Dans le cadre de nos recherches sur la rencontre entre science et design, nous avons pu observer et participer à l’Atelier “Plastique de l’invisible” qui s’est tenu à l’ENSCI, en partenariat avec l’ENS Cachan entre octobre 2015 et janvier 2016.

L’ENS Cachan à l’ENSCI : Plastique de l’invisible
Organisé par : Laureline GALLIOT – Guillaume FOISSAC – Noémie LESARTRE
Sous l’impulsion de Claire Brunet, le studio est mené en partenariat avec le laboratoire PPSM (Photophysique et Photochimie Supramoléculaires et Macromoléculaires) de Cachan
Dans une logique exploratoire et de recherche fondamentale, les chercheurs du laboratoire de chimie PPSM de l’ENS de Cachan, sont amenés à dessiner des molécules, c’est à dire les plus petits objets que l’on puisse synthétiser. Cette démarche poursuit divers buts tels que comprendre des évènements se produisant à une échelle infiniment petite (mécanismes réactionnels, par exemple) ou concevoir des composés adaptés à une application spécifique. Les résultats de ces travaux servent bien souvent à alimenter en nouvelles molécules des domaines variés : le monde du vivant, pharmaceutique, cosmétique, agrochimique, plastique, alimentaire, ou l’industrie des tissus, des carburants, des écrans d’ordinateurs…
De façon totalement surprenante, cette pratique de la chimie organique repose sur le postulat qu’une approche esthétique de l’assemblage moléculaire permet d’aborder la question des interactions entre molécules et de comprendre le comportement de structures chimiques nouvelles. Autrement dit, le dessin, la forme et la plastique d’une molécule peuvent être le point de départ de travaux de recherche radicalement novateurs.
Le studio expérimental « Plastique de l’invisible » en partenariat avec l’ENS Cachan, propose donc un improbable précepte basé sur le fait que « la connaissance peut découler de la forme » (complétant ainsi l’adage unanimement reconnu en design qui consiste à dire que « la forme découle de la fonction »). En suivant cette intuition, une connaissance des molécules pourrait donc potentiellement émaner d’un travail exploratoire et libre sur leurs formes, leurs esthétiques, leurs couleurs, leurs comportements, leurs assemblages, leurs dynamiques, leurs plastiques… sans présupposer initialement de leurs fonctions finales.
Plus sur : http://www.ensci.com/creation-industrielle/cours/studios-experimentaux/projet/article/22380/
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
mathiasbejean (3 mars 2016). Design et chimie. ANR DeSciTech. Consulté le 26 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/nj46