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Dictionnaire Infernal

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Collin de Plancy, Jacques-Albin-Simon (1794-1881).

Dictionnaire infernal, ou Bibliothque universelle, sur les tres, les personnages, les livres, les faits et les choses qui tiennent aux apparitions, la magie, au commerce de l'enfer, aux divinations, aux sciences secrt.... 1844.

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DICTIONNAIRE

INFERNALE

1MPIUMKUII K P1,0N. l)li 1UTIIUNK PARIS.

REPERTOIRE

UNIVERSEL

DES TRES, DES PERSONNAGES. DES LIVRES, DES FAITSET DES CHOSES AUXAPPARITIONS QUI TIENNENT , AliXDIVINATIONS, A LA MAGIE, AUCOMMERCE DE L'ENFER,AUX DMONS, AUXSORCIERS, AUX SCIENCESOCCULTES,AUXGltlMOIRES , A LA CARALE AUXESPRITSLMENTAIRES, AU GRAND OEUVRE,AUXPRODIGES, AUX ERREURSET AUX PRJUGS, AUX IMPOSTURES, AUXARTS DES BOHMIENS, AUX SUPERSTITIONS DIVERSES, AUXCONTES AUXPRONOSTICS POPULAIRES, , ET GNRALEMENT A TOUTESLES FAUSSES MERVEILLEUSES, CROYANCES, MYSTRIEUSES OU SURNATURELLES; f7vTTr"\ SURPRENANTES,

J:

COLLIN

DE

PLANCY

'Troisime dition, entirement refondue, augmente de 2b0 articles nouveaux, ' ftPIPSOUVE W S BE iPftKOS. S H L*3SW E^/-g) RIS] El SS11 '& M HM

PARIS,

CHEZ PAUL MELL1EK, EDITEUR SAINT-ANI>IIK-I>I:S-AIITS; il, [Link]!-: E A LYON, CHEZ [Link], Dllll AIRE, KUR M:ticii:ui:. :!l,OUANI>E 18Zl(i.

DENIS-AUGUSTE AFFRE, par la misricorde saint Sige Apostolique, Archevque de Paris.

divine et la grce du

Nous n'avons rien vu de contraire a la loi et aux moeurs dans la troisime dition de l'ouvrage intitul Dictionnaire Infernal, que nous avons fait examiner avec soin. Donn a Paris, sous le seing de noire Vicaire gnral , le sceau de nos armes et le contre-seing de noire Secrtaire, le vingt-sept juillet mil huit cent quarante-quatre. F. DUPANLOUP, Vicaire ynhal.

Par Mandement de Monseigneur l'Archevque de Paris. E. HIRON, Chan. lion., pro-senr'taire.

PREFACE.

lesdeuxmers, uncolosse Comme immense, enjambant surl'univers. La superstition rgne THOMAS. Lorsqu'on s'arrte un instant considrer les diffrents peuples qui chargent la terre et que l'on parcourt les annales des nations qui ont pass, on irouve partout une religion et un culte; mais, .toutes les poques et dans tous les pays o l'orgueil loigne l'homme des rgles que Dieu lui a donnes, les ides mmes de la Divinit s'ensevelissent dans un chaos d'o sortent mille superstitions absurdes. Dans l're ancienne, il n'y a qu'un petit peuple qui Dieu reste connu : c'est le peuple d'Isral. Depuis la venue de Jsus-Christ, tous les enfants de son glise,.rpandue sur toute la terre, le connaissent et le comprennent. Cependant, encore chez nous comme chez les anciens Juifs, les abus superstitieux n'ont pas tous disparu. C'est que la superstition, oeuvre de l'ancien ennemi, peut dnaturer souvent dans les coeurs gts la religion mme dont elle se couvre, et servir ensuite de thme ces enfants de Satan qui l'aident lutter contre l'glise. Dans les vieilles mylhologies, c'est la superstition qui, obscurcissant la notion de Dieu, ht adorer sa place le parricide et l'inceste, la cruaut, la vengeance, la proslilution et le vol, sous les images de Jupiter, de Mars, de Juiion, de Vnus et de Mercure. Quelquefois mme l'esprit du mal eut un triomphe plus brutal et plus audacieux , lorsqu'il s'appela taal, Moloch, lilial, et qu'il rgna effrontment sur des autels baigns de sang humain. Ces abominables excs, chtiments de grands crimes, disparurent devant l'vangile, et les dmons repousss durent imaginer des impostures plus timides. Les superstitions qu'ils entretinrent, triomphantes chez les peuples trangers la foi, ne purent s'attacher au catholicisme que comme des scories impures. Mais elles ont cherch plusieurs fois le miner ; et, quoique les philosophes se vantent, il est bien tabli que c'est l'glise qui a toujours fait le plus pour extirper les superstitions, dont on peut trouver la source dans quatre causes que les docteurs chrtiens n'ont jamais cess de combattre ; l'ignorance, l'orgueil, le fanatisme et la peur. Les maladies inconnues, les accidents peu communs, les phnomnes, les vnements qui passaient le cours ordinaire des choses, furent expliqus d'une manire prodigieuse; et, sans les lumires que l'glise ne cessa de rpandre, nous serions, comme les peuples de l'Orient, sous l'empire des gnies et des magiciens qui occupent la premire place dans les rcits des MMo et une [Link] dsir de dominer produisit les devins et les astrologues. Puis, a ct de ceux qui lisaient dans le cours des astres le sort de l'homme avec toutes ses variations, se dressrent les habiles qui, sans chercher les choses de la terre dans ls signes du ciel, I

PUE FACE.

virent dans les songes, dans le vol des oiseaux, dans les entrailles des victimes, dans le mouvement de l'eau , dans les feuilles agites du vent, dans le chant du coq, dans la main , dans les miroirs, et plus rcemment dans les cartes, dans les rides du front, dans les traits du visage, dans les tubrosits du crne, toutes les nuances du caractre de l'homme, ses penses, les secrets impntrables de son avenir, et se mirent distribuer aux mortels les esprances et les craintes, les bonnes et les mauvaises destines. 11 y eut des magiciens et des sorciers libres de tout systme ; ils se vantaient de commercer avec les puissances invisibles et n'taient le plus souvent que des imposteurs. A ct des sorciers qui se donnaient pour tels, l'ignorance et la peur en faisaient tous les jours qui ne l'taient gure. Des mathmaticiens, des artistes, des bateleurs passrent pour sorciers. La magie est trs-ancienne. Plusieurs croient que Cham la pratiquait. On voit des magiciens la cour de Pharaon. Circ, Mde, Amphiaras, Tirsias, Abaris, Trismgiste, Orphe se mlaient de sorcellerie. On a dit, aprs lioileau, Sainle-Foix et quelques autres, que les fables antiques taient plus riantes que les modernes; c'est inexact. Au contraire, nous n'avons de sombre dans nos superstitions que ce qui nous reste des poques de tnbres antrieures la venue N. S. Jsus-Christ. Les enchanteurs de la Table-Jlonde, de l're de [Link] et des temps de la chevalerie, les fes et les lutins sont aussi gracieux que les fables antiques; la reine Bazine n'est comparable en rien l'affreuse Mde. On s'est rcri encore sur le fait exagr des sorciers brls au seizime sicle. A l'exception de quelques juges imbciles qui sont; de tous les temps, si l'on veut tudier les documents historiques, on reconnatra que les sorciers mis mort autrefois, chez nos pres, taient des bandits que les lois actuelles condamneraient en d'autres termes. Platon, dans son Trait des Lois, veut qu'on chasse les magiciens de la socit, aprs qu'on les aura svrement chtis, non-seulement pour le mal qu'ils peuvent oprer par la vertu de leurs prtendus charmes, mais encore pour le mal qu'ils voudraient faire. Dom Calmel, dont personne ne rvoquera en doute la mansutude, remarque fort bien que la magie, les impits et les mallices sont gnralement la suite des dsordres de l'imagination, et que les gens qui s'y adonnent ne sont que des vauriens -, des impudiques et des voleurs. La superstition est une source d'erreurs ; et elle est d'autant plus dangereuse qu'elle cherche se confondre avec la religion mme. 11en rsulte quelquefois que ceux qu'on claire sur de fausses croyances qui paraissent se rapporter de prs ou de loin a des choses religieuses, sentent ensuite leur foi branle dans les hmiles que la religion lui pose^ La superstition produit le dualisme, ou Croyance plus ou moins vicieuse de deux principes. Elle engendre le fatalisme dans ceux qui trouvent partout crite une destine invitable. Elle est fille de la peur, et rend lches et pusillanimes des coeurs qui oubient trop qu'ils sont sous la garde de Dieu. Les hommes superstitieux vivent dans l'effroi ; la nuit mme ne leur donne pas le repos. Le sommeil fait oublier l'esclave la svrit de son matre et au malheureux prisonnier la pesanteur des fers dont il est garrott; l'inflammation d'une plaie, la

PREFACE.

malignit d'un ulcre, les douleurs les plus aigus laissent quelque, relche pendant la nuit ceux qui en sont tourments; mais, dit Plularque, la superstition ne donne pas de trve, elle ne permet pas une me de respirer un seul moment; et les gens superstitieux, lorsqu'ils sont veills, s'entretiennent encore de leurs illusions et ne peuvent concevoir qu'il n'y ait rien de rel dans ces fantmes qui les pouvantent. La superstition, qui consiste dans des croyances et des pratiques qui sortent des rgles fixes par l'Eglise, se rattache encore aux hrsies, aux schismes, aux excs de tout genre. Ce n'est pourtant pas elle qu'il faut attribuer, comme l'ont fait les calvinistes, le massacre de la Saint-Barlhlemi, coup d'Etat tout politique dont l'histoire n'est pas redresse encore; ni les carnages reprochs aux premiers conqurants de l'Amrique, crimes des passions humaines ; ni l'inquisition , institution juge chez nous jusqu'ici sur les donnes les plus perfides et les plus fausses. L'auteur de ce livre, dans les deux premires ditions qu'il en a faites, est tomb lui-mme d'une manire dplorable dans les carts qu'il condamne ici. Entran hors du sein de l'Eglise , centre unique de la vrit , il s'est gar dans les sentiers d'une -philosophie menteuse, et il a sem ses crits d'erreurs qu'il dteste et dsavoue, jlenli' dans l'Eglise romaine par une grce de la bont de Dieu dont il n'tait pas digne, il a pu reconnatre depuis que l'Eglise seule a les moyens de combattre efficacement, comme elle les a toujours combattus, les garements superstitieux-et les travers absurdes de l'imagination. Pour ne citer que quelques tmoignages, saint Augustin dit que les superstitions sont l'opprobre du genre humain. Orignc les condamne avec plus de force; que les encyclopdistes mmes, et surtout avec plus de poids. Le pape Lon X notait d'infamie ceux qui se livraient aux divinations et autres pratiques superstitieuses. Le quatrime concile de Carthage les exclut de l'assemble des fidles. Le concile provincial tenu Toulouse en 1590 ordonne aux confesseurs et aux prdicateurs de draciner, par de frquentes exhortations et par des raisons solides, les pratiques superstitieuses que l'ignorance a introduites dans la religion. Le concile de Trente, aprs avoir condamn diverses erreurs, enjoint formellement aux vques de dfendre aux fidles tout ce qui peut les porter la superstition et scandaliser le prochain. Ce qui peut-tre n'a pas t remarqu suffisamment au milieu des clameurs intresses des philosophes , c'est que les seuls hommes qui vivent exempts de superstitions sont les fidles enfants de l'glise, parce qu'eux seuls possdent lavraie lumire. Les douleurs au contraire semblent tous justifier cette grande parole, que ceux qui se sparent de Dieu ont l'esprit fourvoy;.car, parmi eux , les plus incrdules sont aussi les plus superstitieux. Ils repoussent les dogmes rvls; et, comme Johnson, ils croient aux revenants; comme Rousseau, ils ont peur du nombre 13 ; comme Bayle, ils ont un prjug contre le vendredi; comme Volney, ils recherchent l'explication des songes; comme Helvtius, ils consultent les tireuses de cartes ; comme Ilobbes , ils tudient l'avenir dans des combinaisons de chiffres; comme Voltaire, ils redoutent; les prsages. On a cit un savant de nos jours qui poursuit l'lixir de vie ; un malhmali-. cien clbre qui croit les lments peupls par les essences cabalistiques ; un phiio4.

PREFACE.

sophe qui ne sait pas s'il croit Dieu et qui excute les crmonies du grimoire pour faire venir le diable. Jamais les garements superstitieux n'ont t plus saillants qu'aux poques les pius irrligieuses; et je ne sais trop si l'on ne pourrait pas rpter, aujourd'hui mme, ce : que disait autrefois le cur Thiers dans la prface de son Traite- des Superstitions ' Elles sont si gnralement rpandues, que tel les observe qui n'y pense nullement ; tel en est coupable qui ne le croit pas. H est donc utile, nous le pensons du moins, de donner, dans un meilleur esprit, une nouvelle dition de ce livre pour dissiper les erreurs et les superstitions rprhensibles, et pour exposer aux curieux les croyances bizarres ou singulires qui ne sont que potiques (comme on dit prsent) sans tre dangereuses. Les ouvrages qui traitent de ces matires ne sont gnralement que d'indigestes amas d'extravagances, ou d'incompltes compilations, ou de froides discussions mal coordonnes. Les personnes qui veulent connatre un peu ces matires et faire la collection des ouvrages rares et curieux dont elles sont le sujet, doivent pour cela dpenser de grandes sommes et passer plusieurs annes dans ces recherches. On croit pouvoir leur pargner tous ces frais et toute celle peine dans cette nouvelle dition, entirement refondue, du Dictionnaire infernal,. Les curieux y trouveront tout ce qui concerne les dmons, les esprits, les lutins, les farfadets, les fantmes, les revenants, les spectres, les vampires, les gholes, les sorciers, les>lamies, le sabbat, les loups-garous, les possds, les charmes, les malfices, les enchantements, les bohmiens, les francs-maons, les magiciens, les gnomes, les sylphes, les salamandres, les fes, les ogres, les gnies, les vocations, les secrets merveilleux, l'alchimie, la cabale, les talismans, l'astrologie judiciaire, la physiognomonie, la chiromancie, la intoposcopie, la crnologie, le magntisme, la baguette divinatoire, les horoscopes, les songes, la cartomancie et les autres moyens de dire la bonne aventure, les erreurs et les prjugs populaires, les fausses opinions, etc., et, en un mot, le rsum de tous les livres crits sur les superstitions, la notice des dmons et des sorciers, et des articles sur les dmonographes. On y pourra juger ce que sont les fatras, dangereux malgr leurs sottises, que de pauvres insenss recherchent encore : le Grand et te Petit Albert) les Grimoires, io Dragon rouge, les Clavicules de Salomon, attribu si effrontment au pape Lon III, etc., etc., etc. l'Eneliind-ioii., Dans des sujets qu'une adresse salaniqtie a si souvent accols la religion, il se prsentera quelquefois, pour l'crivain, des rencontres perfides et des passes dlicates. Puisse l'esprit de sagesse le diriger! Si dans certains articles il se trompe, il dclare d'avance que, fils soumis de la sainte glise, et soumis sans restriction et sans rserve , il dsavoue, condamne et dleste tout ce que l'glise pourrait dsapprouver dans son livre.

DICTIONNAIRE

INFERNAL.

A Aamon, [Link]. Aaron, magicien du Bas-Empire, qui vivait du temps de l'empereur Manuel Cornnne. On conte qu'il possdait les clavicules de Salomon, au moyen de'quoi il avait ses ordres des lgionsde dnions; et se mlait de ncromancie. Ou lui fit crever lesyeux, aprs quoi on lui coupa encore la langue. Mais n'allez pas croire que ce ft une victime de quelque fanatisme; car on trouva chez lui un homme qui avait les pieds enchans, le coeur perc d'un clou, et d'autres abominations. (Nictas, Annales, liv. 4.) Abaddon, ou le Destructeur, chef des dmonsde la septime hirarchie. C'est l'ange exterminateur dans l'Apocalypse. Abadie (JEANNETTE) , jeune filledu village de Siboure en Gascogne. IJelanere, dans son Tableau de l'inconstancedes dmons, raconte que, Jeannette Abadie dormant un dimanche, pendant la messe, dans la maison de son pre, un dmon profita du moment et l'emporta au sabbat (quoiqu'on ne fit le sabbat ni le dimanche, ni aux heures des saints offices,temps o les dmonsont peu envie de rire). Elle trouva au sabbat grande compagnie, et vit que celui qui prsidait avait la tte deux visages, comme Janus. Du reste, elle ne fit rien de criminel, et fut remise son logis par le mme moyen de transport qui l'avait emmene. Elle [Link] alors et ramassa une petite relique que le diable avait eu la prcaution d'ler de son cou avant de l'emporter. Il parat que lo bon cur qui elle confessa son aventure lui fit comprendre qu'elle n'avait fait qu'un mauvais rve ; car elle ne fut aucunement recherche, quoique Delancre dise qu'elle avait commenc l le mtier de sorcire. Foi/. CRAPAUD. Abalam, prince de l'enfer, trs-peu connu. Foi/. PAYMON. PlEIUtE D'APOKR. Abano, VOIJ. Abaris, magicien scythe, grand-prtre d'Apollon, qui lui donna une flche d'or sur laquelle il chevauchait par les airs avec la rapidit d'un oiseau; ce qui a fait que les [Link] fut matre de Grecs l'ont appel V Pylhagore, qui lui vola sa flche, dans laquelle on doit,voir quelque allgorie. On dit qu'Abaris prdisait l'avenir, qu'il apaisait les orages, qu'il chassait la peste ; on dit mme qu'il vivait sans boire ni manger. Avec les os de Plops. il fabriqua une figure de Minerve, qu'il vendit aux Troyens comme un talisman descendudu ciel : c'est le Palladium, qui rendait imprenable la ville o il se trouvait 1. Abdel-Azys,astrologuearabe du dixime sicle, plus connu en Europe sous le nom d'Alchabitius. Son Trait d'astrologie judiciaire- a t traduit en latin par Jean de S\\\\e(Uspalemis). L'ditionla plus recherche de ce livre : Alchabitius, cum commenlo,est celle de Venise, 4503, in-4" de 140 pages. Abdias de Babylone. On attribue Un crivain de ce nom l'histoire du combat merveilleux que livra saint Pierre Simon le magicien. Le livre d'Abdiasa t traduit par Julius Africanus, sous ce titre : THstoriacer~ taminis apostolici, <l5fifi, in-8. Abeilard. 11est plus clbre aujourd'hui par ses tragiques amours que par ses ouvrages thologiques, qui lui attirrent justement les censuresde sainlBernard, elqut [Link] d'erreurs [Link] mouruten J142. Vingt ans aprs , lllose ayant t ensevelie dans la mme tombe, on conte qu' son approche la cendre froide d'Abeilard se rchauffa tout coup, et qu'il tendit les bras pour recevoir celle qui avait t sa femme. Leurs restes taient au Paraclet, dans, une prcieuse tombe gothique que l'on a transporte Paris en 1799. Abeilles. C'tait l'opinion de quelques dmonographes que si une sorcire, avant d'tre prise, avait mang la reine d'un essaim d'abeilles, ce cordial lui donnait la force de supporter la torture sans confesser' 2; mais cette dcouverte n'a pas faitprincipe. Dans r Hroiote. Clment d'Alexandrie, etc. Jamblique, -' Wierus, DePriestigiis, lib.Y!, 7, cap.

6 ABE ABR certains cantons de la Bretagne, on prtend Coulommiers, et brl comme voleur, sorque les abeilles sont sensibles aux plaisirs c cier, magicien, noueur d'aiguillettes 1. Foi/, les comme aux peines de leurs matres, et. qu'el- ait. etc. a SAUIIAT, LIGATURES, les ne russissent point si on nglige de leur MACIIA-HAU.A. Aben-Bzra, o'OJ/.' faire part des vnements qui intressent la astrologue arabe n Aben-B,ag-el, maison. Ceux qui ont cette croyance ne man- Cordoue , au commencement du cinquime d'attacher leurs ruches un morquent pas Il a laiss un livre d'horoscopes d'aprs ceau d'toffe noire lorsqu'il y a une mort sicle. j des toiles, traduit en latin sous chez eux, et un morceau d'toffe rouge lors- l'inspection le litre ,'e Judiciis seu faits [Link],Vequ'il y a un mariage ou toute autre fte 1. nise, 1485; trs-rare. On dil que ses prdicLes Circassiens, dans leur religion mle de il en faisait, se distinguaient par tions, quand de mahomlisme et christianisme, d'idoltrie, honorent la mre'de Dieu sous le nom de M- une certitude trs-estimable. rime ou de Melissa. Ils la regardent comme Abigor, dmon d'un ordre suprieur, la patronne des abeilles, dont elle sauva la grand-duc dans la monarchie infernale. race en conservant l'une d'elles dans sa man- Soixante lgions marchent sous ses ordres 2. 11se montre sous la figure d'un beau cavalier che alors que le tonnerre menaait d'exterminer tous les insectes. Les revenus que les portant la lance, l'tendard ou le sceptre; il Circassiens tirent de leurs ruches expliquent rpond habilement sur tout ce qui concerneleur reconnaissance pour le bienfait qui les les secrets de la guerre, sait l'avenir, et enleur a conserves. Solin a crit que les seigne aux chefsies moyens de se faire aimer abeilles ne peuvent pas vivre en Irlande, que du soldat. celles qu'on y amne y meurent tout coup, Abme, et plus correctement abysme. et que si l'on porte- de la terre de cotte le C'est le nom qui est donn dans riCcriturc dans un autre pays, et qu'on la rpande au- sainte: 1 l'enfer, 2 au chaos tnbreux tour des ruches, les abeilles sont forces d'a- qui prcda la cration. bandonner la place, parce que cette terre leur autrement appel MoAbou-K,yhan, est mortelle. On lit aussi cela dans les Oriarabe, mort hammed-ben-Ahmed, astrologue Faut-il examiner, ajoute en 330, yines d'Isidore. avoir possd un passe pour qui le pre Lebrun 2, d'o peut venir celte mali- trs-haut degr le don de prdire les choses gnit de la terre d'Irlande? Non, ,car il futures. On lui doit une introduction l'assuffit de dire que c'est une fable, et qu'on trologie judiciaire. trouve en Irlande beaucoup d'abeilles. Abracadabra. Avec ce mot d'enchan fils d'Adam. Des docteurs musul- tement, qui est trs-clbre, on faisait, surAbel, mans disent qu'il avait quarante-huit pieds tout en Perse et en Syrie, une figure magique de haut. Il se peut qu'ils aient raisonn d'a- ou attribuait le don de .charmer dilaquelle prs un tertre long de cinquante-cinq, pieds, verses maladies et de gurir particulirement que l'on montre auprs de Damas, et qu'on la fivre. Il ne fallait que porter autour du nomme la Tombe d'Abel. Les rabbins ont crit cou celle sorte de philaclru crit dans celle beaucoup de rveries sur son compte. Nos disposition : anciens, qui croyaient tant de choses, lui atA H A C A 1) A 1! B A tribuent un livre d'astrologie judiciaire qui A 1111A C,A )) A B lt lui aurait t rvl, et qu'il renferma dans A I! It A C A 1) A 11 une pierre. Aprs le dluge, Herms TrismA li H A C A 1) A le : gisle trouva il y apprit l'art de faire des A C,A 1) . A H 11 talismans sous l'influence des constellations. A II lt A C A . Ce livre est intitul : Liber de virtutibus plaA B lt A f. netarum al omnibus rerum munclanarum virA 1! B A tutibus. Voy. le trait De Essentiis essentia ABU rum, qu'on dcore faussement du nom de' AB saint Thomas d'Aquin, pars 4, cap. 2. Foi/, A aussi Fabricius, Codexpseud. Vet. Testam. Abracax OU Abraxas, l'un des dieux Abel de ,a B,ue, dit le Casseur, save, de quelques thogonies asiatiques, du'nom tier et mauvais drle qui fut arrt en 1582 1 L'histoire d'Abel deLa Rueressemble beaucoup T Cambry, deeetemps-l, nousrunissons pari dans dansle Finistre, t. II, p. 1G. d'autres V oyage que 3 Histoirecriti'iue des pratiquessuperstitieuses, -unKccuoil infernales. delgendes * Wierus, iv. 1,chap.3. etc. in Psoudomonarchia,

7 ABR duquel on a lire le philaclre nbracadabra. 11est reprsent sur des amulettes avec un fouet la main. Les dmonographes ont fait d'Abracax un dmon qui a la tte d'un roi et pour pieds des serpents. Les basilidiens, hrtiques du deuximesicle, en faisaient leur dieu suprme. Comme ils: trouvaient que les sept lettres grecquesdont ilsformaienlsonnom faisaienten grec le nombre 305, qui est celui des jours de l'anne, ils plaaient sous ses ordres plusieurs gnies qui prsidaient aux trois cent soixante-cinq deux, et auxquels ils attribuaient trois cent soixante-cinq vertus, une pour chaque jour. Los basilidiens disaient encore que Jsus-Christn'tait qu'un fantme bienveillant envoy sur la terre par Abrncax. Ils s'cartaient de la doctrine do leur chef. [Link]. Abraham.-Toullemondecoimall'hisloire de ce patriarche,-crite dans leslivressaints ; mais on ignore peut-tre les contes dont il a t l'objet. Les Orientaux voient dans Abraham un habile astrologue et un puissant magicien. Ils le mettent en rapport avec le diable et le constituent juge la porte de l'enfer. Suidas et Isidore lui'attribuent l'inventionde l'alphabet et de la langue des Hbreux. Les rabbins fontAbraham auteur d'un livre De l'Explication dessonges,que Joseph, disent-ils, avait tudi avant d'tre vendu par ses frres. On met aussi sur son compte un ouvrage intitul Jelzirah, ou la Cration, que plusieurs disent crit par le rabbin Akiba : voy. ce nom. Les Arabes possdent ce livre cabalistique, qui traite de l'origine du monde : ils l'appellent le Sepher. On dit que Vossius, qui raisonnait tout de travers l-dessus, s'tonnaitde ne pas le voirdans les livres canoniques. Postel l'a traduit en latin': on l'a imprim Paris en 1552; Mantouoen 1502,avec cinq commentaires; Amsterdam en 1(>i2. On y trouve de la magie et de l'astrologie. C'est un ouvragecabalistiquetrs-ancien et trs-clbre, dit le docteur Itossi. Quelquesuns en font auteur Akiba; d'autres le croient compos par un crivain antrieur au Thalmud, dans lequel il en est fait mention. - Le titre del'ouvrage porte le nomd'Abraham ; mais ajoutons qu'il y a aussi des opinions qui le croient crit par Adam lui-mme1. Abrahelj dmon succube, connu par une aventure que raconte NicolasRemy dans sa Dmonoldlric,et que voici: En l'anne 158-1,dans le villagede Dalhem, au pays de 1 Lesrabbins ontcont d'Abraham unefouledochosesprodigieuses. Onentrouvera lersum danslesLdel'ancien gendes Testament..

ABS Limbourg,un mchant ptre, nomm Pierron,. conut;un amour violent pour une jeune fille de son voisinage. Or cet homme mauvais tait mari ; il avait, mme de sa femme un petit garon. Un jour qu'il tait occup de la criminelle pense de son amour , la jeune fille qu'il convoitait lui apparut dans la campagne : c'tait un dmon sous sa figure. Pierron lui dcouvrit sa passion; la prtendue jeune fille promit d'y rpondre s'il se livrait elle et s'il jurait, de lui obir en toutes choses. Le ptre ne refusa rien, et son abominableamour fut accueilli. Peu do temps aprs, la jeune fille, ou le dmon qui se faisait appeler Abrahel par son adorateur, lui demanda, pour gage de son attachement, qu'il lui sacrifit son fils. Le ptre reut une pomme qu'il devait faire manger l'enfant; l'enfant, ayant mordu dans la pomme, tomba mort aussitt. Le dsespoir de la mre fil tant d'effet sur Pierron qu'il courut la recherche d'Abrahel pour en obtenir rconfort. Le dmon promit de rendre la vie l'enfant si le pre voulait lui demander cette grce genoux, en lui rendant le culte d'adoration qui n'est d qu' Dieu. Le ptre se mit genoux, adora, et aussitt l'enfant rouvrit les yeux. On le frictionna, on le rchauffa; il recommena marcher et parler. Il tait le mme qu'auparavant, mais plus maigre, plus hve, plus dfait, les yeux battus et enfoncs, les mouvements plus pesants. Au bout d'un an, le dmon qui l'animait l'abandonna avec un grand bruit; l'enfant tomba la renverse.... Cette histoire dcousue et incomplte se termine par ces mots dans la narration de Nicolas Remy: Le corps de l'enfant, d'une puanteur insupportable, fut tir avec un croc hors de la maison de son pre et enterr dans un champ. Il n'esl plus question du dmon succube, ni du ptre. Absalon. On a crit bien des choses supposes propos de sa chevelure. Lepelletier, dans sa dissertation sur "la grandeur de l'arche'de No , dit que toutes les fois qu'on coupait les cheveux Absalon, on lui en lail trente onces..... Abstinence. On prtend qu'Abaris no mangeait pas et que les magiciens habiles peuvent s'abstenir de manger et, de boire. Sans parler des jenes merveilleuxdont il est fait,mentiondans la vie de quelques saints, Marie Pelet, de Laval, femme du Hainatit, vcut trente-deux mois (du Gnovembre 1754 au 25 juin 1757) sans recevoiraucune nourriture, ni solide, ni liquide. Anne Harley, d'Orival prs de Rouen, se soutint vingt-six-

8 ACM ADA ans en buvant, seulement un peu de lait qu'elle Achrusie. Marais d'Kgypto prs d'IIvomissait quelques moments aprs l'avoir liopolis. Les morts le traversaient dans une aval. Dans les ides des Orientaux, les barque lorsqu'ils avaient t jugs dignes des gnies ne se nourrissent que de fumes odo- honneurs de la spulture. Les ombres des rantes qui ne produisent point de djections. morts enterrs dans le, cimetire voisin erAccidents. Beaucoup d'accidents peu or- raient, disait-on, sur les bords de ce marais, dinaires, mais naturels, auraient pass autre- que quelques gographes appellent un lac. fois pour des sortilges. Voici ce qu'on lisait Acbmet. Devin arabe du neuvime sidans un journal de IS'il : Mademoi- cle, auteur d'un livre De l'Interprtation des selle Adle Mercier (des environs de Saint- songes, suivant les doctrines de l'Orient. Le Gilles), occupe il y a peu de jours ar- texte original de ce livre est perdu ; mais racher dans un champ des feuilles de m- Rigaull en a fait imprimer la traduction grecrier, fut pique au bas du cou par une grosse que et latine la suite de YOnirocritique. mouche qui, selon toute probabilit, venait de d'Arlmidorc ; Paris, 1003, in-4". sucer le cadavre putrfi de quelque animal, Aconce (JACQUES) , cur du diocse de et qui dposa dans l'incision faite par son Trente, qui, pousspar la dbauche, embrassa dard une ou quelques gouttelettes de suc mor- le protestantisme en 1557, et passa en Anglebifique dont elle s'tait repue. La douleur, terre. La reine Elisabeth lui fil une pension. d'abord extrmement vive, devint insuppor- Aussi il ne manqua pas de l'appeler dira table. Il fallut que mademoiselle Mercier ft Elisabeiha en lui ddiant son livre DesStraconduite chez elle et qu'elle se mt au lit. La tagmes de Satan'. Mais nous ne mentionpartie pique s'enfla prodigieusement en peu nons ce livre ici qu' cause de son litre : ce de temps: l'enflure [Link] d'une fivre n'est pas un ouvrage de dmonomanie , c'est algide qui acquit le caractre le plus violent, une mauvaise et dtestable diatribe contre le malgr tous les soins qui lui furent prodigus catholicisme. cl quoique sa piqre et t cautrise et al hrtique qui fit. du bruit Adalbert, calise, mademoiselleMercier mourut le lenGaules au huitime sicle, regard dans les demain dans les souffrancesles plus atroces. de mira Le Journal du lilina racontait le 3 juin : parles uns comme un habile faiseur et par les autres comme un grand caba Un jeune paysan des environs de Bourgoin, cles lisle. Il distribuait les rognures de, ses ongles qui voulait prendre un repas de cerises, com- et de ses cheveux, disant que c'taient de mit l'imprudence, lundi dernier, de monter prservatifs ; il contait qu'un ange, sur un cerisier que les chenilles avaient quitt puissants venu des extrmits du monde, lui avait apaprs en avoir dvor toutes les feuilles. Il y port des reliques cl dos amulettes d'une sainavait vingt minutes qu'il satisfaisait son ca- tet On dit mme qu'il se consaprodigieuse. ou son price apptit, lorsque presque instancra des autels lui-mme et qu'il se fitadorer. tanment il se sentit atteint d'une violente Il savoir l'avenir, lire dans la pense prtendait inflammation la gorge. Le malheureux des- et connatre la confession des pcheurs rien cendit en poussant pniblement ce cri : J'les regardant. Il montrait impudemment qu'en touffe! j'touffe! Une demi-heure aprs il tait uno lettre de notre Seigneur Jsus Christ, dimort. Les chenilles, ajoute notre correspon- sant lui avait t apporte par saint qu'elle dant, dposent dans celle saison sur les ceri- Michel5; et il enseignait ses disciples une ses qu'elles touchent une substance que l'oeil ainsi,: Seigneur, commenait qui prire distingue peine, mais qui n'en est pas moins 1 DeStratagematibus Sataue in religionis negotio, un poison. C'est donc s'exposer que de manodium errorem hu:resim, , calum, persperstitionem, ces fruits sans avoir la ger [Link]. Baie, 1505. Souvent pris sage prcau- niam,schisma, e tc., * tion de les laver. langues. primettraduitenplusieurs ?-Jaln-/.e,dansson desrois auxCapituluircs Appendice Accouchements prodigieux. Voy. 1M A- francs,a l e : cettelettre,dontvoici titre Au publi la lettredenotre nomdeBien: Ici commence Seigneur m NATION, COUCHES, ATITE,etc. Jrusalem, et qui a t esttombe Jsus-Christ, qui lue et copie saintMichel, par Acham, dmon que l'on conjure le jeudi. trouve l'Archange par la l'a d'un nomm Jean, lamain qui envoye prtre CONJURATIONS. Voy. et un autreprtrenomm villedeJrmie T alasius; unautreprtrenomm enArabie envoye Achara-Kioho , chef d03 CllferSchez Talasiusl'a la villede letsamie, l'a etLoban envoye Loban; les Yakouls. Voy. MANG-TAAB. le prtre Macavius, quil'a renoellea treue par Michel dusaintArchange la nronlagne ; et parle Adiron, fleuvede douleur, dont les eaux voye de laville nome, d'unange, la lettreestat-rive lesclefs du royaume sont amres; l'un des fleuves de l'enfer des moyen d e o sont au spulcre saintPierre, lomeontl'ait ; etlesdon'/.e qui sontcl prtres paens. Dans des relations du moyen ge, deseieux desprires, avecdes detroisjours, desveilles jenes l'Achron est un monstre. Voy. FONDAI,. jourcl nuit,oetc.

9 ADA ADE Dieu tout-puissant, pre de, notre Seigneur el disparut,derrire nous. Il laissait une corJsus-Christ,Alpha et Omga, qui tes sur le laine odeur qui pouvait bien tre du soufre. troue souverain, sur les chrubins et les sra- Odeur do brouillard , marmotta l'autre. phins, sur l'ange Criel, l'ange Ragiiel, l'ange Le diable reparut bientt, et, cette fois, Cabuel, l'ange Michel,sur l'ange Inias, l'ange c'tait un chevalier noir qui s'avanait vers Tabuas, l'ange Simiel et l'ange Sabaoth, je nous pareillement. Eloigne-toi, lui criai-je vous prie de m'accorder eu que je vais vous d'une voix [Link] m'allaques-lu ? dire. C'tait, comme on voit, trs- Il passa encore, sans avoir l'air de s'occuper ingnieux. Dans un fragment conserv des de nous. Mais il revint une troisime fois mmoires qu'il avait crits sur sa vie, il raayant la forme d'un homme grand et pauvre, conte que sa mre, tant enceinte,de lui, crut avec un cou long el maigre. Je fermai les voir sortir de son ct droit un veau ; ce qui yeux et ne le revis que quelques instants plus tait, dil-il, le pronostic des grces dont il fut tard sous le capuchon d'un petit moine. Je comblen naissant par le ministred'un ange. crois qu'il avait sous son froc, une rondache On arrta le cours des extravagances de dont il me menaait. Mais , interrompit cet insens en renfermant dans une prison o l'autre, ces apparitions [Link]-elles pas il mourut. tre des voyageurs naturels? Comme si on Adam, le premier homme. Sa chute ne savait pas s'y reconnatre! comme si nous devant,les suggestionsde Satan est un dogme ne l'avions pas vu derechefsous la figure d'un de la religion chrtienne. Les Orientaux font pourceau, puis sous celle d'un ne, puis sous d'Adam un gant dmesur, haut d'une lieue; celle d'un tonneau qui roulait dans la campails en font aussi un magicien, un cabaliste ; gne, puis enfin sous la forme d'une roue de les rabbins en font de plus un alchimiste et charrette qui, si je ne me trompe pas, me un crivain. On a suppos un testament de renversa, sans toutefois me faire aucun mal. lui ', et enfinles musulmans regrettent tou- Aprstant d'assauts, la route s'tait achejours dixtraits merveilleux que Dieu luiavait ve sans autres malencontresL dicts. 11avait aussi invent l'alphabet. Voyez. Adamantius, mdecin juif, qui se fit ". AllHAUAM chrtien, Constanlinople, sous le rgne de Adam (I.'AHII). Il y eut un temps o Constance, qui il ddia ses deux livres sur l'on voyait le diable en toutes choses et par- la Vhysiognomonie ou l'art de juger les homtout, et peut-tre n'avait-on pas tort. Mais il mes par leur figure. Cet ouvrage, plein de nous semble qu'on le voyait trop matrielle- contradictions el de rveries, a t imprim ment. Le bon el naf Csaire d'Heislerbach a dans quelques collections, notamment dans fait un livre d'histoires prodigieuseso le-dia- les Seriptores physiognomoniai vleras, grec ble est la machine universelle; il se montre et latin, cura J.-G.-F. Franzii ; Altembourg, sans cesse et sous diverses figures palpables. 1780, in-8. C'tait surtout l'poque o l'on s'occupait OUAdamites, hrtiques dll Adamiens en France de l'extinctiondes Templiers. Alors second sicle dans , l'espce des basilidiens. un certain abb Adam, qui gouvernait l'ab- Usse mettaient nus et. professaient la promisdu baye Vaux-de-Cernay,au diocsede Paris, cuit des femmes. Clment d'Alexandrie dit avait l'esprit tellement frapp de l'ide que le se vantaient d'avoir des livres secrets diable le guettait, qu'il croyait le reconnatre qu'ils Zoroastre, ce qui a fait conjecturer plu chaque pas sous des formes que sans doute de le diable n'a pas souvent imagin de prendre. sieurs qu'ils taient livrs la magie. filsnatureld'un Un jour qu'il revenait de visiter une de ses Adelgreif (JEAN-ALIIEUT), petites mtairies, accompagnd'un serviteur pasteur allemand , qui lui apprit le latin , le aussi crdule que lui, l'abb Adam racontait grec, l'hbreu et plusieurs langues modernes. comment le diable l'avait harcel dans son Il devint fou et crut avoir des visions; il disait voyage. L'esprit malin s'tait montr sous la que sept anges l'avaient, charg de reprsenligure d'un arbre, blanc de frimas, qui sem- ter Dieu sur la terre et de chtier les souveblait venir lui.C'est singulier! dit un de rains avec des verges de fer. 11se donnaitles ses amis ; n'tiez-vous pas la proie de quel- noms d'empereur universel, roi du royaume, que illusion cause par la course de votre des cieux, envoyde Dieu le pre, juge desvicheval? Non ; c'tait Satan. Mon cheval vants et des morts. 11 causa beaucoup de s'en effraya; l'arbre pourtant passa au galop troubles par ses extravagances, qui trouvrent, comme toujours, des partisans. On lui 1 Voyez Codex Fabricius, pseud. a Voyez lesLgendes 1 lobert del'ancien Testament. Gagnin, Philipp,

10 ADR M\' attribua des prodiges, et il fui brl [Link]- effet. On lui attribue en Ecosse la construction de la muraille du Diable. Fulberg comme,magicien, hrtique et perturbateur, le 11 octobre 1([Link] avait prdit avec gose, qui croyait beaucoup l'astrologie, assurance qu'il ressusciterait le troisime rapporte, comme une preuve de la solidit de cette science, que l'empereur Adrien, qui tait jour; ce qui ne s'est pas du tout vrifi. trs-habile astrologue, crivait tous les ans, Adlites , devins espagnols qui se vantaient de prdire, par le vol ou le chant des le, premier jour du premier mois, ce qui lui oiseaux, ce qui devait arriver en bien ou en devait arriver pendant l'anne, el que, l'an mal. qu'il mourut, il n'crivit que jusqu'au mois do sa mort, donnant connatre par son si littrateur Adelung (.liAN-CunisToi'ins), allemand, mort- Dresde en 1800. Il a laiss lence qu'il prvoyait son trpas. Mais ce,livre un ouvrage intitul : Histoire des folies hu- de l'empereur Adrien, qu'on ne montra qu'aprs sa mort, n'tait qu'un journal. maines, ou Biographie des plus clbres ncromanciens, alchimistes, exorcistes, deAromancie, art de prdire les choses vins, etc.. sept parties; Leipzig, 1785-1780. futures par l'examen des variations et des phnomnes de l'air L C'est en vertu de cette Adeptes, nom que prennent les alchimistes qui prtendent avoir trouv la pierre divination qu'une comte annonce la mort philosophale et l'lixir de vie. Us disent qu'il d'un grand homme. Cependant ces prsages y a toujours onze adeptes dans ce monde; et, extraordinaires peuvent rentrer dans la iracomme l'lixir les rend immortels, lorsqu'un [Link] de La Torre-Blanca * dit nouvel alchimiste a dcouvert le secret du que l'aromancie est l'art de dire la bonne grand oeuvre, il faut, qu'un des onze anciens aventure en faisant apparatre des spectres lui fasse place et se relire dans un autre des dans les airs, ou en reprsentant, avec l'aide des- dmons, les vnements futurs dans un mondes lmentaires. comme dans une lanterne magique. nuage, roi de l'enfer. Ce mot est Ads, pris Quant aux clairs et au tonnerre, ajoulechez souvent, quelques poles anciens, pour l-il, ceci regarde les augures, elles aspects l'enfer mme. du ciel el des plantes appartiennent l'asdes musul Adhab-Algab,purgatoire trologie. mans, o les mchants sont tourments par Atite, espce de pierre qu'on nomme les anges noirs Munkir el Nkir. aussi pierre d'aigle, scion la signification de formule d'exorcisme par ee mot grec, parce qu'on prtend qu'elle se Adjuration, laquelle on commande, au nom de Dieu, trouve dans les nids des aigles. Onlui attribue l'esprit malin de dire ou de faire ce qu'on la proprit de faciliter l'accouchement,lorsexige do lui. qu'elle est attache au-dessus du genou d'une Adonis, dmon brl. Selon les dmo- femme, ou de le retarder si on la lui met la nologues, il remplit quelques fonctions dans poitrine.'Dioscoride" dit qu'on s'en servait les incendiesa. Des savants croient (pie c'est, autrefois pour dcouvrir les voleurs. Aprs le mme que le dmonThamuz des Hbreux. qu'on l'avait broye, on en mlait la cendre Adramclech, grand-chancelier des en- dans du pain fait exprs; on en faisait manfers, intendant de la garde-robe du souverain ger tous ceux qui taient souponns. On des dmons, prsident du haut conseil des croyait que, si peu d'atite qu'il y et dans diables. 11tait,ador Spharvam, ville des le pain , le voleur ne pouvait avaler le morLes Grecs modernes emploient encore Assyriens, qui brlaient des enfants sur ses ceau. autels. Les rabbins disent, qu'il se montre celte vieille superstition, qu'ils rehaussent de sous la figure d'un mulet et quelquefois sous quelques paroles mystrieuses. celle d'un paon. iEvoli (CSAR), auteur ou collecteur Adrien. Se trouvant en Msie, la tte d'un livre peu remarquable, intitul : Opusd'une lgion auxiliaire , vers la (in du rgne cules sur les attributs divins et sur le pouvoir de Domilien, Adrien consulta un devin (car il qui a t donn aux dmons de connatre les croyait aux devinset l'astrologie judiciaire), choses secrtes et de tenter les hommes. lequel lui prdit qu'il parviendrait un jour Opitscula [Link] altributis et de modo et l'empire. Ce n'tait pas, dit-on, la premire 1 Wierus, DePrjest.d:em., Hb.n, eap.12. fois qu'on lui faisait cette promesse. Trajan , 2 [Link] Bhmea [Link] Cordnb. Epit. tait son il en lib. i, cap.20,post et Psellum. qui Piclorium tuteur, l'adopta, el rgna Magia, ;1Citpar le pre [Link] Lebrun, superst.. 1 Wicros, OcPrast. diem., lil).i. liv. ],chap.M.

