Enonc
es
Feuille n 2
Biblioth`eque dexercices
L1
Logique, ensembles, raisonnements
Logique
Exercice 1 Soient les quatre assertions suivantes :
(a) x R y R x + y > 0 ;
(c) x R y R x + y > 0 ;
(b) x R y R x + y > 0 ;
(d) x R y R y 2 > x.
1. Les assertions a, b, c, d sont-elles vraies ou fausses ?
2. Donner leur negation.
Exercice 2 Soit f une application de R dans R. Nier, de la mani`ere la plus precise possible,
les enonces qui suivent :
1. Pour tout x R f (x) 6 1.
2. Lapplication f est croissante.
3. Lapplication f est croissante et positive.
4. Il existe x R+ tel que f (x) 6 0.
5. Il existe x R tel que quel que soit y R, si x < y alors f (x) > f (y).
On ne demande pas de demontrer quoi que ce soit, juste decrire le contraire dun enonce.
Exercice 3 Completer les pointilles par le connecteur logique qui simpose : , , .
1. x R x2 = 4 . . . . . . x = 2 ;
2. z C z = z . . . . . . z R ;
3. x R x = . . . . . . e2ix = 1.
Exercice 4 Dans R2 , on definit les ensembles F1 = {(x, y) R2 , y 6 0} et F2 = {(x, y)
R2 , xy > 1, x > 0}. Evaluer
les propositions suivantes :
1. ]0, +[ M1 F1 M2 F2 /
||M1 M2 || <
2. M1 F1 M2 F2 / ]0, +[
||M1 M2 || <
3. ]0, +[ / M1 F1 M2 F2
||M1 M2 || <
4. M1 F1 M2 F2 ]0, +[ /
||M1 M2 || <
Quand elles sont fausses, donner leur negation.
Exercice 5 Nier la proposition : tous les habitants de la rue du Havre qui ont les yeux bleus
gagneront au loto et prendront leur retraite avant 50 ans.
Exercice 6 Nier les assertions suivantes :
1. tout triangle rectangle poss`ede un angle droit ;
1
2. dans toutes les ecuries, tous les chevaux sont noirs ;
3. pour tout entier x, il existe un entier y tel que, pour tout entier z, la relation z < x
implique le relation z < x + 1 ;
4. > 0 > 0 / |x 7/5| < |5x 7| < .
Exercice 7 Montrer que > 0 N N tel que (n > N V 2 <
2n+1
n+2
< 2 + ).
Exercice 8 Soit f, g deux fonctions de R dans R. Traduire en termes de quantificateurs les
expressions suivantes :
1. f est majoree ;
2. f est bornee ;
3. f est paire ;
4. f est impaire ;
5. f ne sannule jamais ;
6. f est periodique ;
7. f est croissante ;
8. f est strictement decroissante ;
9. f nest pas la fonction nulle ;
10. f na jamais les memes valeurs en deux points distcincts ;
11. f atteint toutes les valeurs de N ;
12. f est inferieure `a g ;
13. f nest pas inferieure `a g.
Ensembles
Exercice 9 Montrer par contraposition les assertions suivantes, E etant un ensemble :
1. A, B P(E) (A B = A B) A = B,
2. A, B, C P(E) (A B = A C et A B = A C) B = C.
Exercice 10 Soit A, B deux ensembles, montrer {(A B) = {A {B et {(A B) = {A {B.
Exercice 11 Soient E et F deux ensembles, f : E F . Demontrer que :
A, B P(E) (A B) (f (A) f (B)),
A, B P(E) f (A B) f (A) f (B),
A, B P(E) f (A B) = f (A) f (B),
A, B P(F ) f 1 (A B) = f 1 (A) f 1 (B),
A P(F ) f 1 (F \ A) = E \ f 1 (A).
Exercice 12 Montrer que chacun des ensembles suivants est un intervalle, eventuellement vide
ou reduit a` un point
+
+
[
\ 1
1
1
et I2 =
1 + ,n .
I1 =
,2 +
n
n
n
n=1
n=1
Exercice 13 Soient A, B E. Resoudre les equations `a linconnue X E
1. A X = B.
2. A X = B.
2
Absurde et contrapos
ee
Exercice 14 Soit (fn )nN une suite dapplications de lensemble N dans lui-meme. On definit
une application f de N dans N en posant f (n) = fn (n) + 1. Demontrer quil nexiste aucun
p N tel que f = fp .
