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UNIVERSTE “a
JOSEPH FOURIER
COURS
ELECTRONIQUE DE PUISSANCE
CONVERSION ALTERNATIF-CONTINU
Redresseurs triphasés
DUT GEii-— 2*"* année Module ATI1
Mobilité ElectriquePRINCIPES FONDAMENTAUX
de L’ELECTRONIQUE de PUISSANCE
1-GENERALITES
La fonction d’un convertisseur statique d’énergie est de réaliser Vinterface entre des sources
d’énergies et des charges bien définies.
Les sources d’énergies se présentent sous forme de générateurs aux caractéristiques figées (réseau
230 V - 50 Hz, batteries,...) ou variables mais mal maitrisées (photopiles, alternateur,...).
Le convertisseur statique transforme la forme e/ou les valeurs des caractéristiques de la source pour
les adapter aux besoins de la charge tout en contrélant le transfert de puissance.
La figure 1 indique une tentative de classement des différentes familles de conversion, Nous
verrons que le transfert peut étre direct entre les deux sources ou indirect, auquel cas l'énergie est
transitoirement stockée dans un réservoir avant d'étre restituée.
— _Redresseur
Source] =Gaaasa— [Source |
continue | __Onduleur | | alternative
Hacheur| Gradateur) [OVC
nvertiss
Conversior ut
indirecte
Source Source
continue | alternative
Figure 1 : Classification des convertisseurs
Le rendement reste le critere prépondérant, Pour améliorer ce rendement, on a recours au principe
du découpage dont la mise en ceuvre a été rendue possible par le développement des composants de
puissance. Ainsi, un convertisseur statique doit étre composé de :
- Semi-conducteurs utilisés en interrupteurs ( en commutation ),
- Composants non-dissipatifs (condensateurs, inductances, transformateurs).
Intérét du découpage
Lrintérét du découpage est l'introduction de fréquences de fonctionnement trés supérieures & la
fréquence du réseau d'alimentation. Les fréquences de découpage actuelles sont supérieures 4 20
kHz et tendent a s'accroitre avec les progrés technologiques (500 kHz en technologie MOS). Ceci
induit une réduction considérable des poids et volume du transformateur d'isolement par rapport & la
solution linéaire.
Le dimensionnement d'un transformateur est lié a sa fréquence de fonctionnement :
P
[Link]
L’augmentation de la fréquence de découpage induit directement une réduetion du volume.
Volume avec P : puissance, F : fréquence, By: induction maximaleLe dimensionnement des filtres de sortie est également lié a la fréquence de découpage. Si lon
prend I'exemple du hacheur série, les ondulations Ai et AVs sont des fonctions décroissantes de F :
_a(l-a)Ve
LF
Ai
(1-0) Ve
8LCF?
Figure 2 : Filtre d'un hacheur série
Limitations du découpage
L'utilisation de fréquences de découpage élevées met en exergue les limitations physiques des
différents éléments, qui sont tous le si¢ge de pertes croissantes avec la fréquence :
= les pertes ferro-magnétiques seraient inacceptables si l'on utilisait des matériaux classiques.
‘Au-dela de 10 kHz, on a recours aux ferrites, eux-mémes présentant un niveau de pertes élevé a
partir de SOkHz, pour des inductions proches du niveau de saturation,
= les mécanismes de pertes par courant de Foucault dans les conducteurs qui majorent
considérablement les pertes Joule et qui peuvent rendre nécessaire un fractionnement de ces
conducteurs,
= les pertes dans les condensateurs. L'utilisation de condensateurs a trés faible résistance
série (TERS) s‘avére nécessaire,
- les pertes par commutation dans les composants a semi-conducteur. Elles sont directement
proportionnelles a la fréquence de découpage.
2.- INTRODUCTION AUX CONVERTISSEURS D'ENERGIE
L'association des différents éléments d'un convertisseur va devoir obéir 4 un ensemble de régles
sirictes qui constituent la base de la synthése des convertisseurs.
Les sources :
Nous emploierons le terme de source indifféremment pour les générateurs ou les récepteurs. On
distingue deux types de source de principe (figure 3) :
- la source de tension capable d'imposer la tension, quel que soit le courant absorbé par le
récepteur,
= la source de courant capable, inversement, d'imposer le courant quelle que soit la tension
imposée par le récepteur
iquelle
i que soit v
4
‘e quel
1) auesoti i ly
Source de tension Source de courant
Figure 3: Nature des sourcesCes définitions sont valables en régime statique. En régime dynamique, il est nécessaire de préciser
ces notions, en particulier lorsque ces sources subissent l'application de gradients de courant ou de
tension importants. Nous définirons done :
- la source de tension comme étant une source dont la tension ne peut subir de discontinuité,
A l'6chelle des durées de commutation des interrupteurs,
~ la source de courant comme étant une source dont le courant ne peut subir de discontinuité,
a l'échelle des durées de commutation des interrupteurs.
