Méthodes de calcul des charges pour les
abattages à ciel ouvert et en galerie
Autor(en): Delémont, Roger
Objekttyp: Article
Zeitschrift: Bulletin technique de la Suisse romande
Band (Jahr): 96 (1970)
Heft 19
PDF erstellt am: 18.05.2018
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Méthodes de calcul des charges
pour les abattages à ciel ouvert et en galerie
par ROGER DELÉMONT, conseiller technique de la Société suisse des explosifs, Gamsen-Brigue
1. Avant-propos Lorsque la résistance d'une roche à l'écrasement est seule
Depuis que la technique du minage des roches permet connue, on peut, dans la plupart des cas, estimer approxi¬
d'abattre des volées plus volumineuses que par le passé, mativement sa résistance à la traction au 1/20 et celle au
l'application de méthodes précises de calcul des charges cisaillement au 1/10 de la résistance à l'écrasement.
s'avère de plus en plus indispensable.
Si le mineur connaît généralement bien la roche qu'il
doit faire sauter, il ignore souvent par contre certains 3. Caractéristiques et catégories des explosifs
éléments dont la connaissance permet de conditionner le Leur classification étant publiée dans l'article précédent,
chargement des trous de mine de façon adéquate. nous prions le lecteur de s'y reporter pour les indications
Plusieurs méthodes permettent de déterminer la densité dont il pourrait avoir besoin.
de chargement en fonction et de la perforation et de la
nature de la roche.
Une de celles que nous avons particulièrement appliquée 4. Formules de calcul des charges
au cours de ces dernières années et qui a donné des résul¬
4.1 Abattage à ciel ouvert
tats absolument satisfaisants dans les roches de nature très
diverse et sur de nombreux chantiers est la formule pro¬ Considérons le cas d'un front à abattre par une rangée
posée par M. Oppeneau et issue des travaux réalisés par de trous tirés simultanément ou avec des intervalles micro¬
Taffanel, Dautriche et Taylor. retard.
Cette formule, dont la description va suivre, n'est autre A et B sont les résistances qui doivent être vaincues par
que celle à laquelle je faisais allusion dans l'article paru dans l'explosif. Elles se déterminent en fonction de leurs surfaces
le numéro 6 de cette revue sous le titre « Utilisation des multipliées par les résistances admises de la roche (a + ß),
explosifs et moyens d'inflammation dans les travaux de soit
génie civil » g A a•b ¦ c B=ß•a • b
Le point de départ pour dresser un plan de tir est condi¬
tionné par la connaissance des caractéristiques de la roche La valeur de A + B a été définie expérimentalement par
et des explosifs ainsi que celle des moyens de forage et Taffanel, Dautriche et Taylor, c'est-à-dire que
d'évacuation disponibles.
2. Caractéristiques de quelques roches a-b-c+$-a-b^2,4 m • A •y •d • V • 0*
Résistance Résistance
à la Résistance Energie
Roche Densité au cisail¬
traction lement
t/ma a t/ma ß
Légende
Gypse 2 100 300 épaisseur de la banquette ou avancement
a m
Grès tendre b écartement des trous m
Schiste siliceux 2,3 200 300 c profondeur des trous m
Calcaire tendre
m coefficient de puissance de l'explosif
Calcaire moyen Poids de l'explosif
Grès moyen 2,5 300 300
densité de chargement
Volume du trou
Schiste dur
0-30
Marbre blanc. 450 y coefficient de pression ou de rendement
2,7 700
s/T"
Calcaire dur d longueur de la colonne d'explosif m
Calcaire cristallin 2,65 500 1100
Calcaire siliceux V coefficient de vitesse de l'explosif
4000
Quartz 2,65 300-500 1000 v vitesse de détonation m/s
Granit moyen 800 1000
0 diamètre du trou mm
2,75
Granit
Gneiss
dur.... 2,8 800 2000 Exemple de calcul
Roche calcaire moyen
Basalte 3,0 800 2000 Avancement 2,50 m
Ecartement 3,00 m
Diabase 3,2 1800 3000
Profondeur 15,00 m
Diamètre du trou 76 mm
1
Voir Bulletin technique de la Suisse romande du 21 mars 1970. Explosif Tramex 60/570
281
A J*—*
V
-X k
'//\WZû
ri mmm
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s*ü!=4 ïïsl!ÏV'__Jji
A-Tracfiön (ex)
V/A s^-''
V,
^WÀ_ 1i
i wk
<K
Surpro-fondcur=o.3a i
m
* \ ,.i
»aKass^sa
B r Cisaillement ((3)
Fig. l.
