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SEM 03/03/2025: S. Chiari et S. Vasset, “Les études de la première modernité et les humanités environnementales”, 17 h 00, Maison Recherche, rue Irlandais

La prochaine séance du séminaire conjoint Modernités 16-18 (Sorbonne Université) et PEARL (Université Sorbonne Nouvelle) aura lieu le jeudi 6 mars de 17h00 à 19h00 à la Maison de la Recherche de la Sorbonne Nouvelle, 4 rue des Irlandais, Paris 5e, en salle Mezzanine.

La séance sera consacrée aux Humanités environnementales. Nous aurons le grand plaisir d’entendre Sophie Chiari (Université Clermont Auvergne) sur “Shakespeare au crible de l’écocritique” et Sophie Vasset (Université Paul Valéry – Montpellier 3) sur “Santé et environnement au dix-huitième siècle: l’exemple des eaux minérales”

Sophie Chiari, membre de l’IHRIM (UMR 5317), est Professeur de littérature anglaise des XVIe et XVIIe siècles à l’Université Clermont Auvergne et dirige actuellement la Maison des Sciences Humaines de Clermont-Ferrand. Spécialiste des questions environnementales, elle a notamment publié Shakespeare’s Representation of Weather, Climate and Environment. The Early Modern ‘Fated Sky’ (EUP, 2019), Shakespeare and the Environment. A Dictionary (Bloomsbury, 2022), et L’écocritique. Repenser l’environnement au prisme de la littérature (PUBP, 2024). Parmi les ouvrages qu’elle a dirigés ou co-dirigés, figurent Shakespeare and the Poetics and Politics of Relevance (avec Dympna Callaghan, Palgrave Macmillan, 2024) et The Ecology of Dress in Shakespeare and his Contemporaries (avec Anne-Marie Miller-Blaise, EUP, 2024). 

Sophie Vasset est Professeure d’Études Britanniques à l’Université de Montpellier – Paul Valéry et membre du l’Institut de Recherche sur la Renaissance, l’Âge Classique et les Lumières (IRCL, UMR 5186). Ses recherches portent sur les croisements entre littérature et histoire de la santé dans la Grande-Bretagne du dix-huitième siècle. Elle a publié une étude de Roderick Random de Smollett (PUF, 2010), un ouvrage sur la littérature et la médecine en Grande-Bretagne (Décrire, Prescrire, Guérir, Hermann, 2011) et une monographie sur l’histoire culturelle des eaux minérales (Murky Waters, Manchester University Press, 2022). Elle a par ailleurs dirigé de nombreuses publications en humanités et santé comme ‘Epidemic Notions’, Études Anglaises, 2021 ou sur l’histoire et la représentation du ventre et des viscères (Bellies Bowels and Entrails in the Eighteenth Century avec S. Kleiman-Lafon & R. Barr, MUP, 2017). Elle enseigne la civilisation britannique au département d’études anglophones, intervient régulièrement en faculté de médecine, et dirige un atelier théâtre en anglais depuis vingt ans.  

Au plaisir de vous retrouver nombreux pour cette séance.

Bien cordialement,

Anne-Marie Miller-Blaise, Ariane Fennetaux, Line Cottegnies et Alexis Tadié

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Rappel prochaine séance:

22 mai, de 17h à 19h – Perspectives croisées sur Mémoire et matérialité : Histoires de peau, XVIe-XVIIIe, avec Craig M. Koslofsky (University of Illinois et Institut d’études avancées de Nantes) et Anne-Marie Miller-Blaise (Université Sorbonne Nouvelle)

SEM Modernités 16-18 / PEARL, 30/01/2025, 17 h 30, MR Sorbonne nouvelle: Claire Boulard (Sorbonne Nouvelle), “‘Sapere Aude’ ou les audaces de l’éphémère : le cas du Free-Thinker (1718-1721)”

La quatrième séance du séminaire conjoint Modernités 16-18 (Sorbonne Université) et PEARL (Université Sorbonne Nouvelle) aura lieu le jeudi 30 janvier de 17h30 à 19h00 à la Maison de la Recherche de la Sorbonne Nouvelle , 4 rue des Irlandais, Paris 5e, en salle Mezzanine. 

Nous aurons le plaisir d’entendre Claire Boulard (Université Sorbonne Nouvelle) nous parler de:

Sapere Aude’ ou les audaces de l’éphémère : le cas du Free-Thinker (1718-1721)

(Merci de noter les dates des prochaines séances, indiquées en fin de mail: 6 mars, 22 mai, à 17 h 00)

Présentation:
Alors que The Free-Thinker, feuille volante bi-hebdomadaire publiée entre 1718 et 1721 et dirigée par le poète whig Ambrose Philips constitue un ensemble de 355 essais, dont la première moitié fut republiée en volumes jusqu’en 1744, il a été relégué dans la catégorie des ephemera, (c’est-à-dire un ensemble de publications sans lendemain et sans qualité littéraire) et est tombé dans l’oubli. S’appuyant sur les accusations formulées par les détracteurs politiques du périodique, selon qui The Free-Thinker n’était qu’un vulgaire journal de propagande à la solde du gouvernement whig, et au mieux, un simple imitateur du Spectator (1711-12/1714) d’Addison et Steele, les historiens de la presse ne se sont que très peu intéressés à ce périodique qui n’a fait l’objet d’aucune étude d’ampleur, encore moins d’une réédition intégrale.
Cette intervention, qui s’appuie sur les conclusions de ma monographie d’HDR, se propose de montrer que The Free-Thinker a ses spécificités et complexités propres qui rendent obsolètes une appréciation de sa valeur à l’aune du Spectator ou de la simple propagande. Publié durant les premières années du règne de George Ier, dans une période de transition et de crise politique, religieuse, économique et sanitaire, le périodique érige la philosophie en commerce et vulgarise, dans un sens nouveau proposé par Richard Bentley, l’injonction horatienne « Sapere Aude » : Ose réfléchir par toi-même. Il s’agira d’éclairer certains aspects originaux et progressistes de ce périodique et de montrer qu’il constituait un réel agent d’ouverture intellectuelle et d’émancipation pour un lectorat mixte. 