. 11 AGL AGR liaient inlelligendiet malin. Ce mot se composedes premires letpotestdtequant doemones 0: Venise, tres de ces quatre mots hbreux : Alliait yapassiones animi excilandi, in-/*158!). bor leolam, Adonu; Vous tes puissant et Agaberte. Aucuns parlent, dit Tor- ternel, Seigneur. Ce charme n'tait pas qumada , d'une certaine femme nomme seulement employ par les Juifs et les cahaAgaberte, fille d'un gant qui s'appelait Ya- lisles, quelques chrtiens hrtiques s'en sont gnoste, demeurant aux pays septentrionaux, arms souvent pour combattre les dmons. laquelle tait grande enchanteresse. El la L'usage en tait frquent au seizimesicle ', force de ses enchantements tait si varie, el plusieurs livres magiques en sont pleins, qu'on ne la voyait presque jamais en sa pro- principalement Y Enehiridion, attribu ridipre figure : quelquefoisc'tait une petite vieille culement au pape [Link]. fort ride, qui semblait ne se pouvoirremuer, sorte d'herbe qui crot Aglaophotis, ou bien une pauvre femme malade et sans dans les marbres do l'Arabie, el donl les maforces; d'autres foiselle tait si haute qu'elle giciens se servaient pour voquer les dparaissait toucher les nues avec,sa tte. Ainsi mons-. Ils employaient ensuite l'anancilide elle prenait telle forme qu'elle voulait aussi et la syrrochile, autres ingrdientsqui reteaisment que les auteurs crivent d'Urgande naient les dmons voqus aussi long-temps la Mconnue. Et, d'aprs ce qu'elle faisait, qu'on le voulait. [Link]. le monde avait opinionqu'en un instant elle dmon qui tourmente les AmAgnan, pouvait obscurcir le soleil, la lune et les ricains par des apparitions eldes mchantoiles, aplanir les monts, renverser les mon- cets : il se montre surtout au Brsil cl chez tagnes , arracher les arbres, desscher les les Topinamboux, et parat sous toutes sortes rivires, et faire autres choses pareilles si de formes, de faon que ceux qui veulent le aisment qu'elle semblait tenir tous les dia- voir peuvent le rencontrer partout:!. bles attachs el sujets ses volonts. Agobard, archevque ([Link] au neuCelle femme ne serait-elle, pas la mme vimesicle. 11a crit contre les [Link] mol. qu'[Link]"? diciaires et contre plusieurs superstitions du Agarcs, grand-duc de la contre orien- son poque. tale des enfers. Il se montre sous les traits d'un seigneur cheval sur un crocodile, Agrafna-ShigansUao. L'une (les malal'porvier au poing. 11l'ailrevenir la charge dies les plus gnrales sur les ctes nord-est les fuyards du parti qu'il protge et met l'en- de la Sibrie,, surtout parmi les femmes, est nemi en droule. 11donne les dignits, en- une extrme dlicatessede nerfs. Celle maseigne tontes les langues, et fait danser les ladie, appele mirak dans ce, pays, peut tre esprits de la terre. Ce chef des dmons est cause par le dfaut,absolu do tonte nourride l'ordre des vertus : il a sous ses lois Ironie ture vgtale; mais la superstition l'attribue l'inlluenced'une magicienne nommeAgraet une lgions-. bien que moite depuis Agate, pierre prcieuse laquelle les fna Shiganskaa,qui, anciens attribuaient des qualits qu'elle n'a plusieurssicles, continue rpandre l'effroi pas, commede fortifierle coeur,de prserver parmi les habitants cl passe,pour s'emparer de la pesle, el de gurir les morsures du de la malade. M. deVYrangel, qui rapporte ce l'ail dans le rcit de son expdition scorpionet de la vipre. au nord-est de la Sibrie, ajoute que parfois Agatbion, dmon familier qui ne se on trouve aussi des hommes qui souffrentdu monlre qu' midi. Il parat en-formed'homme ou de bte ; quelquefoisil se laisse enfermer mirak ; mais ce sont dos exceptions. mdecin el, dans un talisman, dans une,bouteille on dans Agrippa (HENIH-COIINEIU.E), un anneau magique8. philosophe, contemporaind'Erasme, l'un des Agathodmon; on bon dmon, ador plus savants hommes de son temps, donl on des Egyptiens sons la figure d'un serpent ' l'a appel le Trismgiste, mais dou d'extraen 1486, mort,en 1535, tte humaine. Les dragons ou serpents ails, vagance; n Cologne que les anciens rvraient, s'appelaient aga- aprsunecarrireorageuse, chezle receveurou bons gnies. gnral de Grenoble, et non Lyon, ni dans Ihodemones, Agla, mot cabalistique auquel les rab- un hpital, commequelques-uns l'ont crit. 11 bins attribuent le pouvoir de chasser l'esprit 1 Leloyer, Bise,[Link], [Link],eh. (1. 1 Examron y de Torqumada, traduit par Gabriel [Link].,liv.,\-\-lv, 17. Pline, ehap. sixime Cliappus, Tourangeau, :i Wierus, journe. DePnoslig.. lil).I, [Link]. 3 Wierus, in Pseudomonurch. diem. sur eh.30ei3n. Discdessorciers, l'Amnquc, Hogoel. 3 Leloyer, Disc, et [Link], ][Link], cil.5. rh. 7.

12 AGR AGR avait t li avec tous les grands personnages pondent, | qu'il n'est pas tonnant qu'un paet recherch-de tous les princes de son po- reil ; compre ail dfendu ceux qui pratique. Charg souvent de ngociations politi- quaient la magie, puisqu'il la pratiquait luiques, il fitde nombreux voyages, que Thevet, mme.-Ils ajoutent,que, tandis qu'il profesdans ses Vies des hommes illustres, attribue sait l'universit de Louvain, il infecta ses la manie do faire partout,des tours de son coliers d'ides magiques. Un de ses lves, mtier de magicien, ce qui le faisoil recon- lisant auprs de lui un certain livre de conjunoistre et chasser incontinent. Les dmo- rations , fut trangl par le diable. Agrippa, nologues, qui sont furieux contre lui, disent craignant qu'on ne le souponnt d'tre l'auqu'on ne peut le reprsenter que comme un teur ou la cause de celle morl arrive dans sa hibou , cause de sa laideur magique ; et de chambre, commanda l'esprit malin d'encrdules narrateurs ont crit gravement que trer dans le corps qu'il venait d'touffer, do dans ses voyages il avait coutume de payer ranimer le jeune homme et de lui faire faire ses htes en monnaie fort bonne en appa- avant de le quitter sept ou huit tours sur la rence, mais qui se changeait, au bout de quel- place publique. Le diable obit, et le corps ques jours, en petits morceaux de corne, de d jeune trangl , aprs avoir parad pencoquille ou de cuir, el quelquefois en feuilles dant quelques minutes, tomba sans vie devant d'arbres. 11 est vrai qu' vingt ans il la multitude de ses camarades, qui crurent travaillait la chrysope ou alchimie ; mais que ce n'tait l qu'une mort subite i. Ce il ne-trouva jamais le secret du grand oeuvre. ne fut pas pourtant cause de semblables Il est vrai aussi qu'il tait curieux de choses faits qu'il partit de celle ville savante. Ce fut tranges, el qu'il aimait les paradoxes : son parce qu'il s'y tait fait des ennemis, qui il livre de la Vanit des sciences, que l'on con- donna un prtexte par la publication de son sidre comme son chef-d'oeuvre, en est une ouvrage de \[Link] [Link] accusa preuve. Mais au chapitre xin de ce livre il ce livre d'hrsie et;de magie; et, en attendclame contre la magie el les arts supersti- dant qu'il ft jug, l'auteur passa une anne tieux. Si donc il fut oblig plus d'une fois de dans les prisons de Bruxelles. 11en fut tir par prendre la fuite pour se soustraire aux mau- l'archevque de Cologne, qui avait accept la ^ vais traitements do la populace, qui l'accu- ddicace du livre, dont il reconnut publiquesait de sorcellerie, n'esl-il pas permis de ment que l'auteur n'tait pas sorcier. Les pencroire ou que son esprit caustique, et peut- ses de ce livre et celles que le mme savant tre ses moeurs mal rgles, lui faisaient des exposa dans son commentaire In artem breennemis, on que son caractre d'agent diplo- vem Jtaymundi L-ullii , ne sont que des rmatique le mettait souvent dans des situations veries. Ce qui surtout a fait passer Agrippa prilleuses, ou que la mdecine empirique, pour un grand magicien, c'est un fatras plein qu'il exerait, l'exposait des catastrophes; de crmonies magiques et superstitieuses moins qu'il ne faille croire, en effet, que cet qu'on publia sous son nom vingt-sept ans homme avait rellement tudi la magie dans aprs sa mort, qu'on donna comme ie quaces universits mystrieuses dont nous ne sa- trime livre de sa Philosophie occulte, el qui vons pas encore les secrets? [Link].n'esl qu'un ramassis de fragments dcousus : Quoi qu'il en soit, Louise de Savoie, mre de de Pierre d'Apone, de Piclorius , et d'autres Franois 1er,le prilpoursonmdecin. fillevou- [Link]?re ne porte son accusation que sur les trois premiers lilailqu'ilftaussison astrologue,cequ'ilrefusa. Et pourtant on soutient qu'il prdisait au vres. Agrippa, dit-il *, composa trois livres trop fameux conntable de Bourbon des succs assez grands sur la magie dmoniaque; mais contre la France. Si celle allgation est vraie, il confessaqu'il n'avait jamais eu aucun comc'tait semer la trahison , et Agrippa tait un merce avec le dmon , et que la magie et la fripon ou un fourbe. Mais on tablit encore sorcellerie (hors les malfices) consistaient l'loignement d'grippa pour le charlatanisme seulement en quelques prestiges au moyen des sorciers en rappelant ce fait, que, pendesquels l'esprit malin trompe les ignorants. dant le sjour qu'il fit Metz, remplissant les Thevet n'admet pas ces palliatifs. On ne fonctionsde syndic ou avocat-gnral (car cet peut nier, dit-il, qu'Agrippa n'ait l ensorhomme fit tous les mtiers) , il s'leva trscel de la plus fine et excrable magie, de vivement contre le rquisitoire do Nicolas laquelle, au vu et au su de chacun , il a fait Savin, qui voulait faire brler comme sorcire profession manifeste. Il toit si subtil, qu'il une paysanne. La spirituelle et [Link] 1 Delrio, 39. Disquisit. mag.,[Link], quoest. les ' fit absoudre cotte fille. A cela s d'Agrippa Voyez Apone. d liv.Y, desdmons; 'rableaudel'inconstance partisans de la sorcellerie d'Agrippa r-

13 A1G AGR Aguapa , arbre des Indes orientales qrippoit de ses mains crochues des trsors on prtend que l'ombre est venimeuse. d que beaucoup de vaillantscapitaines ne pou- dont X homme vtu, qui s'endort sous cet arbre, -voientgagner par le cliquetis de leurs armes Un s relve tout enll ; et l'on assure qu'un et leurs combatsfurieux. Il composa le livre se 1 crvesans [Link] habitants de la Philosophie occulta, censur par les hommenu i la mchancetdu diableces cruels chrtiens, pour lequel il fut chass de Flan- attribuent c VoyezBOIION-UPAS. dre, o il ne put dornavant lre souffert;de effets. manire qu'il prit la route d'Italie, qu'il emAgucrre. Sous Henri IV, dans cette des Basses-Pyrnesqu'on appelait le poisonnatellementque plusieursgens de bien partie j lui donnrentencorela chasse, et il n'eut rien pays de Labour, on fil trs-gravement le pro| de plus htif que de se retirer [Link] cs < en sorcellerie un vieux coquin de se rendit Lyon, dnu de facults; il y em- < soixante-treize ans, qui se nommait Pierre ploya toutes sortes de moyenspour vivoter, i d'Aguerre, el qui causait beaucoup de maux remuant le mieux qu'il pouvoit la queue du par empoisonnements dits sorlilges. On bton; mais il gagnoit si peu, qu'il mourut en avait arrt, en mme temps que lui, Marie un chtif cabaret, abhorr de tout, le monde, d'Aguerre et Jeanne d'Aguerre, ses petitesel dlest commeun magicienmaudit, parce filles ou ses peliles-nices, avec d'autres un jeunes filles, et les sorcires qui les avaient que toujours il menoit en sa compagnie diablesousla figured'un chiennoir. Paul menes au sabbat. Jeanne d'Aguerre exposa Jove ajoute qu'aux approches de sa mort, les turpitudes qui se commettaient dans les commeon le pressait de se repentir, il ta grossiresorgies o on l'avait conduite; elle ce chien, qui lait son dmon familier, un y avait vu le diable en formede bouc. Marie collier garni de clous qui formaient des in- d'Aguerre dposa que le dmon ador au et lui dit: Va-t'en, sabbat s'appelait Lonard, qu'elle l'avait vu scriptionsncromantiques, malheureuse ble, c'est toi qui m'as perdu ; en sa forme de bouc sortir du fond d'une qu'alors le chien prit aussitt la fuitevers la grande cruche-place au milieu de l'assemrivire de Sane, s'y jela la tte en avant et ble,qu'il lui availparu prodigieusemenlhaut, ne reparut plus. Delancrerapporte autre- cl qu' la fin du sabbat il tait rentr dans sa ment celle mort, qui n'eut pas lieu dans un cruche. Deux tmoinsayant affirm qu'ils cabaret de Lyon, mais, comme nous l'avons avaient [Link] d'Aguerre remplir au sabdit, Grenoble. CemisrableAgrippa, dit- bat le personnage de matre des crmonies, il, fut si aveugl du diable, auquel il s'loit qu'ils avaient vu le diable lui donnerun blon soumis, qu'encore qu'il connt trs-bien sa doraveclequel il rangeait, commeun meslreperfidie [Link] artifices, il ne les put viter, de-camp, les personneset les choses, et qu'ils tant si bien enveloppdans les rets d'icelui l'avaient vu la fin de l'assemblerendre au diable, qu'il lui avoit persuad que, s'il vou- diable son bton de commandement', Pierre loit se laisser tuer, la mort n'auroit nul pou- d'Aguerre fut condamn mort commesorvoir sur lui, et qu'il le ressusciteroitet le ren- cier avr. [Link],et SAHIIAT. drait immortel; ce qui advint autrement, car Aigle. L'aigle a toujourst un oiseau Agrippa s'tant fait couper la tte, prvenu de prsage chez les anciens. Valre-Maxime de celte fausse esprance , le diable se mo- rapporte que la vue d'un aigle sauva la vie qua de lui et ne voulut (aussi ne le pouvoil- au roi Djotarus, qui ne faisait rien sans conil) lui redonnerla vie pour lui laisser le moyen sulter les oiseaux : comme il s'y connaissait., de dplorer ses crimes. Wirus , qui fut il comprit que l'aigle qu'il voyait le dtourdisciple d'Agrippa, dit qu'en effet cet homme nait d'aller loger dans la maison qu'on lui avait beaucoup d'affection pour les chiens, avait prpare, et qui s'croula la nuit suiqu'on en voyait constammentdeux dans son vante. De profonds savants ont dit que et l'au- l'aigle a des proprits surprenantes, entre lude, donll'un se nommaitJlfonsj'cu?' et qu'on prtendait que ces autres celle-ci, que sa cervelledessche,mise tre Mademoiselle, deux chiens noirs taient deux diables d- en poudre, imprgne de suc de cigu et guiss. Tout,cela n'empche pas qu'on ne mange en ragot, rend si furieux ceux qui soit persuad, dans quelquesprovincesarri- se sont permis ce rgal, qu'ils s'arrachent les res, qu'Agrippa n'est pas plus mort que Ni- cheveux el se dchirent, jusqu' ce qu'ils aient colasFlamel,et qu'il se conservedans un coin, compltementachev leur digestion. Le livre ou par l'art magique, ou par l'lixir de lon- qui contient celle singulire recette - donne gue vie'. 1Delancre, desdmons, del'inconstance Tableau etc., ' On peutvoirla lgende 'i. Il,discours dansles L- liv. d'Agrippa ' [Link], ch.3. Admirables secrets d'Albert-le-Grand, infernales. gendes

U A1M A1M pour raison de ses effets que la grande cha- quoiqu'elle nous ail t transmise par Salin, leur de la cervelle de l'aigle forme des illu- Pline, Plularque, Malhiolo, etc. Toutes les sions fantastiques en bouchant les conduits expriences l'ont dmentie. Un fil d'archal des vapeurs et. en remplissant la tte de fu- rougi, puis teint dans le jus d'ail, ne laisse me. C'estingnieuxelclair.V'oi/.Piiaititjiu'Ai- pas de conserver sa vertu polaire; un morGi.i. On donne en alchimie le nom d'aigle ceau d'aimant enfonc dans l'ail aura la diffrentes combinaisons savantes. Vaigle c- mme puissance attractive qu'auparavant ; leste est une composition de mercure rduit des aiguilles laisses dans l'ail jusqu' s'y en essence, qui passe pour un remde unirouiller n'en retiendront pas moins cette force versel ; Yaigle de Vnus est une composition d'attraction. On doit porter le mme jude vcrl-de-gris et [Link] ammoniac, qui for- gement, do celle autre assertion, que le diament un safran; Yaigle noir est une compo- mant a la vertu d'empcher l'attraction de sition de celle cadmie vnneuse,qui se nomme l'aimant. Placez un diamant (si vous en avez) cobalt, et que quelques alchimistes regardent entre l'aimant et l'aiguille, vous les verrez se comme la matire du mercure philosophique. joindre, dussent-ils passer par-dessus la Aiguilles. Voici, dans quelques localits, pierre prcieuse. Les auteurs que nous comune divination par les aiguilles. On prend battons ont srement pris pour des diamants Mettez sur la mmo vingt-cinq aiguilles neuves; on les met dans ce qui n'en tait pas. ligne , continue Iiroxvn, celle autre merveille une assiello sur laquelle on verse do l'eau. Celles qui s'all'ourchent les unes sur les autres conte par certains rabbins, que les cadavres annoncent autant d'ennemis. On conte qu'il humains sont magntiques, et que, s'ils sonl est ais de faire merveille avec de simples tendus dans un bateau, le bateau tournera jusqu' ce que la tte du corps mort regarde aiguilles coudre, en leur communiquant une vertu qui enchante. Kornmanncrilcoci ! : le septentrion. Franois Rubus, qui avait une crdulit trs-solide, reoit comme vrais o Quant ce (pic les magiciens et les enchanteurs fontavec l'aiguille dont-on a cousu la plupart, de ces faits inexplicables. Mais tout le suaire d'un cadavre, aiguille au moyen de ce qui lient du prodige, il l'attribue aux presc'est un moyen facile delaquelle ils peuvent lier les nouveaux maris, tiges du dmon J, et cela ne doit pas s'crire, de crainte de l'aire sortir d'embarras. Disons un mot du tomnatre la pense d'un pareil expdient... beau de Mahomet. Beaucoup d gens croient esl suspendu, Mcline,entre deux pierAiguillette. On appelle nouemcnl do qu'il res d'aimant places avec art, l'[Link]-dessus un charme tellement qui l'aiguillette frappe cl l'autre au-dessous; mais ce tombeau est l'imagination de deux poux, ignorants ou de pierre comme tous les autres, et bti sur superstitieux, qu'il s'ive entre eux une sorte le du temple. On lit quelque, part, pav donl. les accidents sont trsd'antipathie vrit, que les mahomlans avaient conu divers. Ce charme esl jet par des malveil- la lants qui passent pour sorciers. Voy. LIGA- un pareil dessein; ce qui a donn lieu la fable que le temps el l'loignemenl des lieux TUIIES. principal producteur ont fait passer pour une vrit, el que l'on a Aimant (MAGNES), d'accrditer par des exemples. On voit ess:iy Il de la vertu magntique ou attractive. dans Pline que l'architecte Dinochars comy a sur l'aimant quelques erreurs populaires mena de voter, avec des pierres d'aimant, qu'il est bon de passer en revue. On rapporte le temple d'Arsino Alexandrie, afin de susdes choses admirables, dit le doelcnrBrown -, en l'air la statue de cette reine; il pendre d'un certain aimant qui n'attire pas seulement mourut sans avoir excut ce projet, qui et le 1er, mais la chair aussi. C'est un aimant chou. Il ufini conte que dans le temple surtout de terre trs-faible, compos glaiso de Sera pis il y avait un chariot de fer que Seme d'un petit nombre de lignes magntides pierres d'aimant tenaient suspendu; que, en est la ques cl ferres. La terre glaise qui ces pierres ayant t otes, le chariot tomba base fait qu'il s'attache aux lvres, comme el se brisa. Bde rapporte galement, d'aprs l'hmatite ou la terre de Lemnos. Les mde- des contes anciens, que le cheval de Bellrocins qui joignent celle pierre Tactile lui tait de fer, fut suspendu entre phon, qui de donnent mal propos la vertu prvenir deux pierres d'aimant. C'est sans doute lesavorlenienls. On a dit, de toute espce la minrale de l'aimant qu'il faut, atqualit sa l'ail lui enlever d'aimant, que peut pro- tribuer ce qu'assurent quelques-uns, que les prit attractive; opinion certainement fausse, blessures faites avec des armes aimantes DoMirab. ] .Discours morl-,parsV,cap.22. sur les pierresprcieuses don'il est l'ait 2 Essaisurlescireurs, liv. [Link].3. mention dansl'Apocalypse. etc.,

15 A1M AKl sonl plus dangereuses et plus difficiles gu- ces sortes de choses qu'il ne faut croire que rir, ce qui est dtruit par l'exprience; les in- les faits prouvs. cisions faites par des chirurgiens avec des inBAOVJKTTE. Aimar, VOIJ. aimantas ne causent aucun struments mauvais Ajournement. On croyait assez gnraeffet. Mangez dans la mme classe l'opinion lement autrefois que si quelque opprim, au de l'aimant un fait des poison, parce que qui moment de mourir, prenait Dieu pour juge, le dans le des auteurs placent catalogue poi- et s'il ajournait son oppresseur au tribunal Gardas de mdecin d'un vice-roi sons. lluerla, suprme, il se faisait toujours une manifestaau contraire les rois espagnol, rapporte que tion du gouvernement temporel de la Provide Ceylan avaient coutume de se faire servir dence. Nous ne parlons de l'ajournement du des de dans plats pierre d'aimant, s'imugi- grand-matre des Templiers qui cita le pape nanl par l conserver leur vigueur. On ne et le roi de France que pour remarquer que peut attribuer qu' la vertu magntique ce cet ajournement a t invent aprs coup. quedit jElius, que, si un goutteux tient quel- Voy. TEMI'LIJKS. Mais l roi d'Aragon Ferdans sa main une temps que pierre d'aimant, . dinand IV fut ajourn par deux gentilshommes il ne se sent plus de douleur, ou que du moins condamns, et mourut au bout il prouve un soulagement. C'est la mme injustement de trente jours. nas Sylvius raconte que verlu qu'il faut rapporter ce qu'assure [Link] de Bretagne, ayant fait ascellus Empiricus , -que l'aimant gurit les Franois sassiner son frre (en LiiiO) , ce prince, en maux de tte. Ces effets merveilleux ne sont mourant, ajourna son meurtrier devant Dieu, extension de sa vertu attracqu'une gratuite et que le duc expira au jour fix. On'avait tive, donlloulle [Link] hommes, autrefois grande confiance en ces ajournes'lant aperus de celle force secrle qui at- ments, et les dernires paroles des mourants tire les corps magntiques, lui ont donn taient redoutes. On cite mme une foule encore une attraction d'un ordre diffrent, la qui feraient croire qu'uu convertu de tirer la douleur de toutes les parties d'exemples damn peut toujours, sa dernire heure, en du corps; c'est ce qui a fait riger l'aimant ainsi d'un juge inique; si ce n'tait en phi lire. On dit aussi que l'aimant res- appeler clans les temps barbares elle serre les noeuds de l'amiti paternelle et. de qu'une ide, tre salutaire. Maisn'tait-ce qu'une pouvait l'union conjugale, en mme temps qu'il est ide? Delancro dit qu'un innocent peut aux Les trs-propre oprations magiques. son juge, mais que l'ajournement basilidiens en faisaient des talismans pour ajourner d'un est sans effet. Commeles sorchasser les dmons. Les fables qui regar- ciers coupable leurs ajournaient condamnaleurs, il radent les vertus de celle pierre sonl en grand d'aprs Paul ,Iove, que Gonzalve de nombre. Dioscoride assure qu'elle est pour conte, Cordoue ayant condamn mort un soldat les voleursun utile auxiliaire; quand ils veuce soldat s'cria qu'il mourait injuslent piller un logis, dit-il, ils allument du feu sorcier, et qu'il ajournait Gonzalve compaaux quatre coins et y jettent des morceaux tement, ratre devant le tribunal de Dieu. -va, d'aimant. La fume qui en rsulte est si in- lui dit Gonzalve, hle-loi d'aller et Va, fais incommode que ceux qui habitent la maison struire le procs : mon frre Alphonse, qui sont forcs de l'abandonner. Malgr l'absur- est dans le moi. ciel, comparatra pour dit de cette fable, mille ans aprs DioscoL'ajournement ne lui fut pas fatal. elle a t les crivains ride, adopte par qui Akhmin, ville do la moyenne Thbadc, ont compil les prtendus secrets merveilleux d'Albeii-le-Grand. Mais on ne trouvera qui avait autrefois le renom d'tre la demeure plus grands magiciensJ. Paul Lucasparle, plus d'aimant comparable celui de Laurent des Guasius. Cardan affirme que toutes les bles- dans son second voyage 2, du serpent mersures faites avec des armes frottes de cet veilleux d'Akhmin, que les musulmanshonoaimant ne causaient aucune douleur. En- rent comme un ange et que les chrtiens : IIAIUDI. core une fable : je ne sais quel crivain assez croient tre le dmon Asmode. Voy Aklba, rabbin du premier sicle de grave a dit que l'aimant ferment dans du sel produisait et formait le petit poisson ap- noire re, qui, de simple berger, pouss par pel rmora, lequel possde la verlu d'attirer l'espoir d'obtenir la main d'une jeune fille l'or du puits le plus profond. L'auteur de celle dont il tait pris, devint un savant renomm. recette savait, qu'on ne pourrait jamais le Les juifs disent,qu'il fut [Link] les esprits rfuter par l'exprience * ; et c'est bien dans lmentaires, qu'il savait conjurer, et qu'il ' D'IIorbelot, orientale. Bibliothque 1 Brown, ' Liv. aulieucite. v, t..H, p. 83.

16 AL AL in-fol. lin les parcourant on admire un saouf, dans ses jours d'clat, jusqu' quatrevingt mille disciples... On croit qu'il est au- vant chrtien ; on ne trouve jamais rien qui teur du Jetzirah ou livre de la cration, al- ait pu le charger de sorcellerie. 11dit formelIribu par les uns Abraham, et par d'autres lement au contraire : Tous ces contes de dmons qu'on voit rder dans les airs, et de Adam mme. Voy. ABRAHAM. religieux qui on lire le secret des choses futures, sont Alain de l'isle (INSULENSIS), bernardin, voque d'uxerre au douzime des absurdits que la saine raison n'admelsicle, auteur de l'Explication des prophties Ira jamais '. C'est qu'on a mis sous de Merlin [Explanaliones in proplwtias Mer- son nom des livres de secrets merveilleux, Uni Angli; Franclort, 4G08, in-8"). 11com- auxquels il n'a jamais eu plus de part qu' pistolet que posa ce commentaire en 4470, l'occasion l'invention du gros canon et du du grand bruit que faisaient alors lesdites lui attribue Matthieu de Luna. Mayer dit OUALANUS, qui qu'il reut des disciples de saint Dominique prophties. Un autre ALAIN vivait dans le mme sicle, a laiss pour les le secret de la pierre philosophalc, et qu'il le alchimistes un livre intitul : Dicta de lapide communiqua saint Thomas d'Aquin ; qu'il possdait une pierre marque naturellement philosophico, in-8; Leyde, 4000. songe-creux, qui a d'un serpent, et doue de celle vertu admiraAlary (FKANOIS), l'ail imprimer Rouen, en 4701 la Prophtie ble, que si on la mettait dans un lieu que les du comte llombastc, chevalier de la /(ose- serpents frquentassent, elle les attirait tous; Croix, neveu de Paracelse, publie en l'an- qu'il employa, pendant trente ans, toute sa de magicien et d'astrologue faire, ne'1609,sur la naissance de Louis-le-Grand. science de mtauxbien choisis,cl sous l'inspection des dmon excuteur susvre, Alastor, un automate dou de la parole, qui lui astres, du infernal. monarque prme des sentences servait d'oracle el rsolvait toutes les quesIl fait les fonctions de Nmsis. Zoroaslre tions qu'on lui proposait : c'est ce qu'on apl'appelle le bourreau; Origne dit que c'est pelle Yandrode d'Albert-le-Grand; que cet le mme qu'Azazel; d'autres le confondent automate fut ananti par saint Thomas d'Aavec l'ange exterminateur. Les anciens appe- quin, qui le brisa coups de bton, dans l'ide laient les gnies malfaisants Alastores, et que c'tait un ouvrage ou un agent du diable. Plutarque dit que Cicron, par haine contre Onseul que tous ces pefitsfaits sont des contes. Auguste, avait eu le projet de se tuer auprs On a donn aussi Virgile, au pape Sylvesdu foyer de ce princepour devenir son alastor. tre 11, Roger Bacon, de pareils ndrodes. Albert-le-Grand, Albei'l-le-TeutOlliquC, Vaucanson a montr que c'tait un pur ouAlbert de Cologne, Albert de Ralisbonne,. vrage de mcanique. Une des plus clbre AlberlusGrokis, car on le dsigne sous tous sorcelleries d'Alberl-le-Grand eut lieu Coces noms (le vritable tait Albert de Groot), logne. Il donnait un banquet, dans son clotre, savant et pieux dominicain, mis tort au Guillaume II, comte de Hollande el roi des nombre des magiciens par les dmonogra- Romains; c'tait dans le coeur de l'hiver, el phes, fut, dit-on, le plus curieux de tous les la salle du festin prsenta, la grande surhommes. Il naquit dans la Souabo, Lawi- prise de la cour, la riante parure du pringen sur le Danube, en 4203. D'un esprit fort temps; mais, ajoutc-l-on, les Heurs se fltrigrossier dans son jeune ge, il devint, lasuite rent la fin du repas. A une poque o l'on d'une vision qu'il eut de la sainte Vierge, no connaissait point les serres cliaudes, l'lqu'il servait tendrement et qui lui ouvrit les gante prvenance du bon et savant religieux yeux de l'esprit, l'un des plus grands doc- dut surprendre. Ce qu'il appelait lui-mme tours de son sicle. Il fui le matre de saint ses oprations magiques n'taient ainsi que Thomas d'Aquin. Yieux, il retomba dans la de la magie blanche. Finissons en disant mdiocrit, comme s'il dt tre vident que que son nom d'Alberl-le-Grand n'est pas un son mrite et sa science tendue n'taient nom acquis par [Link], mais la simple traqu'un don miraculeux et temporaire. D'an- duction deson nom de famille, Albert de Grool. ciens crivains ont dit, aprs avoir remarqu On lui attribue donc le livre intitul : les la duret naturelle de sa conception, que Admirables secrets d'Alberl-lo-Grand, conted'ne il avait t transmu en philosophe ; nant plusieurs traits sur les vertus des herbes, puis, ajoutent-ils, de philosophe il redevint des pierres prcieuses et des animaux, etc., ne. Albert-le-Grand fut voque de Ralis- augments d'un abrg curieux de la physiobonne et mourut saintement Cologne, g nomie cl d'un prservatif contre la poste, les de quatre-vingt-sept ans. Ses ouvrages n'ont 1 DuSoin, et vig.,lib. ni, tract. 1, cap.B. t publis qu'en 4051 ; ils forment 24 vol.

17 ALB AL livres malignes, les poijons et l'infection de : lient, les moyens d'voquer le diable. On y l'air, tirs el traduits des anciens manuscrits voit-la manire de nouer el de dnouer l'aide l'auteur qui n'avaient pasencore paru,etc., guillelle, la composition de divers philtres, in-48, in-24, in-42. Except du bon sens, on l'art de savoir en songe qui on pousera, des trouve de tout dans ce fatras, jusqu' un secrets pour faire danser, pour multiplier les trait des fientes,qui quoique viles et m- pigeons, pour gagner au jeu, pour rtablir le prisables sonl cependant en estime, si on vin gt, pour faire des talismans cabalisti s'en sert aux usages prescrits. Le rcol- ques, dcouvrir les trsors, se servir de la lecleur de ces secrets dbute par une faon main de gloire, composer l'eau ardente [Link] de prire ; aprs quoi il donne la pense du feu grgeois, la jarretire et le bton du prince des philosophes, lequel pense que voyageur, l'anneau d'invisibilit, la poudre l'homme est ce qu'il y a de meilleur dans le de sympathie, For artificiel, el enfin des remonde, attendu la grande sympathie qu'on mdes contre les maladies et des gardes pour dcouvre entre lui et les signes du ciel, qui les troupeaux. est au-dessus de nous et, par consquent, Albert d'Alby, voy. CAKTOMAKCIK. nous est suprieur. Le livre 1er traite moillOdu Abert de Saint-Jacques, principalement, et de la manire la plus in- dix-septime sicle, qui publia un livre inticonvenante, de l'influence des plantes sur tul : Lumire aux vivants par l'exprience la naissancedes enfants, du merveilleuxeffet des des cheveux de la femme, des monstres, de du morts, ou diverses apparitions des mes purgatoire de noire sicle. In-8, Lyon, la faon de connatre si une femme enceinte 4673. porte un garon ou une fille, du venin que les vieilles femmes portent dans les yeux, surAlbigeois, espce de manichens trstout si elles y ont de la chassie, etc.; toutes perlides, dont l'hrsie clata dans le Langueces rveries grossires sonl fastidieuses, ab- doc, el eut pour centre Albi. Ils admettaient surdes el fort,sales. On voit, dans le livre 11, deux principes, disant que Dieu avait/produit les vertus de certaines pierres, de certains de lui-mme Lucifer, qui tait ainsi son lils animaux, et les merveilles du monde, des an; que Lucifer, (ils de Dieu, s'tait rvolt lui; qu'il avait entran dans sa rbelplantes el des astres. Le livre 111 prsente contre l'excellent trait des fientes, de singulires lion une partie des anges; qu'il s'tait vu alors ides sur les urines, les punrises, les vieux chass du ciel avecles complicesde son crime ; souliers el la pourriture; des icrels pour qu'il avait, dans son exil, cr ce monde que amollir le fer, pour manier les mtaux, pour nous habitons, o il rgnait el o foui allait dorer l'lain et pour nettoyer la batterie de mal. Ils ajoutaient que Dieu, pour rtablir cuisine. Enfin, le livre IV est un trait de Tordre, avait, produit,un second fils, qui tait physiognomonie, avec des remarques sa- Jsus-Christ. Ce singulier dogme se prsenvantes, des observationssur les jours heureux tait avec des varits, suivant les diffrentes el malheureux, dos prservatifs contrela fi- sectes. Presque toutes niaient la rsurrection vre, des purgatifs, des recettes de cataplasmes de la chair, l'enfer et le purgatoire, disant el autres choses de mme nature. Nous rap- que nos mes n'taient que des dmons logs dans nos c*orps en chtiment de leurs crimes. porterons en leur lieu ce qu'il y a de curieux Les albigeois avaient pris, ds la fin. du dans ces extravagances; et le lecteur trouvera, comme nous, tonnant qu'on vende douzime sicle, une telle consistance, et de chaque anne par milliersd'exemplaires les se- si odieux excs marquaient leur passage, que, crets d'Albert-le-Grand aux pauvres habitants les remontrances et les prdications tant vaides campagnes. Le solide Trsor du Petit nes, il fallut faire contre eux une croisade, Albert, ou secrets merveilleux de la magie dont Simon de Montforlfut le hros. On a dnaturelle el cabalistique, traduit exactement natur et fauss parles plus insignes mensonsur l'original latin intitul : AlberliParvi ges l'histoire de cette guerre sainte ; on a ouLuciiliber de mirabilibus naturoearcanis, en- bli que, si les albigeois eussent triomph, richi de figures mystrieuses, el la manire l'Europe retombait dans la barbarie. 11 est de les faire (ce sont des figures de talismans). vrai que leurs dfenseurssont,les protestants, Lyon, chez les hritiers de Beringosfratres, hritiers d'un trs-grand nombre de leurs er l'enseigne d'Agrippa. In-48, 6346 (anne reurs. cabalistique). Albert-le-Grand est galeAlbigrius. Les dmonographes disent ment tranger cet aulre recueil d'absurdits, que les possds, par le moyen du diable, plus dangereux que le premier, quoiqu'on n'y tombent quelquefoisdans des extases pendant trouve pas, comme les paysans se l'imagi- lesquelles leur me voyage loin du corps et

18 AL ALC l'ail son retour desrvjaliuns de choses seAlborack, 00\[Link]. crtes. C'est ainsi, comme dit,Leloyer, que les astrologue du neuvime Albumazar, corybanles devinaient et prophtisaient. Saint sicle, n dans le Khorassan, connu par son Augustinparle, d'un Carthaginois, nomm Al- trait astrologique intitul Milliers d'aimes, bigrius, qui savait, par ce moyen tout ce qui o il affirme que le monde n'a pu tre cr se faisait,hors de chez lui. Choseplus trange, que quand les sept plantes se sont trouves ajoule-l-il, cet Albigrius, la suite de ses en conjonctiondans le premier degr du Bextases, rvlait,souvent ce qu'un autre son- lier, el que la fin du monde aura lieu quand geait dans le plus secret de sa pense. tait- ces sept plantes (qui sonl aujourd'hui au ce du magntisme? Saint Augustin cite un nombre de douze) se rassembleront dans le autre frntique qui, dans une grande fivre, dernier des Poissons. On a traduit en degr du mauvais sans tant possd, extase, latin el imprim d'Albumazar le Traclatus esprit, mais bien veill, rapportait fidlement tout florum aslrologiu!; in1,Augsbourg, 4488. ce qui se faisait loin de lui. Lorsque le prtre On peut voir dans Casiri, IHbUoth. arab. tait six le lieues de la qui soignait maison, hispan., tome lUr,p. 35-1,le catalogue de ses le diable, qui parlait par la bouche du maouvrages. lade, disait aux personnes prsentes en quel Albune , voyez [Link]. lion tait le prtre l'heure, qu'il parlait et Ani)BL-AzyS. Alchabitius, VOljez ce qu'il faisait, etc. Ceschoses-l sont surpreAlchimie. L'alchimie ou chimie par exnantes. Mais l'me immortelle , selon la remarque d'Arislole, peut quelquefois voyager cellence, qui s'appelle aussi philosophie hersans le corps 1. mtique, est cette partie minenle de la chiqui s'occupe de l'art de transmuer les Albinos, nom que les Portugais ont mie donn des hommes d'une blancheur ex- mtaux. Son rsultat, en expectative, est la PJIILOSOphilosophale. VotjezPIIIUUS trme, qui sont ordinairement enfants de n- pierre gres. Les noirs les regardent comme des l'IlAUi. Alobindus, que Wirus 1 [Link] nommonstres, et les savants ne savent quoi attribuer celle blancheur. Les albinos sont,ples bre des magiciens, mais que Delrio- se concomme des spectres; leurs yeux, faibles el tente de ranger parmi les crivains superstilanguissants pendant le jour, sonl brillants tieux, tait un mdecin arabe du onzime la clart de la lune. Les noirs, qui donnent sicle, qui employait comme remde des paaux; dmons la peau blanche, regardent les roles charmes et des combinaisons de chifalbinos comme des enfants du dmon. Ils fres. Les dmonologuesl'ont dclar suppt croient, qu'ils peuvent les combattre aisment du diable cause de son livre intitul : Thorie des arts magiques, qu'ils n'ont point pendant le jour; mais que la nuit les albinos lu ; car Jean Pic de la Mirandoledit qu'il ne sont les plus forts et se vengent. Dans le royaume de Loango, les albinos passent pour connat que trois hommes qui se soient occudes dmons champtres et obtiennent,quelque ps de la magie naturelle el permise : Alchinconsidration ce titre. Vossius dit qu'il y dus, Roger Bacon el Guillaume de Paris. ALa dans la Guine des peuplades d'albinos. chindustait simplementun peu physiciendans sonnom arabe, AlMais comment ces peuplades subsisleraienl- des temps d'ignorance.-A elles, s'il est vrai que ces infortuns ne se re- cendi, qu'on a latinis, quelques-uns ajoutent produisent point'? Il parat que les anciens le prnom de Jacques. Mais on croit qu'il connaissaient les albinos. On assure, dit tait mahomlan. On lui reproche d'avoir Pline, qu'il existe en Albanie des individus crit dos absurdits. Par exemple, il croit exqui naissent avec des cheveux blancs, des pliquer les songes en disant qu'ils sonl. I'OUTyeux de perdrix ,'et ne voient clair que pen- vrage des esprits lmentaires qui se mondant la nuit. 11ne dit pas que ce soit une trent nous dans le sommeil el nous reprnation, mais quelques sujets affects d'une sentent diverses actions fantastiques, comme maladie particulire. Plusieurs animaux ont des acteurs qui jouent la comdie devant le aussi leurs albinos, ajoute M. Saignes; les na- public. turalistes ont observe des corbeaux blancs, Alooran, t'Ol/a:KoilAN. des merles blancs, des taupes blanches; leurs Alcyon. Une vieille opinion, qui subyeux sont rouges, leur peau est plus ple el siste encore chez les habitants des ctes, c'est leur organisation plus faible -. que l'alcyon ou marlin-pochcur est une gi1 Leloyer, 1 3)ePnestigiis, ist. et dise,desspectres, [Link]. [Link], cap.3. 7 I)esErreurs ?et desprjugs, t. etc., 1^,p. 479. lib. I, eap.3. Disquisit. Magicee,

19 ALE ALE ( chacun de ces espaces une lettre de rouelle naturelle, et que, suspendupar le bec, dans il dsigne le ct d'o vient,le vent en tour- 1 l'alphabet ; on mettait sur chaque lettre un nanl sa poitrine vers ce point de l'[Link] s grain d'orge ou de bl; on plaait ensuite, au i du cercle, un coq dress ce mange; qui a mis celte croyance en crdit parmi le milieu < observait sur quelles lettres il enlevait le peuple, c'est l'observation qu'on a faite que on grain ; on en suivait l'ordre ; et ces lettres l'alcyon semble tudier les vents et lesdevi- ; ner lorsqu'il tablit son nid sur les Ilots, vers rassembles formaient un mol qui donnait la : ce que l'on cherchait savoir. Des le solstice d'hiver. Mais celle prudence est- solutionde elle dans l'alcyon une prvoyancequi luisoit devins,parmi lesquels oncite Jambliquc, vouparticulire? N'est-ce pas simplement un in- lant, connatre le successeur de l'empereur stinct de la nature qui veille la conservation i Valons, employrent,l'alectryornancie; le coq de cette espce? Bien des choses arrivent., , tira les lettres ihod.... Valons, instruit, de [Link], parce que le premier moteur l'a i cette particularit , fil mourir plusieurs des ainsi arrt, el la nature les excute par des s curieux qui s'en taient occups, [Link] dlit voiesqui nous sont,inconnues. C'est en- mme, s'il faut en croire Zonaras, de tous les core une ancienne coutume de conserver les 5 hommes considrables dont le nom commen3 ail par les lettres fatales. Mais, malgr ses alcyons dans des coffres, avec l'ide qu'ils i efforts, son sceptre passa Thodose-leprservent des vers les toffes de laine. On ,t Grand. Cette prdiction a t faite aprs n'eut peut-tre pas d'autre [Link] les pendant raconte la choseauau plafond des chambres. Je crois mme, :, cou]). Ammien-Marcellin c trement. Il dit que sous l'empire de Valens on ajoute Brown, qu'en les suspendantpar le bec on n'a pas suivi la mthode des anciens, qui ii complat, parmi ceux qui s'occupaientde males suspendaient par le dos, afin que le bec c gie, beaucoup"de gens de qualit et. quelques :r philosophes. Curieux de savoir quel serait le marqut les vents. Car c'est ainsi queKirker a dcrit l'hirondelle de mer. Disons aussi si sort de l'empereur rgnant, ils s'assemblrent n pendant la nuit dans une des maisonsaffecqu'autrefois, en conservant cet oiseau, on it les leurs crmonies; ils commencrentpar croyait que ses plumes se renouvelaient comme s'il et t vivant, et c'est ce qu'AlI- dresser un trpied de racines [Link] rameaux berl-le-Gi'Ondespra inutilement dans ses ex>c- de laurier qu'ils consacreront par d'horribles priences 1. -Outre les dons de prdire le imprcations; sur ce trpied ils placrent,un vent et de chasser les vers, on attribue encore re bassin formde diffrents mtaux, el ils ran l'alcyon la prcieuse qualit d'enrichir son )ii grent autour, distances gales, tontes les i- lettres de l'alphabet. Alors le sorcier le plus possesseur, d'entretenir l'union dans les famillesel de communiquerla beaut aux femn- savant de la compagnie s'avana, envelopp mes qui portent ses plumes. Les Tarlares cl d'un long voile, la tte rase, tenant la main les Ostiaks ont, une trs-grande vnration DU des feuillesde verveine, et faisant grands es cris d'effroyables invocations qu'il accpmpapour cet oiseau. Ils recherchent ses plumes avec empressement,les jettent dans un grand nd gnaif de convulsions. Ensuite, s'arrlanf tout vase d'eau, gardent avec soin celles qui surr cou]) devant, le bassin magique, il y resta el- immobile,tenant un anneau suspendu par un nagent, persuads qu'il suffitde loucher queli'. fil- C'tait de la daelylomancie. A peine il qu'un avec ces plumes pour s'en faire aimer. is- achevait de prononcer les paroles du sortQuand un Ostiak est. assez heureux pour possder un alcyon, il en conserve le bec, les tes lge, qu'on vil le trpied s'branler, l'anneau pattes et la peau, qu'il met dans une bourse, ;e, se remuer, et frapper tantt une lettre, tantt , une autre. A mesure que ces lettres taient, et, tant qu'il porte ce trsor, il se croit, l'abri de tout malheur*. C'estpour lui un lata- ainsi frappes, elles allaient s'arranger d'elleslisman, commeles ftiches des ngres. mmes, ct l'une de l'autre, sur une table o elles composrent des vers hroques qui GllANSON. Aldon,-V01J. tonnrent toute l'assemble.-Valons, inAlectorienne (PlEIlUE), voy. COQ. form de celle opration , el n'aimant pas chdi- qu'[Link] les enfers sur sa destine, Alectryomancie OUAlectromance, vination par le moyen du coq, usite chezles les punit les grands et les philosophesqui avaient anciens. Voici quelle tait leur mthode : On On assist cet acte de sorcellerie ; il tendit sait mme la proscription sur tous les philosophes traait sur le sable un cercle que l'on divisait en vingt-quatre espaces gaux. On crivait 'ait cl. tous les sorciers de Home. 11en pril une les grands, dgots d'un art multitude;-et 1 Brvn,Erreurs liv. ch. 10. populaires, m, ^ M. Saignes, qui les exposait des supplices, abandonn^ DesErreurset des prjugs, ,It t. 1H, P-374. l'eut la inagio la populace et aux vieilles,

