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lundi 13 mars 2017

Fury : le Warhamster !



Ca y est !
Enfin le voila, le fameux cavalier rouge sur hamster de guerre. Le "Warhamster", en clin d'oeil à un jeu bien connu venu de l'autre côté de la Manche... oui, ça me fait bien marrer ! Il faut savoir que si j'ai acheté un starter Fury à l'époque, et si j'ai pris les Gobelins sans hésiter une seule seconde, c'est parce que j'avais eu Whispe, le créateur du jeu, au téléphone lors de la préparation d'un W-Day. Une fois passées les discussions pratiques, on avait papoté de tout, de rien, de jeux et notamment du sien. Fury, donc.



Un jeu d'escarmouche (cool) dans un univers complètement barré (re-cool) avec des figs originales et pleines d'originalité (re-re-cool).
Et voilà que Whispe m'explique qu'il a prévu, à moyen terme, de sortir des unités lourdes pour chaque faction. Dont un putain de Hamster de guerre pour les Gobelins.

Un Hamster.
De guerre.

Ca me parlait autant que le concept d'escargot de course !

Qui s'en rappelle ?


J'ai dit "banco", et au W-Day j'ai apporté trois piécettes d'or au Whispe, et je suis reparti avec ma boite pleine de résine qui sent bon. Dedans, y avait le starter RSSG. J'ai A-DO-RÉ les peindre.

Mon Starter de la RSSG.

Les temps passe, et Whispe lance l'année dernière un Kicstarter pour développer sa gamme. Dans ce projet, les fameuses armes lourdes, et le Hamster. Entre temps, le concept avait été révélé, alors quand le KS a pointé le bout de son nez j'ai dégainé ma carte bleue direct, et zou.
Mon précieux.


Le concept du War-Hamster, par Stéphane Louis.


Et quelques mois après le KS, j'ai fini par recevoir mes figs. J'ai mis le temps parce que j'ai été pas mal pris dernièrement, mais petit à petit ça avance. J'ai déjà présenté ici mes peintures du Sniper ainsi que de Gobderuine l'arme G.

Je me suis gardé le Hamster pour la fin. En récompense. Bon, et parce que je ne savais pas comment peindre le hamster en lui-même, aussi, soyons francs. La figurine est sculptée par Luc Trichet, et comme tout le reste de la faction, le cavalier a une vraie tête de vainqueur. Je radote, mais j'adore ces Gobelins, ils ont vraiment des tronches super expressives.

Côté schéma, je continue sur ma lancée pour le cavalier, avec mon bleu désaturé pour l'uniforme, une chemise blanche, des cuirs jaunes et des détails rouges pour rehausser le tout. Pour la monture, ça a été plus compliqué. J'ai passé du temps sur Google images, à regarder des images de hamster (oui, notre passion nous fait parfois faire des choses inattendues...). Et puis la solution s'est imposée d'elle même. Il existe une variété de hamsters appelés "hamsters russes". Il n'y avait plus débat. Go pour le "hamster russe".

Et quelques heures de barbouillage plus tard, voilà le résultat.










Avec lui, je crois que j'ai toute la gamme des Gobelins de peinte. Reste à trouver une date et aller foutre sur la tronche des Orques de mon copain Syntaxerror !



mercredi 29 juin 2016

Eden : un Convoi pas comme les autres #8



J'avais acheté la fig du Condottiere il y a un moment, lors du second W-Day. Il s'agit d'un mercenaire en édition limitée, doté d'un profil non officiel, et comme la fig me plaisait, je l'avais achetée. Seulement, je ne l'avais jamais peint. Mais en retombant dessus l'autre jour, je me suis dit qu'il ferait un très bon substitut à Georg pour mon Convoi, puisque tous deux ont le même type de pose, se baladent avec les têtes de leurs copains, et partagent une passion pour le macramé et un regard doux comme l'agneau.


Le Condottiere...


...et Georg.