Claire Boulard Jouslin est Maître de Conférences-HDR à l’Université Sorbonne Nouvelle. Ses travaux portent essentiellement sur la presse périodique anglaise du XVIIIe siècle, sur l’histoire des femmes et sur les transferts culturels. Elle est l’auteur de Conversations à l’heure du thé : Presse et socialisation féminine en Angleterre de 1690 à 1750 (L’Harmattan, 2000), Jardins et Paysages en Angleterre au XVIIIe siècle (PUR, 2001) et Newssheets et feuilles volantes : Influences et transferts culturels dans les presses ‎anglaise et française, 1600-1830, Études Épistémè [En ligne], 26 | 2014. Son dernier ouvrage, publié en collaboration avec Klaus-Dieter Ertler est consacré à Addison and Europe/ Addison et l’Europe  (Peter Lang, 2020).

Vous trouverez ci-dessous, un rappel des deux autres séances de notre séminaire prévues pour le second semestre.

Anne-Marie Miller-Blaise, Ariane Fennetaux, Line Cottegnies et Alexis Tadié.

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Programme de la suite du second semestre:

6 mars, de 17h à 19h – Perspectives croisées sur les humanités environnementales, XVIe-XVIIIe, avec Sophie Chiari (Université Clermont Auvergne) et Sophie Vasset (Université Paul Valéry – Montpellier 3)

22 mai, de 17h à 19h – Perspectives croisées sur Mémoire et matérialité : Histoires de peau, XVIe-XVIIIe, avec Craig M. Koslofsky (University of Illinois et Institut d’études avancées de Nantes) et Anne-Marie Miller-Blaise (Université Sorbonne Nouvelle)

SEM: 05/12/2024: Valérie Capdeville, Sociabilités urbaines et transfert culturel : anatomie du ‘gentlemen’s club’ dans l’Amérique coloniale (1720-1776) », MR, 17 h 30, S. 001

Chères et chers Collègues et Doctorant.e.s,

La troisième séance du séminaire conjoint Modernités 16-18 (Sorbonne Université) et PEARL (Université Sorbonne Nouvelle) aura lieu le jeudi 5 décembre de 17 h 30 à 19 h 00 à la Maison de la Recherche de Sorbonne Université, salle S 001 (28 rue Serpente, 75006). Nous aurons le plaisir d’entendre:

Valérie Capdeville (Université Rennes 2): 

« Sociabilités urbaines et transfert culturel : anatomie du ‘gentlemen’s club’ dans l’Amérique coloniale (1720-1776) ».

Présentation: Ce séminaire présentera le sujet d’une monographie à paraître, qui explore le destin colonial du “gentlemen’s club” britannique de 1720 à la veille de la Révolution américaine. Ce travail vise à comprendre les modalités et les enjeux du transfert de ce modèle spécifique de sociabilité urbaine de Londres vers les colonies américaines. Indissociable de l’urbanisation, de la croissance commerciale et de l’expansion de la presse, la sociabilité du club répondait parfaitement aux aspirations des colons britanniques outre-Atlantique : le partage de valeurs culturelles, un désir à la fois d’intégration et de distinction sociales, une soif de progrès individuel comme collectif, une quête d’identité, à la “poursuite du bonheur”. L’anatomie de ce transfert culturel permet de mieux comprendre comment les idées sont alors diffusées, les pratiques sociales reproduites et adaptées dans les grandes villes portuaires de la côte Est américaine, en particulier à Philadelphie et dans la Chesapeake. Ce phénomène nous éclaire également sur le rôle de certains individus et cercles d’individus dans le succès des clubs coloniaux, sur la formation des élites sociales, culturelles et politiques coloniales, et sur la transformation progressive d’une tradition britannique en une expérience américaine.

La suite du programme sera précisée ultérieurement, mais veuillez déjà noter les dates retenues pour le second semestre; ces séances auront lieu à la Maison de la Recherche de Sorbonne nouvelle, 3 rue des Irlandais, 5e.

– 30/01/2025

– 06/03/2025

– 22/05/2025

Par ailleurs, nous vous rappelons la date du Colloque international “Aphra Behn on the Move”, du 18 au 20 juin prochain, fruit d’une collaboration entre Sorbonne Université, Université Sorbonne nouvelle et Université Paris-Cité.

Line Cottegnies, Alexis Tadié, Anne-Marie Miller-Blaise et Ariane Fennetaux

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Programme du 1er semestre : 

Les séances auront lieu au 1er semestre à Sorbonne Université (en Sorbonne ou à la Maison de la recherche, 28 rue Serpente, 6e) et au second semestre à la Maison de la recherche de la Sorbonne Nouvelle (rue des Irlandais, 5e).

– MARDI 8 octobre, 18 h 00, Bibliothèque de l’UFR d’études anglophones, Sorbonne, 18 h 00,  Armel-Dubois-Nayt (Université Versailles-Saint-Quentin)« Marie Stuart dans la Querelle des femmes (XVIe-XVIIIe siècles) »

– Jeudi 21 novembre, 17 h 30, salle S 001, Maison de la recherche, Sorbonne Université (rue Serpente): Sylvie Kleiman-Lafon (Université Paris-Nanterre), “Un traducteur à l’œuvre: Antoine Lasalle, traducteur de Francis Bacon”

– Jeudi 5 décembre, 17 h 30, salle S 001, Maison de la recherche, Sorbonne Université: Valérie Capdeville (Université Rennes 2): « Sociabilités urbaines et transfert culturel : anatomie du ‘gentlemen’s club’ dans l’Amérique coloniale (1720-1776) ».

