Marie Camille Lomon et le 31e BCP

26/03/2011

L’Officier en Allemagne occupée (1918-1922)

Filed under: Armée d'occupation — chrislomon @ 10:33

En occupation en Rhénanie (Palatinat) à compter du 2 décembre 1918, Q.G.A Landau.

Affecté à l’EM de l’armée du Rhin, 4ème Bureau, le 12 octobre 1919 et maintenu dans ses fonctions à Spire.

1919. Dirige l’office du Ravitaillement du Palatinat et y obtient d’excellents résultats.

Détaché de l’EMA à Spire, siège du gouvernement provincial bavarois, en qualité de Chef de ravitaillement des populations civiles du Palatinat à compter du 13 mars 1919.

[© ChL]

Note : 1919 «Très bon officier à tous égards. Fort intelligent. Très actif. Très zélé. A dirigé pendant plusieurs mois le ravitaillement du Palatinat et y a obtenu de très bons résultats. Vient de passer sous mes ordres directs. Doit y donner toutes satisfactions comme auparavant.» signé Colonel de Metz


[en tenue de cavalier, bottes et cravache © ChL]

Puis 1920 : «Beaucoup d’initiative, de clarté d’esprit, de rapidité de conception . Très bonne rédaction. A contribué plus que personne à solutionner au mieux les très réelles difficultés qui se sont présentées, voulant tirer au clair une situation de fait des plus obscures et voulant obtenir en haut lieu les appuis nécessaires. En résumé, excellent officier à tous égards qui rendra certainement de très réels services à l’Etat-Major de l’Armée du Rhin où il vient d’être affecté.» signé Colonel de Metz, Spire, le 29 mai 1920

L’officier d’État-Major (1915-1918)

Filed under: L'Officier d'Etat-Major (1915-1918) — chrislomon @ 7:25

Promu Capitaine par décret du 2 juillet 1915 (J.O. du 3 juillet 1915), il est détaché à l’État-Major de l’Armée de Lorraine, Q.G.A. à Saint-Nicolas puis à Tantonville.

Nommé Trésorier au corps par D.M. en date du 2 juillet 1915 (J.O. du 6 juillet 1915)

Détaché à l’E.M. de la (nouvelle) VIIIe armée, Q.G.A à Tantonville puis à Flavigny-sur-Moselle.

[Ordre de service N° 4450 -6/11. Le Minsitère de la Guerre informe M. Lomon, Capitaine au 31e BCP qu’il est détaché à l’Etat-Major du détachement d’Armée de Lorraine (Section du Courrier)… M. le Capitaine Lomon se rendra à son poste, dans le plus bref délai possible, par la gare régulatrice de Gray. Cette lettre lui servira de titre dans l’exercice de ses fonctions. Paris, le 10 juillet 1916].

Evacué sur l’hôpital d’armée n° 1 à Saint-Nicolas du Port (peste) le 13 octobre 1918.

Sorti le 30 octobre et parti à cette date en convalescence à Goncourt, qu’il quitte le 11 novembre 1918 (armistice) pour rejoindre en toute hâte l’EMA VIII qui se porte sur le Rhin avec ses grandes unités, par Saverne (du 18 au 23 novembre) et Haguenau (du 24 novembre au 1er décembre 1918).

Capitaine 1 an, 1 mois, 8 jours

Détaché à l’État-Major du Détachement d’armée de Lorraine (section du courrier) par D.M.  du 10 juillet 1916
Parti le 9 juillet 1916.

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Note 1917 : «Officier sérieux, modeste, mais qui fait d’excellente besogne au 1er Bureau où il est employé. Signé le Chef d’État-Major de la 8e Armée, [Augustin Gérard?] le 4.1.1917

État-Major de la VIIIe armée

«Affecté au 4e Bureau de l’État-Major (section des transports) le Capitaine Lomon s’est bien mis au courant de ce nouveau service dont il est un des rouages importants. Jeune officier digne de toute estime. Qui a fait ses preuves au combat et s’emploie très utilement dans le service d’E-M avec un dévouement absolu. Travailleur, sérieux, modeste et méritant.» 27/12/17 signé : Le chef d’E-M, E Dumars ?

Note 1918 « Excellent officier a tous points de vue. Chargé du service des transports au 4e Bureau de l’EMA. S’acquitte de ces fonctions avec un zèle et une compétence remarquables. Obtient d’excellents résultats.» 18/11/1918, signé le Chef d’E-M. A8, Douchy ?

Une guerre courte, une blessure lancinante. Août 1914- 1915

Une guerre courte mais violente.

