Anatoli Vlassov, « Incarner la recherche ou comment la phonésie transforme le régime de perception scientifique »
« L’unique chose qu’une œuvre d’art puisse accomplir c’est d’éveiller le désir d’un autre état du monde.1 ». Jean Genet
Et si on faisait danser la recherche elle-même ? Et si on essayait de faire participer les chercheurs à une performance chorégraphique qui utilise leurs compétences scientifiques, et qui présente les résultats de leurs recherches sous un jour nouveau ?
Dans ma carrière de chorégraphe, j’ai déjà fait danser des mondes autres que chorégraphiques, comme par exemple les milieux de la propreté urbaine, de l’autisme ; ou encore j’ai utilisé dans mes performances des outils d’endoscopie médicale. Ce qui me stimulait dans ces projets, c’est de provoquer le changement du régime de perception collective de ces mondes en question. Par exemple, dans de multiples projets qui ont été regroupés sous le nom générique Danseurs de Surfaces2 j’ai croisé chorégraphie et nettoiement urbain. Dans l’un de ces projets, Les Invisibles3 nous (moi-même et Julie Salgues) avons dansé avec des balayeurs de Paris. Notre procédé était de « décaler » légèrement certains de leurs gestes de travail (balayer lentement ou nettoyer un seul pavé du revêtement de la chaussée). Ces gestes décalés modifiaient le régime normé de la perception des éboueurs dans la ville par les passants citadins. Ces performances créaient des micro-perturbations dans la normativité urbaine tout en incitant les citadins à adresser davantage leurs attentions aux éboueurs, normalement ignorés. Deux autres projets de la même série qui mettaient en scène les machines de nettoiement de Paris et de Montréal (Chorégraphie pour Engins4 et Chorégraphie pour Chasse-Neige5) jouaient non seulement avec la normativité du regard mais aussi avec certains a priori. Les chasse-neiges de Montréal, par exemple, n’étaient pas appréciés par les citadins à cause des risques d’écrasement des piétons. En ce sens, présenter une chorégraphie de chasse-neige permettait de générer un autre point de vue sur ces machines nerveuses et de déplacer les a priori des citadins sous un jour nouveau.
Le régime de perception a également pu être modifié dans d’autres créations chorégraphiques que j’ai effectuées en milieu autiste. À la différence de celui des art-thérapeutes, mon régime de perception de l’autisme n’en faisait pas un handicap. L’enjeu était pour moi de dépasser, grâce à la création chorégraphique, les préjugés sur le manque d’autonomie chez les personnes autistes. Habituellement, dans des milieux spécialisés, des personnes autistes sont toujours accompagnées par des personnes dites « valides ». Dans ma création Nous6, pièce pour neuf personnes autistes, les protagonistes ont pu performer un spectacle de cinquante minutes sans aucune assistance par des accompagnateurs « valides » sur le plateau. La méthode employée est la méthode Tenser que j’ai plus spécifiquement décrite dans un article7 et qui se résume dans l’attitude suivante : plutôt que de cacher ce qu’on appelle en psychiatrie les stéréotypies des personnes autistes (reproductions involontaires et insistantes de gestes ou de mots similaires), il s’agit, grâce aux nombreux outils dont la danse contemporaine dispose, de les révéler en tant que véritables puits de créativité. On peut donc voir que, là encore, en croisant deux domaines divers, celui d’un accompagnement spécialisé et celui d’une méthode chorégraphique expérimentale, le régime du regard sur l’autonomie des personnes autistes a pu être transformé.
Le projet L’envers du dehors8 où j’ai dansé avec une caméra endoscopique sans fil, offre un autre exemple d’un croisement des savoirs permettant une transformation du régime du regard normatif. Grâce à une collaboration entre mon équipe artistique et des scientifiques en endoscopie (ceux de notre partenaire, la compagnie Given Imaging9, pionnier dans ce domaine) a pu être réalisé ce projet, dans lequel pour la première fois, un danseur a pu performer sur scène et montrer les images de ses organes digestifs en temps réel. Par cette double exposition d’un danseur (celles de son extérieur et de son intérieur simultanément) ce projet a posé un premier jalon d’une transformation du regard sur l’importance des organes dans le mouvement dansant en particulier et dans le corps vivant en général.