Les dates suivantes sont : –30/01/2024, 06/03/2025, 22/05/2025

SEM 21/11/2024, 17 h 30: Sylvie Kleiman-Lafon (Université Paris-Nanterre): “Un traducteur à l’œuvre: Antoine Lasalle, traducteur de Francis Bacon”, Maison de la recherche, salle S 001

Chères et chers Collègues et Doctorant.e.s,

La seconde séance du séminaire conjoint Modernités 16-18 (Sorbonne Université) et PEARL (Université Sorbonne Nouvelle) aura lieu le jeudi 21 novembre de 17 h 30 à 19 h 00à la Maison de la Recherche de Sorbonne Université, salle S 001 (28 rue Serpente, 75006). Nous aurons le plaisir d’entendre:

Sylvie Kleiman-Lafon (Université Paris-Nanterre): « Un traducteur à l’œuvre: Antoine Lasalle, traducteur de Francis Bacon». 

Présentation: Lors de cette intervention, dont le sujet est celui d’une monographie en cours de publication dans la collection Oxford University Studies in the Enlightenment, il sera question de la façon dont naissent à la fois les traductions et les traducteurs à travers l’exemple de la première traduction (presque) complète des œuvres de Bacon en France. Si les Encyclopédistes avaient appelé de leur vœux une traduction des œuvres de Francis Bacon afin, notamment, d’éclairer la jeunesse française, il a fallu presque quarante ans pour que celle-ci voie enfin le jour. Il s’agit de montrer, en étudiant la traduction en 15 volumes des œuvres de Francis Bacon par Antoine Lasalle (parue entre 1799 et 1803), qu’une traduction est l’aboutissement non pas de la volonté individuelle d’un éditeur, d’un traducteur, ou d’une institution (société savante, état, mécène privé…), mais qu’elle naît de la rencontre miraculeuse des intérêts parfois contradictoires de ces acteurs. On fera aussi le portrait d’un traducteur au XVIIIe siècle pour montrer comment son histoire personnelle, sa formation, sa situation sociale et économique finissent par faire de lui un traducteur et conditionnent ensuite la traduction produite et, au-delà, sa réception.

Nous espérons vous y retrouver nombreuses et nombreux à cette occasion.

Bien cordialement, 

Line Cottegnies, Alexis Tadié, Anne-Marie Miller-Blaise et Ariane Fennetaux

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Programme du 1er semestre : 

Les séances auront lieu au 1er semestre à Sorbonne Université (en Sorbonne ou à la Maison de la recherche, 28 rue Serpente, 6e) et au second semestre à la Maison de la recherche de la Sorbonne Nouvelle (rue des Irlandais, 5e).

– MARDI 8 octobre, 18 h 00, Bibliothèque de l’UFR d’études anglophones, Sorbonne, 18 h 00,  Armel-Dubois-Nayt (Université Versailles-Saint-Quentin)« Marie Stuart dans la Querelle des femmes (XVIe-XVIIIe siècles) »

– Jeudi 21 novembre, 17 h 30, salle S 001, Maison de la recherche, Sorbonne Université (rue Serpente): Sylvie Kleiman-Lafon (Université Paris-Nanterre), “Un traducteur à l’œuvre: Antoine Lasalle, traducteur de Francis Bacon”

– Jeudi 5 décembre, 17 h 30, salle S 001, Maison de la recherche, Sorbonne Université: Valérie Capdeville (Université Rennes 2): « Sociabilités urbaines et transfert culturel : anatomie du ‘gentlemen’s club’ dans l’Amérique coloniale (1720-1776) ».

SEM VALE/Modernités 16-18: C. Faraday (Cambridge): « Lurking, Feigning, Shining, Declaring: The Life of Gold in the Early Modern English Imagination ».

La prochaine séance du séminaire général de VALE, à laquelle se joint MOdernités 16-18, se tiendra le jeudi 7 novembre à 17h30
à la bibliothèque de l’UFR d’études anglophones de Sorbonne Université
(Escalier G, deuxième étage). Nous aurons le plaisir d’accueillir
Christina Faraday dont la communication est intitulée « Lurking,
Feigning, Shining, Declaring: The Life of Gold in the Early Modern
English Imagination ». Vous trouverez un résumé et une biographie à la
fin de ce mail.


Christina Faraday is Director of Studies at Sidney Sussex and St John’s Colleges, and a research Fellow at Gonville and Caius College (Cambridge). She specialises in Tudor and Stuart visual and material culture, with wider interests in the art of Northern Europe in the medieval and early modern periods. She is also an AHRC/BBC New Generation Thinker (2019). Her book, Tudor Liveliness: Vivid Art in Post-Reformation England, was published by the Paul Mellon Centre/Yale University Press in 2023.

Abstract:
At the Tudor royal court, gold was everywhere. Often its significance
was monetary: high-status coins were composed of it, and royals boasted of their wealth through jewels and buffets packed with precious-metal vessels. But gold’s value was also aesthetic. Even as Italian artists were (pace Alberti) rejecting precious metals in painting, the English were enthusiastically applying gold paint to panel and miniature portraits, and revelling in the gold-woven arras that enveloped royal rooms. One of gold’s most significant material qualities – the
shimmering impression of independent movement – was particularly
attractive to artists and poets, seeming to give the metal a kind of
life. This paper explores to what extent gold, as cultural artefact and
as aesthetic resource, was thought to have a life, or lives, of its own
in Early Modern England.