20 ALK ALLI qui ne la firent plus servir qu' de petites in- domestiques, n'ayant fait,du reste le moindre trigues et des malfices subalternes. Voy. mal personne 1. Efail-ce une hallucination etc. COQ,MAIIIAGE, djeunes gens ivres ou une espiglerie? Aies (ALEXANDM), ami de Mlanchlhon, Aleuromanoie, divination qui se pratin en 4300 Edimbourg. Il raconte que quait avec de la farine. On mettait des billets dans sa jeunesse , tant mont sur le sommet rouls dans un tas de farine; on les remuait d'une trs-haute montagne, il fil un faux pas neuf fois confusment. On partageait ensuite et roula dans un prcipice. Commeil tait prs la masse aux diffrents curieux, el chacun se de s'y engloutir, il se sentit transporter en un faisait un thme selon les billets qui lui taient autre lieu, sans savoir par qui ni comment, et chus. Chez les paens, Apollon tait appel se retrouva sain el sauf, exempt de contusions Aleuromantis, parce qu'il prsidait celle diet de blessures. Quelques-uns attriburent ce vinolion. Il en reste quelques vestiges dans prodige aux amulettes qu'il portait au cou, certaines localits , o l'on emploie le son au selon l'usage des enfants de ce temps-l. lieu de farine. C'esl une amlioration. Pour lui, il l'attribue la foi et aux prires Alexander ab Alexandro , voy. I.1Sde ses parents, qui n'taient pas hrtiques. SAKBHO. Alessandro Alessandri, en latin AlexanAlexandre-Ie-Grand , roi de Macdar ab Alexondro, jurisconsulte napolitain, doine, etc. Il a t le sujet de lgendes promort en lo^S. 11a publi un recueil rare de digieuses chez les Orientaux, qui ont sur lui dissertations sur les choses merveilleusesL 11 des contes immenses. Ils l'appellent Iskender. y parle de prodiges arrivs rcemment, en Les dmonographes disent qu'Arislote lui enItalie, de songes vrifis, d'apparitions et de seigna la magie ; les cabalisles lui attribuent fantmes qu'il dit avoir vus lui-mme. Par la un livre sur les proprits des lments ; suite, il a fondu ces dissertations dans son les rabbins crivent qu'il eut un songe qui livre Genialiuin dierum, o il raconte toutes l'empcha de maltraiter les Juifs lorsqu'il sortes de faits prodigieux. Nous en citerons un voulut entrer en conqurant dans Jrusalem. qui lui est personnel. Il dit qu'il fil un La figure d'Alexandre-le-Grand , grave soir la partie d'aller coucher, avec quelques en manire de talisman sous certaines inamis, dans une maison de Rome que des fan- fluences, passait autrefois pour un excellent tmes el des dmons hantaient depuis long- prservatif. Dans la famille des Macriens, temps. Au milieudo la nuit, commeils taient, qui usurprent l'empire du temps de Valrien, rassembls dans la mme chambre avec plu- les hommes portaient, toujours sur eux la fisieurs lumires, ils virent paratre un grand gure d'Alexandre; les femmes en ornaient leurs coiffures, leurs bracelets, leurs anneaux. spectre, qui les pouvanta par sa voix terrible et par le bruit qu'il faisait en sautant sur Trebellius Pollio dit que celle figure est d'un les meubles et en cassant les vases de nuit. grand secours dans toutes les circonstances Un des intrpides de la compagnie s'avana de la vie, si on la porte en or on en argent. plusieurs foisavec de la lumire au-devant du Le peuple d'Anlioche pratiquait cette superfantme; mais, mesure qu'il s'en appro- stition, que saint Jean-Chrysoslomeeut beauchait, l'apparition s'loignait; elle disparut coup de peine dtruire.. Voy., dans les entirement aprs avoir tout drang dans la lgendes, la lgende d'Alexandre-le-Grand. maison. Peu de temps aprs, le mme Alexandre de Faphlagonie , imposteur, spectre rentra par les fentes de la porto. Ceux n au deuxime sicle, en Paphlagonie, dans qui le virent se mirent crier. Alessandro, le bourg d'bonolique. Ses parents, qui taient qui venait de se jeter sur un lit, ne l'aperut pauvres, n'ayant pu lui donner aucune ducapoint d'abord, parce que le fantme s'tait tion, il profila, pour se pousser dans le monde, gliss sous la couchette; mais bientt il vit un de quelques dons qu'il tenait de la nature. 11 grand bras noir qui s'allongea sur la table, avait le teint blanc, l'oeil vif, la voix claire , teignit les lumires [Link] les livres avec la taille belle, peu de barbe el peu de chetout, ce qui s'y trouvait. L'obscurit rendit veux , mais un air gracieux el doux. Se senl'effroi plus violent encore. Les amis d'Ales- tant des dispositions pour le charlatanisme sandro hurlrent. Pendant qu'on apportait mdical, il s'attacha , presque enfant, une des flambeaux, il remarqua que le fantme sorte de magicien qui dbitait des secrets el ouvrit la porte et s'chappa sans tre vu des des philtres pour produire l'affection ou la dcouvrir les trsors, obtenir les suchaine, 1 Alexrmdri Dissertationes , jurisperitineapolilani derbus [Link],sans date, quatuor adminibilibus, 1 Genialium lib.v, cap.23. in-4. dierum,

21 ALE ALE \ [Link] fermait par un fil cach. Aveccelle cessions,perdre ses ennemis, et autres rsul- vrail t et le serpent apprivoisqu'il avait achet lais de ce genre. Cet homme ayaul reconnu tle c Macdoine,el qu'il cachait,soigneusement., dans Alexandreun esprit adroit, une mmoire en i prpara un grand prodige. Il se transporta vive el beaucoup d'effronterie, l'initia aux il ( nuit l'endroit o l'on creusait,les fonderuses de son [Link] mort,du vieux de i du temple, el cacha, dans une fontaine jongleur, Alexandre se lia avec un certain ments Coconasjdont les rcils font un chroniqueur 'voisine, un oeufd'oie o il avait enferm un | serpent qui venait de natre. Le lendebyzantin el un homme aussi malin qu'auda- pelil i malin il se rendit sur la place publique, cieux. Ils parcoururent ensembledivers pays, main 1 agit, tenant sa faux la main et couvert tudiant l'art de faire des dupes. Us rencon- l'air seulementd'une charpe dore; il monta sur trrent une vieillefemmeriche, que leurs pr- i tendus secrets charmrent, et qui les (if voya- 'un autel lev, et s'cria que ce lieu tait hoger ses dpens depuis la Bithynie jusqu'en nor do la prsence d'un dieu. A ces mots, Macdoine. Arrivs en ce pays, ils remar- le peuple accouru pour l'entendre commena qurent qu'on y levait,de grands serpents si fairedes prires, tandis que l'imposteurprofamiliersqu'ils jouaient avec les enfantssans nonait des mots en langue phnicienne, ce leur faire de mal ; ils en achetrent un des qui servait, redoubler l'lonnemenlgnral. plus beaux pour les scnes qu'ils se propo- Il courut ensuite vers le lieu o il avait saient de jouer. Us avaient conu un projet cach son oeuf,el, entrant dans l'eau, il comhardi. L'embarras tait de dcider quel lieu mena chanter les louanges d'Apollon el serait leur thtre. Coconasprfrait Calc- d'Esculape el inviter ce dernier se montrer doine, ville de Paphlagonie, cause du con- aux mortels ; puis, enfonantune coupe dans cours de diversesnations qui l'environnaient. la fontaine, il en relira l'oeuf mystrieux; le Alexandreaima mieux son pays, Abonotique, prenant dans sa main , il s'cria : Peuples, parce que les esprits y taient plus grossiers. voici votre dieu ! Toute la foule attentive Son avis ayant prvalu , les deux fourbes poussa des cris de joie en voyant Alexandre cachrent des lames de cuivre dans un vieux- casser l'oeufet en tirer un pelil serpent, qui temple d'Apollon qu'on dmolissait, et. ils s'entortilladans ses doigts. Chacunse rpanavaient crit dessus qu'Esculape et son pre dit en bndictions,les uns demandantau dieu viendraient bientt s'tablir dans la ville. la sant, les autres les honneurs ou des riCes lames ayant l trouves, le bruit s'en chesses. Enhardi par ce succs, Alexandre rpandit aussitt dans les provinces; les ha- fait annoncer le lendemain que le dieu qu'ils bitants d'Abonoliquese htrent de dcerner avaient vu si polit la veille avait repris sa un temple ces dieux, et ils en creusrent les grandeur naturelle. Il se plaa sur un lit, [Link] mourut alors de la a])is s'tre revtu de ses habits prophtimorsure d'une vipre. Alexandre se hta de ques, el, tenant dans son sein le serpent qu'il le remplaceret, se dclarant prophteavant de avait apport de Macdoine , il le laissa voir se rendre au lieu de sa naissance,il se montra entortill autour de son cou el tranant une avec une longue chevelurebien peigne, une longue queue ; mais il en cachait la tle sous robe de pourpreraye de blanc ; il tenait dans son aisselle , et faisait paratre la place la sa main une faux, commeon en donne une lte postiche figure humaine qu'il avait prPerse, dont il prtendait descendre du ct pare. Le lieu de la scne tait faiblement de sa mre ; il publiait un oracle qui le disait clair ; on entrait par une porte et on fils de Podalyre , lequel, la manire des sortait par une autre, sans qu'il ft. possible dieux du paganisme, avait pous sa mre de s'arrter long-lemps. Ce spectacle dura en secret ; il faisait dbiter en mme temps quelques jours ; il se renouvelait toutes les une prdiction d'une sibylle qui portait que, fois qu'il arrivait quelques trangers. On fit des bords du Ponl-Euxin , il viendrait un li- des images du dieu en cuivre et en argent. brateur d'[Link] qu'il se crut con- Le prophte, voyant les esprits prpars, anvenablement annonc, il parut dans Abono- nona que le dieu rendrait des oracles, el tique, o il svit accueilli commeun dieu. qu'on et lui crire des billets cachets. Pour soutenir son personnage , il mchait la Alors, s'enfermant dans le sanctuaire du temracine d'une certaine herbe qui le faisait cu- ple qu'on venait de btir, il faisait appeler mer, ce que le peuple attribuait l'enthou- ceux qui avaient donn des billets, el les leur siasme surhumain dont il tait [Link] rendait sans qu'ils parussent avoir t ouverts, avait prpar en secret une tte habilement mais accompagnsde la rponsedu dieu. Ces fabrique, dont les traits reprsentaient la bihels avaient t lus avec tant d'adresse face d'un homme, avec une bouche qui s'ou- qu'il tait impossible de s'apercevoir qu'on

22 ALE ALG [Link] le cachet. Des espions et dos misAlexandre de Tralles , mdecin n saires informaient le prophte de tout ce qu'ils 1 Tralles, dans l'Asie-Mineuro, au sixime sit On dil qu'il tait, trs savant; ses ouvrapouvaient, apprendre, el l'aidaient rendre cle. ses rponses , qui d'ailleurs taient toujours ges prouvent au moins qu'il tait trs-crdule. 1 conseillait ses malades les amulettes el les obscures ou ambigus, suivant la prudente Il coutume des oracles. On apportait des vie- paroles charmes. Il assure, dans sa mdecine ] finies pour le dieu et des prsents pour le pro- ] pratique 1, que la figure d'Hercule touffant 1 lioii de la foret de Nme , grave sur une [Link] nourrir l'admiration par une - le nouvelle supercherie, Alexandre annonce un i pierre et. enchsse dans un anneau, est un contre la colique. Il prtend jour qu'Esculape rpondrait en personne aux excellent,remde questions qu'on lui ferait : cela s'appelait ds aussi qu'on gurit parfaitement la goutte , la rponses de la propre bouche du dieu. On pierre el les fivres par des philaclres et des oprait cette fraude parle moyen de quelques charmes. Gela montre au moins qu'il ne savait artres de grues qui aboutissaient d'un ct pas les gurir autrement. la tte du dragon postiche, et de l'autre la Alexandre su,roi d'Ecosse, qui pousa bouche d'un homme cach dans une chambre en 4285 Yoletle, fille du comte de Dreux. Le voisine. Ls rponses se rendaient en prose soir de la solennit du mariage, oii vit. entrer ou en vers, mais toujours dans un style si va- la fin du bal, dans la salle o la cour tait gue qu'elles prdisaient, galement le revers rassemble, un spectre dcharn qui se mil ou le succs. Ainsi l'empereur Marc-Aurle , danser. Les gambades du spectre troublrent faisant la guerre aux Germains, lui demanda les assistants : les ftes furent suspendues; et un oracle. On dit mme qu'en 471 il fit venir des habiles dclarrent que cette apparition Alexandre Rome, le regardant comme le dis- annonait la mort prochaine du Roi. En effet, pensateur de l'immortalit. L'oracle sollicit la mme anne, dans une partie de chasse, disait qu'il fallait. aprs des crmonies pres- Alexandre, montant un cheval mal dress, fut crites, jeter deux lions vivants dans le Danube, jet hors de selle, el 'mourut de la chute -. el qu'ainsi l'on aurait l'assurance d'une paix Alexandre VI, [Link] en 4492 ; pond'une victoire clatante. prochaine, prcde tife qui a t jug souvent avec beaucoup On excuta la prescription. Maisles deux lions Quelques sots crivains affir-3 traversrent le lleuve la nage ; les barbares d'exagration. sesordres un dmonfamilier les turent el mirent ensuite l'arme de l'em- menlqu'il avait ensuite au service de Csar Borgia. passa qui ; le en droute quoi prophte rplipereur dieu trs-important dans la Alfader , avait annonc la mais victoire, qu'il qu'il qua n'avait pas dsign le vainqueur.-Une autre thogonie Scandinave. Avant de crer le ciel fois un illustre personnage fil demander au el la terue, il tait prince des gants. Les mes dieu quel prcepteur il devait donner son des bons doivent vivre avec lui dans Simle ou fils. 11lui fut rpondu : Pythagore el Ho- Wingolff; mais les mchants (lassent Illan, mre. L'enfant mourut quelque temps aprs. de l Nillheim , la rgion des nuages infL'oracle annonait la chose , dit le pre , rieurs au neuvime monde. L'Edda lui donne en donnant ail pauvre enfant deux prcepteurs divers noms : Nikar (le sourcilleux), Svidrer morts depuis long-temps. S'il et vcu, on l'et (l'exterminateur), Svider (l'incendiaire), Oske instruit avec les ouvrages de Pythagore et ( celui qui choisit les morts), etc. Le nom d'Homre, et l'oracle aurait encore eu raison. d'Alfader a t donn aussi Odin. Quelquefoisle prophte ddaignait d'ouvrir Alfares,-gnies Scandinaves. Les bons les billets lorsqu'il se croyait instruit de la sont appels lias ou lumineux, les mchants demande par ses agents; il s'exposait de1 docksou noirs. singulires erreurs. Un jour il-donna Un re-[ espce de science qui tient Alfridarie , mde pour le mal de ct en rponse une de l'astrologie et qui attribue successivement lettre qui lui demandait quelle tait vritableinfluence sur la vie aux diverses plament la patrie d'Homre. On ne dmasqua quelque chacune rgnant son tour un certain ntes, l'accueil de Marc- nombre d'annes. point cet imposteur, que Voy. PLANTES. Aurle availentourde [Link] avait pr! Algol, des astrologues arabes ont donn dit qu'il mourrait cent cinquante ans, d'un t, ce nom au diable. coup de foudre , comme Esculape : il mourut dans sa foixanle-dixime anne, d'un ulcre * Liv.x, cli.I"'. . sa la jambe ; ce qui 'n'empcha pas qu'aprs -*Hector deBoe'ce, inimalibus Scot. b mort il eut, comme un demi-dieu, des statues 3 Curiosits, trad. de l'anglaispar de la littrature, et des sacrifices; Bertin,t. !-, p, 61.

23 ALI, ALM Alis de Tlieux, nonne du monastrede ver , el nous le renvoyonsaux automates muSaint-Pierre de Lyon , qui s'chappa de son siciens de Vaucanson, qui n'taient pas des . au commencement du seizimesicle, harpes oliennes).Quoi couvent, qu'il en soit, pourmena mauvaisevie el mourut,misrablement. suit,le biographe, ce concert trange causa de Sonme revint aprs sa mort. Cellehistoirea la rumeur parmi la population superstitieuse t crite par Adriende Monlalembert,aum= de la villed'Aix ; Allixfut accusde magie, et nier de Franois Ier'. le Parlement fit instruire son procs. Jug par Alkalala,. cri d'allgresse des Kamts- la chambre de la Tournelle, il ne put faire chadales; ils le rptent troisfois la fte des comprendreque l'effet merveilleuxde son aubalais, en l'honneur de leurs trois grands tomate n'tait qela rsolutiond'un problme dieux,'Filiat-Choul^Ghi, le pre; Touita, son mcanique.L'arrl du Parlement lecondamna fils, et Ga'lch,son petit-fils. La fle des ba- tre pendu el brl en place publique, avec lais consiste, chez ces peuples sales, balayer le squelette complice de ses sortilges ; la sentence fut excute en 4664. avec du bouleau le foyer de leurs cabanes. liTTlILA. Almanach. Nos anctres du Nord traAliette, V01J. Allluia, mothbreu qui signifielouange aient le cours des lunes pour louie l'anne Dieu. Les bonnes gens disent encore dans sur un petit morceau de bois entr qu'ils applusieursprovincesqu'on fait pleurer la sainte pelaient al-nlon-agt (observationd toutes les Viergelorsqu'onchante allluiapendant leca- limes) : telles sont, selonquelques auteurs, l'[Link] y avait Chartres une singulire rigiiie des almanachs et l'tymologiede leur coutume.A l'poqueol'oncessele chant, l'al- nom. D'autres se rclament des Arabes, chez lluia tait personnifiel reprsent par une qui al-manack veut dire le mmorial. Les loupie qu'un enfant de choeurjetait au milieu Chinoispassent pour les plus anciens faiseurs de l'glise et poussaitdans la sacristie avec un d'[Link]'avons que douzeconstelfouet. Cela s'appelait VAllluia [Link] lations ; ils en otit-vingt-huit. Toutefois leurs appelle trlle de l'alleluia une plante qui almanachs ressemblent ceux de Matthieu donne, vers le temps de Pques, une petite Laensbergh par les prdictions l les secrets fleur blanche [Link] passe pour un sp- dont ils sont farcis1. Bayle raconte l'anecdote cifiquecontre les philtres. [Link]. suivante, pour faire voir qu'il se rencontre des Aliix. Voiciun de ces traits qui accusent hasards purils qui blouissentls petits essur la vanit de l'astrologie. Marcelin, l'ignoranceet la lgret des anciensjuges de prits de rhtorique au collgede Lisieux, parlement. Allix, mathmaticien,mcani- professeur cien et musicien, vivait Aix en Provence , avait composen latin l'loge du marchal de mousquet au sige vers le milieu du dix-septime sicle ; il fit Gassion,morl d'un coup de un squelette qui, par un mcanismecach , de Lens. Il tait prs de la rciter en public, on reprsenta au recteur de l'Univerjouait de la guitare. Bonnet, dans son His- quand toire,e l Musique, page 82, rapporte l'his- sit que le marchal tait mort, dans la relitoire tragique de ce pauvre savant. Il mellait gionprtendue rforme, et que son oraison au cou de [Link] une guitare accorde funbre ne pouvait tre prononce dans une l'unisson d'une autre qu'il tenait lui-mme universit catholique. Le recteur convoqua une assembleo il fut rsolu, la pluralit dans ses mains, et plaait les doigts de l'automate sur le manche ; puis , par un temps des voix , que l'observation tait juste: Mai'calme et serein, les fentres et la porte tant cellusne put doncprononcersonpangyriqlio; et les partisans de l'astrologie triompheront il s'installait un dans coiii de la ouvertes, chambreet jouait sur sa guitare des passages en'faisant remarquer tout le inonde qii, dans l'Almanachde Pierre pour celle que le squelette rptait sur l sienne. Il y a mme anne 4648 entre Larrivy autres prdictions , , lieu de croire que l'instrumentrsonnait la manire des harpes oliemies, et que le m- il se trouvait crit en gros caractres : LATIN canismequi faisait mouvoirles doigtsdu sque- PERDU! Almanach du Diable,:contenantds prlette n'tait pour rien dans la production des sons. (Nous citons M. Flis sans l'approu* dictionstrs-curieuses pour les annes 4737 et 4738, aux enfers, in-24. Celte plaisanterie merveilleuse Histoire del'esprit lia- contre les jansnistes tait l'ouvrage d'un q ui depuis ^ La iriire s'estapparu aumonastre desreligieuses deSaiiitPievre de Lyon,ete.,par [Link]. Paris, 1 L'Almanach ~ deMatthieu Laensbergh commena in-4"gothique. 1528, dans lesLg'cnds'inpetit Voyez desanMaisavantluioiiavaitdj en1636. paratre iernaes Alis deTlieux. d e n Fischer adcouvert nuaires mme ature. Mayence, :> Traitdessuperstitions. Thiors, fait en unalmanach tout i mprim l'157; 1804, p our ' 1 Biographie universelle desmusiciens. lnaissance del'imprimerie;

1h ALP ALU certain Quesnel, joyeux quincaillier de Dijon, ceau c de pain d'orge. Celui qui l'avalait sans affubl du nom que lo fameux appelant n tant, peine tait innocent ; le criminel se trahissait \ attrist. Elle [Link] rare, attendu qu'elle par ] uno indigestionL C'est mme de col usage, fut supprime pour quelques prdictions Irop ( employ dans les preuves du jugement de 1 hardies. Nous ne la citons qu' cause de son Dieu , qu'est venue l'imprcation populaire : litre. Les jansnistes y rpondirent par w\ Je veux , si je vous trompe, que ce morr ceau lourd et slupide pamphlet,dirig contre les jede pain m'trangle!Voici comment s praliquecette divination, qui, selon les docsuites el supprim galement..11tait intitul : se Almanach de Dieu, ddi SI. Carr [Link]- t tes, n'est d'un effet certain que pour dcou'vrir ce qu'un homme a de cach dans le coeur. geron, pour l'anne 4738, in-24, au ciel prend de la pure farine d'orge; on la pAlmoganenses ,nom que les Espagnols On ' avec du lait, et du sel ; on n'y met pas de donnent, certains peuples inconnus qui, par trit ' ; on enveloppe ce pain compacte dans le vol cl le [Link] oiseaux, parla rencor.- levain Ire des hles sauvages et par divers autres un papier gras, on le fait cuire sous la cendre ; ensuite on le frotte de feuilles de verveine et. . moyens, devinaient tout ce qui devait arriver. Ils conservent avec soin, dit Laurent Yalla, on le l'ail manger celui par qui on se croit des livres qui traitent de. cette espce de tromp, et qui ne digre pas si la prsomption fonde. Il y avait, prs de Lavinium, un science, o ils trouvent des rgles pour lottes est sortes de pronostics. Leurs devins sont divi- bois sacr o l'on pratiquait l'alphilomancie. ss en deux classes : l'une de chefs ou de ma- Des prtres nourrissaient dans une caverne tres, et l'autre de disciples et d'aspirants. un serpent, selon quelques-uns ; un dragon , On leur attribue aussi l'art d'indiquer non- selon d'autres. certains jours on envoyait seulement par o ont pass les chevaux et les des jeunes filles lui porter manger; elles autres btes de somme gares, mais encore lo avaient les yeux bands [Link] la grotte, chemin qu'auront pris une ou plusieurs per- tenant la main un gteau fait par elles avec sonnes ; ce qui [Link]-utile pour la poursuite du miel el de la farine d'orge. Le diable , des voleurs. Les crivains qui parlent des Al- dit Delrio , les conduisait leur droit chemin. ie serpent refusait de manger le gmoganenses ne disent ni dans quelle province Celledont ni dans quel temps ont,vcu ces utiles devins. teau n'tait pas sans reproche. Alphonse x, roi de Caslille el de Lon , Almuchfi,-voy. BACON. Almulus (SALOSION), auteur d'une expli- surnomm l'Astronome et le Philosophe, mort cation des songes en hbreu. ln-S. Amster- en 4284. On lui doit les Tables Alphonsincs. C'est lui qui disait que, si Dieu l'avait appel dam, -1643. son conseilau moment,de la cration, il el Alooer, puissant dmon, grand-duc aux pu lui donner de bons avis. Ce prince extraenfers; il se montre vtu on chevalier, mont vagant croyait, l'astrologie. Ayant fait tirer sur un cheval norme ; sa figure rappelle les ses enfants, il apprit/que le catraits du lion ; il a le teint enflamm, les yeux l'horoscope det serait plus heureux que l'an, el le nomma ardents; il parle avec gravit; il enseigne les son successeur au trne. Mais malgr la sasecrels de l'astronomie et des arts libraux ; gesse de cet homme, qui se jugeai! capable il domine trente-six lgions. de donner des conseils au crateur, l'an tua Alogricus, Voy. ALVCUV. son frre cadel, mil son pre dans une troite Alomancie , divination par le sel, dont prison et s'empara de la couronne; tontes les procds sont peu connus. C'est en vertu choses que sa science ne lui avait pas rde l'alomancie. qu'on suppose qu'une salire vles. renverse esld'un mauvais prsage. ange ou dmon qui, selon le Alpiel, Alopcie, sorte de charme par lequel on Talmud, prside aux arbres fruitiers. fascine ceux qui l'on veut nuire. Quelques Alrlnaoh, diion de l'Occident, que les auteurs donnent le nom d'alopcie l'art de dmonograplies font prsider aux temptes, nouer l'aignillelle. Loi/. LIGATUIOES. aux tremblements de terre , aux pluies', la Alouette, voy. [Link]. grle, etc. C'est lui qui submerge les navires, i Lorsqu'il se rend visible , il parat sous les Alphitomanoie , divination par le pain d'orge ; celle divination importante [Link]- traits et les habits d'une femme. 5 anienne. Nos pres, lorsqu'ils voulaient,dans Alrunes , dmons succubes ou sorcires, accuss reconnatre le et coupable plusieurs furent mres des Huns. Elles 'prenaient qui ' lui l'aveu de son faisaient t obtenir de crime, 1 Delrio [Link],cap.2, qmcsl. 7disquisil, magie., manger chacun des prvenus un rude mor-

25 AMI) AMA une arme contre Amalaric. La justice r toutes sortes de formes, mais ne pouvaient avec C hommesfut prvenue par la justice terdes changer de sexe. [Link] MANIMAGOMS. ' tandis que le bourreau de Clotildes'a magicien juif, cit par nelle: Alray (DAVID), ^ au-devant,des Francs, il tomba perc Benjamin de Tudlo ; il se disait de la race vanait d'un trait lanc par une main invisible. Des de David . et se vantait,d'tre le messiedesr- j ont crit que celle mort tait l'outin ramener les Juifs dans Jrusalem. Lo lgendaires du diable; mais le trail no venait pas roi de Perse le fit mellro en prison, mais il s'- vrage ( d'en bas '. chappa en se rendant invisible. Il ne daigna Amalaric ( MADELKIMS ), sorcire qui se remontrer qu'en arrivant aux bords de la ' au sabbat et qui, accuse de onze homer. Alors il tendit son charpe sur l'eau, allait fut mise mort soixante-quinze planta ses pieds dessus el passa la mer d'une 'micides, ; dans la baronnie de La Trimouille, la lgret incroyable, sans que ceux qu'on en- ans ' du seizime sicle2. vova avec des bateaux sa poursuite le pus- fin Amaranthe, fleur que l'on admet parmi sent arrter. Cela le mil en vogue comme grand magicien ; mais enfin Sclieick-Aladin , les symboles de l'immortalit. Los magiciens prince turc et sujet du roi de Perse, fil tant attribuent aux couronnes faites d'amaranthe force d'argent avec le beau-pre du magi- de grandes proprits el surtout la vertu de cien qu'il fut poignard dans son lit. C'est concilierles faveurs et la gloire ceux qui les toujours la fin de telles gens, et les Juifs n'en portent. ont pas meilleur march que les autres magiAmasis. Hrodote raconte qu'Amasis, ciens, quelque fort que leur persuadent leurs roi d'Egypte, eut l'aiguillette noue, et qu'il [Link]'ils [Link] de l'esprit ma- fallut employer les plus solennelles imprcalin. Car c'est encore un secret du Talmud des tions de l magie pour rompre lo charme. Juifs qu'il n'est rien de difficileaux sages, [Link]'UKS. matres et savants en leurs lois , que les esnation de femmes guerriAmazones, - prits d'enfer el clestes leur cdent, el que res, dont Strabon regarde tort l'existence Dieu mme ( blasphme!) ne leur peut r- comme une fable. Franois de Torre-Blanca sister 1 Ce magicien est appel encore dit 3 qu'elles taient sorcires; ce qui est plus dans de vieux rcits [Link]. [Link] : elles se brlaient le sein droit pour tirer de l'arc; el le pre Meneslrier Altangatufun , idole des Kalmoucks,qui mieux avait le corps et la tte d'un serpent, avec croit que la Diane d'phse n'tait orne de quatre pieds de lzards. Celui qui porte avec tant de mamelles qu' cause que les amazones adoration son image est invulnrable dans les lui consacraient celles qu'elles se retrancombats. Pour en faire l'preuve, un khan fit chaient.. On dit que celle rpublique sans suspendre celle idole attache un livre , et hommes habitait la Cappadoceet les bords du modernes [Link] retrouver l'exposa aux coups des plus habiles archers ; [Link] leurs traits ne purent atteindre lo livre, qu'ils des rpubliques d'Amazones en voyant des percrent au contraire ds que l'idole en fut femmes armes sur les bords du Maragnon, dtache. C'esl l une lgende de Cosaques. qu'on a nomm pour cela le fleuve des AmaDes missionnaires en placent une naAlvromanoie , VOIJ. MSUllOMAN'[Link]. tion dans les Philippines, et Tbvenot une Amadeus, visionnaire qui crut conna- autre dans la [Link], dit-on, une rtre par rvlation deux psaumes d'Adam : le publique de femmes ne subsisterait pas six premier en transport de joie la cration do mois , et ces tats merveilleux ne sont que la femme, le second on triste dialogue avec fictions inventes pour rcrer l'imagination. Eve aprs leur chute -. Cependant i>[Link]. Amamon, t/OJ/.AilOYMON. Ambrosius ou Ambroise, roi d'Angleterre. Amalaric, roi d'Espagne, qui pousa la Foy. MKIIUN. princesse Clotilde, soeur du roi des Francs Amdusclas, grand-duc aux enfers. Il a Cluldebert. La pieuse reine, n'approuvant pas la forme d'une licorne ; mais lorsqu'il est les excs de son mari, tomb dans l'ariavoqu il se montre sous une figure lui nisme, le barbare lui fit crever les yeux. 1 Lamberlini Clotildeenvoya son frre un mouchoir teint deCruz-Houen, Thcatrum hisregium ad ann.510. de son sang, et Childebert marcha aussitt panicum, ?-lil;[Link],sommaire des sortilges, vnfices, tirdes au c riminels idoltries, procs jugs asige royal T Leloyer, Discours desspectres,.liv. cli.4. (le en ;; iv, Poitou la nne Montmoriilon, , prsente 1599, y-Cesdeuxpsaumes 29. sontimprims dansle Codex p.?' veteris Testament! deFabricius. Pseudepigraphus sivede magi, lib.I, cap.S. lpit. "Oeliet.

26 AME AME maine. Il donne des concerts si on les lui i qu'il faut en croire, dit Leloyer ', comme de commande; on entend alors, sans rien voir, toutes les autres bourdes el Laveries des rable son des trompettes el des autres instru- bins. Les juifs croient, au rapport du ments de musique. Les arbres s'inclinent sa Hollandais lloornbeeck, que les mes ont foules t cres ensemble, et par paires .voix; il commande vingl-neuf lgions. Ame. Tous les peuples ont reconnu d'une me d'homme el d'une me de femme ; l'immortalit de l'me; les hordes les plus de sorte que les mariages sont, heureux et barbares ne l'ont jamais t assez pour se accompagns de douceur el de paix lorsqu'on rabaisser jusqu' la brute. La brle n'est at- se marie avec l'me laquelle on a t actache qu' la terre : l'homme seul lve ses coupl ds le commencement; mais ils sont regards vers un plus noble sjour. L'insccle malheureux dans le cas contraire. On a lutest sa placedans la nature ; l'homme n'est pas ter contre ce malheur , ajoule-l-il, jusqu' la sienne. Chez certains peuples, on atta- ce qu'on puisse tre uni, par un second machait les criminels des cadavres pour ren- riage, l'me dont on a t fait le pair dans dre leur mort plus affreuse : le! est ici bas le la cration ; et celle rencontre est rare. sort, de l'homme. Celle me qui n'aspire qu' Philon, juif, qui a crit aussi sur l'me, pense s'lever, qui est trangre aux accidents du que, comme il y a de bons et de mauvais corps, que les vicissitudes du temps ne peu- anges, il y a aussi de bonnes et de mauvaises vent altrer, ne s'anantira pas avec la mames, et que les mes qui descendent dans, tire. La conscience, les remords, ce dsir les corps y apportent leurs bonnes ou maude pntrer dans un avenir inconnu, ce res- vaises qualits. Toutes les balivernes des hpect que nous portons aux tombeaux, cet effroi rtiques et des philosophes el toutes les docde l'autre monde, celle croyance aux mes, trines qui n'oul pas leur base dans les brillent par de semqui ne se distingue que dans l'homme, tout enseignementsde l'glise, nous instruit, quand ninie la rvlation ne se- blables absurdits. Les musulmans sonl rait pas l pour repousser nos doutes. Les ma- persuads que les mes demeurent jusqu'au trialistes qui voulant loutjugerparlesyeux du jour du jugement, dans le tombeau, auprs corps, nient l'existence de l'me, parce qu'ils du corps qu'elles ont anim. Les paens ne la voientpoint, ne voient pas non pluslesom- croyaient que les mes spares de leurs meil, ils ne voient pas les vents ; ils ne com- corps grossiers cl terrestres conservaient prennent pas la lumire, ni cent mille autres aprs la mort un corps plus subtil et plus dli, faits que. pourtant ils ne peuvent nier. ' On de la figure de celui qu'elles quittaient, mais a cherch de loul temps dfinir ce que c'est plus grand et plus majestueux ; que ces corps que l'me, ce rayon de la Divinit : selon les taient lumineux et de la nature des aslres; uns, c'est la conscience, c'est l'esprit; selon que les mes gardaient de l'inclinationpoiir les d'autres, c'est, cet. espoir d'une autre vie qui choses qu'elles avaient aimes pendant ieur palpite dans le coeur de tons les hommes; vie, el que souvent elles se montraient,auc'est, dit Lon l'Hbreu , le cerveau avec ses tour de leurs tombeaux. Quand l'me de Pndeux puissances, le sentiment el le mouvo-> trocle se leva devant Achille, elle avait sa ment volontaire. C'est une flamme, a dit un voix, sa taille, ses yeux, ses habits, du moins autre. Dicarque affirme que l'me est une en apparence, mais non pas son corps palharmonie et une concordance des quatre l1- pable. Origne pense que ces ides ont. menls. Quelques-uns sont alls loin, et une source respectable, et que les mes doioui voulu connatre la figure de l'me. Un vent avoir en effet un corps subtil; il se fonde savant a mme prtendu, d'aprs les dires sur ce qui est dit dans l'Evangile du Lazare d'un revenant, qu'elle ressemblait un vase et du mauvais riche, qui ont tous deux des sphriquo de verre poli, qui a dus yeux de corps puisqu'ils se parlent et se voient, et que tous les cts. L'me, a-t-on dit encore, le mauvais riche demande une goutte d'eau est comme une vapeur lgre et transparente, pour rafrachir sa langue. Saint i'ne, qui qui conserve la figure humaine. Un docteur est de l'avis d'Origne, conclut du mme talmudique, vivant dans un ermitage avec exemple que les mes se souviennent aprs son fils elquelques amis, vil un jour l'me d'un la mort de ce qu'elles ont fait en cette vie. do ses compagnonsqui se dtachait tellement Dans la harangue que fil Titus ses soldais de sou corps qu'elle lui faisait dj ombre pour les engager monter l'assaut, de la la tle. 11comprit que son ami allait mourir, tour Anlonia, au sige de Jrusalem, on el fil tant par ses prires- qu'il obtint que remarque une opinionqui est peu prs celle cette pauvre me rentrai dans le corps qu'elle des anciens Scandinaves. Vous savez, leur 1 Leloyer, abandonnait. Je crois de celte bourde ce Disc, et [Link], liv. v, cli.1".

27 AME AME dit-il, que les mes de ceux qui meurent la la vraie lumire. On a vu parfois, s'il faut guerre s'lvent jusqu'aux astres, [Link] re- recevoir tous les rcits des chroniqueurs, des ues dans les rgions suprieures, d'o elles mes errer par troupes. Dans le onzime siapparaissent, comme de bons gnies; tandis cle, on vit. passer prs de la ville de Narni que ceux qui meurent dans leur lit, quoique une multitude infinie de gens vtus de blanc, sous el qui s'avanaient du ct de l'Orient; celle ayant vcu dans la justice, sont plongs terre dans l'oubli et les tnbres 1. Il y a, troupe dfila depuis le matin jusqu' trois parmi les Siamois, une secte qui croit que les heures aprs midi ; mais sur le soir elle dimes vont [Link] o elles veulent aprs minua considrablement. Tous les bourgeois la mort; que celles des hommes qui oui bien montrent,sur les murailles, craignant que ce vcu acquirent une nouvelle force, une vi- ne fussent des troupes ennemies ; ils les virent gueur extraordinaire, et qu'elles poursuivent, passer avec une extrme surprise. Un citadin, attaquent et maltraitent celles des mchants plus rsolu que les autres, sortit de la ville partout o elles les rencontrent. Platon dit, remarquant dans la foule mystrieuse un dans le neuvime livre de ses Lois, que les homme de sa connaissance, il l'appela par mes de ceux qui ont pri de mort violente son nom, et lui demanda ce que voulait dire poursuivent avec fureur, dans l'autre monde, celte multitude de plerins; l'homme blanc les mes de leurs meurtriers. Celle croyance lui rpondit : Nous sommes des mes qui, s'esl reproduite souvent el n'est pas teinte n'ayant point,expi tous nos pchs el n'tant partout. Les anciens pensaient que toutes pas encore assez pures, allons ainsi dans les les mes pouvaient revenir aprs la mort, ex- lieux sainls, en esprit de pnitence : nous vecept les mes des noys. Servius en dit la nons de visiter le tombeau de saint Martin, raison : c'est que l'me, dans leur opinion, el nous allons Noire-Dame de Farfe. Le n'tait autre chose qu'un feu , qui s'teignait bourgeoisdeNarnifullellenienteffrnydecetle dans l'eau, comme si le matriel pouvait d- vision qu'il demeura malade pendant un an. truire le spirituel. ' On sait que la mort est Toute la ville de Narni, disent de srieuses la sparation de l'me d'avec le corps. C'esl relations, fut tmoinde celle procession merune opinion de tous les temps et de tous les veilleuse, qui se lit en plein jour. N'oupeuples que les mes en quittant ce monde blions pas, propos du sujet,qui nous occupe, liassent dans un autre meilleur ou plus mau- une croyance trs-rpandue en Allemagne : vais, selon leurs oeuvres. Les anciens don- c'est qu'on peut vendre son me au diable. naient au batelier Caron la charge de con- Dans tous les pactes faits avec l'esprit de duire les mes au sjour des ombres; on tnbres, celui qui s'engage vend son me. trouveune traditionanalogue celle croyance Les Allemands ajoutent, mme qu'aprs cet. chez les vieux Bretons : ces peuples plaaient horrible march lo vendeur n'a plus d'omle sjour des mes dans une le qui doit se bre. On conte, ce propos, l'histoire d'un tutrouver entre l'Angleterre el l'Islande. Les diant qui fil pacte avec le diable pour devenir bateliers el pcheurs, ditTzetzs, ne payaient l'poux d'une jeune dame dont,il no pouvait, aucun tribut, parce qu'ils taient chargs de obtenir la main. Il russit avec l'aide du diala corve de passer les mes; el voici com- ble. Mais au moment de la clbration du ment cela se faisait : Vers minuit ils en- mariage, un rayon do soleil frappa les deux tendaient frapper leur porte, ils suivaient, poux qu'on allait unir ; on s'aperut avec sans voir personne jusqu'au rivage; l ils effroi que le jeune homme n'avait pas d'omtrouvaient des navires qui leur semblaient bre : on reconnut qu'il avait vendu son me,, vides, mais qui taient chargs d'mes ; ils el tout fut rompu. Gnralement les insenles conduisaient l'le des ombres , o ils ne ss qui vendent leur me font leurs condivoyaient rien ; mais ils entendaient les mes tions un certain nombre d'annes aprs le anciennes cpii venaient recevoir et compli- pacte. Mais si on vend sans fixer de terme, menter les mes nouvellement dbarques ; le diable, qui est press de jouir, n'est pas elles se nommaient par leurs noms, recon- toujours dlicat; et voici un trait qui mnaissaient leurs parents, etc. Les pcheurs, rite attention : Trois ivrognes s'entreted'abord tonns, s'accoutumaient ces mer- naient, en buvant, de l'immortalit de l'me veilles et reprenaient leur chemin. Ces et des peines de l'enfer. L'un deux commena transports d'mes, qui pouvaient bien cacher de s'en moquer, et dit l-dessus des stupiune sorte de contrebande, n'ont plus lieu dits dignes de la circonstance. Celait dans depuis que le christianismeest venu apporter un cabaret de village. Cependant survient un 1 Josephe, [Link] [Link],cap. citdausCal- 1 DeCur citparCalmet, jud-, 1 , p:oniortuis, premire parc h.1(1. ch.M. Niet, premire tie, partie,

28 AMP AMN imnios. Les sages-femmes prsidaient,le sort, homme de haute stature, valu gravement, a qui s'assied prs des buveurs, et leur de- f'utur du nouveau-n par l'inspection de celle c mande de quoi ils riaient. Le plaisant villaloilfe; elle annonait d'heureuses destines si ;lle tait, rouge, el. des malheurs si elle prgeois le. met au fait, ajoutant qu'il fait si peu sentait une couleur plombe. Foy. COIFFE. de cas de son me qu'il est prt la vendre s Amon ou Aamon , grand el puissant au plus offrant et bon march, et qu'ils en boiront l'argent. El combien me la veux- imarquis de l'empire infernal. Il a la figure l'un loup avec une queue do serpent; il volu vendre? dit. le nouveau venu. Sans mar- c chander, ils conviennent du prix ; l'acheteur imit, de la flamme; lorsqu'il prend la forme en compte l'argent, et ils le boivent. C'tait 1 humaine, sa tte ressemble celle d'un hibou qui laisse voir des dents canines trsjoie jusque-l; mais, la nuit venant, Facile- 1 effiles. C'est le plus solide des princes des leur dit : 11 est temps, je pense, que chacun < < : il sait le pass et l'avenir, et rconse retire,chez soi; celui qui a achet un clic- dmons val n'alil cilie, quand il le veut, les amis brouills. Il pas le droit de l'emmener. Vous ( commande quarante lgions L permettrez donc que je prenne ce qui esl i moi. Or, ce disant, il empoigne son vendeur Amour. Parmi les croyances superstitout tremblant, el l'emmne o il n'avait pas tieuses qui se rattachent innocemment l'acru aller si vile; de telle sorte que jamais mour, nous citerons celle-ci, qu'un homme est plus lo pays n'en out nouvelles. Foy. MONT. gnralement aim quand ses cheveux frisent Ame des btes. Dans un petit ouvrage naturellement. A Boscoff, en Bretagne, les trs-spirituel sur l'me des bles, un pre j- femmes aprs la messe balaient la poussire suite a ingnieusement dvelopp cette sin-^;^ \de la chapelle de la Sainle-Union, la souigulire [Link] quelques philosophes anciens, llent du ct par lequel leurs poux ou leurs que les btes taient animes par une partio amants doivent revenir, et se flattent, au des dmons moins coupables, qui faisaient moyen de ce doux sortilge, de fixer le coeur do ce qu'elles aiment 2. Dans d'autres pays, on ainsi leur expiation. F'oy. [Link]. croit stupidement se faire aimer en attachant d'un vioAmthyste, pierre prcieuse, certains mots spars par des croix. let fonc, autrefois la neuvime en ordre sur son cou H y le pectoral du grand-prtre des juifs. Une Foy. Pim/niES. Foy. aussi HIIOMIIUS. qui se sont donvieille opinion populaire lui attribue la verlu a eu des amants passionns ns au dmon pour tre heureux. On conte de garantir de l'ivresse. qu'un valet vendit son me au diable pour Amiante, espce de pierre incombusti- devenir l'poux do la fille do son niaitre, ce ble, que Pline et les dmonographes disent qui le rendit trs-infortun. On attribue aussi excellente contre les charmes de la magie L l'inspiration des dmons certaines amours Amilcar , gnral carthaginois. Assi- monstrueuses, comme la passion de Pygmageant Syracuse, il crut entendre, pendant son lion pour sa statue. Un jeune homme devint sommeil, une voix qui l'assurait qu'il souperait pareillement perdu pour la Vnus de Praxile lendemain dans la ville. En consquence, il tle; un Athnien se tua de dsespoir aux pieds fil donner l'assaut de bon malin, esprant de la statue de laForlune, qu'il tronvailinsensienlever Syracuse el y souper, comme le lui ble. Cestraits iiesont que des foliesdplorables. promettait son rve. 11fut pris par les assiOU Amamon, l'un des quatre Amoymon gs el y sotipa en effet, non pas en vainqueur, rois de l'enfer, dont il gouverne la partie ainsi qu'il s'y tait attendu, mais en captif, orientale. On l'voque le malin de neuf heuce qui n'empcha pas le songe d'avoir prdit res midi, el le soir, de trois six heures. juste'-. Hrodote conte qu'Amilcar, vaincu par Asmode est. son lieutenant cl le premier Glon, disparut vers la fin de la bataille, et prince de ses tats r\ qu'on ne le retrouva plus; si bien que les Car devin de l'antiquit, qui Ampbiaras, mirent au de Dieux et leurs thaginois le rang se cacha pour ne pas aller la guerre de lui offrirent des sacrifices. Thbes, parce qu'il avait prvu qu'il y mourJuP-lTIR-AsiMON. Ammon, VOIJ. rait; ce qui eut lieu lorsqu'on l'eut dcouvert, divination sur la coiffe et forc s'y rendre; mais il ressuscita. On [Link]'e, ou membrane qui enveloppe quelquefois la lui leva un temple dans l'Altique, prs d'une tte des enfants naissants, ainsi nomme de fontaine sacre par laquelle il tait revenu celle coiffe,que les mdecins appelaicnlen grec 1 Wierus, in Psendomonarclii d:em. 1 Delanc're, J Voyage Del'Inconstance, liv. iv, dise.3., deM. Cambry dansle Finistre, t I*'1'. etc., 'J Valre-Maxime, ' Wierusin Pseudomonarclii doem.

