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COLLECTION
TECHNIQUE
T 42
C I M B TO N
BTONS
ET
OUVRAGES DART
Tome 2
T 42
Btons et Ouvrages dart - Tome 2 - Les ponts courants en bton
Les ponts courants en bton
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BTONS
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ET
OUVRAGES DART
Tome 2
Les ponts courants en bton
Ce guide technique prsente les principales solutions constructives pour la
ralisation des ponts courants, base de produits prfabriqus en bton ou
en bton coul en place. Il synthtise les principales recommandations relatives au pompage des btons, linjection des cbles de prcontrainte et aux
conditions particulires de mise en uvre des btons.
Il prcise les informations essentielles pour le contrle et lassurance de la
qualit ainsi que la gestion des ouvrages.
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Contributions louvrage
Ce document a t rdig par un groupe de travail compos dexperts
de la FIB, du CERIB, du SNBPE, du SNPB et de CIMBETON.
Pour CIMBETON
Marc CHIGNON
Claude DERACHE
Patrick GUIRAUD
Philippe LASSEUR
Michel PIGEAT
Pour la FIB et le CERIB
Marc LAINE
Lionel MONFRONT
Pierre PASSEMAN
Patrick ROUGEAU
Pour le SNBPE et le SNPB
Daniel MARTINEZ
Jean-Marc POTIER
Benost THOMAS
Nous remercions pour leur collaboration
Christophe AUBAGNAC - LRPC DAUTUN
Jean Claude FERTE - QUILLE
Robert LEROY - LAMI-ENPC
Christian TRIDON - STRRES
Frdric ZIRK - Architecte
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Sommaire
1 - Diffrentes mthodes de construction
des ponts courants en bton
1.1 - Diffrentes mthodes de construction
1.1.1
1.1.2
1.1.3
1.1.4
Construction sur taiements
Poutres prfabriques
Construction par poussage
Construction par rotation
1.2 - taiements
1.3 - Contrles des ouvrages provisoires
1.4 - Quelques procds particuliers de construction
-
Procd dautoripage
Procd de translation
Procd de construction par poussage (1-2-1)
Passage suprieur en BHP
Ouvrages mixtes
2 - Offre de lindustrie de la prfabrication
lments de structures et de superstructures
2.1 - Atouts de loffre de produits prfabriqus en bton
2.2 - Offre structures
2.2.1
2.2.2
2.2.3
2.2.4
2.2.5
2.2.6
10
11
11
12
13
14
1.2.1 - lments coffrants verticaux pour voiles
(piles, cules, murs de soutnement)
1.2.2 - taiements verticaux
1.2.3 - taiements horizontaux
1.4.1
1.4.2
1.4.3
1.4.4
1.4.5
Poutres Prcontraintes par Adhrence
Pices de pont
Dalles de pont
Cadres
Constituants de portiques
Votes
14
16
17
18
20
20
22
22
24
26
29
30
32
32
37
38
38
41
42
2.3 - Offre parements et murs de soutnement
43
2.3.1 - Parements des piles et des pylnes
2.3.2 - Parements des cules
2.3.3 - Ouvrages de soutnement
44
45
47
2.4 - Offre superstructures
2.4.1
2.4.2
2.4.3
2.4.4
Corniches de ponts
Bordures et parapets
Dispositifs dvacuation des eaux
crans acoustiques
2.5 - Perspectives et tendances dvolution
2.5.1 - Atouts des BHP et des BAP
2.5.1 - Atouts des BFUP
47
47
48
49
49
50
50
51
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3 - Coulis dinjection pour conduits de prcontrainte
3.1 - Objectifs de linjection des conduits
3.2 - Composition des coulis et spcifications sur les constituants
3.2.1 - Composition des coulis
3.2.2 - Spcifications sur les ciments, les additions minrales
et les adjuvants
3.3 - Spcifications sur les coulis
3.3.1 - Spcifications gnrales
3.3.2 - Spcifications relatives la rhologie et la stabilit du coulis
3.4 - Essai sur tube inclin
3.5 - Environnement normatif et rglementaire
53
54
57
57
57
58
58
59
60
63
3.5.1 - Fascicule 65
3.5.2 - Procdure davis technique
3.5.3 - Principales normes
63
63
64
3.6 - Recommandations pour linjection
66
4 - Contrle et assurance de la qualit
4.1
4.2
4.3
4.4
67
Notions gnrales sur la dmarche qualit
Rles des diffrents acteurs en matire de qualit
Rfrentiel qualit
Contrle extrieur
68
70
72
73
4.4.1 - Organisation
4.4.2 - Intgration du contrle extrieur au droulement des travaux
4.4.3 - tablissement du programme de contrle extrieur
et dcomposition en lots de contrle
4.4.4 - Contenu du contrle extrieur
73
74
4.5 - tapes majeures de la construction :
points critiques, points darrts
4.6 - Affectation des actions du contrle extrieur
Approche par secteurs techniques
4.6.1 - Fondations des ouvrages
4.6.2 - Armatures passives
4.6.3 - Prcontrainte par post-tension et injections des conduits
de prcontrainte
4.6.4 - Btons couls en place
4.6.5 - Produits prfabriqus en bton
4.6.6 - quipements des ouvrages
4.6.7 - preuves rglementaires et inspection dtaille initiale
74
78
80
82
83
83
84
84
87
91
92
5 - Btonnage par pompage des btons
93
5.1 - Technique de pompage du bton
94
5.1.1 - Procd de pompage
5.1.2 - Matriel de pompage
94
94
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5.2 - Atouts du btonnage par pompage des btons
5.2.1 - Aspect qualit
5.2.2 - Rapidit de mise en uvre
5.2.3 - Accessibilit
5.3 - Utilisation des pompes bton
5.3.1 - Choix du matriel
5.3.2 - Configuration du chantier
5.3.3 - Essais de convenance
96
96
96
97
98
98
99
99
5.4 - Positionnement de la pompe, respect des consignes de scurit 100
5.4.1
5.4.2
5.4.3
5.4.4
5.4.5
Risques lectriques
Stabilisation, prparation du sol
Scurit au sol dans lenvironnement immdiat de la pompe
quipements de Protection Individuels
Scurit du personnel voluant sur louvrage
100
101
101
101
102
5.5 - Respect de lenvironnement en fin de coulage
102
6 - Optimisation de lenrobage des armatures
103
6.1
6.2
6.3
6.4
6.5
Incidence de la qualit de lenrobage
Enrobage minimal et enrobage nominal
Philosophie de lenrobage suivant lEurocode 2
Enrobage minimal suivant lEurocode 2
Processus de dtermination de lenrobage suivant lEurocode 2
7 - Recommandations pour la dtermination
des classes dexposition
7.1 - Notions de classe dexposition
7.2 - Dtermination des classes dexposition
pour chaque partie douvrage
7.2.1 - Prise en compte des conditions climatiques - Classe XF
7.2.2 - Prise en compte de la localisation gographique de louvrage
Classe XS
7.2.3 - Prise en compte de lexposition du bton lair et lhumidit
Classe XC
7.2.4 - Prise en compte de laction des chlorures dorigine autre
que marine - Classe XD
7.2.5 - Prise en compte du contact avec le sol et des eaux de surface
ou souterraines - Classe XA
8 - Mise en place des lments de structures
prfabriqus en bton
8.1 - Manutention et stockage
8.2 - Transport
8.3 - Rception des lments sur chantier
104
105
106
107
108
115
116
119
119
123
124
125
126
127
128
131
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8.4 - Mise en place des lments prfabriqus
8.4.1 - Dispositifs de scurit et de stabilisation
8.4.2 - Clavage et btonnage de deuxime phase
9 - Conditions particulires de mise en uvre du bton
9.1 - Vibration du bton
132
133
135
137
138
9.1.1 - Rle de la vibration
9.1.2 - Matriels de vibration
9.1.3 - Rgles de la vibration
9.2 - Btonnage par temps chaud
9.2.1 - Incidence de la temprature
9.2.2 - Prcautions prendre pour le btonnage par temps chaud
9.3 - Btonnage par temps froid
138
138
139
139
140
141
144
9.3.1 - Incidence de la temprature
9.3.2 - Effet du gel sur le bton frais
9.3.3 - Prcautions prendre pour le btonnage par temps froid
144
145
145
9.4 - Recommandations pour lexcution des reprises de btonnage
148
9.4.1 - Dfinition
148
9.4.2 - Prcautions prendre pour lexcution des reprises de btonnage 149
9.5 - Cure du bton
9.6 - Btonnage de formes complexes et douvrages
forte densit de ferraillage
9.6.1 - Btons classiques
9.6.2 - Btons Autoplaants
9.7 - Btonnage douvrages massifs
9.8 - Maturomtrie
9.8.1 - Historique
9.8.2 - Principe de la maturomtrie
9.8.3 - Domaines dapplication de la maturomtrie
9.9 - Btons Autoplaants
9.9.1 - Recommandations pour la formulation, la fabrication
et le transport
9.9.2 - Recommandations pour la mise en uvre
9.10 - Conditions de dcoffrage
10 - Gestion des ouvrages dart
10.1 - Gnralits
10.2 - Le patrimoine des ouvrages dart
10.2.1
10.2.2
10.2.3
10.2.4
Qui sont-ils ?
Combien sont-ils ?
qui appartiennent-ils ?
De quels matriaux sont-ils constitus ?
151
152
152
153
153
154
154
155
156
157
157
158
160
161
162
162
162
163
163
163
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10.2.5 - Quel ge ont-ils ?
164
10.2.6 - O sont-ils ?
164
10.2.7 - Qui les entretient ?
165
10.3 - Modles de gestion
165
10.3.1 - Diffrents gestionnaires des ouvrages
165
10.3.2 - Moyens dinvestigations
168
10.3.3 - Inspection dtaille
168
10.3.4 - Moyens dinvestigations complmentaires
169
10.3.5 - Diagnostic
169
10.3.6 - tude de rparation
10.4 - Grands principes de rparation
170
171
10.4.1 - Pathologies sur ouvrages bton
171
10.4.2 - Principes de rparation
172
10.5 - Conclusion
173
11 - Annexes
Annexe
Annexe
Annexe
Annexe
1
2
3
4
175
:
:
:
:
Normes et documents de rfrence
lments pour la mise au point du CCTP
Contenu des actions du contrle extrieur
Exemple de bon de livraison
176
184
199
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Chapitre
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Diffrentes mthodes
de construction
des ponts courants
en bton
1.1 - Diffrentes mthodes de construction
1.2 - taiements
1.3 - Contrles des ouvrages provisoires
1.4 - Quelques procds particuliers de
construction
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Chapitre
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Diffrentes mthodes de construction des ponts courants en bton
De nombreux procds ont t mis au point au cours de ces dernires dcennies, en optimisant les volutions sur les performances des matriaux, les
innovations des techniques de chantier et en exploitant les progrs constants
des mthodes et moyens de fabrication.
Les ouvrages sont en gnral construits leur emplacement dfinitif. Mais
certaines contraintes spcifiques du site (difficults daccs, zones urbanises, voies routires ou ferroviaires franchir, rivire) ne permettent pas
de raliser louvrage dans sa position finale. Plusieurs techniques ont donc
t dveloppes pour le mettre son emplacement dfinitif aprs son
btonnage, en le dplaant par poussage, rotation, ripage techniques
innovantes s'adaptant aux franchissements les plus divers. Elles permettent une ralisation rapide des ouvrages avec une perturbation minimale
du trafic de laxe franchi.
La conception dun ouvrage dpend beaucoup de son procd de construction.
Le procd aura une incidence sur les dispositions constructives respecter sur
le chantier tels que les phasages de mise en prcontrainte, les reprises de
btonnage.
Les mthodes d'excution des ouvrages sont souvent sensiblement diffrentes
lorsqu'il s'agit de raliser un ouvrage sans contrainte extrieure ou s'il doit tre
ralis avec maintien du trafic routier ou de l'exploitation de l'infrastructure
ferroviaire.
1.1 - Diffrentes mthodes
de construction
En gnral les ponts courants en bton sont construits leur emplacement
dfinitif, soit sur taiements, soit sur cintres, selon quil faille ou non maintenir
une circulation (avec passe charretire) pendant les travaux. Dans quelques
cas, afin de rduire au minimum les alas et servitudes dus au maintien de la
circulation, des techniques permettent de raliser louvrage proximit de son
emplacement dfinitif, donc sans coupure ou gne pour la circulation, puis en
profitant dune coupure programme dans une priode favorable (week-end
prolong, saison non touristique), de le dplacer sa position finale.
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1.1.1 - Construction sur taiements
Les ouvrages raliss en bton coul en place sont en gnral construits avec
le phasage suivant :
ralisation des appuis avec des systmes de coffrages verticaux classiques de type banche (ces lments coffrants doivent tre stabiliss pour
reprendre les efforts de pousse dus au vent en cours de travaux et au
btonnage) ;
mise en place :
de ltaiement vertical qui doit soutenir le poids de la structure du tablier
en cours de ralisation et le poids des coffrages horizontaux ;
de ltaiement horizontal base de profils sappuyant en tte de
ltaiement vertical ;
des plateaux coffrants prenant appui sur les profils :
ferraillage du tablier et ventuellement, mise en place des gaines de
prcontrainte ;
btonnage du tablier ;
mise en prcontrainte ventuelle du tablier ;
dcintrement des coffrages et enlvement de ltaiement gnral.
Cette mthode de construction est celle qui est la plus couramment utilise
pour les ponts courants en bton. Elle est particulirement adapte pour la
ralisation de ponts dalles, de cadres, de portiques couls en place ou quand
le tablier est situ faible hauteur au-dessus dun sol de bonne portance et
quil ny a pas de contrainte doccupation de la brche franchir.
Les taiements constituent un ouvrage provisoire, dont il convient dassurer
la stabilit (de la structure et de ses appuis et fondations) pendant toutes les
phases de travaux. Il faut aussi prendre en compte sa dformabilit et compenser par des contre-flches de construction, les dformations gnres
lors du btonnage.
1.1.2 - Poutres prfabriques
Ce procd de construction consiste raliser le tablier au moyen de poutres
prfabriques, mises en place sur leurs appuis dfinitifs avec des dispositifs
de manutention et de pose appropris, et relies entre elles dans le sens
transversal par un hourdis sous chausses et des entretoises.
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Chapitre
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Diffrentes mthodes de construction des ponts courants en bton
Deux types douvrages sont principalement raliss avec cette mthode :
Les ouvrages autoroutiers (passages suprieurs et infrieurs) de faible
porte constitus, soit de poutres en bton arm, soit de poutres prcontraintes par prtension (poutres PRAD).
Les ouvrages de portes moyennes dont les poutres sont en bton prcontraint par post-tension.
Les avantages de ce type douvrage rsident essentiellement dans leur rapidit
dexcution et leur caractre conomique dans le cas douvrages rptitifs
permettant une industrialisation de la fabrication.
1.1.3 - Construction par poussage
La technique du poussage consiste construire le tablier par lments successifs (tronons), sur une ou deux aires de prfabrication situes larrire dune
ou des deux cules, dans le prolongement de louvrage dfinitif. Au fur et
mesure de la ralisation des tronons, le tablier est successivement dplac
par poussage en glissant sur ses appuis, jusqu sa position dfinitive.
Avant-bec
Aire de prfabrication
du tablier
Sens du poussage
Pile
Cule
Figure n1 : Construction par poussage
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Afin de limiter les efforts de porte--faux lors des oprations de poussage et
faciliter le franchissement des appuis, lextrmit du tablier est quipe,
gnralement, dun avant-bec mtallique.
La porte courante des ouvrages traves multiples pousss dun seul ct,
est gnralement comprise entre 40 et 50 m. La grande porte des ouvrages
pousss partir des deux rives atteint couramment 70 80 m.
Les avantages de ce type de construction sont lis sa rapidit dexcution,
la construction du tablier sur une aire facilement accessible, une simplification, do un faible cot du coffrage et labsence dchafaudage dans
la brche. Cette solution se justifie particulirement lorsque la brche est
daccs difficile ou impossible (piles de grande hauteur par exemple). Elle
permet de rduire la gne aux usagers dans le cas douvrage construit sous
circulation. Elle est adapte aux tabliers rectilignes ou courbes en plan ou en
long.
1.1.4 - Construction par rotation
Quand un ouvrage franchit une brche, au-dessus de laquelle il est impossible
ou coteux de le construire directement (ouvrage sous circulation, franchissement de rivire), celui-ci peut tre ralis par moiti sur chacune des deux
rives (ou entirement sur une rive), paralllement laxe de la brche et amen
ensuite son emplacement dfinitif par rotation autour de ses appuis.
s
ie
Vo
CF
SN
Figure n2 : Construction par rotation
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Diffrentes mthodes de construction des ponts courants en bton
1.2 - taiements
Les taiements sont des structures provisoires destines supporter louvrage
(poids propre du bton et des coffrages) pendant la phase de construction,
avant que le bton ait acquis une rsistance suffisante.
1.2.1 - lments coffrants verticaux pour voiles
(piles, cules, murs de soutnement)
Les lments coffrants verticaux sont toujours constitus par :
une peau coffrante en bois ou mtallique qui donne laspect final du
parement ;
une ossature qui porte la peau coffrante et dfinit la surface raliser :
cest llment rsistant au poids propre, la pousse du bton et aux
charges de service (personnel, vent, manutention) ;
des tiges dentretoises, des bquilles de stabilit, des taiements ;
des lments de scurit, intgrs ou indpendants, permettant au
personnel de travailler en toute scurit (chelles daccs, passerelles de
travail ou plateformes de btonnage, garde-corps, etc.).
Lossature est constitue dentretoises horizontales et de raidisseurs verticaux.
La rigidit de lossature limite les dformations sous les pousses du bton
frais.
Lensemble peau coffrante / ossature / passerelles et leurs accs est dnomm
banche (il est dit quip lorsque la banche est munie de ses quipements de
stabilit, de manutention et de scurit complmentaire).
Nota
Les quipements de stabilit (tais / tirant-poussant et lest dancrage) sont
dtermins pour des valeurs prconises de vents de 110 km/h avec un
coefficient de scurit de 1,5 pour les tais et leurs fixations.
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La norme NF P 93.350 dfinit en particulier les actions prendre en compte
et les sollicitations pour le dimensionnement la stabilit des banches sous
les effets du vent. La manutention des banches est stoppe ds que le vent
dpasse 60 km/h.
Le phasage de ralisation comporte les tapes suivantes :
implantation du voile raliser ;
mise en place dune banche munie de son dispositif de stabilit ;
mise en place du ferraillage et des inserts ventuels ;
fermeture du coffrage ;
serrage par les tiges de liaison traversantes ;
coulage du bton ;
dcoffrage par :
enlvement des tiges traversantes,
dplacement des coffrages la grue.
Des ensembles polyvalents compatibles permettent de raliser diffrentes
formes de coffrage et de constituer des ensembles monolithiques de grandes
dimensions, intgrant systmatiquement les dispositifs de scurit.
La mise en uvre du bton se fait de manire adapte :
goulotte ou benne manchette ou la pompe ;
coulage par couches horizontales (paisseur comprise entre 30 et 60 cm) ;
vibration de chaque couche en la liaisonnant la couche prcdente.
Nota
Dans ce cas dutilisation de bton autoplaant, il y a lieu de prendre en
compte une pousse hydrostatique pour le dimensionnement des coffrages,
de lossature et des tiges traversantes.
La plupart du temps, la peau coffrante est constitue par des panneaux de
contreplaqu. Pour obtenir un parement de meilleur aspect et permettre un
nombre plus lev de remplois, on utilise des contreplaqus films (30
remplois). Pour des chantiers plus importants, avec un nombre de remplois
lev des coffrages (jusqu 300), on utilise des peaux coffrantes mtalliques.
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Chapitre
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Diffrentes mthodes de construction des ponts courants en bton
1.2.2 - taiements verticaux
Les taiements verticaux, parfois appels pales, tours, sapines, supportent
la structure en cours de ralisation. Ils sont constitus dun assemblage de
pices simples, modulables et rglables en longueur et en hauteur :
soit dlments base de tubes et raccords par boulons et clavettes.
Cette solution dune grande souplesse permet de raliser des structures
trs diverses et complexes mais ncessite une forte consommation de
main-duvre qualifie ;
soit dlments prfabriqus par modules sassemblant entre eux pour
former des tours, soit isoles, soit groupes. Leur utilisation est frquente du
fait de leur conception simple, de leur facilit de montage et de dmontage
et de leur conformit aux exigences de scurit. Cette solution ncessite
moins de main-duvre.
Les tours dtaiement font lobjet de la norme NF P 93-550, elles sont quipes :
en tte, de vrins vis permettant de rgler les niveaux des ttes
des tours de manire fine, avec
des profils poss sur des sabots
en tte des tours ;
en pied, de vrins vis venant
complter le rglage de niveau
des tours. Les vrins de pied
reposent sur des lments de
rpartition des charges au sol tels
que patins en bois, dalles prfabriques, etc., dont le dimensionnement est dtermin en fonction
de la capacit portante du sol.
Ces vrins facilitent ensuite le
dcintrement gnral pour lenlvement des coffrages et des
taiements.
Figure n 3 : Tour type
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Les taiements verticaux sont utiliss
dans les zones o le terrain est sensiblement plan. Dans les zones de
talus, la solution consiste appuyer
dun ct les profils sur des tours et
de lautre ct sur des consoles
mtalliques ancres dans les chevtres des cules.
Dans le cas de passes-charretire,
les tours sont espaces et supportent des cintres, le plus souvent
constitus de profils de type HEB
ou HEM, de faon dgager lemprise au sol et librer un gabarit de
circulation.
Dans le cas de sols de faible portance, les tours reposent directement sur les fondations dfinitives.
Figure n 4 : Tour type
Le choix de la solution dtaiement se fera donc en fonction des charges
porter, des portes de louvrage, des exigences de gabarit, de la portance du
sol, de la gomtrie du site et de la technique de ralisation retenue.
1.2.3 - taiements horizontaux
Les taiements horizontaux, constitus en gnral de plateaux coffrants,
sappuient sur des profils ou des cintres trianguls prenant appui sur les
taiements verticaux.
Afin damliorer la scurit du personnel, les entreprises mettent en uvre
des solutions permettant de limiter les postes de travail en hauteur, tels que
des plateaux coffrants raliss au sol et poss la grue sur une ossature
base de profils. Cette solution amliore la scurit lors des phases de dcoffrage des plateaux puis denlvement des taiements qui sont des oprations
risques.
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Diffrentes mthodes de construction des ponts courants en bton
Pour le dcoffrage les entreprises utilisent rgulirement des solutions globales
base :
de palonniers permettant lenlvement de lensemble tours / plateaux
coffrants par soulvement et ripage ;
de roulettes disposes sous les tours pour assurer le ripage au sol de lensemble tours / plateaux coffrants ;
de suspentes permettant, partir du tablier ralis, une dpose verticale
des lments coffrants avec des moyens mcaniques ou hydrauliques.
1.3 - Contrles des ouvrages
provisoires
Les systmes taiement vertical - taiement horizontal - coffrages sont des
ouvrages complexes mme sils ne sont que provisoires. Ils ncessitent donc
une tude complte par un bureau dtudes mthodes spcialis pour viter
tout dfaut, soit de conception, soit de ralisation. En effet, il existe un risque
deffondrement lors du btonnage avec :
une grande masse en tte des tours pouvant atteindre 4 tonnes par m2 ;
une grande hauteur des tours, habituellement de 5 6 mtres mais pouvant
atteindre 10 mtres ;
une capacit portante du sol trs variable selon le site, ce qui ncessite
de vrifier :
la pression admissible sous chaque appui conduisant prvoir des
semelles de rpartition (platines dappui, longrines par pices en bois ou
dallettes en bton) ;
le tassement admissible, ce qui peut remettre en cause le principe de
fondation des tours ;
lenvironnement du chantier (passes charretires) ;
parfois des risques daffouillement (pluie, nappe) pouvant ncessiter
des protections particulires (polyane, bton projet).
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La mise en uvre ne doit donc en aucun cas faire lobjet de la plus petite
improvisation, que ce soit dans la phase de construction par le chantier ou
dans la phase de conception par le bureau dtudes mthodes (celui-ci doit
raliser notes de calcul et plans mthodes dtaills).
Les notes de calcul prennent en compte les donnes dentre, telles que les
charges de service, les charges dynamiques, les surcharges accidentelles
(dchargement localis dune benne bton par exemple), les charges climatiques (le vent par exemple), les caractristiques mcaniques du sol dappui,
le type de partie coffrante qui va influer sur la transmission des efforts et des
charges.
Les plans mthodes prennent en compte, par des contre-flches calcules,
les dformations, lors des oprations de btonnage, des profils et coffrages.
Celles-ci sont limites 2 cm ou l/300 (si suprieures 2 cm) en ce qui
concerne les profils. Lors de lutilisation de cintres trianguls plus dformables, il est pris en compte la dformabilit du cintre pour la dtermination des
contre-flches.
Les contrles de ltaiement se font trois niveaux sur le chantier :
contrle interne par les responsables du chantier (conducteur de travaux et chef de chantier) ;
contrle externe formalis et ralis par le COP (Charg des Ouvrages
Provisoires) dsign sous la responsabilit du Chef dEntreprise ;
contrle extrieur par la Matrise duvre.
Ces contrles portent sur :
le respect des plans dtaiement mis par le bureau dtudes mthodes ;
les dfauts ventuels de liaisonnement ou de contreventement ;
la stabilit ;
ltat du matriel de coffrages et dtaiements (dformations permanentes, vtust) ;
le respect des rgles de lart (scurits collectives et individuelles, propret,
dsordres).
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Diffrentes mthodes de construction des ponts courants en bton
1.4 - Quelques procds
particuliers de
construction
Des procds particuliers de construction consistent construire louvrage
proximit de son emplacement dfinitif, avant de le mettre en place sa
position finale.
Ces techniques particulires sont en gnral mises en uvre, soit pour raliser,
soit pour remplacer un ouvrage dans des dlais trs courts en limitant au
minimum la gne aux usagers et les perturbations du trafic.
1.4.1 - Procd dautoripage
JMB
Cette technique, mise au point par lentreprise JMB, est adapte pour la ralisation douvrage devant assurer le franchissement de voies routires ou ferroviaires en service.
Louvrage en bton, en gnral un cadre ou un portique, est dans ce cas,
construit sur taiements (par ouvrage complet ou sous forme de demi-ouvrages
jumeaux) sur une aire de prfabrication proche de son emplacement dfinitif.
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JMB
Pendant une coupure du trafic, la zone franchir est terrasse. Louvrage est
alors mis son emplacement dfinitif par ripage, par fonage ou laide de
puissants moyens de manutention.
Le phasage des travaux comprend :
la ralisation dun radier de guidage provisoire destin guider louvrage
pendant son ripage et reprendre la totalit des efforts de poussage,
la construction de louvrage proximit et au plus prs de son emplacement dfinitif,
le terrassement gnral au jour J aprs coupure des circulations,
le ripage de louvrage laide dune prcontrainte ancre larrire sur les
queues nervures des semelles de louvrage et lavant sur les nervures
du radier de guidage. Un coulis de bentonite permet de rduire les efforts
de frottement entre le radier de louvrage et soit le radier de guidage, soit
le terrain.
la remise en service de la circulation au jour J + 2 ou 3.
On procde ensuite, selon le cas, la reconstruction de la chausse ou la
pose du ballast et des voies ferroviaires.
Cette solution ne ncessite quun temps rduit de mise en place de louvrage,
elle permet de rduire le plus possible linterruption de la circulation (gnralement effectue de nuit ou lors dun week-end) et donc la perturbation du
trafic.
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Diffrentes mthodes de construction des ponts courants en bton
Elle est principalement utilise pour la ralisation de ponts-rail sous voies
SNCF ou le remplacement douvrage en service. Le surcot de ralisation est
trs largement compens par le gain sur les ralentissements des convois et
les travaux damnagement par rapport une solution classique.
1.4.2 - Procd de translation
Cette technique consiste raliser louvrage dans sa totalit, proximit des
voies routires ou ferroviaires, avec le phasage suivant :
ralisation de louvrage ;
mise en place des poutres porteuses (en bton ou constitues de profils
mtalliques) destines supporter louvrage pendant sa translation ;
mise en place des chariots moteurs sous les poutres porteuses ;
terrassements gnraux des voies franchir au jour J, aprs coupure de
la circulation ;
levage de louvrage laide des chariots et dplacement par roulage au
sol de lensemble jusqu lemplacement dfinitif ;
mise en place de louvrage sa position dfinitive au centimtre prs et
finitions ;
remise en circulation au jour J + 1 3 ;
dpose des poutres porteuses.
La distance de transport de louvrage nest pas limite (de quelques mtres
quelques centaines de mtres), louvrage peut tre construit dans une position
quelconque par rapport son emplacement dfinitif.
1.4.3 - Procd de construction par poussage (1-2-1)
Les ouvrages franchissant une autoroute sont en gnral trois traves continues, avec des traves de rive ayant une longueur comprise entre 0,5 et 0,55
fois la longueur de la trave centrale.
Cette mthode consiste raliser chaque demi-tablier sur les remblais de part
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et dautre de lautoroute, par morceaux ou voussoirs (avec en gnral un
voussoir sur pile et un voussoir sur cule particuliers et des voussoirs courants). Les piles et les cules sont ralises de manire traditionnelle.
La coupe transversale du tablier est constitue, en gnral, de plusieurs caissons
(de 1 5) en fonction de la largeur de la voie.
Le cycle de construction est le suivant :
Phase 1
C
Zone de
prfabrication
Clavages de hourdis
en bton arm
Phase 6
C
2e poussage
Phase 2
C
Phase 7
Phases 3, 4 et 5
C
Figure n5
Phase 1 :
coulage dun caisson du demi-tablier, voussoir par voussoir, sur le banc de
prfabrication situ derrire chaque cule.
mise en tension de la prcontrainte isostatique.
Phase 2 :
premier ripage par poussage amenant le demi-tablier cheval sur la cule.
Phase 3 :
ripage latral ventuel vers sa position de poussage au-dessus de lautoroute.
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Diffrentes mthodes de construction des ponts courants en bton
Phase 4 :
ralisation, de manire identique, des autres caissons formant le demi-tablier,
Phase 5 :
idem pour le second demi-tablier, de lautre ct de lautoroute.
Phase 6 :
poussage, au-dessus de lautoroute, de chaque demi-caisson pour lamener
une distance denviron 50 cm de son homologue en vis--vis.
Phase 7 :
clavage la cl des diffrents caissons en vis--vis,
mise en tension des cbles de prcontrainte de continuit,
clavage transversal en bton arm entre les caissons,
quipement final de louvrage (tanchit, couches de roulement, corniches,
dispositifs de scurit,).
1.4.4 - Passage suprieur en BHP
Lutilisation des Btons Hautes Performances (BHP) permet doptimiser et
dallger les structures, grce leurs rsistances leves, et doffrir une grande
durabilit.
Nota
Une solution BHP a t, par exemple, mise en uvre dans le cadre dun
concours de conception de ponts types autoroutiers pour trois ouvrages
de la rocade de BOURGES.
Le tablier est compos dune ou plusieurs nervures selon sa largeur. Les nervures sont inertie variable avec une section fortement rduite, en hauteur et
en largeur, en section courante.
Les hourdis dencorbellement (ou de liaison entre 2 nervures) sont prfabriqus
et forment un caisson se prsentant comme une bote sans fond, constitue par :
2 nervures longitudinales de hauteur variable encastres dans la (les) nervure(s),
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un tympan transversal formant coffrage pour le bton de la (les) nervure(s),
une nervure dispose sous les dispositifs de scurit,
un hourdis de faible paisseur reposant sur ses 4 cts sur les nervures et
les tympans.
La largeur des caissons de 2,50 m est dtermine par les contraintes de
transport routier et par le calepinage des quipements de scurit. Un clavage entre nervures longitudinales assure la continuit entre les caissons.
La prcontrainte longitudinale des nervures est classique. Des entretoises en
BHP sont coules aux extrmits pour assurer la diffusion des efforts de prcontrainte en about de tablier.
Lutilisation des caissons dencorbellement prfabriqus permet une excution simple et scurisante (les ouvriers circulant sur les caissons) et simplifie
les coffrages des nervures coules en place par suppression des coffrages
latraux, avec uniquement un fond de moule pour la (les) nervure(s) pos sur
un taiement gnral. Les lments de caisson reposent sur le fond de moule
de la nervure dun ct et sur une file dtais de lautre.
Le phasage de ralisation est le suivant :
taiement,
pose du fond de moule de la nervure,
pose des caissons prfabriqus en bton,
ferraillage et mise en place de la prcontrainte,
coulage de la nervure et des entretoises dabout,
mise en prcontrainte,
finitions et mise en place des quipements.
La solution peut sadapter toutes les longueurs de tablier avec une ou plusieurs
traves et toutes les largeurs de tablier avec une trois nervures au plus.
Les avantages apports par lutilisation dun Bton Hautes Performances
pour cette solution sont une rduction :
du
de
du
du
volume de bton denviron 40 %,
la quantit de prcontrainte denviron 30 %,
poids du tablier denviron 40 % (do une rduction des fondations),
dlai dexcution denviron 20 %.
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Diffrentes mthodes de construction des ponts courants en bton
1.4.5 - Ouvrages mixtes
1.4.5.1 - Structures mixtes
Les tabliers des ponts routiers, autoroutiers ou ferroviaires mixtes acier-bton
sont constitus de poutrelles mtalliques longitudinales supportant une dalle
en bton.
En coupe transversale, le tablier est constitu dau moins 2 poutres longitudinales (pour des grandes largeurs de tablier, partir de 12 mtres, on utilise
en gnral au moins 3 poutres).
La dalle en bton assure la rpartition transversale des charges. Elle peut tre
coule en place sur des coffrages rutilisables fixes ou non (ventuellement
sur des prdalles) ou constitue dlments de dalles prfabriques en bton.
Dans ce cas, pour les tabliers bi-poutres, la dalle prfabrique couvre toute la
largeur de louvrage, des ouvertures au droit des poutres permettant la
connexion avec celles-ci. Aprs pose, les ouvertures et les joints de clavage
entre dalles sont btonns pour assurer la continuit de la dalle et la connexion
aux poutres.
Le principe dexcution est le suivant :
pose des poutres principales sur leurs appuis dfinitifs avec leurs dispositifs
antidversement,
clavage des poutres sur les appuis intermdiaires,
ralisation des hourdis en bton coul en place ou pose des dalles prfabriques en bton,
finitions et mise en place des quipements du tablier.
Dans certains cas, les poutres principales, assembles par deux, peuvent tre
lances, ventuellement avec un avant-bec, au-dessus des voies franchir, de
faon ne pas gner la circulation.
1.4.5.2 - Tabliers de pont poutrelles enrobes
Le tablier dun pont poutrelles enrobes est constitu dune dalle pleine en
bton renforce longitudinalement par des poutrelles lamines faiblement
espaces (60 75 cm) et transversalement par des armatures haute adhrence. Lensemble poutrelles + bton forme une section mixte.
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Le phasage de ralisation de ce type douvrage est le suivant :
pose des profils cintrs en fonction des profils en long et des contreflches calcules sous charges permanentes ;
mise en place des coffrages perdus en plaques de fibrociment sur les
ailes infrieures des poutrelles ;
mise en place des barres dcartement des profils pour assurer la stabilit au btonnage ;
mise en place des armatures transversales en partie basse par enfilage
dans des trous percs dans les mes et en partie suprieure ;
mise en place des coffrages latraux ;
btonnage ;
finition et mise en place des quipements du tablier.
Architectes : Frdric ZIRK et Pierre DEZEUZE
Ce type de construction, essentiellement utilis pour des ouvrages ferroviaires,
est robuste et durable avec une rserve de rsistance importante. La mise en
uvre est simple et ne ncessite pas dtaiement et perturbe donc trs peu la
circulation des voies franchies.
