticer un débattemort de 15® de Une rupture de aff est rapidement selon les sources) du « 25:poundor
chaque ct, pouruneslévationposive constate aprés Ie ti, et ctte pide, Ram Cartier», & lwrer en toi lots
de 40°. La pidce, qui peut ala fois étre pourtant renforcée, lache @ nouveau A son arrivée en Angleterre, le pro-
Utlide comme un canon et un obusier, Ie 30 jullot. Le projet apparat copen- totype est présenté par ta Canadtan
sce Templo! do charges multiples, dant sutfisomment prometteur pour Miltary Headauartrs & Técolo art
dot en effet conserver toutes ses per- que Amy Engineering Design Branch lee de Lark, devant de nombreux
formances originales. Le 25:pounder reprenne & son compte le dessin de officers canediens et_ britannique.
fect dé febriqué, depuis 1999, par Talfot, avec le concours des fumes Llegin, intact aprds son voyage, ost
Sore Industries & Outbec, quien ro- John ingle & Company et Armsttong examiné sous toutes les couture
dura 2-781 exemplates, sot 21% du Wood & Company. La ple est pxbte ou sous toutes les soudures, dev
{otal mondal. Le dessin de automo: Io 28 aodt ot lee essais suivants sont on die | Il empote 102 coups, ce
tour, ars dénommé « Ram SPM » ou conclints. Montiel Locomotive qui ne nécesste pas de remorave ou
«'SPM 25-pounder », est cons & la Works instale alors les rangements de véhicule ravitallaur annexe, Male
{ime Montes! Locomotive Works quiet es derriers détails. Le 6 novembre i est poutant demandé de deposer
de davantage do muriions protes &
Femploi da plupart sont entreposées
sous le plancha. Les tests révlent un
engin maniable ot doté de tonnes per
fomances, orice & un poids inéiew
de 5 tonnes par rapport au Ram. Las
més les qu atlrieactée peu
ent five assurés, la mime cadence
de ti et avec une meileue stbit,
ce qu rdduit a nbcessté de coger Is
bss] GB vate ors conve coup. Lasupésonté
) Se fur le 25-pounder en version wractde
maa ee Sx caramars seein oka
be PA de mise en ceuvre : I'automoteur est
opérationne on 20 sacondos au leu de
45, et peut efectur son prmier tren
2,27 minutes au lieu de 3,07 minutes,
© art Cnc Ths & Tass Maga 2009
Pea Lees aU hlLe 25:pounder Ram Carrier peut chenger de
position plus rapidement et n’est pas affecté
par la nature du terrain. En cas d'urgence, la
réactivité de la machine est remarquable. A
titre exemple, lors d'un essai, automoteur
est en mouvement et regoit ordre de tier
ssur une cible donnée : alignement, la cor-
tection, le chargement et le tr sont effectués
fen 1,41 minute... et encore la pidce naval
tlle pes d'obus déja chargé dans la culasse !
engin peut méme tier en mouvement bien
‘que cela ne soit pas recommandé. Quelques
modifications sont néanmoins requises.
INfaut notamment ajouter une protection entre
la culasse et le pointeur et résoudre un pro:
blome d'ouverture prématurée de la culasse
fen élévation maximum, ce qui sera corrigé
pour Ia mise en production de V'engin. De leur
Coté, les Canadiens travailent sur linstalla
tion d'un compas PB & droite du pilote pour
facilter aignement. Lartilerie est toutefois
‘sceptique sur ce matériel, pourtant speciale
ent congu pour las blindés, et les premiers
essais ne sont quire concluants. Le dispo-
sitif sera remanié, sans grand résultat, puis
remplacé par un compas WD32 monté sur
tun support télescopique WD160, permettant
de I élaver jusqu’a une hauteur de 45 cm au
dessus de la superstructure pour échapper
2 attraction de cette énorme masse métal:
lique. Grace & un jeu de miroirs, comme sur
tun périscope, le cadran du compas est visible
de Vintérieur par le pilote, qui assure ainsi
Valignement de l'automoteur.
et a
OY Hose Las
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im 4S) )
anger
Py EU ss Au lios
Lors de ta rencontre suivante, le 9 janvier
1943, 'Armée britannique convient que
le 25;pounder Ram Carrier est le meileur
‘concurrent pour satisfaie ses requétes ini
tiales. Le Canadian Miltary Headquarters
‘annonce qu'une commande est déja en
‘cours et quill est possible de réduire la pro:
duction du Ram pour augmenter celle du
nouvel automotour. Les Britanniques sont
d'accord et annulent une commande de 300
Priest auprés des Américains. Des essais
de débarquement menés le 15 janvier,
‘avec un Priest et un Bishop, démontrent
la supériorite du 25-pounder Ram Carrier.
ass
Le « waterproof » en est plus facile
car lengin est plus haut dans I'eau,
dispose d'un meilleur débattement
et de davantage de munitions.
Le Priest sera copendant prétérs
pour le Jour-J, probablement pour
des facilites d’approvisionnement en
‘munitions. Pour partager les essais et
les principes d'emploi avee I’Armée
américaine, les Priest débarqués le
6 juin 1944 doivent tous pouvoir tirer
depuis les barges. Dans la lignée des
noms d'ecclésiastiques donnés aux
automoteurs d’artilerie, tel Priest et
Bishop, engin sera officielement
nommé Sexton (sacristain), en mai
1943. Le 19th Field Regiment de la
Royal Canadian Artilery commence
les essais du premier exemplaire de
production en avril 1943. De petits
défauts sont constatés mais 1a plu:
Dart seront cortigés au fil de la pro-
duction initiale, Ainsi, certains acces
soires menquent, d'autres sont mal
fixés (radio, compas), les éléments de
visée sont facilement endommages
Les nouvelles boites d'obus et da
charges de 25:pounder ne rentrent
pas dans les casiers, congus pour
les anciennes boites de munitions.
Comme calles-ci sont encore dispo-
ribles en quantité, il est décidé de les
réserver pour le Sexton plutot que
cde modifier les rangements. Le recul
de la pidce est trop court, 38 cm au
lieu des 51 cm prévus, ce qui risque
d'endommager le cylindre. Pendant
les essais de tt, les charnidres de plu
siours rangements sautent, les phares
sont abimés, la soudure du sidge du
pointeur lache. Les couvercles des
casiers & munitions s‘evérent peu
hermétiques et s'ouvrent tout seul
lest aussi conseilé de renforeer ta
gfile du moteur, o'y aménager des
angements, et d'ajouter des mains
courantes pour facilter acces de
Véquipage. L'engin tosté tire 170
bus et parcourt 295 kilométres. Une
surconsommation anormale c'huile et
de carburant est attribuée a I'inexpé-
rience des pilotes. Dans \'ensemble,
les essais sont. concluants, les
défauts, tous mineurs, peuvent dre
facilement rectifiés. La production en
série est alors poursuivie au profit des
Canadiens at des Britanniques.
Perego)
Le Sexton se présente comme un
automoteurd’artillerieclassique, mon.
tant un canon de 25-Pounder Mk. 1,
légerement excentré vers la gaucho,
dans une casemate faiblement blindée
ne protégeant que contre les éclats
ft le tir d’armes légéres (19 mm a
Vavant et 12,7 mm sur les cotés et &
Varridre). Seule une bache protege le
compartiment de combat de la pluie
Le canon « Ordnance Quick Firing
25-pounder "C’ Mk. I» est monté sur
Un affat cruciforme pivotant, soudé
fay chassis, assurant un débattement
latéral de 25° & gauche et 15° &
droite pour une éiévation de - 9° &
+ 40°. Le recul de la pidce est réduit
de 91 cm a 51 om en renforcant le
cylindre et les ressorts. Le systéme
de pointage est simplifié par rapport
2 la pidce tractée. Le chassis utilise
93% de pidces communes avec le
Ram Il, ce qui simplfie considérable-
‘ment sa fabrication. Rappelons que le
Ram I est luiméme issu du Sherman
M4A1 et quill en conserve le moteur
I, Ia transmission et le train de
roulement. Les bogies montés sur
les promiers exemplaires sont 8 galet
de retour central, comme sur le M3,
puis la suspension suivra I'évolution
de celle du Sherman, avec I'adop-
tion du bogie heavy duty a galet de
retour arriére. Le blindage de trans-
mission en trois parties boulonnées
sera également remplacé parla pidce
moulée monobloc.
Ce Sexton it aptise
Brentwood » lors Sun
te cone ds postions
‘omg. Le polntou ot
Son poste un pouvoyeur
‘Sharge un obs dane a
‘une, ote che de idee
{Gonttos eis son
‘rldgées par du cton 1)
‘nge a mancouwe. $1
ecossaire pour dos tis
‘e narsbiomont equpage
{6 sxthommes pout
cpérer en deux groupes
to rie pour sorta.
piboe en continu
Import War Museum
4 Page de gauche
Le mame eran
Photographie 21
ovorbo 1944
Spportert, selon
legend depoque, 90
14Mt (Essex Yoorany)
Fold Roger cela
‘Armoured Bigase, le
Premer régiment des
Foya Atitory dour
fou corre tere
man. Lore
iemanuel prevoit que
la plago-retavr serve
stocker ot réparer
tes munitions
Inport War Museumengin emporte 87 obus explosits et fumi-
‘anes (15 a 'arriére du compartiment et 72
sous le plancher), et 18 perforants rangés
contre la cloison du moteur, pour un total
jaure du
cebté gauche permet d'accéder au comparti-
ment de stockage des munitions et facile
‘insi leur manipulation, Sur léquipage de
‘six hommes, seul le pilote & I'avant droit,
le pointeur gauche du canon et le chef
de pidee a Varriére disposent de véritables
siages. Les chenilles sont du type WE210
8 patin d'acier recouvert de caoutchouc,
fabriquées au Canada, et reconnaissables
4 leur forme en double |. Cependant, tous
los modales utilisés sur los M3 et M4 sont
compatibles et seront employés. Les
Canadiens créent également une chenille
tout acier, assez somblable & colle du
Cromwell ou du Panzer JV, qui est utilisée
avec un barbotin spécifique @ 17 dents.
Cette chenille n'est pratiquement observée
que sures engins photographiés au Canada
ou Ala toute fin du confit. La chenille type
Sherman a sans doute été conservée pour
sa compatibilié avec calles de la majorité
des chars alliés. Comme le Sexton n’est
pas équipé d'une circulaire de mitrailleuse,
rarmement pour la défense rapprochée est
assuré, & partir de 'exemploire n°147, par
deux fusils-mitralleurs Bren montés sur
pivot, de part et d’autre du blindage avant
_25.pounder Ram Carer Sexton
ts1Gun 8 Troop
5c Botery
Bolgque, Arve, 5 jul 195
Une vingtaine de modifications ou d’amétio-
rations sont apportées au Sexton au début de
88 production. Par exemple, une protection
lst ajoutée a extrémité extérieure du cylindre
de recul, le bouclior pivotant autour du 25-
‘pounder est améliors, le sidge du pointeur est
‘modifié: pour faciter acces aux munitions
‘sous le plancher, des paniers sont aménagés
‘sur la plage-moteur pour transporter I'équi
ppement personnel et le dossier du siége du
pilote est blindé pour le protéger en cas d'at
aque aérionne. Un crochet cattelage et un
chargour de batterie auxiliaire seront ensuite
sjoutés @ arridro, et un haut-parteur sera fixé
2 Tintérieur du compartiment de combat. La
plupart de ces modifications: interviennent
KEE)
remplacés par des modeles plus petits, de type amé.
‘icain, repositionnés sur les edtés du bindage avant
de la casemate. Au total, Montreal Locomotive
Works construira 2 150 Sexton jusqu'en juin 1945,
et engin ne connaitra pas moins de 660 modifica:
tions au cours de sa production !
Sao
Le Sexton équipe essenticliement les divisions
blindées des Armées britanniques, canadiennes
et du Commonwealth & raison d’un régiment
par division et quelques Field Regiment, Self
Propelled rattachés aux Army Group, Royal
Artillery (19th Canadian et 4th Royal Horse
Ariilery, pat exemple). Chaque régiment com
rend ois batteries de huit Sexton chacune,
répartios en Troop de quatre engins. Les réqi
ments sont 6quipés progressivement et certains
Tne percevront leur dotation qu'en aodt 1944,
Crest d'aillours a l'occasion de ce changement
de monture que les régiments canadiens délais-
‘seront leurs Priest, qui pourront étre convertis en
Kangaroo pour l'opération « Totalize ». Apres la
Seconde Guerre mondiale, le Canada cons
ses Sexton dans les unités de la Milice ("équi
valent de la Garde Nationale aux Etats-Unis)
jusque dans les années 1950. L’automateur ser
ensuite livré & lindo, & Italie, & Afrique du
Sud ot au Portugal. En 1954, ce dernier percoit
21 engins tardifs via 'OTAN. II les gardera en
‘service jusqu'en 1976. Ce sont ceux que I'on
retrouve chez les collectionneurs aujourd'hui,
tous équipés du blindage de transmission mono:
bloc, de petits phares sur la casemate ot de
cchenilles canadiennes avec barbotin a 17 dents.