Adjugé ! Le Condottiere sera mon Georg. 
Comme Ulrich et Birgit, il s'agit d'une édition limitée, donc je l'ai gardée telle quelle, d'autant que la fig me plaisait beaucoup en l'état.
On reste sur mon schéma bizarroïde, et voici le résultat :





samedi 5 septembre 2015

Warmachine : Starter Convergence de Cyriss

Et voilà, depuis le temps que j'en parlais, depuis que j'ai essayé le jeu au W-Day 2014, ça y est j'ai enfin peint mes premières figs pour Warmachine.
Je ne suis pas un grand fan du look Warmachine en général même s'il y a quelques belles figs, les jacks (les robots) avec leurs grosses paluches, leurs petites têtes et leurs petites jambes ne me séduisent pas vraiment, et à la base je lorgnais plutôt du côté de Hordes.

Oui mais voilà, Privateer Press a sorti la faction Convergence de Cyriss.


Et j'ai immédiatement accroché à cette armée, dont les figs ne ressemblent à aucune autre faction. On est plus dans un look de SF rétro à la Métropolis, bref ça m'évoque plein de choses.

Metropolis


Iron Mother de la Convergence de Cyriss


Le pas est franchi quand, il y a quelques mois, l'ami Esprit m'offre un starter Convergence, et les choses se précipitent cet été : il s'achète pour lui un starter Horde et les peint dans la foulée. J'ai donc des figs, et un copain à 3 pas avec qui jouer.

J'ai donc fini tout ce que j'avais en cours (Kolaps, Fury, notamment) puis je me suis attaqué à mes figs.
Je voulais, pour une fois, un truc rapide à peindre. J'ai longtemps tergiversé sur le schéma (comme d'hab') avant de m'arrêter sur quelque chose d'absolument pas subtil, qui peut être peint même en débordant, mais qui me plaît bien, et qui devrait pas trop mal rendre sur la table.


En voyant les figs, les robots me donnent l'impression de pouvoir se replier sur eux-mêmes. Je les imagine donc comme des sentinelles endormies, gardiens de temples, défenseur de laboratoires. Des automates placés là en veille depuis des années, et qui se réactivent à l'arrivée d'importuns, se déployant dans un cliquetis métallique, et réactivant leurs armes afin de repousser tout intrus.
Au programme donc, du métal tout pourri, de la rocaille, et du vert fluo pour que ça pète. Et ça pète. Donc je suis content. Voilà le résultat :





Edit :
On m'a demandé une vue en gros plan pour voir le rendu des métaux, alors la voici. Je rappelle quand même que c'est peint "vite" avec des techniques de voleur de poules, hein.




Edit, le retour :
On m'avait fait remarqué que si le résultat était chouette, ça manquait quand même un peu de lisibilité. La solution la plus simple consistait à faire un lining, sauf qu'un beau lining c'est long. Du coup, j'avais fait l'impasse dessus volontairement.
Sauf que... ben entre temps j'ai reçu les lavis Ammo of Mig qui sont faits exprès pour ce genre de choses, alors je me suis dit "voyons ce que ça donne". Et ça donne bien.
Merci à ceux qui avaient chipoté sur les détails, c'est encore mieux comme ça, sans se prendre le choux à le faire. Vite fait bien fait, parfait.

Sans plus tarder, la photo :





Je cherche à monter cette bande à 15 points, donc si des connaisseurs passent dans le coin et veulent me conseiller, je suis tout ouïe.

lundi 1 juin 2015

Zoom sur : Eden

J'inaugure avec cet article une série sur les divers jeux que je pratique. J'ai découvert les jeux de figurines étant ado, en retrouvant la collection de Jeux et Stratégie de mon père. C'était vieux, mais ça parlait de choses fascinantes... notamment de jeux où on incarnait un ou plusieurs personnages représentés par des petites figurines. J'ai adoré le concept.

Je me suis mis aux jeux de figs un peu plus tard, au lycée, avec l'inévitable mastodonte de l'époque : Games Workshop. Je parlerai de leurs jeux plus tard, mais pour le moment, je vais me concentrer sur Eden.



J'ai découvert Eden au cours du premier W-Day. C'est le premier jeu non GW auquel j'ai joué. C'est mon ami Golbarg qui m'avait fait part de son intérêt pour ce jeu, dans le train, alors qu'on descendait sur Paris.
 J'avais déjà vu des photos des figs, mais je n'avais pas accroché plus que ça. Je suis quand même allé jeter un oeil à leur stand, par curiosité. Et là j'ai vu la vitrine avec les figs studio dedans.
Première claque.

(une partie de la vitrine Eden du W-Day, photo par Poterne récupérée sur le WarFo)

Ensuite on a essayé le jeu.
Deuxième claque.