21 AMU y AMU des enfers. 11gurissait les malades en leur avait aux prtendus gnies gouverneurs du indiquant des remdes en songe; il rendait monde. Tbiers ' a rapporlungroiidnonibrede aussi par ce moyen des oracles, moyennant passages des Pres ce sujet el les canons do argent. Aprs les sacrifices, [Link]'en- plusieurs Conciles. Les lois humaines condormail sur une peau de mouton, et il lui damnrent aussi l'usage des amulettes. L'emvenait un rve qu'on savait toujours interpr- pereur Constance dfendit d'employer les ter aprs l'vnement. On lui attribue des amulettes et. les charmes la gurison des prophties crites en vers, qui ne sont pas maladies. Cette loi, rapporte par Amniien venues jusqu' nous. Voy. PVHOMANCIE. Marcellin, fui excute si svrement, que lit punir de mort une vieille femme Amphion, Pausanias, Wierus et beau- Valentinien lail la livre avec des paroles charmes, coup d'autres mettent Amphion au rang des qui habiles magiciens, parce qu'il rebtit les murs et qu'il fit couper la tle un jeune homme qui louchait un certain morceau de marbre de Tlibesau son de sa lyre. en prononant sept lettres de l'alphabet, pour on attriAmphisbne, serpent auquel le mal d'estomac ~. Mais comme il gurir bue deux fles aux deux extrmits, par les- fallait des prservatifs, on trouva moyen d'quelles il mord galement. Le docteur Brown luder la loi; on fit des amulelles avec dos a combattucelte erreur, que Pline avait,adop- morceaux de de versets de chargs papier te. On ne nie point, dit Brown ', qu'il n'y l'criture sainte. Les loisse montrrent moins ail ou quelques serpents deux ttes, donl rigides contre celle coutume, el on laissa aux chacune tait l'extrmit oppose. Nous prtres le soin d'en modrer les abus. Les trouvonsdans Abdovrandun lzard do celle Grecs modernes, lorsqu'ils sont malades, mme forme, et tel tait peut-tre l'amphis- crivent le nom de leur infirmitsur un pabne [Link] du Puy montra la ligure pier triangulaire qu'ils attachent la porte au savant Faber. Cela arrive quelquefois aux de leur chambre. Ils ont grande foi celle animaux qui font plusieurs petits la fois, amulette. Quelques personnes portent sur et surtout aux serpents, dont les oeufs tant elles le commencement, de l'vangile de saint attachs les uns aux autres ne peuvent s'uJean commeun prservatif contre le tonnerre; nir sous diverses formes el s'clore de la et ce qui est assez particulier, c'est que les sorte. Mais ce sonl l des productions mon- Turcs ont confiance celle mme amulette, si strueuses, contraires celle loisuivant laquelle l'on en croit Pierre Leloyer s. On lit dans toute crature engendre son semblable,et qui Tliyruus6qu'en '15(58, le prince d'Orange consonlmarquescommeirrguliresdanslecours damna un prisonnierespagnol mourirdans le gnral de la nature. Nous douterons donc que diocsede Juliers: que ses soldaisl'attachrent l'amphisbne soit une race de serpents deux un arbre el s'efforcrentde le tuer coups ttes jusqu' ce que le l'aitsoil confirm. 1 Traitdessuperstitions, liv.V,ch. . Amulette, prservatif. On appelle ainsi ?-Voyez xvi,xix, xxix, elle Animieii<Murccllin,lib. certains remdes superstitieux que l'on porte [Link], [Link], cil-"2. sur soi ou que l'on s'attache au cou pour se t Uneautrequestion estdesavoir si c'estunesud e sursoiles des saints,unu porter reliques prserver do quelque,maladie ou de quelque perstition uneimage,une chose bnitepar les priresde croix, Les Grecsies nommaient un etc., et si l'ondoitmettreces danger. aynvs-Dc., phylactres, Pglise, au rangdesamulettes le prtendent les , comme les Orientaux talismans. C'taient des images choses si l'on Nousreconnaissons attribue que protestants. lavertu surnaturelle deprserver d'accidents, capricieuses(un scarabe chez les gyptiens), ceschoses demort d emortdansl'tatde subite, e'e.,c'est pch, des morceaux de parchemin, de cuivre, d'- unesuperstition. Kilo n'estpasdumme genre quecelle des dontle, n e amulettes, prtendu puuvoir peutpas se tain, d'argent, ou encore des pierres particu Dieu ; maisc'estcequeles thologiens ap lireso fou avait trac de certains caractres rapporter l'onattribue des vaineobservance, que pellcllt parce ou decertainshiroglyphes. Commecette su- choses saintes et respectables un pouvoir queDieun'y a point attach. Unchrtien bien instruit nelesenvisage perstitionest ne d'un attachementexcessif la point nousseainsi-, il saitquelessaintsne peuvent vie et d'une crainte purile de toutce qui peut courir leursprires et parleurintercession auqueparc'est deDieu cela a dcid ; pour quel'liglise qu'il nuire, le christianisme n'esl pas venu bout prs est utileetlouable et de lesinvoquer. Or deleshonorer de la dtruire universellement -. Ds les pre- c'estunsigne etderespect leur gard de d'invocation sursoileur image ou leursreliques;de mmo miers sicles de l'glise, les Pres et les Con- porter une c'estune d'aiTeetion etde respect p our que marque sonportraiton quelque chose ciles dfendirent aux fidlesces pratiques du personne quedegarder obserCen'estdonc niunevaine luiait appartenu. Paganisme. Ils reprsentrent les amulettes qui niunetoileconfiance vance d'esprer qu'enconsidraet du nous a commeun reste idoltre de la confiancequ'on tiondel'aflectioli respect q ue tmoignons et prierapournous. 11en est un saint,il intercdera de mme descroixetdesaijnusOci. Dictionlcrgier, 1 Essai surleserreurs, nairethologique. liv.m, eh.15. - Bergier, [Link], Dictionnaire pars3,cap.'lu. Uiologique.

30 ANA ANA d'arquebuse, mais que leurs balles ne l'atteigni- frre : l'Asne d'or, el le pre d'Orlans drent, point. On le dshabilla pour s'assurer s'il couvrit,dans celui du pre Proust: Pur soi. Un nomm Andr Pujon, del baule Auvern'avait pas sur la peau une armure qui arrcll le coup, on trouva une amulette portant gne, passant par Lyon pour se rendre Paris, la ligure d'un agneau; on la lui la, el le rva la nuit que l'anagramme de son nom premier coup de fusil retendit roide mort. - tait pendu Riom. En effet, on ajoute que On voit, dans la vieille chronique de dom le lendemain il s'leva une querelle entre lui Ursino, que quand sa mre l'envoya, tout pe- cl un homme de son auberge, qu'il tua son tit, enfant qu'il tait, Saint-Jacques de Com- adversaire, el fui pendu huit jours aprs sur postclle, elle lui mil au cou une amulette que la place publique de Kiom. C'est un vieux son pouxavailarrache un chevalier maure, conte renouvel. On voit dans Delancre J que La vertu de cette amulette tait d'adoucir la le pendu s'appelait Jean de Pruom, dont, l'afureur les bles cruelles. En traversant une nagramme est. la mme. J.-B. Bousseau, fort, une ourse enleva le petit prince des qui ne voulait pas reconnatre son pre parce mains, tle sa nourrice et l'emporta dans sa que ce n'tait qu'un humble cordonnier, avait caverne; mais, loin de lui faire aucun mal, pris le nom de Verniefles, dont l'anagramme elle l'leva avec tendresse ; il devint par la fut faite; on y trouva Tu le,renies. On fil de suite trs-fameux sous le nom de dom Ur- Pierre de Ronsard, rose de Pindare. On donna sino, el fut reconnu par son pre, qui la l- le nom de cabale la ligue des favoris de gende dit qu'il succda sur le Irne de Na- Charles 11d'Angleterre, qui taient, Clifford, varre. Les ngres croient beaucoup la Ashley, Buckingham, Arlinglon, Lauderdale, puissance des amulettes. Les lias-Bretons leur parce que les initiales des noms de ces cinq attribuent le pouvoir de repousser le dmon. minisires formaient, le mot cabal. On voulut Dans le Finistre, quand on porte un enfant prsenter comme une prophtie cet anaau baptme, on lui met. au cou un morceau gramme de Louis quatorzime, roi de France de pain noir, pour loigner les sorts el. les et de Navarre : Ya, Dieu confondra l'arme Les juifs cabamalfices que les vieilles sorcires pourraient qui osera le rsister lisles ont fait des anagrammes la troisime jeler sur lui. Foy. Ai.s. de leur cabale : leur but est de trouAmy, grand prsident aux enfers, el partie l'un dos princes de la monarchie infernale. Il ver, dans la transposition des lettres ou des des sens cachs ou mystrieux. Foy. parait l-bas environn do flammes, mais ici mots, sous des traits humains, il enseigne les se- [Link]. crets de l'astrologie et des arts libraux; il Anamelech, dmon obscur , porteur de . donne de bons domestiques; il dcouvre, mauvaises nouvelles. Il tait ador Sepharses amis, les trsors gards par les dmons; vam, ville des Assyriens. Il s'est montr sous il est prfet de trente-six lgions. Des anges la figure d'une caille. Son nom signifi, ce dchus el des puissances sont sousses ordres. qu'on dit, bon roi; eldes doctes assurent que 11 espre qu'aprs deux cent mille ans il re- ce dmon est la lune, comme Adranielech est tournera dans le ciel pour y occuper le septime le soleil. Anancitide , [Link]'HOTIS. Irne; ce qui n'est pas croyable, dit Wierus L Anania OUAnagni (JlSAS Amyraut (MOSE), thologien protestant, ))'), jurisconn dans l'Anjou, en 1596, mort en IGC-'t. sulte du quinzime sicle, qui on doit quatre On lui doit un Traite des songes, aujourd'hui livres De la Nature des dmons2, cl un irail Dela Magie etdesmalfices3. Cesou vrages sonl peu recherch. Anagramme. -Il y Cllt des gens, SUl'Iolll pou connus. Anania mourut en Italie en 'I-i15Sdans les quinzime el seizime sicles, qui [Link] cabalislos disent [Link] des sens cachs dans les mot crit sur un parchemin vierge est un taprtendaient trouver mois qu'ils dcomposaient, et une divination lisman trs-efficace contre les maladies. Les dans les anagrammes. On cite comme une des lettres qui le composent sonl, leur avis,, les plus heureuses celle que l'on lit sur le meur- initiales de tous les mots qui forment celle trier de Henri Ilf, Frre dit Jacques Clment, prire : Antidolum Nazarcni Auferal Necem o l'on trouve : C'est l'enfer qui m'a cr. - Intox icationis, Sanctificel Alimenta PoculaDeux religieux en dispute, le pre Proust et le que Trinitas Aima. pre d'Orlans, faisaient des anagrammes; le 3 L'Incrdulit et mccraiice, pre Proust trouva dans le nom do son conetc.,trait5. - DeNaturikemonum, lib. iv,in-12; lDti2. vleapoli, ! DeMagi 1 InPseudomon. et maleiciis, in-4"; Lugduni, dannonum. 16G9.

31 - AND ANA Anansi.C'esl le nom do l'araigne gi- luire, qu'il faut enfonceravec un marteau dont gantesqueel toute-puissante qui les ngres le manche soit de bois de cyprs, el on dit je la Cte d'Or attribuent, la cration do quelques paroles prescrites rigoureusement col effet. Alors le voleur se trahit par un l'homme. cri. S'il s'agit d'une sorcire, el qu'on grand dos dmons de la Anarazel,l'un chargs veuille seulement ler le malficepour le redes trsors souterrains, qu'ils transpor- jeter sur celle qui l'a jet, on prend le samedi, garde tent d'un lieu tin autre pour les drober aux avant le lever du soleil, une branche de courecherches des hommes. C'[Link] qui, drier d'une anne, et ondit l'oraisonsuivante: avec ses compagnonsGazicl elFcor, branle Je te coupe, rameau de celle anne, au nom les fondements des maisons, excite les tem- de celui que je veux blesser commeje te fait sonneles cloches minuit., paratre ptes, blesse. On met la branche sur la table, en nocturnes. el les terreurs les spectres inspire rptant trois foisune cerlaine prire qui se [Link] mol, tir du grec, signifie termine par ces mots : Que le sorcierou la sorexpose,signal, dvou. On donnait,chez les cire soit anathme, el nous saufs ' ! paens le nom d'anathmes aux filets qu'un Anatoljus, philosopheplatonicien,matre pcheur dposait sur l'autel des nymphes de de Jamblique, el auteur d'un trait des Symla mer, au miroir que Las consacra Vnus, pathies et des antipathies, dont Fabricius a aux offrandesde coupes, de vlements, d'in- conserv quelques fragments dans sa Bibliostruments et de figures diverses. On l'appli- thque grecque. qua ensuite aux objets odieux que l'on expoAnaxiias, philosophe pythagoricien qui sait dans un autre sens, comme la tte ou les vivait sous Auguste. On l'accusa de magie, l'on anaappela dpouillesd'un coupable ; et qu'il faisait de mauvaises expriences thme la victimevoue aux dieux infernaux. parce de physique, et Auguste le bannit. Il fut l'inChezles juifs l'analhme a t gnralement venteur du flambeau infernal, qui consiste les chrainsi en mauvaise Chez part. pris brler du soufre dans un lieu priv de lul'tre maudit. tiens c'est la maldiction ou ce qui rend les assistants fort laids. L'hommefrapp d'analhme est retranch de mire, Anderson ([Link]). VAMI'IIUJS. VOIJ. la communiondes fidles. Il y a beaucoup Andrade,mdecin qtu cul des rvlations d'exemples qui prouvent les effets de l'anaElles sont peu curieuses: cependant lhme; el comment expliquerce fait constant, en 8153. quepeu d'excommunisont prospr? voy. Ducliesiieles a recueilliesdans sa Collection ms MALDIC-des historiens franais2. EXCOMMUNICATION , PIEHIUS [Link] magiciens el les devins emTION, Andras, grand marquis aux enfers. On ploient une sorte d'analhme pour dcouvrir le voit avec le corps d'un ange, la lte d'un les voleurset les malfices : voicicelle super- chat-huanl, chevalsur un loup noir, el porstition. Nous prvenons ceux que les dtails tant la main un sabre pointu. 11apprend sont extraits des scandaliser pourraient qu'ils tuer ses ennemis, matres el serviteurs; c'est l'eau on rasgrimoires. On prend de limpide; lui qui lve les discordes et les querelles; il sembleaulant de petiles pierres qu'il y a de commandetreille lgions. onles failbouillii'daus personnessouponnes; auteur d'un livre sur le Andr (Toiuii), celte eau; on les enterre sous le seuil de la. des mauvais anges, rare et peu reporle par o doit passer le voleur ou la sor- pouvoir cherch 5. Dix-septimesicle. en une lame d'lain sur lacire, y joignant luthrien, n Andreoe (JEAN-VAMNTiN), quelle sont crits ces mots : Christus vincil, dans le duch do Wurtemberg en MJ96, mort Christus rgnt, Christus imperal. On a eu Ses connaissances,son activit, les soinde donner chaque pierre le nomde l'une en <I6O4. des personnes qu'on a lieu de souponner. mystrieusesallusionsqui se remarquent dans Onte letout de dessousle seuil de la porle au ses premiers ouvrages l'ont fait regarder lever du soleil; si la pierre qui reprsente le comme le fondateur du fameux ordre des Plusieurscrivains allemands lui coupable est brlante, c'est dj un indice. Boses^Groix. de cet Mais,commele diable est sournois, il ne faut attribuent au moins la rorganisation pas s'en contenter; on rcite donc les sept ordre secret, affilidepuis celui des Francspsaumes de la Pnitence, avec les Litanies 1 Wierus, DePi-oestijr. lib.v,cap.5. d'ami., , desSaints : on prononceensuite les prires de * Kx-ccrpla librircvelatiomim Andradi medici , aimd t omo l'exorcisme S3, Ii, And. D ucllesne. contre le voleur ou la sorcire ; Scriptoruni ' on ^ Tobiic Andrete Bxereitationes dean: critson nomdans un cercle ; on plante sur Kclorum philosopliicai n ialortim i n - . potentia corpora, in-12;Amstcl:, ""." c nom un clou d'airain , de forme triangu- 1001.

ANli A NI Maons, qui rvrent la mmoire d'Audiem. cet animal tait honor dans l'Arabie. CerSesouvrages, au nombre de cent, prchent tains peuples trouvaient quelque chose de gnralement la ncessitdessocils secrtes, mystrieux dans celle innocente bte, el on surtout la Rpublique Chrislianopolilaine, la pratiquait autrefois une divination dans laTour de Babel, le Chaosdes jugements ports quelle on employait une fte d'ne. Voy. Ce n'est pas ici le lieu sur la Fraternit del Rose-Croix, l'Ide d'une [Link]. Socit Chrtienne, la Rforme gnrale du de parler de la fte de l'ne. Mais relevons Monde, el les Noces chimiques de Chrtien une croyance populaire qui fait de la croix attribue Andra; des voya- noire qu'il porle sur le dos une [Link] ges merveilleux, une existence pleine de mys- corde l'espce, cause de l'nessc de tres el des prodiges qu'on a copis rcemBelhphag. C'est un fait singulier. Mais Pline, ment dans la peinture qu'on nous a faite des qui tait presque contemporainde l'nesse qui tours de passe-passe de Caglioslro. porta notre Seigneur, elqui a rassembl avec soin tout ce qui concerne l'ne, [Link] d'aude fabuleux, espce Andriague,animal cune rvolutionsurvenue dans la distribution cheval ou do griffon ail, que les romanciers de la couleur et du poil de cet animal ; on de la chevalerie donnent quelquefois aux madoit donc croire que les nes ont toujours giciens el leurs hros, et qu'on retrouve port cette [Link] les Indiens du aussi dans des contes de fes. Madur , une des premires castes, celle des Androalphus , puissant dmon, marquis cavaravadouks, prtend descendre d'un ne ; de l'empire infernal ; il se montre sous la li- ceux de cette caste traitent les nes en frres, gure d'un paon la voix grave. Quand il pa- prennent,leur dfense, poursuivent,en justice rait avec la forme humaine, on peut le con- el font condamner l'amende quiconque les traindre donner des leons de gomtrie. Il charge trop ou les bal el les outrage sans raiest astronome, el enseigne ergoter habile- son. Dans les temps de pluie, ils donneront ment. 11donne aux hommes dos ligures d'oile couvert un ne et le refuseront son conseaux ; ce qui permet, ceux qui commercent ducteur, s'il n'est, pas de certaine condition1. avec lui d'viter la griffe des juges. Trente l- -[Link] fable sur l'ne : Jupiter venait de prendre possession de l'empire; les gions sont sous ses ordres a. Androgma. Bodin el Dclancre content.2 hommes, son avnement, lui demandrent un printemps ternel, ce qu'il leur accorda ; qu'en lb3(i, Casai, en Pimont, on remarqua qu'une sorcire nomme Androgina en- il chargea l'ne de Silne do porter sur la trait dans les maisons, et que bientt aprs terre ce prsent. L'ne eut soir, el s'approon y mourait. Elle fut prise el livre aux ju- cha d'une fontaine; le serpent qui la gardait, ges, elle confessa que quarante sorcires, ses pour lui permettre d'y boire, lui demanda lo compagnes, avaient compos avec elle le ma- trsor dont il tait porteur, el le pauvre anilfice. C'tait un onguent dont elles allaient mal troqua le don du ciel contre un peu d'eau. graisser les loquets des portes; ceux qui lou- C'est depuis ce temps, dit-on, que les vieux chaient ces loquets mouraient en peu de jours. serpents changent de peau et rajeunissent .-La mmechose advint Genve en'1063, perptuellement. Mais il y a des nes plus ajoute' Delancre, si bien qu'elles y mirent la adroits que celui-l : une demi-lieue du peste, qui dura plus de septans. Ccntsoixanle- [Link] trouvait, dans une grande bourgade, dix sorcires furent excutes Rome pour un bateleur qui avait un ne si instruit que cas semblable sous le consulat de Claudius les manants le prenaient pour un dmon dMarceUusel de YaleriusFlacons: mais la sor- guis. Son matre le faisait danser-; ensuite il cellerie n'tant pas encore bien reconnue, on lui disait que le Soudan voulait construire un les prenait simplement alors pour des empoi- bel difice, et qu'il avait rsolu d'employer tous les nes du Kaire porter la chaux, le sonneuses mortier et la pierre. Aussitt l'no se laissait Androdcs,-automates figure humaine. tomber, raidissait les jambes el fermait les Foy. MCANIQUE et AL1SEI\T-I.I-GRANI). comme s'il et t mort. Le bateleur se yeux Ane. Les gyptiens traaient son image plaignait de la mort de son ne, et priait,qu'on sur les gteaux qu'ils offraient Typhon, dieu lui donnt un peu d'argent pour en acheter du mal. Les Romains regardaient la rencon- un autre. Aprs avoir recueilli quelque tre de l'ne comme un mauvais prsage. Mais monnaie: Ah ! disait-il, il n'est pas mort, mais il a fait semblant de l'tre parce qu'il 1 Wierus, dtemon. in Pscudonu.n. * Dmonomanie, [Link], ch.-1. Tableaudel'incons! Sainl-Fuix, t. II (lesEssais surParis. tance,etc.,liv. n, dise.-t.

315 ANC ANC sait,que je n'ai pas le moyen de le nourrir. il publia deux volumes, el dont il en prometLve-loi, ajoutait-il. L'ne n'en faisait rien. tait vingt-quatre, sous le litre do Lumire Ce que voyant, le matre annonait que le magique, ou origine, ordre et gouvernement Soudanavait fait crier .son de trompe que le de toutes les chosesclestes, terrestres et inetc. 1. Mongilorc en parle dans le peuple et. se trouver le lendemain hors de fernales, 1' la ville du Kaire, pour y voir de grandes ma- tome F' de sa Bibliothquesicilienne. plante qui passe pour un les 11 plus Anglique, veut, que ajoulail-il, gnificences. noblesdames soient montes sur desnes... prservatifcontre lesfascinationsdel magie. L'ne se levait, ces mots, dressant la tte Onla meltailen manire d'amulette au coudes et les oreilles en signe de joie. .11est vrai, petits enfants pour les garantir des malfices. Angerbode ou Angurbode, femme giajoutait,le bateleur,que le gouverneur de mon quartier m'a pri de lui prter le mien pour gantesque qui se maria avec le diable , selon sa femme, qui est une vieille roupilleuse l'opiniondes Scandinaves,et qui enfanta trois dcnle. L'ne baissait aussitt les oreilles monstres : le loup Fenris, lo serpent Jormunet commenait clocher comme s'il et t gandur el la dmone Hla, qui garde le boiteux1. Cesnes merveilleux,disentles inondesouterrain. taient, sinon des dmons,au dmoiiographes, Anges. Les Juifs, l'exception des samoins des hommes mtamorphoss, comme ducens, admettaient el honoraientles anges, en en qui ils voyaient, commenous, des substanApule,qui fui, ainsi qu'on sait, transmu ne. Vincent de Beauvais parle 2 de deux ces spirituelles,intelligentes,et les premires femmesqui tenaient une petite auberge au- en dignit entre les cratures. L'criprs de Rome, el qui allaient vendre leurs lure sainte a conserv quelquefois aux dhlesau march aprs les avoir changs en mons le nom d'anges, mais anges de tnbres cochonsde lait, en poulets, en [Link] ou mauvais anges. Leur chef est appel le d'elles, ajoule-t-il, changea un comdien en grand dragon el. l'ancien serpent, cause ne, el, comme il conservait ses talents sous de la forme qu'il prit,pour tenter la femme. sa nouvellepeau, elle le menait dans les foi- Zoroaslre enseignait l'existence d'un res des environs, o il lui gagnait beaucoup nombre infini d'anges ou d'esprits mdiad'argent. Un voisin acheta trs-cher cet ne teurs, auxquels il attribuait non-seulement savant; en lo lui livrant, la sorcirese borna un pouvoir d'intercession subordonn la lui recommander de ne pas le laisser entrer providence continuelle de Dieu. mais un dans l'eau, ce que le nouveau matre de l'ne pouvoir aussi absolu que celui que les paens observa quelque temps. Maisun jour le pau- prtaient leurs dieuxa. C'est,le culte rendu vre animal , ayant trouv moyen de rompre des dieux secondaires que [Link] a conson licou, se jeta dans un lac, o il reprit sa damn5. Les musulmanscroient que les homforme naturelle, au grand lonnemenlde son mes oui chacun deux angiR:gardiens, dont conducteur.L'affairefui porle au juge, qui fil l'un crit le bien et l'autre ie mal. Ces anges chtier les deux sorcires. Les rabbins font sont si bons, ajoutentils,que, quand celui trs-grand cas de l'nessede Balaam. C'est, qui est sous leur garde fait une mauvaiseacdisent-ils,un animal privilgique Dieuforma tion, ils le laissent dormir avant de l'enregis la lin du sixime jour. Abraham se servit trer, esprant qu'il pourra se repentir son d'elle pour porter le bois destin au sacrifice rveil. Les Persans donnent chaque dTsaac; elle porta ensuite la femme el le fiis hommecinq anges gardiens, qui sont placs : do Mosedans le dsert. Ils assurent que celte le premier la droite pour crire ses bonnes nesseest soigneusementnourrie et rserve actions, le second sa gauchepour crire les dans un lieu secret jusqu' l'avnement du mauvaises, le troisime devant lui pour lo Messie juif, qui doit la monter pour soumettre conduire, le quatrime derrire pour le gatoutela terre. Voy. BOKACK. rantir des dnions, et le cinquimedevant son front pour tenir son esprit lev vers le proAngat. Nom du diable Madagascar, o il est regard comme un gnie sanguinaire phte. D'autres portent le nombre,des anges gardiens jusqu' cent [Link] Siamois et cruel. On lui donnela figuredu serpent. divisent les anges en sept ordres, et les charAngclieri, Sicilien du dix-septime 1 Luxmagica et coelestium ncadenrica, , terrestrium n'est connu un fatras dont. sicle,qui que par ordo etsubordinatio eunctorum quoad infernornrnorigo, divisa. Pars f ieri e t XXIVvoluninibus 1, esse, operari, Vesous lenomde Livio 1GS6. Venise, Betani; pars2, ' Lcon in1". le'87. C esdeuxvol. s ont 8 dlia ciidansLenise, AfriCalius, Afrien, part. ? Bcrgier, loyer. Dictionnaire thoogique, 1 In Specul. 3 1 S. vers. l ib. 109. Coloss., cap.2, natur., ni, cap. 3

Mi ANC ANI gent de la garde des plantes, des villes, des prs d'elle. Quand un Groenlandais tombe personnes. Ils disent, que c'est, pendant,qu'on malade , c'est encore l'anguekkok qui lui sert ternue que les mauvais anges crivent les de mdecin, el qui se charge galement de fautes des hommes. Les thologiens adgurir les maux du corps el ceux de l'me '. mettent neuf choeursd'anges en trois hirarFoy. TORJS'GAUSUK. chies : les Sraphins, les Chrubins,,les Tr Les livres de secrets prodiAnguille. les les les nes; Dominations, Principauts, donnent l'anguille des vertus surpreVertus des Cieux; les Puissances, les Ar- gieux nantes. Si on la laisse mourir hors de l'eau, Parce des anel les changes Anges. que qu'on mette ensuite son corps entier dans du o Dieu l'a occasions en certaines voulu, fort vinaigre el. du sang de vautour, el qu'on ges ont secouru les Juifs contre leurs ennemis, les place le tout,sous du fumier, celle composiont attendu modernes le peuples quelquefois tion fera ressusciter loul ce qui lui sera pr-' mme prodige. Le jour de la prise de Con- sente et lui' redonnera la vie comme , slanlinople par Mahomet II, les Grecs schis- ravant 2. Des autorits de l mmeaupaforce la d'un sur de prophtie maliques, comptant disent encore que celui qui mange [Link] leurs moines, se persuadaient que les Turcs tout chaud d'une anguille sera saisi d'un inn'entreraient pas dans la ville, mais qu'ils se- stinct et prdira les choses futuraient arrts aux murailles par un ange arm [Link] Les gyptiens adoraient l'anguille, que d'un glaive qui les chasserait [Link] repousse- leurs droit, de manger. rait jusqu'aux frontires de la Perse. Quand On a prtres seuls avaient parl , dans le dernier sicle, l'ennemi parut sur la brche, le peuple et des beaucoup anguilles formes de farine ou de jus de l'arme se rfugirent dans le temple de mouton. NISJDHAM. N'oublions pas le Foy. sans avoir tout perdu Sainte-Sophie, espoir; petil Iraitd'un avare, rapport par Guillaume mais l'ange n'arriva pas el la ville fui sac- de Malmesbury, doyen d'Ilgin, dans la procage. Cardan raconte qu'un jour qu'il vince de Murray en Kcosse, qui fut chang en tait Milan, le bruit se rpandit loul anguille el mis en mateloter'. avait un dans les airs coup qu'il y ange Animaux. llsjouenl un grand rle dans au-dessus de la ville. 11 accourut el vil, ainsi que deux mille personnes rassembles , les anciennes mylhologies. Les paens en adoun ange qui planail dans les nuages, arm raient plusieurs, ou par terreur, ou par red'une longue pe el les ailes tendues. Les connaissance, ou par suile des doctrines de la habitants s'criaient que c'tait l'ange ex- [Link] dieu avait un animal terminateur; el la consternation devenait, g- qui lui lail dvou. Les anciens philosophes avaient,parfois, au sujet des animaux, do sinnrale , lorsqu'un jurisconsulte fil remarquer gulires ide. Celse, qui a t si bien battu que ce qu'on voyait n'lail que la reprsentation qui se faisait dans les nues d'un ange par Origne . soutenait trs - srieusement de marbre blanc plac au haut du clocher de que les animaux ont plus de raison , plus de sagesse, plus de verlu que l'homme (peul-lre Saint-Golhard. Foy. AHMES pitoniGiiicsics. jugeait-il d'aprs lui-mme), el qu'ils sont FES. Angeweiller, VOy. dans un commerce plus intime avec la DiviAngueUUok,espce de sorcier auquel nit. Quelques-uns oui cherch dans de telles les Groenlandais ont recours dans lotis leurs ides l'origine du culte que les Egyptiens renembarras. Ainsi, quand les veaux marins ne daient plusieurs animaux. Mais d'autres se montrent pas en assez grand nombre, on va mythologues vous diront que ces animaux prier l'Anguekkokd'aller trouverla femmequi, taient rvrs parce qu'ils avaient prle leur selon la tradition, a tran la grande le de peau aux dieux gyptiens en droute et obliDiscode la rivire de Baal, o elle tait situe gs se travestir. Foy. AMEDES HTES. autrefois, pour la placer plus de cent lieues Divers animaux sont trs-rputs dans la de l, l'endroit o elle se trouve aujoursorcellerie, commele coq, lchai, le crapaud, d'hui. D'aprs la lgende, celle femme habile le loup, le chien, ou parce qu'ils accompaau fond de l mer, dans une vaste maison gnent les sorcires au sabbat, ou pour les presgarde par les veaux marins; des oiseaux de. sages qu'ils donnent, ou parce que les magimer nagent dans sa lampe d'huile de poisson, ciens et les dmonsempruntent leurs formes. Nous en parlerons leurs [Link]. et les habitants de l'abme se runissent autour d'elle, attirs par sa beaut, sans pou1 Expdition ducapitaine Graali dansleGroenland. voir la quitter, jusqu' ce que l'anguekkok la 2 Admirables secrets d'Albert le Grand, [Link], eh.3. saisisse par les cheveux, et, lui enlevant sa 3 [Link], DesErreurs et des prjugs, coiffure,rompe le charme qui les retenait au- t. I", p. 323

35 ANN ANN Dixanimaux sont admis dans le paradis de gnralementsoin de courber le doigt annuMahomet: la baleine de Jonas, la fourmide laire au momento elles reoivent l'anneau, Salomon,le blier d'Ismal, le veau d'Abra- de manire l'arrter avant la secondejoinham, l'ne d'Aasis, reine de Saba, la cha- [Link] Anglaises,qui observent la mme melledu prophteSalh, le boeufde Mose,le superstition,fontle plus grand casde l'anneau chien des sept dormants, le coucoude Belkis d'alliance, cause de ses proprits. Elles Nous croient qu'en mettant un de ces anneauxdans et l'ne [Link]. Foy.-BOIIACK. ne dirons qu'un mol d'une erreur populaire un bonnetde nuit, et plaant le toutsousleur verront en songe Je mari qui leur qui, aujourd'hui, n'est plus trs-enracine. On chevet.,elles croyait,autrefois que loules les espces qui est destin. Les Orientaux rvrent les ansont sur la terre se trouvaientaussi dans la neaux el les bagues, et croient aux anneaux mer. Le docteur Brown a prouv que celte enchants. Leurs coules sont pleins de proopinion n'tait pas fonde. .11 serait bien diges oprs par ces anneaux. Ils citent surdifficile, dit-il, de trouver l'hutre sur la terre; tout, avec une admiration sans bornes, Vanet la panthre, le chameau, la taupe ne se neaude Salomon,par la force duquelce prince rencontrent pas dans l'histoire naturelle des commandaitloulela nature. Le grand'nom-de poissons.D'ailleurs le renard, le chien, l'ne, Dieuest grav sur cette bague, qui est gardele livre de nier ne ressemblentpas aux ani- par des dragons dans le tombeau inconnude; mauxterrestres qui portent,le mme nom. Le Salomon: celuiqui s'emparerait de cet anneau cheval marin n'est pas plus un cheval qu'un serait matre du monde el aurait tous les gA dfaut' aigle; le boeuf de mer n'est qu'une grosse nies ses ordres. Foy. SAKHAII. raie; lelion marin, une espced'crevisse; et de ce talisman prodigieux, ils achtent des le chien marin ne reprsente-pasplus le chien magiciensdes anneaux qui produisent aussi de terre que celui-ci ne ressemble l'toile des merveilles.HenriV11Ibnissaitdes anSirius, qu'on appelle aussi le chien '. Il neaux d'or, qui avaient, disait-il, la proprit serait long el hors de propos de rapporter ici de gurir de la crampe1.-Les faiseurs de toutes les bizarreries que l'esprit humain a secrets ont invent des bagues magiques qui enfantespar rapport aux animaux. Foy. B- ont plusieurs vertus. Leurs livres parlent de etc. Vanneau des [Link] anneau, dont le EXCOMMUNICATION, TES, secreln'est pas bien certain, donnait celuiqui DliNIS. Anjorrand, VOy. le portait le moyen d'aller sans fatigue de Anneau. Il y avail autrefois beaucoup Paris Orlans; et de revenir d'Orlans d'anneauxenchantsou chargs d'amulettes ; Paris dans la mme [Link] on n'a les magiciensfaisaientdes anneaux constells lias perdu le secretdo Vanneaud'invisibilit. avec lesquels on oprait des merveilles. Foy. Les cabalisles ont laiss la manire de faire [Link] croyance tait si rpandue cet anneau, qui plaa Gigsau trnede Lydie. chezles paens, que leurs prtres ne pouvaient 11faut entreprendre cette opration un merporter d'anneaux, moins qu'ils ne fussentsi credi de printemps, sousles auspicesde Mersimples qu'il tait vident qu'ils ne conte- cure, lorsque cette plante se [Link] connaient pas d'amulettes-. Les anneaux ma- jonction avec une des autres plantes favoragiques devinrent ausside quelque usage chez bles, comme la Lune, Jupiter, Vnus elle .; les chrtiens, et mme beaucoup de supersti- Soleil. Que l'on ail de bon mercure fixet tionsse rattachrent au simple anneau d'al: on en formera une bague o puisse purifi dans liance. On croyait qu'il y avail le qua- entrer facilement le doigt du milieu; on entrime doigt, qu'on appela doigt annulaire, chssera dans le chaton une petitepierre que une lignequi rpondait directementau coeur; l'on trouve dans le nid de la huppe, elon graon recommandade mettre l'anneau d'alliance vera autour de la ces paroles -. Jsus bague vi ;> ce seul doigt. Le!momento le mari'donne -|-s'en allait; par le milieu d'euoe 1anneau sa jeune pouse devant l prtre, passant -Jle tout sur une plaque de pos puis, ayant ce est ; moment, dit un vieux livre'de secrets, mercure fix, on fera le parfum de Mercure; de la plus haute'importance. Si le'mari arrte on envelopperal'anneau dans un taffetasde la :; l'anneau l'entre du doigt et ne pass pas couleur convenable la plante, on le por'a secondejointure', la femmesera matresse'; tera dans le nid de la huppe d'o l'on a tir fi maiss'il enfoncel'anneau jusqu' l'origine du la on l'y laissera neuf jours; et quand' pierre, doigt,ilsera chef et souverain. Celle ide est on le retirera, on feraencore le parfumcomme ; ; encoreen vigueur, et les jeunes mariesont la premire fois; puis on le gardera dans une' Brown, Des Erreurs [Link], eh.2: ,; populaires, * Aulu-Gelle, 1 Misson, lili.S, cap;25. t. 111, p.16,la marge.d'Italie, Voyage

36 ANN ANIS une mine d'argent dont il avait lil petite Douelaiie avec au mercure uxe, puur naient s'en servir l'occasion. Alors on mettra la a;arde. C'est un dmon mchant et terrible. on dil qu'il bague, son doigt; en tournant la pierre au 1I se montre surtout en Allemagne; i la figure d'un cheval, avec un cou immense dehors de la main, elle a la vertu de rendre il invisible aux yeux des assistants celui qui la e:f des yeux effroyables L Anne. Plusieurs peuples ont clbr par porte; et quand on veut tre vu, il suffit de rentrer la pierre en dedans de la main, que c les crmonies plus ou moins singulires le fou ferme en form de [Link], telourdu nouvel on. Chezles Perses, un jeune Jamblique, Pierre d'Apone et Agrippa, ou du jibmiiie s'approchait du prince et lui faisait ,des offrandes, en disant qu'il lui apportait la moins les livres de secrets qui leur sont allribues,, soutiennent qu'un anneau fait de la ma- ,nouvelleanne de la part de Dieu. Chez nous, nire suivante a la mme proprit. 11faut ,on donne encore des trennes. Les Gaulois l'anne par la crmonie du prendre des poils qui sont au-dessus de la tte ,commenaient de l'hyne , et en faire de petites tresses . gui de chne, qu'ils appelaient le gui de l'an avec lesquelles on fabrique un anneau, qu'on neuf ou du nouvel an. Les druides, accompaporle aussi dons le nid de la huppe; on le gns du peuple, allaient dans une fort, dreslaisse l neuf jours; on le passe ensuite dans saient autour du plus beau chne un autel des parfums prpars sous les auspices de triangulaire de gazon , et gravaient sur le Mercure. On s'en sert, comme de l'autre antronc el sur les deux plust;grossesbranches de doigt l'arbre rvr les noms des dieux qu'ils neau, [Link]'on l'lo absolument du quand on ne veut plus tre invisible. Si, croyaient les plus puissants : Theulats, Esus, d'un autre ct, on veut se prcaulioiiner con- Taranis, Belenus. Ensuite, l'un d'eux, velu tre l'effet de ces anneaux cabalistiques, on d'une blanche tunique, coupait le gui avecaura une bague faite de plomb rafiin et purg; une serpe d'or; deux autres druides taient l oii enchssera dans le chaton un oeilde jeune pour le recevoir dans un linge, et prendre beletle qui n'aura port des petits qu'une fois ; garde qu'il ne toucht la terre. Ils distrisur le contour on gravera les paroles suivan- buaient l'eau o ils faisaient tremper ce noutes : Apparuit Dominus Simoni. Celle bague veau gui, et persuadaient au peuple qu'elle se [Link] jour de samedi, lorsqu'on connatra gurissailde plusieurs maladies el qu'elle tait, que Saturne esl en opposition avec Mercure. efficace contre les sortilges -. On appelle On l'enveloppera dans un morceau de linceul anne platonique un espace de temps la mortuaire o on le laissera neuf jours; puis, fin duquel tout doit se retrouver la mme le parfum de place:i. Les uns comptent quinze mille ans l'ayant retire, on fera trois fois Saturne, et on s'en servira. Ceux qui ont pour celle rvolution, d'autres trente-six invent ces anneaux ont raisonn sur le prin- mille. Il y en eut aussi qui croyaient,anciencipe de l'antipathie entre les matires qui les nement qu'au bout de cette priode le monde composent. Rien n'est plus antipathique serait renouvel, et que les mes rentreraient l'hyne que la belette, et Saturne rtrograde dans leurs corps pour commencer une noupresque toujours Mercure; ou, lorsqu'ils se velle vie sembable la prcdente. On conte rencontrent dans le domicile de quelques si- l-dessus celle anecdote . Deux Allemands, un aspect tant au cabaret et parlant de celte grande gnes du zodiaque, c'est toujours funeste el de mauvais augure 1. On peut anne platonique o toutes les choses doivent faire d'autres anneaux sous l'influence des retourner leur premier tat, voulurent perplantes, et leur donner des vertus au moyen suader au matre du logis qu'il n'y avail rien de pierres et d'herbes merveilleuses. Mais de si vrai que celte rvolution ; desorle, didans ces caractres, herbes cueillies, constel- saient-ils, que, dans seize mille ans d'ici, nous lations et charmes, le diable se coule, comme serons boire chez vous pareille heure et dit Leloyer. Ceux qui observent les heures dans celle mme chambre. L-dessus, ayant des astres, ajoute-t-i, n'observent que les peu d'argent, en vraisAllemands qu'ils taient, heures des dmons qui prsident aux pierres, ils le prirent de leur faire crdit jusque-l. aux herbes el aux astres mmes. Et il est Le cabaretier leur rpondit qu'il le voulait de fait que ce ne sont ni des saints ni des bien. Mais, ajouta-t-il, parce qu'il y a seize coeurs honntes qui se mlent de ces supersti* Wierus, DePnest.,lib. I, cap.22. . tions. 2 Saint-Foix, Essais,etc.,t. II. 3 disaientquelescorps clestes seuleQuelques-uns Anneberg, dmon des mines; il tua un mentse au mme au boutde la retrouveraient point jour de son souffledouze ouvriers qui travailson aime. dansun passage de HortenCicron, grande conserv f ait celte sius, Servies, grandeannede par desntres. . douze milleneufcentcinquante-quatre > Petit Albert,

37 A'NO ANT milleans, jour pour jour, heure pour heure, paroles, selon les croyances populaires des que vous tiez boire ici, commevousfaites, et Corses, mais dans un sens trs-bizarre, les que vousvous en alltessans payer, acquittez puissances mystrieuses qui prsident l'ale pass et je vousferai crdit du prsent... nocchialura ayanlla singulirehabilude d'ex Le prjug des annes climatriques sub- culer le contraire de ce qu'on souhaite. Aussi, sisteencore, quoiqu'on en ait dmontr l'ab- dans la crainte de fasciner les enfants en leur surdit. Auguste crivait son neveu Caus adressant des bndictions on des loges, le pour l'engager clbrer le jour de sa nais- peuple qui leur veut du bien le leur prouve sance, attendu qu'il avait pass la soixante- par des injures et des souhaits d'autant plus troisimeanne, cette grande climatrique favorables qu'ils sont plus affreusementexsi redoutable pour les [Link] prims 1. de personnescraignent encorel'anneclimat l'un des anges que les rabbins Anpiel, une foule de relevs rique ; cependant proudes'oiseaux; car vent qu'il ne meurt pas plus d'hommes dans chargent,du gouvernement la soixante-troisimeanne que dans les an- ils mettent chaque espce cre sous la prones qui la prcdent. Mais un prjug se d- tection d'un ou de plusieurs anges. truit avec peine. Selonces ides, quePylhaAnselme de Parme , astrologue, li gore fil natre par ses rveries sur les nom- Parme, o il mourut en -[Link] avait cnitdes bres, notre temprament prouve tous les sept Institutions astrologiques, qui n'ont pas t ans une rvolution complte; quelques-uns imprimes. Wierus2et quelques dmonogradisent mme qu'il se renouvelle entirement; phos le mettent au nombre des sorciers. Des d'autres prtendent que ce renouvellementn'a charlatans qui gurissaientles plaies au moyen lieu que lotis les neuf ans : aussi les annes de paroles mystrieusesinventes par lui ont climatriquesse comptentpar sept et par neuf. pris le nom d'anselmistes; et, pour mieux en Quarante-neufet quatre-vingt-un sont trs- imposer, ils se vantaient de tenir leur vertu importantes,disent les partisans de celte doc- de gurir, non d'Anselme de Parme, mais de trine; mais soixante-troisest l'anne la plus saint Anselmede Canforbry. fatale,parce que c'eslla multiplicationde sept osupcromin , sorcier des environs de par neuf. Un Normand disait : Encore un desmienspendu quarante-neuf ans! el qu'on Saint-Jean-de-Luz, qui, selon des informadise qu'il ne faut pas se mfier des annes cli- tionsprisessousllenri IV parleconseillerPierre 3, fut vu plusieurs fois an sabbat, matriques! Onne doil pourtant pas porter [Link] bouc, trop loin, dit M. Saignes, le mpris de la p- cheval sur un dmonqui avait formede riode septnaire, qui marque les progrs du etjouantdela fltepour la danse des sorcires. et de l'accroissementdu corps dveloppement [Link] y a , comme dit Boguet, des humain. Ainsi, gnralement, les dents de familleso il se trouve toujours quelqu'un qui l'enfance tombent sept ans, la pubert se devient Evanlhes, et aprs lui loup-garou. manifeste quatorze, le corps cesse de crotre Pline, rapportent que dans la race d'un cer vingt-un. Mais celle observation n'est tain Arcadien, on choisissaitpar le Anlbams, pas exacte. sort un homme que l'on conduisait prs d'un Annius de Viterbe (JlAN Savant tang. L, il se dpouillait,pendait ses habits N'ANNl), ecclsiastique,n Viterbe en 4432. 11a pu- un chne ; et, aprs avoir pass l'eau la bliune collectionde manuscrits pleins de fa- nage, s'enfuyait dans un dsert o, transform bles attribues Brose, Fabius Pictor, en loup, il vivait et conversait avec les loups Caton, Archiloque, Manthon, etc., el pendant neuf ans. Il fallaitque durantce temps connusous le nom 'Antiquits d'Annius. Ce il no vil point d'hommes; autrement le cours recueil a peu de [Link]. doit encore des neuf ans et [Link] bout de ce Anniusun Trait de l'empire des Turcs et un terme il retournait vers le mme tang, le tralivre des Futurs triomphesdeschrtienssur les versait la nage et rentrait chez lui, o il ne Turcsel les Sarrasins, etc. Cesdeux ouvrages [Link] pas plus g que le jour de sa transsontdesexplications de l'Apocalypse.L'auteur mutation en loup, le temps qu'il avait pass penseque Mahometest l'antechrist, et que la sons celte forme ne faisant pas compte dans fm du monde aura lieu quand le peuple des le nombre des annes de sa vie. saints (les chrtiens) aura soumisentirement les juifs et ies mahomtans. 1 P. Mrime, Colomba. ?-Inlibro apologetico. Anocchiatura, fascination involontaire 3 Tableau des dmons, liv. lu, de l'inconstance qui s'exerce, soit par les yeux, soit par les dise.4. >

38 ANT ANT - enfer des Indiens, plein de ti tranchants qui sortira de sa bouche. QuelAntamtapp, chiens enrags et d'insectes froces. On y est ques-uns q prtendent que le rgne de l'Antcouch sur des branches d'pines et continuel- christ c durera cinquante ans; d'autres, qu'il ne lement caress par des corbeaux qui ont des [Link] n que trois ans et demi ; aprs quoi les .becs de fer. LesBramesdisent que les supplices a anges feront entendre les trompettes du dernier de et enfer sont ternels. Le mot de passe des sectateurs de j jugement. 1 Antchrist. Par Antchrist on entend l'Antchrist sera, dit Boguet : Je renie le bap'ordinairement un tyran impie et cruel, ennemi 1 [Link] est assez grotesque, assurment, c'est que les protestants, ces prcurseurs de de Jsus-Christ; il doit rgner sur laterre lors- < 1 l'Antchrist, donnent le nom d'Antchrist au que le monde approchera de sa fin. Les percomme les larrons qui crient au voleur sculions qu'il exercera contre les lus seront pape, 1 dtourner d'eux les [Link] la dernire et la plus terrible preuve qu'ils pour ] ' moment dans le peuple on a craint que Naauront subir ; el mme notre Seigneur a d- un ne ft l'Antchrist. Nous mentionnons clar que les lus y succomberaientsi le temps polon ] n'en tait abrg en leur faveur; car il se don- 'cette petite circonstancecomme un simple fait. Le troisime trait de Vllistoire des trois nera pour le Messie et fera des prodiges capables d'induire en erreur les lus mmes. possdesde Flandre, par Sbastien Michalis, Leloyer ' rapporte cette opinionpopulaire, que donne des claircissements sur l'Antchrist, les dmons souterrains ne gardent que pour .d'aprs les dires des dmons exorciss. Il lui les trsors cachs , au moyen desquels il sera mchant comme un enrag. Jamais si pourra sduire les peuples. C'est cause des mchante crature ne fut sur terre. 11fera des chrtiens ce qu'on fait en enfer des mes ; ce miracles qu'il doit faire que plusieurs l'apne sera pas un martyr humain, mais un marpellent le singe d Dieu. L'Antchrist aura beaucoup de prcurseurs ; il viendra peu de tyr inhumain. Il aura une foule de noms de temps avant la fin du monde. Saint Jrme synagogue ; il se fera porter par les airs quand dil que ce sera un homme fils d'un dmon ; il voudra ; Belzbut sera son pre. Une d'autres ont pens que ce serait un dmon re- sorcire, qui avail des visions, dclara que vtu d'une chair apparente et fantastique. l'Antchrist parlerait en naissant toutes sortes de langues, qu'il aurait des griffes au lieu de Mais,, suivant saint Irne , saint Ambroise, saint Augustin , et plusieurs autres pres, pieds et ne porterait pas de pantoufles ; que l'Antchrist doit tre un homme de la mme Belzbut, son pre , se montrera ses cts nature que tous les autres, de qui il ne diff- sous la figure d'un oiseau quatre pattes, rera que par une malice et par une impit di- avec une queue , une lle de boeuf trsgnes de l'enfer. Il sera Juif, elde la tribu de plate, des cornes, et un poil noir assez rude; "Dan,selon Malvenda'2, qui appuie son senti- qu'il marquera les siens d'un cachet qui rementsur ces parolesde Jacobmourante ses fils : prsentera celle figure en petit. Nous Dan est un serpent dans lesenlier 3; sur celles- pourrions citer beaucoup de choses pareilles ci de Jrmie : Lesarmes de Dan dvoreront, sur l'Antchrist, mais les dtails burlesques la terre; etsurlechapitre7deTylpoGaJypse, o et les plaisanteries ne vont, qu' moiti dans une pareille matire. On a raill l'abb saint Jean a omis la tribu de Dan dans l'numration qu'il fait des autres tribus. L'An- Fiard , qui regardait Voltaire et les encytchrist sera toujours en guerre ; il fera des clopdistes comme des prcurseurs de T Antchrist. Il est possible que les railleurs aient miracles qui tonneront la terre ; il perscutort. tera les justes, et, comme le diable marque dj ses sujets, il marquera aussi les siens Antesser, dmon. Foy. BLOKTJLA. d'un signe au front ou la main4. lie et Enoch viendront enfin, suivant Malvenda , et Anthropomanoie,divination par l'inspecconvertiront les Juifs. L'Antchrist leur fera tion des entrailles d'hommes ou de femmes ventrs. Cet horrible usagetailtrs-ancien. donner la mort, qu'ils n'ont pas encore reue, et qu'ils ne doivent recevoir que de lui. Alors Hrodote dit que Mnlas , retenu en Egypte Jsus-Christ, notre Seigneur, descendra des par les vents contraires, sacrifia sa barbare cieux et tuera l'Antchrist avec l'pe deux curiosit deux enfanls du pays , et chercha savoir ses destines dans leurs entrailles, l1 Discours des spectres, [Link], cil.15. liogabale pratiquait cette divination. Julien 2 Dansun longet curieuxouvrage en 13livressur l'Apostat, dans ses oprations magiques et sicle a fait dans les sacrifices nocturnes, faisait tuer, ditRaban-Muur au neuvime l'Antchrist, , , aussiunlivresurlaVieet lesmoeurs del'Antchrist. ?' Gense, on, un grand,nombre d'enfants pour consulter h. 49. * Boguet, leurs entrailles. Dans sa dernire expdition, Discours dessorciers, cil.50.