Moins d’un mois après la mobilisation générale, sonnée au tocsin dans toute la France, Marie Camille Lomon n’est plus en état physique de se battre. Ces quelques semaines de combats auront cependant suffi pour montrer les qualités de l’homme au front. Sa réputation et ses faits d’armes le suivront tout au long de sa carrière

[Détail du JMO 26 N 826/24 relatant la Bataille de Pexonne et la blessure du Lieutenant Lomon. On peut lire : « 24 août. Le Bataillon passe à Badonviller et organise la ligne de défense à la lisière de forêt à l’ouest de Badonviller : 3 Compagnies sur le front, 3 en réserve. Une contre-attaque avec les 3 Compagnies de réserve pour reprendre le couloir entre Saint-Maurice et Saint-Paul échoue. Le Lt Mortagne est tué, le Lt Lomon blessé, le Lt Wedly blessé, une centaine de chasseurs tués ou blessés. Le Bataillon est exténué« ] © ChL.

[Bulletin de décès du Lieutenant Mortagne]


[plaque d’identification de l’officier Lomon, © Max Lomon]

 

Une Blessure lancinante

Blessé le 23 août 1914 au combat de Pexonne, pied droit écrasé par un éclat d’obus, évacué et entré à l’hôpital auxiliaire numéro 8 à Autun le 26 août 1914. Sorti le 16 novembre et évacué sur le dépôt de convalescents d’Autun puis sur celui du château de Bizy (Nièvre) et rejoint son dépôt à Corlée le 16 février 1915.

[Note 1915 : «Toujours en traitement à l’hopital d’Autun (pied fracassé) ne pourra sans doute de longtemps reprendre sa place. Proposé pour chevalier de la légion d’honneur. Officier sérieux, modeste, qui fait d’excellente besogne ». Noeux les mines 14/02/1915, signature peu lisible.]

Entré à l’hôpital de Bourbonne-les-Bains, le 1er avril 1915, sorti le 4 juin suivant et, dans sa situation d’inapte au service actif, doit accepter de prendre les fonctions de trésorier et chef des services annexes.

*

*          *

 

Le jeune officier (1907-1914)

Filed under: Non classé — chrislomon @ 6:09
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79 R.I.

[détail : 20e Corps d’armée, 11e division, 22e brigade, 79e régiment d’Infanterie]

Sous-lieutenant, 1er avril 1907, 2 ans

Lieutenant, 1er avril 1909, 4 ans, trois mois, 8 jours

Note du feuillet du personnel, 1913
«1er semestre. Continue à montrer les mêmes qualités d’intelligence et d’allant. Très bon instructeur. Commande depuis quelques temps la 2e section de mitrailleuses et donne toute satisfaction dans ce rôle. En résumé, officier de choix» Vaney, le 5/4/1913 Le Lt Col. du 79e R.I. signé Bournevile


31 BCP
par Décision Ministérielle du 9 juillet 1913. Rayé des contrôles du corps le 25 juillet 1913

Note du feuillet du personnel 1913
«venu du 79e, s’est mis très rapidement au courant du service dans sa compagnie et a de suite été apprécié. […?] Intelligent, très vigoureux, énergique, commande avec calme et fermeté.» Camp de Corcieux le 27/09/1913 signé L.hennequin [Chef de Bataillon].

Lieutenant, 9 juillet 1913, 1 an, 11 mois, 23 jours

Résumé des notes 1913 : «S’est fait très vite apprécier comme un très bon officier se consacrant tout entier à ses devoirs, fanatique du métier, excellent instructeur. Présente des aptitudes particulières pour les travaux qui demandent de l’ingéniosité (passage de cours d’eau, travaux de campagne etc.)»

Notes 1914, 1er semestre : «Chargé de l’instruction des réserves de la Classe 1912, a obtenu d’excellents résultats. S’occupe avec beaucoup de soin de tous les détails de la Compagnie. Montre de réelles qualités de commandement et d’organisation. A de l’initiative, du jugement et de la méthode. Parfois auxiliaire pour son capitaine Camp de Corcieux.» 07/04/1914. signé Lhennequin.

Le soldat du rang et le sous-officier

Filed under: Le soldat de rang et le sous-officier — chrislomon @ 5:30
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[Engagé volontaire pour 3 ans le 15 octobre 1900. Incorporé à compter du 15 octobre 1900 comme engagé volontaire pour 3 ans à la mairie de Langres.

Classe de recrutement 1900 de mobilisation 1899 de la subdivision de Langres (Haute-Marne), No 1 du tirage dans le canton de Montigny. Registre matricule 1185.

