Chercheur, ou l’art d’être aussi, et malgré soi, un obstacle dans sa propre recherche
Il y a de nombreux obstacles à surmonter dans la réalisation d’une recherche. L’un de ceux que l’on identifie souvent le moins, c’est le chercheur lui-même. Et soyons réaliste : c’est l’obstacle le plus sournois et insidieux qui soit ; car qui se perçoit sous cet angle négatif de prime abord, et au point de se remettre en cause régulièrement ?
Par nature, notre métier implique un travail de cartographie le plus exact possible des sources et des données disponibles, un état de l’art poussé à l’exhaustivité et une gestion spécifique, avec souvent un certain niveau de sophistication, des données sur lesquelles nous allons appuyer nos analyses, nos développements, nos outils et nos hypothèses argumentées.
Pour ce faire nous développons, tous, des méthodes, des protocoles, des habitudes, un vocabulaire, des outils, etc. ; ce que l’on pourrait nommer « réflexes » et « systèmes » et qui sont le fruit de nos expériences de terrain et souvent déterminés par ce dernier. Ajoutons à cela le conditionnement initial qu’impliquent nos nombreuses années de formations universitaires et les méthodes enseignées par nos maîtres.
Notre quotidien est donc de nager, presque chaque jour, au milieu de milliers de sources et d’un nombre encore plus important de données ; données entre lesquelles nous cherchons les liens logiques et de causalité avec pour objectif de comprendre, souvent, sous le biais de schémas, ce qui se passe.
Nous flirtons tous et régulièrement avec le risque de noyade mais aussi avec le paradoxe de chercher toujours plus de données, agrandissant ainsi la taille du bassin dans lequel nous nous trouvons et augmentant, incidemment, le risque de submersion.
Notre survie dépend directement de nos capacités à rationaliser ces données, ces liens, ces schémas que nous discernons. L’objectif principal de notre travail, outre le fait de définir et de comprendre, est généralement de rendre accessible des données, un processus intellectuel et in fine des hypothèses argumentées et autres conclusions relatives, de manière méthodique et claire auprès de ceux qui liront le résultat de nos recherches. Car on oublie souvent que le travail du chercheur, c’est 50% de recherche et 50% de communication autour de ce qui a été potentiellement trouvé.
Il y a donc dans la recherche un souci de trouver ou même de créer de la cohérence au milieu souvent d’invraisemblances, de contradictions, d’impossibilités voire d’étrangetés qui sont le résultat du temps qui passe et de la déperdition, naturelle ou orchestrée, des faits et autres données ; la réalité étant que nous travaillons sur du parcellaire. C’est cette recherche de lisibilité qui nous pousse à trouver des données et des liens entre celles-ci par des moyens compréhensibles par la raison ; d’où la mise en place de méthodes qui parfois se retournent contre nous car, métaphoriquement, nous regardons souvent en 2D là où tout est en 3D.
Dans mon dernier article[1] pour le carnet de recherche de l’EUR, je traitais en particulier d’une difficulté méthodologique rencontrée et de la notion de choix dans les données retranscrites alors que je travaillais sur les catalogues de ventes s’étant déroulées, en grande majorité, en France au cours du XVIIIe siècle. Je vais à nouveau traiter de cette source particulière et montrer en quoi la prise de recul est nécessaire.
Ayant retrouvé 185 catalogues de vente présentant des intailles et des camées, je décidais d’en faire deux bibliographies spécialisées ; l’une par ordre alphabétique des auteurs présumés (Lebrun, Paillet, Rémy, Julliot, Folliot, Gersaint, etc.) et l’autre par ordre chronologique de parution.
Mon principe de travail lorsque je crée des outils scientifiques est de ne jamais préjuger du type de données (nom(s), date(s) complète(s), année(s), lieu(x), types d’item(s) collectionné(s) (intailles, camées, reproduction en soufre, en cire, en plâtre, en pâte de verre, et autres), etc.) qu’un lecteur va avoir en sa possession. Aussi je fais le choix de démultiplier les outils et permettre ainsi à un lecteur à partir de la donnée qu’il possède, d’en retrouver le plus grand nombre possible. Pour donner un exemple concret, à la fin de chaque référence bibliographique créée, j’ajoute entre parenthèses, le nom de la bibliothèque où se trouve le volume étudié mais aussi la cote de celui-ci. Ces principes d’accessibilité et de neutralité sont centraux dans ma démarche scientifique car en définitive je travaille pour les autres.