Tous les projets que je viens de décrire témoignent des innovations dans le domaine artistique que permettent des croisements de pratiques lors de l’immersion dans une création commune ; les artefacts ainsi créés (pièces de danse, performances, films…) transforment le regard des spectateurs et ouvrent la possibilité de modifier tout un régime de perception collective.
Mais revenons vers le monde de la recherche scientifique. Que signifierait de le faire danser ? Faut-il chorégraphier pour les scientifiques eux-mêmes ou les contenus de leurs recherches ? Ou faudra-t-il mettre en danse les deux à la fois ? Comment faire pour que les scientifiques issus de plusieurs disciplines se rencontrent dans une forme hybride et performative ? Performative dans le sens où ce projet réaliserait une expérience transformatrice et que l’on pourrait dire créolisée. Édouard Glissant appelle créolisation « la rencontre, l’interférence, le choc, les harmonies et les dysharmonies entre les cultures, dans la totalité réalisée10 ».
En l’année 2019 Hélène Sirven, professeur de la Sorbonne, m’a incité à proposer une performance pour la semaine universitaire des Assises de la Recherche11. Étant moi-même en thèse-création à Paris 112, je me suis dit que c’était une très belle occasion de rencontrer le monde de la recherche au creuset de la création, tout en expérimentant la Phonésie, une technique performative que j’étais alors en train d’élaborer dans le cadre de ma création-recherche13. Cette technique permettant d’articuler la gestualité et l’oralité des protagonistes, je me suis dit qu’elle pourrait servir à créer un projet dans lequel les chercheurs eux-mêmes énonceraient leurs recherches aussi bien en mots qu’en actes. Le projet ThèseRonde14 est ainsi né : il consistait à impliquer les doctorants des différentes disciplines dans une ronde phonésique collective où chaque chercheur dansait et clamait sa thèse personnelle. Le projet s’avérait un peu risqué puisqu’il s’agissait de travailler avec des « amateurs » en Phonésie : d’après mon expérience, toute création en Phonésie demande beaucoup de travail. Le projet était donc fort imprévisible — ou même « créolisant » dans la mesure où, toujours selon Edouard Glissant, c’est justement cette idée d’imprévisibilité qui singularise la créolisation : « La créolisation est la mise en contact de plusieurs cultures ou au moins de plusieurs éléments de cultures distinctes, dans un endroit du monde, avec pour résultante une donnée nouvelle, totalement imprévisible par rapport à la somme ou à la simple synthèse de ces éléments.15 ». ThèseRonde pourra être ce projet imprévisible d’un chœur à la fois polyphonique et mobile où chacun des protagonistes récite sa recherche singulière.
Mais comment faire pour éviter que la singularité de la recherche de chaque protagoniste ne soit noyée dans l’ensemble de la composition ? La question de la relation de l’individu au collectif et du collectif à l’individu se pose alors. Elle s’ajoute à la question de la rencontre entre diverses disciplines et lui fait écho sur un autre plan. Cet enjeu fait résonance à l’une des vingt propositions pour la recherche-création d’Erin Manning & Brian Massumi, à savoir Jouer des polyrythmes de la relation16 : les deux philosophes y parlent d’« accordage émergent », terme élaboré par Daniel Stern (pédopsychiatre et professeur émérite de psychologie) dans son livre Le monde interpersonnel du nourrisson17. Cette relation se différencie de l’harmonie dans laquelle la singularité est diluée dans l’ensemble : selon Manning et Massumi la « diversité disparaît dans l’unité de cet effet et dans sa fonction structurelle au sein de la configuration plus vaste du morceau18 ». Or, l’accordage polyrythmique permet à la singularité de ne pas être avalée par « des actions contributives entrant en relation, alors même qu’il les réunit dans un effet conjoint19 ».
Pour répondre à ces enjeux, j’ai décidé de composer la ThèseRonde en plusieurs modules indépendants, chacun représentant la thèse particulière de l’un des six chercheurs que j’avais contactés20. Pour composer chacun de ces modules-thèses, j’ai d’abord demandé à chaque doctorant d’amener un résumé de sa thèse, comportant ses questions, hypothèses et propositions. À partir de ces textes, nous avons composé ensemble six modules-thèses qui comportaient chacun un solo phonésique du doctorant-soliste et un chœur phonésique des autres doctorants. L’idée étant que chaque doctorant-soliste soit soutenu par le groupe dans la performance de sa thèse. Ainsi chaque module-thèse se compose — pour reprendre les mots de Erin Manning et Brian Massumi — « non pas dans le corps individuel des participants, mais dans les déploiements relationnels de ses expressions actuelles et potentielles21 ». La recherche qui est exposée ne se développe donc pas à l’intérieur de chaque protagoniste (dans l’environnement clos de son esprit), mais se compose dans un réseau de relations tissé entre humains, gestes et discours.
