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La Société musicale indépendante (1910-1935)

La Société musicale indépendante (SMI) est une importante société de concerts ayant organisé 171 concerts à Paris durant vingt-six ans, depuis le concert inaugural du 20 avril 1910 à la Salle Gaveau au dernier concert du 3 mai 1935 à la Salle Cortot. Cofondée en 1919-1910, à l’initiative de Maurice Ravel, la société est d’abord présidée par Gabriel Fauré de 1910 à 1924, puis alternativement par Maurice Ravel, Florent Schmitt et Léo Sachs, même si, en réalité, Nadia Boulanger, secondée par l’impresario Charles Kiesgen, joue un rôle croissant et déterminant dans l’organisation des concerts de la SMI après la Première Guerre mondiale.

La SMI revendique d’être « un milieu libre, où toutes les tentatives artistiques, sans distinction de genre, de nationalité, de style, ni d’école, recevront bon accueil ». Elle tient à se démarquer de la Société nationale de musique, active depuis 1871, jugée trop conservatrice et insuffisamment ouverte aux « plus jeunes tendances ».

La SMI organise essentiellement des concerts de musique chambre, même si chacune des quatre premières saisons, de 1910 à 1913, s’achève sur un ou deux concerts d’orchestre. Durant son existence, la SMI favorise largement les premières auditions musicales tant de compositeurs français qu’étrangers. Le comité de la SMI se compose d’abord de neuf musiciens français autour de Gabriel Fauré et s’étoffe jusqu’à compter vingt-deux musiciens, dont beaucoup sont étrangers.

La SMI voit son activité réduite pendant la Première Guerre mondiale avec seulement six concerts en quatre ans. Au cours de la saison 1916-1917, malgré la difficulté des temps, le comité de la société refuse un projet de fusion avec la Société nationale de musique auquel Gabriel Fauré était pourtant favorable.

La crise de 29 et le décès du mécène Léo Sachs en 1930 expliquent en grande partie les difficultés croissantes de la SMI et la forte réduction de son activité pendant les cinq dernières années de son existence.

Ce dossier volumineux est le fruit de plusieurs années de travail en collaboration avec Danieli Longo-Benedetti. Il consiste en une refonte du dossier établi par Michel Duchesneau voici près de trente ans dans son excellent ouvrage L’avant-garde musicale et ses sociétés à Paris de 1871 à 1939 (Sprimont [Belgique], Mardaga, 1997), refonte basée sur un ensemble de sources plus complet que celui auquel notre devancier avait eu accès. Nos vifs remerciements à Yannick Simon pour la relecture du dossier.

Consulter le dossier La Société musicale indépendante (1910-1935)

Le 3e Ring bordelais

Archives Bordeaux Métropole, 1053 W 1

Après sa dernière production à Nice (1937-1938) et son éclipse pendant la Seconde Guerre mondiale, le Ring fait son retour en France au Grand-Théâtre de Bordeaux en 1948. Contrairement à une légende tenace, l’occupation de la France par l’armée allemande n’avait pas été très favorable aux productions scéniques wagnériennes. Quant à l’épisode antiwagnérien des lendemains de la Libération, il fait long feu et ne dure que quelques mois.

En 1948, la présence de Victor Forti, qui avait déjà contribué aux productions bordelaises de 1935 et 1937, inscrit ce retour du Ring dans la continuité : traduction française et décors pseudo-réalistes sur le modèle hérité du XIXe siècle. Cette permanence sera néanmoins de courte durée puisque, l’année suivante, le dernier Ring francophone est produit dans la ville voisine de Toulouse — voir Le Ring à Toulouse (1949). En 1954, Bordeaux sera d’ailleurs la première ville française à adopter la version dans sa langue originale (voir Le Ring à Bordeaux (1954)), exception faite de la tentative parisienne du Théâtre des Champs-Élysées en 1929 (voir Le Ring à Paris (1929)). Elle sera désormais la seule à voir le jour sur les scènes françaises.

Consulter le dossier Le Ring à Bordeaux (1948)

Le Concert national (1873-1874)

Société éphémère n’ayant connu que 29 concerts entre le 2 mars 1873 et le 22 mars 1874, le Concert national n’en reste pas moins un maillon important dans la longue chaîne du concert symphonique en France tout en s’inscrivant dans un projet politique conjoncturel.
Son activité interrompue à la faveur d’un déficit irréversible, son chef d’orchestre, Édouard Colonne, reprend le flambeau et fonde l’Association artistique des concerts du Châtelet. Rapidement, à l’instar des Concerts Pasdeloup, la nouvelle société sera associée au seul nom de son chef d’orchestre.
Mais si le modèle économique des Concerts Colonne est très différent de celui du Concert national, en revanche, le répertoire s’en inspire sans, pour autant, le reproduire à l’identique. Né au lendemain de la Guerre de 1870 et de la fondation de la Société nationale de musique, le Concert national veut promouvoir la musique française, réduire la place accordée aux œuvres allemandes en général et ignorer celles de Wagner en particulier.
Ce bref dossier réalisé dans le cadre d’un cours de master à l’Université Toulouse-Jean Jaurès, s’inscrit dans un projet en devenir qui verra bientôt reconstitué un pan important de l’activité des Concerts Colonne.

Consulter le dossier Concert national (1873-1874)

La Société des quatuors de Reims

Avec celui que Florence Doé de Maindreville vient de consacrer à la Société des quatuors de Reims (1862-1863), Dezède s’enrichit d’un nouveau dossier dans un domaine encore peu exploré en tant que tel, celui du quatuor à cordes.

Plus généralement, la musique de chambre est présente dans Dezède, sous des formes variées, mais rarement dans des dossiers spécifiques. Elle est notamment très importante dans les concerts à Boulogne-sur-Mer (1853-1870), les Concerts Renaissances (1967-1988) à l’abbaye de Fontfroide, à l’Exposition universelle de 1878, dans les Concerts Enoch dans le Salon du Figaro (1897-1899), ceux de L’Union des femmes artistes musiciennes (1911-1939), ou encore dans les Concerts à l’abbaye de Royaumont (1936-1977).