Après réflexion, j’ai également décidé d’ajouter en note de bas de page, lorsque cela était possible, le lien qui permettait de trouver le document directement en ligne. La numérisation des sources est une perpétuelle source d’émerveillement pour moi car j’ai commencé la recherche à une époque où cette avancée technologique n’en était qu’à ses balbutiements. Le gain de temps que cela permet pour les chercheurs qui souhaitent vérifier une donnée retranscrite un jour de fatigue et sur laquelle ils vont avoir un doute légitime, est considérable. Je ne parle même pas de l’économie financière et écologique que cela permet en ne faisant plus des centaines de photocopies et autres déplacements en train. Je pourrais également parler de l’avantage que cela offre du point de vue de la conservation des sources en évitant de manipuler les originaux.
La majorité des catalogues de vente identifiés lors de ma recherche au sein de 11 fonds de bibliothèques et centres de documentation, se trouvait à la bibliothèque Jacques Doucet, couplée à celle de l’Institut national d’histoire de l’art. L’une des très grandes forces de l’INHA c’est de proposer quelque 80 outils patrimoniaux numériques (OPN) permettant un accès démultiplié et rationnel à des milliers de sources en seulement quelques clics par le biais de leur portail officiel[2].
Ces OPN fonctionnent en général selon un principe d’indexation classique et donc de mots clefs. Ces 185 catalogues sont tous publiés dans le cadre d’une vente habituellement publique[3], aussi lorsque j’ai voulu retrouver ces ouvrages potentiellement numérisés et copier leurs liens j’ai naturellement procédé selon un principe de rationalisation ; mais pas de neutralité.
Ainsi, j’ai entré dans la barre de mon moteur de recherche : « catalogue de vente + nom de l’auteur présumé + date complète/ou juste l’année + le nom du propriétaire/collectionneur[4] (si connu) ».
Quand cette recherche correspond à un ouvrage traité par l’INHA, vous accédez directement à une notice avec en haut à gauche la possibilité d’ouvrir directement le document. L’intérêt pour moi était d’ouvrir chacun des documents pourvu de son propre lien[5] et de vérifier si les données étaient exactement les mêmes que celles que j’avais retranscrites. Ce qui n’est pas toujours le cas, par exemple du point de vue des dates ou des noms des propriétaires/collectionneurs. Cette indexation et numérisation est un système pensé, généré et enrichi par des humains ; des erreurs y prennent donc place. Certaines dates sont donc erronées du fait d’erreurs de frappe tout simplement. Pour ce qui est des noms des propriétaires/collectionneurs, cela tient au fait que différents exemplaires de certains catalogues de vente se trouvent dans plusieurs bibliothèques dont j’ai étudié dans le détail les fonds et que sur certains de ces catalogues de vente le nom du propriétaire/collectionneur est ajouté de manière manuscrite au crayon ou à la plume. Donc tel catalogue qui est anonyme dans une collection de bibliothèque ne l’est potentiellement plus dans une autre ; il faudra quand même faire toutes les vérifications possibles pour être certain de la bonne attribution d’une collection à son incontestable propriétaire/collectionneur.
Avec cette méthode, j’ai ainsi retrouvé plus des ¾ des liens permettant d’accéder en ligne à ces catalogues de vente. J’aurais pu m’arrêter là et me résoudre à me dire que c’est sans doute dû à un travail qui est encore en cours et que les membres du personnel des bibliothèques ne sont pas des lutins magiques qui viennent travailler la nuit pour faire apparaître les sources en ligne pour le lendemain matin. Ma liste de liens vers les catalogues resterait pour l’instant incomplète mais cela n’est pas grave en soi.
Ce qui m’a par contre interrogée, c’est qu’une partie de ces catalogues restants provenaient de l’INHA et de la bibliothèque Doucet. Et pourtant il n’y avait pas d’accès à une notice et au document directement. Pourquoi des volumes que j’ai trouvés chez eux ne sont pas accessibles de la même manière que la grande majorité des autres qui ne provenaient pourtant pas tous de cette bibliothèque ?
J’ai donc décidé de me remettre en cause dans ma méthode car j’avais beaucoup de mal à gérer ma frustration de mettre en place un outil incomplet. J’ai donc relu attentivement les intitulés exacts des catalogues de vente identifiés et ce qui me sauta alors aux yeux, c’est que les intitulés exacts ou titres ne commencent pas par « catalogues de vente » mais par différentes formulations telles que « catalogue d’une belle collection », « catalogues de tableaux », « spécification des pierres précieuses », « catalogue d’un cabinet d’artiste » ou « notice des meubles », etc.