Une fois composés, ces différents modules-thèses ont été agencés chorégraphiquement dans une ronde. Une ronde dansante qui devient ainsi à la fois une forme chorégraphique de l’ensemble de la pièce et un liant entre ses composants. La forme chorégraphique de la ronde permet ainsi à la fois une présentation de chaque recherche dans sa singularité expérientielle et le chevauchement entre ces recherches, l’ensemble provoquant, comme le disaient encore Manning et Massumi, « de nouveaux effets polyrythmiques, exprimant une qualité vécue qui n’appartient qu’à elle »22.
Edouard Glissant évoque dans ses écrits quatre caractéristiques d’une rencontre créolisante. Je voudrais donc analyser en quoi la ThèseRonde, suivant les quatre caractéristiques de Glissant, est une rencontre créolisante. La première caractéristique est « la vitesse foudroyante des interactions mises en œuvre23 » . Il est vrai que, pour composer la ThèseRonde, nous avons disposé de très peu de temps de répétitions en raison des plannings chargés de chacun des doctorants. La création de ThèseRonde a donc été très rapide et pourtant nous avons réussi à faire une œuvre qui a été présentée au public deux fois. Sûrement, d’une part, parce que j’avais pré-composé une structure permettant une certaine clarté de rapports entre les participants mais aussi, parce que les protagonistes ont été fort motivés pour aborder d’une « autre manière » le travail sur leurs thèses.
Cette « autre manière » d’aborder leur travail nous mène à la deuxième caractéristique évoquée par Glissant qui est celle de la « conscience de la conscience ». Travaillant sur la ThèseRonde les chercheurs ont effectué un triple mouvement de l’attention portée à leurs recherches respectives. D’abord un mouvement de recul puisqu’il s’agissait de « regarder » différemment les sujets dans lesquels ils s’immergeaient depuis déjà fort longtemps. Puis un mouvement de rapprochement à nouveau, mais différemment, puisqu’il s’agissait de véritablement incarner leurs thèses respectives par leur acte performatif — d’y plonger, comme on dit, corps et âme. Enfin, à l’issue de ces alternances de retrait et d’élan, apparaît un troisième mouvement : un recul bis. Ce recul bis est la prise de conscience artistique qu’ils ont faite de leur module-thèse en tant qu’œuvre phonésique, c’est-à-dire en tant que forme où le dire et le faire sont intimement liés. Une fois le module composé, il apparaît comme un objet esthétique qu’on peut percevoir autant dans sa globalité que dans ses composants. Il donne une nouvelle façon d’appréhender la thèse. On est donc là devant le triple mouvement de ce que j’appelle « une rencontre » dans mon manifeste Tenser24 : selon mon hypothèse le mouvement de recul, de rapprochement et encore de recul-bis devant l’objet d’étude permet de rencontrer « différemment » ce à quoi on s’intéresse. Ce triple mouvement rappelle le triphasisme de « l’Agent Agissant l’Agi » chez Marcel Jousse ; le doctorant (l’Agent) agit sur sa thèse (Agissant) laquelle agit en retour sur son créateur (l’Agi). Le doctorant voit sa thèse différemment ; la thèse lui « montre » de nouveaux contenus qu’il n’aurait pas pu entrevoir s’il n’avait pas effectué cette dynamique de conscientisation.
La troisième caractéristique de la créolisation suivant Glissant est une intervalorisation qui « rend nécessaire que chacun réévalue pour soi les composantes mises en contact (la créolisation ne suppose pas une hiérarchie des valeurs)25 ». Dans ThèseRonde, l’intervalorisation provient du fait que chaque membre du collectif est soutenu par le groupe dans son élan créatif. Pour chaque module-thèse, comme je l’ai déjà dit, le groupe se met à la disposition du doctorant pour l’aider à composer son module-thèse. Chaque membre de l’équipe dispose d’à peu près le même temps pour exposer son objet. Entre chaque module s’opèrent des transitions formées par une ronde commune qui assure une sorte de remise à zéro, ce qui donne un nouveau temps et espace à chaque thèse et permet ainsi une absence de hiérarchie.