{[Link] 0s plan sure cit gauche
4 23pouncer dun Sexton |
rovble ie cispost dev
les commandes de pontage, st
absence de plaque deprotection
‘nie ln culase oa poste du
ponteur Ge deme rete no
‘sera resolu que su le Sexton
@ partir du 85" et surtout du 125° exemplaire
Construt, jusifiant la dénomination Sexton | pour
les 124 premiers engins et Sexton Il pour les sui-
vents. Cependant, beaucoup de Sexton, méme
anciens, seront mis en conformité avec les modéles
les plus récents, ce qui rend diffcle une ident
cation certaine sans connaltra le numéro de série
de la machine concemée. A partir de I'exemplaire
126 également, le moteur Continental R975.C4
femplace le R975-C1 précédemment monté, le
25:p0under instalé est du type Mk. il, et deux cof
{res sont montés & Ierrére, abritant un générateur
auxliaire Homelite et des batteries de rechange.
Sur les engins de toute fin de production, les gros
Phares fixés sur le bindage de transmission sont
¥¥ Lo comparimant de combat
congue en 1934 pour |
Mais, lorsque ladite caisse arrive &
entrée de I'usine Austro-Daimler, son
poids évellel'attention des gardiens qui
procédent & son ouverture, Craignant
{ue cette arme ne cache une tentative
de putsch, Ialerte est aussitt donnée,
Franz-Xaver Reimspie® est interrogé
par le comité d'entreprise, mais les
choses rentrent progressivement dans
ordre lorsque toute la lumiére est faite
sur cette affaire et implication de ta
Bundesheer établia. Le 7 avil, cote
dmniére réduit sa commande a 12
‘automitraleuses au lou dos 30 initia
lement prévues. année 1934 voit
également Ia fusion d’Austro-Daimlor
avec |e société Steyr, un regroune:
‘ment qui ne met pas fin au projet, tant
fet si bien que celui-ci se poursuit dans
les locaux de la nouvelle firme baptisée
Steyr-Daimler Puch AG.
Ce ea aug
Dans le courant de l'année 1935,
le constructeur autrichien rend sa
copie, et force est de constater que
le résuitat est plus que convenable,
Cautomitalleuse Steyr ADGZ présente
en effet une ligne résolument modeme
our I'époque. Basée sur un chéssis
dérivé de celui du camion Austro-
Daimler ADAZ 6 x 6 de 3 tonnes, un
tractour d'artilerie produit & la méme
époque et dsposant du méme moteur,
ADGZ s’en distingue toutefois par un
essiou supplémentaire, c@ qui en fait
tune automitraileuse 8 x 8, La struc:
ture de la machine est caractéristique,
‘Au premier coup d'eal, on est immé-
diatement frappé par sa silhouette tres,
hhaute et sa symétvie quasi parfaite
Cette demiére sfexplique par une
innovation remarquable pour le milieu
des années. 1930. L’automitraleuse
‘autrichienne dispose, ii est vrai, d'un
inverseur de conduite li permettant de
roule indiféremment dans un sens ou
dans l'autre, sans avoir & faire demi
tour, comme plus tard la Panhard 178
francaise ou Autoblinda AB-40/41
italienne. Or, qui dit inverseur dit deux
postes de conduite, ce qui fait qu’
est difficile de discemer avant de la
Steyr de son arrire. Néanmoins, la
partie avant du véhicule est reconnais:
sable son glacis plus incling, c'est
Gailleurs de ce sens que la tourelle
est le plus souvent orientée lors des
déplacements. Pour sa part, 'aniire
de I'autoblindée se distingue grace &
son compartiment moteur formant une
grosse protubérance. Celui-ci abrite le
moteur Austro:Daimler M612, un six
ylindres de 12 litres fournissant 150
ev 8 1 800 toursiminute, capable de
propuiser 'automitvalouse & la vitesse
de 70 km/h sur route, une perfor
mance remarquable, surtout au vu
de son poids qui s'éléve & 12 tonnes
fen ordre de combat. La capacité du
réservoir d'essence est de 200 litres,
ce qui assure 8 'ADGZ une autonomie
de 450 kilometres sur route, La circu:
lation de tai et de essence dans le
moteur est réguiée par deux carbura
tours Pallas SAG 6. Quant aux compo.
sonts électriques du véhicule, ls sont
~alimentés par une batterie de 12 volts,
Disposition pour le moins curieuse, le
radiateur d'eau se situe & avant do
engin. Le capot moteur, a Vatiére, et
celui du radiateur, & avant, sont munis
de volets dont ouverture permet Ia:
ration du propulseur. Ces volets pivo-
tants sont tr6s souvent ouverts, moins
semble-til pour assurer la ventilation.
dos éléments mécaniques du véhicule
{ue pour les placer a la verticale, do
facon améliorer leur protection,
Cette démarche est justifige par la
feible cuirasse de la Steyr ADGZ, un
blindage soudé homogbne de 11 mm.
incliné sous un angle alant de 6 & 75
dogrés. II s'agit Ia d'une protection
bien faible pour un engin de combat,
mais suffisante pour un véhicule de
maintien de ordre. La Steyr ADGZ
‘se meut donc grace & huit roues, en
fait douze car les quatre roves des
deux axes centraux sont jumelées,
Les deux autres paires de roues sont
situées chaque extrémité de l'auto:
‘mitvaleuse. Précisons que les quatre
roues intérieures centrales sont placées
dans Valignement des roves avant et
aire, impliquant que les quatre roves
extérieures soient désaxées et débor
dent, ce qui aceroft la portance de la
machine. Pratique courante & la fin
des années 1930, les trains de roves,
entroux peuvent recevoir des petites
cheniles afin d'amdliorar les capacités
‘du véhicule sur sol enneigé, procédé
qui rappelle celui de la BA-10 sovié
tique. Dans ce cas, les roues avant
ft ariére sont équipées de chaines,
IV est vrai que les performances tout:
terrain de ADGZ sont médiocres car
engin a été congu avant tout pour les
‘opérations de police en milieu urbain
En effet, e rapport puissance/poids de
12,5 evit de la machine atteste de so
pigtre mobilté en tout-terrin, bien en
deca des standards de 'époque (c'est
inférieur, par exemple, aux 13,1 cvit
de la [Link], 231 Grad allemande
‘qui dispose pourtant d'une mobilité
‘exéerable |). Toutefois, sa suspen.
sion & grand débattoment, constitube
de ressorts & lames, lui procure une
mobilté satisfaisante sur route.
Uabitacle de la Steyr, ts spacieux,
accueille sept membees. d'équipage
tun chef de bord, un pointeur et un
cchargeur en tourolle, ainsi que deux
ritraleurs ot deux chautfeurs répartis,
fentre les deux postes de conduite
‘Aux extiémités du compartiment de
combat se trouvent les deux postes
de pilotage biplaces, rigoureusement
identiques, oi opérent un pilote et un
rmitraleur. Chaque chauffeur, assis 3
droite, dispose d'une boite de vitesse
manuelle & trois rapports couplée & 13
transmission hydraulique Austro-Veith,
d'un froin & pédale hydraulique agissant
sur les huit roues et d'un frein 8 main
reutralisant latbre de transmission. I
y a done trois vitesses avant et trois,
arrigre, doublées a six & chaque dire:
tion par Vintermédiaie d'une bolte do
transfert & deux rapports. Sur le glacis
‘avant, les conducteurs disposent dun
anneau avec une fente de vision en
verre résistant aux balles. Chaque
poste de conduite a deux portes laté
rales, sépardes en deux battants, par
lesquelles 'équipage accéde ou évacu
le vahicule, Le battant du haut peut étre
rabattu en arrie, le long de la caisse
du véhicule, ce qui permet de Youver
fen marche. Les équipages semblent
apprécier cette disposition pour I'aéra-
tion et la luminosité qu'elle apporte &
Fintérieur de Fengin, mais au détriment
bien évidemment de la. protection,
Quant au battant du bas, il se rabat
vers Iavant. Les hommes d'équipage
‘embarquent avec leur masque 8 gaz,
pour la protection contre les armes
chimiques, et leur arme individuelle.
La tourelle de la Steyr, volumineuse
ar triplace, abrite un canon semi-auto
mmatique suisse Solothurn $-18/300 de
2cm de 48 calibres et une mitraillouse
coaxiala MG-07/12 Schwarzlase do
7,92 mm refroidie par eau. Une trappe
de vis6e s6pare ces deux armes.
Varmement principal est installé sous
rotule, ce qui procure au canon de 2em
‘un débattement de - 12° 8 + 18°
fn site et 10° en azimut. La rotation
de la tourelle, possible & 360°, s‘et-
fectue manuellement. L’armement
e la caisse est composé de deux
‘itraileuses Steyr-Solothum MG-30
de 8 mm, l'une disposée ravant
et autre & larriére de Vautoblindée,
pecsunerrerte
rearsSteyr ADGZ
Ces deux armes ont un débattement de - 15° &
+ 45° ensite-et 15° en azimut. Le canon Solothurn
$-18/300 de 2cm est approvisionné & raison de
100 coups et les trois mitraleuses disposent de
2.500 cartouches. L’accds & la tourelle se fait par
lune grande trappe sur le dessus qui s‘ouvre vers
avant ou par les portes latérales de la caisse,
comme nous I'avons déja évoqué. A noter que Is
tourelle de la Steyr ADGZ a inspiré call de a Steyr:
Daimler ADKZ Kleinerpanzerwagen, une eutom
tralleuse a six roues développée de 1935 8 1937
et rejetée par Osterreichischen Bundesheer apres
des essais infructueux. La ivraison aux forces de
sécurité autrichiennes des vingt-sept Steyr ADGZ
construites (chassis numérotés GZ 1 & GZ 27)
débuto & partir de 1936 ot s'échelonne jusqu’en
1937. Elles y prennent officiellament la désigna
tion de Steyr M36 mittlore Panzerwagen. Quatorze
véhicules sont répartis entre la Bundesgendermerie
t la section d’alerte de la police de Vienne qui
percoivent respectivement hut et six ADGZ. Douze
autres exemplaires sont attibués & la Bundesheer
U ils intagrant te Panzerwagen-Batailon de
a Schnelle Division stationné Brucknoudort
Formant une compagnie & part entiére - aux cbtés
—____—_! TEES OT tsar blr
tara sign Kv 35 L'48 po
‘Avemans, re in obo 20 ry
‘350 mavesseconde cpabie de
perer 16 mm de ncage 8 00
aos. ue peeraon agra
‘smn 300 aos Lo meme
‘caren ame auiovalouse
ongioise 3 Csaba en oxsto
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par renters fae, Nong
‘tins dant ia Soconso
CGuere mens. Les bis sents
‘hndagus fous Surlegacs avant
‘u-doseus des vos Gu radatow,
‘Bovngon Tane Museum
"¥ Mal son appetation oficalle
Austr Damir Gaundegangger
Zogwagen, cesar venue
toutteran Ast Oaren
‘Sterno dispose pas de Doones
porbrances hors route, Cet
feuarccs de fancsseme re dot
pas fe usin car feng Sx
(st vant tou conpu pout ever
‘or zone urbane ou perrbane.
‘roves Caetre
(Cot Wins
de quatre compagnies de Fiat-Ansaldo CV-33 ~ les
ADGZ sont catégorisdes comme StraKenpanzor
{« chars de route »), ce qui témoigne au passage de
leurs pidtres capacités tout-terrain, mais également
de leur tale imposarte au regard des tankettes,
dorigine itaienne dotant la division. La demniére
dos vingt-sept automitralouses est probablement
le prototype de |ADGZ, mais plusieurs sources
soutionnent que seulement vingt-six exomplaires
sont sortis des chains de la Steyr. Bientot, I'suto-
rmitralleuse Steyr ADGZ suscite T'intérét de la
Gréce qui passe commande, mais celle-ci ne peut
tre honorde car le 12 mars 1938, I'Autriche est
‘annexée par son voisin allemand. Comme cette
lannexien toutne & la Blumenkreg, a « guerre des
fleurs » — surnam donné @ Anschluss par les
‘Allamands du fait des bouquets de fleurs lancés par
les Autrichions sur leurs Panzer - les Stoyr ADGZ
‘ne s‘opposent pas a Ventrée de la Wehrmacht
dans le pays,
Une fois son Autriche natale rentrée dans le giron
‘UM Reich, Hitler annule les exportations de maté
riels miltaires conciues par le gouvernement
Schuschnigg, eta plupert des véhicules motorisés.
de la défunte Osterseichischen Bundesheer sont
imégiés dans la Wehrmacht. C'est ainsi que les
Vingt'six ou vingtsept automitralleuses Steyr
ADGZ autrichiennes sont attibuées & la police de
maintion de ordre allemande, |'Ordnungspolize!