Si j’ai bien raison sur le fait qu’à chaque fois il s’agit de catalogues de ventes que je peux identifier et définir comme tels, là où j’ai tort c’est de croire que chaque document a été indexé sous cette nomenclature. De fait, j’ai réalisé un petit test très simple : j’ai juste copié-collé l’intitulé exact d’un de mes catalogues de vente restant sans lien et qui commençait par « notice des meubles », etc., dans ma barre de recherche. Résultat : je trouve immédiatement le catalogue de vente en question.
Ravie de la résolution de ce problème pour l’un des catalogues restants, j’ai utilisé le même processus pour l’ensemble des catalogues demeurant encore sans lien afin de vérifier si je trouvais une version numérisée en ligne du texte. J’ai ainsi pu en trouver un certain nombre d’autres avec ce procédé de copié-collé de l’intitulé exact.
Conclusion : s’en remettre uniquement à un système de recherche par mots clefs, même exacts, est une erreur. Utiliser plusieurs biais pour arriver à mes fins est une meilleure option.
Dans les faits, c’est à moi seule d’envisager les limites d’un système que j’utilise au lieu de m’en remettre totalement à lui. J’ai failli partir du principe que ces liens n’existaient pas encore car j’avais utilisé des mots clefs adéquats. Moralité : il faut continuer à penser de manière différente, combiner différentes méthodes et ne surtout pas se reposer sur un système… ou sur ses lauriers.
Durant ce moment très agréable où je repérai de nouveaux liens à intégrer à mes bibliographies spécialisées, j’ai également trouvé, par recoupements, une nouvelle donnée : un nom de propriétaire/collectionneur de pierres gravées pour un catalogue qui jusque-là restait anonyme.
Ce catalogue identifié lors de ma recherche portait le nom de Joullain comme auteur présumé et datait de 1776, le nom du propriétaire/collectionneur restant anonyme. Avec cette nouvelle étape de ma recherche où j’entrais l’intitulé exact du catalogue de vente, je trouvais une référence à la Bibliothèque nationale de France, dont j’avais pourtant étudié les fonds des différents départements en plus de celui du site François Mitterrand. Après lecture de la notice et comparaison des données avec celles que je possède déjà, l’année de publication (1776) et le nombre de pages (104) correspondent. Ce qui est un peu plus étonnant c’est que ce n’est pas sous le nom principal de Joullain que je trouve ce catalogue répertorié mais sous celui de Gabriel de Saint-Aubin (1724-1780), dessinateur, peintre et graveur[6] qui illustra plusieurs catalogues des ventes auxquelles il a parfois assisté. Ces catalogues sont très recherchés en raison du nombre d’informations supplémentaires que Saint-Aubin pouvait donner (noms de propriétaires/collectionneurs, noms d’acquéreurs, prix, etc.). Soit ce catalogue a été acquis après ma recherche dans les fonds de la BNF soit je suis passée à côté à cause de ce nom d’« auteur » au sens large qui implique d’envisager Gabriel de Saint-Aubin comme étant celui-ci.
Mais la notice de la BNF note bien Gabriel de Saint-Aubin comme auteur et dessinateur. Et seulement tout en bas de celle-ci apparaît le nom de Joullain. C’est dire si, initialement, je n’étais pas prête de trouver cette référence. En soi, la notice de la BNF ne me donnant pas accès au document numérisé, l’intérêt de ce détour semble faible. Mais c’est sans compter l’heureuse surprise d’un nom de propriétaire/collectionneur mentionné sur cette courte fiche faisant passer ce catalogue, alors anonyme pour moi, à la possibilité d’identifier un autre propriétaire/collectionneur dont je n’avais pas encore rencontré le nom : Pigache[7].
Je reviens maintenant sur un autre catalogue de vente, au nom de Lebrun et qui se trouve conservé à la bibliothèque Doucet[8]. Lui aussi, j’ai pu le retrouver en faisant un strict copié-collé de l’intitulé de la vente et donc en combinant plusieurs méthodes pour obtenir les versions numérisées des catalogues de vente. Cette dernière se déroula à la date du 6 janvier 1794 d’après le document numérisé qui compile artificiellement plusieurs catalogues de vente ainsi réunis a posteriori.
Premier élément d’intérêt : il n’y a pas de nom de propriétaire/collectionneur imprimé sur la première page. L’identité de celui – ou de ceux – à qui appartient ces collections, reste donc à déterminer. Maintenant ce qui est aussi intéressant avec ce document, c’est que l’on trouve sur la première page deux mentions manuscrites à l’encre et à la plume ; l’une peu compréhensible « envoi de g[…] » et, un peu plus loin sur la page, au même niveau sur la droite, le nom « Greuze ».