La quatrième et dernière caractéristique de la créolisation est définie par Glissant comme imprédictibilité des résultantes où « la créolisation ne se limite pas à un métissage, dont les synthèses pourraient être prévues26 » : plusieurs éléments peuvent en effet être qualifiés d’imprévisibles dans ce projet. D’abord, comme je l’ai déjà dit, il s’agit de faire une pièce avec des non-professionnels du spectacle vivant, ce qui amène beaucoup d’incertitude quant à l’aspect formel du résultat final. D’autre part, pour le spectateur du milieu universitaire, il s’agit d’une forme inattendue de la part des doctorants pour présenter leurs recherches. Ces derniers temps on peut observer certaines formes de spectacularisation et de mise en scène des travaux des chercheurs. Un projet comme « Ma thèse en 180 secondes ! » en est un exemple : on y présente une thèse sur scène en trois minutes. Venue d’une culture américaine du mélange entre stand-up et speed dating, cette forme hybride est présentée par le chercheur lui-même. Elle cherche la rapidité et la simplicité pour rendre accessible et facile à comprendre les sujets complexes par un plus large public. Je ne voudrais pas critiquer cette façon de faire pour la simple raison que j’y trouve un certain intérêt, ne serait-ce que pour le chercheur lui-même, puisque cette forme lui permet non seulement de synthétiser sa recherche mais aussi de voir comment concrètement il est lié à la vie courante qui dépasse la spécialité de sa recherche. Or, ThèseRonde n’est pas un projet de solo, ni un projet qui simplifie le sens en une sorte de message. ThèseRonde est une création sur le rapport entre le singulier et le collectif, création tissant, grâce à la Phonésie, un réseau de relations entre le sensible des actes et l’intelligible des mots qui circulent et transmutent entre différents chercheurs de différents domaines. D’autant plus que sa forme poétique paraît incongrue dans sa relation à la science puisque la science s’attend habituellement à quelque chose de clair et logique : il s’agit donc à la fois d’un objet imprévisible dans sa forme et dans son fond. Et c’est justement par cette imprévisibilité que ThèseRonde transforme le régime collectif de perception normative de la recherche elle-même. ThèseRonde est un rite d’incantation qui relie les chercheurs dans une ronde qui sonne la création et qui fait bouger la recherche.
Communication présentée à l’occasion de la Fabrique de thèses #6, « Recherche en création, création en recherche : pluralité des savoirs et des expériences des artistes-chercheurs », le 3 juin 2022, au Centre national de la danse.
Les actes, sous format numérique, sont dirigés par Pauline Boschiero, Anaïs Loyer et Marie-Marie Philipart, comité de l’Atelier des doctorants de 2022 à 2024.
Biographie
Anatoli Vlassov est danseur parlant, chorégraphe, réalisateur et chercheur. Depuis 2003, il crée des chorégraphies avec des corps de métiers spécifiques, des personnes touchées par l’autisme et danse avec une caméra endoscopique sans fil. En 2015, il écrit un manifeste TENSER publié aux éditions Jannink, puis développe une pratique performative qu’il appelle la PHONÉSIE, une articulation de la danse et de la parole qui agit sur le réarrangement des liens structurels entre le corps et la langue.