(ou « Orpo ») placée sous 'autorté de la SS, quien
ccéde plusiours a la Schutzpotizei de Vienne (police
de sécurité publique ov « Schupo »). Leurs
nouveaux propritaires allemands jugent le véhicule
fiable, si bien que peu de modifications tui sont
apportées. Rebaptisés Steyr ADGZ
Polizeikamptwagen, les engins autrichiens sont
améliorés par le montage de deux mitrailleuses
MG-34 2 Ia place des Steyr-Solothurn MG-30 de
caisee, Leur canon Solothurn $-18 prond désor-
‘mais la dénomination de KwK 35 L/46 de 2em. Ul
semble par ailleurs que les Allemands aient réduit
Véquipage de 7 2 6 membres, le chef de bord
fendossant probablement le réle de pointeur.
annexion de I'Autriche, des Suddtes et de la ville
lituanienne de Memel réalisé, Allemagne focalise
désormais son attention sur le corridor de Dantzig
ui sépare la Prusse Oriontale de I‘Heimar, la patie.
De fait, invasion dela Pologne est fixée par Hitler
1 septembre 1939. Pour le « Fall Woiss »,
VOrdnungspolize’aligne quinze Steyr ADGZ. Trois
entre elles ont été discrétement livrées & la
‘SS-Heimwehr « Danzig », une miice aux ordres du
'SS-Obersturmbanntuhrer Hans Friedemann Gotze,
wvée pat la sénat de Ia ville libre de Dantzig et
Ccontrélée par la SS. Baptisées « Sudetoniand »,
« Saarland » et « Ostmark » (’Autriche pour les
nazi), elles arborent une livrée gris Panzer et sont
frappées de la double rune SS et de la sinistre téte
{de mort, Ces tro's automitrailleuses sont parmi les
‘premiers véhicules blindés & conneftre les combats
{de la Seconde Guerre mondiale, puisqy’elles sont
‘aux premigres loges lors de la campagne de
Pologne. En effet, le matin du 1" septembre 1939,
« Sudetenland » et « Ostmark » fournissent un
appui feu aux 160 policiers, SS et SA, qui assié
‘gent la poste centrale de Dantzig défendue par 56
‘eombattants polonais solidement retranchés.
Steyr ADGZeer
penetra
peer
eae’
Steyr ADGZ
Leur canon de Zcm manquant de puis-
sance, les Allemands doivent faire
appel & un obusier, (@.FH.18 do
10,5cm, pour obtenir la reddition des
Gétenseurs. Les autoblindées autr-
cchionnes ne participent pas 8 la
‘campagne de Ouest, o¥ elles
vauraient été d'aucune utlité. La
plupart sont alors en occupation en
Pologne ou servant toujours au sein de
la Schutzpofizei de Vierme, vile 04 est
bient6t fondée une école de conduite,
la Polizei-Panzor Ersatz-Abteilung
«Wien ». Par ailleurs, une photogra-
Phie prise en mai 1940 atteste la
présence d'une Steyr ADGZ a la
Technischen-Polizei Schule de Berlin,
l'on procéde, semble-il, aumontage
une radio & son bord. L'engin se
‘istingue par son antenne cadre
(Bigelantenne), similsie & celle des
[Link], 232 0u [Link]. 251/3, dont les
pieds sont soudés sur la tourelle et sur
le glacis arrére. Le poste radio pourrait
{tre un FuG [Link] a combien
exemplaires fut étendue cette conver:
sion, mais au moins une de ces Steyr
ADGZ Funkwagen servira au sein du
Polizei-Panzerkrattwagen-Abteilung
‘du Polizel-Gebirgsjager-Regiment 18
‘envoyé en Siovénie, ol les pantisans de
Tito livent une guérila implacabl
‘contre les forces d'eccupation de
VAxe, suite. 8 ‘invasion
dela Yougoslavie. V’opération
« Barbarossa », déclenchée le 22 juin
1941, voit engagement des effroye
bles SS-insarzgruppen et de Polizei
Regimenter consés « nettoyer » les
arrtras de la Wetrmacht de toute
forme de résistance en Union
Sovidtique. Lon retrouve donc les
Steyr ADGZ Polzeikampfwagen dans
les rangs des PolizeiRegimenter
«Nord », «Mitte» et « Sid» (qui
fopdrent sur les arriéres. des.
Heeresgruppen du méme nom), &
raison d'un peloton de six véhicules au
sein de chaque régiment, combattant
faux cbtés des matériels franeais, néer
landais ou soviétiques de prise alignés
par Ordaungspotize. Les aytomi-
tralleuses auttichiannas participent
‘alors & la lutte ant:partisan quand celle-
cine se double pas de brutales opéra-
tions d’extermination dans le cadre do
la « solution finale » contre les Juits
Devant la recrudescence des atteques
des « bandits » - terme officiellement
femployé par les autortés nazies pour
designer les partisans - la SS éprouve
le besoin de percevoir davantage de
rmatérils adaptés 8 la lutte contre les
|
bandes armées qui harcélent les lignes
aitres de Armée allemande, ce
autant que la Wehrmacht, qui voit
dens ia Waffen-SS émergence d'une
branche vale, iui a drastiquement
réduit ses lvraisons d'armes lourdes en
prétextant la néoessté déquiper les
divisions nouvellament levées. Cot
embargo de fait contraint « Ordre
Noir» et'« Orpo » & se rabattre sur les
stocks d'armes capturées en Pologne
oven France, voie & relancer a produc
tion de matérels tchéques comme les
pistolets-mitralleurs 2K-383,
mitraileuses 28-30 ou 28-37. 1 en va
de méme de certains armements autr
chiens. C'est ainsi que fin 1941, le
FeichstihrerSS Heinrich Kimnler
demande & la firme Steyr la constuc
tion de vingt-cina nouvelles ADGZ qui
sont assemblées au début de 1942 et
livées & la SS on cours o'année
Steyr ADGz
12 Polo: PanzarKompanie
'SS-PoiaerRegimont« Grose »
France, Morello, 1889
stoy anaz
7. 85-Fremaigen Gebigs Ovision « Prine Eugen »
Yougoslavie,Goate, 243
sey a0cz
SSHmohs« Donzi >
Dantzig: septembre 1030Steyr ADGZ
{
|
|
}
Ces automitralleuses de deuxidme série ne compor
tent que des modifications minaures par rapport aux
‘modéles d'origine : la mitraleuse MG-34 remplace
antique MG-07/12 coaxiale de tourele, la protec:
tion des phares de route est amélioréo, leurs simples
‘files étant remplacées par des plaques on acier
dotées d'une fente de black-out type « axl de chat
», des phares de convoi Natek sont montés 8 avant
{et 2 laridre de l'engin pour faciliter la conduite de
uit, da méme que des clignotants, et enfin des fixe
tons sont apposées pour le lot de bord (outils et
cic). Le front de l'Est reste cependant le principal
théatre d'opérations de la Steyr ADGZ. Des sources
prétendent que certains exemplaires engagés sur
Osttrant auraient vu leur tourelie remplacée par
celle du char sovistique T-26 modéle 1933, armée
d'un canon de 45 mm et d/une mitralouse coaxiale
DT de 7,62 mm, ce qui pareit douteux dans la
mesure ol cette transformation n‘est confirméo par
‘aucun document, ni aucune photographie. Le durcis:
i sement de la résistance de 'Ammée rouge et sa
| furieuse contre-offensive sur le front de Stalingrad
‘au début de I'hiver 1942, vont faire évoluer les
| missions de l'automitralouse autrichionne, puis:
qu'elle va étre appelée en premidre ligne pour
combler les braches. Au cours de l'année 1943, la
plupart des Steyr ADGZ sont équipées d'un poste
radio, probablement un FuG 2, et de son entenne
pparapluie (Sterantenne) dont le montage se fait au
t détiment de la MG-34 de caisse avant. En raison
des importantes pertes subies sur I'Ostfront, il
semble, que la majeure partie des engins de ce type
operant désormais dans les Balkans, ot)
UQberkommando der Wehrmacht craint un débar-
‘4 Des ADGZ de 13. Pate.
Panzer Korpare patoule
(anste secteur de Marsa La
‘permet des fare une ide des
Imenazabons eposante So cote
‘utoneaileuse ure La clone
Irongais mart un bunks (Tebrouk)
deste repousser un event
‘ebaquamont ie en Provnco
‘Bundesacn Bdare
486n des asus on afi que
ta Steyr ADGZ Funwagen naa
fat son apparton qvon 1982 mas
cat photorapte ric mat1840
prove i corrare elo model SS-
Coorunotinve Kirt Dlvege, chet
tb rrungspair (volsiene ofl
‘pata de a gauche, en manieau
long) eninspocton la Tecrischon-
olze Sone de Beri 0 on tse
‘emoriage séquperans ago
rps vals, onl une
ADGZ Potzosanphogen ogre
‘abicenne mune Sune atene
oar vaio a Tamorplan. 8. gaurne
Bunesreh Birch
-¥ Cos éuiages auctions so
outs quo omnes
ld er re aun care
Cote demi fa tous «
de oustos» avec cate eon a
Cente ten e es poforances
to mates pus adap, os
Aerands sort otis de rcuper
tous vtioues dopants.
Bovigion Tank Museum
‘quement allé soutenu par les partisans yougoslaves
fet grecs. Formée en octobre 1942, Ia 6. Pole!
Panzer Kompanie attive en Croatie en juin avec son
Peloton de Hotchkiss H-39 et ses deux autres de
Steyr ADGZ Polizeikamptvagen, tres certainement
{des engins de la deuxiéme série, Craintes identiques
fen France oi la 13. Polize!-Panzer-Kompanie du SS-
Polizei-Regiment « Griese » prend position sur la
céte provencsle avec ses six Steyr de deuxiéme
série répartias en deux pelotons qui cdtoient des
Panzer IV Aust. F1, Panzer iI VK 16.01 et autres
[Link], 251/16 Flammwagen, du lourd pour
VOrdnungspolizei | Sur lo front de V'Est, seule
emeure la §, Polize! Panzer Kompanie du SS Poze:
Rogiment 10, formée en soptemine 1942, et forte
de six Steyr ventilies en deux pelotons, qui combat
les partisans en Ukraine. Néanmoins, un véhicule do
ce type aurait été capturé parla 1° brigade de part
sans uktainiens, en février 1944, au cours de
combats avec la 5. SS-Panzer-Division « Wiking »,
autoblindée appartenant vraiserblablement & une
Unité de I'« Orpo », temporairement rattachée & la
division SS dans la poche de Korsun. De son c6té,
‘aprés avoir été engagée contre les partisans dans le
secteur de Brody, la désormais 5. (verstérkte/Polzet:
Panzer Kompanie est tvanstérée, en jullet 1944,
dans le Nord de 'itale, dans 'OZAK (Operationszone
Adriaisches Kistenland) ob $08 T-34 Beute et ses
‘ADGZ combattent les maquisardsitaliens et siovenes
jusqu’a la fin de la guerre. Cependant, c'est en
‘Yougostavie que la lutte anti-partisan reste la plus
achamnée, d'autant que la reddition de I'halie a
permis aux hommes de Tito de se saisir d'impor
tantes quantités de matériels du Regio Esorcto
Finalement, les demiers fats d'armes connus de la
‘Steyr ADGZ se produisent sur le front yougoslave,
fen mai 1945. Deux automitralleuses de la 6. Poize.
