Approche de la condition féminine à travers le gynécée dans la Grèce classique
► ὁ λύχνος n° 174, juillet 2026.

Hydrie à figures noires représentant une scène à la fontaine (vers 510, Musée du Louvre, wikicommons)
Le Gynécée (τὸ γυναικεῖον – du grec ἡ γυνή (guné, la femme) désigne traditionnellement l’espace dans la maison destiné aux femmes (l’épouse, la mère de l’époux, les servantes) par opposition à l’andrôn (ὁ ἀνδρῶν), celui réservé aux hommes. Il faut souligner d’emblée que les fouilles archéologiques conduites à Olynthe (en Chalcidique) à Délos (les Cyclades) ou à Athènes (dans le quartier du Céramique)1 n’ont pas apporté d’évidence formelle d’une distinction « sexuée » proprement dite de l’espace, dans les habitations. Cependant, selon l’adage des archéologues, « l’absence de preuve n’est pas une preuve de l’absence », aussi si la question de la dimension spatiale du gynécée n’est pas tranchée, nous pourrions plutôt lui rattacher une notion « morale et sociale », c’est du moins l’approche que nous proposons de présenter dans ce développement.
Des auteurs de l’époque classique, tels que Xénophon2, Aristote3 ou encore Lysias4 ont évoqué ce sujet sous cet aspect « idéologique ». Dans la Grèce antique (en tous les cas à Athènes) les femmes n’avaient aucun droit, elles passaient leur temps à préparer les repas, à s’occuper des enfants, à filer la laine, à tisser les vêtements, à les laver, à accueillir les hôtes, elles se chargeaient de la corvée d’aller chercher de l’eau aux fontaines publiques, où elles en profitaient pour « papoter » des choses de leur vie5, certaines se rendaient sur les marchés de la cité pour vendre ou acheter des denrées alimentaires.
Dans son ouvrage La Femme dans la Grèce antique6, l’helléniste française Claude Mossé rapporte l’anecdote de la mère du tragédien Euripide qui vendait son persil récolté dans son jardin au marché ; elle ajoute que les athéniennes issues des milieux populaires devant sortir de l’oikos pour aller vendre des aliments ou des biens (parfums, rubans…) pour améliorer leur quotidien, étaient peut-être plus libres que les Athéniennes de l’aristocratie, contraintes de demeurer dans la maison (entourées de leurs servantes qu’elles géraient) ne sortant la plupart du temps que pour accomplir les cultes religieux. Chez Hésiode, la femme est associée à Pandore, celle à l’origine de tous les maux tombés sur les hommes, un funeste « don » des dieux.
Hérodote relate qu’à Milet (en Ionie) les femmes ne prenaient jamais leurs repas avec leur époux. Cette remarque de l’historien grec est très intéressante à plus d’un titre ; il écrit : « Les femmes cariennes7 ont cette coutume : elles ne prennent pas leur repas avec leurs maris ni ne les appellent par leur nom8». Hérodote, qui était natif d’Halicarnasse9, une cité de Carie hellénisée dès le VIème siècle av. J.-C., ne précise pas la date de cette conquête et de cet asservissement. Dans les faits, ce métissage forcé (si l’on en croit Hérodote) entre Ioniens et Cariennes, aurait été plutôt graduel, et dans la durée. L’attitude de ces femmes de Carie pourrait être perçue comme une forme de résistance symbolique, une sorte « d’auto-exclusion » fondée sur le refus de participer à un rite quotidien (le repas) et de reconnaître leur époux par leur nom. Elle pourrait alors relativiser l’idée que l’on a des femmes soumises et sans défenses de cette période dans l’espace hellénisé, et elle apporterait une nuance sur leur « enfermement ».
Cependant, nous savons qu’à Athènes, les femmes n’avaient pas accès à l’enseignement (lecture, écriture, musique… ) ni aux activités sportives. D’après un auteur romain du Ier siècle av. J.-C., Cornelius Népos, « en Grèce l’épouse (…) se cantonne dans la partie la plus intime de la demeure où nul ne pénètre sauf les proches parents10. » Cependant à Sparte, il semble que les filles étaient élevées avec les garçons et pratiquaient des sports pour avoir un corps aguerri et ainsi accoucher de beaux garçons robustes à l’image de la cité lacédémonienne11. A Athènes, elles n’avaient aucun droit civique (elles ne votaient pas) ou politique même si Périclès vivait avec la fameuse Aspasie, une hétaïre12 d’origine étrangère connue et reconnue pour son érudition et son influence auprès de lui.