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Offre de lindustrie
de la prfabrication
lments de
structures et
de superstructures
2.1 - Atouts de loffre de produits prfabriqus
en bton
2.2 - Offre structures
2.3 - Offre parements
et murs de soutnement
2.4 - Offre superstructures
2.5 - Perspectives et tendances dvolution
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Offre de lindustrie de la prfabrication - lments de structures et de superstructures
2.1 - Atouts de loffre de
produits prfabriqus
en bton
La technique de la prfabrication consiste prfabriquer dans des usines (installations fixes utilisant des process de fabrication industrielle) des lments
en bton arm ou en bton prcontraint, de les transporter sur les chantiers
et de les assembler entre eux ou des parties douvrages coules en place
afin de constituer un ouvrage ou une structure.
Les lments prfabriqus en bton, qu'il s'agisse de produits de structures
ou de superstructures, sont de plus en plus utiliss pour la conception des
ouvrages de gnie civil, grce la mise sur le march d'une large gamme de
produits rpondant aux contraintes esthtiques, techniques et conomiques.
Ils offrent des solutions constructives simples, conomiques, durables et
adaptes aux exigences essentielles des divers acteurs :
optimisation du cot global de l'ouvrage (cots d'investissement, d'entretien, de maintenance),
rduction des dlais de conception et de ralisation,
organisation de chantier simplifie,
respect des cots et des dlais de ralisation,
mise en uvre simple,
rduction de la gne aux usagers,
optimisation de la prennit de la structure et de la qualit globale de
l'ouvrage,
matrise de la qualit esthtique et de lhomognit des parements,
choix dune large palette de couleurs et de textures,
respect de l'environnement.
La technique de construction utilisant des produits prfabriqus en bton
offre dj de nombreux avantages et progresse encore en autorisant une utilisation optimale des sections de bton par utilisation de la prcontrainte ou
de Bton Hautes Performances. La flexibilit actuelle des outils industriels
rend possible l'adaptation des moules aux exigences croissantes des projets.
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De nombreuses innovations, tant au niveau des formulations des btons que
des traitements de surface de plus en plus sophistiqus, permettent d'offrir
aux concepteurs une trs large gamme de formes, de couleurs et de textures. Les process de fabrication permettent de garantir en termes d'aspect et
de caractristiques gomtriques, la qualit attendue.
La grande majorit des ouvrages peut tre construite tout ou partie par
assemblage d'lments prfabriqus.
La prfabrication saccommode de toutes les mthodes de construction et
propose des solutions associes des parties de structures coules en place.
La richesse des techniques, des procds et la multiplicit des solutions et
des applications font des composants en bton une technologie parfaitement
matrise et adapte aux contraintes de la construction moderne.
La construction partir d'lments prfabriqus en bton, dj bien connue et
reconnue, offre des solutions toujours plus pertinentes pour la construction
des ponts.
Son succs s'explique par ses atouts majeurs :
fiabilit de la prfabrication et qualit des produits ;
matrise de la mise en uvre, respect des dlais et scurit ;
esthtique des produits et des ouvrages ;
contribution au dveloppement durable ;
optimisation technique et conomique des produits et innovation.
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Offre de lindustrie de la prfabrication - lments de structures et de superstructures
2.2 - Offre structures
2.2.1 - Poutres Prcontraintes par Adhrence
Nota
Documents de rfrence :
Guide CIMBETON T80 :
Ponts poutres prfabriques prcontraintes par adhrence PRAD
Guide CIMBETON T41 :
Les ponts courants en bton - Tome 1, paragraphes 2.2.8 et 2.3.8
Les poutres PRAD (Poutres Prcontraintes par Adhrence), appeles aussi
poutres prcontraintes par fils adhrents ou par prtension, sont utilises
pour la ralisation :
de ponts-routes (routiers et autoroutiers) appels aussi ponts PRAD,
de ponts et destacades ferroviaires appels aussi ponts-rails Ra-PPAD,
de couvertures de tranches couvertes.
Les ponts-routes PRAD et les ponts-rails Ra-PPAD sont constitus de poutres PRAD solidarises par un hourdis en bton coul en place sur chantier
(sur des coffrages perdus non participants). Les poutres sont relies entre
elles par des entretoises uniquement au niveau des appuis. Les poutres
PRAD prfabriques en usine sont de hauteur constante et leur espacement
est de lordre de 80 cm 1 m. Le hourdis a une paisseur comprise entre
18 et 22 cm pour les ponts-routes, et de 25 cm pour les ponts-rails.
La solution poutres PRAD savre une solution conomique en terme dinvestissement, compte tenu, en particulier, de l'industrialisation de sa fabrication
et de la rapidit de sa ralisation. Loptimisation de sa conception (armatures
de prcontrainte parfaitement protges) et la qualit des matriaux utiliss
(poutres prfabriques en usine) sont un gage de prennit et autorisent un
entretien minimum.
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Pont routier PRAD
Pont PRAD hyperstatique
Les ponts PRAD sont devenus, depuis de nombreuses annes, une solution
classique pour la ralisation de ponts routiers ou autoroutiers dans la gamme
des portes de 10 35 m (passages infrieurs, passages suprieurs, ouvrages
plusieurs traves isostatiques ou hyperstatiques).
CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DES PONTS PRAD
Le SETRA a publi en 1996 un guide de conception des ponts poutres
prfabriques prcontraintes par adhrence PRAD. Ce guide remplace
celui de 1973. Il traite en particulier des nouvelles dispositions retenir
pour les ponts plusieurs traves mises en continuit sur piles intermdiaires.
En janvier 2001, le SETRA a publi le guide de calcul du programme
PRAD-EL permettant de vrifier les tabliers des ouvrages de type PRAD
de 1 6 traves continues. Ce programme permet la vrification des
tabliers de ponts-routes et de ponts-rails.
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Offre de lindustrie de la prfabrication - lments de structures et de superstructures
La prcontrainte tant introduite en donne, les calculs justificatifs portent
sur :
le calcul des sollicitations globales et par file de poutres : flexion longitudinale, effort tranchant, raction dappui ;
la dtermination des contraintes normales et tangentes dans les poutres et le hourdis associ ;
loptimisation des aciers passifs de flexion longitudinale des poutres ;
les armatures de cisaillement des poutres : cadres et triers, connecteurs ;
le ferraillage de flexion transversale et longitudinale du hourdis, y
compris le hourdis en console ;
les dformations : flches et rotations.
Stockage provisoire en usine
Les poutres PRAD sont dsormais utilises pour la ralisation douvrages
ferroviaires ( une trave isostatique ou plusieurs traves hyperstatiques
uniquement). Les premiers ponts-rails poutres PRAD ont t raliss sur
la LGV Est en 2003 et 2004.
Les poutres PRAD peuvent aussi tre utilises pour la ralisation de la dalle
suprieure de tranches couvertes ou de couvertures phoniques. Elles permettent aussi la confection douvrages cadres ou de portiques (PICF ou
PIPO).
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Tranche couverte avec couverture en poutres prfabriques
Deux types de section de poutres sont le plus couramment utiliss :
les poutres de section rectangulaire (de largeur comprise entre 25 et 50 cm
et de hauteur 30 80 cm) pour des ouvrages de portes allant jusqu 15 m,
voire 20 m avec des Btons Hautes Performances (BHP) ;
les poutres de section en I avec ou sans blochet (section rectangulaire au
voisinage des extrmits) pour des portes allant jusqu 35 m (largeur des
mes comprise entre 15 et 20 cm et hauteur des poutres les plus utilises
comprise entre 80 et 120 cm).
Les poutres prcontraintes par fils adhrents peuvent prsenter dautres
types de section transversale tels que par exemple des profils en U ou en .
Les poutres PRAD sont ralises en usine
sur des bancs de prfabrication. Les armatures passives sont disposes dans des coffrages mtalliques. Les armatures de prcontrainte sont positionnes l'aide de
gabarits, fixes aux extrmits du banc puis
mises en tension avant btonnage : ancrage
fixe une extrmit, mise en tension de
l'autre ct.
Les btons confectionns en usine prsentent des performances mcaniques leves
(rsistance 28 jours suprieure 40 MPa,
souvent 50, voire 80 MPa).
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Offre de lindustrie de la prfabrication - lments de structures et de superstructures
La mise en prcontrainte des poutres est obtenue par relchement des cbles :
la tension dans les cbles se transmet par adhrence au bton et engendre,
par raction, sa mise en compression. Elle est possible ds que le bton atteint
une rsistance en compression de 30 MPa. Cette rsistance est obtenue gnralement dans un dlai de l'ordre de 16 heures grce un systme d'tuvage
ou un traitement thermique adapt.
La prcontrainte permet doptimiser les qualits de rsistance et de durabilit
des lments en bton prfabriqus en usine.
La prfabrication des poutres en usine garantit le respect des dlais dexcution, la diminution de la dure des chantiers (fabrication des poutres en
temps masqu) et une meilleure qualit (existence de plans dAssuranceQualit dans toutes les usines), do une meilleure prennit des ouvrages.
La mise en place dfinitive des poutres se
fait laide de grues ou dengins de
levage lgers ( des cadences de pose
de lordre de 15 30 mn par poutre).
Des dispositifs de scurit permettent
dassurer la stabilit des poutres en
phase de construction.
Aprs la pose des poutres, on procde
la mise en place des coffrages des hourdis
centraux entre les poutres (en gnral coffrage perdu) et celle, ventuellement, des encorbellements puis des coffrages des entretoises dabout.
Aprs mise en place des ferraillages transversaux et longitudinaux, on procde
au btonnage (en gnral en une seule phase) des entretoises et du hourdis.
Pour les ouvrages hyperstatiques, on procde, aprs durcissement du bton,
au transfert du tablier sur ses appuis dfinitifs.
Le tablier est ensuite quip par des corniches, en gnral prfabriques en
bton (bnficiant dun traitement de surface architectonique), qui supportent
les dispositifs de retenue.
Un nouveau type de tablier se dveloppe depuis quelques annes en France.
Il est ralis laide de poutres prcontraintes par fils adhrents en forme de
T invers. Les poutres sont poses cte cte puis solidarises entre elles
par un bton de deuxime phase coul en place entre les poutres et sur les
poutres. Ces poutres peuvent tre simplement appuyes (ouvrages isostatiques), mises en continuit sur piles intermdiaires (ouvrages plusieurs traves continues) ou encastres sur des pidroits (cadres ou portiques). On
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constitue ainsi une dalle pleine monolithique prcontrainte par fils adhrents.
Ce procd utilisant des poutres autocoffrantes (les parties infrieures servant
de fond de coffrage la partie coule en place) permet de faciliter la ralisation
des ouvrages, de rduire les dlais de ralisation sur chantier et damliorer la
scurit des ouvriers. Ce type douvrage (tablier poutres jointives) est ralis
sans taiement et ne ncessite quun faible apport de bton sur le chantier. Ce
procd est particulirement adapt pour le franchissement de voies de circulation en service, de voies ferres ou de cours d'eau pour des portes de
l'ordre de 25 m.
Les poutres prcontraintes par fils adhrents offrent de nombreux avantages :
simplicit - rapidit de mise en uvre - absence de coffrage et dtaiement facult de construire en priode hivernale - matrise des cots - limitation du
risque de drapage des dlais - entretien rduit - adaptabilit aux exigences
esthtiques - scurit.
Sur le chantier, lutilisation de poutres prfabriques permet de saffranchir des
problmes de brches par la suppression des taiements et des chafaudages
ainsi que des cintres. La pose des poutres prfabriques se fait dans la majorit des cas avec des grues courantes, dans des dlais trs courts, ce qui ne
ncessite que de brves interruptions de la circulation lorsque le pont franchit
une voie en service.
2.2.2 - Pices de pont
Lutilisation de pices de pont
prfabriques en Bton Hautes
Performances (rsistance 28
jours suprieure 60 MPa minimum) permet, en particulier, un
gain de temps, une simplification
des phases de ralisation des
ouvrages et une diminution de
lpaisseur moyenne du tablier
entranant son allgement
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Offre de lindustrie de la prfabrication - lments de structures et de superstructures
2.2.3 - Dalles de pont
Des dalles prfabriques en bton
arm peuvent tre utilises pour raliser le hourdis suprieur de tabliers
de structures mixtes, de ponts type
VIPP (Viaduc Indpendant Poutres
Prcontraintes) ou de ponts dalles
nervures en bton. Elles sont ralises en bton courant ou en Bton
Hautes Performances. Elles sont
solidarises entre elles par des
btons de clavage couls en place
ou des joints conjugus (la forme
des faces en regard des dalles prsente des cls qui permettent le transfert
des efforts de cisaillement - le profil de la dalle prsente un creux du ct de
la dalle contre-moule et une bosse du ct de la dalle coule).
Elles sont ensuite connectes aux poutres ou aux nervures du pont afin de
constituer une structure monolithique.
La prfabrication du hourdis laide de dalles permet de supprimer lutilisation
dun quipage mobile et surtout, pour des ouvrages raliss sur circulation,
dassurer la scurit au-dessus des voies de circulation sans ncessiter la
ralisation dun gabarit de protection lourde.
2.2.4 - Cadres
Les cadres prfabriqus en bton constituent des produits particulirement
bien adapts pour la ralisation douvrages de franchissement compte tenu
de leur stabilit structurelle, de leur rigidit, de leur capacit saccommoder
dun sol de fondation de performances mdiocres et de leur rapidit de mise
en uvre sur chantier.
Ils peuvent tre mis en place sous des hauteurs de remblai modres (de
lordre de 2 3 m). Ils sadaptent facilement des ouvrages de biais modrs
(65 gr 100 gr) et peuvent tre utiliss pour des biais plus accentus
moyennant des prcautions de conception et de calcul.
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L'offre de produits prfabriqus en bton est importante. L'Industrie du Bton
propose plusieurs types de section aux dimensions adaptes.
Les cadres monolithiques prfabriqus en bton offrent des ouvertures de
1 6 m pour des hauteurs comprises entre 1 et 3 m et des longueurs de lordre de 2 4 m. Les cadres monolithiques conviennent pour de nombreuses
utilisations : ouvrages hydrauliques et d'assainissement, passages infrieurs
gabarit rduit, galeries techniques...
Cadre monolithique prfabriqu en bton
Les cadres assembler sur chantier permettent de raliser des ouvrages de
plus grandes dimensions (ouverture de 10 m et plus).
Les ouvrages cadres peuvent tre raliss dans des dlais trs rduits. Les
divers lments sont mis en uvre sur un bton de propret ou sur une
couche de sable permettant dassurer la rpartition des charges. Le radier
peut tre constitu dlments prfabriqus ou coul en place. La pose des
lments ne ncessite en gnral aucun taiement.
Compte tenu de la grande varit de dimensions disponibles, les cadres peuvent
tre utiliss pour raliser des passages infrieurs routiers et autoroutiers, des
passages infrieurs ferroviaires, des passages gabarit rduit, des ouvrages de
dnivellation de carrefour, des passages pitons, des passages pour animaux,
des ouvrages hydrauliques ou d'assainissement. Leur forme permet de dgager
un gabarit optimal.
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Offre de lindustrie de la prfabrication - lments de structures et de superstructures
Ouvrage cadre plusieurs traves
Ouvrage cadre trave unique
Les paisseurs des pidroits et des traverses en bton sont de lordre de 15
30 cm.
Les nombreuses techniques de traitement de surface des btons permettent
d'offrir une grande varit de parements des cadres.
La cintique de pose de cadres constitus de plusieurs composants prfabriqus est gnralement la suivante :
prparation du fond de forme (coulage d'un bton de propret d'une paisseur de l'ordre de 10 cm) ;
pose des pidroits (en vrifiant la parfaite position en alignement et en
verticalit) ;
ralisation du mortier d'appui des dalles ;
pose des dalles de couverture ;
rglage des dalles et scellement des liaisons dalles/piedroits ;
pose des lments d'abouts ;
ralisation des joints transversaux et longitudinaux ;
pose des dalles de radier ;
remblaiement.
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Toutes les prcautions doivent tre prises, pour assurer la stabilit de l'ouvrage
lors du compactage des remblais autour de l'ouvrage et pour drainer les eaux
d'infiltrations.
2.2.5 - Constituants de portiques
Nota
Document de rfrence : Guide CIMBETON T41 :
Les ponts courants en bton - Tome 1 - Paragraphes 2.2.1 et 2.2.2
Les ouvrages type PICF (Passage Infrieur en Cadre Ferm) peuvent tre
raliss en associant des ouvrages cadres prfabriqus en bton entirement ou partiellement (pidroits, traverse suprieure) et des murs en
retour ou des murs en ailes galement prfabriqus en bton, destins
retenir les matriaux de remblais de la plateforme.
Les ouvrages type PIPO (Passage Infrieur en Portique Ouvert) peuvent
tre raliss en associant des pidroits et des poutres prfabriqus (assurant la dalle de couverture du portique) et des murs en retour et des murs
en ailes prfabriqus en bton.
Ces deux types de portiques sont utiliss pour la ralisation d'ouvrages
routiers, ferroviaires, ou hydrauliques.
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Offre de lindustrie de la prfabrication - lments de structures et de superstructures
2.2.6 - Votes
Les ouvrages votes prfabriqus peuvent tre utiliss pour les mmes applications que les cadres, y compris sous fortes hauteurs de remblai.
Ces ouvrages sont composs dlments prfabriqus en bton, associs ou
non un radier et articuls ou encastrs sur des pidroits verticaux ou quasiverticaux, qui peuvent tre en lments prfabriqus en bton ou couls en
place. Selon le type douvrage, ils sont constitus de 2 4 lments.
On distingue deux principaux types douvrages votes :
les ouvrages votes mono-arche,
les ouvrages votes multi-arches.
Nota
Document de rfrence : Guide CIMBETON T41 :
Les ponts courants en bton - Tome 1 - Paragraphe 2.2.13
Les pidroits sont autostables. La pose des divers lments ne ncessite
aucun taiement.
La cintique de montage la plus courante est la suivante :
pose de pidroits ;
ferraillage de la partie du radier coule en place ;
coulage du radier ;
pose des lments de vote sur les pidroits ;
excution ou mise en place des divers joints transversaux et longitudinaux ;
mise en uvre de l'tanchit de l'ouvrage ;
remblaiement de l'ouvrage (mise en uvre du remblai de manire symtrique par couches de 20 30 cm d'paisseur (de compacit au moins
gale 95 % de l'OPM).
Ils permettent doffrir des gabarits pour passage infrieur routier de plus de
10 m de largeur et 5 m de hauteur.
Ces ouvrages sont sensibles une dformation du sol de fondation. Ils peuvent
tre utiliss sur des sols de fondation de qualit moyenne (semelles) ou trs
moyenne (radier).
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Les parements intrieurs des pidroits et des lments de votes peuvent
faire l'objet de nombreuses techniques de traitements de surface.
Les structures peuvent tre rigidifies par clavage des joints longitudinaux et
transversaux.
ASSEMBLAGES DES LMENTS PRFABRIQUS
La ralisation douvrages partir dlments prfabriqus ncessite la
ralisation dassemblages. Ces assemblages sont employs pour raliser
la connexion mcanique des lments entre eux et/ou avec la structure.
Le choix des assemblages doit faire lobjet dune tude spcifique prenant en compte les diffrentes phases de ralisation et dutilisation de
louvrage.
La structure dfinitive obtenue par lassemblage offre le mme comportement et la mme durabilit quune structure monolithe coule en
place.
Deux principaux procds dassemblage sont couramment utiliss dans
les structures en bton : les assemblages en bton arm avec aciers en
attente et les assemblages par prcontrainte. Les assemblages peuvent
tre aussi raliss par boulonnage. Ils peuvent tre complts par des
systmes de joints assurant ltanchit leau et lair.
2.3 - Offre parements et
murs de soutnement
L'offre de produits prfabriqus en bton permet une grande varit de traitements de surface des btons, qui offre aux concepteurs et aux architectes
une palette infinie d'aspects, de textures, de couleurs et de formes permettant d'intgrer les ouvrages en parfaite harmonie dans leur site d'accueil tout
en prservant les caractristiques naturelles des paysages.
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Offre de lindustrie de la prfabrication - lments de structures et de superstructures
2.3.1 - Parements des piles et des pylnes
Les parements prfabriqus en bton sont utiliss sous forme de coffrage
(coque non participante utilise en coffrage perdu) pour la ralisation de piles
de pont ou de pylnes de ponts suspendus ou haubans. Le noyau central
est ensuite rempli sur site avec du bton coul en place. La liaison des coques
avec le bton coul en place est assure par des aciers passifs en attente. Les
coques sont dimensionnes pour rsister aux efforts gnrs par la pousse
du bton coul en place.
Ces parements peuvent prsenter une
multitude d'aspects de surface (bton
poli, bton dsactiv). Ils permettent
la ralisation de piles de formes trs
complexes (exemple : hlice pas variable des pylnes du Viaduc de Chavanon).
La matrise de la prfabrication en usine
permet d'obtenir une grande prcision
des joints d'assemblage et donc une
parfaite continuit du parement et le
respect des tolrances dimensionnelles.
Cette solution permet de rpondre la
crativit des architectes.
Nota
Les piles de pont peuvent tre
constitues dlments prfabriqus en bton assembls par prcontrainte.
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2.3.2 - Parements des cules
Les parements des cules peuvent tre raliss comme ceux des piles partir
de plaques prfabriques (cailles) ou dlments prfabriqus de mur de soutnement.
Dans le cas de massifs en
gotextile renforc ou en
terre arme, les descentes de
charges du tablier peuvent
tre transmises aux remblais
et rparties uniformment
par lintermdiaire dun chevtre fond superficiellement
en haut du remblai. Cette
solution permet, dans le cas
de sols de caractristiques
mdiocres, de saffranchir de
fondations profondes et de
raliser simultanment et
rapidement les remblais daccs louvrage et la cule.
2.3.3 - Ouvrages de soutnement
En soutnement, quatre types de produits prfabriqus en
bton sont gnralement utiliss :
Les murs en bton arm ou murs cantilever. Les lments prfabriqus peuvent constituer le parement du
voile, le voile lui-mme ou lensemble du mur, semelle
comprise. Dans ce dernier cas, ils sont en forme de L ou
de T invers et leur hauteur nexcde pas 10 m.
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Offre de lindustrie de la prfabrication - lments de structures et de superstructures
La paroi verticale ou voile peut prsenter ou non un fruit, tre incline
par rapport la semelle ou tre renforce par des contreforts.
Louvrage est constitu dlments juxtaposs.
Les lments empilables en bton arm ou non, poss gnralement sur
une semelle ou sur des plots isols, permettent de raliser des murs de
soutnement de type poids. Ce type dlments est adapt pour tre
vgtalis et permet de constituer des ouvrages de soutnement dune
hauteur de lordre de 6 m. Il est utilis pour raliser des cules de ponts.
L'association de produits monolithiques, d'cailles de parement verticales et
de longerons horizontaux en bton permet de conjuguer le fonctionnement
en mur poids et l'ancrage par frottement des longerons dans le sol.
Les parois prfabriques, constitues de panneaux en bton arm scells directement dans le sol par un coulis ciment-bentonite sur une longueur douvrage permettant dquilibrer les efforts de pousse. Elles sont
gnralement associes des tirants dancrage prcontraints scells dans
le terrain rsistant ou des butons situs en tte de paroi.
Les cailles prfabriques en bton, lies des armatures (mtalliques
ou synthtiques) noyes dans un remblai compact par couches successives, permettent de raliser des massifs en remblai renforc (technique
dnomme Terre Arme). Les efforts de pousses des terres sont repris
par frottement sol-armatures. Ces cailles font lobjet dune multitude de
traitements de surface. Elles peuvent tre utilises pour constituer des
cules de ponts, des piles cules ou des cules mixtes.
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Pour ces quatre types de produits prfabriqus en bton, il existe une grande
varit de solutions architectoniques permettant aux concepteurs et aux
architectes d'intgrer les ouvrages dans leur environnement.
Lutilisation de murs et de parois de soutnement prfabriqus en bton
permet de rduire les dlais dexcution sur chantier.
Les parements des produits de soutnement prfabriqus en bton peuvent
bnficier de toutes les techniques de traitement de surface, du brut de
dcoffrage au poli en passant par le sabl, le dsactiv, le bouchard.
Loffre se dcline en une large gamme dlments prfabriqus en bton
permettant de sadapter aux configurations de tous types de soutnement
(remblais ou dblais routiers et autoroutiers, murs en retour ou en aile de
cules) et aux gomtries particulires et complexes des sites (emprises
exigus, accs difficiles). La diversit des parements proposs permet de
satisfaire aux exigences architecturales.
La conception gnrale des ouvrages de soutnement fait lobjet dun guide
du SETRA.
2.4 - Offre superstructures
Pour les superstructures douvrages de gnie civil, l'offre de produits prfabriqus en bton comprend des pices de forme, de couleur et de parement
trs spcifiques, quil serait trs difficile, voire impossible, de raliser sur
place. Les produits de superstructures prfabriques en bton sadaptent tant
aux ouvrages en bton quaux ouvrages mixtes ou structure mtallique.
2.4.1 - Corniches de ponts
Nota
Document de rfrence : Guide CIMBETON T41:
Les ponts courants en bton - Tome 1 - Paragraphe 8.5
La corniche assure la protection de la tranche du tablier. Elle apporte la
touche finale louvrage en le mettant en valeur. On y fixe les garde-corps
et divers quipements.
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Offre de lindustrie de la prfabrication - lments de structures et de superstructures
Loffre dlments prfabriqus en bton propose une gamme tendue de
corniches pour ouvrages dart (profils standards ou profils spcifiques) prsentant une large palette de traitements de surface.
La diversit des traitements de surface, les modnatures des corniches et leur
inclinaison permettent de singulariser chaque ouvrage et de lintgrer harmonieusement dans son site.
La pose des corniches fait lobjet
dun guide technique du SETRA
qui prcise les normes de
conception, les critres esthtiques et les pratiques de mise en
uvre.
2.4.2 - Bordures et parapets
Il existe une large gamme de
profils de parapets prfabriqus
en bton (produits standards ou
produits dvelopps pour un
projet particulier) destins
quiper les ouvrages dart routiers ou ferroviaires. Ils sont en
gnral connects au tablier par
un bton coul en place.
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2.4.3 - Dispositifs dvacuation des eaux
Les dispositifs d'vacuation des eaux assurent
l'coulement et l'vacuation des eaux pluviales sur
le tablier. Ils permettent une protection du tablier
contre les infiltrations dans la couche de roulement et une vacuation rapide de l'eau sur le
tablier, afin d'viter tout risque de stagnation des
eaux sur la chausse.
Ils respectent les pentes longitudinales et transversales de l'extrados du tablier.
Des caniveaux prfabriqus en bton, associs
des bordures de trottoir, sont gnralement disposs sur le tablier de part et d'autre de la couche de
roulement.
Des descentes d'eau prfabriques en bton quipent les talus des remblais
des passages suprieurs.
2.4.4 - crans acoustiques
Pour protger les populations des nuisances sonores provenant des infrastructures routires, autoroutires et ferroviaires, la solution privilgie
consiste mettre en place des crans acoustiques. Leur rle est la fois
dattnuer le bruit transmis lenvironnement et de limiter le bruit rflchi
vers la source.
On distingue deux types dcrans prfabriqus en bton : les crans rflchissants et les crans absorbants. Ils ont une efficacit optimale vis--vis des
trois paramtres de base de lacoustique : la transmission, labsorption et la
diffraction.
Les crans sont gnralement raliss en parement absorbant constitu de
bton de bois.
Les crans en bton sont reconnus comme la solution idale en termes de
cot global, de simplicit et dadaptabilit de mise en uvre, de durabilit,
de rsistance aux agressions, dentretien et de maintenance. Les solutions en
bton sont reconnues efficaces et polyvalentes.
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Offre de lindustrie de la prfabrication - lments de structures et de superstructures
Loffre de produits prfabriqus en
bton pour crans acoustiques comprend, en particulier, des solutions
adaptes une utilisation sur les
ouvrages dart.
2.5 - Perspectives et
tendances dvolution
2.5.1 - Atouts des BHP et des BAP
Les volutions de ces dernires annes constituent, pour les composants
prfabriqus en usine, des atouts particulirement intressants, tant sur le
plan des performances que sur celui de la durabilit. Lemploi de matriaux
plus performants et optimiss par lIndustrie du Bton devrait tre source
dconomie pour les ouvrages.
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Les BAP (Btons Autoplaants utiliss depuis quelques annes dans les usines
de prfabrication) facilitent la mise en uvre des btons en usine, amliorent
laspect des parements et permettent de rduire limpact sonore sur le personnel.
Le recours aux BHP (Btons Hautes Performances utiliss depuis de
nombreuses annes par les industriels) optimise, par exemple, le process
de fabrication des poutres prcontraintes (mise en tension plus rapide) et
permet, en diminuant le nombre de poutres ou leur hauteur, dlargir la
gamme des portes, doptimiser le dimensionnement (diminution des
dformations par fluage) et daugmenter la durabilit des ouvrages. Les
BHP permettent un allgement des poutres, ce qui est particulirement
intressant pour la rduction des impacts en matire de transport et pour
les oprations de manutention.
Lutilisation des BHP permet lobtention de performances leves, ce qui
conduit rduire les sections des ouvrages et donc le volume des produits,
et permet de privilgier les composants de forme lance prsentant un
profil mcaniquement optimal.
2.5.2 - Atouts des BFUP
Les BFUP (Btons Fibrs Ultra-Hautes Performances) commencent tre
utiliss dans les ouvrages dart et, en particulier, dans les ponts poutres
prfabriques. Les ponts bnficieront de tous les atouts de ce type de
bton en gagnant en transparence esthtique.
Les BFUP permettent une plus grande libert de conception architecturale
et une lvation maximale du niveau dexigence en qualit du bton et en
durabilit des ouvrages.
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Chapitre
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Coulis dinjection
pour conduits de
prcontrainte
3.1 - Objectifs de linjection des conduits
3.2 - Composition des coulis et spcifications
sur les constituants
3.3 - Spcifications sur les coulis
3.4 - Essai sur tube inclin
3.5 - Environnement normatif et rglementaire
3.6 - Recommandations pour linjection
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Les coulis dinjection pour conduits de prcontrainte
3.1 - Objectifs de linjection
des conduits
L'injection avec des coulis de ciment des cbles de prcontrainte a pour
objectif de protger les aciers de prcontrainte contre les agents corrosifs
extrieurs. En vitant tout contact entre les armatures et l'eau ou l'air humide,
le coulis de ciment constitue une barrire permanente contre la corrosion, du
fait de la passivation des armatures. Il garantit la prennit de la prcontrainte
et donc de louvrage. De plus, dans le cas de prcontrainte intrieure, le coulis
de ciment assure ladhrence du cble avec la structure en bton.
Cependant, linjection est une opration dlicate raliser en raison des tracs
fortement onduls des cbles et de leur grande longueur.
Le coulis, pour assurer convenablement la satisfaction des exigences, doit
tre inject de telle manire que la gaine soit entirement remplie. Il ne doit
pas prsenter de phnomne de sgrgation pendant linjection et pendant
la priode avant la prise.
Nota
La qualit dun produit dinjection conforme aux exigences rglementaires
ne suffit pas garantir un remplissage correct des conduits.
Linjection au coulis de ciment est irrversible. Elle doit tre ralise par
une entreprise et du personnel qualifi et expriment.
La mthode traditionnelle consiste raliser linjection par pompage une
extrmit avec mise lair de lvent lextrmit oppose et ouverture, au
passage du coulis, des vents intermdiaires situs aux points hauts du
conduit.
Aprs linjection de la totalit de la gaine et mise en pression du conduit
0,5 MPa, on procde la purge des capots dancrage et des vents, puis au
cachetage des ttes dancrages afin dviter toute infiltration deau jusquaux
ancrages.
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LES ARMATURES DE PRCONTRAINTE
Les TORONS sont un assemblage de plusieurs fils (le fil est produit par
dformation froid (trfilage) dun fil machine).
Torons 3 FILS : 3 fils enrouls sur un axe thorique commun (utilisation
en prcontrainte par pr-tension uniquement).
Torons 7 FILS : 6 fils disposs en hlice autour dun fin central.
Les torons sont caractriss par leur nombre de fils (et la section du fil)
et leur diamtre.
Les classes de rsistance des torons sont : 1670, 1770, 1860 et 1960 MPa.
Les caractristiques des torons les plus courants sont les suivantes :
Tableau n1 : Caractristiques des torons
Dsignation
Classe MPa
Diamtre (mm)
Section (mm2)
T 13
1860
12.5
93
T 13 S
1860
12.9
100
T 15
1860
15.2
139
T 15 S
1860
15.7
150
Ils sont dfinis par leur force garantie de rupture (FRG) qui varie selon la
classe de lacier.
Les CBLES sont constitus de plusieurs torons en acier haute rsistance pour bton prcontraint.
La gamme des cbles s'tend des cbles monotorons aux cbles de trs
grande puissance comportant jusqu' 55 torons.
Les units les plus courantes, pour la prcontrainte longitudinale, sont les
units 12 ou 13 T15 S (composes de 12 ou 13 torons T15 S) pour la
prcontrainte intrieure et 19 T15 S pour la
prcontrainte extrieure.
Un cble est dfini par le type et le nombre de
torons et la classe de rsistance.
Tte dancrage
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Les coulis dinjection pour conduits de prcontrainte
Les CONDUITS DE PRCONTRAINTE
Il existe plusieurs types de conduits dans lesquels sont disposs les cbles :
gaine (mtallique) nervure en feuillard : paisseur du feuillard : 0,3
0,6 mm - diamtre 25 130 mm,
tube rigide en acier - paisseur 1,5 2 mm,
gaine nervure en PEHD,
tube en PEHD.
La gaine en feuillard est la plus couramment employe en ouvrage d'art.
Les conduits, ncessaires uniquement en post-tension, ont pour rle de :
mnager un passage continu du cble de prcontrainte selon le trac et
la position prvue lors du dimensionnement de louvrage ;
rsister aux sollicitations lors de linstallation, la mise en tension (pression localise, abrasion) et linjection (tanchit, pression dinjection) ;
transmettre les efforts par adhrence (dans le cas de la prcontrainte
intrieure) ;
assurer une protection de larmature (mcanique) et une enveloppe du
coulis dinjection (tanchit) ;
La section du conduit est gale de 2 2,5 fois la section de larmature
afin de permettre son remplissage.
Les essais et contrles effectuer sur les coulis de ciment portent sur :
la composition chimique des constituants qui ne doit pas rvler la prsence
dlments agressifs ;
la fluidit du coulis qui doit tre maintenue durant une priode en accord
avec les conditions de mise en uvre ;
la stabilit du coulis avant prise ;
labsorption capillaire dtermine sur coulis durci diverses chances ;
la rsistance mcanique en flexion et en compression ;
le temps de dbut et de fin de prise (sur la plage de temprature dutilisation).
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3.2 - Composition des coulis
et spcifications sur les
constituants
Les formulations des coulis sont rgies par le rglement davis technique.
3.2.1 - Composition des coulis
Les coulis d'injection pour conduits de prcontrainte sont constitus d'un
mlange en suspension de :
Ciment : CEM I ou CEM II/A-L ou CEM II A-D conforme la norme NF EN
197-1 et admis la marque NF - Liants hydrauliques.
Adjuvants : superplastifiants et agents stabilisants.
Eau.
Additions ventuelles: filler, fumes de silice
Ils sont adjuvants, ce qui optimise leurs caractristiques rhologiques et leur
confre une fluidit adapte aux mthodes dinjection et une dure dinjectabilit matise.
Leur fabrication se fait par malaxage dans des malaxeurs haute turbulence
ou des turbomalaxeurs.
