0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
401 vues53 pages

Merleau Ponty

-

Transféré par

Rafael Arce
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
401 vues53 pages

Merleau Ponty

-

Transféré par

Rafael Arce
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF ou lisez en ligne sur Scribd
Ae Du sieve avret * Feber lene dieur: Manuziu-Powry Ata Sorsonse 1999.1982 Maurice Merleau-Ponty Le primat de la perception ct es conséquences philosophiques prt de Projet de avail sur la narure dela perception ss La Nature del perception 4 VERDIER, SATA 12101 0288 Fomow eratu en Jaques Pale 82430 - iM 3763 P7S NOTE DE L’EDITEUR n0coss700 Le Primal de P perepion et ses constqences ' philsopbigies Feprend le teste de Vexposé. de i ‘Maurice Mesleau-Ponty devant la Société fran- |g sate de Philorophie,séance du 23 novembre \ ainsi que la discussion qui a suivi (pre- § mitce publication dans le Buletin de le Socttt { 3 Aranpaite de Philorpbie, come XLI, m* 4, octobre~ | Saécerbre 1947, pp. t19-135 et 135-153). Parti cipaient& la discussion : MM. Bréhier, Bauer, | 1, Beauftet, Césari, Hyppolite, Lenoir, Lupasco, | $ Merleau-Ponty, Parodi; Mmes Prenant et Roite, i | SM, Sali, Les ‘références bibliographiques ont 46 completées et le texte vériié. Les deux textes qui précédent la communi- cation proprement dite, font partie de dossiess i de Maurice Merleau-Ponty conservés par le © Elion Vader 196 i CINRS. Il s'agit de Projet de travail sur la nature sees ee ae i ela Perception (ax avril 1934), textes manusctits 7 présentés pour Tobtention d'une subveation fe son renouvellement Pannée suivante & la Caisse nationale des Sciences. Méme vérif- cation pour ces deux textes et méme présenta~ tion de apparel de notes que pour la deuxitme partie du volume, Ceux-ci avaient fait Yobjet dune premiéze publication dans la thése de 1M, Théodore F. Geraets, Vers we nouvelle philo- sophie trantcmndantale, Martinus Nijhoff, La Haye, 1971, fespectivement pp. 9 et 10 et pp. 188-1 Gppendisy PR? Que soient ici semerciées Madame Suzanne Merieau-Ponty pour attention patticuliére quielle. porte au projet-ainsi que Ja Société francaise de Philosophie pour Pautorisation de | PROJET DE TRAVAIL if SUR LA NATURE Mi DE LA PERCEPTION | 1933 it | By 4 + ‘ i 7 ————_—_— néurdlogics (particuligrement de-la psych Ja philosophi Bfoblénfe de lasperception-et-particiligrement dela perception du CHep" Une doctrine inspiration crtdi perception“toitiiie"The opération itéllectuelle ir laquelle dés données inext y de-telle"Sorte-qu'elles'nisséae pF consucwee un unis objerue coasidéxée.eiPeommé ‘Or les tehierches"expérimentil& porns en ‘Allemagne’ pit Ecole ‘dela? Gestalitbearie seriblént tionitrer au‘contraire que la'perceptio ‘quil est impossible d’y distinguér ue” bidtiére Incoktente et mag fomne intllecmele; 4 forme » tent prevent dans ls connect Soni inte aon veh fetes del ptologe eaddonsnle a Sie ipo pane en Ercopptncnt deb aeuologle au par pci le role du syatme nerseas dont I Exon de pus en pla seable tae ace tae tion de ¢ conten 9 ae Fie ee tron pas tne fncion «akin a i pool» Ee ates moe gee Ieforuciogue de cheeks Soe det ane Stoo sttrigecs cn deaigat det Baas ease Se is pochoone F ception 3g frouvey sist feplace dane_un team La Soa latiog , le peychologue devrait peut cer &Pimagination d'un univers de gensations fnextensivesy que. Pca a des sens» onveriit enya espace: volumiear, pat Pastociation. progressive des données visulles aur données taggin, = Sonnet visuel Ty aurait lieu d’éeadier plas particulitrement {a lttéraare réceate de la « perception du corps propre ». — Si d'une manitre générale, il Semble difficile de distinguer une matitre et tune forme de la connaissance sensible, la diffi- calté est plus grande encore et V'extensivité, semble-ril, cohére manifestement 4 la sensa- tion, lorsqu’ll s'agit de la perception du coxps propre. Le probléme de Vllusion des amputés, parmi beaucoup d'autres problémes que pose Ia psychopathologie, serait 4 reprendte. Ges remarques et autres semblables, si une Geude précise des documents les confirme, obligeraient done & revenir sur les postulats de la conception classique de. la perception. Précisément les philosophies réalistes d?Angle- terre et d’Amérique insistent souvent sur ce will y a, dans le sensible et le concret, diexé- juctible aux relations intellectuelles. L’univers de la perception ne serait pas assimilable & univers de la scienc: Ea résumé, dans [état présent de la philo- sophie, il y aursit lew de tenter une synthése des résulats de la psychologic expérimentale et de la neurologie touchant le probleme de la perception, d’en déterminer par la réflexion la ignifiation exacte et peutétre de refondre cettaines notions psychologiques et philoso-r pphiques en usage. : LA NATURE DE LA PERCEPTION 1934 ioe . Une nouvelle étude de-la.perception 2 para justifie par le développement:contemporain des recherches philosophiques et.expérimentales : — par Pappatition, en- Alleniajne notamment, de nowvelles philosophies qui mettent:en-queé! tion les idées diréceriéés du etiticisme;jusquerla dominantes dans la. psychologic comme dans la philosophic de la perception; — pat le développement’ de.la physiologie:du systéme-nerveuss, * pat.celuide lacpathologie: mentale t de ta prychologi te enfant — enfirrparle:progeés @use nouvelle psycho- logie de lazperception en: Allémagne, (Ges poebolgie) were ‘Au cours-.des- recherches- pouirsuivies cette année la:-tentative~m’a'paru- Pautant -plus justifie que, depuis:-les analyses de Lache- lies (L’Obereatioide Plairer) et de Lagneau 7 (cane el eee (pe a A rn om ce pce terns A is SE a aes com de la cropance dans ta perception et L’ Objet de. la felis et ert he di fe J, Physiologie ct pathologie de la perception Toutfis ils pos par posible daboeder eee étude de a pereghion par elses dha systime nervens a par I patna tales Il mravait semble que Vine be deraen ‘petmetse de pidcier It spon ae a -cohnaissance-sensible et _de_Pintelligence, én précunt-cha de le povioainn see ie eal Or;_si- les: vues de.C. -von onakom (enna Momskogee Nsw traction bseigue a7 td dele pote at oi skp oton dec eae sition chronogent»fournigee sepa tation des idles decrees als ne ee as“encorezavoir“donné-lieu 4° des: recherches Patclivessufantesspour gion pase hee Fetch payehologie devs penton pee Physiologie ‘eérébrale: -est-significatif-que la revue générale de H. Pigson (Le cérvegu eh la ou), spree en-cerul eoneene es eee ietion.», apse donner sur lx phonons Associ evlest-appore su bone eee on que dis indicates Hopottaenace P 4 ( / A, ‘Quant la pathologie; dur moins en-Fratice, elle ne peut davantage-donner de fil conductear. La thse de P. Querey (Etuder'ser [balluination, tome IL: La clnigie). lisse finalement sans réponse la question'— essentiellé pour:nous — de savoir si Phallucination-est une: vision sans objet ou-seulement une « attitude » favorisée par-une dégradation de lé eroyance: Nous ne pouvons donc y trouver.de présomption favo- rable A-une psychologie qui ferait de la.percep- tion normale xine donnée brute; ou-d Contraire wane construction ‘intéressant. toute \Pactivité mentale, La thise de H:, Wallon (Stader et rotbles.du dioeloppement peycho-roter et. mental chez I mfint, 1925 — publide depuis sous'le titre L Enfant turbulent) nespeut non plus, a:d’autres éards, fournixune-orientation décisive-L’au- teur reconstitue le développement normal du subject & Vobjectif par Ip: méthode patholo- gique: Mais la genése.de la perception extéricure Teste cachée: elle n’est-pab encore” présente, semble-til, dans le.« stade sensitive-moteur »; dans le «Stade projectif» qui-suit immédiate- ‘ment elle semble bien constieuée::Car ce-stade project ne nous est:connu que par ’analogie de cettaines mentalits,¢pileptiques;.6r If monde de Penfant épileptique -peut bien etre alfecté instabilité et dincohérence et, comme engage dans son activité tyrannique, Cest cepeadant ‘un monde, ou plut6t,une masse de choses exté- tieurés, et nous n’avons:pasasiisté’a la: gentse de cette extériorté,~ = 19 =Poilitant la-physiologie-hefveuse'et la patho- logie :deveont: surzdeux -points: foumir .des renscignenients-trés:importants, Ii s‘agit d'une part devs sexs Jocaisteus »(Pizon)-t ‘autre:past des astéréognosies.ct plus-généti- denen. des apnoi, Maiy mf fans .Si.lanature es blessures favorise particulitre- ‘ment la localisation dés'lésions (cas des blessures spar balle ow petits” éclats dobus: in Gelb et Goldstein .: Prrbolgische, Analyen birnpatblo- siieber. Faille, one I, chit) ilsest"a. temarquer ‘que: laconjecture’ var toujours des troubles ssensoils ou ~psyclifque’ iobservables:"i-.des Jocalisations:=seulement™ présuinées. Ge Goldstein en conicluent que la-premidie ‘avant'tout essai d'interprétation. physiologiqiué, est‘ de donne: du_comportement:morbide-une desésiption aussisexacte que“possible: Maiszles <éipérience’- i, faire pout ‘analyser-la.Zénscience ‘du tnalade seront évideiiment suggérces par les , par la-« forme,» —un passage:de la « mosiique..». (Wertheimer): subjectiveau ‘monde: des objets. *E’Ecole: quiznous.occupe cexpliqueypourcune”part pat le facteur:psycho- logique !nomnié : -établic “par. Wertheimer -(Koftisas Perception: an introduction to Gestalitheory, Paycaleg. Balletin, come- 19, 1922. Sanders; om. cit). 