_ 39 ANT ANT tant, Carra en Msopotamie , il s'enferma souffrir lit vue d'une rose, pas mme en peindans lo temple de la Lune el, aprs avoir fait ture, et elle aimait toute autre sorte de fleurs. ce qu'il voului avec les complicesde son im- Le cardinal Henri de Cardonne prouvait,la pit, il scella les portes, et y posa une garde mme antipathie el tombait en syncope lorsqui ne devait tre leve qu' son retour. 11 qu'il sentait l'odeur des roses. Le marchal fui tu dans la bataille qu'il livra aux Perses, d'Albret se trouvait mal dans un repas o et ceux qui entrrent dans le temple de Carra, l'on servait un marcassin ou un cochon de sous le rgne de Jovien , son successeur, y lait. Henri III ne pouvait rester seul dans une trouvrent une femme pendue par les che- chambre o il y avail un chat. Lemarchal de veux, les mains lendues, le ventre ouvert el Schombergavail la mme [Link], le foioarrach. roi de Pologne,se troublait el prenait la fuite frmisAnthropophages. Le livre attribu quand il voyait des pommes. Scaliger Enoch dit que les gants ns du commercedes sait l'aspect du cresson. rasme ne pouvait anges avec les filles des hommes furent les sentir le poissonsans avoir la fivre. ychopremiers anthropophages. Marc-Paul dit que Brahsentait ses jambes dfaillirla rencontre de son temps, dans la Tarlarie, les magiciens d'un livre ou d'un renard. Le duc d'Epernon avaient le droit de manger la chair des cri- s'vanouissait la vue d'un levraut. Cardan ne minels, el des crivains observent qu'il n'y a pouvait souffrirles oeufs; le pote Arioste, les ; Csar de que les chrtiens qui n'aient pas t anthropo- bains ; le lls de Crassus , le pain Lescalle, le son de la vielle. On trouve phages. cause de ces antipathies dans les Antide. Une vieille tradition populaire souventla sensations de l'enfance. Une dame premires saint Antide de Besan, voque rapporte que qui aimait beaucoup les tableaux et les graon, vit un jour dans la campagne un dmon vures s'vanouissait lorsqu'elle en trouvait fort,maigre el fort,laid, qui se vantait d'avoir dans un livre ; elle en dit la raison : lant enle trouble dans de Borne. Le port l'glise petite, son pre l'aperut un jour, qui saint appela le dmon , lo [Link] quatre core feuilletaitles livres de sa bibliothque pour y lui sauta sur le se [Link] trans- chercher des dos, plies, il les lui retira brusimages; le porter Borne, rpara dgl dont fange quement des mains, et lui dit d'un-Ion terridchuse montrait si fier, el s'en revint en son ble qu'il y avail dans ces livres des diables diocsepar la mme voiture '. qui l'trangleraient si elle osait,y toucher... Antioohus, moinede Sba qui vivait au Ces menaces absurdes, ordinaires certains commencement du septimesicle. Dans ses parents, occasionnenttoujours de funestesef190 homlies,intitulesPandeciesdes divines fets qu'on ne peut plus dtruire. Pline asEcritures, la 84e'de Insomniis, roule sur les. sure qu'il y a une telle antipathie entre le visionsel les songes2. loup el le cheval , que si le cheval passe o Antipathie. Les aslrologues prtendent le loup a pass, il seul aux jambes un engourque ce sentiment d'opposition qu'on ressent dissementqui l'empche de marcher. Un chepourunepersonneou pourunechoseestproduit val sentie tigre en Amrique, el refuse obstipar les astres. Ainsi,deux personnes nes sous nment de traverser une fort o son odorat le mme aspect auront un dsir mutuel de se lui annonce la prsence de l'ennemi. Les rapprocher,et. s'aimeront sans savoir pour- chiens sentent aussi trs-bien les loups avec quoi; de mme que d'autres se haront sans qui ils ne sympathisent pas ; et peut-tre semotif, parce qu'ils seront ns sous des con- rions-nous sages de suivre jusqu' un certain jonctionsopposes. Mais comment explique- point, avec les gens que nous voyonsla preront-ils les antipathiesque les grands hommes mire fois, l'impressionsympathique ou anont eues pour les chosesles plus communes? tipathique qu'il nous font prouver; car l'inon en cite un grand nombre, auxquelleson ne stinct existe aussi chez les hommes mmes, peut rien [Link]-Levayer ne qui le surmontentcependant par la raison. pouvaitsouffrirle son d'aucun instrument, et gotaitle plus vif plaisir au bruit du tonnerre. Antipodes. L'existence des antipodes Csar n'entendait pas le chant du coq sans tait regarde naturellement commeun conte lrissonner. Le .chancelierBacon tombait en dansje tempso l'on croyait que la terre lait. dfaillance toutes les fois qu'il y avail une plaie. Mais il n'est pas vrai , comme on l'a clipsedo lune. Marie de Mdicisne pouvait crit, que le prtre Virgile fut excommuni parle pape Zacharie pour avoir soutenuqu'il lesBollaudistes, Voyez 25juin,etc. y avail des antipodes; ce Virgileau contraire, ' Voyez, t. XIIdela Bibliotheca patrum,ed. Lngdnii. cause do sa science, fut combld'honneurs

40 APO APO | et, nomm l'vch do. Salzbourg'. La a aperues piquants, on est aussi peu avanc \ des hommes n'a plupart; qui l'ducation pas que q le premier jour. Newton a chou, comme tendu les bornes de l'esprit croient encore les k autres, dans l'interprtation de l'ApocaCeux qui l'ont lu comme un pome her1; " que la terre n'est qu'un grand plateau ; et il lypse. serait difficile de leur persuader qu'on trouve n mtique ont leur excuse dans leur folie. Pour au-dessous de nous des hommes qui ont la n nous, attendons que Dieulve lesvoiles. 11 y tte en bas, et les pieds justement opposs a eu plusieurs Apocalypsessupposes, de saint aux ntres 2. Les anciens mythologues ci- I Pierre, de saint Paul, de saint Thomas, de s lent, dans un autre sens, sous le nom d'An- saint Etienne, d'Esdras, do Mose, d'lie, tipodes , des peuples fabuleux de la Libye , ( d'Abraham, de Marie femme de No, d'Adam mme. Porphyre a mmecit une Apocalypse qui on attribuait, huit doigts aux pieds, elles i ( Zoroaslre. pieds tourns en dehors. On ajoute qu'avec de cola ils couraient, comme le vent. Apollonius de Tyanes, philosophe pyAntoine. Saint Antoine est clbre par les tentations qu'il eut subir de la part, du - 1 thagoricien, n Tyanes en Cappadoce, un diable. Ceux qui ont mis leur esprit la peu de temps aprs notre Seigneur .lsusChrist. Phi lustrale, au commencement du torture pour donner ces faits un ct plaisant n?ont pas toujours eu autant, d'esprit troisime sicle, plus de cent ans aprs la dont personne ne parlait qu'ils ont voulu en montrer. Ils n'galent cer- mort d'Apollonius, tainement pas le bon lgendaire qui conte plus, imagina le roman de sa vie pour oppoquelque chose de prodigieux l'Evangile. qu'Antoine, ayantdompt Satan, le contraignit ser demeurer auprs de lui, sous sa forme la Il dit qu'il crit sur des mmoires laisss par et secrtaire d'Apollonius. On plus convenable , qui tait celle d'un cochon. Damis, amidu peut juger degr de confiance que mriVoy. ADENTS. taient ces crivains par ce trait de Damis, Apantomancie,divination tire des ob- qui assure avoir vu, en traversant le Caujets qui se prsentent l'improviste. Tels sont case , les chanes de Promthe encore fixes les prsages que donne la rencontre d'un liau rocher, Philostrate admit tout, et embellit vre ou d'un aigle, etc. les rcits de Damis. La mre d'Apollonius Aparciiens, peuples fabuleux que d'an- fut avertie de sa grossesse par un dmon ; un ciens conteurs ont placs dans le Septentrion. salamandre fui son pre, selon les cabalistes. Ils taient transparents comme du cristal, et Les cygnes chantrent, quand il vint au monde, avaient les pieds troits et tranchants comme et la foudre tomba du ciel. Sa vie fut une des patins, ce qui les aidait merveilleusement suite de miracles. 11 ressuscitait les morts, glisser. Leur longue barbe ne leur pendait dlivrait les possds, rendait des oracles, pas au menton, mais au bout du nez. Ils n'a- voyait des fantmes, apparaissait ses amis vaient point de langue, mais deux solides r- loigns, voyageait dans les airs port par teliers de dents qu'ils frappaient musicalement des esprits, et se montrait le mme jour en l'un contre l'autre pour s'exprimer. Ils ne sor-' plusieurs endroits du monde. Il comprenait le taient que la nuit, et se reproduisaient par le chant des oiseaux. Philosirate conte qu'moyen de la sueur qui se congelait et formait tant venu au tombeau d'Achille, qui il vouun petit. Leur dieu tait un ours blanc 3. lait parler, Apollonius voqua ses mnes; tremblement de terre autour du Apocalypse. Dans celte clture redou- qu'aprs un table du livre qui commence par la G-onse', tombeau, il vit paratre d'abord un jeune sept, pieds et demi ; que le fanl'esprit de l'homme s'est souvent gar. La. homme de tait d'une beaut singulire, s'manie de vouloir tout expliquer, quand nous tome, qui sommes entours de tant de mystres que, leva ensuite dix-huit pieds. Apollonius lui nous ne pouvons comprendre, a fourvoy bien[. fit des questions frivoles; comme le spectre des esprits. Aprs avoir trouv la bte sept t rpondait grossirement, il comprit,qu'il tait ltes et l'Antchrist dans divers personnages., possd d'un dmon, qu'il chassa; aprs quoi I il eut sa conversation rgle. Un jour qu'il jusqu' Napolon, qui prte du moins des tait tome, o il avait rendu la vie une 1 D'ailleurslu pape Zachariesavait probablement t jeune fille morte le matin de ses noces, il y des lui [Link] eut une clipse,de lune accompagne de-tonqu'il saintClment antipodes, puisqu'avant ya et d'antresen avaient S aint pape saint parl. de Nyssc,saint Atbanase et-la a [Link]. Apolloniusregarda le ciel, et dit d'un Basile, Grgoire de. ton prophtique : Quelque chose de grand arplupartdes presn'ignoraient paslal'orme sphriqne la [Link]!n!oponns,Dc Mundi lib. j crt., v,c.13. ' ? M. Salgues, ,' rivera et n'arrivera pas. Trois jours aprs la DesErreurs etdesprjugs, t. II,p. 72. 3 Supplment foudre tomba sur la table de Nron , el ren l'histoire vritable deLueien.

M APO APP versa la coupe qu'il portail sa bouche; ce tours; le fantme qui lui apparut en traverde la prophtie.^ sant le Caucase, la tentation du diable qui tait l'accomplissement Dans la suite l'empereur Domilen, l'ayant dans le dsert, etc. Cesparallles montrent gouponnde sorcellerie, lui fit raser le poil la malice grossire et la finessemal tissue de pour s'assurer s'il ne portait pas les marques Philostrate (pillard de Lucien i ), et le cas du diable, comme dit Pierre Delancre; mais qu'on doit faire de ces fables n'est pas de les Apolloniusdisparut sans qu'on st par o rapporter la magie, comme a fait Franois il s'tait sauv. Ce n'tait pas la premire Pic, mais de les nier totalement 2 comme des fois qu'il s'chappait ainsi. Sous Nron, on stupidits grossires. Hirocls, qui osa avait dress contre lui un acte d'accusation; faire sous Diocltien , dans un crit spcial, le papier se trouva tout blanc au moment o la comparaison d'Apolloniuset de notre Seile juge voulut,en prendre lecture. De Rome gneur Jsus-Christ, a t rfut par lusbe, il se rendit phse. La peste infestait celle qui veut,bien regarder Apolloniuscommeun ville; les habitants le prirent de les en dli- magicien. Leloyer pense que ce fut Simonqui vrer. Apolloniusleur commandade sacrifier lui enseigna la magienoire ; et Ammien-Maraux dieux; aprs le sacrifice, il vit le diable cellin se contente de le mettre dans le nomen forme de gueux tout dguenill; il com- bre des hommes qui ont t assists de quelmanda ou peuple de l'assommer a coups de que dmon familier, commeSocrateetNuma. pierre, ce qui fut fait; lorsqu'on fa les pier- On soit peu de chose sur la lin de la vie res, on ne trouva plus la place du gueux d'[Link] qu' l'ge de cent ans lapidqu'un chien noir qui [Link] la voi- i! fut emport par le diable, qui tait son rie, et la peste,cessa. Au momento Do- pre, quoqu'Hiroclsait eu le front de soumilienprit, Apollonius,au milieud'une dis- tenir qu'il avait t enlev au ciel. Vopiscus cussionpublique , s'arrta , et, changeant de dit que, par la suite, le spectre d'Apollonius voix,s'cria, inspirpar le diable: C'est bien apparut l'empereur Aurlien qui assigeait fail, Etienne, courage !lue le tyran. >: Ensuite, Tyanes, et lui recommanda d'pargner sa aprs un lger intervalle, il reprit : Le tyran ville, ce que fit Aurlien. 11 y a eu des est mort. Etienne en ce momentassassinait gens qui ont,trouv Apolloniusvivant au douDomilien. Ce fut alors, ce qu'on croit, zimesicle, l'oi/. AHTEPHIUS. Des significationset vneque le sorcier Yespsion,pour montrer qu'il Apomazar. enchanter les arbres, commanda un ments des songes, selon la doctrine des Inpouvait, orme de saluer Apollonius; ce que l'orme fit, diens,Perses et gyptiens,par [Link]. maisd'une voix grle et effmineL C'tait in-8" ; Paris, '[Link] oubli, mais rare. bien excusable de la part d'un orme.:ApolD'APONE. Apone, i>[Link] lonius tait, dit-on, habile faiseur de talisApparition. On ne peut pas trs-bien mans; il en fit un grand nombre Tyanes, Home, lyzance, Antioche, Babylone et prciser ce que c'est qu'une apparition. Dom ailleurs, tantt contre les cigognes et les Calmetditque, si l'on voit quelqu'un en songe, scorpions , tantt contre les dbordementset c'estaune apparition. Souvent, ajoule-t-il, il les incendies. 11 fut regard par les uns n'y que l'imagination de frappe; ce n'en commeun magicien, comme un dieu par les est pas moins quelquefois un fait surnaturel Dans la rigueur il a des relations. quand on l'honora mme sa mort. autres; aprs Maissa vie, nousle rptons, n'est qu'un ro- du terme une apparition est la prsence subite man calcul. Apollonius est annonc par un d'une personne ou d'un objel contre les lois dmon. Les cygnes chantent sa naissance, de la nature : par exemple, l'apparition d'un tous les autres prodiges sont combinsainsi mort, d'un ange, d'un dmon, etc. Ceux de manire pouvoir tre compars, avec qui nient absolument les apparitions sont tcette diffrence que ceux d'Apollonius ne mraires. Spinosa, malgr son athisme, requ'il ne pouvait nier les appari\ mritaient pas mme le peu de succs qu'ils connaissait ont eu. La foudre qui tombe du ciel est tions ni les miracles. On ne raisonne pas oppose-l'toile qui parut en Bethlem; les mieux lorsqu'on dit, qu'une chose qui est, arlettresde flicitationque plusieurs rois 'eri- rive autrefois devrait arriver encore. 11y a .4 virent la mre d'Apollonius rpondent bien des choses qui ont eu lieu jadis et qui s l'adoration des mages; les discours qu'il pro- ne se renouvellentpas, dans le systmemme ', onailfort jeune dans le temple d'Esculape, des matrialistes. Nous devons admettre ;!; ii la dispute de Jsus enfant parmi les doc- et croire les apparitions rapportes dans les 1 DansAlexandre de PapMagoue. ii J acques l'Incrdulit savante e tlacrcu*. d 'Autun, ,. liti! ::'ignorante. lesgrands eli.12. Naud, Apol. pour personnages,

2 APP APP saintes Ecritures. Nous ne sommes pas tenus ; apparaissent m nuu plutt que ie jour, et la la mmefoi dans les simples histoires ; et il nuit ) du vendredi au samedi de prfrence I toute y a des apparitions qui, relles ou inlellecautre, comme le tmoigne Jean Bodin. luelles, sont fort surprenantes. On lit dans la Les apparitions des esprits, dit Jamblique, vie de saint Macaire qu'un homme,ayant, reu sonl ' analogues leur essence. L'aspect des un dpt le cacha sans rien en dire sa femme, habitants des cieux est consolant, celui des et mourut subitement. On fut trs-embarrass ; archanges terrible, celui des anges moins squand lemalre du dptvintle rclamer. Saint vre, celui des dmons pouvantable. H est Macaire pria, dit la lgende, et le dfunt ap- assez difficile, ajoutentil,de se reconnatre dans les apparitions des spectres ; car il y en parut sa femme, qui il dclara que l'argent redemand tait enterr au pied de son a de mille sortes. Delancre donne pourtant les moyens de ne point s'y tromper. On lit, ce qui fut trouv vrai. --- Ce sont les apparitions des morts, chez les anciens, qui ont peut distinguer les mes des dmons, dit-il, donn naissance la ncromancie. [Link]- parce qu'ordinairement elles apparaissent en ^ MANCIE. Nous ne songeons nous occuper hommes portant barbe, en vieillards, en enici que des apparitions illusoiresou douteuses, fants ou en femmes, bien que ce soit en habit et [Link] en est immense. Nous suivrons et en contenance funeste. Or les dmons peuun moment: les crivains qui ne doutent de vent se montrer ainsi. Mais, ou c'est l'me rien. Quelquefois, disent-ils, les apparitions ne d'une personne bienheureuse, ou c'est l'me sonl que vocales : c'est,une voix qui appelle. d'un damn. Si c'est l'me d'un bienheureux Mais dans les bonnes apparitions l'esprit se et qu'elle revienne souvent, il faut tenir pour montre. Quand les esprits se font voir un certain que c'est un dmon, qui, ayant manhomme seul, ajoutent les cabalistes, ils ne qu son coup de surprise, revient plusieurs fois pour le tenter encore. Car une me ne prsagent rien do bon; quand ils apparaissent, a deux personnes la fois, rien de mau- revient plus quand elle esl satisfaite, si ce vais ; ils ne se montrent gure trois person- n'est par aventure une seule fois pour dire nes ensemble. Il y a des apparitions merci. Si c'est une me qui se dise l'me imaginaires causes par les remords; des d'un damn, il faut croire que c'est un dmeurtriers se sont crus harcels ou poursuivis mon, vu qu' grande peine laisse-t-on jamais par leurs victimes. Une femme, en 172G, ac- sortir l'me des damns. Voil les moyens cuse, Londres, d'tre complice du meurtre que Pierre Delancre donne comme aiss 1. 11 de son mari, niait le fait; on lui prsente dit un peu plus loin que le spectre qui appal'habit du mort, qu'on secoue devant elle ; rat sous une peau de chien ou sous toute autre son imagination pouvante lui fait voir son forme laide est un dmon ; mais le diable est mari mme; elle se jette ses pieds et dclare si malin, qu'il vient aussi sous des traits qu'elle voit son mari. Mais on trouvera des qui le font prendre pour un ange. Il faut [Link] apparitions du donc se dfier. Voy., pour les anecdotes , LUSPECTRES, ESPRITS, FANTMES, diable, qui. a si peu besoin de se montrer VISIONS, ARSONGES, , VAMPIRES , REVENANTS., pour nous sduire, faibles que nous sommes, TINS ont donn lieu une multitude de contes MES piomciEusES, etc. Voici, sur les apmerveilleux. Des sorciers, brls Paris, ont paritions, une petite anecdote qui a eu lieu "dit en justice que, quand le diable veut se La Rochelle et que les journaux rapportaient faire un corps arien pour se montrer aux en avril -1843. Depuis quelque temps la hommes, il faut que le vent soit favorable population se proccupait de revenants qui et que la lune soit pleine. El. lorsqu'il ap- apparaissaient tous les soirs sous la forme de parat, c'est toujours avec quelque dfaut n- flammes phosphorescentes, bleutres et myscessaire, ou trop noir, ou trop ple, ou tropi trieuses. Ces revenants ont t pris au tr. buchet : c'taient cinq gros rjouis de paysans rong, ou trop grand, ou trop petit, ou le pied fourchu, ou les mains en griffes, on lai des environs qui, grimps tous les soirs sur queue au derrire et les cornes en lte, etc.;; des arbres trs- levs, lanaient des boulettes moins qu'il ne prenne une forme bizarre. pbosphoriques avec un fil imperceptible. PenC'est ainsi qu'il .parlait Simon le magicien i dant la nuit, ils donnaient le mouvement et la et d'autres, sous la figure d'un chien; Py- direction qu'ils voulaient leurs globes de thagore, sous celle d'un fleuve; Apollonius, feu, et quand les curieux couraient aprs une sous celle d'un orme *, etc. Except les s flamme, elle devenait aussitt invisible; mais, dmons de midi, les dmons et. les spectres s l'instant, il en surgissait une autre sur un 1 Gabriel Kaud , Apo. pourlesgrands pers: images, ' "L'Inconstance desdmons, liv.v, dise.2. XII. eliap.

h?, APP APU pointoppospour dtourner l'attention. Cejeu mmesmerveillesse rptrent la nuit suis'effectuait ainsi pendant quelques instants vante; aprs quoi il y eut deux nuits paisisuccessivement, et puis simultanment, de bles. L'esprit se remit faire du bruit le 26 ; manire produire plusieurs flammes la il verrouillales portes, drangea les meubles, fois. Celle jonglerie trompa bien des in- ouvrit les armoires; el, pendant que M. de crdules; mais enfin il se trouva un esprit g*- iremblait de tous ses membres, l'esprit, fort. Cach derrire une haie , il observa at- saisissant l'occasion,lui parla enfin l'oreille tentivementla mise en scne et devina le se- el lui commanda de faire certaines choses cret de la comdie. Suffisammentdifi, il qu'il tint secrtes, et qu'il fit quand il fut sorti alla qurir la gendarmerie, et les cinq mysti- de l'vanouissement que la peur lui avait ficateurs furent arrts au momento ils don- caus. L'esprit revint au bout de quinze jours naient une nouvellereprsentation. Quel tait pour le remercier, et frappa un grand coup leur but? On l'ignore; le. plus curieux de de poing dans une fentre en signe d'actions l'histoire, c'est qu'une commissionscientifique de grces. Et voil la fameuse aventure avait dj prpar un rapport sur l'tonnant de l'esprit de Sainl-Maur, que M. Pouparl a mtorologiquede ces mauvais le bon esprit de regarder commel'effet d'un phnomne plaisants. Dissertation sur ce qu'on doit cerveau visionnaire. [Link]. penserde l'apparition des esprits l'occasion philosopheplatonicien, n en , Apule de l'aventure arrive Sainl-Maur en 170(5, connu par le livre de l'Ane d'or. 11 Afrique, y>arM. Pouparl, chanoine de Sainl-Maur, vcut au douzime sicle sos les Antonins. L'auteur croit, On lui attribue plusieurs prodiges auxquels, prs Paris. Paris, 1707. avec la modration convenable, aux appari- sans doute, il n'a jamais song. 11 dpensa tions. 11raconte l'aventure de Sainl-Maur; tout son bien en voyage,[Link] tous sessoins elle a fait tant de bruit Paris dans sa nou- se faire initier dans les mystres des divernous ne la veaut, que pouvons passer sous ses religions; aprs quoi il fut ruin. Comme silence. M. de S***,jeune homme de vingt- il tait bien fait, instruit [Link],il captiva cinq ans, fix Saint-Maur, entenditplusieurs l'affection d'une riche veuve de arlhage, fois la nuit heurter sa porte, sans que sa nomme Pudentilla, pouser. parvint qu'il servante, qui y courait aussitt, trouvai per- Il tait encore jeune, el, sa femme avait sonne. On tira ensuite les rideaux de son lit; soixante ans. Cette disproportion d'ge et la et le 22 mars 4706 , sur les onze heures du firent souponner qu'il pauvret d'Apule tant dans son cabinet avec trois do- avait employ la magie el les philtres. On soir, mestiques,tous quatre entendirent distincte- disait mme qu'il avait composces philtres ment feuilleter des papiers sur la table. On avec des filets de dos hutres et des poissons, souponnad'abord le chat de la maison; mais pattes d'crevisses. Les parents, qui ce on reconnutqu'il n'tait pas dans le cabinet. ne convenait pas, l'accusrent de Ce bruit recommena quand M. de S***se. mariage il parut devant ses juges, et, quoil'ut retir dans sa chambre; il voulut rentrer sortilge; les chimresde la magie fussent alors en dans le cabinet avec une lumire, et sentit que crdit, si bien sa cause grand Apuleplaida derrire la porte une rsistance qui finit par qu'il la gagna pleinement ]. Boguel a et cder; cependant il ne vit rien, seulement il d'autres dmonographesdisent qu'Apule fut entendit frapper un .grand coup dans un coin en ne, comme quelques aucontrela muraille; ses domestiquesaccouru- mtamorphos tres plerins, par le moyen des sorcires de rentau cri qu'il jeta, mais ils ne firent aucune Larisse, tait all voir pour essayer si la qu'il Tout le monde s'lant dcouverte. peu peu chose tait possible et faisable r\ La femme rassur, on se mit au lit. A peine M. de qui le changea en ne, le vendit, puis le raS*** commenait-il s'endormir qu'il fut cheta. Par la suite il devint si grand magiveillsubitementpar une violentesecousse; cien qu'il se mtamorphosait lui-mme, au il appela; on rapporta deux flambeauxel il besoin, en cheval, en ne, en oiseau; il se vit avec surprise son lit dplac au moinsde perait le corps d'un coup d'pe sans se On le remit en mais quatre pieds. place, blesser ; il se rendait invisible, tant trsaussill tous les rideaux s'ouvrirent d'eux- bien servi son dmon familier. C'est par la mmeset le lit courut tout seul vers chedit encore mine. En vain les domestiques tinrent les mme pour couvrir son asinisme, 1 Sadfense Pieds du lit pour le fixer; ds que M. S***s'y sous letitrede setrouve dans sesoeuvres, demagia. couchait, le lit se promenait parla chambre. Oratio :* Discours dessorciers, cil.53. Celteaventure fut bientt publique; plusieurs 3 dtsdm del'inconstance etc., )ns, personnes voulurent en. tre tmoins, el, les [Link] ch. !''. v,

l\li ARA ARA Delancre, qu'il a compos son livre de l'Ane gne ct de son lit: La vue de l'insecte lui d'or. Taillepied prtend que tout cela est fit, plaisir; il se hta d'assurer la bonl du une confusion,et. que s'il y a un ne ml dans prsage en l'crasant; il avait saisi sa panl'histoire d'Apule, c'est qu'il avait un esprit toufle ; mais l'motion qu'il prouvait fit manqui lui apparaissait sous la forme d'un ne '. quer le coup, l'araigne disparut. 11 passa Les vritables nes sont ici Delancre et Bo- deux heures la chercher en vain; fatigu guet. Ceux qui veulent jeter du merveil- de ses efforts inutiles, il se jeta sur son lit leux sur tontes les actions d'Apule affirment avec dsespoir : Le bonheur tait l, s' que, par un effet de ses charmes, sa femme oria-l-il, et je l'ai perdu! Ah! ma pauvre tait oblige de lui tenir la chandelle pendant, tragdie! Le lendemain il fut tent de retiqu'il travaillait; d'autres disent que cet office rer sa pice; mais un de ses amis l'en emtait rempli par son dmon familier. Quoi pcha; la pice alla aux nues, et l'auteur qu'il en soit, il y avail de la complaisance n'en demeura pas moins persuad qu'une dans celle femme ou dans ce dmon. Outre araigne porte bonheur lorsqu'on l'crase i. son Discours sur ht magie, Apule nous a Dans le bon temps de la loterie, des femlaiss encore un pelil trait du dmon de So- mes enfermaient le soir une araigne dans une crale, DedeoSocratis, rfut par saint Augus- bote, avec les quatre-vingt-dix numros tin ; on en a une traduction sous le litre : De crits sur de petits carrs de papier. L'arail'Esprit familier de Sacrale, avec des remar- gne, en manoeuvrant la nuit, retournait quelques-uns de ces papiers. Ceux qui taient ques, in-12. Paris, 1698. de la sorte taient regards, le Aqel, dmon que l'on conjure le di- retourns lendemain matin, comme numros gagnants. manche. Voy. CONJURATIONS. Cependant,les toiles d'araignes sont utiles ; rabbin de Carn'), Aquin (MAI\I)OCHE sur une blessure, elles arrtent le appliques fit et en se mort chrtien, 1650, qui pentras, sang el empchent que la plaie ne s'enflamme. nom de Mardoche au son changea baptme il ne faut peut-tre pas croire, avec en celui de Philippe. On recherche de lui Mais l'auteur des Admirables secrets d'Alberl-lede la cabale des de l'arbre l'Interprtation Grand, que l'araigne pile et mise en catasans date. Hbreux; Paris, in-8, plasme sur les tempes gurisse la fivre Arachula, mchant esprit de l'air chez tierce -. Avant que Lalande et fait voir les Chinois voisins de la Sibrie. Voy. LUNE. qu'on pouvait manger des araignes, on les Arael, l'un des esprits que les rabbins regardait gnralement comme un poison. Un du Talmud font, avec Anpiel , princes et religieux du Mans disant la messe, une araigne tomba dans le calice aprs la conscragouverneurs du peuple des oiseaux. tion ; le moine, sans hsiter, avala l'insecte. Les anciens regardaient On s'attendait le voir enfler; ce qui n'eut Araignes. comme un prsage funeste les toiles d'arai H y a de vilaines histoires sur le lieu. pas gnes qui s'attachaient aux tendards et aux compte des araignes; n'oublions pourtant statues des dieux. Chez nous, une araigne pas que, dans son cachot, Polisson en avait les court ou file de ; l'argent qui qui promet une que Delille a clbre. Mais la uns prtendent que c'est de l'argent le malin, apprivois tarentule est aussi une araigne!.... Le et le soir une nouvelle; d'autres au contraire marchal Saxe, traversant un village, couvous citerons ce proverbe-axiome : Araigne cha dans de une auberge infeste de revenants du matin, petit chagrin; araigne de midi, touffaient les voyageurs. On citait des pelil, profit; araigne du soir, petit espoir. qui 11 ordonna son domestique de Mais, comme dit M. Salgues '2, si les arai- exemples. veiller la moiti de la nuit, promettant de lui le la taient de richesse, gnes signe personne cder ensuite sonlit et de faire sentinelle sa ne serait plus riche que les pauvres. A deux heures du malin, rien n'avait place. croient aussi araiQuelques personnes qu'une encore paru. Le domestique, sentant ses yeux est l'avant-courcur d'une noutoujours gne veiller son matre, qui ne velle heureuse si on a le bonheur de l'cra- s'appesantir, va point; il le croit assoupi et le secoue ser. M. de T***, qui avail celte opinion, rpond inutilement. Effray, il prend la lumire, oudonna, en 1790, au thtre de Saint-Ptersvre les draps, et voit le marchal baigne dans une intitule Abaeoet Mona. bourg, tragdie son sang. Une araigne monstrueuse lui suLa nuit, qui en prcda la reprsentation-,.au le moment do se coucher, il aperut une arai- ait sein gauche. Il court prendre des pin1 Annales ouDictionnaire desthtres, dramatiques, 1 Del'Apparition une desesprits, eh.15. socit degensdelettres,1.1'-',aumotActco. par 'J 3 DesF.n-eurs t. I'1,p. 510. et desprjugs, [Link] Admirables secrets d'Albert le Grand, liv. ni.

/t5 ARD ARC cottes pour combattre cet ennemi d'un non- . signe d'alliance; et commentallribuera-l-on veau genre, saisit l'araigne et la jette au l'arc-en-ciel ce passage d'Isae : J'ai mis feu. Ce ne fut qu'aprs un long assoupisse- mon arc et ma flchedans lesnues ? ment que le marchal reprit ses sens; et Ardents (MAL aussi feu inDES), appel on lors n'entendit de reveplus parler depuis sicle C'taitau onzimeel au douzime - nants dans l'auberge. Nous ne garantis- fernal. une maladie non expliquequi se manifestait, celte conservedans sons pas anecdole, plu- comme un feu intrieur et dvorait ceux qui sieurs recueils. Au reste, l'araigne a de quoi en taient frapps. Les qui voyaient se consoler de nos mpris. Les ngres de la l un effet de la colre personnes clestel'appelaientfeu Cted'Or attribuent la crationde l'homme celles qui l'attribuaient l'inlluence une grossearaignequ'ils nommentAnansi, sacr; le nommaient,sidration. Les reliet ilsrvrent les plus belles araignescomme des astres ques de saint Antoine,que le comte de Jossedes divinitspuissantes. lin apporta de la Terre Sainte La MolheArbres. On sait que dans l'antiquit les Sainl-Didier, ayant guriplusieurs infortuns arbres taient consacrsaux dieux : le cyprs atteints de ce mal, on le nomme encore feu l'lulon, elc. Plusieursarbres et. piaules sont de Saint-Antoine. Onftait Paris sainte Geencoredvousaux esprits de l'enfer : le poi- nevive des Ardents, en souvenir des cures rier sauvage, l'glantier, le figuier, la ver- merveilleuses opres alors par la ch-se de veine,la fougre, etc.-Desarbres ont parl; la sainte '. chez les anciens, dans les forts sacres, on a Ardents, exhalaisons enflammes qui entendudes arbres gmir. Les oracles de Dodone taient des chnes qui parlaient. Onen- paraissent,sur les bords des lacs et des matendit: dans une fort d'Angleterre, un arbre rais, ordinairement en automne, et qu'on pour des esprits follets, parce qu'elles qui poussait des gmissements; on le disait, prend [Link] propritaire du terrain lira beau- sont Heurde terre et qu'on les voit quelquechangerde place. Souventon en est bloui coupd'argent de tous les curieux qui venaient fois voir une chose aussi merveilleuse. A la fin, el on se perd. Leloyer dit que lorsqu'on ne s'empcher de suivre les ardents, ce sonl quelqu'unproposade couperl'arbre; le mailre peut du terrain s'y opposa, non par un motif d'in- bien en [Link] dmons2. 11y eut, sous le trt propre, disail-il, mais de peur que celui rgne de LouisXIII, une histoire de revenant bruit Marseille:c'tait une qui oserait y mettre la cogne n'en mourt, qui fit'assezde de feu ardent ou d'homme de l'eu. Le subitement; on trouva un homme qui n'avait espce el la comtesse d'Alais voyaient toutes puspeur de la mort subite, et qui abattit Par- comte lires coups de hache: alors on dcouvritun les nuits un spectre enflamm se promener leur chambre, el aucune forcehumaine tuyau, qui formait une communication plu- dans sieurs loises sous terre, et par le moyen du- ne pouvait le forcer se retirer. La jeune supplia son mari de quitter une maison quel on produisait les gmissementsque l'on dame el une ville o ils ne pouvaient plus dormir. avait remarqus. Le comte, qui se plaisait Marseille,voulut Aro-en-ciel. Le chapitre Ode la Gense employer d'abord tous les moyenspour l'exsemble dire, selondes commentateurs, qu'il pulsiondu fantme. Gassendi fut consult; il n'y eut point d'arc-en-ciel avant le dluge : conclut que ce fantmede feu qui se promemaisje ne sais 1 o l'on a vu qu'il n'y en aura nait toutes les nuits tait form par des vaplus quarante ans avant la fin du monde, peurs enflammes le souilledu que produisait parceque la scheresse qui prcdera l'em- comteet de la comtesse; d'autres savants brasement de l'univers consumerala ma- donnrent des rponses aussi satisfaisantes. lire de ce mtore. C'est pourtant une On dcouvritenfinle secret. Une femme de opinionencore rpandue chez ceux qui s'oc- chambre, cache sous,le lit, faisait paratre cupent de la fin du monde. -L'arc-en-ciel un phosphore qui la peur donnaitune taille ; a son principe dans la nature; et croire qu'il et desformes effrayantes; et la comtesseelle': n'y eut point d'arc-en-ciel avant le dluge, mme faisait jouer cette farce pour obliger parceque Dieu en fit le signe de son alliance, son mari partir de Marseille,qu'elle n'aimait. c'est commesi l'on disait qu'il n'y avait point pas .... d'eau avant l'institutiondu baptme. Et puis, Dieune dit point, au chapitre 9 de la Gense, T Levial(tes aussi ardents, quisenommait feu inAParisuneaffreuse tait Sainl-Anlohic, tiVfcu llu il place son arc-en-ciel, mais son arc en fernal., maladie sorte delpre dont une pidmique, brlante, ondutla sainte Genevive. gnrison 2 Erreurs Discours desspectres, liv.I'r, ch.7. Urown, [Link],ch.5, populaires,