Il est possible d'imposer la nature d'une source, en régime dynamique, par adjonction de
condensateurs placés en paralléle et dinductances placées en série, Différents cas sont représentés
figure 4, Si les cas 1 et 4 sont purement théoriques, le cas 2 correspond & la confirmation, par
introduction d'un condensateur, du caractére d'une source de tension possédant une inductance de
sortie (inductance de ligne ou de cAblage), le cas 3 4 la constitution d'une source de courant a partir
d'une source de tension (cf. exemple du hacheur paralléle)
a
a
(4
i a
@ t) @
aii
Fa an gg ee NN
ri, +
(+) i
D) @
Sources de tension Sources de courant
Figure 4 : Sources en régime dynamique
En tenant compte des réversibilités, nous constatons que huit cas sont possibles (figure 5). Par
contre, si la grandeur d'état est réversible, son inversion ne peut pas étre instantanée.
Or Dt ‘Br Bh
Sources de tension Sources de courant
Figure 5 : Réversibilité des sources
Principes fondamentaw
Le convertisseur statique établit et interrompt périodiquement la connexion entre deux sources
grdice a des interrupteurs. Compte-tenu des définitions précédentes, il est impératif de respecter les
trois régles suivantes
Regle I: une source de tension ne peut étre court-circuitée mais peut étre ouverte,
Régle 2: une source de courant ne peut étre ouverte mais peut étre court-circuitée,
Régle 3: on ne peut pas connecter directement et instantanément deux sources de méme nature
‘mais uniquement deux sources de natures différentes
3en découle deux types de convertisseurs =
- les convertisseurs directs associant deux sources de natures différentes,
= les convertisseurs indirecis qui imposent un étage intermédiaire de stockage ayant une
nature différente de celles des sources (convertisseur 4 accumulation).
Remarque : Les interrupteurs et les regles de commutation seront étudiés au niveau du cours sur les
semi-conducteurs. II en est de méme pour les composants passifs dont la réalisation technologique
fera objet d’un polycopié séparé.REDRESSEURS
Un redresseur est un convertisseur permettant de transférer de I'énergie d'un réseau alternatif’
polyphasé a un réseau continu, Son fonctionnement peut dans certaines conditions étre réversible
(onduleur assisté, non autonome)
Il s’agira généralement d’un convertisseur direct fonctionnant a la fréquence du réseau industriel
Néanmoins, on trouvera des redresseurs dans les étages de sortie des convertisseurs a découpage
opérant a haute fréquence
1 - REDRESSEUR ETOILE
1-1 PRINCIPE
Les tensions a redresser apparaissent aux bores des q_enroulements secondaires d'un
transformateur dont le primaire est généralement alimenté en triphasé. Un ensemble de q diodes
groupées avec cathode commune (montage polyanodique) ou anode commune (montage
polycathodique) est utilisé pour élaborer la tension redressée.
> <
y g
4] ¢| —S 4
2 M,| % |
3 sau 8 0
Vy > V2. V3
SiD} conduit ona vp, =Odone — vpp =v2-vj <0 D2 est bloquée
vp3=v3-v1<0 D DB est bloquée
Lorsque v2 devient supérieure a vj, vp, = v2 ~ vj devient positive done D2 conduit entrainant
vp, =¥1 -¥2 <0 done le blocage de Dj
L'entrée en conduction dune diode bloque la diode qui conduisait précédemment : on parlera de
“commutation naturelle",
Nous considérerons en général I'exemple du montage P3 qui, bien que peu utilisé, permet une étude
simple dont les résultats peuvent étre étendus a la plupart des autres montages redresseurs. (Par
commodité d'écriture, le montage étoile a q phases est note Pq).
1-2 ETUDE DES TENSIONS
Cette étude est faite en négligeant toutes les chutes de tension
1-2-1 Montages a diodes
La tension redressée ug est égale a la plus grande des tensions simples a chaque instant
Figure 7 : Formes des tensions
Calcul de la valeur moyenne de la tension, notée Uco,
x 2nz
cos*—cos(n
2x [ 6
(0,825 Vn)
en q— phasé Uco = £Vqsin = (= Vm sia2 12)
Harmoniques : la période de uc(t) est le tiers de celle du réseau (ou le qiéme), sa fréquence est donc
3.F (ou qF si F est la fréquence du réseau) et sa décomposition en série de Fourier conduit done a
des harmoniques de fréquences
3F OF OF. n3F
ot
ug(t)= uf! + cos 90t ]
Tension inverse des diodes : La tension vp, est représentée figure 7.