3.2.2 - Spcifications sur les ciments,
les additions minrales et les adjuvants
Les ciments, les adjuvants et le mlange des composants font l'objet des spcifications suivantes :
Ciments : CEM I (CEM II A-L ou CEM II A-D)
Cl- < 0,05 %
S2- < 0,01 %
Constituants secondaires < 3 %
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Les coulis dinjection pour conduits de prcontrainte
Additifs < 0,1 %.
Ne doit contenir aucun lment pouvant entraner la corrosion des aciers.
Pas de fausse prise mesure par l'essai Tusschenbroeck.
Adjuvants
Cl- < 0,10 % (de la masse des adjuvants en poudre).
Absence de Thiocyanates, nitrates, nitrites, formiates et sulfures.
Additions minrales
Fume de silice limite 8%.
Mlange
Cl- < 0,1 % de la masse de ciment.
S2- < 0,01 % de la masse de ciment.
SO3 < 4,5 % de la masse de ciment.
Essai de fluidit
3.3 - Spcifications
sur les coulis
3.3.1 - Spcifications gnrales
Les coulis font lobjet des spcifications suivantes :
Tableau n2 : Spcifications sur les coulis
Norme dessai
Variation de volume
NE EN 445
P 18 141
Temps de prise
NF P 18-362
NF EN 196-3
Absorption capillaire
P 18-364
Objectif
Mthode
Caractrisation du volume
de remplissage
Mesure de la variation de volume
positive ou ngative
lchance 24 h
Mesure du dbut
et de fin de prise
-
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Spcifications
>-1%
<5%
Dbut de prise >3 h
Fin de prise <24 h
-
A 28 jours
<1 g / cm2
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3.3.2 - Spcifications relatives la rhologie
et la stabilit du coulis
Les spcifications sur les coulis visent leur confrer un maintien de la fluidit
et de lhomognit pendant plusieurs heures, pour une matrise de la dure
dinjectabilit et pour une reproductibilit des caractristiques pendant toute
la dure du chantier.
Les essais daptitude du coulis sont prsents dans le tableaun?.
Nota
La fluidit au moment de linjection est, en gnral, de lordre de 15 secondes.
Elle ne devra pas tre infrieure 15 secondes, ni dpasser 25 secondes.
Lessai de fluidit permet de dterminer aussi la Dure Pratique dUtilisation
(DPU - temps durant lequel le coulis est injectable).
Elle est variable en fonction du volume injecter (fonction du diamtre et de
la longueur des conduits) et des temps ncessaires lacheminement du coulis.
Elle est comprise entre 1 heure et 4 heures.
En gnral, la DPU est de lordre de 3 heures
pour des tempratures de lordre de 20C.
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Les coulis dinjection pour conduits de prcontrainte
Tableau n3 : Essais daptitude du coulis
Norme dessai
Objectif
Mthode
Spcifications
Fausse prise
NF P 18363
Essai de
Tusschenbroeck
Le coulis ne doit pas
prsenter de fausse prise
Fluidit
NF P 18358
EN 445
Caractrisation
de lcoulement
du coulis
Mthode du cne :
mesure du temps ncessaire
pour quune quantit
de coulis (1 litre) scoule
travers lorifice dun cne
(ajutage 10 mm)
< 25 secondes
dans la plage
de temprature
spcifie
et
> 15 secondes
Maintien de
la fluidit
NF P 18358
EN 445
Validation du
maintien de
la fluidit
< 25 secondes
T0 + 30 mn
Exsudation
Rsistances
mcaniques
Mesure de la quantit deau
qui ressue la surface
Mthode dessais Caractrisation de
dun coulis que
des LPC
la stabilit du coulis
lon a laiss reposer
labri de toute vaporation
NF EN 196-1
P 18-360
Caractrisation
des performances
mcaniques
du coulis
Volume deau
< 0,3%
Volume dair
< 1%
Mesure des rsistances
- en flexion 28 jours
> 4 MPa
- en compression 28 jours
> 30 MPa
3.4 - Essai sur tube inclin
Cet essai permet de mesurer la stabilit in situ du coulis. Il est effectu
loccasion de la demande davis technique et lors des premiers chantiers
couvrant la premire anne de lavis provisoire favorable.
Il consiste injecter le coulis dans un tube inclin transparent, de 5 mtres
de longueur, inclin 30 par rapport lhorizontale, et mesurer aprs
24 heures les volumes de liquide et dair qui se sont accumuls en partie
haute du tube. La grande dimension de lessai, proche de lchelle en vraie
grandeur, procure aux rsultats une grande fiabilit et une trs bonne reproductibilit.
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Cet essai permet de caractriser en vraie grandeur lexsudation et la stabilit
du coulis en tenant compte de leffet de filtre d la prsence des torons et
de linclinaison des cbles. Il permet de vrifier la validit des mthodes de
formulation, de fabrication et dinjection et de sassurer du remplissage complet des conduits de prcontrainte. Cest un test reconnu pertinent pour
contrler la stabilit et la fluidit du coulis.
Lappareillage dessai est constitu de :
deux conduits : tubes PVC translucides
(Longueur 5 m - Inclinaison 30 - Diamtre intrieur = 81 mm 2 mm).
douze torons de prcontrainte T15 enfils dans chacun des tubes,
matriel de malaxage et dispositif dinjection.
Le coulis est inject la partie basse du tube. Aprs le remplissage qui sarrte
aprs une purge en partie haute dune dizaine de litres environ, la pression
dinjection est maintenue pendant la dure prvue par la mthode dinjection.
Le coulis est ensuite laiss au repos labri de toute vaporation.
On mesure, l'chance de 24 heures aprs la fin de l'injection, la quantit
deau ressue et la quantit dair accumules la surface du coulis, en partie
haute du tube.
Lessai est considr satisfaisant si les volumes d'air et de liquide (exsudation
et filtration) sont infrieurs 0,3 % du volume du coulis dans le tube.
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Chapitre
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Les coulis dinjection pour conduits de prcontrainte
Dtail de
la partie suprieure
du tube
Vis de purge
Air
Eau
5m
Tube PVC
transparent
12 torons
Injection
du coulis
30
Figure n6 : Dispositif dessai de stabilit sur tube inclin
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2,5 m
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3.5 - Environnement
normatif et
rglementaire
Les coulis dinjection pour conduits de prcontrainte font lobjet de deux
documents de rfrence :
3.5.1 - Fascicule 65
La composition, la fabrication et la mise en uvre des coulis sont rglementes par le fascicule 65 A Excution des ouvrages de gnie civil en bton
arm ou prcontraint par post-tension.
Chapitre 9 : Protection des armatures de prcontrainte par coulis de ciment
Les coulis d'injection doivent bnficier d'un Avis Provisoire Favorable (APF)
valable un an ou d'un Avis Technique Favorable (ATF) valable 3 ans.
Nota
Le fascicule 65 prcise, chapitre 13, les clauses techniques relatives la
prcontrainte par POST-TENSION.
3.5.2 - Procdure davis technique
La procdure davis technique relative aux coulis dinjection pour conduits de
prcontrainte est dfinie dans la circulaire n 99-54 du 20 aot 1999.
Les avis techniques concernent la fois le coulis et son mode dinjection
(matriel de fabrication et dinjection). Ils sont bass sur des spcifications
svres sur les constituants et le coulis et des contrles priodiques.
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Les coulis dinjection pour conduits de prcontrainte
Ils sont dlivrs partir des analyses de rsultats :
des essais en laboratoire sur coulis,
de lessai sur tube inclin avec le matriel de mise en uvre de l'Entreprise
Distributrice de Prcontrainte (EDS).
Lavis technique est attribu par un groupe spcialis coulis de la Commission
Interministrielle de la Prcontrainte (CIP), dabord titre provisoire pendant un
an (Avis Provisoire Favorable : APF), puis pour 2 ans (Avis Technique Favorable :
ATF).
Pour les produits bnficiant dun ATF, lessai de stabilit sur tube inclin perd
son caractre systmatique au niveau des preuves de convenance.
A lissue de cette priode, lavis peut tre renouvel.
Nota
La norme XP ENV 13670-1 Excution des ouvrages en bton prcise que
le coulis de ciment doit tre conforme la norme EN 447 et qu'en France,
la norme EN 447 sera obligatoirement complte par le rglement de
l'ASQPE - Association pour la Qualification de la Prcontrainte et des
quipements de Gnie Civil - et le coulis devra faire l'objet d'un avis technique de l'ASQPE.
3.5.3 - Principales normes
Circulaire n99.54 du 20 aot 1999 instituant un avis technique des coulis
dinjection pour conduits de prcontrainte, dlivr par la Commission
Interministrielle de Prcontrainte, Bulletin Officiel, septembre 99.
NF EN 445
(P 18 141)
Coulis pour cbles de prcontrainte - Mthodes dessais
NF P 18-358
Coulis courants dinjections pour prcontrainte
Mesure de la fluidit et de la rduction deau
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NF P 18-359
Coulis courant dinjections pour prcontrainte
Mesure de lexsudation (stabilit)
NF P 18-360
Coulis courant dinjections pour prcontrainte
Essais mcaniques flexion-compression
NF P 18-361
Coulis courant dinjections pour prcontrainte
Mesure du retrait
NF P 18-362
Coulis courant dinjections pour prcontrainte
Dtermination des temps de dbut et de fin de prise
NF P 18-363
Coulis courant dinjections pour prcontrainte
Dtermination de la fausse prise (essai de Tusschenbroek)
NF P 18-364
Coulis courant dinjections pour prcontrainte
Essai dabsorption capillaire
NF EN 446
Procdures d'injection des coulis
Matriel d'injection - Mode opratoire - Contrle qualit
NF EN 447
Prescriptions pour les coulis courants
Critre d'acceptation des coulis (laboratoire et chantier)
Les coulis de ciment base de constituants de qualit, dont les formulations
sont optimises, offrent des performances stables. La rglementation actuelle
permet, grce la procdure davis technique base sur une srie dessais
pertinents, de contrler parfaitement la chane de fabrication et dinjection du
coulis et den garantir la qualit et la protection efficace des cbles de prcontrainte.
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Les coulis dinjection pour conduits de prcontrainte
3.6 - Recommandations
pour linjection
Les oprations d'injection des coulis base de ciment doivent tre excutes
avec le matriel et selon les modalits prvues dans l'avis technique.
La prparation du coulis et son injection doit tenir compte des conditions
mtorologiques.
Linjection ne peut tre ralise qu lintrieur de la plage de temprature
donne dans le dossier davis technique. Celle-ci est en gnral comprise
entre 5 et 35C.
Par temps froid :
linjection dbutera en dbut de journe pour profiter de laugmentation
des tempratures au cours de la journe,
elle est interdite si les tempratures prvues sont en dessous de 0C,
si la temprature du bton ou lintrieur des conduits est infrieure 5C,
il est prfrable de reporter linjection.
Par temps chaud :
linjection doit tre prvue le matin de trs bonne heure,
dans le cas de forte chaleur avoisinant les 35C, les cuves de coulis doivent
tre protges du rayonnement direct du soleil. Il est conseill de prvoir une
rfrigration de leau.
La fabrication du coulis doit tre ralise en suivant scrupuleusement lordre
dintroduction des constituants et la dure de malaxage fournie dans le dossier
davis technique.
Une modification dans lordre dintroduction des constituants ou une variation
de la dure de malaxage peut entraner des modifications de la rhologie du
coulis.
Aprs injection, les vents sont scells et un cachetage est ralis derrire les
plaques d'ancrages.
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Chapitre
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Contrle et assurance
de la qualit
4.1 - Notions gnrales sur la dmarche qualit
4.2 - Rles des diffrents acteurs en matire
de qualit
4.3 - Rfrentiel qualit
4.4 - Contrle extrieur
4.5 - tapes majeures de la construction
4.6 - Affectation des actions du contrle extrieur
Approche par secteurs techniques
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Contrle et assurance de la qualit
4.1 - Notions gnrales sur
la dmarche qualit
Si la dmarche qualit a connu ses premiers dveloppements dans le
domaine de lindustrie en gnral, lors de la fabrication de grandes sries
dlments, elle est applicable et particulirement justifie dans le domaine
de la construction douvrages dart, mme courants, qui sont pourtant toujours
des prototypes.
En effet, mme si les conditions de ralisation sont chaque fois diffrentes
du fait des contraintes spcifiques de sols, denvironnement, dexploitation et
de parti architectural, la construction dun ouvrage ou dune srie douvrages
fait appel des techniques rptitives, connues et normalement matrises.
La dmarche qualit est donc adapte. Elle savre en outre justifie par le
cot de linvestissement initial et la gestion long terme (prise en compte des
gnes aux usagers, de limpact sur lconomie locale, des atteintes lenvironnement) pendant la dure de service de louvrage.
Un ouvrage dart a vocation rendre un service, dans les conditions de scurit pour les usagers, les tiers et les exploitants, les plus parfaites possibles
durant toute son existence.
Rappelons que la dure de service thorique prise en compte est gnralement
dau moins 100 ans dans des conditions dentretien prventif.
Lorsque lon examine les origines des pathologies affectant les ponts anciens,
on constate que la part de celles lies la conception, au calcul et lexcution
est significative :
inexactitude ou insuffisance des hypothses de calcul,
inadquation des modles de calcul et erreurs de dimensionnement,
non prise en compte de certaines actions dues lenvironnement,
insuffisance des documents dexcution,
dficience du contrle de la qualit :
- qualit insuffisante ou dfectueuse des matriaux et produits,
- non-respect des prescriptions technologiques et des dispositions
constructives,
- non-respect des rgles de lart,
- improvisations sur chantier,
- insuffisance du contrle interne et dfaut de surveillance du matre
duvre
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Les campagnes de visites IQOA (Image Qualit des Ouvrages dArt) ralises
depuis quelques annes sur les ouvrages dart situs sur le rseau routier
national, ont mis en vidence une proportion importante douvrages, mme
rcents, ncessitant des travaux dentretien spcialis.
La part de dfauts concernant les quipements (joints de dilatation, appareils
dappui, chapes dtanchit) est prpondrante.
Or certains dfauts engendrs lors de la ralisation de louvrage peuvent
ncessiter au cours des annes la mise en uvre de moyens curatifs hors de
proportion avec ceux qui auraient permis de les viter, comme par exemple
les appareils dappui dont le remplacement implique un vrinage du tablier.
Leurs consquences peuvent parfois tre trs graves et trs coteuses, voire
conduire remplacer un ouvrage de faon prmature dans les cas extrmes ;
il est clair que le cot de la reconstruction dun ouvrage est sans commune
mesure avec celui de sa construction initiale, auquel il faut rajouter les cots
conomiques gnrs (dtournement du trafic) et la gne aux usagers.
La responsabilit de lentrepreneur peut tre recherche (dans le cadre de la
garantie de parfait achvement, des garanties particulires dfinies au Cahier
des Clauses Administratives Particulires, de la garantie dcennale) ; cest le
cas en particulier si sont mis en vidence des vices de conception ou dexcution non apparents lors de la rception dfinitive.
Il en est de mme en ce qui concerne la responsabilit du matre duvre.
La non-obtention des performances attendues (cest--dire la non-qualit)
peut donc tre fort coteuse court, moyen et long terme.
Pour lviter, ladoption dune vritable dmarche qualit tant sur la prvention
que sur le contrle, lment clef de la qualit, simpose.
Il est utile ce stade de rappeler que les cls de la qualit sont les hommes,
le temps (dlais dtudes et dexcution raisonnables) et largent, et que
lobtention de la qualit requise est laffaire de tous les participants lacte
de construire (matres douvrage, matres duvre prescripteurs, entreprises,
industriels, fournisseurs de matriaux).
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Contrle et assurance de la qualit
4.2 - Rle des diffrents
acteurs en matire
de qualit
Les intervenants pour la ralisation dun ouvrage dart sont nombreux, de la
dfinition initiale des besoins la validation du projet global ou la vrification de la satisfaction de ces besoins.
Le matre douvrage :
il fixe les objectifs qualit et est responsable du programme de louvrage
dart raliser.
Le matre duvre, se distinguant ventuellement en un matre duvre
tudes dune part et un matre duvre travaux dautre part, et entour
de partenaires (bureaux dtudes, architectes, gomtres, laboratoires).
il traduit les objectifs qualit dans les pices crites du dossier de consultation des entreprises,
il assure la coordination dune quipe de matrise duvre et organise le
suivi du chantier en incluant le contrle extrieur.
Nota
- Le matre duvre est responsable de la prescription.
Il convient dinsister sur le caractre primordial de ltablissement dun
projet et dun Dossier de Consultation des Entreprises de qualit. Le
Cahier des Clauses Techniques Particulires en particulier doit tre complet
et intgrer les nouveaux textes rglementaires, les nouvelles normes et
recommandations.
- Le matre duvre est responsable du contrle extrieur (sousentendu lentreprise - rappel du fascicule 65-A du Cahier des Clauses
Techniques Gnrales).
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Les entrepreneurs et les sous-traitants :
ils excutent les travaux avec lobligation deffectuer leur contrle interne.
Nota
- Lentreprise est responsable de son contrle intrieur, qui comprend
le contrle interne la chane de production (ou auto contrle) et, lorsquil
est prescrit au march, le contrle externe (ou surveillance du contrle
interne, avec ventuellement proposition de reconnaissance de conformit
- rappel du fascicule 65-A du CCTG).
- Le contrle interne est la vrification par le chantier de ses propres
tches ; il sapplique principalement au choix et la fourniture des matriaux, produits et composants, aux moyens et conditions de transport, de
manutention et de stockage, aux matriels et conditions de fabrication, de
mise en uvre et de rception ; il est rythm par les points critiques et
points darrt (voir paragraphe 4.5 ci-aprs) matrialiss sur les documents
de suivi.
- Le contrle externe lorsquil existe, sert galement dassistance et de
conseil au chantier.
Les fournisseurs et industriels : ils produisent et livrent leurs matriaux,
produits ou composants, avec obligation de respecter les prescriptions,
spcifications et exigences des normes correspondantes.
Nota
Sy rajoutent les exigences spcifies au march, par exemple celles des
rglements des systmes de certification de produit lorsquils existent.
Les rles respectifs des diffrents intervenants et la gestion des interfaces
doivent tre parfaitement dfinis tant dans lexcution du march que dans
le contrle de la ralisation.
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Contrle et assurance de la qualit
4.3 - Rfrentiel qualit
Le rfrentiel qualit est constitu des pices du March et des Plans
dAssurance de la Qualit des entreprises, des sous-traitants et des fournisseurs, aprs acceptation par le matre duvre.
Le fascicule 65-A du CCTG impose aux entreprises et aux matres duvre,
de grer la qualit suivant des dispositions qui comprennent, en particulier,
ltablissement et le suivi dun Plan dAssurance de la Qualit.
Le respect de ces principes exige une formalisation trs prcise de lorganisation du chantier et du systme de contrle mis en uvre par lentrepreneur
(contrle intrieur), ainsi que par le matre duvre (contrle extrieur).
Nota
Un PAQ est constitu :
- dune note d'organisation gnrale du chantier,
- des procdures d'excution, tablies par nature de travaux ou par parties
d'ouvrage,
- du cadre des documents de suivi d'excution.
Il doit tre adapt l'importance et la complexit de l'ouvrage, la
maturit des techniques employes et l'incidence d'ventuelles nonconformits.
Un groupe de travail associant notamment des experts du SETRA, de la SNCF,
de la FNTP et du SNBATI a labor un guide Mise en uvre des Plans
dAssurance de la Qualit - Excution des ouvrages en bton arm et en
bton prcontraint - Guide pour les entrepreneurs et les matres duvre
(SETRA - Dcembre 1991), destin la fois aux entrepreneurs et aux matres
duvre, afin de prciser les relations entre les diffrents acteurs de la
construction de louvrage.
Il est utile de se reporter ce document lors des diffrentes phases dtablissement dun PAQ.
Il convient de rappeler limportance dune dmarche anticipe pour ltablissement des PAQ, ds les phases de remise des offres (tablissement du
Schma Organisationnel du PAQ ou SOPAQ), de mise au point du march,
ainsi que ds la priode de prparation des travaux.
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4.4 - Contrle extrieur
(effectu par le matre duvre)
La circulaire sur la qualit de la route, en date du 22 dcembre 1992 a
rappel que dans la phase dexcution des travaux, quel que soit le genre
de Plan dAssurance Qualit prescrit pour lentreprise, le matre duvre doit
toujours exercer un contrle extrieur en sappuyant sur ses propres prestataires de service, des laboratoires et/ou des bureaux dtudes associs.
4.4.1 - Organisation
La dfinition et lorganisation du contrle extrieur sont de la responsabilit
du matre duvre.
La rpartition des tches est dfinie en fonction de celles quil souhaite et peut
raliser et des diffrents partenaires quil compte ventuellement associer
(architectes, bureaux dtudes, gomtres et laboratoires). Il est toutefois clair
quil ne peut dlguer ses relations avec lentreprise.
Il est conseill quil constitue une quipe lui permettant deffectuer toutes les
prestations de contrle extrieur.
Le matre duvre doit regrouper les PAQ tablis par ses diffrents partenaires,
organiser les interfaces, les circuits de diffusion des documents et avis et les
contrles propres chaque entit en intgrant les points sensibles (critiques
ou darrt) de ses propres tches.
Ces modalits constituent, avec les lments quivalents de lentreprise, des
sous-traitants et des fournisseurs, et complt par la description des relations
entre les deux systmes de contrle (interface globale), le Schma Directeur
de la Qualit (SDQ) de lopration.
Cette organisation doit tre parfaitement dfinie et diffuse tous les intervenants avant le dmarrage du chantier (lors de la priode de prparation des
travaux).
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Contrle et assurance de la qualit
4.4.2 - Intgration du contrle extrieur au droulement
des travaux
Le contrle extrieur ne peut tre correctement exerc que sil a t prpar
aux diffrents stades de mise au point et dexcution du projet :
avant la signature du march : rdaction des pices crites du DCE
(Dossier de Consultation des Entreprises) :
- type de PAQ ;
- teneur minimale du contrle intrieur, obligation ventuelle de contrle
externe ;
- dcomposition en lots de contrle ;
- liste des points darrt ;
- annonce des interventions du contrle extrieur ;
dvolution du march :
- tablissement du programme de contrle extrieur ;
- bauche du SDQ ;
prparation des travaux :
- finalisation du SDQ ;
excution des travaux :
- actions de contrle extrieur.
4.4.3 - Etablissement du programme de contrle extrieur
et dcomposition en lots de contrle
Ltablissement du programme de contrle extrieur doit ncessairement
passer par les phases suivantes :
prise en compte du contenu du contrle intrieur (on se basera sur le
CCTP si la teneur du contrle intrieur propos par les entreprises nest pas
encore connue) ;
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dfinition des lots de contrle par parties douvrages ou secteurs techniques (*) ;
recensement des oprations ncessaires :
- leves de points darrt et critiques ;
- tablissement de la conformit ;
affectation des oprations spcifiques chaque intervenant.
Nota
Concernant la dcomposition en lots de contrle, par parties douvrage ou
par natures de travaux (secteurs techniques), qui doit tre prcise au
CCTP, on retiendra :
- que la somme des lots doit bien entendu constituer louvrage entier ;
- que le lot de contrle ne doit pas tre trop global, ce qui limiterait certes les actions de contrle, mais conduirait accepter ou refuser une
grande quantit de travaux sur la base dun faible nombre dpreuves,
portant donc sur une petite fraction des travaux ;
- qua contrario, si le lot correspond des travaux lmentaires, le sens et
lintrt mme du lotissement disparaissent ;
- le principe de lunit de temps, de lieu et daction.
Par exemple, concernant le contrle de la mise en prcontrainte, on dfinira
autant de lots que de familles de cbles.
Architectes : Frdric ZIRK et Pierre DEZEUZE
(*) La construction dun ouvrage fait appel diffrents mtiers. Plutt que de raisonner par parties
douvrage (pieux, semelles, piles, cules, systme dappui, tabliers, quipements), il est commode de
regrouper les travaux par natures ou secteurs techniques : implantation de louvrage, fondations,
ouvrages provisoires, armatures de bton arm, prcontrainte, btonnages, quipements, preuves
rglementaires
Ainsi la ralisation de chaque partie douvrage ncessite le recours un ou plusieurs secteurs techniques.
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Contrle et assurance de la qualit
Tableau n4 : Proposition de dcomposition en lots de contrles
et actions de contrle extrieur associes
Secteurs techniques
Fondations
Armatures de
bton arm
Prcontrainte
Btonnage
Actions associes de contrle extrieur
Conformit Intgrit des Vrification
des fonds
fondations
du
de fouille
profondes
ferraillage
Pieux
Semelles
Piles,
cules
Vrification
des coefficients de
transmission
Chaque pieu Chaque pieu
Chaque
semelle
Chaque
semelle
Contrle
des
injections
Contrle
de
conformit
Contrle
des
parements
Contrle
des
indicateurs
de durabilit
Chaque pieu
(ou
ensemble
de pieux)
par jour
Chaque ft,
chevtre,
sommier,
ensemble des
autres parties
Chaque
famille
de cbles
Tabliers
Chaque
tronon (ou
plot) de
tablier ou
chaque tablier
Super
structures
coules
en place
Ensemble
des superstructures
par jour
Chaque
semelle
Chaque ft,
Ensemble
chevtre,
des
sommier,
parements
ensemble des vus dun
autres parties point donn
Ensemble
des
lvations
Chaque
Ensemble
Chaque
tronon (ou
des
phase
plot) de tablier parements
dinjection
ou chaque
vus dun
tablier
Chaque
tablier
Ensemble
des superstructures
par jour
Tableau n5 : Proposition de dcomposition en lots de contrles
et actions de contrle extrieur associs
Secteurs techniques
quipements
Joints de chausse
Ouvrage termin
Ensemble des lignes de joints dun tablier
Actions associes de contrle extrieur
Dispositifs de scurit
tanchit
preuve de chargement
inspection dtaille initiale
Ensemble des dispositifs dun tablier
Chaque tablier
Chaque tablier
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Les prestations de contrle extrieur doivent bien entendu tre adaptes :
la nature de louvrage et son environnement,
aux propositions de lentreprise relatives aux mthodes et moyens dexcution
et au contrle intrieur quelle doit excuter et quelle propose de raliser.
Le contrle extrieur comporte un ensemble de tches dfinies ds ltablissement des pices crites du march.
Suivant les attributions du contrle intrieur, pour un plan de contrle donn
(considr ncessaire et suffisant), limportance et la consistance mme du
contrle extrieur doivent tre adaptes.
Il sagit en effet de ne tomber dans aucun des travers suivants :
doubler le contrle intrieur,
lentriner sans raison.
Mme lorsque les preuves dtude et de convenance sont effectues dans
le cadre dun contrle intrieur, elles relvent du matre duvre en terme
dacceptation et sont donc de sa responsabilit.
Le matre duvre doit donc organiser son contrle extrieur pour pouvoir se
prononcer valablement.
Quant au contrle de conformit, il est clair quil nest pas dlgable lentreprise, mme si la ralisation des essais correspondants peut ltre dans
certaines conditions.
Pour ce qui est des essais sur bton par exemple, la tendance est de transfrer
les essais de contrle de conformit au contrle intrieur. Cette tendance
devrait d'ailleurs tre officialise avec les dispositions du nouveau fascicule
65-A du CCTG.
Le Matre duvre, dans le cadre de son contrle extrieur, devra alors
procder :
la validation des essais raliss dans le cadre du contrle intrieur (audits
de laboratoire, essais et contrles croiss),
linterprtation des rsultats vis--vis des critres de conformit,
au suivi de l'volution des rsistances pour mettre en vidence dventuelles
drives au cours du chantier.
Lorsque la prsence dun reprsentant de la matrise duvre sur le chantier
nest pas systmatique, le suivi et la surveillance du contrle intrieur, pour
une tche donne de lentreprise, peuvent tre excuts suivant les modalits
suivantes :
mode continu : prsence permanente dun technicien charg de contrle
pendant lopration considre ;
mode intermittent : intervention par sondages (par exemple, une fois par
semaine), selon un programme prtabli ou de faon inopine ;
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Contrle et assurance de la qualit
mode ponctuel : intervention loccasion des points darrt et points critiques
par exemple.
Ces modalits sont adapter en fonction de lorganisation et du personnel
(effectifs, qualification) de lentreprise.
Le matre mot est ici la confiance, mais pas aveugle. Elle doit tre taye par
le constat de lapplication des procdures lors dinterventions inopines ou
daudits.
En cas de dfaillance du contrle intrieur, le contrle extrieur doit sy substituer.
4.4.4 - Contenu du contrle extrieur
Le contrle extrieur est globalement dcompos en trois volets :
acceptation du rfrentiel ;
vrification de son application ;
intervention aux tapes majeures, gnralement associ lattestation de
la conformit.
Concrtement, ces trois volets correspondent :
lanalyse des PAQ :
- organisation de lentreprise pour obtenir la qualit ;
- procdures dexcution des entreprises, des fournisseurs et des soustraitants ;
la vrification de lapplication des PAQ :
- actions de suivi ;
- surveillance du contrle intrieur ;
lexcution dpreuves spcifiques de contrle (mesures, essais, preuves,
constatations) :
- sur les points sensibles (points darrt et points critiques) ;
- pour chaque lot de contrle ;
Il sagit du contrle des tapes majeures de la construction (leve des points
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darrt par exemple) et de la conformit des travaux aux spcifications, dclins par parties douvrages ou par secteurs techniques ;
au suivi de la gestion des anomalies :
- avis sur les propositions des entreprises (actions curatives et correctives) ;
- ventuels diagnostics complmentaires ;
- vrification du traitement ;
- suivi des mesures prventives ;
la synthse (pour la constitution du dossier douvrage).
Architectes : Frdric ZIRK et Pierre DEZEUZE
Lannexe n3 dtaille le contenu des actions du contrle extrieur.
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Contrle et assurance de la qualit
4.5 - tapes majeures
de la construction :
points critiques,
points darrt
DFINITIONS
Un point critique est un point de lexcution qui ncessite une matrialisation du contrle interne sur un document de suivi dexcution, ainsi
quune information pralable du Matre duvre pour quil puisse, sil le
juge utile, effectuer son contrle.
Lintervention du contrle extrieur nest, dans ce cas, pas ncessaire la
poursuite de lexcution.
La liste des points critiques, ainsi que les dlais associs de pravis et de
rponse du Matre duvre, est prsente par l'entrepreneur dans la Note
d'Organisation Gnrale du PAQ, et soumise lacceptation du Matre
duvre.
Un point darrt est un point critique particulier pour lequel un accord
formel du Matre duvre ou dun organisme mandat par lui est ncessaire pour la poursuite de lexcution.
La liste des points d'arrt du projet est donne dans le CCTP.
Les dlais de pravis et de rponse du Matre duvre correspondants
sont fixs dans le CCAP, qui doit prciser les dispositions prendre par
lentreprise lissue du dlai de rponse, en labsence de raction du
Matre duvre.
Il est essentiel de dfinir un ensemble de points darrt strictement ncessaires et suffisants : il ne sagit en effet ni de dcrdibiliser la dmarche
qualit des entreprises, ni de dresponsabiliser le matre duvre.
Les points darrt simposent en particulier lorsquil ny a pas moyen de
revenir en arrire aprs excution de la phase de travaux suivante.
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Tableau n6 : Exemples de points darrts (PA) et de points critiques (PC)
(liste non exhaustive)
Secteurs techniques
Phases dexcution, actions de contrle extrieur
PA
Implantation de louvrage
Implantation gnrale - Piquetage
Implantation des fouilles
Conformit du fond de fouille dune semelle de fondation
Contrle du remblaiement dune poche purge
Autorisation de btonnage dune semelle de fondation
Implantation des pieux
Rception du forage (reconnaissance des sols et du niveau dassise)
et rception des armatures dun pieu avant mise en place de celles-ci
et btonnage
Rception des pieux dun appui aprs auscultation
Rception des fondations profondes dun appui aprs recpage
Portance du terrain dassise
Rception des ouvrages provisoires de 1re catgorie
et des matriaux spciaux
Fondations superficielles
Fondations sur pieux
excuts en place
Ouvrages provisoires
Armatures de bton arm
Btonnages
Prcontrainte par post-tension
Produits structuraux
prfabriqus en bton arm
Produits structuraux
prfabriqus en bton
prcontraint par pr-tension
quipements
preuves rglementaires
Contrle de la fabrication des cages et panneaux darmatures
Rception du ferraillage et de sa mise en place dans les coffrages
Rception de la centrale de fabrication du bton
Autorisation de raliser les preuves de convenances des btons
preuves de convenances des btons
preuves de convenances des btons pour parements fins et ouvrags
(avec ralisation dlments tmoins)
Essais de convenance du traitement de surface ventuel
Contrle de mise en place des coffrages
Autorisation de btonnage dune partie douvrage
Contrle de la mise en uvre du bton
preuve dinformation de rsistance du bton
Opration de dcoffrage
Autorisation de dcintrement dun tronon de tablier
Rception des conduits et du systme dancrage en place
Autorisation de mise en tension des armatures de prcontrainte
Contrle de la mise en tension
Rception de la mise en tension avant coupe des armatures (surlongeurs)
preuve de convenance du coulis dinjection
Autorisation dinjection des gaines de prcontrainte
Contrle de linjection des gaines
Rception de lusine de prfabrication
Autorisation de raliser lpreuve de convenance (ralisation de
llement tmoin ou du 1er lment de srie)
Acceptation de lpreuve de convenance (autorisation de lancer
la fabrication)
PC dj voqus relatifs aux armatures de bton arm et aux btonnages
Pr-rception en usine des lments avant expdition
Rception des lments sur site aprs transport
Rception de lusine de prfabrication
Autorisation de raliser lpreuve de convenance (ralisation de
llement tmoin ou du 1er lment de srie)
Acceptation de lpreuve de convenance (autorisation de lancer
la fabrication)
PC dj voqus relatifs aux armatures de bton arm et aux btonnages
Contrle de la mise en tension
Contrle de la mise en prcontrainte des lments (au relchement
des torons ou fils)
Pr-rception en usine des lments avant expdition
Rception des lments sur site la livraison
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
X
Rception des bossages et de la pose des appareils dappui
Rception du support de ltanchit
Rception de ltanchit et autorisation de mise en uvre de la couche
de roulement
Rception des dispositifs de retenue avant scellement
Rception des joints de chausse avant fixation ou scellement
X
X
Autorisation de raliser les preuves de chargement
81
PC
X
X
X
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Contrle et assurance de la qualit
4.6 - Affectation des actions
du contrle extrieur Approche par secteurs
techniques
Chaque secteur technique est rgi par des rgles particulires ou gnrales,
exprimes ou implicites (rgles de lart), dont lensemble constitue le rfrentiel
technique.
A chaque nature de travaux sont associes des exigences de performances,
caractrises par plusieurs paramtres, traduits en clauses et spcifications
dans le march, les fascicules du CCTG, les normes, les rgles de lart, ainsi que
dans les documents qualit des entreprises.
Par exemple pour le secteur Btons, les exigences de performances concernent :
la rsistance mcanique, caractrise par :
les proprits du bton ltat frais et durci (rsistance minimale au
dcoffrage, rsistance minimale la mise en tension des cbles de prcontrainte, rsistance caractristique 28 jours, retrait, fluage, module
dlasticit),
ltat du bton en place dans louvrage (compacit, rsistance, ouverture
des fissures) ;
laspect des parements, caractris par leur forme, teinte et texture ;
la durabilit, caractrise par lenrobage des armatures, la composition du
bton, son ouvrabilit (adaptation une bonne mise en uvre), sa teneur en
air occlus, son mode de mise en uvre, de serrage dans les coffrages (compacit) et de cure, sa permabilit, sa stabilit chimique (rsistance la raction alcali-silice par exemple)
Les performances globales sont souvent traduites en obligations de moyens,
que ce soit en terme de produits ou de mises en uvre. Cela provient de la difficult de caractriser en termes de rsultats densemble, certains aspects de
rsistance en place (exemple du bton) et de durabilit.
