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Matrice de sceau du Moyen Âge : une “image-outil”

Présentation du projet Analyse et description des matrices de sceaux du Moyen Âge (Ademat)

Constitué de plusieurs milliers de matrices métalliques et de centaines de milliers d’empreintes en cire, le corpus sigillaire représente encore une terra incognita pour la communauté scientifique. Il n’existe, à ce jour, aucune approche globale des différents maillons de la chaîne opératoire qui va de la fabrication de la matrice à l’instant du scellage, sans compter le devenir des matrices à la mort de leur propriétaire. Le projet Ademat a pour ambition de poser les bases d’un renouvellement de l’approche sigillographique en se concentrant sur une étape de cette chaîne, les matrices. En effet, ces « images-outils » qui servaient à façonner les sceaux n’ont pas encore été prises en compte pour ce qu’elles sont, un corpus métallique permettant, grâce une masse considérable d’objets bien datés, d’enrichir notre connaissance de la production d’orfèvrerie médiévale. Ce corpus a depuis une dizaine d’années fait l’objet d’un certain nombre d’entreprises de catalogage, essentiellement à l’étranger, notamment en Italie et en Belgique, et plus récemment en France avec la publication de la collection des matrices conservées à la Bibliothèque nationale de France.

ProclarissesAfitant d’un mouvement favorable à l’égard d’un corpus en pleine éclosion, le projet Ademat, qui articule humanités et sciences dures et qui replace les matrices dans le contexte de leur production et de leurs usages, permet d’ouvrir de nouvelles perspectives de recherche dans des domaines aussi variés que l’archéométallurgie, l’histoire sociale et politique, l’histoire des techniques, l’histoire de l’art, l’archéologie ou bien encore l’anthropologie.

En outre, le projet permettra d’infirmer ou de confirmer un certain nombre d’hypothèses véhiculées par l’historiographie, notamment en ce qui concerne la gravure du métal et les pratiques d’ateliers et vise ainsi à replacer au cœur de la médiévistique un objet tout aussi fondamental que négligé, du fait, sans doute, des multiples compétences que sa compréhension exige.

Objectifs et description du projet

  • Le projet Ademat propose de poser les bases d’une approche originale visant à mettre au jour ce corpus métallique encore inédit autour de deux grands axes : axe historique, étude et recension des collections de matrices conservées en France ; axe technique : analyses archéométriques des matrices sous l’angle de la détermination des alliages métalliques et des techniques de mise en œuvre par le biais de l’étude des traces d’outils (archéologie expérimentale).
  • L’originalité du projet tient dans la réciprocité des approches : l’analyse historique donnera des éléments fiables à l’archéométallurgiste, tandis que l’archéométallurgiste fournit des données objectives sur lesquelles l’historien de l’art et l’historien des techniques adossera sa réflexion.

Les partenaires

Le projet Ademat, placé sous l’égide de la Fondation des sciences du patrimoine, réunit trois institutions partenaires du labex Patrima :

Pour en savoir plus sur les sceaux : https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/cms/content/display.action?uuid=a6ccb089-728e-405c-adff-456bf9f8470e&version=2&preview=false&typeSearch=&searchString=

Ambre Vilain

Postdoctorante sur le projet Ademat

 

Nicolas Boileau
Nicolas Boileau

OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Nicolas Boileau (2 mars 2016). Matrice de sceau du Moyen Âge : une “image-outil”. DYPAC. Consulté le 26 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/vfiq


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2 réponses

  1. Dupuy dit :

    Bonjour, j’ai récemment fait la découverte d’un sceaux médiéval. Après expertise, il date de 1253, saint Estephe de Grésy. Trouvé en Savoie sur la commune de Grésy.
    Il est magnifique, patine superbe et visiblement en bronze.
    Comment procéder si il vous intéresse ? A t’il une quelconque valeur ou bien est-ce sans intérêt.
    Au plaisir de vous lire,

    Cordialement, Antoine Dupuy

    • catherinekikuchi dit :

      Bonjour,
      Merci beaucoup pour votre commentaire que je ne vois que maintenant et pardon pour le délai de ma réponse. Je pense qu’il faudrait vous tourner vers les archives départementales, qui pourront vous dire si elles sont intéressées.

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