Dy conduit: vp, =0 \
D2 conduit =v1-v2 } Viny max = V3 Vin
D3 conduit =y-v3 /
Dans le cas général
Siqestimpair: — Viny max=2 cos Vin
4
Siqest pair Vinv max=2 Vin
Exemple : q = 6 (figure 8)
Dj conduit vp,= 0
Dg conduit viE-v2 = V6
D3 conduit viE-¥3
Dg conduit vy -vq=2vy
Ds conduit VL-V5
Dé conduit VL ¥6=¥2
igure 81-2-2 Montages a thyristors
Dans les mémes montages réalisés avec des thyristors, la mise en conduction de ces semi-
conducteurs commandés peut étre retardée d'un angle @ (“angle d'amorgage") par rapport a celle des
diodes (cas @ = 0)
* Montage tout thyristors
Sur charge (R, L) l'annulation du courant ig (t) a lieu aprés
le passage par zéro de la tension ug (t) Il en résulte que
la tension ug(t) peut devenir négative a certains instants,
- deux cas peuvent se produire suivant les valeurs de R, L
8.
Figure 9
- conduction continue : ic(t) ne s'est pas encore annulé lorsque le thyristor suivant est amorcé. Cet
amorgage entraine le blocage du thyristor qui conduisait précédemment par application de vp <0
(“commutation naturelle assistée") (figures 10-a et 11)
- conduction discon t) sfannule donc le thyristor se bloque avant l'amorgage du suivant
(“commutation naturelle libre") (figure 10-b),
theCalcul de la tension redressée moyenne en conduction continue
Ugo c0s6 pour tout montage tout thyristors.
Développement en série de Fourier de la tension continue
2 o
Fo Wostcosdat—3sin Bsin 3ot)-...- (G1) wea
(cos@ cosn3at—3nsin Osin n3
uc(t)= Ue so
Montage avec diode de roue libre
La diode de roue libre (figure 12) conduit dés que ug(t) < 0 (soit vp > 0). et le thyristor est soumis
une tension inverse qui le bloque Cela ne se produit que si @ > 1/6. Pendant la conduction de ta
diode ug(t) = 0 et ig(t) = Ip e-Y* (done le courant n'est jamais interrompu).
Tension redressée moyenne avec diode de roue libre (et @ = 7/6).
: vm 7 3Vm x)
Voo= say { soada 20 fcofo+§) 1
ore a
6
x ‘
Lecas 0.< est identique au eas sans diode
Figure 12
La figure 13 résume ’évolution de la tension moyenne avec et sans de diode de roue libre. U'gg ne
peut devenir négatif si le c6té continu ne posséde pas une source fonctionnant en f'¢.m (générateur).
En effet, dans le cas E= 0: Uc moy=R ic moy=RIe2 0
9pug Sans diode de roue libre
a7 Avec diode de roue libre
En conduction discontinue,
oe Ia loi est modifiée
so So” 450
Figure 13
1-3 ETUDE DES COURANTS
Hypothése préliminaire
La forme de ig(t) (c6té continu) dépend de la charge. Nous supposerons que celle-ci comprend en
série une inductance suffisamment grande pour pouvoir admettre que ig(t) = constante = Ip
1-3-1 Courant dans les semi conducteurs
La forme est la méme pour un montage a diodes ou & thyristors (sans diode de roue libre et en
conduction continue) ; seules changent, avec 0, le retard par rapport aux tensions et la valeur de Io
(figure 14).
Diodes Thyristors
Figure 14
On obtient done
Ipmoy = Ie/3 (ou Ie/q)
Ipeft= lelv3 (ou le/ Yq)
Ces deux valeurs sont @ prendre en compte pour déterminer ensuite les pertes de conduction q
échauffent le semi conducteur.
101-3-2 Courant et facteur de puissance au secondaire du transformateur
Le courant dans les enroulements secondaires est le méme que dans les composants semi
conducteurs puisque chacun d'eux est en série avec une phase secondaire (en triphasé, le secondaire
ne peut étre qu’en étoile ou en zig-zag).
Facteur de puissance
En régime non sinusoidal, il est défini par : f £
it
dot Py= zl cit = Ucmoy (si ig = constante = Ic)
a
vm I.
Ss=4 Vseft Isett 4 p> iy
montage a diodes montage thyristors
F'g =f c0s8
1,675
en triphasé f= =
es
Le tableau suivant montre que f est maximal dans le cas du triphasé.
4 2 3 4 6 12 18
Fs 0,636 [0675 [0,635 [0,550 [0,406 [0,332
signification de f,
Sg est la puissance pour laquelle est dimensionné le secondaire du transformateur. La puissance qui
peut étre délivrée a la charge n'est que fy Sy. Ainsi un transformateur de 10 kVA suivi d'un montage
4 diodes ne peut délivrer que 6,75 kW pour un montage P3, sans étre surcharge
Le courant au secondaire admet comme décomposition en série
3
1
os dat ~feos5ot +708 Tot + ]
1
c{ cost +—cos2at —
U 2
1-3-3 Courant et facteur de puissance au primaire du transformateur
Dune manigre générale, les courants primaires du_transformateur dépendent des courants
secondaires, des connexions entre enroulements primaires et du circuit magnétique, leur
détermination doit done se faire au cas par cas.
