Perspectives de l'immobilier au Maroc 2020
Perspectives de l'immobilier au Maroc 2020
ISBN: 978-9954-30-538-6 N du dpt l gal: 2011 MO 2633 Mi i tre de Minist d lHabitat, H bit t de d lUrbanis U b i me et t de d lAm A nagement t de d lEspace E
Rue Al Joumayz, Mail Cen ntral, Hay Ryad, Rabat, Maroc Tl: +212 37 57 70 00, Fax: +212 37 57 72 22/73 73/ 74 44
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Nous nous sommes don nc attach ce que le Maroc soit dot des quipements de base ncessaires son rosprit, et mettre en chantier dveloppement et sa pr de grands projets structura ants. Aussi, avons-Nous veill l l'adoption de stratgies ambitieuses par les secteurs fondamentaux les plus prometteurs de notre cono omie, en l'occurrence le tourisme, l'industrie, l'habitat, l'nergi ie et les ressources en eau .
Discours de Sa Majest Le Roi R Mohammed VI que Dieu lAssiste l'occasion de la Fte du Trne Tanger : 30 Juillet 2009
Le logement est au cur de es proccupations des citoyens marocains et donc de lEtat, ce titre Sa a Majest le ROI que Dieu lAssiste a rig lh bit t en priorit lhabitat i it nationale ti l depuis d i 1999, 1999 au mme tit que les titre l chantiers h ti de lenseignement, de la sant t et de linfrastructure de base. Ainsi, la sollicitude Royale et e les diffrentes politiques publiques dans le domaine ont permis de rdu uire le dficit en logements de 30%, sur la priode 2000-2010, 2000-2010 le faisant t passer de plus de 1million 200 mille moins de 840 mille units, et pa ar l, dinflchir la courbe structurellement ascendante de ce dficit. ubliques ont permis au secteur immobilier de Par ailleurs, les politiques pu connatre depuis p lan 2000 0 une volution importante p de tous ses indicateurs, le secteur occup pant, les premires places dans lconomie nationale, en termes demploi i, de valeur ajoute et des encours de crdits. Aujourdhui, la clairvoyance Royale a donn au secteur le climat de confiance adquat et a permis damorcer une nouvelle priode du march immobilier grce la relan nce de lhabitat social, avec une nouvelle approche de stabilit base sur s une visibilit fiscale pour la priode 20102020;
ce programme qui a connu u un engouement de la part des investisseurs et des acqureurs a enregistr e aujourdhui, plus de 105.000 logements mis en chantier rs dans une trentaine de villes. Le nombre de logements conventionns dpassant les 770 mille, laissent prsager une volution l ti constante t t de de ces chiffres hiff d durant t les l prochaines h i annes. Ces politiques, loin dtre conjoncturelles, sont destines se in constant en logements et en quipements, poursuivre au vu du besoi et ncessitent dtre entou ures de mesures de dveloppement mme de permettre au secteur r de limmobilier de trouver les rponses adquates aux diffrents s besoins du march avec une prise en considration des conjonct tures sociales et conomiques fluctuantes. En 2008, le monde connat un bouleversement financier engendrant une crise conomique imp portante. Le systme hypothcaire en tant la cause principale (Subprime es amricains). Les conomies internation nales ont t fortement branles et le Maroc, malgr g sa relative rsistan nce conomique, q na p pas chapp pp aux effets indirects ressentis dans certains c secteurs. Malgr la timide ractivit directe du secteur immo obilier marocain cette conjoncture, deux questions majeures se son nt poses :
1. Comment
drglement du marc rch conomique et garantir sa ractivit pour sa prennit en tant que locomotive du dveloppement al? conomique et socia
2. Comment
rgulation et adqua ation de loffre et de la demande ? Cest pour rpondre ces s questions que le prsent travail a t lanc, lobjectif principal tant de donner les clefs de lamlioration de lefficience du secteur su ur la base dlments mesurables relatifs loffre et la demande, au foncier, au secteur des matriaux de construction, la qualit, aux a intervenants, .etc
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La valeur de cette tude e, se situe galement dans lapport dides novatrices, telles que la l cration dagences de rnovations, la dynamisation du secteur locatif, le logement en milieu rural, la proposition du p principe p du logement g ab bordable ainsi q que laccompagnement p g du g grand chantier du logement socia al travers le dveloppement des outils et des mcanismes de financemen nt, dencadrement et de formation des acteurs. Lapprofondissement des questions q de la qualit, de la scurit, de la cration despace de vie so ont au cur des propositions apportes. En matire de veille et de d vigilance, il est propos larchitecture dun observatoire national et de es observatoires rgionaux de limmobilier, qui permettront de proposer r les meilleures niches dinvestissements
immobiliers, de suivre la dynamique dy du march et surtout danticiper les diffrentes mutations quil pourra p subir. Les actions prsentes da ans ce document sinscrivent dans une tape avance se basant sur un ne meilleure connaissance des territoires pour aboutir des outils loca aux dintervention cibls selon les besoins spcifiques. Le dveloppem ment du Maroc daujourdhui et de demain se fera dans les rgions et cest dans les territoires, leurs diffrentes oit trouver son efficience. chelles que limmobilier do Ces actions devront ven nir complter un travail de rformes dj engages, depuis plusieurs s annes, dans le secteur plusieurs niveaux (juridique et rglementaire e, institutionnel, organisationnel, urbanistique, damlioration de lenvironn nement dinvestissement). La crise mondiale qui q i a dbut d db t il y a 3 ans a dvoil d oil la fragilit des systmes conomiques et la difficult des exercices de prospective. Nanmoins les caractres intrinsques du secteur permettent, au regard de la connaissance des bes soins et des avances dj enregistres, de se projeter p j dans le futur.