Juridiquement, la définition du statut de la femme (athénienne) qui conviendrait le mieux serait celui de « mineure », la femme dépendait toujours d’un kurios (un maître, un tuteur) qui était un père, un époux, un fils, une fille ne pouvait hériter de son père qu’en l’absence d’un fils, dans ce cas elle devait se marier avec un proche de la famille pour éviter une dispersion du patrimoine. La jeune fille ne choisissait pas celui qu’elle épousait, le mariage était un accord entre deux « maisons » qui visait à assurer, par la procréation (avec des enfants légitimes) la continuité de la famille au sein de la cité et la transmission du patrimoine. Claude Mossé explique que cet acte s’appelait ἐγγύη (engué), sorte de contrat ou d’engagement non écrit par lequel un homme et une femme s’unissaient de manière légitime13.
A Athènes, elles étaient mariées jeunes dès la puberté, même avant selon certains historiens, en tous les cas vraisemblablement vers quatorze ou quinze ans, sachant que l’époux était de son côté généralement plus âgé. En principe, la règle était la monogamie mais les hommes pouvaient avoir des concubines (bien qu’elles n’eussent aucune légitimité avec leurs compagnons) des relations sexuelles avec des servantes (des esclaves14) ou encore avec des prostituées15. Les femmes, selon leurs conditions sociales, étaient épouses, maîtresses de maison, courtisanes, mères, filles, servantes, nourrices, captives, esclaves. Cependant des historiens ont apporté des nuances, il est possible que certaines d’entre elles aient appris à lire et écrire par l’intermédiaire de leurs frères lettrés au sein de l’oikos (la maison), il semble également qu’à Sparte elles pouvaient recevoir un héritage, ce qui n’était pas le cas à Athènes (sauf sous certaines conditions), en revanche elles participaient aux festivals religieux lors des Panathénées. Nous ne savons pas en revanche si elle buvaient du vin comme les hommes, si elles se rendaient au théâtre, ou si elles participaient à des compétitions sportives, bien qu’une princesse spartiate Cynisca16 (de kuôn, le chien) eût remporté une épreuve de course de chars aux Olympiades de 396 av. J.-C. (probablement plutôt en tant que propriétaire de l’équipage qu’en tant qu’aurige).
Et si les femmes ne combattaient pas dans les guerres, Hérodote mentionne le récit étonnant de la reine Artémise17 d’Halicarnasse qui a combattu aux côtés du roi perse Xerxès lors de la bataille navale de Salamine en 480 av. J.-C., sur son propre navire. Les Athéniens, ne pouvant tolérer qu’une femme les défiât, l’ont pourchassée mais elle leur a échappé par la ruse et une habilité tactique indéniable, elle avait décidé d’éperonner un navire de son propre camp pour que les Grecs pensassent qu’elle était de leur côté. Les femmes se consacraient par contre activement aux rituels funéraires et au culte des défunts, de nombreux lécythes les représentent occupées à rendre hommage aux morts.
La situation des femmes dans la Grèce antique n’est cependant pas homogène et semble disparate selon les cités-états. La traduction du code le lois de Gortyne18 en Crète nous a appris que les femmes de cette cité crétoise au Vème siècle av. J.-C. pouvaient posséder leurs propres biens, le divorce par consentement mutuel était autorisé si l’un des époux le souhaitait (dans le cas où le mari était à l’origine de cette rupture, il devait verser à son épouse une compensation financière de cinq statères19). Les femmes pouvaient décider seules de leur mariage et, chose encore plus invraisemblable pour les Athéniennes de la même période, partager avec leurs frères l’héritage paternel.