46 ARG ARG Argcns (Boviui'), marquis, n en 1704, par cette voie injuste, la somme de cent livres. Aix en Provence. On trouve des choses cu- Ayant serr cet argent dans un sac de cuir, rieuses sur les gnomes, les sylphes, les ondins il alla avec un de ses amis faire provision de et les salamandres, dans ses Lettres Caba- vin pour continuer son trafic; mais, comme il listiques, ou Correspondance philosophique, tait prs d'une rivire, il tira du sac de cuir une pice de vingt, sous pour une petite emhistorique et critique entre deux cabalistes, divers esprits lmentaires el le seigneur As- plette; il tenait le sac dans la main gauche el tarolh. La meilleure dition est. de 1769, la pice dans la droite ; incontinent un oiseau 7 vol. in-12. Ce livre, d'un trs-mauvais es- de proie fondit sur lui et lui enleva son sac, prit, est infect d'un philosophisme que l'auqu'il laissa tomber dans la rivire. Le pauvre teur a dsavou ensuite. homme, dont loule la fortune se trouvait ainsi Argent.-L'argent qui vient,du diable est, perdue, dit son compagnon : Dieu est ordinairement de mauvais aloi. Delrio conte juste : je n'avais qu'une pice de vingt sous qu'un homme, ayant reu du dmonune bourse quand j'ai commenc voler, il m'a laiss mon m'a t ce que j'avais acquis injustepleine d'or, n'y trouva le lendemain que des bien, et charbons et du fumier. Un inconnu , passant ment. ' Un tranger bien vtu, passant au par un village, rencontra un jeune homme de mois de septembre 1606 dans un village de la quinze ans, d'une figure intressante et. d'un Franche-Comt, acheta unejumentd'un paysan extrieur fort simple. Il lui demanda s'il vou- du lieu pour la somme de dix-huit ducatons. lait tre riche; le jeune homme ayant,rpondu Comme il n'en avait que douze dans sa bourse, qu'il le dsirait, l'inconnu lui donna un papier il laissa une chane d'or en gage du reste, pli, et lui dit qu'il en pourrait faire sortir qu'il promit de payer son retour. Le venautant, d'or qu'il le souhaiterait tant, qu'il ne deur serra le tout dans du papier, et le lendemain trouva la chane perdue, el douze plale dplierait pas, el que s'il domptait,sa curiosit il connatrait avant peu son bienfai- ques de plomb au lieu des ducatons 2. Terteur. Le jeune homme rentra chez lui, secoua minonsen rappelant un stupide usage de quelson trsor mystrieux, il en tomba quelques ques villageoisqui croient que, quand on l'ail Mais, n'ayant, pu rsister la des beignets avec des oeufs, de la farine et pices d'or tentation de l'ouvrir, il y vit des griffesde chat, de l'eau, pendant la messe de la Chandeleur, des ongles d'ours, des pattes de crapauds, el do manire qu'on en ail de faits aprs la messe, d'autres figures si horribles qu'il jeta le pa- on a de l'argent pendant toute l'anne'. On pier au feu, o il fut une demi-heure sans en a toute l'anne aussi quand on en porto pouvoir se consumer. Les pices d'or qu'il en sur soi le premier jour o l'on entend lchant avait tires disparurent, et il reconnut qu'il du coucou, el tout le mois si on en a dans sa avait, eu affaire au diable.-Un avare, de- poche la premire fois qu'on voit la lune'nouvenu riche force d'usures, se sentant l'ar- velle. ticle de la mort, pria sa femme do lui apporter Argent potable. Si vous tes vers dans sa bourse, afin qu'il pt la voir encore avant les secrets de l'alchimie el que vous souhaide mourir. Quand il la tint, il la serra tentiez possderce panace, prenez du soufrebleudrement, et ordonna qu'on l'enlerrl avec lui, cleste ; mettez-ledans un vase de verre ; versez parce qu'il trouvait l'ide de s'en sparer d- dessus d'excellent esprit-de-vin; faites digchirante. On ne lui promit rien prcisment rer au bain pendant vingt-quatre heures ; et et il mourut en contemplant,son or. Alors on quand l'espril-de-vin aura attir le soufre par lui arracha la bourse des mains , ce qui ne se distillation, prenez unepart de ce soufre; versez fit pas sans peine. Mais quelle fut la surprise dessus trois fois-son poids d'esprit blanc merde la famille assemble lorsqu'en ouvrant le ciiriel extrait du vitriol minral ; bouchezbien sac on y trouva, non plus des pices d'or, le vase; faites digrer au bain vaporeux jusLe diable tait venu, qu' ce que le soufre soit rduit en liqueur ;mais-deux crapauds! et en emportant l'me de l'usurier il avait alors versez dessus de trs-bon esprit-de-vin poids gal ; digrez-les ensemble pendant emport son or, comme deux choses insparables et qui n'en faisaient qu'une l. Voici quinze jours; passezle tout par l'alambic ; reautre chose : un homme qui n'avait que vingt lirez l'esprit par le bain tide, et il restera une sous pour loule fortune se mit vendre du liqueur qui sera le vrai argent potable , ou soufre d'argent, qui ne peut plus tre remis en vin aux passants ; pour gagner davantage, il mellait autant d'eau que devin dans ce qu'il 1 SaintGrgoire deTours,livredesMiracles. vendait. Aubould'un certain temps, il amassa, z Bognet, Discours dessorciers. 1 Cjesarii llist. domorienlibus, 39 il. 3 cap. nvirac.,Hb. Traitdessuperst., etc. Thiers,

hl AIU ARI ses parents, qui arrivrent pour le corps. Cet lisir blanc est un remde peu avertir iirs universel, qui fait merveilles en mde- faire enterrer; mais on ne trouva plus le cine, fondl'hydropisieet gurit tous les maux corps. Toute la ville tait en grande sur1. prise, quand des gensqui revenaientde quelintrieurs que voyage assurrent qu'ils avaient renconArgouges, voy. FES. tr Arislesur [Link] Crotone [Link] parat Corinlhe , que c'lait une espcede vampire. Hrodote [Link] conte qu' dans le quartier de Cranaiis,personne n'osait ajoule qu'il reparut au bout de sept ans habiterune maison qui tait visited'un spec- Proconse, y composaun pome et, mourut tre. Un certain Arignole, s'lanl muni de lide nouveau. Loloyer, qui regarde Arisle danscelle s'enferma vresmagiquesgyptiens, commeun sorcier extases -, cite une autoet se mit lire maisonpour y passer la nuit, rit d'aprslaquelle, l'heuremmeo ce vamdans la cour. Le spectre parut, pire disparut pour la secondefois,il aurait t tranquillement bientt, ; pour effrayer Arignole, il prit d'a- transport en Sicile,o il se fit matre d'cole. bord la figured'un chien, ensuite celles d'un Il se montra encore trois cent quarante ans taureau el d'un lion. Mais, sans se troubler, aprs dans la villede Mtaponte, el il y fil. pronona dans ses livres des conju- lever des monumentsqu'on voyait du temps Arignole rations qui obligrent le fantme se retirer d'[Link] de prodiges engagrent les dans un coin de la cour, o il disparut. Le Siciliens lui consacrerun templeo ils l'hoon creusa l'endroit o le spectre noraient commeun demi-dieu. lendemain s'tait enfonc; ou y trouva un squelette auAristodme ,roi des [Link]. quel on donna la spulture , el rien ne parut Ol'JIIONEUS et [Link]. plus dans la maison. Celle anecdote n'esl autre choseque l'aventure d'Athnodore,que Aristolochie. ou paille de sarrasin , ou Lucienavait lue dans Pline , et qu'il accom- plutt espce de plante appele pislolocbe, mode sa manire pour divertir ses lecteurs. avec laquelleApuleprtendait qu'on pouvait Armane, princedes enfers chez les an- dnouer l'aiguillette, sans doute en l'emriens Perses, source du mal, dmon noir, en- ployant des fumigations,l'oy. LIGATURES. gendr dans les tnbres2, ennemi d'OroAristomne , gnral messnien,si hamaze,principedu bien. Maiscelui-ciest ter- bile et si adroit que, toutes les fois qu'il tomnel, tandis qu'Arimane est cr et doit prir bait au pouvoirdes Athniens,ses ennemis,il unjour. trouvait moyen de s'chapperde leurs mains. Arioch, dmon de la vengeance, selon Pour lui ler celte ressource, ils le firent ; diffrentd'Alaslor, mourir ; aprs quoi on l'ouvritet on lui trouva quelquesdmonographes cl occupseulement des vengeancesparticu- le [Link] velu [Link] [Link]\ liresde ceux qui l'emploient. Aristote , que l'arabe Averro'sappelle Ariolistes, devins de l'antiquit, dont le comblede la perfection humaine. Sa phile mtier se nommait ariolatio, parce qu'ils losophiea toujourst en grande vnration, devinaient par les autels {abaris). Ils consul- et sonnomne peut recevoir trop d'clat. Mais taientlesdmonssur leurs autels, dit Dangis' ; il ne fallait pas se quereller pour ses opinions ilsvoyaient, ensuite si l'autel tremblait ou s'il et. emprisonnerdans un temps ceux qui ne s'y faisait quelque merveille, et prdisaient les partageaient pas , pour emprisonnerdans ce que le diable leur inspirait. un autre ceux qui les avaient adoptes. Ces Ariste, charlatan de l'le de Proconsc, querelles, au reste, n'ont t leves que par 'lui vivait du temps de Crsus. 11disait que les hrtiques. Delancresembledire qu'Asonme sortaitde son corps quand il voulait, ristote savait,la magie naturelle '', mais il ne filqu'elley [Link] uns content parle en hommesuperstitieux dans aucun de qu'elles'chappait, la vue de sa femmeet ses crits. Quant la vieilleopinion,soutenue dosesenfants,, sous la figured'un cerf, Wierus parProcope et quelquesautres, qu'Aristote,ne dit sousla figured'un corbeau'\ Hrodote pouvant comprendrela ruison du flux et du nipporte,dans son quatrime livre , que cet. reflux de l'Euripe , s'y prcipita en faisant entrant un jour dansla boutiqued'un de dsespoirce mauvais calembourg: Puis- Arisle, loulon , y tomba-mort; que le fouloncourut 1 Pluturque, dans la"Vie deltomnlus. 1ruit dechimie 1GS. 2 el [Link], p. Discours desspectres, [Link], ch.21, ' lMutarqne, -1' surIsisetOsiris. liv.!"',ch.S,oxt.n''15. Vulre-Maxime, surla magie,, -1Tableau (36. del'inconstance desmauvais etc.,.p. anges, etc., ' Trait DePnestigiis liv. d ise.2. YI, lib. 1'!. diem., l, eap.

/|8 ARM ARM. entendit, [Link] le grenier a minuit, n sembla que je ne puis le saisir, saisis-moi ' ; celle opinion est aujourd'hui un conte mpris. mme que les dmons qui prenaient celle Nous ne citeronsici des ouvrages d'Arislole que peine, avaient un tambour et faisaient ensuite ceux qui ont rapport aux matires que nous des volutions militaires. La dame , -effraye, traitons : 1 De la Divination par les songes; quitta Amiens pour retourner Paris; c'est, ce que voulait, la femme de chambre. Il n'y 2DuSommeilet dela veille, imprimsdansses oeuvres. On peut consulter aussi les remarques eut plus de malfice ds lors, et l'on a eu Ion. de Michel d'Ephse sur le livre de la Divina- de voir l autre chose que de. la malice. tion parles songes", el la Paraphrase de ThAu sige de JruArmes prodigieuses. mislius sur divers traits d'Arislole, principa- salem par Titus, et dans plusieurs autres cirlement sur ce mme ouvrage 5. on vil dans les airs des armes ou constances, Arthmancie OUArithmomancie, divides troupes de fantmes, phnomnes non ennation par les nombres. Les Grecs examicore expliqus , et qui jamais ne prsagrent naient le nombre et la valeur des lettres dans rien de bon. Plutarque raconte, dans la Vie les noms de deux combattants , et en augu- de'fhmislocle, que pendant, la bataille de Saraient que celui dont le nom renfermait plus lamine, on [Link] l'air des armes prodigieuses de lettres el d'une plus grande valeur rempor- el,des figures d'hommes, qui, de l'le d'Egnc, terait la victoire. C'est en vertu de celle tendaient les mains [Link] des galres science que quelques devins avaient -prvu grecques. On publia que c'taient les Eacides, qu'Hector devait tre vaincu par Achille. qu'on avail invoqus avant la [Link] Cbaldens , qui la pratiquaient aussi , quefois aussi on a rencontr des troupes de repartageaient leur alphabet en trois parties,' venants el de dmons allant par bataillons et chacune compose de sept lettres qu'ils attripar bandes. [Link],etc. En 1123, dans buaient aux sept plantes pour en tirer des le coml de Worms, on vi.l, pendant plusieurs prsages. Les platoniciens et les pythagori- jours , une multitude de gens arms pied ciens taient forl adonns celle divination , el cheval, allanlet, venant avec grand bruit, qui comprend aussi une partie de la cabale cl qui se rendiiienttous les soirs, vers l'heure de noue, une montagne qui paraissait le lieu des Juifs 4. Arius , fameux hrtique qui niait la di- do leur runion. Plusieurs personnes du voivinit de Jsus-Christ. Voici comment on ra- sinage s'approchrent de ces gens arms en les , conjurant, au nomde Dieu, de leur dclarer ce conte sa mort : Saint Alexandre , voque de Byzance , voyant, que les sectateurs d'A- que signifiait cette troupe innombrable el quel nus voulaient le porter en triomphe, le lende- tait,leur projet. Undes soldats ou fantmes rmain dimanche, dans le temple du Seigneur, pondit: Nousne sommes pas ce quevousvous ni de vraisfanlmes, ni de vraissolpria Dieu avec zle d'empcher le scandale , imaginez, 1 dats ; nous sommes les mes de ceux qui ont de peur que, si Arius entrait dans l'glise, il ne semblt que l'hrsie y ft entre avec lui ; t tus en cet endroit dans la dernire baet le lendemain dimanche, au moment o l'on! taille. Les armes el les chevaux que vous voyez sonl les instruments de notre supplice, s'attendait voir Arius , l'hrtique ivrogne, comme ils l'ont t de nos pchs. Nous somsentant un certain besoin , fut oblig d'aller ] mes tout en feu, quoique vous ne voyiez rien aux lieux secrets, o il creva par le milieu du 3 en nous qui paraisse enflamm. On dit ventre , perdit les intestins , et mourut d'une j qu'on remarqua en leur compagnie le comte mort infme et malheureuse , frapp, selon seigneurs tus dequelques-uns, par le diable, qui dut en rece- Enrico et plusieurs autres puis peu d'annes, qui dclarrent qu'on pouvoir l'ordre, car Arius tait de ses amis. vait les soulager par des aumnes et des Une dame ArrnanvJlle. d'Armanville, 1. Foi/. APPARITIONS , PHNOMNES prires dans son lit en 1746 sa 1 Amiens , fut battue ; VISIONS BORALE , AURORE , etc. servante altesla que le diable l'avait maltraiArmide. L'pisode d'Armide, dans le a te ; la cloche de la maison sonna seule ; on Tasse , est fond sur une tradition populaire 1 Si quidem egononcapiote, tu capiesme. qui esl rapporte par Pierre Delancre 2. Cette 7-Mchaelis in A nnotationes de Aristotelem, Ephcsii ? habile enchanteresse tait fille d'Arbilan , roi dedivinalione somnum. id Venise, in-S", est, per soiino, de Damas ; elle fut leve par Hidraote , son 1527. 3 Themistii dememori oncle, puissant magicien, qui en fit une grande in Aristotelem Paraphrasis somet reminiscenti, deinsomniis, de divinalione per Ilermolao BarbareBaie,in-81'. [Link],interprte ' Chronique 1530 i d'TJrsperg. '' <1 Tableau del'inconstance des mauvaisanges, etc., du sortilge ;e liv.l. Delancre,Incrdulitet mcraice trait5. convaincue, pleinement

49 ARN AUN mourut, quinze jours ou trois semaines [Link] nature lavait si nien partage , :11e qu'ellesurpassait en attraits les plus belles iprs. Voil! de l'[Link]'envoyacomme Arnaud de Villeneuve , mdecin, asfemmes un redoutable ennemi , vers la puissante ar- .rologueet alchimiste, qu'il ne faut pas conme chrtienneque le pape Urbain XI avait fondre,commeon l'a fait quelquefois,avec le rassemblesous la conduite de Godefroi de prcdent. Il tait n auprs de Montpellier; Bouillon ; et l , comme dit Delancre, elle il mourut dans un naufrage en 4314. La charma en effetquelqueschefscroiss; mais chimie lui doit beaucoup de dcouvertes; il ellene compromitpas l'espoir des chrtiens. ne cherchait, la vrit, que l pierre philoArmomancie, divination qui se faisait sophaie et ne songeaitqu' faire de l'or, mais les trois acides sulfurique, muriapar l'inspectiondes paules1. On juge encore il trouva le premier de aujourd'huiqu'un hommequi aies pauleslar- tique el nitrique ; il composa du ratafia ; il ht connatre l'essence ges est plus fort qu'un autre qui les a troites. l'alcoolel trbenthine, rgularisa la distillation, etc. Arnaud de Bresse , moinedu douzime de Il mlait ses vastes connaissancesen mdeTurbulent et amd'Abeilard. sicle,disciple cine des rveries astrologiques,et il prdit la bitieux, il se fit chef de secte. Il disait que fin du 1335. On l'acmonde l'anne pour les bonnes oeuvressont prfrablesau sacri- cusa aussi de magie. Franois Pegna dit ficede la messe; ce qui est absurde, car le sadevaitau dmontout ce qu'il savaitd'alcrificede la messe n'empchepas les bonnes qu'il etMariana 1 lui d'avoir eschimie, reproche i lles ordonneau contraire etsa comoeuvres, ; say de formerun homme avec de certaines n'avait [Link] avait le sens paraison pas dposes dans une citrouille. Mais jet le froc comme tous les rformateurs. drogues Delrio justifie Arnauld de "Villeneuve de ces excil il fui de el troubles, Ayant grands pris et le pape Clment V ne l'et pas brl Rome en 4185. On l'a mis au rang accusations, son mdecins'il et donn dans la des sorciers; il ne Flait gure, maisil fit pris pour L'inquisitionde Tarragone fit pourmagie. beaucoup de mal. tant brler ses livres, empreints de plusieurs Arnauld (ANGLIQUE). Apparition de la sentimentshrtiques, trois ans aprs sa mort. mre Marie-AngliqueArnauld, abbessede On recherche o"Arnauld de Villeneuve un Port-ltoyal de Paris , peu avant la mort de trait de l'explicationdes songes- , mais on la soeur Marie-Dorothe Perdereau, abbesse metsur soncomptebeaucoupd'ouvrages d'alintruse de ladite maison; rapporte dans une chimieou de magie auxquels il n'a pas eu la lettre crite en 4685 , par M. Dufoss, la moindrepari. Tels sont : le livre des Ligatusuitede ses mmoiressur [Link] res physiques*, qui est une traduction d'un religieuses de Port-ltoyal, tant veiller le livre arabe : et celui des l'alismans des douze Saint-Sacrement pendant la nuit, virent tout signes du zodiaque'1. On lui attribue aussi d'un couplafeuemreAnglique, leurancienne faussementle livre des Trois imposteurs. abbesse, se lever du lieu o elle avait t inAmoux, auteur d'un volumein-12, puhume, ayant en main sa crosse abbatiale, marcher tout le long du choeuret s'aller as- bli Bouen, en 1G30,sous le titre des Merseoir la place o se met l'abbesse pendant veillesdel'autre monde, ouvrage crit dans un les vpres. tant assise , elle appela une got bizarre et propre troublerles imaginalions faibles , par des coules de visionsel de religieusequi paraissait au mme lieu, et lui revenants. ordonnad'aller chercherla soeurDorothe,laquelle, ou du moinsson espril, vint se prArnuphis,[Link] devant la mre Anglique,qui lui parla Aurle et son arme engagsdans des dfils pendantquelquetemps, sans qu'onpt enten- dont les Quades leur fermaient l'issue el dre ce qu'elle lui disait ; aprs quoi, tout dis- mourantde soifsousun ciel brlant, il fil tomparut. On ne douta point qu'elle n'et cit ber, par le moyen de son art, une pluie prola soeurDorothedevantDieu: et c'est la ma- digieusequi permit aux Romains de se dsnire dontelle l'interprta elle-mme,lorsque altrer, pendant que la grle et le tonnerre 'es deux religieusesqui avaient t tmoin fondaientsur les Quades et les contraignaient de celte apparition la lui rapportrent. Elle s'cria : Ah! je mourrai bientt, et en effet, 1 Ilorum [Link],cap.9. hispanic. - Arnaldi interdeVillanova libellas de somniorum dition et somnia in-4". Ancienne 1 Du motlatin arinus,pauleLesanciens pretatiohe Danielis, applitrs-rare, quaient surtout cettedivination auxanimaux. Ils ju3 DePhj-sicis ligaturis. geaient bonne parl'armomancie silavictime tait p our 4 te dieux. DeSigillis duodecim signoram, L

50 ART ART rendre les armes. -C'est ce que racontent et dj t dict par quelque enfant d'Isral ; quelques auteurs paens. D'autres font hon- car ce serait un prodige trop grand que Saloneur de ce prodige aux prires de Marc-Au- mon et lu le manuscrit de saint Jrme. Mais rl'e ; mais les auteurs chrtiens l'attribuent les faiseurs d'crits de ce genre ne reculent unanimement, et avec plus de raison, la pas pour si peu. GillesBpurdin a publi au prire des soldais chrtiens qui se trouvaient seizime sicle un grimoire obscur sous le dans l'arme. litre de l'Art notoire; il n'esl pas probable Arnus, devin tu par Hercule, parce que ce soit la bonne copie, qui sans doute est. qu'il faisait le mtier d'espion. Apollonvengea perdue. Delriodit que de son temps les matres la mort d'Arnus, qu'il inspirait, en mfiant la de cet. art ordonnaient leurs lves une certaine sorte [Link], des jenes, peste dans le camp des Hraclides : il fallut, pour faire cesser le flau, tablir des jeux en des prires , des retraites, puis leur faisaient entendre genoux la lecture du livre de l'Art l'honneur du dfunt. el leur persuadaient qu'ils taient denotoire, MAROT. Arot, voy-. venus aussi savants que Salomon, les prophfut tu d'un Arphaxat,sorcier perse, qui tes et les aptres. Il s'en trouvait qui le l'on en croit Abdins de Ba Ce livre a t condamn par coup de foudre, si croyaient. bylone 1, l'heure mme du martyre de saint le pape PieV. Mlant les choses religieuses Simon et de saint Jude. Dans une posses- ses illusions, l'auteur recommande entre ausion qui fit du bruit Loudun, on cite un d- tres choses de rciter tous les jours, pendant mon Arphaxat. sept semaines, les sept psaumes de la pniArt de saint Anselme, moyen de gurir tence et de chanter tous les malins, au lever superstitieux, employ par des imposteurs qui du soleil, le Veni Creator, en commenant un prenaient le nom d'anselmisles. Ils se conten- - jour de nouvelle lune, pour se prparer ainsi taient de loucher, avec certaines paroles , les la connaissance de YArt notoire i. 'rasme, linges qu'on appliquait sur les blessures. Ils qui parle de ce livre dans un de ses colloques, devaient le secret de leur art, disaient-ils, dit qu'il n'y a rien compris ; qu'il n'y a trouv saint Anselme de Canlorbry. MaisDelrio as- que des figures de dragons, de lions, de losure que leur vritable patron est Anselme de pards , des cercles, des triangles, des caParme. ractres hbreux , grecs , latins , et qu'on Art de sain* Paul. Moyen de prdire les n'a jamais connu personne qui et rien apchoses futures, prtendu enseign saint pris dans tout cela. Des doctes prtenPaul dans son voyage au troisime ciel., et dent que le vritable rs notoria n'a jamais dont quelques charlatans ont eu le front de se t crit, et que l'Esprit le rvle chaque dire hritiers. -. aspirant prpar ; il leur en fait la lecture Art des esprits, appel aussi art ang- pendant le sommeil s'ijs ont sous l'oreille le cabalistique de Salomon , crit sur une lique. 11consiste dans le talent d'voquer les nom d'or ou sur un parchemin vierge. Mais esprits et de les obliger dcouvrir les choses lame caches. D'autres disent que l'art anglique d'autres rudils soutiennent quel'-^rs notoria est l'art de s'arranger avec son ange gardien existe crit, et qu'on le doit Salomon. Le de manire recevoir de lui la rvlation de croira [Link]. Art sacerdotal. C'est, selon quelques tout ce qu'on veut savoir. Cef art superstitieux se pratique de deux manires, ou par adeptes, le nom que les gyptiens donnaient extases dans lesquels on reoit des avis, ou l'alchimie. Cet art, dont le secret, recompar .entretiens avec l'ange que l'on voque, qui mand sous peine de mort, tait crit en lanapparat et qui, en celte circonstance, n'est gue hiroglyphique , n'tait communiqu pas un ange de lumire. Foi/. VOCATION. qu'aux prtres, la suite de longues preuves, Art notoire , espce d'Encyclopdie inArtmidore,phsien qui vcut du temps spire. Le livre superstitieux qui contient les d'Antonin-le-Pieux: On lui attribue le trait principes de l'art notoire promet la connais- des songes intitul One'iroerilion,publi pour sance de toutes les sciences en quatorze jours. la premire foisen grec, Venise, 451S, m-8. L'auteur du livre dit effrontmentque le Saint- On recherche la traduction latine'de Itigaut 2 Esprit le dicta saint Jrme. Il assure en- et quelques traductions franaises s. core que Salomon n'a obtenu la sagesse et la 1 [Link], cap.14,epist,demag. science universelle que pour avoir lu en une 2 Artemidori seude somnioEpliesiiOncirocritica.; seule nuil ce merveilleux livre. Il faudrait qu'il i-um cum interpretatione, groec.-lat. nolisNic. Eigaltii, [Link],1603. 1 [Link] 3 Artmidore, [Link]. Del'Implication dessonges, avecle 3i^ aposlolici,

51 ART ASC Artphius , philosophehermtique du granit entasss, comme tant les dbris,de douzimesicle, que les alchimistesdisent ses vastes murailles.11s'y trouve, dit-on, des avoir vcu plus de milleans par les secrets trsors gards par des dmons qui souvent de la pierre [Link] rap- traversent les airs sous la formede feux folrpts par portelesentimentde quelquessavantsqui af- lets, en poussant des hurlements firmentqu'Arlphiusest le mme qu'Apollo- les chosdu voisinage'. L'orfraie, la buse et nius de Tyanes, n au premier siclesous ce le corbeau sonlles htessinistresqui frquennom,et mort au douzimesous celui d'Arl- tent ces ruines merveilleuses, o apparat phius. On lui attribue plusieurs livres extra- l'me d'Arthusde tempsen tempsavec sa cour Art d'allongersa vie enchante. [Link]. vagantsou curieux : 1 V Arundel (THOMAS). Commeil s'tait op[Devil propagande), qu'il dit dans sa prfaceavoir compos l'ge de mille vingt-cinq pos (quatorzime sicle) aux sditionsdes ans ; 2 la Clef de la sagesse, suprmei;. 3un [Link], Chassaignon,dans ses Grands et livresur les caratres des plantes, sur la si- redoutablesjugements de Dieu, imprims du chanldes oiseaux,surles choses Morgesen1381,chezJean Lpreux,imprimeur gnification passeset futures , el sur la pierre philoso- des trs-puissanls seigneurs de Berne, Chasphale-. Cardan, qui parle de ces ouvrages, saignon,rformel dfenseurde tous les hau seizime livre de la "Varitdes choses, rtiques, d'il qu'il mourut cruellement, la lan^-i croit qu'ils oui t composspar quelqueplai- gue tellement enfle qu'il ne pouvait plus sant qui voulait se jouer de la crdulitdes parler, lui qui avail voulu empcher dans la bouchedes disciplesde "Wickleff,le cours partisansde l'alchimie. Maisil n'ose pas rede la sainte parole Arthmia, fillede l'empereurDiocttien. cherchersi ThomasArundel Wickfui, comme Elle fui possded'un dmon qui rsista aux saint Cyria- leff,tranglpar le diable. exorcistes paens el no cda qu' Aruspices ,devins du paganisme, dont que, diacre de l'glise romaine. L'ide de l'art se nommaitaruspioine. Ils examinaient rire el de plaisanter des possessionsel des les entrailles des victimespour en tirer [Link].-mes de l'glise est venue quelquefois des esprits gars, qu'il et t bon peut- prsages; il fallaittre de bonnemaisonpour exercer cette espce de sacerdoce. Ils prditre d'exorcisereux-mmes. saient, 1 par la simple inspectiondes victi dans roi des clbre les Bretons, ArtUus, mes vivantes; 2-par l'tat de leurs entrailles, et dontla vie Table est romansde la Bonde, taient ouvertes; 3" par la aprs qu'elles revientla entourede [Link]'il flammequi s'levaitde leurs chairs brles. et de la' La victime qu'il fallait amener avec vionuit, dans les forts de l'Angleterre Bretagne, chasser grand bruit avec des lence, ou qui s'chappait de l'autel, donnait' chiens, des chevaux et des piqueurs, qui ne des prsagessinistres; le coeurmaigre, le foie sonlque des dmonsou des spectres, au sen- doubleou enveloppd'une double tunique, et timentde Pierre Delancre5. Quandle grand- surtout l'absencedu coeurou du foie, annonveneur apparut Henri IV dans la fort de aient de grands maux. On croirait que les. Fontainebleau,quelques-uns dirent que c'- aruspices taienthabiles dans l'art d'escamotait la chasse du roi Arlhus. La tradition ter, car le coeurmanqua aux deux boenfs imconserve,aux environsde lluelgoat, dans le mols le jour qu'on assassina Csar. C'tait Finistre, le souvenir curieux de l'norme encoremauvaissignequand la flammene s'chteaud'Arlhus. On montre des rochers de levait pas avec force et n'tait pas transparente et pure ; et si la queue de la bte se vred'Augustin Des in-lfi. louen, courbait en brlant, elle menaait .de. Divinations, Nyphus, grandes lit G;dition li1604. des cinq Epitome a ugmente, [Link]. HPATOSCOPIE. vres traduit dugrec, difficults d'Artniidore, traitantdessonges, unrecueil deValre-Maximc Arzels par Charles avec Fontaine; surlemme [Link]. dulatin,in-8. traduit , 1555. L yon s ujet, 1 Clavis dans le Thtre Asaphins, devinsou sorciers chaldens, imprim sapientite, majoris onStrasbourg,'lbu9, in-8, chimique. 1614, Francfort, qui expliquaientles songes el tiraient les ho^ in-12. 2 DeCharacteribus , cantuet motibus roscopes. planetarum et futurarum, rerumprceteritarum. avium, lapide que surla Ascaroth. C'est lo nom que donnentles LeTrait pierre philophilosoplnco. d'Artphius P. Arnauld, etim- dmonogrphes un dmon peu connu qu> sophale attraduit enfranais par pr'nr. avec deSinsius etleFlamel. Paris, 1612 ceux , e ncore leMiles espionset les dlateurs. Il dpeu 1059, 1682, in-d". Onattribue Artphius protge roir des et leLivrese- du dmonNergal. miroirs, Spculum speculorum, cret, L iber s ecretus. 3 Tableau [Link], del'inconstance desmauvais anges, 1 Cambry, dise. dans lePirstre, t. cv, 3. p. 277. Voyage 4

,V2 ASM ASM Ascik-pacha, dmon turc, qui favorise i quel a un temple dans le dsert de Ryanneh. les intrigues secrtes, facilite les accoucheOn ajoute que ce serpent se coupe par morments, enseigne les moyens de rompre les ceaux, et qu'un inslanlaprs il n'y parat pas. Cet Asmode est, selon quelques-uns, l'ancharmes ', etc. Eve. Les juifs, qui Asoltarion, sorcier qui prdit l'empe- cien serpent qui sduisit l'appellent Asmoda, faisaient de lui le prince reur Domitien qu'il serait mang des chiens; sur quoi l'empereur le fil tuer, ce qui ne des dmons, comme on le voit dans la para l'empcha pas d'tre mang des chiens, ca- phrase chaldaque. C'est aux enfers, selon Wierus, un roi fort el puissant, qui a trois suellement, aprs sa mort 2. ttes : la premire ressemble celle d'un tauAselle. L'aselle aquatique, espce de clo- reau, la seconde celle d'un homme, la troiporte, tait rvre des Islandais, qui croyaient sime celle d'un blier. Il a une queue de qu'en tenant cet insecte dans la bouche, ou serpent, des pieds d'oie, une haleine enflamson ovaire dessch sur la langue, ils obte- me ; il se montre cheval sur un dragon, naient, tout ce qu'ils pouvaient dsirer. Ils ap- portant en main un tendard et une lance. Il pelaient son ovaire sec pierre souhaits. est soumis cependant, par la hirarchie inferAshmole ([Link]),antiquaire et alchimiste nale, au roi Amoymon. Lorsqu'on l'exorcise, il faut tre ferme sur ses pieds, et l'apanglais, n en 1617. On lui doit quelques oupeler par son nom. Il donne des anneaux vrages utiles, elle Muse ashmolen.d'Oxford. Mais il publia Londres, en 4 052, un volume constells; il apprend aux hommes se rendre in-4, intitul : Theairum chemicum briian invisibles et leur enseigne la gomtrie, l'anicum , contenant diffrents pomes des phirithmtique, l'astronomie et les arts mcanilosophes anglais qui ont crit sur les mystres ques. Il connat aussi des trsors qu'on peut le hermtiques. Six ans aprs, il fil imprimer le forcer dcouvrir; soixante-douze lgions lui . Chemin du bonheur, in-4, [Link] trait, qui obissent 1. On le nomme encore Chammada et Sydona. Le Sage a fait d'Asmode le hros n'est pas de lui, mais auquel il mil une prface, roule aussi sur la pierre philosophale. d'un de ses romans (le Diable boiteux). Foy. ALCHIMIE. Asmond et Aswth,compagnons d'armes Asile. Les lois qui accordaient droit d'adanois, lis d'une troite amiti, convinrent, sile aux criminels dans les glises exceptaient par un sermentsolennel, dene s'abandonner ni ordinairement les sorciers, qui d'ailleurs ne la vie ni la mort. Aswith mourut le premier cherchaient pas l leur recours. et, suivant leur accord, Asmond, aprs avoir enseveli son ami, avec son chien et son cherit Asima,dmon qui quand on fait le val dans une grande caverne, y porta dos mal. Il a t ador inath, dans la tribu de provisions pour une anne el s'enferma dans avant les habitants de cette Nephlali, que ce tombeau. Mais, ajoute gravement un histoville fussent transports Samarie. rien 2, le diable, qui tait entr dans le corps Asmode, dmon destructeur, le mme du mort, tourmenta le fidle .Asmond, le dque Sama'l, suivant les rabbins. 11est aux chirant, lui dfigurant le visage et lui arraenfers surintendant des maisons de jeu, selon chant mme une oreille, sans lui donner de l'esprit de quelques dmonomanes, qui ont raisons de sa fureur. Asmond, impatient, crit comme s'ils eussent fait en touristes le coupa la tte du mort, croyant rogner aussi voyage de l'autre monde. Il sme la dissipation le diable qui s'tait log l. Sur ces entreet l'erreur.-Lesrabbins content qu'il dtrna faites, prcisment, le roi de Sude, ric, pasun jour Salomon, mais que bientt Salomon le sant devant la caverne mure et entendant chargea de fers, et le fora de l'aider btir le du vacarme, crut qu'elle renfermaitun trsor gard par des dmons. Il la fit ouvrir, et fut temple de [Link], suivant les mmes rabbins, l'ayant expuls, avec la fume du bien surpris d'y trouver Asmond, ple, ensanfiel d'un poisson, du corps de la jeune Sara glant, auprs d'un cadavre puant; il lui fit qu'il possdait, l'ange Raphal l'emprisonna conter son histoire, et, ravi de sa fidlit et de aux extrmits de l'Egypte.'Paul Lucas dit son courage, il l'obligea par de bons procds le suivre sa cour. qu'il l'a vu dans un do ses voyages. On s'est amus de lui ce sujet; cependant on a pu lire Asmoug,l'un desdmons qui, sous les dans le Courrier de l'Egypte que le peuple de ordres d'Arimane, sment en Perse les disce pays adore encore le serpent d'Asmode, le- sensions, les procs et les querelles. 3 Wicrus, [Link]., 1 WicrtiB, lib. I, cap.6. in Pseudomoiiai'chi demoii a Boguct, 2 Discours dessorciers, ch. 01. SaxoGrammat. Daiiiao liist,lib,T.

53 -ASX ASX Asoors. C'est le nom que'les Indiens l'adorrent. Il est, dit-on, grand-trsorier aux donnent certains mauvais gnies qui font enfers, el donne de bons avis quand on met des lois [Link] nous apprend qu'il tomberles voyageurs dans des embches. sait le pass, le prsent el l'avenir, qu'il rAspamc. Zorobabeltait pris d'un si volontiers aux questions qu'on lui fait fol amour pour Aspame, qu'elle le souffletait pond un esclave et lui lait le diadme pour sur les chosesles plus secrtes, et qu'il est facomme de le faire causer sur la cration, les fauen orner sa fle , indigne d'un tel ornement, cile dit Delancre '; elle le faisait,rire et pleurer, tes el la chute des anges, donl il sait loule l'histoire ; mais il soutient que pour lui il a bon lui le tout semblait, philtres par quand et fascinations. Les belles dames font tous t puni injustement. Il enseigne fond les les jours d'aussi grands excs sans fascina- arts libraux el commandequarante lgions; celui qui le fait venir doit prendre garde de tion ni philtre. s'en laisser approcher, cause de son insupsorcire d'AnAspiculette (MAIIIE n). C'est pourquoi il faut tenir portable puanteur. dans le de sous le pays Labour, rgne sous ses narines un anneau magique en ardaye, de [Link] fut arrte l'ge de dix-neuf est un prservatif contre les odeurs gent, qui et-avoua l'avait mene au sabbat, ans, qu'on ftides des dmons *. Astaroth a figur dans du diable l elle avait,bais le derrire que au-dessousd'une grande queue, el que ceder- plusieurspossessions. Astart, femelled'Astaroth, selon quelrire lail fait comme le museau d'un bouc 2. ; elle porte des cornes, non ques dmonomanes connue peu AspidomancJe,divination difformes comme celles des autres dmons, se aux selon qui Indes, quelques mais faonnes en croissant. Les Phniciens pratique 3 voyageurs. [Link] que le devinou sor- adoraient la lune sousle nom d'Astart. ASicier trace un cercle , s'y campe assis sur un don, c'tait la mme que Vnus. Sanchonialon devient marmotte des , bouclier, conjurations dit qu'elle eut deux fils: le Dsir et l'Amour. anet ne sort de son extase hideux, que pour On l'a souvent reprsente avec des rayons, noncer les choses qu'on veut savoir, el que ou avec une lte de gnisse. Des rudils prle diable vient de lui rvler. tendenlqu'Aslarolh,quidonnelesrichesses, est Asrafil, -ange terrible qui, selon les mu- le soleil, et Astart la lune; mais dans les ansulmans, doit sonner de la trompette et r- ciens monuments orientaux Astart est le veiller tous les morts pour le jugement der- mmequ'Astaroth, et Astarothlemme qu'Asnier. On le confondsouvent avec Asra'l. tart. Assa-foetida. Les Hollandais appellent Astiages , roi des Modes. Quand Cyrus cellepiaule fiente du diable (duivelsdrek). eut vaincu l'Asie, on publia qu'Asiiages, son Assassins,secte d'Ismaliens qu'on eni- grand-pre, avait song en dormant que dans vrait de hrachick et qui on faisait un dogme le sein de sa .filleMandanecroissait une vigne (le tuer. Le souverain des Assassins s'appe- qui de ses feuilles couvrait l'Asie entire; prlaitle cheick ou vieux de la Montagne. 11est sage de la grandeur de Cyrus, filsde Mandane. clbre dans l'histoire des croisades. Voy. Astragalomanoie, divinationpar les ds. TlUIGfiISME. Prenez deux ds, marqus commed'usage des Assheton (GUILLAUME), thologienangli- numros 1, %,3, 4, 5, 6. On peut jeter vocan, mort en [Link] publia en 1691 un petit lont un d seul, ou les deux ds la fois; on ouvragepeu recherch, intitul : la Possibi- a ainsi la chance d'amener les chiffres1 12. Vousvoulez deviner quelque affaire qui vous lit des apparitions. ou pntrer les secrets de l'aveAstaroth, grand-duc trs-puissant aux embarrasse, enfers.11a la figure d'un ange fort laid, et se nir; posez la questionsur un papier que vous montre chevauchantsur un dragon infernal ; aurez pass au-dessus de la fume du bois il tienl la main droite une vipre. Quelques de genivre; placez ce papier renvers sur la et jetez les ds. Vous crirez les letMagiciensdisent qu'il prside l'Occident, table, qu'il procure l'amitides grands seigneurs, et tres mesure qu'elles se prsentent En se elles vous donnerontla rponse : qu'il faut l'voquer le mercredi. Les Sido- combinant, 1 vaut la lettre vaut E;' 3 vaut, I, ou Y; niens, les Philistins et quelques sectesjuives 4 vaut 0 5 vautA; 2G II; vautB, P, ou V; 7 vaut ; C, K, ou Q ; 8 vaut D, ou T; 9 vaut F, S, X, Incrdulit et mcrance du etc. sortilge, ' Incrdulit ou Z; 10vaut G. ou .1; 11 vaut L, M, ou N; et mcrance, etc.,tr. 5. Tableau Delancre, de l'inconstance desmauvais 1 '"'Ses, inPseudomonarchia daim. etc.,[Link], dise.1. Wierus,

5/i AST AST ht vaut R. Si la rponse est obscure, il ne labe. Le ciel, disaient-ils, est,un livre dans faut pas s'en tonner ; le sort est capricieux. lequel on voit le pass, le prsent cl l'avenir ; Pans le cas o vous n'y pouvez rien com- pourquoi ne pourrait-on pas lire les vnements reprprendre, recourez d'autres divinations. de ce monde dans un instrument qui ' La lettre H n'est point marque, parce qu'elle sente la situation des corps clestes ? n'est pas ncessaire. Les rgles du destin se art de dire la bonne avenAstrologie, dispensent de celles de l'orthographe. Pli s'ex- ture et de prdire les vnements, par l'asprime fort Bien par la lettre F, et CH par la pect, les positions et les influencesdes corps lettre X.'Ls anciens pratiquaient l'[Link] croit que l'astrologie, qu'on apgalomancie avec des osseletsmarqus des lelaussi astrologiejudiciaire, parce qu'elle I res de l'alphabet, et les lettres que le hasard pelle consiste en jugements sur les personnes et sur amenait faisaient les rponses. C'est par ce les choses, a pris naissance dans la Chalde, moyen que se. rendaient, les oracles d'Hercule d'o elle pntra en Egypte, en Grce el en en Achae. On mettait les lettres dans une Italie. Quelquesantiquaires attribuent l'invenurne, et on les lirait commeon lire les num- tion de celte science Cham, fils de Noe; le ros des loteries. commissaire de Lamarre, dans son Trait de Astres. La premire idoltrie a com- police, litre 7, chap. 1er, ne repousse pas les menc par le culte des astres. Tous les peu- opinions qui tablissent qu'elle lui a t enples les adoraient., au temps de Mose. Lui seul seigne par le dmon. DiognoLarce donne dit aux Hbreux : Lorsque vous levez les entendre que les gyptiens connaissaient la yeux vers le ciel, que vous voyez le soleil, la rondeur do la terre et la cause des clipses. lune et les autres astres, gardez-vous de tom- On ne peut leur disputer l'habilet en astrober dans l'erreur el de les adorer, car c'est nomie; mais, au lieu de se tenir aux rgles Dieu qui les a crs (Deulronome, ehnp.-i). droites de celie science, ils en ajoutrent d'auCeux qui ne croient pas la rvlation de- tres qu'ils fondrent uniquement sur leur imavraient nous apprendre comment Mose a t gination ; ce furent l les principes de l'art plus clair que les sages de toutes les na- de deviner et de tirer des horoscopes. Ce sont tions dont il tait environn '. Mahomet dit, eux, dit Hrodote, qui enseignrent quel dans, le Koran, que les toiles sont les senti- dieu chaque mois , chaque jour esl consacr, nelles du ciel, el qu'elles empchent les dobservrent les premiers sons quel ascenqui mons d'en approcher et de connatre les se- dant un homme esl n, pour prdire sa l'orcrets do Dieu. Il y a des sectes qui prtendent lune, ce qui lui arriverait dans sa vie et do que chaque corps cleste est la demeure d'un quelle mort il mourrait.-J'ai lu dans les ange.:Les Arabes , avant Mahomet, ado- registres du ciel tout ce qui doit vous arriver raient les astres. Les anciens en faisaient des vous et votre fils, disait ses crdules lres anims; les gyptiens croyaient qu'ils enfants Blus , prince deBabylone. Pompe, voguaient dans des navires travers les airs Csar, Crassus croyaient l'astrologie. Pline comme nos aronaules ; ils disaient que le so- en parle comme d'un art respectable. Celte leil, avec son esquif, traversait l'Ocan toutes science gouverne encore la Perse el une grande les nuits pour retourner d'occident en orient. partie de l'Asie. Rien ne se fait ici, ditTa-D'autres physiciens ont prtendu que les vernier dans sa Relation d'Ispahan, que de toiles sont les yeux du ciel, et que les larmes l'avis des astrologues. Ils sont plus puissants qui ontombentforment les pierres prcieuses. et plus redouts que le roi, qui en a-toujours C'est,pour cela, ajoulenl-ils, que chaque toile quatre attachs ses pas, qu'il consulte sans a sa pierre favorite. cesse et qui l'avertissent du temps o il doit Astrolabe, instrument dont oh se sert se promener, de l'heure o il doit se renferpour observer les astres et tirer les horosco- mer dans son palais, se purger, se vtir de ses habits royaux, prendre ou quitterlesceplre, etc. pes. Il est souvent semblable une sphre armillaire. L'astrologue, instruit du jour, de Ils sont si respects dans cette cour que le roi l'heure, du moment o est n celui qui le con- Schah-Sophi tant accabl depuis plusieurs sulte, ou pour lequel on le consulte, mel les annes d'infirmits que l'art ne pouvait guchoses la place qu'elles occupaient alors, et rir, les mdecins jugrent qu'il n'tait tomb dresse son thme suivant la position des pladans cet tat de dprissement que par la faute ntes et des [Link] y a eu des des astrologues, qui avaient mal pris l'heure gens autrefois qui faisaient le mtier de d- laquelle il devait tre lev sur le trne. Les couvrir les voleurs par le moyen d'un astro1 LepreLebrun, t. p'1, Hist, despratiques superst., J Bergier, au motAutres. Dict. iholog., p. 220.

