Marquage. Chroniques de Port-au-Prince.
Le carnet de recherche vise à rendre compte et accessible une partie des carnets de terrains ethnographiques : partager l’information sur les recherches en cours.
At large, le site (Cross-Cultural Films) concerne principalement les productions audiovisuelles de type : anthropologie visuelle, films ethnographiques, photos ethnographiques pour délimiter l’espace de recherche en question et ouvrir un espace de réflexion entre les productions audiovisuelles en anthropologie et le savoir.
La connaissance et la rencontre avec l’Autre passent aussi par l’image – en mouvement (motion picture) – audio.
Les films, l’image, les captations sonores comme mode et outils de connaissance, de réflexion dans un monde où l’image tient une place prépondérante et offre un espace public d’échanges et de questionnements.
Plus spécifiquement, le carnet de terrain « Marquages. Chroniques de Port-au-Prince. » présente les éléments de deux recherches en cours à Port-au-Prince après le séisme du 12 janvier 2010.
PROJET 1
Ainsi parlent les pierres ou kenbe la pa lage (Kite roch yo pale ou kenbe la pa lage)
Ce projet a été réalisé pendant l’année de Master en anthropologie (Diplôme obtenu août 2011 qui porte sur un autre objet de recherche) à l’Université de Montréal à l’automne et à l’hiver 2010 grâce à une bourse de l’Action humanitaire et communautaire de l’Université de Montréal (concours 2010). Ce projet se prolonge en tant qu’anthropologue indépendante et invitée à la Faculté d’ethnologie de Port-au-Prince à partir du 29 novembre 2011 jusqu’en janvier 2012.
« Quand tout tombe, il reste la culture. Et la culture, c’est la seule chose que Haïti a produite. Ça va rester. Ce n’est pas une catastrophe qui va empêcher Haïti d’avancer sur le chemin de la culture. Et ce qui sauve cette ville, c’est le peuple. C’est lui qui fait la vie dans la rue, qui crée cette vie. Il ne faut pas se laisser submerger par l’événement » (Laferrière, 14 janvier 2010)* .
Le projet de film AINSI PARLENT LES PIERRES explore et documente la dimension culturelle du processus de reconstruction à partir d’un travail de mémoire sur les ruines concrètes et symboliques en examinant les discours prononcés après le séisme et les réponses engagées par des acteurs de la société civile.
La caméra accompagne quelques instants de la vie quotidienne autour de lieux emblématiques de Port-au-Prince et représentatifs des actions menées par la population urbaine. Des représentants de la culture et des spécialistes concernés par la « refondation » commentent certains aspects des obstacles, des défis et des ressources que l’on rencontre à Port-au-Prince.
Comment Port-au-Prince se reconstruit et compose avec ses lieux de mémoire après le séisme du 12 janvier 2010 ? Comment la population de cette ville ravagée par l’amplitude des dommages se relève ?
AINSI PARLENT LES PIERRES convoque l’imaginaire des ruines de Port-au-Prince après le séisme du 12 janvier 2010. Ruines : supports de mémoire – mémoire vivante. Des ruines qui nous font saisir le temps pur (Augé 2003), un temps décomposé. Dans ce temps, nous allons voyager au cœur de Port-au-Prince par la voix de ses habitants en suivant les multiples courbes de cette ville composite, tentaculaire, ineffable.
PROJET 2
Port-au-Prince, une ville-camp. Ethnographie de l’établissement des campements après le séisme du 12 janvier 2010.
Ce projet concerne le sujet d’études doctorales enregistré au Canada pour l’automne 2012. Le sujet porte sur les pratiques sociales d’établissement des campements de déplacés dans la ville de Port-au-Prince en Haïti après le séisme du 12 janvier 2010. La recherche s’appuie sur les études issues de l’anthropologie des catastrophes, les enquêtes ethnographiques urbaines et le domaine humanitaire. Il s’agit de documenter les différentes formes de réinstallation post-séismes réalisées avec ou sans le soutien des organisations gouvernementales et non gouvernementales (occupations institutionnelles versus les occupations informelles). Plus précisément, nous étudions comment les réponses locales se produisent dans ce contexte de catastrophe, ville et aide humanitaire. Le projet de recherche vise à décrire et à analyser l’impact spatial, culturel et social provoqué par le séisme du 12 janvier 2010 dans la ville de Port-au-Prince à Haïti à partir d’une étude des camps qui cherche à savoir : Quelle différence cela fait-il d’être dans un camp? Et en particulier (dans un camp institutionnel vs un camp informel).
Dans ce carnet, nous délimiterons l’espace de recherche et présenterons quelques observations de terrains accompagnées de photos.
* Laferrière, Dany, 2010, « L’écrivain Dany Laferrière loue la solidarité de la population, Courrier international, http://www.courrierinternational.com/breve/2010/01/14/l-ecrivain-dany-laferriere-loue-la-solidarite-de-la-population (consulté le 22 février 2010).
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Isabelle Bohard (27 octobre 2011). Cross-Cultural Films. Cross-Cultural Films. Consulté le 26 juillet 2026 à l’adresse https://ccf.hypotheses.org/1
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