Panzer Kompanie parvionnent & percer le dispositit
de TAVNOJ (Armée de libération yougoslave de
Tito} ot reoignent les lignes britanniques en Autriche
avec une partie dela 17 Luftwaffe Feld Division, &
laquelle a compagnie est rattachée.
aaah
\Véhicule de combat impressionnant par ses mensu-
tations, l'automitrailleuse ADGZ est & la base un
‘engin destiné & effectuer des missions de maintion
de ordre. Son faible potential en tout-terrain ta
‘cantonne définitivement dans ce réle au cours de
la Seconde Guerre mondiale. Son image de marque
ste associée aux unités SS et & la Polize/ qui feront
régner la terreur sur los arriéres de la Wehrmacht:
Le /Straenpanzer demeure, malgy
‘fbute do mioux »...
e
Steyr ADGZ
GS AUTOMITRAILLEUSE
CONSTRUCTEUR : Steyr Daimler Puch AG Z
NOMBRE 0’EXEMPLAIRES PRODUITS
1" série: 27 exemplaires (Autriche) ; numéros de série 22770822795 4
2 série: 25 exemplaires (I Reich); numéros de série 20 429 & 20.444
-
Binge: 1m
ARMEMENT
omer: cae stoma sath 18900 d 20 rm
Ven 3515 2p at)
epeisinara 100 cher
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‘2ivaleue Stee Slthrn M3068 ma hi)
3 milous M24 do 7,82 me 2's
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Pizace 15009
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Autoren rons Covers sro: 200 tres
aston ra Conarnation au 100 kr 90 res e‘4 LAVRE est armé un motr de 290 mm capable envoyer un projecle expos de 20
oer chr er a rae eid
ea eieregieneenpnenteenne sinner tant eit
Laer tian
L’échec de la Luftwaffe face a la R
chez les Allemands le spectre d'une gue
pose la question d'un éventuel débarque
lisée dans la c ouvrages &
es de barbelés, f s,
quement de vive force mise
pjet dun so lier avec I'érec
Les débarquements restent une nconnue pour
las états-majors aliés. Fin mars 1942, le rid
sur Saint Nazaire prouve qu’approcher un port
surveil par 'ennemi est une chose réalsable
Cette operation a toutefois été tentée avec
{des commandos britanniques entrainés et peu
nombreux. Diffcle de dire si un plan réunis
sant des effectfs plus importants aurait les
mémes chances de succés. La décision est
alors prise de mettre au point un débarque-
ment plus ambitieux sur les cotes frangaises:
Crganisé & plus grande échelle, ce nouveau
‘aida des objectifs politiques: prouver 8
Staline que les forces aliées & Ouest ne
restent pas inactives pendant que I'Armée
rouge subit de lourdes pertes et offi aux
Canadiens qui réclament de passer aux actes
la possibiité de se mesurer & lennemi ; mais
aussi militares : destruction des fortifications
allemandes, des infrastructures portuares,
des dépots de carburant, des stations radio
radar, et autres aérodromes d'un secteur
ddonné. La vile de Dieppe est choisie car sa
a l'Ouest et
re sur deux fronts. Une fois la Wehvm
ment sur la facade atlantique
s abritant des canons de tous calibr
nurs... fleurissent Jes pl
devienne une réalité. Le « Mur de I'Atlar
1 place d'une ligne de feu continue. L
de monstrueuses fortifications bétonné
place des camouflages spécifiques a ce
faire croire la propagande national-soci
points fortifiés sont parfois con:
Des plans et des matériels sont alc
position permet & la Royal Airforce d assurer
lune couverture aérienne. Dans la soirée du
18 aodt 1942, 250 embarcations de tout
type prennent Ia mer. Appuyée par un milir
avions, a flotile embarque 6 000 hommes,
dont 4 965 Canadiens, et 60 Infantry Tanks
Churchill. Le plan prévoit un assaut frontal
contre les défenses allemandes de Dieppe
ft deux débarquements sur les flones pour
neutraiser des batteries ctiéres. A 5h20,
le lendemain, aprés un bombardement dar
tlre effectué par des navires de quer,
deux vagues de fantassins déberquent sur les
plages sous le feu des armes automatiques et
des canons allemands. Les Churchill ne peu:
vent poser leurs chenilles sur le sol frangais
‘que 15 minutes plus tard, alors que les partes
‘sont déja lourdes parmi les soldats caneclens.
Malgré les qualités de leurs chéssis, une
partie des chars lourds s'enfisent ou cassent
leurs chenilles du fait des galets. Les blindés
lancesflammes, mis au point pour l'occasion,
sont dela parte, Ceux qui parviennent a s'ex-
tier des galets ne peuvent pas aller bien loin
car ds sont bloqués par des murs de béton.
Les fantassins doivent alors se débrouller
Pa
urent Tirone
fement en URSS, se
niids de mitrailk champs de mines,
42, des dir nt don
t pouvoir repousser un débar
Des moyens de détections a
outefois, la réalité
VAtlantique » est loin
s pour vainere I'Atlantikwall
souls face aux fortifications allemands. Sans
moyens lourds pour les réduie ou silence,
les Canadiens progressent. avec. eine,
11 auras, ordre est donné de réembarquer
LVopération « Jubilee » se solde par des pertes
sévéres : 1 380 tués, dont 913 Canadiens,
1 600 biessés et plus de 2 000 prisoners.
‘Avoun dos objects liars n’a été atoint.
Les couses de 'échoo du raid sur Dienpe sont,
essentilement, la s0us-estimation des forces
axverses, e manque d'ppui naval et aéren
favant le débarquement, les. problémes. de
transmission et absence de matéro's bindés
adaptés aun débarquemet. Les ploges fan
Gaises ont eu raison de la mobilté dos chars
Ginfantere et les engins qui ont pu passer
0 sont hourtés aux obstacles défense allo
‘mands, sans pouvoir les francht. Cocteuse en
vie humaine, « Jubilee » permet aux miltires
byitannigues de mieux comer las dificutés
d'un débarquement dfenvergure. Sans engins
Blindés capables de les appuyer, les fantas:
sins n’ont que peu de chances de prendre une
ligne de fotticaons fortement défendue, ta
solution passe donc par la mise au point de
matérols spéciaux hautement spécalsésRSL
Los enseignements du raid de Dieppe sont clairs
sans engins spécialisés, les opérations amphibies
face & des défenses organisées sont vouses
réchec. Mais cos matériels sont si spécifiques
quills en deviennent trop sophistiqués pour un
quipage classique. Le besoin d'un entrainement
adapté implique la création dune unité chargée de
‘déployer ces blindés spéciaux, la 79th Armoured
Division. Cette division blindée britannique est
indissociable d'un homme, le Major General Sir
Porcy C.S. Hobart (1885-1957). La formation est
créée en octobre 1942. Elle nest alors qu'une
Unité comme les autres. En avril 1943, cotte
toute jeune unité abandonne son rdle de division
‘cuirassée pour mottre au point, tester, développer
les fameux « Funnies ». Un terme qui peut étre
traduit par « petits dréles » ou « bizarreries ». Des
cette date, un programme d'expérimentation est
lancé. Tous les cas de figure rencontrés doivent
pouvoir étretraités par un blindé. Dans un premier
‘temps, las ingénieurs et miltaires anglais remet
tent au godt du jour le COL pour Canal Defence
Light. I! s'agit 6’un char Lee/Grant équipé d'un
projecteur lumineux surpuissant destiné & éclairer
les troupes amies lors de combats nocturnes et
8 aveugler les troupes ennemies. Bien que prévu
pour le débarquement de juin 1944, cet engin,
pou efficace au demeurant, ne sera que rarement
Utlisé faute de situations tactiques adaptées. Si
les idées ne menguent pas au sein de I'Armée
britannique, leur foisonnement tend & devenir
Ccontre-productif. Nombre de projets voient le
jour, utilsant des chassis de véhicules périmés
‘ou non. Pour mettre un peu d’ordre, les ingé
rieurs décident de reprendre & leur compte la
plate-forme du char d'infanterie Churchill. Doté
d'une vaste caisse et de solides performances de
franchissement, ce blindé convient & merveille
A Un AVRE (Armoured Vaile
yal Engroers) up de
son ptosis Un i
fagatarg dae un sso 01
‘pled dun mut e Cuchi
rerowe usage do sen Petar
Usnirs
¥ Dieppe, soit 1942 Ce Church
meee sybase 2 tut seul
Techee des binds angas sles
ages do Dieppe, Los « Furies»
Sentis au pit pour que oe ches
Armoured Vehicle Royal Engineers. L’engin est
alors décliné en de nombreuses variantes comme
le « Pétard », armé d'un mortier de 290 mm,
‘ou le porte-fascines. La 79th Armoured Division
poursuit aussi le développement des Sherman DD
our Duplex Drive, avant quills ne soient ventilés
dans d'autres unités. Pour préserver le secret, la
ménagerie de « Hobo », le surnom de Hobart,
S'entraine dans des zones peu peuplées. Des for-
tifications, construites sur le modele de celles,
du «Mur de I’Atlantique », sont érigées pour
peaufiner les manceuvres.
Pe)
Si faite débarquer des. fantassins
fest une manceuvre maitrisée par les
armées américaines et anglaices, la
‘méme opération menée avec das chars
d'assaut est loin d'etre aussi aisée. Les
Allés disposent bien des énormes LCT,
pour Landing Croft Tank, capables de
transporter neuf blindés mais ces bati
ments sont lourds, lents et leur tale
en fait des cibles facies pour Iartillerie
adverse. De plus, les chars sont extré
‘mement vuinérables au moment od
ils quittent le navire. Les biindés sont
pourtant indispensables pour appuyer
de leur feu les soldats qui montent &
Vassaut des fortifications adverses.
En plus de détourner I'attention des
‘ireurs ennemis, ils peuvent réduire
au silence les nids de mitalleuses et
‘autres points retranchés. La puissance
de feu des chars de combat est insutt
ante pour détruiro un blockhaus mais,
lls peuvent les aveugler en les satu-
rant d’obus explosits. ls seront done
nécessaires dds les premidres minutes
du débarquement
En 1940, Nicolas Straussler soumet
‘au War Office son projet de char
amphibie. II propose, ni plus ni moins,
que de faire flotter un blindé de plu:
siours tonnes ! Pour ee faire, eolu-ci
doit &tre équipé d'une jupe en tissu
(escamotable) de fagon & former une
poche d’air. Cette application militaire
du principe 6’Archiméde permet a un
char de flotter sur l'eau comme un
bateau. Les premiers esseis avec un
blindé léger Tetrach sont couronnés.
do succds. Les mémes résultats sont
obtenus avec un Valentine, pourtant
plus lourd. Percy Hobart considére
toutefois que sa puissance de feu
est obsolete. De plus, il souhaite
standardiser au maximum les chassis
des blindés qui vont participer au
débarquement prévu pour 1944. Le
Sherman, qui commence en 1942
2 équiper massivement les divisions
blindées britanniques, est presenti,
ee
Perret te
parents
peer
rr
pry
pirereteenereeg
Pinney
ernie
prrenrrse
rere
ec
era
Perrier
Peete
racers
Poceretteoy
Pacer ane
oer
<4 Un Sherman 00
avec son systore do
{ole dépioye mesure
$3.96 matros de hast Un
‘auinageentrainé met
AB minvlos pour mote
len lace sys
‘amphi Un deposit
thydrautque permet aux
tankistes doe repr en
uelgues instants, sane
NOK 8 sor de case
Fidos aux datotns
‘are parun aire do
transmission. deux haces
tials assurent au 00
tne wesse maximale de
44835 noms (9 kr).
‘rchvos Caraktre
Coll Kacan1 ‘Seman M1 Does Dre
| (curds de unt)
| ‘an Amoures Brgase
France, Nomande, an 944
|], enon a st dabarase de sos joer de heen”
rg Fa oe akan 20
‘Son poids de 30 tonnes complique tou
{efois adaptation du systéme Duplex:
Drive. Le principe s’applique_néan-
| moins avec succés au char américain.
Le Duplex Drive se compose d'une
jupe en tissu imperméable. Cette
nre est fixée sur le pourtour du char
via une armature métallique. Grace &
‘36 tuyaux en caoutchouc, deux bou:
teilles dair comprimé permettent le
‘gontlage de la jupe. Un treilis en acior
‘assure la rigidité de ensemble. La heu-
teur totale s'élave a 3,96 metres, mais,
‘un metre au-dessus du
niveau de la mer. Une pompe électrique
est prévue pour évacuer l'eau qui par
Viendrait & passer. Le Sherman Duplex
Drive est propulsé par deux hiélices ti-
pales que I'équipage peut repier vers
le haut lorsque le char touche la tere
ferme. Roliées aux barbotins antiée par
Un arbre de transmission, elles assurent
‘au DD une vitesse maximale en mer de
4 8 5 noeuds (9 km/h). Un équipage
entrainé met 15 minutes pour déployer
{le systéme amphibie. Un dispositit
hhydraulique permet aux tankistes de
le replior en quelques instants, sans
‘avoir & sortr de la caisse. Mis & eau &
parti de LST ou de LCT, les Sherman,
DD peuvent ainsi gagner les plages
ppar leurs propres moyens et rapide-
ment appuyer linfanterie avec leurs
canons de 75 mm. Ce systéme est
considéré comme une réussite et
meme les Américains, qui estiment
inutiles les « Funnies », sont séduits
paar ces chars amphibies.