- Jean Genet cité par Heiner Müller dans l’entretien avec Urs Jenny et Hellmuth Karase (Der Spiegel n°19 / 1983). Disponible sur : https://www.theatre-contemporain.net/spectacles/Rivage-a-l-abandon-Materiau-Medee-Paysage-avec-Argonautes/ensavoirplus/idcontent/15230 [↩]
- Anatoli Vlassov, 2003, Danseurs de Surfaces, Halle de la Villette, 2003. Disponible sur : https://vimeo.com/92020997 [↩]
- Anatoli Vlassov, Julie Salgues, Les Invisibles. programmé en 2004, Festival Paris Quartiers d’Eté à Paris, France, en 2003, Festival de Delft en 2005 à Delft, Pays-Bas. Disponible sur : https://www.youtube.com/watch?v=6skPp5eI598 [↩]
- Anatoli Vlassov, Julie Salgues, Chorégraphie pour Engins. Programmation : Mois de l’Environnement à Chalon-sur-Saône, 2007 ; Nuit Blanche à Paris, 2004. Disponible sur : https://www.youtube.com/watch?v=u3otz8W5Aoc [↩]
- Anatoli Vlassov, Julie Salgues, Chorégraphie pour Chasse-Neige. Programmation : Nuit Blanche à Montréal, 2006. Disponible sur : https://www.youtube.com/watch?v=JHA52zVC8J8&t=4s [↩]
- Anatoli Vlassov, 2014, Nous, Festival Faits d’Hivers, Paris (pièce avec dix danseurs autistes. A reçu l’aide au projet DRAC Danse Ile-de-France. Création Festival Faits d’Hivers (2 représentations à Paris en 2014), et 2 dates en 2015 au Théâtre de Brétigny, scène conventionnée). Disponible sur : https://vimeo.com/90303401 [↩]
- Anatoli Vlassov, 2019, « TENSER l’autisme à l’envers du soin. CARE comme rencontrer et non inclure », [Plastik] : Quand l’art prend soin de vous. Les tropismes du care dans l’art aujourd’hui #06 https://plastik.univ-paris1.fr/tenser-lautisme-a-lenvers-du-soin-care-comme-rencontrer-et-non-inclure/ [↩]
- Anatoli Vlassov, 2012, L’envers du dehors, Vanves, Ardanthé, (a reçu l’aide au projet de la DRAC Danse Ile-de-France. Programmation : Tanzquartier à Vienne Festival Score ; Théâtre de Vanve à Paris Festival Artdanthé ; Vinzavod à Moscou Festival Platforma). https://vimeo.com/97750565 [↩]
- https://en.wikipedia.org/wiki/Given_Imaging Site consulté en février 2023 [↩]
- Édouard Glissant, 1997, Traité du Tout-Monde : Poétique IV, Paris, Gallimard, p. 32. [↩]
- Des Assises de la Recherche, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, [en ligne], consulté le 25 février 2023. Disponible sur : https://www.pantheonsorbonne.fr/universite/grands-evenements/assises-recherche [↩]
- Anatoli Vlassov, 2022, « PHONÉSIE Création-recherche d’une technique performative articulant danse et parole ou comment le sensible rencontre l’intelligible », thèse de doctorat de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 2 décembre 2022. [↩]
- Anatoli Vlassov, 2018, « La Phonésie », dans les Actes du colloque Panorama du métier de danseur, Pantin, Centre national de la danse, service Recherche et Répertoires chorégraphiques, p. 38 https://docdanse.hypotheses.org/files/2018/05/atelier_2017_juin.pdf [↩]
- Anatoli Vlassov, 2019 « ThèseRonde », Semaine des Assises de la Recherche de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, présentée dans le Hall du centre Saint-Charles École des Arts de La Sorbonne et à la Galerie Soufflot « Sorbonne Art Gallery » au Centre Panthéon-Sorbonne. [↩]
- Édouard Glissant, 1997, op. cit., p. 37. [↩]
- Erin Manning, Brian Massumi, 2018 [2014], Pensée en acte – Vingt propositions pour la recherche-création, trad. fr. Armelle Chrétien, Paris, Les presses du réel, p. 73. [↩]
- Daniel Stern, 1989, Le monde interpersonnel du nourrisson, Paris, Puf, pp. 181-190. [↩]
- Erin Manning, Brian Massumi, op. cit. p. 73. [↩]
- Idem. [↩]
- J’ai contacté des nombreux doctorants de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et j’ai trouvé une équipe 6 doctorants : Alexia Antuofermo en art plastique, Aline Derderian en art plastique, Rostom Fatma en économie, Garance Poupon Joyeux en art plastique, Bei Wang en cinéma et moi-même en art plastique. [↩]
- Erin Manning, Brian Massumi, op. cit., p. 73. [↩]
- Ibidem., p. 75. [↩]
- Édouard Glissant, 1997, op. cit., p. 194. [↩]
- Anatoli Vlassov, 2015, Manifeste Tenser, Edition Jannink https://www.dropbox.com/s/2sjf2vftczz4e7k/manifeste_tenser_anatoli_vlassov.pdf?dl=0 Site consulté en février 2023 [↩]
- Édouard Glissant, 1997, op. cit., p.194 [↩]
- Idem. [↩]
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Comité de l'Atelier (4 juin 2025). Anatoli Vlassov, « Incarner la recherche ou comment la phonésie transforme le régime de perception scientifique ». Atelier des doctorants en danse au CN D. Consulté le 26 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/1424c

