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Colloque international Patrimoine en péril dans les zones rurales et montagneuses

Le colloque international Patrimoine en péril dans les zones rurales et montagneuses se déroulera le jeudi 2 avril 2026 à l’Université de Pau (et en visio) et le vendredi 3 avril 2026 au Casino des Eaux-Bonnes.

À la croisée de l’histoire de l’art et de l’architecture, de l’histoire sociale et culturelle et de l’aménagement territorial, cette manifestation organisée dans le cadre du programme POPSU Eaux-Bonnes, interroge la problématique du patrimoine menacé de disparition au coeur d’un environnement caractérisé par de faibles peuplements humains et l’omniprésence de la nature. Le patrimoine architectural et paysager est ici abordé dans sa richesse et sa diversité typologique (cultuelle, militaire, thermale et climatique, agro-pastorale) aussi bien par l’observation de son état matériel et de ses dégradations que par les actions de conservation, de sauvegarde et de valorisation mises en oeuvre au sein des territoires ruraux et montagneux, grands espaces naturels animés par leur logique propre et se trouvant particulièrement concernés par les enjeux sociétaux et environnementaux du changement climatique. Les chercheurs, issus de disciplines diverses (histoire de l’art, architecture, histoire, archéologie, droit, conservation du patrimoine), mais aussi institutions et acteurs socioéconomiques, en partagent leurs analyses spécifiques et complémentaires pour décrypter les processus de patrimonialisation et leur lien avec le territoire et les identités culturelles, de même que le rapport entre la conservation matérielle du patrimoine et un milieu marqué par de fortes contraintes environnementales.

Programme

Jeudi 2 avril 2026 : UPPA, Amphithéâtre de la Présidence

Assistez à la manifestation en visioconférence ( lien TEAMS) 

9h Accueil institutionnel :

Laurent Bordes (Président de l’UPPA)

Jean-Baptiste Marie (Directeur général, GIP-EPAU – Programme national POPSU)

Jean-Luc Braud (Maire des Eaux-Bonnes) (sous réserve)

9h30 Introduction : Viviane Delpech (Maître de conférences en histoire de l’art contemporain, UPPA) et Laurent Jalabert (Professeur d’histoire contemporaine, UPPA)

Pause

Session 1. États des lieux et enjeux de transmission

Présidence de séance : Jean-Michel Leniaud (Directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études et directeur honoraire de l’École nationale des Chartes)

  • 10h Hugues Paucot (docteur en histoire moderne, Université de Pau et des Pays de l’Adour) : La dernière bataille des fortifications de montagne : chronique d’une mort annoncée ?
  • 10h30 Dominique Fayard (directrice du Pôle d’équilibre territorial et rural du Pays Charolais-Brionnais) : Le bâti rural du Charolais-Brionnais : une disparition annoncée ?
  • 11h Jean-Pierre Isacco (doctorant en histoire moderne et contemporaine, Université de Corse) : La châtaigneraie de Castagniccia : histoire, effondrement et enjeux de sauvegarde d’un patrimoine agroforestier montagnard (XIXe-XXe siècle)
  • 11h30  Vincent Baron (doctorant en histoire, Université Versailles-Saint-Quentin) : Éduquer pour sauvegarder ? Les limites de la patrimonialisation forestière en milieu montagnard (fin XIXe siècle-1939)

12h15 Déjeuner

Session 2. Patrimonialisation et climatisme

Présidence de séance : Anne-Marie Granet-Abisset (professeur émérite d’histoire contemporaine, Université Grenoble-Alpes)

  • 14h Arthur Grizard (docteur en architecture, Université Grenoble-Alpes) : Qualités climatiques et patrimonialisation des architectures de cure de l’arc alpin
  • 14h30  Marco Paolucci (doctorant en architecture, Università degli Studi dell’Aquila) : The Fragile Heritage of the Abruzzo Highlands
  • 15h  Adrien Péjoan (doctorant en histoire contemporaine, Université de Montpellier) : Le Balcon cerdan : trajectoire et reconversion d’un patrimoine du climatisme infantile en Cerdagne

15h30 Pause

Session 3. Conservation et valorisation

Présidence de séance : Esteban Castañer Muñoz (professeur d’histoire de l’art contemporain, Université de Perpignan-Via Domitia)