55 AST AST astrologuesreconnurent leur erreur : ils s'as- sous la Balance., Munich sous le Scorpion, semblrentrde'nouveau avec les mdecins, Slultgord sous le Sagittaire, Agsbourg sous cherchrentdans leciella vritableheure pro- le Capricorne, Ingolstadlsous le Verseau, et pice, ne manqurent pas de la trouver; et Sa Ratisbonne sous les Poissons. Herms a dit du couronnementfut renouvele, que c'est parce qu'il y a sept trous la tte, crmonie la grandesatisfactioncleSchah-Sephi, qui mou- qu'il y a aussi dans le ciel sept plantes pour rut quelquesjours aprs. Il en est de mme prsider ces trous : Saturne et Jupiter aux la Chine, o l'empereur n'ose rien entre- deux oreilles. Marset Vnus auxdeux narines, prendre sans avoir consult son thme natal. le Soleil et la Lune aux deux yeux, et MerLa vnration des Japonais pour l'astrolo- cureda [Link] l'Hbreu, d'anssa Phid'amour, traduitepar le sieur Duparc, gieest plus profondeencore; chez eux per- losophie sonne n'oserait construire un difice sans Champenois,admetcelte opinion,qu'il prcise avoirinterrog quelque astrologue sur la d'u- trs-bien : Le Soleilprside l'oeildroit, ditre du btiment. Il y en a mme qui, sur la il, et la Lune l'oeil gauche, parce que tous rponsedes astres, se dvouent et se tuent les deux sont les yeux du ciel.; Jupiter goupour le bonheur de ceux qui doivent habiter verne l'oreille gauche; Saturne, la droite; la nouvellemaison '. Presque tous les an- Mars, leperluis droit du nez;Vnus, le portais ciens, Hippocrale, Virgile , Horace, Tibre, gauche; el Mercure, la bouche, parce qu'il croyaient l'astrologie. Le moyenge en fui prside la parole. Ajoutons encore que [Link] lira l'horoscopede LouisXIII et Saturne dominesur la vie, les changements, doLouisXIV; elBoileau dit qu'un tmraire les dificeselles sciences; Jupiter, sur l'honauteur _n'atteintpas le Parnasse, si son astre neur, les souhaits, les richesseset la propret mnaissanlne l'a form pote En astro- des habits; Mars, sur la guerre, les prisons, logie,on ne connat dans le ciel que sept pla- les mariages, les haines; le Soleil, sur l'espntes,eldouzecoiislelialiousdansle zodiaque. rance, le bonheur, le gain, les hritages ; VLe nombre de celles-cin'a pas chang; mais nus, sur les amitis et les amours; Mercure, il y a aujourd'hui douze plantes. Nous no sur les maladies, les perles, les dettes, le comparlerons que des sept vieilles employespar merceetla crainte; la Lune, sur les plaies, les les [Link] n'avons, disent-ils, au- songes el les larcins. Aussi, du moins, le dcun membre que les corps clestes ne gou- cide le livre dos admirables secrets d'[Link] septplantessonl, commeon sait, [Link] dominant de la sorte tout,ce le Soleil,la Lune, Vnus, Jupiter, Mars, Mer- qui arrive l'homme, les plantes ramnent cure et Saturne. Le Soleilprside la tle;la lemmecoursde choses toutes lesfois qu'elles Lune, au bras droit; Vnus, au bras gauche; se retrouvent dans le ciel au lieu de l'horosJupiter, l'estomac; Mars aux parties sexuel- cope. Jupiter se retrouve au bout de douze les; Mercure, au pied droit, et Saturneau pied ans au mme lieu, les honneurs seront les gauche; ou bien Marsgouvernel tte, Vnus mmes;Vnus,au bout de huit ans, les amours le bras droit, Jupiter le liras gauche, le Soleil seront les mmes, etc., mais dans un autre l'estomac, la Lune les parties sexuelles,Mer- individu.N'oublionspas non plus que chacure le pied droit el Saturne le pied gauche. que plante gouverne un jour de la semaine : Parmi les constellations, le Blier gou- le Soleille dimanche, la Lune le lundi, Mars verne la tte; le Taureau, le cou; les Gle mardi, Mercurele mercredi, Jupiter le jeudi, meaux, les bras elles paules; Tlicrevisse, la Vnusle vendredi, Saturne le samedi ; que le poitrine el le coeur; le Lion , l'estomac; la jaune est la couleur du Soleil, le blanc celle Vierge, le ventre ; la Balance, les reins et les do la Lune, le vert celle de Vnus, le rouge fesses; le Scorpion, les parties sexuelles; le celle de Mars, le bleu celle de Jupiter, le noir Sagittaire, les cuisses; le Capricorne, les ge- celle de Saturne, le mlang celle de Mernoux; le Verseau, les jambes ; elles Poissons, cure; que le Soleil prside l'or, la Lune les pieds. Ona mis aussi le monde, c'est- l'argent, Vnus l'tain, Mars au fer, Jupiter -dire les empires elles villes, sousl'influence l'airain, Saturne au plomb,Mercure,au vifdes [Link] astrologues allemands argent, etc. Le Soleilest bienfaisant et faau seizime sicle avaient dclar Francfort vorable; Saturne, triste, moroseet froid; Jusous l'influence'du Blier, Wurtzbourg sous piter, tempr et,bnin ; Mars, ardent; Vnus, celle du Taureau, Nuremberg sous l'es'G- bienveillante; Mercure, inconstant: l Lune, meaux,.Mgdbourg sous l'erevisse, TJlm [Link] les constellations, le sousle Lion,eidelbergsousl Vierge, Vienne Blier, le Lionet le Sagittaire sont chauds, 1 Essaisur les erreurset, les secs et ardents ; le Taureau, la Vierge et le superstitions, p ar ' % [Link].5. Capricorne, lourds, froids cl secs ; Tes G-

- 50 AST AST meau-x, la Balance et le Verseau, lgers, trsors el des biens de patrimoine. La cinchauds et humides; l'Ecrivisse, le Scorpion quime maison est celle du Lion, dite la deel les Poissons, humides, mous el froids. meure des enfants; c'est la maison des legs el Au moment de la naissance d'un enfant dont des donations. La sixime maison est celle on veut tirer l'horoscope , ou bien au jour de de la Vierge, on l'appelle l'amour de Mars. l'vnement dont on cherche prsager les C'est la maison des chagrins, des revers et suites, il faut d'abord voir sur l'astrolabe des maladies. La septime maison est celle quelles sont les constellations et plantes qui de la Balance, qu'on appelle l'angle occidental. dominent rlans le ciel, et tirer les consquences C'est la maison des mariages et des noces. qu'indiquent leurs vertus , leurs qualits el La huitime maison est celle du Scorpion apleurs fondions. Si trois signes do la mme pele la porte suprieure. C'esi la maison de nature se rencontrent dans le ciel, comme, l'effroi, des craintes et de la mort. La neupar exemple , le Blier, le Lion el le Sagit- vime maison est celle du Sagittaire, appele taire, ces trois signes forment le irin aspect, l'amour du soleil.C'est la maison de la pit, parce qu'ils partagent le ciel en trois, et qu'ils de la religion, des voyages el de la philososont spars l'un de l'autre par trois autres phie. La dixime maison est celle du Caconstellations. Cet aspect est bon et favo- pricorne, dite le milieu du ciel. C'est la mairable. Quand ceux qui partagent le ciel par sondes charges, des dignits et des couronnes. sixime se rencontrent l'heure de l'opra- La onzime maison est celle du Verseau , tion, comme le Blier avec les Gmeaux, le qu'on appelle l'amour de Jupiter. C'est la maiTaureau avec l'Ecrevisse, etc., ils forment son des amis, des bienfaits et de la fortune. Vaspcetscxlil, qui est mdiocre. Quand ceux La douzimemaison est celle des Poissons, qui partagent le ciel en quatre, comme le B- appele l'amour deSaturne. C'est la plus maulier avec l'Ecrevisse, leTaureau avec le Lion, vaise de toutes el la plus funeste ; c'est la les Gmeaux avec la Vierge, se rencontrent maison des empoisonnements, des misres, dans le ciel, ils forment Y aspect carr, qui est de l'envie, de l'humeur noire el de la mort mauvais. Quand ceux qui se trouvent aux par- [Link] le Scorpionsonl lesmaities opposes du ciel, comme le Blier avec la sons chries de Mars; leTaureau et la Balance, Balance, le Taureau avec le Scorpion, les G- celles de Vnus; les Gmeaux et la Vierge, meaux avec le Sagittaire, etc., se rencontrent celles de Mercure; le Sagittaire et les Pois l'heure de la naissance, ils forment Vaspect sons, celles de Jupiter; le Capricorne et le Vercontraire, qui est mchant et nuisible. Les seau, cellesdeSaturne; le Lion, celle du Soleil; astres sont en conjonction quand deux pla- l'Ecrevisse, celle del lune. -11faut examintes se trouvent runies dans le mme signe ner avec soin les rencontres des plantes avec ou dans la mme maison, el en opposition les constellations. Si Mars, par exemple, quand elles sont deux points opposs. se rencontre avec le Blier l'heure de la Chaque signe du zodiaque occupe une place naissance, il donne du courage, de la fiert qu'on appelle maison clesteou maison du so- et une longue vie; s'il se trouve avec le Tauleil ; ces douze maisons du soleil coupent ainsi reau, richesses et courage. En un mot, Mars le zodiaque en douze parties. Chaque maison augmente l'influence des constellations avec occupe trente degrs, puisque le cercle en a lesquelles il se rencontre, et y ajoute la valeur trois cent soixante. Les astrologues reprsen- et la force. Saturne, qui donne les peines, tent les maisons par de simples numros, dans les misres, les maladies, augmente les mauune figure ronde ou carre, divise on douze vaises influences et gte les bonnes. Vnus, cellules. La premire maison est celle du au contraire, augmente les bonnes influences Blier, qu'on appelle Vangle oriental, en ar- el affaiblit les mauvaises. Mercure auggot asliologique. C'est la maison de la vie , mente ou affaiblit les influences suivant ses parce que ceux qui naissent quand cette con- conjonctions. S'il se rencontre avec les Poisstellation domine peuvent vivre long-temps. sons,,qui sont mauvais, il devient moins bon; La seconde maison est celle du Taureau, s'il se trouve avec le Capricorne, qui est faqu'on appelle la porte infrieure. C'est la mai- vorable, il devient meilleur. Ba Lune joint son des richesses et des moyens de fortune. la mlancolie aux constellations heureuses; La troisime maison est celle des Gmeaux elle ajoute la tristesse ou la dmence aux conappele la demeure des frres. C'est la maison stellations funestes. Jupiter, qui donne les rides hritages et des bonnes successions. chesses et les honneurs, augmente les bonnes La quatrime maison esl. celle de l'Ecrevisse. influences et dissipe peu prs les mauvaises. On l'appelle le fond,du ciel, l'angle dela terre, Le Soleil ascendant donne les faveurs des la demeure des parents. C'est la maison des princes; il a sur les influences presque autant

57 AST AST d'effetque Jupiter; mais descendant il pr- amena le domestique,qu'on venait de prendre des revers. Ajoutons que les Gmeaux, enfin, malgr la protection de Mercure. sao-e la Balanceella Vierge donnent la beaut par Les astrologuestirent vanit de deux ou trois excellence;le Scorpion, le Capricorne el les de leurs prdictionsaccomplies,quoique souPoissonsdonnent une beaut mdiocre. Les vent d'une manire indirecte, entre mille qui autres constellationsdonnent plus ou moins n'ont point eu de succs.L'horoscopedu pote la laideur. La Vierge, la Balance, le Ver- Eschyleportaitqu'il serait cras par la chute seau el les Gmeaux donnentune belle voix; d'une maison; il s'alla, dit-on, mettreen plein l'Ecrevisse, le Scorpionel les Poissons don- champ, pour viter sa destine; mais un aigle, nent une voixnulleou dsagrable; les autres qui avail enlev une tortue, la lui laissa tomn'ont pas d'influencesur la voix. ber sur la tte, et il en fut tu. Si ce conte constellations Siles plantes et les constellationsse trou- n'a pas t fait aprs coup, nous rpondrons vent l'Orient, l'heure de l'horoscope, on qu'un aveugle, en jetant au hasard une mulprouvera leur influenceau commencement titude de flches,peut atteindre le but une fois dela vie ou de l'entreprise; on l'prouvera au par hasard. Quand il y avait en Europe des milieusi elles sont au haut du ciel, et la fin milliers d'astrologues qui faisaient tous les si ellessont l'[Link] que l'horos- jours de nouvelles prdictions, il pouvait s'en copene trompe point, il faut avoir soin d'en trouver quelques-unes que l'vnement, par commencer les oprations prcisment la cas fortuit, justifiait; et celles-ci, quoique raminuteo l'enfant est n, ou l'instant prcis res, entretenaient la crdulit que desmillions d'une affairedont on veut savoir les suites. de mensongesauraient d dtruire. L'empePourceux qui n'exigentpas une exactitudesi reur Frdric-Barberousse, tant sur le point svre, il y a des horoscopes toul dresss, de quitter Vicence, qu'il venait de prendre d'aprs les constellations de la naissance. d'assaut, dfia le plus fameux astrologuedo sont, en peu de mots, deviner par quelle porte il sortirait le [Link] les principesde cet art, autrefois si vant , si main. Le charlatan rpondit au dfi par un universellementrpandu , et maintenant un tour de son mtier; il remit Frdric un de ne l'ouvrir peu tomben [Link] astrologuescon- billet cachet, lui recommandant viennent que le globe roule si rapidement qu'aprs sa sortie. L'empereur fit abattre, des astres change en unmo- pendant la nuit, quelques toises de mur, et quela disposition ment. Il faudra donc, pour tirer les horos- sortit par la brche; il ouvrit ensuite le billet, aient soin de re- et ne fut pas peu surpris -d'y lire ces mots : copes,que les sages-femmes garderattentivementles horloges,de marquer L'empereur sortira par la porte neuve. exactement chaque point du jour, el de con- C'en fut assez pour que l'astrologueet l'astrosorver celui qui nat ses toilescommeson logie lui parussent infinimentrespectables. de fois,dilBarelai, Un homme, que les aslres avaientcondamn ' patrimoine. Maiscombien le pril des mres empche-t-il ceux qui sont en naissant tre tu par un cheval, avait autour d'elles de songer cela! El combien grand soin de s'loigner ds qu'il apercevait de foisne s'y Irouve-t-il personnequi soit as- un de ces animaux. Or un jour qu'il passait sez superstitieuxpour s'en occuper!Supposez dans une rue, une enseigne lui tomba sur la cependantqu'on y ait pris garde, si l'enfant llo, et il mourut du coup : c'tait l'enseigne est long-temps natre, et si, ayant montr d'un auberge o tait reprsent un cheval la tte, le reste du corpsno paratpas de suite, noir. Mais il y a d'autres anecdotes. Un comme il arrive, quelle dispositiondes astres bourgeoisde Lyon, riche et crdule, ayant fait sera funesteou favorable? sera-ce celle qui dresser son horoscope, mangea tout son bien aura prsid l'apparitionde la tte, ou celle pendant le temps qu'il croyait avoir vivre. qui se sera rencontre quand l'enfant est en- N'tant pas mort l'heure que l'astrologuelui tirement n? Voici quelques anecdotes avail assigne, il se vit oblig de demander sur le comptedes astrologues: Dnvalet ayant l'aumne, ce qu'il faisait en disant : " Ayez volson matre s'enfuit avec l'objet drob. piti d'un homme qui a vcu plus long-temps Onmil des gens la poursuite, et, commeon qu'il ne croyait. Une damepria un astrone le trouvait pas, on consulta un astrologue. logue de deviner un chagrinqu'elle avait dans Celui-ci,habile deviner les chosespasses, l'esprit. L'astrologue,aprslui avoirdemand rpondit que le valet s'tait chapp parce l'anne, le mois, le jour et l'heure de sa naisque la lune s'tait,trouve, sa naissance,en sance, dressa la figure de son horoscope, et avec Mercure, qui protgeles vo- dit beaucoup de paroles qui signifiaientpeu conjonction leurs, et que do plus longuesrecherches se- de chose. La daine-lui donna une pice de raient inutiles. Commeil disait ces mots, on quinze sous. Madame,dit alorsl'astrologue,

58 ATH ATI je dcouvre encore dans votre horoscope que i morts, traduit du grec en franais par Gausvous n'tes pas riche. Cela est vrai, rpon- sarl, s prieur de Sainte-Foy, Paris, 1574, et dit-elle. Madame, poursuivit-il on consid- par | Duferrier, Bordeaux, 1577, in-8. ranl de nouveau les figures des astres, n'avezAthuas, sibylle d'Erythre. Elle provous rien perdu? J'ai perdu, lui dit-elle, , phtisait du tempsd'Alexandre. [Link]. viens de vous donner. l'argent que je Athnoaore,philosophe stocien du sicle Darah, l'un, des quatre fils du grand-mogol On conte qu'il y avait Athnes Schah-Ghan, ajoutait beaucoup de foi aux d'Auguste. maison o personne n'osait deprdictions des astrologues. Un de ces doctes une fort belle lui avait prdit, au pril de sa tle, qu'il por- meurer, cause d'un spectre qui s'y montrait terait la couronne. Darah comptait l-dessus. la nuit. Athnodore, tant arriv dans celte disait de Commeon s'tonnait que cet astrologue ost ville, ne s'effraya point de ce qu'on maison dcrie, el l'acheta. La premire garantir sur sa vie un vnement aussi incer- la nuit qu'il y passa, tant occup crire, il tain :. Il arrivera de deux choses l'une, r coup un bruit de chanes, et il pondit-il, ou,Darah parviendra au trne, et entendit tout ma fortune est faite ; ou il sera vaincu, et ds aperut un vieillard hideux, charg de fers, lors sa mort est certaine, et je ne redoute pas qui s'approchait de lui pas lents. Il continua sa vengeance. Heggiage, gnral arabe d'crire. Le spectre l'appelant du doigt, lui fit signe de le suivre. Athnodore rpondit sous le calife Valid , consulta, dans sa der. nire,maladie, un astrologue qui lui prdit l'esprit, par un autre signe, qu'il le priait d'atune mort,prochaine. Je compte tellement sur tendre, et continua son travail ; mais le spectre votre habilet, lui rpondit Heggiage, que je fit retentir ses chanes ses oreilles, et l'obveux vous avoir avec moi dans l'autre mond, sda tellement que le philosophe, fatigu, se et. je vais vous y envoyer le premier, afin que dtermina voir l'aventure. Il marcha avec fantme, qui disparut dans un coin de l je puisse me servir de vous ds mon arrive. le Et il lui fit couper la tle, quoique le temps cour. Athnodore tonn arracha une poigne de gazon pour reconnatre le lieu, rentra dans fix par les astres ne ft pas encore arriv. sa chambre, el le lendemain il fit part aux L'empereur Manuel, qui avait aussi des prtentions la science de l'aslrologio, mit eh magistrats de ce qui lui tait arriv. On fouilla dans l'endroit indiqu; on trouva les os d'un mer, sur la foi des astres, une flotte qui devait faire des merveilles et, qui fut vaincue, cadavre avec des chanes, on lui rendit, les brle et [Link]. Henri VII, roi d'An- honneurs de la spulture, et ds ce moment, ajoute-l-on, la maison fut tranquille V Voy. gleterre, demandait un astrologue s'il savait AYOLA et AniGNOTis. o il passerait les ftes de Nol. L'astrologue Atinus. Tite-Live raconte que, le matin rpondit qu'il n'en savait rien. Je suis donc plus [Link] toi, rpondit le roi ; car je sais d'un jour o l'on reprsentait les grands jeux, que Iules passeras dans la Tour de Londres. un citoyen de Rome conduisit un de ses esIl l'y fit conduire en mme temps. H est vrai claves travers le cirque en le faisant battre que c'tait une mauvaise raison. Un astro- de verges; ce qui divertit ce grand peuple logue regardant au visage Jean Galas, duc romain. Les jeux commencrent la suite de de Milan, lui dit : Seigneur, arrangez vos celte parade; mais quelques jours aprs Juaffaires, car vous ne pouvez vivre long-temps. piter Capilolih apparut la nuit, en songe, Comment le sais-lu ? lui demanda le duc. un homme du peuple nomm Atinius -, et lui :Par la connaissance des astres. Et loi, ordonna d'aller dire de sa part aux consuls combien dois-tu,vivre?Ma plante me pro- qu'il n'avait pas t content de celui qui memet une longue vie. Oh bien ! lu vas voir nait la danse aux derniers jeux, et que l'on .qu'il ne faut'pas se fier aux plantes ; et il recomment la fle avec un autre danseur. Le Romain, son rveil, craignit de se rendre le fit pendre sur-le-champ. en publiant ce songe; et le TendeAstronomancie,divination, par les as- ridicule main son fils, sans tre malade, mourut sutres.C'est la mme chose que l'astrologie. bitement. La nuit suivante, Jupiter lui appadevin fameux dans l'histoire des Astyle,. de nouveau et lui demanda s'il se trouCentaures. On trouve dans Plutarque un autre rut vait bien d'avoir mpris l'ordre des "dieux, devin nomm Astyphile. Foy. CIMON. ajoutant que s'il n'obissait il, lui arriverait Aswith, voy. ASMOND. pis. Atinius, ne s'tant pas encore dcid Athnagore,philosophe platonicien, qui 1 [Link].,Epist.,lib. vu, ep.'27,adSuram. le christianisme au deuxime sicle. embrassa " Plutarquelenomme Tu-us Lalinusdansla Viede > Coriolap. On peut lire son Trait de la rsurrection cls

59 AUB AUG possde do Laon au fut d'une aux magistrats, frapp paraAubry (NICOLE), parler professeurd'hbreu lysie qui lui la l'usage de ses membres. [Link], Alorsil se fit porter en chaise au snat, el ra- au collge de Montaigu,homme qui croyait conta tout ce qui s'tait pass. Il n'eut pas tout, a crit l'histoirede celle possession,qui son rcit qu'il se leva, rendu la fit grand bruit en 1566. NicoleAubry, de plus tt fini la sant. Toutesces circonstancesparurent Vervins,filled'un boucherel marie untailmiraculeuses. On comprit que le mauvais leur, allait prier sur le tombeaude songranddanseurlail l'esclavebattu. Le matre de cet pre, mortsansavoirpufairesadernireconresinfortunfut recherchel puni ; on ordonna sion; ellecrut levoirsortir du tombeau, luideaussi de nouveaux jeux qui furent clbrs mandant de fairedire desmessespour le repos avec plus de pompeque les prcdents, l'an de son me, qui tait dans le purgatoire. La de Homo265. jeune femme en tomba malade do frayeur. alors que le diable avait pris la Atropos, l'une des trois Parques; c'est On s'imagina elle qui coupait le fil. Hsiodela peint comme forme de Vieilliot, grand-pre de Nicole, et trs-froce; on lui donne un vlement noir, qu'elle tait [Link] celle femmejouait des traits rids el un maintienpeu sduisant. une comdie, elle la joua bien; car elle fit croire toute la ville de Laon qu'elle tait dit le Flau do saint Attila, Dieu, que possde de Belzbut,de Ballazoel de plude Loup,voquedeTroyes, empcha ravager sieurs autres [Link] disait que vingtla [Link] s'avanait sur Rome neuf diables, formes de chats et taille ayant la il : pour dtruire, eut une vision il vit en de moutonsgras, l'assigeaient de temps en songe un vieillard vnrable, velu d'habits temps. Elleobtint qu'on l'exorcist; et on pusacerdotaux,qui, l'po nue au poing, le me- blia que les dmons s'taient enfuis, Astaroth naait de le tuer s'il rsistait aux prires du sous la figure d'un porc, Cerberussouscelle pape Lon ; el le lendemain, quand le pape d'un chien, Belzbutsous celle d'un taureau. vintlui demanderd'pargner Rome,il rpon- On ne sait trop comment juger ces faits indit qu'il le ferait, et ne passa pas plus avantsi frquents au seizimesicle. concevables, PaulDiacredit, dans lelivrexv de son Histoire Nicole Aubry parvint se faire,prsenter, le de Lombardie, que ce vieillard merveilleux 27 aot 1 au roi CharlesIX, qui lui donna n'tait autre, selon l'opinion gnrale, que dix cus o66, d'or. saint Pierre, prince des aptres. Des lgendairesont crit qu'Attila tait le filsd'un dAngerot, sorcier. [Link]. mon. Les augures taient chez les Augures. Attouchement. Pline dit que Pyrrhus Romains les interprles des dieux. On les gurissaitles douleursde rate en touchantles consultait avant toutes les grandes entreprimalades du gros doigt do son pied droit; et ses : ils jugeaient du succs par le vol, le l'empereurAdrien,en touchant les hydropi- chant et la faon de manger des oiseaux:On ques du bout de l'index,leur faisaitsortirl'eau ne pouvait lire un magistrat, ni donner une du ventre. Beaucoupde magicienset de sor- bataille, sans avoir consultl'apptit des pouciers ont su produire galement [Link] lets sacrs ou les entrailles des victimes. merveilleuses par le simple attouchement. Annibal pressant le roi Prusias de livrer baetc. taille aux Romains, celui-cis'en excusa, en [Link], CUOUILLUS, C'estAuKign(NATHAN n'), en latin Albineus, disant que les victimess'y opposaient. filsdu fameux huguenot d'Aubign. Il tait -dire, reprit Annibal,que vous prfrez l'ad'un mouton celui d'un vieux gnral. partisande l'alchimie. Il a publi sous le ti- vis Les augures prdisaientaussi l'avenir, par tre de Bibliothque un recueilde chimique ', diverstraits, recherch par ceux qui croient le moyen du tonnerre et des clairs, par les la pierre philosophale. clipses, et par les prsages qu'on tirait de l'apparition des [Link] n'taient savant antiAubrey (JUAN), Alberius, de leurs crmonies,et Cicondipas dupes mort,en Il a en quaire anglais, 1700. donn, sait qu'il ne concevait pas que deux augures un sur lessujets pussent se 1G9G, livreintitul: Mlanges regarder sans rire. Quelquessuivants: Fatalit de jours, fatalit de lieux, uns mprisrent, il "est vrai, la science ds prsages, songes, apparitions, merveilles et augures; mais ils s'en trouvrent mal, parce avec des addien prodiges; rimprim 1721, que le peuple la respectait. On vint dire'. tions. Claudius Pulcher, prt livrer bataille aux '' Bibliotheca Carthaginois,que les pouletssacrsrefusaient chimica c ontracta e xdelcctu et emeniRtione Nattais Albinei, et 1673. de manger. Qu'on les jette la m'r,rponin-S". 1654 Genve,

60 Al) G AUG dit-il, s'ils ne mangent pas, ils boiront. Mais ji jeun, on tournera unanimement, ue cnevai l'arme fut indigne de ce sacrilge, et Clauc dans la journe, pourvu qu'on aiile cheval. dius perdit la bataille. Les oiseaux ne sont 1 HIAIGLE, COIINIILLE, Voy. ORNITHOMANCIE, pas, chez nos bonnes gens, dpourvus du don i BOU, AnuswcES, etc. de prophtie. Le cri de la chouette annonce la Leloyor rapporte, aprs quelAuguste. mort. Le cbnt du rossignol promet de la joie; anciens, que la mre de l'empereur Aule coucou donne de l'argent quand on porte ques , tant enceinte de lui, eut un songe o guste, sur soi quelque monnaie le premier jour il lui sembla que ses entrailles taient portes a le bonheur de etc. Si une l'entendre, qu'on ( dans le ciel, ce qui prsageait la future grancorneille vole devant vous, dil Cardan, elle deur de son fils. Ce nonobstant, d'autres dprsage un malheur futur ; si elle vole droite, disent qu'Auguste lait enfant un malheur prsent ; si elle vole gauche, un monographes du diable. Les cabalistes n'ont pas manqu malheur qu'on peut viter par la prudence; si de faire de ce diable une Salamandre. Il a des y elleanuoncela ellovolesurlalte, mort,pourvu merveilles dans le destin d'Auguste; etBoguel toutefois qu'elle croasse : car, si elle garde le avec d'autres bons hommes, que cet conte, elle ne rien. dil la On silence, prsage que tant sur le point de se faire proclaempereur, science des augures passa des Cbaldens chez mer matre et seigneur de toutle monde, en fut les Grecs et ensuite chez les Romains. Elle par une vierge qu'il aperut en l'air est,dfendue aux Juifs par le chapitre 29 du empch tenant en ses bras un enfant 1. Auguste tait Lvilique. Gaspard Peucer dil que les auSutone rapporte '- que, comme ; superstitieux gures se prenaient de cinq choses : 1 du on croyait de son temps que la peau d'un ciel ; 2 des oiseaux ; 3 des btes deux veau marin de la foudre, il tait prservait 4 des btes quatre pieds; b,Jde ce toujours muni d'une peau de veau mapieds; qui arrive au corps humain, soil dans la mai- rin. Il eut encore la faiblesse de croire qu'un son, soit hors de la maison. Mais les anciens qui sortait hors de la mer, sur le, rilivres auguraux , approuvs par Maole dans poisson lui prsageait le gain d'une d'Actium, vage le. deuxime colloque, du supplment ses bataille. Sutone ensuite renajoute qu'ayant Jours caniculaires, portenl les objets d'augures contr un nier il lui demanda le nom de son douze chefs principaux , selon le nombre ne; que l'nier lui ayant rpondu que son des douze signes du zodiaque : 1 l'entre ne Nicolas, qui signifie vainqueur d'un animal sauvage ou domestique dans une des s'appelait il ne douta plus de la victoire; et peuples, maison; 2 la rencontre d'un animal sur la route que, par la suite, il fil riger des statues ou dans la rue; 3" la chute du tonnerre; d'airain l'ne et au poisson saui un rat qui mange une savate, un renard qui tant. 11dill'nier, mme que ces statues furent platrangle une poule, un loup qui emporte une ces dans le Capitolo. On sait qu'Auguste brebis, etc.; !5 un bruit inconnu entendu fui proclam dieu de son vivant, et qu'il eut dans la maison, et qu'on attribuait quelque des temples et dos prtres. lutin; 6 le cri de la corneille ou du hibou, Augustin (saint),vque d'Hippone, l'un un oiseau qui tombe sur le chemin, etc.; 7 un chat ou tout autre animal qui entre par des plus illustres pres de l'glise. On lit un trou dans la maison; on le prenait pour dans Jacques de Voragines une gracieuse lgende sur ce grand saint : un jour qu'il tait un mauvais gnie; 8 un flambeau qui s'teint tout seul, ce que Ton croyait une malice d'un plong dans ses mditations, il vit passer devant lui un dmon qui portait un livre norme dmon ; 9 le feu qui ptille. Les anciens pensaient, que Vulcain leur parlait alors dans le sur ses paules, il l'arrta et lui demanda voir ce que contenait ce livre. C'est le refoyer; 10 ils tiraient encore divers prsages gistre de tous les pchs des hommes, rpond lorsque la flamme lincelail d'une manire le dmon ; je les ramasse o je les trouve, et ils 11 extraordinaire; lorsqu'elle bondissait, les cris leur place pour savoir plus ais'imaginaient que les dieux Lares s'amusaient je [ sment ce que chacun me doit. Montrez l'agiter; 12 enfin, ils regardaient comme un motif d'augure une tristesse qui leur sur-\ moi, dit le pieux, vque d'Hippone, quels venait tout coup. Nous avons conserv quel- pchs j'ai faits depuis ma conversion?... . Le dmon ouvrit le livre, et chercha l'article ques traces de ces superstitions, qui ne sont . de saint Augustin, o il ne se trouva que pas sans posie '. Les Grecs modernes tirent cette petite note : Il a oubli tel jour de des augures du cri des pleureuses gages. ? dire les compiles. Le prlat ordonna au Ils disent que si l'on enlend braire un ne 1 Discours dessorciers, ch. 7, * lu Angusto, 1 Dictionnaire au motAugures. cap.?(>. philosophique,

fi] [Link] ATIR diablede l'attendre un moment; il se rendit L'voque de Limoges envoya un membre de l'glise,rcita les compiles,et revint auprs l'officialil pour assister, avec le vice-snchal du dmon, qui il demanda de lire une se- et le conseillerde Peyrat, l'audition du sorconde fois la noie. Elle se trouva efface. cier. Interrog s'il n'a pas t au sabbat Ah! vous m'avez jou, s'cria le diable,... de Menciras,s'il n'y a pas vu AntoineDumons ne m'y reprendra plus... En disantces de Saint-Laurent, charg de fournir deschanmaison mots, il s'en alla peu content1.,Nous avons delles pour l'adoration du diable ; si lui, dit,que saint Augustinavait rfutle petit livre Pierre Aupetit, n'a pas tenu le fusil pour les du Dmonde Socrate, d'Apule. On peut lire allumer, etc. ; il a rpondu que non, et qu'il aussi de ce pre le trait de l'anlechrist et priait Dieu de le garder de sa figure, ce qui divers chapitres de la Cit de Dieu, qui ont signifie,au jugement de Delancre, qu'il tait rapportau genre de merveillesdont nous nous sorcier. Interrog s'il ne se servait pas de occupons. graisses, el si, aprs le sabbat, il n'avait pas Aumne. Le peuple croit en Angleterre lu dans un livre pour faire venir une troupe que, pour les voyageurs qui ne veulent pas de cochonsqui criaient et lui rpondaient : s'garer dans leur roule, c'est une grande im- Tiran, tiran, ramassien, ramassien, nous prudencede passer auprs d'une vieillefemme demandons cercles et cernes pour faire sans lui donner l'aumne, surtout quand elle l'assemble que nous t'avons promise; il qu'il ne savait ce qu'on lui deregarde en face celui dont elle sollicite la pi- a rpondu ti 2. Nous rapporterons sur l'aumne une mandait. Interrogs'il ne sait pas embaranecdotequi ne tient pourtant pas aux supers- rer ou dsembarrer, et se rendre invisible titions.C'est celle de cet excellent pre Bri- tant prisonnier, il rpond que non. Interdaine, missionnaire toujours pauvre parce rog s'il sait dire des messes pour obtenir la qu'il donnait tout. Un jour il alla demander gurison des malades, il rpond qu'il en sait coucher au cur d'un village, qui n'avait dire en l'honneur des cinq plaies de notre qu'un lit, et qui ie lui fit partager. Le pre Seigneur et de monsieur saint Cme. Pour liridainese leva au point du jour, selon son tirer de lui la vrit, selon les usages d'alors, usage,pour aller prier l'glise ; en sortant on l'appliqua la question. Il avoua qu'il du presbytre il trouva un pauvre mendiant tait all au sabbat; qu'il lisait dans le griqui lui demanda l'aumne. Hlas ! mon ami, moire; que le diable, en forme de mouton, je n'ai plus rien, rpondit le bon prtre en plus noir que blanc, se faisait baiser le dertouchant cependant son gousset, o il fut rire; que Gratoulet, insignesorcier, lui avait Irs-lonn de sentir quelque chose, car il appris le secret d'embarrer, d'lancher et n'y avait rien laiss. Il fouille vivement, d'arrter le sang; que son dmon, ou esprit trouve [Link] rouleau de quatre cus, crie familier, s'appelait Belzbut, et qu'il avait miracle,donne le rouleau au mendiant, et va reu en cadeau son petit doigt. Il dclara remercierDieu. Au bout d'un instant le cur qu'il avait dit la messe en l'honneur de Belarrive : le pre Bridaine, dans l'obscurit, zbut, et qu'il savait embarrer en invoquant avait mis la culotte du cur pour la sienne. le nom du diable, et en mettant un liard dans Lesquatre cus taient le bien, le seul trsor une aiguillette; il dit, de plus , que le diable : peut-tre du pauvre cur. Mais le mendiant parlait en langage vulgaire aux sorciers, et avait disparu, il fallut bien qu'il se consolt que, quand il voulait envoyer du mal quel(lela perte de son argent, et le pre Bridaine qu'un, il disait ces mots : Vach,veeh, slest, de la perte de son pelil miracle. - Une sty, stu! 11persista jusqu'au supplice dans aventure semblable est attribue un bon ces ridicules rvlations mles d'indcentes , curde Bruxellesau dix-seplime sicle. grossirets *. Pour comprendreces choses, Aupetlt (PIEUKE),prtre sorcier, du voy. l'article SABBAT. Aurore borale, espce de nue rare, village deFossas, paroisse de Paias, prs la ville'' de Chalus,en Limousin, excut l'ge transparente, lumineuse, qui parat la nuit de cinquante ans, le 25 mai 1598. Il ne du ct du nord. On ne saurait croire, dit voulutpas d'abord rpondre au juge civil; il Saint-Foix, sous combien de formes l'ignoen fut rfr au parlement de Bordeaux, qui rance el la superstitiondes siclespasss nous ordonnaque le jugelaique connatraitde cette ont prsent l'aurore borale. Elle produisait affaire,sauf s'adjoindre un juge d'glise. des visions diffrentesdans l'esprit des peuples, selon que ces apparitions taient plus ,.' I-cgenda aureaJac. de Voragine, aucta Clau119. (hnoKota,leg. 1 Delancre, Tableau de l'inconsUincc des mauvais '' Tom [Link],ch.2, [Link], Helding, Jonns, dise. 4. uVigcs,

62 AVI AUX Autun (JACQUES ou moins frquentes, c'est--dire, selon qu'on D'), voy. CIIEVANES. habitait'ds pays plus ou moins loigns du Avenar, astrologue qui promit aux ple. Elle fut d'abord un sujet d'alarmes pour Juifs, sur la foi des plantes, que leur Messie ls peuples du nord; ils crurent leurs campaarriverait sans faute en 4414, ou au plus tard gnes en feu, et l'ennemi leur porte. Mais ce en 4464. II. donnait pour ses garants Saphnomne devenant presque journalier, ils turne, Jupiter, l'Ecrevisse et les Poissons. s'y [Link]. Ils disent que ce sont Tous les Juifs tinrent leurs fentres ouvertes des esprits qui se querellent et qui combatpour recevoir l'envoy de Dieu, qui n'arriva tent dans les airs. Celte opinion est surtout pas, soit que l'[Link] et recul, soit que trs-accrdile en Sibrie. Les Gro'nlandais, les Poissons d'Avenar nefussenlque des poissons d'avril '. lorsqu'ils voientuneauroreborale,s'imaginent que ce sont les mes qui jouent la boule dans Avenir. C'est pour en pntrer les sele ciel avec une (le de baleine. Les hacrets qu'on a invent tant de moyens de dire bitants des pays qui tiennent le milieu entre la bonne aventure. Toutes les divinations ont les terres arctiques elTexlrmjl mridionale principalement pour objet de connatre l'ade l'Europe n'y voient que des sujels tristes venir. ou menaants, affreux ou terribles ; ce sont marais consacr Pluton, prs Averne, des armes en feu qui se livrent de sanglantes de 11en sortait des exhalaisons si in- . Bayes. ttes de leur des hideuses batailles, spares fectes qu'on croyait que c'tait l'entre des des chars des cavaliers qui enfers. tronc, enflamms, se percent de leurs lances. On croit voir des mdecin arabe, et le plus Averros, on entend le bruit de la niousde pluies sang, grand philosophe de sa nation, n Corquelerie, le son des trompettes, prsages [Link] le douzime sicle. Il s'acquit une funestes de guerre et de calamits publiques. si grande rputation de justice, de vertu et Voil ce que nos pres ont aussi vu et ende sagesse, que le roi de Maroc le fit juge de tendu dans les aurores borales. Faut-il s'en tonner, aprs pela, des frayeurs affreuses que toute la Mauritanie. 11 traduisit Aristote leur causaient ces sortes de nues quand elles arabe , et composa plusieurs ouvrages sur la philosophie et la mdecine. Quelques dmoparaissaient? - L Chronique de Louis XI voulu le mettre au nombre des l'apporte qu'en 1465 on aperut Paris une nographes ont aurore borale qui fit paratre toute la ville en magiciens, et lui donner un dmon familier. feu. Les soldats qui faisaient le guet en furent Malheureusement Averros tait un picupour la forme, et ne croyait pouvants, et un homme en devint fou. On rien, mahomtan en porta la nouvelle au roi, qui monta pas l'existence des dmons 2. L'empereur de cheval et courut sur les remparts. Le bruit se Maroc, un jour, lui fit faire amende honoraporte d'une mosque, o tous les rpandit que les ennemis qui taient devant ble la eurent permission de lui cracher au Paris se retiraient et mettaient le feu la passants visage, pour avoir dit que la religion de vihe. Tout le monde se rassembla en dsorMahomet tait une religion de pourceaux. dre, et on trouva que ce grand sujet d terreur n'tait .qu'un phnomne.". Avicenne, clbre mdecin arabe, mort sicle, fameux par Ausitif, dmon peu connu qui est cit vers le milieu du onzime le grand nombre et l'tendue de ses ouvradans la possession de Loudu.n,en 1643. et par sa vie aventureuse. On peut en ges Auspices, augures qui devinaient,surtout quelque sorte le comparer Agrippa. Les des oiseaux. AUVolet le le [Link] Voy. par Arabes croient qu'il matrisait les esprits, et etc. AIUSI'ICES, ORNITHOMANCIE, GURES, se faisait servir par des gnies. Comme qu'il Automates. On croyait autrefois que ces il rechercha la pierre philosophale, on dit enouvrages de l'art taient l'oeuvre du dmon. core dans plusieurs contres de l'Arabie qu'il ENCHANTE- n'est pas mort; mais que, grce l'lixir de BACON, Voy. ALI)EI\T--LE-GKAND, etc. MENTS, MCANIQUE, longue vie et l'or potable, il vit dans une retraite ignore avec une grande puissance. Autopsie, espce d'extase o des fous Il a compos divers traits d'alchimie rese croyaient en commerce avec les esprits. ' cherchs des songe-creux. Son trait de la Autruche. Il est bien vrai qu'elle avale Conglation de la pierre et son Tractatuhs de du fer; car .elle avale tout ce qu'elle rencontre. Mais il n'est pas vrai qu'elle le digre, et 1 M. Salgues,Desirreursctdes prjugs,[Link],p.90. . a dtruit cette errone 2 Averros ore opinion daemoniacam ncgrunt l'exprience Magiam pleno esse doemones una cnmsaduceeis et alii epicurei, q ui, 1 VoyezBrown, Dlits [Link], ch.5.1 [Link], ch,22, ncgarmit, DesErreurs magiques, (Torrehlanca, populaires,

63 AYM AZA Aymon (LES QUATHI! Alchimiase trouvent dans les deux premiers FILS). Sicle de volumesde YArs aurifera, Ble, 1610. Son Charlemagne. Ils avaient un cheval merveil4rs chimica a t imprim Berne, 1572. On leux. [Link]. lui attribue encore,deux opuscules hermtiAyola (YASQUS DE). Vers 1870, un dans insrs le Theatrum et chimicum, ques hommenommYasqus de Ayola tant jeune un volumein~[Link] Ble en 1372, sous all Bologne, avec deux de ses compagnons, le titre de la Porte des lments, Por(a ele- pour y tudier en droit, et n'ayant pas trouv menlorum. Les livres de secrets merveil- de logementdans la ville, ils habitrent une leux s'appuient souvent du nom d'Avicenne grande et belle maison, abandonne parce pour les plus absurdes recettes. qu'il y revenait un spectre qui pouvantait Axmomancie, divination par le moyen tous ceux qui osaient y loger. Mais ils se d'une hache ou cogne de bcheron. Franmoqurent de tous ces rcils et s'y installoisde Torre-Blanca, qui en parle ', n nous rent. Au bout d'un mois, Ayrola,veillant dil,pas comment les devins maniaient la ha- un soir seul dans sa chambre, el ses compache. Nous ne ferons donc connatre que les gnons dormant tranquillementdans leurs lils. deuxmoyensemploysouverlemenldansl'an- entendit de loin un bruit de chanes qui tiquitet pratiqus encoredans certains pays s'approchait el qui semblait venir de l'escalier du Nord. 1 Lorsqu'on veut dcouvrir un de la maison; il se recommanda Dieu, prit trsor,il faut se procurer une agate ronde, un bouclier, une pe, el, tenant sa bougie en faire rougir au feu le fer de la hache, et la main, il attendit le spectre, qui bientt ouvrit poser de manire que le tranchant soit bien la porle et parut. Celait un squeiette qui perpendiculairementen l'air. On place la n'avait que les os ; il tait, avec cela, charg pierre d'agate sur le tranchant. Si elle s'y de chanes. Ayola lui demanda ce qu'il soutient,il n'y a pas de trsor; si elle tombe, haitait: le fantme, selon l'usage, lui-fitsigne elle roule avec rapidit ; on la replace trois de le suivre. En descendant l'escalier, la boufois,et, si elle roule trois fois vers le mme gie s'teignit. Ayola eut le courage d'aller la lieu, c'est qu'il y a un trsor dans ce lieu rallumer, et suivit le spectre, qui le mena le mme;si elle prend chaque fois une roule long d'une cour o il y avait un puits. Il craidiffrente, on peut chercher ailleurs. gnil qu'il ne voult l'y prcipiter, et s'ar2" Lorsqu'onveut dcouvrir des voleurs, on rta ; l'esprit lui fit signe de continuer le dans le jardin, o le pose la hache terre, le fer en bas, et le bout suivre, et ils entrrent du manche perpendiculairement en l'air. On spectre disparut. Le jeune homme arradanse en rond alentour, jusqu' ce que le cha quelques poignes d'herbe pour reconbout du manche s'branle et que la hache natre l'endroit; il alla ensuite raconter ses s'tendesur le soi. Le bout du manche indique compagnonsce qui lui tait arriv, et le lenla directionqu'il faut prendre pour aller la demain matin il en donna avis aux princirecherchedes voleurs. Quelques-uns disent paux de Bologne. Ils vinrent sur les lieux et que pour cela il faut que le fer de la hache y firent [Link] trouva un corps dcharn, ; soit fich en un pot rond : Ce qui est ab- charg de chanes. On s'informa qui ce pousurde loul fait, comme dit Delancre 2; car vait tre; mais on ne put rien dcouvrirdo quel moyen de ficher une cogne dans un certain. On fit faire au mort des obsques pol rond, non plus que coudre ou rapicer ce convenables,on T'enterra, et depuis ce temps pot,si la cognel'avait une foismis en pices! la maisonne fut plus inquite. Ce fait, rapAntoinede Torquemada, est encore port par HAliOnM. Aym, voy. une copie des aventures d'Athnodoreet d'A\. Aymar (JACQUES ), - paysan n Saint- rignotc. Vran, en Dauphin, le 8 septembre 4662, comte de l'empire infernal. AyperoB, entre minuit et une heure. De maon qu'il C'est le mme qu'Ips. Voy. ce mot. tait il se rendit clbre par l'usage de la Aael, l'un des angesqui se rvoltrent baguettedivinatoire, Quelques-uns ont attribu son rare talent l'poque prcise de sa contre Dieu. Les rabbins disent qu'il est enchan sur des pointues, dans un naissance; car son frre, n dans le mme endroit obscur du pierres en dsert, attendant le jumois,deux ans plus tard, ne pouvait rien gement dernier. luire avec la baguette. Voy. BAGUETTE [Link], KATOIHE. Aariel, ange qui, selon les rabbins du Talmud, a la surintendance des eaux do la terre. Les pcheurs l'invoquent pour prendre delict. sivedemagia, lib.i, cap.24. ! l-pist. de grospoissons. L'Incrdulit et mcrance, etc, trait5.

(iZi Il AA BAA Azazel, dmon du second ordre, garAicr, ange du feu lmentaire selon les dien du bouc. A la fte de l'Expiation, que les Gubres. Azer esl encore le nom du pre de Juifs clbraient le dixime jour du septime Zoroastre. mois *, on amenait au grand-prtre deux Azral ou Azral, ange de la mort. On boucs qu'il tirait au sort; l'un pour le Seigneur, l'autre pour Azazel. Celuisur qui tom- conte que cet ange , passant un jour sous une bait le sort du Seigneur tait immol, et son formevisibleauprs de Salomon,regarda fixesang servait pour l'expiation. Le grand-prtre ment un homme assis ct de lui. Cet mettait ensuite ses deux mains sur la tte de homme demanda qui le regardait ainsi, el l'autre, confessait ses pchs et ceux du peu- ayant appris de Salomon que c'tait l'ange do ple, en chargeait cet animal, qui tait alors la mort : Il semble m'en vouloir, dit-il; conduit dans le dsert et mis en libert; et le ordonnez, je vous prie, au vent de m'emporpeuple, ayant laiss au bouc d'Azazel, appel ler dans l'Inde. Ce qui fut fait aussitt. aussi le bouc missaire, le soin de ses iniqui- Alors l'ange dit Salomon : Il n'est pas ts, s'en retournait en silence. Selon Mil- tonnant que j'aie considr cet homme avec Ion, Azazel est le premier porte-enseigne des tant d'attention ; j'ai ordre d'aller prendre armes infernales. C'est aussi le nom du d- son me dans l'Inde, el j'tais surpris de le mon dont se servait, pour ses prestiges, l'h- trouver prs de toi en Palestine. [Link], AMI,etc. Mahomet citait celte histoire rtique Marc. 1 Le septime moischezles Juifs rpondait sep- pour prouver que nul ne peut, chapper su tembre. destine.