1-3-3-1 RAPPEL : Transformateur triphasé
« Lois fondamentales
a ven 9e
dt
- EAT =E Ro sur un circuit magnétique fermé
tt (© AT=E Ni: "Somme des ampéres-tours")
Figure 15
uCircuits magnétiques triphasés (C.M.)
La figure 16 montre les deux types de CM. utilisés en triphasé
- CM. 4 flux libres oit la somme des flux, si elle n'est pas nulle, passe dans une “colonne" de faible
réluctance (9 0 ~ 0) ; les ampéres tours de la colonne I sont done tels que
ATp1 ~ ATs1 = Ne 9] + Ro Lo = 0 (Car Re~o et Ko ~0)
- CM. 4 flux foreés ot la somme des flux, si-elle n'est pas nulle, circule dans l'air de forte
réluctance (Rg grand) ; les amperes tours de la colonne I sont donc tels que
ATp] ~ ATs] = %o.0] + Ro Ep +0 (car Re ~ 0 mais Rg #0)
la somme des flux est nulle (91, 2, 03 triphasés équilibrés) (Zo = 0), il n'y a pas de difference
Ye
Ye : Ye
f f
zy
3 Ryxo Ro(aicy
4 f afd
3 circuits | {|
‘monophasés
entre les deux types de CM
fo} tot
ter
4,
=
SR it
=
Flux libres Flux forces
Figure 16
« Couplages des enroulements
Le primaire peut éire en triangle (D) ou en étoile (Yn ou Y)
Le secondaire alimentant un montage Pq peut étre en étoile (yq) ou en zig-zag (2_) pour q = 3
D'autres combinaisons d’enroulements permettent d’obtenir q > 3
12SEE eee
Primaire triangle Secondaire zig-zag Secondaire hexaphasé
(Dowd) (7)
Figure 17
1-3-3-2 Passage des courants secondaires aux courants primaires
ire D ou Yq. les tensions primaires, étant directement fixées par le réseau, imposent des flux
phasés équilibrés (vp = Np) done Zp = 0 et, quel que soit le CM, il y a “compensation des
A.T." colonne par colonne soit par exemple pour la colonne 1
Np ipt = ATs colonne 1
« Primaire Y : les tensions des enroulements primaires ne sont plus fixées mais on a Sip
Np ipt +Np ipa + Npip3 =0
On peut écrire
Np ipl — ATs1 = %o Ze (+ Woo] mais We ~0)
Np ip2 - ATs2= 90 Eo
Np ip3 - AT.3 = Ro Zo
dot: -(ATs} + ATs + ATS3)=3 Roe
Si le fonctionnement du redresseur et le mode couplage secondaire sont tels que
(AT.1 + ATs + AT,3) = 0 alors So = 0 et on retrouve a nouveau
Np ip] = ATs colonne 1
Sinon (ATs] + ATs2 + AT3 # 0), suivant le type de C.M. ona
© CM. a flux libres (9q ~ 0) le fonctionnement du redresseur est impossible tel que prévu ;
© CMA flux foreés (%q #0), on tire
1
Ro¥o =-— (ATs] + ATs2 + AT33)2 L
FATs1~5 Tart AT)
Np ipi = ATs colonne i
sauf'si: Yet Eps #0
alors: CM. flux foreés Np ip} = 2 ATs) -i (AT + AT33)
C.M. flux libres autre fonctionnement du redresseur
Remarque : Si ATs; comporte une composante continue (valeur moyenne non nulle) il faut la
retrancher avant d'appliquer les relations précédentes car elle n'est pas transmise au primaire. Dans
ce cas, les flux comportent une composante continue qui risque de saturer les C.M.
1-3-3-3 - Exemples (C.M. a flux foreés)
= P3, primaire Y
ae = Vala moyenne
‘Aprés avoir retranché la composante continue des
2
gNete ATs, on trouve
E ATs = : Ng lo \
Aur, 7
sg vas
1
L ATs = ATs3 =- = Ng
oay a 32. 37-3 Nele,
a t
On constate que
a
Wom
3p AT) + AT 2 + AT33 = 0 quel que soit t
Figure 18 done : Np ip) = AT s1
Facteur de puissance
4=P, primaire ¥
Les ampéres tours secondaires sont valeur moyenne nulle (pas de composante continue).
On constate que ATs} + ATs2 + ATs3 #0 done
2 1
Npipt = ATi -5ATs ATS)
Figure 19
+ P3, primaire D
Le courant dans un enroulement primaire est le méme qu’en ¢toile sans neutre, seul le courant en
ligne reste determiner.