Il est aussi intéressant de souligner que le corps féminin (et sa partie gynécologique) n’était pas complètement ignoré des Grecs en tous les cas de l’époque classique. Dans le texte De natura pueri (Περὶ φύσιος παιδίου20), attribué à Hippocrate, l’auteur écrit : « quand les règles apparaissent pour la première fois (…) [les femmes] deviennent capables de recevoir un homme et d’être enceinte ». (῞ Οταν πρῶτον καταμήνια γένεται (…) γίνονται δεκτικαὶ ἀνδρὸς καὶ δύνανανται κυεῖν21). Dans le traité Περὶ γυναικείων (traduit conventionnellement par Sur les maladies des femmes), l’auteur écrit : « si les règles ne s’écoulent pas, elle [la femme] est malade » (ἢν δὲ μὴ ῥέῃ τὰ καταμήνια, νοσεῖ ). Le terme τὰ καταμήνια (ta katamênia), attesté dans l’antiquité, désignant « les règles » (les menstrues), vient de la préposition κατά, selon et du nominatif μήν, le mois, littéralement « selon le mois (au cours du mois) ». Un autre texte célèbre du corpus hippocratique, le « Περὶ παρθενιῶν22 » (Sur les jeunes filles), décrit les graves troubles provoqués par l’apparition des règles chez les les jeunes filles dont elles ne peuvent se libérer que par… le mariage et une grossesse23, sachant que la première grossesse était la plus dangereuse, notamment pour ces jeunes athéniennes à l’époque classique, mariées dès l’âge de quatorze ou quinze ans.
Les risques sont décrits par le traité De morbis mulierum, où l’auteur écrit : « Lorsqu’une femme est sur le point d’enfanter, elle court surtout un danger lors du premier accouchement ; des douleurs violentes surviennent, et les contractions s’étendent davantage ; et des écoulements de sang abondants se produisent24». (Ὅταν δὲ γυνὴ μέλλῃ τίκτειν, μάλιστα κινδυνεύει ἐν τῇ πρώτῃ τεκοῦσᾳ· πόνοι γίνονται ἰσχυροί, καὶ αἱ ὠδῖνες ἐπὶ πλεῖον χωρέουσιν· καὶ αἱ ῥύσεις αἵματος πολλαὶ γίνονται). Si le taux de mortalité des femmes lors de la grossesse ou en couche est très difficile à estimer à cette époque, en revanche, d’après les études de démographies réalisées par les historiens Walter Scheidel25 ou Robert Sallares26 on peut estimer qu’un tiers des enfants n’atteignait pas l’âge de cinq ans. Il fallait qu’une femme athénienne eût plusieurs enfants pour qu’au moins quelques-uns survécussent jusqu’à l’âge adulte. Elles devaient donc tomber régulièrement enceintes avec tous les risques encourus. On devine ainsi que chez des médecins de l’époque classique, les relations sexuelles avec un époux et la maternité qui en découle sont perçues comme une « thérapie » pour une femme menstruée. Ce « diagnostic » (les crises lors des premières règles) et son « remède » (le mariage et l’enfantement) renvoient à une certaine conception normative de la sexualité féminine à l’époque classique, orientée vers la procréation dans le mariage, seule source d’apaisement, physiologique pour la femme mais aussi moral pour la société.
Il est donc vraisemblable que les élites masculines27 d’une cité-état comme Athènes à l’époque classique, tant politiques (les magistrats, les membres des tribunaux, de l’Ecclésia28, de la Boulè29, de l’Aréopage30) qu’intellectuelles (philosophes, dramaturges, médecins, orateurs…) trouvaient ainsi une justification, une explication et une raison à « l’effacement » des femmes de la sphère publique et politique en les maintenant (pour ne pas dire les enfermant) non seulement dans une (hypothétique) ségrégation spatiale (le gynécée) mais également dans une ségrégation culturelle et morale avec des rôles strictes d’épouses et de mères (au sens de procréatrices) sans qu’elles aient aucun moyen juridique ou éducatif d’en sortir.
NOTES
1 D’après les recherches de Ian Morris (université de Stanford, USA), Lisa Nevett (université du Michigan, USA) ou encore de l’helléniste française Pauline Schmitt Pantel (université Panthéon-Sorbonne).