Fig.1. Catalogue de vente par Lebrun du 6 janvier 1794, première page
Dans mon précédent article sur les noms manuscrits inscrits sur la première page, j’émettais l’hypothèse qu’en effet, cela pouvait être le nom d’un propriétaire/collectionneur ajouté ultérieurement quand celui-ci n’avait pas été imprimé directement sur le papier. Ou bien, possiblement, il pouvait s’agir de celui qui a possédé à un moment ou à un autre ce catalogue en tant que volume et qui l’inscrit à toutes fins utiles sur la première page. De fait, cela peut porter à confusion. Ici, avec le nom de Greuze inscrit à la plume sur cette première page, la question se pose de la raison de cette inscription manuscrite supplémentaire. D’autant que ce nom apparaît imprimé un peu plus bas sur la page dans le bref descriptif des items puisque certaines des œuvres de l’artiste y sont présentées à la vente. Comme Jean-Baptiste Greuze décèdera en 1805, il est tout à fait possible d’envisager que ce catalogue présente à la vente les collections qu’aurait possédé l’artiste. Comme il peut s’agir tout à fait d’autre chose. La lecture de l’avant-propos ne donne d’ailleurs aucun nom ou même indice pour statuer à ce sujet. Les raisons de cet ajout manuscrit du nom Greuze restent donc à éclaircir.
Il faut ajouter que les collections vendues à cette occasion sous la houlette de Lebrun auraient pu provenir de différentes maisons et appartenir à diverses personnes sans qu’il soit jugé intéressant et utile de distinguer quoi appartient à qui au sein de cet ensemble. C’est le cas d’un dernier exemple que je souhaite exposer dans cet article : celui de la vente Chabot, de La Mure et Desmarets, qui se déroula le 17 décembre 1787 sous l’expertise de Paillet.
Lorsque l’on consulte ce document, cette suite de noms pourrait être celle d’une seule personne – certains patronymes français étant à tiroirs – si la notice introductive du catalogue n’indiquait pas qu’il s’agissait là de collections provenant de divers cabinets[9]. Ce catalogue, étudié sur place au sein de l’importante collection de la bibliothèque Jacques Doucet[10], présente alors seulement les noms manuscrits de Chabot et de La Mure. Là aussi, on ne sait qui a ajouté ces noms, ni quand ni avec quelles certitudes ces deux ajouts manuscrits sont exacts.
En ce qui concerne le nom de Desmarets, c’est la notice en ligne du catalogue rédigée par les soins de l’INHA qui précise, et sans le justifier de quelque manière que ce soit, qu’il faut ajouter à ces deux premiers collectionneurs, le nom de ce troisième personnage[11] sauf à faire référence au Getty Provenance Index Database. Il faut noter que d’après cette même notice, il s’agit en réalité pour Chabot du duc de Rohan-Chabot.
Il aurait tout à fait été possible que je trouve ce catalogue de vente dans une autre bibliothèque et que je ne cherche pas à en retrouver le lien pour obtenir la version numérique de ce texte. Avoir voulu aller plus loin dans l’accessibilité aux sources m’a permis de faire cette découverte supplémentaire, à savoir la possibilité que les pierres gravées apparaissant dans ce document puissent appartenir à une troisième personne. Les hasards jouent souvent un rôle heureux pour le chercheur, qui se doit de rester très vigilant et lire tout ce qui lui tombe fortuitement sous les yeux comme cette fiche de l’INHA et cela même si aucune preuve n’est apportée concernant ce dernier nom quant à sa légitimité sur ce document.
L’ouverture d’esprit du chercheur est souvent une ouverture d’esprit vis-à-vis des données elles-mêmes, mais plus rarement sur les processus que nous mettons en place, souvent de manière systématique, pour trouver celles-ci. Cet article souhaitait donc mettre en évidence que la capacité à se remettre en cause sur les protocoles que nous mettons naturellement en place du fait de nos expériences de chercheur est une nécessité absolue.
Enfin, et pour conclure cet article sur la méthodologie de la recherche, je voudrais revenir sur l’une des choses que j’apprécie le plus avec l’esprit carnetier, à savoir la possibilité de développer des contenus sur la méthodologie de la recherche que l’on ne peut pas faire ailleurs. Pour ma part, c’est souvent à chaud et à l’occasion d’une prise de conscience agréable – ou non – que j’écris pour le carnet de l’EUR. Cet espace offre l’occasion de partager ce qui se passe en cuisine ou dans la coulisse, avec souvent les aléas que nous rencontrons dans nos domaines de recherche respectifs. Ce qui permet une mise en valeur de toutes les étapes qui nous amènent vers un résultat final plus compréhensible et digeste.