Ce livre vient couronner plus dune anne de travail avec les professionnels qui a conc clu une approche de dveloppement local, dveloppe dans le cadre dun plan dactions prioritaires fondes sur 23 mesures et dtailles en 83 actions. La faisabilit de ces actions se dcline en des projets de contrats programmes Etat / Rgions et Etat / secteur priv, prts pour application a suivant un planning projet sur la priode 2011-2020. Ainsi pendant les 10 derni res annes, le secteur immobilier marocain a gagn trois grands dfis majeurs: Inflchir lvolution du dficit en habitat par lintensification et la diversification de loffre, mtamorphoser nos villes et faire de limm mobilier lun des plus importants secteurs de lconomie nationale. Pendant ces mmes annes il a t entrepris trois grands chantiers qui sont encore en cours: La rvolution r en urbanisme, loffre pour la classe moyenne et la lutte contre linformel. l Trois priorits demeurent t, nanmoins, incontournables pour les 10 annes venir: Le chang gement de la gouvernance du secteur par la territorialisation et la co onvergence des politiques, la refonte de lintervention en milieu rur ral et la prise en compte des dimensions du dveloppement durable. Je remercie lensemble l ensemble e des acteurs du secteur immobilier;
professionnels et institution nnels, qui ont t par leur participation active, les vrais auteurs de ce travail, dont le Ministre de lhabitat, de lurbanisme et de lamn nagement de lespace a assur lanimation accompagn en cela par le e bureau dtude Ernst &Young.
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Sommaire
Section 1 : Introduction
1. 2. 3.
Gouvernance Politiques publiques Revue de la performance du secteur s sur la dernire dcennie Revue du march
p. 173 p. 175
p. 185
Contexte et mthodologie Etat des lieux Outils dobservation et Benchmark Dmarches dobservation Modalits de mise en place de e lobservatoire Propositions et recommandations
p. 283 p. 313
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Section 1
Introduction
1. 2. 3.
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Section 1 : Introduction
C Contexte de ltude :
Durant les 5 dernires annes, le secteur r de limmobilier rsidentiel a fait preuve dune importante dynamique de croissance, rsultant principalement de contraintes inhrentes ocain : lenvironnement socio conomique maro
Urbanisation intensive, Pression dmographique et flux migratoires m (besoins sociaux), Evolution du pouvoir dachat, Forte volont des pouvoirs publics de combler le dficit en logement et de mettre en uvre des conditions favorables dinsertion sociale des populations dfavorises.
Cest dans ce contexte que le Min nistre de lHabitat de lUrbanisme et de lAmnagement l Amnagement de l lEspace Espace a lanc en e dcembre 2009, 2009 anne o le secteur immobilier a fait preuve dune r activit indirecte la crise financire internationale, gnre par le systm me des subprimes, une tude pour dfinir la stratgie prospective du secteur immobilie er lhorizon 2020. Lobjectif principal de ce recueil est do offrir une vision claire au secteur immobilier permettant de garantir un climat de confia ance, dassurer le maintien de linvestissement dans limmobilier et de garantir la cohren nce des prises de dcision dans ce secteur.
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Section 1 : Introduction
Dmarche :
La dmarche emprunte pour la ralisation de cette stratgie est base sur la concertation t ti et t la l consultation lt ti de d tous t l s intervenants les i t t dans d l secteur le t i immobilier. bili
Le diagnostic du secteur immobilier sest s bas sur des consultations rgionales dtailles qui ont permis de mettre en relief les spcificits immobilires de chaque rgion et qui ont constitu une assise fo ondamentale pour la dfinition des leviers de croissance et dassurer une dynamique p renne et comptitive pour le secteur.
Suite ce diagnostic, et eu gard la complexit c et limportance de cette stratgie, plusieurs entretiens et Workshops ont t t tenus sur des thmes diffrents en vue de rassembler toutes les recommandations concernant les diverses facettes du secteur et de constituer les axes de dveloppemen nt, des sances de travail ont galement t tenues pour affiner les rflexions et pe ermettre de relever les dfis conomiques et sociaux auxquels est confront ce secteur lhorizon 2020.
Aujourdhui, cet ouvrage fait ressortir les lments essentiels pour asseoir une stratgie naisons locales, ainsi que des plans dactions nationale globale de limmobilier dclin prioritaires.
La stratgie prospective du secteur immo obilier a inclut, comme lments essentiels de la stratgie, les principes de mise en e place dun observatoire national et des observatoires rgionaux de limmobilier r, pour suivre la dynamique du march et anticiper les diffrentes mutations quil peut subir.
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Section 2
Analyse du secteur
1. 2. 3. 4.