Exercice 15
1. Soit p1 , p2 , . . . , pr r nombres premiers. Montrer que lentier N = p1 p2 . . . pr +
1 nest divisible par aucun des entiers pi .
2. Utiliser la question precedente pour montrer par labsurde quil existe une infinite de
nombres premiers.
R
ecurrence
Exercice 16 Montrer :
n
X
n(n + 1)
n N .
1.
k=
2
k=1
2.
n
X
k2 =
k=1
n(n + 1)(2n + 1)
6
n N .
Exercice 17 Soit la suite (xn )nN definie par x0 = 4 et xn+1 =
2x2n 3
.
xn + 2
1. Montrer que : n N xn > 3.
2. Montrer que : n N xn+1 3 > 32 (xn 3).
n
3. Montrer que : n N xn > 32 + 3.
4. La suite (xn )nN est-elle convergente ?
Exercice 18
1. Dans le plan, on consid`ere trois droites 1 , 2 , 3 formant un vrai triangle : elles ne
sont pas concourantes, et il ny en a pas deux parall`eles. Donner le nombre R3 de regions
(zones blanches) decoupees par ces trois droites.
2. On consid`ere quatre droites 1 , . . . , 4 , telles quil nen existe pas trois concourantes, ni
deux parall`eles. Donner le nombre R4 de regions decoupees par ces quatre droites.
3. On consid`ere n droites 1 , . . . , n , telles quil nen existe pas trois concourantes, ni deux
parall`eles. Soit Rn le nombre de regions delimitees par 1 . . . n , et Rn1 le nombre de
regions delimitees par 1 . . . n1 . Montrer que Rn = Rn1 + n.
4. Calculer par recurrence le nombre de regions delimitees par n droites en position generale,
cest-`a-dire telles quil nen existe pas trois concourantes ni deux parall`eles.
Exercice 19 Soit X un ensemble. Pour f F(X, X), on definit f 0 = id et par recurrence
pour n N f n+1 = f n f .
1. Montrer que n N f n+1 = f f n .
2. Montrer que si f est bijective alors n N (f 1 )n = (f n )1 .
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Indications
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Logique, ensembles, raisonnements
Indication 1 Attention : la negation dune inegalite stricte est une inegalite large (et reciproquement).
Indication 4 Faire un dessin de F1 et de F2 . Essayer de voir si la difficulte pour realiser les
assertions vient de petit (cest-`a-dire proche de 0) ou de grand (quand il tend vers
+).
Indication 7 En fait on a toujours :
linegalite
2n+1
n+2
6 2. Puis chercher une condition sur n pour que
2<
2n + 1
n+2
soit vraie.
Indication 10 Il est plus facile de raisonner en prenant un element x E. Par exemple, soit
F, G des sous-ensemble de E, pour montrer que F G il est equivalent de montrer que pour
tout x F alors x G. Et montrer F = G est equivalent `a x F si et seulement si x G,
et ce pour tout x de E. Remarque : pour montrer F = G on peut aussi montrer F G puis
G F.
Enfin, se rappeler que x {F si et seulement si x
/ F.
Indication 14 Par labsurde, supposer quil existe p N tel que f = fp . Puis pour un tel p,
evaluer f et fp en une valeur bien choisie.
Indication 15 Pour la premi`ere question vous pouvez raisonner par contraposition.
Indication 17
1. Recurrence : calculer xn+1 3.
2. Calculer xn+1 3 32 (xn 3).
3. Recurrence.
Indication 19 Pour les deux questions, travailler par recurrence.
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Corrections
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Logique, ensembles, raisonnements
Correction 1
1. (a) est fausse. Car sa negation qui est x R y R x + y 6 0 est
vraie. Etant donne x R il existe toujours un y R tel que x + y 6 0, par exemple on
peut prendre y = (x + 1) et alors x + y = x x 1 = 1 6 0.
2. (b) est vraie, pour un x donne, on peut prendre (par exemple) y = x + 1 et alors
x + y = 1 > 0. La negation de (b) est x R y R x + y 6 0.
3. (c) : x R y R x + y > 0 est fausse, par exemple x = 1, y = 0. La negation est
x R y R x + y 6 0.
4. (d) est vraie, on peut prendre x = 1. La negation est : x R y R y 2 6 x.
Correction 2 Dans ce corrige, nous donnons une justification, ce qui netait pas demande.
1. Cette assertion se decompose de la mani`ere suivante : ( Pour tout x R) (f (x) 6 1). La
negation de ( Pour tout x R) est Il existe x R et la negation de (f (x) 6 1) est
f (x) > 1. Donc la negation de lassertion compl`ete est : Il existe x R, f (x) > 1.