300 • 3,00 • 15,00 + 300 • 2,50 3,00 =>
• Par contre, lorsque le bouchon canadien est utilisé, le
2,4 • 1,09 • A -y • d • V¦ 5776 calcul des charges pour le dégagement du cœur est basé sur
la formule suivante :
P 1550
A 0,6
V 2580
A + 5^2,4 • m • A • y ¦ V-d- 0S
0,30
V«a + 4ia
0,19
gjjj ß -a ¦ b
/2700
A + B=a-a-c + 2ß-b-c +
V 0,82
/ 4000 c profondeur du trou
15 750 t 2,4 • 1,09 • 0,6 • 0,19 • d ¦ 0,82 • 5776
15 750 U=-J
11,20 m
1410
La longueur de la colonne d'explosif sera donc de A-m
11,20 m, c'est-à-dire 20 cartouches de Tramex 60/570, soit
31 kg. Compte tenu du tassement des cartouches lorsqu'el¬
les arrivent en fond de trou, la colonne ne représente *--- /
effectivement qu'environ 9 m de hauteur. Les derniers m
de charge seront étalés par des bourrages intermédiaires
%
•
i \.'
y
de façon à n'avoir au sommet du trou que 2,5 m de bour¬
rage supérieur.
®r
\
Densité de charge
Fig. 2.
Volume en place 15,00 • 3,0 • 2,50= 112,5 m8
Poids de l'explosif 31,0 kg
Explosif par m8 277 g Exemple de calcul
Roche granit moyen
4.2 Abattages en galerie Avancement 3,00 m
Lorsque le tir se fait en appliquant la méthode du bou¬ Diamètre du trou central 102 m
chon pyramidal ou autres bouchons à trous obliques, la Diamètre des autres trous 32 mm
formule du calcw des charges reste la même que pour les Valeur de b 12 cm
abattages à ciel ouvert. Explosif Gélatine A 25/300
282
Résistances : 970 t ^ 2,4 • 1,19 • 0,87 • 0,4 • 1,2 • d • 1024 • 0,39
A +B 800 • 0,102 3,00 +
• 2 • 1000 • 0,12 • 3,00 d 472
•
1000 • 0,102 • 0,12
+ — 970 t d 2,07 m 7 cartouches Gélatine A, 25/300
0.1022 Pour les trous de la deuxième couronne le calcul est
9701 =2,4-1,19 A-yV-d-1024•
identique. En admettant qu'ils soient à 45 cm de l'axe du
0.1022 + 4 • 0,122
trou central, on obtient une charge de 9 cartouches de
208 Gélatine A, 25/300, par trou.
A —
240
0,87
Pour tous les autres trous de la section, le calcul se fait
comme pour un abattage normal.
5500
V 1,17
4000 Adresse de l'auteur :
Roger Delémont, conseiller technique de la Société suisse des
explosifs Gamsen-Brigue,
y < 1
m 0,4 21, ch. de Belmonthoux, Pritly.
Bibliographie sphérique avec diffusion (vitesse moyenne de l'écoulement
négligeable). Réacteur chimique tubulaire à pression constante.
Aérothermochimie des écoulements homogènes, par 3. Problèmes faisant intervenir les équations de continuité,
Marcel Barrère, chef de division à l'O.N.E.R.A., et Soger de la quantité de mouvement et de l'énergie : Combustion super¬
Prud'homme, docteur es sciences. « Mémoires de sciences sonique. Couche limite avec réactions chimiques. Petites per¬
physiques», fascicule LXVIII. Paris, Gauthier-Villars, 1970. turbations.
Un volume 16x25 cm, xn-114 pages, 20 figures. Prix: Conclusion — Bibliographie
broché, 35 F.
Ce traité peut être considéré comme une introduction Le fonds de roulement, par Jean-Marie Audoye, conseil en
ou un complément au cours d'Aérothermochimie professé gestion. Paris 1er (4, rue Cambon), Entreprise moderne d'édi¬
à l'Ecole des Mines de Paris. tion, 1970. — Un volume 16x24 cm, 106 pages, figures.