Gouvernance Politiques publiques Revue de la performance du sec cteur sur la dernire dcennie Revue du march
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1. GOUVERNANCE
1 1 Principaux 1.1. Pi i acteurs t et t leurs l pr rimtres i t di t dintervention ti
du Ministre de lHabitat de lUrbanisme et de lAmnagement de lEspace, tuteur du Intrieur et celui de lEconomie et des Finances secteur, et qui avec le Ministre de lI dfinissent en grande partie lenvironne ement du secteur de dpartements ministriels et administrations agissant sur des aspects spcifiques : le foncier, la politique dimma atriculation et les conditions de transfert de la proprit, limmobilier touristique, industrie el et commercial, lindustrie des matriaux de construction, lobservation du secteur et de so on environnement, la programmation des quipeme ents socio-collectifs (Education, Sant ). de trois fdrations qui reprsentent le es professionnels du secteur et qui sont intgres dans la confdration gnrale des ent treprises du Maroc (CGEM).
Les dpartements s ministriels cls
Le Ministre de lconomie et des finances
Dfinition
Le MHUAE
Tuteur T t
Le Ministre de lintrieur
Tuteur T t
lencadrement
du secteur immobilier rsidentiel la dynamisation de la promotion immobilire, la normalisation et la promotion de la qualit, la conception et la mise en uvre des stratgies et des programmes publics en matire d'habitat social,
Acteur
Planification
Tuteur
Nationale de la Conservation Foncire, du Cadastre et de la Cartographie dfinissant la politique dimmatriculation et les conditions de transfert de la proprit.
Dpartements
du Tourisme et de lIndustrie l Industrie et du Commerce agissant sur l'immobilier touristique et professionnel. Commissariat au Plan, acteur cl de lobservation du secteur et de son environnement dpartements : programmation et ralisation des quipements sociocollectifs
Haut
Autres
Tuteur
Secteur reprsent par 3 fdrations intgres dans la confdration gnrale des entreprises du Maroc
La Fdration Nationale du Btiment et des Travaux Publics
3.500 entreprises du secteur, 16 associations oprant dans les diffrentes branches (construction, importateurs des matriaux de BTP, gnie civil, lectricit, routes ).
entreprises s du secteur (ciment, pr roduits en bton, carr reaux cramiques, produits en terre cuite cuite, granulats, granulats fer bton ) ), association ns professionn nelles.
Cration : 2006 - runification de lUnion des Lotisseurs et Promoteurs Immobiliers du Maroc et de la Fdration Nationale de lImmobilier, Reprsentation de lensemble des professionnels de la promotion i immobilire bili et td du lotissement (immobilier rsidentiel, professionnel et touristique),
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1. GOUVERNANCE
1.2.Le MHUAE : un acteur cl pour le l secteur
En regroupant les secteurs de lhabitat, de lurbanism me et de lamnagement du territoire, le MHUAE joue un rle cl dans lencadrement du secteur et da ans la dfinition de son environnement :
Principaux r frentiels
Cadre lgislatif et rglementaire, Cadre incitatif , Rfrentiel technique et normalisation, Observation, Coordination de l'action des tablissements sous tutelle du MHUAE, Conception et suivi des programmes nationaux en matire dhabitat social, Coordination oprationnelle de laction l action tatique (Mobilisation du foncier, budgtisation des oprations), Formation et mise niveau des professionnels du secteur.
Loi sur le locatif, Loi sur la vent te en ltat futur dachvement t, Loi sur la location - accession la proprit immobilire, i Loi sur la copr roprit, Dcret dfiniss sant les zones dhabitat conomique, q , Convention FS SH, Conventions "Etat Caisse Centrale de Garantie (CCG)" pour le fonds Damane D Assakane, Textes de cra ation des filiales de la Holding g Al Omrane,
Projet de catgorisation des logements au Maroc, Rvision de la loi sur le locatif, Projet de code de la construction , Projet de guide des bonnes pratiques de lefficacit nergtique ti et td des nergies i renouvelables, Projet de rfrentiel technique pour labellisation qualit/ scurit/ durabilit/ confort, Projet de centre de formation de techniciens en BTP Settat, Groupement Al Bouniane, Centre de promotion des techniques et matriaux locaux.
