La main a-t-elle de l’esprit ?

Séminaire du 4 octobre. 

Une hypothèse freudienne fondée sur une fantaisie phylogénétique supposait dans le processus d’hominisation le passage de la station à quatre pattes à la position debout entraînant un refoulement dit organique (organische Verdrängung) des satisfactions libidinales olfactives pour faire place à un primat du visuel. Dans cette séance de travail, Eric Bidaud a interrogé, à partir de l’état de notre modernité, qui nous éloignerait de plus en plus de la capacité de fabriquer de nos propres mains les objets, cet effet de refoulement de la main et de l’investissement dont elle était objet. Il part de l’hypothèse d’une analogie entre le refoulement organique freudien et un refoulement de la fonction de la main produit par l’emprise de la technologie et de la numérisation du lien au monde et dont nous mesurons actuellement modestement l’enjeu.

Dans la discussion de cette présentation nous avons évoqué l’article d’Astrid Deuber Mankowsy paru en 2017, “The paradox of a gesture, enlarged by the dimension of time: Merleau-Ponty and Lacan on a slow-motion picture of Henri Matisse painting”, que nous mettons à votre disposition : Paradox of a gesture

Pour accéder à l’enregistrement de la séance, vous pouvez cliquer ici

Franziska Humphreys
Franziska Humphreys

OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Franziska Humphreys (29 novembre 2021). La main a-t-elle de l’esprit ? Figurabilités. Consulté le 26 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/oh7b


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.