L'analyse, de plus en plus fine, des écoulements, qui sont Prix : broché, 29 F.
le siège de réactions chimiques et où interviennent des L'intérêt porté à la notion de fonds de roulement par les
transferts de chaleur et de masse, a conduit à développer dirigeants et les consens d'entreprise est assez récent.
une nouvelle discipline, l'aérothermochimie, où se trouvent Jusqu'alors, en effet, la croissance relativement faible des
groupés les problèmes posés par de tels écoulements. Il est, entreprises et la relative stabilité de leurs productions
en effet, bien évident que l'aérodynamique, la thermodyna¬ avaient masqué l'importance du fonds de roulement
mique et la chimie interviennent simultanément dans de comme condition d'une exploitation harmonieuse et équi¬
tels problèmes, qui rentrent dans le cadre plus général de librée. Aux yeux de beaucoup, le fonds de roulement
la thermodynamique des processus irréversibles. nécessaire demeurant relativement constant, apparaissait
Feront donc appel à l'aérothermochimie, l'aérodyna¬ comme une valeur plus ou moins abstraite.
mique aux très grandes vitesses et, en particulier, les études Il a fallu entrer dans l'ère de l'expansion continue et de
de rentrée des capsules spatiales, les phénomènes de com¬ l'adaptation permanente des productions aux découvertes
bustion et, en premier lieu, la propulsion, le génie chi¬ scientifiques et technologiques ainsi qu'aux besoins de plus
mique, la métallurgie. Aussi ce mémorial rendra les plus en plus évolutifs du marché pour que l'attention des diri¬
grands services à un important groupe de chercheurs et geants soit attirée sur la nécessité non seulement d'avoir un
d'ingénieurs. Le but des auteurs est, en premier lieu, d'éta¬ fonds de roulement suffisant mais encore de prévoir ses
blir une base analytique sûre, fondée sur des idées aussi accroissements futurs.
simples que possible, puis de montrer, par quelques Les difficultés rencontrées dans certaines entreprises au
exemples, la manière dont peuvent être abordées les appli¬ cours de l'exécution des plans d'expansion ou de mutation
cations à partir de cette base, enfin de marquer l'intérêt des productions ont d'ailleurs contribué beaucoup à faire
des théories présentées en les confrontant avec l'expérience. prendre conscience que le fonds de roulement était un
Sommaire : investissement « financier » complémentaire aux investisse¬
Introduction ments techniques, dont l'insuffisance pouvait être rédhibi-
I. Equation de bilan. Equations générales de l'aérothermo¬ toire.
chimie
1. Aspect chimique : Définition des variables chimiques. Défi¬ Sommaire :
nition des variables chimiques. Définition des espèces chimiques. Les notions de fonds de roulement. — La structure verticale
Systèmes de base. Définition du système réactionnel. Réactions des fonds de roulement. — La fixité du fonds de roulement. —
indépendantes. Degré d'avancement de la réaction. Taux de Les niveaux des fonds de roulement. — La détermination des
production des espèces. Energie mise en jeu par une réaction fonds de roulement directs. — L'expression des fonds de roule¬
chimique. ment directs. — Le calcul proprement dit des fonds de roule¬
2. Equations générales de l'écoulement : Equations de conti¬ ment directs. — La détermination des fonds de roulement mar¬
nuité des espèces. Equation de continuité globale. Equation du ginaux. — Calcul du fonds de roulement direct d'un produit
mouvement. Equation de l'énergie. Production d'entropie. élémentaire. — Les courbes de fonds de roulement. — La déter¬
3. Conditions à la paroi. mination des fonds de roulement prévisionnels. — La détermi¬
II. Applications nation du fonds de roulement global.
1. Equation de continuité des espèces : Réactions chimiques
isothermes : a) simplification du système chimique ; b) systèmes
linéaires ; c) systèmes non linéaires. Réactions chimiques non
Développements actuels de l'Informatique de gestion.
Compte rendu des Journées internationales de l'informatique
isothermes. Equation de continuité des espèces en tenant compte et de l'automatisme (Versailles, juin 1969), par /. Peguet et
de la vitesse de l'écoulement. Equations de continuité des G. Gasty. Paris 1er (4, rue Cambon), Entreprise moderne
espèces en tenant compte de la diffusion. Réaction gaz-solide. d'édition, 1970. — Un volume 21 x 23 cm, 243 pages. Prix :
2. Problèmes faisant intervenir l'équation de continuité des
broché, 60 F.
espèces et l'équation de l'énergie (évolution pratiquement isobare
et à faible vitesse) : Approximation de Shvab-Zeldovich. Réac¬ Les dernières Journées internationales de l'informatique
teur chimique homogène à mélange parfait. Réacteur chimique tenues à Versailles, avaient été constituées en tables
283