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types d’activités (typologie selon Mangenot)

les travaux de Henri et Lundgren-Cayrol (1997) repris Mangenot (2003). Il a identifié cinq types d’activités réalisées par des apprenants lors de formations à distance tutorées : les discussions, (qui incluent les débats, activité relevée par Henri et Lundgren-Cayrol), la conception de ressources, la fouille collective, l’étude de cas et la résolution de problème. Ces cinq types d’activités sont-ils également repérables dans E-SCALE ? Et si oui, leur répartition est-elle similaire à celle des forums des formations à distance ? D’autres types d’activités apparaissent-ils ?

Celik, C., & Mangenot, F. (2004). Caractéristiques discursives de la communication pédagogique par forum. Les Carnets du Cediscor, 8, 75-88.

Henri, F. & Lundgren-Cayrol, K. (1997). Apprentissage collaboratif à distance, téléconférence et télédiscussion. Rapport interne no 3 (version 1.7). Montréal : LICEF.

-> objectifs des interactions : négociation, discussion ou  co-construction des connaissances

NB analyser aussi l’affordance des outils (« affordance », c’est-à-dire les propriétés réelles ou perçues qui déterminent la manière dont les outils peuvent être potentiellement utilisés. En effet, la fonction des outils est déterminée, d’une part, par l’enseignant dans ses consignes (travail à effectuer, durée de l’activité, engagement de sa présence sur le forum, nombre de chats proposés, etc.), mais aussi par les étudiants eux-mêmes (dans l’utilité qu’ils trouvent au forum et au chat, dans l’usage qu’ils en font pour l’apprentissage et la production de savoirs, pour régler leur dynamique de groupe, leurs rapports socioaffectifs, etc.). )

formes d’expression

  • support vidéo ou “LS-vidéo” :

– “communication signée différée” ESC/expression signée en continu (ex.: copies filmées, sessions “écrites” d’examen, hypersigne) -> raturage, montage, préparation, productions généralement longues (< 3 min) et structurées [citation]

– enregistreur à prise unique (ex.: réponses à QCM/quiz/test court, annotations/corrections signées, messages sur répondeur vidéo, MMS…) -> production “brute”, courte (> 3 min), souvent aussi à usage privé ou informel

– ESI/expression signée en interaction

 

cf aussi spectre

 

 

exolinguistic communication • communication exolingue

http://www.lib.su.ac.th/dbCollection/book/DamrongJan_June2004/article24.pdf

La notion de communication exolingue apparaît à la confluence des travaux d’ethnographie de la communication, des recherches acquisitionnelles et les recherches sur l’interculturel.

R.PORQUIER, promoteur de cette notion, définit la communication exolingue comme « celle qui s ‘établit par Ie langage par des moyens autres qu’une langue maternelle éventuellement commune aux participants ( ..) elle est déterminée et construite par des paramètres situationnels parmi lesquels en premier lieu la situation exolingue» (1984: 18-19).

Selon lui, les cinq paramètres qui définissent la communication exolingue sont les suivants : les langues des interlocuteurs, Ie milieu linguistique de l’interaction, Ie cadre situationnel de l’interaction, Ie type de l’interaction et Ie contenu de l‘interaction. […]

 

C. FAERCH et G. KASPER (1980: 18-19) distinguent trois types de stratégies de communication.

(1) Stratégies de réduction formelle: «l’apprenant communique à l’aide d’un système réduit, afin d’éviter de produire des énoncés laborieux ou incorrects du fait de règles ou items insuffisamment automatises ou hypothétiques ».

(2) Stratégies de réduction fonctionnelle : « l’apprenant réduit ses objectifs communicationnels afin d’éviter un problème ».

(3) Stratégies d’accomplissement : « l’apprenant tente de résoudre un problème de communication en étendant ses ressources communicationnelles ». […]

 

A. GIACOMI et C. de HEREDIA distinguent deux catégories de stratégies de communication: stratégies préventives et stratégies de gestion. […]

Généralement, la mise en oeuvre de[s stratégies de gestion] est marquée par un changement d’attitude d’un des locuteurs. Au moment où surgit un problème de communication, un des partenaires sort de l’échange informatif pour entrer dans une activité d’ordre métalinguistique. II demande du feed-back it l’autre, l’interaction en cours doit être suspendue. Cela entraîne la rupture provisoire (parfois définitive) de la continuité thématique et la mise en place ce que A. GIACOMI et C. de HEREDIA appellent « une phase de négociation parenthétique, nommée ainsi parce qu’elle constitue une sorte de parenthèse par rapport à l’échange en cours » (idem, p. 20). […]

-> vérification de compréhension, demande d’éclaircissements (+ reformulation, définition)

Selon C. NOYAU (1984), les processus de compréhension en situation exolingue s’appuient sur des stratégies de trois catégories.

