Collectivités locales et alphabétisation des femmes
Implication possible des Collectivités locales dans le processus de mise en œuvre du Programme d’Alphabétisation Priorité Femmes, AGETIP / DAEB, janvier 1999
Les difficultés des collectivités locales deux ans après l’entrée en vigueur de la Réforme combinées à certaines distorsions propres au système général en matière d’alphabétisation sont au principe de plusieurs limites et/ou biais dans la décentralisation effective du PAPF. Parmi ces facteurs inhibiteurs l’on peut retenir :
a) La relative méconnaissance et la non reconnaissance des profits socioéconomiques de l’alphabétisation des femmes notamment par les élus locaux qui ne perçoivent que l’aspect coûts et qui du coup se complaisent dans leurs non implication et non responsabilisation ;
b) La frustration relative d’autorités scolaires souvent contournées par la CCS du PAPF ;
c) Des opérateurs relativement très autonomes et peu suivis par les autorités (scolaires et politiques) locales ;
d) Des groupements à la base sur – ciblés par rapport aux Collectivités locales.
Pour un ‘recentrage’, une réelle décentralisation, une option stratégique ‘Down-Top’ s’impose avec des principes suffisamment pertinents avec un nouveau dispositif opérationnel comprenant trois niveaux (national – régional – local) d’orientation et de suivi ayant à leur disposition des Commissions techniques consultatives permettant des prises de décision notamment au niveau décentralisé.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Boubacar Niane (28 août 2012). Collectivités locales et alphabétisation des femmes. Elites - Savoirs - Postures. Consulté le 23 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/oiv3