Cependant, à la fois par la période et la configuration générale, les Concerts de musique de chambre à Angers (1864-1877) sont ceux qui se rapprochent le plus des activités de la Société des quatuors de Reims en 1862-1863. À la même époque, dans deux villes de moyenne importance situées à quelques heures de train de la capitale, des sociétés s’attachent à promouvoir la « musique sérieuse » au travers du genre du quatuor à cordes et, plus particulièrement, des œuvres de Haydn, Mozart et Beethoven.

Le mouvement mériterait que l’on s’y intéresse davantage. D’un côté, il s’inscrit dans le prolongement des sociétés de musique de chambre à Paris de la Restauration à 1870, désormais bien connues grâce à l’ouvrage de Joël-Marie Fauquet (Paris, Aux amateurs de livres, 1986). La musique de chambre et, plus précisément, le quatuor à cordes, sont le vecteur d’un répertoire qui se propage dans l’ensemble de la France. Les précieux exemples décrits par Ivan Mahaïm (Beethoven, naissance et renaissance des derniers quatuors, Paris, Desclée de Brouwer, 1964), à propos des derniers quatuors à cordes de Beethoven, ne sauraient suffire à en décrire l’ampleur. D’un autre côté, ce mouvement semble une étape dans un processus conduisant à la formation d’orchestres symphoniques. Avéré à Angers, ce cheminement mériterait d’être confronté à d’autres situations locales.

Consulter le dossier Société des quatuors de Reims (1862-1863)

Protocole éditorial de musicaLetters

Joann Élart & Sabine Le Hir

version 1 – 26 mars 2026

Sommaire

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Introduction

1. Règles typographiques, sigles, abréviations, capitales, citations

1.1. Quelques règles générales

1.2. Abréviations courantes

1.3. Rangs

1.4. Titres de civilité, académiques et de noblesse

1.5. Espaces insécables

1.6. Guillemets français / chevrons

1.7. Apostrophes courbes

1.8. Crochets carrés

1.9. Emploi des capitales

1.10. Citations

1.11. Cas particulier des transcriptions

2. Normes bibliographiques

2.1. Archives

2.2. Sources et références imprimées

2.3. Ressources en ligne

2.4. Abréviations bibliographiques

3. Présentation du dossier

3.1. Structure

3.2. Protocole de transcription et d’annotation

3.3. Bibliographie indicative

4. Intégration du fac-similé numérique de la lettre

5. Titre de la lettre / de la page

6. Transcription de la lettre

7. Transcription de l’« enveloppe »

8. Notes infrapaginales

8.1. Séparateur

8.2. Appels de notes

8.3. Redondances avec Dezède et indexation

8.4. Liens entre lettres ou avec des ressources extérieures

8.5. Titres d’œuvres

8.6. Règles de rédaction

8.7. Références et abréviations bibliographiques

8.8. Copier-coller à partir d’un traitement de texte

9. Description

10. Contraintes typographiques de l’outil

10.1. La gestion des espaces insécables

10.2. La gestion des guillemets français

10.3. La gestion de l’apostrophe courbe (française)

11. Indexation

Introduction

Le présent protocole éditorial vise à unifier les différentes publications de musicaLetters et à transmettre les bonnes pratiques aux autrices et auteurs. Les recommandations sont nombreuses, mais elles reprennent la plupart des normes en usage dans l’édition scientifique. Des conseils techniques sont également apportés pour contourner les quelques limites imposées par l’environnement numérique. Afin de faciliter la prise en main du logiciel, les règles énoncées dans ce protocole renvoient au mode d’emploi, et réciproquement.

1. Règles typographiques, sigles, abréviations, capitales, citations

Nous proposons d’adopter les règles usuelles de la typographie française pour la rédaction de la Présentation du dossier, des Notes infrapaginales, de la Description, mais également, en partie, de la Transcription de la lettre (voir Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale, Imprimerie nationale de France, 5e et dernière éd., 2002). Ces règles sont généralement partagées dans le réseau des publications universitaires.


1.1. Quelques règles générales

Sigles et acronymes. Sans points entre les lettres. Ex. : RISM et non R.I.S.M.

Locutions latines et emprunts à des langues étrangères. En italique. Ex. Cultural studies, a priori, sic, in fine, op. cit., ibid., et al., alii, etc.

Notes de musique. En italique. Ex. Symphonie en sol mineur ; sonate en ut dièse mineur.

Usage des petites capitales. Pour les siècles et les chapitres cités. Ex. chap. VII, t. II, vol. VI, XVIIIe siècle, etc.

Accentuation des lettres majuscules initiales. Ex. Être ou ne pas être.

    • À
      • sous Mac : capslock puis « à »
      • sous Windows : alt + 192
    • É 
      • sous Mac : capslock puis « é »
      • sous Windows : alt + 144
    • É 
      • sous Mac : capslock puis « è »
      • sous Windows : alt + 212

NB. Sur mac, conserver le doigt appuyé sur une touche (a, c, e, i, n, o, u, y) durant deux secondes fait apparaître un menu contextuel proposant une liste d’options par lettre.

Sauts de ligne. Évitez les doubles-sauts de lignes, la nature a horreur du vide.

Les œufs. Les « oe » de chœur, œuvre, sœur, etc. seront ligaturés, comme ceci, « œ ». NB. Cette règle s’applique également aux noms propres. Ex. Œdipe à Colone.

    • œ
      • sous Mac : option + « o »
      • sous Windows : alt + 156
    • Œ
      • sous Mac : capslock puis option + « o »
      • sous Windows : alt + 140

Abréviations. Généralement en bas de casse. Ex. : chap., vol., t., no, ms., etc.