  • 15h45 Sergio Sebastián (professeur d’architecture, Universidad de Zaragoza) : La restauration du patrimoine abandonné du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle en Aragon
  • 16h15  Benoît Pace (postdoctorant en archéologie, Université de Pau et des Pays de l’Adour) et Patricia Heiniger-Casteret (maître de conférences en ethnologie, Université de Pau et des Pays de l’Adour) : « Quand les pierres s’effondrent » – État des lieux des constructions en pierre sèche dans les Pyrénées occidentales et leurs piémonts (projet POCTEFA PETRA)
  • 16h45  Jeanne Petitpas (doctorante en architecture, ENSA Nancy) : Numériser pour mieux conserver ? Place et limites des outils numériques dans la conservation du patrimoine rural en péril

17h15 Fin de la journée

——

Vendredi 3 avril 2026 : Casino des Eaux-Bonnes

9h30 Accueil institutionnel 

Jean-Luc Braud (Maire des Eaux-Bonnes) (sous réserve)

Jean-Baptiste Marie (Directeur général, GIP-EPAU – Programme national POPSU)

10h-12h Viviane Delpech (UPPA), « État des lieux d’un patrimoine menacé », visite du bourg thermal des Eaux-Bonnes

Exposition Autres regards sur les Eaux-Bonnes

12h15 Déjeuner 

Session 4. Patrimoine et mise en tourisme

Présidence de séance : Sylvie Clarimont (professeur de géographie et aménagement du territoire, UPPA)

  • 13h30 Yannis Nacef (docteur en géographie, Université Saint-Étienne) : Trajectoire des villages abandonnés en montagne : entre ruines, patrimonialisation et mise en tourisme des restes villageois – France Italie Espagne
  • 14h Stéphane Barriquand et Élodie Mas (maître de conférences, ENSA Lyon) : Retour d’expérience : la station de Montclar (Alpes de Haute-Provence)
  • 14h30 Philippe Tanchoux (professeur de droit, Université d’Orléans) : La « Labellisation », un levier de valorisation du patrimoine rural ? Regard transversal sur les processus labellisants et les patrimoines ruraux labellisés en France

15h Pause

15h15 Table ronde animée par Laurent Jalabert (UPPA) avec la participation de la Fondation du Patrimoine (Christophe Jankowiak), CRMH-DRAC Nouvelle-Aquitaine (Aude Claret, conservatrice du patrimoine), la mairie d’Eaux-Bonnes (Jean-Luc Braud, sous réserve), Atout France (à confirmer).

16h15 Conclusion générale : Jean-Michel Leniaud (Directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études et directeur honoraire de l’École nationale des Chartes)

Comité scientifique 

  • Esteban Castañer Muñoz, professeur d’histoire de l’art contemporain, Université de Perpignan-Via Domitia
  • Sylvie Clarimont, professeur de géographie et aménagement du territoire, Université de Pau et des Pays de l’Adour
  • Anne-Marie Granet-Abisset, professeur émérite d’histoire contemporaine, Université de Grenoble-Alpes
  • Ascensión Hernández Martínez, professeur de conservation et restauration du patrimoine artistique, Universidad de Zaragoza
  • Jean-Michel Leniaud, directeur d’étude à l’École Pratique des Hautes Études, directeur honoraire de l’École nationale des Chartes
  • Nicolas Meynen, maître de conférences HDR en histoire de l’art contemporain, Université de Toulouse-Jean Jaurès
  • María Pilar Poblador Muga, maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Universidad de Zaragoza

Comité d’organisation 

  • Viviane Delpech, maître de conférences en histoire de l’art contemporain et patrimoine, Université de Pau et des Pays de l’Adour
  • Laurent Jalabert, professeur en histoire contemporaine, Université de Pau et des Pays de l’Adour

AAC Colloque international “Patrimoine en péril dans les zones rurales et montagneuses (XIXe-XXIe siècle)”