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4.6.1 - Fondations des ouvrages
Tableau n7 : Proposition daffectation des actions du contrle extrieur
Secteurs techniques FONDATIONS
Vrification de lapplication du PAQ
Opration
Analyse du PAQ
Contrle de lassise
des fondations
Contrle de lintgrit
du bton des fondations
profondes
preuves de contrle
Suivi
Surveillance du
contrle intrieur
Analyse de la
procdure
dexcution
fondations
Contrle de la
mise en uvre
des pieux fors
ou des pieux
battus
Contrle de conformit
du fond de fouille
Contrle de lintgrit
du bton des fondations
profondes
4.6.2 - Armatures passives
Tableau n8 : Proposition daffectation des actions du contrle extrieur
Secteurs techniques ARMATURES
Vrification de lapplication du PAQ
Opration
Contrle du ferraillage
passif
Analyse du PAQ
Analyse des
procdures
de fabrication
et pose du
ferraillage
Suivi
Suivi de la
fabrication
du ferraillage
Architectes : Frdric ZIRK et Pierre DEZEUZE
Avis sur
les fournitures
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Surveillance du
contrle intrieur
preuves de contrle
Vrification du ferraillage
en place
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Contrle et assurance de la qualit
4.6.3 - Prcontrainte par post-tension et injections
des conduits de prcontrainte
Tableau n9 : Proposition daffectation des actions du contrle extrieur
Secteurs techniques PRCONTRAINTE
Opration
Analyse PAQ
Vrification de lapplication du PAQ
Suivi
Analyse de la
procdure
prcontrainte
Contrle de la
prcontrainte
par post-tension
Avis sur les
matriaux, sur
les matriels
Vrification des
consignes
(directives
pression/
allongements
Analyse de la
procdure
injection
Contrle de linjection
des conduits de
prcontrainte
Avis sur les
matriaux, sur
les matriels
Vrification du
dossier dtude
ventuel
preuves de contrle
Surveillance du
contrle intrieur
Vrification des
matriels
procds et produits
Vrification des
conduits en place
Vrification des cfficients
de transmission
Suivi de mise
en tension
Vrification de
ltanchit
des conduits
Suivi des
injections
Participation lpreuve
de convenance
Ralisation de lpreuve
de contrle
4.6.4 - Btons couls en place
La norme NF EN 206-1 Btons - Spcification, performances, production et
conformit, qui sapplique aux btons fabriqus sur chantier ou prts
lemploi, destins aux btiments et structures de gnie civil, rend obligatoire
ltablissement dun systme de contrle de production document (manuel
de contrle de production, procdures et instructions), dont elle dfinit la
teneur minimale (plan de contrle).
Ce contrle peut en outre tre certifi (ce qui est un moyen donnant une garantie
de rgularit de la production).
Pour les marchs relevant du fascicule 65-A du CCTG, le recours des centrales
bton bnficiant du droit dusage de la marque NF-BPE ou quivalent est
obligatoire (la procdure particulire de la marque NF-BPE est galement
approprie pour la fourniture des btons de chantiers douvrages dart).
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Avant toute production de bton, il est indispensable que le Matre duvre
procde ou fasse procder la rception des centrales bton proposes
(Point dArrt).
Il sagit dune reconnaissance des installations avec vrification de la conformit
aux exigences particulires du fascicule 65-A (prcision du rglage des systmes
de dosage par exemple), aux exigences du march (stockage primaire des
granulats permettant leur essorage, dispositif enregistreur du processus de
malaxage par exemple).
Le contrle extrieur doit galement comprendre lexamen et lmission dun
avis sur :
le PAQ particulier du fournisseur de bton, intgrant les exigences
particulires du march ;
les dossiers dtude des btons, qui relvent du contrle intrieur de
lentreprise, ou les rfrences des formules de bton proposes (il
convient en particulier de vrifier la prise en compte des recommandations pour viter les ractions de gonflement interne du bton : raction
alcali granulats et raction sulfatique dorigine interne) ;
le PAQ de lentreprise, notamment la procdure de mise en uvre du
bton.
Les btons prts lemploi entrant dans la fabrication des ouvrages dart sont
gnralement des Btons Proprits Spcifies (BPS).
La norme NF EN 206-1 prcise bien que la spcification du bton relve de
la responsabilit du prescripteur.
En pratique plusieurs entits spcifient des exigences diffrents stades de la
conception et de la ralisation (matre douvrage, matre duvre, entrepreneur,
sous-traitant ventuel) ; chacun est responsable de transmettre ses exigences
spcifies et complmentaires au maillon suivant de la chane, jusquau producteur
du bton.
La spcification dsigne donc la compilation finale, transmise au producteur
de bton, qui doit tre pralablement soumise par lentreprise la validation du
Matre duvre.
Le recours un Bton Composition Prescrite (BCP) impose que le prescripteur
possde une bonne exprience dans le domaine de la formulation des btons.
Les preuves de convenance de fabrication du bton ont pour objet de vrifier,
dans les conditions du chantier, laptitude fabriquer puis livrer un bton
conforme la spcification.
Elles relvent du contrle intrieur de lentreprise, mais le contrle extrieur
doit systmatiquement y tre associ, pour permettre leur acceptation
pertinente par le Matre duvre.
Elles se droulent sur le site des centrales de bton et permettent :
la validation de la consistance du bton frais,
le suivi de lvolution des proprits du bton frais (consistance, teneur en
air occlus le cas chant) dans le temps, aprs simulation du temps ncessaire
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Contrle et assurance de la qualit
au transport et la mise en uvre du bton, en tenant compte des ventuelles attentes sur chantiers,
la vrification du bon rendement volumique du bton (la somme des quantits de tous les constituants de la formule gale un mtre cube),
la vrification du caractre pompable du bton le cas chant
Ces preuves de convenance sont parfois utilement compltes par des
preuves de convenance de mise en uvre, qui doivent tre prvues au
CCTP, par exemple sous la forme de la ralisation dlments tmoins (exigences particulires concernant les parements ouvrags, voire fins, pices
difficiles btonner, utilisation de btons spciaux).
La mission de contrle extrieur doit ensuite comprendre :
le suivi ou la surveillance du contrle intrieur, avec dventuelles vrifications,
la ralisation des preuves de contrle, par lots pralablement dfinis.
Tableau n10 : Proposition daffectation des actions du contrle extrieur
Secteurs techniques BTONNAGE
Vrification de lapplication du PAQ
Opration
Contrle du bton
par partie douvrage
Analyse PAQ
Vrification du
dossier dtudes
Analyse des
procdures de
fabrication et
mise en uvre
Contrle des parements
Contrle des indicateurs
de durabilit
Analyse de la
procdure
parement
_
Surveillance du
contrle intrieur
Suivi
Suivi de la
fabrication
_
Suivi de la
mise en uvre
_
preuves de contrle
Inspection de la centrale
bton
Participation lpreuve
de convenance
Ralisation de lpreuve
de conformit
Dfinition de llment
tmoin
Essais de durabilit
Exemple de proposition de lotissement de contrle dun ouvrage et de nombre
de prlvements de bton :
Lot de contrle
Nombre de prlvements de bton
Fondations profondes (pieux)
3 par groupe de pieux fabriqus dans la journe
Appuis
3 par appuis et au moins un prlvement par phase
de btonnage
Murs de soutnement
3 pour l'ensemble et au moins un prlvement par phase
de btonnage
Structures en cadres ou portiques
3 (+1 par 100 m3 supplmentaires au del de 300 m3
ou par phase de btonnage)
Tablier
3 (+1 par 100 m3 supplmentaires au del de 300 m3
ou par phase de btonnage) et 1 au niveau du bton
de reprise du joint de chausse
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Les preuves dinformation et lutilisation ventuelle de la maturomtrie, relvent du contrle intrieur de lentreprise, ce qui ne dispense bien sr pas de
lintervention du contrle extrieur (avis sur la procdure particulire, avis sur
ltude spcifique de maturomtrie).
4.6.5 - Produits prfabriqus en bton
Loffre de produits prfabriqus en bton dans le domaine du gnie civil
comprend :
les parties structurelles douvrages (lments de murs, cadres, portiques,
Passages Infrieurs Vots, poutres PRAD, hourdis de ponts mixtes),
les crans acoustiques (poteaux, panneaux),
les parements, coffrages perdus,
les quipements douvrages (corniches).
La prfabrication apporte en effet une rponse trs intressante aux problmatiques des diffrents acteurs (Matre dOuvrage, Matre duvre et entreprises) vis--vis du respect des dlais, des cots, de la qualit de ralisation
(qualit esthtique des parements par exemple).
Pour autant, il est ncessaire de prendre en compte certaines dispositions
particulires rappeles par la suite.
Lemploi de produits prfabriqus en bton permet de concentrer les contrles
de chantier sur les points spcifiques lis leur mise en uvre (taiement,
calage, stabilit en phase provisoire) et leur assemblage (clavages).
Le contexte rglementaire et normatif :
Les normes de rfrence pour les produits prfabriqus en usine sont les normes de produit, qui dfinissent compltement leurs caractristiques et leurs
constituants.
La plupart des normes de produit disposent dune partie harmonise qui
ouvre au marquage CE. De nombreuses normes sont dites autoportantes
car elles contiennent en elles-mmes toutes les spcifications ncessaires.
En ce qui concerne les produits prfabriqus structuraux en bton, les normes
europennes harmonises lorsquelles existent, sappuient sur la norme NF
EN 13369 Rgles communes pour les produits prfabriqus en bton.
Lorsquil nexiste pas de norme spcifique de produit, la norme NF EN 13369
sapplique si elle est rfrence par les pices du march.
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Contrle et assurance de la qualit
Ces normes prcisent et compltent, pour les aspects concernant les produits
prfabriqus structuraux, la norme NF EN 206-1. Les normes des produits
structuraux renvoient par ailleurs, directement ou via la norme NF EN 13369,
ldition nationale de lEurocode 2.
Les exigences de durabilit de la norme NF EN 13369 concernent notamment :
le type et les classes de constituants ;
le rapport maximal Eau efficace/Liant quivalent ;
le dosage minimal en liant quivalent ou labsorption deau maximale ;
la rsistance minimale la compression du bton ;
la teneur maximale en chlorures ;
et le cas chant :
la teneur minimale en air occlus ;
le type de ciment ;
les seuils associs aux essais de performance.
Les valeurs limites spcifies (en fonction de la classe dexposition) applicables la composition des btons destins aux produits prfabriqus en usine
sont dfinies dans deux tableaux normatifs (NA.F.1 et NA.F.2), communs aux
normes NF EN 206-1 et NF EN 13369.
Pour les produits prfabriqus courants, lindustriel a la possibilit dutiliser au
choix les exigences de lun ou lautre des deux tableaux. Pour chaque type
dlment prfabriqu, une procdure documente doit alors mentionner le
tableau auquel il est fait rfrence.
Normalement, les spcifications du tableau NA.F.2 qui reposent sur une
approche performantielle de la durabilit permettant de prendre en compte
lensemble des facteurs lis aux formules de bton et aux procds de fabrication, sont les plus appropries pour les produits prfabriqus.
Le cahier des charges peut cependant faire explicitement rfrence au
tableau NA.F.1.
Pour les marchs publics de lEtat, le fascicule 65-A du CCTG, les recommandations pour la prvention des dsordres dus lalcali-raction (LCPC juin
1994), ainsi que les recommandations pour la durabilit des btons durcis
soumis au gel (LCPC dcembre 2003) restent bien entendu applicables.
Les recommandations pour la durabilit des btons durcis soumis au gel ne
concernent cependant pas les produits en bton prfabriqus en usine
conformes des normes prvoyant des spcifications relatives au comportement au gel avec ou sans sels de dverglaage et dont la conformit est
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atteste par une certification de produit accrdite COFRAC (QUALIF IB lments architecturaux fabriqus en usine - additif au cahier des charges de
septembre 2002, par exemple).
Pour maintenir et amliorer la qualit, la FIB (Fdration de lIndustrie du
Bton), organisme certificateur, dlivre la certification de qualification QUALIF IB
pour des familles de produits (produits denvironnement, lments architectoniques et escaliers en bton) aux industriels respectant les exigences dun
programme de matrise de la qualit fond sur un cahier des charges.
Ce document constitue un texte normatif complet rsultant dune concertation entre les matres douvrage, les architectes, les matres duvre, les utilisateurs, les pouvoirs publics, les industriels, les experts et les organismes
certificateurs. Il dfinit toutes les performances des produits (dimensions,
caractristiques mcaniques, thermiques,) et leurs diffrentes classes. Les
produits spcifiques la ralisation des ouvrages dart, lexception des
parements, nentrent cependant pas ce jour dans le champ de cette certification.
Le contrle extrieur :
La satisfaction des exigences contractuelles relatives aux performances
mcaniques, laspect, lesthtique des parements, la durabilit (prise en
compte des classes dexposition de louvrage) passe par :
une formulation adquate du bton,
la matrise et la rgularit de sa fabrication,
le respect des rgles de lart (enrobages des armatures par exemple),
et lintgrit des lments (absence de dfauts initiaux).
Il est donc essentiel que le matre duvre procde une valuation pralable du
ou des sites de prfabrication proposs, en portant une attention particulire :
aux installations (niveau dquipement du matriel de fabrication du bton
par exemple),
la matrise du processus de fabrication,
au systme qualit, contrle interne, voire externe,
lintgration des exigences particulires du cahier des charges.
Compte tenu de lloignement frquent entre les sites de prfabrication, le
chantier, ainsi que le sige de la Matrise duvre, lorganisation du contrle
extrieur de la fabrication des produits prfabriqus peut revtir une forme
particulire.
En fonction des disponibilits de lquipe de la matrise duvre, il pourra en
effet tre fait appel un laboratoire, avec transfert de dlgation pour le
contrle du processus de ralisation et la leve des points darrt.
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Contrle et assurance de la qualit
Le plan de contrle doit tre tabli en prenant en considration le rle structurel ou non des lments, les exigences particulires (classes dexposition
par exemple), les difficults dexcution
Les points sensibles (PA points darrt et PC points critiques) suivants paraissent appropris (liste non exhaustive) :
PA : Agrment du prfabricant et du ou des sites de prfabrication proposs,
aprs ralisation dune visite initiale du site, surtout dans le cas des produits
structurels non courants, analyse et mise au point du PAQ ;
PA : Autorisation de raliser llment tmoin ou le premier lment de la
srie, au titre de lpreuve de convenance ;
PA : Acceptation de lpreuve de convenance ;
PC : habituels en fonction de la nature des travaux (bton arm ou prcontraint par exemple), que le contrle extrieur pourra vrifier (application du
PAQ), avec ventuelle excution dpreuves spcifiques de contrle, suivant
un mode ponctuel, intermittent voire continu ;
PA : Prrception en usine des lments avant expdition ;
PA : Rception des lments sur chantier aprs transport.
Les points suivants, matriser dans le processus de fabrication des lments,
doivent faire lobjet dune attention particulire :
respect de la gomtrie des lments (nombreuses rutilisations des moules),
des positionnements des attentes et rservations (clavages et connexions
ultrieurs sur site) ;
respect des enrobages des armatures ;
matrise du cycle dtuvage, de la cure du bton ;
matrise des oprations ralises aux jeunes ges : dmoulage, mise en
prcontrainte, manutentions ;
matrise des conditions de stockage et de transport.
En dfinitive, lobtention de la qualit requise dans le cas du recours la
prfabrication ncessite, de la mme manire que pour les travaux raliss
in situ :
anticipation (il faut en particulier profiter de la Priode de Prparation des
Travaux),
implication du Matre duvre et organisation particulire du contrle extrieur,
implication de lEntreprise mandataire, pour la gestion des interfaces et la
ralisation dun ventuel contrle externe,
et bien videmment implication du prfabricant (matrise du processus,
contrle interne, systme Qualit).
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4.6.6 - quipements des ouvrages
Tableau n11 : Proposition daffectation des actions du contrle extrieur
pour les quipements des ouvrages
Secteurs techniques QUIPEMENTS
Vrification de lapplication du PAQ
Opration
Analyse PAQ
Surveillance du
contrle intrieur
Suivi
Avis sur les
fournitures
Contrle des appareils
dappui
Analyse de la
procdure de
mise en uvre
des appareils
dappui
preuves de contrle
Contrle des appareils
dappui en
lastomre frett ou
des appareils dappui
mis en uvre
Vrification de la qualit
des ancrages (suivant
le type joint)
Contrle de la
fabrication des
supports, lisses,
ancrages
Contrle de la
galvanisation
Avis sur les
fournitures
Contrle des joints
de chausse
Analyse de la
procdure de
mise en uvre
des joints
de chausse
Avis sur les
fournitures
Contrle des dispositifs
Analyse des
de scurit (cas des
procdures de
Barrires Normales BN4)
fabrication et
de mise en uvre
des BN4
Examen du support
bton
Suivi de la
mise en uvre
Architectes : Frdric ZIRK et Pierre DEZEUZE
Contrle de ltanchit
de chaque tablier
Avis sur les
produits
Analyse de la
procdure de
mise en uvre
de ltanchit
Contrle du
montage
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_
Rception de ltanchit
(avec ventuelle vrification)
de ladhrence
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Contrle et assurance de la qualit
4.6.7 - preuves rglementaires et inspection dtaille
initiale
Les preuves rglementaires et lInspection Dtaille Initiale font partie de la
rception dfinitive de louvrage. De ce fait elles relvent de la responsabilit
du matre duvre.
Nota
Ltablissement du dossier de rcolement de lexcution de louvrage a
une importance capitale.
Ce dossier doit comprendre :
le programme et le calendrier rels d'excution,
les plans et les notes de calculs mis jour,
les compte rendu d'incidents et les calculs ventuels les accompagnant,
le PAQ accompagn de tous les rsultats des contrles, preuves et
essais divers,
une notice de visite et d'entretien comprenant le suivi gomtrique de
l'ouvrage, les lments ncessaires la visite et l'entretien des diffrentes parties de l'ouvrage, dans l'esprit de l'Instruction Technique sur la
surveillance et l'entretien des ouvrages d'art de la Direction des Routes
et de ses fascicules annexes (cf fascicule sur les dossiers douvrages).
Des inspections avant la fin des dlais de garanties particulires dfinies au
CCAP et avant la fin du dlai de la garantie dcennale doivent galement tre
ralises, linitiative du matre douvrage.
De mme, il y aura lieu de renouveler priodiquement des essais de durabilit
suivant les recommandations du Guide AFGC relatif lapproche performantielle et prdictive sur la base dindicateurs de durabilit.
Cela permettra en particulier de programmer bon escient les actions dentretien spcialis prventif.
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Chapitre
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Btonnage
par pompage
des btons
5.1 - Technique de pompage du bton
5.2 - Atouts du btonnage par pompage
des btons
5.3 - Utilisation des pompes bton
5.4 - Positionnement de la pompe,
respect des consignes de scurit
5.5 - Respect de lenvironnement
en fin de coulage
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Btonnage par pompage des btons
5.1 - Technique de pompage
du bton
La technique de pompage du bton consiste refouler, par lintermdiaire
dune pompe, le bton dans une tuyauterie.
5.1.1 - Procd de pompage
Le bton est pralablement agit dans la trmie de rception de la pompe
ds sa sortie du camion malaxeur.
Le cheminement du bton dans la tuyauterie, se fait grce un cycle aspiration/
pousse, laide de deux pistons relis deux vrins hydrauliques voluant
lintrieur de deux cylindres appels chemises (le premier vrin remonte dans
sa chemise : aspiration du bton, simultanment, le second vrin descend :
pousse du bton).
Le nombre de cycles par minute aspiration / pousse, permet de dfinir la
cadence de pompage en mtres cubes par heure.
Nota
Le dbit courant des pompes varie entre 20 et 150 m3 par heure.
5.1.2 - Matriel de pompage
Il existe deux types de pompes :
les pompes automotrices tuyaux ou flche de rpartition ;
les pompes stationnaires plus spcialement utilises en poste fixe sur des
chantiers de Gnie Civil de longue dure. Dans ce cas, le bton est transport dans de la tuyauterie pose au sol et alimente un mt de btonnage
ou simplement, assure le remplissage dun coffrage.
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Deux systmes de pompage compltent la gamme de loffre de matriel :
la pompe pistons qui permet dobtenir des dbits de pompage importants
avec des btons de consistance S 2 ;
la pompe rotor, qui est peu utilise en chantier douvrage dart. Elle est
plus adapte aux pompages dlicats tels que le pompage des btons
spciaux (bton lger, bton autoplaant etc.).
Les types de pompes utilises sur les chantiers douvrage dart courants, sont
gnralement des pompes pistons, automotrices flche de rpartition.
Les flches, composes
dlments articuls dont
le nombre de bras varie
selon les modles (de 3
5 bras) supportent la
tuyauterie mtallique dans
laquelle va circuler le
bton. Gnralement le
diamtre des tuyaux est
de 125 mm.
La tuyauterie est prolonge, en bout de flche, par
un tuyau flexible en caoutchouc arm, qui facilite la
mise en place du bton
avec prcision dans le coffrage ou la zone btonner.
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Btonnage par pompage des btons
5.2 - Atouts du btonnage
par pompage
des btons
Le btonnage par pompage des btons offre de nombreux atouts.
5.2.1 - Aspect qualit
Compte tenu du procd de pompage, les caractristiques initiales du matriau
bton sont prserves lors de son transport dans la tuyauterie de la pompe
bton.
La mise en uvre du bton la pompe permet dviter les reprises de btonnage et dassurer lhomognit des parements.
La hauteur de chute du bton partir de la sortie de la flche jusquau point
de btonnage est freine par un tuyau flexible. Le bton coule en continu
jusqu son emplacement dfinitif et conserve ainsi toute son homognit.
Dans le cas de btonnage dans un coffrage (semelle, pile, cule) le tuyau
flexible est descendu au point bas du coffrage, il est remont simultanment
avec le bton au fur et mesure du remplissage du coffrage, ce qui permet
dviter toute chute au bton.
Le pompage permet de mettre en uvre, dans les coffrages, des btons de
consistance et de caractristiques ltat frais plus homognes.
5.2.2 - Rapidit de mise en uvre
Le pompage permet dacclrer la mise en uvre du bton.
Lors du btonnage dans un coffrage, le gain de temps de coulage est essentiellement d lapport important et rapide de bton (le volume transport par
une toupie, varie de 6 8 m3 par rotation).
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Le tuyau de flche reste en place lintrieur du coffrage jusqu la fin du
remplissage, contrairement au btonnage la grue qui ncessite des rotations de remplissage vidange de la benne bton dont la capacit est limite
la performance de la grue.
Le btonnage la pompe permet de librer la grue de chantier qui peut ainsi
tre affecte dautres tches.
Pour le btonnage dun tablier de pont, les performances des pompes permettent dassurer des cadences moyennes de 60 m3/heure, voire suprieures.
5.2.3 - Accessibilit
Laccs aux diffrents points
de coulage dun ouvrage est
facilit par lventail de longueurs de flches proposes
par les entreprises adhrentes au Syndicat National du
Pompage de Bton (SNPB),
de 20 mtres prs de 50
mtres de porte.
Dans le cas dun tablier de
pont, le pompage permet
damener le bton avec prcision au bon endroit. Il est
possible dinstaller une ou
plusieurs pompes en fonction des caractristiques go-
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Btonnage par pompage des btons
mtriques de louvrage, du plan de btonnage et de la cadence de pompage
retenue par lentreprise et impose par le systme dtaiement afin dassurer
une bonne rpartition des charges sur louvrage en cours de btonnage.
Le pompage permet galement de mettre en place du bton dans des zones
ou des coffrages difficilement accessibles.
5.3 - Utilisation
des pompes bton
5.3.1 - Choix du matriel
Le choix du matriel de pompage utiliser est fonction :
de la partie douvrage btonner (semelle, pile, cule, chevtre...)
des contraintes daccessibilit du point de btonnage (pour dfinir la longueur de flche),
et de la cadence de btonnage souhaite.
Dans le cas de coulage dun tablier, et suivant le plan de btonnage, une ou
plusieurs pompes peuvent tre mises en place.
La longueur de flche doit tre adapte aux caractristiques gomtriques de
louvrage et lemplacement de la ou des pompes.
Le choix du dbit de la pompe est fonction de la capacit de production de
la centrale B.P.E. et du nombre de camions malaxeurs affects lapprovisionnement du chantier. Cette logistique doit tre adapte la cadence thorique
de btonnage prvue par lentreprise qui dpend du personnel et du matriel
affects la mise en uvre du bton sur louvrage.
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5.3.2 - Configuration du chantier
Dans le cas dutilisation dune
seule pompe, le btonnage
dbutera, en principe, partir
dune cule, du point bas de
louvrage vers son point haut.
En cas dutilisation de plusieurs pompes et selon le type
douvrage, les pompes peuvent tre disposes au niveau
et de chaque ct des cules.
Le btonnage se fait du centre
de louvrage vers les cules
ou, plus rarement, des cules
vers le centre. Elles peuvent
aussi tre installes un niveau infrieur
celui du tablier couler.
Le personnel de lentreprise, affect la
pompe, doit veiller au bon remplissage de la
trmie de rception de la pompe et avertir le
conducteur lorsque la toupie est vide afin que
ce dernier stoppe le pompage pour empcher
toute projection de bton.
5.3.3 - Essais de convenance
Dans la majorit des chantiers douvrages
dart, un essai de convenance est ncessaire
pour valider la pompabilit de la formule de
bton dans le contexte du chantier.
Ces essais permettent doptimiser la fois la
composition du bton (ouvrabilit, consistance), la capacit de dbit de la pompe, la
configuration des installations ainsi que le
mode opratoire du pompage.
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Btonnage par pompage des btons
Nota
Pour viter la formation dun bouchon au dmarrage de lopration de
pompage, il convient de pomper pralablement de la barbotine (mlange
de ciment et deau ou produit quivalent) dont la quantit utiliser est
adapter en fonction de la longueur de la flche de la pompe.
Cette barbotine ne doit pas tre dverse sur le tablier ou dans le coffrage.
5.4 - Positionnement de
la pompe, respect des
consignes de scurit
Le positionnement de la pompe doit prendre en compte son environnement
au sol, le gabarit arien disponible ainsi que les contraintes de coulage.
5.4.1 - Risques lectriques
En cas de prsence dune ligne lectrique au-dessus de
la zone dimplantation de la pompe, il convient didentifier la tension de la ligne et de contacter les responsables
dEDF pour demander la coupure ou lisolation temporaire de lalimentation de cette ligne. En cas dimpossibilit de coupure, loprateur de la pompe devra respecter
les distances dapproche conseilles de la ligne :
minimum 3 mtres de distance pour 20 000 volts ;
minimum 5 mtres pour 400 000 volts.
Nota
En cas de pluie ou de brouillard, ces distances doivent
tre augmentes de 2 mtres au minimum.
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Il est recommand dutiliser des pompes quipes de moyens de dtection
de champs lectriques qui permettent dalerter en permanence le conducteur
de la pompe de la proximit dune ligne lectrique.
5.4.2 - Stabilisation, prparation du sol
La pompe doit tre stabilise conformment aux recommandations du
constructeur et tre mise en place sur un emplacement plan.
Lemprise au sol doit tre adapte la longueur de la flche et sa zone
dvolution.
Le sol doit tre suffisamment compact. Il doit rsister la pression exerce
par les patins de stabilisateurs afin dviter leurs ventuels enfoncements (la
pression au sol est donne par le constructeur de la pompe).
La surface de la plateforme doit permettre les manuvres ncessaires aux
positionnements des toupies larrire de la pompe.
5.4.3 - Scurit au sol dans lenvironnement immdiat
de la pompe
Laccs laire de btonnage (emplacement de la pompe et aire de manuvre
des toupies) doit tre dgag de tout obstacle pouvant :
gner lapproche des camions malaxeurs ;
gner les manuvres de la flche de la pompe ;
provoquer un accident corporel au personnel voluant dans cette zone, par
exemple, le personnel de laboratoire charg deffectuer les prlvements
pour la confection des prouvettes de contrle du bton ou le personnel
charg de guider la toupie se placer larrire de la pompe.
Si la surface de laire de btonnage le permet, il est intressant de positionner
deux toupies larrire de la pompe pour amliorer la cadence de coulage en
optimisant le temps de manuvre des toupies.
5.4.4 - quipements de Protection Individuels
Le port des Equipements de Protection Individuels (EPI) est obligatoire sur
tous les chantiers. Les EPI comprennent :
le casque ;
les chaussures de scurit ;
les gants ;
les lunettes ;
le baudrier rflectoris.
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Btonnage par pompage des btons
Le personnel, dsign par lentreprise et affect au guidage des camions
malaxeurs, doit lui aussi imprativement porter les EPI.
Il doit tre quip dun baudrier rflectoris afin dtre visible de jour comme
de nuit et se tenir sur le ct du camion de manire tre vu par le chauffeur
lors de la manuvre de recul.
Le conducteur de la pompe et les chauffeurs de toupies doivent galement
porter les EPI.
5.4.5 - Scurit du personnel voluant sur louvrage
Le conducteur de la pompe se positionne gnralement au plus prs du point
de btonnage de manire avoir une bonne visibilit pour effectuer ses
manuvres en toute scurit.
Pour le btonnage dun tablier et suivant limplantation de la pompe, il peut
tre au mme niveau ou un niveau situ bien au-dessus de celle-ci.
A laide de sa radiocommande, il peut manuvrer la flche en toute scurit
pour lui et pour le personnel voluant sur le tablier.
5.5 - Respect de
lenvironnement en fin
de coulage
Afin de prserver lenvironnement, il est ncessaire que lentreprise prvoit,
sur le chantier, une aire de lavage permettant aux chauffeurs des toupies :
de nettoyer leurs goulottes avant de reprendre la route,
de laver la flche et la trmie de la pompe la fin du coulage.
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Chapitre
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Optimisation
de lenrobage
des armatures
6.1 - Incidence de la qualit de lenrobage
6.2 - Enrobage minimal et enrobage nominal
6.3 - Philosophie de lenrobage
suivant lEurocode 2
6.4 - Enrobage minimal suivant lEurocode 2
6.5 - Processus de dtermination
de lenrobage nominal
suivant lEurocode 2
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Optimisation de l'enrobage des armatures
Nota
Ce chapitre ne traite que de l'enrobage des armatures du bton arm et ne
concerne donc pas l'enrobage des armatures de prcontrainte prtendues
et des cbles de prcontrainte. Il ne traite que l'enrobage des structures
coules en place.
Pour les produits prfabriqus en bton, la norme NF EN 13369 prcise les
exigences appliquer.
6.1 - Incidence de la
qualit de l'enrobage
Lenrobage des armatures reprsente la distance entre la surface du bton et
larmature la plus proche (cadres, triers, pingles, armatures de peau, etc.).
Lenrobage des armatures et les caractristiques du bton denrobage sont
les paramtres fondamentaux permettant de matriser la prennit des
ouvrages aux phnomnes de corrosion et donc leur dure de service. Ainsi,
il est possible de placer les armatures hors datteinte des agents agressifs en
les protgeant par une paisseur suffisante dun bton compact, ayant fait
l'objet d'une cure approprie.
Dans des conditions normales, les armatures enrobes dun bton compact
et non fissur sont naturellement protges des risques de corrosion par un
phnomne de passivation qui rsulte de la cration, la surface du mtal,
dune pellicule protectrice de ferrite Fe2 O3 CaO (dite de passivation). Cette
pellicule est forme par laction de la chaux libre par les silicates de calcium
sur loxyde de fer.
La prsence de chaux maintient la basicit du milieu entourant les armatures
(lhydratation du ciment produit une solution interstitielle basique de pH
lev de lordre de 13). Tant que les armatures se trouvent dans un milieu
alcalin prsentant un pH compris entre 9 et 13,5, elles sont protges.
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Nota
L'enrobage et la compacit ont un impact immdiat sur la priode de propagation qui prcde l'initiation et le dveloppement de la corrosion des
armatures. A titre d'exemple, il est couramment reconnu que l'augmentation
de l'enrobage minimal d'une valeur de 10 mm permet d'augmenter la dure
de service de l'ouvrage pour passer de 50 ans 100 ans.
Nota
Des prcisions complmentaires pour la dtermination de lenrobage pour
les structures en bton conues avec lEurocode 2 sont donnes dans le
Guide Technique LCPC Note Technique sur les dispositions relatives
lenrobage pour lapplication en France.
Rappel des rgles BAEL 91
Article 7.1 - Protection des armatures
Lenrobage de toute armature est au moins gal :
5 cm pour les ouvrages la mer ou exposs aux embruns ou aux
brouillards salins, ainsi que pour les ouvrages exposs des atmosphres trs agressives,
3 cm pour les parois coffres ou non et qui sont soumises (ou sont
susceptibles de ltre) des actions agressives, des intempries ou
des condensations, ou encore, eu gard la destination des ouvrages, au contact dun liquide,
1 cm pour des parois qui seraient situes dans des locaux couverts et
clos et qui ne seraient pas exposes des condensations.
6.2 - Enrobage minimal et
enrobage nominal
C'est l'enrobage nominal qui est prcis sur les plans d'excution de l'ouvrage.
L'enrobage nominal est gal la somme de l'enrobage minimal et d'une marge
pour tolrances d'excution.
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Optimisation de l'enrobage des armatures
6.3 - Philosophie
de lenrobage
suivant lEurocode 2
Les recommandations de lEurocode 2 (norme NF EN 1992-1-1), en matire
denrobage des btons de structures, sont novatrices. Elles rsultent dun
retour dexprience sur la durabilit des ouvrages construits depuis plusieurs
dcennies et sur les recherches rcentes en matire de protection des armatures vis--vis des risques de corrosion. Elles visent, en conformit avec la
norme NF EN 206-1, optimiser de manire pertinente la durabilit des
ouvrages. En effet, la dtermination de la valeur de lenrobage doit prendre
en compte de faon extrmement dtaille :
la classe dexposition dans laquelle se trouve louvrage (ou la partie douvrage) qui traduit les conditions environnementales ;
la dure de service attendue (ou dure d'utilisation du projet) ;
la classe de rsistance du bton ;
le type de systme de contrle qualit mis en uvre pour assurer la rgularit des performances du bton et la matrise du positionnement des
armatures ;
la rgularit de la surface contre laquelle le bton est coul ;
le type darmatures (prcontraintes ou non) et leur nature (acier au carbone,
acier inoxydable) et d'ventuelles protections complmentaires contre la
corrosion.
La valeur de lenrobage peut ainsi tre optimise, en particulier :
si lon choisit un bton prsentant une classe de rsistance la compression
suprieure la classe de rfrence (dfinie pour chaque classe dexposition) ;
sil existe un systme de contrle de la qualit ;
si lon utilise des armatures inox.
LEurocode 2 permet aussi de dimensionner louvrage pour une dure de
service suprieure, en augmentant la valeur de lenrobage. Loptimisation
des performances du bton et de lenrobage des armatures constitue un
facteur de progrs essentiel pour garantir la durabilit des ouvrages.
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6.4 - Enrobage minimal
suivant lEurocode 2
Lenrobage minimal est dfini dans la norme NF EN 1992-1-1, section 4
Durabilit et enrobage des armatures (article 4.4.1). Il doit satisfaire en
particulier aux exigences de transmission des forces dadhrences et assurer
une protection des aciers contre la corrosion.
Il est donn par la formule :
Cmin = max [Cmin,b ; Cmin,dur + Cdur,y - Cdurst Cdur,add ; 10 mm]
Avec Cmin,b
enrobage minimal vis--vis des exigences dadhrence
(bton/armature).