2. Rappelons comment se traduit lassertion Lapplication f est croissante : pour tout
couple de reels (x1 , x2 ), si x1 6 x2 alors f (x1 ) 6 f (x2 ). Cela se decompose en : (pour
tout couple de reels x1 et x2 ) (x1 6 x2 implique f (x1 ) 6 f (x2 )). La negation de la
premi`ere partie est : (il existe un couple de reels (x1 , x2 )) et la negation de la deuxi`eme
partie est : (x1 6 x2 et f (x1 ) > f (x2 )). Donc la negation de lassertion compl`ete est :
Il existe x1 R et x2 R tels que x1 6 x2 et f (x1 ) > f (x2 ).
3. La negation est : lapplication f nest pas croissante ou nest pas positive. On a dej`a traduit
lapplication f nest pas croissante, traduisons lapplication f nest pas positive : il
existe x R, f (x) < 0. Donc la negation de lassertion compl`ete est : Il existe x1 R
et x2 R tels que x1 < x2 et f (x1 ) > f (x2 ), ou il existe x R, f (x) < 0.
4. Cette assertion se decompose de la mani`ere suivante : (Il existe x R+ ) (f (x) 6 0).
La negation de la premi`ere partie est : (pour tout x R+ ), et celle de la seconde
est :(f (x) > 0). Donc la negation de lassertion compl`ete est : Pour tout x R+ ,
f (x) > 0.
5. Cette assertion se decompose de la mani`ere suivante : (x R)(y R)(x < y
f (x) > f (y)). La negation de la premi`ere partie est (x R), celle de la seconde
est (y R), et celle de la troisi`eme est (x < y et f (x) 6 f (y)). Donc la negation de
lassertion compl`ete est : x R, y R, x < y et f (x) 6 f (y).
Correction 3
1.
2.
3.
Correction 4
1. Cette proposition est vraie. En effet soit > 0, definissons M1 = ( 2 , 0)
F1 et M2 = ( 2 , 2 ) F2 , alors M1 M2 = 2 < . Ceci etant vrai quelque soit > 0 la
proposition est donc demontree.
1
2. Soit deux points fixes M1 , M2 verifiant cette proposition la distance d = M1 M2 est aussi
petite que lon veut donc elle est nulle, donc M1 = M2 ; or les ensembles F1 et F2 sont
disjoints. Donc la proposition est fausse. La negation de cette proposition est :
M1 F1 M2 F2
]0, +[ / M1 M2 >
et cela exprime le fait que les ensembles F1 et F2 sont disjoints.
3. Celle ci est egalement fausse, en effet supposons quelle soit vraie, soit alors correspondant `a cette proposition. Soit M1 = ( + 2, 0) et M2 = (1, 1), on a M1 M2 > + 1 ce qui
est absurde. La negation est :
]0, +[ M1 F1 M2 F2
/ M1 M 2 >
Cest-`a-dire que lon peut trouver deux points aussi eloignes lun de lautre que lon veut.
4. Cette proposition est vraie il suffit de choisir = M1 M2 + 1. Elle signifie que la distance
entre deux points donnes est un nombre fini !
Correction 5 Il existe un habitant de la rue du Havre qui a les yeux bleus, qui ne gagnera
pas au loto ou qui prendra sa retraite apr`es 50 ans.
Correction 6
1. Un triangle dont aucun angle nest droit nest pas rectangle.
2. Il existe une ecurie dans laquelle il y a (au moins) un cheval dont la couleur nest pas
noire.
3. Sachant que la proposition en langage mathematique secrit
x Z y Z z Z (z < x z < x + 1),
la negation est
x Z y Z z Z (z < x et z > x + 1).
4. > 0 > 0 (|x 7/5| < et |5x 7| > ).
Correction 7 Remarquons dabord que pour n N, 2n+1
6 2 car 2n + 1 6 2(n + 2). Etant
n+2
donne > 0, nous avons donc
2n + 1
n N
<2+
n+2
Maintenant nous cherchons une condition sur n pour que linegalite
2<
2n + 1
n+2
soit vraie.
2<
2n + 1
(2 )(n + 2) < 2n + 1
n+2
3 < (n + 2)
3
n> 2
Ici nous est donne, nous prenons un N N tel que N > 3 2, alors pour tout n > N nous
. Conclusion : etant donne > 0, nous
avons n > N > 3 2 et par consequent : 2 < 2n+1
n+2
avons trouve un N N tel que pour tout n > N on ait 2 < 2n+1
et 2n+1
< 2 + .
n+2
n+2
En fait nous venons de prouver que la limite de la suite de terme (2n + 1)/(n + 2) tend vers 2
quand n tend vers +.