122e R.I. Montpellier

Solde 2e classe, 17 octobre 1900, 6 mois 6 jours
Caporal, 21 avril 1901, 8 mois 29 jours

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[Caporal. 122e R.I. Septembre 1901 © ChL]

Sergent-fourrier 20 janvier 1902, 10 mois 1 jour
Sergent 21 novembre 1902, 3 ans, 4 mois, 11 jours

Rengagé pour deux ans le 20 août 1903 à compter du 15 octobre 1903. Rengagé pour trois ans le 13 octobre 1905 à compter du 15 octobre 1905

École Militaire d’Infanterie de sous-officier,

Élève officier, 2 avril 1906, 11 mois, 29 jours
Sorti de Saint-Maixent 82 sur 191 au classement avec de bonnes notes.]

12/11/2009

enfin…

Filed under: 31e BCP,Armée d'occupation — chrislomon @ 1:30

Il n’y a plus de vétéran allemand,

Il n’y a plus de vétéran français,

Ce onze-novembre deux-mille-neuf, je me trouve, presque par hasard, à Cologne/ Köln-am-Rhein,  alors que la BundesKanzlerin, Angela Merkel, est à Paris pour célébrer la réconciliation de ces deux nations prétendues ennemies…

Il n’y a plus que des dizaines de millions de victimes et UNE volonté de dépasser cet épisode…

22/06/2009

D’Autreville à Langres (1880-1898)

Filed under: Biographie,Enfance et jeunesse — chrislomon @ 3:52
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Fils de Nicolas Eugène Lomon et de Julie Royer, Camille Lomon est né le 16 août 1880, à Autreville sur la Renne.

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[l’Eglise d’Autreville en 2009 et la fontaine et la statue de Jeanne d’Arc de L.Brivois, inaugurées le 21 octobre 1853, © ChL]

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[Né le 16 août 1880 à quatre heures du matin, Marie Camille Lomon est présenté à François Joseph Jobard, maire officier de l’Etat-Civil de la commune d’Autreville. Celui-ci, dresse, à midi, l’acte de naissance « sur présentation de l’enfant et déclaration par : le père et Chalmandrier Alxandre, Instituteur, Dimey Pierre-Jules, vigneron, tous deux domiciliés à Autreville ».]

Les années de formation

Enfance et scolarité sans histoires à l’école communale.

Commence son instruction primaire à Autreville, la poursuit à Brottes et la termine à Fresnoy près d’un excellent instituteur, M. Arbeltier et obtient le CEP le 10 juillet 1894.

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Perfectionne et étend cette instruction de base avec son instituteur en attendant que son état de santé lui permette de supporter les rigueurs du Collège de Langres où il se décide à entrer en 4ème moderne le 1er octobre 1896.

Il y est interne. Un mois après une grave scarlatine stoppait un excellent départ et, un an après, en 3ème moderne, une angine phlegmoneuse et un état général déficient le contraint à quitter l’enseignement secondaire avec le certificat d’études du 1er cycle et après avoir subi avec succès l’examen d’entrée à l’Ecole Forestière des Barres (Ecole Nationale de Sylviculture) à Nogent-sur-Vernisson (Loiret).

En Août 1900, il décroche – en très bon rang – son diplôme de fin d’études. Entré avec le numéro 2, il fait là d’excellentes et intéressantes études, bien soutenu par un état de santé s’améliorant rapidement et solidement et se classe en tête de sa promotion aux examens de sortie, félicité par le Directeur de l’administration des Eaux et Forêts lui disant que sa place est marquée à l’école secondaire et qu’il pourra revendiquer, dès qu’il sera libéré de son service actif.

Il fera, entretemps,  sa Première Communion le 24 avril 1892 à Fresnoy, [où le petit Marie Camille grandit. Il habite alors Allée Chantenot]

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Perfectionne et étend cette instruction de base avec son instituteur en attendant que son état de santé lui permette de supporter les rigueurs du Collège de Langres où il se décide à entrer en 4ème moderne le 1er octobre 1896. Il y est interne.

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Un mois après une grave scarlatine stoppait un excellent départ et, un an après, en 3ème moderne, une angine phlegmoneuse et un état général déficient le contraignent à quitter l’enseignement secondaire avec le certificat d’études du 1er cycle et après avoir subi avec succès l’examen d’entrée à l’Ecole Forestière des Barres (Ecole Nationale de Sylviculture) à Nogent-sur-Vernisson (Loiret).

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[prix d’excellence daté du 30 juillet 1898]

 

 

 

21/06/2009

L’école de Saint-Maixent, promotion 1906-1907

Filed under: Non classé — chrislomon @ 11:01
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Camille Lomon y est reçu en 1906.

