L’œil n’a pas tout dit de l’épaisseur de la lumière, de la légèreté des pierres, et surtout de l’obscur rampant derrière les reflets: il y a de ces oiseaux noirs que l’œil engloutit.
Ils ne tiennent pas dans une main, absents sur la photographie malgré tout ce qu’elle contient.
L’œil dans l’ombre y est absent. Autant le fermer pour mieux y voir si les fenêtres ouvertes sur le noir montrent le soleil de la nuit où ce qu’on ne voit pas s’étend dans un monde englouti: une étoile de deuil dans le fond rouge de l’œil.
Avec une bordée de nuages, on aurait pu voir voler le piano à queue qui déployait ses ailes sombres pour le grand voyage. Des étoiles glissaient sur son habit laqué et la lune jouait de ses reflets comme la sonate au clair contre le soleil noir .
Mais le monde a changé il est devenu brutal ; le piano s’est fracassé sur le mur sombre de l’histoire.
Les musiciens sont enfermés derrière des portes de métal: on leur a brisé les doigts pour qu’ils ne jouent plus des rhapsodies, et qu’on leur ferme les portes d’un paradis: même si les anges meurent, que l’on fasse taire leur musique, elle chantera toujours dans ton cœur…