123,8 123 8 M de MAD D dinvestissement d investissement ddi lUrbanisme l Urbanisme et 21 21,5 5 M de MAD lAmna agement de lEspace en 2009
Vision de dveloppement territorial (nationale et rgionale) Orientations stratgiques de l rbanisme : Planification et lurbanisme gestion urbaine Coordination des agences urbaines
Loi sur lurbanis sme Loi sur les lotissements, morcellements et groupements dhabitation Schma Nation nal dAmnagemen nt Territorial SOFA/ SDAR Oriental O SDAU (Llaboration de certains SDAU, notamment p ceux couvrant plusieurs provinces suivi au niveau p central)
Projet de code de lurbanisme Stratgie de Dveloppement Urbain : dmarche initie en partenariat avec le Ministre de lIntrie r (2 villes lIntrieur illes pilotes - El Jadida et Settat) Animation de la commission interministrielle permanente de lamnagement du territoire SDAR pour toutes les rgions en 2012 Enqute logement
Voir annexe 1 "Focus sur les missions du MHUAE en matire dhabitat " 1. MAD : Maroc Dirham / M MAD : Millions de dirhams. 24
1. GOUVERNANCE
1.3.Les limites
La gouvernance du secteur prsente des limites qui q peuvent se rsumer comme suit :
Le secteur connait une absen nce de vision commune chez les pouvoirs publics se manifestant par une abse ence de schma de responsabilisation claire sur le secteur et une faiblesse des d outils de mise en cohrence des politiques publiques concernant le sec cteur, Ce constat se traduit au nive eau des territoires par une absence de stratgie urbaine et une juxtaposition n de stratgies sectorielles territorialises (Plan Azur, Emergence, Rawaj, )1 sans mise en phase avec des impacts sur le secteur en termes de : concurrence sur le foncie er public et vision sectorielles de sa mobilisation, non anticipation de limpa act de projets moteurs (parcs industriels, stations touristiques ) sur : le march de loffre et de e la demande en immobilier rsidentiel, la disponibilit du finance ement, les capacits de product tion des entreprises, entreprises la disponibilit des matriaux de construction, une lecture diffrencie des performances du secteur (statistiques, rentabilit). Le partenariat public - priv reste r segment et conjoncturel, offrant peu de visibilit pour les professionnels du secteur. Il se caractrise, caractrise ainsi, ainsi par un n multiplicit ne m ltiplicit des cadres de partenariat : habitat social (cadre conv ventionnel rgi par le dispositif des logements sociaux, programme 200.000 logements, programme habitat faible valeur immobilire (140.000 MAD, logement 250.000 MAD ), Immobilier touristique avec c une composante dhabitat secondaire haut et moyen standing (stations touristiques plans Azur et Biladi), Immobilier d dentreprises entreprises (pa arcs industriels intgrs d dEmergence), Emergence), Les cadres partenariaux mis s en place se construisent sur une dlgation dobjectifs publics au secteu ur priv et non sur des visions stratgiques fondes sur un partage dobjectifs comm muns. Le partenariat se caractrise g galement par une focalisation sur le foncier. Les limites de la gouvernance locale impactent fortement le secteur par : La multiplicit des interlocu uteurs et une dispersion des centres de prise de dcision, La lourdeur des procdures administratives lies aux autorisations de lotir et de e la proprit. Lourdeur accentue par la complexit construire et au transfert de des mcanismes de prise de e dcision o la pratique se superpose aux textes.2 La dficience du systme de contrle et de rpression des infractions nits pour le secteur organis. lorigine de perte dopportun
1. 2.
Voir annexe 2 "Focus sur les principaux chantiers nationaux" Voir annexes 3, 4 et 5 25
1. GOUVERNANCE
1.4.Pr-requis pour une stratgie nati ionale territorialise
Partant des limites de la gouvernance du secteu ur, ce dernier est appel faire face des enjeux majeurs que sont : La vision public - priv et le partage des objectifs et des moyens, La visibilit pour les acteurs sur les volut tions de lenvironnement dinvestissement, La coordination sur le terrain entre les act teurs publics et lintgration des actions, Lobservation du secteur, La transparence.
Une vision nationale stratgique du secteur porte par les principaux acteurs institutionnels publics et privs. Une consolidation du rle dencadrem ment du MHUAE afin de promouvoir:
2.
laction danimation et de rgulatio on de lensemble du secteur, le dveloppement du "Knowledg ge" (connaissances) au profit des oprateurs du secteur et des collectivits locales par la gestion, la capitalisation et le partage des connaissances, du savoir-faire et des expriences ainsi que la production de ail (guides, manuels.), connaissances et doutils de trava le rle d dassistance assistance technique au profit p des acteurs et partenaires, linnovation urbaine, architecturale e, technique auprs de ces acteurs.
3.
La dfinition des chelles appropries la ralit des territoires en diffrenciant les e villes moyennes. enjeux entre mtropole, grandes villes et La mise en place des conditions de l efficacit de la gouvernance locale du secteur :
4.
Un portage politique local fort entr re collectivits locales et organes dconcentrs, Une rgionalisation de laction publique p appuye par des outils de transfert des responsabilits et de financement t (contractualisation, voire rgionalisation des outils de financement ), Une dlimitation des responsabilit ts et clarification des rles des acteurs. 1
1. Le contexte de la gouvernance locale a t marqu par deux constats majeurs : la dcentralisation, un processus lent entrav par la faiblesse de ressourc ces. une volont de renforcer la dconcentration Actuellement des volutions majeures sont envisages : Il sagit notamment de la nouvelle vision de rgionalisation et de ladoption n de la contractualisation Etat/ collectivits locales. Voir annexe 3 : Contexte globale de la gouvernance locale
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27
2. POLITIQUES PUBLIQUES
2.1.Urbanisme et foncier : Enjeux majjeurs pour le secteur
Il sagit dans ce chapitre danalyser les point ts darticulation des problmatiques de lurbanisme et du foncier avec le dveloppement du sect teur. Lobjectif tant didentifier les opportunits et les goulots dtranglement qui caractr risent le processus de planification urbaine, damnagement et de dveloppement de loff fre rsidentielle.
-Les constats majeurs- : La ncessit dune rforme du systme de planification et de gestion urbaines est un constat partag par lensemble des acteurs publics et privs du secteur. Cette rforme porte actuellement par le projet du code de e l lurbanisme urbanisme se propose de dpasser des dysfonctionnements qui sont autant de contra aintes pour le secteur de limmobilier :
1.