2h Ltespace ole mogwement La perception’ de espace est-a lieu privi- égié des complications isitellectualistes,’s la distance’ d’un objet par exemple est ramenée ‘un jagement instantané, qui se foride sur des signes, comme la~grandeur, appatente ou Is ispatite des‘ imdges Petiniénsés, et en conclut Je nombre de pas qu'l'nous fandrat fafe.pout a7 toucherl objet. “Lespiice“n'est, plus~objet= de vision mais objet de pensée!Or une critique ‘85 prdfohde-dé Ia « :disparité-deszimages » Kotha, Soine probline. of. Space. perception, ia Poychlogiee_of-1930) conduit '& admettre que; mime sielle-est une:conditios de la petception de-la-profondéur, Hi dispatité des images.n‘est pasToccasion d'un'jugement, miis'la cause d'un Drocessus :nerveux .dont “nous. ne .cofinaissons ue le.résultat.cnscient, sous-forme d'impress siod de-profondeur. En réalité la pérception.de latprofondeur.est un:phénoméne-de stricture analogue: A ceux .quiviehnehe 'étré sighalés? Ce qui le démoiticen particulier eit gue; dans le-caé @un-objet.vu par.teansparence'a travers ‘un_ objet" plus: proche, on: peut-i-volonté-pro- duire:ou suppiimer la-vision-de la profondeut ea:modifant la:couleur-duchamp_périphérique (E> Koff, ibid; "Tudor Hare Studies“i-tranes parens, Jorm-and tlh, Peyebel. Foricbung,'1928) Eeiei de.niaveau li Girtalipryebaleginse trouve caridtat interpréter ~dimportints -réstlats acquis avant elle : ceux de. Schumann. etede son école qui mettaient en évidence Pexistence dans:la perception dane site Fespace quate (Schutarin,= Fuchs; Katz, "Jaenschy=de Kar- Pinskays cies in. Zetecbrift fir Prytboligie- and Plysiolegieder-Sinmesorganer), Si ces: recherches ‘Schomanns Dye flies ip ayrr Paths “Uber ta GF diet Scheu cavent avoir" ex-quelque”infuence:sur-Fou- Cragerde M. Lavelle (Ls. prvepton snl. del profniear, Steasbourg, 1921) esi M, Pradines tn donne une bibliographic, elles restent= 9 Gllewmémes inconnugs en France et la. thbse Ge-Mlle R:Déjein (Etude pryebloggue dela die ance dens liston, Pais, 1920) afen fat pas Gat bien quelle tendé-ausi& abc Vinhérence-de Medios SIewisons *Paisqu’onjugeat tOvjouts de: ce. que.noxs woyont par egal ce-peintsur-in sent, pulegue-les-point écheloanés en profondear Ey projetent sur un-seul plan, fale biea Suppose que le sujet reconstitelaprofondese, ngonclujemais nla voit-pas. Aw contre et"pour la-méme raison “on ihe: voyait“pas de diffculté-dans-une perception immediate de Jargeut et der hauteur: Or nous’avons plos devtisons maintenant de coneidézerl-profon- dur comme: dervée et ulteseare, Ihfaudrait Ime pestee yvoiran ie de preon tus simple-que cele des surlaces(Gelbret Botuoid (ors, pps 33nsig, Uber dor ‘oft Hofmann, Uotet- 0 ar 29 Wetfll der. Webrwbng on: Oberficherfarben) montrent.que lacvision dé couleirs super- ficiclles est!une-ciganisation.gelativement fra. ile, qui est-facilement.altéfée dans-certains cas Pathologiques.et'liisse place-alots d-une-vision de couleurs « épaisées. » Ee cété nonva ‘est ‘saisi par moi_comme présent; et.je waffirme. pas que le dosvde a lamperexiste dags:le sens:o.je dis :la'solution du:probléme existe: Le-cété:taché est présent a'sarmanjdre-l est.dans.inonevoisinage.. = — ~=Ainsi, je ne doisrpas: dire-que.les’c6iés-n0n ‘vas. des‘objets.sont simplement des: perceptions possibles; ni.non plus que ce.sont-les.conclu> sions'nécessaites <'une.espéced'analyse ou.de wisibles: de.Pobjet, les-faces:noa wisiblesy-cette: synthése,=qui-conduit:da-denné 4 ce:quisn’est-pas.actuellemient:donné.'est pas wune:synthése intéllectuelle-qui posevlibresient Pobjétstotal, cest .comme” tite -synthése-pra- a tiue-+:je-piis touches" la:lampey-et’non seule ment fuivant la-face-qu’elle:tourne vers moi, mais ‘encorede Vautre.-c6té; il, sufimait -que étende:la main-pour Ia sain! ~~ ~. analyse classique: de; la perception aivelle toute notse:expérience sur le planunique de-ce “quirese:jugé,-pour de bonnes: raisons, comme ant en vérité..Quand je considére au-contraire entourage de ma:perception; il me-révéle-une autre. modalité: qii.n’est pas. U@tse -idéal. ét aécessaite du géoinétre, ai. la-simple épredve sensible, lee percipi »;zet qu'il nous teste juste ment-maintenant A.étudier, = . Mais ces remarquescsur Ventoufage di pergu ‘nous ‘pprennent # mieux voir-le~perga lui- ménie. Je pergoisidevant.moiune route ou une je les petgois afectées dune certaine dimension le route est un.chemin:ou:une route ‘identifications suppiosent-que_je retrouve'la grandeur vraie de-'objet; fort -diffe- sente de-celle-sous-laquelleil i r sois:moi-méme:présent> Mais-les liewx mémes ob je me trouve:ne me-sont-cepéndant jamais tout’ fait dofngs}les choses:que je vois-ne sonf ‘choses: pour :moi-qu’a =condition‘de: se retiter toujours au-deli sablei: I-y-a-done:dans la. pefception un-para- doxe de;'immanence et de, ltranscendance. Immanence; puisque: le pergitsie-siuiait-étre Geranges, 4-celuis qui=pergoity transcendanceé, puisqu’l comporte toujours un au-delinde ce ui est actugllement donné:Et ces deux éléménts 49 dé ln percéptioin:ne Sont pas ivproprement parler contradictoires, car, sisnous.téfléchissoiis suit cette notion de perspective, si nous reproduisons en pensés lexpéiience perspective, nous.verrons que.lévidence propre du’percu, 'apparitionsde ‘eiquelque chose~»-exige“indivisiblenient: cette dsence'et cette absence. =" +. ~Enfin,:le monde: lieménie, quivest, ten pre shidee “approximition, la> fotalité -des choses peiceptibleset-la chose: dé>toutes:les:clioses; doit étte cSimpris aon pas comme'un:objet au sens que Je mathématicien ou le ‘physidien pourrait donner irce’ mot;-Cest-i-dire2comime ‘une loi sanique" qui-couvtirait. tous les; phénd- anes partiels; ou comme.une‘telation’ fonda= mentale vérifiéeen'tous;. maisjcommé, le:style universe, de“toute’perception=possibl sience-cest™ par cette expérience. qué nouis avons:Tidée de etre; et par-élle,que'les:mots de:ritionnel.ee deste reppiventsimaltandment coud ‘Baintenant-non plus-le-pro- so :yca-pour moi des choses} ou;comment j’aizune experience percep- tive" tnifée~ et: unique :qu se-polrsuit, ‘mais celui-de savoit comment. mon expérience- se srelie avec Pexpérience que-les, autres ont-des ‘mémes objets; la.perception apparaitra:encore comme le;phénoméne parsdoxal qui nous rend Petre accessible + Si,je considére :mes- perceptions comme de simples: sensations, elles:sont privées, elles fe sont que miennes, Si je-les: taite comme des actes de Vintelligences si la perception est une idspection de-Pesprit et-Pobjet: perga-une idéc, alots:cest duméme monde que nous nous entre- ‘tchons, vous et.moi, et la communication est'de tous comme le! théoréme: de Pythagore. Mais tucme de ctl ols nee comis de:notie expérience. Si-nous-sommesy un. ari ‘t moi, devant un: paysages et'si jessaie'de mon: ‘rer.&:mon ami quelque ‘chose-que je vois:et quil-ne'voit pas encore; nous ne"pouvons pas rendreicompterde ta situztion en disant-que je vois:quelque: chose dans: mon monde a “moi, et que jessaic par messages-verbaux de suscitet dans-le: monde: de: non amis une’ perception analogs f'y 4 pa somone numéri ‘teinps, cett 1a chidse, aie; que. je ois) pas.les-relewsedu “soleit'sur‘lle, pur sa Couleur, pit 302 évidence ‘seaisble. La chose s'impose non pas comntie'wttie pour toute inteligerice, mais comme’ éelle pour ‘out Sujet qu partagé ma situation, ~~ f. Je’ne sauratjaniais-comment yous-voyezsle “rouge et Tous ne saurea jamais‘Gommest je ‘ois; mais" ceite separation .dés conscieices s'€st-deconnue qu’aprés éhec ‘de'la-tomintir cation, ‘et notre, prémie®. mouvement=est-de expire un‘éyre.indivis.entre nods. ll. t-a pis lieide taitet cette ‘comme: tne isi sénsualisme: deviéndrié inexplicable” Et il ’y 2 pas Uieitde ‘fonder sur notte cSmmune paricipation‘ala sméihe consciende intellecvelle, pisque'ce serait supprimer Piseécusable plurlité des consciences AL-faut, done que,=par la. perception «f'autrui ‘ue moi. Et-cette perception sé.réalise,;di'fond de ma subjecivité jecvois-pataitre,tne? autre subjectivité investie.de.droits:épaus;-prce’que ‘dansimon champ perceptifse'dessine la conde ‘@autnai, wh.comportement ué:je.comprends, smanes, secles.approprie en.les traitant:selon, les conduites,typiques.dont:j'ai moi-méme lexpé- se rience. De:méme.que,mon-corps; ommetsys- téme de mes'ptises:surcle.monde, fonde lunité ergoisy- dé “méme"le ‘corps tant qu’ilest porteusides.coniduites symboliques.ct dé lacconduite du: Als condition: de, ua_de.me’_ phénoshiénes, me propose la tiche: d'une communication vmaie, et. confére-:t mes’ objets. la::dimention nouvelle de Létre:intersubjectf.o% i vité. Tels sont? rapidement résumés;léseléments une:déscription.durmonde-pérgu. =. Certains: monde~pérgictelle=queznods=la résumions tout: "heute. ne. féut‘pas'se: site; ct que taft.qu’on laisse intacte-a'cbté Pidée da ‘monde:viai, pensé: par entendement, elle"fait figuie! de=cariosité.psycholdgique:s Ceci~ nous conduit donc au.second,point :que:nous nous ptoposions-d’examiner:-quel-est le-rapport de Ja conscience:intelectuele et delasconsciénce perceptive =~ plot ‘UnAvant dePaborder,:disons waismot.dé Raatié objection” que Pon-voulai bien: nous: adresser Vous revenez i:Pisréiléchi;-vous.renoncez: done a réftchir-.II> est “vrai «due~nous- retrouvons ieréAéchi,=Mais:Piréfiéchi auquel:on.revient; 3s avant laréfiexion=-Cest Virréfiél congjuis_par:la:téflexions La:pétception:liissée Ajelestigine-#oublie-‘et~ ignore’: ses =propres accoriplissements. Loin que la:philosophhie no3s appanissé. comme’ un inutile redoublement’de |r ¥ie,.elle est au contraite pout nois‘V'instance fans laquelle la vie-aufiit chince;de:se dissiper dins-T’ignorance:de_soi ou:dans le;chaos.