Quand on n'a joué qu'à des jeux de GW, le premier contact avec un jeu de ce type est déroutant. Et fascinant à la fois. La mécanique de base du jeu est d'une simplicité absolue. Un enfant de 10 ans comprend en quelques minutes comment ça marche.
Et pourtant, le jeu est riche, profond, et très tactique. Car cette mécanique de base tourne très bien, implique de faire des choix. Et en plus, on y ajoute des règles spéciales, qui vont du boost de puissance à des capacités de nuisance plus ou moins sournoise, des choix de missions asymétriques (chaque joueur choisit une mission, les deux joueurs n'ont donc pas forcément le même objectif) ainsi qu'une réserve de points de stratégie et une main de cartes tactiques qui vont permettre de pimenter le jeu.


Alors Eden, qu'est-ce que c'est ?
Suivez le guide !

(Concept de Lawrence pour Escape - par Stephane Louis)

Eden est un jeu de figurines, au format escarmouche et dans un univers post-apocalyptique. Concrètement, on joue en général entre 3 et 6 figurines, sur une surface de jeu de 60 x 60 cm. L'avantage indéniable de ce genre de jeux, c'est que c'est facile à ranger, à transporter et à installer. Et on peut rapidement jouer ses figurines montées et peintes. Pas besoin d'enchaîner trois pavés de 20 figs.

Le jeu est disponible sous forme de "starters" qui sont des boîtes contenant :
- le livre de règle petit format. Celui-ci ne contient pas toute la partie "univers", mais présente en revanche les règles complètes.
- assez de figurines pour se monter une bande de 100 points. Là où c'est fort, c'est que ces 100 points représentent le format standard du jeu. Oui, vous avez bien lu, un starter se suffit à lui même pour jouer une faction. En plus, ces starters sont intéressants à jouer, avec de bonnes interactions entre les combattants qui les composent. Evidemment, on peut acheter d'autres figurines pour varier le composition de notre bande, voire se créer une bande sur mesure avec les références qui nous plaisent, sans passer par les starters.
- les cartes profil des figurines, ainsi que quelques cartes tactiques et cartes missions.

A noter que sur le site officiel, toutes les cartes (aussi bien de profils, de missions ou tactiques) sont disponibles gratuitement en téléchargement, de même que le livre de règles.
Le forum quant à lui organise régulièrement des concours, comme des concours de peinture, de créations de règles.

Exemple de carte de profil, créée par un joueur, 
Arkaal, dans le cadre d'un concours officiel.


Les factions ont des identités très marquées, aussi bien d'un point de vue visuel qu'au niveau du gameplay.
Je ne vous fais pas l'inventaire, mais on y trouve pèle-mêle des clowns psychopathes, un ordre religieux matriarcal qui asservit les hommes, des mutants, des bikers de l'apocalypse, des robots samouraïs, etc... Il y en a pour tous les goûts.



Ne cherchez pas les livres d'armée, il n'y en a pas. L'avantage est que chaque faction peut ainsi recevoir des renforts à n'importe quel moment avec l'arrivée de nouveaux profils. 
Il en va de même pour les erratas et corrections de profils, qui arrivent de temps en temps pour ré-équilibrer les combattants ou les missions qui en ont besoin. Il suffit alors de ré-imprimer la carte erratée, et c'est tout bon.


Pour ma part, j'ai craqué dans un premier temps sur le Starter Askaris. Les Askaris sont des scientifiques qui sont restés cachés dans leurs laboratoires souterrains alors qu'une troisième guerre mondiale ravageait la surface du globe. Au fil des ans, ils se sont obstinés pour créer l'humain parfait, le survivant absolu, expérimentant sur eux-mêmes à grand renfort de manipulations génétiques et d'implants bio-mécaniques. Leur travail a conduit à l'émergence de mutants.

Voilà le contenu du starter Askaris, peint par mes soins :


Les Askaris sont une faction chère, jouant par conséquent souvent en sous-nombre. Ils compensent par une force de frappe conséquente, ainsi qu'un éventail de mutations disponibles pour chacun de leurs combattants, que l'on peut choisir en début de partie (ce qui permet donc de s'adapter à la situation).