Cmin,dur
enrobage minimal vis--vis des conditions environnementales.
Cmin,dur tient compte de la classe dexposition et de la classe
structurale (qui dpend de la dure dutilisation du projet).
Et :
Cdur,y
marge de scurit (valeur recommande 0) ;
Cdur,st
rduction de lenrobage minimal dans le cas dutilisation,
par exemple, dacier inoxydable ;
Cdur,add
rduction de lenrobage minimal dans le cas de protections
complmentaires.
Nota
La valeur de Cmin,b est rarement dimensionnante pour la dtermination de
Cmin.
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Optimisation de l'enrobage des armatures
6.5 - Processus de
dtermination de
lenrobage nominal
suivant lEurocode 2
Le processus de dtermination de l'enrobage des armatures dans chaque
partie d'ouvrage comporte les 8 tapes suivantes qui vont permettre de
prendre successivement en compte :
la classe d'exposition,
la classe structurale et les modulations possibles en fonction de choix
particuliers,
le type d'armatures,
des contraintes particulires,
les tolrances d'excution.
tape 1 : PRISE EN COMPTE DES CLASSES D'EXPOSITION
Un bton peut tre soumis plusieurs classes d'exposition concomitantes
qui traduisent avec prcision l'ensemble des actions environnementales. Les
classes d'exposition de chaque partie d'ouvrage sont une donne de base du
projet. Elles sont imposes par les conditions d'environnement du projet.
Elles sont dfinies dans le tableau 4.1 (F) de l'article 4.2 de l'Eurocode 2 (norme
NF EN 1992-1-1) en conformit avec la norme NF EN 206.1.
tape 2 : CHOIX DE LA CLASSE STRUCTURALE
LAnnexe Nationale de l'Eurocode 0 (NF EN 1990 - Base de calcul des structures) dfinit 5 catgories de dure dutilisation de projet pour les ouvrages
en France.
chaque catgorie est associe une dure d'utilisation de projet (dure
pendant laquelle une structure est cense pouvoir tre utilise en faisant
lobjet de la maintenance escompte, mais sans quil soit ncessaire deffectuer des rparations majeures).
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Pour les ponts, par exemple, cette dure est de 100 ans.
Ces dures supposent la mise en uvre de btons conformes aux tableaux
N.A.F. 1 ou N.A.F. 2 de la norme NF EN 206.1.
Les documents particuliers du march peuvent spcifier des dures d'utilisation de projet diffrentes.
La valeur de Cmin, dur dpend de la classe dexposition et de la classe structurale. Cette classe structurale peut tre module.
Les modulations possibles de la classe structurale, en fonction de choix
particuliers pour le projet (dure d'utilisation de projet, classe de rsistance
du bton, nature du ciment, compacit du bton d'enrobage), engageant le
matre duvre, sont donnes dans le tableau 4.3 N (F) de l'article 4.4.1.2 (5)
de l'Annexe Nationale de la norme NF EN 1992-1-1.
Ces modulations de la classe structurale, pour dterminer l'enrobage minimal
Cmin,dur, sont synthtises dans le tableau n12 ci-dessous (extraits du tableau
4.3 N (F)).
Lamlioration de la qualit du bton se traduit en particulier par une minoration de la classe structurale de 1 ou de 2.
Tableau n12 : Modulation de la classe structurale recommande
Classe dexposition
Critre
X0
Dure
dutlisation
de projet
Classe de
rsistance
du bton
XC2-XC3
XC4
XD1-XS1 XD2-XS2
XA1
XA2
XD3-XS3
XA3
100 ans, majoration de 2
25 ans et moins minoration de 1
C 30/37 C 30/37 C 30/37 C 35/45 C 40/50 C 40/50 C 45/55
Minoration de 1
C 50/60 C 50/60 C 55/67 C 60/75 C 60/75 C 60/75 C 70/85
Minoration de 2
-
Nature
du liant
XC1
C 35/45 C 35/45 C 40/50
Bton base de CEM 1
sans cendre volantes
Minoration de 1
Enrobage compact
Minoration de 1
tape 3 : DTERMINATION DE L'ENROBAGE MINIMAL
VIS--VIS DE LA DURABILIT Cmin,dur
Les valeurs de Cmin,dur (en mm) requis vis--vis de la durabilit sont donnes
en fonction de la classe dexposition et de la classe structurale dans le tableau
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Optimisation de l'enrobage des armatures
4.4 N pour les armatures de bton arm et dans le tableau 4.5NF pour les
armatures de prcontrainte l'article 4.4.1.2 (5) de la norme NF EN 1992-1-1
Tableau n13 : Valeur de Cmin,dur en fonction de la classe dexposition et
de la classe structurale dans le cas des armatures de bton arm
Classe dexposition
Classe
structurale
X0
XC1
XC2-XC3
XC4
S1
10
10
10
15
20
25
30
S2
10
10
15
20
25
30
35
S3
10
10
20
25
30
35
40
S4
10
15
25
30
35
40
45
S5
15
20
30
35
40
45
50
S6
20
25
35
40
45
50
55
XD1-XS1 XD2-XS2
XD3-XS3
Tableau n14 : Valeur de Cmin,dur en fonction de la classe dexposition et
de la classe structurale dans le cas des armatures de prcontrainte
Classe
structurale
Classe dexposition
X0
XC1
XC2-XC3
XC4
XD1-XS1 XD2-XS2
XD3-XS3
S1
10
15
25
30
35
S2
15
25
30
35
40
45
40
S3
sans
20
30
35
40
45
50
S4
objet
25
35
40
45
50
55
S5
30
40
45
50
55
60
S6
35
45
50
55
60
65
Nota
La classe structurale correspondant une dure dutilisation de projet de
50 ans est la classe S4.
Pour les classes d'exposition XF1, XF2, XF3 et XF4, la valeur de Cmin,dur est
dtermine en prenant en compte les classes d'exposition concomitantes
XC1 XC4 et XD1 XD3.
L'Annexe Franaise de la norme NF EN 1992-1-1 prcise comment tenir
compte de cette concomitance de classe.
Tableau n15 : Concomitance des classes dexposition
Type de salage
XF1
Sous classe dexposation XF
XF2
XF3
XF4
Peu frquent
XC4
SO
XD1 ou XC4*
SO
Frquent
SO
XD1 ou XD3*
SO
XD2 ou XD3**
Trs frquent
SO
SO
SO
XD3
SO : sans objet
* XD1 : si le bton est formul avec un entraneur dair.
XC4 : si le bton est formul sans entraneur dair
**XD3 : pour les lments trs exposs (pour les ponts : corniches, longrines d'ancrage des dispositifs de
retenue, solins des joints de dilatation).
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Pour les classes d'exposition XA1 XA3, la valeur de Cmin,dur est aussi dtermine
en prenant en compte les classes d'exposition concomitantes XC ou XD.
tape 4 : PRISE EN COMPTE DU TYPE D'ARMATURE
LAnnexe Nationale de la norme NF EN 1992-1-1 dans l'article 4.4.1.2 (7)
prcise les cas dans lesquels lenrobage Cmin,dur peut tre rduit, dune
valeur Cdur.st ou Cdur.add. Ce choix engage le matre d'uvre. La valeur est
fixe par les documents particuliers du march.
Utilisation darmatures en acier rsistant la corrosion : Armature INOX.
"Sur justification spciale et condition dutiliser des aciers dont la rsistance
la corrosion est prouve (certains aciers inox par exemple), pour la dure
dutilisation et dans les conditions dexposition du projet, les documents particuliers du march pourront fixer la valeur de Cdur.st. En outre, le choix des
matriaux, des paramtres de mise en uvre et de maintenance doivent faire
lobjet dune tude particulire. De mme, lutilisation de tels aciers ne peut
seffectuer que si les caractristiques propres de ces aciers (notamment soudabilit, adhrence, dilatation thermique, compatibilit des aciers de nature
diffrente) sont vrifies et prises en compte de faon approprie" (extrait de
l'article 4.4.1.2 (7)).
Mise en place dune protection complmentaire : en cas de mise en place
dune protection complmentaire, lenrobage minimal nest pas diminu, sauf
pour les revtements adhrents justifis vis--vis de la pntration des agents
agressifs pendant la dure dutilisation de projet.
tape 5 : PRISE EN COMPTE DE CONTRAINTES PARTICULIRES
LEurocode 2 et lAnnexe Nationale Franaise prescrivent daugmenter
lenrobage minimal dans les cas suivants :
- Parements irrguliers : dans le cas de parements irrguliers (bton
granulat apparent par exemple), lenrobage minimal doit tre augment
dau moins 5 mm.
- Abrasion du bton : dans le cas de bton soumis une abrasion, il
convient daugmenter lenrobage de 5 mm, 10 mm et 15 mm respectivement pour les classes dabrasion XM1, XM2 et XM3 (voir lEN 1990
Eurocode 0 - Base de calcul des structures).
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Optimisation de l'enrobage des armatures
Processus de dtermination de lenrobage nominal
suivant lEurocode 2
tape n
1
Prise en compte des classes dexposition
Choix de la classe structurale
Prise en compte de la durabilit
Prise en compte du type darmature
Prise en compte de contraintes particulires
Prise en compte des contraintes dadhrence
Cmin,b
Dtermination de lenrobage minimal
Cmin
Prise en compte des tolrances dexcution
Cnom
Cmin,dur
Cdur,st
- Cdur,add
- Bton coul au contact de surfaces irrgulires : dans le cas dun bton
coul au contact de surfaces irrgulires, il convient gnralement de
majorer lenrobage minimal en prenant une marge plus importante pour le
calcul. Il convient de choisir une majoration en rapport avec la diffrence
cause par lirrgularit. Lenrobage minimal doit tre au moins gal k1
mm pour un bton coul au contact dun sol ayant reu une prparation (y
compris bton de propret) et k2 mm pour un bton coul au contact
direct du sol.
Les valeurs recommandes par lAnnexe Franaise sont :
k1 = 30 mm et k2 = 65 mm.
tape 6 : DTERMINATION DE L'ENROBAGE MINIMAL
VIS--VIS DE L'ADHRENCE Cmin,b
L'enrobage minimal vis--vis de l'adhrence Cmin,b est prcis dans le tableau
4.2 article, 4.4.1.2 (3) de la norme EN 1992-1-1.
112
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Il convient que Cmin,b ne soit pas infrieur :
au diamtre de la barre dans le cas darmature individuelle ;
au diamtre quivalent dans le cas de paquet darmatures.
Cmin,b est major de 5 mm si le diamtre du plus gros granulat du bton est
suprieur 32 mm.
tape 7 : DTERMINATION DE L'ENROBAGE MINIMAL Cmin
L'enrobage minimal est dtermin par la formule donne au paragraphe 10.4.
en intgrant les valeurs de Cmin,b, Cmin,dur, Cdur,y, Cdur.st et Cdur,add.
tape 8 : PRISE EN COMPTE DES TOLRANCES D'EXCUTION
Lenrobage minimal doit tre major pour tenir compte des tolrances pour
cart dexcution (Cdev).
La valeur recommande dans l'article 4.4.1.3 (3) est Cdev = 10 mm sauf
justification particulire. En particulier, cette valeur peut tre rduite sous
rserve de conditions strictes de contrle qualit, la fois sur la conception
et lexcution des ouvrages.
L'enrobage nominal est donn par la formule :
Cnom = Cmin + Cdev
Si la ralisation ou la conception et l'excution des lments d'ouvrage sont
soumis un systme dAssurance Qualit (incluant en particulier des dispositions spcifiques relatives la conception, au faonnage ou la mise en
place des armatures). Il est possible de rduire la valeur de Cdev une valeur
comprise entre 5 et 10 mm.
Cette rduction possible de Cdev permet d'inciter un meilleur contrle du
positionnement rel des armatures et une meilleure qualit de ralisation.
Nota
LEurocode 2 attire lattention sur les deux points suivants :
les problmes de fissuration auxquels risque de conduire un enrobage
nominal suprieur 50 mm,
les difficults de btonnage auxquelles risque de conduire un enrobage
nominal infrieur la dimension nominale de plus gros granulats.
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Chapitre
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Recommandations
pour la dtermination
des classes
dexposition
7.1 - Notions de classe dexposition
7.2 - Dtermination des classes dexposition
pour chaque partie douvrage
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Recommandations pour la dtermination des classes dexposition
7.1 - Notions de
classe dexposition
Les nouveaux textes normatifs et rglementaires relatifs au bton prennent en
compte la durabilit en s'appuyant, sur la notion de classe d'exposition. Ils
imposent au prescripteur de dfinir les risques d'agressions et d'attaques
auxquels le bton de l'ouvrage ou de chaque partie d'ouvrage va tre expos
pendant la dure de service de la structure.
Ces actions dues l'environnement sont regroupes en classe d'exposition.
La dtermination de ces classes d'exposition permet ensuite de slectionner
avec prcision les caractristiques en termes de formulation et de performances
des btons, parfaitement adapts aux environnements dans lesquels ils vont se
trouver.
La norme NF EN 206-1 dfinit (article 4.1 : Classes d'exposition en fonction
des actions dues l'environnement) 18 sous-classes d'exposition regroupes
en 6 classes par risque de corrosion (XC, XD, XS) et d'attaques (XF, XA) dpendant
des actions et conditions environnementales auxquelles le bton est soumis.
Tableau n16 : Classes dexposition
Risque de
corrosion
Classe dexposition
Environnement
XO
XC
XD
Aucun risque de corrosion ou dattaque
Corrosion induite par carbonatation
Corrosion induite par les chlorures ayant
une origine autre que marine
Corrosion induite par les chlorures prsents
dans leau de mer
XS
XF
Attaques gel/dgel avec ou sans argent
de dverglaage
Attaques chimiques
Attaques
XA
Les sous-classes d'exposition prennent notamment en compte l'humidit
relative du milieu et les ventuels cycles d'humidification schage.
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Nota
En France, la dsignation de la classe d'exposition doit tre suivie du sigle (F)
ainsi que prvu par l'article NA 6.2.2 de la norme NF EN 206-1 qui a adapt
les classes d'exposition au contexte climatique et gographique franais.
A chaque sous classe dexposition correspondent des spcifications sur la
composition des btons.
Chaque bton dune partie d'ouvrage peut tre soumis simultanment plusieurs actions environnementales.
Il convient donc, pour chaque partie d'ouvrage, de combiner les sous-classes
d'exposition pour prendre en compte avec prcision l'ensemble des conditions environnementales auxquelles est soumis le bton.
Le bton devra ainsi respecter toutes les exigences relatives la combinaison
des classes dexposition.
Nota
Le march doit prciser toutes les donnes caractrisant l'environnement
dans lequel sont situes les parties de l'ouvrage ainsi que les classes dexposition.
La dtermination rigoureuse des classes dexposition auxquelles est soumis
le bton ncessite donc une analyse par tapes successives de lensemble
des actions environnementales potentielles. Cette dmarche peut tre
dcompose en cinq tapes :
Etape 1 : Prise en compte des conditions climatiques,
Etape 2 : Prise en compte de la localisation gographique de louvrage,
Etape 3 : Prise en compte de lexposition du bton lair et lhumidit,
Etape 4 : Prise en compte de laction des chlorures dorigine autre que
marine,
Etape 5 : Prise en compte du contact avec le sol et des eaux de surface
ou souterraines.
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Recommandations pour la dtermination des classes dexposition
L'Annexe Nationale de la norme NF EN 1992-1-1 (Eurocode 2 calcul des
structures en bton - Rgles gnrales et rgles pour les btiments)
prcise section 4 : DURABILITE ET ENROBAGE DES ARMATURES, en
conformit avec la norme NF EN 206-1, quelques donnes complmentaires sur les conditions denvironnement et la dtermination de la
classe dexposition.
Note (3) : Les parties ariennes des ouvrages dart sont classer en XC4,
y compris les retours de ces parties concernes par les cheminements et/ou les rejaillissements de leau.
Note (4) : Ne sont classer en XD3 que les parties douvrages soumises
des projections frquentes et trs frquentes et contenant
des chlorures et sous rserve dabsence de revtement dtanchit assurant la protection du bton, par exemple les parties
suprieures des dalles et les rampes des parcs de stationnement.
Note (5) : Sont classer en XS3 les lments de structures en zone de
marnage et/ou exposs aux embruns lorsquils sont situs
moins de 100 m de la cte, parfois jusqu 500 m, suivant la
topographie particulire.
Sont classer en XS1 les lments de structures situs au-del
de la zone de classement XS3 et situs moins de 1 km de la
cte, parfois plus, jusqu 5 km, lorsquils sont exposs un air
vhiculant du sel marin, suivant la topographie particulire.
Note (6) : En France, les classes dexposition XF1 XF4 sont indiques
dans la carte donnant les zones de gel, sauf spcification particulire notamment fonde sur ltat de saturation du bton.
Note (8) : Les risques de lixiviation et dattaque par condensation deau
pure sont traiter dans les classes dexposition XA1, XA2 et
XA3 suivant leur svrit.
La norme NF EN 1992-2 : Ponts en bton, prcise :
que pour une surface en bton protge par une tanchit, la classe
dexposition recommande est XC3,
quen cas dutilisation de sels de dverglaage, il faut considrer que
toutes les surfaces de bton situes x mtre de la chausse dans le
sens horizontal et y mtre dans le sens vertical sont exposes
laction des sels.
Les valeurs recommandes pour x et y sont 6 mtres.
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SYNOPTIQUE POUR LA DTERMINATION DES CLASSES DEXPOSITION
Actions environnementales
Classes dexposition
1
Prise en compte
des conditions climatiques
Attaques gel/dgel avec ou sans
agents de dverglaage
XF1, XF2, XF3, XF4
2
Prise en compte de
la localisation gographique
de louvrage
Corrosion induite par les chlorures
prsents dans leau de mer
XS1, XS2, XS3
3
Prise en compte de
lexposition du bton
lair et lhumidit
Corrosion induite par
carbonatation
XC1, XC2, XC3, XC4
4
Prise en compte de
laction des chlorures
dorigine autre que marine
Corrosion induite par
les chlorures ayant une origine
autre que marine XD1, XD2, XD3
5
Prise en compte du
contact avec le sol et les eaux
de surface ou souterraines
Attaques chimiques
XA1, XA2, XA3
7.2 - Dtermination des
classes dexposition
pour chaque partie
douvrage
7.2.1 - Prise en compte des conditions climatiques Classe XF
La norme NF EN 206-1 dfinit 4 sous-classes d'exposition (XF1, XF2, XF3 ou
XF4) pour les btons soumis une attaque significative du gel/dgel avec ou
sans agents de dverglaage.
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Recommandations pour la dtermination des classes dexposition
Deux mthodes permettent de dterminer la sous-classe dexposition.
Dtermination de la sous-classe d'exposition partir des niveaux de
gel et de salage :
Niveaux de gel
La norme NF EN 206-1 prsente la carte des zones de gel en France
(figure NA.2, carte des zones de gel en France), en distinguant trois catgories de gel : faible, svre et modr.
Cette carte est complte par le fascicule de documentation FD P 18-326
Btons - Zones de gel en France qui donne les niveaux de gel par
canton (sans prendre en compte les conditions particulires d'environnement).
Nota
Des conditions particulires locales denvironnement peuvent imposer au
prescripteur de choisir pour un ouvrage, par exemple, une exposition au
gel modr alors que le canton est class en gel svre, ou inversement.
Niveaux de salage
Les niveaux de salage sont dfinis dans le Guide Technique du LCPC
Recommandations pour la durabilit des btons durcis soumis au gel
en rfrence la carte des zones de rigueur hivernale Hi (cf. guide
pratique SETRA de novembre 1994 Aide l'laboration du Dossier
d'Organisation de la Viabilit Hivernale) en prenant en compte l'objectif
de qualit du service hivernal fix pour l'itinraire.
- Le salage peu frquent (n < 10) correspond la zone de rigueur hivernale
H1 : hiver clment.
- Le salage frquent (10 < n < 30) correspond la zone de rigueur
hivernale H2 : hiver peu rigoureux.
- Le salage trs frquent (30 < n < 50) correspond la zone de rigueur
hivernale H3 : hiver assez rigoureux.
- Le salage trs frquent (50 < n < 90) correspond la zone de rigueur
hivernale H4 : hiver rigoureux.
Avec n : nombre de jours de salage.
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Le tableau n17 permet de dterminer la sous-classe dexposition XF en fonction des niveaux de gel et de salage.
Tableau n17 : Classe dexposition en fonction des niveaux de gel et de salage
Faible
Niveau de gel
Modr
Peu frquent
XF1
XF1
XF3
Frquent
XF2
XF4
Trs frquent
XF4
XF4
Niveau de salage
Svre
Dtermination de la sous-classe d'exposition partir du niveau de
saturation en eau du bton et de lutilisation ou non dagent de
dverglaage :
La norme NF EN 206-1 distingue deux niveaux de saturation en eau du
bton :
forte saturation en eau,
saturation en eau modre,
et lutilisation ou non dagent de dverglaage :
sans agent de dverglaage,
avec agent de dverglaage.
La prise en compte de ce niveau de saturation et de lutilisation ou non
dagent de dverglaage permet de dterminer la classe dexposition.
Tableau n18 : Classe dexposition en fonction du niveau de saturation en eau du bton
Saturation en eau
du bton
Sans agent
de dverglaage
Avec agent
de dverglaage
Niveau modr
XF1
XF2
Niveau fort
XF3
XF4
Exemples illustratifs :
Les parties d'ouvrages concernes sont celles qui sont non protges des
intempries ou au contact avec l'eau et qui sont soumises l'action du gel en
prsence ou non de sels de dverglaage ou aux projections d'eau charges
de saumure.
XF1 : Surfaces verticales de bton exposes la pluie et au gel.
XF2 : Surfaces verticales de bton exposes au gel et l'air vhiculant des
agents de dverglaage ou des brouillards salins.
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Recommandations pour la dtermination des classes dexposition
XF3 : Surfaces horizontales de bton exposes la pluie et au gel.
XF4 : Surfaces horizontales de bton (tabliers de pont) exposes aux agents
de dverglaage et surfaces de bton verticales directement exposes
au gel et aux projections d'agent de dverglaage et au gel.
Zones des structures marines soumises aux projections et exposes au gel.
Nota
Le guide technique LCPC Recommandations pour la durabilit des
btons durcis soumis au gel prcise que pour les ouvrages d'art, les
parties d'ouvrage les plus exposes sont en particulier :
les quipements : corniches, bordures, contre-corniches, contre-bordures,
caniveaux, longrines d'ancrages des joints de chausses ; plots de fixation
des dispositifs de retenue,
les appuis : piles, cules, chevtres situes dans les zones de rejaillissements,
les tabliers.
La norme NF EN 206-1 prcise article NA.4.1 que :
Dans le cas dattaque gel / dgel et sauf spcifications particulires notamment fondes sur ltat de saturation en eau du bton, on se rfrera aux
classes XF1 XF4 indiques dans la figure NA.2.
SYNOPTIQUE DE PRISE EN COMPTE DES CONDITIONS CLIMATIQUES
CLASSE XF
Dtermination du niveau de gel
Dtermination du degr
de saturation en eau du bton
Cartes des zones de gel
Dtermination du niveau
de salage
Type de salage
Cartes des zones de rigueur hivernale
Gel
Salage
Peu frquent Frquent
Trs frquent
Faible
XF1
Modr
XF1
XF2
XF4
Svre
XF3
XF4
XF4
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Saturation
en eau
sans
Salage
avec
Modre
XF1
XF2
Forte
XF3
XF4
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7.2.2 - Prise en compte de la localisation gographique de
l'ouvrage - Classe XS
La classe XS est relative la corrosion des armatures induite par les chlorures
prsents dans l'eau de mer. Elle concerne donc, selon la norme NF EN 206-1,
les btons soumis au contact des chlorures prsents dans l'eau de mer ou
l'action de l'air vhiculant du sel marin.
Seuls les ouvrages situs proximit des ctes ou les structures marines sont
donc concerns par ce type d'actions environnementales.
Les ouvrages situs plus de 5 km des ctes ne sont pas concerns par les
classes dexposition XS.
Les sous-classes d'exposition correspondent aux structures suivantes :
Sous-classe XS1
Structures exposes l'air vhiculant du sel marin sans tre en contact
direct avec l'eau de mer.
Structures proximit d'une cte (500 m 5 km sauf particularits climatiques ou gographiques locales).
Sous-classe XS2
Structures et lments de structures marines immergs en permanence.
Sous-classe XS3
Structures et lments de structures marines situs en zones de marnage
ou dans des zones soumises des projections ou des embruns.
Structures situes moins de 500 m de la cte.
SYNOPTIQUE DE PRISE EN COMPTE DE LA LOCALISATION
GOGRAPHIQUE DE LOUVRAGE - CLASSE XS
Partie douvrage
en mer immerge
en permanence
XS2
Partie douvrage
situe entre 0 et
500 m de la mer
Partie douvrage
situe entre 500 m
et 5 km de la mer
Zones
de
marnage
Partie
soumise
des
projections
deau
de mer
Partie
soumise
des
embruns
XS3
XS3
XS3
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XS1
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Recommandations pour la dtermination des classes dexposition
7.2.3 - Prise en compte de lexposition du bton lair et
lhumidit - Classe XC
La carbonatation du bton est prise en compte par la classe dexposition XC
CORROSION INDUITE PAR CARBONATATION. Les sous-classes XC1 XC4
prennent en compte lexposition du bton lair et lhumidit en distinguant
le degr dhumidit de lenvironnement et lalternance dhumidit et de
schage.
Tableau n19 : Classe dexposition XC
Description de
lenvironnement
Exemples informatifs pour le choix
de la sous-classe
Sous-classe
dexposition
Bton de structures couvertes, closes ou non,
Sec ou humide
en permanence
Humide, rarement sec
labri de la pluie sans condensation
Bton lintrieur des btiments o le taux
dhumidit de lair ambiant est faible
Bton submerg en permanence dans de leau
Surfaces de bton soumises au contact
long terme de leau
Fondations
XC1
XC2
Bton de structures couvertes, closes ou non,
Humidit modre
Alternance dhumidit
et de schage
labri de la pluie avec condensation
Bton lintrieur des btiments o le taux
dhumidit de lair ambiant est moyen ou lev
Bton extrieur abrit de la pluie
Surfaces soumises au contact de leau
Bton extrieur expos la pluie (y compris les retours
de ces parties sur plusieurs dizaines de centimtres)
Ponts
XC3
XC4
Nota
Les exemples informatifs pour le choix de la classe intgrent les informations
complmentaires de lAnnexe Nationale de la norme NF EN 1992-1-1.
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SYNOPTIQUE DE PRISE EN COMPTE DE LEXPOSITION LAIR
ET A LHUMIDIT - CLASSE XC
Humide en
permanence
Humide
rarement
sec
Alternance
humidit
schage
Humidit
modre
Sec en
permanence
XC1
XC2
XC4
XC3
XC1
7.2.4 - Prise en compte de laction des chlorures dorigine
autre que marine - Classe XD
Lorsque le bton est soumis laction des chlorures (dorigine autre que
marine) ou des sels de dverglaage, il fait lobjet de la classe dexposition
XD, CORROSION INDUITE PAR LES CHLORURES AYANT UNE ORIGINE
AUTRE QUE MARINE, et des 3 sous-classes XD1 XD3, en fonction du type
dhumidit.
Tableau n20 : Classe dexposition XD
Description de
lenvironnement
Exemples informatifs pour le choix
de la sous-classe
Sous-classe
dexposition
Humidit modre
Surfaces de bton exposes des chlorures
transports par voie arienne
XD1
Humide, rarement sec
Bton expos des eaux industrielles
contenant des chlorures
Piscines
XD2
Alternance dhumidit
et de schage
Elments des ponts exposs des projections
contenant des chlorures
XD3
SYNOPTIQUE DE PRISE EN COMPTE DE LACTION DES CHLORURES
DORIGINE AUTRE QUE MARINE - CLASSE XD
Humide
rarement
sec
Alternance
humidit
schage
Humidit
modre
XD1
XD3
XD1
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Recommandations pour la dtermination des classes dexposition
7.2.5 - Prise en compte du contact avec le sol et des eaux
de surface ou souterraines - Classe XA
Lorsque le bton est au contact dun sol naturel, des eaux de surface ou des
eaux souterraines, il peut faire lobjet, selon le niveau dagressivit du sol et
des eaux, de la classe dexposition XA, ATTAQUES CHIMIQUES, distinguant
3 sous-classes : XA1, XA2 et XA3 correspondant respectivement des environnements faible, modre ou forte agressivit chimique.
Le tableau 2 de la norme NF EN 206-1 dfinit les valeurs limites correspondant aux attaques chimiques des sols naturels (SO42-, acidit) et des eaux de
surface ou souterraines (SO42-, pH, CO2, NH4+, Mg2+). Ce tableau permet de
dterminer la sous-classe dexposition en fonction des caractristiques
chimiques correspondant lagressivit la plus leve.
SYNOPTIQUE DE PRISE EN COMPTE DU CONTACT AVEC LE SOL
ET DES EAUX DE SURFACE OU SOUTERRAINES - CLASSE XA
Faible
agressivit
chimique
Agressivit
chimique
modre
Forte
agressivit
chimique
XA1
XA2
XA3
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Chapitre
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Mise en place
des lments
de structures
prfabriqus
en bton
8.1 - Manutention et stockage
8.2 - Transport
8.3 - Rception des lments sur chantier
8.4 - Mise en place des lments prfabriqus
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Mise en place des lments de structures prfabriqus en bton
Lemploi dlments prfabriqus en bton simplifie la ralisation des ouvrages.
La matrise des dlais de mise en uvre rsulte du nombre rduit doprations
effectuer sur le chantier et de leur simplicit.
Les lments prfabriqus ncessitent des moyens de manutention, de stockage,
de transport et de mise en place intgrant des dispositifs de scurit.
Toutes les tches doivent tre conduites de faon :
viter tout effort imprvu et toute dformation excessive des lments en
bton ;
liminer tout risque de dtrioration susceptible de nuire l'aspect ou la
durabilit de la structure.
Lidentification et la traabilit des pices prfabriques conditionnent en
gnral toutes ces oprations.
Afin de faciliter la mise en uvre des lments prfabriqus, des notices
techniques prcisent les rgles respecter et, le cas chant, le matriel
employer.
8.1 - Manutention
et stockage
La manutention des lments prfabriqus est une opration particulire qui
doit prendre en compte les aspects suivants :
les caractristiques des produits : masses et volumes importants, formes
les nombreuses obligations rglementaires relatives, d'une part, la scurit
au travail et la scurit au transport et d'autre part, aux accessoires de
levage et aux appareils de levage ;
la multiplicit des acteurs concerns : industriels du bton et leurs fournisseurs, matres d'ouvrage, matres d'uvre, entreprises de pose, transporteurs, bureaux d'tudes, organismes de contrle et de prvention.
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L'entrepreneur ne peut utiliser que des dispositifs d'accrochage et de levage
faisant l'objet d'une procdure officielle de certification de conformit ou
dfaut, des dispositifs dont l'emploi est soumis l'acceptation du matre
d'uvre ou encore des pingles de manutention, conformes aux dispositions
du Fascicule 65-A du CCTG.
Les ancres et les douilles doivent obligatoirement tre appaires des dispositifs spcifiques, savoir des anneaux et des lingues vis.
Le ministre franais charg du travail assimile les couples ancre et anneau
de levage et douille de levage et lingue vis des accessoires de levage
et donc des dispositifs devant satisfaire les obligations rglementaires europennes dfinies par la Directive Machines n 98/37 et sa transposition dans
le droit franais.
Produits prfabriqus quips
de systmes intgrs de levage
Pour la dtermination des dispositifs daccrochage, il faut prendre en compte :
le nombre de points de levage ;
l'angle d'linguage ;
les efforts supplmentaires lis l'adhrence au dmoulage, ventuellement aux masses d'accessoires ;
les coefficients dynamiques qui permettent dintgrer les sollicitations gnres par les appareils de levage ;
la rsistance du bton et donc de l'ancrage lors des oprations de levage.
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Mise en place des lments de structures prfabriqus en bton
Toutes les phases de manutention doivent tre
conduites en assurant la scurit des personnes et
en vitant tout risque d'instabilit des lments euxmmes ou des dispositifs et des engins de levage,
tout en prservant lintgrit et les performances
des produits.
Manutention laide dune grue
munie de 2 lingues
Les documents d'excution ou les notices de manutention des lments prfabriqus en bton prcisent en particulier :
la nature, la rsistance et la rpartition des suspensions ;
la position suivant laquelle l'lment doit tre lev puis maintenu pendant
le transport et la manutention ;
les efforts particuliers pris en compte ;
les conditions d'appui et d'empilage en cours de stockage.
Le respect de ces consignes donnes par le fournisseur conditionne une
manutention et un stockage en toute scurit.
Les produits sont stocks en usine sur une aire situe en gnral proximit
du hall de fabrication. Un soin particulier est apport aux niveaux des zones
d'appui pour assurer la stabilit des lments durant la priode de stockage
et empcher tout dommage et dgradation. Des cales en bois, en plastique
ou en noprne servent d'appuis provisoires. Dans le cas, par exemple, des
poutres prcontraintes par fils adhrents, les appuis provisoires sont disposs
prs des extrmits, environ 30 cm de l'about des poutres, pour limiter les
dformations par fluage (augmentation de la contre flche vers le
haut) et les risques de fissuration
en fibre suprieure.
Les pices architectoniques sont
stockes sur des intercalaires non
absorbants afin dviter des modifications de laspect de surface.
Stockage de poutres
sur le parc de lusine
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8.2 - Transport
Le transport des produits prfabriqus entre lusine et le chantier s'effectue
gnralement par camion. Le transport par voie ferre jusqu' la gare la plus
proche du chantier est utilis pour les longues distances (suprieures 250 km
environ) et les quantits importantes. Le transfert se fait ensuite par camion.
Exceptionnellement, le transport peut seffectuer par bateau.
Transport de poutres
8.3 - Rception des
lments sur chantier
Avant la pose, les lments doivent tre rceptionns sur chantier de manire
contradictoire par le matre d'uvre et l'entrepreneur et dclars conformes
la commande sur le bon de livraison. Ils ne devront avoir subi aucun dommage
depuis la sortie d'usine jusqu' la livraison sur chantier.
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Mise en place des lments de structures prfabriqus en bton
8.4 - Mise en place des
lments prfabriqus
La mise en place des lments prfabriqus en bton s'effectue en gnral au
moyen d'une seule grue munie d'lingues dont l'angle, par rapport l'horizontale, est suprieur ou gal 60, ou d'un palonnier.
La cadence de pose des produits prfabriqus est fonction du type d'lment.
Une vingtaine de minutes seulement sont ncessaires pour poser une poutre
de plus de 20 m de longueur. Un ouvrage cadre peut tre ralis en quelques
jours.
Ds leur pose, les produits sont maintenus en position de faon :
assurer leur stabilit vis--vis des efforts appliqus connus ou prvisibles, y
compris les efforts du vent ;
respecter la gomtrie de l'ensemble, compte tenu des tolrances prescrites ;
garantir le durcissement, sans dsorganisation, des matriaux d'assemblage.
Les produits sont conus pour permettre un positionnement ais et des
rglages gomtriques simples.
Pose et rglage de dalles
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Nota
Il convient de contrler la stabilit des engins de levage et de manutention
et de sassurer quaucun obstacle ne risque de perturber leur dplacement
et leur manuvre ou de mettre en cause la scurit des ouvriers ou des
usagers (dans le cas de pose sous circulation par exemple).
8.4.1 - Dispositifs de scurit et de stabilisation
Une attention particulire doit tre porte aux systmes d'appuis provisoires
et aux systmes de blocage et de contreventement assurant la stabilit des
produits prfabriqus. Des rservations, ou des inserts spcifiques, prvus lors
de la prfabrication des lments, permettent de faciliter leur mise en place et
dassurer la stabilit des lments ainsi que la scurit des personnes.