=Mais cecine, weut. pas‘dige:-que’ la=séekion cdoive s’emporter’elle-méme; ni feindre-d'ignorer:ses origines.: Creat en fuyait-le3-dificaltés qu’elle t que ce qui est.veai de la-perception ests cans _Pordre.:de_Pintellectiba, -ét -que=d'une figon générale toute_notre -expérience; tout notre! savoir, :compértent:les mémesrstructites fondamentales; Is: méme'synihése:de.cransitio le, méme‘genr tfouvei dans, Vexpérience perceptive =~, 11.08 opposeraisans,doute;a cette ila wbtité absolie- 6utPévidence ;du savoir. scientifique. Mais il’nous.semble7que‘les acquisitions-e: philosophie-des- sciences confirment-Ie aprimat de la: perception. Lei travaux, dezl'école.ftani ‘aise an.début de ce sidele et toute'Tfeeuvre:de Brunichiieg ne.montrént.ils pas qué le.savoit scientifique;ne’saushit:se:fermer sur-lui:méme, qu'il sesttoujours‘savoit sapproché;.,et squ'll consistéz4: éluciderun: monde: pré-scientifique dont’on n’al jamais fni“de.fiire. Pinalyse?. LES 56 tations physico-mathématiques::ne > preanent tun séns:phiysique-que-dans:la-mésure:ot.:nous au:méme moment les:choses rex analysers “Branschvigzfeprochdit au;positivisme.comme une illusion dogmatique lnconviction:que la loi est pls vraie que le fait; eller edtyzajottaitil;entigrement congue :pour ‘hait.-L’événement -peiga sésGibé'dans Pensemble, des de; quoi: ellecmanque 'i-s2-tiche=¢’lucidation universelle:. Quand:je~pense=le; théoréme=de Bythagde;etzqueje:lezreconnis poor. ra iir-est -clairsque,:cette —wérité_ntest.' dane en pogo ukebnrede feront .apparatee, quill ne.s'agit™ pas encore d'une évidence, demniére; inconditionnée; cet que, site théoréme de Pythagore et le fystéme exclidier-ont pu:passer pour de: tells évidences, cela méme est:la' marque d?une;cértaine époque de; lazculture,: qu’un :développement nouveau devait=snons pas~sans‘doute* annulery. mais remettréA-sa place de;vértepartillé etencore abstmite;-de:sorte-quiick encore noussp/avons pas affaite A une vérité hors du tempss:mais plutét:A-larreprise:d’un temps par-uun. autre 7 nous! met.pis-A-Vabri d'un, démentide-expé «tience ciurne nous dispense pas dune expérience ‘plus ampleIl faudrait naturellement ici:éablir tune différenceentee vérité .idéale.-et=vérité persue. Ce-n'est- pas cette. tiche;imuiiense qué jezme propose & présent:-Je'cherche seulement Afaire voir le lien-pour ainsi:dite dfpabiqie-de Ia perception et dé ‘Vintellection.— Or:il-est Jincontestable que je-domine:le-détoulement ide mes états, que-méme.'ignote"ce:déroiilement, ‘i:moment ol je pense:et oie suis dans"Pidéey ‘que jene suis pas divisé entre les instants:de ma ‘vie? Mais.incontestable aussi-que cette domina ction durtemps; qi se fait para penséeest tout sjours A quelque‘degeé fallacieuse-Puis-jesérieu- -stment-et 28 pensant ce-qué jevdis-affrmes. que smnes_idées; deemaintenafit"gont-més idées out itoajours ?Né-sais;jex pas \que“dans-six mois, dans-un’an; méme:si les formales:finales.aux- quelles'aboutis sont & péu pris les méthes; elles safont légérement changé de:sens ?:Ne‘Sais pas.quil ¥ a une vie"des idées comimé ily ‘sens de tout ce.que je vis; et que chacune'de mes ipensées les’ plus.convaincantes ‘si#a-betoin‘de ‘Complément,-et~scfs; "dans: la: suite, ‘non: pis ‘détraite;' mais. du ‘moins: intégeée74-uncautfe ensemble? Cette- conéeptionsdu. savoirert:la seule “qu:se soit pas. mpthologigie, gui «scientifique. cllysa dong ceci'de cofamun:a‘da‘ perception 38 er laipensée.que Mine:et W'autre-compottent un. horizond’avenir“et un. horizon de passé; ct qu'eles:stappafaissent Selles-fémes comme temporelles, rien “qu’ellesiine- s'écoulent: la mémé vitesse'nicdans-le méme temps. II fut donee dire -qu’a" chaque _moment=nob- idées expriment; entsméme'temps:que lnvérité, notre apacité-dé Patteindre Avcesmoment-Hi.Le seep ticisme commence quand on conclut de-la que ‘nos idées'sont toujours fausses.-Mais on ne peut Pon-e réfererd.quelque-idole-da faut dire;2au'contrare,-que-nos idéesi:limitée5}qu’elles"Soient un moment donné, exprimant-toujours inotre"contact avec Petre: et=avec-Iz eultiré, sont susceptibles de vérité pourvu:que: nous les. maifiteniohs ouvertes’sur'lescharap‘de nature et de:culrare quidles‘doivent"exprimers Or:ce:tecoufs rious st toujours offer, justement’efi-tant que-nous sommes tempotels.-L'idéevd’aller droit‘iu. but estixine:idée:inconsistalte si-Von y-réféchit:.Ce qui est"donnéc'est?un ‘chemin, Zuné expériénes qui.s*échairetielle-héme, se-rectifie-et poursit le dialogue‘aver soisménie &t avec steal, Done; ce quinous arfache la dispersion‘des instants; ce s'est pas-une faison toute faite; c'est =-tcomme of Pa toiijours! dit==~ une;lumiére=natirelle, notre ouverture i gulp zate:Ce qui nois auve} est In possiilifé d'un nouveasrdéveloppement, et notte-pouvoir de rendre vrai mém¢ ce’qui.est faux, en repensait nos eereurs et enlesreplagant dans le domaine du veai. - 9 im’ atins, 008. cae Sujet pefcevant, liéspar son’ corps:i.vin systemesde choses, mais.comiie suet pensaat;radicalemient libse-4 Végard,de-ess chosesset A Pégard de: ce corps. Comment, ,dans-notreperspective;.cette expérience de soice.cgto estil tho mfme, je me botre 4 aot pote ain dite acta poyhique :je pense; Cantsunescont, -insananee, con sordiionsque. expe fence nesdure pus adhere immédiatement to consequent jezne peux pas percholgie.Ce existed pendant toute tempssque scope Une.tellé certitude est limitée-Amonéxistence =fOUtes: toutes=nues. Dészque “je :Voudrai, les: spécifer et quielque pensée particulire,j'échowerai, puisque, comme Descartes. explique;- toute. pensée=particuliére utilise des prémisses inactuelles. a: premiéce rérité, ainsi comprise, reste: laseule- vérié Ou: phutot:elle se peut pas méme;se.formuler comme yétitéelle:#éprouve ans, ingtant;-et manidrescéprique- notre idée de la vérité, + Inky-aune.seconde; fagoin-de“comprendre le cegjtes.comme saisie.non pas’ seulementidu"fait que, je pense, maisencore des objets-que vise cette-pensée, et comme évidence non'seulement Pune “existence “privée; mais. aussi-deschoses auxqueles“elle:pense, au-moins:comme elle les pense.-Dans eette-perspective; le cogita n'est pas plus ‘ceptain.ni autrement ‘certain“que le cgi- Falun, Wei'gt rity a Evidence idéale.-Descartes a quelquefois: ‘présentéle copie “ainsi, par exemple dans les Reguae quand il niet Vexistence propre (se ‘st. au nombré=des ¢vidences-les plus. simples ~Cécf supposeque-le:‘sujet soit ‘pout luisméme parfaitemeft transparent, comme lune essence,ét‘est:incompatible avec‘Tidée da aout” hyperbolique, qui -aveint méme les “unstroisiéme sens*du zag, seul acte de “douter :par lequel”je:feappe Aincertieade.tous:lescdbjets-possibles-de mon expériénce,"se, saisit-lui-ménie.& leuvte et-né peut al6rs.se:mettre.en-doute fui-tiéme:-Le fait meme de douter“dbture:le donte:-La, certitude que jai de moi-méste-est iciune’véritable per- ceptioa : je me'saiss, non:pas:cdinine un sujet constituant:teanspatentspour'luicniéme; et. qui déploie latotalté des objets de pensée et d’expé- rience=:possibles; mais’=comme-—une,” peisée patticliére;-une"pensée engagée dant certains objets,-une” pensée-en-aete,-et-c'est-Accestire aque je sus ceitain de'moismeme. Licpeiisée:est donnée a-clle-mémé;tjessuis lancé-enr-quelque 6 é dans la-peiséexet je m'énsapergois, “Arce je suis sir.d’étze pensée de ceci-ourde ni méme temps que pensée,tout court. done sort du, cegto=psychologique; ailleurs me_considérer-‘comme: cogitant=ut wéisel. Je fe suis pas événement siniplement constitué, je ne suis-pas un’paturant.cniversel, je suis une pensée-qui s¢-ressaisit.déja:pourvue d'un. idéal de vérité; dont; elle sie: peut pas: chaque Inomént foumnir .toutes.zies::faisons, et qui est horizon de_ses opérations'-Certe pénsée qui se touche plutot.qu’elle né.se:yoit -qui cherche la clarté plutot qutelle ne:Ia,:¢t fait Ta vérité plitét.qu’elle ne Ja,trouve;-cest;elle que. Lajineda: décrivait. dans un:texte-autrefois céldbre. Fautil subir l.vie,oule faire? deman- dat‘, Et il tépondait : « Encore une. fois, we n'est pas’ de. intelligence-que la question relave + ndus:'sommes.librés ef; ene seris:le scepticisme’ést le vrai. Mais‘répondre nonz-est faire inintelligiblelemonde et sofzc'est décréter le chios.et'Pétablitten soi d’abordOr:le:chaos vest tien... ol fie" pas! étre;.s6i et toutes choses, il faut choisir.» (Cours sar-U’Erxitence de Dit; Clebres_Legon. fragments; PUES, 1964 INGE)” *iGi, chea-an-tateur quia toute sa vie réféchi sur Descartes, Spinoza et.Kant, Pidée,—. quelquefoii:tésiue-pour:bar- bare a’une pensée“qui se souvient:d’étre:née, se_repretid, ,souverainements elle ‘cinéident le fait, la sdisonré Ia liberté: . + -- Derpindotis:nowis potir finit.ce que devies. 