A
fee t
>
Figure 20
15Remarque : Lorsque l'on passe a des montages a thyristors, toujours dans 'hypothése ot Ie courant
dans la charge est constant Uco devient
U'eo = Ugo cos (Best langle d'amorgage)
P! =Pcosd
f! =fcos0 (au primaire et au secondaire)
1-4 CHUTES DE TENSION
Vu de la charge, le redresseur est un générateur dont nous avons exprimé la tension vide (Uco ou
U'eo) cest a dire la fe.m. En charge, la tension est plus faible qu’a vide par suite de la présence de
résistances (transformateur, ligne), d'inductances (transformateur, ligne) et de semi-conducteurs
(chutes de tension dans les diodes ou les thyristors).
1-4-1 Chute de tension résistive
Les courants ayant des formes différentes dans la ligne, au primaire et au secondaire on détermine
cette chute de tension par (ef normes)
P
Ay Uc=Re le= 7+ (Re est une résistance équivalente ramence c6té continu)
oi les pertes joules P; peuvent étre caleulées par
=aqsr2 25 + apt) Pp + ap LPL
4s: nombre de phases au secondaire
dp | nombre de phases au primaire
11 : résistance d'une phase primaire
12 : résistance d'une phase secondaire
rz: résistance dun fil de ligne
Ig, Ip. IL: courants efficaces calculés comme précédemment
1-4-2 Chute de tension dans les semi-conducteurs
Tly a en permanence une diode (ow un thyristor) en série avec la charge (en conduction continue),
cette chute de tension est obtenue en se reportant a la caractéristique vp (ip) de la diode
42 Uc= vp (ip = Ie)
1-4-3 Chute de tension due aux réactances : EMPIETEMENT
Ce terme est le plus important dans AUg. Contrairement a ce que nous avons admis lors de l'étude
stamtanément de 0 a Ig ou de Ig & 0 par suite de la
des courants, ceux ci ne peuvent pas passe
présence d'inductances en série dans les secondaires (inductances du transformateur et de la ligne
ramenées au secondaire). Il en résulte que pendant un certain intervalle de temps la diode qui va se
bloquer et celle qui devient conductrice conduisent simultanément, Ce phénoméne est appelé
empiétement
16Analyse du phénoméne d’empiétement
Les autres causes de chute de tension sont négligées. On étudie Ia commutation de Dy 4 Dz dun
montage P3
Figure 21
i, pendant ’empiétement, Ue
done
os
Aug = i 9
sii 2a dt
La valeur moyenne de Aug (dont la période est 2n/3) est
3 diz, 3lo py _3lo
AUemoy==- J [Link]=22 fa}
emoy= 35 SMG oe da oR
oat, 7
oi Ate est la durée de l’empiétement, pendant laquelle iz passe de 0 a lg
Ag Uc= ele ——entriphasé
7Remarques
le calcul précédent conduit au méme résultat avec des thyristors, quel que soit ®
= lo est la réactance de fuite du transformateur ramenée au secondaire, si Ton ne tient pas compte
de la ligne.
~ la durée de 'empigtement se calcule en exprimant ig(t) et en cherchant l'instant oti ig = Ig, fin de
Ja commutation. Cette durée t. s’exprime par
2lo
@te = Arccos| 1- =I,
3Vin
= Elle augmente avec Ip et peut prendre des valeurs telles que pendant certains intervalles de
temps Dj, D3 et D3 conduisent simultanément. Le cas extréme est celui du fonctionnement en
court-circuit, Dans ce cas, chaque branche fonctionne comme si elle était seule en c. ¢. d'ou si
Dj conduit
1 = Vm sin ot
: Vn
de méme i= 7S (1 -cosot)
lo
.__ 2n
ig = [1 -cos (ot - —*)) ; ete.
lo q
Done toutes les diodes conduisent en permanence, la valeur efficace du courant dans un secondaire
est
Ves (ee ae Via 8:
fa = axe
fe cosx)" dx io V2
an Meat 5
lo \2= 0
lo
iseft =
Ce courant est V3 fois plus grand que si le secondaire était directement en court-circuit. Par contre
les courants primaires sont les mémes, la composante continue n’étant pas transmise.
Le courant dans le court-circuit est
To,cc = 4 = (Constant)
t
i 0 S-
ie ee
-@) VT,
ea]
HO2 - MONTAGES EN PONT TRIPHASE
Le pont triphasé est l'un des montages redresseurs les plus utilisés ; il peut étre réalisé avec 6 diodes
ou 3 diodes et 3 thyristors (PONT MIXTE) ou 6 thyristors (PONT COMPLET)
Il est constitué par l'association de deux montages P3, Tun a anode commune, l'autre a cathode
‘commune
2-1 ETUDE DES TENSIONS
ay 2 Ts ™ vo = la plus positive des tensions v), v2, V3
27S te
© —_Vyo= la plus négative des tensions v1, v2, v3
a] ] Ue = Yo - Ywo = la plus grande des tensions
=e composées et de leurs opposées.