Complexit et lenteur des procdures dlaboration des documents durbanisme et des circuits doctroi des autorisations, Faiblesse des outils durbanisme oprat tionnel, Faiblesse des ressources et outils spc cifiques de financement de lEtat et des collectivits locales, locales Chevauchement des attributions des ac cteurs et faible implication des collectivits locales,
2.
En matire durbanisme, lEtat a envisag g son rle prioritairement dun point de vue lgislatif : Dmarche qui sest avre tre tro op lourde avec des projets de lois non aboutis. Labsence de stratgies urbaines se fait re essentir au niveau des territoires, et ce, malgr limportant effort de couverture en documents durbanisme. Stratgie urbaine dans le sens dune vision partage du dveloppement urbain permettant une convergence des orientations conomiques et des politiques sectorielles et sappuyant sur des outils et des moyens identifis. es de rfrence fdrateurs pour les actions des Stratgies mme de construire des cadre pouvoirs publics et des oprateurs privs. 1 Une des consquences majeures de cette situation s rside dans la faible articulation entre la production des logements et loffre en matire m de cadre de vie urbain : quipements, infrastructures, services urbains (transport, divers services ), environnement.
3.
4.
La lourdeur des procdures de transfert de la proprit est galement mise en cause par les professionnels et confirme par le classement "Doing Business". 2 Il est important de signaler quil existe des diffrences rgionales importantes en terme de facilit de construction.
Doing Business - Classement Maroc sur 183 pays 2 Classement 2010 Facilit de faire des affaires Octroi de permis de construction Transfert de proprit 128 99 123 Evolution 2010 / 2009 +2 -7 -5
1.
Voir conclusion de ltude dvaluation de la mise en uvre des documents s durbanisme de la rgion de Rabat-Sal-Zemmour-Zars (MHUAE, 2009) : Lagglomration manque dune vision cohrente qui articule les diffren ntes approches sectorielles autour dun projet dagglomration fdrateur, concert et port par les acteurs et les institutions qui sont en charge du de evenir de lagglomration... . Doing Business mesure la rglementation des affaires : voir dtails en anne exe. 28
2.
2. POLITIQUES PUBLIQUES
2.1.Urbanisme et foncier : Enjeux maj ajeurs pour le secteur
5.
En matire de foncier, le secteur immobilier fait face la complexit des rgimes juridiques et la multiplicit des statuts fonciers. fonciers Cette diversit de statuts fonciers implique une diversit de gestionnaires, dintervenants institutionnels et de modalits de mobilisation du foncier. Cette problmatique est accentue dans les provinces du Nord o persiste un taux me khalifien. Rgime prsentant par ailleurs des dimmatriculation modeste cause du rgim incompatibilits avec la lgislation en matir re durbanisme donnant lieu des incertitudes au niveau du purge juridique des terrains. 1 Les problmatiques du foncier sont conn nues et ont fait lobjet dimportantes tudes et recherches. Elles restent, toutefois, globales s et nintgrent pas les aspects oprationnels qui exigent quant elles une approche territoriale.2 En effet, ladoption dune approche opration nnelle suppose :
une meilleure connaissance des structure es et des statuts fonciers lchelle locale, un appui sur des projets pilotes s sinscriva inscriva ant dans une dmarche d durbanisme urbanisme oprationnel et mettant en avant la prospection de mon ntages technico-financiers appropris. La recherche de montages innovants et e spcifiques aux diffrentes situations devient dautant plus ncessaire que le foncier public p qui a port la politique publique en matire dhabitat se rarfie en milieu urbain, et se es localisations sont de plus en plus dconnectes de la planification urbaine. Le patrimoine disponible est estim par la a Direction des Domaines en 2007 548.000 548 000 ha, ha dont 39% situs dans les provinces du Su ud. Il est noter que le secteur de lhabitat a mobilis 9.703 ha entre 2004 et 2007, contre 3.114 entre 1999 et 2003.3
Larticulation du diagnostic des problmatiques s de lurbanisme et du foncier et la prospection des leviers dactions pour le dveloppement du secteur s de limmobilier fait ressortir trois axes :
Le systme de planifica ation urbaine, La production du foncier amnag et organis pour le rsidentiel, Les outils durbanisme oprationnel, o
Pour chacun de ces axes, les contraintes majeure es et les pistes dactions sont prsents ci-aprs.
1. 2. 3 3.
Voir, MHUAE, Etude dimpact du rgime du dahir Khalifien sur lurbanisatio on dans les provinces du Nord, 2007, Voir article loffre foncire : quelques axes de rflexion, Institut National dAmnagement et dUrbanisme , Urba Journal, Direction de lUrbanisme, 2005. Ministre de lEconomie l Economie et des Finances Finances, Mobilisation du patrimoine foncie er domanial pour le dveloppement socio-conomique, socio-conomique prsentation par le Directeur adjoint des Domaines, 2007.
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2. POLITIQUES PUBLIQUES
2.1.Urbanisme et foncier : Articulati ion des outils de planification urbaine, de loffre foncire et des polit tiques dhabitat
Des contraintes issues du sys stme de planification urbaine Le plan damnagement 1 conditionne loffre foncire, son exploitation conomique et par consquent loffre immobilire dun territoire 1 cependant, son oprationnalit reste limite par :
La longueur des dlais d laboration et dinstruction qui perturbe le march foncier et incite les propri taires privs la rtention et la spculation, La non prise en compte de e la diversit et enjeux des territoires et qui traduit une absence de concertati ion entre administration centrale centrale, administration dconcentre et collectivit s, La non priorisation et plani ification dans le temps de lurbanisation en lien avec le tissu existant et av vec le dveloppement des activits conomiques, La non prise en compte du u statut et de ltat parcellaire du sol, La non anticipation sur les modalits dquipement en hors site.