6 nent, dans.une: conception de:cé:gente, la ratié- nalitéretsla pritique;-avec ce qu'il peut y:avoir affirmation: absolue tobjouss.-impliqu. laprtiques ». La,science psychologique.ne se:cogstruit doit 6 pas hors du monde humain, mais.cest peécisé- metit une propriété da monde. humain “de ‘comporter la distinction du veai.er du faux, de Vobjectif et du fctif. Quand ensuite. la théorie de la forme, en dépit de ses propres résultats, essaye.de s'envelopper d'une ontologie.scieh. tiste oa positivist, c'est au prix d'une contra- diction interme ob nous ne devons pas lasuivee. Envrevenant au.mondepergu comme nous avons fait tout Pheure, en tetrouvant.les phénomécies et en» mesurant sur eux notre sonception.de Jétre, nous. ne sacrfions nulle- ment Vobjectivité &a-vie intérieure, comme on a feproché 4 Bergson de'le-faire, puisque, comme larthéotie-de la'forme.s montré, la structure, 1. Gestalt, Ia. signification. né sont pas moins sisibles.dans les conduites objectivement‘consi: dérées que dans expérience de-nous-mémes; pourva seulement que Vobjectif ne soit ‘pas foafonds avec le mesurable, Est-on vetimeat objectif.& égard de Phomme. quand on eroit pouvoir le considérer.comme ua,objet suscep- tible:d’étre‘expliquézpar un entrecroisement de processus, devcatisalités, ne Peston pas plutét lorsqu’gn. cherche, par :la description des conduites typiques; A~constituer une science vétitable de la vie" humaine? “Est-én_objettif ‘quand on:applique:i-homme des tests qui ne ue des saptirades abstraites; oy plutdt “quand, :par Je. moyen de: test encore, fon. essaye~ de-‘saisirla" prise_de~ position de Vhommie en présedice du monde.ct des autres ? 65 ‘La“psychologie .comme stienc cfaindre-d'un-setour au, moade: pergur' philosophic qui-tire les -conséquences de- ce setour: Loin:de-nuire*® la psychologic, cette atttide dégage .au_contrare la» signification philosophique=de.ses_découvértes:(Cit.iln’ya pas deux. vérités; lvn'ye4.pas.une:paychologie inductivé-er une philosophierintiitive. “L‘indue- tion: paychiologique'a’est jamais. que-le:moyen méthodique:apercevoit.une.certaine conduit typique; et si, induction trenferme Tintuition, inversement intuition ne se fit pasdans lévides ale! sere sures fas Jess matétiany als wénoménes: mis * jour. pat‘la-sécherche.scient degrés différents 'explictation du méme savoit. Larpaychologie:et.la phildsophie se-nourrissent des. mémes. phénoménes,=les ‘problémes-sont seylement:plus=fSemalisés ali-niveau de~ la philosophie. = 7's =. PS ~Deutsétrejusieteit des Philosopies-diraient- iis ici que nous faisons:la plice:trop. grande-2 Iz psychologic,” que= sous .compromettons la satidnalité en la fondant sur: accord des:expé- riences; fel qu'il se. minifeste dan’ Vexpérience perceptive..Mais;ou bien Pexigence d'une fatio- nalité de-droit.n'est:qu'am vu, xine:préférence ‘Bersonnélle: qi. nese'.confond, pas: avec la philosophievou bien'2dans'ce qu'elle a-de-fondé, snotse” point™de: vue” satisait aussi, bién et ‘thiewx-cqu'unautze> Quand-lesphilosophes ‘veulent mette: la saison &.Wabri de: Phistoire, 6 ils-ne peuvent oublier purement et simplement tout ce que In psychologic, la sociologie, TFethpogsaphie, Fhistote-c ls pathologie mem. tale nous ont:appris sur le conditionnement des conduites-humaines. Ge serait une maniére bien romantique d’aimer la raison que d'asscoir son régne-vsur le désaveu de nos connaissances. Ge qu'ils:peavent-valablement exiger, c'est que jamais Phomme ne soit sournis& la fatalité d'une naturé oud’une histoire extérieures, et dépouillé de sa conscience. Or 4 cet égard une pesspective comme,la notre donne satisfaction. En parlant d'un primat deslz perception, noys n'avons, bien entendu, jaimais voulu dire (ce qui serait sevenit ‘aux 'théses de Vempirisme) que “la science, la réflexion, la philosophie:fussent des sensatiOns transformées ou les: valeurs des plaisizs différés et-calculés, Nous exprimions en es, termes que lexpérience de la perception nous temet en présence du monient ot se constituent pour nous les choses, les vérités, les biens, qu‘elle nous rend un /agar & Pétat naissant, qu’elle nous enseigne, hors de tout dogmatisme; les: conditions: vraies de lobjec- tivité elle-méme, quelle nous . rappelle~ les tiches de la-connaissance et ‘de Faction. Il ne agit pas dé réduire le-sayoie humain-au sentir, mais-d'assister & la naissance de ce savoir, de ‘nous'la rendie aussi sensible que le sensible, de reconquérir la conscience de la ationalité, que Vea perd en croyant qu’elle-va de soi, que Yon retrouve au contraise en la faisant apparattre o ih peine=dela-culee Pexemple'derla perception: objet ~petgn= définition .préseat et approche: qui nous-doine:letre-présent-et wvivantct-qui-devra étze appliquée-dan larsuite ‘au-sapport de:Vhommeravee Phorimesdansle langage;-la connaissances. la ‘société: etlarreli- sgions.comme elle Pa-éeé:daéce-tavail au.cap- port-de:Vhomme avec lasnatire sensible; ou. avee:Thominécaa ‘niveau ippélons-primordialeeette ‘eSuche d’éxpétience pout sigaifér.nof.pas:que ‘cut le.réite en'désive.par-voierde transforma- Won:ow:d oli (aous avons dit Expres ‘ment que 'homine pergoit comme aucun ani tne le: fat), mais-en ce. senstqu’elle-révale les dovinges=permanentes du.~probléme =qu culture cherche 4 Rsoudre: Si sbus:n’avoné pas lig-le! sujet au--déterminisme. “dune: nature cextéricare; et Vavons_seulenient replicé-datis le beséeau, du ‘ensible, qu'il. traniforrie sans.le quitter, adus n¢ le-soumettrons' paf davantage A quelqve-histoize:enstoi =V'histoire>cest;les auutres;~le capportad’échangé que“nous avons SSS Aan ine 68 ce qui précide en ce qui concetne:la-pratue. Si.nous admettons. que notre vie-est inhéreate au monde wpergu et aurmondé hisiain, quoi- i‘elle les tecrée et contribue & les-faite, alors, laxmoraliténe peut pas consister.dans Padhésion Privée a certaines valeuss : les principes sont des mystfications sls me passent pas dans la piatiqie, il-faut qu’ls animent nos relations avec atta“ Nous ne pouvons donc plus demeu, tet indifférents~i 1s. Ggure que prerinent nos actes dans la perspective d'antrui, et a-question se_pose de savoir si-Vintention Sufi & jusifer. Bien eatehda, Papprobaticn de-tel ou tel groupe xne’prouve tien, puisque, en la recher¢hant, nous choisitiods nos juges, ce guivevient 4 dire que nous:pensetions encore selon iiots.» C'est Peéxigencé méme de:fitionalité qui nous impose agi de telle sorte.que-notre action ne.puisse étreconsidérée comme-agressive- par aucun ute, et au-conimaire le rejolgne géngteusement dans.ce que sa situation a"de pasticulier.-Or a partir du momient Git on fait entrer en compte dans la morilité les conséquences, de“action pour lautrai. (ct comiment ‘fe. pas le faire si Foniverslié,de"Pacte doit-éu. autre. chose gu’ustisiot?), il'apprait possible"que ads sap- ports ‘avec autrui soient.feappés dimmoralité, si @aventure nos.. perspectives “sont~inconci- bles, si par exemple le intérétsIégitimes d’une natign'séae incompatibles avec ceux d’une autre. Rien-ne:fious.garantit.que la moralité soit-pos: sible, conime:Kant avait dit d'un moe dont on 65 sYasgas encore épuséle-sene: Mai duane Gta Ti be nous assure davantage que la moralité est impossible. ‘Nous Ja .constatons .dans une xpos ui esta pecepion Pata, pout avoir evoqué la menace. que ‘fait peset fur elle la plural des ‘constinces, ‘nous sommes pls-conscens de ce gill a Vines per de dificle et de préceus: DE meme que la Peeesption. Pane chose mouvte- ee en Featisnt tar synhése pacadonale de, odie aspects potenti, de mene la peretpion Gautel fonde hr morltéen rian parse ddoxe dun alergn Cone station. commune! fn-e replaant mol, mes perspecives.ct ma Solitude Incommunicible dans. le champ de tision Pan autze et de fous ik. ated, ll ome partout le primat dela peieepion =H fechnpaksanceyaucirat gene denote expe Bence la pus individulle, une cSavadictton feconde quia soumet a fegar,d'autrol — est levacmide aus scepticame:et an :pesimisnés Siston admet que la sensible st fermée sut Gliemtme, et et Lon ne chefehé la communi ation avec in vei et aver aura au nea Gane tison sane chai, alors: 4 coup espéee. Rien; nest plus psimiste-et