VAINCRE LE « MUR DEL’ATLANTIQUE » 1944
ry
(© ert Canc / Tks Tans Mapai 200)
SerMAN Dupcex Drive (DD)-¥ Un AVRE Bobbin rs dune
‘Stance donvatnemont Le
char gu Geni es equpe du
armature cacre qu mane
postion haut un énorme roleau
‘e ote Loreque TAVRE Bobbin
‘arrve au 2000 ule de tole
(char ile deve en avangant
lentement engin peut auss serve
ntantora ale eytime est
préns pour passer sur des babel.
Boungion Tank Meum
Pa aI
Pour franchir las sols mous et les plages de sable,
{es Britanniques avaiont ongagé, lors de l'opéra
tion « Jubilee », un Carper Devi
d'utilisation est simple. Un char d
lui un tapis constitué d'une toile renforeée par
des baguettes métaliques et capable de résister
‘au passage de plusieurs dizaines de véhicules.
Grace a ce couloir étroit, les chars et autres véhi-
(Churhit Carpt Layer Type C (Bobbin)
7h Armouroa Dison
France, Noman un 248
cules militares, y compris & roues, doivent pou-
voir traverser les zones a risques. Son premior
éploiament opérationnel n’est pas une réussite
‘mais lidée est jugée suffisamment prometteuse
our qu'une nouvelle version soit étudi
présence de plaques d’argile bleue sur le
des futures opérations est on et
source d'inquiétudes. Baptisé AVRE « Bobbin »,
cet engin est équipé d’une armature cadre qui
‘maintient en position haute un énorme rouleau
de tolle pouvant aller jusqu’a 30 métres de lon-
guour. Lorsque le « Bobbin » arrive sur zone, le
rouleau de toile est coincé sous les chenilles du
char qui le dévide en avancant lentement. L’engin
peut aussi servir 8 l'infanterie car le systéme est
prévu pour passer sur des barbelés. Une fois la
bobine vide, elle est éjectée et AVRE
son rdle d’appui-feu grace a son tube de 290
mm. En cas de dangor immédiat, équipage peut
décider dabandonner le ro ‘ope:
ration. Une
‘sa propre route. Le tapis peut encore baliser une
route dégagée par les Sherman « Crab » et indi-
‘quer ainsi le bon chemin & emprunter. Des pas-
sages plus solides sont obtenus en utilisant un
og carpet, des tapis de biches reliées les unes
aux autres. Toutefois, dans tous les cas, I'utisa-
tion des Churchill « Bobbins » n'est pas aisée. Le
tissu de la bobine tend a se froisser sous le char
et sa résistance n’excéde pas le passage de quel-
ques lourds véhicules cherillés. Sila majorité des
engins équipés sur systéme « Bobbin » sont des
Churchill, le Sherman est aussi
larguer des fascines ou des matériaux destinés 3
remblayer les fossés.
‘© fart Cnc / Tracks & Tans Masai 2009
WT a a Ws
Cth)Pansy
= Pour aider linfanterie qui doit débar:
>
Conger 2K
jeu
> Engin para
«Fla» servblepourtant
Indspensabl orque lot
Als vadont sbmnee
bref et sous le
‘nner. Générales
Féqupage tourela
tourte sur rare pour
er quo ies projectors
Iondonmagent le caren
utes ystomes de vege
Inpenal War Museum
quer sur les plages normandes, les
Aliés mettent au point nombre de
vehicules dappui. Mais couxcci ont de
fortes chaneas de devenir totalement
inutiles s'is viennent rencontrer
sur leur chemin un champ de mines.
En jullet 1943, « Hobo » Hobart pro-
pose que des chars équipés oun fiéau
puissent intégrer la premiére vague
d'assaut devant débarquer sur les
plages normandes. En aout 1943, Vin
{énieur Rackham présente son proto-
‘type de Sherman équipé d'un tléau, le
«Crab », Ce promier jot est loin d'etre
parfait mais sa (relative) simplicité
mécanique séduit. Dans le fléau, un
pignon, entrainé par un arbre connecté
‘entre la transmission et le moteur,
transmet |'énergie, via un autre pignon
fet des chaines, vers extérieur du
coher, sur le cOté droit de la caisse qui
est percée & cot effet. Un troisiome
pignon, un long arbre de transmission
fet un cardan servent entin a rejoindre
Vextrémité du fidau, dont la rotation
fest assurée par un engrenage spiral
(Vidée de Rackham brill par sa simpli
Cité. Le déminage ne s'effectuant qu’
2 ou 3 kmih, en premire vitesse, le
bioc propulseur dispose d'une marge
de puissance capable d'actionner le
fléau & un rythme de 180 tours par
minute environ. Le fléau peut sinsi
atte renforcé et équipé de devantege
de chaines, qui sont agencées en
spirales décalées. Cotte disposition
ormet au dispositf de frappor lo sol
plus réguliérement. En octobre 1943,
tun douxiéme prototype du « Crab »,
‘aux bras plus solides, démontre toute
I'étendue de son potentie lors d’essais
intensifs. Des améliorations sont toute-
fois apportées comme la mise en place
de blindages lagers pour protéger le
rmécanisme des projections de pierres
fu d’éclats de métal dues aux explo-
sions de mines. Une side & la navi-
‘gation, sous la forme d'un compas,
d'un gyroscope et d'un indicateur de
istence, est sussi instalée. Sur le
terrain, l'utilisation d'un Sherman Fla
‘est loin a'6tre simple. Aidé par un copi-
lote, le conducteur doit manceuvrer le
fidau. Géné par les chaines battant
le sol, le pilote compte sur le chef
de char pour lui indiquer la direction
2 prendre. Toutefois, ce dernier doit
‘aussi commander les servants de la
pice de 75 mm. L'engin est loin d'etre
parfait, le nombre de mines détonnées
fest assez faible et ensemble rotor!
fiéou_s’use top rapidement ; mais,
en l'état, le Flal est le seul systéme
{qui fonctionne... Une commande de
330 exemplaires est passée auprés
de quatre firmes anglaises, pour étre
complétée en mars 1944. Le but est
de disposer de suffisamment d'engins
pour Tentrainement et Méquipement
des unités de déminage. Pour amé:
Viorer les performances du char démi
eur, les chaines adoptent un profil
ifférent, Les mailons ovales tradition.
rnels sont remplacés par des maillons
composts d'éléments rigides reliés
par des éerous. Un fléau est constitué
de 30 & 40 chaines terminées par un
poids ou des mails triples. Ainsiren-
force, un char démineur peut « traiter »
des mines jusqu’a 10 13 centimétres
de profondeur. Une deuxiéme version,
deésignée « Crab » Il, est mise au point
fen mai 1948, Ce moddle est équins
d'un systéme hydraulique équilibrant
les bras du fidau atin de suivre le relief
ddu terrain, A cOté de cet engin, les
Britanniques vont déployer des chars
munis de charrues pour ouvrir le pas:
sage des autres véhicules ou encore
le Conger feongra). De quoi s'agit-il ?
Un Churchill tracte une remorque, une
chenilette désarmée par exemple,
Equipée d'une roquette de fort dia-
metre, d'une housse et d'un réservoir
de liquide explosit. Une fois face & la
zone & nettoyer, la roquette expédie la
hhousse dans le champ de mines puis la
housse est remplie de liquide explosit.
La mise & feu de ce demier doit faire
détonner les engins cachés sous la
surface du sol
Curieux procédé |
Sucks
ab
VAINCRE LE « MUR DEL’ATLANTIQUE » 1944 ‘ap
© tert ance | Tc Tans Magaie 2007
BTPasse ag
Bien que ces deux obstacles puissent sembler
différents, les _méthodes développées. par les
Britanniques pour les franchir se ressemblent beau
‘coup. Le Churchill posséde de soldes capacités de
franchissement, un Mork. 1V peut ainsi passer une
tranchée de 2,8 métres de longueur et un muret
de 0,8 métre de hauteur, mais les défenses alle
mendes du «Mur de [Atlantique » dépassent
‘quelque peu ces performances. De plus, les autres
blindés, comme le Sherman, ne peuvent le suivre
dans ses pérégrinations, Prenant exemple sur leurs
ainds qui affrontorent les tranchéas allemandes lors
de la Premiére Guerre mondiale, les Britanniques
décident de concevoir un blindé capable de trans:
porter des fascines. Ces immenses fagots sont des
tinés & combler un fossé ou a étre posés au pied
d'un mur pour en réduire 'aplomb. Pour renforcer
la résistance des piquets en bois face au poids des
chars, des tubes métaliques sont mélangés dans
les rovleaux. Habituellement, las baguettes de bois
‘ont une longueur de 3,35 metres et sont rassom:
blées on bottes, Plusiours de ces domidres forment
‘un roulesu, constitué autour de plusieurs cylindres
métallques, de 1,80 2 metres de diamétre. lls
sont ensuite tansportés & l'avant du char sur un
berceau incling, en bois ou en métal. Des cébles
Un ARK MK. (Armoured Ramo
‘Canter est un vahicue aide 20
trancissoment Is agi ite Sun
‘Charl tours requ!
es rampos onde rete. Un
syste ingeniux este gut
permet de passe des mus ou
des fess antehors avert
1.05 mate donque. A Tamere
‘deux rampes de 172 mare de
long pometan an aur nce
1 Un ARK passe sur un do sos
fosse. Seton a profondeur ds foss6,
les Ostannques nhs pas 8
femployer deux ARK, un sur Faure
{s'eapacte de ranehisement ost
de 830 mete pure alr.
14:33 maven pourte Ma
Imera War Museum
maintiennent l'ensemble en place. Une fois face
8 obstacle, \'équipage fait rouler son fagot. La
encore, si 'idée est simple, elle ost assez difficile
{3 mettre en pratique, car le pilote du char n'a que
peu de visibilité. Le chef de char doit alors le guider
vers son object. La hauteur de l'assemblage de
bottes est telle que, bien souvent, il doit quitter la
touralle pour voir ce qui se passe devant. Installer
le systame @ larrigre est malheureusement impos-
sible, ear le bois affiche une facheuse tendance
{ sfenflammer au contact des échappements,
Les ingénieurs anglais tentent alors d’installer des
périscopes ou de déplacer du berceau des fascines,
mais la vsibilté reste le probléme majeur du char
Churchill porte-tascines ; sans compter que les
fagots peuvent prendre feu lorsqu'ils sont touchés
par des projectiles adversos !
Toujours pour passer les fossds et los murs, la
79th Armoured Division met au point le Churchill
ARK pour Armoured Ramp Carrier. line s'agit pas
d'un porte:pont classique, mais d'un véhicule d'aide
au franchissement. Lorgine d’un véhioule de ce
type remonte a la fin de la Premitre Guerre mon:
dlale, lorsque les chars anglais peinsient & passer
las tranchées allemandes. Si les expérimentations
Continuent de menigre plus ou moins approfondie,
les redeviennent d'actualté aprés le désastre de
Dieppe. Fossés inondés ou secs, cratéres d’obus,
‘murs du front de mer... tous ces obstacles doivent
eure franchis & ("aide d'un Churchill
détourellé sur lequel les ingéniours
anglais ont installé deux rampes de
bois. Le puits de tourelle est fermé
paar une plaque d'acier percée d'une
ouverture pour que I'équipage puisse
‘accéder au compartiment de combat.
A avant, sont installées deux rampes
de 1,08 metre de longueur. A 'arriere,
deux rampes de 1,72 métre de long
permettent & un autre véhicule d’es-
calader le char porteur. ARK Mark Il
est équipé de rampes de 3,80 metres
de long. Celle de gauche présente une
largour do 1,21 mbtre, contre 0,61
metre pour la droite, pour permetire
8 des véhicules de différents empat
ements d'emprunter le passage.