(1) Stratégie lexicale : Le destinataire des énoncés capte un lexème, et reconstruit autour de celui-ci un message. […]

(2) Appui sur des éléments non linguistiques de la communication : Dans une interaction en face-à-face, des informations visuelles – à savoir des expressions du visage, des gestes iconiques, des gestes d’accompagnement de la parole, produits de façon volontaire ou non, peuvent faciliter la compréhension entre les partenaires.

(3) Appui sur les similarités entre sa langue et la langue de l’autre : Dans Ie cas ou la langue de l’autochtone et celle de l’étranger sont proches, cette stratégie peut être massivement utilisée, même si elle ne mène pas automatiquement au succès (car il existe des « faux amis »). […]

[D. PICARD (1992) ajoute <<] des stratégies de réparation pour “rattraper” un incident qui n ‘a pu être évité (comme rire d’une gaffe pour en amoindrir l’effet)>> (1992: 22). […]

  • Stratégies chez des alloglottes

Une des difficultés de toute conversation exolingue consiste à préserver la face positive de I’alloglotte (mise en danger par ses lacunes linguistiques et culturelles) ainsi que sa face négative (Ie contrôle exercé sur lui par Ie natif menace son rôle de partenaire de plein droit). Les interlocuteurs sont ainsi amenés à prendre certaines dispositions, qui ont trait en particulier à la définition des rôles: Ie natif se voit attribuer des fonctions d’aide et de contrôle, alors que l’alloglotte jouit d’une tolérance particulière. Face aux problèmes de conversation avec un natif de sa langue cible, comment l’alloglotte se débrouille-t-il? Quelle stratégie domine dans ce genre de communication ?

a) Stratégie d’évitement

-> silence ou changement de sujet

b) Stratégie d’affrontement

-> cf supra stratégie d’accomplissment

c) Stratégie de compensation (via l’emprunt)

-> alternance codique/code switching (GUMPERZ)

  • Stratégies chez des natifs

a) simplification

b) reformulation

FAERCH C., KASPER G., 1980 «Strategies de communication et marqueurs de strategies», Encrages, pp. 17-24.

GIACOMI Alain, HEREDIA Christine de, 1986 «Réussites et échecs dans la communication linguistique entre locuteurs francophones et locuteurs immigres », Langage n° 84, décembre, Paris, Larousse, pp. 9-24.

NOYAU Colette, 1984 «Communiquer quand on ignore la langue de l’autre », in Communiquer dans la langue de l’autre, ed. par NOYAU Colette, PORQUIER Remy, Paris, Presses Universitaires de Vincennes, pp. 8­-36.

PICARD Dominique, 1992 «Les mécanismes psycho-sociologiques du processus de communication », Cahiers français, n° 258, octobre-décembre, la documentation française, pp.19-25.

PORQUIER Remy, 1984 «Communication exolingue et apprentissage des langues», in Acquisition d ‘une langue seconde III, Encrages, ed. par PY Bernard, Paris, Presses Universitaires de Vincennes, Neuchâtel, Centre de Linguistique Appliquée, pp. 17-47.

misunderstanding • malentendu

degrés d’incompréhension (cf G. BRIET et al., Que voulez-vous dire ?: Compétence culturelle et stratégies didactiques. p38ff)

 

Noyau et Porquier, Communiquer dans la langue de l’autre, 1984 : 84

malentendu -> Diskrepanz zwischen Verstandenem/Dekodierten und tatsächlicher Sprachabsicht (encodage)

impossibilité de décodage -> impossibilité d’abstraire la signification linguistique du msg reçu

non-compréhension -> impossibilité d’abstraire le sens implicite du msg reçu (mm si accès à la signification linguistique). Rq: il y a incompréhension lorsque ce décalage interprétatif demeure inaperçu ou insurmontable

 

la cause du malentendu peut reposer sur des “divergences entre compétences linguistique, logique, rhétorico-pragmatique et encyclopédique” (cf dissymétrie entre interlocuteurs -> inégalité de maîtrise au niveau du code linguistique, divergence socio-culturelle + différence des rites d’interaction)

cf “charge culturelle partagée” (ou CCP – concept de Robert Galisson -> connotation collective) (vs “culture savante”) -> cf aussi aires culturelles signées (why SL are not international) : iconicité associée à un signifié variable < soit par convention, soit par réalité (LIT, salutations, ARBRE, MAISON)