Les outils de planification urba aine sont insuffisamment articuls avec les politiques de lhabitat
traduisant une absence da articulation entre le dveloppement urbain et la politique de dveloppement du march de lhabitat, Cette question ne renvoie pas s uniquement la production de foncier constructible par les outils pub blics et para publics (Al Omrane, Socit d damnagement etc.), ) mais i co oncerne lensemble l bl d des mcanismes i et outils il d de l la planification urbaine et du sys stme de gestion urbaine (autorisations de construire).
Il savre ncessaire de donner la planification urb baine et lurbanisme oprationnel une fonction de rgulation des rapports entre le secteur priv et le pu ublic en :
articulant la rforme du code de lurbanisme de e manire plus forte la politique de lhabitat lhabitat, assurant une cohrence dans les outils de gou uvernance locale en adossant des programmes locaux dhabitat adosss aux outils de planifica ation, construisant une logique de projet densemble intgrant le dveloppement urbain et le dveloppement de lhabitat, dveloppant des rponses adquates en mati re dhabitat et de satisfaction des besoins en logement logement, dynamisant les rponses des marchs locaux par loffre foncire tout en encadrant celle-ci par des incitations et de la rgulation.
1.
Voir tude dvaluation de la mise en uvre des documents durbanisme de d la rgion de Rabat-Sal-Zemmour-Zars (MHUAE, 2009) a mis en exergue les li l limites it : Mais M i on peut t aussi i constater t t une conception ti urbanistique b i ti t trs f form maliste li t qui if fait it abstraction b t ti d du parcellaire ll i existant i t t et t souvent t incompatible i tibl avec l la ralit lit d de
loccupation du sol et des transformations en cours notamment dans les zones priph riques.
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2. POLITIQUES PUBLIQUES
2.1.Urbanisme et foncier : Articulati ion des outils de planification urbaine, de loffre foncire et des polit tiques dhabitat
Des contraintes pour la production du foncier amnag et organis pour le rsidentiel Une offre foncire rglementaire largement estime mais difficilement mobilisable :
Prs de 70.000 ha so ont ouverts lurbanisation par les plans damnagement (2010) 1 ett 2, La complexit des rgimes s juridiques et la multiplicit des statuts fonciers ne trouvent pas encore de rponses adquates, Lexigence de limmatriculation foncire pralable lautorisation de lotir re de foncier pour lhabitat. Lurbanisme devient ralentit et bloque louvertur catalyseur de lapurement foncier et non plus un outil de fabrication de la ville, La faiblesse des infrastruc ctures de base et les incertitudes qui psent sur leur financement entravent t la mobilisation effective du foncier.
Offre foncire
Une exploitation conomique du foncier non optimise : La verticalit est limite : 91,2 9 % des constructions sont R+2 3, Les zonages sont uniform mes et inadapts la diversit des contextes urbains et socio-conomiq ques, La densit est apprhend de de manire purement quantitative (faible innovation en termes de fo orme urbaine, , de conception p de logement g .). ) d rgulation du march foncier et de Une faiblesse des outils de planification foncire long te erme : Fiscalit, expropriation, dro oit de premption, Agence Foncire, Absence de mcanismes s de rcupration des plus values cres par louverture lurbanisation n
Les effets manant des contraintes pour la produc ction du foncier amnag et organis pour le rsidentiel sont connus :
une production dpendant, non pas dune organisation du dveloppement urbain, mais de logiques patrimoniales et financires individuelles, un cot de logement non optimis, une incohrence de la morphologie et du pa aysage urbain produit.
MHUAE, Atlas des zones ouvertes lurbanisation, 2011, Voir galement ltude dvaluation de la mise en uvre des documents durbanisme de la rgion de Rabat-Sal-Zemmour-Zars (MHUAE, 2009) : Une capacit d'accueil largement dimensionne mais difficilement mobilisable : En 2004, la population de l'a agglomration reprsente 67,2%% des projections l'horizon 2007 : 51 % de la capacit d'accueil estime par les documents , MHUAE , Rapport sur le diagnostic du secteur de l'Habitat et de l'Urbanisme durant la a priode 1980-2006, 2009.
1. 2. 3.
Sources: MHUAE, Etude relative lvaluation de limpact du lotissement et du groupe dhabitatio ons en tant quoutils durbanisme oprationnel sur lvolution de lespace urbain, 2007, MHUAE, Etude des rglements des plans damnagement et leur impact sur la morpholo ogie urbaine.
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2. POLITIQUES PUBLIQUES
2.1.Urbanisme et foncier : Articulati ion des outils de planification urbaine, de loffre foncire et des polit tiques dhabitat
Focus sur loffre foncire rglementaire
La mobilisation juridique des zones1 ouvertes lurbanisation (70.000 ha) ouvert par les plans d damnagement t en 20102) nest t pas aise i du d fait f it que e :
61% des zones ingrent une multiplicit des statut ts fonciers la fois, 22 % des zones sont des proprits prives, contre seulement 7% relevant du statut domanial et 5 % de terrains collectifs,
Il est noter, toutefois, que 4% des zones sont la proprit dAl Omrane
En terme des besoins de ces zones en quipement t, la voirie vient en tte en concernant 30% des zones, suivie de lassainissement avec 23%, de llectricit avec 21%. Les zones ne disposant daucune infrastructure sont rares et ne reprsentent que 1%.