La capacité de tranchissement est
alors portée & 14,33 metres contre
8,30 metres pour la premisre version,
igin emporte le plus souvent une
fascine pour aider au franchissement
des murs. Sur le terrain, ARK s’ap-
proche d'un obstacle haut, largue son
fagot au pied puis le pilote se sort de
‘eremblai pour positionner sa machine
de facon 8 co que les rampes avant
atteignent le haut de lobstacle. II ne
reste plus l'équipage qu’a larguer
les rampes artitre pour constituer une
ente douce, que n‘importe quel char
est capable d'escalader. Un ARK peut
aussi descendre dans un fossé, méme
inondé, pour servit de pont. Sila tran
chée se révéle trop profonde, deux
ARK sont utisés, un sur Mautre,
En paralléle, les Britanniques déve
‘oppent des porte-ponts plus classi
ques. Reprenant toujours la base du
ab
VAINCRE LE « MUR DEL’ATLANTIQUE» 7944 ar
Churchill détourellé, les ingénieurs
britanniques greffent sur le toit de
la caisse un pont modéle numéro 2
de 11,15 métres de long et d'une
capacité de 40 tonnes, Sa résis:
tance lui permet d'etre emprunté par
tous los chars allés alors en service,
Branché sur le moteur du chat, un
systéme hydraulique instalé dans la
ccoque actionne un vérin qui déplie le
pont métallique. Une opération qui
prend 8 I'équipage de trois hommes
le temps d’une minute trente cing
Une fois les blindés passés, le pont
pout éive replié tout aussi rapide
ment. Le Churchill Bridgelayer, aussi
surnommé « Jumbo », est produit &
64 exemplaires. Bien qu’efficace, ce
blindé est toutefois fragile et com-
plexe @ déployer. Une autre version
plus courte, 9,18 métres d’enver
gure, est alors mise au point. Cette
fois, le pont est transporté 8 I'avant
du char et forme un angle de 45°
avec la poupe. Le pilote positionne
son véhicule face a la tranchée puis,
gréce 8 un dispositif de décrochage
rapide, le pont est abaissé. Bien que
plus simple qu'un porte-pont, I'AVRE
S86, pour Small Box Girdor Bridge,
souffre toutefois de son centre do
‘gravité déplacé sur I'avant.
Tous ls bindés
powwont empruntar ae
Fampes des ARK IK.
Catt version est inde
Ge ampes de 3.80 metres
4e long Calle de gaucho
Drbsane une argeur
4121 mote, conte 0.61
move pourla dre, pour
orm 3 dos vehicules
4o ieronts empatomeni
‘Femprintr ie possage.
Imporl War hluseumVAINCRE LE « MUR DE L'ATLANTIQUE » 71944 G
Trop hauts, cortains murs antichars ne de démoltion au plus prés de lobstacle. Un
pouvent étre franchis grace @ ARK. La Churchill AVRE est ainsi modifié pour trans
79th Armoured Division développe alors porter un explosif,jusqu’a 816 klogramm
dos blindés capables d'amener des charges contre un mur. Une fois en place, tengin
porteur recule jusqu’a une position abritée
‘ot [équipage met le fou aux charges. Un
moddle disposant les explosifs de chaque
‘ebt6 du mur est aussi développé.
4. Le pont un AVRE S86, pour Sma
Box Groor Ena, supiomée un Sherman.
Cate photo ihr bon Fencombrament do
‘co systome de rarhissement OR
emplacement sr favant i fagot end son
éploement pron A teak momant un proyecto
‘avorse pou mae lo ou aux Tasces,ebigoant
equpage aos argue en ugonce. - US Nara
EEEae eee
COW a ee we)
pente prononcée, un ARK (Armoured
Ramp Carrier ou Karrier) permet & un
Cer cao ee LS
Pee Ne RG aend
Ensue aus
Cee ee ey ts
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Cert Oy casei
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eee een na tess cat
alors un angle trop aigu, les Britanniques
Rene eee ees
cae ee cau etyAYMS1 9 ORCU gW W C apet
VAINCRE LE « MUR DE L’ATLANTIQUE »
5 TT Ea U4
CT Oa al UV 3 (Armoure Ramp Karrier) mIA
VAINCRE LE « MUR DEL’ATLANTIQUE» 1944 ap
© bert ance / Tracks Tans Magaine 2008
Grass
CMO ec 3)PD esa aU Ly
LAVRE est & ta base un Churchill armé d'un tube
‘de 290 mm. Son rdle est de prendre & partie les murs
‘antichars ou los fortifications comme des bunkers
‘ou, plus simploment, des maisons transforméos
fen blockhaus. Les tubes des Sherman et Churchill
‘ Auto poo gun
4 Stupa »appareranta
la StrmPantorAsoiung
217. Msg ce la
demi generation do
tu W mit em St
‘ont la casemate ae
‘modi pour tigre
se G3 de dolonse
rapprosnee. Lare est
"Kagetaete 60 (ou
‘Rugobionce) comme
sila Tigo | Aust E
ECPAD
1 Surle front Ana
une Brommbir» do
‘Sturm PonzorAbttung
‘16ers un Tiger
‘Aust appartenant a
schwore Panzer Aeteting
508, Laatorence
sent ios deux van |
rovlement saute oux yu
Le car our piso plas
1 S6 tonnes corre un
ou plus de 28 tonnes
pour te canon fassaut.
Purine Tiger affene
Une mela mobi on
toutterain Ue cassis
asc Sta » eat on eft
passé par le surcharge
‘ondbrabie pa apport
su Panzer V one D8
us, votes nil
‘de 40 cortmbves do
large avis pas
ne boone ropanon
folds. on eran moubl
Buncesareni-laarehy
[Link]. 166 Sturmpanzer IV
‘Au combat, l'obusier peut étre uti
pour des tis directs ou des tits
courbes, de fagon & prendre & partie
une cible située derriére un obstacle,
comme une maison ou une collie,
Toutefois, la dotation en munitions
s'élbve & seulement 38 coups, ce qui
restroint sa persistance sur le champ
de bataill. En effet, la taille des
projectiles limite leur nombre. Malgré
la présence de deux chargours, le
conditionnement en deux fardoaux
des Infanteriegranaten 33 ou 38,
d'un poids total de 38 Kilogrammes,
empache I'équipage de soutenir
tune cadence de tir supérieure & 4
pour ébrani
« Brummbar »
coupsiminute. La puissance des obus
Ccompense toutefois ces handicaps. La
charge contient 8,29 kilogrammes de
TNT ou G’Amatol. Avec une vitesse
Initiale de 240 mis, cot expiosit brisant
produit un effet de souffle assez fort
les fortifications les plus
tésistantes. Une maison est ainsi pulvé
fisée en deux ou twois coups, Souls
les immeubles, construits a la mode
soviétique, peuvent espérer encal
de tolies déflagrations et encore... Les
‘Allemands vonts'aileurs développerun
‘engin encore mieux armé pour s'atta
‘quer & ce type d'objectit,
fet son lance-roquettes de 38cm. Le
Sturmtiger
ersatile
Elle peut ainsi trer une grande varidté
de munitions comme des fumigénes
‘u das projectiles & charge creuse de
25 kilogrammes. En pergant 160 mm
4e biindage & toutes distances, avec
Une vitesse Initiale de 280 mis, ces
cesrmmbar te La Sturm-Panzer-Abteliong 217 est
|| ,geemeateeatons cease on juin 1944, Ses Sa-Kt2. 166
tarda ttf combattent en Normandie, au sein
ailcedeimecine de ta 7. Armee. Uavance allée la
penne essence oui" repqusse en Lorraine, en Belgique
igberamecanve aus sur le Rin. Son personnel est
| atedeonettiescrures capturélorsdelaréductiondelapoche
] ‘Ge transmission comme —_ de la Ruhr. Formée en aout 1944, la
Sabot de esses Sryrm Panzer Abtoiuing 218 écrase
AiiweCaniew insurrection de Varsovie. L'une de
onkadan ses Kompanien est aussi envoy6e &
Paris, en aout 1944. En septembre
rN
‘StrmPanzerAbesing 218
Unen Sowitque, secteur de Koursh, jut 1943
1944 la Sturm-Pancer Abtoiung 279
. attronte Tarmée touge en Hongte
ecereets | ards lr
premidre génération. Le « Brummbar » est donc engagé
ceria Bee Sir toy las Hons, une période ot
nen aide gayorsiro Ol. Reich Sisposent
luce Pasces de. pitecs,anticharsperformantes
‘hommes appartenant ala Maigré cela, le « Stupa » se révéle
Un engin de combat efficace, Son
Fane es inde frontal prof est etic &
lune souee dindutudo. percer, méme & courtes distances,
es «Brummae»
LEZ
“8 protection est leurs ugée sts Zze
tonsormones supercar
vepntsee mach, Co parses eipages et rates 50 ensuite de réuire au pout esoure a protection du Bnd mean
| armpmommeeas (Glonnone d'assaut ote cquipés de silence, toutes. les. fortifications Avec une MG-34 en position frontal, Sum eereiag Ft
‘ne diposertaucen blindages additionnels « bricolés ». enemies. L’engin inspire d'alleurs la version définitive résout en grande
festa eawrsie’ 5 portge du 75cm StuH 43 est la crainte 8 ses adversaires. partie cet handicap. Toutefois, a
Cee era per contre considérée comme Les premiers modales souffrent de vision sur lextérieur est loin d'étre
fedomnebien souvent insuffisante mais la cuiresse 'absance d'un armomont secondaire te point fort du Sd.K/z. 166 et les
frontale permet de s'appro- eisément utlisable, notamment en soldats adverses motivés peuvent
andes. 3Tinves? Cher & distance de tir des cibles. combat urbain. L‘infanterie d'accom- sen approcher au plus _ pros
undesarchn Biserchv La puissance des obus brisants pagnement est alors indispensable avec des charges de démolition
“stumpanceriv
‘emage, 1945
‘stumpancer
Une nconnu
‘lemagre, 1985
crema ne te[Link]. 166 Sturmpanzer IV « Brummbar »
rT
Jf |
Js
[Link], 166 Sturmpanzer IV 2 [Link]. 166 Sturmpanzer IV
D ad anoStumpanzer
Stum-PanzerAbteiung 217
Belpgue, Mederachaid décembre 144
Si Vobusier de 15cm pache par sa Si la fiabllté de la transmis:
faible cadence de ti, ilse ratrape parla sion demeure__problématique,
puissance de ses obus explosifs qui lui c'est surtout la mobiité du canon
permet de venir & bout de la plupart de d'assaut qui limite son potentil, Fruit del'expérience dela Wehrmacht
ses cibles. Excellent dans 'otfensive, le En ville, ses chenilles étroites, seule- lors de la bataille de Stalingrad,
canon dassaut lourd serévelemédiocre ment 40 centimatres de largeur, se le « Stupa » ou « Brummbar » est
dans la défensive, surtout si 'attaque révélent peu génantes mais elles provo- globalement un canon d’assaut lourd
adverse comporte das blindés mals, quent nombre d’enlisements lorsque rdussi, un bon matériel bien adapté
‘apres tout, iIn’a pas été pensé et congue terrain se fait peu porteur ou gras. aux missions lui étant dévolues. Il
ppour ce type de situations tactiques. Si les performances maximales sont ast la réponse allemande a la probié
Entait,egrandpointfaibiedu Stupa » satisfaisantes, les 300 chevaux du matique du combat urbain et ce
téside dans son chassis igsu du Panzer Maybach sont aussi un peu justes pour n'est qua dans ce cadre-ld qu'il doit
IV ui a toutes les peines du monde & mouvoir avec suffisamment de vivacité tre considéré et jugé. =
encaisser la surcharge de la casemate. les 28,2 tonnes du « Brummbar »
pa RSL
3 roulamont ny
a daliurs pas resist,
en
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rere pe Mane ~a7pS a CANON D'ASSAUT LOURD
18cm est me rotons CoNsTRUCTEUR
‘inerour, ache do 4 Deutsche Eisenwerke
eeu i ‘ NOMBRE D'EXEMPLAIRES PRODUITS.
interne de so d ‘ | 306 exemplaires
‘oe
. mete oT Bot sir
dae are eeserate & 5 a=
mm NG «
*
Bintan
: Atoroniesurroste Vitesse mexinum
1 I Ce StuG IV mit tem y “ (130 km en tout-terrain) (24 kmh en tout-terrain)
erred
Presson ausol 0,98 kglem*
Mororisation & Communication
Moteur Maybach HL120TRM
12eylindres enV
1ou2mitralleuses M34
ou MG42 de 7.82mm
800 projectiles
a
ar]
LS
Lan
=
ipa
Cr)
=
=
=)
=
rrne fois a terre, les unités de parachutistes ne peuvent souvent compter que sur leurs jambes pour se
splacer. Quelques véhicules, comme des Jeeps, ont bien été modifiés pour contourner ce handicap
nais leur taille rend parfois leur largage problématique. Les parachutistes doivent disposer d’un
natériel adapté a leur mission car ce qui est vrai pour I’armement, I'est également pour les véhicules
1i leur sont fournis. Dans les années 1960, I'Armée francaise et I’ Armée belge font l’acquisition
our leurs unités aéroportées d'une moto a trois roues d'une morphologie trés particuliére : "AS 24.