2
Correction 8
1. M R x R f (x) 6 M ;
2. M R m R x R m 6 f (x) 6 M ;
3. x R f (x) = f (x) ;
4. x R f (x) = f (x) ;
5. x R f (x) 6= 0 ;
6. a R x Rf (x + a) = f (x) ;
7. (x, y) R2 (x 6 y f (x) 6 f (y)) ;
8. (x, y) R2 (x 6 y f (x) > f (y)) ;
9. x R f (x) 6= 0 ;
10. (x, y) R2 (x 6= y f (x) 6= f (y)) ;
11. n N x R f (x) = n ;
12. x R f (x) 6 g(x) ;
13. x R f (x) > g(x).
Correction 9 Nous allons demontrer lassertion 1. de deux mani`eres differentes.
1. Tout dabord de facon directe. Nous supposons que A et B sont telles que AB = AB.
Nous devons montrer que A = B.
Pour cela etant donne x A montrons quil est aussi dans B. Comme x A alors
x A B donc x A B (car A B = A B). Ainsi x B.
Maintenant nous prenons x B et le meme raisonnement implique x A. Donc tout
element de A est dans B et tout element de B est dans A. Cela veut dire A = B.
2. Ensuite, comme demande, nous le montrons par contraposition. Nous supposons que
A 6= B et non devons monter que A B 6= A B.
Si A 6= B cela veut dire quil existe un element x A \ B ou alors un element x B \ A.
Quitte `a echanger A et B, nous supposons quil existe x A \ B. Alors x A B mais
x
/ A B. Donc A B 6= A B.
Correction 10
x {(A B) x
/ AB
x
/ A et x
/B
x {A et x {B
x {A {B.
x {(A B) x
/ AB
x
/ A ou x
/B
x {A ou x {
x {A {B.
Correction 11 Montrons quelques assertions.
f (A B) f (A) f (B).
Si y f (A B), il existe x A B tel que y = f (x), or x A donc y = f (x) f (A) et de
meme x B donc y f (B). Do`
u y f (A) f (B). Tout element de f (A B) est un element
de f (A) f (B) donc f (A B) f (A) f (B).
Remarque : linclusion reciproque est fausse. Exercice : trouver un contre-exemple.
f 1 (F \ A) = E \ f 1 (A).
x f 1 (F \ A) f (x) F \ F \ A
f (x)
/A
x
/ f 1 (A) car f 1 = {x E / f (x) A}
x E \ f 1 (A)
Correction 12 I1 = [0, 2] et I2 = ]1, +[ .
Correction 13
1. B \ A X B.
2. B X B {A.
Correction 14 Par labsurde, supposons quil existe p N tel que f = fp . Deux applications
sont egales si et seulement si elles prennent les memes valeurs.
n N f (n) = fp (n).
En particulier pour n = p, f (p) = fp (p). Dautre part la definition de f nous donne f (p) =
fp (p) + 1. Nous obtenons une contradiction car f (p) ne peut prendre deux valeurs distinctes.
En conclusion, quelque soit p N f 6= fp .
Correction 15
1. Montrons en fait la contraposee.
Sil existe i tel que pi divise N = p1 p2 . . . pr + 1 (i est fixe) alors il existe k Z tel que
N = kpi donc
pi (k p1 p2 . . . pi1 pi+1 . . . pr ) = 1
soit pi q = 1 (avec q = k p1 p2 . . . pi1 pi+1 . . . pr un nombre entier) Donc pi Z et
1/pi = q Z, alors pi vaut 1 ou 1. Et donc pi nest pas un nombre premier.
Conclusion : par contraposition il est vrai que N nest divisible par aucun des pi
2. Raisonnons par labsurde : sil nexiste quun nombre fini r de nombres premiers p1 , . . . , pr
alors N = p1 p2 . . . pr + 1 est un nombre premier car divisible par aucun nombre premier
autre que lui meme (cest le 1.).
Mais N est strictement superieur `a tous les pi . Conclusion on a construit un nombre
premier N different des pi , il y a donc au moins r + 1 nombres premiers, ce qui est
absurde.
Correction 16 Redigeons la deuxi`eme egalite. Soit An , n N lassertion suivante :
(An )
n
X
k=1
n(n + 1)(2n + 1)
.