sequigie gue ce fame te ov Pal, Gehandane ce que: cest_qvaimet, remaique son sine, p ue fei: pta bent Mi peut pas -pout on exp, .quele pest trate eons soadan © On ame done Tenis personne, onivaime que des quali.» p Crest que Pascal procédé comme le.sceptique qui se demande si.le monde existe, etemarque he la.table n'est qu’uné:sotime de sensations, Jn chaise une: autre. somme-de- sensations, et conclut enfin : on-ne voit jamais riens on: ne voit que des sensations. Si, au contraire, comme ledemande leprimat de la petception, on appelle monde cela que nous percevons, et. personne cela-que:nous.aimons; il ysa un genre:de:doute sur Phomme, et de tméchanceté impossible: Gertes, le umonde.que ainsi nfest pas absolument assurant. On,mesuze Ia-hardiessexdé Pamot : de ce-quiil: sit, qui_prétend étre. évemnel alors quei-peut-ttre-.une «maladies. un-accident, Je détruiraz:2Mais rai, ‘dans lesmoment de cetterpromesse, sque on-aime aucdeli des gialits, auzdcli du corps; au-dela dés moments, ‘méme.si.lon-ne-peut-aimer.sans.qualités, sans corps, sans moments, Cest Pascal_qul,, pout fetrouver Tanité au-deli, fragmente ‘plaisir 1d Vie hutnaife béduit It persotiie& ude Série iscolntioue ‘@états. L’absolu' qu'il cherche Au-deli de diotte expérichce eétimpliqué en elle, De niin qie je saisis 18 temps 2 travers mort prdient ct en. gtdnt piésent, j¢ pergois autful 2 avers ma vie singulize asa cention ane Expérience Gila dépadie. Il n’y.a.done ici-aucine’ destruction de absolu. ou:desla.rationalité;.sinon:de.Pabsola etdesla. rutionalité-séparts:A-vrai- dire, “le chtistianistne déja a consisté 4 femplaces absota nm —— séparé-par Tabsolu dans les hhomies:1 Lidée niietzschéenne que Diew- est’ mort est déja contenue dans Vidée cbrétienne dela’ mort de Dieu. Dieu'cesse d’étre objet‘extérieur pour se méler & la vie humaine; et cette vie'n’est-pas simple" fetour 4 une solutionintemporelle : Diewa:besoin de histoire humaine; comme dit Malebranche, le monde" est: inachevé, Notre, attitude est“différente de Pattitude-chretiene dans-la mesuse oi le‘chrétien croit A un envers des choses git s'accomplisie lew fenversement du pour‘au contre », A notre.sens, le Tenver. demeat se fait sous nos-yeux. Peutétre: meme certains chrétiens accorderaientils que Penvers des choses doit étre déj} visible das'endroit que" nous vivons. .En: avangant la “these d'un ingle sentiment de proposer une mene jog leurs ‘ogsdguence Is tava ‘Aprés cette, communication si re tant de perspectives, mais qui souléve aussi tant de dificultés, si nous voulons insttuer une discussion qui puisse avoir quelque utilieé, il faudrait peut-dere-la'limiter :2Cest, ‘me semble, sur analyse de Vacte de percevoi quill nous faut dabord potter, notre effort Qui demandela parolé? Ao M, Bréhier’y Votre scostima -eéatient ‘non seulement Pexposé de vos idées; mais: elle ef contient encore la discussion Vous -avez p parlé.de.deux:points différents r-une:théorie de Ia perception et une certaine philosophie = si 1M. Parodi le permet, insisterai:sur.le.second point, que je.tfouve.le plus intéressant. = Sule premier point, vous aver fait quantté deremarques--qui+sont Wun grand intérét. ‘Vous:avez montré que le_probléme-de:la.per- ception ne devait pas se poser au niveau oi:on le pose d’habimde, quand on suppose des objets, tun homme qui-aftive:de lextérieir au-milieu de-ces.objets, et les rapports quill y a entre cet homme ct ces objets." M. Merleau:Potity ne. connait point ces:dbjets, niet homme, et.il ne retient.que.la perception. Et je erois qu’il:nous adit & des choses trésintéressantes surlesquelles jecsuis pleinement d’accord avec ii.» ~ Maisj.il-y 2.08 M.-Merleau-Ponty un philo- sophe, et avec ce, philosophe. of peat certaix rnement discuter beaucoup: M. Mesleau-Ponty change, invente sens ordinairede ce que nous appelocis Ix philosophic. La philosophie.est née-des diffcileés concer nant la-pereeption-vulgaire;-Cest & partir de la perception vulgaire ten prenant ses distances vis-vis de cette .perception-qu’on = d’abord philosophé, Ee premier des philosophes; Platon, ‘otic ancttre "4 tous; 2 philosophé=de éétee fason. Loin de vouloit-reveni & une pefception immédiate;- ne perception-vécue, il-partait des insuffsances,de cette perception. wécue pour. A une.conceptidn du-monde intelligibl qui fit: cohérente, qui datisfit la raison,qui B -sipposit.une.qutte-facilté-de connaltte:questa peteeptign-llesméme. => 24 £ = '2Vous prenez, vous, dt idclisine pla et vous, suivez'le chemin. précisément: inverse: ‘vous casayez dele réintégrér dans l-perception, et ecerois:que cst l.que se:présentent:3 pro ‘prement patler. utes. s:dficultés Ce-sont des Gilfculeés"que -vous “avez-,indigiées _voyst “ala: premidte; Celt Wa relativisme:quevous essayea-bien, ‘ion pas dexcuser, mais-dexpli- quer d'une:manidge éaisfisante-par les besoins de notre-vie iniellectuelle et scientifiques: mais je-erois=qu’il-n’y,satisfait pas; et laquestion ‘ge. je poser ‘et. elle: votretelativisime -atestil pus tout-simplement le .protagorisine ? “QWahd-vous-patlez.de-In Perceptign’.d’auttui, cet autzui- méme=n’xiste selon "vous. que pat rapport aous et dansses tapports:avee:nous. Cen'est-pas Pauteai.tel que-je-le pergois'immé- diatement; ce n'est certainement” pas Vaberai ‘moral; ce n'est pas dette personne qui sc soffit Aelleméme. Cest.quelqu'un que je pose en dehors de moi en: méme temps que les objets: Or cect est trés grave: ilestplacé par nous dans Te monde en mémé temps Gue le autres choses: Mais ce fest pas 18 encore le. principal. Tl agit de-savoir si la. philosophiecconsste,& fengager dani-le monde; eengager-dais-les Cate non pasando anid «ells; sais ~u_ point de. suivre toutés=lears inlexions;-oubien.si:la’philosophie'ne consiste " pas dans une marche précisément inverse de ‘cetcengagement. Pour moa compte, je cro que la philosophie suppose toujours une inversion de ce. gente. Supposez “gu’om ait été phénoménologiéte:dés TAntiquité Je-vous posetcette question rest-ce que notre science existerait? Est-ce que-vous auriez pu copstituer votre science si Anaximéne ek Anaxisinde'f’avaient pas it + cette per- eption! nus ty cRoyons pass la séalite wee table, cst Fait, oil Cestle feu, of (disaiett lev Pythagoriciens) c'est, le nombre. Si, au lea de poset ainsi Ses ralites, ils avaient été aga phéioménologistes;eroyes-vous quaurait po se consttier te philosophie > M-Netleai-Podty + Géite hypothtse fntmé est impostible : la p pas se consti avant, tout les autres efforts Philosophiques “que seprévente Ia -tradition fationalite’niavait la constrctign dela science, Fle mesure lire note experience ct de fexe atience Goniment poutraltelé Pignofer, comment auritelle pula préoéder? iil A aps eijion ob dls pao nologues, mais ily a eu des sceptiques asxquels on afaxjamais refuse dooit de ete “en phil science aurait progressé? Il me\ semble objection est encose plus “lable” a Yeur 1 dont’ Montaigne "a progtesief Ir Science Laswolontdsgappliquer. ce -qui _ passe; pour: irrationnel-est un progrés.de la.raison.= iidorporer 2 igre Name SM. Metleau-Ponty::-Hume'est tn’ des auteu {que Husseri‘a'le plus"longuement'Iu: Pout:raa’ part jes avec sympathie Montaigne-et Hume! bien que je trouve”chez"eux™ trop timide” le getour au positif, apres. lacritique,” Toute, la {question est toujours de savoir si en'reconnais,, Sant les dificultés" de"'exercice=de™ la" taisont ‘0a travail” pour “oucontre.la™taison. Vous Uisiez que Platon a'cherché.4’guitter,la;perce tion pour les idées. On’ pousrat dire aussi qu'il ‘mis"le mouvement et la vie, dans les idées; {fomme ils sont dans le monde =~ et if Pa fait ‘ea-brisant Ia logique de'Videntité, en montrant que les idées se transforment et leur contriz’, ionalistés,, vous lar supched str le ison ane ofinibg gril deat : EM. Meiiea Pong. M:-Bréhier.: Alors votre: situation, en effet, vous force a.vous:imettre accord: avec‘eux Je temarque, que; -dés .quervous .formulez wotre doctrine; par li méme vous la détnuisez, Si fexagére~peut-étce un. peu. demande pardon., Pus fofmuler'votre doctrine de la ‘perception, vous “ées.obligé de vdire + Vhomine petgoit des. objets, pat conséquent de poser danse langage séparément "homme et les objets: Et par conséquentil y-a fatalement tune contradiction, que vous" indiquez’ sous le nom de contradiction’ de Vimmanenge et de la transceftince. Mais cétte"contridiction vient é qué, dés“que Yous! formulez votre doc: tine, vous poser fatalement un objet extérieut 4 Phone. De'tele'sorte-que votre doctrine, pour né’pas étre contradictoite, devrait restet non forfyulée, "ais seulement vécue. Mais uné doctrine seulement véete,, estelle encore -uné doctrine philoophique ? a cexistér “Bdlir- noustqu'i travers” Ja -xéflexios. “Bntrer:dans ces contradictions, comme vous. le disicz’tout 4Vheure, il me’semble.que céle“fait partie’ de Plavehtaire¢tique de notre vie’ gut est la poopie pat le roman, par la’peinture, pluto, que p “Vous, philosophic yébgid