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1.2. Abréviations courantes

chapitre

confer

éditeur, édition

et cetera

feuillet

franc

heure

in-folio

in-quatro

in-octavo

manuscrit

note

numéro

page

recto

siècle

suivant

verso

chap.

cf.

✅ éd.

✅ etc.

✅ f.

✅ F

h

✅ in-fo

✅ in-4o

✅ in-8o

✅ ms.

n.

✅ no

✅ p.

✅ ro

s.

✅ suiv.

✅ vo

 

 

❌ éds. au pluriel

❌ etc…

❌ ff. au pluriel

❌ fr.

*

**

**

**

❌ mss. au pluriel

 

**

❌ pp. au pluriel

**

 

❌ s.

**

* sans points, sans espaces. Ex. 13h30

** « o » en exposant, et non le caractère typographique du degré

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1.3. Rangs

premier

première

deuxième, etc.

siècles

✅ 1er

✅ 1re

✅ 2e, 3e

✅ XVIIIe

❌ 1ier

❌ 1ère

❌ 2me, 2ème, 3ième

❌ XVIIIième

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1.4. Titres de civilité, académiques et de noblesse

Docteur

Monseigneur

Madame

Mademoiselle

Maître

Monsieur

Professeur

Veuve

Dr

Mgr

Mme

Mlle

Me

✅ M.

Pr

Vve

 

 

 

 

 

❌ Mr

 

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1.5. Espaces insécables

L’espace insécable est un caractère typographique invisible (°) qui permet de créer une liaison entre des mots, des nombres ou des ponctuations, afin d’éviter le rejet en début de ligne d’une partie de l’expression ainsi constituée. Sont concernés :

    • les abréviations suivies d’un point (chap., f., p., n., ms., t., vol., etc.). Ex. : p.°127, ou inversement 352°p. ;
    • les abréviations suivies d’un « o » en exposant (no, ro, vo, etc.). Ex. no°10, ou inversement f.°53°ro ;
    • les abréviations comportant une espace interne. Ex. op.°cit. ; art.°cit. ;
    • les dates, entre le jour du mois et le mois. Ex. : 19°janvier 1976 ; 12°germinal an°II ;
    • les quantités, les termes suivis d’un nombre, entre le nombre et l’unité, ou inversement. Ex. : 125°km ; 120°lieux ; 59°postes ; 50°g. ; 50°F ; 76°% ; 22°ans ; 11e°série ; note°3 ; acte°II ; scène°7 ; 24e°de ligne (unités militaires) ;
    • les nombres en chiffres exprimant une quantité s’écrivent par tranches de trois chiffres séparées par une espace insécable. Ex. : 1°752 F. NB. Cette règle ne s’applique pas pour les nombres ayant fonction de numérotage. Ex. Voir p. 1314 ; d’après l’édition de 1752 ;
    • les titres (M., Mme, etc.) mais aussi les rois. Ex. : Mme°Philis-Bertin, Louis°XVI ;
    • les prénoms et les pseudonymes en initiales. Ex. H.°Berlioz ; Fr.-A.°Boieldieu ; V.°M.°X. ;
    • les siècles. Ex. XVIIIe°siècle ;
    • les ponctuations et les parenthèses : 
      • virgule, point, points de suspension : pas d’espaces normales ou espaces insécables avant + une espace normale après ;
      • point-virgule, deux points, point d’exclamation, point d’interrogation : espace insécable avant + espace normale après ;
      • chevrons ou guillemets français, tirets encadrant une proposition incise ayant la fonction de parenthèse : espaces normales à l’extérieur + espaces insécables à l’intérieur. Ex. dans cette «°correspondance°» de Berlioz ; comme le disait Berlioz –°le père du compositeur°–, son fils… ;
      • parenthèses, crochets carrés : espaces normales à l’extérieur + pas d’espace à l’intérieur.

Pour créer une espace insécable, voir Contraintes typographiques de l’outil.

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1.6. Guillemets français / chevrons

Voir Contraintes typographiques de l’outil.


1.7. Apostrophes courbes

Voir Contraintes typographiques de l’outil.


1.8. Crochets carrés

Les crochets carrés sont employés pour indiquer l’intervention de l’éditeur dans la source, dans cinq situations particulières :

    • coupure au sein d’une citation, avec points de suspension : […] ;
    • commentaire au sein d’une citation : [commentaire] ;
    • signalement d’une erreur dans une citation : [sic] ;
    • date d’édition d’une source déduite par l’auteur ;
    • mention à une édition postérieure de la source. Voir par ex. la note 2 de cette lettre (« Séance de la Société philotechnique », RGMP, 18 décembre 1836 [CM 2, p. 613-614]).

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1.9. Emploi des capitales

Nous recommandons de faire l’économie de certaines capitales. Voici quelques bonnes pratiques en usage aux presses universitaires et les Règles typographiques :

    • « université » s’écrit toujours en bas de casse. Ex. : université de Rouen Normandie, université de Southampton, etc. La capitale est employée en revanche pour désigner l’institution. Ex. : l’Université française.
    • les événements historiques construits avec substantifs (en capitale) et adjectifs (en bas de casse). Ex. : Révolution française, Seconde Guerre mondiale, Guerre de Sept Ans, Monarchie de Juillet, etc.
    • les institutions et les organismes, pour lesquels l’insertion de la capitale initiale n’est pas systématique. Ex. : 
      • l’Académie des inscriptions et belles-lettres
      • l’académie de Rouen
      • les Archives nationales de France
      • la Bibliothèque nationale de France
      • le Centre national de la recherche scientifique
      • l’Institut national d’histoire de l’art
      • le ministère des Beaux-Arts
      • le musée des Beaux-Arts de Rouen
      • le musée national Marc Chagall de Nice
      • le musée du Louvre
      • le théâtre des Arts
    • les titres de civilité, professionnels et de noblesse sont présentés généralement sans capitale : le professeur Patrick Taïeb, le président de l’université, etc. Il en va de même avec maître de conférences, docteur, directeur, etc.
    • certains nombres en chiffres romains : 
      • ans du calendrier républicain et millénaires. Ex. : 12 germinal an II ; IIIe millénaire ;
      • numéros de dynasties appliqués à un nom de personne. Ex. : Louis XVI ;
      • régimes politiques, dynasties. Ex. : IIIe République ; XXe dynastie ;
      • arrondissements de Paris. Ex. IIIe arrondissement ;
      • actes d’œuvres théâtrales et lyriques. Ex. acte II ;
    • une expression entre parenthèses ou entre crochets carrés ne commence pas par une capitale, mais en bas de casse. Ex. (chap. 2) et non (Chap. 2).