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De la promo : Centenaire d’Iéna, Camille Lomon écrit à son propos :

« Une des meilleures du point de vue aptitude physique et instruction générale : 1 licencié en droit, 31 admissibles à l’X, St-cyr ou Navale, etc. »

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[citation manuscripte originale]

Le petit Mémorandum de l’élève-officier de Saint-Maixent a été attaché au livret d’un spectacle donné en février 1907, certainement de fin d’année, joué par les élèves pour moquer leurs instructeurs et supérieurs.

Intitulé « Au revoir et merci« , il se veut une « grande revue locale et inoffensive…présentée pour la première et ultime fois à Saint-Maixent en février 1907 par la célèbre troupe Promo ».

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Parmi les enseignements dispensés aux futurs officiers, la lecture des cartes, bien entendu. Ici celle des environs de Saint-Maixent distribuée aux élèves.

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« sur les 5 500 officiers de l’armée active provenant de Saint-Maixent et présents sous les drapeaux le 2 août 1914, 2576 ont été tués pendant la guerre… »

Joseph Katz, Une destinée unique, Mémoires 1907-1996, Karthala, 1997

11/06/2009

Lucie Drouot Lomon

Filed under: Armée d'occupation,Biographie — chrislomon @ 1:09
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[Camille Lomon se fiance avec Lucie Joséphine Drouot, fille du Docteur Maxime Drouot, médecin à Montiers-sur-Saulx (Meuse) et de Marie Saudax, décédée le 19 juin 1920.]

 

 

[Parmi les cadeaux qu’il offre à sa future épouse, Camille choisit un petit vase Gallé orné de sapins des Vosges.]

 

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[Établissement Gallé:- Vase en verre multicouche à panse aplatie et col droit, décor gravé en camée à l’acide d’un paysage vosgien bleu-mauve sur fond beige-jaune opalescent.- Épreuve de tirage industriel vers 1915. © ChL]

 

*

*          *

[Il épouse Lucie, à Harréville-les-Chanteurs, le 6 août 1921.]

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[Livret de famille délivré à l’occasion du mariage des Camille et Lucie. Les époux signent un Contrat de Mariage devant notaire.]

[© ChL]

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[Lucie Drouot rejoindra son époux en Allemagne, déjà en fonction dans l’Etat-Major de l’armée d’occupation depuis 1920, en septembre 1921.]

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[Carte d’Identité établie en septembre 1921 © ChL ]

 

[Camille Lomon et Lucie Drouot auront deux enfants, Madeleine (1922-2008), célibataire et sans enfant, puis Maurice Lomon (1930-2006), marié à Ginette Daubrive (1930-2003).]

Préparation Militaire Supérieure d’Epinal

Promu Chef de Bataillon par Décret du 21 décembre 1929, Camille Lomon  est maintenu à l’EMPI, service de la P.M.S. et de l’I.O.R. de la 20ème Région.
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La rédaction d’un recueil

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La passion de Camille Lomon pour l’éducation sportive

Dans ses souvenirs rédigés en 2000 et intitulés « Mes gens », Madeleine, la fille aînée de Camille et Lucie Lomon, évoque les lectures de son père : « Le grand bureau de papa était à côté de la porte-fenêtre. Sa bibliothèque lui faisait pendant. Les quatre fauteuils (que j’ai) étaient à l’avant. Devant la cheminée : le canapé. Y avait-il une table basse ? J’y vois les revues de Papa : l’Illustration  et la Petite Illustration (Pièces de Théâtre), la revue Esprit. Celle des spéléologues de Norbert Cresperet [?]. Une revue de gymnastique et bien sûr la grande revue (militaire ?)…

A partir de 1925, paraissent en succession les quatre tomes du Règlement général d’Education physique, Méthode française. L’édition de ces quatre tomes a été précédée de la création, à l’école de Joinville, autour de 1903, par Georges Demenij, de ladite « Méthode Française » qui est fondée sur « le perfectionnement de la nature humaine [par] l’accroissement des qualités physiques et morales : santé, endurance, beauté, adresse, virilité » (coll, 1924, p. 202). Cette méthode pour Demenij doit aussi avoir des effets moraux notamment elle doit toujours « envisager le résultat social des effets collectifs, la dignité individuelle et l’élévation du but que l’on se propose.

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C’est l’idée dominante qui disparaît si l’on envisage que le record ou la pure satisfaction de la vanité » (Coll., 1924, p. 203).

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La méthode française est mise en place par l’armée entre les deux guerres. Elle fait d’abord l’objet d’un projet de règlement général d’éducation physique entre 1919 et 1921 (projet placé sous l’autorité du ministère de la guerre, mais approuvé dans les deux premiers tomes par le ministère de l’instruction publique). Le règlement définitif intervient entre 1925 et 1931, en trois parties et deux annexes.

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