Le jeu est nerveux et dynamique. Les joueurs activent une figurine chacun, chacun leur tour avant de passer la main. On peut interrompre l'activation d'une figurine avec un combattant plus rapide. On peut passer son tour pour laisser l'autre venir.
Bref, pas de temps mort en attendant que le joueur d'en face ait fini son tour. On est dans la partie du début à la fin.

Le corpus de base est suffisamment simple pour que rapidement, on ne consulte presque jamais le livre de règles pendant une partie. La rédaction des règles est précise, rigoureuse. Il est très rare de tomber sur un cas insoluble où on ne sait pas quoi faire. Lorsque cela arrive, la moitié du temps on trouve la solution en lisant posément les règles concernées.


A Eden, jouer la mission est primordial. A moins d'avoir choisi une mission de poutre, tuer l'ennemi n'est pas forcément un but en soi. Il s'agit plus souvent d'aller chercher des objectifs, d'activer des balises, de fouiller les décombres, de puiser de l'eau, etc. Éradiquer l'adversaire de la table n'apporte pas toujours la victoire, et peut même nous faire perdre la partie dans certains cas.
Mais que les gros bourrins se rassurent, il y a aussi des missions d'assassinat, de guet-apens et autres joyeusetés.


Point sympa, il s'agit d'un jeu français. Les créateurs du jeu sont actifs sur le forum officiel, et même si ce n'est pas forcément indispensable, avoir un commentaire sur sa peinture par le mec qui a sculpté la fig, ou une réponse à une question par les auteurs des règles, ça fait toujours plaisir.


Voici quelques exemples de photos de parties  :

Mes Askaris affrontent le Matriarcat de Golbarg.


Mes Résistants se font intercepter par les drones de l'ISC de Kaah.


Partie à 3 joueurs, avec les Jokers d'Esprit, le Convoi de Syntaxerror et mes Résistants.



En tout cas, ce qui était un petit jeu secondaire pour moi ("ouais juste trois fig à peindre, comme ça on jouera de temps en temps") a été une vraie bouffée d'air frais. C'est le jeu auquel je joue le plus souvent en ce moment, mais Eden m'a aussi ouvert à plein d'autres jeux (qui feront l'objet d'autres articles).

Je vous laisse avec quelques liens :


lundi 25 mai 2015

CDA Eden - Mois 3

Eh oui, je commence par le mois 3... je n'avais pas de blog avant.
Mais rassurez vous, je reprends les choses depuis le début pour ceux qui n'auraient pas tout suivi.

J'ai découvert Eden il y a environ 2 ans, lors de la première édition du W-Day.

(ici l'affiche de l'édition de 2015 - Illustration par Silver)


Là-bas, j'ai eu l'occasion de voir toute la gamme de figs peintes (autant vous dire que c'est beau) et de tester le jeu avec mon acolyte de toujours, Golbarg. Convaincus par la démo, on est repartis avec un starter chacun. Mon choix s'est porté sur les Askaris, des mutants génétiquement améliorés. Et ce qui était à la base pour moi un petit jeu secondaire est devenu celui auquel je joue le plus depuis quelques temps.

Ayant soutenu la campagne Kickstarter du jeu Escape (un jeu de plateau qui se déroule dans l'univers d'Eden et dont les figs sont compatibles avec les deux jeux) j'avais peint rapidement les figurines de la faction ISC afin de les prêter au club pour les partie de démo du jeu.
En début d'année, le projet de lancer un CDA a émergé sur le forum Eden. J'ai donc sauté sur l'occasion pour peindre l'autre faction de la boîte Escape, qui sera ainsi ma troisième faction pour Eden : la Résistance.

(Concept de la Résistance pour Eden)


Le CDA s'étale sur 4 mois, pendant lesquels il faut peindre 100 points (le format standard du jeu), 3 pions objectif et écrire un peu de background pour nos combattants. J'ai déjà peint 5 figurines, 2 avant le top départ pour choisir et tester mon schéma de couleur, puis une par mois pour les 2 premières sessions et une fig bonus pour tester une nouvelle technique de weathering (j'y reviendrai plus tard).
Il me restait donc 2 figurines à peindre, ainsi que les 3 pions. Je viens juste de finir Pamela. Cette figurine n'a pour l'heure pas de profil officiel pour Eden. Je la jouerai donc avec le profil de Courtney, qui est l'une des Résistantes ayant également une arme de tir.