Statuts fonciers des zones ouvertes lurbanisation par les plans damnagement en 20072
Niveau dquipement en hors site des zones ouvertes lurbanisation par les plans damnagement2
Les 216 zones ouvertes lurbanisation en 2010 concernent c 120 plans damnagement couvrant 100 villes, sachant que 100 plans damnagement son nt produits annuellement. En 2007, Tanger Ttouan accueillaient 30% de la superficie ouverte, suivie par les rgions de Chaouia Ouardigha (12 %) et par lOriental et le Grand Cas sablanca avec (10%).
Rpartition du foncier ouvert l'urbanisation par r les plans d'amnagement en 2007 par rgions3
2%
1%
0,7%
1% %
Chaouia Ouardigha 6 167 Doukala Abda 2 286 Fs Boulemane 1 530 2 748 Gharb Chradra Bni Hssen 4 900 Grand Casablanca 2 252 Marrakech Tensif El Haouz 2 164 Mekns Tafilalet 5 104 Oriental 2 647 Rabat Sal Zemmour Zars 1 503 Souss Massa Draa 1 561 Tadla Azilal 14 926 Tanger Ttouan 851 Taza Al Hoceima Taounate 324 Guelmim Es Semara 181 Layoune Boujdour Sakia El Hamra 328 Oued Ed Dahab Lagouira
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1. A noter 1 t que seules l l les aires i suprieures i 50 ha h ont t t recenses dans d lAtla lAtlas en question. ti 2. MHUAE, Atlas des zones ouvertes lurbanisation 2011 , 3. MHUAE, rapport sur louverture de 169 zones nouvelles durbanisation pour quilibrer le march foncier et encadre le dveloppement urbain, 2007 (arabe).
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2. POLITIQUES PUBLIQUES
2.1.Urbanisme et foncier : Articulati ion des outils de planification urbaine, de loffre foncire et des politiques dh habitat
Les contraintes issues des limites des outils durbanisme oprationnel
Le lotissement dans sa forme actuell le est porteur dimportantes carences alors mme quil est limage de la ville marocaine en dveloppement. Il constitue un dispositif peu performant :
Le lotissement
Il souffre de difficults de financement et de ralisation de lhors site et dun dficit global en quipements publics. p Il engendre "Effet chantier permanent" p d au croisement de 2 mcanismes intrinsques : des logiques gq patrimoniales p s sappuyant pp y sur la spculation p diffrant la vente de lots en attente de plus values, des logiques de producti ion talant linvestissement familial au fur et mesure des capacits dauto financement, Il produit un habitat cot peu u optimis :
pour les mnages : les m canismes de production du foncier, les reventes successives du sol, la rmunration des intermdiaires () ne semblent pas offrir des conditions d doptim optim misation des cots, cots pour la collectivit : un "urbanisme de rattrapage" ayant un cot bien suprieur linvestissemen nt initialement ncessaire,
Il produit de la ville clate, un n tissu urbain sans cohrence, un cadre bti et des normes dhabitabilit souvent mdiocres. m
En parallle, des projets durbanis sme sont initis avec un soutien fort de lEtat. Dmarche l lorigine origine de certains dysfonctionnements d :
un appui excessif sur le foncier public et recherche dopportunit foncire, le dveloppement de projets s en dehors du flux conomique des villes avec des surcots en infrastru uctures dont la ralisation reste incertaine (transport), la conduite de projets hors circuits institutionnels et administratifs (cration de socits damnagement spcifiques) spcifiq es ) limitant le dveloppement d eloppement dexpertise chez les acteurs locaux et les oprateurs privs, en labsence de mcanismes s de financement du dveloppement urbain, les projets denvergure prennent appui sur des fonds ddis (effet daubaine)..
Projets durbanisme
l affirmation du rle des agences urbaines dans l laffirmation la animation du dveloppement urbain. urbain Il s sagit agit galement de la mise en partage et la capitalisation sur les ex xpriences de partenariats publics - privs animes par les agences urbaines la recherche de montages oprationnels o appropris aux contraintes du terrain et la ralit des territoires, ladoption de dmarches transversales bases sur la a conduite de projet, limplication des collectivits locales, la promotion de partenariat public priv autour des projets p durbanisme, la mise en uvre doprations de renouvellement et t de rhabilitation urbaine.
Sources: MHUAE, Etude relative lvaluation de limpact du lotissement et du groupe dhabitatio ons en tant quoutils durbanisme oprationnel sur lvolution de lespace urbain, 2007, MHUAE, Etude des rglements des plans damnagement et leur impact sur la morpholo ogie urbaine.
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2. POLITIQUES PUBLIQUES
2.1.Urbanisme et foncier : Articulati ion des outils de planification urbaine, de loffre foncire et des politiques dh habitat
Les rponses du march La lenteur et la rigidit du processus de production n de foncier pour lhabitat au travers des documents damnagement ont conduit de fait leur contournem ment. La production des logements produits se fait au travers de deux mcanismes, lun lgalis a priori, l autre non contrl mais faisant lobjet de demandes de rgulation a posteriori.