Le colloque international Patrimoine en péril dans les zones rurales et montagneuses est organisé dans le cadre du programme de recherche POPSU Eaux-Bonnes (2023-2026) porté par le laboratoire ITEM de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour et soutenu par le Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires (GIP Europe des Projets Architecturaux et Urbains), qui fait suite aux programmes TCV-PYR (UE FEDER – 2017-2021), PatrimPublic et PATMOS (Euro-Région Nouvelle-Aquitaine/Aragon – 2021-2022 et 2023-2024), consacrés au patrimoine de villégiature thermale et de montagne. Dans les pas des analyses pionnières de Bruno Foucart, Maurice Culot, Dominique Jarrassé, Bernard Toulier ou Jean-Michel Leniaud entre les années 1970 et 1990, les travaux récents ont largement démontré et en partie expliqué l’état alarmant de toute une typologie patrimoniale – liée au thermalisme – dans des territoires apparemment oubliés ou délaissés de l’action publique. Ce constat vient corroborer la situation plus connue mais tout aussi dramatique de l’architecture sacrée de ces mêmes zones géographiques qui témoigne autant des difficultés démographiques, financières, administratives ou politiques, auxquels ils sont confrontés. À partir de la situation notoire analysée en la station thermale des Eaux-Bonnes depuis plusieurs années, ce colloque s’intéresse donc à la problématique plus générale du patrimoine menacé, préoccupation constante depuis l’émergence de la notion moderne de patrimoine il y a plus de deux cents ans. La spécificité de cette manifestation est d’interroger les processus de conservation, de sauvegarde et de dégradation du patrimoine architectural et paysager au sein des territoires ruraux et montagneux, parce que, d’une part, ces zones sont peu étudiées dans le cadre de cette problématique, qui se focalise généralement sur les zones de guerre, les pays en voie d’industrialisation ou des monuments situés dans l’environnement urbain. Du moins, quand bien même les actions menées depuis le XIXe siècle incluent en grande partie les campagnes et les montagnes, ces dernières sont encore peu analysées en tant qu’environnement spécifique pour la conservation du patrimoine bien qu’elles en concentrent une grande partie. La réflexion sur ces grands espaces naturels est, d’autre part, particulièrement concernée par les évolutions sociétales et les enjeux actuels du changement climatique, ce qui complexifie d’autant plus la gestion et l’entretien du patrimoine bâti et paysager qui y est implanté. Cette manifestation scientifique vise en somme à interroger aussi bien les processus de patrimonialisation (construction/déconstruction) et leur lien avec le territoire et les identités culturelles, que le rapport entre la conservation matérielle du patrimoine et un milieu marqué par de fortes contraintes environnementales. 

À l’échelle mondiale, la question du patrimoine en péril sous-tend depuis longtemps les travaux de l’UNESCO, de l’ICOM et de l’ICOMOS, particulièrement dans les zones géopolitiques et climatiques sensibles, dont sont publiées notamment les Listes rouges des biens culturels en danger (récemment celle de l’Ukraine) ou des rapports réguliers visant à alerter la communauté internationale sur la vulnérabilité des biens culturels ou les dommages qu’ils subissent. À l’échelle nationale, certains acteurs comme Urgences Patrimoine, la Fondation du Patrimoine ou Sites & Monuments attirent régulièrement l’attention sur le sujet, tous types d’environnement confondus, afin, à travers divers degrés d’actions, de préserver les témoins de la mémoire, les savoir-faire anciens et la valeur patrimoniale des paysages naturels et urbains. Le sujet se retrouve également au cœur de l’actualité médiatique lors d’évènements ponctuels spectaculaires, comme l’incendie de Notre-Dame de Paris puis sa réouverture, les feux ravageurs de la cathédrale de Nantes en 2020 ou de la Bourse de Copenhague en 2024, ou bien dans le cadre de chantiers polémiques menaçant l’intégrité patrimoniale comme le prêt au Royaume-Uni de la tapisserie de Bayeux ou la dépose des vitraux de Viollet-le-Duc à Notre-Dame. Les territoires ruraux et montagneux n’échappent guère à ces accidents ou controverses suscitant l’émotion collective, le dernier en date s’étant produit ce 15 octobre 2025 à Vichy avec l’incendie qui a dévasté l’Hôtel de la Paix et l’Hôtel des Princes.