Le concept s'inspire du personnage de Pamela Anderson dans Alerte à Malibu, elle est donc blonde en maillot rouge.

(Concept de Pamela pour Escape - par Stephane Louis)


Par pur esprit de contradiction, j'ai décidé de m'éloigner du concept, et choisi de la faire rousse :



"Sorcière ! Sorcière !"
Ils ne cessaient de répéter ce mot. Ils le hurlaient tandis qu'ils la maintenaient au sol. L'un d'eux, après l'avoir rouée de coup, s'était dirigé vers un fourneau et en avait tiré une barre de métal rougi.

Pamela retira ses gants de cuir noir et regarda, une fois encore, l'intérieur de ses mains. Ses paumes portaient encore les cicatrices de cette nuit là. La marque de la sorcière, la signature du diable.
Elle n'oublierait jamais la douleur. Elle n'avait que douze ans, et on l'avait torturée, marquée à vie, puis laissée pour morte sans autre raison que la couleur de ses cheveux.
Mais elle avait survécu. Et en même temps qu'elle grandissait, son désir de vengeance lui aussi avait crû,  jusqu'à se muer en une haine implacable.

Pamela mit ses gants dans la poche de sa salopette, ramassa son arme et reprit sa progression dans le long corridor. En passant tout à côté, elle donna un coup de pied à la dépouille qui gisait au sol, envoyant voler des cendres dans les airs.


On lui avait brûlé les mains. Alors aujourd'hui, c'était elle qui brûlait tous ceux qui se mettaient en travers de sa route. Et cela n'avait rien à voir avec de la sorcellerie. Non, si elle pouvait transformer ses ennemis en un amas de cendres et d'os carbonisés, c'était grâce aux merveilles de la technologie.




Et voilà une photo de la belle rouquine accompagnée de ses compagnons :

De gauche à droite : Alice, Jack, Martin, Freedom, Pamela et Duncan.

Et pour conclure ce post, les histoires relatives à Martin...

Je sentais le sang battre contre mes temps et mon pouls résonnait dans mes oreilles. J'étais accroupi dans l’obscurité offerte par un couloir de service, adossé à une conduite couverte de crasse, comme tout le reste à ce niveau. Ma poitrine se soulevait au rythme saccadé de ma respiration, j’étais plus rapide que mes adversaires, mais eux ne souffraient ni de la pénombre, ni de l’oppressante moiteur qui régnait dans ces sous-sols puants.

J’entendais le pas pesant, régulier, implacable, du drone qui approchait. J’étais prêt à bondir, les mains crispées sur mon arme et déterminé à m’en servir.
C’est alors qu’une lumière crue, vive, illumina les murs tandis qu’une forte odeur d’air ionisé envahit mes narines. Ébloui, je ne distinguais qu’une silhouette, mais au son que produisirent ses fouets, je sus que Martin venait d’arriver.



... et à Jack :

Des fantômes.
Voilà ce que disait la légende.
Depuis des générations, aussi loin que remontait la mémoire des plus anciens parmi les réfugiés, des hommes et des femmes disparaissaient sans laisser de traces. Des gens apparemment sans histoires. Des travailleurs. Des pères et des mères de famille. Des voisins. Des collègues. Des gens ordinaires que l’on fréquentait au quotidien.
Et un beau matin, ils avaient disparu. On ne les revoyait jamais mais on ne retrouvait jamais aucun corps. La légende disait que des fantômes venaient les chercher pour les dévorer.

Tout le monde connaissait au moins une personne qui avait disparu de la sorte. Mais tout le monde faisait avec. Il fallait bien que la vie continue.

C’est aussi comme ça que Jack voyait les choses. Au cours de sa vie, il avait déjà connu trois disparitions et avait toujours su tourner la page. Mais pas cette fois.
Cela faisait maintenant trois mois que sa fille avait disparu. Trois mois que Jack ne dormait plus. Trois mois qu’il cherchait les moindres informations sur ces mystérieuses disparitions. Trois mois qu’il bricolait sa torche à souder pour en faire une arme. Trois mois qu’il se préparait physiquement. Trois mois que sa décision était prise…

Il allait ramener sa fille.
Il allait chasser les fantômes.




Suite et fin du CDA le mois prochain, avec Ashton et des pions.