2 AAR
>.
in aby
Figure 23
Pont mixte
Vy
2
(1+ cos)Lordre de la tension redressée du montage en pont triphasé est 6 ; la valeur moyenne, le facteur
dondulation, les harmoniques de la tension redressée sont donc les mémes que pour un montage P¢
(sauf en pont mixte),
La tension inverse maximale sur les composants est ¥3 Vin,
Pour le pont complet & diodes, la tension de sortie admet comme série de Fourier
2
v.60 =Ua ——cos6ot —
6
cos12at + }
=
2-2 ETUDE DES COURANTS
Dans les composants semi conducteurs
7 T
Chaque diode (ou thyristor) conduit pendant — dod
Figure 25
Les courants secondaires sont a valeur moyenne nulle et n’ont pas d’harmoniques 3 et multiples de
3. On peut écrire
ig(t) = 28 {eos01 : cos] lot + ]
x
Dans les primaires
La valeur moyenne des A.T. secondaires d'une colonne est nulle (pas de risque de saturation)
Diautre part, il existe en permanence un secondaire parcouru par I, et un autre par ~ I. done
AT 1 + ATgo + ATS3 =0
et les courants primaires se calculent toujours, quel que soit le transformateur par
Np ip = ATs
On trouve ainsi : fy = 0,955
20Remarque * Le cas des montages mixtes est un peu plus compliqué lorsque 8 > . En effet, il existe
alors un intervalle de temps pendant lequel Ig se referme par T et Dy’ par exemple, comme dans
une diode de roue libre (ue = 0). Pour une méme valeur de Ig, Igeff est plus faible qu'avec un
montage tout thyristors
2-3 CHUTES DE TENSION
Le principe de calcul est le méme que celui exposé précédemment. La chute de tension due @
Pempigtement est, pour une méme valeur de Ic, deux fois plus grande soit
3
3 Uc = = lo le
Fonctionnement en court circuit
Les diodes Dj et D'; sont en paralléle inverse, de méme que D, D'z et D3, D'3. Tout se passe done
comme si les trois secondaires étaient directement en court circuit d'ou, en régime permanent
Vm
let =
se” Rilo
Dans une diode, le courant est redressé simple alternance d’ou la construction et la valeur de Ic, ce
(figure 26)
Vo Te ce
Figure 26
213- REDRESSEURS DE COURANT
3-1 PRINCIPE
De fagon duale aux redresseurs analysés précédemment, ce type de redresseur associe une source de
courant a une source de tension. La source de courant est généralement réalisée par la mise en série
d'une source de tension et d’une inductance.
ey ; :
i
Ms mal a
wy S ZS k
a) monophasé b) triphase
Figure 27
Ce type de redresseur présente ’inconvénient d'une chute de tension importante, directement liée
au courant débité, puisque inductance est placé c6té alternatif, Néanmoins, le courant absorbé au
réseau est filtré par cette inductance et tend vers un courant sinusoidal pour les faibles tensions de
501
3-1 ETUDE THEORIQUE en MONOPHASE
La figure 28 représente les formes d’ondes du courant d’entrée et des tensions. On remarque que la
tension l’entrée du redresseur est en phase avec le courant, On fera I’hypothése que la tension de
sortie est continue, correctement filtréeVe = Vasinot
Pour 8; sot sO, + vel)=L Savy,
i(t)= fm sinot—V,)it
1
Vu cosat - V,0)+K
Lo
en 0=0) i=0
soit i(t pl (cos® ~cosat)+ V,(@, -ot)]
en@=O,+n i=0
onendéduit cos ar
La tension d’entrée étant sinusoidale, la puissance n’est transportée que par le fondamental du
courant. Ce fondamental, noté Ih, sera la contribution de la tension d’entrée et de la tension en
créneaux vr. En écriture complexe et en prenant ve comme origine des phases, on obtient
j= Ym _4Ns_--i%)
jLo Alo
On peut exprimer la puissance a l’entrée
a )
P= pil ) tv ANS sin 81)
zLo
En égalant cette puissance a celle de sortie P = Vs Is (rendement unitaire), il vient
sin 0; = 21,
1 ays
On peut dons exprimer la tension moyenne de sortie Vs en fonction du courant moyen debité
= 2YM 950) ey
x x
VM
La figure 29 représente l'allure de cette caractéristique. A faible courant, le redresseur passe en
conduction discontinue et la tension atteint Vy.