2 In Economique, VII, 22-23 : « Moi, dit-il, Socrate, je vais te montrer que la femme aussi est associée aux affaires domestiques : car le dieu n’a pas fait la nature des hommes et des femmes identiques, mais il a rendu l’homme plus apte aux travaux du dehors, et la femme à ceux de l’intérieur. Et à l’homme il a donné un corps et une âme plus robustes pour supporter le froid, la chaleur et la fatigue, tandis qu’il a donné à la femme une constitution plus faible à cet égard, mais lui a confié la nourriture des nouveau-nés et leur soin. » (Ἐγώ τοι, ἔφη, ὦ Σώκρατες, ἐγώ σοι δείξω ὅτι καὶ ἡ γυνὴ κοινωνός ἐστι τῶν οἰκείων. οὐ γὰρ ὁ θεὸς τὴν τῶν ἀνδρῶν καὶ τῶν γυναικῶν φύσιν τὴν αὐτὴν ἐποίησεν, ἀλλὰ τὸν μὲν ἄνδρα ἱκανώτερον ἐποίησε πρὸς τὰ ἔξω ἔργα, τὴν δὲ γυναῖκα πρὸς τὰ ἔνδον. καὶ τῷ μὲν ἀνδρὶ ἰσχυροτέραν ἔδωκε σῶμα καὶ ψυχὴν πρὸς ψῦχος καὶ θάλπος καὶ πόνον, τῇ δὲ γυναικὶ ἀσθενεστέραν ταῦτα, τὴν δὲ τῶν νεογνῶν τροφὴν καὶ ἐπιμέλειαν παρέδωκεν.)
3 In Politique, I, 1254b13–14 : « En effet, le mâle est par nature celui qui commande, et la femelle celle qui est commandée. » (ὁ μὲν γὰρ ἄρρην φύσει ἄρχον καὶ τὸ θῆλυ ἀρχόμενον)·
4 In Contre Eratosthène, 6 : « Car je croyais que la femme était raisonnable (sensée), comme étant placée sous la surveillance (responsabilité) de son mari (ou, prise en charge par son mari). » (ἐγὼ γὰρ ᾠόμην τὴν γυναῖκα σωφρονεῖν, ὡς ἂν ὑπὸ τοῦ ἀνδρὸς ἐπιμελουμένη.)
5 Une hydrie attique à figures noires datée de 550-500 av. J.-C., (Martin von Wagner Museum, Université de Wurtzbourg, numéro inventaire 301818) montre cinq jeunes femmes venir chercher de l’eau à une fontaine, quatre d’entre elles portent leur vase vide sur la tête pendant que la cinquième remplit son hydrie. Nous les voyons se saluer et discuter entre elles. Une autre hydrie attique, peu ou prou de la même époque, vers 510 av. J.-C., (musée du Louvre, numéro inventaire F296) reprend ce thème des femmes remplissant leurs hydries et les transportant sur leur tête. Le succès de ce sujet sur les vases attiques est lié à la construction de nombreuses fontaines à Athènes sous le tyran Pisistrate dans ce VIème siècle av. J.-C. C’était un lieu de rencontres et d’échanges pour ces femmes peu habituées (et autorisées) à sortir.
6 Edition Albin Michel, 1983.
7 La Carie était une région du sud-ouest de l’Anatolie, qui a subi une « installation » des Ioniens dès le VIIIème siècle av. J.-C.
8 « Καρικαὶ δὲ γυναῖκες νόμον ἔχουσι τόνδε, οὐ συγκατασιτέονται τοῖσι ἀνδράσι, οὐδὲ καλέουσι τοὺς ἄνδρας ὀνομαστί. » Histoires, I, 146.
9 Célèbre pour avoir abrité le mausolée du roi Mausole au milieu du IVème siècle av. J.-C., chef-d’œuvre architectural.
10 Cité par Paul Veyne dans La Villa des Mystères à Pompéi, Gallimard, 2016, page 23.
11 La situation des femmes à Sparte à l’époque classique ne nous est connue que par le biais de témoignages d’auteurs… non spartiates, nous n’avons quasiment aucune source écrite (relative à ce sujet) d’origine lacédémonienne de cette période, ce qui nous oblige à beaucoup de circonspection.