M Baal, grand duc dont la dominationest trs-tendue aux enfers. Quelques dmonomanes le dsignent commegnral en chef des armes infernales. Il tait ador des Chaldens, des Babyloniens el des Sidoniens; il le futaussi des Israliteslorsqu'ils tombrentdans l'idoltrie. On lui ofTraildesvictimeshumaines. Onvoit dans Arnobe que ses adorateurs ne lui donnaient point de sexedtermin. Souvent, en Asie, il a t pris pour le soleil. du second ordre, Baalbrith,dmon matre ou seigneur de [Link] esl, selon quelques dmonomanes, secrtaire gnral et conservateur des archives de l'enfer. Les Phniciens, qui.l'adoraient, le prenaient tmoin de leurs serments. Baalzephon , capitaine des gardes ou sentinelles de l'enfer. Les Egyptiens l'adoraient et lui reconnaissaient le pouvoir d'empcher leurs esclaves de s'enfuir; Nanmoins, disent les rabbins, c'est pendant un sacrifice que Pharaon faisait celte idole que les Hbreux passrent la mer Rouge; et on lit dans le Targum que l'ange exterminateur, ayant bris les statues de tous les autres dieux ne laissa debout, que Baalzephon. Baaras,plante merveilleuse, que les Arabes appellent herbe d'or, et qui crot sur le mont Liban. Ils disent qu'elle parat au mois de mai, aprs la fonte des neiges. La nuit, elle jette de la clart comme un petit flambeau, mais elle est invisible le jour; et mme, ajoulent-ils, les feuilles qu'on a enveloppes dans des mouchoirs disparaissent, ce qui leur fait croire qu'elle est ensorcele, d'autant plus qu'elle transmue les mtaux en or, qu'cllo rompt les charmes et les sortilges, [Link] , qui admet beaucoup d'autres contes, parle de celte plante dans son histoire de In guerre des Juifs'1. On ne la saurait toucher sans mourir, dit-il, si on n'a [Link] main do la racine de la mme plante ; mais on a trouv un moyen de la cueiliir sans pril : on creuse la terre tout alentour, on attache la racine mise nu un chien qui, voulant suivre celui qui l'a attach, arrache la plante et meurt aussitt. Aprs cela , on peut la manier sans danger. Les dmons qui s'y logent, et qui sont les mesdes mchants, tuent ceux qui s'en einparent autrement que par le moyenqu'on vient d'indiquer ; et, ce qui est merveilleux, ajoulo encore Josphe , c'est qu'on met en fuite les dmons des corps des possds aussitt qu'on approche d'eux la plante baaras. 1 [Link], [Link], De Animal., liv. xlv,[Link] accorde lesmmes vertus la planteaglapliotis.

<)5 BAC BAC I Babailanau, 01/.0,\TALONOS. tiques de leurs bacides, qui taient,trois insignes sorciers trs-connus 1. Babau, espce d'ogre ou de fantme, ; parut dans le treizime Bacon (ROGER) dont les nourricesmenacent les petitsenfants s C'tait un cordelier anglais. Il passa dans les provinces du midi de la France, sicle. on les effraye Paris de Croquerai- pour comme ] magicien,quoiqu'ilait crit contrela mataine, et en Flandre de Pier-Ian Claes. Mais i gie, parce qu'il tudiait la physique et qu'il ne secontentepas de fouetter, il mange faisait des expriencesnaturelles. On lui atlab-au tribue l'invention de la poudre. Il paratrait en salade les enfantsqui sont mchants. qu'on lui doit aussi les tlescopeset les Babel. La tour de Babel fut levecent mme lunettes longuevue. Il tait vers dans les monle [Link] ans dluge quinze aprs et surpassait tous ses contempotre les ruinesde cette tour auprs de Bagdad. beaux-arts, On sait que sa constructionamena la con- rains par l'tendue de ses connaissanceset subtilitde son gnie. Aussion publia fusiondes langues. Le pote juif Emmanuel, par la devait sa supriorit aux dmons, avec proposde celte confusion,expliquedans un qu'il Cegrand hommecroyait il commerait. qui sac le mol, est resl sonnetscomment ses de danstous lesidiomes. Ceuxqui travaillaient l'astrologieet la pierre [Link] n'en fait pas un magicien, lui repro la tour deBabel avaient, dit-il, commenos rio, chacununsacpoursespetitespro- che seulementdes [Link] exemple, manoeuvres, leurs lan- FranoisPic dit avoirlu , dans son livre des [Link] Seigneurconfondit six sciences, qu'un homme pourrait devenir gages,la peur les ayant pris, chacun voulut prophte et prdire les chosesfutures par le s'enfuir, et demanda son sac. On ne rptait d'un miroir, que Baconnommeahnumoyen l'a fait, ce et c'est,ce mot; qui que partout suivant les rgles de perspecchefi,compos se formtoutes les dans langues qui passer tive , pourvu qu'il s'en serve, ajoutet-il, rent alors. sousune bonne constellation, et aprs avoir ici [Link] ne rapporteronspas son corpspar l'alchimie. Cepentempr a orn les fables dont l'ancienne mythologie dant AVirusl'accuse do magie gotique, et do son [Link] ne faisonsmention Bac- d'autres doctesassurentque l'Antechistseserchus que parce que les dmonographesle re- vira de ses miroirs magiques pour faire des gardentcommel'ancien chefdu sabbat, fond [Link] fit, dit-on, commeAlbertpar Orphe-,ils disent qu'il le prsidait sous le-Grand , une androde. C'tait, assurent les le nomde Sabaxius. Bacchus, dit Leloyer, conteurs, une tte de bronze qui parlait disn'tait qu'un dmon pouvantableet nuisant , tinctement, et mme qui prophtisait. On en main. C'- ajoute que, l'ayant consultepour savoir s'il ayant cornesen tte et javelot tait le matre guide-danse1, et dieu des sor- serailbond'entourciTAngleterred'un grosmur cierset dessorcires; c'estleur chevreau,c'est d'airain, elle rpondit : 11est [Link] culeurbouc cornu, c'est le prince des bouquins, rieux recherchent, do Roger Bacon, le petit satyreset [Link] apparat toujoursaux sor- trait intitul SpculumAlchiinioe, traduit en cierset sorcires, dans leurs sabbats, les cor- franais par .1. Girard de Tournus, sousle tinesen tte; et hors des sabbats, bien qu'il tre e Miroir d'alchimie, in-12 et in-8, Lyon, montrevisage d'homme,les [Link]- <1ob7; Paris, '[Link] mme a traduit l'Adtantt , jours confessqu'il a le pied difforme mirablepuissancedel'arkel del nature, in-S, de cornesolidecommeceux du cheval, tantt Lyon, >155*7 ; Paris, '[Link] i'enducommeceux du boeuf 2. Les sor- arlis et nalwee ". On ne confondrapas Rociersdes tempsmodernesl'appellent plus g- ger Baconavec FranoisBacon, grand channralement Lonard, ou Satan, ou le bouc, ou celier d'Angleterre, mort en 4026, que Walmatre [Link] qui sans doute appuie pole appelle le prophte des vrits que celte opinion, que le dmondu sabbal est le Newton est venu rvler aux hommes. , mmeque Bacchus, c'est le souvenirdes or nom communaux devinset aux Bacoti, gies qui avaient lieu aux bacchanales. sorciersdu unquin. On interroge surtout le Baois, [Link] ceux bacoti pour savoir des nouvellesdes morts. Il > bat le tambour, appellele mort grands cris, qui se mlrentde prdire les chosesfutures , portrentle mmenomde Bacis3. Leloyerdit' se tait ensuitependant que le dfunt lui parle . que les Athniensrvraientles vers prophr Discours desspectres, [Link], cb.2. * Cen'estqu'unchapitre :Episdel'ouvrage intitul 1 Discours des 3 . liv. cli. spectres, vil, artiset tolaluatrisRogerii Baconis [Link] operibus J Discours des liv. cli.5. vin, de 10-J2 amspectres, luitur-e et nuUitate I n-d. inagia\ P aris, ; 3 1G0S in-S". et 1018, DoDivin., liourg, Cicerc, cap.34. lib.,1,

fi(i BAC BAC l'aide duquel on dcouvre les mtaux , les l'oreille, sans se laisser voir, et donne ordinairement de bonnes nouvelles , parce qu'on sources caches, les trsors, les malfices et les voleurs. Il y a long-temps qu'une bales paie mieux. est rpute ncessaire certains proBad, gnie des vents et des temptes guette On en donne une aux fes et aux sorchez ls Persans. 11prside au vingt-deuxime diges. cires puissantes. Mde , Circ , Mercure , jour de la lune. Bacchus, Zoroaslre, Pythagore, les sorciers dont on le BaducUe, plante prtend que de Pharaon, voulant singer la verge de Mose, les sens. Les madans du lait, glace fruit, pris avaient une baguette ; Romulus prophtisait nouer giciens l'ont quelquefois employ pour avec un bton augurai. Les Alains, et d'aud'en faire boire l'aiguillette. Il suffit, dit-on, tres peuples barbares,.consultaient leurs dieux une infusion celui qu'on veut lier. en fichant, une baguette en terre. Quelques Bael,-dmoncit, dans h;Gnmd Grimoire, devins de village prtendent encore deviner en tte des puissances infernales. C'est aussi beaucoup de choses avec la baguette.'Mais commence l'inventaire de c'est, surtout la fin du dix-septime sicle par lui que "YVirus sa fameuse Pseudomonarchia doemonwn. Il qu'elle fit le plus grand bruit : Jacques Aymar appelle Bael le premier roi del'enfer ; ses tats la mit en vogue en 1692. Cependant, longsont,dans la partie orientale. Il se montre avec temps auparavant, Delrio ' avait, indiqu, trois ttes, dont l'une a la figure d'un crapaud, parmi les pratiques superstitieuses, l'usage l'autre celle d'un homme , la troisime celle d'une baguette de coudrier pour dcouvrir les d'un chat. Sa voix est rauque ; mais il se bat voleurs; mais Jacques Aymar oprait des trs-bien. 11rend ceux qui l'invoquent lins et prodiges si varis et qui surprirent tellement le pre Lebrun - et le savant Malebranruss, et leur apprend le moyen d'tre invi- que 5 sibles au besoin. Soixante-six lgions lui obis- che les attriburent au dmon, pendant que sent. Est-ce le mme que Baal? d'autres les baptisaient du nom de physique Boetiles , pierres que les anciens consul- occulte ou d'lectricit souterraine. Ce tataient, comme des oracles, et qu'ils croyaient lent de tourner la baguette divinatoire n'est, animes. C'taient quelquefois des espces do donn qu' quelques tres privilgis. On peut prouver si on l'a reu de la nature; rien n'est talismans. Saturne, pensant avaler Jupiter, dvora une de ces pierres emmaillolte. 11y plus facile. Le coudrier est surtout l'arbre le en avait de petites, tailles en forme ronde , plus propre. Il ne s'agit que d'en couper une que l'on portail au cou ; onles trouvait sur des branche fourchue , et de tenir dans chaque montagnes o elles tombaient avec le tonnerre. main les deux bouts suprieurs. En mettant Souvent les baMilestaient des statues ou le pied sur l'objet qu'on cherche, ou sur les vestiges qui peuvent,indiquer cet objet, la bamandragores ; on en cite de merveilleuses, dans la main , et qui rendaient des oracles, et dont la voix sif- guette tourne d'elle-mme Avant Jacques flait comme celle des jeunes Anglaises. On as- c'est un indice infaillible. sure mme que quelques bieliles tombrentdi- Aymar, on n'avait employ lu baguette qu' la rectement du ciel; telle tait la pierre noire recherche des mtaux propres l'alchimie. de Phrygie que Soipion Nasica amena Rome A l'aide de la sienne, Aymar fil des merveilles. 11dcouvrait les eaux souterraines, les bornes en grande [Link] rvrait Sparte, dans le temple do Minerve Chalcidique, des dplaces, les malfices, les voleurs et les assassins. Le bruit de ses lalentss'tanl rpandu, Iwelilesde la forme d'un casque, qui, dit-on, il fut appel Lyon en 4C72 pour dvoiler s'levaient sur l'eau au son de la trompette, et plongeaient dos qu'on prononait le nom un mystre qui embarrassait la justice. Le. des [Link] prtres disaient ces pierres 5 juillet de cette mme anne, sur les dix heures du soir, un marchand d'vin et sa trouves dans l'Enrlas '. femme avaient t gorgs Lyon, enterrs devineresse Bago, que quelques-uns dans leur cave, et lotit leur argent avait t croient tre la sibylle Erythre. C'est, dil-on, la premire femme qui ait rendu des oracles. vol. Cela s'tait fait si adroitement, qu'on ne pas mme les ailleurs'[Link]. Elle devinait en Toscane, et jugeait surtout souponnait des vnements par le tonnerre. Foi/. BIGOS. Un voisin fil venir Aymar. Le lieutenant cri1 Disquisit. Bague , voy. ANNEAU. magie,[Link], [Link]. 2 DanssesLettresqui dcouvrent l'illusion desphiBaguette divinatoire,rameau fourchu losophes surla baguette et qui dtruisent l eurs de coudrier, d'aune, de htre ou de pommier, mes,in-12,Paris,1093, et dansson Histoire dessystpratiquessuperstitieuses. 1 Tome 3 Dansses rponses lll 1'deyMmoires del'Acadmie desinscripune au preLebrun. Oncrivit tions. multitude debrochures surcettematire.

(il BAC 1 BAC i passant sur un endroit o un meurtre avait minciet le procureur du roi le conduisirent en < commis; ce mal ne se dissipait qu'avec u'ir dans la cave. 11 parut trs-mu en y entrant; t son poulss'leva commedans une grosse fi- verre de vin'. Aymar faisait tant de prodivre;sa baguette, qu'il tenait la main, tourna ges qu'on publia bientt des livres sur sa barapidementdansles deux endroilsol'on avait guette et ses oprations. M. de Vagny, pro^ trouvles cadavres du mari 'et de la femme. cureu-rdu roi Grenoble, fit imprimer une Aprsquoi, guid par la baguette ou par un relation intitule : Histoire merveilleused'un sentimentintrieur, il suivitles rues o les as- maon qui, conduit par la baguette divinasassinsavaient pass , entra dans la cour de toire, a suivi un meurtrier pendant quarantel'archevch,sortit,de la ville par le pont,du cinq heures sur la terre et plus de trente sur Rhne, et prit main droite le long de ce l'eau. Ce paysan devint le sujet de tous-les lleuve. Il fut clairci du nombre des assas- entretiens. Des philosophes ne virent, dans sins en arrivant la maison d'un jardinier, o les prodiges de la baguette , qu'un effet des il soutint opinitrement qu'ils taient trois , manationsdes corpuscules; d'autres les attriqu'ils avaient entour une table et vid une burent Satan. Le pre Lebrun fuide ce nomsur laquelle la baguette'tournait. Cos bre, elMalebrancheadoplasona [Link]'il bouteille furent,confirmes par l'aveu de grand Cond,frapp du bruit de tant de mercirconstances deux enfants de neuf dix ans, qui dclar- veilles, fit,venir Aymar Paris. On avait vol rentqu'en effettrois hommesde mauvaisemine mademoisellede Cond deux petits flamtaiententrs la maison et avaient vid la beaux d'argent. Aymar parcourut quelques bouteilledsignepar le paysan. On continua rues de Paris en faisant tourner la baguette ; de poursuivre les meurtriers avec plus de il s'arrta la boutique d'un orfvre, qui nia confiance. La trace de leurs pas, indique sur le vol, else trouva trs-offensde l'accusation. le sable par la baguette, montra qu'ils s'Mais le lendemain on remit l'htel le prix taient embarqus. Aymar les suivit par eau , des flambeaux: quelques personnes dirent s'arrtant tous les endroits o les sclrats que le paysan l'avait envoy pour se donner avaient pris terre, reconnaissant les lits o ils du crdit. Dans de nouvelles preuves , la avaienteouch,les tables oils s'taient assis, baguette prit des pierres pour de l'argent ; les vases o ils avaient, bu. Aprs avoir elle indiqua de l'argent oil n'y en avait point. iong-lempstonn ses-guides,il s'arrta enfin En un mot, elle opra avec si peu de succs devantla prison deBeaucaire, et assura qu'il qu'elle perdit son renom. Dans d'autres expy avait l un des [Link] lus prison- riences la baguette resta immobile quand il niers qu'on amena, un bossu qu'on venait lui fallait tourner. Aymar, un peu confondu,, d'enfermerce jour mme pour un larcin com- avoua enfin qu'il n'tait qu'un imposteur mis la foire fui celui que la baguette dsi- adroit, que la baguette n'avait aucun pouvoir, ce bossuclanstous-leslieux et qu'il avait cherch gagner de l'argent par gna. On conduisit, qu'Aymaravait visits : partout il fui reconnu, ce petit charlatanisme...Pendant ses preln arrivant Bagnols,il finit,par avouer que i mierssuccs,une demoisellede Grenoble, qui - deux Provenaux l'avaient engag, comme ; la rputation d'Aymar avait persuad qu'elle lotirvalet, tremper dans ce crime ; qu'il n'y' tait doue aussi du don de tourner la baavaitpris aucune-pari;quesesdeux bourgeois ; guette , craignant que ce don ne lui vint de avaientfait le meurtre et le vol, et lui avaient t l'esprit malin, alla consulter le pre Lebrun , donnsix ctiset demi. Ce qui sembla plus 3 qui lui conseilla de prier Dieu en tenant la tonnantencore, c'est que Jacques Aymarne ; baguette. La demoisellejena , et prit la base trouver auprs du bossusans prou- guette en priant. La:baguette ne tourna plus; 1 pouvait, ver de grands maux de coeur, et qu'il ne pas- d'o l'on conclut que c'tait le dmonm l'isait pas sur un lieu o il sentait qu'un meur- magination trouble qui l'agitait. On douta h'e avait l commis sans se sentir l'envie de B un-peu de la mdiationdu diable ds que le vomir. Commeles rvlationsdu bossucon- fameux devin fut reconnu pour un charlatan. , : armaientlesdcouvertesd'Aymar, les uns ad- Onlui joua surtout un tour qui dcrdita-conmiraientsontoil,'et criaientau prodige, tan-; -; sidrablement la baguette. Le procureur du .-.. dis que d'autres publiaient qu'il tait sorcier. roi au Chtelet de Paris fit conduire Aymar Cependanton ne [Link] les deux assas- dans une rue.o l'on avait assassin un archer s'iis, et le bossu fut rompu vif. Ds lors plu- du guet.. Les meurtriers taient arrts , oh H ; sieurs personnes furent doues du talent do le connaissait les rues qu'ils avaient suivies,les j JacquesAymar, talent ignor jusqu' lui. Des ;s lieux o ils s'taient cachs : la baguette resta femmes mmesfirenttourner la baguette. Elles is [Link] fit venir Aymar dans la rue de avaient des convulsionset des maux de coeur r la Harpe, o l'on avait saisi un voleuren fla'5.

(58 BAG BAG g-rant dlit; la perfide baguette trahit encore fortement entre ses mains? D'ailleurs, pourtoutes les [Link] baguette quoi le mme'homme trouvo-l-il des fontaidivinatoire ne pril, point ; ceux qui prtendi- nes, des mtaux, des assassins et des voleurs, rent la faire tourner se multiplirent mme ; quand il est dans son pays, et ne trouve-l-il et ce talent vint jusqu'en Belgique. Il y eut plus rien quand il est Paris? Tout cela n'est Heigne , prs de Gosselies , un jeune garon que charlatanisme. Et ce qui dtruit totalequi dcouvrit les objets cachs ou perdus au ment le merveilleux de la baguette, c'est que tout le monde, avec un peu d'adresse, peut la moyen de la baguette de coudrier. Celle baguette, disait-il, ne pouvait pas avoir plus de faire tourner volont. Il ne s'agit que de tedeux ans de [Link] homme, voulant nir les extrmits de la fourche un peu carprouver l'art de l'enfant de Heigne, cacha un tes, de manire faire ressort. C'est alors la cu au bord d'un foss , le long d'un sentier force d'lasticit qui opre le prodige. Cependant on croit encore la baguette diviqu'on ne frquentait presque pas. Il fit appeler le jeune garon, et lui promit un cscalin natoire dans le Dauphin et dans leHainaul; les paysans n'en ngligent pas l'usage, et elle s'il pouvait retrouver l'argent perdu. Le garon alla cueillir une branche de coudrier ; el a trouvdes dfenseurs srieux. Formey, dans tenant dans ses deux mains les deux bouts de VEncyclopdie,explique ce phnomne par le cette baguette, qui avait la forme d'un Y, magntisme. Rilier, professeurde Munich,s'autorisait rcemment des phnomnes du galvaaprs avoir pris diffrentes directions, il marcha devant lui el s'engagea dans le petit sen- nisme, pour soutenir les merveilles de la batier. La baguette s'agitait plus vivement. 11 guette divinatoire; mais il n'est pas mort sans passa le lieu o l'cu tait cach; la baguette abjurer son erreur.L'abb de LuGarde cricessa de tourner. L'enfant revint, donc sur ses vit au commencement avec beaucoup de. foi pas; la baguette sembla reprendre un mouve- l'histoire dos prodiges de Jacques Aymar ; en ment trs-vif; elle redoubla vers l'endroit \(>92mme, Pierre Garnier, docteur-mdecin qu'on cherchait. Le devin se baissa, chercha de Montpellier, voulut prouver que les oprations de la baguette dpendaient d'une cause dans l'herbe et trouva le petit cu, l'admiration de tous les spectateurs. Sur l'observanaturelle 1; celte cause naturelle n'tait, selon tion que le bourgeois fit, pour essayer la balui, que les corpuscules sortis du corps du meurtrier dans les endroits o il avait fait le guette, qu'il avait perdu encore d'autre argent, le jeune garon la reprit, mais elle ne tourna meurtre et dans ceux o il avait pass. Les ne transpiplus. On se crut, convaincu de la ralit du galeux et les pestifrs, ajoutelil, talent de l'enfant. On lui demanda qui l'avait rent pas commeles gens sains, puisqu'ils sorit instruit. C'est le hasard, dit-il ; ayant un contagieux; de mme les sclrats lchent des jour perdu mon couteau, en gardant les trou- manations qui se reconnaissent ; el si nous peaux de mon pre, et sachant tout ce qu'on ne les sentons pas, c'est qu'il n'est pas donn disait de la baguette de coudrier, j'en fis une tousles chiens d'avoir le [Link] l. ditqui tourna, qui me fit retrouver ce queje cher- il, page 23, des axiomes incontestables. Or, chais et ensuite beaucoup d'autres objets per- ces corpuscules qui entrenl dans le corps de dus. C'tait trs-bien. Malheureusement l'homme muni de la baguette l'agitent telled'autres preuves, examines do plus prs, ne ment , que de ses mains la matire subtile russirent pas, et on reconnut que la baguette passe dans la baguelle mme, et, n'en pouvant divinatoire tait l aussi une supercherie. Mais sortir assez promplement, la fait tourner ou on y avait cru un sicle, et des savants avaient la brise : ce qui me parait la chose du monde fait imprimer cent volumes pour l'expliquer. la plus facile croire..; Le bon pre M Faut-il rassembler des arguments pour nestrier, dans ses Rflexions sur les indications de la baguette, Lyon, 1604, s'tonne du prouver l'impuissance de la baguette divinatoire? ajoute M. Saignes 1. Que l'on dise quel nombre de gens qui devinaient alors par ce rapport il peut y avoir entre un voleur, une moyen la mode. A combien d'effets, poursource d'eau, une pice de mlai et un bton suit-il, s'tend aujourd'hui ce talent! Il n'a de coudrier. On prtend que la baguette tourne point de limites. On s'en sert pour juger de la en vertu de l'attraction. Mais par quelle vertu bont des toffes et de la diffrence de leurs d'attraction les manations qui s'chappent prix, pour dmler les innocenlsdes coupables, d'une fontaine, d'une- pice d'argent ou du pour spcifier le crime. Tous les jours celte verlu fait de nouvelles dcouvertes inconnues corps d'un meurtrier tordent-elles une branche de coudrier qu'un homme robuste tient 1 DanssaDissertation delettrea enforme p hysique M. deSvre,seigneur de Flchrcs, etc. [Link] , 1 DesErreurs t. 1G5. 1682. et des-prjugs, etc., l,v,p.

69 BAG BAI jusqu' prsent. Il y eut-mmeen 4700, baguette ; et Cardan cite une sorcire de PaToulouse, un brave homme qui devinait avec vie qui tua un enfant en le frappant doucela baguette ce que faisaient des personnes ab- ment sur le dos avec sa baguette magique: ' sentes. Il consultaitla baguette sur le pass, C'est aussi avec leur baguette que les sorciers !o prsent el l'avenir; elle s'abaissait pour r- tracent les cercles, font les conjurations et pondre oui el s'levait pour la ngative. On oprent de toutes les manires. Celtebaguette pouvait faire sa demande de vive voix ou doit tre de coudrier, de la pousse de l'anne. mentalement; Ce qui serait bien prodigieux, Il faut la couper le premier mercredi de la dit le pre Lebrun, si plusieursrponses(lisez lune, entre onze heures el minuit, en prononla plupart) ne s'taient trouvesfausses1. ant certaines paroles *-.Le couteau doit tre Un fait qui n'est pas moins admirable , c'est neuf et retir en haut quand on coupe. On que la baguette ne tourne que sur les objets bnit ensuite la baguette., disent les formuo l'on a intrieurementl'intentionde la faire laires superstitieux ; on crit au gros bout le tourner. Ainsi, quand on cherche une source, mot Agio,-]-, au milieu On f ; et Tetragamelle ne tournera pas sur autre chose,quoiqu'on maton -|- au petit bout, et l'on dit : Co?ijurote passe sur des trsors enfouisou sur des traces cilo milii obedire,etc. do meurtre. Pour dcouvrir une fontaine, il Bahaman, gnie qui, suivant les Perses, faut mettre sur la baguette un linge mouill: apaise la colre et, en consquence,gouverne si elle tourne alors , c'est une preuve qu'il y les boeufs, les moutons et tous les animaux a de l'eau l'endroit qu'elle indique. Pour susceptibles d'tre apprivoiss. trouver les mtaux souterrains, on enchsse titre du plus ancien livre des Bahir, la tte de la baguette di- rabbins o, suivant successivement Buxtorf, sont traits les verses pices do mtal, et c'est, un principe mvstres de la haute cabale des constant que la baguette indique la qualit profonds Juifs. du mtal cach sous terre, en touchant prBaau. Wirus el vingt autres dmonocisment ce mme mtal. Nous rptons que Baan ou Bajan, fils de qu'on ne croit plus la baguette , et que graphes content roi des Bulgares, taitsi grand magicependant on s'en sert encore dans quelques Simon, qu'il se transformait en loup quand il provinces.11 fallaitaiilrefoisqu'elle ft de cou- cien drier ou de quelque autre bois spcial; depuis, voulait pour pouvanter son peuple, et qu'il on a employ toute sorte de bois, et mme pouvait prendre toute autre figure de bte fdes ctes de baleine ; on n'a plus mme exig roce, el mmese rendre invisible; ce qui n'est que la baguette ft en fourche. Secretde la pas possible sans l'aide de puissants dmons, divinatoire et moyendel faire tour- commedit Ninauld dans sa Lycanthropie. baguette professeur de Baer (JEAN-GUILLAUME), ner, lire du Grand Grimoire, paye 872. Dslenomentque le soleil parat sur l'horizon, thologie Altorf, mort en 4729. Il a laiss vous prenez de la main gauche une baguette une thse intitule : Dissertation sur Bahevierge de noisetier sauvage , et la coupez de inolh et [Link], l'lphant et la baleine, la droite en trois coups , en disant : Je te d'aprs le livre de Job, chap. 40 et 44, avec la ramasse au nom d'iom, Miilralhon,Adonny rponsede Sliebcr2. Baer ne voyaitque deux el Smiphoras, afin que tu aies la vertu de la animaux monstrueux dans Behemolh el Lverge de Mcse et de Jacob pour dcouvrir "vialhan. toutce que je voudrai savoir. lil pour la l'aire Billement. Les femmes espagnoles, tourner, il faut dire,-la tenant serre dans ses lorsqu'elles billent, ne manquent pas de se mains, par les deux bouts qui fontla fourche : signer quatre foisla boucheavec le ponce, de Je te commande, au nom d'Klom,Muthra- peur que le diable n'y entre. Cette superstiHion, AdonayelSmiphoras,de me rvler... tion remonte des temps reculs , et chez {onindique ce qu'on veut,savoir). beaucoup de peuples on a regard le billeBaguette magique. On "voit, comme ment commeune crise prilleuse. nous l'avons dit, que toutes [Link] ou sor, -mdecin, auteur d'un Bailly (PIEMVB) ciresont une baguette magique avec laquelle livre publi Paris en 4634, in-8^, sous le elles oprent. [Link] ',que Fran- litre de-,Songesde Pheslion, paradoxesphy': oise Secrlain et Thvenne Paget faisaient siologiques, suivis d'un dialoguesur l'immor| mourir les bestiaux en les louchant de leur talit de l'me. 1 Voyez Yerge roudroyante. Bistoire t. 35". despratiques superstitieuses, 1T, p. '- Dissertatio * Cesecret d eBeliemoth et de LcviaUiau, eleplias e st aussi d ans le 85. Dragon r ouge, p. et e .lob. 41. balrena, G. 40, S . ' P^cours / dossereiers, cli.30. ln-1".Altorf, 1708.. Rcspond. Stcpli. tieber

70 BAL BAL 1 le prsent et l'avenir. -Ce dmon, qui tait Balaam, , fameux ncromancien madiai de l'ordre des dominations, et qui nite, quiHrissait vers Pan du monde 2,545. autrefois ( Lorsque les [Link] dans le dsert commande aujourd'hui quarante lgions inse disposaient passer le Jourdain , Balac, 1 fernales, enseigne les ruses, la finesse, et le roi de Moab, qui les redoutait, chargea Ba- moyen commode de voir sans tre vu . laam de les maudire. Maisle magicien, ayant, septime signe du zodiaque. ; Balance, consult le Seigneur, qu'il connaissait, quoi- .Ceux ( naissent sous cette constellation ai- ; qui qu'il servt d'autres dieux, recul une dfense ment gnralement l'quit. C'est, dit-on, ; de cder celle invitation et prcise ; cepen- pour tre n sous le signe de la Balance qu'on dant, les magnifiques prsents du roi l'ayant donna Louis X11I le surnom de Juste. sduit, il se rendit son camp. On sait que Les Persans prtendent qu'il y aura au derl'ange du Seigneur arrta son nesse, qui lui nier jour une balance, dont les bassins seront. : parla. Balaam , aprs s'tre irrit contre la plus grands et plus larges que la superficie > ble, aperut l'nge, se prosterna., promit- de ries cieux, el dans laquelle Dieu psera les faire ce que commanderait le Dieu d'Isral, et oeuvres des hommes. Un des bassins de cette \ parut au camp de Balac, trs-embarrass. balance s'appellera le bassin de lumire, Lorsqu'il fut devant l'arme des Isralites,, en l'autre le bassin de tnbres. Le livre des prsence de la cour de Balac fort surprise, bonnes oeuvres sera jet dans le bassin de pendant qu'on s'attendait entendre des ma- lumire, plus brillant que les toiles; et le ldictions, il se sentit inspir d'un enthoulivre des mauvaises dans le bassin de tnsiasme divin , et pronona , malgr lui, une bres, plus horrible qu'une nuit d'orage. Le magnifique prophtie sur les destines glo- llau fera connatre qui l'emportera, el rieuses du peuple de Dieu. 11annona mme quel degr. C'est aprs cet examen que les le Messie. Balac, furieux, le chassa; et par la corps passeront le pont tendu sur le l'eu suite les Hbreux, ayant vaincu les Madiaternel. ... nites, firent Balaam prisonnier et le turent. Balcoin (MAUIE), sorcire du pays de Balai. Le manche balai est,la monture Labour , qui allait, au sabbat du temps de ordinaire des sorcires lorsqu'elles se rendent Henri TV. On lui fit son procs, o elle fui ! au sabbat. Rmi conte ce sujet que la femme convaincue d'avoir mang, dans une assemd'un cordonnier allemand, ayant, sanslesavoir, ble nocturne, l'oreille d'un petit enfant 2. Elle fourr le bout de son manche balai dans un fut sans doute brle. pot qui contenait l'onguent des sorcires, se mit Baleine. Mahomet place dans le ciel la machinalement aussitt califourchon sur ce baleine de Jouas. manche, et se sentit, transporte Brnch, o Bali, prince des dmons et roi de l'ense faisait le sabbat *. Elle profita de l'occasion, se fit sorcire, et peu aprs fut arrte, fer, selon les croyances indiennes. Il sebaltit comme telle. Il y a sur le balai d'autres autrefois avec Wishnou, qui le prcipita dans l'abme, d'o il sort une fois par an pour faire croyances. Jamais, dans le district de Lesneven, en Bretagne , on ne balaie une maison la du mal aux hommes ; mais Wishnou y met nuit : on y prtend que c'est en loigner le ordre. Les Indiens donnent aussi le nom de bonheur1;que les mes s'y promnent, et que Bali aux farfadets, qui ils offrent du riz, les mouvements d'un balai les blessent et les que ces lutins ne manquent pas d venir mancartent. Ils nomment cet usage proscrit bager la nuit. laiementdes morts. Ils disent que la veille du Balles. On a cru autrefois que certains jour des Trpasss (2 novembre) il y a plus guerriers avaient un charme contre 1 les balles, dfmes dans chaque maison que de grains parce qu'on tirait sur eux sans les atteindre. de sable dans la mer et sur le rivage 2. Pour les tuer, on mettait dans les cartouches Balan, roi grand et terrible dans les en- des pices d'argent, car rien ne peut nsor, celer la monnaie,: fers.. Il a trois tles : l'une faite comme celle ...-,.:-d'un taureau, l'autre comme celle d'un homme, Baltazo, l'un des dmons de la possesla troisime comme colle d'un blier. Joignez ' sion de Laon. Voy. Auimy.-Il parat que ce cela une queue de serpent et des yeux qui i dmon, ou quelque chenapan qui se fit passer jettent de la [Link] se montre cheval sur pour tel, alla souper avec le mari de Nicole un ours, et porte un pervier au poing. Sa voix Aubry, la possde, sous prtexte de combiest rauque et violente. Il rpond sur le pass,> * , Wiems, inPseudomonarclna da?m. - Delaucre, .' llemigius, lib. ti. Daunon., Tableau del'inconstance desdmons, etc., cap.3. liv. 2 Voyage l!i. !, p. 19(5, de M. Gambry t, 11, dansleFinislL'ic, p.Z'1.

71 BAP BAH qui la passent pour la premire fojs une cner sa dlivrance, qu'il n'opra pas. On re- i marqua en soupant qu'il buvait trs-sec; ce rmonie qu'ils appellent le baptme de la ligne, et qui consisteen une aspersionplus ou qui prouve, dit Leloyer, que l'eau est con^ . moins dsagrable, dont on vile souvent les traire aux dmons '. Balthazar, dernier roi de Babylone,pe- ennuis par une gnrosit. Les personnages tit-filsde [Link] soir qu'il pro- qui font la plaisanterie se travestissent; le fanait dans ses orgies les vases sacrs de J- Pre la Ligne arrive dans un tonneau, escort rusalem, il aperut une main qui traait sur par un diable, un courrier, un perruquier et la muraille, en lettres de feu, ces trois mots : un meunier. Le passager qui ne veut pas arros ou Mane,ihecel,phares. Ses devins et ses astro- donner pour boire aux matelotsest aprs avoir t poudr el fris. On loguesne purent expliquer ces caractres ni baign, en interprter le sens. Il promit de grandes ne sait trop l'origine de cet. usage, ni pour qui lui en donnerait Tinterpr- quoi le diable y figure. rcompenses fut Daniel qui, mprisant ses rliilion.-Ce Barat, maladie de langueur, ordinairement le rsultai d'un sort,jet, qui conduit incompenses,lui apprit qne les trois mots signifiaientque ses annes taient comptes, failliblement la mort, et qui, selon les opiqu'il n'avait plus que quelques moments nions bretonnes, est gurie par les eaux de la vivre, el que son royaume allait tre divis. fontaine de Sainte-Candide, prs de Scaer, Toutse vrifia peu aprs. dans le Finistre. Il n'est pas d'enfant qu'on savant j- no trempe dans cette fontaine quelques jours Baltus (JEAN-FRANOIS), l'His- aprs sa naissance; on croit, qu'il vivra s'il suite, mort en [Link] sa Rponse toire des oracles de Fontenelle, in-8, Stras- lend les pieds, et qu'il mourra dans peu s'il bourg, 4709, o il tablit que les oracles des les relire '. ancienstaient l'ouvrage du dmon, el qu'ils Barbas, dmon. Foi/. MAIUSAS. furentrduits au silence lors de la missionde Barbatos, grand et puissant dmon, Jsus-Christsur la terre. comte-duc aux enfers, type de Robin-des Banians, Indiensidoltres rpandus sur- Bois; il se montre sous la figure d'un archer tout dans le [Link] reconnaissentun Dieu ou d'un chasseur; on le rencontre dans les crateur; mais ils adorent le diable, qui est forts. Quatre rois sonnent,du cor devant lui. charg, disent-ils, de gouverner le monde. Ils 11 apprend deviner par le. chant des oile reprsentent sous une horrible ligure. Le seaux , le mugissement des taureaux , les prtre de ce culte marque au front, d'un si- aboiements des chiens et les cris des divers gnejaune, ceux qui oui ador le diable, qui animaux. Il connat les trsorsenfouis par les dslors les reconnat el n'est plus si port a magiciens. 1!rconcilieles amisbrouills. Ce leur faire du mal 2. dmon, qui tait autrefois dans l'ordre des Baptme, -r- Ondit que les sorcires, dans Vertus des cieux et de celui des Dominations, leurs crmonies abominables, baptisent au est rduit aujourd'hui commander trente sabbatdes crapauds el de petits [Link] lgions infernales. 11 connat le pass cl le crapaudssont habills de velours rouge, les futur -. :; petitsenfants de velours noir. Pour celle opBarbe. Los Humainsgardaient avec un : ration infernale,le diable urine dans un trou ; soin superstitieux leur premirebarbe. Nron on prend de celte djection avec un goupillon faisait conserver la siennedans une bote d'or noir, on en jette sur la tle de l'enfant ou du enrichie de pierreries 3. crapaud, en faisant des signes de croix reBarbe--Dieu. Thiers-,dans son Trait ; bours avec la main gauche, et disant : In rtominepatria, mairica, araguco petrica des superstitions, rapporte la prire dite la c'est une priresuperstitieuse K agora, agora Vlentia; ce qui veut dire : Au Barbe--Dieu; :-: nom de Patrique, de Malrique, Rtrique- encore populaire, et qui se trouve dans divers :, d'Aragon, cette heure, cette heure, Va- [Link] voici: Pcheurset pcheresses, moi parler. Le coeur me dut; bien ";) lentia. Cette slupide impit s'appelle le venez trembler au. ventre, commefait la feuilleau A baptme du diable. tremble, comme fait la Loisonni quand elle de la traverse Baptme ligne. Lorsqu'on voit qu'il faut venir sur une petite branche, 'a ..; ligne, les matelotsfontsubir aux personnes qui n'est plus grosse ni plus membre que trois :Bise, et-liist. desspectres, [Link], cil.10. 1 Cambry, dansle lMuis'.re, t. HT.p. 157. Voyage '- /' listoiredela de tire leurlivre desBanians, r eligion 3-Wicrus, inPseudomonarchia d;-em. ' ?'?? t raduit de Lord. elc-. dcTanglais Henry P aris, ' J thl;7i,. I.-. 3 M. Nisard, Stace.

72 BAH BAR cheveux de femme grosse ensemble. Ceux qui Barblori. Dialogues sur la mort, el sur la Barbe--Dieu sauront par-dessus la plan- les mes spares : Dialoghi dlia morte e che passeront, et ceux qui ne la sauront, au deWanime separate, di Barbieri. In 8. Bo~ bout,de la planche s'assiseront, crieront,,braie- logna, 4000. ; ronl: Mon Dieu, hlas! malheureux tal! Barbu. On appelle dmon barbu le dEst comme petit enfant celui qui la Barbe-- mon qui enseigne le secret de la pierre philoDieu n'apprend. sophale. On le connat peu. Son nom sembleBarbeloth. Des gnostiques , appels rait indiquer que c'esl le mme que Barbalos, bai'bcliols ou barboriens, disaient qu'un on qui n'a rien d'un dmon philosophe. Ce n'est immortel avait eu commerce avec un esprit pas non plus Barbas, qui se mle de mcavierge appel Barbeloth, qui il avait suc- nique. On dit que le dmon barbu est ainsi cessivement accord la prescience, l'incorrup- appel cause de sa barbe remarquable. tibilit et la vie ternelle; que Barbeloth un Yoy. BEIUTII. auteur de la Fin des jour, plus gai qu' l'ordinaire, avait engendr Bareste (EUGNE), la lumire qui, perfectionne par l'onction de Tempset de quelques ides prophtiques dont l'esprit, s'appela Christ; que Christ dsira l'avenir dira la valeur. l'intelligence el l'obtint.; que l'intelligence, la Barchochebas , imposBarkokebas OU l'aison, l'incorruptibilit el Christ's'unirent ; teur qui se lit passer pour le Messie juif sous que la raison et l'intelligence engendrrent l'empire d'Adrien. Aprs avoir l voleur de Autogne ; qu'Autogne engendra Adamas , grand chemin, il changea son nom de Barl'homme parfait, et sa femme la connaissance koziba, fils du mensonge,en celui de Barkoet sa femme parfaite; qu'Adamas engendr- kebas, fils de l'toile, et prtendit qu'il tait rent le bois ; que le premier ange engendra l'toile annonce par Balaam. 11se mil l'aire le Saint-Esprit, la sagesse ou Prunic; que des prodiges. Saint Jrme raconte qu'il voPrunic engendra Prolarchonle ou premier missait du feu par la bouche au moyen d'un fut-insolent el Prolarprince, qui sol; que d'loupes allumes qu'il se mettait, chonle el Arrogance engendrrent les vices et morceau font maintenant les toutes leurs branches. Les barbeliots dbi- dans lus dents, ce que des foires. Les Juifs le reconnurent taient ces merveilles en hbreu, el leurs c- charlatans leur Messie; il se fit couronner roi, rasrmonies n'taient pas moins abominables que pour sembla une arme, et soutinl contre les Boleur doctrine tait extravagante '. mains une guerre assez longue. Mais enfin, 2 Barbier. Pline le jeune avait un affran- en l'anne 13fi, l'arme juive fut passe au chi nomm Marc, homme quelque peu lettr, fil de l'pe el Barkokebas tu. Les rabbins qui couchait dans un mme lit avec son jeune assurent que, lorsqu'on voulut enlever son frre. Mare , dans le sommeil. crut voir une corps pour le porter l'empereur Adrien, un personne assise au chevet,du lit qui lui cou- serpent se prsenta autour du cou de Barkopait les cheveux du haut de la tte. A son r- kebas, et le fit respecter des porteurs el du veil il se trouva ras, el ses cheveux jets au prince lui-mme. milieu de la chambre. La mme chosear mdecin protestant Barnaud (NICOLAS), riva, dans le mme temps, un jeune garon du seizime sicle, qui rechercha la pierre qui dormait avec plusieurs autres dans une philosophale. 11a publi sur l'alchimie divers pension. Il vit entrer par la fentre deux petits traits recueillis dans le troisime vohommes vtus de blanc, qui lui couprent les lume du Theatrum chimiewn -, compil par cheveux comme il dormait. A son rveil, on 4639. trouva ses cheveux rpandus sur le plancher. Zetzner; Strasbourg, A quoi cela peut-il tre attribu, dit Barrabas. Quand les sorcires sont D. Calmel:i, si ce n'est des follets? ou entre les mains de la justice, dit Pierre Deaux compagnons de lit,'? 11 y a quelques lancre ', elles font semblant d'avoir le diableleur matre en horreur, et l'appellent par dlutins, du genre de ceux-l , qui ont fait pareillement les fonctionsde barbiers. Les contes dain Barrabas ou Barrabam. n Copenhague Bartholin (TIIOMAS), populaires do l'Allemagne vous apprendront que les revenants peuvent ainsi faire la barbe en 4649. On recherche de lui le livre De unaux vivants 4. gvmto armario. Ce trait de la poudre de se ressent du temps et de la crsympathie * lergier, T)icl. au mot. Barbdiox. tliolog., dulit de l'auteur. On y trouve cependant des '' -[Link], epist.27. : Dissertation surlesapparitions, eh.33,l'" part. 1Tableaude l'inconstance desmauvais etc., ai'gf.F, t Voyez leslgendes infernales, [Link], dise.3,Paris, 1012.

73 BAS BAS Basile-Valentin, alchimiste qui est chosessingulireset qui ne sont pas indignes les Allemandsce que NicolasFlamel est de quelque attention. ] pour nous. Sa vie est mlede fables qui ont 1 Bartbole,juriconsulte, mort Prouse pour croire quelques-uns qu'il n'a jamais en 435(3. Il commena mettre de l'ordre fait ' On le fait vivre au douzime,au treidans la jurisprudence; mais on retrouve les exist. bizarreries de son sicle,dans quelques-uns zime, au quatorzime et au quinzime side ses ouvrages. Ainsi, pour faire 'connatre cle. On ajoute mme, sans preuve, qu'il la marche d'une procdure , il imagina un tait bndictin Erfurl. C'est lui qui, dans chimiquesf dcouvrit Vanprocs entre la sainte Vierge et le Diable, ses expriences qui dut son nom cette circonsju par notre Seigneur Jsus-Christ'. Les timoine, que, des pourceaux s'tant prodigieuparties plaident en personne : le Diablede- tance, mande que le genre humain rentre sous son sement engraisss pour avoir aval ce rsidu prendre des religieux, obissance; il fait observer qu'il en a l le de mtal, Basileen fit matre'depuis Adam ; il cite les lois qui ta- qui en moururent. On conte que long-, blissentque celui qui a l dpouill d'une temps aprs sa mort, une des colonnesde la d'Erl'urls'ouvrit comme par miralonguepossession a le droit d'y rentrer. La cathdrale sainte Vierge lui rpondqu'il est un posses- cle, et qu'on y trouva ses livres sur l'alchiseur de mauvaise foi, et que les lois qu'il cile mie. Les ouvrages de Basile, ou du moins noie concernentpas. On puise des deux c- ceux