SEM Modernités 16-18 / PEARL, 08/10/2024, 18 h00: Armel Dubois-Nayt, « Marie Stuart dans la Querelle des femmes (XVIe-XVIIIe siècles) », Bibliothèque de l’UFR Etudes anglophones, esc. G, Sorbonne

Nous avons le plaisir de vous annoncer qu’en 2024-2025 le séminaire  «  Modernités 16-18 »  (Sorbonne Université) et « PEARL »  (Programme d’Etudes sur l’Angleterre de la Renaissance aux Lumières, Sorbonne Nouvelle) proposent un cycle de séminaires conjoints. 

Les séminaires auront lieu le jeudi sauf la première séance (qui a lieu un mardi, exceptionnellement), à la Maison de la Recherche de Sorbonne U au premier semestre et à celle de la Sorbonne Nouvelle au second.

Trois séances sont prévues au 1er semestre pour présenter l’actualité de la recherche en moyenne durée.

Nous aurons le plaisir d’entendre Armel Dubois-Nayt (Versailles-Saint-Quentin), mardi 8 octobre de 18 h 00 à 19 h 30, sur « Marie Stuart dans la Querelle des femmes (XVIe-XVIIIe siècles)» (Bib. UFR Etudes anglophones)

Proposition: Marie Stuart a fait l’objet de nombreux débats chez les historiens et historiennes dès le XVIe siècle. Ces débats s’expliquent en partie par les divergences de point de vue selon la religion ou l’identité nationale des auteurs et autrices. Leurs biais de genre, c’est-à-dire la manière dont ils pensaient la différence des sexes, sont, en revanche, rarement pris en compte. Pourtant, ils sont déterminants dans la reconstruction du personnage de la reine d’Écosse et de son histoire. L’objet de cette communication sera de montrer comment les discours sur la différence/inégalité des sexes, qui forment le genre de la querelle, facilitent notre compréhension, sinon de cette reine et de ses actions, du moins de leurs mises en récit. Elle s’arrêtera, pour ce faire, sur deux nœuds spécifiques de la querelle : le droit des femmes à ceindre la couronne et leur accès à la culture. La première de ces controverses fut réouverte dans la seconde moitié du XVIe siècle pour la reine d’Écosse, la seconde par elle-même. Cette communication retracera donc le chemin parcouru par Marie Stuart, de mécène à participante au débat, en passant par le statut d’illustre exemple. Elle montrera que la postérité de Marie Stuart s’est aussi largement écrite au sein de cette gigantesque controverse, en France et dans les Îles Britanniques, du milieu du XVIe siècle à la fin du XVIIIe siècle.

Séances suivantes:

2. Jeudi 21 novembre, 17 h 30, salle S 001, Maison de la recherche, SU: Sylvie Kleiman-Lafon (Université Paris-Nanterre), “Un traducteur à l’œuvre: Antoine Lasalle, traducteur de Francis Bacon”.

3. Jeudi 5 décembre, 17 h 30, salle S 001, Maison de la recherche, SU: Valérie Capdeville (Université Rennes 2):  “Sociabilités urbaines et transfert culturel : anatomie du ‘gentlemen’s club’ dans l’Amérique coloniale (1720-1776)”.

Le programme du second semestre sera précisé prochainement. 

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Nous nous réjouissons de vous retrouver le 8 octobre.

CFP: COLL international, “Aphra Behn on the Move”, 18-20 juin 2025, Paris

Call for Papers

BEHN EN MOUVEMENT / BEHN ON THE MOVE

In Paris

(Sorbonne Université – Université Sorbonne Nouvelle – Université Paris Cité)

(Scroll down for English version)

Date et lieu : 18-20 juin 2025, Paris, France

Conférences plénières :

            Claire BOWDITCH, Loughborough University, GB

            Elaine HOBBY, Loughborough University, GB

            Leah ORR, University of Louisiana, US

            Alors que la ville de Canterbury s’apprête à ériger une statue en son honneur et que voit le jour une nouvelle édition des œuvres complètes d’Aphra Behn, le moment paraît propice pour réinterroger la place de Behn et de son œuvre dans la critique et dans l’imaginaire collectif. À l’opposé d’une Behn statique, loyale à un imaginaire Tory conservateur, ce colloque propose ainsi de placer la réflexion sous le signe du mouvement, de la mobilité, du décentrement et de l’innovation.

            Aventure ou fuite, la mobilité est chez elle d’abord spatiale. Parmi ses pièces les plus célèbres, The Rover (1677) porte le mouvement et l’errance dès son titre : le héros est un royaliste exilé, sans lieu, mobile par contrainte autant que par choix. Nombre de pièces et de romans invitent le spectateur à déplacer le regard vers l’ailleurs, à envisager d’autres espaces : l’Espagne et l’Afrique avec Abdelazer (1676), les Pays Bas avec The Dutch Lover (1673) et The History of the Nun (1689), le Nouveau Monde avec Oroonoko (1688) et The Widow Ranter (1690), voire la Lune et le cosmos avec The Emperor of the Moon (1687) et A Discovery of New Worlds (1688), sa traduction du best-seller de Fontenelle. Si cet ailleurs fantasmé permet surtout, en dernière instance, la critique d’un ici, Behn fut elle-même une grande voyageuse, de la France et des Flandres au Surinam. Ce même goût du décentrement, linguistique autant que géographique, anime son activité intense de traductrice et d’autrice.

            Dans son œuvre, la mobilité spatiale va volontiers de pair avec une mobilité sociale. La sortie de son lieu, l’excursion (parfois temporaire) hors de sa condition économique et sociale, voire sexuelle, sont des thèmes très présents chez Behn, du personnage du parvenu à celui du commerçant colonial – même si ces personnages ne sont pas toujours dépeints avec indulgence. On pense par exemple à Angellica Bianca, charismatique courtisane qui, rendue folle de rage par le dépit amoureux, en vient à tenir en joue son amant dans The Rover, à l’opposé des idéaux féminins de modestie et de contrôle de soi ; ou à Oroonoko, prince africain arraché à son Afrique natale pour être réduit en esclavage au Surinam. Behn elle-même semble avoir été le produit de cette mobilité, de son Kent natal à son intégration au monde social et économique très masculin du Londres littéraire et du milieu interlope du théâtre.