12 Du grec ἑταίρα, « compagne, courtisane », dans la mesure où une hétaïre n’entretenait pas seulement des relations sexuelles avec un compagnon mais pouvait s’insérer également dans sa vie sociale et publique.
13 Ibid.
14 Elles étaient la propriété du maître de maison qui en disposait comme bon lui semblait.
15 Aristophane les mentionne dans ses comédies. Tout laisse penser qu’elles appartenaient à la catégorie des esclaves, les livrer à la prostitution semblait licite à Athènes (le port du Pirée, avec ses foules de marins, d’étrangers, de voyageurs devait rendre cette activité très lucrative pour les propriétaires de ces prostituées).
16 Xénophon la cite dans son ouvrage Agésilas (Chapitre IX, 6) « (…) engageant Cynisca, sa sœur [au futur roi de Sparte, Agésilas], à élever des attelages de char, et faisant remarquer, quand elle était victorieuse, que cet entretien était moins une preuve de courage que d’opulence. » (Traduction Eugène Talbot).
17 In Histoires, VII, 99 et VIII, 88-93.
18 C’est le plus ancien code urbain d’Europe, les lois sont gravées dans des plaques en tuf, dont la longueur avoisine les neuf mètres. Il est écrit en dialecte dorien, dans l’alphabet en usage en Crète à cette période et composé en « boustrophédon» (les lignes de texte sont écrites alternativement de gauche à droite et de droite à gauche). Les thèmes abordés par ce code traitent, entre autres, du droit familial et de l’héritage.
19 Pièces de monnaie en argent utilisées dans différentes parties de la Grèce antique, le plus ancien statère retrouvé à ce jour à Egine (une île au sud-ouest d’Athènes) date de 650 av. J.-C.
20 Littéralement « Sur la nature du petit enfant (le fœtus) ».
21 Chapitre 18.
22 Sa rédaction est datée entre 420 et 380 av. J.-C.
23 Paragraphe 1 : « ὁκόταν δὲ αἱ παρθένοι ἐς ἥβην ἔλθωσι, καὶ γάμων μὴ τυγχάνωσιν, ἐὰν μὴ ῥέῃ αὐταῖς τὰ καταμήνια, νοσεῦσιν· αἷμα γὰρ πλεῖον ἢ κατὰ φύσιν συλλέγεται. ὅταν δὲ πλησθῇ, ἀνάγκη αὐτὸ ἐς τὴν καρδίην καὶ τὸ διάφραγμα ἐπιφέρεσθαι· καὶ ὅταν ταῦτα πλησθῇ, μανίην τε καὶ παραφροσύνην ἐμποιεῖ. » (Lorsque les jeunes filles parviennent à la puberté mais ne se marient pas, si leurs règles ne s’écoulent pas, elles tombent malades ; car un sang plus abondant que selon la nature s’accumule. Lorsqu’il est en excès, il est nécessaire qu’il se porte vers le cœur et le diaphragme ; et lorsque ceux-ci en sont remplis, cela provoque délire et folie.)
24 Livre I, chapitre 1-2.
25 Université de Stanford (USA).
26 Université de Manchester (UK).
27 Pour l’helléniste britannique Elizabeth Craik, les « médecins » et les tragédiens comme Euripide, à l’époque classique, devaient vivre dans des communautés similaires, partageant les mêmes « mœurs et représentations sociales » notamment sur « l’univers » féminin et sa nature. Voir « New thoughts on Euripides’ Electra», article publié dans l’ouvrage collectif Dancing Wisteria: Essays in Honour of Professor Masaaki Kubo on his Ninetieth Birthday, vol. 1, Life and Works of Professor Masaaki Kubo, Tokyo, Bibliotheca Wisteriana, 2020.
28 L’assemblée du peuple de citoyens (les femmes, les esclaves et les métèques en étaient exclus).
29 Conseil de cinq cents citoyens (mâles) tirés au sort chargés de préparer les lois et débats.
30 Conseil aristocratique qui se réunissait sur une colline d’Athènes.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Stéphane Bouyer (27 juillet 2026). Approche de la condition féminine à travers le gynécée dans la Grèce classique. Connaissance hellénique. Consulté le 13 septembre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/16mf6

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