Colloque Citoyenneté et Démocratie à l’épreuve des inégalités spatiales et des identités

Sous la responsabilité de Gülcin Erdi-Lelandais

2 et 3 avril 2015 à l’université de Tours

Les récents questionnements scientifiques sur la citoyenneté sont davantage centrés sur ses pratiques, ses expressions et ses significations quotidiennes que sur son caractère institutionnel et encore moins sur le statut juridique qui lui est lié en termes de droits et d’obligations. Nous pouvons même avancer l’idée que la citoyenneté s’est progressivement déterritorialisée, de telle sorte que le lien étroit entre souveraineté territoriale de l’État-nation et loyauté politique est de plus en plus remis en question. En effet, les références locales, l’appartenance à une communauté groupée autour d’un espace de vie à l’échelle infranationale peuvent changer le regard sur la citoyenneté, ébranler les fondements de la citoyenneté nationale au point d’en proposer de nouvelles formes d’expression. Plusieurs communautés citoyennes (minorités, groupes politiques, habitants d’un quartier, ceux qui se sentent exclus des processus de décision, etc.) ont commencé à revendiquer leurs droits culturels et politiques, à prétendre à une certaine visibilité dans l’espace public, à s’approprier l’espace et à investir les villes, par leurs pratiques socio-culturelles et leurs modes de vie spécifiques.

Sabrina Bresson
Sabrina Bresson

OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Sabrina Bresson (25 février 2015). Colloque Citoyenneté et Démocratie à l’épreuve des inégalités spatiales et des identités. ECLIPS. Consulté le 26 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/o0ks


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