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1.10. Citations

La citation fondue suivra cet exemple, avec ponctuation extérieure :

La confusion est levée grâce à la nécrologie parue dans le Journal des débats (16 décembre 1853, p. 2), qui qualifie Jenny de « sœur cadette de Jeannette Philis, une des plus brillantes cantatrices de l’Opéra-Comique ».

La citation en exergue commence par une majuscule, sans chevrons et avec tabulation gauche supplémentaire (outil « Bloc de citation » après sélection du paragraphe concerné). Elle est recommandée pour des citations longues, au-delà de trois lignes. La référence sera insérée entre parenthèses dans le corps du texte avant la citation, comme dans cet exemple, notes 4 et 5.

Les citations entre guillemets ne doivent pas être composées en italique.

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1.11. Cas particulier des transcriptions

Selon les choix éditoriaux arrêtés dans chacun des corpus, les règles que nous venons d’énoncer pourront être adaptées pour la transcription des lettres. Voir Transcription de la lettre.

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2. Normes bibliographiques

Nous adopterons des normes bibliographiques communes, autant pour rédiger la bibliographie indicative dans la Présentation du dossier, que les Notes infrapaginales ou la Description. Ces normes, dites « à virgules », sont celles en usage chez les historiens.


2.1. Archives

Une référence à une archive doit mentionner la ville, le service détenteur de l’archive et sa cote et, si existante, sa foliotation ou sa pagination. Ex. :

Paris, Archives nationales de France, AJ/13/1077.


Paris, Bibliothèque nationale de France, Département de la musique, NLA-274 (12).


Édimbourg, National Library of Scotland, Ms. 21501, f. 7-8.


Rouen, Bibliothèque patrimoniale Villon, Ms. p 152, pièce 36.


NB. Les références au lieu, non abrégées, sont construites automatiquement à partir des données Dezède dans la sous-rubrique « Lieu de conservation » de la rubrique « Conservation ». En revanche, une liste d’abréviations pourra être utilisée pour renvoyer à d’autres sources dans la Description. Pour ce faire, nous préconisons l’emploi des abréviations du RISM, qui pourront être interrogées et retrouvées à partir de ce moteur de recherche : https://rism.info/fr/community/sigla.html

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2.2. Sources et références imprimées

Monographie

Georges Favre, Boieldieu : sa vie, son œuvre, Paris, Droz, 1944, 2 t.

Raphaëlle Legrand et Nicole Wild, Regards sur l’opéra-comique : trois siècles de vie théâtrale, Paris, CNRS Éditions, 2002.


Jean Mongrédien, La musique en France des Lumières au Romantisme (1789-1830), Paris, Flammarion, 1986.

Ouvrage collectif

Hervé Lacombe et Timothée Picard (dir.), Opéra et fantastique, Rennes, PUR, 2011.


Article dans un ouvrage collectif

Olivier Bara, « Fantastique ou comique ? La peur en spectacle ou la tradition du Trial à l’Opéra-Comique », in Alexandre Dratwicki et Agnès Terrier (dir.), Le surnaturel sur la scène lyrique du merveilleux baroque au fantastique romantique, Lyon, Symétrie, 2012, p. 263-274.


Article dans une revue

Joann Élart, « Les chants de batailles de Steibelt », Revue de musicologie, t. 111, 2025, no 2, p. 267-306.


Édition

Hector Berlioz, Mémoires, éd. Peter Bloom, Paris, Vrin, 2019.

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2.3. Ressources en ligne

Source

Wolfgang Amadeus Mozart, Il dissoluto punito ossia il Don Giovanni, partition autographe, [1787-1788], Bibliothèque nationale de France (département de la musique), Ms. 15481 [en ligne] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b55002493z (consulté le 14 septembre 2015).


Monographie en ligne

Adolphe Jullien, Hector Berlioz, sa vie et ses œuvres, Paris, Librairie de l’art, 1888 [en ligne] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k108391s.texteImage (consulté le 8 février 2026).


Article en ligne

    • Article type « varia »

Peter Bloom, « La Mission de Berlioz en Allemagne : un document inédit », Revue de musicologie, no 66, 1980, p. 174-187.

    • Article type « numéro spécial » ou « dossier »

Sophie-Anne Leterrier, « Béranger en prison : “ Mes fers sont prêts ; la liberté m’inspire ; Je vais chanter son hymne glorieux ” », in Joann Élart et Sophie Victorien (dir.), Musique et justice [en ligne sur Criminocorpus] https://journals.openedition.org/criminocorpus/2594 (consulté le 31 janvier 2026).


Article de dictionnaire en ligne

Hugh Macdonald, « Berlioz, (Louis-)Hector », Grove Music Online [en ligne] https://doi.org/10.1093/gmo/9781561592630.article.51424 (consulté le 31 janvier 2026).