Lors de nos formations universitaires, l’enseignement reçu nous conditionne généralement à présenter le travail le plus soigné, logique et ainsi souvent lisse possible, alors que ces moments de construction sont tout aussi intéressants intellectuellement. Le résultat d’une recherche peut souvent être donné en quelques lignes alors que tout le parcours, fait d’obstacles, d’impasses mais aussi de nos choix, de notre créativité et de notre ingéniosité pour surmonter nos difficultés et travailler avec des paramètres allant souvent de contraignants à difficiles, est très formateur. Les gommer systématiquement pour entrer dans des formats préconçus de publication et dans des standards qui uniformisent, fait souvent perdre le temps du voyage, ses nombreux aléas et ses apprentissages au profit de la destination. Il n’y a rien de plus passionnant que d’apprendre en échangeant sur la méthodologie avec des homologues chercheurs et ce quelles que soient les disciplines. À la transdisciplinarité s’ajoute, ainsi et selon moi, le souci de transparence méthodologique qui permet à l’auditoire de découvrir de nouveaux schémas de résolution, transposables parfois et inspirants toujours, à nos propres disciplines et difficultés.
Vanessa Henry-Virly
[1] https://eurhcp.hypotheses.org/?p=3855.
[2] INHA, Cariatide, bibliothèque numérique, en ligne : https://bibliotheque-numerique.inha.fr/ [lien valide en décembre 2025, comme tous ceux qui suivent].
[3] Il y a un catalogue qui constitue une exception ; celui rédigé par Mariette pour la vente Crozat dont la collection fut vendue au duc d’Orléans avant d’avoir eu l’occasion d’être proposée à un public plus large d’amateurs. Cela a généré un tel émoi que Mariette a choisi de publier un catalogue de l’ensemble de la collection pour satisfaire au mieux la curiosité des amateurs dans ce domaine, déçus par l’annulation de la vente publique.
[4] Petit aparté : j’utilise ici propriétaire/collectionneur de cette manière car si tous les collectionneurs sont propriétaires de leurs collections, tous les propriétaires de collections ne sont pas des collectionneurs. Il faut qu’il existe une implication réelle de la part du propriétaire dans ses collections pour qu’il puisse se voir attribuer ce statut de collectionneur.
[5] Ce qui permettra à mes lecteurs d’arriver directement sur le document lui-même aussi longtemps que ce lien durera.
[6] Émile DACIER, L’œuvre gravé de Gabriel de Saint-Aubin : notice historique et catalogue raisonné, Paris, Imprimerie nationale, 1914. Disponible en ligne : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3043902j.
[7] François-Charles JOULLAIN, Catalogue d’une belle collection de minéraux, agates, jaspes, cornalines, pierres précieuses, bijoux, pierres gravées, médailles, objets de physique et de mathématique, sculptures, dessins, estampes et autres curiosités après décès provenant du cabinet de monsieur Pigache, le 21 octobre 1776, Paris, chez Chariot, commissaire-priseur, chez Joullain, marchand de tableaux et d’estampes, p. 52 (BnF, Cabinet des Estampes, Yd121.8°).
[8] Jean-Baptiste-Pierre LEBRUN, Catalogue de tableaux des écoles d’Italie, de Flandres et de France […], Paris, chez Lebrun, 6 janvier 1794, 1794, p. 33 (Doucet, 1793.16.B).
[9] Alexandre-Joseph PAILLET, Catalogue d’une belle collection de dessins des trois écoles montés et en feuilles, vases et figures de marbre antiques et d’après l’antique, fûts de colonnes et tables de granit et autres belles statues équestres de Louis XIV en bronze par Girardon, quelques beaux tableaux de différents maîtres, tables, bureaux et autres meubles précieux, porcelaines de diverses sortes et de premières qualités, bagues de pierres gravées, camées et pierres précieuses et autres objets de curiosité le tout provenant de plusieurs cabinets célèbres, […] le duc de Chabot et Lamure, le 17 décembre 1787, Paris, chez Paillet, peintre et négociant, 1787, p. 77-84.
[10] Référence du catalogue : Doucet MF/35.1787.11.H.
[11] INHA, Cariatide. Bibliothèque numérique, notice « Catalogue d’une belle collection de dessins des trois écoles, montés et en feuilles […] : [vente du 17 décembre 1787] », en ligne : https://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/19789-catalogue-d-une-belle-collection-de-dessins-des-trois-ecoles-montes-et-en-feuilles-vente-du-17-decembre-1787.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Vanessa Henry-Virly (15 décembre 2025). Chercheur, ou l’art d’être aussi, et malgré soi, un obstacle dans sa propre recherche. EUR Humanités, Création, Patrimoine. Consulté le 5 mai 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/15cmj

