Compte-rendu de l’article « Architecture traditionnelle Cameroun » de Fouda Martin
L’architecture est le plus souvent l’expression d’une individualisation ethnique, originaire du Cameroun nous nous proposons de développer la thèse de l’architecture du Nord Cameroun. Le nord du Cameroun possède une riche diversité architecturale, avec environ soixante formes différentes d’architecture au nord de la rivière Bénoué. Cette diversité est principalement due à des influences ethniques variées[1].
ENVIRONNEMENT
Les montagnes septentrionales des monts Mandara présentent une grande variété architecturale, reflétant les différentes sociétés ethniques de la région. En plaine, dans des zones centralisées comme Wandala et les lamidats peuls, l’architecture tend à se simplifier. L’environnement de cette zone est caractérisé par des plaines herbeuses, avec une économie centrée sur l’élevage. Les types d’habitats comprennent la “case musgum”, une structure circulaire unique en terre et en herbe, et l’habitation mafa, adaptée aux massifs montagneux, avec des cases en enfilade pour différentes générations d’une même famille.
Les populations musulmanes présentent une architecture variée en fonction du mode de vie plutôt que de l’ethnie. Par exemple, les éleveurs arabes Choa ont des “kouzis”, tandis que les Foulbé du Nord-Diamaré ont des cases intermédiaires entre les “kouzis” et les cases bornouanes. Les cultivateurs ont des concessions diverses, influencées par des modèles comme l’architecture bornouane ou la voûte de terre des Mousgoum du nord.
L’HABITAT
Le texte décrit l’architecture des habitations des Mofou, mettant en avant l’utilisation de la pierre dans la construction des murs. Une habitation Mofou typique comprend une case-entrée, une case dortoir des femmes, une salle des greniers et des cuisines. D’une part les cuisines sont construites sur un socle de pierre et de terre avec un toit simple. Les murs extérieurs des cuisines sont protégés des intempéries par des panneaux de vannerie sous le toit. D’autre par les greniers des hommes ne sont pas cloisonnés et sont réservés au stockage du sorgho, tandis que ceux des femmes sont divisés en quatre parties pour diverses récoltes et objets personnels. Les habitations “ay” sont transmises de génération en génération, grâce à un système d’héritage. Les concessions Mofou sont complétées par des espaces extérieurs, notamment une cour d’entrée qui peut être transformée en jardin de tabac et des dalles rocheuses aménagées en aire de battage et de réunion.
MATÉRIAUX ET TECHNIQUES DE CONSTRUCTION : la pierre, le bois et l’argile
Le texte traite des matériaux et techniques de construction utilisés par les Podokwo, un peuple vivant dans les massifs montagneux des monts Mandara. La pierre est le matériau de base de leur architecture en raison de la rareté de l’argile et du manque d’eau dans la région. La sélection des roches est basée sur leur résistance et leur durabilité, évaluée par l’observation et des tests de solidité. Les Podokwo utilisent la technique du débitage pour travailler la pierre, avec des outils tels que le marteau. Avant l’introduction du fer, ils utilisaient de grosses pierres enroulées pour fractionner les blocs rocheux. Le débitage et la casse des pierres est un travail communautaire qui renforce les liens sociaux.
Les pierres sont largement utilisées dans l’architecture Podokwo, notamment pour la construction de murs d’enceinte, de cases-vestibules, de cases du père et d’enclos à bétail. Les pierres servent également à construire les soubassements des structures pour les protéger des intempéries et des termites. La pierre se veut être un symbole de prestige et de puissance chez ce peuple.
Outre la pierre, le bois est également utilisé dans la construction. Les essences d’arbres sont sélectionnées en fonction de leur résistance et de leur durabilité. La hache est utilisée pour tester la résistance des arbres, et l’observation de la décomposition après abattage permet d’évaluer leur qualité. Les arbres situés en altitude sont préférés en raison de leurs propriétés favorables.
Le texte aborde le travail du bois dans le contexte de la construction chez les Podokwo, un groupe vivant dans les monts Mandara. Contrairement au travail de la pierre, le travail du bois est considéré comme moins épuisant. Les outils principaux utilisés sont la hache et la machette. Le processus de travail du bois commence par l’abattage de l’arbre, avec des techniques telles que la coupe au niveau du sol ou l’ébranchement. Les troncs d’arbres sont ensuite utilisés pour fabriquer divers articles tels que des tambours, des lits en bois, des mortiers et des fermetures pour différentes structures.
Après l’abattage, les bois sont assemblés pour sécher, généralement pendant la saison sèche lorsque les arbres ont moins de sève. Le séchage est considéré comme essentiel pour préserver la qualité du bois, car il empêche la déformation et les attaques d’insectes xylophages.