NB. La validité des URL doit être vérifiée au préalable. Nous recommandons de privilégier les adresses pérennes dont la longévité est garantie. Par ailleurs, le format de la date de consultation sera toujours indiqué sous cette forme :

✅ consulté le 2 février 2026


❌ consulté le 02.02.2026, le 02/02/2026

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2.4. Abréviations bibliographiques

Les abréviations bibliographiques sont autorisées, pour alléger notamment les Notes infrapaginales quand une référence bibliographique est récurrente dans un corpus. Ces abréviations renverront à la bibliographie indicative de la Présentation du dossier, où seront alors explicitées ces abréviations. Ex. :

Lacombe 1997 Hervé Lacombe, Les voies de l’opéra français au XIXesiècle, Paris, Fayard, 1997.
Lacombe 2011a Hervé Lacombe et Timothée Picard (dir.), Opéra et fantastique, Rennes, PUR, 2011.
Lacombe 2011b Hervé Lacombe, « Des usages régulateurs du fantastique dans l’opéra français », in Hervé Lacombe et Timothée Picard (dir.), Opéra et fantastique, Rennes, PUR, 2011, p. 197-206.

Les abréviations bibliographiques intégrées aux notes s’exprimeraient alors sous cette forme :

Lacombe 1997, p. 212.


Lacombe 2011a, p. 15.


Lacombe 2011b, p. 199.

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3. Présentation du dossier

La présentation du dossier est publiée au-dessus du moteur de recherche se trouvant lui-même au-dessus du corpus de lettres. Pour accéder au texte complet de cette présentation, il suffit de cliquer sur le bouton « Lire plus ».


3.1. Structure

Le contenu de ce texte est laissé à la liberté du responsable éditorial. Toutefois, la rédaction devra respecter les Règles typographiques, sigles, abréviations, capitales, citations. Par ailleurs, nous souhaitons généraliser un cadre qui pourrait constituer une base commune partagée entre tous les dossiers de lettres. Cette structure n’est pas gravée dans le marbre et pourra être personnalisée au besoin, par ajout ou suppression de chapitres, selon les particularités de chaque corpus.

Présentation générale du projet

Équipe éditoriale

Responsable(s) du projet


Équipe


Collaborateurs


Comité scientifique


Partenariats

Historique de l’édition de la correspondance

Protocole de transcription et d’annotation

Bibliographie indicative

Ces chapitres pourront faire l’objet d’une table des matières dynamiques insérée en début de présentation.

NB. On évitera les intertitres avec ponctuation, du type « Responsable scientifique : »

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3.2. Protocole de transcription et d’annotation

Ce chapitre doit faire l’objet d’une attention particulière. Il devra préciser la nature de la transcription, diplomatique (comme dans la source, avec ses fautes, ses défauts, ses usages) ou modernisée (correction des graphies fautives, mise aux normes typographiques contemporaines). Dans les deux situations, le responsable éditorial devra exprimer les limites de son choix. Une transcription peut être diplomatique, mais peut intégrer des corrections marginales qui facilitent la lecture de la lettre (rétablissement de l’accentuation ou de la ponctuation, voire des majuscules). Une transcription modernisée peut également rejeter certains critères de correction et d’uniformisation pour conserver par exemple une manie caractéristique du style du correspondant.

S’agissant de l’annotation de la lettre, les notes sont également laissées au jugement critique de l’éditeur, autant dans leur taille que dans leur contenu. Nous recommandons néanmoins de limiter leur développement à l’éclairage direct des éléments évoqués dans la source. Un certain nombre d’apports critiques peut être en effet réalisé par l’indexation des données à partir de Dezède – voir plus loin l’exemple des Danaïdes au chapitre « Redondances avec Dezède et indexation » dans les Notes infrapaginales.

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3.3. Bibliographie indicative

La bibliographie indicative regroupe, par ordre alphabétique, les sources, les éditions et les références bibliographiques récurrentes auxquelles il est fait référence en Notes infrapaginales ou dans la Description. Le recours aux abréviations bibliographiques n’est pas systématique ; il est recommandé cependant pour les ouvrages fréquemment mentionnés. Ex. : 

Sources imprimées

JDPL > Journal des débats politiques et littéraires

RGMP > Revue et Gazette musicale de Paris

NZFM > Neue Zeitschrift für Musik

RDM > Revue des deux Mondes.

Éditions

CM > Hector Berlioz, Critique musicale, Paris, Buchet/Chastel et Société française de musicologie, 1996-2020, 10 vol.

CG > Hector Berlioz, Correspondance générale, éd. Pierre Citron, Paris, Flammarion, 1972-2003, 8 vol.

Corr. famille Berlioz > Pascal Beyls, Correspondance de la famille de Berlioz, Grenoble, chez l’auteur, 2019, 5 vol.

NBE > Hector Berlioz, New Edition of the Complete Works, éd. Hugh Macdonald, Kassel, Bärenreiter, 1967-2006, 26 vol.

Bibliographie

Barzun > Jacques Barzun, Berlioz and the Romantic Century, Boston, Little, Brown and Cie, 1950, 2 t.

Barraud > Henry Barraud, Hector Berlioz, Paris, Fayard, 1979.

Félix Marmion > Pascal Beyls, Félix Marmion, oncle de Berlioz, Grenoble, chez l’auteur, 2017.

Bloom 1992 >   Peter Bloom (dir.), Berlioz Studies, Cambridge, Cambridge University Press, 1992.

Bloom 2022 > Peter Bloom, Berlioz in Time, Rochester, University of Rochester Press, 2022.

Boschot I > Adolphe Boschot, La Jeunesse d’un romantique : Hector Berlioz, Paris, Plon, 1906.

Boschot II > Adolphe Boschot, Un Romantique sous Louis-Philippe, Paris, Plon, 1912.

Boschot III > Adolphe Boschot, Le Crépuscule d’un romantique 1842-1869, Paris, Plon, 1912.

Grams Mariane, Chateaubriand journaliste, Paris, Presses universitaires du Septentrion, 1999.

Hugo Léopoldine, Correspondance, éd. Pierre Georgel, Paris, Klincksieck, 1976.