L’intérêt envers le monde rural a pour sa part émergé en France ces dernières années dans le cadre d’actions liées à des politiques ministérielles, dont émane le programme national POPSU Territoires et le programme « Petites villes de demain », ou dans le cadre de réflexions menées par les acteurs de la conservation patrimoniale et des collectivités territoriales, comme l’illustre l’édition 2025 des Entretiens du patrimoine consacrée aux Patrimoines et territoires ruraux : question(s) d’avenir, dont la réflexion se déploie autour des concepts de ruralité, d’innovation et d’ingénierie auprès des collectivités. Cette préoccupation est en revanche sensiblement plus ancienne au-delà des frontières, comme en Espagne, où les programmes de recherche et de valorisation consacrés aux zones dépeuplées constituent des enjeux scientifiques et sociaux majeurs correspondant à un modèle particulier d’organisation territoriale et à un contexte spécifique de résilience historique. C’est aussi dans le cadre de ces réflexions d’actualité et de travaux antérieurs (notamment ceux de Jean-Yves Andrieux en Bretagne dès les années 1990) que s’inscrit la problématique du programme POPSU Eaux-Bonnes, en considérant que, par sa valeur tant matérielle que symbolique, le patrimoine peut constituer pour les territoires ruraux et montagneux un moteur d’attractivité et de revitalisation, d’autant plus lorsqu’il est menacé de disparition et représente paradoxalement un gisement à valoriser. Son état de conservation déplorable dans ces territoires résulte en effet d’une conjonction de facteurs socioéconomiques, politiques et environnementaux hérités des Trente Glorieuses, voire de périodes antérieures, entre crises économiques et sanitaires, déprise démographique, évolutions sociétales, conjoncture politique et transition écologique. Comme ailleurs, les dégradations, le manque d’entretien, les démolitions, ou encore la surexploitation touristique, entraînent des pertes irrémédiables, car la mémoire collective se voit ainsi amputée de supports physiques et de pans entiers de son histoire, indispensables au processus mémoriel comme le soulignait déjà l’abbé Grégoire en 1794. Ces actions, entraînant la disparition de témoins de la mémoire, représentent de surcroît d’importantes pertes socioéconomiques, puisque les édifices et sites menacés constituent un réel potentiel de réappropriation aux usages contemporains aussi bien que de transmission de l’histoire et de l’identité des lieux.

À cela s’ajoute la pression contextuelle de la transition climatique, où ces territoires sont en première ligne en raison de leur rapport intrinsèque à l’environnement naturel, lequel exerce de tous temps un rôle majeur sur les conditions physiques de création et de conservation du patrimoine bâti en fonction des saisons, de l’hydrographie ou encore de la géologie et de leurs interactions avec les matériaux. Les zones rurales et montagneuses polarisent désormais l’attention non seulement en raison des risques naturels accrus qu’elles impliquent mais également, à l’inverse, parce qu’elles représentent de possibles refuges climatiques et sanitaires témoins d’un nécessaire renouvellement des modes de vie. Ce colloque entend ainsi contribuer en outre à la réflexion sur la réappropriation de la montagne et de la campagne dans ce contexte de transition climatique et de profondes modifications des ressources en eau et interroger la place de l’humain au sein de la nature à partir de ses productions matérielles historiques qui l’ancrent dans un territoire. Ces préoccupations sont nécessairement prises en compte par le monde scientifique ces dernières années, comme l’illustrent entre autres les travaux sur le lien entre architecture et changement climatique, notamment le programme VIES porté par l’ENSA Paris-La Villette, l’ICOMOS et l’École des Hautes Études du ministère de l’Intérieur, avec par exemple une manifestation dédiée au Risque et résilience des territoires face au changement climatique célébrée en octobre 2025, ou bien le programme EAUTOUR – Eau, Tourisme et Changement climatique – porté par l’UMR TREE de l’Université de Pau entre 2019 et 2023.

Entre histoire de l’architecture et du patrimoine, conservation matérielle et histoire de l’environnement, c’est à la croisée de tous ces enjeux culturels, environnementaux, socioéconomiques et politiques que se déploiera la réflexion inédite de ce colloque, qui sera replacée dans une perspective internationale et diachronique en s’intéressant à toutes typologies architecturales et paysagères implantées dans un cadre géographique rural et/ou montagneux. La manifestation associera aussi bien les chercheurs (jeunes ou confirmés) que les acteurs de la conservation du patrimoine, les institutions et le monde socioéconomique, ainsi que le grand public, premier destinataire de la transmission de l’histoire. L’état des lieux de ce patrimoine précieux et diversifié, abordant aussi bien l’aspect historique et matériel que les projets et les réseaux d’acteurs impliqués, vise à contribuer à une prise de conscience sociale et politique de la valeur de cet héritage éloigné des grands centres urbains et, en tant qu’outil d’aide à la décision, à insuffler une dynamique de sauvegarde et de valorisation en cohérence avec les spécificités humaines et naturelles de ces territoires.