            La complexité générique et formelle des textes et les multiples influences dont ils témoignent se traduisent enfin par une mobilité des textes eux-mêmes, qui font une large place à l’hybridité et à l’inventivité thématique et formelle. Les questions de la représentation, de l’innovation générique et de la dramaturgie sont ici centrales à la réflexion. Pour le théâtre, on pourra s’intéresser à l’art de l’acteur et de l’actrice ainsi qu’aux innovations plus formelles – variations sur la figure du « rake », réflexion sur l’agentivité féminine, travail sur la vitesse, l’intonation ou le rythme… – ou techniques : décors coulissants pour ménager les révélations, expérimentations sur les scènes de groupe et les déplacements… Dans la fiction, l’hybridité générique permet à Behn d’emprunter au genre épistolaire, à l’écriture historique, à la fiction galante (ou au prosimètre à la mode en France) pour créer des narrations complexes à la voix narrative instable et souvent ambiguë.

            Ce colloque accueillera toutes propositions (de préférence en anglais) sur la question du mouvement et de la mobilité, ainsi que des aspects novateurs de l’écriture de Behn, en particulier poétique, théâtrale ou romanesque. Ces propositions pourront aborder, sans s’y limiter, les questions suivantes :

  • représentation des mobilités géographiques et spatiales, y compris de l’errance et des mobilités forcées ; représentations de l’ailleurs, entre autres l’ailleurs impérial et la société coloniale ; représentation du commerce international et de la diplomatie, représentations du voyage, de la claustration, de la mobilité impossible ;
  • innovations de Behn par rapport aux traditions théâtrales et romanesques dont elle s’inspire ; phénomènes d’hybridité générique ;
  • conservatisme et innovation dans les représentations genrées ; transgressions et audaces dans les représentations des sexualités, de l’amour et du mariage ; la question de la transformation de soi et de la métamorphose ;
  • affirmation et hésitations de Behn dans sa construction d’une persona publique d’autrice, dans ses positionnements politiques ;
  • questions de la mobilité sociale et de ses limites ;
  • représentation de nouveaux objets comme la science et la curiosité ;
  • innovations dans les techniques dramatiques ; part donnée au chant et à la danse dans le spectacle ; gestuelle et la technique de l’acteur et de l’actrice ; modernisation de la diction…
  • Behn, la France, les Pays bas et la question de la mobilité linguistique ;
  • du côté de la réception, la question de la “modernité” de Behn dans les mises en scènes contemporaines, notamment son “féminisme” ;
  • innovations et nouvelles perspectives dans les Behn studies ; l’apport des études textuelles, des nouvelles archives, etc.

Afin d’allier théorie et pratique, le colloque sera accompagné d’une intervention théâtrale, proposée par les étudiant.e.s.

Comité d’organisation :

Line COTTEGNIES, Sorbonne Université, Aurélie GRIFFIN, Sorbonne Nouvelle, Clara MANCO, Université Paris Cité

(Colloque soutenu par l’UR 4398 PRISMES, l’UMR 8225 LARCA, l’UR 4085 VALE et l’Initiative Théâtre de Sorbonne Université)

Les propositions (300 mots), accompagnées de courtes bio-bibliographies, sont à envoyer avant le 15 septembre 2024 à : [email protected], [email protected][email protected].

English version

BEHN ON THE MOVE

In Paris

(Sorbonne Université – Université Sorbonne Nouvelle – Université Paris Cité)

Date and Location: 18-20 June 2025, Paris, France

Keynote Speakers:

Claire BOWDITCH, Loughborough University, UK

Elaine HOBBY, Loughborough University, UK

Leah ORR, University of Louisiana, USA

With a new edition of Aphra Behn’s works on the go, and as Canterbury prepares to erect a statue in her honour, the moment seems ideal to re-examine Behn’s place and her work in criticism and in the collective imagination. Challenging the image of Behn as loyal to a conservative Tory imagination, this conference aims to emphasize movement, mobility, decentering, and innovation in her oeuvre.

Whether through adventure or escape, mobility is first and foremost spatial in Behn’s works, as in her own life. One of her most famous plays, The Rover (1677), signals movement and wandering from its very title: the hero, an exiled royalist, is mobile by necessity as well as choice. Many plays and novels invite the audience to shift their gaze elsewhere, to consider other spaces: Spain and Africa with Abdelazer (1676), the Netherlands with The Dutch Lover (1673) and The History of the Nun (1689), the New World with Oroonoko (1688) and The Widow Ranter (1690), or even the Moon and the cosmos with The Emperor of the Moon (1687) and A Discovery of New Worlds (1688), her translation of Fontenelle’s bestseller. Imagined distant lands often offer the author an opportunity to critique her home country, yet Behn herself was also a great traveller, moving from France and Flanders to Surinam. This taste for linguistic and geographical de-centering fuels her intense activity as a translator and author.

In her works, spatial mobility often goes hand in hand with social mobility. Many of Behn’s characters step out of their initial place, whether in an economic, social or even sexual capacity – albeit temporarily in some cases. Socially mobile characters ranging from upstarts to colonial merchants abound in her works, even if these characters are not always depicted favourably. For example, Angellica Bianca is a charismatic courtesan who, driven mad by jealous rage, holds her lover at gunpoint in The Rover, denying feminine ideals of modesty and self-control; Oroonoko, an African prince, is torn from his native Africa to be enslaved in Surinam. Behn herself seems to have been a product of this mobility, from her native Kent to the very masculine social and economic world of London’s literary and theatrical scene.