Pour les lments de structures horizontales, comme les poutres, des gardecorps provisoires sont positionns sur les lments de rive et des lignes de vie
sont disposes le long des traves afin dassurer la scurit des personnes
durant les phases de ralisation du ferraillage et du coulage du bton de
deuxime phase des tabliers. Des filets de protection peuvent tre disposs
sous lensemble des poutres pour prvenir des chutes dobjets ou de personnes. La stabilit des lments doit tre assure pendant toute la dure
de ralisation du tablier jusqu sa mise en place sur ses appuis dfinitifs par
un systme dentretoisement et de butonnage des poutres entre elles.
Dispositif de stabilisation de poutres PRAD
Pour les lments de structures verticales comme les murs de soutnement,
la stabilit est assure le plus souvent laide dtais inclins (tirant poussant).
Certains lments sont autostables.
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Mise en place des lments de structures prfabriqus en bton
taiement provisoire de pidroits et de murs
Le choix des mthodes de pose, des
taiements provisoires, des dispositifs
de scurit et de stabilit en phase de
construction est effectu par lentreprise
gnrale. Le prfabricant indique les
endroits o les lments peuvent tre
appuys provisoirement durant la
construction.
Pour les lments de supertructures
comme les corniches, des inserts de
type douilles sont intgrs lors de la
fabrication pour permettre laccrochage
sur le tablier jusqu la phase de clavage.
Pose de pidroit de cadre quip
dinsert de manute
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Pose de corniche de pont
8.4.2 - Clavage et btonnage de deuxime phase
Selon le type douvrage, on procde au clavage des lments ou un btonnage de deuxime phase lorsque les dispositifs de scurit et de stabilit sont
mis en place.
Les produits prfabriqus peuvent tre conus avec des armatures en attente
et des rservations intgres afin de permettre un clavage sans mise en
uvre darmatures ou de coffrages complmentaires.
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Mise en place des lments de structures prfabriqus en bton
Mortier dappui sous dalle de cadre
Clavage entre dalles prfabriques
Pour raliser le hourdis (dalles sur poutres) des ouvrages de type PRAD, des
coffrages, en prdalles en bton, lorsque lespacement entre nus des poutres
dpasse environ 60 cm, et des armatures complmentaires sont mis en
place.
Le coulage du bton de deuxime phase est ensuite effectu.
Dans le cas douvrages de type
ponts poutres PRAD hyperstatiques, le dcintrement des appuis
provisoires des poutres peut seffectuer lorsque la rsistance du
bton de deuxime phase atteint
environ 18 MPa.
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Chapitre
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Conditions
particulires de
mise en uvre
du bton
9.1 - Vibration du bton
9.2 - Btonnage par temps chaud
9.3 - Btonnage par temps froid
9.4 - Recommandations pour lexcution
des reprises de btonnage
9.5 - Cure du bton
9.6 - Btonnage de formes complexes et
douvrages forte densit de ferraillage
9.7 - Btonnage douvrages massifs
9.8 - Maturomtrie
9.9 - Btons Autoplaants
9.10 - Conditions de dcoffrage
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Conditions particulires de mise en uvre du bton
9.1 - Vibration du bton
La vibration est indispensable (sauf dans le cas des btons autoplaants) pour
obtenir des btons prsentant de bonnes caractristiques mcaniques et physiques et en particulier, une compacit maximale. Seul un bton trs compact
possde de bonnes caractristiques de rsistance mcanique.
9.1.1 - Rle de la vibration
La vibration applique au bton frais a pour fonction de favoriser l'arrangement des grains qui sont les constituants du bton. La frquence et la dure
de vibration doivent tre adaptes la composition du bton et aux caractristiques de louvrage.
Sous l'effet de la vibration, le bton est comparable une sorte de liquide
visqueux, ce qui permet une meilleure mise en place dans les coffrages, un
parfait enrobage des armatures et une optimisation de sa compacit.
Les effets de la vibration sur le bton frais se traduisent par des caractristiques amliores du bton durci : porosit rduite, meilleure homognit,
retrait diminu, enrobage efficace des armatures.
La vibration doit tre applique la totalit du volume du bton (en vitant
de sapprocher des armatures et des coffrages) et de manire homogne.
9.1.2 - Matriels de vibration
Les matriels de vibration se rpartissent en deux catgories principales :
Les vibrateurs internes, qui agissent directement sur le bton par pervibration, aussi appels aiguilles vibrantes. Ils sont constitus par un tube mtallique dans lequel la rotation d'une masse excentre provoque la vibration.
La vibration doit tre ralise avec des aiguilles vibrantes de frquence et
de rayon daction adapts. Limmersion des aiguilles se fait verticalement et
la dure dimmersion doit tre limite afin dviter la sgrgation du bton.
Les vibrateurs externes, qui agissent sur le bton par l'intermdiaire d'un
coffrage ou d'une poutre.
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9.1.3 - Rgles de la vibration
Le temps de vibration est li la nature du bton (granulomtrie, consistance),
au volume vibrer, la densit du ferraillage et aux caractristiques spcifiques
de l'ouvrage. De manire empirique, on peut dire qu'il faut arrter la vibration
quand :
le bton cesse de se tasser ;
le dgagement de bulles d'air s'arrte ;
la laitance apparat en surface.
Le temps de vibration varie en gnral de 30 secondes 2 minutes.
9.2 - Btonnage par temps
chaud
Le bton est sensible au jeune ge la chaleur. Llvation de la temprature
acclre la prise et le durcissement, provoque lvaporation de leau de
gchage et peut donc avoir une incidence dfavorable sur les caractristiques
du bton durci.
Il convient de se proccuper de
cette sensibilit aux tempratures
leves ds la formulation et la
prparation du bton, puis pendant son transport, sa mise en
uvre, son durcissement et sa
cure jusqu maturit. Les ouvrages les plus concerns sont ceux
prsentant une grande surface
libre non coffre, tels que, par
exemple, les tabliers de ponts.
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Conditions particulires de mise en uvre du bton
9.2.1 - Incidence de la temprature
L'lvation de temprature agit sur :
la rhologie du bton et son volution ;
la vitesse de prise ;
la cintique dhydratation et de durcissement ;
l'vaporation de leau et la dessiccation du bton.
Effet de la temprature sur lhydratation du ciment
Llvation de la temprature ambiante acclre les ractions chimiques et
modifie la cristallisation des silicates de calcium du ciment.
En outre, lhydratation du ciment est une raction exothermique dont leffet
se cumule celui des tempratures ambiantes leves.
Ces phnomnes entranent en particulier :
une modification des proprits physico-chimiques du bton ;
un dgagement de chaleur plus rapide ;
une rduction sensible du temps de prise ;
un raidissement plus rapide du bton ;
une acclration de la dessiccation du bton ;
une diminution de la maniabilit du bton pouvant rendre plus dlicate sa
mise en uvre ;
une augmentation de la temprature du bton et le risque de cration de
gradients thermiques importants ;
une augmentation des rsistances court terme (1 7 jours) et, gnralement, une rduction des rsistances 28 jours du bton.
Effet de la temprature sur la demande en eau
Lorsque la temprature du bton augmente, sa demande en eau s'accrot et
sa maniabilit baisse.
La solution de rajouter de l'eau pour palier cette perte d'ouvrabilit est
proscrire, car elle entrane une dgradation de la qualit du bton et une
baisse sensible de la rsistance mcanique toutes les chances.
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Effet de la temprature sur la consistance
Llvation de temprature diminue sensiblement la maniabilit du bton.
Pour une mme formulation, si laffaissement mesur avec le cne dAbrams
est de lordre, par exemple, de 10 cm 20C, il sera de 5 cm 35C.
Effet de la temprature sur lvaporation
Llvation de la temprature favorise lvaporation. Or pour pouvoir durcir
dans les meilleures conditions, le bton doit tre prserv de lvaporation de
leau quil contient.
Lvaporation est dautant plus importante que lair ambiant est sec, que la
temprature est leve et que la vitesse du vent est importante.
Lvaporation trop rapide de l'eau du bton entrane :
une hydratation imparfaite du ciment ;
une perte de maniabilit pendant le transport ;
une augmentation du retrait plastique facteur de fissuration superficielle ;
un dfaut dhydratation des surfaces non protges et donc une duret
superficielle faible ;
une augmentation de la permabilit de la couche superficielle du bton.
Lorsque le retrait est empch, il peut se produire un phnomne de fissuration si les contraintes engendres deviennent suprieures la rsistance en
traction du bton.
9.2.2 - Prcautions prendre pour le btonnage
par temps chaud
Par temps chaud, il convient de respecter quelques rgles simples relatives
la formulation du bton, sa fabrication, son transport et sa mise en
uvre.
En rgle gnrale, ds que la temprature mesure sur chantier(*) est durablement suprieure 25C, des dispositions particulires pralablement dfinies sont prendre pour le btonnage.
(*) La temprature doit tre releve sous abri 1,50 m du sol.
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Conditions particulires de mise en uvre du bton
Au-dessus de 35C, il convient dans la mesure du possible de diffrer le
btonnage une priode plus favorable.
Les moyens mettre en uvre sont fonction de la valeur de la temprature,
de la dimension et du type de structure.
Lentreprise doit prvoir dans sa procdure de btonnage, les moyens de protection quelle appliquera pour limiter la temprature maximale du bton frais.
Recommandations relatives la formulation
Des adaptations de la formulation du bton peuvent savrer ncessaires :
Privilgier un ciment faible chaleur dhydratation et viter un ciment de
type R.
Ne jamais accrotre le rapport Eau/Ciment en ajoutant de l'eau au-del de
ce que prvoit la formule du bton et ne jamais rajouter d'eau dans le bton
aprs malaxage.
Introduire dans la formulation si ncessaire un plastifiant ou un superplastifiant rducteur d'eau (ou en augmenter le dosage), ce qui permet
dobtenir la consistance souhaite sans modifier le rapport Eau/Ciment,
de limiter la dessiccation et damliorer la rhologie en attnuant les
effets de la temprature.
Introduire dans la formulation un retardateur de prise pour compenser l'effet acclrateur de la chaleur et prolonger le temps dutilisation.
Les tudes de formulation doivent tre ralises dans des conditions climatiques proches de celles de chantier, afin de vrifier que la maniabilit reste
satisfaisante pendant une dure compatible avec les conditions de transport
et de mise en uvre.
Recommandations pour la fabrication et le transport
Le ciment, l'eau et les granulats participent l'lvation de la temprature du
bton. Pour limiter leur chauffement, on sefforcera de les protger au maximum du soleil.
Cette prcaution vaut particulirement pour les granulats qui ont un rle prpondrant dans laugmentation de la temprature du bton (une augmentation de 10C des granulats lve la temprature du bton de plus de 6C).
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Il est recommand d'utiliser les granulats de prfrence le matin aprs refroidissement nocturne ou de les refroidir au pralable par arrosage. Dans ce cas,
lapport deau sera pris en compte dans la formulation du bton.
Il est conseill aussi dutiliser de leau frache.
Lorsque le chantier est approvisionn par une centrale de Bton Prt
lEmploi, il faut sefforcer de limiter la temprature du bton frais au dpart
de la centrale, rduire les temps de transport et dattente et limiter le stationnement en plein soleil des camions malaxeurs.
Recommandations pour le btonnage
Sur chantier, les horaires de btonnage seront adapts en fonction des tempratures (btonnage aux heures les plus fraches de la journe).
La mise en uvre du bton dans les coffrages doit tre ralise le plus vite
possible, en rduisant toute attente et dans des dlais trs courts aprs sa
fabrication.
Il ne faut pas rajouter deau pour tenter damliorer la maniabilit du bton.
Les coffrages, en particulier mtalliques, doivent tre protgs de lensoleillement direct et ventuellement refroidis par humidification avant btonnage.
Pour des btons excuts en grande masse, le recours des systmes de
refroidissement du bton dans la masse peut tre ncessaire.
Protection des btons
Les btons doivent tre protgs de l'vaporation immdiatement aprs leur
mise en uvre, notamment les surfaces exposes au soleil et au vent, par un
produit de cure, par une bche (paillassons humides, films polythylne) ou
par un systme de pulvrisation deau. Cette protection doit tre maintenue
en place durant les premires heures, voire quelques jours selon lvolution
des conditions climatiques.
Il convient de prvoir toutes les dispositions permettant lvacuation des
calories de manire maintenir le bton une temprature acceptable (protection de lensoleillement, arrosage frquent des coffrages).
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Conditions particulires de mise en uvre du bton
9.3 - Btonnage par temps
froid
Le froid et le gel peuvent avoir des consquences nfastes sur la qualit et
les performances du bton. Il est possible de les matriser moyennant des
prcautions aussi bien sur la formulation, la fabrication et le transport du
bton, que sur la mise en uvre du bton frais.
9.3.1 - Incidence de la temprature
La prise et le durcissement du bton sont retards par une baisse de la temprature. En consquence, les rsistances du bton soumis des basses tempratures sont trs faibles, mme au bout de quelques jours. Il convient donc
daugmenter, en cas de faibles tempratures, les dlais de dcoffrage.
En dessous dune temprature de 5C, la prise peut tre suffisamment affecte
pour altrer lvolution des ractions dhydratation.
Pour des tempratures basses mais suprieures 0C, les ractions dhydratation du ciment ralentissent. On constate :
un retard du dbut de prise ;
un allongement du temps de durcissement.
La cintique dhydratation du ciment sarrte ds que la temprature du
bton descend en dessous de 0C.
Nota
Pour une temprature extrieure de 5C :
le temps de prise est de lordre de 10 h contre 2 h 30 20C.
les rsistances en compression 2 jours sont de lordre de 2 MPa contre
15 20 MPa 20C.
Sur chantier, il convient de relever rgulirement les tempratures, leurs
valeurs conditionnant les dispositions prendre. Le thermomtre du chantier
sera plac 1,50 m au-dessus du sol et labri de la pluie et du soleil.
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9.3.2 - Effet du gel sur le bton frais
Le froid peut affecter de faon irrversible les caractristiques physiques et
mcaniques du bton. Les effets sont proportionnels labaissement de la
temprature et concernent la fois le bton frais (avant la prise) et le bton
jeune (juste aprs la prise). Lorsquil gle, les ractions dhydratation du
ciment cessent et le durcissement est compltement arrt.
Les effets du gel sur le bton varient selon le degr davancement de sa prise :
avant le dbut de prise, le bton est encore plastique et laugmentation de
volume d la solidification de leau de gchage (environ 9 %) peut se faire
sans dgradation. Le durcissement reprend ds que la temprature
dpasse 5C, sans que les performances du bton ne soient affectes.
entre le dbut et la fin de prise, laction du gel est nfaste. Les premires
liaisons de cristallisation sont dtruites. Ladhrence pte granulat diminue.
Le bton a ensuite une structure plus poreuse et donc des rsistances
amoindries. Lors du dgel, le processus physico-chimique de prise peut
reprendre, mais les dsordres provoqus par la glace sont irrversibles.
La rsistance finale du bton est dautant plus affecte, que le gel du bton
est prcoce dans la phase de prise.
Laction du gel, aprs la prise, dpend du niveau de rsistance atteint par le
bton. On considre souvent quun bton doit avoir atteint une rsistance
la compression dau moins 5 MPa, au moment o survient le gel pour que ses
performances ne soient pas altres.
Le dlai aprs mise en uvre ncessaire la mise hors gel du bton est
de lordre de 3 jours pour une temprature au moins gale 5C. Un bton
soumis au gel en de de ce dlai est pratiquement irrcuprable tandis
quau-del, le froid ne provoque plus quun ralentissement du durcissement.
9.3.3 - Prcautions prendre pour le btonnage
par temps froid
Ds que la temprature de lair descend au-dessous de 5C pendant plusieurs
jours conscutifs, il convient de mettre en uvre des moyens de prvention
efficaces et prendre des prcautions minimales pour protger le bton frais
et limiter les effets des basses tempratures. Sil y a risque de gel et surtout
si la temprature mesure sur chantier est infrieure - 5C, il est prfrable,
dans la mesure du possible, de diffrer les oprations de btonnage, sauf si
des dispositions du march prvoient le recours des solutions appropries.
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Conditions particulires de mise en uvre du bton
Par temps froid, il est indispensable :
dadapter la composition du bton ;
dapporter et de maintenir une quantit de chaleur au bton frais ;
de maintenir les dispositions de protection en place au-del des dlais
habituels.
Le programme de btonnage doit prciser les dispositions prendre :
Recommandations relatives la formulation
Les adaptations de la formulation visent acclrer le durcissement du
bton.
Le choix dun ciment de classe 42,5 ou 52,5 et de type R est recommand.
Les ciments durcissement rapide, chaleur dhydratation leve et fortes
rsistances initiales doivent tre privilgis.
Le dosage en ciment peut tre augment. La quantit deau doit tre rduite
en utilisant les adjuvants adapts. Lemploi dadjuvants tels que rducteurs
deau, acclrateurs de prise et acclrateurs de durcissement est conseill.
Il est indispensable de raliser des tudes pralables de compatibilit ciment/
adjuvant et de les mener dans les conditions voisines de celles du chantier.
Recommandations pour apporter et maintenir une quantit de chaleur
au bton frais
Le bton peut tre chauff par leau lors de sa fabrication (utilisation deau de
gchage chauffe). Il peut tre ensuite maintenu temprature aprs sa mise
en place, par chauffage du coffrage.
Les granulats doivent tre stocks, le mieux possible, labri du gel et en cas
extrme, ventuellement chauffs avant introduction dans la centrale de
malaxage.
Nota
Laugmentation de la temprature des constituants du bton peut lever
sa temprature, par exemple :
une augmentation de 10C de leau lve de 2C la temprature du
bton (une augmentation de 50C permet un accroissement de 10C),
une augmentation de 10C des granulats lve de 7C la temprature du
bton,
une augmentation de 10C du ciment lve de 1C la temprature du
bton.
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Les coffrages en bois isolent mieux le bton que les coffrages mtalliques.
Si la temprature de leau atteint ou excde 60C, il y a lieu de modifier
lintroduction des composants dans le malaxeur de manire ce que leau
ne soit pas directement mise seule au contact du ciment.
Les temps de transport entre la centrale de fabrication du bton et le
chantier doivent tre rduits au strict minimum. La mise en place dans les
coffrages doit tre la plus rapide possible, en vitant toute priode dattente pendant laquelle le bton risque de se refroidir.
Maintien des dispositions de protection
Les coffrages pourront comporter une isolation (calorifugeage) qui limite les
changes thermiques avec lextrieur.
Ltuvage du bton au cours de son durcissement, par traitement thermique,
laide de coffrages chauffants, acclrera lhydratation du ciment.
La surface du bton en contact avec lair devra tre protge du froid, par
exemple, avec une bche isolante ou des panneaux isolants. La protection
thermique doit tre dautant plus efficace que la pice est de faible paisseur.
La mise en uvre de ces dispositions doit permettre de maintenir le bton
une temprature minimale comprise entre 15 et 20C (et surtout ne descendant jamais en dessous de 5C) pendant sa prise et son durcissement initial.
Recommandations pour le dcoffrage
Les protections de surface doivent tre maintenues au moins pendant
72 h pour viter le contact du bton avec lair froid.
Le dcoffrage ne doit tre effectu que si le bton a atteint une rsistance
mcanique minimale suffisante de lordre de 5 MPa (ce qui lui permet de
rsister aux effets du gel). Une rsistance suprieure de lordre de 10 MPa
peut tre ncessaire pour supporter les contraintes ultrieures lors des phases
suivantes de btonnage.
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Conditions particulires de mise en uvre du bton
9.4 - Recommandations
pour lexcution des
reprises de btonnage
9.4.1 - Dfinition
Raliser une reprise de btonnage consiste btonner un bton frais au
contact dun bton durci, afin dassurer une continuit esthtique ou mcanique entre les deux btons.
Les zones de reprise de btonnage sont prvues lors de la conception de
louvrage et prcises sur les plans dexcution. Ces zones sont en gnral
prvues, dans la mesure du possible, suivant des plans disposs normalement la direction des contraintes.
Nota
Il est prfrable de souligner les joints de reprise de btonnage plutt
quessayer de les dissimuler, afin de prserver laspect esthtique du parement en bton. Le calepinage des joints peut tre matrialis par des
baguettes ou des rglettes de quelques millimtres dpaisseur fixes au
coffrage puis enleves aprs dcoffrage.
Nota
Pour toute prcision complmentaire, il est utile de consulter le guide
Recommandations sur lexcution des reprises de btonnage - Juin 2000
FFB - SETRA - CEBTP.
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9.4.2 - Prcautions prendre pour lexcution
des reprises de btonnage
Les dispositions mettre en uvre pour la ralisation des reprises de btonnage ont pour but damliorer ladhrence entre le bton ancien et le nouveau
bton. Elles doivent tre dfinies dans le Plan dAssurance qualit.
Recommandations gnrales
Lors de la ralisation de reprises de btonnage, trois recommandations minimales doivent tre imprativement respectes :
la surface de reprise doit tre propre : les poussires, la laitance, les produits de cure et les agents de dmoulage ventuels doivent tre enlevs par
soufflage lair comprim et/ou associ laction deau sous pression,
la surface de reprise ne doit pas tre recouverte deau libre. Toute flaque ou
film en surface doivent tre limins par soufflage lair,
les armatures doivent tre dcapes et positionnes correctement.
Nota
Le bton de deuxime phase doit tre formul avec un ciment chimiquement compatible avec celui du bton en place.
Lamlioration de la rugosit de la surface de reprise peut tre ralise par un
repiquage mcanique et un sablage nergique. Cette opration doit tre suivie dune attaque leau sous pression, pour liminer les parties altres par
le repiquage.
Cure de la surface de reprise du bton
Il convient de mettre en uvre un procd de cure spcifique au niveau des
reprises de btonnage en fonction des conditions climatiques et mtorologiques au moment de la ralisation.
Pour une surface horizontale, le procd le plus simple consiste recouvrir la
surface dun film deau de quelques millimtres dpaisseur. Il convient donc
de prvoir la surface de reprise un niveau lgrement infrieur celui du
coffrage.
Lapplication dun gotextile humide et rgulirement humidifi est aussi couramment utilise aussi bien pour des surfaces horizontales que verticales.
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Conditions particulires de mise en uvre du bton
Lemploi dun produit de cure liquide pulvris sur le bton ncessite, juste
avant le btonnage du bton de deuxime phase, un nettoyage minutieux du
bton et des armatures en attente, afin dviter toute perte dadhrence des
surfaces en contact.
Prcaution par temps chaud
La surface de reprise doit tre protge de lensoleillement et rgulirement
humidifie.
Reprise de btonnage en couche mince
Si le bton de reprise est mis en couche mince, il convient dhumidifier particulirement le bton durci au niveau de la reprise de btonnage et mettre
en uvre une cure renforce aprs le nouveau btonnage.
Reprise de btonnage sur une surface verticale ou fortement incline
Le support doit tre nettoy afin dliminer toute trace dagent de dmoulage.
La prparation du support se fait en gnral par attaque superficielle leau
sous pression ou par soufflage dair plus eau.
La rugosit de la surface de reprise est donne par celle du coffrage du bton
de premire phase.
Nota
Un grillage peut tre positionn au niveau de la surface de reprise pour
faciliter la liaison entre les deux btons.
Reprise du btonnage sur une surface horizontale
La prparation du support de reprise peut se faire :
- par soufflage dair plus eau sur bton frais juste aprs le dbut de prise ;
- par attaque superficielle leau sous pression sur bton durci ;
- par sablage ou eau trs forte pression sur un bton ancien sain.
Il convient de soigner tout particulirement la vibration du bton frais mis en
uvre proximit de la surface de reprise.
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9.5 - Cure du bton
Le bton doit tre protg au jeune ge par un procd de cure qui assure la
protection (de la zone superficielle) contre des risques de dessiccation, en
empchant lvaporation de leau interne du bton.
Le procd de cure doit tre mis en uvre le plus tt possible aprs le btonnage. Il consiste appliquer, selon les caractristiques de louvrage, les
mthodes suivantes : maintien du coffrage en place, application par pulvrisation dun produit de cure, apport deau pour maintenir la surface du bton
humide, mise en place de bches tanches la vapeur.
Le nombre minimal de jours de cure respecter dpend de la cintique de
dveloppement des proprits mcaniques de la zone superficielle du bton.
Il est aussi fonction des conditions ambiantes du chantier (temprature
ambiante, humidit relative, vitesse du vent).
Nota
La norme ENV EN 13670-1 prcise dans le tableau E1, les dlais de cure
minimaux respecter pour les classes dexposition autres que X0 et XC1
en fonction de la temprature de la surface du bton et de la cintique de
dveloppement de la rsistance du bton (matrialise par le rapport des
rsistances 2 jours et 28 jours).
Certains produits de cure peuvent savrer difficiles liminer de la surface du bton. Sils doivent tre limins, un nettoyage leau sous haute
pression ou ventuellement un sablage peuvent tre ncessaires.
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Conditions particulires de mise en uvre du bton
9.6 - Btonnage de formes
complexes et
douvrages forte
densit de ferraillage
Les ouvrages de formes complexes prsentant, par exemple, des creux, des
saillies ou des parties borgnes sont caractriss par la difficult qu'aura le
bton cheminer dans la totalit du coffrage.
On peut considrer qu'un ratio
suprieur 150 kg d'acier par
m3 de bton constitue une forte
densit de ferraillage.
Pour ce type d'ouvrages, deux
catgories de bton peuvent
tre distingues :
les btons classiques,
les btons autoplaants.
9.6.1 - Btons classiques
9.6.1.1 - Formulation des btons
Ces btons devant tre vibrs, il convient d'viter la sgrgation lors du passage travers les armatures ou dans des espaces restreints.
Les prcautions suivantes devront tre appliques :
Faible granulomtrie, diamtre maximum des granulats infrieur 12,5 mm.
Consistance du bton frais : classe S4 ou S5.
Forte proportion de fines (< 80 ), au minimum 400 kg/m3.
Adjuvant rducteur d'eau pour atteindre les cibles de consistance.
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9.6.1.2 - Mise en uvre
Il convient tout d'abord de limiter la hauteur de chute de ces btons et de prvoir
des gabarits de dversement adapts l'espacement des armatures. Dans la
mesure du possible, on privilgiera la mise en uvre par pompage.
Pour des formes trs spciales, il peut tre ncessaire de recourir des fentres dans le coffrage ainsi que des vents dans les parties hautes des volumes ferms, pour l'vacuation de l'air emprisonn.
Le matriel de vibration doit tre compatible avec l'ouvrage (aiguilles vibrantes
de diamtre adapt l'espacement des armatures). Le temps de vibration doit
tre adapt la consistance du bton.
Il est possible d'utiliser des coffrages vibrants conus cet effet, mais il faut
viter la mise en vibration des armatures ou du coffrage.
Un soin particulier doit tre apport l'tanchit des coffrages.
9.6.2 - Btons Autoplaants (BAP)
Cette solution est particulirement bien adapte la ralisation de formes trs
complexes et aux trs fortes densits d'armatures - Voir paragraphe 9.9.
9.7 - Btonnage douvrages
massifs
Les ouvrages massifs sont des lments de structure dont la plus faible des
dimensions L x l x h est de l'ordre du mtre.
Il convient pour ce type de structure de limiter la temprature maximale du
bton pendant sa phase de durcissement ainsi que le gradient thermique
entre la peau et le cur du bton.
On admet gnralement qu'il convient de limiter 20C ce gradient pour
viter tout risque de fissuration.
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Conditions particulires de mise en uvre du bton
Pour ce faire, il est recommand de privilgier des ciments faible chaleur
d'hydratation, d'abaisser en t la temprature initiale du bton en utilisant de
la glace dans l'eau de gchage et en arrosant les granulats.
Par ailleurs, on utilisera de prfrence des granulats avec un Dmax lev afin
de limiter le dosage en ciment.
Il convient galement de protger la peau du bton des chocs thermiques
que pourrait provoquer l'environnement extrieur.
Pour limiter l'lvation de temprature du bton, il est possible de mettre en
uvre, pralablement aux oprations de btonnage, un serpentin de tuyaux
noys dans la masse du bton et dans lequel circule de l'eau refroidie.
Dans les zones o, malgr ces
prcautions, le gradient thermique dpasse largement les
20C, il convient de renforcer
ponctuellement les armatures
pour reprendre les contraintes
dues la fissuration thermique.
Une tude thermomcanique
peut permettre de simuler
l'volution de la temprature au
sein du bton en prenant en
compte l'ensemble des conditions du chantier.
9.8 - Maturomtrie
9.8.1 - Historique
La maturomtrie a t dveloppe lorigine pour dterminer par une autre
mthode que la rupture des prouvettes, la rsistance des btons traits thermiquement.
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Elle a permis ensuite doptimiser les cycles de traitement thermique afin de
rduire les cots nergtiques et damliorer la productivit.
Le Projet National CALIBE auquel ont particip tous les acteurs de la
construction en bton et la communaut scientifique, a trait en particulier la
mthode dessai maturomtrie.
Ces travaux ont abouti llaboration dun guide de recommandations dont
lobjectif est de favoriser le dveloppement de la maturomtrie en la dotant
dune mthodologie rigoureuse et fiable.
La maturomtrie est utilise depuis une dcennie sur de nombreux chantiers
douvrages dart et dans les usines de prfabrication.
Nota
Pour toutes prcisions et informations complmentaires et pour bnficier
de lexpertise et de ltat de lart en matire de maturomtrie, il convient
de se reporter au Guide Technique LCPC Rsistance du bton dans
louvrage - La maturomtrie (CALIBE-IREX) . Ce guide dfinit les rgles
dutilisation de la maturomtrie comme outil de mesure de la rsistance
au jeune ge.
9.8.2 - Principe de la maturomtrie
La maturomtrie est une mthode d'essai non destructive qui, partir du suivi
thermique du bton en place, dtermine le degr d'avancement des ractions
d'hydratation traduisant le durcissement du bton.
Le principe de la maturomtrie est bas sur le postulat dune corrlation entre
lhistoire thermique du bton et ses performances mcaniques la compression (concept de maturit et d'ge quivalent). Deux btons de mme formulation et prsentant la mme maturit auront les mmes rsistances, quelles
que soient les tempratures quils ont subies pendant leur mrissement.
Lhistoire thermique du bton dcrit ltat de mrissement, c'est--dire
lavancement des ractions dhydratation, en fonction du temps et de la temprature du mlange tout instant. Les ractions dhydratation du ciment sont
exothermiques. Elles entranent un dgagement de chaleur (chaleur dhydratation) qui provoque un chauffement du bton plus ou moins important.
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Conditions particulires de mise en uvre du bton
Cette histoire thermique dpend dun grand nombre de facteurs que sont le
type de ciment, la temprature des constituants, la formulation du bton, les
apports thermiques internes (chaleur dhydratation) et externes (malaxeurs,
moules, etc.). Plus la temprature est leve, plus les ractions d'hydratation
sont acclres et le dveloppement des rsistances mcaniques rapide.
Pour un bton donn, aprs une phase d'talonnage (mesure de l'nergie
d'activation), un simple suivi thermique du bton permet donc de prdire les
rsistances mcaniques.
La maturomtrie consiste dterminer le degr davancement des ractions
dhydratation correspondant au durcissement du bton partir du suivi de la
temprature au sein de louvrage et de mesures de la chaleur dgage par le
bton en cours de durcissement. Elle sapplique au bton au jeune ge. Elle
est base sur des calculs et ncessite un ensemble de matriels dnomms,
le maturomtre, comprenant des appareils de mesure (cbles thermocouple,
sondes rsistives) et de stockage des donnes et un logiciel de traitement des
donnes.
9.8.3 - Domaines dapplication de la maturomtrie
La maturomtrie est applique aussi bien sur chantier quen usine de prfabrication :
pour estimer et prdire les rsistances aux jeunes ges du bton, en particulier en certains points critiques d'un ouvrage,
pour simuler le comportement thermomcanique du bton et obtenir une
mesure fiable de sa rsistance dans louvrage.
Elle permet, par la simulation du comportement thermomcanique du bton,
de prdire la fois les gradients thermiques dans diffrentes parties de louvrage et les volutions de rsistances afin de matriser la fissuration et dvaluer lvolution des performances du bton avec une bonne reprsentativit.
Elle est utilise pour grer au mieux les oprations de dcoffrage et de mise
en tension des cbles de prcontrainte et donc de scuriser les phases de
construction.
Elle devrait permettre aussi de contrler les aspects de parement. Elle peut
tre un outil de dcision pour le dcoffrage en garantissant un ge quivalent
sensiblement constant du bton.
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9.9 - Btons Autoplaants
Ces btons, caractriss par leur hyperfluidit, ont pour seul moteur de mise
en place la gravit sans recours la vibration.
La fluidit et la cohsion leve des BAP garantissent la ralisation de parements de qualit, une finition soigne, une teinte homogne, labsence
de bullage et de sgrgation ainsi quune parfaite nettet des artes et des
chanfreins.
Labsence de vibration permet dassurer de manire naturelle lhomognit
du BAP dans la masse et donc luniformit des textures et des teintes.
La matrise des performances des BAP, la facilit et la fiabilit de leur mise en
uvre garantissent la reproductibilit de laspect ainsi que la continuit et
luniformit des parements au cours du chantier.
Loffre tendue des BAP, des performances mcaniques courantes trs
leves, permet dobtenir une multitude daspects de surfaces, de teintes
et de textures.
9.9.1 - Recommandations pour la formulation,
la fabrication et le transport
La formulation des BAP est plus complexe que celle des btons traditionnels.
Leur fabrication ncessite la mise en uvre de procdures et de contrles
adapts.
La plupart des malaxeurs peuvent fabriquer des BAP. Le temps de malaxage
est toutefois lgrement plus long que pour un bton traditionnel. Le
mlange, riche en lments fins et en adjuvants, doit tre le plus homogne
possible. Certaines formules peuvent ncessiter des squences de malaxage
spcifiques (ordre dintroduction des constituants dans le malaxeur, temporisation, temps de malaxage adapts).
Lun des points les plus importants de la fabrication est le contrle strict de la
teneur en eau du mlange, par consquent, il est important de contrler celle
des granulats.
La fabrication des BAP ncessite un contrle renforc des constituants afin de
garantir la rgularit des performances.
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Conditions particulires de mise en uvre du bton
La fluidit du bton conduit prendre des dispositions spcifiques pour viter
des dversements et adapter louvrabilit au temps de transport et de mise
en uvre.
9.9.2 - Recommandations pour la mise en uvre
Dune manire gnrale, les contraintes de btonnage des BAP sont nettement plus faibles que celles des btons mis en uvre par vibration, grce
leur facilit de coulage sur de longues distances et de grandes hauteurs.
La fluidit des BAP et leurs caractristiques aux jeunes ges ncessitent le
respect de quelques prcautions particulires lors de leur mise en uvre :
prparation et organisation spcifique du chantier : les BAP ncessitent
un changement des habitudes et une volution des mthodes traditionnelles
de construction : matriels - personnels - utilisation de la grue - phasage de
ralisation - calages rigoureux des armatures et des rservations ;
emploi de coffrages propres ,tanches et plus rsistants afin de compenser les pousses hydrostatiques sur les coffrages ;
utilisation de produits dmoulants adapts afin dviter les phnomnes
de micro-bullage ;
cure soigne : ces btons tant plus sensibles aux phnomnes de retrait
par dessiccation.
La hauteur du coulage doit tre compatible avec la rsistance du coffrage. Il
convient dquilibrer les pressions de part et dautres des ouvertures.
Il est important de limiter la hauteur de chute dans les coffrages afin dviter
toute sgrgation.