6
4
A0 est vraie (1 = 1).
Etant
donne n N supposons que An soit vraie. Alors
n+1
X
k=1
n
X
+(n + 1)2
k=1
n(n + 1)(2n + 1)
+ (n + 1)2
6
n(n + 1)(2n + 1) + 6(n + 1)2
=
6
(n + 1)(n(2n + 1) + 6(n + 1))
=
6
(n + 1)(n + 2)(2(n + 1) + 1)
=
6
=
Ce qui prouve An+1 .
Par le principe de recurrence nous venons de montrer que An est vraie pour tout n N .
Correction 17
1. Montrons par recurrence n N xn > 3. Soit lhypoth`ese de recurrence :
(Hn ) :
xn > 3.
La proposition H0 est vraie car x0 = 4 > 3.
Soit n > 0, supposons Hn vraie et montrons que Hn+1 est alors vraie.
xn+1 3 =
2xn 2 3xn 9
2xn 2 3
3=
.
xn + 2
xn + 2
Par hypoth`ese de recurrence xn > 3, donc xn + 2 > 0 et 2xn 2 3xn 9 > 0 (ceci par
etude de la fonction x 7 2x2 3x 9 pour x > 3). Donc xn+1 3 et Hn+1 est vraie.
Nous avons montrer
n N Hn Hn+1
et comme H0 est vraie alors Hn est vraie quelque soit n. Ce qui termine la demonstration.
2. Montrons que xn+1 3 23 (xn 3) est positif.
3
2xn 2 3 3
1 xn 2 + 3xn + 12
xn+1 3 (xn 3) =
(xn 3) =
2
xn + 2
2
2
xn + 2
Ce dernier terme est positif car xn > 3.
3. Montrons par recurrence n N xn >
recurrence :
3 n
2
+ 3. Soit notre nouvelle lhypoth`ese de
n
3
(Hn ) xn >
+ 3.
2
La proposition H0 est vraie.
Soit n > 0, supposons que Hn vraie et montrons que Hn+1 est verifiee.
Dapr`es la question precedente xn+1 3 > 32 (xn 3) et par hypoth`ese de recurrence
n
n
n+1
xn > 32 +3 ; en reunissant ces deux inegalites nous avons xn+1 3 > 32 ( 32 ) = 32
.
Nous concluons en resumant la situation :
H0 est vraie, et Hn Hn+1 quelque soit n. Donc Hn est toujours vraie.
5
4. La suite (xn ) tend vers + et nest donc pas convergente.
Correction 18 Montrons par recurrence sur n > 1 la proposition suivante :
Hn :
n droites en position generale decoupent le plan en Rn =
n(n + 1)
+ 1 regions.
2
pour n = 1 alors une droite divise le plan en deux regions. H1 est vraie.
Soit n > 2 et supposons que Hn1 soit vraie, et montrons Hn . Soient 1 , . . . , n n droites
en position generale, la droite n rencontre les droites 1 , . . . , n1 en n 1 points, donc
n traverse (et decoupe en deux) n regions du decoupage 1 , . . . , n1 . Le decoupage par
n donne donc la relation Rn = Rn1 + n.
+ 1 donc
Or par hypoth`ese de recurrence Hn1 : Rn1 = (n1)n
2
Rn = Rn1 + n =
(n 1)n
n(n + 1)
+1+n=
+1
2
2
Et Hn est vraie.
Ainsi n N Hn1 Hn .
Conclusion : par recurrence on a montre que Hn est vraie quelque soit n > 1.
Correction 19
1. Montrons la proposition demandee par recurrence : soit An lassertion
n+1
n
f
= f f . Cette assertion est vraie pour n = 0. Pour n N supposons An vraie.
Alors
f n+2 = f n+1 f = (f f n ) f = f (f n f ) = f f n+1 .
Nous avons utiliser la definition de f n+2 , puis la proposition An , puis lassociativite de la
composition, puis la definition de f n+1 . Donc An+1 est vraie. Par le principe de recurrence
N f n f = f f n.
2. On proc`ede de meme par recurrence : soit An lassertion (f 1 )n = (f n )1 . Cette assertion
est vraie pour n = 0. Pour n N supposons An vraie. Alors
(f 1 )n+1 = (f 1 )n f 1 = (f n )1 f 1 = (f f n )1 = (f n f )1 = (f n+1 )1 .
Donc An+1 est vraie. Par le principe de recurrence
N (f 1 )n = (f n )1 .