The hybridity and thematic inventiveness of her works also contribute to their generic and formal complexity. Questions of representation, generic innovation, and dramaturgy are central to this discussion. On stage, one might consider the art of the actor and actress as well as innovations that can be either formal – variations on the figure of the rake, reflections on female agency, questions of speed and rhythm… – or technical – with the use of sliding scenery for revelations, or experiments on group scenes, blocking and movements… In fiction, Behn’s works are also hybrid as they borrow from letter-writing, history, gallant fiction (or the prosimetrum that was then fashionable in France) to create complex narratives with an unstable and often ambiguous narrative voice.

This conference will welcome proposals (in English) on the question of movement and mobility, as well as on the innovative aspects of Behn’s writing – particularly in poetry, drama, and novels. These proposals may address, but are not limited to, the following questions:

  • Representation of geographical and spatial mobilities, including wandering and forced mobilities; representations of distant lands, including the imperial other and colonial society; representations of international trade and diplomacy, representations of travel, confinement, of an impossible mobility;
  • Behn’s innovations compared to the theatrical and novelistic traditions she draws from; phenomena of generic hybridity;
  • Conservatism and innovation in gender representation; transgressions and boldness in representations of sexuality, love, and marriage; questions of self-fashioning and metamorphosis;
  • Behn’s assertion and hesitations in the construction of a public authorial persona and in political alignment;
  • Questions of social mobility and its limits;
  • Representation of “new” subjects such as science and curiosity;
  • Innovations in dramatic techniques; the role of song and dance in performance; the body language, blocking and stage business of actors; the modernization of diction;
  • Behn, France, the Low Countries, and the question of linguistic mobility;
  • Regarding reception, the question of Behn’s “modernity” in contemporary productions, particularly her “feminism”;
  • Innovations and new perspectives in Behn studies; the contribution of textual studies, new archives, etc.

To combine theory and practice, the conference will be accompanied by a theatrical intervention proposed by students.

(The conference is funded by the following research centres : UR 4398 PRISMES at Université Sorbonne Nouvelle, l’UMR 8225 LARCA at Université Paris Cité, UR 4085 VALE and Initiative Théâtre at Sorbonne Université)

Organizing Committee:

– Line COTTEGNIES, Sorbonne Université

– Aurélie GRIFFIN, Sorbonne Nouvelle

– Clara MANCO, Université Paris Cité

Abstracts (300 words), accompanied by short bios, should be sent before September 15, 2024, to:[email protected], [email protected], [email protected].

Bibliography:

Project “Editing Aphra Behn in the Digital Age”, directed by Elaine HOBBY, Gillian WRIGHT, Mel EVANS, Claire BOWDITCH (https://www.aphrabehn.online/)

ADCOCK, Rachel, Kate AUGHTERSON, Claire BOWDITCH, Elaine HOBBY, Alan James HOGARTH, Anita PACHECO, and Margaret RUBIK (eds.), The Cambridge Edition of the Works of Aphra Behn: The Plays 1682-1696, Cambridge: Cambridge University Press, 2021, vol. IV.

BOWDITCH, Claire and Elaine HOBBY, eds. “Aphra Behn, New Questions and Contexts” (special issue on Aphra Behn), Women’s Writing, vol. 22, n° 1, 2015.

BOWDITCH, Claire and Elaine HOBBY, eds. “Aphra Behn’s 350th Anniversary and Some Radical Re-imaginings” (special issue on Behn), Women’s Writing, vol. 27, n° 3, 2020.

BOWDITCH, Claire and Elaine HOBBY, “Aphra Behn’s Adaptations: Paper and Stage Sources for The Rover (1677) and Sir Patient Fancy (1678)”, Huntington Library Quarterly, vol. 85, n°1, 2022, pp. 131-150.

CHERNAIK, Warren, Women’s Freedom in Restoration Literature, Cambridge: Cambridge University Press, 1995.

DHUICQ, Bernard, Guyonne LEDUC, and Mary Ann O’DONNELL eds., Aphra Behn (1640-1689): Identity, Alterity, Ambiguity, Paris, L’Harmattan, 2000.

DONOGHUE, Emma, Passions Between Women: British Lesbian Culture 1668-1801, New York: Harper Collins, 1995.

EVANS, Mel, “Style and Chronology: A Stylometric Investigation of Aphra Behn’s Dramatic Style and the Dating of The Young King”, Language and Literature, 27, n° 2, 2018, pp. 1-30.

GILBERT, Nora, Gone Girls, 1684-1901: Flights of Feminist Resistance, Oxford: Oxford University Press, 2023.

GIRVAL Edith, Le Défi de l’équivoque; fiction et curiosité chez Aphra Behn, Paris : Classiques Garnier, 2018.

HUGHES, Derek, The Theatre of Aphra Behn, Basingstoke: Palgrave, 2001.

HUGHES, Derek, and Janet Todd, eds., The Cambridge Companion to Aphra Behn, Cambridge: Cambridge University Press, 2003.

HUTNER, Heidi, Rereading Aphra Behn: History, Theory, and Criticism, Charlottesville: University Press of Virginia, 1993.

HOBBY, Elaine, Virtue of Necessity: English Women’s Writing 1649-88, London: Virago, 1988.

KEITH, Jennifer, Poetry and the Feminine, from Behn to Cowper, Newark: University of Delaware Press, 2005.

MILHOUS, Judith, and Robert D. HUME, The Publication of Plays in London 1660-1800: Playwrights, Publishers and the Market, London: British Library, 2015.

OLIVIER, Sarah, “‘Banished his Country, Despised at Home’: Cavalier Politics, Banishment, and Rape in Aphra Behn’s The Rover”, Restoration and Eighteenth Century Theatre Research, vol. 27, n° 1, 2012, pp. 55-74.