Legouvé Ernest Legouvé, Soixante ans de souvenirs, Paris, J. Hetzel et Cie, 1886.

Les Soirées de l’orchestre Hector Berlioz, Les Soirées de l’orchestre, éd. Léon Guichard, Paris, Gründ, 1968.

Reynaud Cécile (dir.), Berlioz et Paris, Paris, Actes Sud, 2023.

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4. Intégration du fac-similé numérique de la lettre

MusicaLetters propose une édition augmentée de la correspondance, associant dans une même page, à gauche, un feuilleteur projetant les fac-similés numériques de la source, et à droite, sa transcription annotée et indexée.

La présence du fac-similé numérique de la source apporte à la publication, plus qu’une simple illustration, de la transparence critique, le responsable éditorial ayant levé sinon l’ensemble des difficultés, du moins la plupart d’entre elles. C’est pourquoi ce fac-similé est nécessaire.

Il est donc recommandé aux contributeurs de régler en amont de leur travail d’édition la question de la commande des clichés numériques d’une correspondance, s’ils ne sont pas déjà en ligne sur un portail comme Gallica. Les éventuels frais d’acquisition ne seraient d’ailleurs pas pris en charge par l’équipe de musicaLetters. Le contributeur devra en outre vérifier la question des droits à l’image et fournir une autorisation de l’institution propriétaire des sources. L’exploitation d’images tirées de catalogues de salles de ventes est possible, à condition de demander l’autorisation auprès des salles de ventes concernées (voir cet exemple). Cette démarche est d’autant plus utile quand les sources ne sont dévoilées que par ces catalogues, dans lesquels elles sont la plupart du temps partiellement transcrites (voir cet exemple).

Il existe des cas particuliers qui peuvent expliquer l’absence de fac-similé numérique : absence de localisation du manuscrit, collection particulière, perte de l’original d’une source dont une édition est connue, commande de clichés en cours, etc.

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5. Titre de la lettre / de la page

Le titre de la lettre est la première rubrique à remplir lors de la création d’une nouvelle lettre. Plus qu’un titre de lettre, il s’agit pour la base de données d’attribuer un titre à la page, titre sans lequel la donnée, la lettre, ne pourrait être classée. Ce titre, comme l’indique la légende, est celui sous lequel le contributeur souhaite « que les lecteurs la voient ».

Sa construction est laissée libre au directeur de publication d’un corpus et à l’équipe qu’il dirige, en prenant soin cependant de conserver le même modèle dans l’ensemble du corpus qu’il traite.

Voici deux exemples de modèles : 

    • date précise – Lettre de untel à untel, par exemple dans le projet Berlioz (ici) : 

2 novembre 1824 – Lettre de Hector Berlioz  à sa sœur Nanci Berlioz

Ce modèle fonctionne pour les correspondances active et passive.

    • lettre à / de untel en date, adopté par exemple dans le projet Boieldieu ( et ) : 

[correspondance active]

Lettre à Manuel Garcia fils en 1826

[correspondance passive]

Lettre de Gossec en 1804

Le titre doit être suffisamment explicite car il participe à la citabilité de la donnée, la page web de la lettre. MusicaLetters utilise en effet ce titre dans la construction de la référence à la lettre disponible à la rubrique « Pour citer cette lettre » en pied de page. Ex. : 

Sabine Le Hir (éd.), « 2 novembre 1824 – Hector Berlioz à sa sœur Nanci Berlioz », Correspondance d’Hector Berlioz, éd. Sabine Le Hir, musicaLetters, 18 octobre 2025 [en ligne] https://dezede.org/musicaletters/hector-berlioz-correspondance/2-novembre-1824-hector-berlioz-%C3%A0-sa-soeur-nanci-berlioz/ (consulté le 9 février 2026)

Joann Élart (éd.), « Lettre de Gossec en 1804 », Correspondance de François-Adrien Boieldieu, éd. Joann Élart, musicaLetters, 25 octobre 2025  [en ligne] https://dezede.org/musicaletters/correspondance-de-fran%C3%A7ois-adrien-boieldieu/lettre-de-gossec-%C3%A0-boieldieu-en-1804/ (consulté le 9 février 2026)

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6. Transcription de la lettre

Le cœur de musicaLetters est constitué d’une rubrique principale, la transcription. Celle-ci permet à la fois de transcrire et d’annoter la source. La transcription des différents éléments constitutifs de la source ne pourra pas commencer tant que l’option éditoriale, diplomatique ou modernisée, n’aura pas été arrêtée par le responsable du projet (voir « Protocole de transcription et d’annotation »). Il est impératif d’établir ce protocole pour harmoniser la publication.

La transcription respectera la mise en page de la source, autant que possible, en particulier l’alignement à droite (fer à droite) très usité pour les formules de lieu, de date, de politesse et de signature. Des exceptions pourront être préconisées dans le protocole éditorial de chaque dossier. Par défaut, la saisie se fait sur la base d’un alignement à gauche (fer à gauche), alignement qu’il n’est pas possible de justifier (carré) lors de cette étape, le code se chargeant de le faire automatiquement pour l’affichage public dans le front office. Il est également possible d’utiliser l’alignement au centre pour coller à la source. En revanche, les autres libertés prises par l’expéditeur ne pourront pas être gérées par l’outil : ajouts marginaux, parfois dans le sens vertical, dessins, calligrammes ou extraits musicaux. Un protocole adapté devra être adopté pour traiter ces éléments particuliers, dont la plupart pourront être résolus en intégrant directement une image, en particulier s’agissant d’un dessin. Pour les extraits musicaux, une saisie sur MuseScore pourrait être envisagée.

Il n’est pas utile d’ajouter des sauts de ligne pour chercher à coller à la source, car, s’ils seront bien enregistrés dans le back office, ils seront écrasés dans l’affichage public.