Par Hugues Wenkin
8
=
4. LAS 24 acon sonbapline UN tsiporteur révolutionnaire, espérant par
Gistoupondont craton S'ouvrr une perspective commerciale dave
ei fodagonen 264 don'e Longin est présenté au publo lors du Salon de
‘européens des griles ces tembies | automobile et de la moto de 1960. Pour frapper
Simoscongelaeevoncee’s les esprits au maximum, la fire joue sur le
contraste. Ce poids plume est exposé dans le
A Vorée de la Seconde Guerre mondiale, les
armées mécanisées européennes alignent toutes
des motos et des side-cars dans leurs unités
‘Stanigyle dans est de ancien
(Colne blge. Des C130 US
de cavalerie et de reconnaissance. Pour les Carne ete pemcromice hall dévolu aux poids lourds. Au départ, le tr
penseurs militares de I'époque, les deux roues Tees detioocreson cyclo est done congu a la suite d'une initiative
représentent la meilleure solution pour remplacer totalement industrielle et ne répond pas a une
Toutes photos
demande particule d’une armée nationale,
Son histoire débute on 1957, lorsque Nicolas
oval. Il est vrai que ce changement de mon-
ture ne modifie pas radicalement les missions
Coleetons du Cane
‘cocumentaton Hetoniqee Evers
e a Cavalerie. La transition de I'équidé vers le
moteur est done relativement aisée. Toutetois,
es le début du conf, les unités motocyclistes
se 1évélent particulidrement vulnérables et dis-
Poraissent des organigrammes aprés les pre
eras eampagnes. Aprés-guerre, les fabricants
le cycles ne peuvent guére espérer vendre un
Hombre important de leurs véhicules aux armées.
Tout au plus, les unités de police militaires ont
encore besoin de ce type d'engin. Le marché
S'en trouve réduit comme peau de chagrin. Une
Situation qui ne fait pas les affaires de la division
Moteur de ka Fabrique Nationale (FN) de Herstal,
2 Belgique. Forte de son expérience avec le
Tricar FN, elle propose & I'Armée belge I'AS 24,
4 venooin bite de seme
es paras blpes, TAS 24 est
‘capable do vansporter munis,
beancard lance masie Sa
charge ule Se Forde do 350
Iilograrmes est impressionsante
Straussler, un ingénieur britannique d'origine hon-
‘QFoise, iavente un pneu trés spécial. Son pneu-
matique, dit Lypsoide, est tras large et de dia
metre relativement réduit. Prévu pour étre gonflé
’ basse pression, il est concu pour jouer égale-
ment le role d’amortisseur. Son affaissement pro-
‘noneé lui permet en outre de générar une pression
‘au sol nettement inférioure 8 un pneu ordinaire.
‘Aussi, muni de grosses galettes, il est idéal pour
quiper un engin tout-terrain léger se déplacant
a faible vitesse. L’année suivante, Straussler
développe un petit véhicule ticycle pour mettre
fen qeuvre son invention. Fabriquant des motos
depuis cinquante ans, la FN, qui dispose d'une
{grande expérience en la matidre, achéte le brevet.Ses ingénieurs travaillent alors sur transport, le tricycle est repliable. Le
le concept pour le transformer en cadre tubulaire servant de chassis,
«« bonne & tout faire » desunités para- est escamotable pour diminuer son
chutistes. L’abréviation AS 24 pro- encombrement. Les deux longerons,
vient de la juxtaposition des termes principaux télescopiques permettent
Aérotransportable et Straussler. Le de réduire ses dimensions de 1,89
nombre 24 fait référence au moteur métre déployé & 1,06 méwe replié.
M24 de la firme FN. L’engin ne dis- Associées & un poids de 180 kilo-
pose pas de selle, mais d'une ban- grammes, ces mensurations mesu-
‘quette de toile pouvant accueillir rées permettent un largage & I'side
‘quatre hommes. Pour faciter son d'un seul parachute
Be
Constructeur FN Herstal
Da ce Ee
rs
: reyes
ge opty
tune vitesse respectable de 60 km/h. Los deux
‘ues arritre sont motrices et disposent d'un dif
{erentiel relié 8 un embrayage & disque. La boite
ie vitesses est & quatre rapports avant. Pour
i reste, tout est simplifié au maximum. Ainsi,
AS 24 n'est pas équipé de suspension, les
pneus spéciaux jouant le rle d'amortisseurs. Le
bleau de bord brille aussi par son absence. Pas
LAS. 24 brille par sa simplicits quostion de bas de caisse non plus, les parachu-
‘Seule sa mécanique M24 est sophis- 'stes devant se contenter d'un support tubulai
tiquée. Il s'agit d'un moteur 8 deux pour leurs pieds. Le réservoir @ une contenan
temps bieylindre & balayage par ren- 10,5 litres. Rempli au moment du largage,
versement, utilisant le carter pour la | assure une autonomie de 100 a 200 kilom®:
‘compression. Ce dernier est com: tes en fonction du terrain. Subtilité : la colonne
posé de quatro parties assembiées e transmission & erémailldre est également
par goujons, dont I'étanchsité est ‘ubulaire at télescopique. Les roves se compo
assurée par des joints de papier. Sa —— —
eylindrée de 243,5 cm? lui permet
cde développer 15 chevaux & 5 400
tours/minute. Vu le caractére com
pact de la motorisation, le retroidis:
sement est assuré grace 8 de lair
pulsé par une turbine. En effet, lo
faible encombrement de la chambre
n’otfre pas une surface d'échange
de chaleur suffisamment importante
pour utiliser un systéme & circula-
tion naturelle. La magnéto est divec:
tement fixée au bout d'un arbre &
‘came monté sur roulement a billes,
Le démarrage se fait manueliement :
il faut done un para au bras musclé
pour mettre en route la machine !
La mise & l'arrét s’effectue beau
coup plus confortablement par
Un interrupteur qui mat tout sim
plement le circuit d'allumage 8 la
masse, empéchant ainsi les bougies
de générer des étincelles. Le rapport
poidsipuissance est excellent, co
ui permet de propulser le triporteur
dA LemanonertderAS 2text_ sont de jantes en aluminium de 12 pouces. Les
esting Apone arin ovan. 8 peumetiques ne sont gonfés qu’8 0,6 bar, en
se poe on mone dune rine Sppication du principe de Strausslr. U'engin
er sesranmes genet Sst un maniemnent t's simple, Un fois au 30),
treat anvearsisnte deux hommes sufisent pout le déployer en une
shot, amet po minute, Trés silencieux, le moteur de TAS 24,
ATSGAAG cen cepts eet associé 8 sa silhouette basse, permet une
approche trae discréte des objectite mites,
Pour les passages de coupures humides, le ti
cycle est rent et recouvert c'une béche. I est
wcatas2tcmatvowan tellement lager quil peut mime servir de radeau
chgoltoxcaans levees | La charge utile de 360 Klogrammes est idéale
seer aie pou is oupes ite qi peuvent tie pour
amnapcsgy haw rand placer un blessé sur un brancard ou encore un
foe ae on Se eestor nombre conséquent do boites do munitions Sur
vwornnoredeKeweren 1978. 185. si6gos. Quelques applications particuléres
cnt été dévelonpées comme I'adjonction d'une
lame chasse-neige, un dérouleur rapide de lignes
téléphoniques ou encore la possibilté de trans
porter un lance-missiles antichar floguidé
De par ses particularités, ce tricycle est dos:
tiné aux parachutistes, aux commandos ot
‘aux troupes spéciales. Fabriqué 8 457 exem-
plaires, "AS 24 a 6té essentiellement acheté
par la Belgique, la France et le Pérou. Il a été
déployé lors des opérations belges « Dragon »
‘au Katanga en 1964 et « Red Bean » & Kolwezi
Israél, l'Afrique du sud, le Qatar, les Pays-8as,
la Subde, le Royaume-Uni et le Niger en ont
fait acquisition en nombre limité. En 1973,
un exemplaire 8 meme été commandé par
US Army. Llatfaire est toutefois restée sans
suite. Malgré son concept oénial, les qualités de
VAS 24 n’ayant pas suffi 8 créer 'intéret aupros
des états-majors, le tricycle pour parachutistes
1'a pas eu le succés escompté a I'exportation at
demeure une curiosité militaire. m_ [Link]. 231 (6-RAD)
La Draisine de reconnaissance
OTL
U'adaptation de véhicules routiers blindés a la voie ferrée est une pratique sinon commune, au
oins conjoncturelle dans tous les pays ayant eu a combattre dans des zones mal pourvues de
routiéres ou dans I'urgence de la situation. Si |'exemple de la Panhard P. 178 est le plus
onnu, on citera péle-méle les draisines francaises au Levant, les blindés de police Daimler de la
‘eichwebhr, les différentes automitrailleuses BA soviétiques et les divers blindés britanniques en
Palestine, aux Indes et en Mésopotamie. Durant la Seconde Guerre mondiale, |' Armée allemande
n’échappe pas a la réalité du terrain et dérive des draisines de ses véhicules de combat a roues,
omme la [Link]. 231 (6-Rad),
ant de concert a 209 3 (0x ‘A Ledaisine Saxe 231 6. | roues des bogies arriére. En position route, ce
eckenschutz2ug MOnchen), la [Link] 237 Rag) na pax encore dispositt est rolevé. Par rapport & la version de
rad) doit 8tre considéré comme unique car, base, il somble quo deux cotfres, 8 moins qu'il
urd'hui encore, les sources de I'époque ne sagisse de dispositifs de renrayement, sont
permettent pas de sevoir s'il s‘agit d'une oun mt v3i'se montés sur les garde-boue arriere. Une seule
rovisation de la troupe ou d'un prototype mitralleuse de tourelle est maintenue. Le canon
ting & Bre testé avant Ia production en a weeeciute ow GwIre! 9 peytstre été retiré pour gogner de la place
ie’. II semble que cet engin soit affecté “iitcntat nineties ef tourelle, ce qui peut laisser entendre qu'un
ine unité de police ferroviaire au vu de sa matrelvase suppemeniare équipement radio et/ou de cartographie est
Wve _d'immatriculation « POL 1 » fembarqué, permettant ainsi a I'engin de
te automitralleuse [Link]. 237 (6-r & plein son rdle de blindé de reconnai
{Het convertie, on septembre 1938, pour en liaison avec le train biindé. Le Panzer.
sur voie ferrée. A cet effet, quelques est entré en service le 5 juillet 1939 et active
aptetions du véhicule de base sont néces. en avant des roues avant, et deux entre les Cal Dr valgang Savoy ible des canons antichars polonais.
rtinement vot Forge due eeu contenue dans 6D Bishop &K. Davis (Blansord Press, Londres, 1874, aux pages
111 En ff, doux culos print lo méme numiro $4, 27 la vercn 6 tous ets version 8 res (ZOU Tobigation dele prise erive parentheses). La
ion descnge ate tote correspondent ont re Interpetés & pati do cmplesvoncus non ses.Sd.Kf2z. 231 (6-RAD)
Draisine $[Link], 237 (6-RAD)eeu ee ed
Ge ed
écoutiles ouvertes. Il est difficile de gérer
imme temps las trois fonctions & bord et
eeu terse etme)
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are: if jme moteur sous peine de voir ce der-
i Coie ea kee!
Par Olivier Bergon er ee ey
et ee
Cee eel
tion des informations fournies par le chet
Cre er or!