ORR, Leah, Publishing the Woman Writer in England, 1670-1750, Oxford, New York: Oxford University Press, 2023.

        ROSENTHAL, Laura J., Playwrights and Plagiarists in Early Modern England, Ithaca: Cornell University Press, 1996.

        SPENCER, Jane, Aphra Behn’s Afterlife, Oxford: Oxford University Press, 2000.

SPENCER, Dale éd., Living by the Pen: Early English Women Writers, New York: Teachers College Press, 1992.

        STAPLETON, M.L., Admired and Understood: The Poetry of Aphra Behn, Newark: University of Delaware Press, 2004.

TODD, Janet, The Critical Fortunes of Aphra Behn, Columbia: Camden House, 1998.

        WISEMAN, Susan, Conspiracy and Virtue: Women, Writing, and Politics in Seventeenth-Century England, Oxford: Oxford University Press, 2007.

SEM Modernités 16-18 / SEM VALE: Michael Hurley (Trinity College, Cambridge): “How Theology meets Ecology in Chesterton, Wordsworth, and Hopkins”, 16/05/2024, Site Jussieu, 17 h 30

Attention, Changement de lieu!

Nous aurons le plaisir d’accueillir Michael Hurley (Trinity College, Cambridge): “Angels and Apes: How Theology meets Ecology in Chesterton, Wordsworth, and Hopkins” le 16/05/2024 à 17 h 30 en salle 102 du couloir 24-25 sur le campus Pierre et Marie Curie (4 place Jussieu, 75005 PARIS).

Cette séance est conjointe avec le Séminaire VALE dont les travaux portent sur le thème “Living Matters”,

Abstract:

This paper puts a theological cat amongst the secular pigeons. G. K. Chesterton, William Wordsworth, and Gerard Manley Hopkins are set in conversation with Pope Francis’s Laudato Si (2015), to show how far those writers anticipate its animus against technocratic capitalism, but also, more surprisingly, how far they challenge the progressive assumptions of contemporary eco-activism.

Bio:

Michael D. Hurley is Professor of Literature and Theology, and a Fellow and Director of Studies at Trinity College, Cambridge. He is currently Visiting Professor at the Sorbonne. His published monographs include G.K. Chesterton (Tavistock, 2012), and Faith in Poetry (London, 2017). His Angels and Monotheism (Cambridge) is forthcoming in 2024. He is currently writing a monograph on Gerard Manley Hopkins.

SEM Modernités 16-18: 04/04/2024, 17 h 30: Lucy Munro (King’s College London), « Marlowe, Lyly and Children’s Performance in Late Elizabethan London », Bib. UFR Etudes anglophones, Sorbonne Université

Le prochain séminaire de Modernités 16-18/ShakeS aura lieu le jeudi 4 avril prochain, de 17 h 30 à 19 h 00 à la Bibliothèque de l’UFR d’études anglophones (esc. G, niveau G), en Sorbonne. Nous aurons le plaisir d’accueillir Lucy Munro (King’s College London) pour une intervention intitulée «  Marlowe, Lyly and Children’s Performance in Late Elizabethan London ».

Nous espérons vous y retrouver nombreuses et nombreux, 

Bien amicalement, 

Line (et pour Alexis)

« Marlowe, Lyly and Children’s Performance in Late Elizabethan London »

This paper offers a reappraisal of the children’s playing companies of late Elizabethan London. It offers new evidence for their management, their relationships with the choirs of the Chapel Royal and St Paul’s Cathedral, and how they acquired and maintained their actors, exploring the implications of this material for how we understand the performance and publication history of plays such as John Lyly’s Galatea and Christopher Marlowe’s Dido, Queen of Carthage

Lucy Munro is Professor of Shakespeare and Early Modern Literature at King’s College London. She has published three monographs – Childrenofthe Queen’s Revels: A Jacobean Theatre Repertory (Cambridge UP, 2005), Archaic Style in English Literature, 1590-1674 (Cambridge UP, 2013), and Shakespeare in the Theatre: The King’s Men (Bloomsbury, 2020) – and is the editor of plays such as Dekker, Ford, and Rowley’s The WitchofEdmonton (Bloomsbury, 2016), Massinger’s The Picture, in The Routledge AnthologyofEarly Modern Drama, ed. Jeremy Lopez (Routledge, 2020), and Shirley’s The GentlemanofVenice, in The WorksofJames Shirley, gen. ed. Eugene Giddens, Teresa Grant and Barbara Ravelhofer (Oxford UP, 2021). She is a contributor to two collaborative research projects that bring together archival research and practice-as-research, Before Shakespeare and Engendering the Stage. Current projects include an edition of King Henry IV, Part 1 for the Arden Shakespeare fourth series and a book on the cultural histories of early modern playhouses.

03/04/2024: Publication de l’édition numérique du Manuscrit Shakespeare Douai MS 787, sous la dir. de L. Cottegnies

Nous avons le plaisir d’annoncer la publication de l’édition numérique du Manuscrit Shakespeare de Douai MS 787 (1ère tranche) à l’adresse suivante:

https://lemdo.uvic.ca/douai/


La Bibliothèque Marceline Desbordes-Valmore de Douai conserve depuis sa fondation un recueil manuscrit (sous la cote MS 787) de 9 pièces de théâtre anglaises transcrites par un scribe anonyme en 1694 et 1695 (dont 6 de Shakespeare), provenant de l’une des nombreuses institutions anglaises, collèges ou monastères, qui existaient alors à Douai. Les 6 pièces de Shakespeare sont: 3 comédies, Twelfth Night, As You Like It et The Comedy of Errors, suivies de 3 tragédies, Romeo and Juliet, Julius Caesar et Macbeth. Ce manuscrit présente un très grand intérêt pour les spécialistes de Shakespeare et pour les historiens étudiant la vie des catholiques anglais, les collèges de la période de la première modernité ou l’histoire du théâtre.