Une cure efficace doit tre mise en uvre le plus tt possible aprs la fin du
btonnage, particulirement pour les surfaces horizontales afin dviter toute
vaporation prcoce deau.
Des essais grandeur nature ont t raliss dans le cadre du Projet National
BAP, pour analyser le comportement rel des outils coffrants face la pression
exerce par le bton autoplaant, en fonction de la vitesse de btonnage et de
la hauteur des coffrages. Ils ont permis de dfinir des recommandations.
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En usage courant (voile de 2,8 m de hauteur), la pousse lors du coulage ne
dpasse pas les limites de rsistance des coffrages.
Les BAP exercent, compte tenu de leur fluidit et leur long maintien de rhologie, des pressions hydrostatiques plus importantes sur les coffrages lorsque
les vitesses de btonnage sont leves (par exemple, en cas de mise en
uvre par pompage, avec des vitesses suprieures 12 m/h). Il convient
donc de soigner la fixation des rservations, des armatures, des fourreaux et
des botiers et la stabilit des coffrages. Il est important de vrifier que la
pousse lors du coulage du bton ne dpasse pas les limites de rsistance
des coffrages et de les dimensionner pour rsister la pression hydrostatique.
Dans certains cas (voile de trs grande hauteur avec de trs nombreuses
ouvertures), le coffrage doit tre spcifiquement tudi.
Les BAP ne ncessitent pas dopration de surfaage pour les applications
horizontales.
Leurs performances ltat frais autorisent leur pompage sur de longues
distances et une mise en uvre plus rapide.
Les proprits dcoulement des BAP permettent lutilisation de nouvelles
procdures de remplissage des coffrages. Leurs caractristiques autorisent
des cheminements horizontaux importants.
Ils peuvent tre mis en uvre soit de faon traditionnelle la benne manchette, soit par pompage (en tte ou en pied).
Mise en uvre la benne manchette traditionnelle
Le bton est mis en uvre par le haut du coffrage au moyen dune goulotte.
La manche est glisse dans le coffrage pour limiter la hauteur de chute.
Il est ncessaire dadapter les diamtres de la manche sous la benne par
rapport au bton traditionnel ( 60 80 mm au lieu de 150 200 mm)
pour quelle puisse tre introduite entre les armatures.
Mise en uvre par pompage en pied de coffrage : pompage source
Cette mthode est adapte en particulier pour les lments verticaux de
grande hauteur. Elle supprime toute intervention en partie haute des coffrages.
Mise en uvre par pompage en tte de coffrage avec tube plongeur
Le tube plongeur doit tre suffisamment introduit dans le coffrage pour limiter
au maximum la hauteur de chute. Cette mthode est aussi adapte au btonnage dlments verticaux.
Comme pour tous les btons, il convient lors des phases de btonnage, de
prendre en compte les conditions climatiques et de mettre en uvre des dispositions particulires en dehors de la plage de temprature (+ 5C 35C).
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Conditions particulires de mise en uvre du bton
9.10 - Conditions
de dcoffrage
Architectes : Frdric ZIRK et Pierre DEZEUZE
Sauf dans le cas de lutilisation de coffrages glissants ou de traitement thermique, on ne procde au dcoffrage que lorsque la rsistance la compression du bton atteint une valeur suffisante dau moins 5 MPa. Dans des
conditions climatiques moyennes (temprature ambiante de 10C 25C,
hygromtrie relative suprieure 60 %), on peut estimer que cette rsistance
est atteinte 12 14 h aprs la fin du btonnage. Cette valeur est fonction,
en particulier, de la nature du ciment, de son dosage et de la gomtrie de
louvrage.
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Chapitre
Gestion
des ouvrages dart
10.1 - Gnralits
10.2 - Le patrimoine des ouvrages dart
10.3 - Les modles de gestion
10.4 - Les grands principes de rparation
10.5 - Conclusion
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10 Gestion des ouvrages dart
10.1 - Gnralits
Un ouvrage dart, comme son nom lindique, est un ouvrage dont la conception,
la dfinition, la ralisation et souvent la maintenance font appel lingniosit
dans tout ce quelle a de plus pur et srement de plus artistique.
La ralisation de certains ouvrages, de part leur audace et leur grce, ne touchet-elle pas la mme dimension artistique quune uvre littraire, picturale ou
musicale ?
Les ouvrages dart
des rseaux routier,
autoroutier et ferroviaire constituent un
patrimoine important. Il convient den
assurer la maintenance pour sauvegarder leur richesse.
10.2 - Le patrimoine
des ouvrages dart
10.2.1 - Qui sont-ils ?
Ce sont tous les ouvrages permettant le franchissement dun obstacle que
reprsente une valle, un cours deau, une autre voie de communication, en
fait tout ce qui peut reprsenter une gne la continuit du trac acceptable
pour une route, un canal ou une voie ferre.
On les trouve au dessus ou au-dessous de lobstacle franchir.
Nous distinguons donc les passages suprieurs et les passages infrieurs.
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10.2.2 - Combien sont-ils ?
Si lon sen tient ne retenir que les ouvrages dune ouverture suprieure
2 mtres (ce qui est gnralement retenu en France), le patrimoine des ponts
en France est denviron 250 000 units. La surface moyenne dun tablier est
de lordre de 300 m2.
10.2.3 - A qui appartiennent-ils ?
Ces ouvrages appartiennent diffrents matres d'ouvrage.
Rpartition du patrimoine selon la matrise douvrage
Matre douvrage
Etat
Dpartements
Communes et Collectivits locales
Socits autoroutires
Rseau ferr de France
Patrimoine
5 000
100 000
80 000
15 000
50 000
TOTAL
250 000
10.2.4 - De quels matriaux sont-ils constitus ?
Rpartition en fonction du type de matriau
Matre douvrage
% en nombre
Maonnerie
Bton arm
Bton prcontraint
Mixte acier/bton ou mtallique
60
28
5
7
Nota
Les ponts en bton sont majoritaires, si lon considre une rpartition en
surface de tablier.
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10 Gestion des ouvrages dart
10.2.5 - Quel ge ont-ils ?
Lge du patrimoine des ponts est prcis dans le tableau ci-aprs.
Lvolution de larchitecture et de la conception des ponts est troitement lie
lvolution des matriaux.
Rpartition de lge des ouvrages selon le type de matriau
Matriau
Maonnerie
Bton arm
Bton prcontraint
Mixte acier/bton ou mtallique
Age
Avant 1930
Aprs 1920
Aprs 1950
Depuis 1850
Le parc est constitu 60 % douvrages construits aprs les annes 50.
10.2.6 - O sont-ils ?
Situs sur les routes nationales, dpartementales, communales et autoroutires,
les 200 000 ponts (non compris les ouvrages du rseau ferroviaire) concernent
environ 1 000 000 de km de routes, soit 1 pont tous les 5 km en moyenne.
Cette moyenne est trs large, elle va dun pont tous les km sur voies autoroutires un pont tous les 8 km sur routes communales, en passant par un
ouvrage tous les 3.5 km sur les routes dpartementales.
Ils reprsenteraient, mis bout bout, environ 6 000 km de voie.
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10.2.7 - Qui les entretient ?
De nombreux organismes et diverses entreprises sont concerns par lactivit
dentretien et de rparation de ce patrimoine douvrage :
les organismes publics ou privs dtudes et de recherche qui tudient en
particulier le comportement des ouvrages en service.
les organismes dinspection et de surveillance tels que les laboratoires des
Ponts et Chausses (LRPC) et les bureaux dtudes privs.
les organismes publics ou privs qui ralisent les expertises et assurent la
matrise duvre des travaux.
les entreprises de travaux dentretien et de rparation qui sont regroupes
au sein du STRRES (Syndicat National des Entrepreneurs de Travaux de
Rparation et Renforcement des Structures).
10.3 - Modles de gestion
Les principes de base des modles de gestion sappuient sur 4 actions principales :
1> Connatre
Qui sont ces ouvrages, o sont-ils, qui appartiennent-ils ?
2> Apprcier
Dans quel tat sont-ils, quel est leur niveau de qualit ?
3> Evaluer
Quels sont les remdes et quel est le budget prvoir ?
4> Programmer Par lesquels commence-t-on, quelles sont les priorits ?
10.3.1 - Diffrents gestionnaires des ouvrages
10.3.1.1 - LEtat
LEtat est reprsent par la Direction des Routes du ministre de lEquipement
et des Transports.
Il sappuie sur un rseau exceptionnel de comptences et dexpertise reprsent
par son organisation technique, LCPC, CETE, SETRA, qui lui permet davoir les
moyens humains (ingnieurs et techniciens) ncessaires la surveillance de ses
ouvrages.
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10 Gestion des ouvrages dart
Les services spcialiss de la Direction des Routes ont rdig, en octobre 78,
une instruction technique sur la surveillance des ouvrages dart. Cest encore
aujourdhui, le seul document officiel disponible pour la surveillance des
ouvrages dart.
Cette instruction prcise en particulier, les modalits de surveillance, par nature
douvrages, leurs diffrentes formes (simple visite, inspections dtailles initiales
et priodiques, inspections dtailles spcialises), leur frquence, la forme du
rapport, la qualit du personnel y tant affect, les moyens daccs ncessaires.
Lensemble des ouvrages est visit par les services spcialiss du gestionnaire, de faon sommaire, une fois tous les trois ans (voir mthode
IQOA*), ce qui permet de dtecter les ouvrages risque qui, eux, subiront
une inspection dtaille tous les 6 ans, ou moins si leur tat le ncessite.
Les ouvrages de technologie particulire sont soumis une inspection
dtaille spcialise de frquence adapte leur tat. Les inspections
dtailles initiales sont rserves aux ouvrages neufs ou venant de subir de
grosses transformations ou rparations, elles servent dtat de rfrence
au cours de la vie de louvrage. Des inspections dtailles sont effectues
galement quelque temps avant la fin de priode de garantie (dcennale).
Les inspections dtailles sont ralises par les services spcialiss du rseau
technique du ministre de lEquipement ou par des organismes privs spcialiss dans ce domaine.
A lissue de ces inspections, lingnieur, responsable de la gestion du patrimoine, dresse un diagnostic de ltat de sant de louvrage. Pour cela, il
devra, si ncessaire, faire procder par des laboratoires spcialiss toutes
les investigations lui permettant danalyser et dinterprter les causes des
pathologies constates. Ce diagnostic va permettre de prconiser un ensemble
dactions correctives permettant la remise en tat de louvrage.
Il est trs important de prciser qu cette tape, les notions dobjectif et de
niveau dutilisation, auxquels doit rpondre louvrage concern, influent fortement sur le choix de la mthode de rparation envisage. Le niveau
dquipement de louvrage devra, par exemple, tre arrt en fonction du
niveau de qualit de service recherch pour la voie considre.
*IQOA : Image Qualit dOuvrage dArt.
Systme mis au point par la Direction des Routes permettant un classement qualitatif des ouvrages suite
lattribution dune note de qualit attribue, lors dune visite sommaire et rapide dun ouvrage (sans
moyens daccs particuliers), chaque lment rpertori de cet ouvrage.
Classe 1 : ouvrage prsentant un tat satisfaisant.
Classe 2 : ouvrage prsentant des pathologies courantes sans caractre dvolution important.
Classe 2E : ouvrage prsentant des pathologies courantes caractre volutif.
Classe 3 : ouvrage prsentant des pathologies structurelles sans caractre durgence.
Classe 3U : ouvrage prsentant des pathologies structurelles importantes ncessitant une action urgente.
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Cest ensuite le Matre dOuvrage, dans ce cas lEtat, qui doit dcider de
lopportunit dintervenir ou pas. Il le fera en fonction de plusieurs critres,
lurgence, limportance stratgique de louvrage, de litinraire et bien
entendu, le cot financier envisag.
10.3.1.2 - Les Collectivits territoriales
Les Dpartements et les Communes ont une dmarche analogue. La premire
loi de dcentralisation leur a permis soit de conserver les services techniques
des DDE comme prestataires privilgis, soit de se constituer eux-mmes
leurs propres services, soit encore, et cest aujourdhui la pratique la plus
courante, de faire appel des prestataires spcialiss du priv.
Entretenir un pont, comme tout bien public, nest soumis qu une seule
rgle, celle du Service Public. Lobligation est faite chaque gestionnaire de
sassurer, en permanence, que louvrage dont il a la gestion, est capable de
remplir sa fonction. Les moyens quil doit mettre en place pour arriver ce
but nont aucun caractre rglementaire. Dans le cas o la Collectivit dclare
ne pas avoir les moyens financiers pour raliser efficacement cette tche, elle
doit prendre des mesures administratives que la loi lui permet, comme par
exemple, un arrt dinterruption de circulation ou une limitation de tonnage.
Si lEtat admet que lensemble de ses ouvrages bnficie sensiblement du
mme niveau dimportance, il nen va pas de mme pour les Collectivits territoriales. Plus proche des besoins du terrain, elle attribuera, chaque
ouvrage, une importance socio-conomique propre lie la catgorie de la
voie concerne, la longueur de la dviation devant tre mise en place (si
louvrage devait tre coup), son caractre historique ou technologique
exceptionnel, son niveau de dangerosit vis--vis des pitons et des riverains, son poids conomique dans le rseau de communication local.
Autant de paramtres qui doivent tre pris en compte lors de ltablissement
des ordres de priorits dintervention.
Cest en ralit une pondration entre le
degr de dgradation constat (rang dtat
qualitatif) et celui du positionnement hirarchique (rang socio-conomique) qui
dterminera lordre de priorit. En effet,
un pont trs endommag et dune importance socio-conomique trs leve sera
trait en priorit par rapport un ouvrage
moins dgrad et moins important.
A partir de ce principe, toutes les nuances
de positionnement sont possibles. Le
gestionnaire dont le rle est de faire des
choix, a donc la possibilit de traiter,
suivant les finances locales disponibles,
en priorit les ouvrages les plus malades
et les plus importants pour la socit.
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10 Gestion des ouvrages dart
10.3.1.3 - Les socits dautoroutes et Rseau Ferr de France
Pour les socits dautoroutes concdes comme pour Rseau Ferr de
France (propritaire des infrastructures mises disposition de la SNCF), la
dmarche ressemble davantage celle du secteur priv. Elle est en principe
calque sur une logique dentreprise puisque les ouvrages dart reprsentent
une valeur dactif ncessaire la production.
Dans la ralit, ce nest pas toujours le cas car l aussi, les investissements lis
lentretien des ouvrages restent troitement lis aux possibilits financires.
Les efforts dinvestissement sont trs diffrents entre les socits dautoroute
qui bnficient dun parc douvrages relativement rcent et Rseau Ferr de
France qui a hrit dun parc ancien, dont de nombreux ouvrages datent de
plus dun sicle. La grande majorit dentre eux, en dehors des lignes modernes (TGV et autres voies rapides), a, de plus, d faire face de nouvelles
contraintes entranes par un accroissement du trafic et les augmentations de
vitesse.
10.3.2 - Moyens dinvestigation
Etablir un bilan de sant dun ouvrage nest pas une chose simple. Il ncessite en plus de la comptence, dune solide exprience en pathologie des
structures, ainsi que de moyens dinvestigation approfondis. A limage du
mdecin gnraliste, tout commence par un bon examen clinique suivi
danalyses complmentaires ralises par des laboratoires spcialiss. Le
spcialiste doit ensuite tirer enseignement de toutes ces informations pour
tenter dinterprter les dsordres constats et dresser, in fine, le diagnostic
pathologique de louvrage. Il dispose dsormais doutils et de mthodes de
plus en plus prcis et sophistiqus.
10.3.3 - Inspection dtaille
Linspection dtaille consiste raliser un constat exhaustif de ltat de
louvrage. Toutes les parties visibles de louvrage sont examines en dtail
par un personnel ayant une formation solide en fonctionnement et pathologies
des structures de gnie civil et en particulier, des ponts. Il doit relever chaque
dsordre suivant sa nature, sa position et son environnement.
Pour cela, il utilise des moyens daccs adapts tels quchelles, barques,
nacelles hydrauliques dbattement positif ou ngatif (accs sous le tablier
depuis la chausse).
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Dautres mthodes sont aujourdhui utilises telles que les systmes vido
distance ou embarqus sur des appareils volant du genre hlicoptres tlcommands, ballons arostatiques et drones dans un futur immdiat.
Il doit ensuite donner, dans la mesure du possible, une interprtation aux
dsordres constats, avec apprciation de lvolution des dsordres.
Enfin, il prconise les mesures durgence envisager ainsi que les actions
dentretien courant et spcialis dont louvrage devra faire lobjet.
10.3.4 - Moyens dinvestigation complmentaires
Pour tablir son diagnostic, lingnieur a besoin dinformations trs dtailles
sur la nature des dsordres constats lors de linspection dtaille. Pour cela,
il a sa disposition toute une gamme de procds trs diffrents suivant la
nature des informations quil souhaite obtenir. On peut citer, par exemple,
parmi les essais non destructifs (END), lutilisation de lchographie, la gammagraphie, la thermographie, la tomographie, les mesures de dformation
(jauges de contraintes, mesures laser, capteurs fibre optique) et dans les
mthodes destructives, les sondages in situ pour prlvement de matriaux
afin deffectuer des analyses et des essais en laboratoire.
Tous ces dispositifs sont mis en uvre par un personnel spcialis.
10.3.5 - Diagnostic
Enfin, en analysant les lments et informations
recueillis, un diagnostic peut tre avanc. Il peut
mettre en vidence des dficiences de fonctionnement qui devront faire lobjet de vrifications de
risques volutifs et peut-tre dun recalcul de louvrage pour vrifier sa capacit portante rsiduelle
avant dengager une tude de rparation.
Le diagnostic ne doit donc pas seulement fournir
une estimation des dgradations mais aussi donner
les lments permettant de choisir les solutions
techniques adaptes.
Il permettra galement, si ncessaire, de corriger et
dadapter la politique de surveillance pour louvrage
considr.
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10 Gestion des ouvrages dart
10.3.6 - tude de rparation
Ltude de rparation est laboutissement de toute la dmarche dcrite dans
les paragraphes prcdents : la visite sommaire, linspection dtaille, les
investigations complmentaires, lanalyse, le diagnostic, la vrification de la
capacit portante et lvaluation des risques dvolution.
Lingnieur tablira la prconisation dintervention, en prenant en compte toutes
les contraintes lies un ouvrage existant en service :
le maintien partiel ou complet de la circulation (vhicules et pitons) ;
les dlais souvent imposs par un calendrier particulier (dparts en vacances,
rentre scolaire, utilisation de la voie pour des convois exceptionnels de
charge ou gabarit) ;
les contraintes architecturales ;
lintgration de louvrage dans un futur schma routier, etc.
Il faut insister sur la comptence trs particulire que doit prsenter le prescripteur. En effet, prescrire une rparation ncessite des comptences trs
affirmes dans divers domaines, mcaniques, chimiques, technologiques,
avec beaucoup de retour dexprience.
Le projet de remise en tat de louvrage doit tre labor en cohrence avec
lobjectif atteindre en terme de niveau de service de la voie concerne.
Le march sera ensuite tabli et la consultation pour mise en concurrence
lance. Le choix du matre duvre arrt et lentrepreneur choisi, les travaux
peuvent enfin commencer.
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10.4 - Grands principes
de rparation
10.4.1 - Pathologies sur ouvrages bton
Les dgradations physico-chimiques
La carbonatation et la prsence de chlorures dans le bton arm sont lorigine
des principales causes de pathologie de ces structures.
Ceci est d principalement la qualit mme du matriau bton, soit par une
mauvaise mise en place (mthode de btonnage inadapte, serrage incorrect
ou manque de protection vis--vis des conditions mtorologiques au
moment du coulage), soit par un manque dentretien et de rparations.
Les agents agressifs (sels de dverglaage en particulier) transports par leau
vont pouvoir pntrer lintrieur du matriau et provoquer des ractions
chimiques en se combinant avec les composants du matriau lui-mme
(ractions sulfatiques par exemple) et agir, dans certains cas, sur labaissement de la protection des armatures (diminution du PH), ce qui provoquera
le dbut du phnomne de corrosion des aciers.
Toutes ces ractions, une fois amorces, entraneront des dformations par
dveloppement de contraintes lintrieur du matriau bton (foisonnement
des armatures sous laction de la corrosion). Ce dernier se fissurera davantage en surface et, permettant donc une pntration plus facile des agents
agresseurs, facilitera lacclration du phnomne.
Les dformations mcaniques
Elles sont principalement dues une insuffisance structurelle par rapport aux
conditions de charges auxquelles doit faire face louvrage (problme de choix
du matriau, de fabrication ou de mise en uvre), conditions dexploitation
diffrentes de celles retenues dans le calcul initial de louvrage, et bien dautres
raisons encore pouvant expliquer ces dformations comme par exemple, les
phnomnes accidentels et mtorologiques (action du gel / dgel).
Les consquences dues aux phnomnes lis aux retraits et au fluage font aussi
parties des dformations mcaniques. Elles doivent tre anticipes et prises en
compte ds la conception de louvrage.
Toutes ces pathologies se traduisent par des ouvertures plus ou moins importantes de fissures la surface du bton. Ces fissures pourront tre lorigine
des dgradations cites ci-dessus. Ces familles de pathologies, dorigine
physico-chimiques et mcaniques, sont donc tout fait interdpendantes
les unes par rapport aux autres.
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10 Gestion des ouvrages dart
10.4.2 - Principes de rparation
Deux documents de rfrences : Rhabilitation du bton arm dgrad par
la corrosion, document rdig par un groupe de travail AFGC et CEFRACOR
en novembre 2003, et le guide technique sur la Protection des btons par
application de produits la surface du parement dit par le LCPC et le
SETRA en dcembre 2002.
Comme pour les tches successives qui mnent au diagnostic des pathologies
et ensuite la prescription des mthodes dintervention, lacte de rparer est
aussi une affaire de spcialistes.
Il va falloir apprcier les difficults particulires lies au chantier, accessibilit
aux zones de travail, conditions de maintien en exploitation de louvrage,
phasage de travaux, respect de lenvironnement, conditions mtorologiques
difficiles, etc.
Il faudra sentourer du personnel le mieux mme, de par sa formation et
son exprience, de raliser ces travaux.
Une prparation du chantier minutieuse permettra dviter des erreurs,
dfinition des mthodes dexcution, choix des matriaux et des matriels,
programmation, tudes des cadences, encadrement rigoureux et efficace.
Le travail sur le terrain peut enfin commencer. Lacte de rparer dbute presque toujours par une dmolition ou tout au moins une purge des matriaux
instables. Cette tche devra tre mene avec beaucoup de soins, le matriel
utilis sera cohrent avec le matriau dmolir ou purger et les conditions
dans lesquelles doivent seffectuer ce travail. La mthode retenue ne devra
pas endommager les parties saines de louvrage.
Comme pour le bureau dtude devant tablir la prescription de rparation,
le choix du matre duvre est capital. Il devra lui aussi, prsenter des qualits particulires. Il aura suivre de trs prs lvolution des travaux et avoir
lexprience ncessaire pour adapter avec lentrepreneur, rapidement et efficacement, une solution un problme pos par des conditions nouvelles,
dcouvertes, comme cela est souvent le cas lors de ces dmolitions.
Sil sagit dune rparation de surface, le support ayant t trait et prsentant
un aspect sain et solide, le matriau de restructuration devra tre mis en uvre
conformment aux prescriptions du fournisseur. Attention aux conditions
prescrites qui, pour certains produits, sont des conditions laboratoires,
donc souvent trs loignes de celles que lentrepreneur rencontrera sur le
chantier. Il devra dans ce cas, avec lavis du fournisseur, adapter la mthodologie de mise en uvre ou changer de produit.
Le plan dassurance de la qualit (PAQ*) devra prciser toutes les procdures
dexcution ainsi que la chane de contrle (interne, externe et extrieur) qui
devra accompagner chaque tche, conformment aux prescriptions du cahier
des charges.
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Lacte de rparer ncessite des capacits trs particulires, faisant appel
une comptence adapte ainsi qu un important retour dexprience. Il reste
une affaire de spcialiste.
Une rparation efficace et prenne est le rsultat dun bon diagnostic, dune
prescription prcise et adapte ainsi que dun contrle rgulier et cibl.
10.5 - Conclusion
Le rle du gestionnaire est dintervenir aux bons moments afin de limiter le
vieillissement naturel de louvrage.
Comment dfinir temporellement ces interventions ?
Les moyens dinvestissement tant limits, comment sassurer de la meilleure
adquation entre les budgets consacrs et le niveau de service requis ?
Des tudes sont aujourdhui engages, tant sur le plan conomique** que
technique. Elles portent sur des axes de rflexion qui pourront aider le
gestionnaire dans sa dcision dintervention. Des tudes relatives la
modlisation du vieillissement des structures permettront den apprcier
avec de plus en plus de prcision les mcanismes.
Mais il faudra galement modifier ltat
desprit du gestionnaire douvrages
publics qui considre encore trop souvent que louvrage, une fois construit, ne
ncessite plus de moyens. Trop de curatif, pas assez de prventif. Les actions
pompiers sont gnralement des
actions coteuses en terme technique
comme en terme financier.
Dpenser moins, cest ,l aussi, dpenser
mieux.
* A noter : le Guide pour laide la rdaction dun PAQ
pour les travaux de rparation du Gnie Civil rdig par
le STRRES.
** Voir le rapport du projet europen BRIME sur les
mthodes de gestion en Europe.
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Annexes
Annexe 1
Normes et documents de rfrence
Annexe 2
lments pour la mise au point du CCTP
Annexe 3
Contenu des actions du contrle extrieur
Annexe 4
Exemple de bon de livraison
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11 Annexes
Annexe 1
Normes et documents de rfrence
1 - Principales normes de rfrence
1.1 - Normes ciments
NF EN 197-1
Ciments - Partie 1
Composition, spcifications et critres de conformit des ciments courants
NF EN 197-1/A1
Amendement la norme NF EN 197-1
NF P 15-317
Liants hydrauliques - Ciments pour travaux la mer
XP P 15-319
Liants hydrauliques - Ciments pour travaux en eaux haute teneur en
sulfates
NF P 15-318
Liants hydrauliques - Ciments teneur en sulfures limite pour bton
prcontraint
NF P 15-314
Liants hydrauliques - Ciment prompt naturel
NF P 15-315
Liants hydrauliques - Ciment alumineux fondu
NF EN 197-4
Liants hydrauliques - Ciments de haut fourneau et faible rsistance
court terme
NF EN 197-2
Ciments - Partie 2
valuation de la conformit
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1.2 - Normes granulats
NF EN 12620
Granulats pour bton
XP P 18-545
Granulats - Elments de dfinition, conformit et codification
NF EN 13055-1
Granulats lgers - Partie 1 : granulats lgers pour btons et mortiers
Srie NF EN 933
Essais pour dterminer les caractristiques gomtriques des granulats
Srie NF EN 1097
Essais pour dterminer les caractristiques mcaniques et physiques des
granulats
Srie NF EN 1744
Essais relatifs aux proprits chimiques des granulats
1.3 - Normes adjuvants et produits de cure
NF EN 934-2
Adjuvants pour bton, mortiers et coulis - Partie 2 : Adjuvants pour bton
Dfinitions, exigences, conformit, marquage et tiquetage
NF P 18-370
Produits de cure pour btons et mortiers
1.4 - Normes additions
NF EN 450
Cendres volantes pour bton - Dfinitions, exigences et contrle de
conformit
NF P 18-502
Additions pour bton hydraulique - Fumes de silice
NF P 18-506
Additions pour bton hydraulique - Laitier vitrifi moulu de haut-fourneau
NF P 18-508
Additions pour bton hydraulique - Additions calcaires - Spcifications et
critres de conformit
NF P 18-509
Additions pour bton hydraulique - Additions siliceuses - Spcifications
et critres de conformit
EN 12878
Pigments de coloration des matriaux de construction base de ciment
et/ou de chaux - Spcifications et mthodes dessais
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11 Annexes
1.5 - Normes btons
NF EN 206-1
Bton - Partie 1 - Spcifications, performances, production et conformit
FD P 18-326
Btons - Zones de gel en France
NF EN 1008
Eau de gchage pour bton
1.6 - Normes produits prfabriqus en bton
NF EN 13369
Rgles communes pour les produits prfabriqus en bton
NF EN 1433
Caniveaux hydrauliques
NF EN 1338/39/40
Produits de voirie
NF EN 13230-1/5
Traverses de chemin de fer
prEN 14844
Cadre sous chausses
prEN 14991
lments de fondation
prEN 12794
Pieux de fondation
prEN 15050
Elments de ponts
1.7 - Normes de mise en uvre
ENV 13670-1
Excution des ouvrages en bton - Partie 1 : Rgles gnrales
P 18-503
Surfaces et parements de bton
lments didentification - Fascicule de documentation
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1.8 - Normes dessais sur ciments et sur btons
Srie NF EN 196
Mthodes dessais des ciments
Srie NF EN 12350
Essais sur bton frais - Parties 1 7
Srie NF EN 12390
Essais sur bton durci - Parties 1 8
Srie NF EN 12504
Essai pour bton dans les structures
NF EN 13791
valuation de la rsistance en compression dans les structures ou les lments structuraux
XP P 18-420
Bton - Essai dcaillage des surfaces de bton durci exposes au gel en
prsence dune solution saline
XP P 18-424
Btons - Essai de gel sur bton durci - Gel dans leau - Dgel dans leau
XP P 18-425
Btons - Essai de gel sur bton durci - Gel dans lair - Dgel dans leau
NF P 18-454
Btons - Ractivit dune formule de bton vis--vis de lalcali-raction Essai de performances
1.9 - Normes armatures
XP A 35-014
Aciers pour bton arm - Barres, fils machine et fils en acier inoxydable
NF A 35-015
Armatures pour bton arm - Ronds lisses soudables
NF A 35-016
Armatures pour bton arm - Barres et couronnes soudables verrous
de nuance FeE500 - Treillis souds constitus de ces armatures
NF A 35-017
Armatures pour bton arm - Barres et fils machine non soudables verrous
NF A 35-019-1
Armatures pour bton arm - Armatures constitues de fils soudables
empreintes - Partie 1 : Barres et couronnes
NF A 35-019-2
Armatures pour bton arm - Armatures constitues de fils soudables
empreintes - Partie 2 : Treillis souds
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NF A 35-020-1
Produits en acier - Dispositifs de raboutage ou dancrage armatures
haute adhrence pour le bton - Partie 1 : Prescriptions relatives aux
performances mcaniques
NF A 35-024
Aciers pour bton - Treillis souds constitus de fils de diamtre infrieur
5 mm
NF A 35-027
Produits en acier pour bton arm - Armatures
FD A 35-029
Armatures pour bton arm - Assemblages souds - Qualification dun
mode opratoire de soudage - Qualification des soudeurs
XP A 35-031
Armatures pour bton arm - Barres soudables verrous de diamtre
suprieur 40 mm
2 - Principaux documents de rfrence
PROJET NATIONAL CALIBE
Rsultats et recommandations du projet National CALIBE - La matrise et
la qualit des btons - Presses de lENPC
FASCICULE 65-A du CCTG
Excution des ouvrages de gnie civil en bton arm ou en bton
prcontraint par post-tension - Aot 2000
FASCICULE 65-B du CCTG
Excution des ouvrages de gnie civil de faible importance en bton
arm
ADDITIF au FASCICULE 65Excution des ouvrages de gnie civil en bton arm ou en bton
prcontraint - Aot 2000
LIVRET 2.01
Rgles de conception et de calcul des ouvrages en bton, en mtal, ou
mixte, SNCF - Fvrier 1995
LIVRET 2.21
Excution des ouvrages en bton arm et en bton prcontraint, SNCF
GUIDE DU PROJECTEUR OUVRAGES DART, PONTS COURANTS,
SETRA - Janvier 1999
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GUIDE DE CALCUL, PROGRAMME PRAD-EL pour tabliers poutres
prcontraintes par adhrence, SETRA - Janvier 2001
GUIDE DE CONCEPTION
Ponts-routes poutres prfabriques prcontraintes par adhrence
PRAD, SETRA - Septembre 1996
LES PONTS TYPES DU SETRA - Septembre 1979
BTONS ET OUVRAGES DART
La durabilit des btons, CIMBTON - T 48
La matrise esthtique des parements, CIMBTON - T 49
CONCEPTION ET RALISATION DES OUVRAGES AVEC LES PRODUITS
STRUCTURAUX EN BTON
EUROPE LA NOUVELLE DONNE, CIMBTON - G 58
CONCEPTION DES PONTS, Presse de lENPC
Anne BERNARD-GELY et Jean-Armand CALGARO
MATRISE DOUVRAGE ET MATRISE DUVRE EN OUVRAGES DART
Mission interministrielle pour la qualit des constructions publiques
VALORISATION DES BTONS A HAUTES PERFORMANCES
DANS LES PILES ET PYLNES DE GRANDE HAUTEUR DES OUVRAGES
DART, GUIDE TECHNIQUE BHP 2000 - LCPC
POMPAGE DES BTONS, OA 36
LCPC- Denis KAPLAN
POMPAGE DES BTONS, GUIDE TECHNIQUE CALIBE - LCPC
RSISTANCE DU BTON DANS LOUVRAGE : LA MATUROMTRIE,
GUIDE TECHNIQUE CALIBE - LCPC
3 - Eurocodes
EUROCODE 0
NF EN 1990
Base de calcul des structures
EUROCODE 1
Actions sur les structures
NF EN 1991-1.1 Actions gnrales - Poids volumiques, poids propres,
charges dexploitation des btiments
NF EN 1991-1.2 Actions gnrales
Actions sur les structures exposes au feu
NF EN 1991-1.3 Actions gnrales - Charges de neige
NF EN 1991-1.4 Actions gnrales - Actions au vent
NF EN 1991-1.5 Actions gnrales - Actions thermiques
NF EN 1991-1.6 Actions gnrales - Actions en cours de construction
NF EN 1991-1.7 Actions gnrales
Actions accidentelles dues aux chocs et aux explosions
NF EN 1991-2
Charges sur les ponts, dues au trafic
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EUROCODE 2
Calcul des structures en bton
NF EN 1992-1.1 Calcul des structures en bton, rgles gnrales
et rgles pour les btiments
NF EN 1992-1.2 Calcul des structures en bton,
calcul du comportement au feu
NF EN 1992-2
Calcul des structures en bton, ponts en bton,
calcul et dispositions constructives
EUROCODE 7
NF EN 1997-1
EUROCODE 8
NF EN 1998-1
NF EN 1998-2
NF EN1998-5
Gotechnique
Gotechnique - Rgles gnrales
Sisme
Calcul des structures pour leur rsistance aux sismes,
rgles gnrales, actions sismiques et rgles pour les
btiments
Calcul des structures pour leur rsistance aux sismes Ponts
Calcul des structures pour leur rsistance aux sismes,
fondations, ouvrages de soutnement et aspects
gotechniques
4 - Fascicules de recommandations
FD P 18-011, BTONS - CLASSIFICATION DES ENVIRONNEMENTS
AGRESSIFS
RECOMMANDATIONS POUR LA PRVENTION DES DSORDRES DUS
LALCALI-RACTION LCPC - Juin 1994
ALCALI-RACTION DU BTON - ESSAI DEXPANSION RSIDUELLE SUR
BTON DURCI, PROJET DE MTHODE DESSAI LPC 44, LCPC - 1997
RECOMMANDATION POUR LA DURABILIT DES BTONS DURCIS
SOUMIS AU GEL, LCPC - Dcembre 2003
GUIDE TECHNIQUE AFGC CONCEPTION DES BTONS POUR UNE
DURE DE VIE DONNE DES OUVRAGES - Matrise de la durabilit vis-vis de la corrosion des armatures et de lalcali-raction - tat de lart et
guide pour une mise en uvre dune approche performantielle et prdictive sur la base dindicateurs de durabilit - Juillet 2004
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5 - Dossiers des ponts types et
guides techniques du SETRA
Ponts cadres et portiques - Guide de conception (SETRA - 1992)
Portique ouvert double - Dossier pilote POD76 (SETRA - 1976)
Passage Suprieur Gabarit Normal - Dossier PSGN77 (SETRA - 1977)
Passage Suprieur Gabarit Rduit - Dossier PSGR71 (SETRA - 1971)
Ponts-dalles - Guide de conception (SETRA - 1989)
Passages Suprieurs ou Infrieurs en Dalles Nervures - PSIDN 81
(SETRA - 1981)
Ponts-routes tablier en poutrelles enrobes - Guide de conception et
de calcul (SETRA / SNCF - Mai 1995)
Ponts poutres prfabriques prcontraintes par post-tension - VIPP Guide de conception (SETRA - Fvrier 1996)
Ponts poutres prfabriques prcontraintes par adhrence - PRAD Guide de conception (SETRA - Septembre 1996)
Dossier Pilote Piles et Pales - PP73 (SETRA - 1974)
Guide Technique : Appareils dappuis en caoutchouc frett (Sept. 2000)
Guide Technique : Assainissement des ponts-routes (1989)
Guide Technique : preuves de chargement des ponts-routes et
passerelles pitonnes (Mars 2004)
Ouvrage de soutnement, Guide de conception gnrale (1998)
Ponts courants en zone sismique - Guide de conception (SETRA, LCPC Janvier 2000)
Bulletin technique n7 du SETRA Ponts construits par encorbellements
successifs
Guide pour la commande et le pilotage des tudes douvrages dart
Fascicule 32.2 de lInstruction Technique pour la surveillance et lentretien
des ouvrages dart de 1979, modifie en 1995
Document lImage de la Qualit des Ouvrages dArt (IQOA) ; catalogue
des principaux dfauts, aide leur classification - Ponts poutre caisson
en bton prcontraint (SETRA -1997)
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11 Annexes
Annexe 2
lments pour la mise au point du CCTP
Cette annexe fournit quelques informations essentielles (mais non exhaustives)
permettant la rdaction du CCTP (partie BTON) pour un march douvrage
dart courant.