\
vat
tly
=
Figure 29
233-3 PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT EN TRIPHASE
inusoidaux absorbés sur le réseau, chaque diode conduit
En faisant Phypothase de courants quasi
pendant 1/2 (figure 30).
Ma t!ao + ly
Figure 30
Le courant débité par le redresseur (ip1*ipz*ips) est de fréquence 6F et de valeur moyenne
3
I==]
le = TIM
Suivant un calcul similaire celui du monophasé, la tension de sortie s'exprime en fonction du
courant de sortie selon I’expression suivante
2
Ploy p
Uw) ®
Dans le cas particulier d'une tension de sortie (Ue = Re) trés faible devant celle du réseau, les
courants triphasés sont limités par les inductances
Im =a
EET
Crest le cas dun alternateur de voiture débitant un courant de charge a une batterie & travers ce type
de redresseur. Le courant de charge sera quasiment indépendant de la vitesse car Vs (tension simple
A vide délivrée par I'alternateur) et « sont proportionnelles a la vitesse de rotation
Qn
4-GROUPEMENTS DE REDRESSEURS
4-1 MISE EN SERIE
Elle ne pose pas de probléme particulier pourvu que les deux redresseurs puissent débiter le courant
nominal demandé. En général on profite de la mise en série pour diminuer J'ondulation en utilisant
deux montages dont les tensions sont déphasées les unes par rapport aux autres
Exemple : Redresseur dodécaphasé : mise en série de 2 ponts triphases.
Les deux ponts triphasés en série sont alimentés par les deux secondaires d'un méme
transformateur, l'un en étoile, le second en triangle afin de décaler les tensions instantanées.
24Va,
pee
pre Ay
ant — 4
t ke a
vs |
i =
ma
1
|
I
|
:
1
1
jee - “
mb
The
OS
Er
mp =V3. ma
Figure 31
Ug = la plus grande des tensions Uay2, Uay3, Uay, Uap], Ua32, Uay3
up = a plus grande des tensions Vbj, Vb, Vb3, -Vb}, -Vbp, -Vb3 qui sont en avance de 7/6 par
rapport aux précédentes. La tension redressée est dlordre 12 mais les performances c6té réseau
s’améliorent
Le facteur de puissance vaut au primaire Fy
= eee 1
Le courant efficace au primaire est égal ma +)
3
4-2 MISE EN PARALLELE
La mise en paralléle est possible & condition que les redresseurs aient la méme tension a vide et la
méme tension en charge (done méme chute de tension),
Lutilisation d'une inductance & point milieu (bobine dite “interphase” ou "médiattice" ou
“d'absorption") permet d'avoir des tensions instantanées différentes pour les deux redresseurs en
paralléle et par conséquent de commander ceux ci par des tensions décalées de fagon a augmenter
Tordre de la tension redressé
25exemple : "double étoile" (P3 paralléle P3),
ya Figure 32
| est supposé constant (hypothése habituelle)
La tension (Ugq ~ Ugh) aux bornes de l'inductance est variable done un courant j(t) se superpose a
12 dans chaque demi bobine.
dj
dl
=Ugg-L © - j) = Ugg +L
Uc = Uca Ee DaYea tLe
3y3
Ucmoy = Yeamoy = Uebmoy =>
Vm
1
Les A.T. secondaires sont alternatifs (comme
pour P6 par exemple) et on trouve : fy = 0,955
Figure 33
Courant critique
aux faibles charges, si (1/2 —j) ou (U2
jest faible devant 1/2 en fonctionnement nominal. Toute
iodes
+ j) devient négatif a certains instants, le courant sinterrompt dans une des deux
‘, z
concletrices et la relation ue = 5 (Uea + Ueb) ne sapplique plus,
A la limite, une seule diode conduit a la fois (si I est trés faible) le montage fonctionne en P6,
La limite en dessous de laquelle se produisent ces phénoménes est appelée intensité critique
26Figure 34
5 - FONCTIONNEMENT REVERSIBLE : ONDULEUR ASSISTE
5-1 PRINCIPE
Uco étant la valeur de la tension redressée moyenne d'un montage a diodes, le méme montage tout
thyristors (ce qui exclut les montages mixtes ou avec diode de roue libre) fonctionnant en
conduction continue (courant dans la charge non interrompu) délivre la tension
Uo = Uco £098 0118 est langle d'amorgage des thyristors.
Redresseur Onduleur
aaa
jieece
— Yt Récepteur —S >
4
eid o<% b= 3h) 6s%
Générateur = Récepteur Générateur
Puissance Puissance
> <<
Figure 35
Le sens de Ic, impos¢ par les composants, ne peut pas changer. Celui de U'co peut changer &
condition que
*@ > n/2 (soit cos < 0)
* Je c6té continu puisse fonctionner en générateur avec le sens indiqué figure 35. En effet avec les
conventions adoptées U'go Te est la puissance fournie au c6té continu.