Il est remarquable pour trois raisons : Continuer la lecture de 03/04/2024: Publication de l’édition numérique du Manuscrit Shakespeare Douai MS 787, sous la dir. de L. Cottegnies

SEM, 05/03/2024, 18 h 00: S. Villegas-Lopez, “Recrafting the model of the Portuguese Nun in England: Aphra Behn and Delarivier Manley’s letter fiction”, Maison de la recherche, Sorbonne

Nous avons le plaisir de vous annoncer la séance du séminaire Modernités 16 – 18 qui se tiendra le 5 mars à 18 h 00 à la Maison de la recherche (28 rue Serpente, 75006). Nous y entendrons l’intervention suivante: 

Sonia Villegas-Lopez (Université de Huelva): “Recrafting the model of the Portuguese Nun in England: Aphra Behn and Delarivier Manley’s letter fiction”

Nous espérons vous y retrouver nombreuses et nombreux, 

Bien cordialement, 

Line Cottegnies (et pour Alexis Tadié)

SEM Modernités 16-18, 01/02/2024, 17 h 30: Lynn Festa (Rutgers), « Thirteen Ways of Looking at a Canary ».

Nous aurons le plaisir de nous retrouver jeudi 1er février à 17h30 à la bibliothèque de l’UFR pour écouter Lynn Festa (Rutgers University): « Thirteen Ways of Looking at a Canary ». Vous trouverez le résumé de sa communication ci-dessous.

Séance organisée en collaboration conjointement avec le séminaire  VALE

Abstract: Kept as pets, trained as songsters, and bred—bioengineered— for human auditory and visual pleasure, eighteenth-century canaries were living devices that preserved tunes in order to reproduce and perform them for humans. Natural historians and birdkeepers debated over whether the birds were recording, repeating, learning, or responding— reducing the bird, at one extreme, to a kind of mechanism, and making it into an active participant in a musical collaboration, at the other. Drawing on natural histories, breeding manuals, canary training handbooks, musical automatons, and paintings by Hogarth and Chardin, this paper examines the movement of the eighteenth-century canary across the shifting threshold between the organic and the mechanical, human and animal, and nature and art.

Bionote: Lynn Festa specializes in eighteenth-century literature and culture, with an emphasis on the role played by literature and literary form in the elaboration of categories of human difference in Britain, France and their colonies. Her first book, Sentimental Figures of Empire in Eighteenth-Century Britain and France (Johns Hopkins, 2006), examined how the culture of sensibility welded the affective response to other people to broader structures of classification in order to both include and exclude individuals from the class of humanity. Her second book, Fiction Without Humanity: Person, Animal, Thing in Early Enlightenment Literature and Culture (Penn, 2019), drew on riddles, fables, novels, scientific instruments, and trompe l’oeil painting to analyze the shifting terms in which human difference from animals, things, and machines was expressed. Fiction Without Humanity won the 51st annual James Russell Lowell Prize from the Modern Language Association and the Oscar Kenshur Prize for the best interdisciplinary book in eighteenth-century studies from the Center for Eighteenth-Century Studies at Indiana University

Festa is the author of more than 25 articles and book chapters on a wide array of topics, including slavery, human rights, it-narratives, cosmetics, and a 1796 tax on dogs. Her article, “Personal Effects: Wigs and Possessive Individualism in the Long Eighteenth Century,” was awarded the James L. Clifford Prize for best article by the American Society for Eighteenth-Century Studies.

SOUT HDR: 02/02/2024, Sylvie Kleiman-Lafon, « Approches transversales de la Grande-Bretagne du long XVIIIe siècle. Littératures, savoirs, traductions ». 

Sylvie Kleiman-Lafon soutiendra son Habilitation à Diriger des Recherches le vendredi 2 février à 14h en Sorbonne, salle G073. Elle est intitulée : « Approches transversales de la Grande-Bretagne du long XVIIIe siècle. Littératures, savoirs, traductions ». 
Le jury se compose de Mesdames et Messieurs les Professeurs :

Pierre Carboni, Université de Nantes, Nathalie Ferrand, CNRS, Lynn Festa, Rutgers University, Sandrine Parageau, Sorbonne Université, Richard Scholar, Durham University, Alexis Tadié, Sorbonne Université (garant).

En raison du plan vigipirate, toutes les personnes extérieures à la Sorbonne souhaitant assister à la soutenance doivent s’inscrire de préférence avant le mercredi 31 janvier  à l’adresse suivante : [email protected]  et se munir d’une pièce d’identité pour entrer dans le bâtiment.

SOUT: 08/12/2023, Emma Bartel, “Women’s Engagement with the Art of Protestant Meditationin Seventeenth-Century England”.

Emma Bartel a soutenu avec succès sa thèse de doctorat, intitulée: « Women’s Interpretive Engagement with the Art of Protestant Meditation in Seventeenth-Century England » le vendredi 8 décembre 2023 à 14h en salle D040, à la Maison de la recherche, Sorbonne Université, devant un jury composé de :

Line COTTEGNIES – Professeure, Sorbonne Université (directrice), Anne DUNAN-PAGE – Professeure, Aix-Marseille Université, Claire GHEERAERT-GRAFFEUILLE – Maîtresse de conférences HDR, Université de Rouen Normandie (rapportrice), Sandrine PARAGEAU – Professeure, Sorbonne Université, Elizabeth SCOTT-BAUMANN – Professeure, King’s College London, Susan WISEMAN – Professeure, Birkbeck, University of London (rapportrice)

Axe de recherche sur la première modernité à Sorbonne Université – Littérature et savoirs en Grande-Bretagne XVIe-XVIIIe siècles