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lle et de déterminer la distance de I'objectt
son télémétre couplé & des jumelles. En
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otic mt
Gifimporte les époques, esprit humain aimera toujours ane petiparsed lah ede etal
dedy adversaires. Or voici justement « T-34 vs Tiger », un simulateur ease eats potencies vag tg
feddutables blindés sur I’ Ostfront en 19. peer Ye Mera Me iow Wire em eel a Me tres joueurs via Internet. Deux modes de
ee ee ee)
i choisit sa monture, Tiger ou T-34/85,
fronte tous les autres blindés présents
Ja carte sélectionnée. Celui qui détruira
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autorisent jusqu’a 16 joueurs répartis
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ifs étant 8 atteindre de part et d’autre,
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isse. En matidre de train de roulement,
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itement les imperfections du sol. La 3D
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Les gaz d’échappement ont aussi été
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soviétique chasse les forces allemandes de tage, tir au canon et & la mitrallouse coaxial
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bilindé pilotable, le jeu propose uniquement bataile reproduit ce que fut la Bidlorussie &
‘six missions, Toutefoie, intérét principal du cette époque : des lerges plsines de faible
ju repose sur le mode muitijoueurs ot deux altitude bordées de vastes foréts et silon-
‘variantes sont au choix : scarmouche ou jeu nes par de grands fleuves, sans oublie les
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joueurs en méme temps. Le produit est éga- les forces terrestres se résument & un
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Ce ie ae oe)
Sey pee ee oe
Dn Re ea ec ,
‘comme des embuscades, des escortes de par rapport aux événements historiques. La
convoi ou encore la capture de localités. reproduction intérieure des chars approche,
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‘moyen de son véhicule blindé. Cela implique cadran sur le tableau de bord fonctionne,
den mattriser les différentes facettes : plo- ce qui augmente grandement le sentiment
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sont accessibles au joueur : plote, treur et
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‘pombreux éléments, comme les arbres et es
/ Coie eked
/ » fait référence & l'opération « Bagration »
‘qui se déroule du 22 juin au 19 aodt 1944
‘ot qui voit s‘affronter pris de 4 600 chars
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7-34. Lejoueur dit développer satactique en
fonction des caractéristiques de sa machine
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la coordination des jovours via un systéme
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des véhicules divers et & des positions fixes
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des ordres aux véhicules allés. Coux-ci ne
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‘fest trés décevant. En fin de mission, un
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‘Outro los divers objets fixes, le jou contiont
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‘camion ZiS-5, Opel Bitz, canons ZiS-3 et Pak
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‘Wulf 190 sont présents.
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fen langue russe et allemande avec sous-
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‘du char, le crépitement des mitraileuses ou
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‘sion est quant & lui beaucoup trop complex
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‘pour espérer en titer quelque chose. Cela nuit
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‘empéche régulirement 1a connexion aux
parties sur Intemet (quand on on trouve une
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‘travers les arbres & longue portée et de vous
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joueurs, un grand nombre de problémes sont
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cxéées par leurs soins, sans la moindre aide
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met davantage de piment en mode multi-
joueurs. L’éditeur de mission est hors de
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‘Sonne ne jouant pas en équipe sur Internet.
‘Annoneé & grand renfort de communication
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bases. Des instabiités continues du logi-
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blindés jouant en équipe structurée contre
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bbable de voir un jour une suite & ce titre.
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+ Ske officiel du jeu : www steer info
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= MODS téléchargeables our les forums de
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‘compatible DirectX® 9 - 2 Go espace
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usqu’au moment oi il pourra frapper. En d’autres termes, le plus furtif
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ce sujet, afin d’augmenter le potentiel de survie de lours engins.
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des tranchées, les chars évoluent dans des
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ment singer le fond végétel mais aussi &
casser » la forme du char. La peinture qui
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morphologie et en atténuer les ombres. Elle
doit aussi tenir compte du fait que le char
8e déplace. Les bandes sont en général
plus horizontales que verticales. Les roves
doivent étre peintes d'une teinte uniforme
pee a ras
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uages de poussidre. Uno finition mate,
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fest également apposée. Le taille joue aussi
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tune surface frontale limitée. I doit étre le
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muler aisément dans un ropli de terrain
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droites. La dispartion des caisses moulées
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Ces spécifications sont encore dactualité
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et eet art te ers
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‘couleur qui lui permet de se fondre parfaite-
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lumiére de la méme facon que le feuilage
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‘quer ces modes de réflexion. Par des algo
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‘anomalie générée par la présence d'un char
faitement camouflé. Pour leurrer ces
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forme, mais dont la structure extérieure
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combet de nuit. Au départ, les dispositits
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rayon lumineux dans des longueurs d’ondes
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rayons infrarouges. Cette lumiére invisible
se rétléchit sur les véhicules et revient sur
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passifs. C'est-d-dire quills sont capables do
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possible de détecter, au loin, un vel
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I fait partie de ce qu'on appelle la signa
Ce a eres
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rer ty eon eel
Les constructeurs d'engins biindés actuels
fentent donc de minimiser au maximum
V'émission de chaleur de leurs chars. Pour
ce faire, ils travallent sur plusieurs aspects.
ls améliorent le rendement du moteur
Quand une combustion se fait dans le piston
d'un moteur, elle produit de I'énergie sous
deux formes. La partie utile est I'énergio
mécanique utiisée pour mouvoir le char
ct la forme inutile est produite sous forme
do chaleur. Cette demiére échauffe la
culasse du moteur et se retrouve dans les
gaz d’échappement. Un bloc propulseur &
naut rendement permet de transformer le
plus 4’énergie chimique possible contenue
dang le carburant en énergie mécanique. 1!
produit done moins de chaleur. Outre le fait
que cela a 'avantage d’augmenter I'auto-
nomie du char par une utilisation optimale
du carburant, le moteur est moing cheud,
se signature thermique est plus basse,
Les gaz d'échappement sont également
moins chauds. Ces derniers sont retroidis.
La méthode la plus facile pour obtenir co
‘eftoidissement est de les mélanger avec
Je air extérieur avant éjection. Les canons
ont aussi des éléments qui émettent de la
chaleur. Les manchons thermiques, en les
solant, réduisent ces émissions infrarouges.
lis ont aussi la fonetion de faire baisser les
carts de température tout le long du tube
ft done de minimiser les contraintes ther-
miques, occasionnant des. déformations. &
Vorigine d'une modification de la trajectoire
se 'obus. Le soleil, en chauffant "habitacte,
peut & lui seul provoquer la détection de
Frengin. Les peintures mates ont en effet
tondance & absorber |'énergie lumineuse.
En milieu polaire, isoler lhabitacte contribue
2 téduire le contraste thermique entre le
3 gon environnement,
LA FURTIVITE RADAR
Un char, tout comme un avion, est repérabla
por les radars dont le domaine d’émission est
‘compris entre 30 MH2 et 300 GHz. A instar
de leurs homologues volants, il est possible
de réduire la surface équivelente rader des
enging terrestres. Pour ce faire, on utilise
ies deux mémes techniques. La géomé:
‘sie morphologique est la premiére prise en
compte. L'dée est de reditiger la réflexion
des ondes radar dans n‘importe quelle direc:
‘von dumoment qu'elle est différente de cello
la souree. Par exemple, des pare-sablos
inés en dévers permettent de réfléchir los
ondes radar vers le Sol ob elles sont disper
80s, La multiplication des facettes génére
dos reflets électromagnétiques dans toutes
les directions et diminue dautant la discré:
von des engins. Les ingénieurs sefforcent
optimiser la furtivité radar en essayant de
lus en plus de rendre parfaitement lisses
leurs engins. Les matériaux absorbant radar
(RAM) constituent la seconde méthode
our diminuer la surface équivalente radar.
I sfagit de blindages, généralement compo-
ites, recouverts de peintures qui ont la
La furtivité multispectrale
faculté d'absorber les ondes radars émises
et de les twansformer en chaleur. Cette
dernidre est ensuite dissipée dans f'atmos-
phere. Les puissances électromagnétiques
mises cuvre, affaiblies par la distance,
I’apportent toutefois pas assez d’énergie
our échautfer d'une maniére mesurable 1a
‘surface du blindé, Les matériaux absorbants,
fort codteux, sont en général mis en ceuvre
dans les endroits ol la réflexion ne peut étre
mminimisée par des facteurs de forme.
LA FURTIVITE
ELECTROMAGNETIQUE
De plus en plus, les ongins de combat
modemes sont munis d’équipements lec:
‘woniques. Ceux-ci émettent des rayonne-
ments lectromagnétiques qui sont faci
lement captables par une simple antenne.
En entourant ces équipements de cages de
faraday, ii est tres facile de réduire cette
signature 6lectromagnétique. Cependant,
les systémes de transmission, de par lours
fonctionnements intrins8ques, sont obligés
d'émottze des ondes radio. Pour réduire leur
signature, les constructeurs peuvent utiliser
deux méthodes parmi d'autres. lls mettent
fen ouvre des algorithmes de compression
de données, pour envoyer les messages
radio wes rapidement et done travailer
par intermittence. Cette méthode réduit
les risques de se faire repérer. Les radios
‘modernes émettent avec des clés de codage
ermettant de retrouver les erreurs de
transmission provoquées par une mauvaise
réception. Cela autorise la transmission avec
tne tr8s faible puissance radio. Le récep-
teur 6tant capable de retrouver dans I'éther
les données pertinentes pour comprendre
un message. Cette méthode a 'avantage
substantiel d'augmenter 'invilabiité des
communications radio,
LA FURTIVITE LASER
Les désignateurs de tir actuels fonctionnent
8 Taide de laser. Tout comme les premiers
systtmes infrarouges, émettre un rayon laser
‘conduit & trahir la position de lémetteur.
{faut done limiter au maximum les traces laser.
La méthode la plus efficace pour y arver est
de partager les systémes de contre de tr.
Un seul char allume son laser et transmet les
Ccoordonnées des ennemis repérés aux autres
‘engine de la formation, Ceux-ci deviennent
{des réceptours passifs qui uiiisent les infor
mations recues pour engager leurs adver
‘sires sans trahir leur postion. Do plus en
plus, les constructeurs se penchent sur le
potentiel des lasers pour en faire des armes
‘offensives. On est bien entendu encore trés
loin d'un « rayon de la mort » capable de
faire fondre un char & distance... Par contre,
2 Taide d’un laser, il est possible de sature
les capteurs de l'adversaire et de l'aveugler.
Les premiers & mettre au point un systéme
{de ce type en service sont las Chinois avec
leur char T-98. Ils 'ont équipé d'un systéme
laser rotatf capable de balayer le terrain. Si
le rayon se réfiéchit sur une lentille ennemie,
il passe immédiatement en pleine puissance
dans le but de détruite les appareils optiques
et d'opacifier les matériaux transparents
LA PERTURBATION
DE L'ENVIRONNEMENT
n'y 9 pas qu'en émettant des ondes de tous
types qu'un char est détoctable. Une autre
méthode, davantage employée aujourd'hui,
Consiste a tonter de repérer son impact sur
environnement. La réduction du bruit, en
utiisant des moteurs toujours plus sien-
cioux équipés de pots d'échappernent d'une
efficacité sans cesse accrue, est une fagon
de rendre le char plus discret au niveau des
fondes sonores. Les suspensions, en amor-
tigsant les vibrations générées par le mouve-
‘ment, jouent également un role crucial, car
les engins de détection sont également
‘équipés de capteurs sismiques qui peuvent
tepéror las vibrations dans le sol 8 plusiours
kilométres de distance. Meme un simple
fantassin, se déplecant 8 pied, n’échappe
pas a la vigilance d'un tel systéme d'écoute.
Un moteur qui rejette dans l'atmosphere
Une certaine quantité de substances chimi-
‘ques provenant de la combustion du carbu-
rant est détectable, Un char qui limite ses
rejets ou les dlimine par une catalyse sera
furtif,chimiquement partant. Enfin, un bindé
modeme est en général composé de plaques
d'aciers spéciaux recouvertes d'un biindage
composite. I géndre donc des. anomalies
magnétiques qui peuvent _difficiement
tre minimisées et provoguent la détection
de engin.
UN ART AUX MULTIPLES FACETTES !
Lévolution dans l'art du camouflage
rend, aujourd'hui, une importance et une
complexite inédites. Avec la prolfération
des captours oybernétiques, dont le radar
et la caméra thermique sont les archétypes,
le jeu du chat ot de la souris joue & plein
Outre se dissimuler en réduisant ses émis-
sions électromagnétiques, il faut empacher
Fennemi d'acquérir et d‘interpréter les
données fournies par les différentes traces
laissées dans environnement. Dans le futur,
pour repérer un char qui sera de plus en plus
furtif, il sera obligatoire de mesurer et de
corroborer toutes les signatures existantes.
Crest le grand défi de limagerie militaire
actuolle : maitviser la fusion de toutes les
données captées, si fables soientlles, puis
les corréler pour détecter I'ennemi et Fen
ager. Pour contrebattre cos dispositfs,
fest question dintégrer tous ces raffinements
technologiques afin de permettre a un engin
bilindé d’avoir une furtivité physique & tous
niveaux appelée multispectrale. C’est-&-Vous aimerez peut-être aussi