La transcription sera accompagnée de son apparat critique, qui peut combiner trois manières d’annoter la source : 

    1. les Notes infrapaginales ;
    2. l’Indexation ;
    3. l’URL, en lien interne ou externe (voir Liens entre lettres ou avec des ressources extérieures).

Il est possible de laisser des commentaires dans le back office pour le suivi de sa publication, commentaires qui ne s’afficheront pas en public. Ces commentaires peuvent être rédigés pour son propre suivi (par ex., « vérifier cette référence », « créer une autorité dans Dezède pour l’indexer ici », « ajouter un renvoi à une lettre », etc.) ou pour échanger avec les transcripteurs d’une même équipe (« correction d’une coquille », « lettre relue », etc.). Pour ajouter un commentaire, il est nécessaire au préalable de sélectionner un mot ou un groupe de mots sur lequel accrocher ce commentaire, qui sera activé après avoir cliqué sur le bouton en forme de phylactère « ajouter un commentaire ».

Voir également la rubrique Copier-coller à partir d’un traitement de texte.

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7. Transcription de l’« enveloppe »

La lettre peut-être accompagnée de son « enveloppe », pièce qu’il est recommandé de transcrire car elle comporte des éléments importants d’ancrage spatio-temporel. Pour ce faire, nous proposons de généraliser sa transcription après la transcription de la lettre, en distinguant les deux ensembles, lettre et « enveloppe », par le séparateur « *** » que nous centrerons. Voyez cet exemple.

Cette « enveloppe » peut se présenter de différentes manières, et c’est pourquoi nous prenons la précaution de préciser ce terme générique, « enveloppe », entre guillemets. Nous indiquons ci-dessous différentes situations, que nous recommandons d’utiliser entre crochets carrés comme modèles afin d’unifier les publications d’un corpus à l’autre – liste susceptible d’enrichissements et de modifications : 

[Adresse sur enveloppe]

[Adresse au dos du feuillet]

[Adresse sur fragment de feuillet]

L’adresse peut être suivie de la transcription du cachet. Dans ce cas, on ajoute à la suite de l’adresse cette entrée entre crochets carrés : 

[Cachet]

Voir également la rubrique Copier-coller à partir d’un traitement de texte.

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8. Notes infrapaginales

Les notes critiques sont rédigées dans le prolongement de la transcription de la source, dans la rubrique « Transcription ».


8.1. Séparateur

Les notes critiques seront séparées des parties transcrites (lettre, « enveloppe ») par une grande ligne horizontale. Celle-ci est créée automatique grâce à l’outil « ligne horizontale », qui peut être activé de deux manières, après ouverture de la boîte d’outils :

  • à partir de la marge  en cliquant sur le « + »
  • à partir de la zone de transcription en tapant « / » ou en tapant MAJ + curseur droit

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8.2. Appels de notes

Les appels de notes suivront le même modèle : un numéro suivi d’une espace  (). Nous exclurons donc le numéro d’appel suivi d’une parenthèse ou d’un point. Pour résumer :

5        ✅

5)      ❌

5.      ❌

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8.3. Redondances avec Dezède et indexation

La rédaction des notes est libre et laissée au directeur·directrice de dossier : elles peuvent être de simples et brefs commentaires ou, au contraire, de plus longs développements. Dans tous les cas, la possibilité d’indexer des matières à partir des autorités de Dezède permet d’éviter d’inutiles commentaires généraux. Par exemple, la mention des Danaïdes de Sacchini dans une correspondance de Berlioz : il est inutile dans une telle situation de rappeler brièvement l’histoire de l’œuvre mentionnée – contexte de création, genre, auteurs, etc. –  car toutes ces informations sont déjà présentes à l’autorité dans Dezède. Voyez dans cette lettre la note 11 : les informations générales de l’œuvre sont abandonnées – il suffit de cliquer sur le titre indexé pour les retrouver –, au profit de renseignements mettant en contexte cette œuvre dans la présente lettre.

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8.4. Liens entre lettres ou avec des ressources extérieures

Un des avantages de l’édition en ligne de la correspondance, en plus de bénéficier de ceux de la base de données (moteur de recherche, indexation, etc.), est de pouvoir créer des liens internes ou externes (URL), et ainsi connecter des lettres entre elles (liens internes) ou des lettres avec des ressources diverses extérieures aux données (liens externes). Ex. :

Pour les liens internes, nous recommandons d’insérer le lien derrière la mention de date de la lettre, par ex. « Voir lettre de Victor Hugo à Hector Berlioz, 19 septembre 1833 ». Ce choix permet de résoudre le cas de renvoi multiple, par ex. : « Voir lettres de Berlioz à sa sœur Adèle Berlioz, [avril 1825] et de Nanci à Berlioz, 20 mars 1829 ».

Pour les liens externes, on ne privilégiera que les URL pérennes.

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8.5. Titres d’œuvres

S’agissant des titres d’œuvres, toujours en italique, les notes seront respectueuses des normes de catalogage de la Bibliothèque nationale de France, normes qui peuvent être résumées selon ce modèle : 

LErreur d’un moment, ou la Suite de Julie

Ce titre est composé d’un titre principal (L’Erreur d’un moment) et d’un titre secondaire (la Suite de Julie), entrecoupé d’un séparateur (, ou). Nous noterons en particulier : 

    • majuscule sur l’article du titre principal (L’) ;
    • majuscule sur le premier mot du titre (Erreur) ;
    • virgule entre les deux titres ;
    • minuscule sur l’article sur titre secondaire (la) ;
    • majuscule sur le premier mot du titre secondaire (Suite).

Nous renvoyons à plusieurs auteurs d’opéras-comiques, dans le répertoire desquels, plusieurs cas dérivent de cette règle générale des titres, chez Grétry ou Dalayrac.