L’utilisation du bois dans l’architecture Podokwo est influencée par la distinction entre bois dur et bois léger. Les bois utilisés pour les toits de cases doivent être résistants et longs, et ils sont attachés de bas en haut par des ceintures circulaires. Cependant, la durée de vie des toits en bois est limitée à environ cinq ans en raison des attaques d’insectes. La raréfaction des espèces végétales performantes en raison de la démographie galopante et des conditions climatiques difficiles pose des problèmes environnementaux et conduit à l’utilisation de nouveaux matériaux de construction.
En fin de compte, le travail du bois est une composante essentielle de la construction chez les Podokwo, mais il est soumis à des défis environnementaux croissants en raison de la raréfaction des espèces végétales adaptées à la construction traditionnelle.
Le texte parle de l’utilisation du torchis dans l’architecture traditionnelle. Le torchis était principalement utilisé pour construire des cases, des greniers, des tables meulières et pour le polissage des structures. La technique de construction du mur en terre crue implique l’assemblage de couches d’argile disposées de manière oblique jusqu’à atteindre la hauteur souhaitée. Le torchis était malaxé, aplani et modelé à la main avant d’être enroulé en spirales superposées.
Les constructions en argile étaient principalement réservées aux femmes, symbolisant la soumission et la servilité. Les chambres des hommes étaient généralement construites en pierre, tandis que celles des épouses étaient en argile. Les constructions en argile étaient appréciées pour leur capacité à réguler la température, agissant comme des climatiseurs naturels.
L’architecture traditionnelle du nord du Cameroun fait face à des défis tels que l’impact de conditions météorologiques à savoir l’harmattan, les fortes pluies, le soleil, ainsi que les actions de l’homme.
Le texte aborde l’architecture traditionnelle au Cameroun, mettant en évidence son évolution au fil du temps. L’histoire de l’habitat commence avec des abris naturels, tels que des grottes et des troncs d’arbres, puis évolue vers des huttes en matériaux précaires. Dans la région du Centre du Cameroun, les premières constructions étaient des huttes en petits arbustes pliés et recouverts de feuilles.
Par la suite, les habitations ont évolué vers des cases rectangulaires ou carrées, constituées de quatre murs et d’un toit. Les murs étaient fabriqués à partir de piquets en bambou disposés verticalement et horizontalement, reliés par des lianes, puis recouverts de feuilles et de boue. Les toits étaient en paille tissée à partir de feuilles de raphia.
Avec l’arrivée des colons, l’architecture traditionnelle a connu des améliorations, notamment l’utilisation de murs en blocs de terre et de toits en tôles ondulées. Cependant, ces changements étaient réservés aux personnes plus aisées.
La construction traditionnelle dans la région du Centre impliquait plusieurs étapes, notamment la recherche de matériaux dans la forêt, la mise en place des piquets pour l’ossature, l’installation de la toiture et le remplissage des murs avec de la boue. Les éléments de construction étaient généralement fabriqués sur place.
Les matériaux utilisés étaient principalement d’origine naturelle, tels que les piquets, les pailles, les palmes, les feuilles d’arbustes, le raphia, les lianes, l’eau et la terre. Les outils utilisés ont évolué de la pierre taillée à des outils en métal, tels que la machette, la houe et les récipients.
En résumé, l’architecture du nord du Cameroun reflète la diversité ethnique et s’adapte au mode de vie et à l’environnement, avec des variations marquées selon les régions et les communautés. Elle a connu une évolution depuis les huttes en matériaux précaires jusqu’aux cases en matériaux plus solides, tout en utilisant des ressources naturelles pour la construction. Les Podokwo ont développé des méthodes de sélection rigoureuses pour choisir les matériaux de construction les plus adaptés à leurs besoins, en privilégiant la pierre et le bois en fonction de leurs propriétés physiques et de leur disponibilité géographique. L’habitat traditionnel du peuple du nord du Cameroun est un patrimoine culturel qui est préservé grâce aux efforts de conservation de ses partenaires, contribuant ainsi à conserver un savoir-faire ancestral et une architecture unique. L’arrivée des colons a apporté des changements dans les matériaux utilisés et les méthodes de construction, en particulier pour les personnes plus aisées.
Autrice
NTOUBE EBANG Reine Audrey, Étudiante en master 2 Recherche Humanité et industrie créative option patrimoine et création par le projet à CY Cergy Paris Université.
[1] FOUDA, Martin. Architecture traditionnelle Cameroun, All Rights Reserved, Fouda Archi-Design. 27 p. http://dafouarchitecture.blogspot.com/p/blog-page.html
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Benjamin W.L. Derhy (23 juin 2025). Compte-rendu de l’article « Architecture traditionnelle Cameroun » de Fouda Martin. EUR Humanités, Création, Patrimoine. Consulté le 5 mai 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/146ih