au “vraiment ale aboutit.4 eette, ‘suggestion immediate des reais elle gion Ja voit, dans Tes euvrés des roinascers,. Je ne veux pas abuser de I. pale}: jialaie ce que jai & ire. M. Parodi fe Gris qui ie shai fs imule de revenin tla nitude votre | M. Metleai-Ponty": Je_voudrais‘répondre bridvement. &-L'une des” premnigres ,remarques Bréhier": ‘cette idée qu'il est"« grave.» de'poser ‘autrui dans. ses Tupports. avec. fous cere le poser dans le:monde=Je pende-qué vous voilliez dire « grave moralement's =, 6. « n'a jamais été dans mes-intentions -de ne ‘pas posersautrai:cOmaie:sujet inoral, et-je'suis B méme bien si de ne pas-Tavoir-exclu comme sujet moral. - 1M, Bréhiée.: Cest une conséquence. * M: Mérleiu-Poaty : Cest uné conséquence que vous ‘tirez | _ M. Beéhier: “M. Meiiau-Ponty': Duvseul fit que je fi ‘derls‘moralie an-prdbltine, Yous, conclaes que je laaie, Or le robliee casgpcstion se Pose poor nows fous. Comment savoir fous fond gedit en sar Tessoris » vonteils devenir pout moi det niniés ? Ce n'eSt pas la méthode phénoméno- logique~Qui, fat surgir ce probleme, quoi- u'll erilere mieux, 4 -mon sens, de ‘le sésoudie,, Quand Brunschivicg’ di « 4e"conquiére par la Heipzosité, ‘il faut que 2 penser aral oh ‘I-enteiidait bien “que a" moralité best pas. ddanée,’ mais 3 fire, Je ne_vois as Goinmieat pefvonne pourrait” poser autrui sans ni6i; @est une iénpodtibilité “pour moa expétience : =McBythier } Il est «créciprocable & faison Pune notme universelle. Ot snore ? 0 + .M; *Métlea-Poniy : répondre i une question -par une: question, je demanderai : « Oi est la votre? » Nous sommes tous dans une éxpérience ‘du moi et wrui_que. nous cherchons,& dominer ex Ia ppensant, mais sans pouvoit nous flatter de le faire jamais complétement. Méme quand je cxois penser universellement, i autrii me refuse ton assentiment, j'éprouve que cette, univer- salité n’était que privée (je suis en triin dele ‘vérifier une fols de plus en ce moment). A moins une’ pure hétéronomie devant laquelle un et autre s‘nclineraient (mais je ne ctois pas que vous entendiez norme au sens d’hétéronomie) iy a pas d'universalité donnée, il n'y a qu'un universel présoimprif. Nous retrouvons Ie pro- -bléme classique : comment peut-on parvenir & Puniversel ? C'est un probléme,qui a toujours cexisté en philosophic, quoigu'l n’ait jamais été posé d'une. nianiére aussi radicale gu’ayjour- hui, parce que, en dépit.de leurs, professions athéisme; les philosophes, deux sigcles aprés Descartes, pensaient’encore sur le fond de la théologie’ cartésieane. A “ecla prés, ces_pro- blemes’ me paraissent traditionnels. Si j'ai donné une autre impression 4 ceux qui ont éouté cetté communication, ce ne peut étte quune question de vocabulaire. =M-Lénbir: M. Beéhier.et M. Parodi‘en.ren- versant lordfe qite vous avez svi, et et passant des conséquences philosophiques aux ‘détails mime de ce qui:constituait.votre sujet; font que fous avons in peu peidu.de vue:ce sujet, qui est le probléme-de la perception. Jai, &€ frappé de attitude sésolument réiliste que vous avez prise. Je ne saurais vous en blimer. Tous des lendemiains de- boulever- sements sociaux présentent un phénoméae analogue; déji en 1920 nous avons assisté Aun mouvement anglo-américain de néo-réalisme fads important : -quatre-vingts systémes philo- sophiques’ diférents ont surgi ‘dans la méme année aux Etats-Unis. Nous avons rencontré lune poussée semiblable & une Epoque beaucoup plus troublée encore, au moment ob Victor Cousin a dicté les lois de la philosophie tradi- tionnelle et od ila essayé d’indiquer les grandes lignes: qu’imposent aux systémes les. attitudes esprit fondamentales : matérialisme, idéalisme, scepticisme et. mysticisme., Et ici vous nous donnez, avec votre réalisme, un matérialisme qui en exten quelque sorte le revers. Mais, si vous Vappliquez aux problémes de la_per- ception, i,est vicié; et jerreoins alors M. Bré- hier. Votre analyse: est en quelque sorte para- Iysée par des.difficulés de terminologie. Nous vvivons, dans le. domaine dela psychologie, sur unjensemble d'associations. de-mots qui ne ‘vont pascles uns:avec les autres, qui ne.se corres: pondent ‘pas les uns.aux autres. De la sorte, A cOté de_problémes.séel8.qui:soat pour-ainsi dire ébauchés,-surgit tout. 4 coup un faux pro- bléme ou une, déviation. de ptobléme vi ar Mais je. ctojs:que-ta-tradition.franguise atteste jum effort pour suriontéé-ce danger de nomen- lature, Il eit indiqué-par ‘Auguste Comte Iiisméme, Iessaie-de se degager de la tendance commu aux idéologues, aux « psychologues.» +ét Hix phirénologistes. Il oppose’ Vorientation psychologique .de se préter aux: suggestions une notion fondamentale. dans Ja physique contemporaine, Vénergétique. ‘Tl part «de la notion d'énergie. Il montre éomuient se doivent abandonner toutes les divisions encyclopédidques qai-cSsiient de. classer les Attitudes humaines, qui s'appelleront comportement. I revient Pattitade classique, celle de Descartes, qui:dis- tingue la réflexion, la méditation et la contem> plation, Comte ne-va faire"appel qu'atix aspects Seconds. Mais iva instér sur la"synergie, sux Je contraste qu'il ya. entre. impression. et Vimpilsion, cesticdire efitre les aspects “qui viennent dur dehors. et. ceux’ qui viennient. da dedins, ce & quoi vous ve fait allusion vous- ee ee “Les dificaltés.vont naitte de ce.que toute la philosophie uleérieure, faisant siennes-leb don- fides du vol6ntarisme: et celles de Renouvies, va essayer’ deffectter un ‘échange analogue 2 celui qui s'effectue. dans la physique entre la notion de .matieve-et-la-notion d'énergie. La perception’ se , ‘M. Merleau-Ponty Si nous réféchissops sur ‘nos objets de pensée et de science,’ en ‘finde compte ils nous tenvoient au monde pergu Comme au’ terrain od ils “doivene-finaleaient s'appliquer.-Je f’ai pas woul dire pour autant que le" monde~pergu, au sensvde “monde -des couleurstét des formes, fat la-totalitéde:notre univers" yi le ‘mondé idéal’ou culturel : je in’en’ai-pas diminué originate, j'ai seulement ‘woul die qu'il sfc em quelque sore eas ‘de terre. =te5 frll=me semble que~ei objections qu'on ‘m‘oppose poiurraient.:s’adresser—a ‘tous’ les ‘auteurs qui‘reconnaissent”, lr philosophie un stole original et} distinct-de-telui de a science. ‘Les? savants ont soiivent “dit’au=philosophe’: e Votre traval-est ciseux;-vous:réféchissex sur ‘a science ‘et vous n'yzentendez tien cela-vois 88 isqualife, » Et il-est-eertiin qu’én admettant quilly a une philosophic; nous enlevons quelque chose:au savant; nous'lui enlevons Pexclusivité du-vrai; amis, ce atest pas auirement: que ‘je limite.le t6le dela science. Quant a Pexpérience“ mystique je n'cn: fais pas table rase non plas. I sagit de.savoie ce quidleprouve au:juste; est-lle le passage’ effec- Af & Yabsolu,‘ou:n’en. estelle que. Vllusion ? Je me rappelle. un. courssde: Brutischvieg: Gui cat. intirulé : « Les techniques-du. passage & Pabsolu.. » Brunschvicg étudiait les différents procédés, considéiés pat Iuit comme fallaciewx, parlesquels on tente de passer-A Pabsolu. Quand je me-demande si Vexpésience mystique signifie exactement ce qu’elle-croit signifier, je’ me pose une, question que tout le monde doit se’ poser. Si; pour étre équitable.envers leat de Vexpé- sience’niystique, il faut ‘ui ‘accorder d’avance “qu’elle est ce qu'elle prétend étre, si. toute ques- sion” qu‘on:Iuirpose estune. offense, est alc qu'il n'y a plus dewvérités = = E Jiai d0-en'exprimer d'une fagon inexacte's je ‘vous ai donné & penset que je fuisis fable rase “de tout, puigque au contrate il me semble que tout est intéressént et,'d’une certaine maniére, wna, Ala seule condition, qu’on prenné les choses tlles qu’lles se présenieht dans notre expérience pleinement élucidée, M.. Bréhier me demandait tout.i henge : « Posez-vous _autmai avec une-valeur'absolue ? » Je répondais: “e‘Autant qu’un-homme:le peut,.oni..x-Mai 8 comme’ militireil-mest-arrivé de demandet .ua tir-d'artllerie-ou; une ‘patrouille-d'aviation, et 2.ce mofient le n’a'pas reconnu aux soldats epnemis’-qui~ allaieng cles~sul absoluc. Je peux, dans-ce.cis;-pidmeitre de gaidet” 4 ennemi- des.zsentiments= généreux, je ne peux pas-promettre de:ne luifaire aucun, ‘mal, Quand je. disque j’aime-quelqu’an-en ce moment:ci-est-ce que je-peux,-dans cet amour, m¥assurerd'avOir 'atteint: la~ substancé -de a personne; une substance qui.ne changera abso- Jument pas ? Est-ce'que je puis-garantir que ce que je sais de cette persone, et qui fait que je Yaime, se vérifiera dans toute sa vie ? La percep- tion-anticipe;-va de-avant’Je ne demanderais as-mieux qué. de-voir davantage; maiscil.me semble que personne né'voit davantage-Je peux ici promettre ie. certaine-coaduite, je-2¢-peux pas-promettre certain sestiments:-Il-faut-alors se-fiet“A.la, générosité dela: vie qui-fait que Montaigne pouvait: rire au-dersierslivre-des usa: « Pai pls ten que promisai ddan” 2, Ya-til une échelle tes, valeurs, ‘Bt Jaquelle; dansstoutes_ ces: expériences Pat “exzmple, les expefiences niystiques, les Sciences athémafques sont-eles en haut?"Y sil une échelie'des valeurs. pie rapport a‘ce phimat de la ‘perception ?