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8.6. Règles de rédaction

La rédaction des notes observera les règles prescrites dans le Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale (Imprimerie nationale de France, 5e et dernière éd., 2002). Nous renvoyons également aux recommandations compilées dans le premier chapitre de ce document, Règles typographiques, sigles, abréviations, capitales, citations.

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8.7. Références et abréviations bibliographiques

Les références bibliographiques sont attendues dans les notes, autant qu’il le faut pour garantir une bonne transparence critique. Elles peuvent être indiquées entre parenthèse de deux manières différentes : 

    • sous forme de références complètes et précises, autant pour les sources que pour la bibliographie, quand il s’agit de références isolées venant éclairer ou justifier un élément particulier évoqué dans une note ;
    • sous forme de références courtes ou d’abréviations bibliographiques, renvoyant directement à la bibliographie indicative de la Présentation du dossier.

Ces abréviations observeront la même forme : nom de l’auteur, volume ou tome, page de la citation (ex. : « Favre, I, p. 139 ») ; informations auxquelles peut être ajoutée, après le nom, la date d’édition de l’étude en cas de références multiples à un même auteur (ex. : « Favre 1944, I, p. 139 »). Voir Abréviations bibliographiques.

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8.8. Copier-coller à partir d’un traitement de texte

Il est possible de copier-coller des transcriptions et annotations déjà saisies sous Word ou OpenOffice. Toutefois, les espaces insécables et les styles (italique, gras, exposant, etc.) ne seront pas conservés. Quant à elles, les notes seront bien conservées, mais il faudra rétablir l’ancrage propre à musicaLetters.

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9. Description

La description peut être utilisée pour apporter des précisions importantes sur les sources, autant sur l’autographe quand celui-ci n’est pas accessible ou perdu, que sur les éditions de lettres déjà connues. Le modèle proposé par l’édition de la correspondance Berlioz peut servir de référence : Autogr. pour la référence à la source autographe ; Public. pour la ou les référence(s) aux publications / éditions de la lettre dans des périodiques, revues ou éditions scientifiques ; Fac-similé pour la reproduction de l’autographe. Voyez cet exemple qui repose sur trois catégories de références.

Une liste de sigles pourra être utilisée pour localiser les sources dans la description. Pour ce faire, nous préconisons l’emploi des sigles du RISM, référentiel international, qui pourront être interrogés et retrouvés à partir de ce moteur de recherche, disponible depuis la légende de la rubrique « Description » : https://rism.info/fr/community/sigla.html. En cas de localisation inconnue, on pourra utiliser une abréviation, par exemple celle en usage dans les études berlioziennes « (— ? —) », ou indiquer toutes formules explicites comme « Autographe non retrouvé », « Localisation inconnue ».

La description pourra être utilisée également pour indiquer le type de correspondance (lettre, billet, quittance, etc.), le format des lettres (in-8o, etc.), l’état du manuscrit, ou toutes autres matières codicologiques.

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10. Contraintes typographiques de l’outil

Le choix des solutions arrêtées pour musicaLetters offre de nombreux avantages, mais il implique toutefois quelques contraintes impossibles à automatiser.


10.1. La gestion des espaces insécables

Elles doivent être créées à la main, en utilisant les raccourcis clavier ordinaires : 

    • sous Mac : option + barre d’espace
    • sous Windows : alt + 160 ou alt + 255 (sur le clavier numérique)

L’automatisation est impossible, du fait de l’usage de normes typographiques différentes d’une langue à l’autre.

Pour en savoir plus sur les espaces insécables, voir Espaces insécables dans les Règles typographiques, sigles, abréviations, capitales, citations.

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10.2. La gestion des guillemets français

Nous recommandons d’adapter les normes typographiques à la langue. Ainsi, en français, les guillemets attendus seront « pour le guillemet ouvrant et » pour le fermant. Ces guillemets doivent être forcés manuellement, car Wagtail crée par défaut des guillemets anglais (droits) : 

    • sous Mac :
      • guillemet ouvrant : option + 7
      • guillemet fermant : MAJ + option + 7
    • sous Windows :
      • guillemet ouvrant : alt + 171
      • guillemet fermant : alt + 187

Pour les expressions entre guillemets comprises dans une citation déjà entre guillemets, autrement dit, pour créer des guillemets dans les guillemets, l’usage est de recourir aux guillemets anglais doubles : . D’un point de vue typographique, ces guillemets se comportent comme des parenthèses : pas d’espace à l’intérieur + espaces normales à l’extérieur. Ex. :

« Les Lettres politiques de Charles Duveyrier et l’École Nationale d’Administration »

Pour les créer : 

    • sous Mac :
      • guillemet ouvrant : option + 3
      • guillemet fermant : MAJ + option + 3
    • sous Windows :
      • guillemet ouvrant : alt + 147
      • guillemet fermant : alt + 148

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10.3. La gestion de l’apostrophe courbe (française)

Comme les chevrons, l’apostrophe courbe est recommandée en français ; elle doit être forcée manuellement, pour éviter la création par défaut d’une apostrophe droite : 

    • sous Mac : MAJ + option + 4
    • sous Windows : alt + 146

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11. Indexation

Si l’indexation est laissée à la liberté et au jugement de chaque contributeur, elle est toutefois vivement recommandée. Il est possible d’indexer les individus, les ensembles, les œuvres, les rôles, les événements et les sources. Indexer dans musicaLetters revient à interroger les métadonnées de Dezède. Le contributeur pourra être confronté à deux situations : 

  • la donnée existe dans Dezède > la relation est créée automatiquement ;
  • la donnée n’existe pas dans Dezède > il faut créer la donnée dans Dezède.

Quand une entrée d’index est répétée plusieurs fois dans la transcription de la lettre et dans ses notes, nous recommandons de ne l’indexer qu’une seule fois par lettre ou par note, pour éviter de surcharger les relations entre les données, mais également pour limiter le traitement par le contributeur.

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Actualités, formations, échanges autour du projet numérique Dezède (https://dezede.org)