Le non rglementaire
Un dispositif dexception transform en outil damnagement, Une recherche doptimisation des conditions de linvestissement souvent dlocalise la priphrie des villes, Des drogations accordes (au-del de grandes oprations ralises par des amnageurs) des lotisseurs et petits propritaires (changement de COS, allgements de servitudes, ) accentuant les dsquilibres en termes de paysage urbain, dquipements.
La mise sur le march de foncier par les propritaires privs ne se fait pas "nimporte o" : Cette offre vient contrebalancer une organisation spatiale qui dissocie trop souvent secteurs conomiques et secteurs de lhabitat, Laccs aux services et lemploi est conditionn par la localisation du logement ( Casablanca 54% des dplacements domicile-travail se font pied 2), Loffre non contrle intgre en partie lexigence du rapprochement habitat-emploi, Cas du dveloppement des zones habites dans le grand Casablanca (1985 - 2005) :
Ltalement urbain non contrl a accompagn le dveloppement des zones dimplantation d implantation industrielle en priphrie, priphrie Une partie importante de ces zones industrielles (1.160 ha) sest faite hors des emplacements et conditions prvus par le SDAU, 3 Les artisans et commerces de proximit sont venus crer des emplois dans le "nouveau quartier " dans un mouvement dallers-retours dallers retours qui construit la ville sans la penser.
Consquences
Consquences
Une situation dexception permanente faisant toute sa p place un p pouvoir discrtionnaire, Une augmentation des prix de vente du foncier et des logements loignant davantage loffre des besoins des mnages modestes et moyens, Des incertitudes sur le devenir des territoires et sur le march immobilier, des conflits sur lutilisation de lespace , engendrant un climat de non transparence.
Eclatement des villes et dsarticulation des tissus urbains, Production darchasme social : en logeant les actifs modestes dans des zones peu ou mal quipes, loin de leur lieu de travail, en les contraignant de longs trajets pied, on les prive de laccs aux services urbains, et plus largement des bnfices de la modernit.
1. 2. 3.
Circulaire interministrielle n3020/27 du 14/03/2003, cembre 2007, Ministre de lIntrieur, la politique des dplacements urbains au Maroc, d Voir galement ltude dvaluation de la mise en uvre des documents durbanisme de la rgion de Rabat-Sal-Zemmour-Zars (MHUAE, 2009) : elle" . 36% des emploi industriels de lagglomration sont hors zone industrie 34
2. POLITIQUES PUBLIQUES
2.1.Urbanisme et foncier : Articulati ion des outils de planification urbaine, de loffre foncire et des polit tiques dhabitat
Principes
Une politique qui :
Principes
Des oprations lchelle de quartiers qui :
acclre lentre du foncier dans le droit via une politique dimmatriculation, organise et met en uvre une politique foncire, sappuie sur le code de lurbanisme en assurant son articulation la politique de lhabitat, construit un urbanisme de projet et les outils qui laccompagnent pour toutes les villes, prenant en compte et articulant lensemble des secteurs du dveloppement (habitat, (habitat environnement environnement, conomie/ emplois, transports).
utilisent du foncier accessible pour crer une offre rsidentielle dans des conditions de bonne insertion urbaine urbaine,
assurent dans chaque rgion une visibilit rapide des nouvelles inflexions politiques, soient porteur dinnovation et dexemplarit.
Dmarche
Dmarche
Le changement de posture dans la mise en place dune politique nouvelle est ncessairement long, Il est engag depuis plusieurs annes et sinscrit dans une dmarche de concertation qui est poursuivre et formaliser : instances spcifiques, modalits, Toutefois, mme avec la mobilisation de moyens importants de la part de ladministration, les rsultats court terme seront peu visibles.
Mise en place de mcanismes de prise en charge du hors site (prfinancement et financement) : Elargissement du rle du FSH, valuation et redfinition de laction du Fond dEquipement q p Communal (FEC), Dveloppement oprationnel, de projets durbanisme
Adoption dune dmarche transversale base sur la conduite de projet, Utilisation de la notion de secteur stratgique pour une intervention rapide avec l lappui appui des oprateurs publics et privs (Il ne sagit pas de foncier disponible et facilement valorisable par les promoteurs, sans plus-value urbaine et sociale), Transformation de la drogation en un outil de lexemplarit.
Leviers daction des projets pilotes lchelle des quartiers Produits Forme du produit logement comment faire de la "maison marocaine durable" cls en mains ? Produit locatif cot matris Opra ateurs Organisation de la filire Agrgation t de lauto Encadrement construction Mnages Accession sociale au logement, accs au crdit, constitution dun patrimoine familial ...
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2. POLITIQUES PUBLIQUES
2.2. Systmes daides publiques : Politique P de lhabitat
Objectif
Programmes
Programme Villes sans Bid donvilles, Mise niveau des quartiers s non rglementaires, Villes Nouvelles et zones nouvelles n durbanisation, Programme de logements faible valeur immobilire (140.000 MAD), Programme dhabitat rural, Programme dhabitat social, Programme habitat pour les s classes moyennes, Intervention au niveau de lhabitat menaant ruine, Rhabilitation du tissu ancien en.
Oprateurs