* Comment, situé:t-on “les _autres = Merleau-Ponty.:: Assuiément,-pour-moi, il yen-4.uneCe qai-ne-veut pas.dire qi’on 9° conde cetqu et en bas comme bxapprimes, I me semble;spar exeinple, que sinous donnons pour but:ay savoir de-rejoindre le concrets-eh t:a-certains:égards;nouis serons-obligés de mettre Part au-dessus de la sciénee,.en tant'qu'l une expressiog,de "homme concret que Ia scieice ne se propose pas. Mais les hiérarchies dont yous parlez en! ce moment Supposent un gous ula, point de vue, yous -higfarchic, ef Sous ui autre point “aiitré, hiérarchie.On a affaie, 4 copcenttiques’plutdt qu’a des usicars des questions qui ont éxé poses recoupent celles que je voulais poser. ee See es rene Chale dis valeurs done i viene etre question, eect «que M: Meileau-Ponty accordeta plus de valeur fu solell de'Pastioome ou a sole di paysan ? Voici ta, question qui va, tre en’ ctu cohsidemell 1a ‘théorie kightifigue commie Sppotée absoluneat 4 la, petoeption; ct pour! canedlga'lla dled calaétere asympfougue de vet” sclentiique "chez -Brunschvieg_ ne revleni ga 8 ie ee suite Binie perception vulgaice et la per. ception cidaiitiue? Excee que Je divérsed theorie’ de'li pereption sont’a opposer entre elles, et est-e qué'larematque de M, Bauel te poutnitspas ete:itireprise? ———s" T= Ta deuxitme.question.cit:enlsom avec'la * presi “demande sous sa, fon tradi Monocle nce qe joaeapeiient pane Sapierrde penser gut nvapprend que le sole de-Tasténome est toutyde memes supe au ‘leil.dw paysan’?_< 222 7 - Me Merteau Ponty. 2°96 suissabsoiuinéne ad Get avis. Et pour deux ‘aiséns.“Rappelons-sioug Ja famense phrase de Hegel-:"« La terre nest ppas'le centre physique" dumonde,.fnais exext le centre” métaphysig : Phomme dans le monde ext’ fu’on “‘acquiere une connaissance. plus ckacte le univers de la science. II" est ‘de Stricte aécessité qu'on apprenne 2 tout le monde le Soleil de Yastrosiome’ ile. sag le discrédit sut'Ie savoir: sientii ‘de edinscierice™ philoSophigue n'est” uraitre, “par ‘contraste Phone dans" ibene Dep: past un ‘certain, pointe maturité,la sciencevellé“méme cesse de s*hypostaier, elle nous reconduit aux proctues do ofonds pepe a bs eetabat tar quslque tort, Pal exemple, on aoa convergence. de [2 physiquede la rlitvité cf de Veapace’ des. phtnomlaologuce, Tap Sophie n’a ricn'd crainde d'une scitnce more, Ieee science A pop Mime Pfenant >. L’histoite, ‘au’ méiié ‘titre, sstane dude duconene es 92 MeMerleay-Ponty-:Geréainement: Je.ne s6pa- dela philo- ménologues fussent venis tout de suite. in pourrait dize que la géo- sieves aisi la Science du conéret, geleau-Ponty,,:- Mais” pourduoi, pas ? ‘Mais la géographie humaine bien davantage. « aracteré asymptote des, vérités sces tilique’, ce que fa voulu dire est que, pendant longtemps et-pazcertains de.-ses aspects, la science semble avoir voulu'donaer de univers une." image immobile. Elle qe semblait reconmaitre aucune orientation au processus. Dans, eétte mesure-li, on peut, Ia considérer comite incomplete et parte, + Mme Presnt »Je‘crois qi’ellese'attrpe t M, Merieau-Ponty --M.-Cézaci + J'ai-un.simple:éclaircisiement & demandes aM. Merleaa-Ponty.—Il semble affitmer.qu'il y a.une certaine continuité-entre Ia science: etl: perception...On. peut-adinettre le-point de vues-qui est celui:de-Brunschvieg, et qui pourrait étre,celui'de M. Bachelard. dans Ja mesure ob 'expérience nouvelle peut entralner une évolution des.cadres'de.la raison. Mi-Mer- Teau-Ponty,: d’ailleurs, a: insisté~.d'une_fagon exagérée sur ce qu’il y-avait de mouvant dans Jes cadres dela raison rmais cela estune question: je m’en réjouis. 8 derdegré; ce: qui-m'étwhnes-e'Est"aiitce‘cidse. Jeirie cémprends pis que Pétude-phénoméno- logique.de li-peréeption puisse:servit en quoi que’ce ‘s6it=A. Pévolution: scientifique: TL'me semble qu’ily 4 une solution-de continuité entre la perception telle que yous la décriviez, Cestd- dite’ la. perception vécue, ef d’autee, part 1a perception sur laquelle s'appaie le savant, qui Ini sere & constinuet certaines!thédties, ime setfible qu’tine' contildiction #apergoit gia sur le papier dans leqiel vous Ccbsciey- vet ‘arguments. Vois dites «L/eiude-de'lpet oursuivie sais préjugés 0 Togues, fnit’ pat révéler que ‘le-monde-perga s'est pis uine sémme dobjets, au sen que les sciences donnent a” ge’ mot.» Parfait, nous sommes tout fait q'accord, En effet pencrs tion au niveau de Vexpérienice-véeue ne décrit pas les. objets comme la science. Mais, dans ce cas, 2 quoi. nous sertil de faire_appel, cette expétience pureméht vécue pour ‘constituer Vexpérience scientifique, -qui’ doit-s'éloigier, comme dit notamment” M. Bachelard, de Vimmédiat? La scienée ne se constituers que quand on. ebandonnera les. sensations et'les ppezceptions.au niveau de-Pexpérience:coutante, quand on. définica des faits comme des effets techniques; tel Tefet Compton, = Dans ces conditions, jenne vois pas“en. quoi Ja phénoménologie.sert aux sciences; =~M:Merleau-Poity sly a.une premiéré chose paycho- 4 A dite: je oc-sais-pas si Patimide:phénoméno- logique sert aux autées scicnces,.mais"ellesert siizement la psychologie, M, Césati.: Nous sommes d’accord pour-la psychologic; miais pour apprécier.la-valeur du tationalisme dans. la science .lle-méme,, autre chose..-Vous avez comparé Wexpéi phénoménologique aver celle de Brunschvicg, qui parle dane expéricace trés daborée et qui Ya tien A voir avec. Dexpérience vécue. M. Merleau-Poniy :-L’expérience vécte n'est intdiessante iminédiatémeat que pois qui sinté- esse 4 Phomme. Je-n’a'jamais espéré que mon travail ‘pit intéresser “beaucoup le physicien en tant que physicien. Mais votre grief s'adresse aussi bien & tous les ouvrages de philosophie. 1M, Césati : Je ne vous fait pas de grief. Je considére. comme tis intéressant votre point ‘de vue en ce qui conceme la psychologie de la pesception, mais en ce qui.concere son rapport 4 la pensée scientifique, je ne le vois pas, sauf encore une.fois pout la psychologic. . I1y une seconde question que je voudsais poser. Vous avez:dit 4 un moment donné de votte exposé; que «la matiérerest prégaante de sa forme.», 74 ce pointsde vue vous suiver, cen:somme, la théorie de'la forme Et-dans cette théotie, il y a une certaine explication de la igentse de cette perceptién ("isomiorphisme). Vous avez compart, au contra, votte point 9 de-Fupsa celui de. Betgson-au.début de Mate a minoire PUE., coll. «Quadrige» Mais je a’ai pas-pu_comprendee si, pour vous, le probléme du rapport de Pexci- une’ question qui~intéresse la ‘cOniaissaice, iafdis que 1é point de vuc-éxistentiel vous oblige’a envisager le complexé hommesmonde jndissocizble comme’ devant donner”immédia- ‘einent 12 perception : je separé'le monde de moj-méme quand je mé demaside le. rapport centre perception'et sensation, ~ Parce que vous soutenez, dans Votre commu- ication d’aujousd'biui, qu’ll iy a pas. de solu- ‘tion de continuité entre.le point: de vue exis- tentialiste et celui, des la “connaissance moment donié se posera peut-tre cette ques- tion da rapport de Pexcitation et de la percep! tion,~ d’ase- maniére paradoialey -d’alleurs. Quelle.solution-Iui: donnez-vous exactement? Pout Bergson, il'sagissaie de séactions possibles ddu.cosps:sur le monde. »-M, Metleau-Ponty-+ Je crois avoir dit que le point de vue.du savant'sur la perception un Stimulus en: soi ‘qui-suscite une" perception. = fsts-comme toutes les formes de téalisme naif, absohiment™ifisuffisant. Philosophiquement, je ne-crois pas cette ithage de la perception.soute- able en. dethiére analyse. Mais il me semble dispensable: que..la “science~poursuive son étude propte:de la petception.,Car un.moment 9 wien of, justement purée. qu ese dap ala perceptidn le procédé de penséé de la iene, om met-en evidence ce qui fit qué la perception a'est:pas.un phénoméne de. ordre de las causalité- physique; on “constate une réponse “de Yoiganisnie qui « interpréfe » les stim, jesr-donne uae certainé configuration. Ce qui me semble impossible, cst de. die. que ete configuration est produite par ces steal: tlle vida de Yorganisme et de la shinitze dont Vorganisnie se comiporte eb leur présence. ‘me parle préctens, onéme pout le paycho- logie exla philosophie, que la scieace'esaie Soh procédé danalyse.babituel, méme et-justement Bi cette tentative finit par éhouer. 1M, Césati : Ces explications sont, sans doute, satishistites. La’ seule question gui subsiste seicelle du rapport éntte le rationalisme mioti- vant de la scence et le phénosiénologisme de la perception: * 1M. Meribati-Panty : Je w”acceprerais pas, pour ina parr voir un gilemme. — ¢ M..Hyppolite Je-youdras die.simptemént GuB je a apergois pas tge inion nécessaire‘entre Ies.deux partie’ de exposé;.entre la description de la. perception, «qui né présuppose aucune ‘ontologie, et Bus les conclusions philotophigiues a6 a présupposear ufe-certaine ontor totes se Enclogie tu sen Dun a plomiie pattie, ti, montres qite-la.perception offre-un ” + séns,“@t dans:la-seconde pastie tucatteins Pétze du inéme sens ‘qué construe lunité-de Phomm ec lesdeux:parties ne:me paraisseat pas absolu. ment ‘solidaires.. Ta: description.