27Dans ces conditions, le montage fonctionne en onduleur non autonome. I! peut transférer de la
puissance au réseau alternatif mais les tensions fournies par les générateurs de celui-ci demeurent
nécessaires pour assurer les commutations naturelles assistées (application d'une tension inverse sur
le thyristor qui doit se bloquer).
Pour mieux comprendre ce type de fonetionnement, on peut l'analyser en considérant que la charge
(R, L) est alimentée par un redresseur dont les tensions sont (v) + E), (v2 +E), (v3 +E) comme le
montre la figure 36. Il est alors clair qu'un courant ic positif circule bien que les thyristors soient
amoreés avec un retard tel que les tensions vj, v2, v3 ne soient appliquées que lorsqu’elles sont
négatives
% Sa
pomp
Le
aL
Me R
i te
ieee
€
Figure 36
5-2 DIFFICULTES DU FONCTIONNEMENT EN ONDULEUR,
§-2-1 Défaut de blocage d'un thyristor
il faut : tiny >tqLa figure 37 montre que la tension appliquée au thyristor qui se bloque est négative pendant l'angle
180° ~ 8. Il en résulte que si 6 est trop proche de 180°, le temps de désamorgage (de "turn-off") du
thyristor n'est pas respecté et il se réamorce dés que vr > 0. Le temps disponible pour le blocage est
encore réduit par l'empiétement. Ainsi, on ménage un certain angle de garde entre @max et 180°
pour assurer le blocage des thyristors (Omax = 150° en général).
5-2-2 Défaut d'amorcage
La figure 38 permet de comparer l'évolution du courant ic dans un redresseur (sur charge RL) et
dans un onduleur, si le thyristor Tz ne s'amorce pas (défaut d'impulsion de gachette de T2).
Redresseur Onduleur
ic sannule rapidement ig eroit exagérément
Figure 38
‘Un montage devant fonctionner en onduleur assisté nécessite donc des commandes de gachettes trés
fiables.
5-3 EXEMPLES D'APPLICATIONS
nage d'un moteur C.C. avec récupération
Un seul montage redresseur-onduleur ne peut inverser que
le sens de U (si on n'envisage pas de modifier les
connexions) donc faire travailler la machine dans les
quadrants I et IV correspondant a des sens de rotation
contraires en M et G.
En traction il faut pouvoir passer de I a I. Sur un laminoir
réversible, il faut efffectuer le cycle : I - II - III - IV.
Figure 39
29Si le passage du fonctionnement moteur au fonctionnement générateur n'a pas besoin d'étre trés
rapide, on utilise un seul montage et on inverse le courant inducteur.
rM prccemenn g
4 |
Ag Ye a
Ss} Red. v| sw] OOnd. v )
Figure 40
Dans le cas contraire (laminoirs réversibles par exemple) on utilise deux ponts (pont "téte-béche")
qui assurent la réversibilité complete clest a dire les deux sens de rotation en moteur et en
générateur
RL NM, RS Red M, QL
Od © @E Ond : 6, @
‘igure 41
5-3-2 Variation de vitesse dune machine asynchrone 4 bagues, par réinjection de I'énergie rotorique
dans le réseau (cascade hyposynchrone)
Cette méthode est utilisée pour des puissances importantes (500 kW) et des variations de vitesse
entre 0,6N, et Ng. Elle sera détaillée dans le cours relatif 4 la variation de vitesse des machines
électriques),
$-3-3 Transport d'énergie électrique en courant continu
Le transport d'énergie en courant continu haute tension est plus économique que le transport en
courant alternatif au dessus d'une certaine distance. Cette distance est plus faible sill s‘agit dun
transport par cable sous marin,« Quelques avantages du transport en c.c
= tensions d'isolement plus faibles,
- pas dleffets capacitifs ou inductifs,
* possibilité d'interconnecter des réseaux de fréquences différentes (50 et 60 Hz)
- pas de parasites électromagnétiques,
= un ou deux fils au lieu de trois.
« Principe
ow Redresseur Puissance Onduleur LY /
Onduleur Redresseur
Figure 42
Exemple : Interconnexion France-Angleterre IFA 2000 (2000 MW)
2 stations de 1000 MW relié au réseau alternatif 400 kV par 12 transformateurs monophasés
CChaque station comprend
2 redresseurs dodécaphasés en série, soit 4 ponts complets
‘Tension continue : 540 kV
‘Courant nominal : 1850 A
‘Transport par 8 cables de 70 km enterrés deux deux dans 4 tranchées sous la Manche (45km
pour la partie sous-marine)
Chaque interrupteur d’un redresseur est composé de 192 thyristors (96 en série, 2 en paralléle), soit
9216 thyristors pour le convertisseur cété frangais.
La station fournit a I’ Angleterre environ 16,5 TW-h par an.
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