Aire géographique : Europe

Cadre chronologique : XIXe-XXIe siècle

Langues : français, espagnol, anglais

Pistes de réflexion (non exhaustives) :

Les contributions peuvent prendre la forme de monographies, d’études de cas, d’analyses comparatives ou de retours d’expériences, selon notamment les pistes suivantes :

I. Matérialité:

  • Monographies et études de cas à l’échelle de territoires, d’édifices ou de sites en contexte rural ou montagneux : états des lieux et diagnostics du patrimoine, leurs causes et leurs conséquences
  • Typologies patrimoniales menacées en zones rurales et montagneuses : architecture agropastorale, sacrée, industrielle, de villégiature ; petites agglomérations rurales ; arts paysagers ; collections, mobilier…
  • Résilience et actions de sauvegarde du patrimoine (ayant abouti ou échoué)

II. Environnement:

  • Impact des contraintes environnementales et climatiques sur l’entretien et la conservation du patrimoine bâti et paysager en contexte rural et montagneux
  • Spécificités techniques de la conservation du patrimoine en zones rurales et montagneuses

III. Dimension économique:

  • Impact du tourisme sur le patrimoine bâti et paysager rural et montagneux : exploitation, surexploitation, contraintes économiques et sociales, fréquentation
  • Lien entre tourisme durable, tourisme vert et tourisme culturel s’appuyant sur le patrimoine bâti et paysager de ces territoires

IV. Dimension sociale et politique:

  • Acteurs et actions de la conservation patrimoniale impliqués : élus, collectivités, associations, institutions, société civile…
    • Politiques de protection et de sauvegarde du patrimoine rural et montagneux
    • Formation de la conscience patrimoniale : processus mémoriel, processus de patrimonialisation et d’historisation officiels et civils, faisant émerger oubli, perte de sens, imaginaire péjoratif, altéré, ou au contraire réactions spontanées et idéalisation…
  • Spécificités de la conservation du patrimoine en zones rurales et montagneuses sur le plan administratif, social, culturel…

Modalités d’envoi:

Les propositions (1500 signes) ainsi qu’un court CV et une liste abrégée de publications, le tout rassemblé en un fichier pdf unique, sont à envoyer avant le 5 janvier 2026 à [email protected] et [email protected]

Calendrier :

Étude des propositions et notifications en janvier 2026.

Les actes du colloque feront l’objet d’une publication.

Comité scientifique :

  • Esteban Castañer Muñoz, professeur en histoire de l’art contemporain, Université de Perpignan-Via Domitia
  • Sylvie Clarimont, professeur en géographie et aménagement du territoire, Université de Pau et des Pays de l’Adour
  • Anne-Marie Granet-Abisset, professeur émérite en histoire contemporaine, Université de Grenoble-Alpes
  • Ascensión Hernández Martínez, professeur en conservation et restauration du patrimoine artistique, Universidad de Zaragoza
  • Jean-Michel Leniaud, professeur émérite en histoire de l’art contemporain, École nationale des Chartes
  • Nicolas Meynen, maître de conférences HDR en histoire de l’art contemporain, Université de Toulouse-Jean Jaurès
  • María Pilar Poblador Muga, maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Universidad de Zaragoza

Comité d’organisation :

  • Viviane Delpech, maître de conférences en histoire de l’art contemporain et patrimoine, Université de Pau et des Pays de l’Adour
  • Laurent Jalabert, professeur en histoire contemporaine, Université de Pau et des Pays de l’Adour

Convocatoria Jornadas internacionales Patrimonio en peligro en zonas rurales y montañosas (siglos XIX a XXI)

CFP International Conference Endangered Heritage in Rural and Mountainous areas (19th-21st centuries)

AAC Colloque Patrimoine en péril

CFP International Conference Endangered Heritage

Convocatoria Jornadas Patrimonio en peligro

L’exposition Autres regards sur les Eaux-Bonnes aux Journées Européennes du Patrimoine

Dans le cadre de l’édition 2025 des Journées Européennes du Patrimoine, la commune des Eaux-Bonnes a présenté au casino, entre autres animations, l’exposition Autres regards sur les Eaux-Bonnes, réalisée par l’Université de Pau et des Pays de l’Adour dans le cadre du programme POPSU Eaux-Bonnes.