“de_la “per. ception n'entraine pas néceséatremént les conciu- sions .philosophiques: de la deuxiéme partie de Vexposé. Estce. que. tur acceptes ‘cette désolidatigation ? soe ett Merieau-Fonty videmmént son7Stj arlé des deux"ichoses, est” parce ‘qu’dlles avaienrquelque rapport, = M. Hyppolite : Est-ce qué lardéscription-de la perception entraine comme - consequence: la Philosophie de « Vétre da-sens.» que tu.as développée ensuite ? M, Merleau-Ponty : Oui: Ce qui est certain seulement, c'est que je n’ai pas dit tout, et il s’en faut. Par exemple, je n’ai pas parlé du temps-et de son réle comme fondement et base. M. Hyppolite : Ce probleme de !' « éere-du sens » avec Puhité impliquée, di, relaif et. de absolu; qui est la finalit, cette unité retroavée maméne-k use question peit-tze plus précise il-ne me semble: pas quetu aiesexplicitéle sdramequ’apporte la: réflexion. dans ile vie irré- ‘Alchie, cest-ardite Ia: nouvelle forme’ de vie ‘gu’spporte la" projection.diune.norme éterelle parla réflexion: Le fait que la réflexion s'ajourant 4 "Tarwie,istefléchie ‘aboutit: gazdépassement, A-une.transcendance, peut-étse formelle, peut 98 dee illusoize, mais sans laquelle elle ne pourrait passe poser Maié Prenant: Le drame du malin géni. ‘M, Hyppolite Peut-ture. Tu m’accoriles ue ceite réflexion nous jette dans une nouvelle trarsceridanceé ? “M, Merleau-Ponty :.L ¥ autait certes beau- coup de choses i ajouter 3 celles que ji dies, ‘A-considérer ce-que jai dit, on pourrait croire qu’ mon sens Phomme ne vit que dans leréels or on,vit dans Vimaginaite aussi, et dans. Pidéal aussis-de sorte quil y a 4 faie une théotie de Tesistence imaginaize ct de Vexistence idéale, Jai dg indiqué, au cours de: la discussion, fgu’en mettant la perception au centre de la Lonscience, je n’aipas prétendu eafermer la conscierge dans a constatation d’un donné naturel. ai voulu dize que, méme quand nous ‘ansformons notre vie par la egéation d'une culture — et la séflexion est une acquisition &¢ cette cultuse — nous ne suppyimons pas nos attaches avec le temps et avec espace, nous les utlisonsibien plusée. Réciproquement, on peat dire queidans une perceptisn humaine complé= tement explicitée, on trouverait toutes les orf giles de a ie omaine. La poweption humaine poste sur le monde, une perception animale porte sur an mien, come dt Scele, Ta méme,capacieé créatrice qui est A Pauvze dans Vimagination e dans Vidéation est’ ea 9 germe dans Ia. premitre~perception humaine (Gt sux ce point jai évidemment éxéincomplet, Mais ce qui fait une difference essentille entre mon point de vue et celui'd'ine phildscphie de Ventendemeng est. qu’ mon’ sens, méme ipable de se depiendre des choses Pout se voin, la comicienge humaine ne se possgde jamais sans ste et-ne se ressasit au niveay de la culture 4qu’et récapitulane les" opétations” exptessives, discontinues et contingentes, par lesquelles ext devenue possible interrogation philosophiqu’ elle-méme- * - +. M. Hyppolite : Ma question fe conctrife pas dimplement ce caraczére incomiplt + elle est de avoir sila réiczion fumaine, contrairement 4 toute ate forme de vig, ne va pas jusqu’’ ser les probltines, non phis de tel ou tel'sens, gals du sens én général; tsi céite introduction. une réflexion sur « Pétsé méme de tout sens » implique:pas"ui_ probleme nouveau et une rnodvelleformé de tie : 4. M.-Merleau-Posty + Je suis tout & fui, 7 M."Hiyppolite's:ll:ne' ne: seinble’ pas que ta Solution “que tu! donges "soit toujours “satist faisante, puisque homme est entrainé sé poset le probleme d'une ée de tout'sendn, le pro: bléme d'un «-ére-absolu de tout sens >. ~ FU § a eer Paatees termes, dans le fait de la ‘eflesion‘chez. Yhomme; une'sore de-rélexion tonal: ae M. Merleau-Ponty : Jai dit dans: ma thése, pica un mot o Rimbaud, quil-y 2 un Cente de a conscience par ob «nous ne sommes pas au mélide », Mais ce vide absolu aest Constable qu’au moment ot Fexp le remplit, Nous né le vofons jamais, pour ainsi dire, red vsion marginale: Inst perceptible qué sur le fond du monde. ‘En somme, tu veux dite simplemeac que je atl pus fat uns Philos sophieyeliginase-Je-pange que c'est le-prapre ae Phoinme de poitel Diao qul nf vec pas dire queDieuexiste. - 1M Hyppolitg=: Tu’ as abordé ‘une sone Yontologie du-probléme dont:j'ai le-droit:de dite qu'elle est ambigué, quand.tu as parlé de inmondeDigus 4 > *M, Méiledt-Potty 7.0n eit'fodjotss ambiga and “ot “éssaie’ de" cimprendre" les ‘autres! Cov qui" ese vambigeh Cestla condition des hommis. Mais éette-discussioi’est trop rapide! i faudiey reveni, i Re eM. iHyppolite-: Tu nies+done. pas éngagé af ia.descifi6d dela perefpdod, tt eu le “OM? Merleau-Ponty. df tout. En’ un sens, quill a’y Jeane le-réconnais pas Ct est perception, ‘pul a pas: une “de ‘ros idées ou"de nos réflexions 2° date, ‘dont la’zéalité bjective” & dite formelle, “et qui Yempone elleménie hots dii'temps. MC Beauidt:-Ce qué failh dice ntapportra pas eand-chose:apresTinttventon GF 9DpeL ite Je Voudais seulement solignerGue,pars les abjections faite Metleat-Pony,beane coup me parsfsent just Je eros Gueles feviednent A lu ir griet dela perspective hg is lagu pas eget cle de om any pte Une phenoméaologe sins dépassement possible, cert més ig dépatsement de Feige sparen su peso fa ne, a tent ot Fentend ia phesomenogi, Ei te “seis, ett effet, le ea : Vempitigue’ maisvee Gut Inet Cs dom aoas pouven Hespscoes, par oppston 3. gun give construction de concepts. La phénomé- fol Were we th ar epg Plame, mais le maint dt contact aves elk hose meme ». Sila phéomenolopicrepbusse le enpeatibs «itlectines» dl pay don, eet pa Pout ouvar la poet Hise Yionpel, ais pou felines" a veralie, ‘manifesté Rien ne mapparitt moins pemicieux.que a phinonbrolegie de a pereption. Le seal reproche ‘que jfaurais 3 faire & Pauteus, ce n'est pas d'etre allé « trop loin-», mais phitdt de!n’avoir pas été assez ‘radical, Les descriptions phénoméio- ogiques qu'il nous propose maintiénicnt en ceflet le vocibulaire de Pidéalisme. Elles sonit en Geld Ordonnési: suk desétiptich hiisser- liennes: Mais tout le-ptDbléie est ‘précisément de savoir si la phénoménologie poussée & fond arexige,pas;que l'on sortt de la subjectivité et du voctbulate de-Vidéalisme subjectf Eonime, partant de Husseil;Va fait Heidegger. 1M. Parodi! : ‘Nous allons nous s¢parer sans avoir abordé la question primoridiale peat-étre : est de-préciser en-quoi_consiste wotre xhéorie de la-perception: Enrsiinmé, qie-pensez:vous de la doctrine classique de la-perception.que vous avez air d'écarter? Je voudmis que la pattie posilive-de Votre‘tliée nous fit appelée ‘avarit qué sous'nius Sil perception fest pas une constictidi faite‘avec dés-maté xx empruntés A la mémoire, et appuyés, sur 6 sensitions inimédiites, comment's'en expli- ques, les processus ? 4 a uM; Merlezu-Ponty. : Naturellementhil-yia-unr développement de la perception; naturllement? elle ese pas achevée d'emblée: Ce qu. al Hop a ccherché 4dire-ici-présupiposait lecture de'lanthése -que # question, D'un autre cOté, il ne ma para ni 103 possibleyni“-soubaiable ‘q'envfecommencee exposé et ete ey ple plus important Sur cette question, de fait? Vous Bes patti d'exemples.t chi Ja chose ayant tqujours 62 plac sans, tun horizon’ de monde, et le" déchiffrement™ éonsistant templacer “chaque détiil_ dan’ .1&_horiaons Beane donkéPashpiéu igiculté du sujet, aves pas étnaat ie Sous restions:en ‘finissuit“en~pyésence encore-d’une, foule de questions 2, poser:-Votre:expasé-n’ch. était pas moins ;du-plaschayt intérér, et nous Favong écoutésaver:le-plas:grand: paisir-e-le ‘Tanue bes marits Note de Pédicear nnn Projet de cravall rr la nature de a perception La Nature de la perespon : Le prima dela perception Ec see consequences philosophiques. Page 104, tine 13 aad replace ne eplact. DANS LA MEME COLLECTION Damascus — DES PREMIERS PICS ‘pore lato een mt i dp Mae alpine ‘Vite Fins — sours ET NASA Mate Cire Galptrine — uscTuns Du manu D& RATON (Chinn amber — 14 canoe nisutascron DIAANOT Ze forma des her dan lesbian imation Guy Landeau —14 virncr sai dine pbilonpi igatine Benay Lévy — 1 NOM DE V HOMME Diogu ee Sere Benny Léry — ts 10cos era term Phe Andon de phases Jean-Paul Sarre / Bena vy — LEGO MANTENNT {erent de 1380 Mantice Mens Ponty — i Paix De La PRCERNON tt comune phlnpbigaa Maurice Melesu-anty — MERLEA-FONTY LA SORBONNE ipip.1952 Jean-Claude Miner — constar Jan Praca — esas nenerqus "le pla de Pe Porphyre — ‘dns Ode Tr ge pr ein Le “hoger Raid — nosroevent “equine Ue Cini oe

Vous aimerez peut-être aussi