Nota
Ces recommandations tiennent compte des nouvelles normes en vigueur,
telles que la norme NF EN 206-1, les normes de produits prfabriqus (dont
la norme NF EN 13369) et les normes de dimensionnement EUROCODES,
mais pas les nouvelles spcifications du FASCICULE 65 (document en cours
de mise au point, les rfrences aux articles du FASCICULE 65 ne sont
donc pas prcises).
1 - Dispositions gnrales
Description de louvrage
1.2 - Donnes gnrales
1.2.1. Contexte climatique et classes d'exposition
Louvrage est situ dans le dpartement et le canton : ...
La norme NF EN 206-1 dfinit l'article NA 4.1 les classes d'expositions auxquelles sont soumises les diffrentes parties de l'ouvrage pendant sa dure
de service en fonction des actions dues lenvironnement.
CLASSES DEXPOSITION
XC : corrosion induite par la carbonatation
XD : corrosion induite par les chlorures, ayant une origine autre que marine
XS : corrosion induite par les chlorures prsents dans leau de mer
XF : attaque gel/degel avec ou sans agent de deverglaage
XA : attaques chimiques
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Les classes dexposition associes chaque partie douvrage sont prcises
dans larticle 3.12
Larticle 3.12 prcise aussi les parties douvrages exposes aux projections de
sels de deverglaage.
Louvrage est situ en zone de gel :
Nota
Le fascicule de documentation FD P 18-326 donne le niveau de gel par canton.
Le type de salage peut tre dtermin laide des recommandations pour
la durabilit des btons durcis soumis au gel (LCPC - Dcembre 2003). Ce
document reproduit un extrait du guide pratique dlaboration du Dossier
dOrganisation de la viabilit hivernale (DOVH) SETRA - Novembre 1994.
Louvrage est situ une distance de du bord de la mer.
1.2.2 - Dure de service
La dure de service de louvrage sera gnralement prise gale 100 ans.
1.2.3 - Recommandations pour la durabilit des btons durcis soumis au gel
Les dispositions relatives la prise en compte de la durabilit des btons
durcis vis--vis du gel/dgel et des agents de dverglaage dfinies dans le
guide LCPC (dcembre 2003) Recommandations pour la durabilit des
btons durcis soumis au gel, seront appliques.
Nota
Les principes de prvention sappliquent tous les ouvrages non protgs
des intempries ou au contact avec leau ou les rejaillissements de saumure et soumis deux types dexposition spcifiques : le gel pur ou le gel
pur en prsence de sels de dverglaage.
Pour les ouvrages dart, ils concernent plus particulirement les appuis
(piles, chevtres, pidroits et cules) soumis des projections deau charges de sels de dverglaage et tous les lments de superstructures (longrines de scellement des joints de chausses et des dispositifs de scurit,
corniches, contre-corniches, bordures de trottoirs, caniveaux, etc.).
Les parties douvrage susceptibles dtre soumises laction du gel pur (G)
ou laction du gel en prsence de fondants ou de sels de dverglaage
(G+S) sont prcises dans larticle 3.12
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11 Annexes
1.2.4 - Prvention vis--vis des risques lis lalcali-raction
Les dispositions et recommandations mettre en uvre sont dfinies dans
l'article NA.5.2.3.4 de la norme NF EN 206-1 et dans le guide technique LCPC
(juin 1994) Recommandations pour la prvention des dsordres dus l'alcali
raction.
Le niveau de prvention prendre en compte correspond aux recommandations de NIVEAU A / NIVEAU B / NIVEAU C.
Nota
Exemple de niveau de prvention :
- ouvrage courant : niveau B
- ouvrage exceptionnel : niveau C
1.2.5 - Prvention vis--vis des risques lis aux ractions sulfatiques internes
Des dispositions sont en cours de mise au point. Elles feront lobjet de
recommandations LCPC.
1.2.6 - Caractristiques chimiques des eaux de surfaces et souterraines et des sols en contact avec louvrage
Les caractristiques chimiques des eaux de surfaces et souterraines (SO42- ;
pH ; CO2 ; NH4+) et des sols (SO42- ; acidit) permettent de dterminer, en
utilisant le tableau 2 de larticle 4.1 de la norme NF EN 206-1, les classes
dexposition correspondants aux attaques chimiques (XA1, XA2, XA3) associer, si ncessaire, aux parties douvrages concernes.
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2 - Prparation et organisation du chantier
2.5 - Procdures dexcution
2.5.1 - Assurance de la qualit pour les btons
Rf. Article du Fascicule 65.
2.5.1.1 - Nature et qualit des diffrents constituants
Le PAQ dfinit le type et la provenance des ciments
Il prcise pour les granulats :
leur provenance,
leurs caractristiques :
- granularit (norme NF EN 933-1),
- teneur en fines (norme NF EN 933-10),
- propret (normes NF EN 933-8 et 9),
- rsistance lusure (Micro-Deval, norme NF EN 1907-1)
- rsistance aux chocs (Los Angeles, norme NF EN 1097-2),
- friabilit des sables (norme P 18-576),
- le niveau de ractivit vis--vis de la raction alcali-silice (FD P 18-542,
et norme XP P 18-594),
- la non-glivit (norme NF EN 1397-1)
Il dfinit la nature, le dosage et la provenance des adjuvants.
2.5.1.2 - Dispositions particulires lies aux risques lis lalcali-raction
Dispositions concernant le dossier dtude des btons :
rf. Fascicule FD P 18-542 et norme XP P 18-594
Si les granulats bnficient du droit dusage de la marque NF-Granulats, avec
qualification vis--vis de lalcali-raction en NR (non ractif) ou PRP (potentiellement ractif effet de pessimum), le certificat de conformit doit tre
annex au dossier dtude des btons.
2.5.1.3 - Btonnage sous conditions climatiques extrmes
Le PAQ prcisera les dispositions mettre en uvre en cas de btonnage
lorsque la temprature ambiante est infrieure 5C ou suprieure 35C.
2.5.1.4 - Dispositions particulires relatives la durabilit vis--vis du gel
Les dispositions de guide Recommandations pour la durabilit des btons
durcis soumis au gel sappliqueront.
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2.10 - Normes de calcul et textes rglementaires
2.10.1 - Normes de calcul
Les calculs des structures sont justifis en utilisant les normes europennes
Eurocodes.
NF EN 1990
NF EN 1991
NF EN 1991-1
NF EN 1991-2
NF EN 1992
NF EN 1992-1-1
NF EN 1992-2
NF EN 1994
NF EN 1997
NF EN 1998
Bases de calcul des structures
Actions sur les structures
Actions gnrales - Parties 1 7
Actions sur les ponts dues au trafic
Calcul des structures en bton
Rgles gnrales et rgles pour les btiments
Ponts en bton - Calcul et dispositions constructives
Calcul des structures mixtes acier-bton
Calcul gotechnique
Calcul des structures pour leur rsistance aux sismes
2.10.2 - Textes rglementaires
Fascicule 65A du CCTG Excution des ouvrages de gnie civil en bton arm
ou en bton prcontraint par post-tension.
3 - Provenance, qualit et prparation
des matriaux
3.10 - Constituants des btons
3.10.1 - Ciments
Les ciments courants sont conformes la norme NF EN 197-1.
Les ciments offrant des caractristiques complmentaires font lobjet des
normes :
NF P 15-317 (Ciment pour travaux la mer : PM)
NF P 15-318 (Ciment teneur en sulfures limite pour bton prcontraint : CP)
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NF P 15-319 (Ciment pour travaux en eaux haute teneur en sulfates : ES)
NF EN 197-4 (Ciment de haut-fourneau et faible rsistance cour terme :
L-LH)
Les ciments doivent tre titulaires de la marque
- Liants hydrauliques.
Le choix du ciment sera fonction des spcifications lies aux classes
dexposition.
3.10.2 - Granulats
Les granulats sont dorigine naturelle conformes aux normes NF EN 12620 et
XP P 18545. Ils sont titulaires de la marque
- Granulats.
Conformment larticle 10.7.2 de la norme XP P 18-545 pour les btons de
classe de rsistance C 35/45 ou suprieure, les granulats de code indic A
conviennent (une ou deux caractristiques peuvent tre de code B aprs tudes ou selon rfrences).
Pour les btons de classe de rsistance infrieure C35/45, les granulats doivent tre de code B (une ou deux caractristiques peuvent tre de code C
aprs tudes ou selon rfrences).
Dispositions particulires vis--vis des risques lis lalcali-raction
Les granulats doivent tre qualifis vis--vis de lalcali-raction, conformment aux prescriptions du fascicule de documentation FD P 18-542.
Les granulats doivent respecter les spcifications dfinies dans le guide - LCPC
Recommandations pour la prvention des dsordres dus lalcali-raction.
Dispositions particulires pour la durabilit vis--vis du gel
Les caractristiques des granulats doivent respecter les spcifications dfinies
dans le guide Recommandations pour la durabilit des btons durcis soumis
au gel du LCPC.
3.10.3 - Eau de gchage
Leau de gchage doit satisfaire les prescriptions de la norme NF EN 1008.
3.10.4 - Adjuvants
Les adjuvants seront conformes la norme NF EN 194-2 et feront lobjet de
la marque
- Adjuvants pour btons.
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3.10.5 - Additions
Les additions devront tre conformes aux normes :
NF
NF
NF
NF
NF
EN 450
P 18-502 et NF EN 12263-1
P 18-508
P 18-509
P 18-506
Cendres volantes
Fumes de silice
Additions calcaires
Additions siliceuses
Laitiers de haut-fourneau
Nota
La nature et la quantit maximale dadditions utilisables en substitution partielle
du ciment sont prcises dans le tableau NA.F.1 de la norme NF EN 206-1.
3.10.6 - Btons
Les documents de rfrence sont la norme NF EN 206-1, les normes de produits
prfabriqus et le Fascicule 65 (chapitre : Btons et mortiers - Articles ).
La dtermination des rsistances mcaniques en compression des btons sera
ralise l'aide d'prouvettes cylindriques conformes la norme NF EN 12390-1.
La classification et la dsignation des btons (classes d'exposition, classes de
rsistance la compression, classes de chlorures, classes de consistance du
bton frais) sont dfinies conformment la norme NF EN 206-1.
Si le bton provient dune centrale BPE, il doit tre titulaire de la marque
BPE.
Nota
La norme NF EN 206-1 dfinit les valeurs limites relatives la composition
et aux proprits des btons en fonction de la classe d'exposition. Elle prcise dans le tableau NA.F.1 pour chaque classe d'exposition : le rapport eau
efficace/liant quivalent maximal, la teneur minimale en liant quivalent, la
classe de rsistance minimale la compression du bton et le cas chant,
la teneur minimale en air et des exigences complmentaires sur la nature
des ciments.
3.10.7 - Produits prfabriqus en bton
Les documents de rfrence sont les normes de produits prfabriqus et le
Fascicule 65 (chapitre : Btons et mortiers - Articles , Produits prfabriqus).
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Les produits prfabriqus doivent disposer dune certification, cest le cas
notamment pour les lments architecturaux (Certification
).
Le bton des produits prfabriqus structuraux, autres que les blocs, doit tre
conforme aux tableaux NA.F.1 ou NA.F.2. Pour chaque type de produit prfabriqu, une procdure documente doit mentionner le tableau auquel il est
fait rfrence (NA.F.1 ou NA.F.2)
Nota
Les spcifications du tableau NA.F.2 reposent sur une approche performancielle de la durabilit qui permet de prendre en compte lensemble
des facteurs lis aux formules de bton et aux procds de fabrication. Les
principales diffrences entre les tableaux NA.F.2 et NA.F.1 concernent :
- la prescription dans le tableau NA.F.2 de valeurs dabsorption deau maximales en remplacement des dosages minimaux en liant quivalent ;
- des limites sur les rapports eau efficace / liant quivalent plus contraignantes ;
- la possibilit pour les classes XF dutiliser des essais de performance
dfinis dans les normes : XP P 18-420, XP P 18-424 et XP P 18-425 ;
- des classes de rsistances minimales plus leves pour les classes dexposition XC, XS, XD et XF.
3.11 - Armatures pour bton arm
Les armatures pour bton arm seront conformes aux normes suivantes :
XP 35-014
Acier pour bton arm - Barres et couronnes lisses verrous ou
empreintes en acier inoxydable
NF A35-015
Armatures pour bton arm - Ronds lisses soudables
NF A35-016
Armatures pour bton arm - Barres et couronnes soudables verrous
de nuance FE500 - Treillis souds constitus de ces armatures
NF A35-017
Armatures pour bton arm - Barres et fils machine non soudables
verrous
NF A35-019-1
Armatures pour bton arm - Armatures constitues de fils soudables
empreintes - Partie 1 : Barres et couronnes
NF A35-019-2
Armatures pour bton arm - Armatures constitues de fils soudables
empreintes - Partie 2 : Treillis souds
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11 Annexes
NF A35-021
Acier pour bton - Fils soudables utiliss pour la fabrication darmatures
pour bton
NF A35-024
Acier pour bton - Treillis souds constitus de fils de diamtre infrieur
5 mm
XP A 35-025
Armature pour bton arm-Ronds lisses galvaniss chaud - Barres,
fil-machine et fils haute adhrence, fils constitutifs de treillis souds
galvaniss chaud
3.12 - Btons
A chaque partie douvrage est associe un Bton Proprits Spcifies
(BPS) satisfaisant aux exigences de la combinaison des classes dexposition auxquelles il est soumis pendant sa dure de service.
Les spcifications des BPS sont dfinies dans larticle 6.2 de la norme
NF EN 206-1.
3.11.1. Dfinition des diffrentes parties douvrage
L'ouvrage est constitu des diffrentes parties d'ouvrages suivantes :
Btons couls en place
Bton de propret
Dalle de transition
Bton de remplissage
Bton immerg pour fondation
Semelles de fondation
Fondations profondes :
pieux, barrettes
Radier
Piles
Cules
Cadre
Portique
Tablier
Parement
Dalle bton pour structure mixte
Hourdis pour structure PRAD
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Produits prfabriqus en bton
Bordures de trottoir
Corniches
Corniches caniveaux
Parements et coques de piles
et cules
Poutres PRAD
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3.12.2 - Localisation des diffrentes parties douvrage
Selon sa position dans louvrage, chaque partie douvrage peut tre localise
en fonction de son environnement :
Bton enterr hors gel (bton enterr de plus dun mtre)
Bton soumis au gel
Bton totalement immerg (dans leau de mer)
Bton partiellement immerg (dans leau de mer)
Bton non immerg
Bton expos lair vhiculant du sel marin
Bton en contact avec le sol
Bton sans contact avec le sol
Bton en contact avec les eaux de ruissellement de chausse
Bton en contact avec le sol et les eaux de ruissellement de chausse
Bton sans contact ni avec le sol ni avec les eaux de ruissellement de chausse
Il convient de combiner ces localisations. Le bton pourra tre, par exemple,
en contact avec le sol, non immerg et en contact avec les eaux de ruissellement de chausse.
3.12.3 - Combinaison des classes dexposition
Le bton de chaque partie douvrage peut tre soumis pendant sa dure de
service plusieurs types dactions dues lenvironnement, reparties en classes dexposition.
Il doit respecter toutes les valeurs limites applicables pour la composition et
les proprits du bton pour chaque classe dexposition (cf tableau NA.F.1
pour les btons couls en place, tableaux NA.F.1 ou NA.F.2 pour les produits
prfabriqus structuraux).
Il convient donc, pour dfinir les spcifications du bton, de combiner lensemble des valeurs limites et les proprits du bton et de slectionner les plus
svres.
3.12.4 - Valeurs limites applicables pour la composition et les
proprits du bton en fonction de la classe dexposition
Le tableau NA.F.1 de la norme NF EN 206-1 prcise les valeurs limites pour la
composition et les proprits du bton pour chaque classe dexposition.
En France, certaines classes dexposition correspondent des spcifications
identiques (XC2 et XC1/XC3 et XF1/XC4 et XF1/XS1 et XS2/XD1 et XF1). Le
tableau NA.F.1 peut donc ainsi tre synthtis :
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Classes dexposition
XC1
XC2
XC3
XC4
XF1
XD1
XS1
XS2
XD2
XS3
XD3
XF2
XF3
XF4
XA1
XA2
XA3
Rapport
Eeff/liant quivalent 0,65 0,60 0,55 0,50 0,50 0,55 0,55 0,45 0,55 0,50 0,45
maximal
Classe de
rsistance
C20/25 C25/30 C30/37 C30/37 C35/45 C25/30 C30/37 C30/37 C30/37 C35/45 C40/50
minimale
Teneur minimale
260
280
330
330
350
300
315
340
330
350
385
en liant quivalent
Teneur minimale
4
4
4
en air %
Nota
Attaques chimiques : pour ce type denvironnement, lAnnexe Nationale de
la norme NF EN 206-1 renvoie au fascicule de documentation FP P 18-011
Btons - classification des environnements chimiquement agressifs,
notamment pour le choix de ciments.
Le tableau NA.F.2 commun aux normes NF EN 13369 et NF EN 206-1 prcise
les valeurs limites qui peuvent tre utilises pour les produits prfabriqus
en bton.
3.12.5 - Classes de chlorures
La norme NF EN 206-1 dfinit (articles 5.2.7 et NA 5.2.7) les teneurs maximales en chlorure du bton respecter en fonction de son type d'utilisation.
Elle dfinit quatre classes de teneur : Cl 1,0 / Cl 0,65 / Cl 0,4 / Cl 0,2. Les classes de chlorures permettent d'adapter la composition du bton en fonction
des risques de corrosion des armatures.
La classe de chlorure respecter en fonction des risques de corrosion des
armatures est dfinie dans le tableau ci-dessous :
Classes de chlorures respecter en fonction de l'utilisation du bton
Classe de
chlorures
Teneur maximale
en Cl-
Bton ne contenant ni armatures en acier, ni pices
mtalliques noyes
Cl 1,0
1%
Bton contenant des armatures en acier ou des pices
mtalliques noyes et formul avec un ciment de type CEM III
Cl 0,65
0,65 %
Bton contenant des armatures en acier ou des pices
mtalliques noyes
Cl 0,40
0,4 %
Bton contenant des armatures de prcontrainte en acier
Cl 0,20
0,2 %
Utilisation du bton
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La teneur maximale en ions chlorure est dfinie en pourcentage de la masse
du ciment, elle concerne la somme des chlorures de tous les constituants.
3.12.6 - Spcifications des btons (BPS) de chaque partie douvrage
Le bton (BPS) de chaque partie d'ouvrage est dfini par les spcifications
minimales suivantes :
classe de rsistance la compression
classes d'exposition (suivie de la lettre F en France)
dimension maximale nominale des granulats
classe de teneur en chlorures
classe de consistance ( la livraison)
et les exigences complmentaires ventuelles :
rapport Eau efficace / Liant quivalent
teneur minimale en liant quivalent
type et classe du ciment
caractristiques complmentaires du ciment
caractristiques complmentaires relatives aux granulats
caractristiques complmentaires relatives au bton frais ou durcis
teneur en air
rsistance en compression au jeune ge
aspect particulier de parement (spcification base sur le Fascicule de
documentation FD P 18-513)
bton pompable
bton autoplaant
3.12.7 - Caractristiques complmentaires des btons
Les btons peuvent faire l'objet, par exemple, des caractristiques complmentaires suivantes :
Prvention - Recommandations
Caractristiques complmentaires
Vis--vis du gel/dgel
Vis du gel/dgel avec sels de dverglaage
G+S
Vis--vis de l'alcali-raction
RAG
Vis--vis de la qualit des parements
EQP
3.12.8 - Exemple de dsignation du bton
Bton de semelle de fondation (bton arm), soumis au gel (gel svre
sans agent de dverglaage), non immerg, en contact avec le sol et les
eaux de ruissellement pour ouvrage non situ proximit des ctes
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Dtermination des classes d'exposition
- Gel svre sans agent de dverglaage : XF3
- Prise en compte de la carbonatation : XC4
- Eaux de ruissellement : XA1
Dtermination de la classe de chlorures
- Bton contenant des armatures en acier : Cl 0,4
Classe de rsistance la compression
- Plus grande des classes de rsistance minimale de chaque classe
d'exposition (XF3 / XC4 / XA1) : C30/37
Dimension maximale des granulats : 22,4 mm
Classe de consistance :
- dterminer en fonction des contraintes d'excution du chantier
Teneur minimale en liant quivalent
- Plus grande des valeurs de chaque classe d'exposition :
(XF3 / XC4 / XA1) 330 kg/m3
Rapport Eau efficace / Liant quivalent
- Plus petite des valeurs de chaque classe d'exposition :
(XF3 / XC4 / XA1) 0,55
Nature du ciment
- Selon le Fascicule de documentation P18-011 (pour respecter les
spcifications lies XA1)
- Si prsence de sulfate dans les eaux de ruissellement : ciment PM
Caractristiques complmentaires du bton :
- Teneur minimale air occlus 4 % (XF3)
Bton de tablier (bton prcontraint), soumis au gel (gel faible sans
agent de dverglaage)
Dtermination des classes d'exposition
- Gel faible sans agent de dverglaage : XF1
- Prise en compte de la carbonatation : XC4
Dtermination de la classe de chlorure
- Bton contenant des armatures de prcontrainte en acier : Cl 0,2
Classe de rsistance la compression
- Plus grande des classes de rsistance minimale de chaque classe
d'exposition (XF1 / XC4) : C30/37
Dimension maximale des granulats : 22,4 mm
Classe de consistance :
- dterminer en fonction des contraintes d'excution du chantier
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Teneur minimale en liant quivalent
- Plus grande des valeurs de chaque classe d'exposition :
(XF1 / XC4) 330 kg/m3
Rapport eau coefficient / liant quivalent
- Plus petite des valeurs de chaque classe d'exposition :
(XF1 / XC4) 0,55
4 - Excution des travaux
4.4 - Mise en uvre des btons
La mise en uvre des btons sera ralise conformment aux prescriptions
de l'article du Fascicule 65 A du CCTG.
4.4.1 - Cure au bton
Les prescriptions du Fascicule 65 A (article ) seront respectes scrupuleusement.
En particulier, les coffrages seront laisss en place tant que la cure des faces
coffres est ncessaire, moins dassurer une cure par dautres moyens.
4.4.2 - Reprise de btonnage
Les prescriptions du Fascicule 65 A (article ) s'appliquent.
Les reprises de btonnage non prvues sur les plans d'excution sont interdites.
Les reprises de btonnage doivent tre calepines rigoureusement avec les
joints de coffrage.
4.4.3 - Btonnage sous conditions climatiques extrmes
Les prescriptions pour le btonnage sous conditions climatiques extrmes
font l'objet du fascicule 65 A (article ).
Les rsultats des mesures de tempratures sur chantier sont corrls par lentrepreneur avec ceux de la station mtorologique la plus proche.
Nota
Sil est prvu que la temprature ambiante descende en dessous de 0C
pendant le btonnage ou pendant les priodes de cure, des prcautions
doivent tre prvues pour protger le bton des effets du gel.
Sil est prvu que la temprature ambiante soit suprieure 35C pendant
le btonnage ou pendant la priode de cure, des prcautions doivent tre
prvues pour protger le bton.
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11 Annexes
Le PAQ dfinit les dispositions mettre en uvre pour le btonnage sous
conditions climatiques extrmes : temprature mesure sur chantier infrieure 5 C ou suprieure 35 C.
Le bton ne doit pas tre expos des tempratures ngatives avant davoir
atteint une rsistance en compression dau moins 15 MPa.
4.4.4 - Dispositions particulires lies aux ractions sulfatiques
Nota
Des recommandations sont en cours de mise au point.
Elles viseront en particulier limiter la temprature maximale au cur du
bton pour les pices massives (pices de taille critique).
4.4.5 - Dcoffrage et dstaiement
Les oprations de dcoffrage et de dstaiement ne peuvent tre effectues
que lorsque la rsistance du bton est suffisante, compte tenu des sollicitations de louvrage, pour viter toute dformation excessive. Ces oprations
doivent se faire de faon rgulire et progressive pour ne pas entraner des
sollicitations brutales dans louvrage.
Par temps froid, les dlais avant dcoffrage doivent tre augments.
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Cette annexe dtaille
le contenu des actions du contrle
extrieur et met en parallle
les actions qui relvent du contrle intrieur
Annexe 3
Contenu des actions du contrle extrieur
3.1 - Analyse des PAQ
la remise des offres et avant signature du march, lanalyse des PAQ porte
essentiellement sur le sommaire, sur lorganigramme du chantier, la liste des
fournisseurs et des sous-traitants et sur le schma organisationnel du contrle
intrieur (organisation des interfaces, circuits de diffusion des documents,
contrles internes et ventuellement externes, points sensibles).
Dans les phases de prparation et dexcution des travaux, lanalyse doit tre
exhaustive.
Lanalyse de la Note dOrganisation Gnrale porte sur les descriptions de
lencadrement responsable, de lorganisation de lentreprise et les modalits
gnrales de contrle intrieur (avec notamment la teneur de lventuel
contrle externe).
La vrification des procdures est effectue point par point par rapport aux
clauses techniques particulires ou gnrales, dans le respect des rgles de
lart.
Cette analyse a une importance considrable car elle conduit entriner en
quelque sorte le rfrentiel qualit de lentreprise. Elle se conclut dailleurs
par un visa du matre duvre.
3.2 - Vrification de lapplication des PAQ
Actions de suivi
Une action de suivi consiste vrifier que lentreprise respecte bien les engagements quelle a pris dans le PAQ vis.
Elle porte donc sur la faon dont lentreprise suit sa procdure, dans loptique
des phases quelle ralisera en labsence de la matrise duvre.
Ceci implique videmment que la procdure soit prsente et connue sur le
chantier.
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3.3 - Vrification de lapplication des PAQ
Surveillance du contrle intrieur
La surveillance du contrle interne consiste prendre connaissance de tous
les documents de suivi, sassurer quils sont tablis selon le programme
prvu par les personnes identifies et quils sont correctement renseigns.
Elle seffectue sous forme dexamen et peut, en outre, comporter une vrification.
Lexamen dun document de suivi consiste sassurer que les indications
prvues figurent sur le document, que ces indications sont conformes aux
exigences du march (dtection de non-conformit) ou ce qui est attendu
ou prvu (dtection danomalie) et que les suites donner sont indiques.
La vrification dune indication figurant sur un document de suivi consiste
procder des mesures ou constats pour en vrifier la validit.
Dans le cas o le march confie au contrle externe, la ralisation dessais
de conformit, les actions de contrle extrieur sont alors exerces selon
lune, lautre, ou une combinaison des modalits suivantes :
acceptation des rsultats, dans le cas dun laboratoire, indpendant de
lentreprise et accrdit (COFRAC, par exemple, pour les essais de compression sur prouvettes de bton) ;
audit initial, essais communs initiaux avec fixation dun intervalle dacceptation puis vrification priodique de la validit des rsultats dessais, par
excution dessais apparis ;
vrification de la validit du contrle par lexcution dpreuves de conformit
par le contrle extrieur.
Lorsquune non-conformit, non dtecte par le contrle intrieur, est mise
en vidence, tous les travaux jusqualors vrifis par le contrle intrieur sont
remis en cause.
3.4 - preuves de contrle
Lpreuve de contrle comporte un ensemble de vrifications et dessais dont
lexcution est juge ncessaire et suffisante pour caractriser un produit ou
le rsultat dune tche dexcution.
Elle porte sur laptitude satisfaire les exigences (preuve de convenance) et
sur la conformit des travaux raliss (preuve de conformit).
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Elle est gnralement associe un point darrt.
Par exemple, les preuves de contrle du bton consisteront en linspection de
la centrale bton, la ralisation de lpreuve de convenance et la ralisation
de lpreuve de conformit par lot de contrle et partie douvrage.
3.5 - Bilan qualit
Toute prestation de contrle extrieur doit se conclure par un bilan qualit :
sur louvrage tout dabord :
Le bilan porte sur :
la qualit fonctionnelle de louvrage, cest--dire son aptitude rendre
le service attendu ;
la vrification que les performances de durabilit sont bien remplies ;
la vrification que lentretien courant suffira maintenir louvrage en tat
de service, lexception du remplacement ou de travaux de maintenance sur certains quipements (joints de chausse, appareils dappuis,
remise en peinture des garde-corps) au bout dun nombre dannes
considr normal ;
la vrification des dispositions favorisant certaines oprations dentretien spcialis ultrieur (possibilit de vrinage pour remplacement des
appareils dappui par exemple) ;
la vrification des conditions dune bonne surveillance de louvrage
(accs aux diffrentes parties de louvrage pour inspection).
sur lentreprise ensuite :
a-t-elle obtenu la qualit requise ?
a-t-elle respect son PAQ ?
Ce bilan qualit peut tre utilis pour ltablissement des certificats de capacit
ou de rfrence.
sur lorganisation qualit enfin :
a-t-elle bien fonctionn ?
tait-elle adapte ?
comment lamliorer ?
Ce bilan qualit doit permettre que lexprience acquise chaque chantier ne
soit pas perdue mais au contraire, conduise une consolidation des pratiques.
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Liste (non exhaustive) des contrles intrieurs et extrieurs pour un
tablier douvrage en bton prcontraint (en gras les points darrt)
Contrles intrieurs
Contrles extrieurs
PAQ (entreprise, fournisseurs,
sous-traitants)
Avis sur PAQ, visa
tude de formulation des btons
(preuves dtudes)
Avis sur dossiers dtude des btons,
acceptation des formules
Rception des moyens de fabrication
du bton
Autorisation de raliser les preuves de
convenance
preuve de convenance des btons
Participation aux preuves de convenance
de fabrication du bton, acceptation
Ralisation des ventuels lments tmoins
Participation aux preuves de convenance
de mise en uvre du bton, acceptation
Contrles de fabrication du bton
Suivi
Surveillance du contrle intrieur
Contrles de mise en uvre :
taiements
coffrages
armatures passives
conduits et ancrages de
prcontrainte par post-tension
bton
Suivi, surveillance du contrle intrieur
Vrifications des armatures du bton arm
et des conduits de prcontrainte en place
Autorisation de btonnage
preuves de contrle des btons
preuve dinformation de la rsistance
du bton
Contrles de mise en uvre :
mise en tension des cbles de
prcontrainte (mesure des
pressions et allongements)
Vrification des matriels, des procds et
des produits
Autorisation de mise en tension,
autorisation de dcintrement
Suivi, surveillance du contrle intrieur
Mesure des coefficients de transmission
des cbles
Rception des mises en tension avant
coupe des armatures
preuve de convenance du coulis dinjection
Participation lpreuve de
convenance du coulis, acceptation
Contrles de mise en uvre :
injection des cbles de
prcontrainte
Vrification de ltanchit
des conduits
Autorisation dinjecter
Suivi
preuves de contrle du coulis
Fiches de non-conformit
Acceptation
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Liste (non exhaustive) des contrles intrieurs et extrieurs pour les
lments structuraux prfabriqus dun tablier douvrage en bton
prcontraint (en gras les points darrt)
Contrles intrieurs
Contrles extrieurs
PAQ (entreprise, fournisseurs,
sous-traitants)
Avis sur PAQ, visa
tude de formulation du bton avec
analyse de la rpartition des tempratures
dans les lments traits thermiquement
(preuve dtude)
Avis sur le dossier dtude du bton,
acceptation de la formule
Ralisation de lventuel lment tmoin ou
du premier lment de la srie
Participation lpreuve de convenance de
fabrication, acceptation
Contrles de fabrication du bton
Suivi
Rception de lusine de prfabrication
Autorisation de raliser llment tmoin
ou le premier lment de la srie
Surveillance du contrle intrieur
Contrles de mise en uvre :
moules
rservations
armatures passives
armatures de prcontrainte et dispositifs
de blocage
mise en tension armatures (mesures
dallongements)
bton
tuvage (enregistrement des tempratures)
Suivi
Surveillance du contrle intrieur
(vrifications priodiques des vrins, des
manomtres...)
Vrification des matriels, des procds et
des produits
Vrifications des rservations, des armatures de bton arm et des armatures de
prcontrainte en place
Contrle ventuel de certaines mises en
tension (au moyen de capteurs de force)
Suivi ventuel du cycle dtuvage du bton
preuves de contrle des btons (bton
tuv, bton non tuv)
preuve dinformation de la rsistance
du bton
Contrles de mise en uvre :
mise en prcontrainte des lments
(mesure de rentres darmatures, de
contreflches des lments)
manutention, stockage
Suivi
Fiches de non-conformit
Acceptation
Surveillance du contrle intrieur
Pr-rception en usine des lments
avant expdition
Rception des lments sur chantier
aprs transport
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Annexe 4
Exemple de bon de livraison
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NOTES
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Crdits photographiques et illustrations :
AMPRINCIPE - BONNA SABLA CAPREMIB - CELTYS - CERIB - CHAPSOL CIMBETON - CPC - DBG STUDIOS - PIERRE DEZEUZE FIB - JMB-FREYSSINET - MSA - Christophe RAULET-GETEC-ARTEM
SIMAT - SNPB - SNBPE - FREDERIC ZIRK
Mise en page :
DBG Studios - 3053e
Edition avril 2006
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COLLECTION
TECHNIQUE
T 42
C I M B TO N
BTONS
ET
OUVRAGES DART
Tome 2
T 42
Btons et Ouvrages dart - Tome 2 - Les ponts courants en bton
Les ponts courants en bton
7, place de la Dfense 92974 Paris-la-Dfense Cedex
Tl. 01 55 23 01 00 Fax 01 55 23 01 10
e-mail :
[email protected] internet : www.infociments.fr
DBG Studios - 3053e
0-Couv T42 - 384x260