Visant à sensibiliser le grand public à la richesse de l’histoire de la commune ainsi qu’à la problématique du patrimoine en péril, cette exposition propose des clichés inédits, réalisés lors de campagnes photographiques documentaires entre 2019 et 2024. Elle a vocation à être présentée au sein d’autres sites dans les mois à venir.

Pour en savoir plus: https://eauxbonnes.hypotheses.org/2811

Exposition Autres regards sur les Eaux-Bonnes

L’exposition Autres regards sur les Eaux-Bonnes a été inaugurée au casino le 23 mai 2025 à l’occasion du second atelier participatif mené dans le cadre du programme POPSU Eaux-Bonnes.

Cette exposition organisée par le laboratoire ITEM de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour rassemble des clichés originaux effectués au cours de plusieurs campagnes photographiques, respectivement réalisées en 2019 en collaboration avec le service de l’Inventaire général du patrimoine de la Région Nouvelle-Aquitaine, puis en 2023 par l’Université de Pau et en 2024 lors d’une mission mandatée par le GIP Europe des Projets Architecturaux et Urbains (EPAU) dans le cadre du programme POPSU Territoires.

Ces campagnes photographiques visent en premier lieu à renseigner l’état de conservation du patrimoine bâti situé sur le territoire communal, ainsi que son évolution dans le temps. Malgré leur finalité documentaire et la dégradation des édifices, ces clichés mettent aussi en valeur la dimension intrinsèquement esthétique et une certaine poésie des lieux, sublimés grâce au regard neuf et spontané des photographes successifs. Pleinement inscrit dans l’esprit du programme POPSU Eaux-Bonnes, le propos de l’exposition vise à montrer de nouveaux points de vue physiques et symboliques, et à impulser un changement de regard sur ce qui paraît une fatalité, en célébrant la beauté persistante, la portée imaginaire et le potentiel de réappropriation des différents sites parcourus.

La plupart des photographies réalisées lors de ces campagnes, dont l’exposition se compose d’une sélection, ont été versées dans les bases de données de l’Inventaire général du patrimoine ou du Ministère de la Transition écologique et de la cohésion des territoires. L’exposition, ayant également pour objectif de sensibiliser le grand public à la problématique du patrimoine en péril, sera présentée ultérieurement dans d’autres sites.

Journées d’étude Eaux futures

JE Eaux Futures. Une ville dans un village – -23-24 septembre 2023

La journée inaugurale du programme POPSU Eaux-Bonnes, portée par l’UR 3002 ITEM de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour (Viviane Delpech & Laurent Jalabert), s’est déroulée le 23 septembre 2023 au casino des Eaux-Bonnes.

Cette première journée, co-organisée par le Pavillon de l’architecture de Pau, a réuni spécialistes, élus locaux, acteurs économiques et grand public autour de conférences et d’ateliers participatifs afin de débuter la réflexion sur le devenir et la ré-appropriation du patrimoine de cette illustre station thermale.

Utopie thermale du XIXe siècle, la station des Eaux-Bonnes offre une urbanité inattendue au coeur des montagnes par la monumentalité de son architecture héritée de l’époque faste des séjours de l’Impératrice Eugénie, aujourd’hui en grande partie vacante et laissée sous une forme de déshérence. Depuis la fermeture de la bulle thermoludique en 2017, elle semble suspendue en attente d’un devenir, dont il s’agira d’imaginer collectivement des pistes possibles à travers deux journées prospectives ouvertes à tous, proposant des ateliers, conférences et animations de toutes disciplines assurés par des historiens de l’art, architectes, hydrogéologues, philosophes, marbriers, sculpteurs, designers et artistes. Un week-end pour commencer à repenser la valorisation des lieux ayant fait le prestige de cette station thermale et qui sera suivi par d’autres actions menées dans le cadre du programme POPSU Eaux-Bonnes.